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ISBN 2 85300 170 9 ISBN 2 85300 172 5 ISBN 2 85300 174 1 ISBN 2 85300 169 5

Imprime aux Pays-Bas par Jongbloed 2005


Josue INTRODUCTION Le livre de Josue raconte l'entreÂe d'IsraeÈl en Canaan et la reÂpartition du pays entre les douze tribus. Amorce deÁs Nombres 13 avec le reÂcit de la premieÁre exploration de Canaan, il s'ouvre sur la traverseÂe du Jourdain qui fait acceÂder au pays promis par Dieu.

tion ». Mais cette dernieÁre n'est pas deÂpourvue d'intention propheÂtique : il s'agit, en rappelant les eÂveÂnements du passeÂ, d'en renouveler le sens pour les geÂneÂrations futures, celles qui n'ont pas connu ce temps-laÁ et qui risquent d'en oublier les orientations.

Un homme nomme Salut : la figure embleÂmatique de JosueÂ

De l'exhortation aÁ l'anatheÁme (chap. 1 et 7) Ð ouÁ il apparaõÃt que Josue n'est pas forceÂment aÁ lire au premier degreÂ

« Josue » et « JeÂsus » sont un meÃme nom, aussi bien en heÂbreu qu'en grec. La diffeÂrence, en francËais, entre le nom de Josue fils de Noun et celui de JeÂsus de Nazareth reÂsulte d'un choix peÂdagogique que la traduction latine (Vg ) a fait pour distinguer les personnages. Nombres 13.16 relate comment MoõÈse changea le nom du fils de Noun, OseÂe ou HosheÂa` , « il sauve » Ð c'est-aÁ-dire « il donne la victoire » ou « il libeÁre » Ð en celui de Josue ou Yehoshoua` : « YHWH est le sauveur » (ou « celui qui donne la victoire », « le libeÂrateur »). Ce nom nouveau est aÁ lui seul tout un programme. Le chef prestigieux que sera JosueÂ, mentionne 167 fois dans le reÂcit de la conqueÃte, devient ainsi la figure embleÂmatique du salut, victoire ou libeÂration, qui, aÁ toutes les eÂpoques, ne pourra venir que de YHWH, le seigneur du SinaõÈ. $

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Une eÂpopeÂe fondatrice Le livre de Josue est plein de joie et de certitudes. S'il continue de preÂoccuper les chercheurs, c'est parce qu'il est aussi le treÂsor ouÁ se sont amonceleÂs sans tri les souvenirs des hauts faits qui fondent la conscience nationale. La fresque biblique s'y deÂveloppe, au moins dans la premieÁre partie, avec les accents vibrants de l'eÂpopeÂe. Manifestement, le texte est destine aÁ la « ceÂleÂbra-

Le reÂcit de la conqueÃte emprunte au style eÂpique pour exprimer une vision globalisante du projet de Dieu. L'amour sans partage demande par le Dieu d'IsraeÈl dans le DeuteÂronome (6.5) est aÁ nouveau revendique dans le prologue de JosueÂ. Ce premier

chapitre veÂhicule une notion si forte de l'efficacite de la promesse qu'il met les verbes aÁ l'accompli pour deÂcrire une reÂalite aÁ venir : tout lieu que vos pieds fouleront, je vous l'ai donne (1.3,15 ; 2.9 ; 8.1). Les peÂripeÂties, et il y en aura, sont d'avance aÁ inscrire dans le dessein de Dieu. Ainsi la conqueÃte aÁ venir pourra eÃtre accueillie comme le don gratuit de Dieu. Mais pour autant la promesse n'est pas sans contrepartie. Josue et le peuple dont il est le chef charismatique (v. 5 ; cf. Nb 27.18-23) doivent trouver force et courage dans la confiance et dans la mise en pratique de la loi divine (1.7). Cela pour le coÃte positif. Mais cette soif d'absolu s'accompagne aussi d'un refus absolu. Toute composition avec $

Un plan pour Josue Introduction : de MoõÈse aÁ Josue (chap. 1) I. TraverseÂe du Jourdain et conqueÃte de Canaan (2±12) 2 3±4 5.1-12 5.13±8.29 8.30-35 9 10 11 12

Rahab et les espions aÁ JeÂricho Le passage du Jourdain Circoncision et PaÃque au Guilgal JeÂricho et le AõÈ CeÂleÂbration au mont Ebal Les Gabaonites Raids au sud Raids au nord Liste des rois vaincus

II. ReÂpartition du territoire et cadastre (13±21) 13.1-7 13.8-33 14±17 18±19 20.1±21.42 21.43-45

ContreÂes restant aÁ conqueÂrir Territoires de Ruben, Gad et Manasse oriental Territoires de Juda, EphraõÈm et Manasse occidental Territoires des autres tribus Les villes des leÂvites Accomplissement des promesses

III. Derniers eÂveÂnements et ultimes avertissements (22±24) 22 23 24

L'autel-teÂmoin des RubeÂnites Testament de Josue Alliance de Sichem


JOSUE ± Introduction les diviniteÂs cananeÂennes est eÂcarteÂe par la prescription, tout aÁ fait eÂtonnante, de l'anatheÁme (ou « interdit »). L'histoire d'AkaÃn, au chap. 7, en apporte la plus eÂclatante deÂmonstration. Au lieu d'eÃtre porte sur les ailes de la victoire, le peuple vainqueur de JeÂricho s'enlise dans le deÂfaitisme parce que le sort des armes devient contraire. Les revers sont stigmatiseÂs comme la conseÂquence d'une deÂsobeÂissance apparemment mineure : AkaÃn s'est approprie une part du butin ; or il ne fallait faire ni butin ni quartier. Souvent, la lecture rapide ou non avertie de la Bible achoppe sur ces pages. Quel est donc le dieu qui peut exiger pareilles horreurs, lesquelles ne manquent pas de faire surgir dans l'esprit du lecteur moderne les images des geÂnocides du XXe sieÁcle ? Le dossier biblique montre que l'anatheÁme traduit le refus de toute contamination des ideÂes du paganisme ambiant (Dt 20.1618) et de tout amalgame syncreÂtiste. On ne sache pas, au demeurant, que cet ordre d'eÂlimination physique des populations vaincues ait jamais eÂte applique aÁ la hauteur des mots. Le ton se fait ici poleÂmique, car l'histoire de la conqueÃte est aussi un sermon propheÂtique contre les deÂviations des geÂneÂrations futures et leurs funestes conseÂquences. Que ce soit aÁ la cour de Salomon (1R 11) ou dans la JeÂrusalem de l'eÂpoque perse (Esd 9±10 ; Ne 13 ; cf. Ml 2.10ss). Paradoxalement, le theÁme de la guerre sainte (notamment dans l'opposition entre la victoire miraculeuse de JeÂricho et la deÂfaite inattendue qui la suit) souligne aussi la supeÂriorite de la fideÂlite aÁ Dieu et de la confiance en lui sur l'usage de la force. De la mer des Joncs au Jourdain Le petit credo historique de Jos 4.22ss et l'institution liturgique qui l'accompagne donnent bien le ton. Comme en Exode 12 (la sortie d'Egypte), l'importance theÂologique de l'eÂveÂnement investit la narration au point que celle-ci ne songe plus aÁ faire la part des faits et celle de leur ceÂleÂbration (ou reÂcitation). L'expose cateÂcheÂtique met ainsi l'accent sur le paralleÂlisme presque par-

fait qui existe entre le passage de la mer des Joncs et celui du Jourdain. Dans l'un et l'autre cas, c'est l'intervention miraculeuse de Dieu qui permet la progression du peuple et du reÂcit (voir « Un ``miracle'' naturel ? », p. 287). Le Guilgal Le nom du Guilgal (Jos 4.19n ; 5.9ns, etc.) n'a pas eÂte sans inspirer la reÂflexion du narrateur. Construit sur une racine verbale qui peut signifier « rouler, encercler, tourner en rond », il deÂsigne un cercle de pierres dresseÂes ; mais il pourrait aussi servir de lien entre les diverses notions qui gravitent autour de l'entreÂe en Terre promise. Peut-eÃtre, au Guilgal, commeÂmorait-on la prise de JeÂricho par une procession liturgique en rond (mais le reÂcit qui deÂcrit la procession autour de JeÂricho emploie une autre racine heÂbraõÈque). L'apparition aÁ JeÂricho du chef de l'armeÂe du SEIGNEUR (5.12ss), symeÂtrique de la reÂveÂlation au buisson ardent (Ex 3), se situe probablement tout preÁs du Guilgal. Ce lieu va en effet devenir le centre de l'action de Josue et restera, aÁ l'eÂpoque de Samuel et jusqu'aÁ celle d'EliseÂe, un sanctuaire important. Il est vrai cependant que, deÁs 18.1, le centre politique du pays est deÂplace aÁ Silo en EphraõÈm, non loin de la reÂsidence personnelle de Josue (19.50). Ruses de guerre La conqueÃte « donneÂe » ne va pas sans deÂpense d'eÂnergie de la part des envahisseurs. SuÃr de son bon droit, Josue envoie deux agents speÂciaux aÁ JeÂricho, la premieÁre citadelle aÁ conqueÂrir, afin d'en repeÂrer les deÂfenses. Pour expliquer leur preÂsence dans la ville, les deux hommes usent d'un stratageÁme bien connu dans l'Antiquite : ils sont venus chercher un lieu de plaisirs. Comme souvent en pareilles circonstances, la prostitueÂe au grand cúur prend leur parti ; mais ici elle va jusqu'aÁ confesser sa foi au Dieu d'IsraeÈl. Lorsque la police s'inquieÁte des alleÂes et venues des deux eÂtrangers, Rahab dissimule leur fuite par un pieux mensonge. Du coup le clan de Rahab (2.12s ; 6.17,22s) acquiert un droit de cite deÂfinitif

281 aux coÃteÂs d'IsraeÈl. Cette famille prendra place en effet dans la geÂneÂalogie royale de David, puis de JeÂsus (Mt 1.5). Si la prise de JeÂricho (chap. 6) eÂchappe, par son caracteÁre hautement miraculeux, aÁ toute strateÂgie preÂalable, celle du AõÈ requiert une ruse de guerre, avec embuscade et fuite simuleÂe (tactique qu'on retrouvera en Jg 20), indiqueÂe par Dieu et associeÂe aÁ des vestiges visibles. Le narrateur mentionne le grand tas de pierres (8.29) qu'il avait sous les yeux et qui pourrait eÃtre la seÂpulture du roi vaincu par ruse au AõÈ (mot qui signifie « ruines »). Gabaon, enfin, a eÂchappe au massacre graÃce aÁ un habile subterfuge. Le maintien des Gabaonites comme buÃcherons et puiseurs d'eau en IsraeÈl jusqu'aÁ l'eÂpoque du narrateur (9.27), ainsi que l'alliance conclue avec eux en deÂpit du principe formel de ne jamais composer avec les CananeÂens, ont manifestement fait probleÁme : Aucune ville ne fit la paix avec les IsraeÂlites Ð excepte les Hivvites qui habitaient Gabaon, est-il note en 11.19. En effet, les quatre villes hivvites eÂnumeÂreÂes par la chronique, aÁ savoir Gabaon, « la Haute » ou « la Hautaine », Kephira, « la Jeune Lionne », BeÂeÂroth, « les Sources », et Qiriath-YeÂarim, « la Ville des ForeÃts » (9.17), constituent une surprenante enclave cananeÂenne aÁ l'inteÂrieur du territoire de Benjamin. Pour s'en expliquer, la tradition biblique les assimile aÁ une corporation provinciale d'artisans comme il en existait ailleurs (on a fourni des explications analogues pour les noms d'Issacar et de Makir, cf. Gn 30.18n ; 50.23n). Le jour le plus long : un raid dans la reÂgion montagneuse centrale (chap. 10) La prise de Hatsor : un raid en Haute-GalileÂe (chap. 11) L'accueil des Gabaonites ne se limite pas aÁ la pratique d'une toleÂrance. AttaqueÂe par les rois cananeÂens, la confeÂdeÂration gabaonite fait appel aÁ JosueÂ. Celui-ci intervient et remporte une victoire eÂclatante, qui prend rang dans la geste des hauts faits du SEIGNEUR (YHWH) : n'avait-on pas


JOSUEÂ ± Introduction

282 vu les Amorites-CananeÂens soumis aÁ un bombardement de greÃlons aux dimensions fabuleuses (10.11) ; et le soleil lui-meÃme n'avait-il pas arreÃte sa course en cette journeÂe meÂmorable, pour que davantage peÂrissent les ennemis de Dieu ? La citadelle de Hatsor, en Haute-GalileÂe, reste parmi les plus impressionnantes de toutes les villes mises au jour par les fouilles, avec ses 70 hectares de constructions civiles et militaires et ses installations souterraines permettant d'acceÂder aÁ la source qui alimentait la ville. On y eÂvoque sans peine la notice de 11.4 deÂcrivant la sortie en masse de l'infanterie et des chars (cf. 17.18). Au reste, les documents du IIe milleÂnaire av. J.-C. accordent une place consideÂrable aÁ cette ville et aÁ son roi. Hatsor eÂtait manifestement, comme le rapporte l'eÂcrivain biblique, le principal de tous ces royaumes (11.10 ; voir « Les citeÂs-Etats cananeÂennes au IIe milleÂnaire av. J.-C. », p. 295). Il n'est gueÁre eÂtonnant, deÁs lors, de trouver au chapitre des raids meÂmorables de Josue la mention exemplaire de la prise de cette ville. La supreÂmatie du Dieu d'IsraeÈl sur toutes les coalitions du monde est aÁ nouveau deÂmontreÂe dans cet exploit. Un cadastre eÂtonnant La partie centrale du livre (chap. 13±21) fournit un rapport deÂtaille sur la reÂpartition du pays, ouÁ des listes de villes coÃtoient des traceÂs de frontieÁres. Certes, la conqueÃte ideÂale n'est pas acheveÂe : la ligue des cinq villes philistines n'est pas entameÂe (13.3), ni davantage son bastion avance de Beth-SheaÃn. Et la citeÂEtat de Meguiddo, un redoutable fief cananeÂen, reÂsiste toujours. Mais pour l'essentiel, les reÂsultats sont laÁ, et la ferveur fera le reste (17.11ss). Dans les vieux jours de Josue (13.1) le pays est reÂparti par une seÂrie de tirages au sort, bien entendu devant le SEIGNEUR (14.2 ; 18.8ss ; cf. Ex 28.30 ; Pr 16.33). Le pays est ainsi divise en sept reÂgions (chap. 18±19). Des conditions particulieÁres sont consenties aÁ Caleb, qui recËoit HeÂbron et quantite de localiteÂs alentour (chap. 15), ainsi qu'aÁ Joseph Ð c'est-aÁ-dire EphraõÈm Ð

et aÁ son heÂros, Josue lui-meÃme (chap. 16 ; 19.49s). Pour Caleb comme pour JosueÂ, ces faveurs sont rapporteÂes aÁ leur fideÂlite aux heures difficiles de la traverseÂe du deÂsert (Nb 14.6-9). Des preÂcautions speÂciales sont prises aÁ l'intention des responsables d'homicides par imprudence. Ceux-ci disposeront de six villes de refuge (chap. 20 ; cf. Ex 21.13 ; Nb 35.6ss ; Dt 4.41ss ; 19.1ss). De leur coÃteÂ, les leÂvites exerceront leurs fonctions rituelles et administratives dans les 48 villes qui leur sont attribueÂes (chap. 21 ; cf. Nb 35.1ss).

d'alors, c'est-aÁ-dire Silo en EphraõÈm. Cette belle tradition de l'autel sans sacrifice, qui suggeÁre la possibilite d'un culte au Dieu d'IsraeÈl hors de la terre d'IsraeÈl, n'est pas sans rappeler les deÂveloppements d'EzeÂchiel sur le sanctuaire hors du sanctuaire qu'est le SEIGNEUR lui-meÃme (Ez 11.16). On pense aussi aÁ Jean 4.23s : Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en veÂriteÂ. Cette notion sera aussi reprise par la tradition juive pour expliquer l'origine de la synagogue.

Un autel-teÂmoin en Transjordanie ou le culte en esprit (chap. 22) Le fosse syrien, occupe en partie par le cours du Jourdain, constitue une frontieÁre naturelle. Aussi l'installation en Transjordanie de la tribu de Ruben, de la tribu de Gad et de la demi-tribu de Manasse mettait-elle en peÂril la coheÂsion de la confeÂdeÂration israeÂlite. En deÂpit de la leÂgitimite de ce choix geÂographique, octroye par MoõÈse lui-meÃme (1.14 ; 12.6 ; 13.8 ; 14.2-3 ; 18.7 ; 22.1 ; cf. Nb 32 ; Dt 3.12ss), ce relatif isolement, de surcroõÃt sur des terres aÁ ble et de gras paÃturages (Jg 5.1516 ; Am 4.1), risquait fort de conduire aÁ une seÂcession. Un grave incident eÂclate au chapitre 22 du livre : les tribus transjordaniennes ont eÂdifieÂ, aux confins du Jourdain, un autel imposant (v. 10). Cette manifestation de religiosite est interpreÂteÂe de la manieÁre la plus malveillante. AussitoÃt, une expeÂdition punitive est monteÂe par les dix tribus cisjordaniennes (v. 12). Fort heureusement, on parlemente avant d'en venir aux mains. Et ce sera l'occasion pour les RubeÂnites et leurs allieÂs de prononcer l'une des plus belles confessions de foi de l'ancienne alliance : Dieu, Dieu, le SEIGNEUR (en heÂbreu ce sont trois noms de Dieu : 'El, 'Elohim, YHWH), lui le sait (v. 22). Dieu sait en effet que cet « autel-teÂmoin » n'a pas eÂte fait pour ceÂleÂbrer un culte schismatique ouÁ l'on aurait offert des sacrifices. Il n'est que signe : il est teÂmoin. Il est laÁ pour indiquer une alleÂgeance en direction du centre de la vie cultuelle

L'assembleÂe et le pacte de Sichem (chap. 24) L'assembleÂe de Sichem, au chapitre 24 (cf. aussi chap. 23, et deÂjaÁ 8.30-35), qui rappelle aÁ la fois l'alliance du SinaõÈ et le DeuteÂronome, est l'un des eÂpisodes les plus importants du livre. Tel MoõÈse aÁ la veille de sa mort (Dt 30), Josue apparaõÃt, en Jos 24, comme un grand conducteur de peuples placËant ses gens devant un choix solennel et deÂcisif. Josue veut engager IsraeÈl aÁ opter reÂsolument pour le SEIGNEUR (YHWH), alors que la tentation de l'idolaÃtrie et du syncreÂtisme est pressante. Le cri supprimez donc maintenant les dieux eÂtrangers qui sont en votre sein (v. 23), deÂjaÁ entendu en GeneÁse 35.2, eÂvoque une situation difficile ouÁ la grande eÂpopeÂe de la traverseÂe du deÂsert appartient deÂjaÁ aux gloires du passeÂ. DerrieÁre le sermon sur la purete religieuse se devine l'appel politique aÁ l'unite nationale, fonde sur l'eÂvocation d'une histoire commune (v. 1ss). ApreÁs l'installation en Terre promise, l'EphraõÈmite Josue (Nb 13.8,16) controÃle-t-il encore les tribus qui occupent les confins nord du pays (Aser, Nephtali, Issacar et Zabulon) aussi bien que celles du centre et du sud ? La tradition eÂtablit que Nephtali et Aser, fils de concubines, eÂtaient un peu releÂgueÂs dans une situation de cousinage, tandis qu'Issacar et Zabulon, enfants tard venus aÁ LeÂa, pouvaient faire figure de pieÁces rapporteÂes. En revanche, les enfants de Rachel, la preÂfeÂreÂe, se partagent le centre du pays (Gn 29.31±30.24 ; 35.18-25) et les aõÃneÂs de LeÂa, le sud (Gn 29.31s).

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JOSUE ± Introduction Au preÂtendu reÂalisme politique qui pouvait incliner beaucoup d'IsraeÂlites aÁ composer avec les CananeÂens qui habitaient alors le pays (Gn 13.7 ; cf. Jos 5.1 etc.), Josue oppose la fideÂlite aux accords conclus, en renouant fermement avec la tradition et l'alliance du SinaõÈ. Aussi le pacte de Sichem pose-t-il le principe d'une alleÂgeance commune des douze tribus au SEIGNEUR (YHWH) seul, aux deÂpens des dieux des peÁres de l'autre coÃte du fleuve, en MeÂsopotamie du nord-ouest (la reÂgion de HarraÃn) ou des dieux des Amorites, en Canaan (v. 15).

Une grande pierre, sans doute une steÁle graveÂe, rappellera au cours des sieÁcles la substance de ce pacte (v. 26s). Le roÃle deÂjaÁ eÂminent de la ville de Sichem ira grandissant jusqu'au moment du schisme, deÂclenche trois sieÁcles plus tard en ce meÃme lieu par un haut fonctionnaire insoumis, JeÂroboam (1R 11.26ss ; 12). Une lecture chreÂtienne : HeÂbreux 4.8 Source singulieÁre et aÁ ce titre irremplacËable pour l'histoire, le livre de Josue permet de se faire

283 une certaine ideÂe de la conqueÃte, ainsi que des ameÂnagements territoriaux intervenus par la suite. L'eÂpõÃtre aux HeÂbreux oppose le lieu de repos ouÁ Josue devait faire entrer le peuple (Jos 1.13 ; 21.44 ; 22.4 ; 23.1 ; cf. Dt 3.20) au repos qui est encore disponible pour le peuple de Dieu. S'appuyant sur le Psaume 95, elle souligne le caracteÁre transitoire de la geste de Josue (He 4.8). Dans cet eÂcrit du Nouveau Testament, la foi qui fait acceÂder au repos veÂritable releÁve en effet d'un nouveau JosueÂ, celui que nous appelons JeÂsus (He 11.39±12.2).


Josue CONQUEÃTE DE CANAAN

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Josue succeÁde aÁ MoõÈse ApreÁs la mort de MoõÈse, serviteur du SEIGNEUR, le SEIGNEUR dit Áa JosueÂ, fils de Noun, auxiliaire de MoõÈse : | MoõÈse, mon serviteur, est mort ; maintenant, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, vers le pays que je donne aux IsraeÂlites. | Tout lieu que vos pieds fouleront, je vous l'ai donneÂ, comme je l'ai dit Áa MoõÈse : | Votre territoire s'eÂtendra depuis le deÂsert et ce Liban, jusqu'au grand fleuve, l'Euphrate Ð tout le pays des Hittites, jusqu'aÁ la grande mer, au soleil couchant. | Personne ne tiendra devant toi, tous les jours de ta vie. Je serai avec toi comme j'ai Âete avec MoõÈse ; je ne te deÂlaisserai pas, je ne t'abandonnerai pas. | Sois fort et courageux, car c'est toi qui vas donner Áa ce peuple, comme patrimoine, le pays que j'ai jure Áa leurs peÁres de leur donner. | Seulement sois fort et treÁs courageux, pour veiller Áa mettre en pratique toute la loi que MoõÈse, mon serviteur, a institueÂe pour toi ; ne t'en Âecarte ni Áa droite ni Áa gauche, afin de Á tu iras. | Ce livre de la loi ne reÂussir partout ou s'eÂloignera pas de ta bouche ; tu le reliras jour et nuit pour veiller Áa mettre en pratique tout ce qui y est Âecrit ; alors tu meÁneras Áa bien tes entreprises, tu reÂussiras. | Ne t'ai-je pas donne cet ordre : Sois fort et courageux ! Ne t'effraie pas, ne sois pas terrifieÂ, Á car le SEIGNEUR, ton Dieu, est avec toi partout ou tu iras. la mort de MoõÈse Dt 34. Ð serviteur du SEIGNEUR Dt 34.5+ ; He 3.5n. Ð Josue (heÂbreu Yehoshoua`), fils de Noun 2.1,23 ; 6.6 ; 14.1 ; 17.4 ; 19.49,51 ; 21.1 ; 24.29 ; Ex 33.11 ; Nb 11.28 ; 14.6,30,38 ; 26.65 ; 27.18 ; 32.12,28 ; 34.17 ; Dt 1.38 ; 31.23 ; 34.9 ; Jg 2.8 ; 1R 16.34. On trouve le nom du meÃme personnage sous des formes diffeÂrentes (HosheÂa` = OseÂe comme en Os 1.1n) en Nb 13.8,16 ; Dt 32.44. Egalement sous une autre forme (heÂbreu YeÂshoua`) en Ne 8.17. Ð auxiliaire de MoõÈse Ex 24.13n ; Nb 11.28. passe (litt. leÁve-toi, passe) ce Jourdain : cf. Dt 2.29. Ð pays que je donne... Nb 20.24 ; 27.12 ; 33.53. Ð aux IsraeÂlites : litt. aÁ eux, aux fils d'IsraeÈl ; cette dernieÁre preÂcision est absente de LXX . Tout lieu... : cf. 14.9 ; Dt 11.24 ; 34.1-4. Ð je vous l'ai donne : autre traduction je vous le donne, cf. v. 15 ; 2.9 ; 8.1n. Votre territoire : le meÃme terme est aussi traduit par frontieÁre (ici au pluriel). Ð depuis le deÂsert... : cf. Dt 1.7. Ð jusqu'au grand fleuve, l'Euphrate : cf. Ap 9.14+. Ð tout le pays des Hittites : absent de LXX et de Dt 11.24. L'expression deÂsigne l'ensemble de la reÂgion situeÂe aÁ l'ouest de l'Euphrate (Syrie et pays d'IsraeÈl) dans les documents neÂo-babyloniens. Ð la grande mer : la MeÂditerraneÂe ; de meÃme en 9.1 ; 15.12,47 ; 23.4. Personne ne tiendra... : cf. Dt 7.24 ; 11.25. Ð Je serai avec toi 3.7 ; cf. 6.27 ; Gn 26.3 ; 31.3 ; Ex 3.12 ; Jg 6.16 ; 1R 11.38 ; Es 43.2 ; Jr 15.20. Ð je ne te deÂlaisserai pas... He 13.5. Sois fort... v. 7,9,18 ; cf. Dt 31.7s,23 ; 1R 2.2 ; 20.22 ; Ag 2.4 ; Ps 27.14 ; 1Ch 22.13 ; 28.10,20 ; voir aussi Dt 3.28. Ð le pays que j'ai jureÂ... Ex 6.8 ; 33.1 ; Nb 14.23 ; 32.11 ; Dt 1.35 ; 10.11 ; 31.20s,23 ; 34.4 ; Jg 2.1. sois fort... v. 6+. Ð pour veiller aÁ... : autre traduction en veillant

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Josue preÂpare la traverseÂe du Jourdain Josue donna cet ordre aux secreÂtaires du peuple : Parcourez le camp, et donnez au peuple cet ordre : « PreÂparez-vous des provisions, car dans trois jours vous passez ce Jourdain pour aller prendre possession du pays que le SEIGNEUR, votre Dieu, vous donne. » Josue dit aux RubeÂnites, aux Gadites et Áa la demitribu de Manasse : | Souvenez-vous de ce que MoõÈse, serviteur du SEIGNEUR, vous a ordonneÂ, quand il a dit : « Le SEIGNEUR, votre Dieu, vous accorde le repos ; il vous donne ce pays. » | Vos femmes, toutes vos familles et vos troupeaux resteront dans le pays que MoõÈse vous a donne en Transjordanie. Mais vous tous, vaillants guerriers, vous passerez en ordre de bataille devant vos freÁres, et vous les aiderez, | jusqu'aÁ ce que le SEIGNEUR ait accorde le repos Áa vos freÁres comme Áa vous, et qu'ils soient, eux aussi, en possession du pays que le SEIGNEUR, votre Dieu, leur a donneÂ. ApreÁs quoi vous reviendrez prendre possession du pays qui est votre proprieÂteÂ. MoõÈse, serviteur du SEIGNEUR, Ãte du soleil vous l'a donne en Transjordanie, du co levant. Ils reÂpondirent Áa Josue : Tout ce que tu nous as Á tu ordonneÂ, nous le ferons : nous irons partout ou nous enverras. | Nous t'eÂcouterons exactement comme nous avons Âecoute MoõÈse. Seulement, que aÁ... ; meÃme possibilite au v. 8 ; cf. Dt 28.13 ; 29.8. Ð la loi que MoõÈse, mon serviteur... 22.5. Ð MoõÈse, mon serviteur : cf. Ap 15.3+. Ð ni aÁ droite ni aÁ gauche 23.6 ; Dt 5.32 ; 17.11,20 ; 28.14 ; 2R 22.2 ; Pr 4.27 ; 2Ch 34.2. Ð partout ouÁ tu iras v. 9 ; cf. Gn 28.15. ne s'eÂloignera pas : cf. Dt 17.17s. Ð tu le reliras ou tu le reÂciteras, litt. tu le murmureras ; l'expression eÂvoque une lecture personnelle, aÁ voix basse, ou une meÂditation ; de meÃme en Ps 1.2 (redire). Sois fort... v. 6+. Ð Ne t'effraie pas... : cf. 8.1 ; 10.25 ; Dt 1.21,29 ; 7.21 ; 31.8 ; Ac 18.9s. Ð le SEIGNEUR, ton Dieu, est avec toi v. 17 ; cf. Dt 2.7 ; 20.1 ; 31.6. Ð partout ouÁ tu iras v. 7+. secreÂtaires (ou scribes ) 3.2 ; 8.33 ; 23.2 ; 24.1 ; Ex 5.6n,14s ; Nb 11.16 ; Dt 1.15n ; Pr 6.7 ; 1Ch 26.29. Sur l'ensemble des v. 10-18, voir Nb 32.16-22 ; Dt 3.18-20 ; voir aussi Jos 22.1-9. vous passez... : cf. Dt 11.31. Ð vous donne : litt. vous donne pour en prendre possession. aux RubeÂnites, aux Gadites : cf. Nb 32. Ð demi-tribu de Manasse : cf. Dt 3.13ss. Souvenez-vous : cf. Nb 32.20-22 ; Dt 3.18. Ð vous accorde le repos : autre traduction vous conduit ; cf. v. 15 ; 21.44 ; 22.4 ; 23.1 ; Dt 3.20. toutes vos familles : autre traduction vos enfants ; cf. Gn 34.19n ; Jg 18.21n. Ð en Transjordanie : litt. de l'autre coÃte du Jourdain, aÁ l'est ; cf. 2.10 ; 5.1n ; 7.7 ; 9.1,10 ; 12.1,7 ; 13.8,27,32 ; 14.3 ; 17.5 ; 18.7 ; 22.4,7 ; 24.8 ; Dt 1.1n. Ð en ordre de bataille : cf. 4.12 ; Ex 13.18n ; Jg 7.11. en Transjordanie v. 14n. Tout ce que tu nous as ordonneÂ... : cf. Ex 19.8 ; 24.7. Nous t'eÂcouterons : cf. Dt 34.9. $

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le SEIGNEUR, ton Dieu, soit avec toi comme il a Âete avec MoõÈse ! | Quiconque sera rebelle Áa tes ordres, quiconque n'obeÂira pas Áa tout ce que tu lui ordonneras, sera mis Áa mort. Seulement, sois fort et courageux !

Josue envoie deux espions aÁ JeÂricho Â, fils de Noun, envoya secreÁtement de ShitJosue 2 tim deux espions, en disant : Allez voir le pays, et JeÂricho ! Ils partirent, entreÁrent chez une prostitueÂe 2 nomme Âe Rahab et coucheÁrent laÁ. | On dit au roi de JeÂricho : Des hommes sont venus ici cette nuit, des 3 Israe Âlites, pour explorer le pays ! | Alors le roi de JeÂricho fit dire Áa Rahab : Fais sortir les hommes qui t'ont rendu visite, ceux qui sont entreÂs chez toi, car c'est pour explorer tout le pays qu'ils sont venus ! 4 Mais la femme prit les deux hommes et les cacha ; elle dit : Ces hommes m'ont bien rendu visite, mais 5 je ne savais pas d'ou Á on Á ils Âetaient. | Au moment ou allait fermer la porte de la ville, au creÂpuscule, ils Á ils allaient ; poursont sortis, sans que je sache ou 6 suivez-les vite, et vous les rattraperez ! | En fait, elle les avait fait monter sur le toit en terrasse et elle les avait cacheÂs parmi les tiges de lin qu'elle y avait 7  etendues. | Ils les poursuivirent sur la route du Jourdain, jusqu'aux gueÂs ; on ferma la porte de la ville apreÁs la sortie des poursuivants. 8 Avant que les espions ne se couchent, elle monta 9 les rejoindre sur le toit. | Elle leur dit : Je sais que le SEIGNEUR (YHWH) vous a donne le pays ; la terreur que vous inspirez s'est abattue sur nous, et tous les 10 habitants du pays de Âfaillent devant vous. | Car nous avons appris que le SEIGNEUR a mis Áa sec devant vous les eaux de la mer des Joncs lorsque vous Ãetes sortis d'Egypte, et comment vous avez traite les deux rois amorites qui Âetaient en Transjordanie, SihoÃn et Og, que vous avez frappeÂs d'anatheÁme. 11 Nous l'avons appris, et notre cúur a fondu ; Á a tous le souffle manque devant vous, car le SEIGNEUR (YHWH), votre Dieu, est Dieu dans le ciel, en 12 haut, et sur la terre, en bas. | Maintenant, je vous prie, faites-moi un serment par le SEIGNEUR : comme j'ai agi avec fideÂlite envers vous, vous aussi, vous agirez avec fideÂlite envers ma famille. Vous 13 me donnerez un signe qui soit certain. | Vous laisserez vivre mon peÁre, ma meÁre, mes freÁres, mes súurs et tout ce qui leur appartient, vous nous 14 sauverez de la mort. | Les hommes lui dirent : Que nous mourions Áa votre place ! Mais ne divul18

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aÁ tes ordres : litt. aÁ ta bouche. Ð n'obeÂira pas... : litt. n'eÂcoutera pas toutes tes paroles en tout ce que tu nous ordonneras. 1 JosueÂ, fils de Noun 1.1n. Ð Shittim (les Acacias) : sans doute le meÃme lieu qu'Abel-Shittim (Nb 33.49), aÁ l'est du Jourdain, dernieÁre eÂtape des tribus avant la traverseÂe du Jourdain ; cf. Nb 25.1 ; Jos 3.1. Ð espions : cf. Gn 42.9n ; voir aussi Nb 13±14 ; Dt 1.19-25 ; Jos 3.1. Ð JeÂricho Nb 22.1 ; 26.3,63 ; 31.12 ; Dt 32.49 ; 34.1,3 etc. Ð Rahab : dans le N.T., Mt 1.5 ; He 11.31 ; Jc 2.25. cette nuit : autre traduction ce soir. t'ont rendu visite : autre traduction sont alleÂs avec toi ; sur l'expression correspondante (aussi au v. 4), voir Gn 16.2n. les cacha : litt. le cacha, d'apreÁs le texte heÂbreu traditionnel ; des versions anciennes ont lu le pluriel ; autre verbe au v. 6. la porte de la ville (de la ville sous-entendu dans le texte) : cf. v. 7 ; Dt 16.18n. en terrasse : sous-entendu dans le texte, cf. Dt 22.8n. Ð les tiges de lin... eÂtendues sur le toit en terrasse, pour seÂcher au soleil. Ils : litt. les hommes. Ð jusqu'aux gueÂs : litt. sur les gueÂs.

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guez pas notre affaire. Quand le SEIGNEUR nous donnera le pays, nous agirons envers toi avec fideÂlite et loyauteÂ. | Elle les fit descendre avec une corde par la feneÃtre, car sa maison Âetait dans le mur meÃme du rempart. C'est dans le rempart qu'elle habitait. Elle leur dit : Allez vers la montagne, de peur que vos poursuivants ne vous rattrapent. Cachez-vous laÁ-bas pendant trois jours, jusqu'au retour de vos poursuivants, apreÁs quoi vous irez votre chemin. Ils lui dirent : Voici de quelle manieÁre nous serons quittes de ce serment que tu nous as fait faire : lorsque nous entrerons dans le pays, attache ce la terreur que vous inspirez s'est abattue sur nous : litt. votre terreur est tombeÂe sur nous. SihoÃn et Og : cf. Nb 21.21-35 ; Dt 1.4 ; 2.30ss ; 3.1ss ; 29.6s ; 31.4 ; 1R 4.19 ; Ps 135.11 ; Ne 9.22. Ð anatheÁme Dt 2.34n ; voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. notre cúur a fondu 5.1 ; 7.5 ; 14.8 ; Dt 1.28n ; 20.8+. Ð aÁ tous le souffle (voir esprit ) manque devant vous : litt. le souffle de personne ne tient devant vous. Ð SEIGNEUR (YHWH) : voir noms divins. Ð Dieu dans le ciel... Dt 4.39. Cf. Gn 21.23. Ð fideÂlite : voir graÃce . Ð un signe qui soit certain : autre traduction un signe de loyaute (v. 14). vous nous sauverez : litt. vous deÂlivrerez nos vies ou nos eÃtres (sur le terme heÂbreu correspondant, voir Gn 1.20n). Que nous mourions... : maleÂdiction conditionnelle, censeÂe s'accomplir en cas de non-respect de la parole donneÂe. Ð notre affaire : le mot heÂbreu correspondant a aussi le sens de parole ; cf. v. 20s. Cf. 1S 19.12 ; Ac 9.25 ; 2Co 11.32s ; voir aussi Jc 2.25. vos poursuivants : litt. les poursuivants, de meÃme au v. 22. $

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Femme aÁ la feneÃtre (cf. Jos 2.15ss ; Jg 5.28 ; 2R 9.30ss) ; peut-eÃtre une prostitueÂe sacreÂe aguichant les hommes depuis le baÃtiment qui lui eÂtait reÂserve dans l'enceinte d'un temple ; ou bien AstarteÂ, deÂesse de l'amour et de la feÂconditeÂ, repreÂsenteÂe comme une prostitueÂe. D'apreÁs une gravure sur ivoire d'origine pheÂnicienne (hauteur 10,8 cm) appartenant au mobilier du palais nord-ouest de Nimroud, en Assyrie (IXe-VIIIe s. av. J.-C.).

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cordon Âecarlate Áa la feneÃtre par laquelle tu nous as fait descendre et rassemble aupreÁs de toi, dans la maison, ton peÁre, ta meÁre, tes freÁres et toute ta famille. | Quiconque franchira les portes de ta maison pour sortir, son sang sera sur sa teÃte, et nous, nous serons quittes ! Mais si l'on met la main sur l'un de ceux qui seront avec toi dans la maison, son sang sera sur notre teÃte ! | Si tu divulgues cette parole que nous t'avons donneÂe, nous serons quittes du serment que tu nous as fait faire. | Elle dit : Qu'il en soit selon vos paroles ! Elle les laissa partir, et ils

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eÂcarlate : cf. Gn 38.28,30 ; Ex 25.4n. son sang sera sur notre teÃte : formule qui exprime la responsabilite d'une personne aÁ l'eÂgard de la vie d'une autre ; cf. Ez 33.16 ; voir aussi Mt 27.25. cette parole que nous t'avons donneÂe : litt. cette parole noÃtre. le cordon eÂcarlate : litt. l'eÂcarlate, cf. v. 18+. partout ouÁ ils alleÁrent : litt. sur tout le chemin. le Jourdain : sous-entendu dans le texte. nous a livre : cf. Gn 9.2n.

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Shittim 2.1n. Ð la traverseÂe : litt. de le passer. Au bout de trois jours : cf. 1.11. Ð les secreÂtaires 1.10+. les preÃtres -leÂvites 8.33 ; l'expression revient souvent dans le DeuteÂronome (17.9,18 ; 18.1 ; 24.8 ; 27.9). Â es : environ 900 m ; cf. Nb 1.51 ; 3.10 ; 4.15,17-20 ; 4 deux mille coude 1S 6.6 ; 2S 6.6s ; voir mesures . Ð n'en approchez pas : cf. Ex 19.12 ; 1S 6.19s ; 2S 6.6s. Ð auparavant : litt. ni hier ni avant-hier. 5 Consacrez-vous 7.13 ; cf. Ex 19.10,15 ; voir saint . 6 Portez le coffre de l'alliance : cf. 4.9ss ; 6.6ss ; 8.33 ; Dt 10.8 ; 31.9 ; 1S 4.4 ; 2S 6 ; 15.24ss ; 1R 2.26 ; 8.3 ; 1Ch 15.2ss ; 2Ch 5.4ss. 2 3

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s'en alleÁrent. Puis elle attacha le cordon Âecarlate Áa la feneÃtre. Ils partirent, arriveÁrent dans la montagne et y resteÁrent trois jours, jusqu'au retour de leurs poursuivants. Leurs poursuivants les chercheÁrent parÁ ils alleÁrent, sans les trouver. | Les deux tout ou hommes redescendirent ensuite de la montagne et passeÁrent le Jourdain. Ils arriveÁrent aupreÁs de JosueÂ, fils de Noun, et lui raconteÁrent tout ce qui Ãr, le leur Âetait arriveÂ. | Ils dirent Áa Josue : A coup su SEIGNEUR nous a livre tout le pays : tous les habitants du pays deÂfaillent devant nous ! La traverseÂe du Jourdain Josue se leva de bon matin. Partis de Shittim, ils arriveÁrent au Jourdain, lui et tous les IsraeÂlites, et ils passeÁrent la nuit laÁ avant la traverseÂe. | Au bout de trois jours, les secreÂtaires parcoururent le camp et donneÁrent cet ordre au peuple : Lorsque vous verrez le coffre de l'alliance du SEIGNEUR, votre Dieu, porte par les preÃtres-leÂvites, vous partirez Á vous Ãetes et vous le suivrez. | Mais il y du lieu ou aura entre vous et lui une distance d'environ deux mille coudeÂes : n'en approchez pas. Ainsi vous saurez par quel chemin vous devez aller, car vous n'eÃtes jamais passeÂs par ce chemin auparavant. | Josue dit au peuple : Consacrez-vous, car demain le SEIetonnantes parmi vous. GNEUR fera des choses  Josue dit aux preÃtres : Portez le coffre de l'alliance et passez devant le peuple. Ils porteÁrent le coffre de l'alliance et marcheÁrent devant le peuple. Le SEIGNEUR dit Áa Josue : Aujourd'hui, je commence Áa te rendre grand aux yeux de tout IsraeÈl, afin qu'ils sachent que je serai avec toi comme j'ai Âete avec MoõÈse. | Toi, donne cet ordre aux preÃtres qui portent le coffre de l'alliance : Quand vous arriverez au bord des eaux du Jourdain, vous vous tiendrez dans le Jourdain. | Puis Josue dit aux IsraeÂlites : Approchez ici et Âecoutez les paroles du SEIGNEUR, votre Dieu. | Josue dit : A ceci vous saurez que le Dieu vivant est parmi vous et qu'il deÂposseÂdera bien devant vous les CananeÂens, les Hittites, les Hivvites, les Perizzites, les Guirgashites, les Amorites et les JeÂbusites. | Le coffre de l'alliance du Seigneur de toute la terre passe le Jourdain devant vous. | Maintenant, prenez douze hommes parmi les tribus d'IsraeÈl, un homme par tribu. | DeÁs que les preÃtres qui portent le coffre du

je serai avec toi 1.5+. Dieu (heÂbreu 'El, Gn 21.33n ; voir aussi noms divins) vivant Os 2.1 ; Ps 42.3 ; 84.3. Ð les CananeÂens... : cette liste de peuples revient plusieurs fois dans le Pentateuque (voir notamment Ex 3.8,17). Certains d'entre eux deÂsignent parfois d'une manieÁre geÂneÂrale l'ensemble des populations de la reÂgion : ainsi les CananeÂens, les Hittites (1.4n), les Amorites. Les JeÂbusites sont les habitants de JeÂbus (l'un des noms donneÂs aÁ JeÂrusalem avant sa conqueÃte par David, voir Jg 19.10). Plusieurs identifications ont eÂte proposeÂes pour les Guirgashites ; on y a notamment vu un des « peuples de la Mer » apparenteÂs aux Philistins ; les Perizzites sont par ailleurs inconnus, mais il n'est pas impossible que ce nom soit une variante phoneÂtique de Philistins.  breu 'adoÃn) ; certains pro11 Le coffre de l'alliance du Seigneur (he posent de lire le coffre de YHWH (= le SEIGNEUR), d'apreÁs Syr . 12 prenez douze hommes 4.2. 13 SEIGNEUR (YHWH) : voir noms divins. Ð les eaux du Jourdain... : cf. Ex 14.21-29 ; Ps 114.3. Ð en amont : litt. qui descendent d'en haut ; de meÃme au v. 16. Ð en une seule masse : cf. Ex 15.8. 7 10

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SEIGNEUR (YHWH), le Seigneur de toute la terre, poseront les pieds dans les eaux du Jourdain, les eaux du Jourdain seront coupeÂes en amont, et elles s'arreÃteront en une seule masse. Lorsque le peuple partit de ses tentes pour passer le Jourdain, les preÃtres qui portaient le coffre de l'alliance alleÁrent devant le peuple. DeÁs que ceux qui portaient le Coffre arriveÁrent au Jourdain et que les preÃtres qui portaient le Coffre plongeÁrent les pieds dans l'eau, au bord Ð le Jourdain deÂborde sur toutes ses rives tout le temps de la moisson Ð | les eaux d'amont s'arreÃteÁrent et s'eÂleveÁrent en une seule masse Áa une treÁs grande disÃte de TsartaÃn, et tance, Áa Adam, la ville qui est Áa co celles qui descendent vers la mer de la plaine aride, la mer du Sel, furent compleÁtement coupeÂes. Le peuple traversa en face de JeÂricho. | Les preÃtres qui portaient le coffre de l'alliance du SEIGNEUR se tinrent immobiles sur la terre ferme, au milieu du Jourdain Ð tout IsraeÈl passait sur la terre Ãt acheve ferme Ð jusqu'aÁ ce que toute la nation eu de passer le Jourdain.

Un « miracle » naturel ? Il est dit en Jos 3.16 que les eaux d'amont s'arreÃteÁrent et s'eÂleveÁrent en une seule masse. Or un chroniqueur arabe raconte que, dans la nuit du 7 au 8 deÂcembre 1267, un eÂboulement de dunes en amont de Damiyeh (Adam ?) arreÃta le cours du Jourdain pendant plusieurs heures, ce qui favorisa la reÂparation d'un pont. Un fait analogue a encore eÂte observe en 1927, quand l'eÂboulement d'une falaise marneuse a interrompu le cours du fleuve pendant preÁs d'une journeÂe.

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Les douze pierres commeÂmoratives Lorsque toute la nation eut acheve de passer le 4 2 Jourdain, le SEIGNEUR dit Á a Josue : | Prenez douze hommes parmi le peuple, un homme de chaque 11 3 tribu. | Donnez-leur cet ordre : Enlevez d'ici, du Á les preÃtres se 12 milieu du Jourdain, de l'endroit ou sont tenus immobiles, douze pierres que vous ferez passer avec vous et que vous deÂposerez au campe13 Á vous passerez la nuit. ment ou 4 Josue appela les douze hommes qu'il avait fait deÂsigner parmi les IsraeÂlites, un homme de chaque 5 tribu. | Josue  leur dit : Passez devant le coffre du SEIGNEUR, votre Dieu, vers le milieu du Jourdain, et 14 que chacun de vous charge une pierre sur son Âepaule, selon le nombre des tribus des IsraeÂlites, 6 afin que cela soit un signe parmi vous. Lorsque vos 15-16 fils vous demanderont demain : « Que sont ces 7 pierres pour vous ? », | vous leur direz : « C'est 17 que les eaux du Jourdain ont Âete coupeÂes devant 18 le coffre de l'alliance du SEIGNEUR. Lorsqu'il a passe le Jourdain, les eaux du Jourdain ont Âete coupeÂes. » Ces pierres seront pour toujours un rappel pour les IsraeÂlites. 8 Les IsraeÂlites firent ce que Josue avait ordonneÂ. Ils enleveÁrent douze pierres du milieu du Jour-

Cf. Ac 7.45. le Jourdain deÂborde... : cf. 4.18 ; 1Ch 12.16 ; Siracide 24.26 : « (La Loi) qui inonde d'intelligence comme l'Euphrate et comme le Jourdain aux jours de la moisson. » Ð le temps de la moisson : au premier mois de l'anneÂe, d'apreÁs 4.19, c.-aÁ-d. en mars-avril. 16 aÁ Adam : autre lecture traditionnelle d'Adam ; ce nom de lieu pourrait correspondre aÁ la ville actuelle de Damiyeh, au confluent du Yabboq et du Jourdain (voir ci-dessus « Un ``miracle'' naturel ? »). Ð la mer de la plaine aride, la mer du Sel, c.-aÁ-d. la mer Morte, cf. 12.3 ; 15.2,5 ; 18.19 ; Dt 3.17. 14 15

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Prenez douze hommes 3.12. les preÃtres : litt. les pieds des preÃtres. une pierre... selon le nombre des tribus : cf. v. 2+,3,8. Ð IsraeÂlites : litt. fils d'IsraeÈl, de meÃme au v. 8. 6 un signe parmi vous : cf. Ex 12.26 ; 13.8,14 ; Dt 6.20. Ð vos fils vous demanderont v. 21-24. 7 les eaux du Jourdain... : cf. 3.13. Ð un rappel : autre traduction 3 5

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dain, comme le SEIGNEUR l'avait dit Áa JosueÂ, selon le nombre des tribus des IsraeÂlites. Ils les firent passer avec eux au campement et les y deÂposeÁrent. Josue dressa douze pierres au milieu du Jourdain, Áa Á s'eÂtaient tenus les preÃtres qui portaient l'endroit ou le coffre de l'alliance, et elles sont laÁ jusqu'aÁ ce jour. Les preÃtres qui portaient le Coffre se tinrent au milieu du Jourdain jusqu'aÁ ce que soit entieÁrement exeÂcuteÂe la parole que le SEIGNEUR avait ordonne Áa Josue de dire au peuple, exactement comme MoõÈse l'avait ordonne Áa JosueÂ. Et le peuple se haÃta de passer. | Lorsque tout le peuple eut acheve de passer, le coffre du SEIGNEUR et les preÃtres passeÁrent devant le peuple. | Les fils de Ruben, les fils de Gad et la demi-tribu de Manasse passeÁrent en ordre de bataille devant les IsraeÂlites, comme MoõÈse le leur avait dit ; | environ quarante mille hommes armeÂs passeÁrent devant le SEIGNEUR pour le combat, en direction des plaines arides de JeÂricho. Ce jour-laÁ, le SEIGNEUR rendit Josue grand aux yeux de tout IsraeÈl ; ils le craignirent comme ils avaient craint MoõÈse, tous les jours de sa vie. Le SEIGNEUR dit Áa Josue : | Ordonne aux preÃtres qui portent le coffre du TeÂmoignage de remonter du Jourdain. | Alors Josue donna cet ordre aux preÃtres : Remontez du Jourdain ! | Lorsque les preÃtres qui portaient le coffre de l'alliance du SEIÁrent du milieu du Jourdain, au GNEUR remonte Á ils leveÁrent les pieds pour se diriger moment ou vers la terre ferme, les eaux du Jourdain revinrent Áa leur place et couleÁrent comme auparavant, pardessus toutes ses rives.

une eÂvocation, cf. Ex 12.14n ; 13.9n ; 28.12 ; Nb 17.5. aÁ l'endroit ouÁ... : cf. v. 3n. Ð jusqu'aÁ ce jour : cf. 5.9 ; 6.25 ; 7.26 ; 8.28s ; 9.27 ; 13.13 ; 14.14 ; 15.63 ; 16.10 ; 22.3,17 ; 23.8s. soit... exeÂcuteÂe : le meÃme verbe est traduit par achever au v. 11. Ð comme MoõÈse... : cf. Dt 31.7s,23. et les preÃtres : LXX et les pierres. comme MoõÈse le leur avait dit : cf. Nb 32.20-22 ; Dt 3.18. quarante mille : autres traductions quarante milliers ; quarante phratries ; cf. Nb 1.16n ; Jg 5.8. Ð hommes armeÂs ou eÂquipeÂs pour l'armeÂe ; cf. 6.7n ; Nb 31.5 ; 32.27 ; 1Ch 12.24s ; 2Ch 17.18. Ð plaines arides 8.14n ; Dt 1.1n. grand : cf. 3.7 ; 1Ch 29.25. Ð ils le craignirent : c.-aÁ-d. ils le respecteÁrent ; voir Lv 19.3n. le coffre du TeÂmoignage Ex 25.22 ; 26.33s ; 30.6,26 ; 31.7 ; 39.35 ; 40.3,5,21 ; Nb 4.5 ; 7.89. couleÁrent : litt. alleÁrent. Ð comme auparavant : litt. comme hier et avant-hier ; cf. 3.4n. Ð par-dessus toutes : autre traduction tout le long de ; cf. 3.15. $

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Le peuple remonta du Jourdain le dixieÁme jour du premier mois ; ils campeÁrent au Guilgal, Áa la limite est de JeÂricho. Ces douze pierres qu'ils avaient prises du Jourdain, Josue les dressa au Guilgal. Il dit aux IsraeÂlites : Lorsque, demain, vos fils demanderont Áa leurs peÁres : « Que signifient ces pierres ? », | vous le ferez savoir Áa vos fils en disant : « C'est sur la terre ferme qu'IsraeÈl a passe ce Jourdain. » | Car le SEIGNEUR, votre Dieu, a mis Áa sec devant vous les eaux du Jourdain jusqu'aÁ ce que vous soyez passeÂs, comme le SEIGNEUR, votre Dieu, l'avait fait Áa la mer des Joncs, qu'il a mise Áa sec devant nous jusqu'aÁ ce que nous soyons passeÂs. C'est afin que tous les peuples de la terre sachent que la main du SEIGNEUR est une main forte, et afin que vous craigniez toujours le SEIGNEUR, votre Dieu. Circoncision des IsraeÂlites au Guilgal Lorsque tous les rois des Amorites qui Âetaient audelaÁ du Jourdain, Áa l'ouest, et tous les rois des CananeÂens, preÁs de la mer, apprirent que le SEIa sec les eaux du Jourdain devant GNEUR avait mis Á les IsraeÂlites, jusqu'aÁ ce qu'ils soient passeÂs, leur cúur fondit et ils perdirent le souffle devant les IsraeÂlites. En ce temps-laÁ, le SEIGNEUR dit Áa Josue : Fais-toi des couteaux de pierre et circoncis de nouveau les IsraeÂlites, une seconde fois. | Josue se fit des couteaux de pierre et circoncit les IsraeÂlites, preÁs de la colline des Araloth (« PreÂpuces »). | Voici la raison pour laquelle Josue les circoncit : tout le peuple qui Âetait sorti d'Egypte, les maÃles, tous les hommes de guerre, Âetaient morts dans le deÂsert, en chemin, alors qu'ils sortaient d'Egypte. | Tout le peuple qui Âetait sorti d'Egypte avait Âete circoncis, mais de tout le peuple qui Âetait ne dans le deÂsert, en chemin, alors qu'ils sortaient d'Egypte, on n'avait circoncis personne. | En effet, les IsraeÂlites avaient marche quarante ans dans le deÂsert, jusqu'aÁ la disparition de toute la nation, des hommes de guerre

le dixieÁme jour du premier mois : cette date correspond au deÂbut de la feÃte de la PaÃque (Ex 12.3) ; voir calendrier et feÃtes. Ð Guilgal : deux eÂtymologies sont donneÂes au nom de Guilgal : le mot peut eÂvoquer le cercle de pierres qui sert de meÂmorial du passage du Jourdain ; en 5.9n, il est explique par la racine verbale heÂbraõÈque galal, qui signifie rouler ; 10.6+ ; cf. Dt 11.30n ; Jg 2.1 ; Os 4.15n. Ð la limite 18.15n. 23 Cf. Ex 14.21ss. 24 de la terre : autre traduction du pays ; cf. Dt 28.10 ; 1R 8.43,53,60. Ð toujours : litt. tous les jours. 19

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Á du Jourdain : ici aÁ l'ouest, par rapport au point de deÂ1 au-dela part des IsraeÂlites qui viennent de passer de la rive est aÁ la rive ouest du Jourdain (chap. 3±4) ; de meÃme en 9.1 ; 12.7 ; 22.7 ; voir Nb 32.19n ; Dt 3.20n. Ð la mer : la MeÂditerraneÂe. Ð jusqu'aÁ ce qu'ils soient passeÂs : d'apreÁs une lecture traditionnelle ; autre lecture traditionnelle jusqu'aÁ ce que nous soyons passeÂs. Ð leur cúur fondit 2.11+ ; Dt 1.28n. Ð ils perdirent le souffle : cf. 2.11n. des couteaux de pierre : cf. Ex 4.25. Ð une seconde fois : absent de LXX . Araloth signifie preÂpuces. la raison : le mot heÂbreu correspondant peut aussi signifier parole, chose, eÂveÂnement. d'Egypte : sous-entendu aÁ la premieÁre occurrence. Ð dans le deÂsert : cf. v. 6. la nation : plusieurs mss heÂbreux et certains mss de Tg portent la geÂneÂration . Ð que le SEIGNEUR avait jureÂ... : cf. 21.43 ; Dt 1.8+ ; 6.10 ; 26.3 : 31.7 ; voir aussi Gn 13.14-17 ; 26.3 ; 28.13. Ð pays ruisselant de lait et de miel Ex 3.8,17 ; 13.5 ; 33.3 ; Lv 20.24 ; Nb 13.27 ; 14.8 ; 16.13s ; Dt 6.3 ; 11.9 ; 26.9,15 ; 27.3 ; Jr 11.5 ; 32.22.

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PremieÁre PaÃque en Canaan Les IsraeÂlites campeÁrent au Guilgal ; ils ceÂleÂbreÁrent la PaÃque le quatorzieÁme jour du mois, au soir, dans les plaines arides de JeÂricho. | Ils mangeÁrent des produits du pays, des pains sans levain et du grain roÃti, le lendemain de la PaÃque, en ce jour meÃme. | La manne cessa le lendemain, quand ils mangeÁrent des produits du pays. Il n'y eut plus de manne pour les IsraeÂlites ; ils mangeÁrent des produits de Canaan cette anneÂe-laÁ. Le chef de l'armeÂe du SEIGNEUR Comme Josue Âetait Áa JeÂricho, il leva les yeux et regarda : un homme se tenait en face de lui, son ÂepeÂe tireÂe. Josue marcha vers lui et lui dit : Es-tu pour nous ou pour nos adversaires ? | Il reÂpondit : Je suis le chef de l'armeÂe du SEIGNEUR ; maintenant je suis arriveÂ. Josue tomba face contre terre, prosterneÂ, et lui dit : Qu'as-tu Áa me dire, mon seigneur ? | Le chef de l'armeÂe du SEIGNEUR dit Áa Á tu Josue : Ote tes sandales de tes pieds, car le lieu ou te tiens est sacreÂ. Josue fit ainsi. Les IsraeÂlites s'emparent de JeÂricho JeÂricho Âetait compleÁtement fermeÂe devant les IsraeÂlites. Personne n'en sortait et personne n'y

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Il suscita : autre traduction il installa. jusqu'aÁ leur gueÂrison : litt. jusqu'aÁ ce qu'ils vivent ; cf. Gn 34.25. j'ai roule : nouvelle explication du nom de Guilgal (4.19n). Ð loin de vous : litt. de dessus vous. Ð le deÂshonneur (autre traduction l'outrage, cf. Es 51.7n) de l'Egypte : bien qu'elle ait eÂte pratiqueÂe par d'autres peuples (et notamment en Egypte), la circoncision , comme signe d'alliance, est une marque distinctive pour le peuple d'IsraeÈl (Gn 34.14 ; Jr 9.25 ; Ha 2.16). Par-delaÁ l'incirconcision de la geÂneÂration du deÂsert, l'expression le deÂshonneur de l'Egypte eÂvoque peut-eÃtre l'ensemble des humiliations qui ont accompagne le seÂjour en Egypte. Ð jusqu'aÁ ce jour 4.9n. le quatorzieÁme jour du mois : cf. 4.19+ ; Ex 12.6 ; voir calendrier et feÃtes. Ð plaines arides 8.14n ; Dt 1.1n. Les pains sans levain (heÂbreu matsoth) font partie du repas pascal, cf. Ex 12 ; voir aussi Mt 26.17//. La manne : cf. Ex 16 ; Nb 11.6-9 ; Dt 8.3,16. Ð le lendemain : il faut peut-eÃtre comprendre le lendemain de la PaÃque (comme au v. 11) plutoÃt que le surlendemain. Ð Canaan Gn 9.18n. son eÂpeÂe tireÂe : cf. Nb 22.23,31 ; 1Ch 21.16 ; voir aussi Es 21.15. Je suis : litt. non, car je suis... ; le non pourrait signifier ni l'un ni l'autre... (cf. v. 13). Certains mss heÂbreux et des versions anciennes portent il lui dit : Je suis..., cf. 1S 8.19n. Ð le chef de l'armeÂe du SEIGNEUR : ce personnage n'apparaõÃt qu'ici ; il est plus freÂquemment parle de l'armeÂe du ciel (1R 22.19 ; Jr 33.22 ; cf. Dn 4.34 etc.). Ote tes sandales... : cf. Ex 3.5. Ð sacre : voir saint .

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sortis d'Egypte qui n'avaient pas Âecoute le SEIle SEIGNEUR leur avait jure de ne pas leur faire voir le pays que le SEIGNEUR avait jure Áa leurs peÁres de nous donner, ce pays ruisselant de lait et de miel. | Il suscita leurs fils Áa leur place et ce sont eux que Josue circoncit. En effet, ils Âetaient incirconcis, puisqu'on ne les avait pas circoncis en route. Lorsqu'on eut acheve de circoncire toute la nation, ils resteÁrent sur place dans le camp jusqu'aÁ leur gueÂrison. Le SEIGNEUR dit Áa Josue : Aujourd'hui, j'ai roule loin de vous le deÂshonneur de l'Egypte. C'est pourquoi on appelle ce lieu du nom de Guilgal, jusqu'aÁ ce jour.

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JeÂricho... : dans LXX ce chap. est beaucoup plus court que dans le texte heÂbreu traditionnel. Ð Personne n'en sortait... : cf. Nb 27.17n. $


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entrait. | Le SEIGNEUR dit Áa Josue : Regarde, je t'ai livre JeÂricho, son roi, les vaillants guerriers. | Vous tous, les hommes de guerre, vous ferez le tour de la ville ; vous tournerez une fois autour de la ville. Tu feras ainsi pendant six jours. | Sept preÃtres porteront sept trompes, les cornes de beÂlier, devant le Coffre. Le septieÁme jour, vous ferez sept fois le tour de la ville, et les preÃtres sonneront de la trompe. Quand on fera retentir la corne de beÂlier, quand vous entendrez le son de la trompe, tout le peuple lancera une grande acclamation ; le rempart de la ville s'eÂcroulera sur lui-meÃme et le peuple montera Áa l'assaut, chacun devant soi. JosueÂ, fils de Noun, appela les preÃtres et leur dit : Portez le coffre de l'alliance ; que sept preÃtres portent sept trompes, les cornes de beÂlier, devant le coffre du SEIGNEUR. | Puis il dit au peuple : Passez, faites le tour de la ville, et que l'avant-garde passe devant le coffre du SEIGNEUR. | Il en fut comme Josue l'avait dit au peuple. Les sept preÃtres qui portaient les sept trompes, les cornes de beÂlier, devant le SEIGNEUR, passeÁrent et sonneÁrent de la trompe. Le coffre de l'alliance du SEIGNEUR les suivait. | L'avant-garde marchait devant les preÃtres qui sonnaient de la trompe, et l'arrieÁre-garde suivait le Coffre. On marchait au son de la trompe. Josue avait donne cet ordre au peuple : Vous ne lancerez pas d'acclamation, vous ne ferez pas entendre votre voix, et il ne sortira pas une seule Á je vous parole de votre bouche, jusqu'au jour ou dirai : « Lancez une acclamation ! » Alors, vous lancerez une acclamation. | Le coffre du SEIGNEUR fit le tour de la ville ; il tourna une fois, puis ils rentreÁrent au camp et y passeÁrent la nuit. Josue se leva de bon matin et les preÃtres se remirent Áa porter le coffre du SEIGNEUR. | Les sept preÃtres qui portaient les sept trompes, les cornes de beÂlier, devant le coffre du SEIGNEUR se remirent en marche et sonneÁrent de la trompe. L'avant-garde marchait devant eux, et l'arrieÁre-garde suivait le coffre du SEIGNEUR. On marchait au son de la trompe. | Ils firent une fois le tour de la ville, le deuxieÁme jour ; puis ils retourneÁrent au camp. Ils firent de meÃme pendant six jours. | Le septieÁme jour, ils se leveÁrent avec l'aurore et firent le tour de la ville de la meÃme manieÁre, sept fois. Ce fut le seul les vaillants guerriers : certains rattachent cette expression au v. 3 (elle deÂsignerait alors les soldats de JosueÂ) ; d'autres comprennent JeÂricho, son roi et ses vaillants guerriers. vous ferez le tour / vous tournerez... autour : meÃmes verbes Ps 48.13. Ce v. est absent de LXX. Ð Voir preÃtre . Ð sept trompes, les cornes de beÂlier : autre traduction sept trompes de beÂlier (voir aussi v. 6,8,13). Ce genre de trompe (heÂbreu shophar) est utilise pour la guerre (Jg 7.7-20), mais aussi pour certaines ceÂreÂmonies religieuses comme le jour de l'Expiation (Lv 25.9). retentir Ex 19.13n. Ð la corne : ici, le mot ordinaire pour la corne d'un animal (voir v. 4n). il dit : autre lecture traditionnelle ils dirent. Ð l'avant-garde : litt. l'arme ou l'eÂquipeÂ. Le terme est assez rare ; on a traduit avantgarde d'apreÁs le v. 9 qui lui oppose une arrieÁre-garde ; le meÃme mot heÂbreu apparaõÃt en 4.13n. avant-garde : cf. v. 7n ; 4.13n. Ð arrieÁre-garde : meÃme mot heÂbreu au v. 13 ; Nb 10.25 ; Es 52.12 ; 58.8 ; cf. v. 7n. Ð On marchait au son de la trompe : litt. marcher et sonner de la trompe ; de meÃme au v. 13. ils se leveÁrent avec l'aurore : litt. ils se leveÁrent comme montait l'aurore. Ð de la meÃme manieÁre : litt. selon cette reÁgle ; le terme heÂbreu correspondant est souvent traduit par droit ; il peut aussi

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Á ils firent sept fois le tour de la ville. | La jour ou septieÁme fois, les preÃtres sonneÁrent de la trompe et Josue dit au peuple : Lancez une acclamation, car le SEIGNEUR vous a donne la ville ! | La ville sera frappeÂe d'anatheÁme pour le SEIGNEUR, elle et tout ce qui s'y trouve. Seule Rahab, la prostitueÂe, aura la vie sauve, elle et tout ce qui est avec elle dans sa maison, car elle a cache les messagers que nous avions envoyeÂs. | Seulement, vous, gardez-vous de ce qui est frappe d'anatheÁme, de peur qu'apreÁs avoir frappe d'anatheÁme, vous ne preniez de ce qui est frappe d'anatheÁme et ne rendiez anatheÁme le camp d'IsraeÈl, attirant ainsi le malheur sur lui ! | Tout l'argent, l'or et les objets de bronze et de fer sont consacreÂs au SEIGNEUR : ils entreront dans le treÂsor du SEIGNEUR. Le peuple lancËa une acclamation, et on sonna de la trompe. Lorsque le peuple entendit le son de la trompe, il lancËa une grande acclamation, le rempart s'eÂcroula sur lui-meÃme, et le peuple monta Áa l'assaut de la ville, chacun devant soi. Ils prirent la ville. | Ils frappeÁrent d'anatheÁme tout ce qui Âetait dans la ville : hommes et femmes, enfants et vieillards, búufs, moutons et Ãanes, ils les passeÁrent au fil de l'eÂpeÂe. Josue laisse la vie aÁ Rahab Josue avait dit aux deux hommes qui avaient espionne le pays : Allez Áa la maison de la prostitueÂe et faites-en sortir cette femme et tout ce qui lui appartient, comme vous le lui avez jureÂ. | Les jeunes gens, les espions, alleÁrent et firent sortir Rahab, son peÁre, sa meÁre, ses freÁres et tout ce qui lui appartenait ; ils firent sortir tout son clan. Ils les installeÁrent en dehors du camp d'IsraeÈl. | Ils mirent le feu Áa la ville et Áa tout ce qui s'y trouvait, sauf l'argent, l'or et les objets de bronze et de fer, qu'ils mirent dans le treÂsor de la maison du SEIGNEUR. | Josue laissa la vie Áa Rahab, la prostitueÂe, Áa sa famille et Áa tout ce qui lui appartenait. Elle habite au sein d'IsraeÈl jusqu'aÁ ce jour, parce qu'elle avait cache les messagers que Josue avait envoyeÂs pour espionner JeÂricho. En ce temps-laÁ, Josue fit prononcer ce serment : Maudit soit devant le SEIGNEUR l'homme qui rebaÃtira cette ville de JeÂricho. Il en posera les fondations avoir le sens de coutume. Cf. He 11.31 ; Jc 2.25. Ð cache v. 25 ; cf. 2R 6.29n. Ð les messagers que nous avions envoyeÂs : voir chap. 2. de peur qu'apreÁs avoir frappe d'anatheÁme... : LXX de peur que pousseÂs par la convoitise..., cf. 7.21. Ð ne rendiez anatheÁme : autre traduction ne frappiez d'anatheÁme ; voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. Ð attirant ainsi... : cf. 7.25n ; Gn 34.30+. consacreÂs : voir saint . le rempart s'eÂcroula : cf. He 11.30. Ils frappeÁrent d'anatheÁme : autre traduction ils exeÂcuteÁrent l'anatheÁme sur. Ð au fil de l'eÂpeÂe : litt. aÁ bouche d'eÂpeÂe ; meÃme expression heÂbraõÈque en 8.24 ; 10.28,30,32,35,37,39 ; 11.11s,14 ; 19.47 ; cf. Gn 34.26 ; Dt 13.16 ; 20.13 ; Jg 18.27 ; 1S 15.8 ; Jb 1.15,17. tout son clan ou toute sa famille, litt. tous ses clans (LXX et Syr ont le singulier). Ð Ils les installeÁrent : autre traduction ils leur donneÁrent un lieu de repos. aÁ sa famille : litt. aÁ la maison de son peÁre ; cf. 2.12. Ð jusqu'aÁ ce jour 4.9n. Ð cache v. 4+. ce serment : autre traduction cette parole solennelle ; ici, selon toute vraisemblance, le texte sous-entend un serment par lequel les IsraeÂlites s'engagent aÁ ne pas reconstruire JeÂricho sous peine de maleÂdiction (voir beÂneÂdiction , maleÂdiction) ; $

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au prix de son premier-ne ; il en installera les portes au prix de son cadet. Le SEIGNEUR Âetait avec JosueÂ, et on entendit parler de lui dans tout le pays. Faute et chaÃtiment d'AkaÃn Mais les IsraeÂlites commirent un sacrileÁge en matieÁre d'anatheÁme : AkaÃn, fils de Karmi, fils de Zabdi, fils de ZeÂrah, de la tribu de Juda, prit une part de ce qui avait Âete frappe d'anatheÁme, et le SEIGNEUR se mit en coleÁre contre les IsraeÂlites. Josue envoya des hommes de JeÂricho vers le AõÈ qui est preÁs de Beth-Aven, Áa l'est de Beth-El. Il leur dit : Montez espionner le pays. Ces hommes monteÁrent pour espionner le AõÈ. | Ils revinrent aupreÁs de Josue et lui dirent : Que tout le peuple ne monte pas Áa l'assaut ! Que deux ou trois mille hommes montent Áa l'assaut, et ils battront le AõÈ ! N'impose pas cette fatigue Áa tout le peuple, car ils sont peu nombreux. | Environ trois mille hommes du peuple monteÁrent Áa l'assaut, et ils durent s'enfuir devant les hommes du AõÈ. | Les hommes du AõÈ abattirent environ trente-six d'entre eux. Ils les poursuivirent depuis la porte de la ville jusqu'aÁ Shebarim et les battirent Áa la descente. Le cúur du peuple fondit et devint comme de l'eau. Josue deÂchira ses veÃtements et tomba face contre terre devant le coffre du SEIGNEUR, jusqu'au soir, lui et les anciens d'IsraeÈl. Ils se jeteÁrent de la poussieÁre sur la teÃte. | Josue dit : Ah ! Seigneur DIEU, pourquoi as-tu fait passer le Jourdain Áa ce peuple, si c'eÂtait pour nous livrer aux Amorites et pour nous faire disparaõÃtre ? Si seulement nous avions deÂcide de rester en Transjordanie ! | Pardon, Seigneur, mais que vais-je dire, apreÁs qu'IsraeÈl a tourne le dos devant ses ennemis ? | Les CananeÂens et tous les habitants du pays l'apprendront, ils nous encercleront et retrancheront notre nom du pays. Et que feras-tu pour ton grand nom ? Le SEIGNEUR dit Áa Josue : LeÁve-toi ! Pourquoi tombes-tu face contre terre ? | IsraeÈl a peÂche ; ils ont passe outre Áa l'alliance que j'avais institueÂe pour eux : ils ont pris une part de ce qui Âetait frappe d'anatheÁme, ils l'ont voleÂe, dissimuleÂe et mise dans

cf. 1S 14.26nss. Ð devant le SEIGNEUR : cette expression est absente d'un ms heÂbreu et de certains mss de LXX ; d'autres l'associent aÁ l'introduction du discours (fit prononcer ce serment devant le Seigneur). Ð rebaÃtira : litt. se leÁvera et baÃtira. Ð de JeÂricho : absent de LXX. Ð au prix de : autres traductions au moyen de ; sur ; cf. 1R 16.34n ; voir aussi 2R 2.19.  tait avec Josue : cf. 1.5+. 27 Le SEIGNEUR e

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1 commirent un sacrileÁge : cf. 1Ch 2.7 ; voir aussi Ac 5.2n. Ð anatheÁme : voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. le AõÈ signifie la Ruine (formes voisines en Es 10.28 ; Ne 11.31) ; le nom est toujours accompagne de l'article deÂfini. Ville de la reÂgion centrale du pays d'IsraeÈl. On identifie geÂneÂralement le AõÈ avec Et-Tell (sens analogue en arabe) ouÁ l'on a deÂcouvert les vestiges d'une ville deÂtruite ; v. 3ss ; 8.1ss ; 9.3 ; 10.1s ; 12.9 ; Jr 49.3 ; Esd 2.28 ; Ne 7.32. N'impose pas cette fatigue : litt. ne fatigue pas (meÃme verbe en Ec 10.15) laÁ. Shebarim : nom de lieu qui n'apparaõÃt qu'ici ; il signifie brisures, fractures ou malheurs. Ð Le cúur ... fondit : cf. Ps 22.15+. Signes de deuil ou de deÂtresse. Cf. 1R 1.23n. Ah ! cette expression, assez rare dans l'A.T., se retrouve en Jg 6.22 ; Jr 1.6 ; 4.10 ; 14.13 ; 32.17 ; Ez 4.14 ; 9.8 ; 11.13 ; 21.5. Ð Amorites : l'un des peuples cananeÂens ; 5.1. Voir aussi Ex 3.8,17. le dos : litt. la nuque. $

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leurs affaires. | Les IsraeÂlites ne pourront pas tenir devant leurs ennemis. Ils s'enfuiront devant leurs ennemis, car ils sont eux-meÃmes frappeÂs d'anatheÁme. Je ne continuerai pas Áa Ãetre avec vous si vous ne deÂtruisez pas ce qui est frappe d'anatheÁme, si vous ne le faites pas disparaõÃtre de votre sein. LeÁve-toi, consacre le peuple. Tu diras : Consacrezvous pour demain, car ainsi parle le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl : L'anatheÁme est en ton sein, IsraeÈl ! Tu ne pourras pas tenir devant tes ennemis, tant que vous n'aurez pas supprime de votre sein ce qui est frappe d'anatheÁme. | Vous vous preÂsenterez au matin, tribu par tribu ; la tribu que le SEIGNEUR deÂsignera se preÂsentera clan par clan ; le clan que le SEIGNEUR deÂsignera se preÂsentera maison par maison, et la maison que le SEIGNEUR deÂsignera se preÂsentera homme par homme. | Celui qui sera deÂsigne pour l'anatheÁme sera jete au feu, lui et tout ce qui lui appartient : il a passe outre Áa l'alliance du SEIGNEUR, il a commis une folie en IsraeÈl ! Josue se leva de bon matin et preÂsenta IsraeÈl tribu par tribu. La tribu de Juda fut deÂsigneÂe. | Il preÂsenta les clans de Juda, et il deÂsigna le clan de ZeÂrah. Il preÂsenta le clan de ZeÂrah, homme par homme. Zabdi fut deÂsigneÂ. | Il preÂsenta sa maison, homme par homme. AkaÃn, fils de Karmi, fils de Zabdi, fils de ZeÂrah, de la tribu de Juda, fut deÂsigneÂ. Josue dit Áa AkaÃn : Mon fils, je te prie, donne gloire au SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl, et reconnais ta faute devant lui : dis-moi donc ce que tu as fait, ne me cache rien ! | AkaÃn reÂpondit Áa Josue : C'est vrai, c'est moi qui ai peÂche contre le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl. Voici ce que j'ai fait : | j'ai vu dans le butin un beau manteau de ShineÂar, deux cents sicles d'argent et un lingot d'or pesant Áa lui seul cinquante sicles. J'en ai eu envie et je les ai pris ; ils sont maintenant cacheÂs en terre, Áa l'inteÂrieur de ma tente, l'argent par-dessous. | Josue envoya des messagers qui coururent Áa la tente. Tout cela Âetait bien cache dans sa tente, l'argent par-dessous. | Ils prirent le tout de l'inteÂrieur de la tente, l'apporteÁrent Áa Josue et Áa tous les IsraeÂlites, et le deÂposeÁrent devant le SEIGNEUR. Voir nom . Voir peÂche . Ð passe outre v. 15 ; 23.16 ; Dt 17.2+. Ð alliance ... institueÂe (litt. ordonneÂe ou prescrite) : cf. 23.16 ; Jg 2.20 ; Jr 11.4 ; Ps 111.9. Ils s'enfuiront : litt. ils tourneront la nuque. consacre le peuple : cf. Ex 19.10-15 ; voir saint . Vous vous preÂsenterez ou vous vous approcherez ; cf. Ex 22.7 ; 1S 10.20 ; Ml 3.5 ; voir Ex 28.30n. Voir aussi 1S 14.40-42. Ð deÂsignera : litt. prendra ; de meÃme dans la suite ; cf. 1S 16.5ss. sera jete au feu ou bruÃleÂ, comme au v. 25n ; cf. Gn 38.24 ; Lv 21.9. Ð folie : cf. Gn 34.7n ; Dt 22.21 ; 1S 25.25 ; 2S 13.12. les clans : selon quelques mss ; autre lecture traditionnelle le clan. Ð homme par homme : quelques mss heÂbreux et Syr portent maison par maison, cf. v. 18. donne gloire au SEIGNEUR : cf. Jn 9.24+. Ð reconnais ta faute devant lui : litt. donne-lui reconnaissance ; autres traductions fais acte de reconnaissance envers lui ; rends-lui hommage ; sur cette expression employeÂe pour la confession d'une faute, voir Esd 10.11n. Voici ce que j'ai fait : litt. comme ceci et comme cela j'ai fait ; expression analogue en 2S 17.15 ; 2R 5.4 ; 9.12. ShineÂar est la reÂgion de Babylone, Gn 10.10n ; 11.2 ; 14.1,9 ; Es 11.11 ; Za 5.11 ; Dn 1.2. Ð deux cents sicles... cinquante sicles : c.-aÁ-d. respectivement environ 1,9 kg et preÁs de 500 g ; voir mesures , poids et monnaies. $

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Josue prit AkaÃn, fils de ZeÂrah, ainsi que l'argent, le manteau et le lingot d'or, ses fils, ses filles, son búuf, son Ãane, son petit beÂtail, sa tente et tout ce qui lui appartenait. Tout IsraeÈl, avec JosueÂ, les fit monter dans la valleÂe d'Akor. | Josue dit : Pourquoi as-tu attire le malheur sur nous ? Le SEIGNEUR attire le malheur sur toi en ce jour. Tout IsraeÈl lui jeta des Ãla, on les lapida. | On dressa sur pierres. On les bru lui un grand tas de pierres, qui est laÁ jusqu'aÁ ce jour, et le SEIGNEUR revint de sa coleÁre ardente. C'est pourquoi ce lieu porte le nom de valleÂe d'Akor, jusqu'aÁ ce jour.

ConqueÃte du AõÈ 8 Le SEIGNEUR dit Áa Josue : N'aie pas peur, ne sois pas terrifieÂ. Prends avec toi tous les hommes de guerre, et preÂpare-toi Áa attaquer le AõÈ. Regarde, je t'ai livre le roi du AõÈ, son peuple, sa ville et son 2 pays. | Tu traiteras le Aõ È et son roi comme tu as traite JeÂricho et son roi. Seulement, vous pourrez piller ses biens et ses beÃtes. Quant Áa toi, tends une embuscade Áa la ville, par-derrieÁre. 3 JosueÂ, avec tous les hommes de guerre, se preÂpara Áa attaquer le AõÈ. Josue choisit trente mille vaillants 4 guerriers et les fit partir de nuit, | en leur donnant cet ordre : Regardez ! Vous allez tendre une embuscade Áa la ville, derrieÁre la ville. Ne vous Âeloignez pas 5 trop de la ville ; tenez-vous tous pre Ãts. | Moi et tout le peuple qui est avec moi, nous approcherons de la Á ils sortiront Áa notre rencontre, ville. Au moment ou comme la premieÁre fois, nous fuirons devant eux. 6 Ils sortiront Á a notre poursuite, jusqu'aÁ ce que nous les ayons coupeÂs de la ville ; car ils diront : « Ils fuient devant nous comme la premieÁre fois ! » Tan7 dis que nous fuirons devant eux, | vous surgirez de l'embuscade et vous vous emparerez de la ville. Le 8 SEIGNEUR, votre Dieu, vous la livrera. | Quand vous aurez pris la ville, vous mettrez le feu Áa la ville. Vous agirez selon la parole du SEIGNEUR. Regardez, je vous en donne l'ordre. 9 Josue les fit partir, et ils alleÁrent se placer en embuscade. Ils s'installeÁrent entre Beth-El et le AõÈ, Áa l'ouest du AõÈ. Josue passa toute la nuit au milieu du peuple. valleÂe d'Akor ou valleÂe du malheur v. 25n ; cf. 15.7 ; voir aussi Es 65.10 ; Os 2.17. Le nom d'Akor figure dans des mss de QumraÃn ; il a eÂte identifie aÁ une localite des environs.  breu correspondant rappelle le 25 attire le malheur sur : le verbe he nom Akor (v. 24n) ; 6.18+ ; 1Ch 2.7n. Ð lui jeta (des pierres) : le verbe correspondant est habituellement traduit par lapider (Lv 20.2,27 ; 24.14,16,23 ; Nb 14.10 ; 15.35s ; Dt 21.21 ; 1R 12.18 ; Ez 16.40 ; 23.47 ; 2Ch 10.18 ; 24.21) ; c'est un synonyme de celui qui apparaõÃt aÁ la fin du v. (= Ex 8.22 ; 17.4 ; 19.13 ; 21.28 ; Dt 13.11 ; 17.5 ; 22.21,24 ; 1S 30.6 ; 1R 21.10,13). Ð On les bruÃla, on les lapida : ces preÂcisions sont absentes de LXX ; Vg et Syr portent seulement la seconde ; certains comprennent : on bruÃla les objets et on lapida les gens ; cf. v. 15. Á ce 26 On dressa sur lui... 8.29. Ð valleÂe d'Akor v. 24n. Ð jusqu'a jour 4.9n.

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N'aie pas peur : cf. 10.25+ ; Dt 1.21 ; 7.18. Ð preÂpare-toi... v. 3n. Ð je t'ai livre : litt. j'ai donne en ta main ; cf. 1.3n. traite JeÂricho et son roi : cf. 10.1,28. Ð vous pourrez piller... : litt. vous pillerez pour vous son butin et ses beÃtes ; il s'agit d'un anatheÁme partiel, comme en Dt 2.35 ; 3.7 ; 6.10s ; 20.14 ; voir aussi Jos 11.14s. JosueÂ... : litt. Josue se leva avec... pour attaquer le AõÈ. Regardez v. 8. vous surgirez : litt. vous vous leÁverez. Ð vous vous emparerez

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Josue se leva de bon matin et passa le peuple en revue. Il monta, avec les anciens d'IsraeÈl, en teÃte du peuple, vers le AõÈ. | Tous les hommes de guerre qui Âetaient avec lui monteÁrent et s'approcheÁrent ; lorsqu'ils furent arriveÂs en face de la ville, ils dresseÁrent leur camp au nord du AõÈ. La valleÂe Âetait entre eux et le AõÈ. | Il prit environ cinq mille hommes et les placËa en embuscade entre Beth-El et le AõÈ, Áa l'ouest de la ville. | Quand le peuple eut installe tout le camp au nord de la ville et son arrieÁre-garde Áa l'ouest de la ville, Josue alla, cette nuit-laÁ, au milieu de la valleÂe. Lorsque le roi du AõÈ s'en apercËut, les hommes de la ville se leveÁrent en toute haÃte et sortirent Áa la rencontre d'IsraeÈl pour le combat Ð lui et tout son peuple Ð au lieu convenu, en face de la plaine aride. Il ne savait pas qu'il y avait une embuscade contre lui derrieÁre la ville. | Josue et tout IsraeÈl ceÂdeÁrent devant eux et s'enfuirent par le chemin du deÂsert. | On appela tout le peuple de la ville Áa leur poursuite. Ils poursuivirent donc Josue et furent coupeÂs de la ville. | Il ne resta pas un seul homme dans le AõÈ et Beth-El qui ne soit sorti Áa la poursuite d'IsraeÈl en abandonnant la ville ouverte, afin de poursuivre IsraeÈl. Le SEIGNEUR dit Áa Josue : Brandis vers le AõÈ le javelot que tu as Áa la main, car je te le livre. Josue brandit vers la ville le javelot qu'il avait Áa la main. Á il Âetendit le bras, les hommes de Au moment ou l'embuscade sortirent vite de leur position et s'eÂlanceÁrent ; ils arriveÁrent Áa la ville et la prirent, puis ils se haÃteÁrent de mettre le feu Áa la ville. | Les gens du AõÈ se retourneÁrent : ils virent la fumeÂe de la ville qui montait jusqu'au ciel. Ils n'eurent meÃme plus la Ãte ou de l'autre. Alors ceux qui place de fuir d'un co fuyaient au deÂsert firent volte-face pour affronter leurs poursuivants. | Quand Josue et tout IsraeÈl virent que les hommes de l'embuscade avaient pris la ville et que la fumeÂe de la ville montait, ils firent volte-face et battirent les gens du AõÈ. | Les autres sortirent de la ville Áa leur rencontre et ils se trouveÁrent pris de part et d'autre, au milieu d'IsraeÈl qui les battit sans leur laisser aucun survivant, aucun rescapeÂ. | Quant au roi du AõÈ, ils le prirent ou, selon la traduction habituelle du verbe correspondant, vous prendrez possession de. vous mettrez le feu... : cf. v. 19. Ð la parole : LXX cette parole. aÁ l'ouest : litt. du coÃte de la mer, de meÃme aux v. 12s. entre eux... : autre lecture traditionnelle entre lui et le AõÈ. Il : c.-aÁ-d. JosueÂ. Ð de la ville : quelques mss portent du AõÈ, de meÃme au v. 13n. de la ville (aÁ la premieÁre occurrence) : cf. v. 12n. au lieu convenu : le terme heÂbreu correspondant peut aussi deÂsigner un temps fixe (cf. Gn 1.14n ; 17.21n). Ð la plaine aride : heÂbreu `arava, nom qui s'applique le plus souvent aÁ des reÂgions situeÂes plus au sud (voir Dt 1.1n,7n). Il s'agit ici de la valleÂe du Jourdain, qui correspond aÁ la partie nord de la deÂpression qui s'eÂtend depuis la mer Rouge jusqu'au Liban, en passant par la mer Morte. de la ville : autre lecture traditionnelle aÁ la premieÁre occurrence du AõÈ ; cf. v. 12n. et Beth-El : absent de LXX. Brandis... le javelot : litt. eÂtends avec le javelot, sans doute un geste de propheÁte (cf. Ex 8.1n ; 2R 13.14-19 ; Ez 30.25) et un signal pour les hommes de l'embuscade (v. 19). Ils n'eurent... : litt. il n'y eut plus pour eux deux mains pour fuir ici et ici. Ð Alors ceux... : cette deuxieÁme partie de verset est absente de LXX. Ð leurs poursuivants : litt. le poursuivant. sans leur laisser aucun survivant... : cf. Dt 7.2. $

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vivant et le preÂsenteÁrent devant JosueÂ. | Lorsque IsraeÈl eut acheve de tuer tous les habitants du AõÈ Á ceux-ci dans la campagne, dans le deÂsert ou l'avaient poursuivi, et que tous, jusqu'au dernier, furent tombeÂs sous l'eÂpeÂe, tout IsraeÈl revint au AõÈ et le passa au fil de l'eÂpeÂe. | Tous ceux qui tombeÁrent ce jour-laÁ, hommes et femmes, furent au nombre de douze mille, tous habitants du AõÈ. | Josue ne reposa pas le javelot qu'il brandissait avant d'avoir frappe d'anatheÁme tous les habitants du AõÈ. | Toutefois, IsraeÈl prit pour lui comme butin les beÃtes et les biens de cette ville-laÁ, selon l'ordre que le SEIGNEUR avait donne Áa JosueÂ. | Josue mit le feu au AõÈ et en fit pour toujours un tertre de deÂvastation, jusqu'aÁ ce jour. | Quant au roi du AõÈ, il le pendit au bois jusqu'au soir ; au coucher du soleil, Josue donna l'ordre de descendre le cadavre du bois. On le jeta Áa l'entreÂe de la porte de la ville et on dressa sur lui un grand tas de pierres, qui est laÁ jusqu'aÁ ce jour. Lecture de la loi sur le mont Ebal Alors Josue baÃtit un autel pour le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl, au mont Ebal, | selon ce que MoõÈse, serviteur du SEIGNEUR, avait ordonne aux IsraeÂlites, comme il est Âecrit dans le livre de la loi de MoõÈse : un autel de pierres brutes sur lesquelles on n'avait pas passe le fer. Ils y preÂsenteÁrent des holocaustes au SEIGNEUR et offrirent des sacrifices de paix. | LaÁ, Josue Âecrivit sur les pierres un double de la loi que MoõÈse avait Âecrite, devant les IsraeÂlites. Tout IsraeÈl, ses anciens, ses secreÂtaires et ses juges se tenaient de part et d'autre du Coffre, immigreÂs et autochtones, en face des preÃtres-leÂvites qui portaient le coffre de l'alliance du SEIGNEUR, moitie Ãte du mont du coÃte du mont Garizim et moitie du co Ebal, selon l'ordre de MoõÈse, serviteur du SEIÂnir le peuple d'IsraeÈl en premier GNEUR, pour be

au fil de l'eÂpeÂe 6.21n. au nombre de : sous-entendu dans le texte. Ð tous habitants du AõÈ ou toute la population du AõÈ (LXX tous les habitants du AõÈ). ne reposa pas : litt. ne ramena pas la main (ou le bras, cf. v. 9) qu'il eÂtendait avec le javelot. Ð anatheÁme : voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. butin : cf. v. 2n ; Nb 31.32,53. Ð l'ordre... : litt. la parole que YHWH avait commandeÂe aÁ JosueÂ, cf. v. 1s. un tertre de deÂvastation : cf. Dt 13.17 ; Jr 49.2 qui deÂcrivent le meÃme traitement pour une ville israeÂlite coupable d'idolaÃtrie ; cf. Jr 30.18n. Ð jusqu'aÁ ce jour 4.9n, de meÃme au v. 29. descendre le cadavre du bois : cf. Dt 21.22s qui reÂglemente la pendaison aÁ un bois (arbre ou gibet) ; voir aussi Jos 10.26s ; exception aÁ la reÁgle : 2S 21.10ss. Ð on dressa sur lui... 7.26. LXX inseÁre les derniers v. de ce chap. aÁ la suite de 9.2. Ð au mont Ebal : haut de 940 m, au nord de Sichem, souvent cite avec le mont Garizim (881 m) au sud de Sichem. C'est sur le mont Garizim que les Samaritains construisirent leur temple, rival de celui de JeÂrusalem (Jn 4.20). Cf. Gn 12.6n ; Dt 11.29s ; 27.18,11-26 ; voir aussi 2R 2.1 ; 4.38. comme il est eÂcrit... : cf. Dt 27.1-8. Ð le livre de la loi v. 34 ; 23.6 ; 24.26 ; 2R 14.6 ; 22.8 ; Ne 8.1,8,18 ; 9.3 ; 2Ch 17.9 ; 34.14s. Ð pas passe le fer : cf. Ex 20.25. Ð Voir sacrifices . Josue (litt. il ) eÂcrivit sur les pierres : soit les pierres de l'autel, soit plutoÃt celles qui ont eÂte preÂvues en Dt 27.2-4,8. Ð un double de la loi : cf. Dt 17.18. secreÂtaires 1.10+. Ð immigreÂs / autochtones : cf. Ex 12.48ns. Ð preÃtres -leÂvites 3.3 ; Dt 17.9n,18 ; 18.1 ; 24.8 ; 27.9. Ð Garizim / Ebal v. 30n ; Dt 11.29 ; 27.12s. Josue (litt. il ) proclama : autre traduction Josue lut. Ð la beÂneÂdiction et la maleÂdiction : cf. Dt 28. Ð le livre de la loi v. 31+. toute l'assembleÂe d'IsraeÈl : cf. Dt 31.11. Ð les familles entieÁres : autre traduction les enfants ; cf. Gn 34.29n.

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au-delaÁ du Jourdain 5.1n ; cf. 10.1 ; 11.1. La liste des reÂgions est proche de celle de Dt 1.7. Ð Bas-Pays : heÂbreu shepheÂla. Ð la grande mer 1.4n. Ð les Hittites, les Amorites... : liste des peuples identique aÁ celle de 12.8 ; Dt 20.17 ; cf. Jos 3.10n ; 11.1620 ; Es 8.9s. Cf. 8.30n. Ð se rassembleÁrent : autre traduction se coaliseÁrent. Ð d'un commun accord : litt. d'une seule bouche. Gabaon : heÂbreu Gib`oÃn, actuellement El-Djib, aÁ environ 10 km au nord-nord-ouest de JeÂrusalem (10.2 ; 18.25 ; 21.17). Mais eux : autre traduction eux aussi de leur coÃteÂ. Ð ils partirent deÂguiseÂs ou ils se firent passer pour des eÂmissaires, le sens du verbe heÂbreu eÂtant incertain. Suite aÁ une confusion entre deux lettres treÁs proches par la forme, quelques mss heÂbreux et des versions anciennes ont lu comme au v. 12 ils alleÁrent faire des provisions. en miettes : autre traduction tache (moisi ?), meÃme possibilite au v. 12 ; meÃme adjectif en Gn 30.32 tacheteÂ. camp du Guigal : cf. 4.19n. Ð aux hommes d'IsraeÈl : litt. aÁ l'homme d'IsraeÈl (de meÃme au v. 7 et en 10.24), le singulier eÂtant de toute eÂvidence aÁ comprendre ici comme un collectif (cf. Dt 27.14n). Des mss et des versions arabes portent aux fils d'IsraeÈl, formule habituellement traduite par les IsraeÂlites ; certains mss de LXX portent tout IsraeÈl. Ð Nous arrivons d'un pays lointain : Dt 7.2 interdit toute alliance entre IsraeÈl et les autochtones habitant la Terre promise. Ð concluez une alliance ... : cf. Gn 15.18n. les hommes d'IsraeÈl : litt. l'homme d'IsraeÈl ; cf. v. 6n ; LXX les fils d'IsraeÈl (c.-aÁ-d. les IsraeÂlites). Ð au Hivvite : autre traduction aux Hivvites, mais la suite est au singulier dans le texte ; cf. 11.19. En 2S 21.2 les Gabaonites sont deÂsigneÂs sous le nom geÂneÂral d'Amorites. Ð chez moi : litt. en mon sein, c.-aÁ-d. dans mon territoire ; la meÃme formule est traduite par parmi aux v. 16,22. pour le nom : autre traduction aÁ cause de la renommeÂe. Ð SEIGNEUR (YHWH) : voir noms divins. 1

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L'alliance avec les Gabaonites Quand ils l'apprirent, tous les rois qui Âetaient audelaÁ du Jourdain, de la montagne, du Bas-Pays et de Ãte de la grande mer, du coÃte du Liban, les toute la co Hittites, les Amorites, les CananeÂens, les Perizzites, les Hivvites et les JeÂbusites | se rassembleÁrent, d'un commun accord, pour faire la guerre Áa Josue et Áa IsraeÈl. Les habitants de Gabaon avaient appris comment Josue avait traite JeÂricho et le AõÈ. Mais eux eurent recours Áa une ruse ; ils partirent deÂguiseÂs, en prenant des sacs useÂs pour leurs Ãanes et des outres Áa vin useÂes, deÂchireÂes et rapieÂceÂes ; | ils avaient aux pieds de vieilles sandales, useÂes et recousues, et ils portaient de vieux veÃtements useÂs ; tout le pain de leurs provisions Âetait sec et en miettes. | Ils alleÁrent trouver Josue au camp du Guilgal et lui dirent, Áa lui et aux hommes d'IsraeÈl : Nous arrivons d'un pays lointain. Maintenant, concluez une alliance pour nous. | Mais les hommes d'IsraeÈl dirent au Hivvite : Peut-eÃtre habites-tu chez moi ; comment alors pourrais-je conclure une alliance pour toi ? | Ils dirent alors Áa Josue : Nous sommes tes serviteurs. Josue leur demanda : Á venez-vous ? | Ils lui reÂponQui Ãetes-vous et d'ou dirent : Nous, tes serviteurs, nous arrivons d'un pays treÁs lointain, pour le nom du SEIGNEUR (YHWH), ton Dieu ; car nous avons entendu parler

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lieu. | Ensuite Josue proclama toutes les paroles de la loi, la beÂneÂdiction et la maleÂdiction, exactement comme elles sont Âecrites dans le livre de la loi. | De tout ce que MoõÈse avait ordonneÂ, il n'y eut pas une seule parole que Josue ne proclama devant toute l'assembleÂe d'IsraeÈl, avec les femmes et les familles entieÁres, ainsi que les immigreÂs qui marchaient parmi eux.

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de lui, de tout ce qu'il a fait en Egypte | et de tout ce qu'il a fait aux deux rois des Amorites, en Transjordanie Ð Áa SihoÃn, roi de HeshboÃn, et Áa Og, roi du BashaÃn, qui Âetait Áa Ashtaroth. | Nos anciens et tous les habitants de notre pays nous ont dit : « Prenez des provisions de route et allez Áa leur rencontre. Vous leur direz : ``Nous sommes vos serviteurs. Maintenant, concluez une alliance pour nous.'' » Voici notre pain, il Âetait tout chaud quand nous l'avons emporte de chez nous comme provision Á nous sommes partis pour pour la route, le jour ou aller vers vous. Maintenant, il est tout sec et en miettes. | Ces outres Áa vin que nous avions remplies neuves, elles sont deÂchireÂes ; nos veÃtements et nos sandales, ils sont tout useÂs tant le chemin a Âete long. | Ils prirent de leurs provisions sans interroger le SEIGNEUR. | Josue fit la paix et conclut une alliance pour eux, en leur garantissant la vie ; les princes de la communaute leur preÃteÁrent serment. Trois jours apreÁs avoir conclu une alliance pour eux, ils apprirent qu'ils Âetaient leurs voisins et qu'ils habitaient parmi eux. | Les IsraeÂlites partirent et arriveÁrent dans leurs villes le troisieÁme jour. Leurs villes, c'eÂtaient Gabaon, Kephira, BeÂÂeroth et Qiriath-YeÂarim. | Cependant les IsraeÂlites ne les tueÁrent pas, Áa cause du serment que les princes de la communaute leur avaient fait par le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl. Mais toute la communaute se mit Áa maugreÂer contre les princes. | Tous les princes dirent Áa toute la communaute : Nous, nous leur avons fait un serment par le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl ; maintenant nous ne pouvons plus les toucher. | Voici comment nous les traiterons : Nous les laisserons vivre pour ne pas attirer sur nous la ColeÁre, Áa cause du serment que nous leur avons fait. | Les princes leur dirent donc : Qu'ils Ãcherons et puiseurs vivent ! Et ils devinrent bu d'eau pour toute la communauteÂ, selon ce que les princes avaient dit Áa leur sujet. Josue les appela et leur dit : Pourquoi nous avezvous trompeÂs en disant : « Nous demeurons Áa une grande distance de vous », alors que vous habitez

SihoÃn / Og 2.10n ; cf. Nb 21.21-35 ; Dt 2.26±3.11. Ð Ashtaroth 12.4 ; 13.12,31 ; Dt 1.4 ; 1Ch 6.56 ; cf. Gn 14.5 Ashteroth-QarnaõÈm (litt. les AstarteÂs de QarnaõÈm) ; la ville est mentionneÂe dans des textes eÂgyptiens et assyriens. Maintenant, concluez... v. 6n. emporteÂ... comme provision : cf. v. 4n. Ð en miettes v. 5n. Ils prirent : LXX les princes prirent. Ð sans interroger le SEI la bouche du SEIGNEUR ; le GNEUR : litt. ils n'avaient pas interroge terme correspondant aÁ la bouche est absent de LXX. les princes : cf. Nb 2. Ð la communaute Ex 12.3n. Gabaon v. 3n. Ð Kephira : heÂbreu ha-kephira, la jeune lionne ou le petit village ; cf. 18.26 ; Esd 2.25// ; peut-eÃtre aÁ 8 km au sudouest de Gabaon, sur la route de JeÂrusalem aÁ Jaffa. Ð BeÂeÂroth (Puits) : cf. 18.25 ; 2S 4.2 ; Esd 2.25// ; cette localite est peut-eÃtre aÁ situer aÁ 15 km au nord de JeÂrusalem. Ð Qiriath-YeÂarim (Ville des foreÃts) 15.60 ; 18.28 ; certains la situent aÁ 12 km aÁ l'ouest de JeÂrusalem, sur la route de Jaffa. les princes de la communaute v. 15n. la ColeÁre : cf. 22.20 ; Nb 1.53n ; 18.5. Et ils devinrent... : autre traduction mais qu'ils deviennent... ; cf. v. 27. vous eÃtes maudits ! autre traduction soyez maudits ! Voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. Ð Aucun de vous... : litt. il ne sera pas retranche de vous un esclave. Nous avons eu treÁs peur : autres traductions nous avons beaucoup craint pour nous-meÃmes ou pour nos vies (cf. Gn 1.20n). comme il te plaira... : litt. comme (il est) bon et droit aÁ tes yeux ;

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parmi nous ? | Maintenant, vous Ãetes maudits ! Aucun de vous ne cessera d'eÃtre esclave ; vous serez Ãcherons et puiseurs d'eau pour la maison de mon bu Dieu. | Ils reÂpondirent Áa Josue : C'est qu'on nous a raconteÂ, Áa nous, tes serviteurs, que le SEIGNEUR, ton Dieu, avait ordonne Áa MoõÈse, son serviteur, de vous donner tout ce pays et de deÂtruire devant vous tous les habitants du pays. Nous avons eu treÁs peur de vous, voilaÁ pourquoi nous avons agi de la sorte. Maintenant nous sommes entre tes mains. Traitenous comme il te plaira, comme il te conviendra de nous traiter. | C'est ainsi qu'il les traita ; il les deÂlivra de la main des IsraeÂlites, et ceux-ci ne les tueÁrent pas. | Josue fit d'eux, en ce jour-laÁ, des Ãcherons et des puiseurs d'eau pour la commubu naute et pour l'autel du SEIGNEUR, jusqu'aÁ ce jour, au lieu qu'il choisirait. Victoire sur les rois amorites Adoni-TseÂdeq, roi de JeÂrusalem, apprit que Josue avait pris le AõÈ et qu'il l'avait frappe d'anatheÁme, qu'il avait traite le AõÈ et son roi comme il avait traite JeÂricho et son roi, que les habitants de Gabaon avaient fait la paix avec IsraeÈl et qu'ils Âetaient parmi eux. | Ils eurent treÁs peur, car Gabaon Âetait une grande ville, comme une des villes royales, plus grande meÃme que le AõÈ, et tous ses hommes Âetaient vaillants. | Adoni-TseÂdeq, roi de JeÂrusalem, envoya Áa Hoham, roi d'HeÂbron, Áa PireÂam, roi de Yarmouth, Áa Yaphia, roi de Lakish, et Áa Debir, roi d'Eglo Ãn, le message suivant : | Ralliez-vous Áa moi et aidez-moi Áa attaquer Gabaon, car elle a fait la paix avec Josue et avec les IsraeÂlites. | Les cinq rois des Amorites Ð le roi de JeÂrusalem, le roi d'HeÂbron, le roi de YarÃn Ð se rasmouth, le roi de Lakish, le roi d'Eglo sembleÁrent et se mirent en campagne avec toutes leurs troupes ; ils dresseÁrent leur camp contre Gabaon et lui firent la guerre. Les hommes de Gabaon envoyeÁrent Áa JosueÂ, au camp, au Guilgal, le message suivant : Ne nous abandonne pas, nous qui sommes tes serviteurs ! Rejoins-nous vite, deÂlivre-nous, secours-nous ! Car

cf. Jr 26.14. des buÃcherons... v. 21 ; voir aussi 2S 21.2ss. Ð jusqu'aÁ ce jour 4.9n. Ð au lieu qu'il (plusieurs versions anciennes portent que le Seigneur) choisirait : cf. Dt 12. Adoni-TseÂdeq : Mon Seigneur est justice ou Mon Seigneur est (le dieu) TseÂdeq. LXX porte Adoni-BeÂzeq, comme en Jg 1.5-7. Ð JeÂrusalem : premieÁre mention de JeÂrusalem sous ce nom ; plus loin, la ville est nommeÂe JeÂbus (Jg 19.10). Ð anatheÁme : voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. Ð traite JeÂricho et son roi : cf. v. 28 ; 6.1ss ; 8.2. Ð Gabaon... la paix avec IsraeÈl : voir chap. 6 ; 8±9. Ils eurent treÁs peur : il s'agit probablement d'Adoni-TseÂdeq et de ses gens ; certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire il eut treÁs peur. Ð Gabaon... une des villes royales : Gabaon eÂtait gouverneÂe par un conseil d'anciens (9.11) et non par un roi. Ð vaillants : autre traduction guerriers (cf. v. 7). HeÂbron (Ligue, ConfeÂdeÂration) : ville de Juda aÁ 35 km au sud de JeÂrusalem ; cf. 14.15 ; 15.13 ; 20.7 ; 21.11 ; 2S 2.1-4 ; 5.5 ; 15.7-11 ; 2Ch 11.5,10. Ð Yarmouth : localite du Bas-Pays, non loin de Beth-SheÂmesh v. 5 ; 15.35 ; Ne 11.29. Ð Lakish, au sud-ouest de JeÂrusalem, v. 31-33 ; 15.39 ; cf. 2R 14.9 ; 18.13s ; Es 36.2 ; 37.8 ; 2Ch 11.9 ; 25.27 ; 32.9. Ð EgloÃn 15.39 ; peut-eÃtre aÁ une vingtaine de kilomeÁtres au sud-ouest de JeÂrusalem. Amorites : cf. 3.10n ; Ex 3.8. au camp, au Guilgal : cf. v. 15,43 ; 4.19ns ; 5.9s ; 9.6. Ð serviteurs : le meÃme mot peut eÃtre traduit par esclave. Ð deÂlivre-nous, secours-nous : cf. Ac 16.9. Ð rassembleÂs 9.2n. $

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tous les rois des Amorites qui habitent la montagne se sont rassembleÂs contre nous. | Josue monta du Guilgal, lui et tous les hommes de guerre avec lui, tous les vaillants guerriers. Le SEIGNEUR dit Áa Josue : N'aie pas peur d'eux, car je te les ai livreÂs ; aucun d'eux ne tiendra devant toi. | Josue arriva sur eux Áa l'improviste. Il avait marche toute la nuit depuis le Guilgal. | Le SEIÈl ; il GNEUR les frappa de panique devant Israe leur infligea une grande deÂfaite Áa Gabaon, les poursuivit vers la monteÂe de Beth-HoroÃn et les battit jusqu'aÁ AzeÂqa et MaqqeÂda. | Alors qu'ils fuyaient pour Âechapper Áa IsraeÈl, dans la descente de BethHoroÃn, le SEIGNEUR fit tomber du ciel sur eux de grosses pierres jusqu'aÁ AzeÂqa, et ils moururent ; ceux qui moururent par les pierres de greÃle furent plus nombreux que ceux que les IsraeÂlites tueÁrent par l'eÂpeÂe. Á le Alors Josue parla au SEIGNEUR, le jour ou SEIGNEUR livra les Amorites aux IsraeÂlites ; sous les yeux d'IsraeÈl, il dit : Soleil, tiens-toi immobile sur Gabaon, et toi, lune, sur la valleÂe d'AyyaloÃn ! Alors le soleil se tint immobile, la lune s'arreÃta, Ãt tire vengeance de ses jusqu'aÁ ce que la nation eu ennemis. Cela est Âecrit dans le livre du Juste : le soleil s'arreÃta au milieu du ciel et ne se pressa pas de se coucher, presque tout un jour. | Il n'y a jamais eu de jour Á le SEIGNEUR comme celui-laÁ, ni avant ni apreÁs, ou ait entendu un homme ; car le SEIGNEUR combattait pour IsraeÈl. | Puis JosueÂ, et tout IsraeÈl avec lui, retourna au camp, au Guilgal. Josue exeÂcute les cinq rois vaincus Ces cinq rois s'enfuirent et se cacheÁrent dans la grotte de MaqqeÂda. | On dit Áa Josue : Les cinq rois ont Âete trouveÂs cacheÂs dans la grotte de MaqqeÂda. Josue dit : Roulez de grosses pierres Áa l'entreÂe de la

tous les hommes de guerre : cf. 8.1. Ð les vaillants guerriers : cf. 1.14 ; 6.2 ; 8.3. N'aie pas peur d'eux : cf. v. 25+ ; 1.9 ; 6.2 ; 8.1 ; 11.6. Ð je te les ai livreÂs : cf. 6.2 ; 8.18. Ð aucun d'eux ne tiendra... : cf. 1.5+ (autre verbe). Il avait marche : litt. il eÂtait monte (marche d'une trentaine de kilomeÁtres). Ð toute la nuit : cf. 2S 2.29,32 ; 4.7 ; voir aussi 17.16. Le SEIGNEUR les frappa de panique : cf. Ex 14.24 ; 23.27 ; Jg 4.15 ; 1S 7.10 ; voir aussi Dt 2.25 ; 11.25. Ð il leur infligea : le sujet n'est pas preÂciseÂ. Ð vers la monteÂe de Beth-HoroÃn... : entre BethHoroÃn-le-Haut, aÁ une dizaine de kilomeÁtres au nord-ouest de Gabaon, et Beth-HoroÃn-le-Bas, 4 km plus loin en direction du Bas-Pays et du littoral meÂditerraneÂen ; cf. 16.3,5 ; 18.13s. Ð AzeÂqa : au sud de la valleÂe d'AyyaloÃn, v. 12, et aÁ une trentaine de kilomeÁtres de Gabaon. Ð MaqqeÂda : entre Lakish et HeÂbron, au sud, v. 3 ; cf. v. 16-27. pierres de greÃle : cf. Ex 9.18 ; Es 28.17 ; 30.30 ; Siracide 46.5s : « Le Seigneur Grand l'exaucËa en envoyant des greÃlons d'une force eÂnorme. Il fondit sur la nation ennemie, il fit peÂrir les adversaires qui deÂvalaient la pente. » Cf. Es 28.21. Ð aux IsraeÂlites : litt. devant les fils d'IsraeÈl. Ð sous les yeux d'IsraeÈl... : on pourrait aussi lire et il dit : Sous les yeux d'IsraeÈl, soleil... ; dans LXX, cette formule fait partie d'un texte plus long : quand il les brisa aÁ Gabaon et qu'ils furent briseÂs devant les IsraeÂlites. Ð il dit : LXX Josue dit. Ð tiens-toi immobile : le verbe heÂbreu signifie le plus souvent se taire. Cf. Siracide 46.4 : « N'est-ce pas par lui que le soleil fut arreÃte et qu'un seul jour en devint deux ? » Ð valleÂe d'AyyaloÃn : aÁ l'ouest de Gabaon. le livre du Juste (heÂbreu Yashar ; cf. le terme apparente Yeshouroun en Dt 32.15n) ou de Rectitude : sans doute un recueil perdu

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Josue conquiert les villes du sud Ce jour-laÁ, Josue prit MaqqeÂda et la passa au fil de l'eÂpeÂe, avec son roi. Il les frappa d'anatheÁme, ainsi que tous les Ãetres vivants qui s'y trouvaient : il ne laissa aucun survivant, et il traita le roi de MaqqeÂda comme il avait traite le roi de JeÂricho.

de chants de victoire ; il est eÂgalement cite en 2S 1.18. le SEIGNEUR combattait pour IsraeÈl v. 42 ; cf. 23.3+. au camp, au Guigal v. 6n. MaqqeÂda v. 10n. grosses pierres : cf. v. 27. Ð aÁ l'entreÂe : litt. aÁ la bouche. attaquez leur arrieÁre-garde : meÃme formule en Dt 25.18. Ð vous les a livreÂs : cf. v. 8+. de leur infliger une treÁs grande deÂfaite : litt. de les frapper d'un treÁs grand coup. Ð jusqu'aÁ leur extermination ou jusqu'aÁ la deÂfaite totale ; cf. 8.24. Ð les survivants : cf. v. 28ss. sain et sauf ou victorieux : litt. en paix , cf. Gn 26.29 ; 28.21 ; Ex 18.23 ; Jg 8.9 ; 11.31 ; 2S 19.25 ; 1R 22.27s ; 2Ch 18.26s ; 19.1. Ð MaqqeÂda v. 10n. Ð sans que personne ose... : litt. aucun homme ne remua la langue pour les fils d'IsraeÈl, cf. Ex 11.7. ces cinq rois : comme au v. 5 ; leurs noms sont au v. 3. tous les hommes d'IsraeÈl 9.6n Ð mettez le pied (litt. vos pieds) sur la nuque (ou sur le cou), geste symbolique du vainqueur ; les souverains d'Egypte et de MeÂsopotamie sont souvent repreÂsenteÂs le pied sur la nuque ou la poitrine de leurs adversaires vaincus. Voir 1R 5.17 ; Es 51.23 ; Ps 66.12 ; 110.1. N'ayez pas peur : cf. 1.6s,9n ; 8.1n ; Dt 3.21s ; 31.6. Ð Soyez forts... 1.6n,18 ; Dt 3.28+. les mit aÁ mort : litt. les frappa et les mit aÁ mort ; cf. 9.18. Ð jusqu'au soir : cf. 8.29n. grosses pierres : cf. v. 18. Ð jusqu'aÁ ce jour meÃme : cf. 4.9 ; 7.26 ; 8.29. Ce jour-laÁ : cf. v. 27,35. Ð MaqqeÂda v. 10n. Ð au fil de l'eÂpeÂe 6.21n. Ð anatheÁme : cf. 6.17,21 ; Dt 2.34n ; voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. Ð aucun survivant : cf. v. 30,33,37,39s ; 8.22 ; Nb 21.35 ; Dt 2.34 ; 3.3 ; 2R 10.11. Ð traite le roi de JeÂricho : cf. v. 1 ; 8.2+. $

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grotte et postez-y des hommes pour les garder. Quant Áa vous, ne vous arreÃtez pas, poursuivez vos ennemis et attaquez leur arrieÁre-garde, ne les laissez pas rentrer dans leurs villes, car le SEIGNEUR, votre Dieu, vous les a livreÂs. | Quand Josue et les IsraeÂlites eurent acheve de leur infliger une treÁs grande deÂfaite, jusqu'aÁ leur extermination Ð les survivants alleÁrent se reÂfugier dans les villes fortifieÂes Ð | tout le peuple revint sain et sauf au camp vers JosueÂ, Áa MaqqeÂda, sans que personne ose dire un mot contre les IsraeÂlites. Josue dit alors : Ouvrez l'entreÂe de la grotte, faites-en sortir ces cinq rois et amenez-les-moi. Ils firent ainsi ; ils sortirent de la grotte ces cinq rois et les lui ameneÁrent ; c'eÂtaient le roi de JeÂrusalem, le roi d'HeÂbron, le roi de Yarmouth, le roi de Lakish, le roi d'EgloÃn. | Lorsqu'on eut fait sortir ces rois vers JosueÂ, Josue appela tous les hommes d'IsraeÈl et dit aux capitaines des hommes de guerre qui avaient marche avec lui : Approchez, mettez le pied sur la nuque de ces rois. Ils s'approcheÁrent et mirent le pied sur leur nuque. | Josue leur dit : N'ayez pas peur, ne soyez pas terrifieÂs. Soyez forts et courageux, car c'est ainsi que le SEIGNEUR traitera tous les ennemis que vous combattez. | ApreÁs cela, Josue les mit Áa mort ; il les pendit Áa cinq arbres, et ils resteÁrent pendus aux arbres jusqu'au soir. Vers le coucher du soleil, Josue ordonna de les descendre des arbres. On les jeta dans la grotte Á ils s'eÂtaient cacheÂs et on mit Áa l'entreÂe de la ou grotte de grosses pierres ; elles y sont resteÂes jusqu'aÁ ce jour meÃme.

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Les citeÂs-Etats cananeÂennes au IIe milleÂnaire av. J.-C. De nombreux documents du XVe sieÁcle av. J.-C., et en particulier les fameuses lettres d'Amarna (Egypte), mentionnent la preÂsence en Canaan de puissantes citeÂs libres, telles Hatsor, Meguiddo, Sichem, GueÂzer, Lakish et... JeÂrusalem. Ces documents administratifs donnent aÁ penser que l'efficacite du protectorat eÂgyptien sur la reÂgion diminue aÁ mesure que ces Etats miniatures prennent du poids. Une cause non neÂgligeable du renforcement de ces structures locales reÂside dans les difficulteÂs rencontreÂes aupreÁs d'une population indomptable de nomades plus ou moins seÂdentariseÂs dans les campagnes, qui maintenant menacent directement les villes. Ils sont deÂsigneÂs sous le nom de `Apirou, type social plutoÃt qu'ethnique auquel on assimile parfois les « HeÂbreux » (voir Gn 10.21n). Comment fonctionnaient ces citeÂs ? Du fait de la difficulte des communications, chaque ville avec ses environs immeÂdiats vivait en autarcie. Il lui appartenait de pourvoir par ses propres moyens aÁ sa deÂfense, qui eÂtait sa premieÁre raison d'eÃtre ; mais aussi d'assurer l'approvisionnement en eau et en nourriture, meÃme en cas de sieÁge. Les sommets des collines aÁ proximite de sources et de terres cultivables eÂtaient tout deÂsigneÂs pour cela. Il s'en est suivi une certaine uniformite dans l'ameÂnagement des lieux. Beaucoup de ces forteresses disposaient d'un reÂseau de tunnels, de puits aÁ escaliers et de galeries permettant d'acceÂder aÁ une source aÁ flanc de coteau sans franchir les remparts (voir « Le tsinnor », p. 406). A la teÃte de ces citeÂs-Etats se trouve un souverain qui cumule les fonctions de preÃtre, de magistrat et de chef militaire. L'aveÁnement de la monarchie israeÂlite va remettre en question le principe meÃme de ce systeÁme. ApreÁs s'eÃtre empare de l'une de ces citeÂs-Etats, JeÂbus-JeÂrusalem, David y mettra en place un systeÁme centralise ouÁ l'unique roi de droit divin, chef religieux et militaire, exercera sa domination sur l'ensemble du pays et de ses villes.

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JosueÂ, et tout IsraeÈl avec lui, passa de MaqqeÂda Áa Libna ; il fit la guerre Áa Libna. | Le SEIGNEUR la livra aussi, avec son roi, Áa IsraeÈl, qui la passa au fil de l'eÂpeÂe, avec tous les Ãetres vivants qui s'y trouvaient. Il n'y laissa aucun survivant, et il traita son roi comme il avait traite le roi de JeÂricho. JosueÂ, et tout IsraeÈl avec lui, passa de Libna Áa Lakish ; ils dresseÁrent leur camp contre elle et lui firent la guerre. | Le SEIGNEUR livra Lakish Áa IsraeÈl, qui la prit le deuxieÁme jour et la passa au fil de l'eÂpeÂe, avec tous les Ãetres vivants qui s'y trouvaient, tout comme il l'avait fait pour Libna. | Alors Horam, roi de GueÂzer, monta pour secourir Lakish. Josue le battit, lui et son peuple, sans lui laisser aucun survivant. JosueÂ, et tout IsraeÈl avec lui, passa de Lakish Áa EgloÃn ; ils dresseÁrent leur camp contre elle et lui firent la guerre. | Ils la prirent le jour meÃme et la passeÁrent au fil de l'eÂpeÂe, avec tous les Ãetres vivants qui s'y trouvaient ; il les frappa d'anatheÁme ce jourlaÁ, tout comme il l'avait fait pour Lakish. JosueÂ, et tout IsraeÈl avec lui, monta d'EgloÃn Áa HeÂbron, et ils lui firent la guerre. | Ils la prirent et la passeÁrent au fil de l'eÂpeÂe, avec son roi, toutes les villes qui en deÂpendaient et tous les Ãetres vivants qui s'y trouvaient, tout comme il l'avait fait pour passa : cf. v. 31,34. Ð Libna, aÁ l'ouest de MaqqeÂda, serait localiseÂe aÁ Tell Bornat, aÁ 7 km au nord de Lakish (v. 3) et aÁ 10 km aÁ l'est de Qiriath-Gath. V. 28,32. GueÂzer : carrefour important entre la « route de la Mer » qui relie l'Egypte et la MeÂsopotamie en longeant le littoral philistin, et celle qui conduit de JeÂrusalem au port de Jaffa ; cf. 16.10 ; Jg 1.29 ; voir aussi 1R 9.15-17. Lakish / EgloÃn v. 3n. anatheÁme v. 28+. HeÂbron v. 3n. Debir (nom d'une personne au v. 3) : cf. 11.21 ; 15.15s,49 ; 21.15 ; voir aussi Jg 1.11s. Peut-eÃtre aÁ 13 km au sud-ouest d'HeÂbron. Bas-Pays : heÂbreu shepheÂla. Ð les coteaux : la reÂgion des coteaux (mot traduit par pentes en 12.3 ; meÃme mot heÂbreu au v. 8 ; 13.20) se situe entre le Bas-Pays et la reÂgion montagneuse

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Ãn. Il ne laissa aucun survivant ; il la frappa Eglo d'anatheÁme, ainsi que tous les Ãetres vivants qui s'y trouvaient. JosueÂ, et tout IsraeÈl avec lui, se tourna vers Debir et lui fit la guerre. | Il la prit, avec son roi et toutes les villes qui en deÂpendaient, et ils les passeÁrent au fil de l'eÂpeÂe ; ils frappeÁrent d'anatheÁme tous les Ãetres vivants qui s'y trouvaient. Il ne laissa aucun survivant. Il traita Debir et son roi comme il avait traite HeÂbron et comme il avait traite Libna et son roi. Josue battit tout le pays, la montagne, le NeÂguev, le Bas-Pays et les coteaux, ainsi que tous leurs rois ; il ne laissa aucun survivant. Il frappa d'anatheÁme tout ce qui respirait, comme l'avait ordonne le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl. | Josue les battit de Qadesh-BarneÂa Áa Gaza, tout le pays de Goshen, jusqu'aÁ Gabaon. | Josue captura tous ces rois et prit leur pays en une seule fois, car le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl, combattait pour IsraeÈl. | Puis JosueÂ, et tout IsraeÈl avec lui, retourna au camp, au Guilgal.

Bataille de MeÂrom A cette nouvelle, YabõÃn, roi de Hatsor, envoya 11 des messagers Áa Yobab, roi de MadoÃn, au roi de de Juda. Ð aucun survivant v. 28+. Ð anatheÁme v. 28+. Ð tout ce qui respirait : litt. tout souffle, c.-aÁ-d. tout vivant ; cf. 11.11,14 ; Dt 20.16 ; 1R 15.9 ; voir esprit . Ð le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl : cf. Dt 7.2 ; 20.16s. Â a ou Qadesh : eÂtape de l'Exode (Nb 13.26n ; 20). Ð 41 Qadesh-Barne Gaza : l'une des cinq villes des Philistins, sur le littoral. Ð le pays de Goshen : nom identique aÁ celui du territoire eÂgyptien ouÁ seÂjourneÁrent les descendants de Jacob (cf. Gn 45.10n ; 47.1,11,27). Ici, il s'agit d'une ville qui fera partie de Juda (Jos 15.51). Â breu. Ð le SEIGNEUR... 42 captura et prit traduisent un seul verbe he combattait... : cf. v. 14n. 43 Ce v. est absent de LXX (cf. v. 15). Ð au camp, au Guigal v. 6n. $

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 galement mentionne en Jg 4.2,17. Ð Ha1 YabõÃn : ce nom est e tsor : ville cananeÂenne de Haute-GalileÂe, au sud-ouest du lac


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ShimroÃn, au roi d'Akshaph, | aux rois qui Âetaient au nord, dans la montagne, dans la plaine aride au sud de Kinroth, dans le Bas-Pays et dans la contreÂe de Dor Áa l'ouest | Ð les CananeÂens Áa l'est et Áa l'ouest, les Amorites, les Hittites, les Perizzites, les JeÂbusites dans la montagne et les Hivvites au pied de l'Hermon, au pays du Mitspa. | Ils se mirent en campagne, eux et toutes leurs armeÂes avec eux, des troupes nombreuses comme le sable qui est au bord de la mer ; les chevaux et les chars Âetaient treÁs nombreux. | Tous ces rois se ligueÁrent et vinrent dresser ensemble leur camp preÁs des eaux de MeÂrom, pour faire la guerre Áa IsraeÈl. | Le SEIGNEUR dit Áa Josue : N'aie pas peur d'eux, car demain, Áa cette heure-ci, je les livre tous, blesseÂs Áa mort, devant IsraeÈl. Tu couperas les jarrets de leurs chevaux et tu mettras le feu Áa leurs chars. JosueÂ, avec tous ses hommes de guerre, arriva sur eux Áa l'improviste preÁs des eaux de MeÂrom : ils tombeÁrent sur eux. | Le SEIGNEUR les livra Áa IsraeÈl ; ils les battirent et les poursuivirent jusqu'aÁ Sidon la Grande, jusqu'aÁ Misrephoth-MaõÈm et jusqu'aÁ la valleÂe de MitspeÂ, vers l'est ; ils les battirent, sans leur laisser aucun survivant. | Josue les traita comme le SEIGNEUR le lui avait dit : il coupa les jarrets de leurs chevaux et mit le feu Áa leurs chars. Prise de Hatsor En ce temps-laÁ, Josue revint prendre Hatsor ; il tua son roi d'un coup d'eÂpeÂe. En effet, Hatsor Âetait autrefois le principal de tous ces royaumes. | Ils passeÁrent au fil de l'eÂpeÂe tous les Ãetres vivants qui s'y trouvaient ; il les frappa d'anatheÁme : il ne resta rien de ce qui respirait. Puis il mit le feu Áa Hatsor. Josue prit toutes les villes de ces rois et captura tous leurs rois ; il les passa au fil de l'eÂpeÂe ; il les frappa Houleh (19.36). Ð des messagers : sous-entendu dans le texte. Ð MadoÃn : on l'identifie aÁ Khirbet-Madin, aÁ 9 km aÁ l'ouest du lac de TibeÂriade. Ð ShimroÃn : aÁ la frontieÁre de la GalileÂe, aÁ l'ouest de Nazareth. En 12.20, elle est appeleÂe ShimroÃn-MeÂroÃn ; cf. 19.15. Ð Akshaph 12.20 ; 19.25, mentionneÂe dans des textes eÂgyptiens ; peut-eÃtre aÁ 8 km au sud d'Akko (Saint-Jean d'Acre). plaine aride : heÂbreu `arava ; cf. 8.14n ; Dt 1.1n. Ð Kinroth ou KinneÂreth 19.35 ; Dt 3.17 ; meÃme nom en 1R 15.20 ; on rattache souvent ce nom au mot kinnor, lyre, aÁ cause de la forme du lac de GalileÂe, appele mer de KinneÂreth en heÂbreu (Nb 34.11 ; Dt 3.17 ; Jos 13.27). Ð Dor : probablement aÁ 12 km au nord de CeÂsareÂe (cf. 12.23 ; 17.11). l'Hermon : chaõÃne montagneuse (2 800 m) au sud de l'Anti-Liban, qui domine la plaine de Damas et la valleÂe du Jourdain. Ð Mitspa (Poste de guet), nom de plusieurs lieux (cf. Gn 31.49n) ; autre forme du meÃme nom au v. 8. Il s'agit ici de la reÂgion des sources du Jourdain, au sud de l'Anti-Liban. se mirent en campagne : litt. sortirent. Ð comme le sable... : cf. Gn 22.17 ; Ap 20.8+. eaux de MeÂrom : sources ou cours d'eau preÁs de MeÂirun, aÁ 6 km au nord de Safed. Tu couperas les jarrets : le but n'est pas de s'approprier le mateÂriel de guerre de l'ennemi mais de le rendre inutilisable ; meÃme verbe en Gn 19.6 ; 2S 8.4// ; 1Ch 18.4 ; cf. 2S 15.1 ; 1R 1.5 ; 9.19ss. tous ses hommes de guerre : cf. 8.1 ; 10.7. Ð aÁ l'improviste : cf. 8.12,19-23 ; 10.9. Sidon la Grande : ville principale de la PheÂnicie avec Tyr (Gn 10.15). Ð Misrephoth-MaõÈm : ce lieu dont le nom (Incendies des eaux ?) eÂvoque peut-eÃtre des marais salants est probablement aÁ situer sur la coÃte meÂditerraneÂenne, aÁ 18 km au nord d'Akko, aÁ la frontieÁre libanaise. Ð valleÂe de Mitspe : aÁ l'est de MeÂrom ; voir v. 3+. Josue les traita... : cf. v. 3. Ð mit le feu aÁ : litt. bruÃla par le feu ; de meÃme au v. 11. En ce temps-laÁ : autre traduction aÁ l'heure dite, cf. v. 6. Ð Hatsor v. 1n ; Jr 49.28n. Ð le principal : litt. la teÃte ; cf. v. 1. La ville de

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d'anatheÁme, comme MoõÈse, serviteur du SEIGNEUR, Ãla aucune des l'avait ordonneÂ. | Mais IsraeÈl ne bru villes situeÂes sur des collines, Áa l'exception seuleÃleÂe par JosueÂ. | Les ment de Hatsor, qui fut bru IsraeÂlites prirent pour butin tous les biens de ces villes et leurs beÃtes ; mais ils passeÁrent au fil de l'eÂpeÂe tous les Ãetres humains, jusqu'aÁ ce qu'ils les aient deÂtruits, sans rien laisser de ce qui respirait. Ce que le SEIGNEUR avait ordonne Áa MoõÈse, son serviteur, MoõÈse l'avait ordonne Áa JosueÂ, et Josue le fit. Il ne neÂgligea rien de tout ce que le SEIGNEUR avait ordonne Áa MoõÈse. Josue acheÁve de conqueÂrir le pays Josue prit ainsi tout ce pays, la montagne, tout le NeÂguev, tout le pays de Goshen, le Bas-Pays, la plaine aride Ð la reÂgion montagneuse d'IsraeÈl et sa plaine coÃtieÁre. | Depuis le mont Chauve qui s'eÂleÁve vers SeÂir jusqu'aÁ Baal-Gad, dans la deÂpression du Liban, au pied du mont Hermon, il captura tous leurs rois et les mit Áa mort. | La guerre que Josue fit Áa tous ces rois dura longtemps. | Aucune ville ne fit la paix avec les IsraeÂlites Ð excepte les Hivvites qui habitaient Gabaon Ð ils les prirent toutes en leur faisant la guerre. | Car c'est du SEIÃtement Áa faire la guerre Áa GNEUR que venait leur ente IsraeÈl, afin que celui-ci puisse les frapper d'anatheÁme, sans leur faire graÃce, et les deÂtruire, comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. En ce temps-laÁ, Josue vint retrancher les Anaqites de la montagne, d'HeÂbron, de Debir, d'Anab, de toute la reÂgion montagneuse de Juda et de toute la reÂgion montagneuse d'IsraeÈl ; Josue les frappa d'anatheÁme, avec leurs villes. | Il ne resta plus d'Anaqites dans le pays des IsraeÂlites ; il n'en subsista qu'aÁ Gaza, Áa Gath et Áa Ashdod. | Josue prit donc Hatsor, situeÂe sur une importante voie commerciale, eÂtait notamment une plaque tournante pour le commerce de l'eÂtain utilise dans la fabrication du bronze. Elle est mentionneÂe dans plusieurs textes des XIXe et XVIIIe s. av. J.-C., en Egypte et aÁ Mari (actuellement en Syrie). anatheÁme 10.28+. comme MoõÈse... l'avait ordonne Dt 7.1s ; 20.17 ; cf. Jos 11.15. situeÂes sur des collines : litt. se tenant sur leurs tells. biens / beÃtes : cf. 8.2,27 ; Dt 3.7. Ð ce qui respirait 10.40n. Josue le fit : cf. v. 12 ; voir aussi Ex 23.32s ; Nb 33.52 ; Dt 7.2 ; 20.16ss. Bas-Pays (heÂbreu shepheÂla) / plaine aride (heÂbreu `arava) : cf. v. 2n ; 8.14n. le mont Chauve : aÁ une quarantaine de kilomeÁtres au sud-ouest de la mer Morte. Ð SeÂir : massif montagneux au sud de la mer Morte, aÁ l'est de la Araba ou « plaine aride » (Gn 14.6 ; Dt 2.4ss ; 33.2) ; c'est le territoire d'Edom. Ð Baal-Gad : on n'a pas identifie preÂciseÂment cette localite situeÂe au pied de l'Hermon (cf. 12.7 ; 13.5). Sur Gad comme nom de diviniteÂ, voir Es 65.11n. Voir aussi Baal . Ð tous leurs rois : voir la liste de 12.9-24. Ð les mit aÁ mort : cf. 10.26n. Gabaon 9.3ss. leur enteÃtement : litt. l'endurcissement de leur cúur ; voir Ex 4.21n. Ð sans leur faire graÃce : cf. Dt 7.2. les Anaqites 14.12-15 ; 15.13-19 ; cf. Gn 6.4n ; Dt 1.28+ ; 2.10-12,21 ; 9.2. Ð montagne et reÂgion montagneuse traduisent un meÃme terme heÂbreu. Ð HeÂbron : cf. 10.3n,36. Ð Debir : cf. 10.38ns. Ð Anab 15.50 ; sans doute aÁ environ 20 km au sud-ouest d'HeÂbron. Ð anatheÁme 10.28+ ; voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. Gaza / Gath / Ashdod : villes philistines ; en 13.3 seront mentionneÂes les cinq villes des Philistins, avec AshqeloÃn et EqroÃn qui manquent ici. selon sa reÂpartition : litt. selon leurs parts ou leurs classes, leurs divisions ; le meÃme terme deÂsigne les classes des preÃtres, des leÂvites etc. en 1Ch 23.6n. Ð Le pays fut deÁs lors... : meÃme texte heÂbreu en 14.15. $

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tout le pays, exactement comme le SEIGNEUR l'avait dit Áa MoõÈse. Josue le donna comme patrimoine Áa IsraeÈl, selon sa reÂpartition, tribu par tribu. Le pays fut deÁs lors tranquille, sans guerre. Liste des conqueÃtes d'IsraeÈl 12 Voici les rois du pays que les IsraeÂlites battirent Ð ceux-laÁ, ils prirent possession de leur pays en Ãte du soleil levant, depuis Transjordanie, du co l'oued Arnon jusqu'au mont Hermon, avec toute la plaine aride, Áa l'est : 2 SihoÃn, roi des Amorites, qui habitait Áa HeshboÃn. Il dominait depuis AroeÈr, qui est sur la rive de l'oued Arnon Ð et le milieu de l'oued Ð sur la moitie du Galaad, jusqu'aÁ l'oued Yabboq, frontieÁre 3 des Ammonites ; | la plaine aride, jusqu'a Á la mer de Kinroth, Áa l'est, et jusqu'aÁ la mer de la plaine aride, la mer du Sel, Áa l'est, vers Beth-Yeshimoth ; et du coÃte du midi, sous les pentes du Pisga. 4 Le territoire d'Og, roi du BashaÃn, du reste des 5 Rephaõ Ètes, qui habitait Áa Ashtaroth et Áa EdreÂi. | Il dominait sur le mont Hermon, sur Salka, sur tout le BashaÃn, jusqu'aÁ la frontieÁre des Gueshourites et des Maakatites, et sur la moitie du Galaad Ð la fron6 tie Áre de SihoÃn, roi de HeshboÃn. | MoõÈse, serviteur du SEIGNEUR, et les IsraeÂlites les battirent ; MoõÈse, serviteur du SEIGNEUR, donna leur pays en possession aux RubeÂnites, aux Gadites et Áa la demi-tribu de ManasseÂ. 7 Voici les rois du pays que Josue et les IsraeÂlites battirent au-delaÁ du Jourdain, Áa l'ouest, depuis Baal-Gad, dans la deÂpression du Liban, jusqu'au mont Chauve qui s'eÂleÁve vers SeÂir. Josue donna leur pays en possession aux tribus d'IsraeÈl, selon leur 8 re Âpartition, | dans la montagne, dans le Bas-Pays,

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dans la plaine aride, sur les coteaux, dans le deÂsert et dans le NeÂguev Ð les Hittites, les Amorites, les CananeÂens, les Perizzites, les Hivvites et les JeÂbusites. Le roi de JeÂricho, un ; Ãte de Beth-El, un ; le roi du AõÈ, du co le roi de JeÂrusalem, un ; le roi d'HeÂbron, un ; le roi de Yarmouth, un ; le roi de Lakish, un ; Ãn, un ; le roi d'Eglo le roi de GueÂzer, un ; le roi de Debir, un ; le roi de GueÂder, un ; le roi de Horma, un ; le roi d'Arad, un ; le roi de Libna, un ; le roi d'Adoullam, un ; le roi de MaqqeÂda, un ; le roi de Beth-El, un ; le roi de Tappouah, un ; le roi de HeÂpher, un ; le roi d'Apheq, un ; le roi de LasharoÃn, un ; le roi de MadoÃn, un ; le roi de Hatsor, un ; le roi de ShimroÃn-MeroÃn, un ; le roi d'Akshaph, un ; le roi de Taanak, un ; le roi de Meguiddo, un ; le roi de QeÂdesh, un ; le roi de YoqneÂam, au Carmel, un ; le roi de Dor, dans la contreÂe de Dor, un ; le roi de Goyim, preÁs du Guilgal, un ; le roi de Tirtsa, un. Total des rois : trente et un.

PARTAGE DU PAYS Les territoires restant aÁ conqueÂrir Quand Josue fut vieux, avance en Ãage, le SEI13  en Ãage, GNEUR lui dit : Tu es vieux, tu es avance

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en Transjordanie, du coÃte du soleil levant : cf. 1.15. Ð l'oued Arnon : cf. Nb 21.13n ; Dt 2.24+. Ð mont Hermon 11.3n. Ð la plaine aride 8.14n. SihoÃn 2.10+. Ð AroeÈr : probablement sur la rive nord de l'oued Arnon, aÁ 27 km au sud de Medba (13.9n) ; cf. Nb 32.34n ; Dt 2.36+. Ð et le milieu de l'oued : cf. 13.9,16 ; Dt 2.36. Ð l'oued Yabboq, frontieÁre des Ammonites : cf. Dt 2.37 ; 3.16. Kinroth 11.2n. Ð la mer du Sel : la mer Morte, cf. 3.16+. Ð Pisga : cf. Nb 21.20n ; Dt 3.17+ ; 4.49 ; 34.1. Og 2.10+ ; cf. Nb 21.33-35 ; Dt 3.1-11. Ð RephaõÈtes : premieÁre mention en Gn 14.5n ; voir aussi Jos 13.12 ; 15.8 ; 17.15 ; 18.16 ; Dt 2.11+. Ð Ashtaroth 9.10n ; ville dans le BashaÃn, meÃme localisation des RephaõÈtes. Ð EdreÂi : premieÁre mention Nb 21.33n ; ville conquise par ManasseÂ, cf. 13.12,31 ; voir aussi Dt 1.4 ; 3.1,10. On l'identifie aÁ la ville syrienne actuelle de Dera'a, aÁ 37 km aÁ l'ouest de Botsra. Salka : peut-eÃtre aÁ une soixantaine de kilomeÁtres aÁ l'est d'EdreÂi. Cf. Dt 3.10 ; 1Ch 5.11. Ð Gueshourites / Maakatites : habitants de Gueshour (13.2,13 ; 2S 3.3 ; 13.37 ; 1Ch 2.23 ; 3.2) et de Maaka (premieÁre mention en Gn 22.24n). Ð la frontieÁre de SihoÃn : certains mss de LXX portent jusqu'aÁ la frontieÁre... leur pays : sous-entendu dans le texte, de meÃme au v. 7. Ð aux RubeÂnites... : cf. Nb 32 ; Dt 3.12-17. au-delaÁ du Jourdain 5.1n. Bas-Pays (heÂbreu shepheÂla) et plaine aride (heÂbreu `arava) : cf. 8.14n ; 11.2n. Ð sur les coteaux 10.40n. 1

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et le pays dont il faut encore prendre possession est treÁs grand. | Voici le pays qui reste : tous les districts des Philistins et tout le territoire des Gueshourites, | depuis le Shihor qui est en face

Le roi... : dans cette liste des rois vaincus (v. 7-24), beaucoup de noms de localiteÂs ont eÂte deÂjaÁ mentionneÂs dans les chap. preÂceÂdents. D'autres sont de localisation incertaine. Á une dizaine de kilomeÁtres au nord-est de 18 Apheq : sans doute a Jaffa ; cf. 13.4n ; meÃme nom (pas forceÂment pour la meÃme locan liteÂ) en 19.30 ; 1S 4.1 ; 29.1 ; il deÂsigne aussi une ville du GolaÃn, en territoire syrien, en 1R 20.26ss ; 2R 13.17. Ð LasharoÃn : certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire le roi de la plaine coÃtieÁre (SharoÃn ) ; LXX ne voit laÁ qu'un roi et une ville (le roi d'Apheq du SharoÃn ; cf. Es 33.9n). 23 dans la contreÂe : certains mss et Tg portent sur les hauteurs. Ð de Goyim : litt. des nations (?) ; LXX GueÂeÂi. Ð preÁs du Guilgal : cette localiteÂ, situeÂe au nord du pays, doit eÃtre distingueÂe de la ville du meÃme nom, preÁs de JeÂricho (4.19+) ; LXX de GalileÂe. 24 Tirtsa 1R 14.17n. 9

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Quand Josue fut vieux... 23.1s ; cf. Gn 24.1 ; 1R 1.1n ; voir aussi Gn 18.11. Ð dont il faut encore... : litt. qui reste pour en prendre possession, cf. v. 2. à me en 22.10s. Ð le territoire : sous2 districts : litt. cercles ; de me entendu dans le texte ; cf. v. 11. Ð Gueshourites 12.5n.  signer soit le 3 le Shihor : nom d'origine eÂgyptienne ; il pourrait de Nil (Es 23.3 ; Jr 2.18n), soit l'oued d'Egypte (15.4,47 ; Gn 15.18n), frontieÁre naturelle entre Canaan et l'Egypte, soit la reÂgion mareÂcageuse d'un lac sur la route menant d'Egypte en Canaan. Ð 1


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Ãn au nord, de l'Egypte jusqu'aÁ la frontieÁre d'Eqro contreÂe qui est consideÂreÂe comme cananeÂenne et 13 qui est occupeÂe par les cinq princes de la confeÂdeÂration des Philistins Ð celui de Gaza, celui d'Ashdod, celui d'AshqeloÃn, celui de Gath et celui d'EqroÃn Ð et par les Avvites ; | Áa partir du midi, 14 tout le pays des CananeÂens, et MeÂara, qui appartient aux Sidoniens, jusqu'aÁ ApheÂqa, jusqu'aÁ la frontieÁre des Amorites ; | le pays des GueÂbalites et tout le Liban vers le soleil levant, depuis Baal-Gad, au pied 15 du mont Hermon, jusqu'aÁ l'entreÂe de Hamath ; 16 tous les habitants de la montagne, depuis le Liban jusqu'aÁ Misrephoth-MaõÈm, tous les Sidoniens. Je les deÂposseÂderai devant les IsraeÂlites. Attribue seu- 17 lement par le sort le pays comme patrimoine Áa IsraeÈl, ainsi que je te l'ai ordonneÂ. | Maintenant 18-19 donc, partage ce pays pour le donner comme patrimoine aux neuf tribus et Áa la demi-tribu de 20 21 ManasseÂ. Le partage de la Transjordanie Avec l'autre demi-tribu, les RubeÂnites et les Gadites ont recËu leur patrimoine, celui que MoõÈse leur a donne en Transjordanie, Áa l'est, tel que le leur a donne MoõÈse, serviteur du SEIGNEUR : | depuis AroeÈr, qui est sur la rive de l'oued Arnon, et la ville qui est au milieu de l'oued, tout le plateau de Medba, jusqu'aÁ DiboÃn, | toutes les villes de SihoÃn, roi des Amorites, qui reÂgnait Áa HeshboÃn, jusqu'aÁ la frontieÁre des Ammonites ; | le Galaad, le territoire des Gueshourites et des Maakatites, tout le mont Hermon et tout le BashaÃn, jusqu'aÁ Salka ; | au BashaÃn, tout le royaume d'Og qui reÂgnait Áa Ashtaroth et Áa EdreÂi et qui avait surveÂcu du reste des contreÂe : sous-entendu dans le texte. Ð celui de Gaza... : litt. le Gazatite, l'Ashdodite, l'Ashqelonite, le Gatite (heÂbreu gitti ; cf. Ps 8.1n), l'Eqronite ; sur les cinq villes philistines, cf. Jos 11.22n. Ð les Avvites 18.23 ; cf. Dt 2.23. MeÂara : localisation inconnue. Ð ApheÂqa : ville identifieÂe avec Afqa, aÁ 40 km au nord-est de Beyrouth ; une autre localite proche d'HeÂbron porte le meÃme nom en 15.53 ; voir aussi 12.18n. Ð la frontieÁre des Amorites : les Amorites habitaient les montagnes sur les deux rives du Jourdain (3.10n ; Gn 10.16n ; 15.16 ; Nb 13.29). GueÂbalites, en heÂbreu Gibli, habitants de GueÂbal ou Byblos (au nord de Beyrouth). Ð Baal-Gad 11.17n. Ð l'entreÂe de Hamath : heÂbreu Lebo-Hamath, sans doute l'endroit qui marque l'entreÂe du territoire de Hamath, cite arameÂenne sur l'Oronte, en Syrie (Nb 13.21n ; 34.8). Misrephoth-MaõÈm 11.8n. Ð Attribue... aÁ IsraeÈl : litt. fais tomber pour IsraeÈl comme patrimoine. A la fin du v. LXX ajoute depuis le Jourdain jusqu'aÁ la grande mer vers le soleil couchant, c'est cette partie que tu donneras, la grande mer fera frontieÁre. (8) Quant aux deux tribus Ð ainsi qu'aÁ la demi-tribu de ManasseÂ... Avec l'autre demi-tribu : litt. avec elle. AroeÈr 12.2n. Ð ville qui est au milieu de l'oued Dt 2.36n. Ð tout le plateau de Medba (l'actuelle Madaba, cf. Es 15.2) ; LXX tout le plateau depuis Medba ; cf. v. 16. Ð DiboÃn, connue plus tard sous le nom de DibaÃn ; c'est la ville dont le roi MeÂsha (2R 3.427) eÂtait originaire ; cf. Nb 21.26-31 ; Es 15.2 ; Jr 48.18,22. villes de SihoÃn : cf. Nb 21.21-32 ; Dt 2.26-37. Ð HeshboÃn : cf. 9.10+ ; Nb 32.3n. Gueshourites / Maakatites 12.5n. Ð Salka 12.5n. Og 2.10n ; cf. Nb 21.33-35 ; Dt 3.1-11. jusqu'aÁ ce jour 4.9n. La tribu des leÂvites ... pas de patrimoine Nb18.23s ; Dt 14.27,29 ; 18.1. Ð offrandes : voir sacrifices . Ð selon ce qu'il avait dit aÁ son sujet : cf. v. 33 ; Nb 18.20+ss ; Dt 10.8s. le territoire : terme plus souvent traduit par frontieÁre dans ces chapitres (v. 3s,10s etc.) de meÃme v. 25,30. Ð Medba v. 9. Bamoth-Baal (Hauts lieux de Baal ). Le site ne peut eÃtre preÂcise avec certitude ; il doit se trouver sur une hauteur voisine du

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mont Nebo (Khirbet el-Qouwejiyeh, aÁ 5 km au nord de Medba ?). Cf. Nb 22.41. Ð Beth-Baal-MeÂoÃn : ville de Transjordanie qu'on trouve sous diffeÂrents noms : Baal-MeÂoÃn Nb 32.38 ; Ez 25.9 ; 1Ch 5.8 ; Beth-MeÂoÃn Jr 48.23. Elle est prise et fortifieÂe par MeÂsha, roi de Moab, mais reprise et mentionneÂe dans une inscription retrouveÂe aÁ Samarie. C'est actuellement Ma'õÃn, aÁ 8 km au sud de Medba. Yahtsa : ville de Transjordanie, au nord-est de l'Arnon, aÁ environ 20 km au sud de Medba. En Es 15.4 ; Jr 48.34, elle appartient aÁ Moab. Elle est eÂgalement appeleÂe Yahats, Nb 21.23 ; Dt 2.32. Ð QedeÂmoth : aÁ 13 km au sud-est de Medba ; cf. 21.37 ; Dt 2.26 ; 1Ch 6.64. Ð MeÂphaath : peut-eÃtre aÁ une dizaine de kilomeÁtres au sud d'Amman ; cf. 21.37 ; Jr 48.21 ; 1Ch 6.64. QiriataõÈm (Les Deux villes) : ville moabite en Jr 48.1,23 ; Ez 25.9. Elle est peut-eÃtre aÁ situer aÁ une dizaine de kilomeÁtres aÁ l'ouest de Medba ; cf. Gn 14.5 ; Nb 32.37. Ð Sibma Nb 32.3,38 ; ville moabite en Es 16.8s ; Jr 48.32, peut-eÃtre aÁ 8 km au nord-ouest de Medba. Ð TseÂreth-Shahar (Splendeur de l'aube) : peut-eÃtre aÁ 21 km au sud de Medba ; cf. 1Ch 4.7. Ð la valleÂe : celle de l'Arnon. Beth-PeÂor : identique aÁ Baal-PeÂor ; cf. Nb 25 ; Dt 3.29 ; 4.46 ; 34.6 ; Os 9.10 ; Ps 106.28. Ð les pentes du Pisga : cf. Nb 21.20n. Ð BethYeshimoth (Maison des ruines) : aÁ 18 km au nord-ouest de Medba, preÁs du nord de la mer Morte. le royaume de SihoÃn : cf. Nb 21.21-32. Ð les princes de MadiaÃn : cf. Nb 31.8. Ð vassaux : le meÃme terme est traduit par princes en Ez 32.30 ; Mi 5.4 ; Ps 83.12 ; il est peut-eÃtre apparente au verbe traduit par investir en Ps 2.6n ; Pr 8.23n. Balaam, fils de BeÂor Nb 31.8n ; voir aussi Nb 22±24 ; 32.5. frontieÁre et rive traduisent le meÃme mot heÂbreu ; cf. Nb 34.6n. Ð le patrimoine des fils de Ruben : cf. Nb 34.14s. Ð les villages... : litt. leurs villages. Yazer fait partie du royaume de David (2S 24.5 ; cf. 1Ch 26.31). Elle appartient aÁ Moab en Es 16.8s ; Jr 48.32. On la situe aÁ 14 km au sud-ouest d'Amman. Ð Rabba ou Rabbath-Ammon (autre traduction la capitale des Ammonites) : aujourd'hui Amman, capitale de la Jordanie, aÁ 69 km au nord-est de JeÂrusalem. Cf. Dt 3.11n ; 2S 11.1 ; 12.27-29 ; 1Ch 20.1. Ramath-Mitspe (Hauteur du Poste de guet) pourrait eÃtre un $

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RephaõÈtes. Ceux-laÁ, c'est MoõÈse qui les battit et les deÂposseÂda. | Mais les IsraeÂlites ne deÂposseÂdeÁrent pas les Gueshourites et les Maakatites, si bien que Gueshour et Maakath habitent au sein d'IsraeÈl jusqu'aÁ ce jour. La tribu des leÂvites fut la seule Áa laquelle on ne donna pas de patrimoine ; les offrandes consumeÂes par le feu pour le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl, Âetaient son patrimoine, selon ce qu'il avait dit Áa son sujet. MoõÈse avait donne une part Áa la tribu des fils de Ruben, clan par clan. | Ils eurent le territoire qui s'eÂtend depuis AroeÈr, qui est sur la rive de l'oued Arnon, et la ville qui est au milieu de l'oued, tout le plateau jusqu'aÁ Medba, | HeshboÃn et toutes ses Ãn, Bamoth-Baal, Bethvilles sur le plateau, Dibo Baal-MeÂoÃn, | Yahtsa, QedeÂmoth, MeÂphaath, | QiriataõÈm, Sibma, TseÂreth-Shahar dans la montagne de la valleÂe, | Beth-PeÂor, les pentes du Pisga, BethYeshimoth ; | toutes les villes du plateau et tout le royaume de SihoÃn, roi des Amorites, qui reÂgnait Áa HeshboÃn : MoõÈse l'avait battu, lui et les princes de MadiaÃn, Evi, ReÂqem, Tsour, Hour et ReÂba, les vassaux de SihoÃn qui habitaient le pays. | Quant Áa Balaam, fils de BeÂor, le devin, les IsraeÂlites l'avaient tue par l'eÂpeÂe ; il fut parmi leurs victimes. | La frontieÁre des fils de Ruben Âetait le Jourdain (sa rive). VoilaÁ le patrimoine des fils de Ruben, clan par clan, les villes et les villages qui en deÂpendent. MoõÈse avait donne une part Áa la tribu de Gad, aux fils de Gad, clan par clan. | Ils eurent pour territoire Yazer, toutes les villes du Galaad, la moitie du pays des Ammonites jusqu'aÁ AroeÈr en face de Rabba, depuis HeshboÃn jusqu'aÁ Ramath-MitspeÂ, et Betonim, depuis MahanaõÈm jusqu'aÁ la frontieÁre de

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Debir, | et, dans la valleÂe, Beth-Haram, BethNimra, Soukkoth et TsaphoÃn, le reste du royaume de SihoÃn, roi de HeshboÃn, avec le Jourdain Ð sa rive Ð jusqu'aÁ l'extreÂmite de la mer de KinneÂreth en Transjordanie, Áa l'est. | VoilaÁ le patrimoine des fils de Gad, clan par clan, les villes et les villages qui en deÂpendent. MoõÈse avait donne une part Áa la demi-tribu de ManasseÂ, Áa la demi-tribu des fils de ManasseÂ, clan par clan. | Ils eurent pour territoire, Áa partir de MahanaõÈm, tout le BashaÃn, tout le royaume d'Og, roi du BashaÃn, et tous les Douars de YaõÈr au BashaÃn, soixante villes. | La moitie du Galaad, Ashtaroth et EdreÂi, villes du royaume d'Og au BashaÃn, furent pour les fils de Makir, fils de Manasse Рpour la moitie des fils de Makir, clan par clan. C'est laÁ le patrimoine que MoõÈse partagea dans les plaines arides de Moab, en Transjordanie, en face de JeÂricho, Áa l'est. | MoõÈse ne donna pas de patrimoine Áa la tribu des leÂvites : le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl, Âetait leur patrimoine, selon ce qu'il avait dit Áa leur sujet.

Le partage de Canaan Voici le patrimoine que les IsraeÂlites recËurent en 14 Canaan, le patrimoine qu'EleÂazar, le preÃtre, JosueÂ, fils de Noun, et les chefs de famille des tribus 2 re Âpartirent entre les IsraeÂlites. | On tira au sort leur patrimoine comme le SEIGNEUR l'avait ordonneÂ, par l'intermeÂdiaire de MoõÈse, pour les 3 neuf tribus et pour la demi-tribu. | Car Moõ Èse avait donne un patrimoine aux deux tribus et Áa la demitribu en Transjordanie ; quant aux leÂvites, il ne leur avait pas donne de patrimoine au milieu 4 d'eux. | Les fils de Joseph formaient deux tribus, Manasse et EphraõÈm ; on ne donna pas de part aux leÂvites dans le pays, si ce n'est des villes pour qu'ils y habitent, ainsi que leurs abords pour leurs trou5 peaux et leurs biens. | Les Israe Âlites firent ce que le

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autre nom de Mitspe de Galaad (Jg 11.29) ; certains la situent cependant ailleurs, aÁ 13 km au sud-ouest d'Amman. Ð Betonim : probablement aÁ 22 km aÁ l'ouest d'Amman. Ð MahanaõÈm : cf. Gn 32.3ss,23 ; 2S 2.8 ; 17.24±18.17. Localisation incertaine ; peuteÃtre aÁ une quarantaine de kilomeÁtres aÁ l'est de Sichem. Beth-Haram : peut-eÃtre aÁ 17 km aÁ l'est de la JeÂricho moderne ; cf. Nb 32.36. Ð Beth-Nimra (Maison du LeÂopard ) : cf. Es 15.6 ; Jr 48.34. Peut-eÃtre aÁ une trentaine de kilomeÁtres aÁ l'ouest d'Amman. Ð Soukkoth : cf. Gn 33.17. Ð TsaphoÃn (Nord ) : site non identifie ; cf. Jg 12.1 ; Ez 47.17. Ð la mer de KinneÂreth : cf. 11.2n. tribu traduit ici deux termes diffeÂrents ; cf. Nb 18.2n. MahanaõÈm v. 26n. Ð Og, roi du BashaÃn 2.10n. Ð les Douars de YaõÈr : cf. Nb 32.41n. villes du royaume d'Og : cf. 12.4n. Ð Makir : cf. Gn 50.23n ; Nb 26.29+ ; Jg 5.14n. dans les plaines arides de Moab : cf. Nb 22.1n ; Dt 34.1,8. selon ce qu'il avait dit... : cf. v. 14+ ; Dt 18.2.

EleÂazar, le preÃtre : fils d'Aaron ; cf. Ex 6.23 ; Nb 20.22-29 etc. Ð JosueÂ, fils de Noun 1.1n. Ð les chefs de famille des tribus 21.1 ; Nb 32.28. 2 Cf. Nb 26.55 ; 33.54 ; 34.13 ; 36.2. Ð On tira au sort leur patrimoine : litt. par le sort leur patrimoine ; le mot rendu ici par sort est eÂgalement traduit par lot dans la suite ; cf. 15.1 ; 16.1 ; 17.1,14,17 ; 18.6,8,10s ; 19.1,10,17,24,32,40,51 ; 21.4ss,10,20,38 ; Lv 16.8n ; Ac 13.19. Ð par l'intermeÂdiaire de MoõÈse : litt. par la main de MoõÈse ; cf. 20.2 ; 21.2,8 ; 22.9 ; Ex 9.35 ; Lv 8.36 ; Nb 4.37. Ð pour les neuf tribus... : les autres tribus ont recËu leur patrimoine en Transjordanie (chap. 13), voir v. 3. 3 Cf. 13.14n,28-33 ; sur les villes des leÂvites , voir chap. 21. 4 fils de Joseph Gn 48.5n ; Nb 13.11n.

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SEIGNEUR avait ordonne Áa MoõÈse : ils partageÁrent le pays. Les fils de Juda s'approcheÁrent de Josue au Guilgal ; Caleb, fils de YephounneÂ, le Qenizzite, lui dit : Tu sais, toi, ce que le SEIGNEUR a dit Áa MoõÈse, l'homme de Dieu, en ce qui nous concerne, moi et toi, Áa Qadesh-BarneÂa. | J'avais quarante ans lorsque MoõÈse, serviteur du SEIGNEUR, m'a envoye de Qadesh-BarneÂa pour espionner le pays, et je lui ai fait un rapport honneÃte. | Mes freÁres, ceux qui Âetaient monteÂs avec moi, ont fait fondre le cúur du peuple, mais moi, j'ai rempli mes obligations envers le SEIGNEUR, mon Dieu. | Ce jour-laÁ, MoõÈse a fait ce serment : « Sans faute, le pays que tes pieds ont foule sera ton patrimoine et celui de tes fils pour toujours, parce que tu as rempli tes obligations envers le SEIGNEUR, mon Dieu. » | Le SEIGNEUR m'a fait vivre, comme il l'avait dit. Voici maintenant quarante-cinq ans que le SEIGNEUR a dit cette parole Áa MoõÈse, lorsque IsraeÈl marchait dans le deÂsert ; j'ai aujourd'hui quatre-vingt-cinq ans. | Je Á MoõÈse m'a suis encore vigoureux comme au jour ou envoye ; j'ai autant de force maintenant que j'en avais alors pour le combat, pour partir en campagne et en revenir. | Maintenant, donne-moi cette montagne dont le SEIGNEUR a parle ce jour-laÁ ; car tu as appris ce jour-laÁ qu'il y a laÁ des Anaqites et de grandes villes fortifieÂes. Que le SEIGNEUR soit seulement avec moi, et je les deÂposseÂderai, comme le SEIGNEUR l'a dit ! Josue le beÂnit ; il donna HeÂbron pour patrimoine Áa Caleb, fils de YephounneÂ. | C'est ainsi que Caleb, fils de YephounneÂ, le Qenizzite, a HeÂbron pour patrimoine jusqu'aÁ ce jour, parce qu'il a rempli ses obligations envers le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl. | L'ancien nom d'HeÂbron Âetait QiriathArba : Arba avait Âete l'homme le plus grand parmi les Anaqites. Ð Le pays fut deÁs lors tranquille, sans guerre.

au Guilgal 4.19ns. Ð Caleb, fils de Yephounne v. 13s ; 15.13 ; 21.12 ; Nb 13.6 ; 14.6,30,38 ; 26.65 ; 32.12 ; 34.19 ; Dt 1.36 ; 1Ch 4.15 ; 6.41. Ð le Qenizzite v. 14 ; Nb 32.12n. Ð MoõÈse, l'homme de Dieu Dt 33.1n ; Ps 90.1 ; Esd 3.2 ; 1Ch 23.14 ; 2Ch 30.16. Ð en ce qui nous concerne... : allusion aÁ la deÂclaration de Dieu en Nb 32.11s. Ð Qadesh-BarneÂa : cf. 10.41n. pour espionner... : cf. Nb 13.17ss ; 14.6ss. Ð honneÃte : litt. selon ce qui (eÂtait) avec mon cúur . ont fait fondre le cúur : cf. Dt 1.28n ; 20.8+. Ð j'ai rempli mes obligations envers... : litt. j'ai rempli derrieÁre YHWH ; autre traduction j'ai suivi sans reÂserve YHWH. De meÃme aux v. 9,14 ; Nb 14.24n ; 32.12 ; Dt 1.36 ; 1R 11.6. Sans faute 22.24n ; Es 5.9n. Ð le pays que tes pieds ont foule 1.3. Ð tu as rempli... v. 8n ; 1.3. m'a fait vivre, comme il l'avait dit : la promesse divine aÁ Caleb de lui donner un patrimoine perpeÂtuel dans le pays impliquait qu'il vivrait jusqu'aÁ cette eÂcheÂance. comme au jour ouÁ... : cf. v. 7. Ð pour partir en campagne... : litt. pour sortir et pour rentrer ; cette expression idiomatique s'applique en particulier aux activiteÂs militaires (partir au combat et revenir victorieux) ; mais elle peut aussi eÂvoquer les occupations de la vie courante ; cf. Nb 27.17n,21 ; Dt 28.6n ; 31.2 ; Ps 121.8. cette montagne : la reÂgion montagneuse du sud de Juda, ouÁ se trouve HeÂbron (v. 13ss). Ð des Anaqites : cf. 11.21+. il donna HeÂbron : cf. 10.3n,36. Ð Caleb, fils de Yephounne v. 6+. Caleb, fils de Yephounne v. 6+. Ð le Qenizzite v. 6n. Ð jusqu'aÁ ce jour 4.9n. Ð il a rempli... v. 8n. Qiriath-Arba : Cite d'Arba ou Cite des quatre (peut-eÃtre quatre quartiers ou quatre clans confeÂdeÂreÂs, cf. Anaq et ses trois fils, 15.14). Ð Arba avait eÂte : litt. il (eÂtait). Ð Le pays fut deÁs lors... 11.23. $

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Le territoire attribue aÁ Juda 15 Le lot pour la tribu des fils de Juda, clan par clan, s'eÂtendait vers la frontieÁre d'Edom, au deÂsert de 11 2 Tsõ Ãn, au midi, Áa l'extreÃme sud. | Leur frontieÁre sud partait de l'extreÂmite de la mer du Sel, de la langue 3 qui fait face au Ne Âguev. | Elle aboutissait au sud de la monteÂe d'Aqrabbim, passait par TsõÃn et montait 12 au sud de Qadesh-BarneÂa ; de laÁ elle passait par HetsroÃn, montait vers Addar et tournait Áa 4 Qarqaa ; | elle passait ensuite par Atsmo Ãn et aboutissait Áa l'oued d'Egypte ; la frontieÁre deÂbouchait 5 sur la mer Ð telle sera votre frontie Áre au sud. | A 13 l'est, la frontieÁre Âetait la mer du Sel, jusqu'aÁ l'embouchure du Jourdain. Du coÃte nord, la frontieÁre partait de la langue de mer qui est Áa l'embouchure 6 du Jourdain. | Puis la frontie Áre montait vers Beth- 14 Hogla et passait au nord de Beth-Araba ; puis la 15 frontieÁre s'eÂlevait jusqu'aÁ la pierre de BohaÃn, fils de 7 Ruben ; | puis la frontie Áre montait Áa Debir, par la 16 valleÂe d'Akor, et se dirigeait vers le nord, du coÃte du Guilgal, qui est en face de la monteÂe d'Adoummim, 17 au sud de l'oued ; puis la frontieÁre passait preÁs des 18 eaux d'EõÈn-SheÂmesh et deÂbouchait sur EõÈn8 Roguel. | La frontie Áre montait de laÁ par la valleÂe du Fils de Hinnom, sur le flanc sud de JeÂbus (c'est- 19 Áa-dire JeÂrusalem) ; puis la frontieÁre s'eÂlevait jusqu'au sommet de la montagne qui est devant la valleÂe de Hinnom, Áa l'ouest, et Áa l'extreÂmite de la 9 valle Âe des RephaõÈtes, au nord. | Du sommet de la 20 montagne la frontieÁre s'incurvait vers la source des 21 eaux de Nephtoah, continuait vers les villes du mont EphroÃn ; puis la frontieÁre s'incurvait Áa Baala 10 (c'est-a Á-dire Qiriath-YeÂarim). | De Baala la fron- 22-23

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 sert de TsõÃn (Epine) : entre la mer Morte et la 1 lot 14.2n. Ð de mer Rouge, cf. Nb 13.21 ; 20.1 ; 33.36 ; 34.3s ; Dt 32.51. la langue : peut-eÃtre une presqu'õÃle qui s'avance dans la mer du Sel (mer Morte, cf. 3.16+) sur la coÃte sud-est. A distinguer de la langue du v. 5 qui est au nord, aÁ l'embouchure du Jourdain. Ð qui fait face au NeÂguev : autre traduction qui donne sur le sud ; cf. Ez 8.3. la monteÂe d'Aqrabbim (des Scorpions) se trouve au sud-ouest de la mer Morte, cf. Nb 34.4n. Ð HetsroÃn (Enclos ; cf. le HatsarAddar de Nb 34.4) ; peut-eÃtre aÁ 10 km au nord de QadeshBarneÂa. Ð Qarqaa : localite inconnue. AtsmoÃn (Forte) : on l'a identifieÂe aÁ une oasis aÁ l'ouest de Qadesh-BarneÂa. Ð oued d'Egypte v. 47 ; Nb 34.4-5n ; 1R 8.65n ; 2R 24.7 ; Es 27.12 ; 2Ch 7.8. Ð la mer : la MeÂditerraneÂe. Ð telle sera... : cf. Nb 34.3. l'embouchure : litt. l'extreÂmiteÂ. Beth-Hogla (Maison de la Perdrix) 18.19,21 ; on la situe aÁ environ 7 km au sud-est de JeÂricho. Ð Beth-Araba : au sud du Guilgal, preÁs de JeÂricho. Ð la pierre de BohaÃn 18.17 ; probablement aÁ 9 km au sud de l'actuelle JeÂricho. Debir : aÁ distinguer du Debir de 10.38ns ; localisation incertaine. Cf. 15.49. Ð la valleÂe d'Akor 7.24n. Ð Guilgal : appeleÂe Gueliloth en 18.17 (meÃme racine verbale heÂbraõÈque galal, qui signifie rouler), aÁ distinguer du Guilgal preÁs de JeÂricho ; cf. 4.19n. Ð la monteÂe d'Adoummim (monteÂe des Rouges, aujourd'hui monteÂe du Sang) : aÁ environ 20 km de JeÂrusalem, au sud de l'oued qui descend jusqu'aÁ JeÂricho. Ð EõÈn-SheÂmesh (Source du soleil) : peuteÃtre aÁ 4 km de JeÂrusalem, sur la route de JeÂricho. Ð EõÈn-Roguel (Source du foulon) : au sud-est de JeÂrusalem, aÁ la jonction des valleÂes de Hinnom (v. 8) et du CeÂdron. la valleÂe du Fils de Hinnom : heÂbreu ge ben Hinnom, dont on a fait geÂhenne (Mt 5.22n,29s ; 10.28 ; 18.9 ; 23.15,33 ; Mc 9.44,46s ; Lc 12.5 ; Jc 3.6), ceÂleÁbre par les sacrifices « au Molek » qui y eÂtaient pratiqueÂs (Lv 18.21n ; cf. 2R 23.10 ; Jr 7.31s ; 19.2,6 ; 32.35). La valleÂe entourait l'ancienne JeÂrusalem par l'ouest et le sud et rejoignait celle du CeÂdron aÁ l'est. Ð sur le flanc : litt. aÁ l'eÂpaule, de meÃme aux v. 10s. La colline meÂridionale de JeÂrusalem ou JeÂbus (3.10n ; Jg 19.10s), sur laquelle le temple de Salomon sera baÃti, formait une sorte de promontoire. Ð la valleÂe des RephaõÈ-

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tieÁre tournait Áa l'ouest vers le mont de SeÂir, passait sur le flanc du mont des ForeÃts au nord (c'est-aÁ-dire KesaloÃn), descendait Áa Beth-SheÂmesh et passait par Timna. | La frontieÁre aboutissait sur le flanc d'EqroÃn, au nord ; puis la frontieÁre s'incurvait vers ShikkeroÃn, passait par le mont de la Baala et aboutissait Áa YabneÂel ; puis la frontieÁre deÂbouchait sur la mer. | La frontieÁre ouest Âetait la grande mer (son rivage). Telles furent de tous coÃteÂs les frontieÁres des fils de Juda, clan par clan. Jg 1.10-15

On donna Áa Caleb, fils de YephounneÂ, une part au milieu des fils de Juda, conformeÂment Áa l'ordre que le SEIGNEUR avait donne Áa Josue : Qiriath-Arba (c'est-aÁ-dire HeÂbron) Ð Arba Âetait le peÁre d'Anaq. Caleb en deÂposseÂda les trois Anaqites : SheÂshaõÈ, AhimaÃn et TalmaõÈ, les Anaqites. | De laÁ il attaqua les habitants de Debir : l'ancien nom de Debir Âetait Qiriath-SeÂpher. | Caleb dit : Je donnerai ma fille Aksa pour femme Áa celui qui battra Qiriath-SeÂpher et la prendra. | Otniel, fils de Qenaz, freÁre de Caleb, la prit ; Caleb lui donna pour femme sa fille Aksa. | A son arriveÂe, elle l'incita Áa demander un champ Áa son peÁre. Elle sauta de son Ãane, et Caleb lui dit : Qu'est-ce que tu as ? | Elle reÂpondit : Accorde-moi une faveur, car tu m'as donne une terre du sud ; donne-moi aussi des reÂservoirs d'eau. Alors il lui donna les reÂservoirs d'en haut et les reÂservoirs d'en bas. VoilaÁ le patrimoine de la tribu des fils de Juda, clan par clan. | Les villes situeÂes Áa l'extreÂmite du territoire des fils de Juda, vers la frontieÁre d'Edom, dans le NeÂguev, Âetaient QabtseÂel, Eder, Yagour, Kina, Dimona, Adada, | QeÂdesh, Hatsor, YitnaÃn ; tes (c.-aÁ-d. des GeÂants ou des Ombres, cf. Es 14.9n) : au sudouest de JeÂrusalem (cf. 12.4n). Nephtoah : probablement aÁ environ 5 km au nord-ouest de JeÂrusalem. Ð Le mont EphroÃn n'est pas identifieÂ, mais on connaõÃt une ville de ce nom en 2Ch 13.19n. Ð Qiriath-YeÂarim : cf. 9.17n. SeÂir : aÁ distinguer de SeÂir, en Edom. Localisation incertaine. Ð sur le flanc v. 8n. Ð mont des ForeÃts (heÂbreu Ye`arim) : sans doute aÁ l'ouest de Qiriath-YeÂarim (9.17n). Ð KesaloÃn : actuellement Kesla, aÁ 18 km aÁ l'ouest de JeÂrusalem. Ð Beth-SheÂmesh (Maison du Soleil) : ville du Bas-Pays, aÁ 25 km aÁ l'ouest de JeÂrusalem ; cf. 21.16 ; 1S 6.9-20 ; 1R 4.9 ; 2R 14.11-13 ; 1Ch 6.44 ; 2Ch 25.21-23. Ð Timna : aÁ 4 km au sud d'AõÈn-Shams (= EõÈn-SheÂmesh) ; cf. Jg 14.1-6. sur le flanc v. 8n. Ð EqroÃn 13.3n. Ð ShikkeroÃn : localisation incertaine ; peut-eÃtre aÁ 12 km au sud-ouest de Ramleh. Ð la Baala (la Dame) : montagne non identifieÂe. Ð YabneÂel (El [Dieu] a baÃti), aÁ identifier aÁ Yabne (2Ch 26.6), connue plus tard sous le nom grec Iamnia (ou Jamnia), au sud de Jaffa. Ð la mer : la MeÂditerraneÂe. ouest : litt. de la mer. Ð la grande mer 1.4n. 14.14s. Ð conformeÂment aÁ l'ordre... : litt. aÁ la bouche de YHWH pour Josue ; voir noms divins. Anaqites : litt. fils de l'Anaq / enfants de l'Anaq. Otniel : le premier des Juges, d'apreÁs Jg 3.7-11. Il est Qenizzite (= fils de Qenaz) comme Caleb, cf. 14.6n. elle l'incita... : LXX elle tint conseil avec lui en disant : Je vais demander un champ aÁ mon peÁre ; elle cria de son aÃne... ; cf. Jg 1.14n. une faveur : litt. une beÂneÂdiction , cf. Jg 1.15n. Ð sud : heÂbreu neÂguev, qui est aussi le nom du deÂsert au sud du pays d'IsraeÈl. Ð reÂservoirs ou eÂtangs, fontaines, sources... : au sud-ouest d'HeÂbron. Les villes... : beaucoup de villes et localiteÂs des chap. 15 aÁ 19 sont difficiles aÁ situer. Ð du territoire : sous-entendu dans le texte. QeÂdesh, en Juda, est peut-eÃtre aÁ identifier aÁ Qadesh-BarneÂa. Ð Hatsor, YitnaÃn ou, selon diffeÂrents mss de versions anciennes, Hatsor-YitnaÃn ou Hatsar-YitnaÃn (cf. v. 27s ; voir aussi v. 32n). $

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Ziph, TeÂlem, BeÂaloth, | Hatsor-Hadatta, QeriothHetsroÃn (c'est-aÁ-dire Hatsor) ; | Amam, Shema, Molada, | Hatsar-Gadda, HeshmoÃn, Beth-PeÂleth, Hatsar-Shoual, BersabeÂe, Biziotia ; | Baala, Iyim, Atsem, | Eltolad, Kesil, Horma, | Tsiqlag, Madmanna, Sansanna, | Lebaoth, Shilhim, AõÈn et RimmoÃn. Total des villes : vingt-neuf, et les villages qui en deÂpendent. Dans le Bas-Pays : Eshtaol, TsoreÂa, Ashna, Zanoah, EõÈn-Gannim, Tappouah, EõÈnam ; | Yarmouth, Adoullam, Soko, AzeÂqa, | ShaaraõÈm, AditaõÈm, GuedeÂra et GuedeÂrotaõÈm : quatorze villes, et les villages qui en deÂpendent. | TsenaÃn, Hadasha, Migdal-Gad, | DileÂÃan, MitspeÂ, YoqteÂel ; | Lakish, Ãn, | KabboÃn, Lahmas, Kitlish, | GueBotsqath, Eglo deÂroth, Beth-DagoÃn, Naama et MaqqeÂda : seize villes, et les villages qui en deÂpendent. Libna, Eter, AshaÃn, | Yiphtah, Ashna, Netsib, QeÂila, Akzib et MareÂsha : neuf villes, et les villages qui en deÂpendent. | EqroÃn, les localiteÂs et les villages qui en deÂpendent ; | depuis EqroÃn et Áa l'ouest, toutes les villes preÁs d'Ashdod et les villages qui en deÂpendent ; | Ashdod, les localiteÂs et les villages qui en deÂpendent ; Gaza, les localiteÂs et les villages qui en deÂpendent, jusqu'aÁ l'oued d'Egypte, Áa la grande mer (son rivage). Dans la montagne : Shamir, Yattir, Soko, Danna, Qiriath-Sanna (c'est-aÁ-dire Debir), | Anab, Eshtemo, Anim, | Goshen, HoloÃn et Guilo : onze villes, et les villages qui en deÂpendent. | Arab, Douma, EsheÂÃan, | Yanoum, Beth-Tappouah, ApheÂqa, | Houmeta, Qiriath-Arba (c'est-aÁ-dire HeÂbron) et Tsior : neuf villes, et les villages qui en deÂpendent. Ãn, Carmel, Ziph, Youtta, | JizreÂel, YoqdeÂam, Mao Zanoah ; | CaõÈn, GuibeÂa et Timna ; dix villes, et les villages qui en deÂpendent. | Halhoul, Beth-Tsour, Ãn : six Guedor, | Maarath, Beth-Anoth et Elteqo villes, et les villages qui en deÂpendent. | QiriathBaal (c'est-aÁ-dire Qiriath-YeÂarim) et Rabba : deux villes, et les villages qui en deÂpendent. Dans le deÂsert : Beth-Araba, MiddõÃn, Sekaka, NibshaÃn, Ir-MeÂlah et EõÈn-GueÂdi : six villes, et les

BersabeÂe : seule cette ville est bien connue ; c'est la capitale du NeÂguev. AõÈn et RimmoÃn, selon le texte heÂbreu traditionnel ; EõÈn-RimmoÃn, selon LXX, Vg , Syr (cf. 19.7n ; Ne 11.29 ; 1Ch 4.32n). Ð vingtneuf : la liste du texte heÂbreu traditionnel contient 36 noms (un peu moins si l'on regroupe certains termes, comme ici AõÈn et RimmoÃn ; voir aussi v. 23n) ; certaines villes mentionneÂes ici sont attribueÂes aÁ SimeÂon au chap. 19. Ð les villages... : litt. leurs villages, de meÃme dans la suite (cf. 13.23,28). Bas-Pays : heÂbreu shepheÂla. Netsib : probablement aÁ 12 km au nord-ouest d'HeÂbron. Les villes des v. 43s se trouvent entre JeÂrusalem et HeÂbron. EqroÃn 13.3n. Les villes des v. 45-47 se trouvent en Philistie. Ð les localiteÂs... : litt. ses filles (de meÃme dans la suite) et ses villages (cf. v. 32n). oued d'Egypte : cf. v. 4n. Ð la grande mer : autre lecture traditionnelle la mer de la frontieÁre (meÃme mot que celui qui est traduit par rivage) ; cf. 1.4n. CaõÈn : meÃme nom qu'en Gn 4.1n, apparente aux CaõÈnites ou QeÂnites. Beth-Tsour Ne 3.16n. et les villages... : LXX introduit ici une seÂrie de villages, dont BethleÂem (ou Beth-LeÂhem). Ir-MeÂlah : Ville du Sel. Ð EõÈn-GueÂdi 1S 24.1s ; Ez 47.10 ; Ct 1.14 ; 2Ch 20.2. $

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villages qui en deÂpendent. | Les fils de Juda ne purent pas deÂposseÂder les JeÂbusites qui habitaient JeÂrusalem ; les JeÂbusites habitent Áa JeÂrusalem avec les fils de Juda jusqu'aÁ ce jour.

Le territoire d'EphraõÈm et de Manasse Le lot qui Âechut aux fils de Joseph s'eÂtendait depuis le Jourdain, en face de JeÂricho, vers les eaux de JeÂricho, Áa l'est Ð le deÂsert qui monte de 2 Je Âricho dans la montagne de Beth-El. | Il continuait de Beth-El Áa Louz et passait vers la frontieÁre des 3 Arkites Á a Ataroth. | Puis il descendait Áa l'ouest vers la frontieÁre des YaphleÂtites jusqu'au territoire de Beth-HoroÃn-le-Bas et jusqu'aÁ GueÂzer pour deÂbou4 cher sur la mer. | Tel fut le patrimoine des fils de Joseph, Manasse et EphraõÈm. 5 Voici la frontieÁre des fils d'EphraõÈm, clan par clan : la frontieÁre de leur patrimoine Âetait, Áa l'est, 6 Atroth-Addar jusqu'a Á Beth-HoroÃn-le-Haut. | La frontieÁre aboutissait du coÃte de l'ouest vers le Mikmetath au nord ; puis la frontieÁre tournait Áa l'est vers Taanath-Silo, qu'elle traversait Áa l'est vers 7 Yanoah. | De Yanoah, elle descendait Á a Ataroth et Áa Naarata, touchait JeÂricho et aboutissait au 8 Jourdain. | De Tappouah, la frontie Áre longeait l'oued Qana, vers l'ouest, pour aboutir Áa la mer. VoilaÁ le patrimoine de la tribu des fils d'EphraõÈm, 9 clan par clan, | ainsi que les villes re ÂserveÂes aux fils d'EphraõÈm au milieu du patrimoine des fils de ManasseÂ, toutes ces villes et les villages qui en 10 de Âpendent. | Ils ne deÂposseÂdeÁrent pas les CananeÂens qui habitaient Áa GueÂzer ; les CananeÂens habitent au sein d'EphraõÈm jusqu'aÁ ce jour, mais ils sont astreints Áa une corveÂe d'esclaves. 17 Il y eut un lot pour la tribu de ManasseÂ, qui Âetait le premier-ne de Joseph. Makir, premier-ne de Manasse et peÁre du Galaad, avait eu le Galaad 2 et le Basha Ãn, car il Âetait un homme de guerre. | Il y eut un lot pour les autres fils de ManasseÂ, clan par clan, pour les fils d'AbieÂzer, les fils de HeÂleq, les fils d'Asriel, les fils de Sichem, les fils de HeÂpher, les fils de Shemida : ce sont laÁ les enfants maÃles de ManasseÂ, fils de Joseph, clan par clan.

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JeÂrusalem : la ville sera conquise par David vers l'an 1000 av. J.-C. MeÃme apreÁs la conqueÃte de JeÂrusalem, les JeÂbusites (3.10n) veÂcurent coÃte aÁ coÃte avec les IsraeÂlites. Ð jusqu'aÁ ce jour 4.9n.  et EphraõÈm ; cf. v. 4. Ð JeÂri1 fils de Joseph : ce sont Manasse cho : cette ville appartiendra aux Benjaminites, cf. 18.21 ; voir aussi Nb 26.3n. Louz : cf. Gn 48.3. On ne la distingue plus de Beth-El en 18.13 ; Gn 28.19 ; 35.6 ; Jg 1.22s. Ð Arkites : clan installe au sud-ouest de Beth-El ; cf. 2S 15.32 ; 16.16 ; 17.5,14 ; 1Ch 27.33. Ð Ataroth : Couronnes ou Cercles (de pierres ?). frontieÁre et territoire traduisent le meÃme mot heÂbreu. Ð YaphleÂtites : il y a un Yaphleth rattache aÁ Aser en 1Ch 7.32s. Ð BethHoroÃn-le-Bas 10.10n. Ð GueÂzer 10.33n. La frontieÁre... : cf. 17.7. De Tappouah : cf. 17.8ns. Ð longeait : litt. allait, cf. 17.9. Ð l'oued Qana (Roseau) : on l'a identifie avec un oued qui deÂbouche sur la MeÂditerraneÂe aÁ une vingtaine de kilomeÁtres au nord de TelAviv, cf. 17.9 ; 19.28. au milieu... : cf. 17.9. jusqu'aÁ ce jour 4.9n. $

Manasse : pour ses fils, cf. Nb 26.30s. РMakir : cf. 13.31+. un lot : sous-entendu dans le texte. 1


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Tselophhad, fils de HeÂpher, fils de Galaad, fils de Makir, fils de ManasseÂ, n'avait pas de fils, mais des filles dont voici les noms : Mahla, Noa, Hogla, Milka et Tirtsa. | Elles se preÂsenteÁrent devant EleÂazar, le preÃtre, devant JosueÂ, fils de Noun, et devant les princes, en disant : Le SEIGNEUR a ordonne Áa MoõÈse de nous donner un patrimoine au milieu de nos freÁres. Alors on leur donna, conformeÂment Áa l'ordre du SEIGNEUR, un patrimoine au milieu des freÁres de leur peÁre. | On attribua par le sort dix portions Áa ManasseÂ, outre le Galaad et le BashaÃn, qui sont en Transjordanie. | Ainsi les filles de Manasse eurent un patrimoine au milieu de ses fils, et le Galaad fut pour les autres fils de ManasseÂ. La frontieÁre de Manasse s'eÂtendait d'Aser au Mikmetath qui fait face Áa Sichem ; la frontieÁre allait vers le sud, vers les habitants d'EõÈn-Tappouah. | Le pays de Tappouah fut pour ManasseÂ, mais Tappouah, sur la frontieÁre de ManasseÂ, fut pour les fils d'EphraõÈm. | La frontieÁre longeait l'oued Qana. Au sud de l'oued, les villes qui Âetaient au milieu des villes de Manasse furent pour EphraõÈm. Au nord de l'oued, la frontieÁre de Manasse deÂbouchait sur la mer. | Au sud, c'eÂtait Áa EphraõÈm, au nord Áa ManasseÂ, et la mer leur servait de frontieÁre ; ils touchaient Aser vers le nord et Issacar vers l'est. Pour ManasseÂ, dans Issacar et dans Aser, il y avait Beth-SheÂÃan et les localiteÂs qui en deÂpendent, YibleÂam et les localiteÂs qui en deÂpendent, les habitants de Dor et des localiteÂs qui en deÂpendent, les habitants d'EõÈn-Dor et des localiteÂs qui en deÂpendent, les habitants de Taanak et des localiteÂs qui en deÂpendent, et les habitants de Meguiddo et des localiteÂs qui en deÂpendent : trois contreÂes. | Les fils de Manasse ne purent pas prendre possession de ces villes ; les CananeÂens persisteÁrent Áa habiter dans ce pays. | Lorsque les IsraeÂlites furent assez forts, ils soumirent les CananeÂens Áa la corveÂe, mais ils ne purent les deÂposseÂder. Les fils de Joseph demandeÁrent Áa Josue : Pourquoi m'as-tu donne comme patrimoine un seul lot, des filles : voir l'histoire des cinq filles de Tselophhad en Nb 26.33 ; 27.1-11 ; 36.1-12. EleÂazar, le preÃtre 14.1n. Ð JosueÂ, fils de Noun 1.1n. Ð on leur donna : litt. il leur donna. Ð l'ordre : litt. la bouche, cf. 15.13 ; Nb 27.6s. On attribua... : litt. (les) dix portions de Manasse tombeÁrent. La frontieÁre... : cf. 16.6. Ð vers le sud : litt. vers la droite ; autre traduction vers YamõÃn. Ð EõÈn-Tappouah (Source de Tappouah, voir note suivante) : cf. 12.17 ; 16.8. Tappouah (Pomme) : entre Beth-El et HeÂpher, aÁ 37 km au nord de JeÂrusalem ; cf. 16.8+. longeait : litt. descendait, cf. 16.8. Ð au milieu... 16.9. Beth-SheÂaÃn : aÁ la jonction de la valleÂe du Jourdain et de la valleÂe de JizreÂel, au sud du lac de GalileÂe. Ð les localiteÂs... : litt. ses filles, de meÃme dans la suite ; cf. 15.45n. Ð YibleÂam : aÁ 25 km au nord de Sichem ; cf. Jg 1.27 ; 2R 9.27 ; 1Ch 6.55 ; voir aussi 2R 15.10n. Ð Dor : cf. 11.2 ; 12.23. Ð EõÈn-Dor (Source de Dor) : au sud du mont Tabor ; cf. 19.22 ; 1S 28.7. Ð Meguiddo : au sud du mont Tabor, cf. 12.21 ; Jg 1.27 ; 5.19 ; 1R 4.12 ; 9.15 ; 2R 9.27 ; 23.29s ; 1Ch 7.29 ; 2Ch 35.22. Ð trois contreÂes ou trois coteaux ( ?) : sur ce terme associe aÁ Dor, cf. 11.2 ; 12.23 ; 1R 4.11. prendre possession : autre traduction deÂposseÂder (les habitants), meÃme verbe heÂbreu au v. 13. la corveÂe : cf. 16.10 ; voir aussi Jg 1.27s. Les fils de Joseph 16.1n. Ð je suis un peuple nombreux : cf. Gn 49.22,26 ; Dt 33.13-17. Ð Voir beÂneÂdiction . deÂfricheras : le verbe heÂbreu correspondant (aussi au v. 18), aÁ une autre forme, est traduit par creÂer, cf. Gn 1.1n. Ð Perizzites : cf. 3.10n ; 9.1 ; 11.3 ; 12.8 ; Ex 3.8. Ð RephaõÈtes 12.4n. la valleÂe : litt. le pays de la valleÂe. Ð valleÂe de JizreÂel : aussi ap$

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Tirage au sort pour les tribus restantes Toute la communaute des IsraeÂlites se rassembla 18 Áa Silo ; c'est laÁ qu'ils installeÁrent Áa demeure la tente de la Rencontre. Le pays Âetait soumis devant eux. 2 Il restait sept tribus des Israe Âlites qui n'avaient pas 3 encore rec Ëu leur part du patrimoine. | Josue dit aux IsraeÂlites : Jusqu'aÁ quand neÂgligerez-vous d'entrer en possession du pays que le SEIGNEUR, le Dieu de 4 vos pe Áres, vous a donne ? | DeÂsignez parmi vous trois hommes par tribu, et je les enverrai parcourir le pays ; ils en feront le releve suivant leur patri5 moine et ils reviendront aupre Ás de moi. | Ils se le reÂpartiront en sept parts ; Juda restera sur son territoire au sud, et la maison de Joseph restera sur son 6 territoire au nord. | Vous donc, vous ferez le releve  du pays en sept parts, et vous me l'apporterez ici. Je jetterai pour vous le sort ici meÃme, devant le SEI7 GNEUR, notre Dieu. | Il n'y aura pas de part pour les leÂvites parmi vous, car c'est le sacerdoce du SEIGNEUR qui est leur patrimoine. Gad, Ruben et la demi-tribu de Manasse ont recËu en Transjordanie, Áa l'est, le patrimoine que MoõÈse, serviteur du peleÂe plaine d'EsdreÂlon ; c'eÂtait une valleÂe fertile en GalileÂe infeÂrieure, entre Meguiddo et Beth-SheÂaÃn. Cf. 19.18n. 17 un lot seulement : litt. un seul lot.  de18 en tireras profit : litt. tu auras ses sorties, c.-aÁ-d. tu en posse ras toutes les limites.

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une seule portion, alors que je suis un peuple nombreux, puisque le SEIGNEUR m'a beÂni jusqu'aÁ preÂsent ? | Josue leur dit : Si tu es un peuple nombreux, monte dans la foreÃt ; tu te deÂfricheras un endroit au pays des Perizzites et des RephaõÈtes, puisque la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm est trop exigueÈ pour toi. | Les fils de Joseph dirent : La montagne ne nous suffira pas ; de plus, il y a des chars de fer chez tous les CananeÂens qui habitent la valleÂe, ceux qui sont Áa Beth-SheÂÃan et dans les localiteÂs qui en deÂpendent, et ceux qui sont dans la valleÂe de JizreÂel. | Josue dit Áa la maison de Joseph (EphraõÈm et ManasseÂ) : Tu es un peuple nombreux, et ta force est grande ; tu n'auras pas un lot seulement. | Mais tu auras la montagne, meÃme si c'est une foreÃt. Tu la deÂfricheras et en tireras profit. Tu deÂposseÂderas les CananeÂens, malgre leurs chars de fer et malgre leur force.

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Toute la communaute des IsraeÂlites : meÃme expression en 22.12 ; Ex 16.1 ; Lv 19.2 ; Nb 1.2 ; 8.9 ; 13.26 etc. Ð se rassembla : le verbe correspondant (aussi en 22.12) eÂvoque habituellement l'assembleÂe cultuelle (cf. 8.35). Ð Silo : aÁ environ 40 km au nord de JeÂrusalem, et 10 km au sud de Sichem. Ð la tente de la Rencontre : seulement ici et en 19.51 ; voir aussi Ex 25.22 ; 27.21n ; 33.7 ; Dt 31.14. Ð pays... soumis : cf. Nb 32.22,29. sept tribus : cinq tribus sont deÂjaÁ pourvues : Ruben, Gad, ManasseÂ, Juda et EphraõÈm. Cf. 13.8 ; 17.18. neÂgligerez-vous : la meÃme forme verbale est traduite par se relaÃcher en Pr 18.9 ; 24.10. Ð le Dieu de vos peÁres : cf. Ex 3.13,16 ; Dt 1.11+ ; 4.1. DeÂsignez parmi vous : cf. Dt 1.13. Ð parcourir : litt. ils se leÁveront et ils parcourront, cf. Gn 13.17n. Ð en feront le releve : litt. l'eÂcriront, de meÃme aux v. 6,8s. sud : le mot deÂsigne aussi la reÂgion du NeÂguev. Je jetterai pour vous le sort : cf. v. 8,10 (verbe synonyme) ; voir 14.2 ; le verbe qui apparaõÃt ici peut signifier aussi jeter un projectile, cf. Ex 19.13n ; 1S 20.36s ; 2R 13.17. Ð devant le SEIGNEUR : c.-aÁ-d. en preÂsence du coffre de l'alliance (3.6+) qu'abrite la tente de la Rencontre. pas de part pour les leÂvites ... leur patrimoine : litt. son patrimoine ; cf. 13.14,33 ; Nb 18.20ss ; Dt 10.8s. Ð Gad, Ruben... : voir 13.8-31. 1

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SEIGNEUR, leur a donneÂ. | Les hommes partirent. 19 Josue avait donne cet ordre Áa ceux qui allaient faire le releve du pays : Allez, parcourez le pays, faites-en le releve et revenez aupreÁs de moi ; puis je jetterai pour vous le sort devant le SEIGNEUR, Áa Silo. | Les 20 hommes alleÁrent, traverseÁrent le pays et firent sur un livre le releve en sept parts, selon les villes ; puis ils revinrent aupreÁs de Josue dans le camp, Áa Silo. 21 Josue jeta pour eux le sort Áa Silo, devant le SEIÁ le partage du pays entre les 22-23 GNEUR, et il fit la 24 IsraeÂlites, d'apreÁs leur reÂpartition.

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plaine aride ; | la frontieÁre passait sur le flanc nord de Beth-Hogla ; puis la frontieÁre aboutissait Áa la langue de la mer du Sel, au nord, vers l'embouchure du Jourdain, au sud. C'eÂtait la frontieÁre sud. Du coÃte est, le Jourdain formait la frontieÁre. VoilaÁ le patrimoine des fils de Benjamin, clan par clan, avec ses frontieÁres tout autour. Les villes de la tribu des fils de Benjamin, clan par clan, Âetaient : JeÂricho, Beth-Hogla, EmeqQetsits, | Beth-Araba, TsemaraõÈm, Beth-El, | Avvim, Para, Ophra, | Kephar-AmmonaõÈ, Ophni et GueÂba : douze villes, et les villages qui en deÂpendent. | Gabaon, Rama, BeÂÂeroth, | MitspeÂ, Kephira, Motsa, | ReÂqem, YirpeÂel, TareÂala, | TseÂla, Eleph, JeÂbus (c'est-aÁ-dire JeÂrusalem), GuibeÂa, Qiriath : quatorze villes, et les villages qui en deÂpendent. VoilaÁ le patrimoine des fils de Benjamin, clan par clan.

Le territoire de Benjamin 25-26 Le lot de la tribu des fils de Benjamin fut tireÂ, 27-28 clan par clan ; le territoire de leur lot se trouvait Ãte entre les fils de Juda et les fils de Joseph. | Du co du nord, leur frontieÁre partait du Jourdain. La frontieÁre montait sur le flanc de JeÂricho au nord, s'eÂlevait dans la montagne vers l'ouest Le territoire de SimeÂon pour deÂboucher sur le deÂsert de Beth-Aven. | La 1Ch 4.28-33 frontieÁre passait de laÁ Áa Louz, sur le flanc sud de Louz (c'est-aÁ-dire Beth-El) ; puis la frontieÁre des- 19 Le deuxieÁme lot qui sortit fut pour SimeÂon, la tribu des fils de SimeÂon, clan par clan. Leur pacendait Áa Atroth-Addar, sur la montagne qui est au trimoine Âetait au milieu du patrimoine des fils de sud de Beth-HoroÃn-le-Bas. | Du coÃte ouest, la 2 Juda. | Ils eurent dans leur patrimoine : Bersabe Âe, Ãte de la frontieÁre s'incurvait et tournait du co mer vers le sud, depuis la montagne qui est en 3-4 SheÂba, Molada, | Hatsar-Shoual, Bala, Atsem, | El5 tolad, Betoul, Horma, | Tsiqlag, Beth-Markaboth, face de Beth-HoroÃn au sud, et deÂbouchait sur 6 Hatsar-Soussa, | Beth-Lebaoth et Sharouhen : Qiriath-Baal (c'est-aÁ-dire Qiriath-YeÂarim), ville Ãte Ãte ouest. | Le co treize villes, et les villages qui en deÂpendent ; des fils de Juda. Tel est le co 7 Aõ sud commencËait Áa la limite de Qiriath-YeÂarim. La Èn, RimmoÃn, Eter et AshaÃn : quatre villes, et les 8 villages qui en de Âpendent ; | et tous les villages qui frontieÁre aboutissait Áa l'ouest, elle aboutissait Áa la sont autour de ces villes, jusqu'aÁ Baalath-BeÂer source des eaux de Nephtoah. | La frontieÁre descendait Áa l'extreÂmite de la montagne qui est en face (c'est-aÁ-dire Ramath-NeÂguev). VoilaÁ le patrimoine 9 de la tribu des fils de Sime Âon, clan par clan. | Le de la valleÂe du Fils de Hinnom, dans la valleÂe des patrimoine des fils de SimeÂon fut pris sur la contreÂe RephaõÈtes, au nord. Elle descendait par la valleÂe de des fils de Juda ; car la part des fils de Juda Âetait trop Hinnom, sur le flanc des JeÂbusites, au sud, et grande pour eux, et c'est au milieu de leur patridescendait jusqu'aÁ EõÈn-Roguel. | Elle s'incurvait au nord et aboutissait Áa EõÈn-SheÂmesh, puis Áa Guemoine que les fils de SimeÂon recËurent le leur. liloth, qui est en face de la monteÂe d'Adoummim, Le territoire de Zabulon et elle descendait Áa la pierre de BohaÃn, fils de Ruben. | Elle passait sur le flanc nord de la mon- 10 Le troisieÁme lot fut pour les fils de Zabulon, clan tagne, face Áa la plaine aride, puis descendait vers la par clan. La frontieÁre de leur patrimoine s'eÂtendait Les hommes : cf. v. 4. Ð partirent : litt. se leveÁrent et partirent. Ð je jetterai pour vous le sort v. 6n. jeta pour eux le sort v. 6n. lot : le terme est traduit par sort dans les v. preÂceÂdents, cf. 14.2n. Ð fut tire : litt. monta. Ð le territoire... : les frontieÁres de Benjamin sont celles qui ont eÂte deÂcrites en 15.5-9 ; 16.1-3. sur le flanc : litt. aÁ l'eÂpaule ; cf. 15.8,10s. limite : le meÃme terme est traduit par extreÂmite au v. 16. Gueliloth 15.7n. de la montagne : sous-entendu dans le texte. Ð plaine aride : heÂbreu `arava ; cf. 8.14n. Ð puis descendait... : sur tous ces noms geÂographiques, cf. 15.6s. Beth-Araba 15.6n. Ð TsemaraõÈm (Les Deux Sommets) : dans la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm. Avvim (Les Ruines) rappelle le AõÈ (La Ruine), 7.2n. Ð Para (La Vache) : aÁ 12 km au nord-est de JeÂrusalem. Ð Ophra ou EphroÃn (2Ch 13.19), aÁ 8 km au nord de Beth-El ; cf. 1S 13.17. Ophni : peut-eÃtre aÁ 21 km au nord-est de JeÂrusalem. Ð GueÂba (Colline) : aÁ 10 km au nord de JeÂrusalem ; cf. 21.17 ; 1R 15.22 ; 2R 23.8 ; Esd 2.26 ; Ne 11.31. Gabaon 9.3n. Ð Rama (La Hauteur, toujours avec l'article : heÂbreu ha-Rama) : probablement aÁ 9 km au nord de JeÂrusalem. Ð BeÂeÂroth 9.17n. Mitspe : aÁ distinguer de son homonyme en 15.38. Ð Kephira 9.17n. Ð Motsa (La Sortie) : selon une tradition juive, aÁ 8 km aÁ l'ouest de JeÂrusalem. TseÂla (CoÃte) / Eleph (Búuf ) : ces deux noms pourraient eÃtre lus comme un seul nom compose (TseÂla-Eleph, La CoÃte du Búuf ?).

Ð JeÂbus : litt. le JeÂbusite ou la JeÂbusite, les JeÂbusites ; c'est le nom qui deÂsigne habituellement les anciens habitants de JeÂrusalem. Ð GuibeÂa (le texte eÂcrit ici GuibeÂath, aÁ moins qu'il ne faille lire GuibeÂa de Qiriath) : probablement la meÃme localite que GuibeÂa de SauÈl, au nord de JeÂrusalem (cf. 1S 11.4 ; 15.34). Ð Qiriath : peut-eÃtre Qiriath-Baal ? Certains, s'appuyant sur plusieurs mss de LXX , lisent Qiriath-YeÂarim ; cf. 15.60. Ð quatorze villes : LXX treize villes. $

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1 Voir fils . Ð Leur patrimoine... : cf. 15.24-42 pour les noms de beaucoup de ces localiteÂs. Pour les v. 1-9, cf. 15.21-32 ; Gn 49.57n ; 1Ch 4.24-33. SheÂba : la liste de 15.26 porte Shema, et celle de 1Ch 4.28ss n'a pas de ville correspondante. Peut-eÃtre SheÂba est-elle une reÂpeÂtition accidentelle de la finale de BersabeÂe (heÂbreu BeÂer-SheÂba). Notons que sans SheÂba, la liste donnerait bien treize villes, cf. v. 6. Beth-Markaboth (Maison des Chars) : cf. 1Ch 4.31. Ð HatsarSoussa : Parc de la cavalerie. Beth-Lebaoth (Maison des Lionnes) : cf. 15.32. AõÈn, RimmoÃn : le texte heÂbreu traditionnel semble ici les compter comme deux villes (cf. 15.32n) ; LXX porte EõÈn-RimmoÃn et rajoute la localite Thalkha pour arriver au total de quatre villes. Baalath-BeÂer (Dame [ou ProprieÂtaire] du puits) : comparer avec BeÂaloth (pluriel) de 15.24 ; voir aussi 15.29 ; 19.3. Ð RamathNeÂguev (Hauteur du midi) : autres traductions Rama du NeÂguev ou Ramath du midi (cf. Ramoth du NeÂguev en 1S 30.27). les fils de Zabulon : pour les v. 10-16, cf. Gn 49.13 ; Dt 33.18s. Ð Sarid : au nord de la plaine de JizreÂel. $

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jusqu'aÁ Sarid. | La frontieÁre montait vers l'ouest et vers MareÂala, touchait Dabbasheth, puis l'oued qui passe devant YoqneÂam. | De Sarid, elle tournait 32 vers l'est, vers le soleil levant, Áa la frontieÁre de 33 Kisloth-Tabor, aboutissait Áa Dabrath et montait Áa Yaphia. | De laÁ, elle passait Áa l'est par GuittaÃn, 34 HeÂpher, par Itta-QatsõÃn, aboutissait Áa Rimmo s'incurvant jusqu'aÁ NeÂa. | La frontieÁre tournait ensuite au nord de HannatoÃn et deÂbouchait sur la valleÂe de Yiphtah-El. | Avec Qattath, Nahalal, ShimroÃn, YideÂala, Beth-LeÂhem, douze villes, et 35 les villages qui en deÂpendent. | VoilaÁ le patrimoine des fils de Zabulon, clan par clan, ces villes-laÁ et les 36-37 38 villages qui en deÂpendent. Le territoire d'Issacar 39 Le quatrieÁme lot qui sortit fut pour Issacar, pour les fils d'Issacar, clan par clan. | Leur frontieÁre atteignait JizreÂel, Kesouloth, Shounem, | HapharaõÈm, ShioÃn, Anaharath, | Rabbith, QishioÃn, Abets, | ReÂmeth, EõÈn-Gannim, EõÈn-Hadda et Beth-Patsets ; | 40 la frontieÁre touchait Tabor, Shahatsima, Beth-SheÂ- 41 mesh ; puis leur frontieÁre deÂbouchait sur le Jour- 42 dain : seize villes, et les villages qui en deÂpendent. | 43 VoilaÁ le patrimoine de la tribu des fils d'Issacar, clan 44-45 par clan, les villes et les villages qui en deÂpendent. 46 Le territoire d'Aser Le cinquieÁme lot qui sortit fut pour la tribu des fils d'Aser, clan par clan. | Leur frontieÁre Âetait Helqath, Hali, BeÂten, Akshaph, | AlammeÂlek, AmeÂad et MisheÂal ; elle touchait, vers l'ouest, le Carmel et Shihor-Libnath ; | puis elle tournait vers le soleil levant, vers Beth-DagoÃn, touchait Zabulon et la valleÂe de Yiphtah-El, au nord de Beth-Emeq et de NeÂiel, et aboutissait Áa Kaboul, Áa gauche, | puis Áa EbroÃn, Rehob, HammoÃn et Qana, jusqu'aÁ Sidon la Grande. | La frontieÁre tournait ensuite vers Rama jusqu'aÁ la ville forte de Tyr ; puis la frontieÁre tournait vers Hosa, pour deÂboucher sur la mer, par la contreÂe d'Akzib. | Avec Ouma, Apheq et Rehob, vingt-deux villes, et les villages qui en deÂpendent. | VoilaÁ le patrimoine de la tribu des fils d'Aser, clan par clan, ces villes-laÁ et les villages qui en deÂpendent. MareÂala / Dabbasheth : au nord de l'oued (cf. Gn 26.17) QishoÃn (voir v. 20 ; Jg 4.7n). Ð YoqneÂam : aÁ 20 km au sud-est de HaõÈfa. Yaphia : aÁ 2 km au sud-ouest de Nazareth. Guitta-HeÂpher : cf. 2R 14.25. Localisation incertaine, peut-eÃtre aÁ 5 km au nord-est de Nazareth. Ð RimmoÃn (Grenade) : aÁ 9 km au nord de Nazareth. la valleÂe de Yiphtah-El (Dieu ouvre) : aÁ 25 km au sud-est d'Akko. Nahalal (Abreuvoir) : aÁ une dizaine de kilomeÁtres au sud-ouest de Nazareth, cf. 21.35. Ð ShimroÃn 11.1n. Ð YideÂala : certains mss heÂbreux et LXX portent YireÂala (confusion de deux lettres proches par la forme) ; probablement aÁ 13 km aÁ l'ouest de Nazareth. Ð douze villes : ce total ne correspond plus aÁ l'eÂtat actuel du texte. Issacar : pour les v. 17-23, cf. Gn 49.14s ; Dt 33.18s. JizreÂel, dans la valleÂe du meÃme nom (cf. 17.16n), deviendra la ville d'Achab et JeÂzabel ; cf. 1R 18.45s ; 21.1ss. Ð Shounem : aÁ 11 km au sud de Nazareth ; cf. 1S 28.4 ; 1R 1.3,15 ; 2.17 ; 2R 4.837 ; Ct 7.1n. Anaharath : au sud de EõÈn-Dor (17.11). fils d'Aser : pour les v. 24-31, cf. Gn 49.20 ; Dt 33.24s. Carmel : promontoire de la coÃte meÂditerraneÂenne, preÁs du port de HaõÈfa, cf. 1R 18.19n. aÁ gauche : autre traduction au nord. Ouma ou Oumma, ou meÃme Akko selon d'autres teÂmoins (cf. Jg 1.31). Ð Apheq : cf. 12.18n ; il s'agit probablement ici de la localite appeleÂe Aphiq en Jg 1.31 ; elle est peut-eÃtre aÁ situer en PheÂnicie. les fils de Nephtali : pour les v. 32-39, cf. Dt 33.23.

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Le territoire de Dan Le septieÁme lot qui sortit fut pour la tribu des fils de Dan, clan par clan. | La frontieÁre de leur patrimoine Âetait TsoreÂa, Eshtaol, Ir-SheÂmesh, | ShaalabbõÃn, AyyaloÃn, Yitla, | EloÃn, Timnata, EqroÃn, ElteqeÂ, GuibbetoÃn, Baalath, | Yehoud, BeneÂ-Beraq, Gath-RimmoÃn, | les eaux du YarqoÃn et RaqqoÃn, avec le territoire en face de Jaffa. Le territoire des fils de Dan leur Âechappait. Alors les fils de Dan alleÁrent faire la guerre Áa LeÂshem ; ils la prirent et la passeÁrent au fil de l'eÂpeÂe ; ils en prirent possession, s'y installeÁrent et l'appeleÁrent Dan, du nom de Dan, leur peÁre. | VoilaÁ le patrimoine de la tribu des fils de Dan, clan par clan, ces villes-laÁ et les villages qui en deÂpendent. La ville de Timnath-SeÂrah accordeÂe aÁ Josue Lorsqu'ils eurent acheve de recevoir le pays en patrimoine, d'apreÁs ses frontieÁres, les IsraeÂlites donneÁrent Áa JosueÂ, fils de Noun, un patrimoine au milieu d'eux. | Sur l'ordre du SEIGNEUR, ils lui donneÁrent la ville qu'il avait demandeÂe, TimnathSeÂrah, dans la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm. Il rebaÃtit la ville et s'y installa. Leur frontieÁre... deÂbouchait sur le Jourdain : beaucoup des noms qui apparaissent ici sont inconnus et difficiles aÁ localiser. Certains ont deÂjaÁ eÂte mentionneÂs preÂceÂdemment ; parfois un meÃme nom deÂsigne deux localiteÂs diffeÂrentes. Ici, la reÂgion se trouve aÁ l'ouest et au nord-ouest du lac de TibeÂriade. fils de Dan : pour les v. 40-48, cf. Gn 49.16s ; Dt 33.22 ; Jg 18. Ir-SheÂmesh : cf. Jg 1.35n. RaqqoÃn (ou le RaqqoÃn) : le terme correspondant est absent de LXX ; certains croient qu'il reÂsulte d'une reÂpeÂtition accidentelle des lettres du mot YarqoÃn, nom d'un cours d'eau qui se jette dans la MeÂditerraneÂe aÁ Jaffa. D'autres pensent que l'expression les eaux du YarqoÃn, comme RaqqoÃn, deÂsigne un lieu preÂcis. Ð le territoire : autre traduction la frontieÁre. Le territoire... leur eÂchappait : litt. le territoire (ou la frontieÁre) des fils de Dan sortit d'eux, sens incertain ; quelques-uns se fondent sur LXX (qui intervertit ce v. et le suivant) pour modifier le texte heÂbreu traditionnel et lire le territoire des fils de Dan eÂtait trop exigu pour eux (cf. 17.15). Ð au fil de l'eÂpeÂe 6.21n. Ð l'appeleÁrent Dan : notice historique sur la destineÂe des Danites (cf. Jg 1.34s) ; chasseÂs par les Amorites, ils vont vers le nord aÁ LeÂshem (= LaõÈsh en Jg 18.7). JosueÂ, fils de Noun 1.1n ; cf. 14.6-15 ; Ez 45.7s. Sur l'ordre du SEIGNEUR : litt. sur la bouche de YHWH ; cf. 15.13n. Ð Timnath-SeÂrah : c'est la Timnath-HeÂreÁs de Jg 2.9, aÁ environ 15 km au nord-ouest de Beth-El ; cf. 24.30. Ð Il rebaÃtit : autre traduction il baÃtit. $

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Le territoire de Nephtali Le sixieÁme lot qui sortit fut pour les fils de Nephtali, clan par clan. | Leur frontieÁre s'eÂtendait depuis HeÂleph, depuis le teÂreÂbinthe qui est Áa Tsaanannim, Adami-NeÂqeb et YabneÂel, jusqu'aÁ Laqqoum ; elle deÂbouchait sur le Jourdain. | La frontieÁre tournait vers l'ouest Áa Aznoth-Tabor et de laÁ aboutissait Áa Houqoq ; elle touchait Zabulon Ãte du sud, Aser du coÃte de l'ouest et Juda ; le du co Jourdain Âetait vers le soleil levant. | Les villes fortes Âetaient Tsiddim, Tser, Hammath, Raqqath, KinneÂreth, | Adama, Rama, Hatsor, | QeÂdesh, EdreÂi, EõÈn-Hatsor, | YireÂoÃn, Migdal-El, Horem, Beth-Anath et Beth-SheÂmesh : dix-neuf villes, et les villages qui en deÂpendent. | VoilaÁ le patrimoine de la tribu des fils de Nephtali, clan par clan, les villes et les villages qui en deÂpendent.

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Tels sont les patrimoines qu'EleÂazar, le preÃtre, JosueÂ, fils de Noun, et les chefs de famille reÂpartirent par le sort devant le SEIGNEUR, Áa Silo, Áa l'entreÂe de la tente de la Rencontre, selon les tribus des IsraeÂlites. Ainsi ils acheveÁrent le partage du pays.

Les villes de refuge Le S EIGNEUR dit Áa Josue : | Dis aux IsraeÂlites : 20 Donnez-vous les villes de refuge dont je vous ai 3 parle  par l'intermeÂdiaire de MoõÈse. | Le meurtrier qui a tue quelqu'un par erreur, par meÂprise, pourra s'y enfuir ; elles vous serviront de refuge contre le 4 re Âdempteur du sang. | Il s'enfuira vers l'une de ces villes, s'arreÃtera Áa l'entreÂe de la porte de la ville et exposera son cas aux anciens de cette ville ; ceux-ci le recueilleront aupreÁs d'eux dans la ville et lui donneront un lieu chez eux pour qu'il y habite. 5 Si le re Âdempteur du sang le poursuit, ils ne lui livreront pas le meurtrier ; car c'est par meÂprise qu'il a tue son prochain, alors que d'habitude il 6 ne le de Âtestait pas. | Il restera dans cette ville jusqu'aÁ ce qu'il ait comparu en jugement devant la communaute Рjusqu'aÁ la mort du grand preÃtre qui sera en fonction en ces jours-laÁ. Ensuite, le meurtrier reviendra ; il rentrera dans sa ville et dans sa maison, Á il s'eÂtait enfui. dans la ville d'ou 7 Ils consacreÁrent QeÂdesh en GalileÂe, dans la reÂgion montagneuse de Nephtali ; Sichem, dans la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm ; et QiriathArba (c'est-aÁ-dire HeÂbron), dans la reÂgion mon8 tagneuse de Juda. | En Transjordanie, Á a l'est de JeÂricho, ils deÂsigneÁrent BeÂtser, au deÂsert, sur le plateau, dans la tribu de Ruben ; Ramoth, au Galaad, dans la tribu de Gad ; et GolaÃn, au Ba9 sha Ãn, dans la tribu de ManasseÂ. | Telles furent les villes assigneÂes Áa tous les IsraeÂlites et aux immigreÂs qui seÂjournent au milieu d'eux, afin que celui qui tue quelqu'un par erreur s'y enfuie, et qu'il ne meure pas de la main du reÂdempteur du sang avant d'avoir comparu devant la communauteÂ.

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Les villes des leÂvites Cf. 1Ch 6.39-66

21 Les chefs de famille des leÂvites s'approcheÁrent d'EleÂazar, le preÃtre, de JosueÂ, fils de Noun, et des chefs de famille des tribus des IsraeÂlites. 2 A Silo, en Canaan, ils leur dirent : Par l'inter51

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la tente de la Rencontre 18.1n. Â signez pour vous ; cf. v. 8. Ð 2 Donnez-vous : autre traduction de les villes de refuge : cf. v. 3 ; 21.13,21,27,32,38 ; Nb 35.6,11,13s ; Dt 19.1-13 ; 4.41ss. Ð par l'intermeÂdiaire de MoõÈse 14.2n ; voir aussi Ex 21.13. par meÂprise : litt. sans connaissance, de meÃme au v. 5 ; Dt 4.42 ; 19.4n. Ð le reÂdempteur du sang Nb 35.12n ; cf. Ex 6.6n. aÁ l'entreÂe de la porte de la ville : l'endroit ouÁ se tiennent ordinairement les tribunaux. Ð exposera son cas... : litt. dira ses paroles aux oreilles des anciens de la ville ; cf. Dt 19.12. Voir aussi Nb 35.22s. livreront Dt 23.16n. Ð par meÂprise v. 3n. Il restera... jusqu'aÁ la mort du grand preÃtre : cf. Nb 35.12,24s,28 ; Dt 17.9 ; 19.17 ; 26.3. Ils consacreÁrent QeÂdesh : le verbe et le nom de lieu sont apparenteÂs en heÂbreu. Voir saint . Ð Sichem : en EphraõÈm, entre les monts Ebal et Garizim (8.30n,33). Ce sera un centre religieux et $

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meÂdiaire de MoõÈse, le SEIGNEUR a ordonne qu'on nous donne des villes pour y habiter, ainsi que leurs abords pour nos beÃtes. | Les IsraeÂlites donneÁrent alors aux leÂvites, sur leur patrimoine, ces villes avec leurs abords, conformeÂment Áa l'ordre du SEIGNEUR. On tira le sort pour les clans des Qehatites ; parmi les leÂvites, les fils d'Aaron, le preÃtre, eurent par le sort treize villes de la tribu de Juda, de la tribu de SimeÂon et de la tribu de Benjamin ; | les autres fils de Qehath eurent par le sort dix villes des clans de la tribu d'EphraõÈm, de la tribu de Dan et de la demi-tribu de ManasseÂ. | Les fils de GuershoÃn eurent par le sort treize villes des clans de la tribu d'Issacar, de la tribu d'Aser, de la tribu de Nephtali et de la demi-tribu de ManasseÂ, au BashaÃn. | Les fils de Merari, clan par clan, eurent douze villes de la tribu de Ruben, de la tribu de Gad et de la tribu de Zabulon. | Les IsraeÂlites donneÁrent aux leÂvites, par le sort, ces villes avec leurs abords, comme le

politique important ; cf. 24.1,25ss ; voir aussi Gn 12.6n. Ð HeÂbron : ville sainte eÂgalement (jusqu'aÁ nos jours, dans le judaõÈsme et l'islam) ; cf. 10.3n.  tser... Ramoth... GolaÃn : cf. Dt 4.41,43n. 8 Be Âs: 9 Telles furent les villes... : cf. v. 2s ; Nb 35.6s. Ð aux immigre litt. aÁ l'immigre ; cf. Ex 12.48n.

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Les chefs de famille : cf. 14.1 ; voir aussi 1Ch 6.39ss. Ð Voir leÂvite . A Silo : cf. 18.1n. Ð Par l'intermeÂdiaire de MoõÈse 14.2n. Ð qu'on nous donne des villes : cf. Nb 35.1-8. Cf. v. 41 ; Nb 35.6s. Ð ces villes : cf. v. 8. Ð conformeÂment aÁ l'ordre : litt. sur la bouche. Qehatites : cf. Ex 6.16-25 ; Nb 3.17-19,27-32. Les fils de GuershoÃn... : cf. v. 27-32. Les fils de Merari... : cf. v. 34-40. ces villes : cf. v. 3. Pour les v. 1-8, cf. Gn 49.5-7 ; Nb 35.1-8 ; voir aussi Dt 33.8-11. Ð par l'intermeÂdiaire de MoõÈse 14.2n. 1

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SEIGNEUR l'avait ordonne par l'intermeÂdiaire de MoõÈse. De la tribu des fils de Juda et de la tribu des fils de SimeÂon, ils donneÁrent ces villes deÂsigneÂes par leur nom, | qui furent pour les fils d'Aaron, d'entre les clans des Qehatites, d'entre les fils de LeÂvi, car le sort les avait deÂsigneÂs en premier. | Ils leur donneÁrent Qiriath-Arba Ð Qiriath d'Arba, peÁre d'Anaq (c'est-aÁ-dire HeÂbron) Ð dans la reÂgion montagneuse de Juda, avec ses abords, tout autour. Mais les champs de la ville et les villages qui en deÂpendent, ils les donneÁrent comme proprieÂte Áa Caleb, fils de YephounneÂ. | Aux fils d'Aaron, le preÃtre, ils donneÁrent la ville de refuge pour les meurtriers : HeÂbron, avec ses abords ; Libna, avec ses abords ; | Yattir, avec ses abords ; Eshtemoa, avec ses abords ; | HoloÃn, avec ses abords ; Debir, avec ses abords ; | AõÈn, avec ses abords ; Youtta, avec ses abords ; Beth-SheÂmesh, avec ses abords : neuf villes de ces deux tribus ; | de la tribu de Benjamin, Gabaon, avec ses abords ; GueÂba, avec ses abords ; | Anatoth, avec ses abords ; AlmoÃn, avec ses abords : quatre villes. | Total des villes des fils d'Aaron, les preÃtres : treize villes avec leurs abords. Les autres leÂvites appartenant aux clans des fils de Qehath eurent par le sort des villes de la tribu d'EphraõÈm. | On leur donna la ville de refuge pour les meurtriers : Sichem, avec ses abords, dans la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm ; GueÂzer, avec ses abords ; | QibtsaõÈm, avec ses abords ; Beth-HoroÃn, avec ses abords : quatre villes ; | de la tribu de Dan, ElteqeÂ, avec ses abords ; GuibbetoÃn, avec ses abords ; | AyyaloÃn, avec ses abords ; Gath-RimmoÃn, avec ses abords : quatre villes ; | de la demi-tribu de ManasseÂ, Taanak, avec ses abords ; Gath-RimmoÃn, avec ses abords : deux villes. | Total des villes : dix, avec leurs abords, pour les clans des autres fils de Qehath. Aux fils de GuershoÃn, d'entre les clans des leÂvites : de la demi-tribu de ManasseÂ, la ville de refuge pour les meurtriers : GolaÃn, au BashaÃn, avec ses abords ; BeÂeshtra, avec ses abords : deux villes ; de la tribu d'Issacar, QishioÃn, avec ses abords ; Dabrath, avec ses abords ; | Yarmouth, avec ses abords ; EõÈn-Gannim, avec ses abords : quatre villes ; | de la tribu d'Aser, MisheÂal, avec ses abords ; AbdoÃn, avec ses abords ; | Helqath, avec ses abords ; Rehob, avec ses abords : quatre villes ;

deÂsigneÂes par leur nom : litt. qu'il appelle par nom. Pour les v. 926, cf. 1Ch 6.39-46. peÁre d'Anaq : LXX capitale d'Anaq, cf. 15.13. Caleb, fils de Yephounne 14.6+. la ville de refuge pour les meurtriers : cf. 20.2+. Ð HeÂbron v. 11 ; 20.7n. Ð Libna 10.29n. AõÈn : cf. 15.32n ; certains modifient le texte heÂbreu traditionnel d'apreÁs LXX pour lire AshaÃn, cf. 15.42. Anatoth : aÁ 5 km au nord-est de JeÂrusalem, ville natale de JeÂreÂmie. Cf. Jr 1.1. Ð AlmoÃn : au nord-est d'Anatoth. Gath-RimmoÃn v. 24 ; 19.45 ; certains remplacent ici par YibleÂam, cf. 1Ch 6.55n. Aux fils de GuershoÃn... : pour les v. 27-42, cf. 1Ch 6.52-66. de la tribu de Ruben... : les v. 36s, absents de plusieurs mss heÂbreux, se trouvent cependant dans LXX et Vg ainsi que dans le texte heÂbreu paralleÁle de 1Ch 6.63s. C'est ainsi que le SEIGNEUR... : avant ce v., LXX reÂpeÁte le reÂcit de la remise aÁ Josue d'un patrimoine (19.49-51) et ajoute le reÂcit du $

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de la tribu de Nephtali, la ville de refuge pour les meurtriers : QeÂdesh, en GalileÂe, avec ses abords ; Hammoth-Dor, avec ses abords ; QartaÃn, avec ses abords : trois villes. | Total des villes des Guershonites, clan par clan : treize villes, avec leurs abords. Aux autres leÂvites appartenant aux clans des fils de Merari : de la tribu de Zabulon, YoqneÂam, avec ses abords ; Qarta, avec ses abords ; | Dimna, avec ses abords ; Nahalal, avec ses abords : quatre villes ; | de la tribu de Ruben, BeÂtser, avec ses abords ; Yahtsa, avec ses abords ; | QedeÂmoth, avec ses abords ; MeÂphaath, avec ses abords : quatre villes ; | de la tribu de Gad, la ville de refuge pour les meurtriers : Ramoth, au Galaad, avec ses abords ; MahanaõÈm, avec ses abords ; HeshboÃn, avec ses abords ; Yazer, avec ses abords : en tout quatre villes. | Total des villes qui Âechurent par le sort aux fils de Merari, clan par clan, aux autres des clans des leÂvites : douze villes. | Total des villes des leÂvites au milieu de la proprieÂte des IsraeÂlites : quarante-huit villes avec leurs abords. Chacune de ces villes avait ses abords, tout autour ; il en Âetait de meÃme pour toutes ces villes. C'est ainsi que le SEIGNEUR donna Áa IsraeÈl tout le pays qu'il avait jure de donner Áa leurs peÁres ; ils en prirent possession et s'y installeÁrent. | Le ÃteÂs, SEIGNEUR leur accorda le repos de tous co tout comme il l'avait jure Áa leurs peÁres ; aucun de leurs ennemis ne put leur reÂsister : le SEIGNEUR leur livra tous leurs ennemis. | De toutes les bonnes paroles que le SEIGNEUR avait dites Áa la maison d'IsraeÈl, aucune ne resta sans effet : toutes se reÂaliseÁrent. Les tribus de Transjordanie Alors Josue appela les RubeÂnites, les Gadites et la demi-tribu de ManasseÂ. | Il leur dit : Vous avez observe tout ce que MoõÈse, serviteur du SEIGNEUR, vous a ordonneÂ, et vous m'avez Âecoute en tout ce que je vous ai ordonneÂ. | Pendant bien des jours, jusqu'aÁ ce jour, vous n'avez pas abandonne vos freÁres, et vous avez observe scrupuleusement le commandement du SEIGNEUR, votre Dieu. | Maintenant que le SEIGNEUR, votre Dieu, a accorde le repos Áa vos freÁres, comme il le leur avait dit, retournez Áa vos tentes, dans le pays qui est votre proprieÂteÂ, celui que MoõÈse, serviteur du SEIGNEUR, vous a donne en Transjordanie.

deÂpoÃt des couteaux de la circoncision aÁ la colline des Araloth (cf. 5.3n). Pour les v. 43-45, cf. chap. 23 ; Gn 15.18-21 ; Ps 105.811,42,45 ; Ne 9.8,22-25. 44 accorda le repos : cf. 22.4+. Á rent : litt. il ne 45 aucune ne resta sans effet : toutes se reÂalise tomba aucune parole, tout arriva ; formules analogues en 23.14s.

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les RubeÂnites... : c.-aÁ-d. les tribus de Transjordanie. vous m'avez eÂcoute (litt. vous avez eÂcoute ma voix) ou vous m'avez obeÂi ; cf. 1.12-18 ; Nb 32.20-22 ; Dt 3.18-20. Á ce jour 4.9n. Ð vous avez observe scrupuleusement... : 3 jusqu'a litt. vous avez garde la garde (expression traduite ailleurs par assurer le service, Nb 1.53, ou garder les observances, Gn 26.5) du commandement de YHWH. Cf. Lv 8.35 ; Nb 3.7n ; Dt 11.1. 4 accorde le repos : cf. 1.13+,15 ; 21.44 ; 23.1. Ð retournez... : litt. tournez-vous et allez-vous-en (voir Gn 12.1n) aÁ vos tentes, c.-aÁ-d. rentrez chez vous ; cf. v. 8 (autre expression heÂbraõÈque). 2

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Seulement, veillez bien Áa mettre en pratique le commandement et la loi que MoõÈse, serviteur du SEIGNEUR, a institueÂs pour vous : aimez le SEIGNEUR, votre Dieu, suivez toutes ses voies, observez ses commandements, attachez-vous Áa lui et servezle de tout votre cúur et de toute votre Ãame. | Josue les beÂnit et les renvoya ; ils s'en alleÁrent Áa leurs tentes. | MoõÈse avait donne Áa la demi-tribu de Manasse un patrimoine au BashaÃn, et Josue donna Áa l'autre demi-tribu un patrimoine aupreÁs de ses freÁres au-delaÁ du Jourdain, Áa l'ouest. Lorsque Josue les renvoya Áa leurs tentes, il les beÂnit | et leur dit : Retournez Áa vos tentes avec de grandes richesses, avec des troupeaux treÁs nombreux, avec de l'argent, de l'or, du bronze, du fer et des veÃtements en treÁs grande quantiteÂ. Partagez avec vos freÁres le butin de vos ennemis. L'autel baÃti preÁs du Jourdain Les fils de Ruben, les fils de Gad et la demi-tribu de Manasse s'en retourneÁrent ; ils quitteÁrent les IsraeÂlites Áa Silo, en Canaan, pour aller au Galaad, le pays qu'ils avaient recËu en proprieÂte sur l'ordre que le SEIGNEUR avait donne par l'intermeÂdiaire de MoõÈse. Quand ils furent arriveÂs dans les districts du Jourdain qui appartiennent Áa Canaan, les fils de Ruben, les fils de Gad et la demi-tribu de Manasse baÃtirent laÁ un autel, preÁs du Jourdain, un autel imposant. | Les IsraeÂlites apprirent que les fils de Ruben, les fils de Gad et la demi-tribu de Manasse avaient baÃti cet autel face Áa Canaan, dans les districts du Jourdain, de l'autre coÃte par rapport aux IsraeÂlites. | Lorsque les IsraeÂlites eurent appris cela, toute la communaute des IsraeÂlites se rassembla Áa Silo pour lancer contre eux une expeÂdition militaire. | Les IsraeÂlites envoyeÁrent PhineÂas, fils d'EleÂazar, le preÃtre, aupreÁs des fils de Ruben, des fils de Gad et de la demi-tribu de ManasseÂ, au Galaad, | et avec lui dix princes, un prince par famille pour chacune des tribus d'IsraeÈl ; chacun la loi ... : cf. 1.7 ; Dt 4.2n. Ð aimez... : la suite emprunte des formules cheÁres au DeuteÂronome ; cf. Dt 6.5 ; 8.6 ; 10.12,20 ; 11.13,22 ; 19.9 ; 28.9 ; 30.6,16. Ð de tout votre cúur et de toute votre aÃme (cf. Gn 1.20n) 23.14 ; Dt 4.29+. aÁ la demi-tribu de Manasse : cf. 1.12-15 ; 12.6 ; 13.29-31 ; 14.3 ; 17.1 ; 18.7. Ð l'autre demi-tribu : cf. 12.7 ; 13.8 ; 17.2-13. Ð de ses freÁres : litt. de leurs freÁres. Ð au-delaÁ : cf. 5.1n. Ð Voir beÂneÂdiction . Retournez aÁ vos tentes : cf. v. 4n. Ð de l'argent, de l'or, du bronze, du fer 6.19 ; cf. 6.24 ; voir aussi Nb 31.22s. Ð Partagez... le butin : cf. Nb 31.27 ; 1S 30.24s. Voir fils . Ð aÁ Silo : cf. 18.1n-10 ; 21.2. Ð Canaan Gn 9.18n. Ð au Galaad, en Transjordanie, v. 32 ; cf. 12.2,5. Ð sur l'ordre... : litt. sur la bouche de YHWH ; 19.50n. Ð par l'intermeÂdiaire... 14.2n. districts : litt. cercles, comme en 13.2n. face aÁ Canaan : situe ainsi, cet autel marque un seÂparatisme caracteÂriseÂ. Il semble couper Canaan en deux, en seÂparer les districts du Jourdain (v. 10n), et affronter les IsraeÂlites de Cisjordanie. Cf. v. 19. toute la communaute 18.1n. Ð expeÂdition militaire : cf. v. 33. PhineÂas succeÂdera aÁ son peÁre EleÂazar (24.33), le preÃtre : cf. Nb 25.6-13 ; Jg 20.28+ ; voir aussi v. 30-33 ; Ex 6.25 ; Nb 31.6 ; Ps 106.30 ; 1Ch 5.30 ; 6.35. princes : cf. 9.15n,18 ; 17.4. Ð famille : litt. maison paternelle ; meÃme expression heÂbraõÈque en Nb 3.24,30,35 ; 25.14s ; Es 3.6 ; Esd 2.59 ; Ne 7.61 ; 1Ch 23.11 ; 24.6. Ð phratries ou milliers, contingents ; cf. Nb 1.16n ; 10.4,36 ; 1S 10.19 ; 17.18 ; 23.23. la communaute du SEIGNEUR : cf. Nb 27.17 ; 31.16 ; Ps 74.2. Ð sacrileÁge : cf. v. 31 ; Lv 5.21 ; 26.40 ; Nb 5.6 ; voir aussi 14.9 ; Lv 17.8s ; Dt 12.10-14. Ð Vous vous eÃtes deÂtourneÂs... : litt. pour vous

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Âetait chef de sa famille parmi les phratries d'IsraeÈl. | Ils se rendirent aupreÁs des fils de Ruben, des fils de Gad et de la demi-tribu de ManasseÂ, au Galaad, et ils leur dirent : | Ainsi parle toute la communaute du SEIGNEUR : Que signifie ce sacrileÁge que vous avez commis envers le Dieu d'IsraeÈl ? Vous vous Ãetes deÂtourneÂs aujourd'hui du SEIGNEUR en vous baÃtissant un autel, vous vous Ãetes rebelleÂs aujourd'hui contre le SEIGNEUR ! | La faute de PeÂor ne nous suffit-elle pas, alors que nous n'en sommes pas encore purifieÂs jusqu'aÁ ce jour malgre le fleÂau qui a frappe la communaute du SEIGNEUR ? | Et vous, vous vous deÂtournez aujourd'hui du SEIGNEUR ! Si vous vous rebellez aujourd'hui contre le SEIÁre s'abattra sur toute la GNEUR, demain la Cole communaute d'IsraeÈl. | Si vraiment le pays qui est votre proprieÂte est impur, passez donc dans le Á se pays qui est la proprieÂte du SEIGNEUR, laÁ ou trouve la demeure du SEIGNEUR, et ayez votre proprieÂte au milieu de nous ; mais ne vous rebellez pas contre le SEIGNEUR, et ne vous rebellez pas non plus contre nous, en baÃtissant pour vous un autel en plus de l'autel du SEIGNEUR, notre Dieu ! | Lorsque AkaÃn, fils de ZeÂrah, commit un sacrileÁge en matieÁre d'anatheÁme, c'est sur toute la communaute d'IsraeÈl que la ColeÁre s'abattit. Il ne fut pas le seul homme Áa peÂrir dans sa faute. Les fils de Ruben, les fils de Gad et la demi-tribu de Manasse reÂpondirent aux chefs des phratries d'IsraeÈl : | Dieu (El), Dieu, le SEIGNEUR (YHWH), Dieu (El), Dieu, le SEIGNEUR (YHWH), lui le sait, et IsraeÈl le saura ! Si c'est par reÂbellion que nous avons agi, si c'est pour commettre un sacrileÁge envers le SEIGNEUR, ne nous sauve pas en ce jour ! | Si nous nous sommes baÃti un autel pour nous deÂtourner du SEIGNEUR, si c'est pour y offrir des holocaustes et des offrandes veÂgeÂtales, si c'est pour y offrir des sacrifices de paix, que le SEIGNEUR en demande compte ! | Non, nous avons fait cela parce que nous Âetions inquiets Áa la penseÂe que demain vos fils pourraient dire Áa nos fils : « Qu'y deÂtourner (ou revenir) aujourd'hui de derrieÁre YHWH ; de meÃme aux v. 18,23,29 ; cf. Nb 14.43n. La faute de PeÂor : cf. Nb 25.1-10 ouÁ PhineÂas, preÂciseÂment, intervient pour faire cesser le scandale. Son choix ici comme deÂleÂgue aupreÁs des tribus transjordaniennes eÂtablit le paralleÁle entre les deux affaires ; voir aussi Dt 4.3. Ð Voir pur . Ð fleÂau : cf. Ex 7.27n ; 12.13 ; 30.12+ ; Nb 8.19+ ; 17.11. Cf. v. 20 ; 6.18 ; 7.1. Ð la ColeÁre s'abattra sur : autre traduction possible il (le SEIGNEUR) sera en coleÁre contre ; cf. v. 20 (terme apparenteÂ). ouÁ se trouve la demeure : litt. ouÁ demeure la demeure. Ð en plus de l'autel du SEIGNEUR : cf. Dt 12.10ss. Il ne fut pas : autre traduction pourtant il ne fut pas ; cf. 7.1,6-26, en particulier les v. 11s (la punition collective). Ð peÂrir : litt. expirer. Ð dans sa faute : autres traductions par sa faute ; pour sa faute ; voir peÂche . Dieu (El), Dieu, le SEIGNEUR : heÂbreu 'El (Gn 21.33n) 'Elohim (Gn 1.1n) YHWH (deux fois) ; certains traduisent le Dieu des dieux, (c'est) le SEIGNEUR ; la preÂsente traduction suit la ponctuation du texte heÂbreu traditionnel ; LXX Dieu, c'est Dieu Seigneur, et Dieu, Dieu Seigneur, lui le sait... ; cf. Dt 10.17 (expression diffeÂrente) ; Ps 50.1. Si nous nous sommes baÃti un autel... : selon Dt 12.6-14, c'est uniquement sur l'autel dresse aÁ l'entreÂe de la tente de la Rencontre que l'on peut offrir des holocaustes et des offrandes veÂgeÂtales (autre traduction offrandes, cf. Gn 4.3n ; Lv 2.1n). Non : litt. et sinon ; l'expression correspondante est rendue par sans faute en 14.9, ouÁ elle est une formule de serment (Es 5.9n) ; autre traduction et si nous n'avons pas fait cela. $

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a-t-il de commun entre vous et le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl ? | Le SEIGNEUR a mis le Jourdain pour frontieÁre entre nous et vous, fils de Ruben et fils de Gad : vous n'avez aucune part au SEIGNEUR ! » Et Á a cause de vos fils, nos fils cesseraient de craindre le SEIGNEUR. | Alors nous nous sommes dit : Mettons-nous Áa l'úuvre pour baÃtir un autel, non pas pour des holocaustes et pour des sacrifices, | mais comme teÂmoin entre nous et vous, ainsi qu'entre nos descendants apreÁs nous, que nous accomplissons bien le service du SEIGNEUR devant lui par nos holocaustes, nos sacrifices, nos sacrifices de paix, afin que demain vos fils ne disent pas Áa nos fils : « Vous n'avez aucune part au SEIGNEUR ! » | Nous nous sommes dit : S'ils nous disent cela, Áa nous ou Áa nos descendants, nous reÂpondrons : « Regardez le modeÁle de l'autel du SEIGNEUR qu'ont fait nos peÁres, non pas pour des holocaustes et pour des sacrifices, mais comme teÂmoin entre nous et vous. » | Jamais nous ne nous rebellerions contre le SEIGNEUR ! Pour rien au monde nous ne nous deÂtournerions aujourd'hui du SEIGNEUR en baÃtissant un autel pour des holocaustes, des offrandes veÂgeÂtales et des sacrifices, en plus de l'autel du SEIGNEUR, notre Dieu, celui qui est devant sa demeure ! Quand PhineÂas, le preÃtre, les princes de la communaute et les chefs des phratries d'IsraeÈl qui Âetaient avec lui entendirent ce que disaient les fils de Ruben, les fils de Gad et les fils de ManasseÂ, cela leur plut. | PhineÂas, fils d'EleÂazar, le preÃtre, dit aux fils de Ruben, aux fils de Gad et aux fils de Manasse : Nous savons aujourd'hui que le SEIGNEUR est au milieu de nous, puisque vous n'avez pas commis ce sacrileÁge envers le SEIGNEUR ; ainsi vous avez deÂlivre les IsraeÂlites de la main du SEIGNEUR. | PhineÂas, fils d'EleÂazar, le preÃtre, et les princes partirent de chez les fils de Ruben et de chez les fils de Gad, du Galaad, pour revenir en Canaan, aupreÁs des IsraeÂlites, auxquels ils firent un rapport. | Le rapport plut aux IsraeÂlites. Ils beÂnirent Dieu et ne parleÁrent plus de lancer contre eux une expeÂdition militaire pour deÂtruire le pays qu'habitaient les fils de Ruben et les fils de Gad. | Les fils de Ruben et les fils de Gad donneÁrent un nom Áa l'autel, en disant : Il est teÂmoin entre nous que le SEIGNEUR (YHWH) est Dieu. Voir crainte . teÂmoin entre nous et vous : cf. v. 28,34. Ð nos descendants : litt. nos geÂneÂrations . Ð nous accomplissons bien le service : cf. Nb 3.7n ; 8.11. Ð Sur ces formes de sacrifices , cf. Lv 1±3. modeÁle : cf. Ex 25.9n. Ð teÂmoin... v. 27+. Jamais / Pour rien au monde traduisent une seule et meÃme formule heÂbraõÈque (litt. profanation aÁ nous !) ; cf. 24.16 ; 1S 2.30n. leur plut : litt. fut bon aÁ leurs yeux ; de meÃme au v. 33. ainsi vous avez deÂlivreÂ... : il faut sans doute comprendre que les bonnes intentions des tribus transjordaniennes mettent tout IsraeÈl aÁ l'abri du chaÃtiment qu'un autel dissident aurait pu entraõÃner (cf. v. 16-20). Le rapport plut... v. 30n. Ð Voir beÂneÂdiction . Ð expeÂdition militaire : cf. v. 12. Il est teÂmoin entre nous : cf. v. 27. Le nom de l'autel n'est pas mentionne dans le texte heÂbreu traditionnel. D'apreÁs Syr et le contexte (v. 27), certains pensent que le texte donnait originellement le nom de `ed, teÂmoin. Cf. 24.27 ; voir aussi Gn 31.47n-48n. $

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Le testament de Josue Bien des jours s'eÂtaient ÂecouleÂs depuis que le SEIGNEUR avait accorde le repos Áa IsraeÈl, en le deÂlivrant de tous les ennemis qui l'entouraient. Josue Âetait vieux, avance en Ãage. | Alors Josue convoqua tout IsraeÈl, ses anciens, ses chefs, ses juges et ses secreÂtaires. Il leur dit : Je suis vieux, avance en Ãage. | Vous, vous avez vu tout ce que le SEIGNEUR, votre Dieu, a fait Áa toutes ces nations Áa cause de vous : c'est le SEIGNEUR, votre Dieu, qui a combattu pour vous. | Regardez, je vous ai attribue par le sort comme patrimoine, tribu par tribu, ces nations qui restent, Áa partir du Jourdain, et toutes les nations que j'ai retrancheÂes, jusqu'aÁ la grande mer, vers le soleil couchant. | Le SEIGNEUR, votre Dieu, les repoussera loin de vous et les deÂposseÂdera devant vous ; vous prendrez possession de leur pays, comme le SEIGNEUR, votre Dieu, vous l'a dit. | Efforcez-vous vraiment d'observer et de mettre en pratique tout ce qui est Âecrit dans le livre de la loi de MoõÈse, sans vous en Âecarter ni Áa droite ni Áa gauche, | sans vous meÃler Áa ces nations qui restent avec vous. Vous n'eÂvoquerez pas le nom de leurs dieux, vous ne preÃterez pas serment par lui ; vous ne les servirez pas et vous ne vous prosternerez pas devant eux. | C'est seulement au SEIGNEUR (YHWH), votre Dieu, que vous vous attacherez, comme vous l'avez fait jusqu'aÁ ce jour. | Le SEIÂposseÂde devant vous des nations grandes GNEUR a de et fortes ; personne n'a pu tenir contre vous jusqu'aÁ ce jour. | Un seul d'entre vous en poursuivait mille, car c'est le SEIGNEUR, votre Dieu, qui combattait pour vous, comme il vous l'avait dit. | Prenez donc bien garde Áa vous-meÃmes et aimez le SEIGNEUR, votre Dieu. | Car si vous vous deÂtournez, si vous vous attachez Áa ces nations qui restent avec vous, si vous vous alliez Áa elles par des mariages et si vous vous meÃlez Áa elles, | sachez bien que le SEIGNEUR, votre Dieu, ne continuera pas Áa deÂposseÂder ces nations devant vous ; elles seront pour vous un filet et un pieÁge, un fouet pour vos flancs et des Âepines dans vos yeux, jusqu'aÁ ce que vous disparaissiez de cette bonne terre que le SEIGNEUR, votre Dieu, vous a donneÂe. Je m'en vais aujourd'hui selon le sort commun Áa tous. Vous le savez, de tout votre cúur et de toute votre Ãame, aucune de toutes les bonnes paroles que Voir ancien . Ð secreÂtaires ou greffiers ; cf. 1.10+. c'est le SEIGNEUR... : cf. v. 10 ; 10.14,42 ; Ex 14.14 ; Dt 1.30+ ; 3.22. Regardez ou voyez, meÃme verbe heÂbreu au v. 3. Ð je vous ai attribueÂ... : litt. j'ai fait tomber pour vous comme patrimoine ; cf. 13.6. Ð qui restent : cf. v. 7,12. Ð la grande mer 1.4n. d'observer et de mettre en pratique Dt 28.13. Ð le livre de la loi 8.31+. Ð ni aÁ droite ni aÁ gauche 1.7n. Cf. Ex 23.13 ; Jr 5.7 ; So 1.5 ; Ps 16.4. Ð vous meÃler aÁ : litt. venir dans ou parmi. Ð Vous n'eÂvoquerez pas le nom de leurs dieux : autre traduction vous ne rappellerez pas le souvenir... (Ex 23.13n). vous vous attacherez : cf. Dt 10.20+ ; 11.22. jusqu'aÁ ce jour 4.9n. Un seul d'entre vous... : cf. Lv 26.8 ; Dt 32.30. Ð car c'est le SEIGNEUR... : cf. v. 3+. deÂtournez : cf. 22.16n. Ð si vous vous meÃlez aÁ elles : litt. si vous venez en elles et elles en vous ; cf. v. 7n. selon le sort commun aÁ tous : litt. dans la voie (ou par le chemin) de toute la terre ; cf. 1R 2.2n. Ð de tout votre cúur et de toute votre aÃme (cf. Gn 1.20n) 22.5 ; Dt 4.29+. Ð aucune... n'est resteÂe sans effet 21.45n. $

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accorde le repos : cf. 22.4+. Ð en le deÂlivrant : sous-entendu dans le texte. Ð vieux... 13.1+. 1


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le SEIGNEUR, votre Dieu, a prononceÂes sur vous n'est resteÂe sans effet ; toutes se sont reÂaliseÂes sur vous : aucune n'est resteÂe sans effet. | Comme toutes les bonnes paroles que le SEIGNEUR, votre Dieu, vous avait dites se sont reÂaliseÂes sur vous, de meÃme le SEIGNEUR reÂalisera sur vous toutes les paroles mauvaises, jusqu'aÁ ce qu'il vous ait deÂtruits, qu'il vous ait fait disparaõÃtre de cette bonne terre que le SEIGNEUR, votre Dieu, vous a donneÂe. | Si vous passez outre Áa l'alliance que le SEIGNEUR (YHWH), votre Dieu, a institueÂe pour vous, si vous allez servir d'autres dieux et vous prosterner devant eux, le SEIGNEUR se mettra en coleÁre contre vous, et vous disparaõÃtrez bien vite du bon pays qu'il vous a donneÂ.

Alliance solennelle aÁ Sichem  Josue rassembla toutes les tribus d'IsraeÈl Áa Si24 chem ; il convoqua les anciens d'IsraeÈl, ses chefs, ses juges et ses secreÂtaires ; ils se tinrent debout 2 devant Dieu. | Josue  dit Áa tout le peuple : Ainsi parle le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl : Vos peÁres, TeÂrah, peÁre d'Abraham et peÁre de Nahor, habitaient auÃte du Fleuve et ils servaient trefois de l'autre co 3 d'autres dieux. | J'ai pris Abraham, votre pe Áre, de l'autre coÃte du Fleuve et je lui ai fait parcourir tout Canaan ; j'ai multiplie sa descendance et je lui ai 4 donne  Isaac. | J'ai donne Áa Isaac Jacob et Esau È. J'ai donne en possession Áa Esau È la reÂgion montagneuse de SeÂir, mais Jacob et ses fils sont descendus en 5 Egypte. | J'ai envoye  MoõÈse et Aaron, et j'ai frappe l'Egypte par les fleÂaux que j'ai produits en son sein ; 6 puis je vous en ai fait sortir. | J'ai fait sortir vos pe Áres de l'Egypte, et vous Ãetes arriveÂs Áa la mer. Les Egyptiens ont poursuivi vos peÁres Áa la mer des Joncs, 7 avec des chars et leurs attelages. | Quand ils ont crie  vers le SEIGNEUR, il a mis des teÂneÁbres entre vous et les Egyptiens ; il a ramene sur eux la mer, et elle les a recouverts. Vos yeux ont vu ce que j'ai fait contre l'Egypte. Et vous avez habite longtemps dans le 8 de Âsert. | Je vous ai conduits au pays des Amorites qui habitaient en Transjordanie, et ils vous ont fait la guerre. Je vous les ai livreÂs, vous avez pris possession de leur pays et je les ai deÂtruits devant vous. 9 Balaq, fils de Tsippor, roi de Moab, a fait la guerre Á a IsraeÈl. Il a fait appeler Balaam, fils de BeÂor, pour 10 vous maudire. | Mais je n'ai pas voulu  ecouter

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qu'il vous ait fait disparaõÃtre : sous-entendu dans le texte. Si vous passez outre... 7.11+. Ð Voir alliance . $

aÁ Sichem 20.7n. Ð secreÂtaires 1.10+ ; 23.2n. autrefois ou depuis toujours. Ð de l'autre coÃte du Fleuve (l'Euphrate) : certains comprennent en TranseuphrateÁne, selon le sens de l'expression en Esd 4.10n, qui englobait aussi la HauteMeÂsopotamie occidentale ; cf. Gn 11.26ss ; Dt 26.5. J'ai pris Abraham... : cf. Gn 12.1ss. EsauÈ / SeÂir : cf. Gn 32.4 ; 36.8. Ð Jacob et ses fils / Egypte : cf. Gn 46.1ss. Ð descendus Gn 12.10n. J'ai envoye MoõÈse et Aaron : cf. Ex 3.10 ; 4.10-15 ; 6.10-13. Ð j'ai frappe l'Egypte... Ex 7.14±12.36 ; 7.27n. Ð je vous en ai fait sortir Ex 12.37±14.31. aÁ la mer : la mer des Joncs. Ð Les Egyptiens : autre traduction l'Egypte (meÃme terme au v. 7). Ð ont poursuivi... : cf. Ex 14.510,23 ; 15.9. Ð attelages : autre traduction eÂquipages. ils ont crieÂ... : c.-aÁ-d. vos peÁres ont crie ; cf. Ex 14.10. Ð il a mis des teÂneÁbres... : cf. Ex 14.19s. Ð il a ramene sur eux la mer : cf. Ex 14.26-28 ; 15.10,19. 1

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Balaam ; c'est une beÂneÂdiction qu'il a prononceÂe sur vous, et je vous ai deÂlivreÂs de sa main. | Vous avez passe le Jourdain et vous Ãetes arriveÂs Áa JeÂricho. Les maõÃtres de JeÂricho vous ont fait la guerre Ð les Amorites, les Perizzites, les CananeÂens, les Hittites, les Guirgashites, les Hivvites et les JeÂbusites. Je vous les ai livreÂs | et j'ai envoye en avant de vous les frelons, qui les ont chasseÂs devant vous (ces deux rois des Amorites). Ce n'eÂtait ni par ton ÂepeÂe, ni par ton arc. | Je vous ai donne un pays pour lequel vous ne vous Âetiez pas fatigueÂs, des villes que vous habitez sans les avoir baÃties, des vignes et des oliviers dont vous vous nourrissez sans les avoir planteÂs. Maintenant, craignez le SEIGNEUR et servez-le avec inteÂgrite et loyauteÂ. Supprimez les dieux Ãte du Fleuve qu'ont servis vos peÁres, de l'autre co et en Egypte, et servez le SEIGNEUR (YHWH). Mais s'il ne vous plaõÃt pas de servir le SEIGNEUR (YHWH), choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir : ou les dieux que vos peÁres servaient de Ãte du Fleuve, ou les dieux des Amorites l'autre co dont vous habitez le pays. Moi et ma maison, nous servirons le SEIGNEUR (YHWH) ! Le peuple reÂpondit : Jamais nous n'abandonnerions le SEIGNEUR (YHWH) pour servir d'autres dieux ! | Car le SEIGNEUR (YHWH) est notre Dieu ; c'est lui qui nous a fait monter de l'Egypte, de la maison des esclaves, nous et nos peÁres ; c'est lui qui a produit sous nos yeux ces grands signes et qui nous a gardeÂs tout au long de la route que nous avons suivie et face Áa tous les peuples parmi lesquels nous sommes passeÂs. | C'est le SEIGNEUR (YHWH) qui a chasse devant nous tous les peuples, les Amorites qui habitaient ce pays. Nous aussi, nous servirons le SEIGNEUR (YHWH), car c'est lui qui est notre Dieu. Josue dit au peuple : Vous ne pourrez pas servir le SEIGNEUR (YHWH), car c'est un Dieu saint, c'est un Dieu Áa la passion jalouse : il ne pardonnera pas vos transgressions et vos peÂcheÂs. | Lorsque vous abandonnerez le SEIGNEUR (YHWH) et que vous servirez des dieux Âetrangers, il se retournera pour vous faire du mal et il vous exterminera, apreÁs vous avoir fait du bien. Le peuple dit Áa Josue : Non ! Nous servirons le SEIGNEUR (YHWH). | Josue dit au peuple : Vous Ãetes teÂmoins contre vous-meÃmes que c'est vous

Cf. Nb 21. a fait la guerre aÁ : litt. s'est leve et a fait la guerre aÁ. Ð Il a fait appeler Balaam : cf. Nb 22.5 ; Dt 32.4. c'est une beÂneÂdiction ... : cf. Nb 23.5±24.11. Je vous les ai livreÂs : cf. 3.14 ; 6.1,20 ; 10.8 ; 11.8 ; Ex 3.8. Cf. Ps 44.4. Ð les frelons : cf. Ex 23.28n ; Dt 7.20. Ð ces deux (LXX douze) rois des Amorites : sans doute une allusion aÁ SihoÃn et Og, en Transjordanie ; cf. v. 8 ; 2.10+. Je vous ai donne un pays... : cf. Dt 6.10-12. Voir crainte . Ð du Fleuve : de l'Euphrate. Ð en Egypte : cf. Ez 20.7s. Ð SEIGNEUR (YHWH) : voir noms divins. s'il ne vous plaõÃt pas : litt. si (c'est) mauvais aÁ vos yeux. Jamais... : cf. 22.29 ; 1S 2.30n. maison des esclaves Dt 5.6+ Ð produit... ces grands signes ou ces grands miracles : cf. Nb 14.11 ; Dt 6.22. les Amorites v. 11s,15 ; cf. 3.10n. Voir saint . Ð un Dieu (heÂbreu 'El, Gn 21.33n) aÁ la passion jalouse Ex 20.5n ; Dt 4.24 ; Na 1.2. Ð il ne pardonnera pas... : autres traductions il n'enleÁvera pas... ; il ne se chargera pas de..., cf. Ex 10.17n ; 34.7. Ð Voir peÂche . $

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qui avez choisi le SEIGNEUR (YHWH) pour le servir. Ils reÂpondirent : TeÂmoins ! | Ð Supprimez donc maintenant les dieux Âetrangers qui sont en votre sein et inclinez votre cúur vers le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu d'IsraeÈl. | Le peuple dit Áa Josue : C'est le SEIGNEUR (YHWH), notre Dieu, que nous servirons ; c'est lui que nous Âecouterons. Josue conclut en ce jour-laÁ une alliance pour le peuple et il lui donna des prescriptions et des reÁgles, Áa Sichem. | Josue Âecrivit ces paroles dans le livre de la loi de Dieu. Il prit une grande pierre, qu'il dressa laÁ sous le teÂreÂbinthe qui Âetait dans le sanctuaire du SEIGNEUR. | Et Josue dit Áa tout le peuple : Cette pierre sera un teÂmoignage contre nous, car elle a entendu toutes les paroles que le SEIGNEUR a ÂechangeÂes avec nous ; elle sera un teÂmoignage contre vous, de peur que vous ne reniiez votre Dieu. | Puis Josue renvoya le peuple, chacun dans son patrimoine.

Cf. Gn 35.2. Voir alliance . Ð et il lui donna des prescriptions et des reÁgles : litt. et il placËa pour lui une prescription et une reÁgle ; cf. Ex 15.25.  crivit... : cf. Ex 24.4 ; Dt 31.9. Ð ces paroles : autre traduc26 Josue e tion ces choses. Ð le livre de la loi 8.31+.  moin, comme 27 Cette pierre sera un teÂmoignage : la pierre est te l'autel en Transjordanie (cf. 22.27s) et les douze pierres au Guilgal (cf. 4.20-24). Ð a eÂchangeÂes : litt. a dites.  ve30 On l'ensevelit... : avant le v. 31 LXX ajoute un assez long de 23 25

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29 30

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Mort de Josue ApreÁs cela, JosueÂ, fils de Noun, serviteur du SEIGNEUR, mourut, Áa l'aÃge de cent dix ans. | On l'ensevelit dans le territoire qui constituait son patrimoine, Áa Timnath-SeÂrah, dans la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm, au nord du mont Gaash. IsraeÈl servit le SEIGNEUR pendant tous les jours de Josue et pendant tous les jours des anciens qui surveÂcurent Áa Josue et qui connaissaient toute l'úuvre que le SEIGNEUR avait faite en faveur d'IsraeÈl. Les ossements de Joseph, que les IsraeÂlites avaient emporteÂs d'Egypte, furent ensevelis Áa Sichem, dans la parcelle de terre que Jacob avait acheteÂe aux fils de Hamor, peÁre de Sichem, pour cent qesitas. Cela fit partie du patrimoine des fils de Joseph. | EleÂazar, fils d'Aaron, mourut, et on l'ensevelit sur la colline de PhineÂas, son fils. Elle lui avait Âete donneÂe dans la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm.

loppement, selon lequel on ensevelit avec Josue les couteaux de pierre dont il s'eÂtait servi pour circoncire les IsraeÂlites au Guilgal. Voir 5.2-9. Ð Timnath-SeÂrah : cf. 19.49-50n. Ð mont Gaash : cf. Jg 2.9. Á s v. 28. Ð qui surveÂcurent aÁ Josue : litt. qui 31 LXX place ce v. apre prolongeÁrent (leurs) jours apreÁs JosueÂ. 32 Les ossements de Joseph : cf. Gn 50.25n ; Ex 13.19. Ð les IsraeÂlites ou les fils d'IsraeÈl, cf. Gn 42.5n. Ð qesitas Gn 33.19n. Á GuibeÂa, la ville de PhineÂas (Jg 19.12ss). 33 sur la colline... ou a


Juges INTRODUCTION Tout comme le livre de JosueÂ, le livre des Juges raconte l'installation en Canaan. Ce n'est plus une histoire des douze tribus, mais celle de quelques actions notoires qui concernent certaines tribus, jamais toutes, une seule le plus souvent. Toute chronologie, meÃme relative, reste preÂcaire. Tout se passe comme si le narrateur, trop eÂloigne des faits treÁs anciens qu'il rapporte, ne savait plus lui-meÃme s'ils furent successifs ou concomitants. Cela ne le geÃne en rien, car sa preÂoccupation n'est pas de faire úuvre de chroniqueur, mais plutoÃt de montrer l'infinie patience de Dieu qui pardonne, intervient, suscite des heÂros et sauve le peuple. Des juges qui les sauvaient Les archives s'amoncellent sur la table de l'eÂcrivain biblique. D'embleÂe le reÂdacteur les inscrit dans sa perspective propre, en s'attachant aÁ la place et au roÃle grandissants de Juda et de JeÂrusalem. A grands traits, le reÂcit brosse le tableau de ce qu'en politique on appelle « l'heÂritage ». Comme toujours, le bilan des preÂdeÂcesseurs est deÂsastreux. A treize reprises, il est fait mention des CananeÂens qui se cramponnaient aÁ leur territoire (Jg 1. 27ss ; cf. Jos 16.10 ; 17.12s). Car c'est aÁ partir des manques qu'il deviendra possible, sous David, d'appreÂcier les gains, comme le souligne l'adage qui conclut le livre des Juges : En ces jours-laÁ, il n'y avait pas de roi en IsraeÈl : chacun faisait ce qui lui convenait (Jg 21.25 ; cf. 17.6 ; 18.1 et 19.1). L'avertissement de 2.6±3.6 deÂveloppe une theÂologie de l'histoire. Il deÂnonce les palinodies du peuple saint qui n'en finit pas de se laisser seÂduire par les idoles. La coleÁre du SEIGNEUR (YHWH) frappe alors les IsraeÂlites en les livrant aux ennemis du dehors. Dans son malheur, IsraeÈl

trouve neÂanmoins un recours. Longanime, le SEIGNEUR vient aÁ nouveau en aide aÁ son peuple : il lui suscite des juges. ReveÃtus du souffle divin, ces heÂros providentiels remportent alors sur le plan militaire les victoires miraculeuses de la foi et reÂtablissent pour un temps la situation. Le motif central de l'ouvrage est bien reÂsume en 2.16 : Le SEIGNEUR suscita des juges qui les sauveÁrent de la main de ceux qui les pillaient. Ces juges sont avant tout, au moins pour ceux d'entre eux qui sont consideÂreÂs comme « grands », des guerriers charismatiques. Ils sont tour aÁ tour appeleÂs juges et sauveurs. Le livre aurait aussi bien pu s'appeler « Livre des sauveurs ». En effet, s'il est probable que plusieurs ont effectivement rendu la justice, ce n'est pas aÁ ce titre que la Bible parle d'eux. Et n'oublions pas qu'il est aussi des « juges » hors du livre des Juges (Samuel et ses fils, 1S 7.15±8.2). Affirmer de ces « juges » qu'ils « jugeaient » (suivant la charmante expression de Ruth 1.1n) revient aÁ dire qu'ils faisaient la guerre et prenaient en main, le temps de reÂtablir l'ordre, l'administration de leur province (Jg 2.16n). Il est peu probable que l'autorite de ces gouverneurs occasionnels se soit eÂtendue aÁ plus de deux ou trois tribus associeÂes dans un meÃme combat. Les « grands juges » Il en va des juges comme des rois de France : tous ne furent pas grands. Sont geÂneÂralement appeleÂs « grands juges » les personnages les plus repreÂsentatifs de cette fresque. Souvent on se plaõÃt aÁ en retenir six : Otniel, Ehoud, DeÂbora, GeÂdeÂon, JephteÂ, Samson. Hormis la longueur de la narration qui leur est consacreÂe (aÁ l'op-

pose des breÁves notices sur les petits juges, cf. 3.31 ; 10.1-5 ; 12.8-15), le texte n'apporte que peu d'eÂleÂments objectifs pour distinguer les grands juges. Ceux-ci peuvent se signaler par un ou plusieurs des indices suivants : 1) ils apparaissent comme des personnages charismatiques : Otniel, GeÂdeÂon, Jephte et Samson furent investis du souffle (ou de l'Esprit ) du SEIGNEUR (3.10 ; 6.34 ; 11.29 ; 13.25 ; 14.6,19 ; 15.14) ; 2) ce sont des sauveurs, c'estaÁ-dire des libeÂrateurs (3.9,15) ; 3) par suite de leur action, le pays fut tranquille pendant... ans (3.11, 30 ; 5.31 ; 8.28). $

Une galerie de portraits HeÂros judeÂen, Otniel est le chef de file oblige de cette liste. Neveu et gendre du ceÂleÁbre Caleb, Otniel est un combattant confirmeÂ, un ancien du front de libeÂration, conqueÂrant de Debir appeleÂe plus tard Qiriath-SeÂpher, la « cite administrative » (1.11s). Ce personnage est un « juge-sauveur » (3.8ss) qui secoue le joug de l'oppression, difficile aÁ circonscrire, de KoushaÃn-RisheÂataõÈm (« KoushaÃn-le-TreÁs-MeÂchant ? »), peuteÃtre un petit despote madianite (voir Ha 3.7n). « Comme bien des gens adroits, Ehoud est un gaucher » : tel est aÁ peu preÁs le jeu de mots sur benjaminite (qui eÂtymologiquement pourrait signifier « droitier », cf. 3.15n) construit par le narrateur pour donner un indice de lecture affuÃtant la curiosite sur l'anecdote qui va suivre. Toute l'histoire repose en effet sur la particularite physique de ce sauveur qui parvient, graÃce aÁ elle, aÁ perpeÂtrer un attentat politique sur la personne du grotesque EgloÃn. Ce roi de Moab qui troÃne, semble-t-il, sur sa chaise perceÂe est ainsi traõÃtreusement supprimeÂ. La bouffonnerie du


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JUGES ± Introduction


JUGES ± Introduction

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Les juges NOM

REÂFEÂRENCE

« juge en IsraeÈl »

« sauveur / le pays fut tranquille »

TERRITOIRE

DUREÂE

Otniel Ehoud Shamgar DeÂbora Baraq GeÂdeÂon (Yeroub-Baal) AbimeÂlek Tola YaõÈr Jephte IbtsaÃn EloÃn AbdoÃn Samson

Jg Jg Jg Jg Jg Jg Jg Jg Jg Jg Jg Jg Jg Jg

3.7-11 3.12-30 3.31 4±5 4±5 6±8 9 10.1s 10.3-5 10.6±12.7 12.8s 12.11s 12.13-15 13±16

3.10

3.9,11 3.15,30 3.31

(Juda) Benjamin (Nephtali ?) EphraõÈm Nephtali Manasse EphraõÈm Issacar Galaad Galaad (Zabulon ?) Zabulon EphraõÈm Dan

8 / 40 ans 18 / 80 ans

Hors du livre des Juges : Eli Samuel JoeÈl Abiya

1S 1S 1S 1S

4.18 7.15 8.2 8.2

reÂcit annonce deÂjaÁ les faceÂties de Samson Ð et rappelle les bonnes histoires que l'on conte sur l'ennemi en temps de guerre, pour soutenir le moral des troupes. Le mouvement de deÂtachements israeÂlites vers les gueÂs du Jourdain, apreÁs le succeÁs de l'opeÂration, montre que l'on est en preÂsence d'une action de guerre non deÂpourvue de sens tactique. Mais la trompe (heÂbreu shophar, 3.27) qui les alerte est aussi un instrument liturgique ; elle eÂvoque d'autres eÂveÂnements significatifs qui eurent lieu dans ces meÃmes parages (cf. Jos 6). La bataille de Taanak, raconteÂe deux fois (Jg 4 et 5), met en sceÁne trois heÂros. Une solide tradition de louange se porte tout de suite vers DeÂbora. A lire attentivement les deux reÂcits, on verra que l'action de DeÂbora est indissociable de celle du geÂneÂral Baraq Ð et de celle de YaeÈl, une aventurieÁre au service de la bonne cause et dont la tradition n'heÂsite pas aÁ dire qu'elle est beÂnie entre les femmes (5.24). La reÂputation de DeÂbora, la Jeanne d'Arc de la Bible, deÂpasse toutes les autres. Son principal titre de gloire est d'eÃtre parvenue aÁ mobiliser, contre l'ennemi philistin et ses chars de guerre, la coalition d'une dizaine de tribus. On s'accorde aÁ y reconnaõÃtre la preÂfiguration de l'unite nationale qui

4.4 « roi », 9.6 10.2 10.3 12.7 12.8s 12.11 12.13s 16.31

5.31 6.14s ; 8.28 10.1

13.5

EphraõÈm Benjamin NeÂguev NeÂguev

se reÂalisera pleinement sous David. La tenue litteÂraire du poeÁme eÂpique dit « cantique de DeÂbora » (qui, selon le v. 1, est aussi chante par Baraq louant sa compagne de combat, cf. v. 12) n'a fait qu'ajouter aÁ ce renom. L'histoire de GeÂdeÂon, ce paysan qui refusa d'eÃtre roi (8.23), deÂbute par une reÂveÂlation divine qui rappelle celle du buisson ardent (chap. 6). Elle s'eÂpanouit dans une seÂrie d'actions d'eÂclat ouÁ le monotheÂisme intreÂpide du heÂros lui vaut un nouveau nom, Yeroub-Baal, pris au sens d'un deÂfi : « Que Baal se deÂfende luimeÃme ! » Le dieu Baal n'a plus qu'aÁ bien se tenir (6.32). GeÂdeÂon est la figure accomplie de l'ideÂal chevaleresque du juge au noble cúur qui, d'un bout aÁ l'autre du livre, habite cette geste. Avec lui se profile aussi nettement le double aspect de ces personnages, propheÁtes autant que chefs de guerre. Admirable meneur d'hommes, GeÂdeÂon parviendra aÁ reÂaliser la coalition de quatre tribus : Aser, Zabulon, Nephtali et la sienne propre, ManasseÂ. Le combat nocturne qu'il organise contre les positions madianites, avec une poigneÂe d'hommes, ravit aussi bien l'expert en combat d'infanterie que le theÂologien heureux de lire dans cette victoire la seule action de Dieu. Les deux analyses sont $

20 / 40 ans 7 / 40 ans 3 ans 23 ans 22 ans 18 / 6 ans 7 ans 10 ans 8 ans 40 / 20 ans 40 ans

vraies : Dieu a besoin des hommes et, dans sa souveraine liberteÂ, il suscite ceux qu'il veut pour les attacher aÁ sa cause, afin qu'ils remportent en son nom les victoires de la foi. Les colons eÂphraõÈmites de Transjordanie sont perseÂcuteÂs par les Philistins et les Ammonites. Ces derniers s'enhardissent jusqu'aÁ franchir le Jourdain pour venir provoquer les tribus de Juda, de Benjamin et d'EphraõÈm sur leur propre terrain (10.8s). Au terme de dix-huit anneÂes de miseÁre, une assembleÂe intertribale se tient aÁ Mitspa pour trouver une solution. Les anciens de Galaad se tournent alors vers un marginal, fils d'une prostitueÂe et d'un notable local : Jephte (11.1). Rejete par ses freÁres et devenu bandit de grand chemin, il reÂpandait la terreur dans les campagnes aÁ la teÃte d'une bande de mauvais garcËons. Jephte accepte de devenir le qatsõÃn, le capitaine des Galaadites, aÁ condition de rester leur chef une fois la victoire remporteÂe (11.6,9,11). Il envoie alors des messagers aux Ammonites (aÁ moins que ce ne soit aux Moabites, 11.15,22n,24n) pour leur deÂclarer la guerre. Et solennellement il se lie par un serment horrible : aÁ la manieÁre des Moabites (cf. 2R 3.27) il offrira en holocauste quiconque sortira de sa


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JUGES ± Introduction

maison aÁ son retour victorieux, fuÃt-ce son serviteur, sa femme ou sa fille. Las, ce fut sa fille, autre IphigeÂnie, offerte par l'inconscience de ce peÁre trop eÂpris de sa cause pour eÂpargner son propre cúur. Il y a dans cette histoire quelque chose de fruste et de grand qui force le respect, meÃme si les motivations nous eÂchappent parce que notre code de l'honneur ne sait plus les rejoindre... Et depuis ce temps-laÁ, diton, les jeunes filles d'IsraeÈl s'en vont chaque anneÂe pleurer sur les montagnes la fille de Jephte et sa vie inaccomplie (v. 38 et 40). La jalousie des EphraõÈmites est aÁ l'origine d'une seconde campagne. Furieux de n'avoir pas eÂte associeÂs aÁ la mobilisation contre les Ammonites, ils attaquent JephteÂ. Ils sont battus. Leurs fuyards, trahis par une particularite dialectale, sont exeÂcuteÂs. C'est l'affaire du shibboleth (12.6), qui aboutit aÁ un massacre. Samson, l'enfant du miracle L'annonciation aÁ Manoah et aÁ son eÂpouse, les futurs parents de Samson, illustre un genre biblique inteÂressant. Les reÂcits d'envoi en mission de MoõÈse (Ex 3ss), de GeÂdeÂon (Jg 6), mais aussi d'EsaõÈe (Es 6) ou de JeÂreÂmie (Jr 1), et meÃme l'annonce faite aÁ Marie (Lc 1), en sont treÁs proches. On y retrouve une parole de Dieu ou de son messager (ou ange ), souvent des reÂticences vaincues par des signes et finalement une « conversion » qui met le personnage en marche vers son destin de sauveur. Juges 13 est un reÂcit plein de finesse, d'humanite et de confiance en Dieu. Le nom de l'enfant du miracle, Samson, est deÂrive du mot sheÂmesh qui deÂsigne le soleil et n'est peut-eÃtre pas sans lien avec les cultes solaires encore attesteÂs dans le pays par le nom de la ville-sanctuaire de Beth-SheÂmesh (« Maison du Soleil »), toute proche de TsoreÂa ouÁ deÂbute notre eÂpopeÂe (voir la carte p. 312). Samson est un personnage deÂconcertant. A la diffeÂrence des autres juges, il ne leÁve aucune armeÂe ni ne gouverne qui que ce soit. Toujours, il agit seul. Et cette action, pour glorieuse qu'elle soit, ne laisse pas de chiffonner les lecteurs bien pensants. Car c'est un $

joyeux drille qui ridiculise l'adversaire par quantite d'actes bouffons autant que teÂmeÂraires. Manifestement, son eÂpopeÂe est styliseÂe : les traits grossis jusqu'aÁ la caricature opposent le charisme du nazir (13.5,13,14,24 ; 14.6,19 ; 15.14 ; 16.17) aÁ la perfidie des femmes eÂtrangeÁres (il en rencontre au moins trois dans le fil du reÂcit) et aÁ la feÂlonie des Philistins. Dans ces exploits la puissance du souffle divin se traduit en force musculaire : veÂritable Hercule, Samson va devenir une sorte de heÂros national dont la renommeÂe s'eÂtendra bien au-delaÁ du groupuscule danite. Jusqu'aÁ la consommation des sieÁcles on parlera de ce heÂros qui aÁ mains nues deÂchire un lion (14.6), deÂfie trente hommes par des eÂnigmes introuvables (14.15), attrape trois cents renards et s'en sert pour mettre le feu aux bleÂs des Philistins (15.4), brise tous les liens, assomme un millier d'hommes avec une maÃchoire d'aÃne (15.16), effondre enfin le temple de DagoÃn dont il deÂmolit les colonnes maõÃtresses (16.29). La puissance litteÂraire de la geste prend ici le pas sur l'anecdote. Son pouvoir eÂvocateur outrepasse les contingences mateÂrielles pour camper aux yeux des croyants la figure embleÂmatique du nazir, cet eÂlu sans meÂrite propre, mais que la force de Dieu contraint aÁ accomplir des prodiges qui sont semence d'espoir. Les « petits juges » D'une manieÁre geÂneÂrale on appelle petits juges ceux dont nous ne savons rien, ou presque. Le souvenir deÂtaille de leurs actions n'est pas demeure vivace ; des documents ont pu, ici comme souvent, eÃtre perdus avant la reÂdaction du livre biblique des Juges. Quoi qu'il en soit, certains apparaissent plutoÃt comme des reÂsistants menant une vie rude faite de privations et d'actes de courage, dans un pays soumis aÁ l'inseÂcurite et aÁ l'anarchie : on pense aÁ Shamgar pilotant ses groupes dans les chemins de traverse pour eÂviter les patrouilles philistines (suivant 5.6 ; cf. 3.31). De Tola d'Issacar on ignore tout (10.2). Ses colleÁgues YaõÈr le Galaadite (ou le Gadite, Galaad n'eÂtant normalement pas une tribu mais un territoire, 10.3), IbtsaÃn de Zabulon

et AbdoÃn l'EphraõÈmite sont tous trois des dignitaires campagnards aÁ la progeÂniture nombreuse. Le premier s'enorgueillissait d'avoir trente fils, le second trente fils et autant de filles, tandis que le troisieÁme comptait quarante fils et trente petits-fils aÁ qui il avait procureÂ, folie de nouveau riche, soixante-dix aÃnons ! Avec eux, il faut citer, aÁ nouveau pour la tribu de Zabulon, le juge EloÃn. AbimeÂlek n'est pas aÁ proprement parler un juge. Pour autant, son roÃle n'en est pas moins consideÂrable dans cette phase de reÂflexion preÂparatoire aÁ l'aveÁnement de la monarchie israeÂlite. AbimeÂlek entre en sceÁne aÁ Sichem, l'antique cite cananeÂenne (Gn 34). ApreÁs la mort de GeÂdeÂon (8.33) s'ouvre une lamentable lutte pour la succession. GeÂdeÂon avait refuse d'eÃtre roi (8.23), mais AbimeÂlek, l'un de ses nombreux fils, ne partage pas ce point de vue. Avec un art politique si consomme qu'on le compare parfois au « tyran » du VIIIe livre de La ReÂpublique de Platon, cet individu parvient aÁ seÂduire ses oncles maternels (8.1), en leur faisant observer que l'oligarchie n'est pas un reÂgime efficace, et qu'ils se trouveraient bien de le mettre, lui, aÁ leur teÃte aÁ eux tous. Ce qu'ils font en effet. Sur quoi le nouveau roi se livre aÁ tous les exceÁs qu'on peut attendre d'un monarque absolu. Comme premier acte de gouvernement, il se constitue une garde preÂtorienne de baroudeurs qui lui assureront l'impuniteÂ. Avec eux il perpeÁtre un carnage ouÁ tous ses freÁres (soixante-dix moins un) sont assassineÂs. Ainsi AbimeÂlek penset-il se preÂmunir contre toute querelle ulteÂrieure de leÂgitimite : luimeÃme eÂtait un baÃtard (8.31). La fable de Jotam, ouÁ les arbres qui se cherchent un roi eÂlisent finalement le buisson d'eÂpines d'ouÁ jaillira un feu qui les embrasera tous, est une puissante preÂmonition des eÂveÂnements aÁ venir : reÂvolte des notables grugeÂs, et incendie de Sichem par AbimeÂlek (Jg 9.20 ; cf. v. 23-49). Annexes : la migration de Dan et le crime de Benjamin Le territoire attribue aux Danites entre la montagne d'EphraõÈm


JUGES ± Introduction et la MeÂditerraneÂe ne fut jamais conquis. Les Philistins deÂjaÁ bien implanteÂs dans le pays s'y opposeÁrent. Et les exploits individuels d'un Samson ne changeaient rien aÁ l'affaire. Les clans danites durent alors aller chercher fortune ailleurs, treÁs loin au nord, dans le territoire notoirement mal deÂfendu des Sidoniens (Jg 18.10,27s). Les peÂripeÂties qui accompagnent le reÂcit de la prise de LaõÈsh donnent de la religion d'IsraeÈl dans cette peÂriode une image coloreÂe, mais assez deÂconcertante. Le narrateur s'en excuse en rappelant qu'il n'y avait pas encore de roi en IsraeÈl aÁ ce moment-laÁ. Cela jette une lumieÁre particulieÁre sur le roÃle ulteÂrieur de la monarchie comme garante de l'orthodoxie du culte. Les histoires de leÂvites raconteÂes en Juges chap. 17±21 releÁvent probablement de la cateÂcheÁse populaire. Les conteurs prennent les gens laÁ ouÁ ils sont, avec une simplicite qui n'est pas aÁ confondre avec de la naõÈveteÂ. L'histoire du jeune leÂvite MicheÂe, qui vole l'argent de sa meÁre avant de devenir serviteur de Dieu pour

racheter sa faute par l'usage de l'eÂphod et des teraphim (17.5 ; 18.17,18,20,24), est rattacheÂe, non sans malice, aÁ l'histoire des origines du sanctuaire de Dan, ouÁ s'eÂrigera l'un des deux veaux d'or au moment de la reÂvolution cultuelle de JeÂroboam (1R 12.28). A une eÂpoque ulteÂrieure, ces souvenirs des temps anciens, avec leurs lecËons eÂternelles sur l'inteÂgrite de la foi, pouvaient paraõÃtre pleins de sel. L'affaire du leÂvite d'EphraõÈm (chap. 21) est d'abord la touchante histoire d'un couple seÂpare par une sceÁne de meÂnage, puis celle de cinq merveilleuses journeÂes de retrouvailles, aÁ BethLeÂhem, graÃce aÁ l'hospitalite bienveillante du peÁre de la jeune femme. Enfin l'on se remet en route pour rejoindre EphraõÈm. L'idylle alors tourne aÁ l'horreur. Les habitants Ð ou du moins les hooligans Ð de GuibeÂa de Benjamin, la ville d'eÂtape, rancËonnent les hoÃtes d'une manieÁre qui le dispute en infamie aÁ Sodome. Mais le narrateur a haÃte d'en venir aux conseÂquences, aÁ l'expeÂdition punitive leveÂe dans tout

315 IsraeÈl par le message incontournable de la femme coupeÂe en morceaux. En son temps le roi SauÈl usera d'un signal analogue pour mobiliser IsraeÈl au secours de la petite cite transjordanienne de Yabesh de Galaad (1S 11.2-7). La guerre civile qui s'ensuit est extreÃmement rude et Benjamin, fort de ses troupes d'eÂlite et de son organisation militaire (20.14ss), peut croire dans les deÂbuts que le sort des armes lui restera favorable. Mais au terme d'une campagne de plusieurs mois (20.47s) l'affaire tourne au geÂnocide. Au point que les survivants de ce sombre eÂpisode devront enlever des jeunes filles, telles les fameuses Sabines des deÂbuts de Rome, afin de repeupler le pays. L'eÁre des juges prendra fin avec le ministeÁre du grand Samuel. Par ses mains, un Benjaminite sera sacre roi : il aura nom SauÈl, « le demande ». Et, de cette meÃme tribu, naõÃtra un jour un autre SauÈl ou Saul qui deviendra l'apoÃtre Paul. La reÂinsertion de Benjamin dans le tissu social d'IsraeÈl aura eÂte bien reÂussie !


Juges IsraeÈl s'installe en Canaan 1 ApreÁs la mort de JosueÂ, les IsraeÂlites interrogeÁrent le SEIGNEUR : Qui de nous ira le premier faire 2 la guerre aux Canane Âens ? | Le SEIGNEUR reÂpondit : 3 C'est Juda qui ira ; je lui ai livre  le pays. | Juda dit Áa SimeÂon, son freÁre : Viens avec moi dans le lot qui m'a Âete attribueÂ, et nous ferons la guerre aux CananeÂens ; moi aussi, j'irai avec toi dans le lot qui t'a 4  ete attribueÂ. SimeÂon alla donc avec lui. | Juda attaqua, et le SEIGNEUR leur livra les CananeÂens et les Perizzites ; ils les battirent Áa BeÂzeq : dix mille 5 hommes. | Ils trouve Árent Adoni-BeÂzeq Áa BeÂzeq et ils lui firent la guerre. Ainsi ils battirent les Cana6 ne Âens et les Perizzites. | Adoni-BeÂzeq prit la fuite ; mais ils le poursuivirent, l'attrapeÁrent et lui cou7 pe Árent les pouces des mains et des pieds. | AdoniBeÂzeq dit : Soixante-dix rois, avec les pouces des mains et des pieds coupeÂs, ramassaient les restes sous ma table ; Dieu me paie de retour selon ce que j'ai fait. On l'emmena Áa JeÂrusalem, et il y mourut. 8 Les fils de Juda firent la guerre Áa JeÂrusalem et la prirent ; ils la passeÁrent au fil de l'eÂpeÂe et mirent le 9 feu Á a la ville. | Les fils de Juda descendirent ensuite pour faire la guerre aux CananeÂens qui habitaient la montagne, le NeÂguev et le Bas-Pays.

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Jos 15.13-19 10

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Juda marcha contre les CananeÂens qui habitaient Áa HeÂbron (l'ancien nom d'HeÂbron Âetait Qiriath-

mort de Josue 2.8-10 ; Jos 24.29-31 ; cf. v. 1. Ð interrogeÁrent... : cf. 18.5 ; 20.18,23,27s ; 1S 7.5-12 ; 14.37 ; 23.2,4,9-12 ; 30.7s ; 2S 2.1 ; 5.19,23s ; 1R 22.6-8,15ss ; 2R 8.8 ; 22.13 ; Es 30.2 ; Ez 20.1,3,31. Ð ira : litt. montera, cf. v. 3n,4n ; 2.1 ; 20.18. Ð aux CananeÂens : litt. au CananeÂen, de meÃme dans la suite. Juda 20.18. Ð je lui ai livreÂ... : cf. Jos 2.24+. Sur les territoires de Juda et de SimeÂon, voir Jos 14.1-5 ; 15 ; 19.19. Ð Viens : litt. monte, cf. v. 1n. Ð le lot qui m'a / t'a eÂte attribue : litt. mon / ton lot ; le meÃme terme est traduit par sort en 20.9 ; Lv 16.8n. attaqua : litt. monta, cf. v. 1n. Ð CananeÂens / Perizzites Gn 13.7 ; 34.30 ; Jos 17.15. Ð BeÂzeq : ce nom est en 1S 11.8 celui d'une localite situeÂe au nord de Sichem. Ð dix mille 1S 18.7. Adoni-BeÂzeq : cf. Jos 10.1nss. lui coupeÁrent les pouces : traduction traditionnelle mais incertaine ; s'il s'agit bien des pouces, la mutilation rendait inapte au maniement de certaines armes, notamment l'arc. S'il s'agit des extreÂmiteÂs (ainsi LXX), elle eÂtait beaucoup plus invalidante, empeÃchant de se tenir debout et de saisir quoi que ce soit (cf. v. 7). Soixante-dix : cf. 8.30. Ð aÁ JeÂrusalem v. 8+. Cf. v. 21 ; Jos 15.63 ; 2S 5.6-12 ; voir aussi Dt 13.16. Cf. Dt 1.7 ; Jos 9.1s ; 10.40 ; 12.7s ; Jr 32.44 ; 33.13. Ð descendirent : JeÂrusalem (v. 8) est situeÂe aÁ plus de 700 m au-dessus du niveau de la MeÂditerraneÂe, mais c'est surtout un sommet symbolique : de tout le pays (y compris de la montagne, la reÂgion montagneuse centrale de Cisjordanie ouÁ elle se situe et qui la domine en partie) on y monte et on en descend (cf. 1S 1.3n). Ð Bas-Pays : heÂbreu shepheÂla. HeÂbron : cf. v. 20 ; Gn 13.18n ; Jos 10.36s ; 14.13-15 ; 15.13. Ð SheÂshaõÈ... Nb 13.22 ; Jos 15.14. 1

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Arba) ; ils battirent SheÂshaõÈ, AhimaÃn et TalmaõÈ. De laÁ il marcha contre les habitants de Debir (l'ancien nom de Debir Âetait Qiriath-SeÂpher). Caleb dit : Je donnerai ma fille Aksa pour femme Áa celui qui battra Qiriath-SeÂpher et la prendra. Otniel, fils de Qenaz, freÁre cadet de Caleb, la prit ; Caleb lui donna pour femme sa fille Aksa. | A son arriveÂe, elle l'incita Áa demander un champ Áa son peÁre. Elle sauta de son Ãane, et Caleb lui dit : Qu'est-ce que tu as ? | Elle lui reÂpondit : Accorde-moi une faveur, car tu m'as donne une terre du sud ; donne-moi aussi des reÂservoirs d'eau. Alors Caleb lui donna les reÂservoirs d'en haut et les reÂservoirs d'en bas. Les fils du CaõÈnite, beau-peÁre de MoõÈse, monteÁrent de la Ville des Palmiers, avec les fils de Juda, dans le deÂsert de Juda, au sud d'Arad, et ils alleÁrent s'installer avec le peuple. Juda partit avec SimeÂon, son freÁre, et ils battirent les CananeÂens qui habitaient Tsephath ; ils la frappeÁrent d'anatheÁme, et on appela la ville du nom de Horma (« AnatheÁme »). | Juda prit encore Gaza avec son territoire, AshqeloÃn avec son territoire, et EqroÃn avec son territoire. | Le SEIGNEUR fut avec Juda, et celui-ci prit possession de la montagne ; mais il ne put deÂposseÂder les habitants de la valleÂe, parce qu'ils avaient des chars de fer. On donna HeÂbron Áa Caleb, comme l'avait dit MoõÈse ; il en deÂposseÂda les trois Anaqites.

Jos 10.38s ; 11.21s ; voir 15.15-19n. Otniel 3.9s ; Jos 14.6n,14 ; 15.17. elle l'incita... : c.-aÁ-d. elle incita Otniel aÁ demander un champ (litt. le champ) aÁ son peÁre (son peÁre aÁ elle, c.-aÁ-d. Caleb) ; des versions anciennes semblent avoir compris il (Otniel) incita Aksa aÁ demander un champ aÁ son peÁre. Ð Elle sauta de son aÃne (litt. de dessus l'aÃne) : traduction incertaine d'un verbe qui n'apparaõÃt qu'ici (et dans le paralleÁle de Jos 15.18) et en Jg 4.21n ; d'apreÁs un rapprochement avec l'arabe, on a aussi compris : elle battit des mains sur l'aÃne (ou en descendant de l'aÃne) ; LXX elle se mit aÁ maugreÂer sur l'aÃne et cria depuis l'aÃne... une faveur ou un preÂsent ; le terme est souvent traduit par beÂneÂdiction . du CaõÈnite (ou QeÂnite), beau-peÁre de MoõÈse : cf. 4.11 ; Nb 10.29-32 ; 24.21s ; voir aussi Ex 2.16-22. Ð la Ville des Palmiers : ou bien JeÂricho (3.13 ; Dt 34.3 ; 2Ch 28.15), ou bien Tamar (= Palmier), au sud de la mer Morte. Ð Arad : au sud d'HeÂbron Nb 21.1 ; 33.40 ; Jos 12.14. Ð avec le peuple : d'apreÁs certains teÂmoins anciens du texte, quelques-uns modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire avec le peuple d'Amalec ; cf. 1S 15.6. Cf. Nb 21.3 ; Jos 12.14 ; le nom Horma rappelle le verbe heÂbreu traduit par frappeÁrent d'anatheÁme : cf. Jg 21.11 ; voir Dt 2.34n. Juda prit encore : LXX (Mais) Juda ne prit pas... ; cf. v. 19 ; 3.3 ; Jos 13.3 ; 1S 6.17 ; Jr 25.20 ; Am 1.6-8. prit possession de : c'est le meÃme verbe heÂbreu qui est rendu par deÂposseÂder, de meÃme dans la suite ; cf. Jos 17.16n ; 1R 20.23ss. Ð chars de fer 4.3,13 ; Jos 17.18. V. 10+ ; cf. Nb 14.24 ; Jos 11.21 ; 14.12. Ð Anaqites : litt. fils de l'Anaq. $

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Les fils de Benjamin ne deÂposseÂdeÁrent pas les JeÂbusites qui habitaient JeÂrusalem ; les JeÂbusites habitent Áa JeÂrusalem avec les fils de Benjamin jusqu'aÁ ce jour. La maison de Joseph, quant Áa elle, attaqua BethEl ; le SEIGNEUR Âetait avec eux. | La maison de Joseph fit explorer Beth-El (l'ancien nom de la ville Âetait Louz). | Les gardes virent un homme qui sortait de la ville et lui dirent : S'il te plaõÃt, Á entrer dans la ville, et nous montre-nous par ou agirons avec fideÂlite envers toi. | Il leur montra par Á entrer dans la ville ; ils passeÁrent la ville au fil de ou l'eÂpeÂe, mais ils laisseÁrent partir cet homme et tout son clan. | L'homme se rendit au pays des Hittites : il baÃtit une ville et l'appela du nom de Louz ; c'est laÁ son nom jusqu'aÁ ce jour. Manasse ne prit pas possession de Beth-SheÂÃan et des localiteÂs qui en deÂpendent, de Taanak et des localiteÂs qui en deÂpendent, de Dor et des localiteÂs qui en deÂpendent, de YibleÂam et des localiteÂs qui en deÂpendent, de Meguiddo et des localiteÂs qui en deÂpendent ; les CananeÂens persisteÁrent Áa habiter dans ce pays. | Lorsque IsraeÈl fut assez fort, il soumit les CananeÂens Áa la corveÂe, mais il ne put les deÂposseÂder. EphraõÈm ne deÂposseÂda pas les CananeÂens qui habitaient Áa GueÂzer ; les CananeÂens habiteÁrent en son sein Áa GueÂzer. Zabulon ne deÂposseÂda pas les habitants de QitroÃn, ni les habitants de Nahalol ; les CananeÂens habiteÁrent au sein de Zabulon, mais ils furent astreints Áa la corveÂe. Aser ne deÂposseÂda pas les habitants d'Akko, ni les habitants de Sidon, ni ceux d'Ahlab, d'Akzib, de Helba, d'Aphiq et de Rehob ; | les AseÂrites s'installeÁrent parmi les CananeÂens qui habitaient le pays : ils ne les deÂposseÂdeÁrent pas.

Cf. v. 8 ; Jos 15.63 ; 18.28. La maison de Joseph (= EphraõÈm et ManasseÂ, Gn 48) : cf. 2S 19.21 ; 1R 11.28. Ð attaqua : litt. monta (aÁ). Ð Beth-El Jos 16.2 ; 18.13,22. Gn 28.19n. Cf. Jos 2 ; 6.21-25. tout son clan ou toute sa famille ; cf. Gn 12.3n ; Jos 6.23n. Hittites Gn 10.15n. Ð Louz v. 23+. ne prit pas possession : autre traduction ne deÂposseÂda pas (les habitants de). Ð des localiteÂs... : litt. de ses filles, cf. Jos 15.45n. Ð persisteÁrent aÁ v. 35 ; le verbe correspondant est traduit par consentir aÁ en 17.11 ; 19.6 ; cf. Jos 17.11s. aÁ la corveÂe : autre traduction au tribut, meÃme possibilite dans la suite ; Jos 17.13 ; cf. 2S 20.24 ; 1R 9.20-22. Jos 16.10 ; sur GueÂzer, voir aussi Jos 10.33n ; 1R 9.16. Jos 19.10-16 ; QitroÃn semble correspondre aÁ Qattath et Nahalol aÁ Nahalal en Jos 19.15. Jos 19.24-31 ; Akko est le port connu plus tard sous le nom de PtoleÂmaõÈs et de Saint-Jean d'Acre. Ð Sidon Gn 10.19n. Ð Aphiq : cf. Jos 19.30n. Cf. v. 29s. Ð s'installeÁrent et habitaient traduisent le meÃme verbe heÂbreu. Ð parmi : la meÃme formule (aussi au v. 33) est traduite par au sein de aux v. 29s. Jos 19.32-39. Ð Beth-SheÂmesh Jos 19.22. Cf. 17±18 ; Jos 19.47. Ð Amorites Gn 10.16n ; cf. Jg 1.19 ; 10.11 ; Nb 13.29 ; Jos 5.1. Ð repousseÁrent : le verbe correspondant est rendu par opprimer en 2.18 ; 10.12. Har-HeÂreÁs (mont du Soleil ), correspond peut-eÃtre aÁ Ir-SheÂmesh (Ville du Soleil, synonymes en heÂbreu) en Jos 19.41. Ð la maison de Joseph... : litt. la main de la maison de Joseph s'alourdit ; cf. 3.10n.

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Nephtali ne deÂposseÂda pas les habitants de BethSheÂmesh, ni les habitants de Beth-Anath ; il s'installa parmi les CananeÂens qui habitaient le pays, mais les habitants de Beth-SheÂmesh et de BethAnath furent astreints Áa la corveÂe. Les Amorites repousseÁrent dans les montagnes les fils de Dan et ne les laisseÁrent pas descendre dans la valleÂe. | Les Amorites persisteÁrent Áa habiter Áa Har-HeÂreÁs, Áa AyyaloÃn et Áa Shaalbim ; mais quand la maison de Joseph devint puissante, ils furent astreints Áa la corveÂe. | Le territoire des Amorites Âetait depuis la monteÂe d'Aqrabbim, depuis SeÂla et au-dessus.

Reproches du SEIGNEUR aÁ son peuple Le messager du SEIGNEUR monta du Guilgal Áa 2 Bokim et dit : Je vous ai fait monter d'Egypte et je vous ai fait entrer dans le pays que j'avais promis par serment Áa vos peÁres. J'ai dit : « Jamais je ne 2 romprai mon alliance avec vous. | Quant Á a vous, vous ne conclurez pas d'alliance pour les habitants de ce pays, vous deÂmolirez leurs autels. » Mais vous ne m'avez pas ÂecouteÂ. Pourquoi avez-vous fait 3 cela ? | J'ai dit alors : « Je ne les chasserai pas devant ÃteÂs, et leurs dieux seront un vous ; ils seront Áa vos co 4 pie Áge pour vous. » | Lorsque le messager du SEIa tous les IsraeÂlites, le GNEUR eut dit ces paroles Á 5 peuple se mit Á a sangloter. | Ils appeleÁrent ce lieu du nom de Bokim (« les Pleureurs ») et ils offrirent laÁ des sacrifices au SEIGNEUR. 6 7

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La mort de Josue Josue renvoya le peuple, et les IsraeÂlites s'en alleÁrent chacun dans son patrimoine, pour prendre possession du pays. | Le peuple servit le SEIGNEUR pendant tous les jours de Josue et tous les jours des

Le territoire... ou, d'apreÁs certains mss de LXX, la frontieÁre des Amorites (eÂtait constitueÂe par celle) des Edomites... Ð Aqrabbim (Scorpions) Nb 34.4n ; Jos 15.3. Ð SeÂla ou la Roche, ville eÂdomite parfois identifieÂe aÁ PeÂtra (meÃme sens en grec), mais qui est plus probablement aÁ situer aÁ une cinquantaine de kilomeÁtres au sud de KeÂrak ; 2R 14.7. 1 Le messager (ou l'ange ) du SEIGNEUR : cf. 5.23 ; 6.11 ; Gn 16.7,13 ; Ex 23.20ss ; 32.34 ; 33.2. Ð du Guilgal 3.19n ; Jos 4.19n. Ð Bokim v. 4s ; nom voisin de celui du CheÃne-des-Pleurs en Gn 35.8 ; LXX aÁ BeÂthel (ou Beth-El ). Ð monter d'Egypte 6.13 ; 19.30 ; Gn 12.10n ; Ex 33.1 ; Lv 11.45 ; Jr 2.6 ; Os 12.14 ; Am 2.10 ; Ps 81.11. Ð dans le pays que j'avais promis Dt 26.3 ; 34.4 ; Jos 1.6. Ð mon alliance : cf. Gn 17.7 ; Lv 26.44 ; Jr 14.21 ; 33.20s ; Ps 89.35 ; voir aussi Dt 29.11-14. Ex 23.32s ; 34.12s ; Dt 7.2,5 ; 12.3. Ð vous ne m'avez pas eÂcoute v. 17 ; 6.10 ; Dt 1.43 ; Es 66.4 ; Jr 13.11. V. 21-23 ; 3.1,4 ; cf. 8.27 ; Dt 4.38 ; 7.16 ; Jos 23.13. Ð aÁ vos coÃteÂs : le meÃme terme est traduit par flancs en Jos 23.13 ; beaucoup croient qu'il s'agit ici d'un homonyme et comprennent ils seront un pieÁge pour vous (autre terme, dans ce cas synonyme, aÁ la fin du v.) ; d'autres modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire ils seront des adversaires pour vous. Cf. 20.23 ; 21.2 ; Nb 11.4 ; 14.1 ; 1S 11.4 ; Esd 10.1. Ð se mit aÁ sangloter : litt. eÂleveÁrent la voix et pleureÁrent (cf. v. 4). Bokim v. 1n. Ð sacrifices : cf. Nb 18.12 ; 1S 1.21 ; 2Ch 1.6. Cf. Jos 24.28. Jos 24.31. Ð servit... : autre traduction rendit un culte au SEI curent aÁ : litt. qui prolonGNEUR ; cf. v. 11 ; Jos 24.29. Ð qui surve geÁrent (leurs) jours apreÁs. $

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anciens qui surveÂcurent Áa JosueÂ, ceux qui avaient vu toute la grande úuvre que le SEIGNEUR avait accomplie pour IsraeÈl. | JosueÂ, fils de Noun, serviteur du SEIGNEUR, mourut Áa l'aÃge de cent dix ans. On l'ensevelit dans le territoire qui constituait son patrimoine, Áa Timnath-HeÂreÁs, dans la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm, au nord du mont Gaash. Toute cette geÂneÂration fut, elle aussi, reÂunie Áa ses peÁres, et il se leva apreÁs elle une autre geÂneÂration, qui ne connaissait pas le SEIGNEUR, ni l'úuvre qu'il avait accomplie pour IsraeÈl. InfideÂliteÂ, deÂtresse, deÂlivrance Les IsraeÂlites firent alors ce qui deÂplaisait au SEIGNEUR (YHWH) ; ils se mirent Áa servir les Baals. | Ils abandonneÁrent le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu de leurs peÁres, qui les avait fait sortir d'Egypte, et ils se mirent Áa suivre d'autres dieux, d'entre les dieux des peuples qui les entouraient ; ils se prosterneÁrent devant eux et ils contrarieÁrent le SEIGNEUR (YHWH). | Ils abandonneÁrent le SEIa servir le Baal et les GNEUR (YHWH) et se mirent Á AstarteÂs. Le SEIGNEUR se mit en coleÁre contre IsraeÈl. Il les livra Áa des pillards qui les pilleÁrent, il les vendit aux ennemis qui les entouraient : ils ne purent plus tenir devant leurs ennemis. | Chaque fois qu'ils se mettaient en campagne, la main du SEIetait contre eux pour leur malheur, comme GNEUR Â le SEIGNEUR l'avait dit, comme le SEIGNEUR le leur avait jureÂ. Ils furent ainsi dans une grande deÂtresse. | Le SEIGNEUR suscita des juges qui les sauveÁrent de la main de ceux qui les pillaient. Mais meÃme leurs juges, ils ne les ÂecouteÁrent pas : ils se prostitueÁrent avec d'autres dieux et se prosterneÁrent devant eux. Ils se deÂtourneÁrent bien vite de la voie qu'avaient suivie leurs peÁres, qui Âecoutaient les commandements du SEIGNEUR ; ils n'agirent pas ainsi. | Lorsque le SEIGNEUR leur suscitait des juges, le SEIGNEUR Âetait avec le juge et les deÂlivrait de la main de leurs ennemis pendant

Jos 19.50 ; 24.30. Ð le territoire... : litt. le territoire (ou la frontieÁre, la limite) de son patrimoine. Dt 11.2-7. Ð ses peÁres : cf. Gn 25.8n ; Ac 13.36. firent alors ce qui deÂplaisait 3.12 ; 4.1 ; 6.1 ; 10.6 ; 13.1 ; cf. 8.33-35 ; Dt 4.25+ ; 2R 13.2-5 ; Ne 9.28. Ð SEIGNEUR (YHWH) : voir noms divins. Ð les Baals : le pluriel eÂvoque sans doute les diverses formes que reveÃtait selon les reÂgions le culte du Baal (= Seigneur ), dieu de l'orage et de la fertiliteÂ, ou la multiplicite de ses repreÂsentations (cf. v. 13n). abandonneÁrent : cf. Jr 2.13+. Ð suivre d'autres dieux Dt 6.14ns ; cf. 29.24-26 ; 1R 9.9 ; 2Ch 7.22. les AstarteÂs : probablement les divers cultes ou repreÂsentations d'AstarteÂ, deÂesse de l'amour et de la feÂconditeÂ, sans doute associeÂe au Baal comme pareÁdre ou compagne ; la vocalisation traditionnelle de son nom dans le texte heÂbreu (Ashtoreth) eÂvoque, par meÂpris, le mot qui signifie honte ; cf. 3.7n ; 8.33 ; 10.6,10 ; 1S 12.10. coleÁre v. 20 ; Nb 25.3 ; Dt 7.4 ; Jos 22.20 ; 2S 24.1 ; Es 5.25 ; Jr 4.8 ; Ep 5.6. Ð il les vendit 3.8 ; 4.2,9 ; 10.7 ; Dt 32.30 ; 1S 12.9 ; Es 50.1 ; 52.3 ; Ps 44.13. ils se mettaient en campagne : litt. ils sortaient. Ð comme le SEI tresse 10.9. GNEUR l'avait dit : cf. Dt 28.15-46. Ð grande de des juges : le terme repreÂsente ici un pouvoir civil beaucoup plus large que la simple fonction judiciaire (voir introduction) ; cf. 1S 7.6+ ; 2S 7.11 ; 2R 23.22 ; Rt 1.1n ; Ac 13.20. Ð qui les sauveÁrent : cf. 3.9n,15,31 ; 6.36s ; 7.7 ; 10.13 ; voir aussi 1S 12.11 ;

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Dieu met IsraeÈl aÁ l'eÂpreuve Le SEIGNEUR se mit en coleÁre contre IsraeÈl ; il dit : Puisque cette nation a passe outre Áa mon alliance, l'alliance que j'avais institueÂe pour ses peÁres, 21 et qu'ils ne m'ont pas  ecouteÂ, | moi, je ne deÂposseÂderai plus devant eux aucune des nations que Josue 22 a laisse Âes quand il est mort, | afin de mettre par elles IsraeÈl Áa l'eÂpreuve, pour voir s'ils veilleront ou non Áa suivre la voie du SEIGNEUR, comme leurs peÁres y 23 ont veille Â. | Ainsi le SEIGNEUR laissa ces nations en repos, il ne se haÃta pas de les deÂposseÂder. Il ne les livra pas Áa JosueÂ. 3 Voici les nations que le SEIGNEUR laissa en repos pour mettre par elles Áa l'eÂpreuve IsraeÈl Ð tous ceux qui n'avaient pas connu toutes les guerres de 2 Canaan ; | ce fut uniquement pour que les ge ÂneÂrations des IsraeÂlites connaissent et apprennent la guerre, ceux du moins qui ne l'avaient pas 3 connue auparavant Ð : | les cinq princes de la confeÂdeÂration des Philistins, tous les CananeÂens, les Sidoniens et les Hivvites qui habitaient la reÂgion montagneuse du Liban, depuis le mont Baal-Hermon jusqu'aÁ l'entreÂe de Hamath. 4 Ceux-laÁ servirent Áa mettre les IsraeÂlites Áa l'eÂpreuve, pour savoir s'ils Âecouteraient les commandements que le SEIGNEUR avait institueÂs pour leurs peÁres par l'intermeÂdiaire de MoõÈse. 5 Ainsi les Israe Âlites habiteÁrent parmi les CananeÂens, les Hittites, les Amorites, les Perizzites, les Hivvi6 tes et les Je Âbusites. | Ils prirent leurs filles pour femmes, donneÁrent leurs propres filles Áa leurs fils et se mirent Áa servir leurs dieux. 20

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2R 13.5 ; Es 19.20 ; Mi 3.11 ; Ne 9.27. ils ne les eÂcouteÁrent pas : autre traduction ils ne leur obeÂirent pas ; v. 2+. Ð ils se prostitueÁrent... 8.33 ; Dt 31.16 ; Os 1.2n. Ð la voie qu'avaient suivie leurs peÁres Jr 6.16. Ð commandements : voir loi . avait du regret 21.6,15 ; Ex 32.12,14 ; cf. Nb 23.19+ ; autre traduction avait pitie de leurs soupirs... (cf. Dt 32.36). d'autres dieux 3.6+. Ð ils ne laissaient rien : litt. ils ne faisaient (rien) tomber. Ð agissements Jr 4.4+. Ð leur obstination : litt. leur voie dure ; la durete eÂvoque souvent l'obstination (voir cúur ). coleÁre v. 14+. Ð passe outre aÁ mon alliance Dt 17.2+ ; Jos 7.11 ; 2R 18.12 ; Os 6.7. Ð alliance que j'avais institueÂe Jos 7.11+. V. 3+. eÂpreuve : cf. Ex 15.25 ; 16.4 ; 20.20 ; Dt 8.2 ; Es 48.10 ; Jr 9.6 ; Ps 81.8. Ð pour voir... : litt. garderont-ils la voie du SEIGNEUR pour marcher en eux (ses commandements ? certains mss heÂbreux et des versions anciennes ont le singulier qui se rapporte aÁ voie) comme leurs peÁres ont gardeÂ, ou non ? Cf. Dt 8.2,6. $

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tous les jours du juge ; car le SEIGNEUR avait du regret, Áa cause de leurs soupirs devant ceux qui les opprimaient et les tourmentaient. | Mais, Áa la mort du juge, ils recommencËaient Áa se pervertir, plus que leurs peÁres, en se mettant Áa suivre d'autres dieux pour les servir et se prosterner devant eux ; ils ne laissaient rien de leurs agissements et de leur obstination.

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2.3+ ; cf. Jos 13.1-6. Ð Canaan Gn 9.18n. Voir geÂneÂration . Jos 13.3-5. les commandements... Dt 4.2n. Ex 3.8,17 ; Jos 3.10n ; 11.3. Ð habiteÁrent : autre traduction s'installeÁrent, cf. 1.32n. 6 2.19 ; 10.13 ; Ex 34.16 ; Dt 7.3s ; Jos 23.12 ; Ps 106.35s ; Esd 9.2. 2 3 4 5

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Otniel Les IsraeÂlites firent ce qui deÂplaisait au SEIÁrent le SEIGNEUR (YHWH), leur GNEUR ; ils oublie Dieu, et ils se mirent Áa servir les Baals et les AsheÂras. | Le SEIGNEUR se mit en coleÁre contre IsraeÈl ; il les vendit Áa KoushaÃn-RisheÂataõÈm, roi de MeÂsopotamie. Les IsraeÂlites furent soumis Áa KoushaÃn-RisheÂataõÈm pendant huit ans. | Les IsraeÂlites crieÁrent vers le SEIGNEUR, et le SEIGNEUR suscita aux IsraeÂlites un sauveur qui les deÂlivra : Otniel, fils de Qenaz, freÁre cadet de Caleb. | Le souffle du SEIGNEUR fut sur lui. Il devint juge en IsraeÈl et il partit pour la guerre. Le SEIGNEUR lui livra KoushaÃn-RisheÂataõÈm, roi de MeÂsopotamie, et il fit sentir son pouvoir Áa KoushaÃn-RisheÂataõÈm. | Le pays fut tranquille pendant quarante ans. Puis Otniel, fils de Qenaz, mourut. Ehoud Les IsraeÂlites firent encore ce qui deÂplaisait au Ãn, roi de SEIGNEUR ; le SEIGNEUR rendit fort Eglo Moab, aux deÂpens d'IsraeÈl, parce qu'ils avaient fait ce qui deÂplaisait au SEIGNEUR. | EgloÃn reÂunit Áa lui les Ammonites et les AmaleÂcites, et il se mit en marche. Il battit IsraeÈl et prit possession de la Ville Ãn, des Palmiers. | Les IsraeÂlites furent soumis Áa Eglo roi de Moab, pendant dix-huit ans. Les IsraeÂlites crieÁrent vers le SEIGNEUR, et le SEIGNEUR leur suscita un sauveur, Ehoud, fils de Cf. 2.11nss. Ð ils oublieÁrent le SEIGNEUR Dt 4.9+. Ð AsheÂras : ce terme peut eÃtre le nom propre de la deÂesse AsheÂra ou Atirat, eÂpouse du dieu supreÃme El (voir Gn 21.33n) dans les textes plus anciens d'Ougarit , mais sans doute consideÂreÂe dans les textes bibliques comme eÂpouse de Baal aÁ la place d'Anat (ainsi, probablement, en 1R 15.13 ; 18.19 ; 2R 21.7 ; 23.4,7 ; 2Ch 15.16 ; 24.18). Selon certains il pourrait s'appliquer aÁ n'importe quelle deÂesse pareÁdre ou eÂpouse d'un dieu principal. Toutefois il semble deÂsigner le plus souvent des objets associeÂs au culte de Baal (et d'AsheÂra ?) : probablement des poteaux cultuels, peut-eÃtre tailleÂs aÁ l'image de la deÂesse ou simples symboles de feÂcondite ; le Talmud y voit des arbres sacreÂs (cf. Dt 16.21n ; Mi 5.13 ; mais l'asheÂra semble distingueÂe des arbres en 1R 14.23 ; Jr 17.2) ; d'aucuns l'interpreÁtent comme une appellation geÂneÂrale d'un lieu sacre plante d'arbres (voir hauts lieux) ; voir aussi 6.25nss ; Ex 34.13 ; Dt 7.5+ ; 1R 14.15,23 ; 16.33 ; 2R 13.6 ; 17.10 ; 18.4 ; 21.3 ; 23.4,6,14s ; Es 17.8 ; 27.9. Sur l'association d'AsheÂra (ou du poteau cultuel ) avec le culte de YHWH (le SEIGNEUR, voir noms divins), voir 2R 23.4ss ; on a retrouve en Juda plusieurs inscriptions portant la formule par YHWH et son asheÂra, dont l'interpreÂtation est discuteÂe. 2.14+. Ð furent soumis aÁ : litt. servirent. Ð KoushaÃn : cf. Ha 3.7n. Ð RisheÂataõÈm : de la double meÂchanceteÂ, nom probablement deÂforme par deÂrision (cf. Jr 50.21n) sur le modeÁle de celui qui est traduit par MeÂsopotamie (heÂbreu 'Aram-NaharaõÈm, Aram des deux fleuves, cf. Gn 10.22n ; 24.10). crieÁrent vers le SEIGNEUR v. 15 ; 4.3n ; 6.6s ; 10.10,14 ; cf. Ex 14.10 ; Jos 24.7 ; Ps 107.6+ ; Ne 9.27. Ð qui les deÂlivra : litt. qui les sauva ; cf. v. 15 ; voir 2.16+ ; 2R 13.5 ; Ab 21 ; Ne 9.27 ; voir aussi Es 43.3+. Ð Otniel 1.13-15. Le souffle (ou l'Esprit ) du SEIGNEUR 6.34 ; 11.29 ; 13.25 ; 14.6,19 ; 15.14 ; cf. 1S 10.6,10 ; 11.6s ; 16.13 ; Es 11.2 ; 42.1. Ð fut sur lui 11.29 ; Nb 24.2n. Ð Il devint juge en IsraeÈl : litt. il jugea IsraeÈl, 2.16n. Ð il partit : litt. il sortit (cf. 2.15n). Ð il fit sentir son pouvoir... : litt. sa main se fortifia sur KoushaÃn-RisheÂataõÈm, cf. 1.35n ; 6.2. V. 30 ; 5.31 ; 8.28. 2.11+. Ð rendit fort... : autre traduction donna aÁ EgloÃn... pouvoir sur IsraeÈl. Ð Moab Gn 19.37n.

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les Ammonites au nord de Moab, Gn 19.38n. Ð les AmaleÂcites au sud de Moab, 5.14 ; 6.3,33 ; 7.12 ; 10.12 ; 12.15n ; Ex 17.8n-16 ; Dt 25.17-19 ; 1S 15.3,7s ; 30.1s ; Ps 83.8. Ð la Ville des Palmiers ou JeÂricho 1.16n. sauveur : cf. v. 9n. Ð gaucher : litt. lie de la main droite, ce qui pourrait aussi signifier infirme de la main droite ; v. 16,21 ; le terme heÂbreu rappelle l'expression traduite par Benjaminite, cf. Gn 35.18n ; LXX ambidextre (cf. Jg 20.16 ; 1Ch 12.2). Ð un tribut : le terme correspondant est traduit par offrande en 6.18n ; Gn 4.3n ; par preÂsent en Gn 32.14ss ; voir aussi 1S 10.27 ; 2S 8.2,6 ; 1R 5.1 ; 2R 17.3s. une coudeÂe : heÂbreu gomed, unite de mesure (?) qui n'apparaõÃt nulle part ailleurs dans la Bible. Ð aÁ son coÃte droit : autre traduction sur sa cuisse droite (expression analogue v. 21 ; Ex 32.27). il renvoya : certains comprennent il raccompagna (cf. v. 19). Ð les gens : litt. le peuple. les Statues : sans doute un lieu-dit aÁ la frontieÁre entre Moab et Benjamin ; le terme habituellement traduit par statue pouvant s'appliquer aÁ n'importe quelle pierre tailleÂe, certains pensent qu'il s'agit des pierres dresseÂes au Guilgal, voir 2.1n ; Dt 11.30n. Ð Le roi dit : litt. il dit. Ð Silence ! meÃme interjection Am 6.10 ; 8.3 ; Ha 2.20 ; So 1.7 ; Za 2.17. chambre... aÁ l'eÂtage : le meÃme terme est traduit par chambre aux v. 23ss ; il deÂsigne habituellement une pieÁce construite sur le toit en terrasse des maisons. On le retrouve en 2S 19.1 ; 1R 17.19,23 ; 2R 4.10s ; 23.12 ; Es 38.8 ; Jr 22.13s ; Ps 104.3,13 ; Ne 3.31s ; 1Ch 28.11 ; 2Ch 3.9 ; 9.4 ; cf. Ac 1.13n. planta 4.21. lame : le mot heÂbreu correspondant peut aussi avoir le sens de flamme. Ð puis il sortit... : autre traduction possible : et l'eÂpeÂe ressortit par-derrieÁre. Le mot traduit par derrieÁre, tout comme celui qui sera rendu par vestibule au v. 23, n'apparaõÃt qu'ici dans l'A.T., et son sens est incertain ; on a aussi compris Ehoud sortit par la cour, ou par le trou (celui des latrines ou de l'aeÂration, v. 20,24n). satisfaire un besoin naturel : litt. se couvrir les pieds ou s'accroupir, cf. 1S 24.4. jusqu'aÁ n'y plus tenir : litt. jusqu'aÁ en avoir honte ; meÃme expression en 2R 2.17n ; 8.11n. $

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GueÂra, un Benjaminite, qui Âetait gaucher. Les IsraeÂlites envoyeÁrent par lui un tribut Áa EgloÃn, roi de Moab. | Ehoud se fit une ÂepeÂe Áa deux tranchants, longue d'une coudeÂe, et il la mit Áa sa ceinture sous ses veÃtements, Áa son coÃte droit. | Il preÂsenta le tribut Áa Eglo Ãn, roi de Moab ; or EgloÃn Âetait un homme treÁs gras. | Lorsqu'il eut acheve de preÂsenter le tribut, il renvoya les gens qui l'avaient apporteÂ. | Mais lui, il revint depuis les Statues qui sont preÁs du Guilgal, et il dit : O roi, j'ai un message secret pour toi. Le roi dit : Silence ! Et tous ceux qui Âetaient aupreÁs de lui sortirent. | Ehoud vint donc vers lui alors qu'il Âetait assis dans la chambre fraõÃche qui lui Âetait reÂserveÂe, Áa l'eÂtage. Ehoud dit : J'ai une parole de Dieu pour toi. Ãn se leva de son sieÁge. | Alors Ehoud avancËa la Eglo main gauche, tira l'eÂpeÂe de son coÃte droit et la lui planta dans le ventre. | La poigneÂe meÃme entra apreÁs la lame, et la graisse se referma sur la lame, car il ne retira pas l'eÂpeÂe du ventre ; puis il sortit par-derrieÁre. Ehoud sortit par le vestibule, apreÁs avoir ferme sur lui les portes de la chambre en tirant le verrou. | Quand il fut sorti, les gens de la cour du roi vinrent regarder et constateÁrent que les portes de la chambre Âetaient verrouilleÂes. Ils se dirent : Il est sans doute en train de satisfaire un besoin naturel dans la chambre fraõÃche. | Ils attendirent jusqu'aÁ n'y plus tenir ; comme il n'ouvrait toujours pas les portes de la chambre, ils prirent la clef et ouvrirent : leur maõÃtre Âetait Âetendu par terre, mort ! | Pendant qu'ils

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tardaient, Ehoud s'eÂtait Âechappe ; il passa les Statues et se sauva vers la SeÂira. | DeÁs qu'il fut arriveÂ, il sonna de la trompe dans la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm. Les IsraeÂlites descendirent avec lui de la montagne, et il se mit Áa leur teÃte. | Il leur dit : Suivez-moi, car le SEIGNEUR vous a livre les Moabites, vos ennemis. Ils descendirent derrieÁre lui, prirent les gueÂs du Jourdain en face de Moab et ne laisseÁrent passer personne. | En ce temps-laÁ, ils battirent environ dix mille hommes de Moab Ð ils Âetaient tous bien nourris, c'eÂtaient tous des hommes vaillants ; et pas un seul n'eÂchappa. | En ce jour, Moab fut humilie par IsraeÈl. Et le pays fut tranquille pendant quatre-vingts ans. Shamgar ApreÁs lui, il y eut Shamgar, fils d'Anath. Il battit six cents hommes des Philistins avec un aiguillon Áa búufs ; lui aussi sauva IsraeÈl.

DeÂbora et Baraq  Les Israe lites firent encore ce qui deÂplaisait au 4 2 SEIGNEUR Ð Ehoud  etait mort. | Le SEIGNEUR les vendit alors Áa YabõÃn, roi de Canaan, qui reÂgnait Áa Hatsor. Le geÂneÂral de son armeÂe Âetait Sisera. 3 Il habitait Á a Harosheth-Goyim. | Les IsraeÂlites crieÁrent vers le SEIGNEUR, car YabõÃn avait neuf cents chars de fer ; il opprimait avec violence les IsraeÂlites depuis vingt ans. 4 En ce temps-laÁ, DeÂbora, une propheÂtesse, femme 5 de Lappidoth,  etait juge en IsraeÈl. | Elle Âetait assise sous le palmier de DeÂbora, entre Rama et Beth-El, dans la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm ; les IsraeÂ6 lites montaient la voir la Á pour le jugement. | Elle fit appeler Baraq, fils d'Abinoam, de QeÂdesh-Nephtali, et elle lui dit : Le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl, t'a 26

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s'eÂtait eÂchappe et se sauva traduisent le meÃme verbe heÂbreu ; cf. v. 29. Ð Statues v. 19n. Ð SeÂira : il s'agit peut-eÃtre de la reÂgion au nord de JeÂricho. il sonna de la trompe 6.34 ; Jr 4.5. Ð la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm, au nord de Benjamin, 4.5 ; 10.1 ; 17.1 ; 18.13 ; 19.1,16 ; Jos 17.15 ; 19.50 ; 20.7 ; 21.21. Suivez-moi : litt. poursuivez (vos ennemis) derrieÁre moi. Ð vous a livreÂ... 4.7,14 ; 7.9,14s. Ð gueÂs du Jourdain 7.24 ; 12.5s ; Jos 2.7. En ce temps-laÁ : autre traduction aÁ ce moment-laÁ ; cf. 12.6. Ð bien nourris : litt. gras. V. 11+. Ð humilie par IsraeÈl : litt. humilie sous la main d'IsraeÈl. Voir aussi 2S 23.8-12. Ð ApreÁs lui : cf. 4.1. Ð Shamgar : cf. 5.6. Ð Anath : cf. 1.33. Ð Philistins : cf. 13.1+. 2.11+. Ð Ehoud 3.15-30. 2.14+. Ð YabõÃn / Hatsor 4.17,23s ; cf. Jos 11.1-14 ; 12.19 ; 19.36. Ð Sisera : cf. 5.28-30 ; 1S 12.9 ; Ps 83.10. Ð Harosheth-Goyim : « ForeÃt (?) des Nations », peut-eÃtre au sud-est de HaõÈfa. crieÁrent vers le SEIGNEUR 3.9+ (verbe synonyme et phoneÂtiquement proche). Ð chars de fer 1.19+. DeÂbora : son nom signifie abeille (comme en 14.8). Ð propheÂtesse : cf. v. 14 ; 5.1ss ; Ex 15.20s ; 2R 22.14 ; Ne 6.14 ; voir aussi 1S 2.1-10 ; Lc 1.46-55 ; 2.36-38. Ð Lappidoth signifie torches (cf. 4.6n). Ð eÂtait juge : voir 3.10n. palmier de DeÂbora : cf. Gn 35.8. Ð Rama de Benjamin, au nord de JeÂrusalem, Jos 18.25 ; Jr 31.15. Ð la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm 3.27+. Ð jugement : le mot heÂbreu correspondant, qui peut aussi avoir le sens de droit ou d'eÂquiteÂ, est apparente aÁ celui qui deÂsigne les juges (2.16n). Baraq signifie eÂclair ; cf. v. 4n ; 5.12,15 ; He 11.32s. Ð QeÂdeshNephtali Jos 12.22 ; 19.37 ; 21.32. Ð t'a donne cet ordre : litt. ne t'a-t-il pas ordonne ? Cf. v. 14n. Ð dirige-toi : traduction incertaine ; meÃme verbe au v. 7 (attirer) ; en 5.14 il est traduit par tenir (le baÃton du scribe) ; en 20.37 par se porter en avant. On lui a aussi donneÂ, ici, le sens de recruter (des hommes de guerre). Ð le mont Tabor, aÁ la frontieÁre de Nephtali et de Zabulon, cf. Jos 19.22. Ð dix mille hommes v. 10,14.

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j'attirerai ou je dirigerai, voir v. 6n. Ð l'oued QishoÃn : cours d'eau qui coule au pied du Carmel et se jette dans la MeÂditerraneÂe au nord de HaõÈfa ; cf. v. 13 ; 5.21 ; Jos 19.11n ; 1R 18.40 ; Ps 83.10. Si tu viens : litt. si tu vas, de meÃme dans la suite. Ð LXX ajoute aÁ la fin du v. car je ne sais pas le jour ouÁ l'ange du Seigneur m'accordera le succeÁs, cf. v. 14. honneur : le terme heÂbreu est aussi traduit par dignite (Ex 28.2), splendeur (Es 60.7), parure (Ez 16.17). Ð une femme v. 17ss ; cf. 9.53s ; Judith 9.10s : « Frappe par mes leÁvres trompeuses l'esclave aÁ coÃte du chef et le chef aÁ coÃte de son serviteur ; broie leur haute taille par une main de femme. Car ta force n'est pas dans le nombre, ni ta puissance dans les forts, mais tu es le Dieu des humbles, le secours des petits, le deÂfenseur des faibles, le protecteur des abandonneÂs, le sauveur des deÂsespeÂreÂs. » Ð vendra 2.14+. Ð alla : litt. se leva et alla. appela ou convoqua (de meÃme au v. 13) ; le verbe heÂbreu correspondant est traduit par crier en 3.9+. Ð Nephtali / QeÂdesh v. 6+. 1.16+ ; cf. 4.17ss ; 5.24 ; voir aussi 1S 15.6. Au lieu du nom propre HeÂber, certains comprennent un clan caõÈnite (ou qeÂnite). Ð de CaõÈn, c.-aÁ-d. des autres CaõÈnites ou QeÂnites ; cf. Gn 4.1n ; Nb 24.21-24. Ð Hobab Nb 10.29. Ð TsaannaõÈm ou, selon une autre lecture traditionnelle, Tsaanannim, comme en Jos 19.33. appela v. 10n. Ð au QishoÃn : litt. aÁ l'oued QishoÃn, cf. v. 7n. Ð chars de fer v. 3. Ð les hommes : litt. le peuple. C'est le SEIGNEUR... : litt. le SEIGNEUR ne sort-il pas devant toi ? v. 6n ; 2.15n. Ð dix mille hommes v. 6+. Cf. Ex 14.24. Ð ses troupes : litt. le camp. Ð et ils furent passeÂs au fil de l'eÂpeÂe : litt. aÁ bouche d'eÂpeÂe ; certains suppriment cette expression, pensant qu'elle est due aÁ une erreur de copie (on aurait recopie deux fois l'expression du v. 16). Dans cette perspective il faudrait lire frappa de panique... devant Baraq. Cf. Nb 21.35. Ð tombeÁrent au fil de l'eÂpeÂe : cf. Lc 21.24 ; He 11.34 ; voir aussi Jos 6.21+. V. 9+,11 ; 5.6,24. Ð de HeÂber, le CaõÈnite : autre traduction du clan des CaõÈnites ; cf. v. 11n. $

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donne cet ordre : « Va, dirige-toi vers le mont Tabor, et prends avec toi dix mille hommes des fils de Nephtali et des fils de Zabulon ; | j'attirerai vers toi, Áa l'oued Qisho Ãn, Sisera, geÂneÂral de l'armeÂe de YabõÃn, avec ses chars et sa multitude, et je te le livrerai. » | Baraq lui dit : Si tu viens avec moi, j'irai ; mais si tu ne viens pas avec moi, je n'irai pas. | Elle reÂpondit : J'irai avec toi ; mais tu n'auras Á tu t'engages, car c'est pas d'honneur dans la voie ou Áa une femme que le SEIGNEUR vendra Sisera. Puis DeÂbora alla avec Baraq Áa QeÂdesh. | Baraq appela Zabulon et Nephtali Áa QeÂdesh ; une dizaine de milliers d'hommes monteÁrent sur ses pas ; DeÂbora aussi monta avec lui. HeÂber, le CaõÈnite, s'eÂtait seÂpare de CaõÈn, des fils de Hobab, beau-peÁre de MoõÈse, et il Âetait alle jusqu'au teÂreÂbinthe qui est Áa TsaannaõÈm, preÁs de QeÂdesh, pour y dresser sa tente. On informa Sisera que Baraq, fils d'Abinoam, Âetait monte au mont Tabor. | Depuis HaroshethGoyim, Sisera appela au QishoÃn tous ses chars, neuf cents chars de fer, et tous les hommes qui Âetaient avec lui. | Alors DeÂbora dit Áa Baraq : LeÁve-toi, car c'est aujourd'hui que le SEIGNEUR t'a livre Sisera. C'est le SEIGNEUR lui-meÃme qui se met en campagne devant toi. Baraq descendit donc du mont Tabor, avec dix mille hommes derrieÁre lui. | Le SEIGNEUR frappa de panique Sisera, tous ses chars et toutes ses troupes, et ils furent passeÂs au fil de l'eÂpeÂe devant Baraq. Sisera descendit de son char et s'enfuit Áa pied. | Baraq poursuivit les chars et les troupes jusqu'aÁ Harosheth-Goyim ; toutes les troupes de Sisera tombeÁrent au fil de l'eÂpeÂe : il n'en resta pas un seul homme. Sisera s'enfuit Áa pied vers la tente de YaeÈl, femme de HeÂber, le CaõÈnite ; car il y avait la paix entre

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YabõÃn, roi de Hatsor, et la maison de HeÂber, le CaõÈnite. | YaeÈl sortit Áa la rencontre de Sisera et lui dit : Entre, mon seigneur, entre chez moi, n'aie pas peur. Il entra chez elle, dans la tente, et elle le recouvrit d'une couverture. | Il lui dit : Donne-moi, je te prie, un peu d'eau Áa boire, j'ai soif. Elle ouvrit l'outre Áa lait, lui donna Áa boire et le recouvrit. | Il lui dit encore : Tiens-toi Áa l'entreÂe de la tente ; si quelqu'un vient te demander : « Y a-t-il quelqu'un ici ? », tu reÂpondras : « Non. » | YaeÈl, femme de HeÂber, saisit un pieu de la tente, prit le marteau, s'approcha de lui furtivement et lui planta le pieu dans la tempe ; il peÂneÂtra dans la terre. Il Âetait profondeÂment endormi, accable de fatigue ; c'est ainsi qu'il mourut. | Comme Baraq poursuivait Sisera, YaeÈl sortit Áa sa rencontre et lui dit : Viens, je te montrerai l'homme que tu cherches. Il entra chez elle : Sisera gisait mort, le pieu dans la tempe. En ce jour-laÁ Dieu humilia YabõÃn, roi de Canaan, devant les IsraeÂlites. | Les IsraeÂlites intensifieÁrent leur pression contre YabõÃn, roi de Canaan, jusqu'aÁ ce qu'ils aient retranche YabõÃn, roi de Canaan. Le chant de DeÂbora En ce jour-laÁ, DeÂbora chanta avec Baraq, fils d'Abinoam : Quand on deÂfait sa chevelure en IsraeÈl, quand un peuple se porte volontaire, beÂnissez le SEIGNEUR (YHWH) ! Rois, Âecoutez ! Princes, preÃtez l'oreille ! Moi, pour le SEIGNEUR, oui, moi, je chanterai ; je chanterai un psaume pour le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl.

Entre : litt. deÂtourne-toi, fais un deÂtour. 5.25 ; cf. Gn 24.17. Cf. 3.21n ; 5.26. Ð peÂneÂtra : traduction incertaine ; le verbe heÂbreu correspondant est traduit par sauter en 1.14n. Ð profondeÂment endormi : autre traduction frappe de torpeur, cf. Gn 2.21n ; Dn 8.18. 22 Cf. 3.25. 23 YabõÃn v. 2+.  lites... : litt. la main des fils d'IsraeÈl devint (de plus en 24 Les Israe plus) dure sur YabõÃn.

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1 Cf. Ex 15 ; l'ensemble du poeÁme preÂsente de nombreuses difficulteÂs de traduction. on deÂfait sa chevelure : le sens de l'heÂbreu est incertain ; il pourrait s'agir d'un rite associe aÁ la guerre, eÂvoquant une conseÂcration totale des combattants (cf. v. 18 ; 9.17 ; 13.5) et peut-eÃtre plus particulieÁrement des chefs (cf. 5.9,15 ; voir Dt 32.42n) ; autre traduction possible quand on a recouvre la liberteÂ. je chanterai (ou je jouerai) un psaume : sur le verbe heÂbreu correspondant, voir Ps 7.18n ; 47.7 ; 75.10 ; 81.2 ; 1Ch 16.9. Cf. v. 20s ; Dt 33.2 ; 2S 22.8 ; Ha 3.3 ; Ps 68.8s. Ð SeÂir ou Edom, au sud de la mer Morte (Gn 14.6n ; 25.25n). les montagnes : cf. Es 44.23 ; 49.13. Ð se liqueÂfieÁrent : litt. couleÁrent ; LXX a lu crouleÁrent, comme en Es 63.19 ; 64.2 ; cf. Ex 19.16-18 ; 1R 19.11s ; Ha 3.6 ; Ps 29.3-9 ; 46.4 ; 68.9 ; 77.18s ; 97.3-5 ; He 12.26. Ð ce SinaõÈ... : autre traduction possible devant le SEIGNEUR (YHWH), celui du SinaõÈ (voir noms divins). Shamgar, fils d'Anath 3.31. Ð aux jours de YaeÈl : certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour traduire aux jours du joug (eÂtranger) 4.17+. Ð eÂtaient abandonneÂs : litt. avaient cesseÂ, de meÃme au v. 7 ; il faut sans doute comprendre que le trafic des caravanes dans les valleÂes avait eÂte interrompu par l'oppression cananeÂenne. Ð les voyageurs : litt. ceux qui allaient (sur) les routes ; cf. Es 33.8. Les villes ouvertes (c.-aÁ-d. sans murailles) : traduction incertaine,

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SEIGNEUR, quand tu sortis de SeÂir, quand tu t'avancËas depuis le pays d'Edom, la terre trembla, le ciel ruissela, les nuages ruisseleÁrent d'eau ; les montagnes se liqueÂfieÁrent devant le SEIGNEUR Ð ce SinaõÈ, devant le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl. Aux jours de Shamgar, fils d'Anath, aux jours de YaeÈl, les sentiers Âetaient abandonneÂs, et les voyageurs prenaient des sentiers deÂtourneÂs. Les villes ouvertes avaient disparu en IsraeÈl, elles avaient disparu, jusqu'aÁ ce que tu te leÁves, DeÂbora, que tu te leÁves comme une meÁre en IsraeÈl. On avait choisi de nouveaux dieux : alors la guerre Âetait aux portes des villes ; voyait-on un bouclier, une lance, pour quarante phratries en IsraeÈl ? Mon cúur va aux commandants d'IsraeÈl, aux gens du peuple qui se sont porteÂs volontaires. BeÂnissez le SEIGNEUR ! Vous qui montez des Ãanesses blanches, vous qui Ãetes assis sur des tapis, vous qui marchez sur la route, reÂfleÂchissez ! Que par leurs cris les porteurs d'eau, entre les abreuvoirs, ceÂleÁbrent ce que le SEIGNEUR a fait pour la justice, ce qu'il a fait pour la justice Áa la teÃte d'IsraeÈl ! Alors le peuple du SEIGNEUR est descendu aux portes des villes. Eveille-toi, Âeveille-toi, DeÂbora ! Eveille-toi, Âeveille-toi, entonne un chant !

d'apreÁs quelques teÂmoins anciens qui lisent ici le meÃme mot qu'en Dt 3.5+ ; autres traductions possibles : le commandement, la vaillance ou la liberte (avait disparu...) ; cf. Jg 5.6n ; meÃme terme v. 11n ; un terme apparente est traduit par chefs en Ha 3.14. Ð que tu te leÁves : autre traduction possible que je me leÁve. Traduction incertaine. Ð nouveaux dieux Dt 32.17. Ð des villes : sous-entendu dans le texte, cf. Dt 16.18n. Ð voyait-on... : autre traduction on ne voyait pas un bouclier, pas une lance... ; cf. 1S 13.19-22. Ð quarante phratries : autres traductions possibles quarante contingents ; quarante mille hommes ; sur l'ambiguõÈte du terme, voir 6.15n ; Nb 1.16n ; Jos 4.13n ; Mi 5.1n. V. 2n. Ð commandants : forme leÂgeÁrement diffeÂrente au v. 14 ; cf. Es 33.22n. des aÃnesses blanches (ou fauves) : les aÃnes eÂtaient alors les montures de personnages importants, cf. 10.4+ ; Gn 49.11 ; Nb 22.21ss. Ð reÂfleÂchissez : autre traduction racontez ; certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire chantez. les porteurs d'eau : traduction incertaine (litt. les distributeurs ?) ; autres possibiliteÂs les bergers ; les archers ; ceux qui reÂpartissent le butin ; autre traduction plus fort que les cris des porteurs d'eau... qu'on ceÂleÁbre... Ð ce que le SEIGNEUR a fait pour la justice : pluriel du mot habituellement traduit par justice ; autres traductions les exploits, les hauts faits, les victoires du SEIGNEUR ; 2.7 ; Es 33.15n ; Jr 51.10n ; Ez 3.20+ ; Mi 6.5n ; Ps 103.6n ; Dn 9.16,18. Ð ce qu'il a fait... aÁ la teÃte : autres traductions ce que son commandement (ou ses chefs, ou encore sa puissance) a fait pour la justice en IsraeÈl ; ses victoires pour les villes ouvertes d'IsraeÈl (cf. v. 7n) ; il a libeÂre IsraeÈl, il a mis IsraeÈl au large. Ð aux portes des villes : litt. aux portes, cf. Gn 22.17n ; Dt 16.18n ; Ps 127.5. V. 1 ; 4.4n,6n. Ð entonne : le verbe heÂbreu (litt. parle) fait assonance avec le nom de DeÂbora. Ð EmmeÁne tes captifs : autres traductions rameÁne tes captifs ; reÂtablis ta situation ; cf. Dt 30.3n ; certains, d'apreÁs Syr , modifient leÂgeÁrement le texte heÂbreu traditionnel pour lire emmeÁne captif celui qui te tient captif. $

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LeÁve-toi, Baraq ! EmmeÁne tes captifs, fils d'Abinoam ! 13

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Alors des survivants sont descendus vers les braves, le peuple du SEIGNEUR est descendu pour lui Áa la rencontre des heÂros. D'EphraõÈm, la racine meÃme est en Amalec. DerrieÁre toi, Benjamin est parmi tes troupes. De Makir, des commandants sont descendus, et de Zabulon ceux qui tiennent le baÃton du scribe. Les princes d'Issacar sont avec DeÂbora. Issacar tient pour Baraq ; il a Âete envoye sur ses pas dans la valleÂe. PreÁs des ruisseaux de Ruben, grandes furent les reÂsolutions du cúur ! Pourquoi es-tu reste entre les parcs Áa Âecouter le sifflement des bergers ? AupreÁs des ruisseaux de Ruben, grandes furent les reÂsolutions du cúur ! Galaad est reste en Transjordanie. Pourquoi Dan seÂjourne-t-il preÁs des bateaux ? Aser est assis au bord de la mer, il est reste aupreÁs de ses brisants. Zabulon est un peuple qui a affronte la mort, et Nephtali de meÃme, sur les hauteurs de la campagne. Les rois sont venus, ils ont combattu ; alors les rois de Canaan ont combattu Áa Taanak, aux eaux de Meguiddo ; ils n'en ont tire aucun gain d'argent. Du ciel les Âetoiles ont combattu, de leurs routes elles ont combattu Sisera. Texte obscur. La traduction, conjecturale, s'appuie notamment sur certains mss de LXX ; le texte heÂbreu traditionnel porte, notamment, dominer au lieu de descendre et pour moi au lieu de pour lui. Le mot traduit par des survivants (ou un survivant) est aussi le nom propre d'une famille et d'un village de Zabulon (Sarid, cf. Jos 19.10,12 ; ou SeÂred, Gn 46.14 ; Nb 26.26). Ð heÂros : autres traductions hommes vaillants ; guerriers ; meÃmes possibiliteÂs au v. 23. EphraõÈm Jos 16. Ð la racine meÃme est en Amalec, ou peut-eÃtre contre Amalec ; certains modifient le texte heÂbreu traditionnel en lisant le commandement au lieu de la racine ; d'apreÁs des versions anciennes, d'autres lisent dans la valleÂe au lieu de en Amalec ; en tout cas la traduction est incertaine (cf. 3.13+ ; voir 12.15n). Ð Benjamin Jos 18.11-28. Ð tes troupes : litt. tes peuples. Ð Makir, clan de Manasse (Gn 50.23n) ; habituellement situe en Transjordanie (Nb 26.29+ ; 32.39 ; Jos 17.1ss), il apparaõÃt ici parmi des tribus cisjordaniennes. Ð des commandants : cf. v. 9n ; autre traduction le baÃton de commandement, Gn 49.10n. Ð Zabulon 1.30. Ð ceux qui tiennent... : on a aussi compris : des recruteurs, avec le baÃton... ; cf. 4.6n. Le mot traduit par baÃton est rendu par sceptre en Gn 49.10 ; au lieu de baÃton du scribe on a aussi compris baÃton de commandement ; sceptre de bronze. ruisseaux : cf. Jb 20.17 ; autre traduction divisions (terme voisin en 2Ch 35.5) ; meÃme possibilite au v. 16. Ð reÂsolutions (ou, peut-eÃtre, interrogations) du cúur : cf. v. 16 ; on comprend habituellement cette expression dans un sens ironique (en fait Ruben n'a pas participe aÁ la guerre), en paralleÁle avec les reproches du v. 17. entre les parcs : traduction incertaine ; on a aussi compris entre les deux charges du baÃt ; assis sur ton arrieÁre-train ; cf. Gn 49.14n ; voir aussi Ps 68.14. Ð des bergers : litt. des troupeaux ; autre traduction les fluÃtes des bergers. V. 15n. Ð Galaad 11.1n ; Gn 31.21n ; Nb 32.1. Ð en Transjordanie : cf. 7.25n ; 10.8 ; Nb 22.1n ; 32.19n ; Dt 1.1n ; Jos 1.14n. Ð seÂjournet-il : le verbe heÂbreu est geÂneÂralement utilise pour qualifier le seÂjour d'un immigre dans un pays ou un lieu eÂtranger ; cf. 17.7n ; Ex 12.48n. Ð preÁs des bateaux ou sur des bateaux, allusion obscure ; certains ont suppose que des Danites servaient comme

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Le QishoÃn les a balayeÂs, Ãn. l'oued des temps anciens, le Qisho Que je les Âecrase avec vigueur ! Alors les sabots des chevaux ont retenti, au galop effreÂne de ses Âetalons. Maudissez MeÂroz, dit le messager du SEIGNEUR, maudissez ses habitants ! Car ils ne sont pas venus au secours du SEIGNEUR, au secours du SEIGNEUR, parmi les heÂros. BeÂnie soit entre les femmes YaeÈl, femme de HeÂber, le CaõÈnite ! BeÂnie soit-elle entre les femmes qui habitent sous la tente ! Il demandait de l'eau, elle a donne du lait ; dans la coupe des braves elle a preÂsente du lait fermenteÂ. D'une main elle a saisi le pieu, de sa main droite le marteau des travailleurs ; elle a frappe Sisera, elle lui a fendu la teÃte, elle lui a fracasse et transperce la tempe. A ses pieds il s'est affaisseÂ, il est tombeÂ, il s'est coucheÂ. A ses pieds il s'est affaisseÂ, il est tombe ; Á il s'est affaisseÂ, laÁ il est tombeÂ, aneÂanti. laÁ ou Par la feneÃtre, Áa travers les persiennes, la meÁre de Sisera regarde et s'exclame : Pourquoi son char tarde-t-il Áa venir ? Pourquoi ses chars vont-ils si lentement ? Les plus sages d'entre ses princesses lui reÂpondent, elle-meÃme se dit : à trouver du butin, ils le partagent... Ils ont du Une fille, deux filles par teÃte de guerrier ; marins sur des vaisseaux pheÂniciens ; cf. Gn 49.13 (sur Dan, cf. 18.1s ; Jos 19.40-51). Ð Aser Jos 19.24-31. Ð aupreÁs de (ou sur) ses brisants ou ses ports, traduction incertaine ; le terme heÂbreu correspondant n'apparaõÃt qu'ici. a affronte la mort : litt. a meÂprise (le verbe correspondant est habituellement traduit par deÂshonorer, outrager, cf. 8.15) sa vie pour mourir. Ð Nephtali 4.6 ; Jos 19.32-39. Ð sur les hauteurs : heÂbreu meromeÂ, cf. Jos 11.5-9 ; voir aussi 2S 1.21. Taanak / Meguiddo, villes cananeÂennes au sud de la plaine de JizreÂel 1.27 ; Jos 12.21 ; 17.11s ; cf. Ap 16.16n. Ð ils n'en ont tireÂ... : c.-aÁ-d. ils n'ont pas pris de butin. Les eÂtoiles sont associeÂes aÁ la pluie dans certains textes de l'Orient ancien ; voir aussi Jos 10.13. Ð de leur routes : sur ce sens, cf. 20.31s ; le terme pourrait aussi eÂvoquer ici une rampe d'assaut comme celles que les assaillants construisaient pour prendre une ville assieÂgeÂe. QishoÃn 4.7n ; cf. Gn 26.17n. Ð Que je les eÂcrase : litt. pieÂtine, mon eÃtre ! (Gn 1.20n). On pourrait aussi comprendre que je marche avec vigueur ou que je pieÂtine leur vigueur. Traduction incertaine : LXX alors ont eÂte trancheÂs (ou entraveÂs, selon d'autres mss) les jarrets du cheval (cf. Jos 11.6,9). Ð galop : autre traduction piaffement ; terme apparente en Na 3.2. Ð eÂtalons : sur le terme correspondant, voir Gn 49.24n. MeÂroz : probablement une localite au sud de QeÂdesh-Nephtali. Ð le messager (ou l'ange ) du SEIGNEUR 2.1n. Ð au secours : autre traduction aÁ l'aide. BeÂnie soit... : cf. Lc 1.42 ; Judith 13.18 : « BeÂnie sois-tu, ma fille (Judith), par le Dieu treÁs haut, plus que toutes les femmes qui sont sur la terre, et beÂni soit le Seigneur Dieu... qui t'a conduite pour blesser aÁ la teÃte le chef de nos ennemis (Holopherne). » Ð YaeÈl 4.17+. la coupe des braves ou des magnifiques, des princes ; cf. v. 13 ; 4.19. Ð du lait fermente Gn 18.8n. Cf. 4.21. Ð Les termes traduits par marteau et a frappe sont apparenteÂs. A ses pieds : autre traduction entre ses jambes. persiennes Pr 7.6. Ð ses chars : litt. les pas de ses chars. Ils ont duÃ... : litt. n'ont-ils pas trouveÂ... ? Ð Une fille... : litt. une $

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butin : des veÃtements de couleur pour Sisera ; butin : des veÃtements de couleur, brodeÂs, un veÃtement de couleur, deux veÃtements brodeÂs pour le cou des captives. Que tous tes ennemis disparaissent ainsi, SEIGNEUR ! Ceux qui l'aiment sont comme le soleil, quand il paraõÃt dans sa puissance. Et le pays fut tranquille pendant quarante ans.

MadiaÃn opprime IsraeÈl 6 Les IsraeÂlites firent ce qui deÂplaisait au SEIa MadiaÃn pour sept GNEUR ; le SEIGNEUR les livra Á 2 ans. | Madia Ãn fit sentir son pouvoir Áa IsraeÈl. C'est Áa cause de MadiaÃn que les IsraeÂlites ameÂnageÁrent dans les montagnes les crevasses, les grottes et les 3 endroits escarpe Âs. | Quand IsraeÈl avait semeÂ, Ma4 dia Ãn, Amalec et les fils de l'Orient l'attaquaient. | Ils dressaient leur camp contre lui, deÂtruisaient la production du pays jusque vers Gaza et ne laissaient en IsraeÈl ni vivres, ni petit beÂtail, ni búufs, ni Ãanes. | 5 Quand ils se mettaient en campagne avec leurs troupeaux et leurs tentes, ils arrivaient comme une multitude de criquets : ils Âetaient innombrables, eux et leurs chameaux ; ils venaient dans le pays pour le ravager. 6 IsraeÈl fut treÁs affaibli par MadiaÃn, et les IsraeÂ7 lites crie Árent vers le SEIGNEUR. | Lorsque les IsraeÂlites crieÁrent vers le SEIGNEUR au sujet de 8 Madia Ãn, | le SEIGNEUR envoya un propheÁte aux IsraeÂlites. Il leur dit : Ainsi parle le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl : Je vous ai fait monter d'Egypte et 9 je vous ai fait sortir de la maison des esclaves. | Je vous ai deÂlivreÂs de la main des Egyptiens et de la main de tous vos oppresseurs ; je les ai chasseÂs 10 devant vous et je vous ai donne  leur pays. | Je vous ai dit : « Je suis le SEIGNEUR (YHWH), votre matrice, deux matrices par teÃte d'homme. Ð des captives : litt. du butin ; certains modifient la vocalisation traditionnelle de l'heÂbreu de facËon aÁ lire pour son cou, pour mon cou ou pour le cou du pilleur. 31 Que tous tes ennemis... Ps 9.4,6 ; 92.10. Ð disparaissent : autre traduction peÂrissent. Ð Ceux qui l'aiment... : autre traduction que ceux qui l'aiment soient... Ð comme le soleil... 2S 23.4 ; Dn 12.3 ; Mt 13.43 ; 1Co 15.41ss ; Ap 1.16. Ð le pays fut tranquille... 3.11+.

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 d'IsraeÈl 1 V. 13 ; 2.11+,14. Ð MadiaÃn, peuple nomade parfois allie (Gn 25.2n ; Ex 2.15-22 ; 3.1 ; 18.1-12 ; Nb 10.29-32), ici ennemi (Nb 22.4,7 ; 25.6-18 ; 31.1-18 ; Jos 13.21). Cf. 10.8s ; 1S 13.6 ; He 11.38. Ð fit sentir son pouvoir : cf. 3.10n. Ð les endroits escarpeÂs : autre traduction les forteresses, cf. 1S 22.4n. V. 33 ; 7.12. Ð Amalec 3.13+. Ð fils de l'Orient : terme geÂneÂrique qui s'applique aÁ divers peuples nomades aÁ l'est d'IsraeÈl ; cf. 7.12 ; 8.10 ; Gn 29.1n ; Nb 23.7 ; Ez 25.4,10 ; Jb 1.3n. Ð l'attaquaient : litt. montaient sur lui. jusque vers : litt. jusqu'aÁ ce que tu arrives aÁ, de meÃme en 11.33. Ð Gaza : la plus meÂridionale des 5 villes de Philistie, preÁs de la MeÂditerraneÂe. criquets cf. 7.12 ; Jr 46.23 ; Jl 1.4±2.11 ; Am 7.1s ; Na 3.15. affaibli : cf. v. 15 ; 10.9 ; Ps 38.9 ; 2Ch 13.18 ; 28.19. Ð crieÁrent 3.9+. envoya un propheÁte ... : litt. envoya aux fils d'IsraeÈl un homme, un propheÁte ; cf. v. 11-22 ; 2.1 ; 13.2-24. Sur le contenu du message, voir aussi 2.1-5,12 ; 10.11-14 ; 1S 2.27-36 ; 10.18s ; Es 1.2s ; 5.1-7 ; Os 2.4-15 ; Am 2.6-16 ; 3.1s. Ð monter d'Egypte Gn 12.10n. Ð la maison des esclaves Ex 13.3+ ; Dt 5.6+ ; Jos 24.17s. Cf. 2.18 ; Ex 3.17 ; 14.30 ; 1S 10.18. Ð des Egyptiens : autre traduction de l'Egypte. Je suis le SEIGNEUR... (voir noms divins) Ex 20.2 ; Lv 18.2,30 ; 19.2,4 etc. Ð Voir crainte . Ð dieux des Amorites : cf. 2.12n ; voir

Dieu. Vous ne craindrez pas les dieux des Amorites dont vous habitez le pays. » Mais vous ne m'avez pas ÂecouteÂ.

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Dieu charge GeÂdeÂon de sauver IsraeÈl Puis le messager du SEIGNEUR vint s'asseoir sous le teÂreÂbinthe d'Ophra, qui appartenait Áa Joas l'Abiezrite. GeÂdeÂon, son fils, battait du froment au pressoir pour le mettre Áa l'abri de MadiaÃn. Le messager du SEIGNEUR lui apparut et lui dit : Le SEIGNEUR est avec toi, vaillant guerrier ! | GeÂdeÂon lui dit : Pardon, mon seigneur, mais si le SEIGNEUR est avec nous, pourquoi tout cela nous est-il arrive ? Á sont tous ses actes Âetonnants que nos peÁres nous Ou racontent, quand ils disent : « Le SEIGNEUR ne nous a-t-il pas fait monter d'Egypte ? » Maintenant, le SEIGNEUR nous a deÂlaisseÂs, il nous a livreÂs Áa MadiaÃn ! Le SEIGNEUR se tourna vers lui et dit : Va, avec cette force que tu as ; tu sauveras IsraeÈl de la main de MadiaÃn ; n'est-ce pas moi qui t'envoie ? | Il lui reÂpondit : Pardon, mon seigneur, mais avec quoi sauverais-je IsraeÈl ? Ma phratrie est la plus faible en ManasseÂ, et je suis le plus petit dans ma famille ! Le SEIGNEUR lui dit : Je serai avec toi, et tu battras MadiaÃn comme un seul homme. | Il lui reÂpondit : Si j'ai trouve graÃce Áa tes yeux, je t'en prie, montre-moi par un signe que c'est bien toi qui me parles. | Ne bouge pas d'ici, je t'en prie, jusqu'aÁ ce que je revienne aupreÁs de toi, que j'apporte mon offrande et que je la deÂpose devant toi. Il dit : Je resterai jusqu'aÁ ce que tu reviennes. GeÂdeÂon alla preÂparer un chevreau et fit avec un Âepha de farine des pains sans levain. Il mit la viande dans une corbeille et le jus dans un pot, puis il les lui apporta sous le teÂreÂbinthe. | Le messager de Dieu lui dit : Prends la viande et les pains sans Gn 10.16n ; Jos 24.15. Ð pas eÂcoute 2.2+. Cf. Ex 3 ; 1S 3 ; Es 6 ; Jr 1 ; Am 7.14s. Ð le messager (ou l'ange ) du SEIGNEUR 2.1n ; cf. 6.14,16,20-23. Ð teÂreÂbinthe : cf. v. 19 ; 4.5 ; 9.6,37n ; Gn 12.6 ; 13.18 ; 18.1 ; 21.33 ; 35.4,8 ; Jos 24.26 ; 1S 14.2 ; 22.6 ; 1R 13.14. Ð Ophra en Manasse (8.32), au nord de Sichem, aÁ ne pas confondre avec l'Ophra de Benjamin (Jos 18.23). Ð l'Abiezrite : c.-aÁ-d. d'Abi-Ezer, cf. v. 24 ; Jos 17.2n. Ð GeÂdeÂon He 11.32s. Ð Le pressoir eÂtait sans doute taille dans le rocher, aÁ l'abri des regards de MadiaÃn ; on battait habituellement le ble sur une aire exposeÂe au vent, et par conseÂquent visible de loin. Le SEIGNEUR est avec toi : cf. v. 16+,23ns ; Dt 2.7 ; Rt 2.4 ; 2Ch 15.2 ; Lc 1.26-28 ; 2Th 3.16. Ð vaillant guerrier 11.1 ; Jos 1.14 ; 6.2 ; 8.3 ; 10.7 ; Rt 2.1n. monter d'Egypte v. 8 ; 2.1+. Ð nous a livreÂs : expression leÂgeÁrement diffeÂrente du v. 1 : ici litt. dans la paume de MadiaÃn, laÁ dans la main. Cf. 8.22 ; 9.17. Ð Le SEIGNEUR : cf. le messager du SEIGNEUR au v. 11+. Cf. Ex 3.11 ; 1S 9.21 ; 1R 3.7 ; Jr 1.6 ; voir aussi Gn 21.12 ; 25.23 ; 37.7 ; 48.19 ; 1S 10.17-24 ; 16.1-13 ; Mt 19.30 ; 1Co 1.26-31. Ð phratrie : le mot est aussi traduit par millier ; voir 5.8n ; Nb 1.16n ; Mi 5.1n. Ð le plus petit ou le cadet, cf. Gn 25.23. Ð ma famille : autre traduction la maison de mon peÁre. Je serai avec toi cf. v. 12+ ; 2.18 ; comme en Ex 3.12n ; voir aussi Gn 26.3,24 ; 28.15 ; 31.3 ; Dt 31.23 ; Jos 1.9 ; 3.7 ; Es 41.10 ; Jr 1.8. Voir graÃce . Ð montre-moi... : litt. tu feras pour moi un signe que tu parles avec moi ; cf. v. 21,36-40 ; Gn 15.8 ; Ex 4.1-9 ; 33.16 ; 1R 13.3 ; 2R 20.8-11 ; Es 7.10-14 ; Mt 12.38+. offrande : le terme heÂbreu peut s'appliquer aussi bien aÁ un sacrifice religieux qu'aÁ un preÂsent profane, cf. 3.15nss ; 13.15-19n ; Gn 4.3n ; voir aussi Gn 18.3-7. pains sans levain : cf. Ex 12.8ss ; Lv 2.5. 13.19. $

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levain, deÂpose-les sur ce rocher et reÂpands le jus. Il fit ainsi. | Le messager du SEIGNEUR avancËa l'extreÂmite du baÃton qu'il avait Áa la main et toucha la viande et les pains sans levain. Alors du rocher monta un feu qui deÂvora la viande et les pains sans levain. Et le messager du SEIGNEUR disparut de sa vue. | GeÂdeÂon vit que c'eÂtait le messager du SEIGNEUR. Alors GeÂdeÂon s'exclama : Ah ! Seigneur DIEU ! J'ai donc vu le messager du SEIGNEUR face Áa face ! | Le SEIGNEUR lui dit : Sois tranquille, n'aie pas peur ; tu ne mourras pas. | GeÂdeÂon baÃtit laÁ un autel pour le SEIGNEUR et l'appela AdonaõÈ-Shalom (« YHWH est tranquillite »). Il est encore Áa Ophra l'Abiezrite, jusqu'aÁ ce jour. GeÂdeÂon deÂmolit l'autel du Baal Le soir meÃme, le SEIGNEUR dit Áa GeÂdeÂon : Prends le taureau de ton peÁre et un second taureau de sept ans. Tu raseras l'autel du Baal qui appartient Áa ton peÁre et tu couperas le poteau cultuel (l'asheÂra) qui est Áa coÃteÂ. | Tu baÃtiras ensuite selon les reÁgles un autel pour le SEIGNEUR (YHWH), ton Dieu, sur le haut de ce lieu fortifieÂ. Tu prendras le second taureau et tu offriras un holocauste, avec le bois du poteau cultuel que tu auras coupeÂ. | GeÂdeÂon prit dix hommes parmi ses serviteurs et fit ce que le SEIGNEUR avait dit ; mais comme il craignait sa famille et les gens de la ville, il ne le fit pas de jour, il le fit de nuit. | Lorsque les gens de la ville se leveÁrent, de bon matin, l'autel du Baal Âetait deÂmoli ; le poteau cultuel qui Âetait Áa coÃte avait Âete coupeÂ, et le second taureau avait Âete offert en holocauste sur l'autel qui venait d'eÃtre baÃti. | Ils se dirent l'un Áa l'autre : Qui a fait cela ? Ils s'informeÁrent, firent des recherches et conclurent : C'est GeÂdeÂon, fils de Joas, qui a fait cela ! | Alors les gens de la ville dirent Áa Joas : Fais sortir ton fils, et qu'il meure, car il a deÂmoli l'autel du Baal et coupe le poteau cultuel qui Âetait Áa coÃte ! | Joas reÂpondit Áa tous ceux qui se tenaient preÁs de lui : Est-ce Áa vous de deÂfendre la cause du Baal ? Est-ce vous qui allez le sau-

un feu : litt. le feu ; cf. Ex 3.2-6 ; Lv 9.24 ; 1R 18.38 ; 1Ch 21.26 ; 2Ch 7.1. Ð disparut de sa vue : litt. (s'en) alla de ses yeux. Cf. 13.16-21 ; Gn 18.1-15 ; 32.23-33 ; Jos 5.13-15. Ð SEIGNEUR / Seigneur : heÂbreu YHWH / 'AdonaõÈ, cf. Ex 3.15n. Ð Ah ! comme en 11.35 ; Jos 7.7n. Sois tranquille : litt. paix pour toi ! Cf. v. 12+,24 ; 19.20 ; Gn 26.24 ; 43.23 ; Es 41.10,13 ; Jr 30.10 ; Dn 10.19. Ð peur : voir crainte . Ð tu ne mourras pas : cf. 13.22 ; Gn 32.31 ; Ex 3.6 ; 19.21 ; 33.20ss ; Dt 5.24-26 ; Es 6.5. un autel : cf. v. 26 ; voir aussi Gn 33.20 ; 35.7 ; Ex 17.15s ; Jos 8.30 ; 22.34 ; 1S 7.17 ; 14.35. Ð YHWH est tranquillite ou paix, cf. v. 23n ; voir aussi Gn 22.14n. Le soir meÃme : litt. en cette nuit-laÁ. Ð et un second taureau : certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire, en apposition aÁ la premieÁre formule : (un taureau), le taureau engraisse ; cf. Lv 1.3 ; Nb 8.12 ; 1S 6.14. Ð sept ans : cf. v. 1 ; voir aussi Ex 13.15. Ð Tu raseras (ou renverseras, deÂmoliras)... Ex 34.13 ; Dt 7.5 ; 12.3 ; 2R 11.18 ; 2Ch 34.4. Ð Baal : cf. 2.11n. Ð le poteau cultuel (l'asheÂra) : voir 3.7n. Ð aÁ coÃte : autre traduction dessus. selon les reÁgles : litt. en rang ou dans l'ordre, traduction incertaine ; cf. Ex 20.25. Ð un autel : cf. v. 24. Ð holocauste : voir sacrifices . sa famille : autre traduction la maison de son peÁre. Joas v. 11,25. Cf. 1R 18.27. Ð deÂfendre la cause : voir v. 32n. Ð qu'on a deÂmoli ou qu'il (GeÂdeÂon) a deÂmoli. on donna aÁ GeÂdeÂon : litt. on lui donna. Ð Yeroub-Baal (Baal deÂfendra, verbe qui apparaõÃt trois fois au v. 31 ; mais le nom pour-

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ver ? Ð Quiconque deÂfendra la cause du Baal sera mis Áa mort avant le matin ! Ð S'il est dieu, qu'il se deÂfende lui-meÃme, puisque c'est son autel qu'on a deÂmoli ! | En ce jour-laÁ on donna Áa GeÂdeÂon le nom de Yeroub-Baal, en disant : Que le Baal se deÂfende contre lui, puisque c'est son autel qu'il a deÂmoli ! GeÂdeÂon demande aÁ Dieu une garantie Tout MadiaÃn, Amalec et les fils de l'Orient se rassembleÁrent, passeÁrent le Jourdain et dresseÁrent leur camp dans la valleÂe de JizreÂel. | GeÂdeÂon fut reveÃtu du souffle du SEIGNEUR ; il sonna de la trompe pour appeler AbieÂzer Áa sa suite. | Il envoya des messagers dans tout ManasseÂ, pour l'appeler aussi Áa sa suite. Il envoya des messagers dans Aser, dans Zabulon et dans Nephtali, qui monteÁrent Áa leur rencontre. GeÂdeÂon dit Áa Dieu : Si tu veux sauver IsraeÈl par moi, comme tu l'as dit, | je place une toison de laine sur l'aire ; s'il y a de la roseÂe sur la toison seule et que partout ailleurs le sol reste sec, je saurai que tu sauveras IsraeÈl par moi, comme tu l'as dit. | Il en fut ainsi. Le lendemain, il se leva de bon matin, pressa la toison et fit sortir la roseÂe de la toison, une pleine coupe d'eau. | GeÂdeÂon dit Áa Dieu : Ne te mets pas en coleÁre contre moi, je t'en prie ; je ne parlerai plus que cette fois. Je voudrais proceÂder encore Áa une Âepreuve avec la toison : que la toison seule reste seÁche et qu'il y ait de la roseÂe sur le sol partout ailleurs ! | Dieu fit ainsi cette nuit-laÁ. La toison seule resta seÁche et il y eut de la roseÂe sur le sol partout ailleurs. Trois cents hommes pour GeÂdeÂon Yeroub-Baal (c'est-aÁ-dire GeÂdeÂon) et toute sa troupe se leveÁrent de bon matin et dresseÁrent leur camp preÁs de la source de Harod. Le camp de MadiaÃn Âetait au nord du sien, depuis la colline de More jusque dans la valleÂe. | Le SEIGNEUR dit Áa GeÂdeÂon : Ta troupe est trop nombreuse pour que je lui livre MadiaÃn ; IsraeÈl pourrait s'en vanter Áa mes

rait aussi signifier Baal est grand ou Baal rend grand ) ; cf. 7.1 ; 9.1. En 2S 11.21 le nom apparaõÃt sous la forme Yeroub-BeÂsheth, ouÁ le mot traduit par honte est substitue par meÂpris au nom du Baal. V. 3ns. Ð fils de l'Orient 6.3n. Ð le Jourdain : sous-entendu dans le texte. Ð JizreÂel Jos 17.16 ; 19.18. reveÃtu du souffle (ou de l'Esprit ) du SEIGNEUR : cf. 3.10n ; 1Ch 12.19 ; 2Ch 24.20. Ð trompe 3.27+. Ð pour appeler... : litt. et AbieÂzer fut appele apreÁs lui ; meÃme formule au v. 34 ; cf. 4.10n ; 1S 14.20n. Cf. 7.23 ; 8.2 ; il s'agit des tribus du nord d'IsraeÈl. Cf. v. 14-16. V. 17+ ; cf. Am 4.7. Ð je place : meÃme verbe en 7.5 ; 8.27. Ne te mets pas en coleÁre... : cf. Gn 18.30,32. Ð que la toison seule reste seÁche : signe plus eÂtonnant encore que celui du v. 37. $

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 on 6.32n. Ð toute sa troupe : autre traduc1 Yeroub-Baal / GeÂde tion tout le peuple qui eÂtait avec lui, meÃme possibilite dans la suite ; cf. v. 23s ; 6.35 ; voir aussi 8.2. Ð la source de Harod (heÂbreu `eyn-Harod, source du Tremblement, terme apparente au verbe traduit par trembler au v. 3), probablement au pied du mont Guilboa, aÁ l'ouest de Beth-SheÂaÃn. Ð colline de More ou colline du visionnaire, eÂgalement connue sous le nom de Petit Hermon, au sud du Tabor (4.6n) ; elle domine la valleÂe de JizreÂel. à me verbe en Es 10.15n. Ð C'est ma propre force 2 s'en vanter : me (litt. ma main) qui m'a sauve : cf. Dt 8.17s ; 9.4-6 ; Es 10.13-15 ; Am 6.13 ; voir aussi Jos 24.12 ; 1S 14.6 ; 17.47 ; Os 1.7 ; Ps 44.4.


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deÂpens et dire : « C'est ma propre force qui m'a sauveÂ. » | Maintenant, proclame ceci en preÂsence de la troupe, je te prie : « Que celui qui a peur et tremble reparte, qu'il s'en aille de la reÂgion montagneuse du Galaad ! » Vingt-deux mille hommes parmi la troupe repartirent ; il en restait dix mille. Le SEIGNEUR dit Áa GeÂdeÂon : La troupe est encore trop nombreuse. Fais-les descendre vers l'eau, et laÁ j'en ferai le tri pour toi ; celui dont je te dirai : « Que celui-ci aille avec toi » ira avec toi ; et tout homme dont je te dirai : « Que celui-ci n'aille pas avec toi » n'ira pas. | Il fit donc descendre la troupe vers l'eau. Le SEIGNEUR dit alors Áa GeÂdeÂon : Tous ceux qui laperont l'eau avec la langue, comme le chien, place-les Áa part, et de meÃme tous ceux qui se mettront Áa genoux pour boire. | Ceux qui lapeÁrent l'eau en la portant Áa la bouche avec leur main furent au nombre de trois cents hommes ; tout le reste de la troupe se mit Áa genoux pour boire de l'eau. | Le SEIGNEUR dit Áa GeÂdeÂon : C'est par les trois cents hommes qui ont lape que je vous sauverai ; c'est par eux que je te livrerai MadiaÃn. Que tout le reste de la troupe s'en aille, chacun chez soi ! | Ils prirent les provisions que la troupe avait en main, ainsi que leurs trompes. Puis il renvoya tous les hommes d'IsraeÈl dans leur tente, ne retenant que les trois cents hommes. Le camp de MadiaÃn Âetait au-dessous de lui, dans la valleÂe. PreÂsage de victoire Cette nuit-laÁ, le SEIGNEUR dit Áa GeÂdeÂon : LeÁvetoi, descends au camp ; je te l'ai livreÂ. | Si tu as peur de descendre, descends vers le camp avec Poura, ton serviteur. | Tu Âecouteras ce qu'ils diront et, apreÁs cela, tu prendras courage ; descends donc au camp. Il descendit avec Poura, son serviteur, jusqu'aux avant-postes du camp. | MadiaÃn, Amalec et tous les fils de l'Orient s'eÂtaient abattus sur la valleÂe comme une multitude de criquets ; leurs chameaux Âetaient innombrables, comme le sable

Dt 20.8. Ð en preÂsence de : litt. aux oreilles de. Ð tremble v. 1n. Ð qu'il s'en aille : traduction incertaine d'un verbe heÂbreu qui n'apparaõÃt qu'ici ; certains le rattachent aÁ un terme signifiant oiseau et comprennent, meÂtaphoriquement, s'enfuient aÁ tired'aile ; d'autres modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire ainsi GeÂdeÂon en fit le tri, comme au v. 4. Ð la reÂgion montagneuse (ou la montagne) du Galaad, aÁ l'est du Jourdain, cf. Gn 31.21ss. vers l'eau : cf. v. 1. comme le chien : litt. comme lape le chien. Ð place-les aÁ part : cf. 6.37+. tout le reste de la troupe : litt. toute la troupe (ou tout le peuple). Ð chez soi : litt. aÁ son lieu, de meÃme en 9.55. Ils prirent les provisions... : traduction et sens incertains ; on pourrait comprendre (les trois cents) prirent les provisions du reste du peuple dans leurs mains, ainsi que leurs (propres) trompes ; certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire il prit les cruches des mains du peuple (cf. v. 16ss). Ð tous les hommes d'IsraeÈl : litt. tout homme d'IsraeÈl (de meÃme v. 14,23 ; 8.22 ; 9.55 ; 20.11ss) ; cf. Dt 27.14n. Ð dans leur tente : cf. v. 7 ; 20.8 ; 1S 13.2 ; 2S 20.1 ; 1R 8.66 ; 12.16. Ð la valleÂe de JizreÂel, cf. v. 1n. 3.28+. Cf. 1S 14.1-23. tu prendras courage : litt. tes mains seront fortifieÂes. Ð aux avant-postes du camp : litt. aÁ la limite des hommes en ordre de bataille (Ex 13.18n) qui sont dans le camp.

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qui est au bord de la mer. | Quand GeÂdeÂon arriva, un homme racontait un reÃve Áa son compagnon. Il disait : J'ai fait un reÃve : un pain d'orge grille roulait dans le camp de MadiaÃn ; il est arrive jusqu'aÁ la tente et l'a heurteÂe : elle est tombeÂe ; il l'a retourneÂe sens dessus dessous : la tente est tombeÂe. | Son compagnon reÂpondit : Ce n'est rien d'autre que l'eÂpeÂe de GeÂdeÂon, fils de Joas, l'homme d'IsraeÈl ; Dieu lui a livre MadiaÃn et tout le camp ! | Lorsque GeÂdeÂon eut entendu le reÂcit du reÃve et son explication, il se prosterna. Puis il revint au camp d'IsraeÈl et dit : Levez-vous ! Le SEIGNEUR vous a livre le camp de MadiaÃn ! DeÂroute des Madianites Il divisa les trois cents hommes en trois bandes et leur remit Áa tous des trompes et des cruches vides, avec des torches Áa l'inteÂrieur des cruches. | Il leur dit : Vous me regarderez et vous ferez comme moi. DeÁs que j'arriverai aux abords du camp, vous ferez ce que je ferai ; | quand je sonnerai de la trompe, moi et tous ceux qui seront avec moi, vous aussi vous sonnerez de la trompe tout autour du camp et vous direz : Pour le SEIGNEUR et pour GeÂdeÂon ! GeÂdeÂon et les cent hommes qui Âetaient avec lui arriveÁrent aux abords du camp au commencement de la veille du milieu, comme on venait de relever les gardes. Ils sonneÁrent de la trompe et briseÁrent les cruches qu'ils avaient Áa la main. | Les trois bandes sonneÁrent de la trompe et briseÁrent les cruches ; ils saisirent les torches de la main gauche et les trompes de la main droite, pour en sonner ; puis ils s'eÂcrieÁrent : L'eÂpeÂe pour le SEIGNEUR et pour GeÂdeÂon ! | Ils se tinrent debout autour du camp, chacun Áa sa place ; tout le camp se mit Áa courir, Áa pousser des cris et Áa prendre la fuite. Quand les trois cents hommes sonneÁrent de la trompe, dans tout le camp le SEIGNEUR tourna l'eÂpeÂe des uns contre les autres ; tous s'enfuirent jusqu'aÁ Beth-Shitta, vers TsereÂra, jusqu'aux confins d'Abel-Mehola, preÁs de Tabbath.

6.1n,3n,5+. Ð s'eÂtaient abattus : autres traductions eÂtaient eÂtendus, installeÂs, deÂployeÂs. Ð comme le sable... de la mer : cf. Gn 22.17 ; Jos 11.4 ; Ap 20.8. Cf. Gn 37.5-11 ; 40.5±41.36. Ð Le pain d'orge et la tente symbolisent peut-eÃtre respectivement les seÂdentaires (IsraeÈl) et les nomades (MadiaÃn) ; cf. Gn 4 ; 27. Ð roulait et retourneÂe traduisent deux formes du meÃme verbe heÂbreu. l'eÂpeÂe de GeÂdeÂon v. 20. Ð l'homme d'IsraeÈl : autre traduction un homme d'IsraeÈl, cf. v. 8n. Ð Dieu lui a livreÂ... v. 9. trois bandes : litt. trois teÃtes, de meÃme au v. 20 ; cf. 9.34n,37,43 ; 1S 11.11 ; 13.17 ; voir aussi Jb 1.17. aux abords : autre traduction aÁ l'extreÂmiteÂ, meÃme possibilite dans la suite. ceux qui seront avec moi v. 19. Ð Pour le SEIGNEUR... v. 20. la veille du milieu : entre 22 h et 2 h du matin environ ; cf. Ex 14.24n ; 1S 11.11. trois bandes v. 16n. Ð les trompes... pour en sonner : certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire ici l'eÂpeÂe, et plus loin Pour le SEIGNEUR et pour GeÂdeÂon ! Ð L'eÂpeÂe (litt. eÂpeÂe, cf. v. 14) pour le SEIGNEUR... v. 18 ; cf. Jos 6. pousser des cris : cf. 15.14n. tourna : litt. placËa, cf. 1S 14.19s ; Za 14.13+. Ð tous s'enfuirent : litt. le camp s'enfuit. Ð Beth-Shitta (Maison de l'Acacia), TsereÂra (peut-eÃtre identique aÁ TsereÂda en 1R 11.26), Abel-Mehola (Champ de la Danse), localiteÂs aÁ situer probablement preÁs du Jourdain, au sud de Beth-SheÂaÃn ; Tabbath eÂtait peut-eÃtre de l'autre coÃte du Jourdain.


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Les hommes d'IsraeÈl se mobiliseÁrent Ð ceux de Nephtali, d'Aser et de tout Manasse Рet ils poursuivirent MadiaÃn. | GeÂdeÂon envoya des messagers dans toute la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm, pour dire : Descendez Áa la rencontre de MadiaÃn et prenez avant eux les points d'eau jusqu'aÁ Beth-Bara, ainsi que le Jourdain. Tous les hommes d'EphraõÈm se mobiliseÁrent ; ils prirent les points d'eau jusqu'aÁ Beth-Bara, ainsi que le Jourdain. | Ils prirent les deux princes de MadiaÃn, Oreb et ZeÂeb ; ils tueÁrent Oreb au rocher d'Oreb ; ils tueÁrent ZeÂeb au pressoir de ZeÂeb. Ils poursuivirent MadiaÃn et apporteÁrent les teÃtes d'Oreb et de ZeÂeb Áa GeÂdeÂon, au-delaÁ du Jourdain.

MeÂcontentement des EphraõÈmites Les hommes d'EphraõÈm lui dirent : Que signifie 8 cette manieÁre d'agir envers nous ? Pourquoi ne pas nous avoir appeleÂs, quand tu es alle faire la guerre Áa MadiaÃn ? Ils eurent avec lui une violente querelle. 2 Il leur re Âpondit : En reÂaliteÂ, qu'ai-je fait en comparaison de vous ? Le grappillage d'EphraõÈm ne vaut3 il pas mieux que la vendange d'Abie Âzer ? | C'est Áa vous que Dieu a livre les chefs de MadiaÃn, Oreb et ZeÂeb. Qu'ai-je donc pu faire en comparaison de vous ? Lorsqu'il eut dit cela, leur coleÁre contre lui s'apaisa. 4 5

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GeÂdeÂon en Transjordanie GeÂdeÂon arriva au Jourdain et il le passa, lui et les trois cents hommes qui Âetaient avec lui ; ils Âetaient ÂepuiseÂs, mais ils continuaient leur poursuite. | Il dit aux gens de Soukkoth : Donnez, je vous prie, des pains ronds aux hommes qui m'accompagnent, car ils sont ÂepuiseÂs. Je suis Áa la poursuite de ZeÂbah et de Tsalmounna, les rois de MadiaÃn. | Les chefs de Soukkoth reÂpondirent : ZeÂbah et Tsalmounna sont-ils deÂjaÁ en ton pouvoir, pour que nous don-

Cf. 6.35 (Zabulon n'est plus mentionneÂ). Ð se mobiliseÁrent ou furent mobiliseÂs, convoqueÂs ; meÃme forme verbale au v. 24 et en 10.17 ; 12.1 ; 1S 13.4 ; 2R 3.21. Â breu 24 les points d'eau : litt. les eaux ; certains modifient le texte he traditionnel pour lire les gueÂs du Jourdain, cf. 3.28+. Ð EphraõÈm 8.1. 25 les deux princes : autre traduction deux princes, cf. 8.5. Ð Oreb signifie corbeau, ZeÂeb loup ; cf. 8.3 ; Ps 83.12. Ð rocher d'Oreb Es 10.26. Ð les teÃtes : cf. 1S 17.51,54. Ð au-delaÁ du Jourdain : on peut comprendre en Transjordanie, aÁ l'est du Jourdain (5.17+), ou eÂventuellement de Transjordanie (si GeÂdeÂon se trouvait aÁ l'ouest) ; cf. 8.4ss ; voir aussi Gn 50.10ns ; Nb 32.19n ; Dt 3.20n ; Jos 5.1n.

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Cf. 12.1-6 ; sur EphraõÈm, cf. Gn 48.13-20. Ð lui dirent : c.-aÁ-d. dirent aÁ GeÂdeÂon. Ð Que signifie... : litt. quelle est cette chose que tu nous as faite de ne pas nous avoir appeleÂs... En reÂalite : le terme heÂbreu est habituellement traduit par maintenant. Ð grappillage : cf. Es 17.6 ; Mi 7.1. Ð AbieÂzer 6.11 ; cf. 7.7ss. Oreb et ZeÂeb 7.24-25n. Ð coleÁre : le meÃme mot est habituellement traduit par souffle ou esprit . Cf. 7.7±8.3. Ð mais ils continuaient leur poursuite : LXX et affameÂs (cf. v. 5). Soukkoth : au nord du confluent du Yabboq et du Jourdain, Gn 33.17 ; Jos 13.27. Ð des pains ronds Ex 29.23n. Ð qui m'accompagnent : litt. aÁ mes pieds ; meÃme expression en 4.10 ; 5.15 (sur ses pas). Ð eÂpuiseÂs : cf. 1S 14.31. Ð ZeÂbah pourrait signifier sacrifice , Tsalmounna ombre (ou protection) refuseÂe (cf. v. 21) ; Ps 83.12. Ð rois : cf. v. 3 ; 7.25. V. 15. Ð en ton pouvoir : litt. dans ta main. Cf. 21.8-11. Ð je vous chaÃtierai : litt. je foulerai (ou je battrai) votre chair avec (LXX dans, ou par) les eÂpines du deÂsert, ce qui

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GeÂdeÂon, fils de Joas, revint de la bataille par la monteÂe de HeÂreÁs. | Il captura un jeune homme de Soukkoth et l'interrogea ; celui-ci lui Âecrivit les noms des chefs et des anciens de Soukkoth, soixante-dix-sept hommes. | Puis il vint trouver les gens de Soukkoth et dit : Voici ZeÂbah et Tsalmounna, au sujet desquels vous m'avez outrageÂ, en disant : « ZeÂbah et Tsalmounna sont-ils deÂjaÁ en ton pouvoir, pour que nous donnions du pain Áa tes hommes ÂepuiseÂs ? » | Alors il prit les anciens de la ville, ainsi que des Âepines du deÂsert et des ronces, pour corriger les gens de Soukkoth. | Il deÂmolit aussi la tour de Penouel et tua les gens de la ville. Puis il demanda Áa ZeÂbah et Áa Tsalmounna : Comment Âetaient les hommes que vous avez tueÂs au Tabor ? Ils reÂpondirent : Ils Âetaient comme toi ; chacun avait l'air d'un fils de roi. | Il dit alors : pourrait eÃtre la description d'un supplice pratique dans l'Antiquite (des chars passant sur les corps des vaincus, ici allongeÂs sur des eÂpines) ; meÃme verbe en Am 1.3. Ð des ronces : traduction incertaine ; le terme correspondant n'apparaõÃt qu'ici et au v. 16. Penouel sur le Yabboq, Gn 32.31s ; 1R 12.25. victorieux : litt. en paix ; cf. Jos 10.21n. Qarqor : localite inconnue. Ð avec leurs troupes : litt. leurs camps avec eux. Ð tous ceux qui eÂtaient resteÂs... : cette formule pourrait aussi eÃtre rattacheÂe aÁ ce qui suit et s'appliquer aux victimes plutoÃt qu'aux survivants. Ð fils de l'Orient 6.3n. Ð cent vingt mille... : cf. 7.1±8.3. Nobah / Yogboha (ou Yogbeha, selon certains mss), aÁ l'est du Jourdain, Nb 32.35,42. Ð qui se croyait en seÂcurite : litt. et le camp (ou la troupe) eÂtait en seÂcurite ; cf. Gn 34.25n. mit en deÂroute : LXX extermina. Ð toutes les troupes : litt. tout le camp. HeÂreÁs 1.35n ; la troupe de GeÂdeÂon semble eÃtre remonteÂe vers le nord, de sorte qu'elle surprend Soukkoth avant Penouel (cf. v. 6-9,14-17). soixante-dix-sept : cf. v. 30+ ; Gn 4.24 ; Mt 18.22. V. 6n. Ð ZeÂbah et Tsalmounna sont-ils deÂjaÁ en ton pouvoir : litt. la paume (ou la main) de ZeÂbah et Tsalmounna (est-elle) maintenant dans ta main. pour corriger... : litt. et il fit connaõÃtre en (ou par) elles (ou eux) ; des versions anciennes semblent avoir lu ici le meÃme verbe qu'au v. 7n. Certains mss de LXX preÂcisent et les eÂcorcha. ZeÂbah / Tsalmounna v. 5n. Ð Tabor 4.6n ; allusion obscure : les freÁres de GeÂdeÂon semblent avoir eÂte exeÂcuteÂs en raison de leur rang. fils de ma meÁre Gn 43.29 ; Dt 13.7 ; Ct 8.1. Ð Sur la vengeance des proches parents, cf. Gn 4.14s,23s ; Nb 35.19-34 ; Jos 20.1-3 ; 2S 3.27,30 ; 14.7 ; 21.1-9. $

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nions du pain Áa ton armeÂe ? | Alors GeÂdeÂon dit : Eh bien, lorsque le SEIGNEUR m'aura livre ZeÂbah et Tsalmounna, je vous chaÃtierai avec des Âepines du deÂsert et avec des ronces. | De laÁ il monta Áa Penouel et fit aux gens de Penouel la meÃme demande. Les gens de Penouel lui reÂpondirent comme avaient reÂpondu les gens de Soukkoth. | Alors il dit aussi aux gens de Penouel : Quand je reviendrai victorieux, je deÂmolirai cette tour. ZeÂbah et Tsalmounna Âetaient Áa Qarqor avec leurs troupes Ð environ quinze mille hommes, tous ceux qui Âetaient resteÂs de toute la troupe des fils de l'Orient ; cent vingt mille hommes tirant l'eÂpeÂe Âetaient tombeÂs. | GeÂdeÂon monta par le chemin de ceux qui demeurent sous les tentes, Áa l'est de Nobah et de Yogboha, et il battit la troupe qui se croyait en seÂcuriteÂ. | ZeÂbah et Tsalmounna prirent la fuite ; GeÂdeÂon les poursuivit. Il captura les deux rois de MadiaÃn, ZeÂbah et Tsalmounna, et mit en deÂroute toutes les troupes.

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C'eÂtaient mes freÁres, les fils de ma meÁre. Par la vie du SEIGNEUR, si vous les aviez laisseÂs vivre, je ne vous tuerais pas ! | Puis il dit Áa YeÂter, son premierne : Tue-les ! Mais le jeune homme ne tira pas son ÂepeÂe, car il avait peur : ce n'eÂtait encore qu'un jeune homme. | ZeÂbah et Tsalmounna dirent : ExeÂcutenous toi-meÃme ! Car tel est l'homme, telle est sa force. Ainsi GeÂdeÂon tua ZeÂbah et Tsalmounna. Il prit ensuite les croissants qui Âetaient aux cous de leurs chameaux. Fin de la vie de GeÂdeÂon Les hommes d'IsraeÈl dirent Áa GeÂdeÂon : Sois notre maõÃtre, toi, puis ton fils, puis le fils de ton fils ; car tu nous as sauveÂs de la main de MadiaÃn. | GeÂdeÂon leur dit : Je ne serai pas votre maõÃtre, ni moi ni mon fils ; c'est le SEIGNEUR (YHWH) qui sera votre maõÃtre. GeÂdeÂon leur dit : Je vais vous faire une demande : donnez-moi chacun un anneau de votre butin. (Les ennemis avaient en effet des anneaux d'or, car ils Âetaient IsmaeÂlites.) | Ils dirent : Nous les donnerons volontiers. Ils Âetendirent donc un manteau sur lequel chacun jeta un anneau de son butin. | Le poids des anneaux d'or qu'il avait demandeÂs fut de mille sept cents sicles d'or, sans compter les croissants, les pendants d'oreilles et les veÃtements de pourpre rouge que portaient les rois de MadiaÃn, et sans compter les colliers qui Âetaient aux cous de leurs chameaux. | GeÂdeÂon en fit un Âephod et le placËa dans sa ville, Áa Ophra ; laÁ, tout IsraeÈl se prostitua avec lui ; ce fut un pieÁge pour GeÂdeÂon et pour sa maison. MadiaÃn fut humilie devant les IsraeÂlites et ne releva plus la teÃte. Le pays fut tranquille pendant quarante ans, pendant les jours de GeÂdeÂon. Yeroub-Baal, fils de Joas, s'en retourna et resta chez lui. | GeÂdeÂon eut soixante-dix fils, tous issus de lui, car il avait beaucoup de femmes. | Sa concubine, qui Âetait Áa Sichem, lui donna aussi un fils qu'il Tue-les ! litt. leÁve-toi, tue-les ! ExeÂcute-nous... GeÂdeÂon tua... : litt. leÁve-toi toi-meÃme et frappenous !... GeÂdeÂon se leva et tua... Ð tel est l'homme... : sans doute une sorte de proverbe ; certains mss de LXX portent ta force aÁ toi est celle d'un homme ; cf. v. 18 ; 6.14 ; les Madianites demandent aÁ eÃtre exeÂcuteÂs rapidement par GeÂdeÂon en personne. Ð les croissants : probablement des amulettes ; cf. v. 26. Cf. 9.2,17. Ð Sois notre maõÃtre : autre traduction domine sur nous ; cf. Gn 1.18n ; de meÃme au v. 23 ; 9.2. 1S 8.6s ; 12.12. Cf. Gn 35.2-4 ; Ex 32.2s ; Nb 31.50 ; 2S 8.11s. Ð Les ennemis avaient : litt. ils avaient. Ð IsmaeÂlites semble eÃtre ici un terme geÂneÂrique pour deÂsigner les peuples nomades ; cf. Gn 37.25-28 ; 39.1. un manteau : litt. le manteau. Cf. v. 21. Ð mille sept cents sicles : plus de 16 kg ; voir mesures , poids et monnaies. Ð pourpre rouge Ex 25.4n. un eÂphod : il s'agit sans doute ici, non pas du veÃtement de lin (1S 2.18 ; 22.18), mais d'un objet cultuel aÁ usage divinatoire ; peut-eÃtre un reÂceptacle pour les sorts sacreÂs, cf. 17.5 ; 18.14-20 ; 1S 2.28 ; 14.3 ; 21.9s ; 23.6,9 ; 30.7 ; Os 3.4 ; voir aussi Ex 25.7+. Ð se prostitua avec lui (litt. derrieÁre lui) ; au figureÂ, la prostitution peut eÂvoquer l'idolaÃtrie ; cf. 2.17+. Ð pieÁge 2.3+. 3.11+,30. Yeroub-Baal 6.32n ; 9.1. soixante-dix fils 9.2,5,24,26 ; 2R 10.1. Ð tous issus de lui : litt. sortis de sa cuisse, cf. Gn 46.26n. Ð beaucoup de femmes : cf. Dt 17.17. Sa concubine (19.1n)... aÁ Sichem : il existait apparemment un type d'union ouÁ la femme demeurait dans la maison de son peÁre ; cf. chap. 14. Ð AbimeÂlek signifie mon peÁre est roi ; cf.

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appela du nom d'AbimeÂlek. | GeÂdeÂon, fils de Joas, mourut dans une heureuse vieillesse ; il fut enseveli dans le tombeau de Joas, son peÁre, Áa Ophra l'Abiezrite. Lorsque GeÂdeÂon fut mort, les IsraeÂlites recommenceÁrent Áa se prostituer avec les Baals : ils prirent Baal-Berith pour dieu. | Les IsraeÂlites ne se souvinrent pas du SEIGNEUR, leur Dieu, qui les avait deÂlivreÂs de la main de tous les ennemis qui les entouraient. | Ils n'agirent pas non plus avec fideÂlite envers la maison de Yeroub-Baal, de GeÂdeÂon, malgre tout le bien qu'il avait fait Áa IsraeÈl. AbimeÂlek devient roi aÁ Sichem AbimeÂlek, fils de Yeroub-Baal, se rendit Áa Sichem pour parler aux freÁres de sa meÁre, ainsi qu'aÁ tout le clan familial de sa meÁre. Il leur dit : Dites, je vous prie, Áa tous les notables de Sichem : Vaut-il mieux pour vous que soixante-dix hommes, tous les fils de Yeroub-Baal, soient vos maõÃtres, ou qu'un seul homme soit votre maõÃtre ? Souvenezvous que je suis vos os et votre chair ! | Les freÁres de sa meÁre dirent tout cela pour lui Áa tous les notables de Sichem ; leur cúur inclina en faveur d'AbimeÂlek, car ils se disaient : C'est notre freÁre ! Ils lui donneÁrent soixante-dix sicles d'argent de la maison de Baal-Berith. Avec cette somme, AbimeÂlek embaucha des hommes de rien et des aventuriers, qui le suivirent. | Il se rendit Áa la maison de son peÁre, Áa Ophra, et il tua ses freÁres, les fils de Yeroub-Baal, soixante-dix hommes, sur une meÃme pierre. Il ne resta que Jotam, le plus jeune fils de Yeroub-Baal, car il s'eÂtait cacheÂ. | Tous les notables de Sichem et toute la maison de Millo se rassembleÁrent pour aller investir AbimeÂlek de la royaute preÁs du teÂreÂbinthe de la pierre dresseÂe, Áa Sichem. La fable de Jotam Jotam en fut informeÂ. Il alla se placer au sommet du mont Garizim, et il leur cria :

v. 22s ; 9.1ss. 10.2,5 ; 12.7,10,12,15 ; 16.31 ; 1Ch 29.28. Ð heureuse vieillesse Gn 15.15n ; 25.8. Ð Joas... 6.11n. 33 Cf. 2.11+,13,17+,19. Ð Baal-Berith : le Seigneur de l'alliance (9.4,46n), nom du Baal de Sichem (v. 31 ; 9.1ss), peut-eÃtre consideÂre comme garant des alliances et des serments ; une expression treÁs proche en heÂbreu deÂsigne des allieÂs en Gn 14.13n. 34 Cf. Dt 8.19s ; 1S 12.10s.  : autre traduction selon. 35 malgre 32

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8.29-31. aÁ tous : litt. aux oreilles de tous, de meÃme au v. 3. Ð les notables ou les seigneurs, les proprieÂtaires (terriens), heÂbreu ba`al , de meÃme dans la suite. Ð soient vos maõÃtres 8.22ns. Ð os / chair : comme en Gn 29.14 ; cf. Gn 2.23. aÁ tous : litt. aux oreilles de tous. Ð leur cúur inclina en faveur d' : autre traduction prit parti pour, cf. 1R 2.28. soixante-dix sicles : preÁs de 700 g ; voir mesures , poids et monnaies. Le mot transcrit sicles est ici sous-entendu dans le texte. Ð de la maison, c.-aÁ-d. du temple . Ð Baal-Berith 8.33n. Ð Avec cette somme : litt. avec eux. Ð de rien : litt. vides ; cf. 11.3 ; 1S 22.2 ; 1R 11.24. Cf. v. 2,18,24,56 ; 2R 10.1-17 ; 11.1-3 ; Mt 2.16-18. Ð aÁ la maison de son peÁre : autre traduction dans sa famille. La maison de Millo (ou du Terre-plein) est parfois identifieÂe aÁ la citadelle de Sichem (v. 46-49) ; l'une des places fortifieÂes de JeÂrusalem portait le meÃme nom ; cf. 2S 5.9n ; 1R 9.15-24 ; 11.27 ; 2R 12.21 (Beth-Millo = maison de Millo). Ð pierre dresseÂe ou steÁle, Jos 24.26 ; cf. Gn 12.6 ; 35.4. Le mont Garizim domine Sichem, cf. Dt 11.29n. Ð Ecoutez et entende traduisent le meÃme verbe heÂbreu. 1

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Ecoutez-moi, notables de Sichem, et que Dieu vous entende ! Les arbres s'en alleÁrent confeÂrer l'onction Áa leur roi. Ils dirent Áa l'olivier : Sois notre roi ! Mais l'olivier leur reÂpondit : Renoncerais-je Áa mon huile, ce que les dieux et les humains appreÂcient chez moi, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ? Les arbres dirent alors au figuier : Viens, toi, sois notre roi ! Mais le figuier leur reÂpondit : Renoncerais-je Áa ma douceur, Áa mon fruit excellent, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ? Les arbres dirent alors Áa la vigne : Viens, toi, sois notre roi ! Mais la vigne leur reÂpondit : Renoncerais-je Áa mon vin qui reÂjouit les dieux et les humains, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ? Alors tous les arbres dirent au buisson d'eÂpines : Viens, toi, sois notre roi ! Le buisson d'eÂpines reÂpondit aux arbres : Si c'est loyalement que vous voulez me confeÂrer l'onction pour que je sois roi sur vous, venez, abritez-vous sous mon ombrage ; sinon, qu'un feu sorte du buisson d'eÂpines et qu'il deÂvore les ceÁdres du Liban ! Maintenant, est-ce avec loyaute et inteÂgrite que vous avez agi en faisant roi AbimeÂlek ? Avez-vous agi avec bonte envers Yeroub-Baal et sa maison ? L'avez-vous traite comme il le meÂritait ? | Car mon peÁre a combattu pour vous, il a expose sa vie au front, et il vous a deÂlivreÂs de la main de MadiaÃn ; | et

Cf. 2R 14.9 ; Ez 17. Ð confeÂrer l'onction : rite de sacre royal. les dieux ou Dieu, de meÃme au v. 13 ; cf. Gn 1.1n ; 3.5n ; sur l'usage religieux et profane de l'huile, voir Ex 30.23-38 ; Lv 2 ; 1S 10.1 ; 16.13 ; Ps 104.15 ; cf. Rm 11.17ss. D'apreÁs certains mss de LXX , quelques-uns modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire plus simplement que les dieux et les hommes appreÂcient (litt. glorifient ). Ð autres : sous-entendu dans le texte, de meÃme dans la suite. Ps 104.15 ; Ec 9.7. Ð vin : ou vin nouveau, cf. Gn 27.28n. V. 20 ; cf. Es 10.34n. Maintenant : autre traduction en reÂaliteÂ. Ð avec loyaute (la meÃme formule est traduite par loyalement au v. 15) et inteÂgrite v. 19 ; cf. Jos 24.14 ; Os 4.1n. Ð en faisant roi : cf. v. 6,18. Ð agi avec bonte : autre traduction bien agi. Ð Yeroub-Baal 6.32n. il a expose sa vie au front : litt. il a lance sa vie (ou son eÃtre, Gn 1.20n) en avant ; cf. Jg 5.2,18. Ð il vous a deÂlivreÂs... 6.14 ; 8.22. V. 5s. V. 16. V. 15,49. Ð Millo v. 6n. BeÂer : au nord de Beth-SheÂaÃn, aÁ une quinzaine de kilomeÁtres au sud-est du mont Tabor. un souffle mauvais : c.-aÁ-d., en l'occurrence, un esprit de discorde, cf. 1S 16.14ss ; 1R 22.21-23 ; Es 19.14 ; 29.10. de sorte que... : litt. pour que vienne la violence des soixante-dix fils de Yeroub-Baal et leur sang , pour (les) mettre sur AbimeÂlek... cf. Jr 51.35. Ð qui lui avaient preÃte main-forte : litt. qui

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La reÂvolte de Sichem contre AbimeÂlek AbimeÂlek fut prince pendant trois ans sur IsraeÈl. Alors Dieu envoya un souffle mauvais entre AbimeÂlek et les notables de Sichem : les notables de Sichem trahirent AbimeÂlek, | de sorte que la violence faite aux soixante-dix fils de Yeroub-Baal et leur sang retombent sur AbimeÂlek, leur freÁre, qui les avait tueÂs, et sur les notables de Sichem qui lui avaient preÃte main-forte pour tuer ses freÁres. | Les notables de Sichem placeÁrent contre lui en embuscade, sur les sommets des montagnes, des gens qui deÂpouillaient tous ceux qui passaient preÁs d'eux sur le chemin. Cela fut rapporte Áa AbimeÂlek. Gaal, fils d'Ebed, vint avec ses freÁres ; ils passeÁrent Áa Sichem. Les notables de Sichem lui firent confiance. | Ils sortirent dans la campagne, vendangeÁrent leurs vignes, fouleÁrent le raisin et se livreÁrent Áa des reÂjouissances ; ils se rendirent Áa la maison de leur dieu, ils mangeÁrent et burent, et ils maudirent AbimeÂlek. | Gaal, fils d'Ebed, dit : Qui est AbimeÂlek, et qui est Sichem, pour que nous soyons soumis Áa AbimeÂlek ? N'est-ce pas le fils de YeroubBaal ? Zeboul n'est-il pas son inspecteur ? Soumettez-vous aux hommes de Hamor, peÁre de Sichem ; pourquoi, nous, serions-nous soumis Áa AbimeÂlek ? | Ah ! si ce peuple m'eÂtait confie ! J'eÂcarterais Abi-

avaient fortifie ses mains, cf. v. 4s ; autre traduction qui l'avaient encourageÂ. contre lui : les embuscades deÂtournent peut-eÃtre au profit des notables de Sichem les marchandises sur lesquelles AbimeÂlek preÂlevait un droit de passage. Ð deÂpouillaient : le meÃme verbe est traduit par enlever en 21.23. passeÁrent aÁ : certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire s'installeÁrent aÁ ou se mirent au service de (verbe apparente au nom Ebed, qui apparaõÃt au v. 28 au sens d'eÃtre soumis aÁ). dans la campagne : aÁ distance et aÁ l'abri (v. 25n) de l'administration d'AbimeÂlek, lequel n'habite d'ailleurs pas personnellement Sichem (v. 31,41) ; cf. v. 43. Ð des reÂjouissances : le meÃme terme est traduit par louange en Lv 19.24. Ð la maison de leur dieu v. 4n,46n. Ð maudirent : voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. N'est-ce pas... : certains modifient la vocalisation du texte heÂbreu traditionnel pour lire Yeroub-Baal et Zeboul, son inspecteur (ou son agent), sont soumis aux hommes de Hamor. Gaal rappelle qu'AbimeÂlek n'est qu'aÁ moitie de Sichem (v. 1ss ; 8.31) ; sur l'anceÃtre de la ville (= Hamor) et ses rapports avec IsraeÈl, voir Gn 33.18s ; 34 ; Jos 24.32 ; cf. 1R 12.16. Ð Zeboul (v. 30), dont le nom rappelle celui de Zabulon, ne semble pas eÃtre un EphraõÈmite. ce peuple : le terme correspondant est aussi traduit par troupe dans la suite du reÂcit (v. 32s,38,42s,45,48s). Ð il dit : il faut peuteÃtre comprendre il fit dire ; LXX je dirai(s) ; cf. v. 38. Ð mets-toi en campagne : litt. sors, cf. 2.15n. $

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vous, vous vous Ãetes dresseÂs contre la maison de mon peÁre aujourd'hui, vous avez tue ses fils, soixante-dix hommes, sur une meÃme pierre, et vous avez investi AbimeÂlek, le fils de sa servante, de la royaute sur les notables de Sichem, parce qu'il est votre freÁre. | Si c'est avec loyaute et inteÂgrite que vous avez agi envers Yeroub-Baal et sa maison en ce jour, qu'AbimeÂlek fasse votre joie, et que vous fassiez aussi la sienne ! | Sinon, qu'un feu sorte d'AbimeÂlek et deÂvore les notables de Sichem et de la maison de Millo, et qu'un feu sorte des notables de Sichem et de la maison de Millo et deÂvore AbimeÂlek ! | Jotam se retira et prit la fuite ; il s'en alla habiter Áa BeÂer, loin d'AbimeÂlek, son freÁre.

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meÂlek. Et il dit Áa AbimeÂlek : Renforce ton armeÂe, mets-toi en campagne ! Zeboul, gouverneur de la ville, apprit ce que disait Gaal, fils d'Ebed, et il se mit en coleÁre. | Il envoya secreÁtement des messagers Áa AbimeÂlek, pour lui dire : Gaal, fils d'Ebed, et ses freÁres sont venus Áa Sichem et ils souleÁvent la ville contre toi. Maintenant donc, leÁve-toi de nuit, avec ta troupe, et mets-toi en embuscade dans la campagne. | Au matin, au lever du soleil, tu te leÁveras et tu fondras sur la ville. Lorsque Gaal et sa troupe sortiront Áa ta rencontre, tu feras de lui ce que tu voudras. AbimeÂlek et toute sa troupe se leveÁrent de nuit et se mirent en embuscade preÁs de Sichem, en quatre bandes. | Gaal, fils d'Ebed, sortit et se tint Áa l'entreÂe de la porte de la ville. AbimeÂlek et toute sa troupe surgirent alors de l'embuscade. | Gaal apercËut la troupe et dit Áa Zeboul : Il y a une troupe qui descend du sommet des montagnes. Zeboul lui reÂpondit : C'est l'ombre des montagnes que tu prends pour des hommes. | Gaal reprit : C'est bien une troupe qui descend du centre du pays, et une bande arrive par le chemin du teÂreÂbinthe des Devins. | Zeboul Á sont donc tes beaux discours, toi lui reÂpondit : Ou qui disais : « Qui est AbimeÂlek, pour que nous lui soyons soumis ? » N'est-ce pas laÁ la troupe que tu meÂprisais ? Maintenant tente une sortie, je te prie, engage le combat contre lui ! | Gaal s'avancËa Áa la teÃte des notables de Sichem et engagea le combat contre AbimeÂlek. | Poursuivi par AbimeÂlek, il dut fuir pour lui Âechapper ; un grand nombre de victimes tombeÁrent jusqu'aÁ l'entreÂe de la porte de la ville. | AbimeÂlek s'arreÃta Áa Arouma. Zeboul chassa Gaal et ses freÁres, ceux-ci ne purent rester Áa Sichem. Le lendemain, le peuple sortit dans la campagne. AbimeÂlek en fut informeÂ. | Il prit la troupe, la partagea en trois bandes et se mit en embuscade dans la campagne. Quand il vit le peuple sortir de la ville, il se dressa contre eux et les battit. | AbimeÂlek et les bandes qui Âetaient avec lui se deÂployeÁrent et se placeÁrent Áa l'entreÂe de la porte de la ville ; les deux bandes fondirent sur tous ceux qui Âetaient dans la

V. 28n. secreÁtement : Zeboul joue double jeu (v. 36ss). fondras v. 44n. Ð tu feras de lui... : litt. tu lui feras ce que ta main trouvera. bandes : litt. teÃtes, de meÃme aux v. 43s ; cf. 7.16+. tu prends pour des hommes : litt. tu vois comme des hommes. du centre du pays ou, litt., du nombril de la terre, peut-eÃtre le nom d'une colline particulieÁre ; sur l'expression, cf. Ez 38.12n. Ð teÂreÂbinthe des Devins ou, selon la traduction habituelle du terme, des chercheurs de preÂsages ; il s'agit peut-eÃtre du meÃme arbre (ou du meÃme lieu) que le teÂreÂbinthe de MoreÂ, Gn 12.6n ; Dt 11.30. tes beaux discours : litt. ta bouche ; cf. v. 28s. de la ville : sous-entendu dans le texte ; cf. Dt 16.18n. Arouma : probablement aÁ une dizaine de kilomeÁtres au sud-sudest de Sichem. le peuple ou la troupe, v. 29n. Ici il s'agit sans doute moins d'une expeÂdition militaire que d'une sortie pour s'occuper des reÂcoltes, qui ne pouvaient attendre (cf. v. 27). la troupe ou le peuple, c.-aÁ-d. ceux qui eÂtaient avec lui (v. 34s). Ð dans la campagne v. 27ss,32. les bandes : avec certains mss de LXX, quelques-uns modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire le singulier la bande (cf. v. 34n). Ð se deÂployeÁrent et fondirent (v. 33) traduisent un meÃme verbe heÂbreu. Ð les deux bandes : autre traduction les deux autres bandes.

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campagne et les battirent. | AbimeÂlek combattit toute la journeÂe contre la ville ; il prit la ville et tua les gens qui s'y trouvaient. Puis il deÂmolit la ville et y sema du sel. | A cette nouvelle, tous les notables de la citadelle de Sichem se rendirent dans la cave de la maison du dieu Berith. | On informa AbimeÂlek que tous les notables de la citadelle de Sichem s'eÂtaient rassembleÂs. | Alors AbimeÂlek monta au mont TsalmoÃn avec toute sa troupe. AbimeÂlek prit une hache, coupa une branche d'arbre et la chargea sur son Âepaule. Ensuite il dit Áa la troupe qui Âetait avec lui : Vous avez vu ce que j'ai fait ; faites comme moi, deÂpeÃchez-vous. | Chaque homme de la troupe coupa une branche, et tous suivirent AbimeÂlek ; ils placeÁrent les branches contre la cave et y mirent le feu, incendiant la cave avec ceux qui s'y trouvaient. Ainsi moururent tous les gens de la citadelle de Sichem, au nombre d'environ mille, hommes et femmes. Mort d'AbimeÂlek AbimeÂlek marcha contre TeÂbets. Il dressa son camp contre TeÂbets et la prit. | Il y avait au milieu Á tous s'enfuirent, homde la ville une tour forte, ou mes et femmes, ainsi que tous les notables de la ville ; ils s'enfermeÁrent et monteÁrent sur le toit en terrasse de la tour. | AbimeÂlek parvint jusqu'aÁ la tour ; il combattit contre elle et s'approcha de l'entreÂe de la tour pour y mettre le feu. | Alors une femme lancËa sur la teÃte d'AbimeÂlek une meule de moulin et lui fracassa le craÃne. | AussitoÃt il appela le serviteur qui portait ses armes et lui dit : Tire ton ÂepeÂe et donne-moi la mort, de peur qu'on ne dise de moi : « C'est une femme qui l'a tueÂ. » Son serviteur le transpercËa, et il mourut. | Quand les hommes d'IsraeÈl virent qu'AbimeÂlek Âetait mort, ils s'en alleÁrent chacun chez soi. Ainsi Dieu fit retomber sur AbimeÂlek le mal qu'il avait fait Áa son peÁre en tuant ses soixantedix freÁres, | et Dieu fit retomber sur la teÃte des gens de Sichem tout le mal qu'ils avaient fait. Ainsi se reÂalisa sur eux la maleÂdiction de Jotam, fils de Yeroub-Baal.

du sel : symbole de steÂrilite et de maleÂdiction Dt 29.22 ; Jr 17.6 ; Ps 107.34. citadelle de Sichem : cf. v. 6n. Ð la cave ou la crypte, traduction incertaine ; on a aussi pense aÁ une tour ; le mot heÂbreu correspondant n'apparaõÃt qu'ici, au v. 49 et en 1S 13.6. Ð la maison du dieu Berith ou d'El-Berith ; du dieu de l'alliance (v. 4n ; 8.33n ; sur le nom divin El, voir Gn 21.33n), situeÂe de toute eÂvidence hors de la ville (v. 27,45), peut-eÃtre sur les pentes du mont Ebal ou du mont Garizim (v. 48n). TsalmoÃn (Sombre) est peut-eÃtre le nom d'un versant du mont Ebal ou du mont Garizim (Dt 11.29n ; cf. Ps 68.15). Cf. v. 20. TeÂbets : sans doute aÁ une quinzaine de kilomeÁtres au nord-est de Sichem, aÁ moins qu'il ne s'agisse d'un autre nom de Tirtsa (1R 14.17n). en terrasse : sous-entendu dans le texte, cf. Dt 22.8n ; autre traduction au sommet de la tour. y mettre le feu : litt. la bruÃler au feu ; cf. Nb 31.10. une meule : c.-aÁ-d. la pierre supeÂrieure et mobile d'un petit moulin domestique ; cf. 2S 11.21. le serviteur qui portait ses armes ou son eÂcuyer : cf. 1S 31.4 ; 1Ch 10.4. Ð C'est une femme : cf. 4.9+. 7.7n. V. 5. V. 20. Ð se reÂalisa : litt. vint, arriva ; expression analogue en 13.12,17 (cf. Jos 21.45n). Ð Voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. $

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Autres juges : Tola, YaõÈr 10 ApreÁs AbimeÂlek, Tola, fils de Poua, fils de Dodo, homme d'Issacar, se leva pour sauver IsraeÈl ; il habitait Áa Shamir, dans la reÂgion montagneuse 2 d'Ephraõ Èm. | Il fut juge en IsraeÈl pendant vingttrois ans ; puis il mourut et il fut enseveli Áa Shamir. 3 ApreÁs lui se leva YaõÈr, le Galaadite, qui fut juge en 4 Israe Èl pendant vingt-deux ans. | Il avait trente fils, qui montaient trente Ãanons et posseÂdaient trente villes ; jusqu'aÁ ce jour celles-ci sont appeleÂes 5 Douars de Yaõ Èr, dans le Galaad. | Puis YaõÈr mourut et il fut enseveli Áa QamoÃn. 6

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Les Ammonites attaquent IsraeÈl Les IsraeÂlites firent encore ce qui deÂplaisait au SEIGNEUR (YHWH) ; ils se mirent Áa servir les Baals et les AstarteÂs, les dieux d'Aram, les dieux de Sidon, les dieux de Moab, les dieux des Ammonites et les dieux des Philistins. Ils abandonneÁrent le SEIÁrent de le servir. | Le GNEUR (YHWH) et cesse SEIGNEUR se mit en coleÁre contre IsraeÈl ; il les vendit aux Philistins et aux Ammonites. | Ceuxci pressureÁrent et ÂecraseÁrent les IsraeÂlites cette anneÂe-laÁ et, pendant dix-huit ans, tous les IsraeÂlites qui Âetaient en Transjordanie, au pays des Amorites du Galaad. | Les Ammonites passeÁrent le Jourdain pour faire la guerre Áa Juda, Áa Benjamin et Áa la maison d'EphraõÈm. IsraeÈl fut dans une grande deÂtresse. | Les IsraeÂlites crieÁrent vers le SEIGNEUR : Nous avons peÂche contre toi ; nous avons abandonne notre Dieu et nous avons servi les Baals. Le SEIGNEUR dit aux IsraeÂlites : Des Egyptiens, des Amorites, des Ammonites, des Philistins, | les SiÃn vous ont opprimeÂs. doniens, Amalec et Mao Lorsque vous avez crie vers moi, ne vous ai-je pas sauveÂs de leur main ? | Mais vous, vous m'avez abandonne et vous avez servi d'autres dieux. C'est pourquoi je ne vous sauverai plus. | Allez ! Criez 1 Tola / Poua / Issacar : cf. Gn 46.13 ; Nb 26.23 ; 1Ch 7.1. Ð Dodo signifie son oncle, de sorte que plusieurs versions anciennes ont compris fils de l'oncle d'AbimeÂlek. Ð sauver 2.16+. Ð Shamir : localite inconnue, aÁ ne pas confondre avec celle de Juda qui porte le meÃme nom (Jos 15.48). Ð la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm 3.27+. juge 2.16n. YaõÈr : cf. v. 4n ; Nb 32.41 ; Dt 3.14+ ; Jos 13.30 ; 1R 4.13 ; 1Ch 2.2123. Les mots heÂbreux pour aÃnons (`ayarim, cf. 5.10n) et villes (forme inhabituelle, `ayarim, homonyme du preÂceÂdent, au lieu de `arim ; traduction d'apreÁs des versions anciennes) font assonance avec le nom YaõÈr (voir 10.3+ ; cf. 8.30 ; 12.14). Ð Douars Nb 32.41n. QamoÃn : au sud-est de la mer de GalileÂe. 2.11n-13n. Ð SEIGNEUR (YHWH) : voir noms divins. Ð les dieux : autre traduction le dieu. 2.14+ ; 3.8 Ð Philistins 13.1 ; 1S 12.9. pressureÁrent et eÂcraseÁrent : les deux verbes, approximativement synonymes, font assonance en heÂbreu. Ð Transjordanie 5.17n. Ð Galaad 7.3n ; Gn 31.21n ; Dt 3.12-16. Cf. 2.15 ; 6.6+. crieÁrent 3.9+ ; cf. 10.6. Ð Nous avons peÂche v. 15 ; Dt 1.41 ; 1S 12.10 ; 1R 8.47 ; 18.18 ; Ps 106.6 ; Dn 9.5. Egyptiens Ex 1±2. Ð Amorites 1.34 ; Nb 21.21-35. Ð Ammonites / Philistins v. 7. Sidoniens Gn 10.19n. Ð Amalec 3.13+. Ð MaoÃn : nom d'une ville de Juda Jos 15.55 ; 1S 25.2 ; certains modifient leÂgeÁrement la vocalisation traditionnelle de l'heÂbreu pour trouver ici les Maonites de 2Ch 26.7. LXX a lu soit Canaan, soit MadiaÃn (6.1n) selon les mss. Ð sauveÂs 2.16+ ; cf. 2S 22.4. 3.6+ ; cf. Jos 22.18 ; 24.16 ; 1Ch 5.25.

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vers les dieux que vous avez choisis ! Qu'ils vous sauvent au temps de votre deÂtresse ! | Les IsraeÂlites dirent au SEIGNEUR : Nous avons peÂche ; traitenous comme il te plaira. Seulement, s'il te plaõÃt, deÂlivre-nous en ce jour ! | Ils supprimeÁrent de leur sein les dieux Âetrangers et se mirent Áa servir le SEIGNEUR (YHWH), qui fut touche par l'oppression d'IsraeÈl. Les Ammonites se mobiliseÁrent et dresseÁrent leur camp au Galaad ; les IsraeÂlites se rassembleÁrent et dresseÁrent leur camp au Mitspa. | Le peuple et les princes de Galaad se dirent les uns aux autres : Quel est l'homme qui engagera le combat contre les Ammonites ? Il sera chef de tous les habitants de Galaad !

Jephte devient chef d'IsraeÈl  Jephte , le Galaadite, Âetait un vaillant guerrier. Il 11 Âetait fils d'une prostitueÂe ; c'est Galaad qui avait 2 engendre  JephteÂ. | La femme de Galaad lui donna des fils. Les fils de cette femme, devenus grands, chasseÁrent Jephte et lui dirent : Tu n'auras pas de patrimoine dans la maison de notre peÁre, car tu es le 3 fils d'une autre femme. | Jephte  s'enfuit pour Âechapper Áa ses freÁres et s'installa au pays de Tob. Des hommes de rien se rassembleÁrent aupreÁs de Jephte ; ils faisaient campagne avec lui. 4 Quelque temps plus tard, les Ammonites firent la 5 guerre Á a IsraeÈl. | Comme les Ammonites faisaient la guerre Áa IsraeÈl, les anciens de Galaad alleÁrent cher6 cher Jephte  au pays de Tob. | Ils dirent Áa Jephte : Viens, tu seras notre capitaine, et nous ferons la 7 guerre aux Ammonites. | Jephte  reÂpondit aux anciens de Galaad : N'est-ce pas vous qui me deÂtestiez et qui m'avez chasse de la maison de mon peÁre ? Pourquoi venez-vous Áa moi maintenant que vous Ãetes dans la deÂtresse ? 8 Les anciens de Galaad dirent Áa Jephte : C'est bien pour cela que nous revenons vers toi maintenant, Dt 32.37s ; Es 57.13 ; Jr 2.28. Nous avons peÂche v. 10+. Ð traite-nous... : litt. fais-nous selon tout ce qui est bon aÁ tes yeux. Á rent... Gn 35.2 ; Jos 24.14,23 ; 1S 7.3s. Ð qui fut tou16 Ils supprime che : litt. et son eÃtre (Gn 1.20n) se serra ou fut (trop) court ; l'expression signifie souvent perdre patience ; formule analogue en 16.16n ; Ex 6.9 ; Nb 21.4n ; Za 11.8 ; cf. Mi 2.7 ; Jb 21.4 ouÁ le mot pour souffle ou esprit remplace celui qui correspond aÁ eÃtre. Á17 Les Ammonites... au Galaad v. 7-8+ ; cf. 1S 11.1ss. Ð se mobilise rent 7.23n. Ð Mitspa (Poste de guet ou de veille), dans le Galaad (11.11,29 ; Gn 31.49n), aÁ distinguer de la localite portant le meÃme nom en Benjamin (20.1n ; Jos 18.26 ; 1S 7.5 ; 10.17).  breu correspon18 engagera : litt. commencera. Ð chef : le mot he dant signifie aussi teÃte ; il a souvent une connotation militaire 11.6-11 ; 1S 15.17 ; 2S 23.8,13,18. 14 15

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 breu Yiphtah, cf. Jos 19.14) signifie il ouvre ; cf. 1 Jephte (he He 11.32. Ð vaillant guerrier : cf. 6.12+. Ð fils d'une prostitueÂe : autre traduction fils d'une femme infideÁle. Ð Galaad peut deÂsigner la reÂgion, la population et un personnage (v. 2) ; cf. 5.17+ ; 10.8. Cf. v. 7-11 ; Gn 21.10. s'enfuit pour eÂchapper aÁ ses freÁres : autre traduction s'enfuit de chez ses freÁres. Ð Tob : sans doute au nord du Galaad, vers la Syrie ; cf. 2S 10.6,8. Ð hommes de rien 9.4n ; cf. 1S 22.2 ; 27.8. Ð faisaient campagne : litt. sortirent. Quelque temps plus tard : litt. (au bout) de jours ; de meÃme en 14.8. Ð Ammonites 10.7-9. V. 3n. 10.17s. Ð capitaine v. 11 ; Jos 10.24 ; Es 22.3 ; Mi 3.1n ; Dn 11.18n. V. 2 ; cf. Gn 26.27. Ð deÂtresse 10.9. 10.18n.


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afin que tu marches avec nous, que tu fasses la guerre aux Ammonites et que tu sois notre chef, celui de tous les habitants de Galaad. | Jephte reÂpondit aux anciens de Galaad : Si vous me ramenez pour faire la guerre aux Ammonites, et que le SEIGNEUR les livre devant moi, c'est moi qui serai votre chef. | Les anciens de Galaad dirent Áa Jephte : Le SEIGNEUR nous entendra les uns et les autres, si nous n'agissons pas selon ta parole. | Ainsi Jephte partit avec les anciens de Galaad. Le peuple le mit Áa sa teÃte comme chef et capitaine. Jephte dit toutes ses paroles devant le SEIGNEUR, au Mitspa. Messages de Jephte aux Ammonites Jephte envoya des messagers au roi des Ammonites, pour lui dire : Que t'ai-je fait, que tu viennes Áa moi pour faire la guerre Áa mon pays ? | Le roi des Ammonites reÂpondit aux messagers de Jephte : C'est qu'IsraeÈl, quand il est monte d'Egypte, a pris mon pays, depuis l'Arnon jusqu'au Yabboq et au Jourdain. Maintenant, rends-le pacifiquement. Jephte envoya de nouveau des messagers au roi des Ammonites, | pour lui dire : Ainsi parle Jephte : IsraeÈl n'a pas pris le pays de Moab, ni le pays des Ammonites. | En effet, lorsque IsraeÈl est monte d'Egypte, il a marche dans le deÂsert jusqu'aÁ la mer des Joncs et il est arrive Áa Qadesh. | Alors IsraeÈl a envoye des messagers au roi d'Edom, pour lui dire : « Laisse-moi passer par ton pays, je te prie. » Mais le roi d'Edom n'a rien voulu entendre. Il en a aussi envoye au roi de Moab, qui a refuseÂ. Ainsi IsraeÈl est reste Áa Qadesh. | Puis il a marche dans le deÂsert, il a contourne Edom et Moab, il est passe Áa l'est de Moab ; ils ont campe au-delaÁ de l'Arnon, sans entrer sur le territoire de Moab Ð car l'Arnon est la frontieÁre de Moab. | IsraeÈl a envoye des messagers Áa SihoÃn, roi des Amorites, roi de HeshboÃn ; IsraeÈl lui a dit : « Laisse-nous, je te prie, passer par ton pays pour rejoindre notre lieu. » | Mais SihoÃn n'a pas eu assez confiance en IsraeÈl pour le laisser passer sur son territoire ; SihoÃn a rassemble toutes ses troupes et il a dresse son camp Áa Yahtsa Cf. 1S 8.20. Cf. Jr 42.5 ; Ml 2.14 ; voir aussi 1S 12.5 ; Jr 29.23 ; Rm 1.9+. dit toutes ses paroles : il s'agit sans doute d'un engagement solennel pris au sanctuaire local (cf. 10.17n ; Gn 31.49). Ð au Mitspa : cf. Jos 11.3n. Que t'ai-je fait : litt. quoi aÁ moi et aÁ toi ; autre traduction qu'ai-je aÁ faire avec toi ; dans d'autres contextes la meÃme expression est traduite par pourquoi te meÃles-tu de mes affaires, cf. 2S 16.10 ; 19.23 ; 1R 17.18+ ; 2Ch 35.21 ; Mc 1.24 ; Jn 2.4n. Ð aÁ mon pays : autre traduction dans mon pays. monte d'Egypte Gn 12.10n. Ð rends-le : litt. rends-les (les territoires susmentionneÂs, cf. v. 22n ; Dt 2.17-23) ; plusieurs versions anciennes portent le singulier. Ð pacifiquement : litt. en paix ; cf. v. 31n. Moab (v. 18,25) / Ammonites (v. 4ss) : cf. v. 22n,24n ; Dt 2.9,19 ; 3.16s ; Jos 12.2s. Nb 14.25. Ð Qadesh Nb 20.1 ; 33.36. Nb 20.14-21. Edom Nb 21.4 ; Dt 2.8. Ð Moab Nb 21.11-15. Ð territoire et frontieÁre traduisent un meÃme mot heÂbreu. HeshboÃn : cf. Nb 21.21-24 ; Dt 2.26-36 ; Jos 13.17. Ð pour rejoindre notre lieu : litt. jusqu'aÁ mon lieu ; le singulier et le pluriel alternent dans le texte (cf. v. 17). n'a pas eu assez confiance : litt. n'a pas cru. Ð toutes ses troupes : autre traduction tout son peuple, de meÃme au v. 21. Ð Yahtsa Jos 13.18 ; Jr 48.21 ; 1Ch 6.63 ; cf. Yahats Nb 21.23 ; Dt

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pour faire la guerre Áa IsraeÈl. | Le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl, a livre SihoÃn et toutes ses troupes Áa IsraeÈl, qui les a battus. IsraeÈl a pris possession de tout le pays des Amorites qui habitaient ce pays. | Ils ont pris possession de tout le territoire des Amorites, depuis l'Arnon jusqu'au Yabboq et depuis le deÂsert jusqu'au Jourdain. | Maintenant que le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu d'IsraeÈl, a deÂposseÂde les Amorites devant IsraeÈl, son peuple, est-ce toi qui vas le deÂposseÂder ? | Ce dont Kemosh, ton dieu, te fait prendre possession, n'en prends-tu pas possession ? Et nous, nous ne resterions pas en possession de tout ce que le SEIGNEUR (YHWH), notre Dieu, a mis en notre possession ? | Vaux-tu donc mieux que Balaq, fils de Tsippor, roi de Moab ? A-t-il cherche querelle Áa IsraeÈl, lui a-t-il fait la guerre ? | VoilaÁ trois cents ans qu'IsraeÈl habite Áa HeshboÃn et dans les localiteÂs qui en deÂpendent, Áa AroeÈr et dans les localiteÂs qui en deÂpendent, et dans toutes les villes qui sont sur les bords de l'Arnon : pourquoi ne les avez-vous pas deÂlivreÂes pendant ce temps-laÁ ? | Ce n'est pas moi qui ai peÂche contre toi, c'est toi qui agis mal envers moi en me faisant la guerre. Que le SEIGNEUR, le juge, soit aujourd'hui juge entre les IsraeÂlites et les Ammonites ! | Mais le roi des Ammonites n'eÂcouta pas les paroles que Jephte lui avait fait dire. Le vúu de Jephte Alors le souffle du SEIGNEUR fut sur Jephte ; celui-ci traversa le Galaad et Manasse ; il passa Áa Mitspe de Galaad ; de Mitspe de Galaad, il passa chez les Ammonites. | Jephte fit un vúu au SEIGNEUR ; il dit : Si vraiment tu me livres les Ammonites, | quiconque sortira des portes de ma maison Áa ma rencontre, lorsque je reviendrai victorieux de chez les Ammonites, sera pour le SEIGNEUR, et je l'offrirai en holocauste. Jephte passa chez les Ammonites pour les combattre, et le SEIGNEUR les lui livra. | Il leur infligea une treÁs grande deÂfaite, depuis AroeÈr jusque vers Minnith Ð vingt villes Ð et jusqu'aÁ Abel-Keramim. Les Ammonites furent humilieÂs devant les IsraeÂlites. 2.32 ; Es 15.4 ; Jr 48.34. Le territoire en question correspond aÁ celui de Moab, cf. v. 13,24n ; Nb 21.24,26 ; Dt 2.37. Dt 4.38. Ð SEIGNEUR (YHWH) : voir noms divins. Ð deÂposseÂde : autre sens du verbe traduit aux v. 21s,24 par prendre ou rester en possession de. Kemosh est le dieu de Moab et non celui d'Ammon, ce qui correspond au territoire sur lequel porte le litige (v. 22) ; cf. Nb 21.29 ; 1R 11.5-7 ; 2R 23.13 ; voir aussi Dt 4.19+. Ð nous ne resterions pas... : autre traduction nous resterons... (v. 23n). Balaq Nb 22±24 ; Jos 24.9s. aÁ HeshboÃn et dans les localiteÂs qui en deÂpendent (litt. ses filles, cf. 1.27n), v. 19 ; Nb 21.25n. Ð AroeÈr Jos 13.25s. Voir peÂche . lui avait fait dire : litt. lui avait envoyeÂes (v. 14). le souffle... 3.10+ ; voir esprit . Ð traversa et passa traduisent le meÃme verbe heÂbreu ; cf. 12.1n. Ð Mitspe de Galaad v. 11n ; 10.17n. Cf. v. 35s ; 1S 14.24-45. Cf. v. 34ss. Ð victorieux ou sain et sauf, litt. en paix ; Jos 10.21+. Ð en holocauste : voir sacrifices ; cf. Gn 22.1-19 ; 2R 3.26s ; Mi 6.7 ; voir aussi Lv 18.21 ; 20.2-5 ; Dt 12.31 ; 18.10. Il leur infligea une treÁs grande deÂfaite : cf. 15.8n. Ð jusque vers : comme en 6.4n. Ð Minnith : sans doute au nord de HeshboÃn (cf. Ez 27.17n). Ð Abel-Keramim : plus aÁ l'est, au sud de Rabba d'Ammon (l'actuelle Amman, capitale de la Jordanie). $

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Comme Jephte revenait chez lui, au Mitspa, sa fille sortit Áa sa rencontre avec des tambourins et des danses. C'eÂtait son unique enfant ; Áa part cela, il n'avait ni fils ni fille. | DeÁs qu'il la vit, il deÂchira ses veÃtements et dit : Ah ! ma fille, tu m'accables ! Toi aussi, tu attires le malheur sur moi ! Je me suis engage devant le SEIGNEUR, et je ne peux pas revenir en arrieÁre. | Elle lui dit : PeÁre, tu t'es engage devant le SEIGNEUR ; agis envers moi selon l'engagement que tu as pris, maintenant que le SEIGNEUR t'a venge de tes ennemis, les Ammonites. | Elle dit encore Áa son peÁre : Que ceci me soit accorde : laisse-moi un deÂlai de deux mois. Je m'en irai, j'irai sur les montagnes et je pleurerai ma virginite avec mes amies. | Il reÂpondit : Va ! Et il la laissa partir pour deux mois. Elle s'en alla sur les montagnes, avec ses amies, pour pleurer sa virginiteÂ. Au bout des deux mois, elle revint vers son peÁre, et il s'acquitta sur elle du vúu qu'il avait fait. Elle n'avait jamais eu de relations avec un homme. DeÁs lors ce fut une prescription en IsraeÈl : | chaque anneÂe les filles d'IsraeÈl s'en vont ceÂleÂbrer la fille de JephteÂ, le Galaadite, quatre jours par an.

Conflit des EphraõÈmites avec Jephte Les hommes d'EphraõÈm se mobiliseÁrent et pas12 seÁrent vers TsaphoÃn pour dire Áa Jephte : Pourquoi es-tu passe pour faire la guerre aux Ammonites, sans nous avoir appeleÂs Áa aller avec toi ? Nous allons Ãler avec elle ! mettre le feu Áa ta maison et te bru 2 Jephte  leur reÂpondit : J'ai Âete en grand conflit, moi et mon peuple, avec les Ammonites ; et quand je vous ai appeleÂs, vous ne m'avez pas sauve de leur 3 main. | Voyant que tu ne venais pas me sauver, j'ai

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Mitspa 10.17n. Ð sortit aÁ sa rencontre v. 31. Ð tambourins / danses : cf. Ex 15.20 ; 1S 18.6 ; Ps 150.4. Ð C'eÂtait son unique enfant : litt. rien qu'elle, unique. Ð aÁ part cela : LXX , Syr , Tg aÁ part elle ; le texte heÂbreu traditionnel porte le masculin (litt. aÁ part lui). Les verbes correspondant aÁ deÂchira (cf. Jos 7.6) / accables / attires le malheur font assonance dans le texte heÂbreu. Ð Ah ! 6.22n. Ð Toi aussi... : litt. tu es de ceux qui attirent le malheur... ; cf. Gn 34.30+. Ð Je me suis engage : litt. j'ai ouvert (toute grande) la bouche ; certains comprennent j'ai trop parle ou j'ai parle trop vite ; de meÃme au v. 36 ; voir aussi Jb 35.16. Ð je ne peux pas revenir... : cf. Nb 30.3 ; Ec 5.3-5 ; voir aussi Lv 27. agis envers moi... : litt. fais pour moi comme il est sorti de ta bouche (v. 35n) apreÁs que le SEIGNEUR a fait pour toi les vengeances de tes ennemis ; cf. Nb 32.24n. j'irai : litt. je descendrai ; en Es 15.3 le meÃme verbe est traduit par fondre (en larmes) ; certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour traduire que j'aille errer. Ð je pleurerai ma virginite : pour une femme, mourir sans s'eÃtre marieÂe et avoir eu des enfants pouvait eÃtre consideÂre comme un deÂshonneur. vúu v. 30s. Ð eu de relations avec : litt. connu, cf. Gn 4.1n ; Lc 1.34. Ð une prescription : voir loi ; autre traduction une coutume ; cf. 2Ch 35.25. chaque anneÂe : litt. de jours en jours ; meÃme expression en 21.19 ; Ex 13.10 ; 1S 1.3n. Ð ceÂleÂbrer : comme en 5.11 ; plusieurs versions anciennes ont lu se lamenter sur. Cette coutume, dont il n'est question nulle part ailleurs dans la Bible, a eÂte mise en relation avec les rites de deuil associeÂs aÁ divers cultes de la fertilite pratiqueÂs en Canaan et dans les pays environnants, rites dans lesquels les femmes jouaient un roÃle preÂpondeÂrant (cf. Ez 8.14n ; Os 6.2n ; Za 12.11n). $

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8.1-3. Ð se mobiliseÁrent 7.23n. Ð passeÁrent / passe : il s'agit ici soit de la traverseÂe d'un fleuve (le Jourdain ou le Yabboq), soit du passage de la frontieÁre avec les Ammonites ; cf. v. 3,5 ; 11.29n. Ð vers TsaphoÃn : autre traduction vers le nord ; cf. Jos

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risque ma vie : je suis passe chez les Ammonites, et le SEIGNEUR me les a livreÂs. Pourquoi donc venezvous me faire la guerre en ce jour ? Jephte rassembla tous les hommes de Galaad pour faire la guerre Áa EphraõÈm. Les hommes de Galaad battirent EphraõÈm, qui avait dit : « Vous Ãetes des rescapeÂs d'EphraõÈm, vous, Galaad, au milieu d'EphraõÈm, au milieu de Manasse ! » | Galaad prit Ãte d'EphraõÈm. Quand les gueÂs du Jourdain, du co l'un des rescapeÂs d'EphraõÈm disait : « Je voudrais passer ! », les hommes de Galaad lui demandaient : « Es-tu ÂephraõÈmite ? » Il reÂpondait : « Non. » | On lui disait alors : « Dis ``Shibboleth'', je te prie. » Et il disait « Sibboleth », car il ne pouvait pas bien prononcer. Sur quoi on le saisissait et on l'eÂgorgeait preÁs des gueÂs du Jourdain. Quarante-deux mille hommes d'EphraõÈm tombeÁrent Áa ce moment-laÁ. Jephte fut juge en IsraeÈl pendant six ans ; puis JephteÂ, le Galaadite, mourut et fut enseveli dans les villes de Galaad. IbtsaÃn, EloÃn et AbdoÃn ApreÁs lui, IbtsaÃn de Beth-LeÂhem fut juge en IsraeÈl. | Il eut trente fils et trente filles qu'il maria au dehors, et il fit venir pour ses fils trente filles du dehors. Il fut juge en IsraeÈl pendant sept ans ; | puis IbtsaÃn mourut et fut enseveli Áa Beth-LeÂhem. ApreÁs lui, EloÃn le Zabulonite fut juge en IsraeÈl. Il fut juge en IsraeÈl pendant dix ans ; | puis EloÃn le Zabulonite mourut et fut enseveli Áa AyyaloÃn, au pays de Zabulon. Ãn, fils de Hillel, le Piratonite, fut ApreÁs lui, Abdo juge en IsraeÈl. | Il eut quarante fils et trente petitsfils qui montaient soixante-dix Ãanons. Il fut juge en

13.27. Ð Nous allons... : litt. ta maison, nous la bruÃlerons sur toi par le feu ; cf. 14.15 ; 1R 16.18. J'ai eÂte en grand conflit... : litt. homme de dispute (ou de proceÁs) j'ai eÂteÂ, moi et mon peuple et les fils d'Ammon, beaucoup ; on pourrait aussi comprendre j'ai eÂte en grand conflit avec mon peuple et les Ammonites. Ð appeleÂs : cf. 4.10n. j'ai risque ma vie : litt. j'ai mis ma vie (cf. Gn 1.20n) dans ma main ; cf. 1S 19.5 ; 28.21 ; Jb 13.14. Ð je suis passe v. 1n. Ð venez-vous : litt. eÃtes-vous monteÂs. qui avait dit : autre traduction car ils avaient dit. Ð Vous eÃtes des rescapeÂs ou des fugitifs ; terme apparente en 21.17 ; cette expression injurieuse semble preÂsenter Galaad comme un ramassis de transfuges ou de deÂchets d'EphraõÈm et de Manasse (cf. v. 5s ; Nb 26.29). gueÂs du Jourdain : cf. 3.28+s. Ð rescapeÂs : cf. v. 4n. Ð eÂphraõÈmite : le terme correspondant pourrait aussi eÃtre transcrit eÂphratite (cf. 1S 1.1n ; 17.12 ; 1R 11.26 ; Rt 1.2). Shibboleth : ce mot heÂbreu, qui signifie eÂpi ou torrent, sert de test pour reconnaõÃtre les EphraõÈmites d'apreÁs une caracteÂristique de leur dialecte ; ceux-ci ne prononcËaient pas le son sh comme les Galaadites (cf. Mt 26.69-75//). Ð aÁ ce moment-laÁ : autre traduction en ce temps-laÁ (cf. 3.29). fut juge 2.16n. Ð dans les villes... : LXX a lu dans sa ville (le Mitspa ?), cf. 10.17n. Beth-LeÂhem : il s'agit vraisemblablement ici de la localite de Zabulon, aÁ une dizaine de km aÁ l'ouest-nord-ouest de Nazareth (Jos 19.15), plutoÃt que de Beth-LeÂhem de Juda (Jg 17.7+). Cf. v. 14 ; 10.3-5. Ð maria : litt. envoya. Ð au dehors : c.-aÁ-d. hors de sa tribu, contrairement sans doute aÁ l'usage courant ; cela eÂtendait d'autant la zone d'influence du juge. EloÃn Gn 46.14 ; Nb 26.26. AyyaloÃn (nom presque identique aÁ celui d'EloÃn en heÂbreu), sans doute aÁ ne pas confondre avec la localite de Dan qui porte le meÃme nom (1.35 ; Jos 10.12). Piratonite : habitant de PiratoÃn, aÁ une dizaine de km au sudouest de Sichem (2S 23.30 ; 1Ch 11.31 ; 27.14). Cf. v. 9 ; 10.4. $


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Ãn, fils de Hillel, IsraeÈl pendant huit ans ; | puis Abdo le Piratonite, mourut et fut enseveli Áa PiratoÃn, au pays d'EphraõÈm, dans la montagne des AmaleÂcites. Naissance de Samson Les IsraeÂlites firent encore ce qui deÂplaisait au SEIGNEUR ; le SEIGNEUR les livra aux Philistins pour quarante ans. Il y avait un homme de TsoreÂa, du clan des Danites, nomme Manoah, dont la femme Âetait steÂrile ; elle n'avait pas eu d'enfant. | Le messager du SEIGNEUR apparut Áa cette femme et lui dit : Toi qui es steÂrile, qui n'as pas eu d'enfant, tu vas Ãetre enceinte et tu mettras au monde un fils. | Maintenant, je te prie, prends bien garde : ne bois ni vin ni boisson alcooliseÂe, et ne mange rien d'impur. | Car tu vas Ãetre enceinte et tu mettras au monde un fils. Le rasoir ne passera pas sur sa teÃte, car ce garcËon sera un nazir de Dieu deÁs le ventre de sa meÁre. C'est lui qui commencera Áa sauver IsraeÈl de la main des Philistins. | La femme vint dire Áa son mari : Un homme de Dieu est venu me trouver ; il avait l'aspect d'un messager de Dieu, treÁs redoutable. Je ne Á il Âetait, et il ne m'a pas fait lui ai pas demande d'ou connaõÃtre son nom. | Mais il m'a dit : « Tu vas Ãetre enceinte et tu mettras au monde un fils ; maintenant, ne bois ni vin ni boisson alcooliseÂe et ne mange rien d'impur, parce que cet enfant sera nazir de Dieu depuis le ventre de sa meÁre jusqu'au jour de sa mort. » Manoah supplia le SEIGNEUR : Pardon, Seigneur ! Je t'en prie, que l'homme de Dieu que tu as envoye revienne vers nous pour nous enseigner ce que nous devons faire pour l'enfant qui naõÃtra ! Dieu entendit Manoah, et le messager de Dieu revint vers la femme. Elle Âetait assise dans la campagne ; Manoah, son mari, n'eÂtait pas avec elle. | Elle courut vite dire Áa son mari : L'homme qui Âetait venu vers moi l'autre jour m'est encore apparu ! | Manoah suivit sa femme, alla trouver montagne (ou reÂgion montagneuse) des AmaleÂcites : ce nom pourrait eÃtre une allusion historique, par exemple aÁ un combat en EphraõÈm contre les AmaleÂcites du Sud (3.13+) ; mais il pourrait aussi s'agir d'une indication geÂographique indeÂpendante (5.14n). 2.11+. Ð ce qui deÂplaisait... : cf. Nb 22.34n. Ð Philistins 3.31 ; 10.7 ; 14.4. TsoreÂa (aÁ une vingtaine de km aÁ l'ouest de JeÂrusalem) et le clan (18.2n) des Danites 13.25+ ; Jos 15.33 ; 19.41 ; cf. 1Ch 2.54. Ð steÂrile : cf. Gn 11.30 ; 18.11 ; 29.31 ; 1S 1.2 ; Lc 1.7. Cf. v. 7 ; Gn 16.11 ; 18.10 ; Lc 1.11-14,26-38 ; He 13.2. Ð Le messager (ou l'ange ) du SEIGNEUR... : cf. 2.1n. ni vin ni boisson alcooliseÂe v. 5n,7,14 ; cf. Lv 10.9n ; Nb 6.3s ; 1S 1.15 ; Lc 1.15. Ð rien d'impur Lv 11 ; voir pur . Le rasoir... 16.17 ; Nb 6.5ss ; 1S 1.11. Ð nazir Nb 6.2n ; Mt 2.23n ; les reÁgles du nazireÂat sont sans doute appliqueÂes aÁ la meÁre (v. 4) pour indiquer que l'enfant est mis aÁ part deÁs avant sa naissance (cf. Jr 1.5). Ð de sa meÁre : ces mots sont sous-entendus dans le texte, de meÃme au v. 7. Ð commencera aÁ sauver (2.16+) : cf. 1S 7.3,14 ; 9.16. son nom v. 17-18+. supplia Ex 8.4n. Ð SEIGNEUR / Seigneur : heÂbreu YHWH / 'AdonaõÈ, cf. Ex 3.15n. l'autre jour : litt. au jour (expression qui peut aussi signifier aujourd'hui). LXX ce jour-laÁ. suivit : litt. se leva et suivit. se reÂaliseront 9.57n. Ð reÁgle : le mot heÂbreu correspondant, souvent traduit par droit, peut deÂsigner une deÂcision de justice ; ici, comme en 18.7 ; 1S 27.11 ; 1R 5.8 ; 18.28 ; 2R 1.7 ; 11.14, il s'agit moins d'une loi aÁ proprement parler que d'une coutume ou 1

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d'une manieÁre habituelle d'agir. Ð la conduite aÁ tenir... : litt. son action ; certains comprennent que fera-t-il ? La femme... : LXX il se gardera de tout ce que j'ai dit aÁ la femme. (14) Il ne mangera... la vigne : litt. la vigne aÁ vin, cf. v. 4 ; Nb 6.4. 6.19-22. de ton pain : autre traduction de ta nourriture. Quel (litt. qui) est ton nom : cf. v. 6 ; Ex 3.13-15 ; Ap 19.13. Ð Voir gloire . Pourquoi... Gn 32.30. Ð eÂtonnant (cf. v. 19 ; 6.13) ou mysteÂrieux : on pourrait aussi comprendre ce nom, c'est Etonnant (ou MysteÂrieux) ; terme apparente en Es 9.5 ; voir aussi Ps 139.6. Sur l'offrande veÂgeÂtale (meÃme terme en 6.18n dans un sens plus geÂneÂral, voir Lv 2.1n) qui accompagne l'holocauste, cf. Nb 15.111 ; 28.4-6 ; voir sacrifices . Ð sur le rocher 6.20. Ð qui agit de facËon eÂtonnante (ou mysteÂrieuse, v. 18n) : traduction incertaine ; on pourrait aussi comprendre et pour celui qui agit de facËon eÂtonnante ; d'autres ont compris il se produisit une chose eÂtonnante (ou mysteÂrieuse) tandis que Manoah et sa femme regardaient ; cf. 6.22s. les flammes : cf. 6.21+,22. Ð montaient / monta : le verbe heÂbreu rappelle le terme traduit par holocauste aux v. 16,19,23 ; voir Lv 1.3n. Ð l'autel : cf. v. 19. 6.22-23+. avait voulu : le meÃme verbe heÂbreu est aussi traduit par prendre plaisir ; cf. Nb 14.8n. Ð accepte : litt. pris de notre main. Samson : heÂbreu ShimshoÃn, nom deÂrive du terme sheÂmesh (soleil ), par exemple dans Beth-SheÂmesh (Maison du soleil ) ou IrSheÂmesh (Ville du soleil ), localite proche de TsoreÂa Jos 15.10 ; 19.41 ; voir He 11.32s. Ð L'enfant grandit 1S 2.21,26 ; 3.19 ; Lc 1.80 ; 2.40. Ð Voir beÂneÂdiction . $

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l'homme et lui dit : Est-ce toi qui as parle Áa cette femme ? Il reÂpondit : C'est moi. | Manoah dit : Maintenant, quand tes paroles se reÂaliseront, quelles seront la reÁgle et la conduite Áa tenir Áa l'eÂgard de l'enfant ? | Le messager du SEIGNEUR reÂpondit Áa Manoah : La femme se gardera de tout ce que je lui ai dit. | Elle ne mangera d'aucun produit de la vigne, elle ne boira ni vin ni boisson alcooliseÂe et ne mangera rien d'impur ; elle observera tout ce que je lui ai ordonneÂ. | Manoah dit au messager du SEIGNEUR : Laisse-nous te retenir et t'appreÃter un chevreau, je te prie ! | Le messager du SEIGNEUR reÂpondit Áa Manoah : Quand tu me retiendrais, je ne mangerais pas de ton pain ; mais si tu veux faire un holocauste au SEIGNEUR, faisle ! Manoah ne savait pas que c'eÂtait le messager du SEIGNEUR. | Alors Manoah dit au messager du SEIGNEUR : Quel est ton nom, pour que nous te rendions gloire quand tes paroles se reÂaliseront ? Le messager du SEIGNEUR lui reÂpondit : Pourquoi me demandes-tu mon nom ? Il est Âetonnant ! Manoah prit le chevreau et l'offrande veÂgeÂtale, et il fit un holocauste sur le rocher pour le SEIGNEUR qui agit de facËon Âetonnante ; Manoah et sa femme regardaient : | comme les flammes montaient de l'autel vers le ciel, le messager du SEIGNEUR monta dans les flammes de l'autel. Quand ils virent cela, Manoah et sa femme tombeÁrent face contre terre. | Ainsi le messager du SEIGNEUR cessa d'apparaõÃtre Áa Manoah et Áa sa femme. Alors Manoah sut que c'eÂtait le messager du SEIGNEUR. Manoah dit Áa sa femme : Nous allons mourir, car nous avons vu Dieu ! | Sa femme lui reÂpondit : Si le SEIGNEUR avait voulu nous faire mourir, il n'aurait pas accepte l'holocauste et l'offrande veÂgeÂtale, il ne nous aurait pas fait voir tout cela et il ne nous aurait pas maintenant fait entendre pareilles choses. La femme mit au monde un fils et elle l'appela du nom de Samson. L'enfant grandit, et le SEI-

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le beÂnit. | Le souffle du SEIGNEUR commencËa Áa le travailler Áa MahaneÂ-Dan, entre TsoreÂa et Eshtaol.

GNEUR

Mariage de Samson ; le lion et le miel 14 Samson descendit Áa Timna ; Áa Timna, il vit une 2 femme d'entre les filles des Philistins. | Lorsqu'il fut remonteÂ, il dit Áa son peÁre et Áa sa meÁre : J'ai vu Áa Timna une femme d'entre les filles des Philistins ; prenez-la-moi maintenant pour femme. 3 Son pe Áre et sa meÁre lui dirent : N'y a-t-il pas de femme parmi les filles de tes freÁres et dans tout notre peuple, que tu ailles prendre une femme d'entre les Philistins, ces incirconcis ? Samson reÂpondit Áa son peÁre : Prends-la-moi, car c'est 4 elle qui me convient. | Son pe Áre et sa meÁre ne savaient pas que cela venait du SEIGNEUR ; en effet, il cherchait un preÂtexte contre les Philistins. En ce temps-laÁ, les Philistins Âetaient les maõÃtres en IsraeÈl. 5 Samson descendit avec son peÁre et sa meÁre Áa Timna ; quand ils arriveÁrent aux vignes de Timna, 6 un jeune lion rugissant vint Á a sa rencontre. | Le souffle du SEIGNEUR s'empara de Samson ; sans avoir rien Áa la main, celui-ci fendit le lion en deux comme on fend un chevreau. Il ne dit pas Áa 7 son pe Áre et Áa sa meÁre ce qu'il avait fait. | Il descendit et parla Áa la femme ; elle lui convint. 8 Quelque temps plus tard, il revint Áa Timna afin de la prendre pour femme, et il fit un deÂtour pour voir le cadavre du lion. Il y avait un essaim d'abeil9 les dans le corps du lion, avec du miel. | Il en prit dans le creux de ses mains et en mangea pendant qu'il faisait route ; lorsqu'il fut arrive aupreÁs de son peÁre et de sa meÁre, il leur en donna, et ils en mangeÁrent. Mais il ne leur dit pas qu'il avait pris ce miel dans le corps du lion.

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Le souffle 3.10+ ; cf. 14.6+ ; voir esprit . Ð travailler : d'autres formes du meÃme verbe sont traduites par troubler en Gn 41.8 ; Ps 77.5 ; Dn 2.1,3. Ð aÁ MahaneÂ-Dan (ou au camp de Dan), entre TsoreÂa et Eshtaol : cf. 16.31 ; 18.1s,11s ; Jos 15.33 ; 19.41. $

Timna (ou Timnata, forme inhabituelle aÁ la deuxieÁme occurrence) : cf. Jos 15.10 ; 19.43. Cf. Gn 34.4. Ð aÁ son peÁre et aÁ sa meÁre : cf. chap. 13. Cf. 3.6 ; Gn 24.3s ; 28.1s ; Dt 7.3s ; Ne 13.23-27. Ð tes freÁres : au sens large ; il s'agit ici du clan ou de la tribu. Ð notre peuple : litt. mon peuple ; plusieurs versions anciennes ont lu ton peuple. Ð les Philistins, ces incirconcis (15.18 ; 1S 14.6 ; 17.26,36 ; 31.4 ; 2S 1.20 ; 1Ch 10.4), aÁ la diffeÂrence d'IsraeÈl et d'autres peuples voisins (cf. Jos 5.7-9) ; voir circoncision . Ð me convient : litt. est droite aÁ mes yeux, de meÃme au v. 7. ne savaient pas : cf. v. 10n. Ð cela venait du SEIGNEUR Es 28.29 ; Ps 118.23 ; Ac 5.39. Ð il cherchait : le sujet peut eÃtre Samson, ou plus probablement YHWH (le SEIGNEUR). Ð En ce temps-laÁ : autre traduction aÁ ce moment-laÁ. Ð les Philistins eÂtaient les maõÃtres en IsraeÈl ou dominaient IsraeÈl ; cf. 8.22 ; voir aussi 13.1 ; 15.11. avec son peÁre et sa meÁre : cf. v. 6. Ð quand ils arriveÁrent : certains mss de LXX portent le singulier (quand il arriva). Le souffle (voir esprit ) du SEIGNEUR (3.10+ ; cf. 16.28) s'empara de Samson (litt. de lui) ou peÂneÂtra violemment en lui ; meÃme expression en 14.19 ; 15.14 ; 1S 10.6,10 ; 11.6 ; 16.13 ; 18.10. Ð fendit le lion en deux : litt. le fendit ; meÃme verbe en Lv 1.17 ; 11.3 ; 1S 24.8n ; action semblable en 1S 17.34-37 ; 2S 23.20. Ð Il ne dit pas... : cf. v. 5,9,16. Quelque temps plus tard 11.4n. Ð essaim : cf. Ex 12.3n. Contrairement aux reÁgles imposeÂes en Nb 6.6 au nazir (cf. Jg 13.4), Samson n'eÂvite pas le contact avec les cadavres (15.15 ; 16.7n) ; voir aussi Lv 11.24s,39. Ð il ne leur dit pas v. 6+.

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Samson propose une eÂnigme aux Philistins Son peÁre descendit chez la femme. LaÁ, Samson donna un banquet, car c'est ainsi que faisaient les jeunes gens. | DeÁs qu'ils le virent, ils firent choix de trente compagnons pour Ãetre avec lui. | Samson leur dit : Laissez-moi vous proposer une Âenigme, je vous prie. Si vous me l'expliquez au cours des sept jours du banquet, si vous la trouvez, je vous donnerai trente sous-veÃtements et trente veÃtements de feÃte. Mais si vous ne pouvez pas me l'expliquer, c'est vous qui me donnerez trente sous-veÃtements et trente veÃtements de feÃte. Ils lui dirent : Propose ton Âenigme ; nous l'eÂcoutons. | Il leur dit : Du mangeur est sorti ce qui se mange, du fort est sorti le doux. Pendant trois jours, ils ne purent expliquer l'eÂnigme. | Le septieÁme jour, ils dirent Áa la femme de Samson : Dupe ton mari, pour qu'il nous explique l'eÂnigme ; sinon, nous te jetterons au feu, toi et la maison de ton peÁre. Est-ce pour nous deÂposseÂder que vous nous avez inviteÂs ? | La femme de Samson se mit Áa le poursuivre de ses pleurs, en disant : Tu ne m'aimes pas ; tu as propose une Âenigme aux gens de mon peuple, et tu ne me l'as pas expliqueÂe ! Mais il lui reÂpondit : Je ne l'ai expliqueÂe ni Áa mon peÁre ni Áa ma meÁre ; devrais-je te l'expliquer, Áa toi ? | Elle le poursuivit de ses pleurs pendant les sept jours que dura leur banquet ; le septieÁme jour, il lui donna l'explication, car elle le tourmentait ; alors elle expliqua l'eÂnigme aux gens de son peuple. | Le septieÁme jour, avant le coucher du soleil, les gens de la ville dirent Áa Samson : Quoi de plus doux que le miel, quoi de plus fort que le lion ? Il leur dit : Si vous n'aviez pas laboure avec ma geÂnisse, vous n'auriez pas trouve mon Âenigme.

un banquet : le terme heÂbreu est apparente au verbe habituellement traduit par boire (13.4,14 ; Est 1.3n). Ð c'est ainsi... : il s'agit d'un type de mariage particulier, encore en usage dans le monde arabe, habituellement lorsqu'un homme se marie sans engager ses parents (cf. v. 3s) : l'eÂpouse reste chez son peÁre ; le mari n'a pas aÁ verser de dot au moment du mariage, mais il doit apporter des cadeaux aÁ chacune de ses visites (15.1). trente compagnons philistins, cf. v. 16,20n ; 15.1-3. eÂnigme 1R 10.1-3 ; Ez 17.2. Ð sous-veÃtements : traduction incertaine ; le meÃme terme apparaõÃt en Es 3.23 et en Pr 31.24. Ð veÃtements de feÃte : le terme heÂbreu deÂrive d'un verbe qui signifie entre autres changer ; il deÂsigne des veÃtements preÂcieux reÂserveÂs aÁ des occasions particulieÁres ; il est associe aÁ plusieurs autres termes deÂsignant des veÃtements en Gn 45.22 ; 2R 5.5,21-23. V. 8s,18. On a vu dans cette eÂnigme, en deÂpit de son explication dans le cadre du reÂcit, une meÂtaphore sexuelle (cf. les reÂfeÂrences aÁ la nourriture en Gn 39.6,9 ; Pr 30.20n). Voir aussi la reÂponse de Samson au v. 18n. Le septieÁme jour : certaines versions anciennes ont lu le quatrieÁme jour (cf. v. 16s). Ð Dupe : autre traduction seÂduis ; meÃme possibilite en 16.5. Ð nous te jetterons au feu : formule analogue aÁ celle de 12.1n ; cf. 15.6. Ð la maison de ton peÁre : autre traduction ta famille. Tu ne m'aimes pas : litt. tu ne fais que me deÂtester (ou me haõÈr) et tu ne m'aimes pas ; cf. 15.2n. Ð aux gens de mon peuple : litt. aux fils de mon peuple, de meÃme dans la suite. Ð ni aÁ mon peÁre ni aÁ ma meÁre v. 6+ ; cf. 16.15. Cf. v. 14-15n ; 16.16. Si vous n'aviez pas laboureÂ... : c.-aÁ-d. sans le concours de ma femme, vous n'auriez pas trouve ; mais on a aussi discerne dans cette expression une meÂtaphore sexuelle (cf. v. 14n). $

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Alors le souffle du SEIGNEUR s'empara de lui et il descendit Áa AshqeloÃn. Il y tua trente hommes, deÂpouilla leurs cadavres et donna les habits de feÃte Áa ceux qui avaient explique l'eÂnigme. En coleÁre, il remonta chez son peÁre. | Quant Áa la femme de Samson, elle fut donneÂe au compagnon qui lui avait servi de garcËon d'honneur. La vengeance de Samson Quelque temps plus tard, aux jours de la moisson des bleÂs, Samson rendit visite Áa sa femme avec un chevreau. Il disait : Je vais entrer dans la chambre de ma femme. Mais le peÁre de sa femme ne lui permit pas d'entrer. | Le peÁre de sa femme dit : J'eÂtais persuade que tu ne l'aimais pas, et je l'ai donneÂe Áa ton compagnon. Sa jeune súur n'estelle pas mieux qu'elle ? Prends-la Áa sa place, je t'en prie ! | Samson leur dit : Cette fois je ne serai pas coupable envers les Philistins, si je leur fais du mal. | Samson s'en alla donc. Il attrapa trois cents renards ; il prit des torches, tourna les renards queue contre queue et attacha une torche entre deux queues, au milieu. | Il mit le feu aux torches, laÃcha les renards dans les bleÂs des Philistins et incendia aussi bien les meules que le ble sur pied, et jusqu'aux plantations d'oliviers. Les Philistins dirent : Qui a fait cela ? On reÂpondit : C'est Samson, le gendre du Timnite, parce que celui-ci a pris sa femme et l'a donneÂe Áa son compaÃleÁgnon. Alors les Philistins monteÁrent et la bru rent, elle et son peÁre. | Samson leur dit : Puisque vous agissez ainsi, je n'aurai de cesse que je ne me sois venge de vous. | Il les battit Áa plate couture, leur infligeant une grande deÂfaite ; puis il descendit et se retira dans la fente du rocher d'Etam. Samson et la maÃchoire d'aÃne Alors les Philistins monteÁrent, dresseÁrent leur camp en Juda et se deÂployeÁrent jusqu'aÁ LeÂhi. | Les hommes de Juda dirent : Pourquoi Ãetes-vous monteÂs contre nous ? Ils reÂpondirent : Nous sommes

le souffle... v. 6+ ; 3.10+ ; voir esprit . Ð AshqeloÃn ou Askalon, l'une des cinq principales villes philistines (1.18 ; Jos 13.3). Ð En coleÁre... : autre traduction puis il se mit en coleÁre et remonta... ; meÃme expression en 2.14+.  signe peut20 garcËon d'honneur : l'expression correspondante de eÃtre celui des compagnons (v. 11, terme apparenteÂ) qui avait servi de teÂmoin et qui avait preÂside aÁ l'organisation du festin ; cf. 15.2,6 ; Jn 3.29. 19

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1 Quelque temps plus tard 11.4n. Ð rendit visite aÁ sa femme 14.10n. Ð un chevreau : cf. Gn 38.17. Ð le peÁre de sa femme : litt. son peÁre (aÁ elle), de meÃme au v. 2. que tu ne l'aimais pas : litt. que tu la deÂtestais (ou que tu la haõÈssais) ; cf. 14.16ns ; voir aussi Dt 21.15n ; 22.13n ; 24.3. Ð je l'ai donneÂe... v. 6 ; 14.20 ; cf. Dt 24.1 ; Jr 3.1. Ð Prends-la : litt. qu'elle soit aÁ toi. Cf. 14.4. Ð je ne serai pas coupable ou, selon la traduction habituelle du verbe heÂbreu, je suis innocent. renards : autre traduction chacals. jusqu'aux plantations d'oliviers : autre traduction jusqu'aux vignes et aux oliviers ; cf. 2S 14.30. V. 2+. Ð elle et son peÁre : certaines versions anciennes ont lu elle et la maison de son peÁre (ou sa famille), comme en 14.15n. aÁ plate couture : traduction incertaine ; litt. cuisse sur hanche (?) ; les termes heÂbreux sont aÁ peu preÁs synonymes. Ð leur infligeant une grande deÂfaite : cf. 11.33n ; 1S 4.10n ; 23.5. Ð Etam : en Juda (v. 9-11), localisation incertaine ; il ne s'agit sans doute pas du meÃme lieu qu'en 2Ch 11.6. LeÂhi signifie maÃchoire (v. 15-17) ; cf. 2S 23.11. rocher d'Etam v. 8n. Ð les Philistins sont maõÃtres chez nous

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monteÂs pour lier Samson, afin de le traiter comme il nous a traiteÂs. | Sur quoi trois mille hommes de Juda descendirent Áa la fente du rocher d'Etam et dirent Áa Samson : Ne sais-tu pas que les Philistins sont maõÃtres chez nous ? Qu'est-ce que tu nous as fait ? Il leur reÂpondit : Je les ai traiteÂs comme ils m'ont traiteÂ. | Ils lui dirent : Nous sommes descendus pour te lier, afin de te livrer aux Philistins. Samson leur dit : Jurez-moi que vous ne m'exeÂcuterez pas. Ils lui reÂpondirent : Non ! Nous voulons seulement te lier et te livrer Áa eux ; nous ne te mettrons pas Áa mort. Ils le lieÁrent avec deux cordes neuves et le firent remonter du rocher. Lorsqu'il arriva Áa LeÂhi, les Philistins vinrent Áa sa rencontre en poussant des cris. Alors le souffle du SEIGNEUR s'empara de lui. Les cordes qu'il avait Ãle par le feu, et aux bras devinrent comme du lin bru ses liens tombeÁrent de ses mains. | Il trouva une maÃchoire d'aÃne fraõÃche, tendit la main et la prit ; avec elle il tua mille hommes. | Samson dit : Avec la maÃchoire de l'aÃne, un Ãane parmi les Ãanes, avec la maÃchoire de l'aÃne j'ai abattu mille hommes. Quand il eut acheve de parler, il jeta la maÃchoire. Et on appela ce lieu Ramath-LeÂhi. | Presse par la soif, il invoqua le SEIGNEUR, en disant : C'est toi qui as reÂalise cette grande victoire par moi, ton serviteur ; et maintenant, vais-je mourir de soif et tomber aux mains des incirconcis ? | Dieu fendit donc la cavite qui est Áa LeÂhi, et il en sortit de l'eau. Samson but, son souffle lui revint, et il reprit vie. C'est pourquoi on a appele cette source du nom d'EõÈn-Qore (« Source de celui qui invoque »). Elle est Áa LeÂhi, jusqu'aÁ ce jour. | Samson fut juge en IsraeÈl, aux jours des Philistins, pendant vingt ans. Samson et les portes de Gaza Samson partit pour Gaza ; laÁ, il vit une prostitueÂe et alla avec elle. | On dit aux gens de Gaza : Samson est venu ici. Ils le cerneÁrent et lui tendirent une 13.1 ; 14.4. cordes neuves 16.11n. en poussant des cris : autre traduction en lancËant des acclamations ; cf. 7.21 ; Jos 6.5,10,16,20. Ð le souffle du SEIGNEUR 3.10+ ; 14.6 ; voir esprit . Ð Les cordes... : cf. 16.9. Ð tombeÁrent : litt. fondirent. une maÃchoire : cf. v. 9n ; voir aussi 14.8-9+. un aÃne parmi les aÃnes : traduction incertaine, litt. un aÃne (de) deux aÃnes ; mais il pourrait aussi s'agir d'un homonyme : un tas, deux tas (de cadavres) ; d'apreÁs des versions anciennes, certains modifient leÂgeÁrement la vocalisation traditionnelle de l'heÂbreu (tout en conservant l'assonance) pour lire je les ai mis en tas ; une racine de meÃme forme eÂvoque la couleur rouge. il jeta : litt. il jeta de sa main. Ð Ramath-LeÂhi : hauteur de la maÃchoire, cf. v. 9n. qui as reÂaliseÂ... : litt. qui as donne dans (ou par) ma main ce grand salut. Ð vais-je mourir... : cf. Gn 25.32. Ð incirconcis 14.3n ; voir circoncision . Cf. Ex 17.6 ; Ps 78.15s. Ð la cavite ou le mortier : le terme heÂbreu maktesh deÂsigne une deÂpression circulaire, grande ou petite, comme il y en a beaucoup dans le deÂsert de Juda. Ð EõÈn-Qore peut signifier source de celui qui invoque ou qui appelle (v. 18), mais aussi source de la perdrix. Samson fut juge : litt. il jugea, cf. 2.16n ; cf. 16.31. $

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1 Gaza : l'une des cinq principales villes philistines (1.18 ; Jos 13.3). Ð prostitueÂe 11.1 ; cf. Jos 2.1. Ð alla avec elle : litt. vint vers elle ; meÃme expression en Jos 2.3 ; 2S 11.4 ; 12.24 ; 16.21 ; 20.3 ; voir Gn 16.2n.


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embuscade toute la nuit Áa la porte de la ville. Ils resteÁrent tranquilles toute la nuit, disant : A l'aube, nous le tuerons. | Samson resta couche jusqu'au milieu de la nuit. Au milieu de la nuit, il se leva, saisit les battants de la porte de la ville et les deux montants, les arracha avec le verrou, les mit sur ses Âepaules et les porta au sommet de la montagne qui est en face d'HeÂbron. Dalila trahit Samson ApreÁs cela, il aima une femme dans l'oued Soreq. Elle se nommait Dalila. | Les princes de la confeÂdeÂration des Philistins monteÁrent chez elle et lui Á lui vient sa dirent : Dupe-le, pour savoir d'ou grande force et comment nous aurons pouvoir sur lui ; nous le lierons pour le dompter, et nous te donnerons chacun mille cent sicles d'argent. Dalila demanda Áa Samson : Dis-moi, je t'en prie, Á vient ta grande force ; avec quoi faudrait-il te d'ou lier pour te dompter ? | Samson lui reÂpondit : Si on me liait avec sept tendons frais, qui ne soient pas encore secs, je deviendrais faible et je serais comme n'importe qui. | Les princes de la confeÂdeÂration des Philistins apporteÁrent Áa Dalila sept tendons frais, qui n'eÂtaient pas encore secs, avec lesquels elle le lia | Ð il y avait une embuscade preÁs d'elle, dans la chambre. Elle lui dit : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Alors il rompit les tendons comme un cordon d'eÂtoupe qui se rompt quand il sent le feu. Ainsi le secret de sa force ne fut pas connu. Dalila dit Áa Samson : Tu as essaye de me tromper, tu m'as dit des mensonges. Maintenant, je t'en prie, dis-moi avec quoi il faudrait te lier. | Il lui reÂpondit : Si on me liait avec des cordes neuves, dont on ne se soit jamais servi, je deviendrais faible et je serais comme n'importe qui. | Dalila prit des cordes neuves, avec lesquelles elle le lia. Puis elle lui dit : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Ð il y avait une embuscade dans la chambre. Alors il rompit les cordes qu'il avait aux bras comme un simple fil. toute la nuit : certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire, aÁ la premieÁre occurrence de l'expression correspondante, toute la journeÂe (ceux qui veulent mettre la main sur Samson ne monteraient pas la garde pendant la nuit, car les portes sont fermeÂes et il est normalement impossible de quitter la ville). le verrou est la lourde traverse de bois avec laquelle on barricadait les portes de la ville pendant la nuit. Ð en face : autre traduction aÁ l'est ; HeÂbron est aÁ environ 70 km aÁ l'est de Gaza. l'oued Soreq : valleÂe aÁ l'ouest de TsoreÂa (13.2n,25+) ; le nom soreq deÂsigne ailleurs un ceÂpage de choix, cf. Es 5.2n. Ð Dalila : nom d'eÂtymologie incertaine ; il pourrait eÂvoquer en heÂbreu l'ideÂe de faiblesse, et en arabe celles de langueur ou de traõÃtrise. Dupe-le... 14.15n. Ð chacun mille cent (cf. 17.2) ; puisque les princes de la confeÂdeÂration des Philistins sont cinq (3.3 ; Jos 13.3), le prix total est de 5 500 sicles (plus de 52 kg, voir mesures , poids et monnaies ; mais ici le nom de la monnaie est sous-entendu dans le texte) ; il s'agit en tout cas d'une somme consideÂrable. Les tendons preÂleveÂs sur un cadavre d'animal (14.9n ; 15.15) pouvaient eÃtre traiteÂs (ou seÂcheÂs) pour divers usages ; on en faisait en particulier des cordes d'arc (meÃme terme en Ps 11.2 ; Jb 4.21n ; 30.11). apporteÁrent : litt. monteÁrent, cf. v. 5. Cf. 15.14. Ð sur toi v. 12,14,20. Ð quand il sent le feu : c.-aÁ-d. deÁs qu'il est en contact avec le feu. Ð le secret de sa force : litt. sa force. V. 13. cordes neuves 15.13. Ð dont on ne se soit jamais servi : litt. avec lesquelles on n'ait fait aucun travail. V. 8-9+. V. 10. Ð tresses de ma teÃte : cf. v. 17ss ; 13.5. Ð avec la chaõÃne du $

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Dalila dit Áa Samson : Jusqu'ici tu as essaye de me tromper, tu m'as dit des mensonges. Dis-moi avec quoi il faudrait te lier ! Il lui reÂpondit : Tu n'as qu'aÁ tisser les sept tresses de ma teÃte avec la chaõÃne du tissu. | Elle les fixa au piquet, puis elle lui dit : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Alors il se reÂveilla de son sommeil et il arracha le piquet du tissu avec la chaõÃne. | Elle lui dit : Comment peux-tu dire : « Je t'aime ! », alors que ton cúur n'est pas avec moi ? VoilaÁ trois fois que tu as essaye de me tromper, et tu Á venait ta grande force. | Comme ne m'as pas dit d'ou elle le tourmentait et le harcelait tous les jours par ses paroles, il finit par perdre toute patience ; | il lui ouvrit tout son cúur et lui dit : Le rasoir n'a jamais passe sur ma teÃte, car je suis nazir de Dieu depuis le ventre de ma meÁre. Si j'eÂtais raseÂ, ma force se retirerait de moi, et je deviendrais faible, je serais comme tout le monde. Dalila, voyant qu'il lui avait ouvert tout son cúur, fit appeler les princes de la confeÂdeÂration des Philistins et leur fit dire : Montez, cette fois, car il m'a ouvert tout son cúur. Les princes de la confeÂdeÂration des Philistins monteÁrent donc chez elle et apporteÁrent l'argent. | Elle l'endormit sur ses genoux ; puis elle appela un homme et rasa les sept tresses de sa teÃte, commencËant ainsi Áa le dompter. Sa force se retira de lui. | Elle dit alors : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Il se reÂveilla de son sommeil en se disant : Je m'en sortirai comme les autres fois, je me deÂgagerai ! Ð il ne savait pas que le SEIGNEUR s'eÂtait retire de lui. | Les Philistins le saisirent et lui creveÁrent les yeux ; ils l'ameneÁrent Áa Gaza et l'attacheÁrent avec des entraves de bronze. Il tournait la meule dans la prison. Dernier exploit et mort de Samson Cependant, depuis qu'il avait Âete raseÂ, ses cheveux recommencËaient Áa pousser. | Un jour, les princes de la confeÂdeÂration des Philistins se rastissu : LXX ajoute et les fixer avec le piquet (v. 14n) dans le mur, alors je deviendrai faible et je serai comme l'un des (autres) hommes. (14) Elle l'endormit et tissa les sept tresses de sa teÃte avec la chaõÃne du tissu, elle les fixa... piquet (cf. v. 13n) : traduction incertaine ; quelques-uns pensent qu'il s'agit ici du peigne d'un meÂtier aÁ tisser. Ð Les Philistins... v. 9+. Ð LXX ajoute aÁ la fin du v. ainsi (le secret de) sa force ne fut pas connu, cf. v. 9. Cf. 14.16. Ð Voir cúur . tourmentait 14.17. Ð il finit par perdre toute patience : litt. son eÃtre se serra aÁ en mourir, cf. 10.16n ; Nb 21.4n ; sur le terme correspondant aÁ eÃtre, voir Gn 1.20n. il lui ouvrit : litt. il lui annoncËa ou il lui dit (meÃme verbe dans les demandes de Dalila aux v. 6,10,13,15). Ð nazir... 13.4s,7. V. 5. sur ses genoux : LXX entre ses genoux. Ð et rasa : litt. et elle rasa, LXX et il rasa (sujet masculin aussi pour le verbe suivant). Ð aÁ le dompter v. 5s ; autre traduction, d'apreÁs LXX : et il commencËa aÁ faiblir. V. 9+. Ð le SEIGNEUR s'eÂtait retire : cf. v. 19 ; 1S 16.14 ; 18.12 ; 28.15s. Cf. 2R 25.7 ; Jr 39.7 ; 52.11. Ð l'ameneÁrent : litt. le firent descendre. Ð aÁ Gaza : cf. v. 1n. Ð des entraves de bronze : litt. les (deux) bronzes, probablement des entraves fixeÂes aux pieds (2S 3.34). Ð tournait la meule : travail exteÂnuant et fastidieux reÂserve aux esclaves, aux prisonniers ou aux beÃtes ; il rappelle la corveÂe domestique exeÂcuteÂe par les femmes avec le petit moulin manuel (Ex 11.5 ; Es 47.2 ; Jb 31.10 ; Mt 24.41). ses cheveux : litt. le poil de sa teÃte. princes de la confeÂdeÂration des Philistins v. 5+. Ð sacrifice / se reÂjouir Gn 31.54. Ð DagoÃn : dieu cananeÂen de l'agriculture, $

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Ãn, sembleÁrent pour offrir un grand sacrifice Áa Dago leur dieu, et pour se reÂjouir. Ils disaient : Notre dieu nous a livre Samson, notre ennemi ! Quand le peuple le vit, ils ceÂleÂbreÁrent leur dieu en disant : Notre dieu nous a livre notre ennemi, celui qui reÂduisait notre pays en ruines et qui faisait tant de victimes parmi nous ! Comme ils avaient le cúur content, ils dirent : Appelez Samson, qu'il nous divertisse ! Ils appeleÁrent Samson et le firent sortir de la prison ; il se mit Áa les amuser. Ils le placeÁrent entre les colonnes. Samson dit au jeune homme qui le tenait : Fais-moi toucher les colonnes sur lesquelles repose l'eÂdifice, que je m'appuie contre elles. L'eÂdifice Âetait rempli d'hommes et de femmes ; tous les princes de la confeÂdeÂration des Philistins Âetaient laÁ ; il y avait environ trois mille personnes, hommes et femmes, sur le toit en terrasse, qui

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regardaient Samson jouer. | Alors Samson invoqua le SEIGNEUR ; il dit : Seigneur DIEU, souviens-toi de moi, je t'en prie ; donne-moi de la force seulement cette fois-ci, oà Dieu, et que d'un seul coup je tire vengeance des Philistins pour mes deux yeux ! | Samson toucha les deux colonnes du milieu, sur lesquelles reposait l'eÂdifice ; il pesa sur elles, sur l'une avec sa main droite et sur l'autre avec sa main gauche. | Puis Samson dit : Que je meure avec les Philistins ! Il s'arc-bouta avec force, et l'eÂdifice tomba sur les princes de la confeÂdeÂration et sur tout le peuple qui Âetait laÁ : ceux qu'il fit mourir dans sa mort furent plus nombreux que ceux qu'il avait fait mourir dans sa vie. | Ses freÁres et toute sa famille descendirent et l'emporteÁrent. Lorsqu'ils furent remonteÂs, ils l'ensevelirent entre TsoreÂa et Eshtaol, dans le tombeau de Manoah, son peÁre. Il avait Âete juge en IsraeÈl pendant vingt ans.

LE TEMPS DES JUGES : AUTRES REÂCITS MicheÂe et son sanctuaire prive Il y avait un homme de la reÂgion montagneuse 17 2 d'Ephraõ Èm, nomme MicheÂe, | qui dit Áa sa meÁre : Les mille cent sicles d'argent qu'on t'a pris et pour lesquels tu as fait une adjuration, aussi en ma preÂsence, c'est moi qui les ai ; c'est moi qui ai pris cet argent. Sa meÁre dit alors : Que mon fils soit beÂni du 3 SEIGNEUR ! | Il rendit Á a sa meÁre les mille cent sicles d'argent ; sa meÁre dit alors : Je vais consacrer cet argent au SEIGNEUR, afin d'en faire pour mon fils une statue et une idole de meÂtal fondu Ð mainte4 nant je vais te le rendre. | Il rendit donc l'argent Á a sa meÁre. Sa meÁre prit deux cents sicles d'argent qu'elle donna au fondeur. Celui-ci en fit une statue et une idole de meÂtal fondu. On les placËa dans la maison de 5 Miche Âe. | Ce MicheÂe eut ainsi une maison de Dieu ;

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associe en particulier au ble (heÂbreu dagaÃn) et adopte par les Philistins (Jos 15.41 ; 19.27 ; 1S 5.2nss). le cúur content 18.20. Ð qu'il nous divertisse : litt. qu'il joue (autre forme du meÃme verbe au v. 27) devant nous. trois mille : LXX sept cents. Ð en terrasse : sous-entendu dans le texte ; cf. Dt 22.8n. Ð jouer v. 25n. Cf. He 11.34. Ð SEIGNEUR / Seigneur : heÂbreu YHWH / 'AdonaõÈ, cf. Ex 3.15n. dans sa mort / sa vie : autre traduction par sa mort / sa vie. sa famille : litt. la maison de son peÁre. Ð entre TsoreÂa et Eshtaol 13.25. Ð juge en IsraeÈl... 15.20+. $

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 e : le nom ap1 reÂgion montagneuse d'EphraõÈm 3.27+. Ð Miche paraõÃt ici sous la forme compleÁte Mikayehou (Qui est comme YHWH ?) ; aÁ partir du v. 5 il sera abreÂge en Mika (meÃme nom que celui du propheÁte MicheÂe). Les terminaisons yehou, yahou et yah repreÂsentent sous diverses formes (souvent interchangeables ou facultatives) le nom de YHWH, le Dieu d'IsraeÈl, ainsi inclus dans le nom de la personne. 2 mille cent sicles : ici et dans la suite, l'unite de poids ou de monnaie (voir mesures , poids et monnaies) est sous-entendue dans le texte ; s'il s'agit bien de sicles, il s'agit de plus de 10 kg d'argent ; cf. 16.5. Ð fait une adjuration : autre traduction prononce une maleÂdiction (conditionnelle) ; cf. Gn 24.41n ; Lv 5.1n ; Nb 5.21n. Ð en ma preÂsence : litt. aÁ mes oreilles. Ð Que mon fils soit beÂni... : cette beÂneÂdiction est sans doute destineÂe aÁ annuler la maleÂdiction solennelle que la meÁre avait prononceÂe sur le voleur, sans savoir qu'il s'agissait de son propre fils ; cf. 1R 8.31s ; Za 5.3s ; Pr 29.24 ; voir aussi 2S 21.3 ; 1R 2.44s. 3 consacrer : verbe traditionnellement rendu par sanctifier ; voir saint . Ð maintenant je vais te le rendre : certains pensent que cette phrase avait primitivement sa place au v. 2, apreÁs c'est moi qui ai pris cet argent ; d'autres l'interpreÁtent, ici, de la meÁre

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il fit un Âephod et des teraphim, et il investit l'un de ses fils, qui lui servit de preÃtre. En ces jours-laÁ, il n'y avait pas de roi en IsraeÈl : chacun faisait ce qui lui convenait. | Il y avait un jeune homme de Beth-LeÂhem de Juda, du clan de Juda, qui Âetait leÂvite ; il seÂjournait laÁ en immigreÂ. Cet homme partit de la ville de Beth-LeÂhem de Á il pourJuda pour aller seÂjourner en immigre laÁ ou rait. En poursuivant son chemin dans la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm, il arriva Áa la maison de Á viens-tu ? Il lui MicheÂe. | MicheÂe lui dit : D'ou reÂpondit : Je suis leÂvite, de Beth-LeÂhem de Juda, Á je et je voyage pour aller seÂjourner en immigre laÁ ou pourrai. | MicheÂe lui dit : Reste avec moi ; sois pour moi un peÁre et un preÃtre, et je te donnerai dix sicles d'argent par an, un assortiment de veÃtements et ta nourriture. Le leÂvite heÂsita, | puis il accepta de aÁ son fils : de cette facËon je te le rendrai. On a propose d'autres reconstitutions encore pour les v. 2s. deux cents sicles &1,9 kg ; voir v. 2n. Ð une statue et une idole... : autre traduction une statue, une idole... ; les deux expressions pourraient se rapporter aÁ un seul et meÃme objet ; cf. 18.17s,20 ; Dt 27.15. 18.14,17. Ð MicheÂe v. 1n. Ð une maison de Dieu ou de dieux, mais celle-ci est associeÂe au SEIGNEUR (YHWH, v. 2s ; cf. Gn 1.1n ; sur l'expression voir aussi Gn 28.17,22) ; ce deÂtail tend aÁ illustrer la confusion religieuse qui existait en IsraeÈl avant la royaute (v. 6+). Ð des teraphim : autre traduction un teraphim ; comme l'eÂphod (voir 8.26-27n), les teraphim ou idoles domestiques (Gn 31.19-35 ; 1S 19.13-16) servaient sans doute aÁ la divination ; cf. 1S 15.23 ; 2R 23.24 ; Ez 21.26 ; Os 3.4 ; Za 10.2. Ð investit : litt. remplit la main de, voir Ex 28.41n. Ð l'un de ses fils : cf. v. 6-13 ; Nb 3.3 ; 1R 12.31 ; 13.33. 18.1 ; 19.1 ; 21.25 ; cf. Dt 12.8+ss. Ð ce qui lui convenait : litt. ce qui eÂtait droit aÁ ses yeux, cf. 21.25. Beth-LeÂhem de Juda : cf. 12.8n ; 19.1s ; 1S 16.4 ; Mi 5.1 ; Rt 1.1 ; Mt 2.1 ; Jn 7.42. Ð Voir leÂvite . Ð il seÂjournait laÁ en immigre : heÂbreu gar-sham, qui rappelle l'eÂtymologie biblique de Guershom (voir 18.30n ; Ex 2.22n ; 18.3n) ; le verbe heÂbreu eÂvoque le seÂjour de l'immigre dans un pays (ou une reÂgion) qui n'est pas le sien (Ex 12.48n), de meÃme dans la suite ; cf. Dt 12.12,18s ; 18.6. laÁ ouÁ il pourrait : litt. ouÁ il trouverait (de meÃme au v. 9). Ð il arriva... 18.2. un peÁre et un preÃtre 18.19 ; le sacerdoce revenait primitivement au peÁre de famille (cf. v. 5,11 ; 11.31-39 ; 13.19) ; mais le terme peÁre est aussi employe dans un sens honorifique plus large (Gn 45.8 ; 1S 24.12 ; 2R 2.12 ; 5.13 ; 6.21 ; 13.14). Ð dix sicles : preÁs de 100 g ; voir v. 2n. Ð heÂsita ou s'en alla (pour revenir ensuite, v. 11) ; traduction incertaine. Cf. v. 5,10n. $

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rester avec cet homme ; celui-ci traita le jeune homme comme l'un de ses fils. | MicheÂe investit le leÂvite ; ce jeune homme devint son preÃtre ; il vivait chez MicheÂe. | MicheÂe dit : Maintenant, je sais que le SEIGNEUR me fera du bien, puisque j'ai ce leÂvite pour preÃtre.

Les Danites changent de territoire En ces jours-laÁ, il n'y avait pas de roi en IsraeÈl ; en 18 ce temps-laÁ aussi, la tribu des Danites se cherchait un patrimoine pour s'installer, car jusqu'aÁ ce jour-laÁ aucun patrimoine ne lui Âetait Âechu au milieu des 2 tribus d'Israe Èl. | Les fils de Dan envoyeÁrent de leur clan cinq hommes, des hommes vaillants de chez eux, de TsoreÂa et d'Eshtaol, pour explorer le pays et pour l'examiner. Ils leur dirent : Allez examiner le pays. Ils arriveÁrent, dans la reÂgion montagneuse Á ils passeÁrent d'EphraõÈm, Áa la maison de MicheÂe ou 3 la nuit. | Comme ils  etaient preÁs de la maison de MicheÂe, ils reconnurent la voix du jeune leÂvite, firent un deÂtour et lui demandeÁrent : Qui t'a amene ici ? Que fais-tu dans ce lieu ? Qu'est-ce qui t'y 4 retient ? | Il leur re Âpondit : MicheÂe a fait pour moi telle et telle chose ; il m'a offert un salaire, et 5 je suis devenu son pre Ãtre. | Ils lui dirent : Interroge Dieu, je te prie, afin que nous sachions si le voyage 6 que nous entreprenons aboutira. | Le pre Ãtre leur reÂpondit : Allez en paix ; le voyage que vous allez entreprendre est dans les vues du SEIGNEUR. 7 Les cinq hommes partirent et ils arriveÁrent Áa LaõÈsh. Ils virent que le peuple qui s'y trouvait habitait en toute seÂcuriteÂ, Áa la manieÁre des Sidoniens, tranquille et confiant ; il n'y avait dans le pays ni voisin geÃnant ni occupant oppresseur ; ils Âetaient ÂeloigneÂs des Sidoniens et n'avaient de rela8 tion avec personne. | Ils revinrent aupre Ás de leurs freÁres, Áa TsoreÂa et Áa Eshtaol ; leurs freÁres leur de9 mande Árent : Qu'en dites-vous ? | Attaquons-les, reÂpondirent-ils. Nous avons vu le pays, il est treÁs bon. 12 13

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investit v. 5n. Cf. 2S 6.12. Á ... 17.6+. Ð Sur la migration des Danites de la reÂ1 En ces jours-la gion situeÂe aÁ l'ouest de Benjamin vers le Nord, cf. 1.34 ; 5.17 ; 13.2,25 ; Gn 49.17 ; Dt 33.22 ; Jos 19.40-48 ; voir aussi Ap 7.6n. Ð ne lui eÂtait eÂchu : litt. n'eÂtait tombe pour lui, cf. Jos 13.6n ; voir Nb 33.54 ; 34.2. Voir fils . Ð leur clan : ce terme qui deÂsigne habituellement une subdivision de la tribu souligne probablement la faible importance de la tribu de Dan aÁ l'eÂpoque ; cf. v. 11,19 ; 13.2 ; 20.12n ; Gn 46.23 ; voir par contraste Nb 1.39 ; 26.42s. Ð TsoreÂa / Eshtaol 13.2,25+. Ð pour explorer : cf. v. 14 ; Nb 13±14 ; Dt 1.22-25 ; Jos 2. Ð Ils arriveÁrent... : cf. v. 13-15 ; 17.8. la voix : certains comprennent le dialecte, ou encore l'intonation caracteÂristique d'un preÃtre en train d'officier. Ð Qu'est-ce qui t'y retient ? litt. qu'(y a-t-il) pour toi ici ? Autre traduction qu'astu aÁ y faire ? 17.10-12. Interroge Dieu : cf. 1.1+ ; 17.5n ; Nb 27.21 ; Dt 33.8 ; voir aussi 1S 23.9-12. Ð voyage... aboutira : cf. Gn 24.21,40,42,56. Allez en paix Ex 4.18 ; 1S 1.17 ; Lc 7.50 ; 8.48 ; Ac 16.36 ; Jc 2.16. Ð le voyage... : litt. devant YHWH est votre voie dans laquelle vous allez. LaõÈsh (= LeÂshem en Jos 19.47) signifie lion (cf. Dt 33.22, autre terme) ; c'est une localite situeÂe dans la reÂgion des sources du Jourdain et geÂographiquement isoleÂe des peuples voisins. Ð en toute seÂcurite et confiant traduisent des termes heÂbreux apparenteÂs ; cf. v. 10,27 ; 9.26 (faire confiance) ; 20.36 (compter sur). Ð aÁ la manieÁre (ou selon la coutume, litt. la reÁgle, 13.12n) des Sidoniens, PheÂniciens du littoral qui eÂtaient surtout connus pour leurs activiteÂs agricoles et commerciales. Ð il n'y avait... ni voisin geÃnant ni occupant oppresseur : texte

Vous heÂsitez ? Ne soyez pas paresseux. Mettez-vous en marche pour aller prendre possession du pays ! Quand vous y entrerez, vous arriverez chez un peuple confiant. Le pays est vaste, et Dieu vous Á rien ne manque de tout ce l'a livre ; c'est un lieu ou qu'il y a sur la terre. Six cents hommes du clan de Dan partirent alors de TsoreÂa et d'Eshtaol, leurs armes Áa la ceinture. Ils monteÁrent et dresseÁrent leur camp Áa QiriathYeÂarim, en Juda ; c'est pourquoi, jusqu'aÁ ce jour, on appelle MahaneÂ-Dan ce lieu qui est juste derrieÁre Qiriath-YeÂarim. | De laÁ ils passeÁrent dans la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm et arriveÁrent Áa la maison de MicheÂe. | Alors les cinq hommes qui Âetaient alleÂs explorer le pays de LaõÈsh dirent Áa leurs freÁres : Savez-vous qu'il y a dans ces maisons-laÁ un Âephod, des teraphim, une statue et une idole de meÂtal fondu ? A vous maintenant de savoir ce que vous avez Áa faire. | Ils firent un deÂtour par laÁ, arriveÁrent Áa la maison du jeune leÂvite Ð la maison de MicheÂe Ð et lui demandeÁrent comment il allait. Les six cents hommes d'entre les fils de Dan se tenaient debout Áa l'entreÂe de la porte, leurs armes Áa la ceinture. | Les cinq hommes qui Âetaient alleÂs explorer le pays monteÁrent et entreÁrent ; ils prirent la statue, l'eÂphod, les teraphim et l'idole de meÂtal fondu, pendant que le preÃtre se tenait debout Áa l'entreÂe de la porte avec les six cents hommes, leurs armes Áa la ceinture. | Ils Âetaient entreÂs dans la maison de MicheÂe et avaient pris la statue, l'eÂphod, les teraphim et l'idole de meÂtal fondu quand le preÃtre leur dit : Que faites-vous laÁ ? | Ils lui reÂpondirent : Tais-toi, mets ta main sur ta bouche et viens avec nous ; sois pour nous un peÁre et un preÃtre. Vaut-il mieux que tu sois preÃtre pour la maison d'un seul homme, ou que tu sois preÃtre pour une tribu Ð un clan Ð en IsraeÈl ? | Le cúur content, le preÃtre prit l'eÂphod, les teraphim et la statue et vint au sein du peuple. obscur et traduction conjecturale ; on a aussi compris il n'y avait... personne qui parlaÃt avec autorite ou qui exercËaÃt un pouvoir ; il n'y avait... personne qui fõÃt des reproches aÁ celui qui exercËait le pouvoir ; celui qui exercËait le pouvoir... n'insultait personne (ou n'eÂtait pas un sujet de honte) ; beaucoup modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire, p. ex., il ne manquait rien dans le pays (cf. v. 10), il y avait laÁ de grandes richesses. Ð n'avaient de relation avec personne : LXX n'avaient pas de relation avec la Syrie, ce qui correspondrait aÁ une treÁs leÂgeÁre variante graphique en heÂbreu ('Aram au lieu de 'adam, homme). V. 2+ ; cf. Nb 13.25ss. Cf. Nb 14.7-9. Ð Attaquons-les : litt. leÁve-toi et montons sur (ou contre) eux. Ð Vous heÂsitez ? autres traductions vous resteriez sans rien faire ? Vous restez sans rien dire ? (cf. 1R 22.3). V. 7. Ð confiant : autre traduction qui vit en seÂcurite ; cf. v. 7n,27. Ð vaste : litt. large de tous coÃteÂs, cf. Gn 34.21n ; Ne 7.4n. Ð Dieu vous l'a livre 3.28+ ; Jos 2.24. Qiriath-YeÂarim, Ville des ForeÃts, aÁ une quinzaine de kilomeÁtres aÁ l'ouest de JeÂrusalem ; cf. 1S 6.21 ; 7.1 ; 2S 6.2n. Ð MahaneÂ-Dan ou camp de Dan, cf. 13.25+. Ð juste derrieÁre : autre traduction aÁ l'ouest de. V. 2+. les cinq hommes... v. 2-6. Ð un eÂphod... 17.3-5n ; cf. 8.27n. Ð A vous maintenant... : cf. 1S 25.17. comment il allait : litt. pour la paix. Il s'agit peut-eÃtre de la porte de la ville. Il semble que le preÃtre, retenu par les hommes de la troupe, ne se soit apercËu du larcin que trop tard. Mais le deÂtail de la narration est passablement obscur. mets ta main sur ta bouche : cf. Jb 21.5+. Ð un peÁre et un preÃtre 17.10n. Ð tribu / clan v. 2n. cúur content 16.25. $

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Ils repartirent, en placËant devant eux les familles, le beÂtail et les biens. | Comme ils Âetaient deÂjaÁ loin de la maison de MicheÂe, les gens qui habitaient les maisons voisines de celle de MicheÂe s'appeleÁrent les uns les autres et se jeteÁrent Áa la poursuite des fils de Dan. | Ils crieÁrent apreÁs les fils de Dan, qui se retourneÁrent et dirent Áa MicheÂe : Qu'est-ce que tu as Áa crier ainsi ? | Il reÂpondit : Mes dieux, ceux que j'avais faits, vous les avez pris avec le preÃtre et vous Ãetes partis : que me reste-t-il ? Comment donc pouvez-vous me dire : « Qu'est-ce que tu as ? » | Les fils de Dan lui dirent : Ne nous rebats pas les oreilles, sinon des hommes exaspeÂreÂs vont vous attaquer, et tu auras cause ta perte et celle de ta maison. | Et les fils de Dan continueÁrent leur route. MicheÂe, voyant qu'ils Âetaient plus forts que lui, s'en retourna chez lui. La ville de Dan et son sanctuaire Ils prirent ainsi ce qu'avait fait MicheÂe et emmeneÁrent son preÃtre. Ils attaqueÁrent LaõÈsh, un peuple tranquille et confiant ; ils les passeÁrent au fil de l'eÂpeÂe et mirent le feu Áa la ville. | Personne ne la deÂlivra, car elle Âetait ÂeloigneÂe de Sidon et n'avait de relation avec personne : elle Âetait dans la valleÂe qui s'eÂtend vers Beth-Rehob. Puis ils rebaÃtirent la ville et s'y installeÁrent. | Ils appeleÁrent la ville du nom de Dan, d'apreÁs le nom de Dan, leur peÁre, qui Âetait ne d'IsraeÈl Ð mais le nom de la ville avait d'abord Âete LaõÈsh. | Les fils de Dan dresseÁrent pour eux la statue ; Jonathan, fils de Guershom, fils de ManasseÂ, lui et ses fils, furent preÃtres pour la tribu des Danites jusqu'au jour de l'exil. | Ils mirent en place pour eux la statue que MicheÂe avait faite Ð elle resta laÁ tout le temps que la maison de Dieu fut Áa Silo.

Le crime des Benjaminites de GuibeÂa 19 En ces jours-laÁ, il n'y avait pas de roi en IsraeÈl. Un leÂvite qui seÂjournait en immigre au fin fond de la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm prit pour concu21

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Cf. Gn 33.2. Ð les familles : autre traduction les enfants ; mais le terme deÂsigne plutoÃt, d'une facËon plus geÂneÂrale, les noncombattants, vieillards, femmes et enfants, qu'il faut proteÂger ; cf. 21.10 ; Gn 34.29n ; 2S 15.22. Ð les biens : le terme correspondant est apparente aÁ celui qui est traduit par richesse en Gn 31.1, et par gloire en Es 10.3 ; 61.6. se jeteÁrent aÁ la poursuite des : litt. s'attacheÁrent aux ; le meÃme verbe est traduit par poursuivre en 20.45 ; cf. Gn 31.23ss. crier traduit ici deux verbes heÂbreux synonymes ; le second est traduit par (s')appeler au v. 22 ; certains traduisent : pourquoi ameutes-tu les gens ? Mes dieux... ou mon dieu que j'avais fait, cf. 17.5n ; Gn 31.30. exaspeÂreÂs : litt. amers d'aÃme (Gn 1.20n) ; cf. 2S 17.8n ; Ha 1.6n. Ð tu auras cause ta perte : litt. tu recueilleras (ou tu reÂuniras, dans la mort, ou encore tu aneÂantiras) ta vie et la vie de ta maison (le mot correspondant aÁ vie est celui qui correspond aÁ aÃme dans la note preÂceÂdente, cf. Gn 1.20n). chez lui : litt. dans sa maison. ce qu'avait fait MicheÂe : cf. v. 24. Ð son preÃtre : litt. le preÃtre qui eÂtait (ou qui avait eÂteÂ) aÁ lui. V. 7n. Ð Beth-Rehob : cf. Nb 13.21. Dan, leur peÁre... Gn 30.5s. Ð mais le nom... : cf. Gn 28.19. Ð LaõÈsh v. 7 ; Jos 19.47. Jonathan signifie YHWH a donne ; voir nom . Ð Guershom, fils de Manasse : une particularite du texte heÂbreu traditionnel permet de lire aussi bien Menashe (= ManasseÂ, cf. 2R 21) que Moshe (= MoõÈse) ; cf. 17.7n ; Ex 2.22n ; 18.3 ; 1Ch 23.15. Ð l'exil : litt. l'exil (ou la mise aÁ nu) du pays ; cf. 2R 15.29. elle resta laÁ : sous-entendu dans le texte. Ð aÁ Silo : cf. 21.12,19ss ; Jos 18.1 ; 1S 4.11 ; 1R 11.29 ; Jr 7.12 ; 26.6,9. $

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bine une femme de Beth-LeÂhem de Juda. | Sa concubine lui fut infideÁle, puis elle le quitta pour retourner chez son peÁre, Áa Beth-LeÂhem de Juda ; elle y resta pendant quatre mois. | Son mari deÂcida d'aller la voir pour parler Áa son cúur et la ramener. Il avait avec lui son serviteur et deux Ãanes. Elle le fit entrer dans la maison de son peÁre ; quand le peÁre de la jeune femme le vit, il l'accueillit avec joie. | Son beau-peÁre, le peÁre de la jeune femme, le retint, et il resta trois jours chez lui. Ils mangeÁrent et burent, et ils passeÁrent les nuits laÁ. Le quatrieÁme jour, ils se leveÁrent de bon matin. Comme il se disposait Áa partir, le peÁre de la jeune femme dit Áa son gendre : Mange quelque chose, restaure-toi ; vous partirez ensuite. | Ils s'assirent, ils mangeÁrent et ils burent tous les deux. Puis le peÁre de la jeune femme dit au mari : Accepte de passer la nuit, je te prie, que ton cúur soit content ! | Le mari se levait pour s'en aller ; mais son beaupeÁre insista tellement qu'il passa encore la nuit laÁ. Le cinquieÁme jour, il se leva de bon matin pour partir. Alors le peÁre de la jeune femme dit : Restaure-toi, je te prie ; restez jusqu'au deÂclin du jour. Et ils mangeÁrent tous deux. | Le mari se levait pour s'en aller, avec sa concubine et son serviteur ; mais son beau-peÁre, le peÁre de la jeune femme, lui dit : Le jour baisse, il se fait tard ; passez la nuit, je vous prie ; le jour deÂcline, passez ici la nuit, que ton cúur soit content ! Demain vous vous leÁverez de bon matin pour vous mettre en route, et tu t'en iras dans ta tente. | Mais le mari ne voulut pas passer la nuit, il se leva et partit. Il arriva jusque devant JeÂbus (c'est-aÁ-dire JeÂrusalem) avec les deux Ãanes baÃteÂs et avec sa concubine. | Lorsqu'ils furent preÁs de JeÂbus, le jour avait beaucoup baisseÂ. Le serviteur dit alors Áa son maõÃtre : Allons, je t'en prie, faisons un deÂtour par cette ville des JeÂbusites, nous y passerons la nuit. | Son maõÃtre lui reÂpondit : Nous ne ferons pas Á il n'y a pas de deÂtour par une ville ÂetrangeÁre ou d'IsraeÂlites ; nous passerons la nuit Áa GuibeÂa. | Il dit encore Áa son serviteur : Allons, rapprochons-nous Á ... 17.6+. Ð leÂvite / reÂgion montagneuse 1 En ces jours-la d'EphraõÈm / Beth-LeÂhem de Juda : cf. 17.7ns. Ð seÂjournait en n immigre 17.7 . Ð concubine ou eÂpouse de second rang ; peuteÃtre le leÂvite eÂtait-il trop pauvre pour payer la dot neÂcessaire aÁ un mariage en bonne et due forme ; cf. 8.31n ; 2S 5.13n. lui fut infideÁle : litt. se prostitua contre lui ; certains, rattachant le verbe heÂbreu aÁ une autre racine, comprennent se disputa avec lui. Ð chez son peÁre : cf. Gn 38.11 ; Lv 22.13. Ð pendant quatre mois : litt. des jours, quatre mois ; certains mss portent des jours et quatre mois, ce qui pourrait signifier un an et quatre mois (cf. 17.10n). parler aÁ son cúur : autres traductions lui faire entendre raison ; se reÂconcilier avec elle ; Gn 34.3n ; Os 2.16n. se disposait aÁ partir : litt. se leva pour (s'en) aller, comme au v. 7. Ð Mange... : litt. soutiens ton cúur d'un morceau de pain, de meÃme au v. 8 ; cf. Gn 18.5n ; 1S 28.22 ; Ps 104.15 ; sur l'hospitalite et la politesse orientales, voir aussi Gn 24.54-59 ; 33.12-17. au mari : autre traduction aÁ l'homme, meÃme possibilite dans la suite. Ð que ton cúur soit content v. 9,22 ; cf. 16.25n ; 18.20. insista Gn 19.3,9n. restez : litt. attardez-vous (cf. Gn 19.16) ; certains mss de LXX portent ils s'attardeÁrent. Le jour baisse, il se fait tard : litt. le jour faiblit pour le soir ; cf. Lc 24.29. Ð deÂcline : litt. campe ou installe son camp. Ð Demain : cf. 2S 11.12. Ð dans ta tente Jos 22.4. JeÂbus / JeÂrusalem (1.21 ; Jos 15.8,63 ; 18.16,28 ; 2S 5.6-8 ; 1Ch 11.4-8), aÁ deux heures environ de Beth-LeÂhem (v. 1s). GuibeÂa (Colline) v. 14 ; Jos 18.28 ; 1S 11.4 ; 13.2 ; aÁ 6 km au nord de JeÂrusalem ; comparer la suite avec Os 9.9 ; 10.9. $

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de GuibeÂa ou de Rama, et nous passerons la nuit dans l'un de ces lieux. | Ils passeÁrent leur chemin, et le soleil se coucha quand ils furent preÁs de GuibeÂa, qui appartient Áa Benjamin. | Ils firent un deÂtour pour aller passer la nuit Áa GuibeÂa. Il entra et s'arreÃta sur la place de la ville, mais personne ne leur offrit l'hospitalite pour la nuit. Or un vieillard revenait, le soir, de travailler aux champs ; cet homme Âetait de la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm, il seÂjournait en immigre Áa GuibeÂa, tandis que les gens du lieu Âetaient Benjaminites. | Il leva les yeux et vit le voyageur sur la place de la Á vas-tu, et d'ou Á viensville. Le vieillard lui dit : Ou tu ? | Il lui reÂpondit : Nous allons de Beth-LeÂhem de Juda jusqu'au fin fond de la reÂgion montagneuse Á je suis. J'eÂtais alle Áa Beth-LeÂhem d'EphraõÈm, d'ou de Juda. Je me rends Áa la maison du SEIGNEUR, mais personne ne m'offre l'hospitaliteÂ. | Nous avons cependant de la paille et du fourrage pour nos Ãanes ; nous avons aussi du pain et du vin pour moi, pour ma femme et pour le serviteur qui nous accompagne. Nous n'avons besoin de rien. Le vieillard dit : Sois tranquille ! Je me charge de tout ce dont tu as besoin ; tu ne passeras pas la nuit sur la place ! | Il les fit entrer chez lui et donna du fourrage aux Ãanes. Les voyageurs se laveÁrent les pieds ; puis ils mangeÁrent et burent. Comme leur cúur Âetait content, des hommes de la ville, des hommes sans morale, entoureÁrent la maison et se mirent Áa tambouriner Áa la porte en disant au vieillard, le maõÃtre de la maison : Fais sortir l'homme qui est entre chez toi, pour que nous ayons des relations avec lui ! | Le maõÃtre de la maison sortit vers eux et leur dit : Non, mes freÁres, n'agissez pas mal, je vous en prie ; puisque cet homme est entre chez moi, ne commettez pas une telle folie ! | Voici ma fille, qui est vierge, ainsi que la concubine de cet homme. Laissezmoi les faire sortir, je vous prie, abusez d'elles et faites-leur ce qui vous plaira. Mais ne vous livrez Rama : aÁ 3 km au nord de GuibeÂa (4.5). Ils passeÁrent leur chemin : litt. ils passeÁrent et alleÁrent. Ð le soleil se coucha : cf. Gn 28.11. Cf. Gn 19.1ss. Ð sur la place : aÁ l'entreÂe de la porte principale de la ville. Ð personne... : litt. personne qui les recueillõÃt dans la maison pour passer la nuit ; cf. v. 3-9,18. il seÂjournait... v. 1 ; 17.7n ; cf. Gn 13.10-13 ; 19.9. Je me rends aÁ (autre traduction je freÂquente) la maison du SEIÁ le leÂvite officie, en EphraõÈm ; GNEUR : sans doute le sanctuaire ou LXX dans ma maison (c.-aÁ-d. chez moi). Cf. Gn 24.25. Ð pour ma femme... : litt. pour ta servante et pour le serviteur qui est avec tes serviteurs (autre mot heÂbreu). Sois tranquille : litt. paix pour toi, cf. 6.23n. Les voyageurs (litt. ils) se laveÁrent les pieds Gn 18.4 ; 19.2 ; 24.32 ; 43.24 ; cf. Lc 7.44 ; Jn 13.1-15. Gn 19.4s,9. Ð des hommes sans morale Dt 13.14n. Ð que nous ayons... : cf. v. 25 ; Gn 4.1n. Gn 19.6-8 ; l'eÂchelle des valeurs que ce passage refleÁte (la protection de l'hoÃte passe avant celle de la femme) correspond aux lois de l'hospitalite en vigueur dans l'ancien Orient. Ð chez moi : litt. dans ma maison. Ð folie : autres traductions scandale ; infamie ; cf. v. 24 ; 20.6,11 ; Gn 34.7n. ma fille... : cf. Gn 19.8. Ð la concubine de cet homme : ce deÂtail anticipe peut-eÃtre sur le v. 25. Ð abusez d'elles : cf. 20.5 ; Gn 34.2n. Ð ce qui vous plaira : litt. ce qui est bon aÁ vos yeux. son maõÃtre ou son mari ; le terme correspondant (de meÃme dans la suite) est souvent traduit par seigneur ; cf. Gn 18.12n. il n'y eut pas de reÂponse : LXX preÂcise car elle eÂtait morte. Ð chez lui : litt. aÁ son lieu. le couteau : meÃme terme en Gn 22.6,10 ; Pr 30.14. Ð membre par membre : litt. selon ses os. Ð l'envoya ainsi : litt. l'envoya (la $

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pas Áa une telle folie sur cet homme ! | Ils ne voulurent pas l'eÂcouter. Alors l'homme saisit sa concubine et la leur amena dehors. Ils eurent des relations avec elle et la brutaliseÁrent toute la nuit, jusqu'au matin ; puis ils la renvoyeÁrent au lever de l'aurore. Vers le matin, cette femme s'en vint tomber Áa l'entreÂe de la maison de l'homme chez qui Âetait son maõÃtre, jusqu'aÁ ce qu'il fõÃt jour. | Au matin, son maõÃtre se leva, ouvrit la porte de la maison et sortit pour continuer son chemin. Mais la femme, sa concubine, Âetait Âetendue Áa l'entreÂe de la maison, les mains sur le seuil. | Il lui dit : LeÁve-toi et allonsnous-en. Mais il n'y eut pas de reÂponse. Alors le mari la mit sur son Ãane et s'en alla chez lui. | Il entra dans sa maison, prit le couteau, saisit sa concubine, la deÂcoupa, membre par membre, en douze morceaux et l'envoya ainsi dans tout le territoire d'IsraeÈl. | Tous ceux qui virent cela disaient : Jamais rien de pareil n'est arrive ni ne s'est vu depuis que les IsraeÂlites sont monteÂs d'Egypte jusqu'aÁ ce jour ; reÂfleÂchissez, tenez conseil et parlez.

Guerre punitive contre Benjamin 20 Tous les IsraeÂlites se mirent en campagne ; la communaute se rassembla comme un seul homme, depuis Dan jusqu'aÁ BersabeÂe et le Galaad, devant le 2 SEIGNEUR, au Mitspa. | Les chefs de tout le peuple, de toutes les tribus d'IsraeÈl, se tenaient debout dans l'assembleÂe du peuple de Dieu : quatre cent mille 3 fantassins tirant l'e ÂpeÂe. | Les fils de Benjamin apprirent que les IsraeÂlites Âetaient monteÂs au Mitspa. Les IsraeÂlites dirent : Parlez. Comment ce malheur 4 est-il arrive  ? | Alors le leÂvite, le mari de la femme qui avait Âete assassineÂe, dit : J'eÂtais arriveÂ, avec ma concubine, Áa GuibeÂa de Benjamin pour y passer la 5 nuit. | Les notables de Guibe Âa se sont dresseÂs contre Á moi et ont entoure pendant la nuit la maison ou j'eÂtais. C'est moi qu'ils avaient l'intention de tuer,

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femme) ; LXX les envoya (les morceaux). Ð dans tout le territoire d'IsraeÈl : cf. 1S 11.7. depuis que les IsraeÂlites... 1S 8.8 ; 2S 7.6. Ð monteÂs d'Egypte Gn 12.10n. Ð jusqu'aÁ ce jour : LXX ajoute : et il donna cet ordre aux hommes qu'il envoya : Vous parlerez ainsi aÁ tous les hommes d'IsraeÈl : Jamais rien de pareil... ; cf. 20.4-7 ; Gn 34.7 ; Jr 2.10.

se mirent en campagne 2.15n. Ð la communaute se rassembla : l'expression s'applique d'ordinaire aÁ l'assembleÂe cultuelle (v. 2 ; 21.5,8) ; cf. 21.10 ; Ex 12.3 ; 16.1 ; 35.1 ; Lv 4.13 ; 8.3-5 ; 16.5 ; 19.2 ; Nb 1.18 ; 16.9 ; 27.17 ; 31.16 ; 32.4 ; Jos 9.18 ; 22.18. Ð comme un seul homme v. 8,11n ; cf. 6.16. Ð depuis Dan jusqu'aÁ BersabeÂe : de l'extreÂmite nord (18.29) aÁ l'extreÂmite sud (Gn 21.14n) du territoire d'IsraeÈl, expression consacreÂe pour tout IsraeÈl (1S 3.20 ; 2S 3.10 ; 17.11 ; 24.2,15). Ð le Galaad, en Transjordanie du Nord, 10.8+. Ð au Mitspa (10.17n), en Benjamin, aÁ 13 km au nord de JeÂrusalem ; 20.3 ; 21.1,5 ; 1S 7.5-7 ; 10.17 ; Os 5.1n ; cf. 2 MaccabeÂes 3.46 : « Ils se rassembleÁrent et vinrent aÁ Maspha (= Mitspa), en face de JeÂrusalem, car il y avait eu jadis aÁ Maspha un lieu de prieÁre pour IsraeÈl. »  si2 Les chefs : litt. les angles ; au sens concret, le terme peut de gner une pierre angulaire dans une construction ou une tour d'angle dans une fortification ; on retrouve un sens meÂtaphorique comparable en 1S 14.38 ; Es 19.13 ; cf. So 1.16n ; Za 10.4 ; 2Ch 26.15. Ð quatre cent mille : cf. v. 16ss.  lites : litt. les fils d'IsraeÈl ; expression courante, mais 3 Les Israe comparable ici aÁ celle qui est traduite par fils de Benjamin ; cf. Gn 32.29n. 4 19.12-30. 1

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mais c'est de ma concubine qu'ils ont abuseÂ, et elle en est morte. | J'ai saisi ma concubine, je l'ai deÂcoupeÂe en morceaux et je l'ai envoyeÂe ainsi dans tout le territoire qui constitue le patrimoine d'IsraeÈl ; car ils avaient commis une infamie et une folie en IsraeÈl. | Vous Ãetes tous laÁ, IsraeÂlites ; tenez conseil et prenez ici une deÂcision ! Tout le peuple se leva comme un seul homme en disant : Aucun d'entre nous n'ira dans sa tente, personne ne se retirera dans sa maison. | Voici maintenant ce que nous allons faire Áa GuibeÂa : Nous marcherons contre elle d'apreÁs le sort. Nous prendrons dans toutes les tribus d'IsraeÈl dix hommes sur cent, cent sur mille, mille sur dix mille ; ils iront chercher des vivres pour le peuple, afin qu'aÁ leur retour GuibeÂa de Benjamin ait Âete traiteÂe Áa la pleine mesure de la folie qu'elle a commise en IsraeÈl. | Ainsi tous les hommes d'IsraeÈl se rassembleÁrent contre la ville, unis comme un seul homme. Les tribus d'IsraeÈl envoyeÁrent des hommes dans toutes les tribus de Benjamin, pour dire : Quel est ce malheur qui est arrive parmi vous ? | Livrez maintenant les hommes sans morale qui sont Áa GuibeÂa, afin que nous les mettions Áa mort et que nous Âeliminions d'IsraeÈl ce qui est mauvais. Mais les fils de Benjamin ne voulurent pas Âecouter leurs freÁres, les IsraeÂlites. Les fils de Benjamin sortirent de leurs villes et se rassembleÁrent Áa GuibeÂa pour faire la guerre aux IsraeÂlites. | On recensa ce jour-laÁ les fils de Benjamin venus des villes : vingt-six mille hommes tirant l'eÂpeÂe, sans compter les habitants de GuibeÂa qui furent recenseÂs : sept cents hommes d'eÂlite. Parmi tout ce peuple, il y avait sept cents hommes d'eÂlite, gauchers ; tous ceux-laÁ pouvaient, en lanËcant une pierre avec la fronde, viser un cheveu sans le manquer. | On recensa aussi les hommes d'IsraeÈl, sans compter ceux de Benjamin : quatre cent mille hommes tirant l'eÂpeÂe, tous des hommes de guerre. Les IsraeÂlites monteÁrent Áa Beth-El et interrogeÁrent Dieu : Qui de nous ira le premier faire la guerre aux

19.29n. Ð le territoire... : litt. le champ du patrimoine d'IsraeÈl. Ð folie en IsraeÈl 19.23n ; cf. Gn 34.7. Cf. 21.5. Ð comme un seul homme v. 1+. Ð ne se retirera dans : autre traduction ne fera un deÂtour par. Nous marcherons : le verbe correspondant est sous-entendu en heÂbreu ; LXX nous monterons. Ð d'apreÁs le sort 1.3n. aÁ leur retour... : texte et traduction incertains ; autre possibilite pour qu'ils aillent traiter GuibeÂa... ; ou, d'apreÁs certains mss de LXX, pour ceux qui iront traiter GuibeÂa... Ð GuibeÂa : la plupart des mss heÂbreux portent ici GueÂba, de meÃme au v. 33. les hommes : le terme heÂbreu est au singulier (collectif, ici litt. tout homme d'IsraeÈl ) ; de meÃme dans la suite ; cf. Jos 9.6n. Ð comme un seul homme v. 1+. dans toutes les tribus de Benjamin : le terme correspondant aÁ tribu semble deÂsigner ici une subdivision de la tribu, comme le terme habituellement traduit par clan (cf. 18.2n) ; certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire dans toute la tribu de Benjamin ; cf. 1S 9.21. hommes sans morale 19.22 ; Dt 13.14n ; cf. Jg 20.5. Ð que nous eÂliminions... Dt 13.6n. Ð leurs freÁres, les IsraeÂlites : autre traduction leurs freÁres israeÂlites. vingt-six mille : cf. v. 35,46 ; les chiffres varient dans les versions anciennes ; LXX donne 23 000 ou 25 000 selon les mss. gauchers : cf. 3.15n. Ð le manquer : le verbe correspondant est souvent traduit par peÂcher ; cf. Pr 8.35-36n. aÁ Beth-El v. 26-28 ; 1.22 ; 21.2-4 ; cf. Gn 12.8 ; 28.10-22 ; 31.13 ; 35.115 ; 1R 12.28-33 ; 2R 23.15-18 ; Os 10.15 ; Am 3.14 ; 4.4 ; 5.5s ; Vg a

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fils de Benjamin ? Le SEIGNEUR reÂpondit : C'est Juda qui ira le premier. Au matin, les IsraeÂlites dresseÁrent leur camp contre GuibeÂa. | Les hommes d'IsraeÈl firent la guerre Áa Benjamin ; les hommes d'IsraeÈl se rangeÁrent en ordre de bataille contre eux devant GuibeÂa. Les fils de Benjamin sortirent de GuibeÂa et abattirent sur le terrain, ce jour-laÁ, vingt-deux mille hommes d'IsraeÈl. | Le peuple, les hommes d'IsraeÈl, reprirent courage ; ils se rangeÁrent de nouveau en Á ils s'eÂtaient placeÂs le ordre de bataille au lieu ou premier jour. | Les IsraeÂlites monteÁrent ; ils pleureÁrent devant le SEIGNEUR jusqu'au soir. Ils interrogeÁrent le SEIGNEUR : Dois-je encore engager le combat contre les fils de Benjamin, mon freÁre ? Le SEIGNEUR reÂpondit : Allez-y. | Les IsraeÂlites se preÂsenteÁrent donc devant les fils de Benjamin le deuxieÁme jour. | En ce deuxieÁme jour, Benjamin sortit de GuibeÂa Áa leur rencontre ; ils abattirent sur le terrain dix-huit mille hommes des IsraeÂlites, tous des hommes tirant l'eÂpeÂe. | Tous les IsraeÂlites, tout le peuple, monteÁrent Áa Beth-El ; ils resteÁrent laÁ Áa ÃneÁpleurer devant le SEIGNEUR ; ce jour-laÁ, ils jeu rent jusqu'au soir, et ils offrirent des holocaustes et des sacrifices de paix devant le SEIGNEUR. | Les IsraeÂlites interrogeÁrent le SEIGNEUR Ð c'eÂtait laÁ que se trouvait le coffre de l'alliance de Dieu en ces jours-laÁ, | et c'eÂtait PhineÂas, fils d'EleÂazar, fils d'Aaron, qui se tenait Áa son service en ces jours-laÁ. Ils dirent : Dois-je encore me mettre en campagne pour faire la guerre aux fils de Benjamin, mon freÁre, ou dois-je m'en abstenir ? Le SEIGNEUR reÂpondit : Allez-y, car demain je vous les livrerai. Alors IsraeÈl placËa une embuscade autour de GuibeÂa. | Les IsraeÂlites partirent Áa l'attaque des fils de Benjamin le troisieÁme jour ; ils se rangeÁrent en ordre de bataille devant GuibeÂa, comme les autres fois. | Les fils de Benjamin sortirent Áa la rencontre du peuple et se laisseÁrent attirer loin de la ville. Ils commenceÁrent Áa faire des victimes parmi le peuple comme les autres fois, sur les routes qui montent, l'une Áa Beth-El et l'autre Áa GuibeÂa par

traduit aÁ la maison de Dieu (= Beth-El, cf. Gn 21.33n ; 28.19n) qui est aÁ Silo, sans doute aÁ cause de la mention du coffre de l'alliance au v. 27n. Ð interrogeÁrent Dieu 1.1+ ; cf. 20.23,27. Ð Juda 1.2. firent la guerre : litt. sortirent (2.15n) pour la guerre (le meÃme mot est traduit plus loin par bataille). Certains commentateurs intervertissent les v. 22 et 23. Ð reprirent courage : autres traductions reprirent des forces ; se montreÁrent forts. pleureÁrent 2.4+ ; 21.2. Ð interrogeÁrent v. 18 ; 1.1+. tirant l'eÂpeÂe v. 15. resteÁrent laÁ : autre traduction resteÁrent assis ; cf. Es 3.26 ; 47.1 ; Ps 137.1 ; Jb 2.13 ; Esd 9.3. Ð pleurer v. 23 ; cf. Nb 11.4n. Ð jeuÃneÁrent 1S 7.6 ; 2S 12.16. Ð des holocaustes et des sacrifices de paix 21.4 ; cf. Ex 20.24 ; Lv 1.3n ; 3.1n ; Jos 8.31. D'autres textes (18.31 ; Jos 18.1 ; 1S 1 ; 4.11) situent le coffre de l'alliance aÁ Silo ; cf. v. 18n ; 21.19-23. PhineÂas, fils d'EleÂazar Ex 6.25 ; Nb 25.6-13 ; 31.6 ; Jos 22.13,30-32 ; 24.33 ; voir aussi 1S 1.3 ; 2.34 ; 4.4,11. Ð se tenait aÁ son service : litt. se tenait (debout) devant lui (pour officier) ; par devant lui, on peut comprendre devant Dieu ou devant le Coffre (expression analogue en 1R 17.1). Sur l'ensemble du reÂcit qui suit, cf. Jos 8.3-25 ; voir aussi Jg 9.34+. comme les autres fois 16.20. Cf. Jos 7.5 ; chap. 8. Ð Certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire ici Gabaon au lieu de GuibeÂa. $

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la campagne : environ trente hommes d'IsraeÈl. | Les fils de Benjamin disaient : Nous les battons comme la premieÁre fois ! Mais les IsraeÂlites disaient : Fuyons et attirons-les loin de la ville, sur les routes ! | Tous les hommes d'IsraeÈl quitteÁrent leur position et se rangeÁrent Áa Baal-Tamar ; et les gens d'IsraeÈl placeÂs en embuscade s'eÂlanceÁrent du Á ils Âetaient, de MaareÂ-GueÂba. | Dix mille lieu ou hommes d'eÂlite de tout IsraeÈl arriveÁrent en face de GuibeÂa. Le combat fut rude, et les Benjaminites ne se doutaient pas que le malheur allait les atteindre. | Le SEIGNEUR battit Benjamin devant IsraeÈl ; les IsraeÂlites abattirent ce jour-laÁ vingt-cinq mille cent hommes de Benjamin, tous des hommes tirant l'eÂpeÂe. Les fils de Benjamin se virent battus, alors que les hommes d'IsraeÈl ceÂdaient du terrain Áa Benjamin, car ils comptaient sur l'embuscade qu'ils avaient placeÂe contre GuibeÂa. | Les gens placeÂs en embuscade se deÂployeÁrent vite sur GuibeÂa, ils se porteÁrent en avant et passeÁrent toute la ville au fil de l'eÂpeÂe. | Suivant un signal convenu avec les hommes d'IsraeÈl, les hommes de l'embuscade devaient faire monter de la ville une Âepaisse fumeÂe. Les hommes d'IsraeÈl firent alors volte-face dans la bataille. Benjamin avait deÂjaÁ tue une trentaine des Ãr, nous hommes d'IsraeÈl. Ils se disaient : A coup su les battons comme dans le premier combat ! | Cependant une colonne de fumeÂe Âepaisse commencËait Áa s'eÂlever de la ville. Benjamin se retourna : de toute la ville des flammes s'eÂlevaient vers le ciel ! | Les hommes d'IsraeÈl avaient fait volte-face ; les hommes de Benjamin furent saisis d'eÂpouvante quand ils virent que le malheur les avait atteints. | Ils prirent la fuite devant les hommes d'IsraeÈl, vers le chemin du deÂsert. Mais la bataille ne les laÃchait pas et ceux qui venaient des villes les tuaient, puisqu'ils Âetaient au milieu d'eux. | Ils cerneÁrent Benjamin, le poursuivirent sans reÂpit et l'eÂcraseÁrent Ãte du soleil levant. jusqu'en face de GuibeÂa, du co Il tomba dix-huit mille hommes de Benjamin Ð

Jos 8.6,16. Ð Nous les battons : autre traduction ils sont frappeÂs d'un fleÂau devant nous, cf. v. 35s,39 ; Lv 26.17n. les hommes d'IsraeÈl v. 11n. Ð quitteÁrent leur position : litt. se leveÁrent de son lieu. Ð les gens d'IsraeÈl placeÂs en embuscade : litt. l'embuscade d'IsraeÈl. Ð de MaareÂ-GueÂba ou des alentours de GueÂba, localite situeÂe aÁ quelques kilomeÁtres au nord-est de GuibeÂa (Jos 18.24 ; 1S 14.5). rude : litt. lourd. Ð les Benjaminites : litt. eux. Cf. v. 44-46. Ð battit... : autres traductions fit battre Benjamin par IsraeÈl ; frappa Benjamin d'un fleÂau devant IsraeÈl, cf. v. 32. se virent battus (v. 32) : certains comprennent crurent que les hommes d'IsraeÈl eÂtaient battus parce qu'ils ceÂdaient du terrain... (cf. v. 39) ; le reÂcit semble revenir sur le deÂroulement de la bataille, cf. v. 29ss. V. 40 ; Jos 8.20. volte-face Jos 8.21. de toute la ville... : litt. la ville entieÁre montait vers le ciel ; le terme heÂbreu correspondant aÁ entieÁre rappelle l'offrande entieÁre (Lv 6.15s ; Dt 33.10), comme le verbe correspondant aÁ monter rappelle l'holocauste (Lv 1.3n). Ils prirent la fuite : litt. ils se retourneÁrent. Ð ceux qui venaient des villes : certains mss de LXX ont lu de la ville ou dans la ville ; il pourrait s'agir de l'embuscade du v. 29 (cf. v. 33) ; quelques-uns pensent qu'il s'agit des Benjaminites des v. 14s ; cf. Jos 8.22. le poursuivirent sans reÂpit : traduction incertaine d'un texte heÂbreu obscur, litt. le poursuivirent repos ; autre possibilite le poursuivirent jusque dans son lieu de repos ; un ms de LXX a lu $

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c'eÂtaient tous des hommes vaillants. | Parmi ceux qui s'enfuirent au deÂsert, vers le rocher de RimmoÃn, on en rattrapa cinq mille sur les routes ; on les poursuivit jusqu'aÁ GuideÂom, et on en tua deux mille. | Le total des Benjaminites qui tombeÁrent ce jour-laÁ fut de vingt-cinq mille hommes tirant l'eÂpeÂe Ð c'eÂtaient tous des hommes vaillants. | Six cents hommes s'enfuirent au deÂsert, au rocher de RimmoÃn, et ils resteÁrent laÁ pendant quatre mois. Les hommes d'IsraeÈl revinrent vers les fils de Benjamin et les passeÁrent au fil de l'eÂpeÂe, depuis la ville dans sa totalite jusqu'aux beÃtes, et tout ce que l'on trouva. Ils mirent aussi le feu Áa toutes les villes qu'ils trouveÁrent.

Renaissance de la tribu de Benjamin Au Mitspa, les hommes d'IsraeÈl avaient fait ce 21 serment : Aucun de nous ne donnera sa fille pour 2 femme Á a un Benjaminite. | Le peuple vint Áa Beth-El et resta laÁ, devant Dieu, jusqu'au soir. Ils se mirent Áa 3 sangloter, pleure Árent beaucoup | et dirent : SEIÈl, pourquoi une telle chose GNEUR, Dieu d'Israe est-elle arriveÂe en IsraeÈl ? Pourquoi manque-t-il 4 aujourd'hui une tribu d'Israe Èl ? | Le lendemain, le peuple se leva de bon matin ; ils baÃtirent laÁ un autel et offrirent des holocaustes et des sacrifices de 5 paix. | Les Israe Âlites dirent : Qui, d'entre toutes les tribus d'IsraeÈl, n'est pas monte Áa l'assembleÂe devant le SEIGNEUR ? Ð Car on avait fait un serment solennel contre quiconque ne monterait pas vers le SEIGNEUR au Mitspa ; on avait dit : Celui-laÁ sera mis 6 Á a mort. | Or les IsraeÂlites avaient du regret au sujet de Benjamin, leur freÁre ; ils disaient : Aujourd'hui 7 une tribu a  ete retrancheÂe d'IsraeÈl ! | Que devonsnous faire pour ceux qui restent, en ce qui concerne les femmes, puisque nous avons jure par le SEIGNEUR de ne pas leur donner nos filles pour 8 femmes ? | Ils dirent donc : Y a-t-il quelqu'un, parmi les tribus d'IsraeÈl, qui ne soit pas monte vers le SEIGNEUR au Mitspa ? Or personne de Yabesh de Galaad n'eÂtait venu au camp, Áa l'assembleÂe.

ici un nom de lieu (de Noua jusqu'en face...). Cf. v. 46. V. 47. Ð s'enfuirent : litt. se tourneÁrent et fuirent ; de meÃme au v. 47 ; cf. v. 42n. Ð vers le rocher : la meÃme expression sera traduite par au rocher au v. 47. Ð RimmoÃn : aÁ l'est de Beth-El. Ð rattrappa : litt. grappilla. Ð jusqu'aÁ GuideÂom : nom de lieu inconnu ; une leÂgeÁre modification de la vocalisation traditionnelle permettrait de lire jusqu'aÁ les retrancher, comme en 21.6. 46 vingt-cinq mille hommes : total des chiffres des v. 44s (cf. v. 35). 47 V. 45n ; cf. 21.13.  : autre traduction les villes dans leur tota48 la ville dans sa totalite lite ; ou encore les hommes de la ville ou des villes (litt. la ville des hommes), si l'on adopte la vocalisation de l'expression presque identique qui apparaõÃt en Dt 2.34 ; 3.6. Ici la vocalisation du texte heÂbreu traditionnel est diffeÂrente ; cf. Dt 13.13-17. 44 45

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Mitspa 20.1n. Ð Aucun de nous... v. 7,18. Ð aÁ un Benjaminite : litt. aÁ Benjamin. Beth-El 20.18+. Ð resta 20.26n. Ð pleureÁrent 2.4+ ; 20.23 ; cf. 21.6+. V. 6+. 20.26+. V. 8 ; cf. 20.8-10 ; voir aussi 5.15-17,23 ; 12.3. V. 3,15. Ð avaient du regret au sujet de : autre traduction avaient pitie de, cf. 2.18n. V. 5. Ð Yabesh de Galaad, aÁ l'est du Jourdain, connue plus tard pour ses rapports privileÂgieÂs avec Benjamin (1S 11.1-10 ; 31.11-13 ; 2S 2.4-7 ; 21.12 ; 1Ch 10.11s). Ð l'assembleÂe 20.1ns. 1


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On recensa le peuple, et il n'y avait laÁ aucun des habitants de Yabesh de Galaad. | Alors la communaute envoya laÁ douze mille hommes parmi les plus vaillants, en leur donnant cet ordre : Allez, passez au fil de l'eÂpeÂe les habitants de Yabesh de Galaad, avec les femmes et les familles entieÁres. | Voici ce que vous ferez : Vous frapperez d'anatheÁme tout maÃle, ainsi que toute femme qui a couche avec un maÃle. | Ils trouveÁrent parmi les habitants de Yabesh de Galaad quatre cents jeunes filles vierges, qui n'avaient jamais eu de relations avec un homme, qui n'avaient jamais couche avec un maÃle, et ils les ameneÁrent dans le camp, Áa Silo en Canaan. Toute la communaute envoya des messagers parler aux fils de Benjamin qui Âetaient au rocher de RimmoÃn, pour leur proposer la paix. | En ce tempslaÁ, Benjamin revint ; on leur donna les femmes de Yabesh de Galaad Áa qui l'on avait laisse la vie. Mais on n'en trouva pas assez pour eux. Le peuple avait du regret au sujet de Benjamin, car le SEIGNEUR avait ouvert une breÁche dans les tribus d'IsraeÈl. | Les anciens de la communaute dirent : Que devons-nous faire pour ceux qui restent, en ce qui concerne les femmes, puisqu'il n'y a plus de femmes en Benjamin ? | Et ils dirent : Que les rescapeÂs de Benjamin conservent leur possession, afin qu'une tribu ne soit pas effaceÂe d'IsraeÈl ! recensa 20.15,17. la communaute 20.1n. Ð passez... Dt 13.16 ; Jos 6.21. Ð les familles entieÁres : autre traduction les enfants ; cf. Gn 34.29n. Vous frapperez d'anatheÁme 1.17 ; Dt 2.34n. Ð toute femme... : certains mss de LXX ajoutent mais vous eÂpargnerez les vierges ; et ils firent ainsi ; cf. Nb 31.5s,17ns,35 ; voir aussi Dt 20.13s ; 21.10-14. Ð qui a coucheÂ... : litt. connaissant ou ayant connu (le meÃme verbe est traduit au v. 12 par avoir des relations avec) la couche d'un maÃle (expression analogue au v. 12). quatre cents jeunes filles : cf. v. 14. Ð qui n'avaient jamais... : litt. ne connaissant pas (ou n'ayant pas connu) d'homme en couche de maÃle, cf. v. 11n. Ð aÁ Silo (v. 19-23 ; 18.31+ ; 20.27n), plus au nord que le Mitspa (v. 1), en Canaan, c.-aÁ-d. en Cisjordanie. 20.45n,47. Ð des messagers : sous-entendu dans le texte. En ce temps-laÁ : autre traduction aÁ ce moment-laÁ. Ð pas assez v. 12 ; 20.47. V. 6+. Ð avait ouvert une breÁche... : autres traductions avait $

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Mais nous, nous ne pouvons pas leur donner nos filles pour femmes, car les IsraeÂlites ont fait un serment en disant : « Maudit soit celui qui donnera une femme Áa un Benjaminite ! » | Alors ils dirent : Chaque anneÂe il y a une feÃte du SEIGNEUR Áa Silo, qui est au nord de Beth-El, Áa l'est de la route qui monte de Beth-El Áa Sichem, et au sud de Lebona. | Puis ils donneÁrent cet ordre aux fils de Benjamin : Allez vous mettre en embuscade dans les vignes. | Vous regarderez : quand les filles de Silo sortiront pour danser leurs rondes, vous sortirez des vignes, vous enleÁverez chacun une fille de Silo et vous vous en irez au pays de Benjamin. | Si leurs peÁres ou leurs freÁres viennent se plaindre aupreÁs de nous, nous leur dirons : Faites-leur graÃce pour nous : nous n'avons pas pris une femme pour chacun dans la bataille. Ce n'est pas vous qui les leur avez donneÂes ; en ce cas, vous seriez en tort. | Les fils de Benjamin firent ainsi : ils prirent des femmes en nombre suffisant parmi les danseuses qu'ils enleveÁrent, puis ils partirent et retourneÁrent dans leur patrimoine ; ils rebaÃtirent les villes et ils s'y installeÁrent. | En ce temps-laÁ, les IsraeÂlites s'en alleÁrent de laÁ, chacun dans sa tribu et dans son clan ; ils partirent de laÁ chacun dans son patrimoine. En ces jours-laÁ, il n'y avait pas de roi en IsraeÈl : chacun faisait ce qui lui convenait. cause la perte d'une tribu d'IsraeÈl ; avait fait eÂclater les tribus d'IsraeÈl (cf. Ex 19.22n). V. 7. Ð il n'y a plus de femmes... : litt. (toute) femme a eÂte deÂtruite. Que les rescapeÂs de Benjamin... : traduction conjecturale ; texte heÂbreu obscur. V. 1n. une feÃte du SEIGNEUR : cf. 1S 1.3. Ð Silo v. 12 ; 18.31+. danser leurs rondes : cf. 11.34 ; Ex 15.20 ; 32.17-19 ; 1S 18.6 ; 2S 6.5,14-16 ; 1R 18.26 ; Ps 150.4. Ð vous vous en irez... : cf. Gn 31. leurs peÁres ou leurs freÁres : cf. Gn 34 ; 2S 13.20-29. Ð se plaindre aupreÁs de nous : autre traduction nous chercher querelle ou nous intenter un proceÁs ; plusieurs versions anciennes ont lu vous chercher querelle. Ð dans la bataille contre Yabesh de Galaad v. 10-14. en nombre suffisant : litt. pour leur nombre. Ð enleveÁrent 9.25n. Ð patrimoine : cf. Nb 18.20 ; 26.62 ; Jos 13.23 ; 19.51. 17.6+.


Ruth INTRODUCTION Dans la Bible heÂbraõÈque (voir l'introduction aÁ l'Ancien Testament, p. 15), le livre de Ruth est le premier des cinq Rouleaux (Megilloth) qui sont lus aÁ l'occasion des cinq principales feÃtes du judaõÈsme. Ruth est lu aÁ la feÃte des Moissons (cf. Rt 1.22), qu'on appelle eÂgalement PentecoÃte. En marge de la grande histoire ouÁ se joue le sort du peuple opprime par ses voisins (Rt 1.1 renvoie au livre des Juges), il met en sceÁne deux femmes frappeÂes par le deuil et la miseÁre, puis progressivement reÂtablies dans l'abondance et le bonheur. DerrieÁre cette petite chronique familiale d'une belle tenue litteÂraire, une question de fond : certains sont-ils, de par leur naissance, irreÂmeÂdiablement exclus du grand dessein de Dieu, comme pouvaient sembler l'eÃtre les Moabites (Dt 23.4) ? * * * Le personnage principal est en effet Ruth la Moabite, qui a donne son nom au livre. Chaque eÂtape du reÂcit met en eÂvidence les qualiteÂs de cette jeune femme : dans l'adversiteÂ, elle ne se reÂsout pas aÁ abandonner NoeÂmi, sa belle-meÁre (chap. 1) ; elle entreprend courageusement de glaner dans le champ de Booz, un parent de NoeÂmi, pour assurer leur survie aÁ toutes deux (chap. 2) ; sur le conseil de NoeÂmi, elle agit de telle sorte que Booz la demande en mariage (chap. 3), ce qui procurera subsistance et peÂrennite aÁ sa famille

(chap. 4). Ruth devient ainsi la bisaõÈeule du roi David, dont la geÂneÂalogie constitue l'eÂpilogue de l'ouvrage. Les eÂveÂnements deÂcisifs ont lieu aÁ Beth-LeÂhem ; mais le reÂcit concerne aussi les liens geÂneÂalogiques et politiques de David avec la nation de Moab et son territoire. L'arrieÁre-grand-meÁre de David n'eÂtait-elle pas moabite ? David n'aurait-il pas tire parti d'attaches personnelles pour mettre sa famille aÁ l'abri tandis qu'il fuyait devant SauÈl (1S 22.3s) ? Pour une bonne intelligence du reÂcit, on pourra s'informer de coutumes particulieÁres, tels le droit de glane et surtout la reÂdemption ou rachat familial, avec le roÃle speÂcifique du go'el (voir 2.20n) associe pour la circonstance au mariage leÂviratique. Les lois du Pentateuque fournissent quelques renseignements : LeÂvitique 19.9s ; 23.22 ; DeuteÂronome 24.19-22 (glanage) ; LeÂvitique 25.23-28 (reÂdemption) ; DeuteÂronome 25.510 (leÂvirat). C'est le livre de Ruth lui-meÃme qui situe ces usages dans le cadre de la vie courante. La question des mariages mixtes, qui sera si rudement traiteÂe par NeÂheÂmie et Esdras, est ici abordeÂe sous un angle tout diffeÂrent (cf. Ne 13.1-3 ; Esd 9.1s ; 10 ; voir aussi Dt 7.3). Au lieu d'un brutal rejet, le livre de Ruth honore les femmes de valeur, fussent-elles eÂtrangeÁres (Esd 10.15 va peut-eÃtre dans le meÃme sens). Au lieu d'inciter aÁ la reÂpudiation, il enseigne aÁ discerner

chez elles la reÂalite d'une intelligence spirituelle qui remet en cause preÂventions et preÂjugeÂs. Il n'est pas sans inteÂreÃt de rapprocher ce deÂbat de l'histoire ambigueÈ des filles de Loth, qui explique l'origine des Moabites et des Ammonites en Gn 19.30ss (cf. v. 37n). L'exemple de Ruth deviendra celui de l'adheÂsion du cúur aÁ la communaute de la foi et aÁ son Dieu (1.16). La tradition juive a fait de cette histoire un modeÁle pour les femmes proseÂlytes : aujourd'hui encore, au moment de se joindre aÁ la communaute israeÂlite, elles prennent volontiers pour nouveau preÂnom celui de Ruth. Du coÃte chreÂtien, l'Evangile selon Matthieu fait aÁ Ruth la pauvre veuve, l'eÂtrangeÁre, l'honneur d'une mention particulieÁre parmi les anceÃtres de JeÂsus (Mt 1.5).


Ruth La famille d'ElimeÂlek eÂmigre en Moab 1 Aux jours ouÁ les juges gouvernaient, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Beth-LeÂhem de Juda partit, avec sa femme et ses deux fils, pour 2 se Âjourner en immigre au pays de Moab. | Le nom de cet homme Âetait ElimeÂlek, le nom de sa femme NoeÂmi et le nom de ses deux fils MahloÃn et KilioÃn ; ils Âetaient Ephratites, de Beth-LeÂhem de Juda. Ils 3 arrive Árent au pays de Moab et ils y veÂcurent. | Puis ElimeÂlek, le mari de NoeÂmi, mourut, et elle resta 4 seule avec ses deux fils. | Ceux-ci  epouseÁrent des Moabites. Le nom de la premieÁre Âetait Orpa et le nom de la seconde Ruth. Ils habiteÁrent laÁ environ 5 dix ans. | Mahlo Ãn et KilioÃn moururent aussi tous les deux, et la femme resta seule, priveÂe de ses deux enfants et de son mari. 6

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Ruth deÂcide de rester avec NoeÂmi Alors elle revint du pays de Moab, avec ses bellesfilles. En effet, elle avait appris, au pays de Moab, que le SEIGNEUR Âetait intervenu en faveur de son peuple en lui donnant du pain. | Elle quitta le lieu Á elle vivait, ses deux belles-filles avec elle ; elles se ou mirent en route pour retourner en Juda. NoeÂmi dit alors Áa ses deux belles-filles : Allez, que chacune de vous retourne chez sa meÁre ! Que le SEIGNEUR agisse avec fideÂlite envers vous, comme vous avez agi envers ceux qui sont morts et envers

Aux jours (Est 1.1n) ouÁ les juges gouvernaient (litt. jugeaient) : cf. Jg 2.16n ; 17.6+ ; 1S 8.5n ; 1R 3.9 ; 2R 15.5 ; 23.22 ; Ps 9.9 ; Dn 9.12 ; 2Ch 1.10s ; 26.21. Ð une famine dans le pays (d'IsraeÈl) : cf. Gn 12.10 ; 26.1-6 ; 41±50 ; 1R 17.7-9 ; 2R 4.38 ; 8.1 ; voir aussi Dt 11.10-12 ; Jr 21.9. Ð Beth-LeÂhem (ou BethleÂem, selon la transcription traditionnelle heÂriteÂe du grec ; le nom signifie maison du pain, cf. v. 6) de Juda, la ville de David (4.22), aÁ une dizaine de kilomeÁtres au sud de JeÂrusalem ; voir Jg 17.7+. Ð seÂjourner en immigre : cf. 2.10n ; voir aussi Ex 12.48n ; Jg 17.7n. Ð au pays de Moab, reÂgion fertile aÁ l'est de la mer Morte ; le terme heÂbreu ici traduit par pays est aussi rendu, dans d'autres contextes, par champ(s) ou campagne ; Gn 19.36-37n ; Jg 3.13. ElimeÂlek signifie mon Dieu est roi. Ð NoeÂmi : Ma GraÃce, cf. v. 20n. Ð MahloÃn : Maladie (?). Ð KilioÃn : Consomption (?). Ð Ephratites : c.-aÁ-d. originaires d'Ephrata, 4.11, ou d'EphraõÈm ; cf. Gn 35.16n ; voir aussi Jg 12.5n. elle resta seule : litt. elle resta ; autre traduction elle surveÂcut, de meÃme au v. 5 ; cf. 2.14,18 (autre verbe) ; voir aussi Es 1.9+. des Moabites : cf. Ex 34.16 ; Dt 7.3s ; 23.4 ; Ml 2.11 ; Esd 9.1s ; Ne 13.1,23-27. Ð Orpa : Nuque (?). Ð Ruth : Amitie ou ReÂconfort (?). MahloÃn / KilioÃn v. 2. Ð resta seule v. 3n. Ð priveÂe... : cf. Gn 27.45 ; Dt 27.19 ; Es 47.8s ; 54.4s. elle revint... : litt. elle se leva, elle et ses belles-filles, et revint... : le verbe correspondant aÁ revenir est aussi traduit par retourner dans la suite. Ð eÂtait intervenu en faveur de : autre traduction avait visiteÂ, cf. Ex 3.16n ; Jr 6.6,15n ; Lc 1.68. Ð du pain : cf. 1.1n ; voir aussi Ps 132.15 ; Lc 1.53. retourner ou revenir : cf. v. 6n,8,10nss,22 ; 2.6 ; 4.3 ; voir aussi Es 1.27n. agisse avec fideÂlite 2.20 ; 3.10 ; cf. Gn 24.27 ; Ps 25.10 ; 100.5 ; Mt 23.23. un lieu de repos : autres traductions du bonheur ; une situation stable. Ð chez un mari : c.-aÁ-d. en vous remariant, cf. 3.1. Ð san-

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moi ! | Que le SEIGNEUR vous donne Áa chacune de trouver un lieu de repos chez un mari ! Puis elle les embrassa. Elles se mirent alors Áa sangloter, | elles lui dirent : Non, nous retournerons avec toi vers ton peuple ! | NoeÂmi dit : Retournez, mes filles ! Pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je encore dans mon ventre des fils qui puissent devenir vos maris ? | Retournez, mes filles, allez ! Car je suis trop vieille pour me remarier ; et meÃme si je disais : « Il y a de l'espoir pour moi », si ce soir meÃme j'eÂtais remarieÂe et que je mette des fils au monde, | attendriez-vous pour cela qu'ils grandissent ? Refuseriez-vous pour cela de vous remarier ? Non, mes Ãtre : la main filles ! Mon sort est plus amer que le vo du SEIGNEUR s'est abattue sur moi. | Elles sangloteÁrent encore. Puis Orpa embrassa sa belle-meÁre, mais Ruth s'attacha Áa elle. NoeÂmi dit alors : Ta belle-súur est retourneÂe Áa son peuple et Áa ses dieux ; retourne, toi aussi, comme ta belle-súur. | Ruth dit : Ne me pousse Á tu pas Áa t'abandonner, Áa me deÂtourner de toi ! Ou Á tu passeras la nuit, je passerai la iras, j'irai ; laÁ ou nuit ; ton peuple sera mon peuple, et ton dieu sera Á tu mourras, je mourrai, et c'est laÁ mon dieu ; | laÁ ou que je serai ensevelie. Que le SEIGNEUR me fasse ceci et qu'il y ajoute cela, si ce n'est pas la mort qui me seÂpare de toi ! | NoeÂmi, la voyant reÂsolue Áa aller avec elle, n'insista plus. | Elles marcheÁrent toutes les deux jusqu'aÁ leur arriveÂe Áa Beth-LeÂhem. Lors-

gloter : cf. Gn 29.11. nous retournerons ou nous reviendrons, cf. v. 6ns. devenir vos maris : selon la coutume du « leÂvirat », cette responsabilite incombait aux freÁres du deÂfunt avant tout autre parent ; cf. 2.20n ; 4.5 ; Gn 38.8-11 ; Dt 25.5-10 ; Mt 22.23-28//. me remarier : litt. eÃtre aÁ un homme, de meÃme dans la suite. attendriez-vous : cf. Gn 38.11,14. Ð amer : heÂbreu mar, v. 20n ; sur ce terme voir aussi 1S 15.32 ; Jb 3.20 ; 7.11 ; 9.18 ; 10.1 ; 21.25 ; 27.2 ; Ec 7.26 ; on a aussi compris mon sort m'est amer aÁ cause de vous ou mon sort est trop amer pour que vous vous l'imposiez. Ð s'est abattue (litt. est sortie) sur moi ou contre moi ; cf. Ex 9.3 ; Dt 2.15 ; Jg 2.15 ; 1S 12.15 ; 2S 24.17 ; Ez 13.9 ; Jb 13.21 ; 19.21 ; 30.21. embrassa sa belle-meÁre : LXX ajoute et retourna vers son peuple. Ð s'attacha : meÃme verbe en 2.8,21 ; Gn 2.24. NoeÂmi dit : litt. elle dit. Ð aÁ ses dieux ou aÁ son dieu ; les diviniteÂs eÂtaient habituellement consideÂreÂes comme lieÂes aÁ leur territoire ; cf. Jos 24.15 ; 1S 26.19 ; 2R 5.17 (sur le dieu principal de Moab, Kemosh, cf. Nb 21.29 ; Jg 11.24 ; 1R 11.7,33 ; 2R 23.13 ; Jr 48.7,46). Ð retourne... : litt. retourne derrieÁre ta belle-súur. Ne me pousse pas : litt. ne me malmeÁne pas, cf. 2.22n. Ð me deÂtourner de toi : litt. me deÂtourner (ou revenir) de derrieÁre toi ; autre traduction cesser de te suivre ; cf. v. 7 ; Nb 14.43n. Ð OuÁ tu iras, j'irai... : cf. 2S 15.21 ; 2R 2.2-4 ; 3.7. Ð ton peuple sera (ou est, le verbe eÂtant sous-entendu en heÂbreu) mon peuple : cf. 2.11s ; Es 14.1 ; Za 8.23 ; Ps 33.12 ; 45.11. Ð ton dieu (ou Dieu, cf. Gn 1.1n) sera (ou est) mon dieu : cf. v. 15+ ; 1Th 1.9. Que le SEIGNEUR me fasse... : formule de serment, appelant sur celui qui preÃte serment une maleÂdiction conditionnelle en cas de parjure ou de trahison ; cette maleÂdiction eÂtait peut-eÃtre aÁ l'origine valideÂe et illustreÂe par un sacrifice sanglant ; cf. 1S 3.17 ; 14.44 ; 20.13 ; 25.22 ; 2S 3.9,35 ; 1R 2.23 ; 19.2 ; 20.10 ; 2R 6.31. NoeÂmi... n'insista plus : litt. elle... cessa de lui parler. $


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SceÁne de moisson (cf. Rt 2.3ss). Un homme coupe les eÂpis aÁ l'aide d'une faucille, sa femme les recueille dans un panier. D'apreÁs un deÂtail d'une fresque dans le tombeau d'un haut fonctionnaire du pharaon AmeÂnophis IV (AkheÂnaton) aÁ Deir el-Medineh (XIV e s. av. J.-C.).

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qu'elles arriveÁrent Áa Beth-LeÂhem, l'eÂmotion gagna toute la ville. Les femmes disaient : Est-ce laÁ NoeÂmi ? | Elle leur dit : Ne m'appelez pas NoeÂmi ; appelez-moi Mara (« AmeÁre »), car le Puissant m'a rendu la vie bien ameÁre ! | J'eÂtais partie combleÂe, le SEIGNEUR me rameÁne les mains vides. Pourquoi m'appelez-vous NoeÂmi ? Le SEIGNEUR a teÂmoigne contre moi, le Puissant m'a fait du mal ! Ainsi NoeÂmi revint, et avec elle sa belle-fille, Ruth la Moabite, qui venait du pays de Moab. Elles arriveÁrent Áa Beth-LeÂhem au deÂbut de la moisson des orges.

Ruth glane dans le champ de Booz 2 NoeÂmi avait un parent du coÃte de son mari, un homme puissant et riche du clan d'ElimeÂlek, qui se nommait Booz. 2 Ruth la Moabite dit Áa NoeÂmi : Laisse-moi, je te prie, aller aux champs pour glaner des Âepis derrieÁre celui aux yeux duquel je trouverai graÃce. Elle lui dit : Va, ma fille !

l'eÂmotion gagna... : cf. 1R 1.45 ; voir aussi 1S 4.5n ; Mt 2.3 ; 21.10. Ð Les femmes disaient : litt. elles disaient. Á re, cf. v. 13n ; Ex 15.23 ; Lm 1.4. 20 NoeÂmi v. 2n. Ð Mara signifie ame Ð le Puissant Gn 17.1n ; Jb 5.17n. 21 combleÂe v. 1. Ð les mains vides : litt. vide 3.17 ; cf. Jb 1.21. Ð teÂmoigne : cf. 4.7,9,11 ; Nb 35.30. Ð m'a fait du mal : cf. Ex 5.22 ; Nb 11.11 ; Jos 24.20 ; Es 45.7 ; Za 8.14 ; Jb 2.10. 22 la Moabite 2.6,21. Ð qui venait : litt. qui revenait (cf. v. 6n). Ð au deÂbut de la moisson des orges : avril-mai, cf. 2.23n ; 2S 21.9.

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1 puissant et riche : litt. vaillant (cf. Jg 11.1) de puissance (ou de richesse) ; ce dernier terme est traduit par valeur en 3.11 et par force en 4.11 ; dans un contexte militaire, la meÃme formule est habituellement traduite par vaillant guerrier ; cf. Jg 6.12+ ; 1S 9.1 ; 1R 11.28 ; 2R 5.1 ; 1Ch 12.29 ; 28.1 ; 2Ch 13.3 ; 17.16s ; 25.6 ; 32.21 ; voir aussi 2R 15.20 ; 24.14. Ð Booz : transcription traditionnelle, d'apreÁs LXX (cf. Mt 1.5n), de l'heÂbreu Bo`az qui signifie probablement en lui la force (cf. 1R 7.21). glaner Lv 19.9s ; 23.22 ; Dt 24.19ss ; cf. Ex 16.4n. Ð je trouverai graÃce : cf. v. 10,13 ; Gn 6.8+ ; Nb 32.5 ; 1S 25.8 ; 27.5 ; 2S 14.22 ; Est 7.3 ; Lc 1.30. Il se trouva... : le texte heÂbreu suggeÁre un heureux hasard ; on pourrait aussi traduire : elle eut la chance de tomber sur la parcelle de terre qui appartenait... ; cf. v. 19s. Ð Booz v. 1n. Que le SEIGNEUR soit avec vous Jg 6.12+ ; cf. Ps 129.8 ; 2Th 3.16. Ð te beÂnisse v. 19s ; 3.10 ; 4.14 ; Gn 1.22+ ; 12.2+ ; Nb 6.23-27. A qui appartient... : dans l'ancien Orient toute femme appartenait aÁ quelqu'un (mari, peÁre, freÁres) ; en demandant aÁ qui appar$

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Elle partit et s'en vint glaner dans un champ derrieÁre les moissonneurs. Il se trouva que la parcelle de terre appartenait Áa Booz, qui Âetait du clan d'ElimeÂlek. | Or Booz arriva de Beth-LeÂhem ; il dit aux moissonneurs : Que le SEIGNEUR soit avec vous ! Ils lui reÂpondirent : Que le SEIGNEUR te beÂnisse ! | Booz dit au serviteur charge de surveiller les moissonneurs : A qui appartient cette jeune femme ? | Le serviteur charge de surveiller les moissonneurs reÂpondit : C'est la jeune Moabite qui est revenue avec NoeÂmi du pays de Moab. Elle a dit : « Laisse-moi, je te prie, glaner et ramasser des Âepis entre les gerbes derrieÁre les moissonneurs. » Depuis qu'elle est venue, ce matin, et jusqu'aÁ preÂsent elle est resteÂe debout ; elle ne s'est assise que peu de temps dans la maison. Booz dit Áa Ruth : Ecoute bien, ma fille ; ne va pas glaner dans un autre champ ; ne t'eÂloigne pas non plus d'ici ; attache-toi Áa mes servantes. | Tu auras les yeux sur le champ que l'on moissonne et tu iras derrieÁre elles. J'ai interdit aux serviteurs de te toucher ; quand tu auras soif, tu iras aux cruches et tu boiras de ce que les serviteurs auront puiseÂ. | Alors elle se prosterna, face contre terre. Elle lui dit : Comment ai-je pu trouver graÃce Áa tes yeux pour que tu t'inteÂresses Áa moi, alors que je suis une ÂetrangeÁre ? | Booz lui reÂpondit : On m'a raconte tout ce que tu as fait pour ta belle-meÁre depuis la mort de ton mari et comment tu as abandonne ton peÁre, ta meÁre et le pays de tes origines pour aller vers un peuple que tu ne connaissais pas. | Que le SEIGNEUR te rende ce que tu as fait ! Que ta reÂcompense soit compleÁte de la part du SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl, sous les ailes de qui tu es venue chercher un abri ! | Elle dit : Que je trouve toujours graÃce Áa tes yeux, mon maõÃtre ! Tu m'as consoleÂe, moi, ta servante ; tu as parle Áa mon cúur, alors que je ne suis pas meÃme comme l'une de tes servantes. A l'heure du repas, Booz lui dit : Approche, mange du pain et trempe ton morceau dans le vinaigre. Elle s'assit Áa coÃte des moissonneurs. Il

tient Ruth, Booz se renseigne sur son identiteÂ. Cf. v. 2s. Ð entre les gerbes : autre traduction entre les javelles. Ð elle ne s'est assise... : expression obscure, que beaucoup renoncent aÁ traduire ; LXX a traduit elle ne s'est pas reposeÂe un instant dans le champ. V. 15,21,23 ; 3.2. te toucher : autre traduction t'importuner. face contre terre : cf. Gn 18.2s ; Ex 34.2s ; 1S 25.23 ; 2S 14.4,22. Ð trouver graÃce v. 2+. Ð Le texte heÂbreu joue sur la parente et l'assonance des mots traduits respectivement par tu t'inteÂresses aÁ (cf. v. 19 ; le meÃme verbe est traduit par reconnaõÃtre en 3.14) et eÂtrangeÁre, terme qui deÂsigne habituellement l'eÂtranger prive de tout droit dans le pays, par opposition aÁ l'immigre (1.1n) ; autre traduction inconnue (cf. Pr 2.16n) ; cf. 1S 18.18 ; 2S 7.18 ; Lc 1.48. tu as abandonneÂ... : cf. 1.14nss ; Gn 2.24 ; 24.7 ; Mt 19.29. Ð le pays de tes origines Gn 11.28n ; 12.2. Ð que tu ne connaissais pas : litt. que tu n'as pas connu hier (ni) avant-hier : cf. Gn 31.2n ; Ex 4.10 ; 5.7n. Le verbe et l'adjectif traduits respectivement par rende et compleÁte sont issus d'une meÃme racine, apparenteÂe au mot habituellement traduit par paix (shalom) ; cf. 2Jn 8. Ð ta reÂcompense : autre traduction ton salaire ; cf. 1S 24.20 ; Mt 10.42 ; Mc 10.30//. Ð sous les ailes : cf. 3.9n ; voir aussi Ps 17.8 ; 36.8 ; 57.2 ; 61.5 ; 63.8 ; 91.4 ; Mt 23.37. Que je trouve... : cf. v. 2+ ; Gn 33.15n ; 1S 1.18 ; Lc 15.17-19. Ð tu as parle aÁ mon cúur : cf. Gn 34.3n ; 50.21 ; Jg 19.3 ; Es 40.2 ; Os 2.16. Ð comme l'une de tes servantes : cf. 1S 25.41. $

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lui tendit du grain roÃti ; elle mangea, se rassasia et garda le reste. | Puis elle se leva pour glaner. Booz donna cet ordre Áa ses serviteurs : Laissez-la glaner Ãterez meÃme entre les gerbes, sans l'inquieÂter. | Vous o meÃme pour elle des javelles quelques Âepis que vous lui laisserez Áa glaner ; vous ne la rabrouerez pas. NoeÂmi feÂlicite et encourage Ruth Elle glana dans le champ jusqu'au soir et battit ce qu'elle avait glaneÂ. Il y eut environ un Âepha d'orge. Elle l'emporta, rentra en ville et montra Áa sa bellemeÁre ce qu'elle avait glaneÂ. Elle sortit aussi le reste de son repas et le lui donna. | Sa belle-meÁre lui dit : Á as-tu glane aujourd'hui ? Ou Á as-tu travaille ? Ou BeÂni soit celui qui s'est inteÂresse Áa toi ! Elle dit Áa sa belle-meÁre chez qui elle avait travailleÂ. Elle dit : Celui chez qui j'ai travaille aujourd'hui porte le nom de Booz. | NoeÂmi dit Áa sa belle-fille : Qu'il soit beÂni du SEIGNEUR, qui n'abandonne pas sa fideÂlite envers les vivants et les morts ! NoeÂmi lui dit encore : Cet homme est notre proche parent, c'est un de nos reÂdempteurs. | Ruth la Moabite reprit : Il m'a dit aussi : « Attache-toi Áa mes serviteurs jusqu'aÁ ce qu'ils aient acheve toute ma moisson. » | NoeÂmi dit Áa Ruth, sa belle-fille : Il est bon, ma fille, que tu ailles avec ses servantes et qu'on ne te malmeÁne pas dans un autre champ. Elle s'attacha donc aux servantes de Booz pour glaner, jusqu'aÁ l'acheÁvement de la moisson des orges et de la moisson des bleÂs ; elle habitait avec sa belle-meÁre.

Ruth passe la nuit aux pieds de Booz Âmi, sa belle-meÁre, lui dit : Ma fille, ne dois-je Noe 3 pas te chercher un lieu de repos, pour que tu sois 2 heureuse ? | En fait, Booz, avec les servantes de qui tu as ÂeteÂ, n'est-il pas notre parent ? Or lui-meÃme doit 14 15 16

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Il lui tendit... : autre traduction il lui fit un tas de grain roÃti ; sur ce terme, cf. 1S 17.17 ; 25.18 ; 2S 17.28. Ð garda le reste v. 18. gerbes v. 7n. Ð sans l'inquieÂter : autre traduction sans lui faire d'affront ; cf. 1S 25.7n. javelles : traduction incertaine ; il s'agit en tout cas d'eÂpis deÂjaÁ coupeÂs ; cf. Lv 19.10. Ð quelques eÂpis : sous-entendu (?) dans le texte. Ð rabrouerez Gn 37.10 ; Jr 29.27. un eÂpha & 40 l (voir mesures ). le reste de son repas : litt. ce qui eÂtait reste de sa satieÂteÂ, cf. v. 14 ; 3.15. fideÂlite 1.8n ; cf. 3.10 ; 2S 2.5 ; certains comprennent qu'il soit beÂni du SEIGNEUR, celui (Booz) qui n'abandonne pas... Ð nos reÂdempteurs : c.-aÁ-d. ceux qui ont le droit et, dans une certaine mesure, le devoir de racheter des biens temporairement alieÂneÂs par des proches ; sans doute aussi ceux aÁ qui, aÁ deÂfaut de freÁres du deÂfunt (1.3-5,11n), incombait la responsabilite de susciter une descendance aÁ la veuve pour perpeÂtuer la famille et sauvegarder son patrimoine ; les meÃmes parents avaient le devoir d'exercer la vengeance en cas de meurtre ; cf. 3.2,9 ; 4.1,5ns,14 ; voir aussi Ex 6.6+ ; Lv 25.25,47s ; 2S 14.11 ; Jr 32.7-9 ; Ps 19.14 ; Jb 19.25n ; Pr 23.11n. la Moabite : ce qualificatif est ici omis par plusieurs versions anciennes. Ð Attache-toi v. 8. qu'on ne te malmeÁne pas : cf. v. 9 ; 1.16n. V. 8 ; 3.2. Ð la moisson des bleÂs deÂbute deux aÁ trois semaines apreÁs celle des orges (1.22n). $

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Cf. Gn 19.30ss. Ð lieu de repos : cf. 1.9n. 2.1nss. Ð En fait : le terme heÂbreu correspondant est habituellement traduit par maintenant, cf. v. 11s. Ð ce soir : autre traduction cette nuit. Ð les orges... : litt. l'aire des orges ; certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire l'aire des portes, c.-aÁ-d. l'aire de battage situe en face de la porte principale de la ville (cf. 1R 22.10 ; Jr 15.7n). 3 Lave-toi, parfume-toi : cf. Gn 38.14+ ; 2S 12.20 ; Est 2.12. Ð 2

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vanner ce soir les orges qui sont sur l'aire. | Lave-toi, parfume-toi, puis mets ton manteau et descends sur l'aire. Ne te fais pas connaõÃtre de lui avant qu'il ait acheve de manger et de boire. | Quand il ira se coucher, tu sauras Áa quel endroit il se couche. Ensuite tu iras deÂcouvrir ses pieds et tu te coucheras. Il te dira lui-meÃme ce que tu devras faire. | Elle lui reÂpondit : Tout ce que tu m'as dit, je le ferai. Elle descendit jusqu'aÁ l'aire et fit exactement ce que sa belle-meÁre lui avait ordonneÂ. | Booz mangea et but ; son cúur Âetait content. Il alla se coucher Áa l'extreÂmite du tas de gerbes. Ruth vint furtivement deÂcouvrir ses pieds et se coucher. | En pleine nuit, l'homme frissonna et se retourna : une femme Âetait coucheÂe Áa ses pieds ! | Il dit : Qui es-tu ? Elle reÂpondit : Je suis Ruth, ta servante. Etends le pan de ton veÃtement sur moi, puisque tu es reÂdempteur. | Il s'exclama : Sois beÂnie du SEIGNEUR, ma fille ! Cette dernieÁre marque de fideÂlite vaut mieux encore que la premieÁre, car tu n'as pas couru apreÁs les jeunes gens, pauvres ou riches. | Maintenant, ma fille, n'aie pas peur ; je ferai pour toi tout ce que tu diras, car sur la place publique chacun sait que tu es une femme de valeur. | Maintenant, s'il est vrai que je suis reÂdempteur, il y a un autre reÂdempteur qui est un parent plus proche que moi. | Passe la nuit ici. Si ce matin il assure ta reÂdemption, c'est bien, qu'il le fasse ; mais s'il ne deÂsire pas assurer ta reÂdemption, c'est moi qui le ferai, par la vie du SEIGNEUR ! Reste coucheÂe jusqu'au matin. Elle resta coucheÂe Áa ses pieds jusqu'au matin et se Á l'on peut se reconnaõÃtre l'un leva avant l'heure ou l'autre. Booz se disait : Qu'on ne sache pas que cette femme est entreÂe sur l'aire ! | Il dit alors : Tends vers moi le bord de ton manteau et tiens-le bien. Tandis qu'elle le tenait, il mesura six mesures d'orge et l'en chargea ; puis il rentra dans la ville. descends sur l'aire, dans les champs en contrebas de la ville (cf. 4.1). tu sauras : autre traduction tu observeras ; le meÃme verbe est traduit par connaõÃtre au v. 3. Ð deÂcouvrir : le meÃme verbe est traduit par exposer en Lv 18.6nss. Ð ses pieds : litt. l'emplacement de ses pieds (ou de ses jambes), de meÃme aux v. 7s,14 ; cf. Ex 4.25n ; Es 6.2n. Cf. v. 11. son cúur eÂtait content : cf. Jg 16.25 ; 18.20 ; 19.6,9,22 ; 1S 25.36 ; 2S 13.28 ; 1R 21.7 ; Ec 7.3 ; Est 1.10. Ð Ruth vint : litt. elle vint. ta servante : autre terme qu'en 2.13 ; cf. 1S 25.41 ; Lc 1.38. Ð le pan de ton veÃtement : dans un autre contexte, le mot pourrait signifier ton aile (cf. 2.12n) ; le veÃtement ou manteau servait de couverture pendant la nuit ; la formule employeÂe ici est une expression consacreÂe qui revient aÁ dire prends-moi pour femme ; cf. Dt 23.1 ; 27.20 ; Ez 16.8n. Ð tu es reÂdempteur : cf. 2.20n. Voir beÂneÂdiction . Ð fideÂlite 1.8n ; voir 2.11. Ð couru apreÁs : expression traduite ailleurs par suivre, cf. 1S 12.21 ; Jr 2.5,8,25. Voir aussi 2P 2.10. sur la place publique... : litt. toute porte (de la ville) de mon peuple sait. Ð une femme de valeur 2.1n ; cf. Pr 12.4+. 2.20n ; 4.1ss. il assure... : cf. 4.4 ; Dt 25.5ss ; Mt 22.24. Ð s'il ne deÂsire pas assurer... ou s'il ne lui plaõÃt pas d'assurer... ; cf. Nb 14.8n ; Dt 25.7s. Ð par la vie du SEIGNEUR ! litt. YHWH est vivant, formule de serment (cf. 1.17n) ; voir aussi Jg 8.19 ; 1S 14.39,45 ; 19.6 ; 20.3,21 ; 1R 2.24 ; Jr 4.2. se reconnaõÃtre : cf. 2.10n. Ð Booz se disait : litt. il dit. manteau : traduction incertaine (autre terme qu'au v. 3) ; meÃme terme en Es 3.22. Ð six mesures d'orge : l'unite n'est pas speÂcifieÂe ; il s'agit peut-eÃtre de l'omer (= un dixieÁme d'eÂpha, cf. 2.17ns ; Ex 16.36) ; auquel cas les six mesures correspondraient aÁ plus de 12 l ; certains modifient le texte heÂbreu pour lire, au lieu du mot traduit par orge, le meÃme terme (unite de mesure ?) qu'en Gn 26.12n. $

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Elle revint aupreÁs de sa belle-meÁre ; celle-ci lui Á en es-tu, ma fille ? Elle lui raconta demanda : Ou alors tout ce que l'homme avait fait pour elle. | Elle dit : Il m'a donne ces six mesures d'orge en me disant : Ne retourne pas chez ta belle-meÁre les mains vides. | NoeÂmi dit : Reste ici, ma fille, jusqu'aÁ ce que tu saches comment finira l'affaire, car cet homme ne sera pas tranquille qu'il n'en ait termine avec cette affaire aujourd'hui meÃme. Booz s'occupe de la succession d'ElimeÂlek Booz Âetait monte Áa la porte de la ville et s'y Âetait assis. Or le reÂdempteur dont Booz avait parle vint Áa passer. Booz lui dit : Approche, assieds-toi ici, Untel ! Il s'approcha donc et s'assit. | Booz prit alors dix hommes parmi les anciens de la ville et dit : Asseyez-vous ici. Ils s'assirent. | Puis il dit au reÂdempteur : NoeÂmi, qui est revenue du pays de Moab, a mis en vente la parcelle de terre qui appartenait Áa ElimeÂlek, notre freÁre. | Moi, j'ai pense t'en informer, en te disant : AcheÁte, devant les habitants et les anciens de mon peuple ! Si donc tu veux assurer la reÂdemption, fais-le ! Si tu n'assures pas la reÂdemption, dis-le-moi, que je le sache, car il n'y a personne Áa part toi qui puisse le faire. Je ne viens qu'apreÁs toi. Il reÂpondit : C'est moi qui Á tu assurerai la reÂdemption. | Booz dit : Le jour ou acheÁteras le champ Áa NoeÂmi, tu l'acheÁteras au nom de Ruth la Moabite, femme du deÂfunt, pour maintenir le nom du deÂfunt sur son patrimoine. | Le reÂdempteur reÂpondit : Je ne peux pas assurer la reÂdemption, de peur d'aneÂantir mon propre patrimoine ; assure toi-meÃme la reÂdemption qui m'incombe, car je ne peux pas le faire. Autrefois, en IsraeÈl, pour conclure toute affaire relative Áa une reÂdemption ou Áa un Âechange, on oÃtait

OuÁ en es-tu : litt. qui es-tu (cf. v. 9) ; ici la question porte vraisemblablement, non sur l'identite de Ruth, mais sur sa condition (marieÂe ou non) aÁ son retour de l'aire. 17 Cf. v. 15. Ð les mains vides : cf. 1.21. 18 NoeÂmi dit : litt. elle dit. 16

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Á la porte de la ville (litt. aÁ la porte) v. 10n ; Dt 16.18n ; cf. Gn 1 a 19.1 ; 2S 18.24 ; 19.9 ; Jb 5.4n ; 29.7. Ð le reÂdempteur 2.20n. Ð dont Booz avait parle 3.12. Ð Approche : le meÃme verbe est souvent traduit par faire un deÂtour (p. ex. Ex 3.3s). Ð Untel : la meÃme expression apparaõÃt en 1S 21.3 ; 2R 6.8 (tel et tel endroit). Cf. v. 10s ; Dt 21.19 ; 22.15 ; 25.7. Cf. 2.1,3. j'ai pense t'en informer : litt. j'ai dit : Je deÂcouvrirai ton oreille. Ð AcheÁte : cf. 3.13 ; Lv 25.25 ; Jr 32.7. Ð devant les habitants ou ceux qui sieÁgent ici ; cf. Gn 23.18 ; Jr 32.8,10. Ð Si tu n'assures pas la reÂdemption : certains mss heÂbreux ont la troisieÁme personne s'il n'assure pas la reÂdemption. au nom de Ruth : litt. de Ruth, mais la locution preÂpositive est diffeÂrente de celle qui est employeÂe pour NoeÂmi (aÁ NoeÂmi, litt. de la main de NoeÂmi) ; Vg a lu tu acquerras aussi Ruth. Des incertitudes demeurent quant au lien entre la reÂdemption des terres d'un proche parent et le devoir d'eÂpouser sa veuve. PeuteÃtre Untel (v. 2) eÂtait-il dispose aÁ reprendre la terre d'une veuve deÂjaÁ aÃgeÂe (NoeÂmi) dont il aurait seulement eu aÁ assurer la subsistance jusqu'aÁ la fin de ses jours. La preÂsence de Ruth, une jeune femme en aÃge d'avoir des enfants, l'obligerait dans l'avenir aÁ prendre en charge toute une famille. En outre, les descendants de Ruth heÂriteraient sans doute la terre au nom du deÂfunt, de sorte que les heÂritiers du reÂdempteur n'en profiteraient pas ; tout cela peut expliquer son excuse (v. 6) ; cf. 1.11n ; 2.20n ; Gn 38.8s ; Dt 25.5-8. Autrefois, en IsraeÈl : cf. 1S 9.9. Ð on oÃtait sa sandale : cf. Dt 25.9s ; ici le geste semble surtout signifier la renonciation aÁ un droit ; voir par opposition Ps 60.10 ; 108.10.

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Booz eÂpouse Ruth ; naissance d'Obed Booz prit Ruth et elle devint sa femme ; il alla avec elle. Le SEIGNEUR donna Áa Ruth de concevoir, et elle mit au monde un fils. | Les femmes dirent Áa NoeÂmi : BeÂni soit le SEIGNEUR qui ne t'a pas laisseÂe aujourd'hui sans reÂdempteur ; que son nom soit proclame en IsraeÈl ! | Il te fait revenir Áa la vie, il pourvoira Áa tous tes besoins dans ta vieillesse ; car ta belle-fille qui t'aime l'a mis au monde, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils. | NoeÂmi prit l'enfant et le mit sur son sein ; c'est elle qui fut sa nourrice. | Les voisines lui donneÁrent un nom en disant : Un fils est ne de NoeÂmi ! Elles l'appeleÁrent du nom d'Obed. C'est le peÁre de JesseÂ, peÁre de David.

ne soit pas retranche : cf. Es 48.19 ; 56.5. Ð de la porte de sa ville (litt. de son lieu), ouÁ sont enteÂrineÂs les actes d'eÂtat-civil et notamment les mariages ; cf. v. 1+,11. Ð Vous en eÃtes teÂmoins : cf. Jos 24.22. Nous en sommes teÂmoins : litt. TeÂmoins ! LXX a lu tout le peuple... dit : TeÂmoins ! et les anciens dirent : Que le Seigneur... Ð Rachel / LeÂa Gn 29±30 ; 35.16-26. Ð ont baÃti la maison : en heÂbreu le verbe et son compleÂment sont apparenteÂs au mot habituellement traduit par fils. Ð DeÂploie ta force : litt. fais puissance, cf. 2.1n ; Nb 24.18. Ð Ephrata / Beth-LeÂhem 1.1n-2n. Ð fais-toi un nom : litt. proclame (ou appelle, invoque) un nom aÁ Beth-LeÂhem. Le reÂcit de la naissance de PeÂrets, anceÃtre de Booz (v. 18+ss), est eÂgalement lie aÁ la coutume du leÂvirat (1.11n ; voir Gn 38.1-29 ; 1Ch 2.4). alla avec Gn 16.2n. Ð donna... de concevoir : cf. Gn 21.1 ; 25.21 ; 29.31 ; 30.2,22 ; 1S 1.19s,27 ; Lc 1.58. Voir beÂneÂdiction . Ð que son nom soit proclameÂ... : cette phrase peut s'appliquer au reÂdempteur (peut-eÃtre ici l'enfant, v. 15 ; cf. 2.20n), mais aussi au SEIGNEUR. Le fils de Ruth est probablement consideÂreÂ, du point de vue juridique, comme le fils de son premier mari et donc comme le petit-fils de NoeÂmi ; c'est lui qui prendra soin de sa vieillesse et lui assurera une descendance. Ð il pourvoira aÁ tous tes besoins Gn 45.11 ; 47.12 ; 50.21 ; 2S 19.33s ; 20.3. Ð ta vieillesse : litt. tes cheveux blancs, Gn 15.15n ; 1Ch 29.28. Ð que sept fils : cf. 1S 1.8 ; 16.10ss. sur son sein ou sur ses genoux, dans son giron, peut-eÃtre en signe d'adoption ; autre expression heÂbraõÈque Gn 30.3-8 ; 48.5,12 ; 50.23. Ð sa nourrice : cf. Nb 11.12n. lui donneÁrent un nom / l'appeleÁrent du nom : les deux formules sont presque identiques en heÂbreu ; certains comprennent proclameÁrent son nom ; cf. Es 9.5s ; Lc 1.58. Ð Obed signifie serviteur (probablement dans le sens de serviteur de Dieu, c.-aÁ-d. d'adorateur ou de fideÁle). $

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sa sandale et on la donnait Áa l'autre ; cela servait d'attestation en IsraeÈl. | Le reÂdempteur dit donc Áa Ãta sa sandale. Booz : AcheÁte toi-meÃme ! Et il o Alors Booz dit aux anciens et Áa tout le peuple : Vous Ãetes teÂmoins aujourd'hui que j'ai achete Áa Ãn NoeÂmi tout ce qui appartenait Áa ElimeÂlek, Áa Kilio et Áa MahloÃn, | et que j'ai Âegalement achete pour Ãn, pour femme Ruth la Moabite, femme de Mahlo maintenir le nom du deÂfunt sur son patrimoine et pour que le nom du deÂfunt ne soit pas retranche d'entre ses freÁres et de la porte de sa ville. Vous en Ãetes teÂmoins aujourd'hui. | Tout le peuple qui Âetait Áa la porte de la ville et les anciens dirent : Nous en sommes teÂmoins ! Que le SEIGNEUR donne Áa la femme qui entre chez toi d'eÃtre comme Rachel et LeÂa qui, Áa elles deux, ont baÃti la maison d'IsraeÈl ! DeÂploie ta force Áa Ephrata, fais-toi un nom Áa BethLeÂhem ! | Puisse la descendance que le SEIGNEUR te donnera par cette jeune femme rendre ta maison semblable Áa la maison de PeÂrets, que Tamar donna Áa Juda !

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RUTH 4

Liste des anceÃtres de David 1Ch 2.5-17

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Voici la geÂneÂalogie de PeÂrets : PeÂrets engendra HetsroÃn ; | HetsroÃn engendra

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geÂneÂalogie Gn 2.4n. Ð PeÂrets v. 12n ; cf. Mt 1.3-6 ; Lc 3.31-33. NahshoÃn Nb 1.7 ; 2.3. Ð Salma : plusieurs versions anciennes

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Ram ; Ram engendra Amminadab ; | AmminaÃn ; NahshoÃn engendra dab engendra Nahsho Salma ; | SalmoÃn engendra Booz ; Booz engendra Obed ; | Obed engendra Jesse ; Jesse engendra David. transcrivent ce nom de la meÃme manieÁre que SalmoÃn au v. 21. Cf. 1S 16.1-13 ; 17.12.


Samuel INTRODUCTION Les deux livres de Samuel sont aÁ consideÂrer comme un seul ouvrage. Leur division reÂpond avant tout aÁ des preÂoccupations pratiques : la commodite de la lecture exigeait que la longueur des rouleaux ne fuÃt pas excessive. On a donc proceÂde aÁ un deÂcoupage simple, le premier livre s'eÂtendant jusqu'aÁ la mort de SauÈl, le second eÂtant entieÁrement consacre au reÁgne de David. Dans leur traduction grecque, qui remonte selon toute vraisemblance au IIe sieÁcle av. J.-C. (voir LXX ), les livres de Samuel sont en outre associeÂs aÁ ceux des Rois qui leur font suite et avec lesquels ils constituent les quatre livres des ReÁgnes. $

Suivant la classification heÂbraõÈque, les livres de Samuel appartiennent aux « Premiers PropheÁtes ». Cette appellation est bien preÂfeÂrable aÁ celle, plus traditionnelle dans les Bibles francËaises et heÂriteÂe de la traduction grecque, de « livres historiques » (voir l'introduction aÁ l'Ancien Testament, p. 15). On se meÂprendrait en effet aÁ consideÂrer ces textes comme de simples annales de la monarchie israeÂlite et de ses origines. Les deux livres de Samuel, et le second de manieÁre encore plus eÂvidente que le premier, veulent montrer l'action de Dieu dans l'histoire. Leur intention premieÁre est theÂologique. Mais pour au-

tant ils ne ressortissent pas aux genres mythologique ou leÂgendaire. Ils rapportent les faits historiques avec le souci de la preÂcision, au point de ne pas toujours flatter le portrait des principaux acteurs du drame. Grands personnages comme obscurs comparses y sont peints avec veÂriteÂ, dans leur dimension tout humaine. L'ensemble de l'úuvre doit son nom aÁ Samuel, le premier des trois grands personnages (les deux autres eÂtant SauÈl et David) dont le destin organise la composition litteÂraire Ð encore que Samuel n'en soit ni l'auteur, ni le sujet principal (cf. 1Ch 29.29).

1 SAMUEL La part reÂserveÂe aÁ Samuel luimeÃme n'en reste pas moins consideÂrable, puisque huit chapitres lui sont consacreÂs (2±3 ; 7±9 ; 11 ; 25 ; 28). Samuel est en effet un personnage hors du commun. Issu, comme le juge Samson, d'une naissance miraculeuse, il est lui aussi un nazir, mis aÁ part deÁs sa jeunesse pour le service de Dieu (comparer Jg 13.3-7 ; 16.17 avec 1S 1.11-20). A l'instar d'Eli, le preÃtre-juge de Silo, il sera serviteur du SEIGNEUR (YHWH) : en qualite de preÃtre il portera l'eÂphod et veillera sur le coffre sacreÂ. Ce sera en outre le dernier des grands juges (cf. 1S 2.18 ; 3.1 ; 7.15). A ces qualifications est encore ajouteÂe celle de voyant (9.9ss,19) ou de propheÁte, c'est-aÁ-dire de porte-parole du SEIGNEUR (3.1,20). Le reÂcit de la naissance de Samuel, comme pour souligner sa future compeÂtition avec le roi SauÈl (en heÂbreu Shaoul, le « demande »), explique le nom de Samuel par la meÃme eÂtymologie : il sera toute sa vie shaoul (= de-

mandeÂ, ou « requis ») pour le SEIGNEUR (1.27-28n). Le livre montrera par la suite comment les projets humains diffeÁrent des dispositions de Dieu : le brillant Samuel ne sera ni le roi attendu, ni davantage le preÃtre fideÁle qui assurera la succession d'Eli (2.35). Mais il reste pour l'histoire celui par qui sont faits les rois. La crise ouverte et l'appel aÁ la monarchie Le deÂsir d'instaurer la royaute en IsraeÈl et l'exaucement de ce deÂsir ne laissent pas de surprendre. Selon les reÂcits bibliques, en effet, jusque-laÁ IsraeÈl n'avait jamais eÂte dirige que par des chefs charismatiques, de grands inspireÂs agissant pour une peÂriode longue ou courte sous l'impulsion du Souffle ou Esprit divin. L'eÂpisode cruel de la tentative monarchique d'AbimeÂlek et la vigoureuse satire dont elle fit l'objet de la part de son jeune freÁre Jotam (Jg 8±9) appartiennent aÁ la geÂneÂration preÂceÂdente. Le pre$

mier livre de Samuel a parfois des accents de la meÃme tonaliteÂ, antiroyalistes ou du moins critiques envers la monarchie (1S 8 ; 10.17-25 ; 12). Comment expliquer cependant le changement de reÂgime ? L'histoire biblique va mettre en avant le peÂril philistin, que ne saura eÂcarter ni le gouvernement d'une preÃtrise corrompue, ni le coffre sacre pris comme feÂtiche. Une famille sacerdotale deÂcadente : les Elides La dignite de la preÃtrise, notion treÁs haute en IsraeÈl, est tristement discreÂditeÂe par les agissements des successeurs deÂsigneÂs du vieux preÃtre Eli. En effet, les deux fils de ce dernier sont des irresponsables indignes de leur charge. Pour autant qu'il n'appartient pas aux humains de corriger un deÂsordre parmi les preÃtres, c'est le jugement de Dieu qui s'exercera directement contre eux (2.25). La sentence sera en effet prononceÂe par un homme de Dieu


SAMUEL ± Introduction (2.27). Celui-ci annoncera des disparitions preÂmatureÂes dans la descendance d'Eli, aÁ commencer par celle des deux fils coupables (2.34). L'horrible massacre de Nob s'y profile deÂjaÁ, ouÁ tous les descendants d'Eli, sauf un, peÂriront (chap. 21). Seul Abiathar, le fideÁle compagnon de David, survivra. Mais Abiathar sera finalement destitue par Salomon (1R 2.26s). La place sera deÂsormais libre pour le chapelain de Salomon, Tsadoq (1R 1.32,38 ; cf. Sadok en Mt 1.14). Lui et les siens Ð les sadocides, auxquels se rattachaient encore, par l'ideÂologie sinon par la geÂneÂalogie, les sadduceÂens du Nouveau Testament Ð auront la haute main sur le sanctuaire de JeÂrusalem pendant 400 ans. Tsadoq est celui dont Dieu disait : Je susciterai pour moi un preÃtre suÃr ; il agira selon mon cúur et selon mon aÃme... il marchera toujours devant l'homme qui aura recËu mon onction (1S 2.35). Le coffre sacre : une aide ou un pieÁge ? L'inflation de la spiritualite se trahit dans le feÂtichisme du coffre sacre (l'« arche de l'alliance »). Les traditions rapporteÂes en 1S 4±6 donnent une description treÁs peÂdagogique de ce qu'il advient de la « religion » quand le rite l'emporte sur la foi vivante. IsraeÈl deÂfait s'estime abandonne par YHWH, son Seigneur. Aussi, pour contraindre le Dieu d'IsraeÈl aÁ rallier quand meÃme le parti de son peuple en lui octroyant la victoire militaire, on le va queÂrir, manu militari, dans son sanctuaire de Silo (4.3s). On s'empare donc du coffre de l'alliance, le troÃne symbolique du SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes qui est assis sur les keroubim (4.4), pour le conduire aÁ pied d'úuvre, sur le champ de bataille, comme on deÂposerait un chat devant une souris. Mais l'ironie mordante du chroniqueur ne fait que commencer. Car les Philistins entrent dans le jeu de cette mauvaise theÂologie et consideÁrent la capture du coffre sacre comme un objectif tactique : ils parviennent aÁ s'emparer du Coffre. IsraeÈl est consterne : La gloire est exileÂe (4.21). C'est alors l'eÂpisode drolatique de la querelle d'influence entre l'idole de DagoÃn ou DagaÃn, le

dieu cananeÂen adopte par les Philistins (5.5n), et le coffre sacre du Dieu des HeÂbreux, qui se montre tout de meÃme le plus fort. Au bout du compte, le Coffre restitue va occuper une position d'attente, en zone neutre, avant que les nouvelles institutions, celles de David, ne viennent l'eÂtablir dans son lieu et dans son honneur, aÁ JeÂrusalem (6.1±7.1). Les Philistins, aiguillon de l'union feÂdeÂrative Un facteur deÂclenchant, donc, est deÂsigne pour l'institution de la monarchie en IsraeÈl : le peÂril philistin. L'histoire biblique avait pu laisser entendre que, dans les deÂbuts, une certaine coexistence pacifique s'eÂtait eÂtablie entre les habitants du pays, les Amorites ou CananeÂens (cf. Gn 9.18n ; 10.16n) et les IsraeÂlites (Jg 1.2735). Les Philistins ne peuvent cependant eÃtre assimileÂs aux CananeÂens, puisqu'ils appartiennent aux « peuples de la mer ». Ainsi deÂnomme-t-on dans les archives eÂgyptiennes ces ethnies nordbalkaniques et chypriotes qui, pousseÂes par les mouvements de population en Europe centrale, deÂferlent sur la coÃte orientale de la MeÂditerraneÂe, depuis l'Egypte jusqu'aÁ la Syrie, vers le milieu du XIIIe sieÁcle av. J.-C. Parmi ces peuples, les Philistins de la Bible ; c'est d'ailleurs de leur nom que deÂrive celui de Palestine. La notice de Josue 13.3 signale simplement leur preÂsence, ainsi que leur organisation typique en cinq principauteÂs, aÁ l'instar de bien des citeÂs-Etats de l'eÂpoque. Le premier livre de Samuel indique aÁ deux reprises leur degre d'avancement technologique, en soulignant qu'ils en sont deÂjaÁ aÁ l'aÃge du fer, tandis qu'IsraeÈl en est encore aÁ celui du bronze (1S 13.19-22 ; 17.7 ; cf. Jg 1.19). Nul doute qu'en deÂpit de l'optimisme haÃtif de 1 Samuel 7.13, la deÂroute des Philistins apreÁs l'assembleÂe du Mitspa n'aura eÂte qu'une peÂripeÂtie. Car le peÂril philistin devient alors si pressant que la seÂcurite des frontieÁres requiert un dispositif de deÂfense nouveau, celui qu'apportera l'institution de la royauteÂ. Celle-ci deviendra le gage, aux coÃteÂs d'un ministeÁre propheÂtique correctement

351 assume (et Samuel n'y faillira pas), d'une nouvelle et plus grande proximite de Dieu. Le gouvernement du SEIGNEUR (YHWH) deviendra ainsi plus visible puisque le roi sera celui qu'il a luimeÃme consacre par l'onction. C'est ainsi qu'au lendemain de son onction royale sur tout IsraeÈl, et graÃce aÁ la consultation de YHWH qui lui accordera une reÂveÂlation particulieÁre, David reÂussira aÁ eÂcarter pour longtemps le peÂril philistin (2S 5.3,17-25). Le premier roi : SauÈl de GuibeÂa L'histoire politique avance rarement par mutations brusques. On observe geÂneÂralement des signes avant-coureurs, puis des reÂsistances et seulement en fin de compte le triomphe de la tendance la plus forte. Ainsi se preÂsentent les chapitres 8 aÁ 12 de 1 Samuel. ReÂcriminations contre la veÂnalite des fils de Samuel, indignes d'eÃtre juges (tout comme les fils d'Eli, au chapitre 2, eÂtaient indignes d'eÃtre preÃtres) ; demande d'un veÂritable roi ; deÂpit de Samuel. La reÂaction du preÃtre-juge Samuel se manifeste avec la description du droit du roi (chap. 8), sa propre demande de quitus (12.1-5) et la doctrine toute neuve en IsraeÈl de la royaute de droit divin (12.6s). L'aveÁnement du shaoul, le prince « demande », est rapporte dans un genre litteÂraire beaucoup plus frais, avec le beau fragment que certains appellent le « conte des aÃnesses ». L'accent y est mis sur la force du souffle divin qui reveÃt invinciblement SauÈl, ce jeune homme de bonne famille, bien nourri (9.1s), bien eÂleve (9.7), neveu d'un proprieÂtaire aise (les aÃnes eÂtaient aÁ cette eÂpoque des montures de choix), que tout deÂsignait pour porter le diadeÁme (chap. 9±10). A Yabesh de Galaad (chap. 11) commence la chanson de geste sur SauÈl, le roi chevaleresque. Ce n'est pas un hasard si la fin de sa biographie voit reÂapparaõÃtre les meÃmes Yabeshites venus deÂcrocher leur sauveur cloue sur la muraille d'une ville eÂgyptophilistine pour lui donner, chez eux, une seÂpulture digne de l'homme qui avait recËu l'onction du SEIGNEUR (31.8-13 ; 2S 1.14).


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SAMUEL ± Introduction Le deÂclin de SauÈl...

SauÈl n'est pas un personnage de second ordre. Le caracteÁre tragique, et aÁ bien des eÂgards eÂnigmatique, de son destin, ne doit pas faire oublier qu'humainement, sans lui, David n'eÂtait rien. Son reÁgne a tourne court parce qu'il ne s'est pas toujours montre aÁ la hauteur de la situation : par deux fois c'est son fils Jonathan qui lui a sauve la mise (1S 13.1s ; 14.13-15). Lorsque, dans une sorte de terreur sacreÂe, SauÈl se hasarde aÁ prendre des dispositions d'ordre religieux qui ne sont pas de son ressort (13.12 ; 14.24,38-44), il commet l'erreur de sa vie : il perd aÁ la fois le soutien de Samuel et celui de Dieu. Toutefois, le reÂcit laisse aussi entrevoir les aspects positifs de son action pacificatrice : apreÁs Ammon (chap. 11), ce sont Moab, Edom, Amalec, et bien suÃr les Philistins qui sont tenus en respect (14.47). Mais la petite cour de GuibeÂa, ouÁ les postes de gouvernement sont distribueÂs dans la famille, n'est pas appeleÂe aÁ durer, meÃme si les pages sur Jonathan font regretter qu'il n'ait pas pu prendre la succession de son peÁre apreÁs que celui-ci eut sombre dans la deÂmence. ... et l'ascension de David Une breÁve notice, en 14.52, annonce l'entreÂe de David dans le cercle familial : Tout homme vail-

lant et fort que SauÈl remarquait, il se l'adjoignait. C'est ce qui advient aÁ David apreÁs sa victoire sur Goliath (17.55-58). DeÁs cet instant, un malaise s'insinue dans le reÂcit, car le lecteur sait ce que SauÈl ignore et ignorera toujours : l'eÂlection de David, deÂvoileÂe par l'eÂpisode de son onction secreÁte aÁ Beth-LeÂhem. Mais entre le choix de Dieu que Samuel est presque seul aÁ connaõÃtre (1S 16.2,7,12) et la gloire des intronisations futures, aÁ HeÂbron puis aÁ JeÂrusalem, bien des peÂripeÂties vont encore opposer les deux rois, celui que le peuple avait « demande » (Shaoul = SauÈl) et celui qui lui est octroye selon le cúur de Dieu (13.14). Les anneÂes du muÃrissement Certaines images romantiques du « jeune enfant aÁ la fronde » collent mal aÁ la reÂalite des reÂcits concernant la coreÂgence secreÁte de David. Un laps de temps consideÂrable a duà s'eÂcouler entre l'onction de Beth-LeÂhem et l'apparition du jeune champion sur le champ de bataille d'EpheÁsDammim (16 ; 17). DeÁs le sommaire de 1 Samuel 18.5, David apparaõÃt comme un valeureux chef de guerre. De fait, sa « royaute » est pleÂbisciteÂe par le chant des femmes (18.7 ; 23.8), ce qui deÂclenche chez SauÈl une jalousie mortelle. Jusqu'aÁ sa mort, SauÈl gaspillera ses forces aÁ imaginer divers moyens d'eÂli-

miner David. Mais ce dernier n'est pas seulement le BienAime (c'est le sens de son nom !) des foules, il est d'abord celui de Dieu. Aussi bien toutes les intrigues de palais et tous les raids militaires aÁ son encontre sont-ils voueÂs aÁ l'eÂchec. De son coÃteÂ, David va mettre aÁ profit toutes ces anneÂes de dissidence pour se conqueÂrir un royaume. Il a duà simuler la folie pour s'introduire aÁ la cour philistine du roi de Gath (chap. 21). LaÁ, il va se constituer un commando de preÁs d'un millier d'hommes avec lequel, aÁ la manieÁre d'un Robin des Bois, il se livrera aÁ diverses opeÂrations de redresseur de torts. En distribuant eÂgalement le butin aÁ tous, il se rend populaire (30.26ss). Rien d'eÂtonnant, deÁs lors, au ralliement de tout IsraeÈl aÁ sa couronne (2S 5). Car l'influence de David est plus eÂtendue que celle du roi en place. SauÈl, en effet, n'a jamais exerce son autorite que sur quatre tribus : Benjamin (la sienne), EphraõÈm, Gad et ManasseÂ. Si le deÂsastre de Guilboa, avec la mort de SauÈl et de ses trois fils (1S 31), eÂtait inexorable (cf. 28.7ss), il est aussi l'occasion de reÂaffirmer la dignite royale de SauÈl. David n'a-t-il pas toujours reconnu en lui l'authentique « messie » du SEIGNEUR (YHWH), celui que Dieu lui-meÃme avait consacre par l'onction (24.7 ; 26.16 ; 2S 1.14) ?

2 SAMUEL Le deuxieÁme livre de Samuel poursuit la narration avec l'annonce de la mort de SauÈl et toutes ses conseÂquences. Bien loin de se reÂjouir de la disparition d'un rival devenu un veÂritable ennemi, David entonne une ode funeÁbre qui compte parmi les morceaux les plus poignants de la litteÂrature de tous les temps (2S 1.19-27). Cet eÂpisode vient clore une seÂrie d'incidents ouÁ eÂtait en cause le caracteÁre sacre du roi reveÃtu de l'onction divine. A EõÈn-GueÂdi, comme deÂjaÁ dans le deÂsert de Ziph, David avait refuse de porter la main sur la personne royale. Maintenant, quand un pilleur de cadavres vient se vanter d'avoir tue SauÈl, David le

fait immeÂdiatement chaÃtier. Cette loyaute envers SauÈl va se prolonger dans le comportement de David aÁ l'eÂgard des descendants du roi deÂfunt. Lorsque le fils de SauÈl, Ish-Bosheth, ou son petit-fils Mephi-Bosheth, seront en danger, David manifestera le meÃme respect pour l'ancienne maison royale, fuÃt-elle tombeÂe en disgraÃce. Sept ans d'incertitudes ApreÁs le deÂsastre de Guilboa, la situation du pays eÂtait redevenue preÂcaire. Toute l'úuvre de SauÈl se trouvait compromise par un fort risque d'eÂclatement de la petite feÂdeÂration des tribus du Nord. A ce moment-laÁ, deux hommes

ont le reÂflexe prompt. C'est d'abord Abner, cousin de SauÈl et geÂneÂral en chef de son armeÂe, qui, sans perdre un instant, installe sur le troÃne un fils de SauÈl au curieux nom d'Ish-Bosheth (voir 2S 2.8n) et en deÂplace les quartiers en Transjordanie, au lieu-dit Les Deux Camps (MahanaõÈm), sur le Yabboq. Mais c'est aussi Akish, le prince philistin de Gath, qui joue David (son allieÂ, cf. 1S 27) contre la maison de SauÈl. Et voici David qui s'eÂtablit aÁ HeÂbron, la cite des patriarches, eÂgalement connue comme ville de refuge attribueÂe aux leÂvites et chef-lieu du clan de Caleb. AussitoÃt les chefs de tout Juda viennent l'oindre comme


SAMUEL ± Introduction roi (2S 2.2). Ce sera la deuxieÁme onction de David, apreÁs le sacre prive de Beth-LeÂhem (1S 16.7). Cette onction sera d'ailleurs suivie d'une troisieÁme, cette fois sur toutes les tribus d'IsraeÈl, en conclusion d'un processus d'unification mis en place par Abner. Cet homme fort de la cour d'IshBosheth s'appreÃte en effet aÁ trahir son petit roi falot dans l'inteÂreÃt supeÂrieur de David et du peuple tout entier (2S 3). Car la guerre civile seÂvit entre les partisans des deux princes ; et le charisme, tellement manifeste chez David, fait compleÁtement deÂfaut aÁ l'autre. Au demeurant, tant Abner qu'Ish-Bosheth vont connaõÃtre une fin brutale, sans que David y soit pour rien. De secreÁte qu'elle eÂtait aÁ BethLeÂhem (1S 16), l'eÂlection de David est maintenant devenue manifeste. JeÂrusalem, Ville de David Pendant tout ce temps-laÁ, l'antique cite cananeÂenne de JeÂbus eÂtait demeureÂe une enclave autonome aÁ l'inteÂrieur du territoire occupe par les clans de Juda (tout preÁs de Benjamin) jusqu'aÁ la conclusion, voulue par Dieu, de cette alliance unitaire qui deÂsigne David comme souverain leÂgitime de Juda et d'IsraeÈl. DeÁs lors, il devenait eÂvident que la capitale ne pouvait demeurer aÁ HeÂbron, trop judeÂenne et trop au sud. Un audacieux coup de force va permettre aÁ David de se rendre maõÃtre de JeÂbus-JeÂrusalem (2S 5.6n). Il sera l'úuvre de Joab, un cousin de David, qui commande l'armeÂe. Ambitieux et reÂsolu, Joab se porte volontaire pour exeÂcuter le plan imagine par David. Il s'introduit par surprise aÁ l'inteÂrieur de la forteresse de JeÂbus, sans doute en passant par le tsinnor (2S 5.68 ; 1Ch 11.6 ; voir « Le tsinnor », p. 406). Le coffre sacre aÁ JeÂrusalem La section qui s'eÂtend de 2 Samuel 5.23 aÁ 7.22 met successivement le lecteur en preÂsence de trois modes de communication avec YHWH. Un crescendo s'eÂtablit en effet depuis la consultation de l'eÂphod (5.23) jusqu'aÁ la construction de la maison du SEI-

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c'est-aÁ-dire le temple (7.2), en passant par l'eÂtape intermeÂdiaire de l'installation du coffre de l'alliance sous un simple dais de toile (6.17). Le livre de Samuel fourmille d'allusions au rituel de l'eÂphod. Cette consultation, fort longue, consistait sans doute en une sorte de tirage au sort. Un certain nombre de jetons appeleÂs ourim et toummim (voir Ex 28.30n), peut-eÃtre marqueÂs de la premieÁre et de la dernieÁre lettre de l'alphabet heÂbreu, eÂtaient tireÂs de facËon aÁ donner une reÂponse positive, neÂgative ou nulle (voir 1S 14.18n ainsi que le v. 37 ouÁ le silence de Dieu reÂpond aÁ la faute de SauÈl ; cf. 1S 10.22 ; 21.10 ; 23.9-12 ; 30.8 et 2S 2.1 ; 5.23 ; 16.23). On recourait volontiers aÁ l'eÂphod lorsqu'il eÂtait difficile d'acceÂder au troÃne symbolique de Dieu : le coffre aux keroubim. Mais David lui preÂfeÁre la preÂsence du Coffre. Il organise tout un ceÂreÂmonial liturgique et, aÁ la teÃte de 30 000 hommes, rameÁne le Coffre de Qiriath-YeÂarim, ouÁ il eÂtait releÂgueÂ, aÁ JeÂrusalem. L'affaire ne s'est pas deÂrouleÂe sans incident (2S 6.6-9). Finalement, apreÁs trois mois d'attente, c'est aÁ JeÂrusalem l'intronisation du roi veÂritable : non point David, mais YHWH lui-meÃme. Les accents du psaume 24 peuvent donner une ideÂe de la signification d'un tel eÂveÂnement. Le chapitre 6 fait eÂcho aÁ l'instruction du DeuteÂronome (12.119) sur le lieu choisi par Dieu pour l'eÂtablissement de sa demeure. Il preÂlude aÁ l'installation deÂfinitive du temple voulu par David et construit par Salomon sur l'aire d'Aravna. OuÁ donc se trouvait l'aire de cet Aravna (le roi deÂchu de JeÂbus ? cf. 2S 24.23n) aÁ qui David acheÁte l'emplacement du futur autel du temple ? TreÁs probablement au sommet de la colline ouÁ brille aujourd'hui le DoÃme du Rocher. JeÂrusalem, en effet, recouvrira rapidement les deux sites : la Ville de David et l'emplacement du temple de Salomon, que les Chroniques n'heÂsitent pas aÁ appeler mont Moriya (2Ch 3.1 ; voir Gn 22.2). DeÂsormais, JeÂrusalem est la capitale spirituelle autant que politique. Elle est preÃte pour son destin de centre theÂologique du monde. GNEUR,

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Le Dieu qui construit la Maison : 2 Samuel 7 A l'eÂpoque de David, aussi bien en Egypte qu'en Assyrie, l'ideÂologie royale associait la construction d'un temple aÁ la fondation d'une dynastie. On est en droit de supposer que la conversation entre David et Nathan, le propheÁte de cour, se situait tout d'abord dans cette meÃme perspective. Mais dans la nuit Nathan a une vision. De la part de Dieu il recËoit un message destine aÁ David comme aux geÂneÂrations futures : Dieu se refuse aÁ se laisser honorer, fuÃt-ce par la construction d'un palais de ceÁdre, pour satisfaire la gloriole d'un jeune roi encore mal assure dans son empire. Le temple ne peut eÃtre la chose d'une tribu (v. 7) ; Dieu s'en reÂserve l'initiative. Mais que David se rassure : la faveur dans laquelle le Seigneur l'a toujours tenu lui vaudra l'assurance de se trouver aÁ la teÃte d'une dynastie vraiment stable. C'est elle Ð sa maison Ð qui sera affermie pour toujours (v. 16). Le chapitre joue sans cesse sur le double sens du mot maison, qui n'y revient pas moins de quinze fois. La figure ideÂale de Salomon est nettement perceptible au v. 13. Il sera le descendant pacifique du trop sanglant David (cf. 1R 5.15 ; 1Ch 22.8// ; 28.3). C'est donc aÁ Salomon qu'eÂchoira l'honneur d'eÃtre le grand baÃtisseur du symbole permanent de la preÂsence de Dieu parmi son peuple. A plus long terme, les messianismes juif et chreÂtien s'enracineront dans ce message propheÂtique. Les geÂneÂalogies de JeÂsus (Mt 1 et Lc 3) teÂmoigneront encore, vers la fin du Ier sieÁcle de notre eÁre, de l'importance attacheÂe aÁ l'appartenance de JeÂsus aÁ la ligneÂe de David (cf. Rm 1.3). Dans les eÂvangiles, du reste, JeÂsus ne reÂcuse pas le titre de « Fils de David », meÃme s'il en discute la signification (Mc 10.47s// ; 12.35ss//). Scandale aÁ la cour : l'affaire BethsabeÂe Jusqu'ici, l'histoire de David est marqueÂe par une eÂtonnante seÂrie de succeÁs. Ouvertement, ou de manieÁre sous-entendue, ceux-ci sont aÁ mettre au compte


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de son eÂlection : il est le roi choisi et aime de Dieu. Que va-t-il maintenant advenir du nouveau prince de Juda et d'IsraeÈl, roi de JeÂrusalem, gardien du coffre sacre et fondateur de la dynastie messianique ? Dans le relaÃchement de la prospeÂriteÂ, livre aÁ lui-meÃme, David va sombrer dans le crime le plus vulgaire : un adulteÁre accompagne d'un meurtre. Cette page ne se raconte pas ; il faut la lire. L'art du conteur y atteint aÁ plusieurs reprises une douloureuse finesse qui teÂmoigne aussi bien de sa sympathie pour David que de sa consternation (2S 11±12). Mais c'est aussi, comme toujours dans la litteÂrature propheÂtique, une page de theÂologie. La parabole judiciaire eÂnonceÂe par Nathan met compleÁtement hors de cause la jeune femme. Elle eÂtait l'unique brebis du pauvre, dont le riche, par foucade ou par bravade, s'est empare sans reÂfleÂchir. On percËoit ensuite, dans l'eÂtrange comportement de David aÁ la mort de l'enfant de l'adulteÁre,

les lineÂaments d'une theÂologie du pardon, humainement insoupcËonneÂe. Ce pardon fera rentrer David et BethsabeÂe en leÂgitimite : le jeune Salomon, leur fils puõÃneÂ, est deÁs lors habilite aÁ devenir un jour l'heÂritier de la couronne. Son second nom, Yedidia, reveÃt la meÃme signification que celui de David, ce qui est un fort indice de sa destineÂe future (12.24-25n). Les cheveux d'Absalom On aurait tort de reporter sur les dynasties orientales du premier milleÂnaire av. J.-C. les habitudes de penseÂe que nous avons pu contracter, par exemple en eÂtudiant les rois de France. Ainsi le principe de primogeÂniture n'y est pas deÂterminant. C'est l'action de la meÁre, c'est la preÂfeÂrence du roi reÂgnant, c'est la faveur divine qui deÂterminent les successions au troÃne. Cela laisse le champ libre aux plus teÂneÂbreuses intrigues de cour. L'histoire d'Absalom en fait partie (chap. 13±18).

Annexes aux livres de Samuel ApreÁs l'aventure tragique d'Absalom et les reÁglements de comptes qui s'ensuivent (chap. 19±20), le second livre de Samuel s'acheÁve sur une seÂrie de fragments rattacheÂs aÁ divers titres au reÁgne de David. On y trouvera, entre autres : ± une famine attribueÂe aÁ la violation d'un pacte (cf. Jos 9) et son issue cruelle, ouÁ s'illustre le courage deÂsespeÂre d'une veuve (21.1-14) ; ± des faits d'armes des preux de David, qui rappellent plus d'un exploit de leur roi (21.15ss ; 23.8ss) ; ± un eÂchantillon de l'úuvre de David poeÁte, annoncËant la grande tradition des Psaumes (22.1±23.7 ; cf. Ps 18) ; ± la mysteÂrieuse histoire du recensement : une faute humaine apparemment voulue par Dieu et un chaÃtiment divin choisi par l'homme conduisent aÁ l'endroit meÃme ouÁ s'eÂleÁvera bientoÃt le temple (24.1ss ; voir 1R 6).

Comment David a-t-il eÂte reÂduit aÁ cette extreÂmite : fuir JeÂrusalem, pleurer sur cette ville qu'il contemple depuis le mont des Oliviers (2S 15.30) ? C'est ce que le lecteur aurait peine aÁ comprendre s'il ne se souvenait de la terrible propheÂtie profeÂreÂe par Nathan apreÁs le meurtre d'Urie (2S 12.10-12). David useÂ, David deÂsabuseÂ, David trahi, est ici la victime apparente d'un complot ourdi par l'ambition d'une famille sacerdotale, celle d'Abiathar. C'est elle qui tire les ficelles aÁ la cour et favorise les meneÂes deÂmagogiques d'un adonis : Absalom, le troisieÁme fils de David. Soignant son apparence physique, preÃtant l'oreille aux meÂcontents, promettant aÁ ses supporters de prochaines distributions de beÂneÂfices, Absalom pratique la deÂmagogie avec un art consomme (2S 15.2ss). A vues humaines, David est perdu. Mais l'historiographie propheÂtique ne rapporte ces faits que pour mieux assener la lecËon de la royaute divine : Dieu est avec David, qui survivra donc aÁ toutes les embuÃches. Et le fils feÂlon mourra d'une manieÁre ignominieuse, pris par ses trop longs cheveux dans la ramure d'un grand arbre en la foreÃt transjordanienne d'EphraõÈm (2S 18.6-15 ; cf. 17.21,24). Les successeurs de David ne seront pas tous aÁ sa hauteur : l'eÂtablissement sur la terre de la monarchie divine essuiera encore bien des revers. Pourtant le reÁgne de David et la propheÂtie de Nathan resteront pour toujours le noyau d'une espeÂrance dont la porteÂe finira par deÂpasser les perspectives de la royaute nationale.


Premier livre de Samuel Anne au temple de Silo 1 Il y avait un homme de RamataõÈm-Tsophim, de la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm, nomme Elqana, fils de Yeroham, fils d'Elihou, fils de Tohou, fils de 2 Tsouph, Ephratite, | qui avait deux femmes. Le nom de l'une Âetait Anne et le nom de la seconde Peninna ; Peninna avait des enfants, mais Anne 3 n'en avait pas. | Chaque anne Âe, cet homme montait de sa ville Áa Silo, pour se prosterner devant le SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes et pour lui offrir des sacrifices. LaÁ se trouvaient les deux fils d'Eli, Hophni et PhineÂas, preÃtres du SEIGNEUR. 4 Á Elqana offrait son sacrifice, il donnait Le jour ou des parts Áa sa femme Peninna, ainsi qu'aÁ tous les fils 5 et filles de celle-ci. | Mais il donnait Á a Anne une part d'honneur ; car il aimait Anne, bien que le SEI6 GNEUR l'eu Ãt rendue steÂrile. | Sa rivale ne cessait de la contrarier, parce que le SEIGNEUR l'avait ren7 due ste Ârile. | D'anneÂe en anneÂe il faisait ainsi, et chaque fois qu'Anne montait Áa la maison du SEI-

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1 Il y avait... : cf. 9.1 ; Jg 13.2 ; 17.1 ; 19.1. Ð RamataõÈm-Tsophim (ou RamataõÈm-des-Tsouphites, ou encore RamataõÈm-des-Guetteurs) : sans doute un autre nom de la localite de Rama, mentionneÂe au v. 19, puis en 2.11 ; 7.17 etc., et situeÂe dans la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm (cf. Jos 17.15). Certains consideÁrent que seul RamataõÈm est une variante de Rama, et modifient le mot suivant pour lire Tsouphi (c.-aÁ-d. le Tsouphite), qu'ils rapportent aÁ Elqana... fils de Tsouph. Ð Elqana : cf. 1Ch 6.11s. Ð Ephratite peut eÃtre compris comme un eÂquivalent d'EphraõÈmite (ainsi LXX ; cf. Jg 12.5n ; 1R 11.26) ou comme indiquant l'appartenance au clan judeÂen d'Ephrata, plusieurs fois associe aÁ la reÂgion de Beth-LeÂhem (cf. 1S 17.12 ; Rt 1.2). Cf. 1Ch 6.18-23. Anne : heÂbreu Hanna, qui signifie gracieuse. Le nom de Peninna semble eÂvoquer le « corail » ou la « perle ». Les termes graÃce et perle sont rapprocheÂs dans la maxime de Siracide 7.19, selon le texte heÂbreu : « La graÃce vaut mieux que les perles. » Ð Le theÁme de la rivalite entre deux eÂpouses, dont l'une est feÂconde et l'autre steÂrile, se trouve eÂgalement en Gn 16 ; 29.30s ; 30.1s. Chaque anneÂe : litt. de jours en jours, comme en 2.19 ; Ex 13.10 ; Jg 11.40 ; 21.19. Il s'agit de l'un des peÁlerinages annuels, probablement celui d'automne ; voir aussi Ex 23.17 ; Dt 16.16 ; Lc 2.41. Ð montait : le verbe monter, outre sa valeur ordinaire (Rama eÂtait situeÂe geÂographiquement plus bas que Silo), a parfois dans la Bible une valeur theÂologique, c'est se rendre au sanctuaire, donc s'approcher de Dieu (cf. Jg 1.9n). Ð Silo : localite dont le sanctuaire abritait alors le coffre de l'alliance (3.3 ; voir aussi Jos 18.1 ; Jg 21.19ss). Ð le SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes : premieÁre occurrence dans la Bible de ce nom ou titre divin (heÂbreu YHWH tseva'oth) ; voir aussi 4.4 ; 2S 5.10 ; 6.2 ; Es 1.9n. Ð Voir preÃtre . des parts : dans le cas du sacrifice de paix (Lv 3), la majeure partie de la viande revenait au proprieÂtaire de l'animal offert, qui la mangeait en compagnie de sa famille et de ses proches ; cf. Dt 12.18. une part d'honneur : traduction probable d'une expression unique en heÂbreu, dont le sens n'est pas assureÂ, litt. une part

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de deux narines (ou de visage). On a parfois pense que cela pourrait signifier avec deÂplaisir, car le nez eÂtait associe aÁ l'ideÂe de coleÁre ; il semble plus probable qu'il s'agissait de quelque chose qu'on ose preÂsenter devant le visage de quelqu'un, c.-aÁ-d. une part honorifique. Le grec a lu aÁ Anne, il ne donnait qu'une seule part, car elle n'avait pas d'enfant, bien qu'il l'aimaÃt. Ð l'euÃt rendue steÂrile : litt. euÃt ferme sa matrice ; de meÃme au v. 6. Dans la perspective des temps bibliques, c'est Dieu qui rend une femme feÂconde ou steÂrile, cf. Gn 16.2 ; 29.31 etc. de la contrarier : cf. Gn 16.4-6. il (Elqana) faisait ainsi : cf. v. 4s. Ð Anne montait : litt. elle montait ; Vg a lu le pluriel ils montaient. Ð Peninna la contrariait : litt. elle la contrariait. mieux... que dix fils : cf. Rt 4.15. Litt. apreÁs avoir mange aÁ Silo et apreÁs avoir bu... ; LXX apreÁs qu'ils eurent mange aÁ Silo, Anne se leva et elle se tint devant le Seigneur ; au lieu de aÁ Silo, certains croient devoir lire apreÁs avoir mange la viande bouillie (cf. 2.13) ou Anne se leva toute seule. Ð sur son sieÁge : litt. sur le sieÁge (cf. 4.13) ; le terme deÂsigne aussi le troÃne du roi. Ð Voir temple . Elle fit un vúu : cf. Nb 30.2-6 ; Ps 50.14. Ð une descendance : litt. une descendance d'hommes, expression unique dans la Bible ; on comprend habituellement un enfant maÃle. Ð ta servante : le mot heÂbreu correspondant (aussi au v. 16) peut aussi deÂsigner une esclave. Ici il s'agit simplement d'une formule de politesse courante ; cf. 25.41n ; Gn 12.16n ; 18.3n ; Ex 21.7n. Ð le rasoir ne passera pas... : les cheveux non coupeÂs eÂtaient un signe de la conseÂcration d'un homme au service de Dieu ; cf. Nb 6.5 ; Jg 5.2 ; 13.5 ; 16.17. Samuel est explicitement deÂsigne comme nazir dans LXX, dans un ms de QumraÃn et en Siracide 46.13 (selon le texte heÂbreu) : « Aime de son peuple et agreÂable aÁ son creÂateur, celui qui fut demande deÁs le sein de sa meÁre, consacre (= nazir ) au Seigneur dans la fonction propheÂtique, Samuel juge et preÃtre. » (Voir aussi « Samuel dans le Siracide », p. 358.) dans son cúur : litt. sur son cúur. Ð ivre : aÁ la suite du repas sacrificiel (cf. v. 9). $

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Ãme manieÁre. GNEUR Peninna la contrariait de la me Alors elle pleurait et elle ne mangeait pas. | Elqana, son mari, lui dit : Anne, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ne manges-tu pas ? Pourquoi ton cúur est-il triste ? Est-ce que je ne vaux pas mieux pour toi que dix fils ? ApreÁs qu'ils eurent mange et bu Áa Silo, Anne se leva. Eli, le preÃtre, Âetait assis sur son sieÁge, preÁs du montant de la porte du temple du SEIGNEUR. | Elle, ameÁre, se mit Áa prier le SEIGNEUR et Áa pleurer abondamment. | Elle fit un vúu, en disant : SEIÂes, si tu daignes regarder GNEUR (YHWH) des Arme mon affliction, si tu te souviens de moi et ne m'oublies pas, si tu me donnes une descendance, Áa moi qui suis ta servante, je le donnerai au SEIGNEUR pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera pas sur sa teÃte. | Comme sa prieÁre se prolongeait devant le SEIGNEUR, Eli observait sa bouche. | Anne parlait dans son cúur ; seules ses leÁvres remuaient, mais on n'entendait pas sa voix. Eli pensa qu'elle Âetait ivre. | Il lui dit : Jusqu'aÁ quand resteras-tu

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1 SAMUEL 1

RepeÁres chronologiques depuis les Juges jusqu'aÁ la fin du royaume de Juda (de 1050 aÁ 587/6 av. J.-C.) EÂGYPTE

&1200 deÂclin de l'influence eÂgyptienne en Canaan (vestiges aÁ Beth-SheÂaÃn, Gabaon, Lakish, Tell el-Farah) &1185-1153 les « peuples de la mer » (Philistins ?) tentent d'envahir l'Egypte ; ils sont battus par RamseÁs III au cours de trois campagnes ; les Philistins occupent le littoral auquel ils vont laisser leur nom (Palestine)

931 le pharaon SheÂshonq Ier menace Roboam (1R 14.25ss)

CANAAN-ISRAEÈL

av. J.-C.

(l'histoire profane n'affecte aucune date aux eÂveÂnements bibliques de la treÁs haute eÂpoque)

&1050

destruction du sanctuaire et de la ville de Silo

L'eÂpoque des Juges

La monarchie israeÂlite (dates de la Bible de JeÂrusalem ; voir p. 440) 1010-970 David 970-931 Salomon 931

LE SCHISME EN DEUX ROYAUMES ISRAEÈL

JUDA

931-913 911-870

Roboam Asa

931-910 JeÂroboam 885-841 dynastie des Omrides 885-874 Omri guerre avec les ArameÂens de Damas 874-853 Achab 853 deÂfaite aÁ la bataille de Qarqar

870-848

Josaphat

841

reÂgence d'Athalie

841-743 dynastie des JeÂhuõÈdes 841-814 JeÂhu Domination assyrienne 783-743 JeÂroboam II

781-740 736-716

Ozias Achaz

716-687 701 640-609 &622 609

EzeÂchias (EÂSAIÈE) les Assyriens assieÁgent JeÂrusalem sans succeÁs Josias (JEÂREÂMIE) reÂforme de Josias deÂfaite militaire aÁ Meguiddo : Josias est tue sur son char

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prise de JeÂrusalem par les Babyloniens ; premieÁre deÂportation seconde prise de JeÂrusalem par les Babyloniens ; destruction du temple ; nouvelles deÂportations ; fin du royaume de Juda

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exil aÁ Babylone

722/1

prise de Samarie ; fin du royaume d'IsraeÈl

HeÂgeÂmonie assyrienne le pharaon NeÂko II veut se porter au secours de l'Assyrie ; Josias preÂtend lui barrer la route (2R 23.29s)

HeÂgeÂmonie babylonienne

(EÂZEÂCHIEL)

Voir aussi « RepeÁres chronologiques depuis Cyrus le Grand jusqu'aÁ Juda le Prince », p. 1215.


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ivre ? Va cuver ton vin ! | Anne reÂpondit : Mon seigneur, je ne suis pas une femme enteÃteÂe, et je n'ai bu ni vin ni boisson alcooliseÂe ; je me reÂpandais devant le SEIGNEUR. | Ne me prends pas, moi, ta servante, pour une femme sans morale, car c'est l'exceÁs de ma douleur et de ma contrarieÂte qui m'a fait parler jusqu'ici. | Eli reÂpondit : Va en paix ; que le Dieu d'IsraeÈl te donne ce que tu lui as demande ! | Elle dit : Je suis ta servante ; que je trouve toujours graÃce Áa tes yeux ! Puis elle repartit. Elle mangea, et son visage ne fut plus le meÃme. | Ils se leveÁrent de bon matin et, apreÁs s'eÃtre prosterneÂs devant le SEIGNEUR, ils rentreÁrent chez eux, Áa Rama. Naissance et enfance de Samuel Elqana eut des relations avec sa femme Anne, et le SEIGNEUR se souvint d'elle. | A la fin de l'anneÂe, elle Âetait enceinte ; elle mit au monde un fils, qu'elle appela du nom de Samuel Ð car, dit-elle, c'est au SEIGNEUR que je l'ai demandeÂ. Le mari, Elqana, monta ensuite, avec toute sa famille, pour offrir au SEIGNEUR le sacrifice annuel, ainsi que son vúu. | Mais Anne ne monta pas. Car elle avait dit Áa son mari : Lorsque le garcËon sera sevreÂ, je l'ameÁnerai, afin qu'il paraisse devant le

Va cuver ton vin : litt. eÂloigne ton vin de dessus toi. enteÃteÂe : litt. dure d'esprit , c.-aÁ-d. avec qui on ne peut pas discuter ; l'expression heÂbraõÈque correspondante a souvent eÂte comprise comme signifiant affligeÂe, ou deÂsespeÂreÂe. On pourrait aussi traduire non (je ne suis pas ivre), mon seigneur ; je suis une femme obstineÂe, mais je n'ai bu ni vin... Ð ni vin ni boisson alcooliseÂe : cf. Lv 10.9n ; Nb 6.3 ; Jg 13.4 ; Pr 20.1 etc. Ð je me reÂpandais : autres traductions je reÂpandais mon aÃme (cf. Gn 1.20n) ; je m'eÂpanchais ; cf. Ps 62.9. femme sans morale : litt. fille de BeÂlial, cf. 2.12n ; Dt 13.14n. Ð c'est l'exceÁs... qui m'a fait parler : cf. Ps 50.15 ; 120.1. Cf. Ph 4.6s. Ð Voir paix . Ð demande : ce verbe, qui reÂapparaõÃt aux v. 20,27,28n, est le fil conducteur de la fin du chap. ; voir aussi 2.20. que je trouve toujours graÃce ... : cf. Gn 33.15n ; le texte joue peut-eÃtre sur le mot heÂbreu heÂn = graÃce, qui est apparente au nom d'Anne (v. 2n). Ð Puis elle repartit : litt. et la femme alla sur son chemin. Ð son visage ne fut plus le meÃme : litt. son visage (celui qu'elle avait preÂsente jusqu'alors) ne fut plus aÁ elle. eut des relations avec : litt. connut, cf. Gn 4.1n. A la fin de l'anneÂe... : autre traduction dans le cours de l'anneÂe, elle fut enceinte et mit au monde... ; cf. Gn 25.21 ; 30.22s ; l'expression traduite par la fin de l'anneÂe pourrait deÂsigner l'eÂpoque de la feÃte de la ReÂcolte, aÁ l'automne (cf. Ex 34.22+ ; voir calendrier ). Ð Samuel : heÂbreu Shemou'el ; ce nom fait assonance avec le verbe demander, heÂbreu sha'al, cf. v. 11n ; voir Jr 15.1 ; Ps 99.6. Ð dit-elle : sous-entendu dans le texte. Le mari : autre traduction l'homme. Ð sa famille : litt. sa maison ou sa maisonneÂe. Ð le sacrifice annuel : litt. le sacrifice des jours (v. 3n) ; de meÃme en 2.19 ; 20.6 ; 27.7. Ð son vúu : c.-aÁ-d. son offrande votive ; cf. Ps 116.14 ; Ec 5.3s. On ignore s'il s'agit d'un vúu particulier prononce par Elqana, ou de la confirmation du vúu d'Anne (cf. Nb 30.14). sera sevre : l'allaitement d'un enfant durait geÂneÂralement jusqu'aÁ un an, parfois meÃme jusqu'aÁ trois ans (cf. 2 MaccabeÂes 7.27 : « Mon fils, aie pitie de moi qui t'ai porte dans mon sein neuf mois, qui t'ai allaite trois ans, qui t'ai nourri et eÂleve jusqu'aÁ l'aÃge ouÁ tu es »). Ð je l'ameÁnerai... pour toujours : un ms de QumraÃn porte je le donnerai comme nazir pour toujours, tous les jours de sa vie. Cf. v. 11n. Ð qu'il paraisse devant le SEIÁ -d. qu'il se preÂsente au sanctuaire ; cf. Ex 23.15n,17 ; GNEUR : c.-a Dt 16.16 ; 31.11 ; Es 1.12. reÂalise (ou confirme)... sa parole (ou sa promesse) : cette affirmation ne semble pas se rapporter aÁ une promesse particulieÁre et explicite de Dieu, mais aÁ son dessein bienveillant et protecteur envers Samuel et sa famille, invoque par Eli au v. 17. LXX reÂalise ta parole, c.-aÁ-d. fasse en sorte que ta promesse se reÂa-

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SEIGNEUR et qu'il reste laÁ pour toujours. | Elqana, son mari, lui dit : Fais comme il te plaira ; reste ici jusqu'aÁ ce que tu l'aies sevreÂ. Que le SEIGNEUR reÂalise seulement sa parole ! Ainsi la femme resta ; Ãt sevreÂ. elle allaita son fils, jusqu'aÁ ce qu'elle l'eu Quand elle l'eut sevreÂ, elle le fit monter avec elle et prit trois taureaux, un Âepha de farine et une outre de vin. Elle l'amena Áa la maison du SEIGNEUR, Áa Silo : le garcËon Âetait encore tout jeune. | Ils immoleÁrent le taureau et ameneÁrent le garcËon Áa Eli. Anne dit : Pardon, mon seigneur ! Par ta vie, je suis cette femme qui se tenait ici, avec toi, pour prier le SEIGNEUR. | C'eÂtait pour ce garcËon que je priais, et le SEIGNEUR m'a donne ce que je lui demandais. | A mon tour, je le ceÁde Áa la demande du SEIGNEUR : il sera demande pour le SEIGNEUR tous les jours de sa vie. Sur quoi ils se prosterneÁrent, laÁ, devant le SEIGNEUR. PrieÁre d'Anne Anne pria ; elle dit : Par le SEIGNEUR mon cúur exulte, par le SEIGNEUR ma corne s'eÂleÁve ; ma bouche s'ouvre toute grande contre mes ennemis, car je me reÂjouis de ton salut.

lise. On retrouve cette expression en Dt 9.5 ; 2S 7.25 ; 1R 2.4 ; 6.12 ; 8.20 ; 12.15. Cf. Lc 2.41. Ð trois taureaux : ou, selon LXX et Syr , et avec l'appui partiel d'un ms de QumraÃn, un taureau de trois ans, ce qui s'accorderait mieux avec la mention du v. 25 (le taureau). Ð farine / vin : le sacrifice d'un animal s'accompagnait souvent d'une offrande veÂgeÂtale (farine) et d'une libation (vin) ; cf. Ex 29.40s ; Lv 23.18 ; Nb 15.8ss etc. Une partie du vin emporte pouvait aussi eÃtre consommeÂe lors du repas de feÃte ; cf. v. 4s. Ð aÁ la maison du SEIGNEUR : le mot maison remplace ici le terme plus speÂcifique utilise au v. 9 (temple ). Anne accomplit ainsi son vúu (v. 11). Ð le garcËon eÂtait encore tout jeune : litt. le garcËon eÂtait un garcËon ; on pourrait aussi comprendre le garcËon devint un serviteur (d'Eli, ou du sanctuaire) ; cf. 2.11, ouÁ un autre terme, traduit par officier, pourrait aussi eÃtre rendu par servir. LXX porte ici un texte plus long : et le garcËon eÂtait avec eux ; (25) ils l'ameneÁrent (ou s'avanceÁrent) devant le Seigneur ; son peÁre immola le sacrifice qu'il faisait chaque anneÂe (litt. de jours en jours, cf. 1.3n) pour le Seigneur ; il amena l'enfant (ou l'enfant s'avancËa), il immola le taureau et il amena Anne, la meÁre de l'enfant (ou Anne... s'avancËa, ou encore Anne... l'amena) aÁ Eli. Ils immoleÁrent le taureau : reÂsume du rituel sacrificiel. Pardon : litt. par moi ; cf. Gn 43.20n ; 1R 3.17. Ð Par ta vie : formule de serment, attestant la veÂracite d'une affirmation. Cf. Jb 22.27. je le ceÁde aÁ la demande : la forme verbale correspondante est deÂriveÂe de celle qui est traduite preÂceÂdemment par demander ; une autre forme est rendue ici par demande ; cf. v. 17n,20n. Ð demande ou requis, en heÂbreu sha'oul, qui se trouve eÃtre eÂgalement le nom propre de SauÈl ; c'est aÁ Samuel que le peuple demandera un roi, qui sera SauÈl, cf. 8.10. Ð tous les jours de sa vie : litt. tous les jours qu'il sera. Ð ils se prosterneÁrent : d'apreÁs Syr et Vg ; le texte heÂbreu traditionnel porte il (Samuel ? Elqana ? Eli ?) se prosterna ; un ms de QumraÃn lit elle (Anne) se prosterna. $

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Á re de louange, d'adoration et de reconnaissance, 1 pria : cette prie souvent appeleÂe cantique, preÂsente de nombreux points communs avec les Psaumes ; on peut la rapprocher eÂgalement de Lc 1.46-55. Ð Par le SEIGNEUR : autre traduction dans le SEIÁ me fois plusieurs teÂmoins anciens ont lu par GNEUR ; la deuxie (ou en) mon Dieu ; la meÃme preÂposition heÂbraõÈque est rendue plus loin par de (je me reÂjouis de ton salut). Ð mon cúur exulte Ps 28.7. Ð ma corne : la corne (du taureau, du bouc ou du beÂlier) est habituellement une image de puissance ou de fierte ; cf. Ps 89.18,25 etc. Ð ma bouche s'ouvre... : cette formule suggeÁre soit l'engloutissement des ennemis (Lm 2.16), soit la moquerie (Es 57.4) ; voir aussi Ps 35.21 ; 81.11. Ð ton salut : cf. Ps 9.15+. $


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Samuel dans le Siracide Suivant son eÂdition grecque (comparer 1S 1.11n), le livre du Siracide $ (46.13-20) reÂsume ainsi la vie et l'úuvre de Samuel : Aime par son Seigneur, Samuel, propheÁte du Seigneur, eÂtablit la royauteÂ, il oignit des chefs sur son peuple (cf. 1S 8±10 ; 16). D'apreÁs la loi du Seigneur il jugea l'assembleÂe (cf. 1S 7.3ss) et le Seigneur intervint en faveur de Jacob (cf. 1S 15±17). Par sa fideÂlite il se montra authentique propheÁte, dans ses paroles il fut reconnu voyant veÂridique. Il invoqua le Seigneur, le Puissant, quand ses ennemis le pressaient de toute part, en offrant un agneau de lait (cf. 1S 7.9s). Le Seigneur tonna du ciel et, avec un grand fracas, fit entendre sa voix (cf. 1S 2.10). Il extermina les chefs des Tyriens et tous les princes des Philistins. Avant le temps du sommeil eÂternel il teÂmoigna devant le Seigneur et son oint : « Je n'ai jamais pris le bien de qui que ce soit, pas meÃme des sandales », et personne ne l'accusa (cf. 1S 12.1-5). MeÃme apreÁs s'eÃtre endormi, il propheÂtisa encore et annoncËa au roi sa fin ; du sein de la terre il eÂleva la voix en propheÂtisant pour effacer l'iniquite du peuple (cf. 1S 28).

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Nul n'est saint comme le SEIGNEUR : il n'y en a pas d'autre que toi ; il n'y a pas de rocher comme notre Dieu. Ne multipliez pas les paroles hautaines ; qu'aucune insolence ne sorte de votre bouche ; car le SEIGNEUR est un Dieu qui connaõÃt tout, et par lui sont peseÂs tous les agissements.

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L'arc des guerriers est briseÂ, mais ceux qui treÂbuchaient se ceignent de vaillance. Ceux qui Âetaient rassasieÂs se vendent pour du pain, mais ceux qui Âetaient affameÂs ont du reÂpit ; la femme steÂrile accouche sept fois, mais celle qui avait beaucoup de fils deÂpeÂrit. Le SEIGNEUR fait mourir et il fait vivre, il fait descendre au seÂjour des morts et il en fait remonter. C'est le SEIGNEUR qui rend pauvre ou riche, c'est lui qui abaisse et qui ÂeleÁve. De la poussieÁre il releÁve le faible, du fumier il ÂeleÁve le pauvre, saint Es 6.3 ; Ps 99.3,5,9. Ð pas d'autre : il faut sans doute comprendre pas d'autre saint ; cf. Ex 15.11 ; Dt 4.35,39 ; 32.39 ; Es 44.8 ; 45.5 ; Os 13.4 ; Ps 18.32. Ð rocher / Dieu Dt 32.4 ; 2S 22.3 ; 23.3 ; Ps 62.3,7s. hautaines : litt. hauteur hauteur ; cette reÂpeÂtition sert aÁ exprimer l'insistance, aÁ moins qu'elle soit due aÁ une erreur de copie ; cf. Pr 8.13. Ð insolence : meÃme terme en Ps 31.19 ; 75.6 ; 94.4. Ð un Dieu qui connaõÃt tout : litt. un Dieu (heÂbreu 'El, voir Gn 21.33n) de connaissances, expression unique dans la Bible, mais qui se retrouve dans la ReÁgle de la Communaute (QumraÃn ) 3.15 : « Du Dieu des Connaissances provient tout ce qui est et sera. » Voir eÂgalement Ps 139.1-12. Ð par lui sont peseÂs tous (mot sousentendu dans le texte) les agissements : selon une autre lecture traditionnelle on pourrait aussi comprendre les agissements ne tiennent pas, c.-aÁ-d. les crimes ne restent pas impunis ; LXX c'est un Dieu qui preÂpare ses actions. Les v. 4-8, centre de la prieÁre, eÂnumeÁrent des renversements de situation dus aÁ la volonte divine. Ð arc... brise Jr 51.56 ; Ps 37.14s ; 46.10. Ð ceux qui treÂbuchaient Ps 17.5 ; 55.23 ; 105.37. Ð se ceignent de vaillance Ps 18.33. rassasieÂs / affameÂs Ps 34.11 ; Lm 5.6 ; cf. Lc 6.21,25 ; 15.13ss. Ð steÂrile / beaucoup de fils 1.5 ; Es 54.1 ; Ps 113.9. Ð deÂpeÂrit Jr 15.9. Dt 32.39 ; Ez 37.11ss ; Os 6.1s ; Jon 2.7 ; Ps 30.4. Ð Voir seÂjour des morts. rend pauvre ou riche Jb 1.21 ; Pr 10.22 ; 2Co 8.9. Ð abaisse / eÂleÁve Ez 17.24 ; Ps 75.8 ; Dn 4.17-34. releÁve / eÂleÁve Ps 113.7s ; Jb 36.15 ; Lc 1.52. Ð Voir gloire . Ð les piliers (ou les fondations) de la terre : cf. Ps 24.2 ; 75.4 ; 102.26 ; 104.5. $

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Abus commis par les fils d'Eli Les fils d'Eli Âetaient des hommes sans morale ; ils ne connaissaient pas le SEIGNEUR. | Voici comment ces preÃtres agissaient Áa l'eÂgard du peuple : chaque fois qu'on offrait un sacrifice, le serviteur Les v. 9s preÂsentent de nouvelles oppositions, soulignant l'attitude diffeÂrencieÂe du SEIGNEUR aÁ l'eÂgard de ses fideÁles et de ses adversaires. Ð les pas : litt. les pieds ; cf. Ps 91.12 ; 119.105. Ð de ses fideÁles : autre lecture traditionnelle de son fideÁle, allusion probable au roi du v. 10. Ð les meÂchants Ez 33.8s ; Ps 1.6 ; 37.20 ; voir justice . Ð pas par la force Ps 33.16. cherchent querelle : le meÃme verbe heÂbreu est traduit par accuser en Jr 2.29 ; cf. Jb 9.3. Ð seront briseÂs : autre traduction seront terrifieÂs (cf. 17.11). Ð il tonnera 7.10 ; 2S 22.14 (= Ps 18.14) ; Es 29.6 ; Ps 29.3-9 ; Jb 37.2-5 ; 40.9. Voir ci-dessus « Samuel dans le Siracide ». Ð jugera... la terre Gn 18.25 ; Ps 9.9 ; 98.9 ; Jn 3.17 ; 12.47 ; Ac 17.31. Ð son roi / l'homme qui a recËu son onction (ou son messie) : cf. v. 35 ; 12.3-5 ; 16.6 ; 24.7-11 ; 26.9-23 ; 2S 1.1416 ; 19.22 ; Ps 2.6 ; 89.21 ; 132.17. Ð la corne : cf. v. 1n. Elqana rentra chez lui : certains mss de LXX portent elle le laissa laÁ, devant le Seigneur, et revint aÁ Rama ; d'autres ont le pluriel ils le laisseÁrent laÁ... et revinrent... Ð Rama : cf. 1.1n. Ð quant au garcËon... Eli : cette remarque est une sorte de refrain qui revient avec quelques variantes aux v. 18,21,26 ; 3.1. Ð officiait ou servait (cf. 1.24n). des hommes sans morale : litt. des fils de BeÂlial, cf. 1.16n ; Dt 13.14n. Ð ils ne connaissaient pas le SEIGNEUR : cf. 3.7n ; Jr 2.8 ; 9.2 ; 1Co 15.34 ; 1Jn 3.6 ; 4.8. Voici comment ces preÃtres agissaient... : litt. (telle eÂtait) la reÁgle des preÃtres avec le peuple ; comme le terme correspondant aÁ reÁgle peut aussi avoir le sens de droit ou de coutume, on pourrait comprendre, avec Vg , en rattachant ces mots aÁ la fin du v. 12 : ils ne connaissaient pas le SEIGNEUR, ni le droit des preÃtres aÁ l'eÂgard du peuple. $

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Ceux qui cherchent querelle au SEIGNEUR seront briseÂs ; contre eux, dans le ciel, il tonnera. Le SEIGNEUR jugera les extreÂmiteÂs de la terre. Il donnera de la puissance Áa son roi, il ÂeleÁvera la corne de l'homme qui a recËu son onction. Elqana rentra chez lui, Áa Rama ; quant au garcËon, il officiait pour le SEIGNEUR aupreÁs d'Eli, le preÃtre.

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pour les faire asseoir avec les nobles ; il leur donne pour patrimoine un troÃne glorieux ; car c'est au SEIGNEUR qu'appartiennent les piliers de la terre, c'est sur eux qu'il a pose le monde. Il garde les pas de ses fideÁles. Mais les meÂchants se perdent dans les teÂneÁbres ; car l'homme ne triomphera pas par la force.

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Á l'on faisait cuire la du preÃtre arrivait au moment ou viande. Une fourchette Áa trois dents Áa la main, | il piquait dans la cuve, dans le chaudron, dans la marmite ou dans le pot ; tout ce que la fourchette ramenait, le preÃtre le prenait. C'est ainsi qu'ils agissaient Áa l'eÂgard de tous les gens d'IsraeÈl qui venaient laÁ, Áa Silo. | Avant meÃme qu'on fasse fumer la graisse, le serviteur du preÃtre arrivait et disait Áa celui qui offrait le sacrifice : « Donne de la viande Áa roÃtir pour le preÃtre ; il n'acceptera pas de toi de la viande cuite, mais seulement de la viande crue. » Et si l'homme lui disait : « Qu'on fasse d'abord fumer la graisse ; ensuite tu prendras ce que tu deÂsires », le serviteur reÂpondait : « Non ! Donne-le tout de suite, sinon je le prends de force. » | Le peÂche de ces jeunes gens Âetait treÁs grand devant le SEIGNEUR, car ils bafouaient l'offrande du SEIGNEUR. Samuel sert le SEIGNEUR aÁ Silo Samuel officiait devant le SEIGNEUR ; c'eÂtait un garcËon qui portait un Âephod de lin comme un pagne. Sa meÁre lui faisait chaque anneÂe un petit veÃtement et le lui apportait en montant avec son mari pour offrir le sacrifice annuel. | Eli beÂnit Elqana et sa femme, en disant : Que le SEIGNEUR te donne une descendance par cette femme, pour remplacer l'enfant qui a Âete demande pour le SEIGNEUR ! Et ils s'en retourneÁrent chez eux. | Le SEIGNEUR intervint en faveur d'Anne, et elle fut enceinte ; elle mit au monde trois fils et deux filles. tous les gens d'IsraeÈl : litt. tout IsraeÈl. Ð aÁ Silo 1.3n. La leÂgislation de Lv 3 prescrit de faire fumer les parties grasses de l'animal sur l'autel au deÂbut du rituel. Les fils d'Eli exigeaient en fait d'eÃtre servis avant le SEIGNEUR lui-meÃme ; voir sacrifices . Ð fumer Lv 3.5. Ð de la viande crue : litt. du vivant. d'abord : litt. comme le jour ; LXX d'abord, comme il convient ; Vg d'abord, comme aÁ l'accoutumeÂe ; cf. Gn 25.31n. Ð la graisse : Lv 3.3s eÂnumeÁre les morceaux gras de la victime qui sont reÂserveÂs aÁ Dieu et qui doivent donc eÃtre bruÃleÂs sur l'autel. Ð le serviteur reÂpondait : « Non ! Donne-le... » : autre lecture traditionnelle le serviteur lui reÂpondait : « Donne-le... » Voir peÂche . Ð ces jeunes gens : autre traduction ces serviteurs. Ð ils bafouaient : litt. les hommes bafouaient ; il peut s'agir des fils d'Eli, ou des chefs de famille, ou meÃme de la population en geÂneÂral ; le mot est absent d'un ms de QumraÃn ainsi que de LXX, de sorte que le verbe deÂpend du sujet preÂceÂdent, ces jeunes gens. Cf. v. 11n. Ð c'eÂtait un garcËon : autre traduction en tant que serviteur. Ð qui portait un eÂphod... comme un pagne : litt. ceint d'un eÂphod ; l'eÂphod deÂsigne ici un veÃtement liturgique particulier, reÂserve aÁ ceux qui exercent une fonction cultuelle : cf. 22.18 ; 2S 6.14,20 ; voir aussi Ex 25.7n ; 28.6ss ; 29.5 ; 39.2ss ; Lv 8.7. Ailleurs l'eÂphod est utilise pour consulter la divinite (selon certains, il s'agirait alors d'une sorte de bannieÁre divinatoire) : cf. Jg 8.27 ; 17.5 ; 18.14ss ; 1S 2.28 ; 14.3 ; 21.10 ; 23.6ss ; 30.7s ; Os 3.4. Malgre son jeune aÃge, Samuel fait deÂjaÁ partie du personnel du sanctuaire. Cf. 1.3n,20-28 ; Ps 122. Ð Voir sacrifices . beÂnit : cf. Lv 9.22 ; 2Ch 30.27 ; Mc 10.16 ; Lc 24.50s ; Siracide 45.15 : « C'est MoõÈse qui lui confeÂra l'investiture (aÁ Aaron)... pour... beÂnir son peuple par le Nom. » Ð une descendance par cette femme : cf. Ps 128.3 ; Rt 4.12. Ð pour remplacer l'enfant... : litt. aÁ la place de la demande qu'il (ou qu'on) a demandeÂe pour le SEIGNEUR ; cf. 1.17n,20n,28n. Ð chez eux : litt. aÁ son lieu (celui d'Elqana). intervint en faveur : cf. Gn 21.1s. Ð Le jeune Samuel... v. 11n. Ð aupreÁs du SEIGNEUR : litt. avec YHWH. il apprit aussi : sous-entendu dans le texte. Ð ils couchaient avec les femmes : voir Ex 20.14 ; Lv 18.20 ; 20.10. Ð qui ac-

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Le chaÃtiment annonce aÁ Eli et aÁ sa famille Un homme de Dieu vint trouver Eli et lui dit : Ainsi parle le SEIGNEUR : Ne me suis-je pas reÂveÂle Áa la maison de ton peÁre, lorsqu'en Egypte ils appartenaient Áa la maison du pharaon ? | Je l'ai choisie parmi toutes les tribus d'IsraeÈl pour mon sacerdoce, pour qu'elle monte Áa mon autel, qu'elle fasse fumer de l'encens et qu'elle porte l'eÂphod devant moi, et j'ai donne Áa la maison de ton peÁre toutes les offrandes des IsraeÂlites, leurs offrandes consumeÂes par le feu. | Pourquoi foulez-vous aux pieds mon sacrifice et mon offrande, que j'ai ordonne de faire en mon seÂjour ? Tu honores tes fils plus que moi, afin de vous engraisser des preÂmices de toutes les offrandes d'IsraeÈl, mon peuple ! | Eh bien, Ð deÂclaration du complissaient leur service... : cf. Ex 38.8n. Cf. Dt 21.18-21. Ð Les mots choses et actions traduisent ici un terme heÂbreu qui deÂsigne aussi les paroles. Certains mss grecs lisent : de telles choses, ce que j'apprends de tout le peuple du SEIGNEUR. vous poussez... : traduction incertaine ; ainsi Vg ; cf. Dt 13 ; Ml 2.8 ; Mt 18.7. Autre possibilite : ce que j'entends le peuple du SEI breux portent : GNEUR raconter n'est pas bon ; certains mss he vous asservissez le peuple du SEIGNEUR ; LXX vous ne servez pas le peuple de Dieu. arbitrera (cf. Ex 21.22n) et interceÂdera (ou priera) traduisent deux formes du meÃme verbe heÂbreu ; cf. Dt 1.17 ; 1R 8.31s. Ð n'eÂcouteÁrent pas : cf. Pr 1.8. Ð les faire mourir v. 34 ; 4.11. Cf. Lc 2.52 ; Rm 14.18. Ð Le jeune Samuel... v. 11n. homme de Dieu : expression qui revient aÁ plusieurs reprises dans les livres de Samuel, des Rois et des Chroniques pour deÂsigner un propheÁte envoye par Dieu, voir 9.6ss ; 1R 13.1 ; 2R 1.9 ; 2Ch 11.2. Ð la maison de ton peÁre : autre traduction ta famille, de meÃme dans la suite ; il s'agit de la famille sacerdotale associeÂe aÁ la tribu de LeÂvi, tribu aÁ laquelle MoõÈse et Aaron sont eÂgalement associeÂs ; voir Ex 2.1-10 ; 3 ; 6. Ð ils appartenaient aÁ : un ms de QumraÃn, LXX et des mss de Tg preÂcisent ils eÂtaient esclaves de. pour mon sacerdoce : litt. pour (eÃtre) preÃtre pour moi (voir Ex 28.1 ; Lv 8±9) ; les informations qui suivent eÂnumeÁrent quelquesunes des fonctions sacerdotales en IsraeÈl : monter aÁ l'autel pour offrir les sacrifices d'animaux (voir Lv 1±5), offrir de l'encens (voir Ex 30.34ss ; Lv 16.12s ; Dt 33.10 ; 2Ch 13.10s), porter l'eÂphod (voir Ex 28.6-30 ; 1S 14.3). Ð j'ai donneÂ... toutes les offrandes : voir Lv 7.28-36 ; Dt 18.3. foulez-vous aux pieds : cette tournure imageÂe exprime un manque de respect aÁ l'eÂgard de Dieu ; cf. He 10.29. Ð en mon seÂjour : dans le texte heÂbreu, le mot correspondant (cf. Dt 26.15n) est employe tout seul, sans preÂposition ni possessif ; il pourrait deÂsigner le sanctuaire, mais le sens de cette expression inhabituelle pourrait aussi eÃtre adverbial, en permanence ; meÃme possibilite au v. 32. Ð tes fils plus que moi : cf. Mt 10.37. deÂclaration du SEIGNEUR : la formule apparaõÃt environ 350 fois dans l'A.T., le plus souvent dans les livres des PropheÁtes , ouÁ $

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Eli Âetait treÁs Ãage ; il apprit comment ses fils agissaient Áa l'eÂgard de tout IsraeÈl ; il apprit aussi qu'ils couchaient avec les femmes qui accomplissaient leur service Áa l'entreÂe de la tente de la Rencontre. | Il leur dit : Pourquoi faites-vous de telles choses ? J'apprends de tout le peuple vos mauvaises actions. | Non, mes fils, ce que j'entends dire n'est pas bon ; vous poussez le peuple du SEIa la transgression. | Si un homme peÁche GNEUR Á contre un autre homme, Dieu arbitrera pour lui ; mais si un homme peÁche contre le SEIGNEUR, qui interceÂdera pour lui ? Mais ils n'eÂcouteÁrent pas leur peÁre, car le SEIGNEUR voulait les faire mourir. Le jeune Samuel continuait Áa grandir ; il Âetait agreÂable au SEIGNEUR aussi bien qu'aux hommes.

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SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl Ð j'avais dit que ta maison et la maison de ton peÁre marcheraient devant moi pour toujours. Mais maintenant, Ð deÂclaration du SEIGNEUR Ð jamais ! Car j'honorerai celui qui m'honore, mais ceux qui me meÂprisent Á deviendront peu de chose. | Les jours viennent ou j'abattrai ta vigueur et la vigueur de la maison de ton peÁre : il n'y aura plus de vieillard dans ta maison. | Tu verras un adversaire en mon seÂjour, au milieu de tout le bien qui sera fait Áa IsraeÈl ; et il n'y aura plus jamais de vieillard dans ta maison. Tu auras toujours un successeur aupreÁs de mon autel, pour Âepuiser tes yeux et ronger ta vie ; mais tous ceux qui pourraient donner de la grandeur Áa ta maison mourront par l'eÂpeÂe des hommes. | Tu auras

elle souligne l'origine divine du message transmis par un propheÁte ; cf. Es 3.15 ; Jr 1.8 ; Ez 5.11 ; Os 2.15 etc. Ð marcheraient devant moi : c.-aÁ.-d. seraient aÁ mon service ; cf. Gn 17.1 ; 24.40 ; 48.15 ; 1R 8.23,25 ; 2R 20.3 ; Ps 56.14 ; 116.9 ; voir Lc 1.76. Ð pour toujours : cf. Ex 29.9. Ð jamais ! litt. profanation aÁ moi ! Cette expression signifie un rejet ou un refus cateÂgoriques ; cf. 12.23 ; 14.45 ; 20.2,9n ; 22.15 ; 24.7 ; 26.11 ; Jos 22.29 ; 24.16. Ð j'honorerai... : autre traduction je glorifierai celui qui me glorifie ; cf. 2S 22.26s// ; Jn 9.31. Ð deviendront peu de chose : litt. seront leÂgers ; l'image s'oppose aÁ celle de la gloire , qui eÂvoque en heÂbreu l'ideÂe de poids. Á re ; 31 ta vigueur... : litt. ton bras et le bras de la maison de ton pe LXX ta descendance et la descendance de la maison de ton peÁre ; allusion probable aÁ la mort des fils d'Eli (4.11), au massacre des preÃtres de Nob (22.18) et aÁ la destitution du preÃtre Abiathar (1R 2.26s) ; cf. Ez 30.21,24 ; Ps 10.15 ; 37.17. 32 un adversaire ou un rival, c.-aÁ-d. un preÃtre d'une autre famille, qui assumera le service du sanctuaire aÁ la place d'Eli et de ses descendants (voir 1R 2.35). Le mot heÂbreu peut aussi eÂvoquer la deÂtresse ou l'angoisse. Ð en mon seÂjour : autre traduction en permanence, cf. v. 29n. Ð tout le bien qui sera fait aÁ IsraeÈl : par l'adversaire, ou par Dieu lui-meÃme. 33 Tu auras toujours... : litt. (il y aura) un homme (que) je ne retrancherai pas pour toi (tournure analogue en 2S 3.29 ; 1R 2.4n ; Jr 35.19) : un descendant d'Eli subsistera, mais sans doute aÁ une fonction liturgique subalterne. Ð pour eÂpuiser... : cf. Lv 26.16n ; Dt 28.65 ; Ps 69.4 ; Jb 11.20+ ; 31.16. Eli, quoique mort, sera teÂmoin au travers de son descendant de la deÂcheÂance de sa famille. Ð mais tous... par l'eÂpeÂe des hommes : d'apreÁs LXX et un ms de QumraÃn ; le texte heÂbreu traditionnel porte, litt., tous ceux qui augmentent ta maison mourront hommes ; on a interpreÂte hommes au sens de gens dans la force de l'aÃge (par opposition au vieillard des v. 31s), ou de simples particuliers (par opposition aux « anciens », autre sens du mot traduit par vieillard, ou au descendant unique qui subsiste aupreÁs de l'autel ). $

pour signe ce qui arrivera Áa Hophni et PhineÂas, tes deux fils : ils mourront tous les deux le meÃme jour. Ãr ; il agira selon Je susciterai pour moi un preÃtre su mon cúur et selon mon Ãame. Je lui baÃtirai une maison stable, et il marchera toujours devant l'homme qui aura recËu mon onction. | Et quiconque restera de ta maison viendra se prosterner devant lui pour avoir une pieÁce d'argent et un pain rond ; il dira : « Attache-moi, je te prie, Áa l'une des fonctions du sacerdoce, afin que j'aie quelque chose Áa manger ! »

Dieu fait de Samuel son propheÁte Le jeune Samuel officiait pour le SEIGNEUR de3 vant Eli. La parole du SEIGNEUR Âetait rare en ces jours-laÁ, 2 les visions n'e Âtaient pas freÂquentes. | Un jour qu'Eli Âetait couche Áa sa place Ð ses yeux commencËaient Áa 3 s'affaiblir, il ne pouvait plus voir ; | la lampe de Dieu n'eÂtait pas encore Âeteinte, et Samuel Âetait Á Âetait le couche dans le temple du SEIGNEUR ou 4 coffre de Dieu Ð | le SEIGNEUR appela Samuel. Il 5 re Âpondit : Je suis laÁ ! | Il courut vers Eli et dit : Je suis laÁ ! Tu m'as appele ? Eli reÂpondit : Je n'ai pas appele ; retourne te coucher ! Il alla donc se 6 coucher. | Le SEIGNEUR appela de nouveau Samuel. Samuel se leva, alla trouver Eli et dit : Je suis laÁ ! Tu m'as appele ! Eli reÂpondit : Je n'ai pas appeleÂ, mon 7 fils ; retourne te coucher ! | Samuel ne connaissait pas encore le SEIGNEUR ; la parole du SEIGNEUR ne s'eÂtait pas encore reÂveÂleÂe Áa lui. 8 Le SEIGNEUR appela de nouveau Samuel, pour la troisieÁme fois. Celui-ci se leva, alla trouver Eli et dit : Je suis laÁ ! Tu m'as appele ! Eli comprit alors 9 que c'e Âtait le SEIGNEUR qui appelait le garcËon. | Eli dit Áa Samuel : Va te coucher ; s'il t'appelle, tu diras : « Parle, SEIGNEUR ; moi, ton serviteur, j'eÂcoute. » Samuel alla donc se coucher Áa sa place. Voir v. 25 ; 4.11. un preÃtre suÃr ou digne de confiance : probablement Tsadoq, voir v. 32n ; 2S 8.17 ; 1R 2.35 ; cf. Ez 44.15 ; suÃr et stable traduisent le meÃme mot heÂbreu. Ð selon mon cúur 13.14 ; 2S 7.21. Ð Je lui baÃtirai une maison stable : ce type de promesse apparaõÃt trois autres fois dans l'A.T., aÁ propos de dynasties royales : 25.28 ; 2S 7.16 ; 1R 11.38. Ð marchera toujours (litt. tous les jours) devant v. 30n. Ð l'homme qui aura (ou qui a) recËu mon onction : autre traduction mon messie, cf. v. 10n. 36 quiconque restera : cf. v. 33n. Ð un pain rond 10.3 ; Ex 29.23n ; cf. Ps 37.25. Ð Attache-moi... : le descendant d'Eli queÂmandera une position d'esclave au service du preÃtre, de manieÁre aÁ pouvoir beÂneÂficier du statut de son maõÃtre, cf. Lv 22.10s. Ð quelque chose : litt. un morceau de pain. 34 35

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Vocation propheÂtique d'un enfant : cf. Jr 1.4-10 ; voir Mt 11.25. Ð Le jeune Samuel... 2.11n. Ð La parole du SEIGNEUR eÂtait rare : cf. Am 8.11s ; Ps 74.9 ; l'adjectif heÂbreu peut aussi eÂvoquer le coÃte preÂcieux de ce qui est rare. Ð les visions n'eÂtaient pas freÂquentes ou n'eÂtaient pas eÂvidentes, n'apparaissaient pas de facËon eÂclatante ; le sens du verbe heÂbreu n'est pas assureÂ. il ne pouvait plus voir 4.15 ; cf. Gn 27.1 ; 48.10 ; 1R 14.4. pas encore eÂteinte : selon Ex 27.20s ; Lv 24.2-4, la lampe sacreÂe du sanctuaire eÂtait allumeÂe chaque soir et brillait durant toute la nuit ; cf. 2Ch 13.11. Ð dans le temple : on ne posseÁde pas de description de l'architecture ni du mobilier du sanctuaire de Silo. Ð le coffre de Dieu Ex 25.10-16 ; il symbolise la preÂsence de Dieu au milieu de son peuple. appela Samuel : LXX a lu appela : « Samuel, Samuel ! » ; cf. v. 10n. Voir aussi Es 45.4. Ð Je suis laÁ : cf. Gn 22.1n ; Ex 3.4 ; Es 6.8. ne connaissait pas encore le SEIGNEUR : le encore reÂpeÂte confeÁre aÁ cette preÂcision un sens treÁs diffeÂrent de l'affirmation apparemment semblable de 2.12. s'il t'appelle : autre traduction si on t'appelle. 1

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Le SEIGNEUR vint et se tint laÁ. Il appela comme chaque fois : Samuel ! Samuel ! Samuel reÂpondit : Parle ! Moi, ton serviteur, j'eÂcoute. | Alors le SEIa Samuel : Je vais faire quelque chose en GNEUR dit Á IsraeÈl ; quiconque en entendra parler en restera abasourdi. | En ce jour-laÁ je reÂaliserai sur Eli tout ce que j'ai dit contre sa maison, du deÂbut Áa la fin. | Je lui annonce que je juge sa maison pour toujours, Áa cause de la faute qu'il connaõÃt : ses fils ont meÂprise Dieu, et il ne les a pas repris. | C'est pourquoi je jure, en ce qui concerne la maison d'Eli, qu'aucune expiation ne sera jamais faite pour la faute de la maison d'Eli, ni par des sacrifices ni par des offrandes. Samuel resta couche jusqu'au matin, puis il ouvrit les portes de la maison du SEIGNEUR. Samuel avait peur de raconter la vision Áa Eli. | Mais Eli appela Samuel ; il dit : Samuel, mon fils ! Celui-ci reÂpondit : Je suis laÁ ! | Eli demanda : Qu'est-ce qu'il t'a dit ? Je t'en prie, ne me cache rien. Que Dieu te fasse ceci et qu'il y ajoute cela, si tu me caches quoi que ce soit de tout ce qu'il t'a dit ! | Alors Samuel lui dit tout ; il ne lui cacha rien. Eli dit : C'est le SEIGNEUR ; qu'il fasse ce qui lui plaira ! Samuel grandissait, et le SEIGNEUR Âetait avec lui. Il ne laissait tomber Áa terre aucune de ses paroles. Ainsi tout IsraeÈl, depuis Dan jusqu'aÁ BersabeÂe, sut que Samuel Âetait accreÂdite comme propheÁte du SEIGNEUR. | Le SEIGNEUR continua d'apparaõÃtre Áa Silo : le SEIGNEUR se reÂveÂlait Áa Samuel, Áa Silo, par la parole du SEIGNEUR.

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Le SEIGNEUR vint et se tint laÁ : cf. Ex 34.5 ; Nb 22.9. Ð Samuel ! Samuel ! ce double appel se retrouve dans plusieurs autres reÂveÂlations importantes, p. ex. en Gn 22.11 ; Ex 3.4 ; Daniel grec 14.37 (« Daniel ! Daniel ! »). LXX utilise le redoublement aux v. 4,6, mais pas au v. 10. quiconque... : litt. les deux oreilles de quiconque l'entendra en tinteront ; cf. 2R 21.12 ; Jr 19.3. Voir 2.31 ; cf. Nb 23.19 ; Jos 23.15. Ð du deÂbut aÁ la fin : litt. commencer et achever ; c.-aÁ-d. je reÂaliserai tout, sans rien omettre. je juge : autre traduction je condamne ; cf. Ez 11.10s ; 21.35. Ð ont meÂprise Dieu : d'apreÁs LXX et une indication des scribes, il s'agit selon toute vraisemblance du texte original ; le texte heÂbreu traditionnel porte, avec une construction boiteuse, se sont meÂpriseÂs eux-meÃmes (sans doute pour eÂviter une expression jugeÂe irrespectueuse envers Dieu) ; autre variante le meÂprisent. Ð repris : cf. Pr 23.13s ; Mt 10.37. expiation ... : cf. Nb 15.30s ; Es 22.14. Ð ni par des sacrifices : cf. He 10.26 ; on pourrait aussi comprendre aÁ l'eÂgard des sacrifices et des offrandes. jusqu'au matin : LXX ajoute ici il se leva de bonne heure (et ouvrit...). Qu'est-ce qu'il t'a dit : litt. quelle est la parole qu'il t'a dite, de meÃme dans la suite. Ð Que Dieu... ajoute cela : formule de maleÂdiction appelant un chaÃtiment divin en cas de non-observance d'une obligation ; cf. 14.44 ; 20.13 ; 25.22 ; 2S 3.9,35 ; 1R 2.23 ; 19.2 ; 20.10 ; 2R 6.31 ; Rt 1.17n ; voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. qu'il fasse ce qui lui plaira : litt. ce qui est bon aÁ ses yeux ; cf. 2S 10.12 ; 15.26 ; 1Ch 19.13. Samuel grandissait : cf. 2.11n. Ð le SEIGNEUR eÂtait avec lui : cf. 16.18 ; 17.37 ; 18.12-14 ; Nb 23.21 ; 2S 5.10 ; 2R 18.7 ; voir aussi Gn 26.3,24 ; 39.2 ; Jos 1.9 ; Es 43.2 ; Ps 23.4 ; Ac 7.9. Ð Il ne laissait... : autre traduction aucune des paroles du SEIGNEUR ne restait sans effet. Le sujet pronominal Il peut deÂsigner soit Samuel (qui transmet fideÁlement les messages du SEIà t le SEIGNEUR (qui veille aÁ l'efficacite de ce GNEUR), soit pluto qu'il annonce par son propheÁte) ; expressions comparables en Jos 21.45 ; Jg 2.19 (laisser) ; 1R 8.56 ; 2R 10.10 ; Est 6.10 (neÂgliger). depuis Dan (aÁ l'extreÃme nord) jusqu'aÁ BersabeÂe (aÁ l'extreÃme sud), c.-aÁ-d. d'un bout aÁ l'autre du pays ; cf. Jg 20.1 ; 2S 3.10.

Ð accreÂdite ou installe : le mot heÂbreu correspondant a eÂte rendu par suÃr et stable en 2.35n. Voir aussi 2Ch 35.18 ; Ac 13.20 ; cf. Jn 4.19. Ð propheÁte du SEIGNEUR Nb 12.6 ; 1R 18.22 ; 22.7. 21 Silo : cf. 1.3n. Ð Au lieu de aÁ Silo, par la parole du SEIGNEUR, LXX preÂsente le texte suivant : Eli eÂtait treÁs vieux, et ses fils perseÂveÂraient dans leur mauvaise voie devant le Seigneur.

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Ainsi la parole de Samuel Âetait pour tout IsraeÈl. IsraeÈl vaincu par les Philistins IsraeÈl sortit Áa la rencontre des Philistins pour le combat. Ils dresseÁrent leur camp preÁs d'Eben-Ezer, et les Philistins dresseÁrent leur camp Áa Apheq. | Les Philistins se rangeÁrent en ordre de bataille face Áa IsraeÈl, et le combat s'engagea. IsraeÈl fut battu par les Philistins, qui abattirent environ quatre mille hommes dans ses lignes sur le champ de bataille. Le peuple rentra au camp, et les anciens d'IsraeÈl dirent : Pourquoi le SEIGNEUR nous a-t-il battus aujourd'hui devant les Philistins ? Allons prendre Áa Silo le coffre de l'alliance du SEIGNEUR ; qu'il vienne parmi nous et qu'il nous sauve de la main de nos ennemis ! | Le peuple envoya un deÂtacheÁ l'on apporta le coffre de l'alliance ment Áa Silo, d'ou du SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes qui est assis sur les keroubim. Hophni et PhineÂas, les deux fils d'Eli, Âetaient laÁ avec le coffre de l'alliance de Dieu. Lorsque le coffre de l'alliance du SEIGNEUR arriva au camp, tout IsraeÈl lancËa une grande acclamation ; la terre en fut ÂebranleÂe. | Les Philistins entendirent l'acclamation ; ils dirent : Qu'est-ce donc que cette grande acclamation dans le camp des HeÂbreux ? Ils surent ainsi que le coffre du SEIGNEUR Âetait arrive au camp. | Les Philistins eurent peur ; ils disaient : Dieu est arrive au camp ! Quel malheur pour nous ! Rien ne sera plus comme d'habitude ! | Quel malheur pour

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1 Ainsi la parole... : cette phrase est absente de LXX ; elle y est remplaceÂe par en ces jours-laÁ les Philistins se rassembleÁrent pour le combat contre IsraeÈl, phrase qui introduit le reÂcit suivant. Ð Les Philistins, installeÂs probablement depuis le XIIe s. av. J.-C. sur la coÃte meÂditerraneÂenne, sont depuis lors des ennemis d'IsraeÈl. Ð Eben-Ezer : nom d'un endroit (signifiant la pierre du secours) ouÁ eurent lieu plusieurs affrontements entre IsraeÈl et les Philistins ; cf. 5.1 ; 7.12. Ð Apheq : localite de la plaine coÃtieÁre ; cf. 29.1 ; Jos 12.18. abattirent : litt. frappeÁrent. Ð dans ses lignes sur le champ de bataille : on pourrait aussi traduire dans une bataille rangeÂe en rase campagne ; cf. v. 12n. Pourquoi : cf. Dt 29.23 ; Es 59.1s ; Ps 74.1. Ð nous a-t-il battus... devant les Philistins ; autres traductions nous a-t-il fait battre par les Philistins ; nous a-t-il frappeÂs d'un fleÂau devant les Philistins. Ð le coffre : cf. 14.18 ; Nb 10.35. Ð qu'il nous sauve... : cf. v. 8 ; 7.8. un deÂtachement : sous-entendu dans le texte. Ð l'on apporta le coffre : cf. 2S 6.2. Ð SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes : cf. 1.3n ; voir noms divins. Ð qui est assis sur les keroubim : cf. Ex 25.22 ; Ps 80.2. Ð Hophni et PhineÂas... : cf. 1.3 ; 2.34. acclamation ou clameur, ovation ; cf. Nb 10.5n ; Jos 6.5,20 ; ce cri, aÁ la fois cri de joie et cri de guerre, est un eÂleÂment de la liturgie du Coffre et du temple, voir aussi 2S 6.15 ; Ps 33.3 ; 47.6. Ð la terre en fut eÂbranleÂe : autres traductions l'eÂmotion gagna tout le pays ou le pays fut saisi de panique ; cf. 1R 1.40. l'acclamation : litt. la voix (ou le bruit) de l'acclamation ; cf. v. 5n. Ð HeÂbreux : appellation deÂsignant les IsraeÂlites, que l'on trouve surtout dans la bouche des eÂtrangers ou des IsraeÂlites parlant aÁ des eÂtrangers ; cf. 14.11 ; Gn 10.21n ; 14.13 ; 39.14 ; Ex 1.15s ; 9.1. Quel malheur pour nous : cf. Nb 21.29 ; Es 6.5 ; Jr 48.46 ; Lm 5.16. Ð Rien ne sera plus... : litt. ce n'eÂtait pas comme cela hier, avanthier ; cf. Gn 31.2n ; Ex 5.7s,14 ; Rt 2.11. $

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Un Egyptien ameÁne aÁ RamseÁs III (& 1194-1163 av. J.-C.) deux prisonniers appartenant, comme les Philistins (cf. Gn 10.14n ; 1S 4.1 etc.), aux « peuples de la mer ». Le visage glabre, ils portent de grands casques garnis de plumes. D'apreÁs un deÂtail d'un bas-relief (hauteur 1,20 m) aÁ Medinet Habou (TheÁbes ouest), en Haute-Egypte.

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nous ! Qui nous deÂlivrera de la main de ces dieux formidables ? Ce sont ces dieux qui ont frappe les Egyptiens de toutes sortes de fleÂaux dans le deÂsert. Soyez forts, soyez des hommes, Philistins, de peur que vous ne soyez soumis aux HeÂbreux comme ils vous ont Âete soumis ! Soyez des hommes et ces dieux formidables : autre traduction ce Dieu formidable ; l'accord au pluriel semble ici eÂvoquer des conceptions polytheÂistes ; sur le terme correspondant aÁ Dieu ou dieux, voir Gn 1.1n. Ð formidables : le mot heÂbreu correspondant est aussi traduit par magnifique(s), cf. Ps 8.2,10 ; 76.5 ; 93.4. Ð les Egyptiens : autre traduction l'Egypte. Ð fleÂaux : autres traductions coups ; deÂfaites ; cf. v. 10 ; Ex 7±12 ; 14 ; voir aussi Ap 11.6+. Soyez forts, soyez des hommes : cf. 2S 10.12 ; 13.28 ; Jl 4.10 ; 1Co 16.13 ; Ep 6.10. Ð que vous ne soyez soumis... : litt. que vous ne serviez les HeÂbreux comme ils vous ont servis ; cf. Jg 10.6-8 ; 13.1. aÁ sa tente (litt. aÁ ses tentes) signifie chez soi ; cette expression qui eÂvoque le nomadisme n'implique pas que les IsraeÂlites vivaient encore sous la tente aÁ l'eÂpoque de Samuel ; cf. 13.2 ; Jos 22.6-8 ; Jg 7.8 ; 2S 18.17 ; 19.9 ; 1R 12.16. Ð La deÂfaite : le meÃme mot heÂbreu a eÂte rendu par fleÂaux au v. 8 (voir aussi 6.19 ; 19.8 ; 23.5) ; un autre mot heÂbreu de sens analogue est traduit par deÂfaite au v. 17. Cf. Lv 26.17 ; Ps 78.60-62. Le coffre de Dieu fut pris : cf. Ps 78.61. Ð Hophni et PhineÂas... moururent : cf. 2.34. Messager d'une deÂfaite : cf. 2S 1.2 ; 18.19-32. Ð de Benjamin : c.aÁ-d. de la tribu de Benjamin. Ð du front : le meÃme mot a eÂte traduit par lignes au v. 2 ; cf. v. 16 ; 17.8n. Ð veÃtements deÂchireÂs / teÃte couverte de terre : signes de deuil ou de profond accablement ; cf. Gn 37.29,34 ; Jos 7.6 ; Jg 11.35 ; 2S 15.32 ; Ez 27.30.

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combattez ! | Les Philistins livreÁrent donc bataille, et IsraeÈl fut battu. Chacun s'enfuit Áa sa tente. La deÂfaite fut treÁs grande, et il tomba trente mille fantassins en IsraeÈl. | Le coffre de Dieu fut pris ; Hophni et PhineÂas, les deux fils d'Eli, moururent. Mort du preÃtre Eli Un homme de Benjamin accourut du front et arriva Áa Silo le meÃme jour, les veÃtements deÂchireÂs et la teÃte couverte de terre. | Lorsqu'il arriva, Eli Âetait en train de guetter, assis sur son sieÁge preÁs de la route, car son cúur tremblait pour le coffre de Dieu. A son arriveÂe, l'homme annoncËa la nouvelle, et toute la ville se mit Áa pousser des cris. | Quand il entendit les cris, Eli demanda : Qu'est-ce que ce tumulte ? L'homme s'empressa de venir annoncer la nouvelle Áa Eli. | Or Eli avait quatre-vingt-dixhuit ans, il avait les yeux fixes et ne pouvait plus voir. | L'homme dit Áa Eli : J'arrive du front ; moi, je me suis enfui du front aujourd'hui. Eli lui demanda : Que s'est-il passeÂ, mon fils ? | Celui qui apportait la nouvelle reÂpondit : IsraeÈl a fui devant les Philistins, et le peuple a subi une grande deÂfaite ; meÃme Hophni et PhineÂas, tes deux fils, sont morts ; et le coffre de Dieu a Âete pris ! | A peine avait-il Âevoque le coffre de Dieu qu'Eli tomba Áa la renverse de son sieÁge, preÁs de la porte de la ville ; il se rompit la nuque et mourut ; car c'eÂtait un homme vieux et pesant. Il avait Âete juge en IsraeÈl pendant quarante ans. Sa belle-fille, la femme de PhineÂas, Âetait enceinte ; elle Âetait sur le point d'accoucher. Lorsqu'elle apprit que le coffre de Dieu avait Âete pris et que son beau-peÁre et son mari Âetaient morts, elle se courba et accoucha, car les douleurs l'avaient saisie. | Comme elle allait mourir, celles qui se tenaient aupreÁs d'elle lui dirent : N'aie pas peur : tu as mis au monde un fils ! Mais elle ne reÂpondit pas, elle ne voulut pas y preÃter attention. | Elle Á est la gloire ? »), appela le garcËon I-Kabod (« Ou en disant : La gloire est exileÂe d'IsraeÈl ! Ð c'eÂtait Áa cause de la prise du coffre de Dieu et Áa cause de son beau-peÁre et de son mari. | Elle dit : La gloire est exileÂe d'IsraeÈl, car le coffre de Dieu a Âete pris ! son sieÁge 1.9n. Ð preÁs de : litt. (aÁ la) main (de), c.-aÁ-d. au bord de ; une autre lecture traditionnelle preÂsente un mot incompreÂhensible. Ð cris : cf. 28.12 ; Es 14.31 ; 15.4. ne pouvait plus voir : cf. 3.2+. du front : cf. v. 12n ; LXX du camp. Ð Eli lui demanda : litt. il dit. deÂfaite : le mot heÂbreu correspondant a souvent eÂte rendu par fleÂau, cf. v. 10n ; voir Ex 7.27n ; 9.14 ; Nb 25 ; 2S 24.21ss. Eli tomba : litt. il tomba. Ð preÁs de : litt. aÁ la main de (cf. v. 13n) ; on pourrait aussi traduire ici en travers de. Ð de la ville : sousentendu dans le texte ; cf. Dt 16.18n. Ð juge : aÁ la diffeÂrence des heÂros du livre des Juges (cf. Jg 2.16n), Eli semble ne devoir ce titre qu'aÁ sa qualite de preÃtre. Ð quarante ans : cf. Jg 3.9-11 ; 5.31 ; 8.28 ; 1R 2.11 ; 11.42 ; LXX vingt ans. se courba : autres traductions s'affaissa ; s'effondra ; s'accroupit (position habituelle aÁ cette eÂpoque pour l'accouchement). Ð les douleurs l'avaient saisie : on retrouve la meÃme expression heÂbraõÈque en Dn 10.16n. Cf. Gn 35.17s. Ð ne voulut pas... : litt. ne placËa pas son cúur , le cúur eÂtant ici consideÂre comme le sieÁge de la penseÂe et de l'intelligence. I-Kabod (cf. 14.3) peut signifier ouÁ est la gloire ? ou, peuteÃtre, pas de gloire ! LXX semble avoir lu l'interjection habituellement rendue par quel malheur ! La gloire deÂsigne ici, concreÁtement, le coffre de Dieu ; cf. 1R 8.3-11. Ð exileÂe : cf. Ez 11.22ss. $

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Le coffre de Dieu chez les Philistins Les Philistins prirent le coffre de Dieu et l'emporteÁrent d'Eben-Ezer Áa Ashdod. | Les Philistins prirent le coffre de Dieu, ils l'ameneÁrent Áa la maison de DagoÃn et le placeÁrent Áa coÃte de DagoÃn. | Le lendemain, les Ashdodites se leveÁrent de bon matin : DagoÃn Âetait tombe face contre terre devant le coffre du SEIGNEUR. Ils prirent DagoÃn et le remirent Áa sa place. | Le lendemain, ils se leveÁrent de bon matin : DagoÃn Âetait tombe face contre terre devant Ãn et ses deux le coffre du SEIGNEUR ; la teÃte de Dago mains gisaient, deÂtacheÂes, sur le seuil ; il ne lui restait que le tronc. | C'est pourquoi les preÃtres de DagoÃn et tous ceux qui entrent dans la maison Ãn Áa Ashdod ne marchent pas sur le seuil de de Dago DagoÃn, jusqu'aÁ ce jour. La main du SEIGNEUR se fit pesante sur les Ashdodites ; il sema la deÂvastation parmi eux et les frappa de tumeurs, Áa Ashdod et dans son territoire. | Voyant qu'il en Âetait ainsi, les gens d'Ashdod dirent : Le coffre du Dieu d'IsraeÈl ne restera pas chez nous, car il nous traite durement, Ãn, notre dieu. | Ils firent chercher et nous et Dago rassembleÁrent aupreÁs d'eux tous les princes de la confeÂdeÂration des Philistins. Ils dirent : Que devons-nous faire du coffre du Dieu d'IsraeÈl ? Ils reÂpondirent : Que le coffre du Dieu d'IsraeÈl soit transfeÂre Áa Gath. On y transfeÂra donc le coffre du Dieu d'IsraeÈl. | Mais apreÁs ce transfert, la main du SEIGNEUR fut sur la ville, et ce fut une panique terrible ; il frappa les gens de la ville, depuis le plus petit jusqu'au plus grand : ils eurent une Âeruption de tumeurs. | Alors ils envoyeÁrent le coffre de Dieu Áa EqroÃn. Lorsque le coffre de Dieu entra dans EqroÃn, les Eqronites s'eÂcrieÁrent : On a transfeÂre chez nous le coffre du Dieu d'IsraeÈl pour nous faire mourir, nous et notre peuple ! | Ils firent chercher et rassembleÁrent tous les princes de la confeÂdeÂration des Philistins. Ils dirent : Renvoyez le coffre du Dieu d'IsraeÈl ; qu'il retourne Áa son lieu et qu'il ne nous fasse pas mourir, nous et notre peuple ! Car dans toute la ville c'eÂtait une panique de mort : la main de Dieu s'y faisait treÁs pesante. | Ceux qui ne

Philistins / Eben-Ezer : cf. 4.1n. Ð Ashdod : l'une des cinq principales villes des Philistins (avec Gaza, AshqeloÃn, Gath [v. 8] et EqroÃn [v. 10] ; voir 6.17 ; Jos 13.3 ; cf. Am 1.7s), dans la plaine coÃtieÁre, au sud de Jaffa. la maison de DagoÃn : c.-aÁ-d. le temple de DagoÃn ; DagoÃn ou DagaÃn (Jg 16.23 ; 1Ch 10.10) eÂtait un dieu agraire du pantheÂon proche-oriental, adore en Syrie du Nord et en Canaan deÁs le IIIe milleÂnaire av. J.-C. ; il avait eÂte adopte par les Philistins. Son nom est identique aÁ un mot heÂbreu qui deÂsigne le bleÂ. Certains cependant l'identifient aussi aÁ un dieu de la mer, en le rapprochant d'un autre mot heÂbreu (dag) qui signifie poisson. Le lendemain... : LXX les Ashdodites se leveÁrent et se rendirent aÁ la maison de DagoÃn. Ð tombeÂ... devant le coffre : cf. Es 19.1 ; 46.1 ; Ps 97.7. Ð le remirent aÁ sa place : cf. Es 46.7 ; l'expression rendue par aÁ sa place est traduite par aÁ son lieu au v. 11 ; de meÃme en 6.2. gisaient : sous-entendu dans le texte. Ð deÂtacheÂes : cf. Jr 10.14s ; Ez 6.6. Ð sur le seuil ou sur l'estrade, cf. So 1.9n. Ð que le tronc ou que le corps ; litt. seul DagoÃn restait sur lui-meÃme ; cf. Ps 115.1-8. se fit pesante : cf. v. 11 ; Ps 32.4. Ð tumeurs (ou abceÁs, bubons) ou heÂmorroõÈdes : la tradition juive preÂsente deux variantes de lecture aÁ cet endroit, de meÃme dans la suite (mais pas en 6.11n,17) et en Dt 28.27 ; cf. Ps 78.66. Ð aÁ Ashdod et dans son ter-

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mouraient pas Âetaient atteints de tumeurs, et les appels au secours de la ville montaient jusqu'au ciel.

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Les Philistins renvoient le Coffre en IsraeÈl Le coffre du SEIGNEUR resta sept mois au pays des Philistins. | Alors les Philistins appeleÁrent les preÃtres et les devins ; ils leur demandeÁrent : Que devons-nous faire du coffre du SEIGNEUR ? Faitesnous savoir comment nous devons le renvoyer en son lieu. | Ils reÂpondirent : Si vous renvoyez le coffre du Dieu d'IsraeÈl, ne le renvoyez pas sans rien, mais offrez une reÂparation pour lui ; alors vous gueÂrirez, et ainsi vous saurez pourquoi la main de Dieu ne s'est pas ÂecarteÂe de vous. | Les Philistins dirent : Quelle reÂparation devons-nous offrir pour lui ? Ils reÂpondirent : Cinq tumeurs en or et cinq souris en or, d'apreÁs le nombre des

ritoire : litt. Ashdod et son territoire. les gens : autre traduction les hommes ; meÃme possibilite au v. 9. Ð il nous traite durement : litt. sa main est dure sur nous. Gath : cf. v. 1n. EqroÃn : cf. v. 1n. Ð chez nous... : litt. chez moi... pour me faire mourir, et mon peuple ; cf. Ex 10.7. La ville est ici personnifieÂe, comme au v. 11. aÁ son lieu : autre traduction chez lui. Ð qu'il ne nous... : litt. qu'il ne me fasse pas mourir, moi et mon peuple. Ð une panique de mort : l'expression est peut-eÃtre aÁ comprendre comme un superlatif, une panique eÂpouvantable ; un ms de QumraÃn porte une panique de YHWH (c.-aÁ-d. provoqueÂe par YHWH, le SEIGNEUR). Ð la main de Dieu : autre traduction la main des dieux. les appels au secours... : cf. Ex 2.23 ; 2S 22.7. $

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2 devins : cf. Dt 18.14 ; Es 3.2 ; 44.25 ; voir aussi Gn 41.8 ; Es 2.6 ; Dn 2.2 ; 5.7. Ð en son lieu : cf. 5.3n. sans rien ou aÁ vide ; il ne s'agit pas de deÂposer quelque chose dans le Coffre, mais de rendre le Coffre accompagne d'une offrande de reÂparation ; cf. Ex 3.21. Ð alors vous gueÂrirez... : LXX a lu alors vous gueÂrirez, et il vous sera pardonne ; sa main (celle de Dieu) ne s'eÂcartera-t-elle pas de vous ? Ð de Dieu : autre traduction des dieux.  au : le meÃme mot heÂbreu a eÂte 4 souris ou rats ; cf. v. 5. Ð fle 3

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princes de la confeÂdeÂration des Philistins, car il y a eu le meÃme fleÂau pour tous, pour les princes de votre confeÂdeÂration. | Faites des images de vos tumeurs et des images de vos souris qui ravagent le pays, et donnez gloire au Dieu d'IsraeÈl : peut-eÃtre vous traitera-t-il moins seÂveÁrement, vous, vos dieux et votre pays. | Pourquoi vous montreriez-vous obtus, comme l'Egypte et le pharaon ? Lorsque Dieu s'est joue d'eux, n'ont-ils pas renvoye les IsraeÂlites pour qu'ils s'en aillent ? | Maintenant, fabriquez un chariot tout neuf, prenez deux vaches qui allaitent et qui n'ont jamais porte le joug ; attelez les vaches au chariot et ramenez Áa la maison leurs petits qui sont derrieÁre elles. | Vous prendrez le coffre du SEIGNEUR et vous le mettrez sur le chariot ; vous placerez Áa coÃte de lui, dans un coffret, les objets d'or que vous offrirez en reÂparation pour lui ; puis vous le renverrez, et il partira. | Vous verrez bien : s'il monte par le chemin de la frontieÁre, vers Beth-SheÂmesh, c'est lui qui nous a cause ce grand malheur ; sinon, nous saurons que ce n'est pas sa main qui nous a frappeÂs, mais que cela nous est arrive par hasard. Ils firent ainsi. Ils prirent deux vaches qui allaitaient et les atteleÁrent au chariot, en enfermant leurs petits Áa la maison. | Ils mirent sur le chariot le coffre du SEIGNEUR et le coffret avec les souris d'or et les images de leurs heÂmorroõÈdes. | Les vaches alleÁrent tout droit sur le chemin de Beth-SheÂmesh ; elles suivirent toujours la meÃme route en mugissant ; elles ne s'eÂcarteÁrent ni Áa droite ni Áa gauche. Les princes de la confeÂdeÂration des Philistins les suivirent jusqu'aÁ la frontieÁre de Beth-SheÂmesh. Les gens de Beth-SheÂmesh moissonnaient les bleÂs dans la valleÂe ; quand ils leveÁrent les yeux, rendu par deÂfaite en 4.17. Certains pensent que les rats avaient propage une eÂpideÂmie de peste bubonique (cf. 5.6n). Ð pour tous : litt. pour eux tous ; certains mss heÂbreux et versions anciennes portent pour vous tous. donnez gloire : comme le confirme le texte de Jos 7.19, cette expression suggeÁre l'ideÂe de reconnaõÃtre ses torts devant quelqu'un ; cf. Ml 2.2 ; Jn 9.24. Ð vous traitera-t-il moins seÂveÁrement... : litt. alleÂgera-t-il sa main de dessus vous... ; expressions comparables en 1R 12.4,9ss// ; voir aussi Jon 3.9. Ð vos dieux : autre traduction votre dieu. vous montreriez-vous obtus : litt. alourdiriez-vous votre cúur ; le meÃme verbe heÂbreu est rendu par eÃtre pesant en 5.6,11 ; cf. Ex 7.14n. Ð comme l'Egypte : autre traduction comme les Egyptiens ; cf. Ex 7.13s ; 8.11 ; 9.7 ; 10.1. Ð Dieu s'est joue d'eux : litt. il s'est joue d'eux ; cf. Ex 10.2. Ð n'ont-ils pas renvoyeÂ... : litt. ne les renvoyeÁrent-ils pas ? Et ils s'en alleÁrent ; ces quelques mots reÂsument le sens de toute l'histoire des plaies d'Egypte, Ex 7±12 ; voir en particulier Ex 12.31-34. fabriquez... : litt. prenez et faites un chariot... et deux vaches... Ð chariot tout neuf : cf. 2S 6.3. Ð jamais porte le joug : cf. Nb 19.2 ; Dt 21.3 ; voir aussi Mc 11.2//. Ð aÁ la maison, c.-aÁ-d. aÁ l'eÂtable. un coffret : le mot heÂbreu ne se rencontre qu'ici et aux v. 11,15 de ce chap. Beth-SheÂmesh : localite situeÂe aÁ 25 km environ aÁ l'ouest de JeÂrusalem ; cf. Jos 15.10. Ð c'est lui : il peut s'agir du Coffre ou de YHWH. Ð ce grand malheur : cf. Am 3.6. Ð cela nous est arrive par hasard : cf. 20.26 ; Rt 2.3. heÂmorroõÈdes : ici et au v. 17, le texte heÂbreu ne preÂsente plus les deux variantes de lecture signaleÂes en 5.6n. Les gens de ou les habitants de ; sous-entendu dans le texte ; les verbes qui suivent sont au pluriel. Ð de le voir : certains mss de LXX portent en allant aÁ sa rencontre. de Beth-SheÂmesh : cette preÂcision distingue le Josue dont il est ici question du successeur de MoõÈse (Nb 27.18ss ; Dt 34.9). Ð La grande pierre va sans doute servir d'autel pour le sacrifice . Ð On fendit... : cf. Jg 6.26 ; 2S 24.22 ; 1R 19.21. Les leÂvites : selon Jos 21.16, Beth-SheÂmesh eÂtait une ville leÂvi$

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ils virent le Coffre et ils se reÂjouirent de le voir. | Le chariot arriva dans le champ de Josue de BethSheÂmesh et s'y arreÃta. Il y avait laÁ une grande pierre. On fendit le bois du chariot, et on offrit les vaches en holocauste au SEIGNEUR. | Les leÂvites avaient descendu le coffre du SEIGNEUR et le coffret qui Âetait avec lui et qui contenait les objets d'or ; ils les poseÁrent sur la grande pierre. Les gens de Beth-SheÂmesh offrirent en ce jour des holocaustes et des sacrifices au SEIGNEUR. | ApreÁs avoir vu cela, les cinq princes de la confeÂdeÂration des Philistins retourneÁrent Áa EqroÃn le meÃme jour. | Voici les heÂmorroõÈdes d'or que les Philistins offrirent au SEIGNEUR en reÂparation : une pour Ashdod, une pour Gaza, une pour AshqeloÃn, une pour Gath et une pour EqroÃn. | Il y avait aussi des souris d'or pour chacune des villes des Philistins appartenant aux cinq princes de la confeÂdeÂration, depuis la ville fortifieÂe jusqu'au village sans murailles et jusqu'aÁ la grande pierre sur laquelle on avait deÂpose le coffre du SEIGNEUR, pierre qui est jusqu'aÁ ce jour dans le champ de Josue de Beth-SheÂmesh. Le SEIGNEUR frappa les gens de Beth-SheÂmesh parce qu'ils avaient regarde le coffre du SEIGNEUR ; il frappa soixante-dix hommes Ð cinquante mille parmi le peuple Ð et le peuple prit le deuil, parce que le SEIGNEUR l'avait frappe d'un grand fleÂau. Les gens de Beth-SheÂmesh dirent : Qui peut tenir devant le SEIGNEUR, ce Dieu saint ? Et vers qui montera-t-il, en partant de chez nous ? | Ils envoyeÁrent des messagers aux habitants de QiriathYeÂarim, pour leur dire : Les Philistins ont ramene le coffre du SEIGNEUR ; descendez le chercher et faites-le monter chez vous. tique ; d'apreÁs Dt 10.8, ce sont les leÂvites qui sont habiliteÂs aÁ s'occuper du Coffre. ApreÁs avoir vu cela : les princes philistins ont eu la confirmation que c'est bien YHWH qui eÂtait intervenu contre eux (cf. v. 9). Le v. 18 preÂsente plusieurs difficulteÂs : le nombre des souris d'or semble ne pas eÃtre limite aÁ cinq, comme au v. 4, mais correspondre au nombre (indeÂtermineÂ) des localiteÂs du territoire philistin (ce qui soulignerait l'ampleur de la deÂfaite des Philistins). De plus c'est d'apreÁs LXX et Tg (et quelques mss heÂbreux) que l'on traduit la grande pierre (cf. v. 14), alors que le texte heÂbreu traditionnel parle d'Abel la grande, nom de lieu inconnu par ailleurs, mais qui pourrait faire allusion au deuil (heÂbreu 'bl ) dont parle le v. 19 ; cf. Gn 50.11n. Ð Une ville fortifieÂe est une ville entoureÂe de murailles, par opposition au village sans murailles (cf. Dt 3.5+) ; l'ensemble de l'expression (depuis... jusqu'au...) signifie toutes les localiteÂs sans exception. Ð et jusqu'aÁ la grande pierre : certains modifient la vocalisation traditionnelle de l'heÂbreu pour lire teÂmoin la grande pierre ; cette pierre marquait peut-eÃtre la limite entre le territoire des Philistins et celui des IsraeÂlites. Le SEIGNEUR frappa : litt. il frappa ; LXX les fils de JeÂkonia ne se reÂjouirent pas avec les gens de Beth-SheÂmesh d'avoir vu le coffre du Seigneur, et celui-ci frappa... Ð parce qu'ils avaient regarde le coffre : regarder ou toucher un objet sacre comportait un risque de mort, cf. Nb 4.5-15 ; 2S 6.6s. Ð soixante-dix hommes Ð cinquante mille : litt. soixante-dix hommes cinquante mille hommes ; on a parfois compris et traduit soixante-dix hommes sur cinquante mille ou cinquante mille soixante-dix hommes. Ð un grand fleÂau : cf. 4.8,10n. Qui peut tenir : cf. Ex 19.21 ; 2S 6.9 ; Ml 3.2 ; Ps 76.8. Ð Dieu saint Jos 24.19 ; Es 5.16. Ð vers qui montera-t-il... : le sujet peut eÃtre soit le SEIGNEUR, soit le Coffre ; cf. Ps 47.6. Sur le verbe monter, employe trois fois, ici et dans les deux versets suivants, voir 1.3n. Qiriath-YeÂarim : localite situeÂe aÁ une quinzaine de kilomeÁtres au nord-est de Beth-SheÂmesh. Cf. Jos 9.17. Ð descendez... : litt. descendez et faites-le monter vers vous. $

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Les hommes de Qiriath-YeÂarim vinrent et firent monter le coffre du SEIGNEUR ; ils l'emporteÁrent dans la maison d'Abinadab, sur la colline, et ils consacreÁrent EleÂazar, son fils, pour garder le coffre du SEIGNEUR. L'assembleÂe du Mitspa ; les Philistins vaincus par IsraeÈl Il s'eÂtait passe bien des jours Ð vingt ans Ð Á le Coffre avait Âete installe Áa depuis le jour ou Qiriath-YeÂarim. Alors toute la maison d'IsraeÈl se mit Áa geÂmir devant le SEIGNEUR. | Samuel dit Áa toute la maison d'IsraeÈl : Si c'est de tout votre cúur que vous revenez au SEIGNEUR (YHWH), supprimez du milieu de vous les dieux Âetrangers et les AstarteÂs ; deÂcidez-vous pour le SEIGNEUR (YHWH) et servezle, lui seul ; alors il vous deÂlivrera de la main des Philistins. | Les IsraeÂlites supprimeÁrent donc les Baals et les AstarteÂs, et ils servirent le SEIGNEUR (YHWH) seul. Samuel dit : Rassemblez tout IsraeÈl au Mitspa ; je prierai le SEIGNEUR pour vous. | Ils se rassembleÁrent au Mitspa, puiseÁrent de l'eau et la reÂpandirent ÃneÁrent en ce jour-laÁ. devant le SEIGNEUR. Ils jeu C'est laÁ qu'ils dirent : Nous avons peÂche contre le SEIGNEUR ! Samuel Âetait juge des IsraeÂlites au Mitspa. Les Philistins apprirent que les IsraeÂlites s'eÂtaient rassembleÂs au Mitspa, et les princes de la confeÂdeÂration des Philistins partirent Áa l'attaque d'IsraeÈl. Les IsraeÂlites l'apprirent et ils eurent peur des Philistins. | Les IsraeÂlites dirent Áa Samuel : Ne garde pas le silence ! Crie pour nous vers le SEIGNEUR, notre Dieu, pour qu'il nous sauve de la main des Philistins ! | Samuel prit un agneau de

Á re elle aussi 1 sur la colline : cf. 2S 6.3 ; cette preÂcision sugge l'ideÂe de la monteÂe, cf. 1.3n ; 6.20n. Ð consacreÁrent : voir saint ; seul un homme duÃment mandate par Dieu pouvait s'occuper sans risque du coffre sacreÂ. geÂmir : le verbe heÂbreu, rare, peut signifier soit se lamenter, soit se tourner vers ; les traducteurs anciens eÂtaient deÂjaÁ heÂsitants : LXX tourner les regards vers ; Tg se rassembler ; Vg se reposer. Ð devant : litt. derrieÁre, apreÁs. de tout votre cúur : cf. Dt 4.29 ; 1R 8.48. Ð vous revenez au SEIGNEUR : voir Jl 2.12ss ; Lm 3.40. Ð SEIGNEUR (YHWH) : voir noms divins. Ð supprimez... les dieux eÂtrangers : cf. Gn 35.2 ; Jos 24.14 ; Jg 10.16. Ð les AstarteÂs : cf. Jg 2.13n. Ð servez-le, lui seul : cf. Dt 6.13 ; Mt 4.10 ; Lc 4.8. Ð de la main : cf. 4.3n. Voir Baal . au Mitspa : cf. Jg 20.1n ; voir aussi Gn 31.49n ; Jos 11.3n ; 1S 10.17. Ð je prierai le SEIGNEUR pour vous 8.6 ; 12.19,23 ; cf. Jr 37.3 ; Jb 42.8. puiseÁrent de l'eau et la reÂpandirent : le sens de ce rite n'est pas clair ; l'emploi de l'eau suggeÁre une ideÂe de purification, comme en Ez 36.25 ; cf. Nb 19.9 ; Ps 51.4,9. Ð Ils jeuÃneÁrent : cf. Jg 20.26 ; Ne 9.1+. Ð C'est laÁ : les mots correspondants sont absents de LXX. Ð Nous avons peÂche : cf. 12.10 ; Nb 14.40 ; Dt 1.41 ; Jg 10.10 ; 1R 8.47 ; Ps 106.6 ; Dn 9.5 ; Ne 1.6. Ð Samuel eÂtait juge... : autre traduction Samuel jugea les IsraeÂlites ; cf. v. 15s ; 8.5s,20 ; Jg 2.16n. Ne garde pas le silence ! cf. 2R 18.36n. Ð Crie pour nous vers le SEIGNEUR signifie supplie le SEIGNEUR en notre faveur ; les IsraeÂlites rappellent aÁ Samuel sa promesse du v. 5. Ð sauve... : cf. 4.3. un agneau de lait : expression unique dans la Bible heÂbraõÈque, deÂsignant certainement un tout jeune agneau, qui teÁte encore sa meÁre. Ð tout entier en holocauste ou en holocauste inteÂgral ; autre expression unique dans la Bible heÂbraõÈque ; voir sacrifices . Ð Il cria : cf. Jr 15.1 ; Ps 99.6. Ð le SEIGNEUR lui reÂpondit : par le tonnerre et l'intervention salvatrice du v. 10 ; on peut aussi traduire le SEIGNEUR l'exaucËa. le tonnerre : cf. 2.10+. Ð les frappa de panique : cf. 5.9ss ; voir

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Le peuple d'IsraeÈl reÂclame un roi Lorsque Samuel devint vieux, il nomma ses fils 8 2 juges d'Israe Èl. | Le nom de son fils premier-ne Âetait JoeÈl ; le nom du second, Abiya ; ils Âetaient juges Áa 3 Bersabe Âe. | Les fils de Samuel ne suivirent pas sa voie ; ils avaient un penchant pour le profit, acceptaient des pots-de-vin et portaient atteinte au droit.

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lait et l'offrit tout entier en holocauste au SEIcria vers le SEIGNEUR pour IsraeÈl, et le lui reÂpondit. | Pendant que Samuel offrait l'holocauste, les Philistins s'approcheÁrent pour faire la guerre Áa IsraeÈl. Ce jour-laÁ, le SEIGNEUR fit retentir le tonnerre Áa grand bruit sur les Philistins et les frappa de panique. Ils furent battus par IsraeÈl. | Les hommes d'IsraeÈl sortirent du Mitspa, poursuivirent les Philistins et les battirent jusqu'au-dessous de Beth-Kar. | Samuel prit une pierre qu'il placËa entre le Mitspa et la Dent, et il l'appela du nom d'Eben-Ezer (« Pierre du Secours »), en disant : Jusqu'ici le SEIGNEUR nous a secourus. Ainsi les Philistins furent humilieÂs et ne vinrent plus sur le territoire d'IsraeÈl. La main du SEIGNEUR fut contre les Philistins pendant tous les jours de Samuel. | Les villes que les Philistins avaient prises sur IsraeÈl revinrent Áa IsraeÈl, depuis EqroÃn jusqu'aÁ Gath, avec leur territoire ; IsraeÈl les deÂlivra de la main des Philistins. Et il y eut la paix entre IsraeÈl et les Amorites. Samuel fut juge en IsraeÈl tous les jours de sa vie. Il allait d'anneÂe en anneÂe faire un circuit par BethEl, le Guilgal et le Mitspa ; il Âetait juge d'IsraeÈl dans Á Âetait sa tous ces lieux. | Puis il revenait Áa Rama ou maison ; laÁ aussi il Âetait juge d'IsraeÈl ; il baÃtit laÁ un autel pour le SEIGNEUR.

GNEUR. Il 10 SEIGNEUR

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Jos 10.10+ ; Jg 4.15. Ð battus par (litt. devant ) IsraeÈl : comme les IsraeÂlites l'avaient eÂte par eux ; autre traduction frappeÂs d'un fleÂau devant IsraeÈl ; cf. 4.2s,10. les battirent : litt. les frappeÁrent ; autres traductions les abattirent ; les mirent aÁ mal. Ð Beth-Kar : localite inconnue. prit une pierre : cf. Gn 28.18 ; 31.45 ; Jos 24.26. Ð la Dent : lieu-dit, dont le nom (heÂbreu ha-sheÃn) provient probablement d'une dent de rocher ; LXX semble avoir lu Yeshana, cf. 2Ch 13.19n. Ð Eben-Ezer : cf. 4.1 ; 5.1. Ð Jusqu'ici : le sens peut eÃtre temporel aussi bien que geÂographique. furent humilieÂs : cf. Jg 3.30 ; 8.28 ; 11.33 ; 1Ch 20.4 ; 2Ch 13.18. Ð La main du SEIGNEUR fut contre les Philistins : autre traduction le SEIGNEUR fit sentir aux Philistins sa puissance ; cf. 4.3n. EqroÃn / Gath : cf. 5.1n. Ð Amorites : terme geÂneÂral deÂsignant les populations de Canaan. Samuel fut juge : cf. Jg 10.1-5 ; 12.8-15 ; Ac 13.20. Beth-El : sanctuaire dans le territoire de Benjamin (10.3n ; Gn 28.10-22 ; Jg 20.18,26). Ð le Guilgal : nom de plusieurs localiteÂs en IsraeÈl ; il s'agit probablement ici du sanctuaire situe preÁs de JeÂricho (Jos 4.19s ; 5.9s). Ð il eÂtait juge ou il jugeait ; cf. v. 6,15,17. Puis il revenait : le terme qui apparaõÃt ici eÂvoque habituellement le retour de l'anneÂe, c.-aÁ-d. le printemps (le deÂbut de la nouvelle anneÂe selon l'un des calendriers en usage). Cf. 2S 11.1 ; 1R 20.22,26 ; 2Ch 36.10. Ð Rama : cf. 1.1n. Ð baÃtit laÁ un autel : cf. Jg 6.24n. $

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1 devint vieux : cf. 2.22 ; Gn 24.1 ; Jos 23.1 ; 1R 1.1. Ð juges : cf. Dt 16.18 ; 2Ch 19.5. 2 Joe È l / Abiya : cf. 1Ch 6.13n. Ð BersabeÂe : cf. 3.20n. Á rent pas sur ; c.-aÁ-d. ils ne se compor3 ne suivirent pas : litt. n'alle teÁrent pas comme il l'avait fait (cf. Jr 22.15-17) ; de meÃme dans la suite du reÂcit (v. 5). Ð ils avaient un penchant pour le profit : litt. ils penchaient derrieÁre le gain illicite ; le meÃme verbe heÂbreu, aÁ une autre forme, est utilise aÁ la fin du v., ouÁ il est rendu par portaient atteinte au droit, litt. faisaient pencher le droit. Ð potsde-vin Ex 23.8+.


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Tous les anciens d'IsraeÈl se rassembleÁrent et vinrent trouver Samuel Áa Rama. | Ils lui dirent : Toi, tu es vieux, et tes fils ne suivent pas tes voies ; maintenant, donne-nous un roi qui soit notre juge, comme en ont toutes les nations. | Samuel fut meÂcontent de les entendre dire : « Donne-nous un roi pour qu'il soit notre juge » ; Samuel pria le SEIGNEUR. | Le SEIGNEUR dit Áa Samuel : Ecoute le peuple en tout ce qu'il te dira ; ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent ; ils ne veulent plus que je sois roi sur eux. | Ils agissent Áa ton Âegard comme ils ont toujours agi depuis que je les ai fait monter d'Egypte jusqu'aÁ ce jour : ils m'ont abandonne pour servir d'autres dieux. | Maintenant donc, Âecoute-les ; mais avertis-les et fais-leur connaõÃtre les droits du roi qui reÂgnera sur eux. Les droits du roi Samuel dit toutes les paroles du SEIGNEUR au peuple qui lui demandait un roi. | Il dit : Voici les droits du roi qui reÂgnera sur vous : il prendra vos fils et il les affectera Áa ses chars et Áa ses attelages, ils iront devant son char comme gardes du corps ; il les nommera chefs de mille ou chefs de cinquante, il leur fera labourer ses terres, reÂcolter sa moisson, fabriquer ses armes et l'eÂquipement de ses chars. | Il prendra vos filles comme parfumeuses, cuisinieÁres et boulangeÁres. | Il prendra le meilleur de vos champs, de vos vignes et de vos oliviers et il le donnera aux gens de sa cour. | Il prendra la dõÃme

Rama : lieu de reÂsidence habituel de Samuel, cf. 1.1n ; 7.17. Cf. Ac 13.21. Ð un roi Dt 17.14ss ; cf. Os 13.10. Ð qui soit notre juge : litt. pour nous juger ; autre traduction pour nous gouverner ; de meÃme aux v. 6,20 ; cf. 7.6+ ; Jg 2.16n ; Rt 1.1n. Ð comme en ont toutes les nations : cf. Ez 20.32 ; Est 3.8. Samuel fut meÂcontent : litt. la chose eÂtait mauvaise aux yeux de Samuel. Ð pria : cf. 7.5n ; 12.17. rejettent : le meÃme verbe heÂbreu est aussi traduit par meÂpriser (cf. 10.19 ; Lv 26.44 ; Nb 11.20 ; 14.31) ; voir Ex 16.8 ; Lc 10.16. Ð ils ne veulent plus que je sois roi (ou que je reÁgne) sur eux : cf. 12.12 ; Ps 5.3 ; 10.16 ; 93.1. comme ils ont toujours agi : LXX ajoute aÁ mon eÂgard. Ð monter d'Egypte Gn 12.10n. Ð ils m'ont abandonne : cf. Dt 31.16 ; Jos 24.16 ; Jg 10.13 ; Ps 78.8,17,40. Ð pour servir (ou pour rendre un culte aÁ) d'autres dieux : cf. Jg 3.6n. avertis-les ou sois teÂmoin contre eux ; cf. Ex 19.21,23. Ð les droits : le mot heÂbreu ainsi traduit (cf. v. 11) a eÂte rendu par comment agissaient en 2.13 ; cf. Mt 20.25-28. demandait : cf. 1.17n,20n,28n. prendra vos fils : cf. 14.52 ; 1R 9.22. Ð et aÁ ses attelages : autre traduction et aÁ ses eÂquipages de chars. Ð ils iront... comme gardes du corps : litt. ils courront (devant son char) ; cf. 22.17n ; 2S 15.1 ; 1R 1.5. Les chefs de mille et les chefs de cinquante sont des chefs militaires, cf. 2R 1.9-14 ; 1Ch 27.1 ; voir aussi Nb 1.16n. Ð LXX remplace les chefs de cinquante par des chefs de cent, et labourer ses terres par vendanger ses vignes. Cf. 22.7 ; 1R 21.7 ; Ez 46.16-18. Ð gens de sa cour, serviteurs (v. 16) et esclaves (v. 17) traduisent le meÃme mot heÂbreu. Ici et au v. 15, les gens de la cour deÂsignent des fonctionnaires, civils ou militaires, de rang eÂleveÂ, ce que suggeÁre le contexte. Une dõÃme preÂleveÂe en faveur du roi n'est pas mentionneÂe dans l'A.T. en dehors des v. 15,17 ; voir cependant Am 7.1. Ð hauts fonctionnaires Gn 37.36n. Ð aux gens de sa cour : litt. aÁ ses serviteurs. A coÃte des employeÂs stables mentionneÂs dans les v. 12s, le roi recourra aÁ de la main-d'úuvre occasionnelle pour effectuer certains travaux, p. ex. de construction. Ð vos jeunes gens (cf. 9.2n) aÁ qui serait confieÂe, probablement, la surveillance des eÂquipes de corveÂes ; LXX, au lieu de vos jeunes gens, a lu votre gros beÂtail, qui semblait constituer un meilleur paralleÁle aÁ vos aÃnes. $

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de vos semailles et de vos vendanges, et il la donnera Áa ses hauts fonctionnaires et aux gens de sa cour. | Il prendra les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes et de vos jeunes gens, et vos Ãanes, et il s'en servira pour ses travaux. | Il prendra la dõÃme de votre petit beÂtail. Ainsi vous deviendrez ses esclaves. | Ce jour-laÁ vous crierez contre le roi que vous vous serez choisi, mais ce jour-laÁ le SEIÂpondra pas ! GNEUR ne vous re Le peuple refusa d'eÂcouter Samuel. Tant pis ! dirent-ils ; il y aura un roi sur nous, | et nous aussi nous serons comme toutes les nations ; notre roi sera notre juge, il conduira nos armeÂes et meÁnera nos guerres. | Samuel entendit toutes les paroles du peuple et les dit en preÂsence du SEIGNEUR. | Le SEIGNEUR dit Áa Samuel : Ecoute-les : tu leur donneras un roi. Et Samuel dit aux hommes d'IsraeÈl : Allez-vous-en, chacun dans sa ville.

SauÈl et les aÃnesses perdues Il y avait un homme de Benjamin, nomme Qish, 9 fils d'Abiel, fils de Tseror, fils de Bekorath, fils d'Aphiah, fils d'un Benjaminite, qui Âetait un vail2 lant guerrier. | Il avait un fils nomme  Sau Èl ; celui-ci Âetait jeune et beau ; aucun des IsraeÂlites n'eÂtait plus beau que lui, il les deÂpassait tous d'une teÃte. 3 Les Ãanesses de Qish, peÁre de Sau Èl, s'eÂgareÁrent ; Qish dit Áa Sau Èl, son fils : Prends avec toi l'un des 4 serviteurs, je te prie, et va rechercher les à anesses. | Il traversa la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm et tra-

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Ainsi vous deviendrez ses esclaves (ou ses serviteurs, v. 14n) : autre traduction et vous-meÃmes, vous deviendrez ses esclaves ; cependant, cette dernieÁre proposition n'est sans doute pas un eÂleÂment parmi d'autres de l'eÂnumeÂration des droits du roi, mais une sorte de reÂcapitulation des avertissements contenus dans les v. 11-17. Cf. 1R 12.4. vous crierez contre le roi : cf. Mi 3.1-4. Ð ne vous reÂpondra pas : cf. Pr 1.28 refusa d'eÂcouter : cf. Jr 44.16 ; Ps 81.12. Ð Tant pis... : litt. non... ; certains mss heÂbreux portent ils lui dirent. Ð un roi sur nous : cf. 12.12. comme toutes les nations : cf. v. 5n. Ð sera notre juge : cf. v. 5s ; 7.6n,15ss. Ð il conduira nos armeÂes : litt. il sortira devant nous, expression qui eÂvoque souvent les campagnes militaires. Un homme comme intermeÂdiaire entre le peuple et Dieu : cf. Ex 18.19s. Ð en preÂsence du SEIGNEUR : litt. aux oreilles de YHWH.

1 Benjamin : nom d'une des tribus d'Israe È l. Ð Qish : cf. 14.51 ; 1Ch 8.33 ; 9.39. Ð vaillant guerrier : cette appellation s'appliquait d'abord aÁ des guerriers courageux, puis eÂgalement aÁ des gens jouissant d'une certaine aisance mateÂrielle ; en effet, les hommes soumis au service armeÂ, devant fournir leur eÂquipement personnel, eÂtaient geÂneÂralement issus des classes favoriseÂes de la socieÂteÂ. 2 Sau È l : cf. 1.28n. Ð jeune : le terme heÂbreu rappelle le verbe habituellement traduit par choisir ; certains comprennent ici un homme d'eÂlite ; mais en reÁgle geÂneÂrale le mot deÂsigne simplement un jeune homme (ainsi en 8.16, jeunes gens). Ð beau ou bon : l'adjectif heÂbreu peut avoir un sens autant moral que physique, et suggeÂrer les notions de compeÂtence et d'aptitude. Ð il les deÂpassait tous d'une teÃte : litt. aÁ partir de son eÂpaule et audessus, il eÂtait plus grand que tout le peuple ; on trouve en 10.23 une affirmation presque identique ; cf. 16.7. 3 va rechercher : litt. leÁve-toi, va rechercher. Â breu, les deux premiers emplois de ce verbe, 4 traversa : en he ainsi que le dernier, sont au singulier, mais le troisieÁme est au pluriel (litt. ils traverseÁrent) ; les autres verbes sont au pluriel (litt. ils ne trouveÁrent pas). Les versions anciennes preÂsentent plusieurs variantes aÁ cet eÂgard ; certaines harmonisent en mettant tous les verbes au pluriel. Ð la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm est situeÂe au nord du territoire de la tribu de Benjamin ; cf. 1.1n. Ð pays de Shalisha (cf. Baal-Shalisha en 2R 4.42)


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versa le pays de Shalisha sans les trouver ; il traversa le pays de Shaalim, et toujours rien ! Il traversa le pays de Benjamin sans les trouver. | Ils Âetaient arriveÂs au pays de Tsouph, lorsque Sau Èl dit Áa son serviteur qui Âetait avec lui : Viens, retournons, de peur que mon peÁre, cessant de penser aux Ãanesses, ne soit en peine de nous. | Il lui reÂpondit : Il y a justement dans cette ville un homme de Dieu, un homme consideÂre ; tout ce qu'il dit arrive. Allons-y maintenant ; peut-eÃtre nous indiquera-t-il le cheÈl dit Áa son min que nous devons prendre. | Sau serviteur : Mais si nous y allons, qu'apporteronsnous Áa l'homme de Dieu ? Il n'y a plus de pain dans nos sacs, et nous n'avons aucun preÂsent Áa offrir Áa l'homme de Dieu. Qu'est-ce que nous avons ? | Le serviteur reÂpondit Áa Sau Èl : J'ai sur moi le quart d'un sicle d'argent ; je le donnerai Áa l'homme de Dieu, et il nous indiquera notre chemin. | Ð Autrefois, en IsraeÈl, l'homme qui allait consulter Dieu disait : Allons chez le voyant ! Car le propheÁte d'aujourd'hui, on l'appelait autrefois le voyant. Ð Sau Èl dit Áa son serviteur : Bien dit ! Viens, allons-y ! Á Âetait l'homme de Dieu. Et ils alleÁrent Áa la ville ou Comme ils montaient Áa la ville, ils trouveÁrent des jeunes filles qui sortaient pour puiser de l'eau, et ils leur demandeÁrent : Le voyant est-il ici ? | Elles leur reÂpondirent : Oui, il est laÁ, devant toi ; mais maintenant va vite, car aujourd'hui il est venu Áa la ville, parce qu'il y a un sacrifice pour le peuple au haut lieu. | Quand vous serez entreÂs dans la ville, vous le trouverez avant qu'il monte au haut lieu pour manger : le peuple ne mangera pas avant qu'il soit arriveÂ, parce qu'il doit beÂnir le sacrifice ; apreÁs cela, les inviteÂs mangeront. Montez donc maintenant et vous le trouverez tout de suite. et pays de Shaalim (peut-eÃtre identique aÁ Shaalbim Jg 1.35) : reÂgions non identifieÂes avec certitude. Ð pays de Benjamin : retour au point de deÂpart. La recherche est d'autant plus longue et minutieuse qu'elle est infructueuse. pays de Tsouph : cf. RamataõÈm-Tsophim et Tsouph en 1.1n. Ð de penser : sous-entendu en heÂbreu. cette ville : peut-eÃtre Rama, la ville de Samuel, ou l'une des villes ouÁ il exercËait son activite itineÂrante de juge, cf. 7.15ss. Ð homme de Dieu : cf. 2.27n. Ð tout ce qu'il dit arrive : cf. 3.19s ; Jr 28.9 ; Za 1.6. Ð nous indiquera-t-il le chemin : cf. Jg 18.5 ; Jr 10.23 ; Ps 25.12. preÂsent : il s'agit d'une reÂtribution correcte offerte au propheÁte ; cf. Nb 22.7 ; Jg 6.18 ; 1R 14.3 ; 2R 5.5,15 ; 8.8. J'ai sur moi : litt. il se trouve dans ma main ; meÃme expression en Gn 44.16s. Ð le quart d'un sicle d'argent : il ne s'agit pas d'une monnaie, mais d'un poids de meÂtal (un peu plus de 2 g) ; voir mesures , poids et monnaies. Cf. Gn 23.15 ; Ex 21.32 ; Lv 27.3 ; Jos 7.21. Ce v. constitue une remarque marginale visant aÁ expliquer le terme heÂbreu deÂsuet rendu par voyant au v. 11 ; certains pensent que le v. 9 serait mieux en place aÁ la suite du v. 11. Ð voyant : cf. Es 30.10 ; 1Ch 9.22 ; 26.28 ; 29.29 ; voir propheÁte . sortaient pour puiser de l'eau : la ville eÂtant construite sur une hauteur, la source se trouvait probablement au pied de la colline. Cf. Gn 24.11 ; Ex 2.15s. il est laÁ, devant toi (LXX devant vous) ; autre traduction il vient d'arriver, juste avant toi. Ð il y a un sacrifice : cf. 16.2s ; 20.6,29. Ð au haut lieu : cf. 1R 3.2. En heÂbreu, plusieurs eÂleÂments de ce v. ne sont pas parfaitement clairs. Ð pour manger : certains sacrifices eÂtaient accompagneÂs d'un repas sacre ; cf. Ex 18.12 ; Lv 7.11-21 ; Dt 12.6s. Ð beÂnir le sacrifice : une telle beÂneÂdiction n'est pas mentionneÂe ailleurs dans l'A.T. ; cf. Lc 9.16 ; 24.30. avait informe Samuel : litt. avait deÂcouvert l'oreille de Samuel ; cf. 20.2,12s ; voir aussi 1R 14.5 ; Am 3.7 ; Ac 9.10-16. je t'enverrai un homme : cf. Pr 20.24. Ð tu lui confeÂreras l'onction ou tu l'oindras, tu le consacreras avec de l'huile ; cf. Jg 9.15. Ð chef : litt. celui qui est deÂsigne ; le mot heÂbreu est ap-

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plique le plus souvent aÁ un futur roi, cf. 10.1 ; 25.30 ; 2S 5.2 ; 1R 1.35 ; 14.7 ; 16.2 ; voir aussi 1S 2.7s. Ð Il sauvera ou il deÂlivrera. Ð de la main : cf. 4.3n. Ð j'ai vu ou regarde ; LXX j'ai vu l'humiliation (ou la miseÁre) de mon peuple. Ð et (autre traduction car) ses cris sont venus jusqu'aÁ moi : cf. Ex 2.23ss ; 3.7ss ; Nb 20.16 ; Ps 18.7 ; 106.44. deÂtiendra le pouvoir : le verbe heÂbreu employe dans ce v. eÂvoque plus l'ideÂe de domination, de contrainte, que celle de libeÂration (v. 16). Voir Ac 13.21. aÁ l'inteÂrieur de la porte de la ville : cf. 2S 3.27n. avec moi : litt. devant moi ; par anticipation, Samuel attribue la premieÁre place au futur roi. Ð je te renseignerai : le meÃme verbe est traduit par indiquer aux v. 6,8,18. Ð ce qui t'inquieÁte : litt. ce qui est dans ton cúur , cf. v. 20n. Ne t'inquieÁte pas de ou ne te preÂoccupe pas de : litt. ne place pas ton cúur sur. Ð preÂcieux ou deÂsirable. Le deÂsir peut eÃtre, comme on l'a geÂneÂralement compris, celui de SauÈl, aÁ savoir une aspiration au pouvoir, dont Samuel lui fait prendre conscience. Mais il pourrait aussi s'agir du deÂsir d'IsraeÈl lui-meÃme, de son aspiration aÁ avoir un roi ; dans ce cas il faudrait traduire : Vers qui se porte le deÂsir (ou l'attente) des IsraeÂlites ? N'est-ce pas vers toi, vers la maison de ton peÁre ? Benjaminite : cf. v. 1. Ð l'une des plus petites tribus : des versions anciennes disent la plus petite tribu ; voir Nb 1.20-43 ; elle avait eÂte deÂcimeÂe au temps des Juges, voir Jg 20.46. Cf. Ex 3.11 ; 4.1 ; Jg 6.15 ; 1S 18.18 ; Jr 1.6. Ð des tribus de Benjamin : versions anciennes de la tribu de Benjamin ; cf. Jg 20.12n. la salle : meÃme terme en 2R 23.11n. Ð aÁ la teÃte des inviteÂs : encore une fois une place d'honneur, cf. v. 19n. Ð trente hommes : LXX et l'eÂcrivain ancien Flavius JoseÁphe parlent de soixante-dix hommes. la part : cf. 1.4s. Ð Mets-la de coÃte : litt. place-la preÁs de toi, c.-aÁ-d. garde-la en reÂserve. preÂleva : LXX dit fit cuire. Ð et ce qui l'entoure : litt. et ce qui est au-dessus, ou ce qui est en plus, expression dont on ne sait gueÁre ce qu'elle deÂsigne concreÁtement ; on a parfois modifie le texte heÂbreu traditionnel pour lire et la queue. Ð Il dit : le sujet semble eÃtre le cuisinier ; des versions anciennes ont compris $

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SauÈl rencontre Samuel Comme ils arrivaient au milieu de la ville, Samuel sortit Áa leur rencontre en montant au haut lieu. Or, un jour avant l'arriveÂe de Sau Èl, le SEIGNEUR avait informe Samuel, en disant : | Demain, Áa cette heure-ci, je t'enverrai un homme du pays de Benjamin, et tu lui confeÂreras l'onction pour qu'il soit chef sur IsraeÈl, mon peuple. Il sauvera mon peuple de la main des Philistins ; en effet, j'ai vu mon peuple, et ses cris sont venus jusqu'aÁ moi. | Samuel apercËut Sau Èl, et le SEIGNEUR lui dit : Voici l'homme dont je t'ai parle ; c'est lui qui deÂtiendra le pouvoir Èl s'approcha de Samuel Áa sur mon peuple. | Sau l'inteÂrieur de la porte de la ville et dit : IndiqueÁ est la maison du voyant. | Samuel moi, je te prie, ou reÂpondit Áa Sau Èl : Je suis le voyant. Monte avec moi au haut lieu : vous mangerez aujourd'hui avec moi. Je te laisserai partir au matin et je te renseignerai sur tout ce qui t'inquieÁte. | Ne t'inquieÁte pas de tes Ãanesses, qui ont Âete perdues il y a aujourd'hui trois jours : elles ont Âete retrouveÂes. A qui sera tout ce qu'il y a de preÂcieux en IsraeÈl ? N'est-ce pas Áa toi et Áa Èl reÂpondit : Ne toute la maison de ton peÁre ? | Sau suis-je pas Benjaminite, de l'une des plus petites tribus d'IsraeÈl ? Mon clan n'est-il pas le plus petit de tous les clans des tribus de Benjamin ? Pourquoi donc me parles-tu de la sorte ? Samuel prit Sau Èl et son serviteur, les fit entrer dans la salle et leur donna une place Áa la teÃte des inviteÂs, qui Âetaient environ trente hommes. | Samuel dit au cuisinier : Sers la part que je t'ai donneÂe en te disant : « Mets-la de coÃteÂ. » | Le cuisinier preÂleva la cuisse et ce qui l'entoure et il la placËa

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devant Sau Èl. Il dit : Voici ce qui a Âete reÂserve ; metsle devant toi et mange, car c'est ce qu'on t'a garde pour la rencontre festive quand j'ai invite le peuple. Ainsi Sau Èl mangea avec Samuel ce jour-laÁ. Ils descendirent du haut lieu Áa la ville, et Samuel s'entretint avec Sau Èl sur le toit en terrasse.

Samuel oint SauÈl comme roi d'IsraeÈl Puis ils se leveÁrent de bon matin. DeÁs l'aurore, Samuel appela Sau Èl sur le toit ; il lui dit : LeÁve-toi, je vais te reconduire. Sau Èl se leva, et ils sortirent 27 tous deux de la maison, lui et Samuel. | Quand ils furent descendus Áa l'extreÂmite de la ville, Samuel dit Áa Sau Èl : Dis Áa ton serviteur de passer devant nous. Celui-ci passa devant. ArreÃte-toi un instant, reprit Samuel, et je te ferai entendre la parole de Dieu. 10 Samuel prit une fiole d'huile qu'il versa sur la teÃte de Sau Èl. Il l'embrassa et dit : Le SEIGNEUR t'a confeÂre l'onction pour que tu sois chef sur son 2 patrimoine. | Aujourd'hui, apre Ás m'avoir quitteÂ, tu trouveras deux hommes preÁs du tombeau de Rachel, Áa la frontieÁre de Benjamin, Áa Tseltsah. Ils te diront : « Les Ãanesses que tu es alle chercher sont Ãte retrouveÂes ; maintenant ton peÁre a laisse de co l'affaire des Ãanesses, mais il s'inquieÁte de vous et 3 dit : ``Que dois-je faire au sujet de mon fils ?'' » | De laÁ tu iras plus loin et tu arriveras au teÂreÂbinthe de Á tu trouveras trois hommes qui montent Tabor, ou vers Dieu, Áa Beth-El ; l'un portera trois chevreaux, l'autre trois pains ronds, l'autre une outre de vin. 4 Ils te demanderont comment tu vas et te donneront 5 deux pains que tu prendras. | Apre Ás cela, tu arrive26

qu'il s'agissait de Samuel. La suite est peu claire en heÂbreu, et les versions anciennes en ont devine le sens plus qu'elles ne l'ont traduite. Ð ce qui a eÂte reÂserve : autre traduction ce qui reste. Ð pour la rencontre festive : autre traduction au temps fixeÂ, cf. 13.8,11 ; Gn 1.14n. Ð quand j'ai invite : litt. en disant (c.-aÁ-d. quand j'ai dit ? quand on a dit ?) : J'ai invite le peuple. 25 Samuel s'entretint avec Sau È l : LXX on preÂpara un lit pour SauÈl sur le toit (26) et il se coucha. Ð en terrasse : sous-entendu n dans le texte, cf. Dt 22.8 ; 2S 11.2 ; Jr 19.13 ; Ac 10.9.  ceÂdente la va26 se leveÁrent de bon matin : voir dans la note pre riante de LXX.  mite de la ville : probablement aÁ la limite du territoire 27 aÁ l'extre appartenant aÁ la ville. Ð de passer devant nous : autre traduction de partir en avant (pour les laisser seuls). Ð Celui-ci passa devant : le mot correspondant est omis par LXX et Syr . Ð reprit Samuel : sous-entendu en heÂbreu. Ð je te ferai entendre... : cf. Dt 4.10 ; 30.12s.

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une fiole d'huile qu'il avait emporteÂe ; cf. 16.1-13 ; 1R 1.39 ; 2R 9.1-6 ; voir onction . Ð sur la teÃte de SauÈl : litt. sur sa teÃte. Ð pour que tu sois chef : cf. 9.16n ; LXX preÂsente ici un texte plus deÂveloppe : ... le chef de son peuple d'IsraeÈl. C'est toi qui deÂtiendras le pouvoir sur le peuple du Seigneur et qui le deÂlivreras des ennemis qui l'entourent ; et voici pour toi le signe que le Seigneur t'a oint... Voir aussi Ac 13.21. 2 tombeau de Rachel : cf. Gn 35.19s. On montre encore aujourd'hui, peu avant l'entreÂe nord de la localite de Beth-LeÂhem, un tombeau de Rachel traditionnel, lieu de peÁlerinage juif. Ð Tseltsah : ce nom de lieu n'apparaõÃt qu'ici dans la Bible, et sa localisation est inconnue. Ð aÃnesses... retrouveÂes : cf. 9.3.  binthe de Tabor : ce Tabor, situe sur le chemin de Beth-El 3 au teÂre mais non identifieÂ, ne doit pas eÃtre confondu avec le mont Tabor, situe beaucoup plus au nord. Ð montent vers Dieu : c.-aÁ-d., concreÁtement, se rendent au sanctuaire. Ð Beth-El signifie maison d'El ou de Dieu ; cf. 7.16 ; Gn 28.10-22 ; Jg 20.18. Ð chevreaux / pains ronds (2.36+) / vin : il pourrait s'agir d'offrandes, cf. Dt 12.5s ; voir sacrifices . 4 Ils te demanderont comment tu vas : litt. ils demanderont pour toi pour la paix , formule traditionnelle de salutation. Cf. 17.22 ; 25.5 ; 30.21 ; Gn 43.27 ; Ex 18.7 ; Jr 15.5. Ð deux pains : un ms de 1

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QumraÃn et LXX preÂcisent deux pains de preÂmices ou d'offrande, ce qui pourrait bien avoir eÂte le texte primitif. GuibeÂa-Elohim (Colline de Dieu ou des dieux) : probablement une variante d'appellation de GuibeÂa, la ville de SauÈl, d'apreÁs 11.4 ; 14.2 ; 15.34 ; cf. Jg 19.14. Ville situeÂe aÁ 6 km au nord de JeÂrusalem. Ð une garnison : litt. des installeÂs ou dresseÂs (par les Philistins) ; cf. 2S 8.6,14 ; 1Ch 11.16 ; 18.13 ; 2Ch 17.2 ; le mot heÂbreu peut deÂsigner des postes militaires, mais aussi des preÂfets (cf. 1R 4.19 ; plusieurs versions anciennes ont lu le singulier, qu'on pourrait interpreÂter comme un preÂfet des Philistins), ou encore des pierres leveÂes. Ð troupe de propheÁtes : cf. 19.20 ; 2R 2.3,5,15 ; 6.1. Ð faire les propheÁtes : le verbe heÂbreu, traditionnellement rendu par propheÂtiser, n'eÂvoque pas tant le message des propheÁtes que les manifestations physiques lieÂes aÁ leur inspiration : chants, cris, danses, transes, etc. ; cf. v. 6,10,13 ; 18.10 ; 19.20-24 ; voir aussi 1R 22.10n. Ð luth / tambourin... : la musique est parfois associeÂe aÁ l'inspiration des propheÁtes, cf. 2R 3.15. Le souffle (ou l'Esprit ) du SEIGNEUR cf. Jg 3.10+. Ð s'emparera de toi ou fondra sur toi ; cf. 11.6 ; 16.13 ; Jg 14.6,19 ; 15.14. Ð tu feras le propheÁte avec eux : cf. 19.20ss ; Nb 11.25 ; Pr 21.1. Cf. 18.14 ; Gn 39.2,23 ; 1Ch 17.2. Ð se seront reÂaliseÂs : litt. seront venus, seront arriveÂs (de meÃme au v. 9). au Guilgal : cf. 7.16 ; 11.14 ; 13.4,7 ; Jos 4.19ss. Ð Tu attendras sept jours : cf. 13.8-10. Ð ce que tu dois faire : cf. Ac 22.10. changea son cúur : litt. lui renversa le cúur (en un) autre ; expressions comparables en So 3.9n ; Ps 105.25 ; voir aussi Ez 36.26. laÁ : LXX dit de laÁ, ils arriveÁrent aÁ GuibeÂa. qui le connaissaient : litt. qui le connaissaient d'hier (d')avanthier, c.-aÁ-d. d'habitude ; cf. 4.7n ; Gn 31.2n. Ð SauÈl... 19.24 ; cf. Mt 13.54-57 ; Ac 9.21. qui est leur peÁre ? le sens de cette question est peu clair. Le mot peÁre semble deÂsigner le maõÃtre ou le chef du groupe de propheÁtes (cf. 2R 2.12) ; la question, laisseÂe sans reÂponse, soulignerait que cette bande d'exalteÂs ne se rattache aÁ aucune confreÂrie connue et respectable de propheÁtes. Le contexte en tout cas suggeÁre que SauÈl ne se comporte pas d'une manieÁre qui convient aÁ son rang. au haut lieu : cf. v. 5 ; LXX aÁ GuibeÂa. L'oncle : il pourrait s'agir d'Abner, fils de Ner, d'apreÁs 14.50s. $

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Á se trouve une garnison de ras Áa GuibeÂa-Elohim, ou Philistins. En entrant dans la ville, tu rencontreras une troupe de propheÁtes descendant du haut lieu, en train de faire les propheÁtes, preÂceÂdeÂs du luth, du Ãte et de la lyre. | Le souffle du tambourin, de la flu SEIGNEUR s'emparera de toi, tu feras le propheÁte avec eux et tu seras change en un autre homme. Lorsque ces signes se seront reÂaliseÂs pour toi, fais ce que tu as Áa faire, car Dieu est avec toi. | Puis tu descendras avant moi au Guilgal. Alors, Áa mon tour, je descendrai vers toi, pour offrir des holocaustes et des sacrifices de paix. Tu attendras sept jours, jusqu'aÁ ce que j'arrive aupreÁs de toi et que je te fasse connaõÃtre ce que tu dois faire. DeÁs que Sau Èl eut tourne le dos pour quitter Samuel, Dieu changea son cúur, et tous ces signes se reÂaliseÁrent le meÃme jour. | Comme ils arrivaient laÁ, Áa GuibeÂa, une troupe de propheÁtes vint Áa sa rencontre. Le souffle de Dieu s'empara de lui, et il se mit Áa faire le propheÁte au milieu d'eux. | Tous ceux qui le connaissaient virent qu'il se comportait en propheÁte avec les propheÁtes ; les gens se disaient les uns aux autres : Qu'est-il arrive au fils de Qish ? Sau Èl est-il aussi parmi les propheÁtes ? | Quelqu'un de l'endroit reÂpondit : Et qui est leur peÁre ? Ð De laÁ le proverbe : Sau Èl est-il aussi parmi les propheÁtes ? Lorsqu'il eut fini de faire le propheÁte, il se rendit Èl dit Áa Sau Èl et Áa son au haut lieu. | L'oncle de Sau Á Ãetes-vous alleÂs ? Sau serviteur : Ou Èl reÂpondit : Chercher les Ãanesses ; mais nous n'avons rien vu Èl et nous sommes alleÂs chez Samuel. | L'oncle de Sau reprit : Je t'en prie, raconte-moi ce que vous a dit Èl reÂpondit Áa son oncle : Il nous a bien Samuel. | Sau

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A S E R

Le royaume de Saül et d'Ish-Bosheth

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Lac de Galilée

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signale que les Ãanesses Âetaient retrouveÂes. Mais il ne lui raconta rien au sujet de la royaute dont avait parle Samuel. 17 18

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SauÈl deÂsigne comme roi par le tirage au sort Samuel convoqua le peuple devant le SEIGNEUR au Mitspa, | et il dit aux IsraeÂlites : Ainsi parle le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl : C'est moi qui ai fait monter IsraeÈl d'Egypte. Je vous ai deÂlivreÂs de la main des Egyptiens et de la main de tous les royaumes qui vous opprimaient. | Et c'est vous qui, aujourd'hui, rejetez votre Dieu, qui vous a sauveÂs de tous vos malheurs et de toutes vos deÂtresses, en lui disant : « Place un roi Áa notre teÃte ! » Maintenant, tenez-vous debout devant le SEIGNEUR, tribu par tribu et phratrie par phratrie. Samuel preÂsenta toutes les tribus d'IsraeÈl, et la tribu de Benjamin fut deÂsigneÂe. | Il preÂsenta la tribu de Benjamin clan par clan, et le clan de Matri fut deÂsigneÂ. Puis Sau Èl, fils de Qish, fut deÂsigneÂ. On le chercha, mais on ne le trouva pas. | On interrogea de nouveau le SEIGNEUR : Y a-t-il encore un homme qui soit venu ici ? Et le SEIGNEUR dit : Il est cache au milieu du mateÂriel. | On courut le tirer de laÁ, et il se tint debout au milieu du peuple. Il les deÂpassait tous d'une teÃte. | Samuel dit Áa tout le peuple : Voyez-vous celui que le SEIGNEUR a choisi ? Il n'y en a pas comme lui dans tout le peuple. Tout le peuple l'acclama en disant : Vive le roi ! Samuel dit au peuple le droit de la royaute et il l'eÂcrivit dans le livre qu'il deÂposa devant le SEIil ne lui raconta rien : cf. Jg 14.6 ; Ec 3.7. Mitspa : cf. 7.5 ; Jg 20.1n. Ainsi parle le SEIGNEUR : formule d'introduction freÂquente chez les propheÁtes, cf. p. ex. Es 8.11 ; Jr 2.2 ; Ez 11.5 ; Am 1.3 ; Mi 2.3 ; Na 1.12. Ð monter... d'Egypte Gn 12.10n. Ð des Egyptiens : autre traduction de l'Egypte ; cf. Ex 1±15 ; 20.2 ; Jg 6.8s. Ð de tous les royaumes Jg 3.8,14 ; 4.2 ; 6.1 ; 10.7 ; 13.1. rejetez (ou meÂprisez) votre Dieu : cf. 8.7n ; Nb 11.20 ; 1R 14.9. Ð en lui disant : plusieurs versions anciennes, peut-eÃtre influenceÂes par le texte de 8.19, ont lu : en disant : Non ! Ð un roi aÁ notre teÃte : cf. 8.5,19 ; 12.12. Ð phratrie ou contingent, millier, cf. Nb 1.16n ; Jg 5.8n ; 6.15n ; Mi 5.1n. deÂsigneÂe : il s'agit d'une sorte de tirage au sort (cf. 14.40-42 ; Jos 7.14-18 ; Ac 1.23ss), probablement au moyen de l'ourim et du toummim (voir Ex 28.30n). Matri fut deÂsigne : LXX ajoute : Il fit approcher le clan de Matri, homme par homme, (et SauÈl...). Ð on ne le trouva pas : le texte ne deÂvoile pas la raison de cette absence : retard, deÂrobade, modestie, ou autre. On interrogea : le verbe heÂbreu correspondant est sha'al, habituellement traduit par demander ; cf. 1.20n,28n ; le texte joue peut-eÃtre sur le nom de SauÈl. Voir des interrogations analogues en 23.2,4,9-12 ; Jg 1.1. Ð Y a-t-il... ? plusieurs versions anciennes posent la question sous la forme cet homme est-il venu ici ? Ð du mateÂriel : litt. des objets, terme treÁs geÂneÂral qui se rapporte peut-eÃtre ici aÁ un eÂquipement militaire (cf. 17.22 ; 25.13 etc.). Il les deÂpassait tous d'une teÃte : cf. 9.2n. Vive le roi ! cf. 2S 16.16 ; 1R 1.25,34,39 ; 2R 11.12//. le droit de la royaute : cf. 8.9-17 ; Dt 17.14ss. Ð devant le SEIÁ -d. dans un sanctuaire local, ou aupreÁs du coffre saGNEUR, c.-a creÂ, aÁ Qiriath-YeÂarim (7.2) ; cf. 2R 22.8 ; 23.2. aÁ GuibeÂa : cf. v. 5,10 ; 13.2. Ð Voir cúur . des hommes sans morale : cf. Dt 13.14n. Ð Quoi ! c'est celui-ci qui nous sauvera ! cf. 11.12 ; on trouve une remarque semblablement deÂsobligeante en Mt 13.55-57. Ð aucun preÂsent ou aucun tribut : cf. Jg 3.15n ; 1R 5.1 ; 10.25n ; 2R 17.3s ; 20.12 ; 2Ch 17.5 ; le mot heÂbreu correspondant peut aussi deÂsigner une offrande ; voir sacrifices . Ð mais il garda le silence : un ms de QumraÃn et LXX preÂsentent un texte diffeÂrent, qu'ils rattachent au deÂbut du chap. 11 (voir v. 1n) : Environ un mois apreÁs, Nahash... $

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SauÈl remporte une victoire sur les Ammonites 11 Nahash, l'Ammonite, dressa son camp contre Yabesh de Galaad. Tous les hommes de Yabesh dirent Áa Nahash : Conclus une alliance pour 2 nous, et nous te serons soumis. | Mais Nahash, l'Ammonite, leur reÂpondit : Je la conclurai pour vous Áa cette condition : je vous creÁverai Áa tous l'úil droit et 3 j'infligerai ainsi un de Âshonneur Áa tout IsraeÈl. | Les anciens de Yabesh lui dirent : Accorde-nous une treÃve de sept jours, le temps que nous envoyions des messagers dans tout le territoire d'IsraeÈl ; si personne ne peut nous sauver, nous nous rendrons Áa 4 toi. | Les messagers arrive Árent Áa GuibeÂa de Sau Èl et rapporteÁrent ces paroles au peuple ; tout le peuple se mit Áa sangloter. 5 Or Sau Èl arrivait des champs, derrieÁre ses búufs. Sau Èl dit : Qu'a donc le peuple Áa pleurer ? On lui 6 rapporta les paroles des gens de Yabesh. | Le souffle de Dieu s'empara de Sau Èl quand il entendit ces 7 paroles ; il se mit dans une grande cole Áre. | Il prit une paire de búufs et les coupa en morceaux, qu'il

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Un ms de QumraÃn porte : Nahash, roi des Ammonites, opprimait durement les fils de Gad et les fils de Ruben. Il crevait aÁ

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tous l'úil droit et semait la terreur en IsraeÈl. Il ne restait pas un homme parmi les IsraeÂlites (de Transjordanie) aÁ qui Nahash, (roi) des Ammonites, n'avait creve l'úil droit. Seulement sept mille hommes s'enfuirent pour eÂchapper aux Ammonites et se rendirent aÁ Yabesh au Galaad. Or, environ un mois apreÁs... (cf. 10.27n). Ð Nahash, l'Ammonite : Nahash eÂtait le roi des Ammonites (cf. 12.12 ; 2S 10.1s) ; ce peuple occupait une partie de la Transjordanie (cf. Gn 19.38 ; Dt 23.4 ; Jg 11 ; 2S 10). Ð dressa son camp : cf. Jos 10.5,31,34. Ð Yabesh de Galaad : cf. 31.11-13 ; Jg 21.8-14 ; la reÂgion de Galaad, situeÂe aÁ l'est du Jourdain, fait partie du territoire israeÂlite. Ð Conclus une alliance pour nous : il s'agit ici d'un accord de reddition et de soumission totale aÁ l'adversaire, pour eÂviter un conflit arme dont l'issue ne fait pas de doute. Ð nous te serons soumis ou nous serons tes esclaves, litt. nous te servirons ; cf. 2R 17.3 ; 18.31 ; Jn 8.33. l'úil droit : l'historien juif Flavius JoseÁphe explique que l'úil gauche des guerriers est normalement cache derrieÁre le bouclier (tenu de la main gauche) ; crever l'úil droit d'un soldat, c'est donc le rendre inapte au combat. Ð un deÂshonneur : autre traduction un outrage ; cf. 17.10n ; 25.39. une treÃve ou un deÂlai. Ð ne peut nous sauver ou ne vient aÁ notre secours, ne peut nous donner la victoire. Ð nous nous rendrons aÁ toi : litt. nous sortirons (de la ville) vers toi ; de meÃme au v. 10. GuibeÂa de SauÈl : cf. 10.5n,26+. La localiteÂ, dont le nom signifie la colline, est ici distingueÂe d'autres lieux-dits identiques par le nom de son ressortissant le plus illustre. Ð au peuple : litt. aux oreilles du peuple ; autre traduction en preÂsence du peuple. Ð se mit aÁ sangloter : litt. eÂleva la voix et pleura ; cf. 24.17 ; Jg 2.4 ; 21.2 ; 2S 3.32 ; 13.36. derrieÁre ses búufs : LXX apreÁs le matin (diffeÂrence de vocalisation en heÂbreu). Ð pleurer : cf. v. 4n (meÃme verbe heÂbreu). Le souffle (ou Esprit ) de Dieu : quelques mss heÂbreux et des versions anciennes disent le souffle de YHWH (ou du SEIGNEUR) ; cf. Jg 3.10+. Ð s'empara : cf. 10.6n. Ð se mit dans une grande coleÁre : meÃme expression en Nb 11.10 ; Jg 2.14+ ; cf. 1S 18.8 ; 2S 12.5 ; Est 3.5 ; 2Ch 25.10. les coupa en morceaux : cf. Jg 19.29. Ð ne se mettra pas en campagne : litt. ne sortira pas, de meÃme aÁ la fin du v. ; cf. 8.20n. Ð La frayeur du SEIGNEUR : meÃme expression en Es 2.10,19,21 ; 2Ch 14.13+ ; 17.10 ; 19.7 ; cf. 1S 14.15 (autre terme heÂbreu) ; Gn 35.5 ; Jb 13.11 ; voir crainte . Ð s'abattit : litt. tomba. Ð comme un seul homme Jg 20.1. $

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GNEUR. Puis Samuel renvoya tout le peuple, chacun chez soi. Sau Èl aussi s'en alla chez lui, Áa GuibeÂa. Des hommes de valeur, dont Dieu avait touche le cúur, l'accompagneÁrent. | Il y eut toutefois des hommes sans morale qui disaient : Quoi ! c'est celui-ci qui nous sauvera ! Ils le meÂpriseÁrent et ne lui apporteÁrent aucun preÂsent, mais il garda le silence.

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envoya par l'intermeÂdiaire des messagers dans tout le territoire d'IsraeÈl, en disant : Quiconque ne se mettra pas en campagne derrieÁre Sau Èl et Samuel, ses búufs seront traiteÂs de la meÃme manieÁre. La frayeur du SEIGNEUR s'abattit sur le peuple, qui se Èl les mit en campagne comme un seul homme. | Sau passa en revue Áa BeÂzeq. Les IsraeÂlites Âetaient trois cent mille et les hommes de Juda Âetaient trente mille. | Ils dirent aux messagers qui Âetaient venus : Vous direz ceci Áa la population de Yabesh de Galaad : « Demain vous aurez la victoire, quand le soleil commencera Áa chauffer. » Les messagers vinrent annoncer cette nouvelle aux hommes de Yabesh, qui s'en reÂjouirent. | Les hommes de Yabesh dirent aux Ammonites : Demain nous nous rendrons Áa vous, et vous nous traiterez comme il vous plaira. Le lendemain, Sau Èl divisa le peuple en trois bandes. Ils peÂneÂtreÁrent Áa l'inteÂrieur du camp pendant la veille du matin et ils battirent Ammon jusqu'aÁ la chaleur du jour. Quant aux survivants, ils se disperseÁrent ; il n'en resta pas deux ensemble. SauÈl confirme comme roi Le peuple dit Áa Samuel : Qui est-ce qui disait : « Est-ce Sau Èl qui sera notre roi ? » Livrez ces homÈl dit : mes, et nous les mettrons Áa mort. | Mais Sau On ne mettra personne Áa mort en ce jour, car aujourd'hui le SEIGNEUR a reÂalise une victoire en IsraeÈl. | Samuel dit au peuple : Venez, rendons-nous au Guilgal pour y confirmer la royauteÂ. | Tout le peuple se rendit au Guilgal. LaÁ, ils investirent Sau Èl de la royaute devant le SEIGNEUR, au Guilgal. LaÁ, ils offrirent des sacrifices de paix devant le SEIGNEUR ;

passa en revue : cf. 13.15. Ð BeÂzeq : localite situeÂe entre Sichem et Beth-SheÂaÃn, aÁ 20 km environ de Yabesh ; le BeÂzeq de Jg 1.4s pourrait eÃtre une autre localiteÂ. Ð Les IsraeÂlites sont les ressortissants des dix tribus du Nord, d'ouÁ leur nombre dix fois plus eÂleve que celui des hommes de Juda. Ils dirent : LXX il (SauÈl) dit. Ð aÁ la population : litt. aÁ l'homme, employe dans un sens collectif. Ð la victoire ou le salut, la deÂlivrance ; cf. v. 3,13+. Ð quand le soleil... : aÁ la mi-journeÂe. aux Ammonites : probablement sous-entendu dans le texte (cf. v. 3) ; les gens de Yabesh feignent de se rendre en acceptant les conditions imposeÂes par les Ammonites (v. 2) ; LXX preÂcise aÁ Nahash l'Ammonite. Toutefois, on pourrait aussi interpreÂter le texte comme un message adresse aux IsraeÂlites : Demain nous ferons une sortie vers vous (cf. v. 7) et nous nous en remettrons aÁ vous pour la conduite des opeÂrations. trois bandes : litt. trois teÃtes. C'est un dispositif militaire classique, cf. 13.17 ; Jg 7.16+ ; 2S 18.2. Ð aÁ l'inteÂrieur du camp : celui des Ammonites. Ð la veille du matin : c.-aÁ-d. entre 2 h du matin environ et l'aube, cf. Ex 14.24n. Ð Ammon est le nom de l'anceÃtre eÂponyme des Ammonites, nom au moyen duquel on pouvait deÂsigner collectivement l'ensemble du peuple (cf. IsraeÈl = les IsraeÂlites). Ð jusqu'aÁ la chaleur du jour : cf. v. 9. Ð aux survivants : litt. ceux qui restaient ; cf. Lv 26.36. Est-ce SauÈl qui sera notre roi ? allusion aux propos des hommes sans morale en 10.27. Ð nous les mettrons aÁ mort : cf. Lc 19.27. On ne mettra personne aÁ mort : cf. 14.45 ; 2S 19.22s. Ð a reÂalise une victoire : litt. a fait un salut ; cf. v. 3,9 ; 14.45 ; 19.5. au Guilgal : cf. 10.8+. Ð confirmer ou renouveler ; la contestation dont SauÈl a eÂte l'objet en 10.27 pouvait justifier une telle ceÂreÂmonie de confirmation ou renouvellement de la royauteÂ. devant le SEIGNEUR signifie concreÁtement au sanctuaire. Ð sacrifices de paix : cf. Lv 3. Ð grandes reÂjouissances : cf. Jg 16.23. $

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laÁ, Sau Èl et tous les hommes d'IsraeÈl se livreÁrent Áa de grandes reÂjouissances. Discours d'adieu de Samuel Samuel dit Áa tout IsraeÈl : J'ai Âecoute tout ce que 12 vous m'avez dit ; j'ai mis un roi Áa votre teÃte. 2 Maintenant, voici le roi qui marchera devant vous. Moi, je suis vieux, j'ai les cheveux blancs. Mes fils, eux, sont avec vous. Quant Áa moi, j'ai marche de3 vant vous depuis ma jeunesse jusqu'a Á ce jour. | Je suis laÁ ! DeÂposez contre moi devant le SEIGNEUR et devant l'homme qui a recËu son onction. De qui ai-je pris le búuf ? De qui ai-je pris l'aÃne ? Qui ai-je opprime ? Qui ai-je Âecrase ? De qui ai-je accepte un pot-de-vin, pour fermer les yeux sur son cas ? 4 Dites-le-moi, et je vous rendrai votre du Ã. | Ils dirent : Tu ne nous as pas opprimeÂs, tu ne nous as pas 5  ecraseÂs et tu n'as rien accepte de personne. | Il leur dit encore : Le SEIGNEUR est teÂmoin contre vous, et l'homme qui a recËu son onction est teÂmoin en ce jour, que vous n'avez rien trouve dans ma main. Le peuple dit : TeÂmoin ! 6 Alors Samuel dit au peuple : C'est le SEIGNEUR qui a nomme MoõÈse et Aaron, et qui a fait monter 7 d'Egypte vos pe Áres. | Maintenant, tenez-vous debout ; j'entrerai en jugement avec vous devant le SEIGNEUR, sur tout ce que le SEIGNEUR a fait pour la 8 justice, avec vous et avec vos pe Áres. | ApreÁs que Jacob est venu en Egypte, vos peÁres ont crie vers le SEIGNEUR ; le SEIGNEUR a envoye MoõÈse et Aaron qui ont fait sortir vos peÁres d'Egypte et les ont fait 9 habiter dans ce lieu. | Mais ils ont oublie  le SEIa Sisera, le chef GNEUR, leur Dieu, qui les a vendus Á de l'armeÂe de Hatsor, aux Philistins et au roi de

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suis vieux : cf. 8.1+. Ð j'ai les cheveux blancs : cf. Jb 15.10. Ð Mes fils : cf. 8.1,5. Ð sont avec vous : cette formule souligne peut-eÃtre qu'ils appartiennent aÁ la nouvelle geÂneÂration. DeÂposez contre moi ou apportez votre teÂmoignage contre moi. Ð l'homme qui a recËu son onction ou son messie, c.-aÁ-d. le roi ; cf. 2.10n ; 2S 1.14. Ð Liste des torts : voir Lv 5.21-24 ; Nb 16.15 ; Ac 20.33 ; 2Co 7.2 ; 1Th 2.5-10. Ð un pot-de-vin : litt. une rancËon (voir expiation ) ; cf. Ex 21.30n ; 30.12,16 ; Nb 35.31ns ; Am 5.12n ; Jb 36.18n ; Pr 6.35n. Ð fermer les yeux Lv 20.4+. Ð je vous rendrai votre duà ou je vous en donnerai compensation, je le restituerai ; cf. Lv 5.23. Ð Voir aussi « Samuel dans le Siracide », p. 358. Cf. Ps 15. Le peuple dit : litt. il dit ; le sujet au singulier deÂsigne probablement le peuple. Quelques mss heÂbreux et plusieurs versions anciennes ont le pluriel ils dirent. Ð TeÂmoin ! c.-aÁ-d. ils en sont teÂmoins ; l'heÂbreu biblique ne connaissait pas de mot eÂquivalant aÁ notre oui ; pour donner une reÂponse affirmative, on reprenait le mot sur lequel l'interlocuteur avait mis l'accent, dans le cas particulier teÂmoin, employe deux fois par Samuel. Cf. Ac 24.16 ; voir aussi Rm 1.9. Comparer les v. 6-25 avec Dt 30.15-20 ; Jos 23.14±24.24 ; Jr 2.4-8 ; Mi 6.1-5 ; Ac 7. Ð C'est le SEIGNEUR qui : LXX a lu le SEIGNEUR en est teÂmoin, lui qui... Ð qui a nomme MoõÈse : litt. qui a fait MoõÈse ; autre traduction qui a agi avec MoõÈse. Ð monter d'Egypte : cf. Gn 12.10n ; Ex 6.26 ; Mi 6.4 ; Ps 77.21. tenez-vous debout ou tenez-vous laÁ, cf. 3.10. Ð sur tout... : autre traduction pour tout... ; LXX et je vous raconterai tout... Ð ce que le SEIGNEUR a fait pour la justice : cf. Jg 5.11n. Jacob... en Egypte : cf. Gn 46. LXX ajoute ici avec ses fils, et que l'Egypte les opprima. Ð ont crie vers le SEIGNEUR : cf. Ex 2.23. Ð a envoye MoõÈse et Aaron : cf. Ex 3.10 ; 5±12 ; Ps 105.26. Ð les ont fait habiter dans ce lieu : le reÂcit reÂsume ne fait pas mention de Josue ; cf. Jos 21.43. ils ont oublie le SEIGNEUR : cf. Dt 6.12 ; 8.11 ; Jg 3.7. Ð qui les a vendus : cf. Jg 2.14+. Ð aÁ Sisera : cf. Jg 4±5. Ð aux Philistins : cf. Jg 13±16. Ð au roi de Moab : cf. Jg 3.12-30. Ð leur ont fait la guerre : cf. Jg 10.9 ; 11.4-27. $

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 coute : litt. j'ai eÂcoute votre voix ; cf. 8.5,19ss ; 25.35. Ð j'ai 1 J'ai e mis un roi... : cf. 10.24. qui marchera devant vous : cette expression suggeÁre peut-eÃtre une ideÂe de service plutoÃt que de domination ; cf. 2.30,35. Ð je

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Moab, qui leur ont fait la guerre. | Ils ont crie vers le SEIGNEUR : « Nous avons peÂche ! Nous avons abandonne le SEIGNEUR (YHWH) et nous avons servi les Baals et les AstarteÂs ; deÂlivre-nous maintenant de la main de nos ennemis, et nous te servirons ! » | Le SEIGNEUR a envoye Yeroub-Baal, puis BedaÃn, Jephte et Samuel. Il vous a deÂlivreÂs de la main des ennemis qui vous entouraient, et vous avez pu habiter en seÂcuriteÂ. | Puis, voyant que Nahash, roi des Ammonites, arrivait sur vous, vous m'avez dit : « Non ! Il faut qu'un roi reÁgne sur nous ! », alors que c'est le SEIGNEUR, votre Dieu, qui est votre roi. Maintenant, voici le roi que vous avez choisi, celui que vous avez demande ; le SEIGNEUR a place un roi Áa votre teÃte. | Si vous craignez le SEIGNEUR, si vous le servez, si vous l'eÂcoutez et si vous n'eÃtes pas rebelles aux ordres du SEIGNEUR, vous suivrez le SEIGNEUR, votre Dieu, vous et le roi qui reÁgne sur vous. | Mais si vous n'eÂcoutez pas le SEIGNEUR et si vous Ãetes rebelles aux ordres du SEIGNEUR, la main du SEIGNEUR sera contre vous, comme elle a Âete contre vos peÁres. | Maintenant, tenez-vous debout, et regardez cette grande chose que le SEIGNEUR va faire sous vos yeux. | N'est-ce pas la moisson des bleÂs aujourd'hui ? J'invoquerai le SEIGNEUR, et il fera retentir des coups de tonnerre et tomber la pluie. Ainsi vous verrez bien que vous avez treÁs mal agi aux yeux du SEIGNEUR en demandant un roi.

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ber la pluie. Tout le peuple eut une grande crainte du SEIGNEUR et de Samuel. | Tout le peuple dit Áa Samuel : Prie le SEIGNEUR, ton Dieu, pour nous, tes serviteurs, afin que nous ne mourions pas ; car nous avons ajoute Áa tous nos peÂcheÂs celui de demander un roi. | Samuel dit au peuple : N'ayez pas peur ! Vous avez fait tout ce mal ; mais ne vous Âecartez pas du SEIGNEUR, servez le SEIGNEUR de tout votre cúur. | Ne vous Âecartez pas de lui pour vous rallier Áa du neÂant, qui n'apporte ni profit ni deÂlivrance, parce que ce n'est que du neÂant. | Le SEIGNEUR ne deÂlaissera pas son peuple, Áa cause de son grand nom : le SEIGNEUR a deÂcide de faire de vous son peuple. | Jamais je ne peÂcherais contre le SEIGNEUR en cessant de prier pour vous ! Je vous enseignerai le chemin qui est bon et droit. | Seulement craignez le SEIGNEUR et servez-le loyalement, de tout votre cúur : voyez les grandes choses qu'il a faites avec vous. | Mais si vous faites du mal, vous serez emporteÂs, vous et votre roi.

ReÂvolte contre les Philistins ; faute de SauÈl Sau È l avait... ans lorsqu'il devint roi ; il reÂgna deux 13 ans sur IsraeÈl. 2 Sau Èl se choisit trois mille hommes d'IsraeÈl : deux mille Âetaient avec lui Áa Mikmas et dans la montagne de Beth-El, et mille Âetaient avec Jonathan Áa GuibeÂa Samuel invoqua le SEIGNEUR ; le jour meÃme, le de Benjamin. Il renvoya le reste du peuple, chacun Áa 3 sa tente. | Jonathan battit la garnison des Philistins SEIGNEUR fit retentir des coups de tonnerre et tom-

ont crie vers le SEIGNEUR : cf. Jg 3.9+. Ð Nous avons peÂche ... les Baals : cf. Jg 10.10+. Ð les AstarteÂs : cf. Jg 2.13n. Ð nous te servirons : cf. Jg 10.16. Yeroub-Baal ou GeÂdeÂon : cf. Jg 6±8. Ð BedaÃn : aucun personnage de ce nom n'est mentionne dans le livre des Juges (mais on en trouve un en 1Ch 7.17). LXX le remplace par Baraq, l'allie de la propheÂtesse DeÂbora en Jg 4±5. Certains commentateurs juifs pensent que ce nom pourrait eÃtre une abreÂviation de fils de Dan et deÂsigner par conseÂquent Samson (Jg 13±16), membre de la tribu de Dan. Ð Jephte : cf. Jg 11.1±12.7. Ð habiter en seÂcurite : voir par exemple Dt 12.10 ; Jg 18.7 ; 1R 5.5. arrivait sur vous : autre traduction venait contre vous. Ð Il faut... : cette exigence n'est pas mentionneÂe explicitement dans le chap. 11, relatif aÁ Nahash, mais elle correspond aÁ la demande du peuple en 8.5,19n ; 10.19. Ð c'est le SEIGNEUR... : cf. Jg 8.23 ; Es 33.22 ; Ps 93.1 ; 96.10 ; 97.1 ; 99.1. choisi : cf. 8.18. Ð celui que vous avez demande 10.19 ; cf. 1.17n,20n,28n ; les mots correspondants sont absents de plusieurs mss de LXX. Ð a place un roi... : autre traduction vous a donne un roi ; cf. Os 13.11. Cf. Lv 26.3-13 ; Dt 13.5 ; 28.1-14. Ð Si vous craignez le SEIGNEUR : cf. Ec 7.18. Ð aux ordres : litt. aÁ la bouche ; de meÃme au v. 15. Ð vous suivrez... : on peut aussi traduire cette fin de verset : si vous suivez... sur vous, c'est bien, une telle conclusion (c'est bien) pouvant eÃtre sous-entendue en heÂbreu. sera contre vous : cf. Lv 26.14-33 ; Dt 28.15-68 ; Jos 24.20. Ð comme elle a eÂte contre vos peÁres : litt. et contre vos peÁres ; cf. Jg 2.13-15. LXX dit et contre votre roi. tenez-vous debout ou restez en place, cf. v. 7 ; Ex 14.13 ; 2Ch 20.17. Ð cette grande chose deÂsigne un eÂveÂnement prodigieux, une intervention spectaculaire. la moisson des bleÂs : dans le courant de mai-juin, peÂriode habituellement sans pluie dans la reÂgion ; cf. Pr 26.1. Ð aujourd'hui ou actuellement. Ð J'invoquerai le SEIGNEUR : cf. Ps 99.6. Ð il fera retentir... : litt. il donnera des voix et de la pluie ; le mot correspondant aÁ voix (ou bruit) deÂsigne souvent le tonnerre, cf. Ex 9.23-33 ; Ps 18.14 ; 29.3. Ð vous verrez bien : litt. vous saurez et vous verrez ; cf. 14.38 ; 1R 20.7. eut une grande crainte : autre traduction eut treÁs peur ; cf. v. 14 (craignez) ; Ex 14.31. Ici, au respect aÁ l'eÂgard de Dieu (et de Samuel) se meÃle une certaine dose de crainte effective, face aÁ leur puissance d'intervention. $

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Prie le SEIGNEUR : cf. 7.5+ ; Ex 9.28 ; Jc 5.16 ; 1Jn 5.16. N'ayez pas peur : cf. Gn 50.19 ; Ex 20.20 ; Dt 31.6 ; Jos 10.25. Ð de tout votre cúur : cf. Dt 6.5 ; 10.12 ; 11.13 ; Jos 24.23. Ne vous eÂcartez pas : cf. Ps 73.27. Ð pour vous rallier aÁ du neÂant : litt. car derrieÁre le neÂant ou le chaos (Gn 1.2n). Samuel deÂsigne ainsi les faux dieux qu'on adore dans les idoles ; cf. Es 41.29 ; Jr 10.14s ; Ps 115.4ss. Ð ni profit ni deÂlivrance : cf. Es 46.7 ; Jr 10.5 ; Jon 2.9. ne deÂlaissera pas son peuple : cf. 1R 6.13 ; Ps 94.14 ; Rm 11.1s. Ð aÁ cause de son grand nom : cf. Es 48.11 ; Ez 20.9 ; Ps 106.8. Ð faire de vous son peuple : cf. Dt 7.6ss ; 26.18 ; 27.9 ; 2S 7.24. Jamais... : cf. 2.30n. Ð en cessant de prier : cf. Ps 122.6-8 ; 137.5s. Ð le chemin... : cf. Dt 26.17 ; Ps 25.4s. les grandes choses qu'il a faites : autre traduction comme il s'est montre grand avec vous ; cf. Dt 29.2-4 ; Jl 2.21 ; Ps 126.2s. vous serez emporteÂs : c.-aÁ-d. vous peÂrirez ; cf. 26.10 ; 27.1 ; Gn 19.15,17 ; Jos 24.20. $

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1 Ce v. est absent de certains mss de LXX ; d'autres mss de LXX donnent aÁ SauÈl l'aÃge de trente ans ; Syr vingt et un ans ; le texte heÂbreu, dans son eÂtat actuel, est difficilement compreÂhensible ; ou bien le chiffre manque, ou bien il faut comprendre SauÈl avait un an lorsqu'il devint roi. Voir dans la mention d'un an le temps eÂcoule entre l'onction discreÁte de SauÈl (10.1) et sa deÂsignation publique (10.24) n'est gueÁre satisfaisant ; on pense plutoÃt aÁ l'emploi d'une formule cadre figurant freÂquemment au deÂbut des reÂcits de reÁgne (cf. 2S 2.10 ; 5.4 ; et de nombreuses fois dans les livres des Rois), mais que l'auteur aurait laisseÂe ici incompleÁte, faute de renseignements preÂcis. Quant aÁ la dureÂe du reÁgne de SauÈl (ici deux ans), elle serait de vingt ou quarante ans d'apreÁs JoseÁphe ou Ac 13.21n. Selon certains, le texte heÂbreu pourrait signifier il avait deÂjaÁ reÂgne deux ans sur IsraeÈl ; dans cette perspective, les deux ans de reÁgne pourraient s'eÂtendre jusqu'au moment de l'onction secreÁte de David (16.13), eÂveÂnement qui sanctionne le rejet de SauÈl.  e de 2 trois mille hommes : ce seront les soldats constituant l'arme SauÈl ; cf. 24.3 ; 26.2 ; Jos 7.3s ; Jg 15.11. Ð Mikmas : localite situeÂe aÁ 12 km au nord-est de JeÂrusalem. Ð la montagne : c.-aÁ-d. la reÂgion montagneuse ouÁ se trouve Beth-El (cf. 7.16n ; 10.3n). Ð Jonathan est un fils de SauÈl, cf. v. 16 ; son nom signifie YHWH a donneÂ. Ð GuibeÂa : cf. 10.5n. Ð chacun aÁ sa tente : cf. 4.10n.  fet, ou encore abattit la steÁle (de 3 battit la garnison ou tua le pre $

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qui Âetait Áa GueÂba, et les Philistins l'apprirent. Sau Èl fit sonner de la trompe dans tout le pays, en disant : Que les HeÂbreux entendent ! | Tout IsraeÈl entendit que l'on disait : Sau Èl a battu la garnison des Philistins, et IsraeÈl s'est rendu odieux aux Philistins. Le peuple se mobilisa derrieÁre Sau Èl au Guilgal. Les Philistins se rassembleÁrent pour combattre IsraeÈl. Ils avaient trente mille chars, six mille attelages et des troupes nombreuses comme le sable qui est au bord de la mer. Ils dresseÁrent leur camp Áa Mikmas, Áa l'est de Beth-Aven. | Les hommes d'IsraeÈl se virent en deÂtresse, car le peuple Âetait serre de preÁs. Ils se cacheÁrent dans les grottes, dans les trous, dans les rochers, dans les caves et dans les citernes. Il y eut aussi des HeÂbreux qui passeÁrent le Jourdain pour aller au pays de Gad et de Galaad. Sau Èl Âetait encore au Guilgal, et tous ceux qui se trouvaient derrieÁre lui tremblaient. | Il attendit sept jours, jusqu'au temps fixe par Samuel. Mais Samuel n'arrivait pas au Guilgal, et le peuple se dispersait. Alors Sau Èl dit : Apportez-moi l'holocauste et les sacrifices de paix. Il offrit l'holocauste. | Comme il achevait d'offrir l'holocauste, Samuel arriva ; Sau Èl sortit Áa sa rencontre pour le beÂnir. | Samuel dit : Qu'as-tu fait ? Sau Èl reÂpondit : Lorsque j'ai vu que le peuple se dispersait, que tu n'arrivais pas au temps fixeÂ, et que les Philistins Âetaient rassembleÂs Áa Mikmas, | je me suis dit : Les Philistins vont descendre contre moi au Guilgal, et je n'ai pas apaise le

meÃme au v. 4) ; cf. 10.5n. Ð GueÂba : localite benjaminite, situeÂe aÁ 9 km au nord-est de JeÂrusalem ; cf. Jos 18.24. LXX GuibeÂa. Ð sonner de la trompe : cf. Jg 3.27+. Ð Que les HeÂbreux entendent ! c.-aÁ-d. il faut que les HeÂbreux le sachent ; LXX a compris il faut que les esclaves se reÂvoltent. Le mot HeÂbreux n'est peuteÃtre pas ici un simple eÂquivalent d'IsraeÂlites ; il pourrait s'appliquer aÁ l'ensemble des populations placeÂes sous la domination des Philistins. SauÈl a battu : SauÈl, en tant que roi, est consideÂre comme l'auteur de l'exploit accompli par son fils Jonathan (v. 3). Ð odieux : litt. puant ; cf. 27.12 ; Gn 34.30n ; Ex 5.21 ; 2S 10.6 ; 16.21. Ð Le peuple : le mot heÂbreu ainsi traduit habituellement peut aussi deÂsigner un regroupement speÂcifique de gens nombreux, ici celui des soldats de l'armeÂe d'IsraeÈl ; voir plusieurs emplois analogues dans la suite du chapitre, ouÁ le meÃme terme est aussi traduit par troupe(s), hommes, etc. Ð se mobilisa Jg 7.23n. Ð derrieÁre SauÈl : cf. v. 7. Ð au Guilgal : cf. 7.16n ; 10.8+ ; ce sanctuaire rappelle le passage du Jourdain aÁ l'eÂpoque de la conqueÃte du pays (cf. Jos 4.19-22). trente mille chars : certains mss de LXX et Syr disent trois mille chars. Ð attelages ou eÂquipages. Ð des troupes : litt. un peuple ; cf. v. 4n ; Jg 5.14 ; 7.2+,7 ; 9.29+ ; 11.20. Ð comme le sable... : expression quasi proverbiale ; cf. Jg 7.12n. Ð dresseÁrent leur camp ou campeÁrent ; cf. v. 16. Ð Mikmas : cf. v. 2. Ð BethAven : cf. Jos 7.2. Les hommes d'IsraeÈl : litt. l'homme (singulier aÁ valeur collective, c.-aÁ-d. les hommes) d'IsraeÈl ; de meÃme en 14.22,24 ; 17.2,19,24s ; 2S 15.13 ; 16.15,18 ; 17.14,24 ; 19.42ss ; 20.2 ; 23.9 ; cf. Dt 27.14n ; Jos 9.6n. Ð en deÂtresse : cf. Jg 10.9. Ð dans les grottes... : cf. Jg 6.2 ; Jb 30.6. Ð les trous : le mot heÂbreu correspondant a aussi eÂte rendu parfois par ajoncs ; cf. 2R 14.9 ; Es 34.13 ; Os 9.6 ; 2Ch 33.11n. des HeÂbreux qui passeÁrent : le texte heÂbreu joue sur une alliteÂration, du fait que le nom HeÂbreux est de la meÃme racine que le verbe passer ; LXX a reproduit cette alliteÂration en traduisant les passants passeÁrent. Ð au pays de Gad et de Galaad : reÂgion de Transjordanie comprise entre la mer Morte et le lac de GalileÂe (= de GenneÂsareth). Ð tous ceux... : litt. tout le peuple tremblait derrieÁre lui, cf. v. 4n ; il s'agit de ceux qui ont suivi SauÈl. temps fixe : cf. v. 11 ; 10.8 ; 13.24n. Par ces sacrifices, SauÈl voulait probablement attirer les faveurs de Dieu avant le combat ; cf. 7.9. Ð holocauste : cf. Lv 1. Ð sacrifices de paix : cf. Lv 3. le beÂnir : autre traduction le saluer.

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SEIGNEUR ! Alors je me suis fait violence et j'ai Èl : Tu as agi offert l'holocauste. | Samuel dit Áa Sau stupidement ; tu n'as pas observe le commandement que le SEIGNEUR, ton Dieu, t'avait donneÂ. Le SEIGNEUR aurait affermi pour toujours ton reÁgne sur IsraeÈl ! | Maintenant ta royaute ne tiendra pas. Le SEIGNEUR s'est cherche un homme selon son cúur, et le SEIGNEUR l'a institue chef sur son peuple, parce que tu n'as pas observe ce que le SEIÂ. | Puis Samuel monta du GNEUR t'avait ordonne Guilgal Áa GuibeÂa de Benjamin. Sau Èl passa en revue les troupes qui se trouvaient avec lui : il y avait Èl, Jonathan, son environ six cents hommes. | Sau fils, et ceux qui se trouvaient avec eux avaient pris position Áa GueÂba de Benjamin ; les Philistins avaient dresse leur camp Áa Mikmas. | Les troupes de destruction sortirent du camp des Philistins en trois bandes : une bande prit le chemin d'Ophra, vers le pays de Shoual ; | une autre bande prit le chemin de Beth-HoroÃn ; la dernieÁre prit le chemin de la frontieÁre qui domine la valleÂe de TseboõÈm, du Ãte du deÂsert. co On ne trouvait pas de forgeron dans tout IsraeÈl ; car les Philistins avaient dit : Que les HeÂbreux ne fabriquent ni ÂepeÂe ni lance ! | Chaque homme en IsraeÈl descendait donc chez les Philistins pour aiguiser sa pioche, son soc de charrue, sa hache et sa beÃche ; | le prix Âetait d'un pim pour les beÃches et pour les socs de charrue, d'un tiers de sicle pour

Qu'as-tu fait ? cf. Gn 4.10 ; Jos 7.19. je n'ai pas apaise le SEIGNEUR ou je n'ai pas demande au SEIde nous eÃtre favorable, litt. je n'ai pas adouci le visage de YHWH ; cf. Ex 32.11+. Ð je me suis fait violence ou je me suis enhardi, ou encore j'ai pris sur moi (d'offrir l'holocauste). Cette taÃche cultuelle eÂtait reÂserveÂe au preÃtre Samuel. Tu as agi stupidement... : cf. 15.22s ; voir aussi 26.21 ; Gn 31.28 ; 2S 24.10 ; 2Ch 16.9. Ð t'avait donne : autre traduction avait institue pour toi ; cf. Dt 4.2n. Ð Le SEIGNEUR aurait affermi ou alors meÃme que le SEIGNEUR avait affermi. ta royaute ne tiendra pas : cf. 15.28. Ð s'est cherche un homme... : annonce anticipeÂe du choix de David (chap. 16). Ð selon son cúur 2.35 ; 2S 7.21. Ð institue et ordonne traduisent le meÃme verbe heÂbreu, cf. v. 13. Ð chef : cf. 9.16n. Ð observe : autre traduction gardeÂ. LXX preÂsente pour ce v. un texte plus long : Puis Samuel monta du Guilgal pour aller de son coÃteÂ. Le reste du peuple monta derrieÁre SauÈl, aÁ la rencontre des hommes de guerre ; lorsqu'ils arriveÁrent du Guilgal aÁ GuibeÂa de Benjamin, SauÈl... Ð Au lieu de GuibeÂa, LXX parle de GueÂba. Ð passa en revue : cf. 11.8. Ð six cents hommes : cf. v. 2 ; 14.2. GueÂba : cf. v. 3 ; certains pensent qu'il vaudrait mieux lire ici GuibeÂa (les deux noms heÂbreux ont une orthographe treÁs proche). Les troupes de destruction... : litt. le destructeur (singulier collectif) sortit du camp des Philistins en trois teÃtes ; cf. 11.11n. Ð le chemin d'Ophra ou la direction d'Ophra ; de meÃme au v. 18. Ð Ophra : localite de Benjamin, au nord de Mikmas ; cf. Jos 18.23. Ð pays de Shoual : ce nom n'apparaõÃt pas ailleurs dans la Bible. Beth-HoroÃn : aÁ l'ouest de Mikmas ; cf. Jos 10.10. Ð la frontieÁre : LXX semble avoir lu la hauteur ; de fait une hauteur boiseÂe, colline ou montagne, pouvait facilement constituer une limite naturelle entre les territoires de deux tribus. Ð valleÂe de TseboõÈm (des HyeÁnes) : probablement au sud-est de Mikmas ; cf. Ne 11.34. pas de forgeron : cf. 2R 24.14, ouÁ l'on voit que divers types d'artisans sont emmeneÂs en exil. Ð ni eÂpeÂe ni lance : cf. Jg 5.8. La plupart des termes techniques heÂbreux figurant dans les v. 20s deÂsignent des instruments agricoles, mais leur sens preÂcis est loin d'eÃtre assureÂ. Les versions anciennes preÂsentent des variantes significatives. Les termes heÂbreux correspondant aÁ pioche et beÃche sont presque identiques. InterpreÂtation probable d'un texte obscur ; d'autres comprennent quand le tranchant des beÃches... eÂtait eÂmousseÂ. Ð un pim : les deux tiers d'un sicle (sous-entendu dans le texte) d'argent

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Ãter les haches et redresser les aiguillons. | Au affu jour du combat, il n'y avait pas d'eÂpeÂe ni de lance pour tous ceux qui Âetaient avec Sau Èl et Jonathan ; il n'y en avait que pour Sau Èl et Jonathan, son fils. | Un poste de Philistins vint s'eÂtablir au passage de Mikmas.

Jonathan attaque un poste de Philistins 14 Un jour, Jonathan, fils de SauÈl, dit au serviteur qui portait ses armes : Viens, et passons jusqu'au poste des Philistins, qui est laÁ de l'autre coÃteÂ. Il n'en dit rien Áa son peÁre. 2 Sau Èl se tenait Áa la limite de GuibeÂa, sous le grenadier qui est Áa MigroÃn, avec une troupe d'en3 viron six cents hommes. | Ahiya, fils d'Ahitoub, freÁre d'I-Kabod, fils de PhineÂas, fils d'Eli, preÃtre du SEIGNEUR Áa Silo, portait l'eÂphod. La troupe ne savait pas que Jonathan s'en Âetait alleÂ. 4 Entre les passages par lesquels Jonathan cherchait Áa passer vers le poste des Philistins, il y en avait un avec une dent de rocher d'un coÃte et une dent de rocher de l'autre ; l'une Âetait nommeÂe Bo5 tsets et l'autre Senne Â. | L'une de ces dents se dresse au nord, en face de Mikmas, et l'autre au sud, en face de GueÂba. 6 Jonathan dit au serviteur qui portait ses armes : Viens, passons jusqu'au poste de ces incirconcis. Peut-eÃtre le SEIGNEUR agira-t-il en notre faveur, car rien n'empeÃche le SEIGNEUR de sauver, que ce soit par un petit nombre ou par un grand nombre. 7 Celui qui portait ses armes lui re Âpondit : Fais tout ce que tu as dans le cúur, n'heÂsite pas ; je suis avec 8 toi, comme ton propre cúur. | Eh bien, dit Jonathan, passons jusqu'aÁ ces hommes et montrons9 nous Á a eux ! | S'ils nous disent : « Ne bougez pas, nous vous rejoignons ! », nous resterons sur place, (environ 7 g, voir mesures , poids et monnaies). Ð aiguillons : baÃtons munis d'une pointe meÂtallique, servant aÁ conduire le beÂtail.  cise de Mikmas ; cf. v. 23 ; 14.31. 22 Au jour du combat : LXX pre  tablir ou prit position : litt. sortit vers, terme technique du 23 vint s'e langage militaire ; cf. 8.20n.

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 cuyer ; cf. Jg 1 au serviteur qui portait ses armes ou aÁ son e 9.54+. Ð poste des Philistins : cf. 13.23. GuibeÂa : LXX a lu GueÂba ; cf. 13.16n. Ð MigroÃn : cf. Es 10.28 ; nom propre deÂrive du mot heÂbreu signifiant aire (de battage des ceÂreÂales). Ð avec une troupe... : litt. le peuple qui eÂtait avec lui eÂtait d'environ... (meÃme expression aux v. 17,20) ; cf. 13.4n. Ð six cents hommes : cf. 13.15+. Ce v. preÂpare le reÂcit des v. 36-46. Ð Ahitoub : cf. 22.9,11. Ð I-Kabod : cf. 4.19ss. Ð Eli : cf. chap. 1±4. Ð Silo : cf. 1.3n. Ð portait l'eÂphod, c.-aÁ-d. eÂtait preÃtre ; cf. 2.18n ; Ex 25.7 ; 28.6-14. Ð La troupe ou le peuple, cf. v. 2n. Entre les passages... : autre traduction parmi les passages... Ð il y en avait un avec : sous-entendu (probable) dans le texte. Ð Botsets : l'origine et le sens de ce nom propre sont inconnus. Ð Le nom de Senne ressemble aÁ un mot heÂbreu signifiant buisson eÂpineux, cf. Ex 3.2nss. se dresse : le mot heÂbreu correspondant, qui pourrait signifier colonne, n'a pas d'eÂquivalent dans LXX, et est traduit de manieÁre treÁs diverse par les autres versions anciennes. incirconcis : cf. Jg 14.3n. Ð un petit nombre : cf. Jg 7.1-8 ; 1R 20.26-30 ; 2Ch 14.7-12 ; cf. 1S 17.45-47. Fais tout... : cf. 10.7 ; 2S 7.3// ; Es 10.7n. Ð n'heÂsite pas : litt. eÂtends pour toi ; l'expression heÂbraõÈque ainsi rendue est treÁs peu claire ; les traducteurs anciens ont deÂjaÁ eÂte treÁs embarrasseÂs. Autres traductions continue ; va ouÁ tu veux ; allons-y ; n'eÂcoute que ton sentiment. Ð avec toi, comme ton propre cúur : cf. 2S 15.15. nous les a livreÂs Gn 9.2n. Ð signe : cf. 2.34 ; 10.7-9 ; Gn 24.14 ;

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et nous ne monterons pas vers eux. | Mais s'ils disent : « Montez vers nous ! », nous monterons, car le SEIGNEUR nous les a livreÂs. Ce sera pour nous un signe. Ils se montreÁrent tous deux au poste des Philistins, et les Philistins dirent : Voici des HeÂbreux qui Á ils s'eÂtaient cacheÂs. | Les homsortent des trous ou mes du poste dirent Áa Jonathan et Áa celui qui portait ses armes : Montez nous voir, nous avons quelque chose Áa vous dire ! Jonathan dit Áa celui qui portait ses armes : Monte derrieÁre moi, car le SEIGNEUR les a livreÂs Áa IsraeÈl. | Jonathan monta en s'aidant des mains et des pieds, et celui qui portait ses armes montait derrieÁre lui. Les Philistins tombeÁrent devant Jonathan, et celui qui portait ses armes donnait la mort derrieÁre lui. | Lors de cette premieÁre action, Jonathan et celui qui portait ses armes abattirent une vingtaine d'hommes sur l'espace d'environ la moitie d'un arpent de terre. | La frayeur se reÂpandit dans le camp, dans la reÂgion et parmi tout le peuple ; le poste et les destructeurs furent Âegalement saisis de frayeur. La terre trembla. Ce fut une frayeur de Dieu. Les Philistins en deÂroute Les guetteurs de Sau Èl, qui Âetaient Áa GuibeÂa de Benjamin, virent que la multitude se dispersait et Ãte et de l'autre. | Alors Sau Èl dit Áa sa allait d'un co troupe : Faites l'appel, je vous prie, et voyez qui s'en est alle d'avec nous. On fit l'appel ; il manquait Èl dit Jonathan et celui qui portait ses armes. | Sau Áa Ahiya : Fais approcher le coffre de Dieu ! Ð Car en ce temps le coffre de Dieu Âetait avec les Èl parlait au preÃtre, le IsraeÂlites. | Pendant que Sau tumulte dans le camp des Philistins allait toujours croissant ; alors Sau Èl dit au preÃtre : Retire ta main ! Puis Sau Èl et toute sa troupe se rassembleÁrent et Ex 3.12 ; Es 7.11-14. des trous : cf. 13.6n. les a livreÂs aÁ IsraeÈl 2S 5.19 ; cf. Jg 3.28 ; 7.15. Cf. Lv 26.8 cette premieÁre action : litt. le premier coup ; le meÃme terme est traduit par deÂfaite au v. 30 ; cf. 4.8n,10n. Ð sur l'espace... : le texte heÂbreu correspondant est treÁs difficile aÁ comprendre ; les versions anciennes et modernes preÂsentent diverses traductions treÁs divergentes. L'ideÂe geÂneÂrale semble eÃtre que ce massacre de Philistins a eu lieu sur un espace treÁs limiteÂ. Le mot traduit ici par frayeur pourrait aussi avoir le sens de tremblement (cf. 13.7) ou de panique. Ð dans le camp : celui des Philistins ; cf. 2R 7.6s ; 19.35s ; voir aussi Ps 14.5. Ð les destructeurs : cf. 13.17. Ð La terre trembla : sens le plus probable ; on pourrait aussi comprendre le pays trembla, c.-aÁ-d. les habitants trembleÁrent, furent dans l'eÂpouvante ; cf. 4.5. Ð une frayeur de Dieu : la tournure heÂbraõÈque pourrait eÃtre comprise comme un superlatif : une frayeur terrible ; cf. Gn 35.5 ; Ex 23.27 ; 2Ch 17.10 ; voir aussi 5.11n. la multitude : des Philistins ; le mot heÂbreu correspondant est rendu par tumulte au v. 19. Ð se dispersait... : texte heÂbreu peu clair, mais le sens geÂneÂral n'est pas douteux. sa troupe : cf. v. 2n. Ð Faites l'appel... On fit l'appel... : litt. intervenez donc... ils intervinrent... Ahiya : cf. v. 3. Ð le coffre de Dieu : cf. 4.4s ; 7.1s ; Ex 25.10-16. Cette mention du Coffre est surprenante car, d'apreÁs 7.1s, le coffre de l'alliance eÂtait deÂpose aÁ Qiriath-YeÂarim. L'expression heÂbraõÈque pourrait ici deÂsigner une sorte de coffret contenant des objets divinatoires. LXX remplace le coffre de Dieu par l'eÂphod (cf. v. 3 ; 30.7s ; Nb 27.21). le tumulte : cf. v. 16n. Ð Retire ta main : SauÈl ordonne au preÃtre de cesser la consultation de Dieu, car la situation eÂvolue clairement vers la deÂroute des Philistins. se rassembleÁrent : litt. furent appeleÂs ; cf. Jg 4.10n ; 6.34n. Ð Le lieu du combat deÂsigne l'endroit ouÁ se manifeste le tumulte du $

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s'avanceÁrent jusqu'au lieu du combat. LaÁ, chacun tournait son ÂepeÂe contre son voisin : c'eÂtait une panique terrible. | Il y avait parmi les Philistins, comme d'habitude, des HeÂbreux qui Âetaient monteÂs avec eux dans le camp et aux alentours ; ils se joignirent aux gens d'IsraeÈl qui Âetaient avec Sau Èl et Jonathan. | Tous les hommes d'IsraeÈl qui s'eÂtaient cacheÂs dans la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm, apprenant que les Philistins fuyaient, se mirent aussi Áa les serrer de preÁs dans le combat. Le SEIGNEUR sauva IsraeÈl en ce jour-laÁ ; le combat se prolongea jusqu'au-delaÁ de Beth-Aven. Le peuple sauve Jonathan Les hommes d'IsraeÈl Âetaient serreÂs de preÁs en ce jour-laÁ. Alors Sau Èl imposa une adjuration Áa la troupe, en disant : Maudit soit l'homme qui mangera avant le soir, avant que je me sois venge de mes ennemis ! DeÁs lors, personne ne mangea rien. Tous les hommes du pays Âetaient arriveÂs dans la foreÃt ; il y avait du miel partout. | Lorsque la troupe arriva dans la foreÃt, le miel y coulait ; mais personne ne porta la main Áa la bouche, car la troupe respectait le serment. | Jonathan n'avait pas entendu que son peÁre avait fait preÃter serment Áa la troupe ; il avancËa l'extreÂmite du baÃton qu'il avait Áa la main, la plongea dans un rayon de miel et ramena la main Áa la bouche ; ses yeux se mirent Áa briller. | Alors quelqu'un de la troupe lui dit : Ton peÁre a fait preÃter serment Áa la troupe, en disant : « Maudit soit l'homme qui mangera aujourd'hui ! » Or la troupe Âetait fatigueÂe. | Et Jonathan dit : Mon peÁre a attire le malheur sur le pays ; regardez, je vous prie, comme

v. 19. Ð chacun... son voisin : les Philistins se battent entre eux ; cf. Jg 7.22 ; 2Ch 20.23. comme d'habitude : litt. comme hier, avant-hier ; cf. 4.7n. Ð des HeÂbreux : cf. 13.3n. Ð ils se joignirent : plusieurs versions anciennes ont lu ils firent deÂfection et se joignirent. s'eÂtaient cacheÂs : cf. 13.6. Ð la reÂgion montagneuse d'EphraõÈm : cf. 1.1n. sauva IsraeÈl : cf. Ps 44.7s. Ð Beth-Aven : cf. 13.5 ; Jos 7.2. eÂtaient serreÂs de preÁs : meÃme expression en 13.6 ; il pourrait donc s'agir de la situation des IsraeÂlites confronteÂs aux reÂactions des Philistins en fuite. Mais on peut aussi rattacher cette proposition aÁ la suivante et comprendre : Les hommes d'IsraeÈl eÂtaient dans une situation difficile, car SauÈl avait imposeÂ... Ð une adjuration : cf. 1R 8.31n ; il s'agit d'une formule de maleÂdiction conditionnelle, qui pouvait aussi se preÂsenter sous la forme : que je (ou tu ) sois maudit, si je (ou tu ) mange (s)... Comparer avec la tournure freÂquente Que Dieu me (ou te) fasse ceci et qu'il y ajoute cela, si je (ou tu)... ; cf. 3.17n ; voir aussi Gn 24.41n ; Lv 5.1n ; Nb 5.21n ; beÂneÂdiction , maleÂdiction. Ð aÁ la troupe : autre traduction au peuple, meÃme possibilite dans la suite, jusqu'au v. 34 ; cf. v. 2n ; 13.4n. Ð qui mangera : litt. qui mangera du pain ; cf. v. 28. Ce jeuÃne est probablement une pratique religieuse visant aÁ obtenir l'aide de Dieu dans le combat. Tous les hommes du pays : litt. tout le pays. Ð du miel d'abeilles sauvages ; cf. Mt 3.4. Ð partout : litt. sur la (sur)face de la campagne ou des champs ; on a aussi compris jusque par terre. La preÂcision montre en tout cas que le miel eÂtait bien visible de tous et facile d'acceÁs. respectait (litt. craignait ) le serment, c.-aÁ-d. avait peur des conseÂquences d'une violation du serment ; le serment (autre traduction la parole solennelle) deÂsigne l'adjuration du v. 24. n'avait pas entendu ou n'avait pas appris. Ð se mirent aÁ briller : autre lecture traditionnelle virent (clair). Comparer avec une situation analogue en 30.12. Voir aussi Pr 24.13. Or la troupe eÂtait fatigueÂe ou c'est pourquoi la troupe (litt. le peuple ; cf. v. 2n) est fatigueÂe. a attire le malheur... : cf. Gn 34.30+ ; Jos 6.18+ ; 1R 18.17s.

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Ãte un peu de ce mes yeux brillent, parce que j'ai gou miel ! | Si la troupe avait mange aujourd'hui une part du butin qu'elle a trouve chez ses ennemis, la deÂfaite des Philistins n'aurait-elle pas Âete bien plus grande ? Ils battirent ce jour-laÁ les Philistins depuis Mikmas jusqu'aÁ AyyaloÃn. La troupe Âetait treÁs fatigueÂe et elle se jeta sur le butin. Elle prit du petit beÂtail, des búufs et des veaux, les immola sur la terre ; la Èl : troupe mangea au-dessus du sang. | On dit Áa Sau La troupe peÁche contre le SEIGNEUR, en mangeant au-dessus du sang. Sau Èl dit : Vous vous Ãetes conduits comme des traõÃtres ! Roulez tout de suite vers moi une grande pierre. | Puis il ajouta : Dispersez-vous dans la troupe et dites Áa chacun de m'amener son búuf, son mouton ou sa cheÁvre, et de l'immoler ici. Vous mangerez ensuite et vous ne peÂcherez pas contre le SEIGNEUR en mangeant audessus du sang. Pendant la nuit, chacun amena son Èl propre búuf, afin de l'immoler Áa cet endroit. | Sau baÃtit donc un autel pour le SEIGNEUR : c'est le premier autel qu'il baÃtit pour le SEIGNEUR. Sau Èl dit : Attaquons les Philistins cette nuit, pillons-les jusqu'aÁ l'aube et qu'il n'en reste pas un seul. Ils dirent : Fais tout ce qui te plaira. Alors le preÃtre dit : PreÂsentons-nous ici devant Dieu. Sau Èl interrogea Dieu : Dois-je attaquer les Philistins ? Les livreras-tu Áa IsraeÈl ? Mais ce jour-laÁ il ne Èl dit : Approchez ici, lui donna pas de reÂponse. | Sau vous tous, chefs du peuple ! Vous voyez bien en quoi il y a eu peÂche aujourd'hui. | Par la vie du SEIGNEUR, le Sauveur d'IsraeÈl, meÃme si c'est Jonathan, mon fils, qui en est l'auteur, il sera mis Áa

une part du butin : litt. du butin ; cette affirmation anticipe sur le v. 32. Mikmas : cf. 13.2n. Ð AyyaloÃn : localite situeÂe aÁ environ 25 km aÁ l'ouest de Mikmas, et proche du territoire philistin ; cf. Jos 10.12 ; 19.42. Ð fatigueÂe : cf. v. 28. elle se jeta sur le butin : autre lecture traditionnelle elle fit du butin ; cf. 15.19. Ð sur la terre, c.-aÁ-d. sur place, aÁ meÃme le sol, sans la moindre installation permettant un deÂroulement rituel de la proceÂdure sacrificielle (voir la grande pierre du v. 33). Ð au-dessus du sang , c.-aÁ-d. aÁ l'endroit meÃme ouÁ le sang de la victime avait coule (autre preÂposition, souvent employeÂe dans le meÃme sens, au v. 34 ; cf. Lv 19.26n ; Ez 33.25). On a souvent traduit l'expression heÂbraõÈque correspondante par avec le sang (LXX , Vg ), en y voyant seulement une allusion aux commandements qui interdisaient de consommer la viande d'un animal qui n'aurait pas eÂte saigne rituellement (cf. Gn 9.4 ; Lv 3.17 ; 7.26s ; 17.1014). Mais il est plus probable que le texte eÂvoque et condamne ici un rituel particulier, consideÂre comme non conforme au culte de YHWH. tout de suite : litt. aujourd'hui, c.-aÁ-d. pendant qu'il fait encore jour ; pour IsraeÈl, le jour se termine au coucher du soleil. Ð une grande pierre qui servira d'autel de fortune. amena son propre búuf : litt. amena son búuf par la main ; ici l'heÂbreu a laisse son mouton ou sa cheÁvre sous-entendu ; LXX amena ce qu'il avait dans sa main (ou aÁ sa disposition). Ce v. ne deÂcrit sans doute pas une nouvelle entreprise de SauÈl, mais renvoie aux v. 32n-33n. Cf. Jg 6.24n. Attaquons : litt. descendons derrieÁre, de meÃme au v. 37. Ð jusqu'aÁ l'aube : litt. jusqu'aÁ la lumieÁre du matin. Ð ce qui te plaira : cf. v. 40 ; 3.18+. Ð Voir preÃtre . Ð PreÂsentons-nous (ou approchons-nous) est une invitation aÁ consulter Dieu pour connaõÃtre sa volonteÂ. interrogea Dieu : cf. 10.22n ; Jg 1.1+. Ð aÁ IsraeÈl : litt. entre les mains d'IsraeÈl ; cf. 4.3n. Ð pas de reÂponse : cf. 28.6 ; Mi 3.4,7 ; Jb 30.20 ; voir aussi 1R 18.26 ; Es 46.7. chefs : cf. Jg 20.2n. Ð peÂche : cf. Jos 7.13s ; ici le silence de Dieu manifeste son irritation ; voir Mi 3.1ss. Par la vie du SEIGNEUR : tournure qui est tout aÁ la fois une confes$

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mort ! Et dans tout le peuple, personne ne lui reÂpondit. | Il dit Áa tout IsraeÈl : Mettez-vous d'un coÃte ; Jonathan, mon fils, et moi, nous serons de l'autre. Et le peuple dit Áa Sau Èl : Fais ce qui te Èl dit au SEIGNEUR : Dieu d'IsraeÈl, fais plaira. | Sau connaõÃtre la veÂrite ! Jonathan et Sau Èl furent deÂsiÈl dit : gneÂs, et le peuple fut mis hors de cause. | Sau Tirez au sort entre moi et Jonathan, mon fils. Èl dit Áa Jonathan : RaJonathan fut deÂsigneÂ. | Sau conte-moi ce que tu as fait. Jonathan le lui raÃte un peu de miel, dit-il, avec conta : J'ai gou l'extreÂmite du baÃton que j'avais Áa la main ; eh Èl dit : Que Dieu fasse bien, que je meure ! | Et Sau ceci et qu'il y ajoute cela ! Tu mourras, Jonathan ! Le peuple dit Áa Sau Èl : Quoi ! Jonathan mourrait, lui qui a reÂalise cette grande victoire en IsraeÈl ! Jamais ! Par la vie du SEIGNEUR, il ne tombera pas Áa terre un seul cheveu de sa teÃte, car c'est avec Dieu qu'il a agi en ce jour. Ainsi le peuple deÂgagea Jonathan ; il ne mourut pas. | ApreÁs avoir poursuivi les Philistins, Sau Èl remonta ; quant aux Philistins, ils s'en alleÁrent chez eux. Les victoires de SauÈl ; sa famille Quand Sau Èl eut pris possession de la royaute ÃteÂs la guerre Áa tous ses sur IsraeÈl, il fit de tous co ennemis, Áa Moab, aux Ammonites, Áa Edom, aux Á il rois de Tsoba et aux Philistins ; partout ou allait, il Âetait vainqueur. | Il deÂploya sa force, battit Amalec et deÂlivra IsraeÈl de la main de ceux qui le pillaient.

sion de foi et une formule de serment (par le Dieu vivant) ; cf. v. 45 ; 19.6 ; 20.3 ; 25.26 ; Jg 8.19 ; 2S 4.9 ; 1R 2.24 ; 2R 2.2 ; Jr 5.2. Ð mis aÁ mort : cf. 2S 12.5. Ð personne ne lui reÂpondit : le peuple refuse de deÂnoncer Jonathan, et laisse aÁ SauÈl la responsabilite de ses deÂmarches (v. 40). Mettez-vous d'un coÃteÂ... : proceÂdure analogue aÁ celle de Jos 7.10-18 (pour la recherche d'un coupable) et aÁ celle de 1S 10.2024 (pour la deÂsignation du roi). Ð ce qui te plaira : cf. v. 36. Il semble que le texte heÂbreu ait subi une amputation involontaire, aÁ la suite d'une erreur de copie. LXX a conserve un texte long : Dieu d'IsraeÈl, pourquoi ne m'as-tu pas reÂpondu, aÁ moi, ton serviteur, aujourd'hui ? Si la faute est chez moi ou chez Jonathan, mon fils, Seigneur, Dieu d'IsraeÈl, donne l'eÂvidence (ourim, en heÂbreu) ; et si tu dis ceci : « (Elle est) dans ton peuple d'IsraeÈl », donne la perfection (toummim ; le texte heÂbreu porte tamim, traduit ici par veÂriteÂ). Il s'agirait donc d'une consultation au moyen des objets sacreÂs nommeÂs ourim et toummim, cf. 10.21s ; Ex 28.30. Ð furent deÂsigneÂs / fut mis hors de cause : litt. furent pris / sortit ; cf. Ps 7.10 ; Ac 1.24. LXX preÂsente eÂgalement dans ce v. un texte long : ... entre moi et Jonathan, mon fils. Celui que le Seigneur aura deÂsigne mourra. Mais le peuple dit aÁ SauÈl : « Cela ne sera pas. » Pourtant SauÈl l'emporta sur le peuple. On tira au sort entre lui et Jonathan, son fils. Et Jonathan fut deÂsigneÂ. Ð Tirez au sort : litt. faites tomber. Raconte-moi ce que tu as fait : cf. Jos 7.19 ; Jon 1.7s. Que Dieu... : cf. v. 24n ; 3.17n. a reÂalise cette grande victoire : litt. a fait ce grand salut ; cf. 11.13 ; 19.5. Ð Jamais ! cf. 2.30n. Ð Par la vie du SEIGNEUR : cf. v. 39n. Ð un seul cheveu de sa teÃte : cf. 2S 14.11 ; 1R 1.52 ; Lc 21.18 ; Ac 27.34. Ð c'est avec Dieu qu'il a agi : autre traduction c'est lui qui, avec Dieu, a fait ce jour ; cf. Ps 44.3-8. Ð deÂgagea ou libeÂra, cf. Dt 7.8n. aÁ tous ses ennemis : l'eÂnumeÂration qui suit mentionne Moab et les Ammonites, aÁ l'est, Edom, au sud, Tsoba, au nord, et les Philistins, aÁ l'ouest (de tous coÃteÂs). Ð il eÂtait vainqueur : litt. il sauvait (9.16), d'apreÁs LXX , Vg et Syr . Le texte heÂbreu traditionnel porte il eÂtait meÂchant (ou il agissait meÂchamment), lecËon probablement issue de la geÃne de certains scribes devant une affirmation positive au sujet de SauÈl. $

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Les fils de Sau Èl Âetaient Jonathan, Yishvi et Malki-Shoua. Quant au nom de ses deux filles : le nom de l'aõÃneÂe Âetait MeÂrab et le nom de la cadette Èl Âetait Ahinoam, Mikal. | Le nom de la femme de Sau fille d'Ahimaats. Le nom du chef de son armeÂe Âetait Abiner, fils de Ner, oncle de Sau Èl. | Qish, peÁre de Sau Èl, et Ner, peÁre d'Abner, Âetaient fils d'Abiel. | Il y eut une guerre acharneÂe contre les Philistins pendant tous les jours de Sau Èl. Tout homme vaillant et fort que Sau Èl remarquait, il se l'adjoignait. Nouvelle faute de SauÈl Samuel dit Áa Sau Èl : C'est moi que le SEIGNEUR a envoye pour te confeÂrer l'onction, afin que tu sois roi sur son peuple, sur IsraeÈl. Ecoute donc ce que dit le SEIGNEUR. | Ainsi parle le SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes : J'ai deÂcide de faire rendre des comptes Áa Amalec pour ce qu'il a fait Áa IsraeÈl, quand il s'est mis sur son chemin tandis que celui-ci montait d'Egypte. | Va maintenant, attaque Amalec et frappe d'anatheÁme tout ce qui lui appartient : tu ne l'eÂpargneras pas ; tu mettras Áa mort hommes et femmes, enfants et nourrissons, búufs, moutons et cheÁvres, chameaux et Ãanes. Sau Èl battit le rappel des troupes et les passa en revue Áa TelaõÈm : il y avait deux cent mille fantassins Èl marcha jusqu'aÁ et, de Juda, dix mille hommes. | Sau la ville d'Amalec et mit une embuscade dans l'oued. | Il dit aux CaõÈnites : Allez, Âecartez-vous, descendez d'Amalec, afin que je ne vous fasse pas

Il deÂploya sa force, battit (cf. Nb 24.18) ou il montra sa vaillance en battant. Ð Amalec : voir chap. 15. Ð de ceux qui le pillaient : cf. Jg 2.16 ; Es 17.14 ; Jr 30.16 ; Ez 39.10. Les fils de SauÈl : cf. 31.2 ; 1Ch 8.33. Ð MeÂrab : cf. 18.17-19. Ð Mikal : cf. 18.20-28 ; 19.11-17 ; 2S 3.13s ; 6.16ss. Ahinoam : le nom de la femme de SauÈl n'est mentionne nulle part ailleurs. Ð Abiner : variante orthographique du nom d'Abner (v. 51 et dans la suite) ; cf. 17.55ss ; 20.25 ; 26.5-15 etc. Ð oncle de SauÈl : cf. 10.14ss. fils d'Abiel : cf. 9.1. Tout homme vaillant... : autre traduction tout vaillant guerrier ; cf. 10.26. l'onction : cf. 10.1. Ð ce que dit le SEIGNEUR : litt. la voix (ou le son) des paroles du SEIGNEUR ; cf. Dt 4.12. SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes : cf. 1.3n ; voir noms divins. Ð J'ai deÂcide de... : autre traduction j'ai repense aÁ Amalec ; Vg j'ai passe en revue Amalec ; LXX je ferai justice aÁ Amalec... Ð Amalec, c.-aÁ-d. les AmaleÂcites (de meÃme dans la suite du chap.) : cf. Ex 17.8-16 ; Dt 25.17-19. Ð montait d'Egypte Gn 12.10n. attaque : litt. frappe ; cf. 4.2n. Ð frappe d'anatheÁme : cf. Dt 2.34n ; voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. Ð moutons et cheÁvres : cf. Ex 12.3n. Ð Extermination de tous les eÃtres vivants : voir 22.19 ; Dt 13.16 ; Jos 6.21. battit le rappel des troupes : litt. fit entendre au peuple (cf. 13.4n), ce qui signifie concreÁtement mobilisa l'armeÂe ; cf. 23.8. Ð TelaõÈm : probablement la meÃme localite que TeÂlem, Jos 15.24. jusqu'aÁ la ville d'Amalec : LXX jusqu'aux villes d'Amalec. Ð mit une embuscade : sens probable, d'apreÁs des versions anciennes, d'une forme verbale heÂbraõÈque difficilement identifiable. Ð oued : cf. Gn 26.17n. aux CaõÈnites (ou aux QeÂnites ; litt. au CaõÈnite, singulier aÁ valeur collective) : clan nomade des deÂserts du sud, voir en particulier Gn 4.1n ; 15.19 ; Nb 24.21ns ; Jg 1.16 ; 4.11-24. Ð descendez : les AmaleÂcites vivaient dans une reÂgion montagneuse ; le verbe correspondant est absent de LXX. Ð d'Amalec : litt. du milieu d'Amalec. Ð afin que je ne vous fasse pas disparaõÃtre avec lui : litt. afin que je ne t'ajoute pas aÁ lui, c.-aÁ-d. afin que je ne te traite pas comme lui. Cf. Gn 19.12 ; Ap 18.4. Ð vous 1

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disparaõÃtre avec lui ; car vous avez agi avec fideÂlite envers tous les IsraeÂlites, lorsqu'ils sont monteÂs d'Egypte. Les CaõÈnites s'eÂcarteÁrent donc d'Amalec. Sau Èl battit Amalec depuis Havila jusqu'aux abords de Shour, qui est en face de l'Egypte. | Il prit vivant Agag, roi d'Amalec. Il frappa d'anatheÁme tout le peuple et le passa au fil de l'eÂpeÂe. Mais Sau Èl et le peuple ÂepargneÁrent Agag, ainsi que ce qu'il y avait de meilleur dans le petit beÂtail et le gros beÂtail, les beÃtes de seconde porteÂe et les jeunes beÂliers, tout ce qu'il y avait de bon. Ils ne voulurent pas frapper tout cela d'anatheÁme ; ils ne frappeÁrent d'anatheÁme que ce qui Âetait meÂprisable et cheÂtif. Dieu rejette SauÈl La parole du SEIGNEUR parvint Áa Samuel : | Je regrette d'avoir investi Sau Èl de la royauteÂ, car il s'est deÂtourne de moi et il n'a pas exeÂcute mes paroles. Samuel en fut faÃche ; il cria vers le SEIGNEUR toute la nuit. | Samuel se leva de bon matin pour aller trouver Sau Èl. On lui dit : Sau Èl est alle au Carmel, il s'y est Âerige un monument ; puis il est redescendu Èl, et Sau Èl au Guilgal. | Samuel se rendit aupreÁs de Sau lui dit : Sois beÂni du SEIGNEUR ! J'ai exeÂcute la parole du SEIGNEUR. | Samuel dit : Qu'est-ce donc que ces beÃlements de petit beÂtail qui parviennent Áa mes oreilles, et ces mugissements de gros beÂtail que Èl reÂpondit : On les a ameneÂs de chez j'entends ? | Sau les AmaleÂcites : le peuple a Âepargne le meilleur du petit beÂtail et du gros beÂtail, afin de le sacrifier au SEIGNEUR, ton Dieu ; le reste, nous l'avons frappe d'anatheÁme. Samuel dit Áa Sau Èl : Assez ! Je vais t'annoncer ce Èl lui dit : que le SEIGNEUR m'a dit cette nuit. Et Sau avez agi avec fideÂlite : cf. 20.8. Ð lorsqu'ils sont monteÂs d'Egypte : cf. Nb 10.29-32. Havila : cf. Gn 2.11 ; 10.7,29 ; Shour : cf. 27.8 ; Gn 16.7 ; 20.1 ; Ex 15.22 ; ces deux localiteÂs, eÂgalement mentionneÂes ensemble en Gn 25.18, repreÂsentent les limites orientale et occidentale du deÂsert situe au sud du pays d'IsraeÈl, entre l'Arabie et l'Egypte. Agag : un Agag est mentionne en Nb 24.7 ; dans le livre d'Esther, Haman (3.1) est un Agaguite, donc un descendant d'Agag. Ð et le passa au fil de l'eÂpeÂe : litt. aÁ bouche d'eÂpeÂe (Jos 6.21+), image qui suggeÁre l'ideÂe de l'eÂpeÂe qui deÂvore ses victimes, cf. 22.19 ; 2S 2.26 ; 11.25 ; Jr 46.10,14. eÂpargneÁrent Agag : cf. 1R 20.30-34. Ð les beÃtes de seconde porteÂe : le sens du mot heÂbreu correspondant est treÁs incertain. Ð de bon : cf. Jos 6.18 ; 7.21. Ð meÂprisable et cheÂtif : le sens des mots heÂbreux correspondants est incertain. Le mot traduit par cheÂtif signifie litt. qui fond ; LXX qu'on rejette. La parole du SEIGNEUR parvint aÁ : cette tournure se rencontre freÂquemment dans les livres des propheÁtes, en particulier JeÂreÂmie (1.4 etc.) et EzeÂchiel (3.16 etc.). Je regrette : cf. v. 29,35 ; Gn 6.6s ; Ex 32.12-14 ; Jr 18.7-10. Ð il s'est deÂtourne de moi : litt. il s'est deÂtourne (ou il est revenu) de derrieÁre moi ; autre traduction il a cesse de me suivre ; cf. Nb 14.43n ; 1R 9.6 ; 11.9. Ð exeÂcute : autre traduction reÂaliseÂ. Ð en fut faÃche : autre traduction en fut profondeÂment eÂmu ou bouleverseÂ. Ð cria vers le SEIGNEUR : cf. 7.8n ; 12.8,10. trouver SauÈl pour lui transmettre le message propheÂtique que Dieu lui a communiqueÂ. Ð Carmel : localite de Juda, situeÂe au sud d'HeÂbron, cf. 25.2 ; Jos 15.55 ; aÁ ne pas confondre avec le mont Carmel, sur le littoral meÂditerraneÂen. Ð un monument : litt. une main, cf. 2S 18.18 ; Es 56.5 ; Ez 21.24. Ð il est redescendu au Guilgal : litt. il a tourne et il est passe et il est descendu au Guilgal (cf. 7.16n). Ð LXX preÂsente la fin du v. 12 et le deÂbut du v. 13 sous une forme un peu diffeÂrente, avec des informations tireÂes en fait du v. 21 : Samuel... descendit au Guilgal aupreÁs de SauÈl. Or celui-ci eÂtait en train d'offrir des holocaustes au SEI mices du butin qu'il avait pris aÁ Amalec. Samuel GNEUR, les pre s'approcha de SauÈl, et SauÈl lui dit : ... Sois beÂni du SEIGNEUR : formule qui peut eÃtre interpreÂteÂe comme une salutation ou comme un remerciement ; cf. 23.21 ; $

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Parle ! | Samuel dit : N'est-ce pas lorsque tu Âetais petit Áa tes propres yeux que tu es devenu le chef des tribus d'IsraeÈl, et que le SEIGNEUR t'a confeÂre l'onction pour que tu sois roi sur IsraeÈl ? | Le SEIGNEUR t'avait envoye en disant : Va et frappe d'anatheÁme ces peÂcheurs d'AmaleÂcites ; tu leur feras la guerre jusqu'aÁ leur extermination. | Pourquoi n'as-tu pas Âecoute le SEIGNEUR ? Pourquoi t'es-tu jete sur le butin et as-tu fait ce qui deÂplaisait au SEIGNEUR ? Sau Èl reÂpondit Áa Samuel : J'ai bien Âecoute le SEIGNEUR et j'ai suivi le chemin sur lequel le SEIGNEUR m'avait envoyeÂ. J'ai amene Agag, roi d'Amalec, et j'ai frappe Amalec d'anatheÁme ; | mais le peuple a pris sur le butin du petit beÂtail et du gros beÂtail, comme preÂmices de l'anatheÁme, afin de les sacrifier au SEIGNEUR, ton Dieu, au Guilgal. | Samuel dit : Le SEIGNEUR prend-il autant plaisir aux holocaustes et aux sacrifices qu'aÁ l'obeÂissance de celui qui Âecoute le SEIGNEUR ? Ecouter vaut mieux que les sacrifices, preÃter attention vaut mieux que la graisse des beÂliers. Car la reÂbellion vaut le peÂche de divination, et la reÂsistance vaut le recours illicite aux teraphim. Puisque tu as rejete la parole du SEIGNEUR, il te rejette aussi : tu ne seras plus roi. Alors Sau Èl dit Áa Samuel : J'ai peÂche ; j'ai passe outre aux ordres du SEIGNEUR et Áa tes paroles ; je craignais le peuple, et je l'ai ÂecouteÂ. | Maintenant, je te prie, pardonne mon peÂcheÂ, reviens avec moi, et je me prosternerai devant le SEIGNEUR. | Samuel dit Áa Sau Èl : Je ne reviendrai pas avec toi. Puisque tu as Jg 17.2 ; 2S 2.5 ; Rt 3.10. Ð J'ai exeÂcute la parole du SEIGNEUR v. 11 ; cf. Pr 21.2 ; 28.13. On les a ameneÂs : LXX dit je les ai ameneÂs. Ð a eÂpargne le meilleur : cf. v. 9. Ð afin de le sacrifier : SauÈl essaie de justifier ainsi la deÂsobeÂissance des soldats ; cf. v. 21. Ð nous l'avons frappe : LXX je l'ai frappe ; cf. v. 20. Assez ! ou cela suffit ! litt. abandonne ou cesse ; cf. Ps 46.11. Ð m'a dit cette nuit v. 10s ; 2S 7.4+. petit aÁ tes propres yeux 9.21n ; cf. Pr 15.33. Ð onction 9.16 ; 10.1. t'avait envoye : litt. t'avait envoye sur le chemin ; le sens de cette expression pourrait eÃtre ici t'avait indique le chemin aÁ suivre ; cf. v. 20. Ð jusqu'aÁ leur extermination : cf. 2R 13.17-19. eÂcoute le SEIGNEUR : cf. 12.14s ; 15.1. Ð jete sur le butin : cf. 14.32. Ð fait ce qui deÂplaisait : cf. Nb 22.34n ; Jg 2.11+. Dans les v. 20s, SauÈl eÂnumeÁre les points sur lesquels il consideÁre avoir obeÂi au SEIGNEUR, en reprenant les expressions de Samuel dans les v. 18s ; quant aux deÂsobeÂissances (Agag et le beÂtail eÂpargneÂs), il tente de les preÂsenter sous un jour positif. Ð J'ai amene Agag : cf. 1R 20.30-43. qu'aÁ l'obeÂissance... : litt. qu'aÁ (l'attitude consistant aÁ) eÂcouter (ou obeÂir aÁ) la voix du SEIGNEUR ; cf. v. 19s ; sur l'opposition entre obeÂissance et sacrifices , voir Es 1.11-17 ; Jr 7.21-23 ; Os 6.6 ; Am 5.22-25 ; Mi 6.6-8 ; Ps 50.8-14 ; Pr 21.3 ; Ec 4.17 ; Mt 9.13 ; 12.7. peÂche de divination ou peÂche de magie ; cf. 28.7-10 ; Dt 18.10. Ð la reÂsistance ou l'insoumission, l'insubordination. Ð le recours illicite aux teraphim : litt. le mal des teraphim, d'apreÁs la facËon dont le texte a eÂte lu par une version ancienne ; texte heÂbreu traditionnel le mal (ou l'injustice, cf. Nb 23.21n) et les teraphim ; ces derniers semblent eÂvoquer ici l'idolaÃtrie en geÂneÂral (cf. 1S 19.13 ; 2R 23.24). Ð rejete : cf. 8.7n. Ð tu ne seras plus roi : litt. de (la position de) roi ; cf. 13.14. LXX ajoute sur IsraeÈl, cf. v. 26. J'ai peÂche : cf. v. 30 ; 26.21 ; Ex 9.27 ; 10.16 ; Nb 22.34 ; 2S 12.13 ; 24.10,17 ; Ps 51.6. Ð aux ordres : litt. aÁ la bouche ; cf. Nb 14.41 ; 22.18. Ð je craignais... : cf. Ex 23.2 ; Pr 29.25 ; Ga 1.10. Cf. v. 30. Ð pardonne mon peÂche : autres traductions enleÁve mon peÂche ; charge-toi de mon peÂche ; cf. Gn 50.17n ; Ex 10.17n ; Ps 32.5n. Ð je me prosternerai devant le SEIGNEUR : cf. 1.3,19,28 ; Gn 22.5 ; Dt 26.10 ; 2S 12.20 ; Ps 5.8. Cf. 2.30 ; 1R 11.11. $

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Une harpe (cf. 1S 16.16 n,23) reconstitueÂe (hauteur 1,20 m) aÁ partir d'eÂleÂments (or, lapis-lazuli, pierres et coquillages) retrouveÂs aÁ Our, en Babylonie (Gn 11.28 n) ; sa caisse de reÂsonnance eÂtait deÂcoreÂe d'une teÃte de taureau barbu en or (XXV e s. av. J.-C.).

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rejete la parole du SEIGNEUR, le SEIGNEUR te rejette : tu ne seras plus roi sur IsraeÈl. | Comme Samuel se tournait pour s'en aller, Sau Èl le saisit par le pan de son manteau, qui se deÂchira. | Samuel lui dit : Le SEIÂchire aujourd'hui la royaute d'IsraeÈl pour GNEUR de te l'oÃter, et il la donne Áa un autre, qui est meilleur que toi. | La majeste d'IsraeÈl ne ment pas et n'a pas de regret ; ce n'est pas un Ãetre humain, pour qu'il ait du Èl dit encore : J'ai peÂche ! Maintenant, je te regret. | Sau prie, honore-moi devant les anciens de mon peuple et devant IsraeÈl ; reviens avec moi, et je me prosternerai devant le SEIGNEUR, ton Dieu. le pan : litt. l'aile ; cf. 24.5s ; Rt 3.9. deÂchire : cf. 28.17 ; 1R 11.30s. Ð aÁ un autre, qui est meilleur que toi : litt. aÁ ton prochain, qui..., allusion aÁ David, cf. 13.14n ; Ac 13.22 ; on a parfois traduit aÁ l'un de tes proches, qui... La majeste : le sens du mot heÂbreu correspondant (Lm 3.18 ; 1Ch 29.11) est difficile aÁ cerner ; autres traductions la confiance, l'eÂterniteÂ, la gloire, la protection, la splendeur, la veÂriteÂ, la victoire. Voir d'autres titres en Ex 15.2 ; Es 60.19 ; Ez 38.7 ; Ps 3.4 ; Jn 10.9. Ð ne ment pas (ou ne trompe pas) / n'a pas de regret (ou ne change pas d'avis) : cf. v. 11,35 ; Nb 23.19 ; Ez 24.14 ; 2Tm 2.13 ; Tt 1.2. Cf. v. 24+. Ð SauÈl : litt. il. Samuel revint et suivit SauÈl : litt. Samuel revint derrieÁre SauÈl, ce qui signifie Samuel accompagna (ou raccompagna) SauÈl. Agag : cf. v. 20. Ð l'air serein : le mot heÂbreu correspondant ne se trouve qu'ici, et en Jb 38.31, ouÁ il s'applique aÁ une constellation (les liens des PleÂiades) ; son origine et son sens sont treÁs incertains. Les versions anciennes et modernes preÂsentent une grande varieÂte de traductions : avec assurance, avec noblesse, charge de chaõÃnes, en chancelant, en reÂsistant, en tremblant. Ð il se disait : litt. il dit, mais le verbe heÂbreu peut aussi exprimer l'ideÂe de se dire aÁ soi-meÃme, inteÂrieurement. Ð l'amertume de la mort est eÂcarteÂe : LXX la mort est ameÁre ; cf. 1Th 5.3. Par ton eÂpeÂe... le sien : autre traduction, plus litteÂrale comme ton eÂpeÂe a prive des femmes de leurs enfants, ainsi ta meÁre entre les femmes sera priveÂe d'enfants ; cf. Ex 21.24 ; Jg 1.7 ; Mt 7.2 ; Jc 2.13. Ð mit en pieÁces : le mot heÂbreu correspondant n'apparaõÃt qu'ici dans l'A.T. et son sens preÂcis est incertain ; autres traductions exeÂcuta ; fit exeÂcuter. Ð au Guilgal : cf. 7.16n. Rama : reÂsidence habituelle de Samuel (1.1 ; 7.17). Ð GuibeÂa : cf. 11.4n. menait deuil sur SauÈl : autre traduction pleurait sur SauÈl. Ð re-

Samuel oint David comme roi d'IsraeÈl 16 Le SEIGNEUR dit Áa Samuel : Jusqu'aÁ quand pleureras-tu sur Sau Èl ? Moi, je l'ai rejete : il ne sera plus roi sur IsraeÈl. Remplis ta corne d'huile et va. Je t'envoie chez JesseÂ, le BethleÂheÂmite, car j'ai vu mon 2 roi parmi ses fils. | Samuel dit : Comment irais-je ? Sau Èl l'apprendra et il me tuera. Le SEIGNEUR dit : Tu emmeÁneras avec toi une geÂnisse et tu diras : « Je 3 viens offrir un sacrifice au SEIGNEUR. » | Tu inviteras Jesse au sacrifice ; je te ferai savoir moi-meÃme ce que tu dois faire, et tu confeÂreras pour moi l'onction Áa qui je te dirai. 4 Samuel fit ce que le SEIGNEUR avait dit ; il se rendit Áa Beth-LeÂhem. Les anciens de la ville vinrent en tremblant Áa sa rencontre et lui dirent : 5 Bienvenue ! | Il re Âpondit : Bonjour ! Je viens pour offrir un sacrifice au SEIGNEUR. Consacrez-vous et venez avec moi au sacrifice. Il consacra aussi Jesse et ses fils et les invita au sacrifice. 6 Lorsqu'ils arriveÁrent, il se dit, en voyant Eliab : Ãr, le SEIGNEUR a devant lui l'homme de A coup su 7 son onction ! | Mais le SEIGNEUR dit Á a Samuel : Ne preÃte pas attention Áa son apparence et Áa sa haute taille, car je l'ai rejeteÂ. Il ne s'agit pas de ce que grettait v. 11+,29. Ð d'avoir investi SauÈl... : autre traduction d'avoir fait SauÈl roi sur IsraeÈl ; cf. v. 11.

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Samuel revint et suivit Sau Èl, et Sau Èl se prosterna devant le SEIGNEUR. | Puis Samuel dit : Amenezmoi Agag, roi d'Amalec. Agag s'avancËa vers lui l'air Ãr, l'amertume de la serein ; il se disait : A coup su mort est ÂecarteÂe. | Samuel dit : Par ton ÂepeÂe, des femmes ont perdu leurs enfants ; ta meÁre aussi va perdre le sien ! Et Samuel mit en pieÁces Agag devant le SEIGNEUR, au Guilgal. Samuel partit pour Rama, et Sau Èl monta chez lui, Áa GuibeÂa de Sau Èl jusÈl. | Samuel ne revit plus Sau qu'au jour de sa mort ; en effet, Samuel menait deuil sur Sau Èl : quant au SEIGNEUR, il regrettait d'avoir investi Sau Èl de la royaute sur IsraeÈl.

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 8.7n ; 15.23 ; Ac 13.22 ; cf. 1 pleureras-tu : cf. 15.35. Ð je l'ai rejete 1S 16.7. Ð corne d'huile : cf. v. 13 ; 10.1 ; 2R 9.1-3. Ð Jesse : cf. 17.12,58 ; 2S 23.1 ; Es 11.1 ; Rt 4.17,22 ; Ac 13.22 ; Rm 15.12. Ð le BethleÂheÂmite : de Beth-LeÂhem (orthographe traditionnelle, d'apreÁs le grec, BethleÂem), localite du territoire de Juda, aÁ 7 km au sud de JeÂrusalem ; cf. Gn 35.19 ; Jg 17.7-9 ; Mi 5.1 ; Rt 1.1s. Ð mon roi : litt. un roi pour moi ; cf. v. 12. Comment irais-je ? la question porte sur le secret indispensable entourant ce deÂplacement. Ð me tuera : cf. 18.10s ; 19.1,10 ; 20.1 ; 24.3 ; 26.2. Ð un sacrifice : cf. 9.12 ; 20.29. aÁ qui je te dirai : cf. Dt 17.15. en tremblant : la crainte des anciens s'explique par le caracteÁre extraordinaire de la venue de Samuel. Ð et lui dirent : d'apreÁs de nombreux mss et la plupart des versions anciennes ; certains mss portent et il dit (c.-aÁ-d. et l'un d'eux dit). Ð Bienvenue ! autre traduction viens-tu pour la paix ? cf. 1R 2.13. LXX et un ms heÂbreu de QumraÃn ajoutent le vocatif oà voyant (cf. 9.9). Bonjour ! litt. paix ! (cf. v. 4n). Ð Consacrez-vous : cette conseÂcration comportait essentiellement des rites de purification. Cf. Gn 35.2s ; Ex 19.10,22 ; Nb 11.18 ; Jos 3.5 ; 7.13 ; Jb 1.5. Eliab : cf. 17.13,28 ; 1Ch 2.13 ; cf. 1Ch 27.18, ouÁ il est appele Eliab dans LXX, mais Elihou dans le texte heÂbreu. Ð le SEIGNEUR... : litt. devant YHWH (est) son oint ; cf. 2.10n ; 12.3n. Ne preÃte pas attention aÁ ou ne regarde pas. Ð haute taille : cf. 9.2 ; 10.23. Ð je l'ai rejete : cf. v. 1 ; ici le sens peut eÃtre plus faible : je ne l'ai pas choisi, cf. v. 8. Ð Il ne s'agit pas... voit : litt. pas ce que l'homme voit, c.-aÁ-d. ce n'est pas ce que l'homme voit qui compte ; LXX ce n'est pas ce que l'homme regarde que Dieu voit. Ð ce qui frappe les yeux, c.-aÁ-d. les apparences ; litt. $

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l'homme voit ; l'homme voit ce qui frappe les yeux, mais le SEIGNEUR voit au cúur. | Jesse appela Abinadab et le fit passer devant Samuel. Samuel dit : Le SEIGNEUR n'a pas non plus choisi celui-ci. | Jesse fit passer Shamma, et Samuel dit : Le SEIGNEUR n'a pas non plus choisi celui-ci. | Jesse fit passer sept de ses fils devant Samuel, et Samuel dit Áa Jesse : Le SEIGNEUR n'a choisi aucun d'eux. Puis Samuel dit Áa Jesse : N'y a-t-il plus d'autres jeunes gens ? Et il reÂpondit : Il reste encore le petit, mais il fait paõÃtre le troupeau. Alors Samuel dit Áa Jesse : Envoie quelqu'un le chercher, car nous ne nous installerons pas avant qu'il soit arrive ici. Jesse l'envoya chercher. Or il Âetait roux, il avait de beaux yeux et une belle apparence. Le SEIGNEUR dit Áa Samuel : ConfeÁre-lui l'onction, c'est lui ! | Samuel prit la corne d'huile et lui confeÂra l'onction parmi ses freÁres. A partir de ce jour-laÁ, le souffle du SEIa Samuel, il s'en GNEUR s'empara de David. Quant Á alla Áa Rama. David entre au service de SauÈl Èl, tandis Le souffle du SEIGNEUR s'eÂloigna de Sau qu'un souffle mauvais venant du SEIGNEUR le remÈl lui plissait d'effroi. | Les gens de la cour de Sau dirent : Un mauvais souffle de Dieu te remplit d'effroi. | S'il te plaõÃt, parle, notre maõÃtre ! Nous sommes Áa ton service. Nous chercherons un homme qui sache jouer de la lyre ; il en jouera quand un mauvais souffle de Dieu sera sur toi, et Èl leur reÂpondit : Trouvez-moi, je tu iras mieux. | Sau vous prie, un homme qui joue bien, et amenez-lemoi. aux yeux. Ð au cúur : cf. 1R 8.39 ; Jr 11.20 ; 12.3 ; 17.10 ; 20.12 ; Ps 7.10 ; 17.3 ; Jb 10.4 ; Pr 15.11 ; 1Ch 28.9 ; Lc 16.15 ; voir aussi Es 55.8. Abinadab 1Ch 2.13. Shamma : appele ShimeÂa en 2S 13.3 ; 21.21 ; 1Ch 2.13. sept de ses fils : Jesse avait huit fils selon 17.12 ; on a parfois traduit ses sept fils, d'apreÁs 1Ch 2.13-15. N'y a-t-il plus d'autres jeunes gens ? litt. les jeunes gens sont-ils acheveÂs (c.-aÁ-d. au complet) ? Cf. 10.22. Ð le petit, c.-aÁ-d. le plus jeune. Ð il fait paõÃtre le troupeau v. 19 ; 17.15,34 ; 2S 7.8 ; Ps 78.70s ; cf. Ex 3.1 ; Ps 23. Ð le troupeau : il s'agit du petit beÂtail, moutons et cheÁvres. Ð nous ne nous installerons pas ou nous ne passerons pas aÁ table. l'envoya chercher : cf. 10.23. Ð il eÂtait roux : cf. Gn 25.25 ; mais l'adjectif ne se rapporte pas forceÂment aÁ la chevelure ; on pourrait aussi traduire il avait le teint clair. Ð de beaux yeux : autres traductions un beau regard ; un bel aspect. Ð une belle apparence : cf. 17.42 ; Gn 39.6 ; Ps 45.3. Ð aÁ Samuel : d'apreÁs LXX ; ce compleÂment est laisse implicite en heÂbreu. Ð ConfeÁre-lui l'onction : litt. leÁve-toi et confeÁre-lui l'onction. Ð c'est lui 9.17 ; cf. Jn 1.33. lui confeÂra l'onction Ps 89.21 ; Ac 13.22 ; cf. 1S 10.1 ; 1R 1.39 ; 2R 9.6 ; Ps 45.8. Ð A partir de ce jour-laÁ : alors que SauÈl n'a eÂte que temporairement sous l'emprise du souffle (10.10-13 ; 16.14), David le sera de manieÁre permanente. Ð le souffle du SEIGNEUR : cf. 10.6 ; Jg 3.10+ ; voir esprit . Ð David : ce nom est voisin du mot heÂbreu signifiant cheÂri, bien-aime ; voir aussi « David dans le Siracide », p. 397. Ð s'en alla : litt. se leva et s'en alla. Ð aÁ Rama : cf. 15.34n. s'eÂloigna de SauÈl : cf. 18.12 ; 28.15 ; Jg 16.20 ; Ps 51.13. Ð un souffle (ou esprit ) mauvais : cf. 18.10-12 ; 19.9s ; Jg 9.23n. Nous sommes aÁ ton service : litt. tes serviteurs sont devant toi (cf. 1R 10.8), c.-aÁ-d. nous, qui sommes tes serviteurs, nous sommes preÃts aÁ exeÂcuter tes ordres. Ð lyre : autre traduction harpe. Ð il en jouera : litt. il jouera de sa main ; de meÃme au v. 23. Ð sera sur toi : cf. Nb 24.2n. Ð et tu iras mieux : litt. et (ce sera) bon pour toi ; LXX ajoute et il (= le souffle mauvais) te laissera tranquille. Sur la musique et ses effets, cf. 10.5s ; 2R 3.15. Trouvez-moi : litt. voyez pour moi, dans le sens de pourvoir ; cf.

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L'un des serviteurs dit : J'ai vu un fils de JesseÂ, le BethleÂheÂmite, qui sait jouer ; c'est aussi un combattant, un vaillant guerrier ; il parle bien, c'est un bel Èl envoya homme, et le SEIGNEUR est avec lui. | Sau des messagers Áa JesseÂ, pour lui dire : Envoie-moi ton fils David, qui est avec le troupeau. | Jesse prit un Ãane, qu'il chargea de pain, d'une outre de vin et d'un chevreau, et l'envoya Áa Sau Èl par l'intermeÂdiaire de David, son fils. | David arriva et se preÂsenta devant Sau Èl ; celui-ci l'aima beaucoup, et il fit Èl fit dire Áa Jesse : Je de lui son porteur d'armes. | Sau te prie de me laisser David, car il a trouve graÃce Áa mes yeux. | Lorsque le souffle de Dieu Âetait sur Sau Èl, David prenait la lyre et en jouait ; Sau Èl respirait alors et se trouvait mieux ; le souffle mauvais s'eÂloignait de lui.

Le Philistin Goliath deÂfie l'armeÂe d'IsraeÈl 17 Les Philistins rassembleÁrent leurs troupes pour la guerre. Ils se rassembleÁrent Áa Soko, qui appartient Áa Juda ; ils dresseÁrent leur camp entre Soko et 2 Aze Âqa, Áa EpheÁs-Dammim. | Sau Èl et les hommes d'IsraeÈl se rassembleÁrent aussi ; ils dresseÁrent leur camp dans la valleÂe du TeÂreÂbinthe et ils se rangeÁrent en ordre de bataille face aux Philistins. 3 Les Philistins se tenaient dans la montagne, d'un ÃteÂ, et IsraeÈl se tenait dans la montagne, de l'autre co Ãte : la valleÂe Âetait entre eux. co 4 Un champion sortit alors du camp des Philistins et s'avancËa. Il se nommait Goliath, il Âetait de Gath 5 et avait une taille de six coude Âes et un empan. | Il avait sur la teÃte un casque de bronze et portait une cuirasse Áa Âecailles, en bronze, qui pesait cinq mille

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Gn 22.8n. Ð amenez-le-moi : cf. 8.11,16. J'ai vu, c.-aÁ-d. je connais. Ð un combattant... : la mention de ces qualiteÂs preÂpare les reÂcits de guerre des chapitres suivants ; cf. 2S 17.8-10 ; Ps 89.20s. Ð un bel homme : cf. v. 12. Ð le SEIGNEUR est avec lui : cf. 3.19+. Cf. 17.17s ; Gn 43.11 ; 2S 16.1s ; Pr 18.16. se preÂsenta devant SauÈl : autre traduction se tint au service de SauÈl ; cf. v. 16n. Cf. Pr 22.29. Ð son porteur d'armes ou son eÂcuyer, cf. Jg 9.54+. Je te prie de me laisser David : litt. que David se tienne devant moi (cf. v. 21n), c.-aÁ-d. je souhaite que David reste aÁ mon service. Ð il a trouve graÃce aÁ mes yeux, c.-aÁ-d. ma bienveillance lui est acquise ; cf. 20.3,29 ; 25.8 ; 27.5 ; 2S 14.22 ; 15.24 ; 16.4. respirait alors : le verbe heÂbreu ainsi traduit exprime aussi de manieÁre plus geÂneÂrale une ideÂe de soulagement. Ð s'eÂloignait de lui : au v. 14, c'est le souffle de Dieu qui s'eÂloignait de SauÈl, pour faire place au souffle mauvais. La preÂsence de David eÂloigne aÁ son tour le souffle mauvais. $

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1 leurs troupes : litt. leurs camps. Ð pour la guerre : cf. 4.1 ; 13.5 ; 14.52 ; 19.8 ; 23.1 ; 28.1 ; 31.1. Ð Soko et AzeÂqa : deux localiteÂs situeÂes sur le versant occidental des monts de Juda, aÁ une trentaine de kilomeÁtres de JeÂrusalem ; cf. Jos 10.10. Le lieu-dit EpheÁs-Dammim (Pas-Dammim en 1Ch 11.13) n'est pas identifieÂ. valleÂe du TeÂreÂbinthe : deÂpression situeÂe entre Soko et AzeÂqa, qui porte aujourd'hui le nom de Ouadi es-Sant. Les Philistins campaient probablement sur le flanc de la montagne au nord-ouest de la valleÂe, du coÃte d'AzeÂqa, les IsraeÂlites au sud-est, du coÃte de Soko ; cf. 23.26n. Un champion : litt. un homme de l'entre-deux, expression que l'on ne trouve qu'ici et au v. 23 ; elle deÂsignait probablement un soldat qui proposait aux ennemis un combat singulier devant se deÂrouler sous les yeux des deux troupes adverses. Ð du camp : litt. des camps, comme au v. 1. Ð Goliath... de Gath : un homme du meÃme nom est mentionne en 2S 21.19. Ð six coudeÂes et un empan : preÁs de trois meÁtres (voir mesures , poids et monnaies). cinq mille sicles : preÁs de 50 kg. $

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sicles. | Il avait aux jambes des jambieÁres de bronze, et un javelot de bronze en bandoulieÁre. | Le bois de sa lance Âetait comme l'ensouple des tisserands et la pointe de sa lance, en fer, pesait six cents sicles. Le porteur du grand bouclier marchait devant lui. | Il s'arreÃta et cria aux lignes d'IsraeÈl : Pourquoi sortezvous en ordre de bataille ? Ne suis-je pas, moi, le Philistin, et vous, n'eÃtes-vous pas les gens de Sau Èl ? Choisissez un homme qui descende contre moi. S'il reÂussit Áa me battre, nous serons vos esclaves ; mais si je l'emporte sur lui, si je le bats, vous serez nos esclaves et vous nous servirez. | Le Philistin dit encore : Je lance en ce jour un deÂfi aux lignes d'IsraeÈl ! Donnez-moi un homme, et nous nous Èl et tout IsraeÈl entendirent battrons ensemble. | Sau ces paroles du Philistin ; ils furent terrifieÂs, ils avaient treÁs peur. David envoye par son peÁre au camp d'IsraeÈl Or David Âetait fils de cet Ephratite de BethLeÂhem de Juda, nomme JesseÂ, qui avait huit fils et qui, aux jours de Sau Èl, Âetait un vieillard. | Les trois fils aõÃneÂs de Jesse Âetaient partis pour la guerre derrieÁre Sau Èl ; voici le nom de ses trois fils qui Âetaient partis Áa la guerre : Eliab, le premier-neÂ, Abinadab, le deuxieÁme, et Shamma, le troisieÁme. David Âetait le plus jeune. Comme les trois aõÃneÂs Âetaient partis derrieÁre Sau Èl, Èl, | David allait chez Sau puis il revenait pour faire paõÃtre le troupeau de son peÁre Áa Beth-LeÂhem. Le Philistin s'avancËait matin et soir. Il se preÂsenta ainsi pendant quarante jours. | Jesse dit Áa son

en bandoulieÁre : litt. entre ses eÂpaules. Le bois : selon une tradition juive ancienne ; texte heÂbreu traditionnel la fleÁche (une seule lettre de diffeÂrence entre les mots heÂbreux correspondants). Ð l'ensouple est la pieÁce de bois cylindrique du meÂtier aÁ tisser, sur laquelle se fixent les fils de chaõÃne, puis s'enroule le tissu confectionneÂ. Ð en fer : cette preÂcision indique peut-eÃtre une avance technologique des Philistins, par rapport aux IsraeÂlites qui en seraient resteÂs au bronze. Ð six cents sicles : preÁs de 6 kg. Ð Le porteur : cf. Jg 9.54+. lignes : le meÃme terme heÂbreu a eÂte traduit soit par lignes (v. 10,21,23), soit par front (v. 20,22,48 ; 4.2,12,16) ou encore occasionnellement par troupes (v. 26,36,45). Ð le Philistin : on pourrait aussi comprendre le terme comme un collectif et traduire les Philistins (repreÂsenteÂs par Goliath). Ð les gens ou les sujets, litt. les serviteurs ; le meÃme mot est traduit par esclaves au v. 9. Cf. 8.17. Ð qui descende contre moi : c.-aÁ-d. qui vienne se mesurer aÁ moi (en combat singulier) ; cf. 2S 2.14s. S'il reÂussit aÁ me battre : litt. s'il peut (verbe traduit dans la suite par l'emporter sur ) me combattre et qu'il me frappe, cf. 4.2n. Je lance... un deÂfi : le verbe heÂbreu ainsi traduit peut aussi signifier deÂshonorer, outrager, cf. v. 25s,36,45 ; voir aussi 2S 13.13 ; 21.21 ; 23.9 ; 2R 19.4n,16,22s ; 1Ch 20.7 ; 2Ch 32.17n. Ð lignes (ou troupes) d'IsraeÈl (v. 45) ; cf. v. 20n. ils furent terrifieÂs... : cf. Dt 1.21 ; 31.8 ; Jos 8.1. Les v. 12-31 sont absents d'un important ms de LXX . Ð Ephratite : cf. 1.1n ; Mi 5.1. Ð Jesse : cf. 16.1n. Ð huit fils : cf. 16.10n. Ð un vieillard : litt. un vieillard (ou un ancien ) venant parmi les hommes (ou au moyen des hommes), expression eÂnigmatique ; on a aussi compris que JesseÂ, trop aÃge pour servir personnellement dans l'armeÂe de SauÈl, est venu par des hommes en envoyant trois de ses fils aÁ sa place (v. 13). trois fils aõÃneÂs : cf. 16.6-9. le plus jeune : litt. le petit, comme en 16.11. David partage son temps entre le service personnel de SauÈl (cf. 16.18-23) et son activite familiale de berger (16.11). quarante : nombre traditionnel dans l'Ecriture ; cf. 4.18 ; Gn 7.4 ;

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fils David : Prends pour tes freÁres cet Âepha de grain roÃti et ces dix pains, je te prie, et cours les porter Áa tes freÁres dans le camp. | Tu apporteras aussi ces dix fromages au chef de leur phratrie. Tu verras comment vont tes freÁres et tu prendras un gage Èl et tous les hommes de leur part. | Ils sont avec Sau d'IsraeÈl dans la valleÂe du TeÂreÂbinthe et font la guerre aux Philistins. David se leva de bon matin. Il laissa le troupeau Áa un gardien, prit sa charge et partit, comme Jesse le lui avait ordonneÂ. Lorsqu'il arriva au camp, l'armeÂe partait pour le front et lancËait des acclamations de guerre. | IsraeÈl et les Philistins se rangeÁrent en ordre de bataille, lignes contre lignes. | David se deÂfit de son Âequipement, le laissa Áa celui qui gardait le mateÂriel et courut vers le front. AussitoÃt arriveÂ, il demanda Áa ses freÁres comment ils allaient. | Tandis qu'il parlait avec eux, le champion des Philistins monta de leurs lignes ; il se nommait Goliath ; c'eÂtait un Philistin de Gath. Il tint le meÃme discours, et David l'entendit. | A la vue de cet homme, tous les hommes d'IsraeÈl reculeÁrent ; ils avaient treÁs peur. | Les hommes d'IsraeÈl disaient : Avez-vous vu monter cet homme ? C'est pour deÂfier IsraeÈl qu'il monte ! A celui qui le tuera, le roi accordera de grandes richesses, il lui donnera sa fille et il exemptera d'impoÃts sa famille en IsraeÈl. David s'offre pour combattre Goliath David dit aux hommes qui se tenaient avec lui : Que fera-t-on pour celui qui tuera ce Philistin et releÁvera le deÂfi lance Áa IsraeÈl ? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis qui ose deÂfier les troupes

Ex 24.18 ; 34.28 ; Nb 13.25 ; 1R 19.8 ; Mt 4.2. eÂpha : mesure de capaciteÂ, eÂvalueÂe aÁ 36 l par certains, 45 l par d'autres. Ð cours les porter ou porte-les vite. au chef de leur phratrie : autres traductions au chef de leur contingent, au chef de mille 10.19n. Ð Tu verras comment vont tes freÁres : cf. 10.4n ; Gn 37.14. Ð un gage : c.-aÁ-d. une preuve que la mission a bien eÂte accomplie ; il est peu probable, comme on a voulu parfois l'interpreÂter, que Jesse demande aÁ David de rapporter les gages, c.-aÁ-d. la solde, de ses freÁres. valleÂe du TeÂreÂbinthe v. 2. prit sa charge : litt. emporta ; le compleÂment d'objet (ce que son peÁre avait preÂpareÂ, v. 17s) est sous-entendu en heÂbreu. Ð au camp : le mot heÂbreu correspondant ne se trouve qu'ici et en 26.5-7 ; il deÂsigne probablement l'endroit, aÁ l'arrieÁre des lignes, ouÁ l'on rassemblait les chars et le reste de l'eÂquipement (cf. v. 22 ; 10.22n ; 30.24). Ð le front : cf. v. 8n. Ð acclamations de guerre : cf. 4.5n ; Jg 7.21 ; Am 1.14 ; 2.2. lignes contre lignes ou rang en face de rang ; cf. v. 8n,20. il demanda... comment ils allaient : cf. 10.4n. le champion des Philistins : litt. l'homme de l'entre-deux, cf. v. 4. Ð de leurs lignes : d'apreÁs une ancienne tradition juive ; le texte heÂbreu traditionnel porte des grottes (les deux mots ne diffeÁrent que par une consonne). Ð le meÃme discours : cf. v. 8-10. reculeÁrent : autres traductions s'enfuirent, se mirent aÁ fuir ; cf. Ex 4.3 ; Nb 16.34 ; Dt 34.7 ; Ps 114.3,5 ; Ct 2.17. Ð peur (devant un geÂant) : cf. Nb 13.33 ; Dt 9.2. Les hommes... : autres traductions un homme d'IsraeÈl dit ; en IsraeÈl, chacun disait. Ð deÂfier ou outrager, deÂshonorer ; cf. v. 10n (je lance... un deÂfi), 26. Ð sa fille : cf. 18.27 ; Jos 15.16. Ð exemptera d'impoÃts : interpreÂtation, dans la Vg , d'une tournure heÂbraõÈque peu claire ; on a aussi compris affranchira ou anoblira. Ð sa famille : litt. la maison de son peÁre. releÁvera le deÂfi : autre traduction lavera le deÂshonneur, l'outrage ; cf. v. 10n,25,36,45 ; cf. 25.39 ; 2S 13.13 ; 21.21 ; 23.9 ; 2R 19.4n,16,22s ; 1Ch 20.7 ; 2Ch 32.17n ; voir Ps 69.10. Ð cet incirconcis : cf. Jg 14.3n. Ð Dieu vivant : cf. Jos 3.10 ; He 12.22. $

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du Dieu vivant ? | Le peuple, reÂpeÂtant les meÃmes paroles, lui dit : VoilaÁ ce qu'on fera pour celui qui le tuera. | Eliab, son freÁre aõÃneÂ, qui l'avait entendu parler aux hommes, se mit en coleÁre contre David. Il dit : Pourquoi es-tu descendu, et Áa qui as-tu laisse ce petit troupeau dans le deÂsert ? Je connais bien, moi, ton arrogance et ton cúur mauvais. C'est pour voir la bataille que tu es descendu ! | David reÂpondit : Qu'ai-je donc fait ? En voilaÁ une affaire ! | Il se deÂtourna de lui pour s'adresser Áa un autre et lui posa les meÃmes questions. On lui reÂpondit comme la premieÁre fois. Les hommes qui avaient entendu ce que disait David en informeÁrent Sau Èl, qui le fit chercher. David dit Áa Sau Èl : Que personne ne se deÂcourage Áa cause de lui ! Moi, ton serviteur, j'irai me battre Èl dit Áa David : Tu ne peux avec ce Philistin. | Sau pas aller vers ce Philistin pour te battre avec lui, car tu n'es qu'un jeune garcËon ; lui, c'est un homme de guerre depuis sa jeunesse. | David dit Áa Sau Èl : Je faisais paõÃtre le troupeau de mon peÁre. Quand le lion ou l'ours venait enlever une beÃte du troupeau, | je lui courais apreÁs, je le frappais et je deÂlivrais la beÃte de sa gueule. S'il se dressait contre moi, je le saisissais par la barbe, je le frappais et je le tuais. | C'est ainsi que j'ai abattu le lion et l'ours ; le Philistin, cet incirconcis, sera comme l'un d'eux, car il a deÂfie les troupes du Dieu vivant ! | David dit encore : Le SEIGNEUR, qui m'a deÂlivre de la griffe du lion et de la griffe de l'ours, me deÂlivrera aussi de la main de ce Philistin. Alors Sau Èl dit Áa David : Va, et que le SEIGNEUR soit avec toi !

Eliab : cf. 16.6. Ð descendu : Beth-LeÂhem se situe aÁ plus de 700 m d'altitude, AzeÂqa (v. 1) aÁ environ 400 m. Ð ton arrogance ou ta preÂtention, ton insolence ; Eliab reproche aÁ David de n'eÃtre qu'un gamin qui veut jouer aÁ l'homme. Ð ton cúur mauvais : c.-aÁ-d., sans doute, tes mauvaises intentions, susciteÂes par une curiosite malsaine. Qu'ai-je donc (litt. maintenant) fait : sous-entendu de mal. Ð En voilaÁ une affaire ! litt. n'est-ce pas une parole ? (ou une chose ?). Tournure assez eÂnigmatique, parfois comprise comme j'ai simplement pose une question ! La reÂponse de David exprime sans doute son agacement face aux insinuations perfides de son aõÃneÂ. Cf. Pr 15.1. Que personne ne se deÂcourage : litt. que le cúur de personne ne tombe ou ne deÂfaille ; cf. Dt 20.3s. Ð aÁ cause de lui ou en lui ; le pronom heÂbreu peut se rapporter soit au Philistin, soit aÁ celui qui perd courage (en lui-meÃme). Ð Moi, ton serviteur, j'irai me battre... : cf. 16.16n ; voir aussi 14.6 ; Ps 27.1 ; 118.6s. un jeune garcËon : autre traduction un jeune homme, cf. v. 42 ; le mot heÂbreu correspondant deÂsigne parfois un soldat au deÂbut de sa carrieÁre militaire, cf. 2S 2.14 ; avec ou sans nuance militaire, il eÂvoque l'ideÂe d'inexpeÂrience, par opposition aÁ l'homme de guerre qu'est le Philistin adulte (cf. 16.18, ouÁ la meÃme expression heÂbraõÈque est traduite par guerrier). le lion ou l'ours : l'ordre des mots, selon le principe de la gradation, semble indiquer que l'ours eÂtait consideÂre comme plus dangereux que le lion, cf. v. 36 ; Am 5.19. je deÂlivrais la beÃte de sa gueule : cf. Gn 31.39 ; Ex 22.12 ; Am 3.12. Ð la barbe : le mot semble deÂsigner ici un emplacement de l'anatomie de l'animal, c.-aÁ-d. la gorge (LXX ), le menton (Vg ), la maÃchoire (Tg ). Ð je le frappais et je le tuais ou je le frappais aÁ mort ; cf. Jg 14.5s ; 2S 23.20. j'ai abattu : cf. 4.2n. Ð deÂfie ou deÂshonoreÂ, outrageÂ, cf. v. 10n ; 2R 19.22//Es 37.23. Ð les troupes : cf. v. 8n,20n. Ð Dieu vivant : cf. v. 26+. la griffe : litt. la main ; autres traductions la patte ou des griffes ; cf. Ps 22.21. Ð que le SEIGNEUR soit avec toi : cf. 3.19+ ; 20.13 ; Ex 18.19 ; Jos 1.17 ; 2S 14.17 ; 1Ch 22.11,16 ; Rm 15.33 ; 2Th 3.16. ses propres habits : litt. ses habits ; le mot heÂbreu correspondant $

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David tue Goliath Sau Èl reveÃtit David de ses propres habits ; il placËa sur sa teÃte un casque de bronze et le reveÃtit d'une Èl Áa sa ceinture, cuirasse. | David mit l'eÂpeÂe de Sau par-dessus ses habits, et il essaya vainement de marcher : il n'eÂtait pas entraõÃneÂ. Il dit alors Áa Sau Èl : Je ne peux pas marcher avec tout cela, car je ne suis pas entraõÃneÂ. David s'en deÂbarrassa | et prit son baÃton, se choisit cinq pierres polies dans l'oued et les mit dans son sac de berger, dans sa besace. Puis, sa fronde Áa la main, il s'avancËa vers le Philistin. Le Philistin s'approcha peu Áa peu de David, preÂceÂde de l'homme qui portait son grand bouclier. | Le Philistin toisa David avec meÂpris, ne voyant en lui qu'un jeune garcËon roux, de belle apparence. | Le Philistin dit Áa David : Suis-je un chien, que tu viennes contre moi avec des baÃtons ? Puis le Philistin maudit David par ses dieux. Enfin le Philistin dit Áa David : Viens Áa moi, et je donnerai ta chair aux oiseaux du ciel et aux beÃtes des champs. | David dit au Philistin : Tu viens Áa moi avec l'eÂpeÂe, la lance et le javelot ; moi, je viens Áa toi au nom du SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes, le Dieu des troupes d'IsraeÈl, que tu as deÂfieÂ. | En ce jour, le SEIGNEUR te livrera Áa moi, je te frapperai et je te couperai la teÃte ; en ce jour, je donnerai les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre, et ainsi toute la terre saura qu'il y a un Dieu pour IsraeÈl. | Ainsi toute cette assembleÂe saura que ce n'est ni par l'eÂpeÂe ni par la lance que le SEIGNEUR sauve. Car le combat

peut deÂsigner les veÃtements de manieÁre geÂneÂrale, mais ici il s'applique plus probablement aÁ l'eÂquipement militaire, dont plusieurs pieÁces sont eÂnumeÂreÂes dans la suite. l'eÂpeÂe de SauÈl : litt. son eÂpeÂe ; un ms de LXX dit SauÈl ceignit David de son eÂpeÂe. son baÃton : cf. Za 11.7,10,14. Ð oued : cf. Gn 26.17n. Ð dans son sac... : litt. dans le reÂcipient des bergers qu'il avait et dans la besace ; il serait aussi possible de traduire dans une poche de son sac de berger. Ð sa fronde aÁ la main : en Jg 15.15, Samson tue mille adversaires avec une arme tout aussi insignifiante, une maÃchoire d'aÃne. l'homme qui portait... : cf. 16.21n. toisa David avec meÂpris : litt. regarda et vit David et le meÂprisa ; cf. 2S 6.16 ; Ps 123.4 ; 1Co 1.28. Ð jeune garcËon v. 33n. Ð roux, de belle apparence : cf. 16.12n. Suis-je un chien : cf. 2S 3.8 ; 9.8 ; 16.9 ; 2R 8.13. Ð des baÃtons : selon le v. 40, David avait un baÃton ; ici le pluriel a peut-eÃtre une valeur de geÂneÂralisation ; LXX avec un baÃton et des pierres. Ð par ses dieux : autre traduction par son dieu. Cf. 2R 2.24 ; voir aussi l'expression beÂnir au nom (du SEIGNEUR), Dt 21.5 ; 2S 6.18// ; Ps 129.8. Voir 1R 20.11 ; Pr 16.18. Ð je donnerai ta chair... : cf. v. 46 ; Dt 28.26 ; 1R 14.11 ; 16.4 ; 21.24 ; Jr 7.33 ; 16.4 ; 19.7 ; Ps 79.2 ; Ap 19.21. Ð aux beÃtes des champs : autre traduction aux beÃtes sauvages ; meÃme possibilite au v. 46. avec l'eÂpeÂe... au nom... : en heÂbreu, c'est la meÃme preÂposition qui est employeÂe les deux fois, litt. avec l'eÂpeÂe... avec le nom... Ð au nom du SEIGNEUR : cf. 2.10 ; Ps 20.8 ; 124.8 ; 2Ch 14.10 ; 32.8. Ð deÂfie ou outrageÂ, deÂshonoreÂ. te livrera aÁ moi : cf. v. 47 ; 23.11s,20 ; 24.19 ; 26.8 ; 30.15 ; Dt 23.16n ; Ps 31.9 ; Lm 2.7. Ð je te frapperai ou je te tuerai. Ð je donnerai les cadavres : LXX preÂcise je donnerai ton cadavre et les cadavres. Ð toute la terre ou tout le pays. Ð pour IsraeÈl : des versions anciennes ont lu en IsraeÈl. Cf. Jos 4.24 ; 1R 18.36s ; 2R 19.19 ; Ps 46.11. le SEIGNEUR sauve : cf. Dt 33.29 ; 2S 23.10,12 ; Os 1.7 ; Ps 44.7s. Ð le combat appartient au SEIGNEUR : cf. Ex 14.14 ; 15.3 ; Ps 24.8 ; Pr 21.31 ; Ap 19.11. $

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appartient au SEIGNEUR, et c'est lui qui vous a livreÂs Áa nous. AussitoÃt que le Philistin se remit Áa s'approcher de David, David se deÂpeÃcha de courir vers le front Áa la rencontre du Philistin. | David mit la main dans sa gibecieÁre, y prit une pierre et la lancËa avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front ; la pierre peÂneÂtra dans le front du Philistin, qui tomba face contre terre. | Ainsi, avec une fronde et une pierre, David fut plus fort que le Philistin ; il le mit Áa mort, sans avoir d'eÂpeÂe Áa la main. | David courut preÁs du Philistin ; il lui prit son ÂepeÂe, la tira du fourreau et le tua ; il lui coupa la teÃte avec l'eÂpeÂe. Les Philistins, voyant que leur heÂros Âetait mort, prirent la fuite. | AussitoÃt, les hommes d'IsraeÈl et de Juda lanceÁrent des acclamations ; ils poursuivirent les Philistins jusqu'aÁ l'entreÂe de la valleÂe et jusqu'aux portes d'EqroÃn. Les Philistins blesseÂs Áa mort tombeÁrent sur le chemin de ShaaraõÈm, jusqu'aÁ Gath et EqroÃn. | ApreÁs avoir poursuivi les Philistins avec ardeur, les IsraeÂlites revinrent et pilleÁrent leur camp. | David prit la teÃte du Philistin et l'apporta Áa JeÂrusalem ; il mitdans sa tenteles armes du Philistin. Jonathan conclut un pacte d'amitie avec David Lorsque Sau Èl avait vu David sortir Áa la rencontre du Philistin, il avait dit Áa Abner, le chef de l'armeÂe : De qui ce garcËon est-il le fils, Abner ? Abner avait reÂpondu : Par ta vie, oà roi, je ne le sais pas ! Ð Renseigne-toi donc pour savoir de qui ce jeune homme est le fils, dit le roi. | Quand David fut de retour apreÁs avoir tue le Philistin, Abner le prit et l'amena devant Sau Èl. David avait Áa la main la teÃte du Philistin. vers le front : meÃme expression au v. 22 ; l'ideÂe est peut-eÃtre que David vient se placer en face du Philistin. la lancËa avec sa fronde traduit un seul mot heÂbreu (un verbe de la meÃme famille que le substantif fronde du v. 40). Ð tomba face contre terre : cf. 5.3s. il le mit aÁ mort... : litt. il frappa le Philistin et le mit aÁ mort. Ð sans avoir d'eÂpeÂe : cf. Jg 3.31 ; 15.15 ; 2S 23.21. son eÂpeÂe : cf. v. 54 ; 21.9s. Ð lui coupa la teÃte v. 46 ; cf. 31.9 ; 2S 16.9 ; Judith 13.8 (Judith deÂcapite le geÂneÂral ennemi Holopherne) : « Elle frappa deux fois sur son cou de toute sa vigueur et elle lui oÃta la teÃte. » Ð la fuite : cf. He 11.34. l'entreÂe de la valleÂe : probablement un endroit ouÁ la valleÂe s'eÂlargit et deÂbouche sur un espace plus deÂgage ; LXX l'entreÂe de Gath, l'une des cinq villes des Philistins, aÁ coÃte d'EqroÃn (cf. 5.1n). Ð ShaaraõÈm est une localite dont l'emplacement exact n'est pas connu, elle est mentionneÂe en Jos 15.36 et 1Ch 4.31. poursuivi... avec ardeur : meÃme verbe Gn 31.36 ; Lm 4.19. Ð pilleÁrent leur camp : cf. 2R 7.16 ; Judith 15.11 : « Tout le peuple pilla le camp pendant trente jours. » Voir Jr 30.16 ; Ez 39.10. La mention de JeÂrusalem dans ce verset est surprenante, car David ne s'emparera de la ville que plus tard (cf. 2S 5.6-10). Ð les armes : cf. v. 51. Abner : cf. 14.50+. Ð De qui ce garcËon est-il le fils : dans la culture israeÂlite, l'identite d'un individu se deÂtermine souvent par rapport aÁ quelqu'un d'autre, le peÁre (cf. 1R 4.8-19) ou le maõÃtre (cf. 1S 30.13). Ð Par ta vie : cf. 1.26n. Renseigne-toi... : litt. demande, toi ; cf. v. 22 ; 1.20n. la teÃte du Philistin : cf. v. 51,54. JesseÂ... v. 12 ; 16.1+,18.

Sau Èl lui dit : Mon garcËon, de qui es-tu le fils ? Et David reÂpondit : Je suis le fils de ton serviteur JesseÂ, le BethleÂheÂmite. 18 DeÁs que David eut acheve de parler Áa SauÈl, Jonathan s'attacha Áa David ; Jonathan l'aima comme lui2 me Ãme. | Ce meÃme jour Sau Èl retint David ; il ne le 3 laissa pas retourner chez son pe Áre. | Jonathan conclut une alliance avec David, parce qu'il l'aimait 4 comme lui-me Ãme. | Il oÃta le manteau qu'il portait pour le donner Áa David, ainsi que ses habits et 5 me Ãme son ÂepeÂe, son arc et sa ceinture. | David Á l'envoyait Sau partait en campagne partout ou Èl, et tout lui reÂussissait ; Sau Èl le mit Áa la teÃte des hommes de guerre et il plut Áa tout le peuple, meÃme aux gens de la cour de Sau Èl. 58

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Jonathan : fils de SauÈl, cf. 14.1. Ð Jonathan s'attacha... : litt. l'eÃtre de Jonathan s'attacha aÁ l'eÃtre de David, et Jonathan l'aima comme son eÃtre ; cf. 19.1 ; 20.17,34 ; 23.16-18 ; 2S 1.26 ; voir Gn 44.30. Le verbe traduit par s'attacher peut aussi avoir le sens de conspirer, ainsi en 22.8,13. Sur le mot correspondant aÁ eÃtre, voir Gn 1.20n. 2 il ne le laissa pas retourner pour s'occuper du troupeau familial, 1

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SauÈl essaie de tuer David Á les gens revenaient de campagne, Au moment ou lors du retour de David, apreÁs qu'il eut abattu le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d'IsraeÈl en chantant et en dansant, Áa la rencontre du roi Sau Èl, au son des tambourins, des cris de joie et des triangles. | Les femmes qui jouaient de la musique se reÂpondaient les unes aux autres : Sau Èl a abattu ses milliers, et David ses dizaines de milliers ! Sau Èl fut treÁs faÃche ; cela lui deÂplut. Il dit : On donne les dizaines de milliers Áa David, et, Áa moi, on me donne les milliers ! Il ne lui manque plus que la Èl regarda David royaute ! | A partir de ce jour, Sau avec malveillance. Le lendemain, un mauvais souffle de Dieu s'empara de Sau Èl, qui se mit Áa faire le propheÁte au milieu de la maison. David jouait, comme les autres jours, Èl brandit sa et Sau Èl avait sa lance Áa la main. | Sau cf. 16.19 ; 17.15. conclut une alliance 20.8 ; 23.18 ; cf. 2S 9.1-13. Ð comme luimeÃme : comme au v. 1 ; cf. Lv 19.18. 17.38s ; cf. Gn 41.42 ; 2R 2.13s ; Rt 3.9. partait en campagne : litt. sortait, meÃme emploi aux v. 13,16 ; cf. 8.20n ; 11.7n. Ð tout lui reÂussissait v. 14s,30 ; cf. Gn 39.2,23. Ð Le v. 5, par son allusion aÁ de nombreuses expeÂditions militaires (partout ouÁ ; cf. v. 14 ; 23.5 ; 27.8-11 ; 30.1-20) reÂsume en une phrase une peÂriode plus ou moins longue de l'existence de David, pendant laquelle lui fut confie le commandement de l'armeÂe. Ð aÁ tout le peuple, meÃme aux gens de la cour : autre traduction aÁ tous les soldats, meÃme aux officiers. revenaient de campagne : litt. rentraient. Ð le Philistin : cf. chap. 17. Ð et en dansant : litt. et (avec) les danses. Ð Accueil de vainqueur par des femmes : cf. Ex 15.20 ; Jg 11.34 ; Judith 15.12 : « Toutes les femmes d'IsraeÈl accoururent pour la voir et elles la beÂnirent. Certaines d'entre elles firent un chúur pour elle. » Ð au son... des cris de joie : litt. avec de la joie, qu'on peut aussi comprendre avec des chants joyeux. Ð des triangles : le mot heÂbreu correspondant ne se trouve que dans ce texte ; il deÂsigne probablement un instrument de musique, difficilement identifiable, lequel, selon l'eÂtymologie, semblerait avoir comporte trois eÂleÂments (on a aussi pense aÁ des luths aÁ trois cordes) ; autre traduction, d'apreÁs Vg : sistres. qui jouaient de la musique... : autres traductions se reÂpondaient en riant... ; s'amusaient aÁ se reÂpondre... ; meÃme verbe en 2S 6.5,21n. Ð les unes aux autres : sans doute par des chants en chúurs alterneÂs. Ð SauÈl a abattu... : cf. 21.12 ; 29.5. treÁs faÃche : cf. 11.6+. Ð cela (litt. la parole ou la chose) lui deÂplut : cf. 8.6 ; 2S 11.25,27 ; 1Ch 21.7. Ð la royaute : cf. 15.28. avec malveillance : autre traduction avec meÂfiance. un mauvais souffle : cf. 16.14n ; voir esprit . Ð faire le propheÁte : cf. 10.5n. Ð David jouait : cf. 16.23. Ð comme les autres jours : litt. comme un jour dans un jour. brandit sa lance : cf. 19.10 ; 20.33. Ð Je vais clouer David au mur : litt. je frapperai David et le mur. Sur le verbe frapper, cf. 4.2n. Ð l'eÂvita : cf. Ps 37.32s. $

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lance en disant : Je vais clouer David au mur. Mais Èl eut peur de David, David l'eÂvita par deux fois. | Sau parce que le SEIGNEUR Âetait avec David et qu'il Èl Âeloigna David et le s'eÂtait Âeloigne de Sau Èl. | Sau fit chef de mille hommes. David partait en campagne et en revenait devant la troupe. | David reÂussissait dans toutes ses entreprises, et le SEIGNEUR Âetait avec lui. | Voyant qu'il reÂussissait toujours, Sau Èl Âetait effraye par lui ; | mais tout IsraeÈl et Juda aimaient David, parce que c'eÂtait lui qui partait en campagne et en revenait devant eux. David eÂpouse Mikal, fille de SauÈl Sau Èl dit Áa David : Voici ma fille aõÃneÂe, MeÂrab ; je te la donnerai pour femme ; sers-moi seulement avec vaillance et meÁne les guerres du SEIGNEUR. Sau Èl se disait : Que ce ne soit pas moi qui le tue, Èl : Qui mais les Philistins ! | David reÂpondit Áa Sau suis-je et qu'est mon lignage, le clan de mon peÁre en IsraeÈl, pour que je devienne le gendre du roi ? Á MeÂrab, fille de Sau Lorsque arriva le temps ou Èl, devait Ãetre donneÂe Áa David, elle fut donneÂe pour femme Áa Adriel, de Mehola. Mikal, fille de Sau Èl, aimait David. On le dit Áa Èl se disait : Je la lui Sau Èl, et la chose lui convint. | Sau donnerai, afin qu'elle soit pour lui un pieÁge, et que les Philistins le tuent. Par deux fois donc, Sau Èl dit Áa David : Aujourd'hui tu vas t'allier par mariage avec moi. Sau Èl donna cet ordre aux gens de sa cour : Dites Áa David, sur le ton de la confidence : « Tu plais au roi eut peur de David : cf. v. 29. Ð eÂtait avec David : cf. 3.19+ ; 17.37+. Ð s'eÂtait eÂloigne (ou eÂcarteÂ) de SauÈl : cf. 16.14+. eÂloigna David : litt. l'eÂloigna de lui, meÃme formule qu'au v. 12. Ð chef de mille hommes ou chef de phratrie, cf. Nb 1.16n. Ð partait en campagne et en revenait : litt. sortait et rentrait ; cf. v. 5s,16 ; 2S 5.2. reÂussissait : cf. v. 5. Ð ses entreprises : litt. ses chemins ou ses voies. La reÂussite grandissante de David a pour conseÂquence la frayeur croissante de SauÈl (v. 12,15), mais aussi l'affection du peuple (v. 16). ma fille aõÃneÂe, MeÂrab : cf. 14.49 ; 17.25. Ð sers-moi... avec vaillance : litt. sois pour moi un fils de puissance ; cf. 1R 1.52. Ð les guerres du SEIGNEUR : cf. 25.28 ; Nb 21.14 ; Tg les guerres du peuple du SEIGNEUR. Ð Que ce ne soit pas moi... : litt. que ma main ne soit pas sur lui, mais que soit sur lui la main des Philistins. A cette eÂpoque, les guerres du SEIGNEUR opposent principalement IsraeÈl aux Philistins ; SauÈl espeÁre que David mourra au combat, ce qui lui eÂviterait de se deÂbarrasser personnellement de son dangereux concurrent. Cf. 2S 11.15. Qui suis-je : cf. 2S 7.18 ; Ps 8.5 ; 144.3 ; 1Ch 29.14. Ð qu'est mon lignage : une modification minime de la vocalisation du mot heÂbreu correspondant permet de retrouver ce sens qui convient bien au contexte ; la vocalisation actuelle en a fait un mot courant (vie), tout aÁ fait inattendu ici. Ð le clan de mon peÁre est en heÂbreu une apposition explicative au mot ancien lignage, dont le sens n'eÂtait plus gueÁre connu ; cf. 9.21. Adriel : cf. 2S 21.8. Ð Mehola : localite plus connue sous le nom compose Abel-Mehola, cf. Jg 7.22n ; 1R 4.12. Mikal : cf. 14.49+. Ð aimait : autre traduction tomba amoureuse de. Ð lui convint : litt. fut droite aÁ ses yeux. et que les Philistins le tuent : litt. et que la main des Philistins soit sur lui, comme au v. 17. Ð Par deux fois donc, SauÈl dit aÁ David : cf. v. 17. On a aussi traduit SauÈl dit aÁ David pour la seconde fois : ... Voir Ps 12.3 ; 55.22 ; Pr 29.5. Ð Tu plais au roi : autre traduction le roi se plaõÃt avec toi ; cf. 19.1 ; Gn 34.19 ; Nb 14.8 ; 2S 22.20 ; Ps 18.20 ; 41.12 ; le meÃme verbe heÂbreu est traduit par deÂsirer au v. 25. Ð les gens de sa cour t'aiment : cf. v. 16. aÁ David : litt. aux oreilles de David. Ð peu de chose : autre traduction chose meÂprisable. Ð pauvre : donc incapable de payer la dot vraisemblablement eÂleveÂe exigible pour une fille de roi (v. 25). Ð je suis peu de chose : cf. v. 18 (qui suis-je ? ).

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et les gens de sa cour t'aiment ; allie-toi au roi par mariage. » | Les gens de la cour de Sau Èl dirent cela Áa David ; David reÂpliqua : Est-ce peu de chose Áa vos yeux que de s'allier au roi par mariage ? Moi, je suis pauvre, je suis peu de chose. | Les gens de la cour de Èl Sau Èl lui rapporteÁrent les paroles de David. | Sau dit : Vous direz Áa David : « Le roi ne deÂsire pas de dot, mais cent preÂpuces de Philistins, pour Ãetre venge de ses ennemis. » Sau Èl comptait faire tomber David aux mains des Philistins. | Les gens de la cour rapporteÁrent ces paroles Áa David, et l'ideÂe convint Áa David : c'est ainsi qu'il s'allierait au roi par mariage. Avant le terme fixeÂ, | David partit avec ses hommes et tua deux cents hommes parmi les Philistins. David apporta leurs preÂpuces, et l'on en livra au roi le nombre complet, afin qu'il puisse s'allier au roi par mariage. Alors Sau Èl lui donna pour femme Mikal, sa fille. Sau Èl vit et sut que le SEIGNEUR Âetait avec David ; Èl quant Áa Mikal, fille de Sau Èl, elle aimait David. | Sau craignit de plus en plus David ; deÂsormais Sau Èl fut toujours l'ennemi de David. | Les chefs des Philistins faisaient des incursions ; chaque fois, David reÂussissait mieux que tous les gens de la cour de Sau Èl, et son nom devint treÁs ceÂleÁbre. Jonathan prend la deÂfense de David Sau Èl parla Áa Jonathan, son fils, et Áa tous les gens de sa cour, de son intention de faire mourir David. Mais David plaisait beaucoup Áa Jonathan, fils de Sau Èl. | Jonathan en informa donc David ; il lui dit : La dot eÂtait la somme d'argent verseÂe par le fiance au peÁre de la jeune fille ; il ne s'agissait pourtant pas d'un achat, mais d'une compensation donneÂe aÁ la famille, le montant, variable selon la situation sociale, devant revenir aÁ terme aÁ la femme elle-meÃme. Le mot heÂbreu correspondant apparaõÃt en Gn 34.12 ; Ex 22.15ns. Ð cent preÂpuces : la somme d'argent de la dot eÂtait parfois remplaceÂe par un paiement sous une autre forme : prestation de travail (cf. Gn 29.15-30) ou action courageuse (ici, et en Jos 15.16//) ; les Philistins eÂtant des incirconcis (cf. 17.26), la reÂcolte des preÂpuces (ou plus probablement des parties viriles, selon une coutume guerrieÁre bien attesteÂe dans l'AntiquiteÂ) ne pouvait se faire qu'aÁ leurs deÂpens. Ð venge de ses ennemis : cf. 14.24. Ð aux mains des Philistins : autre traduction par l'intermeÂdiaire des Philistins ; cf. v. 17. convint aÁ David : cf. v. 20. Ð Avant le terme fixe : litt. les jours n'eÂtaient pas pleins (c.-aÁ-d. eÂcouleÂs) ; une expression semblable apparaõÃt en Gn 29.21. deux cents hommes : meÃme en doublant le danger, David ne tombe pas entre les mains des Philistins. LXX parle ici de cent hommes, nombre qui correspond aux cent preÂpuces demandeÂs (v. 25). Ð on en livra au roi le nombre complet : litt. ils les livreÁrent pleinement au roi. Ð Mikal : cf. v. 20 ; 2S 3.14. le SEIGNEUR eÂtait avec David : cf. v. 12. Ð Quant aÁ Mikal... elle aimait David : cette seconde affirmation pourrait eÃtre aussi une constatation de SauÈl : et que Mikal, sa propre fille, aimait vraiment David ; le texte marquerait alors une progression par rapport au v. 20 ; cf. 19.11-17. Ð Au lieu de Mikal, fille de SauÈl, LXX porte tout IsraeÈl. La double constatation de SauÈl (v. 28) provoque une crainte grandissante chez lui, puisque non seulement Dieu, mais aussi aussi quelqu'un de sa propre famille, prend le parti du concurrent. Ð deÂsormais (sous-entendu dans le texte) SauÈl fut toujours (litt. tous les jours, cf. 23.14) l'ennemi... : les chapitres suivants montrent l'hostilite constante de SauÈl aÁ l'eÂgard de David, alors meÃme que David manifeste un profond respect envers le roi choisi par Dieu. Cf. Ps 37.12,14. faisaient des incursions : litt. sortirent ; cf. v. 5n ; cf. v. 5,14s. Ð son nom devint treÁs ceÂleÁbre : cf. 2S 7.9. $

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1 faire mourir David : cf. 18.25,29 ; 20.32 ; faire mourir est un des verbes clefs de ce chap. (cf. v. 2,5,11,15,17). Ð David plaisait beaucoup aÁ Jonathan ou, plus litteÂralement, Jonathan... se plaisait beaucoup avec David ; cf. 18.1+,22+.


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Sau Èl, mon peÁre, cherche Áa te faire mourir. Je t'en prie, sois sur tes gardes demain matin ; reste Áa l'abri, cache-toi. | Je sortirai et je me tiendrai Áa Á tu seras ; coÃte de mon peÁre dans la campagne, laÁ ou je parlerai de toi Áa mon peÁre, je verrai ce qu'il en est et je te le dirai. | Jonathan parla favorablement de David Áa Sau Èl, son peÁre : O roi, dit-il, ne peÁche pas contre David, ton serviteur, car il n'a pas peÂche envers toi. Au contraire, il a treÁs bien agi envers toi ; | il a risque sa vie, il a tue le Philistin et le SEIGNEUR a reÂalise une grande victoire pour tout IsraeÈl. Tu l'as vu et tu t'en es reÂjoui. Pourquoi peÂcherais-tu en versant le sang d'un innocent ? Pourquoi ferais-tu mourir David sans raison ? Sau Èl Âecouta Jonathan ; il fit ce serment : Par la vie du SEIGNEUR, David ne sera pas mis Áa mort ! Jonathan appela David et lui dit tout cela ; puis Jonathan amena David aupreÁs de Sau Èl, et il reprit son service comme d'habitude. David sauve par Mikal La guerre continuait. David sortit pour combattre les Philistins ; il leur infligea une grande deÂfaite ; ils durent fuir pour lui Âechapper. | Un Èl, alors mauvais souffle du SEIGNEUR fut sur Sau qu'il Âetait assis chez lui, sa lance Áa la main. David Âetait en train de jouer de la lyre. | Puis Sau Èl chercha Áa clouer David au mur avec sa lance. Mais David esquiva le coup de Sau Èl, qui planta la lance dans le mur. Alors David prit la fuite ; il s'eÂchappa pendant la nuit. Sau Èl envoya des Âemissaires Áa la maison de David, pour le surveiller et le mettre Áa mort au matin. Mais Mikal, femme de David, l'en informa en disant : Si tu ne t'eÂchappes pas cette nuit, demain tu es un homme mort. | Elle le fit descendre par la feneÃtre, et David s'en alla et s'enfuit. C'est ainsi qu'il Âechappa. Ensuite Mikal prit le teraphim et le placËa dans le dans la campagne... : cf. 20.5. Ð de toi ou pour toi, en ta faveur. Ð je te le dirai : cf. v. 7 ; 20.9,13 ; cf. Pr 17.17. favorablement : litt. en bien ; cf. Pr 31.8s. Ð ne peÁche pas contre : cf. Gn 42.22. Ð il a treÁs bien agi : litt. ses úuvres ont eÂte treÁs bien. il a risque sa vie : litt. il a mis sa vie dans sa main ; cf. Jg 12.3+ ; Jb 13.14. Ð tue le Philistin : cf. 17.50s. Ð a reÂalise une grande victoire : litt. a fait un grand salut ; 17.49-53 ; cf. 11.13. Ð le sang d'un innocent : cf. Dt 19.10 ; 2R 24.4 ; Es 59.7 ; Jr 26.15 ; Jon 1.14. Par la vie du SEIGNEUR : cf. 14.39n. lui dit tout cela : cf. v. 3. Ð il reprit son service : litt. il fut devant lui, cf. 16.16n. Ð comme d'habitude : cf. 14.21n. continuait ou reprit. Ð pour combattre ou pour faire la guerre, le verbe eÂtant apparente au substantif traduit par guerre. Ð il leur infligea une grande deÂfaite : litt. il les frappa d'un grand coup, cf. 4.10n. Cf. 18.14,30. Voir 16.14+. Ð souffle : voir esprit . Ð fut sur v. 20,23 ; cf. Nb 24.2n. Voir 18.11n. Ð s'eÂchappa : un autre des verbes clefs de ce chap. (cf. v. 11s,17s). Ð pendant la nuit : LXX rattache ces mots au deÂbut du v. 11. eÂmissaires : le meÃme mot heÂbreu est habituellement traduit par messagers. Ð pour le surveiller ou pour la surveiller (la maison) ; cf. Ps 59.1. Ð tu es un homme mort : litt. tu seras mis aÁ mort. par la feneÃtre : cf. Jos 2.15 ; Ac 9.25 ; 2Co 11.32s. Les teraphim ou idoles familiales pouvaient avoir, semble-t-il, diffeÂrents formats : petits et faciles aÁ dissimuler en Gn 31.19,34, ou de taille plus importante comme ici. Ð une peau de cheÁvre : le mot heÂbreu correspondant ne se trouve qu'ici et au v. 16, et son sens preÂcis n'est pas connu ; peut-eÃtre le poil noir de la peau de cheÁvre eÂtait-il destine aÁ imiter la chevelure d'un homme ; on a souvent pense aussi aÁ un tissu treÁs peu serre (en

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lit ; elle mit une peau de cheÁvre Áa la teÃte du lit, et elle Èl envoya des le couvrit d'un veÃtement. | Lorsque Sau Âemissaires pour prendre David, elle dit : Il est Èl les renvoya pour qu'ils voient David. malade. | Sau Il dit : Amenez-le-moi dans son lit, et qu'on le mette Áa mort. | Les Âemissaires revinrent, et le teraphim Âetait dans le lit, avec une peau de cheÁvre Áa la Èl dit Áa Mikal : Pourquoi m'as-tu teÃte du lit. | Sau trompe ainsi ? Pourquoi as-tu laisse partir mon ennemi, de sorte qu'il s'est Âechappe ? Mikal reÂpondit Áa Sau Èl : Il m'a dit : « Laisse-moi partir, sinon je te tue ! » David et SauÈl aÁ Rama C'est ainsi que David prit la fuite et qu'il Âechappa. Il se rendit aupreÁs de Samuel Áa Rama et lui dit tout ce que Sau Èl lui avait fait. Puis il alla avec Samuel habiter aux Nayoth. | On le fit savoir Áa Èl envoya Sau Èl : David est aux Nayoth, Áa Rama. | Sau des Âemissaires pour prendre David. Ils virent un groupe de propheÁtes qui se comportaient en propheÁtes, avec Samuel Áa leur teÃte. Le souffle de Dieu fut sur les Âemissaires de Sau Èl, et eux aussi se mirent Áa faire les propheÁtes. | On le dit Áa Sau Èl, qui envoya d'autres Âemissaires, et eux aussi se mirent Áa faire les propheÁtes. Il en envoya encore une troisieÁme fois, et ceux-laÁ aussi se mirent Áa faire les propheÁtes. Alors Sau Èl alla lui-meÃme Áa Rama. Arrive Áa la grande Á sont Saciterne qui est Áa SeÂkou, il demanda : Ou muel et David ? On lui reÂpondit : Ils sont aux Nayoth, Áa Rama. | De laÁ, il se dirigea vers les Nayoth, Áa Rama. Le souffle de Dieu fut sur lui aussi ; il continua son chemin en faisant le propheÁte jusqu'aÁ son arriveÂe aux Nayoth, Áa Rama. | Lui aussi quitta ses veÃtements, et lui aussi fit le propheÁte devant Samuel ; il tomba et resta prostre et nu tout ce jour-laÁ et toute la nuit. C'est pourquoi l'on dit : Sau Èl est-il aussi parmi les propheÁtes ? poil de cheÁvre), sorte de moustiquaire servant ici aÁ camoufler le visage du teraphim. Ð aÁ la teÃte du lit : autre traduction sur sa teÃte (celle du teraphim). Ð un veÃtement ou simplement une couverture. Lorsque SauÈl envoya des eÂmissaires reÂpeÁte formellement le deÂbut du v. 11, mais le v. 14 fait allusion aÁ leur arriveÂe chez David. Ð prendre ou arreÃter ; cf. Jn 7.32,45. Ð Il est malade : cf. Jos 2.5 ; 2S 17.20. pour qu'ils voient David : les eÂmissaires ne devront pas se contenter des explications de Mikal, mais entrer en contact direct avec le fugitif. aÁ la teÃte du lit ou sur sa teÃte ; cf. v. 13. m'as-tu trompe ; cf. 28.12 ; Gn 29.25 ; Jos 9.22 ; 2S 19.27. Ð sinon je te tue : litt. pourquoi te tuerais-je ? (cf. 2S 2.22). aÁ Rama : cf. 1.1n ; 7.17. Ð aux Nayoth (cf. 20.1) : un lieu-dit proche de Rama, dont le nom peut eÂgalement se lire Navith, d'apreÁs une autre lecture traditionnelle. Le mot pourrait se traduire par les demeures, les reÂsidences et deÂsigner les ermitages ou les cellules des propheÁtes dont il est question dans la suite du chap. prendre ou arreÃter, comme au v. 14. Ð Ils virent : d'apreÁs des versions anciennes ; le texte heÂbreu traditionnel dit il vit, singulier difficilement explicable. Ð un groupe : le mot heÂbreu correspondant n'apparaõÃt qu'ici et son sens preÂcis n'est pas connu. Ð qui se comportaient en propheÁtes : cf. 10.5n. Ð avec Samuel aÁ leur teÃte : litt. Samuel se tenant debout au-dessus d'eux ; cf. la position analogue d'EliseÂe en 2R 4.38-41 ; 6.1-7. Ð souffle : voir esprit . Ð eux aussi... 10.5s ; cf. Nb 11.25. Triple envoi : cf. 2R 1.9-14. SeÂkou : lieu non identifieÂ, appele SeÂfi par LXX . en faisant le propheÁte : cf. 10.5n,10. quitta ses veÃtements... nu : cf. 2S 6.20. Ð SauÈl... propheÁtes ? cf. 10.11+. $

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Jonathan conclut un pacte avec David 20 David s'enfuit des Nayoth de Rama. Il alla trouver Jonathan et dit : Qu'ai-je fait ? Quelle est ma faute, quel est mon peÂche vis-aÁ-vis de ton peÁre, pour 2 qu'il en veuille Á a ma vie ? | Jonathan lui reÂpondit : Jamais ! Tu ne mourras pas. Mon peÁre ne fait jamais rien sans m'en informer ; pourquoi donc mon peÁre 3 me cacherait-il cela ? Il n'en est rien. | David fit encore ce serment : Ton peÁre sait bien que j'ai trouve graÃce Áa tes yeux et il aura dit : « Que Jonathan ne le sache pas ; cela lui ferait de la peine. » Mais, par la vie du SEIGNEUR et par ta propre vie, il n'y a qu'un pas entre moi et la mort ! 4 Jonathan dit Áa David : Je ferai pour toi ce que tu 5 voudras. | David lui re Âpondit : Demain, c'est la nouvelle lune ; je devrais m'asseoir avec le roi pour manger ; mais laisse-moi partir, et je me cacherai dans la campagne jusqu'au soir du troisieÁme 6 jour. | Si ton pe Áre remarque mon absence, tu diras : David m'a demande instamment de le laisser aller rapidement Áa Beth-LeÂhem, sa ville, parce qu'il y a 7 pour tout le clan un sacrifice annuel. | S'il dit : « C'est bon ! », c'est que tout va bien pour moi, ton serviteur ; mais s'il se faÃche, sache qu'il a reÂsolu 8 le malheur. | Tu agiras ainsi avec fide Âlite envers moi, puisque tu m'as fait entrer avec toi dans une alliance du SEIGNEUR. Et s'il y a une faute en moi, mets-moi toi-meÃme Áa mort : pourquoi me remettrais-tu Áa ton peÁre ?

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des Nayoth de Rama : cf. 19.18. Ð Voir peÂche . Ð pour qu'il en veuille aÁ ma vie : litt. pour qu'il cherche ma vie ; cf. 24.12 ; 26.18 ; Ps 35.7. Jamais ! cf. 2.30n. Ð ne fait jamais rien : litt. ne fait pas une grande chose ni une petite chose ; cf. 22.15 ; Nb 22.18n. Ð sans m'en informer : litt. et il ne deÂcouvre pas mon oreille ; cf. 9.15+. David fit encore ce serment : l'heÂbreu ajoute et dit ; comme le deÂbut du discours direct qui suit n'est pas un serment, on pourrait traduire David dit : Je te jure qu'il en est bien ainsi ; LXX a lu David reÂpondit aÁ Jonathan et dit. Ð j'ai trouve graÃce aÁ tes yeux : cf. 16.22n ; 18.1. Ð par la vie du SEIGNEUR : formule de serment ; cf. 14.39n. Ð par ta propre vie : cf. 1.26n. Ð qu'un pas entre moi et la mort : cf. 27.1. Cf. Pr 17.17. La nouvelle lune, ou neÂomeÂnie, coõÈncidait avec le deÂbut du mois en IsraeÈl ; elle eÂtait marqueÂe par une ceÂleÂbration religieuse (cf. Nb 10.10 ; 28.11-15 ; Es 1.14) et par un repas de ceÂreÂmonie. Ð je me cacherai : cf. 19.2. Ð du troisieÁme jour : omis par LXX. remarque mon absence : litt. intervient aÁ mon sujet. Ð m'a demandeÂ... : cf. v. 28 ; Ne 13.6. Ð aller rapidement : litt. courir ; il s'agit d'une tournure exprimant l'ideÂe de faire un bref seÂjour quelque part. Ð sa ville : cf. 16.1 ; 17.58 ; Lc 2.4. Ð tout le clan ou toute la famille. Ð un sacrifice annuel : cf. 1.21n ; cf. 9.12 ; 16.5. C'est bon : David suppose que SauÈl pourrait admettre l'explication, sans forceÂment l'approuver. Ð il a reÂsolu le malheur : litt. le malheur est acheve de sa part ; c.-aÁ-d. il a deÂcideÂ, irreÂvocablement, de me faire du mal ; cf. v. 9,33. Tu agiras ainsi avec fideÂlite envers moi : meÃme expression en 15.6. Ð une alliance du SEIGNEUR : conclue devant YHWH ou garantie par YHWH ; cf. v. 16 ; 18.3 ; 23.18. Ð s'il y a : cf. 2S 14.32. Jamais : litt. profanation aÁ toi, cf. 2.30n. qui me le fera savoir ? David envisage le cas eÂventuel ouÁ Jonathan serait dans l'impossibilite de communiquer directement avec lui (preÂsence inopineÂe de SauÈl, ou surveillance de Jonathan par des proches de SauÈl). dans la campagne : pour fixer les modaliteÂs du stratageÁme. Cf. Gn 4.8. Par le SEIGNEUR : formule de serment ; Syr preÂcise que le Seigneur... soit teÂmoin (que...) et LXX le Seigneur... sait (que...). Ð demain ou apreÁs-demain : Syr demain, aÁ la troisieÁme heure ; cer-

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Jonathan lui dit : Jamais ! Ne crois pas que je pourrais avoir connaissance d'un malheur reÂsolu contre toi par mon peÁre sans te le faire savoir ! Á ton peÁre te David dit Áa Jonathan : Dans le cas ou reÂpondrait avec dureteÂ, qui me le fera savoir ? | Et Jonathan dit Áa David : Viens, sortons dans la campagne. Et ils sortirent tous deux dans la campagne. Jonathan dit Áa David : Par le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl, je sonderai mon peÁre demain ou apreÁsdemain Áa cette heure-ci. S'il est bien dispose envers David, et que je ne t'envoie personne pour t'informer, | que le SEIGNEUR fasse Áa Jonathan ceci et qu'il y ajoute cela ! S'il plaõÃt Áa mon peÁre de te faire du mal, je t'informerai aussi et je te laisserai partir, pour que tu t'en ailles en paix, et que le SEIGNEUR soit avec toi, comme il a Âete avec mon peÁre ! | Tant que je vivrai, tu agiras envers moi avec la fideÂlite du SEIGNEUR, et je ne mourrai pas. | Tu ne retrancheras jamais ta fideÂlite de ma maison, pas meÃme lorsque le SEIGNEUR retranchera de la terre chacun des ennemis de David. | Jonathan conclut donc une alliance avec la maison de David Ð que le SEIGNEUR fasse payer les ennemis de David ! | Jonathan fit de nouveau preÃter serment Áa David au nom de son affection pour lui, car il l'aimait comme luimeÃme. Jonathan lui dit : C'est demain la nouvelle lune ; on s'inquieÂtera de toi, car ta place sera vide. | Le troisieÁme jour, tu descendras assez bas pour arriver Á tu t'eÂtais cache le jour de l'affaire, et tu au lieu ou resteras preÁs de la pierre d'Ezel. | Je tirerai trois

tains modifient le texte pour lire demain, pour la troisieÁme fois ; selon le texte heÂbreu traditionnel, que suit la traduction, on peut comprendre que, si SauÈl pose une question le lendemain au sujet de l'absence de David, Jonathan en profitera pour taÃter le terrain ; si SauÈl ne le fait pas, Jonathan attendra le surlendemain. Ð S'il est bien disposeÂ... : autre traduction si la situation est favorable aÁ David. Ð et que je ne t'envoie... t'informer : on peut aussi comprendre alors je ne t'enverrai personne pour t'informer (la phrase s'arreÃterait ici). que le SEIGNEUR fasse... cela : cf. 3.17n. Ð Voir paix . Ð que le SEIGNEUR soit avec toi : cf. 17.37+. Ð avec mon peÁre : cf. 10.7. Dans le texte heÂbreu de ce v., on trouve deux fois une neÂgation qui semble correspondre aÁ l'exclamatif n'est-ce pas, et qui n'est geÂneÂralement pas traduite en francËais. Ð avec la fideÂlite du SEIÁ -d. avec une fideÂlite digne du SEIGNEUR ; LXX avec GNEUR, c.-a compassion. Ð et je ne mourrai pas ou afin que je ne sois pas mis aÁ mort. de ma maison : Jonathan demande aÁ David d'agir avec bonte non seulement envers lui-meÃme, aÁ cause de l'alliance conclue (18.3), mais eÂgalement envers ses descendants (cf. 24.22 ; 2S 9.1 ; 21.7) ; d'ouÁ la nouvelle formulation de l'alliance au v. 16. avec la maison : l'alliance de 18.3 concernait David et Jonathan aÁ titre individuel ; le preÂsent renouvellement inclut leurs familles respectives (la maison). Ð fasse payer : litt. recherche, c.-aÁ-d. reÂclame (compleÂment probablement sous-entendu : le sang , cf. Ez 3.18) de la main des ennemis de David ; peut-eÃtre le texte portait-il originellement de la main de David ; il s'agirait alors d'une maleÂdiction contre David et sa dynastie en cas d'eÂlimination de la famille de Jonathan et de SauÈl ; cf. 25.22n,26,29 ; 2S 12.14n ; 22.38-43 ; voir aussi 2S 16.3 ; 19.25-31 ; 21.7. preÃter serment : dans le cadre du renouvellement de l'alliance mentionne au v. 16. Ð car il l'aimait comme lui-meÃme peut signifier car David aimait Jonathan... ou car Jonathan aimait David... La nuance est minime, l'accent eÂtant de toute facËon sur l'affection mutuelle que se portaient les deux amis. Cf. v. 5n. Le troisieÁme jour : cf. v. 5 ; on pourrait aussi comprendre pour la troisieÁme fois. Ð assez bas : litt. beaucoup, qui pourrait aussi signifier treÁs rapidement. Ð le jour de l'affaire : cf. 19.1-3. Ð pierre d'Ezel : lieu-dit non identifieÂ. $

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fleÁches dans sa direction, comme si je visais une cible. | Alors j'enverrai le garcËon et je lui dirai : « Va chercher les fleÁches. » Si je lui dis : « Les fleÁches sont devant toi, prends-les ! », alors viens, tout va bien pour toi, il n'y a rien Áa craindre, par la vie du SEIGNEUR ! | Mais si je dis au jeune homme : « Les fleÁches sont plus loin ! » alors va-t'en, car le SEIa la parole que nous GNEUR te fait partir. | Quant Á nous sommes donneÂe, moi et toi, le SEIGNEUR en est pour toujours le garant entre moi et toi ! David se cacha dans la campagne. La haine de SauÈl contre David C'eÂtait la nouvelle lune, et le roi s'assit pour manger. | Le roi s'assit comme Áa l'ordinaire sur son sieÁge, contre le mur ; Jonathan se leva, et Ãte de Sau Abner s'assit Áa co Èl ; mais la place de Èl ne dit rien ce jour-laÁ ; David resta vide. | Sau il se disait : C'est par hasard, il n'est pas pur ; certainement il n'est pas pur. | Le lendemain, deuxieÁme jour de la nouvelle lune, la place de David resta encore vide. Et Sau Èl dit Áa son fils Jonathan : Pourquoi le fils de Jesse n'est-il venu manger ni Èl : hier ni aujourd'hui ? | Jonathan reÂpondit Áa Sau David m'a demande instamment de le laisser aller jusqu'aÁ Beth-LeÂhem. | Il a dit : « Laisse-moi partir, je te prie, car nous avons dans la ville un sacrifice de clan, et mon freÁre m'y a convoque ; si donc j'ai trouve graÃce Áa tes yeux, permets que je m'eÂchappe pour voir mes freÁres. » C'est pour cela qu'il n'est pas Èl se mit en coleÁre venu Áa la table du roi. | Alors Sau contre Jonathan. Il lui dit : Fils de perverse, fils de rebelle, est-ce que je ne sais pas que tu as pris le parti du fils de JesseÂ, Áa ta honte et Áa la honte de la nudite de ta meÁre ? | Car aussi longtemps que le fils de Jesse sera vivant sur la terre, il n'y aura de le garcËon : le serviteur qui accompagne Jonathan, cf. v. 35. Ð et je lui dirai : sous-entendu dans le texte. Ð prends-les : d'apreÁs des versions anciennes ; le texte heÂbreu porte un singulier : prends-la ou prends-le, qui pourrait eÃtre aussi interpreÂte comme un ordre adresse aÁ David : rattrape-le (le garcËon). Ð par la vie du SEIGNEUR : cf. 14.39n. le SEIGNEUR... : litt. le SEIGNEUR est entre moi et toi pour toujours. LXX le Seigneur est pour toujours teÂmoin entre moi et toi. Cf. v. 5n. Ð s'assit pour manger : litt. s'assit preÁs du pain pour manger ; cf. v. 27,34. Jonathan se leva : ce geste est surprenant ; on a parfois pense que c'eÂtait pour laisser passer Abner ; mais il est aussi possible qu'il y ait eu une erreur de copie, et que le texte original corresponde plutoÃt aÁ ce qu'on lit dans LXX : Jonathan s'assit en face (de SauÈl). Ð Abner : cf. 14.50n. C'est par hasard : cf. 6.9n ; autre traduction c'est un accident ; il lui est arrive quelque chose qui fait qu'il n'est pas pur . Le mot heÂbreu est celui qui deÂsigne l'incident nocturne, c.-aÁ-d. l'eÂpanchement de sperme qui rend l'homme impur en Dt 23.11 (cf. Lv 15.16, autre terme). La formule peut ici faire allusion aÁ cette meÃme cause d'impurete rituelle, ou aÁ une autre (Lv 7.20s ; 11±15) ; la supposition est en tout cas que David ne peut participer aÁ un repas de feÃte requeÂrant un eÂtat de purete rituelle. le fils de Jesse : il s'agit de David, cf. chap. 16, mais cette facËon de le deÂsigner exprime le meÂpris de SauÈl aÁ son eÂgard ; cf. v. 30s. Ð manger : litt. du pain. Cf. v. 6. Voir aussi v. 6. Ð mon freÁre m'y a convoque : litt. mon freÁre me l'a ordonne ; LXX mes freÁres... Ð j'ai trouve graÃce aÁ tes yeux : cf. 16.22n. coleÁre 11.6+ ; cf. Pr 19.12. Ð Fils de perverse... : litt. fils d'une perverse de reÂbellion ; le propos injurieux de SauÈl vise en fait Jonathan lui-meÃme. $

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seÂcurite ni pour toi ni pour ta royaute ; maintenant, envoie quelqu'un le chercher, ameÁne-le-moi, car il Èl, son meÂrite la mort ! | Jonathan reÂpondit Áa Sau peÁre : Pourquoi serait-il mis Áa mort ? Qu'a-t-il Èl brandit sa lance contre lui pour le fait ? | Sau frapper. Jonathan sut ainsi que son peÁre avait reÂsolu de faire mourir David. | Jonathan se leva de table dans une coleÁre ardente ; il ne mangea rien le deuxieÁme jour de la nouvelle lune ; il avait de la peine Áa cause de David, parce que son peÁre l'avait insulteÂ.

Jonathan avertit David Le lendemain matin, Jonathan alla dans la campagne pour le rendez-vous qu'il avait avec David ; il 36  etait accompagne d'un jeune garcËon. | Il lui dit : Cours chercher les fleÁches que je vais tirer, je te prie. Le garcËon courut, et Jonathan tira une fleÁche 37 qui le de Á Âpassa. | Lorsque le garcËon arriva au lieu ou Âetait la fleÁche que Jonathan avait tireÂe, Jonathan 38 cria derrie Áre lui : La fleÁche est plus loin ! | Il lui cria encore : Vite, deÂpeÃche-toi, ne t'arreÃte pas ! Le garËcon de Jonathan ramassa les fleÁches et revint vers 39 son maõ Ãtre. | Le garcËon ne savait rien ; seuls Jona40 than et David savaient de quoi il retournait. | Jonathan remit ses armes au garcËon qui Âetait avec lui et 41 lui dit : Va, porte-les Á a la ville. | ApreÁs le deÂpart du garcËon, David se leva, du coÃte du sud ; puis il tomba face contre terre, se prosternant par trois fois. David et Jonathan s'embrasseÁrent ; ils pleureÁrent en42 semble, jusqu'a Á ce que David en fõÃt plus. | Et Jonathan dit Áa David : Va en paix, maintenant que nous avons tous deux fait ce serment au nom du SEIGNEUR : « Que le SEIGNEUR soit entre moi et toi, entre ma descendance et ta descendance pour toujours ! » 21 David s'en alla, et Jonathan rentra dans la ville. 35

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il n'y aura de seÂcurite ni pour toi ni pour ta royaute : un ms de QumraÃn dit tu n'affermiras pas ta royauteÂ. Ð il meÂrite la mort : litt. c'est un fils de (la) mort ; cf. 26.16 ; 2S 12.5. Qu'a-t-il fait ? v. 1 ; 19.5 ; Mt 27.23 ; cf. Pr 31.8s. brandit sa lance : cf. 18.11 ; 19.10. Ð reÂsolu v. 7n. coleÁre ardente : cf. 11.6+. Ð il avait de la peine : cf. v. 3. Le lendemain matin, c.-aÁ-d. le troisieÁme jour, cf. v. 5. Ð pour le rendez-vous... : autre traduction pour le temps fixe par David ; cf. 9.24n. Ð un jeune garcËon : autre traduction un jeune serviteur. Voir v. 21s. Vite, deÂpeÃche-toi, ne t'arreÃte pas ! ce message s'adresse aÁ David autant qu'au serviteur. Ð son maõÃtre ou son seigneur. ne savait rien : autres traductions ne comprenait rien ; n'eÂtait au courant de rien. Ð de quoi il retournait : litt. la parole ou l'affaire. qui eÂtait avec lui : litt. qui (eÂtait) aÁ lui. Plusieurs eÂleÂments du texte heÂbreu de ce verset sont obscurs, et les versions, anciennes et modernes, devinent plus qu'elles ne traduisent. Ð du coÃte du sud : peut-eÃtre par rapport aÁ la pierre d'Ezel, mentionneÂe au v. 19. Ð se prosternant : cf. Gn 33.3 ; 50.18. Ð s'embrasseÁrent... pleureÁrent : cf. Gn 33.4 ; 45.14s ; Ac 20.37. Ð jusqu'aÁ... plus : litt. jusqu'aÁ ce que David fasse (plus) grand, ce qui a aussi eÂte traduit par jusqu'aÁ ce que David euÃt pris le dessus ou jusqu'aÁ ce qu'il fuÃt grand temps pour David ou simplement David surtout (cf. Vg ). Va en paix : cf. 1.17. Ð Voir nom . Ð entre moi et toi : cf. v. 23. Ð entre ma descendance et ta descendance : cf. v. 16n ; voir aussi Gn 3.15n. $

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 ditions de la Bible, ce verset, qui constitue la 1 Dans certaines e conclusion du chap. 20, est numeÂrote 20.43 ; il s'ensuit que les versets suivants du chap. 21 sont numeÂroteÂs 1 aÁ 15 au lieu de 2 aÁ 16.


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David aÁ Nob, chez le preÃtre AhimeÂlek David se rendit Áa Nob, chez AhimeÂlek, le preÃtre, qui vint en tremblant Áa sa rencontre et lui dit : Pourquoi es-tu seul ? Pourquoi n'y a-t-il personne avec toi ? | David reÂpondit Áa AhimeÂlek, le preÃtre : Le roi m'a donne un ordre ; il m'a dit : « Que personne ne sache rien de l'affaire pour laquelle je t'envoie et de l'ordre que je t'ai donne ! » J'ai donne rendez-vous Áa mes jeunes gens Áa tel et tel endroit. Maintenant qu'as-tu sous la main ? Donne-moi cinq pains ou ce que tu pourras. | Le preÃtre reÂpondit Áa David : Je n'ai pas de pain profane sous la main, mais il y a du pain sacreÂ, Áa condition du moins que tes jeunes gens se soient gardeÂs des femmes ! | David reÂpondit au preÃtre : La femme nous est interdite, comme d'habitude quand je pars en campagne. Si les armes des jeunes gens sont consacreÂes pour une expeÂdition profane, Áa plus forte raison y aurat-il aujourd'hui conseÂcration en ce qui concerne les armes. | Alors le preÃtre lui donna du pain sacreÂ, car il n'y avait pas laÁ d'autre pain que le pain offert, celui qu'on retire de devant le SEIGNEUR pour le Á on le remplacer par du pain chaud le jour ou reprend. | Or, ce meÃme jour, un homme de la cour de Sau Èl Âetait retenu laÁ, devant le SEIGNEUR ; c'eÂtait un Edomite nomme DoeÈg, le chef des bergers de Sau Èl. | David dit Áa AhimeÂlek : N'as-tu pas sous la main une lance ou une ÂepeÂe ? Je n'ai pris avec moi ni mon ÂepeÂe ni mes armes, parce que l'affaire du roi Âetait pressante. | Le preÃtre reÂpondit : Voici l'eÂpeÂe du Philistin Goliath, que tu as tue dans la valleÂe du TeÂreÂbinthe ; elle est enveloppeÂe dans un manteau derrieÁre l'eÂphod ; si tu veux la prendre, Nob : localite proche de JeÂrusalem, mais non identifieÂe avec certitude ; cf. 22.9-19 ; Es 10.32 ; Ne 11.32. Ð AhimeÂlek eÂtait probablement un freÁre du preÃtre Ahiya, lui aussi fils d'Ahitoub, mentionne en 14.3. Ð en tremblant : l'arriveÂe inopineÂe de David, qui n'est pas accompagne d'une escorte digne d'un chef militaire, jette le trouble et l'inquieÂtude dans la localiteÂ. La reÂponse eÂvasive de David est justifieÂe par une preÂtendue discreÂtion imposeÂe par le roi. Ð J'ai donne rendez-vous : la traduction suppose une modification (permutation de deux lettres), d'apreÁs un ms de QumraÃn et plusieurs versions anciennes, du texte heÂbreu traditionnel qui porte une forme insolite du verbe habituellement traduit par connaõÃtre (j'ai fait connaõÃtre ?). Ð tel et tel endroit : litt. au lieu d'un tel ; cf. 2R 6.8 ; Rt 4.1n. Ð Cf. Ps 119.29 ; Col 3.9. cinq pains : cf. Mt 14.17//. Ð ce que tu pourras : litt. ce qui se trouve(ra). pain profane ou pain ordinaire, que tout un chacun peut consommer en tout temps. Ð pain sacre ou consacreÂ, v. 6 ; cf. Ex 25.30 ; Lv 24.5-9. Le pain sacre ne pouvait normalement eÃtre consomme que par les preÃtres ; AhimeÂlek admet une exception, pour autant que les jeunes gens ne soient pas en eÂtat temporaire d'impureteÂ, par suite de relations sexuelles ; cf. Ex 19.15 ; Lv 15.18. Le verset tout entier est difficile aÁ traduire ; le texte joue sur l'ambiguõÈte de certains mots ; en particulier, le mot rendu par armes (litt. reÂcipients, ustensiles, objets) pourrait deÂsigner aussi les sacs militaires, ou meÃme eÃtre un eupheÂmisme deÂsignant les organes sexuels (cf. 1Th 4.4n). Ð comme d'habitude : litt. comme hier, avant-hier ; cf. 4.7+. Ð consacreÂes : la guerre ayant une dimension religieuse, certains actes profanes eÂtaient interdits aux combattants. Ð expeÂdition profane : dans son mensonge, David n'ose pas aller jusqu'aÁ preÂsenter sa fuite sous le couvert d'un acte religieux. du pain sacre : litt. du sacreÂ, cf. v. 5. Ð le jour ouÁ on le reprend : il s'agit du jour du sabbat, selon Lv 24.8. Ð Cet eÂpisode est mentionne en Mt 12.3s ; Mc 2.25s ; Lc 6.3s. retenu... devant le SEIGNEUR : peut-eÃtre par une obligation religieuse ou par une mission royale, mais on ignore laquelle. Ð

prends-la, car il n'y en a pas d'autre ici. David dit : Il n'y en a pas de pareille, donne-la-moi. 11 12

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David chez les Philistins de Gath Ce jour-laÁ, David s'enfuit pour Âechapper Áa Sau Èl. Il arriva chez Akish, roi de Gath. | Les gens de la cour d'Akish lui dirent : N'est-ce pas laÁ David, le roi du pays ? N'est-ce pas celui pour qui l'on chantait en dansant : Sau Èl a abattu ses milliers, et David ses dizaines de milliers ! David prit au seÂrieux ces paroles ; il avait treÁs peur d'Akish, roi de Gath. | Il simula la folie sous leurs yeux et fit des extravagances parmi eux ; il faisait des marques sur les battants des portes et laissait couler sa salive sur sa barbe. | Akish dit aux gens de sa cour : Vous voyez bien que cet homme deÂlire ; pourquoi me l'amenez-vous ? | Est-ce que je manque de fous pour que vous m'ameniez celuici deÂlirer devant moi ? Un tel homme va-t-il entrer dans ma maison ? David devient chef de bande David partit de laÁ et se reÂfugia dans la grotte d'Adoullam. Ses freÁres et toute sa famille l'apprirent et ils descendirent l'y rejoindre. | Tous ceux qui se trouvaient dans le deÂsarroi, qui avaient des creÂanciers ou qui Âetaient meÂcontents se rassembleÁrent aupreÁs de lui, et il devint leur chef. Il y eut avec lui environ quatre cents hommes. De laÁ David s'en alla Áa Mitspe de Moab. Il dit au roi de Moab : Permets, je te prie, Áa mon peÁre et Áa ma meÁre d'eÂmigrer chez vous, jusqu'aÁ ce que je sache ce que Dieu fera de moi. | Il les conduisit devant le roi Edomite : appartenant au peuple descendant d'EsauÈ (cf. Gn 25.30). Ð DoeÈg : cf. 22.9 ; Ps 52.2. Ð chef : sur le terme heÂbreu correspondant, cf. Gn 49.24n. avec moi : litt. dans ma main. Goliath : cf. chap. 17. Ð valleÂe du TeÂreÂbinthe : cf. 17.2n. Ð eÂphod : il peut s'agir soit de l'eÂphod de lin, veÃtement liturgique mentionne en 2.18n ; 22.18 ; 2S 6.14 ; soit plus probablement d'un objet de culte dont on ne connaõÃt pas la forme preÂcise, mentionne en Jg 8.26s ; 17.5 ; 18.14. Ð L'arme de l'ennemi vaincu avait eÂte deÂposeÂe dans un sanctuaire, comme ce sera le cas pour les armes de SauÈl, cf. 31.10. Sur la fuite de David, cf. 22.1 ; 24.1 ; 27.1. Ð Akish : cf. 27.1s. Ð Gath : cf. 5.1n ; Ps 56.1. le roi du pays : ce titre curieux peut eÃtre une abreÂviation de roi du pays d'IsraeÈl, comme deÂjaÁ Syr l'avait compris ; mais on pourrait aussi y voir un vocatif adresse aÁ Akish : Roi du pays, n'est-ce pas laÁ David ? Ð SauÈl... : cf. 18.7+. prit au seÂrieux : autre traduction fit attention aÁ ; litt. placËa ces paroles dans son cúur . Ð peur : cf. Es 51.12 ; Pr 29.25. simula la folie : litt. changea sa raison (ou son bon sens) ; cf. Ps 34.1n ; voir aussi Ec 7.7. Ð parmi eux : litt. entre leurs mains. Ð faisait des marques : le verbe heÂbreu correspondant est deÂrive du nom d'une lettre heÂbraõÈque (taw), qui avait la forme d'une croix, comme notre X ; autre traduction il tracËait des croix. fous et deÂlirer traduisent deux termes heÂbreux apparenteÂs (cf. 2R 9.11n). $

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1 Fuite de David : cf. 21.11+. Ð Adoullam : localite du pays de Juda, aÁ 25 km environ au sud-ouest de JeÂrusalem ; cf. Jos 15.35 ; 2S 23.13 ; 2 MaccabeÂes 12.38 ; voir Ps 57.1 ; 142.1. Ð toute sa famille : litt. toute la maison de son peÁre.  sarroi : litt. aÁ l'eÂtroit. Ð meÂcontents : litt. (tout homme) 2 dans le de amer d'aÃme (cf. Gn 1.20n). Ð il devint leur chef : cf. Jg 11.3 ; Ps 72.12-14 ; Mt 11.28. Ð quatre cents hommes : cf. 23.13 ; 25.13 ; 27.2 ; 30.10.  e, situeÂe aÁ l'est de la mer 3 Mitspe de Moab : localite non identifie Morte. Ð aÁ mon peÁre et aÁ ma meÁre : cf. Ex 20.12 ; Mt 15.4-6 ; 1Tm 5.8. Ð chez vous : cf. Rt 1.1-4. $


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de Moab, et ils resteÁrent avec lui tout le temps que David fut dans la forteresse. Gad, le propheÁte, dit Áa David : Ne reste pas dans la forteresse ; va-t'en et rentre au pays de Juda. David s'en alla et se rendit dans la foreÃt de HeÂreth. SauÈl fait massacrer les preÃtres de Nob Sau Èl apprit que l'on avait des renseignements sur David et sur les hommes qui Âetaient avec lui. Sau Èl Âetait assis sous le tamaris, Áa GuibeÂa, sur la hauteur ; il avait sa lance Áa la main, et tous les gens de sa cour Èl leur dit : Ecoutez, je se tenaient preÁs de lui. | Sau vous prie, Benjaminites ! Le fils de Jesse vous donnera-t-il aussi Áa tous des champs et des vignes ? Fera-t-il de vous tous des chefs de mille et des chefs de cent ? | En effet, vous avez tous conspire contre moi, et personne ne m'informe de l'alliance de mon fils avec le fils de JesseÂ. Aucun de vous ne souffre Áa mon sujet ni ne m'informe que mon fils a dresse mon serviteur contre moi, afin qu'il me tende une embuscade Ð voilaÁ pourquoi il en est ainsi en ce jour. DoeÈg, l'Edomite, qui se tenait Áa la teÃte des gens de Sau Èl, reÂpondit : J'ai vu le fils de Jesse venir Áa Nob, aupreÁs d'AhimeÂlek, fils d'Ahitoub. | AhimeÂlek a interroge pour lui le SEIGNEUR ; il lui a donne des vivres, il lui a donne l'eÂpeÂe du Philistin Goliath. | Le roi fit appeler AhimeÂlek, fils d'Ahitoub, le preÃtre, et toute sa famille, les preÃtres qui Âetaient Áa Nob. Ils se rendirent tous aupreÁs du roi. Sau Èl dit : Ecoute, je te prie, fils d'Ahitoub ! Il reÂÈl lui dit : Pourpondit : Oui, mon seigneur ? | Sau quoi avez-vous conspire contre moi, toi et le fils de Jesse ? Pourquoi lui as-tu donne du pain et une

la forteresse : endroit non identifie du pays de Moab ; le meÃme terme sera traduit par endroits escarpeÂs en 23.14,19 ; 24.1 etc. Gad : cf. 2S 24.11-19 ; 1Ch 21.9-19 ; 29.29 ; 2Ch 29.25. Ð rentre au pays de Juda : cf. 2R 8.3 ; Rt 1.6s ; Esd 1.3 ; Mt 2.20. Ð foreÃt de HeÂreth : endroit non identifieÂ. sous le tamaris : cf. 14.2. Ð GuibeÂa : cf. 10.5n. Ð sur la hauteur : certaines versions anciennes ont pris le mot heÂbreu correspondant pour un nom propre et l'ont transcrit aÁ Rama (cf. Jr 31.15n), localite proche de GuibeÂa. Ð sa lance aÁ la main : cf. 18.10 ; 19.9. Ð tous les gens de sa cour... : cf. 16.16n. Benjaminites : membres de la tribu de SauÈl (9.1), que celui-ci, devenu roi, avait sans doute favoriseÂs. Ð Le fils de Jesse : cf. 20.27n ; David, venant de Beth-LeÂhem, donc de la tribu de Juda, n'aurait aucune raison de favoriser les Benjaminites. Ð des champs et des vignes : cf. 8.14. Ð des chefs de mille et des chefs de cent : cf. 8.12. vous avez tous conspire : SauÈl, qui voit dans l'alliance de Jonathan avec David (18.3 ; 20.16,30) un complot contre lui, tient tous ceux qui ne l'en informent pas pour des complices des conjureÂs. Ð ne m'informe : cf. 9.15n. Ð afin qu'il me tende une embuscade : LXX a lu afin qu'il soit un ennemi. Ð voilaÁ pourquoi il en est ainsi en ce jour : cf. v. 13 ; Dt 2.30n. DoeÈg, l'Edomite : cf. 21.8. Ð aÁ la teÃte des gens ou aupreÁs des gens, cf. v. 6s,17. Ð Nob : cf. 21.2n. a interroge pour lui le SEIGNEUR : le chap. 21 ne mentionnait pas ce fait ; cf. 10.22n ; 14.18s,37 ; 23.2-12 ; 28.6 ; 30.8 ; Nb 27.21 ; Jg 1.1 ; 20.18 ; 2S 21.1. et toute sa famille : cf. v. 1n. conspireÂ... v. 8+. gendre du roi : cf. 18.20-28 ; 19.11-17. Ð affecte aÁ ta garde personnelle traduit une expression heÂbraõÈque peu claire, qu'on a aussi rendue par admis aÁ ton conseil ; LXX chef de toute ta garde personnelle ; cf. 2S 23.23 ; 1Ch 11.25 ; voir aussi Es 11.14n. Est-ce aujourd'hui... : traduction incertaine ; on pourrait aussi comprendre c'est aujourd'hui (seulement) que j'ai commenceÂ... En interpreÂtant diffeÂremment l'expression traduite par SuÃrement pas ! (habituellement jamais ! litt. profanation aÁ moi, cf.

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2.30n), certains traduisent : ce jour-laÁ j'ai commis une profanation en interrogeant Dieu pour lui : que sur moi soit la profanation ! Ð pas un traõÃtre mot : litt. pas une grande chose ni une petite chose ; cf. 20.2+. Tu mourras : meÃme formule qu'en Gn 2.17n. Ð toute ta famille v. 1n ; cf. Dt 24.16 ; Est 3.6. gardes du corps ou coureurs : il s'agissait de soldats de la garde royale, qui accompagnaient les deÂplacements du roi et portaient ses messages. Ð pas informe : cf. 9.15n. Ð ne voulurent pas : cf. Ex 1.17 ; Ps 105.15. Ð exeÂcuter : litt. frapper ; cf. 4.2n. DoeÈg est un eÂtranger (l'Edomite) qui ne ressent pas, aÁ mettre aÁ mort les preÃtres, les meÃmes scrupules que les gardes du roi. Cf. 2.31-33. Ð Vas-y / alla : litt. tourne-toi / se tourna. Ð exeÂcute / exeÂcuta : LXX va vers / mit aÁ mort ; Vg jette-toi sur / se jeta sur. Ð portant l'eÂphod de lin : cf. 2.18n ; 21.10n. hommes et femmes... : litt. hommes jusqu'aux femmes, enfants jusqu'aux nourrissons... Le massacre de toute la population, y compris le beÂtail, constitue ce qu'on appelait l'anatheÁme, cf. 15.3 ; Dt 2.34n. Ð furent passeÂs au fil de l'eÂpeÂe : litt. aÁ bouche d'eÂpeÂe ; cf. 15.8n. eÂchappa ou s'eÂchappa, ou encore en reÂchappa. Ð Abiathar est la transcription du nom dans LXX et Vg, ainsi que dans le N.T. (Mc 2.26) ; en heÂbreu il est eÂcrit Ebiatar. Sur le personnage, cf. 30.7 ; 2S 20.25 ; 1R 1.7,19 ; 2.26s. Ð pour suivre David : litt. derrieÁre David ; cf. 23.6. le dire aÁ SauÈl : cf. v. 9s. Ð C'est moi... : litt. c'est moi qui me suis tourne (cf. v. 17s) contre tous les eÃtres de la maison de ton peÁre ; Tg c'est moi qui l'ai fait se lancer contre... ; LXX, Vg et Syr c'est moi qui suis coupable au sujet de... Reste avec moi : cf. Lc 24.29. Ð n'aie pas peur : cf. 12.20+. Ð celui qui en veut aÁ ma vie en veut aussi aÁ ta vie : certaines versions anciennes intervertissent les possessifs : celui qui en voudra aÁ ta vie en voudra aÁ ma vie, c.-aÁ-d. celui qui s'attaquera aÁ toi, je le traiterai comme s'il s'eÂtait attaque aÁ moi. En heÂbreu le sens est probablement un peu diffeÂrent. David affirme que c'est le meÃme ennemi qui les menace tous les deux, et que par conseÂquent ils ont tout inteÂreÃt aÁ se mettre $

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ÂepeÂe, et as-tu interroge Dieu pour lui, afin qu'il se dresse contre moi et me tende une embuscade ? Ð VoilaÁ pourquoi il en est ainsi en ce jour. | AhimeÂlek reÂpondit au roi : Qui donc, parmi tous les Ãr comme David, le gendre du gens de ta cour, est su roi, lui qui est affecte Áa ta garde personnelle et qui est consideÂre dans ta maison ? | Est-ce aujourd'hui que j'ai commence Áa interroger Dieu pour lui ? Ãrement pas ! Que le roi ne mette pas l'affaire Áa Su ma charge ni Áa celle de personne de ma famille, car je ne sais pas un traõÃtre mot de tout cela. | Le roi dit : Tu mourras, AhimeÂlek, toi et toute ta famille. | Et le roi dit aux gardes du corps qui se tenaient preÁs de lui : Tournez-vous et mettez Áa mort les preÃtres du SEIGNEUR, car eux aussi ont preÃte la main Áa David ; ils ont su qu'il s'enfuyait et ils ne m'ont pas informeÂ. Mais les gens du roi ne voulurent pas porter la main sur les preÃtres du SEIGNEUR pour les exeÂcuter. | Alors le roi dit Áa DoeÈg : Vas-y, toi, exeÂcute les preÃtres. Alors DoeÈg, l'Edomite, alla ; c'est lui qui exeÂcuta les preÃtres ; il mit Áa mort, ce jour-laÁ, quatre-vingt-cinq hommes portant l'eÂphod de lin. | Il passa au fil de l'eÂpeÂe Nob, la ville des preÃtres ; hommes et femmes, enfants et nourrissons, búufs, Ãanes, moutons et cheÁvres furent passeÂs au fil de l'eÂpeÂe. Un seul fils d'AhimeÂlek, fils d'Ahitoub, Âechappa. Son nom Âetait Abiathar. Il s'enfuit pour suivre Èl avait tue David. | Abiathar dit Áa David que Sau les preÃtres du SEIGNEUR. | David dit Áa Abiathar : J'ai bien compris, ce jour-laÁ, que DoeÈg, l'Edomite, se trouvant laÁ, ne manquerait pas de le dire Áa Sau Èl. C'est moi qui ai cause la mort de toute ta famille. Reste avec moi, n'aie pas peur, car celui qui en veut

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1 SAMUEL 22±23

Áa ma vie en veut aussi Áa ta vie ; preÁs de moi tu seras bien gardeÂ. David aÁ QeÂila Á On dit a David : Les Philistins attaquent QeÂila et 23 2 saccagent les aires. | David interrogea le SEIGNEUR : Irai-je et battrai-je ces Philistins ? Le SEIGNEUR lui reÂpondit : Va, tu battras les Philistins et tu sauveras 3 Qe Âila. | Mais les hommes de David lui dirent : Ici meÃme, en Juda, nous avons peur ; qu'est-ce que ce sera si nous allons Áa QeÂila, contre les lignes des 4 Philistins ? | David interrogea encore le SEIGNEUR, et le SEIGNEUR lui reÂpondit : Descends Áa QeÂila, car 5 je te livre les Philistins. | David alla donc avec ses hommes Áa QeÂila. Il attaqua les Philistins ; il emmena leurs troupeaux et leur infligea une grande deÂfaite. Ainsi David sauva les habitants de QeÂila. 6 Lorsque Abiathar, fils d'Ahime Âlek, s'eÂtait enfui pour rejoindre David Áa QeÂila, il Âetait descendu, l'eÂphod en main. 7 On dit Áa Sau Èl que David Âetait arrive Áa QeÂila. Alors Sau Èl dit : Dieu me l'abandonne, car il est venu s'enfermer dans une ville qui a des portes et des 8 verrous. | Alors Sau Èl battit le rappel de tout le peuple pour la guerre, afin de descendre Áa QeÂila 9 et d'assie Âger David et ses hommes. | David eut connaissance du mal que Sau Èl tramait contre lui ; il dit Áa Abiathar, le preÃtre : Apporte l'eÂphod ! 10 David dit : SEIGNEUR, Dieu d'Israe Èl, moi, ton serviteur, j'ai appris que Sau Èl cherche Áa venir Áa QeÂila 11 pour de Âtruire la ville Áa cause de moi. | Les autoriteÂs de QeÂila me livreront-elles Áa lui ? Sau Èl descendrat-il, comme je l'ai appris ? SEIGNEUR, Dieu d'IsraeÈl, je t'en prie, dis-le-moi ! Le SEIGNEUR reÂpondit : Il 12 descendra. | David dit encore : Les autorite Âs de ensemble. LXX partout ouÁ je chercherai un endroit pour ma vie, j'en chercherai aussi pour la tienne. Ð tu seras bien garde : meÃme apreÁs la mort de David, et quand il sera en pleine disgraÃce, cf. 1R 2.26s.

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attaquent : litt. font la guerre aÁ, c.-aÁ-d. assieÁgent. Ð QeÂila : localite situeÂe aÁ quelques kilomeÁtres au sud d'Adoullam, mais qui ne faisait pas partie du territoire de Juda aÁ cette eÂpoque, v. 3 ; cf. Jos 15.44 ; Ne 3.17s. Ð saccagent les aires : litt. pillent les aires. Les aires eÂtaient les endroits ouÁ l'on vannait les ceÂreÂales apreÁs la moisson ; par extension, le mot heÂbreu a pu deÂsigner les reÂserves de ceÂreÂales. interrogea le SEIGNEUR : cf. 10.22n ; 22.10+. Ð Irai-je et battrai-je..., c.-aÁ-d. si j'y vais, battrai-je... Ð tu sauveras ou tu deÂlivreras ; de meÃme au v. 5. nous avons peur : les menaces que SauÈl fait peser sur David et ses hommes creÂent un climat d'inseÂcurite et de tension. Ð les lignes : cf. 17.20n. je te livre les Philistins : cf. 14.12+. emmena leurs troupeaux : cf. 30.20 ; Jb 24.3. Ð une grande deÂfaite : cf. 4.10n ; Jg 15.8. s'eÂtait enfui : cf. 22.20-23. Ð l'eÂphod : cf. 21.10n. me l'abandonne ou me l'a abandonne : litt. l'a traite en eÂtranger (c.-aÁ-d. ne lui accorde plus sa protection) ou le trompe dans ma main. Les versions anciennes n'ont pas traduit litteÂralement cette tournure inhabituelle ; plusieurs l'ont rendue par le verbe ordinairement traduit par livrer (cf. v. 4) ; LXX l'a vendu dans mes mains (cf. 12.9). Ð des portes et des verrous : cf. Dt 3.5. battit le rappel : cf. 15.4n. tramait ou meÂditait ; cf. Pr 3.29 ; 6.18 ; 12.20 ; 14.22. Ð Apporte l'eÂphod : pour une nouvelle consultation de Dieu ; cf. 30.7. j'ai appris : litt. ton serviteur a appris ; cf. 1.11n (ta servante). Ð deÂtruire la ville : cf. 22.19. Les autoriteÂs (litt. les maõÃtres ou chefs, en heÂbreu le pluriel de ba`al ) ... aÁ lui ? cette question est absente de LXX. Ð livreront 17.46+. Ð Le SEIGNEUR reÂpondit : cf. Jr 11.18-20 ; Ps 34.5. six cents hommes : cf. 22.2+. Ð s'en alleÁrent ouÁ ils purent : litt. ils s'en alleÁrent laÁ ouÁ ils s'en alleÁrent, heÂbraõÈsme qui sert aÁ mar-

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QeÂila me livreront-elles, moi et mes hommes, Áa Sau Èl ? Le SEIGNEUR reÂpondit : Elles te livreront. Alors David et ses hommes, environ six cents homÁ ils purent. mes, quitteÁrent QeÂila et s'en alleÁrent ou On dit Áa Sau Èl que David s'eÂtait Âechappe de QeÂila, et il renoncËa Áa son expeÂdition. David s'installa au deÂsert, dans les endroits escarpeÂs ; or tandis qu'il Âetait installe dans les monts du deÂsert de Ziph, Sau Èl le cherchait tous les jours, mais Dieu ne le lui livra pas. David vit que Sau Èl Âetait sorti pour attenter Áa sa vie. David Âetait au deÂsert de Ziph, Áa Horsha. | Alors Jonathan, fils de Sau Èl, se rendit aupreÁs de David, Áa Horsha, pour affermir en Dieu son courage. | Il lui dit : N'aie pas peur. Sau Èl, mon peÁre, ne pourra pas t'atteindre. C'est toi qui deviendras roi sur IsraeÈl, et moi je serai ton second ; Sau Èl, mon peÁre, le sait bien lui-meÃme. | Ils conclurent tous les deux une alliance devant le SEIGNEUR. David resta Áa Horsha, et Jonathan s'en alla chez lui. SauÈl poursuit David Des Ziphites monteÁrent vers Sau Èl Áa GuibeÂa et dirent : David est cache parmi nous dans des endroits escarpeÂs, Áa Horsha, dans les collines de Hakila, au sud de la terre aride. | Maintenant, si tel est à roi, descends ! Quant Áa nous, nous le ton deÂsir, o Èl dit : Soyez beÂnis du SEIlivrerons au roi. | Sau epargne ! | Allez, je vous GNEUR, car vous m'avez  Á il est prie, veÂrifiez encore, voyez bien le lieu ou passeÂ, demandez qui l'y a vu Ð car il est, m'a-t-on Á il a dit, fort ruseÂ. | Voyez bien toutes les cachettes ou pu se cacher ; puis revenez me voir Áa l'endroit convenu, et je m'en irai avec vous. S'il est dans le pays, je le chercherai parmi toutes les phratries de quer l'indeÂtermination. Ð renoncËa aÁ son expeÂdition : litt. cessa de sortir ; sur le sens militaire de sortir = se mettre en campagne, cf. 8.20n ; 11.7n. endroits escarpeÂs : le mot heÂbreu correspondant (cf. 22.4n ; Jg 6.2) a donne son nom aÁ la ceÂleÁbre forteresse de Massada, qui domine la rive ouest de la mer Morte. Ð Ziph : localite situeÂe aÁ 35 km environ au sud de JeÂrusalem (Jos 15.55) ; le deÂsert de Ziph fait partie du deÂsert de Juda ; cf. Ps 63.1. Horsha : nom qui signifie foreÃt ; aÁ 3 km environ au sud de Ziph. se rendit : litt. se leva et alla, c.-aÁ-d. se mit en route. Ð son courage : litt. sa main, cf. Jg 9.24n (preÃter main-forte) ; Es 35.3 ; on pourrait aussi traduire pour fortifier sa confiance en Dieu. Cf. Pr 17.17 ; 27.9. N'aie pas peur : cf. Dt 31.6 ; Jos 8.1 ; Es 10.24 ; Jr 1.8. Ð ne pourra pas t'atteindre (litt. te trouver ) : cf. Jb 5.15. Ð C'est toi qui deviendras roi sur : autre traduction c'est toi qui reÂgneras sur. une alliance : cf. 18.3+. GuibeÂa : cf. 10.5n. Ð David est cache : litt. David n'est-il pas cacheÂ... ? Cette question, dite rheÂtorique, a de fait la valeur d'une affirmation. Cf. Ps 54.2. Ð Les Ziphites eÂnumeÁrent divers endroits de la reÂgion, ouÁ David peut avoir trouve refuge ; cf. v. 14 ; 26.1-3. Hakila est un lieu-dit non identife exactement, mais situe probablement aÁ l'est de Ziph. Ð la terre aride : le mot heÂbreu yeshimoÃn a parfois eÂte compris comme le nom d'une localite proche de Ziph. si tel est ton deÂsir... : litt. selon tout le deÂsir de ton eÃtre de descendre, cf. Dt 12.15n,20s ; 18.6 ; sur le mot correspondant aÁ eÃtre, cf. Gn 1.20n. Ð nous le livrerons : cf. Mt 26.15//. Soyez beÂnis du SEIGNEUR : formule de remerciement ; cf. 15.13 ; Ps 115.15 ; Rt 3.10. Ð vous m'avez eÂpargne : autre traduction vous avez eu pitie de moi ; cf. Ex 2.6 ; Jl 2.18 ; 2Ch 36.15. SauÈl exige des informations plus preÂcises que l'eÂnumeÂration un peu vague (v. 19) des cachettes possibles de David. Ð voyez bien : litt. sachez et voyez ; cf. 1R 20.7n. Voyez bien : litt. voyez et sachez ; cf. v. 22. Ð aÁ l'endroit convenu : autre traduction avec des renseignements veÂrifieÂs. Ð phratries : cf. 10.19n. $

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Juda. | Ils se rendirent Áa Ziph avant Sau Èl. David et ses hommes Âetaient dans la plaine du deÂsert de MaoÃn, au sud de la terre aride. Sau Èl partit avec ses hommes Áa la recherche de David. On le dit Áa David, qui descendit Áa La Roche et resta dans le deÂsert de MaoÃn. Sau Èl, l'ayant appris, Ãn. | Sau Èl marpoursuivit David au deÂsert de Mao chait Áa flanc de montagne, tandis que David et ses hommes marchaient sur le flanc opposeÂ, de part et d'autre d'une valleÂe. David se haÃtait pour Âechapper Áa Sau Èl. Mais deÂjaÁ Sau Èl et ses hommes cernaient David et ses hommes pour se saisir d'eux, | lorsqu'un messager vint dire Áa Sau Èl : Viens vite, car les Èl Philistins ont fait irruption dans le pays. | Sau revint sur ses pas, il cessa de poursuivre David, pour aller Áa la rencontre des Philistins. C'est pourquoi on a appele ce lieu SeÂla-Mahleqoth (« Roc des SeÂparations »).

La grotte d'EõÈn-GueÂdi : David eÂpargne SauÈl Á De la David monta vers les endroits escarpeÂs 24 2 d'Eõ Á il s'installa. | Lorsque Sau Èl fut Èn-GueÂdi, ou revenu de la poursuite des Philistins, on lui dit : 3 David est dans le de Âsert d'EõÈn-GueÂdi. | Sau Èl prit trois mille hommes d'eÂlite sur tout IsraeÈl et il alla Ãte des chercher David et ses hommes jusque du co 4 rochers des bouquetins. | Il arriva vers des parcs Á a petit beÂtail qui Âetaient preÁs du chemin ; il y avait laÁ une grotte. Sau Èl y entra pour satisfaire un besoin naturel. David et ses hommes Âetaient assis au fond 5 de la grotte. | Les hommes de David lui dirent : Il est arriveÂ, le jour Áa propos duquel le SEIGNEUR t'a

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plaine : le mot heÂbreu correspondant est habituellement traduit par plaine aride (cf. Jos 8.14n) et deÂsigne la profonde deÂpression dans laquelle se situe la mer Morte, mais ici il n'a qu'une valeur de nom commun. Ð MaoÃn : localite situeÂe au sud de Ziph, cf. v. 14 ; Jos 15.55 ; le deÂsert de MaoÃn fait partie, lui aussi, du deÂsert de Juda. de David : sous-entendu dans le texte. Ð La Roche : lieu-dit non identifie du deÂsert de MaoÃn, offrant probablement de nombreuses cachettes. SauÈl : aÁ la premieÁre occurrence LXX ajoute et ses hommes. Ð d'une valleÂe : probablement sous-entendu dans le texte ; on a parfois compris que SauÈl et David, avec leurs troupes respectives, progressaient de part et d'autre d'une meÃme montagne sans se voir, mais cela est peu vraisemblable ; cf. 17.3n. Ð se haÃtait... : cf. 2S 15.14. Ð cernaient : cf. Ps 17.8-11 ; 22.13-17 ; 140.2-9. ont fait irruption dans ou ont attaque ; cf. 2R 19.9 ; Ps 31.20. SeÂla-Mahleqoth ou Roc des SeÂparations (ou des HeÂsitations), puisque c'est laÁ que SauÈl et David furent seÂpareÂs.

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cf. 15.27n. Ð Sur le symbolisme parfois attache au manteau, cf. 15.27 ; 18.4 ; 1R 11.30s ; 19.19 ; 2R 2.8,13. sentit battre son cúur : d'avoir ose porter atteinte aÁ la personne du roi ; meÃme expression en 2S 24.10. Jamais ! 2.30n. Ð Que le SEIGNEUR me garde de : cf. 26.9-11 ; 2S 1.14. Ð seigneur ou maõÃtre, de meÃme aux v. 9,11. Ð l'homme qui a recËu l'onction 2.10n. arreÃta : le meÃme verbe heÂbreu est habituellement traduit par fendre (cf. Lv 1.17 ; 11.3 ; Jg 14.6) ; Vg brisa (l'eÂlan de) ; LXX persuada. Ð attaquer : litt. se lever vers (ou se dresser contre) SauÈl ; le meÃme verbe revient dans la suite (sortit..., litt. se leva de la grotte). Cf. Mt 5.44 ; Rm 12.17-21. sortit : litt. se leva et sortit, cf. v. 8n. Ð s'inclina... prosterne : cf. 28.14. les propos : cf. Lv 19.16 ; Pr 16.28 ; 26.20,22. livre aÁ moi v. 5+. Ð On m'a dit : litt. il m'a dit, verbe dont le sujet n'a pas d'anteÂceÂdent clair ; les versions anciennes ont toutes heÂsite devant cette tournure insolite : LXX je n'ai pas voulu ; Vg j'ai pense ; Tg d'autres ont parle de ; Syr les hommes de ma troupe ont parle de. On a aussi pense que le sujet pourrait eÃtre Dieu lui-meÃme (cf. v. 5,19). Toutefois, l'interpreÂtation la plus geÂneÂralement admise aujourd'hui est celle d'une tournure impersonnelle. Ð je t'ai eÂpargne : litt. elle (ou il ) a eu pitie de toi ; Vg mon úil a eu pitieÂ... ; LXX, Syr j'ai eu pitieÂ... Regarde, regarde donc : ou, selon une autre interpreÂtation d'un des termes heÂbreux qui apparaõÃt ici, regarde, mon peÁre, regarde... ; mon peÁre serait alors un titre respectueux utilise pour s'adresser aÁ un personnage important, p. ex. un propheÁte (2R 2.12 ; 6.21) ou un officier supeÂrieur (2R 5.13n) ; comparer avec mon fils, v. 17. Ð tu vois bien : litt. sache et vois ; autre traduction constate ; cf. 1R 20.7n ; 2R 5.7n. Ð chez moi : litt. dans ma main. Ð mauvaise intention : litt. mal. Ð Voir peÂche . Ð ma vie : litt. mon aÃme ; cf. 20.1n. juge entre toi et moi : cf. Gn 16.5 ; 31.53 ; Jg 11.27. Ð ne sera pas contre toi : cf. 18.17 ; Pr 20.22. Cette maxime n'est pas connue par ailleurs ; on trouve une ideÂe analogue en Mt 7.16-18 ; 12.35 ; Lc 6.45. $

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EõÈn-GueÂdi (nom qui signifie source du chevreau) est une localite situeÂe sur la rive ouest de la mer Morte ; de laÁ s'eÂcoule un modeste cours d'eau en direction de cette mer. Cf. Jos 15.62 ; Ez 47.10. poursuite des Philistins 23.28. trois mille hommes : cf. 13.2n. Ð rochers des bouquetins : endroit proche d'EõÈn-GueÂdi, ouÁ l'on trouvait encore des bouquetins sauvages au milieu du XXe s. ; l'expression correspondante, qui pourrait avoir eÂte un nom propre, n'apparaõÃt pas ailleurs. Cf. Ps 104.18 ; Jb 39.1. y entra : cf. Jr 10.23 ; Pr 20.24. Ð satisfaire un besoin naturel : l'heÂbreu utilise aussi un eupheÂmisme en disant se couvrir les pieds, cf. Jg 3.24n. Ð la grotte : cf. Ps 57.1 ; 142.1. t'a dit : le livre de Samuel ne rapporte pas aÁ quelle occasion le SEIGNEUR a adresse cette promesse aÁ David ; cf. 26.8. Ð te livre : litt. livre... entre tes mains ; cf. v. 11,19 ; 26.8,23. Ð ton ennemi : autre lecture traditionnelle tes ennemis. Cf. Ps 1.1 ; Pr 16.32. Ð coupa furtivement : litt. se leva et coupa furtivement. Ð le pan :

dit : « C'est moi qui te livre ton ennemi ; traite-le comme il te plaira. » David coupa furtivement le pan du manteau de Sau Èl. | ApreÁs cela, David sentit battre son cúur, parce qu'il avait coupe le pan du manteau de Sau Èl. | Et il dit Áa ses hommes : Jamais ! Que le SEIGNEUR me garde de commettre une telle action, de porter la main sur mon seigneur, sur l'homme qui a recËu l'onction du SEIGNEUR ! Car c'est lui qui a recËu l'onction du SEIGNEUR. | Par ces paroles, David arreÃta ses hommes et les empeÃcha d'attaquer Sau Èl. Sau Èl sortit de la grotte et continua son chemin. ApreÁs cela, David sortit de la grotte. Il se mit alors Áa crier derrieÁre Sau Èl : O roi, mon seigneur ! Sau Èl regarda derrieÁre lui, et David s'inclina face Èl : Pourcontre terre, prosterneÂ. | David dit Áa Sau quoi Âecoutes-tu les propos des gens qui disent : « David cherche Áa te faire du mal ! » | Tu le vois en ce jour, de tes propres yeux : aujourd'hui le SEIGNEUR t'avait livre Áa moi dans la grotte. On m'a dit de te tuer, mais je t'ai ÂepargneÂ, en disant : « Je ne porterai pas la main sur mon seigneur, car c'est lui qui a recËu l'onction du SEIGNEUR. » | Regarde, regarde donc le pan de ton manteau dans ma main. Puisque j'ai coupe le pan de ton manteau et que je ne t'ai pas tueÂ, tu vois bien qu'il n'y a chez moi ni mauvaise intention ni reÂvolte, et que je n'ai pas peÂche contre toi. Et toi, tu pourchasses ma vie pour me la prendre ! | Le SEIGNEUR sera juge entre toi et moi, et le SEIGNEUR me vengera de toi ; mais ma main ne sera pas contre toi. | Comme dit la vieille maxime : C'est des meÂchants que sort la meÂchanceteÂ.

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Aussi ma main ne sera-t-elle pas contre toi. | Contre qui le roi d'IsraeÈl est-il parti en guerre ? Qui poursuis-tu ? Un chien mort, une simple puce ? | Le SEIGNEUR rendra la justice ; il sera juge entre toi et moi ; il regardera, il deÂfendra ma cause, il jugera en me deÂlivrant de ta main. Lorsque David eut acheve de dire cela Áa Sau Èl, Sau Èl dit : Est-ce bien ta voix, mon fils David ? Et Sau Èl se mit Áa sangloter. | Puis il dit Áa David : Tu es plus juste que moi, car tu m'as fait du bien, alors que moi je t'ai fait du mal. | Tu as montre aujourd'hui que tu agissais avec bonte envers moi : le SEIGNEUR m'avait livre Áa toi et tu ne m'as pas tueÂ. | Si quelqu'un trouve son ennemi, le laisse-t-il poursuivre tranquillement son chemin ? Que le SEIGNEUR te reÂcompense pour ce que tu m'as fait en ce jour ! Maintenant, je le sais, tu deviendras roi et, dans ta main, la royaute d'IsraeÈl tiendra. | Jure-moi maintenant par le SEIGNEUR que tu ne retrancheras pas ma descendance apreÁs moi et que tu ne feras pas disparaõÃtre mon nom de ma famille. | David le jura Áa Sau Èl. Puis Sau Èl s'en alla chez lui, et David et ses hommes remonteÁrent Áa la forteresse.

Nabal se montre ingrat envers David Samuel mourut. Tout IsraeÈl se rassembla pour se 25 lamenter sur lui, et on l'ensevelit chez lui, Áa Rama. C'est alors que David descendit au deÂsert de ParaÃn. 2 Ãn un homme qui avait ses activiteÂs Il y avait Áa Mao Áa Carmel. C'eÂtait un homme treÁs important, il avait trois mille moutons et mille cheÁvres. Or il se trou3 vait Á a Carmel pour la tonte de ses moutons. | Le nom de cet homme Âetait Nabal, et le nom de sa femme Âetait AbigaõÈl ; c'eÂtait une femme de bon sens 15 16

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parti en guerre : litt. sorti ; cf. 8.20n ; 11.7n. Ð Un chien mort 2S 9.8 ; 16.9 ; cf. 2S 3.8. Ð une simple puce 26.20. rendra la justice : cf. v. 13 ; Ps 37.5s. Ð il deÂfendra ma cause : cf. 25.39 ; Ps 35.23 ; 43.1 ; 119.154 ; Pr 22.23. Ð il jugera... : litt. il me jugera (ou me rendra justice) de ta main ; cf. 2S 18.19,31. Est-ce bien ta voix 26.17. Ð mon fils : cf. v. 12. Ð se mit aÁ sangloter 11.4n. Tu es plus juste que moi : cf. Gn 38.26. livre aÁ toi v. 5+ ; 17.46+. le laisse-t-il poursuivre tranquillement son chemin : litt. le laisset-il aller sur un bon chemin. tu deviendras roi 13.14 ; 15.28 ; 23.17 ; 25.30 ; 28.17. Jure-moi... par le SEIGNEUR : cf. 30.15 ; Gn 21.23 ; 24.3 ; Jos 2.12. Ð tu ne retrancheras pas ma descendance 20.14-16 ; cf. 2S 21.6-8. Ð tu ne feras pas disparaõÃtre (ou tu ne deÂtruiras pas) mon nom est une autre facËon de dire tu ne feras pas mourir mes descendants, ce qui aurait pour reÂsultat que le nom de cette branche familiale ne serait plus porte en IsraeÈl. SeÂparation : voir 26.25. Ð forteresse 22.4s.

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Samuel mourut : cf. 28.3. Ð pour se lamenter : il s'agit des rites de deuil ; cf. 2S 1.12 ; 3.31s ; 19.1-5. Ð aÁ Rama 1.1n. Ð Le deÂsert de ParaÃn se situe aÁ la limite du pays de Juda et de la peÂninsule du SinaõÈ, cf. Nb 10.12 ; 13.26. Ce deÂplacement de David dans l'extreÃme sud du pays a deÂjaÁ surpris les lecteurs d'autrefois, ce qui peut expliquer que certains mss de LXX parlent du deÂsert de MaoÃn, comme au v. 2 et en 23.24s. à n (cf. 23.24s) / Carmel (cf. 15.12n). Il s'agit sans doute d'un ri2 Mao che proprieÂtaire terrien, domicilie aÁ MaoÃn, qui avait une partie de son exploitation au village voisin, aÁ Carmel. Ð un homme treÁs important : litt. un homme treÁs grand. Ð La tonte des moutons, au printemps, eÂtait l'occasion de reÂjouissances ; cf. Gn 38.12s ; 2S 13.23s. 3 Nabal : cf. v. 25n. Ð femme de bon sens : cf. Pr 14.1 ; 19.14 ; 31.1031. Ð agissements Jr 4.4+. Ð Il descendait de Caleb : selon une tradition de lecture du texte heÂbreu, l'expression peut signifier il eÂtait comme son cúur, allusion probable au v. 37 ; selon une autre tradition, elle signifie il eÂtait CaleÂbite, c.-aÁ-d. membre du

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clan de Caleb (cf. Nb 13.6). Le texte heÂbreu insiste peut-eÃtre sur cette origine parce que le mot heÂbreu (keÂleb) signifie aussi chien (animal meÂprise dans l'ancien IsraeÈl). dix de ses gens : litt. dix jeunes gens ou dix serviteurs, parmi les nombreuses personnes qui se sont reÂfugieÂes aupreÁs de David (cf. v. 13 ; 22.2). Ð Voir nom . Ð comment il va : litt. pour la paix ; cf. 10.4n. Pour la vie : litt. pour le vivant, expression heÂbraõÈque dont le sens est treÁs incertain ; on a propose la signification (qu'il en soit ainsi) pour la prochaine anneÂe ; ou, en modifiant le texte heÂbreu traditionnel d'apreÁs Vg : (vous parlerez ainsi) aÁ mon freÁre. Ð que tout aille bien pour : litt. paix aÁ. Ð pour ta maison : cf. Lc 10.5. inquieÂteÂs ou molesteÂs ; le meÃme verbe est traduit par insulter en 20.34 ; pour un emploi analogue, voir Rt 2.15n. Ð rien ne leur a eÂte enleve : litt. il n'y a pas eu d'intervention contre eux (ni de la part de David, ni de la part de BeÂdouins dont David les a proteÂgeÂs). Ð tout le temps : litt. tous les jours. trouvent donc graÃce aÁ tes yeux ou soient accueillis avec bienveillance ; cf. 16.22n. Ð un jour de feÃte : litt. un jour bon, cf. v. 2 ; Est 8.17 ; 9.19 ; Ne 8.10-12. Ð Donne-nous donc, je te prie : cf. Jg 8.5. Ð David, ton fils : l'emploi meÂtaphorique du mot fils peut exprimer les ideÂes de soumission et de proximite ; ici c'est une formule de politesse. Ð ce que tu as sous la main : litt. ce que trouvera ta main ; cf. Ec 11.2 ; Lc 6.38 ; 16.9. ils se turent : le verbe heÂbreu correspondant exprime habituellement l'ideÂe d'interruption d'un processus, d'ouÁ la traduction preÂsente (= ils cesseÁrent de parler), qui refleÁte celle de Vg ; on peut aussi comprendre ils se reposeÁrent ou ils attendirent (la reÂponse de Nabal). serviteurs et esclaves traduisent le meÃme mot heÂbreu. Ð Qui est David : cf. Ex 5.2 ; Jg 9.28. Ð le fils de Jesse : cf. 16.1. Ð esclaves qui s'enfuient : cf. 1R 2.39s ; Phm 10-19. mon eau : LXX mon vin ; la mention de la viande que j'ai preÂpareÂe (ou les beÃtes que j'ai abattues) indique qu'il s'agit d'un repas de feÃte. son eÂpeÂe : cf. 17.39,45. Ð quatre cents... deux cents : cf. 22.2+. Ð preÁs du mateÂriel : cf. 10.22 ; 17.22. $

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et fort belle, mais l'homme Âetait dur et mauvais dans ses agissements. Il descendait de Caleb. | David apprit, au deÂsert, que Nabal tondait ses moutons. | Il lui envoya dix de ses gens, auxquels il dit : Montez Áa Carmel. Vous irez chez Nabal et, en mon nom, vous lui demanderez comment il va. Vous lui direz : Pour la vie, que tout aille bien pour toi, pour ta maison et pour tout ce qui t'appartient ! | A preÂsent, j'ai appris que tu as les tondeurs. Or tes bergers ont Âete avec nous ; nous ne les avons pas inquieÂteÂs, et rien ne leur a Âete enleve pendant tout le temps qu'ils ont Âete Áa Carmel. | Demande-le Áa tes gens, ils te le diront. Que mes gens trouvent donc graÃce Áa tes yeux, puisque nous venons un jour de feÃte ! Donne-nous donc, je te prie, pour nous qui sommes tes serviteurs et pour David, ton fils, ce que tu as sous la main. Lorsque les gens de David furent arriveÂs, ils parleÁrent exactement ainsi Áa Nabal, au nom de David. Puis ils se turent. | Nabal reÂpondit aux serviteurs de David : Qui est David, et qui est le fils de Jesse ? Il y a aujourd'hui beaucoup d'esclaves qui s'enfuient de chez leurs maõÃtres ! | Je prendrais mon pain, mon eau et la viande que j'ai preÂpareÂe pour mes tondeurs, et je les donnerais Áa des gens Á ils sont ? dont je ne sais meÃme pas d'ou Les gens de David rebrousseÁrent chemin ; ils revinrent et, Áa leur arriveÂe, ils lui dirent tout. | Alors David dit Áa ses hommes : Que chacun de vous mette son ÂepeÂe Áa la ceinture ! Ils mirent chacun son ÂepeÂe Áa la ceinture. David aussi mit son ÂepeÂe Áa la ceinture, et environ quatre cents hommes partirent Áa l'attaque derrieÁre lui. Il en resta deux cents preÁs du mateÂriel.

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AbigaõÈl apaise David Un des serviteurs de Nabal dit Áa AbigaõÈl, femme de Nabal : David a envoye du deÂsert des messagers pour beÂnir notre maõÃtre, qui les a rudoyeÂs. | Et pourtant ces hommes ont Âete treÁs bons pour nous ; nous n'avons pas Âete inquieÂteÂs, et rien ne nous a Âete enleveÂ, tout le temps que nous avons fait route avec eux, lorsque nous Âetions dans la campagne. | Ils nous ont servi de muraille nuit et jour, tout le temps que nous avons Âete avec eux, pour faire paõÃtre le petit beÂtail. | A toi maintenant de bien voir ce que tu as Áa faire, car le malheur de notre maõÃtre et de toute sa maison est reÂsolu. Quant Áa lui, c'est un homme sans morale : impossible de lui parler ! AbigaõÈl prit vite deux cents pains, deux outres de vin, cinq moutons appreÃteÂs, cinq seÂas de grain roÃti, cent gaÃteaux de raisins secs et deux cents gaÃteaux de figues seÁches, qu'elle mit sur des Ãanes. | Elle dit Áa ses serviteurs : Passez devant moi, je vous suis. Elle ne dit rien Áa Nabal, son mari. | MonteÂe sur un Ãane, elle descendait par un versant de la montagne ; David et ses hommes descendaient en face d'elle, de sorte qu'ils la rencontreÁrent. | David avait dit : C'est bien Áa tort que j'ai garde tout ce que cet homme a dans le deÂsert, et que rien n'a Âete enleve de tout ce qu'il posseÁde ; il m'a rendu le mal pour le bien. | Que Dieu fasse ceci Áa David et qu'il ajoute cela, si je laisse subsister jusqu'au matin un seul maÃle de tous ceux qui appartiennent Áa Nabal ! Lorsque AbigaõÈl apercËut David, elle s'empressa de descendre de l'aÃne ; puis elle tomba face contre terre, prosterneÂe, devant David. | Tombant Áa ses pieds, elle dit : A moi la faute, mon seigneur !

pour beÂnir : autre traduction pour saluer. Ð rudoyeÂs : le verbe heÂbreu correspondant est rare (cf. 14.32 ; 15.19 se jeter sur ) et son sens n'est pas assureÂ. Cf. v. 7. muraille : symbole de protection, cf. Za 2.9. A toi maintenant... : litt. maintenant sache et vois ce que tu feras ; cf. Jg 18.14. Ð homme sans morale : allusion aÁ la signification du nom de Nabal, v. 25n ; cf. Dt 13.14n ; 2S 23.6s. Cf. Gn 32.14-16 ; 2S 16.1 ; 17.27-29. Ð moutons ou cheÁvres ; le terme heÂbreu deÂsigne du petit beÂtail. Ð cinq seÂas : environ 35 litres (voir mesures ). je vous suis : cf. Gn 32.21. par un versant : litt. aÁ l'abri ; il semble qu'ici les deux groupes descendent de part et d'autre d'une colline et se trouvent soudain face aÁ face (cf. 23.26n). aÁ tort ou en vain. Ð rendu le mal pour le bien : cf. Jr 18.20 ; Ps 35.12 ; 109.5 ; Pr 17.13. Que Dieu fasse ceci... : cf. 3.17n. Ð aÁ David (avec la plupart des mss de LXX et Syr ) : le texte heÂbreu traditionnel porte aux ennemis de David ; il s'agit selon toute vraisemblance d'un ajout des copistes, destine aÁ eÂviter l'ideÂe d'une maleÂdiction de David, cf. 20.16n ; 2S 12.14n. Ð un seul maÃle : l'heÂbreu utilise ici une tournure imageÂe dont le sens exact nous eÂchappe : celui qui urine contre un mur ; s'agit-il, comme on l'a interpreÂteÂ, de chiens, de petits garcËons, ou plus geÂneÂralement de tous les eÃtres humains masculins ? Cette tournure se retrouve dans des contextes analogues, au v. 34 et en 1R 14.10 ; 16.11 ; 21.21 ; 2R 9.8. tomba face contre terre : avec humiliteÂ, AbigaõÈl supplie David d'eÂpargner sa famille. Cf. 1R 1.23n. A moi la faute v. 28 ; cf. Gn 44.33 ; Lv 16.21s ; Nb 18.1 ; 30.16 ; 2S 14.9 ; 1P 2.24. Ð Laisse-moi... : litt. que ta servante (ou ton esclave) parle aÁ tes oreilles ; de meÃme aÁ la fin du v., litt. les paroles de ta servante ou ton esclave ; le texte heÂbreu porte la meÃme formule de politesse aux v. 28,31 ; cf. v. 41n ; 1.11n. ne fais pas attention aÁ : litt. ne place pas ton cúur sur, le cúur suggeÂrant ici l'attention. Ð Voir nom . Ð Nabal signifie fou ; cf.

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Mort de Nabal ; David eÂpouse AbigaõÈl David dit Áa AbigaõÈl : BeÂni soit le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl, qui t'a envoyeÂe Áa ma rencontre en ce jour ! | BeÂni soit ton discernement, et beÂnie sois-tu, toi qui m'as empeÃche en ce jour de verser le sang et d'assurer moi-meÃme mon propre salut. | Par la vie du SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl, qui m'a empeÃche de te faire du mal, si tu n'eÂtais pas venue si vite Áa ma

Ps 14.1// ; 39.9 ; 74.22 ; Jb 30.8 ; Pr 17.21. par la vie du... ta propre vie : cf. 1.26n ; 14.39n. Ð de verser le sang : litt. d'(en) arriver aux sangs, c.-aÁ-d. au sang verseÂ, au meurtre ; de meÃme au v. 33. Ð et d'assurer toi-meÃme ton propre salut : litt. et que ta main sauve pour toi ; expression analogue au v. 31. Ð Que tes ennemis... soient comme Nabal, c.-aÁ-d. comme le fou qui va eÃtre chaÃtieÂ. Cf. 2S 18.32. le cadeau : litt. la beÂneÂdiction ; cf. 30.26 ; Gn 33.11 ; 2R 5.15. Pardonne... : autres traductions enleÁve ma faute ; charge-toi de ma faute ; cf. Gn 50.17n. Ð une maison stable (2.35n) : cf. 24.21 ; 1R 9.5 ; Ps 89.30. Ð les guerres du SEIGNEUR : cf. 18.17n. Ð jamais (litt. [en aucun] de tes jours) rien de mauvais en toi : cf. 24.11 ; 1R 15.5. Si un homme... : litt. si un homme se leÁve pour te poursuivre et chercher ta vie (cf. Gn 1.20n). Ð ta vie... aupreÁs du SEIGNEUR : litt. l'aÃme de mon seigneur sera ensacheÂe dans le sachet des vivants aupreÁs du SEIGNEUR, c.-aÁ-d. qu'elle sera conserveÂe, proteÂgeÂe, par les soins de Dieu lui-meÃme ; cf. Ps 34.23 ; Pr 11.19 ; Jn 10.28. Ð du creux de la fronde : le porteur d'une fronde emportait une reÂserve de cailloux dans un sac (cf. 17.40) ; la vie des hommes est compareÂe aÁ ces cailloux, dont certains sont aÁ l'abri dans le sachet de Dieu, tandis que d'autres sont lanceÂs au loin (= eÂlimineÂs) par Dieu ; cf. Jr 10.18. chef sur IsraeÈl 9.16n ; cf. 15.28 ; 16.1 ; 23.17 ; 24.21. tu ne risqueras pas... : litt. que ce ne soit pas pour toi un chancellement et un treÂbuchement (ou une occasion de chute, cf. Mt 11.6n) de cúur pour mon seigneur (cf. Es 8.14n ; Jr 6.21n ; Ez 3.20n ; 7.19n ; Ps 119.165) ; on pourrait aussi comprendre tu n'auras ni remords ni mauvaise conscience d'avoir reÂpandu... Ð assurer toi-meÃme ton salut v. 26. Ð tu te souviendras ou souviens-toi. BeÂni soit le SEIGNEUR : formule de reconnaissance ; cf. v. 39 ; Gn 24.27 ; Ex 18.10 ; Ps 72.18s ; Esd 7.27. Formule analogue au v. 33. mon propre salut v. 26,31. Par la vie du SEIGNEUR : cf. 14.39n. Ð l'aube : litt. la lumieÁre du matin, de meÃme au v. 36. Ð un seul des maÃles : cf. v. 22n. $

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Laisse-moi te parler, je t'en prie, Âecoute mes paroles : je suis ta servante. | Je t'en prie, ne fais pas attention Áa Nabal ; c'est un homme sans morale, il est comme son nom : son nom, c'est Nabal (« Fou »), et il y a chez lui de la folie. Moi, je n'ai pas vu les gens que tu as envoyeÂs. | Maintenant, par la vie du SEIGNEUR et par ta propre vie, c'est le SEIGNEUR qui t'a empeÃche de verser le sang et d'assurer toi-meÃme ton propre salut. Que tes ennemis, que ceux qui cherchent Áa te faire du mal soient comme Nabal. | Maintenant, que le cadeau que je t'apporte soit distribue aux gens qui t'accompagnent. | Pardonne ma faute, je te prie. Le SEIGNEUR t'accordera une maison stable, puisque tu meÁnes les guerres du SEIGNEUR. Qu'on ne trouve donc jamais rien de mauvais en toi ! | Si un homme te poursuit et en veut Áa ta vie, ta vie sera gardeÂe preÂcieusement aupreÁs du SEIGNEUR, ton Dieu ; mais tes ennemis, il les lancera au loin du creux de la fronde. | Lorsque le SEIGNEUR t'aura fait tout le bien qu'il t'a promis, et qu'il t'aura institue chef sur IsraeÈl, | tu ne risqueras pas de chanceler ou de treÂbucher dans ton cúur pour avoir, sans raison, reÂpandu du sang, et pour avoir voulu assurer toi-meÃme ton salut. Lorsque le SEIGNEUR t'aura fait du bien, tu te souviendras de moi !

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rencontre, d'ici Áa l'aube, il ne serait pas reste un seul des maÃles de Nabal ! | David prit ce qu'elle lui avait apporte et lui dit : Monte chez toi en paix ; regarde, je t'ai ÂecouteÂe et je t'ai accueillie favorablement. AbigaõÈl arriva aupreÁs de Nabal ; il y avait chez lui un veÂritable banquet royal ; Nabal avait le cúur content, il Âetait compleÁtement ivre. Elle ne lui raconta rien jusqu'aÁ l'aube. | Au matin, l'ivresse de Nabal s'eÂtant dissipeÂe, sa femme lui raconta ce qui s'eÂtait passe ; il recËut un coup au cúur et il devint comme une pierre. | Environ dix jours apreÁs, le SEIGNEUR frappa Nabal, et il mourut. David apprit que Nabal Âetait mort et dit : BeÂni soit le SEIGNEUR, qui a deÂfendu ma cause dans l'outrage que m'avait fait Nabal, et qui m'a tenu Áa l'eÂcart du mal ! Le SEIGNEUR a fait retomber sur la teÃte de Nabal le mal qu'il avait fait. David fit demander AbigaõÈl en mariage. Les gens de David arriveÁrent chez AbigaõÈl Áa Carmel et lui parleÁrent ainsi : David nous a envoyeÂs vers toi, afin de te prendre pour femme. | Elle se leva, se prosterna face contre terre et dit : Je suis ta servante ; je serai une esclave pour laver les pieds de tes serviteurs, mon seigneur. | AbigaõÈl s'empressa de se relever ; elle monta sur un Ãane et, accompagneÂe de cinq jeunes filles, elle suivit les messagers de David. Ainsi elle devint sa femme. David avait aussi pris Ahinoam, de JizreÂel ; touÈl, il tes les deux furent ses femmes. | Quant Áa Sau avait donne sa fille Mikal, femme de David, Áa Palti de Gallim, fils de LaõÈsh.

Au deÂsert de Ziph : David eÂpargne de nouveau SauÈl 26 Les Ziphites se rendirent aupreÁs de SauÈl, Áa GuibeÂa, et dirent : David est cache dans les collines de 2 Hakila, en face de la terre aride. | Sau Èl descendit au deÂsert de Ziph, avec trois mille hommes de l'eÂlite 35

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Monte chez toi en paix ou retourne en paix chez toi ; cf. 1.17 ; 20.42. Ð je t'ai eÂcouteÂe : autres traductions je t'ai entendue ; j'ai acquiesce aÁ ta requeÃte. Ð je t'ai accueillie favorablement : litt. j'ai releve ton visage, geste par lequel un supeÂrieur exprimait sa bienveillance envers un infeÂrieur prosterne devant lui. un veÂritable banquet royal : cf. 2S 13.23-28. Ð ivre : cf. Pr 20.1 ; Lc 21.34 ; Rm 13.13. Ð rien : cf. 20.2n. Ð l'aube v. 34n. l'ivresse de Nabal s'eÂtant dissipeÂe : litt. quand le vin fut sorti de Nabal. Ð il recËut un coup au cúur : litt. son cúur mourut en lui ; c'est sans doute la description d'une attaque d'apoplexie suivie de paralysie (il devint comme une pierre). le SEIGNEUR frappa : cf. 26.10 ; sur le verbe correspondant, qui peut eÂvoquer un fleÂau, cf. 6.4 ; Ex 7.27n. Voir aussi 2S 12.15 ; 2Ch 13.20 ; Ac 12.23. BeÂni soit le SEIGNEUR : cf. v. 32n. Ð deÂfendu ma cause : cf. 24.16+. Ð l'outrage... : autre traduction le deÂshonneur que m'avait infligeÂ... ; cf. 11.2 ; 17.10n. Ð aÁ l'eÂcart du mal : cf. v. 33 ; David attribue aÁ Dieu lui-meÃme l'intervention d'AbigaõÈl. Ð retomber sur la teÃte : cf. Jg 9.57 ; 1R 2.44 ; Jl 4.4,7 ; Ab 15 ; Ps 7.17. Ð fit demander... : litt. envoya et parla d'AbigaõÈl (expression analogue en Ct 8.8n) pour la prendre pour lui pour femme. esclave (ou servante) : ce terme et celui qui apparaõÃt avant, dans la formule de politesse rendue par Je suis ta servante, sont souvent employeÂs de facËon eÂquivalente (voir v. 24n ; Gn 12.16n). Ð pour laver les pieds : pour accueillir un voyageur, l'hoÃte lui offrait de l'eau pour se rafraõÃchir les pieds ; parfois meÃme un esclave pouvait eÃtre charge de cette taÃche. Cf. Lc 7.44. AbigaõÈl s'empressa de se relever : litt. AbigaõÈl se haÃta et se leva. Ð devint sa femme 27.3 ; 30.5 ; 2S 2.2 ; 3.3 ; cf. Pr 18.22 ; 19.14. Ahinoam... : cf. 27.3 ; 30.5 ; 2S 2.2 ; 3.2. JizreÂel est probablement une localite du pays de Juda, cf. Jos 15.56, et non la ville plus connue, situeÂe dans le nord du pays, sur le territoire de la tribu d'Issacar, cf. Jos 19.18. Mikal 14.49+. Ð Palti : appele Paltiel en 2S 3.15. Ð Gallim : loca-

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d'IsraeÈl, pour chercher David dans le deÂsert de Ziph. | Il installa son campement dans les collines de Hakila, en face de la terre aride, au bord de la route. David habitait alors dans le deÂsert. S'eÂtant apercËu que Sau Èl le poursuivait jusqu'au deÂsert, | il envoya des espions et sut ainsi que Sau Èl Âetait effecÁ tivement arriveÂ. | Alors David parvint au lieu ou Á couchait Sau Sau Èl campait. Il vit le lieu ou Èl, ainsi qu'Abner, fils de Ner, chef de son armeÂe. Sau Èl couchait au milieu du camp, et le peuple campait autour de lui. David demanda Áa AhimeÂlek, le Hittite, et Áa AbishaõÈ, fils de Tserouya et freÁre de Joab : Qui veut descendre avec moi dans le camp vers Sau Èl ? AbishaõÈ reÂpondit : Moi, je descendrai avec toi. | David et AbishaõÈ alleÁrent de nuit vers le peuple. Sau Èl Âetait couche et dormait au milieu du camp, sa lance Âetait planteÂe en terre, preÁs de sa teÃte. Abner et le peuple Âetaient coucheÂs autour de lui. | AbishaõÈ dit Áa David : Aujourd'hui Dieu t'a livre ton ennemi ; laisse-moi, je te prie, le clouer Áa terre avec ma lance, d'un seul coup ; je n'aurai pas Áa lui en donner un second ! Mais David dit Áa AbishaõÈ : Ne le fais pas peÂrir ! Qui donc pourrait porter la main sur l'homme qui a recËu l'onction du SEIGNEUR et Ãetre deÂclare innocent ? Et David dit : Par la vie du SEIGNEUR, c'est au SEIGNEUR seul de le frapper, soit que son jour vienne et qu'il meure, soit qu'il descende au combat et qu'il y soit emporteÂ. | Jamais ! Que le SEIGNEUR me garde de porter la main sur l'homme qui a recËu l'onction du SEIGNEUR ! Maintenant, je te prie, prends la lance qui est preÁs de sa teÃte, avec la cruche d'eau, et allons-nous-en. | David prit donc la lance et la cruche d'eau qui Âetaient preÁs de la teÃte de Sau Èl, et ils s'en alleÁrent. Personne ne les vit, personne n'en eut connaissance, personne ne se reÂveilla, car ils dormaient tous. En effet, une torpeur venant du SEIGNEUR Âetait tombeÂe sur eux. lite de Benjamin, proche de JeÂrusalem ; cf. Es 10.30.

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Cf. 23.19n. Cf. 23.24s. Ð trois mille hommes : cf. 13.2n. au bord de la route : litt. sur la route ; alors que David et ses hommes se deÂplacent sans probleÁme dans le deÂsert, SauÈl et son armeÂe preÂfeÁrent rester aÁ proximite des voies de communication. Ð S'eÂtant apercËu... : litt. il vit que SauÈl venait derrieÁre lui vers le deÂsert ou eÂtait arrive apreÁs lui dans le deÂsert ; toutefois le v. 4 montre bien que David n'a pas vu de ses yeux l'arriveÂe de SauÈl, mais qu'il en a eÂte informeÂ, puisqu'il en cherche la confirmation. effectivement : expression heÂbraõÈque rendue par aÁ l'endroit convenu en 23.23n. Abner 14.50n. Ð au milieu du camp : cf. 17.20n. AhimeÂlek, le Hittite n'est jamais mentionne ailleurs, mais on trouvera un autre Hittite, Urie, dans l'entourage militaire de David, cf. 2S 11 ; 23.39. Ð AbishaõÈ : cf. 2S 2.24 ; 23.18 ; il eÂtait un neveu de David, sa meÁre Tserouya eÂtant une súur de David, cf. 1Ch 2.16. Ð Qui veut descendre avec moi... ? cf. Jg 7.9-11. t'a livreÂ... : cf. 24.5+,19+. Ð laisse-moi... avec ma lance : litt. que je le frappe de la lance en terre. Cf. 2S 16.9 ; Lc 9.54. Ne le fais pas peÂrir : litt. ne le deÂtruis pas ; cf. Ps 57.1 ; 58.1 ; 59.1. Ð porter la main sur : cf. 24.7s. Ð l'homme qui a recËu l'onction : cf. 2.10n ; 9.16 ; 10.1 ; 15.1,17. Par la vie du SEIGNEUR : cf. 14.39n. Ð au SEIGNEUR seul de le frapper : cf. 25.38ns ; Ps 94.23 ; Rm 12.19. Ð que son jour vienne : il s'agit du jour de la mort naturelle ; cf. Ps 37.13 ; Jb 14.5 ; Ec 3.2 ; 9.12. Ð au combat : cf. 31.6. Ð soit emporte 12.25n ; 27.1. Cf. 24.5+. Ð Jamais... : cf. 2.30n ; 24.7. Ð lance : cf. 17.54 ; 18.4 ; 31.10. une torpeur venant du SEIGNEUR : litt. une torpeur de YHWH (c.aÁ-d. un profond sommeil, un sommeil surnaturel ) ; meÃme terme heÂbreu en Gn 2.21 ; 15.12 ; Es 29.10 ; Jb 4.13 ; 33.15 ; Pr 19.15. 1

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David passa de l'autre coÃte et s'arreÃta Áa bonne distance, au sommet de la colline voisine ; il y avait beaucoup d'espace entre eux. | David cria vers le peuple et vers Abner, fils de Ner : Ne reÂpondras-tu pas, Abner ? Abner reÂpondit : Qui es-tu, toi qui pousses des cris vers le roi ? | David dit Áa Abner : N'es-tu pas un homme ? Qui est ton pareil en IsraeÈl ? Pourquoi donc n'as-tu pas garde le roi, ton seigneur ? Quelqu'un du peuple est venu pour faire peÂrir le roi ! | Ce que tu as fait laÁ n'est pas bien. Par la vie du SEIGNEUR, vous meÂritez la mort, pour n'avoir pas garde votre seigneur, l'homme qui a recËu l'oncÁ sont la tion du SEIGNEUR ! Regarde maintenant ou lance du roi et la cruche d'eau qui Âetaient preÁs de sa teÃte ! Sau Èl reconnut la voix de David ; il dit : Est-ce bien ta voix, David, mon fils ? Et David reÂpondit : C'est ma voix, oà roi, mon seigneur ! | Et il dit : Pourquoi me poursuis-tu ? Qu'ai-je fait ? En quoi me suis-je mal conduit ? | Maintenant, oà roi, mon seigneur, Âecoute-moi, je te prie : si c'est le SEIGNEUR qui t'incite Áa me faire du tort, qu'il accepte une offrande ; mais si ce sont des humains, qu'ils soient maudits devant le SEIGNEUR, puisqu'ils me chassent aujourd'hui pour me deÂtacher du patrimoine du SEIGNEUR (YHWH), en disant : « Va servir d'autres dieux ! » | Oh ! que mon sang ne tombe pas Áa terre loin de la face du SEIGNEUR ! Car le roi d'IsraeÈl est parti en guerre pour chercher une simple puce, comme on chasserait une perdrix dans les Èl dit : J'ai peÂche ; reviens, David, montagnes. | Sau mon fils ! Je ne te ferai plus de mal, puisqu'en ce jour ma vie a Âete preÂcieuse Áa tes yeux. J'ai agi stupidement, j'ai commis une grande erreur. | David reÂpondit : Voici la lance du roi ; que l'un de tes

passa de l'autre coÃte : dans cette reÂgion de Hakila, SauÈl a installe son camp sur une colline (v. 3) ; David et AbishaõÈ franchissent le vallonnement et grimpent au sommet de la colline voisine. Cf. Jg 9.7. vers le roi : les mots correspondants sont absents de certains mss de LXX . N'es-tu pas un homme ? Qui est ton pareil en IsraeÈl ? Ces deux questions, rheÂtoriques, eÂquivalent en fait aÁ des affirmations renforceÂes : tu es un homme, n'est-ce pas (et non pas une femmelette), tu n'as pas ton pareil en IsraeÈl ! Ð garde ou proteÂge ; de meÃme au v. 16. Par la vie du SEIGNEUR : cf. 14.39n. Ð vous meÂritez la mort : cf. 20.31n. Ð l'homme qui a recËu... : cf. 24.7,11. Ð Regarde maintenant ouÁ sont... ! ou regarde maintenant : ouÁ sont... ? Voir 24.17. me poursuis-tu ? cf. 24.10-12. Ð En quoi... : litt. qu'y a-t-il de mauvais dans ma main ? si c'est le SEIGNEUR qui t'incite aÁ me faire du tort : cf. 2S 16.10. Ð qu'il accepte une offrande : litt. qu'il respire une offrande ; l'offrande faite au SEIGNEUR eÂtait bruÃleÂe sur l'autel, afin que le SEI cie l'agreÂable odeur ; cf. Gn 8.21 ; Lv 2.2 ; Ps 20.4 ; GNEUR en appre voir sacrifices . Ð des humains : litt. des fils de l'homme ou les fils de l'homme. Ð qu'ils soient maudits devant le SEIGNEUR : cf. Jos 6.26. Ð pour me deÂtacher du patrimoine du SEIGNEUR : litt. d'avoir une part dans le patrimoine de YHWH ; le verbe (avoir une part) figure deÂjaÁ en 2.36 (attache-moi) ; le patrimoine du SEIÁ la fois le peuple d'IsraeÈl et le pays d'IsraeÈl. Ð GNEUR est tout a SEIGNEUR (YHWH) : voir noms divins. Ð Va servir d'autres dieux : dans l'AntiquiteÂ, on concevait souvent qu'une divinite eÂtait lieÂe aÁ un pays, aÁ un territoire ; un homme chasse de son pays eÂtait en quelque sorte condamne aÁ ne plus pouvoir servir son (ou ses) dieu(x), et par conseÂquent eÂtait oblige d'en servir d'autres. Cf. 2R 5.17 (Naaman veut emporter de la terre d'IsraeÈl pour offrir, en Syrie, des sacrifices au Dieu d'IsraeÈl ) ; 17.26-28 ; Ps 137.4. Cf. Dt 13.2s ; Jg 3.6n. que mon sang ne tombe pas aÁ terre : cf. Gn 4.10 ; 2R 9.26 ; Ap $

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David se reÂfugie chez les Philistins David se dit : Je serai un jour emporte par la main 27 de Sau Èl ; je n'ai rien de mieux Áa faire que de m'eÂchapper en allant au pays des Philistins, afin que Sau Èl finisse par renoncer Áa me chercher dans tout le territoire d'IsraeÈl ; ainsi je lui Âechapperai. 2 Alors David et les six cents hommes qui  etaient avec lui passeÁrent chez Akish, fils de Maok, roi de 3 Gath. | David s'installa chez Akish Á a Gath, lui et ses hommes ; chacun avec sa famille, David avec ses deux femmes, Ahinoam, la JizreÂÂelite, et AbigaõÈl, 4 femme de Nabal, le Carme Âlite. | On dit Áa Sau Èl que David s'eÂtait enfui Áa Gath, et il cessa de le chercher. 5 David dit Áa Akish : Je t'en prie, si j'ai trouve graÃce Áa tes yeux, qu'on me donne dans l'une des localiteÂs Á je puisse m'installer : de la campagne un lieu ou pourquoi m'installerais-je chez toi, dans la ville 6 royale, moi, ton serviteur ? | Alors, ce me Ãme jour, Akish lui donna Tsiqlag. C'est pourquoi Tsiqlag 7 appartient aux rois de Juda jusqu'a Á ce jour. | Le temps que David habita au pays des Philistins fut 8 d'un an et quatre mois. | David et ses hommes

6.10. Ð loin de la face du SEIGNEUR : cf. Lv 26.38 ; Jr 22.12. Ð puce / perdrix : cf. 24.15. J'ai peÂche 15.24+ ; cf. 24.18. Ð stupidement : cf. 13.13+. Voici la lance du roi ou voici la lance, oà roi. Cf. 24.16. Ð sa justice et sa probite : cf. Ps 7.9 ; 18.21-27. Ð t'avait livre : cf. 24.5+. Ð l'homme qui a recËu... : cf. 2.10n. 24 d'un grand prix : litt. grande. Ð aux yeux du SEIGNEUR : cf. Ps 72.14 ; 116.15. Ð il me deÂlivrera de toute deÂtresse : cf. 2S 4.9 ; 22.1 ; Ps 34.20 ; 2Co 1.10 ; 2Tm 4.18.  ni : cf. 15.13n ; 25.32n. Ð David, mon fils 24.17 ; cf. 24.12n. 25 Sois be Ð Tout ce que tu feras... : autre traduction tu agiras et tu reÂussiras ; cf. Jos 1.8 ; Ps 1.3 ; Jb 22.28. Ð chez lui : litt. aÁ son lieu. Ð SeÂparation : voir 24.23. 21 22 23

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serviteurs vienne la prendre. | Le SEIGNEUR rendra Áa chacun selon sa justice et sa probite ; car le SEI aujourd'hui Áa moi, et je n'ai pas GNEUR t'avait livre voulu porter la main sur l'homme qui a recËu l'onction du SEIGNEUR. | Et comme en ce jour ta vie a Âete d'un grand prix Áa mes yeux, ainsi ma vie sera d'un grand prix aux yeux du SEIGNEUR et il me deÂlivrera Èl dit Áa David : Sois beÂni, de toute deÂtresse. | Sau David, mon fils ! Tout ce que tu feras, tu le reÂussiras ! David continua son chemin, et Sau Èl rentra chez lui.

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1 se dit : litt. dit aÁ son cúur ; cf. Gn 8.21. Ð Je serai... de Sau Èl: cf. 20.1-3 ; voir aussi 12.25n. Ð au pays des Philistins : cf. 21.11-16. n six cents hommes : cf. 22.2+. Ð Akish... roi de Gath : cf. 21.11 . Ð Maok : appele Maaka en 1R 2.39. sa famille : litt. sa maison ou sa maisonneÂe. Ð ses deux femmes : cf. 25.42s. si j'ai trouve graÃce aÁ tes yeux ou si tu veux me manifester ta bienveillance ; cf. 16.22n. Ð l'une des localiteÂs (terme habituellement traduit par ville[s]) de la campagne : David se fait passer aux yeux du roi pour un eÃtre modeste qui n'exige pas de reÂsider dans la ville royale, mais en meÃme temps il cherche aÁ gagner en indeÂpendance et donc en liberteÂ. Tsiqlag : localite situeÂe au sud de Gath, aÁ 50 km environ au sudouest de JeÂrusalem ; cf. Jos 15.31 ; Ne 11.28 ; 1Ch 12.1. Ð C'est pourquoi... : le texte se situe ainsi dans la peÂriode ouÁ les royaumes de Juda et d'IsraeÈl sont seÂpareÂs. Le temps : litt. le nombre des jours. Ð un an (litt. des jours ; cf. 1.21n) et quatre mois : certains mss de LXX et Vg ont lu seulement quatre mois. Les Gueshourites habitaient le sud de la JudeÂe ; ils sont mentionneÂs aussi en Jos 13.2 ; les Guirzites, installeÂs dans la meÃme reÂgion, ne sont pas mentionneÂs ailleurs ; les AmaleÂcites eÂtaient $

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partaient Áa l'attaque et faisaient des incursions chez les Gueshourites, les Guirzites et les AmaleÂcites, car ceux-ci habitent depuis toujours la reÂgion de Shour, 9 jusqu'a Á l'Egypte. | David mettait le pays Áa mal ; il ne laissait en vie ni homme ni femme ; il prenait le petit beÂtail et le gros beÂtail, les Ãanes, les chameaux, les veÃtements, puis il s'en retournait chez Akish. 10 Akish disait : Ou Á avez-vous fait aujourd'hui vos incursions ? Et David reÂpondait : Vers le NeÂguev de Juda, vers le NeÂguev des YerahmeÂÂelites et vers le 11 Ne Âguev des CaõÈnites. | David ne laissait en vie ni homme ni femme pour les amener Áa Gath ; il se disait : Ils pourraient parler contre nous, en disant : « VoilaÁ ce qu'a fait David. » Ce fut laÁ sa manieÁre d'agir tout le temps qu'il habita au pays des 12 Philistins. | Akish avait confiance en David ; il se disait : Il s'est rendu tout Áa fait odieux Áa IsraeÈl, son peuple ; il est donc mon homme pour toujours. 28 En ces jours-laÁ, les Philistins rassembleÁrent leurs troupes et formeÁrent une armeÂe pour faire la guerre Áa IsraeÈl. Akish dit Áa David : Tu sais bien que tu te mettras en campagne avec moi, toi et tes hommes. 2 David re Âpondit Áa Akish : Eh bien, Áa toi de savoir ce que je vais faire ! Et Akish dit Áa David : Alors, je ferai de toi pour toujours mon garde du corps.

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SauÈl consulte la neÂcromancienne d'EõÈn-Dor Samuel Âetait mort ; tout IsraeÈl s'eÂtait lamente sur lui, et on l'avait enseveli Áa Rama, dans sa ville.

des nomades que les IsraeÂlites eurent souvent aÁ combattre, cf. chap. 15, en particulier 15.2n. Ð habitent depuis toujours... : autre traduction habitaient autrefois... ; certains, d'apreÁs LXX, modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire habitent le pays qui va depuis TeÂlam, aux abords de Shour (cf. 15.7n), jusqu'aÁ l'Egypte ; cf. Jos 15.24 ; voir aussi 1S 15.4. mettait le pays aÁ mal : litt. frappait le pays, cf. 4.2n. Ð il ne laissait en vie... : voir la raison donneÂe au v. 11. OuÁ : le mot heÂbreu 'al est geÂneÂralement une neÂgation, mais utiliseÂe ici d'une manieÁre inhabituelle ; on pourrait aÁ la rigueur traduire sur le mode interrogatif n'avez-vous pas fait d'incursion ? Pourtant il est plus probable qu'il s'agisse ici d'une variante dialectale de l'adverbe interrogatif de lieu 'an = ouÁ ; LXX a traduit chez qui. Ð Le NeÂguev deÂsigne globalement la reÂgion meÂridionale, semi-deÂsertique, situeÂe entre la JudeÂe et la peÂninsule du SinaõÈ ; selon les peuplades qui y nomadisaient ou y demeuraient, on pouvait distinguer entre diverses sous-reÂgions : NeÂguev de Juda, attenant au territoire de la tribu de Juda ; NeÂguev des YerahmeÂeÂlites, probablement au sud-ouest du preÂceÂdent ; NeÂguev des CaõÈnites, probablement au sud-est du NeÂguev de Juda. Voir 15.6 ; 30.29. La construction du v. en heÂbreu n'est pas treÁs claire, en particulier aÁ cause du double emploi du verbe dire, car on ne sait pas exactement ce qu'est le contenu de ces deÂclarations. Ð il se disait : litt. il dit, cf. 15.32n ; de meÃme au v. 12. Ð Ils pourraient... Ce fut laÁ sa manieÁre d'agir : autre traduction ils pourraient, en parlant, faire des rapports contre nous. Ainsi faisait David ; ce fut sa manieÁre d'agir. Ð sa manieÁre d'agir ou sa conduite : litt. sa reÁgle ou son droit (peut-eÃtre au sens de droit qu'il s'arrogeait ; cf. Jg 13.12n). Ð tout le temps : litt. tous les jours, cf. 25.7. Ð au pays des Philistins : le terme traduit ici par pays n'est pas le meÃme que celui qui est employe au v. 1 ; il est aussi traduit par champ, campagne ; peut-eÃtre deÂsigne-t-il plus preÂciseÂment les zones en dehors des cinq villes habituellement citeÂes (cf. 5.1n). Il s'est rendu tout aÁ fait odieux : cf. 13.4n. Ð mon homme : litt. mon serviteur.

leurs troupes : litt. leurs camps. Cf. 17.1 ; 29.1. Ð que tu te mettras en campagne : litt. que tu sortiras au camp ; cf. 8.20n ; 11.7n. Á toi de savoir... : litt. c'est pourquoi toi tu sauras ce que 2 Eh bien, a fera ton serviteur ; la reÂponse de David est sans doute volontairement ambigueÈ : Akish y entend une protestation de fideÂliteÂ,

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Sau Èl avait supprime du pays les spirites et les meÂdiums. Les Philistins se rassembleÁrent et dresseÁrent leur camp Áa Shounem ; Sau Èl rassembla tout IsraeÈl, et ils Èl vit le dresseÁrent leur camp Áa Guilboa. | Quand Sau camp des Philistins, il eut peur ; son cúur trembla Èl interrogea le SEIGNEUR ; et le SEIbeaucoup. | Sau Âpondit pas, ni par les reÃves, ni par GNEUR ne lui re l'ourim, ni par les propheÁtes. Sau Èl dit aux gens de sa cour : Cherchez-moi une femme qui Âevoque les morts, et j'irai la consulter. Ils lui dirent : A EõÈn-Dor il y a une femme qui Âevoque les morts. | Alors Sau Èl se deÂguisa en mettant d'autres veÃtements et partit avec deux hommes. Ils arriveÁrent de nuit chez la femme. Sau Èl lui dit : Fais la divination pour moi, je te prie, en Âevoquant un mort ; fais-moi monter celui que je te dirai. | La femme lui reÂpondit : Tu sais bien ce que Sau Èl a fait, comment il a retranche du pays les spirites et les meÂdiums ; pourquoi donc me tends-tu un pieÁge, Èl pourquoi veux-tu me faire mettre Áa mort ? | Sau lui fit ce serment par le SEIGNEUR : Par la vie du SEIGNEUR, aucune faute ne te sera reprocheÂe dans cette affaire. | La femme dit : Qui veux-tu que je te fasse monter ? Et il reÂpondit : Fais-moi monter Samuel. Lorsque la femme vit Samuel, elle poussa un grand cri et dit Áa Sau Èl : Pourquoi m'as-tu trompeÂe ? Tu es Sau Èl ! | Le roi lui dit : N'aie pas peur ! Que vois-tu ? La femme dit Áa Sau Èl : Je vois un dieu qui

alors que David ne s'engage en fait aÁ rien de preÂcis. Ð pour toujours : litt. tous les jours. Ð mon garde du corps : litt. le gardien de ma teÃte ; cf. 29.2. Samuel eÂtait mort... dans sa ville : cf. 25.1. Ð les spirites et les meÂdiums : les deux mots heÂbreux correspondants ('ov et yid`oni ) deÂsignent deux cateÂgories de devins dont il ne nous est pas facile aujourd'hui de deÂterminer preÂciseÂment les proceÂdeÂs et les compeÂtences ; cf. Lv 19.31 ; Dt 18.11 ; 2R 21.6 ; Es 8.19 ; cf. Ex 22.17. On a aussi pense parfois qu'ils pourraient deÂsigner les objets dont se servaient les devins pour pratiquer leur art. Shounem : localite mentionneÂe en Jos 19.18n ; 2R 4.8. Ð Guilboa : reÂgion de collines, au sud de Shounem, ouÁ SauÈl trouvera la mort, cf. 31.1,8 ; 2S 1.6. Ces deux endroits se situent dans le territoire de la tribu d'Issacar, au sud de la plaine de JizreÂel. son cúur trembla beaucoup : cf. Jb 18.11 ; Pr 28.1. interrogea le SEIGNEUR : cf. 10.22n ; 14.37n. Ð ne lui reÂpondit pas : cf. Ez 20.31 ; Pr 1.28. Ð par les reÃves : cf. Nb 12.6 ; Mt 2.12. Ð par l'ourim (ou les ourim), cf. 14.41n ; Ex 28.30 ; Lv 8.8. Ð par les propheÁtes : cf. 2R 19.2 ; 22.13-15. une femme qui eÂvoque les morts : litt. une femme maõÃtresse (ou proprieÂtaire) d'un 'ov, c.-aÁ-d. soit une femme qui posseÁde un objet divinatoire et sait s'en servir (cf. v. 3), soit une femme experte dans l'art d'eÂvoquer les esprits des morts. Ð EõÈn-Dor : cf. Jos 17.11. La localite se situait au sud du mont Tabor, et au nord-est du camp des Philistins (Shounem). Pour s'y rendre, SauÈl devra passer aÁ proximite du camp ennemi, d'ouÁ les preÂcautions qu'il prend (v. 8). se deÂguisa : cf. Jos 9.4 ; 1R 14.2 ; 22.30. Ð Fais la divination : cf. 1Ch 10.13. Ð fais-moi monter ou fais monter pour moi, sousentendu du seÂjour des morts. Cf. v. 3. Par la vie du SEIGNEUR : cf. 14.39n. Ð aucune faute... : autre traduction tu n'auras aÁ subir aucun chaÃtiment. que je te fasse monter ou que je fasse monter pour toi ; meÃme possibilite dans la suite du v. On ne sait pas en quoi l'apparition de Samuel permet aÁ la femme de deÂcouvrir l'identite de SauÈl. Plusieurs explications ont eÂte proposeÂes, mais aucune n'est convaincante. Quelques mss grecs ont lu lorsque la femme vit (= reconnut ?) SauÈl... un dieu : heÂbreu 'eÂlohim ; ce mot deÂsigne soit Dieu, soit un dieu, soit encore les dieux, car il a la forme d'un pluriel (Gn 1.1n). Dans le verset, le verbe est eÂgalement au pluriel, d'ouÁ $

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monte de la terre. | Il lui dit : Quelle apparence at-il ? Elle reÂpondit : C'est un vieillard qui monte, et il est enveloppe d'un manteau. Sau Èl sut ainsi que c'eÂtait Samuel ; il s'inclina face contre terre, Èl : Pourquoi m'as-tu prosterneÂ. | Samuel dit Áa Sau trouble en me faisant monter ? Sau Èl reÂpondit : Je suis dans une grande deÂtresse : les Philistins me font la guerre, et Dieu s'est Âeloigne de moi ; il ne m'a reÂpondu ni par l'intermeÂdiaire des propheÁtes ni par des reÃves, et je t'ai appele pour que tu me fasses savoir ce que je dois faire. | Samuel dit : Pourquoi donc m'interroges-tu, puisque le SEIeloigne de toi et qu'il est devenu GNEUR s'est  ton adversaire ? | Le SEIGNEUR a agi comme il te l'a dit par mon intermeÂdiaire ; le SEIGNEUR a deÂchire la royaute d'entre tes mains et l'a donneÂe Áa un autre, Áa David. | Puisque tu n'as pas Âecoute le SEIGNEUR et que tu n'as pas traite Amalec selon sa coleÁre ardente, le SEIGNEUR te traite ainsi en ce jour. | Avec toi, le SEIGNEUR livrera aussi IsraeÈl aux Philistins. Demain, toi et tes fils, vous serez avec moi, et le SEIGNEUR livrera les troupes d'IsÈl tomba Áa terre, raeÈl aux Philistins. | AussitoÃt Sau de toute sa hauteur ; il avait treÁs peur, Áa cause des paroles de Samuel ; de plus, il manquait de forces, car il n'avait rien mange de tout le jour et de toute la nuit. La femme vint trouver Sau Èl et, le voyant tout ÂepouvanteÂ, elle lui dit : Moi, ta servante, je t'ai Âecoute ; j'ai risque ma vie en t'eÂcoutant. | Maintenant Âecoute-moi, toi aussi, je te prie ; laisse-moi te servir quelque chose Áa manger, afin que tu aies des forces pour te mettre en route. | Mais il refusa, en disant : Je ne mangerai pas. Ses gens et la femme aussi insisteÁrent aupreÁs de lui, et il finit par les Âecouter. Il se releva de terre et s'assit sur le lit. La femme avait chez elle un veau Áa l'eÂtable ; elle se deÂpeÃcha de le sacrifier ; elle prit de la la traduction possible je vois des dieux qui montent... L'eÂvocation isolerait par la suite Samuel du groupe des treÂpasseÂs dont la femme voit l'image. Le mot heÂbreu est parfois employe pour deÂsigner des humains, par exemple en Ps 82.6. Certains pensent qu'il pourrait meÃme deÂsigner plus preÂciseÂment dans ce contexte un spectre, un fantoÃme, les anciens SeÂmites ayant parfois appele dieu l'esprit d'un mort. un vieillard : cf. 8.1,5. Ð Le manteau de Samuel a joue un roÃle deÂcisif dans le destin royal de SauÈl, cf. 15.27. Ð s'inclina... prosterne : cf. 25.23. grande deÂtresse 30.6 ; 2S 24.14 ; cf. Jr 2.19 ; Ps 25.17 ; 116.3. Ð Dieu s'est eÂloigne de moi : cf. 16.14+. Ð ne m'a reÂpondu : cf. v. 6. il est devenu ton adversaire : cf. Lm 2.5 ; LXX a lu il s'est mis du coÃte de ton prochain (c.-aÁ-d. de David ). a agi : litt. a agi pour lui ; le pronom lui peut se rapporter, soit aÁ Dieu lui-meÃme (quant au SEIGNEUR, il a agi comme...), soit aÁ David, mentionne nommeÂment aÁ la fin du v. (le SEIGNEUR a agi envers lui...). LXX a compris le SEIGNEUR a agi envers toi comme... Ð par mon intermeÂdiaire / deÂchire la royaute / aÁ un autre : cf. 15.28n. Cf. chap. 15. Ð eÂcouteÂ... : litt. eÂcoute la voix de YHWH, c.-aÁ-d. obeÂi aÁ son ordre ; de meÃme aux v. 21-23 ; cf. 25.35 ; 1R 20.36. Ð tu n'as pas traiteÂ... : cf. Os 11.9. Cf. 31.1-7. Ð vous serez avec moi : dans le monde des morts. il avait treÁs peur : cf. Jb 15.20-24. Ð rien mange : litt. pas mange de pain ; cf. 14.24-30 ; 30.12. je t'ai eÂcoute : cf. v. 18. Ð j'ai risque ma vie : cf. 19.5n. Ð en t'eÂcoutant : litt. et j'ai eÂcoute tes paroles que tu m'as dites ; c.-aÁ-d. j'ai exeÂcute l'ordre que tu m'as donneÂ. eÂcoute-moi, c.-aÁ-d. eÂcoute ma proposition. Ð quelque chose : litt. un morceau de pain ; cf. v. 20n. Ses gens ou les gens de sa cour, cf. v. 7. Ð insisteÁrent : cf. 2S

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farine, la peÂtrit et fit cuire des pains sans Èl et ses levain. | Elle les mit devant Sau gens, et ils mangeÁrent. Puis ils partirent la nuit meÃme. Les Philistins renvoient David Les Philistins rassembleÁrent toutes leurs troupes Áa Apheq, et IsraeÈl dressa son camp preÁs de la source qui est Áa JizreÂel. | Les princes de la confeÂdeÂration des Philistins avanceÁrent avec leurs centaines et leurs milliers, et David et ses hommes avancËaient Áa l'arrieÁre-garde avec Akish. | Les chefs des Philistins dirent : Qu'est-ce que ces HeÂbreux ? Et Akish reÂpondit aux chefs des Philistins : C'est David, qui Âetait au service de Sau Èl, roi d'IsraeÈl. Il est avec moi depuis des jours et des anneÂes, et je n'ai rien trouve Áa lui reprocher depuis son arriveÂe jusqu'aÁ ce jour. | Mais les chefs des Philistins s'irriteÁrent contre Akish et lui dirent : Renvoie cet homme, et qu'il retourne au lieu que tu lui as fixe ; qu'il ne descende pas avec nous au combat, afin qu'il ne devienne pas pour nous un adversaire pendant le combat ! Comment cet homme regagnerait-il la faveur de son seigneur, sinon au prix des teÃtes de nos hommes ? | N'est-ce pas ce David pour qui l'on chantait en dansant : Sau Èl a abattu ses milliers et David ses dizaines de milliers ! Akish appela David et lui dit : Par la vie du SEIGNEUR, tu es un homme droit, et cela me plaõÃt de te voir partir en campagne et revenir au camp avec moi, car je n'ai rien trouve de mauvais en toi depuis ta venue aupreÁs de moi jusqu'aÁ ce jour, mais tu ne plais pas aux princes de la confeÂdeÂration. | A preÂsent, retourne et va en paix, pour ne rien faire qui deÂplaise aux princes de la confeÂdeÂration des Philistins. | David dit Áa Akish : Mais qu'ai-je fait, et 13.25,27 ; 2R 5.16. Ð il finit par les eÂcouter : litt. il eÂcouta leur voix. Cf. Gn 18.6-8. Ð un veau aÁ l'eÂtable : cf. Jr 46.21+ ; Lc 15.23. Ð Les pains sans levain n'ont sans doute pas ici de signification symbolique particulieÁre ; la femme n'a tout simplement pas le temps de laisser fermenter de la paÃte preÂpareÂe avec du levain. 1 leurs troupes : cf. 28.1n. Ð Apheq : cf. 4.1n. Ð la source : il pourrait s'agir de la source de Harod, cf. Jg 7.1n. Ð JizreÂel : ville situeÂe dans la riche plaine du meÃme nom, dans le nord du pays d'IsraeÈl ; cf. 25.43. Les princes de la confeÂdeÂration : cf. 5.8 ; 6.4 ; 7.7. Ð leurs centaines et leurs milliers, c.-aÁ-d. leurs compagnies et leurs reÂgiments. Ð aÁ l'arrieÁre-garde : litt. en arrieÁre. Ð Akish : cf. 28.1s. Les chefs : militaires. Ð ces HeÂbreux : cf. 4.6n. Ð depuis des jours et des anneÂes : autre traduction depuis un an ou deux (sur des jours = un an, cf. 1.21n ; 27.7n) ; LXX depuis des jours, c'est la deuxieÁme anneÂe. Ð aÁ lui reprocher : litt. en lui ou contre lui. Ð depuis son arriveÂe : litt. depuis le jour ouÁ il est descendu ; cette expression fait allusion aÁ la deÂfection de David aÁ l'eÂgard de SauÈl et aÁ son ralliement sous l'autorite d'Akish. au lieu que tu lui as fixe ou aÁ l'endroit ouÁ tu lui as permis de s'installer, c.-aÁ-d. aÁ Tsiqlag, cf. 27.6n. Ð un adversaire : le mot heÂbreu correspondant (cf. Nb 22.22,32 ; 1R 11.14,23 ; Jb 1.6s) a donne le nom Satan ; voir deÂmon , diable, Satan. Ð au prix des teÃtes de nos hommes (litt. de ces hommes-laÁ) : la position de David, au cúur de l'armeÂe philistine, lui permettrait de trahir ses compagnons pour regagner la faveur de SauÈl. Cf. 18.7n. Par la vie du SEIGNEUR : cf. 14.39n ; cette formule est surprenante dans la bouche du roi philistin. Ð partir en campagne... : cf. 8.20n ; 18.5n,6n. en paix Jos 10.21n ; 2S 15.9. $

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David dans le Siracide Le livre du Siracide $ (47.2-11) reÂsume ainsi la vie et l'úuvre de David : Comme la graisse qu'on preÂleÁve sur les sacrifices de salut, ainsi David fut mis aÁ part parmi les fils d'IsraeÈl. Il se joua des lions comme de chevreaux et des ours comme de jeunes agneaux (cf. 1S 17.34-37). Dans sa jeunesse n'a-t-il pas tue le geÂant et supprime la honte du peuple, quand il brandit la fronde avec une pierre et abattit l'arrogance de Goliath ? En effet il invoqua le Seigneur, le TreÁs-Haut, qui mit en sa droite la force pour supprimer un homme expert au combat (cf. 1S 17.32-54) et relever la puissance (litt. la corne) de son peuple (cf. 1S 2.1,10 ; Ps 148.14). Aussi lui a-t-on fait gloire de dix mille (cf. 1S 18.7 ; 29.5), on l'a loue dans les beÂneÂdictions du Seigneur en lui offrant le diadeÁme de gloire (cf. 2S 5.1-13). Car il extermina les ennemis alentour (cf. 2S 8.2-14), il aneÂantit les Philistins ses adversaires (cf. 2S 5.17-25 ; 8.1 ; 21.15-22), jusqu'aÁ ce jour il brisa leur puissance. En toutes ses úuvres il rendit hommage au Saint TreÁs-Haut par des paroles de louange (cf. 2S 23.1ss), de tout son cúur il chanta des hymnes et il aima celui qui l'avait creÂeÂ. Il eÂtablit des chantres devant l'autel ouÁ ils faisaient entendre de douces meÂlodies (cf. 1Ch 16.4-7). Il donna aux feÃtes de la splendeur, un eÂclat parfait aux solenniteÂs, en leur faisant louer le saint nom du Seigneur, en faisant deÁs l'aurore reÂsonner le sanctuaire. Le Seigneur lui enleva ses fautes (cf. 2S 12.13) et exalta pour toujours sa puissance, il lui donna une alliance royale et un troÃne glorieux en IsraeÈl (cf. 2S 7.11-16 ; Ps 89.29-38).

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qu'as-tu trouve en moi, ton serviteur, depuis que je suis aupreÁs de toi jusqu'aÁ ce jour, pour que je n'aille pas combattre les ennemis de mon seigneur le roi ? Akish reÂpondit Áa David : Je le sais, car tu me plais autant qu'un messager de Dieu ; mais les chefs des Philistins ont dit : « Il ne montera pas avec nous au combat ! » | A preÂsent, leÁve-toi de bon matin, toi et les hommes de ton maõÃtre qui sont venus avec toi ; levez-vous de bon matin et partez deÁs qu'il fera jour. David et ses hommes se leveÁrent de bonne heure pour partir deÁs le matin et retourner au pays des Philistins ; quant aux Philistins, ils monteÁrent Áa JizreÂel.

Tsiqlag pilleÂe ; David poursuit les AmaleÂcites 30 Le troisieÁme jour, lorsque David arriva Áa Tsiqlag avec ses hommes, les AmaleÂcites avaient fait irruption dans le NeÂguev et Áa Tsiqlag. Ils avaient mis Áa 2 mal Tsiqlag et ils y avaient mis le feu. | Ils avaient capture les femmes et tous ceux qui y Âetaient, petits et grands. Ils n'avaient mis personne Áa mort, mais ils les avaient emmeneÂs quand ils s'eÂtaient remis en 3 route. | David et ses hommes arrive Árent Áa la ville. Elle Âetait incendieÂe, et leurs femmes, leurs fils et les ennemis de mon seigneur le roi : cette expression signifie naturellement tes ennemis, oà roi, mon seigneur, mais David pourrait entretenir ici une ambiguõÈte volontaire en pensant aux ennemis de SauÈl ; comparer avec 28.2n. 9 un messager (ou un ange ) de Dieu : cf. 2S 14.17,20 ; 19.28. L'expression eÂlogieuse reÂpond aÁ la deÂsignation de David comme adversaire au v. 4.  , apreÁs ces mots, un 10 qui sont venus avec toi : LXX a conserve passage qui pourrait avoir figure aÁ l'origine dans le texte heÂbreu : et vous irez au lieu ouÁ je vous ai installeÂs ; n'aie pas en ton cúur une penseÂe funeste, car tu es bon aÁ mes yeux (c.-aÁ-d. tu me plais).  el : cf. v. 1. 11 aÁ Jizre 8

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 cites : cf. 15.2n ; 27.8n. Ð mis aÁ 1 Tsiqlag : cf. 27.6n. Ð les Amale mal : litt. frappe ; cf. 4.2n. et tous ceux qui y eÂtaient : d'apreÁs LXX ; le texte dit seulement les femmes qui y eÂtaient, mais les mots suivants, petits et grands, impliquent que des enfants sont aussi concerneÂs ; cf. 5.9. Ð ils les avaient emmeneÂs : cf. v. 20,22 ; 23.5. sangloteÁrent : cf. 11.4n. Cf. 25.42n,43n. grande deÂtresse : cf. 28.15+. Ð ses fils : une autre tradition juive lit son fils. Ð trouva sa force dans le SEIGNEUR : cf. Es 25.4 ; Jr 16.19 ; Ps 18.7 ; 25.15 ; 27.14 ; 56.4 ; 62.2 ; Pr 18.10 ; Rm 8.31.

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leurs filles avaient Âete emmeneÂs captifs. | Alors David et le peuple qui Âetait avec lui sangloteÁrent jusqu'aÁ ce qu'ils n'aient plus la force de pleurer. Les deux femmes de David, Ahinoam, la JizreÂÂelite, et AbigaõÈl, femme de Nabal, le CarmeÂlite, avaient Âete emmeneÂes captives. David fut dans une grande deÂtresse, car le peuple parlait de le lapider, parce que tous Âetaient amers, chacun Áa cause de ses fils et de ses filles. Mais David trouva sa force dans le SEIGNEUR, son Dieu. | Il dit Áa Abiathar, fils d'AhimeÂlek, le preÃtre : Apporte-moi l'eÂphod, je te prie ! Abiathar apporta l'eÂphod Áa David. | David interrogea le SEIGNEUR : Si je poursuis cette troupe, la rattraperai-je ? Il lui reÂpondit : Poursuis : tu rattraperas et tu reprendras. | David se mit en marche, lui et les six cents hommes qui Âetaient avec lui. Ils arriveÁrent Áa l'oued Besor, ou Á s'eÂtaient arreÃteÂs ceux qui Âetaient resteÂs en arrieÁre. David mena la poursuite avec quatre cents hommes ; deux cents hommes s'arreÃteÁrent, trop fatigueÂs pour passer le Besor. Ils trouveÁrent dans la campagne un Egyptien qu'ils conduisirent Áa David. Ils lui donneÁrent Áa manger et Áa boire ; | ils lui donneÁrent du gaÃteau Abiathar, fils d'AhimeÂlek, le preÃtre : cf. 22.20-23. Ð Apportemoi l'eÂphod, je te prie : cf. 23.6,9 ; voir 14.18n. interrogea le SEIGNEUR : cf. 10.22n ; 22.10+. Ð cette troupe : le mot heÂbreu correspondant suggeÁre, non pas une unite militaire ordinaire, mais un groupe moins structureÂ, qui s'adonne facilement au pillage ; cf. 2S 3.22n ; 2R 5.2 ; 6.23 ; 13.20s ; 24.2. Ð tu reprendras : litt. tu deÂlivreras, c.-aÁ-d. tu deÂlivreras les captifs et tu reÂcupeÂreras les biens (cf. v. 18,22). six cents hommes : cf. 22.2+. Ð l'oued Besor : probablement celui qui coule aÁ 35 km environ au sud-ouest de Tsiqlag et va se jeter dans la MeÂditerraneÂe, cf. v. 10,21. Ð ouÁ s'eÂtaient arreÃteÂs (ou s'arreÃteÁrent) ceux qui eÂtaient resteÂs en arrieÁre : le sens des deux mots heÂbreux ainsi rendus n'est pas treÁs clair ; litt. ceux qui eÂtaient resteÂs (ou les autres) s'eÂtaient arreÃteÂs (ou s'arreÃteÁrent) ; on peut en deÂduire, soit que des hommes eÂtaient resteÂs aÁ Tsiqlag, soit que certains des six cents compagnons de David n'alleÁrent pas plus loin que l'oued (voir la deuxieÁme partie du v. 10). s'arreÃteÁrent, trop fatigueÂs... : autre traduction furent empeÃcheÂs de passer... ; cf. v. 21 ; certains comprennent qu'ils ont simplement eÂte assigneÂs aÁ la surveillance du mateÂriel (v. 24), comme en 25.13. un Egyptien : cf. Dt 23.8. Ð Ils lui donneÁrent... : litt. ils lui donneÁrent du pain (cf. 14.24n ; 28.20n) et il mangea et ils lui firent boire de l'eau ; cf. v. 12 ; Pr 25.21 ; Mt 25.35. $


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Des guerriers arabes tentant de prendre la fuite sur leurs chameaux (cf. 1S 30.17) au cours d'une bataille contre les troupes assyriennes d'Assourbanipal (& 669-630 av. J.-C.). D'apreÁs un bas-relief (1,17 m x 2,27 m) du palais nord de Ninive (Tell Kouyoundjik).

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de figues seÁches et deux gaÃteaux de raisins secs. Quand il eut mangeÂ, son souffle lui revint. Il n'avait ni mange ni bu depuis trois jours et trois nuits. Á es-tu ? Il reÂponDavid lui dit : A qui es-tu, et d'ou dit : Je suis un jeune Egyptien, esclave d'un AmaleÂcite ; il y a trois jours, mon maõÃtre m'a abandonne parce que j'eÂtais malade. | Nous avons fait une incursion dans le NeÂguev des KeÂreÂtites, le territoire de Juda et le NeÂguev de Caleb, et nous avons mis le feu Áa Tsiqlag. | David lui dit : Veux-tu me conduire vers cette troupe ? Et il reÂpondit : Jure-moi par Dieu que tu ne me feras pas mourir et que tu ne me livreras pas Áa mon maõÃtre, et je te conduirai vers cette troupe. Les AmaleÂcites battus par David Il le conduisit donc. Les AmaleÂcites s'eÂtaient installeÂs dans tout le pays, mangeant, buvant et figues seÁches / raisins secs : cf. 25.18. Ð son souffle lui revint : cf. 14.27 ; Jg 15.19 ; voir esprit . A qui es-tu : dans l'ancien IsraeÈl, l'identite d'une personne se deÂfinissait freÂquemment par l'appartenance aÁ un groupe social, aÁ une famille, ou, pour un esclave, aÁ son maõÃtre ; cf. 17.55n,58. Ð un jeune Egyptien : autre traduction un garcËon eÂgyptien. NeÂguev des KeÂreÂtites... : cf. 27.10n. me conduire : litt. me faire descendre, de meÃme dans la suite ; dans l'A.T., un deÂplacement en direction de JeÂrusalem est souvent deÂcrit comme une monteÂe, et celui qui en eÂloigne comme une descente (voir aussi v. 24). Ð cette troupe : cf. v. 8. Ð Juremoi par Dieu : cf. 24.22+. Ð livreras 17.46+. faisant la feÃte : cf. Es 9.2 ; Ps 119.162. Ð tout le butin : litt. tout le grand butin. les battit : litt. les frappa, cf. 4.2n. Ð des chameaux : montures rapides de ces bandes de pillards. reprit : litt. deÂlivra, cf. v. 8n. Ð ses deux femmes v. 5 ; cf. 25.42s. David ramena tout : cf. Gn 14.14-16. Cf. Gn 41.43 ; Est 6.9. aupreÁs des deux cents hommes : cf. v. 10. Ð leur demanda comment ils allaient : cf. 10.4n. sans morale : cf. Dt 13.14n. Ð avec nous : litt. avec moi ; le singulier heÂbreu souligne soit l'individualisme de ces hommes sans morale, chacun parlant pour soi, soit au contraire leur esprit de corps, le singulier ayant une valeur collective. On trouve en 2S 8.6,14 ; Ps 44.2-8 ; 124.1-8 des affirmations du $

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faisant la feÃte, Áa cause de tout le butin qu'ils avaient pris dans le pays des Philistins et dans le pays de Juda. | David les battit depuis l'aube jusqu'au soir du lendemain, et aucun d'eux n'eÂchappa, excepte quatre cents jeunes gens qui monteÁrent sur des chameaux et s'enfuirent. | David reprit tout ce que les AmaleÂcites avaient pris ; ainsi David reprit ses deux femmes. | Il ne leur manqua personne, ni petit ni grand, ni fils ni fille, ni aucune partie du butin, ni rien de ce qu'on leur avait pris : David ramena tout. | David prit tout le petit beÂtail et le gros beÂtail ; ceux qui conduisaient ces troupeaux et marchaient Áa leur teÃte disaient : C'est le butin de David ! David arriva aupreÁs des deux cents hommes qui, trop fatigueÂs pour le suivre, avaient Âete laisseÂs au Besor. Ils sortirent Áa la rencontre de David et du peuple qui Âetait avec lui. David s'approcha d'eux et leur demanda comment ils allaient. | Tous les hommes mauvais, les hommes sans morale, parmi ceux qui Âetaient alleÂs avec David dirent : Puisqu'ils ne sont pas venus avec nous, rien ne leur sera donne du butin que nous avons repris, sinon Áa chacun sa femme et ses fils ; qu'ils les emmeÁnent et s'en aillent. | Mais David dit : N'agissez pas ainsi, mes freÁres, avec ce que le SEIGNEUR nous a donne ; car il nous a gardeÂs et il nous a livre la troupe qui Âetait venue contre nous. | Qui donc vous Âecouterait dans cette affaire ? La part de celui qui est descendu au combat et la part de celui qui est reste preÁs du mateÂriel doit Ãetre la meÃme : ensemble ils partageront. Il en fut ainsi deÁs ce jour-laÁ et dans la suite, et on a fait de cela une prescription et une reÁgle en IsraeÈl, jusqu'aÁ ce jour. A son arriveÂe Áa Tsiqlag, David envoya une partie du butin aux anciens de Juda, Áa ses amis, avec ces mots : C'est un cadeau pour vous, pris sur le butin des ennemis du SEIGNEUR ! Il en envoya Áa ceux de Beth-El, Áa ceux de Ramoth du NeÂguev, Áa ceux de Yattir, Áa ceux d'AroeÈr, Áa ceux de Siphmoth, Áa ceux d'Eshtemoa,

meÃme type sur la victoire qui est l'úuvre du SEIGNEUR. Ð mes freÁres : les mots correspondants sont absents de LXX . Ð la troupe : cf. v. 8.  couterait... ? c.-aÁ-d. qui donc pourrait eÃtre d'ac24 Qui donc vous e cord avec vous... ? Ð La part... ils partageront (ou on partagera) : cf. Nb 31.25-47 ; Jos 22.8.  pare son futur retour sur la 26 aux anciens de Juda : David pre sceÁne israeÂlite ; cf. Lc 16.9. Ð aÁ ses amis : litt. aÁ son ami, le singulier ayant peut-eÃtre ici une valeur distributive aÁ (chacun de) ses amis ; LXX a lu et aÁ ses amis. Ð un cadeau : cf. 25.27n. Ð ennemis du SEIGNEUR : expression rare dans l'A.T. ; cf. 2S 12.14 ; Na 1.2 ; Ps 37.20.  numeÁ27 Il en envoya : sous-entendu dans le texte. Ð Les v. 27-31 e rent treize localiteÂs ou reÂgions aux anciens desquelles David fait parvenir ses cadeaux. Sa geÂneÂrosite lui assurera plus tard le soutien des JudeÂens, qui le choisiront pour roi, aÁ HeÂbron preÂciseÂment (2S 2.1-4). Plusieurs des endroits eÂnumeÂreÂs (Ramoth du NeÂguev, Yattir, AroeÈr, Eshtemoa, villes des YerahmeÂeÂlites, villes des CaõÈnites, Horma, Bor-AshaÃn, HeÂbron) sont mentionneÂs ailleurs dans l'A.T. et sont situeÂs essentiellement au sud d'HeÂbron ; trois d'entre eux (Siphmoth, Rakal, Atak) ne sont pas identifieÂs, mais devaient se trouver dans la meÃme reÂgion ; seule la localite de Beth-El est situeÂe dans une tout autre reÂgion, au nord de JeÂrusalem. Bien des speÂcialistes, se fondant sur les listes paralleÁles de Jos 19.2-8 et de 1Ch 4.28-32, proposent donc de consideÂrer le nom de Beth-El comme une deÂformation de celui de Betoul / Betouel. $


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Áa ceux de Rakal, Áa ceux des villes des YerahmeÂÂelites, Áa ceux des villes des CaõÈnites, Áa ceux de Horma, Áa ceux de Bor-AshaÃn, Áa ceux d'Atak, Áa ceux d'HeÂbron et Áa tous les lieux ou Á David et ses hommes avaient circuleÂ.

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Bataille de Guilboa ; mort de SauÈl 1Ch 10.1-14

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Les Philistins livraient bataille Áa IsraeÈl. Les hommes d'IsraeÈl durent fuir pour Âechapper aux Philistins, et des victimes tombeÁrent au mont Èl et Guilboa. | Les Philistins serreÁrent de preÁs Sau ses fils ; ils tueÁrent Jonathan, Abinadab et MalkiShoua, fils de Sau Èl. | Le poids du combat se porta sur Sau Èl ; les archers le trouveÁrent, et il fut saisi Èl dit devant eux d'un tremblement violent. | Sau alors Áa celui qui portait ses armes : Tire ton ÂepeÂe et transperce-moi, de crainte que ces incirconcis ne viennent me transpercer ou me brutaliser. Celui qui portait ses armes ne voulut pas : il avait treÁs peur. Alors Sau Èl prit l'eÂpeÂe et se jeta dessus. | Celui qui portait les armes de Sau Èl, le voyant mort, se jeta aussi sur son ÂepeÂe et mourut avec lui. | Ainsi

Rakal : LXX Carmel (cf. 15.12 ; 25.2). Ð YerahmeÂeÂlites / CaõÈnites : cf. 27.10n. 30 Atak : LXX Nob (cf. 21.2 ; 22.9-19).

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livraient bataille aÁ IsraeÈl : cf. 28.1,19. Ð fuir : cf. 4.10. Ð Guilboa : cf. 28.4n ; 2S 1.21. Abinadab : en 14.49 est mentionne un fils du nom de Yishvi. Le poids du combat se porta : litt. le combat fut lourd. Ð les archers : litt. les tireurs, hommes avec l'arc. Ð le trouveÁrent : autre traduction l'atteignirent. Ð il fut saisi... d'un tremblement violent, c.-aÁ-d. il fut saisi de panique aÁ leur vue ; LXX et Vg ont confondu le verbe heÂbreu correspondant avec un autre verbe aÁ l'orthographe treÁs proche et l'ont traduit par il fut blesse par eux. celui qui portait ses armes : cf. 16.21 ; Jg 9.54+. Ð ces incirconcis Jg 14.3n. Ð ne voulut pas : cf. 24.7 ; 26.9-11. Ð se jeta dessus : un des rares cas de suicide mentionneÂs dans la Bible ; cf. v. 5 ; 2S 17.23 ; 1R 16.18 ; Mt 27.5. En 2S 1.9s, un jeune AmaleÂcite preÂtendra avoir tue lui-meÃme SauÈl. Cf. 28.19. Ð et tous ses hommes : les mots correspondants sont 1

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moururent ensemble, ce jour-laÁ, Sau Èl et ses trois fils, celui qui portait ses armes, et tous ses hommes. | Les hommes d'IsraeÈl qui Âetaient de Ãte de la valleÂe et de l'autre coÃte du Jourl'autre co dain virent que les hommes d'IsraeÈl s'enfuyaient et que Sau Èl et ses fils Âetaient morts. Ils abandonneÁrent les villes et s'enfuirent, et les Philistins vinrent s'y installer. Le lendemain, les Philistins vinrent pour deÂpouiller les cadavres et ils deÂcouvrirent Sau Èl et ses trois fils, qui Âetaient tombeÂs au mont Èl et le deÂpouilGuilboa. | Ils coupeÁrent la teÃte de Sau leÁrent de ses armes. Puis ils firent annoncer la bonne nouvelle par tout le pays des Philistins dans les maisons de leurs idoles et parmi le Èl dans la maison peuple. | Ils mirent les armes de Sau des AstarteÂs et ils cloueÁrent son cadavre sur la muraille de Beth-ShaÃn. Lorsque les habitants de Yabesh de Galaad apprirent ce que les Philistins avaient fait Áa Sau Èl, tous les hommes vaillants marcheÁrent toute la nuit et prirent de la muraille de Beth-ShaÃn le cadavre de Sau Èl et ceux de ses fils. Puis ils revinrent Áa Yabesh, Á ils les bru ÃleÁrent ; | ils prirent leurs ossements et ou les ensevelirent sous le tamaris Áa Yabesh. Et ils ÃneÁrent sept jours. jeu absents de LXX. de l'autre coÃte de la valleÂe : il s'agit de la valleÂe ou plaine de JizreÂel, ouÁ les Philistins ont eÂtabli leur camp (cf. 28.4n). Ð de l'autre coÃte du Jourdain ou en Transjordanie, aÁ l'est (cf. Gn 50.10ns ; Nb 32.19n). Ð les villes : leurs villes selon LXX, Vg et le texte paralleÁle de 1Ch 10.7. deÂpouiller : cf. 2S 2.21 ; 23.10 ; Na 2.3 ; Lc 10.30. coupeÁrent la teÃte de SauÈl : cf. 17.51n. Ð ses armes : cf. 17.51+. Ð parmi le peuple : cf. 2S 1.20. Cf. 21.9s. Ð dans la maison : c.-aÁ-d. dans le temple. Ð des AstarteÂs : cf. Jg 2.13n. Ð Beth-ShaÃn (variante orthographique de BethSheÂaÃn) : ville proche du Jourdain, au sud-est de la plaine de JizreÂel ; cf. Jos 17.11 ; Jg 1.27 ; 2S 21.12. Yabesh de Galaad : cf. 11.1n ; les habitants de cette ville avaient une dette de reconnaissance aÁ l'eÂgard de SauÈl, voir chap. 11. ils les bruÃleÁrent : unique mention de la creÂmation de cadavres dans la Bible ; il s'agit ici d'un acte honorable (cf. 2S 2.5). ensevelirent : cf. 2S 2.4s ; 21.12. Ð jeuÃneÁrent : cf. 2S 1.12 ; 3.35 ; 12.20-23. Ð sept jours : cf. Gn 50.10 ; Siracide 22.12 : « Le deuil pour un mort dure sept jours. » $


Second livre de Samuel David apprend la mort de SauÈl 1 ApreÁs la mort de SauÈl, David, qui avait battu Á il resta deux Amalec, s'en retourna Áa Tsiqlag ou 2 jours. | Le troisie Áme jour, un homme arriva du camp de Sau Èl, les veÃtements deÂchireÂs et la teÃte couverte de terre. Arrive aupreÁs de David, il 3 tomba Á a terre, prosterneÂ. | David lui demanda : Á viens-tu ? Il lui reÂpondit : Je me suis D'ou 4  echappe du camp d'IsraeÈl. | David lui demanda : Que s'est-il passe ? Dis-le-moi, je te prie ! Il reÂpondit : Les soldats ont fui le combat ; beaucoup d'entre eux sont tombeÂs et sont morts. Sau Èl lui5 me Ãme et Jonathan, son fils, sont morts. | David dit au jeune homme qui lui faisait ce rapport : Comment sais-tu que Sau Èl et Jonathan, son fils, 6 sont morts ? | Le jeune homme qui lui faisait ce rapport reÂpondit : Je me trouvais au mont Guilboa ; Sau Èl s'appuyait sur sa lance, serre de preÁs 7 par les conducteurs de chars. | Il s'est retourne Â, 8 m'a aperc Ëu et m'a appeleÂ. J'ai dit : « Oui ? » | Il m'a demande : « Qui es-tu ? » Je lui ai reÂpondu : « Je 9 suis un Amale Âcite. » | Il m'a dit : « ArreÃte-toi preÁs de moi, je te prie, et donne-moi la mort ; car je suis pris de vertige, meÃme si je suis encore plein 10 de vie. » | Je me suis arre Ãte preÁs de lui et je lui ai donne la mort, sachant bien qu'il ne survivrait

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1 la mort de Sau È l : cf. 1S 31. Ð battu Amalec : cf. 1S 30. Ð Tsiqlag : cf. 1S 27.6n. un homme : cf. 4.10 ; 18.19-32 ; 1S 4.12-17. Ð les veÃtements deÂchireÂs et la teÃte couverte de terre : cf. v. 11s ; 1S 4.12n. eÂchappe du camp d'IsraeÈl : cf. 1S 4.16. ont fui : cf. 1S 4.10 ; 31.1. Ð et sont morts : les mots correspondants sont absents de Syr et de certains mss de LXX . Guilboa : cf. 1S 28.4n ; 31.1. Ð serre de preÁs : cf. 1S 31.2. Ð les conducteurs de chars : litt. les chars et les maõÃtres des attelages ; cf. 10.18. Je lui ai reÂpondu : autre lecture traditionnelle il (?) lui a reÂpondu. Ð AmaleÂcite : cf. 1S 15.2n. donne-moi la mort : cf. Jg 9.54 ; 1S 31.4 ; 1Ch 10.4. Ð vertige : le mot heÂbreu correspondant ne se trouve qu'ici dans l'A.T. et son sens n'est pas assure ; des versions anciennes parlent aussi de tremblement ou d'angoisse. L'ideÂe est certainement celle d'un malaise, sous une forme ou une autre. Ð meÃme si... encore plein de vie : litt. bien que tout mon eÃtre (= ma vie, cf. Gn 1.20n) soit encore en moi. le diadeÁme : insigne de la dignite royale, cf. 2R 11.12 ; Ps 89.40 ; 132.18, ou du grand preÃtre, cf. Ex 29.6 ; 39.30 ; Lv 8.9. Ð la chaõÃnette : autre objet, vraisemblablement preÂcieux, mais difficile aÁ identifier ; il n'apparaõÃt qu'ici et en Nb 31.50, et pourrait deÂsigner aussi un bracelet. Ð je te les apporte ici, mon seigneur : le jeune AmaleÂcite espeÁre tirer avantage de ce qu'il croit eÃtre une bonne nouvelle pour David. V. 2 ; cf. 3.31 ; 13.31. se lamenteÁrent... jeuÃneÁrent : rites de deuil, cf. 1S 25.1 ; 31.13. l'homme qui a recËu l'onction (litt. l'oint, le messie) du SEI rir : cf. 4.10 ; 1S 24.7s ; 26.9 ; GNEUR : cf. 1S 2.10n. Ð le faire pe $

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pas Áa sa chute. J'ai pris le diadeÁme qui Âetait sur sa teÃte et la chaõÃnette qu'il avait au bras, et je te les apporte ici, mon seigneur ! David saisit ses veÃtements et les deÂchira, et tous ceux qui Âetaient avec lui firent de meÃme. | Ils se ÃneÁrent jusqu'au soir Áa lamenteÁrent, pleureÁrent et jeu cause de Sau Èl, de Jonathan, son fils, du peuple du SEIGNEUR et de la maison d'IsraeÈl qui Âetaient tombeÂs par l'eÂpeÂe. David demanda au jeune homme qui lui avait fait Á es-tu ? Il reÂpondit : Je suis le fils le rapport : D'ou d'un immigre amaleÂcite. | David lui dit : Comment as-tu pu oser porter la main sur l'homme qui a recËu l'onction du SEIGNEUR, et le faire peÂrir ? | David appela l'un des serviteurs et lui dit : Approche, exeÂcute-le ! L'homme frappa l'AmaleÂcite, et celuici mourut ; | et David lui dit : Que ton sang soit sur ta teÃte ! Ta bouche a teÂmoigne contre toi, puisque tu as dit : « J'ai mis Áa mort l'homme qui a recËu l'onction du SEIGNEUR ! » Complainte de David sur SauÈl et Jonathan David entonna cette complainte sur Sau Èl et sur son fils Jonathan, | et il dit de l'apprendre aux fils de Juda ; c'est le Chant de l'Arc : il est Âecrit dans le livre du Juste.

voir Ps 105.15. serviteurs : le meÃme terme est traduit par jeune homme dans les v. preÂceÂdents. Ð exeÂcute-le : cf. 4.12 ; Jg 8.20.  signer ici soit le 16 Que ton sang soit sur ta teÃte : ton sang peut de sang que tu as verseÂ, c.-aÁ-d. le meurtre que tu as commis, soit ton propre sang (qui est verse lors de ta mise aÁ mort) ; selon les contextes ouÁ elle apparaõÃt, l'expression globale (parfois que ton / son sang soit sur toi / lui ) signifie donc soit qu'une personne porte la responsabilite de la mort d'une autre et doit en supporter les conseÂquences morales et juridiques, soit qu'elle est seule responsable de sa propre mise aÁ mort conseÂcutive aÁ une faute commise. Voir Lv 20.9-13 ; 1R 2.32,33,37 ; Mt 27.25. Ð ta bouche a teÂmoigne contre toi : cf. Lc 19.22 ; 22.71.  breu 17 complainte ou lamentation, ou encore chant funeÁbre, he qina ; cf. 3.33 ; Jr 7.29 ; Ez 19.1 ; Am 5.1 ; 2Ch 35.25 ; Siracide 38.16 : « Mon fils, verse des larmes sur celui qui est mort... entonne une complainte. » 18 il dit : cf. 2Ch 14.3n. Ð de l'apprendre... l'Arc : litt. d'apprendre aux fils de Juda arc ; phrase eÂnigmatique en heÂbreu. On consideÁre habituellement le mot arc comme le titre de la complainte, tire du v. 22 ; dans ce cas on pourrait aussi comprendre il dit comme l'introduction du poeÁme commencËant au v. 19, et le reste du v. 18 comme une suscription intercaleÂe (A apprendre aux fils de Juda. L'Arc...). Mais on peut aussi suivre l'interpreÂtation de Vg et Tg : il ordonna d'apprendre le tir aÁ l'arc aux fils de Juda, comme il est eÂcrit dans le livre du Juste ; il s'agirait alors de faire adopter un nouvel art militaire inconnu jusque-laÁ en IsraeÈl. Ð Le livre du Juste eÂtait un recueil de textes, aujourd'hui perdu, qui est mentionne en Jos 10.13n. 15

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Ton Âelite, IsraeÈl, a Âete transperceÂe sur tes hauteurs ! Comment ! Des heÂros sont tombeÂs ! Ne l'annoncez pas dans Gath, n'en portez pas la bonne nouvelle dans les rues d'AshqeloÃn, de peur que les filles des Philistins ne se reÂjouissent, de peur que les filles des incirconcis n'exultent. Montagnes de Guilboa, qu'il n'y ait sur vous ni roseÂe ni pluie, ni champs fertiles ! Car c'est laÁ qu'ils ont connu l'abjection, les boucliers des guerriers, le bouclier de Sau Èl qui n'a pas Âete oint d'huile. Devant le sang des victimes, devant la graisse des guerriers, l'arc de Jonathan ne reculait pas et l'eÂpeÂe de Sau Èl ne sortait jamais en vain. Sau Èl et Jonathan, aimeÂs et cheÂris pendant leur vie, n'ont pas Âete seÂpareÂs dans leur mort ; ils Âetaient plus rapides que des aigles, ils Âetaient plus forts que des lions. Filles d'IsraeÈl, pleurez sur Sau Èl, qui vous reveÃtait d'eÂcarlate et de deÂlices, et qui mettait sur vos habits une parure d'or. Comment ! Des heÂros sont tombeÂs au milieu du combat ! Jonathan a Âete transperce sur tes hauteurs ! A cause de toi, Jonathan, mon freÁre, je suis dans la deÂtresse !

Ce v. est une sorte de refrain qui reÂapparaõÃt partiellement aux v. 25,27. Ð Ton eÂlite : litt. l'ornement ou la beaute ; la construction du deÂbut du v. en heÂbreu est difficile aÁ comprendre, d'ouÁ diverses traductions proposeÂes : O gloire d'IsraeÈl ou la splendeur d'IsraeÈl a-t-elle... Ð sur tes hauteurs : cf. 1S 28.4n ; 31.1-6. Le mot heÂbreu correspondant deÂsigne parfois des lieux de culte (les hauts lieux). Ð Des heÂros : autre traduction des guerriers. Gath / AshqeloÃn : deux des cinq villes de la confeÂdeÂration philistine, cf. 1S 5.1n. Ð n'en portez pas la bonne nouvelle : cf. 1S 31.9 ; Mi 1.10. Ð se reÂjouissent : cf. Jg 16.23s. Ð incirconcis : cf. Jg 14.3n. Montagnes ou monts, cf. v. 6. Ð Guilboa : cf. 1S 28.4n ; 31.1-6. Ð ni roseÂe ni pluie : la seÂcheresse entraõÃnera la baisse de productivite des champs ; la nature est ainsi inviteÂe aÁ manifester elle aussi sa tristesse. Ð ni champs fertiles : litt. champs d'offrandes ou champs de preÂleÁvements (cf. Ex 25.2n ; Nb 15.20s), ce qui signifie peut-eÃtre des champs dont les reÂcoltes sont si abondantes que la partie consacreÂe aux offrandes est deÂjaÁ consideÂrable. Certains mss de LXX portent sur tes hauteurs, sur les montagnes de la mort. Ð qui n'a pas eÂte oint d'huile : autre traduction qui ne sera plus oint d'huile. On entretenait avec un corps gras le cuir eÂpais recouvrant la carcasse de bois du bouclier, et on veillait aÁ ce qu'il soit particulieÁrement bien graisse pour la bataille, afin de deÂtourner les coups des ennemis (cf. Es 21.5). Vg a compris que cette dernieÁre affirmation se rapportait aÁ SauÈl luimeÃme comme s'il n'eÂtait pas oint d'huile (voir onction ). Certains rattachent cette phrase aÁ ce qui suit et comprennent qui n'eÂtait pas oint d'huile, mais du sang des victimes... le sang / la graisse : peut-eÃtre ici, respectivement, symboles de vie et de force ; cf. Lv 3.17n. Ð des victimes : litt. des transperceÂs. Ð l'arc de Jonathan : cf. 1S 18.4 ; 20.35-40. Ð ne reculait pas : autre traduction ne deÂviait pas ; cf. Ps 78.57. Ð ne sortait... : litt. ne revenait pas aÁ vide, c.-aÁ-d. sans avoir accompli son roÃle ; cf. 1S 14.47. pendant leur vie : ces mots pourraient aussi eÃtre rattacheÂs aÁ l'affirmation suivante : n'ont eÂte seÂpareÂs ni dans leur vie ni dans $

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Tu m'eÂtais si cher ; ton amour Âetait plus merveilleux pour moi que l'amour des femmes. Comment ! Des heÂros sont tombeÂs ! Les armes ont Âete aneÂanties !

A HeÂbron, David devient roi de Juda Ás cela, David interrogea le SEIGNEUR : MonApre 2 terai-je dans une des villes de Juda ? Le SEIGNEUR Á montelui reÂpondit : Monte. David demanda : Ou 2 rai-je ? Il re Âpondit : A HeÂbron. | David y monta, ainsi que ses deux femmes, Ahinoam, la JizreÂÂelite, 3 et Abigaõ Èl, femme de Nabal, le CarmeÂlite. | David fit aussi monter les hommes qui Âetaient avec lui, chacun avec sa famille, et ils s'installeÁrent dans les villes d'HeÂbron. 4 Les hommes de Juda vinrent ; laÁ, ils confeÂreÁrent l'onction Áa David pour qu'il soit roi sur la maison de Juda. On dit Áa David que les hommes de Yabesh de 5 Galaad avaient enseveli Sau Èl. | David envoya des messagers aux gens de Yabesh de Galaad, pour leur dire : Soyez beÂnis du SEIGNEUR, puisque vous avez agi avec fideÂlite envers Sau Èl, votre seigneur, et que 6 vous l'avez enseveli. | A pre Âsent, que le SEIGNEUR agisse envers vous avec fideÂlite et loyaute ! Moi aussi je vous ferai du bien, puisque vous avez agi de la 7 sorte. | Prenez courage, soyez vaillants : Sau Èl, votre seigneur,estmort,etc'estaÁ moiquelamaisondeJuda a confeÂre l'onction pour que je sois roi sur elle. 8 9

Ish-Bosheth deÂsigne comme roi d'IsraeÈl Cependant Abner, fils de Ner, le chef de l'armeÂe de Sau Èl, prit Ish-Bosheth, fils de Sau Èl, et le fit passer Áa MahanaõÈm. | Il l'investit de la royaute sur le

leur mort. Ð plus rapides que des aigles : cf. Jr 4.13 ; Lm 4.19. Ð plus forts que des lions : cf. Jg 14.18 ; Pr 30.30. Aux filles des Philistins du v. 20 s'opposent ici les Filles d'IsraeÈl. Ð Les eÂtoffes teintes en eÂcarlate eÂtaient particulieÁrement preÂcieuses, cf. Nb 4.8 ; Jr 4.30. 25 Voir v. 19n. Â tais si cher : cf. 1S 18.1n ; 20.17. Ð ton amour : autre tra26 Tu m'e duction ton amitieÂ. 24

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 breu 1 interrogea 1S 22.10+. Ð Monterai-je ou me rendrai-je ; l'he met ici l'accent moins sur la diffeÂrence d'altitude que sur la n nuance theÂologique du verbe, cf. 1S 1.3 . Ð A HeÂbron : cf. 5.1-3 ; au centre des monts de JudeÂe, cette ville est deÂjaÁ citeÂe dans les reÂcits concernant les patriarches (Gn 13.18 ; 23.2), et au moment du partage du pays de Canaan (Jos 14.13 ; 21.11s). femme de Nabal, c.-aÁ-d. veuve de Nabal, selon 1S 25.42s. les hommes qui eÂtaient avec lui : cf. 1S 22.1-2n. Ð sa famille : litt. sa maison ou sa maisonneÂe. Ð les villes d'HeÂbron : c.-aÁ-d. les localiteÂs proches d'HeÂbron. l'onction : cette conseÂcration royale publique confirme l'onction secreÁte de 1S 16.12s. Elle sera suivie (5.3) d'une nouvelle onction faisant de David le roi de l'ensemble du peuple d'IsraeÈl. Ð enseveli SauÈl 1S 31.11-13. Soyez beÂnis : cf. 1S 15.13n ; 23.21. Ð fideÂlite Jg 8.35. fideÂlite et loyaute : cf. 15.20 ; Gn 24.27,49 ; 47.29 ; Jos 2.14. Prenez courage : cf. Jg 7.11 ; Za 8.9,13 ; voir aussi 1S 23.16. Ð soyez vaillants : cf. 1S 14.52. Abner 1S 14.50n. Ð Ish-Bosheth : ce nom signifie homme de honte ; il est probablement la deÂformation meÂprisante du nom Ish-Baal (Homme de Baal ; voir Esh-Baal en 1Ch 8.33), lequel a eÂte volontairement modifie par des copistes anciens pour eÂviter d'eÂcrire le nom du dieu cananeÂen Baal, concurrent dangereux du Dieu d'IsraeÈl. Ð MahanaõÈm : localite situeÂe aÁ l'est du Jourdain (cf. 17.24,27 ; Gn 32.3 ; Jos 13.26 ; 21.38) ; Abner pense que le roi (v. 9) y sera moins expose qu'en Cisjordanie. Il l'investit de la royaute ou il le fit roi ; cf. 1S 11.15 ; 1R 1.43 ; 16.16. $

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Galaad, sur les Ashourites, sur JizreÂel, sur EphraõÈm, sur Benjamin, sur tout IsraeÈl. | Ish-Bosheth, fils de Sau Èl, avait quarante ans lorsqu'il devint roi sur IsraeÈl, et il reÂgna deux ans ; seule la maison de Juda avait suivi David. | Le temps que David fut roi, Áa HeÂbron, sur la maison de Juda, fut de sept ans et six mois. Bataille entre Juda et IsraeÈl aÁ Gabaon Abner, fils de Ner, et les hommes d'Ish-Bosheth, fils de Sau Èl, se mirent en campagne Áa MahanaõÈm et partirent en direction de Gabaon. | Joab, fils de Tserouya, et les hommes de David partirent aussi en campagne. Les deux troupes se rencontreÁrent preÁs du reÂservoir de Gabaon et s'arreÃteÁrent de part et d'autre du reÂservoir. | Abner dit Áa Joab : Voici ce que je te propose : que des jeunes gens se mesurent devant nous en combat singulier ! Joab reÂpondit : D'accord ! | Ils se leveÁrent et s'avanceÁrent en nombre Âegal, douze pour Benjamin et pour Ish-Bosheth, fils de Sau Èl, et douze parmi les hommes de David. Chacun, saisissant son adversaire par la teÃte, lui enfoncËa son ÂepeÂe dans le flanc : ils tombeÁrent tous ensemble. Et on donna Áa ce lieu de Gabaon le nom de Helqath-Tsourim. | Il y eut en ce jour-laÁ une bataille extreÃmement rude, dans laquelle Abner et les hommes d'IsraeÈl furent battus par les gens de David. Il y avait laÁ les trois fils de Tserouya : Joab, AbishaõÈ et AsaeÈl. AsaeÈl Âetait rapide comme une de ces gazelles qui courent dans la campagne : | il poursuivit Abner, sans s'eÂcarter de ses traces ni Áa droite ni Áa gauche. | Abner se retourna et demanda : Est-ce toi, AsaeÈl ? Il reÂpondit : Oui, c'est moi. Ð le Galaad : reÂgion de Transjordanie, voir Dt 3.12-17. Ð les Ashourites : peuplade non identifieÂe ; LXX a lu les Tassirites, Tg les AsheÂrites, et Vg et Syr les Geshourites. Ð JizreÂel : cf. 1S 29.1n. Ð EphraõÈm / Benjamin : deux des tribus d'IsraeÈl. Ð tout IsraeÈl : expression reÂcapitulative, deÂsignant sans doute ici IsraeÈl au sens eÂtroit de ce qui sera plus tard le royaume du Nord. seule la maison de Juda v. 4. Le temps : litt. le compte des jours. Ð sept ans et six mois : cf. 5.5 ; 1R 2.11 ; 1Ch 29.27. se mirent en campagne : litt. sortirent ; cf. 1S 8.20n. Ð Gabaon : localite situeÂe aÁ 10 km au nord-ouest de JeÂrusalem ; cf. Jos 9.3. Joab, neveu de David, qui deviendra le geÂneÂral en chef de son armeÂe ; voir 8.16 ; 1S 26.6. Ð partirent aussi en campagne : litt. sortirent, v. 12. Ð Les deux troupes se rencontreÁrent : litt. ils les rencontreÁrent. Ð du reÂservoir : les fouilles archeÂologiques de Gabaon ont mis au jour une grande citerne qui pourrait bien eÃtre identifieÂe aÁ ce reÂservoir. Voici... : litt. que les jeunes gens se leÁvent, je te prie, et qu'ils se mesurent... Abner propose d'eÂviter un combat geÂneÂral en s'en remettant au reÂsultat d'un combat singulier entre quelques soldats choisis dans les deux camps. Le verbe traduit par se mesurer en combat singulier a ailleurs le sens de s'amuser, se divertir, jouer. Ð D'accord ! litt. qu'ils se leÁvent ! en nombre eÂgal : litt. en nombre. Ð douze... douze : le choix de ce nombre pourrait signifier que chaque camp a la preÂtention de repreÂsenter les douze tribus d'IsraeÈl. son adversaire : litt. son compagnon, c.-aÁ-d. celui qui lui fait face. Ð lui enfoncËa : sous-entendu dans le texte. Ð HelqathTsourim : ce nom signifie champ des rochers ; ce pourrait eÃtre une appellation meÂtaphorique pour les jeunes soldats solides comme des rochers ; au contraire, certains commentateurs pensent que le nom n'a rien aÁ voir avec l'eÂpisode raconteÂ. D'autres, avec ou sans modification du texte heÂbreu traditionnel, traduisent champ des eÂpeÂes aceÂreÂes ou champ des flancs. L'issue du combat singulier n'ayant pas permis de deÂpartager les adversaires, une bataille s'engage entre les deux camps. Ð furent battus : la victoire ne sera que temporaire, le conflit se poursuivant, comme le montre 3.1 ; cf. 1S 4.2n. Tserouya : cf. v. 13 ; 1S 26.6n. Ð eÂtait rapide : litt. eÂtait leÂger

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Abner lui dit : Ecarte-toi Áa droite ou Áa gauche ; attrape l'un de ces jeunes gens et deÂpouille son cadavre. Mais AsaeÈl ne voulut pas se deÂtourner de lui. | Abner dit encore Áa AsaeÈl : DeÂtourne-toi de moi ; pourquoi devrais-je t'abattre ? Comment pourrais-je ensuite regarder en face Joab, ton freÁre ? | Mais AsaeÈl refusa de se deÂtourner. Sur quoi Abner le frappa au ventre avec l'extreÂmite infeÂrieure de sa lance, et la lance sortit par-derrieÁre. Il tomba et mourut sur place. Tous ceux qui arriÁ AsaeÈl Âetait tombe mort s'arreÃvaient Áa l'endroit ou taient. Joab et AbishaõÈ poursuivirent Abner, et le soleil se couchait quand ils arriveÁrent au coteau d'Amma, qui est en face de Guiah, sur le chemin du deÂsert de Gabaon. | Les fils de Benjamin se rassembleÁrent derrieÁre Abner, formeÁrent une troupe et s'arreÃteÁrent au sommet d'une colline. | Abner appela Joab et lui dit : L'eÂpeÂe deÂvorera-t-elle toujours ? Ne saistu pas que cela finira par de l'amertume ? Quand finiras-tu par dire aux hommes de ne plus poursuivre leurs freÁres ? | Joab reÂpondit : Par la vie de Dieu, si tu n'avais pas parleÂ, les hommes n'auraient pas cesse de poursuivre leurs freÁres avant le matin. Joab sonna de la trompe, et tous les hommes s'arreÃteÁrent ; ils ne poursuivirent plus IsraeÈl et cesseÁrent le combat. Abner et ses hommes marcheÁrent toute la nuit dans la plaine aride ; ils passeÁrent le Jourdain, traverseÁrent tout le BitroÃn et arriveÁrent Áa MahanaõÈm. | Joab revint de la poursuite d'Abner et rassembla toute l'armeÂe ; il manquait dix-neuf des hommes de David, ainsi qu'AsaeÈl. | Mais les hommes de David avaient abattu trois cent soixante quant aÁ ses pieds ; on trouve un meÃme qualificatif applique aÁ Achille par le poeÁte grec HomeÁre. Ð comme une de ces gazelles... : cf. Ct 8.14 ; 1Ch 12.9. ni aÁ droite ni aÁ gauche : c.-aÁ-d. aÁ la poursuite d'un autre adversaire. Oui, c'est moi : litt. moi. aÁ droite ou aÁ gauche : n'importe ouÁ (sous-entendu : mais cesse de me poursuivre). Ð deÂpouille son cadavre : essentiellement pour reÂcupeÂrer son eÂquipement et ses armes, voir Jg 14.19. Ð de lui : litt. de derrieÁre lui, de meÃme dans la suite. pourquoi devrais-je t'abattre ? litt. pourquoi te frapperais-je aÁ terre ? c.-aÁ-d. pourquoi me mets-tu dans l'obligation de te tuer ? au ventre : cf. 3.27 ; 4.6 ; 20.9s ; Jg 3.21 ; voir aussi Dt 27.24. Ð l'extreÂmite infeÂrieure : litt. l'arrieÁre (et non la pointe). Abner voulait peut-eÃtre seulement empeÃcher AsaeÈl de continuer la poursuite, par un coup qui le jetterait aÁ terre ; mais AsaeÈl, dans son impeÂtuositeÂ, vient s'empaler sur la lance de son adversaire. Ð s'arreÃtaient : cf. 20.12. Les deÂtails geÂographiques de ce v. ne permettent pas d'identifier les lieux preÂcis ouÁ se deÂroule l'action. ApreÁs le regroupement des fuyards en deÂbandade (v. 25), Abner reÂclame un arreÃt des combats, au nom de l'unite d'IsraeÈl (les deux troupes adverses sont composeÂes de freÁres). Ð L'eÂpeÂe deÂvorera-t-elle : voir 1S 15.8n. Ð finira par de l'amertume : cf. Mt 26.52. Par la vie de Dieu : variante unique de la formule freÂquente de serment par la vie du SEIGNEUR (voir 1S 14.39n) ; LXX et Syr preÂsentent la formule habituelle. Ð les hommes... : autre traduction ce n'est qu'au matin que les hommes auraient cesse de poursuivre leurs freÁres. Ð pas cesse : cf. Pr 17.14. sonna de la trompe : cf. 15.10 ; 18.16 ; 20.22 ; 1R 1.39. Ð cesseÁrent le combat : litt. ne continueÁrent plus aÁ se battre. la plaine aride : nom heÂbreu de la valleÂe du Jourdain et de la deÂpression ouÁ s'eÂtend la mer Morte ; cf. Jos 8.14n ; 1S 23.24n. Ð tout le BitroÃn : le mot heÂbreu correspondant ne se rencontre qu'ici ; il est interpreÂte comme un nom propre de lieu, deÂsignant le vallon qui conduit aÁ MahanaõÈm ; certains speÂcialistes y voient plutoÃt un nom commun, signifiant soit tout le ravin, soit toute la matineÂe. Ð MahanaõÈm v. 8,12. $

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des hommes de Benjamin et d'Abner. | Ils emporteÁrent AsaeÈl et l'ensevelirent dans le tombeau de son peÁre, Áa Beth-LeÂhem. Joab et ses hommes marcheÁrent toute la nuit, et ils arriveÁrent Áa HeÂbron Áa l'aube. 3 La guerre dura longtemps entre la maison de Sau Èl et la maison de David. David devenait de plus en plus fort, et la maison de Sau Èl allait en s'affaiblissant.

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Les fils de David neÂs aÁ HeÂbron

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Des fils naquirent de David Áa HeÂbron. Son premier-ne fut Amnon, d'Ahinoam la JizreÂÂelite ; | le deuxieÁme, KileÂab, d'AbigaõÈl, femme de Nabal, le CarmeÂlite ; le troisieÁme, Absalom, fils de Maaka, fille de TalmaõÈ, roi de Gueshour ; | le quatrieÁme, Adonias, fils de Hagguith ; le cinquieÁme, Shephatia, fils d'Abital ; | et le sixieÁme, YitreÂam, d'Egla femme de David. VoilaÁ ceux qui naquirent de David Áa HeÂbron. Abner se brouille avec Ish-Bosheth Pendant la guerre entre la maison de Sau Èl et la maison de David, Abner devint fort dans la maison de Sau Èl. Sau Èl avait eu une concubine, nommeÂe Ritspa, fille d'Aya. Or Ish-Bosheth dit Áa Abner : Pourquoi es-tu alle avec la concubine de mon peÁre ? | TreÁs faÃche par les propos d'Ish-Bosheth, Abner reÂpondit : Suis-je une teÃte de chien appartenant Áa Juda ? Aujourd'hui, j'agis avec fideÂlite envers la maison de Sau Èl, ton peÁre, envers ses freÁres et ses compagnons, je ne t'ai pas livre Áa David, et c'est aujourd'hui que tu me demandes des comptes pour une faute avec cette femme ? | Que Dieu me fasse ceci et qu'il y ajoute cela, si je n'agis pas envers David selon le serment que le SEIGNEUR a fait Áa David | de retirer la le tombeau de son peÁre : le nom du peÁre d'AsaeÈl est inconnu, mais sa meÁre eÂtait Tserouya, súur de David ; il n'est donc pas eÂtonnant que la famille soit installeÂe aÁ Beth-LeÂhem, sa patrie. Ð ils arriveÁrent... : litt. (la lumieÁre) brilla pour eux aÁ HeÂbron. entre la maison de SauÈl et la maison de David : c.-aÁ-d. entre les partisans du fils de SauÈl et ceux de David. Ð de plus en plus fort : cf. Ps 84.6-8 ; Jb 17.9. Ð en s'affaiblissant : cf. 1 MaccabeÂes 6.57 : « Nous nous affaiblissons chaque jour davantage. » Des fils : cf. Ps 127.3. Ð Amnon 13.1-39. KileÂab : appele Dalouia dans LXX , Caleb dans Syr , et Daniel dans le texte paralleÁle de 1Ch 3.1 ; il n'est jamais mentionne ailleurs. Ð AbigaõÈl : cf. 1S 25. Ð femme de Nabal : absent de LXX. Ð Absalom : autre transcription traditionnelle Absalon ; cf. 14.1±19.9. Ð Gueshour : petit royaume syrien, s'eÂtendant aÁ l'est de la mer de KinneÂreth, ou lac de GalileÂe. Adonias : cf. 1R 1.1±2.25. Ð Shephatia : ce fils n'est mentionne que dans le texte paralleÁle de 1Ch 3.3. YitreÂam : ce fils n'est mentionne que dans le texte paralleÁle de 1Ch 3.3. Abner devint fort dans la maison de SauÈl : on pourrait aussi comprendre Abner soutint la maison de SauÈl. une concubine : cf. 5.13n. Ð Ritspa : cf. 21.8-11. Ð fille d'Aya : certains mss de LXX ajoutent ici et Abner alla avec elle, ce qui eÂquivalait aÁ revendiquer la succession du roi deÂfunt ; cf. 16.21s ; 1R 2.17-22. une teÃte de chien : Abner est bien une teÃte, c.-aÁ-d. un chef, mais il refuse d'eÃtre traite avec meÂpris par Ish-Bosheth (chien eÂtait une injure ; cf. 9.8 ; 16.9 ; 1S 17.43 ; 24.15). Ð appartenant aÁ Juda : Abner preÂtend avoir suffisamment montre son attachement aÁ la dynastie de SauÈl et son hostilite aÁ l'eÂgard de David, qui reÁgne sur la tribu de Juda. Les mots correspondants sont absents de LXX. Ð livre Gn 9.2n. Que Dieu... : cf. 1S 3.17n. Ð le serment : cf. 1S 15.28 ; 16.1 ; 28.17.

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Ãne de royaute Áa la maison de Sau Èl et d'eÂtablir le tro David sur IsraeÈl et sur Juda, depuis Dan jusqu'aÁ BersabeÂe. | Ish-Bosheth n'osa pas reÂpliquer un seul mot Áa Abner, parce qu'il avait peur de lui. Abner conclut une alliance avec David Abner envoya des messagers Áa David, pour lui dire de sa part : A qui appartient le pays ? Et encore : Conclus ton alliance avec moi, et je ferai en sorte que tout IsraeÈl se rallie Áa toi. | David reÂpondit : D'accord ! Je conclurai une alliance avec toi. Je te demande une seule chose : ne parais pas en ma preÂsence sans amener Mikal, fille de Sau Èl. | David envoya des messagers Áa Ish-Bosheth, fils de Sau Èl, pour lui dire : Donne-moi ma femme Mikal, avec qui je me suis fiance pour cent preÂpuces de Philistins. | Ish-Bosheth l'envoya prendre chez son mari, Paltiel, fils de LaõÈsh ; | son mari la suivit jusqu'aÁ Bahourim en pleurant. Alors Abner lui dit : Allez, rentre chez toi ! Et il rentra chez lui. Abner adressa ce message aux anciens d'IsraeÈl : Vous avez toujours deÂsire avoir David comme roi ; maintenant agissez, car le SEIGNEUR a dit de lui : « C'est par l'intermeÂdiaire de David, mon serviteur, que je sauverai IsraeÈl, mon peuple, de la main des Philistins et de la main de tous ses ennemis. » Abner parla aussi Áa Benjamin, et il se rendit Áa HeÂbron pour dire Áa David ce qu'avaient reÂsolu IsraeÈl et toute la maison de Benjamin. | Abner arriva aupreÁs de David, Áa HeÂbron, avec vingt hommes ; David donna un banquet pour Abner et pour les hommes qui Âetaient avec lui. | Abner dit Áa David : Je vais partir pour rassembler tout IsraeÈl sous ton autoriteÂ, oà roi, mon seigneur ; ils concluront une alliance avec toi, et tu reÂgneras sur tout ce que tu deÂsires. David laissa partir Abner, qui s'en alla en paix. depuis Dan jusqu'aÁ BersabeÂe : cf. 1S 3.20n. il avait peur de lui : tout roi qu'il est, Ish-Bosheth sait bien que le pouvoir reÂel est entre les mains d'Abner. A qui appartient le pays ? aÁ cette question, deux reÂponses sont possibles ; soit il t'appartient, aÁ toi, selon le serment rappele aux v. 9s (et je vais donc t'aider aÁ concreÂtiser cette situation) ; soit il nous appartient, en partie aÁ toi et en partie aÁ moi (et je vais faire en sorte que ceux qui deÂpendent de mon autorite passent sous la tienne). Voir alliance . Ð je ferai en sorte... : litt. ma main (sera) avec toi pour tourner vers toi tout IsraeÈl. ne parais pas en ma preÂsence... : litt. tu ne verras pas ma face aÁ moins que tu n'ameÁnes devant moi Mikal, fille de SauÈl, quand tu viendras pour voir ma face, cf. 14.24 ; Gn 33.10n. Ð Mikal : cf. 1S 18.20-28. Seul Ish-Bosheth, en tant que roi et freÁre de Mikal, peut exiger de celle-ci qu'elle rejoigne son premier mari, David. Paltiel : appele Palti en 1S 25.44. Bahourim : localite situeÂe aÁ quelques kilomeÁtres aÁ l'est de JeÂrusalem ; cf. 16.5 ; 17.18 ; 19.17. Ð Allez, rentre chez toi... : litt. va, retourne. Et il retourna. toujours : litt. meÃme hier, meÃme avant-hier ; voir Gn 31.2n ; Ex 4.10n ; 1S 4.7n ; 21.6. On ne trouve pas ailleurs cette affirmation du SEIGNEUR ; elle permet neÂanmoins aÁ Abner de jouer sur le nom d'IsraeÈl, pour amadouer ses interlocuteurs. aÁ Benjamin : litt. aux oreilles de Benjamin, c.-aÁ-d. aux Benjaminites ; de meÃme plus loin aux oreilles de David ; les Benjaminites constituent la tribu de SauÈl ; cf. 1S 10.20s. Ð ce qu'avaient reÂsolu : litt. ce qui eÂtait bon aux yeux de, formule qu'on pourrait aussi rendre, selon la traduction habituelle, par ce qui plaisait aÁ. donna un banquet : cf. Jg 14.10. sur tout ce que tu deÂsires : autres traductions sur tout ce que ton aÃme (cf. Gn 1.20n) deÂsire ; exactement comme tu le deÂsires ; cf. 1R 11.37n. $

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Joab assassine Abner Les hommes de David et Joab revenaient d'une expeÂdition, ramenant un grand butin. Abner n'eÂtait plus aupreÁs de David Áa HeÂbron, car David l'avait laisse partir, et il s'en Âetait alle en paix. | Lorsque arriveÁrent Joab et toute l'armeÂe qui Âetait avec lui, on dit Áa Joab : Abner, fils de Ner, est venu aupreÁs du roi, qui l'a laisse partir, et il s'en est alle en paix. Joab se rendit chez le roi et dit : Qu'as-tu fait ? Abner est venu te voir ; pourquoi l'as-tu laisse partir et s'en aller librement ? | Tu connais Abner, fils de Ner ! C'est pour te duper qu'il est venu, pour connaõÃtre tes plans de campagne, pour savoir tout ce que tu fais. | Joab, apreÁs avoir quitte David, envoya sur les traces d'Abner des messagers qui le rameneÁrent depuis la citerne de Sira, Áa l'insu de David. | Lorsque Abner fut de retour Áa HeÂbron, Joab l'attira Áa l'eÂcart, Áa l'inteÂrieur de la porte de la ville, pour lui parler tranquillement, et laÁ il le tua d'un coup au ventre, pour venger le sang d'AsaeÈl, son freÁre. Quand David l'apprit, par la suite, il dit : Je suis pour toujours innocent, devant le SEIGNEUR, du sang d'Abner, fils de Ner, et mon reÁgne l'est aussi. | Qu'il retombe sur la teÃte de Joab et sur toute sa famille ! Qu'il y ait toujours dans la maison de Joab quelqu'un qui soit atteint d'un Âecoulement geÂnital ou de la « leÁpre », ou qui manie le fuseau, ou qui tombe par l'eÂpeÂe, ou qui manque de pain ! Ð Joab et AbishaõÈ, son freÁre, avaient tue Abner parce qu'il avait mis Áa mort AsaeÈl, leur freÁre, dans la bataille de Gabaon. David dit Áa Joab et Áa tout le peuple qui Âetait avec lui : DeÂchirez vos veÃtements, mettez un sac pour pagne et lamentez-vous sur Abner ! Puis le roi David se mit en marche derrieÁre la civieÁre. | On ensevelit Abner Áa HeÂbron. Le roi se mit Áa sangloter d'une expeÂdition : le mot heÂbreu pourrait aussi eÃtre rendu par d'un raid ; en 1S 30.8,15, il deÂsignait la troupe pratiquant des raids ou des razzias. pour te duper : cf. 10.3 ; Gn 42.9,12. Ð tes plans de campagne : litt. ta sortie et ta rentreÂe, cf. 1S 18.5n,6n,13. citerne de Sira : point d'eau dans le deÂsert, non identifieÂ, probablement au nord d'HeÂbron. aÁ l'inteÂrieur de la porte : la porte deÂsigne le passage ameÂnage dans la large muraille de fortification d'une ville ancienne du Proche-Orient ; Joab y attire Abner aÁ l'abri des regards. Ð tranquillement : cf. Pr 26.24-26. Ð le tua d'un coup au ventre : litt. il le frappa au ventre, 2.23n ; 4.6 ; 20.10 ; cf. 1R 2.5 ; Ac 1.18. Ð AsaeÈl : ici le nom est orthographie comme un nom compose dans le texte heÂbreu traditionnel, Asa-'El, de meÃme en 23.24 ; 1Ch 2.16+ ; sur sa mort, cf. 2.18-23. innocent : cf. 14.9 ; Jos 2.19 ; Jon 1.14 ; Daniel grec 13.46 : « Je suis innocent du sang de celle-ci. » Cf. Nb 35.33. Qu'il retombe sur : cf. 1.16n ; il s'agit du sang verseÂ, c.-aÁ-d. du meurtre d'Abner. Ð toute sa famille : litt. toute la maison de son peÁre. Ð Qu'il y ait toujours : litt. que ne soit pas retrancheÂ. Le v. eÂnumeÁre cinq malheurs qui devraient frapper sans interruption la maison de Joab : eÂcoulement geÂnital ou maladie honteuse (cf. Lv 15 pour une description clinique) ; leÁpre (cf. Lv 13.2nss) ; descendant qui manie le fuseau (c.-aÁ-d., peut-eÃtre, reÂduit aÁ la condition d'une femme ; mais on a aussi compris qui s'appuie sur un baÃton, c.-aÁ-d. atteint de faiblesse) ; qui tombe par l'eÂpeÂe (victime de la guerre) ; qui manque de pain (victime de la famine). AbishaõÈ n'a pas participe activement au meurtre d'Abner (v. 27), mais il est neÂanmoins preÂsente comme complice de Joab. DeÂchirez... / mettez un sac... / lamentez-vous... : trois rites de deuil traditionnels, cf. 1.2,11s ; 1S 4.12n ; voir aussi 1R 21.27+. Ð la civieÁre : litt. le lit, ouÁ reposait le corps du deÂfunt. se mit aÁ sangloter : cf. 1S 11.4n.

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Baana et ReÂkab assassinent Ish-Bosheth 4 Lorsque le fils de SauÈl apprit qu'Abner Âetait mort Áa HeÂbron, il perdit courage, et tout IsraeÈl fut saisi 2 d'e Âpouvante. | Le fils de Sau Èl avait deux chefs des troupes armeÂes ; le nom de l'un Âetait Baana et le nom de l'autre Âetait ReÂkab ; ils Âetaient fils de RimmoÃn le BeÂÂerotite, d'entre les fils de Benjamin. Ð Car BeÂÂeroth Âetait consideÂreÂe comme faisant par3 tie de Benjamin, | et les Be ÂÂerotites s'eÂtaient enfuis Áa Á ils seÂjournent en immigreÂs jusqu'aÁ ce GuittaõÈm ou jour. 4 Jonathan, fils de Sau Èl, avait un fils infirme des jambes. Celui-ci avait cinq ans lorsque arriva de 33

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une complainte : cf. 1.17-27. Ð un fou : cf. Nb 23.10 ; Pr 14.32 ; le mot heÂbreu correspondant est employe comme nom propre (symbolique) en 1S 25.3,25. des entraves de bronze : litt. des (doubles) bronzes ; cf. Jg 16.21n ; 2R 25.7 ; Jr 39.7. Ð des injustes : litt. des fils d'injustice ; voir justice . manger : litt. manger du pain, comme dans la suite ; cf. 12.17. Ð Que Dieu... : cf. 1S 3.17n. Ð avant le coucher du soleil : le jeuÃne de toute la journeÂe est un rite de deuil. Cf. 1.12 ; Jg 20.26 ; 1S 14.24. David a fait ainsi la deÂmonstration qu'il ne porte aucune responsabilite dans la mort d'Abner. un prince, un grand prince : cf. 1S 26.15. Aujourd'hui, je suis deÂlicat, j'ai recËu l'onction royale : David affirme que, ayant recËu l'onction royale, il ne peut pas se permettre d'agir avec violence (contrairement aux fils de Tserouya). Mais on pourrait aussi traduire aujourd'hui, je suis faible, bien que j'aie recËu l'onction royale (parce que je n'ai pas encore l'expeÂrience du pouvoir ; cf. 1R 3.6-9). Ð trop durs pour moi : autre traduction plus durs que moi. Ð Que le SEIGNEUR... : cf. 1R 2.5s,33 ; Es 3.11 ; Ps 28.4 ; 62.13 ; 2Tm 4.14. $

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sur le tombeau d'Abner, et tout le peuple pleura. Le roi entonna une complainte sur Abner ; il dit : Abner devait-il mourir comme meurt un fou ? Tes mains n'eÂtaient pas lieÂes, ni tes pieds engageÂs dans des entraves de bronze ! Comme on tombe devant des injustes, ainsi tu es tombeÂ. Alors tout le peuple pleura de nouveau sur Abner. | Tout le peuple pressait David de manger pendant qu'il faisait encore jour ; mais David fit ce serment : Que Dieu me fasse ceci et qu'il y ajoute Ãte du pain ou quoi que ce soit d'autre cela, si je gou avant le coucher du soleil ! | Cela fut remarque et plut Áa tout le peuple ; tout ce que le roi faisait plaisait Áa tout le peuple. | Tout le peuple, tout IsraeÈl, sut ainsi, en ce jour-laÁ, que ce n'eÂtait pas par ordre du roi qu'Abner, fils de Ner, avait Âete mis Áa mort. Le roi dit aux gens de sa cour : Ne savez-vous pas qu'en ce jour un prince, un grand prince, est tombe en IsraeÈl ? | Aujourd'hui, je suis deÂlicat, j'ai recËu l'onction royale ; et ces hommes, les fils de Tserouya, sont trop durs pour moi. Que le SEIGNEUR paie de retour celui qui fait le mal selon son mal !

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1 le fils de Sau È l : Ish-Bosheth, cf. 2.8-10 ; dans le preÂsent reÂcit, son nom n'apparaõÃt qu'au v. 5. Ð il perdit courage : litt. ses mains s'affaiblirent ; cf. Es 13.7 ; Jr 6.24 ; 2Ch 15.7. Ð saisi d'eÂpouvante : cf. 1S 28.21 ; Es 13.8.  eÂrotite : de BeÂeÂroth, localite situeÂe aÁ une quinzaine de kilomeÁ2 Be tres au nord de JeÂrusalem ; aujourd'hui El-BireÂ.  e avec certitude ; on ne sait pas 3 GuittaõÈm : localite non identifie pour quelles raisons les BeÂeÂrotites s'y eÂtaient reÂfugieÂs. ApreÁs l'exil aÁ Babylone, des Benjaminites s'y eÂtablissent (Ne 11.33). Ð ils seÂjournent en immigreÂs : cf. Ex 12.48n. 4 des jambes : autre traduction des pieds. Ð la nouvelle de la mort : cf. 1.1-10 ; 1S 31.6. Ð boiteux : autre traduction infirme. $


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JizreÂel la nouvelle de la mort de Sau Èl et de Jonathan ; sa nourrice l'avait pris pour s'enfuir. Dans la preÂcipitation, il tomba et resta boiteux ; son nom Âetait Mephi-Bosheth. Ãn le BeÂÂerotite, ReÂkab et Or les fils de Rimmo Baana, se rendirent pendant la chaleur du jour Áa la maison d'Ish-Bosheth qui Âetait couche pour la sieste de midi. | Ils peÂneÂtreÁrent jusque dans la maison, comme pour prendre du froment, et ils le tueÁrent d'un coup au ventre ; puis ReÂkab et Baana, son freÁre, s'eÂchappeÁrent. | Ils avaient donc peÂneÂtre dans la maison alors qu'il Âetait allonge sur son lit, dans sa chambre Áa coucher, et ils l'avaient mis Áa mort. Ils le deÂcapiteÁrent, prirent sa teÃte et marcheÁrent toute la nuit par le chemin de la plaine aride. | Ils apporteÁrent la teÃte d'Ish-Bosheth Áa David Áa HeÂbron, et dirent au roi : Voici la teÃte d'IshBosheth, fils de Sau Èl, ton ennemi, qui en voulait à roi, de Áa ta vie ; en ce jour le SEIGNEUR te venge, o Sau Èl et de sa descendance. | David reÂpondit Áa ReÂkab et Áa Baana, son freÁre, les fils de RimmoÃn le BeÂÂerotite : Par la vie du SEIGNEUR, qui m'a libeÂre de toute Èl est deÂtresse, | celui qui est venu me dire : « Sau mort », et qui croyait m'annoncer une bonne nouvelle, je l'ai fait saisir et tuer Áa Tsiqlag, pour le reÂcompenser de cette bonne nouvelle ! | Et maintenant que des meÂchants ont tue un juste chez lui, sur son lit, je ne vous reÂclamerais pas son sang et je ne vous Âeliminerais pas du pays ! | David ordonna Áa ses gens de les tuer ; ils leur coupeÁrent les mains et les pieds, et ils les pendirent au bord du reÂservoir d'HeÂbron. Ils prirent ensuite la teÃte d'Ish-Bosheth et l'ensevelirent dans le tombeau d'Abner Áa HeÂbron. L'information apporteÂe dans ce v. semble n'avoir aucun rapport avec le reste du chap., si ce n'est de signaler que le seul autre survivant de la famille de SauÈl eÂtait trop handicape pour pouvoir preÂtendre au troÃne de son grand-peÁre. Ð Mephi-Bosheth (cf. 9.3) est appele Merib-Baal en 1Ch 8.34 ; 9.40 ; le nom primitif pourrait avoir eÂte Mi-pi-Ba`al (De la bouche de Baal ) ; voir le cas analogue de variantes aÁ propos d'Ish-Bosheth en 2S 2.8n. comme pour prendre du froment : pour en prendre livraison. Ð au ventre : cf. 2.23+. Ð LXX preÂsente pour ce v. un texte assez diffeÂrent : La gardienne de la porte, qui triait du froment, s'eÂtait assoupie et dormait. ReÂkab et Baana, les freÁres, se faufileÁrent [et entreÁrent...]. l'avaient mis aÁ mort : cf. 1S 17.50-54. Ð Ils le deÂcapiteÁrent : litt. ils coupeÁrent sa teÃte. Ð la plaine aride : cf. 2.29n ; Dt 1.1n ; 2.8. qui en voulait aÁ ta vie 1S 18.10s ; 19.2-11 ; 20.1 ; 24.12 ; cf. 2S 16.11 ; 1R 19.10,14 ; Mt 2.20. Ð oà roi : litt. oà roi, mon seigneur. Par la vie du SEIGNEUR : cf. 1S 14.39n. Ð qui m'a libeÂre de toute deÂtresse : meÃme expression en 1R 1.29 ; cf. 1S 26.24+ (deÂlivreÂ). Voir 1.2-16 ; cf. 18.22n. Ð pour le reÂcompenser... : litt. pour m'avoir donne une bonne nouvelle. Voir justice . Ð je ne vous reÂclamerais pas son sang : cf. Gn 9.5s ; Dt 19.13. ordonna aÁ ses gens de les tuer : cf. 1.15 ; 1R 2.5-9 ; 2R 14.5. Ð les pendirent : cf. Dt 21.22s ; 1S 31.10. Ð d'HeÂbron : cf. 3.32. $

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1 Israe È l deÂsigne ici les tribus du Nord, placeÂes preÂceÂdemment sous l'autorite d'Ish-Bosheth, et qui se rallient maintenant aÁ celle de David, deÂjaÁ roi de Juda aÁ HeÂbron (voir 2.1-4). Ð tes os et ta chair : cf. 19.13 ; Gn 2.23 ; 29.14 ; Jg 9.2 ; voir aussi Dt 17.15. toujours : litt. meÃme hier, meÃme avant-hier, cf. 3.17+. Ð qui menais IsraeÈl en campagne... : litt. qui faisais sortir et rentrer IsraeÈl ; cf. 1S 18.13n-16. Ð feras paõÃtre : cf. 7.8 ; Es 40.11. Ð chef : cf. 1S 9.16n. tous les anciens d'IsraeÈl preÂcise, par rapport au v. 1, que ce sont en fait les repreÂsentants de toutes les tribus d'IsraeÈl qui viennent trouver David. Ð conclut une alliance ... devant le SEIGNEUR : cf. 1S 23.18 ; 2R 11.17. Ð Ils confeÂreÁrent l'onction aÁ David : cf. 2.4. trente ans : cf. Gn 41.46 ; Lc 3.23. Voir 2.11+. les JeÂbusites (cf. Gn 15.21) eÂtaient les habitants de la reÂgion de $

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David devient roi d'IsraeÈl 1Ch 11.1-9

5 Toutes les tribus d'IsraeÈl vinrent aupreÁs de David Áa HeÂbron et dirent : Nous sommes tes os et ta 2 chair. | De ÂjaÁ, lorsque Sau Èl Âetait notre roi, c'eÂtait toujours toi qui menais IsraeÈl en campagne et qui l'en ramenais. Le SEIGNEUR t'a dit : « C'est toi qui feras paõÃtre IsraeÈl, mon peuple, c'est toi qui seras 3 chef sur Israe Èl. » | Ainsi tous les anciens d'IsraeÈl vinrent aupreÁs du roi Áa HeÂbron, et le roi David conclut une alliance pour eux Áa HeÂbron, devant le SEIGNEUR. Ils confeÂreÁrent l'onction Áa David pour qu'il soit roi sur IsraeÈl. 4 David avait trente ans lorsqu'il devint roi ; il 5 re Âgna quarante ans. | A HeÂbron il reÂgna sur Juda sept ans et six mois, et Áa JeÂrusalem il reÂgna trentetrois ans sur tout IsraeÈl et Juda. 6

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David s'empare de JeÂrusalem Le roi marcha avec ses hommes contre JeÂrusalem, contre les JeÂbusites qui habitaient le pays. Ils dirent Áa David : Tu n'entreras pas ici, car meÃme les aveugles et les boiteux te repousseront ! ce qui voulait dire : David n'entrera pas ici. | Mais David prit la forteresse de Sion, c'est-aÁ-dire la Ville de David. | David avait dit en ce jour : Quiconque battra les JeÂbusites et les atteindra par le tsinnor, ces boiteux et ces aveugles deÂtesteÂs de David... Ð C'est pourquoi l'on dit : L'aveugle et le boiteux n'entreront pas dans la Maison. | David s'installa dans la forteresse, qu'il appela Ville de David. David baÃtit tout autour, depuis le Millo et vers

JeÂbus, ville forte dont David s'empara et dont il fit sa capitale, sous le nom de JeÂrusalem ; voir Jos 15.8,63 ; Jg 1.21. Ð car meÃme les aveugles... te repousseront : on a aussi compris le texte comme signifiant aÁ moins que tu ne repousses (ou n'eÂcartes) les aveugles et les boiteux (ou les infirmes). Le sens de cette remarque un peu mysteÂrieuse semble eÃtre : la ville est si bien fortifieÂe que meÃme des infirmes seraient assez forts pour la deÂfendre.  signeÂ, au sens 7 forteresse de Sion : le nom de Sion a d'abord de strict, la forteresse cananeÂenne prise par David, entre les valleÂes du CeÂdron et du TyropeÂon ; au sens large il s'applique aÁ l'ensemble de la ville de JeÂrusalem (cf. 2R 19.31). Il servira eÂgalement aÁ deÂsigner plus preÂciseÂment le mont du Temple (cf. Es 2.3 ; Am 1.2 ; voir aussi Rm 11.26 ; He 12.22 ; Ap 14.1). Lorsque David s'empara de cette place forte, il lui donna son nom, Ville (ou CiteÂ) de David, v. 9 ; cf. 6.10 ; 1R 2.10.  breu des v. 8s est difficile aÁ comprendre et a donne 8 Le texte he lieu aÁ de nombreuses interpreÂtations, deÂjaÁ dans des versions anciennes et dans le texte paralleÁle de 1Ch 11.6-8. La phrase de David semble rester en suspens. Ð par le tsinnor : peut-eÃtre le passage souterrain reliant la ville aÁ son unique source d'eau potable, aÁ l'exteÂrieur des murailles (voir « Le tsinnor », p. 406) ; mais le sens du mot heÂbreu, rare, est incertain ; on pourrait aussi voir dans ces mots la conclusion de la phrase de David : quiconque battra les JeÂbusites, qu'il touche le tsinnor (arme ? partie du corps ?) ; la phrase pourrait alors eÃtre interpreÂteÂe comme un serment des guerriers avant la bataille. Ð ces boiteux et ces aveugles... : autre traduction possible quant aux boiteux et aux aveugles, David les deÂteste ou, selon une autre lecture du texte heÂbreu traditionnel, ils deÂtestent David. Ð dans la Maison : il s'agit sans doute de la maison de Dieu, c.-aÁ-d. du temple qui sera eÂdifie par Salomon ; les handicapeÂs seraient interdits d'acceÁs au sanctuaire. Lv 21.18 ne preÂvoit un tel interdit que pour les preÃtres handicapeÂs. Cf. Mt 21.14. 9 Ville de David : cf. v. 7n. Ð le Millo (Remblai, terre-plein) : il s'agit sans doute de la deÂpression que Salomon fera combler (1R 9.15n), entre l'esplanade ouÁ sera eÂdifie le temple et l'extreÂmite sud de la colline, ouÁ se dressait la forteresse. Ð vers l'inteÂrieur ou vers la maison : indication topographique peu preÂcise pour nous aujourd'hui ; soit en direction de la forteresse, vers le


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Le tsinnor

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Le mot heÂbreu tsinnor, parfois traduit par « crochet », « canal », « tuyau » ou « boyau », pourrait eÃtre en 2S 5.8 un terme technique deÂsignant une reÂalite bien connue des archeÂologues. Dans plusieurs forteresses cananeÂennes (ainsi aÁ Hatsor, Meguiddo et Gabaon), en effet, un ensemble de galeries souterraines permettait, en cas de sieÁge, d'acceÂder par l'inteÂrieur de la colline fortifieÂe aÁ une source jaillissant naturellement aÁ flanc de coteau. Par de longues successions d'escaliers, de couloirs souterrains et de puits, les assieÂgeÂs pouvaient ainsi se ravitailler en eau sans s'exposer aux traits des assieÂgeants. A l'exteÂrieur, l'acceÁs aÁ la source eÂtait obture par d'eÂnormes rocs. A JeÂrusalem, le ceÂleÁbre puits de Warren, mis au jour en 1867, a eÂte maintes fois reÂexploreÂ. En 1907 et en 1979 notamment, des reconstitutions du parcours probable de Joab y ont eÂte entreprises. Il a eÂte eÂtabli que les 13 meÁtres de paroi verticale au-dessus de la source de GuihoÃn, qui constituent la seule difficulteÂ, pouvaient eÃtre escaladeÂs sans eÂquipement moderne par des hommes entraõÃneÂs.

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l'inteÂrieur. | David s'eÂlevait de plus en plus, et le SEIGNEUR, le Dieu des ArmeÂes, Âetait avec lui.

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Victoires de David sur les Philistins 1Ch 14.8-16

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Hiram, roi de Tyr, envoya des messagers Áa David, avec du bois de ceÁdre, ainsi que des charpentiers et des tailleurs de pierre qui baÃtirent une maison pour David. | David sut ainsi que le SEIÈl et qu'il GNEUR l'affermissait comme roi sur Israe Âelevait son reÁgne Áa cause d'IsraeÈl, son peuple. Les fils de David neÂs aÁ JeÂrusalem 1Ch 3.5-9 ; 14.3-7

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David prit encore des concubines et des femmes de JeÂrusalem, apreÁs qu'il fut venu d'HeÂbron ; des sud, soit en direction du futur temple, vers le nord. s'eÂlevait... : litt. devenait de plus en plus grand, c.-aÁ-d. la puissance de David augmentait. Ð le SEIGNEUR... des ArmeÂes : cf. 1S 1.3n. Ð eÂtait avec lui : voir 1S 3.19+. Hiram : ce roi de Tyr (Liban) fournira encore des mateÂriaux aÁ Salomon (1R 5.15-26) en vue de la construction du temple. Ð une maison, c.-aÁ-d. un palais royal ; voir 7.2. qu'il eÂlevait... : c.-aÁ-d. que le SEIGNEUR eÂlevait son reÁgne. Cf. 3.2-5. Ð Les concubines, comme les femmes, eÂtaient toutes des eÂpouses leÂgitimes, mais de rang principal (les femmes) ou de rang infeÂrieur (les concubines) ; cf. Dt 17.17 ; Jg 19.1n. Ð HeÂbron : cf. v. 1-5 ; 2.1. Ð des fils et des filles : 3.2 ne mentionnait que des fils ; pourtant la liste qui suit ne contient pas de nom qui soit exclusivement feÂminin. La liste des v. 14-16 compte onze noms ; neuf ne reÂapparaissent que dans les listes paralleÁles de 1Ch (parfois avec une variante orthographique) ; Nathan est mentionne en Lc 3.31, sous la forme Natham. Seul Salomon est bien connu en tant que successeur de David (1R 1.39). Eliada : appele BeÂeliada en 1Ch 14.7. les Philistins : cf. 1S 4.1n. Ð confeÂre l'onction aÁ David v. 3. Ð monteÁrent 1S 1.3n. Ð la forteresse : soit celle de JeÂrusalem (voir v. 7), soit les endroits escarpeÂs du deÂsert, et en particulier la grotte d'Adoullam (voir 23.13s ; 1S 22.1n,4n). valleÂe des RephaõÈtes : au sud-ouest de JeÂrusalem ; voir Jos 15.8 ; 18.16 ; 1Ch 11.15. interrogea le SEIGNEUR 1S 22.10+. Ð Me les livreras-tu ? cf. 1S $

fils et des filles naquirent encore de lui. | Voici les noms de ceux qui lui naquirent Áa JeÂrusalem : Shammoua, Shobab, Nathan, Salomon, | Yibhar, Elishoua, NeÂpheg, Yaphia, | Elishama, Eliada et ElipheÂleth.

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Quand les Philistins apprirent qu'on avait confeÂre l'onction Áa David pour qu'il soit roi sur IsraeÈl, ils monteÁrent tous Áa la recherche de David. Quand David l'apprit, il descendit Áa la forteresse. Les Philistins arriveÁrent et se deÂployeÁrent dans la valleÂe des RephaõÈtes. | David interrogea le SEIGNEUR : Dois-je attaquer les Philistins ? Me les livreras-tu ? Le SEIGNEUR dit Áa David : Vas-y, car je te livrerai les Philistins. | David arriva Áa BaalÁ il les battit. Puis il dit : Le SEIGNEUR a Peratsim, ou ouvert une breÁche devant moi dans les rangs de mes ennemis, comme une breÁche ouverte par les eaux. C'est pourquoi on a appele ce lieu du nom de BaalPeratsim (« MaõÃtre des breÁches »). | Ils abandonneÁrent laÁ leurs idoles, et David et ses hommes les emporteÁrent. Les Philistins partirent de nouveau Áa l'attaque et se deÂployeÁrent dans la valleÂe des RephaõÈtes. | David interrogea le SEIGNEUR, qui dit : Tu n'attaqueras pas ; prends-les Áa revers, et tu arriveras sur eux en Ãriers. | Quand tu entendras un bruit de face des mu Ãriers, alors deÂpeÃche-toi, pas dans les cimes des mu car c'est le SEIGNEUR qui se met en campagne devant toi pour battre les troupes des Philistins. David fit ce que le SEIGNEUR lui avait ordonne ; il battit les Philistins depuis GueÂba jusqu'aÁ GueÂzer. David deÂcide d'amener le Coffre aÁ JeÂrusalem 1Ch 13.1-14

6 David rassembla encore toute l'eÂlite d'IsraeÈl, au 2 nombre de trente mille hommes ; | David, et tout le peuple qui Âetait avec lui, partit de BaaleÂ-Juda pour en faire monter le coffre de Dieu sur lequel est invoque le Nom, le nom du SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes, qui est assis sur les keroubim, au20

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14.12+. a ouvert une breÁche : autre traduction a fait voler en eÂclats mes ennemis ; cf. Jg 21.15n. Baal-Peratsim est ici interpreÂte au sens de MaõÃtre des breÁches (ou des eÂclatements). Es 28.21 fait allusion aÁ cette victoire de David. leurs idoles : LXX a traduit leurs dieux ; en 1S 4.11, les IsraeÂlites se sont de meÃme fait prendre le coffre de l'alliance, qu'ils avaient emmene avec eux sur le champ de bataille. Ð Au lieu de David et ses hommes les emporteÁrent, le texte paralleÁle de 1Ch 14.12 dit David ordonna de les jeter au feu ; un ms de LXX ajoute ces meÃmes mots aÁ la fin du preÂsent v. Tu n'attaqueras pas signifie ici ne les attaque pas de front. Ð muÃriers : l'espeÁce d'arbre mentionneÂe en heÂbreu n'est pas identifieÂe avec certitude. un bruit de pas : cf. Gn 3.8 ; 2R 6.32 ; 7.6. Ð qui se met en campagne : cf. Jg 2.15n ; 1S 8.20n ; 18.5n. GueÂba : voir 1S 13.3n ; LXX Gabaon, cf. 1Ch 14.16. Ð GueÂzer : voir Jg 1.29+. $

 breu correspondant peut aussi eÃtre 1 rassembla : le verbe he compris dans le sens de recommencËa (encore avec toute l'eÂlite...). Ð encore : cet adverbe renvoie aÁ une autre (ou d'autres) occasion(s) anteÂrieure(s), non preÂciseÂe(s). Ð trente mille : certains mss grecs et latins parlent de soixante-dix mille.  -Juda : probablement Qiriath-YeÂarim, voir Jos 15.9,60 ; 2 Baale 18.14 ; 1S 6.21 ; 7.1. Ð le coffre de Dieu 1S 4.1±7.1. Ð du SEI es : cf. 1S 1.3n. Ð keroubim : cf. 1S 4.4+. Ð auGNEUR... des Arme


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dessus du Coffre. | Ils chargeÁrent le coffre de Dieu sur un chariot neuf et l'emporteÁrent de la maison d'Abinadab qui est sur la colline ; Ouzza et Ahio, fils d'Abinadab, conduisaient le chariot neuf. | Ils l'emporteÁrent donc de la maison d'Abinadab qui est sur la colline, avec le coffre de Dieu ; Ahio allait devant le Coffre. | David et toute la maison d'IsraeÈl jouaient devant le SEIGNEUR sur toutes sortes d'instruments en bois de cypreÁs, sur des lyres, des luths, des tambourins, des sistres et des cymbales. Lorsqu'ils arriveÁrent Áa l'aire de NakoÃn, Ouzza Âetendit la main vers le coffre de Dieu et le saisit, parce que les búufs avaient glisseÂ. | Le SEIGNEUR se mit en coleÁre contre Ouzza, et Dieu l'abattit laÁ, Áa cause de cette insolence. Ouzza mourut laÁ, preÁs du coffre de Dieu. | David se faÃcha parce que le SEIÁche en Ouzza ; c'est GNEUR avait ouvert une bre pourquoi on appelle ce lieu PeÂrets-Ouzza (« BreÁche d'Ouzza »), jusqu'aÁ ce jour. | En ce jour-laÁ, David fut saisi par la crainte du SEIGNEUR ; il dit : Comment le coffre du SEIGNEUR pourrait-il entrer chez moi ? Il ne voulut pas prendre le coffre du SEIGNEUR chez lui, dans la Ville de David, et il le fit conduire dans la maison d'Obed-Edom, le Gatite. | Le coffre du SEIGNEUR resta trois mois dans la maison d'ObedEdom, le Gatite, et le SEIGNEUR beÂnit Obed-Edom et toute sa maison.

RepreÂsentation de la « Demeure » ou sanctuaire mobile du deÂsert (cf. Ex 25ss), ou peut-eÃtre du coffre de l'alliance, sur un chariot (cf. 2S 6.2) ? Selon d'autres il s'agirait du char d'EzeÂchiel (Ez 1). D'apreÁs un bas-relief sur marbre de la synagogue de CapharnauÈm, en GalileÂe (& IV e s. apr. J.-C.).

ArriveÂe du Coffre aÁ JeÂrusalem 1Ch 15.25±16.3

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On dit au roi David : Le SEIGNEUR a beÂni la maison d'Obed-Edom et tout ce qui lui appartient, Áa cause du coffre de Dieu. Alors David se mit en route et, dans la joie, il fit monter le coffre de Dieu depuis la maison d'Obed-Edom jusqu'aÁ la Ville de David. | Quand ceux qui portaient le coffre du SEIGNEUR eurent fait six pas, il sacrifia un taureau et une beÃte grasse. | David dansait de toute sa force devant le SEIGNEUR ; David portait un Âephod de lin comme un pagne. | David et toute la maison d'IsraeÈl

dessus du Coffre : litt. sur lui. un chariot neuf : cf. Nb 7.3,9 ; 1S 6.7. Ð Abinadab : cf. 1S 7.1. Ð Ouzza : ce nom rappelle le mot qui signifie puissance en Ps 132.8n. Ð Ahio : certains pensent qu'au lieu du nom propre, le texte primitif disait, avec les meÃmes consonnes, son freÁre ou ses freÁres (ainsi LXX ). Bien des speÂcialistes pensent que le dernier mot du v. 3 (neuf ) et le deÂbut du v. 4 (Ils l'emporteÁrent donc de la maison d'Abinadab qui est sur la colline) reÂsultent d'une erreur de copie (on aurait recopie accidentellement deux fois une phrase du v. 3). Ces mots ne se trouvent pas dans un ms de QumraÃn ni dans LXX. Le texte primitif serait ... conduisaient le char (4) avec le coffre de Dieu ; Ahio allait devant le Coffre. Ð avec le coffre : certains interpreÁtent Ouzza allait avec le coffre. Cf. 1S 18.6s ; Ps 68.25s ; 150. NakoÃn : endroit non identifie ; cf. 1Ch 13.9 (KidoÃn). Ð la main : le mot correspondant est absent du texte heÂbreu traditionnel, mais est atteste dans un ms de QumraÃn et dans la plupart des versions anciennes. Ð avaient glisse : le sens du verbe heÂbreu n'est pas suÃr ; on a aussi traduit se relaÃchaient ; avaient fait un eÂcart ; le faisaient pencher ; l'avaient fait tomber ; allaient le renverser. se mit en coleÁre : voir 1S 11.6+. Ð insolence : le mot heÂbreu correspondant n'apparaõÃt qu'ici dans l'A.T. ; on l'a rapproche du mot traduit par inconsideÂreÂment en Dn 3.29 ; dans des versions anciennes il a aussi eÂte rendu par faute, teÂmeÂriteÂ, geste irreÂfleÂchi. Le texte paralleÁle de 1Ch 13.10 dit parce qu'il avait eÂtendu la main vers le Coffre. PeÂrets-Ouzza signifie BreÁche d'Ouzza ; en heÂbreu, le nom PeÂrets

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firent monter le coffre du SEIGNEUR avec des acclamations et au son de la trompe. Comme le coffre du SEIGNEUR entrait dans la Ville de David, Mikal, fille de Sau Èl, regardait par la feneÃtre ; elle vit le roi David sauter et danser devant le SEIGNEUR, et elle le meÂprisa dans son cúur. ApreÁs qu'on eut amene le coffre du SEIGNEUR, on le placËa en son lieu, Áa l'inteÂrieur de la tente que David avait dresseÂe pour lui ; et David offrit devant le SEIGNEUR des holocaustes et des sacrifices de paix. | Quand David eut acheve d'offrir l'holocauste et les sacrifices de paix, il beÂnit le peuple au nom du

est apparente aÁ l'expression rendue par avait ouvert une breÁche, qui deÂcrit le chaÃtiment d'Ouzza (on pourrait aussi traduire avait eÂclate contre Ouzza). Cf. 5.20n ; Gn 38.29. fut saisi par la crainte ... : autre traduction eut peur du SEIGNEUR. David redoute la proximite du Coffre, qui vient de manifester une fois de plus sa puissance incontroÃlable ; voir 1S 5.10s ; 6.20 ; cf. Lc 5.8s ; Ac 5.5,11. Ville de David : cf. 5.7n. Ð Obed-Edom, le Gatite (c.-aÁ-d. originaire de Gath, une ville philistine ouÁ David s'eÂtait fait des amis, sans forceÂment y habiter) ; cf. Jos 13.3n ; voir 1S 27 ; 29 ; 2S 15.18-22 ; selon 1Ch 15±16, Obed-Edom entrera au service du Coffre, aÁ JeÂrusalem, et sera assimile aux leÂvites. le SEIGNEUR beÂnit : cf. Gn 1.28 ; 12.2s ; 39.5 ; Dt 7.13 ; Jg 13.24 ; Ps 5.13 ; Jb 42.12 ; Pr 3.33 ; 2Ch 31.10. Ð beÂnit Obed-Edom : cf. 1Ch 26.4s. un taureau et une beÃte grasse : un ms de QumraÃn parle de sept taureaux et sept beÂliers, comme le texte paralleÁle de 1Ch 15.26. Cf. 1R 8.5. dansait : le verbe heÂbreu indique une danse tournoyante ; de meÃme au v. 16. Cf. Ex 15.20 ; Ps 31.8 ; 149.3 ; 150.4. Ð portait... : litt. eÂtait ceint d'un eÂphod de lin ; cf. Ex 25.7n ; 1S 2.18n. au son de la trompe : cf. Ps 47.6 ; 98.6. Mikal : cf. 1S 18.20-28. Ð sauter : autre traduction se deÂmener ; une autre forme du meÃme verbe eÂvoque l'agilite en Gn 49.24. Ð danser v. 14n. Ð meÂprisa : cf. 1S 17.42n. en son lieu : autre traduction aÁ sa place. Ð aÁ l'inteÂrieur : autre traduction au milieu. Ð la tente... dresseÂe pour lui : cf. Ps 132.8. Ð des holocaustes et des sacrifices : cf. 1S 6.14s ; 1R 8.62-64. beÂnit 1R 8.14,55 ; cf. Lv 9.22s ; Nb 6.22-27 ; 2Ch 30.27. $

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SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes. | Puis il distribua Áa tout le peuple, Áa toute la multitude d'IsraeÈl, hommes et femmes, Áa chacun un gaÃteau de pain, un gaÃteau de dattes et un gaÃteau de raisins. Et tout le peuple s'en alla chacun chez soi. David revint pour beÂnir sa maison, et Mikal, fille de Sau Èl, sortit Áa sa rencontre. Elle dit : Quelle gloire aujourd'hui pour le roi d'IsraeÈl de s'eÃtre expose aux yeux des servantes de ses gens comme s'exposerait un homme de rien ! | David reÂpondit Áa Mikal : C'est devant le SEIGNEUR que j'ai agi ainsi, lui qui m'a choisi de preÂfeÂrence Áa ton peÁre et Áa toute sa maison pour m'instituer chef sur le peuple du SEIGNEUR, IsraeÈl, et c'est devant le SEIGNEUR que je continuerai Áa jouer de la musique. | Je veux paraõÃtre encore moins que cela et m'abaisser Áa mes propres yeux ; et c'est aupreÁs des servantes dont tu parles que je veux Èl, n'eut pas avoir ma gloire. | Mikal, fille de Sau d'enfant jusqu'au jour de sa mort.

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L'annonce faite aÁ David 1Ch 17.1-15

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Lorsque le roi fut installe dans sa maison, et que le SEIGNEUR lui eut accorde le repos en le deÂlivrant de tous les ennemis qui l'entouraient, | le roi dit Áa Nathan, le propheÁte : Regarde, je te prie : j'habite une maison de ceÁdre, alors que le coffre de Dieu habite dans une toile de tente. | Nathan reÂpondit au roi : Va, fais tout ce que tu as dans le cúur, car le SEIGNEUR est avec toi. Cette nuit-laÁ, la parole du SEIGNEUR parvint Áa Nathan : | Va dire Áa David, mon serviteur : Ainsi parle le SEIGNEUR : Est-ce toi qui me baÃtiras une il distribua... : cf. 2Ch 30.24 ; 35.7. Ð un gaÃteau de dattes : le sens du mot heÂbreu correspondant (qui n'apparaõÃt qu'ici et dans le passage paralleÁle de 1Ch 16.3) est treÁs incertain. beÂnir sa maison (cf. 7.11n) : voir Gn 49.28 ; 1Ch 16.43. Ð expose ou deÂveÃtu : l'officiant du culte sacrificiel ne portait sans doute qu'un minimum de veÃtements (cf. Ex 28.42s) ; David, qui a accompli certains rites religieux en tant que roi, se voit reprocher par Mikal une tenue qu'elle juge inconvenante. Ð un homme de rien : cf. Jg 9.4n ; 11.3. que j'ai agi ainsi : ces quelques mots sont sous-entendus en heÂbreu ; LXX que je danserai. BeÂni soit le Seigneur, lui qui... Ð qui m'a choisi 1S 13.14 ; 16.1-13. Ð toute sa maison : autre traduction toute ta famille. Ð chef : cf. 1S 9.16n. Ð jouer de la musique : le verbe heÂbreu correspondant (aussi au v. 5) a eÂgalement eÂte interpreÂte dans le sens de danser ; LXX en donne une double traduction jouer et danser. paraõÃtre encore moins : litt. eÃtre encore plus leÂger ; la racine heÂbraõÈque s'oppose aÁ celle qui eÂvoque la gloire et le poids (cf. ce qui peÁse, ce qui compte, ce qui a de la valeur ). Ð aÁ mes propres yeux : LXX aÁ tes yeux. Cf. Mt 23.12 ; Lc 17.10n ; 2Co 12.10 ; He 11.26. Voir pourtant 21.8 ; cf. 1S 2.5.

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 : le meÃme verbe est traduit par habiter dans la suite. 1 fut installe Ð sa maison : cf. 5.11. Ð repos : cf. Dt 12.10 ; 25.19 ; Jos 21.44 ; 23.1 ; 1R 5.18. Ð en le deÂlivrant : sous-entendu dans le texte ; cf. v. 11. Ð les ennemis : litt. ses ennemis. une maison de ceÁdre : cf. 5.11. Ð une toile de tente : litt. l'eÂtoffe ; voir 6.17. David oppose la fragilite de la demeure du Coffre aÁ la solidite de son propre palais. ce que tu as dans le cúur : c.-aÁ-d. selon ton ideÂe. Ð le SEIGNEUR est avec toi : cf. Jg 6.12+,16+. ReÂveÂlation divine pendant la nuit : voir Nb 12.6 ; Jg 6.25 ; 1S 15.16 ; 1R 3.5 ; Dn 2.19 ; Ac 16.9 ; 18.9. baÃtiras une maison : cf. 1R 5.17 ; la maison deÂsigne ici le temple . monter d'Egypte Gn 12.10n ; voir Ex 14 ; 1R 8.16. Ð je me suis deÂplace : autre traduction j'eÂtais errant ; le meÃme verbe est rendu par parcourir en Gn 3.8. Ð avec une tente pour demeure : litt. dans une tente et dans une demeure ; cf. Ex 25.9n ; 40.34-38 ; Jos 18.1 ; Ps 78.60. aÁ aucune des tribus : on pourrait aussi traduire aÁ aucun des

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chefs. Ð une maison de ceÁdre : cf. Ps 78.69 ; Ac 17.24. pris au paÃturage... 5.2 ; 6.21 ; 1S 16.11 ; Ps 78.70s. j'ai eÂte avec toi : cf. 1S 18.14. Ð j'ai retranche tous tes ennemis : cf. 22.38-43 ; Dt 4.38 ; 12.29 ; Jg 11.23. Ð Je te ferai (autre traduction je t'ai fait) un grand nom : cf. Gn 12.2. fixerai un lieu... planterai... demeure... : promesse d'une installation deÂfinitive et paisible dans le pays d'IsraeÈl ; cf. Es 60.21 ; Ps 80.9. Ð plus agite : allusion aÁ l'instabilite d'un peuple sans terre. Ð les hommes injustes 3.34n ; voir justice . Ð ne recommencent plus aÁ l'affliger (ou aÁ l'opprimer, cf. Ex 3.7 ; Dt 8.2n) : voir Es 60.18 ; Lc 1.74. des juges : voir Jg 2.14-16 ; l'eÂpoque des Juges eÂtait un temps trouble ouÁ IsraeÈl eÂtait continuellement menace par ses voisins. Ð je t'ai accorde le repos : voir v. 1+ ; LXX et Vg je t'accorderai. Ð une maison : le propheÁte joue sur le double sens du mot heÂbreu : ce n'est pas David qui baÃtira une maison (= le temple, v. 5) pour Dieu, c'est Dieu qui lui fera une maison (= une dynastie). Cf. Ex 1.21 ; 1R 11.38. Cf. Jn 7.42. Ð tes jours seront accomplis : cf. Es 65.20 ; Jn 7.8. Ð que tu te seras couche avec tes peÁres : c.-aÁ-d. que tu seras mort ; cf. Gn 47.30 ; 1R 1.21 ; 2.10 ; Ac 13.36. Ð je susciterai : litt. je ferai lever. Ð ta descendance : cf. Gn 3.15n. Ð celui qui sera sorti de toi : allusion aÁ Salomon ; autre traduction celle qui sera sortie de toi (litt. de tes entrailles). Ð j'affermirai son reÁgne : cf. 1R 2.12,46 ; 8.20. une maison pour mon nom : cf. 1R 5.15±6.38 ; voir aussi 1R 3.2 ; Za 6.12 ; Mt 16.18. Ð son troÃne royal : cf. Es 9.6 ; Jr 33.17 ; 1Ch 28.7 ; voir aussi Ps 9.8 ; Dn 2.44 ; Lc 1.33 ; Ap 11.15. La promesse faite aÁ David dans les v. 13-16 concerne d'abord Salomon, mais aussi toute la dynastie des rois de Juda. Elle est souvent reprise dans la Bible (Ps 2.7 ; 89.4s,30 ; Ac 2.30 ; He 1.5), quelquefois avec un sens messianique. peÁre / fils : cf. Ps 2.7 ; 1Ch 22.10 ; Ac 13.33 ; He 5.5 ; voir 2Co 6.18. Ð fautes : voir peÂche . Ð je le chaÃtierai (ou je l'avertirai, je le reprendrai, cf. Pr 1.23n) avec le baÃton des hommes ; on peut comprendre par l'intermeÂdiaire des humains, comme les humains chaÃtient, ou encore comme on chaÃtie des humains ; cf. 1R 11.14-40 ; Ps 89.31-33. ma fideÂliteÂ... : cf. 1R 11.13 ; Ps 89.34-38 ; voir graÃce . Ð retireÂe aÁ SauÈl : voir 1S 13.14 ; 15.28 ; 16.14. $

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maison pour que j'y habite ? | Pourtant, je n'ai pas Á j'ai fait habite dans une maison depuis le jour ou monter d'Egypte les IsraeÂlites jusqu'aÁ ce jour, mais je me suis deÂplace avec une tente pour demeure. Á je me suis deÂplace avec tous les IsraeÂPartout ou lites, ai-je dit un seul mot Áa aucune des tribus d'IsraeÈl Áa qui j'avais ordonne de faire paõÃtre IsraeÈl, mon peuple ? Ai-je dit : « Pourquoi ne me baÃtissezvous pas une maison de ceÁdre ? » | Maintenant, tu parleras ainsi Áa David, mon serviteur : Ainsi parle le SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes : C'est moi qui t'ai pris au paÃturage, derrieÁre le troupeau, pour que Á tu sois chef sur mon peuple, sur IsraeÈl. | Partout ou tu es alleÂ, j'ai Âete avec toi et j'ai retranche tous tes ennemis devant toi. Je te ferai un grand nom, comme le nom des grands de la terre ; | je fixerai un lieu Áa IsraeÈl, mon peuple ; je le planterai pour qu'il y demeure et qu'il ne soit plus agiteÂ, pour que les hommes injustes ne recommencent plus Áa l'afÁ j'ai fliger comme par le passeÂ. | Depuis le jour ou institue des juges sur IsraeÈl, mon peuple, je t'ai accorde le repos en te deÂlivrant de tous tes ennemis ; or le SEIGNEUR t'a annonce que c'est le SEIGNEUR qui fera une maison pour toi. | Quand tes jours seront accomplis et que tu te seras couche avec tes peÁres, je susciterai apreÁs toi ta descendance, celui qui sera sorti de toi, et j'affermirai son reÁgne. | C'est lui qui baÃtira une maison pour mon Ãne royal. nom, et j'affermirai pour toujours son tro Moi, je serai son peÁre, et lui, il sera mon fils. S'il commet des fautes, je le chaÃtierai avec le baÃton des hommes et avec les coups des humains ; | mais ma fideÂlite ne lui sera pas retireÂe, comme je l'ai retireÂe Áa

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Sau Èl, que j'ai Âecarte devant toi. | Ta maison et ton reÁgne seront pour toujours assureÂs devant toi, ton troÃne pour toujours affermi. Nathan rapporta Áa David toutes ces paroles et toute cette vision.

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Le roi David alla se preÂsenter devant le SEIGNEUR et dit : Qui suis-je, Seigneur DIEU, et qu'est-ce que ma maison, pour que tu m'aies fait parvenir jusqu'ici ? | C'est encore peu de chose Áa tes yeux, Seigneur DIEU ; tu parles aussi en faveur de ma maison pour des temps lointains. Telle est la loi de l'eÃtre humain, Seigneur DIEU ! | Que pourrais-je encore te dire de plus, moi, David ? Tu m'as distingueÂ, toi, Seigneur DIEU ! | A cause de ta parole et selon ton cúur, tu as fait toutes ces grandes choses pour me les faire connaõÃtre. | Que tu es grand, Seigneur DIEU ! Nul n'est semblable Áa toi, et il n'y a pas de Dieu Áa part toi, d'apreÁs tout ce que nous avons entendu. | Y a-t-il sur la terre une seule nation qui soit comme IsraeÈl, ton peuple, que les dieux soient alleÂs libeÂrer pour en faire leur peuple et pour lui donner un nom ? Tu as fait pour eux de grandes choses, tu as accompli des úuvres redoutables pour ton pays, devant ton peuple que tu as libeÂre de l'Egypte, de ses nations et de ses dieux, pour qu'il t'appartienne. | Tu as affermi IsraeÈl, ton peuple, afin qu'il soit ton peuple

assureÂs : autre traduction stables. Ð devant toi : quelques mss heÂbreux et des versions anciennes portent devant moi. se preÂsenter : litt. s'asseoir ou s'installer ; la position assise pour prier est inhabituelle dans la Bible. Ð SEIGNEUR / Seigneur : heÂbreu YHWH / 'AdonaõÈ, cf. Ex 3.15n. Ð Qui suis-je : voir 1S 18.18+ ; cf. 1S 9.21. Ð ma maison ou ma famille. Ð jusqu'ici : c.-aÁ-d. jusqu'aÁ la position que j'occupe. Telle est la loi (heÂbreu tora) de l'eÃtre humain : phrase treÁs obscure en heÂbreu ; on a pu l'interpreÂter comme une reÂflexion sur le destin, sur le sort de l'homme, ou en particulier du roi, qui se survit dans ses descendants ; on pourrait aussi la comprendre comme une interrogation : est-ce laÁ la loi de l'eÃtre humain ? (reÂponse sous-entendue : non, tu me donnes un privileÁge exceptionnel, ou bien : non, ce n'est pas un enseignement humain). Certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour traduire et cela, tu l'enseignes aÁ l'homme. Tu m'as distingue : litt. tu me connais (cf. Gn 18.19n ; Ps 139.1s ; 144.3) ; autre traduction tu prends soin de moi (cf. Na 1.7 ; Jb 9.21). tu es grand : cf. Ps 48.2 ; 77.14 ; 95.3 ; 104.1 ; Dn 9.4. Ð pas de Dieu aÁ part toi : cf. Dt 3.24 ; 4.35 ; 32.39 ; Ps 86.8. Ð entendu : litt. entendu de nos oreilles ; cf. Ps 44.2. Le texte heÂbreu de ce verset preÂsente de nombreuses difficulteÂs, et son sens n'est pas toujours clair. Ð comme IsraeÈl, ton peuple : voir Dt 4.7,33. Ð que les dieux soient alleÂs libeÂrer : autres traductions que Dieu soit alle libeÂrer ; qu'un dieu soit alle libeÂrer ; cf. Gn 1.1n. Ð pour lui donner un nom, c.-aÁ-d. pour le rendre ceÂleÁbre (cf. Dt 26.19) ; mais on pourrait aussi comprendre pour se faire un nom (cf. Ex 9.16). Ð Tu as fait pour eux : litt. pour faire pour vous (?). Ð úuvres redoutables : voir Ex 7±12 ; Dt 10.21. tu es devenu son Dieu : cf. Gn 17.7s ; Ex 6.7 ; Dt 26.18s ; 29.12. la parole : cf. 1S 1.23+. ton nom soit grand : voir Jr 10.6 ; Ml 1.11. Ð Le SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes est Dieu sur IsraeÈl : voir 1R 18.36 ; Ps 48.15. Ð Que ma maison... soit affermie : cf. v. 16. tu m'as informe : cf. 1S 9.15n. Ð Je baÃtirai une maison pour toi : cf. v. 11n. Ð j'ai trouve le cúur : litt. ton serviteur a trouve son cúur, cette expression est unique dans l'A.T., et son sens n'est pas certain. Ð cette prieÁre : cf. 1R 8.22-61. tes paroles sont veÂrite : cf. Nb 23.19 ; Ps 119.160 ; Jn 17.17. beÂnir ma maison : cf. Ps 21.4-7 ; 45.3. Ð beÂnie pour toujours : cf. $

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pour toujours ; et toi, SEIGNEUR, tu es devenu son Dieu. | Maintenant, SEIGNEUR Dieu, fais subsister pour toujours la parole que tu as prononceÂe sur moi, ton serviteur, et sur ma maison ; agis selon ta parole. | Que ton nom soit grand pour toujours et que l'on dise : « Le SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes est Dieu sur IsraeÈl ! » Que ma maison Áa moi, David, ton serviteur, soit affermie devant toi ! | Car toi-meÃme, SEIGNEUR (YHWH) des ArmeÂes, Dieu d'IsraeÈl, tu m'as informe : « Je baÃtirai une maison pour toi ! » C'est pourquoi j'ai trouve le cúur de t'adresser cette prieÁre. | Maintenant, Seigneur DIEU, c'est toi qui es Dieu, tes paroles sont veÂriteÂ, et tu m'as annonce ce bienfait. | Maintenant, veuille beÂnir ma maison, afin qu'elle subsiste pour toujours devant toi ! Car c'est toi, Seigneur DIEU, qui as parleÂ, et par ta beÂneÂdiction ma maison sera beÂnie pour toujours. Victoires de David sur les nations voisines 1Ch 18.1-13

8 ApreÁs cela, David battit les Philistins et les humilia. Il prit aux Philistins les reÃnes du pouvoir. 2 Il battit les Moabites et il les mesura avec un cordeau, en les faisant coucher par terre ; il en mesura deux cordeaux pour les mettre Áa mort et un plein cordeau pour leur laisser la vie. Les Moabites furent soumis Áa David et assujettis Áa un tribut. 3 David battit Hadad-Ezer, fils de Rehob, roi de Tsoba, lorsqu'il alla reÂtablir sa domination sur 23.5 ; Es 55.3.

8

Á s cela : la premieÁre partie du chap. 8 (v. 1-14) eÂnumeÁre de 1 Apre facËon sommaire quelques faits d'armes marquants du reÁgne de David ; ils ne sont pas neÂcessairement preÂsenteÂs dans un ordre chronologique strict. Ð les reÃnes du pouvoir : les deux mots heÂbreux correspondants signifient respectivement bride (d'ouÁ reÃnes) et coudeÂe ; on ne les trouve ensemble qu'ici, et le sens de l'expression est fort peu clair. Autres traductions le controÃle de la meÂtropole, le controÃle de l'aqueduc, le controÃle de l'Amma (nom propre de lieu ?). Le texte paralleÁle de 1Ch 18.1 dit que David s'empara de Gath et des localiteÂs qui en deÂpendent. 2 les Moabites : litt. Moab, au sens collectif de les habitants de Moab. Ils sont deÂjaÁ mentionneÂs comme adversaires des IsraeÂlites en 1S 14.47n ; cf. Nb 24.17 ; 2R 1.1 ; 3.4-27. Ð il les mesura... : allusion aÁ ce que fut probablement la meÂthode pour deÂsigner de manieÁre neutre un certain pourcentage de victimes dans les rangs des vaincus : les soldats ennemis eÂtaient, semble-t-il, coucheÂs coÃte aÁ coÃte aÁ terre ; avec un cordeau, on mesurait deux premiers groupes de soldats, destineÂs aÁ eÃtre exeÂcuteÂs, puis un troisieÁme groupe, qu'on laissait en vie. Ð furent soumis : litt. furent serviteurs ou esclaves ; cf. v. 6 ; 10.19 ; Ps 18.44. Ð un tribut : litt. une offrande, mot heÂbreu employe parfois de manieÁre eupheÂmique pour deÂsigner la contribution imposeÂe par le vainqueur au pays vaincu (Jg 3.15n). Dans de nombreux textes sacrificiels, ce mot a pris un sens particulier, deÂsignant les offrandes veÂgeÂtales (grain, farine, huile) par opposition aux sacrifices d'animaux. 3 Hadad-Ezer reparaõÃtra en 10.16-19 et en 1R 11.23 ; dans plusieurs mss heÂbreux, ce nom est orthographie Hadar-Ezer, probablement pour faire disparaõÃtre le nom Hadad, qui est celui du dieu de Syrie ; voir Baal . Ð Rehob apparaõÃt comme nom de lieu (Beth-Rehob) en 10.6-14. Ð Tsoba : nom de l'un des petits royaumes composant la Syrie ; voir 1S 14.47 ; 1R 11.23 ; 2Ch 8.3. Ð lorsqu'il alla : il est difficile de savoir, dans cette breÁve notice, si le sujet il se rapporte aÁ David (qui profiterait d'une expeÂdition plus lointaine, sur l'Euphrate, pour au passage rappeler aÁ l'ordre Hadad-Ezer) ou aÁ Hadad-Ezer lui-meÃme (qui voudrait remettre la main sur un territoire qu'il aurait perdu, mais qui verrait ses velleÂiteÂs contrecarreÂes par David). Ð sur l'Euphrate : selon une tradition juive de lecture du texte ; une autre tradition dit seulement sur le fleuve, mais le sens est le meÃme. $


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2 SAMUEL 8

Val l é

Porte de la Vallée Palais de David Nécropole royale

du Cédron

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Réservoir ancien

N Vallée de Hinnom

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é

e

(Palais de Salomon)

Millo ?

Source de Guihôn Souterrain (tsinnor ?)

. 760 m

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(Temple)

e du T y rop éon

Extension ultérieure de la ville aux temps bibliques Limites de la « vieille ville » actuelle

Mont des Oliviers

Va

Jébus ou Jérusalem au temps de David

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Jardin du Roi

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Eïn-Roguel

0 100 200 300 400 mètres 4

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eÂquipages de chars : autres traductions hommes d'eÂquipage, attelages, chevaux d'attelage ; cf. 1Ch 18.4. Ð coupa les jarrets : les chevaux ainsi mutileÂs n'eÂtaient plus aptes aÁ tirer les chars de guerre ; cf. Jos 11.6-9. Ð une centaine : cf. Dt 17.16 ; Es 31.1 ; Mi 5.9 ; Ps 20.8. Les ArameÂens de Damas : un autre royaume de Syrie. Ð abattit : litt. frappa, au sens de tua (1S 4.2n) ou de battit. des garnisons : autres traductions des preÂfets ; des colonies ; de meÃme au v. 14 ; cf. 1S 10.5n. Ð un tribut v. 2n. Ð donnait la victoire v. 14 ; cf. 1Co 15.57. Le verbe heÂbreu correspondant peut aussi signifier sauver. carquois : le mot heÂbreu correspondant (cf. 2R 11.10 ; Jr 51.11 ; Ez 27.11 ; Ct 4.4 ; 1Ch 18.7 ; 2Ch 23.9) a parfois eÂte compris comme deÂsignant des boucliers de combat (petits et ronds, par opposition aux grands boucliers proteÂgeant tout le corps). Cf. 1R 10.16s (autres mots heÂbreux). Ð LXX ajoute ici que ces armes en or ont aussi eÂte prises ulteÂrieurement, comme butin de guerre, par le roi d'Egypte Shishaq (voir 1R 14.25s). Salomon utilisera une treÁs grande quantite de bronze lorsqu'il eÂdifiera le temple de JeÂrusalem ; LXX preÂcise ici meÃme cet usage ulteÂrieur du meÂtal. Cf. 1R 7.15-47 ; 1Ch 18.8. Ð BeÂtah : Syr TeÂbah ; LXX Masbak ou Matbak ; 1Ch 18.8 Tibhath ; localite non identifieÂe. Ð BeÂrotaõÈ : aÁ une cinquantaine de kilomeÁtres au nord de Damas ; 1Ch 18.8 Koun. ToõÈ : appele ToÃou en 1Ch 18.9. Ð Hamath : royaume syrien situe au nord de celui de Tsoba (v. 3). Joram : appele Hadoram en 1Ch 18.10, nom qui deÂrive de celui du dieu syrien Hadad (voir Baal ). Ð comment il allait : litt. pour la paix , cf. 11.7n ; 1S 10.4n ; LXX emploie ici une expression grecque treÁs proche de celle qui est traduite par demander les conditions de paix en Lc 14.32n. Ð feÂliciter : le verbe heÂbreu correspondant signifie souvent beÂnir . Ð ToõÈ eÂtait en guerre avec $

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Liste des fonctionnaires de David

. 600 m

l'Euphrate. | David lui prit mille sept cents Âequipages de chars et vingt mille fantassins ; il coupa les jarrets Áa tous les attelages, apreÁs en avoir conserve une centaine. | Les ArameÂens de Damas vinrent au secours de Hadad-Ezer, roi de Tsoba, et David abattit vingt-deux mille hommes parmi les ArameÂens. | David installa des garnisons chez les ArameÂens de Damas ; les ArameÂens furent soumis Áa

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David et assujettis Áa un tribut. Le SEIGNEUR donÁ il allait. | David nait la victoire Áa David partout ou prit les carquois d'or que portaient les hommes de Hadad-Ezer et les apporta Áa JeÂrusalem. | Le roi David prit encore une treÁs grande quantite de bronze Áa BeÂtah et Áa BeÂrotaõÈ, villes de Hadad-Ezer. ToõÈ, roi de Hamath, apprit que David avait battu toute l'armeÂe de Hadad-Ezer. | Il envoya Joram, son fils, aupreÁs du roi David, pour lui demander comment il allait et pour le feÂliciter d'avoir fait la guerre Áa Hadad-Ezer et de l'avoir battu. Car ToõÈ Âetait en guerre avec Hadad-Ezer. Joram apporta des objets d'argent, des objets d'or et des objets de bronze. Le roi David les consacra au SEIGNEUR, comme il avait deÂjaÁ consacre l'argent et l'or pris Áa toutes les nations qu'il avait vaincues, | Áa Aram, Áa Moab, aux Ammonites, aux Philistins, Áa Amalec, ou provenant du butin de Hadad-Ezer, fils de Rehob, roi de Tsoba. David se fit un nom lorsqu'il revint apreÁs avoir battu Aram dans la valleÂe du Sel : dix-huit mille hommes. | Il installa des garnisons en Edom, dans tout Edom il installa des garnisons ; et tout Edom fut soumis Áa David. Le SEIGNEUR donnait la vicÁ il allait. toire Áa David partout ou 1Ch 18.14-17

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David reÂgna sur tout IsraeÈl. Il agissait envers tout son peuple selon l'eÂquite et la justice. | Joab, fils de Tserouya, Âetait Áa la teÃte de l'armeÂe ; Josaphat, fils d'Ahiloud, Âetait archiviste ; | Tsadoq, fils d'Ahitoub, et AhimeÂlek, fils d'Abiathar, Âetaient preÃtres ; Seraya Âetait scribe ; | Benaya, fils de JoõÈada, Âetait avec les KeÂreÂtites et les PeÂleÂtites ; et les fils de David Âetaient preÃtres.

Hadad-Ezer : litt. Hadad-Ezer eÂtait un homme de guerres (= adversaire) de ToõÈ. Ð apporta en cadeau ; voir 1R 10.25. consacra : voir 1R 7.51 ; 1Ch 22.14 ; cf. 2R 12.19 ; voir saint . Aram pourrait eÃtre une erreur de copie pour Edom, qui semblerait mieux en place dans ce contexte. Ð Hadad-Ezer : voir v. 3. La valleÂe du Sel se situait entre la mer Morte et le golfe d'Aqaba, en territoire eÂdomite ; certains speÂcialistes voudraient donc, ici aussi, remplacer Aram par Edom (cf. Ps 60.2). des garnisons : cf. v. 6n ; 1S 10.5n. Ð dans tout Edom... : la reÂpeÂtition insiste sur l'eÂtendue de la domination de David. Ð fut soumis : cf. v. 2 ; voir aussi Gn 25.23 ; Nb 24.18 ; Ps 108.10. Ð donnait la victoire : cf. v. 6n. Voir 23.3 ; Jr 22.15 ; Ps 78.72 ; Pr 29.4 ; cf. Es 9.6 ; Jr 23.5. Ð Voir en 20.23-26 une notice analogue aÁ celle des v. 15-18. Ð l'eÂquite : autre traduction le droit ; voir aussi justice . Joab 2.13n. Ð archiviste : cf. 1R 4.3 ; le sens preÂcis du mot heÂbreu correspondant n'est pas assure ; on l'a aussi rendu par chancelier, porte-parole ou secreÂtaire. Abiathar est preÂsente ailleurs comme fils d'AhimeÂlek, voir 1S 22.20 ; 30.7 ; cf. Mc 2.26. Ð Voir scribe . Benaya : heÂbreu Benayahou. Ð eÂtait avec les KeÂreÂtites : litt. et les KeÂreÂtites (20.23 ; 1Ch 18.17) ; autre traduction Benaya... eÂtait aÁ la teÃte des KeÂreÂtites. Ð KeÂreÂtites / PeÂleÂtites : deux groupes de soldats au service du roi David (cf. 15.18 ; 20.7 ; 1R 1.38,44) ; ils pourraient avoir eÂte des mercenaires venant respectivement de CreÁte et de Philistie. Ð les fils de David eÂtaient preÃtres : affirmation surprenante apreÁs le v. 17 ; LXX traduit en grec par un neÂologisme qui pourrait signifier maõÃtres du palais ou ministres de la cour (du temple ?). Le reÂdacteur des Chroniques dira de manieÁre vague qu'ils eÂtaient au premier rang apreÁs le roi. En fait, il n'est pas impossible qu'aÁ cette eÂpoque ancienne les fils du roi aient assume des taÃches sacerdotales. $

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2 SAMUEL 9±10

David accueille Mephi-Bosheth chez lui 9 David dit : Reste-t-il encore quelqu'un de la maison de Sau Èl, pour que j'agisse avec fideÂlite envers 2 lui Á a cause de Jonathan ? | Il y avait un homme attache Áa la maison de Sau Èl, nomme Tsiba, que l'on introduisit aupreÁs de David. Le roi lui dit : Es-tu 3 Tsiba ? Et il re Âpondit : Oui, pour te servir. | Le roi dit : N'y a-t-il plus personne de la maison de Sau Èl, pour que j'agisse envers lui avec la fideÂlite de Dieu ? Tsiba reÂpondit au roi : Il y a encore un fils de 4 Jonathan, qui est infirme des pieds. | Le roi lui Á est-il ? Tsiba reÂpondit au roi : Il est chez dit : Ou 5 Makir, fils d'Ammiel, Á a Lo-Debar. | Le roi David l'envoya chercher chez Makir, fils d'Ammiel, Áa Lo6 Debar. | Mephi-Bosheth, fils de Jonathan, fils de Sau Èl, vint aupreÁs de David et tomba face contre terre, prosterneÂ. David dit : Mephi-Bosheth ! Il reÂ7 pondit : Je suis la Á, pour te servir. | David lui dit : N'aie pas peur ! Je vais agir avec fideÂlite envers toi Áa cause de Jonathan, ton peÁre. Je te rendrai toutes les terres de Sau Èl, ton peÁre, et tu mangeras constam8 ment Á a ma table. | Il se prosterna et dit : Que suis-je pour que tu regardes un chien mort tel que moi ? 9 Le roi appela Tsiba, l'homme de Sau Èl, et lui dit : Je donne au fils de ton maõÃtre tout ce qui apparte10 nait Á a Sau Èl et Áa toute sa maison. | Tu cultiveras pour lui les terres, toi, tes fils et tes serviteurs, et tu rentreras les reÂcoltes, afin que le fils de ton maõÃtre ait de quoi manger ; et Mephi-Bosheth, fils de ton maõÃtre, mangera constamment Áa ma table. Or Tsiba 11 avait quinze fils et vingt serviteurs. | Tsiba dit au roi : Je ferai exactement ce que tu m'ordonnes, oà roi, mon seigneur. David avait dit : Mephi-Bosheth

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David, lie aÁ Jonathan par un serment d'amitieÂ, s'eÂtait engage aÁ respecter les descendants de son ami (1S 20.15s,42 ; cf. 2S 21.7). Sa sollicitude envers Mephi-Bosheth n'est peut-eÃtre pas totalement deÂsinteÂresseÂe : accueillir le petit-fils de SauÈl aÁ sa table (v. 7) permettra aÁ David de le surveiller de preÁs. Tsiba : cf. 16.1-4 ; 19.18,27,30. Ð Oui... : litt. ton serviteur. la fideÂlite de Dieu : cf. 1S 20.14n (la fideÂlite du SEIGNEUR). Ð infirme des pieds : cf. 4.4n. Makir : cf. 17.27. Ð Lo-Debar : localite situeÂe aÁ une douzaine de kilomeÁtres au sud du lac de TibeÂriade, aÁ l'est du Jourdain. Mephi-Bosheth : cf. 4.4n. Ð tomba face contre terre, prosterne : attitude de profonde humiliteÂ, cf. 1S 25.23. Ð Mephi-Bosheth ! on pourrait aussi y voir une nuance interrogative : (es-tu bien) Mephi-Bosheth ? Ð pour te servir v. 2n. N'aie pas peur : cf. Jg 6.23+. Ð Je te rendrai... : il est probable que les terres de SauÈl avaient eÂte inteÂgreÂes dans le patrimoine de son successeur, David. Ð SauÈl, ton peÁre : le mot heÂbreu correspondant aÁ peÁre s'emploie facilement pour deÂsigner un anceÃtre (Mephi-Bosheth est un petit-fils de SauÈl ). Ð tu mangeras : litt. tu mangeras du pain. Ð constamment aÁ ma table : cf. v. 1n. Que suis-je : litt. qu'est ton serviteur. Ð un chien mort : cf. 1S 24.15+. Cf. 16.4 ; 19.30. Le texte actuel de ce v. est bizarre, car il est question d'une part de Tsiba qui devra fournir la nourriture pour Mephi-Bosheth, et d'autre part de Mephi-Bosheth qui mangera aÁ la table du roi ; deux leÂgeÁres modifications du texte heÂbreu traditionnel, d'apreÁs un ms de LXX , permettraient de lire ... afin que la maison de ton seigneur ait du pain et qu'ils mangent ; quant aÁ Mephi-Bosheth... il mangera... ; cf. v. 1n. Je ferai... m'ordonnes : cf. 15.15 ; 1S 16.16n. Ð David avait dit : les mots correspondants ne figurent pas dans le texte heÂbreu traditionnel, mais ils y sont peut-eÃtre sous-entendus (cf. v. 10). Le texte de ce v., comme celui du v. 10, est peu suÃr, et l'interpreÂtation en est difficile ; litt. Mephi-Bosheth mangeant aÁ ma table... On pourrait aussi y voir la suite du discours direct de Tsiba, qui eÂmettrait une timide protestation : je veux bien faire ce que tu 1

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mangera Áa ma table, comme l'un des fils du roi. Mephi-Bosheth avait un jeune fils, nomme MicheÂe, et tous ceux qui habitaient chez Tsiba Âetaient au service de Mephi-Bosheth. | Mephi-Bosheth habitait Áa JeÂrusalem, car il mangeait constamment Áa la table du roi. Il Âetait boiteux des deux jambes. Les eÂmissaires de David deÂshonoreÂs 1Ch 19.1-5

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LaÁ-dessus, le roi des Ammonites mourut ; Hanoun, son fils, devint roi Áa sa place. | David dit : J'agirai avec fideÂlite envers Hanoun, fils de Nahash, comme son peÁre a agi avec fideÂlite envers moi. David envoya des gens de sa cour lui preÂsenter ses condoleÂances pour son peÁre. Lorsqu'ils arriveÁrent au pays des Ammonites, | les princes des Ammonites dirent Áa Hanoun, leur maõÃtre : Penses-tu que David ait voulu honorer ton peÁre en t'envoyant ces gens pour te preÂsenter ses condoleÂances ? N'estce pas pour examiner la ville, pour l'espionner et la deÂtruire que David envoie ses gens aupreÁs de toi ? Alors Hanoun saisit les gens de David, leur fit raser la moitie de la barbe et fit couper leurs habits Áa milongueur, au niveau des fesses ; puis il les renvoya. On le dit Áa David, qui envoya quelqu'un Áa leur rencontre ; ces hommes Âetaient en effet dans une grande confusion ; le roi leur fit dire : Restez Áa JeÂricho jusqu'aÁ ce que votre barbe ait repousseÂ, puis vous reviendrez. Guerre contre les Ammonites et les ArameÂens 1Ch 19.6-19

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Les Ammonites virent qu'ils s'eÂtaient rendus odieux Áa David. Alors les Ammonites engageÁrent

ordonnes (travailler les terres). Toutefois Mephi-Bosheth mange actuellement aÁ ma table (et je ne vois pas de raison de modifier cette facËon de faire) ; Syr a traduit Mephi-Bosheth mange aÁ la table du roi ; Vg Mephi-Bosheth mangera aÁ ta table ; LXX reprend la narration : Mephi-Bosheth mangeait aÁ la table de David... Â e (heÂbreu Mika') apparaõÃt sous une forme leÂgeÁ12 Le nom de Miche rement diffeÂrente (Mika) en 1Ch 8.34s ; 9.40s. 13 boiteux : cf. v. 3 ; 4.4n. Ð jambes : autre traduction pieds. $

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1 le roi des Ammonites : Nahash (dont le nom apparaõÃt au v. 2) a deÂjaÁ eÂte mentionne en 1S 11.1n ; adversaire de SauÈl, il pourrait avoir entretenu des rapports autres avec David, puisqu'il n'est pas mentionne expresseÂment parmi ses ennemis en 8.12. J'agirai avec fideÂlite : cf. 3.8 ; 9.1,7. Ð envoya des gens de sa cour : litt. envoya par la main de ses serviteurs. Ð lui preÂsenter ses condoleÂances : litt. pour le consoler ; de meÃme dans la suite ; cf. Es 61.2 ; voir aussi Rm 12.15 ; Siracide 7.34 : « Ne te deÂtourne pas de ceux qui pleurent, avec les affligeÂs, afflige-toi. » Cf. 1R 5.15. ces gens pour te preÂsenter ses condoleÂances : litt. des consolateurs. Ð la ville : Rabba (11.1) ou Rabba-des-Ammonites (12.26), capitale du royaume, aujourd'hui Amman. Ð espionner : cf. 3.25 ; 15.32-37 ; Gn 42.9,12 ; Nb 13 ; Jos 2.1 ; 7.2. Ð deÂtruire : cf. Gn 19.21+ ; 1Ch 19.3. raser... couper leurs habits : pour ridiculiser les ambassadeurs, Hanoun leur inflige ces traitements ignominieux, sans eÃtre pourtant aussi cruel que son peÁre Nahash en 1S 11.2 ; cf. Mt 22.6. Ð fesses : cf. Es 20.2-4 ; voir Es 47.2 ; Jr 13.22-26. eÂtaient... dans une grande confusion ou eÂtaient eÂcraseÂs de honte ; cf. 19.4 ; le meÃme verbe peut eÂvoquer l'insulte (1S 20.34 ; 25.7n ; Ez 16.27n). Ð JeÂricho, au bord du Jourdain, est la premieÁre localite israeÂlite sur le chemin de retour des ambassadeurs. odieux : cf. 1S 13.4n. Ð Beth-Rehob / Tsoba : cf. 8.3n. Ð Maaka : nom d'un des douze fils de Nahor, freÁre d'Abraham (Gn 22.24) ; ce nom fut donne aÁ l'un des petits royaumes syriens situeÂs au $

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vingt mille fantassins chez les ArameÂens de BethRehob et chez les ArameÂens de Tsoba, mille hommes chez le roi de Maaka, et douze mille hommes chez les gens de Tob. | Quand David l'apprit, il envoya contre eux Joab avec toute l'armeÂe, les guerriers. | Les Ammonites se mirent en campagne ; ils se rangeÁrent en ordre de bataille Áa l'entreÂe de la porte de la ville ; les ArameÂens de Tsoba et de Rehob, les hommes de Tob et de Maaka Âetaient Áa part dans la campagne. | Joab vit qu'il avait Áa se battre sur deux fronts, devant et derrieÁre. Il fit alors un choix dans l'eÂlite d'IsraeÈl et se rangea face aux ArameÂens ; | il confia le reste de la troupe Áa AbishaõÈ, son freÁre, qui se rangea face aux Ammonites. | Il dit : Si les ArameÂens sont plus forts que moi, tu viendras Áa mon secours ; et si les Ammonites sont plus forts que toi, j'irai te secourir. | Sois fort, soyons forts pour notre peuple et pour les villes de notre Dieu, et que le SEIGNEUR fasse ce qui lui plaira ! | Joab s'avancËa avec sa troupe pour attaquer les ArameÂens, qui durent fuir pour lui Âechapper. Quand les Ammonites virent que les ArameÂens avaient fui, ils fuirent aussi pour Âechapper Áa AbishaõÈ et rentreÁrent dans la ville. Joab revint de sa campagne contre les Ammonites et se rendit Áa JeÂrusalem. Les ArameÂens, voyant qu'ils avaient Âete battus par IsraeÈl, reÂunirent leurs forces. | Hadad-Ezer envoya mobiliser les ArameÂens de TranseuphrateÁne, et ils arriveÁrent Áa HeÂlam. Shobak, le chef de l'armeÂe de Hadad-Ezer, Âetait Áa leur teÃte. | On le dit Áa

nord-est d'IsraeÈl. Ð les gens de Tob : litt. l'homme de Tob ; l'homme a eÂte compris soit comme un collectif (les gens), soit comme l'eÂquivalent de le roi, le chef. Ð Tob Jg 11.3n. Joab 2.13n ; 8.16. Ð les guerriers : autre traduction les vaillants hommes ; ce terme, place en apposition aÁ l'armeÂe, pourrait preÂciser qu'il ne s'agit ici que de la troupe d'eÂlite dont il sera question en 23.8-39. se mirent en campagne : litt. sortirent ; cf. Gn 14.8 ; Nb 27.17n,21. Ð aÁ l'entreÂe de la porte (de la ville est sous-entendu) deÂsigne geÂneÂralement l'entreÂe d'une ville fortifieÂe, donnant sur la place principale ouÁ se tiennent les assembleÂes. Les troupes mercenaires occupent d'autres positions dans les environs de la ville. devant et derrieÁre : cf. Jos 8.3-22 ; 2Ch 13.14. Ð Il fit... un choix et eÂlite correspondent aÁ deux formes du meÃme verbe heÂbreu. de la troupe : autre traduction du peuple (v. 12), mais le mot heÂbreu correspondant peut deÂsigner tout groupement de personnes (ici une armeÂe) ; de meÃme au v. 13 ; cf. 1S 13.2n. Ð AbishaõÈ 1S 26.6n. les ArameÂens : litt. Aram, employe collectivement ; de meÃme dans la suite du reÂcit. Ð secours / secourir : la meÃme racine heÂbraõÈque prend aussi le sens de salut / sauver. soyons forts : cf. Dt 31.6 ; Jos 1.6+,9 ; 1S 4.9+. Ð les villes : Vg a lu la ville, c.-aÁ-d. JeÂrusalem, capitale d'IsraeÈl, en opposition aÁ leur propre capitale que les Ammonites deÂfendent ; les villes signifie l'ensemble du territoire national. Ð que le SEIGNEUR fasse... : cf. 1S 3.18+. sa troupe : litt. le peuple qui eÂtait avec lui, v. 10n. Ð fuir : cf. Ps 68.2,13. reÂunirent leurs forces : litt. se reÂunirent ensemble. Hadad-Ezer : cf. 8.3n. Ð de TranseuphrateÁne : litt. d'au-delaÁ du fleuve (Euphrate). L'expression appartient au vocabulaire administratif des empires meÂsopotamiens, situeÂs au nord-est de l'Euphrate ; elle deÂsigne donc, de ce point de vue, la reÂgion s'eÂtendant au sud-ouest du fleuve (en gros la Syrie actuelle). Cf. Esd 4.10n. Ð HeÂlam : localite non identifieÂe, peut-eÃtre AleÂma, mentionneÂe en 1 MaccabeÂes 5.26. Ð Shobak : nom d'origine inconnue ; 1Ch 19.16 Shophak. tout IsraeÈl, c.-aÁ-d. toute l'armeÂe d'IsraeÈl, tous les combattants potentiels et non plus seulement l'armeÂe de meÂtier, comme au v. 7n. les eÂquipages (ou les attelages) de : sous-entendu dans le texte.

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David et BethsabeÂe  Á les rois partent A l'anne e nouvelle, au temps ou 11 en campagne, David envoya Joab, avec ses hommes et tout IsraeÈl, pour deÂtruire les Ammonites et as2 sie Âger Rabba. David, lui, resta Áa JeÂrusalem. | Un soir, David se leva de son lit et alla se promener sur le toit en terrasse de la maison du roi ; de laÁ il apercËut une femme qui se baignait ; elle Âetait treÁs 3 belle. | David envoya prendre des informations sur cette femme. On lui dit : C'est BethsabeÂe, fille 4 d'Eliam, femme d'Urie, le Hittite. | David envoya des messagers la chercher. Elle se rendit aupreÁs de lui, et il coucha avec elle alors qu'elle se consacrait pour se purifier de son impurete ; puis elle rentra 5 chez elle. | La femme fut enceinte ; elle fit dire Á a David : Je suis enceinte. 6 Alors David fit dire Áa Joab : Envoie-moi Urie, le 7 Hittite ; et Joab envoya Urie Á a David. | Urie se rendit aupreÁs de David, qui lui demanda comment allait Joab, comment allait le peuple et comment

Ð cavaliers ou eÂquipages (de chars), hommes d'eÂquipage, attelages, chevaux d'attelage ; cf. 1.6n ; certains mss de LXX ont lu ici fantassins, comme en 1Ch 19.18. Á : litt. serviteurs de ; cf. 8.2n. Ð n'oseÁrent 19 qui eÂtaient soumis a plus secourir : litt. eurent peur de secourir encore ; cf. v. 11n. $

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David. Celui-ci rassembla tout IsraeÈl, passa le Jourdain et vint Áa HeÂlam. Les ArameÂens se rangeÁrent face Áa David pour le combattre. | Les ArameÂens durent fuir pour Âechapper Áa IsraeÈl. David leur tua les Âequipages de sept cents chars et quarante mille cavaliers ; il abattit aussi le chef de leur armeÂe, Shobak, qui mourut laÁ. | Tous les rois qui Âetaient soumis Áa Hadad-Ezer, se voyant battus par IsraeÈl, firent la paix avec IsraeÈl et lui furent soumis ; et les ArameÂens n'oseÁrent plus secourir les Ammonites.

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Voir 1Ch 20.1. Ð A l'anneÂe nouvelle : litt. au retour de l'anneÂe, c.-aÁ-d. au printemps ; cf. 1R 20.22,26. Ð les rois : selon une tradition juive treÁs largement accepteÂe ; une autre tradition preÂsente un mot heÂbreu treÁs proche, mais deÂsignant des messagers ; il s'agirait alors des messagers chargeÂs d'aller porter une deÂclaration de guerre chez l'ennemi. Des versions anciennes et le texte paralleÁle de 1Ch 20.1 portent les rois. Ð avec ses hommes et tout IsraeÈl : cf. 10.7n,17n. Ð deÂtruire : reprise de la guerre raconteÂe au chap. 10. Ð Rabba : cf. 10.3n. le toit... : litt. le toit de la maison du roi ; il s'agit du toit plat des maisons orientales, qui peut servir de terrasse (voir Dt 22.8n). Ð de laÁ : litt. du toit, qui surplombe les demeures avoisinantes. Ð treÁs belle : litt. treÁs belle d'apparence. On lui dit... : autre traduction il dit : N'est-ce pas laÁ BethsabeÂe... ? Ð BethsabeÂe : heÂbreu Bath-SheÂva` ou Bath-SheÂba` ; signification incertaine : fille du serment, fille de sept ou peut-eÃtre fille d'abondance (?) ; cf. 1R 1.11+. Ð Urie, le Hittite : soldat eÂtranger servant dans l'armeÂe de David (cf. 23.39) ; sur les Hittites, voir Gn 10.15n ; Jos 1.4n. Elle se rendit aupreÁs de lui : autre traduction elle alla avec lui (cf. 12.24). Ð il coucha avec elle : cf. Ps 51.2 ; Jb 31.9-12. Ð elle se consacrait ou elle se sanctifiait (voir saint ) ; l'expression traduite par pour se purifier est sous-entendue dans le texte. Ð de son impureteÂ, c.-aÁ-d. de ses reÁgles, ce qui indique qu'elle n'eÂtait pas enceinte et explique peut-eÃtre qu'elle soit dans une peÂriode de feÂcondite (apreÁs les sept jours d'attente eÂvoqueÂs en Lv 15.28) ; le mot heÂbreu correspondant manque dans un ms de QumraÃn , mais sans que le sens en soit affecteÂ. Cf. Gn 38.24s. Cf. Es 29.15 ; Pr 28.13. qui lui demanda comment allait... ou qui lui demanda des nouvelles de... ; l'expression emploie le terme habituellement traduit par paix , litt. qui l'interrogea sur la paix de Joab, sur la paix du peuple et sur la paix de la guerre. 1

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allait la guerre. | Puis David dit Áa Urie : Descends donc chez toi te laver les pieds. Urie sortit de la maison du roi, suivi d'un preÂsent du roi. | Mais Urie se coucha Áa l'entreÂe de la maison du roi, avec tous les hommes de la garde, et il ne descendit pas chez lui. | On vint dire Áa David : Urie n'est pas descendu chez lui. Alors David dit Áa Urie : N'arrives-tu pas de voyage ? Pourquoi n'es-tu pas descendu chez toi ? Urie reÂpondit Áa David : Le Coffre, IsraeÈl et Juda habitent dans des huttes, mon maõÃtre Joab et les hommes campent en rase campagne, et moi, je rentrerais chez moi pour manger et boire et pour coucher avec ma femme ! Par ta propre vie, je ne ferai pas une chose pareille ! | David dit Áa Urie : Reste encore ici aujourd'hui, et demain je te renverrai. Urie resta Áa JeÂrusalem ce jour-laÁ et le lendemain. | David l'invita Áa manger et Áa boire devant lui et il l'enivra ; le soir, Urie sortit et se coucha avec les hommes de la garde, mais il ne descendit pas chez lui. Au matin, David Âecrivit une lettre Áa Joab et l'envoya par l'intermeÂdiaire d'Urie. | Il Âecrivit dans cette lettre : Placez Urie Áa la pointe du combat le plus violent et retirez-vous derrieÁre lui, afin qu'il soit frappe et qu'il meure.

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auras acheve de raconter au roi tous les deÂtails du combat, | si la fureur du roi Âeclate et qu'il te dise : « Pourquoi Ãetes-vous alleÂs combattre si preÁs de la ville ? Ne savez-vous pas qu'on lance des projectiles du haut de la muraille ? | Qui a tue AbimeÂlek, fils de Yeroub-BeÂsheth ? N'est-ce pas une femme qui a lance sur lui, du haut de la muraille, une meule de moulin ? N'est-ce pas ainsi qu'il est mort Áa TeÂbets ? Pourquoi vous Ãetes-vous approcheÂs de la muraille ? » Alors tu diras : « Ton serviteur Urie, le Hittite, est mort aussi. »

Mort d'Urie, mari de BethsabeÂe Joab, qui avait observe la ville, placËa Urie Áa un Á il savait qu'il y avait des adversaires endroit ou aguerris. | Les hommes de la ville firent une sortie pour combattre Joab ; il en tomba parmi la troupe, parmi les hommes de David, et Urie, le Hittite, mourut aussi. | Joab envoya un messager faire un rapport Áa David sur tout ce qui s'eÂtait passe lors du combat. | Il donna cet ordre au messager : Quand tu chez toi : litt. dans ta maison. Ð te laver les pieds : cf. Gn 18.4n ; 19.2 ; l'expression pourrait avoir pris le sens plus geÂneÂral de se mettre aÁ l'aise. Certains pensent toutefois qu'elle pourrait avoir ici la valeur d'un eupheÂmisme signifiant plus preÂciseÂment avoir des relations sexuelles. Ð un preÂsent du roi : problablement une portion de nourriture de la table royale. aÁ l'entreÂe : le corps de garde se trouvait aÁ proximite de l'entreÂe du palais. Le Coffre : voir 15.24-29 ; 1S 4.1±7.1, en particulier 4.3-8. Ð des huttes : des installations provisoires pour les troupes en campagne ; cf. 1R 20.12,16. Ð pour coucher avec ma femme : les relations sexuelles semblent avoir eÂte prohibeÂes pour les soldats en campagne (cf. 1S 21.5s). Ð Par ta propre vie : litt. par ta vie et par la vie de ton eÃtre (cf. Gn 1.20n), formule de serment renforceÂ, voir 1S 1.26n. et le lendemain : certains mss de versions anciennes rattachent ces mots aÁ la suite : Le lendemain, (13) David l'invita... il l'enivra : David espeÁre que, l'alcool aidant, Urie ira quand meÃme retrouver sa femme ; voir Gn 19.33,35 ; Ha 2.15. Ð les hommes de la garde : litt. les serviteurs de son seigneur. Le stratageÁme qu'il a imagine ayant eÂchoueÂ, David se reÂsout aÁ recourir aÁ un assassinat camoufle en incident de guerre. Ð eÂcrivit une lettre : cf. 1R 21.8s ; 2R 10.1. et qu'il meure 12.9 ; cf. 1S 18.17,25. qui avait observe ou qui surveillait ; le verbe heÂbreu signifie habituellement garder ; certains, aÁ la suite de Vg , le rendent par qui assieÂgeait. Ð Cf. Pr 29.12 ; Ac 5.29. les hommes de David : litt. les serviteurs de David ; le meÃme mot a aussi eÂte traduit gens de la cour de... aux v. 9,13. Ð mourut : cf. Ps 51.16. envoya un messager faire un rapport : litt. envoya et il rapporta ; voir 17.16 ; 18.21. tous les deÂtails : litt. toutes les choses. eÂclate : litt. s'eÂleÁve. Ð qu'on lance des projectiles : cf. v. 24n. L'eÂpisode rappele dans ce v. est raconte en Jg 9.50-54 ; dans le chap. en question, Yeroub-BeÂsheth est appele Yeroub-Baal. Ð une femme : cf. 20.16-22. Ð Sur TeÂbets, cf. Jg 9.50n. $

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Assaut de l'armeÂe assyrienne, commandeÂe par le roi SennacheÂrib en personne, contre Lakish, vers 700 av. J.-C. (cf. 2R 18.14ss et les illustrations p. 513 ; 1066). Les assaillants gravissent la rampe d'assaut avec des machines de guerre (beÂliers) tandis que les deÂfenseurs les criblent de fleÁches, de pierres et de projectiles enflammeÂs du haut des murailles (cf. 2S 11.24). D'apreÁs un deÂtail d'un bas-relief du palais de SennacheÂrib aÁ Ninive (Tell Kouyoundjik).


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Le messager partit. A son arriveÂe, il fit un rapport Áa David sur tout ce pour quoi Joab l'avait envoyeÂ. Le messager dit Áa David : Ces hommes ont eu l'avantage sur nous ; ils ont fait une sortie contre nous, Áa l'exteÂrieur, et nous les avons repousseÂs jusqu'aÁ l'entreÂe de la porte de la ville ; | on a lance des projectiles sur tes hommes du haut de la muraille, et certains de tes hommes sont morts ; ton serviteur Urie, le Hittite, est mort aussi. | David dit au messager : Tu parleras ainsi Áa Joab : « Que cela ne te deÂplaise pas ; l'eÂpeÂe deÂvore tantoÃt l'un, tantoÃt l'autre. Attaque courageusement la ville et rasela ! » Et toi, encourage-le. La femme d'Urie apprit que son mari Âetait mort, et elle se mit Áa se lamenter sur son Âepoux. | Quand le deuil fut passeÂ, David l'envoya chercher et la recueillit chez lui. Elle devint sa femme et lui donna un fils. Ce que David avait fait deÂplut au SEIGNEUR.

Nathan deÂnonce la faute de David Le S EIGNEUR envoya Nathan Á a David. Nathan 12 vint Áa lui et lui dit : Il y avait dans une meÃme ville deux hommes, l'un riche et l'autre pauvre. 2 Le riche avait du petit beÂtail et du gros beÂtail en treÁs grande quantiteÂ. 3 Le pauvre n'avait rien qu'une petite brebis, qu'il avait acheteÂe ; il la nourrissait, et elle grandissait chez lui avec ses fils ; elle mangeait de son pain, buvait dans sa coupe, couchait sur son sein. Elle Âetait pour lui comme une fille. 4 Un voyageur arriva chez l'homme riche ; comme celui-ci voulait Âepargner son petit beÂtail et son gros beÂtail

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Avec un art consommeÂ, le narrateur a reÂparti les informations relatives aÁ ce combat, sans reÂpeÂtitions, entre le reÂcit proprement dit de la bataille (v. 16s), l'ordre donne au messager (v. 19-21) et le rapport fait par ce dernier (v. 23s). LXX inseÁre entre les v. 22 et 23 un assez long texte reÂpeÂtant par le menu ce que Joab avait dit au messager. l'entreÂe de la porte de la ville : litt. l'entreÂe de la porte, cf. 10.8n. on a lance des projectiles : litt. les lanceurs ont lance (autre lecture traditionnelle) les frayeurs ont vu (?). Des versions anciennes ont traduit les archers ont tire ou une tournure analogue. Que cela ne te deÂplaise pas : litt. que cette chose ne soit pas mauvaise aÁ tes yeux ; cf. 1S 18.8n. Ð l'eÂpeÂe deÂvore tantoÃt l'un, tantoÃt l'autre signifie aÁ la guerre, on deÂplore ineÂvitablement des morts dans chaque camp ; cf. Ec 9.2s,12. Ð rase-la : cf. 12.26. Ð encourage-le : litt. fortifie-le. se lamenter sur son eÂpoux 1.12 ; 1S 25.1 ; cf. 2S 14.2. David accomplit son dessein sous le couvert d'une action charitable envers une pauvre veuve de guerre. Ð Ce que David avait fait... : litt. la chose que David avait faite fut mauvaise aux yeux du SEIGNEUR.

pour preÂparer un repas au voyageur qui Âetait arrive chez lui, il prit la brebis du pauvre et l'appreÃta pour l'homme qui Âetait arrive chez lui. 5 6

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1 Le reÂcit des v. 1-4 est une parabole ; on en trouve quelques autres dans l'A.T., p. ex. 14.5-7 ; Jg 9.8-15 ; 2R 14.9 ; Es 5.1-7. Voir « Quelques paraboles de la Bible », p. 1305. Ð Nathan : cf. 7.2-4 ; quelques mss heÂbreux ou des versions anciennes preÂcisent le propheÁte voir aussi 24.11s. Ð vint aÁ lui : cf. Ps 51.2. Ð riche / pauvre : cf. Lc 16.19-31. 3 Dans un langage treÁs imageÂ, Nathan exprime la profonde affection que le pauvre porte aÁ sa brebis unique. 4 Cf. Gn 18.6-8 ; 1S 28.24s. Â rite 5 coleÁre : cf. 1S 11.6+. Ð Par la vie du SEIGNEUR 1S 14.39n. Ð me la mort : cf. 1S 20.31n.

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David se mit dans une grande coleÁre contre cet homme ; il dit Áa Nathan : Par la vie du SEIGNEUR, l'homme qui a fait cela meÂrite la mort ! | Quant Áa la brebis, il la compensera au quadruple, puisqu'il a fait une chose pareille, qu'il n'a pas voulu l'eÂpargner. Alors Nathan dit Áa David : Cet homme-laÁ, c'est toi ! Ainsi parle le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl : C'est moi qui t'ai confeÂre l'onction pour que tu sois roi sur IsraeÈl, et c'est moi qui t'ai deÂlivre de la main de Sau Èl ; | je t'ai donne la maison de ton seigneur, j'ai place sur ton sein les femmes de ton seigneur et je t'ai donne la maison d'IsraeÈl et de Juda. Et si cela ne suffisait pas, j'y ajouterais encore ! | Pourquoi donc as-tu meÂprise la parole du SEIGNEUR, en faisant ce qui lui deÂplaisait ? Tu as abattu par l'eÂpeÂe Urie, le Hittite ; tu as pris sa femme pour en faire ta femme, et lui, tu l'as tue par l'eÂpeÂe des Ammonites. | Maintenant, l'eÂpeÂe ne s'eÂcartera jamais de ta maison, parce que tu m'as meÂprise et parce que tu as pris la femme d'Urie, le Hittite, pour en faire ta femme. Ainsi parle le SEIGNEUR : Je suscite un malheur contre toi du sein de ta maison ; je prendrai tes propres femmes sous tes yeux pour les donner Áa l'un de tes proches, et il couchera avec tes femmes sous les yeux de ce soleil. | Toi, tu as agi en secret, mais moi, je ferai cela Áa la face de tout IsraeÈl et Áa la face du soleil. David dit Áa Nathan : J'ai peÂche contre le SEIGNEUR ! Nathan reÂpondit Áa David : Le SEIÂche ; tu ne mourras pas. GNEUR laisse passer ton pe Mais, parce que tu as bafoue le SEIGNEUR en cette

il la compensera au quadruple : cf. Ex 21.37 ; Lc 19.8 ; LXX dit au septuple. Cet homme-laÁ, c'est toi ! cf. 1R 20.40-42. Ð confeÂre l'onction ... sur IsraeÈl : cf. 7.8s ; 1S 16.11-13n ; voir aussi 1S 10.1 ; 15.17. Ð deÂlivre de la main de SauÈl : cf. 22.1 ; 1S 19.11-17 ; 27.1. les femmes de ton seigneur : cf. 3.7n. Ð la maison d'IsraeÈl et de Juda : voir 5.5. Ð j'y ajouterais encore : litt. j'ajouterais pour toi comme cela et comme cela. meÂprise la parole du SEIGNEUR : une version grecque ancienne a lu meÂprise le SEIGNEUR, ce qui pourrait avoir eÂte le texte primitif (cf. v. 10), adouci ulteÂrieurement par l'insertion de la parole de. Ð ce qui lui deÂplaisait : voir Ex 20.13s ; Nb 15.31 ; 22.34n. Ð Tu as abattu par l'eÂpeÂe Urie : Nathan deÂnonce clairement la responsabilite entieÁre du roi, tout en preÂcisant ensuite la manieÁre indirecte qu'il a utiliseÂe : par l'eÂpeÂe des Ammonites (voir 11.17). l'eÂpeÂe ne s'eÂcartera jamais de ta maison, c.-aÁ-d. la mort violente ne cessera pas de frapper dans ta famille, affirmation qui preÂpare aux reÂcits de 13.28s ; 18.14s ; 1R 2.23-25. Ð tu m'as meÂprise : cf. 1S 2.30. Ð tu as pris la femme d'Urie : voir Ex 20.17. Voir 16.21s. en secret... : cf. Jb 34.22 ; Ec 12.14 ; Mt 10.26// ; Lc 12.2. J'ai peÂche contre le SEIGNEUR 24.10 ; Ps 32.5 ; 51.6 ; cf. Pr 28.13 ; Lc 15.21. Ð laisse passer ton peÂche : cf. Es 44.22 ; Mi 7.18 ; Ps 32.1s,5 ; 130.3s ; 1Jn 1.7-9. Ð tu ne mourras pas Ez 33.11 ; cf. Lv 20.10 ; Nb 35.31. tu as bafoue le SEIGNEUR : le texte heÂbreu traditionnel porte tu as bafoue les ennemis du SEIGNEUR, lecËon qui vise de toute eÂvidence aÁ eÂviter une tournure jugeÂe blaspheÂmatoire (cf. 1S 20.16n ; 25.22n) ; certains comprennent cependant tu as fait que les ennemis du SEIGNEUR le bafouent ; cf. Es 52.5 ; Rm 2.24. Ð mourra : cf. 1R 14.12 ; voir aussi Jos 6.26 ; 1R 16.34. $

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affaire, le fils qui t'est ne mourra. | Puis Nathan s'en alla chez lui. Mort de l'enfant de BethsabeÂe Le SEIGNEUR frappa l'enfant que la femme d'Urie avait donne Áa David : il tomba malade. David rechercha Dieu pour le garcËon et il se mit Áa Ãner. Rentre chez lui, il passait la nuit couche par jeu terre. | Les anciens de sa maison insisteÁrent aupreÁs de lui pour qu'il se releÁve de terre ; mais il ne voulut pas et il refusa de manger quoi que ce soit avec eux. Le septieÁme jour, l'enfant mourut. Les gens de la cour de David avaient peur de lui annoncer que l'enfant Âetait mort. Ils disaient : Lorsque l'enfant Âetait encore en vie, nous lui avons parleÂ, et il ne nous a pas ÂecouteÂs ; comment pourrions-nous lui dire : « L'enfant est mort ! » Il va treÁs mal reÂagir. David s'apercËut que ses gens chuchotaient entre eux et il comprit que l'enfant Âetait mort. Il leur demanda : L'enfant est-il mort ? Ils reÂpondirent : Il est mort. | Alors David se releva de terre. Il se lava, se parfuma et changea de veÃtements ; puis il se rendit Áa la maison du SEIGNEUR et se prosterna. Il rentra ensuite chez lui et demanda qu'on lui serve un repas ; il mangea. | Les gens de sa cour lui dirent : Que fais-tu laÁ ? Quand l'enfant Âetait Ãnais et tu pleurais pour lui ; et mainvivant, tu jeu tenant que l'enfant est mort, tu te leÁves et tu manges ! | Il reÂpondit : Lorsque l'enfant Âetait enÃnais et je pleurais, car je disais : core en vie, je jeu Qui sait si le SEIGNEUR ne me fera pas graÃce et si l'enfant ne vivra pas ? | Maintenant qu'il est mort, Ãnerais-je ? Puis-je le faire revenir ? pourquoi jeu C'est moi qui irai le rejoindre ; lui, il ne me reviendra pas.

frappa : cf. 1S 25.38n ; le verbe heÂbreu eÂvoque souvent un fleÂau, cf. Ex 7.27n ; 1S 4.2n. rechercha Dieu : la tournure de la phrase en heÂbreu suggeÁre que David s'est rendu au sanctuaire pour prier Dieu. Ð jeuÃner : cf. Jl 2.12-14 ; Jon 3.5-9. Ð couche par terre 13.31. LXX ajoute dans un sac. Rites de peÂnitence de David, qui espeÁre ainsi fleÂchir Dieu et obtenir la gueÂrison de l'enfant. quoi que ce soit : litt. du pain, cf. 3.35 ; 1S 28.20n. il ne nous a pas eÂcouteÂs : litt. il n'a pas eÂcoute notre voix. Ð Il va treÁs mal reÂagir : litt. il fera du mal. Contrairement aÁ la coutume qui aurait voulu qu'il accomplisse un certain nombre de rites de deuil (on neÂgligeait par exemple les soins corporels ordinaires), David reprend une vie normale, ce qui ne manque pas de surprendre son entourage (v. 21). Qui sait si... graÃce : cf. 1R 21.27-29 ; Es 38.1-8. C'est moi qui irai le rejoindre : cf. Gn 37.35. Ð il ne me reviendra pas : cf. Jb 7.9s ; 10.21 ; 16.22. il alla avec elle 11.4n ; Gn 16.2n. Ð qu'il appela, selon une lecture traditionnelle, qu'elle appela selon une autre. Ð Salomon : ce nom eÂvoque en heÂbreu l'ideÂe de paix, bien-eÃtre ; cf. 1Ch 22.9 ; Mt 1.6. Ð qui fut aime du SEIGNEUR : litt. et YHWH l'aima. Les sujets des deux verbes de ce v. ne sont pas expresseÂment mentionneÂs ; litt. et il envoya par la main de Nathan, le propheÁte , et il appela son nom Yedidia, d'ouÁ plusieurs interpreÂtations possibles : Le SEIGNEUR aima l'enfant et il envoya le propheÁte Nathan le communiquer aÁ David ; il (= le SEIGNEUR, ou David, ou Nathan, ou encore on) donna aÁ l'enfant le nom de Yedidia, nom apparente aÁ celui de David ; cf. Ex 15.2n. Ð BienAime : cf. Ne 13.26. Le v. 26 reprend le reÂcit interrompu de la guerre contre les Ammonites et du sieÁge de leur capitale Rabba (voir 11.1). Ð la cite royale : on ignore quelle est la diffeÂrence exacte entre cette appellation et celle du v. 27, Ville des Eaux ; on peut penser que cite royale deÂsignait la capitale d'une manieÁre globale, capitale dont Joab aurait seulement commence la prise par la partie basse (la Ville des Eaux), laissant au roi le soin d'achever la $

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Naissance de Salomon David consola BethsabeÂe, sa femme ; il alla avec elle, il coucha avec elle. Elle mit au monde un fils qu'il appela du nom de Salomon, et qui fut aime du SEIGNEUR. | Par l'intermeÂdiaire de Nathan, le propheÁte, il l'appela du nom de Yedidia (« Bien-Aime du SEIGNEUR »), Áa cause du SEIGNEUR. David s'empare de Rabba 1Ch 20.1-3

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Joab attaqua Rabba-des-Ammonites et prit la cite royale. | Il envoya des messagers Áa David, pour lui dire : J'ai attaque Rabba et j'ai deÂjaÁ pris la Ville des Eaux ; | rassemble maintenant le reste des troupes, dresse ton camp contre la ville et prends-la, de peur que je ne la prenne moi-meÃme et que mon nom ne soit prononce sur elle. | David rassembla toutes les troupes et marcha sur Rabba ; il l'attaqua et la prit. Il prit la couronne de la teÃte de son roi ; son poids Âetait d'un talent Ð un talent d'or Ð et elle Âetait garnie d'une pierre preÂcieuse. Elle fut deÁs lors sur la teÃte de David. Il emporta de la ville un treÁs grand butin. | Quant au peuple qui s'y trouvait, il le fit sortir ; il les affecta aux scies, aux herses de fer et aux haches de fer, et les condamna au moulage des briques ; il traita de meÃme toutes les villes des Ammonites. Puis David revint Áa JeÂrusalem avec toutes les troupes. Amnon et Tamar ApreÁs cela, voici ce qui arriva : Absalom, fils de David, avait une súur qui Âetait belle et qui se nommait Tamar ; Amnon, fils de David, l'aimait. Amnon Âetait tourmente jusqu'aÁ se rendre malade Áa

conqueÃte de la citadelle et de recevoir le creÂdit de la victoire. la Ville des Eaux (v. 26n) : peut-eÃtre un point d'eau fortifieÂ. Le Yabboq (voir Gn 32.23 ; Jg 11.13,22) prend sa source dans les environs de Rabba (voir 10.3n), qu'il alimente en eau. à me dans la suite ; cf. 10.9n,13 ; 28 des troupes : litt. du peuple, de me 1S 13.4n. Ð que mon nom ne soit prononce sur elle : on peut comprendre d'une facËon geÂneÂrale que l'honneur de la victoire ne me revienne, aÁ moi et non aÁ toi ; ou bien qu'elle ne soit appeleÂe de mon nom (et non du tien) (cf. Es 4.1, ouÁ la meÃme formule heÂbraõÈque est appliqueÂe aÁ une femme qui porte le nom de son mari). Comparer avec 2S 5.6-9, ouÁ la forteresse de JeÂrusalem est appeleÂe Ville de David aÁ partir du moment ouÁ David s'en est empareÂ. 30 de son roi : litt. de leur roi (= le roi des Ammonites) ; la plupart des mss de LXX ont lu ici un nom propre, ce qui peut suggeÂrer que le texte heÂbreu portait aÁ l'origine de Milkom (nom du dieu des Ammonites, cf. 1R 11.5,33 ; 2R 23.13) ; on comprendrait mieux ainsi le poids de la couronne (un talent, c.-aÁ-d. plus de trente kilos ; voir mesures , poids et monnaies) ornant une statue de la diviniteÂ. Ð Elle fut... : il s'agit peut-eÃtre, non pas de la couronne, mais de la pierre preÂcieuse, qu'on aurait sertie dans la couronne royale de David (cf. 1R 5.31n). 31 Le texte de ce v. est peu clair, car le sens de plusieurs mots n'est pas assureÂ. L'ideÂe la plus geÂneÂralement admise est que les Ammonites sont condamneÂs aÁ des travaux forceÂs ; on a cependant parfois compris qu'ils auraient eÂte tortureÂs au moyen des instruments eÂnumeÂreÂs. Ð peuple et troupes traduisent le meÃme mot heÂbreu. Ð les condamna : litt. les fit passer. Ð au moulage des briques : comme autrefois les HeÂbreux en Egypte, voir Ex 5.6-21. 27

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Á res par leur 1 Absalom (3.3n) et Amnon (3.2) sont des demi-fre peÁre David ; Tamar, súur d'Absalom, est donc une demi-súur d'Amnon. Ð Tamar : voir 1Ch 3.9. Ð l'aimait ou tomba amoureux d'elle. Ð Comparer le preÂsent chapitre avec Gn 34.  : cf. Pr 13.12 ; Judith 12.16 : « Judith entra... ; le cúur 2 tourmente d'Holopherne fut transporte par elle et son aÃme fut agiteÂe. » Ð $


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cause de Tamar, sa súur ; car elle Âetait vierge, et il paraissait difficile Áa Amnon de faire aupreÁs d'elle la moindre tentative. | Amnon avait un ami nomme Jonadab, fils de ShimeÂa, freÁre de David, et Jonadab Âetait un homme treÁs habile. | Il lui dit : Pourquoi astu l'air si miseÂrable matin apreÁs matin, fils du roi ? Ne veux-tu pas me le dire ? Amnon lui reÂpondit : J'aime Tamar, la súur d'Absalom, mon freÁre. | Jonadab lui dit : Couche-toi et fais le malade. Quand ton peÁre viendra te voir, tu lui diras : « Je t'en prie, que ma súur Tamar vienne me donner Áa manger ; qu'elle preÂpare la nourriture sous mes yeux, afin que je la voie et qu'elle me la donne de sa propre main ! » | Amnon se coucha et fit le malade. Le roi vint le voir, et Amnon dit au roi : Je te prie, que ma súur Tamar vienne faire deux gaÃteaux sous mes yeux, et qu'elle me nourrisse de sa propre main. David fit dire Áa Tamar, chez elle : Va, je te prie, chez Amnon, ton freÁre, et preÂpare-lui Áa manger. | Tamar alla chez Amnon, son freÁre, qui Âetait coucheÂ. Elle prit de la paÃte, la peÂtrit, preÂpara devant lui des gaÃteaux et les fit cuire. | Puis elle prit la poeÃle et le servit. Mais Amnon refusa de manger. Il dit : Faites sortir tout le monde de chez moi ! Et tout le monde sortit de chez lui. | Alors Amnon dit Áa Tamar : Apporte-le-moi dans la chambre, et nourris-moi de ta propre main. Tamar prit les gaÃteaux qu'elle avait faits et les apporta Áa Amnon, son freÁre, dans la chambre. | Comme elle les lui preÂsentait, pour qu'il mange, il la saisit et lui dit : Viens, couche avec moi, ma súur ! | Elle lui reÂpondit : Non, mon freÁre, n'abuse pas de moi, car cela est inadmissible en IsraeÈl ; ne commets pas une telle Á irais-je, moi, avec mon deÂshonneur ? Et folie. | Ou toi, tu serais comme un fou en IsraeÈl. Maintenant, je te prie, parle au roi ; il ne refusera pas de me donner Áa toi. | Mais il ne voulut pas l'eÂcouter ; comme il Âetait plus fort qu'elle, il abusa d'elle ; ainsi il coucha il paraissait difficile... : les filles nubiles ne vivaient pas dans les meÃmes appartements que les hommes, fussent-ils leurs freÁres ou demi-freÁres. Ð la moindre tentative : litt. quelque chose ou quoi que ce soit ; il s'agit probablement d'un eupheÂmisme. ShimeÂa 21.21 ; il est appele Shamma en 1S 16.9 ; 17.13. Ð habile : le mot heÂbreu correspondant signifie souvent sage, mais le contexte met ici l'accent sur le caracteÁre avise ou astucieux de Jonadab ; cf. 14.2. miseÂrable ou deÂprimeÂ, deÂsespeÂreÂ, abattu ; cf. 1R 21.5. aÁ manger : litt. du pain, 1S 14.24n. Ð qu'elle me la donne... : litt. que je mange de sa main. gaÃteaux : le mot heÂbreu ressemble aÁ celui qui signifie cúur ; on a donc pense aÁ des gaÃteaux en forme de cúur, mais il pourrait aussi s'agir d'une tout autre racine heÂbraõÈque, deÂsignant des sortes de creÃpes. poeÃle : autre terme en Lv 2.5n. Ð le servit : litt. la vida devant lui ; devant lui signifie probablement ici aÁ sa place, aÁ table. Mais Amnon exige (v. 10) qu'elle lui apporte cette nourriture au lit. couche avec moi : cf. Gn 39.12. cela est inadmissible en IsraeÈl : litt. cela ne se fait pas en IsraeÈl (voir Gn 20.9 ; 29.26 ; 34.7 ; cf. Jg 19.30). Ð