
« Si l’ArT ne
ProVoQUe PAS, Je ne VoiS PAS où eST l’ArT »
Décédé en 2013, Philippe hiquily occupe une place emblématique dans l’histoire de la sculpture de la deuxième moitié du xxe siècle. Dans l’héritage de Julio González il opte pour le métal et le découpage direct, l’assemblage de la tôle par soudure autogène pour créer un langage qui en fait un des artistes les plus novateurs de sa génération. De son univershiquilyen ancré dans une sublimation désirante de la femme est né un style identitaire d’une poésie subversive qui rejette les procédés canoniques et expérimente grâce à des machines inédites comme le Kraftformer, toutes les richesses plastiques et expressives recélées par le fer, la tôle d’acier récupérée, rouillée et patinée à l’acide phosphorique puis cirée, le laiton chromé, l’aluminium, jusqu’au bronze à partir des années 1980.
Mythique, autant que visionnaire, sa sculpture demeure d’une troublante actualité. Alain Jouffroy y décèle « la réalité érotique ». Atemporelle, sa sculpture colle étroitement à notre temps. la rigueur est un moteur de son travail où la poésie s’allie à une ironie constante et un humour décapant. Sous l’action d’une inventivité corrosive et permanente il renouvelle les formes ambigües de ses déesses modernes immédiatement reconnaissables. Ses Vénus et ses lolitas nous piègent dans leur jeu en apparence innocent. leur métamorphose en objet de désir déclenche une ambivalence du mythe d’eros sousjacent à un érotisme agressif et tendre et désamorce l’hypocrisie d’une morale castratrice. D’une force séductrice et envoûtante, sa sculpture intervertit les rôles. « D’objet-mère » la femme devient « objetfemme ». elle instrumentalise une iconologie où elle passe du statut de mater mythique à celui de mante religieuse, de la fonction matricielle à la séduction dévoreuse. C’est cette liberté d’expression et une volonté d’indépendance qui a tenu hiquily à distance des groupes esthétiques, tant surréalistes qu’abstraits. Franc-tireur, amoureux de la vie et de la sculpture, forgeron cultivant l’hédonisme, baroudeur désabusé mais émerveillé par une puissance créatrice inassouvie, cet artisan aventurier de l’art a franchi les étapes initiatiques et laissé vagabonder son imaginaire indissociable du réel servi par un métier admirablement maîtrisé, entre contrôle et improvisation.
Tout a démarré à l’école des Beaux-Arts de Paris en 1948 dans les ateliers de Janniot et de Gimond où il se lie avec César, Albert Féraud, Michel Guino, qui choisiront aussi le métal. hiquily quitte les Beaux-Arts en 1953
avec un prix de sculpture. Une étape chez Germaine richier « l’initiatrice » pour laquelle il réalise des socles originaux l’adoube. Une première exposition personnelle à Paris en 1955, puis c’est new York où l’attendent reconnaissance et succès en 1959, année où il reçoit le Prix de la Critique, et en 1961.
Depuis 1954 il travaille dans son atelier rue raymond losserand qu’il gardera jusqu’en 1998. Son parcours est balisé d’acquis et d’audaces expérimentales (les Phototypes d’après synthétiseur vidéo pour une capture d’images en impressions sur toile dans les années soixante-dix) et sa curiosité, toujours en alerte, réactive un processus de création qui se singularise très vite de celui de ses confrères. Dès l’enfance, aux côtés d’un père helléniste, le choc émotionnel devant l’art grec archaïque est profond. il y puisera ses sources d’inspiration comme l’adoption irréversible de la simplification des masses. Au hiératisme cycladique répond le schématisme symbolique de laVénus delespugue découverte au musée de l’homme. entre une stylisation éloquente, un primitivisme délibéré et un symbolisme équivoque émergent les créatures hiquilyennes : une tête minuscule surmonte d’énormes seins comme des obus, des fesses proéminentes.
ou encore, juchées sur des échasses ces formes oblongues anthropomorphes, en mutation, dotées de mandibules, appendices aux fonctions énigmatiques renvoient au règne de l’insecte et suggèrent des symboles sexuels signifiants. Puis le mouvement s’invite pour un dialogue avec l’espace, comme l’exige toute sculpture. il est redevable à Calder qu’il a rencontré aux Deux Magots de cet improbable et magique équilibre des contraires qu’il met en place. l’introduction de moteurs qui font désormais partie intégrante de ses sculptures est une des réponses données à sa volonté de réconcilier l’art et la vie en s’appuyant sur le mécanisme, signe d’une liberté jubilatoire. en 1956, l’hommeàbicycletteest acheté par le Musée national d’Art Moderne. Comme le ready-made pour Marcel Duchamp, sa sculpture part souvent d’un objet qui réactive la surprise. Dans les années quatre-vingt, les postures aériennes de ses hiquilybristessont les interprètes de « pirouettes » et de « galipettes ». Funambules dans des jeux d’apesanteur et de bascule, leur démarche interventionniste, atteint au point d’équilibre absolu, une décennie plus tard.
Au début des années soixante, une nouvelle évolution se profile avec l’utilisation d’un Kraftformer qui permet de bomber la tôle, déjà planée avec un martinet. Formes creuses, plates ou rondes se répondent dans une simplification formelle non plus stylisée, mais au profit d’un primitivisme revendiqué ayant atteint une tension particulière. l’irrévérence est en phase avec l’agressivité des formes.
en 1966, hiquily a substitué le fer au laiton poli qui se prête à une patine couleur miel, en raison des difficultés à trouver de la tôle rouillée.
Vingt ans plus tard sa rencontre avec le marchand Patrice Trigano débouche sur une série d’éditions en bronze, fondues par régis Bocquel. Figures aguicheuses, mutines, facétieuses, ces petites bonnes femmes changent de peau avec des patines sensuelles, couleur bleu turquoise, brune ou noire auxquelles le sculpteur apporte un soin particulier. Se détachant d’une surface parfaitement lisse et flamboyante, la tête lilliputienne, les membres graciles, bras et jambes comme des tiges coudées sont constitutifs d’un perfectionnisme esthétique qui n’en dissimule pas moins un mystère existentiel. eros rattrapé par Thanatos ?
hiquily dénonce sans cesse le conformisme. les postures crues ou prétendues telles font partie intégrante de sa dialectique. Pour Jean-Jacques lebel, complice de son second happening en 1962 galerie Daniel Cordier (le premier s’était tenu deux ans plus tôt galerie des Quatre Chemins avec entre autres André Pieyre de Mandiargues, Marie-laure de noailles et Tinguely) « l’exhibition vise à devenir la métaphore de la société de consommation », « pour conjurer l’esprit de catastrophe ( ...) il faut se livrer à un exorcisme ». en 1964 la commande d’un guéridon pour Marie-laure de noailles provoque les commandes de meubles d’henry Samuel. De prototypes en réalisations ultérieurement éditées, le caractère fonctionnel de ces tables, sellettes, miroirs, lampadaires, s’infléchit d’une touche onirique. rebus ? Chercher la femme.
Ses déesses pop ont conquis leurs lettres de noblesse. elles voyagent aujourd’hui jusqu’en Chine. les Marathonienneset epicuriennesont rejoint les GirouettesMarbella , premières parmi les sculptures monumentales inaugurées en 1963 et destinées à être éditées en des tailles différentes. Avec les commandes
du 1% hiquily redonne du sens social à la sculpture, intégrée dans la vie urbaine.
en 2000 il revient au fer martelé avec la figure de la femme mythique et frontale, aux volumes plans. les peintures sur tapas (inspirées par ses séjours en Tahiti) reprennent ces formes découpées dans le métal, de femmes dévoreuses, transposition de l’attente en désir.
Cette image tutélaire de la femme, double et énigmatique, éternelle est l’archétype de notre société. elle identifie un parcours unitaire avec une volonté d’inscrire sa sculpture dans le temps. Philippe hiquily l’a rendue universelle.
© lydia hArAMBoUrG Comité hiquily
historienne de l’art Membre correspondant de l’institut, Académie des Beaux-Arts

h.168 x l.45 x P.70 cm
8 ex. + 4 eA



Mobile en laiton patiné
h.55 x l.22 x P.12 cm exemplaire de l’artiste
8 ex. + 4 eA 2007



h.133 x l.35 cm
8 ex. + 4 eA






Marathonienne Acier patine rouille h.130 x l.90 x P.50 cm h.158 x l.107 x P.60 cm


Acier corten rouillé Fondeur Bocquel (l’œuvreréproduite ci-contreesten acierpatinerouillée)
h.157 x l.82 x P.45 cm
8


Acier corten rouillé Fondeur Bocquel (l’œuvreréproduite ci-contreesten acierpatinerouillée)
h.180 x l.64 x P.52 cm
8 ex. + 4 eA
African Queen
Tôle soudée autogène et repoussée bleuie au chalumeau et huilée
h.176 x l.53 x P.60 cm pièce unique 1953


h.169 x l.47 x P.39 cm

h.50 x l.23 x P.14,5 cm
8 ex. + 4 eA



laiton patiné
cordelette et socle en bronze
Fondeur Bocquel
h.56 x l.20 x P.18 cm
8 ex. + 4 eA

La Sauteuse
Fer martelé et cheveux synthétiques
h.54 x l.27 x P.30 cm
8 ex. + 4 eA



La renaissance de Vénus
Fer martelé et selle de tracteur
h.106 x l.40 x P.56 cm
pièce unique 2000

x l.50 x P.15 cm
8 ex. + 2 eA + 2 hC

h.122 x l.90 x P.36 cm (avec socle)
8 ex. + 4 eA + 3 hC 1987











Peinture sur tapa
h.68 x l.51 cm
2008 (page55)
Composition éclatée
huile sur carton
h.80 x l.104,5 cm
1960 (page54)












Synthétiques
« La voix » & « Laï Mordetta » Série de 11 Monotypes encre sur toile (impression à partir de phototypes obtenus par un synthétiseur vidéo créé par l’ingénieur Marcel Dupouy)
69 x 92 cm 1973-1974












Synthétique
« Thagmerra »
Monotype encre sur toile (impression à partir de phototypes obtenus par un synthétiseur vidéo créé par l’ingénieur Marcel Dupouy)
92 x 69 cm 1973-1974





x l.64 cm
x l.64 cm





Table basse
Bronze patiné vert et plateau en verre
Fondeur Bocquel
h.58 x l.73,5 x P.63 cm
Plateau D.80 cm pièce unique 2010-2011





Phili PP e hi QU ilY
1925
Philippe hiquily est né à Paris le 27 mars. Son père est décorateur. il a rencontré sa femme Madeleine Veluet à l’Académie André lhote.
1927 - 1930
Avec ses parents, il vit à Sèvres.
1931 - 1936
Sa famille part vivre à Mont-de-Marsan. il rencontre le sculpteur Charles Despiau.
1936 - 1944 Vit à orléans.
1945 - 1947
Court passage à l’école des Beaux-Arts d’orléans, puis il s’engage en indochine dans la Division leclerc. il reçoit des mains du roi Somdet Prachav Sisavang Vong, la médaille de l’ordre royal de luang Prabang.
1948 entre à l’École nationale Supérieure des Beaux-Arts dans l’atelier de Janniot et Gimond où il côtoie César, Michel Guino et Albert Féraud.
1953 hiquily quitte les Beaux-Arts avec un Prix de la Sculpture pour son œuvre neptune
1954
il achète un atelier 32 rue raymond losserand dans le xive arrondissement de Paris. la même année, il met au point la technique dite de « Métal direct » consistant à repousser la tôle et à la souder, inspirée de celle de Gonzalez et des archaïques grecs. il fréquente l’atelier de Germaine richier qui, séduite par son travail, l’encourage et lui passe commande des socles et des sellettes pour ses propres sculptures. elle l’introduit auprès des collectionneurs, marchands et critiques d’art dont Alain Jouffroy. il rencontre Kijno et robert Müller.
il fait également la connaissance de Tajiri et Tinguely à l’atelier du forgeron Paolo Vallorz.
il réalise ses premiers mobiles : FontaineMobile(1954), Automate(1955), Danseurdecorde(1955).

1955
A lieu sa première exposition à la Galerie de Palmes (Paris). laBicycletteest achetée par le Musée national d’Art Moderne de Paris en 1956.
1956
Germaine richier le fait inviter au 12e Salon de Mai où il exposera jusqu’en 1986. il présente l’Échassier il fait la connaissance d’eve et henry Miller.
1957
il commence à utiliser la tôle d’acier rouillée patinée à l’acide phosphorique.
1958
Première exposition particulière à la galerie du Dragon (Paris) dirigée par Max Clarac-Sérou. Alain Bosquet en rédige le texte. il rencontre Albert Camus avec lequel s’élabore un projet d’adaptation de la Colonie Pénitentiaire de Kafka qui n’aboutit pas. À la Galerie Saint-Augustin de Paris il expose avec Cardenas, Chavignier.
1959
Marque le début de son succès outre-atlantique. il expose à la galerie The Contemporaries à new York. Toutes les œuvres sont vendues le soir du vernissage et le Musée Guggenheim achète une sculpture : Jeuxdeh hiquily est devenu une vedette et va vivre trois mois de fêtes, dîners et réceptions au rockfeller Center avec noguchi. il rencontre les artistes du Pop’art lichtenstein, rauschenberg, Jaspers Johns, rosenquist. Déjeune souvent avec léo Castelli et rend visite à edgar Varèse.
De retour à Paris, il reçoit en 1959 le Prix des Critiques lors de la Première Biennale de Paris à laquelle il participe avec sa sculpture Jérémie .
1960
il participe à un happening « l’Anti-Procès » organisé par Jean-Jacques lebel et Alain Jouffroy, André Pierre de Mandiargues, le peintre hundertwasser et Marielaure de noailles rencontrée chez la journaliste ninette lyon. rencontre Georges Bataille, Max ernst et Man ray. À la Galerie des Quatre Chemins, il expérimente sa Machineàpeindre , qu’il a inventée à new York par dérision en réaction à la mode de « l’action painting ». il utilise un martinet pneumatique anciennement conçu pour réaliser les carrosseries des voitures Citroën.
1961 hiquily retourne à new York pour une nouvelle exposition à la Galerie The Contemporaries, en compagnie de Jean-Jacques lebel, Alain Jouffroy. ils retrouvent Juliet et Man ray qui les présentent à Marcel Duchamp.
1962
De retour à Paris, il participe à un deuxième happening, en exposant un masqued’exorcisme « Pour conjurer l’esprit de catastrophe (...) il faut se livrer à un exorcisme collectif » créé par Jean-Jacques lebel et réalisé dans la Galerie raymond Cordier, avec erro, Malaval, Kudo. À cette époque hiquily s’est séparé de sa deuxième femme nathalie Waag, photographe, et a rencontré Yen, mannequin chez Pierre Cardin. elle sera la compagne de sa vie jusqu’à sa disparition en 2006. Utilise une nouvelle machine plus performante pour bomber les tôles : un « Kraftformer ».
1963
Son ami roland Penrose lui organise une exposition à l’iCA (institute of Contemporary Art) de londres. Sous le contrôle d’un psychiatre et en présence d’Alain Jouffroy, il expérimente la création sous l’emprise d’une drogue hallucinogène. réalise une Girouettede douze mètres de haut, en acier et roulements, installée à Marbella en espagne.
1964
il présente une exposition Galerie Claude Bernard en collaboration avec la Galerie du Dragon. la Vicomtesse Marie-laure de noailles qui expose comme lui dans cette galerie lui passe commande d’un petit meuble à partir d’un morceau de porphyre qui retient l’attention d’henry Samuel. le décorateur qui travaille déjà avec César, Arnal, Diego Giacometti, rougemont, passe commande à hiquily de pièces de mobilier en laiton, pour ses riches collectionneurs.
Commence pour hiquily une période de recherches plastiques à travers le mobilier et les arts appliqués qu’il considère comme des créations à part entière. il crée pour les rothschild, les Van Zuylen, la princesse de Broglie, Jacqueline Delubac et toujours Marie-laure de noailles.
il réalise le bureau d’edmond de rothschild, ainsi qu’un salon-salle à manger en inox, pour l’appartement quai Malaquais du collectionneur robert haas, dont les
éléments sont aujourd’hui édités et proposés depuis 2005 par Yves Gastou, dans sa galerie rue Bonaparte.
1965
Jean-luc Godard tourne « Parisvupar.....» dans lequel hiquily interprète son propre rôle de sculpteur. Chabrol, rouch, rohmer qui débutent s’y retrouvent. hiquily se rend au Canada pour participer à un symposium au cours duquel il réalise laCaravelle , mobile en acier haut de 5 mètres, conservé au Musée d’Art Moderne de Montréal.
l’année suivante, son atelier prête son décor et son atmosphère à Jean-loup Sieff qui prend des photos de mode qui paraîtront dans Vogue.
1966
Participe aux expositions de groupe « le Mouvement, l’objet » Galerie lacloche (Paris) et « le Corps » Galerie du Dragon.
Conséquence technique, hiquily délaisse la tôle rouillée au profit du laiton plus malléable.
1967 est invité par Fidel Castro à Cuba au Salon de Mai « el Salon de Mayo » en compagnie de César, Valério Adami et Camilla, Arroyo, recalcati, Wifredo lam, Cardenas, roger-edgar Gillet et d’autres. Une gigantesque œuvre collective est réalisée. elle fait partie aujourd’hui de la collection du Musée des Beaux-Arts de la havane et a été présentée en 2008 à Montréal. exposition de groupe « le Portrait » Galerie Claude Bernard (Paris).
1970 hiquily remporte le Prix William Copley à new York.
1972 louise de Vilmorin lui commande deux tables basses pour André Malraux et elle-même.
1973
la Galerie hervé odermatt (Paris) présente son exposition Accouplements préfacée par Alain Jouffroy. on assiste au retour de l’objet et au mélange des matériaux. Un humour corrosif et un goût de l’autodérision caractérisent ses sculptures dans lesquelles l’objet abolit les frontières avec l’art. ladyCocofesseconstituée de deux noix de coco de mer rapportées d’un séjour aux Séchelles, 08-15du nom
de la mitrailleuse allemande, laSecrétaireportant une machine à écrire remington. Son Autoportraitqui parodie le Penseurde rodin, est surmonté d’une image photographique, un recours qu’il exploite à cette époque. expose au Seibu Museum à osaka et à Tokyo dans le cadre de Master of Modern Culture. exposition de groupe « les Masques » Galerie Germain (Paris).
1976
exposition personnelle à la Galerie Bideau (Paris) :
Piègesàlouves
exposition de groupe « les Boîtes » ArC Paris.
Maison de la Culture d’Amiens première rétrospective : Quarante sculptures de 1954 à 1976.
l’Automateimmobileest volé durant l’exposition.
1977
Salon de Montrouge où il exposera jusqu’en 1983.
1980
FiAC Galerie odermatt, Paris.
À partir de 1980, il introduit des moteurs électriques à la suite de ses fontaines mobiles (1978), WaterGames(1982).
Participe à l’exposition « Énergie et Mouvement » à la Maison de la Culture à reims.
1981
la Marathonienneest intégrée dans un parcours de sculptures commanditées par la ville de Vitry-sur-Seine. elle sera éditée en 2004 dans des formats différents. le galeriste hollandais herman Krikhaar lui commande une fontaine mobile.
1982
exposition « Machines...machines » au Centre Culturel de Brétigny.
1984
FiAC 84 Galerie Fabien Boulakia (Paris) avec des sculptures qui intègrent des vibrations : Jackhammer
1985
hiquily est nommé Chevalier de l’ordre national des Arts et lettres, puis officier en 2010. il participe régulièrement à des foires et à des salons internationaux. Biennales Tokyo, Anvers, Grands et Jeunes, Salon de Montrouge, Biennale de Sculpture à Yerres (essonne) 2007 et 2009, lacoste (Château du marquis de Sade) Pierre Cardin, 2011 « le mouvement

en sculpture ».
expose Galerie eolia (Paris) ses objets et meubles.
1986
il rencontre Patrice Trigano qui lui propose un contrat pour l’édition d’une série de bronzes, dont la réalisation est confiée au fondeur régis Bocquel. hiquily se charge personnellement des patines.
1988
exposition Galerie loft (Paris) : dessins, sculptures, laques, aquarelles.
1989
exposition personnelle FiAC 89 Galerie Patrice Trigano (Paris) de ses bronzes édités.
1990
Galerie J.G.M. (Paris) « objets sculptures ».
1991
exposition personnelle Galerie Thierry Salvador. il signe un contrat pour le métal direct avec le galeriste
qui finance l’importante monographie écrite par Alain Jonquet, Éditions du Cercle d’Art, Paris. Foire de Bâle, Galerie Patrice Trigano (Paris).
1995
rétrospective au couvent des Cordeliers de Châteauroux.
1997
exposition « Fers 1954-1958 » Galerie J.G.M. (Paris).
1999
il réalise des œuvres pour l’hôtel lutétia et en particulier pour le ernest Bar (salon fumeurs de cigare).
2000 exposition « Fers pièces uniques » Galerie loFT (Paris).
2001
exposition « Fers » Galerie ratton-hourdé (Paris).
2003
FiAC Galerie Patrice Trigano (Paris). Foire de Bologne Galerie Patrice Trigano (Paris).

2005
expositions « Mobilier » Galerie Yves Gastou (Paris) et « Bronzes » Galerie Patrice Trigano (Paris) à l’occasion de la parution « hiquily Bronzes et Mobilier » de Pierre Cabanne (Éditions la Différence).
2007
exposition « hiquily Fers » à la Galerie ratton-hourdé (Paris).
2010
Son projet de sculpture monumentale pour la ville de Shanghaï dans le cadre de l’exposition Universelle se concrétise dans le parc de Jing’an. il est présent en Chine pour l’installation des GirouettesMarbellaShangaïhautes de douze mètres, sa sculpture reprend la Girouettede Marbella.
la Suite hiquily est inaugurée à l’hôtel lutétia. il reçoit à cette occasion la médaille d’officier de l’ordre national des Arts et lettres.
2011
exposition à la Galerie Modern Art, Taiwan.
2012
Publication du Catalogue raisonné de l’artiste en deux volumes paru aux éditions loFT. Présentation de sculptures monumentales sur les places Saint-Sulpice et Saint-Germain-des-Prés. GirouetteMarbella-Shanghaï(2009) de 3,5 m et Marathonienne et Épicurienne(2010) de 5 m. exposition à la Mairie du vie arrondissement Des expositions de ses œuvres sont organisées à l’hôtel lutétia, dans les galeries loft (Synthétiques), Patrice Trigano (Bronzes) et Yves Gastou (Mobilier). exposition personnelle à la Galerie Jean-Marc lelouch (Paris).
Philippe hiquily est décédé à 88 ans le 27 mars 2013, jour de son anniversaire, à Villejuif.
Depuis d’autres expositions ont rendu hommage à Philippe hiquily,
2014
Donjon de Vez. Sculptures monumentales dont la GrandeMarathonienneet les GirouettesdeMarbella dans le parc. Dans le donjon est présentée la suite décorée par l’artiste pour le lutétia en 2010. Vendue par Artcurial.
2015
Galerie Yves Gastou. hommage Philippe hiquily (Pièces de mobilier).
Depuis 2015, le Centre Pompidou, Musée national d’Art Moderne à Paris, expose dans ses collections permanentes labicyclette , achetée en 1955.
© lydia harambourg © Comité hiquily historienne Critique d’art Membre correspondant de l’institut Académie des Beaux-Arts


Catalogue Raisonné
Philippe hiquily, Catalogueraisonné-1948-2011 , coordination Malika VinoT, direction Tara hiQUilY et Jean-François roUDillon, 2 volumes, Éditions loFT, 2012
Monographies
/ Bosquet, Alain, hiQUilY , Galerie Éditions du Dragon, Paris, 1958
/ Jouffroy, Alain, hiquily , Paris, Georges Fall, 1962
/ Clarac Sérou, Max, hiquily , Galerie Claude Bernard et Galerie du Dragon, Paris, 1964
/ Jonquet, François, Philippehiquily: lemétaldirect , Paris, Édition Cercle d’art, 1992
/ Cabanne, Pierre, hiquily-BronzesetMobilier,Paris, Édition de la Différence, 2005
Ouvrages généraux
/ Jouffroy, Alain, Unerévolutionduregardàpropos dequelquespeintresetsculpteurscontemporains , Paris, 1964
/ Maillard, robert, Dictionnaireuniverseldel’art etdesartistes , vol.2, Paris, hazan, 1967
/ Breville, J.P., Dictionnairedepeintureetdesculpturel’Artduxxesiècle , Paris, Éd. larousse, 1991
/ Chao-Man, Parismentheàl’eau , Taïwan, 1994
/ Dalemont, Dominique, lessculpteursdumétal, 66portraitsd’artistes , Paris, Somogy Éditions d’Art, 2006 / lebel, Jean-Jacques et Michael Androula, happening deJean-Jacqueslebeloul’insoumissionradicale , Paris, hazan, 2009
Travaux Universitaires
/ Beaulieux, Marc, Philippehiquilydesannéessoixante ànosjours , thèse de doctorat université Paris i, histoire de l’art et Art Archéologie, sous la direction de Mady Menier, 1995
Catalogues d’expositions personnelles :
/ hiquily , Paris, Galerie du Dragon, 1958 / PhilippehiquilySculpture , institute of Contemporary Art, londres, mai 1963 / hiquilysculptures , Paris, Galerie Claude Bernard, 1964 / hiquilyaccouplements , Alain Jouffroy et Max Clarac-Sérou, Paris, Galerie hervé odermatt, 21 novembre - 20 décembre 1973 / hiquily , rétrospective à la Maison de la Culture d’Amiens, du 3 décembre 1976 au 7 janvier 1977 / hiquily , énergieetmouvement: l’artetlamachine , reims, Maison de la culture André Malraux, 1980 / hiquily , Châteauroux - les Cordeliers, 24 mars au 14 mai 1995 / Philippehiquily , Modern Art Gallery, Taïwan, du 8 octobre au 30 novembre 2011
Catalogues d’Expositions collectives / SalondeMai , Paris (1956 - 1957; 1960 ; 1964-1969 ; 1971-1974 ; 1976-1977 ; 1985 ; 1988) / PremièreBiennaledeParis , Paris, Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, 1959 / xvie SalondeMai , Paris, Kunsthalle Zürich, 1960 / CentsculpteursdeDaumierànosjours , Saint-Étienne, Musée d’Art et d’industrie, 1960 / rörelseiKonsten , Stockholm, Moderna Museet Stockholm, 1961 / xviiie SalondeMai , Japon, Journal Maïnichi, 1962 / Antagonismes2l’objet , Paris, Musée des Arts Décoratifs, Palais du louvre, 1962 / 50ansdecollages,papierscollés,assemblages, collagesducubismeànosjours , herta Wescher et Maurice Allemand, Saint-Étienne, Musée d’Art et d’industrie, 1964 /TheTimes , « The comical sculpture of Philippe hiquily », 5 décembre 1964 / Ungroupe1965 , Paris, Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, 1965 / SymposiumduQuébec , Musée d’Art Contemporain du Québec, 1965 / l’objet2: Pourunmobiliercontemporain , F. Mathey et M. ragon, Paris, Galerie Jacques lacloche, 1966 / Seul,etlecorps… , Paris, Galerie du Dragon, 1966 / levisagedel’hommedansl’artcontemporain , Genève, Musée roth, 1967
/ Theobsessiveimage1960–1968 , londres, institute of Contemporary Art, 1968 / MuralCubaColectiva1967 , ezio Gribaudo, Turin, edizioni d’arte Fratelli Pozzo, 1970 / latabledeDiane,rayonnementSurréaliste , préface de Pablo néruda, textes de Jacques Baron, André Pierre de Mandiargues, Philippe Soupault, Paris, Christofle, 1972 / Confrontation1974 , Paris, ArC 2 et CnAAV, Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, 1974 / ThehirshhornMuseumandSculptureGarden , lerner Abram & Al., new York, Abrams,1974 / expositionsiège-poème , Maison des Arts et de la Culture de Créteil, 1975 / Boites , ArC2-Maison de la culture de rennes, Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, 1976 / 22e Salond’ArtContemporain , Montrouge, 1977 / SculptureenFrance , Châteaurouxles Cordeliers, Musée Bertrand, 1984 / Selectionone iii :Tableauxmodernes etPhilippehiquily,sculpturesrécentes , textes de nicole Duault, Paris, Galerie Fabien Boulakia, 1984 / 20ansd’artdanslaville–100œuvres , Vitry-sur-Seine, Centre d’animation culturelle, 1988 / Années60-l’objetsculpture , Paris, Galerie J.G.M., 1990 / Paris-Concremiers:lechemindelamémoire etdel’inspiration , le Blanc, espace Art Brenne, 1991 / Theexhibitionofinternationalsculpturemasters , Taiwan, Modern Art Gallery, 1995 / 41sculpteurs,PremièreBiennaledesculpture , lydia harambourg, Paris, Somogy Art, 2007 / 73sculpteurs,DeuxièmeBiennaledesculpture , lydia harambourg, Paris, Somogy Art, 2009 / Jiang’aninternationalSculptureProject , Shanghai, Purple roof Art Gallery – ville de Shanghai, 2010
Articles
/ Combat , « Philippe hiquily », P. olivier, 24 octobre 1955
/ ParisPresse–l’intransigeant ,
« Un sculpteur du mouvement : hiquily », rené Barotte, 1er novembre 1955
/ Arts , « Philippe hiquily, Painball Machine in the Salon de Mai », octobre 1957
/ Combat , « richier, César, hiquily, sculpture française: bilan 1958-59 », Alain Bosquet, 20 juillet 1959
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/ opus internationaln°48, « hiquily : les accouplements, 1954-1973 », Alain Jouffroy, janvier 1974, p.40-43
/ l’œiln°224, « Philippe hiquily : « Autour d’un Kraftformer »», mars 1974, p.22-27
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/ BeauxArtsMagazinen°17, « Paris : sculptures mobiles de Philippe hiquily », oct. 1984, p.77 / FaceBn°7, « Portrait Philippe hiquily », nicole Duault, janvier-avril 1987, p.22-26 / ArtActuel,horssérien°1, « Philippe hiquily Découpé, martelé, soudé », Jean-Pierre Frimbois et Victoria Ville-Paris, octobre 1988, p.62 / Cimaisen°202, « hiquily », P.G.Persin, septembre-octobre 1989, p.93-6 / la nouvellerépubliqueduCentre-ouest, « hiquily expose chez lui, au pays d’ici », Guy Savigny, 4 Septembre 1991
/ PointArtn°7, « Philippe hiquily - Flirts bizarres et mariages insolites », Jean-louis lanoux, printemps/été 1992, p.5 / VogueDécorationn°39, « les surprises de Thierry Salvador », août-septembre 1992, p.34 / Paris-Match , « Africaine Queen - 1953, Métal martelé soudé », Catherine Schwaab, 30 novembre 2000
/ Gazettedel’hôtelDrouotn°15, « Philippe hiquily : la femme et le sculpteur », lydia harambourg, 15 avril 2005, p.192
/ leFigaro , « hiquily, héros de la tôle rouillée », Béatrice de rochebouët, 25 Mars 2005
/ Gazettedel’hôtelDrouotn°36, « Au plus près de la nature », lydia harambourg, 19 octobre 2007, p.44-5 / Gazettedel’hôtelDrouotn°34, « Philippe hiquily, l’hédonisme comme norme », lydia harambourg, 10 octobre 2008, p.256-7
Cédérom
/ Philippehiquily , édition André Chenue Multimédia, 1998-1999
Filmographie
/ Malamondo , Paolo Cavara, 1963 / Parisvupar… , film collectif, court métrage Montparnasse et levallois de Jean-luc Godard, mai 1965 (production Barbet Schroeder, les Films du losange) / l’élogedel’érotismeensculpture , film d’Alain et Didier Gicquel, 2008

Girouette
Fer
(socle en pierre)
h.245 x l.185 x P.48 cm
h.70 x l.52 x P.18 cm
8 ex. + 4 eA
2004-2009
Exposition
la Galerie laurent Strouk tient à remercier
Tara hiQUilY, Christophe hiQUilY, Jérôme WAAG , Alicia WAAG, Anaïs WAAG, Alina WAAG, le Comité hiQUilY, Jean-François roUDillon et Michel nATAn pour la confiance qu’ils nous ont accordée et tout particulièrement
lydia hArAMBoUrG pour sa contribution à la réalisation du livre de l’exposition.
nos plus chaleureux remerciements pour l’aide et le concours constants qu’ils ont apportés à la réalisation de cette exposition ainsi que du catalogue :
Marie lABorDe, coordination
Claire JeAnnin, coordination
Yvonne MeUrAnT, coordination
Malika VinoT, coordination
Antje WelDe, graphisme
Jean-louis BellUrGeT, photographies
Didier GiCQUel, photographies
Galerie loFT, photographies

Crédits photographiques
Jean-louis BellUrGeT
David BorDeS
Didier GiCQUel
YelloWSTone DeSiGn
Conception graphique
Antje WelDe / voiture14.com
Impression
AGPoGrAF - Barcelone
iSBn : 9782953540505
imprimé en europe
Achevé d’imprimer février 2016
Dépôt légal, février 2016
© Galerie laurent Strouk, Paris
© Comité hiQUilY
