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dossier de presse

René Goguey, recherches d’archéologie aérienne

Il y a 2000 ans, une capitale gauloise sur le Mont Beuvray, dans le Morvan, au cœur de la Bourgogne. Située au sommet du Mont Beuvray, Bibracte fut fondée à la fin du IIe s. avant J.-C. par les Eduens, peuple gaulois qui y installa pour un siècle sa capitale, au cœur du Morvan et de la Bourgogne. Abandonnée pendant deux millénaires et tombée dans l’oubli, la ville de Bibracte renaît aujourd’hui grâce aux archéologues. Bibracte est un lieu unique en Europe, associant trois atouts originaux et complémentaires : un site naturel et historique d’exception, un centre de recherche européen et un musée qui constitue une vitrine de l’archéologie celtique. Bibracte est à la fois champ d’application pour des chercheurs d’une dizaine de pays européens et parc archéologique en perpétuelle évolution propice à la découverte en famille d’une page méconnue de notre Histoire. Bibracte est géré par un établissement public de coopération culturelle issu d’un partenariat entre l’Etat, le Conseil régional de Bourgogne, les Conseils généraux de la Nièvre et de la Saône-et-Loire, le Parc naturel régional du Morvan et le Centre des monuments nationaux.

www.bibracte.fr


dossier de presse

Le 1er janvier 2008, un établissement public de coopération culturelle (EPCC) a ainsi pris le relais de la SAEMN. Les EPCC ont été institués par la loi du 4 janvier 2002, complétée par la loi du 22 juin 2006. Destinés à faciliter la gestion d’équipements culturels importants, ils permettent une mutualisation des moyens entre différents partenaires publics (collectivités territoriales, Etat, établissements publics nationaux). Bibracte rejoint la liste encore courte des EPCC à caractère patrimonial, à laquelle appartient notamment l’établissement gestionnaire du Pont du Gard. Ses membres fondateurs sont l’Etat, le Conseil régional de Bourgogne, le Conseil général de la Nièvre, le Conseil général de la Saône-et-Loire, le Centre des monuments nationaux et le Parc naturel régional du Morvan. Leurs représentants siègent au conseil d’administration qui reflète de manière équilibrée le partenariat entre l’Etat, associé au Centre des Monuments nationaux, et les collectivités territoriales. Outre douze représentants des membres et deux représentants du personnel, le conseil d’administration bénéficie des compétences de sept personnalités qualifiées : Mmes Maryline Martin, directrice du parc archéologique de Guédelon, et Anne Pariente, directrice du service archéologique municipal de Lyon, MM. Jean-Luc Delpeuch, directeur de l’Ecole nationale supérieure des Arts et Métiers de Cluny, Jacques Fournet, ancien préfet, Michel Gras, directeur de l’Ecole française de Rome, Didier Martin, président du Comité régional du Tourisme de Bourgogne, et Alain Schnapp, professeur d’archéologie à l’université Paris I. Le Conseil d’administration a confié à MM. Jacques Fournet et Vincent Guichard, qui occupaient les mêmes fonctions au sein de la SAEMN, la présidence et la direction générale de l’établissement.

Bibracte, un établissement public de coopération culturelle La mise en valeur du Mont Beuvray fut entreprise dans les années 1980 dans le cadre des Grands Travaux de l’Etat. Pour répondre aux objectifs de valorisation du site archéologique et aux ambitions de développement des activités scientifiques, culturelles et touristiques afférentes, les pouvoirs publics avaient choisi en 1992 de confier ces missions, pour une durée de 15 ans, à une société anonyme d’économie mixte nationale (SAEMN). Les actionnaires en étaient : l’Etat, les départements de la Nièvre et de la Saône-et-Loire, le Parc naturel régional du Morvan, le Centre des monuments nationaux, le Centre national de la Recherche scientifique, le Comité régional du Tourisme et la Caisse des Dépôts et Consignations. Le 31 décembre 2007, le contrat de concession qui liait la SAEMN à l’Etat, propriétaire des équipements et de la majeure partie des terrains du Mont Beuvray, arrivait à terme ; un changement de statut s’imposait. 2

Le bon fonctionnement de l’établissement est également garanti par trois organes consultatifs : - un conseil scientifique composé de huit spécialistes de l’archéologie protohistorique et antique, sous la présidence de M. Gilbert Kaenel, professeur à l’université de Genève et directeur du musée cantonal d’Archéologie et d’Histoire de Lausanne, - un comité de gestion du site, - un comité d’exploitation du site. Bibracte EPCC est un établissement public à caractère industriel et commercial. Son financement est assuré par ses ressources propres (environ 25% du budget de fonctionnement) et les contributions de ses membres fixées par les statuts. L’Etat demeure son principal partenaire financier. En acceptant de contribuer durablement au soutien de l’EPCC, le Conseil régional de Bourgogne et les deux Conseils généraux concernés (Nièvre et Saône-et-Loire) ont confirmé leur attachement à l’établissement et leur volonté de voir se renforcer la place occupée par Bibracte dans le paysage culturel et touristique régional. Dans un cadre réglementaire et partenarial renouvelés, le nouvel outil de gestion qu’est l’EPCC permet à Bibracte de pérenniser ses missions premières de recherche scientifique et de se fixer de nouvelles ambitions en matière de politique culturelle et de développement touristique.

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dossier de presse

Le 1er janvier 2008, un établissement public de coopération culturelle (EPCC) a ainsi pris le relais de la SAEMN. Les EPCC ont été institués par la loi du 4 janvier 2002, complétée par la loi du 22 juin 2006. Destinés à faciliter la gestion d’équipements culturels importants, ils permettent une mutualisation des moyens entre différents partenaires publics (collectivités territoriales, Etat, établissements publics nationaux). Bibracte rejoint la liste encore courte des EPCC à caractère patrimonial, à laquelle appartient notamment l’établissement gestionnaire du Pont du Gard. Ses membres fondateurs sont l’Etat, le Conseil régional de Bourgogne, le Conseil général de la Nièvre, le Conseil général de la Saône-et-Loire, le Centre des monuments nationaux et le Parc naturel régional du Morvan. Leurs représentants siègent au conseil d’administration qui reflète de manière équilibrée le partenariat entre l’Etat, associé au Centre des Monuments nationaux, et les collectivités territoriales. Outre douze représentants des membres et deux représentants du personnel, le conseil d’administration bénéficie des compétences de sept personnalités qualifiées : Mmes Maryline Martin, directrice du parc archéologique de Guédelon, et Anne Pariente, directrice du service archéologique municipal de Lyon, MM. Jean-Luc Delpeuch, directeur de l’Ecole nationale supérieure des Arts et Métiers de Cluny, Jacques Fournet, ancien préfet, Michel Gras, directeur de l’Ecole française de Rome, Didier Martin, président du Comité régional du Tourisme de Bourgogne, et Alain Schnapp, professeur d’archéologie à l’université Paris I. Le Conseil d’administration a confié à MM. Jacques Fournet et Vincent Guichard, qui occupaient les mêmes fonctions au sein de la SAEMN, la présidence et la direction générale de l’établissement.

Bibracte, un établissement public de coopération culturelle La mise en valeur du Mont Beuvray fut entreprise dans les années 1980 dans le cadre des Grands Travaux de l’Etat. Pour répondre aux objectifs de valorisation du site archéologique et aux ambitions de développement des activités scientifiques, culturelles et touristiques afférentes, les pouvoirs publics avaient choisi en 1992 de confier ces missions, pour une durée de 15 ans, à une société anonyme d’économie mixte nationale (SAEMN). Les actionnaires en étaient : l’Etat, les départements de la Nièvre et de la Saône-et-Loire, le Parc naturel régional du Morvan, le Centre des monuments nationaux, le Centre national de la Recherche scientifique, le Comité régional du Tourisme et la Caisse des Dépôts et Consignations. Le 31 décembre 2007, le contrat de concession qui liait la SAEMN à l’Etat, propriétaire des équipements et de la majeure partie des terrains du Mont Beuvray, arrivait à terme ; un changement de statut s’imposait. 2

Le bon fonctionnement de l’établissement est également garanti par trois organes consultatifs : - un conseil scientifique composé de huit spécialistes de l’archéologie protohistorique et antique, sous la présidence de M. Gilbert Kaenel, professeur à l’université de Genève et directeur du musée cantonal d’Archéologie et d’Histoire de Lausanne, - un comité de gestion du site, - un comité d’exploitation du site. Bibracte EPCC est un établissement public à caractère industriel et commercial. Son financement est assuré par ses ressources propres (environ 25% du budget de fonctionnement) et les contributions de ses membres fixées par les statuts. L’Etat demeure son principal partenaire financier. En acceptant de contribuer durablement au soutien de l’EPCC, le Conseil régional de Bourgogne et les deux Conseils généraux concernés (Nièvre et Saône-et-Loire) ont confirmé leur attachement à l’établissement et leur volonté de voir se renforcer la place occupée par Bibracte dans le paysage culturel et touristique régional. Dans un cadre réglementaire et partenarial renouvelés, le nouvel outil de gestion qu’est l’EPCC permet à Bibracte de pérenniser ses missions premières de recherche scientifique et de se fixer de nouvelles ambitions en matière de politique culturelle et de développement touristique.

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dossier de presse

Le site 0

100m

500m

13 GR

N les Grandes Portes ierre e Damp la Goutt

D274

4

1

la Terrasse

2

N

Roche Salvée

796m

Fontaine St-Pierre Parc aux Chevaux

5

Roche de la Wivre

Theurot de la Roche

3

t

la Chaume

N

le Porrey

t-Martin eS

Fontaine de l'Ecluse

821m

Fon t

ain

e du Prô la Goutt

Theurot de la Wivre

6

751m

3 R1

GR

13 1

7

G

Pâture du Couvent

Fontaine Grenouilalt

La hêtraie sommitale du Mont-Beuvray

Porte du Rebout N

9

on

r. de la Come Chaudr

8

MUSÉE

N

“Queule”, hêtre tourmentée vestige d’une ancienne haie plessée

D18

i

le chaudron

P

D3

10

Un paysage en constante évolution P Point de vue

1 la Terrasse. Esplanade d’un hectare, (ancien lieu public ?). Beau point de vue, en direction des volcans d’Auvergne. 2

la chapelle et la croix Saint-Martin perpétuent la vocation

cultuelle du lieu.

3 la Chaume (alt. 809 m).  Majestueux point de vue sur la vallée de l’Arroux et au-delà, jusqu’au mont Blanc.

Parking

i Information touristique

4 la Fontaine Saint-Pierre. La restitution évoque le plus vaste aménagement antique de la source. 5

le Parc aux Chevaux et l’Hôtel des Gaules. Dans le jardin d’une vaste

demeure à la romaine (3000 m2) des derniers temps de la ville, Bulliot installa au XIXe siècle sa base de travail. Une exposition y évoque ses recherches. 6

la Pâture du Couvent.

Un couvent des XIVe et XVe s. donne son nom à ce quartier qui accueillit dès le milieu du Ier s. av. J.-C. un forum et un bassin en pierre de taille.

4

N

le chaudron

Arrêts navette (en juillet et août, de 10h à 18h)

Sentier de découverte piéton conseillé (6,5km environ)

Lieux de pique-nique

7 la Côme Chaudron. Des ateliers de forgerons et de bronziers s’y alignaient le long d’une rue. La fragilité de leurs vestiges oblige à les remblayer à l’issue de la fouille. 8 la Porte du Rebout (alt. 703 m). Principal accès de l’oppidum, percé dans le rempart intérieur, long de 5,2 km. 9 le Rempart extérieur. Un talus à mi-pente signale le plus ancien rempart de la ville, long de 7 km.

Restaurant : Le Chaudron de Bibracte

10 le musée - Col de la Croix du Rebout (alt. 610 m)

Le musée, à l’emplacement d’un carrefour de voies antiques et d’une nécropole gauloise, au pied de la ville antique, présente l’archéologie et Bibracte, site caractéristique de la “civilisation des oppida” qui s’est développée dans une grande partie de l’Europe à la fin de l’âge du Fer. La vie à Bibracte y renaît à l’aide d’objets découverts dans les fouilles, de maquettes, de restitutions, d’audiovisuels. Chaque année le musée propose de nouvelles expositions temporaires et animations. Visite audioguidée en français, néerlandais, anglais et allemand. Départ des chemins d’accès au site.

Le Mont Beuvray constitue un ensemble naturel remarquable, riche de ses profondes futaies de hêtres et de ses belvédères ouvrant sur les paysages préservés du Morvan et du sud de la Bourgogne, classé au titre des Sites. L’ensemble du massif, soit plus de 900 ha, est géré par Bibracte EPCC pour le compte de l’Etat et du Parc naturel régional du Morvan. Le plan de gestion allie la requalification de l’espace forestier et la mise en valeur de l’emprise de la ville gauloise. Le label GRAND SITE DE FRANCE® a été remis à Bibracte le 4 avril 2008 par Mme Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. Le Mont Beuvray est aujourd’hui couvert par une vénérable forêt, à première vue immuable. Pourtant, le mont devait être passablement dénudé il y a vingt siècles, quand s’y déployait une ville de cinq à dix mille habitants. Le paysage du Mont Beuvray a donc continuellement évolué au fil des siècles sous l’action de l’homme. L’histoire du paysage est une composante importante du programme de recherche sur le Mont Beuvray. Elle s’appuie notamment sur l’étude des pollens piégés dans les tourbières, nombreuses dans le Morvan, comme aux sources de l’Yonne, à 4 km des remparts de Bibracte.

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Le site 0

100m

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13 GR

N les Grandes Portes ierre e Damp la Goutt

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Roche Salvée

796m

Fontaine St-Pierre Parc aux Chevaux

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Roche de la Wivre

Theurot de la Roche

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Fontaine de l'Ecluse

821m

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751m

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Pâture du Couvent

Fontaine Grenouilalt

La hêtraie sommitale du Mont-Beuvray

Porte du Rebout N

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MUSÉE

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“Queule”, hêtre tourmentée vestige d’une ancienne haie plessée

D18

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le chaudron

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Un paysage en constante évolution P Point de vue

1 la Terrasse. Esplanade d’un hectare, (ancien lieu public ?). Beau point de vue, en direction des volcans d’Auvergne. 2

la chapelle et la croix Saint-Martin perpétuent la vocation

cultuelle du lieu.

3 la Chaume (alt. 809 m).  Majestueux point de vue sur la vallée de l’Arroux et au-delà, jusqu’au mont Blanc.

Parking

i Information touristique

4 la Fontaine Saint-Pierre. La restitution évoque le plus vaste aménagement antique de la source. 5

le Parc aux Chevaux et l’Hôtel des Gaules. Dans le jardin d’une vaste

demeure à la romaine (3000 m2) des derniers temps de la ville, Bulliot installa au XIXe siècle sa base de travail. Une exposition y évoque ses recherches. 6

la Pâture du Couvent.

Un couvent des XIVe et XVe s. donne son nom à ce quartier qui accueillit dès le milieu du Ier s. av. J.-C. un forum et un bassin en pierre de taille.

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N

le chaudron

Arrêts navette (en juillet et août, de 10h à 18h)

Sentier de découverte piéton conseillé (6,5km environ)

Lieux de pique-nique

7 la Côme Chaudron. Des ateliers de forgerons et de bronziers s’y alignaient le long d’une rue. La fragilité de leurs vestiges oblige à les remblayer à l’issue de la fouille. 8 la Porte du Rebout (alt. 703 m). Principal accès de l’oppidum, percé dans le rempart intérieur, long de 5,2 km. 9 le Rempart extérieur. Un talus à mi-pente signale le plus ancien rempart de la ville, long de 7 km.

Restaurant : Le Chaudron de Bibracte

10 le musée - Col de la Croix du Rebout (alt. 610 m)

Le musée, à l’emplacement d’un carrefour de voies antiques et d’une nécropole gauloise, au pied de la ville antique, présente l’archéologie et Bibracte, site caractéristique de la “civilisation des oppida” qui s’est développée dans une grande partie de l’Europe à la fin de l’âge du Fer. La vie à Bibracte y renaît à l’aide d’objets découverts dans les fouilles, de maquettes, de restitutions, d’audiovisuels. Chaque année le musée propose de nouvelles expositions temporaires et animations. Visite audioguidée en français, néerlandais, anglais et allemand. Départ des chemins d’accès au site.

Le Mont Beuvray constitue un ensemble naturel remarquable, riche de ses profondes futaies de hêtres et de ses belvédères ouvrant sur les paysages préservés du Morvan et du sud de la Bourgogne, classé au titre des Sites. L’ensemble du massif, soit plus de 900 ha, est géré par Bibracte EPCC pour le compte de l’Etat et du Parc naturel régional du Morvan. Le plan de gestion allie la requalification de l’espace forestier et la mise en valeur de l’emprise de la ville gauloise. Le label GRAND SITE DE FRANCE® a été remis à Bibracte le 4 avril 2008 par Mme Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. Le Mont Beuvray est aujourd’hui couvert par une vénérable forêt, à première vue immuable. Pourtant, le mont devait être passablement dénudé il y a vingt siècles, quand s’y déployait une ville de cinq à dix mille habitants. Le paysage du Mont Beuvray a donc continuellement évolué au fil des siècles sous l’action de l’homme. L’histoire du paysage est une composante importante du programme de recherche sur le Mont Beuvray. Elle s’appuie notamment sur l’étude des pollens piégés dans les tourbières, nombreuses dans le Morvan, comme aux sources de l’Yonne, à 4 km des remparts de Bibracte.

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dossier de presse

La Porte du Rebout, une des principales entrées de l’oppidum

L’oppidum de Bibracte, un site de référence pour l’archéologie celtique MONUMENT

HISTORIQUE

Le site de Bibracte, haut lieu de notre Histoire et de l’archéologie européenne, est l’une des villes fortifiées de la fin de l’âge du Fer – ou oppida – les mieux préservées, avec ses 12 km de fortifications et ses quartiers s’étendant sur 200 ha. Pour cela, Bibracte est classé au titre des Monuments historiques. Bibracte est, d’après César, “de beaucoup la plus grande et la plus riche ville des Éduens” (Bellum Gallicum, I, 23). Elle fut le lieu de différents épisodes importants de la Guerre des Gaules : César défait le peuple helvète à sa proximité en 58 avant J.-C. ; une coalition gauloise menée par Vercingétorix s’y lie contre l’envahisseur romain pendant l’été 52 ; le général romain y séjourne enfin à diverses reprises, notamment au cours de l’automne 52. Bibracte est située de manière définitive sur le Mont Beuvray (communes de Saint-Léger-sous-Beuvray, La Rochemillay et Glux-en-Glenne, départements de la Nièvre et de la Saône-et-Loire) depuis les fouilles archéologiques très importantes menées entre 1867 et 1907 par l’érudit autunois Jacques-Gabriel Bulliot puis par Joseph Déchelette, père de l’archéologie protohistorique. Depuis 1984, le site est de nouveau l’objet d’un grand projet de recherche, qui associe des archéologues issus de divers pays européens. Les résultats sont présentés sur place dans un musée de la Civilisation celtique, tandis que le produit des fouilles anciennes est visible pour partie à Autun (musée Rolin), pour partie à Saint-Germain-en-Laye (musée d’Archéologie nationale).

Jacques-Gabriel Bulliot (1817-1902)

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La maison romaine du Parc aux chevaux Le bassin de granit de la Pâture du Couvent La fontaine Saint-Pierre

Situé à 25 km à l’ouest d’Autun, dont le site accueille, un demi-siècle après la conquête romaine Augustodunum, la nouvelle capitale gallo-romaine des Éduens, le Mont Beuvray, qui culmine à 821 m, est un bastion avancé du massif du Morvan qui domine la vallée de l’Arroux, affluent de la Loire. Presqu’entièrement désertée au moment de la fondation d’Augustodunum et aujourd’hui recouverte de forêts, Bibracte est un représentant parfait des oppida, ces vastes agglomérations fortifiées qui parsèment l’Europe moyenne aux IIe et Ier s. avant J.-C. Elle est ceinturée d’une fortification monumentale, longue de 5 km, formée d’un rempart armé de poutres et parementé de pierre (murus gallicus), précédé d’un fossé. Il s’y ouvre plusieurs portes, dont l’une, récemment fouillée, a une largeur qui approche 20 m. La superficie enclose (135 ha) semble en grande partie occupée par des habitations Amphore à vin, originaire d’Italie

au Ier s. avant J.-C. Elle fut plus grande encore (200 ha) : les recherches récentes ont en effet montré que le site fut initialement ceinturé par un rempart plus étendu, tandis que des prospections extensives dans les campagnes proches montrent l’existence de véritables agglomérations satellites de l’oppidum, notamment aux sources de l’Yonne, à 4 km des remparts de Bibracte. Les dégagements de vestiges sur de grandes surfaces permettent de mesurer l’impact progressif de la “romanisation”, amorcée bien avant la conquête romaine sur le site de la capitale des Éduens, peuple qui avait conclu un traité d’alliance avec Rome dès le milieu du IIe s. avant J.-C. L’oppidum est traversé par plusieurs voies qui structurent l’urbanisme. Dans une première phase (fin du IIe s. / début du Ier s. avant J.-C.), l’architecture n’utilise que la terre et le bois ; les vestiges des bâtiments sont donc ténus. Les techniques de construction méditerranéennes sont introduites à partir du milieu du Ier s. avant J.-C. On observe finalement la construction de maisons spacieuses, de plan romain, à la fin du même siècle et au début du suivant. Les lieux publics sont encore mal identifiés. Un des trois sommets du massif accueille, au Ier s. avant J.-C., un espace réservé (la Terrasse) en périphérie duquel sera ultérieurement construit, au Ier s. après J.-C., un temple de plan carré. On connaît également plusieurs fontaines et bassins situés dans l’espace public, de construction souvent monumentale (grand appareil de granit). Les fouilles du XIXe s. ont localisé un vaste bâtiment qui semble identifiable à un marché ou à un entrepôt. Enfin, les recherches en cours dans la partie centrale du site, à la Pâture du Couvent, livrent les restes d’un ensemble monumental articulé autour d’une basilique, qui pourrait bien un être un forum, dont la datation entre 50 et 30 avant J.-C. est particulièrement précoce. Au total, la physionomie de Bibracte reste donc résolument différente de celle d’une ville gallo-romaine “classique”, par sa situation topographique, ses fortifications et son urbanisme irrégulier, mais les recherches les plus récentes montrent un rythme de romanisation accéléré à partir du lendemain de la conquête, au moment où Bibracte devient la capitale de la civitas foederata des Eduens. Outre son rôle avéré de capitale politique des Éduens, la ville est également un centre économique important, dont la population est au bas mot, 5000 habitants. Sa richesse provient en grande partie du commerce avec les régions méditerranéennes, que les Éduens contrôlent grâce à leur main-mise sur les voies de communication majeures qui empruntent les vallées de la Saône et de la Loire. De fait, on observe que de très importantes quantités de denrées méridionales ont été acheminées sur le site. La plus visible est le vin, importé, principalement d’Italie, dans des amphores dont les tessons sont innombrables. Les fouilles montrent également que l’oppidum est un lieu très actif de transactions commerciales, où l’usage de la monnaie est quotidien. Enfin, c’est aussi un lieu de production. On a en effet mis au jour un grand nombre d’ateliers métallurgiques, où des artisans mettaient en forme des objets en fer ou en alliages de cuivre. Le site semble perdre totalement sa fonction résidentielle dès le début du Ier s. après J.-C. Les principaux vestiges d’époque romaine sont ceux du modeste temple de la Terrasse. Celui-ci cédera ultérieurement sa place à un oratoire chrétien. Au moyen âge et à l’époque moderne, le site accueille encore une foire annuelle de grande importance, attestée depuis le XIIIe s. Enfin, tirant parti du calme des lieux, un couvent franciscain y est fondé au XIVe s. et sera abandonné deux siècles plus tard. 7


dossier de presse

La Porte du Rebout, une des principales entrées de l’oppidum

L’oppidum de Bibracte, un site de référence pour l’archéologie celtique MONUMENT

HISTORIQUE

Le site de Bibracte, haut lieu de notre Histoire et de l’archéologie européenne, est l’une des villes fortifiées de la fin de l’âge du Fer – ou oppida – les mieux préservées, avec ses 12 km de fortifications et ses quartiers s’étendant sur 200 ha. Pour cela, Bibracte est classé au titre des Monuments historiques. Bibracte est, d’après César, “de beaucoup la plus grande et la plus riche ville des Éduens” (Bellum Gallicum, I, 23). Elle fut le lieu de différents épisodes importants de la Guerre des Gaules : César défait le peuple helvète à sa proximité en 58 avant J.-C. ; une coalition gauloise menée par Vercingétorix s’y lie contre l’envahisseur romain pendant l’été 52 ; le général romain y séjourne enfin à diverses reprises, notamment au cours de l’automne 52. Bibracte est située de manière définitive sur le Mont Beuvray (communes de Saint-Léger-sous-Beuvray, La Rochemillay et Glux-en-Glenne, départements de la Nièvre et de la Saône-et-Loire) depuis les fouilles archéologiques très importantes menées entre 1867 et 1907 par l’érudit autunois Jacques-Gabriel Bulliot puis par Joseph Déchelette, père de l’archéologie protohistorique. Depuis 1984, le site est de nouveau l’objet d’un grand projet de recherche, qui associe des archéologues issus de divers pays européens. Les résultats sont présentés sur place dans un musée de la Civilisation celtique, tandis que le produit des fouilles anciennes est visible pour partie à Autun (musée Rolin), pour partie à Saint-Germain-en-Laye (musée d’Archéologie nationale).

Jacques-Gabriel Bulliot (1817-1902)

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La maison romaine du Parc aux chevaux Le bassin de granit de la Pâture du Couvent La fontaine Saint-Pierre

Situé à 25 km à l’ouest d’Autun, dont le site accueille, un demi-siècle après la conquête romaine Augustodunum, la nouvelle capitale gallo-romaine des Éduens, le Mont Beuvray, qui culmine à 821 m, est un bastion avancé du massif du Morvan qui domine la vallée de l’Arroux, affluent de la Loire. Presqu’entièrement désertée au moment de la fondation d’Augustodunum et aujourd’hui recouverte de forêts, Bibracte est un représentant parfait des oppida, ces vastes agglomérations fortifiées qui parsèment l’Europe moyenne aux IIe et Ier s. avant J.-C. Elle est ceinturée d’une fortification monumentale, longue de 5 km, formée d’un rempart armé de poutres et parementé de pierre (murus gallicus), précédé d’un fossé. Il s’y ouvre plusieurs portes, dont l’une, récemment fouillée, a une largeur qui approche 20 m. La superficie enclose (135 ha) semble en grande partie occupée par des habitations Amphore à vin, originaire d’Italie

au Ier s. avant J.-C. Elle fut plus grande encore (200 ha) : les recherches récentes ont en effet montré que le site fut initialement ceinturé par un rempart plus étendu, tandis que des prospections extensives dans les campagnes proches montrent l’existence de véritables agglomérations satellites de l’oppidum, notamment aux sources de l’Yonne, à 4 km des remparts de Bibracte. Les dégagements de vestiges sur de grandes surfaces permettent de mesurer l’impact progressif de la “romanisation”, amorcée bien avant la conquête romaine sur le site de la capitale des Éduens, peuple qui avait conclu un traité d’alliance avec Rome dès le milieu du IIe s. avant J.-C. L’oppidum est traversé par plusieurs voies qui structurent l’urbanisme. Dans une première phase (fin du IIe s. / début du Ier s. avant J.-C.), l’architecture n’utilise que la terre et le bois ; les vestiges des bâtiments sont donc ténus. Les techniques de construction méditerranéennes sont introduites à partir du milieu du Ier s. avant J.-C. On observe finalement la construction de maisons spacieuses, de plan romain, à la fin du même siècle et au début du suivant. Les lieux publics sont encore mal identifiés. Un des trois sommets du massif accueille, au Ier s. avant J.-C., un espace réservé (la Terrasse) en périphérie duquel sera ultérieurement construit, au Ier s. après J.-C., un temple de plan carré. On connaît également plusieurs fontaines et bassins situés dans l’espace public, de construction souvent monumentale (grand appareil de granit). Les fouilles du XIXe s. ont localisé un vaste bâtiment qui semble identifiable à un marché ou à un entrepôt. Enfin, les recherches en cours dans la partie centrale du site, à la Pâture du Couvent, livrent les restes d’un ensemble monumental articulé autour d’une basilique, qui pourrait bien un être un forum, dont la datation entre 50 et 30 avant J.-C. est particulièrement précoce. Au total, la physionomie de Bibracte reste donc résolument différente de celle d’une ville gallo-romaine “classique”, par sa situation topographique, ses fortifications et son urbanisme irrégulier, mais les recherches les plus récentes montrent un rythme de romanisation accéléré à partir du lendemain de la conquête, au moment où Bibracte devient la capitale de la civitas foederata des Eduens. Outre son rôle avéré de capitale politique des Éduens, la ville est également un centre économique important, dont la population est au bas mot, 5000 habitants. Sa richesse provient en grande partie du commerce avec les régions méditerranéennes, que les Éduens contrôlent grâce à leur main-mise sur les voies de communication majeures qui empruntent les vallées de la Saône et de la Loire. De fait, on observe que de très importantes quantités de denrées méridionales ont été acheminées sur le site. La plus visible est le vin, importé, principalement d’Italie, dans des amphores dont les tessons sont innombrables. Les fouilles montrent également que l’oppidum est un lieu très actif de transactions commerciales, où l’usage de la monnaie est quotidien. Enfin, c’est aussi un lieu de production. On a en effet mis au jour un grand nombre d’ateliers métallurgiques, où des artisans mettaient en forme des objets en fer ou en alliages de cuivre. Le site semble perdre totalement sa fonction résidentielle dès le début du Ier s. après J.-C. Les principaux vestiges d’époque romaine sont ceux du modeste temple de la Terrasse. Celui-ci cédera ultérieurement sa place à un oratoire chrétien. Au moyen âge et à l’époque moderne, le site accueille encore une foire annuelle de grande importance, attestée depuis le XIIIe s. Enfin, tirant parti du calme des lieux, un couvent franciscain y est fondé au XIVe s. et sera abandonné deux siècles plus tard. 7


dossier de presse

Le musée : un écrin pour les découvertes des archéologues

Le musée, vue depuis la lisière de la forêt du Mont-Beuvray ©D. Osso

Véritable porte d’entrée du site, le musée de Bibracte expose les résultats des recherches effectuées sur le site et les remet en perspective : il s’agit de montrer, à travers l’exemple de Bibracte, que les populations de l’Europe “moyenne” (ou “tempérée”) ont franchi un stade de développement majeur voici un peu plus de vingt siècles, en inventant une forme urbaine propre à ces régions.

Une architecture au service de l’archéologie A la manière d’une porte, entre forêt et pâturages, entre automobile et cheminement piétonnier, le musée commande l’accès au site. C’est un long bâtiment dont l’architecture épouse le paysage. Ses matériaux évoquent les âges de l’humanité, depuis la pierre brute des soubassements jusqu’au zinc et l’acier, symboles de l’aboutissement technologique pour la toiture, tandis que les parois de pierre polie, de béton lisse et de verre suggèrent l’évolution des techniques. La présence constante du carré dans la trame du bâtiment rappelle les quadrillages installés par les archéologues sur leur terrain de fouille. Construit par l’architecte Pierre-Louis Faloci, le musée a reçu le prix national de “L’équerre d’argent” en 1996.

Le musée de Bibracte présente l’originalité d’être géré par un établissement qui contrôle toute la chaîne opératoire de l’archéologie : conservation d’un site, animation d’un programme de recherche et valorisation de ces recherches. Tant que cet établissement avait le statut de société d’économie mixte, il ne pouvait prétendre au label Musée de France. Sa transformation en établissement public lève cette difficulté juridique et Bibracte est d’ores et déjà autorisé à utiliser le label.

Des services offerts au public Le musée dispose d’un espace d’exposition temporaire, d’un amphithéâtre de plein air, d’une boutique, d’un café touristique et du Chaudron, restaurant-découverte de la cuisine gauloise. La librairie offre un vaste choix d’ouvrages sur l’archéologie et l’époque celtique, pour les néophytes, les spécialistes ou les enfants, ainsi que des livres sur la nature. La boutique propose un très large éventail de bijoux d’inspiration celtique, de cadeaux pour petits et grands et d’objets en relation avec l’archéologie et la nature.

Céramiques peintes, Ier s. av J.-C

Ferme gauloise de la fin de l’âge du Fer

L’évocation d’un millénaire de civilisation L’exposition permanente offre une passionnante lecture de la civilisation celtique, au travers de ses oppida (villes fortifiées), qui parsemaient l’Europe il y a un peu plus de 2000 ans. Des pièces archéologiques prêtées par des musées français ou étrangers, ou des copies de pièces remarquables, sont mises en comparaison avec des objets découverts à Bibracte. De nombreuses maquettes, des audiovisuels et des reconstitutions rendent le musée attractif et permettent de plonger au cœur de la vie quotidienne de nos ancêtres. Le visiteur découvre ainsi l’organisation sociale, l’artisanat, l’agriculture, le commerce, mais aussi la religion, l’art et la culture de peuples beaucoup moins barbares que ce que César a voulu nous faire croire… Un étage entier est consacré aux résultats des fouilles réalisées depuis bientôt 20 ans sur le site de Bibracte par les archéologues de l’Europe entière et leurs équipes associées au programme de recherche. 8

Un concert dans l’amphithéâtre à l’extérieur du musée La boutique du musée Au Chaudron, restaurant-découverte 9


dossier de presse

Le musée : un écrin pour les découvertes des archéologues

Le musée, vue depuis la lisière de la forêt du Mont-Beuvray ©D. Osso

Véritable porte d’entrée du site, le musée de Bibracte expose les résultats des recherches effectuées sur le site et les remet en perspective : il s’agit de montrer, à travers l’exemple de Bibracte, que les populations de l’Europe “moyenne” (ou “tempérée”) ont franchi un stade de développement majeur voici un peu plus de vingt siècles, en inventant une forme urbaine propre à ces régions.

Une architecture au service de l’archéologie A la manière d’une porte, entre forêt et pâturages, entre automobile et cheminement piétonnier, le musée commande l’accès au site. C’est un long bâtiment dont l’architecture épouse le paysage. Ses matériaux évoquent les âges de l’humanité, depuis la pierre brute des soubassements jusqu’au zinc et l’acier, symboles de l’aboutissement technologique pour la toiture, tandis que les parois de pierre polie, de béton lisse et de verre suggèrent l’évolution des techniques. La présence constante du carré dans la trame du bâtiment rappelle les quadrillages installés par les archéologues sur leur terrain de fouille. Construit par l’architecte Pierre-Louis Faloci, le musée a reçu le prix national de “L’équerre d’argent” en 1996.

Le musée de Bibracte présente l’originalité d’être géré par un établissement qui contrôle toute la chaîne opératoire de l’archéologie : conservation d’un site, animation d’un programme de recherche et valorisation de ces recherches. Tant que cet établissement avait le statut de société d’économie mixte, il ne pouvait prétendre au label Musée de France. Sa transformation en établissement public lève cette difficulté juridique et Bibracte est d’ores et déjà autorisé à utiliser le label.

Des services offerts au public Le musée dispose d’un espace d’exposition temporaire, d’un amphithéâtre de plein air, d’une boutique, d’un café touristique et du Chaudron, restaurant-découverte de la cuisine gauloise. La librairie offre un vaste choix d’ouvrages sur l’archéologie et l’époque celtique, pour les néophytes, les spécialistes ou les enfants, ainsi que des livres sur la nature. La boutique propose un très large éventail de bijoux d’inspiration celtique, de cadeaux pour petits et grands et d’objets en relation avec l’archéologie et la nature.

Céramiques peintes, Ier s. av J.-C

Ferme gauloise de la fin de l’âge du Fer

L’évocation d’un millénaire de civilisation L’exposition permanente offre une passionnante lecture de la civilisation celtique, au travers de ses oppida (villes fortifiées), qui parsemaient l’Europe il y a un peu plus de 2000 ans. Des pièces archéologiques prêtées par des musées français ou étrangers, ou des copies de pièces remarquables, sont mises en comparaison avec des objets découverts à Bibracte. De nombreuses maquettes, des audiovisuels et des reconstitutions rendent le musée attractif et permettent de plonger au cœur de la vie quotidienne de nos ancêtres. Le visiteur découvre ainsi l’organisation sociale, l’artisanat, l’agriculture, le commerce, mais aussi la religion, l’art et la culture de peuples beaucoup moins barbares que ce que César a voulu nous faire croire… Un étage entier est consacré aux résultats des fouilles réalisées depuis bientôt 20 ans sur le site de Bibracte par les archéologues de l’Europe entière et leurs équipes associées au programme de recherche. 8

Un concert dans l’amphithéâtre à l’extérieur du musée La boutique du musée Au Chaudron, restaurant-découverte 9


dossier de presse

Un programme européen

Le centre archéologique

Le centre archéologique européen Un lieu de rencontre Le village de Glux-en-Glenne, en Nièvre, à 4 km du Mont Beuvray, accueille, dans le bâtiment du centre de recherche, le siège social de l’établissement, qui gère l’ensemble des équipements et des activités de Bibracte. L’équipe en charge de cette plateforme logistique permet d’animer les recherches pour le compte du ministère de la Culture et de coordonner les travaux des différentes équipes d’archéologues.

L’oppidum de Bibracte, ville abandonnée voici 2000 ans, est soumis à un vaste programme de recherche pluridisciplinaire qui s’appuie sur les compétences d’une trentaine de chercheurs associés et d’une dizaine d’universités et instituts européens (universités de Bologne, Budapest, Dijon, Durham, Lausanne, Leipzig, Mayence, Paris I, Vienne, laboratoires du CNRS…). Chaque saison, de nombreux étudiants viennent à Bibracte se familiariser ou se perfectionner en archéologie de terrain, tandis que leurs encadrants unissent leurs efforts pour explorer de façon aussi détaillée que possible la ville gauloise. Ce programme – sans aucun doute le plus important consacré à un site archéologique protohistorique européen – permet d’étudier le développement et le fonctionnement de cette ville représentative des derniers temps de l’âge du Fer, de sa naissance et de son développement jusqu’à son abandon. Parallèlement, des équipes sont chargées d’étudier l’environnement naturel et humain du Mont Beuvray au cours des siècles. Un second objectif est de comprendre l’organisation du site, les espaces collectifs, les quartiers et leur évolution, les fortifications. Le troisième objectif est l’examen de la vie quotidienne des Gaulois de Bibracte, à travers les vestiges liés à l’artisanat, à l’alimentation et au commerce. Les résultats sont consignés dans des rapports annuels d’activité, puis dans des publications éditées par Bibracte ou dans les revues spécialisées. Ces programmes se déroulent en liaison avec les travaux sur d’autres sites, afin de mieux replacer Bibracte dans son époque et son environnement.

La vocation première de Bibracte est en effet de favoriser les échanges entre archéologues spécialistes de la civilisation celtique. Chercheurs et étudiants venant de l’Europe entière y confrontent leur expérience et y acquièrent une formation en collaborant au programme de recherche, en prenant part à des stages, des séminaires et des colloques sur les méthodes de l’archéologie ou la gestion et la valorisation du patrimoine archéologique, ou plus simplement en consultant le riche fond documentaire du centre. En accueillant chaque année plusieurs centaines d’archéologues et d’étudiants, issus d’une douzaine de pays européens, Bibracte participe de façon très active à la constitution d’une véritable communauté archéologique européenne.

10

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dossier de presse

Un programme européen

Le centre archéologique

Le centre archéologique européen Un lieu de rencontre Le village de Glux-en-Glenne, en Nièvre, à 4 km du Mont Beuvray, accueille, dans le bâtiment du centre de recherche, le siège social de l’établissement, qui gère l’ensemble des équipements et des activités de Bibracte. L’équipe en charge de cette plateforme logistique permet d’animer les recherches pour le compte du ministère de la Culture et de coordonner les travaux des différentes équipes d’archéologues.

L’oppidum de Bibracte, ville abandonnée voici 2000 ans, est soumis à un vaste programme de recherche pluridisciplinaire qui s’appuie sur les compétences d’une trentaine de chercheurs associés et d’une dizaine d’universités et instituts européens (universités de Bologne, Budapest, Dijon, Durham, Lausanne, Leipzig, Mayence, Paris I, Vienne, laboratoires du CNRS…). Chaque saison, de nombreux étudiants viennent à Bibracte se familiariser ou se perfectionner en archéologie de terrain, tandis que leurs encadrants unissent leurs efforts pour explorer de façon aussi détaillée que possible la ville gauloise. Ce programme – sans aucun doute le plus important consacré à un site archéologique protohistorique européen – permet d’étudier le développement et le fonctionnement de cette ville représentative des derniers temps de l’âge du Fer, de sa naissance et de son développement jusqu’à son abandon. Parallèlement, des équipes sont chargées d’étudier l’environnement naturel et humain du Mont Beuvray au cours des siècles. Un second objectif est de comprendre l’organisation du site, les espaces collectifs, les quartiers et leur évolution, les fortifications. Le troisième objectif est l’examen de la vie quotidienne des Gaulois de Bibracte, à travers les vestiges liés à l’artisanat, à l’alimentation et au commerce. Les résultats sont consignés dans des rapports annuels d’activité, puis dans des publications éditées par Bibracte ou dans les revues spécialisées. Ces programmes se déroulent en liaison avec les travaux sur d’autres sites, afin de mieux replacer Bibracte dans son époque et son environnement.

La vocation première de Bibracte est en effet de favoriser les échanges entre archéologues spécialistes de la civilisation celtique. Chercheurs et étudiants venant de l’Europe entière y confrontent leur expérience et y acquièrent une formation en collaborant au programme de recherche, en prenant part à des stages, des séminaires et des colloques sur les méthodes de l’archéologie ou la gestion et la valorisation du patrimoine archéologique, ou plus simplement en consultant le riche fond documentaire du centre. En accueillant chaque année plusieurs centaines d’archéologues et d’étudiants, issus d’une douzaine de pays européens, Bibracte participe de façon très active à la constitution d’une véritable communauté archéologique européenne.

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des livres

dossier de presse

Une politique culturelle diversifiée L’exposition annuelle Apparu il y a 8000 ans, le vin a conquis les plus grandes civilisations de l’Antiquité…

fe

m

me

sc

elte

e a nt a u I er si ècl VI av e ap rès s du

J.-C

.

olo

giq

ue

su

rl

es

enquêt

e ar ché

Il y a 2500 ans, dans les Alpes autrichiennes, une mine de sel…

La cuisine gauloise continue par Anne Flouest et Jean-Paul Romac, Editions Bleu autour (2006), 256 pages, 18€

a Tène 311

Forgerons et Ferrailleurs

VIN

312

LE NECTAR DES DIEUX

L’OR BLANC DE HALLSTATT

33

4

Atelier de tissage aux tablettes

Des actions éducatives

316

333

323

Un pont de l'âge du Fer chez les Helvètes 322

trésors de

Bibracte accueille des jeunes en temps scolaires et hors temps scolaire en mettant en avant la diversité des projets éducatifs que l’on peut bâtir à partir de l’archéologie, discipline transversale facilement utilisable comme outil de construction individuelle. Bibracte accueille ainsi plus de 8000 enfants par an. Pour les scolaires, demandez la brochure

31

9

femmes

EXPOSITION JUSQU’AU 13 NOVEMBRE 2005

fer et savoir-faire à l’époque celtique

309

313

Au milieu du XIXe siècle, un site lacustre suisse révèle la civilisation celtique de l'âge du Fer.

324

327

325

320

333

326

327

329 332 331

330

Exposition jusqu’au 14 novembre 2004 Musée de Bibracte - Mont Beuvray 71990 Saint-Léger-sous-Beuvray

exposition jusqu’au 11 novembre 2003 Musée de Bibracte - Mont Beuvray 71990 Saint-Léger-sous-Beuvray Tél. 03 85 86 52 39 www.bibracte.fr - info@bibracte.fr

2003

Exposition jusqu’au 12 novembre 2006

Tél. 03 85 86 52 35 www.bibracte.fr / info@bibracte.fr

Musée de Bibracte - Mont Beuvray 71990 Saint Léger-sous-Beuvray - Tél. 03 85 86 52 39 www.bibracte.fr - info@bibracte.fr

2004

Exposition du 4 avril au 15 novembre 2009 Musée de Bibracte - Mont Beuvray

Musée de Bibracte - Mont Beuvray 71990 Saint-Léger-sous-Beuvray MORVAN - BOURGOGNE

EXPOSITION PRODUITE PAR LE PÔLE ARCHÉOLOGIE DU RHÔNE

71990 Saint-Léger-sous-Beuvray MORVAN - BOURGOGNE Tél. 03 85 86 52 35 - info@bibracte.fr

Tél. 03 85 86 52 35 - www.bibracte.fr / info@bibracte.fr

2005

2006

www.bibracte.fr

2007

2008

2009

Chaque année, une exposition d’archéologie est le temps fort de la saison culturelle à Bibracte. Elle a pour mission de répondre à la curiosité des archéologues et du grand public et, pour ce faire, aborde des thématiques aussi variées que les femmes gauloises, la guerre des Gaules, le vin antique, l’ethnoarchéologie…

ACTIVITÉS SCOLAIRES ET DE LOISIRS

En entrée, Anne Flouest, (archéologue), mélange les savoirs des archéobotanistes, archéozoologues et archéologues pour nous renseigner, photos à l’appui, sur les plantes, les animaux, les ustensiles et les moyens de cuisson disponibles à l’époque du deuxième âge du Fer, juste avant l’arrivée de la culture romaine. En plat de résistance, près de 300 recettes, réparties par saison et dues à l’imagination du “chef” Jean-Paul Romac qui, assisté d’Anne Flouest, s’aventure dans un exercice d’archéologie expérimentale et propose, avec les ingrédients d’alors, une cuisine simple, souvent surprenante, parfois exotique. Par exemple : frivolités de printemps, bêtes à cornes, oreilles en secret, joues de charolaise à la cervoise.

Au fil des années, Bibracte renforce également sa politique d’accueil de créateurs dont les expositions constituent un contrepoint apprécié du public.

Le marché du “Solstice d’hiver”

D’autres évènements ponctuent le calendrier de la saison de Bibracte. Ces manifestations proposent une offre diversifiée apte à maintenir l’intérêt du public de proximité. Parmi ces évènements, les solstices d’été et d’hiver avec la thématique du textile pour le premier et du marché de noël pour le second sont très prisés du public. Une nuit de juillet, Ciné-Bibracte est l’occasion d’un rendez-vous pour la projection d’un film en plein air sur écran géant et la magie des nuits se prolonge en août lors des nuits des étoiles. En automne, les journées du Patrimoine ou la Fête de la science sont des rendez-vous qui permettent de faire le point sur l’actualité des recherches. Tous les deux ans, le festival Repérages associe Bibracte à la scène artistique d’une ville européenne.

emplois (équivalent temps plein)

12

7 000

journées de présence annuelle de chercheurs et étudiants

7 000

journées d’activités éducatives encadrées annuellement

43 000

visiteurs accueillis annuellement au musée de Bibracte

80 000 visiteurs fréquentant annuellement le site de Bibracte

80

lits de capacité d’hébergement (chercheurs, étudiants et scolaires)

900

hectares de domaine forestier

Bibracte, archéologie d’une ville gauloise par Anne-Marie Romero Editions Bibracte (2006), 160 pages, 26€

Le centre d’hébergement

Bibracte en chiffres 35

Accueil d’un groupe d’handicapés

200

hectares de site archéologique

7

bâtiments répartis sur trois sites : un centre de recherche (qui abrite salles de travail, réserves archéologiques, centre de documentation et services administratifs), deux bâtiments d’hébergement, un hangar technique, un musée, un restaurant : “Le Chaudron de Bibracte”.

A travers les textes d’Anne-Marie Romero et les photographies d’Antoine Maillier, cet ouvrage raconte l’aventure de Bibracte, aventure archéologique qui débute au XIXe siècle mais qui trouve un nouvel élan ces 20 dernières années. Les découvertes des archéologues qui se succèdent à Bibracte année après année sont décrites pas à pas. Surtout, c’est l’envers du décor que s’attache à faire vivre Anne-Marie Romero : un établissement unique, qui est à la fois centre de recherche européen et centre d’interprétation de la civilisation celtique, sans oublier ses missions de gestion du site classé du Mont Beuvray, inscrit dans le cadre préservé du Parc naturel régional du Morvan. 13


des livres

dossier de presse

Une politique culturelle diversifiée L’exposition annuelle Apparu il y a 8000 ans, le vin a conquis les plus grandes civilisations de l’Antiquité…

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e a nt a u I er si ècl VI av e ap rès s du

J.-C

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enquêt

e ar ché

Il y a 2500 ans, dans les Alpes autrichiennes, une mine de sel…

La cuisine gauloise continue par Anne Flouest et Jean-Paul Romac, Editions Bleu autour (2006), 256 pages, 18€

a Tène 311

Forgerons et Ferrailleurs

VIN

312

LE NECTAR DES DIEUX

L’OR BLANC DE HALLSTATT

33

4

Atelier de tissage aux tablettes

Des actions éducatives

316

333

323

Un pont de l'âge du Fer chez les Helvètes 322

trésors de

Bibracte accueille des jeunes en temps scolaires et hors temps scolaire en mettant en avant la diversité des projets éducatifs que l’on peut bâtir à partir de l’archéologie, discipline transversale facilement utilisable comme outil de construction individuelle. Bibracte accueille ainsi plus de 8000 enfants par an. Pour les scolaires, demandez la brochure

31

9

femmes

EXPOSITION JUSQU’AU 13 NOVEMBRE 2005

fer et savoir-faire à l’époque celtique

309

313

Au milieu du XIXe siècle, un site lacustre suisse révèle la civilisation celtique de l'âge du Fer.

324

327

325

320

333

326

327

329 332 331

330

Exposition jusqu’au 14 novembre 2004 Musée de Bibracte - Mont Beuvray 71990 Saint-Léger-sous-Beuvray

exposition jusqu’au 11 novembre 2003 Musée de Bibracte - Mont Beuvray 71990 Saint-Léger-sous-Beuvray Tél. 03 85 86 52 39 www.bibracte.fr - info@bibracte.fr

2003

Exposition jusqu’au 12 novembre 2006

Tél. 03 85 86 52 35 www.bibracte.fr / info@bibracte.fr

Musée de Bibracte - Mont Beuvray 71990 Saint Léger-sous-Beuvray - Tél. 03 85 86 52 39 www.bibracte.fr - info@bibracte.fr

2004

Exposition du 4 avril au 15 novembre 2009 Musée de Bibracte - Mont Beuvray

Musée de Bibracte - Mont Beuvray 71990 Saint-Léger-sous-Beuvray MORVAN - BOURGOGNE

EXPOSITION PRODUITE PAR LE PÔLE ARCHÉOLOGIE DU RHÔNE

71990 Saint-Léger-sous-Beuvray MORVAN - BOURGOGNE Tél. 03 85 86 52 35 - info@bibracte.fr

Tél. 03 85 86 52 35 - www.bibracte.fr / info@bibracte.fr

2005

2006

www.bibracte.fr

2007

2008

2009

Chaque année, une exposition d’archéologie est le temps fort de la saison culturelle à Bibracte. Elle a pour mission de répondre à la curiosité des archéologues et du grand public et, pour ce faire, aborde des thématiques aussi variées que les femmes gauloises, la guerre des Gaules, le vin antique, l’ethnoarchéologie…

ACTIVITÉS SCOLAIRES ET DE LOISIRS

En entrée, Anne Flouest, (archéologue), mélange les savoirs des archéobotanistes, archéozoologues et archéologues pour nous renseigner, photos à l’appui, sur les plantes, les animaux, les ustensiles et les moyens de cuisson disponibles à l’époque du deuxième âge du Fer, juste avant l’arrivée de la culture romaine. En plat de résistance, près de 300 recettes, réparties par saison et dues à l’imagination du “chef” Jean-Paul Romac qui, assisté d’Anne Flouest, s’aventure dans un exercice d’archéologie expérimentale et propose, avec les ingrédients d’alors, une cuisine simple, souvent surprenante, parfois exotique. Par exemple : frivolités de printemps, bêtes à cornes, oreilles en secret, joues de charolaise à la cervoise.

Au fil des années, Bibracte renforce également sa politique d’accueil de créateurs dont les expositions constituent un contrepoint apprécié du public.

Le marché du “Solstice d’hiver”

D’autres évènements ponctuent le calendrier de la saison de Bibracte. Ces manifestations proposent une offre diversifiée apte à maintenir l’intérêt du public de proximité. Parmi ces évènements, les solstices d’été et d’hiver avec la thématique du textile pour le premier et du marché de noël pour le second sont très prisés du public. Une nuit de juillet, Ciné-Bibracte est l’occasion d’un rendez-vous pour la projection d’un film en plein air sur écran géant et la magie des nuits se prolonge en août lors des nuits des étoiles. En automne, les journées du Patrimoine ou la Fête de la science sont des rendez-vous qui permettent de faire le point sur l’actualité des recherches. Tous les deux ans, le festival Repérages associe Bibracte à la scène artistique d’une ville européenne.

emplois (équivalent temps plein)

12

7 000

journées de présence annuelle de chercheurs et étudiants

7 000

journées d’activités éducatives encadrées annuellement

43 000

visiteurs accueillis annuellement au musée de Bibracte

80 000 visiteurs fréquentant annuellement le site de Bibracte

80

lits de capacité d’hébergement (chercheurs, étudiants et scolaires)

900

hectares de domaine forestier

Bibracte, archéologie d’une ville gauloise par Anne-Marie Romero Editions Bibracte (2006), 160 pages, 26€

Le centre d’hébergement

Bibracte en chiffres 35

Accueil d’un groupe d’handicapés

200

hectares de site archéologique

7

bâtiments répartis sur trois sites : un centre de recherche (qui abrite salles de travail, réserves archéologiques, centre de documentation et services administratifs), deux bâtiments d’hébergement, un hangar technique, un musée, un restaurant : “Le Chaudron de Bibracte”.

A travers les textes d’Anne-Marie Romero et les photographies d’Antoine Maillier, cet ouvrage raconte l’aventure de Bibracte, aventure archéologique qui débute au XIXe siècle mais qui trouve un nouvel élan ces 20 dernières années. Les découvertes des archéologues qui se succèdent à Bibracte année après année sont décrites pas à pas. Surtout, c’est l’envers du décor que s’attache à faire vivre Anne-Marie Romero : un établissement unique, qui est à la fois centre de recherche européen et centre d’interprétation de la civilisation celtique, sans oublier ses missions de gestion du site classé du Mont Beuvray, inscrit dans le cadre préservé du Parc naturel régional du Morvan. 13

Bibracte - Dossier de presse  
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