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FEGE dossier 14

LA DYNAMIQUE DES ENTREPRISES DE L’ENVIRONNEMENT

RAPPORT ANNUEL FEGE 2010-2011 20 ANS DE DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR DE L’ENVIRONNEMENT TÉMOIGNAGES DE SEPT PERSONNES-CLÉS

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Table des matières 4

2010-2011, année historique pour la FEGE

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La FEGE en quelques mots

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Une fédération aux fonctions multiples

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La FEGE a 20 ans Témoignages de sept personnes-clés issues du secteur

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Le champ d’action de la FEGE s’étend sans cesse

Marc Van Oye

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Un survivant dans le secteur belge de l’environnement

Marc Devogele

Le rapport annuel de la FEGE est une réalisation de la Fédération des Entreprises de Gestion de l’Environnement. Rédaction: Forte (www.forte.eu), Werner Annaert, Anita Cosaert, Cédric Slegers, Baudouin Ska et Mireille Verboven. Mise en page: 2Mpact (www.2mpact.be).

E.R. Werner Annaert. Ce rapport annuel est imprimé sur du papier 100% recyclé et sans chlore. Nederlandstalige editie op eenvoudig verzoek verkrijgbaar.

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La collaboration public/privé redessine le secteur

environnemental belge

Ronny Ansoms

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De la décharge communale à la collecte organisée

Philippe Decaluwé

24

De la mise en décharge au recyclage

Jean Putmans

27

La gestion des déchets dangereux solides

et liquides vient de loin

Héliane De Vlieghere-Haus

29

Fractionnement du secteur: quel avenir pour l’assainissement

des sols et les déchets de construction et de démolition?

Herman Backaert

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Liste des membres

34

Quatrième Congrès sur les déchets et matériaux: à nouveau un succès

Vous souhaitez de plus amples informations sur notre fédération? FEGE - Fédération des Entreprises de Gestion de l’Environnement Buro & Design Center Esplanade 1b.87 BE-1020 Bruxelles Tél. 02/757.91.70 Fax 02 240 27 29 info@febem-fege.be www.febem-fege.be

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2010-2011, année historique pour la FEGE Le moment est venu de regarder en avant L’intérêt et la reconnaissance portés à la fédération se sont considérablement accrus en un an. Nous cueillons ainsi les fruits de nos efforts entrepris depuis plusieurs années.

Reconnaissance grandissante pour la FEGE

Unir ses forces avec la COBEREC

Au cours de l’année écoulée, nous avons pris conscience d’une reconnaissance croissante de la FEGE comme un interlocuteur crédible du secteur, que ce soit en Wallonie, à Bruxelles ou en Flandre, tant auprès des pouvoirs publics que de l’industrie. Nous percevons également que les travaux de notre fédération européenne FEAD portent de plus en plus leurs fruits. Nos demandes et prises de position sont de plus en plus entendues. Il arrive que nos partenaires attendent notre point de vue spécifique avant de s’engager plus en avant dans un dossier. Il s’agit là d’une évolution importante, particulièrement sur le plan de la défense des intérêts de notre secteur.

La reconnaissance dont bénéficie la FEGE tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du secteur de l’environnement est sans aucun doute le résultat des efforts prestés au fil des années écoulées. Nous voulons amplifier encore notre action dans les années à venir. Cette volonté a été l’une de nos priorités au cours de l’exercice dernier, entre autres par le biais d’une collaboration plus étroite avec la COBEREC. Après l’intégration de fédérations plus modestes, comme Belshore et VSO, il s’agit d’une nouvelle démarche cruciale pour unir les forces au sein du secteur. Dorénavant, nous collaborerons de près avec la COBEREC dans plusieurs dossiers communs, comme le papier, le plastique et les déchets électriques et électroniques. Nous avons créé ensemble l’a.s.b.l. COBEREC FEBEM PAPER pour s’attaquer à la problématique papier. Pour le reste, nos fédérations conservent leur autonomie. Ainsi, la COBEREC continue de se focaliser sur la récupération de métaux et de textiles, deux activités ayant peu en commun avec nos membres.

Un intérêt croissant de la part du secteur L’année dernière, nous avons assisté une nouvelle fois à une augmentation du nombre de membres. L’intérêt pour notre fédération ne faiblit pas. Nos travaux suscitent aussi un intérêt grandissant parmi nos membres existants. Tant les grandes que les petites entreprises s’adressent plus souvent à nous dans le cadre de dossiers de plus en plus divers, comme la gestion des produits et de l’énergie, la politique sociale et la politique économique globale. Le secrétariat de la FEGE a donc fort à faire, mais le personnel est toujours prêt à relever le défi et à trouver les meilleures solutions.

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Extension de nos services via des formations

Un regard sur l’avenir Après les belles réalisations de l’exercice écoulé, il est temps désormais de consolider notre base et de poursuivre notre extension. Nous devons mieux encore nous intégrer au tissu industriel, améliorer l’image de marque de notre secteur et continuer d’étendre nos prestations de services. Grande ou petite, générale ou spécialisée, notre fédération doit prouver jour après jour qu’elle existe par et pour ses membres. J’espère pour cela pouvoir compter à nouveau sur votre appui au cours de l’année à venir. ​•

Un second pilier a été l’extension de notre offre de services. La FEGE offre de nombreux services à ses membres, comme la revue de presse journalière, les traductions spécialisées, les soirées d’information et les congrès. Cette gamme s’est désormais enrichie d’une vaste série de formations. La formation de base pour les travailleurs débutants ou souhaitant rafraîchir leurs connaissances peut compter sur un taux d’appréciation élevé des participants.

De nouveaux locaux conformes à notre dynamique Enfin, nous avons trouvé en 2010 de nouveaux locaux qui s’inscrivent idéalement dans la dynamique renouvelée de notre fédération. Nous avons emménagé dans le Bureau & Design Center, sur le plateau du Heysel à Bruxelles, avec le secrétariat de la COBEREC. Ce nouvel emplacement répond parfaitement à nos besoins: il est facile d’accès et propose un cadre de réunion accueillant.

David Vanheede Président du Conseil d’administration de la FEGE

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La FEGE en quelques mots La Fédération des Entreprises de Gestion de l’Environnement (FEGE) regroupe les sociétés de droit privé actives en Belgique dans la gestion des déchets, l’assainissement des sols et la production d’énergie durable à partir de (déchets de) biomasse. Elle défend les intérêts de ses membres, les informe et les aide à relever les défis du secteur. La FEGE compte cinq collaborateurs permanents qui jettent des ponts entre le secteur et le monde extérieur.

De la gestion des déchets à l’assainissement des sols

Relever les défis du secteur La FEGE œuvre pour un secteur environnemental durable, qualitatif, sûr et fort.

Fin 2010, la FEGE comptait environ 220 membres de toutes tailles actifs dans le secteur belge de l’environnement. Ces membres peuvent être divisés en deux groupes: • Les centres d’assainissement des sols pollués. •

Nous veillons systématiquement à ce que les activités de nos membres se fassent dans une optique de gestion durable.

Nous entendons être un label de qualité pour les fournitures de services au sein du secteur. Chaque membre de la FEGE souscrit ainsi à la Charte éthique et déontologique. Cette charte est consultable dans son intégralité sur www.febem-fege.be.

Nous mettons tout en œuvre pour que les 10000 collaborateurs au sein de nos membres puissent travailler dans les meilleures conditions de sécurité possibles.

Nous stimulons le développement et le renforcement de notre marché, en veillant à des conditions de concurrence égales pour tous.

Les entreprises de droit privé qui collectent, trient et traitent les déchets par recyclage, valorisation énergétique ou élimination.

Défendre les intérêts des membres et les informer Notre objectif principal est de défendre les intérêts de nos membres vis-à-vis du monde extérieur, en particulier vis-à-vis des pouvoirs publics, des médias et des organismes de gestion des obligations de reprise. Nous stimulons en outre les contacts entre eux. Cela se fait principalement au travers de groupes de travail et de «task forces». Nous consacrons par ailleurs une grande attention à l’information de nos membres, notamment par le biais de lettres d’information, d’événements ou de soirées d’information spécifiques.

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Une organisation bien rodée Les groupes de travail sont le moteur de la FEGE. Au sein de ces groupes, nos membres développent des points de vue communs sur des thèmes sectoriels spécifiques comme les déchets dangereux ou non, les déchets de construction et de démolition, et les questions relatives à la qualité, à l’environnement, à la santé et à la sécurité. Les points de vue émanant des groupes de travail sont analysés et approuvés par le Conseil d’administration. Celui-ci se compose de treize administrateurs reflétant la diversité des membres de la FEGE. Les réunions du Conseil

Les cinq collaborateurs permanents de la FEGE informent les membres et stimulent les contacts entre eux. (De gauche à droite: Werner Annaert, Anita Cosaert, Baudouin Ska, Cédric Slegers, Mireille Verboven)

d’administration sont préparées par le Comité de coordination. Cinq collaborateurs permanents œuvrent au cœur de la FEGE et jettent des ponts entre la fédération, le secteur et le monde extérieur. ​•

Avec le soutien de la COBEREC

Assemblée générale

Conseil d’administration

Comité de coordination

Leslie Dubois nous aide à traduire bon nombre de textes techniques.

Groupes de travail • Treatment

• Social

• Déchets dangereux

• Communication

• Déchets non dangereux

• Wallonie

• QESH

• Belshore

• CGRs

• Matières plastiques

(avec l’OVB)

Le secrétariat de la FEGE peut compter sur le soutien de quelques employés de la COBEREC.

• Déchets de construction et de démolition • Verre • Pneus • Vieux papier-carton (avec la COBEREC)

(avec la COBEREC)

• Bois

• Huile

• Biomasse

• Graisses

• ...

Marty Leroy gère l’administration du Fonds social lié au Comité paritaire 142.

Jan Vermoesen suit en coopération avec les collaborateurs de la FEGE les dossiers sur les DEEE et le vieux papier/carton

Task forces • Redevances

Stéphanie Thomaes suit les négociations sociales pour le Comité paritaire 142, ainsi que le Fonds social qui y est lié.

Monique Ghijs vient en aide à l’administration de la FEGE si nécessaire

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Une fédération aux fonctions multiples La FEGE occupe une place centrale dans le secteur de l’environnement. À ce titre, nous remplissons de multiples fonctions. Faire concorder les points de vue de nos membres et déterminer des prises de position communes est un de nos rôles-clés. Celui-ci implique aussi de collaborer de près avec d’autres fédérations. En outre, nous représentons nos membres tant en Belgique qu’à l’étranger et veillons à les informer au mieux. Par ailleurs, nous leur facilitons la vie grâce à nos partenariats avec des fournisseurs de services spécialisés.

Défendre et représenter le secteur

collaboration efficace entre nos membres et les acteurs publics actifs dans le secteur. Nous développons aussi des propositions de réforme et encourageons par exemple les autorités à soutenir les entreprises qui investissent dans la production d’énergie à partir de biomasse. La FEGE est par ailleurs affiliée à différentes organisations interprofessionnelles d’entreprises. Nous collaborons et participons activement aux débats initiés à la FEB (Fédération des Entreprises de Belgique), l’UWE (Union wallonne des Entreprises) et VOKA (réseau d’entreprises flamandes). Nous collaborons en outre avec les organisations interprofessionnelles représentant les classes moyennes: UCM en Wallonie et UNIZO en Flandre.

La FEGE est en contact régulier avec les autorités régionales, nationales et européennes, ainsi qu’avec les organismes de gestion mis en place dans le cadre de la notion de responsabilité du producteur. Interlocuteur des autorités publiques belges Nous sommes un interlocuteur privilégié des organismes régionaux et fédéraux en Belgique. Nous nous réunissons régulièrement avec l’OWD (Office wallon des Déchets), l’OVAM (Société publique des déchets de la Région flamande), Bruxelles Environnement, ainsi qu’avec les cabinets des ministres régionaux de l’Environnement. Nous entretenons aussi des contacts fréquents avec les organisations interprofessionnelles des intercommunales: la COPIDEC en Wallonie et INTERAFVAL en Flandre. À travers ces discussions, nous œuvrons à une

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Harmoniser les points de vue Organiser les discussions entre membres

La FEGE collabore étroitement avec la fédération européenne FEAD.

Afin de défendre au mieux les intérêts de nos membres vis-à-vis du monde extérieur (autorités publiques, presse, organismes de gestion, ...), il est essentiel de développer des points de vue sectoriels consensuels. Cela implique une colla­ boration étroite avec et entre nos membres. Pour ce faire, des groupes de travail se réunissent quatre à cinq fois par an. Véritables moteurs de la FEGE, ils constituent l’occasion pour nos membres d’échanger leurs points de vue sur des thèmes spécifiques. Il existe trois types de groupes de travail:

(De gauche à droite: Carlo Noto La Diega, ancien président de la FEAD, Nadine De Greef, secrétaire générale de la FEAD, Peter Kurth, nouveau président de la FEAD)

Une représentation à l’échelle européenne La FEGE défend également les intérêts de ses membres à l’échelle européenne. Cette représentation est particulièrement importante étant donné que les textes décidés au niveau européen sont de plus en plus nombreux. Depuis 2010, la FEGE préside plusieurs groupes de travail au sein de la FEAD (la fédération environnementale européenne) et représente celle-ci lors de ses entretiens avec la Commission européenne. À ce titre, nous élaborons des propositions concrètes à l’intention de la Commision et du Parlement européens. Au sein de la FEAD, nous abordons de nombreux thèmes parmi lesquels la collaboration/concurrence entre acteurs publics et privés, l’end-of-waste ou encore la gestion des déchets dangereux.

Les groupes de travail horizontaux concernent les activités communes à tous nos membres. Ces activités ne sont pas liées à un flux de déchets déterminé et concernent, par exemple, la communication, la qualité, la sécurité ou les aspects sociaux.

Les groupes de travail de coordination couvrent les sujets concernant les flux généraux de déchets ou les modes de traitement. Ils concernent, par exemple, les déchets dangereux et non dangereux, ainsi que le traitement des déchets.

Les groupes de travail spécialisés se concentrent sur des sujets liés à un flux de déchets déterminé. Parmi ceux-ci, citons les déchets

Contacts rapprochés avec les organismes de gestion Nos membres sont fréquemment en contact avec les divers organismes de gestion des obligations de reprise. Il s’agit notamment de Fost Plus, Recupel, Recytyre et VAL-I-PAC. Nous nous concertons régulièrement avec ces organismes afin qu’ils puissent tenir compte des besoins et des suggestions de nos membres. Nous organisons également des journées d’information à l’attention de nos membres en collaboration avec ces organismes.

Les groupes de travail sont un lieu d’échange par excellence entre membres.

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de démolition et de construction, le verre, les pneus, les matières plastiques, le papiercarton et les déchets portuaires.

En Flandre aussi, la FEGE collabore avec diverses fédérations. •

Défendre un point de vue sectoriel unanime implique également de collaborer étroitement avec les autres fédérations. La FEGE entretient de bons contacts avec les autres fédérations sectorielles belges, avec notre fédération européenne de tutelle et avec les fédérations belges d’employeurs. En outre, nous mettons en œuvre depuis plusieurs années des collaborations avec des fédérations-sœurs.

Avec l’OVB (association flamande des entreprises d’assainissement), nous défendons les intérêts des entreprises actives dans l’assainissement des sols en Flandre. Nous nous focalisons sur le traitement des sols pollués et les zones de stockage temporaire.

La FEGE collabore structurellement avec plusieurs fédérations wallonnes.

Nous conjuguons nos forces avec la plateforme bio-énergie ODE (plate-forme de concertation flamande autour de l’énergie durable) afin de défendre ensemble les intérêts des entreprises ayant investi dans la production d’énergie à partir de biomasse.

Nous nous concertons régulièrement avec des fédérations-sœurs comme la FPGR (producteurs de granulats) et Essenscia (industrie chimique) afin de se soutenir mutuellement et de défendre les intérêts communs des membres.

Nous nous concertons souvent avec VITO (organisme flamand de recherches technologiques) autour d’études et de recherches.

Unir nos forces, y compris entre fédérations

Dans le cadre de notre partenariat avec la FERAB (transformateurs wallons de déchets organiques et biologiques), nous œuvrons pour la mise en place d’une législation wallonne claire sur la valorisation des déchets dans le secteur agricole.

Nous travaillons en étroite collaboration avec ASENAS (entreprises wallonnes d’assainissement des sols). Nous avons notamment travaillé ensemble au dossier relatif à l’excavation des terres en Wallonie.

Nous développons également des initiatives conjointes avec FEREDECO (recycleurs wallons de déchets de construction).

La question de l’énergie est de plus en plus importante, d’où une collaboration renforcée avec EDORA (la fédération des producteurs d’énergie renouvelable).

La FEGE participe à de nombreux projets avec des fédérations-sœurs.

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Des partenariats qui facilitent la vie de nos membres

ship Management) permet de rapidement mettre en relation nos membres avec des interlocuteurs appropriés.

La FEGE collabore étroitement avec divers fournisseurs de services spécialisés répondant aux attentes du secteur. Ces entreprises fournissent notamment des conseils en matière de législation environnementale, des services de support informatique, des techniques de collecte, ou encore des installations de traitement. Ces partenariats nous permettent de détecter rapidement les nouvelles tendances et de développer notre connaissance du secteur. À notre tour, nous partageons ces informations avec nos membres afin que ceux-ci puissent anticiper les évolutions du marché. Ces partenariats se font dans un souci de qualité. Aussi, nous sélectionnons judicieusement nos partenaires et les évaluons régulièrement. Vous trouverez la liste de nos partenaires au bas de la couverture de ce rapport annuel.

Des événements autour de thèmes d’actualité Nous organisons régulièrement des événements à l’attention de nos membres, le plus souvent en collaboration avec des organismes partenaires. En 2010, nous avons ainsi organisé plusieurs journées d’information et séminaires sur des thèmes d’actualité. Nous avons en outre co-organisé, avec nos collègues de la COPIDEC, le Congrès wallon des déchets consacré aux choix politiques, environnementaux et sociaux relatifs à la gestion des déchets. En 2011, nous avons rassemblé 350 personnes au quatrième Congrès des déchets et des matériaux à Bruges (voir aussi p.34). En plus d’informer nos membres, ces événements constituent d’excellentes opportunités de rencontre. ​•

Informer nos membres et favoriser le réseautage L’information de nos membres est une autre mission importante de la FEGE. Afin de tenir ceux-ci au courant des évolutions du secteur, nous publions des documents écrits et organisons des événements à leur égard. De multiples supports de communication Nos actions de communication régulières comprennent la lettre d’information électronique FLASH, le magazine FOCUS, ainsi que notre site Internet. Notre système CRM (Customer Relation-

La FEGE publie régulièrement des documents à l’attention de ses membres.

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La FEGE a 20 ans Un secteur environnemental fort et sain, fruit de 20 ans d’efforts

L’histoire de notre fédération remonte à 1991. Sous le nom d’Union Professionnelle des Entreprises d’Élimination des Déchets (UPEED), nous défendions alors les intérêts des décharges en Belgique. Depuis, nous avons considérablement élargi notre champ d’action. Aujourd’hui, en tant que Fédération des Entreprises de Gestion de l’Environnement (FEGE), nous représentons 220 entreprises de toutes tailles: centres d’assainissement des sols et entreprises de droit privé actives dans la collecte, le tri, le recyclage et le traitement des déchets, ainsi que dans leur valorisation ou leur élimination. Le secteur dans son ensemble a également connu de profondes modifications ces dernières années: apparition de nouveaux marchés, conclusion d’accords de collaboration, accroissement du professionnalisme, … En outre, notre image s’est fortement améliorée et nous bénéficions d’une plus grande appréciation. ​•

Un camion de collecte dans les années 80.

À l’occasion des 20 ans de la FEGE, nous avons rencontré quelques figures emblématiques de l’histoire de notre domaine d’activité. Dans cette édition, nous passons ensemble en revue les principaux événements qu’a connu le secteur belge de l’environnement. Et nous nous attardons avec ces acteurs sur ce que l’avenir nous réserve.

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Le champ d’action de la FEGE s’étend sans cesse Des décharges à la gestion globale des déchets

Et c’est vous qui avez été élu à la tête de la fédération.

S’il y a une personne qui a joué un rôle important dans la fondation et l’évolution de la FEGE, c’est bien Marc Van Oye. Lorsque l’entreprise de

Une solution de compromis. Aucune des grandes entreprises ne voyait d’un bon œil la nomination d’un concurrent à la tête de la fédération. La société CEM venait d’apparaître sur le marché et était donc suffisamment neutre. Dans un premier temps, je ne me sentais pas appelé à remplir la fonction de président. J’ai quitté l’assemblée sous un prétexte et j’ai abordé la question avec mon supérieur. Celui-ci m’a donné le feu vert et je suis devenu le président de l’UPEED, l’Union Professionnelle des Entreprises d’Élimination des Déchets. Ma secrétaire faisait du travail de secrétariat pour la fédération et je m’efforçais, de mon côté, d’y investir un peu de mon temps – le tout de façon non rémunérée.

construction CFE a voulu ouvrir une décharge de Catégorie I par l’entremise de sa filiale CEM au début des années 90, c’est lui qui a vérifié s’il existait une fédération des entreprises de gestion des déchets. S’étant rendu compte que ce n’était pas le cas, il n’est pas resté inactif. Il a réuni sept entreprises autour de la table, marquant ainsi le début de l’histoire de la FEGE.

Qui étaient les pionniers de la FEGE? La démarche réunissait sept personnages-clés: Charles Rijckenberg (BIFFA), René Brocteur (PAGE), Eliane Pauwels (Tractebel), Adolphe Dillenbourg (Soneville), Alfons Avonts (Van Gansewinkel) et Yves De Bruyne (Watco). Nous avons fait rédiger des statuts et la fédération pouvait décoller. Il ne nous restait plus qu’à élire un président …

Les choses se sont néanmoins gâtées après quelques années? Il s’est avéré dès le départ que les participants n’étaient pas tous sur la même longueur d’onde. Certains avaient confiance en la fédération, d’autres la percevaient comme un mal nécessaire qu’il fallait contrôler. Tractebel voulait

Marc Van Oye ‘Président fondateur’ de la FEGE

“Aujourd’hui encore, nous cueillons les fruits des efforts investis dans la fédération au cours des années 90 et au début du XXIème siècle. Je suis particulièrement heureux de ce que la fédération a réalisé au cours des cinq dernières années.” 17

1967 – 1970

Société de construction CEI, dont deux ans et demi en Afrique

1971 – 1981

Sobemap, de conseiller en gestion à directeur

1981 – 2002

CFE, de directeur marketing dans divers pays du Moyen-Orient à directeur ; administrateur délégué de l’OVMB ; administrateur de VAL-I-PAC ; administrateur de la FEAD et de la FEGE


secteur. Le nombre de membres a augmenté régulièrement depuis, ce qui est excellent pour le secteur belge de l’environnement.

conquérir une position prédominante dans le secteur de l’environnement, tout comme c’était le cas dans le secteur de l’énergie. La Flandre connaissait une discussion particulièrement âpre à propos du Holding flamand de l’Environnement et de la société VLAR, dans laquelle Electrabel détenait une participation. Bref, le secteur de l’environnement s’est senti menacé par la Société Générale et des entreprises telles que Tractebel, Watco et Electrabel. Ma présidence a d’ailleurs été remise en question lorsque je me suis exprimé négativement sur la stratégie de Tractebel dans la newsletter INCIDENCES.

Avec du recul, qu’est-ce qui vous semble le plus remarquable dans ces évolutions? Je pense que le secteur doit beaucoup à des politiciens tels que Guy Lutgen et Theo Kelchtermans. Ce sont eux qui ont créé la législation qui a favorisé le professionnalisme de notre secteur. Une chose que je déplore personnellement est que nous n’ayons pas réussi à ouvrir une décharge de Catégorie I en Wallonie, à l’exemple de Gand. Nous étions proches d’une solution, mais le sujet était difficile politiquement. Lorsque j’ai passé le flambeau de la présidence à Walter De Jonghe (BIFFA) en 2003, le secteur avait considérablement changé. Tout était devenu plus professionnel et la fédération aussi a suivi cette évolution. Aujourd’hui encore, nous cueillons les fruits de tous les efforts investis dans la fédération au cours des années 90 et au début du XXIème siècle. Je suis dès lors particulièrement heureux de ce que la fédération a réalisé au cours des cinq dernières années. Quand je vois les nouveaux bureaux, je suis fier de pouvoir dire que je me suis tenu au berceau de cette fédération.

Comment la fédération a-t-elle survécu à ces frictions? La fédération a décidé de nommer un président externe, à savoir Alfons Buekens, un professeur de la VUB. Mais tout avait changé en l’espace de deux ans. Certaines personnes avaient disparu de la scène et les acteurs politiques avaient pris des décisions qui ont poussé le secteur des déchets à ne pas suivre la voie de celui de l’énergie. J’ai alors été invité à reprendre la présidence. La fédération a changé de nom et est devenue la FEGE, la Fédération des Entreprises de Gestion de l’Environnement. Watco a dès lors collaboré positivement à l’extension de la fédération. Nous disposions aussi d’une première secrétaire générale à temps complet: Joëlle Pollentier.

Votre retraite a signifié un adieu abrupt au secteur. Pourquoi? J’ai dû décliner différentes offres au moment de prendre ma retraite. Je voulais mettre un terme définitif à ma carrière professionnelle afin de me concentrer pleinement sur ma passion: le golf. Pendant des années, j’ai fait partie de l’équipe belge des seniors et, l’année passée, j’ai même été champion belge des plus de 55 ans. Je suis très fier d’avoir réussi cela alors que j’ai presque 70 ans. Aujourd’hui, je n’ai plus aucun contact avec d’anciens collègues ou concurrents. Le temps me manque pour mes passions actuelles, que ce soit le golf, la famille ou les voyages, … Il n’y a que pour la FEGE que je fais volontiers une exception.  ​•

Qui étaient alors les moteurs de la fédération? Des personnages tels que Marc Devogele (Watco) et David Vanheede (actuel président de la FEGE) ont investi un temps considérable dans le déve­ loppement de la fédération. Celle-ci comptait alors 25 membres et l’enthousiasme au sein du secteur ne cessait de grandir. Les entreprises plus modestes ne suivaient toutefois pas ; l’écart avec les sociétés plus grandes semblait trop important. Cette situation a évolué lorsque Werner Annaert a été nommé directeur général de la FEGE. Le secteur l’a perçu comme un élément neutre, une personne non liée à l’un des grands acteurs du

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Un survivant dans le secteur belge de l’environnement Marc Devogele est un véritable survivant. Il a connu toutes les réorganisations chez Watco et SITA, ainsi que toutes les évolutions de la FEGE. Dès le départ, il a joué un rôle important dans la fédération et y est encore présent aujourd’hui, même si ce n’est plus en qualité d’administrateur. La FEGE a demandé à Marc de se remémorer ces vingt dernières années. Celui-ci a accepté, même s’il ne souhaite pas se pencher trop sur le passé, préférant porter son regard sur l’avenir. Bien qu’il s’apprête à fêter ses 65 ans l’année prochaine, Marc Devogele déborde encore d’ambition et d’idées.

Marc Devogele Témoin privilégié des nombreuses réorganisations du secteur belge de l’environnement

“La collaboration est cruciale dans notre secteur. Je suis très heureux de voir où la FEGE se trouve aujourd’hui et quel réseau de contacts elle a mis sur pied.” 1974-1982

Sales Manager chez Beecham

1982-1989

Directeur commercial chez Synthelabo

1989-1991

Directeur général chez Hypromat

1991aujourd’hui

Directeur commercial de Watco Holding, puis fonctions diverses chez SITA Holding

Qu’est-ce qui a donné lieu à la fondation de la FEGE en 1991? Différentes raisons nous ont poussés dans ce sens. À cette époque, les plans de gestion des déchets et l’obligation de reprise des emballages ont fait l’objet de nombreux travaux et le secteur ne voulait pas y assister passivement. Je tiens ici à souligner le rôle de Dirk Devooght qui, hélas, est décédé entre-temps. Il avait acquis de l’expérience au cabinet du ministre Theo Kelchtermans et, lors de son passage chez Watco, il a fait profiter la FEGE de ses connaissances accumulées. Il a contribué à élaborer les plans de gestion des déchets et à placer le secteur privé sur l’agenda politique. J’ai toujours été un ardent défenseur des accords de collaboration. À cet égard, je déplore parfois aujourd’hui que la collaboration avec FOST Plus ne soit pas aussi intense que celle que VAL-I-PAC a développée avec la FEGE.

Les années 90 n’offraient pourtant pas un climat de coopération idéal. La tension entre les entreprises privées et vis-à-vis de l’organisme VLAR était souvent à son comble. C’est exact, mais le rachat de VLAR par Indaver a résolu ce problème. SITA a alors conclu de nombreux accords de collaboration, notamment avec Indaver et les intercommunales. Ce n’était pas évident. Cela m’a demandé beaucoup d’efforts, même si j’ai oublié aujourd’hui le sang et les larmes. Je suis d’ailleurs très satisfait de voir où la FEGE se situe à présent et quels accords de coopération la fédération a mis sur pied. Pratiquement tout le secteur se mobilise actuellement en faveur de ce projet commun.


Qu’en est-il de l’avenir?

Vous êtes présent dans notre secteur depuis tant d’années. Quel est votre recette de survie secrète?

Je pense que la fédération doit consolider et renforcer sa position actuelle. Il faut notamment donner une forme plus concrète à la collaboration avec la COBEREC. Celle-ci pourrait prendre la forme d’un nouveau nom ou s’accompagner de quelques modifications structurelles. David Vanheede, l’actuel président, fournit du bon travail, même si je suis personnellement en faveur d’un président non issu des membres mais plutôt du milieu académique. Cela pourrait ouvrir des portes supplémentaires à la FEGE et renforcer notre présence au sein du tissu industriel.

J’ai connu de nombreux ego dans le secteur des déchets. Ils disparaissent rapidement de la scène, souvent parce que ce sont des joueurs individuels. Notre secteur doit fonctionner comme une équipe et savoir applaudir les résultats des autres, même lorsqu’on a fait une bonne part du travail soi-même. Une telle attitude permet d’aller loin. ​•

La collaboration public/ privé redessine le secteur environnemental belge

Ronny Ansoms 20 ans au gouvernail d’un succès public/privé dans le secteur des déchets

1975

Rétrospective d’une histoire remarquable: Indaver

Premier Belge disposant d’un diplôme d’assainissement environnemental

Depuis 1985, la gestion des déchets a radicalement changé en Belgique. Indaver a joué

1976 - 1986

Premières armes chez Monsanto

1986 - 1991

Directeur de production chez Indaver

appelée au départ à résoudre un problème

1991 - 2011

CEO d’Indaver

depuis. Ronny Ansoms, CEO de l’entreprise, a

un rôle important dans cette évolution. En tant que collaboration public/privé, l’entreprise était régional de déchets. Elle a continué de croître joué un rôle essentiel dans cette évolution. La

“La FEGE et Indaver ont considérablement évolué en 20 ans. Nous nous sommes trouvés il y a quelques années autour de prises de position communes et une belle relation est née de ces contacts.”

FEGE l’a rencontré à la veille de sa retraite.

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Quel était le principal défi du secteur belge des déchets dans les années 80?

converti 50 % des déchets en énergie, tandis que 40 % ont été recyclés et les 10 % restants ont été mis en décharge ou traités par voie chimique.

Les déchets posaient un problème gigantesque. La région portuaire d’Anvers produisait à grande échelle des déchets dangereux pour lesquels il n’existait pas de solution satisfaisante: ils étaient soit mis en décharge, soit expédiés à l’étranger. Mais la France et les Pays-Bas n’étaient pas particulièrement friands de ces déchets. Les autorités flamandes et le monde industriel se sont donc unis pour trouver une solution efficace. C’est ainsi qu’est née Indaver.

Le secteur entame-t-il à votre avis une nouvelle ère? La valorisation des déchets ne cessera de gagner en importance. Sachant qu’il y a plus d’or dans une tonne de GSM que dans une tonne de minerai d’or, il est clair que les entreprises utiliseront à terme plus de produits recyclés que de matières premières. Nous suivons de telles tendances de près et veillons à la durabilité des développements. Croître et évoluer sont par ailleurs des conditions essentielles pour résister dans notre secteur. C’est ce que révèle non seulement l’histoire d’Indaver, mais aussi celle de la FEGE. Depuis sa création, la fédération ne cesse d’élargir son terrain d’action. Nous nous sommes trouvés il y a quelques années autour de prises de position communes et une belle relation est née de ces contacts.

25 ans plus tard, Indaver a connu une forte croissance. Pourquoi? Après la construction de différentes installations de traitement à Stabroek, notre mission initiale était achevée. Nous avons pourtant continué sur notre lancée. Aujourd’hui, nous sommes également actifs aux Pays-Bas, en Allemagne, en Irlande, … Nos activités couvrent désormais aussi les déchets ménagers et les déchets industriels banals.

Ronny Ansoms ne manquera-t-il pas à Indaver lorsque vous prendrez votre pension en juin?

Indaver n’a-t-elle pas été aidée par l’évolution de la législation?

Indaver a connu une évolution considérable. Je suis fier de dire que nous avons pratiquement réalisé ceci avec la même équipe. Est-ce que Ronny Ansoms manquera à Indaver? Indaver est bien plus que le seul Ronny Ansoms. J’aurais l’impression d’un échec si ce n’était pas le cas. Paul De Bruycker et son équipe reprendront le flambeau et assureront la continuité de la société.  ​•

Notre secteur n’existerait pas sans un législateur qui formule des directives claires. Ce n’est pas pour autant que la participation des pouvoirs publics dans notre entreprise a déterminé notre succès. Comme les autres entreprises, nous avons appliqué les principes du marché libéralisé. Cette approche s’est avérée payante. Fin 2007, le producteur d’électricité néerlandais Delta a acquis 75 % de nos actions. Nous avons constamment cherché des moyens de valoriser les déchets – avec succès. En 2009, nous avons

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De la décharge communale à la collecte organisée La collecte des déchets remonte à longtemps et s’est graduellement organisée. Elle s’est même considérablement professionnalisée au cours des trente dernières années. Actif dans le secteur depuis 1980, Philippe Decaluwé nous parle des évolutions majeures.

Philippe Decaluwé Une carrière imposante dans la collecte des déchets

1980 - 1992

Rôle important dans le développement de Soneville jusqu’à sa fusionavec Watco en 1992

1992 - 2002

Directeur opérationnel de Watco, qui deviendra SITA en 2000, puis Direction Générale de SITA Belgique

2002 - 2004

Deux années de congé sabbatique volontaire

Depuis 2004

Directeur chez Van Gansewinkel pour les activités en Wallonie et au Grand Duché de Luxembourg, Administrateur-délégué de RECYDEL (recyclage des DEEE), Administrateur d’UVELIA (Unité de Valorisation Énergétique de la région de Liège)

La collecte des déchets s’est fortement professionnalisée à partir de la fin des années 80. La création de la FEGE en 1991 s’intègre dans cette évolution.

Comment se déroulait la collecte des déchets auparavant? À l’époque, chaque commune collectait elle-même les déchets ou confiait le travail à une société privée. Le prix comprenait toujours la collecte, le transport et l’élimination des déchets. Celle-ci se faisait en général dans une des nombreuses décharges plus ou moins autorisées. En 1976, l’intercommunale Idelux a initié dans la province du Luxembourg la première collecte mutua­ lisée dans plus de 30 communes affiliées en s’occupant elle-même du traitement des déchets. Jusqu’alors, la plupart de ces communes étaient desservies par un transporteur – ou même par un agriculteur local avec son tracteur – qui allait vider les déchets dans les différentes décharges communales.

Comment le secteur a-t-il évolué? La collecte a fortement évolué depuis les années 80, passant du « tout devant la porte » au sac payant puis au conteneur avec moyen de pesée individuelle. Les collectes sélectives de papiercarton, PMC et déchets organiques ont fortement contribué à diminuer le contenu de la poubelle du citoyen, tout comme le réseau de bulles à verre et le développement des parcs à conteneurs. La poubelle est ainsi passée de 350 à 100 kg/ habitant/an. D’un seul camion de collecte par commune, nous sommes actuellement passés à trois ou quatre camions.


Qu’est-ce qui a fait évoluer la manière de collecter les déchets?

Secteurs public et privé ont-ils participé à cette évolution?

La prise de conscience environnementale du Politique et du Citoyen. Cela s’est fait par étapes. Il a d’abord fallu veiller à ce que tous les déchets collectés soient traités dans des centres autorisés. Leur nombre a ensuite diminué drastiquement. Ensuite, les décharges ont virtuellement disparu au profit des incinérateurs valorisant thermiquement les déchets ménagers résiduels. Le « tout à la décharge » a été remplacé par « le recyclage et la valorisation énergétique ». Aujourd’hui, la philosophie « le déchet n’existe pas » fait même son chemin.

Les deux secteurs se sont fortement professionnalisés. Le traitement des déchets ménagers et l’organisation des collectes ont été confiés progressivement par les communes aux intercommunales. Celles-ci sont devenues de puissants acteurs et ont contribué à sensibiliser la population de façon permanente au tri des déchets à la source. Le secteur privé a, pour sa part, subi une forte phase de consolidation. La plupart des sociétés familiales locales ou régionales ont été reprises par des groupes internationaux bénéficiant d’un personnel spécialisé, d’une expertise et de moyens financiers importants. ​•

Jean Putmans Quarante ans de carrière dans le secteur des déchets

De la mise en décharge au recyclage Il y a quarante ans, le secteur des déchets

1978 - 1998

de construction présentait un visage très

Divers postes d’administrateur puis de directeur chez Lamesch, Soneville, puis Watco

1998 - 2002

Plusieurs postes d’administrateurdirecteur chez Stallaert

Depuis 2002

Administrateur indépendant

différent. Déchets non triés, décharges illégales, autorisations difficiles à obtenir pour instaurer des centres de tri, ... Les choses ont bien changé depuis. Jean Putmans, spécia­ liste du secteur, revient sur quelques évolutions importantes.

Depuis sa création, la FEGE œuvre à l’amélioration de l’image du secteur des déchets.

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Comment la mise en décharge a-t-elle changé?

Quel rôle le secteur de la construction a-t-il joué dans l’amélioration de la gestion des déchets?

À l’époque, la mise en décharge était la seule solution, y compris en Région bruxelloise. Je me souviens ainsi des trains nocturnes qui partaient de Tour et Taxis pour la décharge de Mont-SaintGuibert. Avec la professionnalisation du secteur, les dernières décharges ont été fermées en 1987 et les anciens sites sont à présent réhabilités. Aujourd’hui, plusieurs grandes entreprises de la capitale ont leur siège sur d’anciens sites de décharges. La construction de l’incinérateur de Neder-over-Heembeek a donné une plus grande autonomie à Bruxelles, mais la ville doit coopérer avec les deux autres régions pour les déchets de démolition. Ceux-ci nécessitent en effet des centres de traitement importants adaptés à un charroi lourd. Par ailleurs, il est triste de constater que les transports vers l’incinérateur – qui se trouve en bord de canal – se font par route alors que les voies d’eau n’ont jamais été considérées comme alternative et que le train a été supprimé.

Lors d’une démolition, on génère une masse considérable de déchets. Or à Bruxelles par exemple, toute nouvelle construction commence par une démolition, ce qui engendre d’énormes quantités de déchets qui doivent être rapidement évacués et traités. Très tôt, le secteur a donc dû trouver des solutions car l’espace est limité dans la Capitale.

Comment se dessine l’avenir du recyclage? La question essentielle est de recycler les déchets de construction en assurant une qualité optimale des gravats. Les enjeux actuels sont donc de développer des normes de qualité, même si les recycleurs doivent encore se battre pour convaincre les autorités publiques de l’intérêt d’utiliser ces gravats. Par ailleurs, les déchets passent désormais par des centres de tri, de recyclage et de traitement, mais il existera toujours des déchets ultimes. Un autre enjeu est de faire prendre conscience aux autorités, y compris les communes qui taxent, que les décharges ne sont plus une alternative à la valorisation mais bien un outil nécessaire pour assurer une gestion complète de la filière.

Quelles ont été les évolutions en matière de tri à Bruxelles? De nombreux efforts ont été entrepris dans le tri des déchets industriels. Lorsque j’étais responsable de la Région bruxelloise pour Soneville au milieu des années 80, j’ai participé à la mise en place du premier centre de tri de déchets industriels de cette région. Il nous a fallu cinq ans de négociations pour obtenir les autorisations nécessaires. Cela illustre les efforts que le secteur a parfois dû déployer pour s’organiser et améliorer son image. Finalement, le centre a pu ouvrir en 1990.

Il reste beaucoup d’efforts à fournir? Il reste encore des efforts importants à faire pour enrayer certaines filières illégales dans les déchets de construction. À Bruxelles, l’espace confiné permet de gérer cela, mais dans les autres régions, les autorités doivent améliorer le contrôle et le suivi des terres ou des déchets. Malgré la législation très contraignante, trop de petites entreprises n’ont pas encore un comportement citoyen et ne se soucient pas de l’environnement. Dans la pratique, cela pose de réels problèmes de concurrence déloyale. ​•

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La gestion des déchets dangereux solides et liquides vient de loin D’une tentative expérimentale à une approche professionnelle

Comment décririez-vous le secteur des déchets dangereux des années 70?

Le secteur des déchets toxiques solides et liquides a subi une formidable métamorphose.

Les efforts portaient alors avant tout sur la recherche de solutions, parfois inappropriées, comme l’a démontré la découverte de décharges illégales telles que le dépôt de Namêche près de Namur. C’est en réaction à cette situation qu’a été votée, en 1974, la loi sur les déchets toxiques. Celle-ci stipulait notamment que les déchets dangereux devaient être mis en décharge, incinérés ou soumis à un traitement chimique contrôlé. En Belgique, les possibilités étaient cependant limitées.

Les avancées techniques, ainsi qu’une concertation étroite avec les autres acteurs du secteur et les autorités publiques, ont joué un rôle important à cet égard. C’est ce que confirme Héliane De Vlieghere-Haus, de la société TWZ, qui a vécu cette évolution de près.

Héliane De Vlieghere-Haus 40 ans à la pointe du secteur des déchets dangereux et de l’épuration d’eau

1978 - 1998

Administratrice de Destructo – collaboration aux premières lois en matière de déchets dangereux

Années 80

Groupe de travail Ecorec – concertation environnementale dans l’industrie chimique

1989 -aujourd’hui

Administratrice de TWZ – l’une des premières entreprises d’épuration d’eau en Belgique

L’arrivée d’Indaver a-t-elle fourni la solution? Oui et non. Lors de l’apparition d’Indaver dans les années 80, des installations pour l’incinération contrôlée de déchets dangereux existaient déjà à l’étranger. Les Pays-Bas et la France, surtout, étaient en avance sur nous. Dans ce contexte, mon mari et moi avons fondé Destructo, une société axée sur le traitement des déchets dangereux dans des installations spécialisées à l’étranger. La situation a gagné en complexité avec l’arrivée d’Indaver. Une adaptation de la loi en Flandre imposait alors le traitement des déchets dangereux. Indaver avait sensiblement augmenté sa capacité, mais celle-ci restait insuffisante pour gérer la totalité des déchets dangereux.

Comment le problème de capacité a-t-il été solutionné?

“La FEGE donne un sérieux coup de pouce au secteur en identifiant les zones grises de la législation environnementale et en en discutant avec les autorités.”

Dans les années 80, la Belgique avait acquis une avance dans l’épuration des eaux usées.

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C’est là que résidait une partie de la solution. De grandes quantités de déchets liquides et d’eaux usées pouvaient être traitées dans les stations d’épuration d’eau plutôt que dans les installations d’incinération. TWZ a été l’une des premières entreprises en Belgique à proposer une telle solution.

Quelles évolutions prévoyez-vous encore dans votre secteur? La législation environnementale est de plus en plus stricte et la pression sur les sociétés de déchets s’accroît. Les concentrations autorisées de substances dangereuses ne cessent de chuter et il devient de plus en plus difficile de répondre aux normes sévères en matière de déversement des eaux usées. Une concertation entre le secteur et les pouvoirs publics sera une fois encore cruciale pour maintenir un bon équilibre.

Comment envisagez-vous la concertation entre le secteur et les pouvoirs publics? J’ai collaboré de différentes façons avec les autorités dans le passé. Destructo a par exemple participé à l’élaboration de la législation sur les déchets dangereux. Nous pouvions alors aborder en toute franchise les zones grises des différentes lois avec les autorités. Cette démarche devient de plus en plus difficile. Une fédération comme la FEGE peut offrir le poids nécessaire pour susciter des changements. Je perçois en outre la FEGE comme un partenaire important dans la concertation avec l’industrie. Pas seulement dans les grands secteurs, mais aussi au niveau des niches. Un exemple d’une telle démarche est le traitement des eaux usées d’origine maritime. Grâce à Belshore, qui fait désormais partie de la FEGE, les relations avec les autorités portuaires sont bien plus étroites depuis plusieurs années. Un tel partenaire est un allié précieux pour un secteur comme le nôtre. ​•

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Fractionnement du secteur: quel avenir pour l’assainissement des sols et les déchets de construction et de démolition? Les secteurs des déchets de construction et de démolition, ainsi que celui des terrassements, ont connu une forte croissance depuis 20 ans. Le nombre d’acteurs du marché a considérablement augmenté, de même que leurs difficultés à survivre. Herman Backaert a joué un rôle important depuis le début. Il perçoit la FEGE comme la clé de la pérennité des deux secteurs.

Herman Backaert À l’origine de l’assainissement des sols et du recyclage des déchets de construction et de démolition en Belgique

“Nous devons plus que jamais unir nos forces pour stimuler notre secteur. La FEGE peut jouer un rôle-clé dans cette démarche.” 1986

Fondation d’ABR – le premier centre public de recyclage de béton et de gravats en Belgique

1989

Établissement de la VVS – l’association des centres de traitement de gravats, qui a participé à la création du règlement VLAREA

2001

Fondation d’AWS – premier centre d’assainissement belge disposant d’un hangar fermé sous dépression pour l’épuration biologique

2009

Création de la FPGR – l’association des installations de broyage fixes et mobiles

Comment le secteur des déchets de construction et de démolition a-t-il évolué depuis les années 80? Les entreprises traitaient alors elles-mêmes leurs gravats. Progressivement, nous avons assisté à l’apparition de quelques centres de recyclage du béton et des gravats. Ces centres ont opéré dans un climat privilégié pendant quelques années, n’ayant à traiter que des gravats très purs. À mesure que les acteurs se multipliaient sur le marché, nous avons également été obligés d’accepter des gravats de moindre qualité afin de faire tourner les installations. Il fallait donc investir dans de nouvelles technologies pour pouvoir recycler ces gravats tout en obtenant la qualité souhaitée.

Où la solution réside-t-elle selon vous? Le secteur doit être mieux structuré. Il faut déve­ lopper la coopération entre les acteurs afin que nous puissions aborder des projets plus importants et mieux porter les investissements. En outre, les granulats de gravats devraient faire l’objet d’utilisations plus qualitatives, comme le béton et les travaux routiers. Cet usage est trop peu fréquent aujourd’hui.

Comment pouvons-nous mettre ces solutions en pratique? Selon moi, tant la FEGE que la FPGR – la Fédération des Producteurs de Granulats Recyclés – ont un rôle important à jouer. Les petites entreprises actives dans notre marché n’ont ni le temps, ni les moyens de se concerter avec les pouvoirs publics. En outre, elles n’ont pas assez de poids pour susciter des changements. Il revient à la FEGE et à la FPGR de regrouper les forces au sein du secteur afin d’adopter et de défendre une prise de position commune à l’égard des autorités.


Percevez-vous la même évolution dans le secteur des terrassements?

La FEGE peut-elle jouer un rôle significatif dans cette évolution?

Le marché des terrassements s’est aussi consi­ dérablement fractionné depuis plusieurs années. Quelque dix-huit entreprises sont actives rien qu’en Flandre. C’est trop pour ce petit marché.

Très certainement. Cela a déjà été le cas dans le passé. Depuis cinq ans, la FEGE et l’OVB ont fait du bon travail pour défendre les intérêts des entreprises d’assainissement à l’égard des pouvoirs publics. Cette collaboration a notamment généré des adaptations à la réglementation flamande relative à l’assainissement des sols. L’importance de la fédération grandira encore à l’avenir étant donné que le secteur s’engage dans une concurrence toujours plus âpre, précisément au moment où la coopération est plus nécessaire que jamais.  ​•

Que devra-t-il se passer selon vous? La législation doit être renforcée afin que davantage de sols soient obligatoirement assainis. Les pouvoirs publics doivent en outre relever les budgets. Sinon, l’on assistera à une fuite vers l’étranger, ou alors le nombre d’acteurs sur le marché sera de nouveau ramené à quelques entreprises. Entre-temps, la Wallonie a libéré des budgets pour l’assainissement des sols. Je prédis donc plusieurs accords de coopération entre acteurs flamands et wallons de ce secteur dans les mois et années à venir.

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Klerk’s Plastic Recycling KPR 2320 Hoogstraten www.hyplast.be

General Plastics International D-24558 Henstedt-Ulzburg gpigmbh.blogspot.com

Lammertyn.net 9070 Destelbergen www.lammertyn.net

Geocycle 7181 Seneffe www.geocycle.be

Lavatra 8930 Lauwe

Gielen Container Service 3600 Genk www.gielen-recyclage.be

Depovan 8800 Roeselare www.vanheede.com

Govaerts Recycling 3570 Alken www.govaplast.com

Geldof 8560 Wevelgem www.geldof-recycling.be

Geo-Milieu 2440 Geel www.geo-groep.com

De Neef Chemical Processing 2220 Heist-op-den-Berg www.deneef.net

Gilgemyn oudpapierbedrijf 8560 Wevelgem

Lhoist Recherche & Développement 1342 Ottignies www.lhoist.com Liekens 2030 Antwerpen www.liekens.be MAC 2030 Antwerpen


Machiels 3500 Hasselt www.groupmachiels.com

Put Boudewijn & zoon 3582 Beringen www.putboudewijn.be

Maintenance Industrielle Walonne 7971 Basècles

Ravago Production 2370 Arendonk www.ravago.be

Maltha 3920 Lommel www.maltha.nl Marpobel 2030 Antwerpen Marpos 8380 Dudzele Matco 8790 Waregem www.matco.be

Recoval Belgium 6182 Souvret www.trcnv.be

MCR 2627 Schelle

Recupa 1070 Bruxelles

M.E.C. nv 8500 Kortrijk Minérale 6042 Lodelinsart

New West Gypsum Recycling 9130 Kallo www.nwgypsum.com Norland 5300 Andenne www.sita.be OCS - ATM 2170 Antwerpen www.atmmoerdijk.nl Oostvlaams Milieubeheer OVMB 9042 Gent www.ovmb.be Op de Beeck 9130 Kallo www.odbeeck.be Oriental Recycling 2230 Oevel www.orientalrecycling.com Out of Use 2840 Putte www.outofuse.com Pack2pack 8800 Rumbeke www.pack2pack.com

SHANKS sa 1435 Mont-St-Guibert www.shanks.be SHANKS Vlaanderen 8800 Roeselare www.shanks.be

Recma 4100 Seraing

M.C.A. Recycling 1190 Vorst www.mca-recycling.com

MTD Milieutechnieken 2270 Herenthout www.mtd-etec.com

SGS Ewacs 9120 Beveren-Melsele www.be.sgs.com

R.D. Recycling 3530 Houthalen www.rdrecycling.be

Matco Glas 8710 Wielsbeke

Monseu 1440 Braine le Chateau

SEOS Plastic Recycling 4600 Verviers

RCMD 9870 Zulte www.rcmd.be

Renovius 3900 Overpelt www.renovius.be

Molok 3530 Houthalen www.molok.-benlux.com

SAF Recyclage 9990 Maldegem

Stora Enso Langerbrugge 9000 Gent www.storaenso.com SVK 9100 Sint-Niklaas www.svk.be Tellgnosis 2860 Sint-Katelijne-Waver Thenergo 2018 Antwerpen www.thenergo.be Thomé H. & Fils 1730 Mollem

SHANKS Vlaanderen 9042 Gent www.shanks.be

Track International 8790 Waregem www.track-international.com

Silvamo 8800 Roeselare

Transcoma 3600 Genk www.transcoma.be

SIMS Recycling Solutions 9100 Sint-Niklaas www.sims-group.com

Tri-Terre SAFS 4040 Herstal

Recup-Oil 8770 Ingelmunster

SITA Remediation 1850 Grimbergen www.sitaremediation.be

TWZ 9940 Evergem www.twz.be

Recyc-Oil 8710 Wielsbeke www.recyc-oil.be

SITA Recycling Services 2340 Beerse www.sita.be

Vaco Containerdienst 2950 Kapellen www.leysen.org

Recydel 4020 Wandre www.vangansewinkel.com

SITA Treatment 1180 Brussel www.sita.be

Valomac 1850 Grimbergen www.sita.be

Recyfin International 2980 Halle-Zoersel

SITA Wallonie 4460 Grâce-Hollogne www.sita.be

Vandewiele Recycling 8470 Gistel www.houtmolen.be

Smet Jet 8400 Oostende www.edelweissnv.be

Van Gansewinkel 2870 Puurs www.vangansewinkel.com

Smurfit Kappa 2170 Merksem www.smurfitkappa.com

Vanheede Environment Group 8940 Wervik www.vanheede.com

Soborel 3550 Heusden-Zolder www.vangansewinkel.com

Van Moer H & Zn 9120 Melsele www.vanmoerh.be

Socaplast 1840 Londerzeel www.socaplast.be

Van Pelt Containerbedrijf 2900 Schoten www.vanpelt-nv.be

Sodecom 7040 Quévy www.vanheede.com

Van Puijfelik NL 4815 CD Breda www.vanpuijfelik.nl

Sodever 1420 Braine l’Alleud

Van Roy 9470 Denderleeuw www.van-roy.be

Recyfood 3560 Lummen www.recyfood.be Recyfuel 4480 Engis www.recyfuel.be Recygom 4821 Andrimont www.sita.be Recyper 9100 Sint-Niklaas www.sita.be Remo Milieubeheer 3530 Houthalen www.groupmachiels.com REMONDIS 3210 Lubbeek www.remondis.be Rendac 9470 Denderleeuw www.rendac.com

Soraf 2840 Rumst www.ljanssens.be

Repaper 2910 Essen

Soret 1560 Hoeilaart

Re-Tyre 3920 Lommel

Soreplastic 6971 Champlon www.soreplastic.be

Papnam 5060 Auvelais

Revabo 2990 Wuustwezel www.hensnv.be

Pieck Containers 3290 Tessenderlo www.sita.be

Revatech 4480 Engis www.revatech.be

Pirobouw 2900 Schoten www.pirobouw.com

Rik’s Plastics 3600 Genk www.riksplastics.com

Plasticollect F-59250 Halluin www.plasticollect.com

Romarco 9240 Zele www.romarco.be

Plastirec 2330 Merksplas www.plastirec.be

Rulo 7742 Hérinnes-lez-Pecq www.rulo.be

Protelux 6880 Bertrix

Rumst Recycling 2840 Rumst

SO.TRA.EX 4700 Eupen www.sotraex.com Spanin 8780 Oostrozebeke www.indaver.be Stadsbader-Flamand 8530 Harelbeke www.stadsbader.com Stallaert Recycling 1800 Vilvoorde www.stallaert.be Stevan 8860 Lendelede www.stevan.be Stok&Co 3530 Houthalen-Helchteren www.leysen.org

Rymoplast 3920 Lommel www.morssinkhofplastics.nl

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Veolia ES 1800 Vilvoorde www.veolia-es.be Verpola 8000 Brugge www.verpola.be Vetboerke 8750 Wingene Vlar Papier 2830 Tisselt www.storaenso.com Vosselaarse Oud Papier Centrale 2330 Merksplas www.vopc.be Vulsteke & Verbeke 8970 Poperinge www.vulsteke-verbeke.be West Waste Treatment 8600 Diksmuide www.wwt.be WOS 3600 Genk www.wos-genk.be Wubben Aflaatolie 2910 Essen


Quatrième Congrès sur les déchets et matériaux: à nouveau un succès C’est à Bruges que s’est tenu le 6 avril le quatrième Congrès sur les déchets et matériaux. Celui-ci fut organisé conjointement par la FEGE et INTERAFVAL, la fédération des intercommunales flamandes des déchets. Pratiquement tous les acteurs flamands du secteur des déchets et du recyclage étaient présents, ce qui fait de l’événement LA plate-forme de rencontre de l’année pour ce secteur.

sur les déchets, etc. Il fut frappant de constater que la majorité des participants voit évoluer le secteur des déchets vers un secteur de matières premières. La production de nouveaux matériaux et de nouvelles sources d’énergie furent au centre de nombreux débats. La journée s’est clôturée joyeusement par un vote en direct, grâce auquel les participants ont pu émettre leur opinion sur toute une série d’affirmations.

Les plus de 350 participants ont pu suivre huit ateliers consacrés à une grande diversité de sujets: optimisation des collectes, traitement des flux complexes (coupes d’herbes, béton cellulaire, amiante, …), financement de la gestion des déchets, tendances internationales, conséquences de la directive-cadre européenne

Toutes les présentations sont disponibles sur notre site Internet. Pour plus d’informations, contactez werner.annaert@febem-fege.be. ​•

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K WA L I T E I T O P W E G EN ROUTE POUR LA QUALITE

hoogkwalitatieve machines bedrijfszekerheid service 24/24 u. wisselstukkenbeheer onderhoud klantvriendelijkheid

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Geen loze woorden maar bij ons een dagdagelijkse opdracht.

Ne sont pas des vaines paroles mais notre mission journalière.

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Tel.: +32(0)3 458 15 85 Tel.: +32(0)19 65 76 32

Fax: +32(0)3 458 18 25 e-mail: info@schmidt-belgium.be Fax: +32(0)19 65 76 33 e-mail: info@schmidt-belgique.be


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Rapport annuel FEGE 2010-2011