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Covid

Les principes généraux de prévention et la Covid-19

Le protocole national, actualisé au 08 avril 2021, pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de Covid-19, situe le contexte général : « La situation sanitaire rend nécessaire une vigilance constante face à un risque épidémique élevé, comme en témoignent le niveau de circulation important du virus sur le territoire ainsi que l’apparition de nouveaux variants. Il s’agit de mettre en œuvre des mesures permettant la poursuite de l’activité économique et la protection des salariés.

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Les entreprises mettent en œuvre ces mesures de prévention dans le cadre d’un dialogue social interne et après avoir informé les salariés. Conformément aux principes généraux de prévention en matière de protection de la santé et sécurité au travail, la poursuite de l’activité dans les entreprises et établissements doit conduire par ordre de priorité :

n À évaluer les risques d’exposition au virus ; n À mettre en œuvre des mesures de prévention visant à supprimer les risques

à la source ;

n À réduire au maximum les expositions qui ne peuvent être supprimées ; n À privilégier les mesures de protection collective ; n À mettre en place les mesures de protection des salariés répondant aux

orientations du présent protocole ».

À NOTER !

n L’importance du dialogue social dans ses modalités de mise en œuvre. n Les mesures de protection des salariés. n Les dispositifs de protection des salariés. n Les tests de dépistage. n Le protocole de prise en charge d’une personne symptomatique et de ses contacts rapprochés. n La prise de température. n Annexe 1 : Quelques bonnes pratiques à promouvoir dans la gestion des flux de personnes. n Annexe 2 : Nettoyage/désinfection des surfaces et aération des locaux : modalités pratiques. n Annexe 3 : Les masques.

Pour prendre connaissance du protocole national

- TPE et PME Les relais de prévention arrivent…

- Entreprise labellisée -

Le développement d’une entreprise passe par la santé et la sécurité de ses salariés. Tout le monde est d’accord : des partenaires sociaux aux préventeurs. Pour une TPE ou une PME, se posent plusieurs questions. Quelles compétences sont nécessaires ? Pour quelles disponibilités ? Avec quelle méthode ? Et quels moyens ? Pour y répondre, ASTIL 62 (service de santé au travail de CalaisBoulogne-Le Touquet) met en place « Les relais de prévention ».

Christophe Géneau est directeur de l’ASTIL 62 : « C’est un pari sur l’intelligence collective : celle de l’entreprise et celle de son service de santé au travail. En les mettant en synergie, dans une démarche ”gagnant-gagnant ” , l’entreprise gagne en performance. Comme disent les anglo-saxons : penser globalement, agir localement1! Sur le modèle du SIST2 de Narbonne, nous souhaitons proposer les Relais de prévention à nos entreprises adhérentes, dès 2021 ».

DE L’IDÉE… À L’ACTION !

Chargée de projets au sein de l’ASTIL 62, Julie Croquet explique la démarche sur le plan opérationnel : « L’entreprise désigne un référent pour l’ ASTIL 62. Nous le formons sur quatre demi-journées. Puis il crée son espace personnel sécurisé sur une plate-forme d’entraide, où il bénéficie d’un suivi personnalisé de la part de nos experts et d’un partage d’expériences, pour des solutions adaptées ».

ET POUR L’ACTION : TOUS ENSEMBLE !

Christophe Géneau reprend : « Prenons l’exemple de Capécure qui est aussi grand que Rungis, mais dédié aux produits de la mer. Le carrelage doit répondre aux prescriptions de la santé au travail, aux normes vétérinaires, aux conseils de la Carsat, etc. Il faut que l’entreprise ait un conseil approprié, commun à l’ensemble des partenaires. C’est aussi l’ambition de nos relais de prévention ! »

Du côté de Narbonne 200 RELAIS DE PRÉVENTION DÈS LA 1RE ANNÉE.

Le SIST de Narbonne a initié et mis en place les « relais de prévention ».

Constat

Le SIST est responsable du diagnostic des risques professionnels dans l’entreprise. L’employeur est responsable du Plan d’actions de réduction des risques professionnels de son entreprise.

Méthode

L’entreprise désigne, en son sein, une personne qui devient « relais de prévention » :

Cette personne suit 4 demi-journées de formation : santé et prévention dans l’entreprise, du document unique au plan d’actions, méthode de gestion des accidents du travail, le Lab et l’échange de pratiques.

Elle devient « Relais de prévention », avec un espace personnel dédié sur une plate-forme collaborative sécurisée lui permettant d’avoir des conseils directs des experts du SIST, d’échanges en continu sur ses points de progrès, d’un partage d’expérience, pour des solutions.

Résultats

Avec le réseau « Relais de prévention », l’entreprise conçoit et met donc en œuvre son Plan d’actions de prévention Pluriannuel, en bénéficiant d’un accompagnement « premium », permanent et personnalisé.

La Fiche d’entreprise : une opportunité !

Elaborer et actualiser la fiche d’entreprise peut être vécu comme une tâche administrative. Attention ! C’est une grave erreur ! Car, c’est surtout l’opportunité d’un dialogue avec l’employeur et les salariés, en dehors de tout problème à résoudre. Pour le service de santé au travail, cela permet de connaître l’entreprise. Pour l’entreprise, cela permet de bénéficier d’une expertise neutre et indépendante. La preuve avec le CEDEST, santé au travail du littoral dunkerquois et des Flandres maritimes.

Damien Burette,

Technicien hygiène sécurité, CEDEST Dr Sylvie Gressier

Médecin du Travail, CEDEST

« Mon expérience professionnelle est au service des entreprises ». Après 20 ans passés sur des chantiers tels que le tunnel sous la manche, Damien Burette a travaillé pour les travaux publics, l’agroalimentaire, la sidérurgie et nombre d’activités industrielles. Depuis 2017, il a intégré le CEDEST. « En tant que support externe à l’entreprise, nous partageons avec elles connaissances, expériences et compétences, pour identifier des solutions. Actualiser la fiche d’entreprise, c’est s’inscrire dans cette dynamique. Quoi de commun, par exemple, entre un restaurant, un atelier de soudage, un artisan du bâtiment ? Avoir des clients et les garder ! En identifiant les points positifs et les points de vigilance, la fiche d’entreprise et le DUERP1 y concourent. Car maîtriser les risques, c’est éviter des aléas préjudiciables, en faisant les bons investissements de prévention. On a réussi quand des employeurs et des salariés nous disent ” Merci ! ". Et cela nous arrive ! C’est alors très gratifiant. Car, c’est notre raison d’être ». « En tant que médecin du travail, le suivi des TPE et PME est au cœur de notre attention. Leur fiche d’entreprise n’est pas " un simple état des lieux " ! Elle ouvre un dialogue en dehors de tout problème à résoudre. C’est très important. C’est un moment fort, qui croise l’expertise de mon équipe de santé au travail avec celles de l’employeur et du(des) salarié(s). Elle contribue donc à la relation de confiance, qui est nécessaire entre nous tous. Avec les assistants(es) de santé au travail et les techniciens Hygiène et sécurité du CEDEST, qui vont en entreprise pour la Fiche d’entreprise, j’ai des temps d’échange importants. Quand je reçois un salarié en consultation de santé au travail, je visualise avec lui les situations de travail : cela contribue à un dialogue personnalisé et constructif. Pour l’entreprise, c’est une valeur ajoutée pour sa démarche obligatoire d’évaluation des risques professionnels. La fiche d’entreprise est de ma responsabilité et me permet de tracer mes actions de conseils en termes de prévention. Le document unique d’évaluation des risques professionnels engage la responsabilité professionnelle de l’employeur. Ces deux outils de traçabilité doivent être en cohérence »

FICHE ENTREPRISE

ECONOX Fabricant de Mobilier urbain & Chaudronnerie

46 salariés

Christophe Demassiet,

fondateur et dirigeant

Laëtitia Vandaële,

chargée de missions RH/QHSE, C.OR.S.E.I.R BIERNE

Le “+” SANTÉ AU TRAVAIL DU DUNKERQUOIS (CEDEST)

Fiche d’entreprise = outil de dialogues

Econox : « l’écologique industrielle » !

En 2012, Econox est une chaudronnerie qui répond à la demande d’un client : concevoir et fabriquer « sur mesure » des containers de collecte. En 2020, plus de 15 000 mobiliers de collecte Econox sont installés en France et en Europe (textiles, verre, papier, livres, archives de bureau, …), pour des professionnels du recyclage, des associations d’insertion par le tri, des collectivités territoriales, des bailleurs sociaux, des entreprises, etc. Vous avez donc déjà croisé un container Econox ! A l’écoute de ses clients, Econox développe actuellement des bornes de collecte de masques usagés avec distributeur intégré de gel hydro-alcoolique… Basés à Bierne, près de Dunkerque, les 46 salariés d’Econox ont un savoir-faire unique.

Acteur de l’économie circulaire au service de projets économiquement et écologiquement viables, le groupe Econox comprend quatre entités hautement synergiques : n Econox production : réalisation de mobiliers urbains en métal. n Econox Innovation : développement de solutions pour les promoteurs immobiliers et les bailleurs sociaux. n Econox environnement : commercialisation des productions. n AD Coup by Econox : conception et fabrication de pièces métalliques (acier, inox, alu et électrozingué) en petite, moyenne ou grande série, avec découpe laser-pliage- assemblage-soudage. Fondateur et dirigeant d’Econox, Christophe Demassiet explique : « Petit à petit, on a pris conscience que la problématique déchets devenait un enjeu majeur. Avec cet enjeu se posait aussi la question de l'environnement, de l'éthique, ou encore du bien-être au travail parmi d'autres. »

LA FICHE D’ENTREPRISE : UNE VALEUR AJOUTÉE !

Laëtitia Vandaële est chargée de missions RH/QHSE chez C.OR.S.E.I.R., émanation de l’UIMM Flandre maritime pour le conseil en ressources humaines, sécurité au travail et formation. « Chez Econox, la santé et la sécurité au travail reposent sur une volonté forte de l’entreprise. Pour moi la fiche d’entreprise que doit réaliser le CEDEST est un outil qui entre dans la démarche globale d’améliorations continues d’Econox. À ce titre, son élaboration ou son actualisation nous permet de bénéficier d’un regard extérieur et d’une expertise supplémentaire, pour l’évaluation des risques. Grâce à l’élaboration de la fiche d’entreprise, le CEDEST connaît mieux l’entreprise adhérente : c’est donc un plus pour le suivi de santé au travail des salariés ». Quand le Dr Sylvie Gressier, médecin du travail au CEDEST et Damien Burette, technicien hygiène sécurité au CEDEST, ont informé Econox qu’ils allaient actualiser leur fiche d’entreprise, il était évident pour Laëtitia Vandaele que c’était « gagnant-gagnant, car au-delà de l’évaluation, c’est le plan d’action à mener en commun qui est important ! ».

Joël Ferri,

Jean-Christophe Ternaux, assistant ressources humaines CARVIN

SANTÉ AU TRAVAIL DE L’ARTOIS (ACTION SANTÉ TRAVAIL)

La suite :

La méthodologie

- Fiche d’entreprise, document unique Des tremplins pour le progrès !

Placé sous la présidence de Philippe Kemel, maire, le Centre communal d’action sociale de Carvin est un établissement public, agissant en transversal avec les services de la ville. A ce titre, le CCAS de Carvin est gestionnaire d’un service d’aide à domicile. Depuis 2019, il s’est engagé dans une démarche continue, volontariste et participative d’amélioration des conditions de travail. Pour cela, il a fait appel à son service de santé au travail : ACTION SANTÉ TRAVAIL. 120 Salariés sont concernés, dont 90 en aide à domicile sur 300 lieux de travail différents !

Certifié Afnor, le CCAS mène des actions de prévention et d’accompagnement social et médico-social. « Quand une situation se dégrade, il faut saisir l’opportunité de renverser la tendance ! », situe d’emblée Joël Ferri, directeur. « L’aide au domicile est une filière en souffrance et en évolution. Nous intervenons au domicile des usagers, sous de multiples contraintes. En mai 2019, nous nous sommes rapprochés de la santé au travail pour bénéficier de leur regard extérieur et de leur expertise neutre et expérimentée ». En mai 2019, le président et le Conseil d’administration ont donné "carte blanche aux équipes ". En novembre 2020, une délibération a adopté le plan d’amélioration des conditions de travail, qui fait l’objet d’un suivi régulier.

LA PLUS-VALUE D’ACTION SANTÉ TRAVAIL

Fanny Schneider est assistante santé travail à ACTION SANTE TRAVAIL : « Nous avons actualisé notre fiche d’entreprise et nous les avons aidés à faire leur document unique. Résultat : nous partageons une vision globale. Nous avons défini quatre unités de travail : Domiciles avec manipulation d’usagers, domiciles sans manipulation d’usagers, administratifs, nettoyage des locaux. Puis, une analyse participative des situations de travail a permis de définir et partager des priorités ». Pour Anne Doublet, médecin du travail d’ACTION SANTÉ TRAVAIL : « Réussir un tel accompagnement repose sur un travail d’équipe. En recevant les salariés, j’écoute leur ressenti et j’apporte une expertise médicale. En échangeant avec Fanny, j’intègre l’observation des situations de travail. Cette collaboration directe et franche, est exemplaire ».

UNE CLÉ DE RÉUSSITE : PARTICIPATION ET DIALOGUES

« Nous avons mis en place huit groupes de travail thématiques, avec un comité de pilotage réunissant les représentants du personnel et notre médecin du travail. Nous avons organisé une approche de type "Vis ma vie" : des collègues ont passé une journée avec un autre collègue d’un autre métier. Chacun a pu écouter, regarder, prendre conscience, s’exprimer. C’est la richesse des regards croisés ! », complète Joël Ferri. Pour Jean-Christophe Ternaux, assistant ressources humaines : « Dans un climat de confiance, gage de succès, nous avons classifié les risques en fonction de leur fréquence et leur gravité. Pour définir des priorités, voire des urgences ! Avec un objectif commun : produire un plan d’actions ».

SIX AXES DE PROGRÈS

Aujourd’hui, six axes de progrès font l’objet de restitutions régulières en Conseil d’administration. « Nous sommes mobilisés sur six actions concrètes : la formation d’ "animateurs risques professionnels", la maîtrise des niveaux sonores dans nos locaux, l’approche des RPS, la formation aux risques routiers, la maîtrise des risques chimiques, la prise en compte des agressions et du harcèlement », conclut Joël Ferri.

Covid-19 Les difficultés psychologiques et mentales : une réalité

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion attire régulièrement l’attention sur l’importance de la prévention des risques psychologiques en milieu professionnel et l’accompagnement des salariés des entreprises, face à l’épidémie de Covid-19. Il s’appuie notamment sur les résultats des vagues d’enquête CoviPrev de Santé publique France, qui démontrent une nette dégradation de la santé mentale des Françaises et des Français.

Le monde du travail est impacté par cette dégradation de la santé mentale. Le ministère du Travail précise, sur son site : « La crise sanitaire modifie en effet de manière significative l’organisation du travail pour les salariés, qu’ils soient en télétravail ou continuent de travailler sur site. Cela peut avoir des conséquences sur leur santé mentale et le fonctionnement des entreprises (conflits en hausse, absentéisme, turn-over, rendements en baisse, etc.) ».

Un guide pratique national…

Considérant que « les managers sur le terrain, notamment dans les TPE et PME, sont en première ligne pour veiller à la qualité de vie au travail, prévenir les facteurs de risques liés à l’organisation des équipes et accompagner les salariés qui éprouvent des difficultés psychologiques », le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion a demandé à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) de réaliser un guide pratique, qui a pour objectif de recenser les outils et mesures pouvant être mises en place pour prévenir les difficultés et agir lorsqu’elles surviennent.

Des conseils de proximité !

N’oublions pas que les entreprises bénéficient d’un réseau d’intervenants spécialisés en santé au travail. Il s’agit des équipes de médecin et infirmier du travail, intervenant en prévention des risques professionnels, techniciens et ingénieurs HSE, ergonomes, psychologues du travail, qui les accompagnent au quotidien dans les services de santé au travail.

Consulter le guide pratique

Depuis le début de la crise sanitaire, Santé publique France réalise, avec BVA, une enquête de suivi de la santé mentale (bien-être, troubles) et de l’évolution des comportements (gestes barrières, confinement, consommation d’alcool et de tabac, alimentation et activité physique). Cette veille est réalisée en population générale sur une méthodologie rigoureuse d’échantillonnages. Elle apporte des résultats, actualisés au fil des vagues successives d’enquête, tant aux niveaux nationaux que régionaux. 2021) font ressortir les éléments suivants : n 20 % des français souffrent d’un état dépressif (+ 10 points par rapport au niveau hors épidémie) n 21 % des français souffrent d’un état anxieux (+ 7,5 points par rapport au niveau hors épidémie) n 65 % des français déclarent des problèmes de sommeil au cours des 8 derniers jours (+ 16 points par rapport au niveau hors épidémie) n 9 % des français ont eu des pensées suicidaires au cours de l’année (+ 4 points par rapport au niveau hors épidémie) Pour Santé publique France : « La situation épidémique et les mesures prises pour la contrôler affectent de façon importante la santé mentale de la population, en particulier en termes de symptomatologie anxiodépressive ».

- L’enquête CoviPrev -

Coviprev

ASMIS et risque chimique

L'intervention du toxicologue en santé au travail

Les produits chimiques sont partout. Parmi tous ces produits, il faut repérer les ACD (Agents Chimiques Dangereux), que l’on soit dans une petite ou une grande entreprise. De la réception au stockage, de l’utilisation à l’élimination, il faut maîtriser le risque. Mais le risque chimique est souvent méconnu, invisible et sans odeur ! Il faut donc pouvoir consulter un spécialiste : le toxicologue. Service de santé au travail de la Somme, l’ASMIS met à disposition de ses 10 000 entreprises adhérentes des prestations d’étude et de conseils face au risque chimique, grâce à Vincent Aubert, toxicologue.

Vincent Aubert,

toxicologue

Docteur en Chimie moléculaire, Vincent Aubert débute sa carrière par la Recherche et le Développement, comme chargé de projet en chimie, en électronique moléculaire ainsi qu'en peinture. Puis il est responsable "substances chimiques" dans le secteur automobile : conformité à la réglementation, maîtrise du risque, formation-information des salariés. Il rejoint l'ASMIS en 2019, comme toxicologue.

Dans quelles entreprises intervenez-vous ?

interventions concerne des industries manufacturières, des entreprises de construction et des entreprises ayant des activités spécifiques et techniques. 30 % sont des entreprises de 6 à 49 salariés, 30 % de 50 à 200 salariés, 30 % au-delà de 200 salariés. Pour quelles prestations?

J’apporte des prestations de conseils pour la maîtrise du risque chimique, en liaison étroite avec le médecin du travail qui suit l’entreprise. Je peux faire un état des lieux à distance comme une analyse des Fiches de Données de Sécurité, grâce notamment au logiciel Toxilist, application collaborative unique partagée entre plusieurs services de santé au travail en France. Ceci permet un « diagnostic théorique », qui identifie les risques et dangers intrinsèques aux produits et substances entrant dans l’entreprise. Je peux aider à une « action de prévention sur place ». Je me rends alors dans l’entreprise pour analyser et évaluer une ou plusieurs situation(s) de travail. Ceci permet d’initier ou de compléter des actions de prévention, grâce à des préconisations adaptées au risque. Les deux approches sont hautement complémentaires.

Vos procédures sont-elles standardisées ? Comment aider l’entreprise ?

Oui, au niveau de la procédure globale pour respecter la rigueur scientifique dans le diagnostic d’une situation. Par contre, le dialogue et l’accompagnement sont toujours personnalisés. Chaque entreprise est différente. Je m’adapte à chacune, en fonction de sa taille, de son organisation, de sa culture « prévention » et… de ses moyens. Pour les entreprises de moins de 50 salariés, il nous arrive de l’orienter vers les aides financières de la Carsat. Dans une grande entreprise, nous apportons une expertise et un regard neuf, complémentaire de ses ressources propres. La restitution des résultats est toujours un moment primordial. Il ouvre des perspectives de solutions, le cas échéant.

DSSP Contoire-Hamel

De la vue d’ensemble… à l’approche terrain !

Spécialisé dans l’emballage carton, de la fabrication au recyclage, DS Smith est un groupe présent dans plus de 30 pays. Son activité est stratégique pour l’avenir de nos sociétés, au moment où l’emballage papier et carton devient un substitut obligé des plastiques, dans un enjeu de développement durable.

Sur le site de Contoire-Hamel, près de Montdidier, 245 salariés recyclent des vieux papiers pour en faire du carton ondulé. Celui-ci est alors façonné en différents emballages destinés à l’agro-alimentaire. Le partenariat avec l’ASMIS permet une évaluation précise et partagée du risque chimique.

Elodie Declercq est responsable Sécurité/ Hygiène/Environnement pour DS Smith Packaging à Contoire-Hamel : « Notre médecin du travail de l’ASMIS, le Dr Valérie Piedecoq, nous a proposé un point sur la gestion du risque chimique, grâce à l’expertise et l’intervention de son collègue Vincent Aubert, toxicologue. Dans un premier temps, nous avons réalisé une analyse de toutes les Fiches de données de sécurité. Cela nous a donné une vue d’ensemble exhaustive. Avec deux points de vigilance : l’absence de caractérisation en CMR d’une substance entrant dans la composition d’un produit, l’existence de valeurs limites d’exposition pour d’autres substances. Dans un deuxième temps, nous réalisons ensemble des visites des différents secteurs de l’entreprise. Nous avons ainsi réalisé une « approche terrain » au niveau de l'atelier d'impression, où nous utilisons déjà des encres aqueuses répondant aux dernières normes. Nous sommes attentifs aux conditions réelles d’utilisation des produits et la parfaite adéquation des moyens de protection. Toutes ces démarches et ces études font l’objet de restitution en CSE, dans le cadre du dialogue social. Actions de prévention « à la source », information et formation du personnel sont des priorités que nous mettons en œuvre dans le cadre de ce partenariat privilégié avec l’ASMIS ».

Picardie Chrome dur L’expertise du toxicologue : pour les TPE aussi !

Implantée à Camon, près d’Amiens, Picardie Chrome Dur est spécialisée en traitement de surfaces mécaniques et hydrauliques, chromage dur et polissage, rectification cylindrique. Elle travaille sur pièce neuve ou en réparation pour l’hydraulique, l’imprimerie, les travaux publics, les machines-outils, la mécanique générale, et les secteurs auto-moto. La protection de la santé de ses six salariés, et de l’environnement, est au cœur de préoccupations quotidiennes d’Etienne Henrion, gérant. Le Dr Christine Meulebrouck, médecin du travail à l’ASMIS, assure le suivi médical renforcé des salariés ; son collègue Vincent Aubert, toxicologue à l’ASMIS, conseille Etienne Henrion, pour la maîtrise du risque à la source.

Etienne Henrion a repris Picardie Chrome Dur en 2008. Que de chemin parcouru en 13 ans ! « Grâce à des investissements permanents, j’ai revu toute l’organisation de la société, ainsi que ses processus de fabrication. Nous travaillons avec de nombreuses contraintes : sanitaires, environnementales, économiques. Avec des normes et des règlementations qui évoluent sans cesse... Et nous restons à la pointe de la protection de la santé et de l’environnement. Par exemple, nous ne sommes que deux ou trois en France à avoir une tour de lavage avec variation des aspirations. Avec Vincent Aubert, nous sommes en dialogue permanent. Ses compétences de toxicologue nous sont très précieuses. Nous faisons régulièrement le point sur les équipements de protection individuelles. Nous surveillons, en collaboration avec la Carsat, les niveaux atmosphériques de différentes substances, en situation réelle de travail. Nous échangeons sur les choix de process, notamment au niveau des bains de trempage. Nous réfléchissons ensemble sur les dispositifs de filtration et d’aspiration. Maintenir en vie une entreprise comme la mienne, essentielle pour de nombreux secteurs d’activité, c’est répondre en permanence à toutes ces préoccupations de santé, tout en préservant nos clients ».

Entreprises de moins de 50 salariés Les offres de l’Assurance maladie – risques professionnels

Pour diminuer l’impact sur la santé et optimiser la performance des entreprises, l’Assurance maladie - risques professionnels enrichit ses offres de prévention. Elle propose une nouvelle démarche en ligne : Risques Chimiques Pros. Elle renouvelle son programme TMS Pros à travers une approche adaptée aux secteurs les plus touchés.

L’Assurance maladie - risques professionnels est la branche de la Sécurité sociale en charge des « Accidents du travail et maladies professionnelles » (AT/MP). Avec son réseau de caisses (CPAM, Carsat, Cramif et CGSS), elle exerce trois missions interdépendantes : n elle indemnise et accompagne toutes les victimes de maladies et d’accidents liés au travail ; n elle fixe les taux de cotisations des entreprises ; n elle œuvre sur le terrain pour prévenir les risques professionnels. Elle prend également à son compte les actions de prévention des travailleurs indépendants et gère le compte professionnel de prévention.

Risques Chimiques pro : Deux nouvelles subventions

Deuxième cause de maladies professionnelles en France, les risques chimiques sont présents dans tous les secteurs d’activité. Risques Chimiques Pros permet aux entreprises d’évaluer les risques et d’engager des actions de prévention. Notamment dans les secteurs les plus concernés : ateliers de réparation automobile, bâtiment et travaux publics, centres de contrôle technique, mécanique et usinage, menuiserie et métiers du bois, soins et analyses. L’Assurance maladie - risques professionnels propose à compter du mois de mars 2021 deux nouvelles Subventions Prévention TPE : Risques Chimiques Pros

Équipements et Risques Chimiques Pros Peinture en Menuiserie.

Ces subventions viennent en complément des deux subventions déjà existantes : Airbonus pour les centres de contrôle technique et les ateliers de réparation, et Soudage + sûr. Les subventions correspondent à 50 ou 70 % du montant de l’investissement réalisé par les entreprises pour acquérir matériels ou équipements. Elles sont plafonnées à 25 000 euros hors taxes.

TMS Pros : En adéquation avec les secteurs les plus touchés

Les troubles musculosquelettiques, incluant le mal de dos, constituent 88 % des maladies professionnelles reconnues en France. Chaque année, 70 000 accidents du travail sont liés à la manutention avec au moins 4 jours d’arrêt de travail. Quelques secteurs d’activités concentrent l’essentiel de ces TMS : aide et soin à la personne, BTP, grande distribution, industrie agroalimentaire, industrie métallurgique, propreté, transport logistique. Les TMS peuvent avoir un fort impact sur les performances et la pérennité de l’entreprise : dégradation de la qualité de vie, douleurs répétées, perte de capacité, handicap, risque de désinsertion, inaptitudes, difficulté d’évolution professionnelle. Créée en 2014, TMS Pros a déjà permis à 6 500 entreprises accompagnées de mettre en place un plan d’actions. Entre 2014 et 2017, l’indice de fréquence (nombre de maladies professionnelles liées aux TMS déclaré pour 1 000 salariés) est passé de 6,8 à 5,9. TMS Pros est ouverte à toute entreprise souhaitant prévenir durablement les TMS de ses salariés. Pour cette nouvelle phase du programme, 7 850 établissements ont été identifiés et seront accompagnés par les Caisses d’assurance retraite et de santé au travail (Carsat).

Le 24 octobre dernier, Philippe Amouyel, professeur de santé publique et d’épidémiologie au Centre Hospitalier et Universitaire de Lille, publiait une tribune dans le Journal du Dimanche : " Covid-19 : Pour un confinement éco-compatible ". Il conseillait un confinement en dehors des heures de travail. Pour atteindre un double objectif : maintenir l’activité économique et réduire la circulation du virus dans la vie privée. L’homme est rigoureux. Ses recherches font autorité à travers le monde. Ses propos ne sont donc pas passés inaperçus. Il a accepté de partager quelques réflexions avec les lecteurs d’Entreprise & Santé.

Philippe Amouyel

professeur de santé publique et d’épidémiologie, CHU de Lille

Covid-19 : vers la sortie de crise ?

Un an après le confinement du printemps 2020, avonsnous une perspective de sortie de crise en 2021 ?

Philippe Amouyel : « La réponse est simple : Oui ! Pour être plus précis : on peut s’en sortir complètement, ou s’en sortir partiellement. Complètement, c’est à dire sans gestes barrières. Partiellement, c’est à dire en maintenant les gestes barrières. Pour y parvenir, nous avons trois objectifs simultanés : réduire la circulation du virus, baisser le niveau de contamination, vacciner. Nous partons de haut : aujourd’hui, nous sommes à 40 000 personnes détectées par jour, c’est à dire positives au test PCR. Soit 8 fois le seuil de 5 000, attendu mais jamais atteint, en décembre dernier pour sortir du second confinement. Ce seuil n’est pas le fruit du hasard : c’est celui en dessous duquel, d’une part les capacités de réanimation ne sont pas débordées et, d’autre part le suivi des cas positifs est possible. A 40 000 cas positifs détectés par jour : la "réa" est débordée, le suivi ou "tracing" est trop lourd pour être efficace. »

Comment réduire la circulation du virus ?

Philippe Amouyel : « La circulation du virus se mesure avec le coefficient de reproduction. Au niveau d’une population, c’est le nombre moyen de personnes qu’un porteur de virus contamine, avec ou sans symptôme, durant la période où il est contagieux. En décembre 2020, une personne contagieuse contaminait en moyenne trois personnes. L’objectif est grâce aux différentes mesures de lutte contre l’épidémie (mesures barrières, dépistage, vaccination) de redescendre en dessous d’une personne contaminée par personne contagieuse qui entraine le ralentissement puis l’arrêt de la circulation du virus. En janvier 2021, le variant " anglais " est arrivé : il est 40 à 60 % plus contagieux. Aujourd’hui, une personne contagieuse contamine donc en moyenne quatre personnes, voire cinq. Le confinement vise à réduire le nombre de contacts entre les gens. Les gestes barrières visent à éviter la transmission du virus, lors de contact. Attention ! Les gestes barrières, ce sont quatre mesures prises simultanément : le masque correctement porté, le lavage régulier des mains, l’aération des locaux, la distance de 1m50 à 2 mètres entre deux personnes. Si une de ces quatre mesures n’est pas appliquée, le virus passera plus facilement à travers la barrière.

Il faut aussi baisser le niveau de contamination…

Philippe Amouyel : « Oui ! Absolument ! Et pour cela, il faut isoler les personnes positives au test de dépistage. Quand on détecte

Nous avons trois objectifs simultanés : réduire la circulation du virus, baisser le niveau de contamination, vacciner

40 000 personnes positives au laboratoire, au moins 80 000 personnes sont sans doute positives dans la population. Car il faut ajouter les personnes qui n’ont pas fait le test, tout en étant porteuses du virus… La seule façon de connaître le nombre exact de cas positifs dans une population, c’est de faire un dépistage massif. Pour moi, il faut aussi faire confiance aux gens et leur répéter : « si vous êtes positifs, vous faites attention, vous restez prudents ». Autour de Noël 2020, nous faisions 3 millions de tests par jour supplémentaire, et nous n’avons pas eu de pics. C’était la stratégie « des gens responsables ». Aujourd’hui, nous avons les tests salivaires, que chacun peut faire tout seul. La France a enfin homologué ces tests salivaires1 , mais nous devons les faire avec le pharmacien… En comparaison, chaque anglais a reçu gratuitement cinq tests salivaires chez lui à faire tout seul! L’idée est simple : si chacun peut faire son test salivaire à la maison, chacun peut donc contacter son médecin si le résultat est positif. Cela permet de prendre en charge et d’isoler très tôt les personnes positives et contagieuses. Il faut faire confiance aux gens, pour s’en sortir ! C’est ma conviction. »

Le troisième levier, c’est donc la vaccination ?

Philippe Amouyel : «Effectivement. La vaccination permet d’augmenter le nombre de personnes qui, en cas de contamination, ne feront pas une forme grave de la maladie d’une part, et ne transmettront pas le virus, d’autre part. Aujourd’hui, au printemps 2021, on estime que 15 à 20 % de la population, en France, aurait été contaminée par le virus Sars-Cov-2, dont moins de la moitié aurait été dépistée. Ces personnes sont immunisées et donc protégées. Vacciner, c’est augmenter le nombre de personnes immunisées sans devoir subir les complications de la Covid-19, jusqu’à ce que la circulation du virus et le niveau de contamination chutent à un niveau acceptable pour que nous puissions créer tous ensemble une immunité collective qui nous protège durablement. En raison de la haute infectiosité du variant anglais majoritaire en France, il faut, pour cela atteindre 90 % de personnes immunisées dans la population, soit vacciner plus de 70 % des adultes. En regardant ce qui se passe à l’étranger dans la pays les plus en avance sur la vaccination, on dépasse très difficilement ce seuil. Pour l’atteindre, il faudrait vacciner 90 % des plus de 65 ans dans un premier temps et 70 % des 18-65 ans dans un deuxième temps. Attention : dans ce cas le virus continue de circuler chez les 20 millions de jeunes de moins de 18 ans non vaccinés. Sans doute, faudra-t-il élargir la vaccination aux 15-18 ans, dans un troisième temps. Cela demandera biensûr une réflexion préalable. »

Mais alors… il nous faut des vaccins ! Des millions de doses…

Philippe Amouyel : «Il nous faut continuer à progresser ! Les objectifs sont clairs : 10 millions de personnes vaccinées à la mi-avril, 20 millions à la mi-mai, etc. Pour s’en sortir, il n’y a pas d’autres solutions. Effectivement, tout dépend aujourd’hui de l’arrivée des doses de vaccins, tout en tenant compte de l’efficacité de distribution

Au sein des entreprises, les protocoles sanitaires sont globalement respectés, autant par les employeurs que les salariés. Il faut le reconnaître

et d’administration de ces vaccins et de l’acceptabilité dans la population. L’AstraZeneca2 est désormais réservé en France aux plus de 55 ans, il se conserve dans un réfrigérateur classique et peutêtre administré facilement au cabinet du médecin, en pharmacie ou en entreprise. Le « Johnson and Johnson » arrive à la mi-avril : il s’administre en une seule injection. Il se conserve également avec un réfrigérateur classique. C’est un vaccin particulièrement adapté pour les populations qui sont difficiles à voir deux fois, à quelques semaines d’écart. Il y a toujours le Pfizer et le Moderna, qui requièrent des conditions de conservation et de stockage à moins 80° et une utilisation dans un délai très court une fois décongélés. Le vaccin allemand Curevac devrait être homologué en juin. Il y a donc de réelles perspectives, avec plusieurs vaccins, d’atteindre l’immunité collective, en France, au 2d semestre 2021.»

En fait… tout ceci démontre l’importance de la prévention !

Philippe Amouyel : « Il nous faut l’admettre et le reconnaître : au XXIe siècle, la prévention reste incontournable. On l’avait déjà compris avec la tuberculose au début du XXe siècle, même si la découverte de la Rifampicine a été un progrès pour le traitement. La quasi-disparition de la tuberculose est surtout liée au progrès socio-économiques et à l’hygiène. La tuberculose reste présente chez les populations précarisées et fragilisées. La prévention est d’une cruciale actualité… Ce nouveau virus le prouve !»

Et pour le monde du travail ?

Philippe Amouyel : « Tout d’abord, au sein des entreprises, les protocoles sanitaires sont globalement respectés, autant par les employeurs que les salariés. Il faut le dire et le reconnaître. D’autant plus qu’il faut aussi continuer de travailler : on ne peut pas arrêter la vie économique. C’est impossible. En plus, les lieux de travail, dès lors que les protocoles sont respectés, ne sont pas des lieux de contamination massifs. Le développement du télétravail va considérablement modifier nos habitudes de travail et l’organisation des entreprises. Enfin, les entreprises et leurs services de santé au travail démontrent leurs capacités à vacciner, dans une relation de proximité et de confiance. Il faut comprendre les hésitations de nos concitoyens, face à cette vaccination. Et le monde du travail, avec les équipes de santé au travail, avec les médecins du travail, est propice à un dialogue personnalisé dans cette démarche de vaccination. C’est l’une des conditions de sa réussite. »

BIOGRAPHIE EXPRESS

Médecin de renommée internationale, Philippe Amouyel est professeur d’Epidémiologie et de Santé Publique au Centre Hospitalier et Universitaire de Lille. Il dirige une unité de recherche de l’Inserm dédiée à l’épidémiologie des maladies liées au vieillissement (maladies cardiovasculaires et d’Alzheimer). Il a créé le laboratoire d’excellence Distalz dont l’objectif est le développement de stratégies innovantes pour une approche transdisciplinaire de la maladie d’Alzheimer. Il est l’auteur de plus de 800 articles scientifiques dans des revues internationales. De 2002 à 2011, il a dirigé l’Institut Pasteur de Lille, et depuis 2008, il dirige la Fondation Alzheimer qui soutient au niveau national la recherche, l’innovation et la prévention. Au niveau européen, il préside l’Initiative de Programmation Conjointe sur la recherche sur les maladies neurodégénératives qui regroupe 30 pays dont le Canada et l’Australie dans un effort de recherche mondiale afin de lutter plus efficacement contre ces maladies. Philippe Amouyel est membre du Conseil Mondial de la Démence créé par le G7. Depuis un an, il s’est engagé avec le service de santé publique qu’il dirige au CHU de Lille dans la définition de stratégies de santé publique et de prévention, en alertant sur la survenue d’une deuxième puis d’une troisième vague épidémique de Covid-19.

Société Du côté de l’égalité femmes-hommes

Comme chaque année, le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, publie les chiffres clés de l’égalité. Le rapport « Vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes – Chiffres clés- Édition 2020 » est disponible. Il observe les données disponibles tant dans la sphère privée que la vie publique (ex. foyer, vie professionnelle, culture, sport, etc.). Cette nouvelle édition s’intéresse notamment à l’impact de la crise sanitaire sur ces inégalités. A noter que de nombreux observateurs considèrent que cette crise retarde les progrès vers l’égalité d’une génération !

Dans l’éditorial de cette édition 2020, Elisabeth Moreno, ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, écrit : « j’ai souhaité faire un focus sur l’impact de la crise sanitaire sur les femmes et les hommes, dans leur vie professionnelle, mais aussi dans l’articulation qu’elles et ils ont dû trouver entre l’exercice de leur métier et leur vie personnelle et familiale complètement bouleversée. Pendant cette période inédite, les violences intrafamiliales et conjugales ont fortement augmenté, révélant ainsi clairement une situation que nul ne saurait accepter ».

Des métiers féminisés aux avant-postes de la crise sanitaire Des écarts de salaires persistants

*y compris chefs d’entreprise salariés Champ : France hors Mayotte, salariés en EQTP du secteur privé et des entreprises publiques, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation. Sont exclus les apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs. Source : Insee, Déclarations annuelles de données sociales (DADS), Édition 2020

Conférences en ligne

Les 25 et 26 mai de 9 h à 10 h 30 "Ergonomie & Télétravail" : Bien s’installer pour bien travailler. Parce que le travail à la maison peut être source de TMS, l’ASMIS vous propose une conférence en ligne pour vous aider à aménager votre poste de travail et celui de vos collaborateurs. Les 29 et 30 juin de 9 h à 10 h 30 Le "Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels" : Une démarche incontournable pour prévenir vos risques et intégrer vos obligations vis-à-vis de la Covid-19. L’Asmis propose une conférence en ligne afin de vous informer sur le document unique d’évaluation des risques professionnels. Les thèmes suivants sont notamment abordés :• S’inscrire dans une démarche de prévention : intérêts et enjeux. • Les étapes de réalisation du document unique d’évaluation des risques. • L’outil d’évaluation des risques EVRP-online.

Inscription sur : formations@asmis.net

Semaine pour la qualité de vie au travail 2021 :

« Travailler ensemble »

L’édition 2021 se tiendra du 14 au 18 juin sur le thème « Travailler ensemble ».

Le programme des événements sera dévoilé le 5 mai sur le site semaineqvt.anact.fr.

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Source : anact.fr

#SECURITEROUTIEREAUTRAVAIL Les journées de la sécurité routière Les Journées de la sécurité routière au travail se tiendront du 17 au 21 mai 2021.

Retrouvez des outils de sensibilisation au risque routier et des exemples d’initiatives déjà mises en place à l’occasion des journées qui rendent la route plus sûre, sur le site securite-routiere.gouv.fr

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Source : securite-routiere.gouv.fr

Contact : entrepriseetsante@nordnet.fr Les éditions de l’encre vive Tél. 03 20 14 07 77

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Conception et Réalisation :

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Responsable de rédaction :

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Coordinatrice d’édition :

Nathanaëlle Debaene Méthodes et Médiation – Lille

Rédaction :

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Comité de rédaction :

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