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INTRODUCTION

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et ouvrage est né d’une constatation simple, les plantes de climat doux se sont imposées dans nos jardins et sur nos balcons. Il y a une trentaine d’années, lorsque débutait ma carrière professionnelle, certains pensaient à un effet de mode que quelques saisons de printemps froids suffiraient à faire oublier. La plupart des horticulteurs et des pépiniéristes profitaient de cette manne mais restaient dubitatifs, on pouvait seulement leur donner raison. Mais voilà, les bougainvillées, les lavandes, les jasmins ou l’emblématique olivier ont eu raison du manque de raison, la passion des jardiniers ne s’est toujours pas démentie, elle est plus que jamais vivace. De belles victoires en petits échecs, les amateurs comme les professionnels ont beaucoup appris, certains à priori sont tombés, et adieu les complexes. On essaie, on tente, on admire et on échange entre passionnés. Cette ruée vers le Sud a ouvert un marché suffisamment large pour devoir apporter quelques précisions. Longtemps on a parlé de plantes méditerranéennes pour qualifier en bloc toutes les plantes jugées exotiques au-dessus d’Avignon. On parle désormais de plantes de climat doux, c’est l’intitulé que nous avons retenu pour cet ouvrage. Reste que ce terme encore trop général rassemble une grande diversité d’espèces végétales, autant dans les catalogues et dans le commerce que désormais dans la floraison de blogs et de sites sur le web. On y trouve à la fois des plantes utilisées traditionnellement dans les jardins méditerranéens depuis le xix e siècle, les lantanas, les bougainvillées, les palmiers. Beaucoup ont été adoptées dans les jardins du littoral atlantique. Depuis cette époque, elles ont été rejointes par des plantes nettement exotiques, les strelitzias, les bananiers, beaucoup d’arbustes et de vivaces fleuries venues de l’hémisphère sud. Enfin l’engouement de ces dernières années a apporté son lot de découvertes, de fantaisies et on trouve également beaucoup de plantes très exotiques et tropicales qui n’auront pas de chance Les plantes de climat doux ne sont pas réservées à la région méditerranéenne, comme en témoigne ce bananier savoyard.

d’être plantées dans nos jardins, caféier, théier, baobab et autre héliconia ou arbre du voyageur. Nous ne traiterons pas de ces dernières dans ce livre. Cet ouvrage expose un choix, pour partie subjectif, mais qui tient compte largement des usages classiques ou novateurs dans les jardins de climat doux. La presque totalité des plantes, je les ai cultivées ou vu cultiver dans les jardins ou chez les pépiniéristes amis (et concurrents !) pendant les 16 années que j’ai passées en pépinière méditerranéenne, où les échanges ont été nombreux et le sont restés. Le lecteur trouvera donc dans ce livre des essences à planter au jardin, sur tout le pourtour méditerranéen, sans oublier la Corse, sur le littoral de l’ouest depuis Saint-Jean-deLuz jusqu’aux Côtes d’Armor, mais aussi à l’intérieur des terres pour certaines, sous la douceur Angevine ou Tourangelle, sans oublier les grandes villes où le confinement (et la pollution !) apportent une douceur inattendue. Tout le monde a vu de beaux oliviers, des figuiers ou quelques palmiers en bac en plein cœur de Paris, par exemple. Le choix est aussi dicté par la possibilité de cultiver toutes ces plantes en pots sur les terrasses et les balcons, avec une éventuelle protection. Le cœur du problème étant la résistance au froid, elle est toujours indiquée pour chaque espèce et chaque variété, plus avant dans le livre un chapitre y est consacré, cela mérite de larges explications. Bien entendu ce choix ne saurait être exhaustif, d’autant que certaines espèces sont devenues des plantes horticoles de grande consommation et qu’elles proposent des centaines, voire des milliers de variétés, comme chez l’hibiscus. Mais l’amateur n’aura pas assez de sa vie de jardinier pour déjà essayer tout ce que nous proposons dans les pages qui suivent. On espère surtout qu’elles lui donneront envie d’en savoir toujours plus sur le sujet.


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LE FROID ET LES PLANTES La première question qui vient lors des échanges entre passionnés de plantes de climat doux concerne leur résistance au froid. C’est LA grande question. Apportons tout de suite une précision importante, on parle de rusticité pour désigner la faculté d’une plante à s’adapter aux conditions climatiques et culturales dans un environnement nouveau pour elle. Un raccourci d’usage veut qu’on résume la rusticité à la simple résistance au froid, c’est dans ce sens que nous l’employons tout au long de cet ouvrage. En quoi consiste la résistance au froid ? C’est le seuil minimal que peut supporter un organisme végétal, même en subissant de gros dégâts dans ses tissus, mais sans que cela remette en cause sa survie. La plante peut disparaître complètement en surface et renaître de sa souche, par exemple. Le plus souvent, la partie aérienne est brûlée par le froid, plus ou moins intensément. La valeur indiquant cette résistance n’est jamais stricte, elle ne se lit pas sur le thermomètre mais se « lit » aussi sur la plante et sur l’environnement à un instant donné. Elle est toujours le résultat de plusieurs critères qui interagissent : - Les effets du froid sont amplifiés par l’humidité ou par les vents, c’est la fameuse « température ressentie » qu’on délivre désormais dans les bulletins météorologiques. - La durée du froid : les valeurs annoncées et que nous avons constatées, sont toujours des minima observés pour de courtes expositions, en général en fin de nuit. - L’amplitude des maxima et des minima est aussi à prendre en compte : une petite gelée nocturne suivie d’un réchauffement en fin de matinée autour de 10 à 12 °C est moins destructrice que si la température diurne dépasse tout juste 0 °C. - D’autant plus qu’elle influe directement sur le repos végétatif de la plante. Une plante dont le rythme physiologique est ralenti, par la baisse progressive du thermomètre dès novembre-décembre, est moins exposée que la même en pleine végétation, plus vulnérable (voir encadré). - Les microclimats ont une importance capitale. Dans un jardin, une encoignure de mur où la réverbération de la chaleur par les pierres d’un muret peuvent apporter les quelques degrés déterminants pour la survie de la plante. À l’inverse, un tourbillon de vent mal placé peut être fatal. - Enfin, il faut considérer les variations d’ordre génétique, surtout que beaucoup de plantes sont multipliées par semis, donnant une descendance hétérogène.

Tous les individus ne sont pas égaux face aux variations du milieu, c’est d’ailleurs toute la base de la sélection. On le voit, la résistance au froid (la rusticité) est à prendre avec toutes ces précautions. Dans la seconde partie de l’ouvrage consacrée aux portraits de plantes, nous indiquons toujours la rusticité. J’ai pu constater la plus grande partie de ces valeurs, les autres proviennent des observations de pépiniéristes et d’horticulteurs, d’amateurs éclairés et sont le fruit d’années de collecte.

LAISSONS PARLER L’EXPÉRIENCE Les terribles hivers de 1985 et 1986 ont fait d’énormes dégâts sur toute la Côte d’Azur, notamment. Voyons le bon côté des choses, ils ont permis d’affiner nos connaissances. Pour illustrer les propos ci-dessus, arrêtons-nous sur deux exemples que j’ai pu constater : - Dans mon jardin (où la température a chuté de + 14 °C en début d’après-midi à - 17 °C en fin de nuit), trois belles touffes de lavande dentée étaient plantées à quelques distances les unes des autres, une a résisté à - 17 °C, les deux autres ont passé l’arme à gauche. Cela illustre à la fois l’importance des microclimats au jardin et peut-être la variabilité génétique. - Tous les gros sujets de faux-poivriers plantés dans une avenue du centre-ville de Hyères sont morts à cause du gel. Dans le même temps, de superbes sujets observés dans l’Hérault sont toujours visibles aujourd’hui. Simplement les premiers étaient en pleine croissance en janvier, les seconds dans un repos végétatif profond.

LE BON CÔTÉ DU FROID Le froid intense et durable est quelquefois fatal aux plantes, en revanche à petites doses hivernales il a l’avantage de donner des plantes plus robustes, endurcies, qui ont un bel avenir sitôt le printemps revenu. Il ne faut donc pas trop protéger les sujets. Il a le mérite de tuer toutes les formes parasitaires et de permettre de démarrer le printemps avec des plantes saines. Certaines plantes pourtant exotiques ont besoin de passage du froid, l’exemple le plus parlant est celui des agrumes. Une température hivernale autour de 8 °C assure une bien meilleure floraison et donc une bonne fructification l’année suivante. En fait, la protection des plantes de climat doux tient surtout de l’arbitrage entre la survie de la plante au sens strict et le fait de maintenir un bel aspect visuel au sujet. Enfin, il ne faut pas oublier que beaucoup de plantes exotiques pour les passionnés jardinant en dehors du sud subissent en temps normal des froids importants.


Introduction

Les angles de murs offrent souvent une bonne protection contre les vents et les courants d’air.

Il s’agit par exemple de toutes les plantes de garrigue poussant à l’intérieur des terres. Si elles figurent dans la riche flore méditerranéenne c’est à contrario pour leur résistance aux chaleurs importantes et à la sécheresse.

PROTÉGER DU FROID On l’a dit, la protection contre le froid est toujours affaire d’arbitrage. On est sans doute heureux de voir que son palmier est sorti vivant de l’hiver, mais s’il lui faut tout l’été pour faire quatre nouvelles palmes qui disparaîtront l’hiver suivant, on est bien frustrés. Passer l’hiver, c’est bien, mais en sortir en bon état, c’est mieux. Avant de se décourager et renoncer au bel arbuste, à la vivace fleurie ou au palmier de ses rêves, il faut savoir

Un simple voile d’hivernage se révèle souvent suffisant pour couper le froid humide.

que le passage de l’hiver, pour les plantes de climat doux, tient souvent à peu de chose, pour être clair tout se joue à quelques degrés près. Bien sûr « un oranger sur un sol irlandais, on ne le verra jamais », comme dit la chanson, mais cela vaut la peine de connaître les quelques précautions et les quelques astuces simples à la portée de tous. Insistons sur deux points déjà évoqués, les plantes qui cessent de pousser dès l’automne pour faire le dos rond tout l’hiver ont plus de chance de résister : ne nous réjouissons pas des hivers trop doux, que vienne un coup de froid et les dégâts peuvent être importants. L’addition de l’humidité, ambiante et au niveau des racines, est détonnant. C’est une des limites à la culture de l’olivier, par exemple, très rustique mais qui redoute l’humidité hivernale.

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Pour protéger les palmiers, les fermer en prenant soin de positionner le paillon de protection de manière à englober le cœur de la plante où se trouve le bourgeon.

Tous les moyens de protection sont tournés vers le gain des quelques degrés décisifs et l’effet bouclier contre l’humidité et le vent. - Le paillage, celui qui a rendu des services en été pour limiter les arrosages, est assez efficace. Couper le plus court possible les petits ligneux et les vivaces et placer une bonne épaisseur de paille propre, de brindilles, de paillettes, de préférence aux tapis de feuilles mortes qui se gorgent de l’eau des pluies et se compactent. - Utiliser un voile d’hivernage, ce simple morceau en non-tissé, et en triple épaisseur, est un des meilleurs isolants. Emmailloter « lâche » pour ne pas étouffer la plante, le but est de créer un tampon d’air. Pour les plantes en pots, penser à emmailloter également le pot : les racines sont placées hors sol, au contact des parois du contenant et sont nettement plus exposées au froid. - Pour les plantes en pots du jardin, renouer avec la mise en jauge, comme on le pratiquait pour les légumes, les boutures ou les plantes en instance de plantation.

Un mur bien exposé au soleil restitue, la nuit, la chaleur emmagasinée pendant la journée.

Enterrer les pots dans une terre meuble pour prémunir la motte du froid. On les ressortira en mars. - Le seul fait de « fermer » certaines plantes suffit à protéger le cœur, le bourgeon central. Ramener les grandes feuilles des bananiers, des palmiers et les maintenir par un lien de raphia. - Les cloches, les tunnels plastiques, les petites constructions bricolées à la maison, tendues de film plastique sont souvent suffisantes, comme les vérandas non chauffées. - Beaucoup de plantes, y compris des plantes tropicales, sont assez peu exigeantes sur le plan de la protection contre le froid. Il suffit de les stocker en condition hors gel, autour de 4 à 5 °C. Bien sûr le feuillage peut avoir triste mine, mais la plante sera endurcie. Une petite taille et un rempotage, ou la reprise de la fertilisation en mars, et elle sera d’autant plus belle. Le stockage dans un garage, dans une remise ou un local frais suffit. Bien sûr s’il reste un peu de place dans la maison, avec une source de lumière suffisante, c’est le lieu idéal pour les potées fleuries tropicales.


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Abutilon

Abutilon, Lanterne chinoise, Érable d’appartement Malvacées

BRÉSIL, URUGUAY

Le genre regroupe entre 120 et 150 espèces selon les sources, auxquelles s’ajoutent de nombreux hybrides horticoles dont les producteurs proposent tous les ans des nouveautés. Tous sont des arbustes persistants à végétation assez grêle, aux fleurs plus ou moins ouvertes, de coloris variable. À planter en plein soleil ou à mi-ombre. Culture en pot recommandée.

A. megapotamicum

A. striatum (syn. : A. pictum)

Jolies fleurs solitaires bicolores à calice rouge vif et pétales jaunes. Port étalé, retombant à grimpant. (2 m x 3 m). Rusticité jusqu’à - 10 °C. On peut le palisser (les Anglais le nomment abutilon grimpant) pour le faire pousser en hauteur ou en largeur sur plusieurs mètres, adossé à un mur. ‘Striatum’. Feuillage panaché de jaune.

Fleurs variables, le plus souvent rouge orangé montrant toutes les nuances, reconnaissables à leurs pétales veinés, du printemps à l’automne. Port dressé puis étalé. (3 m et plus x 0,80 m). Rusticité - 5 °C à - 7 °C.

‘Thompsonii’. Fleurs orange à jaunes. Feuillage mosaïqué de jaune vif. (1,50 m x 1,50 m).

A. mediopictum

A. molle (syn. : A. avicennae)

Arbuste à fleurs orange, feuillage panaché à mosaïqué de jaune vif en larges plages. (2 à 3 m x 2 à 3 m). Rusticité - 5 °C à - 7 °C.

Petites fleurs en clochettes jaunes du printemps à l’automne, ouvertes, plus ou moins érigées. Larges feuilles cordiformes, vert clair, duveteuses. (1,50 m x 1 m). Rusticité - 5 °C à - 7 °C. Lors des hivers intenses, la végétation disparaît pour renaître au printemps.


Abutilon

A. vitifolium Belles fleurs mauve plus ou moins intense, largement ouvertes en été. Feuilles caduques à semi-persistantes, larges, vert-gris. (2 à 2,50 m x 2 m). Rusticité - 7 °C à -10 °C.

‘Album’. Fleurs blanches.

ABUTILONS HYBRIDES

‘Orange Glow’. Grandes clochettes retombantes. (1,50 m à 2 m x 1,50 m).

‘Red Princess’. Rouge grenat intense. Bonne croissance, plante robuste. (0,60 m à 0,80 m x 0,60 m).

ET ENCORE… Les hybrides d’abutilons spécifiquement proposés pour les potées fleuries à cultiver à l’abri, en véranda sont nombreux, citons : - ‘Helen’, rose clair - ‘Eric Lilac’, rose soutenu - ‘Marion’, orange - ‘Red Princess’, rouge clair…

‘Thérèse Yellow’. Clochettes jaune clair de mai à décembre. Feuillage vert foncé. (2 m x 1 m).

‘White King’. Petites clochettes d’un blanc pur à centre jaune de mai à décembre. Feuillage vert foncé. (2 m x 1 m).

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Acacia

Mimosa Mimosacées

AUSTRALIE

Arbres, arbustes, arbrisseaux, de 1 m à 15 m de haut, généralement à feuillage persistant. Inflorescences en grappes de glomérules (boules regroupant plusieurs fleurs) offrant toutes les nuances de jaune. Exposition plein soleil, préférence pour les terres acides (sauf A. retinodes, qui pousse aussi sur des sols calcaires. Rusticité - 8 °C à - 10 °C sauf mention contraire. Les mimosas sont reproduits par semis, par bouturage, plus rarement par marcottage, mais la plupart des espèces et variétés intéressantes sont proposées greffées (le plus souvent sur A. retinodes), d’une part pour la fidélité de la multiplication, d’autre part pour une meilleure adaptation aux terres calcaires. Ils préfèrent la pleine terre mais la plupart peut être cultivée dans de grands pots à hiverner hors-gel. Il est commode de classer les mimosas en trois catégories.

MIMOSAS BIPENNÉS Feuilles divisées en pennes, redivisées en pinnules plus petites comme chez le mimosa classique des bouquets en hiver (A. dealbata).

A. dealbata Abondante floraison entre décembre et mars, en grandes grappes jaune soufré. Très courant et naturalisé dans certaines régions. Végétation rapide formant des arbrisseaux ou des petits arbres. (3 à 6 m x 3 m). Rusticité - 8 °C à - 10 °C.

‘Le Gaulois’. Feuillage vert foncé. Le plus courant en fleurs coupées. (3 à 6 m x 3 m).

‘Mirandole’. Grosses grappes jaune brillant en décembrejanvier. (6 à 8 m x 3 m).

‘Mireille’. Petites grappes cotonneuses (on parle aussi de mimosa double) en février-mars. Feuillage dense vert foncé. (3 à 6 m x 4 m).

‘Pendula’. Couvre-sol ou pleureur. Fleurs jaune d’or en janvierfévrier. Feuilles bleutées, duveteuses. (1,50 m à 3 m x 3 m).


Acacia

‘Président Doumergue’. Grosses grappes terminales jaune d’or en janvier-février. Feuillage bleuté, duveteux. (4 à 6 m x 3 m).

‘Tournaire’. Fleurs axillaires et grappes terminales jaune vif en janvier-février. Feuillage dense vert clair. (3 à 6 m x 4 m).

‘Virginia’. Fleurs orangées d’intensité variable en février-mars. (3 à 6 m x 5 m).

A. baileyana Floraison en multitude de petits glomérules jaune d’or en janvier-février. Feuilles courtes, nettement bleutées. Port légèrement retombant. (5 à 10 m x 5 m). Rusticité - 8 °C à - 10 °C.

‘Maréchal Joffre’. Feuillage vert. Floraison en décembre-janvier. (3 à 6 m).

‘Prostrate’. Port étalé, couvresol pouvant couvrir plus de 5 m 2. Croissance rapide. Fleurs jaune clair en mars-avril.

‘Purpurea’. Extrémité des rameaux pourpre plus intense avec le froid ou le sec.

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Extrait Plantes de climat doux - Éditions ULMER  

Ce nouveau volume de la collection Ulmerium présente la gamme des plantes de climat doux: arbres, arbustes, vivaces et bulbes des régions mé...