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Juillet / Août 2013 n° 23

laGazetteduFoyer La revue du Foyer Résidence Francis Barousse - CCAS Ramonville St-Agne

La fête d’été 2013

Bleu, blanc et rouge Comment c’est de viellir


La fête d’été du Foyer Résidence Francis Barousse Cette année la fête d’été du foyer s’est déroulée sur trois jours. Le jeudi 27 juin, un pique-nique, avec tables et chaises, fut organisé à la «ferme de cinquante» par «Couleurs et rencontres», le centre social d’animation du C C A S de Ramonville. Accompagnées de notre animateur Fernando et notre stagiaire Nadège nous sommes parties à six participer à ce «Repas partagé». «Repas partagé» pourquoi ? Car chacun des participants apporte un plat ou un dessert qui sera partagé avec les autres participants. Nous apportâmes des taboulés, des chips, des boissons et une tarte aux abricots. Tout fut parfait, ces dames de «Couleurs et rencontres» nous ont presque «gavées » avec toute une variété de salades, de pizzas, de quiches, de desserts, de pâtisseries et autres bonnes

choses, sans oublier les grillades, poulet, saucisses, merguez, que notre animateur s’est évertué, devant le barbecue, à nous servir comme on dit «aux petits oignons». Pas trop de soleil, pas trop de vent, un très bon temps pour

déjeuner dehors, le temps idéal pour un pique-nique. Le tout dans une ambiance sympa. Après quelques bisous nous nous sommes quittés sur un au-revoir et au prochain « Repas partagé ».

Sommaire La fête d’été 2013 du Foyer Résidence F.B. Page 2, 3, 4, 5. Le photographe Page 6. Hymne au Roussillon Pages 7. Bleu, blanc et Rouge... Page 8. Comment c’est de... viellir? Pages 9 et 10. Tour de France en Corse... Page 11, 12 et 13. Seniors en vacances Page 14. Passe-Temps Page 15 et 16. 2. La gazette du foyer

L’équipe de rédaction Renée BEAUDON Yvonne SOULET Denise DUCOS Giorgina CHASTEL Pierre FERAUT Suzanne DUPRAT Andrée VAISSIE Jo Vidal

Foyer Résidence Francis Barousse 83 ter Avenue Tolosane 31520 Ramonville St-Agne


Dans les jours précédant la fête d’été, il avait été décidé qu’un film serait tourné dans la rési-

qui ferait connaître (par l’intermédiaire de la pellicule) notre environnement quotidien. Pendant quelques jours nous nous sommes pris au jeu, et tour à tour, nous avons traversé la bibliothèque, la salle à manger, la cuisine, la cheminée. Dans la

a chanté une chanson tout en se promenant sur le gazon. Le lendemain, sur la place centrale, nous nous sommes tous déguisés et au son de la musique de Dj Baauer, avons dansé un « Harlem Shake » délirant et loufoque. Tout cela

dence, avec comme acteurs et actrices, et (pourquoi pas) les résidents(es) eux-mêmes.

salle des vélos des sportifs(es) se sont exercés pour le tour de France. Dans les couloirs furent

ne s’est pas fait tout seul, notre animateur, réalisateur, scénariste, monteur, script, nous a

Un scénario nous a été proposé par notre animateur, et nous voilà déjà, en pensée, échafaudant une ronde infernale. Mais

accrochés les tableaux sortis de notre imagination, résultant l’activité collage. Dehors, à l’ombre des mûriers,

suivi pas à pas avec son appareil pour enregistrer toutes ces activités et les restituer dans un film qui fut projeté sur grand

auparavant, et pour compléter le film, un autre canevas fut mis en étude. Faire faire un circuit aux résidents(es) dans le foyer,

des résidentes se sont assises sur un banc et l’une d’elles nous a conté un poème, et un peu plus tard, un résident nous

écran à la salle à manger pour les résidents qui le désiraient, le vendredi 28 juin.

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Samedi 29 juin.

Le grand jour est arrivé. Tous les ans à la fin juin, (normalement à cette date-là, c’est le début de l’été, mais cette année ce fut plutôt le début du printemps), nous faisons une grande fête qui rassemble les résidents et leurs familles et amis.

Après une courte allocution de Monsieur le Maire, un apéritif et des amuse-bouches offerts gracieusement par la municipalité de Ramonville nous sont servis.

Sur la place centrale, entourée de lavandes, de rosiers, géraniums et bien d’autres fleurs, une tente est dressée, elle va accueillir tous les in-

« Manivel’ Swing » passe dans les rangs et nous fredonnons avec lui les chansons que nous avons chanté autrefois.

vités. Monsieur Christophe LUBAC Maire de Ramonville, Madame Marie-Pierre DOSTE élue aux affaires sociales, Madame Carine JANDAU directrice de la résidence Francis Barousse, vont partager le repas avec nous.

En même temps nos dégustons le repas froid et copieux que les dames de service proposent à notre gré.

4. La gazette du foyer

Un chanteur et son orgue de barbarie

Pour continuer et finir l’après-midi, un jeu de chamboule-tout, un jeu pyramide et un jeu pisto-


let à eau sont installés, tous ont eu beaucoup de succès. Les vainqueurs, avec des sourires ont emportés des lots bien mérités. Au cours des jeux le soleil est enfin apparu (comme pour se faire pardonner), nous avons tous réintégré nos logements et pour les familles et les amis leurs domiciles respectifs.

Je ne veux pas terminer, sans remercier chaleureusement Monsieur LUBAC, Madame DOSTE, Madame JANDAU, tout le personnel, cuisine, service, animation, qui ont grandement participé à la réalisation et au succès de cette journée. DD

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Le Photographe Je ne sais pas si je vous ai raconté ce qui m’est arrivé l’an dernier à la noce de mon cousin. Non? Et bien, je vais vous le raconter. Le lendemain du mariage un photographe est venu pour tirer notre portrait. Il nous a mis en tas dans la cour. Le 1er rang assis sur un banc les mariés au milieu, le 2ème debout derrière et le 3ème debout sur des petits bancs. Par Renée Beaudon

6. La gazette du foyer

Quand il eut finit d’installer son monde, il partit regarder dans son appareil, il a mis un drap noir sur sa tête et est ressorti en arrangeant un peu ces gens: «Vous la dame au grand chapeau vous cachez la moitié de Paris, et vous monsieur, poussez vous un peu sur la gauche, vous, la mariée, approchezvous plus près de votre mari».

Pendant que le photographe parlementait, un jeune homme est sorti des rangs et est allé regarder dans l’appareil. Il a mis le drap noir sur sa tête, il est ressorti, il riait et dit: «Et bin! Bhe c’est drôle la dedans, on voit les gens la tête en bas, les pieds en l’air». Oh mon pauvre monde! Le voila que le rouge me monte à la figure. Je me suis trouvé chagnole, a me fourrer dans un trou de rat et me suis sauvée en courant. Tout le monde criait: «Revenez la mère Fanchoune, revenez»... Et moi y me suis arrêtée et leur ai dit: «Vous avez pas entendu ce que le jeune a dit? Qu’on voyait les gens la tête en bas et les pieds en l’air? Et bhe! Qu’est ce que j’ai du montrer au photographe et qu’est ce que j’ai du montrer au jeune?! J’ai pas d’culotte». R.B.


« Il y a le ciel, le soleil et la mer »

J’aime la création, le ciel et les nuages Les couchers de soleil sur le mont Canigou La chaîne des Albères et ses petits villages Collier d’or avec perles ; un vrai petit bijou. J’aime l’aride coteau qui plonge dans les gorges De la Fou ou du Lys et leurs torrents mousseux Alors qu’elles paraissent de peureux coupegorge Leurs sites un peu trop sombres, n’en sont pas moins curieux. J’aime l’étang d’argent où planent les mouettes Les barques endormies bercées de clapotis Les bandes d’ajoncs humides où les canards caquettent Ses marais fort sauvages, ses flamants roses et gris.

Hymne au Roussillon

La mer je l’aime aussi. Qu’elle soit calme, qu’elle « divague » Large houle … bondissante dans toute sa puissance La ronde des sardanes aux mouvements de vagues Me fait vibrer aussi ; et j’entre dans la danse. J’aime cette création et souvent je l’admire Et la grande musique, celle que fait le vent Dans les mâts des voiliers, enroulés de cordages Gammes de cliquetis souvent exubérants Jacassement d’oiseaux dans drôles de feuillages! Ce Roussillon est beau, vraiment haut en couleur. Yvonne Soulet

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Bleu, blanc, rouge.

Quel dommage, nous ne voyons plus dans nos grands champs, les si jolies fleurs qui se balançaient avec les épis de blés sous les caprices du vent. Les pesticides et les engrais nous privent de tableaux de couleurs qui étaient aussi le symbole de la France. Vous avez dû le comprendre, je veux parler du bleuet, de la marguerite et du coquelicot. Heureusement ces couleurs n’ont pas disparues, nous les retrouvons lors des feux d’artifices qui sont tirés, le 14 juillet dans les grandes villes comme dans les petits villages, et qui font la joie de milliers de personnes grandes ou petites. Revenons en arrière dans le temps, le bonnet phrygien arborait la cocarde multicolore symbole de la première République Française. Seul le Président de la République, avec les membres directeurs de la 8. La gazette du foyer

république, ont le droit d’apposer sur leur voiture la cocarde tricolore. Les avions militaires français, eux aussi affichent la fameuse cocarde. Impérativement le bleu doit être au centre entouré de blanc et lui-même cerclé de rouge. Pour être plus agréable dans ces couleurs et dans la lecture, je vous propose de vous apprendre (si vous ne le savez déjà) le langage de ces fleurs. Le bleuet : Fleur champêtre du terroir français, le bleuet doit sa signification à ses propriétés médicinales : ses corolles d’un bleu pur reçurent longtemps, dans nos campagnes, le nom pittoresque de «casse-lunettes». Ce bleu pur, très rare chez les fleurs naturelles, comme ses propriétés adoucissantes lui ont valu de devenir la fleur messagère de tous les sentiments tendres, naïfs ou délicats.

La marguerite : «Je t’aime un peu, beaucoup, à la folie». Cette fleur servit pendant longtemps d’instrument de mesure de l’amour pour ceux qui se comptaient fleurette à travers champs. Sa couleur et sa simplicité lui confèrent aussi des valeurs d’innocence et de pureté. Le coquelicot : Fleur des champs au rouge éclatant et aux pétales fragiles, fait le bonheur des enfants qui confectionnent souvent leur premier bouquet. Il est le symbole de la joie, mais aussi pour certains de l’apaisement. Je vais ajouter quelques lignes d’une chanson qui me vient à l’esprit et que j’ai souvent chanté «Pendant quatre ans dans nos cœurs elle a gardé ses couleurs, bleu, blanc, rouge, avec l’espoir elle a fleurie, fleur de Paris» D.D.


Comment c’est de … vieillir ? Et bien … ! Voilà je me suis rendue compte, pour la première fois de ma vie, que je suis la personne que j’ai toujours voulu être. Oh! Je ne parle pas de mon corps! Certains jours, je suis désespérée quand je me regarde dans le miroir ! De toute façon la vraie beauté n’est pas à l’extérieur. Mes rides, mes poches sous les yeux, mon bedon qui semble grossir chaque année ! Mais, je me reprends rapidement, et pas question que j’agonise en larmes devant le miroir. J’ai aujourd’hui, des amis fantastiques, une vie paisible et heureuse, de merveilleux souvenirs. Je ne les changerais jamais pour quelques cheveux blancs en moins ou une bedaine plate… Plus j’avance en âge, plus je deviens ma meilleure amie, et ce qui est plaisant, c’est que… cette amie ne me contredit à peu près jamais.

Je ne m’en fais plus pour un petit biscuit mangé en trop, pour ne pas avoir fait mon lit ou pour avoir acheté une «chose inutile» dont je ne me servirai probablement jamais. Je me permets de manger un petit peu trop à l’occasion, et de faire ce qui me plaît quand ça me plaît! J’ai connu trop de mes amis très chers qui sont partis avant d’avoir compris la grande liberté que nous apporte l’âge. Qui ça regarde si je décide de lire ou de jouer sur mon ordinateur jusqu’à 4 heures du matin et de dormir jusqu’à midi ? Oui… je vais danser toute seule dans ma maison sur ma musique préférée en me remémorant de bons moments. Oui… je vais me promener dans la ville en côtoyant des jeunes qui me regarde avec une petite pointe de sarcasme. Mais eux aussi, vont vieillir un jour. C’est vrai que des fois, je suis un peu étourdie !

J’ai tendance à oublier… surtout les mauvais souvenirs et de ne penser qu’aux meilleurs parce qu’il y en a de moins beaux. Au cours des ans, j’ai eu le cœur brisé plusieurs fois. Mais comment ne pas avoir le cœur brisé quand on perd un être cher ou si l’un des nôtres souffre? Mais avoir mal… m’a donné la force d’être plus compatissante et plus humaine envers les autres. Je me sens tellement privilégiée d’avoir vécue jusqu’à maintenant, d’avoir des cheveux blancs, même si mes sourires ou mes chagrins me creusent de nouveaux sillons sur mon visage à chaque fois. Il y en a tellement qui n’ont jamais ri de leur vie… et qui sont morts avant d’être heureux, avant d’être vieux ! Aujourd’hui… j’ai le privilège de pouvoir dire OUI, et celui de pouvoir dire NON. En vieillissant, ça devient facile d’être positif. Il suffit de le vouloir fort

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et de le mettre en pratique. En me levant le matin, je me dis… Aujourd’hui je vais passer une belle journée parce que je le veux. Chaque soir, je remercie le ciel pour les bons moments que j’ai eus dans ma journée. Je ne m’occupe plus de ce que les autres pensent de moi. Je n’ai surtout rien à prouver à personne. J’ai même appris que le mauvais pouvait, à l’occasion, être bon s’il ne fait pas de mal à personne. Je ne vivrai pas éternellement, mais comme je suis encore là, je ne perdrai sûrement pas mon temps à me Arlette Paradis Artiste Peintre

lamenter et à chialer, ou à m’inquiéter de quelque chose que je ne peux pas changer, ou qui n’arrivera jamais… Ou encore de m’attendre à quelque chose ou après quelqu’un… Ce qui selon moi serait la meilleure façon d’être déçue ! La vieillesse est comme un jardin… tu récoltes ce que tu as semé. C’est aussi comme un compte en banque, tu retires ce que tu as amassé. Donc, mon conseil pour vous serait de déposer beaucoup de bonheur sur ton compte en banque avant ta vieillesse.

Arlette Paradis est née à Jonquière en 1948. C’est en 1984 qu’elle découvre la peinture à l’huile, médium qu’elle affectionne tout particulièrement pour ses nombreuses possibilités dans les couleurs, les textures, la recherche et la créativité. Arlette est essentiellement autodidacte. Elle a acquis ses connaissances dans des livres spécialisés, beaucoup d’observation, de nombreuses ex-

10. La gazette du foyer

Pour être heureux: 1) Libère ton cœur de la haine. 2) Libère ta tête de tes soucis. 3) Vis simplement. 4) Sois généreux. 5) Donne plus et attend moins de la vie. Je considère que vieillir est un cadeau quand on a la santé pour l’apprécier et un compagnon pour le partager. Si on est seul… une oreille attentive pour écouter ce que l’on a encore à dire… Nous avons encore bien des choses à communiquer avant de mourir. Arlette Paradis périences, de la patience, de la recherche et énormément de travail. Pour elle peindre est un état d’âme, c’est rendre une émotion, fixer un instant dans le temps. Elle s’inspire d’une impression, d’un moment tendre, d’un doux sentiment de calme et de sérénité, d’une belle phrase, de la nature sous toutes ses formes, des enfants, des gens qui l’entoure, des saisons, de circonstances.


Souvenirs de mon « Tour de France » en Corse

Je profite de l’arrivée du 100è tour de France en Corse à Porto-Vecchio, pour vous raconter en parallèle à celui-ci mes trois étapes (j’en ai fait bien d’autres mais pour mon récit trois suffiront), dans cette île que l’on nomme aussi «Montagne dans la mer». Il y a quelques années, je suis allée chez ma fille et sa famille à Bastia, pour quelques jours de vacances. Dans mes souvenirs, je vais revenir très longtemps en arrière, j’étais très jeune et j’étais « fan » de Tino Rossi, (je le suis toujours), que j’écoutais à la radio, et qui chantait la belle chanson corse « A Solenzara ». A cette époque, j’avais fait le vœu, que si un jour j’allais en Corse, je me baignerai à Solenzara. Lors de mon arrivée chez ma fille, celle-ci me dit, demain nous irons nous baigner à la plage de Bastia, ah non m’écriais-je, mon premier bain sera à Solenzara, et je lui raconte mon vœu. J’ai réalisé mon souhait et si aujourd’hui je n’ai plus souvenance de l’odeur

enivrante des eucalyptus qui bordent la plage, j’ai gardé dans mon cœur et dans ma tête la beauté de cette plage, son sable chaud et soyeux, le soleil et cette mer magnifique. Les coureurs n’auront pas le loisir de s’y baigner puisque de Porto-Vecchio ils feront une boucle par Bonifacio et ils fileront sur Bastia. Porto-Vecchio, je n’ai fait qu’y passer, mais Bonifacio, cette ville m’a fascinée avec son magnifique port de plaisance, et surtout vues de la mer, ses maisons construites en haut des falaises de calcaire, d’où l’on peut voir par beau temps la Sardaigne. Pour les coureurs aller à Bastia c’est du « gâteau » car la route est belle, large, droite, elle longe toutes les magnifiques plages de la côte est. Moi aussi je reviens sur Bastia mais en voiture naturellement. Bastia 2ème ville Corse, où j’ai débarqué plusieurs fois pour des vacances merveilleuses. Après les chaleurs torrides de la journée, nous allions sur la place

St Nicolas, déguster des glaces italiennes (je n’en ai jamais revu d’aussi grosses et aussi exquises) et voir les bateaux, (je dirais presque) «accoucher» d’un flot de vacanciers multicolores. Et n’oublions pas surtout le célèbre boulevard Paoli. Est-ce que les coureurs auront le temps de visiter Bastia? Je leur souhaite, mais j’en doute, pour eux le lendemain départ pour Ajaccio via Corte. Moi aussi j’ai fait ce trajet, en voiture bien sûr. Et là aussi j’ai réalisé un autre vœu: faire quelques enjambées sur le réputé GR 20. Je suis marcheuse mais je préfère quand même le laisser aux randonneurs et sportifs expérimentés! Il ne faut pas aller en Corse sans prendre le «U Trinighelli» c ‘est le petit train qui traverse l’ile du nord au sud, et que les corses le considèrent un peu comme de la famille. Il permet de traverser de magnifiques forêts et maquis et d’en profiter au max (j’en parlerai plus loin). Si j’ai pu en ce temps-là profiter La gazette du foyer. 11


des paysages magnifiques sans me fatiguer, les coureurs eux vont sûrement pédaler et monter en « danseuse », car comme je le dis plus haut, le paysage est superbe, mais adieu la belle route de bord de mer, maintenant c’est montagnes, plaines et vallées. Corte et sa citadelle d’où on a une vue superbe sur les montagnes depuis son belvédère. Ville estudiantine puisqu’elle dispense son savoir dans son université et son école d’ingé-

nieur. Comme les coureurs je me dirige vers Ajaccio, jolie ville où l’on sent toujours l’omniprésence de Napoléon à travers son musée et sa place. Malgré un temps maussade, je vais quand même voir les îles Sanguinaires, j’aperçois le phare un peu dans la brume, toujours curieuse je demande pourquoi « îles sanguinaires » une personne me dit, c’est parait-il au coucher du soleil, que les rochers prennent une couleur rouge. Comme les coureurs, d’Ajaccio je me dirige vers Calvi. Mais 12. La gazette du foyer

je prends le temps de m’arrêter à Cargèse qui est un village dominé par les clochers de ses deux églises catholiques, de rite oriental et latin, ces deux églises sont face à face sur la place principale. Je continue mon chemin vers Calvi en longeant la côte ouest très accidentée mais combien magnifique. Je m’arrête pour admirer les calanques de Piana et là un coup au cœur. Je ne sais comment vous raconter mon émerveillement, mais j’ai

trouvé sur le (net) un texte magnifique de Guy de Maupassant qui le résume mieux que moi, et comme je suis d’accord avec lui... «À la nuit tombante, j’ai traversé les calanques de Piana. Je m’arrêtais d’abord stupéfait devant ces étonnants rochers de granit rose, hauts de quatre cents mètres, étranges, torturés, courbés, rongés par le temps, sanglants sous les derniers feux du crépuscule et prenant toutes les formes comme un peuple fantastique de contes féeriques, pétrifié par un pouvoir surnaturel.

J’aperçus alternativement deux moines debout, d’une taille gigantesque ; un évêque assis, crosse en main, mitre en tête ; de prodigieuses figures, un lion accroupi au bord de la route, une femme allaitant son enfant et une tête de diable immense, cornue, grimaçante, gardienne sans doute de cette foule emprisonnée en des corps de pierre». Après le Niolo dont tout le monde n’admirera pas la saisissante et aride solitude, les

calanques de Piana sont une merveille de la Corse; on peut dire je crois une des merveilles du monde. Je poursuis ma route et me voilà à Calvi. Calvi et sa citadelle qui surplombe les deux villes, du haut et du bas et sa majestueuse rade que borde la mer. C’est ici que nous nous séparons les coureurs et moi, eux pour continuer sur le continent (bonne chance à tous) et moi toujours dans mes souvenirs, je rentre à Bastia. Je ne vous ai pas beaucoup parlé des villes et pourtant elles en valent la peine, mais je préfère, et de loin, vous parler des


forêts, du maquis, de la faune et de la flore, car lorsque je me trouvais au milieu de toute cette végétation, j’avais l’impression d’entrer en communion avec la nature, avec la Corse. J’ai adoré le maquis avec sa végétation qui va des chênes verts, aux arbousiers dont on fait avec le fruit l’arbouse, une délicieuse liqueur, des genévriers, des bruyères, des lauriers-thyms, des myrtes, des cistes, romarins et ronces, lavandes et j’en passe. Les forêts où l’eucalyptus est roi (je repense à Solenzara), pins maritimes, de grandes forêts de châtaigniers et encore des chênes verts. Je ne peux pas non plus ne pas parler de la gastronomie Corse.

Sa charcuterie faite avec les cochons que j’ai trouvés devant ma voiture dans le col de Vizzavona et qui m’ont fait comprendre qu’ils étaient chez eux. La même mésaventure m’est arrivée aussi avec des moutons. J’avais vu un jour du saucisson d’âne en magasin à Toulouse, je me suis renseignée à Bastia, et le charcutier d’un air outré m’a dit, Madame chez nous les ânes meurent de leur belle mort.

La Corse on la connait sous le nom « d’île de beauté », je peux vous assurer que ce nom n’est pas galvaudé: c’est une île magnifique, même si je n’ai pu tout vous dire et décrire. Moi j’ai toujours la Corse et Solenzara dans mon cœur et dans ma tête. D.D.

Je ne peux vous parler de tous les fromages, il y en a trop, mais je me suis régalée avec le bruccio et ses fameux beignets. J’ai oublié de parler des fameuses vignes qui donnent plusieurs vins délicieux (avec la charcuterie). La gazette du foyer. 13


Départ en Vacances

Huit jours avant le départ, maman était d’une humeur de chien. C’est toujours la même chose avec elle quand on part en vacances. Comme elle est très bien organisée, c’est elle qui s’occupe des bagages. Mais avec Jean-F. sur les bras, gare à ceux qui dérangent les piles de repassage pour chercher un tee-shirt propre et les

sandales qui ne vont plus à personne, on dirait que maman n’a aucune envie de partir en vacances. - Est-ce que je peux t’aider ? Demande papa. - Surtout pas, dit-elle, ou je vais tuer quelqu’un ! Quand papa a vu la rangée de valises bouclées dans l’entrée, le matin du départ, j’ai cru qu’il allait avoir une attaque. - Jamais je ne pourrai rentrer tout ça dans la voiture ! dit-il.

Il n’ y avait qu’une valise pour nous cinq, une autre pour papa et maman, mais Jean-F. à lui tout seul en avait trois, les plus grosses et si bourrées qu’elles fermaient à peine. - C’est pas juste ! A râlé Jean - C’est le plus petit et il a le droit d’emporter le plus d’affaires ! - Adressez-vous à votre père, dit maman. Ce n’est pas moi qui ai choisi la Bretagne.

Je vous souhaite de passer de très bonnes vacances. Les miennes, se dérouleront auprès de ma famille à Barcelone, du 29 juillet au 23 août. Je vous retrouve donc le mardi 27 août pour une rentrée en pleine forme. Bien à vous, Votre animateur Fernando 14. La gazette du foyer


PASSE-TEMPS Mots en escaliers Les mots en escaliers : dans une grille à plusieurs niveaux, vous devez trouver des mots mystérieux. A chacun des niveaux, il y a les mêmes lettres qu’au niveau supérieur plus une. Pour chaque niveau, vous disposez d’un indice. A vous de jouer !

O O O _ _ _ _

O _ O O O O O

= O _ _ _ _ _

= _ O _ _ _

= _ O _ O

= _ O _

Lac des Pyrénées Sommet Corse Astronome Néerlandais Peintre français = Commune française _ = Mathématicien _ = Prix littéraire

Phrases à compléter Complétez chacune des deux phrases suivantes, A et B, à l’aide d’un nombre écrit en toutes lettres, de façon à ce que les deux phrases soient simultanément vraies.

Phrase A : La phrase B contient ____________________ voyelles.

Phrase B : La phrase A contient ____________________ consonnes.

Anagrammes Une anagramme est le résultat de la permutation des lettres d’un ou plusieurs mots de manière à produire d’autres mots qui ont un sens.

Trouvez l’anagramme des mots suivants :

ETRIPERENT = RESISTENCE = CASE DEPART = RECONSTRUIRE = FAISCEAU DE FLEURS =

____________________ ____________________ ____________________ ____________________ ____________________

OSCARISANT = DOMINATEUR = REALISABLES = SA BEAUTE BRILLE =

____________________ ____________________ ____________________ ____________________

Enigmes Léo vient de crever et il commence à changer la roue. Mais maladroit comme il est, les quatre écrous qui fixaient la roue tombent dans une bouche d’égout. Impossible de les récupérer. Heureusement, son neveu qui l’accompagne va lui expliquer comment s’y prendre pour se rendre en voiture au garage le plus proche.

Comment Léo va-t-il s’y prendre ?

La gazette du foyer. 15


PASSE-TEMPS Un couple va dîner dans un restaurant luxueux. La nourriture est de première qualité, la cuisine répond à toutes les règles d’hygiène, le personnel est propre et en bonne santé. Cet homme et cette femme ne sont allergiques à aucun plat qui leur a été servi. Et pourtant, à peine le repas fini, tous deux sont très malades. Pourquoi ?

Le petit Noa vient d’apprendre à compter jusqu’à 60. Il adore le réveil digital dans la chambre de ses parents car celui-ci affiche parfois les chiffres (ou les nombres) dans l’ordre. Par exemple, quand il voit 3:45, il n’interprète pas cela comme 3 heures 45 minutes mais bien comme 3, 4 et 5. S’il pouvait suivre le réveil entre 0:00 et 13:00, combien de fois verrait-il des nombres consécutifs s’afficher sur l’écran ?

SUDOKU. Placer les chiffres de 1 à 6 dans les cases vides. Attention elles ne peuvent pas se répéter dans les lignes, dans les colonnes ou dans les régions de 6 cases.

FUBUKI

16. La gazette du foyer


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