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Mathieu Rauzier Virée de Mai Gorges du Tarn Sean Poynter Girl trip


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17


GET UP 8

En couverture : Eric Terrien et Belar Diaz, Morgat/franck.d Sur cette page : Aude sur sa F-one / Tahiti X Dream

10 Intro 12 Le Grand Veinard 14 Le Petit Veinard 18 Mathieu Rauzier 26 Le Tarn en gonflable, c’est gonflé ! 34 Un moule pour une 12’6 Wing 38 Foutu mois de mai 48 Sean Poynter 56 La grotte de Kauli Seadi 60 Itinéraire Bis avec Noémie à 2000 62 Tricks, tricks, tricks ! 68 Les girls de Maui 78 Le Doc2 , la science de la glisse 80 Zik 82 En vrac

Get Up est édité par Get Up Editions SARL au capital de 7000 euros. 1794 route de Meylan, 38330 Biviers. Impression : Belgique. Toute reproduction partielle ou intégrale est interdite, sous peines de poursuites, on lâchera nos molosses, Kuendu, Dario et Nenette. Au cas où des petits malins voudraient photocopier en douce ce magazine ultime et se faire de l’argent de poche, sachez qu’ils ne le sont pas vraiment, à ce prix là ! ISSN : 2116-0562. Dépôt Légal : 24 mars 2011. Directeur de la publication : Franck Debaecker. Rédacteur en chef, textes et photos : Franck Debaecker. Direction artistique : merci à Arnaud Kunegel de nous avoir aidé dans cette tâche. Photographes : John Carter, Ben Thouard, le bon Christophe Bonte and Mister DR. Pour toutes demandes en mariage, contactez la rédaction à : getupsupmag@gmail.com (sauf si vous travaillez au service encaissement de la TVA, là ça va pas le faire sorry). Greg Closier, si tu lis ces lignes, je t’ai refilé un numéro surtaxé porno à la place de mon portable quand tu as mis à jour ton carnet de contacts sur ton téléphone à pomme. Enjoy mais la discrétion s’impose ! Mille mercis à : Nini, Rémi, Brisa et le Sossego Surf Camp, Greg Closier, Eric Terrien, Gaétan Séné, Cathy, Renan et Michel, Fred, Noémie et Christophe, le Rémy de Tahiti, Ronan le super Doc2, Cécile et Candice. Un coucou affectueux à mes loustics à Arno et sa petite famille. Abonnements et ventes de dvd sur : http://www.getupsupmag.com


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Q

uelle valeur donner aux choses ? En bouclage pour ce nouveau numéro, je n’ai pas trop eu le temps de me plonger à la mi-juin dans l’actualité du net. Cependant, certains riders connus m’ont alerté sur le post publié sur Supfrance.com et intitulé : « Sports de riches ». Sous entendu, le SUP, sport de riches avec des droits d’inscriptions aux compétitions prohibitifs. J’étais donc en train de lire les commentaires de ce nouveau post où chacun défend avec conviction ses positions, quand mon compère Rémi Quique m’a skypé pour me dire qu’il était allé voir le dernier Blanche Neige avec son adorable fiancée Brisa. Heureusement, ma grande faculté de concentration m’a permis de redevenir sérieux et de prendre ensuite ma plus belle plume. Il était une fois, un monde merveilleux où de petits lutins s’adonnaient à une passion dévorante. Ils utilisaient les manches de balai de la méchante Cruella et de vielles planches à repasser bricolée pour glisser sur la rivière enchantée. De fil en aiguilles et en dé à coudre, les nains participèrent à des compétitions. Grincheux n’aimait pas ces compétitions car pour y participer, il fallait qu’il laisse au méchant Picsou tous ses Louis d’Or durement gagnés. Un comble car le roi venait justement d’augmenter la gabelle. Du coup, Grincheux et ses compères ne pouvaient plus participer aux compétitions avec leurs planches et leurs manches de balai modifiés ! D’un autre côté, Picsou, il ne roule pas sur l’or quand il a donné à mangé à tous ses anges bénévoles (en plus ça bouffe un max un ange quand ça papillonne). Tout cela pour dire que même au pays enchanté des nains, participer à une compétitions de SUP demande beaucoup d’or. Alors, quand Yannick Pinaud, l’organisateur de la SUP Race Cup de St Maxime (qui n’a rien d’un Picsou mais qui jouerait plutôt dans la catégorie Capitaine Crochet), a bien expliqué sa problématique, coût du chronométrage, coût pour avoir des bateaux, nombres de bénévoles (les anges, vous les reconnaissez ?) impliqués dans l’organisation, je me suis dit que le monde féerique de Blanche Neige n’était pas si éloigné du nôtre. En plus, la Sup Race Cup s’impose au fil des ans comme une course référence appuyée par

Greg Closier, organisateur de la North Point. un salon où chaque distributeur de marque a l’opportunité de se montrer et d’échanger. Son post était intéressant et, à celui que je surnomme affectueusement « Sergent Pinaud », j’ai presque failli lui envoyer ses galons d’adjudant en Chronopost. De cette discussion résulte une tendance qui devient chaque année plus claire. Deux types d’épreuves vont coexister (peut-être même sur un même week-end). Il y aura d’une part les épreuves sur lesquelles l’élite française viendra, attirée par un prize money en Louis d’Or attribuée sur les deniers du royaume. Cette élite prendra en compte, et de plus en plus, la nature et l’originalité des parcours proposés. Avec des contests chaque week-end, les meilleurs français (femmes et hommes) seront obligés de sélectionner certaines épreuves, la compétition étant plus âpre, l’engagement physique plus intense. Même chez les nains, il sera difficile d’être performant sur plusieurs gros rendez-vous sans plage de repos, n’est-ce pas Dormeur ? L’émergence de futurs parcours plus « glissants » influencera certainement leurs choix. En parallèle, il existera des épreuves plus grand public sur lesquelles les droits d’inscriptions devront être moindres et qui deviendront des « promotionnelles » pour notre sport. En disant cela, je ne rabaisse nullement cette dernière catégorie, je crois bien au contraire que c’est de cette manière que notre sport se développera (et attirera toujours plus de gentils nains, et surtout des naines !). Les formats de course pourront ainsi sortir du cadre établi par les instances fédérales et pourquoi pas se rapprocher d’une balade conviviale sans enjeu majeur. Voilà, je remercie encore Rémi Quique pour sa contribution merveilleuse à cette intro. J’espère que ce nouveau Get Up vous plaira. Dans son contenu, nous avons cherché à sortir des sentiers battus et nous avons pris grand plaisir à le réaliser. Vous remarquerez aussi que Get Up est maintenant à 2 euros, les méchants éditeurs que nous sommes font main basse sur vos Louis d’Or. Une petite contribution pour la cause, toujours la même question, quelle valeur donner aux choses ? F. D Une pensée affectueuse pour Fred Bonnef, remets toi et reviens nous vite.


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ierre de La Monneraye est un de ces passionnés que l’on prend plaisir à revoir sur les compétitions. Ne vous en tenez pas à son nom à particule, celui que l’on surnomme sur les courses « Pierrot », est un gars simple, qui vadrouille dans une antique Renault 4L et qui bricole ses planches en bois et ses pagaies en bambou. « J’ai shapé ma première planche à 17 ans en 82, explique-t-il en s’allumant une clope. La suivante en 83, l’année de mon Bac, était en bois. C’était une planche à voile avec laquelle j’ai fait la semaine de vitesse de Brest. J’ai continué à shaper et il y a quatre ans, j’ai réalisé mon premier SUP. En 2010, j’ai voulu me mettre à la race. J’ai choisi une planche en bois en contreplaqué epoxy. J’ai fait une 14’ en 2010, et l’année dernière j’ai tenté un nouveau concept, une 12’6 avec deux ailerons. En downwind, elle marche très bien. » Marin de commerce, Pierrot bourlingue sur les mers du monde. « Trois mois en mer et deux mois et demi à la maison. C’est un travail assez dur mais qui me permet d’avoir du temps libre. » C’est donc pendant ses loisirs que ce breton de 47 ans a réalisé la 12’6 qui illustre cet article : « C’est le système du

Pierre de La Monneraye avec sa 12’6 en bois. cousu collé : j’assemble les pièce avec du fil électrique et après je mets de la poudre de bois et du joint congé. Des bateaux sont fabriqués de cette manière. Après il faut des pièces de charpente en pré-cintre pour poser le pont, des renforts sur le pont mais c’est très minimal. Je ne copie pas grand chose, je tente. Pour le design, je fais des plans avec de petits modèles en carton. Je regarde aussi ce qui se fait sur le marché. Il fût un temps où je voulais tout inventer, le résultat n’était pas toujours probant. Il me faut entre 50 et 60 heures pour fabriquer une 12’6 pour un coût de revient de 300 euros. La prochaine planche ? Une autre 12’6 peut-être en fibre de verre. Je ne suis pas fixé. » Sur ses planches, une logo HF n’est pas sans rappeler le logo qu’arborait Graig Maisonville sur ses planches de windsurf rouges alors qu’il surfait Ho’okipa : le logo des customs Hi-Tech. Dernièrement, Pierrot s’est autorisé une balade de 7 kilomètres sur le Grand Canal du château de Versailles. « J’avais pris la planche au cas où et je n’ai rien vu dans le règlement qui interdisait la pratique du SUP. » Royal le Pierrot, rider Versailles sur son custom en bois, avouez que le bonhomme n’est pas banal.


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C

’est assez drôle. Après avoir rencontré Pierrot (voir page précédente), je suis tombé sur Marc Pelloquet et ses shapes très travaillés. Comme Pierrot, Marc a commencé son aventure dans le shape par la case windsurf. Les semaines de vitesse à Brest, les années 80, il avoue avoir débuté dans le shape en copiant une planche d’un certain Robby Naish, tant qu’à faire. Et de fil en aiguille, sa passion pour le windsurf et le shape va devenir sa profession. Grâce à ses débuts chez Thermo West à Lorient (petite boîte de 8 salariés qui fabriquait des Magnum), puis chez Wind Résine où il réalise jusqu’à deux shapes par jour où enfin chez Quai 34 où il s’occupait des réparations et du shape de quelques customs, Marc étoffe son expérience. Ce sont les belles années de sa marque Reef, nom qu’il abandonnera alors qu’il rentre en 1989 chez Jaguar alors sous la coupe de Jean-Pierre Kelber. Ce dernier parti pour créer une marque concurrente JPK, Marc assure alors le relai et apprend de nou-

Marc Pelloquet avec ses deux protos 12’6 et 14’. velles techniques, les planches creuses et la fabrication sous vide. « En 1992, j’ai laissé tomber le truc, je m’y suis remis il y a trois ans, le stand up m’a interpellé. Je ne naviguais plus, terminées les sessions de vagues à Fort Bloqué. Et puis, le stand up m’a permis de remettre les mains dans la résine. » Et de belle manière car l’une des premières planches qu’il réalise permet à Gaétan Séné de remporter deux victoires sur le Naish Tour, de quoi se faire une petite réputation en Bretagne Sud. Alors Marc enchaîne les shapes : « Si tu veux améliorer les shapes, il faut tenter des trucs, parfois cela ne marche pas. J’ai aussi beaucoup progressé dans le procédé de fabrication. Je shape dans du polystyrène de 16 kg. Je commence par descendre le shape au fil chaud avec des gabarits. Et je stratifie sous vide. Ma dernière 14’ fait 8,8 kg, un plaisir quand tu rides dessus. » Aujourd’hui, à 54 ans, Marc se lance dans la fabrication d’une pale de pagaie. Un autre challenge pour ce passionné et artisan qui multiplie les itinéraires de balades sur ses propres planches du côté de Quiberon.


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.:. Mathieu .:.

Rauzier Texte et photos : franck Debaecker.

A l’instar des musiciens de musique électronique, y aurait-il une french touch dans le shape ? Chez Starboard, le CEO Svein Rasmussen a choisi deux français à ces postes stratégiques. Le premier, Tiesda You, en charge du département windsurf, est depuis longtemps une pièce maîtresse dans le développement des planches la firme au tiki. Mathieu Rauzier est le petit nouveau et promis à de nombreuses responsabilités dans le département SUP qu’il pourrait rapidement diriger. Nous l’avons rencontré à Bangkok à l’occasion d’une série de tests de planches de race 2013, tests validés par Gaétan Séné et dont nous vous proposerons les résultats dans notre prochain numéro.


19


L

’école de Jules Ferry et son modèle scolaire si souvent mis en exergue serait-il en faillite 

Up

? Allez, Get

pose la question après avoir

Mathieu Rauzier. Comment un gamin originaire de Voisin-Le-Bretonneux dans les Yvelines, se décide-t-il, ses 18 ans révolus et son passeport en poche, à mettre les bouts pour la Californie ? « Je vous le dis ma petite dame, les jeunes d’aujourd’hui, y ne respectent plus rien.  » Alors qu’il aurait pu suivre un cursus classique et devenir, à l’aube de ses trente ans, conseiller financier dans une banque renflouée sur les deniers de l’état, le jeune Rauzier cherche la lumière aux States histoire de fleurir sous de nouvelles latitudes (pas mal le verbe fleurir, ndl). « Paris ne me plaisait pas, j’avais besoin de vivre au bord de la mer. Je faisais de la planche à voile à St-Quentin-en-Yvelines sur le lac écouté le récit de

et partais pendant les grandes vacances surfer sur les plages d’Hossegor avec des copains. à

San Francisco

J’ai

bossé

comme assistant d’un photographe,

une relation de mon père lui aussi photographe. Je travaillais comme je voulais et surfais à côté.

J’ai fait

mon trou, j’avais mes clients. Je shootais pas mal de mode, je photographiais des mannequins souvent en extérieur, la belle vie. » anecdote :

« Après

Mathieu continue avec cette

chaque prise de vue, j’invitais la

fille dans un restaurant italien, toujours le même. Le propriétaire me voyait défiler avec de superbes nanas,

toujours différentes, il en devenait fou et je m’en

amusais. Mais au bout de quatre ans de cette vie, j’ai eu envie de retourner en

Europe. Toujours

en

Cali-

fornie, je suis aussi devenu skipper sans le vouloir.

J’avais un petit bateau et plein de copains qui avaient J’arrondissais mes fins de mois. De retour à Barcelone, j’ai continué à bosser comme marin et j’ai passé mon diplôme pour être capitaine professionnel, le Yatch Master. Je l’ai validé à South Southon. Puis j’ai convoyé des bateaux un peu partout dans le monde, des voiliers et pour qui je faisais du convoyage.

principalement dans les

Vancouver. Mais

Caraïbes

mais aussi jusqu’à

au cours de mes voyages, j’ai ren-

contré plein de capitaines désabusés au bord de la cirrhose et je ne voulais surtout pas finir comme eux à quarante ans. Étant passionné par la technique, ayant

un côté artistique et créatif avec la photographie, je me suis dit qu’architecte naval pourrait être le métier

qui me correspondrait le mieux. Je me suis inscrit dans une école américaine pour un cursus de quatre ans que je suivais par correspondance pour être diplômé d’architecte naval. »

Au bout de quatre ans, Mathieu Coste Design & Partners pour dessiner de gros catamarans de trente mètres. « J’ai bossé sur entre chez

des projets très intéressants mais en ayant toujours la nostalgie du surf. ma société

Exxite

en

En parallèle, j’ai donc monté 2009. En surf, les technolo-

gies employées sont à des années lumières de celles utilisées dans le bateau. Je voulais apporter ce savoir faire dans le surf et le sup. l’hydrodynamisme.

Mais

Et

je ne parle pas de

au sein d’Exxite, j’étais tout

seul, je m’occupais du design, du marketing, du commercial, de la comptabilité, j’étais sur tous les fronts.

J’étais basé à Barcelone et en Asie. Je produisais en Chine mais faisais le développement en Thaïlande car j’ai un copain qui disposait d’une machine cnc pour usiner les pains. Pour faire du développement, la Thaïlande est l’endroit parfait. Tu peux rayonner sur l’Indonésie pour tester en vagues, c’est très pratique. C’est comme cela que j’ai rencontré Svein Rasmussen, le boss de Starboard.  » Svein est alors en train de restructurer sont département SUP avec deux postes clefs, le marketing et le développement. Il offre ce dernier poste à Mathieu mais il doit décliner l’offre car il a un fils, Roméo, à Barcelone et ne pense pas pouvoir rester loin de lui durant de longues périodes. Svein reviendra alors à la charge avec un aménagement de son planning lui permettant de concilier ses obligations familiales et son poste de

« product manager ».


21

Mathieu et Gaétan Séné regardent les nouveaux shapes 2013 de race. Comment es-tu entré chez Starboard ? Svein Rasmussen m’a recruté en me faisant une offre. Il avait déjà vu mon travail à travers les produits de ma marque Exxite. Disons que nous étions amis avant que je ne vienne travailler au sein de Starboard.

(membre très actif du SUP sur Barcelone, ndl) a commencé à me parler de ce sport et m’a convaincu de faire des planches plus pointues. J’ai eu la révélation quand j’ai surfé en SUP dans de grosses conditions, depuis, je ne suis plus remonté en surf, j’ai adopté la pagaie.

Qui remplaces-tu ? Andrew Miller, qui était product manager. Svein et Scott McKercher faisaient alors le développement avec Brian Szymanski. Depuis que je suis arrivé, nous sommes en mesure de faire plus d’ingénierie.

Avec une formation d’architecte naval, comment as-tu transposé tes connaissances acquises sur la gestion de projets de bateaux au SUP ? Cela s’est concrétisé sur les design de planches à l’époque très novateurs. Si je regarde mes planches de race, j’étais en avance. Au début je me cachais quand je testais mes protos, non pas pour ne pas me faire copier mais plutôt parce qu’on se fichait de moi. On me demandait si mes planches étaient des kayaks. Mais elles étaient plus rapides que ce qui se faisait alors et qui venait du surf. Même aujourd’hui, j’ai des concepts de race qui tranchent avec ce que l’on a pu voir jusqu’à maintenant.

Comment s’est fait la passation de dossiers ? Très bien mais chez Starboard, quand tu arrives, on te jette à l’eau et il faut savoir nager. C’est une boite très sympa avec une très bonne ambiance mais il faut que tu t’investisses. Svein est un patron avec un côté paternaliste et très attentionné avec ses collaborateurs. Il n’engagera pas une personne sans connaître en détail son profil. J’ai passé des interviews avec des chasseurs de têtes qui font de nombreux tests sur toi. Toutes les personnes de la boîte passent par ces étapes. Comment as-tu commencé à t’intéresser au SUP ? Au début je n’étais pas du tout convaincu par le SUP. Tony Fuentes

Et en vagues ? Pour les planches de vagues, j’ai travaillé sur la distribution de la flottaison. En surf, tu es debout uniquement quand la planche plane. En SUP, tu as une partie déplacement, donc il faut bouger le centre de flottaison en avant et conserver des rails fins.


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Le shape est important. Le profil doit être fin. Mes protos actuels font 3 mm d’épaisseur (contre 6 pour un profil classique) pour une longueur de 26 cm.

Ton arrivée chez Starboard, quel regard et quels sont tes premiers enseignements ? As-tu une totale liberté de mouvement ? Svein demande à être convaincu. Quand tu lui présentes une idée, il va te pousser dans tes retranchements pour défendre ton projet. Au début c’est déroutant. Maintenant que je connais sa méthode de travail, je ne lui montre que des projets très aboutis pour les défendre plus facilement. Au quotidien, Starboard recherche toujours l’innovation et la performance. Il y a un gros budget pour le développement avec la possibilité de réaliser de nombreux protos validés par les riders du team. Travailler avec de tels moyens est confortable, c’est une grande chance. Comment tu t’organises sur le programme de développement ? Je suis arrivé en cours d’année et au milieu du développement donc cela a pris plus de temps même si au final nous avons atteint nos objectifs. Néanmoins pour 2014, je compte planifier et rationaliser le développement avec un calendrier pour chaque planche avec une période consacrée. Es-tu étonné par l’implication de Svein dans le développement ? J’ai encore été surpris de le voir shaper des planches et poncer des ailerons. On ne s’imagine pas vraiment le voir avec une disqueuse dans les mains. Il a délégué pour le windsurf, pour les voiles Severne, pour les ailes de kite, il reste encore très actif pour le SUP. Il ne s’arrêtera jamais (l’équipe le surnomme Speedy Tiki car il est toujours en action et jongle avec les dossiers, ndl). C’est sa vie. C’est vrai que lorsque je suis arrivé, je m’attendais à une boite type Microsoft avec un fonctionnement très structuré et je le trouve en short en train de poncer les planches. Au début cela surprend. Agréablement je dois avouer, c’est plus fun, il participe aux tests, il ne peut pas être plus impliqué. Je ne connais pas une boite où le CEO répond personnellement à tous les mails postés sur le forum de la compagnie. Svein oui.

Quel a été ton apport sur les gammes 2013 sans entrer dans des détails stratégiques ? Pour 2013, nous cherchons à fusionner deux visions du SUP race : celle de Exxite et celle de Starboard. Par exemple le centre de gravité très bas des Starboard, les rails relevés pour conserver de la flottaison et de la stabilité. Cela permet de diminuer la largeur maximale et d’avoir une planche plus rapide. Chez Exxite, avec mes logiciels d’architecte naval, j’avais toutes les lignes d’eau et de traînées générées par le plan de carène. Il est important de ne pas avoir une étrave pincée, des étraves qui poussent de l’eau. Il a donc eu un gros travail sur les étraves pour les gammes à venir. Concernant les planches de vagues, je n’ai pas travaillé sur la gamme 2013, j’interviendrai sur la gamme 2014. Les shapes de vagues seront-ils plus orientés surf avec des rails moins épais ? Starboard a une grosse influence windsurf. Mon arrivée et mes affinités pour le surf vont faire évoluer la filiation pour des shapes plus surfs. On y travaille en ce moment. Quels logiciels utilises-tu au quotidien ? Shape 3 D pour les planches de vagues, MC Surf pour les planches de race. J’ai aussi une suite de CFD pour faire les calculs de performance. J’utilise aussi Rhino pour faire les pièces comme les pagaies, les ailerons. L’aileron justement, qu’en est-il selon toi pour les planche de race ? Le shape est important. Le profil doit être fin. Mes protos actuels font 3 mm d’épaisseur (contre 6 pour un profil classique) pour une longueur de 26 cm. Pour la même traînée, tu peux augmenter le nombre de coups de pagaie du même côté, à savoir 14 contre 8 avant. La stabilité directionnelle est meilleure. Donc tu gagnes du temps.


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Mathieu et Gaétan Séné testant de nouveaux protos de race.

Est-ce un design complexe ? Non car tu n’a pas de force latérale. Tu peux jouer un peu sur sa position et son axe. Cela ne sert à rien d’avoir un profil épais car tu n’as pas d’angle d’attaque. Tu as aussi en charge les pagaies ? Oui. Je n’avais pas d’expérience sur les pagaies hormis le fait que les turbulences en profondeur sont moins importantes que celles en surface. Donc pour une pagaie de vitesse, il fallait une forme de pale étroite et profonde pour aller chercher l’eau plus profondément. On travaille donc actuellement sur des shapes hight aspect. J’ai fait le design informatique. La pagaie est un shape très complexe qui demande beaucoup de tests en fonction de l’angle donné, de la cuillère, du scoop et de son flex. Pour des petits objets comme une pale, il est plus simple de fabriquer de nombreux protos et des les essayer sur l’eau. Le fait de dessiner tes designs sur ordinateur te fait-il gagner du temps ? Combien d’heures de travail sur une planche de race ? Il y a des planches qui vont très vite, je dirais quelques heures et d’autres pour lesquelles il faut plus de temps. Par exemple pour les planches de race, la moindre variation a une influence sur le reste de la carène. J’aime bien revenir sur les fichiers et repousser les performances en rendant la planche encore plus rapide. Cela peut donc prendre beaucoup plus de temps.

Où en est le stand up de race dans son développement ? Quelles sont les marges de progression ? Il y a encore plein de choses à faire. Chaque jour, nous sommes en mesure de faire une planche plus rapide. Pour des bateaux de course, par exemple, je pense à ceux engagés dans la course de l’Amerca’s Cup, il est plus difficile d’améliorer les performances. Sur la coque, les shapes sont éprouvés. Le travail se fait surtout sur le gréement. L’avantage de notre discipline est que les pièces sont petites et que l’on peut se permettre de faire plein d’expérimentation. C’est un très bon laboratoire hydrodynamique. Que penses-tu des labels « eco friendly » qui fleurissent un peu partout ? Je suis pour à 100% cependant il ne faut pas être hypocrite et regarder la réalité. Faire venir des matières premières d’Afrique en brûlant du kérosène et en faisant travailler ces produits selon des méthodes qui ressemblent à de l’esclavage, où est l’avancée ? Faire un vrai produit eco friendly, c’est pour moi utiliser de l’EPS car il est recyclable et performant. C’est aussi de choisir des carbones car c’est un gage de qualité et de durée dans le temps. Une planche en polyester ou à base de polyuréthanne est beaucoup plus polluante et avec une durée de vie très courte. Faire une planche en PVC/EPS/Carbone est ce qui est le plus eco friendly en étant performant. Après tu peux prendre du bois mais tu n’es plus aussi performant. Chez Starboard, nous utilisons du frêne.


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Non, nous n’avons pas le droit de rentrer. Tu restes dans une pièce où on t’amène tes flotteurs pour que tu les contrôles et les valides.

Mathieu testant la 12’6 Touring de la gamme Astro, la nouvelle planche gonflable de Starboard. Starboard étant située en Thaïlande, avec combien de fournisseurs travailles-tu ? Le plus gros reste Cobra, les gonflables sont réalisés en Corée, les planches débutant en Chine, il y a ensuite les pagaies, les manches de pagaie (Neil Pryde), disons que nous avons une quinzaine de fournisseurs au total en comptant aussi la bagagerie. Tu es en relation directe avec eux ? Oui. Je les gère jusqu’au premier prototype. Quand ce dernier est validé, je passe le dossier à un collaborateur qui est en charge de la partie production. Et avec Cobra ? As-tu pu regarder leur process de fabrication en détail ? Non, nous n’avons pas le droit de rentrer dans l’usine. Tu restes dans une pièce où on t’amène tes flotteurs pour que tu les contrôles et les valides. Dans un sens, le fait que je ne me balade pas partout dans l’usine est plutôt une bonne chose. Je n’aimerais

pas que des concurrents, quels qu’il soient, tournent en toute liberté autour de mes planches. De cette façon, c’est plus sain. Quelles sont tes relations avec le département marketing géré par Caren Forbes ? Nous sommes très proches et fonctionnons en binôme. Je lui ai demandé d’étudier pour chaque pays quelles étaient les différentes attentes des différents marchés afin d’y répondre précisément. Le fait d’avoir fait rentrer de nouvelles personnes dans la division SUP va faire bouger beaucoup de dossiers. Notre objectif reste d’augmenter nos parts de marché proportionnellement par rapport à la croissance du marché global du SUP (le SUP en nombre de planches vendues, à dépasser le windsurf chez Starboard). Quels sont les pays forts ? Les Etats-Unis, c’est énorme, ce marché représente 40% de notre chiffre d’affaires.


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en gonflable Texte et photos : franck Debaecker.

Les meilleures idées sont toujours les plus improbables, celles qu’on lance à la cantonade sans vraiment savoir si il y aura un jour une suite. C’est dans la voiture qui nous ramenait à Bangkok après quelques jours à Pataya où nous avions testé les sup race 2013 de Starboard que Gaétan Séné avait suggéré un trip en eau vive. « Pourquoi pas avant ou après la Sup Race Cup de St Maxime ? Les gorges du Tarn ça vous branche ? »


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Gaétan Séné à Sainte-Enimie sur sa version proto «flat» de sa 12’6 Touring Astro.


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E

t c’est en calant la date de ce shooting que je me suis rendu compte que Gaétan n’avait qu’une très vague idée de la localisation géographique des gorges du Tarn. Mathieu Rauzier devait trouver un vol pour Barcelone et remonter sur à Sainte-Enimie le jeudi. Nous étions déjà lundi, cela fleurait bon l’improvisation totale. Confirmation quand le mercredi soir j’ai reçu un mail de lui indiquant qu’il était dans la capitale de la Catalogne avec trois 12’6 Touring gonflables mais sans pagaie. Je ferai donc un petit crochet via La Rochelle pour les récupérer. Et quand je parle de crochet, ce n’est pas le capitaine du même nom qui me contredira. Nous avions convenu de nous retrouver devant la mairie de Sainte-Enimie vendredi à 8 heures. Épuisé, je stoppe la voiture à deux heures du matin sur un belvédère qui surplombe ce charmant village. Parfait pour piquer un petit somme à la belle étoile. Le ciel est clair et constellé de vous ne trouverez jamais : d’étoiles ! Cinq cents mètres plus bas, je distingue juste les lumières des ruelles et m’écroule de fatigue. Le vent se lève et porte les odeurs si caractéristiques des troupeaux de brebis qui sont à la «couchade» un peu plus haut. Mes chiens s’excitent dans la voiture. Il faut dire que Sainte-Enimie se situe au carrefour de voies ancestrales, les drailles, qui étaient empruntées par les troupeaux des garrigues languedociennes pour rejoindre en estive le mont Lozère, l’Aubrac et la Margeride. Une terre pastorale. Pendant des siècles, le Tarn fut donc la seule voie navigable pour transporter personnes, biens et animaux. Une tradition perpétuée par les bateliers de La Malène sur leurs barques à fond plat. J’en finirai avec ce petit recadrage historique qui vous fait le plus grand bien bande d’incultes en vous disant que Sainte Enimie était la sœur du roi Dagobert, celui de la chanson et de sa culotte à l’envers. Atteinte de la lèpre alors que son père voulait la marier à un de ses barons (faut reconnaître que c’est la tuile, surtout pour le baron), elle fut guidée par un ange à travers le Gévaudan pour se rendre à la source de Burle. Après quelques trempettes salvatrices, elle retrouva sa beauté (et le baron sa virilité, c’est la mécanique des fluides). Mais elle reperdit sa beauté à chaque fois qu’elle s’éloignait de la source. Alors elle « planta » son monastère à Burle, à cette époque, il n’y avait personne pour vous embêter avec des permis de construire et autres articles du code d’urbanisme rattaché en annexe du PLU (Plan local d’Urbanise). Surtout si vous étiez la fille de Dagobert ! Au lendemain, j’observe avec plaisir les nuages cotonneux qui remontent à flanc de montagnes alors que le soleil réchauffe de ses premiers rayons Sainte-Enimie. Je retrouverai finalement Mathieu et Gaétan autour d’un bon petit déjeuner. Mathieu est venu avec son intrépide fils de 5 ans, Roméo. Après avoir repris quelques forces, nous remontons vers La Malène. Google nous a permis de sélectionner quelques charmants points de vue avec

Il lit parfaitement la rivière et anticipe les pièges. Les rochers, les courants, il semble être à son aise sur ce terrain pour nous assez inhabituel.


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différents angles. Nous ferons halte à Saint-Chély-du-Tarn pour deux petites heures. L’idée de cette balade est double : la première est de faire une reconnaissance d’une possible descente et d’y repérer d’éventuels dangers avec les gonflables. La seconde est d’enrichir la photothèque de Starboard et, en avant première, les pages de votre magazine. Voilà pour le tableau. Et croyez moi, quand nous sommes descendus des voitures, nous avons vite constaté que le cadre de ce shooting serait un parfait terrain de jeu : une cascade, quelques rapides, des falaises abruptes, une eau claire, un village en pierres de taille et une jolie lumière en prime. Pendant près de deux heures, nous testerons l’aptitude des 12’6 gonflables en eau vive. Par rapport au premier proto que nous avions testé en Thaïlande, les trois nouvelles planches de Mathieu sont plus tendues et plus rigides. Nous avons gonflé nos pectoraux pour dépasser les 15 PSI requis afin d’avoir des planches rigides à souhait. Le résultat est plus que convainquant : Gaétan passe des petits rapides en classe 2 avec facilité. Puis ils filent sous la cascade (Roméo en sera quitte pour une bonne douche très fraîche à laquelle il ne s’attendait pas). Même mes chiens partent se promener en SUP. Tout le monde prend plaisir à évoluer autour du village. Après deux heures de prise de vues variées, nous décidons de descendre sur La Malène. En route, Gaétan teste deux passages : le premier à ma demande devant un superbe village ancestral. Le second avec casque et « impact veste » pour franchir une petite cascade. Il s’y reprendra à deux fois mais réussira le franchissement. Mathieu et moi sommes rassurés par l’expérience de Gaétan en eau vive. Il lit parfaitement la rivière et anticipe les pièges. Les rochers, les courants, il semble être à son aise sur ce terrain pour nous assez inhabituel. Il y a aussi le courant assez fort car des précipitations ont augmenté le débit de la rivière. C’est du moins ce que nous confirment des locaux venus observer Gaétan, Roméo et Mathieu. L’après-midi est déjà bien avancé quand nous arrivons à La Malène. Autour d’une bonne assiette de charcuterie et d’une bière fraîche, nous extrapolons plein de plans sur ce nouveau terrain de jeu. Et alors que nous devons filer sur St Maxime pour la Sup Race Cup du lendemain, je suggère de partir plus tard et de nous faire les 7 kilomètres de la descente proposée par les bateliers à travers les gorges. Gaétan qui avait prévu de partir tôt se laisse convaincre. Plutôt que d’être bloqué dans les bouchons, autant ramer. Nous préparons le matériel, Roméo enfile sa combinaison étanche alors que nous convenons, Gaétan et moi, de rester proche de Mathieu pour lui venir en aide en cas de problème. Je cale une caisse étanche sur l’avant de ma 12’6 avec un boîtier dedans et en avant. Dire que ce fut l’une de mes meilleures sessions de SUP ne vous avancerait pas beaucoup. Mais il y a déjà l’appréhension lié à la gestion du courant, à mon avis un bon 5 nœuds. Gaétan m’explique que je dois au début remonter à contre courant, me positionner au milieu de la rivière et faire ensuite mon demi tour. Je m’exécute et c’est parti pour la descente infernale. Le courant nous porte

Le plus important est de regarder au loin pour lire les obstacles, jouer avec les courants en évitant de se positionner trop à l’extérieur dans les virages, là où il est le plus fort.


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Dans les gorges après La Malène. vite, il n’y a quasiment pas besoin de ramer. L’eau est limpide et je vois les poissons dévaler sous l’étrave. Le plus important est de regarder au loin pour lire les obstacles, jouer avec les courants en évitant de se positionner trop à l’extérieur dans les virages, là où il est le plus fort. Il y a aussi ces parties plus techniques où deux courants se rejoignent et vous fauchent la carre de votre planche : mieux vaut alors être dans le sens de la marche sous peine de chute. Au final, en prenant le temps de faire quelques images au pied des gorges, nous mettrons un peu moins d’une heure pour faire notre petit parcours (il y a moyen d’aller beaucoup plus vite). Sur l’ensemble du parcours, il n’y a pas de réels dangers et Roméo et Mathieu ont facilement franchi les parties les plus techniques. Avertissement Nous déconseillons vivement de faire une descente de rivière avec un enfant de 5 ans. Nous avons choisi de le faire car nous avons fait une reconnaissance au préalable de la descente pour visualiser les parties les plus techniques. Mathieu et Roméo étaient reliés par un leash. Gaétan et moi assurions leur sécurité le cas échéant en les entourant. Nous ne portions pas de leash pour être relier à nos planches pour pouvoir nous dégager en cas de drossage. Enfin, Gaétan et Mathieu sont tout deux d’excellents stand up paddlers qui ont une très bonne condition physique et un niveau technique élevé. La rédaction de Get Up insiste sur le fait que rider en eau vive ne s’improvise pas si vous n’en avez pas le niveau technique. L’avis de Gaétan Séné Renseignez-vous auprès des locaux ou Les gorges du Tarn, de l’Ardèche ou de l’Hérault sont des spots très faciles avec un petit débit faites vous accompagner. Mais nous en été. Avec un niveau d’eau plus important, des dangers apparaissent et seul un guide ou sommes persuadés que correctement une personne expérimentée peuvent les repérer et les anticiper. Les connaissances relatives au encadrée, la pratique du SUP en eau milieu, au niveau d’eau ou à la météo sont donc primordiales avant de s’élancer sur une rivière vive devrait vite se développer et avec du courant. Mes 15 ans d’expérience en eau vive et guide de rafting m’ont permis de rencontrer un très large public. repérer rapidement l’accessibilité de cette magnifique descente au cœur des gorges du Tarn.


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un moule 12’6 Wing — pour la —

Texte et photos : franck Debaecker.

D’accord. Nous avons un peu de chance sur ce sujet. C’est en rendant visite à nos amis de Bic Sport à Vannes afin de préparer de prochains reportages qu’au hasard d’une conversation, nous sommes tombés sur l’info : « Nous sommes en train d’installer le moule de la 12’6 WING ACETEC. Nous allons lancer la production début juin. » Ni une ni deux, nous sautons à pieds joints dans le plat : « Eric Terrien passe bien chez vous ce jeudi ? Nous pourrions faire une petite visite ensemble ? » Voilà comment deux jours plus tard, E. T et moi chaussons nos godillots de protection coqués dans un local technique pour visiter une partie des 20 000 m2 de l’usine BIC Sport.


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Placement des inserts

La «peau» épouse le moule.

B

enoit Treguilly, le responsable de la communication, nous sert de guide. Nous entrons dans l’usine pour suivre en file indienne, le « sentier » balisé par la ligne jaune jusqu’à la zone de production. Nous retrouvons Joël et son assistant. Ces derniers procèdent aux derniers ajustements du moule avant de lancer la production. Il est constitué de deux parties usinées en aluminium montées sur une structure qui comprend une coupole chauffante. L’ensemble constitue la thermoformeuse. A lui seul, le moule pèse 1360 kilos. Pas possible de se tromper, c’est indiqué dessus ! Le travail de Joël consiste à déterminer les épaisseurs de peau sur l’ensemble de la planche en fonction des formes de la carène et des inserts. La peau, c’est la partie extérieure de la planche. Ce sont deux plaques (une pour le pont, une pour la carène) en plastique rigide, 3,50 m de long, 80 cm de large et de 1,5 mm d’épaisseur. Elles sont produites en interne sur une grosse machine située à quelques mètres. Elles sont glissées automatiquement au dessus de leur moule respectif et chauffées pendant quelques minutes par la coupole. Cette mise en température n’est pas uniforme. En effet, Joël module la température selon les différentes zones de la planche en rentrant ses pourcentages sur la console numérique. A chaque case (il y en a plus de 160, Joël les appelle des radiants), correspond une zone de quelques centimètres carré. Plus la surface présente des formes courbes, plus la plaque doit se déformer pour bien épouser le moule et ne pas perdre en épaisseur. Plus la température devra donc être élevée. Par exemple, sur la zone d’étrave qui est ronde, puis pointue, la déformation est maximum pour le plastique ; la température de chauffage doit donc l’être aussi. Après chaque

Habillage du pain. moulage, un contrôle qualité minutieux est opéré sur l’épaisseur de la peau pour vérifier les résultats obtenus et modifier si nécessaire les pourcentages de chauffage de la coupole. Pas si simple !

Un moule de L’équipe Bic en est donc aux derniers préparatifs, Joël est planche ACEassez confiant. Il a en effet une TEC étant un longue expérience, près de 30 investisseans de maison. Il est arrivé à Vannes quand l’usine a comment de mencé les premières planches 150 000 € pour thermoformées, puis il y eut les les quatre diversifications imposées par la conjoncture internationale. Car pièces contrairement à Mistral ou à F2, les deux autres grandes marques qui maîtrisaient alors ce procédé de fabrication dans les années 80 à 90, Bic Sport a su se diversifier et conserver son outil de production à Vannes quand la concurrence de l’Asie est devenue forte. Nous sommes alors au début des année 90 et Cobra propose à ses premiers clients (AHD et Starboard) la possibilité de fabriquer en Thaïlande les premières planches en « sandwich » (nous sommes alors loin du niveau de finition actuel). De nombreuses marques succombent aux sirènes de la délocalisation, ne se rendant pas alors compte qu’elles sont en train de faire émerger un quasi monopole qui pourrait causer leur perte. Face à ce contexte économique, Bic adoptera une autre stratégie recherchant des marchés grands publics qui offrent la garantie de produire de plus grandes séries d’un même produit avec un besoin moindre dans le renouvellement des flotteurs (il y aura toute la série des Techno, les Techno 283, puis la 293 One


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Résine

Le pain est placé dans le moule.

Eric et Loïc au bureau d’études. Design, qui seront choisies pour ses filières jeunes par la Fédération Française de Voile puis par des instances internationales ISAF). Il y aura aussi l’émergence de nouveaux départements, le surf en 92, le kayak au début des années 2000, l’O’pen Bic en 2006... Autant de nouvelles activités proches des sports nautiques et du grand public qui ont permis à l’outil de production de perdurer et d’être rentabilisé. Un moule de planche ACE-TEC étant un investissement de 150 000 € pour les quatre pièces (deux pour la coque extérieur et deux pour mouler les pains de polystyrène), chaque produit est un enjeu important pour la société et se doit d’être à la fois innovant et performant pour être certain de durer dans le temps et de bien se vendre pendant de nombreuses saisons. Alors que la visite se termine, Eric Terrien passe par le bureau d’études pour regarder les ultimes modélisations informatiques qui ont permis la réalisation du moule. Là aussi le travail a été réalisé en interne. Loïc Pichon est responsable de cette phase. Il est arrivé chez Bic il y a 21 ans quand le fabricant français a acquis sa première station CAO. C’étaient les débuts de la conception assistée par l’informatique. « Pour réaliser le moule, il y a une première étape de relevés de points à partir du shape original (master) de Patrice Remoiville, qui devra être reproduit en série », entame Loïc. Les mesures sont faites manuellement via un tracé et rentrées dans des tableaux. Les shapes des masters n’étant jamais parfaitement symétriques (le travail du shaper est manuel), on doit alors harmoniser les résultats obtenus pour obtenir une parfaite symétrie durant les tests. Une fois le relevé effectué, nous rentrons les données dans l’ordinateur et réalisons un maillage à partir duquel on tend les surfaces. Ces données servent alors à fabriquer les moules de carène et de pont ainsi que toutes les parties qui

servent à fixer les deux parties du moule sur les plateaux de la presse. Pour fabriquer ces pièces, notre sous-traitant part de gros blocs en aluminium qui sont usinés des deux côtés. Un travail long et ultra précis commence pour les fraises automatiques. » L’autre moule que Loïc doit modéliser, c’est donc celui qui servira à fabriquer les pains de mousse en polystyrène. Il sera livré chez le soustraitant de Bic Sport qui les produit en Bretagne (environnement et économie oblige !). Une fois toutes ces étapes terminées et le calibrage de la machine affiné par Joël, la période d’essais peut alors commencer, suivie aussitôt de la production en série. Quand tout est rôdé, Bic est capable de sortir 60 planches de SUP par jour. Les pains de mousse polystyrène sont étuvés pour les alléger de leur humidité, puis il sont habillés manuellement de tissus de verre en fonction des contraintes déterminées (renforts et poids total). Lorsque la presse est ouverte, l’ouvrier place les inserts et les deux plaques thermoformées. Ces dernières sont donc chauffées, se déforment et se plaquent sur le moule comme par magie sous l’effet de l’aspiration exercée dans le moule par des micro-pores faits dans l’aluminium. Pendant ce temps, l’ouvrier imprègne le pain habillé avec l’exacte quantité de résine requise. Il place ensuite le pain dans le moule. Ce dernier se referme sous 80 tonnes de pression et reste fermé pendant 10 minutes, le temps que la résine polymérise et que la peau refroidisse suffisamment pour durcir à nouveau. Dans l’usine, pas d’odeur, pas de masque, pas de gaz polluants. Étonnant ! Les produits utilisés sont rigoureusement choisis et contrôlés pour répondre à la législation française très pointilleuse sur les conditions de travail… On est loin de ce que j’ai pu voir en Chine ! La planche est structurellement terminée, il ne reste plus que les étapes cosmétiques (collage des pads et des stickers) avant qu’elle ne soit emballée, expédiée et commercialisée.


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Départ de la longue distance sur l’Odet, Arthur Daniel et Kai Lenny sont devant.

«Foutu» mois de mai

Texte et photos : franck Debaecker (sauf page 39,

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images par Christophe Bonte).

n général, les bretons défendent bec et ongles leur région arguant qu’il ne pleut pas toujours et que leur Breizh est même ensoleillée. Il faudra en convenir, en mai dernier, pas facile de tenir cette défense, à moins de rester cloîtré chez soi. Fraîchement débarqué de Bangkok avec Gaétan Séné où je réalisais un reportage, je suis arrivé juste à temps pour la longue distance des World Series. Quimper, la descente de l’Odet, Kai Lenny qui part seul en tête suivi par le team France Gaétan Séné et Eric Terrien. Ce dernier chambrera gentiment le double champion du monde vagues : « Je te suis Kai, sans mes lunettes,

je n’y vois rien ». Course tactique de drafters, Eric s’imposera logiquement, Gaétan Séné lui emboîtera le pas suivi par Casper Steinfath. Chez les filles, Olivia Piana devance Faustine Merret et Caroline Angibaud. Le lendemain, rebelote. Eric Terrien fait l’intérieur dans la finale de la beach race à Kai Lenny (voir séquence de Christophe Bonte) et Olivia bataille avec Caroline Angibaud au surf (image de Christophe Bonte). Grosse bagarre aux bouées, la beach race sur un petit parcours est très spectaculaire surtout dans les vagues, les spectateurs présents à La Torche ont apprécié. C’est aussi la première fois qu’E. T sort vainqueur d’un duel dans les vagues. Pas le dernier.


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Eric Terrien fait l’intérieur à Kai Lenny.

Olivia Piana et Caroline Angibaud au surf.


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École SUP NKS 56 Plouharnel Tel : 06 79 77 47 10 École SUP Gaétan Séné Breizh Ocean Paddle Tel : 06 61 33 22 59

Gaétan Séné, passage de pont.

Du côté de St Cado, sud Bretagne. Balades autour de Quiberon Restant sur Quiberon quelques jours, j’ai suivi Gaétan Séné dans sa préparation. C’est un coureur méticuleux qui travaille « ses points faibles ». Il surfe le plus possible sur sa 12’6 pour progresser en beach race. Il s’entraîne avec Arthur Daniel, un jeune très promet-

teur. Gaétan aime aussi reconnaître des parcours pour de belles balades comme ici à St Cado ou bien encore à St-Goustan (Auray), dans une partie technique où il n’est pas simple de passer sous ce pont avec la marée.


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Colin McPhillips, petit move backside agressif Ă  La Palue.


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Grottes de Morgat, 11°.

Juste avant la North Point Les bonnes sessions de vagues ont été peu nombreuses durant ce mois de mai. L’une d’entre elle se déroula la veille de l’édition 2012 de la toujours sympathique North Point, soit le 12. Cette épreuve très conviviale qui rassemble sup surfers et adeptes de la 12’6, est l’occasion de se retrouver, Greg Closier et Amaury Dormet insuflent à leur évent une super ambiance. C’est donc la veille de la North Point que Colin Mc Phillips et moi avons tracé sur La Palue pour une « gentille » session. Colin s’est fait des protos qui lui permettent de repousser les limites du carving (comme l’atteste l’image en roller backside) et de tenter quelques tricks qu’on ne lui connaissait pas. Après qu’il se soit changé (Colin n’a pas quitté son collant de ski et ses chausettes de snowboard, je lui ai proposé après quelques bières de l’immortaliser dans cette tenue pour une image « how to kill a legend », mais il déclinera l’offre le lendemain), nous sommes allés à Morgat pour explorer avec Amaury Dormet, les grottes en face du port. Il y avait aussi Greg, Fred, Vincent. Superbe balade que l’on vous conseille, contactez Amaury, vous en prendrez plein les yeux. Le lendemain, j’avais rendez-vous avec Caroline Angibaud pour réaliser avec elle quelques images. Après quelques actions en combinaison, je lui demande si elle n’a pas une tenue qui fasse un peu plus « summer style ».

North Point 2012, le relais. Elle s’exécute sur sa 12’6 Hobie et tombe dans l’eau en enlevant son leash en rentrant à la plage. Qui avait parlé de « Summer time » ? L’après midi, la beach race si chère à Greg Closier ne se déroule pas selon le scénario prévu (mis à part la victoire d’Eric Terrien). Le vent qui se lève très fort gâche un peu la fête. La surprise viendra du jeune hawaiien Mo Freitas qui se classe troisième derrière Greg avec une 12’6 empruntée. C’est une Nah Skwell première génération. Quand les meilleurs, à commencer par Danny Ching, prônent que peu importe la planche (enfin dans la mesure du raisonnable), c’est le singe qui fait la grimace, le sup race est bien une discipline technique avec des leaders qui ont une préparation physique irréprochable. École de stand up paddle d’Amaury Dormet, plage de Morgat ou de Goulien, tel : 06 61 92 64 35


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Caroline Angibaud, La Palue, 12째.


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Olivia Piana, Brest.

Amaury Dormet, Brest.

Fred Bonnef, La Palue. Le downwind piano par Olivia Piana «A mi-chemin entre la race et la vague, j’ai beaucoup aimé le downwind car il allie le surf, l’endurance, l’aventure et la proximité avec la nature. C’est tout ce que j’aime ! Cet hiver j’en ai fais quelques uns au départ de La Ciotat jusqu’à Bandol. Magique. Tu pars au surf sur les lignes de houles, grandes sœurs de nos « coudouliettes » (vagues de la Coudou, spot d’Olivia, ndl), longeant les falaises de roches dorées, croisant une rousse tout étonnée, trop tôt accueilli par un « mais t’es folle ! ». Les mains et les pieds gelés, réchauffées par un plongeon du soleil dans la mer, pendant que mademoiselles adrénaline et endorphine tapent la causette. Là, plus rien n’a d’importance. Un intermède en paix avec toi-même, si compliqué à trouver.

Oui, le downwind fait planer ! C’est beau, c’est bon, mais le bon sens doit répondre présent. On ne sait jamais ce que la nature nous réserve. Et que dire de son minot le vent, n’en soufflons rien. Il est important de connaître les prévisions météo et l’évolution probable du spot. Le SUP reste une embarcation assez précaire. Sans voile pour naviguer, on peut vite se retrouver en situation précaire surtout si vous ridez seule. Même allongée sur la planche, le vent t’en mène à l’opposé de là où il s’oriente. En Méditerranée, la marge de manœuvre peut devenir très faible en fonction de sa puissance. Une chance sur deux, c’est les rocks ou la Tunisie. «Y’a mieux» donc anticipez.»


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Randy et Vincent à l’École Navale, Presqu’île Crozon.

Charles VDM, La Palue. Et soudain, Randy arriva Avec Solange et Amélie les deux « James Bond Girls » du shop SwellAddiction à l’initiative de ce downwind, je ne fais pas le « fierrot ». La houle de vent rentre de face quand nous sortons de la rade du Moulin Blanc, le zodiac encaisse et Amélie met la poignée en coin. Même pas peur. Nous sautons sur les vagues en direction de notre point de rencontre, l’île ronde en rade de Brest. Nous attendons Amaury Dormet, Greg Closier, Colin McPhillips, Belar Diaz, Eric Terrien, Liz Wardley, Yoann Cornelis, Fred Bonnef et Olivia Piana. Dans la bume, ils sont invisibles. Ils sont partis de Crozon pour tracer vent de travers vers nous et basculer en mode downwind ensuite. Soudain, je les aperçois un peu au-dessus de nous. Amélie remet plein gaz et nous faisons la jonction. Après

une petite pause pour attendre les filles, tout le groupe repart. ça « surfouille » au début sur de petits bumps, ça creuse un peu plus à l’entrée du port où de bons petits surfs attendent les sup racers. Olivia est un peu à la traîne, elle a encore dans les bras sa journée de windsurf de la veille avec son co-pilote Fred Bonnef. Quelques jours plus tard, je retrouverai tout ce petit monde (hormis Fred et Olivia redescendus dans le sud) pour le Grand Prix de l’École Navale durant lequel l’ami Randy viendra nous rendre visite (Randy, c’est le dauphin qui suit Vincent à la bouée sur la photo, non ce n’est pas un fake comme on dit sur les réseaux sociaux). Un très bon moment, les jeunes ayant participé au trophée sur des Sup Bic s’en souviendront comme nous certainement très longtemps.


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Rico Leroy surfouille sur la longue distance.

Départ de la longue distance du trophée Nah Skwell. Dans le port de Douarn’ Durant le Trophée Nah Skwell Grand Prix Guyader, la bonne ambiance animée par Bruno André et Fab D’Ortoli sera un élément clef de la réussite de l’event. Une bonne beach race, une longue distance animée, une course ProAm dans le port musée de Douarnenez, un repas convivial le soir, rien ne manquait à cette nouvelle édition de ce trophée. Vivement 2013.


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Texte par Nick Scarpa, images : Benjamin Thouard & John Carter/Starboard

Il y a quelques années, alors qu’il entrait dans le team Starboard, j’avais fait un court portrait de l’américain Sean Poynter. Difficile pour moi d’y revenir. Et puis, quelques images et un texte de Nick Scarpa nous ont incité à nous pencher de nouveau sur le cas Poynter, et ce juste avant qu’il ne remporte l’épreuve du SUWT de Sapinus. Concordance des temps, plus d’excuse valable.


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Le repaire de Sean est décoré avec bon goût : un violoncelle dans un coin, un portable ouvert, des partitions à côté.

« Dis moi où tu seras encore barré la semaine prochaine ? », demanda Luke, un sourire illuminant son visage alors qu’il conversait avec Sean Poynter dans un bar de la côte Pacifique de San Diego. « La France, c’est ça ?  Et ensuite le Mexique ? » Les joues rouges, un peu gêné aux entournures, Sean haussa les épaules et changea de sujet de conversation. Sean est un gars très humble mais fier de son parcours. S’il est du genre à apprécier l’admiration que lui portent ses amis, il ne se vante pas. Il détourna l’attention vers moi : « Je te présente Nick, un ami de LA, il est aussi écrivain. »

S

ean et moi nous sommes rencontrés il y a deux ans par une relation commune. C’était un peu comme ces parents qui organisent des goûters communs pour faire rencontrer leurs rejetons ou des mariés qui conspirent pour se faire rencontrer des célibataires. Ma patronne hébergeait alors Sean à Long Beach en attendant qu’il ne relance sa carrière de surfer pro. Sean avait alors perdu Volcom comme sponsor, et les chances d’en trouver un nouveau chez lui à Fernandina Beach en Floride était plutôt mince. Sean a alors rassemblé tout son cash, cassé sa tirelire, et s’est pointé en Californie du sud, la mecque du surf professionnel. Notre amie commune a suggéré que nous passions un moment ensemble, j’ai accepté car elle était ma patronne et Sean a fait de même car il est du genre courtois. De notre première rencontre, je me souviens ces moments empruntés, ce n’était pas deux gars qui prennent naturellement une bière. Mais très vite, la glace s’est fendue, il est difficile de ne pas apprécier Sean : aimable, charmant et éduqué. Le genre de gars que tout bon père aimerait que sa fille ramène à la maison.

Sean était à Long Beach, tentant de relancer sa carrière pro, cherchant de nouveaux sponsors, disputant des compétitions, traînant

avec les gens plus ou moins influents et accumulant les cartes de visites. Un plan de bataille vain et futile. Cependant, un de ses proches amis, Steve Sjuggerud, comme lui originaire de Floride, et par ailleurs associé à la publication Stand up Journal, l’a initié au nouveau sport tendance : le SUP. Steve et Sean se connaissaient bien, ils ont grandi ensemble dans la même ville, Fernandina Beach. Quelques mois déjà avant le départ de Sean pour le grand ouest, Steve avait tenté de le convaincre de laisser de côté ses petites planches et de passer au SUP. Sean a admis qu’au début, il ne s’est pas senti comme un poisson dans l’eau, il a eu son lots de bonnes gamelles et de déception, mais sa détermination a finalement eu raison de ses premiers déboires. En quelques semaines, il maîtrisait sa planche et sa pagaie. En trois mois, il surfait à un niveau que certains des meilleurs mettent une bonne année à atteindre. Peu après, Starboard, l’une des marques leaders dans le SUP, a contacté Steve pour qu’il les aide à trouver de nouveaux talents dans ce sport encore jeune. Sean était un choix évident. Eté 2009 : Sean va en observateur sur la première compétition de stand up paddle. Dans son esprit, il est toujours un surfer pro. Mais il a très vite compris et vu l’énergie et l’excitation générées par ce sport. Il est reparti avec deux planches Starboard et un programme pour un photo shooting qui sera rapidement publié dans un magazine de SUP. Sean passe désormais neuf mois de l’année à voyager à travers le monde : compétitions, événements, photo shootings. Quand il revient chez lui dans son appartement de San Diego, il n’y reste que pour quelques jours, une semaine ou deux tout au plus. Quand je l’ai revu, il revenait d’un shooting à Maui et il faisait défiler de superbes images sur son smart phone. Paysages sublimes, gens incroyables, villas de rêves. Quel contraste avec son appartement. Le repaire de Sean est décoré avec bon goût : un violoncelle dans un coin, un portable ouvert, des partitions à côté. Une sculpture en bois de Thaïlande, une peinture abstraite de Bali, un panier tissé


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Tu viens de remporter l’épreuve de Sapinus, quelles étaient les conditions ? A Sapinus, il y avait 6 à 8’, parfois 10 de face. C’était surfable en gauche. Tu suivais le reef et comme à Sapinus, la vague varie, tu peux alterner des barrels et des manœuvres. Il n’y avait pas souvent moyen de se caler dans le tube cette année car c’était un peu plus petit alors il fallait soigner ses turns pour satisfaire les juges. Quel a été le déclic pour gagner en confiance et s’imposer à Tahiti dans des conditions particulières ? J’ai gagné en confiance bien avant Tahiti. Une semaine avant, je suis descendu au Mexique pour m’entraîner dans les grosses vagues et me caler des barrels un peu comme à Sapinus. J’ai scoré quelques bonnes sessions de surf et je me suis calé profond dans le barrel pour être plus confiant avant d’arriver à Sapinus. De plus, juste avant le contest, nous avons eu un shooting Starboard pendant lequel j’ai pu tester mon matos. Nous avons surfé Big Pass, Little Pass, Teahupoo et une vague appelée Papara. Quelles planches as-tu ridées ? Pour la compétition, j’ai commencé sur ma 8’0 puis j’ai

changé pour ma 7’7 pour le reste de mes heats. J’avais aussi un proto en 8’6. Je ne l’ai pas sorti pendant le contest car c’était trop petit, c’est une planche prévue pour de grosses conditions. Mais j’ai pu les essayer durant le shooting et c’est une très bonne board. Je progresse avec mes planches, ce qui est très positif pour le futur. Tu te positionnes comme un prétendant pour le titre mondial. Un objectif affiché ? J’aimerai devenir champion du monde et m’y prépare. C’est un objectif, Kai Lenny reste toujours dangereux car il est consistant quelles que soient les conditions, cette qualité lui a déjà permis d’enlever deux titres. Starboard va lancer une gamme de shortboards, astu été impliqué ? Oui et je suis très excité car je vais avoir tous mes jouets disponibles chez une seule marque. J’étais à la genèse de l’idée alors que nous n’étions que cinq personnes à croire a en parler par email. D’autres riders ont participé mais j’ai été impliqué dans le design des planches mais aussi sur certains points touchant au marketing ou de déco. Je suis très heureux que Starboard se lance dans cette gamme.


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Au bout de deux ans, il était déjà un compétiteur qui attirait l’attention et à 13 ans, Volcom le signe.

du Mexique : les trophées auxquels Sean tient le plus. Quand il est de retour chez lui, Sean se fond dans la masse des étudiants : van des classes moyennes, blue jean indestructible et veste zippée. Sean se conforte dans l’anonymat, évitant ainsi le flot de questions qui suivent après qu’il ait révélé son occupation. Ma première soirée avec Sean, nous sommes sortis, avons bu quelques verres et rencontrés quelques amis. Après être rentrés en taxi, nous avons convenu qu’il serait intéressant d’enregistrer notre conversation : trois heures plus tard, j’en avais assez pour un biographie voire de quoi écrire un long métrage. Sean est né et a grandi à Cincinnati, dans l’Ohio. Il a passé la plupart de son enfance à jouer au foot. A 10 ans, les Poynter ont quitté leur famille pour Fernandina Beach en Floride. A cette période, le petit Sean n’avait vu la mer qu’à sept reprise et ne connaissait absolument rien au surf. Sean se souvient avec émotion de son ignorance pour ce sport. Il se rappelle juste d’un poster géant d’un surfer dans la chambre de son frère. Incapable de comprendre comment le surfer avait pris cette vague, Sean spéculait alors que le gars avait du ramer verticalement et fait demi tour dans la vague avant qu’elle ne déferle : « Que j’étais ignorant à ce moment ». Sean a commencé le surf et a vite fait ses gammes. Au bout de deux ans, il était déjà un compétiteur qui attirait l’attention et à 13 ans, Volcom le signe. L’année d’après, il voyage à travers le pays pour la marque et aligne les compétitions. En été, il reste dans l’incroyable maison de la marque à Newport Beach. Je peux personnellement attester du côté grandiose de cette demeure. J’y ai passé plus d’une nuit et je m’en souviens encore, de ces souvenirs que j’aurais préféré ne jamais avoir... A 17 ans, Sean passe pro pour Volcom, mais c’est une carrière de courte durée. Quand le business du surf bat de l’aile et plonge en 2009, Sean est le premier de la liste à voir son contrat renégocié unilatéralement à 0 $. Vous connaissez le proverbe, une porte fermée et c’est une autre qui s’entrouvre. Heureusement pour lui, Sean avait

dans sa manche un atout de choix en la personne de Steve Sjuggerud. Sean est aujourd’hui un des meilleurs sup surfers mondiaux, membre du team Starboard international. Il a aussi compris que créer une image autour de sa personne est le meilleur moyen de cimenter son statut de rider international dans le sport outdoor qui se développe aujourd’hui le plus à travers le monde. Cette mise en avant de son image n’est pas simplement bénéfique pour lui : elle est aussi un moyen pour tous de s’identifier dans ce sport et d’unir l’enthousiasme des stand up paddlers. Il faut pour s’en convaincre comprendre que le golf ou le skate ne seraient pas à ce niveau de développement sans des athlètes emblématiques comme Tiger Wood ou Tony Hawk. Sean se verrait bien comme un ambassadeur du stand up, il a faim de victoires et le seul moyen d’y arriver est de devenir le meilleur. Il a fini 5e du tour en 2011 et se donne les moyens de terminer dans l’élite à chaque étape du circuit mondial. Sean est l’un des athlètes les plus engagé et dur à l’entraînement que j’ai rencontré. Toujours au boulot, toujours à progresser. Il est toujours au travail, répondant aux emails et aux courriers. Il est aussi strict pour sa préparation. A l’aube, il est à l’eau, roulant plusieurs dizaines de kilomètres pour trouver le bon peak, celui qui ressemblera le plus aux vagues de La Torche. La plupart des surfers pros resteraient au lit abrutis par l’alcool de la veille. Sean n’a pas de grasse matinée et encore moins de journée sans but défini. Il n’est pas à l’abri d’une gueule de bois mais préfère ne pas succomber aux délires de la nuit. A l’eau, il peaufine chaque détail comme ses dérives pour gagner en performance pour la prochaine compétition. Il comprend aussi la réalité des athlètes professionnels. Il a bien intégré qu’il ne pourra pas éternellement être compétitif. Il planifie déjà sa reconversion, il aimerait ouvrir son restaurant et lancer sa marque de fringues. Sa soif de réussite va au delà de ce qu’il entreprend dans le stand up, elle guide chaque aspect de sa vie. De part son talent, ses choix sont infinis et il n’y a aucun doute dans mon esprit qu’il poursuivra dans cette voie.


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Texte Franck Debaecker. Photos Ivan Floatter.

Kauli Seadi, un des plus talentueux windsurfers de sa génération est venu à Sapinus dans le cadre du Stand up World Tour pour vivre un rêve : celui de se caler un bon barrel en SUP. Il nous donne ses impressions.


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J’ai été assez surpris de te voir participer aux trials du Stand up world tour (SUWT) de Sapinus ? Pourquoi ce trip à Tahiti? Est-ce que Rich Page (le tour manager de la PWA, le circuit pro de windsurf) est trop débordé pour vous organiser des compètes de vagues dignes de ce nom sur des spots de renom ? Je dirais plutôt que pendant le shooting de la marque qui me sponsorise, JP, j’ai senti les responsables plus concernés par le SUP avec une gamme plus large. Je me suis alors dit que ce serait bien de se montrer sur une compète. Normalement, je suis très impliqué dans le tour de windsurf, mais cette année l’étape du Cap Vert a été annulée et je n’ai pas à participer à certaines épreuves promotionnelles initialement prévues. Donc le mois de mai était plutôt tranquille et j’ai toujours rêvé de me faire une virée à Tahiti et de me faire de gros barrels parfaits sur ma planche de stand up. La décision de partir pour Tahiti n’a pas été simple à prendre. Durant ma dernière semaine à Maui, j’ai eu une grave blessure en réceptionnant un saut ; je me suis pratiquement cassé la jambe et j’ai été touché aux ligaments croisés et latéraux. L’os était aussi fragilisé. Je n’avais que deux semaines pour me soigner avant de voler pour Tahiti. Mon toubib a réalisé des infiltrations pour accélérer le processus de guérison. Mais son diagnostic était sans appel : oubliez ce trip et prenez le temps de vous soigner. Mais j’étais tellement intimement convaincu que ce trip serait fantastique que j’ai décidé de passer outre ses sages recommandations même si je devais me faire shaper mon gun en une semaine. J’ai bien fait, ça valait vraiment le coup.

Que peux-tu nous dire de l’étape de Sapinus, j’ai l’impression que c’était moins intéressant à cause des conditions que les autres années ? Oui je m’attendais à vraiment autre chose. Les deux dernières éditions, ils ont eu des conditions incroyables avec de gros swells biens orientés pour Sapinus. Mais cette année, les vagues étaient assez « tricky », principalement quand c’était petit. Mais c’est toujours le même problème, tu prends ce qui arrive. Et puis tu as eu d’autres très bonnes sessions qui prouvent que tu n’es pas le chat noir de cette édition 2012. Que peux-tu en dire ? Ces images ont été prises à Teahupoo et je dois vraiment remercier mon pote Ivan Floater (organisateur du SUWT du Brésil, ndl) qui a pris sur son temps de vacances pour venir me rejoindre et prendre ces images. Je voulais aussi remercier Baptiste Gossein et son ami Mike qui nous ont amené dans la passe pour avoir les meilleurs angles. Je vais te résumer les choses, mes deux semaines ont été incroyables mais ces trois jours à shooter cette vague fantastique dépassent l’entendement. C’est un rêve qui devient réalité avec en plus ces barrels en SUP. Tu avais la trouille ? Pour avoir fait de nombreux trips avec toi, je sais que tu es un funambule en wave riding avec ton matos de windsurf. Mais en SUP et en plus à Teahupoo, ce n’est pas la même chose ?


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Tu m’étonnes que j’étais terrifié et très nerveux en plus. Il y a beaucoup de pression au peak, d’autant plus de pression que tu es sur une planche de stand up paddle. Alors les surfers remontent plus dans l’inside par rapport à toi. Tu ne sais jamais si tu dois t’engager ou non et crois moi, tu ne veux griller aucun des surfers à tes côtés. Durant la journée du 4 juin, j’étais très excité. Mais je sentais aussi qu’il fallait être très respectueux des éléments car le swell était très ouest. Et par ces conditions, surtout avec des sets qui ont monté en taille, la moindre erreur fait que ton rêve devient un cauchemar.

beaucoup plus gros et surtout beaucoup plus rapide que sur les images.

Quel matos avais-tu ? Un proto JP réalisé par mon shaper Werner Gnigler, une planche de 9’3. J’avais aussi une pagaie avec une pale un peu plus importante en surface. Au take off, je voulais pouvoir avoir le maximum de puissance pour s’arracher. J’avais observé des bodyboarders littéralement tomber dedans par manque de vitesse. Je ne voulais pas vivre le même genre d’aventure.

As-tu eu de bons contacts avec les locaux ? Le cadre est idyllique, il y a une très bonne atmosphère, pas de stress de la part des locaux. Alex Decian, le distributeur JP et Neil Pryde pour Tahiti m’a reçu comme un roi. J’ai beaucoup apprécié leur accueil. Raimana est aussi un gars fantastique sur l’eau. C’est vraiment un exemple charismatique sur l’eau et il montre l’importance du respect. Il nous encourageait et nous poussait à prendre de plus gros sets. Si je devais résumer, je saluerais tous les Tahitiens qui ont une grande culture de l’océan. Ils ont cela dans l’âme. Je comprends pourquoi mon ami Baptiste Gossein a choisi de vivre là-bas.

Quelle vision dans ce tube ? J’ai eu ma première véritable expérience de tube sur un stand up durant ce trip. Mais je vais te dire une chose, quand tu te lances dedans, et que l’eau se referme sur toi, il n’y a pas d’échappatoire. Tu pries pour que tu en sortes. Parfois, je regarde ces images et les barrels ne paraissent pas aussi profonds que cela, mais dans l’eau, c’est une tout autre perception, une autre réalité. C’est

Quelles autres difficultés as-tu rencontrées ? Sur cette vague, il n’est pas nécessaire d’être un « grand » surfer dans le sens où tu rides toujours le long de la parois. Pour moi, la principale difficulté réside dans le choix de vagues et surtout te placer parfaitement au take off. C’était le plus effrayant pendant les jours où le swell était le plus gros. La vague aspire l’eau tellement rapidement qu’il ne faut pas se louper.

On te reverras sur d’autres épreuves du tour ? Non, pas pour cette année mais j’ai entendu dire qu’Ibiraquera aurait de nouveau lieu donc je serai sur cet event. C’est mon jardin.


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NoĂŠmie sur le Lac du Crozet, massif de Belledonne, 1970 m.


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Rider : Noah Yap, La Palue, mai 2012. 360 de la board sans aileron


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Rider : Eric Terrien, Quiberon ENV, mai 2012. Virage snapĂŠ backside pagaie dans le dos.


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Rider : Eric Terrien, Quiberon ENV, mai 2012. Virage snapĂŠ frontside.


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Texte et photos : Franck Berthuot/Bic Sport

Carine, Bénédicte et Molly vivent à Maui, une île luxuriante de l'archipel d'Hawaii, paradis des sports de glisse. Les deux premières sont françaises, la troisième américaine. Leur point commun ? Elles partagent toutes une passion pour l’océan et sont devenues accrocs au stand up paddle pour des raisons différentes. Au fur et à mesure de leur progression à la rame, le SUP a renforcé leurs liens, une belle amitié qui se concrétise par de régulières sorties le week-end. Au cours de ce printemps 2012, une de leurs plus belles sessions a eu lieu sur la côte ouest de l’île ; les trois filles sont partis en boat trip et ont croisé en SUP une baleine. Une expérience marquante. Récits de leur vision du stand up et de ce trip hors norme selon leurs sensibilités propres.


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« Comment aurais-je pu imaginer un jour avoir la chance de voir des baleines de si près ? Dois-je remercier la personne qui a eu la bonne idée, il y a quelques années, de se mettre debout sur sa planche de surf et de se propulser à l’aide d’une pagaie ? Qui aurait pu imaginer que cette pratique deviendrait un sport qui développerait avec un tel engouement autour de notre planète. Il suffit d’essayer pour devenir littéralement accroc.

aux cuisses en passant bien évidemment par ces chers fessiers si difficiles à muscler. Tout naturellement, le SUP a trouvé sa place dans ma vie, un nouveau créneau dans mon emploi du temps.

J’avoue avoir un faible pour ces journées d’été ultra ventées ici à Maui, ces journées sans l’ombre d’une vague, parfaites pour ce qu’on appelle les « downwinds ». Les téléphones sonnent dans tous les sens, on se retrouve, on s’organise, on dépose une voiture à J’avoue avoir un faible notre point d’arrivée. Dans l’autre, on charge les SUP et on va se mettre à l’eau plusieurs pour ces journées kilomètres au vent. Difficile de décrire ce qu’il d’été ultra ventées ici à se passe alors. Les paysages qui défilent, cette Maui, ces journées sans sensation de liberté, de glisse, le vent dans le dos, la vitesse, les surfs qui surprennent en l’ombre d’une vague, cette saison grâce au clapot formé par le vent.

Le sport, je le pratique sous de nombreuses formes très différentes. Du tennis au basket en grandissant, c’est aujourd’hui principalement sur l’eau que j’évolue. Windsurf, surf et maintenant stand up paddle. C’est en débarquant à Hawaii, il y a 4 ans, que je suis tombée dedans ou plus exactement montée dessus pour la première parfaites pour fois. Je me souviens de cette première fois, du Il y a aussi les rencontres. Avec Carine, nous regard déterminé que j’ai pu lancer à la pagaie ce qu’on appelle en pensant « toi ma cocotte, t’as plutôt intérêt avions déjà l’habitude de partager des sessions les « downwinds ». à être sympa si tu veux trouver une place dans de windsurf et de longboard. Le SUP est plus ma voiture ». On me parlait d’équilibre à trouver et j’ai tout de suite récent. Alors, lorsqu’elle m’a proposé de partir dans l’ouest de l’île voulu essayer. Un nouveau sport à apprendre, une nouvelle façon le temps d’un week-end avec nos SUP, j’ai tout de suite accepté et de se déplacer sur l’eau, il ne m’en fallait pas plus. Je crois que ce j’ai naturellement pensé à Molly. qui m’a le plus surpris, ce sont les courbatures le lendemain matin. Moi qui pratique le sport de façon plutôt intense (kick boxing Molly est américaine et nous travaillons dans la même petite cannery plusieurs fois par semaines, windsurf, surf…), je me réveillais avec (ancienne usine de cane à sucre transformée en quartier général la sensation de découvrir de nouveaux muscles, des abdominaux de l’industrie du SUP, du surf et du windsurf à Maui). C'est une


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pépinière de la glisse perdue dans la forêt tropicale. Je croise Molly presque tous les jours et ça fait un moment que nous avons envie de partir en balade avec nos SUP ensemble. Je sais qu’elle a grandit telle une cowboy (je devrais dire cowgirl), entourée de chevaux. Elle en a gardé un profond amour pour la nature et les animaux. Et tout comme moi, elle sait qu’à cette période de l’année, nous pourrons certainement, grâce à nos SUP, approcher les baleines en respectant leur silence et en évitant de donner à l’océan, leur environnement, un arrière-goût nauséabond de gasoil.

les challenges physiques et je m’imagine glissant le long des fjords norvégiens, combinaison, cagoule, peu importe. Il y aussi les grands lacs américains ? Molly sourit, elle connaît son pays et ses trésors, elle pourra nous guider.

Nous sommes dimanche soir, le soleil se couche derrière Molokai. Nous arrêtons de rêver et savourons cet instant volé au temps. Ce moment précieux de la journée quand le soleil se drape de rouge et laisse sa place à la lune. Chacune repasse le film du week-end. Et je me demande qui a J’aime les challenges décidé que je serai suffisamment chanceuse physiques et je m’ima- pour vivre un jour de tels moments. Je souris à gine glissant le long des cette vie merveilleusement imprévisible. Certes, nous sommes à Hawaii. Mais si nous étions en fjords norvégiens, com- Bretagne, qui reste pour moi le plus beau pays binaison, cagoule, peu du monde, nous serions certainement en train de boire un verre de cidre au chaud, dans un importe. troquet, avec le même sourire aux lèvres.

Non seulement, nous avons croisé de majestueux mammifères avec leurs baleineaux, mais nous avons aussi eu la chance de trouver de jolies vagues à surfer, petites certes, mais parfaites pour nos SUP. Un week-end magique, un de ces week-end qui donne le sentiment d’avoir coupé les ponts avec son quotidien. Un moment unique qui ressource, qui colle un sourire sur nos visages pour les jours à venir et qui donne envie d’y retourner vite, très vite. Carine et son désir presque obsessionnel de toujours découvrir de nouveaux spots autour de la planète nous parle déjà de voyages. Molly et moi, qui devons retourner au turbin lundi matin, l’écoutons et nous laissons emporter par ses récits. Nous projetons déjà de possibles escapades et imaginons les destinations. Carine aime les trips ensoleillés ou un simple bikini suffit à remplir une valise. J’aime

Au final, peu importe le lieu : si l’envie et les copines sont au rendezvous, une planche de SUP suffit pour vous ouvrir de nouveaux horizons, vous faire passer un bon moment. Tout en vous gardant en pleine forme ! »


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« J’ai découvert le SUP il y a six ans et je n'aurais jamais imaginé à quel point ce sport ferait partie intégrante de ma vie actuelle. Avec le yoga et le windsurf sur eau plate, c’est principalement le seul sport que j'ai pratiqué tout au long de ma dernière grossesse et j’ai repris dès que j'ai pu retourner à l'eau. J'ai été vraiment surprise de voir comment quelques coups de pagaies pouvait entretenir tout mon corps même à quelques semaines de l'accouchement. Outre l’aspect complètement «addictif» du sport en lui même, le SUP est vraiment l'outil ultime pour nos voyages. De trips en découvertes de spots, il rend accessible les baies les plus reculées. Il n’y a plus un seul trip ou ma planche de stand up ne trouve sa place dans son board bag, prête à embarquer dans le premier avion.

A Maui, mon temps est compté entre Lou, ma fille de 6 ans, et Shadé, la petite dernière âgée de 3 mois. Dès que mon médecin m’a donné le feu vert, je me suis replongée avec délice dans l'eau bleue du Pacifique. Des vagues hivernales magnifiques m'ont accueilli pour ma première session comme pour saluer mon retour. Au bout d'une heure, un surfer hawaiien s'approche, mort de rire: « Tu me fais vraiment marrer, je ne pense pas que tu t'en rendes compte, mais tu souris et rigoles dès que tu prends une vague... ». « Ah, oui... » Mais pas le temps de lui expliquer que je n'ai pas mis un pied dans l'eau depuis six semaines et que je suis légèrement excitée et ravie. « Je te laisse, il y a un set qui rentre ! » Chaque session doit être optimisée au maximum. Speeder pour aller au spot quand je n’ai pas mon bébé et garder un oeil sur ma montre pour ne pas rater l'heure de la tétée. Un swell de sud arrive ce week-end et j'aimerais vraiment en profiter. Pourquoi ne pas partir en trip quelques jours à Maui ? Un petit coup de fil à Bénédicte, amie


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windsurfeuse et surfeuse avec qui je partage mes sessions et hop nous planifions de partir direction Lahaina en passant prendre notre copine Molly sur la route. Etant en reportage une bonne partie de l'année, j'adore me ressourcer pour profiter de la maison une fois rentrée a Maui. On reprend vite une certaine routine qui nous fait parfois oublier de profiter plus de notre magnifique île. On doit se remotiver pour partir en camping quelques jours ou faire des excursions. Je pars généralement faire ma session de SUP dans le sud de l'île et rentre illico une fois terminée; idem pour le windsurf et le kite.

va plus vite et chacun est de plus en plus occupé, voire stressé. Avant, on passait les uns chez les autres pour donner des news, puis on s'est appelé, et maintenant c'est textos et e-mail de Païa à Ho'okipa... Plus le temps d'aller à l'eau ? Quoi ? Mais tu te rappelles que tu t'es expatriée à Hawaii pour cela ? tellement

Je suis contente de voir comment la pratique du SUP a su attirer autant de filles.

Même dans les îles où le rythme de vie est plus relax, on se retrouve à la poursuite du temps, ce fameux temps qui s'égraine. Est-ce parce que l'on fait plus de choses en une seule journée ? Parce que les moyens de communication ont évolué ? En tout cas, tout

Alors un petit break sans iPhone est le bien venu. De plus, un peu d'énergie féminine me fera le plus grand bien. En voyage, mon entourage est essentiellement masculin et cela fait un bail que je ne me suis pas retrouvée entre copines.

Je suis tellement contente de voir comment la pratique du SUP a su attirer autant de filles. Plus besoin d'être une surfeuse émérite pour glisser sur l'eau, plus besoin de suer sang et eau pour garder la forme ni de transporter un bateau pour découvrir la côte. C’est fou les expériences que l’on peut vivre avec simplement une planche et une pagaie. »


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Je sais que, quand je vais faire du SUP, il n'y aura pas deux journées identiques.

« Mon escapade à Maui avec Bénédicte et Carine a été un vrai bonheur ! Nous avons eu de bonnes petites vagues du sud, parfaites pour des balades sur l'eau. Le voyage en bateau était agréable, nous avons vraiment pu nous échapper du tohu-bohu de Maui. Nous avons pagayé en toute tranquillité dans les eaux les plus pures et les plus calmes du monde. Une expérience inoubliable. L'idéal dans le SUP est de pouvoir tout simplement prendre une planche, une pagaie et partir à l'aventure. Grâce à ce sport, nous sommes bien plus proches de la nature. Quand je suis seule sur ma planche, je me sens vraiment en communion avec la mer et cela permet de relativiser les tensions du quotidien. Nous sommes également plus près des animaux marins que sur un bateau, importunée par une foule de gens. Cette sensation de liberté n'a pas de prix. De plus, j'ai pu m'approcher de très près des récifs coralliens, un fantastique panorama. Je sais que, quand je vais faire du SUP, il n'y aura pas deux journées identiques. Chaque sortie est unique, je peux me balader n'importe où, nous avons vraiment un sentiment d'indépendance sans être tributaire ni du vent ni des vagues. »


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Au hasard d’une rencontre et d’une discussion passionnée en attendant le briefing de courses, nous avons demandé à Ronan Botrel (alias le Doc pour ceux qui le connaissent), de nous faire découvrir quelques « objets » marquants de la glisse sous toutes ses formes. « Avec plaisir », nous a-t-il répondu. Et comme il venait de recevoir son nouveau Mini Simmons, il n’a pas cherché longtemps le sujet de sa nouvelle chronique.

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roit devant, mais l’œil dans le rétro, voilà comment nous pourrions le mieux décrire les tendances actuelles du surf. Le surf, vous n’avez pas oublié ce sport qui se radicalise dans des moves toujours plus aériens mais qui est à l’origine de toutes nos pratiques de glisses ? Eh bien oui, c’est bien de ce truc à dérives inventé au siècle dernier (bien avant que des planches qui flottent toutes seules vous portent au lineup pagaie en main) dont je vous parle. Et l’objet qui nous occupe aujourd’hui date de bien avant les cheveux longs, les barbes fournies et les chemises à fleurs des Beach Boys, puisque ses bases hydrodynamiques ont été posées à la fin des années 40 par un nommé Bob Simmons. Bob Simmons (1919 – 1954) était un touche à tout de génie, inventeur de la planche moderne (dixit Reynolds Yater) et serait même le chaînon manquant de l’évolution surfistique (dixit Greg Noll). Une sorte de Bob le Bricoleur avant l’heure en somme. L’histoire du Bob Simmons vous est racontée (en anglais) sur l’excellent site legendarysurfers.com. S’inspirant des travaux de Lindsay Lord, ingénieur hydrodynamicien de l’US Navy qui travaillait sur les carènes planantes, il met au point un longboard de 10’, avec une carène novatrice. Elle se décompose avec du « belly » devant, du plat au milieu et un simple concave derrière. C’est aussi le premier twin fin. Simmons est également le premier à utiliser un matériau nouveau : la mousse polyuréthanne. A l’époque où les planches sont des « troncs » de 40 kilos en séquoia, vous imaginez la révolution ! Malheureusement le génial Simmons disparaît en

1954 alors qu’il surfe (on ne saura jamais dans quelles circonstances précises). Si la planche en mousse est désormais la norme, le design des « hydrodynamic planning hulls » se perd dans les « sables du temps ». Et c’est Joe Bauguess, en 2006, qui relance le concept en shapant Casper (pour le film « Hydrodynamica »). Casper est le premier Mini-Simmons de l’histoire. Un concept magique, ludique et passepartout ou presque, qui secoue les fondations du surf actuel, préfigurant les planches plus courtes, plus larges et plus volumineuses (concept qui sera repris par de nombreux shapers du windsurf ou du kite par exemple). Ce shape se prête aussi à toutes les extrapolations comme le Bar of Soap de Tyler Warren chez Hobie (un carré de 4’ avec des twins). C’est presque un SUP sans pagaie, mais qui ne dispense pas les pratiquants venus du kite ou du wind d’apprendre le surf… si vous voyez ce que je veux dire. Le Mini-Simmons rend juste les choses plus faciles. Histoire d’ouvrir les perceptions ? Il combine l’avantage d’avoir la portance d’un longboard avec la manœuvrabilité proche de celle d’un shortboard. Je ne parle pas de la vitesse générée grâce au concave sur la carène. Rendez-vous donc chez votre shaper, pour goûter à cette nouvelle recette de la glisse, et bon surf à tous. Hasta la vista babies ! D’autres ressources sur ce sujet à : http://joebsurfshapes.com/mini-simmons/ http://surfboardsbyhydrodynamica.com http://www.bingsurf.com/index.html


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Jack Whit

Blunderbuss Que cela soit au sein des groupes avec lesquels il tourne, The Raconteurs et les Dead Weather (on ne parle pas des feu White Stripes), Jack White a toujours su insuffler une énergie qui symbolise une certaine fraîcheur dans le rock des années 2000. Aujourd’hui installé à Nashville où il a crée son propre label et studio (il est même devenu un ambassadeur de la ville), le trublion guitariste, batteur et clavier, revient avec un album solo. A l’origine, il devait produire un disque avec le rappeur RZA, mais ce dernier ayant annulé, le bon Jack ne s’est pas résigné à renvoyer les musiciens présents pour la session d’enregistrement. Blunderbuss était donc sur bande (Jack White enregistre toujours en analogique et grave des disques 33 tours qu’il distribue par centaines de milliers). Vous l’aurez compris, Jack est un génial touche à tout, son album trouvera naturellement sa place dans nos playlists. Incontournable.

Modonut 2

Mister Modo et Ugly Mac Beer Voilà deux beatmakers et producteurs français qui risquent encore de faire longtemps parler d’eux avec leur nouvel opus. Modonut 2 c’est la synthèse de nombreuses influences allant de la musique brésilienne à la soul en passant par le rap. Déjà, pour leur premier album, les critiques avaient été dithyrambiques en 2009. Sur ce nouvel opus, on retrouve avec plaisir la voix de Jessica Fitoussi dans Let it slide, mais elle n’est pas la seule, la chanteuse Astrid Engberg qui côtoyait déjà la team de La Fine Equipe sur l’excellent Fantastic Planet, est elle aussi du voyage. 20 titres pour un beau voyage musical à la sauce Modo avec l’apport d’excellents Mcs d’expérience (F.Stokes, Psycho Les des Beatnuts, Craig G, Mike Ladd).

Anthony Joseph & the Spasm Band

Rubber Orchestras Troisième album du prolixe écrivain originaire de Trinidad Anthony Joseph. Nous avions loupé cet album paru à la fin de l’année dernière, mais comme Get Up se fiche des modes et que le son des Spasm Band vaut vraiment le détour, on se fend d’une petite critique hautement incitative. Groove, roots, rythme afro et section cuivre, attention, la musique d’Anthony est endiablée, chaude, on sent les influences des Fela, Sly stones, James Brown et autres Marvin Gaye ou George Clinton. Dans la lignée des très grands, Anthony Jospeph impose son slam.

Eric Bibb

Deeper In The Well C’est en Louisiane qu’Eric Bibb a choisi d’enregistrer « Deeper In The Well », un album inspiré dans lequel se mêlent le blues et le cajun. Le musicien originaire de New York et qui vit à Londres (Eric Bibb est le fils d’un grand musicien Léon Bibb chez qui défilaient de grands noms de la musique, Eric a notamment rencontré Bob Dylan à 11 ans) s’est entouré de stars de la Louisiane et a même invité Jerry Douglas (N° 1 du dobro aux USA). Un album majeur qui vous fera découvrir l’univers de ce grand bluesman (à écouter aussi ses deux derniers lives, dont le live à Fip enregistré à la Maison de la Radio).


SossEgo

Surfcamp

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Rémi Quique, fondateur du Sossego Surfcamp

Le Sossego Surfcamp est situé à une heure de Natal, a Tibau do Sul près de Pipa, charmant petit Saint-Tropez Brésilien toujours animé. Village typique, Tibau est un paradis de la glisse en bordure d’une lagune idéale pour apprendre le kite et les balades en SUP.

Venez découvrir les eaux chaudes du Brésil dans un décor paradisiaque pour apprendre avec des moniteurs confirmés et diplômés les joies de la glisse. Venez nager avec les dauphins et apprécier la douceur de vivre du Brésil.

A 10 minutes du camp, déroule la vague de Madeiro, un spot de surf et de stand up paddle accessible à tous pour débuter et progresser.

Le Sossego Surfcamp est équipé de matériels F-One. Logement bungalow individuel ou chambre collective.

Sossego Surfcamp Av. Aluizio Alves, 152 Tibau do Sul - Brasil sossego.surfcamp@gmail.com

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Sous nos petits pieds dodus Avant de préparer le numéro que vous avez en mains, nous avons pu essayer de nombreuses planches à l’occasion de toutes les compétitions de ce mois de mai. Commençons par les planches de race de la gamme Surftech. La diffusion est pour le moins confidentielle, il est assez rare de voir de ces modèles sur l’eau. A St Maxime nous avons pu tester deux très bonnes races, ramenées par Benoit Brecq (Hoff), la 12’6 Laird (gamme Tuflite, 1799 €) et la 14’ Bark Elite (2329 €). La 12’6 avait une très bonne glisse avec son arrière pintail, idem pour la 14’, deux bonnes planches de course signées Joe Bark, un shaper de référence.

Du technique chez ION ­ Bien vu chez Ion, la veste en spandex ultra extensible pour les session dans le vent ou à l’inter saison et le longjohn en Cyber stretch Jersey 2,5 mm.

Naish «sonne» creux Quand Yann Nguyen a sorti la première planche creuse de 14’ (la Javeline MC14 destinée à Rico Leroy pour courir sur les longues distances), un attroupement s’est produit dans le petit salon des exposants de la Sup Race Cup de St Maxime. Il faut dire que l’engin attire l’œil. Mais pour savoir ce qu’elle a dans le ventre, rien ne vaut un petit test sur l’eau. Et dès les premiers mètres, c’est la chute. L’explication est simple : la planche est très étroite (26’’) et il faut absolument être vigilant sur ses appuis sous peine d’aller à la baille surtout avec du vent et du clapot latéral. Mais une fois

cette période d’adaptation passée, cette planche est une bombe qui accélère fort fort fort. La planche est très nerveuse, pas de doute que sur les compétitions, les 14’ et 12’6 creuses seront aux avant-postes. Pour ceux qui recherchent une 12’6 plus stable, nous avons apprécié la Glide 12’6 Javelin. Avec ses 28 de large et ses rails très carrés, la portance et la stabilité est optimale. La finition est exemplaire, une référence dans ce programme. Javelin MC14 : 3590 €, Javelin MC12’6 : 3490 €


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Des pagaies Kialoa réglables Nous avons eu en main les nouvelle pagaies réglables avec leur nouveau système de réglage micrométrique breveté. Le système est très simple, il suffit de relever le levier inséré dans le pommeau, de faire son réglage et de refermer. C’est simple et cela permet d’avoir la taille optimale selon sa pratique (balade, race ou vagues) ou pour des utilisateurs différents dans une même famille. Ce système (Malika Series Leverlock) se retrouve sur les gammes Hapa, Pupu (199 €) et Lau Lau, cette dernière étant plus haut de gamme, le manche étant en fibre plus renfort en carbone (299 €). Complétons cette revue des pagaies Kialoa dans les programmes loisirs et balades en vous parlant de la Pupu Kid ajustable, la pagaie parfaite pour les kids (qui grandissent... et qui auront donc une pagaie technique et bien finie qui durera dans le temps, 189 €).

Tropical Blend Easy Rider 10’ Nous avons eu en tests plusieurs semaines une planche atypique qui devrait satisfaire de nombreux pratiquants recherchant un stand up ultra polyvalent : la Easy Rider 10’ Hano Hano. Avec sa largeur importante (34’’), la planche est très stable et ne posera aucun problème aux débutants même ceux qui ne disposent pas d’un sens inné de l’équilibre. Nous l’avions confiée à une personne novice et peu sportive et cette débutante a pu faire ses premiers mètres sans aucun problème de flottabilité et de stabilité (196 litres annoncés). L’autre facette de la Easy Rider est de pouvoir aussi taquiner quelques vagues. Le shape vague de Jim Hayes à l’origine destiné aux costauds d’Hawaii sur les spots qui déroulent à perte de vue, fait de cette planche un bon petit jouet pour les surfers de style longboard. L’arrière swallow de ce gros fish fonctionne à merveille à condition de bien reculer le pied. A ce titre, nous aurions bien vu

un pads situé un peu plus en arrière avec une sur épaisseur pour bien caler son pied arrière et faire carver la planche. A l’avant, ne pas hésiter à bien waxer la board pour se caler sur le nose. Au final, voilà une planche très polyvalente qui conviendra à toute la famille et aux poids lourds cherchant un modèle accessible au surf. Pour les gabarits plus modestes, la Easy Rider se décline en en 8’ et 9’, ce dernier modèle étant sans conteste celui qui devrait rencontrer un plus large public. La finition bamboo de notre modèle était parfaite, les ailerons de qualité (à tester une dérive centrale un peu plus petite), bref une très jolie board. La planche est livrée dans une housse bien rembourrée et fonctionnelle. Tarif : 1470 € version bamboo et 1595 € version ultra light PVC. A noter aussi la sortie de la Malino 10’6, SUP polyvalent et de la Makani 12’6, planche de race très polyvalente qui passe facile dans la houle.


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Eric Terrien nous laisse sa 14’ Nous avons eu la chance de ramer quelques minutes sur la 14’ custom Bic d’Eric Terrien. J’en connais qui se damneraient pour être à notre place. La planche est très légère sous les pieds et vive. L’avant rond fait qu’il faut être assez vigilant dans la gite latérale de la board, Eric nous a confié qu’il n’hésitait pas à jouer avec durant ses parcours. Une super planche, beaucoup moins basse sur l’eau et moins typée « flat water » par rapport à la 14’ Fanatic avec laquelle nous avons ridée. La planche est plus basse sur l’eau, à l’image de la 12’6 flat water que nous avions eu pour un précédent numéro.

Pagaie Select de race à attaque plate Nous avons enfin testé les pagaies de race de Select à attaque plate (2,5° d’angle). Nous attendions ces premiers essais avec impatience car les coureurs que nous côtoyons souvent ne tarissaient pas d’éloge sur ces modèles, de Bruno André en passant par Gaétan Séné ou Eric Terrien la dernière recrue du team. Soyons francs, la première impression surprend beaucoup. L’attaque, le moment où vous plantez la pale dans l’eau, demande une bonne technique et de la précision sous peine de sentir le manche flotter. Cette première adaptation réalisée, attention au potentiel. La pagaie procure un très bonne appui, le passage dans l’eau est facile. Le manche tombe dans la main, la poignée en olive est très confortable. Une superbe pagaie. On vous recommande le manche le plus raide et la pale la plus petite la S, il existe une XS parfaite pour les adeptes de la longue distance, surface demandée par Gaétan et Eric pour des parcours spécifiques. Prix : 295 €

Un short john bien placé en prix En traînant nos guêtres avec les riders engagés sur toutes les différentes courses de cet été, nous avons vu que beaucoup d’entre eux utilisaient les vêtements Tribord distribués par Decathlon. - shortjohn CK500 Tribord à 39,95€  - longjohn CK500 Tribord à 39,95€ aussi Deux produits malins pour rider couvert et technique.

Deux 12’6 de chez Starboard Nous avons eu la chance de tester en Thaïlande la dernière née des 12’6 Touring de Starboard. La planche est en finition bois du plus bel effet. L’étrave est très basse sur l’eau, la planche est tendue et procure une super vitesse. Avec sa largeur de 30’’, elle reste confortable même pour les moins téméraires. Un très bon compromis à qui cherche une board sportive et accessible pour de bonnes balades. Nous avons aussi essayé la 12’6 BOP de la marque dans sa version 26,5’’. Le shape est signé Brian Szymanski et ce qui surprend d’entrée est l’étrave plus haute sur l’eau que la 12’6 Touring par exemple. On sent que l’avant est assez rond devant ce qui demande un peu plus d’attention mais le potentiel de vitesse est vraiment intéressant. La version que nous avions était très légère ce qui donnait une board très réactive sous les pieds. Une planche taillée pour les parcours type beach race, à n’en pas douter. Enfin, nous avons aussi pu essayer la 14’ Ace par 25’’ de large. Soyons honnête, nous avions déjà testé une planche 12’6 de ce type en 2010 et n’avions pas été très emballés. Sur le plat, cette 14’ est vraiment très rapide, c’est un rail avec son centre de gravité très bas. La contrepartie est qu’elle n’est pas facile à manœuvrer, vigilance donc. Mais si vous ridez sur un plan d’eau plat et que vous souhaitez être rapide, voilà l’engin qu’il vous faut. Touring 12’6 Wood : 1490, Race Bob Glass epoxy : 1750 €, BOP Brunshed Carbon (version plus légère) : à partir de 2450 €


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Du côté de QuickBlade Chez les américains de QuickBlade on ne s’endort pas non plus (pagaies distribuées par Enbata). Nous avons eu en main un modèle qui nous a beaucoup plu (d’ailleurs si les petits gars d’Enbata souhaitent nous en laisser une, ce sera avec plaisir!) : il s’agit de la Kanaha Timber (série limitée Ron House, 299 €), un modèle bamboo avec manche en fibre de verre et carbone. Le résultat est incroyable à qui cherche une pagaie polyvalente. Le manche est plus souple et moins contraignant pour les articulations durant les longues balades. La pale procure un très bon appui qui passe agréablement dans l’eau (on préfère les tailles en 90, voire 100) et le pommeau est très confortable. Superbe. Vu aussi mais non testé la Kanaha FG (249 €), un modèle « intermédiaire » (mais sportif et très bien fini) qui existe en trois couleurs, rouge, bleu et jaune. Par contre, nous avons emprunté les pagaies de Rico Leroy (ou Belar Diaz) avec le nouveau revêtement peau de requin sur la pale (surface en appui sur l’eau) : les Kanaha Elite Racer Magic (433 €). Encore une fois, la pale en 90 passe très facilement (Rico prend aussi une surface de 100 quand il faut arracher vite et bien). La pagaie est très légère, la finition exemplaire, le manche en pre preg est très nerveux et le confort excellent. Une 10’6 chez 404 Au départ, cette 10’6 était issue d’un proto destiné au neveu de Dany Ching pour s’aligner sur le parcours. Aujourd’hui, cette planche est désormais disponible dans la gamme et pour l’avoir essayée, elle est très vivante sous les pieds, rapide, agréable dans d’éventuels petits bumbs. Le pads est très confortable, l’ensemble léger. Une très bonne planche pour un gabarit léger ou moyen souhaitant une board capable d’aller vite en restant compact. 404 Danny Ching Training Race 10’6 : 1445 €

La charmante Noémie en Howzit Pour notre rubrique Itinéraire Bis, nous avons convié trois amis, Noémie, Christophe et le Tahitien Rémy à monter en altitude (1970 m) pour rider le lac du Crozet dans le massif de Belledonne. A notre départ, au dessus de Revel, le temps était estival. Mais après une heure de marche pour arriver au lac, le vent du nord est rentré. Heureusement, nous avions dans notre sac à malice, outre une Hobie 10’2 River avec les nombreux renforts qui permettent de braver toutes les conditions et la pagaie Hobie 3 parties, un top sans manche néoprène Howzit. L’accessoire idéal pour rider en sécurité quand les contrastes de températures sont importants. Inutile de vous préciser que la température de l’eau à ce niveau de la mer en refroidirait plus d’un.


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Une 30’’ gonflable Naish Nous avons eu en test le Nalu Air 11’0 par 30’’ et 6’’ d’épaisseur. Nous n’avions pas eu l’occasion de ramer sur les gonflables Naish. Les planches sont plus épaisses ce qui garantit une rigidité optimale à condition de s’astreindre (comme tous les gonflables) à gonfler la board au maximum (au mini 15 psi quelles que soient les marques). Le Nalu n’est pas à recommander aux débutants n’ayant pas un sens développé de l’équilibre (prenez dans ce cas les Mana Air, plus larges en 33’’ et plus stables). Nous avons testé avec un débutant, ce dernier n’était pas à son aise. A l’inverse, un débutant sportif ayant quelques notions de glisse s’y retrouvera sans problème. L’avantage de la 30’’ est qu’elle dispose d’une super glisse. La planche est vive et rapide, super agréable pour les balades. Voilà une planche qui devrait ravir tous les sportifs et les plus petits gabarits qui cherchent un gonflable de qualité avec en plus un très chouette design. Naish Air Nalu : 990 €

Un big up à la famille Gondre, Cécile et Yves, qui a participé avec leur petite fille Camille à de nombreuses classiques. Proto Starboard 12’6 Astro Touring gonflable Starboard étoffe sa gamme de planches gonflables, la gamme Astro regroupera en effet pas moins de 9 planches. Elle couvre de 14’ à 8’2. Mathieu Rauzier, dont nous faisons le portrait dans ce numéro, est à la manœuvre pour trouver tous les petits trucs pour monter en gamme ces produits. Cela va du sac à dos en passant par la pompe, les poignées ou la rigidité des protos (qui sont testés grâce à une machine barbare). Lors de notre visite en Thaïlande, Mathieu a reçu le premier « sample » de la 12’6. Le shape s’inspire de la 12’6 Touring de la gamme 2012. Sans être convaincus par l’utilité de ce gonflable, nous avons essayé cette planche et très franchement, nous avons été emballés. La planche est facile et glisse vite. Elle est stable pour un débutant et procure donc de superbes sensations de vitesse pour les plus aguerris. Bref, du tout bon. Deux semaines plus tard, Mathieu nous rejoint

(Gaétan Séné et moi) dans les gorges du Tarn avec trois nouveaux échantillons. Le scoop de la planche a été rabaissé, la board rouge de Gaétan est très typée « flat water ». Les deux modèles bleus diffèrent dans les finitions et équipements (sur le nez notamment). Ces nouveaux protos gagnent encore en nervosité et vitesse, avec ces nouvelles 12’6, les balades sportives sont possibles et en fin de session, l’engin tient dans le coffre de la voiture (si ce n’est pas le bonheur, cela y ressemble). Starboard internationale produira une mini série de 500 exemplaires pour répondre à la demande de ses distributeurs internationaux. Donc la diffusion ne sera pas importante dans un premier temps mais vu la qualité des produits, nuls doutes que ces grandes tailles en gonflables deviendront incontournables et leur utilisation généralisée. 12’6 Astro Touring disponible en France à l’automne.


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Rogue en mode Touring S’il est une marque qui fait une très belle entrée sur le marché français avec des produits de qualité au design soigné, c’est bien Rogue. Julien Veron, le distributeur pour la France, nous a permis d’essayer un modèle qui devrait satisfaire de nombreux pratiquants : les planches de la gamme Touring. Elles sont disponibles en deux tailles, 11’4 x 30 x 6 210 L et 12’6 x 31 x 6.7 280 L. Nous avons essayé la plus petite, un très bon compromis entre SUP découverte balade et planche rapide pour aller jouer dans les beach races. Avec ses 30’’ de large, la planche est stable. L’équipement est bien pensé avec la possibilité d’emporter un ou deux sacs étanches pour de plus longs raids. La fabrication R8-TourTEC allie poids léger et rigidité. La déco est vraiment sympa, elle existe aussi dans une version mauve Diva pour les demoiselles. Bref, une planche qui devrait faire un carton dans les shops. Tarif : 1470 €

Une Ray Freerace 2013 Fanatic lance deux nouveaux shapes issus des recherches sur les Fly Race. Le résultat est la nouvelle Ray. L’outline, plus large et plus court, est stable tout en restant assez droit pour maximiser l’écoulement de la ligne d’eau et de par la même la glisse et la vitesse. L’étrave affûtée tranche à travers les flots et le profil général relevé empêche le nez de la planche de couler et le pont d’être inondé. Le pont aplati et les rails pleins et volumineux pardonnent et offrent un ride équilibré et au sec. Les Ray Freerace sont disponibles en 11’ (construction ultra résistante HRS - peau haute résistance) ou en 12’ HRS ou HRS Edition Spéciale BVI, Fanatic étant partenaire de la célèbre course HiHo à travers les Îles Vierges. Tous les modèles sont livrés avec un aileron de Race super light US box 9,75 ‘’ de la maison One.

Nah Skwell Scow C’était la grande attraction du printemps. Quelles sensations sur les nouvelles 12’6 Nah Skwell Scow avec ce nez pour le moins original. Le concept a été pensé (plutôt inspiré à Bruno André en regardant les formes des voiliers de la mini transat, les Scow). Concrètement, Bruno a souhaité supprimer l’étrave avant pour maximiser la glisse et supprimer les effets de row. Nous n’avons ramé que quelques dizaines de minutes sur le proto, la version de série n’étant pas disponible. La planche est premièrement stable avec un arrière large qui maximise la portance. L’avant est assez haut sur l’eau et il est au départ difficile de trouver ses marques sur la planche. Conseillé par Renaud Noyelle, nous nous sommes avancés au maximum sur le plan d’eau assez plat de Goulien. La planche offre de très bonnes sensations de glisse, nous avons hâte de la tester sur un parcours downwind, certainement son terrain de prédilection. L’effet de row est aussi moindre. Des riders l’ayant beaucoup utilisée nous ont indiqué que le nez fin ne prend pas le vent de 3/4 latéral (moins fatiguant) et que les plus lourds ont plus de portance devant dans les départs de bumps. On attend la version de production pour se prononcer.

La Big Mama sur les plages Vue pour la première fois à La Torche puis à St Maxime, la Big Mama distribuée par la société Enbata. Le concept est simple, c’est un gros sup gonflable sur lequel il est possible de surfer à plusieurs (à condition d’être parfaitement coordonnés). Sur le plat, la planche est vraiment ludique et devrait faire un gros carton auprès de clubs et autres structures en bord de plage recherchant une saine animation. Pour plus de renseignements, contactez d’urgence Enbata, il n’y en aura pas pour tout le monde.


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Ouverture d’un Addiction La Torche Juste à la sortie de Plomeur, SwellAddiction a ouvert un nouveau shop avec tout le matos surf, stand up, windsurf et kite. Téléphone : 02 98 92 77 82.

Encore de nouvelles boards chez Bonz Couchez les, mettez les au lit avec une berceuse ! Les petits gars de Bonz sont branchés sur du 220. En effet, les planches de Sup surfing de la marque d’Antoine Delpero sont rapidement devenues des références en termes de shapes. La collaboration Antoine Delpero / Alain Minvielle a porté ses fruits. Parmi les nouveaux shapes, un pro model « made in Peru », réplique de la planche avec laquelle Antoine a été sacré champion du monde ISA. La planche fait 8’2 x 28 1/2 x 4 (93 L). C’est le Short SUP par excellence, un avant pointu et un round tail pour harmoniser l’outline. C’est une planche très réactive dans n’importe quelles conditions, et qui permet de réaliser des manœuvres radicales proches du surf. Ses rails assez pleins et son volume de 93 L accepte des gabarits allant jusqu’à 85 kg pour les plus confirmés. Une 8’6 x 29 3/4 x 4 1/2 (116 L).

épaule la 8’2. Cette planche est la version ShortSUP pour les Big Boy comme l’ami Jérémy Massière. Une outline très ronde et des rails bien pleins pour permettre une bonne stabilité malgré l’avant pointu, (donc le peu de largeur). Elle assure une bonne tenue dans les grosses conditions. Grâce à son kick tail bien prononcé (rocker sur l’arrière), elle reste très maniable. La planche radicale rêvée des grands costaux, amateurs de tricks new school et de manoeuvres radicales proche du shortboard. Enfin, et comme les balades plus ou moins sportives sont au programme de nombreux pratiquants, Bonz sort une nouvelle 12’6 X 29 X 7 ¼, la BONZ racer’s. La construction est en carbone sandwich. Elle est conçue pour les courses en mer même par conditions difficiles, elle fend l’eau et permet des DW incroyables. Tarif 1749 Euros (dispo en septembre)

Tournée Fanatic Fanatic et Ion sont une fois de plus entièrement impliqués dans l’aventure GLISS»N»FUN avec la mises en place de matériels représentants les différentes pratiques du SUP (race,wave allround) La tournée est axée sur la découverte et tests du SUP, avec initiation mais aussi funny race, pour toute la famille ! Les dates : 14 juillet : Marseille 5 août : Fréjus 18 et 19 août : Serre-Ponçon 1 et 2 septembre : Palavas

E. T dans le vent Vu à La Torche le grand retour d’Eric Terrien en windsurf. Pour ceux qui ne le saurait pas, E. T a vécu 7 ans à Gran Canaria où il a très souvent navigué à Pozo, le spot de plus venté de la planète (ou presque). Le meilleur SUP racer européen était d’ailleurs un waverider émérite qui posait des doubles rotations avant, le genre de moves qui n’est pas donné au premier venu. A la Torche ou ensuite sur la presqu’île de Crozon, Eric a aimé utiliser les planches de SUP de la gamme Bic avec un gréément proposé par le fabriquant français pour naviguer en loisir et faire de simples figures de freestyle. (image Erwan Crouan/Bic Sports).


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Nouveaux shapes chez Redwood Paddle Chris, le shaper de la marque Redwood Paddle, nous annonce la sortie d’une nouvelle planche pour les jeunes et petits gabarits, la Youngun 7’5. De plus une nouvelle Source 8’ bien affutée et une planche pour les costauds de 10’6 x 34, la Funbox bamboo maori et une funbox 9’ bamboo très «girly» seront au catalogue. Pour le plat, une nouvelle planche de race en 12’6 et une nouvelle planche gonflable à 590€ en 9’6x33’5 contenteront ceux qui sont à la recherche d’une SUP pour la balade. Enfin une nouvelle gamme de pagaies sera bientôt dispo.

Pagaie F-One de race Nous avons eu en main la pagaie F-one Full Carbon Battle. La finition est excellente, le vernis très joli et la pagaie très très légère. La pale procure un très bon appui, le pommeau est confortable et nous avons aussi apprécié la rigidité du manche. Une pagaie qui répond parfaitement à son programme race ou balade sportive. Prix : 345 €

Arrivage des CM Raw Hobie L’importateur de Hobie Europe annonce l’arrivée prochaine des nouvelles planches Colin McPhillips les Raw. La gamme est composée d’une 10’6, 9’4, 8’11, 9’ (modèle longboard), d’une 8’4 et d’une 7’11. Les shapes sont directement développés et testés par Colin himself. Colin Mc Philips 7’11 - 1099 € livré avec deck pad 8’4 - 1099 € livré avec deck pad 8’11 -1179 € livré avec deck pad 9’4 - 1179 € livré avec deck pad petit François deviendra grand On le croise de temps en temps sur les épreuves bretonnes, François Pellen progresse de plus en plus sur ses PSH. Un autre jeune qui monte avec Greg Closier.

LB Colin Mc Philips 9’0 - 1159 € livré avec deck pad 9’8 - 1179 € livré avec deck pad 10’6 - 1199 € livré avec deck pad


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Wicked, l’atelier Si vous cherchez un atelier de shape sur Brest pour vos réparations SUP, surf, windsurf..., contactez le 02 98 46 71 85. http://www.wicked-boards.com

Une nouvelle Bic 12’6 Wing Bic sortira prochainement une nouvelle 12’6 Wind, une planche dite de touring. Sous cette appellation, se cache un SUP très polyvalent, assez large pour accueillir des débutants ou des pratiquants moyens, et assez sportif pour répondre aux attentes de riders souhaitant un stand up rapide pour de belles et longues balades. Le shape est bien évidemment signé Patrice Remoiville et il est le fruit d’une étroite collaboration avec Eric Terrien. La fabrication sera en Ace-Tec (voir le sujet que nous consacrons à ce procédé). Le tarif sera attractif avec un prix situé à 1099 €

Qui est de «Korvenn» ? Personne, Korvenn est l marque d’Arnaud Murcia (Kite Spirit près d’Auray). Ce dernier lance donc sa marque avec notamment la Korvenn Fish 8’4. Toute la gamme sera disponible à la fin du mois de Juillet. Pas de gamme grand public, Korvenn s’adresse à des riders confirmés qui cherchent des produits techniques. Plus d’infos sur : http://www.korvenn-sup.com/

Réouverture du Paddle Center de Palavas Le Paddle Center est la bonne adresse pour débuter et se perfectionner en stand up paddle du côté de la Grande Motte. Jacques Chauvet et son équipe vous proposent des initiations, des sessions pour progresser, des balades pour tout niveau. Tarifs des locations : 1 heure : 12 € 5 heures : 50 €. Les prix comprennent : Planche avec leash, pagaie réglable en fibre et combinaison. http://www.paddle.center.com

Paddle et Yoga La nouvelle tendance le Paddle Yoga vous est proposée par le Paddle Center et Isabelle Grange professeur de Yoga à Montpellier. Les postures sont pratiquées sur une planche de paddle sur l’eau dans un milieu naturel. On profite du soleil, on sent le vent, on écoute les mouettes, le silence et on se laisse bercer par les flots. L’eau ajoute une nouvelle dimension, ce qui favorise en soi une meilleure maîtrise entre effort et détente. Le paddle yoga nous permet de développer une conscience vers le présent et restaure le corps. Le paddle yoga aide a rajeunir le corps et l’esprit dans une approche ludique. Le paddle yoga est une pratique amusante accessible à tous. Tarif de la séance : 1heure : 20 euros Forfait 10 heures : 160 €.


Trip express en Chine L’hiver dernier, en janvier 2012, Rémi Quique est parti pour un trip de 10 jours en Chine à Sanya (île tropicale de Hainan). De bonnes petites conditions de surf et des balades dans le port ont ponctué ce trip. Ce voyage intervenait alors que la Volvo race faisait escale

à Sanya. Rémi en a profité pour retrouver Hubert Lemonier, logisticien du team Groupama, pour se caler quelques bonnes sessions et faire découvrir aux différents teams les planches de race F-one 14’ comme ici dans le port de Sanya.


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SwellAddiction Brest plus grand Le shop de windsurf, kite, surf et SUP SwellAddiction s’agrandit pour vous offrir un accueil plus convivial. Ainsi, la partie technique sera séparée de la partie Surfwear dévolue à Solange et Amélie. Deux shops en un pour plus de clarté, SwellAddiction proposant aussi deux nouvelles marques de surfwear Reef et Santa Cruz.

SUpers Jeunes Ils sont jeunes et fiers de tenir leur pagaies. «Ils», ce sont les jeunes inscrits pour la petite course ayant eu lieu en mai dernier sur le site de l’École Navale avec pour parrain Eric Terrien.

Agenda ça va ramer en Savoie au Bourget du Lac (à côté de Chambery) le dernier weekend de septembre. Il y aura une rando conviviale, la Trans Lac, parcours de 5 à 20 km. Le lendemain, c’est l’Alti Sup Race, longue distance avec affiliation FFS, Inscription 15 € ou 20 € (pour les deux parcours). Bonne ambiance assurée. Rens : 06 79 31 40 90 ou supsavoie@gmail.com

Stormrider France La France possède son guide de surf Stormrider qui détaille le potentiel unique de ses spots. La France comprend un littoral très varié qui va des rigueurs de la Manche à la douceur de la Méditerranée, en passant par un «arc» atlantique intense en fréquence de vagues. Si vous souhaitez tout connaître des spots français, procurez-vous cet ouvrage très complet rédigé en bilingue français anglais. Les photos et des cartes sont en plus totalement renouvelées depuis le Stormrider Europe (2006). 156 pages, plus de 50 cartes, ISBN : 978-1-908520-24-1 Prix : 19,95 €

Supland.fr Si vous êtes du côté des Landes et surtout du côté de Messanges, n’hésitez pas à contacter David Latastère qui vient d’ouvrir une école de stand up paddle pour tous les niveaux. Il pourra vous faire découvrir le SUP lors de balades sur le lac ou si vous souhaitez progresser en mer dans les vagues, vous encadrer pour évoluer en toute sécurité. Renseignements sur le site internet supland.fr ou par téléphone au 06 73 51 26 49.

Ben Carpentier assure Il n’en finit plus de nous impressionner. Qui ? Le breton Ben Carpentier qui aligne les performances sur le Stand Up World Tour. Après un quart de finale à La Torche (épreuve remportée par Antoine Delpero), il se fait une jolie demi-finale à Sapinus (Tahiti) après avoir sorti Kai Lenny himself au tour précédent. Mais où donc le jeune Ben s’arrêtera-t-il ?


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N째7 juillet 2012


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