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Rapport d’activitÊs Exercice 2018

Frac Alsace Agence culturelle Grand Est


Sommaire

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Faits marquants et chiffres-clés Introduction Le processus d’autonomisation du Frac Alsace Chiffres-clés

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Programmation artistique Expositions in situ Jardin d’artistes Résidences

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Collection Le comité technique d’achat Les acquisitions Conservation et restauration Les réserves

P. 17

Diffusion de la collection La circulation de la collection Les prêts « secs » et les dépôts Les prêts dans le cadre des partenariats d’exposition sur le territoire alsacien Les projets d’exposition commune des 3 FRAC du Grand Est Synthèse

P. 28

Education artistique et culturelle Actions de sensibilisation Les formations Les partenariats pédagogiques Développement des publics

P. 33

Éditions

P. 35

Actions menées avec les réseaux d’art contemporain Territoriaux : VERSANT EST, LORA et BULLE Nationaux : PLATFORM

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L’équipe Annexe Liste des acquisitions Revue de presse (sélection)

Présidence Agence culturelle Grand Est / Frac Alsace : Pascal Mangin Direction générale Agence culturelle Grand Est : Francis Gelin Direction Frac Alsace : Felizitas Diering Remerciement à l’ensemble de l’équipe pour sa collaboration dans cette publication Photos © Frac Alsace, les artistes

Le Frac Alsace au sein de l’Agence culturelle Grand Est est financé par le ministère de la Culture / DRAC Grand Est et la Région Grand Est. Il bénéficie du soutien de l’Académie de Strasbourg. Il est membre de VERSANT EST – réseau art contemporain Alsace et de PLATFORM – regroupement des Fonds régionaux d’art contemporain. Les actions de sensibilisation du Frac Alsace bénéficient du mécénat de l’Office notarial QUIRIN, COUDERT, SCHREIBER & CALDEROLI-LOTZ.

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Faits marquants et chiffres-clés Introduction Après 35 ans d’activités au sein de l’Agence Culturelle d’Alsace le FRAC Alsace est devenu une structure associative autonome. Le processus d’autonomisation du FRAC Alsace remonte à 2017, année du renouvellement des directions

des 3 FRAC du Grand Est avec le recrutement conjoint des 3 directrices sur la base d’une coopération et d’une proposition de projets communs. Pour le FRAC Alsace, c’est le projet « Natures » qui a été développé. Il propose d’étudier et de montrer les relations entre l’art et son écosystème et de questionner la création contemporaine sur son territoire. Rappelons que la création d’une nouvelle association autonome « FRAC Alsace » a été jugée nécessaire par le Ministère de la Culture afin d’entrer en conformité avec les recommandations de la loi de création, du décret et de l’arrêté lié au label FRAC. Cette création correspond également à la volonté affirmée de la Région Grand Est de développer une dynamique de coopération entre les trois FRAC du Grand Est en termes d’activité comme de fonctionnement. La création de la nouvelle association FRAC Alsace s’est appuyée sur une procédure d’apport partiel d’actifs qui a consisté au transfert de l’ensemble des biens de l’activité « branche FRAC » appartenant à l’Agence Culturelle à destination de la nouvelle association « FRAC ». Ce transfert s’entend dans une dimension financière, administrative, humaine (l’équipe), artistique (la collection) mais aussi morale. En effet, par le biais de cet apport, et en l’acceptant, la nouvelle association FRAC Alsace s’est engagée à pérenniser les actions et les missions connues du Frac. Le bilan d’activité de cette année de transition montre que malgré les incertitudes et les difficultés indéniables rencontrées, l’équipe du FRAC Alsace a su relever le défi de l’émancipation de la structure en poursuivant et en assurant ses missions traditionnelles requestionnées, tout en réussissant à développer des nouveaux projets notamment en collaboration avec les 2 autres FRAC du Grand Est. Le challenge pour la direction portait également sur l’approche qualitative des actions de diffusion, d’exposition, de médiation et de documentation des œuvres. Grace à l’engagement de l’ensemble de l’équipe et à sa capacité de rebond face à des nouvelles situations et problématiques, cet objectif qualitatif a été atteint et semble répondre à cette assertion d’une artiste : « En tant qu’artiste, tu as toujours besoin d’un problème afin d’interroger et de développer ton travail. Sans problème, pas de création ! » L’équipe autour de sa directrice n’a pas reculé face aux difficultés rencontrées, elle se les est appropriées pour au final les dépasser et poser les fondements du renouveau du FRAC Alsace pour les années à venir. Felizitas Diering Directrice du FRAC Alsace

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Processus d’émancipation du FRAC Alsace par dissociation avec l’Agence Culturelle Grand Est L’année 2018 a vu la création du Frac Alsace, en tant que structure associative autonome, lors de L’Assemblée Constitutive du Frac Alsace en date du 19 novembre 2018 à laquelle étaient présents les membres fondateurs que sont l’Etat (Drac Grand Est) et la Région Grand Est. Un bureau a été élu :  Président : Pascal Mangin  Vice-Présidente : Christelle Creff  Trésorière : Nejla Brandalise  Secrétaire : Charles Desservy

Signature des statuts de la nouvelle association autonome du FRAC Alsace le 19 novembre 2018

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Chiffres-clés PROGRAMMATION ET MEDIATION Expositions au FRAC Alsace : 2 expositions collectives, 1 exposition monographique fréquentées par 5 209 personnes dont 1 424 scolaires 1 jardin d’artiste dans les murs 1 catalogue d’exposition Projets hors les murs (en Alsace) 17 projets d’expositions avec les œuvres de la collection Dont 8 en milieu scolaire et 9 dans les lieux ouverts au publics Vus par 14 739 visiteurs dont 6 088 scolaires Fréquentation des expositions : un minimum recensé de 19 948 visiteurs en Alsace (5209 au Frac et 14 739 horsles-murs en Alsace) dont 7512 scolaires. Médiation et Sensibilisation : 185 actions de sensibilisation ont été directement portées par le Frac, sur site ou hors-les-murs, pour 4545 bénéficiaires. Résidences d’artistes : 2 artistes accueillis en région + 1 artiste accompagné en résidence internationale 3 expositions restitution de résidence, vus par près de 3000 visiteurs 2 publications (catalogues) Projets sur le territoire Grand Est : 3 projets d’expositions avec les œuvres des collections des 3 Frac du Grand Est en collaboration avec le Frac Lorraine et le Frac Champagne-Ardenne (dont un projet en Alsace, un projet en Champagne-Ardenne et un projet itinérant) Vus par 24 342 visiteurs

COLLECTION Nouvelles acquisitions : 8 œuvres acquises auprès de 9 artistes (dont 1 collectif de 2 artistes), soit une collection portée à 996 œuvres de 611 artistes. Diffusion de la collection :  39 opérations de prêt, 193 œuvres prêtées  96 œuvres présentées en dépôt longue durée TOTAL : 289 œuvres en diffusion, dont 254 en Grand Est, 29 en prêt national et 6 en prêt international Taux de rotation : 29%

PARTENARIATS 36 structures ont été partenaires du Frac dans l’exercice de ses missions.

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Programmation artistique Expositions in-situ En 2018, le FRAC Alsace a accueilli dans ses murs, à Sélestat, 3 projets d’expositions dont 2 collectives et une monographique.

« Phénomènes » Du 03 février au 27 mai 2018 Le bruissement du vent, un battement d’aile, des surfaces vibrantes, une carapace chatoyante, des rayons de lumière… force et fragilité de la nature. Comment les artistes réfléchissent-ils l’environnement naturel et ses phénomènes et de quels méthodes et matériaux se servent-ils pour donner forme à de nouvelles natures, dans l’art, au-delà des représentations et projections romantiques de la nature ? Et comment l’observation de l’art peutelle à son tour modifier notre propre regard sur l’environnement ?

Artistes présentés : Balthasar Burkhard, Damien Cadio, Marc Couturier, Edith Dekyndt, Jan Fabre, Adrien Missika, Richard Monnier, Carsten Nicolai, Pierre Savatier, Nathalie Talec et Cy Twombly.

> Cette exposition a rassemblé 3177 visiteurs dont 1142 scolaires et hors temps scolaires.

« In-formations » : Regards sur la scène artistique rhénane Du 16 juin au 26 août 2018 Quand une chose informe prend corps, elle adopte une forme. Nous la reconnaissons et l’inscrivons dans un contexte. Si nous ne le faisons pas, les formes demeurent insignifiantes à nos yeux. « L’œil ne voit que ce que l’esprit est prêt à comprendre » selon Henri-Louis Bergson (1859-1941). Lukas Fuchs, Jean-Marie Krauth, Féréric Pagace et Zahra Poonawala expérimentent, dans l’exposition, les mécanismes de notre perception : ils jouent avec des matières et formes élémentaires, avec des mots et des sons. Certaines œuvres s’adressent à nous, nous pouvons les sentir, les toucher, interagir avec elles et les modifier. Les visiteurs collectionnent au fil des pièces exposées des « in-formations » et composent à partir de celles-ci leur propre poésie. Artistes présentés : Lukas Fuchs, Jean-Marie Krauth, Frédéric Pagace et Zahra Poonawala. > Cette exposition a rassemblé 980 visiteurs dont 138 scolaires et hors temps scolaires.

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House for a painting Du 23 septembre 2018 au 31 janvier 2019

Inessa Hansch, architecte basée à Paris et Susanne Kühn, artiste allemande travaillent à Freiburg et Nuremberg (D), réalisent ensemble des œuvres associant peinture et construction d’espace. Les structures d’Inessa Hansch bâtissent la représentation de tableaux en trois dimensions. Son architecture introduit l’idée d’intériorité et fait naître la conscience d’un lieu. La construction dans l’espace qui organise l’image dans son épaisseur établit un lien entre l’intérieur et l’extérieur. La simultanéité des différentes échelles de mesure façonne le cadre permettant aux corps de se projeter dans l’image. Réalisées spécifiquement pour les structures en bois, les peintures de Susanne Kühn répondent de manière dynamique aux qualités d’architecture, l’intérieur et l’extérieur, les ombres et la lumière, les textures.

> Cette exposition a rassemblé 1649 visiteurs dont 678 scolaires et hors temps scolaires (chiffres jusqu’au 31 décembre 2018).

Données statistiques concernant la fréquentation des expositions au Frac en 2018 1)

Typologie des publics des expositions au Frac

Groupe

3177

800

1026

1072

70

209

100%

25%

32%

34%

2%

7%

980

531

291

138

0

20

100%

54%

30%

14%

0%

2%

1649

662

236

581

97

73

100%

40%

14%

35%

6%

5%

5806

1993

1553

1791

167

302

100%

34%

27%

31%

3%

5%

Moyenne par jour

Enseignement supérieur

Du 23/09/18 au 31/12/18

Scolaire et HTS

Du 16/06/18 au 26/08/18

Individuel - prog

TOTAL ANNUEL

114

Individuel - libre

HOUSE FOR A PAINTING

Du 03/02/18 au 27/05/18

Fréquentation totale

IN-FORMATIONS

Nb jours exposition

PHENOMENES

Dates Ouverture Public

Expositions

Type de public

28

14,5

72 16,5

100

286

20

En 2018 le Frac a accueilli au sein de ses expositions 5806 visiteurs en 286 jours, en moyenne 20 visiteurs par jour.

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Comparativement à 2017, le taux annuel de fréquentation augmente de 24 %. (4678 visiteurs dans les murs en 2017). Cela s’explique notamment par un taux d’ouverture en augmentation de 10% (258 jours en 2017) et à une augmentation de la moyenne journalière proportionnelle (+11% par rapport à 2017- 18 visiteurs en moyenne).

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Jardin d’artistes du Frac Depuis 2000, le jardin du Frac Alsace est un espace d’expérimentation artistique, régulièrement investit par des artistes contemporains. Après les projets de Jean-Luc Brisson (2000-2002), Michel Aubry & Sébastien Argant (2002-2004) puis Bertrand Lavier (2005-2008), Nicolas Boulard a converti ce jardin en clos viticole (2010-2020). Au printemps 2015, son « Clos du Frac » s'est enrichi par l’implantation d’un portail, « WVZ 284 », commandé au sculpteur autrichien Elmar Trenkwalder. Cette œuvre monumentale entièrement réalisée en céramique associe l’univers décoratif fantastique d’Elmar Trenkwalder à la démarche conceptuelle de Nicolas Boulard. 2018 aura vu la mise en place d’une nouvelle convention de partenariat avec la Confrérie des Bienheureux du Frankstein de Dambach-la-Ville autour de l’entretien de la vigne, de la vinification et de la programmation d’actions de médiation.

> En 2018, le Frac a comptabilisé 524 visiteurs accueillis dans le cadre de 29 actions de sensibilisation liées au jardin. Chaque année, le Frac Alsace réalise des vendanges de ses vignes. Les vendanges 2018 ont eu lieu le 20 septembre 2018. La cuvée 2018 correspond à un vin naturel, sans sulfites ni ajouts d’intrants.

Résidences Programme territorial : Résidence en région (GIP/ACMISA) Harold GUERIN // 10 mars au 07 mai 2018 Cloître des Récollets - Ville de Saverne (Bas-Rhin) Après un cycle de huit accueils successifs en résidences au bénéfice de la Cité scolaire de Sainte-Marie-aux-Mines, décision a été conjointement prise de développer, entre les partenaires, d’ouvrir ce dispositif à de nouveaux publics. En 2018 (année scolaire 2017/2018), le projet de résidence s’est donc installé ainsi à Saverne, dans une dynamique de partenariat entre la Région Grand Est, le ministère de la Culture / DRAC Grand Est, l’Académie de Strasbourg, l’Agence culturelle Grand Est / Frac Alsace et la Ville de Saverne. La thématique 2018 retenue conjointement est le « Territoire ». En fonction de cette thématique, 3 dossiers d’artistes ont été présentés aux membres du comité de pilotage constitué par la ville de Saverne et le corps enseignants ainsi qu’aux partenaires (GIP-ACMISA). Leur choix s’est porté sur le travail d’Harold Guérin dont le travail raconte, restitue en partie les terrains, les lieux, les territoires au cœur de dispositifs d’une grande sensibilité. Avec cette résidence, le partenariat entre la Ville et les établissements scolaires de Saverne et le Frac Alsace se renforce et s’enrichi. En effet, ce projet fait suite à deux expositions des œuvres de la collection du Frac Alsace au Cloître des Récollets. Deux établissements scolaires, le lycée

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Leclerc et le collège Poincaré, ont rejoint ce partenariat afin de renforcer ce programme de résidence par une action de sensibilisation à l’art contemporain, destinée aux élèves du lycée et des collèges et ouverte sur la cité et sensibiliser également les élèves du primaire et les habitants. L'objectif pédagogique de la résidence est de monter des projets avec les élèves de différentes sections à l’école, au collège et au lycée. Petits et grands découvriront l'univers esthétique, le cheminement créatif d’Harold Guérin et participeront à l'élaboration et à la réalisation de son projet. Découvertes, expériences, échanges et rencontres ont été s’organisés et s’est s’achevée par une exposition personnelle de l’artiste dans les salles de l’ancien couvent des Récollets organisée par le Frac Alsace au titre de ses projets hors-lesmurs. L’artiste y a présenté un choix d’œuvres récentes ainsi que les travaux réalisés durant son séjour à Saverne avec les élèves qui l’auront accompagné.

Harold Guérin - Note d’intention (extrait) Ma démarche artistique s’intéresse à nos façons de représenter le territoire, de le saisir et de se l’approprier. Elle interroge les relations des individus au paysage, en vue d’un voyage et d’y projeter son imagination. À travers la combinaison de différents médiums tels que le dessin, la photographie, la sculpture et l’installation, mon travail s’attache à jouer sur des troubles de la perception. Dans mes travaux, cartes, niveaux à bulle, appareils photo, instruments de mesure et de représentation, sont alors détournés de leur fonction première. Des relations s'installent entre l’outil de mesure, l’image d’un territoire et l’expérience physique d’un lieu. Différentes temporalités se superposent. De l'action d’un objet à la lenteur d’un processus de prélèvement de matière, je cherche à faire surgir une certaine mémoire des paysages.

Exposition de restitution : du 7 mai au 6 juin 2018 Classes concernées par les ateliers de pratique artistique avec l’artiste en résidence : 1 groupe de 25 élèves du lycée Leclerc / 2 classes de 22 et 28 élèves du collège Poincaré / 1 classe de 25 élèves du collège des Sources / 1 classe de 25 élèves de l’Ecole élémentaire du Centre. A noter que d’autres classes ont été concernées par une rencontre avec l’artiste, et d’autres encore sont venues visiter l’exposition de fin de résidence. Visiteurs et personnes touchées : Environ 450 personnes

Programme international / Résidence croisée Résidences croisées Grand Est, France / SaguenayLac Saint-Jean, Québec

Pour la quinzième année consécutive, s’est poursuivi le programme d’échanges culturels internationaux avec le Québec. Ce programme de résidences croisées de l’Agence culturelle Grand Est / Frac Alsace et de Langage Plus bénéficie du soutien du ministère de la Culture / DRAC Grand Est, de la Région Grand Est et de la Ville d’Alma. Il s’inscrit dans le cadre d’une collaboration avec le CEAAC - Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines (Strasbourg), SAGAMIE Centre national de recherche et de diffusion en arts contemporains numériques (Alma) et LOJIQ - Les Offices jeunesse internationaux du Québec.

Les artistes bénéficiaires en 2018 : > Magali BARIBEAU-MARCHAND (Québec) // « Aires mnémoniques » Résidence en Alsace du 15 octobre au 15 décembre 2018.

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Sa pratique s’intéresse aux réminiscences de la mémoire, à la nostalgie et à la matérialité du récit et des corps sensibles. Dans le cadre de cette résidence, elle a proposé un projet qui s’inscrit dans la ville sous forme de déplacements, déambulations et collectes qui tendront à sauver de la disparition des artéfacts de commémoration, des traces d’offrandes, extirpés du tissu urbain.

La nostalgie et la fascination sont au cœur de ma pratique en arts visuels, guidant ses actions et donnant libre cours à des mises en espace immersives et installatives. La sculpture, le dessin, l’imprimé numérique et l’intervention textile lui permettent de composer et mettre en espace des assemblages d’objets qui, par accumulation de gestes compulsifs et détournement, parlent de fragilité et des réminiscences de la mémoire, de précarité et de désuétude. En créant des associations poétiques et des dispositifs à la fois familiers et déstabilisants, elle joue sur le fil mince entre confort et malaise, entre légèreté et gravité.

> Ikhyeon PARK (France) // « Armes neutralisées » Résidence au Québec du 18 septembre au 17 novembre 2018. Explorant la perméabilité des domaines, du design à l’art vivant, et l’imperméabilité des frontières culturelles et politiques qu’il a traversées, la pratique d’Ikhyeon PARK questionne la flexibilité de la forme artistique mais aussi la perception du monde. Il s’attèle, de façon sans cesse renouvelée, à révéler les nuances contradictoires dissimulées au cœur des interactions sociales qu’il perçoit en tant que citoyen et étranger. L’allégorie systématique de la mise en scène du quotidien demeure le motif central de sa recherche artistique qui s’intéresse à la fois à la forme et au fond.

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La collection Le Comité technique d’achat Les membres du Comité technique d’achat pour la période 2018-2020 ont été réunis pour leurs compétences et connaissances complémentaires, qui contribueront au développement de l’identité et au rayonnement de la collection. Sur une proposition de Felizitas DIERING, la sélection des membres du Comité technique d’achat du Frac Alsace a été validée par le Conseil d‘Administration de l’Agence culturelle Grand Est du 27 novembre 2017.

Les axes de recherche défendus par la directrice du Frac Alsace sont : - favoriser la biodiversité : intégrer de nouveaux artistes régionaux et internationaux qui, avec leurs œuvres, viennent compléter les lignes et thèmes de la collection en lien avec le projet artistique « Natures » - accroître la présence d’œuvres d’artistes déjà présents dans la collection

VOIX DÉLIBÉRATIVES

Felizitas DIERING Frac Alsace Directrice

Sabine HIMMELSBACH HeK (House of Electronic Arts), Bâle Directrice Invitée en tant que spécialiste de l’art numérique, elle a travaillé régulièrement sur le thème de la nature et porte également un regard sur la scène internationale avec une connaissance de la scène artistique du bassin rhénan et la Suisse.

Pierre-Jean SUGIER Fondation Fernet-Branca, Saint-Louis Directeur Apportera au Frac Alsace sa connaissance du marché de l’art, de la scène régionale et nationale. Personnalité identifiée dans la région, il connait bien la collection avec laquelle il a déjà eu l’occasion de travailler.

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Maren RUBEN Artiste, Strasbourg Sa profonde connaissance de la peinture et du dessin, sa sensibilité aux matériaux ainsi qu’un profond savoir théorique représentent des atouts incontestables pour ce nouveau comité technique. De par sa double identité française et allemande, elle connaît bien les scènes artistiques française et allemande.

Sophie POTELON Fondation Kadist, Paris Production et médiation Elle a une connaissance approfondie de la jeune scène artistique française et porte également un regard attentif aux scènes internationales encore méconnues en Europe occidentale. Pour « Natures », thème fortement connecté à la globalisation, cette ouverture au monde est indispensable.

VOIX CONSULTATIVES

Pascal MANGIN Agence culturelle Grand Est / Frac Alsace Président

Bernard GOY Ministère de la Culture / DRAC Grand Est Conseiller pour les Arts Plastiques

Francis GELIN Agence culturelle Grand Est / Frac Alsace Directeur général (durant la période de présence du Frac Alsace au sein de l’Agence culturelle Grand Est)

Marie GRIFFAY Frac Champagne-Ardenne Directrice

Fanny GONELLA 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine Directrice

Les acquisitions 13


En 2018, deux rencontres du Comité technique d’achat se sont tenues les 15/16 février 2018 et le 3 septembre 2018 à l’Agence culturelle Grand Est / Frac Alsace en vue d’engager les crédits 2017 (arrivée à l’automne 2017 de la direction, les acquisitions 2017 ont donc été réalisées en février 2018) et une partie des crédits 2018 (comité d’acquisition du 3 septembre 2018). Les propositions d’acquisitions 2018 ont été validées par les membres du Conseil d’Administration de l’Agence culturelle Grand Est réunis à l’automne 2018.

Budget Crédits d’acquisition 2018 : 165 000 €. Le montant total des œuvres acquises sur l’exercice 2018 s’élève à 54 510 €, soit un solde pour 2018 de 110 490 € TTC (plus un reliquat de 2 620 € TTC pour l’année 2017). Les prix d’achat se situent dans une fourchette entre 3 500 et 13 328 € TTC et une moyenne de 6 814 € TTC. A noter que ces chiffres tiennent compte d’un don de l’œuvre « Que faire ? » de Jean-Marie Krauth (don estimé à 60 000 € TTC) a été réalisé. Pour cette œuvre, un budget d’acquisition destiné à la documentation de son travail, d’un montant de 1 182 € TTC a été attribué. Rappel 2017 Crédits d’acquisition 2017 : 115 000 €. Le montant total des œuvres acquises sur l’exercice 2017 s’élève à 112 380 €, soit un solde pour 2017 de 2 620 € TTC Les prix d’achat se situent dans une fourchette entre 5 120 et 22 000 € TTC et une moyenne de 10 215 € TTC. Les acquisitions 8 œuvres ont fait leur entrée dans la collection en 2018, dont : - 2 vidéos - 1 photographie ou ensembles de photographies - 2 dessins ou ensemble de dessins, arts graphiques - 3 installations des 9 artistes suivants (dont 1 collectif de 2 artistes) :  Annabelle AMOROS  Guillaume BARTH  Helen EVANS & Heiko HANSEN (dit HeHe)  Dominique KOCH  Jean-Marie KRAUTH  Marianne MISPELAËRE  Julius VON BISMARCK / Achat auprès de la Galerie Alexandre Levy, Berlin, Allemagne  Loïs WEINBERGER / Achat auprès de la Galerie Salle Principale, Paris, France qui se répartissent comme suit :

-

7 primo-bénéficiaires (dont 1 duo d’artistes) et 2 artistes déjà représentés dans la collection dont 4 femmes et 5 hommes dont nationalités : 4 français, 1 anglais, 2 allemands, 1 suisse, 1 autrichien

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Rappel 2017 Crédits d’acquisition 2017 : 115 000 €. Le montant total des œuvres acquises sur l’exercice 2017 s’élève à 112 380 €, soit un solde pour 2017 de 2 620 € TTC Les prix d’achat se situent dans une fourchette entre 5 120 et 22 000 € TTC et une moyenne de 10 215 € TTC.

La collection du Frac Alsace Ces nouvelles acquisitions portent la collection à 996 œuvres acquises auprès de 611 artistes. IMPORTANT : Ces chiffres correspondent à une actualisation précise de la collection au mois de mars 2019. En effet, il nous a semblée important de dissocier les artistes des collectifs et de reprendre la comptabilisation au réel. De même concernant les œuvres, ces chiffres correspondent au comptage des œuvres complètes, indépendamment de si l’artiste autorise la dissociation de son œuvre pour les prêts (en diffusion notamment). Il nous a semblé plus juste de considérer l’œuvre dans son entièreté, telle que créée et produite par l’artiste, et non pas comme une multiplicité d’œuvres. Ainsi par exemple, une série de photographie, dissociable lors des prêts, reste assimilée à 1 œuvre.

Conservation et restauration Sur l’année 2018, plusieurs œuvres ont bénéficié d’une restauration et d’un encadrement. Cela concerne donc 6 œuvres et 5 artistes, dont une nouvelle production pour une ancienne œuvre de la collection (David Boeno).

Les réserves Les réserves du Frac Alsace, se situent sur le site même de la structure à Sélestat. Un couloir, avec rayonnage, permet le stockage des caisses de volumes différents, tandis que deux pièces adjacentes sont équipées de grilles, permettant l’accrochage des peintures, tableaux, photographies, etc. Il est important de noter que les réserves du Frac Alsace – 600 m2 environ et avec une hauteur importante, arrivent, à ce jour, à saturation. En effet, les œuvres de la collection du Frac Alsace remplissent à 90% les réserves et la question du stockage des œuvres à venir se pose dès à présent. Les réserves nécessitent un entretien régulier afin de garantir des conditions de conservation optimum. Cet entretien est réalisé par la société JORT qui veille au suivi et au maintien constant de la température. Compte tenu de la structure des réserves et du site, des variations très importantes de températures sont ressenties au cours de l’année (hiver et été), et une surveillance accrue est nécessaire. Il s’agit du poste de dépense le plus important en termes de gestion de la collection.

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En dehors des heures de bureau, les réserves sont sous alarme en permanence. Les réserves in situ sont une spécificité du FRAC Alsace et font partie des actions de sensibilisation sous la forme de visites guidées régulières très appréciées du public.

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Diffusion de la collection La circulation de la collection En 2018, la monstration de la collection du Frac Alsace sur le territoire alsacien s’est opérée selon les modalités suivantes : Hors-les-murs, par :  les prêts « secs » en région, en national et à l’international  les dépôts de longue durée  le dépôt longue durée à l’Artothèque de Strasbourg (et leur propre action de diffusion de ces œuvres déposées)  les partenariats de diffusion (non-scolaires et scolaires) À l’Agence culturelle / Frac Alsace, par :  1 accrochage pédagogique ponctuel (dans le cadre du Printemps de l’écriture)  2 accrochages dans le hall d’accueil de l’Agence culturelle

Les prêts « secs » et les dépôts  Les prêts « secs » En 2018, le FRAC Alsace a compté : - 5 emprunteurs sur le territoire Grand Est, pour un total de 23 œuvres prêtées -> dont 2 emprunteurs sur le territoire alsacien (2 Bas-Rhin), pour un total de 19 œuvres prêtées. - 12 emprunteurs au niveau national, pour un total de 29 œuvres prêtées - 3 emprunteurs au niveau international (Espagne, Belgique), pour un total de 6 œuvres prêtées Au total, 58 œuvres ont été empruntées (hors les œuvres en prêts dans le cadre des projets de diffusion).

Les dépôts de longue durée

Dans la diffusion générale de la collection, il convient de différencier les prêts ponctuels des dépôts d’œuvres de longue durée. En 2018, le FRAC Alsace a compté 96 œuvres en dépôts. Les dépôts dans des institutions publiques

   

A la Région Grand Est (Strasbourg) : 10 œuvres Au Rectorat (Strasbourg) : 18 œuvres A la Région Grand Est / Agence Sud (Mulhouse) : 10 œuvres A la DRAC Grand Est (Strasbourg) : 7 œuvres

Les dépôts dans des musées, centres d’art, etc.  Au Musée d’Art moderne et contemporain de la Ville de Strasbourg : 2 œuvres Œuvres de : Jean-Luc Vilmouth, Mario Merz  A l’artothèque de Strasbourg : 49 œuvres

L’Artothèque de Strasbourg : En ce qui concerne les 49 œuvres en dépôt longue durée à ’Artothèque de Strasbourg, elles ont fait l’objet en 2018 de 58 emprunts (et 25 prolongations) par des publics individuels dans un cadre domestique (familles) et de 22 emprunts par des collectivités (Bibliothèques, Lycées, CFA - Centre de formation d'apprentis, IEM Institut d'éducation motrice, CMP - Centre médico-psychologique, Collèges, Université, INSA - Institut national des 17


sciences appliquées de Strasbourg, AFPA - Association pour la formation professionnelle des adultes, DDSP Direction départementale de la sécurité publique, ADIAM 67 - Association départementale d'information et d'action musicales et chorégraphiques du Bas-Rhin). Œuvres de : Daniel Brandely, Daniel Clochey, Nistor Coita, Elisabeth Degranges, Emma Douglas, Gilbert Ebner, Daphné Gamble, Renaud Granel, Jean-Marie Haessle, Francis Hungler, Max Kaminski, Imre Kocsis, Jean-Pierre Kruch, Jean Legros, Michel Meyer, Anne Petrequin, Jean Remlinger, Hervé Roelants et Nicolas Simonin, Daniel Roth, Doina Simionescu, Robert Simon, Jean-Paul Strebel, Jan-Peter Tripp, Bugati Vavoslav, Markus Weibel

Ces dépôts, initiés en 2013, arriveront à terme au courant de l’année 2019. Il sera alors nécessaire de faire un premier bilan de cette opération et de prévoir une visite afin de voir quelles sont les œuvres pouvant encore être en dépôt et celles qui nécessiteraient un retour dans les réserves, tant pour des raisons de conservation que de restauration.

 La diffusion internationale En 2018, le FRAC Alsace a prêté 6 œuvres à 3 emprunteurs à l’échelle internationale :

Musée de l’Europe / Bruxelles, Belgique (175 jours de prêt) Prêt de 1 œuvre Nombre de visiteurs : non connu

Artium / Vitoria, Espagne (126 jours de prêt) Prêt de 4 œuvres Nombre de visiteurs : non connu

Ministère de l’Education, de la Culture et des Sports / Madrid, Espagne (72 jours de prêt) Prêt de 1 œuvre Nombre de visiteurs : non connu

 La diffusion nationale En 2018, hors territoire Grand Est, le Frac a prêté 29 œuvres à 12 emprunteurs à l’échelle nationale

Centre Pompidou / Paris (426 jours de prêt) Prêt de 3 œuvres

Centre d’art Galerie Fernand Léger / Ivry sur Seine (229 jours de prêt) Prêt de 4 œuvres

Fondation Ecureuil pour l’art contemporain / Toulouse (91 jours de prêt) Prêt de 1 œuvre

Frac Poitou-Charentes / Angoulême (95 jours de prêt – 2 prêts dans l’année) Prêt de 2 œuvres

Micro-ondes, centre d’art de l’onde / Vélizy-Villa Coublay (98 jours de prêt) Prêt de 1 œuvre

Frac Bourgogne / Dijon (173 jours de prêt) Prêt de 1 œuvre

Arteppes / Annecy (129 jours de prêt) Prêt de 8 œuvres

Abbaye Saint-André / Meymac (142 jours de prêt) Prêt de 1 œuvre

Frac Grand Large / Dunkerque (294 jours de prêt) Prêt de 1 œuvre

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H2M / Bourg en Bresse (92 jours de prêt en 2018 et 39 en 2019) Prêt de 1 œuvre

Fondation Bullukian / Lyon (80 jours de prêt en 2018 et 53 en 2019) Prêt de 6 œuvres

 La diffusion en Région Grand Est En 2018, au-delà des prêts réalisés dans le cadre des projets de diffusion et des projets des 3 Frac du Grand Est, le Frac Alsace a prêté 22 œuvres à 4 emprunteurs à l’échelle régionale Musée d'Art Moderne / Troyes (730 jours de prêt) Prêt de 1 œuvre Nombre de visiteurs : non connu Centre Pompidou / Metz (155 jours de prêt) Prêt de 1 œuvre Nombre de visiteurs : non connu Synagogue de Delme / Delme (80 jours de prêt en 2018 et 48 en 2019) Prêt de 2 œuvres Nombre de visiteurs : non connu Agence Culturelle / Sélestat (320 jours de prêt) 4 Prêts dans l’année, soit 18 œuvres Nombre de visiteurs : non connu

Les prêts dans le cadre des partenariats d’exposition sur le territoire alsacien Les partenariats de diffusion impliquent les engagements suivants : Les 6 engagements du Frac Alsace 1) Accompagner son partenaire dans la définition de l’exposition et des choix artistiques. 2) Mettre gratuitement à disposition les œuvres de sa collection. 3) Effectuer le montage et le décrochage des expositions (avec le soutien technique du partenaire). 4) Accompagner le partenaire dans ses démarches de sensibilisation des publics. 5) Communiquer et accompagner les partenaires dans leur propre démarche de communication. 6) Impliquer le partenaire dans des sessions de formation à plusieurs niveaux : sur les œuvres de chaque exposition, sur une approche générale de l’art contemporain ainsi que sur la dynamique d’exposition.

Les 6 engagements du partenaire 1) Dédier un interlocuteur au projet. 2) Organiser avec le Frac une visite technique initiale et préalable des locaux prévus pour l’exposition. Cette visite technique permet d’évaluer les conditions offertes par le partenaire pour l’accueil des œuvres. 3) Assurer la communication de l’exposition et mettre en place au minimum un rendez-vous avec le public (visite guidée, conférence, rencontre avec un artiste, vernissage, atelier…). 4) Participer avec ses équipes au programme de formation proposé par le Frac. 5) Accompagner techniquement l’équipe du Frac pour le montage et le démontage des expositions ainsi que pour les contrôles d’état des œuvres. 6) Prendre en charge les coûts relatifs à l’organisation de l’exposition (participation formations, assurance et transports des œuvres, communication et rendez-vous publics). Les partenariats de diffusion non-scolaires Les partenariats de diffusion non-scolaires s’opèrent dans le cadre d’un appel à candidatures lancé par le Frac aux collectivités, associations, musées, médiathèques, centres culturels… du territoire alsacien.

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En 2018, le Frac a compté 9 partenaires non-scolaires en Alsace pour la diffusion de sa collection : 

DISP Grand Est / Strasbourg (273 jours d’exposition) Prêt de 3 œuvres Nombre de visiteurs : non connu

IME Les écureuils / Riespach (78 jours d’exposition) Prêt de 1 œuvre Nombre de visiteurs : 73

Médiathèque l’Etoffe des mots / Fellering (77 jours d’exposition) Prêt de 8 œuvres Nombre de visiteurs : 575

CIP Ateliers de la Seigneurie / Andlau (152 jours d’exposition) Prêt de 21 œuvres Nombre de visiteurs : 1510

IDSD Le Phare / Illzach (128 jours d’exposition) Prêt de 1 œuvre Nombre de visiteurs : 74

CIP La Villa / Dehlingen (180 jours d’exposition) Prêt de 14 œuvres Nombre de visiteurs : 817

Médiathèque La Citadelle / Sierentz (99 jours d’exposition) Prêt de 7 œuvres Nombre de visiteurs : non connu

Etappenstall / Erstein (24 jours d’exposition) Prêt de 8 œuvres Nombre de visiteurs : 735

Le Moulin Prêt de 3 œuvres : Nombre de visiteurs : non connu

Soit : 68 œuvres en diffusion et 3784 visiteurs comptabilisés, dont 2132 scolaires.

Les partenariats de diffusion scolaires et le dispositif « Un établissement, une œuvre »

Pour le dispositif « Un établissement, une œuvre », le Frac met en place un appel à candidatures qui est adressé par l’Académie de Strasbourg à l’ensemble des établissements scolaires du territoire alsacien. Les dossiers sont examinés par un jury conjoint DRAC / Rectorat / Frac. Les équipes éducatives des établissements retenus sont parties prenantes de l’élaboration de l’exposition, afin que celle-ci soit en adéquation avec leur projet pédagogique. Ces projets s’inscrivent dans le programme de diffusion annuel du Frac et font l’objet d’une convention de partenariat avec l’établissement. Ces partenariats induisent les mêmes engagements que ceux mentionnés plus haut dans le cadre de la diffusion nonscolaire. En 2018, le Frac a compté 8 partenaires scolaires de diffusion sur le territoire alsacien (4 Bas-Rhin / 4 HautRhin) :

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Lycée des métiers/CFA / Haguenau (152 jours d’exposition) Prêt de 6 œuvres Nombre de visiteurs : 400

Collège du Bernstein / Dambach-la-ville (75 jours d’exposition) Prêt de 8 œuvres Nombre de visiteurs : 405

Collège des 3 pays / Hégenheim (123 jours d’exposition) Prêt de 6 œuvres Nombre de visiteurs : 850

Collège Marcel Pagnol / Wittenheim (25 jours d’exposition) Prêt de 8 œuvres Nombre de visiteurs : 265

Lycée des métiers du bâtiment / Cernay (60 jours d’exposition) Prêt de 8 œuvres Nombre de visiteurs : 242

Collège Jacques Tati / Mertzwiller (123 jours d’exposition) Prêt de 5 œuvres Nombre de visiteurs : 325

Collège Victor Schoelcher / Ensisheim (119 jours d’exposition) Prêt de 6 œuvres Nombre de visiteurs : 910

Collège Otfried / Wissembourg (60 jours d’exposition) Prêt de 5 œuvres Nombre de visiteurs : 896

Soit : 52 œuvres en diffusion.

Dans le cadre de ces projets, et au-delà des visiteurs de l’exposition, 4293 personnes – dont 3 855 scolaires ont été touchées lors des événements spécifiques tels que les vernissages, finissages, formation dispensées aux équipes sur place, interventions d’artistes, visites commentées, etc.

Bilan et évaluation des partenariats de diffusion À l’issue de chaque projet, un formulaire « Bilan et évaluation du partenariat » est adressé au partenaire. 15 formulaires ont été réceptionnés sur 17 projets menés (soit un taux de réponse de 88 %). Ce sont 80 % des partenaires interrogés qui se disent « très satisfaits » et 20% « satisfaits ». En quelques morceaux choisis, les points forts relevés par nos interlocuteurs s’articulent autour : > de la qualité de l’exposition et des œuvres, de leur accessibilité « Un choix d’œuvres cohérent et intéressant qui a permis de montrer des œuvres de grande qualité. » « La richesse des œuvres proposées. » « L’accès direct à des œuvres. » > de l’exposition comme vecteur d’échanges au sein des structures et avec les publics, de visibilité « L’exposition a nécessité des rencontres et donc de nouvelles associations entre les enseignants. Le regard porté sur les œuvres a permis de nombreux échanges au sein de l’établissement. La journée porte ouverte a été l’occasion également d’accueillir un public extérieur, empreint d’intérêt pour cette démarche de prêt. »

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> de l’intérêt des actions de formation, de médiation, du travail de sensibilisation « Le Frac nous a offert le temps d’observer, de s’interroger et de dialoguer autour des œuvres. » « L’exposition précédente est restée dans les mémoires du public, la sensibilisation commence à faire son chemin auprès des élèves et des adultes. Celle-ci laissera aussi son empreinte. » « L’intérêt et la qualité de la journée de formation proposée aux enseignants au démarrage du partenariat. »

> du professionnalisme de l’équipe « L’écoute et la réactivité du personnel du Frac Alsace. » « Une organisation efficace, une équipe disponible et sympathique. » « Nous souhaitons saluer la réactivité, la disponibilité et la mobilisation du personnel. » Les points faibles relevés concernent principalement la documentation relative aux œuvres, jugée trop complexe.

Les projets d’exposition commune des 3 FRAC du Grand Est Sur le territoire Grand Est, la programmation hors-les-murs du FRAC Alsace s’est concentrée en 2018 sur la co-construction de plusieurs projets d’exposition commune dans le cadre de la collaboration avec les FRAC Champagne-Ardenne et FRAC Lorraine.

Prêts en région dans le cadre des projets des 3 Frac du Grand Est :  Mumo 2 : prêt de 3 œuvres de la collection du Frac Alsace, en circulation sur le territoire Grand Est  Palais du Tau / Reims : prêt de 6 œuvres de la collection du Frac Alsace  CEAAC / Strasbourg : prêt de 7 œuvres de la collection du Frac Alsace

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« ZONES D’INFLUENCES » CEAAC, Strasbourg (67) Exposition du 16 mars – 20 mai 2018 L’exposition Zones d’influences réunit des œuvres mettant en jeu l’influence en tant que processus de modification des comportements et des perceptions. Le phénomène de l’influence désigne l’action progressive, souvent imperceptible, d’un agent physique ou psychique sur quelqu’un ou sur quelque chose. Zones d’influences met en avant la multiplicité des espaces et des domaines où ce processus incessant peut être observé. L’exposition s’attache aussi à déconstruire les différents mécanismes du phénomène afin de mettre en évidence ses modalités, ses opérations et ses effets. En donnant ainsi à comprendre comment se créent des états instables, les œuvres sélectionnées peuvent générer un sentiment de trouble et, ce faisant, un questionnement vis-à-vis de ce qui paraît univoque et immuable. Le commissariat de l’exposition Zones d’influences a été assuré par les étudiants de la promotion 2017/2019 du Master « Critiques-Essais, écritures de l’art contemporain » de la Faculté des Arts de l’Université de Strasbourg accompagnés par les équipes du Frac Alsace et du Ceaac. Ce projet a également permis aux étudiants de découvrir les Métiers de l’exposition. Les étudiants ont en effet suivi la formation « ABC de l’exposition » au Frac Alsace et le Workshop Médiation au Ceaac. Avec des œuvres issues des collections des trois FRAC du Grand Est de : Annabelle AMOROS, Cyril BARRAND, Ursula BIEMANN, David BOENO, Daniel BRANDELY, David BROGNON & Stéphanie ROLLIN, Miriam CAHN, Judy CHICAGO, Pierre FILLIQUET, Jingfang HAO & Lingjie WANG, Astrid NIPPOLDT, Clément RODZIELSKI Partenaires : Université de Strasbourg « Master Art et critiques » / Ceaac Strasbourg Coordination du projet : FRAC Alsace

Dans le cadre de cette exposition a été organisée : - une rencontre avec Annabelle Amoros et Jingfang Hao (artistes dont les œuvres sont présentées dans l’exposition). > Cette exposition a rassemblé 2 665 visiteurs dont 575 scolaires.

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« TRESORS COMMUNS » : MuMo 2

Exposition en itinérance Exposition du 02 juin au 16 novembre 2018 Vernissage le 01er juin 2018 à Reims

Avec des œuvres issues des collections des trois FRAC du Grand Est de : Mathieu Kleyebe ABONNENC, Sylvie AUVRAY, Nina BEIER & Marie LUND, Benoît BROISAT, Pat BRUDER, Hassan DARSI, Julien DISCRIT, Joël DUCORROY, Bernard FAUCON, Mario GARCIA TORRES, Marco GODINHO, Sébastien GOUJU, Jean-Michel HANNECART, Joana HADJITHOMAS & Khalil JOREIGE, Nick MAUSS, Emilie PITOISET, Younès RAHMOUN, David RENAUD, Apichatpong WEERASETHAKUL, issues des collections des trois FRAC du Grand Est.

Le MuMo 2, musée mobile qui circule sur l’ensemble d’un territoire, arpente les zones rurales et périurbaines pour présenter des expositions d’art contemporain. Audelà de visites, l’équipe du Musée Mobile propose formations, visites, ateliers et rencontres aux enfants, aux enseignants et aux habitants. En 2018, le Mumo a collaboré avec les trois Frac de la région Grand Est pour présenter des œuvres de leurs collections. Un projet, construit conjointement entre les directions et les équipes a ainsi vu le jour, sous le nom de Trésors communs.

D’après le dictionnaire, le trésor est un « ensemble d’objets précieux mis en réserve, souvent cachés ». Mais que se passet-il quand il est présenté au public ? Quels sont ceux conservés dans les Frac, ceux à trouver dans les lieux que l’on visite ou encore les trésors personnels que chacun de nous possède ? Ces objets, images, souvenirs sont bien plus que de simples traces. Ils impliquent un voyage, une détermination et parfois même une découverte. Partenaires : L’association du MuMo, Musée Mobile Coordination du projet : FRAC Champagne-Ardenne > Cette exposition a rassemblé 8 463 visiteurs (sur l’ensemble du Grand Est).

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« CITOYENNES PARADOXALES »

Palais du Tau, Reims Exposition du 11 octobre au 9 décembre 2018 Vernissage le mercredi 10 octobre 2018 Commissaire de l'exposition : Sonia Recasens

Avec des œuvres issues des collections des trois FRAC du Grand Est de : Alice ANDERSON, Sylvie AUVRAY, Laétitia BADAULT HAUSSMANN, Claude BATHO, Rossella BISCOTTI, Peggy BUTH, Miriam CAHN, Gaëlle CHOISNE, Dorit CYPIS, Emma DAJSKA, Odile DARBELLEY & Michel JACQUELIN, Lili REYNAUD-DEWAR, Ruth EWAN, Julie C. FORTIER, Gloria FRIEDMANN, Dora GARCIA, Anna Bella GEIGER, GUERRILLA GIRLS, Marie-Ange GUILLEMINOT, Béatrice HELG, Barbara KASTEN, Sister Corita KENT, Lea LUBLIN, Mirka LUGOSI, Anna Maria MAIOLINO, Myriam MIHINDOU, Tracey MOFFATT, Anita MOLINERO, Gina PANE, Ewa PARTUM, Laure PROUVOST, Françoise QUARDON, Martha ROSLER, Laura SCHNITGER, Lili THIESSEN et Nil YALTER.

Fruit d’une collaboration entre les trois Fonds régionaux d’art contemporain de la région Grand Est et le Palais du Tau – Centre des monuments nationaux, l’exposition est l’occasion pour le public de découvrir sous un angle inédit des œuvres issues des collections du Frac Champagne-Ardenne, du Frac Alsace et du 49 Nord 6 EstFrac Lorraine. Conçue par la commissaire invitée Sonia Recasens, critique d’art spécialisée en histoire de l’art féministe, l’exposition « Citoyennes paradoxales » propose un parcours original dans l’ancienne résidence des archevêques de Reims pour sensibiliser le public à un enjeu d’actualité : la visibilité des artistes femmes dans les collections, les expositions et les ouvrages d’art. Une sélection d’une cinquantaine de photographies, installations, vidéos, dessins, affiches et peintures côtoient exceptionnellement les tapisseries, les sculptures et autres trésors du palais du Tau.

Partenaires : Les Musées nationaux de France et l’association AWARE à Paris, pour la communication Coordination du projet : FRAC Champagne-Ardenne > Cette exposition a rassemblé 13 214 visiteurs dont 599 scolaires

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Diffusion de la collection / Synthèse Avec un total de 39 opérations de prêt (hors dépôts) pour 193 œuvres en mouvement et 96 œuvres en dépôt sur une collection qui en compte 996 (les acquisitions de l’année en cours ne sont pas ouvertes au prêt), le taux de rotation de la collection s’élève en 2018 à 29% (33% en 2017 ; 43% en 2016 ; 50,3 % en 2015 ; 47% en 2014). L’on constate de manière générale, une identification croissante de la collection par des emprunteurs localisés hors d’Alsace, grâce à la mise en ligne de la collection sur le site du Frac depuis 2008 et à la création du portail des collections des Frac en 2013. En 2016, décision avait été prise de limiter l’action annuelle de diffusion afin de maintenir un suivi qualitatif des projets, dans une dynamique partenariale d’accompagnement global de montage de projets artistiques et culturels. Il est également à noter que ce taux de rotation permet une gestion quotidienne raisonnable pour garantir un bon exercice de la conservation des œuvres.

Nombre d’opérations de prêt

%

Nombre d’œuvres prêtées

24

Diffusion en Grand Est

158

dont Alsace

20

148

12

29

Diffusion internationale

3

6

TOTAUX

39

Diffusion nationale

%

(hors Grand Est)

Diffusion par l`Artothèque dans le cadre du dépôt

Artothèque

Dépôt

Dépôts longue durée

(Grand Est)

Partenariats de diffusion

non-scolaires (Alsace)

TOTAUX

Partenariats de diffusion

Scolaires (Alsace)

Types d’opérations

100%

193

Hors-les-murs

Partenariats de diffusion

DIFFUSION COLLECTION EN GRAND EST

100%

Nombres d’opérations

8

12

4

5

1

80

30

Nombres d’œuvres

52

96

10

47

49

32

254

NB : Les chiffres de diffusion par l’Artothèque ne sont pas intégrés aux totaux dans un souci de ne pas fausser les données liées à l’activité propre du Frac Alsace.

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Fréquentation diffusion en Grand Est La fréquentation globale des partenariats de diffusion en Grand Est (scolaires et non-scolaires) atteint en 2018 un minimum de 32 419 visiteurs dont 7 161 scolaires (relevés dans les lieux disposant d’outils de comptage). La fréquentation globale des partenariats de diffusion en Alsace (scolaires et non-scolaires) atteint en 2018 un minimum de 19 361 visiteurs dont 6 562 scolaires (relevés dans les lieux disposant d’outils de comptage, comptabilisant 1/3 de la fréquentation du public du Mumo en non-scolaire). À ces chiffres viennent s’ajouter ceux des prêts dits « secs » lorsque seules des œuvres du Frac sont présentées. Egalement, il conviendrait d’ajouter à ce chiffre la visibilité des œuvres en dépôt ou en prêt administratifs. Celle-ci est cependant difficilement évaluable, puisqu’il n’existe pas d’outil de comptage qui leur soit dédié. Ne sont pas pris en compte ici les chiffres de fréquentation des « prêts secs » à destination d’expositions non portées par le Frac ou ne reposant pas que sur des œuvres de la collection du Frac.

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Education artistique et culturelle Actions de sensibilisation Les actions de sensibilisation du Frac Alsace se caractérisent comme suit :

       

ACTIONS DE SENSIBILISATION

Au Frac

Hors-les-murs

Tous publics Nombre d’actions Nombre de personnes concernées Nombre d’actions Nombre de personnes concernées

Visites d’exposition Visites des réserves Ateliers pédagogiques Rencontres et ateliers d’artistes Conférences Dégustations/Pique-niques Présentation des œuvres lors des vernissages Tours en bus (lieux de diffusion)

Scolaires et jeune public

TOTAUX 2018

68

88

156

1805

1799

3604

18

11

29

726

215

941

TOTAUX ACTIONS DE SENSIBILISATION AU FRAC ET HORS-LES-MURS

2018

2017

2016

2015

Nombre d’actions

185

217

166

176

Nombre de personnes concernées

4545

5 444

3 820

4 389

TOTAUX 2017

TOTAUX 2016

TOTAUX 2015

187

135

130

4 315

3 101

2 817

30

31

66

1 129

719

1 572

Les données 2018 rendent compte par rapport à 2017 d’une variation de : > > > >

-19% de la fréquentation au Frac dans le cadre d’actions de médiation -19 % de la fréquentation hors Frac dans le cadre d’actions de médiation -19 % de la fréquentation totale dans le cadre d’actions de médiation -17 % du nombre global d’actions de médiation

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NB : Les données de fréquentation de ce tableau ne sont pas à additionner. Un même groupe ayant pu être accueilli pour plusieurs actions.

> Sur 1799 scolaires accueillis au Frac dans le cadre d’actions de sensibilisation, environ 68 %proviennent de Sélestat.

Les formations Les 19 actions de formation menées par le Frac en 2018 ont touché 259 personnes (152 au Frac/ACA et 107 hors-lesmurs). Les actions se déclinent principalement comme suit :

La formation généraliste à destination des partenaires de diffusion et acteurs culturels Les formations dispensées par le Frac sont inscrites dans le programme général d’offres de ressources de l’Agence culturelle et sont portées par le service des publics du Frac. Elles s’adressent en priorité aux professionnels, acteurs culturels, emprunteurs et partenaires du Frac pour lesquels elles sont des compléments de travail. D’autres publics peuvent ponctuellement les rejoindre (étudiants, artistes…). > 2 sessions, soit 19 personnes touchées.

La formation des partenaires de diffusion autour de leur propre projet Des actions de formation complémentaires à ces modules sont organisées chez les partenaires de diffusion en présence des équipes impliquées. > 6 sessions, soit 92 personnes touchées.

La formation en partenariat avec l’Éducation Nationale / Académie de Strasbourg Des sessions de formations dispensées au Frac sont spécialement destinées aux enseignants de l’Éducation Nationale, montées en partenariat avec le Rectorat de l’Académie de Strasbourg dans le cadre du dispositif « Un établissement, une œuvre ». > 4 sessions, soit 47 personnes touchées (programme Art à l’Ecole)

Les enseignants sont également accueillis en groupes lors de « Rdv-Profs », en partenariat avec l’Inspection Académique du Bas-Rhin, en préambule de chaque exposition. > 4 sessions, soit 53 personnes touchées. Pour rappel, le Frac Alsace bénéficie du détachement d’une enseignante en arts plastiques sur un volume horaire de 14 heures par semaine (2 journées, équivalant à 7h de présence face aux élèves).

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Les partenariats pédagogiques Partenariat avec l’Académie de Strasbourg « Un établissement, une œuvre... » Ce dispositif national a été mis en place en 2013 par le ministère de la Culture et de la Communication en partenariat avec le ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et les 23 Frac. Il s'inscrit dans la mise en place des parcours d'éducation artistique et culturelle. Il favorise la rencontre des jeunes publics avec l’art contemporain et l’initiation par les équipes éducatives de projets interdisciplinaires autour d’une sélection d’œuvres d’art contemporain issues des fonds des Frac. Il fait l’objet d’une convention pluriannuelle de partenariat. > 8 projets ont été développés qui ont permis de toucher 4293 personnes dont 3855 scolaires.

Dispositifs pédagogiques : accompagnement des établissements scolaires Chaque année, le Frac accompagne des établissements scolaires dans leur inscription à divers dispositifs pédagogiques (GIP-ACMISA, classes à PAC…) associant les ministères de la Culture et de l’Éducation. Ces projets incluent en particulier l’intervention d’un artiste. Le Frac intervient dans le choix des artistes et par un financement complémentaire de la subvention accordée au projet par le Rectorat, spécifiquement dédié à 6 heures d’intervention de l’artiste. En 2017/2018, 1 projet a été accompagné :

Une intervention d’artiste au Lycée Schwilgué de Sélestat autour de la photographie. Artiste invité : Guillaume Chauvin

« Le Printemps de l’écriture » Cette année encore, le Frac s’est associé à l’Académie de Strasbourg dans le cadre du « Printemps de l’écriture ». Ce concours s’adresse à tous les établissements publics et privés de l’Académie, de la maternelle aux classes post-bac. Il vise à promouvoir le goût de la lecture et de l’écriture en proposant des travaux autour d’un thème commun et des sujets adaptés aux différents niveaux et des approches variées (poésie, écriture longue de fiction, BD, écriture théâtrale et écriture journalistique, écriture en allemand). Le concours s’accompagne également de diverses animations qui donnent lieu à une ouverture culturelle supplémentaire. Au Frac, les classes sont invitées à découvrir une sélection d’œuvres en lien avec la thématique retenue et à participer à un atelier d’arts plastiques. Ces animations gratuites, liant Histoire des arts et atelier de pratiques plastiques, nourrissent l’imaginaire des élèves et servent de point de départ au travail d’écriture, tout en ouvrant la réflexion à d’autres domaines artistiques. Du 15/11/2017 au 15/03/2018 thématique « Chut » Du 16/03/2018 au 31/12/2018 thématique «Par Hasard» > Du 1er janvier au 31 décembre, ces projets ont concerné 120 élèves (en 7 actions).

« L’art à l’école » Depuis 1987, l’opération « L’art à l’école » a pour but de favoriser la rencontre avec les arts contemporains pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires de Sélestat.

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Organisé par la Ville de Sélestat avec le concours de l’Éducation Nationale et du Frac, ce dispositif d’éveil aux arts contemporains permet notamment chaque année aux écoles d’accueillir et de travailler avec des artistes pour une expérience riche en apprentissage et en découverte du domaine artistique. Dans ce cadre, le Frac invite les élèves à suivre une conférence pour le jeune public sur la thématique « Qu’est-ce que l’art contemporain ? » et/ou à expérimenter un outil de médiation créé par le service des publics : le « Kamishibai », littéralement « théâtre de papier ». Par ailleurs, le Frac accueille les élèves à venir découvrir l’une de ses expositions et à visiter de manière tout à fait exceptionnelle ses réserves d’œuvres. Ces propositions permettent de faire comprendre aux élèves de manière ludique les évolutions artistiques de l’Histoire de l’art ainsi que les nouvelles formes contemporaines. > En 2018, ce dispositif a concerné 343 élèves (585 en 2017 et 260 en 2016), dont 6 classes maternelles et 7 classes élémentaires.

Partenariat avec l’Université de Strasbourg - Département des Arts Visuels Depuis 2009, le Frac Alsace est partenaire de l’Université de Strasbourg, permettant chaque année à un groupe d’étudiants du Département des Arts visuels d’être accompagné dans une démarche à caractère professionnalisant, avec comme finalité l’organisation d’une exposition d’œuvres de sa collection dans les locaux de l’Université. En 2015 et 2016, ce partenariat a connu un changement d’échelle par l’organisation d’une exposition au Frac, conçue par les étudiants du Master « Critique-Essais - Écritures de l’art contemporain ». Un nouvel essor a été donné au projet en 2016-2017 par une association avec le CEAAC à Strasbourg, qui a également mis son expertise au service des étudiants et a accueilli l’exposition « En l’occurrence » citée plus haut, fruit de cette collaboration. En 2018, le partenariat Frac Alsace / Université / Ceaac s’est ouvert aux Frac du Grand Est, permettant ainsi aux étudiants de construire leur projet autour des 3 collections des 3 Frac et ainsi de découvrir des collections variées et complémentaires.

Développement des publics En 2018, s’est poursuivi le travail de recherche et de fidélisation de nouveaux partenariats et de nouveaux publics. La programmation de journées ou d’après-midis de rencontres/ateliers entre le public et les artistes a ainsi été reconduite. Approches théoriques et pratiques permettent aux participants de découvrir un travail artistique différemment. Avec les artistes : Manuella Ferry/ Hélène Bléhaut/ Nathalie Savey / Frédéric Pagace/Sherley Freundenreich/ Anna Voreux/ Diane Benoit du Rey / Les Poupounes Trotters/ Jean-Baptiste Defrance / Camille Fischer > 13 rendez-vous ont été ainsi programmés à destination des publics enfants, adultes ou familiaux. Ils ont permis d’accueillir 167 personnes.

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Consolidation des partenariats existants 

Avec le Service jeunesse de la Communauté de Communes de Sélestat. À chaque période de vacances scolaires, un ou plusieurs accueils sont organisés au Frac. Au programme : visites et ateliers pour les enfants et découverte de l’exposition en cours pour les parents après un goûter pris collectivement.

Avec la Ville de Sélestat - Mise en place de visites guidées d’une œuvre d’art située dans la ville ou au sein d’une exposition à l’heure du déjeuner. - La Nuit des Musées : chaque année, les structures culturelles de Sélestat et le HautKoenigsbourg s’associent pour proposer au public un vaste programme d’animations en accès libre. Le parcours 2018 était placé sous le thème de « jardins », le long des Berges de l’Ill, en partenariat avec le Service Ville d’art et d’histoire, les Archives Municipales, la Bibliothèque Humaniste et le Service Environnement de la Ville de Sélestat, Zone 51, l'ÉSAT L'Évasion, Batelier du Ried, Bâti rénovation, le Cakcis et la Confrérie des Bienheureux du Frankstein.

 

Avec L’Office de Tourisme de Sélestat. Avec le Service animation de la Ville de Sélestat. Cette année, le Frac s’est inscrit pour la deuxième année consécutive dans la programmation de Noël de Sélestat et a offert à un public familial l’atelier de cuisine créative animé par les Poupounes Trotters, 13 personnes y ont participé.

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Éditions Collection « Résidences croisées Région Grand Est, France / Saguenay—Lac-Saint-Jean, Québec » Paolo Almario « Cartographies : Lumière : Strasbourg » Ouvrage réalisé à l’occasion de la résidence de Paolo Almario en Région Grand Est du 30 septembre au 9 décembre 2017. « (…) Le projet de recherche-création Cartographies : Lumière : Strasbourg, proposé par l’artiste avait pour objectif la création de cartographies de la ville de Strasbourg. Produites par une machine à dessiner, ces œuvres constituent une représentation d’une base de données numériques créée lors des parcours urbains réalisés par l’artiste. À l’aide de dispositifs numériques de très petite taille (Arduino, photorésistances, module GPS), intégrés à son sac à dos, Paolo Almario a parcouru la ville en prenant des échantillons numériques de la lumière urbaine. (…) » 26 x 20 cm, 16 pages, illustrations en couleur Coédition Agence culturelle Grand Est/Frac Alsace, Langage Plus, ISBN : 978-2911963-66-7

Laurent Odelain

Ouvrage réalisé à l’occasion de la résidence de Laurent Odelain au Québec du 18 septembre au 18 novembre 2017. « (…) Jean Giono est maître dans l'art d'honorer les forces du monde. La lecture de ses textes est pour moi une source vive, tant poétique que politique. Dans Batailles dans la montagne, il narre le combat des habitants d'une vallée alpine en prise avec une force naturelle se déchaînant soudain au-dessus d'eux et de leurs forces humaines. Un glacier s'ouvre dans les hauteurs et laisse s'échapper une quantité incommensurable d'eau, transformant la vallée où cheminent quelques torrents en un grand lac tumultueux. Le héros de cette histoire, celui qui va sauver cette contrée, se nomme Saint-Jean. J'ai commencé la lecture de ce texte juste avant mon décollage pour le Québec. On dit qu'il n'y a pas de hasard. Je pense seulement qu'il est souvent heureux, et qu'on le nomme ainsi quand il tombe juste. (…) » 26 x 20 cm, 16 pages, illustrations en couleur Coédition Agence culturelle Grand Est/Frac Alsace, Langage Plus, ISBN : 978-2-911963-65-0

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House for a Painting : Inessa Hansch+Susanne Kühn L a collaboration interdisciplinaire et transfrontalière entre l'architecte belge Inessa Hansch et l'artiste allemande Susanne Kühn : un travail associant architecture et peinture, autour de l'espace et de sa représentation, qui interroge l'idée de l'intérieur et de l'extérieur. Inessa Hansch, architecte belge basée à Paris, et Susanne Kühn, artiste allemande basée à Fribourg, réalisent ensemble des œuvres associant architecture et peinture. À l'occasion de leur exposition au FRAC Alsace, ce catalogue éclaire pour la première fois cette collaboration unique et interdisciplinaire, et rassemble images et textes autour des réflexions partagées par les deux artistes lors de la conception de leurs œuvres communes. L'architecture d'Inessa Hansch introduit l'idée d'« intériorité », la conception d'un environnement qui amène le spectateur à prendre conscience de la spécificité de chaque lieu. Quant aux mondes visuels fantastiques de Susanne Kühn, ils sondent les possibilités picturales de représenter l'espace et le temps, et incluent le lieu et le spectateur dans la conception de l'œuvre. Par leur collaboration, les peintures de Susanne Kühn réagissent dynamiquement aux qualités architecturales des structures en forme d'objets d'Inessa Hansch, prenant en compte intérieur et extérieur, lumière et ombre, texture et échelle. Les œuvres explorent également la signification de la figure humaine, tant pour le monde pictural que pour l'architecture, et révèlent les possibilités d'une peinture au-delà des limites bidimensionnelles dans lesquelles le spectateur devient partie intégrante de l'œuvre. Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au FRAC Alsace, Sélestat, en 2018-2019. Publié par le FRAC Alsace. Edité par Felizitas Diering, Textes de Gilles A. Tiberghien et Felizitas Diering. édition bilingue (français / anglais) 24 x 32,0 cm (broché), 48 pages (16 ill. coul.) Diffusion: Les presses du réel et Idea Books, 15.00 € , ISBN : 978-2-911963-67-4, EAN : 9782911963674

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Actions menées avec les réseaux

VERSANT EST, LORA et BULLE Le Week-end de l'art contemporain Les 17 et 18 mars 2018, le réseau VERSANT EST organisait le 10e Week-end de l'art contemporain en Alsace, le premier à l’échelle de la Région Grand Est avec les réseaux LORA et BULLE. Dans ce cadre, le Frac Alsace a proposé des visites commentées de l’exposition « phénomènes », des visites des réserves ainsi qu’un atelier familles avec l’artiste Hélène Bléhaut. > 87 visiteurs accueillis.

PLATFORM Le Week-end des Frac Les 17 et 18 novembre 2018, PLATFORM et les 23 Frac organisaient la troisième édition du Week-end des Frac. Cette manifestation nationale vise à accueillir de nouveaux publics pour leur faire découvrir les œuvres de leur temps en présence des artistes. Au programme du Frac Alsace : Rencontre et atelier avec Mireille Gros (17/11), visites des réserves (18/11), rencontre avec Eva Borner et les compagnons d’Emmaus de Scherwiller (18/11). > 128 visiteurs accueillis.

TOT OU T’ART Journée de formation Organisation et animation d’une journée thématique « art contemporain » construite en partenariat avec Tôt ou T’Art, la ville de Sélestat et Versant Est. Cette journée a eu lieu le 12 avril 2018 et a rassemblé 33 participants au Frac Alsace. Le programme était le suivant : Matin : Présentation des dispositifs de médiation de l’art contemporain et déconstruction des stéréotypes que peuvent avoir les professionnels du champ social. Après-midi : Construction de projets autour de l’art contemporain à destination des personnes accompagnées par des structures (médico-)sociales.

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L’équipe Sous la Présidence de Pascal MANGIN

Direction et gestion

AGENCE CULTURELLE GRAND EST

FRAC ALSACE

Francis GELIN

Felizitas DIERING

Directeur général

Directrice (CDI temps complet)

Anny VAUTRINOT Chef comptable

Alexia TIRELLI Secrétaire Générale Administratrice (CDI temps partiel, à partir du 8 novembre)

Hélène PACIELLO Aide comptable

Secrétariat

Christine BOPP

Yoann GODMEZ

Assistante de direction

Secrétaire (CDI temps complet)

Béatrice LAGOUDE Chargée d’accueil

Production, édition, communication

Sabine FRANTZ D’OURS

Christelle KREDER

Responsable du pôle Communication & Ressources

Production, édition et communication (CDI temps complet) > Départ en mai 2018

Romain STROH Infographie et animation web

Sophie RUCH

Isabelle BIA

Mission communication (contrat d’apprentissage) Fin de contrat en juin 2018

Secrétaire

Liliana Amundaraín Mission production et communication (Stage et ensuite CDD en été/automne 2018)

Sensibilisation des publics, relations publiques, formation

Odile RIALET

Anne-Virginie DIEZ

Ressources et chargée de l’Information

Attachée aux relations avec le public (CDI temps complet)

Julie CLAIN Chargée des ressources et politiques culturelles territoriales

Camille AURIÈRE Chargée du jeune public (CDI mi-temps) > départ en juin 2018

Kilian FLATT Chargé d’accueil et des activités pédagogiques (CDD) -> chargé de médiation en remplacement de Camille Aurière (à partir d’octobre 2018)

Elsa MAHIEU-DEHAYNIN Enseignante en arts plastiques, missionnée par le Rectorat de l’Académie de Strasbourg (détachement hebdomadaire de 14 heures)

Marc JACQUEMOND

Pascal BION

Directeur technique

Agent de valorisation des œuvres d’art / Chargé de collection (CDI temps complet)

Katia GAGNARD Agent de valorisation des œuvres d’art / Chargée des expositions (CDI temps complet) > départ en fevrier 2018

Mathieu BOUILLOD Agent de valorisation des œuvres d’art / Chargée des expositions (CDI temps complet) en remplacement de Katia Gagnard

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Annexe 1 : Liste des acquisitions 1)

ANNABELLE AMOROS Née en 1987 en France. Vit en Alsace.

Churchill, Polar Bear Town 2018 - en cours Film en phase de création 30 min Provenance : Artiste/Productrice Annabelle Amoros, formée au Fresnoy - Studio National des Arts Contemporains, Tourcoing, à l’École Nationale Supérieure de la photographie (ENSP), Arles et à l’École Supérieure d’Art de Lorraine (ESAL), Metz, est une réalisatrice intéressée par les relations sociales et politiques du monde contemporain ; elle crée des fictions inquiétantes marquées par la solitude de l’individu. Les films d’Amoros ont participé dans nombreux festivals européens comme Les Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles. Churchill, Polar Bear Town le projet le plus récent de l’artiste, racontera de manière abstraite et mystérieuse une histoire des tensions croissantes entre la faune sauvage et la population du village homonyme au nord du Canada. Les dangers de la coexistence entre les ours polaires et les habitants de ce territoire rural seront révélés progressivement par le biais de l’hors-champ et la bande sonore, ceci permettra de comprendre les différents protocoles de contrôle mis en place par les autorités. 2)

GUILLAUME BARTH Née en 1985 en France. Vit et travaille à Strasbourg.

Elina, 2013-2015 Photographie Photographie de la sculpture en sel et eau de 300 cm de diamètre, Bolivie 77,5 cm x 116 cm Edition 4/4 Provenance : Artiste Guillaume Barth, diplômé de l’Haute école des Arts du Rhin (HEAR), est un sculpteur à la recherche de rencontres avec la nature afin de réfléchir autour du rôle de l’être humain dans la planète ; ses voyages constants sont le point de départ pour ses œuvres, lesquelles sont concernées par les liens entre l’individu et le paysage. La pratique de Barth a été exposée en Europe, Canada et Iran, il a été récompensé par le prix de la Fondation Bullukian en 2017 ainsi que par le prix Théophile Schuler en 2015. Elina est la première photographie d’une série de trois images de la sculpture prise dans le désert de sel Salar d’Uyuni en Bolivie durant le projet Elina 2013-2015. Elina est le nom d’une nouvelle planète découverte le 5 janvier 2015. Son nom est hérité du Grec « Hélê », éclat du soleil et des symboles Li, lithium et Na sodium, les éléments qui la composent. La sculpture hémisphérique de 3 mètres de diamètre a été fabriquée à partir de briques de sel extraites du sol, en utilisant les méthodes de constructions artisanales des indiens Aymaras. La sculpture apparaît sous son volume planète par l’effet miroir de l’eau de pluie sur le sol du désert. La ligne d’horizon devient alors le seul repère. Ephémère, elle disparaîtra en quelques jours dans l’élément qui l’a fait apparaître.


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HEHE (HELEN EVANS & HEIKO HANSEN) Helen Evans est née en 1972 en Royaume-Uni, Heiko Hansen est né en 1970 en Allemagne. Ils vivent et travaillent au Havre.

Prise en charge, 2011. Série Catastrophes domestiques Sculpture/installation Mini-machine à brouillard, minuteur, components électroniques, source d'électricité, réservoir, tubes Édition de 3 + 2 AP Provenance : Artiste Le duo HeHe travaille sur les liens entre technologie, art et écologie. Les recherches du collectif HeHe autour de Man Made Clouds (livre recueil des artistes) se manifestent en diverses disciplines (installations dans l’espace, publications, photographies, vidéos, objets, sculptures…). Ces recherches sont essentiellement liées aux rapports conflictuels entre une humanité prise dans une quête effrénée de nouvelles sources d’énergie et par conséquent de gaspillage, et un environnement naturel toujours plus fragilisé par cette quête. HeHe interroge ces paradoxes sociaux et écologiques. Le collectif utilise des métaphores visuelles et poétiques pour esthétiser les catastrophes industrielles. Prise en charge est l’une des trois installations de la série Catastrophes domestiques. Par le détournement d’objets et par des piratages électrochimiques et électromécaniques, les deux artistes présentent les pires cas de catastrophes technologiques et révèlent les conséquences de ces menaces écologiques. 4)

DOMINIQUE KOCH Née en 1983 à Lucerne, Suisse. Vit et travaille entre Bâle et Paris.

Training our mind to go visiting, 2017 Sculpture/installation 6 Tubes en verre, fragments de textes gravés, 0.36 cm x 150 cm Provenance : Artiste Tubes acquis par le FRAC Alsace : We embrace the long-lasting symbiosis with strangers There is no going back to purity The sky is getting lower but has not fallen, yet Shift the uni-verse to a multi-verse We are composites we are consortiums we are impermanent we are dirt The noise of interminable questions rising from an empire of ruins Artiste alliant vidéos, installations et environnements sonores, Dominique Koch mène une réflexion qui agit par connexions, notamment entre les croyances liées aux nouvelles technologies et leurs sources – ou ressources – puisées dans les éléments naturels. Dans son processus de travail, l’artiste s’appuie sur des concepts théorétiques qu’elle transforme. L’œuvre Training our Mind to Go Visiting est constituée des cylindres en verres marqués de phrases tirées de la recherche qui a mené au film « Holobiont Society ». « Une poésie à composer et recomposer au gré des assemblages que permet leur installation dans l’espace, créant une constellation autour de l’impermanence. Elles sont le résultat d’un processus d’écriture librement inspiré de deux entretiens croisés – avec Donna Haraway, biologiste féministe américaine, et Maurizio Lazzarato, philosophe et sociologue français. L’oeuvre de Dominique Koch aborde la question de l’organisation actuelle de la société tandis qu’elle approche également les projections possibles de demain en se référant au principe de « Holobiont », terme emprunté au vocabulaire de la biologie moléculaire, décrivant un système basé sur la symbiose. Mais, en même temps qu’elle nous rend sensible au rapport à l’autre, critiquant implicitement notre société individualiste et cherchant auprès de Donna Haraway le développement d’une pensée autour de la création d’une dynamique collective, elle nous sensibilise également au langage que nous utilisons pour aborder ces problématiques. » (Olivia Fahmy)


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JEAN-MARIE KRAUTH Né en 1944 à Haguenau, France. Vit et travaille à Strasbourg et Haguenau.

Que faire ?, 1992-2015 Un ensemble de 200 tampons marqués « Que faire ? » dans plus de 150 langues et dialectes. Dans deux dossiers (classeurs rouges) avec 200 fiches descriptives sommaires des tampons ainsi que les 200 empreintes originales des tampons sur fiches bristol. Pièce unique Provenance : Donation de l’artiste Jean-Marie Krauth, figure majeure de l’art contemporain du Rhin Supérieur, artiste de renommée nationale et internationale et directeur de l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg de 1988 à 1992, est un grand innovateur dans le champ de la sculpture dans sa définition élargie. Le concept de l’œuvre et le choix des matériaux, tels que l’acier, le bronze, le plomb, la brique, le verre, la craie, mais aussi des néons, des mots ou des jouets, s’entrecroisent en incluant une diversité des techniques. Fin 2005, il prend ses distances avec le milieu de l’art et réalise essentiellement des livres d’artiste à partir de ses rencontres lors de ses nombreux voyages. Que faire ? Question essentielle dans notre monde contemporain, embrayeur universel de réflexions, de critiques, de discussions, de propositions. L’œuvre Que faire ? s’est construite au fil de vingt-trois années de voyage à travers le monde (1992 – 2015). Une collection de deux cent tampons marqués des mots « Que faire ? » dans plus de cent cinquante langues et dialectes. Réalisé dans un minuscule village himalayen, à 4270 m d’altitude, une administration laotienne kafkaïenne, un bidonville d’une mégapole indienne, une boutique d’état de la Mongolie Intérieure, un village africain… Objet au design sophistiqué ou objet brut taillé dans un morceau de pneu à la lame de rasoir, orné d’une typographie raffinée ou gravée à partir de l’écriture manuscrite du fabricant. En langues courantes ou langues en voie de disparition, chacun de ces tampons a son histoire, témoigne d’une rencontre singulière, d’un échange souvent compliqué, parfois drôle, dans un langage des signes improvisé, de relations amicales aussi. Ces tampons témoignent et révèlent des situations économiques, politiques, bureaucratiques, linguistiques, anthropologiques, écologiques. En toute simplicité, cette création complexe révèle une compréhension empathique de la diversité culturelle. Ensemble de 8 livres d’artiste, chacun en 2 exemplaires. Provenance : Maison d'édition Ju-Young Kim, Strasbourg a. Krauth, Jean-Marie, Ce jeudi, l’après-midi, Dunkerque, Editions à Bruit Secret, 1987. Livre d’artiste 108 pages. 500 exemplaires, numérotés Format fermé : 14 x 21 cm « Souvenir d’une époque où le jeudi était jour de congé. » b. Krauth, Jean-Marie, Le Monde, Marseille, Editions de l’Observatoire, 1995. Livre d’artiste 402 pages. 500 exemplaires Format fermé : 17 x 25 cm « Un « atlas » de l’état du monde en février 1995. » c. Krauth, Jean-Marie, Judith et le Bouffons, Strasbourg, Editions Ju-Young Kim, 2011. Livre d’artiste 136 pages. 100 exemplaires numérotés, comportant une carte originale. Format fermé : 15 x 21 cm « Un livre qui s’est composé avec les cartes à jouer ramassées par terre, lors des divers voyages à travers le monde, reconstituer un jeu complet de cinquante-quatre cartes avec cinquante-quatre dos différents. » d. Krauth, Jean-Marie, 36.05.89, Strasbourg, Editions Ju-Young Kim, 2012. Livre d’artiste, portfolio 14 planches 10 photos. 100 exemplaires numérotés, comportant une carte originale Format fermé : 30 x 40 cm « Suite à un voyage à Pékin en 2009, un hommage au « manifestant inconnu ». » e. Kim, Ju-Young et Krauth, Jean-Marie (alias De Compte), Un printemps pourri, Strasbourg, Editions Ju-Young Kim, 2013. Livre d’artiste


200 pages. 100 exemplaires numérotés Format fermé : 21 x 11 cm f. Krauth, Jean-Marie, Que Faire ?, Strasbourg, Editions Ju-Young Kim, 2015. Livre d’artiste 440 pages. 100 exemplaires, numérotés, signés Format fermé : 21 x 21 cm Un livre qui s’est construit au fil de vingt-trois années de voyages à travers le monde. L’ouvrage « QUE FAIRE ? » présente des photos in situ, ainsi que la reproduction de l’ensemble des deux cent tampons avec leurs empreintes respectives, dans plus de cent quarante langues. g. Krauth, Jean-Marie, Judith et ses bouffons, Strasbourg, Editions Ju-Young Kim, 2018. Livre d’artiste 138 pages. 100 exemplaires numérotés Format fermé : 8,5 x 12,5 cm « Une nouvelle édition, Judith, d’origine yéménite, a invité de nouveaux bouffons pour reconstituer un jeu complet enrichi de nouvelles cartes inédites. » h. Krauth, Jean-Marie, O…103, Strasbourg, Editions Ju-Young Kim, 2018. Livre d’artiste 226 pages. 100 exemplaires numérotés Format fermé : 8,5 x 12,5 cm « Un livre constitué d’un choix subtil de 103 premières de couvertures de thriller et de romans policiers dont les titres constituent à la fois le contenu du livre et sa pagination. » 6)

MARIANNE MISPELAËRE Née en 1988 en Isère, France. Vit et travaille à Paris.

Silent slogan. 2010-2016, 2016- en cours Série de trente-deux cartes postales Capture d’écran, texte Impression offset Edition 1/3 éd. + 1 AP Provenance : Artiste Avec pour principal champ d’action le dessin, Marianne Mispelaëre, diplômée de l’Haute école des Arts du Rhin (HEAR) et de l’École Supérieure d’Art de Lorraine, questionne les relations sociales, le langage et les systèmes de communication, le rôle du lisible et de l’invisible dans nos sociétés, la porosité entre l’acte isolé et son environnement. Elle produit et reproduit des gestes concis, simples et précis, inspirés de phénomènes actuels et sociétaux. À travers le dessin, se sont ses composants qu’elle manipule (une énergie, un geste, un support, des signes). Le dessin s’appréhende de l’échelle de la feuille de papier à celle de l’espace mural, jusqu’à l’image photographique, la vidéo et l’action performative. Marianne Mispelaëre est fondatrice du collectif Pétrole Editions et a été lauréate du Grand Prix du Salon de Montrouge en 2017. Silent Slogan, 2010-2016 répertorie certains gestes dont l’émergence fut spontanée et la mise en action collective et publique. Des gestes simples, banals, qui dans un contexte et un temps particuliers ont trouvé une signification forte. La collecte, effectuée sur internet, se concentre sur des actions survenues entre 2010 et aujourd’hui - la recherche est donc toujours en cours. Le travail prend jusqu’à présent l’apparence de cartes postales. Au dos, quelques courtes phrases recontextualisent l’image. La gratuité de leur diffusion fait partie intégrante du projet. Au sein d’une exposition, le visiteur est invité à emporter les imprimés s’il le souhaite, acceptant alors la responsabilité d’en faire usage en inscrivant le geste dans un nouveau contexte.


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JULIUS VON BISMARCK Né en 1983 à Breisach am Rhein, Allemagne. Vit et travaille à Berlin.

Irma To Come In Earnest, 2017 Vidéo HD 44 min Édition: 1/3 + 2 AP + 1 édition du musée Provenance : Galerie Alexandre Levy, Berlin Julius von Bismarck, diplômé de l’Université des Arts de Berlin, est un artiste polyvalent qui se sert de moyens comme l’installation, la sculpture et la performance pour questionner la perception et l’expérience de l’être humain dans son environnement. L’œuvre de von Bismarck a reçu une importante reconnaissance internationale en Europe, Amérique et Asie. Les œuvres de l’artiste ont été montrées à la 13è Biennale d’Architecture de Venise, à Ars Electronica (prix Golden Nica), Art Unlimited (Art Basel) et sont représentées dans plusieurs collections publiques et privées internationales. Irma To Come In Earnest est une vidéo qui montre l’esthétisation d’une catastrophe naturelle, l’ouragan Irma, qui a frappé les côtes des États-Unis en 2013. L’utilisation du ralenti et de la projection permettent à Julius von Bismarck d’exposer les transformations radicales du paysage engendrées par les vents exceptionnellement forts et de les confronter au regard du spectateur qui se retrouve plongé dans cet univers poétique. Ces prises de vue au ralenti, filmées avec une caméra haute vitesse, montrent de manière impressionnante en quoi l’art et les images télévisées diffèrent les uns des autres. 8)

LOIS WEINBERGER Né en 1947 à Stams, Autriche. Vit et travaille entre Vienne et Gars am Kamp, Autriche.

Paths-subversive conquest of area, 2001 Dessin mural et dessin original Mural : Entre 2m-4m. Original : A4 (210x297 mm) Exemplaire unique Provenance : Galerie Salle Principale, Paris Lois Weinberger est un pionnier de la pratique de l’art en lien avec et la nature depuis les années soixante-dix ; en tant qu’artiste multimédia, Lois Weinberger explore des lieux ignorés du territoire urbain et naturel pour faire ses interventions minimales qui signalent la poésie dans les contradictions de la vie végétale, animale et humaine. Le travail de l’artiste est reconnu à l’international et il a intégré les biennales de São Paolo (1991) et de Venise (2009) ainsi que la Documenta (1997 et 2017). Paths–Subversive Conquest Of Area est une série de dessins à grande échelle réalisée in situ, directement au mur. Les dessins sont la représentation graphique des galeries de scolytes, de petits insectes coléoptères, qui se nourrissent du bois jeune situé sous l’écorce de certains arbres. Le dessin de l’artiste est projeté au mur pour y être peint. L’œuvre propose un protocole permettant de la reproduire dans une dimension comprise entre deux et quatre mètres selon l’espace d’exposition. Cette « écriture animale » montre la beauté et la vulnérabilité de l’environnement. Bien que s’inspirant de la réalité, le dessin agrandi et sorti de son contexte naturel, bascule dans l’irréel et l’abstraction. Cette œuvre se situe aussi bien dans une vision politique que poétique du concept de la nature et caractérise parfaitement la fascination de l’artiste pour les espaces négligés, non maîtrisés par l’homme.


Annexe 2 : Revue de presse (sĂŠlection)


vom 07.04.2018

Die Kunst in die Provinz bringen BZ-INTERVIEW

mit Felizitas Diering, der neuen Direktorin des FRAC Alsace, über die Demokratie des Sammelns

Die Kunsthistorikerin Felizitas Diering organisierte bis 2016 von Freiburg aus die grenzüberschreitende „Regionale“ mit Ausstellungen in 19 Kunsthäusern auf beiden Seiten des Rheins. Seit Herbst ist die 35-Jährige Direktorin des Fonds Regionale d’Art Contemporain, kurz: FRAC Alsace, in Sélestat. Das Haus gehört zu einem Netzwerk von 23 dezentral organisierten FRACs in ganz Frankreich mit je einer eigenen Sammlung. Dietrich Roeschmann sprach mit ihr über die Besonderheiten dieses erfolgreichen Konzepts, Kunst für alle zugänglich zu machen. BZ: Seit wann gibt es den FRAC Alsace? Diering: Seit 1982, wie alle Regionalfonds für zeitgenössische Kunst in Frankreich. Sie wurden im Rahmen der kulturellen Dezentralisierung gegründet, um die aktuelle Kunst in die Provinz zu bringen. Man darf nicht vergessen: Anfang der Achtziger gab es außerhalb von Paris so gut wie keine Einrichtungen, die sich der Kunst der Gegenwart widmeten. BZ: Heute umfasst die Sammlung des FRAC Alsace mehr über 1200 Werke von 1956 bis 2017 – mit anhaltender DynaAusstellungsansicht im FRAC mit Jan Fabre, „Queue“ (1999) im Vordergrund mik. Wie hoch ist Ihr Ankaufsetat? Diering: Der wird regelmäßig neu festgelegt, ist in jedem Fall aber hoch genug, um mittlerinnen und -vermittler mit Bezug se mit Landschaft und dem ländlichen die Kollektion Jahr für Jahr substanziell zu zur Region oder zu unserem Haus. Die Raum auseinandersetzen, mit Themen erweitern. Werke, die sie zum Ankauf vorschlagen, wie Umwelt und Körper. BZ: Gibt es geografische oder themati- sollten die Sammlung inhaltlich oder kon- BZ: Welchen Stellenwert haben die sche Beschränkungen für den Ankauf zeptuell erweitern und zugleich in das FRACs heute in Frankreich? neuer Arbeiten? Themenprofil der kommenden Jahre pas- Diering: Sie prägen das kulturelle Leben Diering: Nein, aber natürlich legen wir sen, das die Direktorinnen und Direkto- abseits der Zentren maßgeblich mit. Die neben dem internationalen und nationa- ren der FRACs regelmäßig neu für ihre FRACs sind Hybride zwischen Museum len Kunstschaffen auch ein Augenmerk Häuser formulieren. und Kunsthalle, sie verfügen über eigene auf die Kunst in der RegiBZ: Jeder FRAC sammelt Sammlungen, zeigen aber keine Daueron. Da sind wir nahe dran für sich selbst? ausstellungen – und zwar aus Prinzip, und können das Potenzial Diering: Ja. Einige haben denn die Sammlungen der FRACs sind noeinzelner Künstler früher sich dabei auf bestimmte madisch. Das ist ihre Mission und ihr deals andere erkennen. Der Medien spezialisiert – der mokratischer Auftrag. Es geht nicht darFRAC Alsace war so die FRAC Picardie etwa auf um, Kunst zu verwahren, sondern sie zu erste Institution, die ArZeichnung, der FRAC Cen- zeigen. Möglichst viel und möglichst häubeiten von Clement Cogitre auf Architektur –, ande- fig. Deshalb sind aus unserer Sammlung toire ankaufte, einem Vire auf Themen wie der jährlich rund 40 Prozent außer Haus undeokünstler aus Colmar, FRAC Lorraine mit seinem terwegs. der heute zu den Stars der Fokus auf Postkolonialis- BZ: Das ist eine enorme Quote. Wo werfranzösischen Kunstszene mus, Feminismus oder im- den die Werke gezeigt? zählt. materielle Kunst. Diering: Überall, wo es einen Raum gibt, BZ: Wer entscheidet über BZ: Und der FRAC Alsace? der sich dafür eignet. Das kann das resolche Ankäufe? Diering: Mein Projekt für nommierte Musée d’art moderne et conDiering: Es gibt eine vierdie nächsten Jahre heißt temporain in Straßburg sein, aber auch eiköpfige Ankaufskommissi„Naturen“, anknüpfend an ne Mediathek auf dem Land, eine Schule on, die sich alle drei Jahre die Vielzahl von Arbeiten in oder ein Kulturzentrum wie das CIP in neu zusammensetzt. Die unserer Sammlung, die sich Dehlingen, einem Vogesendorf mit 350 Mitglieder sind Kunstver- Felizitas Diering auf unterschiedlichste Wei- Einwohnern, wo wir derzeit Arbeiten aus

FOTOS: KLAUS STÖBER /PRIVAT

der Sammlung über die Unsichtbarkeit von Frauen in der Geschichtsschreibung präsentieren. BZ: Vor dem FRAC Alsace haben Sie unter anderem auch in Deutschland und in der Schweiz als Kuratorin gearbeitet. Wie unterschieden sich der Blick auf die Kunst dies- und jenseits des Rheins voneinander? Diering: In Frankreich haben Kunstschaffende eine andere Rolle als in den deutschsprachigen Nachbarregionen. Sie machen hier weniger ihr eigenes Ding, das sie dann vermarkten, sondern gehören zur Mitte der Gesellschaft, die von ihnen eine ernsthafte Auseinandersetzung mit Fragen der Zeit erwartet. Mehr als in Deutschland oder der Schweiz wird Kunstschaffenden hier zugetraut, Menschen aus den unterschiedlichsten sozialen Umfeldern Zugänge zur Kunst und damit auch einer anderen Perspektive auf die Wirklichkeit zu eröffnen. Das ist sehr erfrischend. –

Phénomènes, Gruppenschau. Bis 21.5. FRAC Alsace, 1 Route de Marckolsheim, Sélestat. Bis 21. Mai, Mi bis So 14-18 Uhr. www.culture-alsace.org


Alsace centrale 21

ALSRedactionSEL@lalsace.fr

DIMANCHE 4 FÉVRIER 2018

SÉLESTAT

EPFIG

DANS L’ŒIL DE…

Les Sea Girls, dynamiteuses de spectacle

La roue tourne pour le cyclo-club

Balade dans l’Illwald, en pleine décrue

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Photo L’Alsace/Christian Tongio

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Archives L’Alsace/Denis Werwer

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Photo L’Alsace/Denis Werwer

FRAC ALSACE

Bruissements et vibrations Depuis hier, un monde seulement visible aux yeux des plus sensibles se dessine au Frac Alsace, à Sélestat, grâce à l’exposition « Phénomènes » : une douzaine d’artistes en définissent les mouvements à peine perceptibles. Zoom sur de l’infiniment petit ou infiniment grand, invitation à se perdre dans les échelles et les détails, jusqu’au 27 mai. Anne Vouaux

« Les phénomènes sont des vibrations perceptibles, des sensations », observe Felizitas Diering, directrice du Frac Alsace, nouvellement arrivée à Sélestat. « À travers ces apparitions, on peut comprendre des choses plus essentielles… »

Fréquence grave immortalisée par l’artiste Carsten Nicolai, aussi musicien.

Une queue de scarabées par Jan Fabre : brillance et fascination.

Ainsi est annoncé le thème de Phénomènes, la première exposition du Frac Alsace dont elle assure le commissariat, ouverte depuis hier au public. Dans ce monde volontairement conjugué sur le mode de l’épure, seule une douzaine d’œuvres de différents artistes, tirées pour la plupart de la collection du Frac Alsace, composent un univers sensible à l’extrême, jouant des effets d’échelle - infiniment petit ou infiniment grand - pour entraîner le visiteur dans une réflexion poétique sur son observation de l’environnement et de ses perturbations, naturelles ou pas. Car il est aussi ici question d’expérimentations, toujours délicates. On y plonge dans le détail des plumes d’une aile de faucon immortalisée sur une photographie noir et blanc de Balthasar Burkhard - qui a servi de support à l’affiche de l’exposition - faisant se confondre fonctionnalité et beauté de la nature. À cette celle-ci, répond l’autre image photographique de l’exposition : un photogramme de Pierre Savatier, réalisé en jouant avec du papier photosensible, sans appareil. Le visiteur plonge dans une planète imaginaire, presque tenté d’en toucher le grain.

Sur quelle planète nous emmène ce photogramme de Pierre Savatier ?

En sable de rivière et en verre pilé fondu, ce « fourmi-lion », inspiré d’un piège, pose la question de l’apesanteur et de l’équilibre fragile.

Techno et animal Chacune des pièces présentées intrigue, invite à la scrutation, force l’imagination et la rêverie. Telle Wellenwanne, une installation de l’Allemand Nicolai Carsten : un bac d’eau relié à un lecteur de CD et à un ampli, dont les fréquences provoquent des ondulations décelables à la surface de l’eau… Quatre photos en sont la traduction visuel-

le. Impressionnante d’immobilité, la vidéo d’Adrien Missika projetée au ras du sol dans l’obscurité, plongée sur les traces de pierres noires à la surface d’un lac salé asséché. Le monde dessiné ici est aussi celui de l’ombre délicate de la Demi-lune en lévitation de Marc Couturier, des traces crayonnées formant reliefs d’Édith Dekyndt, de l’étrange Queue du turbulent Jan Fabre, en scarabées iridescents et en sacrum

Se perdre dans cette tache solaire…

Tout de calme vibrant, la demi-lune de Marc Couturier en apesanteur.

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Photos L’Alsace/A. V.

humain, et du Fourmi-lion de Richard Monnier, inspiré d’un piège naturel pour les fourmis. Y ALLER « Phénomènes », au Frac Alsace, jusqu’au 27 mai, du mercredi au dimanche de 14 h à 18 h (sauf les 1er avril, 10 mai et 20 mai), entrée libre. Nombreuses animations en lien avec l’exposition : programme complet sur www.culture-alsace.org

L’aile de faucon de B. Burkhard.

DR


arts plastiques

Q DU 10 AU 16 FÉVRIER 2018

SELESTAT Regard sur la collection

AGENDA

Le Frac en proie à d’étranges phénomènes

SÉLESTAT

Fabienne Delude en Hors Saison Q JUSQU’À FIN MARS.

Peintre et scénographe, Fabienne Delude s’inspire de sa région natale, la pointe du Médoc, l’estuaire de la Gironde… Elle explore les atmosphères mélancoliques de paysages situés Hors Saison, comme l’évoque le titre de son exposition. Galerie La Ligne Bleue, 1a rue Sainte-Foy, mercredi et jeudi, de 13 h à 18 h ; vendredi et samedi de 10 h à 18 h ; dimanche de 14 h à 18 h.

STRASBOURG

Isaland et ses Blue Valetines Q Les 10/11 février.

Peintures ou dessins, les portraits d’Isaland représentent la femme, les femmes, sans chercher à embellir le tableau, sans masquer la réalité, parce que loin des filles des magazines, retouchées, les icônes représentées ici sont des héroïnes ordinaires, leur quotidien n’est pas glamour, pourtant elles sont belles. Galerie Artcreenvol, 2 rue du Mont-Blanc à Strasbourg. De 14 h à 18 h.

Never ending edging Q JUSQU’AU 4 MARS. La

galerie AEDAEN apporte sa contribution à l’opération Strasbourg mon amour avec une exposition définie comme « érotico-

Elle vient de prendre la direction du Frac-Alsace et y signe sa toute première exposition : puisant dans la collection de l’institution, Felizitas Diering s’est intéressée à la nature et à ses phénomènes. Un accrochage sobre en une dizaine de propositions. Fabienne Delude à Sélestat. (DOCUMENT REMIS)

pornographique » (à chacun de décider où se situe la frontière) et qui convoque l’edging, « pratique sexuelle consistant à maintenir le plus longtemps possible son partenaire au bord de la jouissance, décidant du moment où celle-ci pourra être atteinte ». Un accrochage collectif, interdit aux moins de 18 ans, qui réunit des œuvres d’Antoine Bernhart, Tomi Ungerer, Pakito Bolino, Yan Ruske… Galerie AEDAEN, 6 rue des Aveugles. www.aedaen.com

Le Noir et le Rouge Q JUSQU’AU 7 MARS. Confrontation par-delà les techniques des œuvres de Lars Strandh, Bodo Korsig, Alain Clément, Bernard Langenstein, Erik Oldenhof et Frank Fischer autour des thèmes du rouge et du noir. La Galerie Radial Art Contemporain réunit ici plusieurs artistes qu’elle défend depuis longtemps. Au 11 b, quai de Turckheim ; du mercredi au samedi de 14hà 19 h.

histoire de l’art

Dans les fastes de la Maison de l’Empereur Le Canada et les ÉtatsUnis n’ont pas été non plus hermétiques à l’épopée napoléonienne. C’est de Montréal que nous vient l’exposition La Maison de l’Empereur, accueillie en France dès avril prochain. Son catalogue nous donne un avant-goût. « ON PEUT se demander pourquoi les descendants de colons français venus s’établir en Amérique du nord avant 1760 ont pu s’identifier durablement un personnage qui à première vue leur est si étranger », s’interrogeait un historien canadien. Avant de livrer plusieurs réponses dont Nathalie Bondil, directrice du musée des beaux-arts de Montréal souligne la principale : « La référence napoléonienne personnifiant la patrie perdue et la fierté nationale, devient un facteur de cohésion pour les Canadiens français sous domination anglaise ». Mais une telle explication ne peut valoir pour les ÉtatsUnis où le Virginia Museum of Fine Arts de Richmond et le Nelson-Atkins Museum of Art de Kansas City se sont portés candidats à l’accueil de cette exposition totalement consacrée à la Maison de l’Empereur. Avant que la France, à travers le château de Fontainebleau lui ouvre ses salles – du 5 avril

3

A

vec une collection comptant près de 1 100 œuvres, le FracAlsace a largement de quoi s’offrir de belles expositions thématiques. « D’autant plus que, dans le cadre de la nouvelle région Grand Est, nous sommes désormais en synergie avec les Frac Lorraine et Champagne-Ardenne. En puisant dans les trois fonds, les possibilités apparaissent infinies », souligne Felizitas Diering. Mais la jeune femme n’a pas eu besoin de frapper à la porte des “Frac Frères” pour signer son premier accrochage. Ou presque pas, puisqu’elle a tout de même sollicité une pièce du Frac Champagne-Ardenne : Wellenwane, de l’artiste allemand Carsten Nicolai. « Celle-là, je la voulais ! Elle illustrait parfaitement mon thème », commente, regard gourmand, Felizitas Diering. Intitulée Phénomènes, l’exposition s’attache justement à observer comment les plasticiens s’émerveillent de leur environnement, y saisissent d’étonnantes métamorphoses, quand ils n’orchestrent pas eux-mêmes des processus dont la nature peut se révéler prodigue. À ce titre, l’installation de Carsten Nicolai apparaît effectivement très pertinente. L’artiste utilise un bac rempli d’eau dans lequel il fait circuler différentes longueurs d’ondes sonores – 20, 25, 50 et 75 Hz. Au spectacle des vibrations de la surface font écho quatre photographies correspondant à chacune des étapes de l’expérience. Un jeu entre le réel et sa représentation… Mais c’est avec une star de l’art contemporain, Cy Twombly (1928-2011) et une série de dix grandes estampes, intitulée Natural History Part. 1/Mushrooms,

Felizitas Diering devant Tache solaire, une toile de Nathalie Talec. PHOTO DNA - FRANCK DELHOMME

que débute le parcours. Acquise en 1983, en un temps où l’artiste américain était un peu plus abordable financièrement, elle entremêle la notion de classement encyclopédique et la pure poésie iconographique. « Je tenais à intégrer dans cette exposition un artiste comme Cy Twombly, d’abord parce que cette œuvre est cohérente par rapport à cette notion de Phénomènes dont les champignons sont une métaphore, explique Felizitas Diering. Mais aussi parce que je voulais montrer que le Frac dispose de grandes signatures, comme Jan Fabre ou Balthasar Burkhard. » Du premier, elle présente Queue, sorte de structure longiline constituée dans sa partie supérieure d’un sacrum

PHOTOGRAPHIE

Robert Doisneau à « Strasbourg mon amour » L’art pour la plus grande gloire de l’Empereur. (D.R.)

au 15 juillet. Tableaux, grands services de Sèvres, cartons de la Manufacture des Gobelins, pièces de mobilier et d’orfèvrerie, habits de cour : le plateau de l’exposition s’annonce fastueux à en juger le catalogue déjà disponible en librairies – Napoléon, La Maison de l’Empereur, chez Hazan, 352 pages, 380 illustrations, 45 €. Héritier de la Révolution, Napoléon ne se projeta pas moins dans le droit fil des dynasties qui s’étaient succédé en France. Et organisa en conséquence une cour impériale qui se devait de rayonner sur l’Europe, mobilisant pour cela la crème des artistes et des artisans d’art. Somptueux. S.H.

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Les amoureux de Doisneau. (© ATELIER ROBERT DOISNEAU)

ON LUI DOIT, avec son fameux Baiser de l’Hôtel de Ville, l’une des plus célèbres photos illustrant le thème des amoureux. Qu’elle ait été posée n’enlève rien à son charme. Bien d’autres variations sur le même sujet ont été fixées par l’objectif

de Robert Doisneau, légitimement invité à l’opération « Strasbourg mon amour ». Ce sont 21 photos sur panneaux qui sont ainsi présentées à la terrasse du Palais Rohan qui n’a jamais été aussi romantique. Q Jusqu’au 18 février.

humain que prolonge un agglomérat de scarabées aux couleurs métalliques. Et du second, un imposant tirage photographique d’une aile de faucon. De grandes signatures, donc, mais aussi des artistes qui loin de figurer dans les records du marché de l’art disposent néanmoins en France d’une véritable reconnaissance critique dans le monde de l’art contemporain: Marc Couturier, Richard Monnier ou Pierre Savatier... Reste que faire vivre une collection, c’est aussi mettre en lumière de nouvelles générations d’artistes. À l’instar d’Adrien Missika. Sa vidéo, Sailing Stones, réalisée sur un lac asséché près de la Vallée de la Mort (Californie) interroge l’étrange phéno-

mène de blocs de pierre, venus de nulle part, et qui laissent sur le sol l’empreinte de leurs improbables pérégrinations. Il y a bien sûr une explication scientifique, mais qu’on ne donnera pas pour ne pas éventer la part de mystère à laquelle s’adosse ce travail. En dépit d’un accrochage qui aurait pu se révéler un peu moins light, Phénomènes participe d’une bonne politique de valorisation de la collection du Frac. SERGE HARTMANN

R

Q Jusqu’au 27 mai, au Frac, 1

route de Marckolsheim à Sélestat. Du mercredi au dimanche, de 14hà 18h. www.frac.culture-alsace.org


17

Alsace centrale

L UN DI 2 3 AV RI L 2 0 1 8

SCHERWILLER

Une nouvelle figure à la mairie

L'ALSACE

SÉLESTAT

ANNIVERSAIRE

L’âme de Marc Couturier

Pierre Reibel a 80 ans

Artiste plasticien contemporain, Marc Couturier était de passage vendredi dernier à Sélestat. L’occasion pour lui de revenir sur son travail et sur « La Lame », qui, depuis 1998, illumine le parvis de l’église Saint-Georges. Michel Koebel

Photo L’Alsace/François Paquot

Magali Ufland est la nouvelle directrice des services techniques de Scherwiller, ayant récemment pris ses fonctions. Elle secondait auparavant le directeur des services techniques à Munster. Elle est en charge des agents des ateliers municipaux, du suivi et organisation des travaux d’entretien des bâtiments et de la voirie. Elle s’est approprié les gros dossiers du moment, à savoir ceux de la future école et le château du Ramstein. C’est un changement radical pour elle et « une opportunité à saisir et l’occasion de se rapprocher de [son] domicile ».

et à quelques pas d’une église romane. Ce qui m’avait plu à l’époque, c’était le crépit sur le mur. J’avais demandé que surtout on n’y touche pas. Les nuages qui ressortent sur le mur étaient là pour porter la lame. Vingt ans plus tard, ils n’ont pas bougé et accompagnent et portent toujours l’œuvre », a raconté l’artiste à une trentaine de personnes ayant fait le déplacement vendredi soir sur le parvis de l’église Saint-Georges.

Depuis le 3 février et jusqu’au 27 mai, le Frac Alsace (Fonds régional d’art contemporain) à Sélestat présente l’exposition Phénomènes. Pour cette première exposition, la nouvelle directrice des lieux, Felizitas Diering, a souhaité réunir des œuvres qui invitent à l’observation, à la réflexion sur les formes de la nature, mais aussi sur les décisions formelles, artistiques et esthétiques prises par leurs créateurs. Parmi les artistes sélectionnés, Marc Couturier, dont le Frac avait acquis une œuvre dès 1991, Demi-Lune. Marc Couturier, plasticien contemporain autodidacte, dont le travail est connu et reconnu dans le monde entier, était l’invité du Frac, vendredi soir, pour une conférence sur son travail. C’était également l’occasion de revenir sur la genèse de La Lame, œuvre de l’artiste, commande publique d’art contemporain réalisée par la Ville de Sélestat en 1998 sous la mandature de Pierre Giersch, dans la lignée de Gilbert Estève. « Je me souviens avoir trouvé l’endroit complètement surréaliste, coincé entre une église gothique

Au pied du mur, Marc Couturier, sous « La lame », perdu dans les nuages et la symbolique de son œuvre. Photo L’Alsace/Michel Koebel

Le public a découvert un Marc Couturier solaire, à la fois admiratif, curieux, intrigué par sa propre réalisation et son implantation dans la cité et dans la vie de la cité depuis deux décennies. Et puis la petite troupe a déambulé à travers les ruelles de la vieille ville, jusqu’au Frac, où Marc Couturier accompagné de Felizitas Diering, a présenté son travail, du bassin des tuileries à Paris, à Tokyo, jusqu’en Nouvelle-Zélande. Et même la petite Louise, du haut de ses cinq ans, a adoré le travail universel de l’artiste : « C’est une forme simple que tout le monde peut comprendre. Pour moi, les nuages aujourd’hui dans le ciel sont des nuages de Marc Couturier », a souligné Felizitas Diering.

ANDLAU

STEIGE

Vacances de printemps : s’instruire et s’amuser

« Haut les cuivres ! » à l’église Sainte-Marie-Madeleine

Que faire durant ces vacances de printemps ? Un tour à la Seigneurie d’Andlau, évidemment… Sur inscriptions.

Lucienne Fahrlaender

Photo L’Alsace/François Paquot

Pierre Reibel est né à Scherwiller le 17 avril 1938, au foyer de Jean et Augustine Reibel, agriculteurs. En seconde position d’une fratrie de huit enfants, il a suivi sa scolarité à Scherwiller avant de poursuivre à l’école d’agriculture et de viticulture à Sélestat. Il a travaillé avec son père à 14 ans avant de reprendre l’exploitation viticole. Il a effectué son service militaire durant quatorze mois à Thionville au 25e Régiment d’Artillerie puis quatorze mois à Reggane en Algérie où il a assisté à l’explosion de la première bombe atomique française à 7 h 04, en février 1959. Il a épousé Gabrielle Weber avec qui il a eu deux garçons : Christophe, qui a repris l’exploitation, et Joël. Deux petits-enfants font la joie du jubilaire, en l’occurrence les jumelles Charlotte et Elsa. Le journal L’Alsace souhaite un bon anniversaire à M. Reibel.

GERSTHEIM

Asperges en fête La Fête des asperges à volonté aura lieu dimanche 6 mai, dans la salle des fêtes de Gerstheim. Après la célébration de la messe à 10 h à l’église Saint-Denis, l’apéritif sera proposé à partir de 11 h 15.

L’église Sainte-Marie-Madeleine de Steige était bien remplie à l’occasion du concert donné récemment par l’Orchestre philharmonique de Strasbourg. « Le Département a pris l’initiative d’amener la Culture dans les territoires », explique en préambule Cécile Delattre, conseillère départementale chargée de la culture. Une initiative qui a apparemment réjoui les quelque 400 personnes présentes.

Les asperges à volonté et ses trois jambons (17 € repas et café par adulte, 7 € par enfant) seront servis à 12 h 15. Différentes animations seront proposées à partir de 14 h 30 : jeux pour tous et tombolas gagnantes. Les cuivres et percussions sont dirigés par Marc Lys Photo L’Alsace/Lucienne Fahrlaender

Avec l’impressionnante entrée en fanfare du Camp de Pompée de Florent Schmitt, l’ensemble dirigé par Marc Lys donne tout de suite la mesure de sa puissance et de son talent. Bientôt, une atmosphère oppressante s’installe, c’est une veillée d’armes. Roulements de tambour, entrée en scène des percussions, des rumeurs guerrières se propagent. Le final tombe, bref, sonore, sinistre présage de la Bataille d’Actium. Découvrir et apprécier l’art contemporain.

Les beaux jours reviennent et il est temps de faire le plein d’activités aux Ateliers de la Seigneurie à Andlau. Diverses activités sont proposées pour ravir petits et grands : un atelier pour les enfants, une découverte de l’exposition temporaire Entrée en matières ou encore une visite guidée du parcours. Dialogue d’œuvres d’art.- Après la découverte des œuvres de l’exposition Entrée en matières, l’illustrateur Jean-Charles Andrieu de Levis invitera à choisir deux d’entre elles et imaginer ce qu’elles se disent, sous la forme d’une BD mêlant écriture et dessin à la plume. Mercredis 25 avril et 2 mai de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 17 h. Inscription à la journée : 12 € par enfant dès 7 ans. Découverte de l’exposition.- Entrée en matières, une exposition d’œuvres du Frac Alsace. Les médiatrices des Ateliers de la Sei-

Photo L’Alsace/Gilbert Mosser

gneurie commenteront l’exposition temporaire composée des œuvres de photographes et plasticiens contemporains : Françoise Saur, Alain Domagala, Vincent Mauger, Philippe Gronon, Sylvie Fanchon, Andrew Lewis, Daniel Depoutot, François Duconseille, Herman de Vries, Jean-Jacq u e s Le o n e t t i , E le ft h e r i o s Amilitos, Raphaël Zarka, Patrick Neu, Vincent Gagliardi, Christophe Meyer, Pascal Kern. Jeudi 26 avril et 3 mai à 15 h, sur inscription. Tarif : 5 €, tout public.

L’appel d’un euphonium solo entame Processions et danses, une composition du chef d’orchestre. Les autres cuivres répondent, musi-

que pompeuse, qui annonce un événement solennel. La procession s’égrène dans toute sa splendeur, on imagine une caravane qui s’ébranle. Des nouveaux venus entrent dans ce riche cortège, légèrement, sur un pas de danse, la marche s’accélère, devient festive, on avance sur des rythmes variés, dans des ambiances colorées. Foule joyeuse qui poursuit son chemin plus sereinement vers une arrivée éblouissante, triomphale. Les instruments se déchaînent. Marc Lys a écrit ici une œuvre qui mêle « le sacré et le profane, le reggae, le rock, le funk, la valse ».

Que ce soit avec le Moment musical n° 4 de Rachmaninov qui résonne comme un dernier adieu poignant durant lequel les regrets défilent ou les Danses polovtsiennes de Borodine, alternances subites de douceur et de moments de folies, de furie et de sagesse, qui s’achèvent trépidantes, endiablées, l’orchestre fait un triomphe. Exactement l’ambiance qu’il pouvait servir de cadre pour les deux bis, extraits de Fiesta de Marc Lys. Une fiesta sans limites, sans frontières, fiesta des instruments, des interprètes, mais où tout est précis, cadré, millimétré, rien n’est laissé au hasard.

Les réservations sont à faire avant le 1er mai auprès de Micheline Gargowitsch au 03.88.98.40.57, micheline.gargowitsch@hotmail.fr ou Jean-Pierre Horny au 03.88.98.40.35, jimbeless@gmail.com

Bloc-notes Sélestat

L’AGF de Sélestat a prévu une sortie printanière dans la vallée de la Bruche, mardi 29 mai. Le repas sera pris au Bénédictin d’Altorf. Départ de Sélestat à 9 h 30, retour vers 18 h 30. Prix : 50 € (48 € pour les membres). Inscription auprès de l’AGF.

Jeunesse Séjour à la Plagne

Conseil du printemps.- un jeu de piste en famille. Une balade découverte entre les châteaux du Spesbourg et du Haut-Andlau, livret-jeu (disponible aux Ateliers) et boussole en poche. Prêts ? SE RENSEIGNER Plus de renseignements et inscriptions par courriel à contact@lesateliersdelaseigneurie@eu ou au 03.88.08.65.24.

DR

SEL02

53 élèves du lycée Koeberlé de Sélestat ont participé à une classe de neige, à la Plagne, du 9 au 13 avril. Répartis dans plusieurs groupes de niveaux, les élèves ont pu découvrir ou perfectionner la pratique du ski en sillonnant les pistes. Ce séjour a été rythmé par de nombreuses activités favorisant le « vivre ensemble » et la connaissance de la montagne. Chaque journée était marquée par un moment d’échange entre élèves et enseignants sur les moments forts de la journée. Finalement, des étoiles pleines les yeux et la marque du masque sur leur visage hâlé, ils ont regagné le lycée avec pour souvenir, des magnifiques paysages ensoleillés.


SÉLESTAT

JEUDI 22 MARS 2018 P

SÉLESTAT Week-end de l’art contemporain

FAITS DIVERS SÉLESTAT

Agressions sexuelles au centre-ville Un Sélestadien de 30 ans a été interpellé par les policiers hier après-midi au centre-ville de Sélestat. L’individu avait été maîtrisé par un passant après avoir agressé sexuellement une jeune femme. Au même moment, une autre jeune femme venait déposer plainte au commissariat de police pour

des attouchements. Des faits similaires avaient été commis fin novembre et début mars. L’homme placé en garde à vue a reconnu l’ensemble des faits. Il a indiqué avoir des pulsions qu’il ne pouvait maîtriser. Il sera convoqué au tribunal de Colmar début juin. En attendant, il a obligation d’avoir un suivi psychologique.

KIENTZVILLE (SCHERWILLER) Samedi 24 mars

Chasse aux œufs et jeu de piste

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Carnet de voyage au cœur du FRAC Alsace Samedi après-midi, parents et enfants étaient invités à observer, collecter et partager leurs impressions sur l’exposition « Phénomènes » du Frac Alsace à Sélestat, dans le cadre d’un atelier animé par Hélène Bléhaut.

L Le soleil sera-t-il de nouveau au rendez-vous pour le jeu de piste et la chasse aux œufs ? PHOTO ARCHIVES DNA Les Stumbas de la Scherr avec la participation de l’association des Amis de Kientzville, organisent à l’ancienne école le samedi 24 mars, de 14 h 30 à 18 h, une chasse aux œufs pour les enfants à partir de 2 ans. Pour les plus grands, à partir de 9 ans, ce sera un jeu de piste bilingue avec une récompense pour tous les participants. Le tarif est de 3 € par enfant. Il y aura des animations et bricolages

de Pâques, une bourse aux livres, CD, DVD pour enfants. Un stand de pâtisseries et buvette sera tenu. Prévoir un panier pour la chasse aux œufs. Les enfants devront rester sous la responsabilité des parents tout au long de la manifestation. Q Réservation obligatoire auprès des

Stumbas pour la chasse aux œufs et jeu de piste.

ENVIRONNEMENT SÉLESTAT

Moins de daims dans l’Illwald Mardi 13 et mercredi 14 mars, le comptage de la population des daims de l’Illwald, organisé conjointement par la ville de Sélestat et l’Office national des forêts, s’est déroulé avec la participation de plus de 80 bénévoles. L’estimation chiffrée de la harde en découlant, établie en lien avec les résultats du comptage associatif du Gerris, confirme la baisse de la population amorcée il y a quelques

années, conformément à la volonté de tendre vers un équilibre sylvo-cynégétique : le chiffre « objectif » de 300 individus au total est atteint, avec 29 palettes, 15 perches/ daguets et 256 femelles, faons et animaux au sexe indéterminé. Le prochain plan de chasse doit donc viser la stabilisation de cet effectif, avec une amélioration qualitative et quantitative des palettes.

L’AGENDA CHÂTENOIS

Passage du ramoneur

fêtes de Mussig, 57 rue de Heidolsheim.

Q DEPUIS LE LUNDI 19 MARS, le ramoneur Engel est de passage sur la commune de Châtenois.

EBERSHEIM

MUSSIG/BALDENHEIM

Q DIMANCHE 25 MARS. L’AAP-

Collecte de sang Q VENDREDI 23 MARS. L’ami-

cale des donneurs bénévoles invite à venir nombreux à la collecte de sang ce vendredi de 17 h à 20 h à la salle des

Permanence cartes de pêche PMA d’Ebersheim effectue ses permanences pour l’obtention des cartes de pêche à l’étang de pêche dimanche de 9 h 30 à 11 h 30. Contact : Gilles Foltzer au ✆06 74 34 21 05.

RANDONNÉE SÉLESTAT

Avec l’Arcal VENDREDI 23 MARS. Sortie pour randonneurs entrainés, départ de la marche : parking Schulwaldplatz à Dambach-laVille, château du Bernstein, Krieghurst, Engelfelsen, Falk-

DÉCÈS

L’ÉTAT CIVIL Ohnenheim

Hilsenheim Fernand Steydli est décédé le 20 mars à l’âge de 89 ans. Il habitait Hilsenheim. Ses obsèques seront célébrées le samedi 24 mars à 14h30 à Hilsenheim. F09-LSE 05

enstein, Willerpfad (maison forestière), chapelle et retour. Distance : 8,6 km ; durée : 3 h ; dénivelé : 480 m. Lieu de rassemblement : ancien parking du supermarché Match à Sélestat à 13 h 30. Renseignements complémentaires au ✆03 88 92 91 30.

Lucien Fahrner est décédé le 21 mars à l’âge de 87 ans. Il habitait Ohnenheim. Ses obsèques seront célébrées le samedi 24 mars à 14h en l’église d’Ohnenheim.

es 16, 17 et 18 mars, le Fonds régional d’art contemporain (Frac) Alsace a pris part à la manifestation organisée dans tout le Grand Est par les réseaux d’art contemporain Versant Est, LoRA et Bulles et a proposé diverses rencontres artistiques à Sélestat et hors les murs, à Strasbourg et Dehlingen. Un programme riche et varié attendait les visiteurs à travers des vernissages, un atelier pour les familles, ou des visites commentées d’expositions et des réserves du Frac. En milieu d’après-midi samedi, sept enfants et quatre parents avaient pris rendez-vous avec Camille Aurière, chargée du jeune public pour l’institution et Hélène Bléhaut, artiste plasticienne et voyageuse curieuse, pour un atelier donnant l’occasion d’explorer les œuvres de l’exposition en cours, mais aussi leur environnement et dans l’optique de réaliser un carnet de voyage.

Une mise en commun des réalisations « L’idée de l’atelier, comme dans la vie de tous les jours, est de se laisser surprendre par le monde extérieur. Le dessin est un outil direct qui permet de raconter des histoires, des moments. Vous pouvez utiliser des découpages, de l’aquarelle, du dessin au trait,

Quand la galerie du Frac Alsace se transforme en terrain d’aventure. au crayon, au fusain, à la peinture, l’idée est de retracer votre voyage dans les œuvres de la collection et de l’exposition "Phénomènes" et que vous notiez ce que ressent l’explorateur qui découvre votre réalisation », explique Hélène Bléhaut, intervenante de l’atelier, diplômée de l’école Estienne (Paris) et de la Haute école des arts du Rhin à Strasbourg et qui travaille en tant qu’illustratri-

ce freelance sur différents projets. Durant deux heures, Capucine, Ama, Aurélien, Arthur, Gabriel, Alexandre, Gaïa et leurs parents ont tenté une approche artistique à travers ce jeu de piste grandeur nature dans le dédale des œuvres. Si l’interprétation des mots et des contraintes par rapport au milieu a pu paraître abstraite pour les parents, les enfants s’en sont

PHOTOS DNA

donné à cœur joie, avant un goûter bien mérité suivi d’une mise en commun des réalisations. La finalisation du moment était un carnet de voyage à emporter, un vrai carnet sous forme d’un dialogue enfants-parents, souvenir d’un voyage au cœur de l’enfance et de l’art, souvenir d’un moment de partage, souvenir du temps qui passe. M. K.

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SCHERWILLER Avec le périscolaire et l’Ehpad

Après-midi jeux entre générations Récemment à Scherwiller, les enfants du périscolaire Les Lucioles sont venus passer l’après-midi à l’Ehpad pour s’essayer à quelques jeux de société (sjoelback et loto). CE MOMENT était très attendu de part et d’autre, un peu comme un rendez-vous trimestriel. Plusieurs rencontres sont prévues tout au long de l’an-

née avec des thématiques différentes (cuisine, goûter, jeux, sorties…). Cet après-midi ludique s’est terminé par un bon goûter et quelques embrassades en se

Bingo !

PHOTO DNA

promettant de réitérer l’acti-

vité.

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EPFIG Marche et VTT caritatifs

Rien ne les arrête patinage par endroits mais nous avons bien profité du silence et sommes contentes d’arriver… au chaud ».

Le cyclo-club d’Epfig organisait hier son circuit marche et VTT en faveur des personnes handicapées. La neige tombée en abondance a découragé bon nombre de participants mais le noyau de fidèles y était.

« C’est sûr, l’an prochain il fera beau »

QUELQUES RARES vététistes ont

effectué le parcours, devenu très risqué. Le gros du contingent (tout de même 187 inscrits, contre 500 en 2017) a préféré jouer la sécurité en se lançant sur le 10 km marche, avec une bise qui fouettait. Une sécurité toute relative vu le sol très glissant. Le trajet se doublait presque d’un exercice d’orientation : « Nous avons effectué le fléchage hier, mais sous la neige, il est devenu invisible, expliquait le président, Christian Wach, pas

Ce groupe d’amis est venu des environs de Colmar, malgré les routes glissantes du petit matin. PHOTO DNA trop déçu par le scénario du jour. La carte du parcours était d’un précieux secours ».

Caroline et Aurélie venues du village avec leur chien, n’en ont pas eu besoin : « C’était limite

Certains participants ont bravé les routes glissantes du matin, comme ce groupe d’amis venu d’Alsace du Nord ou du côté de Colmar. « Nous sommes des fidèles, rien ne nous arrête et c’est pour la bonne cause », glissait Françoise Ehrhart et son neuveu, d’Urschenheim (HautRhin). La bonne cause, c’est le versement de l’intégralité de la recette au centre de rééducation Clemenceau de Strasbourg. « Les années se suivent et ne se ressemblent pas. C’est sûr, l’an prochain il fera beau », prophétisait Christian Wach. M.V.

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ZUT

Felizitas Diering vient d’être nommée à la tête du FRAC (Fonds régional d’art contemporain) Alsace à Sélestat. Après avoir dirigé la Regionale, cette Fribourgeoise débarque en France avec l’envie d’un lieu où l’on prend le temps, notamment celui de l’échange. Rencontre. À première vue, Felizitas Diering a tout du cliché de la beauté germanique. Elle est aussi grande que blonde, sans fard, directe et tranquille. On l’imagine volontiers courir dans la montagne et dans les vignes. Ce qu’elle fait d’ailleurs, de Freiburg à Sélestat, parce que « ce sont là que les idées viennent », parce que « nature et culture sont inséparables. Une continuité dans les paysages et dans les êtres : l’agriculture, la viticulture, l’animal et l’humain. » Il y a dans la façon dont Felizitas Diering envisage l’art quelque chose d’organique, de puissant et de direct. D’ailleurs, l’une des œuvres qui l’a marquée est une installation de Tino Sehgal au Palais de Tokyo : « Il y avait une salle totalement obscure avec une musique faite à partir de corps humains. On ne savait plus qui était acteur ou spectateur, c’était un mélange de perceptions. L’art visuel contemporain devient immersif et joue avec tous les sens. »


Alors, est-ce à dire que l’œuvre doit parler directement, sans médiateur, à celui qui regarde ? Comment penser la médiation dans un lieu comme le FRAC, proposer un regard sans l’imposer ? Felizitas Diering a des réponses limpides à ces questions parfois si complexes. « Les œuvres ne sont pas universelles : quelque chose qui me parle ne parlera pas forcément à quelqu’un d’autre. Être en échange ne veut pas forcément dire « expliquer les œuvres ». Si quelqu’un a envie de parler de l’œuvre, on peut tout simplement être là, en écoute, en réception. L’art est aussi un ralentissement du regard. » Envisager le FRAC comme un lieu d’échanges, d’accompagnement, de réceptacle, de proposition. C’est avec la même tranquillité éclairée qu’elle décrit ce qui, à ses yeux, peut être un rôle de commissaire artistique. Elle y voit des choix faits dans l’échange, avec la connaissance des archives et le processus des souvenirs, mais aussi avec la fraîcheur de regards neufs. Pas l’autorité absolutiste d’un regard supérieur. Pourrait-elle, dans ce cas, envisager un commissariat d’exposition fait en dialogue direct avec le public ? « Ce serait sans doute difficile. On a vu ça en 1967 à Bâle où les habitants ont décidé que la ville allait acheter des Picasso avec des fonds publics, par votation. Mais Bâle est une ville qui a déjà cette culture-là. » Née en 1982 en RDA, Felizitas Diering connaît à la fois la dureté des frontières et leur porosité. Sans angélisme, elle pense qu’un monde sans frontières est une utopie. Alors il faut s’organiser, concrètement, pour faire bouger les gens. Car c’est par la fréquentation mutuelle que le désir s’installe. « J’aimerais inviter les publics allemands et suisses à Sélestat. Les gens se déplacent plutôt pour des choses qu’ils connaissent déjà. Si les gens ont vu un artiste à Freiburg, ils se déplaceront plus volontiers pour aller le voir à Bâle. Il faut penser la médiation au niveau trinational, dans les différentes langues : les Allemands aiment beaucoup la France, mais ils ne parlent pas tous le français. On peut faciliter les contacts et les coopérations. Avec la Regionale, quand nous organisions des bus de Bâle à Strasbourg, les gens venaient. Une fois qu’ils connaissent les lieux, ils reviennent plus facilement. » C’est aussi l’idée de sa coopération en cours d’élaboration avec Marie Griffay (nouvelle directrice du FRAC Champagne-Ardenne) et Fanny Gonella (nouvelle directrice du FRAC Lorraine) : échanger sur les choix d’achats artistiques, mais aussi penser les coopérations, mutualiser, créer de nouveaux outils pour accompagner les artistes dans leur processus créatif. Chemin faisant.

Par Marie Bohner Photo Klara Beck


SÉLESTAT ET SA RÉGION

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>LUNDI 2 JUILLET 2018

SÉLESTAT Ateliers du Frac

Du numérique à l’organique En lien avec l’exposition In-formations, le service des publics du Frac Alsace a organisé samedi, toute la journée, un atelier de création avec Frédéric Pagace, artiste plasticien.

« L’

idée de départ d e l’atelier est la métamorphose des éléments naturels en expérimentant la relation entre croissance numérique et croissance organique. «En partant de pièces créées à l’aide d’une imprimante 3D, en P.L.A. (Le P.L.A est un polymère thermoplastique entièrement biodégradable, fabriqué à partir de matières premières comme l’amidon de maïs), l’idée est d’unifier l’organique et le numérique et d’observer leur croissance commune dans l’art », résumait samedi matin, Frédéric Pagace, artiste plasticien régional, dont trois œuvres, vivantes et numériques, sont actuellement au centre de l’exposition In-formations.

Une récolte de matières premières Pour cet atelier adulte, le dernier de la saison, un peu moins d’une dizaine de personnes s’était donné rendez-vous avec l’artiste, dans un FRAC doucement transformé en serre par un soleil évocateur d’une journée de fournaise. Dans un premier temps, Frédéric Pagace fit une description de ses travaux ex-

Démarche créative simple, le plâtre devient révélateur d'art.

La transformation de la matière organique avec le soutien du numérique et de la lumière.

PHOTOS

DNA

posés, alliant porcelaine émaillée, or, nano-ordinateurs, structure métallique et système audio, détaillant la genèse de ses créations et l’aventure vivante mêlant structures organiques, porcelaine, températures de four à 1300° et la concrétisation de l’œuvre après cuisson. Puis, le groupe partit faire une récolte de matières premières, des fleurs, des feuilles, dans les alentours du Frac. Libre cours était ensuite donné aux artistes d’un jour, mêlant plâtre, plante et imaginaire. Le premier travail consista à fabriquer du plâtre pour y figer la matière organique puis, en collant, en soudant

VILLÉ Pêche sportive à la truite

Un peu d’ombre, un point d’eau…

Quand les techniques se côtoient pour approcher la spiritualité de la création.

Quand les techniques se côtoient pour approcher la spiritualité de la création. les pièces, uniformisées par le blanc soulignant la géométrie spécifique des espèces, de les unir dans un

mode de croissance réunissant numérique et organique, technique moderne et mère nature.

Il fallut s’armer de patience et d’ingéniosité, travailler, retravailler le plâtre loquace qui coulait et fuyait impunément ses responsabilités d’unificateur des deux mondes pour au final réaliser des œuvres d’une finesse et d’une lumière éclatante, imposant forme et vie, plein et délié, vide et imaginaire.

Anne-Virginie Diez, attachée aux relations avec le public pour le Frac, guida et assista tout au long de la journée, avec talent et empathie, les artistes en devenir, surpris par la beauté de leurs propres créations, les invitant à poursuivre leur démarche dans l’art contemporain. M.K.

SÉLESTAT Foulées de la jeunesse au Grubfeld

Des jeunes dans la course L’office municipal des sports (OMS), avec le soutien de la ville de Sélestat organisait sa deuxième édition des foulées de la jeunesse sur le site du Grubfeld avec une participation en hausse.

Attention à ne pas casser.

PHOTO DNA

L’AAPPMA Vallée du Gies-

sen a organisé ce dimanche à partir de 14h une pêche dite sportive. Autour de l’étang de la rue de l’Abattoir, les organisateurs ont proposé une pêche avec une seule canne, sans amorçage. Afin d’optimiser au maximum les chances des “sportifs” venus taquiner la truite, le club a effectué une immersion de truites arcen-ciel de plus d’une centaine de kilos. Les participants installent leur matériel, préparent leurs gaules et montent leurs hameçons. « Il faut mettre un appât au crochet, dit l’un des jeunes pêcheurs d’une quinzaine d’années…

Moi, je prends une pâte de sphaigne que j’achète dans le commerce et ça marche. » Dès 14h30, une trentaine de cannes sont mises à l’eau et les touches sont immédiates. Tout autour du bassin, les cannes sortent régulièrement de l’eau, de belles pièces accrochées au bout. Dès la sortie, le pêcheur libère la truite de l’hameçon et la dépose dans une nasse immergée dans l’étang. Entrecoupée de quelques moments de répit pour les poissons et les pêcheurs, la pêche se termine à 17h pour les courageux sportifs présents sous une forte canicule… Ch.T.

POUR LA PRÉSIDENTE, Évelyne Hess, le temps estival de cette édition tranche avec le froid de l’an passé. « Cet événement existe depuis très longtemps, mais ce n’est que la deuxième année qu’il se déroule au Grubfeld. Auparavant il était couplé avec une autre fête au CSI », précise la présidente entourée de nombreux bénévoles. Et avec la météo favorable, le nombre de participants a grimpé à près de 90. Cette année, les concurrents pouvaient redouter la chaleur mais le parcours de santé est particulièrement ombragé grâce aux arbres aux branches denses. Les concurrents les plus jeunes, Les Biberons, s’élancent sur une distance de 350 mètres. Chez les garçons, c’est Sam qui termine en première place et exhibe fièrement la coupe remise par le maire, Mar-

Des courses âprement disputées. cel Bauer, en personne accompagné de Stéphane Romy, bénévole à l’OMS. À 7 ans, le petit garçon ne fait pas encore de sport en club et à la victoire modeste. Néanmoins Dominique, son papa, envisage de l’inscrire rapidement dans une activité sportive « afin de canaliser (son) énergie ». Les départs sont donnés tôt le matin afin d’éviter les grosses chaleurs. Cependant que la

PHOTO DNA

présidente réfléchit déjà à déplacer la manifestation sur le calendrier, elle reconnaît que cela reste compliqué en raison notamment du fait que les gens prennent des habitudes. Enfin, comme chaque année, l’établissement scolaire qui totalisera le plus grand nombre de participants se verra décerner une coupe dédiée ainsi qu’un bon d’achat. « Cela bien sûr dans le but d’encourager la participation des

scolaires », indique la présidente. Les courses sont données par catégorie : des biberons aux benjamins en passant par les poussins et super-poussins. Les distances varient de 350 à 2210 mètres pour les plus âgés. Chaque enfant repart avec une médaille, à titre d’encouragement. Pour l’occasion, une célèbre marque d’eau alsacienne a fait goûter ses nouveautés. Ph.G.

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CULTURE

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EXPOSITION Au Frac Alsace à Sélestat

MUSICA

« Singing Garden » à l’Opéra du Rhin

Des peintures qui ont du volume

Le spectacle Singing Garden, donné à l’opéra, mardi soir, n’était pas la création d’une œuvre inédite mais une contribution multimédia pour élargir la musique contemporaine. Et gagner de nouveaux publics. Le titre de la soirée, Le Jardin qui chante, n’était que celui du premier numéro. Il a réuni un ensemble de musique de chambre et une cantatrice dans un décor où, de la vidéo d’un goutte-à-goutte, on passait ensuite à une vue de la surface de la mer. Des musiciens de l’ensemble Linea ont recréé un espace sonore bipartite entourant la soprano Yereh Suh dans les pages de Hasokawa et Usuk Chin, reliées par un intermède instrumental. Travail, tout aussi raffiné dans le détail, des musiciens pour la création de cette commande de Musica, avec pour soliste le contrebassiste Florentin Ginot. L’entrée en lice des chanteurs des chœurs de l’Opéra du Rhin et des chanteurs de l’Opéra Studio, a changé évidemment la donne pour aborder des musiques plus immédiates dans leur expression. Sébastien Park, Laurent Roos et Laurent Koehler se sont mis en avant dans un Manifesto mais le numéro le plus incisif était fourni par les extraits du Rhoonda Rips It Up ! d’Elena Langer créé cette année au pays de

Danse, musique et vidéo. PHOTO KLARA BECK

Galles, le sujet étant lié au combat des suffragettes d’il y a un siècle. Le numéro le plus éloquent de tout le programme que Philippe Arlaud a mis en scène. La musique s’enchaîna vite pour accompagner le public vers l’extérieur du théâtre et une deuxième partie plus adaptée au plein air. Thierry Danet, le patron de la Laiterie, en assura la direction artistique englobant les danses de caractère espagnol, du tango à la samba, confiées aux danseurs du Ballet du Rhin, tandis que, sur la petite scène, Christophe Fournaux déployait son talent dans les sonorités de ses saxophones et qu’Antoine Spindler officiait à l’alto. Le live se mêlait à la musique électronique diligentée par Les Ensembles 2.2 coachés par des djs. M.M.

Une dame de grande classe est venue, à Musica, sur la scène de la Bourse dimanche : Tabea Zimmermann a livré un récital d’une richesse et d’une densité exceptionnelles.

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lles ont chacune leur imaginaire propre. Qui trouve aussi à s’exprimer dans l’espace d’exposition du Frac Alsace. Avec des toiles oniriques pour l’une, et des photographies de ses réalisations architecturales à l’épure très postmoderne pour l’autre. Mais Suzanne Kühn et Inessa Hansch développent également un travail en commun. Un dialogue qui voit les lignes sobres et l’esthétique minimaliste des modules de l’architecte belge offrir leur cadre aux peintures de la plasticienne allemande qui se partagent entre Nuremberg (où elle enseigne à l’Académie des beauxarts) et Fribourg.

Un duo au Frac Alsace : Inessa Hansch et Susanne Kühn y composent House for a painting.

Tabea Zimmermann.

PHOTO CW

un paysage de steppes sibériennes, dans une Élégie de Stravinski. Son archet s’allonge et sillonne les tonalités en doubles cordes, dans un registre grave d’une remarquable densité. Pour ses qualités de jeu sur la corde de do, Ligeti lui compose au début des années 90 une sonate, dans laquelle il révèle son attachement pour la musique d’Europe centrale. La première page, mélopée puissante et déchirante influencée par la musique roumaine, acquiert une présence remarquable sous l’archet enveloppant de l’altiste. La partition vagabonde ensuite, emprunte à plusieurs continents et au jazz. L’interprète en visite les arcanes entre musculature et rondeur. Elle refermera ce récital avec un extrait de bravoure de Hindemith puis un Capriccio de Vieuxtemps. Christian WOLFF

Un grand magasin musical Musica a proposé, dimanche soir, un ciné-concert d’Au bonheur des dames (1930) de Julien Duvivier. Dans le roman de Zola qui sert de fondement au dernier long-métrage muet de Duvivier, le progrès est au centre du propos. Il n’est pas considéré dans sa dimension éthique, mais comme une chose inéluctable. Telle est la seule morale d’un film pour lequel Jonathan Pontier a composé une BO, commandée par Musica et l’ensemble Accroche Note qui en a donné la création mondiale dans un effectif inhabituel, la guitare électrique de Christelle Séry faisant face à l’accordéon de Marie-Andrée Joerger, comme si la modernité se confrontait symboliquement à la tradition. Les clarinettes d’Armand Angster et le violoncelle de Christophe Beau complètent cette belle équipe qui s’est lancée à corps perdu dans une musique où les idiomes s’entremêlent, évitant le

Bousculant les frontières entre le design, la peinture et l’architecture, le Frac Alsace réunit l’artiste allemande Susanne Kühn et l’architecte belge Inessa Hansch. En résulte House for a painting, exposition qui joue avec l’espace et la représentation.

Dans le vivier du Rhin supérieur

L’alto dans tous ses états

Le public présent ne peut plus en douter. L’alto est un instrument extraordinaire. Tabea Zimmermann, qui a fait honneur à l’invitation de Musica, le place sous les ors mérités, avec une noblesse extraordinaire. Ne nous attardons pas sur une technique et une force expressive dont on ne peut plus gloser, et parcourons un programme complet, inauguré par la suite n° 4 de Bach. Sans effet aucun, avec la précision qui s’impose, l’artiste donne une lecture avec cœur, ferveur et humanité. Les mouvements vifs tranchent, mais toujours avec tendresse, la gigue emporte, et l’ensemble fascine par son legato. Que l’interprète réalise parfaitement dans une sonate de Bernd Aloïs Zimmermann difficile par ces multiples techniques d’archet et son caractère fragmenté. Elle concilie l’inconciliable ambivalence d’éléments sonores solides et gazeux. Et l’œuvre finit par s’imposer dans son unité. L’artiste esquisse ensuite

>VENDREDI 28 SEPTEMBRE 2018

principal écueil du genre : demeurer une simple illustration du film. Entre partition écrite et liberté d’improviser se combinent sonorités contemporaines, riffs rock, touches d’humour (avec des échos de La Chenille de La Bande à Basile lors d’une fête) ou élégies expressives d’obédience romantique au violoncelle. Comme à La Samaritaine, on trouve tout chez Pontier. S’y rajoutent des sons électroniques en un délicat chœur virtuel de chuchotements et autres enregistrements de la voix de Françoise Kubler pour entrer en résonance avec l’action d’un film d’une grande modernité esthétique. Il décrit la dramatique destruction du petit commerce et l’avènement des grands magasins à travers la destinée d’une jeune orpheline interprétée par la sublime Dita Parlo qui fut une star de la République de Weimar. Hervé LÉVY

C’est d’ailleurs dans cette dernière ville, quasiment en voisine, que Felizitas Diering est allée chercher Susanne Kühn. « J’avais pu voir, l’an dernier, une exposition qu’elle avait réalisée à l’Augustinnermuseum, raconte la directrice du Frac. J’ai vraiment été impressionnée par la vigueur de son travail. Elle vit de l’autre côté du Rhin, mais sa carrière est vraiment internationale. » On sait que sans y enfermer sa programmation, Felizitas Diering entend accorder une place aux artistes travaillant dans la vallée du Rhin supérieur. Susanne Kühn figurait dans son first choice. Mais la proposition trouve ici sa singularité dans ce « quatre mains » que l’artiste alle-

PHOTO DNA - FRANCK DELHOMME

mande tenait à mettre en place au Frac en totale complicité avec Inessa Hansch. Le dispositif est effectivement original. Des constructions en bois, dont la fonctionnalité ou l’apparence participent du banc, de la palissade, du meuble, voire de la maison de poupées, y deviennent le support à des images qui constituent d’énigmatiques narrations, rythmées parfois par des aplats colorés. Les thèmes de la femme, parfois traitée sur le mode de l’autoportrait, de la faune et de la flore y dominent dans une audacieuse palette colorée, de même que celui de l’architecture, ren-

forçant ainsi ce dialogue entre la peintre et l’architecte-designer. Mais par-delà l’interprétation de cette efflorescence d’images en grands formats qui se concentre au Frac, le vrai sujet de l’exposition est d’abord celui de l’espace. Espace dans lequel le visiteur évolue, qui l’amène à tourner autour de volumes aux multiples facettes, à s’asseoir dans un module, engageant ainsi une autre relation à une peinture. Mais aussi l’espace que suggèrent des panneaux peints qui parfois participent de la fenêtre ouverte sur le monde. Un monde spécial, certes, ancré dans la représentation, mais que Su-

sanne Kühn aborde dans une franche liberté, entremêlant réalisme et fantastique, le familier et l’étrange. Ce que sa collaboration avec Inessa Hansch met particulièrement en relief, puisque ses propres constructions provoquent la même impression. Parfaite association, donc. De cette House for a painting, aussi séduisante qu’inquiétante, on ne sort pas tout à fait indemne. Serge HARTMANN

> House for a painting, au Frac Alsace, jusqu’au 31 janvier 2019. Du mercredi au dimanche, de 14 h à 18 h ; 20 h le jeudi, www.frac.culture-alsace.org

ACADÉMIE D’ALSACE Conférence nationale du 3 au 5 octobre

Des étoiles et des hommes fectif à la France mais l’acceptation de l’héritage germanique chronologiquement dominant ».

L’Académie d’Alsace des sciences, lettres et arts propose pour la conférence nationale 2018 d’explorer la thématique Des étoiles et des hommes. Détails. BERNARD REUMAUX, président de l’Académie d’Alsace des sciences, des lettres et des arts, entouré de Gabriel Braeuner, chancelier de l’Académie, Jean Hurstel, secrétaire général de la Conférence nationale des académies, Christiane Roederer, présidente sortante de l’Académie d’Alsace et future présidente de la Conférence nationale, s’apprêtent à accueillir en Alsace – à Strasbourg, Colmar, Schirmeck et Sélestat – la conférence nationale des Académies 2018, les 3, 4 et 5 octobre prochains. Une première pour l’équipe alsacienne qui rappelle que la tradition des Académies s’ancre au XIVe siècle à Toulouse, puis s’est étendue du XVIIe s. au XVIIIe s. pour atteindre actuellement 32 structures, sous l’égide de l’Institut de France. Rousseau fit partie de celle de Dijon. L’entité alsacienne a vu le jour en 1952 et a rejoint la conférence nationale en 1998. Des Académies alsaciennes existaient dès 1760 mais elles disparurent après l’annexion au

« Une refondation »

L’université accueillera aussi cette conférence nationale. DOCUMENT REMIS

Reich allemand en 1871. L’Académie alsacienne est une des rares académies de région, les autres sont toutes attachées à une ville. Pour cette conférence nationale, il s’agira de donner un éclairage sur l’Alsace et son ancrage européen, ses compétences diverses – de l’université et de la recherche à la gastronomie. « Montrer par la parole et la visite sur le terrain ce qu’est l’Alsace, sous toutes ses facettes – économique politique, scientifique, religieuses, historique… », insiste Bernard Reumaux. L’Alsace, remarque Jean Hurstel, c’est « un attachement af-

Quelque 200 participants, venant de 25 académies, sont attendus pour ces trois journées de débats. « Il s’agit de donner ce qu’on a de meilleur en soi, de parler aussi de la période allemande, de se souvenir que 18 prix Nobel sont revenus à des scientifiques passés par l’Université de Strasbourg, dans ses périodes allemande et française », rappelle Mme Roederer. « On a survécu à plusieurs guerres, j’appelle cela une refondation. » Et de citer à Strasbourg Les Saisons d’Alsace, le Centre dramatique de l’Est – actuel TNS –, et toutes ces initiatives culturelles irriguées d’esprit français, alsacien et allemand. Ainsi mercredi 3 octobre à Colmar (CREF), Georges Bischoff, professeur d’histoire honoraire à l’université évoquera deux mille ans d’histoire alsacienne ; Jean-Marie Valentin, professeur à l’Institut universitaire de France parlera des langues en Alsace ; Hervé This, physico-chimiste à l’INRA entouré de Jean-Louis Schlienger, professeur de médecine interne, et Christine Ferber, maître pâtissier-confiseur, tisseront des liens entre gastronomie, sciences et

art. Une visite du musée Unterlinden, avec conférence sur le retable d’Issenheim, clôturera la journée. Jeudi 4 octobre, au Conseil de l’Europe, l’on s’intéressera à cette institution européenne, mais aussi au devenir d’une famille d’Alsace les Debré. Dans l’après-midi au palais universitaire, l’on suivra le propos de deux prix Nobel Jean-Marie Lehn et Jules Hoffmann ; on écoutera Joseph Doré, Marc Lienhard et René Gutman parler de religions et société en Alsace terre concordataire ; puis on s’intéressera à la cathédrale avec Benoît Jordan, conservateur en chef du patrimoine aux Archives municipales. Le vendredi 5 octobre sera consacré à la visite du Mémorial de Schirmeck (avec table ronde scientifique) puis à celle de la bibliothèque humaniste de Sélestat. Le président du BasRhin, Frédéric Biery, y évoquera la mission patrimoine d’un département et John Howe, illustrateur à la carrière mondiale qui fit ses études aux Arts Déco à Strasbourg, racontera le château du Haut-Koenigsbourg et ses imaginaires. À noter que ces manifestations sont réservées aux participants de la Conférence nationale des Académies, mais peuvent être suivies sur Youtube et seront publiées ultérieurement. Christine ZIMMER

TTE-RE1 06


Gemeinschaftsarbeiten von Susanne KĂźhn und Inessa Hansch im Frac ...

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http://www.badische-zeitung.de/s-lestat/gemeinschaftsarbeiten-von-su...

20/10/2018 Ă 14:41


SÉLESTAT

VENDREDI 16 NOVEMBRE 2018<

SÉLESTAT Samedi 17 et dimanche 18 novembre

KIENTZVILLE Fête de la Saint-Martin

La légende revit

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Yes, weFrac en Alsace Le Frac Alsace à Sélestat, comme les vingt-deux autres Fonds régionaux d’art contemporain de France, ouvre ses portes en grand ce week-end.

Chants et lampions étaient au menu. L’association des Stumbas de la Scherr et les habitants de Kientzville ont organisé vendredi dernier le défilé de la Saint-Martin dans les ruelles du village. Ils ont financé l’achat des brioches offertes aux enfants participant à cette fête. Des lampions confectionnés par les enfants de la maternelle étaient proposés à la vente : les Stumbas avaient acheté des leds, plus pratiques que les bougies et moins risquées. Les mamans avaient apporté des gâteaux et les bénévoles avaient confectionné vin chaud, jus de pomme, chocolat chaud et assuraient une petite restauration. Vers 18 h, les enfants étaient prêts avec les lampions allumés pour marcher fièrement au départ de l’ancienne école avec

SCHERWILLER

Quand l’art entre au domaine de l’Achillée

PHOTO DNA

deux haltes le temps de chanter quelques chansons qu’une bénévole avait préparées avec les enfants. Des habitants aux fenêtres ou dehors regardaient avec le sourire le défilé qui faisait un peu d’animation dans le village. Au retour, une saynète représentant saint Martin découpant sa cape pour en donner une moitié, a été jouée en français et en allemand. Des parents et enfants des villages voisins s’étaient déplacés pour l’occasion. La soirée s’est prolongée sous le chapiteau installé pour l’occasion. L’association souhaiterait que lors de la prochaine édition, saint Martin soit joué avec un vrai cheval comme c’était le cas lors de la première édition. L’appel est lancé.

SÉLESTAT Concert pour la paix à l’église Sainte-Foy

Une seconde édition réussie

Samedi dernier, le Rotary club de Sélestat a organisé un concert pour la Paix à l’église Sainte-Foy. C’est la deuxième fois qu’un tel concert a lieu, pour l’éradication de la poliomyélite dans le monde, et aussi pour marquer l’engagement du Rotary club en cette veille du 11 novembre, date de l’armistice de 1918. L’orchestre d’Ulm. PHOTO DNA Le public est sélestadien, mais pas seulement puisque Händel, puis la Fantasie en sol sont également venus des Allemajeur (BWV 571, allegro, adagio, mands de Waldkirch, d’Ulm… car allegro) de Johann Sébastien Bach. « l’Alsace demeure une terre de paix La seconde partie ravit tout autant et de réconciliation », ainsi que le le public, et présente « La Royal », rappelle Gabriel Braeuner, le présipièce d’orgue en rondeau de Charles dent du Rotary, « sensible à l’idée Piroye, pour finir par le Concerto en européenne » et soucieux de « profa majeur (opus 4, n°4, allegro, mouvoir la paix ». andante, adagio, allegro) de Georg Le programme, quant à lui, est de Friedrich Händel. qualité, joué par l’Orchester FreunOrgue, altos, contrebasse, violons et de der Kammermusik d’Ulm, sous violoncelles ont enchanté le public la direction de Klaus Müller-Nüqui a vivement applaudi. Le conbling, avec Jean-Louis Thomas à cert, toujours gratuit, proposait l’orgue. La première partie présente néanmoins un plateau dont le le Concerto en ré mineur (opus 7, profit sera entièrement reversé pour n° 4, adagio, allegro, organo ad l’éradication de la poliomyélite. libitum, allegro) de Georg Friedrich SOL.S.

Les personnages longilignes de Michel Rauscher. PHOTO DNA

Prolongée jusqu’au 31 janvier 2019, l’exposition 'House for a painting' sera à l’honneur tout le week-end. PHOTO DNA

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idèles à leur mission de soutien à la création contemporaine, les vingt-trois Frac de France, depuis plus de trente ans, encouragent des jeunes artistes, leur donnent la chance de se produire, d’animer des ateliers et souvent achètent leurs œuvres et les diffusent largement. Ils structurent ainsi le maillage de l’art contemporain français et accompagnent la carrière des artistes. Pour la troisième année consécutive, les Frac s’immiscent dans la vie quotidienne du public en ouvrant en grand leurs portes et en proposant des événements multiples en fonction de leur spécificité. A Sélestat, un focus sur la collection et les nouvelles acquisitions du Frac Alsace sera proposé samedi et dimanche. En parallèle, samedi à 15 h 30, une rencontre avec Mireille

Gros, plasticienne, permettra de découvrir son travail et l’artiste proposera un atelier dessin autour de son œuvre Fictional Plants acquise par le Frac cette année. Ce moment sera suivi d’un apéritif, la rencontre se fera en français et en allemand.

Visites commentées des réserves de la collection Dimanche, à 14 h 30, 15 h et 15 h 30, une visite commentée des réserves de la collection du Frac Alsace sera proposée. A 16 h, une rencontre, baptisée “Un autre regard” permettra un échange autour des photographies Invisible People d’Eva Borner, récemment acquises par le Frac, entre cinq compagnons de la

L’ACA A CHANGÉ DE NOM Lire en cahier Région, page 14. communauté Emmaüs de Scherwiller et l’artiste. Là aussi, le moment, ouvert à tous, sera suivi d’un apéritif et la rencontre se déroulera en français et en allemand. Naturellement, l’exposition en cours House for a Painting présentant les travaux d’Inessa Hansch, architecte belge basée à Paris et de Susanne Kühn, artiste allemande basée à Freiburg, sera également accessible et expliqué au public. M.K.

> FRAC Alsace, 1 route de

Marckolsheim à Sélestat, ✆0388588755.

MUSSIG Concert

La chorale Bondeko pour une première

Deux membres distingués

Depuis un certain temps, lors d’expositions philatéliques nationales, régionales ou départementales, l’Amicale Philatélique-Cartophile de Sélestat Centre-Alsace se distingue par des résultats très encourageants pour ses membres. Lors de l’exposition régionale de Kingersheim, en octobre dernier, deux membres ont été distingués : - J-M Gall s’est vu remettre une médaille de vermeil pour le thème “Histoire postale du Val d’Argent des origines à 1945”. - M. Koenig a reçu une médaille de bronze pour le thème “Evolution du tarif recommandé 1er échelon”. Ces médailles récompensent le savoir, la recherche et le travail.

Enquête au château enchanté Au centre de loisirs OPAL « Le Tournesol », les enfants âgés de 6 à 11 ans se souviendront des vacances de la Toussaint. Ils ont pu être immergés dans La salle transformée en Escape Game. PHOTO une enquête au château enchan- DNA té. Le but de l’enquête était de découvrir à qui transformer une des salles du appartenait un trésor caché dans centre afin d’inviter les familles le château et de le retrouver lors à y vivre un Escape Game en lien d’un « Escape Game ». Chaque avec l’enquête. Une vingtaine de jour, les enfants ont découvert familles ont pu participer à ce des personnages, des lettres, des projet original et apprécié, comindices et d’autres objets mystéme en témoignent les mots rieux. L’équipe pédagogique laissés sur le registre d’express’est investie pleinement pour sion des parents.

Le domaine de l’Achillée accueille une exposition de l’artiste peintre et photographe Michel Rauscher. L’accrochage débutera par un vernissage ce vendredi 16 novembre à 19 h et se prolongera jusqu’au 16 décembre. Globe-trotteur passionné, amateur d’horizons nouveaux, le peintre et photographe promène sa curiosité dans des contrées lointaines. Avec fascination, il parcourt le monde en quête de couleurs, de lumières et d’authenticité sur des terres qui le fascinent avec une prédilection pour l’Afrique sans négliger l’Asie et le continent américain. Il devient la figure emblématique de la sensibilité ethnique, un phénomène du monde de l’image où il remporte un succès planétaire. Ses espaces craquelés, les interprétations de ses rêves sont habités par des silhouettes, des personnages longilignes qui font l’originalité de son travail de coloriste dans un univers poétique. Le peintre et photographe vit et travaille aujourd’hui dans la périphérie de Sète où il pose ses valises au retour de ses nombreux voyages qui inspirent sa création.

SÉLESTAT Amicale philatélique

CHÂTENOIS OPAL « le Tournesol »

67H-LO1 09

EXPOSITION

La chorale Bondeko.

PHOTO DNA

Dimanche 18 novembre, à 16 h 30, l’association Ste Véronique propose son traditionnel concert de fin d’année, en l’église paroissiale de Mussig. POUR L’ÉDITION 2018, les organisateurs ont fait dans l’originalité en invitant la chorale Bondeko, un groupe africain. Fondée au dé-

but du siècle, la chorale, partie d’un petit groupe à ses débuts, compte à ce jour une trentaine de choristes de plusieurs nationalités (Congolais, Angolais, Camerounais…). Elle anime aussi bien des messes que des concerts et chante en français, mais également dans de nombreuses langues africaines. La prestation de Bondeko permettra de s’imprégner des rythmes

africains et de mettre un peu de joie et de soleil dans le quotidien. Par ailleurs, la recette du jour servira à financer la construction d’un centre d’accueil pour handicapés mentaux au Burkina Faso. J-C.Si.

> Concert de la chorale Bondeko,

dimanche 18 novembre à 16 h 30, en l’église de Mussig. Entrée libre, plateau.

L’ÉTAT CIVIL DÉCÈS

Scherwiller Christian Merenda est décédé le 14 novembre à l’âge de 69 ans. Il habitait Scherwiller. Ses obsèques seront célébrées le samedi 17 novembre à 10 h en l’église Saints-Pierre-et-Paul de Scherwiller.


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Sélestat et environs

V EN D R ED I 1 6 N O V EMBR E 2 0 1 8

SÉLESTAT

Bloc-notes Alsace centrale

Une visite libre de Fribourg et de ses marchés de Noël est organisée, mardi 4 décembre, par l’AGF. Ce déplacement en bus partira de Benfeld à 12 h 10 (parking de la récré des Loulous), à 12 h 30 du CCA à Sélestat, à 12 h 40 de l’église Notre Dame de la Paix et à 12 h 50 du parking des Remparts (terrains de tennis). Départ de Fribourg à 18 h. Le prix est de 16 euros par personne membres de l’AGF et à jour de cotisation, 18 € par personne non-membre. Inscriptions obligatoires au plus tard, le 30 novembre.

Sélestat

Des battues de chasse seront organisées dans le massif de l’Illwald (lot n° 2) le 17 novembre, dans le massif du Haut-Koenigsbourg (lot de chasse n° 5) les 17, 24 et 25 novembre et dans le massif de l’Illwald au sud de la RD 424 (lots de chasse n° 1 et 4) les 17 et 18 novembre. Le Syndicat des propriétaires et copropriétaires du centre Alsace tiendra sa prochaine permanence lundi 19 novembre de 9 h à 12 h, à l’espace Martel-Catala. Une braderie massive est organisée par la médiathèque de Sélestat, du mardi 20 au samedi 24 novembre, aux horaires d’ouverture. On y trouvera à très bas prix : documents, CD, romans, BD, albums… Le CIDH de Sélestat tiendra son assemblée générale, mercredi 21 novembre à 18 h, au CIDH, 16 b place du Marché-aux-Choux. Le CCA de Sélestat organise un marché de Noël dans ses locaux les 8 et 9 décembre. Pour ce faire, les organisateurs sont à la recherche d‘exposants proposant des produits artisanaux ou de terroir. Renseignements et inscription au 06.62.07.75.00 ou cca67locationsalle@gmail.com L’Agence départementale d’information sur le logement du Bas-Rhin (Adil 67) tiendra une permanence mardi 11 décembre, de 9 h 15 à 12 h 15, à la Maison de la citoyenneté, 5 rue de l’Hôpital à Sélestat. Un conseiller-juriste sera à disposition du public, sans rendez-vous.

L'ALSACE

Dix ans de cercle de silence En 2008, les franciscains de Toulouse ont lancé les cercles de silence pour protester contre le sort fait aux étrangers. Le collectif de Sélestat invite les citoyens à se rassembler pour ce 10e anniversaire samedi place de la Victoire. 70 ans après la proclamation de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, les droits et la dignité des exilés, des migrants ou des demandeurs d’asile ne sont toujours pas respectés. Afin de protester, les franciscains de Toulouse ont créé les « cercles de silence », qui fêtent leurs 10 ans cette année. Le collectif pour le respect des droits humains de Sélestat rappelle ainsi 3 articles de cette déclaration : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne » (art. 3) ; « Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé » (art. 9) et « Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays » (Art 13).

Le collectif des associations pour le respect des droits humains invite à un nouveau cercle de silence ce samedi.

Un cercle tous les mois à Sélestat de 2008 à 2013

Photo L’Alsace/Bernard Klingelschmidt

Les 6 associations du collectif continuent à revendiquer leur application en invitant une nouvelle fois à un cercle de silence pour amener les passants à s’interroger sur le sort fait aux migrants. À Sélestat, chaque mois entre 2008 et 2013, une trentaine de citoyens se sont rassemblés place de la Victoire. Aujourd’hui, pour ses 10 ans, il invite à un rassemble-

ment silencieux ce samedi, à 15 h, place de la Victoire. Selon les membres de ce collectif, « sous les prétextes divers (réguler les flux migratoires, protéger les frontières, diminuer le chômage, faire reculer le terrorisme, assurer la cohésion sociale, la sécurité, etc.), les autorités n’ont cessé de rendre plus difficile le séjour des étrangers. En restreignant de façon drastique, les possibilités légales d’entrée sur le terri-

toire, les chemins de l’exil sont toujours plus en plus dangereux : au moins 5 000 morts par an en Méditerranée (et plus encore dans le Sahara). Le chiffre d’affaires des mafias de passeurs est le seul bénéfice palpable de ces politiques très coûteuses en fonds publics (une reconduite à la frontière revient en moyenne à 23 000 € à la collectivité d’après une enquête du Sénat) ». Ils rajoutent : « Le parti pris

de suspicion généralisée des services de l’État dans l’examen des demandes d’asile et de séjour, la rétention administrative humiliante et destructrice pour les adultes et, concernant les enfants, condamnée par toutes les instances de défense des droits de l’homme (Défenseur des Droits, Commission nationale consultative des Droits de l’Homme, Cour européenne des Droits de l’Homme) n’est pas digne d’un État de droit.

Le silence n’est pas un cri mais il peut signifier plus que beaucoup de slogans. Le silence dérange parce qu’il oblige à faire une pause, à s’interroger, il interpelle ». Tous les citoyens sont invités à y participer quelques minutes ou pendant toute l’heure. Bernard KLINGELSCHMIDT Y ALLER Cercle de silence, le samedi 17 novembre, de 15 h à 16 h, place de la Victoire à Sélestat.

ART

CHÂTENOIS

Regards inattendus au Frac Alsace

Le décès de Robert Woehrle

Le Frac Alsace à Sélestat, comme les vingt deux autres Fonds Régional d’Art Contemporain de France, ouvre ses portes en grand ce weekend. Fidèles à leur mission de soutien à la création contemporaine, les vingt-trois Frac de France, depuis plus de trente ans, encouragent des jeunes artistes, leur donnent la chance de se produire, d’animer des ateliers et souvent achètent leurs œuvres et les diffusent largement. Ils structurent ainsi le maillage de l’art contemporain français et accompagnent la carrière des artistes. Pour la troisième année consécutive, les Frac s’invitent et s’immiscent dans la vie quotidienne du public en ouvrant en grand leurs portes et en proposant des événements multiples en fonction de leur spécificité. À Sélestat, un focus sur la collection, et les nouvelles acquisitions du Frac Alsace, sera proposé samedi et dimanche.

Visite commentée des réserves En parallèle, samedi à 15 h 30, une rencontre avec Mireille Gros, plasticienne, permettra de découvrir son travail et l’artiste proposera un atelier dessin autour de son œuvre « Fictional Plants » acquise par le Frac cette année. Ce moment sera suivi d’un apéritif, la rencontre se

Robert Woehrle est décédé le 5 novembre à l’âge de 89 ans. Ses obsèques ont été célébrées par le curé Philippe Link à l’église Saint-Georges. Robert Woehrle est né à Châtenois le 11 septembre 1929. À 14 ans, il a fait son apprentissage chez Louis Brenner, où il a obtenu son brevet de compagnon de menuisier. Il fera toute sa carrière professionnelle dans cet établissement. Le 10 juillet 1953, il a épousé Paulette Mannhart, d’Obenheim. Le couple a eu quatre filles : Michèle (décédée), Doris, Claudine et Fabienne ainsi que six petits-enfants et quatorze arrière-petits-enfants. En présence d’une délégation de l’UNC et des porte-drapeaux, le président Raymond Hauss a rappe-

lé le parcours militaire de Robert, effectué par devancement d’appel au 31e Dragons de Lunéville. Sergent-chef au corps local des sapeurs-pompiers, ses mérites ont été reconnus pour 25 ans de services. Robert a toujours occupé son temps libre : atelier de menuiserie, jardin, vignes et des loisirs en commun avec son épouse comme des repas dansants, des excursions et des voyages avec la classe 1929 dont il assurait l’organisation… Castinétain et fier de l’être, curieux de nature, l’humour n’était jamais absent de ses propos. Virginie, une petite-fille du défunt, a rendu un hommage émouvant à son cher papi.

MUSIQUE

S’inscrire pour le tremplin du festival Décibulles ROBOTA, une oeuvre de 2018 de Susanne Kühn. fera en français et en allemand. Dimanche, à 14 h 30, 15 h et 15 h 30, une visite commentée des réserves de la collection du Frac Alsace sera proposée. À 16 h, une rencontre, baptisée « Un autre regard » permettra un échange autour des photographies « Invisible People » d’Eva Borner, récemment acquises par le Frac, entre cinq compagnons de la communauté Emmaüs de Scherwiller et l’artis-

Photo L’Alsace/M.K.

te. Là aussi, le moment, ouvert à tous, sera suivi d’un apéritif et la rencontre se déroulera en français et en allemand. Naturellement l’exposition en cours « House for a Painting » présentant les travaux d’Inessa Hansch, architecte belge basée à Paris et de Susanne Kühn, artiste allemande basée à Freiburg, sera également accessible et expliqué au public. Pour cette troisième édition

de WEFRAC, l’ensemble des Frac se mobilisent pour proposer à tous les Français un week-end festif et convivial, placé sous le signe de l’art contemporain. À Sélestat, c’est une manière habile et intelligente pour faire tomber les barrières, pour ouvrir en grand les réserves, les coeurs et les émotions à travers l’art contemporain, qui se porte bien et qui le vaut bien.

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Michel KOEBEL

La 26e édition du festival Décibulles aura lieu les 12, 13 et 14 juillet 2019. L’événement, qui a accueilli 27 000 festivaliers en juillet dernier proposera, une nouvelle fois, des têtes d’affiches, des découvertes, des groupes régionaux, des spectacles d’arts de rue et autres impromptus musicaux mais aussi quelques surprises. Comme chaque année depuis plus de 10 ans, le festival Décibulles organise son tremplin pour permettre à 3 groupes locaux émergents de pouvoir jouer sur la grande scène du festival en juillet. Les formations musicales doivent cependant respecter 2 critè-

res : être implantées sur le territoire alsacien et avoir moins de 3 ans d’existence (création du groupe à partir de l’année 2016). Pour s’inscrire, les formations doivent remplir le formulaire en ligne disponible sur le site Internet decibulles.com, onglet « Actions Culturelles » avant le 10 janvier 2019. Une fois les inscriptions clôturées, 8 groupes seront sélectionnés sur écoute pour se produire les 8 et 9 février 2019 au Café-concert Le Freppel à Saint-Martin. À l’issue de ces deux soirées, un jury désignera les 3 gagnants.


SÉLESTAT

DIMANCHE 22 AVRIL 2018 P

SÉLESTAT Ateliers du FRAC

SÉLESTAT Finale interacadémique UNSS handball

Le collège Mentel en finale nationale !

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Mercredi, tu seras collé… Le service jeune public du FRAC (Fonds régional d’art contemporain) à Sélestat proposait aux enfants, mercredi dernier, d’expérimenter la technique du collage avec l’artiste Camille Fischer.

C Les minimes du Mentel ont dominé leurs adversaires champenois. PHOTO DNA C’EST avec envie que les

minimes du Mentel se sont tout récemment rendus à Tinqueux, dans la banlieue de Reims, pour y disputer le tour interacadémique du championnat Excellence UNSS. Les Sélestadiens rencontraient le collège Billa de Tinqueux pour la première rencontre. Grâce à une défense très physique regroupée devant son gardien Aubin Frey, les Alsaciens en faisaient baver à leurs adversaires, qui avaient toutes les peines du monde à trouver des solutions de tir. De l’autre côté du terrain, la différence de niveau était flagrante : les locaux explosaient à chaque duel et chaque percée de Liam Gargowitsch et de ses coéquipiers. En deuxième période, Kénoa Winter enfonçait le clou avec un doublé tandis que Corentin Leger dégoûtait les Champenois dans ses cages. Sélestat l’emportait finalement 26 à 12. Pendant que les Lorrains de Bouzonville malmenaient le collège Billa, les Bleus du

Mentel observaient leur futur adversaire pour mieux se préparer à la finale de ce tour interacadémique. Pour le dernier match de la journée, la défense de fer, menée par Théo Uhlen ne laissait aucune chance à leurs redoutables adversaires. Au bout de 7 minutes, les montées de balle alsaciennes avaient déjà porté le score à 8 à 2 en leur faveur. Les Sélestadiens se détachaient pour l’emporter 23 à 13 et se qualifier ainsi pour les finales nationales du 22 au 25 mai à Wittenheim.

L’équipe Les joueurs : Théo Uhlen, Kénoa Winter, Dylan RamilinjaHary, Antoine Meckert, Thibault Florian, Nino Zamolo, Tom Duboin, Noa Sava, Maël Goerger, Liam Gargowitsch. Les gardiens : Corentin Leger et Aubin Frey. Jeune officiel : Nicolas Roth. Jeune dirigeant : Maxence Besquet. Coachs : Jessica Thiry et Julien Antoine.

ertains sortaient de la piscine, d’autres jouaient tranquillement dehors, mais pour rien au monde, mercredi dernier, à 14 h 30, alors qu’un soleil bienfaiteur recouvrait l’Alsace, annonciateur de jeux en plein air, ces enfants n’auraient raté le rendez-vous artistique et créatif qu’ils avaient au FRAC à Sélestat. Camille Aurière, artiste et chargée de mission auprès du jeune public pour le FRAC, a accueilli la joyeuse troupe du mercredi, Gabriel, Ulysse, Louison, Malik, Iris, Ellie et Maxime. Agés de 6 à 10 ans, les petits écoliers sont venus travailler avec une autre Camille, Camille Fischer, jeune artiste plasticienne qui vit et travaille à Strasbourg. Entre ses études, ses différents diplômes à l’académie Royale des Beaux-Arts à Anvers en Belgique ou à l’Ecole supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, Camille Fischer crée. Dans ses travaux, l’art brut, l’art primitif ressurgissent à travers des univers aux influences multiples, explosant de vie et de rythme. Mais aujourd’hui, les enfants sont là pour créer, et faire selon leur imaginaire. Rapidement, Camille explique et montre son travail, car très vite, il va falloir passer à la réalisation.

Autour de Camille Fischer (à gauche) les enfants commentent leur travail.

« Mais alors, on va se peindre dessus ? »

SCHERWILLER Assemblée générale

Pour Louison, 8 ans, le travail artistique commence par la mode et le prêt à porter.

L’année des 40 ans pour les Rieslinger

PHOTOS DNA

Dans la petite salle pédagogique du Frac, des feuilles de papier grand format recouvrent le sol : elles vont servir de fond pour les aventures rocambolesques du jour. La première étape consiste à projeter de l’encre ou de la peinture, puis à inclure par collage des reliefs, des rochers, des personnages, des photos des enfants prises en

direct. « Mais alors, on va se peindre dessus ? Non, l’idée est de peindre sur les photos de vous, pas sur vous ! ». Une explication qui restera théorie, les genoux, les joues et les coudes de tous les enfants prenant rapidement des couleurs improbables. Chacun travaille à son rythme

et écoute les conseils avisés des deux Camille. Le moment est joyeux et festif, coloré et bouillonnant. L’art contemporain est vivant, sans barrière, sans tabou, la troupe agitée en profite et goûte chaque instant. Le temps a filé, il est déjà l’heure de prendre un petit goûter et de retrouver papa ou maman

« Quelque part dans l’espace je suis aspirée par le vide coloré », explique Iris, 8 ans, en commentant son travail. venus chercher leurs artistes et découvrir les nouvelles œuvres qui vont décorer les salons familiaux pendant quelques semaines, jusqu’au prochain atelier du FRAC. M.K.

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SÉLESTAT Mathématiques sans frontières

Réussite et maths L’innovation au cœur des préoccupations. CETTE ANNÉE, lors de l’assem-

blée générale de la confrérie des Rieslinger, il était surtout question de marquer les esprits avec la préparation du 40e anniversaire, peut-être à la date du 18 août. Cette année, la confrérie a participé à l’inauguration de l’œnothèque où la relève se fait attendre. Le maître de la confrérie Bernard Martin a évoqué certaines réunions importantes où une présence maximale serait souhaitable. La trésorière Gaby Gizart a annoncé un solde négatif pour l’exercice, puisqu’il a fallu financer l’achat de l’oriflamme qui accompagnera les manifestations futures. La confrérie de Scherwiller aurait été la seule à ne pas répondre aux critères du modèle général.

Toutes les idées sont les bienvenues Un changement est annoncé au bureau : Marie-Claire Zeller a souhaité passer la main tout en restant dans la confrérie ; elle a été remplacée par Pascal Ruhlmann. F09-LSE 06

PHOTO DNA

Concernant le 40e anniversaire, toutes les suggestions sont ouvertes : dans le passé, les événements de ce style ont été couronnés de succès. La première idée est de participer à l’inauguration du pressoir. D’autres ont proposé un événement en lien avec la viticulture, un repas ouvert à tous qui ferait plaisir à tout le monde, une exposition, une balade en bateau à Strasbourg… La volonté affichée est d’innover par rapport aux idées déjà utilisées. Concernant les sorties de l’année, une option a été prise pour la Foire aux vins le 28 juillet alors que le 17 juillet aura lieu la présentation des vins et, le 2 septembre, le sentier gourmand. Un dialogue s’est ouvert concernant les intronisations. Les personnalités de marque continueront à en faire partie : il s’agit d’une image pour la commune que les intronisés n’oublient pas. L’assemblée générale s’est conclue comme à l’accoutumée par le verre de l’amitié.

Le lycée Koeberlé a récemment accueilli la remise de prix du concours “Mathématiques sans Frontières” pour les collégiens et lycéens du Centre-Alsace.

Jumelage : Collège Martelot d’Orbey (3e D) ; Lycée Ribeaupierre de Ribeauvillé (2de 5). Prix de participation : Lycée Koeberlé de Sélestat (2de 9) ; Lycée Blaise-Pascal de Colmar (2de 7) ; Lycée Schwendi d’Ingersheim (classe rebond).

LE RALLYE “Mathématiques sans Frontières” organisé par l’Institut de recherche sur l’enseignement des mathématiques (IRME) se déroule partout en France et dans plusieurs pays voisins. Il propose chaque année des compétions originales destinées à favoriser l’intérêt pour les mathématiques, l’esprit d’initiative, la motivation, la recherche, le goût pour le travail en équipe et aussi la pratique d’une langue étrangère en mathématique. L’équipe d’organisation est composée de professeurs, de chefs d’établissements et d’inspecteurs. La remise des prix a été égayée par la participation d’un jeune pianiste et de jeunes chanteuses qui ont interprété quelques belles mélodies. Les élèves primés ont tous reçu

COLLÈGES

La remise des prix aux jeunes lauréats. un cadeau qui encourage les sorties : patinoire, bowling, piscine, canoë et pour les premiers Europapark.

Le palmarès des lauréats 2018 : LYCÉES

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1. Lycée Bartholdi de Colmar, (2de 3) ; 2. Lycée Schwilgué de Sélestat (2de 7) ; 3. Lycée Bartholdi de Colmar (2de 1) ; 4. Lycée Camille See de Colmar (2de 9) ; 5. Lycée Kirchleger de Munster (2de 4) ; 6. Lycée Koeberlé de Sélestat (2de 5).

1. Collège Mentel de Sélestat (3e 4) ; 2. Collège Saint-Jean de Colmar (classe B) ; 3. Collège Victor Hugo de Colmar (3e 4) ; 4. Collège Prévert de Wintzenheim (3e 1) ; 5. Collège Hartmann de Munster (3e 5) ; 6. Collège Saint-Jean de Colmar (3e C) ; 7. Collège du Berntein de Dambach-la-Ville (3e 3) ; 8. Collège Hartmann de Munster (3e 1) ; 9. Collège Victor Hugo de Colmar (3e 3) ; 10. Collège StJean de Colmar (3e A). Prix de participation : Collège Beatus Rhenanus de Sélestat (3e 1) ; Collège des Deux-Rives de Rhinau (3e A) ; Collège Molière de Colmar (3e A). Ces résultats, sont le fruit du travail, des compétences et des nombreux efforts fournis par les élèves. C.V.

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SÉLESTAT

MARDI 18 DÉCEMBRE 2018<

SÉLESTAT Fonds Régional d’art contemporain

FAITS DIVERS CHÂTENOIS

SÉLESTAT

Les Gilets jaunes démontent leur campement

Une voiture prend feu Les pompiers sélestadiens sont intervenus vers 15 h lundi pour un feu accidentel de voiture, quai de l’Ill. Il n’y a pas eu de blessé.

Lire en cahier Région, page 16.

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Le Frac se fait gourmand Dernier atelier de l’année pour toute la famille au Frac Alsace de Sélestat, samedi. Les Poupounes - Trotters ont confronté l’art contemporain et l’art préhistorique.

A NOTER CHÂTENOIS Mercredi 19 décembre à l’église Saint-Georges

Le chœur des garçons de Saint-Petersbourg en concert

Les rendez-vous du Frac, sont de plus en plus courus et gourmands.

M Le chœur des garçons Saint-Petersbourg se produira ce mercredi à l’église Saint-Georges. DOCUMENT REMIS Le chœur des garçons de Saint-Petersbourg se produira ce mercredi à 20 h à l’église Saint-Georges de Châtenois. Ce chœur composé de quarante garçons de 6 à 16 ans, sélectionnés parmi 400 choristes, est en tournée en Alsace et en Allemagne pour un mois. Cette chorale d’exception, de renom international, a noué des liens d’amitié avec les Petits Chanteurs de Saint-André de Colmar à la suite d’un voyage en Russie où ils ont été hébergés à Saint-Petersbourg. Depuis cette rencontre, le chœur des garçons de Saint-Petersbourg vient fidèlement chanter en Alsace pour le plus grand plaisir des amateurs de chant choral. Mercredi soir, ils proposeront un répertoire varié.

o & MO ne sont pas extraterrestres et pourtant, c’est devant le Frac Alsace à Sélestat que samedi matin, les artistes de Perros-Guirrec ont posé leur vaisseau pour venir faire vivre une nouvelle aventure culinaire. Mo & MO ne sont pas extraterrestres et ne s’appellent pas Mo & MO d’ailleurs : le duo artistique des Poupoune-Trotters est constitué de Camille et Marjorie. La première est spécialisée dans la musique électronique, l’autre dans l’écriture et l’édition. Pourtant, c’est autour de la cuisine et des contes que les deux jeunes artistes, qui se sont connues aux Beaux-arts à Angoulême, parcourent le monde.

> Mercredi 19 décembre à 20h à l’église St-Georges. Entrée libre, plateau.

SCHERWILLER

Les anciens se retrouvent

A la découverte de la marmite norvégienne Samedi, dés 10 h, une quinzaine de personnes, enfants, parents et grands-parents, sont venus suivre les conseils du duo breton

PHOTOS DNA

Une lecture contée par Marjorie, des Poupounes - Trotters, était également au programme de la journée Frac. « L’idée de la chaleur de Noël, dans les assiettes mais aussi dans les Des mendiants très riches étaient également à cœurs, nous a fabriquer et à dévorer… séduites. Pour cette journée, pour confectionner une compote nous avons voulu faire découvrir pommes-poires et cardamome, la marmite norvégienne, un proun chaï au potimarron, du lait cédé qui existe depuis la nuit des d’avoine et des mendiants au temps et qui permet de faire cuire chocolat. « Au cours de longues en conservant la chaleur en emmarches dans les forêts d’autom- mitouflant les casseroles. C’est ne, les Poupounes Trotters gla- économique et écologique », exnent des trésors, des fragments plique Camille entre deux fourd’amadouviers préhistoriques, nées de mendiants au chocolat. mais aussi le secret de la cuisson en marmite norvégienne. L’idée « Proposer des explorations de ce rendez-vous, juste avant les culinaires » fêtes de fin d’année, est de réunir « Notre atelier est en Bretagne, autour de la gourmandise, art et mais nous animons un blog de tradition mais aussi découver- cuisine sur le net. L’idée est de te », souligne Anne-Virginie Diez, proposer des explorations culiresponsable des publics pour le naires. De mettre à la portée de

tous de nouveaux ingrédients ou de nouvelles technologies, souvent ancestrales, remises au goût du jour. Nous avançons dans une cuisine écologique, végétarienne ou végan. Nous sommes dans une recherche de simplicité, dans une certaine synergie de l’alimentation, de la nutrition. Nous recherchons des associations simples avec un réel bienfait pour le corps et pour l’individu », ajoute Marjorie. En attendant que les mendiants au chocolat et aux milles épices refroidissent, Marjorie propose également un conte de médiation positive, écrit sur la terre de légendes de Dordogne, non loin de Lascaux. L’histoire emporte, les yeux fermés, les participants de l’atelier dans un monde où l’infiniment petit apporte infiniment de bonheur, gourmand et presque, extraterrestre. M.K.

CHÂTENOIS Conseil municipal

Contournement, panneau et travaux Retrouvailles entre anciens.

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Les aînés étaient conviés le samedi 8 décembre à midi pour un repas, l’occasion pour beaucoup de se retrouver. Les membres du conseil municipal et du CCAS ont assuré le service du repas pour les 200 personnes qui ont répondu à l’invitation. Ceux qui n’ont pas pu se déplacer n’ont pas été oubliés puisque 70 colis ont été distribués dans les maisons de retraite, aux anciens curés et bonnes sœurs. Le maire Olivier Sohler a prononcé quelques mots avec une pensée pour les disparus et souhaité la bienvenue aux plus jeunes qui sont nés en 1946. Un clin d’œil

était adressé aux doyennes du village, Madeleine Obri, Madeleine Vogel en résidence, âgées de 98 ans ainsi qu’à Germaine Cunin qui a 97 ans. Côté masculin, Joseph Boesch, le doyen du village, a 95 ans et roule toujours en VTT. Trois maires honoraires étaient présents au repas : Joseph Boesch, Émile Barthel et André Boesch. Côté animations, le duo Patrick Spiehler et Bertrand Witz a produit des classiques invitant à danser tandis que Jean-Guy a ravi les convives avec quelques interprétations, le magicien Denis complétant le spectacle.

L’AGENDA SÉLESTAT

Forum Education nationale – Armées > JEUDI 20 DÉCEMBRE. Le

lycée Kœberlé accueille le 2e forum Education nationale – Armées, ce jeudi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h. A cette 67H-LO1 11

occasion, dix cellules d’appui au recrutement régimentaire ainsi que le centre d’information et de recrutement des forces armées de Strasbourg seront sur place pour répondre aux questions de recrutement et d’orientation dans les métiers militaires.

Le conseil municipal de Châtenois, sous la présidence du maire Luc Adoneth, s’est réuni dernièrement. CONTOURNEMENT. Les travaux du giratoire du Danielsrain ont commencé et permettront une meilleure sécurisation de l’accès de La Vancelle à la RN59. C’est aussi un préalable dans le lancement des travaux du contournement (pour l’accès aux déblais du tunnel à utiliser lors des travaux du contournement et stockés au Danielsrain). Le maire rappelle que ce démarrage des travaux du Danielsrain ne préjuge pas du dépôt du dossier du contournement à la Commission nationale de protection de la nature, instance dont l’avis favorable permettra le début des travaux. Par courrier du 9 octobre, le Préfet a répondu à l’interpellation du maire lors de l’assemblée des maires du 14 septembre pour lui assurer de l’importance et de l’attention qu’il porte au dossier… Une consultation est menée par la DREAL pour les travaux de réalisation de la partie Sud du contournement. Le déplacement de la conduite de

Installation d’un panneau retraçant l’histoire des Bains de Châtenois. PHOTOS DNA gaz au droit du Giessen pour 800 000 € s’inscrit aussi dans les travaux préparatoires au contournement. PANNEAU HISTORIQUE DES BAINS. Un panneau retraçant l’histoire des Bains de Châtenois a été installé à côté d’une des deux sources devant la maison de retraite. Il permet de rappeler les étapes importantes et historiques de ce quartier marqué par l’exploitation de sources. COMPLEXE SPORTIF. Le terrain destiné aux futures installations

Rue des Fraises, les travaux ont été engagés. sportives se localise entre le Vieux chemin de Sélestat et le Neuerweg. On y trouve aujourd’hui un skatepark, un city stade et une piste de pumptrack pour vélos. Le projet prévoit la construction de vestiaires et d’un club-house entre les deux futurs terrains. Des emplacements de parking sont prévus pour 80 places environ. TRAVAUX RUE DES FRAISES. L’entreprise Feldner a démarré

les travaux par la pose de coffrets en limite de propriété. Les travaux d’enfouissement des réseaux suivront sur une durée de trois mois. CHAUDIÈRES. L’entreprise Jung de Strasbourg a été retenue pour le remplacement de la chaudière de l’église. Pour les écoles Krafft et Hahnenberg, c’est l’entreprise Philippe de Ste-Marie/Mines qui sera chargée de mettre en place une chaudière mixte pellets-gaz. La chaudière gaz présente permettra d’assurer un relais sur le pellet ou de venir en complément calorifique en cas de gros besoins. Cette technologie subventionnée par la Région permettra de faire des économies substantielles. RECRUTEMENT. Une apprentie a été recrutée pour renforcer l’équipe à l’école maternelle des Bains, du 21 novembre 2018 au 8 juillet 2020, à raison de 27 heures par semaine. PARC ERGÉ. Les travaux réalisés en régie seront finalisés d’ici la fin de l’année. Les installations du mobilier et de l’aire de jeux sont prévues pour le printemps 2019. Samedi 1er décembre, une commission réunie a été organisée pour une visite du site.


Région

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S A MED I 2 2 S EPTEMBR E 2 0 1 8

L'ALSACE

COLLECTION

En voiture avec « Papi Schlumpf » Bernard Hebding, habitant d’Oberentzen de 76 ans, doit son surnom de « Papi Schlumpf » à sa collection de voitures anciennes. Demain, pour la 4e édition d’Exporal, grand rassemblement de 250 automobiles de prestige à Altkirch, il exposera sa Bugatti type 35 Grand Prix et proposera des balades dans son autre roadster, une type 37A. Des candidats ? Il nous accueille en short et en tee-shirt taché de cambouis, estampillé d’un voilier « Italia Cefalù ». Pourtant, lui, ce ne sont pas les bateaux, mais les voitures qui l’intéressent. Et d’Italie, il aime surtout Ettore Bugatti, le génial constructeur natif de Milan. Bernard Hebding, surnommé « Papi Schlumpf » dans son village d’Oberentzen, collectionne les voitures anciennes depuis son départ à la retraite, il y a vingt ans. En rendant sa tenue d’agent de maîtrise chez Rhône-Poulenc à Chalampé, où il a fait toute sa carrière, il a enfilé un bleu de mécanicien – mais le short et le vieux tee-shirt font aussi l’affaire… « Un habitant du village possède plusieurs voitures. J’allais souvent

chez lui pour bricoler. Et voilà, j’ai attrapé le virus ! » Le septuagénaire possède une vingtaine de modèles, témoins d’une partie de l’histoire automobile du XXe siècle : un ancêtre de 1911 de la marque lyonnaise Le Zèbre, « à un seul cylindre et qui se démarre à la manivelle », plusieurs Citroën des années 1920 et 1930 (B12, Rosalie…), une Triumph TR3, une Austin Healey… et même une Ferrari Mondial.

Une vingtaine de voitures de 1911 aux années 1980 Mais celle-là, il n’en tire aucune fierté. « La Mondial, c’est la mal aimée. Je ne

Solidarité et prévention La dernière édition d’Exporal, en 2016 à Altkirch, avait attiré 8 000 visiteurs et totalisé 1 400 baptêmes de copilotes. Cette année encore, sur les 250 voitures exposées, une centaine rouleront sur un circuit prédéfini jusqu’à Carspach. Les visiteurs partiront en balade avec les propriétaires, moyennant un ticket à 5 €. L’argent récolté sera reversé à l’association Marjorie pour des Doigts de Fée, ainsi qu’à des associations locales. Cette opération de solidarité se double d’une opération de prévention, chapeautée par la sous-préfecture d’Altkirch. La gendarmerie et les sapeurspompiers animeront des ateliers de sensibilisation à la sécurité routière : démonstrations dynamiques de freinage d’urgence, exercice de désincarcération… Une compagnie d’assurances installera une voiture tonneau ou « simulateur de retournement ». Quant aux enfants, ils seront initiés au code de la route sur un circuit de karting : le test de conduite, s’il est réussi, sera récompensé par un permis. Y ALLER Quartier Plessier à Altkirch, dimanche 23 septembre de 9 h à 18 h. Restauration et buvette. Entrée libre.

dirais pas qu’elle est loupée, mais l’entretien revient à cher », commente-t-il. Pour changer la courroie de distribution, par exemple, il faut déposer le moteur. « J’en ai eu pour 5 000 € ! Et rien que pour sortir la batterie, il faut enlever une roue et la partie intérieure de l’aile. Je préfère Porsche. » Ça tombe bien, il possède deux bolides du constructeur allemand : la plus belle est une 911 de 1984 vert anglais. Mais ses chouchous sont alsaciens : il est l’heureux propriétaire de deux roadsters conçus par son idole, « le génie Ettore Bugatti ». Il y a quatre ans, il s’est offert une type 37A à 4 cylindres de 1927 entièrement restaurée et fiabilisée avec pompe à essence électrique et alternateur. « Elle passe partout, cette voiture… Mais il faut savoir la conduire : ça roule quand même à 130 km/h ! C’est léger, ça ne tient pas la route. Un coup de vent sur le côté et pschitt ! Vous déviez… Pareil quand vous dépassez un camion. » Sa dernière acquisition est une type 35 Grand Prix de 1929 à 8 cylindres, achetée auprès d’un revendeur lyonnais. « J’ai tout son palmarès. Il n’y a pas de ventilateur, elle doit rouler pour que l’air circule. » Il a beau mettre les mains dans le cambouis, il ne se dit pas pour autant mécano. « Ce que je ne maîtrise pas, je le fais faire. Et sur les Bugatti, je ne fais rien du tout, je les donne à un spécialiste. » Bernard Hebding fait partie de trois clubs : le Cvaam (Club de véhicules anciens d’Alsace Mulhouse), l’Association internationale des amis du musée

Bernard Hebding (à gauche) au volant de sa dernière acquisition, avec Denis Hitter, organisateur d’Exporal. Sa Bugatti type 35 Grand Prix de 1929 sera exposée ce dimanche à Altkirch. Mais la Ferrari Mondial, à droite, reste au garage ! Photo L’Alsace/Anne Ducellier national de l’automobile de Mulhouse et les Enthousiastes Bugatti Alsace à Molsheim. Dimanche, il participera pour la première fois à Exporal : le rêve automobile au quartier Plessier à Altkirch, grand rassemblement bisannuel de 250 voitures de prestige et de collection, organisé par le Rotary Club local. Le septuagénaire exposera Le Zè-

bre et sa type 35 sur la place d’armes de l’ancienne caserne, à côté d’autres modèles prestigieux. « Le plateau sera exceptionnel ! », assure Denis Hitter, organisateur d’Exporal, lui-même collectionneur. Et au volant de sa type 37A, Bernard Hebding proposera des baptêmes de copilote. « Personne d’autres que moi

ne conduit mes voitures, prévient-il. J’emmène régulièrement des passagers. Une fois, on est allé sur le circuit de l’Anneau du Rhin… il pleuvait comme vache qui pisse ! » La météo s’annonce plus clémente, dimanche à Altkirch, où « Papi Schlumpf » célébrera sa passion de l’automobile et son 76e anniversaire. Anne DUCELLIER

INSOLITE

PATRIMOINE

De l’art et un petit air de Mouton Rothschild

Un clocher roman à sauver

Depuis 2013, le Frac Alsace organise des vendanges dans le cadre d’un clos viticole lié à une action artistique. À la clef, des bouteilles d’un vin né à l’ombre du prestigieux Mouton Rothschild… Mais l’aventure se terminera en 2020. « La surface est réduite : moins de 8 ares. Ce qui nous autorise à ne pas faire de déclaration administrative aux douanes de notre production. On est considéré comme un récoltant familial… » Sécateur dans une main, seau dans l’autre, Pascal Bion est certainement le seul régisseur de collection d’une institution d’art contemporain à effectuer les vendanges dans le cadre de son travail. « Oui, à ma connaissance, il n’y a pas d’exemple comparable en France », reconnaît-il dans un sourire. Serti dans l’enceinte du Frac Alsace à Sélestat, le jardin intérieur accueille depuis 1999 diverses propositions artistiques. Celle du plasticien Nicolas Boulard, initiée en 2010, prenait acte de l’identité viticole très forte de notre région.

Produire un vin originaire du Bordelais en Alsace Mais en bousculant les repères, en tournant délibérément le dos à nos rieslings ou gewurztraminers, puisque les quatre cépages exploités ici proviennent du Bordelais et font le succès du prestigieux Château Mouton Rothschild, appellation Pauillac. « Il s’agit majoritairement de cabernet sauvignon, mais aussi de cabernet franc, de merlot et d’un peu de petit verdot. On a travaillé en accord avec le Château Mouton Rothschild. Ils avaient saisi la dimension artistique du projet », précise Pascal Bion, bien loin, en ce soleil encore estival qui inonde les vignes du Frac, des contingences habituellement liées aux manipulations, préservations et présentations des œuvres d’art.

Habituée des expositions du Frac Alsace, Angèle Scharwatt apporte sa contribution aux vendanges. Photo DNA/Serge Hartmann « C’est un peu en écho aux notions de mobilité, de transformation des identités par les échanges, d’une mondialisation dont les effets s’observent chaque jour, que Nicolas Boulard a conçu ce clos viticole. Et puis c’est assez drôle de produire un bordeaux en Alsace… », commente Felizitas Diering, directrice du Frac. Pour elle, ces vendanges sont aussi l’occasion d’échanges sympathiques avec certains bénévoles, habitués de l’institution, qui n’hésitent pas à y aller d’un petit coup de main – ou plutôt de sécateur. C’est le cas de la très pétillante Angèle Scharwatt. Retraitée, venue en voisine de Westhouse, elle confie combien le monde de la viticulture lui est familier : « Par ma belle-famille, qui a des vignes, j’ai l’habitude de pratiquer les vendanges depuis près de 40 ans. Venir à Sélestat est toujours un plaisir. On vient régulièrement voir les expositions du Frac. Quand j’ai en-

tendu parler de leurs vendanges, je leur ai proposé mon aide. C’est maintenant la deuxième année. » Le raisin est transporté à Dambach, la vinification n’entrant pas vraiment dans les compétences du Frac – il y a un moment où il faut savoir passer la main.

Pas de commerce des bouteilles, cela n’entre pas dans le cahier des charges du Frac. Mais les bouchons ne tardent pas à sauter pour autant. « À chaque fois, l’artiste a droit à une dizaine de bouteilles. Les autres sont essentiellement utilisées lors de nos vernissages ou quand nous recevons des invités », précise Felizitas Diering. Cependant, aussi singulière et sympathique soit-elle, l’aventure vitico-bordelaise du Frac ne perdurera pas. Prévue sur dix ans, elle s’achèvera en 2020 avec l’arrachage des pieds de vigne, le jardin de l’institution étant appelée à vivre une nouvelle aventure artistique… Elle demeurera néanmoins pour beaucoup comme une excellente cuvée. Serge HARTMANN Y ALLER Frac Alsace, 1 route de Marckolsheim à Sélestat. Site internet : www.frac.culture-alsace.org

Des bouteilles écoulées lors des vernissages « On confie l’opération à la confrérie des Bienheureux du Frankstein, à Dambach. Ils supervisent la chose pour nous », précise Pascal Bion. L’an passé, le choix s’était porté sur la production d’un nectar proche d’un vin cuit. « On avait laissé un certain temps les raisins reposer sur des clayettes. La production n’avait alors porté que sur une centaine de bouteilles. Ce coup-ci, on partirait plutôt vers le double avec des raisins utilisés sans attendre. » TTE-LO1 15

Les Amis de l’église Saint-Pantaléon à Gueberschwihr ont fêté les 140 ans de la consécration de l’édifice, à l’occasion des Journées du patrimoine. L’occasion de présenter cette église hors norme, victime de malencontreux travaux d’agrandissement en 1835. Seul le clocher et sa salle carrée d’époque romane ont pu échapper à la destruction… et se trouvent aujourd’hui en triste état. Après ces travaux calamiteux, l’église a pu être consolidée à la fin du XIXe siècle et consacrée de nouveau. Mais la salle carrée, utilisée jusqu’en 1928 pour sonner les cloches, a été progressivement abandonnée avec l’électrification du dispositif. Elle a ensuite servi de lieu de stockage de tableaux, statues et divers objets religieux… et s’est lentement dégradée. C’est toute la structure du clocher qui se trouve aujourd’hui menacée, et par là même la sécurité d’éventuels visiteurs qui se hasarderaient dans la salle carrée. « Il faut casser la chappe en béton qui entraîne la remontée d’humidité provenant de la source, détaille Bernadette Schmidt-Burn, la présidente de l’association. Cela nous permettrait aussi, éventuellement, de retrouver la trace

Le clocher du XIIe siècle a failli être détruit par de désastreux travaux d’agrandissement effectués au XIXe siècle. DR de l’ancienne crypte. » La maçonnerie entre les arcades doit être refaite, ainsi que l’escalier en bois, la mezzanine… De lourds travaux qui ont été chiffrés à 300 000 € une fois les subventions déduites – le projet est soutenu par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac). Une souscription sera lancée le mois prochain avec la Fondation du patrimoine mais les Amis de l’église, avec la municipalité de Gueberschwihr, espèrent encore d’autres renforts. Dont celui du loto de Stéphane Bern…


Q DIMANCHE 18 MARS 2018

SAVERNE SARRE-UNION

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SAVERNE Culture

Sacralité artistique Le cloître des Récollets accueille jusqu’au 7 mai Harold Guérin, premier artiste en résidence dans ce joyau patrimonial savernois. À terme, la Ville ambitionne de faire de ce lieu saint une « maison des arts ».

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ne étape de plus dans le projet de politique culturelle de la Ville de Saverne vient d’être franchie. Le cloître des Récollets héberge pendant deux mois l’artiste de renommée internationale Harold Guérin, tout en continuant à organiser des événements culturels et abriter les ateliers de trois artistes – Anne Frénois, Céline Widemann et Jean-Jacques Schummer – dans le cadre de conventions bipartites.

« Un lieu de d’expression culturelle et artistique » Monté en partenariat avec le Fonds régional d’art contemporain d’Alsace (Frac) et deux établissements scolaires de Saverne (le lycée Leclerc et le collège Poincaré), ce projet fait suite à deux expositions des œuvres de la collection du Frac au cloître des Récollets. Il devrait encore se renforcer à l’avenir avec l’objectif de valoriser cet ancien couvent au travers d’un lieu de production et de diffusion des arts. « C’est un lieu qui a une portée culturelle importante », assure

Le cloître des Récollets pourrait devenir dans quelques années un endroit culturel accessible au public. PHOTO DNA - G.E. Alexandre Michta, directeur de l’animation, de la culture et du sport à la Ville de Saverne. Outre sa sacralité et sa richesse patrimoniale et historique, le cloître des Récollets fut « un lieu de d’expression culturelle et artisti-

que », poursuit-il. Les fresques murales, représentant des anges munis d’instruments de musique anciens, témoignent de ce passé. Plus récemment, au XVIIIe siècle, des activités musicales et théâtrales, notamment

avec les scolaires, s’y déroulaient. Il possède donc toute légitimité pour devenir « une vitrine des arts et un pôle d’excellence artistique », comme l’espère François Schaeffer. « Il faut dynamiser cet endroit et non le

dynamiter », ajoute l’adjoint au maire en charge de la culture. Les Récollets investis en « maison des arts » viendraient en complément de l’existant dans le paysage culturel savernois, parmi l’Espace Rohan, le cinéma Ciné Cubic, l’école de musique ou la bibliothèque, entre autres endroits. Alexandre Michta soutient l’idée de faire du cloître un endroit « référencé et ouvert au public ». « Un lieu de vie » où les visiteurs et les élèves des écoles pourraient côtoyer des artistes et où ces derniers pourraient travailler sereinement. « Il faut rendre ce lieu magique, cet endroit historique, accessible à tous, gratuitement », insiste François Schaeffer. Le cloître doit devenir « une pépinière », suggère le directeur de l’animation, de la culture et du sport à la Ville de Saverne. « Il faut instaurer une dynamique de rencontre entre les artistes », ajoute-t-il, pour leur permettre de créer librement. C’est ce que va maintenant expérimenter Harold Guérin. Sa résidence artistique qui a débuté le 10 mars doit lui permettre de travailler sur la thématique des territoires. Il sera accompagné des élèves des deux établissements scolaires. Cette résidence poursuit en cela le but de monter des projets avec des jeunes collé-

giens et lycéens pour leur permettre de participer à l’élaboration et à la réalisation de son projet. Elle vise aussi à démystifier le travail de l’artiste et à les confronter à son univers.

Démystifier le travail de l’artiste « Ma démarche artistique s’intéresse à nos façons de représenter le territoire, de le saisir et de se l’approprier, explique dans un communiqué le Rémois de 36 ans, qui découvre pour la première fois la ville et ses alentours. Elle interroge les relations des individus au paysage, en vue d’un voyage et d’y projeter son imagination. À travers la combinaison de différents médiums tels que le dessin, la photographie, la sculpture et l’installation, mon travail s’attache à jouer sur des troubles de la perception. » La résidence de Harold Guérin s’achèvera par une exposition dans les salles de l’ancien couvent des Récollets organisée par le Frac Alsace au titre de ses projets hors-les-murs (du 7 mai au 6 juin). L’artiste y présentera un choix d’œuvres récentes ainsi que les travaux réalisés durant son séjour à Saverne avec les élèves qui l’auront accompagné. GUILLAUME ERCKERT

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BOUXWILLER Théâtre

Plongée en Mélanésie Le Théâtre du Marché aux Grains a présenté à Bouxwiller son nouveau spectacle : KANAK : doc. en vrac, pour un aperçu détaillé de la Nouvelle-Calédonie et de l’histoire kanak. LA COMMUNE DE BOUXWILLER

a accueilli, jeudi 15 et vendredi 16 mars, le Théâtre du marché aux grains (TMG) pour son nouveau spectacle : KANAK : doc. en vrac. À l’initiative de cette pièce, Pierre Diependaële a cette fois endossé le rôle du comédien, le seul d’ailleurs dans ce spec-

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tacle. Accompagné d’Olivier Meyer à la technique et au son, et avec l’aide de Louis Ziegler en tant que metteur en scène, Pierre Diependaële n’a pas créé une pièce de théâtre au sens traditionnel du terme. Celui-ci préfère parler de « théâtre documentaire ». En effet, pour élaborer ce spectacle, le comédien s’est basé sur divers documents : images, portraits, cartes, textes, tous projetés ou lus durant la représentation. De cette manière, Pierre Diependaële plonge son spectateur dans l’univers kanak. Progressivement, la bâche

bleue au sol devient océan, les seaux des îlots, et la scène recouverte de terre la Nouvelle-Calédonie. À l’aide de ce décor symbolique, le TMG offre au spectateur un aperçu détaillé de la culture mélanésienne : ses coutumes, la géographie de son île, sa démographie, son histoire.

Voir le monde sous un nouvel angle L’action ne suit aucun point chronologique. Pêle-mêle, le spectateur peut s’imaginer l’arrivée de James Cook sur les côtes mélanésiennes, l’expro-

priation des terres kanak, l’Accord de Nouméa signé sous Lionel Jospin, ou encore l’arrivée d’optants alsaciens et lorrains dans les années 1870. Bien que séparé par plusieurs milliers de kilomètres, le spectateur peut très bien s’identifier au Kanak décrit par le comédien. En témoigne Joëlle, résidente à Ernolsheim-lèsSaverne : « Moi-même, je viens d’une famille d’agriculteurs. Pour mes grands-parents, posséder des terres était la condition de leur survie. J’imagine l’horreur que ça a dû être, lorsque les Kanaks ont vu leur terre leur être vo-

Dans son spectacle, Pierre Diependaële a le souci d’expliquer de nombreux détails sur la culture kanak. PHOTO DNA -L.D-L lées. » Avec KANAK : doc. en vrac, le spectateur a donc la possibilité de voir les choses sous un angle nouveau. Le globe terrestre, utilisé dans le spectacle, en est bien la preuve, puis-

que Pierre Diependaële, au début de la pièce, le retourne comme pour inviter le spectateur à changer de perspective, loin d’une conception du monde européeocentrée. LUCIE DUBOUA-LORSCH

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SÉLESTAT

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SÉLESTAT Exposition d’art contemporain

HOMMAGE SÉLESTAT

Une souffrance insondable C’EST AU CIMETIÈRE ISRAÉLITE de Sélestat que s’est déroulée la

cérémonie en souvenir des déportés à l’occasion de la journée nationale su souvenir des victimes et héros de la déportation. Franck Levy, président de la communauté israélite de Sélestat, a démarré les discours en rappelant que les victimes sont tous ceux qui ont souffert et ont été perdus par la déportation et que les héros sont ceux qui ont survécu mais aussi dans une souffrance insondable. Il a rappelé que l’antisémitisme avait fait son retour et a cité deux noms « Mireille Knoll, sauvagement tuée car juive et Arnaud Beltrame, pour s’être substitué à un otage ». Il a rendu hommage aux forces de l’ordre pour leur protection et il a souligné la nécessité de perpétuer ce devoir de mémoire pour ne jamais se taire. En présence du sous-préfet d’arrondissement Alexandre Piton, du député Antoine Herth et du maire de Sélestat, Marcel Bauer, Alain-Guy Kaufmann, 1er vice-président du Groupement des associations patriotiques a lu le message des déportés. Les jeunes enfants du conseil municipal des enfants ont ensuite lu un poème à la fraternité. Le rabbin Claude Spingarn a ensuite donné lecture d’un poème. Le rabbin a notamment souligné à quel point « il est émouvant et remuant d’entendre les noms de tous ceux qui sont partis pour ne pas revenir » et de rappeler que pour Sélestat cette liste démarre par « Alexandre Thérèse, 65 ans, convoi n°62 » et se termine par « René Weil, 11 ans, convoi n°71 ». Et de s’interroger à haute voix : « Combien d’autres victimes faudra-til pour que les choses soient enfin dites et des mesures concrètes prises ? Les juifs représentent 1 % de la population française et 40 % des actes de violences. » Une gerbe a ensuite été déposée par les autorités tout comme au monument aux morts de Sélestat. La cérémonie s’est achevée par la prière E-I Malé Rahamim. PH.G.

KINTZHEIM Animation

Le jardin en fête à la Maison d’accueil

De l’art gourmand Il y avait comme un air de fête durant deux jours au 35, rue d’Iéna à Sélestat, ou Jean Risacher et ses amis artistes proposaient une nouvelle approche de l’art, du lard et du lourd.

L’

idée était venue, comme bien souvent les meilleures idées, dans une longue, très longue et très tardive discussion entre Jack Meyer, artiste peintre du Nord de l’Alsace et Jean Risacher, artiste tendre du Centre Alsace. À force de vouloir refaire le monde, la légende raconte que Jack Meyer proposa la création d’un collectif d’artistes assurant la programmation et la mise en place d’expositions, de salons et de publications de leurs œuvres. La légende raconte encore, que fatigué Jean Risacher acquiesça l’idée, rajoutant dans la discussion pour la clore : « Ben, s’il fait beau, on fera salon au jardin et du lard au barbuck. » Et ce week-end où il fit beau, dans l’antre de l’illustrateur Sélestadien, le public se rua pour découvrir “Du l’art au barbuck”, exposition libre et anarchiste, première du nom. À l’heure de l’apéro, l’idée générale et titre de l’exposition était de mettre 'Du l’art au Barbuck', ce fut une réussite gourmande. PHOTOS DNA

Un monde “risachesque” coloré

Le travail dans la bonne humeur.

PHOTOS DNA

SAMEDI, rési-

dents, familles et amis de l’association de gestion de la maison d’accueil Le Hattenberg ont organisé une journée de fête sur le thème : “Bienvenue au jardin”. Madeleine, 88 ans Des jeux étaient prévus pour les jeunes. arrache les mauvaises herbes quilles, le nouveau jardin public dans le jardin de la maison. Elle attenant à la maison, un autre n’est pas résidente, mais fait concours était plutôt réservé aux partie des bénévoles qui particiadultes : imaginer l’aménagepent aux animations. La responment de la placette ombragée. sable de la structure, Charlotte avait délaissé son bureau pour Repas et concert enfiler les gants de jardinage. Pour que la fête soit réussie, il C’est comme ça à la maison d’accueil : une ambiance familia- fallait également penser à l’estomac. À midi, un repas ouvert à le où chacun, résident ou ami tous a rassemblé une bonne participe à la vie collective. quarantaine de personnes. Pour Samedi, le jardin bouillonnait le goûter, Laurent Petijean, d’activités : certains embellissaient les plates-bandes du jardin “crêpier à domicile” et installé à Châtenois depuis peu a offert de tandis que d’autres réalisaient délicieuses crêpes et galettes des bacs potagers en hauteur : la “comme en Bretagne”. terre devient ainsi moins basse ! Pour terminer cette journée riche Si la résidence accueille des séniors, les enfants étaient égale- en événements, Jean-Louis Le Meur a ravi son auditoire par un ment les bienvenus : des jeux en concert vocal, la symbiose entre bois leur étaient préparés tout la culture de la terre et la culture comme le matériel pour le conartistique. cours du plus beau dessin. Du côté du parc des heures tranC.D.

Jeunes et vieux réunis pour faire la fête.

Q LUNDI 30 AVRIL 2018

En directeur artistique sombre et taciturne, Jack Meyer réunit pour le projet les œuvres de la pétillante et colorée Cathy T., artiste peintre strasbourgeoise, celle du modeste et réservé Luc Elefteriou, céramiste wissembourgeois, ses propres œuvres profondes et tourmentées et comme l’événement se passait chez lui, Jean Risacher fut également convié à exposer ses créations. Mais attention « du Risacher qui ne soit pas du Risacher, pas du dessin de presse, pas du” dessin du jour”, je veux du Risacher caché, de la vieille réserve, du meilleur cru », avait prévenu Jack

Meyer. Il en résultait, pour un premier événement, une exposition inégale ou, à deux vitesses, deux ambiances. Côté jardin, un monde “risachesque” coloré, drôle et décalé accueillait le visiteur, alors que, côté vieille grange, les grands formats noirs et sombres de Cathy T. se mariaient avec les toiles de Jack Meyer toutes aussi sombres et les pièces en céramiques Raku-Yaki noires fumées de Luc Elefteriou. Il en reste néanmoins une initiative riche et intéressante réunissant quatre artistes de talent. Que ce soit Cathy T. qui ne peut peindre que quand ses émotions l’assaillent, Luc Eleftériou, totalement émerveillé par la magie de la création terre-feu, Jean Risacher, Tintin lunaire drôle et fragile ou Jack Meyer, râleur patenté artiste surdoué, ces quatre-là, avec le sou-

Jean Risacher et Jack Meyer. tien bienheureux à l’intendance de la communicante Béatrice Weichel, ont ouvert leur monde, leur cœur le temps d’un week-end

gourmand, en art, en amitiés et en rires. Et ce n’est qu’un début. M.K.

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SÉLESTAT “La nature en ville” avec la Maison de la nature et le FRAC Alsace

Instructif et ludique CE SAMEDI, LA Maison de la nature et le FRAC (Fonds régional d’art contemporain) ont fait découvrir à une trentaine de participants la nature en milieu urbain. Il y a des adultes, mais aussi quelques enfants, qui s’apprêtent à effectuer un petit parcours qui s’étend du FRAC et ses alentours jusqu’à l’arrière de la médiathèque, là où la nature reprend ses droits.

Avec loupe et poème Alors, c’est muni d’une loupe et d’un petit poème qui leur a été distribué que le groupe démarre l’observation, sous un beau soleil. C’est Jérôme Fradet, animateur à la Maison de la nature de Muttersholtz, qui guide la troupe, et ça commence par les oiseaux : le martinet noir et l’hirondelle. Ça continue avec les plantes sauvages comme le lierre et l’ortie, avec l’idée de « casser certains préjugés autour de certaines plantes mal aimées » et « d’aiguiser l’œil ». Et ça plaît, d’autant plus qu’une halte est prévue pour que chaque participant puisse réaliser un petit dessin représentant des éléments naturels de son choix. Louis, sept ans, est fier du sien qu’il a coloré « avec des baies, des fleurs jaunes, violettes et bleues, et les feuilles de l’arbre rouge ». Après quoi, le groupe repart à la découverte des arbres : le saule,

On explore la nature.

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l’aulne, le frêne. « À Sélestat, il y a un patrimoine naturel qui est très riche, puisqu’on est en zone humide ; et il y a du sauvage, il faut lui laisser la place qui lui revient », explique l’animateur. Et puis, on évoque le cygne et le castor, et à nouveau les oiseaux, avant de parler des nids, photos à l’appui. Après lecture d’un court poème sur la nature, place à la seconde activité : la réalisation d’un nid, à l’aide de foin, de mousse et de brindilles. Adulte ou

enfant, chacun s’en donne à cœur joie ! La dernière partie de la sortie s’effectue ensuite au FRAC, après un petit goûter. « Il y a un point commun entre l’art contemporain et la nature : ils ne sont pas tout de suite accessibles, il faut exercer l’œil pour en voir toute la richesse », ajoute Jérôme Fradet. Alors, c’est en compagnie d’AnneVirginie Diez, responsable du service des publics au FRAC que le

groupe découvre les œuvres exposées, en lien avec la nature, comme la photo d’une aile de faucon fragmentée « pour qu’on en saisisse les détails », un collier de scarabées aux couleurs vives et brillantes, ou encore « le bassin à vagues » : un bac rempli d’eau et dont la surface oscille en fonction du son. De quoi s’émerveiller, et revenir pour la prochaine activité que propose le FRAC. SOL.S

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Q DIMANCHE 11 MARS 2018

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dnasarreunion@dna.fr

DEHLINGEN Exposition au centre d’interprétation du patrimoine La Villa

L’art contemporain regarde les femmes L’exposition d’art contemporain « Contemporelles » a été vernie vendredi soir au centre d’interprétation du patrimoine (CIP) La Villa, à Dehlingen. Elle met en valeur des univers de femmes, à travers dix œuvres prêtées par le Fonds régional d’art contemporain (Frac).

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ette exposition s’inscrit dans le schéma de développement culturel de l’Alsace Bossue. L’art contemporain est sous-représenté et suscite souvent l’incompréhension », a introduit en substance Nicole Oury, vice-présidente à la culture de la communauté de communes. Elle a terminé son allocution par l’affirmation : « L’artiste ne peut pas se contenter de cultiver seul son jardin ». Elle a cédé la parole à Felizitas Diering, directrice du Frac depuis septembre. « Nous soutenons les artistes contemporains en achetant leurs œuvres et en les sortant des réserves. Les œuvres les plus anciennes que nous avons datent de 1954. Tout le monde croit que l’art contemporain est inaccessible, cher. Nous travaillons avec différents partenaires pour le faire connaître. »

« Le public est honnête, il questionne. C’est très intéressant. » Les centres d’interprétation du patrimoine sont désormais aussi partenaires du Frac. « Ce projet a commencé il y a un an, avec Dehlingen et Andlau. Ce sont des lieux qui ne sont pas habitués

Anne-Virginie Diez explique le travail de Jean Claus.

L’artiste Céline Trouillet a présenté sa vidéo « Song 8 ». à recevoir des œuvres d’art contemporain. Parfois, on ne sait pas si un objet est une œuvre ou un meuble. Le public est honnête, il questionne. C’est très intéressant. » À Dehlingen, le thème choisi est la femme, dans le prolongement de l’exposition temporaire « Femmes en Alsace Bossue », qui s’est achevée récemment. Le CIP et le Frac ont travaillé main dans la main pour définir ses contours et sélectionner des œuvres. « C’est un sujet d’actualité. Quand on dit féminisme, on pense à 1968. Mais le combat n’est pas fini. » L’œuvre qui ouvre l’exposition est « Song 8 », de la Colmarienne Céline Trouillet, présente vendredi soir. Cette vidéo montre un plan fixe sur une chanteuse portant la coiffe alsacienne. Elle interprète une version en dialecte de « I will survive », de Gloria Gaynor, dont les paroles ont été modifiées pour évoquer la lutte pour la survie de la langue régionale. Anne-Virginie Diez, responsable des publics au Frac, a guidé les visiteurs à travers l’exposition. À proximité de « Song 8 » est accrochée la photographie en noir et blanc « Stephania », de Dominique Auerbacher. Ce portrait d’une femme se regardant dans un miroir brisé évoque le vieillissement. Le

Quand on se couche sur le divan de Doris Cypis, des mots sont susurrés à notre oreille. reflet à travers les éclats de verre semble ridé. Plus loin, l’installation de l’artiste israélienne Doris Cypis « Odalisque » oblige le spectateur à devenir acteur de l’œuvre. Un divan rouge, disposé sur un tapis, invite à s’allonger. Un miroir offre au curieux qui s’approche un reflet de lui-même. En s’allongeant, il devient odalisque, il devient œuvre d’art. Quand il colle la tête sur l’oreiller noir, des mots lui sont susurrés à l’oreille. Trois photographies de Claude Batho, ont été choisies. Se sachant condamnée, la photographe a voulu laisser une trace de son quotidien intime, capter des silences, des lumières, des moments banals. « Le linge, le ménage… Nous avons voulu montrer des moments terre à terre de l’univers féminin », a précisé Emmanuelle Thomann, qui était directrice du CIP au moment du choix. Une sculpture de Claudio Parmiggiani, trois aquarelles de Patrick Neu, une reproduction sur Télécran de Stéphane Lallemand, un assemblage de Jean Claus, des photographies de Marie Pru-

nier et des dessins de Louis Danicher complètent l’exposition. Autant de visions de la femme qui invitent à s’interroger sur sa place dans la société. MARIE GERHARDY

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PHOTOS DNA - MARIE GERHARDY

Q Exposition « Contemporelles », visible du

14 mars au 20 août aux horaires d’ouverture du centre d’interprétation du patrimoine La Villa, à Dehlingen.

Les dix-huit dessins de Louis Danicher représentent des bouches féminines.

F05 - LSU 03


Région de Sarreguemines

Mardi 20 Mars 2018

HUNDLING

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La nouvelle expo de La Villa donne la parole aux femmes Le centre d’interprétation du patrimoine La Villa propose une nouvelle exposition d’art contemporain. Elle met en valeur des univers de femmes à travers dix œuvres prêtées par le Fonds régional d’art contemporain.

L’ Une intervention d’1 h 30 a permis aux deux gendarmes de faire un tour d’horizon sur les risques du cambriolage. Photo RL

À l’initiative de la municipalité, la gendarmerie de Sarreguemines, représentée par le capitaine de réserve Léonard et le major Ruffinoni, a présenté un arsenal pour bien protéger son domicile contre le cambriolage. Ils ont mis en avant la fameuse règle des trois "S" : sécuriser, surveiller, signaler.

Sécuriser son habitation Le capitaine a égrainé les conseils suivants : « Protéger et renforcer les points d’accès ; ne pas laisser traîner d’argent liquide ou de bijoux dans les pièces du style chambres à coucher et la salle de bains ; ne jamais laisser entrer des inconnus, ils peuvent avoir de faux papiers d’identité ; éviter des signes révélant une longue absence, en l’occurrence une boîte à lettres qui déborde ou un répondeur téléphonique qui donne les dates d’absence ; ne pas laisser traîner d’outils, d’échelles à l’extérieur de la maison. » 90 % des infractions se passent à l’arrière de la maison.

Surveiller l’environnement proche En cas d’absence prolongée, prévenir son voisin. L’absence peut aussi être signalée à la gendarmerie. Éviter de signaler son absence sur les réseaux sociaux.

Signaler la présence suspecte Si l’on constate la présence de véhicules ou de personnes suspectes, il faut le signaler à la gendarmerie en composant le 17. Les cambrioleurs ont leur propre langage des signes qu’ils dessinent devant la maison. Les deux gendarmes ont prodigué d’autres conseils à savoir : télécharger sur smartphone le site "cambrio-liste", conserver les factures et faire des photos d’objets de valeur, déclarer le cambriolage à son assurance. Il est fortement recommandé de porter plainte. Le public a été ravi par l’intervention. La brigade intervient sur simple demande ; il y a d’autres thèmes que la sécurité.

HOLVING

Lucien Dourson réédite son ouvrage Le succès de la première édition du livre de Lucien Dourson, enfant du pays, intitulé C’est ainsi que les hommes vivent, a été considérable. Le livre sera réédité au mois d’avril. L’implication de la municipalité et de l’association Culture et loisirs d’Holving (ACLH), ainsi que le concours d’un cercle de fidèles passionnés de la vie locale et de patrimoine, ont permis une rapide diffusion de la première édition de ce livre. L’auteur avait longuement et largement puisé dans les souvenirs et témoignages auprès de sa famille et bien d’autres anciens de la commune, l’histoire des années 1870 à nos jours.

Un travail de mémoire Pour répondre à la demande de nouveaux lecteurs désireux d’acquérir ce travail de mémoire familiale et locale, une

Dotation sacs multiflux Se munir du Sydem’pass, ou d’un justificatif de domicile. Si vous devez prendre des sacs multiflux pour un autre foyer, merci de présenter la carte du foyer concerné. > Lundi 26 mars, de 8 h 30

à 19 h. Salle polyvalente.

KESKASTEL Collecte de bouchons En liège, plastique, métal ; ainsi que les piles. > Samedi 24 mars, de 9 h

à 11 h. Derrière la mairie

OERMINGEN Célébration pénitentielle

> Ce mardi, à 15 h. Église.

PUTTELANGE Naissance

Clémence est venue égayer le foyer de Frédéric Riff et Karine Dignoire, domiciliés dans la commune. Nos félicitations aux heureux parents.

Distribution de compost

Proposé par le Sydeme, au prix de 10 € la tonne. Se munir d’une remorque et d’une pelle pour le chargement. > Les lundis et mercredis,

œuvre ou un meuble. Le public est honnête, il questionne. C’est très intéressant. » A Dehlingen, le thème choisi est la femme, dans le prolongement de l’exposition temporaire Femmes en Alsac-bossue, qui s’est achevée récemment. Le CIP et le Frac ont travaillé main dans la main pour définir ses contours et sélectionner des œuvres. « C’est un sujet d’actualité. Quand on dit féminisme, on pense à 1968. Mais le combat n’est pas fini. »

Contemporelles permet de percevoir la femme à travers le prisme d’artistes soutenus par le Fonds régional d’art contemporain, qui soutient l’événement au CIP La Villa. Photo RL

l’artiste israélienne Doris Cypis Odalisque oblige le spectateur à devenir acteur de l’œuvre. Un divan rouge, disposé sur un tapis, invite à s’allonger. Un miroir offre au curieux qui s’approche un reflet de luimême. En s’allongeant, il devient odalisque, il devient œuvre d’art. Quand il colle la tête sur l’oreiller noir, des mots lui sont susurrés à l’oreille. Trois photographies de Claude Batho ont été choisies. Se sachant condamnée, la photo-

graphe a voulu laisser une trace de son quotidien intime, capter des silences, des lumières, des moments banals. « Le linge, le ménage… Nous avons voulu montrer des moments terre à terre de l’univers féminin », a précisé Emmanuelle Thomann, qui était directrice du CIP au moment du choix. Une sculpture de Claudio Parmiggiani, trois aquarelles de Patrick Neu, une reproduction sur Télécran de Stéphane Lallemand, un assemblage de Jean

Claus, des photographies de Marie Prunier et des dessins de Louis Danicher complètent l’exposition. Autant de visions de la femme qui invitent à s’interroger sur sa place dans la société. Marie GERHARDY Contemporelles, visible jusqu’au 20 août aux horaires d’ouverture du centre d’interprétation du patrimoine La Villa.

Rivières et ruisseaux dans l’œil des photographes L

Lucien Dourson, l’auteur. Photo RL

deuxième édition sera disponible courant avril. Les personnes souhaitant se procurer un exemplaire de cette réédition sont invitées à s’adresser à la mairie d’Holving (tél. 03 87 09 51 46) avant le 31 mars. Joindre un chèque de 25 € au nom de l’ACLH.

de 14 h à 18 h ; les vendredis, de 13 h à 15 h. À côté de la déchetterie de Sarralbe.

Inscriptions en maternelle

Des enfants nés en 2015 pour la rentrée de septembre. Elles se feront au bureau de Mme Henry, adjointe au maire. Se munir du livret de famille. En cas d’empêchement, tél. à la mairie (03 87 09 60 01). > Jeudi 22 mars, de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h. Mairie.

Inscriptions à la maternelle Jean-Moulin Se munir du livret de famille, du certificat délivré par la mairie et du carnet de santé. > Lundi 26 mars, de 8 h 30

à 11 h 30 et de 14 h à 15 h 30. École Jean-Moulin.

Inscription à la maternelle Jean-XXIII Se munir du certificat délivré par la mairie, du livret de famille et du carnet de santé. > Jeudi 29 mars, de 8 h 30 à 11 h 30. École Jean-XXIII.

SARRALBE Coupures d’électricité

En raison de travaux sur le réseau des coupures sont prévues : chemin du Lavoir, rues de la Source, Principale et chemin des Noisetiers à Eich. Informations au 08 11 01 02 12. > Mercredi 28 mars, de 13 h 45 à 15 h 45.

Faire connaître le patrimoine « Un thème à multiples facettes chanté par les écrivains et les artistes… Ces clichés faisant ressurgir des souvenirs d’œuvres d’art », juge Daniel Greff, conseiller municipal à l’initiative du concours, comparant certaines photos à des œuvres de peintres célèbres. Chargé de l’environnement au sein de la municipalité, il estime que « ce concours fait partie d’un ensemble d’actions qui visent à protéger et faire

connaître le patrimoine ». Parmi ces rivières qui irriguent nos vallées, l’Albe, l’Eichel et l’Isch ont permis aux chasseurs d’images de tirer les meilleures épreuves. Le 1er prix a été décerné à Karine Stock pour "l’Albe sortie de son lit" ; 2e prix à Roland Letscher (Domfessel) pour "Petite cascade sur l’Eichel" et 3e prix à Marie-Colette Becker (Sarralbe) pour "Pont de l’Isch". Ont également participé à ce concours, les élèves de la classe Image du collège Robert-Doisneau, qui ont exposé des clichés de belle qualité. « Pourtant, on n’avait pas la meilleure lumière lors de notre sortie », regrette une élève de la classe de 5e.

Loto familial

Thé dansant PUTTELANGEAUX-LACS. – L’association Europa 2000 organise le dimanche 8 avril un thé dansant à l’espace culturel. Ambiance musicale assurée par l’orchestre Fa Si La Danser. Ouverture des portes à 14 h 30. Entrée 6 €.

Techniques et peps Pour les lauréats, la réussite de la photo est le résultat de multiples facteurs. Pour Karine Stock, passionnée depuis son plus jeune âge, c’est le sujet qui fait une bonne photo. « Je photographie beaucoup la nature.

HERBITZHEIM. – Les Amis du foyer protestant de Herbitzheim et des environs organisent ce dimanche 25 mars, au foyer protestant de Herbitzheim, un repas combiné à un petit marché de Pâques. Au menu, bouchée à la reine. Tarifs : 14 € (adulte) et 7 € (enfant). Repas uniquement sur réservation au plus tard le 23 mars, auprès de Gaston Hoffmann (tél. 06 12 28 28 70) ou Lucienne Muller (tél. 07 80 08 91 55).

OERMINGEN. – Le Football-club d’Oermingen organise un loto familial ce samedi 24 mars, à partir de 20 h, dans son centre socioculturel. Ouverture des portes à 18 h 15. De nombreux lots à gagner : un week-end de rêve, un téléviseur écran plat 123 cm, un VTT, un home-training, un GPS, des paniers garnis. Petite restauration et buvette tout au long de la soirée.

SARRALBE

es affluents de la Sarre ont inspiré les photographes amateurs qui ont usé de leur sensibilité et de leur savoirfaire technique pour figer la nature sous son plus bel aspect. Une quarantaine de clichés exposés dans le hall d’honneur de l’hôtel de ville durant ce dernier week-end invitaient les visiteurs à une promenade champêtre le long des ruisseaux.

SILTZHEIM. – C’est le nombre de pots de primevères vendus lors de la journée organisée pour la première fois par la municipalité avec le concours de la Ligue contre le cancer. Suzanne Schorp, adjointe au maire qui a piloté cette opération, était satisfaite et fière au moment de remettre au responsable de la Ligue les 551,50 € qui serviront à la lutte contre le cancer.

Marché et repas pour célébrer Pâques

Visiteur acteur de l’œuvre L’œuvre qui ouvre l’exposition est Song 8 de la Colmarienne Céline Trouillet, présente le soir du vernissage. Cette vidéo montre un plan fixe sur une chanteuse, Isabelle Grussenmeyer, portant la coiffe alsacienne. Elle interprète une version en dialecte d’I will survive de Gloria Gaynor, dont les paroles ont été modifiées pour évoquer la lutte pour la survie de la langue régionale. Anne-Virginie Diez, responsable des publics au Frac, a guidé les visiteurs à travers l’exposition. A proximité de Song 8 est accrochée la photographie en noir et blanc Stephania de Dominique Auerbacher. Ce portrait d’une femme se regardant dans un miroir brisé évoque le vieillissement. Le reflet à travers les éclats de verre semble ridé. Plus loin, l’installation de

349

les rendez-vous

La cérémonie de remise de prix du concours photos s’est tenue à l’hôtel de ville pour récompenser les meilleures réalisations. Rivières et ruisseaux coulaient sous leur plus belle lumière.

BLOC-NOTES

HERBITZHEIM

exposition d’art contemporain Contemporelles au centre d’interprétation du patrimoine (CIP) La Villa, à Dehlingen met en valeur des univers de femmes, à travers dix œuvres prêtées par le Fonds régional d’art contemporain (Frac). « Cette exposition s’inscrit dans le schéma de développement culturel de l’Alsace-bossue. L’art contemporain est sous-représenté et suscite souvent l’incompréhension », a introduit Nicole Oury, vice-présidente à la culture de la communauté de communes, à l’occasion du vernissage. Elle a terminé son allocution par l’affirmation : « L’artiste ne peut pas se contenter de cultiver seul son jardin. » Elle a cédé la parole à Felizitas Diering, directrice du Frac depuis septembre. « Nous soutenons les artistes contemporains en achetant leurs œuvres et en les sortant des réserves. Les œuvres les plus anciennes que nous avons datent de 1954. Tout le monde croit que l’art contemporain est inaccessible, cher. Nous travaillons avec différents partenaires pour le faire connaître. » Les centres d’interprétation du patrimoine sont désormais aussi partenaires du Frac. « Ce projet a commencé il y a un an, avec Dehlingen et Andlau. Ce sont des lieux qui ne sont pas habitués à recevoir des œuvres d’art contemporain. Parfois, on ne sait pas si un objet est une

6

le chiffre

SARRE-UNION

Cambriolage : les 3 "S" du bon comportement

SRG

Une quarantaine de photographies ont été sélectionnées par le jury.

L’important, c’est la belle lumière et le bon cadrage ». Et elle ne retouche jamais ses photos. « Je ne saurais même pas comment faire ! » Pour Roland

Letscher, il faut ajouter « de l’émotion ». Sans négliger la technique et la petite retouche en aval. « Il faut parfois travailler le contraste ou la couleur

Photo RL

tout en gardant l’esprit de la photo ». Même principe pour Marie-Colette Becker qui estime qu’il faut donner un peu de « peps » à la photo.

RICHELING

OERMINGEN Nouvelle référente du journal

Le taux des taxes inchangé et un maire honoraire Lors du conseil municipal, plusieurs points ont été traités. Au cours de sa dernière séance de travail sous la présidence du maire, Sylvain Neugebauer, les élus ont approuvé à l’unanimité le compte administratif du budget principal et le compte de gestion du receveur municipal qui fait apparaître un excédent global cumulé au 31 décembre de 203 184 €. Les élus décident de ne pas augmenter les taux des taxes locales. Travaux. Les élus ont attribué les marchés concernant l’enfouissement des réseaux secs et de la voirie rue du bourg, à savoir : lot 1 voirie à l’entreprise Visconti pour 198 441 € HT et le lot 2 à ESA TP

pour un montant de 160 309 € HT. Convention. Le maire est autorisé à signer la convention avec Orange concernant l’enfouissement du réseau téléphonique de la rue du bourg. Tarif des locations. Les élus décident de ne pas augmenter les prix de location des logements communaux, ainsi que de la location du foyer. Maire honoraire. Sylvain Neugebauer, maire, et Freddy Litty, premier adjoint, ont remis à Vincent Job un diplôme qui acte et confère l’honorariat des fonctions de maire par arrêté préfectoral sur proposition du sous-préfet Christophe Salin de Sarreguemines.

Christelle Sebaa gère déjà la correspondance pour la localité d’Herbitzheim. Photo RL

Le maire honoraire Vincent Job a reçu un diplôme. Photo RL

Paul Nusslein, jusqu’ici correspondant local du Républicain Lorrain, passera le flambeau à Christelle Sebaa à compter du 1er avril. Christelle Sebaa gère déjà depuis plusieurs mois la localité voisine d’Herbitzheim. Toute personne ou association qui souhaite communiquer ses activités et annoncer ses manifestations peut la contacter dès à présent : christelle.sebaa@gmail.com


25

Région de Sélestat

MARDI 1 3 MARS 2 0 1 8

L'ALSACE

BOESENBIESEN

40 ans plus tard, ils se souviennent

Herrman de Vries, bibliothèque de bois de la région de Steigerwald 2003… Photo L’Alsace entourée des maisons à pans de bois !

Daniel Depoutot, un visage et un buste articulé ? Mystère… Photo L’Alsace

Une œuvre de Pascal Klein : cibachrome et cadre de bois, triptyque 1992. Photo L’Alsace

ANDLAU Un travail de longue haleine pour recréer Claude François.

Des oeuvres déroutantes

Photo L’Alsace/Laurence Bouillé

Une exposition d’œuvres du Frac Alsace est actuellement en place aux Ateliers de la Seigneurie d’Andlau. Près de 15 artistes exposent leurs créations qui sortent des sentiers battus. g r a m m e r. Vo i l à d o n c u n e compagnie insolite avec des artistes qui ont quelque chose à dire, à clarifier ou à ne pas dévoiler de but en blanc. Françoise Saur et Andrew Lewis insistent sur le fait que leurs dessins ou photos sont indissociables. Poussières, sans titre, harmonie pour 7 espèces, cibachrome, à ne jamais réaliser ou à faire sont des titres suffisamment explicites pour se laisser avaler par l’insolite. Alors il est intéressant de découvrir les artistes de visu, dans un cadre où ils ont, mine de rien, leur place… Se laisser étonner quitte à… se fâcher ou à grommeler !

Gilbert Mosser

Vendredi dernier a eu lieu aux ateliers de la Seigneurie d’Andlau l’inauguration officielle pour présenter la nouvelle exposition en collaboration entre le centre d’interprétation du patrimoine et le Frac Alsace (Fond régional d’art contemporain). À présent il est largement temps de s’aventurer dans le dédale des œuvres exposées dans le Cellier mais également dans les autres salles, où les œuvres contemporaines font, a priori, bon ménage avec le patrimoine. Une quinzaine d’artistes a trouvé une place dans cet espace traditionnel, il suffit maintenant d’oser un cheminement où tout reste à décrypter. « L’idée de l’exposition est de proposer un dialogue entre l’expression artistique actuelle et le patrimoine ancien présenté à la Seigneurie », suggère Anne-Virginie Diez, chargée des relations publiques au frac. Jusque-là tout est abordable, acceptable. Après il s’agit de naviguer entre espace imaginaire symbolique et espace réel d’expérience. Le visiteur est interpellé et interloqué. Il y a de quoi. Sortir

En savoir plus

Françoise Saur et sa création « Donnez vous la peine d’entrer », des photographies indissociables… Photos L’Alsace/Gilbert Mosser

des sentiers battus nécessite un certain « guidage ». Au demeurant il est utile, voire judicieux de ne pas d’emblée, juger mais de laisser au regard le temps de se frotter à ces « dissonances ». On peut peut-être, même, hésiter à s’approcher. Reste à découvrir des explications fournies grâce à un

carnet, photo à l’appui ! Mais il faut se révéler patient après avoir été dérouté car ce qui est expliqué ne manque pas de mystère.

Audace, humour, étonnement… Alors allons-y, tout en entendant

ce qu’en dit Sophie Reeb, directrice du CIP : « La créativité passée peut nourrir l’inspiration de l’art contemporain et sans doute celle du futur. » Rien de figé ni de catégorique, on accepte (ou pas) d’entrer dans un autre monde. Grand voyage où il est probablement bon de se laisser dépro-

Mardi 27 mars à 18 h 30 : introduction à l’art contemporain, les artistes et les œuvres de l’exposiDAMBACH tion par Anne-Virginie Diez (qui ex p o s e é g a le m e n t ) . M a rd i 17 avril à 18 h 30 : Entre documentaire et poésie, conférence de Françoise Saur. Mardi 29 mai à 18 h 30 : de la photographie à Dans le cadre de la Semaine des l’argile par Mélodie Meslet-Tour- Alternatives aux Pesticides, Damb’Nature vous invite à « La neux. ballade potagère », balade conY ALLER Ateliers de la Seigneurie tée musicale.

Ballade contée à vivre en famille

Andlau du vendredi 3 mars au dimanche 8 juillet.

RHINAU

VALFF

Alice Harlepp fête ses 90 ans

Observer la nature pour jardiner

Alice Harlepp vient de fêter ses 90 ans. Elle est née le 4 mars 1928 à Rhinau, au foyer de Martin Andres et d’Henriette Weiss, elle a une sœur, Marie Thérèse. Alice a fréquenté l’école communale jusqu’à 11 ans, l’arrivée de la guerre (1939) ayant obligé Alice et ses parents à se réfugier à Beaumontdu-Périgord, jusqu’en 1940 Le retour ne fut pas facile, compte tenu des conditions matérielles. Elle a dû travailler durant deux ans dans l’usine Heinrich Litz, à Rhinau, qui fournissait du matériel pour l’armée Allemande. En 1944, Alice a entamé un apprentissage d’employée de bureau. Quelques années plus tard, elle rencontre Lucien Harlepp, qu’elle épouse le 28 avril 1949. Un garçon naîtra de cette union, Etienne, très connu dans la commune, pour avoir été maire adjoint, en charge de la commission champsforêts, durant les mandats de Danièle Meyer. Alice a travaillé deux ans à la filature industrielle de Rhinau, avant d’entrer chez Reca France, toujours à Rhinau. Son dernier emploi fut celui d’employée de maison, au cabinet dentaire Meyer, à Rhinau. Alice a pris sa retraite en 1991. Trois petits enfants (deux garçons et une fille) ont agrandi la famille : Christophe, Jean-Philippe et Valentine. Eux-mêmes ont assuré la descendance en donnant naissance à cinq arrières petits

Alice Harlepp, 90 ans. Photo L’Alsace/Jean-Claude Servat

enfants : Mattéo, Antony, Paul, Léo et Gabriel. Malgré son grand âge, Alice est encore vaillante. Elle aime jouer aux cartes et chanter à la chorale. Elle participe au « Ratchmandi » (causerie du lundi) avec ses amis, un moment qui permet à chacun de se rappeler des souvenirs et parler de l’actualité, autour de bons gâteaux et de tisanes. Alice aime aussi s’occuper de son jardin et de ses fleurs, tous les deux mois, elle participe au pliage du « Rhinau info », la gazette de la commune.

La protection de l’environnement, ici et dans le monde est le thème choisi par le Jardin du Livre de Valff pour l’année 2018. Jeudi 8 mars, trois ingénieurs agronomes ont été invités dans l’espace associatif de Valff pour en parler et en débattre. « Jardinez naturellement » c’est du Bio, cela signifie respect de soi, des autres et de la terre. Marie Windenberger des Jardins du Giessen, Florian Saas, agriculture naturelle, agroforesterie et Maurice Meyer de la ferme Saint-Blaise, initiateur de BiObernai, trois ingénieurs originaires de Valff ont réussi à convaincre un public attiré vers la culture naturelle. Forts des multiples expériences, qui ont fait la valeur de leurs références, Marie, Florian et Maurice ont été assaillis de questions. Bien des experts en jardinage présents dans la salle ont répondu en même temps que les invités. Ainsi le « Jardinier paresseux » a eu réponse à tout. Sa religion est finalement la bon-

Bientôt le printemps, la nature se réveille : elle a mille choses à nous raconter ! Il est temps d’aller voir les bacs potagers de Dambach… Installés en 2016 auprès de plusieurs fontaines, ils nous accueillent aujourd’hui : marchons de bac en bac pour écouter une histoire au son de la cornemuse. Une balade potagère participative à suivre en famille ! Avec : Lisa Käuffert et Contesse Luciole Y ALLER Dimanche 18 mars à 15 h. Départ place du marché, 67 650 Dambach-la-Ville (en face de l’hôtel de ville). Repli à la salle de la Laube (même adresse) en cas de mauvais temps. SURFER www.dambnature.com

Bloc-notes Baldenheim

Debout le jardinier paresseux a livré quelques astuces Photo L’Alsace/Guillaumette Lauer

ne, il ne se pose pas de question. Pour lui : « Prenez un transat et installez-le dans votre jardin, pour regarder ce qui se passe. Vous verrez que les plantes n’ont pas besoin de chimie, il leur faut

simplement de la lumière, un peu d’eau, du paillage naturel qui développe la plantation et des insectes comme visiteurs. » Pour Dame Nature chaque saison a son comptant de travail, que les espèces animales et végétales réalisent au long de l’année. Marie a ramené plusieurs instruments employés dans ses plantations. La canne à planter par exemple est un instrument tout simple qui économise le dos et les positions courbées. Elle est surtout aisée à manier. G.L.

L’Alsace lui souhaite un bon anniversaire. J-.C.S.

Le 11 mars 1978 disparaissait Claude François. L’idole de toute une génération, surnommée « Cloclo », est née le 1er février 1939 à Ismaïlia (Égypte). Il fut l’un des artistes français les plus appréciés du public, tout au long de ses 16 années de carrière, durant les années 1960-1970. C’était un touche-à-tout : chanteur, danseur, musicien et producteur musical français. Claude François était un perfectionniste. De nombreuses chansons son encore célèbres aujourd’hui ! Belles ! Belles ! Belles !, Cette année-là, Le Lundi au soleil, Le téléphone pleure, Alexandrie ou encore Comme d’habitude… Le 11 mars 1978, il décède de façon accidentelle, électrocuté dans sa salle de bain alors qu’il prenait son bain. De nombreux fans restent inconsolables, et aujourd’hui, c’est l’occasion pour eux de partager leurs souvenirs ! Boesenbiesen n’est pas en reste, comme Marlène, qui a ressorti son tableau, un canevas fait il y a 40 ans, et restauré pour l’occasion.

Les trois intervenants de g. à d. Marie, Florian et Maurice SEL04

Photo L’Alsace

Y ALLER Prochain rendez-vous lundi à 19 h 30 même lieu avec le CIMI, centre indigéniste missionnaire, du Brésil qui milite pour le droit des indigènes et la protection des ressources naturelles de l’Amazonie.

L’assemblée générale du club des Casques d’or, aura lieu jeudi 15 mars à 14 h, au presbytère protestant.

Muttersholtz

La permanence de la section locale de l’Uniat Alsace est prévue jeudi 15 mars de 14 h à 14 h 30, à la Maison des loisirs de Muttersholtz.

Sainte-Croix-aux-Mines

L’ADIL du Haut-Rhin, Centre d’Information sur l’Habitat, tiendra sa permanence à la Communauté de Communes du Val d’Argent 11A, rue Maurice Burrus, jeudi 15 mars 2018 de 9h00 à 12 heures

Val d’Argent

Une vente de fleurs en pot aura lieu vendredi 16 et samedi 17 mars, devant les magasins Intermarché et Super U, au profit de la conférence Saint-Vincent de Paul du Val d’Argent.


Q DIMANCHE 8 AVRIL 2018

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Wissembourg

dnawissembourg@dna.fr

WEEK-END FESTIF À L’ESCAL Q À BETSCHDORF, le week-end de Pâques a été dansant. Samedi soir, au cours d’une soirée dédiée à la Schlagermusik, Robin Leon a mis l’ambiance. Page 39

WISSEMBOURG Au collège Otfried

L’art investit le CDI Sérigraphies, peintures et performances artistiques ont pris place dans le centre de documentation du collège de Wissembourg : prêtée par le fonds régional d’art contemporain, l’exposition « Bestiaire » est accessible à tous jusqu’au 25 mai.

«S

i le nouveau n’est plus nouveau, ne pas faire du nouveau est-ce nouveau ? » Sur le mur blanc du centre de documentation et d’information du collège Otfried de Wissembourg, une toile en vinyle rouge attire l’œil. Le créateur de cette œuvre intitulée Art d’attitude n’est pas inconnu des collégiens : les écritures de Ben se retrouvent sur bon nombre de fournitures scolaires. Ce serpent jaune qui se mord la queue constitue une belle entrée en matière pour l’exposition « Bestiaire » installée au CDI jusqu’au 25 mai : la sérigraphie de Ben fait partie des œuvres prêtées par le Fonds régional d’art contemporain (Frac) dans le cadre de l’opération « Un établissement, une œuvre » initiée par les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale (*).

CI-CONTRE L’artiste Christophe Meyer (à gauche) a détaillé la façon dont il a conçu son œuvre Loup. CI-DESSUS Les collégiens se sont inspirés des œuvres pour travailler, tant en arts plastiques qu’en français.

Faire venir l’art au plus près des élèves Destinée à faire venir l’art au plus près des élèves, cette initiative permettra à ces derniers d’admirer pendant deux mois six œuvres variées, allant donc de la sérigraphie à la peinture en passant par la performance artistique. Lors du vernissage, mardi 27 mars, l’artiste Christophe Meyer a détaillé la sienne, Loup, une sérigraphie sur papier d’emballage gris : « Elle compte 14 couleurs différentes. J’ai adapté les techniques du dessin à la sérigraphie. Chaque couleur est dessinée sur un calque, donc l’œuvre présente une superposition de 14 calques. » Au côté du Loup de Christophe Meyer figurent les deux dessins À la lisière de la savane de François Martin. Et au centre de la petite pièce, trois paires de bot-

CI-CONTRE Kreta de Raymond Waydelich.

CI-DESSUS Murmur, shoes and fracture du collectif Bruant, Lormeau et Spangaro. tes moulées à même le pied, du trio d’artistes Jean-Baptiste Bruant, Frédéric Lormeau et Maria Spangaro : leur performance intitulée Murmur, shoes and fracture dévoile également une vidéo dans laquelle ils semblent marcher sur l’herbe avec ces chaussures. Dernière œuvre exposée, Kreta de Raymond Waydelich est une sculpture de tôle découpée et peinte. Si cette exposition a trouvé sa place au collège, c’est notamment grâce à Françoise Guéziec, professeure d’arts plastiques,

qui a répondu à l’appel à projet lancé par la Direction régionale des affaires culturelles et l’inspecteur pédagogique en arts plastiques. En amont de l’accrochage, elle en a profité pour travailler avec ses élèves : ils ont pu à leur tour créer des bestiaires « à la manière de » — les œuvres des collégiens sont également visibles au CDI.

Un écrin pour la culture L’exposition donne également lieu à des séances de travail dans d’autres disciplines : en

De gauche à droite : Françoise Guéziec, professeure d’arts plastiques au collège Otfried, Jean-Paul Arnould, principal, Felizitas Diering, directrice du Frac et Christian Gliech, maire de Wissembourg. PHOTOS DNA – G. J. français par exemple, les collégiens se sont appuyés sur les œuvres pour travailler la narration ou la description. Les classes Ulis et Segpa devraient éga-

lement profiter de cette exposition, que les enseignants de primaire sont aussi invités à venir visiter avec leurs élèves. Devant la directrice du Frac Fe-

lizitas Diering, le principal Jean-Paul Arnould s’est réjoui du bel écrin dans lequel elle avait pris place. « Cet espace demeurera, même après l’exposition des œuvres du Frac, un lieu dédié à l’art et à la culture », annonce Françoise Guéziec. Baptisé « L’Aquarium », il pourra accueillir d’autres formes culturelles et permettra au collège de disposer « d’un bel outil pour le parcours d’éducation artistique et culturel des élèves » — dans lequel entre du reste l’exposition « Bestiaire ». Après avoir rappelé que 15 % du budget de fonctionnement de la Ville étaient dédiés à la culture, le maire Christian Gliech a pour sa part salué cette initiative permettant aux collégiens de réfléchir à l’art. GUILLEMETTE JOLAIN

R

Q JUSQU’AU 25 MAI au CDI

du collège de Wissembourg, rue des Quatre-Vents. Accès libre (prière de s’annoncer au ✆ 03 88 94 11 67). Q (*) Créé en 1982, le Frac,

implanté à Sélestat, vise à soutenir et promouvoir la création contemporaine, à diffuser l’art contemporain et à sensibiliser les publics à la création contemporaine. F08 - LWI 04


> JEUDI 4 OCTOBRE 2018

ERSTEIN-BENFELD

Une vidéo de Marcel Dinahet montre le parlement européen qui semble flotter entre deux eaux.

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Kreta (1986) de Raymond Waydelich : tôle découpée et peinte.

ERSTEIN Art et culture

Quand l’art surfe sur l’eau Ce jeudi 4 octobre se tiendra le vernissage de la première exposition de la saison culturelle 2018/2019 placée sous le thème de l’eau. Cette exposition Entre deux eaux composée d’œuvres mises à disposition par le Fonds régional d’art contemporain (FRAC) d’Alsace est à voir jusqu’au 7 novembre. du référence à l’eau mais aussi au récit qui est un fil rouge de l’exposition », explique Myriam Del Vecchio. En entrant dans la salle, une vidéo de Marcel Dinahet montre le parlement européen qui semble flotter entre deux eaux. Un petit film dont on détache difficilement le regard, surprenant et hypnotique.

Des œuvres qui interpellent

Whale (2012) de Marc Bauer : crayon sur aluminium laqué.

PHOTOS DNA-JEAN-PAUL KAISER

H

Boréale (2014) de Denis Savary : bois de noyer et d’okoumé, cuir, métal, corde.

uit artistes, huit œuvres, formats et médias divers, du dessin à la photo en passant par la vidéo et des installations diverses, l’Etappenstall regorge de petits trésors qui font rêver et activent l’imaginaire. Art contemporain certes mais pas abstrait pour autant. On reconnaît çà et là entre les flots, baleines, objets et animaux mythiques petits bateaux et même le parlement européen au bord de l’eau cela va de soi. Issues de la collection du FRAC, les œuvres soigneusement sélectionnées par Myriam Del Vecchio, directrice du musée, et Fabienne Chanvillard, directrice de l’E cole municipale d’arts plastiques, illustrent parfaitement la thématique de l’eau et sont représentatives de la diversité des pratiques artistiques actuelles. Un partenariat entre la ville d’Erstein et le FRAC a été mis en place dès 2003 facilitant ainsi la sensibilisation du public du territoi-

re, et plus particulièrement les jeunes, à l’art contemporain. L’Ecole d’arts plastiques ainsi que les scolaires participent régulièrement à des ateliers organisés autour des expositions.

Un véritable voyage artistique Cette année, la collection, avec l’eau comme dénominateur commun, présente un large panel de concepts, de matériaux utilisés, de formats divers et illustre le thème de manière éclectique. Et quelquefois surprenante. Le point de départ dans le couloir du musée est une œuvre du suisse Marc Bauer intitulé Whale. Un dessin en noir et blanc qui représente une grosse baleine, gueule béante d’où émergent Pinocchio et Geppetto. « Il fait bien enten-

Sur le mur à gauche de l’entrée, très apaisant un joli paysage peint en atelier par Olivier Marmontel représente une rivière qui coule paisiblement dans un pré vert gazon agrémenté de quelques tons superposés rouge ou jaune. Au milieu de la salle une installation « baleine » de Denis Savary interpelle le visiteur. C’est un très bel objet en bois blond qui semble s’élever dans le ciel comme une aspiration. À côté, une sculpture du régional Raymond Waydelich intitulé Kreta où un loup et un bouc mythiques devant un rideau d’eau suscitent de nombreuses interprétations. Dans un format plus réduit, on trouve ensuite un très joli dessin graphique et méticuleux de Mïrka Lubosi qui attire l’œil par ces teintes « aquatiques ». Enfin sur le mur du fond, il est impossible de manquer la grande photo réalisée par le maître du Land Art, Nils Udo. Une œuvre dans l’œuvre mélancolique aux lignes horizontales. L’exposition se termine à l’étage par une série de petits films réalisés par Samuel Hertzog. Ils racontent les pérégrinations d’un petit bateau de papier qu’on retrouve dans diverses situations en pleine mer, dans une cascade et même dans un seau. Une œuvre qui a donné l’idée de lancer le concours du plus petit bateau ouvert à tous, jusqu’au 29 octobre. Quant à l’animation croque-musée destinée aux familles le dimanche 21 octobre, également inspirée des films, elle sera gourmande et olfactive. L.A.

> Vernissage ouvert à tous, ce jeudi

4 octobre à 19 h, croque-musée le dimanche 21 octobre à 16 h. Tél. : 03 90 29 93 55 etappenstall@villeerstein.fr www.ville-erstein. Exposition à voir jusqu’au 7 novembre à l’Etappenstall. 67H-LO1 12


Obernai

Q MARDI 6 MARS 2018

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Suivez les DNA sur

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ANDLAU Ateliers de la Seigneurie

L’AGENDA

Un pari audacieux

OBERNAI

Vestiboutique Q MERCREDI 14 MARS. Prochaine

vente de la Vestiboutique de la Croix-Rouge de 9 h à 12 h. Vêtements et chaussures neufs, décorations de Pâques, grand choix de livres tous publics. Ouverte à tous.

Forum des métiers Q JEUDI 15 MARS. Forum info mé-

tiers sur le thème « J’aime les sciences ». Rencontre avec des professionnels : techniciens en eau, en chimie, doctorant, conseiller d’orientation… De 18 h à 20 h au centre Arthur-Rimbaud. Renseignements, ✆03 88 95 01 24 ou info@cscarimbaud.com

Marché aux puces Q DIMANCHE 24 JUIN. Puces du FCSR Obernai au stade municipal. 12 € les cinq mètres linéaires (+ 2,50 € le mètre supplémentaire). Restauration, buvette. Sanglier à la broche le midi. Inscriptions, ✆ 07 83 85 35 06 (du lundi au vendredi de 17 h à 20 h et le samedi de 9 h à 12 h). puces.obernai@gmail.com

Brocante Q DIMANCHE 18 MARS. Brocante de

la paroisse protestante de 9 h à 17 h au foyer Albert-Schweitzer, 1, bis rue du Général-Leclerc. Tous les dons (en bon état) sont acceptés : meubles, livres, bibelots, disques, tableaux, bric-à-brac, vaisselle, électroménager, lampes… Dépose des objets dès maintenant au foyer. Ramassage à domicile possible des encombrants (sur rendez-vous ✆03 88 95 41 75). Bénéfice de la brocante destiné au soutien des engagements missionnaires.

Vendredi, grâce au concours du Frac (*), une exposition faisant dialoguer patrimoine et art contemporain a été inaugurée aux Ateliers de la Seigneurie. Pivot de ce premier semestre culturel, elle y restera visible jusqu’au 8 juillet.

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nterrogations, sourires… Des réactions régulièrement suscitées par l’art contemporain. Les mêmes que devraient avoir les visiteurs des Ateliers de la Seigneurie en découvrant, au fil du parcours muséographique, les œuvres d’une quinzaine d’artistes. Mais l’essence même de l’art n’est-elle pas, précisément, de susciter des réactions, quelles qu’elles soient ?

Hésité à approcher « L’idée de l’exposition est de proposer un dialogue entre l’expression artistique actuelle et le patrimoine ancien présenté à la Seigneurie », expose Anne-Virginie Diez, chargée des relations publiques au Frac. Dès le cellier, Alain Domagala bouscule les codes en présentant des objets du quotidien (lit, armoire et commode) associés à une cartographie géologique pour asseoir « l’homme dans son territoire, entre espace réel d’expérience et espace imaginaire symbolique ». Humblement – et avec humour – le député Antoine Herth avouait avoir

Anne-Virginie Diez, chargée des relations publiques au Frac, présente Bison protège protège, réalisé en 1989 par Pascal Kern. PHOTOS DNA tout de même hésité à approcher cette œuvre, n’ayant pas été sûr que le sol en fît partie. Mais pour le grand public non averti, l’approche sera aussi clarifiée avec des fiches explicatives.

Quand le passé inspire l’art futur

Club féminin Q JEUDI 22 MARS. À 14 h, « La tourte de Pâques », animée par Claude.

Récital d’orgue Q DIMANCHE 11 MARS. Dans le

cadre de l’Heure musicale, concert de Marc Vonau (ancien du conservatoire de Strasbourg, organiste à la Mission catholique française de Zürich et à l’église Sainte-Maria de Kehl). Au programme, Prélude et fugue en ré mineur (BWV 539) de J.-S. Bach, ainsi que l’intégrale des sept mouvements de la Symphonie n° 1 en do mineur (op 13 n° 1) de Charles-Marie Widor. À 16 h 45, à l’église Saints-Pierre-et-Paul. Participation libre. Renseignements : ✆06 68 64 73 69.

Nettoyage de printemps Q SAMEDI 24 MARS. La Ville invite les Obernois à se mobiliser pour cette action citoyenne annuelle. Remise de sacs poubelles par le pôle logistique et technique de la Ville. Les services municipaux s’occuperont de la reprise des déchets collectés aux emplacements convenus. Contact : Alexandre Parmentier, ✆03 88 95 57 55 ; plt@obernai.fr. Les bonnes volontés individuelles pourront se joindre à l’opération sur le plateau du mont National et le long de la promenade Thal-Kilbs. Rendez-vous sur le parking aménagé devant le réservoir du mont National (accès par la rue de la Haute Corniche), dès 9 h.

Les choix ont été faits pour que la résonance des artistes et leurs œuvres soient en adéquation avec la disposition habituelle du centre d’interprétation du patrimoine, tout en aiguisant la curiosité du public.

Les officiels conviés au vernissage sont restés pensifs devant certaines œuvres, à l’image de La tête masquée de Daniel Depoutot.

Pour Sophie Reeb, la directrice du centre d’interprétation du patrimoine, « la créativité passée peut nourrir l’inspiration de l’art contemporain et sans doute celle du futur ». Toujours dans le cellier, la déclinaison naïve du fusain d’Andrew Lewis en instantanés singuliers du monde, tantôt mélancoliques, tantôt grinçants, est un clin d’œil à la réalité du quotidien. À l’étage, La tête masquée, mobile de Daniel Depoutot réalisée en 1991 à base d’objets récupérés, tient de la caricature du monstre médiéval. Elle côtoie Les deux cavaliers de plomb de Patrick Neu, un triptyque cibachrome et cadre de bois de Pascal Kern, Sculpture, ou encore la mystérieuse vidéo sans son de Vincent Mauger. « La main de l’homme actuel transforme ici la matière et renouvelle les

PROCHAINS RENDEZ-VOUS ❏ Mardi 27 mars à 18

h 30 : « Introduction à l’art contemporain - les artistes et les œuvres de l’exposition », par Françoise Saur (qui expose aux Ateliers de la Seigneurie avec Donnez-vous la peine d’entrer, ensemble indissociable de neuf photographies).

❏ Mardi 17 avril à 18

h 30 : « Entre documentaire et poésie », conférence par Françoise Saur.

supports ; c’est aussi un beau tremplin pour des artistes peu ou pas connus et il est heureux que la Seigneurie y contribue », glissait à l’issue de la visite le maire d’Andlau, Fabien Bonnet. M.V.

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Q *Frac : Fond régional d’art contemporain.

SECTEUR D’OBERNAI

Les questions que se posent les parents Le comité pour l’éducation à la santé et à la citoyenneté interétablissements scolaires d’Obernai, le centre Arthur-Rimbaud, le multi-accueil, le relais d’assistants maternels et la PMI (*) proposent une série de conférences, aussi bien pour les parents de tout-petits que ceux d’adolescents. CES CONFÉRENCES offrent l’occasion aux parents de rencontrer des professionnels qui apporteront un éclairage, des connaissances et les réponses dont ils ont besoin. - La communication gestuelle avec les tout-petits (de 0 à 6 ans), mercredi 14 mars de 20 h à 22 h au centre Arthur-Rimbaud avec Céline Martin, éducatrice de jeunes enfants et formatrice. Elle proposera aussi deux ateliers parents pour un approfondissement, samedis 17 mars et 14 avril à 9 h.

Une conférence sur les enfants et les écrans sera donnée le mardi 27 mars.

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PHOTO L’ALSACE

- Le harcèlement scolaire, jeudi 15 mars de 18 h à 20 h à l’amphithéâtre du lycée agricole, avec la brigade

café parents mercredi 21 mars de 20 h à 22 h à l’ancienne école maternelle de Bernardswiller, avec Christel Bricka, éducatrice spécialisée formée en médiation et à l’approche Faber & Mazlich. - Télévision, ordinateur, tablettes en tout genre, smartphone… des envahisseurs dangereux pour les tout-petits ? Mardi 27 mars de 20 h à 22 h au centre Arthur-Rimbaud, avec le docteur Nicole Steinberg, chef de pôle périnatalité enfance adolescence au centre hospitalier d’Erstein. - Mon adolescent consomme des drogues : comment l’accompagner ? Mardi 27 mars de 18 h à 19 h 30 au lycée agricole, avec le docteur Nathalie Huber, addictologue CSAPA, consultations jeunes consommateurs SélestatObernai.

de prévention de la délinquance juvénile. - Mieux communiquer avec mon ado,

Q Entrée libre pour touts les parents. Q (*) Protection maternelle et infantile F15 - LOB 02


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Education

V EN D R ED I 2 1 S EPTEMBR E 2 0 1 8

L'ALSACE

ARTS PLASTIQUES

Les enseignants à bord des LAC Plus de 40 professeurs d’arts plastiques de l’académie exposent leurs œuvres, jusqu’à la fin du mois, dans les lieux d’art et de culture (LAC) de dix collèges et d’un lycée. Un écho aux « 1001 Gouttes » de leurs élèves, présentées, en février, à la fondation Schneider de Wattwiller. C’est un « écho » aux formidables « 1001 Gouttes », les réalisations d’un millier d’élèves, présentées, en février dernier, à la fondation Schneider de Wattwiller (L’Alsace du 27 janvier). À leur tour, plus de 40 enseignants d’arts plastiques de l’académie exposent simultanément leurs œuvres, jusqu’à la fin du mois, dans onze lieux d’art et de culture (LAC) implantés dans les collèges et lycées. C’est aussi, admet le très impliqué Jean-Michel Koch, inspecteur pédagogique régional (IPR) en arts plastiques et histoire de l’art, un rare et « beau cadeau », à quelques jours de son départ à la retraite. « Il est important que les professeurs entretiennent leur pratique et fassent le lien avec les élèves, défend-il. Quand j’ai annoncé mon intention de participer, ils ont répondu présent. »

Les 73 miniatures de Jean-Michel Koch au collège Capitaine-Dreyfus de Rixheim, ou les déclinaisons d’un paysage. Photo L’Alsace/Vincent Voegtlin

Christophe Lefebvre, proviseur, Sylvie Gabriel, prof-documentaliste, et Jean-Michel Koch, inspecteur en arts plastiques, dans le nouveau LAC du lycée Stoessel de Mulhouse, où est notamment présentée « Mare Nostrum », de Papa-Malik Niang. Photo L’Alsace/Darek Szuster

Carte blanche Ainsi, Jean-Michel Koch présente La série, au collège de Rixheim, 73 miniatures de 5 x 5 cm, le même paysage alsacien décliné à l’infini, en variant les techniques, sur des collages, à l’aquarelle, à l’encre… Au lycée professionnel Stoessel de Mulhouse, où un nouveau LAC est inauguré aujourd’hui pour l’occasion, l’un des quatre invités, PapaMalik Niang, a installé Mare Nostrum, une vaste embarcation, toute de matières recyclées et colorées, qui charrie le drame des migrants en Méditerranée. Les enseignants ont eu carte blanche. L’essentiel, répète Jean-Michel Koch, « c’est la rencontre », et les

LAC, ces espaces d’échanges pédagogiques, en sont le cadre idéal. Ils sont désormais au nombre de 34 dans l’académie, dont seulement deux dans les filières professionnelles, au sein des lycées Charles-Stoessel et Gustave-Eiffel, à Cernay.

Art et citoyenneté « Ce qui m’intéressait, c’était de mettre en place, non pas des galeries d’exposition dans les meilleures conditions, mais beaucoup plus : des lieux dédiés ouverts à toutes les pratiques culturelles et artistiques », développe Jean-Michel

Koch. Mieux que d’« anciennes salles polyvalentes recyclées », les LAC disposent ainsi d’un « plateau de travail » et d’un local technique. Ils peuvent accueillir des présentations de danse et de musique, du patrimoine local et des arts populaires, des sciences et techniques… Des cours s’y tiennent, ainsi que des conférences, ou de la médiation culturelle, tel le dispositif « Un établissement, une œuvre », avec le Frac (Fonds régional d’art contemporain) d’Alsace. Ils sont à la disposition des artistes professionnels, mais aussi des associations et, bien sûr, des élèves. Enfin, ils sont acces-

sibles au public, sur réservation. « Il n’y a pas de hiérarchie, tant que le projet tient le coup au plan pédagogique », une notion à prendre « au sens large » : « Dans un quartier sensible, où les jeunes ont le sentiment de vivre dans un ghetto, l’ouverture, c’est aussi celle au monde, l’autonomie… », glisse Sylvie Gabriel, professeure-documentaliste et référente culture au Stoessel, où de beaux projets font entrer l’art dans la serrurerie-métallerie, les systèmes numériques, l’usinage… Par conséquent, relève Jean-Michel Koch, « la programmation est d’une

Le bel espace du collège Lezay Marnésia de Strasbourg accueille pas moins de dix exposants. Photo L’Alsace/Jean-Marc Loos grande souplesse », et elle a la particularité d’être élaborée par les équipes des établissements, avec les représentants des élèves. « Nous sommes au cœur des enjeux de l’école, à travers les parcours d’éducation artistique et culturelle, mais aussi l’apprentissage de la citoyenneté, l’éducation à l’orientation, résume l’IPR. Ce sont des lieux clos, avec une ouverture maximale. » Catherine CHENCINER

Y ALLER Jusqu’au 30 septembre, sur réservation dans les collèges Baldung-Grien (Hoerdt), de Barr, du Bernstein (Dambach-la-ville), Jacques-Tati (Mertzwiller), Lezay-Marnésia (Strasbourg), Suzanne-LaliqueHaviland (Wingen-sur-Moder), Vauban (Strasbourg), Jean-de-la-Fontaine (Geispolsheim), CapitaineDreyfus (Rixheim), Marcel-Pagnol (Wittenheim) et enfin au lycée Stoessel (Mulhouse).

UNIVERSITÉ

VIE SCOLAIRE

Nouvel Elan à l’UHA

Bugs sur le nouvel espace numérique de travail

L’Université de Haute-Alsace a lancé son nouveau projet de transformation Élan, lundi, lors d’une première université d’été sur les thèmes de l’accompagnement et de l’émancipation. « Apprendre et enseigner au XXIe siècle - Accompagnement et émancipation ». C’est autour de cette ambitieuse thématique qu’a été officiellement lancé le dispositif Élan de l’Université de Haute-Alsace (UHA), lundi, avec l’ouverture d’une première université d’été de trois jours. Plus de 160 participants de l’enseignement supérieur et du secondaire y ont pris part, en présence de 22 spécialistes de l’innovation pédagogique de Mulhouse, de FrancheComté, d’Allemagne, de Belgique….

valable toute la vie, le travail d’équipe, l’esprit critique », expose Florence Duchêne-Lacroix, coordinatrice du projet. De fait, le dispositif prévoit également la création d’un outil concret en ligne, un « GPS de l’orientation », pouvant s’adapter au profil de chacun.

« GPS de l’orientation »

Huit lycées partenaires Élan - pour « Éveil à la liberté et à l’autonomie dans un monde numérique » - a été récemment retenu lors d’un appel à projets ministériel portant sur les nouveaux cursus à l’université, dans le cadre du programme « investissement d’avenir », ce qui lui vaut un soutien financier à hauteur de 6,8 millions d’euros. Il se présente comme « un projet de transformation globale », à la fois dans l’enseignement et l’accompagnement. La phase initiale de l’expérimentation consistera à construire une offre de formation modularisée et asynchronisée dans dix cursus pilotes de l’UHA. Un enseignement pourra ainsi être suivi, puis validé, sous la forme de travaux dirigés, par un projet en entreprise, ou encore à distance, en fonction du rythme de chacun, une « révolution interne »,

La première université d’été Élan a rassemblé, de lundi à mercredi à l’UHA, plus de 160 participants de l’enseignement supérieur et du secondaire. Photo L’Alsace/Jean-François Frey qu’environ 1500 étudiants pourront commencer à vivre à partir de 2020. Autre volet, celui axé sur l’accompagnement des élèves, des étudiants et des enseignants, Élan s’inscrivant dans le continuum +3-3 (de la 2de à la licence), avec huit établissements partenaires, à Mulhouse (Roosevelt, Armand, Schweitzer, Montaigne, Bugatti, Lambert), Saint-Louis (Mermoz) et Altkirch (Henner). Dans cette première phase 20182020, une communauté de formateurs-accompagnateurs rassemblera, une fois par mois, des universitaires et deux à quatre référents par lycée, des profs principaux et documentalistes, des psycholo-

gues et conseillers d’orientation. « Il y aura ensuite, entre 2020 et 2023, un essaimage chez les partenaires. C’est un projet sur dix ans, l’objectif étant que toute l’université et tous les établissements du secondaire du Haut-Rhin soient concernés », détaille Serge Neunlist, vice-président de l’UHA et porteur du projet. En développant, de manière plus transversale, « une autre façon de travailler » et d’accompagner les élèves, y compris dans leur orientation, il s’agit d’intégrer « la philosophie du monde numérique ». « Le monde change tellement vite, notre mission est de transmettre un savoir

Pour Philippe Provence, proviseur de Schweitzer, établissement partenaire qui a facilement mobilisé trois référents, Élan est « une opportunité » de renforcer des liens particuliers avec l’université, mais aussi d’engager « un travail réflexif » autour du projet personnel d’orientation des élèves, comme le prévoit la réforme du lycée. « Ce seront des échanges d’informations et de pratiques. Nous espérons avoir de bons outils d’ici le deuxième trimestre », rapporte-t-il. À l’issue de la phase dite « d’essaimage », en 2023, le dispositif sera évalué par l’Agence nationale de la recherche. L’UHA est « reconnue pour l’innovation pédagogique » qu’elle met en œuvre depuis dix ans, rappelle Serge Neunlist, notamment avec son centre de compétences transfrontalières NovaTris et des partenaires tels l’Idefi (initiatives d’excellence en formations innovantes) Talent Campus de l’Université de Bourgogne FrancheComté.

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C.C.

Le nouvel espace numérique de travail fonctionne de manière inégale selon les établissements… et les usagers.Photo L’Alsace/C.C. Chaque jour, l’Apepa reçoit des témoignages de parents qui s’inquiètent de pas avoir accès au nouvel ENT (environnement numérique de travail) du collège ou du lycée de leur enfant, censé leur permettre d’en suivre la scolarité en ligne. De manière inégale selon les établissements, il est aussi question de surveillants empêchés de pointer les élèves absents, ou d’enseignants qui en reviennent à faire l’appel à l’ancienne, sur papier. De fait, les services spécialisés de la Dane (Délégation académique au numérique éducatif), au rectorat, y travaillent constamment. L’outil, dit « Mon-bureau-numérique », qui vient de changer suite à un appel d’offres dans le Grand Est et remplace Entea en Alsace, n’a été livré qu’au mois d’août, à la veille de la rentrée, mettant les établissements « sous tension », comme le regrette le syndicat Sgen-CFDT. Ce qui « attriste » pareillement l’Apepa, dont le président Thierry Loth soupire : « On aurait pu s’y prendre

plus tôt ». Quant aux professeurs eux-mêmes, ils semblent assez philosophes, arguant « qu’avec Entea, c’était pareil »… Néanmoins, précise Marc Neiss, le délégué académique, ces divers « petits dysfonctionnements qui peuvent être bloquants » ont été identifié et signalés à la société en charge de l’ENT dans la grande région, afin qu’elle adapte les fonctionnalités aux besoins des usagers. « Les problèmes sont multifactoriels, car ils dépendent aussi de la manière dont chacun se sert de l’outil. Par exemple, celui-ci est plus simple à utiliser dans les petits établissements que dans les gros. De plus, dans notre académie, l’utilisation de l’ENT est intense et exigeante. » Les problèmes, assure le délégué académique, sont « en cours de résolution ». Enfin, ils ne touchent que les aspects « vie scolaire » (cahiers de texte, résultats…), et non les ressources pédagogiques des lycées 4.0. C.C.


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Thur et Doller

S AME DI 1 0 FÉ V RI E R 2 0 1 8

L'ALSACE

WESSERLING

MASEVAUX-NIEDERBRUCK

Cinq artistes à découvrir à la médiathèque

Les Concerts de poche présentent le Quatuor Strada Pour la première fois à Masevaux, quatre musiciens solistes reconnus mondialement, se produiront à la salle polyvalente.

Grâce à un partenariat avec le Frac Alsace, la médiathèque de Wesserling accueille, jusqu’au 18 avril, une sélection d’œuvres représentatives de la création contemporaine. plantes fleuries en broderie industrielle, intitulée Les Fleurs du mal. De près, on s’aperçoit que les plantes sont toxiques et une mésange blessée rappelle la peinture de Vanités du XVIIe siècle. Petra Werle, originaire de Strasbourg, crée de tout petits personnages, sortes de trolls malicieux réalisés en mie de pain qu’elle triture et façonne.

Marie-Odile Baudemont

Qui dit œuvre d’art ne dit pas toujours musée. Le Frac (Fonds régional d’art contemporain), basé à Sélestat, organise des expositions jusque dans les prisons et les hôpitaux. La structure a notamment pour mission la diffusion de sa collection et un travail de sensibilisation à la création actuelle auprès d’un large public. En lien avec le Frac, la médiathèque L’Étoffe des mots de Wesserling propose de faire découvrir dans ses locaux cinq créateurs. « Nous avons souhaité offrir une ouverture sur l’art contemporain en partant d’œuvres qui nous semblaient assez faciles d’accès, pour éviter le sentiment de malaise et d’exclusion qu’on peut ressentir face à ce qu’on ne comprend pas », a expliqué la directrice de la médiathèque, Isabelle Paillard, lors

Des œuvres qui, toutes à leur manière, délivrent un message sur une façon d’interpréter le monde.

François Tacquard (à gauche), président de la communauté de communes, et Charles Wehrlen, vice-président chargé des services à la population (à droite), accueillent Félizitas Diering (au centre), directrice du Frac, à la médiathèque de Wesserling pour le vernissage de l’exposition « Naturel ? ». Photos L’Alsace/M.-O.B.

du vernissage, mardi dernier. Au terme d’une démarche active de plusieurs mois, l’équipe de L’Étoffe des mots a choisi des œuvres en fonction de thématiques propres au site de Wesserling : les jardins, le végétal et le textile. Les créations présentent un éventail de matériaux et de techniques, sculptures, photographie, broderie, et impression au tampon.

Une interprétation du monde Chargée des relations avec le public au Frac, Anne-Virginie Diez a proposé une visite commentée des œuvres. Photo L’Alsace

Après le mot d’accueil de François Tacquard, la directrice du Frac, Felizitas Diering, s’est réjouie de cette coproduction entre la médiathèque et la structure qu’elle dirige. Une visite commentée

Le service animation d’Apalib propose une activité marche nordique à Moosch. La marche nordique, sport de plein air, est un enchaînement de mouvements : elle ne sollicite pas les articulations, elle favorise la musculation et contribue largement à l’élimination des graisses. Se munir de bonnes bas-

par Anne-Virginie Diez, attachée aux relations avec le public au Frac, a permis aux personnes présentes d’en apprendre davantage sur les artistes : le photographe Bernard Faucon, représenté par trois photographies de la série Chambres d’amour, Richard Fauguet et ses figures animalières, des insectes réalisés à l’aide de tampons encreurs, Peter Rösel, artiste allemand qui utilise des matériaux détournés, comme ces uniformes de la police allemande transformés en végétaux exotiques plus vrais que nature. Sébastien Gouju aime, lui aussi, détourner les objets et diversifier les techniques. Il présente une composition de

Les thèmes des créations contemporaines ont été choisis par rapport aux caractéristiques de Wesserling, la nature, les jardins, le textile. Photo L’Alsace

ANNIVERSAIRE

Loisirs Moosch Marche nordique avec Apalib

Y ALLER Naturel ?, une sélection d’œuvres du Frac Alsace à la médiathèque L’Étoffe des mots, Parc de Wesserling, Le pavillon, jusqu’au 18 avril. Atelier parents et enfants le 21 mars, sur réservation. Tél. 03.89.39.64.00 ; www.mediatheque-valamarin.fr

kets, d’une bouteille d’eau et des vêtements adaptés aux conditions météorologiques. Les bâtons sont mis à disposition pour démarrer. Rendez-vous ce lundi à 13 h 30 à l’église de Moosch. La première séance est gratuite. Pour s’inscrire, la cotisation sera de 17 € + 16 € d’adhésion à l’Apa. Renseignements : service Animation Sud au 03 89 32 78 81.Par courriel : Laurence Scabello : lscabello@apa.asso.fr

Après avoir fréquenté l’école communale du village, il a passé son certificat d’études à Masevaux, puis est entré aux établissements Isidore-André où il a été formé comme mécanicien et agent d’entretien. À la fermeture de l’usine, qui a été reprise par Peaudouce, il y a suivi certains de ses collègues et a pu

Jean-Marie Renoir

Créée en 2005 par Gisèle Magnan, l’association Les Concerts de poche emmène les plus grands artistes de la musique classique, du jazz et de l’opéra dans les campagnes et les quartiers de la France entière. Depuis plus de douze ans, ce sont plus de 600 concerts et 6000 ateliers musicaux qui ont eu lieu, avec plus de 230 000 spectateurs et participants ! Le Quatuor Strada est l’aboutissement d’une profonde amitié qui lie quatre solistes d’envergure. Lise Berthaud à l’alto, Shuichi Okada au violon, Pierre Fouchenneret au violon et François Salque au violoncelle se sont chacun constitué une identité musicale forte, récompensée par de nombreux prix internationaux. En 2013, leur admiration mutuelle les conduit tout naturellement à unir leurs talents pour interpréter les grands classiques comme Beethoven, Haendel et Brahms.

L’association organise pour la première fois à Masevaux un tel concert, le samedi 17 février avec un quatuor à cordes composé de musiciens solistes internationaux, dans le cadre d’un projet initié avec le collège et l’école de musique. En effet, les classes d’orchestre du collège AlexandreGérard et l’orchestre des jeunes de la Musique municipale, ainsi que des particuliers, ont participé à des ateliers de création musicale. Ils ont inventé une histoire qu’ils ont mise en musique sous la direction d’un compositeur et d’un comédien qui dira les textes. Après plusieurs semaines de répétitions, ils présenteront ce conte musical intitulé Le crash en première partie du concert du Quatuor Strada. Y ALLER Concert de poche du Quatuor Strada à la salle polyvalente de Masevaux, samedi 17 février à 20 h. Tarifs : 10 € et 6 € ; réservations : tél. 06.76.61.83.91 ou sur www.concertdepoche.fr

Les écoliers découvrent le collège avec Maths sans frontières junior

René Munsch, nouvel octogénaire Né à Oberbruck le 7 février 1938, René Munsch est le cadet des trois enfants du couple Joseph Munsch et Maria née Richard.

Le Quatuor Strada, quatre musiciens de talent au service de la musique classique, pour une soirée qui s’annonce de haut niveau. DR

passer son permis de conduire poids lourd et transport en commun. Il a assuré le service comme chauffeur de l’entreprise, en alternance avec les services de car du transporteur Glantzmann. Il a été mis à la retraite pour invalidité en 1997. Sa carrière a été interrompue par le service militaire qui l’a envoyé en 1957 pour vingt-huit mois en Algérie, dont seize mois sans permission, dans un bataillon de marche du train. Après son retour, il a épousé, le 21 octobre 1960, Marie-Alice Ringenbach de Houppach, qui lui a donné deux garçons, Antoine en 1961 et Gérard en 1962. Ils ont été suivis de cinq petitsenfants et cinq arrière-petits-enfants. Après être restée quinze ans à Oberbruck, la famille s’est installée en 1974 dans la maison familiale Ringenbach de Houppach, dont René a participé activement à la rénovation. Chasseur et footballeur dans sa jeunesse, René a gardé des activités de bricolage à la maison, du jardinage et le soin à quelques lapins et chèvres. Le maire, Laurent Lerch, et ses adjoints, Éliane Farny et Raymond Trommenschlager, lui ont rendu visite pour lui présenter les vœux de la municipalité assortis d’un cadeau. L’Alsace souhaite également à René Munsch un bon anniversaire.

René Munsch a fêté ses 80 ans. Photo L’Alsace/Jean-Marie Renoir

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J.-M.R.

Dominique Fels, professeur des écoles à Masevaux, a accompagné ses élèves au collège. Photo L’Alsace/J.-M.R.

À l’instar des lycées qui accueillaient mardi des collégiens pour le concours de Maths sans frontières, les élèves de cinq classes de 6e du collège AlexandreGérard de Masevaux-Niederbruck, accueillaient jeudi cinq classes de CM1-CM2 de toute la vallée de la Doller dans le cadre du concours Maths sans frontières junior. La principale adjointe Christine Labarre a organisé cette journée en collaboration avec les professeurs du collège et des écoles, pour faire découvrir l’établissement aux élèves de primaire. Durant une heure, les jeunes étaient répartis dans différentes salles, en dix groupes mixtes pour travailler ensemble par équipes

de quatre sur des exercices de réflexion et de logique, le but étant de s’organiser entre eux pour comprendre les questions, trouver les réponses et rédiger les solutions. Le reste de la journée était consacré à la découverte du collège grâce à un jeu de piste, à la visite des installations et infrastructures, de la vie scolaire, du CDI, ou à la participation à des ateliers d’arts plastiques ou de sciences et, bien sûr, la pause de midi à la cantine. Cette journée a également été l’occasion d’échanges entre les enseignants du primaire et du secondaire. J.M.R.


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Trois frontières

MARDI 3 AV RI L 2 0 1 8

L'ALSACE

NEUWILLER

HÉGENHEIM

La tradition du lancer de cailloux

Quand l’art entre au collège L’exposition « Mémoire, identités et portraits » a connu un beau succès au collège de Hégenheim.

Depuis environ quinze ans, la commune de Neuwiller fait revivre une ancienne tradition : le lancer de boules de Pâques ou Oschterkegalé. Hier, une cinquantaine de personnes, enfants et adultes, ont participé à cette compétition très conviviale. Morgane Schertzinger

ne, c’était pris au sérieux », souligne Urbain Hohler. « Les bons lanceurs étaient choisis en premiers dans les équipes et… seuls les hommes y participaient. La famille regardait derrière. C’était assez misogyne. »

Se retrouver pour participer au lancer de boules de Pâques, c’est un peu comme partir en colonie de vacances : les enfants sautent partout, les parents ont le sourire et tous savent qu’ils vont bien s’amuser. « À l’époque, quand j’étais gamin, c’était l’événement de l’année », aime se remémorer Urbain Hohler, l’ex-maire du village.

Nulle part ailleurs Aussi loin qu’il se souvienne, l’Oschterkegalé a toujours plus ou moins existé à Neuwiller. La tradition revit depuis environ quinze ans après être « tombée en désuétude » pendant une vingtaine d’années. Depuis 2010, c’est le Comité de gestion des sociétés réunies, association qui gère le périscolaire, qui organise le lancer de boules de Pâques. Une fierté pour le président Vincent Misslin : « C’est le truc qu’il y a nulle part ailleurs. »

Le lancer de cailloux s’effectue dans un chemin à travers champs, sur environ 2 km. Les familles et les autres participants restent toujours derrière le lanceur, par sécurité. Photos L’Alsace/M.S.

Si le parcours pouvait faire quatre à cinq kilomètres à l’époque, aujourd’hui il en fait plus ou moins deux. « Le but étant de lancer le caillou devant soi, le plus loin possible, sur le chemin et pas dans les champs ! », rappelle Maryline Messina, la directrice du périscolaire. Les enfants

l’écoutent alors religieusement. « Le gagnant est l’équipe qui aura fait le parcours avec le moins de lancers possible », ajoute Vincent Misslin. Avec un caillou par équipe, l’une bleue, l’autre rouge, chacun se relaie pour essayer de dépasser sans cesse le caillou de l’adversaire. « À l’origi-

Certains diront que cette tradition faisait « valoir les forces des jeunes hommes ». Tous s’accordent en tout cas à dire qu’aujourd’hui l’Oschterkegalé est une animation dédiée « surtout aux enfants » et qui réunit une bonne partie du village. Hier, ils étaient une cinquantaine à venir défier les gouttes en lançant ce caillou de la taille d’un œuf. Vingt-deux adultes et 25 enfants se sont pris au jeu, parfois avec beaucoup d’entrain et toujours sous les encouragements. « C’est la première année qu’on a autant de monde », sourit Maryline Messina. « On est très contents ! » Et comme l’activité physique creuse l’estomac, la compétition s’est achevée par la traditionnelle chasse aux œufs de Pâques. Mais là, seuls les enfants pouvaient y participer.

C’est avec passion que les professeurs se sont exprimés sur la réussite de cette Photos L’Alsace/J.L.K. opération artistique.

Jean-Luc Koch

Dans le cadre du dispositif Un établissement, une œuvre, le collège des Trois Pays de Hégenheim a proposé durant quelques semaines, au sein de son établissement, l’exposition Mémoire, identités et portraits à partir d’une sélection d’œuvres issues de la collection du Frac (Fonds régional d’art contemporain) Alsace. Cet événement, qui ne demande qu’à être renouvelé, s’est d’ailleurs déroulé en partenariat avec le Frac Alsace.

Comprendre et reproduire L’exposition Mémoire, identités et portraits a réuni des œuvres où il était question de la représentation de l’individu autant que des liens que chacun tisse avec autrui. Des histoires, des images qui résonnaient et constituaient d’innombrables ponts entre le présent et le passé, entre la sphère sociale et la sphère privée.

Vingt-cinq enfants ont participé, parfois avec beaucoup d’entrain. Photo L’Alsace

Urbain Hohler, ex-maire de Neuwiller et très bon lanceur. Photo L’Alsace

Le petit Louis, très concentré au moment de lancer le caillou. Photo L’Alsace

Bloc-notes WENTZWILLER. Samedi 7 avril aura lieu une vente de bois (copeaux) réservée aux habitants de Wentzwiller. La présence des acheteurs est obligatoire. Rendez-vous à 9 h 30 devant la mairie. BUSCHWILLER. Inscriptions 2018/2019 à l’école maternelle Les Tilleuls (pour les enfants ayant atteint l’âge de 3 ans d’ici le 31 décembre 2018) : mardi 3 avril, de 8 h à 17 h 30 ; mardi 10 avril, de 8 h à 17 h 30 (date limite). Prendre rendez-vous : 0681651a@ac-strasbourg.fr ou au 03.89.67.60.18. Documents à fournir : carnet de vaccinations mis à jour, livret de famille, justificatif de domicile (facture téléphone, électricité).

HAGENTHAL-LE-HAUT. L’association Les Marcheurs Hagenthal propose de découvrir la région hagenthaloise sur deux parcours permanents, distance 6 et 11 km, ouverts toute l’année sans difficultés particulières. Départ et arrivée au restaurant Relais des Bains, 149, rue des Sources à Hagenthalle-Haut tous les jours sauf lundi, mercredi fermé l’après-midi et samedi fermé à midi. Départ chez Bernard Kuentz, 21, rue de Folgensbourg à Hagenthal-le-Bas. Tél. 03.89.68.18.43. Président responsable Bernard Meyer, 7, rue du Gehren à Hagenthal-le -Bas. Tél. 06.80.50.08.08, courriel : bernard. meyer4366@orange.fr.

SLO04

Chacun possède un talent Découvrir l’art, mais également se découvrir soi-même (notamment pour la partie portrait) font que tout un chacun possède un talent propre. Le tout avec l’appui et les références des artistes du Frac. « Les collégiens ont réussi à s’exprimer avec une grande aisance, voire à donner parfois le meilleur d’eux-mêmes ! Preuve qu’ils en voulaient et que l’art est un formidable trait d’union avec l’école », précisait Emma Porcher, professeur, qui a participé activement comme ses autres collègues à cette opération. Marc Plawinski, le principal de l’établissement, a remarqué que finalement « l’art a fait son entrée chez nous et c’est tant mieux ! Le travail des différents professeurs ainsi que d’autres personnes a porté ses fruits. Reste à souhaiter que cela perdure. »

Certains élèves ont découvert ce qu’était l’art Pour les quatre professeurs qui se sont impliqués dans cette opération, il n’y a aucun doute : les élèves ont su tirer un profit maximal des différentes formes de l’art, le tout avec un parfait travail pédagogique. Pour Nathalie Bullier, l’un des professeurs, « les collégiens ont joué à fond ce jeu artistique en alliant parfaitement l’enseignement d’une matière à celui de l’art ». Résultat : à travers différents ateliers, ils ont non seulement découvert ce qu’était l’art, mais surtout ils se sont appliqués à le faire vivre, à le transmettre voire le promouvoir auprès de l’ensemble de l’établissement scolaire, notamment à travers le journal interne Cool’légion.

Les jeunes ont découvert l’art sous de nombreuses formes. Photo L’Alsace


Q MERCREDI 4 AVRIL 2018

HAGUENAU WISSEMBOURG

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Q ON EN PARLE P

SOUFFLENHEIM Salon de Pâques

NÉCROLOGIE BITCHE

Le décès de Georgette Montag, ancienne correspondante des DNA Georgette Montag, née Prinz, est décédée jeudi 29 mars dans sa 94e année. Les obsèques ont eu lieu hier mardi 3 avril en l’église Sainte-Catherine de Bitche Née le 8 juin 1924 à Dabo, elle a épousé Louis Montag, photographe à Bitche, le 9 juin 1947. De leur union sont nés un garçon et trois filles (dont une est décédée). Ses six petits-enfants ont agrandi le cercle familial et sept arrière-petits-enfants font la joie de la famille. Avec son époux, elle a exploité un magasin de jouets-souvenirs-photos dans l’immeuble familial au 32, rue Teyssier à Bitche. À partir de 1965, son mari a été aussi correspondant photographe pour notre journal sur les secteurs de Bitche et la région de Baerenthal – Philippsbourg. Elle assurait le rédactionnel. Lors du décès subit de son époux en février 1976 et

Georgette Montag en 2014. PHOTO ARCHIVES DNA

avec le soutien de ses enfants, Georgette avait décidé de poursuivre l’exploitation du commerce et a continué la correspondance pour les DNA quelque 35 années. Nous présentons à sa famille et à ses proches nos sincères condoléances.

MERTZWILLER Éducation

Le collège Jacques-Tati inaugure un « Lieu d’art et de culture »

La même formule mais une nouvelle organisation À première vue, rien n’a vraiment changé pour cette 22e édition du salon de Pâques de Soufflenheim. Une quarantaine d’exposants installés sous des tonnelles dans le hall du marché, quelques commerces et poteries ouverts le dimanche ont accueilli un bon lot de visiteurs durant le weekend des 24 et 25 mars. AU PREMIER coup d’œil oui, mais dans les coulisses tout est nouveau. L’office de tourisme local qui avait initié cette manifestation vers la fin du siècle dernier et assuré l’organisation jusqu’à présent a été dissout il y a peu, le domaine du tourisme relevant maintenant de la compétence de la communauté des communes. Pour préserver les manifestations phares de l’ex-office de tourisme, la commune a porté sur les fonts baptismaux en février dernier, l’Office municipal pour l’animation, la culture et les loisirs de Soufflenheim (OMACLS). C’est donc cette entité qui dans l’urgence a organisé le salon de Pâques. Avec l’aide des carnets de bord de l’ancien OT, les fidèles exposants ont pu être aisément contactés et quelques nouveaux se sont rajoutés. La promotion a également été assurée par l’OMACLS.

Artistes et artisans Restait donc à charge d’une association le travail sur le terrain. Une première pour l’Association culture et loisirs St-Joseph qui a pris le relais de la logistique. Aménagement du hall du marché, décoration, buvette et restauration ont ainsi été gérés par ses bénévoles. Une découverte L’exposition d’art contemporain « Tête à tête » est composée de cinq œuvres très différentes ayant trait au portrait, au regard et au manque. PHOTOS DNA

Vendredi, en fin d’après-midi, le collège Jacques-Tati de Mertzwiller a procédé à l’inauguration officielle de son Lieu d’arts et de cultures (Lac) et de l’exposition « Tête à tête ». Ce tout nouveau lieu d’art et de culture a été inauguré en présence de nombreuses personnalités de la commune et de l’Académie. « L’idée d’un Lac ou autrement dit, d’un lieu d’arts et de cultures, a été émise par Laura Kaufling, notre professeur d’arts plastiques du collège, nous avons ensuite tout mis en œuvre pour pouvoir le réaliser » a expliqué Christophe Daval principal du collège. Et l’inspecteur d’académie Jean-Michel Koch de préciser : « L’école se doit d’être un lieu de rencontres et de partage, en particulier pour ceux qui ont le moins accès à la culture ». Selon lui, « ce Lac est un espace pour accueillir toute forme d’art, un lieu de réunion, une boîte à idées ». « C’est maintenant à vous de vous emparer de ce lieu et de le faire vivre », a-t-il ajouté en s’adressant aux collégiens. Pour Nathalie Marajo-Guthmuller conseillère départementale, « quand l’art est au plus près du quotidien des élèves, il est plus facile de se l’approprier, de se familiariser avec son expression ». Et de conclure : « Il est important pour nos jeunes de confronter leur vision du monde avec d’autres, pour ouvrir leur F02-LHW 01

horizon, enrichir leur âme, qui sera plus encline à aller vers l’autre et sa différence. Voilà tout le sens de l’art ». JeanClaude Strebler, maire de Mertzwiller, s’est dit « très fier de cette nouvelle animation artistique » et a encouragé les élèves à bien utiliser cet espace de rencontre avec l’art et la culture. Après le couper du ruban tricolore, les participants ont suivi Anne-Virginie Diez, représentante du Fonds régional d’art contemporain (FRAC) pour visiter l’exposition « Tête à Tête » composée de cinq œuvres très différentes ayant trait au portrait, au regard et au manque (de regard, de tête, de communication). Gert Bonfert, Michel Delmotte, Daniel Depoutot, Andrew Lewis et Sacha Sosno en sont les créateurs.

Une des œuvres exposée au Lac.

Des tonnelles bien achalandées et de jolis parterres floraux ont ravi les visiteurs.

Et en prime, il y avait trois vrais lapins de Pâques pour les enfants sages. mais qui a quand même laissé de belles raisons de satisfaction. Et comme un beau temps ensoleillé était de la partie, de nombreux visiteurs ont été accueilli dans un endroit convivial et chaleureux paré de décorations pascales. Artistes, artisans et créateurs ont rivalisé d’ingéniosité pour faire

partager leur passion et présenter les fruits de leurs talents. Un très large échantillon d’objets et de décorations a attiré les yeux du public. Œufs décorés, couronnes de Pâques, décors floraux, jouets en bois, pâtes à sel, peintures, broderies, bijoux, articles en verre sans oublier la poterie et la céramique, ont offert aux pro-

PHOTOS DNA

meneurs un beau voyage dans la période pascale. Les plaisirs du palais ne furent pas en reste avec des stands de dégustation de vins, de spiritueux, de miel, de pâtisseries et autres. Des démonstrations de fabrication et de décorations de lapins en chocolats invitaient à la gourmandise. Et, au niveau décoration, les parterres floraux où gambadaient de vrais lapins mis à disposition par la société avicole locale, ont recueilli comme tous les ans tous les suffrages des visiteurs. Petits et grands se sont émerveillés devant la cage pour admirer les véritables lapins de Pâques. Une petite tombola en sus et la boucle était bouclée tant au niveau de la qualité que de la quantité. Rendez-vous l’année prochaine, peut-être avec une autre association, ou peut-être la même. Tout dépendra de l’OMACLS.

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ESPACE PAMINA Avec l’association Pamina-Rheinpark / Parc rhénan Pamina

Beau succès pour le spectacle en dialecte (s) siaste avec son programme musical et de cabaret très varié, en restant fidèle à son patois palatin.

Le spectacle en dialecte (s) mêlant humour, cabaret et musique proposé par l’association transfrontalière Pamina-Rheinpark / Parc rhénan Pamina a ravi le public vendredi 23 mars au centre culturel de Hagenbach dans le Palatinat.

Trois régions, deux histoires, une culture

« TROIS RÉGIONS, deux histoi-

res, une culture commune » : la soirée, visait à faire de l’espace transfrontalier un point de rencontre, a parfaitement tenu ses promesses et a remporté un vif succès. La soirée, placée sous le signe du 20e anniversaire de l’association PaminaRheinpark / Parc rhénan Pamina, a attiré plus de 300 spectateurs venus des trois régions du Bade-Wurtemberg, Palatinat du Sud et Alsace du Nord. Les différentes séquences du programme, entrecoupées de petites pauses, ont été introduites par le directeur de l’association Claus Haberecht. Les trois artistes programmés ont enchanté le public, émerveillé par la richesse de leur musique et de leurs dialectes. Le premier, Norbert Zoller,

L’Alsace du Nord était représentée par l’auteur-compositeurinterprète seebachois Nicolas Fischer. DOCUMENT REMIS auteur-compositeur-interprète originaire du Pays de Bade, deux fois lauréat du concours de dialecte de la direction gouvernementale de Karlsruhe, a présenté des titres de sa composition mais aussi des chansons traditionnelles badoises-alé-

maniques, très appréciées par le public. La soirée s’est poursuivie avec l’humoriste et comédien palatin Christian « Chako » Habekost. Depuis des années, cet, artiste renommé conquiert un public toujours plus enthou-

Juste après lui, c’est le représentant de l’Alsace du Nord, Nicolas Fischer, qui a fermé le bal : l’auteur-compositeur-interprète seebachois a interprété plusieurs morceaux tels que E nejes Lied, Altmodisch ou Frejhejt. Les chansons de Nicolas Fischer, musicien et pédagogue qui crée en langue allemande et en dialecte alsacien, montrent la vitalité et l’actualité de l’alsacien, loin des clichés du genre. L’artiste a enchanté le public, et il a été vivement applaudi par les spectateurs. Saluant un « moment intense », le maire de Soufflenheim et directeur de l’association Pamina-Rheinpark / Parc rhénan Pamina Camille Scheydecker a remercié les responsables pour l’organisation du spectacle et la communauté de communes d’Hagenbach pour son soutien à l’occasion de cette belle soirée qui a mis en lumière la richesse de la culture transfrontalière.

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HAGUENAU

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AUENHEIM-ROUNTZENHEIM

RENDEZ-VOUS

Un réveil à la crécelle en attendant le retour des cloches

Fabien et Joël accompagnent les crécelleurs. Manque sur la photo Tom Klein. PHOTO DNA

UTTENHOFFEN ET GRIES Journées européennes des métiers d’art

Cinq artisans ouvrent leurs portes Lors des Journées européennes des métiers d’art, samedi 7 et 8 avril. Alain Soulier, créateur d’abatjour, exposera à Uttenhoffen. Solène Rolland, Iza Emberger, Aymery Rolland et Nathalie Rolland-Huckel feront des démonstrations de travail du verre, gravure et laque à Gries. u

font résonner les crécelles. Ils sont également ravitaillés en cours de route par les personnes heureuses de les voir passer.

Comme de coutume à Rountzenheim et à Auenheim, Vendredi saint et samedi de Pâques, les crécelles et les chants des enfants de chœur réveillent les villageois.

Une quête pour partir à Europa Park

Une dizaine de servants de messe âgés de 7 à 14 ans, sillonnent et arpentent dans la bonne humeur, les rues des deux villages. Ils remplacent ainsi les cloches de l’église « apparemment parties à Rome ». Les cloches sonneront à nouveau dimanche de Pâques. Dès six heures du matin, à midi et le soir vers 19 h, soit trois fois dans la journée, les enfants de chœur fredonnent les chants alsaciens comme « Hoert Ihr Leut wir wollen Euch sagen, das Gloeckel, das Gloeckel hat zwoelf geschlagen, Mittag, Mittag ! ». C’est à chaque fois après leurs chants que les enfants

Ces jeunes ont été comme toujours très bien accueillis par les habitants lors de la quête le samedi. Œufs, fruits, bonbons, quelques euros ont récompensé le fruit de leurs efforts. Les œufs sont échangés contre des euros chez le boulanger ; fruits, bonbons et autres seront partagés entre eux. L’argent de la quête financera en partie une sortie dont la destination est Europa Park cette année. Enfin, ces deux journées se sont terminées par un barbecue offert par la paroisse, amplement mérité. Les enfants qui désirent rejoindre ce groupe animé par Fabien et Joël sont les bienvenues.

Q JEUDI 5 AVRIL 2018

À Uttenhoffen

À l’occasion des Journées européennes des métiers d’art, Alain Soulier, l’un des derniers créateurs d’abat-jour sur mesure en France, une rareté en Europe, ouvrira son atelier-boutique au sein de la Ferme Bleue, 21 rue Principale à Uttenhoffen samedi et dimanche de 11 h à 19 h (entrée libre). Pour relooker une lampe ancienne ou en créer une nouvelle avec un vase, une statuette, un candélabre ou tout autre objet, Alain Soulier, artisan d’art chevronné, propose un vaste choix de possibilités. Les visiteurs pourront découvrir toute l’étendue de sa créativité et de ses propositions pour

Nathalie-Rolland Huckel, laquiste, sera accompagnée de trois autres artisans à Gries. Alain Soulier, créateur d’abat-jour, ouvrira les portes de son atelier Uttenhoffen. PHOTOS ARCHIVES DNA - FRANCK KOBI ET CÉDRIC JOUBERT

remettre au goût du jour ou restaurer à l’identique une lampe. Membre de la Fédération régionale des métiers d’art d’Alsace (Fremaa), Alain Soulier a décidé de transmettre son art à Marie-Hélène Zimmer, tapissière installée à Gundershoffen, en l’accueillant en stage pendant un an dans son atelier. À l’occasion des Journées euro-

péennes des métiers d’art, elle présentera aussi ses réalisations à la Ferme Bleue. u

À Gries

Dans le cadre des Journées européennes des métiers d’art, quatre artisans présenteront leurs réalisations au 79 rue Principale à Gries, samedi de 14 h à 19 h et dimanche de 14 h

à 18 h (entrée libre). Le public assistera à une démonstration de peinture sur porcelaine par Iza Emberger, à une démonstration de verre au chalumeau par Solène Rolland, à une démonstration de gravure en taille-douce par Aymery Rolland et à une démonstration de travail de la laque par Nathalie Rolland-Huckel.

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ROPPENHEIM Concert de l’Harmonie

Bloosmüsik, samedi soir La société de musique Harmonie de Roppenheim invite à son concert qui aura lieu ce samedi 7 avril à 20 h 30 à la salle des fêtes de Roppenheim.

teur, Christine et Gaël, seront à nouveau de la partie pour agrémenter la soirée. Les musiciens de l’Harmonie de Roppenheim promettent à leurs fidèles mélomanes un moment musical exceptionnel.

SOUCIEUX de qualité et d’origi-

Q SAMEDI. « E Bloosmüsik Owe ». La salle ouvrira ses portes dès 19 h 30. Une petite restauration est prévue à l’entracte et à la fin du concert. Les cartes d’entrée sont disponibles au prix de 7 € auprès des musiciens ou au magasin SonoAndré ✆03 88 86 44 49 ou chez Jean-Luc ✆03 88 94 70 76, ainsi qu’à l’entrée de la salle samedi soir.

nalité, les musiciens sous la direction d’André Bohn, ont préparé un programme varié où tous les genres seront abordés. Le public pourra voyager à travers le monde et à travers le temps, voyage imprégné de folklore populaire, d’œuvres classiques ou modernes.

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Les musiciens de l’Harmonie de Roppenheim.

Christine et Gaël Parmi les pages musicales proposées, on peut déjà citer : Mit Lust auf Blasmusik, Winzerfezst, Polkafreude, The Boney M. Mega

PHOTO DNA

Mix, Duelle El Corazon, Das goldene Flügelhorn, ainsi que de nombreuses autres mélodies. Bien des surprises musicales et vocales seront proposées aux mélomanes. Chanteuse et chan-

HAGUENAU Art contemporain au lycée Heinrich-Nessel

Finissage de l’exposition déo de Mauricio Guillèn, les photographies de Zineb Sedira ou la sculpture de Franck Scurti ainsi que celle de Panayotis Tanimanidis, toutes ses œuvres ont inspiré les visiteurs. Les démarches pédagogiques portées par les professeurs et les professeurs-documentalistes ont permis de mieux comprendre les enjeux de l’art contemporain, de discuter des œuvres, de débattre autour du titre de l’exposition : « Ici, Ailleurs, Voyages à l’horizon… », d’ouvrir les imaginaires. Toutes séries confondues, plus de 300 élèves ont ainsi enrichi leur parcours d’éducation artistique et culturelle.

Le lycée des métiers/CFA Heinrich-Nessel expose depuis plusieurs mois un choix d’œuvres de la collection du Frac Alsace dans le cadre du dispositif « un établissement, une œuvre ». Le finissage a lieu vendredi. CE DISPOSITIF, favorisant la ren-

contre des jeunes publics avec l’art contemporain, a permis au lycée d’accueillir photographies, sculptures, peintures, vidéo et installation. Les professeurs et documentalistes à l’initiative du projet ont choisi de décliner le thème du voyage. Les œuvres ont pris place dans une des salles de réunion du lycée. Des fonds de la Région ont permis une remise en beauté de cette salle pour accueillir l’exposition. Les personnels de la cité scolaire ont pu profiter d’une visite VIP lors du vernissage, le 22 décem-

R

Jean-Louis Faure : Cliché Wide World. bre Vernissage au cours duquel les médiatrices ont commenté les œuvres et défendu leurs

DOCUMENT REMIS

coups de cœur. Que ce soit l’installation de Jean-Louis Faure, les peintures de David Gelot, la vi-

Q Le finissage de l’exposition ouvre ses portes au public VENDREDI 6 AVRIL dès 16 h. Les travaux des élèves seront présentés à cette occasion. Une réception est prévue à 17 h. Les œuvres retrouveront ensuite leur lieu de stockage au Frac Alsace. F02-LHA 01


PRESSE

REVUE DE PRESSE

Républicain Lorrain, édition du 05/10/2018

REPUBLICAIN LORRAIN Date : 5 OCTOBRE 2018 Périodicité : XXXXXX

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VOSGES MATIN Date : 12 JUILLET 2018 Périodicité : XXXXXX

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TEMPS FORT

Questions à Corentin Buchaudon Médiateur culturel

« Plus de 100 000 enfants ont vu l'expo M u mo I»

Nous sommes actuellement dans le Mumo 2, comment est né le projet initial? « Le Mumo I d ete cree pdf Ingrid Brocharden2011 II avait une forme différente puisquil sdgissait dun container qui se transformait alors que desormdis c'est une remorque de camion plus ordindire même si elle est modulable aussi Mumo I était sur deux étages ildbntaituneexposi faon permanente qui a circule pen dant 6 ans a travers toute la France l'Europe et cinq pays d'Afrique In grid Brochdrd avait contacte directe ment les artistes en leur demandant

de prêter des œuvres Plus de 100000 enfants ont vu lexpo Mu mo I Pour renouveler le projet I idée d ete de creer une nouvelle enveloppe puis de solliciter les Fonds regiondux d art contemporain (Frac) ct d orga mser des tournées par region » Comment sont choisies les œuvres présentées ? « Ce sont les directrices des trois Frac qui ont sélectionne les œuvres dans leurs collections Elles ont ega lement choisi le thème du tiesor El les ont aussi choisi la disposition des œuvres d utiliser les coffres pedago

VOSGES MATIN Date : 12 JUIL 18 Périodicité : QUOTIDIEN

Revue de Presse

giques qui habituellement nous sel \ ent a ranger le materiel pour y met tre des œuvres Elles ont utilise I espace a IOU % Lespace a ete reak se par une designer de la region Ma tdli Crdsset Elle fait dans le mobilier design elle a ete l'assistante de Phi lippe Starck Le premier objet qu elle a conçu e est le canape du Mumo 2 qui est en fait une repose des sacs Tdti qu elle a rembourres de mousse Comment est abordée cette exposition sur le trésor ? « Elle est abordée sous plusieurs thématiques plusieurs sujets II y a les objets precieux qui sont la prcmic re chose a laquelle pensent les en fants comme l'or, les pirates, les car tes au tresor II y a aussi les tresors caches sous les labyrinthes on s y perd maîs on y est aussi en quête d'un tresor II y a les objets souvenirs Dun \oyage d'une promenade, gar der la trace d'un moment passe avec les autres Comme cette boule de

uistal qui d subi les chocs du sol du cours dune promenade Les deux artistes I ont fait rouler entre Luxem bourg et Metz avant de I offrir au musee qui avait acheté l'œuvi e Ainsi avec les enfants on parle des differen tes manieres de garder un souvenir comme la photo des dessins, des écritures, un trace sur une carte En fin le tresor e est aussi la planete La question de la protection de la nature est également au cœur de plusieurs œuvres comme Deception Island une île volcanique du pôle Sud qui pourrait bientôt etre submergée Les enfants y sont sensibilises > Qui finance cette exposition ? < Pour la region Grand Est le mece ne principal est la Fondation PSA Apres il y a le ministere de la Culture via la Drac et enfin les communes financent I hebergement des media teurs culturels > Propos recueillis par Richard RASPES


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TEMPS FORT

LA PLAINE

VITTEL

Rédaction Vittel 03 29 07 17 17 8, place du Général-de-Gaulle 88800 VITTEL

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Art contemporain

Le MuMo renferme de nombreux trésors Le musée mobile, dit « MuMo », a pris ses quartiers pour une semaine sur le parking Badenweiler. À l’intérieur, une quinzaine d’œuvres sont présentées aux enfants des écoles vittelloises. Mais pas que !

«

Contrairement à nous, adultes, les enfants n’ont pas de filtre. Il y a quelque chose de très libre et de spontanée dans ce qu’ils ressentent » Caroline Pochart, coordinatrice pédagogique du MuMo

«L

e musée mobile était très attendu à Vittel », glisse Rachel Wehrung. Avec sa collègue Delphine Mistler, ce sont les deux médiatrices culturelles du musée mobile abrégé « MuMo ». Depuis juin, les deux Alsaciennes sillonnent le Grand Est pour faire découvrir l’art contemporain. Leur aventure se finit le 16 novembre… Mais il fallait bien faire étape à Vittel, quand même ! Ainsi, le camion du musée mobile restera sur le parking Badenweiler jusqu’à vendredi soir. En attendant, il reçoit des enfants. « On a quatre classes par jour qui viennent », souligne Rachel. Ça fait du beau monde à gérer. Mais les petits ne découvrent pas que des œuvres. Ils en font

100

C’est le nombre d’enfants qui défileront chaque jour cette semaine dans le musée mobile.

aussi. Et ils les exposeront même, lors d’une mini-exposition qui leur est consacrée vendredi soir. « On y expose tout ce qui est réalisé dans la semaine. Il y aura des doudous, des collages, des cadavres exquis, des dioramas, etc. », indique Delphine. « Quand on a des enfants appliqués, on a des trucs géniaux. » Faites honneur à votre ville, chers enfants vittellois !

Une autre vision de l’art Mais un musée mobile, sur le papier c’est bien beau, mais concrètement, on y apprend quoi ? On y découvre une quinzaine d’œuvres (voir ci-contre) proposé par les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) du Grand Est. Plus perchées les unes que les autres, pourrait-on dire. Mais toujours avec un fond poétique, voire philosophique. « L’art contemporain, ce n’est pas que de la peinture », rappelle d’ailleurs Caroline Pochart, coordinatrice pédagogique du MuMo. Une simple photographie

d’une performance devient une œuvre à part entière. Avec toujours une vision différente de la part des enfants. « Contrairement à nous, adultes, les enfants n’ont pas de filtre. Il y a quelque chose de très libre et de spontanée dans ce qu’ils ressentent », appuie la coordinatrice pédagogique. Ainsi, une bague où un adulte verra Pinocchio ou un rhinocéros, ce sera forcément une licorne pour un enfant. Néanmoins, un lien est fait avec toutes les œuvres : ce sont des « trésors ». Des « trésors communs » même. Ça tombe bien, c’est le titre de l’exposition. À découvrir lors des portes ouvertes organisées en milieu de semaine.

L’art contemporain est… très vaste. Ainsi une « carte Michelin un peu particulière » peut se retrouver dans un musée.

Maxime HENRY

> Portes ouvertes du MuMo ce mercredi 7 novembre de 10 h 30 à 12 h et de 16 h à 17 h. Un vernissage des œuvres des enfants se fera ce vendredi 9 novembre de 16 h 15 à 18 h, toujours au niveau du parking Badenweiler et de la salle du Moulin.

Delphine et Rachel sont les sympathiques deux médiatrices culturelles. Ce sont elles qui présentent les œuvres aux enfants.

Service & appel gratuits

Questions à

Quels artistes sont présents au musée mobile ?

ou par mail à vomfilrouge@vosgesmatin.fr

Christelle Floriot Maîtresse en grande section à l’école du Petit-Ban à Vittel

« Les enfants ont pu toucher certaines œuvres »

VOSGES MATIN VITTEL

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Le thème de l’exposition du MuMo est « Trésors communs ». Un trésor peut aussi bien être une rareté, une quête… et se retrouve parfois caché. Photos M.H.

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Mardi 6 novembre 2018

Vous avez vu quoi ce lundi aprèsmidi ? « Nous sommes rentrés dans le musée mobile, le “MuMo”, qui contient beaucoup d’œuvres d’art contemporain. Ça permet aux enfants de voir des œuvres de tout près. On a justement pu voir des photos, des peintures mais aussi des vidéos. » Qu’en ont pensé les enfants ?

« Ce qui est très particulier dans ce musée est qu’ils ont pu toucher certaines œuvres. Et ça, on ne le voit que très rarement dans un musée ! » On peut dire qu’ils étaient « comme des enfants » ? « Oui (rires) ! » Vous avez préparé cette visite en amont avec les enfants ? « Oui, toutes les œuvres avaient été présentées aux enseignants lors

d’une réunion. Cela nous a permis de savoir vers quelles œuvres diriger notre travail avant de venir au MuMo. Et on travaillerait aussi après le MuMo sur les œuvres qu’ils ont pu voir grâce aux photos prises aujourd’hui. » Qu’apporte cette visite aux enfants ? « Une ouverture sur l’art. Aller au musée, surtout d’art contemporain, ce n’est pas toujours le cas. » Ils ont aussi pu participer à un atelier à côté ? « Oui, c’est cela. Ils ont eu la possibilité de faire un atelier. Comme c’est le thème des trésors, nous avons choisi d’apporter un doudou et de le customiser avec des perles et des gommettes. »

Et vous, avez-vous pu customiser votre doudou ? « Non, 45 minutes c’est très court… Mais on pourra le refaire en classe ! » Vous aussi, vous avez appris des choses en tant que maîtresse ? « Delphine et Rachel, les deux intervenantes, ont plein d’informations sur les œuvres, c’est très intéressant. » Si c’était à refaire, vous le referiez directement ? « Bien sûr (sourire). Les enfants peuvent d’ailleurs revenir avec leurs parents au vernissage vendredi. Leurs doudous seront présentés. Ils deviennent des artistes dans un sens. »

Propos recueillis par M.H. 88C02 - V2

Date : 6 NOVEMBRE 2018 Périodicité : XXXXXX

Revue de Presse

Voici Ornithoptère de Joël Ducorroy. L’artiste s’amuse avec des plaques minéralogiques. On repère facilement ici un papillon. 88C03 - V1

À l’exposition « Trésors communs » du Mumo, on peut retrouver de nombreuses œuvres venant des trois Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) du Grand Est. Dont celle de Mathieu Kleyebe Abonnenc, Sylvie Auvray, Nina Beier & Marie Lund, Benoît Broisat, Pat Bruder, Hassan Darsi, Julien Discrit, Joël Ducorroy, Bernard Faucon, Marco Godinho, Sébastien Gouju, Jean-Michel Hannecart, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, Nick Mauss, Emilie Pitoiset, Younès Rahmoun, David Renaud et Apichatpong Weerasethakul. Mais aussi, un gros coup de cœur pour celle de Mario Garcia Torres, qu’il faut au moins voir une fois dans sa vie. Enfin, on ne va pas vous spoiler tout non plus !

Outre le Musée, des ateliers sont organisés en parallèle dans la salle du Moulin. Ce lundi après-midi les enfants ont customisé leurs doudous !


Emission France 3 https://www.youtube.com/watch?v=EcIDHdwFGlQ

Une exposition d'artistes exclusivement féminines se tient au Palais du Tau à Reims jusqu'au 9 décembre. "Citoyennes Paradoxales", rend visible ces productions souvent oubliées des circuits officiels.

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Rapports d'activités 2018 | FRAC Alsace  

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