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Principaux collaborateurs Comite de reÂdaction Henri Blocher Jean-Claude Dubs Mario Echtler { Jean-Claude Verrecchia Coordonnateur Didier Fougeras ReÂdacteurs permanents David Eyer Hiary Rakotoson Illustration Annie Vallotton Graphisme Sylvia Barbu Correction Corinne Hauchecorne FrancËoise ThaÈder SpeÂcialistes consulteÂs Jean-NoeÈl Aletti Jean-Marc Babut

Dominique BartheÂlemy { FrancËois Bassin Samuel BeÂneÂtreau Kees de Blois Jacques Briend Jacques Chopineau Elian Cuvillier Christiane Dieterle Jean-Marc Droin Ruth B. Edwards Paul Ellingworth Daniel Furter Carl-A. Keller Jean-Claude Ingelaere I. Howard Jones Jean-Daniel Kaestli Andre LaCocque Pierre Le Fort Richard Lehmann Andre LelieÁvre Charles L'Eplattenier Marc LuÈthi Daniel Lys Jean-Daniel Macchi Alphonse Maillot { Jean Margain Jean-Claude Margot Robert Martin-Achard

Alfred Marx Roland Meyer Alan Millard Violaine Monsarrat Jean-Paul Morley Emile Nicole Jules-Marcel Nicole { Dany Nocquet Isabelle Olekhnovitch Rene PeÂter-Contesse Jacques Pons Pierre Prigent Pierre Reymond { Philippe de Robert Thomas RoÈmer Sylvain Romerowski Pierre Sandevoir Bernard Sauvagnat Francis Schmidt Marc Schoeni Jean-Louis Simonet Jean-Pierre Sternberger Brian Tidiman Jean-Marcel Vincent FrancËois Vouga Rene Vuilleumier Guy Wagner Claude WieÂner

Nous remercions les speÂcialistes consulteÂs de l'aide apporteÂe. Toute erreur qui subsisterait serait naturellement du fait de l'eÂditeur.


Pour la traduction, les introductions, les notes, l'index et la concordance : # 2002 SocieÂte biblique francËaise 5 avenue des Erables, 95400 Villiers-le-Bel, France Pour les eÂcrits intertestamentaires : # 1999 Gallimard La Bible. Ecrits intertestamentaires Edition publieÂe sous la direction d'Andre Dupont-Sommer et Marc Philonenko BibliotheÁque de la PleÂiade Pour les apocryphes chreÂtiens : # 1999 Gallimard # 1999 AELAC et Editions Brepols Ecrits apocryphes chreÂtiens Edition sous la direction de FrancËois Bovon et Pierre Geoltrain BibliotheÁque de la PleÂiade Pour les cartes couleur : # 1963, 1978 et 1997 Deutsche Bibelgesellschaft, Stuttgart Edition Karl Elliger, reÂvision Siegfried Mittmann, reÂalisation graphique Deutsche Bibelgesellschaft, Stuttgart et Kartographisches Institut Helmut Fuchs, Leonberg Pour les photos satellites : # RéHR Productions & C.N.E.S. The Holy Land Satellite Atlas, 2 vol. Photocomposition : Compos-Juliot, Paris, France Logotype « Nouvelle Bible Segond » et couverture : BD Consultant, Grenoble, France Tous droits de reproduction, traduction et adaptation reÂserveÂs, pour tous les pays. EPS ± 1250 SEN063C SEN063 EPS ± 1250 SEN065 EPS ± 500 SEN067GB

ISBN 2 85300 170 9 ISBN 2 85300 172 5 ISBN 2 85300 174 1 ISBN 2 85300 169 5

Imprime aux Pays-Bas par Jongbloed 2005


Introduction Qu'est-ce que la Bible ? Il n'y a pas de reÂponse neutre aÁ cette question. La version que nous proposons appartient aÁ la grande famille des eÂditions protestantes de la Bible. Elle se compose de deux parties : d'une part, l'Ancien Testament eÂcrit aÁ l'origine en heÂbreu (aÁ l'exception de quelques chapitres en arameÂen ; cf. Dn 2.4n ; Esd 4.7n), qui constitue aÁ lui seul l'inteÂgralite de la Bible juive ; d'autre part, le Nouveau Testament, eÂcrit en grec, exclusivement chreÂtien quoique la quasi-totalite de ses auteurs soient d'origine juive. Les eÂditions catholiques et orthodoxes comportent d'autres textes dans leur Ancien Testament (voir l'introduction aÁ l'Ancien Testament, p. 15) ; mais les livres preÂsenteÂs ici figurent dans toutes les Bibles chreÂtiennes. Les livres ? Le singulier « la Bible » vient en fait d'un pluriel grec, ta biblia, « les Livres ». On a en effet affaire aÁ un foisonnement de textes divers, eÂcrits aÁ des eÂpoques, en des lieux et par des gens fort diffeÂrents, textes qui ont pourtant eÂte rassembleÂs depuis bien longtemps pour constituer un seul livre. Des livres, donc, qui se donnent aÁ lire aÁ la fois seÂpareÂment et en relation les uns avec les autres. C'est dire qu'il y a une distance culturelle, linguistique, historique et geÂographique variable (preÁs d'un milleÂnaire seÂpare, par exemple, l'heÂgeÂmonie assyrienne de l'eÂpoque romaine), mais en tout cas consideÂrable, entre les textes et nous. Certes, comme bien d'autres eÂcrits, chaque page de la Bible a quelque chose aÁ nous dire deÁs l'instant ouÁ nous la lisons. Cependant elle s'est adresseÂe, d'abord, aÁ d'autres qu'aÁ nous. C'est pour qu'il soit possible au lecteur de tenir compte de cette distance et d'entendre chaque texte dans sa tonalite propre que nous avons concËu cette eÂdition d'eÂtude. Elle comporte : - des introductions geÂneÂrales aÁ l'Ancien et au Nouveau Testament, ainsi que des introductions aÁ chaque livre de la Bible. On n'y trouvera pas systeÂmatiquement une indication de l'auteur, de la date et du lieu d'origine de chaque texte : de tels renseignements sont souvent hypotheÂtiques, parfois d'autant plus douteux qu'ils se veulent preÂcis ; ils n'ont en tout cas pas le meÃme degre de certitude ni la meÃme importance pour tous les eÂcrits bibliques. Qui plus est, les accords entre les speÂcialistes eÂtant toujours partiels et provisoires, il aurait fallu, aÁ maintes reprises, proceÂder aÁ une juxtaposition laborieuse et neÂanmoins incompleÁte des theÁses concurrentes, sans que le texte biblique en recËoive pour autant un eÂclairage deÂcisif. Si les introductions que nous proposons sont tributaires des vastes connaissances amasseÂes par l'eÂtude scientifique de la Bible, elles sont aussi au beÂneÂfice de la lecture individuelle et communautaire de l'Ecriture, telle qu'elle se pratique notamment dans les diverses familles du protestantisme. Elles s'efforcent avant tout de remettre dans sa perspective chaque texte tel qu'il nous est parvenu, de faire apparaõÃtre sa logique et ses structures propres et de suggeÂrer des pistes pour une lecture enrichissante, aÁ la fois signifiante pour le lecteur et attentive aÁ la particularite de chaque eÂcrit. - une mise en page comprenant des paragraphes et des titres destineÂs aÁ faire ressortir la structure du texte. Elle s'attache en particulier aÁ distinguer la poeÂsie de la prose sur la base d'une analyse meÂtrique de l'original et aÁ signaler les emprunts d'un texte aÁ un autre, notamment les citations de l'Ancien Testament dans le Nou-


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INTRODUCTION

Les langues de la Bible : transcription et traduction Alphabet heÂbreu (et arameÂen)

Alphabet grec

LETTRE

NOM

TRANSCRIPTION

LETTRE

NOM

TRANSCRIPTION

' b g d h w z x X y k l m n s v p c q r S t

'aleph beth gimel daleth he waw zaõÈn heth teth yod kaph lamed mem noun samek `aõÈn pe tsade qoph resh shõÃn, sõÃn taw

' b, v g d h (ou a, e en fin de mot) w, o, ou z h t (th en fin de mot) y, i, Ãõ, õÈ, e k l m n s ` p, ph ts q r sh, s t (th en fin de mot)

A, a B, b G, g D, d E, e Z, z H, Z Y, y I, i K, k L, l M, m N, n X, x O, o P, p P, r S, s T, t Y, u F, j X, w C, c O, o

alpha beÂta gamma delta epsilon zeÂta eÂta theÂta iota kappa lambda mu nu xi omicron pi rho sigma tau upsilon phi khi psi omeÂga

a b g d e, e z eÂ, eÁ th i k l m n x o p r s t (th en fin de mot) u ph kh, ch ps o, oÃ

Les lettres de l'heÂbreu biblique correspondent le plus souvent aÁ nos consonnes, quoique h, w et y servent parfois aÁ indiquer la vocalisation. La notation de l'ensemble des voyelles n'a eÂte systeÂmatiseÂe qu'au Moyen Age (voir introduction aÁ l'Ancien Testament, p. 15), selon un proceÂde complexe que les transcriptions du preÂsent ouvrage simplifient consideÂrablement. Les mots heÂbreux deÂrivent en geÂneÂral d'une racine composeÂe de trois lettres et se distinguent par leur vocalisation, le redoublement de certaines lettres et l'adjonction de preÂfixes ou de suffixes. Ainsi la racine Hdq, qdsh, donne qadosh (« saint » ou « sacre »), miqdash (« sanctuaire »), qedeÂsha (« prostitueÂe sacreÂe »), hitqaddesh (« consacrer »), etc. Un changement de vocalisation peut changer le sens de toute une phrase, sans modification du texte proprement dit. Les variantes des teÂmoins anciens du texte (Smr$, LXX$, Syr$, Tg$) illustrent souvent les heÂsitations possibles. D'une facËon geÂneÂrale, l'heÂbreu et l'arameÂen, langues seÂmitiques, fonctionnent de facËon treÁs diffeÂrente du grec et du francËais : les formes verbales ne fournissent pas d'indication temporelle univoque (dans certains cas, ce qu'on a rendu au passe pourrait aussi bien eÃtre traduit au preÂsent ou au futur). Enfin la ressemblance entre certaines lettres (p. ex. d et r) a probablement cause des confusions dans la transmission du texte par les copistes. On ne s'eÂtonnera donc pas de trouver dans les notes de bas de page d'autres lectures et d'autres traductions possibles. Dans la quasi-totalite des cas la traduction suit le Codex de Leningrad, l'excellent manuscrit du XIe sieÁcle eÂdite dans la Biblia Hebraica Stuttgartensia (4e eÂdition, 1990).

Le grec, langue indo-europeÂenne, est beaucoup plus proche du francËais que l'heÂbreu ; sa traduction, deÁs lors, est en principe nettement moins deÂlicate. Quelques probleÁmes sont lieÂs au deÂcalage entre le grec classique et la langue parleÂe par les auteurs du Nouveau Testament, langue sur laquelle nous sommes principalement informeÂs par la Septante (LXX$), par des auteurs chronologiquement et culturellement proches (Philon$, JoseÁphe$) et par les nombreux documents contemporains (surtout sur papyrus) que les archeÂologues ont mis au jour depuis le XIXe sieÁcle. L'une des principales difficulteÂs, preÂalable aÁ la traduction proprement dite, consiste dans le choix du texte aÁ traduire, compte tenu des nombreuses variantes transmises par les milliers de manuscrits qui nous sont parvenus (voir l'introduction au Nouveau Testament, p. 1223). La preÂsente traduction suit les choix de la 27e eÂdition critique du Nouveau Testament grec de Nestle-Aland (1993), mais les principales variantes (qui refleÁtent parfois une autre « eÂdition » du texte, voir l'introduction aux Actes des ApoÃtres, p. 1427) sont indiqueÂes dans les notes.


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veau. Il importe toutefois de se rappeler que ces distinctions typographiques ne figurent pas dans l'original, quoiqu'elles reÂsultent d'une analyse seÂrieuse du texte. Il en va de meÃme des titres, qui s'efforcent de faire apparaõÃtre l'organisation du texte tout en pesant le moins possible sur son interpreÂtation. - des notes en bas de page, qui tentent de rendre compte du texte et de ses particulariteÂs dans le deÂtail : autres traductions possibles, variantes des manuscrits et des versions anciennes, informations culturelles, linguistiques, historiques et geÂographiques susceptibles d'eÂclairer certains aspects du texte. Il ne s'agit jamais d'un commentaire doctrinal indiquant au lecteur « la bonne interpreÂtation du texte » dans la perspective d'un « message biblique » global. Les notes constituent plutoÃt un atelier ouÁ chacun pourra venir chercher les outils neÂcessaires aÁ l'eÂtude, pour enrichir et renouveler sa propre lecture Ð lecture dont il reste seul responsable. - inteÂgreÂs dans les notes, de nombreux renvois aÁ d'autres textes : d'abord des reÂfeÂrences bibliques consultables dans la preÂsente eÂdition, suivant le grand principe protestant qui veut que l'Ecriture sainte soit son propre interpreÁte ; mais aussi des eÂcrits exteÂrieurs aÁ la Bible, au moins dans son « canon protestant », et, deÁs lors, citeÂs in extenso ou reÂsumeÂs1. Ces derniers eÂcrits sont issus de la vaste litteÂrature, essentiellement juive et chreÂtienne, dont le corpus biblique s'est deÂtacheÂ. Les citations qui en sont faites ne preÂtendent aÁ aucune « autorite ». Comme il ne s'agit que d'extraits, elles ne permettent pas aÁ elles seules de se faire une ideÂe preÂcise de cette litteÂrature. Elles peuvent eÃtre anteÂrieures ou posteÂrieures au texte biblique dont elles sont rapprocheÂes, et elles ne visent pas forceÂment aÁ « l'eÂclairer » : rien ne saurait l'eÂclairer mieux, en geÂneÂral, que son contexte immeÂdiat. Mais elles montrent comment les jeux de miroirs de l'intertextualite (la pratique toujours commune aux juifs et aux chreÂtiens de faire abonder, voire prolifeÂrer le sens des textes en les rapprochant les uns des autres) ont pu se produire, avant meÃme que la reÂdaction de toute notre Bible soit acheveÂe, au sein d'un ensemble bien plus large encore. Sur chacune des úuvres ainsi citeÂes, un renvoi aÁ l'index signale par un asteÂrisque ( ) permettra d'obtenir quelques renseignements essentiels. - un index, donc, qui preÂcise surtout le sens « biblique » de termes traditionnellement employeÂs comme eÂquivalents de tel ou tel mot heÂbreu, arameÂen ou grec, quand la traduction les a conserveÂs, faute de mieux, en deÂpit d'un certain deÂcalage avec leur sens le plus courant dans le francËais actuel Ð ainsi des mots comme « cúur », « chair » ou « esprit » ne sont pas forceÂment aÁ prendre au sens qui viendrait spontaneÂment au lecteur dans un texte moderne. Certes, la traduction aurait pu lever toute ambiguõÈte au cas par cas, comme elle l'a fait pour de nombreux autres termes ; mais on aurait sans doute perdu, ici et laÁ, des notions essentielles aÁ la Bible, qui ne correspondent pas tout aÁ fait aux repreÂsentations courantes de nos jours. Sans vouloir fournir une syntheÁse conceptuelle (car la diversite des emplois d'un meÃme mot ne se laisse pas toujours syntheÂtiser dans un concept qui en serait le « deÂnominateur commun »), l'index deÂcrit l'usage de ce « francËais biblique », de facËon aÁ aider le lecteur aÁ corriger, le cas eÂcheÂant, l'eÂcart par rapport aÁ l'usage moderne preÂpondeÂrant. On y trouvera par ailleurs une foule d'informations sur le monde de la Bible, ainsi que des renvois aux principales notes explicatives. $

1 La traduction des extraits des livres « deute  rocanoniques » des Bibles catholiques et úcumeÂniques est tireÂe de la Traduction úcumeÂnique de la Bible (Paris / Villiers-le-Bel, Cerf / SocieÂte biblique FrancËaise, 1989). Celle de nombreux autres textes est tire e des volumes intitule s respectivement Ecrits intertestamentaires et Ecrits apocryphes chreÂtiens, dans la collection La PleÂiade (Paris, Gallimard, 1987, 1997, 1999), ou des publications des eÂditions du Cerf (en particulier dans la collection Sources chreÂtiennes).


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- entre l'Ancien et le Nouveau Testament, ainsi qu'aÁ la fin de l'ouvrage, figurent eÂgalement d'autres annexes : notamment des repeÁres chronologiques, un tableau synoptique preÂsentant un plan compare des quatre eÂvangiles, des cartes geÂographiques et une concordance permettant de retrouver aiseÂment de nombreux textes de la Bible. Mais une bonne partie des informations historiques et geÂographiques sont reÂparties dans l'ensemble du livre, sous forme de cartes, de tableaux et d'encadreÂs, aÁ l'endroit ouÁ elles sont le plus utiles ; il reste en tout cas possible de les retrouver aÁ partir de l'index geÂneÂral. Quant aÁ la traduction, elle reÂsulte de plusieurs reÂvisions, sur les originaux, de celle qui a eÂte reÂaliseÂe dans la seconde moitie du XIXe sieÁcle par Louis Segond, docteur en theÂologie de GeneÁve. Dans sa reÂvision posthume de 1910, qui diffeÂrait assez peu de la premieÁre eÂdition, cette traduction s'est imposeÂe aÁ l'ensemble du protestantisme francophone, et sa renommeÂe s'est eÂtendue bien au-delaÁ. ApreÁs une reÂvision plus importante parue en 1978 (connue sous le nom de Bible « aÁ la colombe »), elle a eÂte de nouveau l'objet d'un examen approfondi dans les anneÂes 1990. Plus d'une cinquantaine de speÂcialistes ont eÂte consulteÂs pour passer la traduction de chaque livre biblique au crible des deÂcouvertes modernes, qui nous permettent de mieux comprendre aujourd'hui les langues et l'univers culturel de la Bible. Les responsables de la reÂvision se sont en outre appliqueÂs aÁ rendre la traduction plus coheÂrente, pour que les correspondances possibles entre les diffeÂrentes parties de la Bible en francËais refleÁtent, autant que faire se peut, les relations qui ont eÂte effectivement eÂtablies entre les textes originaux. L'outil informatique a eÂte d'une grande aide dans ce domaine. On a proceÂde quelquefois aÁ une actualisation du vocabulaire : des tournures et des termes vieillis ont eÂte remplaceÂs par des eÂquivalents plus courants aujourd'hui, et on a preÂfeÂre l'expression la plus naturelle quand le sens de l'original ne faisait pas de doute. Cependant la preÂsente traduction reste aÁ bien des eÂgards une traduction classique, donc exigeante. La Bible, en effet, est un ouvrage complexe. DeÁs lors qu'il y a eu « Bible », c'est-aÁ-dire recueil de textes d'eÂpoques, d'auteurs et de genres diffeÂrents, le lecteur, meÃme si l'heÂbreu ou le grec eÂtait sa langue maternelle, a eÂte oblige de fournir un seÂrieux effort pour la comprendre. Les auteurs de la preÂsente traduction, depuis Louis Segond jusqu'aÁ ses derniers reÂviseurs, ont choisi de ne pas faire de la simplicite leur principal objectif. Ils ont tenu aÁ conserver ou aÁ mettre en valeur les images, les meÂtaphores, les eÂvocations et les repreÂsentations propres aux langues originales Ð qui ont d'ailleurs largement contribue aÁ la formation de la langue francËaise Ð au moins lorsqu'elles ne preÂsentent pas un risque seÂrieux de contresens (dans le cas contraire, les particulariteÂs de la tournure originale sont indiqueÂes en note [« litt. »]). Il s'agissait en effet de rendre non seulement ce qui est eÂcrit Ð ou du moins ce que nous en comprenons Ð mais aussi, autant que possible, la facËon dont cela est eÂcrit. Un de nos principaux soucis a eÂte de garder une distance critique par rapport au risque d'aplatissement ou d'affadissement, sinon de deÂrive, inheÂrent aÁ toute traduction d'un texte preÂsentant autant d'enjeux, risque qui augmente aÁ mesure qu'on « simplifie ». Le texte, en effet, reÂsiste toujours aÁ l'ambition du traducteur, qui consiste aÁ dire « simplement » ce qu'il a compris de la facËon qu'il trouve « naturelle ». Une traduction destineÂe aÁ l'eÂtude porte neÂcessairement les traces de cette reÂsistance. Elle navigue entre des eÂcueils qu'elle ne peut pas toujours eÂviter tout aÁ fait, redoutant autant d'eÃtre plus claire que l'original que d'eÃtre plus obscure que lui, d'eÃtre plus eÂleÂgante que d'eÃtre plus maladroite. Ce faisant, elle espeÁre preÂserver ce qui fait, sur le plan litteÂraire, la particularite de la Bible : un livre aÁ plusieurs voix qui n'est pas seulement l'objet d'une lecture lineÂaire aÁ sens unique, mais aussi d'une


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relecture individuelle et communautaire aÁ plusieurs niveaux Ð relecture en devenir dont teÂmoigne, sans l'enclore, l'histoire de l'exeÂgeÁse. Elle se doit de servir la rencontre, toujours aÁ refaire, entre les textes et leurs lectures diverses, sans mesurer ce qu'elle transmet aÁ l'aune de l'interpreÂtation du moment Ð si savante et autoriseÂe soit-elle. S'il ne fallait dire qu'un mot sur le contenu de la Bible, ce serait peut-eÃtre ce qui va presque toujours sans dire : la Bible est connue comme un livre qui parle de « Dieu ». Pourtant elle en parle assez rarement sur le mode de la theÂologie, c'est-aÁ-dire du discours theÂorique (tel qu'il se deÂploie dans l'eÂpõÃtre aux Romains). Elle comporte des reÂcits ouÁ « Dieu » est acteur, ouÁ il agit et parle directement, de diverses manieÁres (p. ex. Gn 1±11 ou Jonas), comme les dieux des anciennes mythologies... et toutefois diffeÂremment, pour autant qu'il s'agit du Dieu unique. Plus souvent elle deÂsigne en lui le maõÃtre et le juge invisible de l'histoire d'un peuple, voire de l'histoire tout court, dont les eÂveÂnements heureux ou malheureux apparaissent comme les effets de ses actions salvatrices ou punitives (DeuteÂronome ; Rois). Elle rapporte des paroles d'hommes (les « propheÁtes » comme Amos ou OseÂe), et parfois de femmes (p. ex. la propheÂtesse Houlda, 2R 22.15ss), qui parlent ou eÂcrivent au nom de « Dieu » et dont le discours nous semblera cependant maintes fois plus eÂthique, social ou politique que religieux. Elle renferme aussi des prieÁres (p. ex. les Psaumes), c'est-aÁ-dire des paroles d'hommes et de femmes adresseÂes aÁ « Dieu », ouÁ s'expriment tour aÁ tour alleÂgresse et deÂsespoir, effroi et confiance, deÂsir et regret. Elle contient encore des reÂcits (p. ex. Esther), des poeÁmes (p. ex. le Cantique des cantiques) et des reÂflexions (p. ex. l'EccleÂsiaste / QoheÂleth) ouÁ « Dieu » peut sembler passablement absent. En tout cela la Bible reste, aussi, un livre humain Ð au point que theÂologiens et philosophes l'ont souvent jugeÂe trop humaine. Pourtant la tradition chreÂtienne, et les protestants y ont insisteÂ, reconnaõÃt dans tous les textes qui la composent Ð et pas seulement dans les discours attribueÂs au locuteur « Dieu » Ð une parole de Dieu, le produit d'une inspiration divine (cf. 2Tm 3.16). Cette confession de foi est souvent paradoxale : meÃme laÁ ouÁ Dieu ne parle pas (p. ex. Ruth), Dieu parle ! MeÃme laÁ ouÁ Dieu est violemment pris aÁ partie (p. ex. Job 3±31), Dieu parle ! PlutoÃt que de souscrire aÁ une telle affirmation avec une haÃte irreÂfleÂchie ou de la rejeter d'embleÂe, mieux vaut sans doute l'entendre comme une invitation aÁ l'approfondissement, aÁ la recherche, ou au deÂsir... Le Comite de reÂdaction


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AbreÂviations : livres bibliques dans l'ordre de l'eÂdition page GeneÁse ................................... Gn ....... 21 Exode ..................................... Ex........ 90 LeÂvitique ................................. Lv ...... 143 Nombres ................................. Nb ..... 180 DeuteÂronome .......................... Dt ...... 233 JosueÂ...................................... Jos .... 280 Juges...................................... Jg...... 311 Ruth........................................ Rt ...... 344 Premier livre de Samuel........... 1S ..... 350 Second livre de Samuel ........... 2S ..... 400 Premier livre des Rois .............. 1R ..... 435 Second livre des Rois .............. 2R ..... 484 Premier livre des Chroniques ... 1Ch ... 528 Second livre des Chroniques .... 2Ch ... 562 Esdras..................................... Esd .... 601 NeÂheÂmie ................................. Ne ..... 618 Esther ..................................... Est..... 638 Job ......................................... Jb...... 649 Psaumes ................................. Ps ...... 688 Proverbes................................ Pr ...... 791 EccleÂsiaste ou QoheÂleth ........... Ec ...... 834 Cantique des cantiques ............ Ct ...... 847 EsaõÈe ....................................... Es ...... 856 JeÂreÂmie................................... Jr ...... 939 Lamentations .......................... Lm .. 1020 EzeÂchiel .................................. Ez .... 1031 Daniel ..................................... Dn ... 1092 OseÂe ....................................... Os ... 1114 JoeÈl ........................................ Jl..... 1129 Amos ...................................... Am .. 1136 Abdias .................................... Ab ... 1148 Jonas...................................... Jon.. 1151 MicheÂe .................................... Mi ... 1157 Nahum ................................... Na ... 1167 Habacuc .................................. Ha ... 1174 Sophonie ................................ So ... 1181 AggeÂe ..................................... Ag ... 1188 Zacharie .................................. Za.... 1192 Malachie ................................. Ml ... 1208 Selon Matthieu ........................ Mt ... 1242 Selon Marc ............................. Mc... 1295 Selon Luc ................................ Lc .... 1330 Selon Jean .............................. Jn.... 1388 Actes des ApoÃtres.................... Ac ... 1427 Aux Romains........................... Rm .. 1477 PremieÁre aux Corinthiens ......... 1Co . 1501 Seconde aux Corinthiens ......... 2Co . 1524 Aux Galates ............................ Ga ... 1536 Aux EpheÂsiens ........................ Ep ... 1548 Aux Philippiens ....................... Ph ... 1558 Aux Colossiens........................ Col .. 1566 PremieÁre aux Thessaloniciens .. 1Th.. 1573 Seconde aux Thessaloniciens... 2Th.. 1582 PremieÁre aÁ TimotheÂe ............... 1Tm. 1585 Seconde aÁ TimotheÂe ................ 2Tm. 1596 A Tite ...................................... Tt .... 1601 A PhileÂmon ............................. Phm 1604 Aux HeÂbreux ........................... He ... 1608 Jacques .................................. Jc .... 1625 PremieÁre de Pierre ................... 1P.... 1634 Seconde de Pierre ................... 2P.... 1644 PremieÁre de Jean .................... 1Jn .. 1651 DeuxieÁme de Jean ................... 2Jn .. 1660 TroisieÁme de Jean ................... 3Jn .. 1661 Jude ....................................... Jd.... 1662 Apocalypse de Jean................. Ap ... 1667

dans l'ordre alphabeÂtique des noms de livre

page

Abdias .................................... Ab ... 1148 Actes des ApoÃtres.................... Ac ... 1427 AggeÂe ..................................... Ag ... 1188 Amos ...................................... Am .. 1136 Apocalypse de Jean................. Ap ... 1667 Cantique des cantiques ............ Ct ...... 847 Premier livre des Chroniques ... 1Ch ... 528 Second livre des Chroniques .... 2Ch ... 562 Aux Colossiens........................ Col .. 1566 PremieÁre aux Corinthiens ......... 1Co . 1501 Seconde aux Corinthiens ......... 2Co . 1524 Daniel ..................................... Dn ... 1092 DeuteÂronome .......................... Dt ...... 233 EccleÂsiaste (ou QoheÂleth) ......... Ec ...... 834 Aux EpheÂsiens ........................ Ep ... 1548 EsaõÈe ....................................... Es ...... 856 Esdras..................................... Esd .... 601 Esther ..................................... Est ..... 638 Exode ..................................... Ex........ 90 EzeÂchiel .................................. Ez .... 1031 Aux Galates ............................ Ga ... 1536 GeneÁse ................................... Gn ....... 21 Habacuc .................................. Ha ... 1174 Aux HeÂbreux ........................... He ... 1608 Jacques .................................. Jc .... 1625 Selon Jean .............................. Jn.... 1388 PremieÁre de Jean .................... 1Jn .. 1651 DeuxieÁme de Jean ................... 2Jn .. 1660 TroisieÁme de Jean ................... 3Jn .. 1661 JeÂreÂmie................................... Jr ...... 939 Job ......................................... Jb...... 649 JoeÈl ........................................ Jl..... 1129 Jonas...................................... Jon.. 1151 JosueÂ...................................... Jos .... 280 Jude ....................................... Jd.... 1662 Juges...................................... Jg...... 311 Lamentations .......................... Lm .. 1020 LeÂvitique ................................. Lv ...... 143 Selon Luc ................................ Lc .... 1330 Malachie ................................. Ml ... 1208 Selon Marc ............................. Mc ... 1295 Selon Matthieu ........................ Mt ... 1242 MicheÂe .................................... Mi ... 1157 Nahum ................................... Na ... 1167 NeÂheÂmie ................................. Ne ..... 618 Nombres ................................. Nb ..... 180 OseÂe ....................................... Os ... 1114 A PhileÂmon ............................. Phm 1604 Aux Philippiens ....................... Ph ... 1558 PremieÁre de Pierre ................... 1P.... 1634 Seconde de Pierre ................... 2P.... 1644 Proverbes................................ Pr ...... 791 Psaumes ................................. Ps ...... 688 QoheÂleth (ou EccleÂsiaste) ......... Ec ...... 834 Premier livre des Rois .............. 1R ..... 435 Second livre des Rois .............. 2R ..... 484 Aux Romains........................... Rm .. 1477 Ruth........................................ Rt ...... 344 Premier livre de Samuel........... 1S ..... 350 Second livre de Samuel ........... 2S ..... 400 Sophonie ................................ So ... 1181 PremieÁre aux Thessaloniciens .. 1Th.. 1573 Seconde aux Thessaloniciens... 2Th.. 1582 PremieÁre aÁ TimotheÂe ............... 1Tm. 1585 Seconde aÁ TimotheÂe ................ 2Tm. 1596 A Tite ...................................... Tt .... 1601 Zacharie .................................. Za.... 1192

dans l'ordre alphabeÂtique des abreÂviations

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Ab ..... Abdias .................................. 1148 Ac ...... Actes .................................... 1427 Ag ..... AggeÂe ................................... 1188 Am .... Amos .................................... 1136 Ap ..... Apocalypse ........................... 1667 1Ch .... 1 Chroniques........................... 528 2Ch .... 2 Chroniques........................... 562 1Co .... 1 Corinthiens ......................... 1501 2Co .... 2 Corinthiens ......................... 1524 Col..... Colossiens ............................ 1566 Ct ...... Cantique ................................. 847 Dn ..... Daniel ................................... 1092 Dt ...... DeuteÂronome .......................... 233 Ec ...... EccleÂsiaste .............................. 834 Ep...... EpheÂsiens ............................. 1548 Es ...... EsaõÈe ....................................... 856 Esd .... Esdras..................................... 601 Est ..... Esther ..................................... 638 Ex ...... Exode ....................................... 90 Ez ...... EzeÂchiel ................................ 1031 Ga ..... Galates ................................. 1536 Gn ..... GeneÁse ..................................... 21 Ha...... Habacuc ................................ 1174 HeÂ...... HeÂbreux ................................ 1608 Jb ...... Job ......................................... 649 Jc ...... Jacques ................................ 1625 Jd ...... Jude ..................................... 1662 Jg ...... Juges...................................... 311 Jl ....... JoeÈl ...................................... 1129 Jn ...... Jean ..................................... 1388 1Jn .... 1 Jean ................................... 1651 2Jn .... 2 Jean ................................... 1660 3Jn .... 3 Jean ................................... 1661 Jon .... Jonas.................................... 1151 Jos .... JosueÂ...................................... 280 Jr....... JeÂreÂmie .................................. 939 Lc ...... Luc ....................................... 1330 Lm ..... Lamentations ........................ 1020 Lv ...... LeÂvitique ................................. 143 Mc ..... Marc ..................................... 1295 Mi...... MicheÂe .................................. 1157 Ml...... Malachie ............................... 1208 Mt ..... Matthieu ............................... 1242 Na ..... Nahum ................................. 1167 Nb ..... Nombres................................. 180 Ne ..... NeÂheÂmie ................................. 618 Os ..... OseÂe ..................................... 1114 1P ...... 1 Pierre ................................. 1634 2P ...... 2 Pierre ................................. 1644 Ph...... Philippiens ............................ 1558 Phm ... PhileÂmon .............................. 1604 Pr ...... Proverbes................................ 791 Ps ...... Psaumes ................................. 688 1R ...... 1 Rois ..................................... 435 2R ...... 2 Rois ..................................... 484 Rm .... Romains ............................... 1477 Rt ...... Ruth ....................................... 344 1S ...... 1 Samuel ................................ 350 2S ...... 2 Samuel ................................ 400 So ..... Sophonie .............................. 1181 1Th .... 1 Thessaloniciens .................. 1573 2Th .... 2 Thessaloniciens .................. 1582 1Tm ... 1 TimotheÂe ............................ 1585 2Tm ... 2 TimotheÂe ............................ 1596 Tt....... Tite ....................................... 1601 Za ...... Zacharie ................................ 1192


INTRODUCTION

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N.B. Selon la pratique traditionnelle des eÂditions de la Bible, les livres sont diviseÂs en chapitres dont le deÂbut est indique dans la marge par de gros chiffres (1, 2, 3...) ; chaque chapitre est divise en versets dont le deÂbut est signale ensuite par de petits chiffres dans la marge (2, 3, 4) ; si le deÂbut du verset ne coõÈncide pas avec le deÂbut de la ligne, il est marque dans le texte par un petit trait vertical (|). Dans les reÂfeÂrences, . seÂpare le numeÂro de chapitre et le numeÂro de verset. Ainsi Jn 3.16 renvoie aÁ l'Evangile « selon Jean », chapitre 3 (chercher le 3), verset 16 (chercher le 16 apreÁs le 3 et, le cas eÂcheÂant, le petit trait | sur la ligne noteÂe 16). Les renvois aux livres qui n'ont qu'un seul chapitre (Ab, Phm, 2Jn, 3Jn et Jd) indiquent seulement le numeÂro du verset. , seÂpare plusieurs numeÂros de versets non conseÂcutifs dans un meÃme chapitre (p. ex. Jn 3.16,19,36 = Evangile « selon Jean », chap. 3, v. 16, 19 et 36). ; seÂpare deux reÂfeÂrences dans deux chapitres du meÃme livre ou dans deux livres diffeÂrents. - entre deux chiffres, deÂlimite un passage aÁ lire, en indiquant le premier et le dernier verset de ce passage (p. ex. Lc 10.25-37 = Evangile « selon Luc », chap. 10, depuis le v. 25 jusqu'au v. 37 inclus). ± est utilise dans le meÃme sens quand le passage deÂsigne est aÁ cheval sur plusieurs chapitres (p. ex. He 3±4 deÂsigne la totalite des chap. 3 et 4 de l'eÂpõÃtre aux HeÂbreux ; He 3.7±4.9 deÂsigne la portion qui commence au chap. 3, v. 7, pour s'achever au chap. 4, v. 9). Dans les mentions de textes non bibliques (p. ex. les eÂcrits de QumraÃn$), il arrive que des reÂfeÂrences apparemment similaires renvoient, non aÁ des chapitres et aÁ des versets reÂsultant d'un deÂcoupage logique, mais aÁ un repeÂrage conventionnel eÂtabli sur des criteÁres mateÂriels (p. ex. numeÂros de colonne et de ligne dans un manuscrit).

Autres abreÂviations, symboles et signes renvoie aÁ l'index (p. 1691) ; l'entreÂe correspondante est aÁ chercher, dans l'ordre alphabeÂtique, au mot qui porte l'asteÂrisque ($) ou aÁ un terme apparente dont les trois premieÁres lettres au moins sont identiques (p. ex. glorifier $ renvoie aÁ l'article gloire). + apreÁs une reÂfeÂrence, renvoie aÁ une liste de reÂfeÂrences qui se trouve dans la note en bas de page correspondant au texte indiqueÂ. // apreÁs une reÂfeÂrence, renvoie aux paralleÁles, au sens strict, du passage en question ; ces paralleÁles sont indiqueÂs dans le texte meÃme, en teÃte de section (souvent apreÁs un sous-titre). [] indique une difficulte textuelle dans le Nouveau Testament : ± dans le texte principal, ces crochets carreÂs deÂlimitent un texte absent des manuscrits les plus anciens, qui a cependant eÂte conserve aÁ cause de l'importance qu'il a prise, de longue date, dans la tradition chreÂtienne (p. ex. Mc 16.9ss ; Lc 22.43s ; 23.34 ; Jn 7.53±8.10) ; ± dans les notes, entourant un numeÂro de verset (p. ex. Mt 17.21 ; 18.11 ; 23.14), ils signalent que le texte correspondant, qui a eÂte pris en compte aÁ l'eÂpoque ouÁ a eÂte fixeÂe la numeÂrotation, ne figurait pas dans les manuscrits les plus anciens ; ± dans une variante textuelle preÂsenteÂe en note (p. ex. Ac 5.29n), ils deÂlimitent une portion de texte qui n'est attesteÂe que par une partie des teÂmoins de la variante. Les italiques signalent, dans le texte : ± des mots eÂtrangers du point de vue de l'original (p. ex. Abba, AlleÂluia, Amen qui sont des mots heÂbreux ou arameÂens transcrits dans le texte grec du Nouveau Testament) ; ± un passage de l'Ancien Testament cite textuellement dans le Nouveau Testament. Les italiques signalent, dans les notes : ± d'autres traductions possibles ; ± des variantes des manuscrits ou des versions anciennes ; ± des transcriptions de termes originaux ; ± des reÂfeÂrences correspondant aÁ une citation textuelle de l'Ancien Testament dans le Nouveau Testament. Les italiques gras signalent, dans les notes, la portion du texte aÁ laquelle se reÂfeÁre la note. & environ, aÁ peu preÁs * * mariage (dans les tableaux geÂneÂalogiques) apr. J.-C. apreÁs JeÂsus-Christ A.T. Ancien Testament av. J.-C. avant JeÂsus-Christ c.-aÁ-d. c'est-aÁ-dire cf. confer, voir (en particulier, telle reÂfeÂrence) ; indique habituellement une relation indirecte entre le texte annote et le(s) texte(s) donneÂ(s) en reÂfeÂrence. chap. chapitre(s) cm centimeÁtre(s) DIEU les petites capitales indiquent que le texte heÂbreu emploie le nom$ divin YHWH. g gramme(s) kg kilogramme(s) km kilomeÁtre(s) l litre(s) litt. litteÂraliteÂ, litteÂralement ; introduit une transposition formelle (« mot aÁ mot ») d'une formule speÂcifique de l'original. Cette correspondance litteÂrale donne aÁ chaque eÂleÂment de l'expression un eÂquivalent conventionnel, qui n'est pas forceÂment aÁ lire comme son « sens de base »; en effet, il ne s'agit pas tou$


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INTRODUCTION

jours du sens « premier » du terme (dans le temps) ni de celui qui convient le mieux au contexte. Il ne faut donc pas voir dans la correspondance litteÂrale une traduction plus exacte que celle qui figure dans le texte Ð en fait ce serait souvent, aÁ bien des eÂgards, une mauvaise traduction, dans la mesure ouÁ elle serait inutilement obscure ou eÂquivoque. Elle permet toutefois au lecteur de se faire une ideÂe des jeux verbaux de l'original et de percevoir des analogies entre des textes ouÁ les meÃmes mots sont, par neÂcessite contextuelle, traduits diffeÂremment. Cette information ouvre quelquefois sur d'autres sens possibles, bien que ces sens aient paru moins probables aux traducteurs dans un contexte donneÂ. LXX Bible des Septante, traduction grecque de l'Ancien Testament (voir LXX$) m meÁtre(s) ms(s) manuscrit(s) n apreÁs une reÂfeÂrence, renvoie aÁ la note du verset indiqueÂ. N.T. Nouveau Testament p. ex. par exemple reÂf. reÂfeÂrence(s) s (ou ss) apreÁs un numeÂro de chapitre ou de verset, dans une reÂfeÂrence, indique qu'il faut lire aussi le (ou les) chapitre(s) ou verset(s) suivant(s). s. sieÁcle(s) SEIGNEUR les petites capitales indiquent que le texte heÂbreu emploie le nom$ divin YHWH. Smr Pentateuque samaritain, eÂdition heÂbraõÈque ancienne des cinq premiers livres de la Bible en usage dans la communaute samaritaine (voir Smr$) Syr traduction syriaque de la Bible (voir Syr$) Tg Targum, traduction (souvent interpreÂtative) en arameÂen d'un texte heÂbreu de la Bible (voir Tg$) v. verset(s) Vg Vulgate, traduction latine de la Bible (voir Vg$)


L'Ancien Testament INTRODUCTION Ce que les chreÂtiens, protestants en particulier, appellent l'Ancien Testament constitue aÁ lui seul l'inteÂgralite de la Bible juive. Le mot « testament » vient du latin testamentum qui, outre « testament », signifie aussi « alliance ». DeÂsigner la Bible heÂbraõÈque comme Ancien ou Premier Testament, c'est consideÂrer implicitement qu'elle se reÂfeÁre aÁ une alliance Ð l'alliance du Dieu d'IsraeÈl avec son peuple Ð d'une facËon ou d'une autre deÂpasseÂe (par une seconde alliance ou un « Nouveau Testament » ; cf. 2Co 3.14 ; He 8). Il s'agit donc d'une appellation deÂcoulant de la foi en JeÂsus-Christ et marqueÂe par la rupture entre judaõÈsme et christianisme. Rupture qui a valu aÁ bien des non-Juifs de devenir lecteurs de la Bible juive. $

Le texte de l'Ancien Testament Tous les livres de l'Ancien Testament, tels qu'ils sont preÂsenteÂs dans cette eÂdition, sont traduits d'un texte heÂbreu, aÁ l'exception de quelques chapitres de Daniel et d'Esdras dont l'original est en arameÂen. L'heÂbreu et l'arameÂen, comme l'arabe, sont des langues seÂmitiques qui s'eÂcrivent de droite aÁ gauche. Dans l'eÂcriture courante, les voyelles ne sont geÂneÂralement pas noteÂes. Il s'ensuit que les meÃmes seÂquences de lettres peuvent souvent se lire de plusieurs facËons et preÂsenter des sens diffeÂrents (voir le tableau « Les langues de la Bible : transcription et traduction », p. 8). La lecture traditionnelle du texte heÂbreu n'a eÂte fixeÂe par eÂcrit qu'assez tardivement, dans la deuxieÁme moitie du premier milleÂnaire apr. J.-C., par une eÂcole de scribes appeleÂs les MassoreÁtes (de l'arameÂen masora, qui eÂvoque leur travail de « comptage » ou d'« inventaire »

des sections, des mots et des lettres du texte biblique), d'ouÁ le nom de « texte massoreÂtique » donne au texte des manuscrits issus directement ou indirectement de leur travail. Mais deÂjaÁ longtemps auparavant, vers la fin du Ier sieÁcle apr. J.-C. sans doute, les manuscrits consonantiques (ouÁ les voyelles n'eÂtaient pas eÂcrites) avaient eÂte largement standardiseÂs en un texte officiel valable pour l'ensemble de la communaute juive ; ceux qui portaient des lecËons divergentes ont eÂte presque tous eÂlimineÂs (le Pentateuque samaritain [Smr ] et certains textes retrouveÂs au XXe sieÁcle aÁ QumraÃn , preÁs de la mer Morte, constituent des exceptions notables). L'Ancien Testament que nous traduisons correspond donc, aÁ de treÁs rares exceptions preÁs (toujours signaleÂes dans les notes), aÁ un texte heÂbreu qui a eÂte recËu et transmis par la communaute juive de geÂneÂration en geÂneÂration, en l'occurrence tel qu'il est repreÂsente dans le Codex de Leningrad, un manuscrit massoreÂtique d'excellente qualite datant de 1008 ou 1009 apr. J.-C. ; ce manuscrit retrouve au Caire a eÂte transmis, comme beaucoup d'autres, par les QaraõÈtes, ces « protestants » du judaõÈsme qui privileÂgiaient l'Ecriture par rapport aÁ la tradition rabbinique et avaient accueilli et relaye l'entreprise des MassoreÁtes. Mais les chreÂtiens n'ont pas toujours traduit leur « Ancien Testament » sur la Bible heÂbraõÈque. $

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Bible heÂbraõÈque ou Bible grecque ? Comme l'attestent, entre autres choses, les emprunts du « Nouveau Testament » aÁ l'« Ancien Testament », les premiers chreÂtiens connaissaient surtout ces textes dans leur traduction grecque, commenceÂe au IIIe sieÁcle

av. J.-C. par des Juifs d'Alexandrie, en Egypte, aÁ l'intention de la communaute juive qui vivait hors de son pays et qui ne parlait plus gueÁre l'heÂbreu. Suivant une leÂgende connue par la Lettre d'AristeÂe (voir encadre p. 566), soixante-douze (septante-deux) savants juifs, six de chaque tribu d'IsraeÈl, auraient traduit, seÂpareÂment, l'inteÂgralite de la Bible en soixante-douze jours, ce qui a valu aÁ cette traduction son nom de Bible des Septante (LXX ). Certes il s'agit bien aÁ l'origine d'une traduction juive de la Bible juive, qui teÂmoigne, au meÃme titre que le texte massoreÂtique, des facËons dont le texte biblique eÂtait lu dans le judaõÈsme avant l'aveÁnement du christianisme. Elle semble bien, dans de nombreux cas, traduire un texte heÂbreu qui diffeÁre quelque peu de l'anceÃtre du texte massoreÂtique : certaines de ses variantes ont d'ailleurs trouve une correspondance dans des manuscrits heÂbreux de QumraÃn. Cependant, avec la naissance des communauteÂs chreÂtiennes au Ier sieÁcle apr. J.-C., surtout aÁ l'inteÂrieur et autour des communauteÂs juives de langue grecque, la Septante va eÃtre de plus en plus utiliseÂe par les chreÂtiens. Au terme d'une peÂriode de crise, aggraveÂe par la destruction du temple de JeÂrusalem par les Romains en 70, le judaõÈsme va se replier sur le texte heÂbreu et le standardiser, en eÂliminant la quasi-totalite des lecËons divergentes, notamment celles dont on peut trouver une trace dans la Septante. De fait, bien des deÂbats d'interpreÂtation entre juifs et chreÂtiens, dans les premiers sieÁcles du christianisme, s'eÂclairent quand on comprend que les chreÂtiens lisent le grec de la Septante, tandis que les juifs lisent un texte heÂbreu diffeÂrent (l'anceÃtre du « texte massoreÂtique »). $


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ANCIEN TESTAMENT ± Introduction

Il faudra attendre saint JeÂroÃme, l'auteur de la Vulgate latine aux IVe et Ve sieÁcles, pour que les chreÂtiens se mettent aÁ traduire leur « Ancien Testament » sur le texte heÂbreu de la Bible juive (ou du moins sur des traductions grecques comme celle d'Aquila, plus proche du texte heÂbreu standard que la Septante), revendiquant l'hebraica veritas (« veÂrite heÂbraõÈque »). Pratique que les ReÂformateurs du XVIe sieÁcle ont renouveleÂe en abandonnant le latin pour revenir aux « originaux » heÂbreu et arameÂen, au risque de rendre difficile aÁ comprendre la facËon dont les auteurs du Nouveau Testament lisaient l'« Ancien » (en grec). De laÁ une bonne partie des difficulteÂs qu'eÂprouvent toujours les lecteurs des bibles modernes quand il s'agit d'expliquer, voire d'identifier, les citations de l'Ancien Testament dans le Nouveau Testament. On peut prendre la mesure des diffeÂrences en lisant les premieÁres pages de l'Evangile selon Matthieu (traduit du grec) et en se reportant au passage correspondant de l'Ancien Testament (traduit de l'heÂbreu) chaque fois qu'on trouve « il est eÂcrit ». La coexistence milleÂnaire de ces deux eÂditions de la Bible explique de nombreuses particulariteÂs des traductions francËaises de l'Ancien Testament. D'abord la classification des livres. Bien que certains manuscrits diffeÁrent dans le deÂtail, la Bible heÂbraõÈque traditionnelle commence par la Torah (terme qui signifie « instruction », « enseignement », « loi »), qui se compose des cinq premiers livres de la Bible (Gn, Ex, Lv, Nb, Dt) Ð cela meÃme que la tradition grecque appelle le Pentateuque (le mot deÂsigne, au propre, les « cinq eÂtuis » ouÁ l'on rangeait les rouleaux). Mais ensuite le classement diverge. De l'ordre dominant dans les manuscrits grecs nous vient, par l'intermeÂdiaire de la Vulgate, l'ordre traditionnel des bibles francËaises, qui est celui de la preÂsente eÂdition : livres dits historiques (de Josue aÁ Esther), poeÂtiques (de Job aÁ l'EccleÂsiaste), puis propheÂtiques (d'EsaõÈe aÁ Malachie). Mais l'ordre heÂbraõÈque traditionnel (celui que JeÂsus aurait suivi, selon Lc 24.44, et qui eÂtait deÂjaÁ atteste par $

le Siracide ) place juste apreÁs la Torah les PropheÁtes (en heÂbreu Nebi'im), qui incluent une partie des livres que la tradition issue de la Septante traite comme « historiques » (JosueÂ, Samuel, Rois, mais non pas Ruth, ni les Chroniques, ni Esdras-NeÂheÂmie, ni Esther) ou « propheÂtiques » (d'EsaõÈe aÁ Malachie, mais non pas les Lamentations ni Daniel). La tradition juive elle-meÃme ne distinguera ces deux cateÂgories de « PropheÁtes » (« Premiers PropheÁtes » et « Derniers PropheÁtes ») qu'aÁ partir de la fin du XVe sieÁcle. Ensuite viennent les Ecrits (en heÂbreu Ketouvim) qui comprennent les Psaumes, Job, les Proverbes, mais aussi les Cinq megilloth ou « rouleaux » lus aÁ l'occasion des feÃtes (Ruth, Cantique des cantiques, QoheÂleth = EccleÂsiaste, Lamentations, Esther), et enfin seulement Daniel, Esdras-NeÂheÂmie, et les Chroniques (pour plus de deÂtails, voir le tableau comparatif ci-contre). Cette classification a eÂte adopteÂe par certaines bibles chreÂtiennes. DeÁs 1900, la SocieÂte biblique de Paris publiait une eÂdition de la Bible Segond dans l'ordre heÂbraõÈque. Mais cette initiative isoleÂe n'a pas alors eu raison des habitudes de lecture enracineÂes dans le protestantisme francËais. Dans le dernier quart du XXe sieÁcle, la Traduction úcumeÂnique de la Bible (TOB) et les premieÁres eÂditions de la Bible en francËais courant ont contribue aÁ faire mieux connaõÃtre cet ordre, au moins en Europe francophone. Dans la preÂsente eÂdition d'eÂtude, on remarquera que les listes de reÂfeÂrences figurant dans les notes de bas de page suivent l'ordre heÂbraõÈque. Celui-ci, en effet, offre probablement une meilleure correspondance avec les eÂtapes de la constitution du recueil des eÂcrits bibliques. La diffeÂrence entre Bible heÂbraõÈque et Septante a une autre conseÂquence, plus importante. Les manuscrits de la Septante comportent en effet certains textes qui n'ont pas eÂte retenus par les canons juif et protestant, lesquels sont sur ce point rigoureusement identiques (le mot « canon », deÂrive d'un terme grec qui signifie « reÁgle », deÂsigne la liste des textes recËus comme sacreÂs ou comme faisant autorite $

dans une communaute religieuse donneÂe). Bien que ces textes nous soient parvenus en grec, certains d'entre eux ont eÂte eÂcrits aÁ l'origine en heÂbreu (ainsi le livre du Siracide, dont on a retrouve en partie l'original, assez diffeÂrent d'ailleurs de la traduction grecque). Jusqu'au XVIe sieÁcle, l'ensemble des chreÂtiens les lisaient habituellement avec les livres du canon juif. Telle est toujours, avec diverses particulariteÂs, la pratique des Eglises d'Orient : en 1672, le synode de JeÂrusalem s'est expresseÂment prononceÂ, au nom de l'orthodoxie, en faveur de la plupart d'entre eux, quoique par la suite des reÂserves globales ou partielles aient pu eÃtre exprimeÂes aÁ leur sujet dans le monde orthodoxe. En Occident, au XVIe sieÁcle, la ReÂforme et le Concile de Trente (1545-1563) avaient, sur ce point comme en bien d'autres, consacre une rupture : les protestants s'eÂtaient aligneÂs sur le canon juif, deÂclarant tous les textes suppleÂmentaires apocryphes et leur deÂniant toute autorite en matieÁre de foi Ð ce qui ne les empeÃchait pas de les consideÂrer comme « profitables et utiles aÁ lire », selon la formule de Luther. Le catholicisme, en revanche, a dresse une liste de textes (Judith, Tobit, 1 et 2 MaccabeÂes, Sagesse, Siracide ou EccleÂsiastique, Baruch, Lettre de JeÂreÂmie Ð qui forme parfois le dernier chapitre de Baruch Ð ainsi que les suppleÂments grecs aÁ Esther et aÁ Daniel) qu'il a officiellement admis dans son canon. D'apreÁs une terminologie qui semble avoir eÂte forgeÂe par Sixte de Sienne (1520-1569), un juif italien converti au catholicisme, on les nomme habituellement deuteÂrocanoniques, par opposition aux « protocanoniques » qui sont admis par tous. Jusqu'au XVIIIe sieÁcle ces eÂcrits figuraient, aÁ part des autres, souvent en plus petits caracteÁres, dans la majeure partie des bibles protestantes de France. Depuis le XIXe sieÁcle, en grande partie sous l'influence anglo-saxonne, le protestantisme francophone a perdu l'habitude de les eÂditer et de les lire. Cependant, ces textes preÂsentent un inteÂreÃt certain pour qui cherche aÁ connaõÃtre le contexte religieux, historique et litteÂraire de la naissance du chris-


ANCIEN TESTAMENT ± Introduction

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Sommaires compareÂs de la Bible heÂbraõÈque et de la Septante (selon les eÂditions courantes ; en fait les manuscrits peuvent varier sensiblement quant aÁ l'ordre et au contenu) BIBLE HEÂBRAIÈQUE

SEPTANTE

Torah

Pentateuque

(titres d'apreÁs les premiers mots du livre) Au commencement (= GeneÁse) Voici les noms (= Exode) Il appela (= LeÂvitique) Dans le deÂsert (= Nombres) Voici les paroles (= DeuteÂronome) PropheÁtes « Premiers PropheÁtes »

GeneÁse Exode LeÂvitique Nombres DeuteÂronome Livres historiques

Josue Juges Samuel Rois

Josue Juges Ruth 1 et 2 ReÁgnes 3 et 4 ReÁgnes 1 et 2 ParalipomeÁnes (= Chroniques) 1 Esdras $ (= 3 Esdras) 2 Esdras (= Esdras-NeÂheÂmie) Esther $ (augmenteÂ) Judith $ Tobit $ 1, 2, 3 et 4 MaccabeÂes $ Livres poeÂtiques Psaumes Odes Proverbes EccleÂsiaste Cantique des cantiques Job Sagesse $ EccleÂsiastique (ou Siracide $) Psaumes de Salomon $

« Derniers PropheÁtes »

Livres propheÂtiques

EsaõÈe JeÂreÂmie

EzeÂchiel Les Douze propheÁtes, dans l'ordre : OseÂe, JoeÈl, Amos, Abdias, Jonas, MicheÂe, Nahum, Habacuc, Sophonie, AggeÂe, Zacharie, Malachie Ecrits Louanges (= Psaumes) Job Maximes (= Proverbes) Les cinq Rouleaux : Ruth, Cantique des cantiques, QoheÂleth (= EccleÂsiaste), Lamentations, Esther Daniel Esdras-NeÂheÂmie Paroles des jours (= Chroniques)

Les Douze propheÁtes, dans l'ordre : OseÂe, Amos, MicheÂe, JoeÈl, Abdias, Jonas, Nahum, Habacuc, Sophonie, AggeÂe, Zacharie, Malachie EsaõÈe JeÂreÂmie Baruch $ Lamentations Lettre de JeÂreÂmie $ EzeÂchiel Daniel $ (augmenteÂ)

Dans cette colonne, les noms en italiques deÂcaleÂs vers la droite sont ceux des livres qui n'ont pas de correspondant dans la Bible heÂbraõÈque : ± ceux qui sont souligneÂs correspondent aux textes deu$ teÂrocanoniques des bibles catholiques ; ± ceux qui ne le sont pas ne sont admis ni dans le canon catholique ni dans le canon protestant.


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ANCIEN TESTAMENT ± Introduction

tianisme et de sa rupture avec le judaõÈsme. La preÂsente version reproduit en note des extraits de ces eÂcrits, ainsi que de nombreux autres qui n'ont pas eÂte retenus par le canon catholique, lorsqu'ils preÂsentent une relation possible avec le texte (voir l'introduction geÂneÂrale aÁ la Bible, p. 8). La grande bibliotheÁque d'IsraeÈl L'Ancien Testament apparaõÃt avant tout comme le grand recueil des principaux textes de l'ancien IsraeÈl. Il s'est constitueÂ, au fil des sieÁcles, dans une zone clef, aÁ l'extreÂmite sud-est de la MeÂditerraneÂe, au point neÂvralgique entre l'Afrique (Egypte) et l'Asie (Arabie, Syrie et MeÂsopotamie). L'IsraeÈl ancien est surtout connu des historiens aÁ partir de l'eÂpoque de sa monarchie, c'estaÁ-dire au Ier milleÂnaire av. J.-C. Il est longtemps divise en deux royaumes : celui du nord, qui porte le nom d'IsraeÈl et dont la capitale, aÁ partir d'Omri (vers 880 av. J.-C.) ; sera Samarie (cf. 1R 12) ; et celui du sud, appele Juda, dont la capitale est JeÂrusalem. ApreÁs la prise de Samarie par les Assyriens en 722/1 av. J.-C. (cf. 2R 17), JeÂrusalem devient l'unique centre politique et religieux (cf. 2R 23). Mais la destruction du temple de JeÂrusalem par les Babyloniens en 587/6 av. J.-C. et l'exil d'une partie de la population mettront un terme aÁ la peÂriode monarchique (cf. 2R 25). La reconstruction aura lieu sous la domination perse, qui s'eÂtend depuis la prise de Babylone par Cyrus en 537 av. J.-C. (cf. Esd-NeÂ) jusqu'aÁ l'eÂpoque helleÂnistique inaugureÂe par les conqueÃtes d'Alexandre le Grand (mort en 323 av. J.-C.). C'est autour de ces eÂveÂnements que se deÂploie l'activite de reÂdaction et d'eÂdition qui va donner forme aÁ l'Ancien Testament. Bien suÃr, celui-ci les met en perspective par des histoires plus anciennes : les patriarches (Gn 12±50), la sortie d'Egypte sous la conduite de MoõÈse, le don de la Torah et la traverseÂe du deÂsert (Ex ; Nb), l'installation en Canaan (Jos), l'eÂpoque preÂmonarchique (Jg). Les introductions aux diffeÂrents livres de l'Ancien Testament taÃcheront de

preÂciser, autant que faire se peut, le contexte et les attaches historiques de chaque texte. La queÃte des origines Il reste difficile de preÂciser l'origine des textes de la Bible heÂbraõÈque. Sans aucun doute les reÂdacteurs ont-ils puise dans l'immense reÂservoir de la tradition orale, c'est-aÁ-dire dans des reÂcits qui se transmettaient de geÂneÂration en geÂneÂration, peut-eÃtre aÁ l'occasion de certaines feÃtes. Ils ont probablement repris des informations qui avaient deÂjaÁ eÂte coucheÂes par eÂcrit sous une autre forme. La Bible mentionne parfois des sources eÂcrites qui ne nous sont pas parvenues, comme le Livre du Juste (Jos 10.13 ; 2S 1.18), l'Histoire de Salomon (1R 11.41), les Chroniques des rois d'IsraeÈl (1R 14.19 etc.) ou les Chroniques des rois de Juda (1R 14.29). Les recueils des Psaumes, des Proverbes ou des Douze propheÁtes (qui forment un tout aussi bien dans le texte heÂbreu traditionnel que dans la Septante, quoique dans un ordre diffeÂrent : voir le tableau comparatif p. 17) montrent eÂgalement comment on a pu compiler des eÂcrits de peÂriodes et d'auteurs divers. Dans la majeure partie de la Bible heÂbraõÈque comme dans la litteÂrature antique en geÂneÂral, la notion d'auteur n'a pas exactement le meÃme contenu qu'en litteÂrature moderne. Le roÃle du reÂdacteur varie d'ailleurs selon les textes. S'il est tributaire d'une tradition orale eÂgalement connue de ses lecteurs (ou auditeurs), il n'aura que relativement peu de latitude. Puisqu'il reÂeÂcrit autant ou plus qu'il n'eÂcrit, son « message », ses preÂoccupations ou ses centres d'inteÂreÃt propres n'apparaissent d'ordinaire que dans des touches discreÁtes, comme en marge du texte, ou meÃme aÁ la comparaison avec d'autres eÂcrits. De fait, dans la Bible, les reÂcits, mais aussi les poeÁmes, les meÂditations, les prieÁres, les preÂceptes de tous ordres ne tirent pas leur autorite de la personnalite de leur auteur : la relative rarete des textes aÁ la premieÁre personne du singulier en teÂmoigne. C'est surtout par son contenu et par l'office (propheÂtique, sacerdotal, royal) auquel il se rattachait que

tel ou tel texte se signalait aux sages juifs comme digne d'eÃtre retenu, recopie et transmis au peuple par une lecture aÁ haute voix. DeÁs lors, ce qui importe principalement, c'est l'analyse litteÂraire des textes eux-meÃmes, tels qu'ils nous sont parvenus. Quelques eÂleÂments d'analyse Une telle analyse pourrait conduire aÁ discerner dans la Bible au moins six types de textes, qui peuvent se deÂmultiplier en une diversite beaucoup plus large encore : 1) Des textes narratifs, qui racontent l'histoire. Soit la grande histoire officielle, fondatrice des institutions (ainsi le reÂcit de l'Exode fondateur de la nation, du sanctuaire et du sacerdoce, l'histoire de David fondatrice de la royauteÂ), soit de petites histoires, qui ont parfois pour effet d'illustrer l'ideÂologie qui sous-tend la grande histoire ou de lui faire contrepoids. Que l'on songe aÁ l'eÂpisode de David et Goliath (1S 17), qui incite le peuple aÁ se confier en son Dieu et non en sa propre force ; ou que l'on compare le reÂcit de Ruth, ouÁ une eÂtrangeÁre devient l'anceÃtre du roi David, avec le reÂcit de l'eÂlimination des occupants non israeÂlites de la Terre promise (Dt ; Jos ; voir aussi Esd 9±10). 2) Des textes relatifs aÁ un ordre sacreÂ, destineÂs aÁ preÂserver le cadre qui rend la vie possible. Ce sont, eÂvidemment, ceux qui s'inteÂressent de preÁs au temple , aÁ la preÃtrise , aux sacrifices , toutes choses qui sont laÁ pour restaurer un ordre Ð que la modernite dirait symbolique Ð sans cesse menace par le peÂche et l'impurete (voir pur , impur) ; mais aussi les textes de loi qui reÂgissent la vie domestique, locale et nationale, distinguant le pur de l'impur et le profane du sacreÂ, et deÂlimitant ainsi un espace pour l'existence commune. On retrouve le meÃme genre d'inteÂreÃt dans la premieÁre page de la GeneÁse, qui montre comment Dieu ordonne le monde et son temps pour la vie des hommes ; ou bien dans le chapitre 19 du LeÂvitique, ouÁ l'expose de l'ordre eÂthique et rituel selon la loi culmine dans le ceÂleÁbre tu aimeras ton prochain comme toimeÃme (v. 18). $

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ANCIEN TESTAMENT ± Introduction 3) Des textes de sagesse (voir « La litteÂrature de sagesse », p. 794), ouÁ des hommes reÂfleÂchissent sur la reÂalite qui conditionne leur existence. Soit avec la soumission optimiste qui caracteÂrise de nombreux Proverbes (Dieu reÂcompense le « juste » et punit le meÂchant : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, en somme, et il s'agit simplement de connaõÃtre et de suivre les reÁgles qui le reÂgissent pour y vivre le mieux possible), soit avec le questionnement violent de Job (un Dieu tout-puissant peut-il eÃtre pense comme juste ?), soit avec la « philosophie » deÂsabuseÂe de QoheÂleth (le monde est incompreÂhensible, il ne reÂpond aÁ aucune logique accessible aÁ l'homme, celui-ci ne peut que profiter du bonheur limite que Dieu lui offre). Un texte comme Gn 2±3, narratif dans sa forme, peut aussi se rattacher aÁ ce courant par son intention, comme l'indique par exemple sa facËon de rattacher la mort aÁ la « connaissance de ce qui est bon ou mauvais ». 4) Des textes propheÂtiques, dans les livres « propheÂtiques » certes mais aussi ailleurs. Contrairement aÁ ce que pourrait laisser croire l'emploi habituel du terme, le propheÁte n'est pas un devin qui annoncerait l'avenir, meÃme si la preÂdiction, souvent conditionnelle (voir « Le propheÁte de malheur peut-il eÃtre un faux propheÁte ? », p. 1155), tient une part non neÂgligeable dans son ministeÁre. C'est un homme qui parle au nom de Dieu pour dire ce qui n'est pas dit ni par la sagesse associeÂe au roi et aÁ son entourage, ni par la loi associeÂe au preÃtre. PropheÁte « titulaire », comme Nathan aupreÁs de David (2S 7; 12) ou EsaõÈe aupreÁs de ses descendants (Es 1±11), propheÁte « improvise » ou « spontane », comme Amos (7.14s), il recËoit de Dieu une parole directe qui fait autorite meÃme face aux deÂtenteurs du pouvoir ordinaire. On notera que le contenu de cette parole est souvent plus politique, social ou eÂthique que religieux, au sens eÂtroit du terme (cf. Es 1; Mi 3). 5) Des textes de prieÁre, notamment dans les Psaumes, ouÁ des hommes s'adressent aÁ Dieu pour dire leur deÂsespoir (Ps 88) ou leur $

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confiance (Ps 31), leur deÂtresse (Ps 22) ou leur joie (Ps 148), pour demander pardon (Ps 51) ou pour rendre graÃce (Ps 107). Ces textes sont souvent eÂcrits aÁ la premieÁre personne, du singulier ou du pluriel Ð y a-t-il d'ailleurs une si grande diffeÂrence quand on parle aÁ Dieu ? Ð et pourtant ils font preuve d'une remarquable autonomie aÁ l'eÂgard de leur origine historique (origine que les suscriptions des Psaumes s'efforcent parfois d'eÂlucider en preÂcisant un auteur et une situation de reÂfeÂrence) : qu'on en juge par la facilite avec laquelle des geÂneÂrations de croyants aussi eÂloigneÂes que les Juifs du Second temple, les premiers chreÂtiens ou les huguenots francËais ont pu tour aÁ tour se les approprier. 6) Des textes apocalyptiques enfin, comme Daniel : ils apportent, en geÂneÂral dans une situation de crise, un regard diffeÂrent sur le monde et son histoire, par l'intermeÂdiaire d'un message codeÂ, puis deÂchiffre (notamment sous la forme d'une vision eÂnigmatique, chargeÂe en symboles, interpreÂteÂe par un ange ou messager de Dieu). Combinant l'inspiration de la propheÂtie et celle de la sagesse, ils exacerbent les contrastes pour faire apparaõÃtre les enjeux cacheÂs d'une situation reÂelle confuse ou indeÂcise, soulignant l'opposition radicale entre le bien et le mal. Ce faisant ils reÂveÁlent (selon le sens du terme grec qui a donne « apocalypse », c.-aÁ-d. « reÂveÂlation ») en Dieu celui qui est et reste, en deÂpit des apparences, le maõÃtre de l'histoire. Celle-ci est alors raconteÂe comme eÂcrite aÁ l'avance et deÂbouchant sur une fin des temps qui consacrera le triomphe de Dieu et celui de son peuple, ainsi que le jugement des impies et des forces du mal. Les diffeÂrents types de textes que l'on a ainsi tente de deÂfinir mettent en úuvre un certain nombre de genres litteÂraires. Ainsi un oracle de jugement n'est pas reÂdige comme une annonce de salut, ni un hymne comme une lamentation. D'autre part, on peut distinguer des textes courants un style poeÂtique, que la mise en pages de la preÂsente traduction s'efforce de mettre en valeur. Les passages poeÂtiques sont repeÂreÂs par l'analyse meÂ$

19 trique, qui constate un certain rythme de la phrase. Outre les assonances et alliteÂrations, comparables aÁ nos rimes, qui sont parfois signaleÂes dans les notes, ils affectionnent le paralleÂlisme de la penseÂe, reÂpeÂtant en d'autres termes la meÃme ideÂe, aÁ quelque nuance preÁs (paralleÂlisme synonymique ou syntheÂtique, cf. Ps 37.1s), ou creÂant au contraire un contraste (« le juste » / « le meÂchant », cf. Pr 10.1ss). Les speÂcialistes qui eÂtudient les textes, aÁ la loupe pour ainsi dire, sont souvent frappeÂs par le travail litteÂraire dont teÂmoigne leur structure, ouÁ dominent les proceÂdeÂs d'inclusion et les chiasmes (eÂleÂments disposeÂs symeÂtriquement autour du centre d'un passage) : les introductions aux divers livres bibliques y font quelquefois allusion. S'il ne fallait tirer qu'une conclusion geÂneÂrale de ces analyses, ce serait peuteÃtre celle-ci : la Bible heÂbraõÈque a eÂte eÂcrite lentement, aÁ une eÂpoque qui ne connaissait ni l'imprimerie ni le traitement de texte, et ouÁ peu de gens savaient lire. Elle ne livrera ses secrets que si elle est lue lentement, eÂtudieÂe et meÂditeÂe Ð chaque texte en particulier, mais aussi par comparaison avec les autres. On observe eÂvidemment dans la Bible heÂbraõÈque de nombreux indices de parente litteÂraire et culturelle entre IsraeÈl et les peuples de l'Orient ancien avec lesquels il a eÂte en contact au cours de son histoire mouvementeÂe : l'Egypte, la PheÂnicie, la Syrie, l'Assyrie, Babylone, la Perse et la GreÁce notamment. Une connaissance de ces civilisations est donc aÁ coup suÃr treÁs utile pour comprendre les textes. La culture israeÂlite, aÁ bien des eÂgards originale, a su, comme toute culture, assimiler les influences qu'elle a rencontreÂes, de sorte que cellesci l'enrichissent plus qu'elles ne la deÂnaturent. C'est ce qui ressortira, bien souvent, des eÂleÂments de comparaison indiqueÂs dans les introductions et les notes. Traduire l'Ancien Testament Dans le deÂtail, la traduction de la Bible heÂbraõÈque est une affaire difficile. Si la connaissance du vocabulaire et de la grammaire de l'heÂbreu ancien a progresseÂ, notamment par comparaison avec


20 les langues voisines, elle comporte encore beaucoup de lacunes. En effet, l'eÂtude de l'heÂbreu biblique proprement dit porte sur un corpus extreÃmement reÂduit, puisque nous disposons de treÁs peu de textes heÂbreux contemporains de la Bible. De nombreux passages du texte massoreÂtique, celui que nous suivons en reÁgle geÂneÂrale, preÂsentent un sens plus ou moins obscur. L'obscurite peut s'expliquer en partie par notre ignorance de certains aspects de la langue. Mais il ne fait pas de doute qu'une autre partie des difficulteÂs reÂsulte d'erreurs de copistes. Ces erreurs, souvent dues aÁ l'eÂrosion des supports du texte recopieÂ, ont ensuite eÂteÂ, volontairement ou non, « canoniseÂes » dans le processus de standardisation du texte. Puisque les manuscrits heÂbreux les plus anciens ou repreÂsentant d'autres traditions ont presque tous eÂte eÂlimineÂs, tous les probleÁmes ne peuvent eÃtre reÂsolus par simple collationnement de manuscrits. La comparaison avec les versions anciennes (notamment la Septante, la plus ancienne d'entre elles) est souvent eÂclairante, mais ses reÂsultats sont incertains : quand les traducteurs semblent

ANCIEN TESTAMENT ± Introduction avoir divergeÂ, est-ce parce qu'ils comprenaient diffeÂremment le meÃme texte ou parce qu'ils avaient un autre texte sous les yeux ? Quant aux conjectures faites par les modernes pour essayer de reconstituer le texte original, elles sont souvent ingeÂnieuses, mais plus incertaines encore. On ne s'eÂtonnera donc pas d'avoir ici et laÁ affaire aÁ un texte difficile, ambigu ou obscur, et de voir proposeÂes en note d'autres traductions, des variantes issues de manuscrits ou de versions anciennes et des tentatives de correction du texte traditionnel. En tout cela nous nous sommes efforceÂs de rendre compte honneÃtement des textes, tels qu'il nous sont parvenus, sans vouloir clore preÂmatureÂment des deÂbats qui n'ont pas (encore ?) trouve de vraie conclusion. Une lecture chreÂtienne ? Quand nous lisons l'« Ancien Testament », dans le cadre d'une socieÂte chreÂtienne ou post-chreÂtienne dont la Bible comporte aussi un « Nouveau Testament », il nous faut donc nous rappeler que l'histoire et la culture Ð religion y compris Ð dans lesquelles nous peÂneÂtrons ne sont pas d'abord les noÃtres. Nous les fai-

sons noÃtres, bien suÃr, au terme de vingt sieÁcles d'une eÁre « chreÂtienne », avec ses richesses et ses faiblesses ; mais aussi indeÂpendamment de cette histoire, dans la mesure ouÁ ce texte nous parle, aujourd'hui, ouÁ nous y reconnaissons les enjeux de notre vie, pardelaÁ toute enqueÃte en leÂgitimiteÂ. A l'origine historique de cette appropriation historiquement improbable, JeÂsus, ce Juif nourri de la Bible heÂbraõÈque, aÁ qui des nonJuifs ont tellement deÂsire s'identifier qu'ils en ont adopteÂ, comme « Ancien Testament », des textes d'une autre langue et d'une autre culture que la leur. Chaque fois que nous lisons cet « Ancien Testament », c'est ainsi l'eÂtrangete indeÂpassable de notre origine qui nous est rappeleÂe Ð comme au Juif la Bible heÂbraõÈque rappelle qu'il vient toujours d'ailleurs, de MeÂsopotamie (Abraham), de Syrie (Jacob) ou d'Egypte (MoõÈse). Origine autre, aÁ laquelle nous ne pouvons nous reÂfeÂrer qu'en nous en distinguant ; mais que nous ne saurions effacer, comme certains chreÂtiens ont eÂte tenteÂs de le faire, depuis le IIe sieÁcle (les disciples de Marcion, qui proÃnait le rejet de l'Ancien Testament) jusqu'au XXe sieÁcle, sous peine de nous effacer nous-meÃmes.


GeneÁse INTRODUCTION Le livre des geneÁses Le mot GeneÁse nous vient de la Bible grecque ouÁ le terme genesis traduit l'heÂbreu toledoth, que l'on rend approximativement par « geÂneÂrations » ou geÂneÂalogie. Le mot toledoth apparaõÃt pour la premieÁre fois en 2.4, ouÁ la Bible grecque porte : « VoilaÁ le livre de la geneÁse (ou de la geÂneÂration, de l'origine) du ciel et de la terre. » Par la suite, ce mot-clef revient plusieurs fois dans le corps de l'ouvrage. Il scande la narration en rappelant, aÁ chacune des grandes eÂtapes, que l'on poursuit toujours la reÂflexion theÂologique concernant les origines, et donc la manieÁre dont le peuple de la Bible doit comprendre sa propre origine et son propre destin. Il y a ainsi les toledoth (geÂneÂalogies, ou origines) du ciel et de la terre (2.4), d'Adam (5.1), de Noe (6.9), des trois fils de Noe (10.1), des fils de Sem (10.10), de TeÂrah, le peÁre d'Abram (11.27), d'IsmaeÈl, l'anceÃtre des douze tribus du nord de l'Arabie (25.12), d'Isaac (25.19), d'EsauÈ, l'anceÃtre des Edomites (36.1), et finalement de Jacob-IsraeÈl, l'anceÃtre qui donnera son nom au peuple (37.2). Le titre heÂbreu du livre est constitueÂ, comme souvent dans la tradition des scribes, par le premier mot du texte : be-reÂ'shith = au commencement. De fait, l'accent porte sur l'initiative de Dieu. Le livre reÂveÁle que Dieu, qui est aÁ l'origine de tout, concËoit un projet particulier dans le cadre de l'histoire humaine ; il s'y attache deÁs l'appel adresse aux premiers peÁres (les patriarches) auxquels il attribue le pays de Canaan. Pourtant, le peuple de la promesse n'en prendra reÂellement possession qu'apreÁs de multiples peÂripeÂties, y compris un seÂjour assez long en Egypte.

Le traite des origines (chap. 1±11) La narration biblique sur les origines occupe les onze premiers chapitres. Ceux-ci appartiennent aÁ un genre litteÂraire assez particulier dont le lecteur doit eÃtre averti. Il s'agit en effet d'une succession de tableaux offerts aÁ la meÂditation de la foi. A ce titre, ils reveÃtent certains atours de la parabole. Leur inteÂreÃt ne reÂside pas dans l'anecdote : ce qu'ils racontent ne concerne pas seulement l'homme d'un lointain passeÂ, mais aussi le lecteur de tous les temps. Ces pages primordiales eÂvoquent ainsi les probleÁmes eÂternels du sens de la vie, du mal, de la mort et de l'espeÂrance. Voici les principaux theÁmes abordeÂs dans ces reÂcits des origines : ± La creÂation (texte I) comme organisation d'un temps et d'un espace dont le couple humain est le geÂrant mandate par Dieu (1.1±2.3). ± Origines (texte II) de la vie, de l'agriculture, du langage, du couple, de l'hostilite de la nature, de la procreÂation, de la douleur et de la mort. Le reÂcit met en sceÁne un dialogue entre Dieu et les hommes, une transgression humaine et un chaÃtiment divin (2.4±3.24). ± Irruption de la violence et apparition de la civilisation urbaine (CaõÈn et Abel, 4.1-16). ± La racine du mal est au cúur de l'homme, deÁs sa prime jeunesse (le deÂluge, 6.1±8.22). ± La graÃce d'une alliance reÂaliste (l'alliance de NoeÂ, 9). ± La table des peuples (10). ± Dans son ambition deÂmesureÂe, l'humanite technicienne eÂgalerait-elle Dieu ? La diversite des cultures et des langages la rameÁne sur terre (la tour de Babel, 11.1-9).

Les traditions patriarcales (11.27±36.43) ApreÁs la dispersion des peuples sur la terre (10), lieÂe aÁ l'effondrement de Babylone (11), le reÂcit campe le portrait de plusieurs figures essentielles pour la meÂmoire d'IsraeÈl, figures qu'on appelle communeÂment les patriarches. C'est aÁ ces grands anceÃtres qu'on doit la conscience nationale et la fierte de posseÂder un pays. Mais laÁ encore, il ne s'agit pas d'une simple aventure humaine. La geste d'Abraham et d'Isaac, celle de Jacob, et meÃme l'histoire de Joseph, sont laÁ pour instruire le peuple de Dieu, pour le convaincre qu'il appartient toujours, des sieÁcles plus tard, aÁ un grand destin. Ainsi la saga des grands anceÃtres visite tous les lieux qu'on se disputera, avec des enjeux religieux, au cours de l'histoire tourmenteÂe du pays. Des eÂleÂments de geÂographie politique peuvent ainsi eÃtre aiseÂment repeÂreÂs tout au long des geÂneÂalogies et autres reÂcits de mariages ou notices familiales dont le texte est parsemeÂ. Ces repeÁres familiaux exercent le meÃme attrait que les recherches geÂneÂalogiques d'aujourd'hui et remplissent des fonctions analogues. Par eux on peut savoir d'ouÁ l'on vient, expliquer telle relation de voisinage ou tel degre de parenteÂ, et valider la transmission du patrimoine. Un regard porte sur la reÂpartition des territoires entre les tribus issues de Jacob est eÂclairant sur ce point. Car non seulement on y verra fonctionner le systeÁme des droits d'aõÃnesse, respecteÂs ou renverseÂs, mais telles faveurs et telles preÂseÂances bien expliqueÂes dans le texte de la GeneÁse reÂapparaissent d'une manieÁre assez parlante sur la carte. En effet, la geÂographie politique elle-


GENEÁSE ± Introduction

22 meÃme traduit le cheminement de la beÂneÂdiction (cf. 30.24 ; 35.1619 ; 48.5±49.27). Et que dire du chapitre 49, le discours de Jacob mourant aÁ ses douze fils, veÂritable testament propheÂtique ouÁ s'eÂtalent, dans un langage aÁ peine crypteÂ, les informations neÂcessaires aÁ l'intelligence du destin historique, parfois mouvementeÂ, des tribus d'IsraeÈl ? Quatre grandes figures dominent donc la geste patriarcale : Abraham, Isaac et Jacob, et finalement Joseph, le onzieÁme fils de Jacob. La reÂpartition de leurs histoires dans le livre de la GeneÁse ne s'opeÁre pas de manieÁre absolument meÂthodique et trancheÂe. Il est manifeste qu'au moment de la reÂdaction on s'est trouve en preÂsence d'une surabondance de reÂcits attacheÂs aux souvenirs des grands anceÃtres.

Le tableau ci-dessous contribuera aÁ clarifier les choses. Abraham Le « chevalier de la foi », comme l'a deÂnomme Kierkegaard, porte deux noms dans la Bible. Primitivement appele Abram (= « Le peÁre [est] eÂleve »), il sera ensuite deÂsigneÂ, aÁ partir de la conclusion de l'alliance au chapitre 17, sous le nom deÂveloppe d'Abraham (interpreÂte comme « PeÁre d'une multitude »). Abram, originaire de la ville d'Our, preÁs de Babylone, fait une apparition soudaine dans l'histoire biblique : il prend la deÂcision de tout quitter pour se rendre aÁ l'appel de Dieu. DeÁs cette page du chapitre 12, le patriarche repreÂsente le croyant, capable de deÂcision fondamentale, sous la seule impul-

sion de la foi et sans aucune garantie humaine. Le voici donc en Canaan (cf. Gn 9.18n). Du nord au sud, Abram parcourt la chaõÃne montagneuse de Cisjordanie, en s'eÂtablissant tout d'abord aÁ Sichem (l'actuelle Naplouse), puis aÁ Beth-El, HeÂbron et BersabeÂe (ou BeÂer-SheÂba). Au gre de ses peÂreÂgrinations, son portrait se diversifie cependant : on aurait peine aÁ reconnaõÃtre le modeÁle romantique du croyant absolu dans l'homme qui fait passer sa femme pour sa súur par crainte des Egyptiens ou des Philistins (12.10ss ; 20.1ss), qui neÂgocie pied aÁ pied le sort de Sodome (18.16ss) ou qui s'empeÃtre dans la rivalite de deux femmes, sans adopter une position claire (chap. 16 ; 21). Le grand seigneur du deÂsert aÁ l'hospitalite leÂgendaire (chap. 18), geÂ-

Les patriarches Térah 11.27

Nahor

Abram (= Abraham) 11.29

Saraï (= Sara) Ismaël

11.29

Rébecca

Esaü

Loth

11.3; 13.5

Laban

11.29

25.25; 33

11.29

24.15,24

par Sara

16.1

Yiska

Betouel

Isaac

21.5; 22.2

par Hagar, la servante de Saraï

11.26

Milka

11.29

16.16; 21.9

Harân

11.29

24.29; 29.16

Léa

Jacob (= Israël)

29.16,31; 30.18

25.26; 28.32

I II III IV Ruben Siméon Lévi Juda par Léa

Rachel 29.16; 30.23

VII VIII IX X Gad Aser Issacar Zabulon Dina par Zilpa, par Léa 30.14.21 la servante de Léa

29.31-35

30.9-13

V VI Dan Nephtali par Bilha, la servante de Rachel 30.1-8

XI XII Joseph Benjamin par Rachel par Rachel 30.22-24

35.16-18


GENEÁSE ± Introduction neÂreux et pacifique dans la reÂsolution d'un conflit avec Loth (chap. 13), va meÃme se transformer, inopineÂment, en chef de guerre victorieux dans une bataille gigantesque (chap. 14). Rien d'eÂtonnant, deÁs lors, que jusqu'aÁ nos jours la paternite d'Abraham soit invoqueÂe de multiples facËons. Quoi qu'il en soit, la grande eÂpreuve de sa vie, celle qui lui vaudra aÁ coup suÃr son titre de peÁre des croyants, va se nouer autour de sa progeÂniture. Alors qu'Abraham et Sara n'ont pas eu d'enfant et qu'ils approchent de leur fin, Dieu leur promet en effet une descendance. Et quand l'enfant du miracle, Isaac, sera enfin laÁ, Dieu va preÂcipiter Abraham dans une eÂpreuve apparemment absurde en lui demandant de le sacrifier. Le chapitre 22 de la GeneÁse est un des sommets de la litteÂrature en raison de l'enjeu (la beÂneÂdiction est reÂduite aÁ neÂant si l'unique heÂritier de la promesse vient aÁ disparaõÃtre) et de l'horreur de l'exigence divine (un sacrifice humain). Abraham sortira vainqueur de cette eÂpreuve, et Isaac aura eÂte eÂpargneÂ. Bien plus, parce qu'Abraham a, dans cette situation extreÃme, obeÂi quand meÃme aÁ l'injonction de la foi, l'avenir de sa descendance sera connu et envie de tous ; toutes les nations de la terre se beÂniront par sa descendance (22.18 ; cf. 12.3n). Isaac Du mysteÂrieux mont Moriya (22.2n) ouÁ s'est deÂroule ce drame, on revient alors aÁ BersabeÂe qui est le point d'ancrage d'Isaac, le patriarche meÂconnu. Il est vrai que, coinceÂe entre les statures colossales de son peÁre Abraham et de son fils Jacob-IsraeÈl, sa vie manque un peu de relief. On notera cependant que la tradition de la Synagogue s'est empareÂe d'Isaac pour en faire le heÂros principal de GeneÁse 22, avec le theÁme treÁs porteur de l'aqeÂda, la « ligature », que le jeune garcËon semble accepter sans broncher au moment ouÁ son peÁre l'installe sur le buÃcher (v. 9n). Le christianisme des premiers sieÁ-

cles n'a pas heÂsite aÁ y voir la figure du Fils unique offert par l'amour du PeÁre et consentant aÁ son propre sacrifice. Jacob C'est sans doute aÁ Jacob que se rapporte le passage de DeuteÂronome 26.5-9, qui est souvent consideÂre comme un treÁs ancien credo d'IsraeÈl. Nous avons laÁ l'institution d'un usage liturgique encore vivant aujourd'hui dans la ceÂleÂbration juive de la PaÃque. Cette instruction en forme de rappel conduit le croyant aÁ affirmer que son peÁre (Jacob, selon toute vraisemblance) eÂtait un ArameÂen nomade ; il est descendu en Egypte avec peu de gens... Puis, entrant toujours davantage dans le jeu de cette nostalgie theÂologique, le croyant affirmera : Les Egyptiens nous ont maltraiteÂs, humilieÂs et soumis aÁ un dur esclavage. Par la foi, le destinataire de la Bible s'associe donc aÁ la famille de Jacob. C'est de cette manieÁre qu'il s'inteÁgre, lui aussi, dans les alliances et les promesses dont Jacob a eÂte le deÂpositaire. Le personnage est insolite : tour aÁ tour calculateur ou deÂvot, il n'heÂsite pas aÁ recourir aÁ la ruse pour s'adjuger les beÂneÂdictions de la foi. TeÂmoin les cris deÂchirants d'EsauÈ apreÁs le vol de la beÂneÂdiction et la fuite eÂperdue vers l'oncle Laban, commencement d'un veÂritable voyage initiatique Ð qui est aussi celui du croyant. Deux grands moments theÂologiques marquent cette eÂpopeÂe. C'est d'abord (chap. 28) la nuit ouÁ le patriarche, voyant en reÃve une sorte d'escalier qui relie la terre au ciel, comprend que le lieu ouÁ il se trouve est sacreÂ. A cet endroit, il recËoit une promesse formelle : il heÂritera, pour lui et pour sa descendance, la terre ouÁ il est coucheÂ. Beth-El (« Maison d'El » ou « Maison de Dieu », cf. 28.19n), lieu de cette reÂveÂlation, deviendra un sanctuaire national. Lorsqu'il revient de Transjordanie, deux fois marie et peÁre de onze enfants, riche de biens et d'expeÂrience, c'est la nuit prodigieuse du Yabboq (chap. 32). LaÁ, durant des heures, il est aux pri-

23 ses avec un adversaire divin qu'il ne laissera pas partir avant l'approche de l'aube. Celui-ci lui deÂcerne alors son deuxieÁme nom : IsraeÈl, peut-eÃtre aÁ interpreÂter au sens de « vainqueur de Dieu ». L'eÂveÂnement leÂgitime un autre sanctuaire, celui de Penouel1, ouÁ l'on rencontre Dieu face aÁ face. Joseph en Egypte, ou le suppleÂment aÁ la GeneÁse Que le SEIGNEUR m'ajoute (heÂbreu yoseph) un autre fils! (Gn 30.24.) VoilaÁ l'exclamation de Rachel aÁ la naissance de Joseph (Yoseph). La longue et belle histoire de ce personnage invite le lecteur aÁ reÂfleÂchir sur la signification du seÂjour d'IsraeÈl en Egypte, loin de sa terre. Toutes les angoisses qui la tiennent en suspens se reÂsolvent dans un deÂnouement providentiel qui doit servir de lecËon pour d'autres temps et d'autres circonstances : Le mal que vous comptiez me faire, Dieu comptait en faire du bien (50.20). Premier-ne de Rachel, l'eÂpouse cheÂrie de Jacob, et fils preÂfeÂre de son peÁre, Joseph eÂtonne et irrite ses demi-freÁres par ses reÃves. Il fait preuve aÁ leurs yeux d'une arrogance insupportable. Les freÁres, jaloux, cherchent un jour aÁ le faire disparaõÃtre. Il est reÂcupeÂre par des BeÂdouins qui iront le vendre, en Egypte, au chef des gardes du pharaon. Ses freÁres n'en savent rien. Conduit par la providence et la sagesse divines (39.3 ; 41.37), Joseph ne tardera pas aÁ eÃtre promu vice-roi d'Egypte (41.41ss). A ce moment la famine s'abat sur Canaan. Elle conduit dix fils de Jacob aÁ se rendre en Egypte pour y acheter du grain. ApreÁs bien des peÂripeÂties, Benjamin, l'unique freÁre de sang de Joseph, les accompagne en Egypte. Mais Joseph ne se laissera reconnaõÃtre par ses freÁres que lorsque ceux-ci auront pris pleinement conscience de leur forfait. Le clan seÂjournera en Egypte assez longtemps. Quelque quatre cents ans, diront les textes (Gn 15.13 ; Ex 12.40s ; Ga 3.17). Mais on ne sait pas bien ouÁ les faire

1 Sur l'identi®cation probable de Penouel avec le sanctuaire de Deir `Allah de  couvert par les fouilles archeÂologiques en 1967, voir p. 215.


GENEÁSE ± Introduction

24 deÂbuter, car aucune indication chronologique n'est fournie par l'histoire biblique de Joseph. Et l'on ne dispose d'aucune source eÂgyptienne sur ce point. Cet ensemble, qui s'apparente aÁ la litteÂrature de sagesse (voir p. 794), traite aÁ sa manieÁre le dossier des relations entre IsraeÈl et les autres nations, en particulier en situation d'exil ou de diaspora (voir p. 524 et 1405). Le seÂjour involontaire de Joseph en Egypte

aura finalement eu des conseÂquences heureuses (50.20). Et pas seulement pour sa propre famille : le pays d'accueil aura aussi tire avantage de la sage politique meneÂe par l'inspire de Dieu. Certaines pages de JeÂreÂmie (29.4ss) ou de Daniel (chap. 1±6) suggeÁrent une orientation analogue. Nous avons laÁ, esquisseÂe, la grande ideÂe du reÁgne de Dieu sur toute l'humaniteÂ, avec ses attentes de justice et de paix.

Ainsi le livre de la GeneÁse constitue une longue meÂditation sur la vocation particulieÁre d'un peuple eÂlu au sein duquel, paradoxalement, tout lecteur est invite aÁ se situer. Quand tous les aÃges d'or seraient deÂfinitivement derrieÁre nous, ces textes sont un contrat d'espeÂrance qui incite aÁ prendre en consideÂration l'exemple, meÃme imparfait, de la foi des premiers peÁres.

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GeneÁse Dieu creÂe l'univers et l'humanite 1 Au commencement Dieu creÂa le ciel et la terre. 2 La terre Âetait un chaos, elle Âetait vide ; il y avait des teÂneÁbres au-dessus de l'abõÃme, et le souffle de Dieu tournoyait au-dessus des eaux. 3 Dieu dit : Qu'il y ait de la lumieÁre ! Et il y eut de 4 la lumie Áre. | Dieu vit que la lumieÁre Âetait bonne, et 5 Dieu se Âpara la lumieÁre et les teÂneÁbres. | Dieu appela la lumieÁre « jour », et il appela les teÂneÁbres « nuit ». Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour. 6 Ãte au milieu des eaux Dieu dit : Qu'il y ait une vou 7 pour se Ãte ; il Âparer les eaux des eaux ! | Dieu fit la vou Ãte et les seÂpara les eaux qui sont au-dessous de la vou

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 breu. Ð Au commen1 Ce premier v. comporte sept mots en he cement : heÂbreu be-reÂ'shith : c'est le titre du livre dans la Bible juive. Pour souligner ce mot et son caracteÁre de commencement absolu, les mss heÂbreux en ont exceptionnellement eÂcrit la premieÁre lettre plus grande que les autres (il y a 31 grandes lettres de cette sorte dans la Bible heÂbraõÈque ; voir Dt 6.4n). Dans l'eÂcriture heÂbraõÈque telle qu'elle est fixeÂe depuis preÁs de 23 sieÁcles, cette lettre (beth, la seconde de l'alphabet heÂbreu) a la forme d'une parentheÁse ouverte. Les sages d'IsraeÈl y ont vu une barrieÁre interdisant de speÂculer sur tout preÂalable au commencement dont il est ici question. Autre traduction possible acte primordial : Dieu creÂa... ; meÃme mot heÂbreu Gn 49.3 (preÂmices, voir aussi Os 9.10n) ; Lv 2.12+ ; cf. Es 46.10 ; Am 6.1n ; Pr 1.7 ; 4.7 ; 8.22ss ; voir aussi Jn 1.1s ; 1Jn 1.1. Ð Dieu : le mot heÂbreu 'eÂlohim (qui, lui, commence par 'aleph, premieÁre lettre de l'alphabet heÂbreu) a la forme du pluriel (d'excellence ? d'abstraction ? voir aussi v. 26n ; 3.5n ; Ez 28.2n ; Jb 3.4n). LaÁ ouÁ il reÂgit un verbe au singulier, comme ici, il deÂsigne un dieu particulier ou le Dieu unique (cf. 2.4n) ; voir noms divins. Ð creÂa : le verbe heÂbreu bara', qui revient sept fois dans ce reÂcit, pourrait venir d'une racine signifiant couper, tailler (cf. ses emplois, aÁ une autre forme, en Jos 17.15,18, deÂfricher ; Ez 21.24, inscrire ; 23.47, abattre [par l'eÂpeÂe]), ici peut-eÃtre au sens de donner forme aux choses. Dans ce sens, il semble se rapporter toujours aÁ une action de Dieu ; il s'agit parfois d'une intervention qui suscite du nouveau dans l'histoire de son peuple (Es 43.1,7,15). Sur la creÂation du monde, voir l'emploi du meÃme terme en Dt 4.32 ; Es 42.5 ; voir aussi, quant aÁ l'ideÂe, Jr 32.17 ; Ps 8 ; 89.10-13 ; 104 ; 136.5 ; Jb 38±39 ; Mc 13.19 ; Ac 14.15 ; Rm 1.20 ; Ep 3.9 ; Ap 4.11. Ð le ciel (ou les cieux : le terme n'existe qu'au pluriel en heÂbreu) / la terre : cf. v. 8,10 ; Es 65.17+. Ð En modifiant quelquefois la vocalisation traditionnelle de l'heÂbreu, certains traduisent : Quand Dieu commencËa aÁ creÂer le ciel et la terre, (2) la terre eÂtait... ou Au commencement, quand Dieu creÂa le ciel et la terre, (2) la terre eÂtait... à me terme 2 La terre... : autre traduction or la terre... Ð chaos (me Dt 32.10 ; 1S 12.21n ; Es 24.10 ; 29.21 ; 40.17,23 ; 41.29 ; 44.9 ; 45.18s ; 49.4 ; 59.4 ; Ps 107.40 ; Jb 6.18 ; 12.24 ; 26.7) / vide : heÂbreu tohou / bohou (aussi Es 34.11 ; Jr 4.23), d'ouÁ vient notre expression tohubohu. Ð teÂneÁbres : cf. v. 4s. Ð au-dessus de ou aÁ la surface de : la meÃme expression revient ici deux fois ; elle sera rendue face aÁ au v. 20. Ð abõÃme : le mot heÂbreu tehom deÂsigne ici l'oceÂan primitif. Contrairement au mythe babylonien (Enuma Elish) ouÁ la creÂation reÂsulte d'un combat avec la deÂesse Tiamat (nom probablement apparente aÁ tehom), il joue dans ce v. un roÃle purement passif : c'est l'eÂtat anteÂrieur aÁ la creÂation proprement dite. On retrouve le meÃme terme dans des contextes comparables en Ps 33.7 ; 104.6 ; Jb 38.16 ; Pr 3.20 ; 8.24ss ; il peut eÃtre un simple eÂquivalent de « mer » (Ps 135.6 ; Jb 28.14 ; 38.30 ; 41.24), mais il peut eÂgalement eÂvoquer une inondation (Ez 26.19 ; Jon 2.6 ; Ha 3.10 ; Ps 42.8). L'abõÃme a un roÃle positif en Gn 49.25 ; Dt 8.7n ; 33.13 ; Ez 31.4 ; Ps 78.15 ; Pr 8.28 : c'est de lui que viennent les eaux souterraines qui alimentent les sources. Mais il apparaõÃt souvent comme une menace, notamment dans l'« anticreÂation » que repreÂsente le deÂluge Gn 7.11 ; 8.2 ; cf. Ex 15.5,8 ; Es 51.10 ;

Ãte. Il en fut ainsi. eaux qui sont au-dessus de la vou Ãte « ciel ». Il y eut un soir et il y Dieu appela la vou eut un matin : deuxieÁme jour. Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous du ciel s'amassent en un seul lieu, et que la terre ferme apparaisse ! Il en fut ainsi. | Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Dieu vit que cela Âetait bon. | Dieu dit : Que la terre donne de la verdure, de l'herbe porteuse de semence, des arbres fruitiers qui portent sur la terre du fruit selon leurs espeÁces et qui ont en eux leur semence ! Il en fut ainsi. | La terre produisit de la verdure, de l'herbe porteuse de semence selon ses espeÁces et des arbres qui portent du fruit et qui ont 63.13 ; Ez 26.19 ; Am 7.4 ; Jon 2.6 ; Ps 36.7 ; 71.20 ; 106.9 ; 107.26. Les textes le personnifient freÂquemment (Ps 42.8 ; 77.17 ; 148.7 ; Ha 3.10). Ð le souffle ou l'Esprit : le mot heÂbreu rouah signifie souffle, vent ; certains consideÁrent l'expression traduite par le souffle de Dieu comme une simple tournure intensive ou superlative, signifiant ici un vent violent ; cf. 30.8n ; 1S 14.15 ; Ps 36.7 ; 80.11 ; Ct 8.6n. Tg un esprit d'amour. Ð tournoyait ou planait : le verbe correspondant se retrouve en Dt 32.11 ouÁ il peut comporter une nuance de protection (voir aussi Gn 8.12-16) ; une forme proche, mais pas neÂcessairement apparenteÂe, est traduite par freÂmir en Jr 23.9n ; autre traduction agitait les eaux (cf. v. 6). Dieu dit v. 6,9,11,14,20,24,26,28s (10 fois en tout). Targum (Tg ) Neofiti : La Parole de Yahve dit (de meÃme dans la suite). Sur le theÁme de la parole creÂatrice, voir Ps 33.6,9 ; Jn 1.1-3 ; He 11.3 ; 2P 3.5 ; cf. Sagesse 9.1 : « Dieu... qui as fait l'univers par ta parole... » Ð Qu'il y ait (cf. v. 6,14) de la lumieÁre : cf. 2Co 4.6. Dieu vit... bonne v. 10,12,18,21,25 ; cf. v. 31 (7 fois en tout) ; voir aussi Jb 28.27. Ð Dieu seÂpara v. 6s,14,18 (5 fois en tout) ; cf. Lv 10.10+ ; 20.24n ; Ez 22.26+ ; ici la seÂparation des eÂleÂments en dualiteÂs ouvre le temps et l'espace de la vie, consideÂreÂe du point de vue de l'homme. Ð lumieÁre / teÂneÁbres : cf. 8.22 ; Ex 10.21ss ; Es 9.1 ; 45.7 ; 60.1-3,19s ; Jb 26.10 ; Jn 1.5,9ss ; 2Co 6.14 ; 1Jn 1.5 ; Ap 22.5. jour / nuit v. 14-18 ; Ps 74.16. Les textes bibliques comptent les jours tantoÃt aÁ partir du soir, comme en MeÂsopotamie (Dn 8.14), tantoÃt aÁ partir du matin, comme en Egypte (Nb 11.32). Ð premier jour : litt. jour un ; cf. Za 14.6-7n ; Mc 16.2n. vouÃte ou eÂtendue (heÂbreu raqia`, Ez 1.22-25 ; 10.1 ; Ps 19.2 ; 150.1 ; Dn 12.3 vouÃte ceÂleste) ; Vg a traduit firmamentum, qui suggeÁre un eÂleÂment solide (ferme) et qui a donne notre mot firmament. Le terme heÂbreu eÂvoque une plaque ou une feuille de meÂtal aplatie ou courbeÂe aÁ coups de marteau (Ex 39.3 ; Es 42.5n ; 44.24 ; Ps 136.6n ; Jb 37.18n) ; ici il faut sans doute se repreÂsenter une sorte de plafond vouÃte qui seÂpare les eaux d'en haut et les eaux d'en bas pour meÂnager l'espace de la vie (v. 7 ; cf. 6.17n ; 7.11ss) ; sur les repreÂsentations de l'univers preÂsentes dans la Bible, voir aussi Ex 20.4 ; Es 40.22 ; Ps 104.2s,13 ; 148.4 ; Jb 26.10 ; Ap 4.6. Ð A la fin du v. LXX ajoute : Il en fut ainsi et l'omet au v. 7. Dieu fit : cf. v. 16,25 ; le verbe heÂbreu correspondant, comme son eÂquivalent en francËais, est treÁs freÂquent et treÁs geÂneÂral (contrairement aÁ celui qui est traduit par creÂer au v. 1n). Ð il seÂpara... : autre traduction la vouÃte, qui seÂpara... LXX ajoute : Et Dieu vit que cela eÂtait bon (v. 4+). en un seul lieu : LXX en une seule masse. Ð terre ferme, litt. la seÁche ; le meÃme mot revient en Ex 4.9 ; 14.16n,22,29 ; 15.19 ; Jos 4.22 ; Jon 1.9,13 ; 2.11 ; Ps 66.6 ; il est rendu par terre desseÂcheÂe en Es 44.3. Ð Il en fut ainsi : LXX ajoute : les eaux qui sont audessous du ciel s'amasseÁrent en leurs masses, et la terre ferme apparut ; Ps 24.2 ; 33.7 ; 104.6-9 ; 136.6 ; Jb 26.10 ; 38.8-11. Que la terre... : ici comme aux v. 12 et 24 la terre participe aÁ l'action creÂatrice ; cf. Es 61.11 ; Mc 4.28. Ð verdure... : cf. Ps 104.14-16. Ð selon leurs espeÁces : litt. selon son espeÁce ; v. 12,21,24s ; meÃme expression en 6.20n ; 7.14 ; 11.14s,19,22,29 ; Dt 14.13ss,18 ; Ez 47.10. $

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en eux leur semence selon leurs espeÁces. Dieu vit que cela Âetait bon. | Il y eut un soir et il y eut un matin : troisieÁme jour. Ãte Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires dans la vou ceÂleste pour seÂparer le jour et la nuit ! Qu'ils servent de signes pour marquer les rencontres festives, les jours et les anneÂes, | qu'ils servent de luminaires Ãte ceÂleste pour Âeclairer la terre ! Il en fut dans la vou ainsi. | Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour dominer le jour et le petit luminaire pour dominer la nuit, ainsi que les Âetoiles. | Dieu les Ãte ceÂleste pour Âeclairer la terre, placËa dans la vou pour dominer le jour et la nuit, et pour seÂparer la lumieÁre et les teÂneÁbres. Dieu vit que cela Âetait bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : quatrieÁme jour. Dieu dit : Que les eaux grouillent de petites beÃtes, d'eÃtres vivants, et que des oiseaux volent Ãte ceÂleste ! au-dessus de la terre, face Áa la vou Dieu creÂa les grands monstres marins et tous les

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Ãetres vivants qui fourmillent, dont les eaux se mirent Áa grouiller, selon leurs espeÁces, ainsi que tout oiseau selon ses espeÁces. Dieu vit que cela Âetait bon. | Dieu les beÂnit en disant : Soyez feÂconds, multipliez-vous et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux se multiplient sur la terre ! | Il y eut un soir et il y eut un matin : cinquieÁme jour. Dieu dit : Que la terre produise des Ãetres vivants selon leurs espeÁces : beÂtail, bestioles, animaux sauvages, chacun selon ses espeÁces ! Il en fut ainsi. Dieu fit les animaux sauvages selon leurs espeÁces, le beÂtail selon son espeÁce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espeÁce. Dieu vit que cela Âetait bon. Dieu dit : Faisons les humains Áa notre image, selon notre ressemblance, pour qu'ils dominent sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le beÂtail, sur toute la terre et sur toutes les bestioles qui fourmillent sur la terre. | Dieu creÂa les humains

La creÂation selon GeneÁse 1.1±2.3 êuvres de Dieu JOURS

LE CADRE DE VIE (SEÂPARATIONS)

LES HABITANTS

1 (v. 3-5) lumieÁre / teÂneÁbres (jour / nuit) 2 (v. 6-8) eaux de dessus / de dessous (ciel / mer) 3 (v. 9-13) mer / terre ferme, veÂgeÂtation

JOURS

soleil / lune-eÂtoiles oiseaux / poissons animaux terrestres, humains

7 Repos de Dieu (2.1-3)

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luminaires : le terme heÂbreu est apparente au mot traduit par lumieÁre au v. 3 ; deÂrive du verbe traduit par eÂclairer au v. 15, il deÂsigne parfois un porte-lampes (Ex 25.6 etc. ; voir aussi ses emplois en Ez 32.8n ; Ps 74.16n ; 90.8n ; Pr 15.30n). Le reÂcit preÂsente les astres comme des lumieÁres creÂeÂes (Es 40.26 ; Ps 136.79) qui ont pour fonctions essentielles d'eÂclairer la terre (v. 15,17 ; Jr 31.35) et de marquer les temps (sur le mot traduit par signes, voir 4.15n ; Jr 10.2), notamment les jours des rencontres festives ou feÃtes religieuses (Lv 23.2n ; voir calendrier et feÃtes ; le meÃme mot heÂbreu est traduit par temps fixe en Ex 13.10n etc. ; voir aussi Jos 8.14n ; 1S 20.35n). Il s'oppose ainsi aux religions qui les consideÁrent comme des diviniteÂs (Dt 4.19). Voir aussi Ps 74.16n ; 104.19n ; 148.3-6 ; Jc 1.17. pour dominer... : litt. pour la domination du jour ; verbe heÂbreu apparente au v. 18 (autre verbe v. 26ss) ; 3.16 ; 4.7 ; il est traduit par administrer en 24.2, eÃtre le maõÃtre de en 37.8, ailleurs par diriger ou gouverner ; il eÂvoque souvent le gouvernement politique (voir aussi Pr 1.1n). grouillent / petites beÃtes : les deux termes sont apparenteÂs en heÂbreu (comparer l'emploi de bestioles et fourmiller aux v. 24n,26n) ; voir 7.21. Ð eÃtres vivants : le mot heÂbreu neÂphesh, ici rendu par eÃtre, est celui que les traductions traditionnelles ont traduit quelquefois, conventionnellement, par aÃme : ici il deÂsigne les animaux (de meÃme aux v. 21,24 ; 2.19 ; 9.10ss) comme ailleurs les humains (2.7). Dans ce dernier cas, on peut le traduire par personne ou individu (14.21), ou encore par un simple pronom (ma neÂphesh = moi, je, cf. 27.4n). Il peut aussi prendre les sens plus particuliers de souffle (v. 30), vie (9.4s ; 12.5n ; 19.17ss ; 32.31), deÂsir (23.8n), voire gorge ou gosier (Nb 11.6 ; Es 5.14 ; 29.8 ; Jon 2.6 ; Ps 63.6), qui correspondent peut-eÃtre mieux aÁ son eÂtymologie (respirant / aspirant ?) ; voir aussi Mt 10.28n ; Jn 10.11n. Ð face aÁ (v. 2n) la vouÃte ceÂleste v. 6n ; LXX ajoute et il en fut ainsi. monstres marins Ps 148.7 ; le meÃme terme est traduit par dragon(s) Dt 32.33 ; Es 27.1 ; 51.9 ; Jr 51.34 ; Ps 74.13 ; 91.13 ; Jb 7.12. Ð fourmillent : cf. v. 26n. Ð oiseau : litt. oiseau d'aile ; l'expression peut englober des insectes ou des mammifeÁres aileÂs (cf. Lv 11.13ss ; Ps 78.27). beÂnit v. 28 ; 2.3 ; 5.2 ; 9.1 ; 12.2+ ; cf. Ag 2.19+. Ð Soyez feÂconds... : cf. v. 28 ; 8.17 ; 9.1,7 ; 17.6,20 ; 26.22n ; 28.3 ; 35.11 ; 41.52 ; $

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(v. 14-19) 4 (v. 20-23) 5 (v. 24-31) 6

47.27 ; 48.4 ; 49.22 ; Jr 3.16 ; Ez 36.10s ; Ps 105.24. beÂtail ou beÃtes, selon la traduction la plus freÂquente du terme heÂbreu correspondant (34.23 ; 36.6 etc.) ; cependant le mot semble ici deÂsigner les animaux domestiques, par opposition aux animaux sauvages ; cf. 7.21n. Ð bestioles : le terme heÂbreu deÂsigne tout ce qui se deÂplace aÁ ras de terre, petits reptiles, petits mammifeÁres (p. ex. souris), batraciens et insectes ; cf. v. 26n ; voir aussi 8.17. Ð animaux sauvages : litt. animaux de la terre, de meÃme dans la suite ; cf. v. 28-30 ; 9.10 ; expression probablement eÂquivalente en 2.19s ; 3.1,14n ; cf. Ez 34.28+ ; Jb 5.22 ; voir aussi 1S 17.46 ; Ps 79.2. 26 Faisons : sur le pluriel, cf. v. 1n ; 3.22n ; il faut probablement l'entendre ici comme une simple tournure de deÂlibeÂration, cf. 2S 24.14 ; Es 6.8 ; quelques-uns y voient cependant une reÂminiscence de la repreÂsentation de Dieu entoure d'un « conseil » ou d'une « cour », aÁ l'image des souverains (1R 22.19 ; Jb 1.6s ; 2.1s). Ð les humains : ici et en 5.1s, ce terme, au singulier ou au pluriel, traduit le mot heÂbreu 'adam, qui a donne le nom propre Adam et qui sera souvent rendu par homme ou hommes dans le reste de la Bible (2.5,7 etc.). Ici ce mot heÂbreu est avant tout un collectif qui deÂsigne le genre humain. Du reste le verbe qui suit (qu'ils dominent ) est au pluriel dans le texte ; cf. Jb 15.7n. Ð image / ressemblance 5.1-3 ; 9.6 ; cf. Es 40.18n ; Ez 1.5n ; 1Co 11.7 ; Col 3.10 ; Jc 3.9 ; Sagesse 2.23 : « Dieu a creÂe l'homme pour qu'il soit incorruptible et l'a fait image de ce qu'il posseÁde en propre. » Ð sur toute la terre : Syr porte ici sur tous les animaux de la terre (v. 24n). Ð qui fourmillent : le verbe heÂbreu (deÂjaÁ v. 21) est apparente au nom traduit par bestioles (v. 24n) ; de meÃme dans la suite. Ð Cf. Instruction de MeÂrikare 130ss : « Bienheureux les hommes, le troupeau du dieu. Il a fait le ciel et la terre selon leurs deÂsirs, et il a repousse le monstre des eaux. Il a fait le souffle de vie pour leurs narines. Eux, qui sont issus de son corps, sont ses images. Il se leÁve dans le ciel selon leur deÂsir. Il a fait pour eux des plantes, des animaux, des oiseaux et des poissons pour les nourrir. » Á re fois le pronom objet est au singulier dans 27 il les creÂa : la premie le texte, renvoyant au singulier collectif 'adam : il le creÂa, c.-aÁ-d. il creÂa les humains (v. 26n). Ð homme et femme : litt. maÃle et femelle, ou maÃle ou femelle. Cf. 2.21s ; 5.1s ; Mt 19.4// ; 1Co 11.7 ; Ga 3.28n. 24

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GENEÁSE 1±2

Áa son image : il les creÂa Áa l'image de Dieu ; homme et femme il les creÂa. | Dieu les beÂnit ; Dieu leur dit : Soyez feÂconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tous les animaux 29 qui fourmillent sur la terre. | Dieu dit : Je vous donne toute herbe porteuse de semence sur toute la terre, et tout arbre fruitier porteur de semence ; 30 ce sera votre nourriture. | A tout animal de la terre, Á a tout oiseau du ciel, Áa tout ce qui fourmille sur la terre et qui a souffle de vie, je donne toute herbe 31 verte pour nourriture. Il en fut ainsi. | Dieu vit alors tout ce qu'il avait fait : c'eÂtait treÁs bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : le sixieÁme jour. 2 Ainsi furent acheveÂs le ciel et la terre, et toute leur 2 arme Âe. | Le septieÁme jour, Dieu avait acheve tout le travail qu'il avait fait; le septieÁme jour, il se reposa 3 de tout le travail qu'il avait fait. | Dieu be Ânit le septieÁme jour et en fit un jour sacreÂ, car en ce jour Dieu se reposa de tout le travail qu'il avait fait en creÂant. 28

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Le jardin d'Eden VoilaÁ la geÂneÂalogie du ciel et de la terre, quand ils furent creÂÂes.

feÂconds / multipliez v. 22+. Ð soumettez-la : cf. 9.2 ; Ps 8.5-9. L'expression herbe porteuse de semence deÂsigne sans doute en particulier les ceÂreÂales ; cf. 9.3n. Ð nourriture : cf. 2.16 ; 3.18s ; 9.13 ; Ps 104.14s. 30 animal de la terre ou animal sauvage : cf. v. 24n. Ð souffle de vie : meÃme expression traduite par eÃtre vivant au v. 20n. 31 treÁs bon v. 4+.

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toute leur armeÂe, c.-aÁ-d. tout ce qui s'y trouve ; cf. Es 34.2 ; 40.26 ; Ps 103.2 ; 148.2. Le septieÁme jour : quelques versions anciennes portent ici le sixieÁme jour. Ð Dieu avait acheve : autre traduction Dieu acheva (tournures analogues 17.22 ; 24.19 ; 49.33 ; Ex 40.33 ; Lv 16.20 ; Nb 4.15 ; 7.1 ; 16.31). Ð il se reposa : litt. il cessa (de travailler) (cf. Es 14.4n). C'est le verbe heÂbreu shabath, associe au mot sabbat , qui deÂsigne l'aboutissement de la semaine ; il fait eÂgalement assonance avec le chiffre sept ; autre traduction il s'arreÃta (ou il fit sabbat ) apreÁs tout le travail qu'il avait fait ; cf. Ex 23.12 ; 31.17. Voir beÂneÂdiction . Ð en fit un jour sacre ou saint ; autres traductions le consacra, le sanctifia ; cf. Ex 20.8,11. Ð de tout le travail... : litt. de tout son travail que Dieu avait creÂe pour faire ; cf. Jn 5.17. VoilaÁ... ou voici... : cette phrase peut eÃtre consideÂreÂe comme la conclusion de la section preÂceÂdente (depuis le deÂbut du chapitre 1) ou comme l'introduction d'une nouvelle section (jusqu'aÁ la fin du chapitre 3). Le reÂcit qui commence au v. 4 raconte la creÂation d'une autre manieÁre que Gn 1.1±2.3, et n'est pas aÁ prendre comme une simple suite. Ð la geÂneÂalogie ou la ligneÂe : heÂbreu toledoth, litt. les engendrements ou les geÂneÂrations (LXX genesis, d'ouÁ GeneÁse ; voir l'introduction), c.-aÁ-d., ici, les origines. Ce mot signale le deÂbut ou la fin de certaines sections du texte 5.1 ; 6.9 ; 10.1,32 ; 11.10,27 ; 25.12s,19 ; 36.1,9 ; 37.2 ; Ex 6.16,19 ; Nb 3.1 ; Rt 4.18 ; 1Ch 1.29+ ; cf. Ex 28.10n ; Nb 1.20. Ð le SEIGNEUR : lecture usuelle du nom personnel du Dieu d'IsraeÈl, YHWH, ici accompagne du terme plus geÂneÂral 'Elohim (Dieu, cf. 1.1n) ; cf. 4.26n ; 12.8 ; 15.2n ; Ex 3.14-15n ; 6.2s. pleuvoir : cf. 7.4+. Ð pas d'homme (ou pas d'humain, ou encore personne) : heÂbreu 'adam, 1.26n. Ð pour la cultiver : litt. pour travailler (le verbe est souvent traduit par servir ) le sol (v. 15 ; Ps 104.14n) ; le mot correspondant ici aÁ sol n'est pas le meÃme que celui qui est rendu par terre dans ce qui preÂceÁde ; il s'agit de 'adama, de la meÃme racine que 'adam : l'eÃtre humain est indissociable de la terre qu'il cultive et qui le nourrit ; voir aussi 4.10n. un flot : le sens du mot correspondant, rare (seulement ici et en Jb 36.27), est incertain ; on a aussi traduit une vapeur. LXX une source (cf. Nb 21.17). Ð en arrosait (ou irriguait, cf. 13.10) toute la surface : litt. arrosait toute la face du sol (v. 5n) ; cf. v. 10. facËonna : le verbe heÂbreu yatsar eÂvoque, entre autres, le travail du potier sur l'argile ; dans les deux tiers des cas, c'est Dieu qui

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en est le sujet (cf. Jr 18.6+) ; voir v. 19 ; Es 43.1,7,21 ; Jr 1.5n etc. Ð homme / terre (heÂbreu 'adam / 'adama) v. 5n ; cf. Jb 1.21. Ð poussieÁre : cf. 3.19. Ð narines 3.19n. Ð souffle (heÂbreu neshama, autre terme qu'en 1.2,30 ; 6.3,17 ; 7.15) de vie 7.22n ; 1R 17.17 ; Es 2.22 ; 42.5 ; 57.16n ; Jb 27.3 ; 32.8 etc. ; voir aussi esprit . Ð eÃtre vivant 1.20n ; cf. 1Co 15.45-49. Eden : ce nom eÂvoque en heÂbreu l'ideÂe de deÂlices aux v. 10,15 ; 3.23s ; 4.16 ; Es 51.3 ; Ez 28.13 ; 31.9,16,18 ; 36.35 ; Jl 2.3. Notre mot paradis vient du vocable grec (d'origine perse) utilise par LXX pour traduire jardin dans ce v., comme en 13.10. Ð du coÃte de l'est ou de l'orient ; le mot heÂbreu deÂsigne souvent la direction de l'est, litt. devant (on s'« oriente » face au soleil levant) ; mais il peut aussi eÂvoquer ce qui est avant, dans le temps (cf. Dt 33.15n,27 ; voir Jb 18.20n). agreÂables aÁ voir... : cf. 3.6n. Ð bons pour la nourriture : litt. bons aÁ manger, de meÃme 3.6. Ð l'arbre de la vie 3.22ss ; cf. Pr 3.18 ; 11.30 ; 13.12 ; 15.4 ; Ap 2.7 ; 22.1s,14,19. On trouve une plante de vie dans l'EpopeÂe de Gilgamesh : il s'agit laÁ d'une plante magique qui peut faire rajeunir et rendre immortel celui qui en mange ; mais cette plante est devenue inaccessible aux humains. Ð au milieu du jardin : cf. 3.3. Ð connaissance... v. 17 ; 3.5,22. On pourrait aussi traduire connaissance du bon et du mauvais, du bonheur et du malheur ou du bien et du mal ; comme en heÂbreu l'opposition des contraires deÂsigne souvent la totalite (on dit volontiers « le petit et le grand » pour « tout le monde »), certains comprennent une connaissance universelle, ou bien la connaissance en geÂneÂral. Cf. 24.50n ; 31.24n ; Dt 1.39 ; 2S 14.17 ; 19.36 ; 1R 3.9 ; Es 5.20 ; 7.15 ; voir aussi Lv 27.10ss ; Nb 13.19 ; Dt 30.15 ; Jon 4.11n ; Jb 30.26 ; Ec 1.18 ; Lm 3.38 ; He 5.14. Cf. Ez 47.1+. Ð bras : litt. teÃtes. Le PishoÃn (terme probablement deÂrive d'une racine signifiant jaillir ) n'est pas connu par ailleurs. Il a eÂte conjecturalement identifie aÁ l'Indus, au Gange, au Nil ou aÁ d'autres fleuves. Le pays de Havila est une reÂgion d'Arabie proche de l'Egypte (10.7,29 ; 25.18 ; 1S 15.7 ; 1Ch 1.9). Le bdellium est une gomme reÂsineuse provenant d'un arbre qui pousse au Proche-Orient, cf. Nb 11.7n. Ð onyx : cf. Ez 28.13. Le GuihoÃn, fleuve, a souvent eÂte identifie au Nil. Mais c'est aussi le nom de la principale source de JeÂrusalem (1R 1.33ss). Ð Koush : ce nom deÂsigne le plus souvent la Nubie, reÂgion situeÂe au sud de l'Egypte, entre la premieÁre et la quatrieÁme cataracte du Nil (l'actuel Soudan ; le terme grec qui le traduit dans LXX a donne notre nom Ethiopie) ; mais certains identifient le pays de Koush mentionne ici aÁ d'autres reÂgions, soit en MeÂsopotamie, soit aux confins de la peÂninsule arabique, preÁs du golfe d'Aqaba. le Tigre : en heÂbreu HiddeÂqel (Dn 10.4). Ð aÁ l'est de l'Assyrie 10.11n ; autre traduction devant Ashour (l'ancienne capitale de l'Assyrie). Ð l'Euphrate, l'autre grand fleuve de MeÂsopotamie (15.18). $

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Á le SEIGNEUR Dieu fit la terre et le ciel, | Au jour ou il n'y avait encore aucun arbuste de la campagne sur la terre, et aucune herbe de la campagne ne poussait encore ; car le SEIGNEUR Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n'y avait pas d'homme pour la cultiver. | Mais un flot montait de la terre et en arrosait toute la surface. | Le SEIGNEUR Dieu faËconna l'homme de la poussieÁre de la terre ; il insuffla dans ses narines un souffle de vie, et l'homme devint un Ãetre vivant. | Le SEIGNEUR Dieu planta un jardin en Eden, du coÃte de l'est, et il y mit l'homme qu'il avait facËonneÂ. | Le SEIGNEUR Dieu fit pousser de la terre toutes sortes d'arbres agreÂables Áa voir et bons pour la nourriture, ainsi que l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais. | Un fleuve sortait d'Eden pour arroser le jardin, et de laÁ il se divisait en quatre bras. | Le nom du premier est PishoÃn ; Á c'est celui qui contourne tout le pays de Havila, ou l'on trouve l'or | Ð et l'or de ce pays est bon. LaÁ se trouvent aussi le bdellium et la pierre d'onyx. | Le nom du deuxieÁme fleuve est GuihoÃn ; c'est celui qui contourne tout le pays de Koush. | Le nom du troisieÁme fleuve est le Tigre ; c'est celui qui coule Áa

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l'est de l'Assyrie. Le quatrieÁme fleuve, c'est l'Euphrate. Le SEIGNEUR Dieu prit l'homme et le placËa dans le jardin d'Eden pour le cultiver et pour le garder. Le SEIGNEUR Dieu donna cet ordre Áa l'homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; | mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance de Á tu en ce qui est bon ou mauvais, car le jour ou mangeras, tu mourras. | Le SEIGNEUR Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je vais lui faire une aide qui sera son vis-aÁ-vis. | Le SEIGNEUR Dieu facËonna de la terre tous les animaux de la campagne et tous les oiseaux du ciel. Il les amena vers l'homme pour voir comment il les appellerait, afin que tout Ãetre vivant porte le nom dont l'homme l'appellerait. | L'homme appela de leurs noms toutes les beÃtes, les oiseaux du ciel et tous les animaux de la campagne ; mais, pour un homme, il ne trouva Ãt son vis-aÁ-vis. | Alors le SEIGNEUR pas d'aide qui fu Dieu fit tomber une torpeur sur l'homme, qui s'endormit ; il prit une de ses coÃtes et referma la chair Áa sa place. | Le SEIGNEUR Dieu forma une femme de la coÃte qu'il avait prise Áa l'homme, et il l'amena vers l'homme. | L'homme dit : Cette fois c'est l'os de mes os, la chair de ma chair. Celle-ci, on l'appellera « femme », placËa : litt. posa (cf. 39.16) ; la racine heÂbraõÈque correspondante est souvent associeÂe aÁ l'ideÂe de repos ; cf. 8.4n ; la meÃme forme du verbe est traduite par laisser en 19.16. Ð cultiver v. 5n. Ð le garder : autre traduction en prendre soin. connaissance... v. 9n. Ð tu mourras : autre traduction il te faudra mourir ; c'est la formule qui prescrit la peine de mort dans les textes juridiques. LXX a ici calque la forme intensive de l'heÂbreu : de mort vous mourrez (tout le v. est traduit au pluriel). Cf. 3.4ns ; Jr 26.8n. Cf. Ec 4.9-12 ; comparer avec 1Co 7.1s. Ð aide : le mot heÂbreu deÂsigne souvent Dieu lui-meÃme comme secours de son peuple. Cf. Ex 18.4 ; Dt 33.7 ; Ps 20.3 ; 33.10 ; 115.9-11 ; 121.1 etc. Ð son vis-aÁvis : autres traductions qui lui convienne, qui lui corresponde : l'association des deux termes deÂsigne en la femme l'allieÂe naturelle de l'homme. Ð Dans l'EpopeÂe de Gilgamesh, Enkidou, l'homme sauvage qui vit avec les animaux, est eÂveille aÁ la connaissance par une relation avec une prostitueÂe (4.4) : « ApreÁs qu'il eut eÂte comble de ses charmes, il se tourna vers ses beÃtes sauvages. Quand elles le virent, lui, Enkidou, les gazelles s'enfuirent, les beÃtes sauvages de la steppe s'eÂloigneÁrent de lui. Enkidou eÂtait stupeÂfait : son corps eÂtait crispeÂ, ses genoux ne bougeaient plus Ð ses beÃtes sauvages eÂtaient parties. Enkidou dut ralentir le pas Ð ce n'eÂtait plus comme auparavant. Mais maintenant il avait la sagesse, une vaste intelligence. Il retourna s'asseoir aux pieds de la prostitueÂe. Il l'eÂcouta attentivement, tandis qu'elle lui disait, aÁ lui, aÁ Enkidou : ``Tu es sage, Enkidou, tu es devenu comme un dieu ! Pourquoi courir la steppe avec les creÂatures sauvages ? Viens, je t'emmeÁnerai aÁ Ourouk, la ville fortifieÂe, au temple sacreÂ, la demeure d'Anou et d'Ishtar, laÁ ouÁ vit Gilgamesh, celui qui est plein de force et qui domine le peuple comme un taureau sauvage.'' Comme il l'eÂcoute, les paroles de la femme gagnent sa faveur. Le cúur illumineÂ, il deÂsire avoir un ami. » facËonna v. 7n. Ð animaux de la campagne : autre traduction animaux sauvages ; 3.1,14n. Ð afin que... : litt. et tout ce qu'appelait l'homme eÃtre vivant (1.20n), c'(eÂtait) son nom. Dans le monde biblique, donner un nom aÁ quelque chose ou aÁ quelqu'un suppose souvent qu'on exerce une autorite sur lui et qu'on influe sur sa destineÂe (cf. 1.5,28 ; 3.16,20 ; 17.5 etc. ; Es 43.1). de leurs noms : litt. de noms. Ð pour un homme : certains traduisent pour Adam, cf. 1.26n ; d'autres modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire quant aÁ l'homme, il ne trouva pas (ou il n'avait pas trouveÂ) d'aide... (v. 18n). une torpeur : autre traduction un profond sommeil ; cf. 15.12 ; 1S 26.12 ; Es 29.10 ; Jb 4.13 ; 33.15 ; Pr 19.15 ; Dn 8.18n. Ð coÃtes : le mot heÂbreu ainsi traduit signifie habituellement coÃte (d'un baÃtiment p. ex. : Ex 25.12,14 etc.). Il est phoneÂtiquement proche du

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car c'est de l'homme qu'elle a Âete prise. C'est pourquoi l'homme quittera son peÁre et sa meÁre et s'attachera Áa sa femme, et ils deviendront une seule chair. Ils Âetaient tous les deux nus, l'homme et sa femme, et ils n'en avaient pas honte.

ChasseÂs du jardin d'Eden Âetait le plus avise de tous les animaux Le serpent 3 de la campagne que le SEIGNEUR Dieu avait faits. Il dit Áa la femme : Dieu a-t-il reÂellement dit : « Vous 2 ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ! » | La femme dit au serpent : Nous pouvons manger du 3 fruit des arbres du jardin. | Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : « Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez 4 pas, sinon vous mourrez ! » | Alors le serpent dit Á a la femme : Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! 5 Dieu le sait : le jour ou Á vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux qui 6 connaissent ce qui est bon ou mauvais. | La femme vit que l'arbre Âetait bon pour la nourriture et plaisant pour la vue, qu'il Âetait, cet arbre, deÂsirable pour le discernement. Elle prit de son fruit et en mangea ; elle en donna aussi Áa son mari qui Âetait avec 7 elle, et il en mangea. | Leurs yeux Á a tous les deux s'ouvrirent, et ils surent qu'ils Âetaient nus. Ils coumot traduit par image en 1.26 (cf. 1Co 11.7-9). forma une femme... : litt. baÃtit en une femme la coÃte... ; cf. Ep 5.22s ; 1Tm 2.9-15. Ð amena v. 19. 23 c'est l'os..., la chair ... : l'expression exprime d'ordinaire l'appartenance aÁ la meÃme famille ou au meÃme peuple ; elle signifie naturellement nous sommes bien lieÂs l'un aÁ l'autre ; cf. 29.14 ; Jg 9.2s ; 2S 5.1 ; 19.13s. Ð femme / homme : heÂbreu 'ishsha / 'ish. 24 quittera / s'attachera (34.3 ; Jr 13.11n) : cf. Rt 1.14nss ; on pourrait voir dans cet aphorisme la description d'une socieÂte matrilineÂaire ou matrilocale (ouÁ c'est la femme qui deÂtermine le lieu du foyer et assure la continuite d'une geÂneÂration aÁ l'autre) ; toutefois la porteÂe de ce texte semble beaucoup plus geÂneÂrale. Ð ils deviendront : LXX les deux deviendront. Ð Mt 19.5// ; 1Co 6.16 ; Ep 5.31.  voque au moins au25 nus : dans la Bible le terme correspondant e tant la faiblesse attacheÂe aÁ l'ideÂe de deÂnuement que l'atteinte aÁ n la pudeur associeÂe aÁ la nuditeÂ. Voir 3.1 ,7,10 ; cf. Es 58.7 ; Os 2.5 ; Jb 1.21 ; 22.6 ; 24.7,10. 22

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 comme un eÃtre magique, 1 Le serpent a souvent eÂte consideÂre ayant pouvoir sur la vie et la mort, aÁ cause de sa capacite de produire du venin et de changer de peau ; cf. Nb 21 ; 2R 18.4 ; 2Co 11.3 ; Ap 12.9 ; 20.2 ; voir aussi Mt 4.1-11// ; 6.13 ; Jn 8.44 ; Jc 1.13-15 ; Siracide 21.2 : « Comme devant un serpent, fuis devant le peÂcheÂ, car, si tu t'en approches, il te mordra. » Ð avise ou ruse : le mot heÂbreu (`aroum) rappelle celui qui vient d'eÃtre traduit par nus (`aroummim, 2.25). Il est souvent oppose aÁ naõÈf (Pr 14.15,18 ; 22.3 ; 27.12 etc. ; cf. Jb 5.12 ; 15.5) ; LXX l'a rendu par un mot habituellement positif, qui est eÂgalement traduit par avise en Mt 10.16. Ð animaux de la campagne v. 14n ; 2.19s. Ð Vous ne mangerez pas... : l'heÂbreu, ambigu, peut aussi bien signifier vous ne mangerez d'aucun arbre... (cf. v. 2s ; 2.16s). Nous pouvons manger : autre traduction nous mangeons. au milieu du jardin : cf. 2.9. Pas du tout... : LXX a rendu litteÂralement la tournure intensive de l'heÂbreu : de mort vous ne mourrez pas ; cf. 2.17n ; Jr 14.13. le jour ouÁ... : cf. 2.17. Ð yeux s'ouvriront v. 7. Ð comme des dieux : autre traduction comme Dieu, voir v. 22 ; 1.1n ; 11.4 ; Es 14.13 ; Ez 28.2n ; 2Th 2.4. Ð qui connaissent... 2.9n. Cf. Ex 20.17 ; Rm 7.7ss ; 2Co 11.3 ; 1Jn 2.15-17. Ð bon pour la nourriture... 2.9. Ð deÂsirable : le meÃme terme a eÂte traduit par agreÂable en 2.9. Ð discernement Pr 10.5,19 ; 14.35 ; 15.24 etc. Ð son mari... : litt. son homme (aussi v. 16) avec elle v. 12 ; 2.24 ; Rm 5.12-17 ; 1Tm 2.14. surent ou connurent : cf. v. 5. Ð nus 2.25n. Ð pagnes : le meÃme mot heÂbreu deÂsigne une ceinture en 2S 18.11 ; 1R 2.5 ; Es 3.24 ; cf. 32.11 ; Pr 31.17,22 ; voir aussi Ex 25.7n ; Jb 38.3. $

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sirent des feuilles de figuier pour se faire des pagnes. Alors ils entendirent le SEIGNEUR Dieu qui parcourait le jardin avec la brise du soir. L'homme et sa femme alleÁrent se cacher parmi les arbres du jardin pour ne pas Ãetre vus par le SEIGNEUR Dieu. | Le SEIGNEUR Dieu appela l'homme ; il lui Á es-tu ? | Il reÂpondit : Je t'ai entendu dans le dit : Ou jardin et j'ai eu peur, parce que j'eÂtais nu ; je me suis donc cacheÂ. | Il reprit : Qui t'a dit que tu Âetais nu ? Aurais-tu mange de l'arbre dont je t'avais deÂfendu de manger ? | L'homme reÂpondit : C'est la femme que tu as mise aupreÁs de moi qui m'a donne de l'arbre, et j'ai mangeÂ. | Alors le SEIGNEUR Dieu dit Áa la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme reÂpondit : C'est le serpent qui m'a trompeÂe, et j'ai mangeÂ. | Le SEIGNEUR Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre toutes les beÃtes et tous les animaux de la campagne, tu te deÂplaceras sur ton ventre et tu mangeras de la poussieÁre tous les jours de ta vie. Je mettrai de l'hostilite entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci t'eÂcrasera la teÃte, et tu lui mordras le talon. A la femme, il dit : Je multiplierai la peine de tes grossesses. C'est dans la peine que tu mettras des fils au monde. Ton deÂsir se portera vers ton mari, et lui, il te dominera. A l'homme, il dit : Puisque tu as Âecoute ta femme et que tu as mange de l'arbre dont je t'avais deÂfendu de manger, la terre sera maudite Áa cause de toi ; c'est avec peine que tu en tireras ta nourriture le SEIGNEUR : litt. la voix de YHWH, cf. Ex 29.8n ; Ps 29.3s ; mais comme le mot qui correspond aÁ voix peut aussi signifier bruit, on peut eÂgalement comprendre le bruit (des pas) du SEIGNEUR (cf. 2S 5.24 ; 1R 14.6 ; 2R 6.32). Ð qui parcourait... : autre traduction qui se promenait dans le jardin ; cf. Dt 23.15n ; 2S 7.6n. Ð avec la brise du soir : litt. au souffle (ou au vent, voir esprit ) du jour (cf. 1.2n,5 ; Ct 2.17 ; 4.6). Ð alleÁrent se cacher : cf. Jb 13.16. Ð pour ne pas eÃtre vus... : litt. de devant le SEIGNEUR Dieu. Je t'ai entendu : litt. j'ai entendu ta voix ou le bruit de tes pas v. 8n. Ð peur : voir crainte . Il reprit : il s'agit de Dieu. aupreÁs de moi ou avec moi, cf. v. 6n. trompeÂe : le verbe heÂbreu fait assonance avec les mots traduits par femme et serpent ; cf. Jr 29.8 ; 49.16 ; 1Tm 2.14. maudit : heÂbreu 'arour ; le mot rappelle celui qui a eÂte traduit par avise au v. 1n ; voir aussi v. 17 ; 4.11 ; 9.25 ; 12.3 ; 27.29 ; 49.7 ; cf. Ap 22.3 ; voir beÂneÂdiction . Ð toutes les beÃtes (ou tout le beÂtail ) / tous les animaux de la campagne (ou tous les animaux sauvages) : cf. 1.24n ; Lv 26.22n. Ð tu te deÂplaceras : litt. tu marcheras. Ð sur ton ventre Lv 11.42. Ð poussieÁre : cf. v. 19 ; Es 65.25 ; Mi 7.17. hostilite : le terme heÂbreu est deÂrive du mot traduit par ennemi, cf. Nb 35.21s ; Ez 25.15 ; 35.5. Ð ta descendance / sa descendance : litt. ta semence / sa semence ; autre traduction ta progeÂniture / sa progeÂniture. Le terme heÂbreu zeÂra`, au singulier, est le plus souvent employe dans un sens collectif ; on pourrait aussi bien traduire tes descendants / ses descendants (ainsi en 12.7 ; 13.15s ; 22.17s etc.) ; cf. 9.9 ; 12.7 ; voir aussi Esd 9.2 ; Mt 3.7// ; Jn 8.44. Ð celle-ci (sa descendance) t'eÂcrasera ou ils (ses descendants) t'eÂcraseront... LXX a traduit par un masculin, il t'eÂcrasera, Vg par un feÂminin : elle (= la femme) t'eÂcrasera ; c'est le meÃme verbe qui est traduit plus loin par mordras (eÂgalement en Ps 139.11 submerger ; Jb 9.17 assaillir ). Certains s'efforcent de rendre la reÂpeÂtition de l'heÂbreu en utilisant ici, dans les deux

Deux personnages preÁs d'un « arbre de vie » ? (Cf. Gn 2.9 n.) D'apreÁs la gravure d'un cylindre-sceau de MeÂsopotamie. De tels sceaux, utiliseÂs comme marques de proprieÂte ou pour authentifier des documents, comportaient souvent des motifs religieux ou mythologiques.

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tous les jours de ta vie. Elle fera pousser pour toi des Âepines et des chardons, et tu mangeras l'herbe de la campagne. C'est Áa la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'aÁ ce que tu retournes Áa la terre, puisque c'est d'elle que tu as Âete pris ; car tu es poussieÁre, et tu retourneras Áa la poussieÁre. L'homme appela sa femme du nom d'Eve (« Vivante »), car elle est devenue la meÁre de tous les vivants. | Le SEIGNEUR Dieu fit Áa l'homme et Áa sa femme des habits de peau, dont il les reveÃtit. Le SEIGNEUR Dieu dit : L'homme est devenu comme l'un de nous pour la connaissance de ce qui est bon ou mauvais. Que maintenant il ne tende pas la main pour prendre aussi de l'arbre de la vie, en manger et vivre toujours ! | Le SEIGNEUR Dieu le renvoya du jardin d'Eden, pour qu'il cultive la terre Á il avait Âete pris. | ApreÁs avoir chasse l'homme, d'ou cas, un meÃme verbe francËais, meurtrir ou viser p. ex. Ð talon : cf. 25.26 ; 49.17,19 ; la racine heÂbraõÈque correspondant aÁ ce mot suggeÁre parfois l'ideÂe de reÂciprociteÂ. Ð A partir d'IreÂneÂe (IIe s. apr. J.-C.), l'Eglise ancienne a vu dans ce texte, qu'elle a qualifie de « ProteÂvangile », une allusion au Christ ; cf. Lc 10.19 ; Rm 16.20 ; Ap 12. Je multiplierai... : cf. 1.28. Ð la peine... : litt. ta peine (terme apparente dans la suite) et ta grossesse. Ð Ton deÂsir... 4.7 ; Ct 7.11n. Ð dominera 1.16n ; 4.7 ; cf. 1Tm 2.14s ; Tt 2.5 ; 1P 3.1-6. eÂcoute : litt. eÂcoute la voix de, cf. v. 8n,10 ; 21.12. Ð terre : heÂbreu 'adama, 2.5n. Ð maudite v. 14n. Ð aÁ cause de toi : cf. Os 4.3+. eÂpines / chardons Os 10.8. visage : le meÃme mot est traduit par narines en 2.7. Ð pain : cf. 1.29 ; 2.9,16 ; 14.18. Le terme heÂbreu deÂsigne souvent la nourriture en geÂneÂral (cf. 37.25n), de sorte qu'on pourrait aussi traduire, plus simplement, que tu mangeras. Ð terre : heÂbreu 'adama, 2.5n. Ð poussieÁre v. 14 ; 2.7 ; 18.27 ; Ps 104.29 ; Jb 34.15 ; Ec 3.20 ; 12.7 ; sur l'ensemble, cf. Jb 1.21. Eve ou Vivante, porteuse de vie, en heÂbreu Hawwa, nom apparente aÁ la racine signifiant vivre et qui fait assonance avec le terme traduit par vivants ; LXX a traduit ZoeÂ, du mot grec qui signifie vie. Ð Lorsque le texte heÂbreu joue explicitement sur un sens attribue aÁ un nom propre, ce sens est indique entre parentheÁses dans la traduction (qu'il s'agisse de l'origine reÂelle du nom, d'une eÂtymologie populaire ou d'un simple jeu d'assonance). habits : le meÃme mot est traduit par tunique en 37.3,23,31ss ; Ex 28.4,39ss etc. Ð peau : cf. 27.16. l'un de nous : cf. 1.1n,26n ; voir aussi 11.7 ; 2S 24.14 ; 1R 22.19ss ; Es 6.8 ; Ps 82.1ss ; Jb 1.6ss. Ð connaissance... / arbre de la vie 2.9n. Ð toujours ou eÂternellement. Eden 2.8n. Ð terre : heÂbreu 'adama 2.5nss. il posta : litt. il fit demeurer. Ð aÁ l'est : cf. 2.8n. Ð keroubim : ce terme heÂbreu (pluriel de keroub) a donne notre mot cheÂrubin, $


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il posta, Áa l'est du jardin d'Eden, les keroubim et l'eÂpeÂe flamboyante qui tournoie, pour garder le chemin de l'arbre de la vie.

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CaõÈn et Abel L'homme eut des relations avec Eve, sa femme ; elle fut enceinte et mit au monde CaõÈn. Elle dit : J'ai produit un homme avec le SEIGNEUR. | Elle mit encore au monde Abel, son freÁre. Abel devint berger de petit beÂtail et CaõÈn cultivateur. | ApreÁs quelque temps, CaõÈn apporta du fruit de la terre en offrande au SEIGNEUR. | Abel, lui aussi, apporta des premiers-neÂs de son petit beÂtail avec leur graisse. Le SEIGNEUR porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; | mais il ne porta pas un regard favorable sur CaõÈn ni sur son offrande. CaõÈn fut treÁs faÃcheÂ, et il se renfrogna. | Le SEIa CaõÈn : Pourquoi es-tu faÃche ? GNEUR dit Á Pourquoi es-tu renfrogne ? | Si tu agis bien, ne

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mais il eÂvoque une image treÁs diffeÂrente de celle que nous lui associons spontaneÂment (anges aÁ visage d'enfant) ; il semble correspondre au terme akkadien karibou, qui deÂsignait les gardiens des temples, des eÃtres repreÂsenteÂs par une combinaison de traits humains et animaux aÁ l'instar des sphinx eÂgyptiens ; ils exercËaient sans doute aussi une fonction d'intercesseurs (voir illustration p. 1041) ; cf. Ex 25.18n ; Ez 1.10s ; 9.3 ; 10.1ss,14nss ; 28.1416 ; Ps 18.11+. Ð l'eÂpeÂe (Es 34.5 ; Jr 46.10 ; 47.6 ; Ez 21.20 ; So 2.12) flamboyante : litt. la flamme de l'eÂpeÂe ; cf. Ps 104.4 ; Jb 39.23. Ð qui tournoie Jb 37.12.

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L'homme : cf. v. 25 ; 1.26n. Ð eut (ou avait eu) des relations avec : litt. connut ou avait connu ; de meÃme aux v. 17,25 ; 19.5,8 ; 24.16 ; 38.26 ; Nb 31.17ss ; Jg 11.39 ; 19.22 ; 21.11. Ð J'ai produit ou, selon certains, j'ai acquis, j'ai concËu, j'ai enfante : le nom de CaõÈn (heÂbreu qayin) est rapproche du verbe qana, que l'on peut comprendre dans l'une ou l'autre de ses acceptions : produire, voire creÂer ou procreÂer (14.19n,22 ; Dt 32.6 ; Ps 78.54 ; 139.13n ; Pr 8.22n), mais aussi acheter, acqueÂrir (Gn 25.10 ; 33.19). Cf. CaõÈnaÃn ou QeÂnaÃn 5.9 et les CaõÈnites ou QeÂnites 15.19 ; Nb 10.29 ; 24.21ss ; Jg 1.16 ; 4.11n. IndeÂpendamment du meurtre d'Abel (v. 2-16), la geÂneÂalogie rattachera aÁ CaõÈn toutes les acquisitions de la civilisation : les villes, les arts, le travail des meÂtaux, mais aussi la violence (v. 17,21ss). Ð avec : c'est le sens le plus courant de la preÂposition qui apparaõÃt ici ; certains comprennent avec l'aide du SEIGNEUR ; d'autres au meÃme titre que le SEIGNEUR (YHWH). Le nom Abel (heÂbreu heÂvel ) signifie souffle, vapeur, fumeÂe et deÂsigne souvent la futilite du transitoire, de ce qui passe (cf. Ps 39.6s,12 ; 144.4 ; Jb 7.16 ; Ec 1.2n). Ð petit beÂtail : le terme heÂbreu correspondant deÂsigne habituellement les moutons et les cheÁvres. Ð cultivateur : litt. cultivateur du sol ('adama), comme en 2.5n. ApreÁs quelque temps : litt. aÁ la fin de jours ; cf. 1R 17.7n ; Jr 13.6n. Ð fruit de la terre 3.17ss ; cf. Dt 26.2,10. Ð offrande : le meÃme terme heÂbreu est traduit par preÂsent en 32.14ss ; 33.10 ; 43.11ss ; il prend ailleurs le sens plus preÂcis d'offrande religieuse, puis d'offrande veÂgeÂtale (voir Lv 2.1n) ; cf. Jg 3.15ss ; 6.18n ; 13.19n ; voir aussi sacrifice . apporta : autre traduction avait apporteÂ. Ð premiers-neÂs Ex 13.12 ; Dt 12.6,17 etc. Ð graisse : voir Lv 3.3n. Ð regard favorable : cf. He 11.4. il se renfrogna : litt. sa face tomba ; cf. Nb 6.26 ; Jr 3.12n. Pourquoi... : cf. Jon 3.4,9. ne releÁveras-tu pas la teÃte : litt. n'(y aura-t-il) pas eÂleÂvation ? On peut comprendre le terme correspondant aÁ eÂleÂvation soit au sens d'enleÁvement de la faute, c.-aÁ-d. de pardon, comme en 18.24n,26 ; 50.17 ; Ps 32.5, soit au sens de retour en graÃce, comme en 40.13, en interpreÂtant relever le visage par opposition aÁ 4.5n (cf. 19.21n). Relever le visage est traduit par accueillir favorablement en 32.21, faire bon accueil aÁ en Ml 1.8 et favoriser en Ps 82.2. L'expression vient sans doute du geste d'accueil consistant aÁ relever celui qui se prosterne. LXX Si tu as preÂsente (ton offrande) correctement, mais que tu n'aies pas partage correctement, n'as-tu pas peÂche ? Reste tranquille. Ð tapi (ou coucheÂ) aÁ ta porte (litt. aÁ la porte) : le verbe heÂbreu rabats, qui se dit geÂneÂralement d'un animal au repos (29.2 eÃtre au repos ; 49.9,14 se coucher, 25 eÂtendu), peut faire penser au deÂmon babylonien Rabitsou qui, tapi sur le seuil, se tenait preÃt aÁ bondir sur celui qui

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passait ; cf. Dt 29.19n ; voir aussi Pr 24.15n. Ð ta porte : litt. l'ouverture ou l'entreÂe. Ð deÂsir / dominer : cf. 3.16. Ð aÁ toi de le dominer : on pourrait aussi traduire toi, domine-le ou le domineras-tu ? Ð Targum (Tg ) du pseudo-Jonathan : N'est-il pas vrai que si tu agis bien, ta faute te sera pardonneÂe ? Mais si tu n'agis pas bien en ce monde, ton peÂche est retenu pour le jour du grand jugement. Aux portes de ton cúur gõÃt le peÂcheÂ, mais entre tes mains j'ai remis le controÃle du mauvais penchant ; son deÂsir le portera vers toi et tu pourras le dominer soit pour la justification, soit pour le peÂcheÂ. parla : litt. dit. LXX porte, apreÁs Abel, son freÁre : Allons dans la campagne ! La phrase est eÂgalement attesteÂe dans Smr , Syr , Vg et Tg (voir ci-apreÁs) ; sa forme heÂbraõÈque pourrait signifier simplement : sortons ! Ð tua 1Jn 3.12-15. Ð Targum du pseudoJonathan : CaõÈn dit aÁ son freÁre Abel : « Viens, sortons tous deux dans la campagne. » Et il advint que lorsque tous deux furent sortis dans la campagne, CaõÈn reÂpondit et dit aÁ Abel : « Je vois que le monde a eÂte creÂe par amour mais [Neofiti : n'a pas eÂte creÂe par amour (et)] qu'il n'est pas reÂgi selon le fruit des bonnes úuvres et qu'il y a, dans le jugement, acception de personnes. Pourquoi ton offrande a-t-elle eÂte accueillie avec faveur et mon offrande aÁ moi n'a-t-elle pas eÂte accueillie avec faveur ? » Abel reÂpondit aÁ CaõÈn, en disant : « Le monde a eÂte creÂe par amour et il est reÂgi selon le fruit des bonnes úuvres et il n'y a point dans le jugement acception de personnes. Parce que les fruits de mes úuvres eÂtaient meilleurs que les tiens et anteÂrieurs aux tiens, mon offrande a eÂte accueillie avec faveur. » CaõÈn reÂpondit et dit aÁ Abel : « Il n'y a ni jugement ni juge ni un autre monde ! Point de remise de reÂcompense pour les justes ni de chaÃtiment pour les meÂchants ! » Abel reÂpliqua aÁ CaõÈn, en disant : « Il y a un jugement et il y a un juge et il y a un autre monde ; il y a remise de reÂcompense pour les justes et un chaÃtiment pour les meÂchants ! » Sur ces questions, ils se querellaient en pleine campagne. Et CaõÈn se dressa contre son freÁre Abel et, lui enfoncËant une pierre dans le front, le tua. OuÁ : cf. 3.9. Ð gardien : cf. berger au v. 2. Qu'as-tu fait ? 3.11,13 ; cf. 2S 12 ; 1R 21. Ð Le sang : litt. la voix des sangs 9.4-6 ; 37.26 ; Es 26.21 ; Ez 3.18n ; Jb 16.18n ; Mt 23.35. Ð crie 18.21 ; Ps 34.18 ; Jc 5.4 ; cf. He 11.4 ; 12.24. Ð terre le terme heÂbreu ('adama, 2.5n) fait assonance avec celui qui est traduit par sang (dam) 9.6n ; Nb 35.33 ; Ez 24.7ns. maudit (3.14n,17), chasse (sous-entendu dans le texte) de la terre ('adama, v. 2 ; 2.5n) : autres traductions maudit de la terre ou maudit aÁ cause de la terre. Voir beÂneÂdiction . cultiveras la terre v. 2n. Ð sa force : autre traduction son produit. Ð errant / vagabond : heÂbreu na` (Am 4.8 ; 8.12 ; 9.4,9 ; Ps 109.10 ; Jb 15.22s ; Lm 4.14s) / nad (proprement : en mouvement, cf. Nod v. 16 ; Jr 4.1 ; Ps 56.9). Cf. Pr 28.17. Ma faute... : autre traduction ma peine est trop lourde pour eÃtre supporteÂe (un meÃme mot heÂbreu deÂsigne la faute et la peine qui en reÂsulte) ; mais on pourrait aussi comprendre ma faute est trop grande pour eÃtre enleveÂe, c.-aÁ-d. pardonneÂe (v. 7n ; cf. 50.17n ; Ez 4.4n). Tu me chasses 3.22. Ð de cette terre : litt. de la face du sol ('adama, 2.5n) ; cf. 4.2n. Ð je serai cacheÂ, tu ne me verras plus : litt. je serai cache (ou je devrai me cacher ) de ta face (ou de devant toi ) ; cf. Am 9.3s ; Ps 139.7-12. Alors... : certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire pas du tout ! si quelqu'un... ; cf. v. 24 ; 26.11 ; 31.32 ; 44.9s. Ð $

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releÁveras-tu pas la teÃte ? Mais si tu n'agis pas bien, le peÂche est tapi Áa ta porte, et son deÂsir se porte vers toi ; Áa toi de le dominer ! | CaõÈn parla Áa Abel, son freÁre ; comme ils Âetaient en pleine campagne, CaõÈn se jeta sur Abel, son freÁre, et le tua. | Le Á est Abel, ton freÁre ? Il SEIGNEUR dit Áa CaõÈn : Ou reÂpondit : Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon freÁre ? | Alors il reprit : Qu'as-tu fait ? Le sang de ton freÁre crie de la terre jusqu'aÁ moi. | Maintenant, tu seras maudit, chasse de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton freÁre. | Quand tu cultiveras la terre, elle ne te donnera plus sa force. Tu seras errant et vagabond sur la terre. | CaõÈn dit au SEIGNEUR : Ma faute est trop grande pour Ãetre prise en charge. | Tu me chasses aujourd'hui de cette terre ; je serai cacheÂ, tu ne me verras plus, je serai errant et vagabond sur la terre ; et si quelqu'un me trouve, il me tuera. | Le SEIGNEUR lui dit : Alors, si quelqu'un

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tue CaõÈn, on le vengera sept fois. Et le SEIGNEUR mit un signe sur CaõÈn pour que ceux qui le trouveraient ne l'abattent pas. | Puis CaõÈn se retira de devant le SEIGNEUR et s'installa au pays de Nod (« Vagabondage »), Áa l'est d'Eden. Les descendants de CaõÈn CaõÈn eut des relations avec sa femme ; elle fut enceinte et mit au monde HeÂnoch. Il se mit ensuite Áa baÃtir une ville et appela cette ville du nom d'HeÂnoch, son fils. | D'HeÂnoch naquit Irad ; Irad engendra MehouyaeÈl, MehouyaeÈl engendra MetoushaeÈl, et MetoushaeÈl engendra LeÂmek. | LeÂmek prit deux femmes : le nom de l'une Âetait Ada et le nom de l'autre Tsilla. | Ada mit au monde Yabal : c'est lui le peÁre de ceux qui habitent dans des tentes et ont des troupeaux. | Le nom de son freÁre Âetait Youbal : c'est lui le peÁre de tous ceux qui jouent de la lyre et du chalumeau. | Tsilla, de son coÃteÂ, mit au monde Toubal-CaõÈn, qui forgeait tous les outils de bronze et de fer. La súur de Toubal-CaõÈn Âetait Naama. LeÂmek dit Áa ses femmes : Ada et Tsilla, Âecoutez-moi ! Femmes de LeÂmek, preÃtez l'oreille Áa ma parole ! J'ai tue un homme pour ma blessure et un enfant pour ma meurtrissure. Si CaõÈn doit Ãetre venge sept fois, LeÂmek le sera soixante-dix-sept fois ! L'homme Ð Adam Ð eut encore des relations avec sa femme ; elle mit au monde un fils et l'appela du nom de Seth (« Attribue »), car, dit-elle, Dieu m'a attribue une autre descendance Áa la place d'Abel, que CaõÈn a tueÂ. | De Seth aussi naquit un fils qu'il appela du nom d'Enosh. C'est alors que l'on commencËa Áa invoquer le nom du SEIGNEUR (YHWH). signe : cf. 1.14 ; 9.12s,17 ; 17.11 etc. ; voir aussi Ez 9.4n ; certains ont vu dans cette marque protectrice une allusion aÁ une sorte de tatouage qui aurait distingue les CaõÈnites (cf. v. 1n), mais l'existence d'une telle marque n'est pas eÂtablie. de devant le SEIGNEUR : autre traduction loin du SEIGNEUR ; cf. v. 14n ; 41.46 ; 47.10 ; Jon 1.3n. Ð s'installa ou habita, meÃme verbe au v. 20. Ð Nod (nom de lieu par ailleurs inconnu) signifie peuteÃtre vagabondage, mouvement ; le terme fait assonance avec celui qui est traduit par vagabond aux v. 12n,14. Ð aÁ l'est 2.8n ; 3.24. eut des relations avec v. 1n. Ð HeÂnoch : la racine heÂbraõÈque correspondant le plus vraisemblablement aÁ ce nom signifie deÂdier, inaugurer ; de la meÃme racine deÂrive le nom heÂbreu de la feÃte de la DeÂdicace, Hanoukka. Cf. 5.18-24 ; 25.4 ; 46.9 ; Esd 6.16n ; Jn 10.22n. Ð Il se mit... : certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire celui-ci (HeÂnoch) devint baÃtisseur d'une ville et il appela cette ville de son propre nom, HeÂnoch ; cf. 11.1-11. Irad : le nom rappelle le terme heÂbreu traduit par ville au v. 17. Cf. YeÂred 5.15. Ð MehouyaeÈl : la seconde fois le texte heÂbreu traditionnel porte MeÂhiyaeÈl ; cf. MahalaleÂel 5.12. Ð MetoushaeÈl : cf. Mathusalem (heÂbreu MetousheÂlah) 5.21. Ð LeÂmek : cf. 5.25. Ada : Ornement (?). Ð Tsilla : Ombre (?). de ceux qui habitent... : litt. de l'habitant de la tente et du troupeau, c.-aÁ-d. des eÂleveurs nomades ; cf. 2Ch 14.14. Voir aussi Gn 9.21,27. lyre / chalumeau Ps 150.4 ; Jb 21.13 ; 30.31. Toubal-CaõÈn : cf. Ez 27.13. Ð outils ou artisans ; on pourrait aussi comprendre qui formait tous les artisans du bronze et du fer ; voir 1S 13.20 ; 1R 9.26ss ; 10.22. Ð Naama : GraÃce. Cf. d'autres « poeÁmes-slogans » Ex 15.21 ; Jg 15.16 ; 1S 17.44 ; 18.7. Ð eÂcoutez-moi : litt. eÂcoutez ma voix (3.8n). Cf. v. 15 ; voir aussi Mt 18.21s. L'homme et Adam correspondent aÁ un seul mot heÂbreu ; celui-ci est employe ici sans article, comme un nom propre ; cf. v. 1 ;

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Liste des anceÃtres depuis Adam jusqu'aÁ Noe 1Ch 1.1-4

5 Voici le livre de la geÂneÂalogie d'Adam. Le jour ouÁ Dieu creÂa les humains, il les fit Áa la ressemblance de 2 Dieu. | Homme et femme il les cre Âa, il les beÂnit et les Á appela du nom d'« humains » Ð Adam Ð le jour ou ils furent creÂÂes. 3 Adam veÂcut cent trente ans, puis il engendra un fils Áa sa ressemblance, selon son image, et il l'appela 4 du nom de Seth. | Les jours d'Adam, apre Ás qu'il eut engendre Seth, furent de huit cents ans ; il engen5 dra des fils et des filles. | La totalite  des jours qu'Adam veÂcut fut de neuf cent trente ans ; puis il mourut. 6 Seth veÂcut cent cinq ans, puis il engendra 7 Enosh. | Apre Ás la naissance d'Enosh, Seth veÂcut huit cent sept ans ; il engendra des fils et des filles. 8 La totalite  des jours de Seth fut de neuf cent douze ans ; puis il mourut. 9 Enosh veÂcut quatre-vingt-dix ans, puis il engen10 dra Caõ ÈnaÃn. | ApreÁs la naissance de CaõÈnaÃn, Enosh veÂcut huit cent quinze ans ; il engendra des fils et 11 des filles. | La totalite  des jours d'Enosh fut de neuf cent cinq ans ; puis il mourut. 12 CaõÈnaÃn veÂcut soixante-dix ans, puis il engendra 13 Mahalale Âel. | ApreÁs la naissance de MahalaleÂel, CaõÈnaÃn veÂcut huit cent quarante ans ; il engendra 14 des fils et des filles. | La totalite  des jours de CaõÈnaÃn fut de neuf cent dix ans ; puis il mourut. 15 MahalaleÂel veÂcut soixante-cinq ans, puis il en16 gendra Ye Âred. | ApreÁs la naissance de YeÂred, MahalaleÂel veÂcut huit cent trente ans ; il engendra des 17 fils et des filles. | La totalite  des jours de MahalaleÂel fut de huit cent quatre-vingt-quinze ans ; puis il mourut. 1.26n ; 5.1nss. Ð dit-elle : sous-entendu en heÂbreu, ajoute en revanche par LXX et Vg . Ð attribue : heÂbreu shath ; ce verbe qui signifie habituellement placer ou eÂtablir fait assonance avec le nom de Seth (en heÂbreu Sheth) ; cf. 5.3. 26 Enosh : comme Adam, ce nom signifie homme (1.26n), parfois avec la meÃme connotation de fragilite que notre mot mortel (Ps 103.15). Ð commencËa : le meÃme verbe heÂbreu, diversement traduit, revient en 6.1 ; 9.20 (devint ) ; 10.8 (le premier ) ; 11.6. Ð invoquer (ou, moins probablement, proclamer ) le nom du SEIGNEUR (YHWH) : cette expression peut suggeÂrer une connaissance du nom divin YHWH. Mais elle pourrait aussi eÃtre prise de manieÁre beaucoup plus geÂneÂrale, pour eÂvoquer l'origine du culte 12.8 ; 13.4 ; 21.33 ; 26.25 ; cf. 2.4n ; Ex 3.14nss ; 6.2s ; 33.19 ; Jr 10.25 ; Jl 3.5. $

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geÂneÂalogie 2.4n. Ð Ici et au v. 2 Adam et les humains sont respectivement la transcription et la traduction d'un meÃme mot heÂbreu ; voir 1.26n ; 4.25n. Ð il les fit : le pronom objet est au singulier dans le texte, voir 1.27n. Ð ressemblance v. 3 ; 1.26ns. Homme / femme 1.27n. Ð Voir beÂneÂdiction et nom . Ð humains / Adam 1.26n ; 4.1. Les aÃges attribueÂs aux divers personnages diffeÁrent dans Smr et les versions anciennes (LXX , Syr ), ce qui fait varier d'autant la dureÂe de la peÂriode globale creÂation-deÂluge (1656 ans pour le texte heÂbreu traditionnel, mais 1307 pour Smr et 2242 pour LXX). La longeÂvite extraordinaire, mais en diminution progressive, des anceÃtres des temps originels est un trait commun de plusieurs documents de l'Orient ancien. Ð engendra... : litt. engendra aÁ sa ressemblance (un fils est sous-entendu dans le texte) ; voir aussi 9.28s ; 11.10ss. Ð Seth 4.25. Enosh 4.26. CaõÈnaÃn ou QeÂnaÃn : cf. 4.1n,17 ; 10.24n. MahalaleÂel : « il loue Dieu » (heÂbreu 'El, 21.33n) ; cf. 4.18n. YeÂred : cf. 4.18n. 1

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Le deÂluge dans la GeneÁse et dans l'EpopeÂe de Gilgamesh Nous connaissons surtout l'EpopeÂe de Gilgamesh $ graÃce aÁ un texte assyrien du VIIe sieÁcle av. J.-C., mais elle est aÁ coup suÃr beaucoup plus ancienne. Elle semble s'inspirer, dans son reÂcit du deÂluge, du mythe babylonien d'Atrahasis. Elle refleÁte en tout cas une vaste tradition meÂsopotamienne relative aÁ la grande inondation. GENEÁSE

GILGAMESH

Le motif

Le SEIGNEUR (YHWH) deÂcide de deÂtruire les humains au moyen du deÂluge, parce que tous se sont pervertis (Gn 6.13).

Les dieux deÂcident de deÂtruire les humains au moyen du deÂluge Ð selon l'eÂpopeÂe d'Atrahasis, ils ne supportent plus le bruit que font les humains (c.-aÁ-d. leurs doleÂances, leur reÂvolte ?).

L'avertissement

Le SEIGNEUR avertit de sa deÂcision NoeÂ, le seul homme qui agisse selon sa volonteÂ. Il lui ordonne de construire une arche (un coffre) pour sa survie ainsi que celle de sa famille et des animaux (plusieurs repreÂsentants de chaque espeÁce ; Gn 6.9,11-21).

Ea, le dieu des eaux douces (un des creÂateurs de l'humaniteÂ), avertit Outanapishtim de la deÂcision des dieux. Il lui ordonne de construire un bateau pour sa survie et celle de toutes les espeÁces vivantes. Il lui dit quoi reÂpondre si on l'interroge sur ce qu'il est en train de faire.

La construction de l'arche et l'entreÂe dans l'arche

Noe obeÂit au SEIGNEUR. Il construit l'arche selon les mesures que Dieu lui a indiqueÂes. Avec sa femme, ses fils, ses belles-filles et les animaux, il entre dans l'arche (Gn 6.22±7.9).

Outanapishtim obeÂit aÁ Ea ; il construit le bateau selon les mesures qu'on lui a indiqueÂes. Avec sa famille et ses biens, les artisans qui l'ont aide et les animaux, il monte dans le bateau.

Le deÂluge

Le SEIGNEUR ferme la porte de l'arche. Le deÂluge commence et dure quarante jours, apreÁs quoi Dieu fait cesser la pluie. Les eaux recouvrent la terre pendant preÁs d'un an, et l'arche eÂchoue sur les monts d'Ararat (Gn 7.10±8.5).

Outanapishtim ferme la porte du bateau. Le deÂluge commence et dure sept jours. Il est si terrible que les dieux eux-meÃmes prennent peur et vont se reÂfugier au plus haut des cieux. La grande deÂesse Ishtar, prise de pitieÂ, regrette sa deÂcision. Les eaux recouvrent la terre pendant un peu plus d'un mois. Le bateau eÂchoue sur le mont Nitsir.

Les oiseaux

Noe envoie un corbeau, puis une colombe, pour voir si les eaux ont baisse (Gn 8.6-14).

Outanapishtim envoie une colombe, une hirondelle et un corbeau, pour voir si les eaux ont baisseÂ.

La sortie de l'arche

NoeÂ, sa famille et les animaux sortent de l'arche sur l'ordre du SEIGNEUR (Gn 8.15-19).

Outanapishtim voit l'eÂtat de la terre. Il ouvre les portes du bateau et tous sortent, sauf lui. Il est deÂcourageÂ, parce qu'il a vu les cadavres disperseÂs sur toute la terre retourner aÁ la poussieÁre. Malgre tout, il finit par sortir.

Le sacrifice et ses effets

Noe eÂrige un autel et offre des sacrifices au SEIGNEUR. Les sacrifices plaisent au SEIGNEUR, qui promet de ne plus jamais maudire la terre aÁ cause des humains, et de ne plus jamais deÂtruire tous les eÃtres vivants (Gn 8.20-22).

Outanapishtim offre un sacrifice d'action de graÃces aux diviniteÂs, qui accourent et s'agglutinent comme des mouches autour du sacrifice. Ishtar invite tous les dieux aÁ prendre part au sacrifice, sauf Enlil qui a provoque une destruction deÂpassant tout ce que les autres dieux avaient imagineÂ. Enlil est en coleÁre parce que des humains ont surveÂcu. ApreÁs avoir parle avec Ea, il se calme.

La beÂneÂdiction divine

Le SEIGNEUR beÂnit Noe et les siens. Il leur ordonne de remplir la terre et leur donne pouvoir sur les animaux. Ils pourront utiliser tous les animaux et tous les veÂgeÂtaux pour se nourrir, mais il leur est interdit de manger la viande avec le sang. Dieu demandera des comptes pour la vie de tout eÃtre humain (Gn 9.1-7).

Enlil beÂnit Outanapishtim et lui permet de devenir immortel et semblable aux dieux.

La promesse divine

Le SEIGNEUR conclut une alliance avec Noe et ses descendants (c.-aÁ-d. avec toute l'humaniteÂ) : il ne deÂtruira plus jamais les humains et les animaux par un deÂluge (Gn 9.8-17).

Ishtar annonce qu'elle n'oubliera jamais ce qui s'est passeÂ.

EÂLEÂMENTS DU REÂCIT


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YeÂred veÂcut cent soixante-deux ans, puis il engendra HeÂnoch. | ApreÁs la naissance d'HeÂnoch, YeÂred veÂcut huit cents ans ; il engendra des fils et des filles. | La totalite des jours de YeÂred fut de neuf cent soixante-deux ans ; puis il mourut. HeÂnoch veÂcut soixante-cinq ans, puis il engendra Mathusalem. | HeÂnoch marcha avec Dieu trois cents ans encore apreÁs la naissance de Mathusalem ; il engendra des fils et des filles. | La totalite des jours d'HeÂnoch fut de trois cent soixante-cinq ans. HeÂnoch marcha avec Dieu ; puis il disparut, parce que Dieu le prit. Mathusalem veÂcut cent quatre-vingt-sept ans, puis il engendra LeÂmek. | ApreÁs la naissance de LeÂmek, Mathusalem veÂcut sept cent quatre-vingtdeux ans ; il engendra des fils et des filles. | La totalite des jours de Mathusalem fut de neuf cent soixante-neuf ans ; puis il mourut. LeÂmek veÂcut cent quatre-vingt-deux ans, puis il engendra un fils. | Il l'appela du nom de NoeÂ, en disant : Celui-ci nous consolera de notre travail et de la peine de nos mains sur cette terre que le SEIGNEUR a maudite. | ApreÁs la naissance de NoeÂ, LeÂmek veÂcut cinq cent quatre-vingt-quinze ans ; il engendra des fils et des filles. | La totalite des jours de LeÂmek fut de sept cent soixante-dix-sept ans ; puis il mourut. Noe veÂcut cinq cents ans, puis il engendra Sem, Cham et Japhet.

HeÂnoch : cf. 4.17n. Mathusalem : heÂbreu MetousheÂlah ; cf. 4.18n. marcha avec Dieu 6.9 ; cf. 17.1 ; Dt 13.5 ; Mi 6.8 ; Ml 3.6. LXX fut agreÂable aÁ Dieu, de meÃme au v. 24. Cf. 7.11n. Ce chiffre correspond au nombre des jours de l'anneÂe solaire, qui tient une place importante dans la litteÂrature attribueÂe aÁ HeÂnoch ; voir aussi calendrier , QumraÃn . il disparut : autre traduction il n'eÂtait plus laÁ, formule analogue en 1R 20.40. Ð Dieu le prit ou Dieu l'avait pris He 11.5s ; cf. Jd 14s ; voir aussi 2R 2.3,9,11 ; Es 53.8. LeÂmek : cf. 4.18n. consolera : le verbe heÂbreu naham est ici rapproche du nom de Noe (heÂbreu Noah, qui signifie repos, cf. 8.9n,21n). Ð sur cette terre : litt. aÁ cause du sol ('adama, 2.5n). Ð maudite 3.17n-19 ; cf. 9.20-27 ; Jg 9.13 ; Ps 104.15 ; Pr 31.6s. Sem : heÂbreu Shem, « Nom ». Ð Cham : heÂbreu Ham, « Chaud ». Ð Japhet : heÂbreu Yapheth, « Il eÂlargira » (?), cf. 9.27. Ð Voir aussi 6.10 ; 9.18±10.32. $

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72.1). Ð pas toujours : l'heÂbreu pourrait aussi signifier jamais plus, mais le contexte favorise la traduction choisie. Ð dans l'eÃtre humain... : ou bien dans les humains, car ceux-ci... (le terme heÂbreu traduit par eÃtre humain eÂtant un singulier collectif, 1.26n). Ð n'est que chair : autre traduction possible car lui aussi est (ou eux aussi sont ) chair. Certains, interpreÂtant diffeÂremment le terme heÂbreu, lisent : aÁ cause de leur eÂgarement (comme en 1S 26.21, erreur ) : ils sont chair ; cf. Es 40.26. Ð cent vingt ans : cf. 11.10-26 ; 50.26. Nephilim : peut-eÃtre ceux qui sont tombeÂs (du ciel ? dans la mort ?) ; LXX geÂants. MeÃme terme Nb 13.33 ; voir aussi Ez 32.2027n ouÁ revient plusieurs fois le verbe apparente (tomber ) et ouÁ figure eÂgalement le mot traduit ici par heÂros (Gn 10.8n). Ð sur la terre : dans d'autres contextes, la meÃme expression peut aussi signifier dans le pays. Ð vinrent vers... : cf. 30.16 ; 38.16. Ð renom : litt. nom (cf. 5.32n). Cf. Jr 17.9 ; Ps 14.1s ; Jb 22.15s. Ð le mal : autre traduction la meÂchancete ; le terme heÂbreu peut aussi deÂsigner un malheur ; c'est un adjectif apparente qui est traduit par mauvaises dans la suite du v. Ð leur cúur ... : litt. toute forme de penseÂe de son cúur (celui de l'humain, 'adam, 1.26n) (n'eÂtait) que mal (les derniers mots font assonance en heÂbreu) tout le jour ; cf. 1Ch 28.9 ; 29.18. regretta : le terme heÂbreu eÂvoque un regret ou un changement d'avis ; une autre forme du verbe est traduite par consoler en 5.29 ; cf. 8.21 ; 1S 15.11 ; Jon 3.9s ; voir aussi Nb 23.19+. Ð afflige : le verbe heÂbreu rappelle le mot traduit par peine en 3.16s ; 5.29. J'effacerai (le verbe n'apparaõÃt qu'une fois dans le texte) 7.4,23. Ð humains 1.26n. Ð depuis les humains jusqu'au beÂtail... 1.2428 ; 2.19s. trouva graÃce ... 18.3n ; 19.19 ; 30.27 ; 32.6ss etc. ; cf. 39.21 ; Ex 33.12ss ; Rt 2.2+ ; Est 2.15n. geÂneÂalogie 2.4n. Ð juste 7.1n ; 18.24ss. Ð inteÁgre 17.1 ; cf. 20.5s ; Ex 12.5n. Ð parmi les geÂneÂrations de son temps : litt. dans ses geÂneÂrations ; cf. 7.1 ; 9.12n. Ð marchait avec Dieu 5.22+. 5.32n. pervertie ou corrompue : le meÃme verbe (voir v. 13n) est traduit ailleurs par ravager (Ex 8.20), abõÃmer (Jr 13.7), manquer (Jr 18.4) ; cf. Ez 20.44. Ð aux yeux de : litt. devant ; cf. 7.1. Ð pleine de violence Ez 7.23 ; 8.17 ; 28.16. $

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Dieu deÂcide d'aneÂantir l'humanite et d'eÂpargner Noe Le SEIGNEUR vit que le mal des humains Âetait grand sur la terre, et que leur cúur ne concevait jamais que des penseÂes mauvaises. | Le SEIGNEUR regretta d'avoir fait les humains sur la terre, et son cúur fut affligeÂ. | Le SEIGNEUR dit : J'effacerai de la terre les humains que j'ai creÂÂes ; j'effacerai depuis les humains jusqu'au beÂtail, aux bestioles et aux oiseaux du ciel ; car je regrette de les avoir faits. Mais Noe trouva graÃce aux yeux du SEIGNEUR. Voici la geÂneÂalogie de NoeÂ. Noe Âetait un homme juste et inteÁgre parmi les geÂneÂrations de son temps ; Noe marchait avec Dieu. | Noe engendra trois fils : Sem, Cham et Japhet. | La terre Âetait pervertie aux

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Les fils de Dieu et les filles des humains Lorsque les humains eurent commence Áa se multiplier sur la terre et que des filles leur furent neÂes, | les fils de Dieu virent que les filles des humains Âetaient belles et ils prirent pour femmes toutes celles qu'ils choisirent. | Alors le SEIGNEUR dit : Mon souffle ne restera pas toujours dans l'eÃtre humain, car celui-ci n'est que chair ; ses jours seront de cent vingt ans. | En ces jours-laÁ Ð et encore apreÁs cela Ð les Nephilim Âetaient sur la terre, lorsque les fils de Dieu vinrent vers les filles des humains et qu'elles leur donneÁrent des enfants : ce sont laÁ les heÂros d'autrefois, les hommes de renom.

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 breu 'adam, 1.26n. Ð commence 4.26n. Ð se 1 les humains : he multiplier 1.28. Ð filles 5.4 etc.  signe en geÂ2 fils de Dieu ou fils des dieux ; cette expression de neÂral des eÃtres divins ou ceÂlestes ; cf. 1.1n ; 3.5n ; Ps 29.1 ; 82.1,6 ; 89.7s ; Jb 1.6 ; 2.1 ; 38.7 ; Dn 3.25 ; cf. Jd 6s ; 2P 2.4. Voir cependant 2S 7.14 ; Ps 2.7 ; 89.27 ; voir aussi 1R 11. Ð belles : litt. bonnes, cf. 1.4n. Ð ils prirent... : cf. 4.19 ; 12.10-20 ; 29 ; Ex 34.15s ; 2S 11±12 ; voir aussi 1 HeÂnoch 6.1s : « Il arriva que lorsque les humains se furent multiplieÂs, il leur naquit des filles fraõÃches et jolies. Les anges, fils du ciel, les regardeÁrent et les deÂsireÁrent. Ils se dirent l'un aÁ l'autre : ``Allons nous choisir des femmes parmi les humains et engendrons-nous des enfants.'' » 7.1ss : « (Ils) prirent pour eux des femmes, une pour chacun d'eux, et ils se mirent aÁ les approcher et aÁ se souiller aÁ leur contact. Ils leur enseigneÁrent les drogues, les charmes, la botanique et ils leur montreÁrent les herbes. Les femmes concËurent et enfanteÁrent des geÂants, hauts de trois mille coudeÂes, qui deÂvoreÁrent tout le fruit du labeur des hommes. » 3 Cf. 3.22,24 ; 11.6s. Ð souffle ou Esprit v. 17 ; 1.2n ; 7.15,22 ; cf. 2.7n (autre mot heÂbreu). Ð restera : d'apreÁs LXX ; autres traductions proposeÂes : contestera, reÂgnera, s'humiliera. Le terme heÂbreu rappelle un verbe souvent traduit par juger (cf. Es 11.4s ; Ps

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yeux de Dieu, la terre Âetait pleine de violence. Dieu vit que la terre Âetait pervertie, car tous s'eÂtaient pervertis sur la terre. Alors Dieu dit Áa Noe : La fin de tous est arriveÂe, je l'ai deÂcideÂe, car la terre est pleine de violence Áa cause d'eux ; je vais les aneÂantir avec la terre. Fais-toi une arche en bois de reÂsineux ; tu diviseras cette arche en cellules et tu la couvriras d'un enduit, au dedans et au dehors. | Voici comment tu la feras : l'arche aura trois cents coudeÂes de longueur, cinquante coudeÂes de largeur et trente coudeÂes de hauteur. | Tu feras Áa l'arche une ouverture d'une coudeÂe, disposeÂe tout en haut ; tu placeras la porte de l'arche sur le coÃte ; tu feras un Âetage infeÂrieur, un deuxieÁme et un troisieÁme. Quant Áa moi, je fais venir sur la terre le deÂluge Ð les eaux Ð pour aneÂantir tous ceux qui ont souffle de vie sous le ciel ; tout ce qui est sur la terre peÂrira. | Mais j'eÂtablirai mon alliance avec toi ; tu entreras dans l'arche, toi, tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi. | De toutes les sortes d'eÃtres vivants, tu feras entrer dans l'arche deux de chaque espeÁce, pour qu'ils restent en vie avec toi : un maÃle et une femelle. | De chaque espeÁce parmi les oiseaux, le beÂtail et toutes les bestioles qui fourmillent sur la terre, un couple viendra vers toi pour rester en vie. | Et toi, prends de tout ce qui se mange et fais-t'en des provisions ; cela te servira de nourriture, ainsi qu'aÁ eux. | Noe fit exactement ce que Dieu lui avait ordonneÂ. Ainsi fit-il. Dieu vit : cf. 1.31. Ð tous s'eÂtaient pervertis : litt. toute chair (cf. v. 13n,17,19 ; 7.15s ; 9.11,15ss) avait perverti son chemin ou sa voie, sa conduite. La fin... deÂcideÂe : litt. la fin de toute chair est venue devant moi. Ð je vais les aneÂantir : autre traduction je les aneÂantis (meÃme construction au v. 17, je fais venir ) ; aneÂantir ou deÂtruire (autre traduction courante du meÃme verbe) est un autre sens du verbe traduit par pervertir aux v. 11ns ; cf. v. 17 ; 9.11,15 ; 13.10 ; 18.31s ; 19.13,29 ; voir aussi Ap 11.18. arche : meÃme mot heÂbreu Ex 2.3n,5 (caisse) ; c'est un autre mot heÂbreu qui deÂsignera le coffre ou arche de l'alliance ou du teÂmoignage (Ex 25.10n) ; LXX emploie le meÃme terme grec dans les deux cas. Ð reÂsineux : le terme heÂbreu qui apparaõÃt ici, et que certains se contentent de transcrire (gopher ), fait assonance avec les termes traduits dans le meÃme v. par couvrir et enduit (voir ci-apreÁs). Il s'agit probablement du nom d'un arbre, mais on en ignore l'identification exacte (cypreÁs ? teck ?). Ð cellules : litt. nids ; en vocalisant diffeÂremment les consonnes du texte heÂbreu on a aussi compris tu la feras avec des roseaux. Ð couvriras / enduit : mots de la meÃme racine kpr, qui a aussi fourni le vocabulaire technique de l'expiation ou annulation des peÂcheÂs (cf. le jour de l'Expiation, en heÂbreu yom ha-kippourim ; voir aussi Ex 25.17n). Ð dedans / dehors : cf. 1R 7.9. trois cents coudeÂes : preÁs de 150 m (voir mesures ). Ð cinquante coudeÂes : preÁs de 25 m. Ð trente coudeÂes : preÁs de 15 m. ouverture (cf. 8.6) ou toit deÂpassant d'une coudeÂe (cf. 8.13) ? Le terme correspondant n'apparaõÃt qu'ici et son sens est treÁs incertain ; sur la disposition en trois eÂtages, comparer avec l'architecture geÂneÂrale du temple en 1R 6.6. Ð porte : litt. ouverture, entreÂe. le deÂluge : cf. 7.6s,10,17 ; 9.11,15,28 ; 10.1,32 ; 11.10 ; d'autres reÂcits de la grande inondation ont circule dans l'Antiquite (voir « Le deÂluge dans la GeneÁse et dans l'EpopeÂe de Gilgamesh », p. 32) ; certains d'entre eux emploient un vocabulaire apparente au terme heÂbreu qui apparaõÃt ici pour eÂvoquer le deÂferlement de l'eÂleÂment liquide (cf. Es 30.25). Dans certains passages de l'A.T. ce terme deÂsigne vraisemblablement, non pas l'inondation ellemeÃme, mais les eaux d'en haut (Gn 1.6n) qui en sont la cause ; cf. 7.10 ; 9.11 ; Ps 29.10n. Ð aneÂantir : voir v. 13n. Ð tous ceux : litt. toute chair, voir v. 12n. Ð souffle ou esprit v. 3n ; 7.15. Ð peÂrira : litt. expirera. Cf. He 11.7 ; 1P 2.20 ; 2P 2.5. Ð j'eÂtablirai : litt. je dresserai ou je

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dresse, de meÃme en 9.9,11 ; 17.7,19 ; Ex 6.4 ; Lv 26.9n ; Dt 8.18n ; Jr 34.18n ; Ez 16.62. Ð alliance 9.9n-17 ; 14.13 ; 15.18 ; 17.2-21. Ð tes fils , ta femme... 7.7,13 ; 8.16,18. De toutes les sortes... : litt. de tout vivant, de toute chair, deux de chaque tu feras entrer dans l'arche ; cf. 8.17 ; voir aussi 7.2. Ð maÃle / femelle 1.27n. De chaque espeÁce... : litt. de l'oiseau selon son espeÁce, du beÂtail selon son espeÁce, de toute bestiole (1.24n) de la terre (2.5n) selon son espeÁce... ; cf. 1.11+ ; 7.14 etc. Ð viendra : cf. 2.19. nourriture 1.29s. 7.5 ; Ex 12.28 ; Nb 1.54+. Ð ordonne ou commande : le verbe employe ici (cf. deÂjaÁ 2.16 ; 3.11,17) revient souvent dans les codes de lois, cf. Ex 24.3,7 ; Dt 6.17. $

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Le deÂluge Noe avait six cents ans lorsqu'il y eut le deÂluge Ð les eaux Ð sur la terre. | Noe entra dans l'arche, lui et ses fils, sa femme et les femmes de ses fils avec lui, pour Âechapper aux eaux du deÂluge. | Des beÃtes pures et des beÃtes impures, des oiseaux et de tout ce qui fourmille sur la terre, | il en vint vers NoeÂ, deux par deux, un maÃle et une femelle, pour entrer dans l'arche, comme Dieu l'avait ordonne Áa NoeÂ. | Sept jours apreÁs, les eaux du deÂluge Âetaient sur la terre. L'an six cent de la vie de NoeÂ, le dix-septieÁme jour du deuxieÁme mois, en ce jour-laÁ toutes les sources du grand abõÃme jaillirent, et les feneÃtres du ciel s'ouvrirent. | Il y eut de la pluie sur la terre quarante jours et quarante nuits. | Ce jour meÃme NoeÂ, Sem, Cham et Japhet, fils de NoeÂ, la femme de Noe et les

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Noe entre dans l'arche Le SEIGNEUR dit Áa Noe : Entre dans l'arche, toi et toute ta maison ; car j'ai vu qu'au sein de cette geÂneÂration, devant moi, tu es juste. | De toutes les beÃtes pures, prends sept couples, le maÃle et sa femelle ; des beÃtes qui ne sont pas pures, un couple, le maÃle et sa femelle ; | aussi des oiseaux du ciel, sept couples, maÃle et femelle, afin de garder en vie leur descendance sur toute la terre. | Encore sept jours, en effet, et je vais faire venir la pluie sur la terre quarante jours et quarante nuits ; j'effacerai de la terre tous les Ãetres que j'ai faits. | Noe fit exactement ce que le SEIGNEUR lui avait ordonneÂ.

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ta maison ou ta maisonneÂe, ta famille. Ð geÂneÂration / juste 6.8-9n ; cf. 1S 16.1 ; 2R 8.13. beÃtes pures : cf. Lv 11 ; 20.25s ; Dt 14.1-21. Ð prends : litt. prends pour toi ; l'expression correspondante est souvent employeÂe pour les animaux destineÂs aÁ un sacrifice ; ainsi en 15.10n. Ð sept : cf. 6.19 ; 8.20s. Ð maÃle / femelle : l'heÂbreu emploie ici une autre formule (litt. l'homme et sa femme) qu'au v. 3 et en 6.19. pluie : cf. 2.5 ; 19.24. Ð j'effacerai 6.7. Ð de la terre ou de la surface du sol, cf. 2.5n. Ð tous les eÃtres : litt. tout ce qui se tient debout ou qui est eÂtabli, comme au v. 23. 6.22n. six cents ans : cf. 5.32. 6.18n. Ð ses fils , sa femme... 6.18+. pures v. 2n. Ð tout ce qui fourmille... 1.26n. 6.20n. Ð il en vint : autre traduction il en eÂtait venu. dix-septieÁme jour... : cf. v. 24 ; 8.3-5,13s : en tout la grande inondation dure une anneÂe solaire (12 mois lunaires + 11 jours = 365 jours) ; cf. 5.23n. Ð abõÃme 1.2+ ; cf. Ez 26.19. Ð feneÃtres (ou ouvertures) du ciel 8.2 ; 2R 7.2,19 ; Es 24.18 ; Ml 3.10 (cf. Gn 1.6s) ; autres emplois du terme traduit par feneÃtres en Es 60.8 ; Os 13.3 ; Ec 12.3. pluie : autre mot qu'au v. 4, comme en 8.2 ; cf. 1R 18.41-45 ; Ez 1.28. Ce jour meÃme : cf. v. 1 ; la meÃme expression heÂbraõÈque (litt. dans l'os de ce jour ) revient en 17.23,26 ; Ex 12.17,41,51 ; Lv 23.21,28ss ; Jos 5.11. Ð NoeÂ... : cf. v. 1 ; 5.32. Ð entreÁrent : autre traduction eÂtaient entreÂs. $

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trois femmes de ses fils avec eux entreÁrent dans l'arche | avec tous les animaux sauvages selon leurs espeÁces, tout le beÂtail selon ses espeÁces, toutes les bestioles qui fourmillent sur la terre selon leurs espeÁces, tous les oiseaux selon leurs espeÁces, tout ce qui vole et qui a des ailes ; | de tout ce qui avait souffle de vie, il en vint vers NoeÂ, deux par deux, pour entrer dans l'arche. | Ceux qui vinrent, maÃle et femelle, de toute sorte, entreÁrent, comme Dieu l'avait ordonne Áa NoeÂ. Puis le SEIGNEUR ferma la porte sur lui. | Il y eut le deÂluge sur la terre pendant quarante jours. Les eaux monteÁrent et emporteÁrent l'arche, qui fut souleveÂe au-dessus de la terre. | Les eaux grossirent et monteÁrent ÂenormeÂment sur la terre, et l'arche s'en alla sur les eaux. | Les eaux grossirent de plus en plus sur la terre. Toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel furent recouvertes. | Les eaux monteÁrent quinze coudeÂes plus haut, et les montagnes furent recouvertes. Tout ce qui fourmillait sur la terre peÂrit, tant les oiseaux que le beÂtail et les animaux, toutes les petites beÃtes qui grouillaient sur la terre, et tous les humains. | Tout ce qui avait souffle de vie dans les narines et qui Âetait sur la terre ferme mourut. Dieu effacËa tous les Ãetres qui Âetaient sur la terre : depuis les humains jusqu'au beÂtail, aux bestioles et aux oiseaux du ciel, ils furent effaceÂs de la terre. Il ne resta que Noe et ceux qui Âetaient avec lui dans l'arche. | Les eaux grossirent sur la terre pendant cent cinquante jours.

Un homme en prieÁre, devant un autel porte par un taureau, sur une embarcation de roseau. D'apreÁs une gravure de sceau de la fin du IVe milleÂnaire av. J.-C. La sceÁne pourrait eÂvoquer l'eÂpopeÂe d'Atrahasis ou de Gilgamesh$ (cf. « Le deÂluge dans la GeneÁse et dans l'EpopeÂe de Gilgamesh », p. 32).

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Noe sort de l'arche Dieu se souvint de NoeÂ, de tous les animaux et 8 de tout le beÂtail qui se trouvaient avec lui dans 14 l'arche ; Dieu fit passer un souffle sur la terre, et 2 les eaux s'apaise Árent. | Les sources de l'abõÃme et 15-16 les feneÃtres du ciel se fermeÁrent, et la pluie fut 3 arre ÃteÂe depuis le ciel. | Les eaux se retireÁrent de la 17 terre peu Áa peu ; les eaux diminueÁrent au bout de 4 cent cinquante jours. | Le dix-septie Áme jour du septieÁme mois, l'arche se posa sur les montagnes 5 d'Ararat. | Les eaux alle Árent en diminuant jus- 18 qu'au dixieÁme mois. Le premier jour du dixieÁme 19 6 mois, les sommets des montagnes apparurent. | Au

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les animaux sauvages : autre traduction les animaux (deÂtailleÂs dans la suite). Ð selon leurs espeÁces 1.11+ ; 6.20. tout : litt. toute chair. Ð souffle (ou esprit, 6.3n) de vie 6.17. Ceux qui vinrent et entreÁrent traduisent un meÃme verbe heÂbreu. Ð de toute sorte : litt. de toute chair. Les eaux monteÁrent... : litt. les eaux grossirent de quinze coudeÂes (environ 7 m, voir mesures ) au-dessus. peÂrit : litt. expira, cf. 6.17. Ð les animaux : il faut sans doute comprendre les animaux sauvages, par opposition au beÂtail ; cf. 1.24n ; 8.1 ; 9.10n ; Lv 25.7n. Ð les petites beÃtes... : cf. 1.20n. souffle de vie : ici litt. souffle (comme en 2.7) d'esprit (comme en 6.3n,17) de vie. effacËa tous les eÃtres v. 4n ; 6.7. cent cinquante jours : cf. v. 11n ; 8.3.

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se souvint de : autre traduction pensa aÁ 9.15s ; 19.29 ; 30.22 ; Ex 2.24 etc. Ð animaux / beÂtail 7.21n. Ð souffle ou vent : cf. 1.2n ; voir aussi esprit . 2 7.11n-12n. 3 7.24. à ta ; le verbe heÂbreu 4 dix-septieÁme jour 7.11n. Ð se posa ou s'arre rappelle le nom de NoeÂ, cf. v. 9n ; 2.15n ; 5.29n. Ð Ararat : probablement en ArmeÂnie, au nord de l'Assyrie (cf. 2R 19.37// ; Jr 51.27). A cause du reÂcit biblique, ce nom a eÂte donne au plus haut sommet de cette reÂgion (5156 m).

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bout de quarante jours, Noe ouvrit la feneÃtre qu'il avait faite Áa l'arche. | Il laÃcha le corbeau, qui sortit et revint Áa plusieurs reprises, jusqu'aÁ ce que les eaux aient seÂche sur la terre. | Il laÃcha la colombe pour voir si les eaux avaient baisse sur la terre. Mais la colombe ne trouva pas de quoi se poser et revint Áa lui dans l'arche, car il y avait de l'eau sur toute la terre. Il tendit la main, la prit et la fit rentrer aupreÁs de lui dans l'arche. | Il attendit encore sept autres jours et laÃcha de nouveau la colombe hors de l'arche. | La colombe revint Áa lui sur le soir : elle tenait dans son bec une feuille d'olivier toute fraõÃche ! Noe sut ainsi que les eaux avaient baisse sur la terre. | Il attendit encore sept autres jours, puis il laÃcha la colombe. Mais elle ne revint plus Áa lui. | L'an six cent un, le premier jour du premier mois, les eaux avaient seÂche sur la terre. Noe retira la couverture de l'arche et vit que la terre avait seÂcheÂ. | Le vingt-septieÁme jour du deuxieÁme mois, la terre Âetait seÁche. Alors Dieu dit Áa Noe : | Sors de l'arche, toi, ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi. Tous les animaux qui sont avec toi, de toute sorte, tant les oiseaux que le beÂtail, et toutes les bestioles qui fourmillent sur la terre, fais-les sortir avec toi : qu'ils peuplent la terre, qu'ils soient feÂconds et se multiplient sur la terre ! | Noe sortit, lui, ses fils, sa femme et les femmes de ses fils avec lui. | Tous les animaux, toutes les bestioles, tous les oiseaux et 7.18-20. feneÃtre 6.16n (?) ; meÃme mot heÂbreu Ez 40.16ss. Il laÃcha ou il envoya : cf. v. 9n. Outre le corbeau et la colombe (v. 8ss), le reÂcit de Gilgamesh (voir p. 32) ajoute une hirondelle. Ce proceÂde semble avoir eÂte celui des marins de l'AntiquiteÂ, qui emmenaient des oiseaux aÁ bord pour connaõÃtre la direction et la distance des terres ; voir aussi Lv 11.15. Ð qui sortit... : litt. qui sortit, sortant et rentrant. Ð seÂche v. 14. Il laÃcha : litt. il laÃcha (ou il envoya) d'aupreÁs de lui. Ð colombe : cf. Lv 1.14+ ; Mt 3.16// ; 10.16. de quoi se poser : litt. de repos (mot apparente au nom de NoeÂ, cf. v. 4n) pour son pied. Ð tendit : meÃme verbe (souvent traduit par envoyer ) que celui qui a eÂte rendu par laÃcher aux v. 7s. six cent un 7.11n. C'est le premier jour du septieÁme sieÁcle de la vie de Noe ; cf. Gn 2.1-3. Ð la couverture ou le toit : cf. 6.16n (autre mot) ; meÃme terme heÂbreu Ex 26.14 ; 35.11 etc. Ð la terre (litt. la face du sol, autre terme au deÂbut du v. et au v. 14) avait seÂche : autre traduction eÂtait seÁche (autre terme au v. 14). seÁche : cf. 1.9s. ta femme, tes fils ... 6.18+. de toute sorte : litt. de toute chair ; cf. 6.19. Ð qu'ils peuplent la terre : litt. qu'ils grouillent (1.20ns) sur la terre ; cf. 9.7n. Ð feÂconds / multiplient 1.22,28. famille par famille ou espeÁce par espeÁce ; le meÃme terme est traduit par clan en 10.5,20,31s etc. ; cf. 12.3n ; voir aussi Jr 15.3n. $

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tout ce qui fourmille sur la terre, tous ceux-laÁ sortirent de l'arche, famille par famille. Noe baÃtit un autel pour le SEIGNEUR ; il prit de toutes les beÃtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l'autel. | Le SEIGNEUR sentit une odeur agreÂable, et le SEIGNEUR se dit : Je ne maudirai plus la terre Áa cause des humains, parce que le cúur des humains est dispose au mal depuis leur jeunesse ; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l'ai fait. Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l'eÂte et l'hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas.

Dieu fait alliance avec Noe 9 Dieu beÂnit Noe et ses fils ; il leur dit : Soyez feÂconds, multipliez-vous et remplissez la terre. 2 Vous inspirerez de la crainte et de la terreur Á a tout animal de la terre, Áa tout oiseau du ciel, Áa tout ce qui fourmille sur la terre et Áa tous les poissons de la 3 mer : ils vous ont  ete livreÂs. | Tout ce qui fourmille et qui vit vous servira de nourriture : comme les 4 ve ÂgeÂtaux, je vous donne tout cela. | Seulement, vous ne mangerez pas de chair avec sa vie, c'est-aÁ-dire 5 avec son sang. | De plus, je re Âclamerai votre sang, pour votre vie ; je le reÂclamerai Áa tout animal ; et je reÂclamerai Áa chaque Ãetre humain la vie de l'homme qui est son freÁre. 6 Celui qui reÂpand le sang de l'eÃtre humain, par l'eÃtre humain son sang sera reÂpandu. Car Áa l'image de Dieu autel 12.7s ; 13.4,18 ; 22.9 ; 26.25 ; 33.20 ; 35.1-7 ; cf. Ex 20.24. Ð pur(es) 7.2+. Ð Sur les holocaustes, sacrifices par excellence, voir 22.2ss ; Lv 1.3n. Â, 21 agreÂable : litt. de repos, mot qui rappelle encore le nom de Noe v. 9n ; 5.29n. La phrase Le SEIGNEUR sentit une odeur agreÂable reprend la terminologie traditionnelle des sacrifices (Lv 1.9n) : elle signifie ici que Dieu accueille favorablement l'offrande ; cf. Ez 20.41. Ð se dit : litt. dit aÁ son cúur . Ð maudirai : le verbe heÂbreu (diffeÂrent de celui qui a eÂte employe dans la formule paralleÁle en 3.17) peut aussi eÃtre rendu par traiter aÁ la leÂgeÁre, faire peu de cas de, meÂpriser ; voir beÂneÂdiction , maleÂdiction ; 12.3n. Ð terre ('adama) / humains 2.5n ; 9.20n. Ð cúur... dispose au mal 6.5. Ð depuis leur jeunesse : cf. Ps 51.7. Ð tout ce qui est vivant... 6.7. 22 Tant que la terre subsistera : cf. Ps 104.5 ; voir aussi Ec 1.4 ; Mt 5.18// ; 24.35//. Ð semailles / moisson... : cf. Jr 33.20ss ; voir aussi Za 14.6s ; Ec 3.1ss ; Mt 5.45. Ð ne cesseront pas : sur le verbe correspondant, voir 2.2n. 20

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Dieu beÂnit 1.22+. Ð multipliez-vous 8.17. Voir crainte . Ð ils vous ont eÂte livreÂs : litt. ils ont eÂte donneÂs (ou placeÂs) dans votre main ; plusieurs expressions analogues sont traduites par livrer dans l'ensemble de l'A.T. les veÂgeÂtaux : litt. l'herbe verte, cf. 1.29ns. avec sa vie : cf. 1.20n ; Lv 3.17 ; 7.26s ; 17.10ss ; 19.26 ; Dt 12.23 ; Ac 15.20,29 ; 21.25 ; voir aussi Nb 23.24 ; Dt 32.42 ; Jr 46.10. Cf. 4.10s ; Ex 21.12,14,20,28ss (pour l'animal ) ; Nb 35.16-21,31-33. Ð je reÂclamerai aÁ : litt. je rechercherai de la main de ; cf. 42.22 ; 43.9 ; Ez 33.6 ; Ps 9.13n ; 2Ch 24.22. le sang de l'eÃtre humain : en heÂbreu les deux mots font assonance (dam, 4.10n / 'adam, 1.26n) : cf. 42.22 ; Ex 21.23ss ; Lv 24.19s ; Dt 19.21 ; Mt 26.52 ; Ap 13.10. Ð aÁ l'image... : litt. aÁ l'image de Dieu il a fait l'homme (ou les humains), cf. 1.26n. peuplez... : litt. grouillez (1.20ns) sur la terre ; cf. 8.17n. alliance 6.18+ ; ici il s'agit moins d'une entente entre deux parties que d'un engagement unilateÂral de la part de Dieu (cf. Es 54.9s ouÁ il en est question comme d'un serment). Ð descendance 3.15n ; 4.25. $

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Dieu dit encore Áa Noe et Áa ses fils avec lui : | Quant Áa moi, j'eÂtablis mon alliance avec vous et avec votre descendance apreÁs vous, | avec tous les Ãetres vivants qui sont avec vous, tant les oiseaux que le beÂtail et tous les animaux sauvages, avec tous ceux qui sont sortis de l'arche, avec tous les animaux sauvages. | J'eÂtablis mon alliance avec vous : tous les Ãetres ne seront plus retrancheÂs par les eaux du deÂluge, et il n'y aura plus de deÂluge pour aneÂantir la terre. | Dieu dit : Voici le signe de l'alliance que je place entre moi et vous, ainsi que tous les Ãetres vivants qui sont avec vous, pour toutes les geÂneÂrations, pour toujours : | je place mon arc dans la nueÂe, et il sera un signe d'alliance entre moi et la terre. | Quand j'aurai rassemble des nuages au-dessus de la terre, l'arc apparaõÃtra dans la nueÂe, | et je me souviendrai de mon alliance entre moi et vous, ainsi que tous les Ãetres vivants, et les eaux ne se transformeront plus en deÂluge pour aneÂantir tous les Ãetres. | L'arc sera dans la nueÂe, et je le regarderai pour me souvenir de l'alliance perpeÂtuelle entre Dieu et tous les Ãetres vivants qui sont sur la terre. | Dieu dit Áa Noe : Tel est le signe de l'alliance que j'eÂtablis entre moi et tous ceux qui sont sur la terre. Les trois fils de Noe Les fils de Noe qui sortirent de l'arche Âetaient Sem, Cham et Japhet. Cham fut le peÁre de Canaan. Ces trois-laÁ sont les fils de NoeÂ. C'est Áa partir d'eux qu'on se dispersa sur toute la terre. les eÃtres vivants 1.20n. Ð les animaux sauvages : autre traduction les animaux de la terre (1.24n) ; les mots correspondants sont absents de LXX . Sur l'ideÂe d'alliance avec les animaux, cf. Ez 34.25 ; Os 2.20. Es 54.9s ; cf. 2P 3.6s. Ð tous les eÃtres : litt. toute chair ; on pourrait aussi comprendre aucun eÃtre ne sera plus retranche ; cf. 6.12n. Ð aneÂantir la terre 6.13n. signe : cf. 4.15n ; 17.11ss. Ð place : autre traduction donne ; cf. v. 13. Ð eÃtres vivants v. 10+. Ð pour toutes les geÂneÂrations , pour toujours : litt. pour les geÂneÂrations de toujours ; le terme correspondant aÁ toujours est traduit par perpeÂtuelle au v. 16 ; cf. 17.7n. arc : il s'agit eÂvidemment ici de l'arc-en-ciel, qui annonce la fin de la pluie, mais le mot heÂbreu est aussi celui qui deÂsigne l'arme dans d'autres contextes (21.16 ; 27.3 ; 48.22 etc.). Cf. Ez 1.28 ; Ap 4.3. Ð la nueÂe ou les nuages (v. 14) : cf. Ex 13.21+. je me souviendrai de ou je penserai aÁ ; cf. 8.1+. Ð tous les eÃtres vivants : litt., ici et au v. 16, tout eÃtre vivant (1.20n) de toute chair. Ð tous les eÃtres : litt. toute chair. perpeÂtuelle v. 12n. tous ceux : litt. toute chair. Sem, Cham et Japhet 5.32 ; 6.10 ; 7.13 ; voir chap. 10. Ð Cham fut le peÁre de Canaan : cette preÂcision vise sans doute aÁ eÂtablir un lien entre l'histoire du manteau de NoeÂ, ouÁ Cham va tristement s'illustrer (v. 20ss), et la maleÂdiction de Canaan qui la suit (v. 25ss) ; cf. 10.6,15. Canaan est normalement, dans la Bible, une appellation geÂographique correspondant grosso modo aÁ la Cisjordanie. Etymologiquement, le mot pourrait signifier le baspays, par opposition au plateau syrien (parfois le terme semble s'appliquer de facËon plus restrictive aux plaines, cf. Nb 13.29 ; 14.25) ; autres possibiliteÂs pays de la pourpre ; pays des marchands (cf. Es 23.8n ; Ez 16.29n ; 17.4n ; Os 12.8n ; So 1.11n ; Za 14.21n ; Jb 40.30n ; Pr 31.24n). Le nom CananeÂen(s) deÂsigne le plus souvent, dans l'histoire biblique, les populations qui habitaient cette reÂgion avant IsraeÈl. Cf. 10.18 ; 11.1n,8s. Ð qu'on se dispersa... : litt. que toute la terre se dispersa ; autre traduction que toute la terre fut peupleÂe. $

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l'homme a Âete fait. Et vous, soyez feÂconds et multipliez-vous, peuplez la terre et multipliez-vous sur elle.

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Noe devint cultivateur et il planta une vigne. | Il but du vin, s'enivra et s'exposa nu Áa l'inteÂrieur de sa tente. | Cham, peÁre de Canaan, vit la nudite de son peÁre et le raconta au dehors Áa ses deux freÁres. | Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent tous deux sur leurs Âepaules, marcheÁrent Áa reculons et recouvrirent la nudite de leur peÁre ; comme ils deÂtournaient le visage, ils ne virent pas la nudite de leur peÁre. | Lorsque Noe se reÂveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet. | Il dit alors : Maudit soit Canaan ! Qu'il soit l'esclave des esclaves de ses freÁres ! Il dit encore : BeÂni soit le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu de Sem, et que Canaan soit son esclave ! Que Dieu mette Japhet au large ! Qu'il demeure dans les tentes de Sem, et que Canaan soit son esclave ! ApreÁs le deÂluge, Noe veÂcut trois cent cinquante ans. | La totalite des jours de Noe fut de neuf cent cinquante ans ; puis il mourut.

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Un prisonnier hittite (cf. Gn 10.15n), avec les traits caracteÂristiques des Hittites dans plusieurs repreÂsentations eÂgyptiennes : visage glabre, cheveux longs, nez aquilin. D'apreÁs un bas-relief de l'eÂpoque de RamseÁs II (& 1290-1224 av. J.-C.) aÁ l'entreÂe du grand temple d'Abou-Simbel, en Haute-Egypte.

Les peuples de la terre 1Ch 1.5-23

10 Voici la geÂneÂalogie des fils de NoeÂ, Sem, Cham et Japhet. Des fils naquirent d'eux apreÁs le deÂluge. 2 Les fils de Japhet furent : Gomer, Magog, MeÂdie, 3 Gre Áce, Toubal, MeÂshek et Tiras. | Les fils de Go4 mer : Ashkenaz, Riphath et Togarma. | Les fils de 20

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Cf. 5.29. Ð devint : on pourrait aussi comprendre fut le premier aÁ eÃtre, cf. 4.26n. Ð cultivateur : litt. homme de la terre (ou du sol ), cf. 2.5n ; 3.17,23 ; 4.2-4 ; 8.21 ; 12.3n. Ð vigne : cf. 1R 5.5 (autre mot heÂbreu). vin 14.18 ; 19.32-35 ; 27.25 ; 49.11s. Ð s'exposa nu : litt. se deÂcouvrit ou s'exposa ; cf. Ex 20.26 ; 2S 6.20 ; 10.4s ; Ha 2.15 ; Lm 4.21 ; voir aussi Lv 18.6nss ; Ez 16.36 ; 22.10. Ð tente : cf. 4.20. nudite : cf. 3.7n ; Lv 18.1ss ; 20.17ss ; voir aussi Ex 20.12 ; Dt 27.16 ; Pr 30.17. le manteau ou un manteau : le mot correspondant, aussi traduit au pluriel par veÃtements (35.2 etc. ; cf. 1S 24.5s), deÂsigne geÂneÂralement une pieÁce de tissu qui servait aussi de couverture (Ex 22.25s). Ð Les expressions aÁ reculons et ils deÂtournaient traduisent le meÃme terme heÂbreu. Maudit 3.14n. Ð esclave : le meÃme mot sera souvent traduit par serviteur (12.16 etc.) ; autre traduction qu'il soit pour ses freÁres comme le dernier des esclaves ; cf. 27.29,40. Ð Ce texte a souvent eÂte pris dans un sens historique, comme une annonce de l'assujettissement des CananeÂens, descendants de Canaan (10.15-19), par les IsraeÂlites, descendants de Sem (10.21-31) ; ce n'eÂtait pas neÂcessairement son intention premieÁre. Cf. Sagesse 12.11 (aÁ propos des CananeÂens) : « Mais en exercËant progressivement ta justice, tu offrais une occasion de repentir, sans ignorer pourtant que leur nature eÂtait vicieÂe, leur perversite inneÂe, et que leur mentalite ne changerait jamais ; car c'eÂtait une race maudite deÁs l'origine. » BeÂni ... : cf. 14.20 ; 24.27. Ð Sem 5.32n. Ð son esclave v. 27n. mette Japhet au large : jeu d'assonances sur le nom de Japhet, voir 5.32n. Selon certains, on pourrait aussi comprendre dupe (ou seÂduise) Japhet. Ð tentes de Sem v. 21. Ð son esclave : autre traduction possible leur esclave. Ð On ignore aÁ quelle situation historique cette parole a pu se rapporter aÁ l'origine. Pour les rabbins de l'eÂpoque romaine, elle est apparue entre autres comme une justification de la traduction de la Bible en grec, langue associeÂe aux descendants de Japhet (10.1nss). 5.3n.

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Comme le montre le v. 32, ce chap. reÂpartit l'humanite en trois groupes rattacheÂs aux trois fils de NoeÂ, selon leur implantation geÂographique (voir « La grande famille d'Abraham : IsraeÈl et ses voisins », p. 70) et selon leur langue (v. 5,20,31), d'apreÁs les criteÁres de l'eÂpoque. On distinguera ainsi : 1) les peuples situeÂs au nord-ouest du pays d'IsraeÈl, autour de la MeÂditerraneÂe, et notamment les Grecs (Japhet, v. 2-5) ; 2) les civilisations du « crois1

sant fertile » (Cham, v. 6-20) ; 3) les peuples du Proche-Orient, dont IsraeÈl (Sem, v. 21-31 ; voir aussi 11.10-32). Cette « table des nations » comporte soixante-dix noms dans le texte heÂbreu traditionnel, soixante-douze dans LXX ; cf. Dt 32.8n ; Lc 10.1n ; voir aussi non-Juifs . Ð geÂneÂalogie v. 32 ; 2.4n. Gomer : sans doute les CimmeÂriens d'Asie Mineure (Ez 38.6). Ð Magog : peut-eÃtre les Lydiens de GygeÁs (Ez 38.2n ; 39.6). Ð MeÂdie : heÂbreu MadaõÈ, qui deÂsigne les MeÁdes ou la MeÂdie, au nord de la Perse (2R 17.6 ; 18.11 ; Es 13.17 ; 21.2 etc.). Ð GreÁce : heÂbreu YawaÃn, deÂsignation des Ioniens et, plus tard, des Grecs en geÂneÂral (Es 66.19 ; Ez 27.13 ; Za 9.13 ; Dn 8.21+). Ð Toubal et MeÂshek : sans doute en Asie Mineure, au sud de la mer Noire (Es 66.19n ; Ez 27.13 ; 32.26 ; 38.2s ; 39.1 ; Ps 120.5). Ð Tiras : probablement les TyrrheÂniens ou Etrusques, habitants primitifs de l'Italie. Ashkenaz : sans doute les Scythes (Jr 51.27). Ð Togarma : probablement une autre deÂsignation (cf. v. 2) des CimmeÂriens ; voir Ez 27.14n ; 38.6. Elisha est traditionnellement identifie aÁ AlashaõÈa, appellation babylonienne de Chypre ; certains croient cependant que ce nom deÂsignerait plutoÃt Carthage ; d'autres pensent qu'il serait une deÂformation de celui d'Ulysse et s'appliquerait aÁ des õÃles Ioniennes, en particulier Ithaque, dont l'OdysseÂe ceÂleÁbre la pourpre (cf. Ez 27.6s). Ð Tarsis : port de la peÂninsule ibeÂrique et, par extension, la peÂninsule elle-meÃme (Es 23.6 ; 66.19 ; Jr 10.9 ; Ez 27.12 ; Jon 1.3n etc.). Ð Chypre : en heÂbreu Kittim (pluriel), qui deÂsigne Chypre et ses habitants, et par extension tous les peuples navigants, y compris les Grecs (Nb 24.24 ; Es 23.1 ; Jr 2.10 ; Ez 27.6 ; Dn 11.30). Ð Rhodes : heÂbreu Rodanim, d'apreÁs certains mss heÂbreux et des versions anciennes (LXX p. ex.), comme en 1Ch 1.7 ; cf. Ez 27.15n. Le texte heÂbreu traditionnel porte ici Dodanim (les eÂquivalents heÂbreux des lettres d et r se confondent facilement), que d'autres modifient diffeÂremment pour traduire les DananeÂens. C'est par eux qu'ont eÂte peupleÂes : litt. aÁ partir d'eux furent reÂparties ; cf. v. 32. Ð õÃles : le mot heÂbreu deÂsigne aussi les reÂgions coÃtieÁres, cf. Es 11.11+. Ð langue v. 20,31 ; cf. 11.1. Ð clan 8.19n. Koush ou Nubie : cf. v. 8n ; voir 2.13n. Ð Egypte : heÂbreu Mitsrayim (12.10 etc.). Ð Pouth : sans doute la Libye (Es 66.19n ; Jr 46.9 ; Ez 27.10 ; 30.5 ; 38.5 ; Na 3.9). Ð Canaan 9.18n,25, voir v. 1519. Tous les noms de ce v. deÂsignent de petits royaumes d'Arabie (cf. v. 28s). Ð Seba Es 43.3n ; 1Ch 1.9. Ð Havila 2.11n. Ð Rama Ez 27.22. Ð Saba : heÂbreu Sheva' v. 28 ; 25.3 ; 1R 10// ; Es 60.6n ; $

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GreÁce : Elisha et Tarsis, Chypre et Rhodes. | C'est par eux qu'ont Âete peupleÂes les Ãõles des nations dans leurs pays, chacun selon sa langue, clan par clan, dans leurs nations. Les fils de Cham furent : Koush, Egypte, Pouth et Canaan. | Les fils de Koush : Seba, Havila, Sabta,

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GENEÁSE 10

Rama et Sabteka. Les fils de Rama : Saba et DedaÃn. Koush engendra aussi Nemrod ; c'est lui qui, le premier, fut un heÂros sur la terre. | Il fut un vaillant chasseur devant le SEIGNEUR ; c'est pourquoi l'on dit : « Comme Nemrod, vaillant chasseur devant le SEIGNEUR. » | Il reÂgna d'abord sur Babylone, Erek, Akkad et KalneÂ, au pays de ShineÂar. | De ce pays-laÁ il sortit vers l'Assyrie ; il baÃtit Ninive, la ville de Rehoboth, Kalah | et ReÂsen, entre Ninive et Kalah : c'est la grande ville. | Egypte engendra les Loudites, les Anamites, les Lehabites, les Naphtouhites, | les Á sont sortis les PhiPatrosites, les Kaslouhites, d'ou listins, et les Kaphtorites. Canaan engendra Sidon, son premier-neÂ, et Heth ; | et les JeÂbusites, les Amorites, les Guirgashites, | les Hivvites, les Arqites, les Sinites, les Arvadites, les Tsemarites, les Hamatites. En-

Jr 6.20 ; Ez 27.22s ; 38.13 ; Jl 4.8 ; Ps 72.10,15 ; Jb 1.15 ; 6.19. Ð DedaÃn 25.3 ; Jr 25.23 ; 49.8 ; Ez 25.13 ; 27.15,20 ; 38.13. Koush : certains pensent qu'aÁ la diffeÂrence du v. 6n, ce nom deÂsigne ici l'eÂponyme ou anceÃtre des Kassites, un peuple qui a domine Babylone entre le XVIe et le XIIe s. av. J.-C. Ð Nemrod ou Nimrod : ce nom, qui pourrait signifier en heÂbreu nous nous reÂvolterons, rappelle probablement celui du principal dieu de Babylone, Mardouk, ou celui de Ninourta, dieu de la guerre et de la chasse ; il pourrait conserver le souvenir d'un roi assyrien ou babylonien dont le nom incluait celui de la divinite ; voir aussi Mi 5.5. Ð heÂros : cf. 6.4 ; c'est le meÃme mot heÂbreu qui sera traduit par vaillant au v. 9 ; il est souvent rendu par guerrier ; cf. Jg 6.12+. vaillant : cf. v. 8n. Ð chasseur 25.27 etc. Les rois de MeÂsopotamie apparaissent souvent sur les fresques aux prises avec des lions ; leurs exploits de chasse leur confeÁrent un statut de bienfaiteurs et fondent leur pouvoir politique. Ð devant le SEIGNEUR : cf. Jon 3.2n. Il reÂgna d'abord : litt. le commencement (cf. 1.1n) de son royaume (comme en 20.9) fut. Ð Babylone : heÂbreu Babel (11.9n). Ð Erek ou Ourouk, en Babylonie meÂridionale. Ð Akkad peut deÂsigner une ville au nord de la Babylonie et, plus geÂneÂralement, la reÂgion de Babylone. Ð Kalne : cf. Es 10.9 ; Am 6.2 (?). Ð ShineÂar (11.2 ; 14.1,9 ; Jos 7.21 ; Es 11.11 ; Za 5.11 ; Dn 1.2) est eÂgalement une deÂsignation de la Babylonie, peut-eÃtre plus particulieÁrement en usage parmi les peuples situeÂs aÁ l'ouest de l'Euphrate. De ce pays-laÁ... : traduction incertaine ; on pourrait aussi comprendre : De ce pays-laÁ sortit Assyrie (heÂbreu 'Ashour, nom habituel de l'empire assyrien et de sa premieÁre capitale), cf. v. 22 ; 2.14n ; voir aussi Nb 24.22n. Ð il baÃtit 11.4ss. Ð Ninive, capitale de l'Assyrie 2R 19.36 ; Es 37.37 ; Jon 1.2 etc. ; Na 1.1 etc. ; So 2.13. Ð Rehoboth : Largeurs ou Places, cf. 26.22n. Ð Kalah : Puissance (?), aussi appeleÂe Kalhou en akkadien, identifieÂe aÁ Tell Nimroud sur le Tigre, aÁ environ 35 km en aval de Ninive ; cf. v. 12. c'est la grande ville : cette phrase pourrait s'appliquer aÁ ReÂsen, mais aussi aÁ Kalah, capitale de l'Assyrie apreÁs Ashour (ou Assour ) et avant Ninive (qui est aussi appeleÂe grande ville en Jon 1.2 ; 3.2s ; 4.11). Les noms eÂnumeÂreÂs ici deÂsignent les habitants des diffeÂrentes parties de l'Egypte. Ð Loudites Jr 46.9. Ð Naphtouhites : cf. Jos 15.9 ; 18.15. Patrosites : au sud de l'Egypte ; cf. Es 11.11 ; Jr 44.15 ; Ez 30.14. Ð Les Kaslouhites sont sans doute aÁ rattacher aux Kaphtorites, car les Philistins (26.14,15,18 etc.) sont deÂcrits comme originaires de Kaphtor, c.-aÁ-d. de CreÁte ou de la coÃte sud de l'Asie Mineure, en Am 9.7 ; voir aussi Dt 2.23 ; Jr 47.4. A partir du XIIe s. av. J.-C., les Philistins eÂtaient implanteÂs dans la reÂgion coÃtieÁre de l'actuelle Gaza. C'est de leur nom que vient celui de Palestine. Sidon : une des villes des PheÂniciens, port sur la MeÂditerraneÂe (v. 19 etc.). Ð Heth est probablement consideÂre comme l'anceÃtre des Hittites (15.20 ; 23.3ss etc.) qui ont envahi le Proche-Orient aÁ partir de l'Asie Mineure, aux XIVe et XIIIe s. av. J.-C. Plus tard le terme hittite a eÂte eÂtendu, dans l'usage meÂsopotamien, de facËon aÁ inclure toute la reÂgion aÁ l'ouest de l'Euphrate, la Syrie et le pays d'IsraeÈl. A partir d'ici et jusqu'au v. 19, les noms sont au singulier (collectif) dans le texte, comme reÂgulieÁrement dans une telle liste de peuples : le JeÂbusite, l'Amorite, etc. Ð JeÂbusites : habitants de JeÂbus, qui deviendra JeÂrusalem (Jos 15.8 ; 18.28 ; Jg 1.21 ; 19.10 ;

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suite, les clans des CananeÂens se disperseÁrent. | Le territoire des CananeÂens s'eÂtendit depuis Sidon, du Ãte de GueÂrar, jusqu'aÁ Gaza, et, du coÃte de Sodome, co de Gomorrhe, d'Adma et de TseboõÈm, jusqu'aÁ LeÂsha. | Ce sont laÁ les fils de Cham, clan par clan, langue par langue, dans leurs pays, dans leurs nations. Des enfants naquirent aussi de Sem, peÁre de tous les fils de HeÂber et freÁre de Japhet, l'aõÃneÂ. | Les fils de Sem furent : Elam, Assyrie, Arpakshad, Loud et Aram. | Les fils d'Aram : Outs, Houl, GueÂter et Mash. | Arpakshad engendra SheÂlah, et SheÂlah engendra HeÂber. | D'HeÂber il naquit deux fils : le nom du premier Âetait PeÂleg, parce qu'en ses jours la terre fut partageÂe, et le nom de son freÁre Âetait YoqtaÃn. | YoqtaÃn engendra Almodad, SheÂleph, Hatsarmaveth, Yerah, | Hadoram, Ouzal, Diqla,

2S 5.6-9). Cette population eÂtait reÂputeÂe eÃtre d'origine amorite et hittite (Ez 16.3,45). Ð Le terme Amorites deÂsignait sans doute aÁ l'origine les habitants de l'Amourrou, nom de la reÂgion situeÂe aÁ l'ouest de l'Euphrate (Syrie et pays d'IsraeÈl) dans les textes babyloniens depuis le IIIe milleÂnaire ; dans la Bible il s'applique en particulier aÁ la reÂgion montagneuse centrale de Canaan (Nb 13.29 ; Dt 1.7,19s,44 ; Jos 11.3), et en geÂneÂral aÁ l'ensemble de la population preÂisraeÂlite (Gn 15.16 ; 48.22 ; Jos 10.12 ; Am 2.9s). Ð Les autres peuples citeÂs jusqu'au v. 18 sont vraisemblablement d'anciens habitants de la Syrie ou de Canaan, mais il est difficile de les identifier plus preÂciseÂment. Cf. Ex 3.8n. Hivvites 34.2 ; 36.2 ; Ex 3.8 ; Jos 9.7 ; Jg 3.3. Arvadites : cf. Ez 27.8n,11. Le territoire : autre traduction la frontieÁre. Ð Sur la coÃte meÂditerraneÂenne, Sidon (10.15) marque la limite nord, GueÂrar (20.1ss ; 26.1ss) et Gaza (10.14n) la limite sud. Ð Adma et TseboõÈm sont au sud de la mer Morte, preÁs de Sodome et Gomorrhe (13.10 ; 14.2,8 ; Dt 29.22 ; Os 11.8). Ð LeÂsha n'a pas eÂte identifieÂe. V. 5n. Sem v. 1n ; 11.10ss. Ð HeÂber (v. 24 ; 11.16) est sans doute aÁ rattacher aux HeÂbreux (14.13 ; 39.14,17 ; 40.15 ; 41.12 ; 43.32). Selon certains, ce nom, qui viendrait d'une racine signifiant passer, traverser, les aurait deÂsigneÂs, d'un point de vue cananeÂen, comme ceux qui venaient d'au-delaÁ (de l'est) du fleuve (l'Euphrate au temps des migrations d'Abraham, le Jourdain lors de la conqueÃte ; Jos 3.14s ; 24.2s) ; il peut aussi eÃtre rattache aÁ la terminologie administrative des empires meÂsopotamiens, les deÂsignant au contraire comme habitant au-delaÁ (aÁ l'ouest) de l'Euphrate ; on l'a souvent rapproche du terme Habirou ou `Apirou, qui s'appliquait, dans le Proche-Orient ancien, aÁ un type de population sans attache geÂographique ou tribale fixe, et deÁs lors susceptible de se mettre au service de divers maõÃtres. Le mot heÂbreu s'applique encore aÁ des esclaves en Ex 21.2 ; Dt 15.12 ; Jr 34.9,14 ; il n'apparaõÃt que 34 fois dans la Bible heÂbraõÈque, le plus souvent dans la bouche d'eÂtrangers ou du moins dans un contexte qui distingue les HeÂbreux de non-IsraeÂlites (voir aussi Ex 1.15s,19 ; 2.6,11,13 ; 3.18 ; 5.3 ; 7.16 ; 9.1,13 ; 10.3 ; 1S 4.6,9 ; 13.3,7,19 ; 14.11,21 ; 29.3 ; Jon 1.9). Ð l'aõÃne : on peut comprendre aussi bien freÁre aõÃne de Japhet (cf. 9.24,27) que freÁre de Japhet, celui-ci eÂtant l'aõÃne (ainsi LXX). Elam : aÁ l'est du Tigre, autour de la ville de Suse ; 14.1,9 ; Es 11.11n ; 21.2 ; 22.6 ; Jr 49.34ss ; Ez 32.24 ; Dn 8.2 ; Esd 4.9n. Ð Assyrie : cf. v. 11n. Ð Arpakshad : le nom d'Arpakshad deÂsigne peuteÃtre aussi une reÂgion aÁ l'est du Tigre (Arrapah) v. 24 ; 11.10-13. Ð Loud pourrait eÃtre la Lydie (voir Es 66.19 ; Ez 27.10 ; 30.5 ; mais cf. Gn 10.13). Ð Aram : les ArameÂens, habitants soit de MeÂsopotamie (en heÂbreu 'Aram naharayim, Aram des deux fleuves, 24.10), soit de Syrie ('Aram DammeÂseq, Aram de Damas, 2S 8.5). Outs : sans doute une reÂgion d'Arabie (22.21 ; 36.28 ; Jr 25.20 ; Jb 1.1 ; Lm 4.21). Entre Arpakshad (v. 22n) et SheÂlah LXX mentionne KaõÈnan (heÂbreu QeÂnaÃn), cf. 5.9 ; Lc 3.36 ; de meÃme dans la geÂneÂalogie de 11.10-17. PeÂleg : du verbe traduit par fut partageÂe (ou diviseÂe) ; allusion probable au reÂcit de 11.1-9 ; cf. 11.18ss. Ð YoqtaÃn signifie il est petit. Tribus arabes (jusqu'au v. 28). Ð Hatsarmaveth : peut-eÃtre l'Hadramaout au sud de la peÂninsule arabique. Ouzal : cf. Ez 27.19n.


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Obal, AbimaeÈl, Saba, | Ophir, Havila et Yobab. Tous ceux-laÁ sont les fils de YoqtaÃn. | Leurs lieux d'habitation s'eÂtendent depuis MeÂsha, du coÃte de Sephar, jusqu'aux montagnes de l'est. Ce sont les fils de Sem, clan par clan, langue par langue, dans leurs pays, nation par nation. | VoilaÁ les clans des fils de NoeÂ, selon leur geÂneÂalogie, dans leurs nations. C'est Áa partir d'eux que les nations se sont reÂparties sur la terre apreÁs le deÂluge. La tour de Babel Toute la terre parlait la meÃme langue, avec les meÃmes mots. | Partis de l'est, ils trouveÁrent une valleÂe au pays de ShineÂar, et ils s'y installeÁrent. | Ils se dirent l'un Áa l'autre : Faisons donc des briques et cuisons-les au feu ! La brique leur servit de pierre et le bitume leur servit de mortier. | Ils dirent alors : BaÃtissons-nous donc une ville et une tour dont le sommet atteigne le ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne nous dispersions pas sur toute la terre ! | Le SEIGNEUR descendit pour voir la ville et la tour que baÃtissaient les humains. | Le SEIGNEUR dit : Ainsi ils sont un seul peuple, ils parlent tous la meÃme langue, et ce n'est laÁ que le commencement de leurs úuvres ! Maintenant, rien ne les empeÃchera de reÂaliser tous leurs projets ! | Descendons donc, et laÁ, brouillons leur langue, afin qu'ils ne comprennent plus la langue les uns des autres ! | Le SEIGNEUR les dispersa de laÁ sur toute la terre ; ils cesseÁrent de baÃtir la ville. | C'est pourquoi on l'a appeleÂe du nom de Babylone (« Brouillage »), car c'est laÁ que le SEIGNEUR brouilla la langue de toute la terre, et c'est de laÁ que le SEIGNEUR les dispersa sur toute la terre. Liste des anceÃtres depuis Sem jusqu'aÁ Abram 1Ch 1.24-27 ; Lc 3.34-36

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Voici la geÂneÂalogie de Sem : Sem, Áa l'aÃge de cent ans, engendra Arpakshad, deux ans apreÁs le deÂluge. ApreÁs la naissance d'Arpakshad, Sem veÂcut cinq cents ans ; il engendra des fils et des filles. Arpakshad veÂcut trente-cinq ans, puis il engendra SheÂlah. | ApreÁs la naissance de SheÂlah, Arpak-

Saba (heÂbreu Sheva') : cf. v. 7n. Ophir (1R 9.28 ; 10.11 ; 22.49 ; Es 13.12 ; Ps 45.10 ; Jb 22.24 ; 28.16) et Havila (Gn 2.11) sont des pays producteurs d'or, sans doute en Arabie. 30 Noms de lieux inconnus. Ð de l'est ou de l'orient 2.8n ; cf. Nb 23.7 ; Dt 33.15n. 31 V. 5n. Â neÂalogie 2.4n. 32 ge

Une reconstitution de la ziggourat (cf. Gn 11.4n) d'Our, en Babylonie (v. 28 n), dans la seconde moitie du IIIe milleÂnaire av. J.-C.

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Litt. toute la terre eÂtait leÁvre une et paroles unes. Cf. 10.5,20,31 ; So 3.9n.  ar 10.10n. 2 est 2.8n ; 10.30. Ð Shine  riaux (bri3 Faisons... : cf. 1.26. La description correspond aux mate ques : cf. Ex 1.14 ; 5.7-19 ; Ez 4.1 ; bitume Gn 14.10 ; Ex 2.3) et aux proceÂdeÂs de construction babyloniens. Le reÂcit met en valeur le geÂnie creÂatif de l'humaniteÂ, qui reÂussit aÁ fabriquer des pierres artificielles dans une reÂgion ouÁ il n'y a pas de pierre. Ð donc : meÃme expression aux v. 4,7 ; 38.16 ; Ex 1.10. 4 ville 4.17 ; 10.10ss ; cf. Es 14.21n ; Dn 4.27. Ð tour : de nombreux temples assyro-babyloniens comportaient une tour ou ziggourat (cf. Ez 43.14n), une sorte de pyramide aÁ eÂtages souvent haute d'une centaine de meÁtres et consacreÂe au culte du dieu du ciel (voir illustration). Ð sommet : mot habituellement traduit par teÃte. Ð atteigne le ciel : litt. (soit) au ciel ; cf. Jb 20.6+. 1

shad veÂcut quatre cent trois ans ; il engendra des fils et des filles. SheÂlah veÂcut trente ans, puis il engendra HeÂber. ApreÁs la naissance de HeÂber, SheÂlah veÂcut quatre cent trois ans ; il engendra des fils et des filles. HeÂber veÂcut trente-quatre ans, puis il engendra PeÂleg. | ApreÁs la naissance de PeÂleg, HeÂber veÂcut quatre cent trente ans ; il engendra des fils et des filles. PeÂleg veÂcut trente ans, puis il engendra ReÂou. ApreÁs la naissance de ReÂou, PeÂleg veÂcut deux cent neuf ans ; il engendra des fils et des filles. ReÂou veÂcut trente-deux ans, puis il engendra Seroug. | ApreÁs la naissance de Seroug, ReÂou veÂcut deux cent sept ans ; il engendra des fils et des filles. Seroug veÂcut trente ans, puis il engendra Nahor. ApreÁs la naissance de Nahor, Seroug veÂcut deux cents ans ; il engendra des fils et des filles. Nahor veÂcut vingt-neuf ans, puis il engendra TeÂrah. | ApreÁs la naissance de TeÂrah, Nahor veÂcut cent dix-neuf ans ; il engendra des fils et des filles. TeÂrah veÂcut soixante-dix ans, puis il engendra Abram, Nahor et HaraÃn. Voici la geÂneÂalogie de TeÂrah : TeÂrah engendra Abram, Nahor et HaraÃn. HaraÃn engendra Loth.

Ð faisons-nous un nom : cf. 6.4n ; 12.2n ; 19.32 ; Ps 115.1. Ð dispersions : cf. v. 8s ; 10.18,32. que baÃtissaient : on pourrait aussi traduire qu'avaient baÃties. Ð les humains : litt. les fils de l'homme (ou de l'humain). ce n'est laÁ que le commencement... : on pourrait aussi traduire et ce n'est que le deÂbut de leur entreprise ! Cf. 3.22 ; 4.26n. Ð rien ne les empeÃchera... : formule analogue Jb 42.2n. Cf. v. 3s ; Ac 2.1-11. Ð ne comprennent plus : litt. n'entendent pas. dispersa v. 4+ ; 9.19 ; cf. Es 33.3. Le nom de Babylone, en heÂbreu Babel, 10.10n, en babylonien Bab 'ili ou Bab-'ilani, traditionnellement interpreÂte au sens de Porte-des-dieux (cf. 28.17 ; Es 13.2n ; Jr 51.53), est ici tourne en deÂrision par une eÂtymologie populaire qui le rapproche du verbe heÂbreu balal, brouiller. Sur l'ensemble, cf. 5.3nss. Ð geÂneÂalogie 2.4n. Ð Sem 5.32n. Ð Arpakshad 10.22,24. 10.24n. Ici et au v. 14 la construction verbale traduite par veÂcut est leÂgeÁrement diffeÂrente de celle qui reviendra dans la suite. 10.21,24. 10.25. Cf. 5.32. Sur Abram ou Abraham et l'ensemble de l'histoire des patriarches, voir l'introduction (p. 21). geÂneÂalogie 2.4n. Ð TeÂrah Jos 24.2. Ð Loth 12.4s ; 13.5ss ; 19 ; 2P 2.7s. $

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Mer Noire

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Harrân Alep Hamath Mer Méditerranée Sichem

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Mari Babylone

Hébron

ÉGYPTE

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Les voyages d'Abraham

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400 kilomètres

Our

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Golfe Persique

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HaraÃn mourut devant TeÂrah, son peÁre, au pays de ses origines, Áa Our-des-ChaldeÂens. | Abram et Nahor prirent femme ; la femme d'Abram se nommait SaraõÈ, et la femme de Nahor Milka, fille de HaraÃn, peÁre de Milka et peÁre de Yiska. | SaraõÈ Âetait steÂrile : elle n'avait pas d'enfant. | TeÂrah prit son fils Abram, son petit-fils Loth, fils de HaraÃn, et sa belle-fille SaraõÈ, femme d'Abram, son fils. Ils quitteÁrent ensemble Our-des-ChaldeÂens pour se rendre en Canaan. Ils arriveÁrent Áa HarraÃn et ils s'y installeÁrent. | Les jours de TeÂrah furent de deux cent cinq ans ; puis TeÂrah mourut Áa HarraÃn.

de ses origines ou de sa parenteÂ, de sa famille, de sa naissance ; le terme heÂbreu est deÂrive du verbe traduit par engendrer ou mettre au monde, cf. 12.1 ; 24.4,7 ; 31.3,13 ; 32.10 ; 43.7 ; 48.6n ; Jr 22.10n ; Ez 16.3n ; Rt 2.11 ; Est 2.10+. Ð Our-des-ChaldeÂens : Ourou ou Ur, en Babylonie meÂridionale, sur la rive droite de l'Euphrate, aÁ environ 150 km de son confluent avec le Tigre ; on a aussi pense aÁ Oura, beaucoup plus au nord, en Anatolie, mais cette identification semble beaucoup moins probable. Ð ChaldeÂens : heÂbreu Kasdim, cf. 22.22n ; habituellement ce qualificatif s'applique aÁ la dynastie qui a fonde l'empire neÂo-babylonien au VIIe s. av. J.-C. (cf. « Babylone et les Babyloniens », p. 518). Cf. v. 31 ; 15.7 ; Ne 9.7 ; 1Ch 11.35. SaraõÈ (sans doute une forme archaõÈque du nom Sara, princesse) : cf. 17.15n. Ð Milka (Reine) 22.20-23 ; 24.15,24,47. Ð Yiska : Abri (?). steÂrile 16.1 ; 18.11 ; cf. 25.21 ; 29.31 ; Jg 13.2s ; 1S 2.5 ; voir aussi Ex 23.26 ; Dt 7.14 ; Es 54.1 ; Ps 113.9 ; Jb 24.21. Le nom de HaraÃn, fils de TeÂrah, diffeÁre en heÂbreu de celui de la ville de HarraÃn (c'est en fait le H qui transcrit deux lettres diffeÂrentes) ; celle-ci se situe au nord-ouest d'Our, aÁ une centaine de kilomeÁtres aÁ l'est de l'Euphrate et au nord de la Syrie (cf. 24.10n ; 25.20n ; 27.43). Ð Canaan 9.18n. deux cent cinq ans : Smr cent quarante-cinq ans, cf. Ac 7.4.

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Va-t'en : mot aÁ mot la formule heÂbraõÈque pourrait eÃtre transcrite va aÁ toi ou va pour toi. On retrouvera cette tournure idiomatique en 22.2, au pluriel en Jos 22.4n. Ð du lieu de tes origines ou de ta parenteÂ, 11.28n. Ð de la maison de ton peÁre : autre traduction de ta famille. Ð Sur l'ensemble voir 11.27ss ; Jos 24.2s ; Ne 9.7 ; cf. Ac 7.2-4 ; He 11.8-10,13-16.  nirai : cf. 18.18 ; 22.18 ; 26.3s ; voir 2 nation : cf. 10.5,20,31s. Ð be aussi 1.22+. Ð je rendrai ton nom grand : cf. 11.4 ; voir aussi 2S 7.9. Ð et tu seras (autre traduction sois donc) une beÂneÂdiction Es 19.24 ; Za 8.13.  breux diffeÂrents : je 3 Le verbe maudire traduit ici deux verbes he maudirai comme en 3.14n, maudira comme en 8.21n. Certains mss heÂbreux et des versions anciennes ont le pluriel ceux qui te maudiront ; cf. 27.29 ; Nb 24.9. Ð clans ou familles ; meÃme terme

Abram en Egypte Il y eut une famine dans le pays ; Abram descendit en Egypte pour y seÂjourner en immigreÂ, car la famine pesait sur le pays. | Lorsqu'il fut preÁs d'arriver en Egypte, il dit Áa SaraõÈ, sa femme : Je sais que tu es une belle femme. | Quand les Egyptiens

en 10.5,20,31s ; 28.14 ; voir aussi 8.19n ; 24.38-41 ; 36.40. Ð terre (heÂbreu 'adama) 2.5n ; cf. 28.14 ; Am 3.2. Ð se beÂniront par toi : le sens premier de l'expression semble eÃtre le suivant : ton sort sera tellement enviable que, dans toutes les nations, on s'y reÂfeÂrera pour appeler le bien sur quelqu'un, en disant p. ex. : « sois heureux, prospeÁre comme Abraham » (cf. 48.20) ; LXX a compris seront beÂnies par (ou en) toi ; meÃme formule en 18.18 ; 28.14 ; tournure eÂquivalente en 22.18 ; 26.4 ; Dt 29.18 ; Es 65.16 ; Jr 4.2 ; Ps 72.17 ; cf. Ac 3.25 ; Ga 3.8. He 11.8. Ð Loth 11.27+,31. Loth, son neveu : litt. Loth le fils de son freÁre, cf. 14.14n. Ð tous les biens... : litt. toutes les acquisitions qu'ils avaient acquises et les eÃtres (hommes et beÃtes ?) qu'ils avaient faits (sans doute aussi au sens de qu'ils avaient acquis ; d'autres comprennent qu'ils faisaient vivre) ; sur le mot correspondant ici aÁ eÃtres, voir 1.20n. Ð HarraÃn 11.31ns. Sichem : aujourd'hui Naplouse, dans la reÂgion montagneuse au centre du pays, au pied des monts Ebal et Garizim (33.18 ; 34 ; 35.4 ; 37.12 ; cf. 48.22n). Le lieu (terme aÁ entendre sans doute au sens de sanctuaire) dit teÂreÂbinthe de More (teÂreÂbinthe du MaõÃtre) devait se situer dans le voisinage ; cf. 13.18 ; 14.13 ; 18.1,4,8 ; certains pensent qu'il est question du meÃme arbre en 35.4, cf. 35.8n ; Dt 11.29s ; Jos 24.24 ; Jg 9.6,37n. Ð Les CananeÂens : litt. le CananeÂen ; 10.15-19n ; 13.7. Sur la promesse du pays (ou de la terre) aÁ la descendance (ou aux descendants, cf. 3.15n) du patriarche, voir 13.15 ; 15.18 ; 17.8 ; 24.7 ; 26.4 ; Ex 32.13 ; Dt 1.8 ; 34.4 ; Ps 105.11 ; Ac 7.5. Ð Abram baÃtit : litt. il baÃtit, cf. v. 8. Beth-El ou BeÂthel, cf. 28.19n. Ð l'ouest : l'heÂbreu dit du coÃte de la mer (MeÂditerraneÂe) ; de meÃme en 13.14. Ð le AõÈ Jos 7.2n. Ð invoqua le nom ... 4.26n. le NeÂguev : le terme peut deÂsigner la direction du sud, en geÂneÂral (cf. 13.14n), mais aussi, en particulier, la reÂgion semi-deÂsertique au sud d'HeÂbron. Cf. 20.1-18 ; 26.1-11 ; Ps 105.12-15. Ð Depuis la reÂgion montagneuse de Canaan, on descend en Egypte ; inversement on monte d'Egypte en Canaan (13.1). Ð Egypte 13.10 ; 42.1s. Ð seÂjourner en immigre : cf. 19.9 ; 20.1n ; 47.4 ; Ex 12.48n. $

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Dieu appelle Abram aÁ quitter son pays Le SEIGNEUR dit Áa Abram : Va-t'en de ton pays, du lieu de tes origines et de la maison de ton peÁre, vers le pays que je te montrerai. | Je ferai de toi une grande nation et je te beÂnirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une beÂneÂdiction. | Je beÂnirai ceux qui te beÂniront, je maudirai celui qui te maudira. Tous les clans de la terre se beÂniront par toi. Abram partit, comme le SEIGNEUR le lui avait dit, et Loth partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il quitta HarraÃn. | Abram prit SaraõÈ, sa femme, et Loth, son neveu, avec tous les biens et les gens qu'ils avaient acquis Áa HarraÃn. Ils partirent pour Canaan, et ils arriveÁrent en Canaan. | Abram traversa le pays jusqu'au lieu de Sichem, jusqu'au teÂreÂbinthe de MoreÂ. Les CananeÂens Âetaient alors dans le pays. | Le SEIGNEUR apparut Áa Abram et dit : Je donnerai ce pays Áa ta descendance. Abram baÃtit laÁ un autel pour le SEIGNEUR qui lui Âetait apparu. Puis il leva le camp pour se rendre dans la montagne, Áa l'est de Beth-El ; il dressa sa tente entre BethEl, Áa l'ouest, et le AõÈ, Áa l'est. Il baÃtit laÁ un autel pour le SEIGNEUR et invoqua le nom du SEIGNEUR (YHWH). | Abram repartit, en se rendant par Âetapes vers le NeÂguev.

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Les « pharaons » Le mot « pharaon » (heÂbreu par`o) transcrit une expression eÂgyptienne qui deÂsignait aÁ l'origine la maison royale ; aÁ partir d'AkheÂnaton (XIVe sieÁcle av. J.-C.) elle peut deÂsigner le souverain lui-meÃme, mais ce n'est jamais en Egypte son titre officiel. La Bible traite geÂneÂralement ce mot comme le nom d'un personnage (« Pharaon », Gn 12.15ss ; 40±47 ; Ex 1.8ss ; 2.15,23ss ; 1R 3.1 ; 7.8 ; 9.16 ; 11.14ss), dont le titre est plutoÃt celui de roi d'Egypte (Dt 7±8). Dans deux cas seulement le mot pharaon est accompagne d'un nom propre (NeÂko en 2R 23.29,33ss ; Jr 46.2, appele roi d'Egypte en 2Ch 35.20 ; 36.3s ; Hophra en Jr 44.30). Sans les appeler pharaons, la Bible mentionne aussi Shishaq ou SheÂshonq (1R 11.40) et Tirhaqa ou Taharqa (2R 19.9). On trouvera ci-apreÁs une liste partielle des pharaons aÁ partir du Moyen Empire (ceux que la Bible mentionne nommeÂment sont indiqueÂs en caracteÁres gras). Voir aussi « L'Egypte et les Egyptiens », p. 90. MOYEN-EMPIRE XIe dynastie (toute l'Egypte) NebheÂpetreÂ-Montouhotep 2061-2010 SeÂankhareÂ-Montouhotep 2010-1998 NebtaouireÂ-Montouhotep 1998-1991 XIIe dynastie AmeÂnemhat Ier SeÂsostris Ier AmeÂnemhat II SeÂsostris II SeÂsotris III AmeÂnemhat III AmeÂnemhat IV Sebeknefroure XIIIe dynastie OueÂgaf Ier AmeÂnemhat V Sekhemkare Hornedjeriotef Hetepibre AmenikeÂmaou Sebekhotep Ier Hori AmeÂnemhat VII Sebekhotep II Khendjer Sebekhotep III Neferhotep Ier Sebekhotep IV Sebekhotep V AõÈ Mentouemsaf DidoumeÁs Djeneferre Neferhotep III SekhemreÂ-Seankhtaoui

1991-1962 1971-1926 1929-1892 1897-1878 1878-1841 1844-1797 1799-1787 1787-1783 1783-1779

&1750

&1745 &1741-1730 &1730-1720 &1720-1715 &1704-1690

XVe dynastie (Hyksos; cf. « L'Egypte et les Egyptiens », p. 90) Salitis SheÂshi Shian (SeÂouserenereÂ) Apopi (AouserreÂ) Khamoudi

XVIIe dynastie Antef V SeÂbekemesaf Ier NeÂbireÂieÂraou SeÂbekemesaf II Taaà Ier Taaà II KameÁs

XXIe dynastie SmendeÁs AmeÂnemnisou PsousenneÁs Ier Pinedjem AmeÂnemope Osorkon Ier Siamon PsousenneÁs II

NOUVEL EMPIRE XVIIIe dynastie Ahmosis AmeÂnophis Ier Thoutmosis Ier Thoutmosis II Thoutmosis III Hatchepsout AmeÂnophis II Thoutmosis IV AmeÂnophis III AmeÂnophis IV (AkheÂnaton) Semenkhkare (NeÂfertiti ?) Toutankhamon AõÈ Horemheb XIXe dynastie RamseÁs Ier SeÂti Ier RamseÁs II Merneptah SeÂti II AmenmeÁs Siptah Taousert (TouosreÂ) XXe dynastie Sethnakht RamseÁs III RamseÁs IV RamseÁs V RamseÁs VI RamseÁs VII RamseÁs VIII RamseÁs IX RamseÁs X RamseÁs XI

1550-1525 1525-1504 1504-1492 1492-1479 1479-1425 1473-1458 1427-1401 1401-1391 1391-1353 1353-1335 1335-1333 1333-1323 1323-1319 1319-1307 1307-1305 1306-1290 1290-1224 1224-1214 1214-1204 1204-1198 1198-1196 1196-1194 1194-1163 1163-1156 1156-1151 1151-1143 1143-1136 1136-1131 1131-1112 1112-1100 1100-1070

XXIIe dynastie SheÂshonq Ier (Shishaq) Osorkon II Takelot Ier SheÂshonq II Osorkon III Takelot II SheÂshonq III Pami SheÂshonq V Osorkon V

1070-1044 1044-1040 1040-992 1013-1009 993-984 984-978 978-959 959-945 945-924 924-909 909-883 883-855 860-835 835-783 783-773 773-735 735-712

XXIIIe dynastie PeÂdoubast Ier 828-803 Osorkon IV 777-749 PefdjeÂouaouibast (NeferkareÂ) 740-725 XXIVe dynastie (SaõÈs) Tefnakht Bocchoris XXVe dynastie (Nubie et toute l'Egypte) Kashta Piankhi Shabaka Shabataka Taharqa (Tirhaqa) Tanoutamon XXVIe dynastie NeÂchao Ier PsammeÂtique Ier NeÂchao II (NeÂko) PsammeÂtique II AprieÁs (Hophra) Amasis PsammeÂtique III

724-717 717-712

770-750 750-712 712-698 698-690 690 ?-664 664-657 672-664 664-610 610-595 595-589 589-570 570-525 526-525

Les dates de ce tableau sont treÁs incertaines. Les chevauchements peuvent s'expliquer par des coreÂgences au sein de la meÃme famille, mais aussi par la coexistence de pharaons concurrents dans diffeÂrentes parties du pays (ainsi la XVe et la XVIIe dynastie sont-elles sans doute en partie simultaneÂes). La XIVe et la XVIe dynastie, absentes de ce tableau, sont presque entieÁrement composeÂes de pharaons secondaires, probablement contemporains de la XIIe, de la XIIIe et de la XVe dynastie.


GENEÁSE 12±14

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te verront et qu'ils diront : « C'est sa femme ! », ils me tueront, et toi, ils te laisseront la vie. | Dis que tu es ma súur, je te prie, afin que je sois bien traite Áa cause de toi, et que graÃce Áa toi j'aie la vie sauve. | 14 Lorsque Abram arriva en Egypte, les Egyptiens 15 virent que la femme  etait fort belle. | Les princes du pharaon la virent aussi et firent son Âeloge aupreÁs du pharaon ; alors la femme fut emmeneÂe chez le 16 pharaon. | Quant Á a Abram, on le traita bien Áa cause d'elle ; Abram recËut du petit beÂtail et du gros beÂtail, des Ãanes, des serviteurs et des servantes, des Ãanesses 17 et des chameaux. | Mais le SEIGNEUR frappa le pharaon et sa maison de grands fleÂaux Áa cause 18 de Saraõ È, femme d'Abram. | Alors le pharaon appela Abram ; il lui dit : Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi ne m'as-tu pas fait savoir qu'elle Âetait ta 19 femme ? | Pourquoi as-tu dit : « C'est ma súur ! » Du coup je l'ai prise pour femme. Maintenant, 20 voila Á ta femme, prends-la et va-t'en ! | Le pharaon donna des ordres Áa ses gens, et ceux-ci le reconduisirent, lui, sa femme et tout ce qui lui appartenait. 13 Abram monta d'Egypte vers le NeÂguev, lui, sa femme et tout ce qui lui appartenait. Loth l'accompagnait. 13

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Abram et Loth se seÂparent Abram Âetait treÁs riche en troupeaux, en argent et en or. | Il se rendit par Âetapes du NeÂguev jusqu'aÁ Á avait d'abord Âete sa tente, Beth-El, jusqu'au lieu ou Á il avait preÂceÂentre Beth-El et le AõÈ, | au lieu ou demment fait un autel ; laÁ, Abram invoqua le nom du SEIGNEUR (YHWH). Loth, qui accompagnait Abram, avait aussi du petit beÂtail et du gros beÂtail, ainsi que des tentes. Le pays ne leur permettait plus d'habiter ensemble Ð leurs biens Âetaient si consideÂrables qu'ils ne pouvaient plus habiter ensemble. | Il y eut querelle

súur 20.2,12 ; 26.7. Ð j'aie la vie sauve ou je vive. du pharaon : litt. de Pharaon ; ce titre des souverains d'Egypte est le plus souvent utilise dans la Bible comme s'il eÂtait le nom propre du monarque ; de meÃme chap. 40±47 ; Ex 1±15 ; 2S 8.13s ; 1R 3.1 ; 7.8 ; 9.16 ; 11.14ss ; des pharaons ne sont deÂsigneÂs par leur nom propre qu'en 2R 23.29ss ; Jr 44.30 ; 46.2 ; 2Ch 35.20 ; 36.3s. Ð fut emmeneÂe... : litt. fut prise dans la maison de Pharaon, c.-aÁ-d. dans son harem. 16 on le traita bien ou il (le pharaon) le traita bien. Ð des serviteurs et des servantes : autre traduction des esclaves, hommes et femmes ; le mot servante peut correspondre aÁ deux termes heÂbreux diffeÂrents (celui qui apparaõÃt ici se retrouve en 16.1ss ; 20.14 etc. ; l'autre en 20.17 ; 21.10ss etc.) ; ceux-ci ont pu correspondre aÁ une diffeÂrence de statut, mais dans le texte biblique ils sont le plus souvent employeÂs de facËon pratiquement interchangeable (cf. 1S 25.41n).  aux : cf. Ex 7±11 ; Ps 105.14s,28-36. 17 fle 20 le reconduisirent : dans d'autres contextes le meÃme verbe pourrait eÃtre traduit par laisser partir ou renvoyer ; cf. 18.16 ; Ex 5.1n ; 12.31-36 ; 1S 9.26.

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12.9ss. Ð monta 12.10n. riche : litt. lourd (meÃme terme en 12.10, peser ). Cf. Ps 112.3. 12.8. Ð invoqua le nom ... 4.26+. 12.5. Cf. 36.7. Ð ne leur permettait plus... : litt. ne les supportait pas (ou ne pouvait pas les porter ) pour habiter ensemble. CananeÂens 12.6. Ð Perizzites 15.20 ; 34.30 ; Jos 17.15 ; Jg 1.4. freÁres : litt. des hommes freÁres, c.-aÁ-d. de proches parents (12.5). Cf. 1Co 6.6s. 20.15. Ð Tout le pays... : litt. tout le pays n'est-il pas devant toi ? le district : le terme heÂbreu correspondant (kikkar ), qui eÂvoque un cercle (peut-eÃtre aÁ la manieÁre de notre mot circonscription),

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entre les bergers des troupeaux d'Abram et les bergers des troupeaux de Loth. Ð Les CananeÂens et les Perizzites habitaient alors le pays. Ð | Abram dit Áa Loth : Qu'il n'y ait pas, je te prie, de querelle entre moi et toi, ni entre mes bergers et tes bergers : nous sommes freÁres ! | Tout le pays est devant toi. SeÂpare-toi de moi, je te prie : si tu vas Áa gauche, j'irai Áa droite ; si tu vas Áa droite, j'irai Áa gauche. Loth leva les yeux et vit tout le district du Jourdain, qui Âetait entieÁrement irrigueÂ. Avant que le SEIGNEUR aneÂantisse Sodome et Gomorrhe, c'eÂtait comme le jardin du SEIGNEUR, comme l'Egypte, jusque vers Tsoar. | Loth choisit donc pour lui tout le district du Jourdain et partit vers l'est. C'est ainsi qu'ils se seÂpareÁrent l'un de l'autre. | Abram s'installa en Canaan ; Loth s'installa dans les villes du District et deÂplacËa ses tentes jusqu'aÁ Sodome. Les gens de Sodome Âetaient treÁs mauvais et peÂcheurs envers le SEIGNEUR. Le SEIGNEUR dit Áa Abram, apreÁs que Loth se fut seÂpare de lui : LeÁve les yeux, je te prie, et regarde, Á tu es, vers le nord, vers le sud, vers depuis le lieu ou l'est et vers l'ouest ; | tout le pays que tu vois, je te le donnerai, Áa toi et Áa ta descendance, pour toujours. Je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les grains de poussieÁre de la terre : si l'on pouvait compter les grains de poussieÁre de la terre, alors on pourrait aussi compter ta descendance. | Parcours le pays en long et en large : je te le donnerai. Abram deÂplacËa ses tentes ; il vint s'installer aux teÂreÂbinthes de MamreÂ, Áa HeÂbron. Il baÃtit laÁ un autel pour le SEIGNEUR. Abram, les rois et Malki-TseÂdeq En leurs jours, Amraphel, roi de ShineÂar, Ariok, roi d'Ellasar, Kedorlaomer, roi d'Elam, et Tidal, roi de Goyim, | firent la guerre Áa BeÂra, roi de Sodome, Áa Birsha, roi de Gomorrhe, Áa ShineÂab, roi d'Adma, Áa deÂsigne speÂcialement (v. 12 ; 19.17ss ; Dt 34.3 ; cf. Ne 3.22n) le bassin de la mer Morte, aÁ partir de JeÂricho. Ð entieÁrement irrigue : autre traduction bien arrose ; cf. Ez 45.15n. Ð Sodome / Gomorrhe 10.19n. Ð le (ou un) jardin du SEIGNEUR : cf. 2.8 ; 3.8 ; Es 51.3 ; Ez 28.13 ; 31.9. Ð Egypte 12.10. deÂplacËa ses tentes... : autres traductions dressa ses tentes (ou sa tente) aÁ (ou vers) Sodome ; obtint un droit de paÃture (pour ses troupeaux) vers Sodome ; meÃme verbe au v. 18 ; autre forme en Es 13.20. 18.20 ; Ez 16.49. Ð Voir peÂche . le sud : le meÃme mot heÂbreu a eÂte transcrit NeÂguev aux v. 1,3 et en 12.9n. Ð ouest 12.8n. 12.7+ ; cf. Mt 5.5. Litt. Je rendrai ta descendance comme la poussieÁre de la terre (ou du pays)... Cf. 15.5 ; 17.4-6 ; 22.17. He 11.9. Ð Parcours : litt. leÁve-toi, parcours. D'apreÁs 14.13,24, Mamre (LXX , Vg MambreÂ) est le nom du proprieÂtaire du teÂreÂbinthe (selon des versions anciennes) ou des teÂreÂbinthes (selon l'heÂbreu) ; mais c'est aussi le nom de la localiteÂ, peut-eÃtre juste au nord d'HeÂbron (23.17,19 ; 25.9 ; 49.30 ; 50.13). Ð HeÂbron : dans la partie la plus eÂleveÂe des monts de JudeÂe, aÁ environ 35 km au sud-ouest de JeÂrusalem. La ville moderne construite autour du site de l'ancienne HeÂbron est appeleÂe El-Khalil ou Halil (l'ami [de Dieu], par reÂfeÂrence aÁ Abraham, cf. Es 41.8 ; 2Ch 20.7 ; Jc 2.23). Mais le nom meÃme d'HeÂbron pourrait eÃtre interpreÂte au sens de compagnon, ami. $

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Amraphel, roi de ShineÂar (10.10+), a parfois eÂte identifie aÁ Hammourabi , roi de Babylone, mais cette identification est peu probable. Ð Elam 10.22n. Ð Tidal est le nom d'un roi hittite. Ð Goyim signifie habituellement nations ; c'est le terme qui deÂsigne les non-Juifs dans le judaõÈsme. 2 Adma / TseboõÈm 10.19n. Ð Tsoar 19.22s. 1

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ShemeÂber, roi de TseboõÈm, et au roi de BeÂla, c'est-aÁdire Tsoar. | Tous ceux-ci se ligueÁrent et se rassembleÁrent dans la valleÂe de Siddim, c'est-aÁ-dire la mer du Sel. | Pendant douze ans ils avaient Âete soumis Áa Kedorlaomer, mais la treizieÁme anneÂe ils s'eÂtaient rebelleÂs. | La quatorzieÁme anneÂe, Kedorlaomer et les rois qui Âetaient avec lui arriveÁrent et battirent les RephaõÈtes Áa Ashteroth-QarnaõÈm, les Zouzites Áa Ham, les Emites dans la plaine de QiriataõÈm | et les Horites dans leur montagne, SeÂir, jusqu'au cheÃne de ParaÃn, qui est preÁs du deÂsert. | Puis ils s'en retourneÁrent, arriveÁrent Áa EõÈn-Mishpath (c'est-aÁdire Qadesh) et battirent les AmaleÂcites dans tout leur pays, ainsi que les Amorites qui habitaient Áa HatsatsoÃn-Tamar. | Alors le roi de Sodome, le roi de Gomorrhe, le roi d'Adma, le roi de TseboõÈm et le roi de BeÂla, c'est-aÁ-dire Tsoar, se mirent en campagne ; ils se rangeÁrent en ordre de bataille contre eux dans la valleÂe de Siddim : | contre Kedorlaomer, roi d'Elam, Tidal, roi de Goyim, Amraphel, roi de ShineÂar, et Ariok, roi d'Ellasar : quatre rois contre cinq. | La valleÂe de Siddim Âetait couverte de puits de bitume ; dans leur fuite, le roi de Sodome et celui de Gomorrhe y tombeÁrent, et les autres s'enfuirent vers la montagne. | Les vainqueurs prirent tous les biens de Sodome et de Gomorrhe, avec toutes leurs provisions ; puis ils s'en alleÁrent. | Ils prirent aussi Loth, fils du freÁre d'Abram, avec ses biens, et ils s'en alleÁrent Ð Loth habitait Áa Sodome. | Un rescape vint l'annoncer Áa Abram, l'HeÂbreu ; celuici demeurait aux teÂreÂbinthes de Mamre l'Amorite, freÁre d'Eshkol et d'Aner, qui Âetaient les allieÂs d'Abram. | DeÁs qu'Abram apprit que son freÁre avait Âete captureÂ, il arma trois cent dix-huit de ses meilleurs hommes, ceux qui Âetaient neÂs dans sa maison, et il se lancËa Áa leur poursuite, jusqu'aÁ Dan. | Il divisa sa troupe pour les attaquer de nuit, lui et ses serviteurs ; il les battit et les poursuivit jusqu'aÁ Hoba, la mer du Sel, c.-aÁ-d. la mer Morte. ils avaient eÂte soumis aÁ : litt. ils avaient servi. Ð mais la treizieÁme anneÂe : on pourrait aussi comprendre : et pendant treize ans. Avec les Anaqites (Nb 13.22 ; Dt 1.28), les populations mentionneÂes dans ce v. semblent eÃtre les habitants primitifs de Canaan (15.20) qui ont laisse le souvenir de geÂants fabuleux (Dt 2.10s). Les localiteÂs citeÂes sont situeÂes en Transjordanie. Sur Ashteroth-QarnaõÈm, cf. Jos 9.10n. Ð dans la plaine de QiriataõÈm ou aÁ ShaveÂ-QiriataõÈm, cf. v. 17. Horites : ce nom a eÂte interpreÂte au sens de troglodytes ; il s'agirait alors d'une population habitant des grottes ou des cavernes creuseÂes dans le roc ; on l'a aussi rapproche des Hourrites, un peuple indo-europeÂen fondateur du royaume du Mitanni qui, aÁ partir du XVIe s. av. J.-C., a eÂtendu son influence jusqu'en Syrie et en Canaan ; cf. 36.20 ; Dt 2.12,22. Ð leur montagne : autre traduction leur reÂgion montagneuse. Ð SeÂir (33.14,16 ; 36.8,20n) et ParaÃn (21.21n) sont des reÂgions deÂsertiques au sud de la mer Morte. EõÈn-Mishpath (Source du Jugement, cf. Nb 5.17ss ; voir aussi Ex 15.25) est identifie par le texte aÁ Qadesh (le Sacre ou le Saint ), une oasis du deÂsert, au sud-ouest de la mer Morte (Nb 13±14 ; 20). Ð les AmaleÂcites dans tout leur pays : litt. tout le pays (terme eÂgalement traduit par campagne ou champ) de l'AmaleÂcite ; LXX a lu tous les chefs des AmaleÂcites, ce qui correspond aÁ une variante d'une lettre en heÂbreu. Les AmaleÂcites sont un peuple nomade du deÂsert situe entre le NeÂguev et le SinaõÈ (Ex 17.8+). Ð Amorites 10.16n. Ð HatsatsoÃn-Tamar ou EõÈn-GueÂdi (2Ch 20.2), sur la rive occidentale de la mer Morte. V. 2s. V. 1. bitume 11.3. Les vainqueurs prirent : litt. ils prirent. 13.12. Ð Loth habitait... : litt. il habitait...

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qui est au nord de Damas. | Il ramena tous les biens ; il ramena aussi Loth, son freÁre, avec ses biens, ainsi que les femmes et les gens. Le roi de Sodome sortit Áa sa rencontre, apreÁs qu'il fut revenu vainqueur de Kedorlaomer et des rois qui Âetaient avec lui, dans la valleÂe de ShaveÂ, c'est-aÁdire la valleÂe du Roi. | Malki-TseÂdeq, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il Âetait preÃtre du Dieu TreÁs-Haut. | Il le beÂnit en disant : BeÂni soit Abram par le Dieu TreÁs-Haut Un rescape : litt. le rescape ; cf. 2S 18.24ss. Ð HeÂbreu 10.21n. Ð Mamre 13.18 ; 18.1. Ð Amorite v. 7. Ð Eshkol (« La Grappe ») est le nom d'une valleÂe proche d'HeÂbron (Nb 13.23s). Ð les allieÂs : litt. les seigneurs (ou les maõÃtres, les hommes, heÂbreu ba`al ) de l'alliance ; cf. Jg 8.33n. freÁre : cf. v. 16 ; le terme heÂbreu peut deÂsigner, de facËon plus geÂneÂrale, un parent (12.5n ; 13.8n). Ð il arma... : litt. il vida ses consacreÂs, peut-eÃtre au sens de : il fit sortir ses hommes (comme on deÂgaine une eÂpeÂe) ; certains modifient le texte, d'apreÁs plusieurs teÂmoins anciens, pour lire il compta... Ð Une tradition juive voit dans le chiffre trois cent dix-huit (318) une allusion aÁ ElieÂzer (15.2), nom dont la valeur numeÂrique est preÂciseÂment de 318. Ð il se lancËa aÁ leur poursuite : litt. il poursuivit. Ð Dan : preÁs des sources du Jourdain (voir Jg 18.28s). au nord : litt. aÁ gauche (on s'oriente face au soleil levant). Cf. 1S 30 ; Jr 41.11-18. Ð les gens : autre traduction le peuple. Shave : cf. v. 5n. Ð la valleÂe du Roi est vraisemblablement aÁ situer dans les environs immeÂdiats de JeÂrusalem. Cf. 2S 18.18. Malki-TseÂdeq : traditionnellement MelchiseÂdek (roi de justice ou mon roi est juste ; cf. Jos 10.1n). Ð Salem (heÂbreu shaleÂm, complet ou paisible ; LXX Salem). On pense geÂneÂralement qu'il s'agit de JeÂrusalem (cf. Ps 76.3) ; voir cependant Gn 33.18n. Ð fit apporter ou apporta, litt. fit sortir. Ð pain 3.19+. Ð vin 9.21+ ; Ex 29.40 ; Nb 15.4ss. Ð preÃtre Ps 110.4+. Ð Dieu TreÁs-Haut : traduction incertaine de l'heÂbreu 'El-`ElyoÃn, cf. 21.33n ; sur `ElyoÃn, voir Nb 24.16 ; Dt 32.8 ; Es 14.14 ; Ps 18.14 ; 46.5 ; 73.11 ; 78.35,56 ('Elohim `ElyoÃn dans ce dernier v.) ; 82.6 ; voir aussi noms divins. Le preÂsent reÂcit affirme l'unicite de Dieu malgre la diversite de ses appellations. Ð Cf. He 7.1-3. Voir beÂneÂdiction . Ð qui produit : autres traductions qui engendre ; qui concËoit ; qui enfante ; qui acquiert ; sur les sens possibles du verbe heÂbreu correspondant (de meÃme au v. 22), voir 4.1n ; voir aussi Dt 32.6n ; Ps 78.54n ; 139.13n ; Pr 8.22. Ð le ciel et la terre : cf. 1.1 ; 24.3. $

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qui produit le ciel et la terre ! BeÂni soit le Dieu TreÁs-Haut qui t'a livre tes adversaires ! Et Abram lui donna la dõÃme de tout. | Le roi de Sodome dit Áa Abram : Donne-moi les gens, et prends les biens. | Abram reÂpondit au roi de Sodome : Je leÁve la main vers le SEIGNEUR, le Dieu TreÁs-Haut qui produit le ciel et la terre. | Pas meÃme un fil ni une lanieÁre de sandale, je ne prendrai rien de tout ce qui t'appartient, pour que tu ne puisses pas dire : « C'est moi qui ai enrichi Abram ! » | Rien pour moi, seulement ce qu'ont mange les jeunes gens et la part des hommes qui sont alleÂs avec moi, Aner, Eshkol et Mamre ; eux, ils prendront leur part.

Dieu fait alliance avec Abram 15 ApreÁs cela, la parole du SEIGNEUR parvint Áa Abram, dans une vision : N'aie pas peur, Abram ! Je suis moi-meÃme ton bouclier ; ta reÂcompense sera 2 tre Ás grande. | Abram reÂpondit : Seigneur DIEU, que me donneras-tu ? Je m'en vais sans enfant ; l'heÂri3 tier de ma maison, c'est Elie Âzer de Damas. | Abram dit : Tu ne m'as pas donne de descendance ; c'est celui qui est ne dans ma maison qui sera mon 4 he Âritier. | Alors la parole du SEIGNEUR lui parvint : Ce n'est pas lui qui sera ton heÂritier, mais bien celui 5 qui sortira de toi. | Il le mena dehors et dit : Contemple le ciel, je te prie, et compte les Âetoiles, si tu peux les compter. Il lui dit : Ainsi sera ta livre : cf. 9.2n, autre verbe ; le verbe qui apparaõÃt ici figure aussi en Os 11.8. Ð la dõÃme : c.-aÁ-d. un dixieÁme ; cf. 28.22. 21 les gens : cf. 1.20n ; 12.5n. 22 leÁve la main : geste de serment ; cf. Dt 32.40 ; Ez 20.5s etc. Ð le SEIGNEUR : heÂbreu YHWH ; le terme correspondant est absent de plusieurs versions anciennes. Ð qui produit... v. 19n. 24 V. 13. Ð les jeunes gens : autre traduction les serviteurs (autre terme heÂbreu au v. 15). 20

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Á : litt. fut vers ; la formule correspondante et une autre, 1 parvint a synonyme (litt. fut sur ), servent treÁs souvent aÁ deÂcrire l'inspiration des propheÁtes (cf. Jr 1.2 etc.). Ð N'aie pas peur : 21.17 ; 26.24 ; 35.17 ; 46.2 ; voir crainte . Ð bouclier Dt 33.29 ; Ps 18.3 ; 84.12. Ð ta reÂcompense : litt. ton salaire (comme en 30.32s) ; autre traduction ton butin (cf. Gn 14). On pourrait aussi comprendre le dernier terme comme une apposition au premier et traduire je suis moi-meÃme ton bouclier, ta reÂcompense treÁs grande. Seigneur DIEU (heÂbreu 'AdonaõÈ YHWH) v. 8 ; Dt 3.24 ; 9.26. Dans la tradition juive, le nom divin YHWH est geÂneÂralement remplace aÁ la lecture par le mot 'AdonaõÈ, Seigneur (d'ouÁ la « traduction » habituelle le SEIGNEUR, cf. 2.4). Lorsqu'il est preÂceÂde du mot 'AdonaõÈ en toutes lettres, comme ici, on lui substitue le mot 'Elohim (Dieu, cf. 1.1n), de sorte qu'on lit 'AdonaõÈ 'Elohim, Seigneur Dieu. Ð l'heÂritier : texte treÁs obscur, litt. le fils des biens (?), seul emploi dans l'A.T. du mot heÂbreu correspondant, qui ressemble au nom Damas. On pourrait aussi comprendre l'intendant. Ð c'est ElieÂzer de Damas : suivant l'ordre des mots heÂbreux, on pourrait aussi traduire : est aÁ Damas : c'est ElieÂzer. Voir aussi 14.14n. celui qui est ne dans : litt. le fils de. Ð sera mon heÂritier : litt. heÂritera (de) moi ; le verbe heÂbreu est habituellement traduit par posseÂder ; de meÃme aux v. 7s. de toi : litt. de tes entrailles. 13.16+ ; Dt 10.22 ; Rm 4.17s ; He 11.12. mit sa foi... ou crut le SEIGNEUR, fit confiance au SEIGNEUR (c'est de la meÃme racine heÂbraõÈque que vient le mot amen, Dt 27.15n) ; cf. Es 7.9 ; 28.16 ; 30.15 ; 65.16n. Ð compta : le verbe signifie calculer et plus geÂneÂralement estimer, penser (cf. 50.20n) ; cf. Ps 106.31. Ð comme justice : autre traduction comme un acte juste ; cf. Rm 4.3ss ; Ga 3.6 ; Jc 2.23. 11.31 ; 12.1,7 ; Ps 105.11 ; Ne 9.7s ; Ac 7.2s. Ð quitter Our... : litt. sortir d'Our... ; cf. Ex 20.2.

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une jeune colombe ou, plus geÂneÂralement, un jeune oiseau ; le terme ne revient qu'en Dt 32.11 ouÁ il deÂsigne les petits de l'aigle (ou du vautour). V. 17n. Ð Il prit : litt. il prit pour lui (cf. v. 9) ; autre traduction il se procura ; cf. 7.2n. Ð tous ces animaux : litt. tous ceux-ci. Ð oiseaux : cf. Lv 1.17. s'abattirent : litt. descendirent ; autre traduction descendaient. torpeur ou profond sommeil ; cf. 2.21+ ; Jb 4.12-16 ; LXX traduit par le terme grec qui a donne notre mot extase (meÃme terme en Ac 10.10n). Ac 7.6s. Ð tes descendants : litt. ta descendance, cf. 3.15n ; 12.7+. Ð seÂjourneront en immigreÂs : voir Ex 12.48n. Ð on les affligera ou on les maltraitera, on les humiliera, cf. 16.6 ; Ex 1.11. Ð quatre cents ans : cf. Ex 12.40 ; Ga 3.17. Ex 2.24. Ð de grands biens Ex 3.21s ; 11.2s ; 12.35s. tu iras... : litt. tu viendras en paix vers tes peÁres ou tu entreras en paix chez tes peÁres, c.-aÁ-d. tu rejoindras tes anceÃtres par une mort paisible ; cf. 25.7s. Ð apreÁs (litt. dans) une heureuse vieillesse : le terme correspondant aÁ vieillesse pourrait eÂvoquer, eÂtymologiquement, l'aÃge des cheveux blancs ; de meÃme en 25.8 ; cf. 42.38 ; 44.29ss ; voir aussi Jg 8.32 ; 1Ch 29.28. quatrieÁme geÂneÂration : cf. Ex 6.14-25 ; Nb 26.57-59. Ð faute : voir peÂche . Ð des Amorites : litt. de l'Amorite (10.16n ; 14.13) ; ce terme deÂsigne ici l'ensemble des habitants de Canaan, pays dont la possession est promise aux descendants d'Abram. Cf. Ez 16.3. Ð aÁ son comble : autre traduction compleÁte. Dans l'ancien Orient la fumeÂe d'une fournaise pouvait eÃtre prise comme un preÂsage de malheur, et les flammes d'une torche comme un signe favorable. Ici la fumeÂe et les flammes repreÂsentent le passage de Dieu. Cf. Ex 19.18 ; Lv 9.24+. Ð entre les animaux partageÂs : litt. entre ces morceaux (v. 10). Ce rite (voir aussi Dt 29.11n ; Jr 34.18ns) signifie la conclusion d'une alliance . Peut-eÃtre les contractants, en passant entre des animaux deÂcoupeÂs, reconnaissaient-ils qu'ils subiraient le sort de ces animaux s'ils ne tenaient pas parole ; mais d'autres explications sont possibles. conclut : litt. trancha ou coupa, selon l'une des formules consacreÂes pour l'alliance ; cf. v. 17n ; 6.18+. Ð Je donne ce pays... 12.7+. Ð fleuve d'Egypte : ou bien l'extreÂmite orientale du delta du Nil, ou bien ce qu'on appelle habituellement l'oued ou le torrent d'Egypte, c.-aÁ-d. le Ouadi el-Arish, au nord-est. Ð l'Euphrate 2.14n. $

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descendance. | Il mit sa foi dans le SEIGNEUR ; il le lui compta comme justice. Il lui dit : Je suis le SEIGNEUR (YHWH) ; c'est moi qui t'ai fait quitter Our-des-ChaldeÂens pour te donner ce pays en possession. | Abram reÂpondit : Seigneur DIEU, Áa quoi saurai-je que j'en prendrai possession ? | Il lui dit : Prends pour moi une geÂnisse de trois ans, une cheÁvre de trois ans, un beÂlier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. Il prit tous ces animaux, les coupa par le milieu et mit chaque moitie l'une en face de l'autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux. | Les oiseaux de proie s'abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa. | Au coucher du soleil, une torpeur tomba sur Abram ; une terreur, une obscurite Âepaisse tombait sur lui. Il dit Áa Abram : Sache que tes descendants seÂjourneront en immigreÂs dans un pays qui n'est pas le leur ; ils y seront esclaves, et on les affligera pendant quatre cents ans. | Mais je jugerai la nation dont ils auront Âete les esclaves, et ils sortiront ensuite avec de grands biens. | Toi, tu iras en paix vers tes peÁres ; tu seras enseveli apreÁs une heureuse vieillesse. | A la quatrieÁme geÂneÂration, ils reviendront ici ; car la faute des Amorites n'est pas encore Áa son comble. Quand le soleil fut coucheÂ, l'obscurite devint profonde ; alors une fournaise fumante et une torche de feu passeÁrent entre les animaux partageÂs. En ce jour-laÁ, le SEIGNEUR conclut une alliance avec Abram en disant : Je donne ce pays Áa ta descen-

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dance ; depuis le fleuve d'Egypte jusqu'au grand fleuve, l'Euphrate, | le pays des CaõÈnites, des Qenizzites, des Qadmonites, | des Hittites, des Perizzites, des RephaõÈtes, | des Amorites, des CananeÂens, des Guirgashites et des JeÂbusites.

Naissance d'IsmaeÈl Saraõ È , femme d'Abram, ne lui avait pas donne 16 d'enfant. Elle avait une servante Âegyptienne du 2 nom de Hagar. | Saraõ È dit Áa Abram : Puisque le SEIGNEUR m'a empeÃcheÂe d'avoir des enfants, va avec ma servante, je te prie ; peut-eÃtre aurai-je un 3 fils par elle. Abram  ecouta SaraõÈ. | Ainsi, apreÁs qu'Abram eut habite dix ans en Canaan, SaraõÈ, femme d'Abram, prit Hagar l'Egyptienne, sa servante, et elle la donna comme femme Áa Abram, son 4 mari. | Il alla avec Hagar, et elle fut enceinte. Quand elle se vit enceinte, sa maõÃtresse ne compta plus Áa 5 ses yeux. | Alors Saraõ È dit Áa Abram : Que la violence qui m'est faite retombe sur toi ! C'est moi-meÃme qui ai place ma servante sur ton sein ; et maintenant qu'elle se voit enceinte, je ne compte plus Áa ses yeux. Que le SEIGNEUR soit juge entre moi et 6 toi ! | Abram re Âpondit Áa SaraõÈ : Ta servante est entre tes mains ; agis Áa son Âegard comme il te plaira. Alors SaraõÈ se mit Áa l'affliger, et Hagar s'enfuit pour lui Âechapper. 7 Le messager du SEIGNEUR la trouva preÁs d'une source dans le deÂsert, celle qui est sur le chemin de 8 Shour. | Il dit : Hagar, servante de Saraõ Á viensÈ, d'ou Á vas-tu ? Elle reÂpondit : Je me suis enfuie tu et ou C'est ici le seul endroit ouÁ la liste des peuples de Canaan comporte dix noms. Ð CaõÈnites ou QeÂnites, 4.1n ; Nb 24.21s. Ð Qenizzites (aÁ rapprocher de Qenaz, 36.11ss) / Qadmonites (= « Orientaux ») : populations du sud de la JudeÂe. 20 10.15n ; 13.7n ; 14.5n. Á ve par la mention des habitants de JeÂrusa21 10.16n ; la liste s'ache lem aÁ l'eÂpoque de David. 19

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1 eÂgyptienne : cf. 12.10ss ; la domination eÂgyptienne s'est parfois eÂtendue sur les nomades arabes du sud du pays de Juda, comme les Hagarites dont le nom rappelle celui de Hagar. Cf. Ps 83.7 ; 1Ch 5.10,19s ; 27.31 ; Ga 4.21-31. Cf. Gn 30.3,9. D'apreÁs certains teÂmoignages historiques cette coutume eÂtait reÂpandue dans le Proche-Orient ancien. Cf. Code d'Hammourabi 146 : « Lorsqu'un homme eÂpouse une prostitueÂe sacreÂe (cf. 38.21n), que celle-ci donne sa servante aÁ son mari et qu'elle a des enfants, si plus tard cette servante revendique l'eÂgalite avec sa maõÃtresse parce qu'elle a eu des enfants, sa maõÃtresse ne pourra pas la vendre ; elle pourra lui imposer la marque des esclaves et la compter parmi les esclaves. Si elle n'a pas eu d'enfants, sa maõÃtresse pourra la vendre. » Ð va avec : litt. viens vers ou entre chez, expression treÁs freÂquente pour eÂvoquer les relations sexuelles d'un homme avec une femme. Ð aurai-je un fils : litt. serai-je baÃtie ; le verbe heÂbreu correspondant rappelle le mot habituellement traduit par fils ; de meÃme en 30.3 ; Jr 12.16n. Que la violence... : litt. ma violence sur toi ! Ð sur ton sein : le meÃme terme est utilise dans des expressions de sens comparable en Dt 13.7 ; 28.54,56 ; 2S 12.3,8 ; 1R 1.2 ; Mi 7.5 ; dans des sens diffeÂrents, voir aussi Ex 4.6ns ; Nb 11.12 ; 1R 3.20 ; 17.19n ; Rt 4.16 ; Lm 2.12. aÁ l'affliger ou aÁ l'humilier, aÁ l'opprimer ; cf. v. 9 ; 21.9-21. Ð Hagar... : litt. elle s'enfuit... Ð pour lui eÂchapper : autre traduction de chez elle ; cf. v. 8. Le messager (ou l'ange ) du SEIGNEUR : cf. v. 13. Ð Shour : ce mot peut signifier muraille (49.22n). Certains pensent qu'il vient du « Mur du Prince », une fortification baÃtie par le pharaon AmeÂnemhat (& 1991-1962 av. J.-C.), aÁ la hauteur de l'isthme de Suez, pour proteÂger la frontieÁre de l'Egypte des incursions venues d'Asie (25.18 ; cf. Ex 15.22 ; 1S 15.7 ; voir aussi « L'Egypte et les Egyptiens », p. 90). pour eÂchapper aÁ SaraõÈ : autre traduction de chez SaraõÈ. par elle : litt. sous ses mains ; cf. v. 6.

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pour Âechapper Áa SaraõÈ, ma maõÃtresse. | Le messager du SEIGNEUR lui dit : Retourne chez ta maõÃtresse et laisse-toi affliger par elle. | Le messager du SEIGNEUR lui dit : Je multiplierai ta descendance ; on ne pourra pas la compter, tant elle sera nombreuse. | Le messager du SEIGNEUR lui dit : Te voici enceinte ; Tu vas mettre au monde un fils, et tu l'appelleras du nom d'IsmaeÈl (« Dieu entend ») ; car le SEIGNEUR t'a entendue dans ton affliction. Il sera comme un Ãane sauvage ; sa main sera contre tous, et la main de tous sera contre lui ; il Âetablira sa demeure face Áa tous ses freÁres. Elle appela le SEIGNEUR, qui lui avait parle : « Tu es El-RoõÈ Ð le Dieu qui me voit », car, dit-elle : « Ai-je vu ici apreÁs qu'il m'a vue ? » | C'est pourquoi on a appele ce puits Puits LahaõÈ-RoõÈ (« Au Vivant qui me voit ») ; il est entre Qadesh et BeÂred. | Hagar donna un fils Áa Abram ; Abram appela du nom d'IsmaeÈl le fils que Hagar lui avait donneÂ. | Abram avait quatre-vingt-six ans lorsque Hagar donna IsmaeÈl Áa Abram. Abram devient Abraham Alors qu'Abram avait quatre-vingt-dix-neuf ans, le SEIGNEUR apparut Áa Abram et lui dit : Je suis le Dieu-Puissant. Marche devant moi et sois inteÁgre. Je mets mon alliance entre moi et toi : je te multiplierai Áa l'extreÃme. | Abram tomba face contre Cf. Es 7.14 ; Lc 1.31. Ð IsmaeÈl (heÂbreu Yishma'eÂl ) signifie Dieu (heÂbreu 'El, 21.33n) entend ou entendra, eÂcoutera, c.-aÁ-d. exaucera. Cf. 21.17n ; 29.33n ; Mi 7.7-9 ; Ps 34.18. Ð t'a entendue dans ton affliction : litt. a entendu (ou eÂcouteÂ) ton affliction (ou ton humiliation), cf. v. 6,9 ; 29.32 ; 31.42 ; 41.52 ; Ex 3.7,17. Il sera comme un aÃne sauvage : litt. et lui, ce sera un aÃne sauvage d'humain (meÃmes termes heÂbreux en Jb 11.12), c.-aÁ-d. : il aura le tempeÂrament d'un aÃne sauvage (solitaire et ombrageux ? cf. Ps 104.11+). Les IsmaeÂlites sont des nomades dans le deÂsert (25.12-18 ; Ps 83.7). appela... Tu es... : autre traduction invoqua le nom du SEIGNEUR (YHWH), qui lui avait parleÂ, (et elle dit) : Tu es... ; ou appela le SEIGNEUR, qui lui avait parleÂ, du nom d'Atta-el-RoõÈ... ; cf. v. 7ss ; 4.26n. Ð El-RoõÈ signifie le Dieu (heÂbreu 'El, 21.33n) qui me voit (cf. 22.14n ; Ps 10.14) ; d'autres comprennent le Dieu que l'on voit, ou meÃme le Dieu qui pourvoit. Ð car, dit-elle : autre traduction car elle avait dit. Ð Ai-je vu... : texte obscur et traduction incertaine ; autre possibilite est-ce ici que j'ai vu (Dieu) apreÁs qu'il m'a vue ? Certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire j'ai vu Dieu apreÁs qu'il m'a vue, ou bien ai-je vraiment vu Dieu, et suis-je demeureÂe en vie (cf. v. 14n) apreÁs l'avoir vu ? on a appele ou il a appeleÂ. Ð LahaõÈ-RoõÈ signifie probablement Au Vivant (nom de divinite ?) qui me voit (v. 13n) ; mais d'autres interpreÂtations sont possibles. Ð Qadesh 14.7n. Ð BeÂred, au sud-ouest de la mer Morte. V. 11. $

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1 quatre-vingt-dix-neuf ans 21.5. Ð apparut : litt. se fit voir ou se laissa voir (cf. 18.1-2n), tournure caracteÂristique des reÂcits de theÂophanies (manifestations divines) dont Dieu garde l'initiative ; cf. 22.1ss,8n,14n. Ð le Dieu-Puissant : heÂbreu 'El-ShaddaõÈ (cf. 21.33n). Le sens du nom divin ShaddaõÈ est discuteÂ, et plusieurs eÂtymologies en ont eÂte suggeÂreÂes (Montagnard, ChampeÃtre, Nourricier, Destructeur etc.) ; LXX traduit ici ton Dieu, mais parfois Dieu tout-puissant. Cf. 28.3 ; 35.11 ; 43.14 ; 48.3 ; 49.25n ; Ex 6.3 ; Nb 24.4,16 ; Es 13.6n ; Ez 1.24n ; 10.5 ; Ps 68.15 ; 91.1 ; Jb 5.17n ; Rt 1.20s ; Ap 1.8n. Ð Marche 5.22+. Ð devant moi ou en ma preÂsence, litt. devant ma face ; cf. 24.40 ; 48.15 ; 1S 12.2s ; 1R 2.4 ; 8.23,25 ; 2R 20.3 ; Ps 116.9. Ð inteÁgre 6.9+. 2 Je mets : autre traduction je donne. Ð alliance 6.18+ ; Ex 2.24 ; 6.4 ; Lv 26.42. Ð multiplierai 13.16+. à me au v. 17. 3 face contre terre : litt. sur sa face, de me $

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Rituel accompli par un preÃtre sur le sexe d'un jeune homme. On a souvent identifie cet acte aÁ la circoncision (cf. Gn 17.10 n). DeÂtail d'un bas-relief peint dans un tombeau de Saqqara, preÁs de Memphis en Basse-Egypte, vers la fin du IIIe milleÂnaire av. J.-C. 4 5 6 7

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terre ; Dieu lui dit : | Pour ma part, voici mon alliance avec toi : tu deviendras le peÁre d'une multitude de nations. | On ne t'appellera plus du nom d'Abram : ton nom sera Abraham, car j'ai fait de toi le peÁre d'une multitude de nations. | Je te rendrai extreÃmement feÂcond, je ferai de toi des nations, et des rois sortiront de toi. | J'eÂtablis mon alliance entre moi et toi Ð toi et ta descendance apreÁs toi, dans toutes ses geÂneÂrations Ð comme une alliance perpeÂtuelle, pour Ãetre ton Dieu et celui de ta descendance apreÁs toi. | Je te donnerai, Áa toi et Áa ta descendance apreÁs toi, comme proprieÂte perpeÂÁ tu seÂjournes en immigre Рtout tuelle, le pays ou Canaan Ð et je serai leur Dieu.

Rm 4.17. Abram signifie peÁre eÂleve ; la forme Abraham est ici rapprocheÂe de l'heÂbreu 'ab-hamoÃn (peÁre d'une multitude) ; cf. Ne 9.7. Sur Abraham hors du Pentateuque, voir Es 51.2 ; Ez 33.24 ; Ps 47.10 ; 105.42 ; Ne 9.7 ; 2Ch 20.7 ; Abraham / IsraeÈl (Jacob) Es 29.22 ; 41.8 ; 63.16 ; Mi 7.20 ; Ps 47.5,10 ; 105.6 ; Abraham / Isaac / IsraeÈl (Jacob) Jos 24.2-4 ; 1R 18.36 ; 2R 13.23 ; Jr 33.26 ; Ps 105.6-10 ; 1Ch 1.27-34 ; 16.16s ; 29.18 ; 2Ch 30.6. 35.11. Ð rois Mt 1.1,6-11. J'eÂtablis ou j'eÂtablirai, cf. v. 19,21 ; voir 6.18n ; cf. Lc 1.72s ; Rm 9.4. Ð ta descendance Ga 3.16. Ð dans (ou pour ) toutes ses geÂneÂrations : litt. pour leurs geÂneÂrations, de meÃme dans la suite ; l'expression est particulieÁrement freÂquente dans Ex (12.14+), Lv (3.17+) et Nb (9.10+). Ð perpeÂtuelle v. 13,19 ; cf. Ps 105.8-10 ; Es 24.5. le pays ouÁ tu seÂjournes en immigre : litt. le pays de ton immigration (ou de ton seÂjour d'immigreÂ) ; cf. Gn 28.4 ; 36.7 ; Ex 6.4 ; 12.48n ; Ez 20.38 ; voir aussi 12.7+ ; 48.4. tu garderas : autre traduction tu observeras. circoncis : de nombreux peuples pratiquent la circoncision, souvent comme un rite d'habilitation au mariage (cf. 34.24ss ; Ex 4.24ss). En IsraeÈl ce rite est mis en relation avec l'entreÂe dans l'alliance ; ainsi elle est indispensable pour participer aÁ la PaÃque (cf. Ex 12.44,48 ; Jos 5.2-10) ; voir aussi Dt 30.6 ; Jr 4.2 ; Ac 7.8 ; Rm 4.11s ; Col 2.11s. Vous vous ferez circoncire... : litt. vous circoncirez la chair de votre preÂpuce, meÃme formule aux v. 14,23-25 (pour circoncire, se faire circoncire, eÃtre circoncis). Ð signe / alliance 9.12n. huit jours : cf. Lv 12.3 ; Lc 2.21. Ð acheteÂ... Ex 12.44. $

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Dieu dit Áa Abraham : Toi, tu garderas mon alliance, toi et ta descendance apreÁs toi, dans toutes ses geÂneÂrations. | Voici mon alliance, telle que vous la garderez entre moi et vous Ð toi et ta descendance apreÁs toi : tout maÃle parmi vous sera circoncis. | Vous vous ferez circoncire dans votre chair ; ce sera un signe d'alliance entre moi et vous. A l'aÃge de huit jours, tout maÃle parmi vous, dans toutes vos geÂneÂrations, sera circoncis, qu'il soit ne dans la maison ou qu'il ait Âete achete Áa prix d'argent Áa un Âetranger, Áa quelqu'un qui n'est pas de ta descendance. | On devra circoncire celui qui est ne dans ta maison et celui qui a Âete achete avec ton argent ; mon alliance dans votre chair sera une alliance perpeÂtuelle. | Le maÃle incirconcis, celui qui ne sera pas circoncis, celui-laÁ sera retranche de son peuple : il a rompu mon alliance. | Dieu dit encore Áa Abraham : Quant Áa SaraõÈ, ta femme, tu ne l'appelleras plus du nom de SaraõÈ : son nom sera Sara. | Je la beÂnirai : d'elle aussi je te donnerai un fils ; je la beÂnirai, et elle deviendra des nations ; les rois de plusieurs peuples sortiront d'elle. | Abraham tomba face contre terre ; il rit en se disant : NaõÃtrait-il un enfant d'un homme de cent ans ? Sara aurait-elle un enfant Áa quatre-vingt-dix ans ? | Abraham dit donc Áa Dieu : Oh ! qu'IsmaeÈl vive devant toi ! | Mais Dieu dit : Ce n'est pas cela ! C'est Sara, ta femme, qui va te donner un fils ; tu l'appelleras du nom d'Isaac. J'eÂtablirai mon alliance avec lui comme une alliance perpeÂtuelle, pour sa descendance apreÁs lui. Pour ce qui est d'IsmaeÈl, je t'ai entendu : je le beÂnirai, je le rendrai feÂcond et je le multiplierai Áa l'extreÃme ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. | Mais mon alliance, je l'eÂtablirai avec Isaac, celui que Sara te donnera l'anneÂe prochaine, Áa cette Âepoque-ci. | Lorsqu'il eut acheve de lui parler, Dieu s'eÂleva au-dessus d'Abraham. Abraham prit IsmaeÈl, son fils, tous ceux qui Âetaient neÂs dans sa maison et tous ceux qu'il avait acheteÂs avec son argent, tous les maÃles parmi les

perpeÂtuelle v. 7+. qui ne sera pas circoncis ou qui ne se sera pas fait circoncire (v. 11n). Ð sera retranche : l'expression eÂvoque une exclusion de la communaute civile ou religieuse, souvent (mais peut-eÃtre pas toujours) associeÂe aÁ la peine de mort ; cf. Ex 31.14+ ; Lv 7.20n. Ð de son peuple ou des siens ; le texte emploie le pluriel du mot habituellement traduit par peuple ; cf. 25.8n. SaraõÈ et Sara sont deux formes du mot qui signifie princesse (11.29n). On a parfois interpreÂte la premieÁre comme signifiant ma princesse, mais cette interpreÂtation est peu probable. 18.9-15 ; 21.1-7. Ð Voir beÂneÂdiction . Ð les rois de plusieurs peuples : litt. des rois de peuples. face contre terre v. 3n. Ð il rit : heÂbreu yitshak, mot identique au nom Isaac (v. 19 ; 18.12 ; 21.3-6,9n ; 26.8n ; cf. Jn 8.56). Ð en se disant : litt. et dit en son cúur. 21.11. Ce n'est pas cela ! le terme correspondant peut eÃtre interpreÂte comme une neÂgation (c.-aÁ-d. il ne s'agit pas de ce fils-laÁ) ; cf. 1R 1.43 (non !) ; mais il peut aussi avoir d'autres nuances (vraiment, Gn 42.21 ; heÂlas, 2S 14.5 ; 2R 4.14 ; mais, 2Ch 1.4 etc.). Ð perpeÂtuelle v. 7+. IsmaeÈl / entendu 16.11n ; 21.17. Ð douze 25.12-16. Cf. les douze fils de Nahor (22.21-24) et de Jacob (35.22-26). eÂtablirai v. 7n. Ð aÁ cette eÂpoque-ci : cf. 18.10 ; le terme heÂbreu correspondant ici aÁ eÂpoque est traduit par temps fixe en 18.14 ; 21.2 ; cf. 1.14n (rencontres festives). 35.13. circoncit v. 11n. Ð ce jour meÃme : cf. Jos 5.2-9. $


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gens de la maison d'Abraham ; il les circoncit ce jour meÃme, comme Dieu le lui avait dit. | Abraham avait quatre-vingt-dix-neuf ans lorsqu'il fut circoncis. | IsmaeÈl, son fils, avait treize ans lorsqu'il fut circoncis. | Ce jour meÃme, Abraham fut circoncis, ainsi qu'IsmaeÈl, son fils. | De meÃme, tous les hommes de sa maison, neÂs dans sa maison ou acheteÂs Áa prix d'argent Áa des Âetrangers, furent circoncis avec lui.

Dieu annonce que Sara aura un fils 18 Le SEIGNEUR lui apparut aux teÂreÂbinthes de MamreÂ, alors qu'il Âetait assis Áa l'entreÂe de sa tente, 2 pendant la chaleur du jour. | Il leva les yeux et vit trois hommes debout devant lui. Quand il les vit, il courut Áa leur rencontre, depuis l'entreÂe de sa tente, 3 se prosterna jusqu'a Á terre | et dit : Seigneur, si j'ai trouve graÃce Áa tes yeux, ne passe pas, je te prie, sans 4 t'arre Ãter chez moi, ton serviteur ! | Laissez-moi apporter un peu d'eau, je vous prie, pour que vous vous laviez les pieds, puis reposez-vous sous 5 l'arbre ! | Je vais chercher quelque chose Á a manger pour que vous vous restauriez ; apreÁs quoi vous passerez votre chemin, car c'est pour cela que vous Ãetes passeÂs chez moi, votre serviteur. Ils reÂpondirent : D'accord, fais comme tu as dit. 6 Abraham se preÂcipita dans la tente pour dire Áa Sara : DeÂpeÃche-toi, peÂtris trois seÂas de fleur de 7 farine et fais-en des galettes. | Abraham courut vers le beÂtail, prit un veau tendre et bon et le donna 8 Á a un serviteur, qui se deÂpeÃcha de le preÂparer. | Il prit du lait fermenteÂ, du lait frais, et le veau qu'on avait preÂpareÂ, et il les mit devant eux. Il resta debout Áa leurs coÃteÂs, sous l'arbre, tandis qu'ils mangeaient. 24

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16.16. apparut : cf. v. 2n ; 17.1n. Ð teÂreÂbinthes de Mamre 13.18n. Ð pendant la chaleur du jour : vers midi. vit ou regarda : autre forme du verbe traduit au v. 1 par apparaõÃtre. Ð trois hommes : cf. v. 10n,16. Seigneur : certains modifient leÂgeÁrement le texte heÂbreu traditionnel pour lire mon seigneur ; d'autres comprennent mes seigneurs, mais la suite est au singulier dans le texte. Ð si j'ai trouve graÃce ... : cf. 6.8+ ; la formule correspondante est aÁ peu preÁs l'eÂquivalent de notre s'il te plaõÃt, avec une connotation de profonde deÂfeÂrence. Ð moi, ton serviteur : litt. ton serviteur. La politesse heÂbraõÈque veut, surtout lorsqu'on s'adresse aÁ un supeÂrieur, qu'on se deÂsigne soi-meÃme comme serviteur ou servante (ou esclave) de celui aÁ qui l'on parle, et qu'on appelle son interlocuteur mon seigneur (ou mon maõÃtre) ; il s'ensuit de nombreux dialogues aÁ la troisieÁme personne, que la traduction s'efforce de clarifier en utilisant la premieÁre et la deuxieÁme personne, tout en rappelant ici et laÁ le rapport hieÂrarchique conventionnel par l'usage des mots ton serviteur, ta servante ou mon seigneur. On voyageait pieds nus ou en sandales. Le lavage des pieds eÂtait un rite d'hospitalite (cf. 43.24 ; Jn 13.1-17). quelque chose aÁ manger : litt. un morceau de pain. Ð pour que vous vous restauriez : litt. et vous soutiendrez votre cúur , cf. Jg 19.5n ; Ps 104.15. Ð car c'est pour cela : cf. 33.10n. Cf. 2R 4.817 ; Rm 12.13 ; He 13.2. trois seÂas : environ 21 l ; voir mesures . Abraham... : autre traduction entre-temps, Abraham avait couru vers le beÂtail, avait pris... Ð un veau : la meÃme expression peut, dans d'autres contextes, deÂsigner le taureau offert en sacrifice ; cf. Nb 15.8ns. du lait fermenteÂ, du lait frais : autre traduction de la creÁme (ou du lait caille ; du beurre) et du lait ; le terme traduit par lait fermente revient en Dt 32.14 ; Jg 5.25 ; 2S 17.29 ; Es 7.15,22 ; Jb 20.17 ; 29.6 ; Pr 30.33. Il dit : dans ce chapitre, le reÂcit oscille constamment entre le singulier et le pluriel (cf. v. 2-4). D'apreÁs la suite, on suppose habituellement que le singulier deÂsigne l'un des trois hommes et l'identifie aÁ YHWH, le SEIGNEUR (cf. v. 1,16s,22,33 ; 19.1). Ð l'an1

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Abraham interceÁde pour Sodome Les hommes se leveÁrent pour partir et se tourneÁrent du coÃte de Sodome. Abraham marchait avec eux pour les reconduire. | Or le SEIGNEUR avait dit : Cacherai-je Áa Abraham ce que je vais faire, | alors qu'Abraham va devenir une nation grande et forte, et que toutes les nations de la terre se beÂniront par lui ? | Car je l'ai distingue afin qu'il ordonne Áa ses fils et Áa toute sa maison, apreÁs lui, de garder la voie du SEIGNEUR en agissant selon la justice et l'eÂquite ; ainsi le SEIGNEUR fera venir sur Abraham ce qu'il a dit Áa son sujet. | Le SEIGNEUR dit : Les cris contre Sodome et Gomorrhe sont si forts, leur peÂche si grave, | que je vais descendre pour voir s'ils ont agi tout Áa fait selon les cris qui sont venus jusqu'aÁ moi ; que cela soit ou non, je le saurai. | Les hommes neÂe prochaine : litt. comme le temps d'un vivant (de meÃme au v. 14 ; autre expression en 17.21), ce qui pourrait signifier apreÁs le temps d'une grossesse, ou au temps de la vie, c.-aÁ-d. aÁ la saison des pluies qui renouvelle la veÂgeÂtation ; cf. 17.21+ ; Rm 9.9. Ð qui eÂtait derrieÁre lui : LXX elle eÂtait derrieÁre lui. Sara avait cesseÂ... : litt. le chemin comme celui des femmes (cf. 31.35n) avait cesse d'eÃtre pour Sara. Cf. Rm 4.19 ; He 11.11s. rit 17.17n. Ð mon maõÃtre ou mon mari ; le terme correspondant est souvent traduit par seigneur (cf., dans un contexte comparable, Jg 19.26s ; Am 4.1n) ; voir 1P 3.6n. Y a-t-il... : autre traduction y a-t-il rien de trop difficile pour le SEIÂe GNEUR ? cf. Nb 11.23 ; Jr 32.17,27 ; Mt 19.26// ; Lc 1.36s. Ð L'anne prochaine v. 10n. Ð au temps fixe : autre traduction aÁ cette eÂpoque-ci, cf. 17.21n. mentit : autre traduction nia. Ð peur : voir crainte . La sceÁne se situe preÁs d'HeÂbron (v. 1n). Sodome et Gomorrhe (v. 20) eÂtaient situeÂes aux environs de la mer Morte (voir 10.19n). Cf. Am 3.7 ; Jn 15.15. Ð Cacherai-je : le verbe heÂbreu correspondant est habituellement traduit par couvrir ou recouvrir, cf. 9.23 ; 37.26. grande et forte : cf. 26.16 ; Ex 1.7,9,20. Ð se beÂniront par lui 12.3n. distingue : litt. connu Ex 33.12n ; Jr 1.5n ; Am 3.2n ; cf. Os 13.5 ; Ps 139.1ss ; Rm 8.29 ; voir aussi 2Ch 20.7 ; Jc 2.23. Ð toute sa maison : litt. sa maison, c.-aÁ-d. sa maisonneÂe, sa famille. Voir aussi fils . Ð en agissant... : litt. en faisant justice et eÂquite (ce dernier terme eÂtant aussi traduit ailleurs par reÁgle, droit ) ; cf. v. 25 ; 2S 8.15 ; Es 9.6 ; Jr 22.3,15 ; 23.5 ; voir aussi loi . Les cris... : litt. le cri (cf. 4.10) de Sodome et de Gomorrhe, parce qu'il est grand, et leur peÂcheÂ, parce qu'il est treÁs lourd, (je vais descendre...). Voir 13.10-13 ; 19.1-13. Ð Voir peÂche . descendre : cf. 19.1-13 ; on retrouve une semblable descente de Dieu en 11.5ss ; cf. Ex 3.8. Ð s'ils ont agi... : litt. s'ils ont fait comme son cri (synonyme et quasi-homonyme du mot traduit par cris au v. 20) qui est venu aÁ moi ; cf. Jr 5.1. Les hommes : voir v. 10n ; 19.1. Ð Mais Abraham... : d'apreÁs une ancienne tradition des scribes, le texte originel aurait porte : mais le SEIGNEUR se tenait encore devant Abraham (les scribes auraient interverti sujet et compleÂment par deÂfeÂrence pour Dieu). $

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Á est Sara, ta femme ? Il Alors ils lui dirent : Ou reÂpondit : Elle est laÁ, dans la tente. | Il dit : Je reviendrai chez toi l'anneÂe prochaine ; Sara, ta femme, aura un fils. Sara Âecoutait Áa l'entreÂe de la tente qui Âetait derrieÁre lui. Abraham et Sara Âetaient vieux, avanceÂs en Ãage, et Sara avait cesse d'avoir ses reÁgles. | Sara rit en ellemeÃme : Maintenant que je suis useÂe, se dit-elle, aurais-je encore du plaisir ? D'ailleurs mon maõÃtre aussi est vieux. | Le SEIGNEUR dit Áa Abraham : Pourquoi donc Sara a-t-elle ri, en disant : « Pourrais-je vraiment avoir un enfant, moi qui suis vieille ? » | Y a-t-il rien qui soit Âetonnant de la part du SEIGNEUR ? L'anneÂe prochaine, au temps fixeÂ, je reviendrai vers toi, et Sara aura un fils. | Sara mentit : Je n'ai pas ri, dit-elle ; car elle avait peur. Mais il dit : Si, tu as ri !

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repartirent de laÁ pour Sodome. Mais Abraham se tenait encore devant le SEIGNEUR. | Abraham s'approcha et dit : Vas-tu vraiment supprimer le juste avec le meÂchant ? | Peut-eÃtre y a-t-il cinquante justes au milieu de la ville : vas-tu vraiment supprimer ? Ne pardonneras-tu pas Áa ce lieu Áa cause des cinquante justes qui s'y trouvent ? | Jamais tu ne ferais une chose pareille : mettre Áa mort le juste avec le meÂchant, de sorte qu'il en serait du juste comme du meÂchant, jamais ! Le juge de toute la terre n'agirait-il pas selon l'eÂquite ? | Le SEIGNEUR dit : Si je trouve, Áa Sodome, cinquante justes au milieu de la ville, Áa cause d'eux je pardonnerai Áa ce lieu tout entier. | Abraham reprit : J'ose te parler, Seigneur, alors que je ne suis que poussieÁre et cendre... | peut-eÃtre, des cinquante justes, en manquera-t-il cinq : pour cinq, aneÂantiras-tu toute la ville ? Il reÂpondit : Je ne l'aneÂantirai pas, si j'en trouve laÁ quarante-cinq. | Abraham continua cependant de lui parler ; il dit : Peut-eÃtre s'en trouvera-t-il laÁ quarante. Il reÂpondit : A cause de ces quarante-laÁ, je ne ferai rien. | Abraham dit : Je t'en prie, Seigneur, ne te faÃche pas si je parle encore. Peut-eÃtre s'en trouvera-t-il laÁ trente. Il reÂpondit : Je ne ferai rien si j'en trouve laÁ trente. | Abraham dit : J'ose encore te parler, Seigneur... peut-eÃtre s'en trouvera-t-il laÁ vingt. Il reÂpondit : A cause de ces vingt-laÁ, je n'aneÂantirai pas. | Abraham dit : Je t'en prie, Seigneur, ne te faÃche pas si je parle encore une fois : peut-eÃtre s'en trouvera-t-il dix. Il reÂpondit : A cause de ces dix-laÁ, je n'aneÂantirai pas. | Lorsqu'il eut acheve de parler Áa Abraham, le SEIGNEUR s'en alla, et Abraham retourna chez lui.

Loth eÂchappe aÁ la destruction de Sodome 19 Les deux messagers arriveÁrent Áa Sodome sur le soir. Or Loth Âetait assis Áa la porte de Sodome. Quand Loth les vit, il se leva pour aller Áa leur 2 rencontre et se prosterna face contre terre. | Puis il dit : Mes seigneurs, je vous prie, faites un deÂtour par chez moi, votre serviteur, pour y passer la nuit ; lavez-vous les pieds ; vous vous leÁverez de bon matin et vous poursuivrez votre route. Non, 23

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Sur l'intercession du juste, cf. Ex 32.11-14 ; Nb 14.11-20 ; Es 53.12 ; Jr 15.1 ; Am 7.1-6 ; Ps 106.23 ; Jb 42.8ss ; Jn 17.20 ; Jc 5.16. Ð supprimer : le meÃme verbe (aussi au v. 24) est traduit par emporter en 19.15,17. pardonneras : le verbe signifie habituellement lever ou enlever, se charger de ; il a habituellement pour compleÂment un terme signifiant la faute ou le peÂcheÂ, mais ici ce compleÂment est sousentendu ; de meÃme au v. 26 ; cf. 4.7n,13n ; Ez 4.4n. Ð ce lieu 19.24n. Jamais... 44.7,17 ; cf. 1S 2.30n ; Jb 34.10-17 ; Rm 3.6. poussieÁre 3.19+. Abraham continua : litt. il continua (de meÃme dans la suite). Ð je ne ferai rien : autre traduction je ne le ferai pas, meÃme possibilite au v. 30. Cf. Es 1.9 ; Jr 5.1 ; Ez 22.30 ; voir aussi Ez 16.53-55. chez lui : litt. aÁ son lieu. n

1 messagers : autre traduction anges ; cf. 18.10 ,16. Ð Loth 13.12. Ð assis aÁ la porte Dt 16.18n ; Rt 4.1+. Sur l'hospitaliteÂ, cf. 18.3-5+ ; Jg 19.16-21. il insista tellement : cf. v. 9n. sans exception : autre traduction de tous les coins, cf. Jr 51.31 (d'une extreÂmite aÁ l'autre). 5 ce soir : autre traduction cette nuit. Ð ayons des relations... 4.1n ; c'est de cette mention de l'homosexualite des gens de Sodome 2 3 4

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reÂpondirent-ils, nous passerons la nuit dehors, sur la place. | Mais il insista tellement qu'ils firent un deÂtour pour se rendre chez lui. Il donna un banquet pour eux. Il fit cuire des pains sans levain, et ils mangeÁrent. Ils n'eÂtaient pas encore coucheÂs que les gens de la ville, les hommes de Sodome, entoureÁrent la maison, depuis les jeunes gens jusqu'aux vieillards, tout le peuple, sans exception. | Ils appeleÁrent Á sont les hommes qui sont Loth et lui dirent : Ou entreÂs chez toi ce soir ? Fais-les sortir vers nous, pour que nous ayons des relations avec eux ! | Loth sortit vers eux, Áa l'entreÂe de la maison, et ferma la porte derrieÁre lui. | Il dit : Mes freÁres, je vous en prie, n'agissez pas mal ! | J'ai deux filles qui n'ont jamais eu de relations avec un homme ; je vais les faire sortir vers vous, et vous leur ferez ce qu'il vous plaira. Seulement, ne faites rien Áa ces hommes, puisqu'ils sont venus Áa l'ombre de mon toit. | Ils dirent : Pousse-toi ! Ils dirent encore : Celui-ci est venu tout seul, en immigreÂ, et il veut faire le juge ! Maintenant, nous allons te faire plus de mal qu'aÁ eux ! Tout en insistant fortement aupreÁs de Loth, ils s'avancËaient pour briser la porte. | Les hommes tendirent la main, firent rentrer Loth aupreÁs d'eux dans la maison et fermeÁrent la porte. | Quant aux hommes qui Âetaient Áa l'entreÂe de la maison, ils les frappeÁrent de ceÂciteÂ, depuis le plus petit jusqu'au plus grand, de sorte qu'ils n'arrivaient plus Áa trouver l'entreÂe. Les hommes dirent Áa Loth : Qui as-tu encore ici ? Gendre, fils et filles, tout ce qui t'appartient dans la ville, fais-leur quitter ce lieu. | Car nous allons aneÂantir ce lieu. En effet, devant le SEIGNEUR, les cris contre eux sont si forts que le SEIGNEUR nous a envoyeÂs pour aneÂantir la ville. | Loth sortit pour parler Áa ses gendres, Áa ceux qui allaient Âepouser ses filles, et il leur dit : Quittez ce lieu, car le SEIGNEUR va aneÂantir la ville. Mais ses gendres crurent qu'il plaisantait. Quand l'aurore se leva, les messagers presseÁrent Loth en disant : LeÁve-toi, prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent ici, pour ne pas Ãetre emporte par la faute de la ville. | Mais il s'attardait ; alors les hommes le saisirent par la main, que nous vient le mot sodomie. Cf. 13.13 ; 18.20 ; Lv 20.13 ; Jg 19.22-25 ; Rm 1.24,27 ; cf. Ez 16.49s. de la maison : sous-entendu dans le texte. Voir Jg 19.23n. juge Ex 2.14+ ; 2P 2.7s. Ð en insistant fortement : autre traduction en pressant violemment ; la meÃme formule heÂbraõÈque eÂvoque l'insistance de Loth au v. 3 ; meÃme verbe en 33.11 ; Jg 19.7 ; 2R 2.17 ; 5.16. Ð Loth : litt. l'homme Loth ; cf. Nb 12.3n. Les hommes : il s'agit des messagers ou anges que Loth a inviteÂs chez lui ; cf. v. 1 ; 18.1,22. ceÂcite ou aveuglement 2R 6.18. Ð depuis le plus petit jusqu'au plus grand, c.-aÁ-d. tous sans exception : cf. 1S 5.9 ; 2R 23.2 ; 25.26 ; Jr 6.13n ; Jon 3.5 ; Est 1.5,20 ; 2Ch 34.30. fils et filles : litt. tes fils et tes filles. Ð tout ce qui t'appartient : autre traduction tous ceux qui t'appartiennent. les cris... : litt. leur cri est grand, 18.20ns. Cf. Lc 17.28s. Ð Quittez ce lieu : litt. levez-vous, sortez de ce lieu. emporte ou supprimeÂ, de meÃme au v. 17 ; cf. 18.23n. Ð par (ou dans) la faute (ou le chaÃtiment)... : cf. Jr 51.6 ; Ez 3.18n ; Ap 18.4 ; voir aussi peÂche . le SEIGNEUR voulait l'eÂpargner : autre traduction par la magnanimite du SEIGNEUR ; sur le terme correspondant, voir Es 63.9n ; terme voisin en Ex 2.6n. Ð le laisseÁrent : autre traduction le conduisirent ; cf. 2.15n. $

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lui, sa femme et ses deux filles, car le SEIGNEUR voulait l'eÂpargner ; ils le firent sortir et le laisseÁrent en dehors de la ville. | En les faisant sortir Áa l'exteÂrieur, il dit : Sauve-toi, il y va de ta vie ; ne regarde pas derrieÁre toi et ne t'arreÃte pas dans tout le District ; sauve-toi vers la montagne, de peur que tu ne sois emporte ! | Loth leur dit : Oh ! non, je t'en prie, Seigneur ! | Je t'en prie : moi, ton serviteur, j'ai trouve graÃce Áa tes yeux et tu as montre une grande fideÂlite envers moi en me conservant la vie ; mais je ne peux pas, moi, me sauver vers la montagne sans que le malheur s'attache Áa moi : je mourrai ! | Regarde cette ville, je t'en prie : elle est assez proche pour que je m'y enfuie, et elle est petite ! Je t'en prie, pour que je reste en vie, laisse-moi me sauver jusque-laÁ Ð n'est-elle pas petite ? | Alors il lui dit : Je te fais encore cette faveur : je ne deÂtruirai pas la ville dont tu parles. | Vite, sauve-toi jusque-laÁ, car je ne peux rien faire jusqu'aÁ ce que tu y sois arriveÂ. C'est pourquoi on a appele cette ville du nom de Tsoar (« Petite »). | Le soleil se levait sur la terre lorsque Loth entra dans Tsoar. Alors le SEIGNEUR fit pleuvoir sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu venant du SEIGNEUR, du ciel. | Il deÂtruisit ces villes, tout le District, tous les habitants des villes et la veÂgeÂtation de la terre. La femme de Loth regarda en arrieÁre et devint une statue de sel. Abraham se leva de bon matin pour aller au lieu Á il s'eÂtait tenu devant le SEIGNEUR. | Il porta ses ou Ãte de Sodome et de Gomorrhe, et sur regards du co tout le District, et il vit monter de la terre une fumeÂe comme celle d'un fourneau. | Lorsque Dieu aneÂantit les villes du District, il se souvint d'Abraham : il retira Loth de la destruction lorsÁ Loth habitait. qu'il deÂtruisit les villes ou ta vie : cf. 1.20n. Ð ne regarde pas... : cf. Mt 24.15-18//. Ð District 13.10nss. Ð de peur que... : cf. Nb 16.26. tu as montreÂ... : litt. tu as grandi ta fideÂlite que tu as faite avec moi ; voir graÃce . petite : heÂbreu mits`ar, qui fait assonance avec le nom de Tsoar au v. 22n ; cf. v. 31n ; Ps 42.7n. Je te fais encore cette faveur : litt. j'ai releve ta face (cf. 4.7n) aussi pour cette parole (ou chose). Ð deÂtruirai : le verbe employe ici signifie au sens propre retourner, renverser, mettre sens dessus-dessous, bouleverser ; on le retrouve aux v. 25,29 et en Dt 29.22 ; Es 1.7 ; 13.19 ; Jr 20.16 ; 49.18 ; 50.40 ; Os 11.8n ; Am 4.11 ; Jon 3.4 ; Lm 4.6 ; voir aussi 1S 10.9n ; So 3.9n. Son eÂquivalent grec dans LXX a donne notre mot catastrophe. Tsoar : nom propre apparente aÁ la racine qui exprime la petitesse au v. 20n ; cf. Es 15.5. Gomorrhe : la catastrophe est eÂtendue aÁ Adma et TseboõÈm en Dt 29.22 ; cf. Os 11.8. Voir aussi Mt 10.15 ; 11.23s ; 2P 2.6 ; Jd 7. Ð soufre (Jb 18.15+) / feu Lc 17.29 ; Ap 14.10 ; 20.10. La femme de Loth : litt. sa femme ; Lc 17.32. Ð sel So 2.9. Ð Cf. Sagesse 10.7 : « En teÂmoignage de leur perversite subsistent toujours une terre aride et fumante, des plantes aux fruits que les saisons ne muÃrissent pas, et une colonne de sel dresseÂe en meÂmorial d'une aÃme increÂdule. » 18.16ss. fumeÂe Ap 9.2 ; 14.11. Ð fourneau : comparer avec 15.17 (c'est un autre terme qui y est traduit par fournaise) ; meÃme terme en Ex 9.8,10 ; 19.18. il retira... : litt. il renvoya Loth du milieu de la destruction, cf. Es 1.7. une grotte : litt. la grotte : elle est peut-eÃtre connue du lecteur (cf. 6.17n ; 14.13n). Cf. Rt 3. Ð la cadette : litt. la petite (heÂbreu tse`ira), nouveau terme faisant assonance avec le nom de Tsoar (v. 20n,22n). Ð il n'y a pas d'homme dans le pays : on pourrait aussi traduire il

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Loth et ses filles Loth monta de Tsoar pour s'installer dans la montagne avec ses deux filles, car il avait peur de s'installer Áa Tsoar. Il s'installa dans une grotte. Alors l'aõÃneÂe dit Áa la cadette : Notre peÁre est vieux, et il n'y a pas d'homme dans le pays pour aller avec nous selon l'usage commun Áa tous. | Viens, faisons boire du vin Áa notre peÁre et couchons avec lui, afin de donner la vie Áa une descendance issue de notre peÁre. | Elles firent donc boire du vin Áa leur peÁre ce soir-laÁ ; et l'aõÃneÂe alla coucher avec son peÁre : il ne se rendit compte de rien, ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. | Le lendemain, l'aõÃneÂe dit Áa la cadette : J'ai couche avec mon peÁre la nuit dernieÁre ; faisons-lui boire du vin ce soir encore, et va coucher avec lui, afin de donner la vie Áa une descendance issue de notre peÁre. | Elles firent boire du vin Áa leur peÁre ce soir-laÁ encore, et la cadette se releva pour coucher avec lui : il ne se rendit compte de rien, ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. | Ainsi les deux filles de Loth furent enceintes de leur peÁre. | L'aõÃneÂe mit au monde un fils qu'elle appela du nom de Moab : c'est le peÁre de Moab Ð jusqu'aÁ aujourd'hui. | La cadette mit aussi au monde un fils, qu'elle appela du nom de BenAmmi (« Fils de mon peuple ») : c'est le peÁre des Ammonites Ð jusqu'aÁ aujourd'hui. Abraham et AbimeÂlek Abraham partit de laÁ pour le NeÂguev ; il s'installa entre Qadesh et Shour, puis il seÂjourna en immigre Áa GueÂrar. | Abraham disait de Sara, sa femme : C'est ma súur. AbimeÂlek, roi de GueÂrar, fit prendre Sara. | Alors Dieu vint Áa AbimeÂlek dans un reÃve, pendant la nuit, et lui dit : Tu vas mourir Áa cause de la femme que tu as prise, car elle est marieÂe. n'y a plus personne sur la terre, ce qui donnerait une autre ideÂe de la dimension de la catastrophe et expliquerait la situation deÂsespeÂreÂe de la famille de Loth. Ð selon l'usage commun aÁ tous : litt. selon la voie (ou le chemin) de toute la terre ; formule analogue (aÁ propos de la mort) Jos 23.14 ; 1R 2.2n. afin de donner... : litt. et nous ferons vivre de notre peÁre une descendance, de meÃme au v. 34. Cf. 11.4 ; 38.11-30 ; voir aussi Lv 18.6s ; Ha 2.15 ; Rm 3.8. ce soir-laÁ : autre traduction cette nuit-laÁ. Ð il ne se rendit compte de rien : litt. il ne sut pas ou il ne connut pas. de leur peÁre : heÂbreu meÂ'abiheÁn, formule qui fait assonance avec le nom de Moab, cf. v. 37n. Cette conclusion eÂtablit la parente d'IsraeÈl avec ses deux voisins Moab (v. 36n) et Ammon (v. 38). Du point de vue d'IsraeÈl, ces voisins sont aÁ la fois stigmatiseÂs par leur origine incestueuse et mis en valeur par un double rattachement aÁ Loth, et par celui-ci aÁ Abraham (cf. Dt 2.9,19 ; voir aussi 23.3ss ; Rt). Ð c'est le peÁre... : litt. c'est le peÁre de Moab jusqu'aÁ aujourd'hui ; les Moabites eÂtaient installeÂs sur le plateau qui domine la mer Morte, aÁ l'est. Ben-Ammi signifie Fils de mon peuple ou mon compatriote, l'un des miens (cf. Os 1.9 ; 2.3). Voir aussi nom . Ð c'est le peÁre des Ammonites (litt. des fils d'Ammon), cf. v. 37n ; les Ammonites avaient leur territoire aÁ l'est du Jourdain, au nord de celui des Moabites (cf. So 2.9). $

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 guev 12.9 ; 1 Sur l'ensemble du chap., cf. 12.10ss ; 26. Ð Ne 13.1s,14n. Ð Qadesh 14.7n. Ð Shour 16.7n. Ð GueÂrar 10.19n. Ce nom fait assonance avec le verbe traduit par il seÂjourna en immigre (cf. Ex 12.48n). 2 12.10-20 ; 26.1-11. Á re fois qu'apparaõÃt dans le reÂcit biblique ce 3 reÃve : c'est la premie mode particulier de reÂveÂlation divine ; cf. 28.12 ; 31.24 ; Mt 2.13+. Ð Tu vas mourir : autre traduction tu es (comme) mort.


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AbimeÂlek, qui ne s'eÂtait pas approche d'elle, reÂpondit : Seigneur, vas-tu vraiment tuer un juste ? | Ne m'a-t-il pas dit lui-meÃme : « C'est ma súur ! », tandis qu'elle-meÃme disait : « C'est mon freÁre ! » J'avais un cúur inteÁgre et des mains innocentes quand j'ai fait cela. | Dieu lui reÂpondit, dans le reÃve : Je sais bien, moi aussi, que tu avais un cúur inteÁgre quand tu as fait cela : aussi t'ai-je moi-meÃme empeÃche de peÂcher contre moi. C'est pourquoi je n'ai pas permis que tu la touches. | Maintenant, rends la femme de cet homme ; c'est un propheÁte : il priera pour toi, et tu vivras. Mais si tu ne la rends pas, sache que tu mourras, toi et tout ce qui t'appartient. AbimeÂlek se leva de bon matin ; il appela tous les gens de sa cour et leur raconta tout cela ; ils eurent treÁs peur. | AbimeÂlek appela Abraham et lui dit : Qu'est-ce que tu nous as fait ? En quoi ai-je peÂche contre toi, pour que tu fasses venir sur moi et sur mon royaume un si grand peÂche ? Tu as commis envers moi des actes inadmissibles. | Puis AbimeÂlek dit Áa Abraham : Quelle intention avaistu pour agir de la sorte ? | Abraham reÂpondit : Je me disais qu'il n'y avait certainement aucune crainte de Dieu en ce lieu et qu'on me tuerait Áa cause de ma femme. | De plus, il est vrai qu'elle est ma súur, fille de mon peÁre ; seulement, elle n'est pas fille de ma meÁre, et elle est devenue ma femme. | Lorsque les dieux m'ont fait errer loin de ma famille, j'ai dit Áa Sara : « Agis avec fideÂlite Á nous irons : dis envers moi, dans tous les lieux ou que je suis ton freÁre. » AbimeÂlek prit du petit beÂtail et du gros beÂtail, des serviteurs et des servantes, et il les donna Áa Abraham ; il lui rendit aussi Sara, sa femme. | AbimeÂlek Á il te dit : Mon pays est devant toi : installe-toi ou plaira. | A Sara, il dit : Je donne Áa ton freÁre mille un juste : litt. une nation meÃme si elle est juste. Le mot heÂbreu goy (nation) en est venu aÁ deÂsigner aussi bien un paõÈen, c.-aÁ-d. un non-Juif , qu'une nation entieÁre. Beaucoup croient qu'ici il est duà aÁ une erreur de copie. un cúur inteÁgre (6.9+) ; la meÃme expression est traduite par en toute bonne foi en 2S 15.11. Cf. 12.17,19. propheÁte : le mot correspondant n'apparaõÃt qu'ici dans toute la GeneÁse. Voir Ps 105.14s. Ð tout ce qui t'appartient : autre traduction tous ceux qui t'appartiennent. les gens de sa cour : litt. ses serviteurs ; il ne s'agit pas de domestiques, mais de l'entourage du roi et de ses conseillers ; cette expression revient souvent, dans le meÃme sens, dans tout l'A.T. (cf. 40.20 ; 41.10,37s ; 45.16 ; 50.7). Ð leur raconta : litt. dit aÁ leurs oreilles. Ð ils : litt. les hommes. En quoi ai-je peÂche contre toi : meÃme expression en Jr 37.18. Ð un si grand peÂche : autre traduction un si grand chaÃtiment. Ð Tu as commis... : litt. tu as fait avec moi des faits (ou des actes ; le mot est souvent traduit par úuvres) qui ne se font pas. Cf. 34.7. Quelle intention avais-tu : litt. qu'as-tu vu ; certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire qu'as-tu craint. 12.12 ; cf. Jg 19.12. Ð crainte de Dieu 22.12n. Cf. Lv 18.9+. Lorsque les dieux m'ont fait errer : le verbe est ici au pluriel (cf. 1.1n), sauf dans Smr ; certains interpreÁtent la phrase comme une adaptation d'Abraham au polytheÂisme d'AbimeÂlek ; d'autres estiment que l'accord au pluriel n'est pas significatif et traduisent lorsque Dieu m'a fait errer ; d'autres enfin supposent que le pluriel a remplace un singulier originel pour eÂviter de faire de Dieu le sujet d'un verbe qui peut eÂvoquer l'errance et l'erreur (voir cependant Ps 107.40 ; Jb 12.24). Cf. Jos 24.2. Ð ma famille : autre traduction la maison de mon peÁre. Ð j'ai dit aÁ Sara : litt. je lui ai dit (aÁ elle). Ð Agis avec fideÂlite envers moi ou accorde-moi une faveur ; une expression comparable est traduite par montrer (de) la fideÂlite au v. 23 ; cf. 19.19n. il dit : autre traduction il avait dit. Ð voile : le meÃme mot heÂbreu $

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Naissance d'Isaac Le SEIGNEUR intervint en faveur de Sara, comme il l'avait dit ; le SEIGNEUR agit envers Sara selon sa parole. | Sara fut enceinte et donna un fils Áa Abraham dans sa vieillesse, au temps fixe dont Dieu lui avait parleÂ. | Abraham appela du nom d'Isaac (« Rire ») le fils qui Âetait ne de lui, celui que Sara lui avait donneÂ. | Abraham circoncit son fils Isaac Áa l'aÃge de huit jours, comme Dieu le lui avait ordonneÂ. | Abraham avait cent ans Áa la naissance de son fils Isaac. | Alors Sara dit : Dieu m'a suscite du rire ; quiconque l'apprendra rira Áa mon sujet. Elle ajouta : Qui aurait dit Áa Abraham que Sara allaiterait des enfants ? Pourtant je lui ai donne un fils dans sa vieillesse ! L'enfant grandit et fut sevreÂ. Abraham donna un Á Isaac fut sevreÂ. grand banquet le jour ou Abraham renvoie Hagar et IsmaeÈl Sara vit rire le fils que l'Egyptienne Hagar avait donne Áa Abraham. | Elle dit Áa Abraham : Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n'heÂritera pas avec Isaac, mon fils ! | Cette parole deÂplut beaucoup Áa Abraham, Áa cause de son fils. Mais Dieu dit Áa Abraham : Que cela ne te deÂplaise pas, Áa cause du garcËon et de ta servante. Ecoute tout ce que Sara te dira ; car c'est par Isaac que viendra ce qui sera appele ta descendance. | Quant au fils de ta

est traduit par veÃtement en Ex 21.10, par couverture en Jb 24.7 ; 26.6 ; 31.19. Ð pour tous ceux qui sont avec toi : on pourrait aussi comprendre pour (que tu ne voies plus) tout ce qui t'est arrive ; d'apreÁs quelques mss de Smr et LXX, certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire cela sera pour toi et pour tous ceux qui sont avec toi un voile sur les yeux. Ð ton honneur sera sauf : certains modifient le texte pour lire et tu seras justifieÂe devant tous ou de tout cela. 17 gueÂrit Ex 15.26 ; Dt 32.39 ; 2R 20.5.  ... : litt. avait ferme toute matrice aÁ 18 12.17 ; cf. 30.2. Ð avait frappe la maison d'AbimeÂlek.

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1 17.15-21 ; 18.9-15 ; cf. Ga 4.23 ; He 11.11s. 17.21n ; 18.10,14. 17.17n,19 ; 21.6,9. Ð Sur Isaac hors du Pentateuque, voir 17.5n. Abraham circoncit son fils : 17.9-14 ; Ac 7.8. 17.1. Cf. 17.17n. Ð Dieu m'a suscite du rire... rira aÁ mon sujet : l'heÂbreu, ambigu, peut signifier soit Dieu m'a fait rire de joie... rira avec moi, soit neÂgativement Dieu a fait de moi la riseÂe des gens... rira de moi. LXX se reÂjouira avec moi. Pourtant : autre traduction car. rire : autre traduction s'amuser ; c'est ici une autre forme du verbe associe au nom d'Isaac (v. 6 ; 17.17+) ; elle peut signifier plaisanter (19.14) ; sur ses diffeÂrents sens, cf. 26.8 ; 39.14,17 ; Ex 32.6 ; Jg 16.25. LXX qui jouait avec son fils Isaac. Ga 4.29 interpreÁte ce rire en mauvaise part (perseÂcutait ). Cf. 16.6ss ; voir aussi 25.6 ; Jn 8.33,35 ; Ga 4.30. Ð heÂritera 15.3n. 17.18. c'est par Isaac... : phrase difficile, litt. par Isaac sera appeleÂe pour toi une descendance. On comprend habituellement : c'est par Isaac que tu auras ta vraie descendance, celle qui sera appeleÂe descendance d'Abraham (voir cependant v. 13) ; Rm 9.7 ; He 11.18. une nation : Smr , LXX, Syr , Vg preÂcisent une grande nation (cf. v. 18). Voir 16.10 ; 17.20+. $

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pieÁces d'argent ; cela te sera un voile sur les yeux pour tous ceux qui sont avec toi ; ainsi ton honneur sera sauf. | Abraham pria Dieu ; Dieu gueÂrit AbimeÂlek, sa femme et ses servantes, et celles-ci purent avoir des enfants. | Car le SEIGNEUR avait frappe de steÂrilite toute la maison d'AbimeÂlek Áa cause de Sara, femme d'Abraham.

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servante, je ferai aussi de lui une nation, car il est ta descendance. Abraham se leva de bon matin ; il prit du pain et une outre d'eau qu'il donna Áa Hagar, mettant cela sur ses Âepaules, ainsi que l'enfant, puis il la renvoya. Elle s'en alla et se mit Áa errer dans le deÂsert de BersabeÂe. | Quand l'eau de l'outre fut ÂepuiseÂe, elle abandonna l'enfant sous l'un des arbrisseaux | pour aller s'asseoir Áa l'eÂcart, Áa une porteÂe d'arc ; car elle disait : Que je ne voie pas mourir l'enfant ! Elle s'assit donc Áa l'eÂcart et se mit Áa sangloter. | Dieu entendit le garcËon ; le messager de Dieu appela Hagar depuis le ciel et lui dit : Qu'as-tu, Hagar ? Á il N'aie pas peur, car Dieu a entendu le garcËon laÁ ou est. | LeÁve-toi, prends le garcËon et tiens-le bien ; car je ferai de lui une grande nation. | Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits ; elle alla remplir l'outre d'eau et fit boire le garcËon. | Dieu fut avec le garcËon, qui grandit ; il s'installa dans le deÂsert et devint tireur Áa l'arc. | Il s'installa dans le deÂsert de ParaÃn ; sa meÁre prit pour lui une femme d'Egypte. Abraham fait alliance avec AbimeÂlek En ce temps-laÁ, AbimeÂlek, avec Pikol, le chef de son armeÂe, vint dire Áa Abraham : Dieu est avec toi dans tout ce que tu fais. | Maintenant, jure-moi ici, par Dieu, que tu ne me tromperas pas, ni moi, ni ma progeÂniture, ni ma posteÂriteÂ, et que tu montreras Á tu as seÂjourne en envers moi et envers le pays ou immigre la meÃme fideÂlite que j'ai montreÂe envers toi. | Abraham dit : Je le jure. | Abraham fit des reproches Áa AbimeÂlek au sujet d'un puits dont les gens d'AbimeÂlek s'eÂtaient empareÂs de force. | AbimeÂlek dit : Je ne sais pas qui a fait cela ; toi, tu ne me l'avais pas rapporteÂ, et moi-meÃme je ne l'apprends

D'apreÁs Syr et plusieurs mss de LXX, certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire qu'il donna aÁ Hagar, et il placËa l'enfant sur ses eÂpaules (mais d'apreÁs 17.25 IsmaeÈl aurait eu au moins 14 ans). Ð se mit aÁ errer : autre traduction s'eÂgara ; cf. 20.13n. Ð BersabeÂe ou BeÂer-SheÂba, ville du NeÂguev qui existe encore de nos jours (v. 31s). abandonna : autre traduction jeta ; sur le verbe correspondant, cf. Ps 71.9n. porteÂe d'arc : cf. v. 20. Ð se mit aÁ sangloter : d'apreÁs LXX, c'est l'enfant qui pleure (cf. v. 17). messager : autre traduction ange . Ð N'aie pas peur 15.1+ ; voir crainte . Ð entendu : allusion au nom d'IsmaeÈl, cf. 16.11n ; 17.20+. V. 13n. V. 15 ; cf. 16.7. tireur aÁ l'arc : le texte heÂbreu traditionnel porte une forme inhabituelle ; on pourrait aussi comprendre un archer fort (c.-aÁ-d. habile). ParaÃn (voir 14.6n) : entre le SinaõÈ et le NeÂguev, aÁ l'ouest de la Araba (cf. Nb 12.16). Ð une femme d'Egypte 16.1n. 20.2 ; cf. 26.12-33. Ð Pikol v. 32 ; 26.26. Ð Dieu est avec toi : autre traduction les dieux sont avec toi ; meÃme possibilite au v. 23 (par Dieu ou par les dieux). Cf. 14.22s. Ð progeÂniture / posteÂrite Es 14.22n ; Jb 18.19. Ð seÂjourne en immigre : cf. 12.10n ; 20.1n. Ð fideÂlite : cf. v. 13 ; 19.19 ; Jos 2.12. fit des reproches : autre traduction avait fait des reproches. Ð s'eÂtaient empareÂs de force : cf. 31.31n. 31.44. BersabeÂe (v. 14n) peut se traduire par Puits des Sept (v. 28-30) ou Puits du Serment (v. 23s,31). Voir 26.33n. AbimeÂlek... : litt. AbimeÂlek se leva (apreÁs le repas d'alliance ?), et Pikol... et ils retourneÁrent... Ð Philistins 10.14n. il invoqua... 4.26+. Ð Dieu de peÂrennite ou Dieu de perpeÂtuiteÂ, ou encore Dieu d'autrefois, heÂbreu 'El `olam, sans doute une des appellations cananeÂennes du Dieu supreÃme ('El, cf. 14.18n ;

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Abraham preÃt aÁ sacrifier Isaac ApreÁs cela, Dieu mit Abraham Áa l'eÂpreuve ; il lui dit : Abraham ! Il reÂpondit : Je suis laÁ ! | Dieu dit : Prends ton fils, je te prie, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t'en au pays de Moriya et laÁ, offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je t'indiquerai. Abraham se leva de bon matin, sella son Ãane et prit avec lui deux serviteurs et Isaac, son fils. Il fendit du bois pour l'holocauste et se mit en route pour le lieu que Dieu lui avait indiqueÂ. | Le troisieÁme jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. | Abraham dit Áa ses serviteurs : Vous, restez ici avec l'aÃne ; moi et le garcËon, nous irons laÁ-haut pour nous prosterner, puis nous reviendrons vers vous. | Abraham prit le bois pour l'holocauste et le chargea sur Isaac, son fils, et il prit lui-meÃme le feu et le couteau. Puis ils continueÁrent Áa marcher ensemble, tous les deux.

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qu'aujourd'hui. | Alors Abraham prit du petit beÂtail et du gros beÂtail, qu'il donna Áa AbimeÂlek ; puis ils conclurent une alliance tous les deux. | Abraham placËa Áa part sept brebis du troupeau, | et AbimeÂlek dit Áa Abraham : Qu'est-ce que ces sept brebis que tu as placeÂes Áa part ? | Il reÂpondit : Tu prendras ces sept brebis ; ce sera pour moi un teÂmoignage que c'est moi qui ai creuse ce puits. | C'est pourquoi on a appele ce lieu BersabeÂe (« Puits des Sept » ou « Puits du Serment »), car c'est laÁ qu'ils preÃteÁrent serment l'un et l'autre. | Ils conclurent donc une alliance Áa BersabeÂe. ApreÁs quoi AbimeÂlek et Pikol, le chef de son armeÂe, retourneÁrent au pays des Philistins. Abraham planta un tamaris Áa BersabeÂe, et il invoqua le nom du SEIGNEUR (YHWH), Dieu de peÂrenniteÂ. | Abraham seÂjourna longtemps en immigre au pays des Philistins.

16.13n ; 17.1n ; 33.20n ; 35.1n,3,7n ; 46.3n ; 49.25n ; Es 14.13n). A Ougarit El est consideÂre comme le peÁre des dieux. Cependant, dans la Bible, ce nom sera souvent employe comme un simple eÂquivalent poeÂtique d''Elohim, Dieu (cf. Gn 1.1n) ; il entre souvent dans la composition des noms de personnes (Samuel, EzeÂchiel, Daniel, Emmanuel...).

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 11.17-19 ; Jc 2.21-23 ; cf. 1 Mac1 Sur l'ensemble du chap., voir He cabeÂes 2.52 : « Abraham n'a-t-il pas eÂte fideÁle dans l'eÂpreuve, et cela ne lui a-t-il pas eÂte compte comme justice ? » (cf. Gn 15.6). Ð Je suis laÁ ! litt. me voici ; autre traduction oui ? (cf. v. 7) ; sur cette formule de reÂponse aÁ un appel, cf. v. 11 ; 27.1,18 ; 31.11 ; 37.13 ; Ex 3.4 ; 1S 3.4ss ; 12.3 ; 2S 1.7 ; 9.6 ; Es 58.9 ; 65.1. Prends ton fils... : ce reÂcit a souvent eÂte rapproche des textes concernant les sacrifices et le rachat des premiers-neÂs (Ex 13.2,12+ ; 22.29 ; 34.20 ; Lv 18.21+ ; Mi 6.7s). Il s'inteÂresse cependant avant tout aÁ une situation unique, l'eÂpreuve d'Abraham face aÁ l'enfant de la promesse. Ð fils unique : cf. Ps 22.21n ; Za 12.10. LXX traduit bien-aimeÂ, comme en Mt 3.17 ; cf. Jn 3.16 ; 1Jn 4.9s. Ð Moriya : la localisation est incertaine (HeÂbron ? Sichem ?). En 2Ch 3.1, l'expression mont Moriya deÂsigne le lieu ouÁ Salomon baÃtit le temple de JeÂrusalem. LXX a traduit ici le pays eÂleveÂ, Syr le pays des Amorites. En heÂbreu Moriya fait assonance avec les verbes correspondant aÁ voir ou aÁ pourvoir (v. 8n,13s). Ð holocauste 8.20n ; cf. Jg 11.31+ ; sur les sacrifices humains voir aussi 2R 16.3 ; 21.6 ; 23.10 ; Jr 7.30s. deux serviteurs : litt. ses deux serviteurs ou deux de ses serviteurs. Le mot heÂbreu traduit ici par serviteurs signifie aussi garcËon, jeune homme ; dans la suite du reÂcit il s'applique aÁ Isaac (v. 5), dans le chap. 21 aÁ IsmaeÈl. troisieÁme jour : cf. 31.32 ; 34.25 ; 40.20 ; 42.18 ; Ex 3.18+ ; voir aussi Os 6.1s. garcËon v. 3n. Ð nous prosterner : autre traduction adorer ; meÃme verbe heÂbreu en 18.2 ; 19.1 ; 23.7 etc. ; voir culte . ils continueÁrent... : cf. v. 8 ; 2R 2.6. $

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Un beÂlier appuye sur un arbuste (cf. 22.13). Statue de bois plaqueÂe d'or, d'argent et de lapis-lazuli, de la premieÁre moitie du III e milleÂnaire av. J.-C., retrouveÂe dans la neÂcropole d'Our (11.28 n). 7

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Alors Isaac dit Áa Abraham, son peÁre : PeÁre ! Il reÂpondit : Oui, mon fils ? Isaac reprit : Le feu et le bois Á est l'animal pour l'holocauste ? sont laÁ, mais ou Abraham reÂpondit : Que Dieu voie lui-meÃme quel animal il aura pour holocauste, mon fils ! Et ils continueÁrent Áa marcher ensemble, tous les deux. Lorsqu'ils furent arriveÂs au lieu que Dieu lui avait indiqueÂ, Abraham y baÃtit l'autel et disposa le bois. Il ligota Isaac, son fils, et le mit sur l'autel, par-dessus PeÁre : litt. mon peÁre. Ð Oui : cf. v. 1n. Ð Isaac reprit : litt. et il dit. Ð l'animal : le terme heÂbreu deÂsigne une teÃte de petit beÂtail, mouton ou cheÁvre ; de meÃme au v. 8. Que Dieu voie... : reÂponse ambigueÈ ; litt. Dieu verra (heÂbreu yire'eÂ, comme au v. 14) pour lui l'animal pour l'holocauste ; on pourrait aussi traduire Dieu pourvoira aÁ l'animal... En outre, mon fils pourrait eÃtre compris comme une apposition aÁ ce qui preÂceÁde : l'animal pour l'holocauste, c'est-aÁ-dire mon fils ! Il ligota : le verbe heÂbreu qui apparaõÃt ici (`aqad ) a fourni le titre donne aÁ l'ensemble de cet eÂpisode dans la tradition juive : AqeÂda, ligature. Celle-ci souligne qu'Isaac se soumet volontairement au sacrifice. messager (autre traduction ange ) du SEIGNEUR 16.7. Ne porte pas la main : la meÃme expression a eÂte traduite par tendre la main au v. 10. Ð tu crains Dieu : dans l'Ancien Testament la crainte de Dieu n'est pas seulement l'effroi suscite par le divin ou le sacreÂ. Ici elle est le corollaire de l'obeÂissance. Le DeuteÂronome la situe sur le meÃme plan que l'amour pour Dieu ; cf. 20.11 ; 42.18 ; Dt 6.13+ ; 2R 4.1 ; Es 11.2 ; Ps 112.1 ; Jb 1.1ss ; Pr 1.7 ; 16.6 ; voir aussi 1Jn 4.18. Ð pas refuseÂ... : cf. v. 2,16 ; Rm 8.32. Cf. Ex 13.13 ; voir aussi 1Co 10.13. Ð par-derrieÁre : plusieurs mss heÂbreux, Smr, LXX, Syr et des mss de Tg ont ici un autre terme, correspondant simplement aÁ une autre facËon de dire un (ou un seul ) beÂlier. AdonaõÈ (cf. 15.2n) : nom substitue habituellement au teÂtragramme YHWH qui figure en fait dans le texte ; cf. 4.26n. YHWH$

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le bois. | Puis Abraham tendit la main et prit le couteau pour immoler son fils. | Alors le messager du SEIGNEUR l'appela depuis le ciel, en disant : Abraham ! Abraham ! Il reÂpondit : Je suis laÁ ! | Il dit : Ne porte pas la main sur le garcËon et ne lui fais rien : je sais maintenant que tu crains Dieu et que tu ne m'as pas refuse ton fils, ton fils unique. | Abraham leva les yeux et vit par-derrieÁre un beÂlier retenu par les cornes dans un buisson ; alors Abraham alla prendre le beÂlier et l'offrit en holocauste Áa la place de son fils. Abraham appela ce lieu du nom d'AdonaõÈ-Yire (« YHWH voit »). C'est pourquoi l'on dit aujourd'hui : A la montagne du SEIGNEUR, il sera vu. Le messager du SEIGNEUR appela Abraham une seconde fois depuis le ciel ; | il dit : Je le jure par moi-meÃme, Ð deÂclaration du SEIGNEUR Ð parce que tu as fait cela, parce que tu n'as pas refuse ton fils, ton fils unique, | je te beÂnirai et je multiplierai ta descendance comme les Âetoiles du ciel et comme le sable qui est au bord de la mer. Ta descendance prendra possession des villes de ses ennemis. Toutes les nations de la terre se beÂniront par ta descendance, parce que tu m'as ÂecouteÂ. Abraham revint vers ses serviteurs, puis ils s'en alleÁrent ensemble Áa BersabeÂe, car Abraham habitait Áa BersabeÂe. Les descendants de Nahor ApreÁs cela, on dit Áa Abraham : Milka, elle aussi, a donne des fils Áa Nahor, ton freÁre : | Outs, son premier-neÂ, Bouz, son freÁre, Qemouel, peÁre d'Aram, | KeÂsed, Hazo, Pildash, Yidlaph et Betouel. | Betouel a engendre ReÂbecca. Ce sont laÁ les huit fils que Milka a donneÂs Áa Nahor, freÁre d'Abraham. | Sa concubine, nommeÂe ReÂouma, a elle aussi eu des enfants : TeÂbah, Gaham, Tahash et Maaka.

Mort de Sara ; Abraham acheÁte un tombeau 23 La vie de Sara fut de cent vingt-sept ans : telle fut 2 la dure Âe de la vie de Sara. | Sara mourut Áa QiriathArba, c'est-aÁ-dire HeÂbron, en Canaan ; Abraham

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Yire signifie YHWH voit (ou peut-eÃtre pourvoit, v. 8n) ; cf. 16.13n ; voir aussi Ex 3.15n. Ð il sera vu, c.-aÁ-d. il apparaõÃtra, terme caracteÂristique des manifestations de Dieu (cf. 17.1n). LXX aÁ la montagne le Seigneur sera vu. Cf. Es 45.23+ ; Lc 1.73s ; He 6.13s. Ð refuse : autre traduction eÂpargne (meÃme verbe, avec un compleÂment, au v. 12). je te beÂnirai : autre traduction je te comblerai de beÂneÂdictions 12.2-3n ; 13.16+ ; Jr 33.22 ; He 11.12. Ð comme le sable Es 48.19. Ð des villes... : litt. de la porte (de la ville) de ses ennemis, de meÃme en 24.60, avec un synonyme pour ennemis. 12.3n ; cf. 48.20. serviteurs v. 3n,5. On a ici une liste de tribus arameÂennes ou syriennes. Ð Milka / Nahor 11.29 ; 24.15. Outs : cf. 10.23n. Ð Bouz : reÂgion d'Arabie (Jr 25.23). Ð Aram 10.22n. KeÂsed : pourrait eÃtre rattache aux ChaldeÂens (heÂbreu Kasdim). ReÂbecca 25.20. Soit douze fils en tout (cf. 17.20n). De ces noms, on ne retrouve ailleurs que celui de Maaka (Dt 3.14 ; Jos 12.5 ; 2S 10.6), qui deÂsigne une peuplade syrienne. Ð concubine 25.6 ; 35.22 ; 36.12 ; cf. 2S 5.13n. $

la dureÂe : litt. les anneÂes. Qiriath-Arba (Ville de Quatre) : cf. 35.27 ; Jos 14.15 ; 15.13 ; 20.7 ; Jg 1.10 ; Ne 11.25 ; voir aussi Nb 13.22. Ð se lamenter ou chanter une complainte. 1


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vint se lamenter sur Sara et la pleurer. | Puis Abraham se releva de devant le corps de sa femme et dit aux Hittites : | Je suis un immigre et un reÂsident temporaire chez vous ; donnez-moi une proprieÂte funeÂraire chez vous, pour que je puisse ensevelir le corps de ma femme hors de ma vue. | Les Hittites reÂpondirent Áa Abraham : | Ecoute-nous, mon seigneur : tu es un prince de Dieu au milieu de nous ; ensevelis le corps de ta femme dans le plus beau de nos tombeaux ; aucun de nous ne te refusera son tombeau pour ensevelir le corps de ta femme. Abraham se leva et se prosterna devant le peuple du pays Ð devant les Hittites. | Il leur parla ainsi : Si vous consentez Áa ce que le corps de ma femme soit enseveli hors de ma vue, Âecoutez-moi et interceÂdez Ãn, fils de Tsohar. en ma faveur aupreÁs d'Ephro Qu'il me donne la grotte de MakpeÂla qui lui appartient, Áa l'extreÂmite de son champ ; qu'il me la donne contre sa pleine valeur en argent, au milieu de vous, comme proprieÂte funeÂraire. Or EphroÃn Âetait assis au milieu des Hittites. EphroÃn, le Hittite, reÂpondit Áa Abraham, en preÂsence des Hittites, de tous ceux qui entraient par la porte de sa ville : | Non, mon seigneur, Âecoute-moi ! Je te donne le champ et je te donne la grotte qui s'y trouve. Je te la donne, sous les yeux des gens de mon peuple : ensevelis le corps de ta femme. | Abraham se prosterna devant le peuple du pays. | Il dit Áa EphroÃn, en preÂsence du peuple du pays : Si tu le veux bien, Âecoute-moi plutoÃt. Je donne le prix du champ : accepte-le de ma part, et j'y ensevelirai le corps de ma femme. | Mais EphroÃn reÂpondit Áa Abraham : | Mon seigneur, Âecoute-moi ! Une terre de quatre cents sicles d'argent, qu'est-ce que cela entre toi et moi ? Ensevelis le corps de ta femme ! Abraham entendit EphroÃn ; Abraham pesa pour EphroÃn la somme d'argent qu'il avait dite, en preÂsence des Hittites : quatre cents sicles d'argent ayant cours chez le marchand. Ainsi le champ d'EphroÃn Áa MakpeÂla, en face de Mamre Рle champ, la grotte qui s'y trouve, et tous les arbres situeÂs dans les limites du champ Ð devinrent la proprieÂte d'Abraham sous les yeux des Hittites, de tous ceux qui entraient par la porte de sa ville. | ApreÁs cela, Abraham ensevelit Sara, sa le corps de sa femme : litt. son mort, de meÃme dans la suite. Ð Hittites : litt. fils de Heth (10.15n), de meÃme dans la suite. Cf. 26.34 ; Nb 13.29 ; Jos 11.3. immigreÂ... 15.13+ ; He 11.13. Ð pour que je puisse... : litt. et j'ensevelirai mon mort de devant ma face, de meÃme au v. 8. le peuple du pays : cette expression semble deÂsigner ici l'assembleÂe des hommes libres dans l'exercice de leurs droits civiques ; d'autres pensent que l'expression souligne ici qu'il s'agit d'une population eÂtrangeÁre aÁ IsraeÈl ; de meÃme aux v. 12s ; cf. Jr 1.18n ; Esd 3.3n. Si vous consentez : litt. s'il est avec votre eÃtre ou votre aÃme, votre deÂsir (cf. 1.20n). Ð enseveli... v. 4n. la grotte de MakpeÂla : LXX a traduit la grotte double (sens possible du mot MakpeÂla en heÂbreu). eÂtait assis : autre traduction habitait. Ð en preÂsence : litt. aux oreilles ; de meÃme aux v. 13,16. Ð la porte 34.20 ; voir Dt 16.18n. gens (litt. fils ) de mon peuple 19.38n. Cf. 2S 24.20-24. Ð en preÂsence : litt. aux oreilles. Ð Si tu le veux... : litt. seulement si (c'est) toi, eÂcoute-moi plutoÃt. Ð le prix : litt. l'argent. Cf. Jr 32.8-12. Ð en preÂsence des Hittites : litt. aux oreilles des fils de Heth. Ð quatre cents sicles... : environ 4 kg ; voir mesures , poids et monnaies. $

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femme, dans la grotte du champ de MakpeÂla, en face de MamreÂ, c'est-aÁ-dire Áa HeÂbron, en Canaan. Le champ et la grotte qui s'y trouve passeÁrent donc des Hittites Áa Abraham, comme proprieÂte funeÂraire.

Une femme pour Isaac Âetait vieux, avance en Ãage, et le SEIAbraham 24 2 GNEUR l'avait be Âni en tout. | Abraham dit Áa son serviteur, le plus ancien de sa maison, celui qui administrait tous ses biens : Je te prie, mets ta 3 main sous ma cuisse, | et je te ferai jurer par le SEIGNEUR, Dieu du ciel et Dieu de la terre, que tu ne prendras pas pour mon fils une femme d'entre les 4 filles des Canane Âens parmi lesquels j'habite. | Tu iras dans mon pays, au lieu de mes origines, et laÁ tu 5 prendras une femme pour Isaac, mon fils. | Le serviteur lui reÂpondit : Peut-eÃtre la femme ne voudra-t-elle pas me suivre dans ce pays-ci ; devrai-je Á tu es sorti ? ramener ton fils dans le pays d'ou 6 Abraham lui re Âpondit : Garde-toi d'y ramener mon 7 fils ! | Le SEIGNEUR, le Dieu du ciel, qui m'a pris de la maison de mon peÁre et du pays de mes origines, lui qui m'a parle et qui m'a jure de donner ce pays Áa ma descendance, lui-meÃme enverra son messager devant toi ; c'est laÁ-bas que tu prendras une femme 8 pour mon fils. | Si la femme ne veut pas te suivre, tu seras deÂgage de ce serment que je t'impose. Mais tu 9 ne rame Áneras pas mon fils laÁ-bas. | Le serviteur mit sa main sous la cuisse d'Abraham, son maõÃtre, et il s'engagea envers lui par serment au sujet de cette affaire. 10 Le serviteur prit dix chameaux parmi les chameaux de son maõÃtre et il partit, avec tout ce que son maõÃtre posseÂdait de meilleur. Il se rendit en MeÂso11 potamie, Á a la ville de Nahor. | Il fit agenouiller les chameaux Áa l'exteÂrieur de la ville, preÁs d'un puits, le Á les femmes sortent pour puiser de soir, Áa l'heure ou l'eau. 12 Alors il dit : SEIGNEUR, Dieu d'Abraham, mon maõÃtre, accorde-moi, je te prie, de faire une heureuse rencontre aujourd'hui, et agis avec fideÂlite 13 envers Abraham, mon maõ Ãtre ! | Je me tiens preÁs de la source, et les filles des gens de la ville sortent 14 pour puiser de l'eau. | Que la jeune fille Á a laquelle je 17 18 20

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Mamre 13.18n. Ac 7.5. 25.7-10 ; 49.29-32 ; 50.13 ; cf. 1R 13.22. beÂni en tout v. 35 ; 2.2+. Une tradition identifie ce serviteur aÁ ElieÂzer (15.2). Ð ancien ou vieux, terme apparente au v. 1. Ð sous ma cuisse : il s'agit selon toute vraisemblance d'un eupheÂmisme qui deÂsigne les organes geÂnitaux, sources de la vie et porteurs des descendants (cf. 32.26n ; 47.29 ; Ex 1.5n). Dieu / ciel / terre 14.19. Ð filles des CananeÂens : cf. 26.34s ; 28.110 ; 29.1-20 ; Dt 7.3s ; Esd 10.2ss ; Ne 13.23ss. Dieu du ciel : LXX ajoute et Dieu de la terre (v. 3). Voir cependant Dn 2.18,28 ; Ne 1.4. Ð jure 22.16. Ð de donner : litt. en disant : Je donnerai. Ð pays / descendance 12.7+. Ð messager : autre traduction ange ; cf. Ex 23.20+. Cf. Jos 2.20. avec tout... : autre traduction avec tous les biens de son maõÃtre ; plusieurs versions anciennes ont lu avec (une partie) de tous les biens... Ð MeÂsopotamie 10.22n. Ð ville de Nahor : peut-eÃtre HarraÃn, cf. 11.27-32. Mais il y avait aussi non loin de laÁ une ville nommeÂe Nahourou. Cf. 29.2ss ; Ex 2.16ss. Cf. Pr 19.14. 1

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dirai : « Penche ta cruche, je te prie, pour que je 32 boive », et qui reÂpondra : « Bois, je donnerai aussi Áa boire Áa tes chameaux ! », soit celle que tu as destineÂe Áa Isaac, ton serviteur ! Ainsi je saurai que tu as agi 33 avec fideÂlite envers mon maõÃtre. Il n'avait pas encore acheve que sortait ReÂbecca, la fille de Betouel, fils de Milka, la femme de Nahor, freÁre d'Abraham. Elle avait sa cruche sur l'eÂpaule. 34-35 C'eÂtait une treÁs belle jeune fille ; elle Âetait vierge, aucun homme n'avait jamais eu de relations avec elle. Elle descendit Áa la source, remplit sa cruche et remonta. | Le serviteur courut Áa sa rencontre et dit : Donne-moi, je te prie, quelques gorgeÂes d'eau de ta 36 cruche. | Elle reÂpondit : Bois, mon seigneur ! Et elle s'empressa d'incliner sa cruche et de lui donner Áa 37 boire. | Quand elle eut acheve de lui donner Áa boire, elle dit : Je puiserai aussi pour tes chameaux, jusqu'aÁ ce qu'ils aient assez bu. | Elle s'empressa de vider sa cruche dans l'abreuvoir et courut pour 38 puiser encore au puits ; elle puisa pour tous les 39 chameaux. | L'homme s'interrogeait en silence Áa son sujet, se demandant si le SEIGNEUR allait faire 40 aboutir son voyage. Quand les chameaux eurent acheve de boire, l'homme prit un anneau d'or du poids d'un 41 demi-sicle et, pour les poignets de la jeune fille, deux bracelets du poids de dix sicles d'or. | Il dit : De qui es-tu la fille ? Dis-le-moi, je te prie. Y a-t-il 42 un lieu chez ton peÁre pour que nous y passions la nuit ? | Elle lui dit : Je suis la fille de Betouel, le fils que Milka a donne Áa Nahor. | Elle ajouta : Il y a chez 43 nous de la paille et du fourrage en abondance, et aussi un lieu pour passer la nuit. | Alors l'homme s'inclina et, prosterne devant le SEIGNEUR, | il dit : 44 BeÂni soit le SEIGNEUR, le Dieu d'Abraham, mon maõÃtre, qui n'a cesse d'eÃtre fideÁle et loyal envers mon maõÃtre ! Le SEIGNEUR a conduit mes pas jusque 45 chez les freÁres de mon maõÃtre. | La jeune fille courut raconter tout cela chez sa meÁre. | ReÂbecca avait un freÁre nomme Laban. Laban courut dehors vers 46 l'homme, preÁs de la source. | Ð DeÁs qu'il vit l'anneau et les bracelets aux mains de sa súur et qu'il entendit les paroles de ReÂbecca, sa súur, qui disait : « Ainsi m'a parle cet homme », il vint vers 47 l'homme, qui se tenait aupreÁs des chameaux, preÁs de la source. Ð | Il lui dit : Viens, toi qui es beÂni du SEIGNEUR ! Pourquoi restes-tu dehors ? J'ai preÂpare la maison et j'ai fait une place pour les chameaux. 48

L'homme entra dans la maison. Laban fit deÂcharger les chameaux et donna de la paille et du fourrage pour les chameaux, ainsi que de l'eau pour que l'homme et les gens qui l'accompagnaient se lavent les pieds. Puis on placËa devant lui de quoi manger. Mais il dit : Je ne mangerai pas avant d'avoir dit ce que j'ai Áa dire. Laban dit : Parle ! Alors il dit : Je suis le serviteur d'Abraham. | Le SEIGNEUR a grandement beÂni mon maõÃtre, qui est devenu un homme important. Il lui a donne du petit beÂtail et du gros beÂtail, de l'argent et de l'or, des serviteurs et des servantes, des chameaux et des Ãanes. | Sara, la femme de mon maõÃtre, a, dans sa vieillesse, donne un fils Áa mon maõÃtre ; c'est Áa ce fils qu'il a donne tout ce qui lui appartient. | Mon maõÃtre m'a fait preÃter serment, en disant : « Tu ne prendras pas pour mon fils une femme d'entre les filles des CananeÂens dans le pays desquels j'habite ; | tu iras sans faute dans ma famille, dans mon clan, prendre une femme pour mon fils. » | J'ai dit Áa mon maõÃtre : « Peut-eÃtre la femme ne me suivra-t-elle pas. » | Il m'a reÂpondu : « Le SEIGNEUR, devant qui j'ai marcheÂ, enverra son messager avec toi et fera aboutir ton voyage ; tu prendras pour mon fils une femme de mon clan, de ma famille. | Tu seras deÂgage de mon adjuration quand tu seras arrive dans mon clan ; si on ne t'accorde pas la jeune fille, tu seras deÂgage de mon adjuration. » | Je suis arrive aujourd'hui Áa la source et j'ai dit : « SEIGNEUR, Dieu d'Abraham, mon maõÃtre, si tu daignes faire aboutir le voyage que j'ai entrepris... | je me tiens preÁs de la source ; que la jeune fille qui sortira pour puiser, Áa qui je dirai : ``Donne-moi Áa boire, je te prie, un peu d'eau de ta cruche'', | et qui me reÂpondra : ``Bois donc ; je puiserai aussi pour tes chameaux !'' Ð que celle-laÁ soit la femme que le SEIGNEUR a destineÂe au fils de mon maõÃtre ! » | Avant que je n'aie acheve de parler en mon cúur, ReÂbecca sort, sa cruche sur l'eÂpaule ; elle descend Áa la source et puise. Je lui ai dit : « Donne-moi Áa boire, je te prie. » | Elle s'est empresseÂe d'incliner la cruche qu'elle portait et elle a dit : « Bois, je donnerai aussi Áa boire Áa tes chameaux ! » J'ai bu, puis elle a aussi donne Áa boire aux chameaux. | Je lui ai demande : « De qui es-tu la fille ? » Elle a reÂpondu : « Je suis la fille de Betouel, le fils de Nahor, celui que Milka lui a donneÂ. » J'ai mis l'anneau Áa son nez et les bracelets Áa ses poignets. | Puis je me suis incline et prosterneÂ

pas encore... : cf. Es 65.24. Ð fille de... : litt. neÂe de Betouel... ; cf. 22.20-23. Cf. Jn 4.7. d'incliner : autre traduction de descendre ; litt. et elle fit descendre sa cruche sur sa main. Sans doute la portait-on sur l'eÂpaule ou sur la teÃte. faire aboutir son voyage : litt. faire reÂussir son chemin (de meÃme au v. 42) ; cf. Jg 18.5. anneau : Smr preÂcise qu'il s'agit d'un anneau nasal, cf. v. 47 ; Ez 16.11s. Ð un demi-sicle : litt. un demi (heÂbreu beÂqa), soit environ 5,7 g ; voir mesures , poids et monnaies. Ð pour les poignets... : litt. pour ses poigneÂes (aÁ elle). qui n'a cesse d'eÃtre fideÁle et loyal : litt. qui n'a pas abandonne sa fideÂlite et sa loyauteÂ. Ð Le SEIGNEUR a conduit mes pas : litt. moi, le SEIGNEUR m'a conduit sur le chemin (cf. v. 48n). Ð les freÁres : des versions anciennes portent le freÁre (v. 48). J'ai preÂpare : la meÃme forme verbale a le sens de vider en Lv 14.36. L'homme entra... : Vg il fit entrer l'homme... Ð Laban fit deÂcharger : litt. il fit deÂcharger. Ð se lavent les pieds 18.4n.

Laban dit : litt. il dit. qui est devenu... important : litt. et il a grandi. Cf. 13.2. dans (litt. apreÁs) sa vieillesse : le texte heÂbreu traditionnel se reÂfeÁre aÁ la vieillesse de Sara, LXX et Smr aÁ celle d'Abraham (comme en 21.2). Ð c'est aÁ ce fils (litt. aÁ lui ) qu'il a donne tout... 25.5. sans faute Es 5.9n. Cf. v. 7. deÂgage : le terme eÂvoque souvent l'innocence, cf. v. 8. Ð de mon adjuration : litt. de ma maleÂdiction (Lv 5.1n ; Nb 5.21nss ; Dt 29.11nss ; Ne 10.30), le terme eÂvoque plus preÂciseÂment la maleÂdiction conditionnelle (voir beÂneÂdiction ) annonceÂe en cas de non-respect du serment ou de l'alliance (cf. Rt 1.17n). Ð si on ne t'accorde pas... : litt. s'ils ne te donnent pas. si tu daignes... : autre traduction fais aboutir, je te prie, le voyage... ; cf. v. 21n. la jeune fille : sur le terme qui apparaõÃt ici, voir Es 7.14n. loyalement conduit : litt. conduit sur le chemin de loyaute (ou de veÂriteÂ), cf. v. 27.

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devant le SEIGNEUR, et j'ai beÂni le SEIGNEUR, le Dieu d'Abraham, mon maõÃtre, qui m'a loyalement conduit Áa prendre, pour son fils, la fille du freÁre de mon maõÃtre. | Maintenant, si vous voulez agir avec fideÂlite et loyaute envers mon maõÃtre, dites-le-moi ; sinon, dites-le-moi, et je serai fixeÂ. Laban et Betouel reÂpondirent : Cette affaire vient du SEIGNEUR, nous ne pouvons rien t'en dire, ni pour ni contre. | ReÂbecca est laÁ, devant toi ; prends-la et va-t'en ; qu'elle devienne la femme du fils de ton maõÃtre, comme le SEIGNEUR l'a dit ! Lorsque le serviteur d'Abraham entendit cela, il se prosterna jusqu'aÁ terre devant le SEIGNEUR. | Le serviteur sortit des objets d'argent, des objets d'or et des veÃtements qu'il donna Áa ReÂbecca ; il fit aussi de riches preÂsents Áa son freÁre et Áa sa meÁre. | ApreÁs cela, lui et les gens qui l'accompagnaient mangeÁrent et burent, et ils passeÁrent la nuit. Au matin, quand ils se leveÁrent, le serviteur dit : Laissez-moi repartir vers mon maõÃtre. | Le freÁre et la meÁre dirent : Que la jeune fille reste avec nous quelque temps encore, une dizaine de jours ; ensuite tu pourras partir. | Il leur reÂpondit : Ne me retardez pas, puisque le SEIGNEUR a fait aboutir mon voyage ; laissez-moi repartir pour rentrer chez mon maõÃtre. | Alors ils reÂpondirent : Appelons la jeune fille et demandons-lui son avis. | Ils appeleÁrent donc ReÂbecca et lui dirent : Veux-tu aller avec cet homme ? Elle reÂpondit : Je veux bien. Ils laisseÁrent alors partir leur súur ReÂbecca et sa nourrice avec le serviteur d'Abraham et ses gens. Ils beÂnirent ReÂbecca et lui dirent : Toi, notre súur, deviens des milliers de dizaines de milliers ! Que ta descendance prenne possession des villes de ses ennemis ! ReÂbecca et ses servantes monteÁrent sur les chameaux et suivirent l'homme. Le serviteur prit ReÂbecca et partit. Isaac Âetait revenu du Puits LahaõÈ-RoõÈ et il s'eÂtait installe dans le NeÂguev. | Vers le soir, Isaac sortit pour se promener dans la campagne ; il leva les yeux

et je serai fixe : litt. et je me tournerai aÁ droite ou aÁ gauche. Cette affaire : autre traduction cette parole. Ð vient : litt. est sortie. Ð ni pour ni contre : litt. de mauvais ou de bon ; cf. 2.9n ; 31.24n,29 ; Nb 24.13. prends-la et va-t'en : cf. 12.19. cela : litt. leurs paroles. son freÁre : certains mss de LXX et Vg portent ses freÁres. demandons-lui son avis : litt. interrogeons sa bouche. Veux-tu aller / Je veux bien : litt. iras-tu / j'irai. milliers... 28.3. Le terme traduit par dizaines de milliers (ou myriades) fait assonance avec le nom de ReÂbecca. Ð des villes... 22.17n. Ð ses ennemis : litt. ceux qui la haõÈssent ; certains mss portent le terme qui deÂsigne les ennemis en 22.17. Litt. Isaac eÂtait venu de venir (?) au puits... ; d'apreÁs Smr et LXX, certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire Isaac eÂtait alle dans le deÂsert du puits... Ð LahaõÈ-RoõÈ 16.13-14n ; 25.11. se promener : d'apreÁs l'arabe et le syriaque. LXX et Vg traduisent le verbe correspondant, qui n'apparaõÃt qu'ici, par meÂditer. sauta : litt. tomba. voile : le terme heÂbreu correspondant ne revient qu'en 38.14,19. La coutume exigeait qu'une femme se voile devant un eÂtranger, et en particulier devant l'homme qui devait devenir son mari (cf. 29.23ss). 25.20. Ð apreÁs la perte de sa meÁre : litt. apreÁs sa meÁre ; certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire apreÁs la mort de son peÁre.

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et vit des chameaux qui arrivaient. | ReÂbecca leva les yeux et vit Isaac ; elle sauta du chameau | et dit au serviteur : Qui est cet homme dans la campagne qui vient Áa notre rencontre ? Le serviteur reÂpondit : C'est mon maõÃtre. Alors elle prit son voile et se couvrit. | Le serviteur raconta Áa Isaac tout ce qu'il avait fait. | Isaac conduisit ReÂbecca dans la tente de Sara, sa meÁre. Il prit ReÂbecca qui devint sa femme, et il l'aima. C'est ainsi qu'Isaac fut console apreÁs la perte de sa meÁre. Mort d'Abraham ; ses autres descendants 1Ch 1.32-33

25 Abraham prit encore une femme nommeÂe 2 Qetoura. | Elle lui donna des fils : Zimra Ãn, YoqshaÃn, MedaÃn, MadiaÃn, Yishbaq et Shouah. 3 Yoqsha Ãn engendra Saba et DedaÃn. Fils de DedaÃn : les Ashourites, les Letoushites et les LeÂoumites. 4 Fils de Madia Ãn : Epha, Epher, HeÂnoch, Abida et Eldaa. Tous ceux-laÁ sont les fils de Qetoura. 5 Abraham donna tout ce qui lui appartenait Áa 6 Isaac. | Quant aux fils de ses concubines, Abraham leur fit des dons et, de son vivant, il les envoya loin Ãte de l'est, en Orient. d'Isaac, son fils, du co 7 Voici la dureÂe de la vie d'Abraham : cent soixante8 quinze ans. | Puis Abraham expira ; il mourut dans une heureuse vieillesse, Ãage et rassasieÂ, et il fut reÂuni 9 aux siens. | Isaac et Ismae Èl, ses fils, l'ensevelirent dans la grotte de MakpeÂla, dans le champ d'EphroÃn, 10 fils de Tsohar, le Hittite, en face de Mamre Â. | C'eÂtait le champ qu'Abraham avait achete aux Hittites. LaÁ 11 furent ensevelis Abraham et Sara, sa femme. | Apre Ás la mort d'Abraham, Dieu beÂnit Isaac, son fils, qui habitait preÁs du Puits LahaõÈ-RoõÈ. 1Ch 1.29-31 12 13 14 15

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Voici la geÂneÂalogie d'IsmaeÈl, fils d'Abraham, que l'Egyptienne Hagar, servante de Sara, avait donne Áa Abraham. | Voici les noms des fils d'IsmaeÈl, leur nom selon leur geÂneÂalogie : Nebayoth, premier-ne d'IsmaeÈl, QeÂdar, AdbeÂel, Mibsam, | Mishma, Douma, Massa, | Hadad, TeÂma, Yetour, Naphish

Cf. 1Ch 1.32s. Il s'agit ici de tribus arabes. Ð MedaÃn 37.36n. Ð MadiaÃn, peuple nomade et voisin d'IsraeÈl, au sud du NeÂguev, dans le nord de la peÂninsule du SinaõÈ (Ex 2.15). Saba et DedaÃn 10.7n. Epha Es 60.6 ; 1Ch 1.33. Ð HeÂnoch : cf. 4.17s ; 5.18ss. 24.36. Cf. 21.10. Ð en Orient litt. vers le pays de l'Est (comme preÂceÂdemment). Litt. et voici les jours des anneÂes de la vie d'Abraham qu'il veÂcut ; cf. v. 17. 15.15 ; cf. 35.28s ; 49.29-33. Ð reÂuni... : litt. reÂuni vers ses peuples ou vers les siens (cf. 17.14n) ; l'expression, qui eÂvoquait peut-eÃtre aÁ l'origine l'ensevelissement dans le tombeau familial, est employeÂe ailleurs indeÂpendamment du lieu de seÂpulture (49.29,33 ; Nb 20.24,26 ; 27.13 ; 31.2) ; elle peut aussi signifier compte au nombre des anceÃtres. 23.1-20. 16.13-14n ; 24.62n. Ð Voir beÂneÂdiction . geÂneÂalogie v. 13,19 ; 2.4n. Ð IsmaeÈl 16.1-16 ; 21.17-21. 1Ch 1.29-31. Ð Nebayoth (28.9 ; 36.3 ; Es 60.7) a parfois eÂte associe aux NabateÂens, mais cette identification est peu probable. Ð QeÂdar : tribu nomade du nord de l'Arabie ; Es 21.16n ; Ez 27.21 ; 1Ch 1.29. TeÂma : tribu du nord de l'Arabie, cf. Jr 25.23 ; 1Ch 1.30. Ð Yetour : cf. l'ItureÂe de Lc 3.1. 1

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et Qedma. | Ce sont laÁ les fils d'IsmaeÈl ; ce sont laÁ leurs noms, dans leurs villages et leurs campements : douze princes, peuplade par peuplade. Voici la dureÂe de la vie d'IsmaeÈl : cent trente-sept ans ; puis il expira ; il mourut et fut reÂuni aux siens. Les IsmaeÂlites demeureÁrent depuis Havila jusqu'aÁ Shour, qui est en face de l'Egypte, en allant vers l'Assyrie. IsmaeÈl s'eÂtablit en face de tous ses freÁres. EsauÈ et Jacob Voici la geÂneÂalogie d'Isaac, fils d'Abraham. Abraham engendra Isaac. | Isaac avait quarante ans quand il prit pour femme ReÂbecca, fille de Betouel, l'ArameÂen de PaddaÃn-Aram, et súur de Laban, l'ArameÂen. | Isaac interceÂda aupreÁs du SEIetait steÂrile, GNEUR en faveur de sa femme, car elle  et le SEIGNEUR se laissa fleÂchir. ReÂbecca, sa femme, fut enceinte. | Les enfants se heurtaient en elle, et elle dit : Pourquoi cela m'arrive-t-il ? Elle alla consulter le SEIGNEUR. | Le SEIGNEUR lui dit : Deux nations sont dans ton ventre, deux peuples se seÂpareront au sortir de ton sein ; un de ces peuples sera plus fort que l'autre, et le grand servira le petit. Au terme de sa grossesse, il apparut qu'il y avait des jumeaux dans son ventre. | Le premier sortit entieÁrement roux, comme un manteau de poil : on l'appela du nom d'Esau È (« Poilu »). | ApreÁs quoi sortit son freÁre, dont la main tenait le talon d'Esau È ; et on l'appela du nom de Jacob (« Il talonne »). Isaac avait soixante ans lorsqu'ils naquirent. Les garcËons grandirent. Esau È devint un habile chasseur, un homme de la campagne ; mais Jacob Âetait un homme tranquille, qui restait sous les È, parce qu'il appreÂciait tentes. | Isaac aimait Esau le gibier ; ReÂbecca, elle, aimait Jacob. Un jour que Jacob faisait cuire une soupe, Esau È È dit Áa Jacob : revint de la campagne, ÂepuiseÂ. | Esau Laisse-moi, je te prie, manger de ce potage roux, Ð oui, ce potage roux ! Ð car je suis ÂepuiseÂ. C'est pourquoi on l'a appele du nom d'Edom (« Roux »). douze 17.20n. la dureÂe : litt. les anneÂes. Les IsmaeÂlites... : litt. ils demeureÁrent... Ð Havila 2.11+. Ð Shour 16.7+. Ð IsmaeÈl s'eÂtablit (ou s'eÂtait eÂtabli ) : litt. il tomba, ce qui pourrait aussi signifier il fut abaisse ou meÃme il mourut ; voir cependant 16.12 ; le meÃme verbe est traduit par s'abattre en Jg 7.12. Ð en face : autre traduction aÁ l'est. geÂneÂalogie 2.4n. 22.23 ; 24. Ð PaddaÃn-Aram pourrait eÃtre un autre nom de HarraÃn (cf. 24.10n ; 27.43 ; 28.2,6) ou d'une reÂgion de MeÂsopotamie (cf. 10.22n). Cf. 11.30 ; 20.17. Les verbes interceÂda et se laissa fleÂchir correspondent aÁ deux formes du meÃme verbe heÂbreu ; cf. Ex 8.4n ; 2S 21.14 ; 24.25 ; Es 19.22 ; Esd 8.23 ; 1Ch 5.20 ; 2Ch 33.13,19. Les enfants : litt. les fils . Ð se heurtaient : LXX utilise le terme qui sera traduit par tressaillir en Lc 1.41,44. Ð Pourquoi cela m'arrive-t-il ? litt. s'(il en est) ainsi, pourquoi cela moi ? Syr comprend aÁ quoi me sert la vie ? (cf. 27.46). On peut aussi conjecturer : aÁ quoi suis-je bonne ? Ð Elle alla consulter le SEIÁ penser que ReÂbecca se rend aÁ l'un GNEUR : l'expression donne a des lieux sacreÂs signaleÂs dans les reÂcits de la vie d'Abraham. Cf. 2S 8.14 ; Rm 9.12. Ð le grand servira le petit : autre traduction l'aõÃne sera assujetti au cadet. Cf. 38.27-30. roux : heÂbreu 'admoni, cf. v. 30n. Ð Le nom d'EsauÈ est proche du mot heÂbreu traduit par poil (seÂ`ar ; cf. 27.11n), ainsi que de SeÂir, nom du pays des Edomites (14.6n ; 33.14-16 ; Nb 24.18). On l'a aussi rapproche du verbe heÂbreu habituellement traduit par faire. on l'appela... : litt. il appela son nom. Ð Le nom de Jacob (heÂ-

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Jacob dit : Vends-moi d'abord ton droit d'aõÃnesse ! | Esau È reÂpondit : Je suis sur le point de mourir ; Áa quoi me sert ce droit d'aõÃnesse ? | Alors Jacob dit : Jure-le-moi d'abord. Il le lui jura. Ainsi il vendit son droit d'aõÃnesse Áa Jacob. | Alors Jacob donna Áa Esau È du pain et de la soupe de lentilles. Il mangea et but, puis il se leva et s'en alla. Ainsi Esau È meÂprisa le droit d'aõÃnesse. Isaac et AbimeÂlek Il y eut une famine dans le pays Ð en plus de la premieÁre famine qui avait eu lieu aux jours d'Abraham. Isaac alla chez AbimeÂlek, roi des Philistins, Áa GueÂrar. | Le SEIGNEUR lui apparut et dit : Ne descends pas en Egypte, demeure dans le pays que je te dirai. | SeÂjourne en immigre dans ce pays-ci ; je serai avec toi et je te beÂnirai, car c'est Áa toi et Áa ta descendance que je donnerai tous ces pays ; je tiendrai ainsi le serment que j'ai fait Áa Abraham, ton peÁre. | Je multiplierai ta descendance comme les Âetoiles du ciel ; je donnerai tous ces pays Áa ta descendance. Toutes les nations de la terre se beÂniront par ta descendance, | parce qu'Abraham m'a Âecoute et qu'il a garde mes observances, mes commandements, mes prescriptions et mes lois. | Ainsi Isaac s'installa Áa GueÂrar. Lorsque les hommes du lieu posaient des questions sur sa femme, il disait : « C'est ma súur. » Il avait peur de dire : « C'est ma femme », de crainte que les hommes du lieu ne le tuent Áa cause de ReÂbecca, car elle Âetait belle. | Comme son seÂjour se prolongeait, AbimeÂlek, roi des Philistins, regardant par la feneÃtre, vit Isaac qui s'amusait avec ReÂbecca, sa femme. | AbimeÂlek appela Isaac et lui dit : C'est donc ta femme ! Comment as-tu pu dire : « C'est ma súur ! » Isaac lui reÂpondit : J'ai parle ainsi de crainte de mourir Áa cause d'elle. | AbimeÂlek lui dit : Qu'est-ce que tu nous as fait ? Peu s'en est fallu que quelqu'un du peuple ne couche avec ta femme : tu nous aurais mis en tort ! | Alors AbimeÂlek donna cet ordre Áa tout le peuple : Celui qui breu Ya`aqov) est proche du mot traduit par talon (`aqeÂv, 3.15+). Le verbe `aqav, qui peut signifier saisir (ou retenir, cf. Jb 37.4n) le talon, a au figure le sens de supplanter ou d'usurper (cf. 27.36 ; Jr 9.3n ; Os 12.4). Sur Jacob hors du Pentateuque, voir Gn 17.5n. tranquille : le terme heÂbreu correspondant est aussi traduit par inteÁgre. Ð restait : autre traduction habitait. il appreÂciait le gibier : litt. le gibier (eÂtait) dans sa bouche. une soupe : autre traduction un ragouÃt ; cf. 2R 4.38ss. Laisse-moi... manger : litt. fais-moi avaler. Ð ce potage roux ou ce plat roux, litt. ce roux ; en heÂbreu 'adom, terme qui fait assonance avec le nom propre Edom, cf. v. 25n. Cf. Dt 21.15-17. Ð d'abord : autre traduction aujourd'hui meÃme, ou encore tout de suite ; meÃme expression au v. 33 et en 1S 2.16 ; 1R 1.51 ; 22.5. Cf. Jg 15.18. d'abord : litt. deÁs aujourd'hui. Cf. He 12.16. 1 Sur l'ensemble du chap., cf. 12.10-20 ; 20.1-18. Cf. 12.1,10n ; 28.13-15 ; 46.3 ; He 11.9. 12.3+,7+ ; 22.16 ; 28.15. Ð SeÂjourne en immigre : cf. 12.10n ; 20.1n. Ð Voir beÂneÂdiction . Ð tous ces pays ou toutes ces terres ; c'est ici le seul passage ouÁ la promesse du pays est eÂnonceÂe au pluriel (aussi v. 4). 12.3n. ne le tuent : litt. ne me tuent. qui s'amusait : le texte joue sur le nom d'Isaac ; cf. 17.17+ ; 21.9n. Cf. Pr 6.29. Ð tu nous aurais mis en tort : autres traductions tu nous aurais rendus coupables ; tu nous aurais fait du tort. $

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touchera Áa cet homme et Áa sa femme sera mis Áa mort. Isaac sema dans ce pays, et il reÂcolta au centuple cette anneÂe-laÁ : le SEIGNEUR le beÂnit. | Il devint un homme riche, il alla s'enrichissant de plus en plus : il finit par Ãetre vraiment treÁs riche. | Il avait des troupeaux de petit beÂtail, des troupeaux de gros beÂtail et un grand nombre de serviteurs ; les Philistins furent jaloux de lui. Isaac fait alliance avec AbimeÂlek Tous les puits qu'avaient creuseÂs les serviteurs de son peÁre, aux jours d'Abraham, son peÁre, les Philistins les boucheÁrent en les remplissant de terre. Alors AbimeÂlek dit Áa Isaac : Va-t'en de chez nous, car tu es beaucoup trop puissant pour nous. | Isaac partit de laÁ et installa son campement dans l'oued Á il habita. | Isaac creusa de nouveau les de GueÂrar, ou puits qu'on avait creuseÂs aux jours d'Abraham, son peÁre, et que les Philistins avaient boucheÂs apreÁs la mort d'Abraham. Il les appela des meÃmes noms dont son peÁre les avait appeleÂs. | Les serviteurs d'Isaac creuseÁrent encore dans l'oued et y trouveÁrent un puits d'eau vive. | Les bergers de GueÂrar chercheÁrent querelle aux bergers d'Isaac en disant : L'eau nous appartient ! Il appela donc le puits du nom d'Eseq (« Dispute »), parce qu'on s'eÂtait dispute avec lui. | Ils creuseÁrent un autre puits, au sujet duquel il y eut aussi querelle ; il l'appela du nom de Sitna (« Opposition »). | Il leva le camp et creusa un autre puits, au sujet duquel il n'y eut pas querelle ; il l'appela du nom de Rehoboth (« Largeurs »), car, dit-il, le SEIGNEUR nous a maintenant mis au large, et nous pourrons Ãetre feÂconds dans le pays. De laÁ il monta Áa BersabeÂe. | Le SEIGNEUR lui apparut cette nuit-laÁ et dit : Je suis le Dieu d'Abraham, ton peÁre ; n'aie pas peur, car je suis avec toi ; je te beÂnirai et je multiplierai ta descendance Áa cause d'Abraham, mon serviteur. | LaÁ, Isaac baÃtit un autel et invoqua le nom du SEIGNEUR (YHWH). LaÁ, il au centuple : heÂbreu meÂa (= cent ) she`arim, expression obscure ; peut-eÃtre le deuxieÁme mot est-il le nom d'une mesure de grain ; cf. Rt 3.15n. riche : litt. grand. de terre : litt. de poussieÁre. Ex 1.9. Ð beaucoup trop... : autre traduction beaucoup plus puissant que nous ; cf. 18.18+. oued : ce mot d'origine arabe traduit souvent le terme heÂbreu nahal ; celui-ci peut deÂsigner un cours d'eau forme essentiellement par le ruissellement des pluies, mais aussi (c'est le cas ici) la valleÂe ou le ravin que suit le lit de ce cours d'eau. Il s'agit souvent (pas toujours, cf. 32.24 ; Dt 21.4n) de cours d'eau intermittents, qui sont habituellement aÁ sec en eÂte (1R 17.4ss ; Jb 6.15n) mais qui peuvent connaõÃtre, aÁ la suite d'un orage par exemple, des crues soudaines et violentes (cf. Jg 5.21). chercheÁrent querelle aux... : autre traduction se querelleÁrent avec... Ð Eseq signifie dispute ; c'est un verbe apparente qui est rendu par on s'eÂtait dispute (autre traduction ils s'eÂtaient disputeÂs). Sitna (= Opposition ou Accusation, cf. Esd 4.6) vient de la racine stn, qui signifie s'opposer aÁ ou accuser et qui a donne le nom Satan (Za 3.1n ; Jb 1.6n). Rehoboth (= Largeurs) : cf. 10.11 ; 36.37 ; Ps 18.20. Ð nous pourrons eÃtre feÂconds 1.22+ ou, plus geÂneÂralement, nous prospeÂrerons Dt 28.4,8 ; Ps 144.12-15. BersabeÂe 21.14n,31n. n'aie pas peur 15.1+ ; voir crainte . autel 8.20+. Ð invoqua le nom ... 4.26+. se rendit : autre traduction s'eÂtait rendu. Ð Ahouzath : ce nom $

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dressa sa tente ; laÁ, les serviteurs d'Isaac foreÁrent un puits. AbimeÂlek se rendit aupreÁs de lui depuis GueÂrar, avec Ahouzath, son compagnon, et Pikol, le chef de son armeÂe. | Isaac leur dit : Pourquoi Ãetes-vous venus me voir, alors que vous me deÂtestez et que vous m'avez renvoye de chez vous ? | Ils reÂpondirent : Nous voyons bien que le SEIGNEUR est avec toi. C'est pourquoi nous disons : Qu'il y ait, je te prie, une adjuration entre nous, entre nous et toi. Concluons avec toi une alliance : | tu ne nous feras aucun mal, de meÃme que nous ne t'avons pas maltraiteÂ, que nous t'avons fait seulement du bien et que nous t'avons laisse partir en paix. Tu es maintenant beÂni du SEIGNEUR. | Isaac donna pour eux un banquet ; ils mangeÁrent et burent. | Puis ils se leveÁrent de bon matin et s'engageÁrent par serment l'un envers l'autre. Isaac les laissa partir, et ils le quitteÁrent en paix. Ce jour-laÁ, des serviteurs d'Isaac vinrent lui dire, au sujet du puits qu'ils avaient creuse : Nous avons trouve de l'eau ! | Isaac l'appela Shiba (« Serment »). C'est pourquoi le nom de la ville est BersabeÂe (« Puits du Serment »), jusqu'aÁ ce jour. Mariage d'EsauÈ Esau È, Áa l'aÃge de quarante ans, prit pour femmes Judith, fille de BeÂÂeri, le Hittite, et Basmath, fille d'EloÃn, le Hittite. | Elles furent un sujet d'amertume pour Isaac et ReÂbecca.

Jacob usurpe la beÂneÂdiction promise aÁ EsauÈ 27 Isaac devenait vieux, ses yeux s'eÂtaient affaiblis : il ne voyait plus. Il appela Esau È, son fils aõÃne : Mon 2 fils ! Celui-ci lui re Âpondit : Je suis laÁ ! | Il reprit : Je suis vieux, et je ne connais pas le jour de ma mort. 3 Maintenant, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, sors dans la campagne et chasse du 4 gibier pour moi. | Pre Âpare-moi un plat appeÂtissant comme je les aime, et apporte-le-moi pour que je le mange, afin que je te beÂnisse avant de mourir.

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peut signifier proprieÂteÂ, possession ; au lieu de Ahouzath, son compagnon, certains comprennent avec le groupe de ses familiers (cf. Jg 14.11,20 ; 15.2,6 ; 2S 3.8 ; Jb 6.14 ; Pr 19.4,7). Ð Pikol 21.22,32. renvoye : c'est la meÃme forme verbale qui est traduite par laisser partir aux v. 29,31. avec toi 39.3 ; 1S 18.14. Ð adjuration 24.41n. maltraite : litt. toucheÂ. C'est du meÃme verbe que vient le mot habituellement traduit par fleÂau. Ð laisse partir v. 27n. Ð en paix Jos 10.21n. Ð beÂni du SEIGNEUR 24.31. Isaac... : litt. il leur fit un banquet ; il s'agit ici d'un repas rituel qui scelle l'alliance , 31.46,54 ; Ex 24.11. laissa partir v. 27n. Shiba / BersabeÂe (heÂbreu Be'er-SheÂba`) ; les mots heÂbreux correspondants peuvent eÂvoquer le serment (v. 31) ou le chiffre sept (sens habituel de la forme Shiba) ; Vg a vu ici l'ideÂe d'abondance ; voir 21.31nss. Hittite 10.15n. un sujet d'amertume : litt. une amertume d'esprit . Sur le mariage avec des femmes eÂtrangeÁres, cf. 24.3+ ; 27.46±28.9. $

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Cf. 48.10 ; 1S 4.15. comme je les aime 25.28. Ð afin que... : litt. afin que mon eÃtre te beÂnisse avant que je meure ; meÃme tournure aux v. 19,25,31. Certains voient ici un emploi typique du mot heÂbreu neÂphesh (voir 1.20n) comme simple eÂquivalent du pronom personnel (mon eÃtre = moi-meÃme) ; d'autres y discernent une nuance intensive, comme dans l'expression de toute mon aÃme ; cf. Ps 103.1. 1

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Tandis qu'Isaac parlait Áa son fils Esau È, ReÂbecca Âecoutait. Esau È s'en alla dans la campagne pour chasser du gibier et le rapporter. ReÂbecca dit Áa Jacob, son fils : J'ai entendu ton peÁre dire Áa Esau È, ton freÁre : | « Apporte-moi du gibier et preÂpare-moi un plat appeÂtissant pour que je le mange, et je te beÂnirai devant le SEIGNEUR avant ma mort. » | Maintenant, mon fils, Âecoutemoi ; voici ce que je t'ordonne : | va me chercher deux bons chevreaux du troupeau, je te prie ; j'en ferai pour ton peÁre un plat appeÂtissant comme il les aime. | Tu l'apporteras Áa ton peÁre pour qu'il le mange, afin qu'il te beÂnisse avant sa mort. | Jacob reÂpondit Áa ReÂbecca, sa meÁre : Esau È, mon freÁre, est velu, tandis que ma peau est lisse. | Peut-eÃtre mon peÁre me taÃtera-t-il, et il croira que je me suis moque de lui ; ce n'est pas une beÂneÂdiction, mais une maleÂdiction que je ferai venir sur moi ! | Sa meÁre lui dit : Que cette maleÂdiction soit sur moi, mon fils ! Ecoute-moi seulement et va me chercher les chevreaux. | Il alla les chercher et les apporta Áa sa meÁre ; sa meÁre preÂpara un plat appeÂtissant comme son peÁre les aimait. | Ensuite ReÂbecca prit les veÃtements d'Esau È, son fils aõÃneÂ, les plus beaux qu'elle avait Áa la maison, et elle les fit mettre Áa Jacob, son fils cadet. | De la peau des chevreaux, elle couvrit ses bras ainsi que son cou, qui Âetait lisse. | Puis elle mit le plat appeÂtissant et le pain qu'elle avait preÂpareÂs dans les mains de Jacob, son fils. Il vint vers son peÁre et dit : PeÁre ! Celui-ci reÂpondit : Je suis laÁ ! Qui es-tu, mon fils ? | Jacob reÂpondit Áa son peÁre : Je suis Esau È, ton premier-ne ; j'ai fait ce que tu m'as dit. LeÁve-toi, je te prie, assieds-toi et mange de mon gibier, afin que tu me beÂnisses. Isaac dit Áa son fils : Comme tu l'as vite trouveÂ, mon fils ! Il reÂpondit : C'est que le SEIGNEUR, ton Dieu, l'a fait venir au-devant de moi. | Isaac dit Áa Jacob : Approche, je te prie ; que je te taÃte, mon fils, pour savoir si tu es bien mon fils Esau È ! | Jacob s'approcha d'Isaac, son peÁre, qui le taÃta et dit : C'est la voix de Jacob, mais ce sont les bras d'Esau È. | Il ne le reconnut pas, parce que ses bras Âetaient velus, comme ceux d'Esau È, son freÁre ; et il le beÂnit. | Il dit : C'est bien toi, Esau È, mon fils ? Il reÂpondit : C'est moi. | Il dit : Sers-moi, que je mange du gibier de mon fils, afin que je te beÂnisse. Jacob le et le rapporter : d'apreÁs LXX , certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire pour son peÁre. Sur le roÃle de la meÁre, cf. 1R 1.11-31. devant et avant traduisent la meÃme locution heÂbraõÈque. velu : heÂbreu sa`ir, allusion aÁ SeÂir, l'autre nom du pays d'Edom, cf. 25.25n. il croira que je me suis moque de lui : autre traduction je passerai aÁ ses yeux pour un trompeur. cette : litt. ta. Ð les chevreaux : sous-entendu dans le texte. les plus beaux : litt. les deÂsirables. ses bras : autre traduction ses mains, meÃme possibilite aux v. 22s. dans les mains : litt. dans la main ; cf. v. 16n,22s. PeÁre : litt. mon peÁre, de meÃme dans la suite. Jacob le servit : litt. il le servit. Cf. He 11.20. Ð Isaac sentit : litt. il sentit. Ð Oui : litt. regarde (ou vois). Ð d'un champ : autres traductions des champs ; de la campagne ; certains mss heÂbreux et des versions anciennes portent d'un champ fertile. Ð que le SEIGNEUR a beÂni : cf. 26.12. Cf. v. 39n ; 49 ; Dt 33.13. Ð des ressources : litt. des huiles, de meÃme au v. 39. Ð vin : le terme heÂbreu correspondant (aussi au v. 37) pourrait deÂsigner, dans un sens plus preÂcis, le vin nou-

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servit, et il mangea ; il lui apporta du vin, et il but. Alors Isaac, son peÁre, lui dit : Approche, je te prie ; embrasse-moi, mon fils ! | Il s'approcha et l'embrassa. Isaac sentit l'odeur de ses veÃtements ; puis il le beÂnit en ces termes : Oui, l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ que le SEIGNEUR a beÂni. Que Dieu te donne, de la roseÂe du ciel et des ressources de la terre, abondance de ble et de vin ! Que des peuples te servent, que des nations se prosternent devant toi ! Sois le maõÃtre de tes freÁres, que les fils de ta meÁre se prosternent devant toi ! Maudit soit celui qui te maudit, beÂni soit celui qui te beÂnit ! Isaac avait acheve de beÂnir Jacob, et Jacob avait Áa peine quitte Isaac, son peÁre, qu'Esau È, son freÁre, revint de la chasse. | Il preÂpara, lui aussi, un plat appeÂtissant qu'il apporta Áa son peÁre. Il dit Áa son peÁre : LeÁve-toi, peÁre, et mange de mon gibier, afin de me beÂnir, moi, ton fils ! | Isaac, son peÁre, lui dit : Qui es-tu ? Il reÂpondit : Je suis ton fils premier-neÂ, Esau È ! | Isaac fut saisi d'un tremblement terrible ; il dit : Qui est donc celui qui a chasse du gibier et qui me l'a apporte ? J'ai mange de tout avant que tu È arrives, je l'ai beÂni, et il sera beÂni ! | Lorsque Esau entendit les paroles de son peÁre, il poussa un grand cri, terriblement amer, et dit Áa son peÁre : Moi aussi, beÂnis-moi, peÁre ! | Il reÂpondit : Ton freÁre est venu par tromperie et il a pris ta beÂneÂdiction. Esau È dit : Est-ce parce qu'on l'a appele du nom de Jacob qu'il m'a supplante par deux fois ? Il avait deÂjaÁ pris mon droit d'aõÃnesse, et maintenant il a pris ma beÂneÂdiction ! Il ajouta : N'as-tu pas de beÂneÂdicÈ: tion en reÂserve pour moi ? | Isaac reÂpondit Áa Esau J'ai fait de lui ton maõÃtre, je lui ai donne tous ses freÁres pour serviteurs, et je l'ai pourvu de ble et de vin : que puis-je donc faire pour toi, mon fils ? Esau È dit Áa son peÁre : N'as-tu donc que cette seule beÂneÂdiction, peÁre ? Moi aussi, beÂnis-moi, peÁre ! Et Esau È se mit Áa sangloter. | Isaac, son peÁre, lui reÂpondit : Tu habiteras loin des ressources de la terre et de la roseÂe du ciel, de la roseÂe d'en haut. veau (cf. ses emplois particuliers en Es 65.8n et Mi 6.15n). En geÂneÂral, il apparaõÃt cependant comme un simple synonyme de celui qui est employe au v. 25 (9.21,24 ; 14.18 ; 19.32ss ; 49.11s etc.). 12.3 ; 25.23. mange de mon gibier... : litt. mange du gibier de ton fils, afin de me beÂnir ; autres traductions pour que ton eÃtre me beÂnisse ; pour que ton gosier me beÂnisse. Sur le terme heÂbreu correspondant, voir 1.20n. tremblement ou frayeur, confusion. un grand cri, terriblement amer : cf. Est 4.1 ; He 12.17. 25.26n ; cf. 29.25 ; Jr 9.3s. EsauÈ dit : litt. il dit. Ð il m'a supplante : heÂbreu ya`qeveÂni, qui fait assonance avec le nom de Jacob, cf. 25.26n (Ya`aqov). De meÃme l'expression traduite par mon droit d'aõÃnesse (bekorati) fait assonance avec celle qui signifie ma beÂneÂdiction (birkati ) ; cf. 25.31-34. pour serviteurs : autre traduction pour esclaves. He 12.17. des ressources : cf. v. 28n. La preÂposition traduite par loin des peut aussi signifier prive des, voire fait des ; mais ce dernier sens ne s'accorde gueÁre aÁ l'habitat des Edomites (25.25n), qui vivaient dans le deÂsert au sud de la mer Morte ; cf. Jos 24.4. $

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Tu vivras de ton ÂepeÂe, et tu serviras ton freÁre ; mais en errant librement ËcÁa et laÁ tu arracheras son joug de ton cou.

Jacob chez son oncle Laban Esau È prit Jacob en aversion, Áa cause de la beÂneÂdiction que son peÁre lui avait accordeÂe. Esau È se disait : Les jours du deuil de mon peÁre approchent ; 42 apre Ás, je tuerai Jacob, mon freÁre. | On rapporta Áa ReÂbecca les paroles d'Esau È, son fils aõÃneÂ. Elle fit alors appeler Jacob, son fils cadet, et lui dit : Esau È, ton freÁre, veut te tuer pour tirer vengeance de toi. 43 Maintenant, mon fils,  ecoute-moi : va te reÂfugier 44 chez Laban, mon fre Áre, Áa HarraÃn. | Tu habiteras chez lui quelque temps, jusqu'aÁ ce que la fureur de 45 ton fre Áre s'en soit retourneÂe. | Quand la coleÁre de ton freÁre se sera deÂtourneÂe de toi et qu'il aura oublie ce que tu lui as fait, alors je te ferai revenir. Pourquoi devrais-je vous perdre tous les deux en un seul jour ? 46 ReÂbecca dit Áa Isaac : J'ai pris ma vie en horreur Áa cause de ces filles de Heth. Si Jacob Âepouse une Hittite, une des filles du pays comme celles-laÁ, Áa quoi me sert la vie ? 28 Isaac appela Jacob, le beÂnit et lui donna cet ordre : Tu ne prendras pas pour femme une 2 Canane Âenne. | Va Áa PaddaÃn-Aram, chez Betouel, le peÁre de ta meÁre ; laÁ-bas, prends pour femme une 3 des filles de Laban, le fre 9 Áre de ta meÁre. | Que le Dieu-Puissant te beÂnisse, te rende feÂcond et te multiplie, et que tu deviennes une assembleÂe de 4 peuples ! | Qu'il te donne la be ÂneÂdiction d'Abraham, Áa toi et Áa ta descendance avec toi, afin que tu Á tu seÂjournes en prennes possession du pays ou immigreÂ, ce pays que Dieu a donne Áa Abraham ! |10-11 5 Isaac fit donc partir Jacob qui se rendit Á a PaddaÃn-Aram, aupreÁs de Laban, fils de Betouel, l'ArameÂen, et freÁre de ReÂbecca, meÁre de Jacob et d'Esau È. 12 6 Esau È vit qu'Isaac avait beÂni Jacob et l'avait envoye Áa PaddaÃn-Aram pour y prendre femme, et qu'en le beÂnissant il lui avait donne cet ordre : 13 « Tu ne prendras pas pour femme une Cana7 ne Âenne » ; | il vit que Jacob, Âecoutant son peÁre et 8 sa me Áre, Âetait parti pour PaddaÃn-Aram. | Esau È vit 41

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tu serviras : autres traductions tu seras soumis aÁ ; tu seras l'esclave de ; cf. 25.23 ; voir aussi 48.14-20. Ð en errant librement cËaÁ et laÁ : verbe diversement interpreÂte ; autres possibiliteÂs se coucher, geÂmir, se libeÂrer, vouloir, faire un effort. Les Edomites, soumis par David, ont ensuite recouvre leur indeÂpendance. Voir beÂneÂdiction . Ð se disait : litt. disait en son cúur . tirer vengeance de toi ou obtenir satisfaction de toi ; le verbe a aussi le sens de (s')apaiser ou de (se) consoler ; c'est lui aussi qui est traduit par avoir du regret en Nb 23.19n, par avoir pitie en Dt 32.36n ; cf. Es 1.24n ; Ez 5.13n. Laban 24.29. Ð HarraÃn 11.31n ; cf. 24.10n ; 25.20n. s'en soit retourneÂe : autre traduction soit calmeÂe ; le meÃme verbe avec un compleÂment est traduit par se deÂtourner au v. 45. Quand... : litt. jusqu'aÁ ce que la coleÁre... se soit deÂtourneÂe (v. 44n) et qu'il ait oublieÂ... Ð je te ferai revenir : litt. je t'enverrai chercher. J'ai pris ma vie en horreur : cf. Nb 22.3n. Ð Si Jacob... : litt. si Jacob prend une femme des filles de Heth comme celles-laÁ (26.3435n), des filles du pays, pourquoi aÁ moi la vie ? (cf. 25.22n). $

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Le reÃve de Jacob Jacob partit de BersabeÂe pour HarraÃn. | Il atteiÁ il passa la nuit, car le soleil s'eÂtait gnit un lieu ou coucheÂ. Il prit l'une des pierres du lieu, la placËa sous sa teÃte et se coucha en ce lieu. | Il fit alors un reÃve : un escalier Âetait dresse sur la terre, et son sommet touchait au ciel ; les messagers de Dieu y montaient et y descendaient. | Le SEIGNEUR se tenait au-dessus de lui ; il dit : Je suis le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu d'Abraham, ton peÁre, et le Dieu d'Isaac. La terre sur laquelle tu es coucheÂ, je te la donnerai, Áa toi et Áa ta le Dieu-Puissant, heÂbreu 'El-ShaddaõÈ 17.1n. Ð assembleÂe : heÂbreu qahal. Ce terme est habituellement traduit par le grec ekkleÁsia, qui a donne notre mot eÂglise (ici LXX le rend par le terme sunagogeÃ, qui a donne synagogue). Ici il pourrait signifier, plus geÂneÂralement, une foule. 12.3+,7+,10n ; 20.1n. V. 2n. V. 1n. il vit : sous-entendu dans le texte. 26.34s. Mahalath : Smr Basmath, de meÃme dans la suite (cf. 26.34 ; 36.3). Ð Nebayoth 25.13. 26.33 ; 27.43 ; 29.4. un lieu : litt. le lieu, cf. v. 16n. Ð soleil 15.12,17. Ð pierres v. 18. reÃve 20.3+ ; 37.5-11. Ð escalier : le mot heÂbreu soullam (traditionnellement rendu ici par eÂchelle) deÂsignait peut-eÃtre une rampe d'acceÁs comme on en construisait dans la haute Antiquite pour assieÂger les villes ; celle qui est encore visible aÁ Massada, sur la rive ouest de la mer Morte, en est un bon speÂcimen. L'image pourrait aussi rappeler les escaliers des temples aÁ eÂtages de MeÂsopotamie, cf. 11.4n. Ð messagers : autre traduction anges ; cf. 16.7 ; 19.1. Voir Jn 1.51. au-dessus de lui : autre traduction preÁs de lui, de l'escalier, ou de Jacob. $

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1 Cf. 24.3+ ; 27.46. Ð Tu ne prendras pas... : litt. tu ne prendras pas une femme d'entre les filles de Canaan (cf. v. 2). 2 Os 12.13. Ð PaddaÃn-Aram 25.20n ; cf. 27.43. Ð Betouel est le peÁre de ReÂbecca et de Laban ; v. 5 ; 24.15.

ainsi que les CananeÂennes deÂplaisaient Áa Isaac, son È se rendit aupreÁs d'IsmaeÈl. Il prit peÁre. | Alors Esau pour femme Mahalath, fille d'IsmaeÈl, fils d'Abraham, et súur de Nebayoth, en plus de ses autres femmes.

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descendance. | Ta descendance sera aussi nombreuse que les grains de poussieÁre de la terre ; tu t'eÂtendras Áa l'ouest et Áa l'est, au nord et au sud. Tous les clans de la terre se beÂniront par toi et par ta descendance. | Je suis avec toi, je te garderai partout Á tu iras et je te rameÁnerai vers cette terre ; car je ne ou t'abandonnerai pas, jusqu'aÁ ce que j'aie fait ce que je t'ai dit. Jacob s'eÂveilla de son sommeil ; il dit : Vraiment, le SEIGNEUR est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas ! | Il eut peur et dit : Que ce lieu est redoutable ! Ce n'est rien de moins que la maison de Dieu, c'est la porte du ciel ! | Jacob se leva de bon matin ; il prit la pierre qu'il avait placeÂe sous sa teÃte, il en fit une pierre leveÂe et versa de l'huile sur son sommet. | Il appela ce lieu du nom de Beth-El Ð mais le nom de la ville avait d'abord Âete Louz. | Jacob fit ce vúu : Si Á je vais, Dieu est avec moi et me garde sur la route ou s'il me donne du pain Áa manger et des habits pour me veÃtir, | et si je reviens sain et sauf chez mon peÁre, alors le SEIGNEUR sera mon Dieu. | Cette pierre dont j'ai fait une pierre leveÂe sera une maison de Dieu. Sur tout ce que tu me donneras, je te paierai la dõÃme.

Jacob rencontre Rachel Jacob se remit en marche et s'en alla au pays des 29 2 fils de l'Orient. | Il aperc Ëut un puits dans la campagne ; trois troupeaux de petit beÂtail Âetaient au repos Áa co ÃteÂ, car c'eÂtait Áa ce puits qu'on faisait boire les troupeaux. Il y avait une grande pierre pour bou3 cher l'ouverture du puits. | Tous les troupeaux se rassemblaient laÁ ; on roulait la pierre de l'ouverture du puits, on faisait boire le petit beÂtail et on remettait la pierre Áa sa place, sur l'ouverture du puits. 4 Jacob dit aux bergers : Mes fre Áres, d'ou Á Ãetes-vous ? 5 Ils re Âpondirent : Nous sommes de HarraÃn. | Il leur dit : Connaissez-vous Laban, fils de Nahor ? Ils 6 re Âpondirent : Nous le connaissons. | Il leur dit : Comment va-t-il ? Ils reÂpondirent : Bien ! Voici 7 sa fille Rachel qui arrive avec le petit be Âtail. | Il dit : Il fait encore grand jour ; il n'est pas encore temps de rassembler le troupeau ; faites boire le 8 petit be Âtail, puis allez le faire paõÃtre. | Ils reÂpondirent : Nous ne pouvons pas, tant que tous les trou-

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Cf. v. 3s ; 12.3n. Ð poussieÁre 13.16. Ð tu t'eÂtendras : autres traductions tu eÂclateras ; tu exploseras ; meÃme verbe en 30.30,43 ; 38.29 ; Ex 1.12 ; cf. Dt 12.20 ; 19.8. Ð ouest / sud 12.8n ; 13.14n. Ð Tous les clans... se beÂniront par toi 12.3n. 26.3 ; 31.3,5 ; Dt 2.7. ce lieu : pris absolument, le terme heÂbreu maqom deÂsigne souvent un sanctuaire, lieu de la reÂsidence de Dieu ou d'un dieu, et en particulier le temple de JeÂrusalem (voir Dt 12.2ss). Ex 3.5 ; 19.12. Ð peur : voir crainte . La pierre leveÂe commeÂmore l'eÂveÂnement et signale la preÂsence de la diviniteÂ. Cette signification est consacreÂe par l'onction d'huile (31.13 ; 35.14 ; cf. Ex 30.25s ; Dt 7.5 ; 12.3 ; 16.22). Ð son sommet : le meÃme mot est traduit par teÃte au v. 11. Beth-El (transcription traditionnelle BeÂthel, mais le texte heÂbreu l'eÂcrit comme un nom composeÂ) signifie maison d'El (cf. 21.33n) ou maison de Dieu. Ce sera plus tard un important sanctuaire israeÂlite, aÁ 20 km au nord de JeÂrusalem (12.8n ; 31.13 ; 35.1-15). Ð Louz 48.3 ; Jg 1.22s. sain et sauf : litt. en paix ; cf. Jos 10.21+. dõÃme 14.20n ; Nb 18.21-24 ; Dt 12.6,18 ; 14.22ss ; 26.12 ; cf. Am 4.4.

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 signe habituellement 1 de l'Orient : litt. de l'Est ; cette formule de les populations (souvent arabes) situeÂes aÁ l'est de Canaan (cf. 25.6 ; Nb 23.7 ; Jg 6.3n ; Ez 25.4n ; Jb 1.3+) ; ici il s'agit de la Syrie, au nord-est du pays d'IsraeÈl. 2 24.10-32 ; Ex 2.15-21. Ð au repos ou coucheÂs, cf. 4.7n.

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peaux n'ont pas Âete rassembleÂs ; c'est alors qu'on roule la pierre de l'ouverture du puits et qu'on fait boire le petit beÂtail. Il parlait encore avec eux lorsque arriva Rachel, avec le petit beÂtail de son peÁre : elle Âetait bergeÁre. Lorsque Jacob vit Rachel, fille de Laban, le freÁre de sa meÁre, et le petit beÂtail de Laban, le freÁre de sa meÁre, Jacob s'approcha, roula la pierre de l'ouverture du puits et fit boire le petit beÂtail de Laban, le freÁre de sa meÁre. | Puis Jacob embrassa Rachel et se mit Áa sangloter. | Jacob dit Áa Rachel qu'il Âetait un parent de son peÁre, qu'il Âetait fils de ReÂbecca. Elle courut le dire Áa son peÁre. | DeÁs que Laban eut appris l'arriveÂe de Jacob, fils de sa súur, il courut Áa sa rencontre, l'eÂtreignit et l'embrassa. Il le conduisit chez lui, et Jacob raconta tout Áa Laban. | Alors Laban lui dit : Tu es vraiment mes os et ma chair. Il habita chez lui un mois durant. Le double mariage de Jacob Puis Laban dit Áa Jacob : Me serviras-tu pour rien parce que tu es mon freÁre ? Dis-moi quel doit Ãetre ton salaire. | Or Laban avait deux filles : le nom de l'aõÃneÂe Âetait LeÂa, et le nom de la cadette Rachel. Les yeux de LeÂa Âetaient doux, mais Rachel Âetait d'une treÁs grande beauteÂ, | et Jacob aimait Rachel. Il dit : Je te servirai sept ans pour Rachel, ta fille cadette. | Laban dit : Je preÂfeÁre te la donner Áa toi plutoÃt qu'aÁ un autre homme. Reste chez moi ! Ainsi Jacob servit sept anneÂes pour Rachel. Ce fut Áa ses yeux comme quelques jours, parce qu'il l'aimait. Ensuite Jacob dit Áa Laban : Donne-moi ma femme, car mon temps est accompli ; je veux aller avec elle ! | Laban reÂunit tous les gens du lieu et donna un banquet. | Le soir, il prit sa fille LeÂa et l'amena vers Jacob, qui alla avec elle. | Laban donna sa servante Zilpa pour servante Áa sa fille LeÂa. | Le matin venu, surprise : c'eÂtait LeÂa ! Alors Jacob dit Áa Laban : Qu'est-ce que tu m'as fait ? N'est-ce pas pour Rachel que j'ai servi chez toi ? Pourquoi m'as-tu trompe ? | Laban dit : Il est inadmissible, chez nous, de donner la cadette avant l'aõÃneÂe. AcheÁve la semaine de noces avec celle-ci, et nous dit aux bergers : litt. leur dit. Ð HarraÃn 28.10. Nahor 24.15. Comment va-t-il ? / Bien ! litt. Paix pour lui ? / Paix ! Cf. 43.27ns. parent : litt. freÁre, cf. v. 15. Jacob raconta : litt. il raconta. mes os et ma chair : formule exprimant le lien familial (cf. 2.23 ; Jg 9.2 ; 2S 5.1 ; 19.13s) ; Laban reconnaõÃt que Jacob est bien de la famille. parce que : autre traduction alors que. Ð freÁre v. 12n. doux : l'adjectif heÂbreu (traduit par tendre en 18.7, par deÂlicat en 33.13 etc.) peut eÃtre compris comme un signe de beaute ; on a aussi compris, par opposition aÁ la beaute de Rachel, ternes. Cf. Ex 21.4-6 ; Os 12.13. Selon la coutume israeÂlite, c'est au fiance de verser une dot (Gn 34.12 ; Ex 22.15s ; 1S 18.25). Reste : autre traduction installe-toi ; le meÃme verbe est traduit par habiter au v. 14. Ct 8.6s. Jn 2.1s. LeÂa est probablement couverte d'un voile qui la dissimule entieÁrement aux regards, selon la coutume orientale (24.66) ; Jacob ne distingue pas la substitution aÁ ce moment-laÁ. Cf. 27.35s. Ð surprise : litt. voici. Ð Jacob dit : litt. il dit. la semaine... : litt. la semaine de celle-ci, ou cette semaine ; il s'agit en tout cas de la semaine durant laquelle on feÃtait le mariage (Jg 14.12). Ð nous te donnerons : Smr et des versions anciennes ont lu je te donnerai. Ð aussi l'autre : le code leÂvitique $

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te donnerons aussi l'autre pour le service que tu feras encore chez moi pendant sept autres anneÂes. Jacob fit ainsi ; il acheva la semaine de noces avec LeÂa ; puis Laban lui donna pour femme sa fille Rachel. | Laban donna sa servante Bilha pour servante Áa sa fille Rachel. | Jacob alla aussi avec Rachel, qu'il aimait plus que LeÂa ; et il servit encore chez Laban pendant sept autres anneÂes.

Les enfants de Jacob Le SEIGNEUR vit que LeÂa n'eÂtait pas aimeÂe, et il la 32 rendit fe Âconde, tandis que Rachel Âetait steÂrile. | LeÂa fut enceinte. Elle mit au monde un fils, qu'elle appela du nom de Ruben (« Regardez, un fils ! ») ; car, dit-elle, le SEIGNEUR a vu mon affliction ; main33 tenant, mon mari m'aimera. | Elle fut encore enceinte et mit au monde un fils. Elle dit : Le SEIGNEUR a entendu que je n'eÂtais pas aimeÂe, et il m'a donne aussi celui-ci. Et elle l'appela du nom de 34 Sime Âon (« Entendu »). | Elle fut encore enceinte et mit au monde un fils. Elle dit : Cette fois enfin, mon mari s'attachera Áa moi, car je lui ai donne trois fils. C'est pourquoi il l'appela du nom de LeÂvi 35 (« Attache  »). | Elle fut encore enceinte et mit au monde un fils. Elle dit : Cette fois, je ceÂleÂbrerai le SEIGNEUR. C'est pourquoi elle l'appela du nom de Juda (« CeÂleÂbre »). Elle cessa alors d'avoir des enfants. 30 Lorsque Rachel vit qu'elle ne donnait pas d'enfants Áa Jacob, elle fut jalouse de sa súur. Rachel dit Áa Jacob : Donne-moi des fils, sinon je vais mourir ! 2 Jacob se mit en cole Áre contre Rachel ; il dit : Suis-je donc Áa la place de Dieu, qui t'empeÃche d'avoir des 3 enfants ? | Elle dit : Voici ma servante Bilha ; va avec elle ; qu'elle accouche sur mes genoux, et que 4 par elle j'aie aussi des fils ! | Elle lui donna pour femme Bilha, sa servante ; Jacob alla avec elle ; 5-6 Bilha fut enceinte et donna un fils Á a Jacob. | Rachel 31

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interdira formellement l'union avec deux súurs (Lv 18.18). Jacob alla : litt. il vint ; cf. 16.2n. n'eÂtait pas aimeÂe : litt. eÂtait deÂtesteÂe ou haõÈe, de meÃme au v. 33 ; cf. Dt 21.15n. Ð il la rendit feÂconde : litt. il ouvrit sa matrice ; cf. Ps 127.3 ; 128.3. Le nom de Ruben (heÂbreu Re'ouveÃn, qu'on peut lire Re'ou beÃn, Regardez, un fils !) fait assonance avec la deÂclaration de LeÂa, ra'a YHWH be`oni, le SEIGNEUR a vu (ou regardeÂ) mon affliction (ou mon humiliation, mon oppression). Voir aussi 3.20n. Le nom de SimeÂon (heÂbreu Shim`oÃn) vient du verbe traduit par entendre (shama`), cf. 16.11n. enfin : litt. maintenant. Ð il l'appela : c'est sans doute Jacob qui donne ici le nom aÁ l'enfant (le verbe est au masculin). Certains traduisent on l'appela. Ð LeÂvi (heÂbreu LeÂwi, qui deÂsigne aussi le leÂvite ) est associe au verbe s'attachera (heÂbreu yilaweÂ) ; cf. Nb 18.2n ; Es 56.3n. Juda (heÂbreu Yehouda) est rapproche de l'expression je ceÂleÂbrerai (heÂbreu 'odeÂ).

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Cf. 25.22 ; 27.46. 1S 1.6 ; Lc 1.7. Ð qui t'empeÃche... : litt. qui a retenu pour toi le fruit du ventre. sur mes genoux : rite d'adoption, cf. 48.12. Ð que par elle j'aie... 16.1-2n. L'expression m'a rendu justice (heÂbreu danani ) explique le nom de Dan. J'ai livreÂ... : litt. j'ai lutte les luttes de Dieu (sur le sens intensif du mot correspondant aÁ Dieu, cf. 1.2n) ; en heÂbreu naphtouleÂi 'eÂlohim niphtalti, qui rappelle le nom de Nephtali. La racine heÂbraõÈque correspondante peut eÂvoquer l'astuce ou la ruse, ce qui 1

dit : Dieu m'a rendu justice ; il m'a entendue et il m'a donne un fils. C'est pourquoi elle l'appela du nom de Dan (« Juge »). | Bilha, servante de Rachel, fut encore enceinte et donna un deuxieÁme fils Áa Jacob. | Rachel dit : J'ai livre un combat surhumain contre ma súur, et je l'ai emporteÂ. Elle l'appela du nom de Nephtali (« Combat »). LeÂa, voyant qu'elle avait cesse d'avoir des enfants, prit Zilpa, sa servante, et la donna pour femme Áa Jacob. | Zilpa, servante de LeÂa, donna un fils Áa Jacob. | LeÂa dit : Quelle chance ! Et elle l'appela du nom de Gad (« Chance »). | Zilpa, servante de LeÂa, donna un deuxieÁme fils Áa Jacob. | LeÂa dit : Quel bonheur pour moi ! Les filles me deÂclareront heureuse ! Et elle l'appela du nom d'Aser (« Bonheur »). Ruben sortit aux jours de la moisson des bleÂs et trouva des mandragores dans les champs. Il les apporta Áa LeÂa, sa meÁre. Alors Rachel dit Áa LeÂa : Donne-moi, je te prie, quelques-unes des mandragores de ton fils. | Elle lui reÂpondit : Ne te suffit-il pas d'avoir pris mon mari, que tu prennes aussi les mandragores de mon fils ? Alors Rachel dit : Eh bien, qu'il couche avec toi cette nuit en Âechange des mandragores de ton fils ! | Comme Jacob revenait des champs, le soir, LeÂa sortit Áa sa rencontre et dit : C'est avec moi que tu iras, car je t'ai engage au prix des mandragores de mon fils. Il coucha donc avec elle cette nuit-laÁ. | Dieu entendit LeÂa : elle fut enceinte et donna Áa Jacob un cinquieÁme fils. LeÂa dit : Dieu m'a donne mon salaire, Áa moi qui ai donne ma servante Áa mon mari. Et elle l'appela du nom d'Issacar (« Salarie »). | LeÂa fut encore enceinte et donna un sixieÁme fils Áa Jacob. | LeÂa dit : Dieu m'a fait un beau cadeau ; cette fois mon mari m'honorera, car je lui ai donne six fils. Et elle l'appela du nom de Zabulon (« Honorable »). | Ensuite, elle mit au monde une fille qu'elle appela du nom de Dina.

est tortueux ou retors (cf. Ps 18.27 ; Jb 5.13 ; Pr 8.8). Quelle chance ! le texte heÂbreu traditionnel porte un terme qu'on pourrait lire comme un verbe : il a trahi. Mais, d'apreÁs une autre lecture traditionnelle, il faudrait le deÂcomposer en deux mots : la chance est venue. LXX et Vg ont lu par chance. Le nom de Gad signifie chance ou fortune, bonheur ; c'est eÂgalement le nom d'une divinite (cf. Es 65.11n). Quel bonheur pour moi... : heÂbreu be'ashri ki 'ishrouni banoth, litt. par mon bonheur, car les filles me deÂclareront heureuse. La racine heÂbraõÈque, typique des beÂatitudes (Ps 1.1 ; 32.1 ; 112.1), est ici associeÂe au nom d'Aser (heÂbreu 'Asher ). Cf. Pr 31.28 ; Ct 6.9 ; Lc 1.48. moisson des bleÂs : mai-juin. Ð mandragores : solanaceÂes aÁ grosses racines charnues dont le nom heÂbreu rappelle l'un des mots traduits par amour. La croyance populaire voyait sans doute en elles un aphrodisiaque et un remeÁde contre la steÂrilite (cf. Ct 7.12-14). je t'ai engage (comme un salarieÂ) : heÂbreu sakor sekartika : cf. v. 18. entendit ou exaucËa, meÃme possibilite v. 22. mon salaire : heÂbreu sekari (cf. v. 16), terme associe au nom d'Issacar (heÂbreu Yissakar ) : cf. 49.14s ; Jos 19.17. m'a fait... cadeau : heÂbreu zevadani... zeÂved. Ð m'honorera : heÂbreu yizbeleÂni ; autres traductions habitera avec moi, me preÂfeÂrera (LXX), me mettra aÁ ma place, c.-aÁ-d. reconnaõÃtra et honorera mon rang de femme leÂgitime, meÁre des fils du maõÃtre de maison. Ð Zabulon : heÂbreu Zevouloun, du mot zevoul ou zeboul qui peut signifier prince ; cf. 49.13n. fille 37.35. Ð Dina : ce nom est de la meÃme racine que celui de Dan (v. 6) ; voir chap. 34. $

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Alors Dieu se souvint de Rachel ; il l'entendit et la rendit feÂconde. | Elle fut enceinte et mit au monde un fils. Elle dit : Dieu a enleve mon deÂshonneur. | Elle l'appela du nom de Joseph (« Ajoute »), en disant : Que le SEIGNEUR m'ajoute un autre fils !

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Jacob s'enrichit Lorsque Rachel eut mis Joseph au monde, Ja- 39 cob dit Áa Laban : Laisse-moi partir, pour que j'aille chez moi, dans mon pays. | Donne-moi 40 mes femmes et mes enfants, pour lesquels je t'ai servi, et je m'en irai : tu sais toi-meÃme tout le travail que j'ai fait pour toi. | Laban lui dit : Je t'en prie, que je trouve graÃce Áa tes yeux ! Je l'ai 41 appris par divination, c'est Áa cause de toi que le SEIGNEUR m'a beÂni. | Il ajouta : Fixe-moi ton salaire, et je te le donnerai. | Jacob dit : Tu sais toi-meÃme comme je t'ai servi, et ce qu'est devenu 42 ton troupeau graÃce Áa moi ; | car le peu que tu posseÂdais avant moi s'est beaucoup accru, et le SEIGNEUR t'a beÂni depuis que j'ai mis les pieds Jacob s'enfuit de chez Laban chez toi. Maintenant, quand travaillerai-je aussi pour ma maison ? | Laban dit : Que dois-je te 43 Celui-ci s'enrichit de plus en plus ; il eut du petit donner ? Jacob reÂpondit : Tu ne me donneras beÂtail en abondance, des servantes et des serviteurs, rien. Si tu consens Áa faire ce que je vais te dire, des chameaux et des Ãanes. je recommencerai Áa faire paõÃtre ton petit beÂtail ; je 31 Jacob entendit les propos des fils de Laban, qui le garderai. | Aujourd'hui je passerai parmi tout disaient : Jacob a pris tout ce qui appartenait Áa ton petit beÂtail. Mets Áa part toute beÃte tacheteÂe et notre peÁre ; c'est avec ce qui appartenait Áa notre 2 pe Áre qu'il a acquis toute cette richesse. | Jacob marqueteÂe et toute beÃte de couleur fonceÂe parmi remarqua que le visage de Laban n'eÂtait plus les moutons ; de meÃme, parmi les cheÁvres, tout ce 3 envers lui comme d'habitude. | Alors le SEIGNEUR qui est marquete et tacheteÂ. Ce sera mon salaire. dit Áa Jacob : Retourne au pays de tes peÁres, au lieu Ma justice reÂpondra pour moi demain, quand tu 4 de tes origines ; je serai avec toi. | Jacob fit appeler viendras voir mon salaire ; tout ce qui ne sera pas Rachel et LeÂa qui Âetaient aux champs, preÁs de son tachete et marquete parmi les cheÁvres, ou fonce 5 petit be Âtail. | Il leur dit : Je remarque que le visage parmi les moutons, c'est que je l'aurai voleÂ. | Laban dit : Eh bien, qu'il en soit comme tu l'as dit ! | Ce de votre peÁre n'est plus envers moi comme d'hameÃme jour, il mit Áa part les boucs rayeÂs et marquebitude ; mais le Dieu de mon peÁre a Âete avec moi. 6 Vous savez vous-me Ãmes que j'ai servi votre peÁre teÂs, toutes les cheÁvres tacheteÂes et marqueteÂes, tou7 de toutes mes forces. | Or votre pe Áre a essaye de Á il y avait du blanc, et tout ce qui Âetait tes celles ou me tromper, et il a change dix fois mon salaire ; fonce parmi les moutons. Il les confia Áa ses fils. | Puis il mit une distance de trois journeÂes de marche mais Dieu ne lui a pas permis de me faire du mal. la rendit feÂconde : litt. ouvrit sa matrice ; cf. 21.1ss ; 25.21 ; 29.31 ; 1S 1.27. a enleve : heÂbreu 'asaph (cf. v. 24n). Ð mon deÂshonneur : autre traduction l'outrage qui m'eÂtait fait ; il s'agit en l'occurrence de la steÂriliteÂ. L'heÂbreu yoseph peut eÃtre compris comme une forme de deux verbes diffeÂrents : il enleÁvera (cf. v. 23n) et il ajoute ; le nom de Joseph se trouve ainsi explique par deux eÂtymologies, qui font assonance. Ð un autre fils 35.17. 27.44s. Ð chez moi : litt. vers mon lieu. 29.20,30. Ð servi et travail traduisent des termes heÂbreux apparenteÂs. 12.3+. Ð que je trouve graÃce ... : cf. 33.15n. Ð Je l'ai appris par divination... : traduction incertaine ; d'autres comprennent plus geÂneÂralement cela m'a eÂte reÂveÂle ; d'autres encore, treÁs diffeÂremment : c'est aÁ cause de toi que je suis devenu riche et que le SEIGNEUR m'a beÂni . Jacob dit : litt. il dit. s'est beaucoup accru ou, plus litt., a eÂclate (ou exploseÂ) en beaucoup, cf. v. 43 ; 28.14n. Ð depuis que j'ai mis les pieds chez toi : litt. aÁ mon pied ; autre traduction sur mes pas (cf. Es 41.2), c.aÁ-d. aÁ cause de moi, partout ouÁ je suis alleÂ. Laban dit : litt. il dit. Mets aÁ part : autre traduction et je mettrai aÁ part. Ma justice : autre traduction mon honneÃteteÂ. Il est difficile de deÂcrire exactement les marques distinctives des animaux destineÂs aÁ Jacob. Il est clair toutefois qu'il s'agit d'une minorite par rapport aÁ l'ensemble du troupeau, car en geÂneÂral $

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entre lui et Jacob qui faisait paõÃtre le reste du petit beÂtail de Laban. Jacob prit des branches vertes de peuplier, d'amandier et de platane ; il y pela des bandes blanches, en mettant Áa nu le blanc des branches. Puis il placËa les branches qu'il avait peleÂes dans les Á le petit beÂtail venait auges, dans les abreuvoirs ou boire, juste en face des beÃtes, qui entraient en chaleur en venant boire. | Les beÃtes entraient en chaleur preÁs des branches et elles firent des petits rayeÂs, tacheteÂs et marqueteÂs. | Jacob seÂpara les moutons ; il tourna les beÃtes vers ce qui Âetait raye et vers tout ce qui Âetait fonce parmi les beÃtes de Laban. Il se fit ainsi des troupeaux Áa part, qu'il ne reÂunit pas au beÂtail de Laban. | Toutes les fois que des beÃtes vigoureuses entraient en chaleur, Jacob placËait les branches dans les auges, sous les yeux des beÃtes, pour que celles-ci entrent en chaleur preÁs des branches. | Quand les beÃtes Âetaient cheÂtives, il ne les placËait pas ; de sorte que les cheÂtives Âetaient pour Laban, et les vigoureuses pour Jacob.

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les cheÁvres eÂtaient uniformeÂment noires ou brunes, et les moutons blancs (cf. v. 37n). Les mots heÂbreux traduits par peuplier (Os 4.13), blanches et blanc rappellent le nom de Laban. 40 Certains comprennent que Jacob place les moutons en face des cheÁvres (naturellement fonceÂes, v. 35n) pour que les brebis mettent bas des petits rayeÂs ou fonceÂs (variante du stratageÁme des branches, v. 37ss). Ð qu'il ne reÂunit pas : on pourrait aussi comprendre et il n'en fit pas autant pour le beÂtail de Laban. 42 31.9. Â clata ; le meÃme 43 Celui-ci : litt. l'homme. Ð s'enrichit ou, plus litt., e verbe est traduit par s'accroõÃtre au v. 30n, par s'eÂtendre en n 28.14 ; cf. Ex 1.12 ; Es 54.3 ; Jb 1.10 ; 1Ch 4.38. 37

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il a acquis toute cette richesse : litt. il a fait toute cette gloire , cf. 13.2n ; voir aussi Ec 4.4. remarqua que le visage de : dans d'autres contextes, la meÃme expression est traduite par voir la face de (Ex 33.20+) ou paraõÃtre en la preÂsence de (Gn 32.21+). Ð comme d'habitude : litt. comme hier, avant-hier, de meÃme au v. 5 ; autre traduction comme auparavant ; cf. Ex 4.10 ; 5.7s,14 ; 21.29,36 ; Dt 4.42 ; 19.4,6 ; 1S 4.7 ; 10.11n ; 14.21 ; 19.7 ; 21.6 ; 2S 3.17n ; 5.2 ; 2R 13.5 ; Rt 2.11n ; 1Ch 11.2. 26.3 ; 28.15. 30.29. dix fois v. 41+ ; cf. Nb 14.22 ; Jb 19.3 ; Ne 4. Ð Dieu ne lui a pas permis Ps 105.14. 1

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S'il disait : « Les tacheteÂes seront ton salaire », toutes les beÃtes faisaient des petits tacheteÂs ; s'il disait : « Les rayeÂes seront ton salaire », toutes les beÃtes faisaient des petits rayeÂs. | Dieu a deÂpouille votre peÁre de son troupeau, et il me l'a donneÂ. Á les beÃtes entraient en chaleur, j'ai Au temps ou leve les yeux et j'ai vu en reÃve que les maÃles qui couvraient les beÃtes Âetaient rayeÂs, tacheteÂs et moucheteÂs. | Le messager de Dieu m'a dit en reÃve : « Jacob ! » J'ai reÂpondu : « Je suis laÁ ! » | Il a dit : « LeÁve les yeux, je te prie, et regarde : tous les maÃles qui couvrent les beÃtes sont rayeÂs, tacheteÂs et moucheteÂs ; car j'ai vu tout ce que Laban Á tu as fait t'a fait. | Je suis le Dieu de Beth-El, ou Á tu m'as fait un l'onction d'une pierre leveÂe et ou vúu. Maintenant, quitte ce pays et retourne au pays de tes origines. » Rachel et LeÂa lui reÂpondirent : Avons-nous encore une part, un patrimoine, dans la maison de notre peÁre ? | Ne nous consideÁre-t-il pas comme des inconnues, puisqu'il nous a vendues et qu'il a mange notre argent ? | Toute la richesse dont Dieu a deÂpouille notre peÁre nous revient, Áa nous et Áa nos fils. Maintenant, fais tout ce que Dieu t'a dit. Jacob fit monter ses fils et ses femmes sur les chameaux. | Il emmena tout son troupeau et tous les biens qu'il avait acquis, le troupeau dont il avait fait l'acquisition Áa PaddaÃn-Aram, pour s'en aller chez Isaac, son peÁre, en Canaan. | Laban Âetait alle tondre son petit beÂtail. Rachel vola les teraphim de son peÁre ; | quant Áa Jacob, il trompa Laban, l'ArameÂen, en s'enfuyant sans l'informer de son deÂpart. | Il s'enfuit avec tout ce qui lui appartenait ; il traversa le fleuve et se dirigea vers la reÂgion montagneuse du Galaad. Laban rattrape Jacob Le troisieÁme jour, on informa Laban que Jacob s'eÂtait enfui. | Il prit avec lui ses freÁres, le poursuivit sur sept jours de marche et le rejoignit dans la reÂgion montagneuse du Galaad. | Mais Dieu vint vers Laban, l'ArameÂen, dans un reÃve nocturne, et il lui dit : Garde-toi de rien dire Áa Jacob. Laban atteignit donc Jacob. Jacob avait dresse sa tente dans la montagne ; Laban dressa aussi la sienne avec ses freÁres, dans la reÂgion montagneuse du Galaad. | Alors Laban dit Áa Jacob :

30.32ss ; ici Jacob fait allusion aÁ des peÂripeÂties dont ne parle pas le chap. 30. messager (autre traduction ange ) de Dieu 16.7 ; 28.12 ; 48.16. regarde ou vois v. 10. 28.12-22. Ð Dieu : heÂbreu 'El (comme dans Beth-El, qui signifie maison d'El ou maison de Dieu ; cf. 12.8 ; 21.33n ; 28.19n ; 33.20). Le texte heÂbreu est incertain ; on pourrait comprendre je suis le Dieu Beth-El. D'apreÁs LXX , on modifie parfois le texte heÂbreu traditionnel pour traduire je suis le Dieu (ou El ) qui t'est apparu aÁ Beth-El ; voir aussi noms divins. Ð tu as fait l'onction : le verbe heÂbreu a geÂneÂralement eÂte traduit par confeÂrer l'onction aÁ, cf. 1R 1.34n ; Ps 2.2n. Ð quitte... : litt. leÁve-toi, sors de ce pays et retourne... la maison de notre peÁre : autre traduction notre famille. inconnues : autre traduction eÂtrangeÁres ; cf. Pr 2.16n. 28.2-7. teraphim : ces objets, de dimensions varieÂes, sont geÂneÂralement assimileÂs aÁ des diviniteÂs domestiques. Statuettes ou masques d'anceÃtres, ils constituaient un titre de proprieÂte qui revenait aÁ $

Une figurine d'argile (idole domestique ? cf. Gn 31.19 n) repreÂsentant probablement AstarteÂ, deÂesse de l'amour et de la feÂconditeÂ. D'apreÁs un objet retrouve dans un tombeau preÁs de Beth-LeÂhem (VIIe sieÁcle av. J.-C.).

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Qu'as-tu fait ? Tu m'as trompe et tu as emmene mes filles comme des captives de guerre ! | Pourquoi t'es-tu enfui en cachette et m'as-tu trompeÂ, au lieu de m'informer ? Je t'aurais laisse partir dans la joie et avec des chants, avec le tambourin et la lyre ! | Tu ne m'as meÃme pas laisse embrasser mes fils et mes filles ! Cette fois, tu as agi stupidement. | J'ai le pouvoir de vous faire du mal ; mais le Dieu de votre peÁre m'a dit la nuit dernieÁre : « Garde-toi de rien dire Áa Jacob ! » | Et maintenant que tu es parti pour de bon, parce que tu languissais tellement apreÁs la maison de ton peÁre, pourquoi as-tu vole mes dieux ?

l'heÂritier, d'ouÁ sans doute la fureur et la crainte de Laban ; cf. v. 30ss ; Jg 17.5n ; 1S 19.13,16 ; 2R 23.24 ; Os 3.4. trompa : litt. vola le cúur de, de meÃme aux v. 26-27n ; cette formule rappelle l'acte de Rachel (v. 19) ; cf. 2S 15.6. Ð en s'enfuyant... : litt. en ne l'informant pas qu'il s'enfuyait. le fleuve Euphrate, cf. Mi 7.12n. Ð Galaad : partie de Transjordanie comprise entre le plateau de Moab, au sud, et les hauteurs de GolaÃn, au nord. Cf. v. 45,48 ; Ct 4.1. reÃve 21.20. Ð de rien dire : l'heÂbreu preÂcise depuis le bon jusqu'au mauvais, de meÃme au v. 29 ; cf. 24.50n. Sur l'ideÂe de totalite exprimeÂe par la juxtaposition des contraires, voir 2.9n ; 2S 13.22n. Dt 21.10-14 ; 1S 30.2. Ð de guerre : litt. d'eÂpeÂe. m'as-tu trompe : litt. m'as-tu voleÂ, v. 20n. Cette fois : litt. maintenant. V. 24n ; cf. Ps 124. Ð J'ai le pouvoir Mi 2.1n. Ð la nuit dernieÁre : cf. v. 42 ; 19.34. la maison de ton peÁre : autre traduction ta famille. Ð dieux : ce sont les teraphim du v. 19n. $


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Jacob reÂpondit Áa Laban : J'avais peur ; je me disais que tu me prendrais peut-eÃtre tes filles. Mais celui aupreÁs de qui tu trouveras tes dieux, celui-laÁ ne vivra pas ! Devant nos freÁres, regarde ce qui t'appartient chez moi et prends-le ! Ð Jacob ne savait pas que Rachel les avait voleÂs. Laban entra dans la tente de Jacob, dans la tente de LeÂa, dans la tente des deux servantes, et il ne trouva rien. Il sortit de la tente de LeÂa et entra dans la tente de Rachel. | Rachel avait pris les teraphim, elle les avait mis sous le baÃt du chameau et s'eÂtait assise dessus. Laban fouilla toute la tente et ne trouva rien. | Elle dit Áa son peÁre : Ne te faÃche pas, mon seigneur, si je ne peux pas me lever devant toi, car j'ai mes reÁgles. Il chercha et ne trouva pas les teraphim. Jacob se faÃcha ; il accusa Laban. Il dit Áa Laban : Quelle est ma transgression, quel est mon peÂcheÂ, que tu me poursuives avec tant d'ardeur ? | Quand tu as fouille toutes mes affaires, qu'as-tu trouve de toutes les affaires de ta maison ? Expose-le ici devant mes freÁres et tes freÁres, et qu'ils soient arbitres entre nous deux ! | J'ai passe vingt ans chez toi ; tes brebis et tes cheÁvres n'ont pas avorteÂ, et je n'ai pas mange les beÂliers de ton troupeau. | Je ne t'ai pas rapporte de beÃte deÂchiqueteÂe : c'est moi qui en Âetais responsable. Tu me reÂclamais la valeur de ce qu'on me volait le jour et de ce qu'on me volait la nuit. J'eÂtais deÂvore par la chaleur pendant le jour et par le froid pendant la nuit, et le sommeil fuyait mes yeux. | Je suis reste vingt ans chez toi ; je t'ai servi quatorze ans pour tes deux filles, six ans pour ton petit beÂtail, et tu as change dix fois mon salaire. | Si le Dieu de mon peÁre, le Dieu d'Abraham, la Frayeur d'Isaac, n'avait Âete pour moi, tu m'aurais maintenant laisse partir les mains vides. Dieu a vu mon affliction et ma fatigue, et la nuit dernieÁre il a rendu son arbitrage.

prendrais : le meÃme verbe est traduit par s'emparer de force de en 21.25. V. 30 ; cf. 44.9. Ð regarde : litt. reconnais. Ne te faÃche pas 45.5n. Ð mes reÁgles : litt. la voie des femmes, c.aÁ-d. les reÁgles (expression comparable en 18.11n). Cf. Lv 15.19s. il accusa Laban : autre traduction il chercha querelle aÁ Laban (cf. 26.21 ; Ex 17.2 ; Jb 10.2). Ð ma transgression : autres traductions ma reÂvolte ; mon crime. troupeau : le meÃme mot, rendu ailleurs par petit beÂtail ou beÃtes, s'applique aux moutons et aux cheÁvres (de meÃme au v. 43). qui en eÂtais responsable : cette forme du verbe habituellement traduit par peÂcher peut signifier dans un sens religieux offrir un sacrifice pour le peÂcheÂ, et dans un sens profane offrir une compensation. Le berger n'eÂtait normalement pas tenu pour responsable s'il ramenait au proprieÂtaire les restes d'une beÃte tueÂe par un animal sauvage ; cf. Ex 22.12 ; Lv 6.18ss ; Am 3.12. Ð la valeur de : sous-entendu dans le texte. Cf. 29.15-30 ; 30.25-43 ; 31.7. V. 24,29. Ð Frayeur : titre de Dieu (cf. v. 53) dont le sens originel est incertain ; par comparaison avec l'arabe, on l'a aussi interpreÂte au sens de Parent ; un homonyme (?) deÂsigne la cuisse en Jb 40.17. Ð mon affliction ou mon oppression, mon humiliation. Ð ma fatigue : litt. la fatigue de mes mains ; autre traduction le produit de mon travail ; cf. Dt 28.33 ; Jb 10.3. Ð la nuit dernieÁre : cf. v. 24. troupeau v. 38n. alliance 21.27,32. Ð et que cela soit un teÂmoin : le texte est incertain ; certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire et faisons un tas de pierres qui soit un teÂmoin ; ou encore, d'apreÁs LXX , la meÃme formule qu'au v. 50n : ce n'est pas aÁ un homme... 28.18n. mangeÁrent v. 54 ; 26.30n. Ð tas : le meÃme terme est aussi traduit

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Laban et Jacob concluent une alliance Laban reÂpondit Áa Jacob : Ces filles sont mes filles, ces fils sont mes fils, ce troupeau est mon troupeau, et tout ce que tu vois m'appartient. Que puis-je faire aujourd'hui pour mes filles ou pour les fils qu'elles ont mis au monde ? | Maintenant viens, concluons une alliance, moi et toi, et que cela soit un teÂmoin entre moi et toi ! | Jacob prit une pierre et en fit une pierre leveÂe. Jacob dit Áa ses freÁres : Ramassez des pierres. Ils prirent des pierres et en firent un tas ; puis ils mangeÁrent laÁ, sur le tas de pierres. | Laban l'appela Yegar-Sahadouta, et Jacob l'appela GaleÂed. | Laban dit : Ce tas de pierres est aujourd'hui teÂmoin entre toi et moi ! C'est pourquoi on l'a appele du nom de GaleÂed (« Tas du teÂmoin ») | et de Mitspa (« Le Poste de guet »), parce que Laban avait dit : Que le SEIGNEUR fasse le guet entre moi et toi, quand nous ne nous verrons plus l'un l'autre ! | Si tu affliges mes filles, si tu prends d'autres femmes en plus de mes filles, ce n'est pas Áa un homme que nous aurons affaire : prends garde, c'est Dieu qui sera teÂmoin entre moi et toi. | Laban dit Áa Jacob : Ce tas de pierres, cette pierre leveÂe, je les ai dresseÂs entre moi et toi. | Ce tas de pierres est teÂmoin, cette pierre leveÂe est teÂmoin que je ne passerai pas ce tas de pierres dans ta direction, et que tu ne passeras pas dans ma direction, pour faire du mal, ce tas de pierres et cette pierre leveÂe. | Que le dieu d'Abraham et le dieu de Nahor soient juges entre nous Ð c'eÂtait le Dieu de leur peÁre. Jacob preÃta serment par la Frayeur d'Isaac, son peÁre. Jacob offrit un sacrifice dans la montagne et invita ses freÁres Áa manger ; ils mangeÁrent donc et passeÁrent la nuit dans la montagne.

par tas de pierres dans la suite. Yegar-Sahadouta signifie tas (de pierres) du teÂmoignage en arameÂen (cf. v. 20 ; Jb 16.19n) ; GaleÂed (Gal`ed ) a approximativement la meÃme signification en heÂbreu (cf. v. 48n). Ce nom rappelle celui du Galaad (heÂbreu gil`ad, cf. v. 21). Ce tas de pierres est aujourd'hui teÂmoin entre toi et moi ! cette portion de texte termine le v. 46 dans LXX. Ð tas de pierres / teÂmoin : heÂbreu gal / `ed. Ð C'est pourquoi... : LXX inseÁre ici le v. 51 et le deÂbut du v. 52. Mitspa (litt. le Mitspa) signifie le poste de guet (terme apparente au verbe traduit par fasse le guet ). C'est le nom d'une localite du Galaad (Jg 10.17 ; 11.29). Il fait aussi assonance avec le mot traduit par pierre leveÂe (matseÂva, v. 45,51s). Ð quand nous ne nous verrons plus... : litt. quand nous serons cacheÂs l'un de l'autre. Si tu affliges : autres traductions si tu humilies, si tu maltraites ; cf. 15.13n. Ð ce n'est pas aÁ un homme... prends garde (litt. regarde, vois)... : autre traduction possible, avec une leÂgeÁre modification de la lecture traditionnelle de l'heÂbreu : quand il n'y aurait personne pour le voir, Dieu serait teÂmoin... ; cf. Jg 11.10 ; 1S 12.5. Ð c'est Dieu qui sera teÂmoin... : dans LXX, cette portion de texte fait suite au v. 44. Ce tas de pierres est teÂmoin, cette pierre leveÂe est teÂmoin : cf. v. 48n. Ð que je ne passerai pas... : LXX fait deÂbuter ici le v. 52. Ð pour faire du mal : on pourrait aussi comprendre sous peine de malheur. Nahor 11.27. Ð Dieu (ou dieu) de leur peÁre 43.23. Certains traduisent que le Dieu d'Abraham et le Dieu de Nahor, le Dieu de leur peÁre, soit juge... Mais le pluriel du verbe heÂbreu (contrairement au v. 42, qui emploie le singulier) peut eÂgalement eÃtre compris comme une adaptation au polytheÂisme suppose de Laban (cf. v. 30 ; voir aussi 20.13n). Ð Frayeur v. 42n. V. 46 ; 26.30n. Ð Voir sacrifice . Ð manger : litt. manger du pain. $


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Laban se leva de bon matin ; il embrassa ses fils et ses filles, les beÂnit et partit. Laban retourna chez lui. Jacob poursuivit son chemin ; des messagers de Dieu le rejoignirent. | En les voyant, Jacob dit : C'est la troupe de Dieu ! Et il appela ce lieu du nom de MahanaõÈm (« Les Deux Troupes »). Jacob se preÂpare aÁ rencontrer EsauÈ Jacob envoya, en avant de lui, des messagers Áa Esau È, son freÁre, Áa SeÂir, au pays d'Edom. | Il leur donna cet ordre : Voici ce que vous direz Áa mon seigneur Esau È : Ainsi parle Jacob, ton serviteur : J'ai seÂjourne en immigre chez Laban et je m'y suis attarde jusqu'aÁ preÂsent ; | j'ai des búufs, des Ãanes, du petit beÂtail, des serviteurs et des servantes, et je te le fais dire, mon seigneur, pour trouver graÃce Áa tes yeux. Les messagers revinrent dire Áa Jacob : Nous sommes alleÂs vers Esau È, ton freÁre ; il marche aussi Áa ta rencontre, avec quatre cents hommes. | Jacob eut treÁs peur ; l'angoisse le saisit. Il partagea en deux troupes les gens qui Âetaient avec lui, ainsi que le petit et le gros beÂtail, et les chameaux. | Il dit : Si Esau È attaque l'une des troupes et la met Áa mal, l'autre troupe Âechappera. Jacob dit : SEIGNEUR, Dieu d'Abraham, mon peÁre, Dieu d'Isaac, mon peÁre, toi qui m'as dit : « Retourne dans ton pays, au lieu de tes origines, et je te ferai du bien ! » | Je suis trop petit pour toute la fideÂlite et la loyaute que tu as montreÂes envers moi, ton serviteur : j'ai passe ce Jourdain avec mon baÃton et maintenant je forme deux troupes. | DeÂlivre-moi, je te prie, de la main de mon freÁre, de la main d'Esau È ! Car je crains qu'il vienne me frapper, tuant la meÁre sur les enfants. | Et toi, tu m'as dit : « Je te ferai du bien et je rendrai ta descendance comme le sable de la mer, qui est innombrable ! » Voir beÂneÂdiction . Ð chez lui : litt. aÁ son lieu. Ð Dans certaines versions anciennes, ce v. est le 55e du chapitre 31, de sorte que la numeÂrotation des v. du chap. 32 est deÂcaleÂe d'une uniteÂ. Cf. v. 25ss ; 28.10ss ; Jos 5.13ss ; 2R 6.15-17 ; Ps 91.11. Ð messagers de Dieu : voir ange . Cf. 1Ch 12.23. Ð la troupe : autre traduction le camp, heÂbreu mahane ; le terme (aussi v. 8s,11) peut aussi bien s'appliquer aÁ une troupe en mouvement qu'au camp qu'elle forme pour ses eÂtapes ou comme base d'opeÂrations. Ð MahanaõÈm : ce nom, qui signifie les deux troupes ou les deux camps, deÂsigne un lieu en Transjordanie preÁs du cours ancien du Yabboq (v. 23n). EsauÈ / SeÂir / Edom 14.6n ; 25.25n,30n. seÂjourne en immigre : cf. Ex 12.48n. 13.2+. Ð pour trouver graÃce ... : cf. 6.8+. 27.41-45. deux troupes v. 3n. la met aÁ mal : litt. la frappe ; meÃme verbe au v. 12. 31.3,13. j'ai passeÂ... 28.6,10. Ð baÃton 47.31n. Ð deux troupes v. 3n,8. DeÂlivre-moi Ps 31.2s ; 59.2. Ð EsauÈ v. 7+. Ð tuant... : litt. la meÁre sur les fils ; cf. Os 10.14n. sable 22.17. Ð innombrable : litt. qu'on ne peut compter tant il est nombreux, meÃme expression en 16.10 ; cf. 12.2+ ; 13.16+ ; 26.4 ; 28.14. parmi les biens... : litt. de ce qui venait (ou eÂtait venu) en sa main. Ð un preÂsent 33.10 ; 1S 25.18s. Le texte heÂbreu semble jouer sur les divers emplois idiomatiques du terme correspondant aÁ face, cf. v. 31n. Ð Je l'apaiserai : litt. je couvrirai ou je frotterai sa face. Le terme correspondant aÁ couvrir ou frotter est associe ailleurs aÁ l'ideÂe d'expiation (cf. 6.14n) ; Pr 16.14. Ð qui me preÂceÁde : litt. qui va devant moi (ou devant ma face), de meÃme au v. 22. Ð je paraõÃtrai en sa preÂsence : litt. je verrai sa face, cf. 33.10 ; Ex

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C'est laÁ que Jacob passa la nuit. Il prit parmi les biens qu'il avait acquis de quoi faire un preÂsent Áa Esau È, son freÁre : | deux cents cheÁvres et vingt boucs, deux cents brebis et vingt beÂliers, | trente chamelles, avec les petits qu'elles allaitaient, quarante vaches et dix taureaux, vingt Ãanesses et dix Ãanes. | Il les confia Áa ses serviteurs, chaque troupeau seÂpareÂment, et il dit Áa ses serviteurs : Passez devant moi et mettez un intervalle entre chaque troupeau. | Il donna cet ordre au premier : Quand tu rencontreras Esau È, mon freÁre, et qu'il te demandera : « A qui Á vas-tu ? A qui appartient tout appartiens-tu ? Ou ce qui est devant toi ? », | tu reÂpondras : « A Jacob, ton serviteur ; c'est un preÂsent qu'il t'envoie, mon seigneur Esau È. Lui-meÃme nous suit. » | Il donna le meÃme ordre au deuxieÁme, au troisieÁme et Áa tous ceux qui suivaient les troupeaux : C'est ainsi que vous parlerez Áa mon seigneur Esau È, quand vous le trouverez. | Vous direz : « Jacob, ton serviteur, vient lui-meÃme derrieÁre nous. » Car il se disait : Je l'apaiserai par ce preÂsent qui me preÂceÁde, et ensuite je paraõÃtrai en sa preÂsence ; peut-eÃtre m'accueillerat-il favorablement ! | Le preÂsent passa devant lui, et lui-meÃme resta dans le camp cette nuit-laÁ. Jacob lutte avec Dieu Il se leva cette nuit-laÁ, prit ses deux femmes, ses deux servantes et ses onze enfants, et passa le gue du Yabboq. | Il les prit, leur fit passer l'oued et fit aussi passer ce qui lui appartenait. | Jacob resta donc seul. Alors un homme se battit avec lui jusqu'au lever de l'aurore. | Voyant qu'il ne pouvait l'emporter sur lui, il le frappa Áa l'inteÂrieur de la cuisse ; et l'inteÂrieur de la cuisse de Jacob se deÂmit pendant qu'il se battait avec lui. | Il dit : Laisse-moi partir, car l'aurore se leÁve. Il reÂpondit : Je ne te laisserai pas partir sans que tu m'aies beÂni. | Il lui demanda : Quel est ton nom ? Il reÂpondit : Jacob. | Il reprit : 33.20n. Ð m'accueillera-t-il favorablement : litt. releÁvera-t-il ma face. Cf. 4.7n ; 19.21n. Le terme heÂbreu correspondant aÁ preÂsent (minha, qu'on retrouve ailleurs aussi dans le sens d'offrande aÁ une diviniteÂ) fait assonance avec celui qui est rendu par camp (mahaneÂ, traduit aussi par troupe au v. 3n). Yabboq : principal affluent oriental du Jourdain (aujourd'hui le Nahr az-Zarqa`, la rivieÁre bleue) qui le rejoint (v. 11) aÁ environ 40 km au nord de la mer Morte (cf. Dt 3.16) ; il a change de lit au cours de l'histoire. Au XXe s., ses eaux ont eÂte captureÂes en vue de l'irrigation (v. 3n). l'oued ou la rivieÁre : voir 26.17n. Ð ce qui lui appartenait : un ms heÂbreu, Smr et des versions anciennes portent tout ce qui lui appartenait. homme : cf. v. 29,31 (Dieu) ; Os 12.4s (messager ). Ð se battit : le verbe heÂbreu correspondant n'apparaõÃt qu'ici et au v. 26. Il ressemble aÁ l'un des mots traduits par poussieÁre (Ex 9.9 ; Dt 28.24), et il fait assonance avec le nom Yabboq (v. 23n). Sur l'ensemble, cf. Ex 4.24-26. inteÂrieur : litt. creux ; ailleurs le meÃme terme deÂsigne en particulier la paume de la main ou la plante des pieds ; certains traduisent ici articulation. Ð cuisse, cf. 24.2n ; autre traduction hanche. Voir beÂneÂdiction . On ne te nommera plus : litt. ton nom ne sera plus dit. Cf. 17.5,15. Ð C'est ici et en 35.10 qu'est attribue aÁ Jacob le nom d'IsraeÈl, qui deÂsigne habituellement le peuple d'IsraeÈl, souvent sous la forme les fils d'IsraeÈl (traduction usuelle : les IsraeÂlites, cf. v. 33 ; 36.31 ; voir aussi EsauÈ-Edom en 25.30). Le nom d'IsraeÈl est ici rapproche du verbe traduit par tu as lutte (heÂbreu saritha) ; on pourrait de ce point de vue interpreÂter IsraeÈl au sens de Dieu lutte ou Dieu se montre fort ; cf. Os 12.4s. Autre interpreÂtation traditionnelle celui qui voit Dieu. Sur IsraeÈl hors du Penta$

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On ne te nommera plus Jacob, mais IsraeÈl ; car tu as lutte avec Dieu et avec des hommes, et tu l'as emporteÂ. | Jacob lui demanda : Je t'en prie, dismoi ton nom. Il reÂpondit : Pourquoi demandes-tu mon nom ? Et il le beÂnit laÁ. | Jacob appela ce lieu du nom de Peniel (« Face de Dieu ») ; car, dit-il, j'ai vu Dieu face Áa face, et j'ai eu la vie sauve. | Le soleil se levait lorsqu'il passa Penouel. Jacob boitait Áa cause de sa cuisse. | C'est pourquoi, jusqu'aÁ ce jour, les IsraeÂlites ne mangent pas le tendon qui est Áa l'inteÂrieur de la cuisse ; car il avait atteint Jacob Áa l'inteÂrieur de la cuisse, au tendon. Jacob rencontre EsauÈ Jacob leva les yeux et vit arriver Esau È avec quatre cents hommes. Il reÂpartit les enfants entre LeÂa, Rachel et les deux servantes. | Il placËa en avant les servantes avec leurs enfants, ensuite LeÂa avec ses enfants, et ensuite Rachel avec Joseph. | LuimeÃme passa devant eux et se prosterna sept fois jusqu'aÁ terre, jusqu'aÁ ce qu'il soit tout preÁs de son È courut Áa sa rencontre ; il l'eÂtreignit, se freÁre. | Esau jeta Áa son cou et l'embrassa, et ils se mirent Áa È, levant les yeux, vit les femmes et pleurer. | Esau les enfants et dit : Qui sont ceux-laÁ ? Il reÂpondit : Ce sont les enfants que Dieu, dans sa graÃce, m'a donneÂs, Áa moi, ton serviteur. | Les servantes s'approcheÁrent, elles et leurs enfants, et se prosterneÁrent. LeÂa et ses enfants s'approcheÁrent aussi et se prosterneÁrent ; ensuite Joseph et Rachel s'approcheÁrent et se prosterneÁrent. Esau È dit : Qu'est-ce que toute cette troupe que j'ai rencontreÂe ? Il reÂpondit : C'est pour trouver graÃce Áa È dit : Je suis dans tes yeux, mon seigneur. | Esau l'abondance, mon freÁre ! Garde ce qui t'appartient. Alors Jacob reÂpondit : Non, je t'en prie ; si j'ai trouve graÃce Áa tes yeux, accepte mon preÂsent ; en teuque, voir Gn 17.5n. Ð tu l'as emporte : certaines versions anciennes lisent tu l'emporteras. Ex 3.13s ; Jg 13.17s ; cf. Jn 17.6,26. Peniel (Face de Dieu, ou Face d'El, cf. 21.33n) apparaõÃt dans la suite (v. 32) sous la forme Penouel. En Jg 8.8s ; 1R 12.25, il s'agit d'une localite situeÂe sur la rive gauche du Yabboq, aÁ environ 35 km aÁ l'ouest d'Amman. Ð dit-il : sous-entendu dans le texte. Ð face aÁ face : cf. 1Co 13.12. Ð j'ai eu la vie sauve : cf. v. 12 ; 33.10 ; Ex 3.6n ; 33.20 ; Jg 13.22 ; Es 6.5 ; Jb 19.27+. Penouel v. 31n. Ð Jacob : litt. lui. Ð aÁ cause de sa cuisse : autre traduction sur sa cuisse. V. 26n. Ce tabou alimentaire ne se retrouve nulle part ailleurs dans l'A.T. Il est cependant repris par les traditions juives posteÂrieures qui soulignent la permanence du soutien de Dieu pour Jacob et ses descendants, quelles que soient leurs faiblesses personnelles. Ð les IsraeÂlites : autre traduction les fils d'IsraeÈl, v. 29n.

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effet, j'ai paru en ta preÂsence comme on paraõÃt en la preÂsence de Dieu, et tu m'as accueilli favorablement. | Accepte mon cadeau, je te prie ; il t'a Âete offert, puisque Dieu m'a fait graÃce et que j'ai tout ce qu'il me faut. Il insista tellement qu'Esau È accepta. Esau È dit : Partons, mettons-nous en route ; j'irai devant toi. | Jacob reÂpondit : Mon seigneur, tu sais que les enfants sont deÂlicats, et que j'ai avec moi des brebis, des cheÁvres et des vaches qui allaitent ; si l'on forcËait leur marche un seul jour, tout le petit beÂtail mourrait. | Je t'en prie, mon seigneur, passe devant moi ; moi, ton serviteur, je suivrai lentement, au pas du troupeau qui me preÂceÂdera, et au pas des enfants, jusqu'aÁ ce que j'arrive chez toi, Áa SeÂir. | Esau È dit : Je veux au moins laisser avec toi une partie de mes gens. Il reÂpondit : Pourquoi donc ? Je t'en prie, mon seigneur, que je trouve È toujours graÃce Áa tes yeux ! | Ce meÃme jour, Esau s'en retourna donc par son propre chemin, vers SeÂir. Jacob s'installe preÁs de Sichem Quant Áa Jacob, il partit pour Soukkoth. Il baÃtit une maison pour lui et fit des huttes pour son troupeau. C'est pourquoi on a appele ce lieu du nom de Soukkoth (« Huttes »). | Jacob arriva sain et sauf Áa la ville de Sichem, en Canaan. Il installa son campement devant la ville Áa son arriveÂe de PaddaÃn-Aram. | Pour cent qesitas il acheta aux fils de Hamor, peÁre de Sichem, la parcelle de terre Á il avait dresse sa tente. | Il y placËa un autel, qu'il ou appela El-EloheÂ-IsraeÈl (« El, Dieu d'IsraeÈl »). La vengeance de SimeÂon et LeÂvi Dina, la fille que LeÂa avait donneÂe Áa Jacob, sortait pour voir les filles du pays. | Sichem, fils de Hamor, me faut : litt. tout. Ð Il insista : cf. 19.3,9n. Ð qu'EsauÈ accepta : litt. qu'il prit. EsauÈ dit : litt. il dit. Ð mettons-nous en route... : litt. marchons, et je marcherai devant toi. Jacob reÂpondit : litt. il dit. Ð des brebis, des cheÁvres et des vaches : autre traduction du petit beÂtail et du gros beÂtail (31.38). au pas du troupeau : le mot traduit par troupeau est treÁs vague ; il peut signifier possessions, biens, mais aussi occupation, affaire, de sorte qu'on pourrait aussi comprendre suivant ce que j'aurai aÁ faire. Ð SeÂir 32.4. que je trouve toujours graÃce ... : formule de politesse, en forme de souhait, de celui qui est redevable d'un bienfait et ne pourra pas le rendre ; cf. 47.25 ; 1S 1.18 ; 2S 16.4 ; Rt 2.13. Soukkoth (= Huttes, cf. Lv 23.42s), localite de Transjordanie (Jos 13.27 ; Jg 8.5). Le meÃme nom est donne aÁ un autre lieu dans le deÂsert du SinaõÈ (Ex 12.37n). sain et sauf : heÂbreu shaleÂm, de la meÃme racine que le mot habituellement traduit par paix ; plusieurs versions anciennes l'ont compris comme un nom propre ; dans cette perspective, on pourrait traduire : Jacob arriva aÁ Salem (cf. 14.18n), une ville qui appartient aÁ Sichem (12.6n) en Canaan. Ð PaddaÃn-Aram 28.2,5,7 ; 31.18. qesitas : monnaie d'une valeur inconnue (Jos 24.32 ; Jb 42.11). D'apreÁs une eÂtymologie possible, mais incertaine, quelques-uns pensent que la qesita correspondait au prix d'un agneau. Ð fils de Hamor : cf. 34.2-26. Ð parcelle de terre 48.22n ; Jos 24.32 ; Jn 4.5 ; Ac 7.16 ; cf. Gn 12.6 ; 23.4-20. El-EloheÂ-IsraeÈl signifie El (Dieu, cf. 21.33n), Dieu d'IsraeÈl ou El est le Dieu d'IsraeÈl, cf. 32.29 ; voir aussi noms divins. $

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32.7s,23. Rachel / Joseph 29.30 ; 30.22-24. 45.14s ; Lc 15.20. Cf. Pr 16.7. Ð Dans le texte heÂbreu traditionnel, chaque lettre du verbe heÂbreu traduit par l'embrassa est surmonteÂe d'un point. On ignore si les scribes voulaient ainsi supprimer la lecture de ce mot qui ferait double emploi avec les preÂceÂdents ou au contraire le mettre en eÂvidence. Qui sont ceux-laÁ ? litt. qui sont pour toi ceux-laÁ ? ou qui sont ceux que tu as laÁ ? cf. v. 8n. 32.6. Ð Qu'est-ce... : litt. qui (est) pour toi toute cette troupe... ; cf. v. 5n. Garde... : autre traduction ce qui est aÁ toi est aÁ toi. preÂsent 32.14. Ð en effet : autre traduction car c'est pour cela que (meÃme expression en 18.5). Ð L'expression paraõÃtre en la preÂsence de peut aussi eÃtre traduite par voir la face de, cf. 32.21n,31n. mon cadeau : litt. ma beÂneÂdiction (cf. 27.29-40). Ð tout ce qu'il 1

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1 Dina 30.21. Ð filles du pays 27.46. Sichem 33.18s ; cf. Jos 24 ; Jg 9. Ð Hivvite 10.17. Ð la prit... : cf. Ex 22.15s ; Dt 22.28s. Ð abusa d'elle : autre traduction l'humilia ; sur le verbe correspondant, cf. Dt 21.14n ; 22.24,29 ; Jg 19.24 ; 20.5 ; 2S 13.12,14,22,32 ; Es 60.14n ; Ez 22.10s ; Lm 5.11.


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le Hivvite, prince du pays, la vit, la prit et coucha avec elle ; il abusa d'elle. | Il s'attacha Áa Dina, fille de Jacob ; il aima la jeune fille et parla au cúur de la jeune fille. | Sichem dit Áa Hamor, son peÁre : Prendsmoi cette jeune fille pour femme. | Jacob apprit qu'il avait souille Dina, sa fille ; mais comme ses fils Âetaient aux champs avec son troupeau, Jacob garda le silence jusqu'aÁ leur arriveÂe. Hamor, peÁre de Sichem, sortit aupreÁs de Jacob pour lui parler. | Les fils de Jacob arrivaient des champs lorsqu'ils apprirent la chose. Ils furent consterneÂs et treÁs faÃcheÂs, parce que Sichem avait commis une folie en IsraeÈl en couchant avec la fille de Jacob, ce qui Âetait inadmissible. | Hamor leur dit : Sichem, mon fils, s'est Âepris de votre fille ; donnez-la-lui pour femme, je vous en prie. Vous pourrez vous allier par des mariages avec nous ; vous nous donnerez vos filles et vous prendrez les noÃtres. | Vous habiterez avec nous, le pays sera Áa votre disposition ; installez-vous, vous ferez du commerce et vous acquerrez des proprieÂteÂs. Sichem dit au peÁre et aux freÁres de Dina : Que je trouve graÃce Áa vos yeux ! Je donnerai ce que vous me direz. | Exigez de moi une forte dot et une donation importante, je donnerai ce que vous me direz ; mais donnez-moi la jeune fille pour femme ! | Les fils de Jacob reÂpondirent de manieÁre trompeuse Áa Sichem et Áa Hamor, son peÁre, parce que Sichem avait souille leur súur Dina. | Ils leur dirent : Nous ne pourrons jamais donner notre súur Áa un homme incirconcis : ce serait un deÂshonneur pour nous ! | A cette seule condition nous donnerons notre consentement : si vous devenez comme nous, si tout maÃle parmi vous se fait circoncire. | Nous vous donnerons alors nos Ãtres pour femmes ; filles et nous prendrons les vo nous habiterons avec vous, et nous deviendrons un seul peuple. | Mais si vous ne nous Âecoutez pas, si vous ne vous faites pas circoncire, nous prendrons notre fille et nous nous en irons. | Leurs paroles plurent Áa Hamor et Áa Sichem, fils de Hamor. | Le

Il s'attacha 2.24+. Ð parla au (litt. sur le) cúur de : sur l'expression heÂbraõÈque correspondante, qui eÂvoque avec diverses nuances l'eÂtablissement d'une relation de confiance, voir 50.21 ; Jg 19.3 ; 2S 19.8 ; Es 40.2 ; Os 2.16 ; Rt 2.13 ; 2Ch 30.22 ; 32.6. Prends... Jg 14.1s. Ð cette jeune fille : litt. cette enfant. souille ou rendu impure v. 13,27 (voir pur ). Ð silence Am 5.13 ; Ec 3.7. Sichem... : litt. il avait commis... Ð folie ou infamie ; le terme eÂvoque souvent un acte scandaleux ; cf. Dt 22.21 ; Jos 7.15 ; Jg 19.23s ; 20.6,10 ; 1S 25.25 ; 2S 13.12 ; Es 9.16 ; 32.6 ; Jr 29.23 ; Jb 42.8. Ð en IsraeÈl : on pourrait aussi comprendre contre IsraeÈl. Ð inadmissible : litt. et qu'il ne se fait pas ainsi, c.-aÁ-d. cela ne se fait pas ; cf. 20.9. V. 16. Ð Vous habiterez et installez-vous traduisent deux formes du meÃme verbe heÂbreu. au peÁre et aux freÁres de Dina : litt. aÁ son peÁre et aÁ ses freÁres (aÁ elle). Ð Que je trouve graÃce ... : cf. 33.15n. La dot (voir Ex 22.15n) eÂtait verseÂe par le futur mari aux parents de la jeune fille ; la donation revenait probablement aÁ la marieÂe comme son bien propre. Pr 26.24-26. incirconcis : litt. qui a un preÂpuce, cf. 17.10nss ; voir circoncision . Ð un deÂshonneur : autre traduction un outrage. s'exeÂcuter : litt. faire la chose (ou la parole, meÃme mot au v. 18). Ð lui plaisait : le meÃme verbe heÂbreu est aussi rendu par prendre plaisir en ; cf. Nb 14.8. porte 23.10+. bien assez vaste pour eux : litt. large des deux mains (c.-aÁ-d. de

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jeune homme ne tarda pas Áa s'exeÂcuter, car la fille de Jacob lui plaisait ; or il Âetait le plus consideÂre de toute sa famille. Hamor et Sichem, son fils, se rendirent Áa la porte de leur ville et dirent aux gens de leur ville : | Ces gens se montrent pacifiques avec nous ; qu'ils s'installent dans le pays et qu'ils y fassent du commerce ; le pays est bien assez vaste pour eux ! Nous prendrons leurs filles pour femmes, et nous leur donnerons nos filles. | Mais ils ne consentiront Áa habiter avec nous, pour ne faire avec nous qu'un seul peuple, que si tout maÃle parmi nous est circoncis, comme ils le sont eux-meÃmes. | Leurs troupeaux, leurs biens, et toutes leurs beÃtes ne seront-ils pas alors Áa nous ? Acceptons seulement leur condition, pour qu'ils habitent avec nous. | Tous ceux qui sortaient par la porte de sa ville ÂecouteÁrent Hamor et Sichem, son fils ; tous les maÃles qui sortaient par la porte de sa ville se firent circoncire. Le troisieÁme jour, alors qu'ils Âetaient souffrants, deux des fils de Jacob, SimeÂon et LeÂvi, freÁres de Dina, prirent chacun son ÂepeÂe, arriveÁrent dans la ville en toute seÂcurite et tueÁrent tous les maÃles. | Ils tueÁrent aussi au fil de l'eÂpeÂe Hamor et Sichem, son fils ; ils reprirent Dina de la maison de Sichem et sortirent. | Les fils de Jacob se jeteÁrent sur les victimes et pilleÁrent la ville, parce qu'on avait souille leur súur. | Ils prirent leur petit beÂtail et leur gros beÂtail, leurs Ãanes, ce qui Âetait dans la ville et ce qui Âetait dans la campagne ; | ils captureÁrent et pilleÁrent toutes leurs richesses, leurs femmes et toutes leurs familles, ainsi que tout ce qui se trouvait dans les maisons. Alors Jacob dit Áa SimeÂon et Áa LeÂvi : Vous avez attire le malheur sur moi en me rendant odieux aux habitants du pays, aux CananeÂens et aux Perizzites. Je n'ai, moi, qu'un petit nombre d'hommes ; ils se rassembleront contre moi, ils m'attaqueront, et je disparaõÃtrai, moi et ma maison. | Ils reÂpondirent : Doit-on traiter notre súur comme une prostitueÂe ?

tous coÃteÂs, cf. Ne 7.4n) devant eux ; d'autres comprennent que le pays leur soit largement ouvert ; cf. Jg 18.10n ; 1Ch 4.40. Cf. Pr 1.13. qui sortaient... : autre traduction qui eÂtaient venus aÁ la porte de sa ville ; certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire, au lieu de la reÂpeÂtition de cette expression aÁ la fin du v., tous les maÃles se firent circoncire dans la chair de leur preÂpuce (cf. 17.11n,14). souffrants Jos 5.8. Ð SimeÂon / LeÂvi 29.33s ; 42.24 ; 49.5s. Ð en toute seÂcurite ou sans aucun risque ; cette preÂcision s'applique vraisemblablement aÁ SimeÂon et LeÂvi ; d'autres comprennent la ville qui se croyait en seÂcuriteÂ. les victimes : le terme heÂbreu correspondant (litt. les transperceÂs) peut inclure les morts et les blesseÂs. leurs femmes et toutes leurs familles : ou, selon l'ordre des mots heÂbreux, leurs familles et leurs femmes ; 45.19 ; 46.5 ; 47.12,24 ; 50.8,21. Le terme heÂbreu correspondant aÁ familles deÂsigne le plus souvent les enfants, mais parfois aussi les personnes aÃgeÂes, les femmes et les esclaves ; voir aussi Jg 18.21n. Vous avez attire le malheur sur moi : sur le verbe correspondant, voir Jos 6.18 ; 7.25n ; Jg 11.35 ; 1S 14.29 ; 1R 18.17s ; Ps 39.3n ; Pr 11.17+ ; 1Ch 2.7. Ð odieux ou puant ; le terme peut eÂvoquer une odeur nauseÂabonde ; cf. Ex 5.21n ; voir 1S 13.4 ; 27.12 ; 2S 10.6 ; 16.21 ; Pr 13.5. Ð CananeÂens / Perizzites 13.7. Ð un petit nombre d'hommes : meÃme expression heÂbraõÈque Dt 4.27 ; Jr 44.28 ; Ps 105.12 ; 1Ch 16.19 ; cf. Dt 26.5 ; 1R 20.27. Ð ma maison ou ma maisonneÂe, ma famille.


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Jacob quitte Sichem pour Beth-El 35 Dieu dit Áa Jacob : Monte Áa Beth-El et installe-toi laÁ ; laÁ tu feras un autel au Dieu qui t'est apparu alors que tu t'enfuyais pour Âechapper Áa Esau È, ton freÁre. 2 Jacob dit Á a sa maison et Áa tous ceux qui Âetaient avec lui : Supprimez les dieux Âetrangers qui sont au milieu de vous, purifiez-vous et changez de 3 ve Ãtements. | Nous monterons Áa Beth-El ; laÁ je ferai un autel au Dieu qui m'a reÂpondu au jour de ma deÂtresse et qui a Âete avec moi sur le chemin que j'ai 4 parcouru. | Ils donne Árent Áa Jacob tous les dieux Âetrangers qui Âetaient dans leurs mains, ainsi que les anneaux qui Âetaient Áa leurs oreilles. Jacob les enfouit sous le teÂreÂbinthe qui est preÁs de Sichem. 5 Ensuite ils partirent. La terreur de Dieu se re Âpandit sur les villes environnantes, et on ne poursuivit pas les fils de Jacob. 6 Jacob arriva, lui et tous ceux qui Âetaient avec lui, Áa 7 Louz, c'est-a Á-dire Beth-El, en Canaan. | LaÁ, il baÃtit un autel, et il appela le lieu El-Beth-El (« Dieu de Beth-El ») ; car c'est laÁ que Dieu s'eÂtait reÂveÂle Áa lui alors qu'il s'enfuyait pour Âechapper Áa son freÁre. 8 De Âbora, nourrice de ReÂbecca, mourut ; elle fut ensevelie au-dessous de Beth-El, sous le cheÃne qu'on a appele du nom de CheÃne-des-Pleurs. 9 Dieu apparut encore Áa Jacob, Áa son arriveÂe de PaddaÃn-Aram, et il le beÂnit. 10 Dieu lui dit : Ton nom est Jacob, mais on ne t'appellera plus du nom de Jacob. Ton nom sera 11 Israe Èl. Ð Ainsi il l'appela du nom d'IsraeÈl. | Dieu lui dit : Je suis le Dieu-Puissant. Sois feÂcond et multiplie-toi ; une nation et une assembleÂe de nations seront issues de toi, et des rois sortiront de tes 12 reins. | Le pays que j'ai donne  Áa Abraham et Áa Isaac, je te le donnerai, et Áa ta descendance apreÁs toi je donnerai ce pays. 13 Á il avait Dieu s'eÂleva au-dessus de lui au lieu ou 14 parle Á il avait parle  avec lui. | Jacob installa au lieu ou

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Monte : litt. leÁve-toi, monte ; de meÃme au v. 3. Ð La deuxieÁme occurrence du mot Dieu traduit l'heÂbreu 'El, de meÃme au v. 3 ; cf. v. 7n ; 21.33n ; 31.13 ; 33.20n ; voir aussi noms divins. Ð qui t'est apparu... : cf. 27.41-45 ; 28.10-22. Certains actes religieux demandent une purification rituelle preÂalable ; cf. Ex 19.10-14. Ð dieux eÂtrangers 31.19 ; Ex 20.3 ; Jos 24.2,15,23. Ð veÃtements Nb 31.24. Cf. 28.20 ; 31.3,42 ; 48.15. Ð monterons v. 1n. Ð Dieu v. 1n. dieux eÂtrangers v. 2. Ð les anneaux... oreilles : cf. Jg 8.26. Ð teÂreÂbinthe (cf. v. 8n) / Sichem (33.18) 12.6n ; Jos 24.26 ; Jg 9.6. terreur : cf. 31.42,53n (autre mot heÂbreu) ; voir aussi 12.17 ; 20.7s ; 31.7,24 ; Ex 23.27 ; Jos 2.9 ; 1S 14.15 ; Ps 105.14 ; voir crainte . Louz 28.19. El-Beth-El, c.-aÁ-d. Dieu (ou El, 21.33n) de Beth-El, 35.1n. Ð Dieu s'eÂtait reÂveÂle : le verbe heÂbreu est ici au pluriel (cf. 1.1n) ; on pourrait traduire les dieux s'eÂtaient reÂveÂleÂs. La nourrice de ReÂbecca n'eÂtait pas nommeÂe en 24.59. Le nom DeÂbora reviendra dans le livre des Juges (4.4). Ð au-dessous : Beth-El est baÃtie sur une colline. Ð on a appele : litt. il a appeleÂ. Ð CheÃne-des-Pleurs (cf. Jg 2.1n) : le mot traduit par CheÃne est proche de celui qui a eÂte rendu par teÂreÂbinthe au v. 4, et plus proche encore de celui qui est traduit de la meÃme manieÁre en 12.6 ; 13.18 ; 14.13 ; 18.1. Il pourrait s'agir du meÃme arbre, mais son identification reste incertaine (cf. Es 6.13 ; Os 4.13). aÁ son arriveÂe... 33.18. Ð Voir beÂneÂdiction . 32.28s. le Dieu-Puissant : heÂbreu 'El-ShaddaõÈ 17.1n,5s ; 28.3. Ð feÂcond 1.22+. Ð une assembleÂe de nations 28.3n. 12.7+ ; 26.3. 17.22. 1

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Naissance de Benjamin et mort de Rachel Ils partirent de Beth-El. A quelque distance d'Ephrata, Rachel accoucha. Elle eut un accouchement peÂnible. | Pendant les douleurs de l'accouchement, la sage-femme lui dit : N'aie pas peur, tu as encore un fils ! | Comme elle allait rendre l'aÃme, car elle Âetait mourante, elle l'appela du nom de BenOni (« Fils de mon mal ») ; mais son peÁre l'appela Benjamin (« Fils de la main droite »). | Rachel mourut et fut ensevelie sur le chemin d'Ephrata, c'estÁa-dire Beth-LeÂhem. | Jacob installa une pierre leveÂe sur sa tombe : c'est la pierre leveÂe du tombeau de Rachel, jusqu'aÁ aujourd'hui. IsraeÈl partit et dressa sa tente au-delaÁ de MigdalEder. | Pendant qu'IsraeÈl demeurait dans ce pays, Ruben alla coucher avec Bilha, concubine de son peÁre, et IsraeÈl l'apprit. 1Ch 2.1-2

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avec lui une pierre leveÂe Ð une pierre leveÂe, une pierre sur laquelle il reÂpandit une libation et versa de l'huile. | Jacob appela du nom de Beth-El le lieu Á Dieu lui avait parleÂ. ou

Les fils de Jacob Âetaient douze : | Fils de LeÂa : le premier-ne de Jacob, Ruben ; puis SimeÂon, LeÂvi, Juda, Issacar et Zabulon. | Fils de Rachel : Joseph et Benjamin. | Fils de Bilha, servante de Rachel : Dan et Nephtali. | Fils de Zilpa, servante de LeÂa : Gad et Aser. Ce sont laÁ les fils de Jacob, ceux qui naquirent de lui Áa PaddaÃn-Aram. Jacob arriva aupreÁs d'Isaac, son peÁre, Áa MamreÂ, Áa Qiriath-Arba, c'est-aÁ-dire HeÂbron, ou Á Abraham et Isaac avaient seÂjourne en immigreÂs. | Les jours d'Isaac furent de cent quatre-vingts ans ; puis il expira. Il mourut et fut reÂuni aux siens, Ãage et rassasie de jours. Esau È et Jacob, ses fils, l'ensevelirent.

28.18. Ð une libation : offrande consistant aÁ reÂpandre un liquide (geÂneÂralement du vin, Ex 29.40s ; Lv 23.13 ; Nb 15.4n ; Dt 32.38 ; voir cependant 2S 23.16 ; Os 9.4 ; Ps 16.4) en l'honneur de la divinite ; voir aussi sacrifices . 28.19 ; cf. Os 12.5. Ephrata : ce nom est associe aÁ Beth-LeÂhem (v. 19 ; 48.7), aÁ une douzaine de kilomeÁtres au sud-sud-ouest de JeÂrusalem ; cf. Mi 5.1 ; Ps 132.6 ; Rt 1.1s ; 1Ch 2.24,50 ; 4.4 ; c'eÂtait peut-eÃtre aÁ l'origine une variante d'EphraõÈm, nom d'une reÂgion et peut-eÃtre d'une ville au nord de JeÂrusalem (1S 10.2 ; Jr 31.15ss). encore un fils 30.24. Ben-Oni signifie Fils de mon mal ou fils de mon humiliation. Cf. 1S 4.20s ; 1Ch 4.9 ; 7.23. Ð Benjamin (heÂbreu BinyamõÃn) signifie Fils de la (main) droite, la droite pouvant eÃtre le coÃte favorable ou la direction du sud. La tribu de Benjamin occupait la reÂgion situeÂe au sud d'EphraõÈm (cf. v. 16n ; voir aussi Jg 3.15+). Ephrata / Beth-LeÂhem (orthographe traditionnelle BethleÂem, d'apreÁs le grec) v. 16n ; cf. Rt 1.2 ; Mi 5.1. Cf. Jr 31.15. Ð tombe et tombeau traduisent un meÃme mot heÂbreu. Cette portion de texte fait partie du v. 16 dans LXX . Ð IsraeÈl, c.aÁ-d. Jacob v. 10 ; 32.29. Ð Migdal-Eder signifie tour du Troupeau. Ce nom deÂsigne ailleurs JeÂrusalem ou un de ses quartiers (Mi 4.8n). Ruben... 49.4 ; Lv 18.8. Ð fils de Jacob 29.31±30.24 ; 35.18. Ð douze 17.20n. Mamre 13.18n. Ð Qiriath-Arba : cf. 23.2. Ð seÂjourne en immigreÂs : cf. Ex 12.48n. reÂuni aux siens... 25.8n. $

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GENEÁSE 36

EsauÈ s'installe en Edom 36 Voici la geÂneÂalogie d'EsauÈ, c'est-aÁ-dire Edom. 2 Esau È prit ses femmes parmi les CananeÂennes : Ada, Ãn, le Hittite ; Oholibama, fille d'Ana, fille fille d'Elo 3 de Tsibe Âo Ãn, le Hivvite ; | et Basmath, fille d'IsmaeÈl, 4 súur de Nebayoth. | Ada donna Á a Esau È Eliphaz ; 5 Basmath mit au monde Re Âouel ; | Oholibama mit au monde YeÂoush, Yalam et CoreÂ. Ce sont laÁ les fils 6 d'Esau È È, ceux qui naquirent de lui en Canaan. | Esau prit ses femmes, ses fils et ses filles, tous les gens de sa maison, ses troupeaux, toutes ses beÃtes, et tous les biens qu'il avait acquis en Canaan, et il s'en alla vers 7 un autre pays, loin de Jacob, son fre Áre. | Car leurs biens Âetaient trop consideÂrables pour qu'ils habiÁ ils avaient seÂjourne en tent ensemble, et le pays ou 8 immigre Âs ne suffisait plus Áa leurs troupeaux. | Esau È s'installa dans la reÂgion montagneuse de SeÂir. Esau È, c'est Edom. Les descendants d'EsauÈ 9

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Voici la geÂneÂalogie d'Esau È, peÁre d'Edom, dans la reÂgion montagneuse de SeÂir. | Voici les noms des fils d'Esau È : Eliphaz, fils d'Ada, femme d'Esau È; ReÂouel, fils de Basmath, femme d'Esau È. | Les fils d'Eliphaz furent TeÂmaÃn, Omar, Tsepho, Gatam et Qenaz. | Timna Âetait la concubine d'Eliphaz, fils d'Esau È ; elle donna Áa Eliphaz Amalec. Ce sont laÁ les fils d'Ada, femme d'Esau È. | Voici les fils de ReÂouel : Nahath, ZeÂrah, Shamma et Mizza. Ce sont laÁ les fils de Basmath, femme d'Esau È. | Voici Ãn, les fils d'Oholibama, fille d'Ana, fille de TsibeÂo femme d'Esau È : elle donna Áa Esau È YeÂoush, Yalam et CoreÂ. Voici les chefs des fils d'Esau È. Fils d'Eliphaz, premier-ne d'Esau È : le chef TeÂmaÃn, le chef Omar, le chef Tsepho, le chef Qenaz, | le chef CoreÂ, le chef Gatam, le chef Amalec. Ce sont laÁ les chefs d'Eliphaz, en Edom. Ce sont laÁ les fils d'Ada. | Voici les fils de ReÂouel, fils d'Esau È : le chef Nahath, le chef ZeÂrah, le chef Shamma, le chef Mizza. Ce sont laÁ les chefs de ReÂouel, en Edom. Ce sont laÁ les fils de geÂneÂalogie v. 9 ; 2.4n. Ð EsauÈ, c'est-aÁ-dire Edom v. 9,43 ; 25.25n. Cf. 26.34s ; 28.6-9 ; Ez 23.4. Ð Smr , LXX et Syr ont lu fils (et non fille) de TsibeÂoÃn, de meÃme au v. 14 ; cf. v. 20,24. Ð Hivvite : cf. 10.17 ; 34.2. Basmath : cf. 26.34. Ð Nebayoth : cf. 28.9. donna et mit au monde traduisent un meÃme verbe heÂbreu. Ð Eliphaz v. 11n. vers un autre pays, d'apreÁs le Tg . Le texte heÂbreu traditionnel porte litt. vers un pays ou une terre ; Syr porte vers le pays de SeÂir ; Smr et LXX du pays de Canaan. Cf. 13.6. Ð seÂjourne en immigreÂs : cf. Ex 12.48n. s'installa : le meÃme verbe est traduit par habiter au v. 7. Ð SeÂir v. 1,20n ; 32.4 ; Dt 33.2 ; Jg 5.4. 1Ch 1.35-37. Eliphaz (v. 4) / TeÂmaÃn : cf. Jb 2.11 ; 4.1 etc. Sur TeÂmaÃn, voir aussi Jr 49.7 ; Ez 25.13 ; Ha 3.3. Ð Qenaz : cf. 15.19n. Amalec Ex 17.8n. ZeÂrah : cf. 38.30n. 36.2n. Le terme chef traduit un mot heÂbreu de la meÃme racine que celui qui signifie millier et qui est aussi traduit, quelquefois, par phratrie (Nb 1.16n). le chef Core (cf. v. 5) est absent de Smr . SeÂir : ce nom est aussi celui du massif montagneux aÁ l'est de la Araba, la plaine aride au sud de la mer Morte. Plus tard il en est venu aÁ deÂsigner l'ensemble du pays d'Edom ; cf. v. 8+ ; 14.6n. Ð

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Basmath, femme d'Esau È. | Voici les fils d'Oholibama, femme d'Esau È : le chef YeÂoush, le chef Yalam, le chef CoreÂ. Ce sont laÁ les chefs d'Oholibama, È fille d'Ana, femme d'Esau È. | Ce sont laÁ les fils d'Esau et ce sont laÁ leurs chefs. Esau È, c'est Edom. Voici les fils de SeÂir, le Horite, qui habitaient le pays : LotaÃn, Shobal, TsibeÂoÃn, Ana, | DishoÃn, Etser et DishaÃn. Ce sont laÁ les chefs des Horites, fils de SeÂir, en Edom. | Les fils de LotaÃn furent Hori et HeÂmam. La súur de LotaÃn fut Timna. | Voici les fils de Shobal : AlvaÃn, Manahath, Ebal, Shepho et Ãn : Ava et Ana. Cet Onam. | Voici les fils de TsibeÂo Ana trouva les sources chaudes dans le deÂsert, quand il faisait paõÃtre les Ãanes de TsibeÂoÃn, son Ãn et OholipeÁre. | Voici les enfants d'Ana : Disho bama, fille d'Ana. | Voici les fils de DishaÃn : HemdaÃn, EshbaÃn, YitraÃn et KeraÃn. | Voici les fils d'Etser : BilhaÃn, ZaavaÃn et AqaÃn. | Voici les fils de DishaÃn : Outs et AraÃn. | Voici les chefs des Horites : le chef LotaÃn, le chef Shobal, le chef TsibeÂoÃn, le chef Ana, | le chef DishoÃn, le chef Etser, le chef DishaÃn. Ce sont laÁ les chefs des Horites, leurs chefs au pays de SeÂir. Voici les rois qui ont reÂgne en Edom avant qu'un roi reÁgne pour les IsraeÂlites : | BeÂla, fils de BeÂor, devint roi sur Edom ; le nom de sa ville Âetait Dinhaba. | BeÂla mourut ; Yobab, fils de ZeÂrah, de Botsra, devint roi Áa sa place. | Yobab mourut ; Housham, du pays des TeÂmanites, devint roi Áa sa place. | Housham mourut ; Hadad, fils de Bedad, devint roi Áa sa place. C'est lui qui battit MadiaÃn au pays de Moab. Le nom de sa ville Âetait Avith. Hadad mourut ; Samla, de MasreÂqa, devint roi Áa sa Èl, de Rehoboth-Nahar, place. | Samla mourut ; Sau Èl mourut ; Baal-HanaÃn, devint roi Áa sa place. | Sau fils d'Akbor, devint roi Áa sa place. | Baal-HanaÃn, fils d'Akbor, mourut ; Hadar devint roi Áa sa place. Le nom de sa ville Âetait Paou, et le nom de sa femme Âetait MeheÂtabeÂel, fille de Matred, fille de MeÂ-Zahab. Voici les noms des chefs d'Esau È, clan par clan, lieu par lieu, par leur nom : le chef Timna, le chef Alva, le chef Yeteth, | le chef Oholibama, le chef Horite 14.6n ; cf. Dt 2.12,22. Ð TsibeÂoÃn / Ana v. 2n. les sources chaudes : selon une interpreÂtation traditionnelle de l'heÂbreu hayyeÂmim, terme inconnu par ailleurs ; cf. 26.19,32. Autre interpreÂtation ancienne les mulets ; cf. 1S 9.2ss. les enfants : litt. les fils . Outs : cf. 10.23n ; 22.21 ; Jb 1.1n. leurs chefs : litt. pour leurs chefs. On pourrait comprendre selon leurs milliers, leurs phratries ; meÃme terme heÂbreu au v. 15n. Nb 20.14 ; Es 34.12 ; 1Ch 1.43-50. Ð avant qu'un roi... : cette phrase peut faire allusion ou bien aÁ SauÈl, comme premier roi d'IsraeÈl (1S 10), ou bien aÁ David, comme conqueÂrant d'Edom (2S 8.13s). BeÂla, fils de BeÂor : Smr a lu Balaam, fils de BeÂor, cf. Nb 22.5+. Yobab : cf. Jb 1.1n ; 42.17n. Ð Botsra Es 34.6n. Les nomades madianites (cf. 25.2) ont duà livrer bataille aÁ l'est de la mer Morte (au pays ou sur le plateau de Moab) contre les Edomites. Ð Avith : localite au sud-est de PeÂtra. MasreÂqa : localite au sud de PeÂtra. Rehoboth-Nahar signifie largeurs (ou places) du fleuve, cf. 10.11 ; 26.22 ; l'endroit est par ailleurs inconnu. L'expression le Fleuve deÂsigne habituellement l'Euphrate (31.21), mais il s'agit plus probablement ici d'une rivieÁre du pays d'Edom, cf. Nb 22.5n ; 1Ch 1.48. Hadar ou Hadad, selon certains mss heÂbreux (cf. 1R 11.14-22 ; 1Ch 1.50). Ð MeÂ-Zahab signifie eaux d'or, cf. 1Ch 1.50. Cf. 1Ch 1.51-54. Sur Timna et Oholibama, cf. Gn 36.2,12,14 ; Jb 42.15. $


GENEÁSE 36

70

Abram (= Abraham) Hagar Gn 16.1

Nebayoth Mahalath, Basmath (épouses d’Esaü) Qédar Adbéel Mibsam Mishma Douma Massa Hadad Téma Yetour Naphish Qedma

Ismaël une Egyptienne Gn 21.21 ; 25.12-15

NABATÉENS ? QÉDARITES

ISMAÉLITES (Arabes)

Esaü (= Edom)

Gn 26.34 ; 28.9 ; 36.1-5,10-18

Judith Ada

Eliphaz Gn 36.11

?

Saraï (= Sara)

Gn 11.29 ; 21.2s

Isaac

Gn 24.67

Mahalath Basmath

Rébecca Gn 25.25s

Oholibama Gn 36.5,8

Jacob (= Israël) Gn 29.15–30.24

Léa

Gn 29.31-35 ; 30.16-21

Térah

Gn 11.27

Zilpa

Gn 30.9-13

Bilha

Gn 30.4-8

Rachel

Gn 30.22-24 ; 35.18

Zimrân Yoqshân

Saba Dedân Gn 25.3

Medân

Epha Epher Hénoch Abida Eldaa

Gn 25.3

Qetoura Gn 25.1-4

Madiân Gn 25.4

Yishbaq Shouah Nahor Milka

Gn 11.29 ; 22.20-23

Réouma Gn 22.24

Harân

Gn 11.29-31

Outs Bouz Qemouel Késed Hazo Pildash Yidlaph Betouel Tébah Gaham Tahash Maaka Loth

Réouel

Gn 36.11,13

Yéoush Yalam Coré Ruben Siméon Lévi Juda Issacar Zabulon Dina Gad Aser Dan Nephtali Joseph Benjamin

ÉDOMITES

ISRAÉLITES

Manassé Ephraïm SABÉENS DEDANITES ASHOURITES LETOUSHITES LÉOUMITES

ARAMÉENS ? CHALDÉENS ?

Léa (épouse de Jacob) Rachel (épouse de Jacob)

Rébecca (épouse d’Isaac)

fille aînée fille cadette

Gn 19.36-38 Milka (épouse de Nahor)

Yiska

Gn 36.12

QENIZZITES AMALÉCITES

MADIANITES

Aram Gn 22.21

Laban

Timna

Témân Omar Tsepho Gatam Qenaz Amalec Nahath Zérah Shamma Mizza

Moab Ben-Ammi

MAAKATITES MOABITES AMMONITES


GENEÁSE 36

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La grande famille d'Abraham : Israël et ses voisins

Ti gr

e

e at

r ph Eu

Mer Méditerranée

QÉDAR

ARAM

ISRAËL

CHALDÉE

AMMON

JUDA

MOAB AMALEC ÉDOM QENIZZITES NABATÉENS MADIÂN

Golfe Persique

DEDÂN ASHOURITES LETOUSHITES LÉOUMITES Péninsule arabique

Vers SABA N 0

100

200

300

kilomètres

400

500


GENEÁSE 36±37

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Ela, le chef PinoÃn, | le chef Qenaz, le chef TeÂmaÃn, le chef Mibtsar, | le chef Magdiel, le chef Iram. Ce sont laÁ les chefs d'Edom, selon leurs lieux d'habitation, dans le pays qui est leur proprieÂteÂ. C'est laÁ Esau È, le peÁre d'Edom. 37 Jacob habita en Canaan, dans le pays ouÁ son peÁre avait seÂjourne en immigreÂ. 42 43

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Les reÃves de Joseph  Voici la geneÂalogie de Jacob. Joseph, Áa l'aÃge de dix-sept ans, faisait paõÃtre le petit beÂtail avec ses freÁres. C'eÂtait un garcËon qui accompagnait les fils de Bilha et les fils de Zilpa, femmes de son peÁre. Or Joseph rapportait Áa leur peÁre leurs mauvais propos. | IsraeÈl aimait Joseph plus que tous ses autres fils, parce que c'eÂtait un fils de sa vieillesse. Il lui avait fait une tunique multicolore. | Ses freÁres virent que leur peÁre l'aimait plus qu'eux tous, et ils se mirent Áa le deÂtester. Ils ne pouvaient lui parler sans hostiliteÂ. Joseph fit un reÃve et le raconta Áa ses freÁres, qui le deÂtesteÁrent encore davantage. | Il leur dit : Ecoutez ce reÃve que j'ai fait, je vous prie ! | Nous Âetions au milieu des champs Áa lier des gerbes ; soudain ma gerbe se dressa et se tint debout, et vos gerbes l'entoureÁrent et se prosterneÁrent devant elle. Ses freÁres lui dirent : Vas-tu donc Ãetre roi sur nous ? Vas-tu Ãetre notre maõÃtre ? Et ils le deÂtesteÁrent encore davantage Áa cause de ses reÃves et de ses paroles. Il fit encore un autre reÃve qu'il raconta Áa ses freÁres. Il dit : J'ai encore fait un reÃve ! Le soleil, la lune et onze Âetoiles se prosternaient devant moi. Il le raconta Áa son peÁre et Áa ses freÁres. Son peÁre le rabroua ; il lui dit : Que signifie ce reÃve que tu as fait ? Devons-nous venir nous prosterner jusqu'aÁ terre devant toi, moi, ta meÁre et tes freÁres ? | Ses freÁres ÂeprouveÁrent de la jalousie Áa son Âegard, mais son peÁre garda le souvenir de cet incident. V. 1+. 1 28.4. Ð habita : autre traduction s'installa. Ð seÂjourne en immigre : cf. Ex 12.48n. geÂneÂalogie 2.4n. Il s'agit surtout de reÂcits relatifs aÁ Joseph (cf. 30.24n ; Ac 7.9-16). Ð garcËon : autres traductions jeune homme, serviteur ; cf. 22.3n. Ð Bilha / Zilpa 30.3-13 ; 35.25s. Ð leurs mauvais propos : on pourrait aussi comprendre les mauvais propos dont ils eÂtaient l'objet, c.-aÁ-d. leur mauvaise reÂputation ; cf. Jr 20.10 ; Pr 10.18. IsraeÈl aimait Joseph : cf. 29.18 ; 30.22-24 ; 44.20. Ð Il lui avait fait : certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire il lui avait fait faire. Ð multicolore : on a aussi propose les interpreÂtations suivantes : de fine laine, aÁ manches longues, aÁ pans etc. (meÃme terme en 2S 13.18). plus qu'eux tous : litt. plus que tous ses freÁres. Certains mss heÂbreux et des versions anciennes portent fils au lieu de freÁres. Ð sans hostilite : litt. pour (la) paix , ce qui pourrait aussi signifier ils ne lui parlaient meÃme plus pour le saluer. Cf. Pr 18.19. reÃve v. 9-11,19 ; 20.3+ ; 28.12 ; 40.4-19 ; 41.1-32 ; 42.9 ; Dn 2 ; 4. Ð le deÂtesteÁrent encore davantage : litt. et ils ajouteÁrent (heÂbreu yosiphou, qui rappelle le nom de Joseph, cf. 30.24n) encore aÁ le deÂtester ou aÁ le haõÈr ; de meÃme au v. 8. V. 5n ; Ex 2.14 ; 1S 10.27 ; Lc 19.14 ; cf. Ps 118.22. le rabroua ou le gronda ; cf. Jr 29.27 ; Rt 2.16 ; voir aussi Es 17.13+. Ð nous prosterner 27.29 ; 49.8. Ð moi 47.31. Ð ta meÁre : ou bien, dans ce reÂcit, Rachel est encore en vie (cf. 35.19 ; 48.7), ou bien Jacob souligne par ces mots le caracteÁre irreÂalisable du reÃve. Voir cependant 43.26-29. Ð tes freÁres : cf. 42.6+. jalousie Ac 7.9. Ð garda... : autre traduction garda le souvenir de cette parole ; le mot heÂbreu correspondant aÁ parole peut aussi bien signifier eÂveÂnement (cf. Dn 7.28 ; Lc 2.19,51). $

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Les reÂcits doubles dans les histoires de Joseph et d'Esther Le cycle narratif de Joseph (Gn 37±50) et le livre d'Esther affectionnent les redoublements de situations : JOSEPH

deux reÃves de Joseph : les gerbes ; le soleil, la lune et les eÂtoiles (Gn 37.5ss,9ss) deux freÁres (Juda et Ruben) interviennent en faveur de Joseph (37.21ss,26ss) deux emprisonnements (39.20 ; 40.3) deux reÃves interpreÂteÂs : le cep aux trois sarments, les trois corbeilles de pain (40.9ss,16ss) deux reÃves du pharaon interpreÂteÂs en prison : les sept vaches, les sept eÂpis (41.2ss,5ss) deux voyages des freÁres en Egypte (chap. 42 ; 43±44) deux audiences devant Joseph (42.5ss ; 43.15ss) deux accusations d'espionnage (42.9,16) deux dissimulations d'objets preÂcieux dans les sacs : de l'argent, la coupe (42.25 ; 44.2) deux invitations aÁ s'installer en Egypte : de la part de Joseph et de la part du pharaon (45.9,18) ESTHER

deux grands banquets offerts par le roi (1.3-8 ; 2.18) deux soupers intimes offerts par la reine (1.9 ; 5.4-8) deux reines : Vashti et Esther (1.11 ; 2.17) deux complots (2.21 ; 3.8ss) deux grands vizirs du roi de Perse : Haman et MardocheÂe (3.1 ; 8.2) deux mentions des sorts (3.7 ; 9.24ss) deux envois de deÂcrets d'extermination dans toutes les provinces (3.13 ; 8.10ss) deux jeuÃnes (4.3,16) deux promesses de la moitie du royaume (5.3 ; 7.2) deux invitations aÁ un banquet d'Esther (5.4,8) deux jours de banquet et de feÃte (8.17 ; 9.17ss) deux massacres (9.1-10,11-15) Ces similitudes ne sont peut-eÃtre pas fortuites. Les deux ouvrages, en effet, racontent l'accession d'un IsraeÂlite au rang de conseiller du prince d'une puissance eÂtrangeÁre. Ils font apparaõÃtre les avantages qui en reÂsultent, non seulement pour le peuple juif, mais aussi pour la nation tout entieÁre (voir aussi « Daniel, Joseph et Esther : quelques similitudes narratives », p. 1096). Dans les deux cas, la situation politique du peuple de Dieu suscite une reÂflexion de nature aÁ deÂsenclaver la conscience juive pour l'ouvrir aÁ sa vocation universelle de lumieÁre des nations, sur le chemin difficile qui meÁne de la perseÂcution aÁ la beÂneÂdiction. Pareille deÂmarche rappelle aÁ plus d'un titre la litteÂrature de sagesse (voir p. 794).


GENEÁSE 37±38

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Joseph vendu par ses freÁres Les freÁres de Joseph alleÁrent faire paõÃtre le petit beÂtail de leur peÁre Áa Sichem. | IsraeÈl dit Áa Joseph : Tes freÁres font paõÃtre le troupeau Áa Sichem, n'est-ce pas ? Viens, je vais t'envoyer aupreÁs d'eux. Il reÂpondit : D'accord ! | Il reprit : Va voir si tes freÁres vont bien et si le petit beÂtail va bien, je te prie. Tu me rapporteras des nouvelles. Il l'envoya ainsi de la valleÂe d'HeÂbron ; Joseph se rendit Áa Sichem. Un homme le trouva en train d'errer dans la campagne. L'homme lui demanda : Que cherchestu ? | Il reÂpondit : Je cherche mes freÁres ; dis-moi, je Á ils font paõÃtre leur troupeau. | L'homme te prie, ou dit : Ils sont partis d'ici, car je les ai entendus dire : « Allons Áa DotaÃn. » Joseph poursuivit son chemin Áa la recherche de ses freÁres et les trouva Áa DotaÃn. Ils le virent de loin et, avant qu'il se soit approche d'eux, ils comploteÁrent de le faire mourir. | Ils se dirent l'un Áa l'autre : VoilaÁ le maõÃtre reÃveur qui arrive. | Maintenant venez, tuons-le et jetons-le dans une citerne ; nous dirons qu'un animal feÂroce l'a deÂvoreÂ, et nous verrons bien ce qu'il adviendra de ses reÃves. | Ruben entendit cela, et il le deÂlivra de leur main. Il dit : N'attentons pas Áa sa vie. | Ruben leur dit : Ne reÂpandez pas de sang ; jetez-le dans cette citerne qui est dans le deÂsert, et ne portez pas la main sur lui. C'eÂtait pour le deÂlivrer de leur main, afin de le ramener Áa son peÁre. Lorsque Joseph fut arrive aupreÁs de ses freÁres, ils le deÂpouilleÁrent de sa tunique, la tunique multicolore qu'il avait sur lui. | Ils le prirent et le jeteÁrent dans la citerne. Cette citerne Âetait vide : il n'y avait pas d'eau dedans. Ils s'assirent ensuite pour manger. Levant les yeux, ils virent une caravane d'IsmaeÂlites qui venait de Galaad ; leurs chameaux Âetaient chargeÂs d'aromates, de baume et de ladanum qu'ils emportaient en Egypte. | Alors Juda dit Áa ses freÁres : Quel profit y aurait-il Áa tuer notre freÁre et Áa couvrir son sang ?

Sichem 12.6n ; cf. 33.18±35.5. D'accord ! litt. me voici ; cf. 22.1n. si tes freÁres vont bien... : litt. la paix de tes freÁres et la paix du petit beÂtail. Ð HeÂbron 35.27. Ð Joseph se rendit : litt. et il vint. Ct 1.7. DotaÃn : aÁ environ 25 km au nord de Sichem. 1S 19.1 ; Jr 11.18-21 ; 12.6 ; Mt 27.1. le maõÃtre reÃveur : litt. le maõÃtre (heÂbreu ba`al ) des reÃves. Jr 38.4. Ð une citerne : litt. une des citernes. Cf. v. 26 ; 42.22. Ð il le deÂlivra : autre traduction il voulut le deÂlivrer. Jr 38.6. Cf. 42.21. manger : litt. manger du pain. Cf. 3.19n ; 31.54n. Ð IsmaeÂlites 25.12-18. Ð Galaad 31.21n. Ð aromates : le mot heÂbreu correspondant est peut-eÃtre un terme geÂneÂrique pour les parfums (2R 20.13). Le baume est une reÂsine extraite de certains arbres odorifeÂrants (cf. Ez 27.17) ; le ladanum est eÂgalement une reÂsine, celle d'un arbrisseau appele ciste. Toutefois, le mot heÂbreu loth, qui a eÂte traduit par ladanum, a eÂgalement eÂte rapproche du lotus et pourrait deÂsigner une racine. En tout cas, de tels produits eÂtaient utiliseÂs en Egypte pour des soins meÂdicaux et pour l'embaumement des momies (cf. 43.11). Ð qu'ils emportaient : litt. qu'ils faisaient descendre, cf. 12.10n. sang 4.10+ ; cf. Es 26.21 ; Ez 24.7s ; Jb 16.18. Voir chair . Les verbes traduits par tireÁrent et vendirent semblent avoir pour sujet les marchands madianites ; certains pensent cependant qu'il s'agit des freÁres de Joseph. Comme les IsmaeÂlites (v. 25), les Madianites (25.2n ; 37.36n) sont des caravaniers. La GeneÁse preÂsente les deux groupes comme descendant d'Abraham. Voir $

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Venez, vendons-le plutoÃt aux IsmaeÂlites et ne portons pas la main sur lui ; car il est notre freÁre, notre chair ! Ses freÁres l'eÂcouteÁrent. | Des marchands madianites vinrent Áa passer ; ils tireÁrent Joseph et le firent remonter de la citerne. Ils vendirent Joseph aux IsmaeÂlites pour vingt pieÁces d'argent, et ceux-ci emmeneÁrent Joseph en Egypte. Ruben revint Áa la citerne, mais Joseph n'eÂtait plus dans la citerne. Il deÂchira ses veÃtements, retourna vers ses freÁres et dit : L'enfant n'est plus Á puis-je aller maintenant ? | Ils prirent laÁ ! Et moi, ou alors la tunique de Joseph, ÂegorgeÁrent un bouc et plongeÁrent la tunique dans le sang. | Puis ils envoyeÁrent la tunique multicolore Áa leur peÁre, en lui faisant dire : Voici ce que nous avons trouveÂ. Regarde, je te prie, pour voir si c'est la tunique de ton fils. | Il regarda et dit : C'est la tunique de mon fils ! Un animal feÂroce l'a deÂvore ! Joseph a Âete deÂchiquete ! | Jacob deÂchira ses veÃtements, mit un sac sur ses reins et porta le deuil de son fils pendant bien des jours. | Tous ses fils et toutes ses filles s'efforceÁrent de le consoler ; mais il refusa toute consolation. Il disait : C'est dans le deuil que je descendrai vers mon fils, au seÂjour des morts ! Ainsi son peÁre le pleura. Or les Madianites avaient vendu Joseph en Egypte, Áa Potiphar, haut fonctionnaire du pharaon, commandant des gardes. Juda et Tamar En ce temps-laÁ, Juda s'eÂloigna de ses freÁres et se retira aupreÁs d'un homme d'Adoullam nomme Hira. | LaÁ, Juda vit la fille d'un CananeÂen nomme Shoua ; il la prit pour femme et alla avec elle. | Elle fut enceinte et mit au monde un fils, qu'il appela du nom d'Er. | Elle fut encore enceinte et mit au monde un fils, qu'elle appela du nom d'OnaÃn. Une fois encore, elle mit au monde un fils, qu'elle appela du nom de SheÂla ; Juda Âetait Áa Kezib quand elle accoucha.

aussi Jg 8.22,24. Ð vendirent : cf. Za 11.12 ; Mt 26.15 ; Ac 7.9. deÂchira ses veÃtements : geste de profonde eÂmotion ou de deuil, de meÃme au v. 34 ; 44.13 ; 2S 3.31 ; 13.31 ; 1R 21.27 ; Est 4.1+. 32 en lui faisant dire : litt. et ils dirent. Ð Regarde 31.32n. Á rent de le consoler : litt. se leveÁrent pour le consoler. Ð 35 s'efforce au seÂjour des morts 42.38 ; 44.29,31 ; cf. 2S 19.1 ; 1R 2.6,9 ; Es 38.10ss ; Ps 115.17. Á s la vocali36 Ps 105.17s. Ð les Madianites ou les Medanites, d'apre sation traditionnelle du texte heÂbreu (cf. v. 28n ; voir 25.2). Mais il peut s'agir d'une variante orthographique deÂpourvue de signification. Ð haut fonctionnaire : le mot heÂbreu correspondant peut aussi avoir le sens d'eunuque, cf. Est 1.10n ; ici il deÂsigne un haut fonctionnaire dont l'inteÂgrite physique n'est pas en cause. Ð Le sens preÂcis du mot traduit par gardes (cf. 40.2s,7 ; 2R 25.8) est incertain ; il deÂsigne ailleurs un cuisinier (1S 9.23), d'ouÁ l'autre traduction possible : grand sommelier. Ð Le reÂcit de Joseph se poursuit au chapitre 39. 29

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s'eÂloigna : litt. descendit (de la reÂgion montagneuse de Juda vers la plaine). Ð Adoullam : localite situeÂe entre HeÂbron et Gaza, au sud-ouest de JeÂrusalem (Jos 12.15 ; Mi 1.15). C'est aussi le nom de la caverne ouÁ se reÂfugiera David (1S 22.1).  en 10.15-19. 2 Canane  breux, Smr et Tg ) appela : cf. 3 il (ou elle, selon quelques mss he v. 29n.  la : cf. 1Ch 4.21-23. Ð Juda eÂtait : litt. il eÂtait. Ð Kezib : sans 5 She doute s'agit-il d'Akzib, dans la meÃme reÂgion qu'Adoullam, sur le versant ouest des monts de Juda (Jos 15.44 ; Mi 1.14). Smr a lu KozeÂba, comme en 1Ch 4.22. 1

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Juda prit pour Er, son premier-neÂ, une femme nommeÂe Tamar. | Er, premier-ne de Juda, deÂplut au SEIGNEUR, et le SEIGNEUR le fit mourir. | Alors Juda dit Áa OnaÃn : Va avec la femme de ton freÁre, remplis envers elle ton devoir de beau-freÁre et suscite une descendance Áa ton freÁre. | OnaÃn savait que cette descendance ne lui appartiendrait pas ; lorsqu'il allait avec la femme de son freÁre, il laissait sa semence se perdre par terre, afin de ne pas donner de descendance Áa son freÁre. | Ce qu'il faisait deÂplut au SEIGNEUR, qui le fit aussi mourir. | Alors Juda dit Áa Tamar, sa belle-fille : Puisque tu es veuve, reste chez ton peÁre jusqu'aÁ ce que SheÂla, mon fils, soit grand. Car il se disait : Celui-laÁ aussi va mourir comme ses freÁres. Tamar s'en alla et resta chez son peÁre. Bien des jours s'eÂcouleÁrent, et la femme de Juda, la fille de Shoua, mourut. Lorsque Juda se fut consoleÂ, il monta Áa Timna, chez ceux qui tondaient son petit beÂtail, avec son ami Hira, l'Adoullamite. On en informa Tamar, en disant : Ton beau-peÁre monte Áa Timna pour tondre son petit beÂtail. | Alors elle retira ses habits de veuve, elle se couvrit d'un voile dont elle s'enveloppa et s'assit Áa l'entreÂe d'EõÈnaõÈm, sur le chemin de Timna. Car elle avait vu que SheÂla Âetait devenu grand et qu'elle ne lui avait pas Âete donneÂe pour femme. Juda la vit et la prit pour une prostitueÂe, parce qu'elle avait le visage couvert. | Il l'aborda sur le chemin et dit : Laisse-moi donc aller avec toi, je te prie ! Ð il ne savait pas que c'eÂtait sa belle-fille. Elle dit : Que vas-tu me donner pour aller avec moi ? | Il reÂpondit : Je t'enverrai un chevreau. Elle dit : Alors donne-moi un gage, jusqu'aÁ ce que tu l'envoies. | Il reÂpondit : Quel gage te donnerai-je ? Elle dit : Ton sceau, ton cordon et le baÃton que tu as Áa la main. Il les lui donna. Puis il alla avec elle, et elle fut Tamar est aussi le nom d'une ville de Juda situeÂe au sud-ouest de la mer Morte, preÁs de la frontieÁre d'Edom (cf. v. 30n). deÂplut au SEIGNEUR : litt. fut mauvais aux yeux du SEIGNEUR ; cf. v. 10 ; Jg 2.11n. Ð le SEIGNEUR le fit mourir : cf. Ex 4.24-26 ; Ct 3.8n. Sur l'absence de motivation explicite du jugement divin, cf. 3.22 ; 4.5 ; 11.6s ; voir aussi 1S 2.6. Dt 25.5-10. Ð remplis... ton devoir de beau-freÁre : coutume du leÂvirat (cf. Dt 25.5n), selon laquelle le freÁre du deÂfunt doit assumer la charge de la veuve et susciter une descendance aÁ son freÁre mort sans enfant. sa semence : sous-entendu dans le texte. Cf. v. 7 ; 49.10. Rt 1.11-13. Cf. Tobit 3.8 : « Elle (Sara, fille de RagoueÈl) avait eÂte donneÂe sept fois en mariage, et (...) AsmodeÂe, le deÂmon mauvais, avait tue chaque fois ses maris avant qu'ils ne soient unis aÁ elle, selon le devoir qu'on a envers une eÂpouse. La servante lui dit donc : ``C'est toi qui tues tes maris ! En voilaÁ deÂjaÁ sept aÁ qui tu as eÂte donneÂe, et tu n'as pas porte le nom d'un seul !'' » Timna : localite de Juda, non loin d'Adoullam (v. 1) ; Jos 15.10 ; Jg 14.1. Ð La tonte des moutons eÂtait l'occasion d'une grande feÃte (cf. 1S 25.2-4 ; 2S 13.23). En dehors des occasions speÂciales comme le mariage (24.65 ; 29.23-25), le voile ne servait qu'aÁ dissimuler son identiteÂ. Ð dont elle s'enveloppa : autres traductions et se deÂguisa ; et se farda ; cf. Judith 10.3s : « Elle (Judith) enleva le sac dont elle eÂtait reveÃtue, elle quitta ses habits de veuve, elle lava son corps avec de l'eau et l'oignit d'une eÂpaisse huile parfumeÂe ; elle peigna les cheveux de sa teÃte, elle y mit un bandeau et reveÃtit ses habits de feÃte dont elle se couvrait aux jours ouÁ vivait son mari, Manasse ; elle prit des sandales aux pieds, elle mit ses colliers, ses bracelets, ses bagues, ses boucles d'oreilles et toutes ses parures et se fit treÁs eÂleÂgante pour seÂduire les yeux des hommes qui la verraient. » Ð EõÈnaõÈm (« Les Deux Sources ») est probablement l'EõÈnam de Jos 15.34, aÁ l'ouest de Timna. donc 11.3n. un chevreau : litt. un chevreau de cheÁvres du petit beÂtail.

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enceinte de lui. | Elle s'en alla ; elle retira son voile et remit ses habits de veuve. Juda envoya son ami l'Adoullamite chez la femme pour lui apporter le chevreau et reprendre le gage. Mais il ne la trouva pas. | Il demanda aux Á est cette prostitueÂe sacreÂe qui hommes du lieu : Ou se tenait Áa EõÈnaõÈm, sur le chemin ? Ils reÂpondirent : Il n'y a jamais eu ici de prostitueÂe sacreÂe ! | Il retourna aupreÁs de Juda et dit : Je ne l'ai pas trouveÂe ; les hommes du lieu ont meÃme dit : « Il n'y a jamais eu ici de prostitueÂe sacreÂe ! » | Juda dit : Qu'elle garde ce qu'elle a ! Ne nous exposons pas au meÂpris. J'ai envoye ce chevreau, mais toi, tu ne l'as pas trouveÂe. Environ trois mois apreÁs, on vint dire Áa Juda : Tamar, ta belle-fille, s'est prostitueÂe ; elle est meÃme enceinte de sa prostitution ! Alors Juda ÃleÂe ! dit : Faites-la sortir, et qu'elle soit bru Comme on la faisait sortir, elle fit dire Áa son beaupeÁre : C'est de l'homme Áa qui ces objets appartiennent que je suis enceinte. Elle dit : Regardeles, je t'en prie, pour voir Áa qui sont ce sceau, ces cordons et ce baÃton. | Juda les regarda et dit : Elle est plus juste que moi, puisque je ne l'ai pas donneÂe Áa SheÂla, mon fils ; et il n'eut plus de relations avec elle. Quand vint pour elle le temps d'accoucher, il y avait des jumeaux dans son ventre. | Pendant l'accouchement il y en eut un qui preÂsenta la main ; la sage-femme la saisit et y attacha un fil Âecarlate en disant : Celui-ci est sorti le premier. | Mais il retira la main, et son freÁre sortit. Alors la sage-femme dit : Quelle breÁche tu t'es ouverte ! Et il l'appela du nom de PeÂrets (« La BreÁche »). | Ensuite sortit son freÁre, qui avait Áa la main le fil Âecarlate ; et il l'appela du nom de ZeÂrah (« Eclat »). sceau / cordon / baÃton : ces objets portaient des marques identifiant leur proprieÂtaire : le cordon eÂtait sans doute passe dans l'axe d'un sceau cylindrique ou d'un anneau qui servait de cachet (Jr 22.24 ; Ag 2.23 ; Ct 8.6 ; Jn 6.27). Le mot baÃton signifie aussi tribu (peut-eÃtre en reÂfeÂrence au baÃton qui symbolise l'autorite du chef de tribu, mais la relation eÂventuelle entre ces deux sens est incertaine). s'en alla : litt. se leva et s'en alla. Litt. Juda envoya le chevreau des cheÁvres par la main de son ami... pour prendre le gage de la main de la femme... prostitueÂe sacreÂe : litt. consacreÂe ; le terme heÂbreu (de meÃme au v. 22) vient de la meÃme racine que les mots habituellement traduits par saint , sacreÂ, consacrer etc. Outre la prostitution commune, l'Antiquite connaissait la prostitution sacreÂe, notamment dans le cadre des cultes de la fertiliteÂ. Le meÃme terme et son eÂquivalent masculin reviennent en Dt 23.18 ; 1R 14.24 ; 15.12 ; 22.47 ; 2R 23.7 ; Os 4.14 ; Jb 36.14. Selon certains, dans plusieurs de ces passages ils pourraient deÂsigner des serviteurs ou des servantes « consacreÂs », c.-aÁ-d. attacheÂs aÁ des sanctuaires (cf. les hieÂrodules de l'Antiquite grecque), sans qu'il s'agisse neÂcessairement de prostitueÂ(e)s. Ici cependant le contexte eÂvoque clairement la prostitution. Cf. Lv 21.9. de l'homme : litt. pour l'homme. Ð Regarde-les 31.32n. Cf. 1S 24.18. Ð Voir justice . Ð n'eut plus de relations... 4.1n ; Lv 18.15+. Cf. 25.24. eÂcarlate : cf. Ex 25.4n. il l'appela ou, peut-eÃtre, on l'appela ; certains mss heÂbreux, Smr, Syr et le Targum (Tg ) du pseudo-Jonathan portent elle l'appela ; de meÃme au v. 30 ; cf. v. 3n. Ð PeÂrets signifie breÁche ou eÂclatement, explosion (cf. 28.14n ; 30.30n,43n). Voir Rt 4.18-22 ; Mt 1.3-6. Ce nom se retrouve dans celui de plusieurs localiteÂs proches de JeÂrusalem (2S 5.20 ; 6.8 ; Es 28.21). ZeÂrah signifie eÂclat (allusion au fil de couleur vive, cf. Jos 2.21). Cf. Gn 36.13 ; 46.12 ; Nb 26.19-21 ; 1Ch 2.3s. $

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Le conte eÂgyptien des deux freÁres On a souvent rapproche les meÂsaventures de Joseph chez Potiphar (Gn 39) d'un texte retrouve sur un papyrus eÂgyptien de la fin du XIIIe sieÁcle av. J.-C. En voici quelques extraits : Il eÂtait une fois deux freÁres, de la meÃme meÁre et du meÃme peÁre. L'aõÃne s'appelait Anubis, le cadet Bata. Anubis avait une maison et une femme, et son freÁre cadet vivait chez lui... Il confectionnait ses veÃtements, conduisait son beÂtail aux champs, labourait et moissonnait pour lui. Il se chargeait pour lui de tous les travaux des champs. Ce cadet eÂtait vraiment un homme de valeur. Il n'y avait personne comme lui dans tout le pays. Il avait en lui la force d'un dieu. (...) Bien des jours apreÁs, alors qu'ils eÂtaient aux champs, la semence vint aÁ manquer. Alors il envoya son freÁre cadet, en lui disant : « Va nous chercher de la semence au village. » Le freÁre cadet trouva la femme de son aõÃne assise, en train de se coiffer. Il lui dit : « LeÁve-toi et donne-moi de la semence. Mon freÁre [aõÃneÂ] m'attend, ne tarde pas ! » Elle lui dit : « Va, ouvre la reÂserve et prends ce que tu veux. Ne me deÂrange pas avant que j'aie fini de me peigner ! » Le garcËon alla dans sa grange et prit une grande jarre, car il voulait emporter beaucoup de semence. (...) Alors elle lui dit : « Que tu es fort !... » Elle voulait le connaõÃtre comme on connaõÃt un homme. Elle se leva, le saisit et lui dit : « Viens passer un moment au lit avec moi ! Tu seras content, je te ferai de beaux veÃtements. » A cette proposition malhonneÃte, le garcËon fut saisi de rage, comme un leÂopard. Elle eut treÁs peur. Il lui dit : « Comment ! Tu es comme une meÁre pour moi, et ton mari est comme un peÁre pour moi ! C'est lui qui m'a eÂleveÂ, parce qu'il eÂtait plus aÃge que moi. Comment as-tu pu me parler d'un tel crime ? Ne m'en reparle plus jamais ! Je ne le dirai aÁ personne... » (...) Mais la femme du freÁre aõÃne eut peur aÁ cause de la proposition qu'elle avait faite. Elle prit de l'huile et des baumes, pour faire croire qu'elle avait eÂte cruellement battue ; elle voulait dire aÁ son mari : « C'est ton freÁre cadet qui m'a battue ! » Quand son mari rentra le soir... il trouva sa femme coucheÂe, treÁs malade... Son mari lui dit : « Qui donc est venu te voir ? » Elle lui reÂpondit : « Personne n'est venu me voir, sinon ton freÁre cadet. Quand il est venu prendre de la semence pour toi, il m'a trouveÂe assise toute seule, et il m'a dit : ``Viens passer un moment au lit avec moi ! Mets ta coiffure boucleÂe !'' VoilaÁ ce qu'il m'a dit ; mais je ne l'ai pas eÂcouteÂ. Je lui ai dit : ``Ne suis-je pas ta meÁre ? Ton freÁre aõÃne est comme un peÁre pour toi !'' Alors il a eu peur, et il m'a battue, pour que je ne te dise rien. Si tu le laisses en vie, je me tuerai ! Quand il arrivera, ne le [laisse pas parler]... » Suit une treÁs longue histoire : le freÁre aõÃne veut tuer le cadet, mais celui-ci, averti par ses vaches (!), prend la fuite. Son freÁre le poursuit. Le cadet invoque le dieu ReÃ, qui place entre lui et son poursuivant un grand fleuve plein de crocodiles. Il parvient aÁ lui dire la veÂrite et, en gage de sa bonne foi, se tranche le peÂnis et le jette aux poissons du fleuve. Il en mourra. Le freÁre aõÃneÂ, bouleverseÂ, rentre chez lui, tue sa femme et jette son cadavre aux chiens. ApreÁs bien d'autres peÂripeÂties, les dieux lui permettront de retrouver son freÁre et de le ressusciter. Celui-ci deviendra pharaon.

Joseph chez Potiphar 39 On avait amene Joseph en Egypte ; un Egyptien, Potiphar, haut fonctionnaire du pharaon, commandant des gardes, l'acheta aux IsmaeÂlites qui l'y 2 avaient amene Â. | Le SEIGNEUR fut avec Joseph ; tout lui reÂussissait ; il Âetait dans la maison de son 3 maõ Ãtre, l'Egyptien. | Son maõÃtre vit que le SEIGNEUR Âetait avec lui : tout ce qu'il entreprenait, le 4 SEIGNEUR le faisait re Âussir. | Joseph trouva graÃce aux yeux de son maõÃtre et il resta Áa son service. Son maõÃtre le nomma intendant de sa maison et lui 5 confia tout ce qui lui appartenait. | De Ás qu'il l'eut nomme intendant de sa maison et de tout ce qui lui appartenait, le SEIGNEUR beÂnit la maison de l'Egyptien, Áa cause de Joseph; la beÂneÂdiction du SEIGNEUR Âetait sur tout ce qui lui appartenait, Áa la maison

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37.36n. Ð amene : litt. fait descendre, cf. 12.10n. Dt 2.7. Ð tout lui reÂussissait... : litt. ce fut un homme de reÂussite. V. 23 ; 26.3 ; cf. 1S 18.14 ; Ps 1.3. Ð le faisait reÂussir : litt. faisait reÂussir en (ou par ) sa main. à ce ... 6.8+. Ð et il resta aÁ son service : autre traduction 4 trouva gra et il devint son auxiliaire ; meÃme verbe en 40.4 ; Ex 24.13 ; 33.11 ; Nb 3.6n (assister ) ; 1R 1.4. Ð intendant v. 5 ; 40.4n ; 41.40 ; cf. 1R 4.6n ; Est 2.9+ ; Dn 1.9+. 1

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comme aux champs. | Il abandonna Áa Joseph tout ce qui lui appartenait ; avec lui, il ne s'occupait plus de rien, sinon de sa propre nourriture. Joseph et la femme de son maõÃtre Or Joseph Âetait d'une treÁs grande beauteÂ. ApreÁs cela, la femme de son maõÃtre leva les yeux vers Joseph, en disant : Couche avec moi ! | Il refusa et dit Áa la femme de son maõÃtre : Avec moi, mon maõÃtre ne s'occupe plus de rien dans la maison, il m'a confie tout ce qui lui appartient ; | il n'y a personne de plus grand que moi dans cette maison, et il ne m'a rien interdit, sauf toi, parce que tu es sa femme. Comment pourrais-je faire un aussi grand mal, et peÂcher ainsi contre Dieu ? | Elle avait beau parler jour apreÁs jour Áa Joseph, il ne l'eÂcoutait pas ; il ne voulait pas coucher aupreÁs d'elle pour s'unir Áa

30.27. Ð Voir beÂneÂdiction . V. 4. Ð avec lui... : cf. v. 8. Ð s'occupait... de : litt. connaissait. Ð de sa propre nourriture : litt. du pain qu'il mangeait ; cf. v. 9 ; 43.32 ; voir aussi Jg 14.14n ; Pr 30.20n. 7 1S 16.12. 8 V. 12 ; Pr 5.3-7 ; 7.5-27 ; Ec 7.26 ; 1Co 6.9,13. Â cher ainsi contre Dieu 9 personne de plus grand 41.40 ; 45.8. Ð pe 2S 12.13 ; Ps 51.6. 5 6

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elle. | Un beau jour, il entra dans la maison pour faire son travail. De tous les gens de la maison, personne n'eÂtait dans la maison ; | alors elle le saisit par son veÃtement en disant : Couche avec moi ! Il abandonna son veÃtement dans sa main et s'enfuit dehors. | Lorsqu'elle vit qu'il avait abandonne son veÃtement dans sa main et qu'il s'eÂtait enfui dehors, elle appela les gens de sa maison et leur dit : Regardez, il nous a amene un HeÂbreu pour qu'il s'amuse de nous. Il est venu vers moi pour coucher avec moi ; mais j'ai crie treÁs fort. | Quand il m'a entendue Âelever la voix et crier, il a abandonne son veÃtement aupreÁs de moi et il s'est enfui dehors. Elle posa le veÃtement de Joseph aupreÁs d'elle, jusqu'aÁ ce que son maõÃtre rentre Áa la maison. | Alors elle lui dit, de la meÃme manieÁre : L'esclave heÂbreu que tu nous as amene est venu vers moi pour s'amuser de moi. | Comme je me mettais Áa crier, il a abandonne son veÃtement aupreÁs de moi et il s'est enfui dehors. | ApreÁs avoir entendu les paroles de sa femme, qui lui disait : « VoilaÁ ce que m'a fait ton esclave ! », il se mit en coleÁre. | Le maõÃtre de Á Âetaient Joseph le fit arreÃter et mettre en prison, laÁ ou enfermeÂs les prisonniers du roi ; il resta laÁ, en prison.

Joseph en prison Le SEIGNEUR fut avec Joseph et il lui accorda de la faveur. Il lui donna de la graÃce aux yeux du chef 22 de la prison. | Le chef de la prison confia Á a Joseph tous les prisonniers qui Âetaient dans la prison, et 23 tout ce qui s'y faisait passait par lui. | Le chef de la prison ne regardait rien de ce dont Joseph s'occupait, parce que le SEIGNEUR Âetait avec lui ; le SEIÂussir ses entreprises. GNEUR faisait re 40 ApreÁs cela, l'eÂchanson du roi d'Egypte et le panetier peÂcheÁrent contre leur maõÃtre, le roi 2 d'Egypte. | Le pharaon, en cole Áre contre ses deux hauts fonctionnaires, le grand Âechanson et le grand 3 panetier, | les fit mettre aux arre Ãts dans la maison du

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V. 8 ; Pr 5.8. il nous a amene : sujet sous-entendu mon mari. Ð un HeÂbreu : litt. un homme heÂbreu, voir 10.21n. Ð pour qu'il s'amuse de nous : autre traduction pour se moquer de nous ; v. 17 ; sur le verbe correspondant, cf. 21.9n ; 26.8. je me mettais aÁ crier : litt. j'ai eÂleve ma voix et j'ai crieÂ, cf. v. 15. coleÁre Pr 6.29ss. prison : l'expression heÂbraõÈque beth (= maison de) hassohar n'apparaõÃt que dans ce reÂcit. Il vient d'une racine eÂvoquant l'ideÂe de rondeur et pourrait deÂsigner une tour ou une sorte de puits (cf. 40.15n), aÁ moins qu'il ne s'agisse d'un mot eÂgyptien ou d'un nom propre. Ð Ps 105.18. Ps 106.46. Ð il lui accorda de la faveur : litt. il eÂtendit sur lui la fideÂlite (ou bienveillance, faveur ) ; on peut comprendre il lui teÂmoigna sa fideÂliteÂ, il lui accorda sa faveur, mais des formules analogues eÂvoquent ailleurs la faveur d'autoriteÂs humaines, obtenue par l'action de Dieu (Esd 7.28 ; 9.9 ; voir aussi Est 2.9,17 ; Dn 1.9). Ð donna de la graÃce aux yeux du chef 6.8+. passait par lui : litt. c'eÂtait lui qui le faisait. Cf. v. 3-6 ; Ac 7.10 ; Sagesse 10.13s : « Elle (la Sagesse) n'abandonna pas non plus le juste qui fut vendu, mais elle l'arracha au peÂche ; elle descendit avec lui dans la fosse et ne l'abandonna pas dans ses liens avant de lui avoir procure le sceptre de la royaute et l'autorite sur ceux qui eÂtaient ses maõÃtres ; par laÁ elle convainquit de mensonges ses calomniateurs et elle lui confeÂra une gloire eÂternelle. » Ð ses entreprises : litt. ce qu'il faisait. $

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 chanson / panetier : hauts fonctionnaires de la cour, chargeÂs 1 e de l'approvisionnement de la table royale et peut-eÃtre aussi de l'eÂconomie du royaume (cf. Ne 1.11n). Ð peÂcheÁrent contre : au$

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Á Joseph Âetait chef des gardes, dans la prison ou enfermeÂ. | Le chef des gardes preÂposa Joseph Áa leur service. Ils resteÁrent quelque temps aux arreÃts. Joseph interpreÁte les reÃves des hauts fonctionnaires Au cours d'une meÃme nuit, l'eÂchanson et le panetier du roi d'Egypte enfermeÂs dans la prison firent tous les deux un reÃve, chacun le sien, chaque reÃve ayant son interpreÂtation propre. | Au matin, quand Joseph vint vers eux, il vit qu'ils Âetaient de mauvaise humeur. | Alors il demanda aux hauts fonctionnaires du pharaon qui Âetaient avec lui aux arreÃts dans la maison de son maõÃtre : Pourquoi avez-vous l'air sombre aujourd'hui ? | Ils lui reÂpondirent : Nous avons fait un reÃve, et il n'y a personne pour l'interpreÂter. Joseph leur dit : N'est-ce pas Áa Dieu qu'appartiennent les interpreÂtations ? Racontez-moi, je vous prie ! Le grand Âechanson raconta Áa Joseph le reÃve qu'il avait fait ; il lui dit : Dans mon reÃve, il y avait un cep de vigne devant moi. | Ce cep avait trois sarments. Il a bourgeonneÂ, ses fleurs ont pousseÂ, et ses grappes Ãrs. | La coupe du pharaon ont donne des raisins mu Âetait dans ma main. J'ai pris les raisins, je les ai presseÂs dans la coupe du pharaon, et j'ai mis la coupe dans la main du pharaon. | Joseph lui dit : Voici l'interpreÂtation : les trois sarments sont trois jours. | Encore trois jours, et le pharaon ÂeleÁvera ta teÃte et te reÂtablira dans ta charge ; tu mettras la coupe du pharaon dans sa main, comme tu le faisais d'habitude, lorsque tu Âetais son Âechanson. | Seulement, quand tout ira bien pour toi, souviens-toi de moi et agis avec fideÂlite envers moi, je t'en prie ; Âevoque mon cas aupreÁs du pharaon et fais-moi sortir de cette maison. | Car j'ai Âete enleve du pays des HeÂbreux, et je n'ai rien fait ici pour qu'on me mette au cachot. Le grand panetier, voyant que c'eÂtait une interpreÂtation favorable, dit Áa Joseph : Dans mon reÃve Áa

tre traduction manqueÁrent aÁ leurs devoirs envers ; cf. 41.9ns. Cf. Pr 16.14 ; 19.12. Ð hauts fonctionnaires 37.36n. chef des gardes v. 7 ; 37.36n. Ð prison 39.20n. preÂposa Joseph aÁ leur service : autres traductions leur adjoignit Joseph comme leur auxiliaire ; les confia aÁ la surveillance de Joseph, qui les servait ; le verbe heÂbreu correspondant aÁ preÂposer, qui signifie aussi visiter, inspecter, a eÂte traduit par nommer intendant en 39.4n ; voir aussi 41.34. 37.5+ ; 41.11. qu'ils eÂtaient de mauvaise humeur : autres traductions qu'ils eÂtaient irriteÂs ; qu'ils eÂtaient contrarieÂs ; qu'ils avaient mauvaise mine (Pr 19.3n ; Dn 1.10). Cf. Ne 2.2. Ð dans la maison de son maõÃtre : cf. 37.36n. Ð l'air sombre : litt. la face mauvaise. 41.15s ; Dn 2.11,18,28 ; Mt 10.20 ; 2Co 3.5. Ð aÁ Dieu : autre traduction aux dieux, cf. 1.1n. Cf. Ne 2.1. eÂleÁvera ta teÃte : prise en bonne part, cette expression peut signifier honorer ou gracier (cf. v. 20s ; 4.7n ; 2R 25.27n// ; voir aussi Za 2.4 ; Jb 10.15) ; mais elle peut aussi eÃtre prise en mauvaise part, cf. v. 19n. V. 23 ; 41.9-13. Ð souviens-toi et eÂvoque mon cas traduisent le meÃme verbe heÂbreu, aÁ deux formes diffeÂrentes ; cf. 41.9. enleve : litt. vole ; le verbe heÂbreu est aÁ une forme intensive qui peut suggeÂrer l'ideÂe de violence. Cf. 37.28n ; Dn 1.3ss. Ð cachot : le meÃme mot heÂbreu (eÂgalement en 41.14) a eÂte traduit par citerne en 37.22,29. Cf. 39.20n. de pain blanc ou de gaÃteaux ; on heÂsite sur le sens exact du mot heÂbreu ainsi rendu. Certains traduisent (corbeilles) tresseÂes, (corbeilles) de vannerie.


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moi, il y avait trois corbeilles de pain blanc sur ma teÃte. | Dans la corbeille la plus ÂeleveÂe il y avait toutes sortes de pains et de gaÃteaux pour le pharaon. Les oiseaux venaient manger dans la corbeille au-dessus de ma teÃte. | Joseph reÂpondit : Voici l'interpreÂtation : les trois corbeilles sont trois jours. | Encore trois jours, et le pharaon ÂeleÁvera ta teÃte au-dessus de toi ; il te fera pendre Áa un bois, et les oiseaux mangeront ta chair. Le troisieÁme jour, c'eÂtait l'anniversaire de la naissance du pharaon. Il donna un banquet pour tous les gens de sa cour, et il Âeleva la teÃte du grand Âechanson et la teÃte du grand panetier au milieu des gens de sa cour : | il reÂtablit le grand Âechanson dans sa fonction ; celui-ci mit la coupe dans la main du pharaon. | Quant au grand panetier, il le fit pendre, selon l'interpreÂtation que Joseph leur avait donneÂe. | Mais le grand Âechanson ne se souvint pas de Joseph. Il l'oublia.

Les reÃves du pharaon Au bout de deux ans, le pharaon fit un reÃve : il se 41 2 tenait pre Ás du Nil. | Sept vaches belles et grasses monteÁrent du Nil et se mirent Áa paõÃtre dans les 3 mare Âcages. | Puis sept autres vaches, vilaines et maigres, monteÁrent du Nil derrieÁre elles et se tin4 rent Á a leurs coÃteÂs, au bord du Nil. | Les vaches vilaines et maigres mangeÁrent les sept vaches belles 5 et grasses. La Á-dessus, le pharaon se reÂveilla. | Il se rendormit et fit un deuxieÁme reÃve : sept Âepis mon6 taient sur une me Ãme tige, gras et beaux. | Puis sept Âepis maigres et bru ÃleÂs par le vent d'est pousseÁrent 7 derrie Áre eux. | Les Âepis maigres engloutirent les sept Âepis gras et pleins. LaÁ-dessus, le pharaon se reÂveilla : c'eÂtait un reÃve. 8 Au matin, le pharaon Âetait trouble ; il fit appeler tous les mages et tous les sages de l'Egypte et il leur raconta ses reÃves, mais personne ne put les lui 9 interpre Âter. | Alors le grand Âechanson dit au pharaon : Je vais Âevoquer aujourd'hui le souvenir de 10 mes pe ÂcheÂs. | Le pharaon Âetait en coleÁre contre nous, ses serviteurs ; il nous avait fait mettre aux arreÃts dans la maison du chef des gardes, moi et le 11 grand panetier. | Au cours d'une me Ãme nuit, moi et lui, nous avons fait chacun un reÃve ayant son in12 terpre Âtation propre. | Il y avait laÁ avec nous un jeune HeÂbreu, serviteur du chef des gardes. Nous lui avons raconte nos reÃves et il nous les a interpreÂteÂs ; toutes sortes de pains... : litt. de toute la nourriture de Pharaon úuvre de panetier. eÂleÁvera v. 13n. Ð aÁ un bois ou aÁ un arbre. On comprend geÂneÂralement que le grand panetier doit eÃtre pendu ou empale ; certains comprennent qu'il doit eÃtre deÂcapiteÂ, son corps eÂtant ensuite expose sur le bois. Cf. v. 22 ; voir aussi Dt 21.22 ; 2S 4.12 ; 21.9-14. Ð mangeront ta chair : litt. mangeront la chair de dessus toi. 20 La ceÂleÂbration de l'anniversaire de la naissance du pharaon n'est attesteÂe en Egypte qu'aÁ l'eÂpoque helleÂnistique, mais l'expression pourrait aussi deÂsigner l'anniversaire du couronnement. Lors de certaines feÃtes aÁ la cour d'Egypte, les hauts fonctionnaires remettaient leurs insignes au pharaon qui les leur rendait s'il les maintenait dans leurs charges. Cf. Mc 6.21ss. 21 V. 13 ; 41.13. 23 V. 14 ; Ec 9.15s ; Lm 3.25-27 ; Est 6.3.

RepreÂsentation d'un grand preÃtre de TheÁbes en scribe, coiffe du babouin qui symbolise le dieu Thot, patron des scribes et de la sagesse, comme la source de son inspiration. L'image atteste le prix que les plus hauts dignitaires de l'Egypte attachaient aÁ la sagesse (cf. Gn 41.37ss). 13

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reÃve 37.5+. Ð Nil : autre traduction fleuve ; autre mot heÂbreu qu'en 31.21n ; 36.37n. belles et grasses : litt. belles d'aspect (expression freÂquente, p. ex. 12.11) et grasses de chair . Ð monteÁrent du Nil : ce sont les

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Áa chacun il a interpreÂte son reÃve. | Tout est arrive exactement selon l'interpreÂtation qu'il nous avait donneÂe : il m'a reÂtabli dans ma charge et il a fait pendre l'autre. Joseph interpreÁte les reÃves du pharaon Alors le pharaon fit appeler Joseph. On le fit sortir du cachot en toute haÃte. Il se rasa, changea de veÃtements et se rendit aupreÁs du pharaon. | Le crues du Nil qui faisaient la prospeÂrite de l'Egypte. La deÂesse Hathor eÂtait repreÂsenteÂe comme une vache sortant des fourreÂs du Nil pour reÂpandre la fertilite sur les terres. Ð dans les mareÂcages : autre traduction dans les roseaux ; le meÃme terme est traduit par papyrus (?) en Jb 8.11. vilaines et maigres : litt. mauvaises d'aspect et maigres de chair. Le vent d'est est celui qui apporte la seÂcheresse en IsraeÈl. eÂtait trouble : litt. avait l'esprit (le meÃme terme est traduit par souffle au v. 38) troubleÂ, cf. Dn 2.1. Ð mages / sages Ex 7.11,22 ; Dn 2.2,27 ; 5.7. Ð ses reÃves : litt. son reÃve ; cf. v. 25s. grand eÂchanson 40.1-14. Ð mes peÂcheÂs : autre traduction mes manquements, cf. 40.1n. nous, ses serviteurs : autre traduction les gens de sa cour ; cf. v. 12 ; 20.8n. Ð il nous avait fait mettre aux arreÃts... 40.2ss. 40.5. 39.1,14. Ð serviteur ou esclave. il m'a reÂtabli... : le sujet n'est pas preÂcise ; il pourrait s'agir du pharaon ou de Joseph, dont l'interpreÂtation serait consideÂreÂe comme cause des eÂveÂnements. cachot 40.15n. Ð 1S 2.8 ; Ps 105.20s ; Pr 16.13 ; Dn 2.25 ; Ac 7.10. $


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pharaon dit Áa Joseph : J'ai fait un reÃve. Personne ne sait l'interpreÂter, mais j'ai appris qu'il te suffit d'entendre un reÃve pour l'interpreÂter. | Joseph reÂpondit au pharaon : Ce n'est pas moi ! C'est Dieu qui donnera une reÂponse favorable au pharaon ! Le pharaon dit alors Áa Joseph : Dans mon reÃve, je me tenais au bord du Nil. | Sept vaches grasses et de belle apparence sont monteÂes du Nil et se sont mises Áa paõÃtre dans les mareÂcages. | Puis sept autres vaches sont monteÂes derrieÁre elles, maigres, d'apparence fort vilaine, efflanqueÂes : je n'en ai jamais vu d'aussi vilaines dans toute l'Egypte. | Les vaches efflanqueÂes et vilaines ont mange les sept premieÁres vaches, celles qui Âetaient grasses. | Celles-ci sont entreÂes dans leur panse, sans qu'on puisse savoir qu'elles y Âetaient entreÂes : elles Âetaient aussi vilaines qu'auparavant. LaÁ-dessus, je me suis reÂveilleÂ. J'ai encore vu ceci en reÃve : sept Âepis montaient sur une meÃme tige, pleins et beaux. | Puis sept Âepis ÃleÂs par le vent d'est, ont racornis, maigres, bru pousse derrieÁre eux. | Les Âepis maigres ont englouti les sept beaux Âepis. Je l'ai dit aux mages, mais personne n'a su me l'expliquer. Joseph dit au pharaon : Le reÃve du pharaon ne fait qu'un ; Dieu indique au pharaon ce qu'il va faire. | Les sept belles vaches sont sept anneÂes, les sept beaux Âepis sont sept anneÂes : c'est le meÃme reÃve. | Les sept vaches efflanqueÂes et vilaines qui montaient derrieÁre les premieÁres sont sept anneÂes ; ÃleÂs par le vent d'est, seront et les sept Âepis vides, bru sept anneÂes de famine. | Ainsi, comme je viens de le dire au pharaon, Dieu a montre au pharaon ce qu'il va faire. | Sept anneÂes de grande abondance arrivent pour toute l'Egypte. | Sept anneÂes de famine les suivront, et on oubliera en Egypte toute cette abondance : la famine reÂduira le pays Áa rien. | On ne verra plus aucune trace de l'abondance dans le pays, tant la famine qui la suivra sera seÂveÁre. | Si le reÃve s'est reÂpeÂte au pharaon, par deux fois, c'est que la chose est arreÃteÂe de la part de Dieu et que Dieu va se haÃter de la faire. | Maintenant, que le pharaon trouve un homme intelligent et sage, et qu'il le nomme intendant de l'Egypte. | Que le pharaon Ce n'est pas moi... : Smr, LXX sans Dieu (ou sans les dieux) il n'y aura pas de reÂponse... Ð qui donnera... : litt. qui reÂpondra la paix (ou le bien-eÃtre, la prospeÂriteÂ) de Pharaon ; autre traduction qui reÂpondra pour la paix du pharaon. Cf. 40.8+. vilaines v. 2ss. Plusieurs versions anciennes semblent avoir lu, au deÂbut du v., puis je me suis rendormi. Es 43.9,12 ; 44.7 ; Am 3.7 ; Dn 2.28 ; Mc 13.23. vides : certaines versions anciennes ont lu maigres. Ð sept anneÂes de famine : cf. 2R 8.1. Le texte exploite peut-eÃtre l'assonance entre le chiffre heÂbreu correspondant aÁ Sept (sheÂva`) et le mot traduit par abondance (sava`) ici et dans les v. suivants (voir aussi v. 47n). Es 46.10. Ð va se haÃter : litt. se haÃte. trouve : litt. voie. Ð intelligent / sage : cf. v. 38 ; Ex 31.1-3 ; 35.30s ; Dt 1.13 ; 1R 3.12 ; 7.13s ; Es 11.2 ; Ac 6.3. Cf. v. 48 ; 47.24. Ð nomme des inspecteurs : en heÂbreu, le verbe et son compleÂment sont apparenteÂs (cf. 40.4n). Ð cinquieÁme : les Egyptiens utilisaient un systeÁme deÂcimal, contrairement au systeÁme sexageÂsimal en vigueur en Asie, d'ouÁ peut-eÃtre la freÂquence du chiffre cinq dans le reÂcit (43.34 ; 45.6,11 ; 47.2,24,26 ; cf. Lv 26.8 ; 1S 17.40 ; 2R 7.13 ; Es 19.18). Ð des reÂcoltes : sous-entendu dans le texte ; on pourrait aussi traduire un cinquieÁme de l'Egypte. Cf. 47.13-26. l'autorite : litt. la main. deÂcime : litt. retrancheÂ. le souffle (ou l'Esprit ) de Dieu (ou des dieux, 1.1n) : cf. Ex 31.3 ;

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agisse et qu'il nomme des inspecteurs dans le pays, pour preÂlever un cinquieÁme des reÂcoltes de l'Egypte pendant les sept anneÂes d'abondance. Qu'ils rassemblent tous les vivres de ces bonnes anneÂes qui arrivent ; qu'ils fassent, sous l'autorite du pharaon, des reÂserves de ble et de vivres dans les villes, et qu'ils en aient la garde. | Ces vivres seront Ãt pour le pays, en vue des sept anneÂes de en deÂpo famine qu'il y aura en Egypte, afin que le pays ne soit pas deÂcime par la famine. Joseph devient ministre du pharaon Cette parole plut au pharaon et Áa tous les gens de sa cour ; | le pharaon dit aux gens de sa cour : Pourrions-nous trouver un autre homme comme celui-ci, qui a en lui le souffle de Dieu ? | Le pharaon dit Áa Joseph : Puisque Dieu t'a fait connaõÃtre tout cela, il n'y a personne qui soit aussi intelligent et aussi sage que toi. | C'est toi qui seras intendant de ma maison, et tout mon peuple deÂpendra de tes Ãne que je serai plus ordres. C'est seulement par le tro grand que toi. | Le pharaon dit Áa Joseph : Regarde, je te nomme intendant de toute l'Egypte. | Le pharaon retira de son doigt la bague Áa cachet et la mit au doigt de Joseph ; il le fit reveÃtir d'habits de fin lin et lui mit un collier d'or au cou. | Il le fit monter sur le second de ses chars ; on criait devant lui : Abrek ! C'est ainsi que le pharaon le nomma intendant de toute l'Egypte. | Le pharaon dit encore Áa Joseph : Je suis le pharaon ! Sans ta permission personne ne leÁvera la main ni le pied dans toute l'Egypte. | Le pharaon appela Joseph du nom de Tsaphnath-PaneÂah. Il lui donna pour femme AseÂneth, fille de Poti-PheÂra, preÃtre d'On. Alors Joseph put circuler en Egypte. | Joseph avait trente ans lorsqu'il se preÂsenta devant le pharaon, le roi d'Egypte ; il se retira de devant le pharaon et parcourut toute l'Egypte. Pendant les sept anneÂes d'abondance, le pays travailla Áa plein. | Joseph rassembla tous les vivres de ces sept anneÂes en Egypte ; il placËa les vivres dans les villes, Áa l'inteÂrieur de chaque ville les 1S 10.6 ; 11.6 ; 16.13 ; Dn 4.5s,15 ; 5.11-14. Cf. Pr 22.29. Ð seras intendant de ou auras autorite sur : cf. Es 22.15n ; 36.3. Ð deÂpendra de tes ordres : litt. et tout mon peuple embrassera sur ta bouche, ce qui peut aussi signifier : t'honorera, te sera reconnaissant, ou bien : se pourvoira par ta bouche, c.-aÁ-d. par tes ordres. 39.4. bague aÁ cachet : Joseph pourra sceller ses deÂcisions du sceau pharaonique. Cf. Est 3.10 ; 8.2,15 ; Dn 5.7,29. Cf. Est 5.6-11. Ð le second de ses chars : litt. le second char qui (eÂtait) aÁ lui ; expression analogue en 2Ch 35.24. Ð Abrek est sans doute un mot eÂgyptien (peut-eÃtre : Attention !). Il ressemble au mot heÂbreu beÂreÂk, qui signifie genou, d'ouÁ la traduction freÂquente : aÁ genoux ! On l'a eÂgalement rapproche d'un mot seÂmitique qui signifie intendant (cf. Jr 46.15n). Tsaphnath-PaneÂah : ce nom eÂgyptien dont on ignore la signification exacte (salut du monde, soutien de la vie, chef des scribes ?) est souvent interpreÂte d'apreÁs l'heÂbreu : il deÂcouvre les choses cacheÂes. Ð AseÂneth ([Appartenant] aÁ [la deÂesse] Neith ; voir aussi v. 50 ; 46.20) est la fille du preÃtre du sanctuaire d'HeÂliopolis (= On, cf. Ex 1.11n), aÁ 10 km au nord du Caire. Le nom de Poti-PheÂra rappelle celui de Potiphar (37.36 ; 39.1). Ð put circuler en Egypte : traduction incertaine, litt. sortit sur l'Egypte ; on pourrait aussi comprendre commencËa aÁ prendre autorite sur l'Egypte ; cf. v. 46. le pays travailla : on pourrait aussi traduire la terre produisit ; litt. la terre fit l'abondance (comme aux v. 29ss) par poigneÂes. $

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vivres de la campagne environnante. | Joseph amassa du ble comme le sable de la mer ; la quantite en Âetait si consideÂrable qu'on cessa de compter, parce que c'eÂtait impossible. Avant la premieÁre anneÂe de famine, deux fils naquirent de Joseph, ceux que lui donna AseÂneth, fille de Poti-PheÂra, preÃtre d'On. | Joseph appela le premier-ne du nom de Manasse (« Oubli ») Ð car, dit-il, Dieu m'a fait oublier toute ma peine et toute la maison de mon peÁre. | Il appela le second du nom d'EphraõÈm (« FeÂcondite ») Ð car, dit-il, Dieu m'a rendu feÂcond au pays de mon affliction. Les sept anneÂes d'abondance qu'il y avait eu en Egypte s'acheveÁrent, | et les sept anneÂes de famine commenceÁrent Áa arriver, comme Joseph l'avait dit. Il y avait la famine dans tous les pays ; mais dans toute l'Egypte, il y avait du pain. | Quand toute l'Egypte aussi fut affameÂe, le peuple cria vers le pharaon pour avoir du pain. Le pharaon dit Áa toute l'Egypte : Allez voir Joseph et faites ce qu'il vous dira. | La famine seÂvissait dans tout le pays. Joseph ouvrit toutes les reÂserves et vendit du grain Áa l'Egypte. La famine Âetait forte en Egypte. | De toute la terre on venait en Egypte pour acheter du grain aupreÁs de Joseph ; car la famine Âetait forte sur toute la terre.

Jacob envoie ses fils en Egypte Jacob vit qu'il y avait du grain en Egypte. Alors 42 Jacob dit Áa ses fils : Pourquoi restez-vous laÁ Áa vous 2 regarder les uns les autres ? | Il dit : J'apprends qu'il y a du grain en Egypte ; descendez-y et acheteznous-en laÁ-bas ; ainsi nous resterons en vie, nous ne 3 mourrons pas. | Dix des fre Áres de Joseph descendi4 rent acheter du ble  en Egypte. | Quant Áa Benjamin, freÁre de Joseph, Jacob ne l'envoya pas avec eux, de 5 peur, disait-il, qu'il ne lui arrive un accident. | Les fils d'IsraeÈl vinrent pour acheter du grain, au milieu de tous ceux qui venaient dans cette intention ; car c'eÂtait la famine en Canaan. 6

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Joseph traite durement ses freÁres Joseph Âetait donc le gouverneur du pays ; c'est lui qui faisait vendre du grain Áa tout le peuple du pays. parce que c'eÂtait impossible : litt. parce qu'il n'y a(vait) pas de compte (ou de nombre). V. 45 ; voir 48.5. Ð la premieÁre anneÂe de famine : litt. l'anneÂe de la famine. Le nom de Manasse (heÂbreu MenasheÂ) est rapproche de l'expression m'a fait oublier (heÂbreu nashani ), que certains traduisent m'a creÂdite de ; meÃme verbe en Es 44.21 ; Jb 11.6 ; 39.17n ; Lm 3.17. Ð dit-il : sous-entendu dans le texte, de meÃme au v. 52. Ð la maison de mon peÁre : autre traduction ma famille. Le nom d'EphraõÈm est rapproche de l'expression m'a rendu feÂcond (heÂbreu hiphrani ) ; voir Os 9.16n. Ð mon affliction ou mon humiliation, mon oppression (cf. 15.13n). du pain : cf. 37.25n. Cf. Jn 2.5. Ð toute l'Egypte : autre traduction tous les Egyptiens. vendit du grain : le meÃme verbe est rendu par acheter du grain au v. 57. Ð aÁ l'Egypte : autre traduction aux Egyptiens. Ð Cf. 47.13-26. acheter v. 56n. Ð toute la terre ou tous les pays. Le meÃme mot heÂbreu peut eÃtre rendu soit par terre soit par pays (v. 47n ; 13.6n). Cf. Ps 105.16 ; Ac 7.11. Cf. 12.10n ; Ac 7.12. V. 38n ; 43.4n. fils d'IsraeÈl : dans d'autres contextes la meÃme formule est traduite par IsraeÂlites ; cf. 32.29n.

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Les freÁres de Joseph arriveÁrent et se prosterneÁrent devant lui, face contre terre. | Joseph vit ses freÁres. Il les reconnut, mais il se comporta Áa leur Âegard Á comme un inconnu ; il leur dit avec durete : D'ou venez-vous ? Ils reÂpondirent : De Canaan, pour acheter des vivres. | Joseph reconnut ses freÁres, mais eux ne le reconnurent pas. | Joseph se souvint des reÃves qu'il avait faits Áa leur sujet ; il leur dit : Vous Ãetes des espions ; c'est pour repeÂrer les points faibles du pays que vous Ãetes venus ! | Ils lui reÂpondirent : Non, mon seigneur, nous sommes venus acheter des vivres. | Nous sommes tous fils d'un meÃme homme ; nous sommes sinceÁres ! Nous sommes tes serviteurs, nous ne sommes pas des espions ! | Il leur dit : C'est faux ! C'est pour repeÂrer les points faibles du pays que vous Ãetes venus ! | Ils reÂpondirent : Nous sommes douze freÁres, fils d'un meÃme homme en Canaan ; le plus petit est avec notre peÁre aujourd'hui, et il y en a un qui n'est plus. | Joseph reprit : Je vous l'ai dit : vous Ãetes des espions ! | Voici l'eÂpreuve que vous subirez : par la vie du pharaon, vous ne sortirez pas d'ici tant que votre petit freÁre ne sera pas venu. | Envoyez l'un de vous chercher votre freÁre ; vous autres, vous irez en prison. On mettra ainsi vos paroles Áa l'eÂpreuve, pour savoir si vous dites la veÂrite ; sinon, par la vie du pharaon, c'est que vous Ãetes des espions ! | Et il les fit mettre ensemble aux arreÃts pendant trois jours. Le troisieÁme jour, Joseph leur dit : Faites ceci, et vous vivrez. Je crains Dieu ! | Si vous Ãetes sinceÁres, que l'un de vos freÁres reste prisonnier dans la maison d'arreÃt ; vous autres, partez, emportez du grain pour vos maisons, Áa cause de la famine, | et ramenez-moi votre petit freÁre ; ainsi vos paroles seront confirmeÂes et vous ne mourrez pas. Ils s'exeÂcuteÁrent, | tout en se disant l'un Áa l'autre : Vraiment, nous avons eu tort en ce qui concerne notre freÁre ; car nous avons vu sa deÂtresse quand il nous suppliait, et nous ne l'avons pas ÂecouteÂ. C'est pour cela que cette deÂtresse est venue sur nous. Ruben leur dit : Ne vous ai-je pas dit : « Ne peÂchez pas contre cet enfant ! » Mais vous n'avez pas ÂecouteÂ. Maintenant son sang nous est reÂclameÂ. | Ils ne sagouverneur 41.55ss. Ð se prosterneÁrent 37.7,9s ; 43.26,28. Ce sont deux formes du meÃme verbe heÂbreu qui sont traduites par reconnut et par se comporta... comme un inconnu. reÃves 37.5-11. Ð espions : le mot heÂbreu vient d'un verbe signifiant marcher cËaÁ et laÁ et deÂrive du mot habituellement traduit par pied. Ð repeÂrer les points faibles : litt. voir la nuditeÂ, comme en 9.22. Les pharaons s'eÂtaient proteÂgeÂs des invasions par un dispositif de fortifications (16.7n ; voir « L'Egypte et les Egyptiens », p. 90). V. 9n. V. 4 ; 37.28-35 ; 44.28. par la vie du pharaon : cette formule de serment rappelle celle par laquelle les HeÂbreux invoquaient la divinite (cf. Jg 8.19 ; 1R 17.1 ; Jr 4.2 ; Os 4.15) ; en Egypte, le pharaon eÂtait diviniseÂ. pour savoir... : litt. la veÂrite est-elle avec vous ou non ? Cf. 40.3s. Je crains Dieu (ou les dieux, cf. 1.1n) 20.11 ; Pr 15.33. emportez : le meÃme verbe est traduit par ramener au v. 20. 37.18-27 ; Nb 32.23 ; Pr 12.14 ; 21.13. Ð Vraiment 17.19n. Ð nous avons eu tort ou nous nous sommes rendus coupables, ou encore nous avons fait du tort (aÁ notre freÁre). Ð quand il nous suppliait ou quand il nous demandait graÃce . Ruben 37.21s. Ð Voir peÂche . Ð son sang nous est reÂclame (litt. est rechercheÂ) 9.5 ; cf. 4.10+ ; 37.26. $

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vaient pas que Joseph comprenait, car il y avait entre eux un interpreÁte. | Il s'eÂloigna d'eux pour pleurer. Puis il revint leur parler ; il prit parmi eux SimeÂon et le fit mettre en prison sous leurs yeux.

chagrin que vous feriez descendre mes cheveux blancs au seÂjour des morts !

Benjamin part en Egypte avec ses freÁres Les fils de Jacob  43 La famine etait seÂveÁre dans le pays. | Quand ils retournent en Canaan eurent acheve le grain qu'ils avaient apporte d'Egypte, leur peÁre leur dit : Retournez nous acheJoseph ordonna qu'on remplisse de ble leurs 3 ter un peu de vivres. | Juda lui re Âpondit : Cet reÂcipients, qu'on remette l'argent de chacun dans homme nous a avertis : « Vous ne paraõÃtrez pas son sac et qu'on leur donne des provisions pour la en ma preÂsence si votre freÁre n'est pas avec route. C'est laÁ ce qu'il fit pour eux. | Ils chargeÁrent 4 vous. » | Si donc tu veux bien laisser partir notre leur grain sur leurs Ãanes et s'en alleÁrent. | Au campement, l'un d'eux ouvrit son sac pour donner du freÁre avec nous, nous descendrons t'acheter des 5 vivres. | Mais si tu ne veux pas le laisser partir, fourrage Áa son Ãane et il vit son argent Áa l'ouverture nous ne descendrons pas, car cet homme nous a de sa besace. | Il dit Áa ses freÁres : Mon argent m'a Âete rendu ; il est encore dans ma besace ! Alors le cúur dit : « Vous ne paraõÃtrez pas en ma preÂsence, Áa 6 moins que votre fre Áre ne soit avec vous. » | IsraeÈl leur manqua ; ils se mirent Áa trembler et se dirent les uns aux autres : Qu'est-ce que Dieu nous a fait dit alors : Pourquoi avez-vous mal agi Áa mon Âegard, laÁ ? en disant Áa cet homme que vous aviez encore un 7 fre Áre ? | Ils reÂpondirent : C'est lui qui nous a interIls arriveÁrent chez Jacob, leur peÁre, en Canaan, et rogeÂs sur nous-meÃmes et sur nos origines, en diils lui raconteÁrent tout ce qui leur Âetait arriveÂ. Ils sant : « Votre peÁre est-il encore en vie ? Avez-vous dirent : | L'homme qui est le maõÃtre du pays nous a parle avec durete ; il nous a accuseÂs d'espionner le un autre freÁre ? » Nous avons reÂpondu Áa ses quespays. | Nous lui avons dit : « Nous sommes sinceÁtions. Pouvions-nous savoir qu'il dirait : « Amenez res ! Nous ne sommes pas des espions ! | Nous votre freÁre ! » 8 sommes douze freÁres, douze fils de notre peÁre ; Juda dit Áa IsraeÈl, son peÁre : Laisse partir le garcËon l'un n'est plus et le plus petit est aujourd'hui avec avec moi ; nous irons, et nous resterons en vie ; notre peÁre en Canaan. » | Alors l'homme qui est le ainsi nous ne mourrons pas, nous, toi et toutes 9 nos familles. | C'est moi qui me porte garant de maõÃtre du pays nous a dit : « Voici comment je lui ; c'est Áa moi que tu le reÂclameras. Si je ne te le saurai si vous Ãetes sinceÁres. Laissez aupreÁs de rameÁne pas, si je ne te le rends pas, je serai toujours moi l'un de vos freÁres, prenez ce qu'il faut pour vos maisons, Áa cause de la famine. Allez, | et rame- 10 coupable d'un peÂche envers toi. | D'ailleurs, si nous nez-moi votre petit freÁre. Je saurai ainsi que vous n'avions pas tardeÂ, nous aurions deÂjaÁ eu deux fois le n'eÃtes pas des espions et que vous Ãetes sinceÁres ; je temps d'eÃtre de retour. vous rendrai votre freÁre, et vous pourrez faire du 11 IsraeÈl, leur peÁre, leur dit : Puisqu'il en est ainsi, commerce dans le pays. » faites donc ceci : prenez dans vos reÂcipients des Lorsqu'ils videÁrent leurs sacs, chacun trouva sa speÂcialiteÂs du pays et apportez-les en preÂsent Áa bourse d'argent dans son sac. Ils virent, eux et leur cet homme Ð un peu de baume, un peu de miel, peÁre, leurs bourses d'argent, et ils eurent peur. des aromates, du ladanum, des pistaches et des Jacob, leur peÁre, leur dit : A cause de vous, je vais 12 amandes. | Prenez avec vous le double de la somme d'argent neÂcessaire ; rapportez l'argent qu'on avait perdre tous mes enfants ! Joseph n'est plus, SimeÂon remis Áa l'ouverture de vos besaces ; c'eÂtait peut-eÃtre n'est plus, et vous prendriez Benjamin ! C'est sur moi que tout cela retombe ! | Ruben dit Áa son peÁre : 13 par inadvertance. | Prenez votre freÁre et retournez Tu mettras Áa mort mes deux fils, si je ne te le 14 vers cet homme. | Que le Dieu-Puissant vous accorde la compassion de cet homme, et qu'il rameÁne pas ! Confie-le-moi, et je te le rameÁnerai. | Il reÂpondit : Mon fils ne descendra pas avec vous ; laisse revenir avec vous votre freÁre et Benjamin ! car son freÁre est mort, et il reste seul ; s'il lui arrivait Quant Áa moi, si je dois perdre mes enfants, je les un accident au cours de votre voyage, c'est dans le perdrai ! pleurer 43.30 ; 45.2,14s ; 46.29 ; 50.17. Ð SimeÂon 29.33 ; 34.25. 44.1. Ð ce qu'il fit : d'apreÁs certaines versions anciennes il faudrait lire ce qu'ils firent ou ce qu'on fit. le cúur leur manqua : litt. leur cúur sortit. le maõÃtre : autre traduction le seigneur. Cf. 43.9 ; 44.32ss. Joseph, que Jacob croit mort (37.33-35+), et Benjamin, qu'on lui reÂclame, sont les deux seuls fils que Jacob a eus de son eÂpouse preÂfeÂreÂe, Rachel (29.18,20 ; 30.24 ; 35.16-18,24 ; 37.3 ; 43.29 ; 44.27). Ð Voir seÂjour des morts.

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41.57. V. 5 ; 42.15-20 ; 44.23. Ð Vous ne paraõÃtrez pas en ma preÂsence : litt. vous ne verrez pas ma face, 32.21n ; voir aussi 31.2n. laisser partir : autre traduction envoyer, de meÃme au v. 5 (cf. 37.13s ; 42.4). V. 3. origines 11.28n. Ð Amenez : litt. faites descendre. 42.2. Ð toutes nos familles : autre traduction et nos enfants ; cf. 34.29n.

42.37+. Ð c'est aÁ moi... : litt. tu le rechercheras de ma main. Ð si je ne te le rends pas : litt. si je ne le place pas devant ta face ; la meÃme formule est traduite par preÂsenter en 47.2. Ð je serai... : litt. j'aurai peÂche envers toi tous les jours (meÃme formule en 44.32). nous aurions deÂjaÁ eu... : on pourrait aussi comprendre nous serions deÂjaÁ de retour pour la seconde fois (c.-aÁ-d. du deuxieÁme voyage en Egypte). V. 25 ; 37.25n ; Pr 18.16 ; 17.8. Ð Le mot traduit ici par speÂcialiteÂs pourrait signifier chant ou psaume (l'expression deÂsignerait alors ce qu'on chante ou ce qu'on ceÂleÁbre, c.-aÁ-d. ce qui fait la renommeÂe du pays) ou plus probablement puissance (il s'agirait alors des ressources qui font la puissance du pays). Cf. Ex 15.2n. le double... : on pourrait aussi comprendre une seconde fois la meÃme somme d'argent ; cf. v. 22 ; 42.25,28,35. retournez : litt. levez-vous et retournez. le Dieu-Puissant : heÂbreu 'El-ShaddaõÈ (17.1n). Ð vous accorde... : litt. vous donne compassion devant l'homme ; cf. 1R 8.50 ; Ne 1.11. Ð votre freÁre, c.-aÁ-d. SimeÂon, v. 23 ; 42.24. Ð perdre mes enfants 42.36.

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Joseph donne un banquet pour ses freÁres Ils prirent le preÂsent ; ils prirent avec eux le double de la somme d'argent neÂcessaire, ainsi que Benjamin. Ils descendirent en Egypte et se preÂsenteÁrent devant Joseph. | Quand Joseph vit Benjamin avec eux, il dit Áa l'intendant de sa maison : EmmeÁne ces hommes Áa la maison, tue les beÃtes et preÂpare-les ; car ces hommes mangeront avec moi Áa midi. L'homme fit ce que Joseph avait dit ; il les emmena chez Joseph. | Lorsqu'on les emmena chez Joseph, ils eurent peur ; ils dirent : S'ils nous emmeÁnent, c'est Áa cause de l'argent qui a Âete remis la premieÁre fois dans nos besaces ; ils vont se preÂcipiter, se jeter sur nous, et nous prendre comme esclaves, avec nos Ãanes ! | Ils s'approcheÁrent de l'intendant de la maison de Joseph pour lui parler, Áa l'entreÂe de la maison. | Ils dirent : Pardon, mon seigneur, mais nous sommes deÂjaÁ descendus une premieÁre fois pour acheter des vivres. | Puis, lorsque nous sommes arriveÂs au campement et que nous avons ouvert nos besaces, chacun a retrouve son argent Áa l'ouverture de sa besace, exactement le poids de notre argent. Nous le rapportons avec nous. | Nous avons apporte avec nous de l'argent en plus pour acheter des vivres. Nous ne savons pas qui avait remis notre argent dans nos besaces. Il reÂpondit : Soyez tranquilles, n'ayez pas peur ! C'est votre Dieu, le Dieu de votre peÁre, qui a mis un treÂsor dans vos besaces. Votre argent m'est bien parvenu. Et il fit sortir SimeÂon vers eux. L'homme les fit entrer chez Joseph ; il leur donna de l'eau, et ils se laveÁrent les pieds ; il donna aussi du fourrage Áa leurs Ãanes. | Ils preÂpareÁrent leur preÂsent, en attendant que Joseph vienne Áa midi ; car ils avaient appris qu'ils allaient manger laÁ. | Quand Joseph arriva chez lui, ils lui offrirent le preÂsent qu'ils avaient apporteÂ, et ils se prosterneÁrent jusqu'aÁ terre devant lui. | Il leur demanda comment ils allaient : Votre vieux peÁre, dont vous avez parleÂ, va-t-il bien ? Est-il encore en vie ? | Ils reÂpondirent : Ton serviteur, notre peÁre, va bien ; il est encore en vie. Ils s'inclineÁrent et se prosterneÁrent. | Il leva les descendirent 12.10n. l'intendant de sa maison : litt. (celui) qui (eÂtait) sur sa maison (cf. 39.4ss), de meÃme dans la suite. Ð tue... : litt. tue et preÂpare. Ð mangeront avec moi : comparer d'une part les repas d'alliance (31.54) et d'autre part les repas de la famille royale : 1S 20.2434 ; 2S 13.23-29. se preÂcipiter... : litt. se rouler sur nous (cf. 2S 20.12) et tomber sur nous. Ð Les aÃnes eÂtaient consideÂreÂs comme des montures de choix. Pardon... mais : litt. en moi, par moi ou contre moi ; il s'agit peuteÃtre d'une formule de serment eÂcourteÂe (cf. 22.16). Certains, d'apreÁs l'arameÂen, traduisent : au secours ! (litt. violence !). On pourrait l'interpreÂter comme une sorte d'interpellation polie en forme de maleÂdiction conditionnelle contre soi-meÃme (malheur aÁ moi, si ma parole n'est pas opportune) ; cf. 1S 1.26n ; 1R 3.17n ; voir aussi Ex 4.10+ et beÂneÂdiction . 42.27s,35. V. 12. Soyez tranquilles : litt. paix pour vous. Ð Dieu de votre peÁre 31.53. Ð SimeÂon v. 14+. laveÁrent les pieds 18.4ns. V. 11. 42.6+. comment ils allaient : litt. pour (la) paix . Ð Votre vieux peÁre...va-t-il bien : litt. paix aÁ votre peÁre... ? Cf. 29.6n. 42.6+. Benjamin 42.38n. Ð fasse graÃce : cf. Nb 6.25.

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yeux ; et, voyant Benjamin, son freÁre, le fils de sa meÁre, il dit : Est-ce laÁ votre petit freÁre, celui dont vous m'avez parle ? Il ajouta : Que Dieu te fasse graÃce, mon fils ! | Joseph coupa court, car il Âetait Âemu de voir son freÁre, et il avait envie de pleurer ; il sortit dans une autre pieÁce et se mit Áa pleurer. ApreÁs s'eÃtre lave le visage, il ressortit et, faisant des efforts pour se contenir, il dit : Servez le repas. | On le servit, lui Áa part, ses freÁres Áa part, et les Egyptiens qui mangeaient avec lui encore Áa part, car les Egyptiens ne pouvaient pas manger avec les HeÂbreux ; c'est une abomination pour l'Egypte. | Les freÁres de Joseph s'assirent devant lui, le premier-ne selon son droit d'aõÃnesse, et le plus jeune selon son jeune Ãage ; ils se regardaient les uns les autres avec stupeur. | Joseph leur fit porter des portions de ce qui Âetait devant lui ; la portion de Benjamin faisait bien cinq fois leurs portions Áa eux tous. Ils burent avec lui jusqu'aÁ l'ivresse.

Benjamin est accuse de vol Joseph donna cet ordre Áa l'intendant de sa mai44 son : Remplis de vivres les besaces de ces hommes, autant qu'ils pourront en porter, et mets l'argent de 2 chacun Á a l'ouverture de sa besace. | Tu mettras aussi ma coupe, la coupe d'argent, Áa l'ouverture de la besace du plus petit, avec l'argent de son grain. L'intendant fit ce que Joseph lui avait dit. 3 Le matin, deÁs qu'il fit jour, on les laissa partir, 4 avec leurs à anes. | Ils Âetaient sortis de la ville et ne s'en Âetaient gueÁre ÂeloigneÂs lorsque Joseph dit Áa son intendant : Poursuis ces hommes et rattrape-les. Tu leur diras : « Pourquoi avez-vous rendu le mal pour 5 le bien ? | N'est-ce pas dans cette coupe que mon maõÃtre boit ? N'est-ce pas avec elle qu'il pratique la 6 divination ? Vous avez mal agi ! » | Il les rattrapa et 7 leur dit tout cela. | Ils lui re Âpondirent : Pourquoi parles-tu de la sorte, mon seigneur ? Jamais nous ne commettrions une telle action, nous, tes serviteurs ! | 8 Nous t'avons rapporte  de Canaan l'argent que nous avions trouve Áa l'ouverture de nos besaces ; comment aurions-nous pu voler de l'argent ou de 9 l'or chez ton maõ Ãtre ? | Si l'on trouve quoi que ce soit sur l'un d'entre nous, qu'il soit mis Áa mort, et nous, 42.24+. Ð il eÂtait eÂmu : litt. sa compassion (ou ses entrailles ; meÃme terme au v. 14) s'eÂtai(en)t eÂchauffeÂe(s) ; cf. 1R 3.26n ; meÃme verbe en Os 11.8, avec un autre compleÂment traduit par pitieÂ. Ð il sortit dans une autre pieÁce : autre traduction il entra dans sa chambre. 32 c'est une abomination pour l'Egypte (autre traduction pour les Egyptiens) : le mot traduit par abomination deÂsigne en geÂneÂral les pratiques interdites par la loi rituelle (Lv 18.22-27 ; Dt 7.25 ; Ez 5.9-11 ; voir pur , impur). Ici, il s'agit apparemment de ce qui serait sacrileÁge au regard des lois religieuses de l'Egypte, cf. 39.6 ; 46.34 ; Ex 8.22n. Voir aussi Gn 43.25n. 33 le plus jeune : autre traduction le cadet ; cf. 25.23. Ð ils se regardaient... Es 13.8. Á 34 41.34n ; 45.22 ; 48.22 ; cf. 1S 1.5 ; 9.22-24 ; Pr 23.1-3. Ð jusqu'a l'ivresse : autre traduction et s'enivreÁrent, cf. 9.21. 30

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42.25. Ð Joseph donna... : litt. il donna... le mal pour le bien 1S 25.21 ; Jr 18.20 ; Ps 35.12 ; Pr 17.13 ; cf. 1S 24.18 ; Pr 20.22 ; Mt 25.40,44 ; Rm 12.17 ; 1Th 5.15 ; 1P 3.9. 5 cette coupe : litt. ceci. Ð pratique la divination : cf. Dt 18.10. On cherchait aÁ deviner l'avenir en provoquant et en interpreÂtant de nombreux pheÂnomeÁnes ; p. ex., en versant dans un liquide un autre liquide (p. ex. de l'huile dans de l'eau) ou un corps solide en fusion, afin d'eÂtudier la forme qu'il y prenait. 7 Jamais... v. 17 ; 18.25+ ; 1S 2.30n. Á mort : cf. 31.32. Ð esclaves : autre traduction serviteurs ; 9 mis a ici le mot doit eÃtre entendu au sens fort et non plus comme 4

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nous serons tes esclaves ! | Il reÂpondit : Qu'il en soit deÁs maintenant selon vos paroles ! Si l'on trouve quoi que ce soit sur quelqu'un, il sera mon esclave ; mais vous, vous serez quittes. | Chacun se haÃta alors de descendre sa besace Áa terre et de l'ouvrir. | Il les fouilla, en commencËant par le plus grand et en finissant par le plus petit ; et on trouva la coupe dans la besace de Benjamin. | Alors ils deÂchireÁrent leurs veÃtements ; chacun rechargea son Ãane, et ils retourneÁrent Áa la ville. Juda intervient en faveur de Benjamin Juda et ses freÁres arriveÁrent Áa la maison de JoÁ il Âetait encore, et ils tombeÁrent devant lui seph, ou face contre terre. | Joseph leur dit : Qu'avez-vous fait ? Ne saviez-vous pas qu'un homme comme moi pratique la divination ? | Juda reÂpondit : Que te dire, mon seigneur ? Comment parler ? Comment nous justifier ? Dieu nous a trouveÂs en faute. Nous sommes tes esclaves, aussi bien nous que celui aux mains de qui on a trouve la coupe ! | Alors Joseph dit : Jamais je n'agirais de la sorte ! L'homme aux mains de qui on a trouve la coupe sera mon esclave ; vous, montez en paix vers votre peÁre. Alors Juda s'approcha de lui et dit : Pardon, mon seigneur ! Permets-moi, je te prie, de te dire un mot ; ne te mets pas en coleÁre contre moi, ton serviteur, car tu es comme le pharaon ! | Tu nous as demandeÂ, Áa nous, tes serviteurs : « Avez-vous un peÁre ou un freÁre ? » | Nous t'avons reÂpondu : « Nous avons un vieux peÁre et un petit freÁre, l'enfant de sa vieillesse ; son freÁre est mort ; il est le seul qui soit reste de sa meÁre, et son peÁre l'aime. » | Tu nous as dit : « Amenez-le-moi, pour que je veille sur lui. » Nous t'avons reÂpondu : « Le garcËon ne peut pas quitter son peÁre ; s'il le quitte, son peÁre mourra ! » | Tu nous as dit : « Si votre petit freÁre ne descend pas avec vous, vous ne paraõÃtrez plus en ma preÂsence. » | Lorsque nous sommes monteÂs aupreÁs de ton serviteur, mon peÁre, nous lui avons rapporte tes paroles. | Notre peÁre a dit : « Retournez nous acheter un peu de vivres. » | Nous avons reÂpondu : « Nous ne pouvons pas descendre ; si notre petit freÁre est avec nous, nous descendrons, mais nous ne pouvons pas paraõÃtre en la preÂsence de cet formule de politesse (tes serviteurs = nous). De meÃme aux v. 16,33. Cf. Ex 22.8. 37.25n. pratique la divination v. 5n. nous justifier : autre traduction prouver notre innocence. Ð esclaves v. 9n. Cf. Pr 16.1s,9 ; 21.30. V. 7+. Ð Voir paix . Pardon 43.20n. Ð Permets-moi... : litt. que ton serviteur dise une parole aux oreilles de mon seigneur. 42.9-16,29-38 ; 43.1-10. Amenez-le-moi : litt. faites-le descendre vers moi, cf. 12.10n. Ð pour que je veille sur lui : c'est le sens habituel de l'expression (cf. Jr 24.6 ; 39.12 ; 40.4 ; Am 9.4) ; certains comprennent ici pour que je le voie de mes yeux. 43.3,5. Ð vous ne paraõÃtrez plus en ma preÂsence : autre traduction vous ne verrez pas ma face ; cf. 32.21 ; 33.10. Mon peÁre, cf. v. 24, de meÃme aux v. 30s. Ð ma femme (preÂfeÂreÂe) : Rachel, cf. 42.38n. 37.33 ; 42.13. 42.38. Ð Voir seÂjour des morts. il est tellement attacheÂ... : autre traduction sa vie est tellement attacheÂe aÁ celle du garcËon ; sur le terme correspondant aÁ il ou aÁ $

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homme si notre petit freÁre n'est pas avec nous. » Mon peÁre nous a dit : « Vous savez que ma femme m'avait donne deux fils. | Le premier est parti de Ãr, il a Âete deÂchichez moi ; j'ai dit : ``A coup su quete !'' et je ne l'ai pas revu jusqu'ici. | Si vous me prenez encore celui-ci, et qu'il lui arrive un accident, c'est dans le malheur que vous ferez descendre mes cheveux blancs au seÂjour des morts ! » | Maintenant, si je retourne aupreÁs de mon peÁre, et que le garcËon ne soit pas avec nous, il est tellement attache Áa lui | qu'il mourra deÁs qu'il verra que le garcËon n'est pas laÁ. C'est dans le chagrin que nous aurons fait descendre au seÂjour des morts les cheveux blancs de notre peÁre ! | Car moi, ton serviteur, je me suis porte garant pour le garcËon, en disant Áa mon peÁre : « Si je ne le rameÁne pas aupreÁs de toi, je serai toujours coupable d'un peÂche envers mon peÁre ! » | Maintenant, je t'en prie, laisse-moi rester Áa la place du garcËon, comme ton esclave, et laisse le garcËon remonter avec ses freÁres ! | Comment pourrais-je remonter vers mon peÁre, si le garcËon n'est pas avec moi ? Que je ne voie pas le malheur qui atteindrait alors mon peÁre !

Joseph se fait reconnaõÃtre Joseph ne pouvait plus se contenir devant tous 45 ceux qui se tenaient aupreÁs de lui. Il s'eÂcria : Faites sortir tout le monde d'aupreÁs de moi ! Et il ne resta personne avec Joseph quand il se fit reconnaõÃtre de 2 ses fre Áres. | Il se mit Áa sangloter. Les Egyptiens l'entendirent ; toute la maison du pharaon 3 l'entendit. | Joseph dit Á a ses freÁres : Je suis Joseph ! Mon peÁre est-il encore en vie ? Mais ses freÁres ne purent lui reÂpondre, tant ils Âetaient saisis d'eÂpou4 vante en face de lui. | Joseph dit Á a ses freÁres : Je vous en prie, approchez-vous de moi. Alors ils s'approcheÁrent. Il dit : Je suis Joseph, votre freÁre, que vous 5 avez vendu pour l'Egypte. | Maintenant, ne vous affligez pas et ne soyez pas faÃcheÂs de m'avoir vendu ici, car c'est pour sauver des vies que Dieu m'a 6 envoye  en avant de vous. | VoilaÁ deux ans que la famine seÂvit dans le pays ; pendant cinq ans 7 encore il n'y aura ni labour, ni moisson. | Dieu m'a envoye en avant de vous pour vous assurer un reste dans le pays et pour vous permettre de rester en 8 vie, par une grande de Âlivrance. | En fait, ce n'est pas

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sa vie, voir 1.20n. 43.9n ; cf. 42.37+ ; voir peÂche . aÁ la place : cf. Ex 32.32 ; Est 8.6 ; Rm 5.7s ; 9.3. Ð esclave v. 9n. atteindrait : litt. trouverait. $

Ac 7.13. sangloter 42.24+. Ð Les Egyptiens : autre traduction l'Egypte ; v. 16-20 ; cf. 46.31ss. est-il encore en vie ? cf. 43.7,27s ; 44.30ss. Ð eÂpouvante 50.15ss. vendu 37.27s ; Ps 105.17. ne soyez pas faÃcheÂs : meÃme tournure en 31.35. Ð c'est... Dieu v. 8 ; 50.20 ; cf. Rm 8.28. V. 11 ; 41.27. Ð cinq 41.34n. un reste dans le pays (ou sur la terre) : freÂquent dans les textes propheÂtiques, le terme traduit par reste deÂsigne geÂneÂralement ce qui subsiste d'un peuple apreÁs une catastrophe (Es 15.9 ; Jr 6.9 ; Am 5.15 ; Mi 2.12 ; cf. Rm 9.27). L'expression pourrait toutefois s'appliquer ici aux reÂserves de nourriture. Ð vous permettre... : litt. faire vivre pour vous. Ð par (ou pour ) une grande deÂlivrance : on pourrait aussi comprendre pour permettre aÁ un grand nombre de rescapeÂs de rester en vie. En fait : litt. maintenant. Ð c'est Dieu v. 5+. Ð peÁre du pharaon : il s'agit peut-eÃtre d'un titre eÂgyptien deÂsignant preÂciseÂment les 1


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vous qui m'avez envoye ici, c'est Dieu ; il m'a fait peÁre du pharaon, maõÃtre de toute sa maison et gouverneur de toute l'Egypte. | HaÃtez-vous de monter vers mon peÁre ; vous lui direz : « Ainsi a parle ton fils Joseph : Dieu m'a fait maõÃtre de toute l'Egypte ; descends vers moi, sans tarder. | Tu habiteras au pays de Goshen, et tu seras preÁs de moi, toi, tes fils, tes petits-fils, ton petit beÂtail et ton gros beÂtail, et tout ce qui t'appartient. | LaÁ, je pourvoirai Áa tous tes besoins, car il y aura encore cinq anneÂes de famine ; ainsi tu ne seras pas deÂposseÂdeÂ, ni toi, ni ta maison, et rien de ce qui t'appartient ne se perdra. » | Vous le voyez de vos yeux, et Benjamin, mon freÁre, le voit de ses yeux : c'est bien moi qui vous parle. | Vous deÂcrirez Áa mon peÁre toute ma gloire en Egypte et tout ce que vous avez vu. HaÃtez-vous d'amener ici mon peÁre. | Il se jeta au cou de Benjamin, son freÁre, et se mit Áa pleurer ; Benjamin aussi pleura Áa son cou. | Il embrassa tous ses freÁres, en pleurant. ApreÁs cela, ses freÁres purent parler avec lui.

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de pain et de ravitaillement, Áa l'intention de son peÁre, pour la route. | Puis il laissa partir ses freÁres, et ceux-ci s'en alleÁrent. Il leur dit : Ne vous querellez pas en chemin ! Ils monteÁrent d'Egypte et arriveÁrent en Canaan, chez Jacob, leur peÁre. | Ils lui dirent : Joseph est encore en vie, c'est lui qui gouverne toute l'Egypte ! Mais son cúur resta insensible, parce qu'il ne les croyait pas. | Ils lui dirent tout ce que Joseph leur avait dit. Il vit les chariots que Joseph avait envoyeÂs pour le transporter. C'est alors que Jacob, leur peÁre, reprit vie ; | IsraeÈl dit : Cela suffit ! Mon fils Joseph est encore en vie ! Que je le voie avant de mourir !

Jacob retrouve Joseph Israe È l partit donc avec tout ce qui lui appartenait. 46 Il arriva Áa BersabeÂe et offrit des sacrifices au Dieu 2 d'Isaac, son pe Áre. | Dieu parla Áa IsraeÈl dans des visions nocturnes. Il dit : Jacob ! Jacob ! Celui-ci 3 re Âpondit : Je suis laÁ ! | Il reprit : Je suis Dieu, le Dieu de ton peÁre. N'aie pas peur de descendre en Egypte, Jacob est invite aÁ venir en Egypte car c'est laÁ que je te ferai devenir une grande 4 nation. | Je descendrai moi-me Ãme avec toi en Le bruit se reÂpandit dans la maison du pharaon Egypte, et je t'en ferai moi-meÃme monter ; et Joque les freÁres de Joseph Âetaient arriveÂs : cela plut au seph te fermera les yeux de sa propre main. pharaon et aux gens de sa cour. | Le pharaon dit Áa 5 Joseph : Dis Áa tes freÁres : « Faites ceci : chargez vos Jacob quitta BersabeÂe. Les fils d'IsraeÈl transporbeÃtes ; partez, allez en Canaan ; | prenez votre peÁre teÁrent Jacob, leur peÁre, ainsi que leurs femmes et et toutes vos maisons, et venez aupreÁs de moi. Je toutes leurs familles, sur les chariots que le pharaon 6 avait envoye Âs pour le transporter. | Ils prirent aussi vous donnerai ce qu'il y a de bon en Egypte, et vous leurs troupeaux et les biens qu'ils avaient acquis en mangerez les meilleurs produits du pays. » | Tu as ordre de leur dire : « Faites ceci : prenez en Egypte Canaan. Ils se rendirent en Egypte Ð Jacob et toute 7 sa descendance. | Ses fils et ses petits-fils, ses filles des chariots pour vos femmes et pour toutes vos et ses petites-filles, toute sa descendance, il les familles ; faites-y aussi monter votre peÁre et venez. | Ne regrettez pas vos affaires, car ce qu'il y a de emmena avec lui en Egypte. meilleur dans toute l'Egypte sera pour vous. » | Les La famille de Jacob fils d'IsraeÈl firent ainsi. Joseph leur donna des 8 Voici les noms des fils d'IsraeÈl qui vinrent en chariots, sur l'ordre du pharaon ; il leur donna aussi Egypte : Jacob et ses fils. des provisions pour la route. | Il leur donna Áa tous 9 des habits de feÃte ; il donna Áa Benjamin trois cents Premier-ne de Jacob : Ruben. | Fils de Ruben : pieÁces d'argent et cinq habits de feÃte. | A son peÁre, il 10 HeÂnoch, Pallou, HetsroÃn et Karmi. | Fils de Sienvoya dix Ãanes chargeÂs de ce qu'il y avait de meÂon : Yemouel, YamõÃn, Ohad, YakõÃn et Tsohar ; meilleur en Egypte, dix Ãanesses chargeÂes de bleÂ, 11 et Sau Èl, le fils de la CananeÂenne. | Fils de LeÂvi : fonctions eÂminentes de Joseph (certains pensent aÁ un mot eÂgyptien qui signifierait eÂcuyer et dont la prononciation eÂtait proche de l'heÂbreu 'ab, peÁre ; cf. Es 9.5 ; 22.21) ; mais, meÃme en heÂbreu, le terme traduit par peÁre peut eÃtre employe en un sens figureÂ, pour deÂsigner une personne qui a de l'autoriteÂ. Ð maõÃtre ou seigneur ; cf. v. 26 ; 39.4 ; 41.40-44 ; 42.30,33. monter / descends 12.10n. Goshen 46.28s ; 47.1-6,27 ; 50.8 ; Ex 8.18 ; 9.26. On situe habituellement cette reÂgion entre le delta du Nil et l'actuel canal de Suez. Voir cependant Jos 10.41 ; 11.16 ; 15.51 ouÁ le meÃme nom deÂsigne une reÂgion et une ville au sud de Juda qui furent longtemps sous domination eÂgyptienne. V. 6+. Ð tu ne seras pas deÂposseÂdeÂ... : autre traduction tu ne t'appauvriras pas, ni toi, ni ta maison, ni aucun de ceux qui t'appartiennent ; meÃme forme verbale en Pr 20.13 (devenir pauvre) ; 23.21 ; 30.9. moi : litt. ma bouche. Ac 7.14. Ð Voir gloire . Ð amener : litt. faire descendre, v. 9+. V. 2 ; cf. Pr 16.15. toutes vos maisons : litt. vos maisons, c.-aÁ-d. vos familles, vos maisonneÂes. Ð les meilleurs produits : litt. la graisse ; cf. 47.6 ; Ps 81.17n. Tu as ordre de leur dire : d'apreÁs LXX et Vg , certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire donne-leur cet ordre. Ð pour vos femmes... : litt. pour vos familles (ou enfants) et pour vos femmes ; cf. 34.29n. Ne regrettez pas : litt. que votre úil ne s'attriste pas. Cf. 12.1 ;

19.17,23 ; voir cependant 46.1,6. fils d'IsraeÈl : voir 32.29n. Cf. 43.34+ ; 2R 5.5. Ne vous querellez pas : litt. ne vous agitez pas. Certains comprennent : ne vous pressez pas, ne vous excitez pas ou ne vous effrayez pas (cf. 42.35 ; 44.4-13). 26 Ps 126.1 ; Jb 9.16 ; Lc 24.11. Ð Voir cúur . 27 Jacob : litt. le souffle (ou l'esprit , 1.2n ; 6.3n) de Jacob. 28 46.30. 21 22 24

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1 Israe È l 32.29 ; 35.10. Ð BersabeÂe 21.14n,31n ; cf. 28.10. Ð Voir sacrifices . visions 15.1 ; Nb 12.6 ; 1S 3.15 ; cf. les reÃves en Gn 28.12 ; 37.5+. 12.2+,10n ; 15.13 ; 26.23-25 ; 28.14. Ð Je suis Dieu... : autre traduction je suis El (cf. 21.33n ; 33.20), le Dieu de ton peÁre ; 28.13 ; 31.53 ; 43.23 ; 49.25 ; voir aussi noms divins. Ð N'aie pas peur : 15.1+ ; voir crainte . Ð Egypte : cf. 26.2. Ð grande nation : cf. 12.2 ; 21.8 ; Ex 32.10 ; Nb 14.12. descendrai / monter 12.10n ; cf. 50.5-7 ; Ex 3.8 ; 12.37ss. Ð Joseph... 50.1-3. 45.19-21 ; cf. Nb 20.15 ; Dt 26.5 ; Jos 24.4 ; Es 52.4 ; Ps 105.23 ; Ac 7.15. Ð fils d'IsraeÈl : voir 32.29n. Ð leurs femmes et toutes leurs familles : litt. leurs familles (ou enfants) et leurs femmes ; cf. 34.29n. Cf. Ex 1.1-5 ; Nb 26 ; 1Ch 2±8. Ð noms des fils d'IsraeÈl : voir 32.29n. HeÂnoch : cf. 4.17s ; 5.18ss. SauÈl... : cf. Ex 6.15. $

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Etrangers (d'Asie ou de la reÂgion de la mer Rouge) arrivant en Egypte (cf. Gn 46) et apportant des preÂsents au pharaon (cf. 43.11ss) ; l'un d'eux joue de la lyre. DeÂtails d'une fresque du XIXe sieÁcle av. J.-C. dans le tombeau de Khnoum-Hotep aÁ Beni-Hassan, en Egypte.

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GuershoÃn, Qehath et Merari. | Fils de Juda : Er, OnaÃn, SheÂla, PeÂrets et ZeÂrah ; mais Er et OnaÃn moururent en Canaan. Les fils de PeÂrets furent HetsroÃn et Hamoul. | Fils d'Issacar : Tola, Pouva, Yob et ShimroÃn. | Fils de Zabulon : SeÂred, EloÃn et YahleÂel. | VoilaÁ les fils que LeÂa donna Áa Jacob Áa PaddaÃn-Aram, outre sa fille Dina. Ses fils et ses filles Âetaient trente-trois en tout. Ãn, Fils de Gad : TsiphioÃn, Haggui, Shouni, Etsbo Eri, Arodi et AreÂli. | Fils d'Aser : Yimna, Yishva, Yishvi et Beria ; et SeÂrah, leur súur. Fils de Beria : HeÂber et Malkiel. | VoilaÁ les fils de Zilpa, que Laban avait donneÂe Áa sa fille LeÂa. Ce sont ceux-laÁ qu'elle donna Áa Jacob : seize en tout. Fils de Rachel, femme de Jacob : Joseph et Benjamin. | NeÂs de Joseph, en Egypte : Manasse et EphraõÈm, ceux que lui donna AseÂneth, fille de Poti-PheÂra, preÃtre d'On. | Fils de Benjamin : BeÂla, BeÂker, Ashbel, GueÂra, Naaman, Ehi, Rosh, Mouppim, Houppim et Ard. | VoilaÁ les fils de Rachel, ceux qui naquirent de Jacob : quatorze en tout. Fils de Dan : Houshim. | Fils de Nephtali : YahtseÂel, Gouni, YeÂtser et Shillem. | VoilaÁ les fils de Bilha, que Laban avait donneÂe Áa sa fille Rachel. Ce sont ceux-laÁ qu'elle donna Áa Jacob : sept en tout. Ceux qui vinrent en Egypte avec Jacob et qui Âetaient issus de lui Ð sans compter les femmes des fils de Jacob Ð Âetaient soixante-six en tout. | Les fils de Joseph qui Âetaient neÂs de lui en Egypte :

38.1-11. Yob : Smr et LXX ont lu Yashoub ; cf. Nb 26.24 ; 1Ch 7.1. 29.32ss ; 30.17-21. Ð PaddaÃn-Aram 25.20n. 29.24 ; 30.9-13. 30.22-24 ; 35.16-20. 41.45,50-52. Ð preÃtre d'On : 41.45n. V. 19. 29.29 ; 30.3-8. issus de lui : litt. sortis de sa cuisse, cf. 24.2n ; Ex 1.5n ; Jg 8.30 ; le chiffre de soixante-six (cf. 46.27) ne comprend peut-eÃtre ni Er et Onan, morts en Canaan (46.12+), ni Manasse et EphraõÈm, neÂs en Egypte (46.20). 27 soixante-dix : c'est le nombre de tous les descendants maÃles de Jacob (sans compter Jacob) ; cf. Ex 1.5 ; Dt 10.22 ; 32.28n. LXX (qui a cinq noms suppleÂmentaires au v. 20) et Ac 7.14 portent le chiffre 75 (cf. Jr 25.11+).  . Ð Juda 43.8 ; 28 Jacob envoya : litt. il envoya ou il avait envoye 44.16-34. Ð pour preÂparer le voyage : litt. pour montrer devant 12 13 15 18 19 20 22 25 26

deux. Total des gens de la maison de Jacob qui vinrent en Egypte : soixante-dix. Jacob en Egypte Jacob envoya Juda Áa Joseph, en avant de lui, pour preÂparer le voyage vers Goshen. Ils arriveÁrent au 29 pays de Goshen. | Joseph attela son char et monta vers Goshen, Áa la rencontre d'IsraeÈl, son peÁre. DeÁs qu'il parut, il se jeta Áa son cou et pleura longtemps Áa 30 son cou. | Israe Èl dit Áa Joseph : Je peux mourir maintenant, puisque j'ai vu ton visage et que tu 31 es encore en vie ! | Joseph dit Á a ses freÁres et Áa toute la maison de son peÁre : Je vais monter informer le pharaon ; je lui dirai : Mes freÁres et toute la maison de mon peÁre, qui Âetaient en Canaan, sont arriveÂs 32 aupre Ás de moi. | Ce sont des bergers de petit beÂtail : ils sont des Âeleveurs ; ils ont amene leur petit beÂtail et leur gros beÂtail, avec tout ce qui leur appartient. 33 Quand le pharaon vous appellera et qu'il vous de34 mandera : « Quelles sont vos activite Âs ? », | vous reÂpondrez : « Nous, tes serviteurs, nous sommes Âeleveurs, depuis notre jeunesse jusqu'aÁ preÂsent, comme l'eÂtaient aussi nos peÁres. » Ainsi vous vous installerez au pays de Goshen, car tous les bergers de petit beÂtail sont une abomination pour l'Egypte. 47 Joseph vint informer le pharaon ; il lui dit : Mes freÁres et mon peÁre sont arriveÂs de Canaan, avec leur petit beÂtail et leur gros beÂtail, et tout ce qui leur 2 appartient ; ils sont au pays de Goshen. | Il avait pris 3 cinq de ses fre Áres, qu'il preÂsenta au pharaon. | Le 28

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lui (?) ; d'apreÁs LXX, certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire pour qu'il (Joseph) vienne aÁ sa rencontre. Ð Goshen 45.10+. 42.24+. 45.28 ; cf. Lc 2.29s. Ð j'ai vu ton visage : autre traduction j'ai paru en ta preÂsence, cf. 32.21n. Cf. 45.16-20. Ð toute la maison de son / mon peÁre : autre traduction sa / ma famille. eÂleveurs : litt. hommes de troupeau. Cf. 30.43 ; 37.12. une abomination pour l'Egypte : litt. une abomination de l'Egypte ou des Egyptiens, cf. 43.32n. Beaucoup d'animaux eÂtaient diviniseÂs en Egypte ; peut-eÃtre un interdit religieux pesait-il sur les hommes qui s'occupaient du beÂtail. Cependant on n'a retrouve en Egypte aucune attestation d'un tel interdit. Mais l'aversion des Egyptiens pour les bergers pourrait aussi avoir une cause profane : les Egyptiens ont subi beaucoup d'invasions de nomades. 2

Il avait pris : autre traduction il prit. Ð cinq : cf. 41.34n.


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pharaon dit aux freÁres de Joseph : Quelles sont vos activiteÂs ? Ils reÂpondirent au pharaon : Nous, tes serviteurs, nous sommes bergers de petit beÂtail, comme l'eÂtaient nos peÁres. | Ils dirent au pharaon : Nous sommes venus pour immigrer dans le pays : il n'y a plus de paÃturage pour notre petit beÂtail, car la famine est seÂveÁre en Canaan ; maintenant, je te prie, permets-nous de nous installer au pays de Goshen. Le pharaon dit Áa Joseph : Ton peÁre et tes freÁres sont venus aupreÁs de toi. | L'Egypte est Áa ta disposition ; installe ton peÁre et tes freÁres dans la meilleure partie du pays. Qu'ils s'installent au pays de Goshen ; si tu sais qu'il y a parmi eux des hommes de valeur, nomme-les responsables de mes propres troupeaux. Joseph fit venir Jacob, son peÁre, et il le preÂsenta au pharaon ; Jacob beÂnit le pharaon. | Le pharaon dit Áa Jacob : Quel est le nombre des anneÂes de ta vie ? | Jacob reÂpondit au pharaon : La dureÂe de ma vie d'immigre est de cent trente ans. Les anneÂes de ma vie ont Âete peu nombreuses et mauvaises ; elles n'ont pas atteint la dureÂe de la vie de mes peÁres, celles de leur vie d'immigreÂs. | Jacob beÂnit le pharaon, et il se retira de devant le pharaon. | Joseph installa son peÁre et ses freÁres ; il leur donna une proprieÂte en Egypte, dans la meilleure partie du pays, au pays de RamseÁs, comme le pharaon l'avait ordonneÂ. | Joseph pourvut Áa tous les besoins de son peÁre, de ses freÁres et de toute la maison de son peÁre, selon le nombre de leurs familles. La politique de Joseph pendant la famine Il n'y avait plus de pain nulle part dans le pays, car la famine Âetait treÁs seÂveÁre ; l'Egypte et Canaan deÂpeÂrissaient Áa cause de la famine. | Joseph recueillit tout l'argent qui se trouvait en Egypte et en Canaan, en Âechange du grain qu'on achetait ; il fit entrer cet argent dans la maison du pharaon. Quand l'argent d'Egypte et de Canaan fut ÂepuiseÂ, tous les Egyptiens vinrent Áa Joseph en disant : Donne-nous du pain ! Faut-il que nous mourions devant toi parce que l'argent manque ? | Joseph dit : Donnez vos troupeaux, et je vous donnerai du pain en Âechange de vos troupeaux, puisque l'argent manque. | Ils ameneÁrent leurs troupeaux Áa Joseph, et Joseph leur donna du pain en Âechange des chevaux, des troupeaux de petit beÂtail, des troupeaux de gros beÂtail et des Ãanes. Il leur fournit ainsi du Dt 26.5. Ici et au v. 6 l'ordre des phrases est diffeÂrent dans LXX : Jacob et sa famille rencontrent d'abord le pharaon, qui informe Joseph de leur arriveÂe. beÂnit v. 10 ; 14.19 ; Ex 12.32 ; cf. He 7.7. La dureÂe : litt. les jours des anneÂes. Ð vie d'immigre : cf. 17.8 ; 28.4 ; 36.7 ; 37.1 ; Ex 6.4 ; He 11.13. Ð cent trente ans : cf. v. 28+ ; 50.22. Ð peu nombreuses... : comparer avec 25.7 ; 35.28 ; cf. Ps 90.9s ; Jb 14.1 ; Ep 5.16. Ð mauvaises : allusion aux peÂripeÂties multiples et souvent douloureuses de la vie de Jacob (cf. 37.25 ; 45.27). V. 7. RamseÁs Ex 1.11 ; 12.37 ; Nb 33.3,5. la maison de son peÁre : autre traduction sa famille. Ð selon le nombre... : litt. du pain (cf. v. 12) pour la bouche de la famille (ou des enfants, cf. v. 24 ; 34.29n) ; mais l'expression correspondant aÁ pour la bouche est souvent employeÂe pour indiquer une proportion (d'ouÁ la traduction selon le nombre, cf. Ex 12.4). $

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L'immigration eÂconomique en Egypte A diverses eÂpoques, l'Egypte prospeÁre a su accueillir des nomades d'Asie qui immigraient pour survivre. TeÂmoin cet extrait d'un document de la fin du XIIIe sieÁcle av. J.-C., ouÁ un fonctionnaire des frontieÁres rend compte du passage d'un groupe d'immigreÂs : Nous avons acheve de laisser passer les tribus des Shosou d'Edom par la forteresse de Merneptah-Hotep-her-MaaÃt... pour se rendre aux eÂtangs de Per-Atoum (= Pitom, Ex 1.11n ?) de Merneptah-Hotep-her-MaaÃt qui sont aÁ Tjekou, afin de les maintenir en vie et de maintenir leurs troupeaux en vie, selon le bon plaisir du pharaon...

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pain cette anneÂe-laÁ en Âechange de tous leurs troupeaux. Lorsque cette anneÂe fut ÂecouleÂe, ils vinrent Áa lui, l'anneÂe suivante, et lui dirent : Nous ne te cacherons pas, mon seigneur, que l'argent est Âepuise ; les troupeaux de beÃtes sont Áa toi, il ne nous reste plus Áa t'offrir que nous-meÃmes et nos terres. | Pourquoi devrions-nous mourir sous tes yeux, avec nos terres ? AcheÁte-nous, avec nos terres, en Âechange de pain, et nous serons esclaves du pharaon, nous et nos terres. Donne-nous de quoi semer ; ainsi nous resterons en vie, nous ne mourrons pas et nos terres ne resteront pas deÂsertes. | Joseph acheta ainsi toutes les terres de l'Egypte pour le pharaon ; les Egyptiens vendirent leur champ, parce que la famine Âetait forte. DeÁs lors le pays appartint au pharaon. | Il transfeÂra le peuple dans les villes, d'une extreÂmite Áa l'autre du territoire de l'Egypte. | Toutefois, il n'acheta pas les terres des preÃtres, parce qu'il y avait une prescription du pharaon en faveur des preÃtres, qui vivaient graÃce Áa cette prescription que leur avait accordeÂe le pharaon : c'est pourquoi ils ne vendirent pas leurs terres. | Joseph dit au peuple : Je vous ai acheteÂs aujourd'hui, avec vos terres, pour le pharaon ; voici de la semence pour vous ; vous pourrez ensemencer les terres. | A la reÂcolte, vous donnerez un cinquieÁme plus de pain ou plus de nourriture ; 3.19n. 41.56s ; Pr 11.26. Ð recueillit : une autre forme du meÃme verbe est traduite par ramasser en 31.46 ; cf. Ex 16.4ss. tous les Egyptiens : autre traduction toute l'Egypte. du pain : le mot ne figure pas dans le texte heÂbreu traditionnel, mais il est preÂsent dans Smr, LXX, Tg (cf. 3.19n ; 37.25n ; 41.54n). Cf. Lm 1.11 ; 5.9 ; Ne 5.3. Ð nous-meÃmes : litt. nos corps. Ð terres : heÂbreu 'adama (2.5n), de meÃme dans la suite. En Egypte le pharaon eÂtait geÂneÂralement consideÂre comme le proprieÂtaire de toutes les terres du pays. Cf. 1R 21 ; Es 5.8-10 ; Mi 2.1-5. Ð eÂtait forte : litt. eÂtait forte sur eux. Il (c.-aÁ-d. Joseph) transfeÂra : LXX porte il soumit aÁ l'esclavage (la variante s'expliquerait par une diffeÂrence d'une seule lettre en heÂbreu). une prescription : autre traduction un privileÁge ; cf. v. 26 ; 49.10n. Ð qui vivaient : litt. qui mangeaient. Cf. 1R 4.1-7. 45.6. $


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au pharaon, et vous aurez les quatre autres parties pour ensemencer les champs et pour vous nourrir, vous, vos maisons et toutes vos familles. | Ils dirent : Tu nous rends la vie ! Puissions-nous toujours trouver graÃce Áa tes yeux, mon seigneur ! Nous serons esclaves du pharaon. | Joseph fit de cela une prescription, qui subsiste jusqu'aÁ ce jour pour les terres de l'Egypte : un cinquieÁme revient au pharaon ; il n'y a que les terres des preÃtres qui n'appartiennent pas au pharaon. Les dernieÁres volonteÂs d'IsraeÈl IsraeÈl s'installa en Egypte, au pays de Goshen. Ils y furent proprieÂtaires. Ils furent feÂconds, ils se multiplieÁrent, ils devinrent treÁs nombreux. | Jacob veÂcut dix-sept ans en Egypte ; les jours que veÂcut Jacob furent de cent quarante-sept ans. | Comme le moment de sa mort approchait, IsraeÈl appela son fils Joseph et lui dit : Si j'ai trouve graÃce Áa tes yeux, mets ta main sous ma cuisse, je te prie, et agis envers moi avec fideÂlite et loyaute : je t'en prie, ne m'ensevelis pas en Egypte ! | Quand je me serai couche avec mes peÁres, tu m'emporteras d'Egypte et tu m'enseveliras dans leur tombeau. Il reÂpondit : Je ferai ce que tu me dis. | Il reprit : Jure-le-moi. Il le lui jura. Puis IsraeÈl se prosterna sur la teÃte de son lit.

Jacob beÂnit les fils de Joseph Á Apre s cela, on dit Áa Joseph : Ton peÁre est malade. 48 Il prit alors avec lui ses deux fils, Manasse et 2 Ephraõ Èm. | On dit Áa Jacob : Ton fils Joseph vient te voir. IsraeÈl rassembla ses forces et s'assit sur son 3 lit. | Jacob dit Á a Joseph : Le Dieu-Puissant m'est 4 apparu Á a Louz, en Canaan, et il m'a beÂni. | Il m'a dit : « Je te rends feÂcond ; je te multiplierai et je ferai de toi une assembleÂe de peuples ; je donnerai ce pays Áa ta descendance apreÁs toi, comme proprieÂte 5 perpe Âtuelle. » | Maintenant, les deux fils qui sont neÂs de toi en Egypte, avant mon arriveÂe vers toi en Egypte, seront miens ; EphraõÈm et Manasse seront 6 miens, comme Ruben et Sime Âon. | Mais les enfants que tu as engendreÂs apreÁs eux seront tiens ; ils 24 25 26 27

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V. 26 ; 41.34n. Ð et toutes vos familles : autre traduction et vos enfants ; cf. 34.29n. Puissions-nous... trouver graÃce ... 33.15n. V. 20n,24. Ð prescription v. 22n. Ð preÃtres Esd 7.24. Le nom d'IsraeÈl (cf. 46.1n) commence aÁ deÂsigner les descendants du patriarche (les IsraeÂlites). Ð Goshen 45.10n. Ð Ils y furent proprieÂtaires : autre traduction ils en furent proprieÂtaires. Ð feÂconds... 35.11 ; 46.3 ; Dt 26.5 ; Ps 105.24. Cf. v. 9 ; 5.3n ; 25.7 ; 35.28. Comme le moment... : cf. Dt 31.14 ; 1R 2.1n. Ð cuisse 24.2n ; 32.24n. Ð fideÂlite / loyaute 21.23 ; 24.12,14,49 ; 39.21 ; Ex 34.6 ; Nb 14.18. couche avec mes peÁres : expression courante pour deÂsigner la mort et l'ensevelissement (cf. 15.15n ; 1R 1.21n). Ð leur tombeau : certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire dans mon tombeau ; cf. 49.29-31 ; 50.5n-13,24s. Sur l'importance du tombeau familial, voir 1R 13.22 ; 14.13. se prosterna 37.10. Ð sur la teÃte de son lit (48.2 ; 49.33 ; 1R 1.47) : LXX sur l'extreÂmite de son baÃton ; cf. 32.11 ; He 11.21.

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on dit : d'apreÁs LXX , Tg , Syr , Vg ; texte heÂbreu traditionnel, litt. il dit. Ð Manasse / EphraõÈm 41.50-52. Ð LXX ajoute aÁ la fin du v. et vint voir Jacob.  breu 'El-ShaddaõÈ 17.1n ; 35.11. Ð Louz 28.19 ; 3 Le Dieu-Puissant : he 35.6.  e de peuples : voir 28.3n. 4 28.3 ; 35.11. Ð assemble  (voir 41.50-52) rempla5 V. 1. Les tribus d'EphraõÈm et de Manasse ceront celle de Joseph Nb 1.10 ; Jos 14.4. Ð Ruben et SimeÂon sont les fils aõÃneÂs de Jacob (29.31-33) ; cf. 35.22+ ; 34.25+ ; 1Ch 1

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seront deÂsigneÂs sous le nom de leurs freÁres pour recevoir leur part du patrimoine. | A mon arriveÂe de PaddaÃn, Rachel mourut preÁs de moi en Canaan, en route, Áa quelque distance d'Ephrata ; c'est laÁ que je l'ai ensevelie, sur le chemin d'Ephrata, c'est-aÁ-dire Beth-LeÂhem. IsraeÈl regarda les fils de Joseph et dit : Ceux-ci, qui sont-ils ? | Joseph reÂpondit Áa son peÁre : Ce sont mes fils, ceux que Dieu m'a donneÂs ici. Il dit : Je t'en prie, fais-les avancer vers moi, pour que je les beÂnisse. | Ð Les yeux d'IsraeÈl Âetaient appesantis par la vieillesse ; il ne pouvait plus voir. Ð Joseph les fit approcher de lui ; il les embrassa et les Âetreignit. IsraeÈl dit Áa Joseph : Je ne pensais pas revoir ton visage, et Dieu me fait voir aussi ta descendance ! Joseph les retira des genoux de son peÁre et se prosterna face contre terre. | Puis Joseph les prit tous les deux, EphraõÈm par la main droite, Áa la gauche d'IsraeÈl, et Manasse par la main gauche, Áa la droite d'IsraeÈl, et il les fit approcher de lui. | IsraeÈl tendit sa main droite et la posa sur la teÃte d'EphraõÈm, alors que celui-ci Âetait le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la teÃte de ManasseÂ. Il avait croise ses mains Ð en effet, Manasse Âetait le premier-neÂ. | Il beÂnit Joseph en disant : Que le Dieu devant qui ont marche mes peÁres, Abraham et Isaac, que le Dieu qui a Âete de tout temps mon berger, jusqu'aÁ ce jour, que le messager qui m'a reÂdime de tout mal beÂnisse ces garcËons ! Qu'on les appelle de mon nom et du nom de mes peÁres, Abraham et Isaac ; qu'ils foisonnent, qu'ils se multiplient dans le pays ! Joseph vit que son peÁre avait pose sa main droite sur la teÃte d'EphraõÈm, et cela lui deÂplut. Il prit la main de son peÁre pour la retirer de la teÃte d'EphraõÈm et la mettre sur celle de ManasseÂ. Joseph dit Áa son peÁre : Pas ainsi, peÁre ! C'est celui-ci qui est le premier-neÂ. Pose ta main droite sur sa teÃte. | Mais son peÁre refusa ; il dit : Je sais, 5.1s. les enfants ou la famille, cf. 11.28n. Ð que tu as engendreÂs : autre traduction que tu engendrerais ; il y aura deux tribus issues de Joseph et non pas davantage. Voir aussi nom . Ð patrimoine Jos 13±19. PaddaÃn : comme le preÂcisent quelques textes anciens, il s'agit de PaddaÃn-Aram (25.20n). Ð Rachel : deux teÂmoins du texte ajoutent : ta meÁre. Ð Sur l'ensemble, voir 35.16n-20. He 11.21. 27.1+. Ð Joseph les fit approcher : litt. il les fit approcher. des genoux de son peÁre : litt. de ses genoux (sur le rite d'adoption, cf. 30.3n ; 50.23). le plus jeune ou le cadet, cf. 25.23. Ð Il avait croiseÂ... : autre traduction c'est aÁ dessein qu'il avait place ses mains ainsi, bien que Manasse fuÃt le premier-neÂ. Joseph 49.22-26. Ð devant qui... 17.1 ; 24.40. Ð de tout temps... jusqu'aÁ ce jour : meÃme expression Nb 22.30. Ð berger 49.24 ; Ez 34.15,23 ; Ps 23.1 ; 80.2 ; Jn 10.1-18. le messager (autre traduction l'ange ) : Smr porte le roi (les deux mots se ressemblent en heÂbreu) ; cf. 31.11 ; 32.25n ; Ex 23.20 ; 32.24. Ð reÂdime ou deÂlivre ; cf. Ex 6.6n. Voir reÂdemption . Ð foisonnent : le verbe heÂbreu est peut-eÃtre apparente au mot dag ou daga, qui signifie poisson (pour eÂvoquer l'ideÂe de foisonnement innombrable ?) ou aÁ dagaÃn, qui deÂsigne le ble (cf. DagaÃn, dieu cananeÂen des ceÂreÂales et de la fertilite aÁ Ougarit , qui apparaõÃt dans la Bible sous le nom de DagoÃn ; cf. Jg 16.23 ; 1S 5.2n). Cf. 25.23. Ð un ensemble : litt. une pleÂnitude ; d'autres comprennent rempliront les nations. $

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mon fils, je sais ; lui aussi deviendra un peuple, lui aussi sera grand ; mais son freÁre cadet sera plus grand que lui, et sa descendance deviendra un ensemble de nations. | Il les beÂnit ce jour-laÁ en disant : C'est par toi qu'IsraeÈl beÂnira en disant : Que Dieu te rende comme EphraõÈm et comme Manasse ! Ainsi il mettait EphraõÈm avant ManasseÂ. | IsraeÈl dit Áa Joseph : Je vais mourir. Mais Dieu sera avec vous, et il vous rameÁnera au pays de vos peÁres. | Quant Áa moi, je t'ai donne un « sichem », une part de plus qu'aÁ tes freÁres, celle que j'ai prise aux Amorites avec mon ÂepeÂe et mon arc.

Jacob beÂnit ses douze fils Jacob appela ses fils ; il dit : 49 ReÂunissez-vous, et je vous annoncerai ce qui vous arrivera dans la suite des temps. 2

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Rassemblez-vous, Âecoutez, fils de Jacob ! Ecoutez IsraeÈl, votre peÁre ! Ruben, tu es mon premier-neÂ, ma force, les preÂmices de ma vigueur ; supeÂrieur en dignite et supeÂrieur en puissance, impeÂtueux comme les eaux, tu n'auras pas la supeÂrioriteÂ, car tu es monte sur la couche de ton peÁre : tu as alors profane mon lit en y montant. SimeÂon et LeÂvi sont freÁres ; leurs glaives sont des armes de violence. Que je n'entre pas dans leurs complots,

par toi : LXX porte par vous. Ð beÂnira : d'apreÁs LXX, certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire se beÂnira ; cf. 12.3n. 21 15.16 ; 46.4.  breu sheÂkem, qui 22 un « sichem », une part (cf. 43.34) : le mot he signifie eÂpaule et peut-eÃtre, au sens figureÂ, colline, est aussi le nom d'une ville (traditionnellement transcrit Sichem, 12.6n) ; LXX a garde ici le nom propre. Les paroles de Jacob pourraient viser la colline et la ville de Sichem ouÁ Joseph sera enseveli (Jos 24.32). Ð Amorites 10.16n ; 15.16. Ð eÂpeÂe 34.25-29 ; 35.5. Ð L'arc (cf. 49.23s) est caracteÂristique de la tribu de Benjamin, qui occupe la reÂgion avoisinante (2S 1.18,22 ; 1Ch 8.40 ; 12.2 ; 2Ch 4.7). 20

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1 Cf. 27.27-29,39s ; Dt 33 ; Jg 5. Ð dans la suite des temps : meÃme expression en Nb 24.14 ; Dt 4.30 ; 31.29 ; Jr 23.20 ; 30.24 ; 48.47 ; 49.39 ; Ez 38.16 ; Os 3.5 ; Mi 4.1 ; Dn 2.28 (eÂquivalent arameÂen) ; 10.14. Ruben 29.32 ; Dt 33.6 ; Jos 13.15-23 ; Jg 5.15s. Ð preÂmices de ma vigueur : cf. Dt 21.17. en y montant : litt. il est monte ; plusieurs versions anciennes ont lu la 2e personne tu es monteÂ. Cf. 35.22. SimeÂon / LeÂvi 29.33s ; Dt 33.8-11. Ð violence 34.25ss. Que je... ou, plus litteÂralement, que ma vie (ou mon eÃtre, cf. 1.20n) n'entre pas... que ma gloire ne s'unisse pas... En heÂbreu, le mot correspondant aÁ gloire est proche de celui qui deÂsigne le foie et peut aussi deÂsigner l'individu. Ma vie et ma gloire sont des eÂquivalents poeÂtiques du pronom je, particulieÁrement freÂquents dans les Psaumes (7.6n ; 16.9 ; 30.13 ; 57.9 ; 108.2 ; cf. 103.1n). Ð des hommes : autre traduction un homme, mais le singulier a plus probablement un sens collectif. Ð coupe les jarrets : cf. 2S 8.4. diviserai / disperserai : la tribu de SimeÂon n'a pour territoire que des possessions reÂparties en Juda (Jos 19.1-9). En vertu de leur roÃle sacerdotal, les leÂvites n'ont pas du tout de territoire (Jos 13.14) : ils sont disseÂmineÂs parmi les tribus (Dt 12.12) et dans certaines villes qui leur sont attribueÂes (Jos 21.3ss). Juda / te ceÂleÂbreront : heÂbreu Yehouda / yodouka, cf. 29.35n ; Dt 33.7 ; Jos 15. Ð se prosterneront : cf. 27.29 ; 37.7-10. $

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que je ne m'unisse pas Áa leur assembleÂe ! Car, dans leur coleÁre, ils ont tue des hommes et dans leur caprice, ils ont coupe les jarrets des búufs. Maudite soit leur coleÁre, car elle est violente, et leur emportement, car il est cruel ! Je les diviserai en Jacob, je les disperserai en IsraeÈl. Juda, tes freÁres te ceÂleÂbreront ; ta main sera sur la nuque de tes ennemis ; les fils de ton peÁre se prosterneront devant toi. Juda est un jeune lion. Tu remontes du carnage, mon fils ! Il s'accroupit, il se couche comme un lion, comme une lionne : qui le fera lever ? Le sceptre ne sera pas retire Áa Juda, ni le baÃton de commandement qui est entre ses jambes, jusqu'aÁ ce que vienne Shilo et que les peuples lui obeÂissent. Il attache son Ãane Áa la vigne, le petit de son Ãanesse Áa un cep de qualite ; il lave son veÃtement dans le vin, son habit dans le sang des raisins. Ses yeux sont rouges de vin, ses dents blanches de lait. Ãte des mers, Zabulon demeure sur la co il se tient sur la coÃte des bateaux, et ses confins touchent Áa Sidon. Issacar est un Ãane robuste, qui se couche entre les parcs. Nb 23.24 ; 24.9 ; Dt 33.20 ; Ez 19.1-9 ; Ap 5.5. Ð du carnage : autre traduction du cadavre de sa proie ; terme apparente au verbe traduit par carnassier au v. 27, par deÂchiqueter en 31.39 ; 37.33 ; 44.28. Ð il se couche v. 14 ; le meÃme verbe est traduit par eÂtendu au v. 25 ; cf. 4.7n (tapi ). sceptre Nb 24.17 ; cf. 21.18 ; Ps 45.7. Ð baÃton de commandement : le mot heÂbreu est de la meÃme famille que celui qui a eÂte traduit par prescription en 47.22,26 ; il vient d'une racine qui signifie graver ; comme l'indique le paralleÂlisme, il s'agit vraisemblablement ici d'un baÃton de chef ; cf. Nb 21.18 ; Ps 60.9 ; 108.9. Ð entre ses jambes ou entre ses pieds ; cf. Ex 4.25n ; Dt 28.57n. Ð Shilo : le sens de ce mot reste mysteÂrieux ; au prix de diverses modifications du texte heÂbreu traditionnel, on a compris celui aÁ qui il (le baÃton de commandement ?) appartient (on trouve une expression comparable en Ez 21.32) ; celui qui doit eÃtre envoye ; le pacifique ; le dominateur ; son chef ; un cadeau pour lui. Certains comprennent l'ensemble de la phrase diffeÂremment : jusqu'aÁ ce qu'il vienne aÁ Silo ; jusqu'aÁ ce que le tribut lui soit apporteÂ. Cette phrase recËoit traditionnellement une interpreÂtation royale ou messianique. Ð peuples lui obeÂissent : cf. Ps 2 ; 110. Ð Targum (Tg ) du pseudo-Jonathan : Rois et princes ne manqueront pas d'entre ceux de la maison de Juda, ni les scribes docteurs de la Loi d'entre sa descendance, jusqu'aÁ ce que vienne le Roi Messie, le dernier de ses fils, aÁ cause de qui les nations fondront de frayeur. aÃne Za 9.9 ; Mt 21.2-7. Ð cep de qualite : cf. Es 5.2n. Ð Le mot heÂbreu traduit ici par habit ne se rencontre nulle part ailleurs dans l'A.T. Cf. Es 63.1-6 ; Ap 7.14 ; 19.13. Ð sang des raisins Dt 32.14. rouges de vin : autre traduction troubleÂs par le vin (cf. Pr 23.30n). La viticulture et l'eÂlevage sont les principales ressources de la JudeÂe, moins fertile que les reÂgions du nord. Le nom de Zabulon vient peut-eÃtre d'un terme pheÂnicien (de la reÂgion de Sidon) qui signifie le prince, le maõÃtre, le seigneur. Cf. 30.20n ; Dt 33.18s ; Jos 19.10-16 ; voir aussi Jg 5.14,18. Issacar 30.18n ; Dt 33.18s ; Jos 19.17ss ; cf. Jg 5.15s. Ð entre les parcs : traduction incertaine (meÃme terme en Jg 5.16n) ; autre possibilite entre les deux charges du baÃt ; d'autres comprennent qui s'assoit sur son arrieÁre-train. $

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Il a vu que le lieu de repos est bon, que le pays est agreÂable. Il a courbe son Âepaule sous le fardeau, il s'est astreint Áa une corveÂe d'esclave. Dan jugera son peuple comme l'une des tribus d'IsraeÈl. Que Dan soit un serpent sur le chemin, une vipeÁre sur le sentier, qui mord les talons du cheval et fait tomber son cavalier Áa la renverse ! Ð J'espeÁre ton salut, SEIGNEUR ! Ð Gad, une troupe armeÂe s'attroupe contre lui, mais c'est lui qui s'attroupera sur ses talons !

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Joseph est le rejeton d'un arbre fertile, le rejeton d'un arbre fertile preÁs d'une source ; les branches s'eÂleÁvent au-dessus de la muraille. Ils l'ont provoqueÂ, ils l'ont viseÂ, les archers qui Âetaient ses adversaires. Mais son arc est reste ferme, ses bras sont demeureÂs agiles. Par les mains de l'Indomptable de Jacob, Ð le Berger, la Pierre d'IsraeÈl Ð par le Dieu de ton peÁre Ð qu'il soit ton secours ! Ð avec le Puissant Ð qu'il te beÂnisse des beÂneÂdictions du ciel en haut, des beÂneÂdictions de l'abõÃme Âetendu en bas,

corveÂe d'esclave Jos 16.10 ; 1R 9.21. Dan jugera : heÂbreu DaÃn yadõÃn, cf. 30.6n ; Dt 33.22 ; Jos 19.40ss ; Jg 5.17. Sur le roÃle de garde-frontieÁre joue par Dan, cf. Jg 17±18 ; Jr 4.15 ; voir aussi Nb 10.25. Ð son cavalier : autre traduction le conducteur du char. Es 25.9 ; Ps 130.5s. une troupe... : autre traduction des assaillants l'assaillent, mais c'est lui qui assaillira... Le texte heÂbreu (Gad gedoud yegoudeÂnou wehou' yagoud `aqev) joue sur le nom de Gad. Cf. 30.11 ; Dt 33.20s ; Jos 13.24-28 ; Jg 5.17 (Galaad, cf. 31.21n). Ð ses talons : litt. le talon. Aser 30.13n ; Dt 33.24s ; Jos 19.24ss ; Jg 5.17. Ð la nourriture... : litt. son pain (est) gras. Nephtali 30.8 ; Dt 33.23 ; Jg 5.18 ; Jos 19.32ss. Ð il prononcera de belles paroles : d'apreÁs l'arameÂen, l'ougaritique et l'akkadien, on a aussi traduit : il produira de beaux faons. LXX porte un teÂreÂbinthe qui croõÃt, produisant de beaux rameaux. Tout ce passage preÂsente de nombreuses difficulteÂs de traduction. Ð Joseph 30.24 ; Dt 33.13-17 ; Jos 13.29-31 ; 16±17 ; Jg 5.14. Ð arbre fertile / muraille (heÂbreu shour, cf. 16.7n) : certains modifient le texte heÂbreu traditionnel pour lire vache / taureau (cf. Os 10.11). Ð branches : litt. filles. ils l'ont vise : litt. ils ont tire (aÁ l'arc). Ð qui eÂtaient ses adversaires : autre traduction l'ont serre de preÁs. son arc 48.22n. Ð ses bras : litt. les bras de ses mains, texte incertain. Ð l'Indomptable de Jacob : cette appellation de Dieu, eÂvoquant force, vigueur et feÂcondite (Es 1.24 ; 49.26 ; 60.16 ; Ps 132.2,5) est presque identique aÁ un mot qui deÂsigne un animal vigoureux, taureau ou eÂtalon (Jg 5.22 ; Es 34.7 ; Jr 8.16 ; 46.15 ; 47.3 ; 50.11 ; Ps 22.13 ; 50.13 ; 68.31) ; dans l'orthographe traditionnelle elle ne s'en distingue que par un point, distinction sans doute introduite tardivement pour eÂviter une repreÂsentation animale de la divinite (cf. Ex 32 ; Nb 23.22 ;

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Mort de Jacob Puis il leur donna cet ordre : Je vais Ãetre reÂuni aux miens ; ensevelissez-moi avec mes peÁres, dans Ãn, le Hittite, | dans la la grotte du champ d'Ephro grotte du champ de MakpeÂla, preÁs de MamreÂ, en Canaan, le champ qu'Abraham a achete Áa EphroÃn, le Hittite, comme proprieÂte funeÂraire. | LaÁ, on a enseveli Abraham et Sara, sa femme ; laÁ, on a enseveli Isaac et ReÂbecca, sa femme ; et laÁ, j'ai enseveli LeÂa. | Le champ et la grotte qui s'y trouve ont Âete acheteÂs aux Hittites. | Lorsque Jacob eut acheve de donner ses ordres Áa ses fils, il ramena ses pieds sur le lit ; il expira et fut reÂuni aux siens.

24.8 ; 1R 12.26ss ; Os 8.4ss ; 13.2). Cependant le terme en question peut aussi avoir un sens plus geÂneÂral (p. ex. chef 1S 21.8 ; tyran Jb 24.22n ; 34.20 ; cf. Es 10.13 ; 46.12 ; Ps 76.6 ; 78.25 ; puissants guerriers Lm 1.15). Ð Berger... : litt. de laÁ (le) berger, (la) pierre d'IsraeÈl ; texte obscur et traduction conjecturale ; on a aussi compris il est (ou tu es, deÂsignant Joseph) devenu le berger, la pierre d'IsraeÈl ; en modifiant la vocalisation traditionnelle du texte heÂbreu on pourrait lire par le nom du Berger, de la Pierre d'IsraeÈl 48.15+. Ð Le texte a eÂte lu treÁs diffeÂremment par les versions anciennes. LXX leurs arcs ont eÂte briseÂs avec force, les nerfs des bras de leurs mains se sont relaÃcheÂs, par le Puissant de Jacob. De laÁ celui qui fortifie IsraeÈl. Dieu (heÂbreu 'El, 21.33n) de ton peÁre 46.1+. Ð secours : cf. 2.18n. Ð le Puissant : heÂbreu ShaddaõÈ, comme en 17.1n. Ce nom fait ici assonance avec les mots traduits par ciel (ou cieux, shamayim, cf. 1.1n) et seins (shadayim). Ð abõÃme 1.2n ; cf. Ez 31.4. Ð eÂtendu v. 9n. sur les beÂneÂdictions ... : le texte heÂbreu traditionnel, obscur (sur les beÂneÂdictions de ceux qui m'ont concËu, jusqu'au deÂsir [ou aÁ la splendeur] des collines d'autrefois ?), a eÂte modifie d'apreÁs LXX. Ð sur le craÃne.. : cf. Dt 33.16n. Ð consacre ou deÂsigneÂ, mis aÁ part, heÂbreu nazir (cf. Nb 6) ; certains ont vu ici une allusion aÁ la luxuriance de la terre d'EphraõÈm, compareÂe aux cheveux du nazir qui poussaient librement. Benjamin 35.18 ; Dt 33.12 ; Jos 18.11ss ; Jg 3.15-23 ; 5.14 ; 19±21 ; 2S 21.5. Ð carnassier v. 9n. eÃtre reÂuni... : cf. 25.8n. Ð grotte... 23.8-20. 25.8-10. il ramena et fut reÂuni traduisent deux formes du meÃme verbe heÂbreu (v. 29n) ; cf. 47.31. $

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Ce sont laÁ les douze tribus d'IsraeÈl ; voilaÁ ce que leur peÁre leur dit en les beÂnissant. Il les beÂnit, chacun d'une beÂneÂdiction particulieÁre.

FuneÂrailles de Jacob Joseph tomba sur le visage de son peÁre et se mit Áa 50 2 pleurer sur lui en l'embrassant. | Puis Joseph ordonna Áa ses meÂdecins d'embaumer son peÁre ; les 3 me Âdecins embaumeÁrent donc IsraeÈl. | Cela prit

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Benjamin est un loup carnassier ; le matin, il deÂvore la proie ; le soir, il partage le butin.

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Chez Aser, la nourriture est plantureuse ; il fournira les mets exquis du roi. Nephtali est une biche en plein Âelan ; il prononcera de belles paroles.

des beÂneÂdictions des seins et du ventre maternels ! Les beÂneÂdictions de ton peÁre l'emportent sur les beÂneÂdictions des montagnes d'antan, sur le deÂsir des collines d'autrefois ; qu'elles soient sur la teÃte de Joseph, sur le craÃne de celui qui a Âete consacre parmi ses freÁres !

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46.4. Les Egyptiens : autre traduction l'Egypte. 1


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quarante jours pleins, le temps requis pour l'embaumement. Les Egyptiens le pleureÁrent pendant soixante-dix jours. Quand les jours des pleurs furent passeÂs, Joseph dit aux gens de la maison du pharaon : Si j'ai trouve graÃce Áa vos yeux, dites ceci au pharaon, je vous prie : | « Mon peÁre m'a fait preÃter serment, en disant : ``Je vais mourir. Tu m'enseveliras dans le tombeau que j'ai creuse en Canaan.'' Maintenant, je te prie, laisse-moi monter ensevelir mon peÁre ; apreÁs quoi je reviendrai. » | Le pharaon reÂpondit : Monte ensevelir ton peÁre, comme il te l'a fait jurer. Joseph monta ensevelir son peÁre. Avec lui monteÁrent tous les gens de la cour du pharaon, les anciens de sa maison, tous les anciens de l'Egypte, | toute la maison de Joseph, ses freÁres et toute la maison de son peÁre : ceux-ci ne laisseÁrent au pays de Goshen que leurs familles, avec leur petit beÂtail et leur gros beÂtail. | Avec lui, des chars monteÁrent aussi avec leurs attelages : le corteÁge Âetait treÁs important. | ArriveÂs Áa l'aire d'Atad, qui est au-delaÁ du Jourdain, ils firent une grande lamentation ; Joseph fit pour son peÁre un deuil de sept jours. | Les habitants du pays, les CananeÂens, virent ce deuil sur l'aire d'Atad et ils dirent : C'est un grand deuil pour l'Egypte ! C'est pourquoi on a appele du nom d'Abel-MitsraõÈm (« Deuil de l'Egypte ») cet endroit qui est au-delaÁ du Jourdain. | Les fils de Jacob firent ainsi pour leur peÁre ce qu'il leur avait ordonneÂ. | Ses fils le transporteÁrent en Canaan et l'ensevelirent dans la grotte du champ de MakpeÂla, le champ qu'Abraham avait achete comme proprieÂte funeÂraire Áa EphroÃn, le Hittite, preÁs de MamreÂ. | Joseph, apreÁs avoir enseveli son peÁre, Si j'ai trouve graÃce ... : cf. 18.3+. Ð au pharaon : litt. aux oreilles du pharaon. creuse : litt. tranche : certains donnent ici au verbe son sens de conclure (une alliance, voir 15.18n) et traduisent que j'ai acquis par contrat. Ð Comparer 33.19 avec 47.29ss ; 49.29-32 ; 50.13 ; Ac 7.16. monta / monteÁrent : cf. 12.10n. toute la maison de son peÁre : litt. la maison de son peÁre ; autre traduction toute sa famille. Ð Goshen 45.10+. Ð beÂtail 46.32 ; cf. Ex 10.9. attelages : autre traduction eÂquipages. Ð corteÁge : le mot correspondant est habituellement traduit par camp ou troupe. au-delaÁ du Jourdain ; sans autre preÂcision, cette expression deÂsigne habituellement la Transjordanie, c.-aÁ-d. la reÂgion situeÂe aÁ l'est du Jourdain (Nb 22.1n), mais ce n'est pas toujours le cas (Nb 32.19n ; Dt 3.20,25 ; 11.30 ; Jos 5.1 ; 9.1 ; 12.7 ; 22.7 ; voir aussi Jg 7.25n ; 1Ch 26.30n ; Es 8.23n ; Mt 4.15n ; Mc 10.1n//) ; le terme CananeÂens (v. 11) s'applique geÂneÂralement aux habitants de la reÂgion situeÂe aÁ l'ouest du Jourdain. Ð Joseph... : litt. il fit... Ð sept jours 1S 31.13. grand : litt. lourd. Ð Abel-MitsraõÈm : ce nom, qui pourrait signifier prairie de l'Egypte, paÃturage de l'Egypte ou peut-eÃtre cours d'eau de l'Egypte (cf. les noms comparables en Nb 33.49 ; Jg 11.33 ; 1S 6.18n ; 2S 20.15 ; 2Ch 16.4), est ici interpreÂte au sens de Deuil de l'Egypte. Litt. ses fils firent pour lui ainsi qu'il leur avait ordonne ; cf. 49.29. Cf. v. 5+. $

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retourna en Egypte avec ses freÁres et tous ceux qui Âetaient monteÂs avec lui ensevelir son peÁre. 15

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Fin de la vie de Joseph Quand les freÁres de Joseph virent que leur peÁre Âetait mort, ils dirent : Et si Joseph devenait notre adversaire et nous rendait tout le mal que nous lui avons fait ! | Alors ils firent dire Áa Joseph : Ton peÁre a donne cet ordre avant de mourir : | « Vous parlerez ainsi Áa Joseph : ``S'il te plaõÃt, pardonne la transgression de tes freÁres et leur peÂcheÂ, car ils t'ont fait du mal ! Je t'en prie, pardonne maintenant la transgression des serviteurs du Dieu de ton peÁre !'' » Joseph se mit Áa pleurer quand on lui dit cela. Ses freÁres eux-meÃmes vinrent ; ils tombeÁrent Áa ses pieds et dirent : Nous sommes tes serviteurs. Joseph leur dit : N'ayez pas peur : suis-je Áa la place de Dieu ? | Le mal que vous comptiez me faire, Dieu comptait en faire du bien, afin de faire ce qui arrive en ce jour, pour sauver la vie d'un peuple nombreux. | N'ayez donc pas peur maintenant ; je vais pourvoir Áa tous vos besoins et Áa ceux de toutes vos familles. Il les consola et parla Áa leur cúur. Joseph habita en Egypte, lui et toute la maison de son peÁre. Il veÂcut cent dix ans. | Joseph vit les fils d'EphraõÈm jusqu'aÁ la troisieÁme geÂneÂration ; les fils de Makir, fils de ManasseÂ, naquirent sur les genoux de Joseph. | Joseph dit Áa ses freÁres : Je vais mourir. Mais Dieu interviendra en votre faveur ; il vous fera monter de ce pays-ci vers le pays qu'il a promis par serment Áa Abraham, Áa Isaac et Áa Jacob. | Joseph fit preÃter serment aux fils d'IsraeÈl, en disant : Quand Dieu interviendra en votre faveur, vous emporterez d'ici mes ossements. Joseph mourut Áa l'aÃge de cent dix ans. On l'embauma et on le mit dans un cercueil en Egypte. Cf. Ex 1.6. ils firent dire : litt. ils donneÁrent des ordres (meÃme verbe dans la suite). pardonne : litt. leÁve ou enleÁve, 4.7n. On pourrait aussi traduire charge-toi de la transgression..., comme en Ex 10.17n ; cf. Lc 17.3. Ð transgression / peÂche 31.36n. Ð pleurer 42.24+. 37.10+. Le mal... bien : litt. vous avez pense (ou compteÂ, cf. 15.6n) le mal contre moi, Dieu l'a pense (ou compteÂ) en bien ; cf. 44.4 ; 45.5 ; Ne 6.2n ; Rm 12.17-21 ; 1Th 5.15 ; voir aussi Pr 16.1 ; 19.21 ; Rm 8.28. familles ou enfants, cf. 34.29n. Ð parla aÁ leur cúur 34.3n. toute la maison de son peÁre : litt. la maison de son peÁre ; autre traduction sa famille. Ð La litteÂrature eÂgyptienne fournit plusieurs exemples de sages morts aÁ cent dix ans. EphraõÈm / Manasse 41.51s ; 48.13-20. Ð Makir : le nom pourrait signifier vendu ou marchand, cf. 37.28 ; 45.4 ; voir aussi 30.18n ; Nb 26.29 ; 32.39s ; 36.1 ; Dt 3.15 ; Jos 13.31 ; 17.1 ; Jg 5.14ns ; 1Ch 2.21ss ; 7.14ss. Ð sur les genoux de Joseph 30.3n ; 48.12n-20 ; cf. Jb 3.12 ; Rt 4.16n. 12.7+ ; 15.18 ; 26.3 ; 28.13 ; Ex 6.8+ ; He 11.22. Ð interviendra... : autre traduction s'occupera de vous, cf. Jr 6.15n. Cf. 47.29 ; Ex 13.19 ; Jos 24.32. Ð vous emporterez : litt. vous ferez monter. cercueil (allusion aux sarcophages eÂgyptiens ?) : le mot heÂbreu deÂsigne un coffre, et speÂcialement le coffre sacre ou arche de l'alliance (Ex 25.10n).


Exode INTRODUCTION Une meÂmoire vivante Le livre de l'Exode est la meÂmoire vivante d'un peuple qui se comprend comme peuple de Dieu. Le reÂcit de l'institution de la PaÃque l'indique deÂjaÁ : Lorsque demain ton fils te demandera : « Que signifie cela ? », tu lui reÂpondras : « A la force de sa main, le SEIGNEUR nous a fait sortir de l'Egypte, de la maison d'escla-

vage. » (Ex 13.14.) On sait par ailleurs que, plus tard, des cultivateurs offrant aÁ Dieu les preÂmices de leurs reÂcoltes reÂciteront : Mon peÁre (Jacob, selon toute vraisemblance) eÂtait un ArameÂen nomade ; il est descendu en Egypte avec peu de gens... Les Egyptiens nous ont... soumis aÁ un dur esclavage. Nous avons crie vers le SEIÁ res... GNEUR, le Dieu de nos pe D'une main forte, d'un bras

eÂtendu... le SEIGNEUR nous a fait sortir d'Egypte. Il nous a ameneÂs dans ce lieu et il nous a donne ce pays, un pays ruisselant de lait et de miel (Dt 26.5-11). Cette meÂmoire de l'Exode jalonne toute l'histoire de l'IsraeÈl biblique. Elle fonde sa conscience nationale. Ainsi le pacte de Sichem qui feÂdeÁre en une seule nation tous les clans et tribus susceptibles d'oublier leurs liens

L'Egypte et les Egyptiens L'Egypte antique est bien connue du grand public pour ses pyramides, son sphinx, ses hieÂroglyphes et les treÂsors de ses pharaons. Pour une grande part, ce deÂcor glorieux est deÂjaÁ plante depuis longtemps aÁ l'eÂpoque biblique. L'Egypte compte en effet parmi les civilisations les plus anciennes. Cette reÂgion est peupleÂe depuis l'aÃge de pierre, en raison de son climat doux et de la richesse naturelle que lui apportent les crues du Nil. Chaque anneÂe, en effet, le fleuve deÂborde largement et, quand il revient aÁ son cours normal, il laisse derrieÁre lui une couche de limon noir treÁs fertile, propice aÁ la culture de toutes sortes de ceÂreÂales (cf. Gn 41±44). De part et d'autre de la bande verte formeÂe par la valleÂe du Nil, c'est le deÂsert. L'histoire eÂcrite de l'Egypte et de ses dynasties de pharaons remonte aÁ 3200 av. J.-C. environ, quand l'unite de la Haute-Egypte (le sud de la valleÂe du Nil, autour de TheÁbes) et de la Basse-Egypte (au nord, autour de Memphis et dans le Delta) est reÂaliseÂe pour la premieÁre fois. Au IIe milleÂnaire av. J.-C., de puissants pharaons avaient deÂjaÁ conquis des reÂgions situeÂes au sud de l'actuel Soudan. L'influence de l'Egypte s'eÂtend aussi, au moins aÁ certaines peÂriodes, vers l'Asie, et avant tout sur Canaan : elle s'y fournit en matieÁres premieÁres, surtout en bois de construction ; mais c'est aussi pour elle une zone tampon, qui la proteÁge des incursions des peuples du Proche-Orient. TeÂmoin la fortification connue sous le nom de « Mur du Prince », due aÁ l'initiative d'AmeÂnemhat (& 1991-1962), dont la Bible garde peut-eÃtre le souvenir dans le nom Shour, qui peut signifier « muraille » (cf. Gn 16.7n) ; un texte eÂgyptien s'y reÂfeÁre en ces termes : « On construira le Mur du Prince... et on ne laissera plus les Asiates descendre en Egypte mendier de l'eau comme ils en ont coutume, pour faire boire leurs beÃtes. » Sous AmeÂnophis III (& 1391-1353), une inscription semble mentionner le nom$ divin YHWH. En 1220, Merneptah, fils de RamseÁs II, de retour d'une campagne victorieuse en Asie, grave sur le basalte : « IsraeÈl est aneÂanti. » L'eÂcriture, sans doute inventeÂe en MeÂsopotamie entre 3500 et 3000 av. J.-C., a vite fait son chemin jusqu'en Egypte ouÁ elle a connu un deÂveloppement original. Les preÃtres eÂgyptiens ont en effet mis au point leur propre systeÁme complexe de repreÂsentation des mots, des sons et des choses, compose de dessins caracteÂristiques Ð les hieÂroglyphes, employeÂs surtout sur les monuments Ð qui se sont simplifieÂs pour donner des eÂcritures plus courantes (hieÂratique, puis deÂmotique) et mieux adapteÂes aÁ d'autres supports (notamment le papyrus). Vers le XVIIIe sieÁcle av. J.-C., l'Egypte fut envahie par une importante population eÂtrangeÁre connue, de facËon geÂneÂrique, sous le nom de Hyksos (« princes des pays eÂtrangers »). Cette population venue d'Asie eÂtait sans doute en grande partie seÂmite (deÂsignation ethnico-linguistique qui s'applique aux IsraeÂlites comme aÁ de nombreux autres peuples du Proche-Orient). Elle finit par prendre le pouvoir en Basse-Egypte. Depuis leur capitale, Avaris (que certains identifient aÁ TsoaÃn ou Tanis, cf. Nb 13.22n), dans le nord-est du delta du Nil, les souverains hyksos gouvernaient un empire qui comprenait une grande partie du territoire eÂgyptien et de Canaan. D'aucuns ont vu un rapport entre cette eÂpoque et l'histoire de Joseph (Gn 37±50), mais cette opinion n'a pas trouve de confirmation dans les sources eÂgyptiennes (l'histoire de Joseph preÂsente aussi d'inteÂressantes similitudes avec la situation de la diaspora juive eÂvoqueÂe par le livre d'Esther ; voir « Les reÂcits doubles dans les histoires de Joseph et d'Esther », p. 72).


EXODE ± Introduction communs s'appuie sur ce seul argument : le SEIGNEUR (YHWH) a fait sortir vos peÁres de l'Egypte, choisissez donc deÁs maintenant votre camp (Jos 24.4-15,25-28). Abraham s'eÂtait vu preÂdire cet eÂveÂnement (Gn 15.13-16). Le propheÁte Elie accomplira le long voyage du Carmel aÁ l'Horeb pour retrouver, dans la purete vivifiante du deÂsert, les conditions historiques du face aÁ face avec Dieu et le sens veÂritable de sa mission. Puis ce sont Amos (2.10 ; 3.1s ; 5.25), OseÂe (11.1-4), MicheÂe (6.1-5), JeÂreÂmie (31.31-33) ou EsaõÈe (40ss) qui sans cesse reviennent aux theÁmes de l'Exode. C'est encore le cas de la quasi-totalite des psaumes « historiques » (78 ; 81 ; 105 ; 106 ; 114 ; 135 ; 136). Le Nouveau Testament, pour sa part, est tout impreÂgne du souvenir de l'Exode. SpeÂcialement

dans les discours des Actes (par exemple celui d'Etienne en Ac 7) et dans l'Apocalypse, qui exploite le symbolisme des plaies d'Egypte et celui de l'agneau immoleÂ, preÂsent dans onze de ses chapitres. Cette fonction de meÂmoire vivante s'annonce deÂjaÁ dans le premier verset du livre de l'Exode. La liste des anceÃtres, placeÂe aÁ cet endroit, a pour fonction de rappeler aÁ tous les clans et tribus d'IsraeÈl qu'ils ont effectivement eÂte opprimeÂs en Egypte et qu'ils ont eu part aÁ une libeÂration qui est l'úuvre de Dieu. Selon le Talmud , Rabbi Gamaliel (Gamaliel I ou II ? cf. Ac 5.34n ; 22.3) aurait enseigne que tout fideÁle a le devoir de se consideÂrer comme ayant eÂte personnellement tire d'Egypte. $

91 Le cadre historique Les liens entre l'Egypte et Canaan sont constants. La table des nations de GeneÁse 10 preÂsente les deux peuples comme fils de Cham (Gn 10.6). Pour autant l'Exode est peu loquace sur sa propre insertion dans le contexte eÂgyptien. C'est le deÂveloppement consideÂrable de l'eÂgyptologie depuis le deÂchiffrement des hieÂroglyphes au XIXe sieÁcle (Champollion est mort en 1842) qui a suscite la curiosite des modernes en la matieÁre. L'histoire biblique, elle, est avant tout une histoire theÂologique, et les listes de pharaons y interviennent peu. Ce qui est rapporte dans les quinze premiers chapitres de l'Exode pourrait correspondre aÁ plusieurs dynasties (voir « Les ``pharaons'' », p. 41).

Au XVIe sieÁcle av. J.-C., l'empire hyksos s'effondra et Ahmosis Ier fonda une nouvelle dynastie, dont le pouvoir s'eÂtendit consideÂrablement sous le reÁgne de Thoutmosis III (& 1479-1425). C'est aÁ partir de cette eÂpoque que beaucoup ont cherche des traces eÂgyptiennes de l'histoire de MoõÈse et de l'Exode : dans l'expulsion des Hyksos au XVIe sieÁcle, deÂjaÁ ; sous Horemheb (& 1319-1307), un colonel eÂnergique qui avait administre Canaan un certain temps avant de monter sur le troÃne ; puis, dans la dynastie suivante, sous SeÂti Ier (& 13061290) et surtout sous RamseÁs II (& 1290-1224), un grand constructeur. Mais ici encore, les annales eÂgyptiennes ne portent aucun eÂcho distinct du reÂcit biblique. Ce n'est en tout cas pas RamseÁs II, dont on a retrouve la momie, qui est mort noye dans la mer des Joncs (cf. Ex 14±15 ; Ps 136.15). DernieÁrement, quelques-uns ont cru discerner des analogies entre l'eÂpopeÂe de MoõÈse et un personnage d'origine asiatique connu sous le nom de BeyÈ, Beya ou Peya par plusieurs inscriptions eÂgyptiennes. Dans une peÂriode fort troubleÂe de la succession pharaonique, depuis le reÁgne de SeÂti II (& 1214-1204) jusqu'aÁ celui de Sethnakht (& 1196-1194), cet homme a occupe une position treÁs importante en Egypte. Son roÃle a sans doute eÂte preÂpondeÂrant sous le jeune pharaon Siptah (& 1204-1198), mort preÂmatureÂment, et la reine Taousert ou Touosre (& 1198-1196). La fin de ce BeyÈ est mysteÂrieuse. Toutefois les rapprochements qu'on a pu faire entre cette eÂpoque passablement obscure et le reÂcit biblique sont, une fois de plus, fragmentaires et incertains. La religion eÂgyptienne comportait de nombreux dieux qui gouvernaient les pheÂnomeÁnes naturels (les « plaies d'Egypte » les discreÂditent, cf. Ex 12.12), mais qui repreÂsentaient aussi des vertus comme la veÂriteÂ, la justice ou la sagesse : les Proverbes de la Bible preÂsentent de nombreuses analogies avec les aphorismes de la sagesse eÂgyptienne (voir « La litteÂrature de sagesse », p. 794). Dans les temples, les preÃtres servaient les dieux comme on sert des souverains humains. Le peuple, lui, ne voyait les images des grandes diviniteÂs que lors des processions organiseÂes les jours de feÃte. Le pharaon, fils$ du dieu supreÃme de TheÁbes, Amon-ReÃ, jouait un roÃle de meÂdiateur entre ce dieu et les hommes. On a compare aÁ ces conceptions certaines expressions relatives aÁ la royaute israeÂlite, notamment dans les Psaumes (Ps 2.7 ; 89.27s ; 110.3n ; cf. 2S 7.14). Le polytheÂisme d'Etat connut une exception ceÂleÁbre en Egypte pendant le reÁgne d'AkheÂnaton ou AmeÂnophis IV (& 1353-1335 av. J.-C.), qui proÃna une sorte de monotheÂisme (pantheÂisme ?) solaire. En fait il instaura, aÁ l'encontre du clerge theÂbain d'Amon-ReÃ, le culte unique d'Aton (le disque solaire). Il en eÂtait le grand preÃtre, aux coÃteÂs de sa femme NeÂfertiti. On reconnaõÃt dans les hymnes reÂdigeÂs aÁ cette eÂpoque une profonde mystique de la nature (on a releve beaucoup de points communs avec le Ps 104 : voir « L'Hymne aÁ Aton », p. 761). Mais le reÁgne d'AkheÂnaton se termina mal et sa reÂforme religieuse fut sans lendemain. Les Egyptiens se repreÂsentaient la mort aÁ l'image de la vie, comme l'attestent les fresques et les objets de la vie quotidienne associeÂs aux seÂpultures. Osiris eÂtait le roi de l'outre-tombe. Le mythe de mort et de reÂsurrection$ qui le caracteÂrisait, comme plusieurs diviniteÂs associeÂes aux cycles de la nature (voir Baal$), lui valait de deÂtenir les clefs de la vie dans l'au-delaÁ. Le culte d'Osiris aura beaucoup d'influence aÁ l'eÂpoque greÂco-romaine. Une fois passe le temps de son heÂgeÂmonie sur le Proche-Orient ancien, qui ne laisse que peu de traces directes dans la Bible, l'Egypte parviendra le plus souvent, graÃce aÁ son eÂloignement et au prestige de sa civilisation, aÁ maintenir son indeÂpendance face aux grandes puissances de l'Asie (surtout l'Assyrie et Babylone). Elle restera pour IsraeÈl Ð et surtout pour Juda Ð le grand voisin du sud, geÂneÂralement accueillant pour ceux qui ont des deÂmeÃleÂs avec les autoriteÂs, nationales ou eÂtrangeÁres ; elle sera aussi l'appui naturel, mais plus ou moins solide, de toutes les tentatives de reÂvolte contre les suzerains du nord. Voir aÁ ce sujet « L'Egypte dans la Bible », p. 895.


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EXODE ± Introduction

Les hypotheÁses s'eÂchelonnent du XVIe jusqu'au XIIe sieÁcle av. J.-C., sans jamais retenir l'adheÂsion de tous les speÂcialistes. En fait, toutes les correspondances entre le reÂcit de l'Exode et l'histoire eÂgyptienne, dans l'eÂtat preÂsent de sa reconstitution, restent douteuses ; elles n'apportent en tout eÂtat de cause qu'un eÂclairage limite au texte biblique. Qui sont les HeÂbreux ? La deÂnomination HeÂbreu(x) apparaõÃt 34 fois dans l'Ancien Testament, dont 14 dans l'Exode. Ce sont geÂneÂralement des eÂtrangers qui deÂsignent ainsi les IsraeÂlites, dans un contexte ouÁ ceux-ci sont consideÂreÂs comme des travailleurs immigreÂs. Le mot luimeÃme pourrait signifier « qui vient d'au-delaÁ » ou « de l'autre coÃte » ; d'apreÁs cette eÂtymologie, il pourrait s'appliquer aÁ des Transjordaniens ou aÁ des Transeuphratiens (cf. Gn 10.21n). Dans cette hypotheÁse, il ne deÂsignerait pas aÁ l'origine une ethnie particulieÁre, mais plutoÃt un certain type de population nomade, souvent fieÁre et batailleuse, capable aussi, parfois, de vendre ses services (le terme heÂbreu s'applique aÁ des esclaves de maõÃtres israeÂlites en Ex 21.2 ; Dt 15.12 ; Jr 34.9,14). Il n'est pas possible d'eÂvoquer ce mot sans le rapprocher des nombreuses mentions de groupes habirou ou `apirou dans les documents administratifs de tout le Proche-Orient, depuis la fin du IIIe milleÂnaire. Les « HeÂbreux » ne seraient-ils pas aussi de ces Habirou ? DeÂlimitation et plan Suite naturelle de la GeneÁse, le livre de l'Exode est aussi le preÂalable oblige aÁ la compreÂhension des trois livres qui lui font suite. On pressent bien que le deÂcoupage en cinq volumes (notre mot « Pentateuque » transcrit un terme grec qui deÂsigne, au propre, les « cinq eÂtuis » ouÁ se logeaient les rouleaux) est un arrangement posteÂrieur. Il eÂtait cependant connu de Philon d'Alexandrie au Ier sieÁcle et, avant lui, de la version grecque des Septante (LXX , aÁ partir du IIIe sieÁcle av. J.-C.). Ce sont d'ailleurs des manuscrits de cette dernieÁre qui donnent aÁ notre livre le titre d'Exodos (= « sortie » ; l'un d'eux $

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preÂcise Exodos Aiguptou, « sortie d'Egypte »). Le plan, symeÂtrique autour d'une partie centrale (l'alliance ), oppose deux types de service ou d'esclavage (service du pharaon et service de Dieu), deux types de difficulteÂs (les reÂticences du pharaon et celles du peuple) et deux types d'organisation (le rituel de la PaÃque et le sanctuaire du deÂsert). L'arrangement tripartite classique n'en perd pas pour autant sa pertinence : I. Dieu libeÁre son peuple (1±18) II. Dieu fait alliance avec son peuple (19±24) III. Dieu eÂtablit sa demeure au sein de son peuple (25±40). $

Remarques sur les contenus narratifs I. La sortie d'Egypte Chap. 1 et 2 Avec un vocabulaire repris de la GeneÁse, l'histoire insiste sur la multiplication extraordinaire des fils de Jacob et, dans les circonstances politiques que nous avons eÂvoqueÂes plus haut, sur le roÃle eÂminent des femmes. Les meÁres, les sages-femmes, la meÁre de MoõÈse (dont le nom rappelle celui du SEIGNEUR : YokeÂbed = « Gloire de YHWH »), sa súur, et jusqu'aÁ la fille du pharaon et ses suivantes, contrecarrent le plan de geÂnocide. On rapproche habituellement le nom de MoõÈse (heÂbreu MosheÂ) de l'eÂgyptien mosis (parfois transcrit meÁs), « creÂe », « engendre » ou « issu de », habituellement associe au nom d'une diviniteÂ. En Exode 2.10n il est rattacheÂ, par assonance, aÁ une racine heÂbraõÈque signifiant « retirer ». Dans le reÂcit biblique, le nom suggeÁre en effet l'action providentielle de Dieu, qui a sauve l'enfant de la mort et qui l'inseÁre dans les milieux de la cour. L'entreÂe de MoõÈse, par mariage, dans un clan de Madianites (descendants d'Abraham par Qetoura, cf. Gn 25.2) reveÃt peut-eÃtre une importance appreÂciable. JeÂthro, alias ReÂouel (Ex 2.18 ; 3.1 ; cf. Hobab en Nb 10.29 ; ReÂouel signifie « ami d'El » ou « ami de Dieu », cf. Ex 33.11), dont MoõÈse est devenu le gendre, est en effet preÂsente comme preÃtre de MadiaÃn (Ex 2.16 ; 3.1). On peut voir

dans le rapprochement de MoõÈse avec lui une sorte de preÂparation providentielle aÁ la reÂveÂlation qui va suivre. Chap. 3 aÁ 7.13 MoõÈse se trouve aÁ la montagne de Dieu en ce lieu du buisson (seneÂ) qui rappelle le nom du SinaõÈ Ð mais la localisation exacte de ces lieux privileÂgieÂs demeure une question ouverte. Au buisson ardent (chap. 3), Dieu reÂveÁle son nom , que la tradition juive s'abstiendra de prononcer (cf. 20.7) et qui nous est parvenu sous la forme dite du « TeÂtragramme », les quatre lettres correspondant aÁ YHWH. La reÂveÂlation rattache ce nom, au moins theÂologiquement, aÁ un verbe habituellement traduit par eÃtre ou devenir (3.14n). C'est ce rapprochement qui a incite les ReÂformateurs protestants du XVIe sieÁcle aÁ tenter de traduire YHWH par « l'Eternel » ; mais le texte eÂvoque moins une eÂternite intemporelle que la preÂsence active du Dieu d'IsraeÈl dans l'histoire meÃme de son peuple (cf. 3.12n). Depuis bien longtemps, quand ils lisent ce nom sacre dans le texte heÂbreu, les juifs prononcent un autre mot, le plus souvent 'AdonaõÈ, qui signifie « Seigneur ». Cette pratique a eÂte suivie par les Juifs de langue grecque qui ont geÂneÂralement rendu le TeÂtragramme par le mot grec Kurios (= Seigneur) dans la traduction des Septante, laquelle allait devenir la principale reÂfeÂrence des premiers chreÂtiens (cf. Rm 10.9-13). C'est ainsi que pour les chreÂtiens comme pour les juifs la confession de la foi restera lieÂe aÁ la reÂveÂlation du buisson ardent : c'est le SEIGNEUR (ainsi la preÂsente traduction rend-elle le plus souvent le nom YHWH) qui est avec les siens et qui les fait sortir de toutes les servitudes. L'apparition dans le feu inextinguible (Ex 3.2 ; comme aÁ Abraham dans la fournaise, en Gn 15) ainsi que l'arsenal de prodiges destineÂs aÁ convaincre le pharaon posent le SEIGNEUR (YHWH) comme le veÂritable maõÃtre de la nature, face aux Baals et aux quelque 2000 figures du pantheÂon eÂgyptien. Le sacrifice aÁ trois journeÂes de marche (Ex 3.18 ; cf. Gn 22.4) $

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EXODE ± Introduction eÂvoque probablement une feÃte de printemps aÁ laquelle se substituera ensuite la PaÃque (voir calendrier ). L'attitude meÂprisante afficheÂe par le pharaon aÁ l'eÂgard du Dieu d'IsraeÈl (Ex 5.2) fait place aÁ la connaissance qu'il va en acqueÂrir, lui et le monde entier (8.6,18 ; 9.14,16,29 ; 11.7 ; 14.4). La seconde narration (6.1±7.13) a pour effet de mettre encore plus fortement en eÂvidence le roÃle de Dieu dans cette libeÂration. $

De 7.14 au chap. 11 Le nombre de fleÂaux retenu par les divers textes est variable : le Psaume 78 (v. 44-51) et le Psaume 105 (v. 28-36) en rapportent chacun sept, mais pas les meÃmes. Le probleÁme majeur est en fait celui de l'obstination du pharaon : on lit que le pharaon s'enteÃte (7.13,22 ; 8.15) ou qu'il se montre obtus (8.11 ; 9.34), mais aussi que Dieu lui-meÃme fait en sorte qu'il s'obstine (7.3 ; 9.12 ; 10.1, 20,27 ; 11.10). L'articulation entre ces formules n'est pas simple. Elle est aÁ rechercher dans la direction du libre choix de Dieu, quifait graÃce aÁ qui il fait graÃce (Ex 33.19 ; Rm 9.14-18). On pourrait lire avec fruit, aÁ ce sujet, l'extrait de la tradition des Juifs rapporteÂe par Edmond Fleg (MoõÈse raconte par les sages) : Que fait un seigneur de guerre, quand il veut reÂduire ses ennemis ? Il enveloppe leur citadelle et coupe leurs approvisionnements d'eau. S'ils se rendent, c'est bien ; sinon, il fait approcher ses fanfares qui les eÂpouvantent de leur bruit. S'ils se rendent, c'est bien ; sinon, il fait approcher ses archers, qui leur deÂcochent des fleÁches. S'ils se rendent, c'est bien ; sinon, il fait approcher ses troupes de toutes contreÂes, pour montrer sa force ; puis il eÂgorge leurs troupeaux ; puis il verse sur eux l'huile bouillante ; il lance sur eux les boulets de pierre ; il escalade leurs murs ; il les enchaõÃne dans leurs geoÃles. S'ils se rendent, c'est bien ; sinon, il massacre leurs chefs. Ainsi fit Dieu aÁ l'eÂgard des Egyptiens... Mais voyez combien l'homme de guerre diffeÁre du Dieu de guerre : l'homme de guerre, quand il veut abattre son ennemi, l'attaque par surprise ; il n'espace

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point ses coups, et quand il le tient sous sa sandale, il l'acheÁve ; mais Dieu avertit par dix fois le Pharaon, par dix fois il lui laissa le reÂpit du repentir, et avant de le chaÃtier, par dix fois, il lui fit graÃce. Chap. 12 et 13 Chacun le constatera aiseÂment, le chapitre 12 reveÃt simultaneÂment le caracteÁre d'une prescription sur la manieÁre de ceÂleÂbrer la PaÃque et celui d'une narration de la dernieÁre nuit en Egypte. On y observe conjointement deux rituels, l'un concernant l'agneau (ou chevreau), en rapport avec les premiers-neÂs, l'autre relatif aux pains nouveaux (sans adjonction de levain naturel, c'estaÁ-dire de paÃte ancienne ; cf. 1Co 5.7). Ces deux rituels eÂtaient, semble-t-il, habituels chez les bergers nomades : mais par la volonte du SEIGNEUR (YHWH) ils vont prendre le sens d'un rappel perpeÂtuel de la naissance de la nation que Dieu a choisie et libeÂreÂe. Le rite protecteur du sang graÃce auquel le malheur passe par-dessus (ou saute, selon l'eÂtymologie du mot heÂbreu Pessah = PaÃque) les maisons, est deÂjaÁ preÂgnant des riches deÂveloppements symboliques qui s'ensuivront dans les traditions juive et chreÂtienne. $

Chap. 14 aÁ 15.21 Le passage de la mer des Joncs (diverses localisations : voir la carte p. 110) a eÂte compris de bien des manieÁres. Le livre de l'Exode en montre deÂjaÁ divers eÂclairages. Le reÂcit insiste sur la graÃce toute-puissante de Dieu, qui meÁne toute l'action, tandis que le peuple apeure doit demeurer immobile et spectateur du deÂploiement de la Providence (14.13s). Ici encore, on remarquera la participation des femmes, et en particulier de la propheÂtesse Miriam, aÁ la ceÂleÂbration liturgique de la victoire de Dieu (Il a jete dans la mer le cheval et son cavalier, 15.1). Elles eÂtaient preÂsentes au deÂbut (1.15ss), elles sont encore laÁ au deÂnouement. De 15.22 au chap. 17 ApreÁs l'obstination funeste du pharaon, voici que le peuple libeÂre se livre aÁ son tour aÁ la

contestation. Le theÁme de la mise aÁ l'eÂpreuve apparaõÃt aÁ trois reprises : aÁ Mara parce que l'eau est saumaÃtre (15.22-25), au deÂsert parce que le peuple craint de manquer de nourriture (16.1-4) et aÁ Rephidim parce que le peuple a soif (17.2,7n : « provoquer » ou « tenter » = « mettre aÁ l'eÂpreuve »). La traverseÂe du deÂsert est aussi l'occasion de l'apprentissage de la vie dans la foi. A propos de la manne, le peuple recËoit un enseignement treÁs clair sur le sabbat (chap. 16). L'ideÂe d'un livre du souvenir, preÂfiguration de la Bible, fait suite aÁ la victoire de la prieÁre contre Amalec (17.14). DeÂsormais tous les hommes libres devront se savoir « sortis d'Egypte ». $

Chap. 18 (JeÂthro) Le beau-peÁre de MoõÈse, deÂjaÁ preÂsent aux chapitres 2 et 3, reÂapparaõÃt ici. Ce preÃtre madianite exerce manifestement une certaine influence sur IsraeÈl. Il preÂconise pour le peuple une organisation de type militaire que MoõÈse adoptera. Le repas (v. 12) accompagnant le sacrifice de communion est une anticipation de la ceÂleÂbration de la premieÁre alliance au chapitre 24. II. L'alliance Chap. 19 aÁ 24 Les preÂparatifs de la grande manifestation de Dieu occupent tout le chapitre 19. Le peuple s'y voit deÂsigne comme un royaume de preÃtres (v. 6) Ð formule ouÁ l'on a pu voir deÂjaÁ pose le principe d'un sacerdoce universel ouÁ chacun peut eÃtre instruit de Dieu et l'approcher, dans les limites permises. L'aspect de la manifestation divine est celui d'une eÂruption volcanique s'ajoutant aÁ un orage. A nouveau le feu (v. 18) est signe de la preÂsence de Dieu. Les « Dix commandements » du chapitre 20 sont appeleÂs les Dix paroles en Exode 34.28 (//Dt 4.13 ; 10.4). Ce deÂcalogue est un don, un message, un enseignement, suivant le sens primitif du mot Torah (voir loi ), avant d'eÃtre un recueil de preÂceptes et d'interdictions. Il est immeÂdiatement suivi par le Code de l'alliance (20.22± $


94 23.33). C'est une collection de preÂceptes pratiques qui concernent aussi bien l'autel de pierres brutes (20.22-26) que quantite de points touchant la vie d'une socieÂte rurale encore peu eÂloigneÂe du nomadisme. Le chapitre 24, avec la premieÁre conclusion de l'alliance, est capital. Selon le Nouveau Testament, JeÂsus y fera reÂfeÂrence en eÂvoquant le sang de l'alliance (Mc 14.24 ; Mt 26.28 ; cf. Ex 24.8) et meÃme la nouvelle alliance en son sang (1Co 11.25 ; cf. Lc 22.20). Fait rarissime dans la Bible (cf. aussi Es 6.1), les soixante-dix anciens virent le Dieu d'IsraeÈl ; puis ils mangeÁrent et burent, comme cela se faisait ordinairement pour conclure une alliance entre humains (Ex 24.9ss ; cf. 18.12 ; Gn 31.46,54).

EXODE ± Introduction III. La demeure de Dieu Chap. 25 aÁ 40 Trois eÂleÂments sont aÁ prendre en consideÂration dans cette importante partie du livre : l'eÂchec du taurillon ou « veau d'or », le renouvellement de l'alliance et la confection du sanctuaire deÂmontable, signe de la preÂsence reÂconcilieÂe de Dieu parmi son peuple. Le « veau d'or » (Ex 32 ; cf. 1R 12.26-33) est typique de ce qui se produit lorsque l'humanite preÂtend rendre un culte aÁ la divinite sans passer par la reÂveÂlation biblique du SinaõÈ. Les intentions sont excellentes, mais l'erreur de cible est manifeste. Cependant l'eÂchec preÂceÁde souvent une progression inespeÂreÂe. Une fois le peuple chaÃtie en

raison de son idolaÃtrie (Ex 32.35), MoõÈse recËoit une nouvelle reÂveÂlation du Dieu qui fait graÃce aÁ qui il fait graÃce (Ex 32.30-35 ; 33.12-23). ApreÁs le renouvellement de l'alliance (chap. 34) qui est aÁ mettre en paralleÁle, pour son contenu theÂologique, avec le chapitre 24, le peuple peut enfin travailler d'un cúur joyeux aÁ la construction du sanctuaire. Les normes donneÂes ici sont aÁ rapprocher de celles qui seront utiliseÂes au deÂbut de la monarchie israeÂlite, lors de l'eÂdification « en dur » du sanctuaire royal. Nous sommes aÁ mi-parcours entre le petit sanctuaire seÂmitique de Timna, retrouve en 1969 dans les sables (voir l'encadre p. 123), et la splendeur future du temple de Salomon. $


Exode SERVITUDE ET LIBEÂRATION D'ISRAEÈL Les IsraeÂlites esclaves en Egypte 1 Voici les noms des fils d'IsraeÈl qui Âetaient venus en Egypte avec Jacob ; chacun Âetait venu avec toute 2-3 sa maison : | Ruben, Sime Âon, LeÂvi, Juda, | Issacar, 4 Zabulon, Benjamin, | Dan, Nephtali, Gad et Aser. 5 Ceux qui  etaient issus de Jacob Âetaient soixante-dix en tout. Joseph Âetait alors en Egypte. 6 Joseph mourut, ainsi que tous ses freÁres et toute 7 cette ge ÂneÂration-laÁ. | Les IsraeÂlites furent feÂconds ; ils prolifeÂreÁrent, se multiplieÁrent et devinrent de plus en plus forts. Et le pays en fut rempli. 8 Un nouveau roi, qui n'avait pas connu Joseph, 9 vint Á a reÂgner sur l'Egypte. | Il dit Áa son peuple : Le peuple des IsraeÂlites est plus nombreux et plus fort 10 que nous. | Agissons donc avec sagesse Á a son Âegard, de peur qu'il ne se multiplie : s'il survenait une

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guerre, il se joindrait Áa nos ennemis pour nous faire la guerre et monter ensuite du pays. | Alors on lui assigna des chefs de travaux forceÂs afin de l'affliger par des corveÂes. C'est ainsi qu'il baÃtit pour le pharaon des villes-entrepoÃts : Pitom et RamseÁs. | Mais plus on l'affligeait, plus il se multipliait et s'accroissait ; on prit les IsraeÂlites en horreur. | Alors les Egyptiens soumirent les IsraeÂlites Áa un rude esclavage. | Ils leur rendirent la vie ameÁre par un dur esclavage : travail de l'argile et des briques, et toutes sortes de travaux des champs, tels Âetaient les travaux du rude esclavage qu'on leur imposait. Le pharaon perseÂcute les IsraeÂlites Le roi d'Egypte parla aussi aux sages-femmes des HeÂbreux Ð l'une se nommait Shiphra et l'autre

Travaux forceÂs sous la direction d'un chef de corveÂe (cf. Ex 1.11). Des prisonniers tirent une statue monumentale destineÂe aÁ orner le palais de SennacheÂrib, roi d'Assyrie. DeÂtail d'un bas-relief du palais du sud-ouest aÁ Ninive (Tell Kouyoundjik), vers 700 av. J.-C.

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 braõÈque correspondante 1 Voici les noms : l'expression he constitue le titre traditionnel du livre dans la Bible juive ; cf. Ez 48.1. Ð des fils d'IsraeÈl... : dans la suite du reÂcit (v. 7,9 etc.) la meÃme expression sera traduite par IsraeÂlites, cf. Gn 32.29n ; 46.1-26. Ð toute sa maison : litt. sa maison, c.-aÁ-d. sa famille. Ceux qui eÂtaient issus de Jacob : litt. tout eÃtre (cf. Gn 1.20n) sorti de la cuisse (cf. Gn 24.2n) de Jacob. Ð soixante-dix : LXX soixante-quinze ; cf. Gn 46.27n ; Ac 7.14. Gn 50.22-26 ; cf. Ac 7.15. Gn 12.2+ ; Dt 26.5 ; Ps 105.24s ; Ac 7.17. Ð IsraeÂlites v. 1n. Ð prolifeÂreÁrent : le verbe correspondant est traduit par grouiller en 7.28 ; Gn 1.20n ; 7.21 ; cf. Gn 9.7n. Ac 7.18. donc : cf. Gn 11.3n. Ð sagesse ou habilete ; cf. Pr 1.2n. Ð nos ennemis : litt. ceux qui nous deÂtestent. Ð monter : de la plaine d'Egypte vers la reÂgion montagneuse de Canaan ; cf. Gn 12.10n ; 46.4+ ; voir aussi Ac 7.19. on lui assigna : c.-aÁ-d. on assigna au peuple. Ð l'affliger (autre traduction l'humilier)... : cf. 3.7,17 ; 4.31 ; Gn 15.13 ; voir Dt 8.2n. Ð corveÂes : cf. 2.11 ; 5.4ss ; 6.6s ; 1R 11.28n. Ð villes-entrepoÃts : le $

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meÃme terme heÂbreu se retrouve en 1R 9.19. Ð Pitom / RamseÁs (Gn 47.11) : on situe geÂneÂralement ces deux villes aÁ la limite entre l'Egypte et le deÂsert du SinaõÈ, non loin de l'actuel canal de Suez. Pitom vient probablement d'un terme eÂgyptien signifiant temple d'Atoum. La ville avec laquelle Pitom est souvent identifieÂe a eÂte construite au VIIe s. av. J.-C., preÁs d'un temple beaucoup plus ancien. RamseÁs est habituellement identifieÂe aÁ la capitale de RamseÁs II (& 1290-1224 av. J.-C.), proche de Tanis ; cf. 12.37 ; Nb 33.3,5. LXX mentionne en outre On, qui est la ville du Soleil (en grec HeÂliou polis) (cf. Gn 41.45n). s'accroissait ou, plus litt., eÂclatait, explosait (cf. Gn 28.14n ; 30.30n). Ð en horreur Nb 22.3n. les Egyptiens : autre traduction l'Egypte. un dur esclavage : cf. 6.9 ; esclavage et travail traduisent ici un meÃme mot heÂbreu. Voir aussi Dt 26.6 ; 1R 12.4 ; Es 14.3. des HeÂbreux : le texte emploie ici le feÂminin du terme habituellement traduit par heÂbreu ; il faudrait dire des sages-femmes heÂbreu(es ?), mais l'adjectif correspondant n'est pas usite au feÂminin en francËais ; meÃme probleÁme dans la suite ouÁ nous traduisons femmes des HeÂbreux.


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EXODE 1±2

Poua. | Il leur dit : Quand vous accoucherez les femmes des HeÂbreux et que vous les verrez sur les sieÁges, si c'est un garcËon, faites-le mourir ; si c'est une fille, qu'elle vive. | Mais les sages-femmes craignirent Dieu ; elles ne firent pas ce que leur avait dit le roi d'Egypte ; elles laisseÁrent vivre les enfants. | Le roi d'Egypte appela les sages-femmes et leur dit : Pourquoi avez-vous agi ainsi ? Pourquoi avez-vous laisse vivre les enfants ? | Les sages-femmes reÂpondirent au pharaon : C'est que les femmes des HeÂbreux ne sont pas comme les Egyptiennes ; comme elles sont pleines de vie, elles accouchent avant l'arriveÂe de la sage-femme. | Dieu fit du bien aux sages-femmes ; le peuple se multiplia et devint treÁs fort. | Parce que les sages-femmes avaient craint Dieu, il leur donna une famille. Alors le pharaon donna cet ordre Áa tout son peuple : Tous les garcËons qui naõÃtront, vous les jetterez dans le Nil ; toutes les filles, vous les laisserez vivre.

Naissance et enfance de MoõÈse 2 Un homme de la maison de LeÂvi alla prendre 2 pour femme une fille de Le Âvi. | Cette femme fut enceinte et mit au monde un fils. Elle vit qu'il Âetait 3 beau et elle le cacha pendant trois mois. | Ne pouvant pas le cacher plus longtemps, elle prit pour lui une caisse de papyrus, qu'elle enduisit de bitume et de poix ; elle y mit l'enfant et la 4 de Âposa parmi les joncs, au bord du Nil. | La súur de l'enfant se posta Áa quelque distance, pour savoir ce qui lui arriverait. 5 La fille du pharaon descendit se baigner dans le Nil, tandis que ses servantes se promenaient au bord du Nil. Elle apercËut la caisse au milieu des joncs et envoya une de ses servantes la prendre. 6 Elle l'ouvrit et vit l'enfant : c'e Âtait un petit garcËon qui pleurait. Elle voulait l'eÂpargner, mais elle dit :

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les sieÁges : litt. les deux pierres. Le terme correspondant, rare (cf. Jr 18.3n), deÂsignait peut-eÃtre une sorte de sieÁge d'accouchement ; d'autres y voient un eupheÂmisme et comprennent : Lorsque vous accouchez..., regardez bien le sexe. LXX quand elles seront sur le point d'accoucher... craignirent : voir crainte . Ð laisseÁrent vivre : litt. firent vivre, de meÃme aux v. suivants. elles sont pleines de vie : certains modifient leÂgeÁrement le texte heÂbreu traditionnel pour lire ce sont des beÃtes. il leur donna une famille : litt. il (c.-aÁ-d. Dieu) leur fit des maisons ou des maisonneÂes (logiquement, aux sages-femmes ; mais dans le texte le pronom est au masculin, de sorte qu'on comprendrait plutoÃt : aux IsraeÂlites) ; LXX elles se firent des maisons. qui naõÃtront : Smr, LXX et Tg ajoutent aux Juifs.

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Cf. 6.16-20. Ð pour femme : sous-entendu dans le texte.  ce reÂcit aÁ celui de la naissance de Sar2 On a souvent compare gon Ier, roi d'Akkad, dans un texte datant probablement de la fin du IIIe milleÂnaire et connu par des copies incompleÁtes du Ier milleÂnaire av. J.-C. : « Ma ville est Azoupiranou, situeÂe sur les rives de l'Euphrate. Ma meÁre Enitoum me concËut, en cachette elle m'enfanta. Elle me disposa dans une corbeille de joncs. De bitume elle scella mon couvercle. Elle me jeta dans le fleuve qui ne m'engloutit pas. Le fleuve m'entraõÃna et m'apporta aÁ Akki, le puiseur d'eau. Akki, le puiseur d'eau, m'accueillit comme son fils et m'eÂleva. Il fit de moi son jardinier. Tandis que j'eÂtais son jardinier, Ishtar (deÂesse de l'amour et de la feÂconditeÂ) me donna son amour. Et pendant quatorze ans j'ai reÂgneÂ. » Ð beau : le mot signifie eÂgalement bon. Cf. Ac 7.20 ; He 11.23. Ð mois : litt. lunes.  breu teÂbah est celui qui deÂsigne l'arche de Noe 3 caisse : le mot he

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C'est un des enfants des HeÂbreux ! | Alors la súur de l'enfant dit Áa la fille du pharaon : Veux-tu que j'aille t'appeler une nourrice d'entre les femmes des HeÂbreux, afin qu'elle allaite cet enfant pour toi ? | Va, lui reÂpondit la fille du pharaon. La jeune fille alla donc appeler la meÁre de l'enfant. | La fille du pharaon lui dit : Emporte cet enfant, et allaite-le pour moi ; je te donnerai ton salaire. La femme prit l'enfant et l'allaita. Quand l'enfant eut grandi, elle l'amena Áa la fille du pharaon, et celle-ci le prit pour fils. Elle l'appela du nom de MoõÈse (« Tire »), car, dit-elle, je l'ai retire de l'eau. MoõÈse s'enfuit en MadiaÃn En ces jours-laÁ, MoõÈse, devenu grand, se rendit aupreÁs de ses freÁres et vit leurs corveÂes. Il vit un Egyptien qui frappait un HeÂbreu, l'un de ses freÁres. | Ãte et de l'autre et, voyant qu'il n'y Il se tourna d'un co avait personne, il abattit l'Egyptien et le cacha dans le sable. | Comme il sortait le jour suivant, il vit deux HeÂbreux qui se querellaient. Il dit Áa celui qui avait tort : Pourquoi frappes-tu ton compagnon ? | Il reÂpondit : Qui t'a fait chef et juge sur nous ? Vas-tu me tuer comme tu as tue l'Egyptien ? MoõÈse eut peur ; il se dit : Ainsi la chose se sait ! | Quand le pharaon apprit ce qui s'eÂtait passeÂ, il chercha Áa tuer MoõÈse. MoõÈse s'enfuit pour Âechapper au pharaon et il vint s'installer en MadiaÃn. Il s'assit preÁs d'un puits. Le preÃtre de MadiaÃn avait sept filles. Elles vinrent puiser de l'eau et remplirent les auges pour faire boire le troupeau de leur peÁre. | Mais les bergers arriveÁrent et les chasseÁrent. Alors MoõÈse se leva, les deÂfendit et fit boire leur troupeau. Quand elles furent de retour aupreÁs de ReÂouel, Ãt leur peÁre, il dit : Pourquoi revenez-vous si to aujourd'hui ? | Elles reÂpondirent : Un Egyptien

(cf. Gn 6.14n), de meÃme au v. 5. Il n'apparaõÃt nulle part ailleurs dans la Bible heÂbraõÈque. Ð de papyrus : cf. Es 18.2. Ð joncs : cf. 13.18. La súur de l'enfant : litt. sa súur, de meÃme au v. 7. Elle voulait l'eÂpargner : autre traduction elle en eut pitie ; meÃme verbe en Dt 13.9 ; terme apparente en Gn 19.16. V. 4n. La jeune fille : sur le terme heÂbreu correspondant, voir Es 7.14n. Le nom de MoõÈse (en heÂbreu MosheÂ) est rapproche du verbe heÂbreu traduit par je l'ai retire (meshitihou, cf. Ps 18.17). Il rappelle par ailleurs le mot eÂgyptien mosis, qui revient souvent dans des noms propres se reÂfeÂrant au nom d'une divinite et qui signifie creÂeÂ, engendre ou issu (de la diviniteÂ, p. ex. de Thot pour Thoutmosis). ses freÁres : les HeÂbreux, cf. 4.18. Ð Sur l'ensemble, voir Ac 7.2329 ; He 11.24-27. celui qui avait tort : litt. le meÂchant, voir justice . Ð compagnon : autre traduction prochain ; le terme heÂbreu peut aussi signifier ami. Vas-tu... : litt. parles-tu pour me tuer... s'installer et s'assit traduisent deux sens possibles d'un meÃme verbe heÂbreu. Ð MadiaÃn 4.19 ; Gn 25.2n ; 37.28. Ð preÁs d'un puits : litt. preÁs du puits ; l'article deÂfini peut renvoyer aÁ un puits connu par une tradition preÂcise, mais ce n'est pas forceÂment le cas. Cf. Gn 24.11+. Ð Le preÃtre ... : autre traduction un preÃtre. les chasseÁrent : ils voulaient peut-eÃtre abreuver leurs propres troupeaux avec l'eau puiseÂe par les jeunes filles, de facËon aÁ s'eÂpargner la peine de puiser l'eau eux-meÃmes. Ð les deÂfendit : litt. les sauva. ReÂouel est appele JeÂthro aÁ partir de 3.1 ; cf. 18.1 ; Nb 10.29 ; Jg 1.16. $

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nous a deÂlivreÂes de la main des bergers ; il a meÃme puise de l'eau pour nous et il a fait boire le Á est-il ? Pourquoi troupeau. | Il dit Áa ses filles : Ou donc avez-vous laisse laÁ cet homme ? Appelez-le, qu'il vienne manger ici. MoõÈse accepta de s'installer chez cet homme, qui lui donna sa fille SeÂphora. | Elle mit au monde un fils, qu'il appela du nom de Guershom (« Immigre ») Ð car, dit-il, je suis un immigre dans un pays Âetranger. Longtemps apreÁs, le roi d'Egypte mourut ; les IsraeÂlites geÂmissaient et criaient encore dans leur esclavage. Les appels au secours qu'ils lancËaient dans leur esclavage monteÁrent vers Dieu. | Dieu entendit leurs soupirs. Dieu se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. | Dieu regarda les IsraeÂlites et il sut...

Dieu choisit MoõÈse pour libeÂrer IsraeÈl Moõ È se faisait paõÃtre le petit beÂtail de JeÂthro, son 3 beau-peÁre, qui Âetait preÃtre de MadiaÃn ; il mena le troupeau au-delaÁ du deÂsert et arriva Áa la montagne 2 de Dieu, Á a l'Horeb. | Le messager du SEIGNEUR lui apparut dans un feu flamboyant, du milieu d'un buisson. MoõÈse vit que le buisson Âetait en feu, mais 3 que le buisson ne se consumait pas. | Moõ Èse dit : Je vais faire un deÂtour pour voir ce pheÂnomeÁne exÃle-t-il traordinaire : pourquoi le buisson ne bru 4 pas ? | Le SEIGNEUR vit qu'il faisait un de Âtour pour voir ; alors Dieu l'appela du milieu du buis5 son : Moõ Èse ! MoõÈse ! Il reÂpondit : Je suis laÁ ! | Dieu dit : N'approche pas d'ici ; oÃte tes sandales de tes Á tu te tiens est une terre sacreÂe. pieds, car le lieu ou 20 21 22

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laisse laÁ : le verbe correspondant est souvent traduit par abandonner. Ð manger ici : litt. manger du pain ; cf. Gn 3.19n. accepta : autre traduction deÂcida (meÃme verbe en Dt 1.5). Ð SeÂphora 4.25s. Guershom est rapproche du mot heÂbreu ger, traduit par immigre (12.48n ; cf. 1Ch 6.1n, ouÁ le meÃme nom est donne au GuershoÃn d'Ex 6.16). La deuxieÁme partie du nom peut faire penser aÁ l'adverbe sham, laÁ-bas (cf. 18.3 ; voir aussi Jg 17.7n ; 18.30n). Dt 26.7 ; Ps 130.1. Ð dans leur esclavage : autre traduction aÁ cause de l'esclavage. soupirs : meÃme terme en 6.5 ; Jg 12.18 ; Ez 30.24. Ð alliance Gn 15.14,18 ; 17.2 ; Lv 26.42+. il sut : litt. Dieu connut ; la phrase semble incompleÁte. LXX il se fit connaõÃtre d'eux (cf. 3.7 ; 6.5).  tail : cheÁvres et moutons (Gn 4.2n). Ð JeÂthro : cf. 2.18n ; 1 petit be 4.18 ; 18.1. Ð Voir preÃtre . Ð montagne de Dieu 4.27 ; 18.5 ; 24.13 ; 1R 19.8 ; cf. Nb 10.33. Ð Horeb signifie seÂcheresse. Ce nom alterne avec celui de SinaõÈ (voir 16.1n) pour deÂsigner la montagne ouÁ la loi fut donneÂe aÁ MoõÈse (chap. 19ss). messager (ou ange ) : cf. 14.19 ; Ac 7.30. Ð feu flamboyant : litt. flamme de feu ; cf. Ps 104.4 (autre terme). Ð d'un buisson : litt. du (cf. 2.15n) buisson, heÂbreu seneÂ, qui rappelle le mot SinaõÈ. Cf. Dt 33.16. Ð MoõÈse vit : litt. il vit. Ð en feu : litt. bruÃlant (comme au v. 3) de feu, comme en Dt 4.11+. Ð ne se consumait pas : litt. n'eÂtait pas deÂvoreÂ. faire un deÂtour : cf. Rt 4.1n. Ð ce pheÂnomeÁne : le meÃme terme est traduit par aspect en 24.17 ; cf. Ez 1.1n. Cf. Gn 22.11-14. Ð Je suis laÁ : cf. Gn 22.1n. Dieu dit : litt. il dit. Ð oÃte tes sandales Jos 5.15. Ð une terre (cf. Gn 2.5n) sacreÂe : autre traduction une terre sainte . Dieu d'Abraham... 4.5 ; 6.3 ; Mt 22.32// ; Ac 7.32 ; cf. Ac 3.13. Ð MoõÈse se deÂtourna : litt. MoõÈse cacha sa face ; cf. Dt 31.17s ; Ps 13.2+. Ð il avait peur... : cf. 19.21 ; 33.20 ; Gn 28.11-17 ; 32.31 ; Lv 16.2 ; Nb 4.20 ; Dt 5.24s ; Jg 6.22s ; 13.22s ; Es 6.5 ; Jb 13.11+ ; voir aussi Mt 17.6 ; 28.4 ; Lc 5.8s etc. ; voir crainte . V. 9 ; 2.24s. Ð l'affliction v. 17 ; 4.31 ; Gn 16.11+. Ð ses tyrans ou ceux qui le pressent ; cf. v. 9 ; le meÃme terme sera traduit par inspecteur en 5.6,10,13s ; cf. Dt 15.2s (presser) ; 1S 13.6 ; 14.24 $

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Il ajouta : Je suis le Dieu de ton peÁre, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. MoõÈse se deÂtourna, car il avait peur de diriger ses regards vers Dieu. Le SEIGNEUR dit : J'ai bien vu l'affliction de mon peuple qui est en Egypte, et j'ai entendu les cris que lui font pousser ses tyrans ; je connais ses douleurs. Je suis descendu pour le deÂlivrer de la main des Egyptiens et pour le faire monter de ce pays vers un bon et vaste pays, un pays ruisselant de lait et de Á habitent les CananeÂens, les Hittites, les miel, laÁ ou Amorites, les Perizzites, les Hivvites et les JeÂbusites. | Maintenant, les cris des IsraeÂlites sont venus jusqu'aÁ moi, et j'ai vu l'oppression que les Egyptiens leur font subir. | Maintenant, va, je t'envoie aupreÁs du pharaon ; fais sortir d'Egypte mon peuple, les IsraeÂlites ! MoõÈse dit Áa Dieu : Qui suis-je pour aller aupreÁs du pharaon et pour faire sortir d'Egypte les IsraeÂlites ? | Dieu dit : Je serai avec toi ; et voici quel sera pour toi le signe que c'est moi qui t'envoie : quand tu auras fait sortir d'Egypte le peuple, vous servirez Dieu sur cette montagne. Dieu reÂveÁle son nom aÁ MoõÈse MoõÈse dit Áa Dieu : Supposons que j'aille vers les IsraeÂlites et que je leur dise : « Le Dieu de vos peÁres m'a envoye vers vous. » S'ils me demandent quel est son nom, que leur reÂpondrai-je ? | Dieu dit Áa MoõÈse : Je serai qui je serai. Et il ajouta : C'est ainsi que tu reÂpondras aux IsraeÂlites : « ``Je serai'' m'a envoye vers vous. » | Dieu dit encore Áa MoõÈse : Tu diras aux IsraeÂlites : « C'est le SEIGNEUR (YHWH), le (serrer de preÁs) ; 2R 23.35 (contraindre) ; Es 3.5n ; 9.3 ; 14.2,4 ; 53.7 (maltraiter) ; 58.3 ; 60.17 ; Za 9.8n ; Jb 3.18n (oppresseur) ; Dn 11.20. des Egyptiens : autre traduction de l'Egypte (de meÃme au v. 9) ; cf. v. 21n ; 1.13n. Ð le faire monter Gn 12.10n. Ð ruisselant de lait et de miel : c.-aÁ-d., sans doute, bon pour l'eÂlevage (lait) et les cultures (le mot traduit par miel pourrait deÂsigner du sirop de fruits plutoÃt que du miel d'abeilles) v. 17 ; 13.5 ; 33.3 ; Lv 20.24 ; Nb 13.27 ; 14.8 ; 16.13s ; Dt 11.9+ ; Jos 5.6 ; Jr 11.5 ; 32.22 ; Ez 20.6,15. Ð laÁ ouÁ... : litt. vers (ou dans) le lieu des. Ð CananeÂens Gn 9.25n. Ð Hittites Gn 10.15n. Ð Amorites Gn 10.16n. Ð Perizzites Gn 13.7+. Ð Hivvites Gn 10.17+. Ð JeÂbusites Gn 10.16n. pharaon 1.8,11. Dieu dit : litt. il dit. Ð Je serai (ou je suis) avec toi : cf. 4.12n ; Jos 1.5. Ð signe Gn 4.15 ; 9.12 ; 17.11 ; cf. Jg 6.17s,36-40 ; 1S 14.10 ; 2R 19.29 ; Jn 2.11+. Ð vous servirez Dieu : cf. 7.16 ; Ac 7.7. Cf. 6.2s ; Gn 4.26 ; Jn 17.6,26. Je serai qui (ou ce que) je serai (cf. v. 12n) : formule traditionnellement rendue par je suis celui qui suis, et dont le sens pourrait aussi eÃtre je suis qui je suis ou encore je suis (celui qui est) Je suis. Dans cette tournure inhabituelle et eÂnigmatique (cf. Gn 32.30 ; Jg 13.18), le verbe eÃtre est exprime en heÂbreu, alors qu'il est d'ordinaire sous-entendu (p. ex. au v. 11 ; 20.2). Certains modifient la vocalisation traditionnelle du texte heÂbreu pour lire je ferai eÃtre qui (ou ce que) je ferai eÃtre ; LXX a traduit : Je suis celui qui est (cf. Es 43.10ss). Voir aussi Ex 33.19 ; Es 52.6 ; Ez 12.25n ; Os 1.9n ; Za 2.9n ; Jn 8.24+ ; Ap 1.4+. Le nom du Dieu d'IsraeÈl est rendu dans l'ensemble de l'A.T. par le SEIGNEUR, conformeÂment aÁ la lecture traditionnelle juive qui substitue systeÂmatiquement le terme 'AdonaõÈ (= Seigneur, cf. Gn 22.14n) aux quatre lettres heÂbraõÈques (teÂtragramme) ici transcrites YHWH (cf. Gn 2.4n ; 15.2n). Ce mot de quatre consonnes est ici rapproche du verbe eÃtre (v. 14). Il est ou Il sera, voire Il fait eÃtre (troisieÁme personne de la forme employeÂe au v. 14) donnerait en heÂbreu biblique les consonnes YHYH, mais il se peut que YHWH corresponde aÁ une forme plus ancienne. L'eÂquivalent traditionnel l'Eternel tentait de rendre compte de ce rapprochement, mais la notion d'eÂternite ne semble pas, ici, directement viseÂe. Ð mon nom tel qu'on l'eÂvoquera (ou que $

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Dieu de vos peÁres, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, qui m'a envoye vers vous. » C'est laÁ mon nom pour toujours, c'est mon nom tel qu'on l'eÂvoquera de geÂneÂration en geÂneÂration. | Va, rassemble les anciens d'IsraeÈl et dis-leur : « C'est le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu de vos peÁres, qui m'est apparu Ð le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Il a dit : ``J'interviens pour vous ; Áa cause de ce qu'on vous fait en Egypte Á vous Ãetes j'ai dit : Je vous ferai monter d'Egypte, ou affligeÂs, vers le pays des CananeÂens, des Hittites, des Amorites, des Perizzites, des Hivvites et des JeÂbusites, un pays ruisselant de lait et de miel.'' » | Alors ils t'eÂcouteront. Tu iras, toi et les anciens d'IsraeÈl, aupreÁs du roi d'Egypte, et vous lui direz : Le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu des HeÂbreux, est venu Áa notre rencontre. Maintenant, je te prie, accorde-nous de faire trois journeÂes de marche dans le deÂsert pour offrir des sacrifices au SEIGNEUR, notre Dieu. | Je sais bien, moi, que le roi d'Egypte ne vous permettra pas d'y aller, pas meÃme sous l'action d'une main forte. | J'eÂtendrai alors la main et je frapperai l'Egypte en y faisant toutes sortes de choses Âetonnantes. ApreÁs cela il vous laissera partir. | Je donnerai Áa ce peuple de la graÃce aux yeux des Egyptiens ; quand vous partirez, vous ne partirez pas les mains vides. | Chaque femme demandera Áa sa voisine et Áa celle qui seÂjourne chez elle des objets d'argent, des objets d'or et des veÃtements, que vous mettrez sur vos fils et vos filles, et vous deÂpouillerez l'Egypte.

Dieu reÂveÁle sa puissance aÁ MoõÈse Moõ È se reÂpondit : Ils ne me croiront pas ; ils ne 4 m'eÂcouteront pas. Ils diront : « Le SEIGNEUR ne t'est 2 pas apparu ! » | Le SEIGNEUR lui dit : Qu'y a-t-il dans 3 ta main ? Il re Âpondit : Un baÃton. | Il dit : Jette-le par terre. Il le jeta par terre, et le baÃton devint un serpent. MoõÈse se mit Áa fuir pour lui Âechapper. 4 Le SEIGNEUR dit Á a MoõÈse : Tends ta main et saisis-le par la queue. Il tendit la main et le saisit : le serpent 5 redevint un ba Ãton dans sa main. | Ð C'est afin qu'ils croient que le SEIGNEUR, le Dieu de leurs peÁres, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de 6 Jacob, t'est apparu. | Le SEIGNEUR lui dit encore : Mets ta main sur ta poitrine, je te prie. Il mit sa main sur sa poitrine ; puis il la ressortit : sa main

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l'on rappellera, dont on se souviendra, dont on fera meÂmoire) : litt. mon eÂvocation ou mon souvenir ; le terme est ici employe comme synonyme du premier mot traduit par nom ; meÃme terme en 17.14 (cf. 23.13) ; Dt 25.19 ; 32.26 ; Es 26.8n,14 ; Os 12.6n ; Ps 6.6n ; 102.13 ; 135.13 ; Jb 18.17 ; Pr 10.7 ; Ec 9.5 ; Est 9.28 (commeÂmoration). J'interviens... 4.31 ; 20.5n ; cf. Gn 21.1 ; 50.24s ; Jr 6.15n ; 29.10. d'Egypte, ouÁ vous eÃtes affligeÂs : litt. de l'affliction (ou humiliation, oppression) de l'Egypte, cf. v. 7s. t'eÂcouteront 4.8ns. Ð venu aÁ notre rencontre ou au-devant de nous ; autre terme, synonyme et quasi-homonyme, en 5.3. Ð trois journeÂes 5.3 ; 8.23 ; cf. Gn 22.4. Ð Voir sacrifices . pas meÃme... : sens incertain ; LXX si ce n'est... en y faisant : litt. en faisant en son sein ou au milieu d'elle, cf. 8.18 ; 10.1. donnerai... de la graÃce ... 11.3 ; 12.36 ; Gn 39.21. Ð des Egyptiens : autre traduction de l'Egypte, cf. v. 8n,22. Cf. 11.2s ; 12.35s ; Gn 15.14. Ð qui seÂjourne : le verbe heÂbreu est apparente au mot habituellement traduit par immigre ; cf. 2.22n ; 12.48n. Ð l'Egypte : autre traduction les Egyptiens.

Noms divins en heÂbreu NOM HEÂBREU

'El 'El `olam 'El Beth-'El

Dieu Dieu de peÂrennite Dieu de Beth-El (Maison de Dieu) `ElyoÃn TreÁs-Haut 'El-`ElyoÃn Dieu TreÁs-Haut ShaddaõÈ Puissant 'El-ShaddaõÈ Dieu-Puissant 'Eloah Dieu 'Elohim Dieu, dieu(x) 'AdonaõÈ Seigneur YHWH (YahveÂ) (Le) SEIGNEUR 'AdonaõÈ YHWH Seigneur DIEU YHWH 'Elohim SEIGNEUR Dieu YHWH tseva'oth SEIGNEUR des ArmeÂes

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REÂFEÂRENCE (voir les notes)

Gn 46.3 Gn 21.33 Gn 31.13 Nb 24.16 Gn 14.18 Gn 49.25 Gn 17.1 Dt 32.15,17 Gn 1.1; 3.5 Gn 18.3 Ex 3.14s Gn 15.2 Gn 2.4 1S 1.3

Âetait couverte de « leÁpre », elle Âetait blanche comme de la neige. | Il dit : Remets ta main sur ta poitrine. Il remit sa main sur sa poitrine, puis il la ressortit ; elle Âetait redevenue comme le reste de sa chair. Ð S'ils ne te croient pas et ne preÃtent pas attention au premier signe, ils croiront Áa ce dernier signe. S'ils ne croient pas meÃme Áa ces deux signes et ne t'eÂcoutent pas, tu prendras de l'eau du Nil, tu la reÂpandras sur la terre ferme, et l'eau que tu auras prise du Nil se changera en sang sur la terre ferme. Dieu adjoint Aaron aÁ MoõÈse MoõÈse dit au SEIGNEUR : Pardon, Seigneur, mais je ne suis pas un homme Áa la parole facile, et ce n'est ni d'hier, ni d'avant-hier, ni depuis que tu me parles, Áa moi, ton serviteur : j'ai la bouche et la langue pesantes. | Le SEIGNEUR lui dit : Qui a donne une bouche Áa l'eÃtre humain ? Et qui rend muet ou sourd, voyant ou aveugle ? N'est-ce pas moi, le SEIGNEUR (YHWH) ? | Maintenant, va ; je serai moi-meÃme avec ta bouche, et je t'enseignerai ce que tu devras dire. MoõÈse dit : Pardon, Seigneur ! Je t'en prie, envoie quelqu'un d'autre, qui tu voudras ! | Alors le SEIÁre contre MoõÈse ; il dit : N'y aGNEUR se mit en cole t-il pas Aaron, ton freÁre, le leÂvite ? Je sais qu'il parle croiront v. 31 ; 14.31 ; 19.9 ; cf. Mt 13.58 ; Jn 12.37ss. 7.9s. Ð le baÃton devint : litt. il devint. le serpent redevint : litt. il devint. sur ta poitrine : litt. dans ton sein ; cf. Gn 16.5 ; autre traduction dans ton veÃtement. Ð « leÁpre » Lv 13.2nss. Ð comme de la neige Nb 12.10 ; 2R 5.27. le reste de : sous-entendu dans le texte. ne preÃtent pas attention : litt. n'eÂcoutent pas, cf. 3.18. 7.17+. Ð Voir sang . SEIGNEUR / Seigneur : heÂbreu YHWH / 'AdonaõÈ, cf. 3.15n. Ð Pardon... v. 13 ; 22.10 ; Gn 43.20n ; Jg 6.13. Ð aÁ la parole facile : litt. de paroles. Ð ni d'hier, ni d'avant-hier : cf. 5.7n. Ð j'ai la bouche... : litt. je suis pesant de bouche et pesant de langue ; cf. 6.12,30 ; Jr 1.6-9. Cf. Ps 94.9 ; Pr 20.12. Ð YHWH : cf. 3.15n ; voir noms divins. je serai moi-meÃme... : cf. 3.12n,14 ; Dt 18.18 ; 34.10n ; Mt 10.19s// ; Jn 3.31-34 ; 8.26. MoõÈse dit : litt. il dit. Ð envoie quelqu'un d'autre... : litt. envoie donc par la main (que) tu enverras ; autre traduction donne-moi un intermeÂdiaire (cf. v. 14-16). Voir leÂvite . Ð Voir cúur . 1

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facilement. D'ailleurs, il vient lui-meÃme Áa ta rencontre. Quand il te verra, son cúur se reÂjouira. | Tu lui parleras et tu mettras les paroles dans sa bouche ; moi, je serai avec ta bouche et avec sa bouche, et je vous enseignerai ce que vous devrez faire. | Il parlera pour toi au peuple ; il sera ta bouche, et tu seras son dieu. | Prends ce baÃton avec lequel tu produiras les signes. MoõÈse retourne aupreÁs de son peuple MoõÈse s'en alla ; de retour aupreÁs de JeÂthro, son beau-peÁre, il lui dit : Laisse-moi, je te prie, retourner vers mes freÁres qui sont en Egypte, pour voir s'ils sont encore en vie. JeÂthro dit Áa MoõÈse : Va en paix ! Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse, en MadiaÃn : Va, retourne en Egypte, car ils sont morts, tous ceux qui en voulaient Áa ta vie. | MoõÈse prit sa femme et ses fils, il les fit monter sur des Ãanes et retourna en Egypte. MoõÈse prit le baÃton de Dieu. Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Maintenant que tu retournes en Egypte, regarde tous les prodiges que j'ai mis dans ta main : tu les feras devant le pharaon. Et moi, je ferai en sorte qu'il s'enteÃte : il ne laissera pas partir le peuple. | Tu diras au pharaon : « Ainsi parle le SEIGNEUR (YHWH) : IsraeÈl est mon fils, mon premier-neÂ. | Je t'ai dit : ``Laisse partir mon fils, pour qu'il me serve'', et tu refuses de le laisser partir ; alors je vais tuer ton fils, ton premier-neÂ. » Pendant le voyage, au campement, le SEIGNEUR le rencontra et chercha Áa le faire mourir. | SeÂphora prit un silex, coupa le preÂpuce de son fils et lui fit toucher ses pieds, en disant : Tu es pour moi un Âepoux de sang ! | Alors il le laissa, quand elle dit : « Epoux de sang », Áa cause de la circoncision. Le SEIGNEUR dit Áa Aaron : Va Áa la rencontre de MoõÈse, dans le deÂsert. Il partit, rejoignit MoõÈse Áa la montagne de Dieu et l'embrassa. | MoõÈse fit connaõÃje vous enseignerai : verbe apparente au terme tora, habituellement traduit par loi . il sera ta bouche... : litt. il sera pour toi une bouche, et tu seras pour lui un dieu (cf. 7.1s ; Jr 1.9 ; 15.19). 7.9,17,20 ; 9.23 ; 10.13 ; 14.16 ; 17.5,9. mes freÁres : voir 2.11n. Ð Voir paix . MadiaÃn 2.15. Ð en voulaient aÁ ta vie : litt. cherchaient ta vie. Voir 2.15,23 ; cf. Mt 2.20. femme / fils : cf. 18.2. Ð baÃton de Dieu : cf. v. 2-4,21n. je ferai en sorte qu'il s'enteÃte : litt. je fortifierai (ou je conforterai) son cúur ; de meÃme en 7.13,22 ; 8.15 ; 9.12,35 ; 10.20,27 ; 11.10 ; 14.4,8,17 etc. ; cf. les autres verbes utiliseÂs dans un sens analogue en 7.3n,14n ; voir aussi Dt 2.30 (encore un autre verbe) ; Es 63.17 ; Lm 3.65. mon fils Dt 1.31 ; 14.1 ; 32.6 ; Os 11.1+. Ð premier-ne : cf. 13.12n ; Sagesse 18.13 : « Ils reconnurent, devant la perte de leurs premiers-neÂs, que ce peuple eÂtait fils de Dieu. » 12.29+. Ð pour qu'il me serve : autre traduction qu'il me rende un culte (cf. 3.12 etc.). Ð je vais tuer : autre traduction je tue. Cf. Gn 32.25-33 ; 38.7ss ; Ct 3.8n. Ð Pendant le voyage : autre traduction en chemin. SeÂphora 2.21. Ð silex : la circoncision eÂtait pratiqueÂe avec un couteau de pierre, cf. Jos 5.2s. Ð son fils (aÁ elle) : le possessif est au feÂminin en heÂbreu. Ð ses pieds ou ses jambes (aÁ lui) ; il pourrait s'agir des pieds de MoõÈse, de l'enfant ou meÃme de Dieu. Certains y voient un eupheÂmisme pour les organes geÂnitaux (cf. Es 6.2n). Ð Le mot traduit par eÂpoux (ou marieÂ, cf. Ps 19.6+) est de la meÃme racine seÂmitique que le verbe correspondant aÁ circoncire en arabe. Ð Voir sang . il le laissa : cf. 12.13. Ð circoncision Gn 17.10ss. montagne de Dieu 3.1+. qu'il lui avait ordonneÂ... : autre traduction qu'il lui avait prescrits. $

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Le pharaon augmente le travail des IsraeÂlites Ce meÃme jour, le pharaon donna cet ordre aux inspecteurs et aux secreÂtaires du peuple : | Vous ne donnerez plus, comme d'habitude, de la paille au peuple pour faire des briques ; qu'ils aillent eux3.16. ils apprirent : litt. ils entendirent ; LXX ils se reÂjouirent. Ð intervenait 3.16+. $

Laisse partir : autre traduction renvoie, de meÃme dans la suite. Ð qu'il ceÂleÁbre une feÃte ou un peÁlerinage ; le verbe correspondant est apparente au terme heÂbreu hag, reÂgulieÁrement traduit par feÃte (10.9 ; 12.14 etc.) ; son eÂquivalent arabe (hadj ) s'applique encore, dans l'islam, au peÁlerinage aÁ la Mecque ; cf. 23.14-17 ; Dt 16.15 ; 1S 1.3 ; 30.16 ; Ps 42.5 ; 107.27n ; Lc 2.41 ; Ac 2.5 ; voir calendrier et feÃtes. Qui est le SEIGNEUR (YHWH) 3.15n ; cf. Jb 21.15 ; voir aussi noms divins. trois journeÂes 3.18+. Ð Voir sacrifices . Ð frappe : le verbe ainsi traduit signifie aussi atteindre, rencontrer ; cf. v. 20. deÂcharger ou deÂgager ; d'autres comprennent faire en sorte que le peuple se relaÃche... ; le verbe heÂbreu correspondant fait assonance avec le nom transcrit pharaon. Ð corveÂes 1.11. maintenant... : Smr maintenant qu'ils sont plus nombreux que le peuple du pays. Ð cesser : le verbe heÂbreu correspondant est apparente au mot habituellement transcrit sabbat . inspecteurs 3.7n. Ð secreÂtaires : LXX scribes . Il s'agit de responsables israeÂlites, cf. v. 14 ; Dt 1.15n. comme d'habitude : litt. comme hier, avant-hier ; autre traduction comme auparavant ; cf. 4.10 ; de meÃme aux v. 8,14 ; 21.29,36 ; Gn 31.2n. Ð Voir aussi v. 12n. On meÂlangeait de la paille hacheÂe aÁ l'argile pour rendre plus reÂsistantes les briques (qui n'eÂtaient pas cuites, mais durcies au soleil dans des moules de bois). Ce proceÂdeÂ, atteste par des repreÂsentations eÂgyptiennes (voir illustration p. 100), est commun aÁ de nombreuses reÂgions du monde (cf. Gn 11), et il est toujours employe aujourd'hui dans certains pays. 1

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tre Áa Aaron toutes les paroles du SEIGNEUR, qui l'avait envoyeÂ, et tous les signes qu'il lui avait ordonne de produire. | MoõÈse et Aaron s'en alleÁrent et rassembleÁrent tous les anciens des IsraeÂlites. Aaron dit toutes les paroles que le SEIGNEUR avait dites Áa MoõÈse, et il produisit les signes sous les yeux du peuple. | Le peuple crut. Quand ils apprirent que le SEIGNEUR intervenait en faveur des IsraeÂlites, qu'il avait vu leur affliction, ils s'inclineÁrent et se prosterneÁrent.

MoõÈse et Aaron chez le pharaon 5 MoõÈse et Aaron se rendirent ensuite aupreÁs du pharaon et lui dirent : Ainsi parle le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu d'IsraeÈl : Laisse partir mon peuple, afin qu'il ceÂleÁbre une feÃte pour moi au deÂsert. 2 Le pharaon re Âpondit : Qui est le SEIGNEUR (YHWH), pour que je l'eÂcoute, en laissant partir IsraeÈl ? Je ne connais pas le SEIGNEUR (YHWH), et 3 je ne laisserai pas partir Israe Èl ! | Ils dirent : Le Dieu des HeÂbreux est venu au-devant de nous. Laissenous, je te prie, faire trois journeÂes de marche dans le deÂsert pour offrir des sacrifices au SEIGNEUR (YHWH), notre Dieu, afin qu'il ne nous frappe 4 pas de la peste ou de l'e ÂpeÂe. | Le roi d'Egypte leur dit : MoõÈse et Aaron, pourquoi voulez-vous deÂcharger le peuple de son travail ? Allez donc Áa vos corveÂes ! 5 Le pharaon dit : C'est maintenant, quand ce peuple du pays est devenu nombreux, que vous allez lui faire cesser ses corveÂes ?

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EXODE 5±6

La fabrication des briques en Egypte (cf. Ex 5.7ss). Des ouvriers travaillent l'argile humide avec des outils, et des manutentionnaires l'apportent dans des paniers aux artisans qui confectionnent les briques aÁ l'aide d'un moule. D'apreÁs une fresque (hauteur 48 cm) du tombeau du grand vizir Rekh-mi-Reà aÁ Louqsor (TheÁbes), en Haute-Egypte (XV e s. av. J.-C.). 8

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meÃmes s'en ramasser ! | Vous leur imposerez neÂanmoins la quantite de briques qu'ils faisaient d'habitude, vous ne la diminuerez en rien ; car ce sont des paresseux ; voilaÁ pourquoi ils crient : « Allons offrir des sacrifices Áa notre Dieu ! » | Accablez ces gens de travail, qu'ils aient par laÁ de quoi s'occuper et qu'ils ne preÃtent plus attention Áa des paroles mensongeÁres ! Les inspecteurs et les secreÂtaires du peuple alleÁrent dire au peuple : Ainsi parle le pharaon : Je ne vous donne plus de paille ; | allez vous-meÃmes Á vous pourrez en trouver ; prendre de la paille laÁ ou mais on ne diminuera en rien votre taÃche. | Le peuple se dispersa dans toute l'Egypte, pour ramasser du chaume et le hacher. | Les inspecteurs les pressaient, en disant : Achevez votre travail de chaque jour, comme quand il y avait de la paille ! On frappait meÃme les secreÂtaires des IsraeÂlites, ceux qui avaient Âete preÂposeÂs sur eux par les inspecteurs du pharaon : Pourquoi, leur disait-on, n'avez-vous pas acheve hier et aujourd'hui votre compte de briques, comme d'habitude ? Les secreÂtaires des IsraeÂlites alleÁrent se plaindre au pharaon ; ils lui dirent : Pourquoi nous traites-tu ainsi, nous, tes serviteurs ? | On ne nous donne pas de paille, et on nous dit : Faites des briques ! Alors on nous frappe, et c'est ton peuple qui peÁche ! | Le pharaon reÂpondit : Vous Ãetes des paresseux, des paresseux ! VoilaÁ pourquoi vous dites : « Allons offrir des sacrifices au SEIGNEUR (YHWH) ! » Maintenant, allez Áa votre taÃche ; on ne vous don-

nera pas de paille, et vous livrerez la meÃme quantite de briques. 19 Les secreÂtaires des IsraeÂlites virent qu'on les mettait en mauvaise posture en disant : Vous ne diminuerez pas le nombre de briques Áa livrer 20 chaque jour ! | En sortant de chez le pharaon, ils rencontreÁrent MoõÈse et Aaron qui les attendaient. 21 Ils leur dirent : Que le SEIGNEUR vous regarde et qu'il juge ! Vous nous avez rendus odieux au pharaon et aux gens de sa cour, vous avez mis une ÂepeÂe 22 dans leur main pour nous tuer. | Moõ Èse revint vers le SEIGNEUR et dit : Seigneur, pourquoi as-tu fait du 23 mal Á a ce peuple ? Pourquoi m'as-tu envoye ? | Depuis que je suis alle trouver le pharaon pour parler en ton nom, il fait du mal Áa ce peuple, et tu n'as pas deÂlivre ton peuple ! 6 Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Tu verras maintenant ce que je vais faire au pharaon. C'est sous l'action d'une main forte qu'il les laissera partir, c'est sous l'action d'une main forte qu'il les chassera de son pays.

et le hacher : litt. pour paille, c.-aÁ-d. en guise de paille ou pour en faire de la paille (hacheÂe), cf. v. 7n. Les Egyptiens laissaient le chaume sur pied lorsqu'ils moissonnaient. de chaque jour : la meÃme expression est traduite par aÁ livrer chaque jour au v. 19 ; cf. 16.4n ; Lv 23.37n. On frappait : autre traduction on faisait des reproches. c'est ton peuple qui peÁche : le texte heÂbreu est ambigu. Autres traductions c'est un peÂche contre ton peuple ou c'est un peÂche pour ton peuple. LXX tu agiras injustement contre ton peuple. Le peuple peut eÃtre soit les Egyptiens, soit les IsraeÂlites (v. 4). virent qu'on les mettait en mauvaise posture : autre traduction les regardeÁrent avec malveillance. Ð aÁ livrer chaque jour v. 13n. Vous nous avez rendus odieux au pharaon : litt. vous avez rendu

notre odeur puante aux yeux de Pharaon ; cf. 7.18,21 ; 8.10 ; 16.20,24 ; Gn 34.30n. Â breu YHWH / 'AdonaõÈ, cf. 3.15n ; 4.10. 22 SEIGNEUR / Seigneur : he 23 Voir nom .

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Dieu interviendra pour deÂlivrer IsraeÈl Dieu dit encore Áa MoõÈse : Je suis le SEIGNEUR (YHWH). | Je suis apparu Áa Abraham, Áa Isaac et Áa Jacob comme Dieu-Puissant (El-ShaddaõÈ) ; mais je ne me suis pas fait connaõÃtre d'eux sous mon nom de SEIGNEUR (YHWH). | J'ai aussi Âetabli mon alliance avec eux, pour leur donner Canaan, le Á ils ont seÂjourne en immigreÂs. | Moi, j'ai pays ou entendu les soupirs des IsraeÂlites que les Egyp-

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main forte 3.19s ; 11.1. comme (litt. en) Dieu-Puissant, traduction traditionnelle de ElShaddaõÈ, voir Gn 17.1n ; LXX traduit ici comme leur Dieu. Ð SEIGNEUR (YHWH) : cf. 3.14n-15n ; voir noms divins. 4 alliance / pays Gn 12.7+ ; 17.7+ ; Lv 26.42. Ð Canaan Gn 9.18n. Ð le pays... : litt. le pays de leur immigration ouÁ ils ont immigre ; cf. 3.22+ ; Gn 17.8+. 5 2.24s. Ð les Egyptiens : autre traduction l'Egypte. 1

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tiens reÂduisent en esclavage, et je me suis souvenu de mon alliance. | Aussi, dis aux IsraeÂlites : « Je suis le SEIGNEUR (YHWH) ; je vous affranchirai des corveÂes de l'Egypte, je vous deÂlivrerai de l'esclavage auquel on vous soumet ; d'un bras Âetendu, par de grands jugements, j'assurerai votre reÂdemption. | Je vous prendrai pour que vous soyez mon peuple, je serai votre Dieu, et ainsi vous saurez que je suis le SEIGNEUR (YHWH), votre Dieu, celui qui vous affranchit des corveÂes de l'Egypte. | Je vous ferai entrer dans le pays que j'ai jureÂ, Áa main leveÂe, de donner Áa Abraham, Áa Isaac et Áa Jacob ; moi, le SEIGNEUR (YHWH), je vous le donnerai en possession. » C'est ainsi que MoõÈse parla aux IsraeÂlites. Mais ils n'eÂcouteÁrent pas MoõÈse, Áa cause de leur impatience sous ce dur esclavage. Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : | Va, parle au pharaon, le roi d'Egypte, pour qu'il laisse partir les IsraeÂlites de son pays. MoõÈse dit, devant le SEIGNEUR : Si les IsraeÂlites ne m'ont pas ÂecouteÂ, comment le pharaon m'eÂcouterait-il, moi qui suis incirconcis des leÁvres ? Le SEIGNEUR parla Áa MoõÈse et Áa Aaron ; il leur donna des ordres au sujet des IsraeÂlites et du pharaon, le roi d'Egypte, pour faire sortir d'Egypte les IsraeÂlites. Liste des anceÃtres de MoõÈse et d'Aaron Voici les chefs de leurs familles. Fils de Ruben, premier-ne d'IsraeÈl : HeÂnoch, Pallou, HetsroÃn et Karmi. VoilaÁ les clans de Ruben. Fils de SimeÂon : Yemouel, YamõÃn, Ohad, YakõÃn, Tsohar et Sau Èl, le fils de la CananeÂenne. VoilaÁ les clans de SimeÂon. Voici les noms des fils de LeÂvi, selon leur geÂneÂalogie : GuershoÃn, Qehath et Merari. La dureÂe de la vie de LeÂvi fut de cent trente-sept ans. | Fils de GuershoÃn : Libni et ShimeÂi, avec leurs clans. | Fils de Qehath : Amram, Yitsehar, HeÂbron et Ouzziel. La dureÂe de la vie de Qehath fut de cent trente-trois ans. Fils de Merari : Mahli et Moushi. VoilaÁ les clans des leÂvites, selon leur geÂneÂalogie.

je vous affranchirai : litt. je vous ferai sortir de sous (les fardeaux). Ð l'esclavage auquel on vous soumet : litt. leur esclavage. Ð j'assurerai votre reÂdemption ou je vous reÂdimerai, je vous deÂlivrerai 15.13 ; Gn 48.16 ; Lv 25.24n ; Nb 5.8n ; 35.12n ; 2S 14.11 ; 1R 16.11 ; Es 35.9n ; 41.14n ; Jr 31.11n ; Os 13.14n ; Mi 4.10 ; Ps 19.15n ; Jb 19.25 ; Pr 23.11 ; Rt 2.20n. j'ai jureÂ, aÁ main leveÂe : litt. j'ai leve ma main, cf. Gn 14.22+ ; 22.15 ; voir Nb 14.30 ; Ez 20.5nss. Ð donner Gn 15.18ss ; 24.7 ; 26.3 ; 28.13. leur impatience : litt. la brieÁvete du souffle (ou de l'esprit ) ; on pourrait aussi comprendre leur deÂcouragement. Ð dur esclavage 1.14n. Ð Cf. 14.11+. qui suis incirconcis des leÁvres (aussi v. 30) : dans ce reÂcit, il faut sans doute comprendre qui n'ai pas la parole facile (autre expression en 4.10). Sur d'autres reÂfeÂrences meÂtaphoriques aÁ l'incirconcision, voir Dt 10.16 ; Jr 6.10 ; voir aussi Es 6.5,7 ; voir aussi circoncision . chefs de leurs familles : litt. teÃtes des maisons de leurs peÁres. Cf. Gn 46.8-11. Ð Ruben Nb 26.5-9 ; 1Ch 5.1-10. SimeÂon Nb 26.12-14 ; 1Ch 4.24-43. Ð la CananeÂenne : ici LXX porte la PheÂnicienne (cf. Gn 46.10). LeÂvi Nb 3.17-20 ; 26.57-61 ; 1Ch 5.27-29 ; 6.1-8. Ð geÂneÂalogie v. 19 ; 28.10n ; Gn 2.4n.

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Amram prit pour femme YokeÂbed, sa tante : elle lui donna pour fils Aaron et MoõÈse. La dureÂe de la vie d'Amram fut de cent trente-sept ans. | Fils de Yitsehar : CoreÂ, NeÂpheg et Zikri. | Fils d'Ouzziel : MishaeÈl, EltsaphaÃn et Sitri. Aaron prit pour femme ElisheÂba, fille d'Amminadab, súur de NahshoÃn ; elle lui donna pour fils Nadab, Abihou, EleÂazar et Itamar. Fils de Core : Assir, Elqana et Abiasaph. VoilaÁ les clans des CoreÂites. EleÂazar, fils d'Aaron, prit pour femme une des filles de Poutiel ; elle lui donna pour fils PhineÂas. VoilaÁ les chefs de famille des leÂvites, avec leurs clans. Ce sont laÁ Aaron et MoõÈse, Áa qui le SEIGNEUR dit : Faites sortir d'Egypte les IsraeÂlites, rangeÂs en armeÂes. | Ce sont eux, MoõÈse et Aaron, qui parleÁrent au pharaon, le roi d'Egypte, pour faire sortir d'Egypte les IsraeÂlites.

Dieu renouvelle sa promesse aÁ MoõÈse 28 Lorsque le SEIGNEUR parla Áa MoõÈse en Egypte, 29 le SEIGNEUR dit Á a MoõÈse : Je suis le SEIGNEUR (YHWH). Dis au pharaon, le roi d'Egypte, tout 30 ce que je te dis. | Moõ Èse dit, devant le SEIGNEUR : Je suis incirconcis des leÁvres ; comment le pharaon m'eÂcouterait-il ? 7 Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Regarde, je te fais dieu pour le pharaon ; Aaron, ton freÁre, sera ton 2 prophe Áte. | Toi, tu diras tout ce que je t'ordonnerai ; Aaron, ton freÁre, le dira au pharaon, pour qu'il 3 laisse partir de son pays les Israe Âlites. | Et moi, je ferai en sorte que le pharaon s'obstine et je multi4 plierai mes signes et mes prodiges en Egypte. | Le pharaon ne vous Âecoutera pas. Je mettrai ma main sur l'Egypte et je ferai sortir d'Egypte mes armeÂes, mon peuple, les IsraeÂlites, par de grands 5 jugements. | Ainsi les Egyptiens sauront que je suis le SEIGNEUR (YHWH), lorsque j'eÂtendrai la main sur l'Egypte et que je ferai sortir du milieu 6 d'eux les Israe Âlites. | MoõÈse et Aaron firent ce que le SEIGNEUR leur avait ordonneÂ. Ainsi firent-ils. 7 Moõ Èse avait quatre-vingts ans, et Aaron quatrevingt-trois ans, lorsqu'ils parleÁrent au pharaon.

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2.1s. Ð sa tante : le terme deÂsigne normalement la súur du peÁre ; Tg , LXX la fille du freÁre de son peÁre ; cf. Lv 18.12-14 ; 20.20n. Core Nb 16. NahshoÃn : cf. 1Ch 2.10. Ð Nadab / Abihou 24.1 ; Lv 10.1-7. Ð EleÂazar / Itamar Lv 10.12ss ; Nb 17.1 ; 20.25-28. PhineÂas Nb 25.7-13. Ð Voir leÂvites . rangeÂs en armeÂes : litt. selon leurs armeÂes ; cf. 7.4n ; 12.17,41,51. YHWH : voir noms divins. incirconcis des leÁvres v. 12n ; voir circoncision . $

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à tre . Ð ton propheÁte : au sens de porte-parole, 1 Aaron : voir pre voir 4.16n. je ferai en sorte... : litt. j'endurcirai le cúur de Pharaon ; cf. 4.21+ (autre verbe heÂbreu) ; voir aussi 7.14n. Ici c'est Dieu qui fait s'obstiner le pharaon (comme en 4.21 ; 9.12 ; 10.1,20,27 ; 11.10 ; 14.4,17 ; cf. Dt 2.30 ; Jos 11.20 ; Es 6.10), alors qu'ailleurs c'est le pharaon lui-meÃme qui s'obstine (7.13,14,22 ; 8.11,15,28 ; 9.7,34s). Voir aÁ ce sujet 7.5 ; 14.4 ; Rm 9.18. Ð signes / prodiges Jr 32.20 ; Ps 78.43 ; 105.27 ; 135.9 ; Ac 7.36. 4 6.26n. 5 les Egyptiens : autre traduction l'Egypte. 3

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EXODE 7±8

Le pharaon refuse d'eÂcouter MoõÈse et Aaron Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse et Áa Aaron : | Si le pharaon vous dit : « Faites un prodige ! », tu diras Áa Aaron : « Prends ton baÃton et jette-le devant le pharaon. » Le baÃton se changera en reptile. | MoõÈse se rendit avec Aaron aupreÁs du pharaon, et ils agirent ainsi, comme le SEIGNEUR l'avait ordonneÂ. Aaron jeta son baÃton devant le pharaon et devant les gens de sa cour, et le baÃton devint un reptile. Mais le pharaon appela aussi des sages et des sorciers ; les mages d'Egypte, eux aussi, en firent autant par leurs pratiques occultes. | Tous, ils jeteÁrent leurs baÃtons, et ceux-ci devinrent des reptiles. Mais le baÃton d'Aaron engloutit leurs baÃtons. | Le pharaon s'enteÃta ; il ne les Âecouta pas, comme l'avait dit le SEIGNEUR. Premier fleÂau : l'eau changeÂe en sang Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Le pharaon est obtus, il refuse de laisser partir le peuple. | Au matin, va trouver le pharaon ; lorsqu'il sortira pour aller preÁs de l'eau, tu l'attendras au bord du Nil. Tu prendras le baÃton qui a Âete change en serpent, | et tu diras au pharaon : « Le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu des HeÂbreux, m'a envoye aupreÁs de toi pour te dire : ``Laisse partir mon peuple, pour qu'il me serve dans le deÂsert.'' Et toi, jusqu'ici, tu n'as pas ÂecouteÂ. Ainsi parle le SEIGNEUR : A ceci tu sauras que je suis le SEIGNEUR (YHWH) : je frappe l'eau du Nil avec le baÃton qui est dans ma main, et elle sera changeÂe en sang. | Les poissons du Nil mourront, le Nil deviendra une puanteur, et les Egyptiens devront renoncer Áa boire l'eau du Nil. » | Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Dis Áa Aaron : « Prends ton baÃton et Âetends ta main sur les eaux de l'Egypte : sur leurs rivieÁres, sur les bras de leur Nil, sur leurs Âetangs et sur toutes leurs reÂserves d'eau. » Elles se changeront en sang et il y aura du sang dans toute l'Egypte, jusque dans les reÂcipients de bois et de pierre. MoõÈse et Aaron agirent ainsi, comme le SEIÂ. Il leva le baÃton et frappa GNEUR l'avait ordonne l'eau du Nil, sous les yeux du pharaon et des gens de sa cour ; et toute l'eau du Nil fut changeÂe en sang. Les poissons du Nil moururent et le Nil devint une puanteur ; les Egyptiens ne pouvaient plus boire l'eau du Nil. Dans toute l'Egypte il y eut du sang. Cf. v. 15 ; 4.3s. Ð Faites : litt. donnez-vous ; Syr donnez-moi ; LXX donnez-nous un signe ou un prodige. Ð Le baÃton... : litt. il deviendra, de meÃme au v. 10. Ð Le mot traduit ici et dans la suite par reptile est rendu ailleurs par monstre (marin) (Gn 1.21 ; Ps 148.7) ou par dragon (Dt 32.33 ; Es 51.9 ; Jr 51.34 ; Ps 74.13s ; 91.13). Dans le livre d'EzeÂchiel (29.3 ; 32.2) il deÂsigne vraisemblablement le crocodile et symbolise l'Egypte. les gens de sa cour : litt. ses serviteurs. Cf. 2Tm 3.8. s'enteÃta 4.21n. Ð il ne les eÂcouta pas : c.-aÁ-d. le pharaon n'eÂcouta pas MoõÈse et Aaron (cf. 7.3s) ; meÃme formule v. 22 ; 8.11,15 ; 9.12. Le pharaon est obtus : litt. le cúur de Pharaon est lourd ; verbe apparente en 8.11,28 ; 9.7,34 ; 10.1 ; cf. 4.21n ; 7.3n ; voir aussi 1S 6.6 ; Lc 21.34n. tu l'attendras : cf. 5.20. tu sauras... 8.18 ; 10.2 ; 14.4. Ð YHWH : voir nom , noms divins. Ð eau / sang 4.9 ; 2R 3.22 ; Es 15.9 ; Ps 78.44 ; 105.29 ; Ap 8.8 ; 16.3-7 ; cf. Jn 2.1-12. Sur l'ensemble des fleÂaux ou plaies d'Egypte, voir Dt 26.6-8 ; Jos 24.5 ; Ps 78.44ss ; 105.27-36 ; 136.1012 ; Ne 9.9s ; cf. Am 4.10. les Egyptiens : autre traduction l'Egypte (de meÃme aux v. 21,24).

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FLEÂAU

EXODE

PS 105

Sang Grenouilles Moustiques Mouches venimeuses Maladie du beÂtail UlceÁres GreÃle Criquets TeÂneÁbres Mort des premiers-neÂs

7.14-25

v. 29

7.26±8.11 v. 30 8.12-15

v. 31

8.16-28

v. 31

APOCALYPSE

8.8 ; 11.6 ; 16.3-6 16.13

9.1-7 9.8-12

16.2

9.13-35

v. 32s

10.1-20

v. 34s

8.7 ; 11.19 ; 16.18-21 9.3

10.21-29

v. 28

8.12 ; 16.10

11.1-10 ; 12.29-36

v. 36

Mais les mages d'Egypte en firent autant par leurs pratiques occultes. Le pharaon s'enteÃta ; il ne les Âecouta pas, comme l'avait dit le SEIGNEUR. | Le pharaon s'en retourna chez lui et ne se soucia plus de cette affaire. Tous les Egyptiens creuseÁrent aux environs du Nil, pour trouver de l'eau Áa boire, car ils ne pouvaient pas boire l'eau du Nil. | Il s'eÂcoula sept jours pleins, apreÁs que le SEIGNEUR eut frappe le Nil.

DeuxieÁme fleÂau : les grenouilles Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Va trouver le pharaon ; tu lui diras : Ainsi parle le SEIGNEUR (YHWH) : 27 Laisse partir mon peuple, pour qu'il me serve. | Si tu refuses de le laisser partir, je frappe tout ton 28 territoire du fle Âau des grenouilles. | Le Nil grouillera de grenouilles ; elles monteront, elles peÂneÂtreront chez toi, jusque dans ta chambre Áa coucher et sur ton lit, chez les gens de ta cour et parmi tout ton peuple, jusque dans tes fours et dans tes peÂtrins. 29 Les grenouilles monteront sur toi, sur ton peuple et sur tous les gens de ta cour. 8 Le SEIGNEUR dit alors Áa MoõÈse : Dis Áa Aaron : Etends ta main et brandis ton baÃton sur les rivieÁres, sur les bras du Nil et sur les Âetangs : fais monter les 2 grenouilles sur l'Egypte. | Aaron  etendit sa main sur les eaux de l'Egypte : les grenouilles monteÁrent 26

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Dis aÁ Aaron 8.1,12. Ð les bras de leur Nil : litt. leurs Nils ou leurs fleuves, de meÃme en 8.1 ; cf. Ez 29.3n. Ð dans les reÂcipients de bois et de pierre : c'est ainsi qu'a compris Vg ; on pourrait aussi comprendre dans (ou parmi) les arbres et les pierres. Il leva le baÃton : c.-aÁ-d. soit MoõÈse (cf. v. 15,17), soit Aaron (cf. v. 19). V. 13+. ne se soucia plus : expression analogue en 9.21. Certaines eÂditions traditionnelles commencent ici le chap. 8 qui compte, de ce fait, 4 v. de plus. je frappe... du fleÂau : meÃme verbe ou termes apparenteÂs en 9.14 ; 12.13,23,27 ; 21.22 (heurter) ; 30.12 (frapper) ; 32.35 ; Lv 26.17n ; Nb 8.19 ; 17.11ss etc. Ð grenouilles Ps 78.45 ; 105.30 ; Ap 16.13. Cf. 8.12n ; Sagesse 19.10 : « Le Fleuve, se substituant aux animaux aquatiques, vomit une multitude de grenouilles. » Ð gens de ta cour v. 10n. $

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Les (dix) plaies (d'Egypte)

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à ton : 1 Dis aÁ Aaron v. 12 ; 7.19. Ð Etends ta main et brandis ton ba litt. eÂtends ta main avec ton baÃton ; cf. v. 12s ; 9.22s ; 10.12s ; Jos n 8.18s. Ð bras du Nil 7.19 . 2 Dans ce v. le mot traduit par grenouilles et les verbes dont il est le sujet sont au singulier (collectif) en heÂbreu.


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et couvrirent l'Egypte. | Mais les mages en firent autant par leurs pratiques occultes. Ils firent monter les grenouilles sur l'Egypte. Le pharaon appela MoõÈse et Aaron et leur dit : InterceÂdez aupreÁs du SEIGNEUR (YHWH), pour qu'il Âeloigne les grenouilles de moi et de mon peuple ; je laisserai partir ce peuple pour qu'il offre des sacrifices au SEIGNEUR (YHWH). | MoõÈse dit au pharaon : A toi l'honneur ! Pour quand interceÂderai-je en ta faveur, en faveur des gens de ta cour et de ton peuple, afin qu'il fasse disparaõÃtre les grenouilles de chez toi et de tes maisons, de sorte qu'il n'en reste que dans le Nil ? | Il reÂpondit : Pour demain. MoõÈse dit : Il en sera ainsi, pour que tu saches que nul n'est semblable au SEIGNEUR (YHWH), notre Dieu. | Les grenouilles s'eÂloigneront de toi, de tes maisons, des gens de ta cour et de ton peuple ; il n'en restera que dans le Nil. MoõÈse et Aaron sortirent de chez le pharaon. MoõÈse cria vers le SEIGNEUR au sujet des grenouilles qu'il avait infligeÂes au pharaon. | Le SEIGNEUR agit selon la parole de MoõÈse : les grenouilles moururent dans les maisons, dans les cours et dans les champs. On les amoncela en tas, et une puanteur se reÂpandit dans le pays. Mais le pharaon, voyant qu'il y avait du reÂpit, resta obtus ; il ne les Âecouta pas, comme l'avait dit le SEIGNEUR. TroisieÁme fleÂau : les moustiques Le SEIGNEUR dit alors Áa MoõÈse : Dis Áa Aaron : Brandis ton baÃton et frappe la poussieÁre de la terre. Dans toute l'Egypte elle se changera en moustiques. | Ils firent ainsi. Aaron Âetendit la main, brandit son baÃton et frappa la poussieÁre de la terre ; celle-ci se changea en moustiques qui s'abattirent sur les humains et sur les beÃtes. Dans toute l'Egypte, toute la poussieÁre de la terre se changea en moustiques. | Les mages recoururent Áa leurs pratiques occultes pour produire des moustiques, mais ils n'y parvinrent pas. Il y avait des moustiques sur les humains et sur les beÃtes. | Alors les mages dirent au pharaon : C'est le doigt de Dieu ! Mais le pharaon s'enteÃta ; il ne les Âecouta pas, comme l'avait dit le SEIGNEUR. InterceÂdez v. 5,24ss ; 9.28 ; 10.17s ; cf. Gn 25.21 ; le meÃme verbe est traduit par supplier en Jg 13.8 ; Jb 22.27 ; 33.26. A toi l'honneur ! autre traduction vante-toi aÁ mes deÂpens, cf. Jg 7.2 ; Es 10.15 ; il s'agit peut-eÃtre ici d'une formule de politesse. LXX fixe (une eÂcheÂance) pour moi, c.-aÁ-d. indique-moi quand je devrai interceÂder. MoõÈse dit : litt. il dit. Ð Il en sera ainsi : litt. comme ta parole. Ð nul n'est semblable Es 45.5s,18-22. en tas : litt. des tas et des tas, autre traduction homer par homer (mesure de capacite d'environ 210 l). resta obtus 7.14+. Ð ne les eÂcouta pas 7.13+. Dis aÁ Aaron v. 1. Ð elle se changera : autre traduction il y aura. Ð moustiques : la traduction du mot correspondant n'est pas certaine : LXX parle de vers et Syr de poux. Cf. Ps 105.31 ; Sagesse 19.10 : « La terre, remplacËant la geÂneÂration animale, produisit des moustiques. » eÂtendit la main, brandit son baÃton : cf. v. 1n. Ð celle-ci se changea en moustiques... : autre traduction il y eut des moustiques sur toutes les beÃtes. doigt de Dieu ou d'un dieu, des dieux, cf. Gn 3.5n ; d'apreÁs des paralleÁles eÂgyptiens, l'expression pourrait s'appliquer au baÃton ; voir aussi Lc 11.20. Ð s'enteÃta... 4.21n. laisses... partir et envoie traduisent deux formes du meÃme verbe heÂbreu. Ð mouches venimeuses : autre traduction taons ; LXX

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QuatrieÁme fleÂau : les mouches venimeuses Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : LeÁve-toi de bon matin et va te poster devant le pharaon, lorsqu'il sortira pour aller preÁs de l'eau ; tu lui diras : « Ainsi parle le SEIGNEUR (YHWH) : Laisse partir mon peuple, pour qu'il me serve. | Si tu ne laisses pas partir mon peuple, j'envoie les mouches venimeuses contre toi, contre les gens de ta cour, contre ton peuple et contre tes maisons ; les maisons des Egyptiens seront remplies de mouches venimeuses, ainsi que la terre sur laquelle ils se trouvent. | Mais, en ce jour-laÁ, je traiterai diffeÂremment le pays de Goshen, Á se tient mon peuple ; laÁ il n'y aura pas de mouou ches venimeuses, afin que tu saches que, moi, le SEIGNEUR (YHWH), je suis au milieu du pays. | Je mettrai une deÂmarcation libeÂratrice entre mon peuple et ton peuple. Ce signe sera pour demain. » Le SEIGNEUR fit ainsi. Il vint une masse de mouches venimeuses dans la maison du pharaon, dans la maison des gens de sa cour et dans toute l'Egypte ; le pays fut ravage par les mouches venimeuses. Le pharaon appela MoõÈse et Aaron et leur dit : Allez offrir des sacrifices Áa votre Dieu dans le pays. MoõÈse reÂpondit : Il ne conviendrait pas d'agir ainsi ; car nous offririons au SEIGNEUR, notre Dieu, des sacrifices qui sont une abomination pour l'Egypte ; si nous offrions sous les yeux des Egyptiens des sacrifices qui sont une abomination pour l'Egypte, ne nous lapideraient-ils pas ? | Nous ferons trois journeÂes de marche dans le deÂsert et nous offrirons des sacrifices au SEIGNEUR, notre Dieu, selon ce qu'il nous dira. | Le pharaon dit : Moi, je vais vous laisser partir au deÂsert pour offrir des sacrifices au SEIGNEUR (YHWH), votre Dieu ; seulement, quand vous irez, ne vous Âeloignez pas trop. InterceÂdez pour moi ! | MoõÈse reÂpondit : DeÁs que je serai sorti de chez toi, j'interceÂderai aupreÁs du SEIGNEUR (YHWH). Demain, les mouches venimeuses s'eÂloigneront du pharaon, des gens de sa cour et de son peuple. Seulement, que le pharaon ne recoure pas de nouveau Áa la tromperie : qu'il ne refuse pas de laisser le peuple partir pour offrir des sacrifices au SEIGNEUR ! | MoõÈse sortit de chez le mouches aÁ chiens. Le terme heÂbreu vient d'une racine qui peut eÂvoquer un grouillement indistinct ; il est difficile de savoir exactement ce qu'il deÂsigne. Certains le rendent par beÃtes feÂroces. Cf. Ps 78.45 ; 105.31. Ð des Egyptiens : autre traduction de l'Egypte. je traiterai diffeÂremment : autres traductions je ferai une distinction pour ; je mettrai aÁ part : cf. 9.4,26 ; 10.23 ; 11.7 ; 33.16. Ð Goshen Gn 45.10n. Ð que tu saches... 7.17+. Ð YHWH : voir noms divins. Ð au milieu du pays ou dans le pays ; cf. 3.20n. deÂmarcation libeÂratrice : litt. une libeÂration (Ps 111.9 ; 130.7 ; cf. Es 50.2). Plusieurs versions anciennes ont lu une distinction (cf. v. 18) et certains modifient le texte heÂbreu traditionnel en conseÂquence. Il vint : Syr, Tg il fit venir. Ð fut ravage : le meÃme verbe est traduit par pervertir et aneÂantir en Gn 6.11ns,13n, ouÁ le terme traduit ici par pays est rendu par terre. Voir sacrifices . Ð dans le pays, c.-aÁ-d. en Egypte : MoõÈse refuse les solutions de compromis proposeÂes par le pharaon (cf. v. 24 ; 10.8,11,24). abomination : peut-eÃtre parce que les victimes auraient eÂte des animaux sacreÂs en Egypte ; cf. Gn 43.32n ; 46.34n. Ð sous les yeux des Egyptiens : litt. sous leurs yeux. 3.18+. V. 21+. $

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pharaon et il interceÂda aupreÁs du SEIGNEUR. | Le SEIGNEUR agit selon la parole de MoõÈse : les mouches venimeuses s'eÂloigneÁrent du pharaon, des gens de sa cour, et de son peuple. Il n'en resta pas une seule. Mais le pharaon, cette fois encore, resta obtus : il ne laissa pas partir le peuple.

CinquieÁme fleÂau : la peste du beÂtail 9 Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Va trouver le pharaon ; tu lui diras : « Ainsi parle le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu des HeÂbreux : Laisse partir mon peuple, pour 2 qu'il me serve. | Si tu refuses de le laisser partir, si tu 3 le retiens encore, | la main du SEIGNEUR sera sur tes troupeaux dans la campagne, sur les chevaux, sur les Ãanes, sur les chameaux, sur le gros beÂtail et sur le 4 petit be Âtail ; il y aura une peste treÁs grave. | Le SEIGNEUR traitera diffeÂremment les troupeaux d'IsraeÈl et les troupeaux de l'Egypte : il ne mourra pas 5 une seule be Ãte qui appartienne aux IsraeÂlites. | Le SEIGNEUR a fixe l'eÂcheÂance en disant : Demain, le SEIGNEUR fera cela dans le pays. » 6 Le SEIGNEUR fit ainsi le lendemain. Tous les troupeaux de l'Egypte moururent, et il ne mourut 7 pas une seule be Ãte des troupeaux des IsraeÂlites. | Le pharaon fit prendre des informations : pas une seule beÃte des troupeaux d'IsraeÈl n'eÂtait morte. Mais le pharaon resta obtus : il ne laissa pas partir le peuple.

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SixieÁme fleÂau : les ulceÁres Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse et Áa Aaron : Prenez Áa pleines poigneÂes de la suie de fourneau : que MoõÈse la jette vers le ciel, sous les yeux du pharaon. | Elle se changera en poussieÁre sur toute l'Egypte ; elle produira, dans toute l'Egypte, sur les humains et sur les beÃtes, des ulceÁres avec Âeruption de pustules. Ils prirent de la suie de fourneau et se preÂsenteÁrent devant le pharaon ; MoõÈse la jeta vers le ciel, et elle produisit sur les humains et sur les beÃtes des ulceÁres avec une Âeruption de pustules. | Les mages ne pouvaient plus se preÂsenter devant MoõÈse, Áa cause des ulceÁres ; car les ulceÁres Âetaient sur les mages comme sur toute l'Egypte. | Le SEIGNEUR fit en sorte que le pharaon s'enteÃte ; il ne les Âecouta pas, comme le SEIGNEUR l'avait dit Áa MoõÈse.

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SeptieÁme fleÂau : la greÃle Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : LeÁve-toi de bon matin et va te poster devant le pharaon. Tu lui diras : « Ainsi parle le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu des HeÂbreux : Laisse partir mon peuple, pour qu'il me serve. | Car cette fois, je vais envoyer tous mes fleÂaux contre toi, contre les gens de ta cour et contre ton peuple, afin que tu saches que nul n'est semblable Áa moi sur toute la terre. | Si maintenant j'avais Âetendu la main et si je t'avais frappe par la peste, toi et ton peuple, tu aurais disparu de la terre. | Mais si je t'ai laisse subsister, c'est afin de te faire voir ma force et pour que l'on fasse connaõÃtre mon nom par toute la terre. | Si tu fais encore obstacle Áa mon peuple, et si tu ne le laisses pas partir, | je ferai tomber demain, Áa cette heure-ci, une averse de greÃle si terrible qu'il n'y en a pas eu de semblable en Egypte depuis le jour de sa fondation jusqu'aÁ Ãrete maintenant. | Maintenant, fais mettre en su tes troupeaux et tout ce qui t'appartient dans la campagne. La greÃle tombera sur tous les humains et sur toutes les beÃtes qui se trouveront dans la campagne et qui n'auront pas Âete rassembleÂs Áa la maison, et ils mourront. » Les gens de la cour du pharaon qui craignirent la parole du SEIGNEUR mirent Áa l'abri dans les maisons leurs serviteurs et leurs troupeaux. | Mais ceux qui ne firent pas attention Áa la parole du SEIGNEUR laisseÁrent leurs serviteurs et leurs troupeaux dans la campagne. Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Tends ta main vers le ciel, et qu'il tombe de la greÃle dans toute l'Egypte sur les humains, sur les beÃtes et sur toute l'herbe des champs en Egypte. | MoõÈse brandit son baÃton vers le ciel : le SEIGNEUR fit retentir des coups de tonnerre et tomber la greÃle, et du feu descendit sur la terre. Le SEIGNEUR fit tomber une averse de greÃle sur l'Egypte. | Il y eut de la greÃle, et le feu se meÃlait Áa la greÃle ; elle Âetait si terrible qu'il n'y en avait pas eu de semblable dans toute l'Egypte depuis que c'est une nation. | La greÃle frappa, dans toute l'Egypte, tout ce qui Âetait dans la campagne, depuis les humains jusqu'aux beÃtes ; la greÃle frappa aussi toute l'herbe des champs et brisa tous les arbres des Á champs. | C'est seulement au pays de Goshen, ou Âetaient les IsraeÂlites, qu'il n'y eut pas de greÃle.

connaõÃtre... : litt. que l'on raconte mon nom . je ferai tomber... une averse de greÃle : litt. je ferai pleuvoir (cf. 16.4)... de la greÃle ; de meÃme au v. 23. Sur la greÃle, cf. Ps 78.47s ; 105.32 ; voir aussi Es 28.2,17 ; 30.30 ; Ez 38.22 ; Ap 8.7 ; 16.21. Ð terrible : litt. lourde, de meÃme au v. 24 ; cf. 10.14n. Ð depuis... v. 24 ; cf. Dn 12.1 ; Mt 24.21//. Des Egyptiens tirent beÂneÂfice de leur obeÂissance au Dieu d'IsraeÈl ; cf. Es 19.24s. Ð gens de la cour et serviteurs traduisent un meÃme mot heÂbreu, cf. v. 21 ; dans le second cas il pourrait aussi eÃtre rendu par esclaves. Ð Voir crainte . ne firent pas attention aÁ : litt. ne mirent pas sur leur cúur ; cf. Es 57.11n ; expression comparable en 7.23. brandit : le meÃme verbe heÂbreu est traduit par eÂtendre au v. 22 ; cf. 8.1n ; 10.12s. Ð des coups de tonnerre : litt. des tonnerres, sens particulier du mot habituellement traduit par voix ou bruit ; de meÃme aux v. 28s,33s ; 19.16,19n ; 20.18 ; cf. 9.28n ; 1S 12.17n ; Ps 29.3s ; voir aussi Jb 1.16n ; 37.2-5. V. 18n ; cf. 16.4n. Ð le feu se meÃlait : cf. Ez 1.4n. campagne et champs traduisent le meÃme terme heÂbreu. $

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Am 4.10 ; Ha 3.5,17 ; Ps 78.48. Ð grave : litt. lourde. Cf. v. 26 ; 8.18n. Tous les troupeaux : cf. v. 19-21. fit prendre des informations : litt. envoya. Ð le pharaon resta obtus... : cf. 7.14n. poussieÁre : le meÃme terme, assez rare (Es 5.24 ; 29.5 ; Ez 26.10 ; Na 1.3 ; terme voisin en Ct 3.6) est traduit par poudre en Dt 28.24. Ð Le mot traduit par ulceÁres deÂsigne une maladie de la peau ; cf. Lv 13.18 ; Dt 28.35 ; 2R 20.7 ; Jb 2.7 ; Lc 16.21 ; Ap 16.2,11. Celui qui est rendu par pustules ne figure nulle part ailleurs et sa traduction est treÁs incertaine. toute l'Egypte : autre traduction tous les Egyptiens. 7.13+. Voir aussi 7.3n. contre toi : litt. vers ton cúur . Rm 9.17. Ð je t'ai laisse subsister : autre traduction je t'ai suscite ; litt. je t'ai fait tenir debout ; cf. 21.21. Ð que l'on fasse 3

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Le pharaon fit appeler MoõÈse et Aaron et leur dit : Cette fois, j'ai peÂcheÂ. C'est le SEIGNEUR (YHWH) qui est juste, c'est moi et mon peuple qui avons tort. | InterceÂdez aupreÁs du SEIGNEUR (YHWH), pour qu'il n'y ait plus de coups de tonnerre divin ni de greÃle ; je vous laisserai partir, et on ne vous retiendra plus. | MoõÈse lui dit : Quand je sortirai de la ville, je tendrai les mains vers le SEIGNEUR ; les coups de tonnerre cesseront, et il n'y aura plus de greÃle, afin que tu saches que la terre appartient au SEIGNEUR. | Mais je sais que, toi et les gens de ta cour, vous ne craindrez pas encore le SEIGNEUR Dieu. | Ð Le lin et l'orge avaient Âete frappeÂs, parce que l'orge Âetait en Âepis et le lin en fleur ; | le froment et l'eÂpeautre n'avaient pas Âete frappeÂs, parce qu'ils sont tardifs. Ð | MoõÈse sortit de chez le pharaon et de la ville, et il tendit les mains vers le SEIGNEUR ; les coups de tonnerre et la greÃle cesseÁrent, et la pluie ne se deÂversa plus sur la terre. Le pharaon, voyant que la pluie, la greÃle et les coups de tonnerre avaient cesseÂ, continua de peÂcher et il resta obtus, lui et les gens de sa cour. | Le pharaon s'enteÃta : il ne laissa pas partir les IsraeÂlites, comme le SEIGNEUR l'avait dit par l'intermeÂdiaire de MoõÈse.

HuitieÁme fleÂau : les criquets 10 Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Va trouver le pharaon, car c'est moi qui l'ai rendu obtus, lui et les gens de sa cour, pour placer mes signes au milieu d'eux. 2 C'est aussi pour que tu racontes Á a ton fils et au fils de ton fils comment je me suis joue des Egyptiens, et quels signes j'ai fait apparaõÃtre chez eux. Ainsi vous saurez que je suis le SEIGNEUR (YHWH). 3 Moõ Èse et Aaron se rendirent aupreÁs du pharaon ; ils lui dirent : Ainsi parle le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu des HeÂbreux : Jusqu'aÁ quand refuseras-tu de t'abaisser devant moi ? Laisse partir mon peuple, 4 pour qu'il me serve. | Si tu refuses de laisser partir mon peuple, demain je ferai venir des criquets sur 5 ton territoire. | Ils couvriront le pays, et on ne pourra plus voir la terre ; ils deÂvoreront le reste de ce qui a ÂechappeÂ, tout ce que vous a laisse la greÃle ; ils deÂvoreront tous les arbres qui poussent 6 pour vous dans la campagne ; | ils rempliront tes maisons, les maisons de tous les gens de ta cour et les maisons de toute l'Egypte. Tes peÁres et les peÁres 27

Cf. 10.16 ; Nb 22.34 ; 1S 15.24 ; 26.21 ; 2S 12.13 ; 24.10 ; Ps 51.6 ; Lc 15.18,21. Ð Voir peÂche . Ð YHWH : voir noms divins. Ð Voir justice . Ð qui avons tort : litt. (qui sommes) les meÂchants. InterceÂdez 8.4+. Ð coups de tonnerre divin : autre traduction voix (au pluriel) de Dieu (ou de dieux). Cf. v. 23n ; voir Gn 1.1n,2n. je tendrai les mains : geste de la prieÁre. Ð coups de tonnerre v. 23n. Ð la terre appartient au SEIGNEUR 19.5 ; Dt 10.14 ; Ps 24.1. en eÂpis : cf. 13.4n. Cf. 10.5. coups de tonnerre v. 23n. resta obtus 7.14n. s'enteÃta 4.21n. $

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qui l'ai rendu obtus : litt. qui ai alourdi son cúur et le cúur de ses serviteurs 7.14n. Ð signes 7.3+. Ð au milieu d'eux : autre traduction en lui ; cf. 3.20n. que tu racontes... 12.26s ; 13.8,14 ; Dt 4.9 ; 6.7,20-23 ; Ps 78.3-7. Ð aÁ ton fils : litt. aux oreilles de ton fils. Ð des Egyptiens : autre traduction de l'Egypte. Ð fait apparaõÃtre : litt. mis. Ð saurez 7.17+. Ð YHWH : voir noms divins. t'abaisser : autre traduction t'humilier. criquets Ps 78.46 ; 105.34 ; cf. Jl 1.4-12 ; Na 3.15-17 ; Ap 9.1-11. le pays : litt. l'úil du pays, sans doute au sens d'apparence, d'ouÁ $

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de tes peÁres n'ont rien vu de pareil depuis qu'ils sont sur cette terre, jusqu'aÁ ce jour. Il ressortit de chez le pharaon. | Les gens de la cour du pharaon lui dirent : Jusqu'aÁ quand cet homme sera-t-il pour nous un pieÁge ? Laisse partir ces gens, et qu'ils servent le SEIGNEUR (YHWH), leur Dieu. Ne sais-tu pas encore que l'Egypte peÂrit ? On fit revenir MoõÈse et Aaron aupreÁs du pharaon : Allez, leur dit-il, servez le SEIGNEUR (YHWH), votre Dieu. Quels sont ceux qui iront ? | MoõÈse reÂpondit : Nous irons avec nos jeunes gens et nos vieillards, nous irons avec nos fils et nos filles, avec notre petit beÂtail et notre gros beÂtail : c'est une feÃte du SEIGNEUR pour nous. | Il leur dit : Que le SEIGNEUR (YHWH) soit donc avec vous quand je vous laisserai partir, vous et toutes vos familles... vous voyez bien que vous avez de mauvaises intentions ! | N'y comptez pas ! Allez-y, je vous prie, vous, les hommes, et servez le SEIGNEUR (YHWH), puisque c'est laÁ ce que vous cherchez ! Sur quoi on les chassa de devant le pharaon. Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Etends ta main sur l'Egypte pour faire venir les criquets ; qu'ils montent sur l'Egypte, qu'ils deÂvorent toute l'herbe de la terre, tout ce que la greÃle a laisseÂ. | MoõÈse brandit son baÃton sur l'Egypte ; le SEIGNEUR fit souffler un vent d'est sur le pays toute la journeÂe et toute la nuit. Au matin, le vent d'est avait amene les criquets. | Les criquets monteÁrent sur toute l'Egypte et se poseÁrent dans tout le territoire de l'Egypte ; il y avait une masse de criquets telle qu'il n'y en avait jamais eu auparavant et qu'il n'y en aurait plus jamais par la suite. | Ils couvrirent tout le pays, et la terre fut obscurcie ; ils deÂvoreÁrent toute l'herbe de la terre et tous les fruits des arbres, tout ce qui Âetait reste apreÁs la greÃle ; dans toute l'Egypte il ne resta aucune verdure aux arbres ni Áa l'herbe des champs. Le pharaon se haÃta d'appeler MoõÈse et Aaron. Il leur dit : J'ai peÂche contre le SEIGNEUR (YHWH), votre Dieu, et contre vous. | Maintenant, je t'en prie, pardonne mon peÂcheÂ, cette fois encore ; interceÂdez aupreÁs du SEIGNEUR (YHWH), votre Dieu, afin qu'au moins il Âeloigne de moi ce fleÂau mortel. MoõÈse sortit de chez le pharaon et il interceÂda aupreÁs du SEIGNEUR. | Le SEIGNEUR fit souffler un vent d'ouest treÁs fort qui emporta les criquets et les la suite : on ne pourra plus voir... (terre et pays traduisent un meÃme mot heÂbreu) ; de meÃme au v. 15. Cf. Nb 22.5,11. Ð le reste : cf. 9.32. toute l'Egypte : autre traduction tous les Egyptiens. Ð terre ou sol, cf. Gn 2.5n. ces gens : litt. les hommes, cf. v. 8ss. Cf. 8.21+. feÃte 5.1n. Il leur dit : c.-aÁ-d. le pharaon leur dit. Ð Que le SEIGNEUR... : vúu ironique. Ð et toutes vos familles : autre traduction et vos enfants ; cf. Gn 34.29n. Ð vous avez de mauvaises intentions : litt. un mal (ou un malheur) (est) devant vos faces, ce qui pourrait aussi signifier vous allez au-devant d'un malheur. 8.21+. Ð on les chassa : litt. il les chassa ; Smr, LXX, Syr ont lu le pluriel (qui correspond plus naturellement aÁ l'indeÂfini on). pour faire venir les criquets : litt. pour les criquets. brandit : le meÃme verbe est traduit par eÂtendre au v. 12 ; cf. 9.23n. une masse : litt. treÁs lourd, cf. 9.18n. V. 5n. 9.27+. pardonne mon peÂche : autres traductions enleÁve mon peÂche ; charge-toi de mon peÂche ; cf. 23.21n ; 28.38n,43 ; 32.32n ; 34.7n ; Gn 50.17n. Ð interceÂdez 8.4+. Ð ce fleÂau mortel : litt. cette mort. $


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preÂcipita dans la mer des Joncs ; il ne resta pas un seul criquet dans tout le territoire de l'Egypte. | Le SEIGNEUR fit en sorte que le pharaon s'enteÃte : il ne laissa pas partir les IsraeÂlites. NeuvieÁme fleÂau : les teÂneÁbres Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Tends ta main vers le ciel ; qu'il y ait des teÂneÁbres sur l'Egypte, des teÂneÁbres palpables. | MoõÈse tendit sa main vers le ciel ; il y eut d'eÂpaisses teÂneÁbres dans toute l'Egypte pendant trois jours. | Les gens ne pouvaient pas se voir les uns les autres ; personne ne se leva de sa place pendant trois jours. Mais tous les IsraeÂlites avaient Á ils habitaient. de la lumieÁre laÁ ou Le pharaon appela MoõÈse et lui dit : Allez, servez le SEIGNEUR (YHWH). Vous ne laisserez sur place que votre petit beÂtail et votre gros beÂtail ; toutes vos familles pourront aller avec vous. | MoõÈse reÂpondit : Tu nous donneras toi-meÃme de quoi faire les sacrifices et les holocaustes que nous offrirons au SEIGNEUR, notre Dieu. | Nos troupeaux aussi iront avec nous, il n'en restera pas meÃme un sabot ; car nous en aurons besoin pour servir le SEIGNEUR, notre Dieu ; d'ailleurs, tant que nous ne serons pas arriveÂs laÁ-bas, nous ne saurons pas avec quoi nous devrons servir le SEIGNEUR. | Le SEIGNEUR fit en sorte que le pharaon s'enteÃte : il ne voulut pas les laisser partir. Le pharaon lui dit : Sors de chez moi ! Garde-toi Á tu de reparaõÃtre en ma preÂsence, car le jour ou paraõÃtras en ma preÂsence, tu mourras ! | Tu l'as dit, reÂpliqua MoõÈse : je ne reparaõÃtrai plus en ta preÂsence. Annonce du dixieÁme fleÂau Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Je vais faire venir encore un fleÂau, un seul, sur le pharaon et sur l'Egypte. ApreÁs cela il vous laissera partir d'ici. Quand il vous laissera enfin partir, il ira jusqu'aÁ vous chasser d'ici. | Parle au peuple, je te prie : que chaque homme demande Áa son voisin, et chaque d'ouest : litt. de la mer, deÂsignation geÂographique aÁ comprendre du point de vue d'IsraeÈl (cf. Gn 12.8n), de meÃme en 26.22. Ð la mer des Joncs 13.18n. s'enteÃte 4.21n ; 7.3n. teÂneÁbres Ps 105.28 ; Ap 16.10s. Ð palpables : selon LXX ; la meÃme racine heÂbraõÈque a le sens de taÃter en Gn 27.12,22, de fouiller en Gn 31.34,37. On pourrait aussi comprendre ici des teÂneÁbres ouÁ l'on taÃtonne (cf. Dt 28.29 ; Jb 5.14 ; 12.25, meÃme verbe). Cf. 8.18+. Sur l'opposition teÂneÁbres / lumieÁre, voir Gn 1.2-4+. Cf. 8.21+. Ð toutes vos familles v. 10 ; Gn 34.29n. Tu nous donneras toi-meÃme : autre traduction tu mettras toimeÃme dans nos mains ; voir aussi sacrifices . Cf. 3.12n. Ð nous en aurons besoin : litt. nous en prendrons. Ð avec quoi : autre traduction comment. V. 20+ Ð fit en sorte que le pharaon s'enteÃte : 4.21n. Le pharaon lui dit : c.-aÁ-d. le pharaon dit aÁ MoõÈse. Ð reparaõÃtre en ma preÂsence : litt. revoir ma face. Cf. 11.4,8. $

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Cf. 6.1. Ð laissera partir 5.1n. au peuple : litt. aux oreilles du peuple, de meÃme en 24.7 etc. Ð Sur l'ensemble, cf. 3.22+. donneÂ... de la graÃce ... 3.21+. Ð des Egyptiens : autre traduction de l'Egypte. Ð respecteÂ... par : litt. grand... aux yeux de. MoõÈse dit : comparer v. 8 et 10.28s. Ð je sortirai : cf. 12.12. 12.29+. Ð qui travaille au moulin : litt. qui (est) derrieÁre les (deux) meules ; cf. Nb 11.8n. n'aboiera : litt. ne remuera la langue, cf. Jos 10.21n ; Es 54.17. Ð 1

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femme Áa sa voisine, des objets d'argent et des objets d'or. | Le SEIGNEUR avait donne au peuple de la graÃce aux yeux des Egyptiens ; MoõÈse lui-meÃme Âetait treÁs respecteÂ, en Egypte, par les gens de la cour du pharaon comme par le peuple. MoõÈse dit : Ainsi parle le SEIGNEUR : En pleine nuit, je sortirai au milieu de l'Egypte ; | tous les premiers-neÂs en Egypte mourront, depuis le preÃne mier-ne du pharaon qui est assis sur son tro jusqu'au premier-ne de la servante qui travaille au moulin, ainsi que tous les premiers-neÂs des beÃtes. | Il y aura de grands cris dans toute l'Egypte, tels qu'il n'y en a jamais eu et qu'il n'y en aura jamais plus. | Mais chez les IsraeÂlites, pas meÃme un chien n'aboiera, ni contre un homme, ni contre une beÃte, afin que vous sachiez que le SEIGNEUR traite diffeÂremment l'Egypte et IsraeÈl. | Alors tous les gens de ta cour viendront se prosterner devant moi, en disant : Sors, toi et tout le peuple qui te suit. ApreÁs cela je sortirai. Il sortit de chez le pharaon dans une coleÁre ardente. Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Le pharaon ne vous Âecoutera pas, afin que mes prodiges se multiplient en Egypte. | MoõÈse et Aaron firent tous ces prodiges devant le pharaon ; le SEIGNEUR fit en sorte que le pharaon s'enteÃte : il ne laissa pas les IsraeÂlites partir de son pays.

La PaÃque Á EIGNEUR dit a MoõÈse et Áa Aaron, en Egypte : Le S 12 2 Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l'anneÂe. 3 Dites Á a toute la communaute d'IsraeÈl : Le dixieÁme jour de ce mois, on prendra un mouton ou une cheÁvre pour chaque famille, une beÃte par maison. 4 Si la famille est trop peu nombreuse pour une be Ãte, elle la prendra avec le voisin le plus proche de la maison, selon le nombre de personnes Áa nourrir ; vous reÂpartirez cette beÃte d'apreÁs ce que chacun 5 peut manger. | Ce sera une be Ãte sans deÂfaut, un maÃle d'un an ; vous pourrez prendre un agneau contre : autre traduction depuis. Ð traite diffeÂremment : cf. 8.18n. qui te suit : litt. qui (est) aÁ tes pieds ou qui (suit) tes pas. Ð Il sortit ou il se retira, cf. Gn 41.46 ; 47.10. à te 4.21n ; 7.3n. 10 s'ente 8

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Ce mois-ci : le mois d'Aviv (ou Abib, voir 13.4n), qui porte aussi le nom de NisaÃn (Est 3.7n ; Ne 2.1), commence aÁ la premieÁre nouvelle lune du printemps, en mars ou en avril (voir aussi 12.6n), et est ici deÂsigne comme le premier (en heÂbreu, le mot signifie eÂgalement teÃte) des mois de l'anneÂe. D'apreÁs un autre calendrier juif, observe encore aujourd'hui, l'anneÂe commence en automne (Ex 23.16n ; 34.22).  : le terme correspondant est treÁs proche, quant au 3 communaute sens, de celui qui est reÂgulieÁrement traduit par assembleÂe (v. 6 ; voir Eglise ) ; il s'applique aÁ partir d'ici (comme souvent en Ex, Lv et Nb ; voir aussi 1R 8.5 ; 12.20 ; Jr 6.18 ; Pr 5.14) aÁ IsraeÈl en tant que communaute nationale, juridique et religieuse, mais il est employe ailleurs dans des sens plus geÂneÂraux ; il deÂsigne par exemple un essaim d'abeilles en Jg 14.8, une troupe hostile en Ps 22.17n. Ð un mouton ou une cheÁvre : le mot heÂbreu correspondant deÂsigne une teÃte de petit beÂtail, indiffeÂremment mouton ou cheÁvre ; il est traduit dans la suite par beÃte (cf. v. 5n).  e. Ð selon le nombre... 4 la famille : litt. la maison ou la maisonne 16.16 ; cf. Gn 47.12n.  faut : litt. parfait, intact. Le meÃme mot est traduit par in5 sans de teÁgre en Gn 6.9 ; 17.1. Ð d'un an : litt. fils d'(une) anneÂe, selon la tournure consacreÂe en heÂbreu pour indiquer l'aÃge. Certains comprennent ne dans l'anneÂe ; cf. Lv 9.3. Ð vous pourrez prendre... : litt. vous le prendrez des moutons et des cheÁvres. 2

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ou un chevreau. | Vous le tiendrez en reÂserve jusqu'au quatorzieÁme jour de ce mois ; toute l'assembleÂe de la communaute d'IsraeÈl l'immolera Áa la tombeÂe du soir. | On prendra de son sang et on en mettra sur les deux montants et sur le linteau de Á on le mangera. | Cette meÃme la porte des maisons ou Ãtie au nuit, on mangera la viande ; on la mangera ro feu, avec des pains sans levain et des herbes ameÁres. | Vous n'en mangerez pas Áa demi-cuit, ni bouilli dans l'eau ; il sera roÃti au feu, avec la teÃte, les pattes et les entrailles. | Vous n'en laisserez rien jusqu'au matin ; s'il en reste quelque chose le matin, vous le jetterez au feu. | Voici comment vous le mangerez : une ceinture Áa vos reins, vos sandales aux pieds et votre baÃton Áa la main ; vous le mangerez Áa la haÃte. C'est la PaÃque du SEIGNEUR. | Cette nuit-laÁ, je parcourrai l'Egypte et je frapperai tous les premiers-neÂs en Egypte, depuis les humains jusqu'aux beÃtes ; ainsi j'exeÂcuterai mes jugements contre tous les dieux de l'Egypte. Je suis le SEIGNEUR (YHWH). | Le sang sera pour vous un signe Á vous serez : lorsque je verrai le sur les maisons ou sang, je passerai sur vous, et il n'y aura pas sur vous de fleÂau destructeur quand je frapperai l'Egypte. Ce sera pour vous un jour d'eÂvocation ; vous le ceÂleÂbrerez comme une feÃte pour le SEIGNEUR, vous le ceÂleÂbrerez comme une prescription perpeÂtuelle, pour toutes vos geÂneÂrations. La feÃte des Pains sans levain Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. DeÁs le premier jour, vous supprimerez le levain de vos maisons ; quiconque mangera quelque chose de leveÂ, du premier jour au septieÁme jour, sera retranche d'IsraeÈl. | Le premier jour, il y aura convocation sacreÂe ; le septieÁme jour, il y aura pour vous convocation sacreÂe. On ne fera aucun travail ces jours-laÁ Ð si ce n'est de preÂparer la nourriture pour chacun. | Vous observerez la feÃte des Pains sans levain, car c'est en ce jour meÃme que

Le quatorzieÁme jour est celui de la pleine lune (cf. v. 2n). Ð aÁ la tombeÂe du soir : litt. entre les (deux) soirs, soit entre le deÂclin et le coucher du soleil, soit entre le coucher du soleil et l'obscurite compleÁte. Voir sang . pains sans levain : heÂbreu matsoth, grec (LXX ) azuma, qui a donne notre mot azyme ; cf. v. 39 ; voir Lv 2.4n. aÁ demi-cuit : le mot heÂbreu correspondant n'apparaõÃt qu'ici. Certains le traduisent par cru. Cf. 23.18 ; Dt 16.4. ceinture... : cf. Lc 12.35 ; 1P 1.13n. Ð Le mot PaÃque (heÂbreu PeÂsah ou Pessah), qui deÂsigne ici l'animal (cf. v. 21), est rapproche aux v. 13,23,27 d'une racine qui signifie sans doute passer (sur) (Jn 13.1 pourrait faire allusion aÁ une telle interpreÂtation), mais aussi boiter ou sauter (2S 4.4 ; cf. 1R 18.21n,26) ; voir Es 31.5n. Il a eÂte transcrit en grec (LXX) paskha, d'ouÁ nos mots francËais PaÃque(s) et pascal. Sur l'ensemble de la feÃte, cf. Lv 23.5-8 ; Nb 9.1-14 ; 28.16-25 ; Dt 16.1-8 ; Jos 5.10 ; 2R 23.21-23 ; Ez 45.21-24 ; 2Ch 30 ; 35.1-18 ; Mt 26// ; Lc 22.15s ; 1Co 5.7 ; voir aussi calendrier et feÃtes. V. 29+. Ð je parcourrai... : autre traduction je passerai par l'Egypte. Ð j'exeÂcuterai... : cf. 6.6 ; 7.4 ; Nb 33.4n. Ð contre tous les dieux... : ceux-ci s'aveÁrent incapables de proteÂger leurs adorateurs. Ð YHWH : voir noms divins. je passerai sur vous ou je sauterai au-dessus de vous ; le verbe heÂbreu (pasahti) est apparente au terme qui deÂsigne la PaÃque ; cf. v. 11n. Ð fleÂau destructeur v. 23. un jour d'eÂvocation ou un jour commeÂmoratif, un jour de rappel ; cf. 3.15n ; 13.9n. Ð prescription perpeÂtuelle v. 17,24 ; 27.21 ; 28.43 ; 29.9,28 ; 30.21 ; voir loi . Ð pour toutes vos geÂneÂrations v. 17,42 ; 16.32s ; 27.21 ; 29.42 ; 30.8ss ; 31.13,16 ; Gn 17.7n. $

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PreÂparation de la PaÃque MoõÈse appela tous les anciens d'IsraeÈl et leur dit : Allez prendre du petit beÂtail pour vos clans, et immolez la PaÃque. | Vous prendrez ensuite un bouquet d'hysope, vous le tremperez dans le sang qui est dans le bassin, et vous en mettrez sur le linteau et les deux montants de la porte. Aucun de vous ne sortira de sa maison jusqu'au matin. Quand le SEIGNEUR parcourra l'Egypte pour la frapper du fleÂau et qu'il verra le sang sur le linteau et sur les deux montants de la porte, le SEIGNEUR passera ; il ne laissera pas le destructeur et son fleÂau entrer chez vous. Vous observerez cela comme une prescription pour toi et pour tes fils, perpeÂtuellement. | Quand vous serez entreÂs dans le pays que le SEIGNEUR vous donnera, selon sa parole, vous observerez ce rite. Lorsque vos fils vous demanderont : « Que signifie pour vous ce rite ? », | vous reÂpondrez : C'est le sacrifice de la PaÃque pour le SEIGNEUR, qui a passe sur les maisons des IsraeÂlites en Egypte ; lorsqu'il a frappe l'Egypte du fleÂau, il a deÂlivre nos maisons. Le peuple s'inclina et se prosterna. | Les IsraeÂlites s'en alleÁrent ; ils firent exactement ce que le SEIGNEUR avait ordonne Áa MoõÈse et Áa Aaron. Ainsi firent-ils.

des pains sans levain 13.3-7 ; 23.15 ; 34.18 ; Lv 23.4ss ; Dt 16.1-8 ; cf. 1Co 5.8. Ð quelque chose de leve : meÃme terme en 13.3,7 ; 23.18 ; 34.25 ; Lv 2.11 ; 6.10 ; 7.13 ; 23.17 ; Dt 16.3 ; Am 4.5. Ð retranche Lv 7.20n. Cf. Lv 23.7n. Ð sacreÂe : voir saint . la feÃte des Pains sans levain : litt. les pains sans levain ; voir calendrier et feÃtes. Ð armeÂes 6.26. Ð prescription perpeÂtuelle v. 14+ ; voir loi . retranche : cf. Gn 17.14n ; Lv 7.20n. clans ou familles, cf. Gn 12.3n. Ð PaÃque v. 11n ; voir aussi calendrier et feÃtes. hysope (heÂbreu 'eÂzov, grec hussoÃpon) : petite plante buissonneuse, qui pousse parfois sur les murailles (1R 5.13). Elle eÂtait utiliseÂe dans diverses ceÂreÂmonies de purification (Lv 14.4 ; Nb 19.6,18 ; voir aussi Ps 51.9 ; Jn 19.29 ; He 9.19). Ð Voir sang . Ð bassin : autre terme en Ex 24.6 (bassine) ; meÃme terme en 2S 17.28n ; 1R 7.50 ; 2R 12.14 ; Jr 52.19 ; Za 12.2n. Ð vous en mettrez... : litt. vous toucherez le linteau... avec le sang qui (est) dans le bassin. Ð de sa maison : litt. de la porte de sa maison. passera : litt. passera sur l'ouverture (ou l'entreÂe) ou sautera (par-dessus) l'entreÂe (voir v. 11n). Ð le destructeur : on pourrait aussi traduire la destruction (cf. v. 13), mais des versions anciennes ont employe une forme personnelle (cf. Gn 19.13 ; 2S 24.16). Sur l'ensemble, cf. He 11.28. Ð entrer chez vous : litt. entrer dans vos maisons pour frapper (du fleÂau). prescription pour toi et pour tes fils : cf. v. 14+ ; voir loi . rite : litt. service (cf. 3.12n ; 12.26n), de meÃme au v. 26. 10.2+ ; cf. Jos 4.6,21. Voir sacrifice . Ð PaÃque / a passe : heÂbreu PeÂsah / pasah, cf. v. 11n. $

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j'ai fait sortir vos armeÂes d'Egypte ; vous observerez ce jour comme une prescription perpeÂtuelle, pour toutes vos geÂneÂrations. | Le quatorzieÁme jour du premier mois, au soir, vous mangerez des pains sans levain ; vous en mangerez jusqu'au soir du vingt et unieÁme jour. | Pendant sept jours, on ne devra pas trouver de levain chez vous ; quiconque mangera quelque chose de leve sera retranche de la communaute d'IsraeÈl, que ce soit un immigre ou un autochtone du pays. | Vous ne mangerez rien de leve ; dans tous vos lieux d'habitation, vous mangerez des pains sans levain.

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EXODE 12±13

DixieÁme fleÂau : mort des premiers-neÂs En pleine nuit, le SEIGNEUR frappa tout premierne en Egypte, depuis le premier-ne du pharaon qui Âetait assis sur son tro Ãne jusqu'au premier-ne du captif dans son cachot, ainsi que tous les premiers-neÂs des beÃtes. | Le pharaon se leva de nuit, lui, tous les gens de sa cour et toute l'Egypte ; il y eut de grands cris en Egypte, car il n'y avait pas de Á il n'y eu Ãt un mort. maison ou Il appela de nuit MoõÈse et Aaron, et il leur dit : Sortez du milieu de mon peuple, vous et les IsraeÂlites. Allez, servez le SEIGNEUR, comme vous l'avez dit. | Prenez aussi votre petit beÂtail et votre gros beÂtail, comme vous l'avez dit ; allez, et beÂnissezmoi ! | L'Egypte pressait le peuple ; ils avaient haÃte de les faire partir du pays, car ils disaient : Nous allons tous mourir ! Le peuple emporta sa paÃte avant qu'elle soit leveÂe. Leurs peÂtrins Âetaient enveloppeÂs dans leurs veÃtements, sur leurs Âepaules. | Les IsraeÂlites firent ce que MoõÈse avait dit : ils demandeÁrent aux Egyptiens des objets d'argent, des objets d'or et des veÃtements. | Le SEIGNEUR donna au peuple de la graÃce aux yeux des Egyptiens : ceux-ci acceÂdeÁrent Áa leur demande. Ainsi ils deÂpouilleÁrent l'Egypte. Les IsraeÂlites partirent de RamseÁs pour Soukkoth, une infanterie d'environ six cent mille hommes, sans compter les familles. | Une importante population meÃleÂe monta aussi avec eux, avec des troupeaux consideÂrables de petit beÂtail et de gros beÂtail. | Ils firent des galettes cuites sans levain avec la paÃte qu'ils avaient emporteÂe d'Egypte et qui n'eÂtait pas leveÂe ; car ils avaient Âete chasseÂs d'Egypte sans pouvoir s'attarder pour se faire des provisions. | Les IsraeÂlites avaient habite quatre cent trente ans en Egypte. | Au bout de quatre cent trente ans, ce jour meÃme, toutes les armeÂes du SEIGNEUR sortirent d'Egypte. Ce fut une nuit de veille pour le SEIGNEUR, parce qu'il les fit sortir d'Egypte ; pour tous les IsraeÂlites, tout premier-ne v. 12 ; 4.23 ; 11.5 ; Ps 78.51 ; 105.36 ; 135.8 ; 136.10 ; cf. Jb 34.20. Ð dans son cachot : litt. dans la maison du cachot (ou de la fosse, de la citerne). Sortez : litt. levez-vous, sortez. beÂnissez -moi : cf. Gn 47.7n,10 ; 1R 8.66. L'Egypte : autre traduction les Egyptiens. Ð les faire partir : autre traduction les renvoyer ; dans l'Exode, le meÃme verbe heÂbreu a eÂte reÂgulieÁrement traduit par laisser partir ; cf. 3.20 ; 5.1n. aux Egyptiens : autre traduction aÁ l'Egypte. 3.22+. Ð donna... de la graÃce ... 3.21+. Ð Egyptiens et l'Egypte traduisent le meÃme terme heÂbreu. partirent : le verbe signifie au propre arracher (les piquets de tente, cf. Es 33.20). Voir aussi 13.20 ; 16.1 ; 17.1 ; 19.2 ; Nb 33. Ð RamseÁs 1.11n. Ð Soukkoth (Huttes) : cf. Gn 33.17n ; Nb 33.1-5. Ð six cent mille ou six cents « milliers » (au sens de phratries ou contingents) ; cf. Nb 1.16n,21n,46. Ð les familles : autre traduction les enfants ; cf. 10.10,24 ; voir Gn 34.29n ; Jg 18.21n. population meÃleÂe : cf. Nb 11.4 (autre mot heÂbreu) ; sur le terme qui apparaõÃt ici, voir 1R 10.15n ; Jr 25.20,24 ; 50.37 ; Ez 30.5 ; Ne 13.3. Cf. v. 8,15,34 ; voir aussi Dt 16.3 ; Es 52.12. quatre cent trente ans Ga 3.17. Ð en Egypte : LXX ajoute et en Canaan, cf. Gn 15.13 ; Ac 7.15s. ce jour meÃme v. 6,51. Ð armeÂes 6.26n. On pourrait aussi comprendre : C'est une nuit de veille, une nuit ouÁ le SEIGNEUR a veille pour les faire sortir d'Egypte ; cette nuit appartient au SEIGNEUR, une nuit de veille pour tous les fils d'IsraeÈl. Ð geÂneÂrations 16.32 ; 27.21. $

dans toutes leurs geÂneÂrations, c'est une nuit de veille pour le SEIGNEUR.

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Ordres concernant les premiers-neÂs d'IsraeÈl 13 Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : | Consacre-moi tout premier-neÂ, tant des humains que des beÃtes, quiconque est ne le premier de sa meÁre chez les IsraeÂlites ; il m'appartient. 3 MoõÈse dit au peuple : Souvenez-vous de ce jour Á vous Ãetes sortis de l'Egypte, de la maison des ou esclaves ; car c'est Áa la force de la main que le SEIGNEUR vous en a fait sortir. On ne mangera 4 rien de leve Â. | Vous sortez aujourd'hui, au mois 5 des  epis. | Quand le SEIGNEUR t'aura fait entrer dans le pays des CananeÂens, des Hittites, des Amorites, des Hivvites et des JeÂbusites, ce pays ruisselant de lait et de miel qu'il a jure Áa tes peÁres de te donner, tu accompliras ce rite ce meÃme mois. 6 Pendant sept jours, tu mangeras des pains sans levain ; et le septieÁme jour, il y aura une feÃte pour 43 44 45 46 47

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Aaron : voir preÃtre . Ð prescription : voir loi . Voir circoncision . reÂsident temporaire / salarie : sur ces cateÂgories d'eÂtrangers, voir v. 48n. dans la maison : cf. Dt 16.2,5s. Ð aucun os : cf. Nb 9.12 ; Ps 34.21 ; Jn 19.36. communaute v. 3n. Ð la ceÂleÂbrera : c.-aÁ-d. ceÂleÂbrera la PaÃque ; voir calendrier et feÃtes. L'immigre est un eÂtranger installe dans le pays de facËon relativement permanente (cf. 2.22 ; 6.4 ; 20.10n ; 22.20+ ; Dt 24.17-20 ; Ez 47.22), aÁ la diffeÂrence du reÂsident temporaire et du salarie (v. 45) ; cf. Gn 23.4. Ð il se preÂsentera : autre traduction il s'approchera ; sur le verbe correspondant, voir Lv 1.2n. Ce jour meÃme v. 41+. Ð armeÂes 6.26n. $

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ReÁgles pour ceÂleÂbrer la PaÃque Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse et Áa Aaron : Voici la prescription au sujet de la PaÃque : Aucun Âetranger n'en mangera. | Tu circonciras tout esclave achete Áa prix d'argent ; alors il en mangera. | Le reÂsident temporaire et le salarie n'en mangeront pas. | On la mangera dans la maison meÃme ; vous n'emporterez pas de viande hors de la maison, et vous n'en briserez aucun os. | Toute la communaute d'IsraeÈl la ceÂleÂbrera. | Si un immigre qui seÂjourne chez toi veut ceÂleÂbrer la PaÃque pour le SEIGNEUR, tout maÃle chez lui devra Ãetre circoncis ; alors il se preÂsentera pour la ceÂleÂbrer et il sera comme l'autochtone ; mais aucun incirconcis n'en mangera. | Il y aura une meÃme loi pour l'autochtone et pour l'immigre qui seÂjourne au milieu de vous. Tous les IsraeÂlites firent exactement ce que le SEIGNEUR avait ordonne Áa MoõÈse et Áa Aaron. Ainsi firent-ils. | Ce jour meÃme, le SEIGNEUR fit sortir d'Egypte les IsraeÂlites, rangeÂs en armeÂes.

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 le premier de sa meÁre : litt. quiconque a 2 quiconque est ne fendu la matrice , de meÃme au v. 12+ ; cf. Gn 22. maison des esclaves (ou de l'esclavage) : de meÃme au v. 14 ; voir aussi 20.2 ; Dt 5.6+ ; Jos 24.17 ; Jg 6.8 ; Jr 34.13 ; Mi 6.4. Ð rien de leve v. 7 ; 12.15+.  pis : heÂbreu 'aviv ; autre traduction au mois d'Abib, meÃme 4 e terme en 9.31 ; 23.15 ; 34.18 ; cf. 12.2n ; Dt 16.1. 5 3.8n. Ð tu accompliras ce rite : litt. tu serviras ce service, verbe et compleÂment apparenteÂs en heÂbreu (cf. 12.25n, autre verbe) ; le texte est eÂcrit en vue d'une ceÂleÂbration religieuse ; cf. Nb 1.53+ ; 3.7n. à tes. 6 pains sans levain 12.15+ ; voir calendrier et fe 3

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le SEIGNEUR. | On mangera des pains sans levain pendant les sept jours ; on ne devra voir chez toi rien de leveÂ, on ne devra pas voir chez toi de levain, dans tout ton territoire. Ce jour-laÁ tu diras Áa ton fils : « C'est Áa cause de ce que le SEIGNEUR a fait pour moi lorsque je suis sorti d'Egypte. » | Ce sera pour toi un signe sur ta main et un rappel entre tes yeux, de sorte que la loi du SEIGNEUR soit dans ta bouche ; car c'est d'une main forte que le SEIGNEUR t'a fait sortir d'Egypte. | Tu observeras cette prescription en son temps fixeÂ, chaque anneÂe. Quand le SEIGNEUR t'aura fait entrer dans le pays des CananeÂens, comme il te l'a jure Áa toi et Áa tes peÁres, et qu'il te l'aura donneÂ, | tu feras passer pour le SEIGNEUR tout enfant ne le premier de sa meÁre, ainsi que toute premieÁre porteÂe de tes beÃtes : les maÃles appartiennent au SEIGNEUR. | Tu deÂgageras tout Ãanon ne le premier de sa meÁre en le remplacËant par un mouton ou une cheÁvre ; et si tu ne le deÂgages pas, tu lui briseras la nuque. Tu deÂgageras aussi tout premier-ne humain parmi tes fils. | Lorsque demain ton fils te demandera : « Que signifie cela ? », tu lui reÂpondras : « A la force de la main, le SEIGNEUR nous a fait sortir de l'Egypte, de la maison des esclaves ; | comme le pharaon refusait obstineÂment de nous laisser partir, le SEIGNEUR a tue tous les premiers-neÂs en Egypte, depuis les premiers-neÂs des humains jusqu'aux premiers-neÂs des beÃtes. VoilaÁ pourquoi j'offre en sacrifice au SEIGNEUR tout maÃle ne le premier de sa meÁre, et je deÂgage tout premier-ne parmi mes fils. » | Ce sera un signe sur ta main et un fronteau entre tes yeux ; car c'est Áa la force de la main que le SEIGNEUR nous a fait sortir d'Egypte.

fils 10.2+. Ð C'est aÁ cause... : on pourrait aussi traduire : c'est pour cela (soit aÁ cause, soit en vue de cela) que le SEIGNEUR a agi en ma faveur. Ð je suis sorti : selon la tradition, tout juif doit se consideÂrer comme eÂtant personnellement sorti d'Egypte. signe... v. 16 ; cf. Dt 6.8ns ; 11.18 ; Mt 23.5 (phylacteÁres). Ð un rappel : autre traduction une eÂvocation, cf. 12.14n. Ð la loi ... dans ta bouche Dt 30.14. temps fixe : le terme heÂbreu peut aussi deÂsigner la feÃte ellemeÃme ou rencontre festive ; cf. Gn 1.14n ; Lv 23.2n. Ð chaque anneÂe : litt. de jours en jours ; cf. Jg 11.40n ; 21.19 ; 1S 1.3 ; 2.19. tu feras passer : sur l'expression correspondante, de sens habituellement sacrificiel , cf. Lv 18.21 ; 2R 16.3 ; Jr 32.35 ; Ez 20.25s,31 ; 23.37. Ð ne le premier... v. 2n,13,15 ; cf. 22.28s ; 34.19 ; Nb 3.11-13 ; 18.15-18 ; Dt 15.19-23 ; Lc 2.23. L'aÃne est un animal impur selon les criteÁres de Lv 11.3 (voir pur , impur) : il ne peut eÃtre offert en sacrifice avec effusion de sang. Cf. Nb 18.15. Ð deÂgageras : le meÃme verbe heÂbreu a aussi eÂte traduit par libeÂrer, cf. Dt 7.8n. Ð un mouton ou une cheÁvre 12.3n. Ð premier-ne humain : cf. Gn 22.12s. ton fils... 10.2+. Ð maison des esclaves v. 3n. refusait obstineÂment : litt. endurcit, cf. 7.3n. un fronteau : traduction incertaine (aussi Dt 6.8 ; 11.18). Bien que la tradition juive rapporte le terme heÂbreu correspondant (toujours au pluriel dans le texte) aux phylacteÁres que les juifs orthodoxes portent au front ou sur la main (Dt 6.8n ; Mt 23.5), dans le preÂsent contexte il s'agit de toute eÂvidence d'un emploi figure (cf. Pr 1.9 ; 3.21s ; 4.4,9 ; 6.21s ; voir aussi Es 49.18) ; celui-ci peut se reÂfeÂrer au nom d'un ornement ou d'une amulette porte sur le front, mais ce n'est pas forceÂment le cas (cf. les eÂquivalents plutoÃt abstraits signe et rappel au v. 9). Philistins Gn 10.14n. Ð avoir du regret : autre traduction changer d'avis ; le verbe heÂbreu fait assonance avec celui qui est traduit par conduisit. mer des Joncs (cf. 2.3n ; 10.19) : l'expression correspondante, qui en est venue aÁ deÂsigner la partie de la mer Rouge proche du golfe d'Aqaba ou d'Eilath (1R 9.26), a pu s'appliquer aÁ l'origine

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Dieu conduit la marche de son peuple Lorsque le pharaon laissa partir le peuple, Dieu ne le conduisit pas par le chemin du pays des Philistins, qui Âetait pourtant le plus proche ; car Dieu disait : Le peuple pourrait avoir du regret en voyant la guerre et retourner en Egypte. | Mais Dieu fit prendre au peuple le chemin du deÂsert, par la mer des Joncs. Les IsraeÂlites monteÁrent d'Egypte en ordre de bataille. MoõÈse prit avec lui les ossements de Joseph ; car Joseph avait fait preÃter serment aux fils d'IsraeÈl, en disant : Quand Dieu interviendra en votre faveur, vous emporterez d'ici mes ossements avec vous. Ils partirent de Soukkoth et campeÁrent Áa Etam, Áa l'extreÂmite du deÂsert. | Le SEIGNEUR marchait devant eux, le jour dans une colonne de nueÂe pour les conduire sur le chemin et la nuit dans une colonne de feu pour les Âeclairer, afin qu'ils puissent marcher de jour comme de nuit. | La colonne de nueÂe ne se retirait pas de devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit.

Le pharaon poursuit les IsraeÂlites EIGNEUR dit Á a MoõÈse : | Parle aux IsraeÂlites ; Le S 14 qu'ils reviennent et qu'ils campent devant PiHiroth, entre Migdol et la mer, en face de BaalTsephoÃn. C'est devant cet endroit que vous campe3 rez, pre Ás de la mer. | Le pharaon dira des IsraeÂlites : « Ils errent dans le pays, en pleine confusion ; le 4 de Âsert s'est referme sur eux ! » | Je ferai en sorte que le pharaon s'enteÃte ; il les poursuivra, mais je me glorifierai au moyen du pharaon et de toute son armeÂe, et les Egyptiens sauront que je suis le SEIGNEUR (YHWH). Ainsi firent-ils.

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aÁ plusieurs zones mareÂcageuses ; on a notamment pense aÁ un bras du lac Menzaleh, preÁs de la frontieÁre nord-est de l'Egypte, et meÃme aÁ l'embouchure du YarqoÃn sur la MeÂditerraneÂe. Ð monteÁrent Gn 12.10n. Ð en ordre de bataille : traduction incertaine ; le terme heÂbreu semble apparente aÁ celui qui deÂsigne le chiffre 5 ; certains pensent qu'il signifiait aÁ l'origine en cinq armeÂes (cf. Nb 2.2n ; 32.17n), d'autres en groupes de cinquante hommes ; il apparaõÃt aussi en Jos 1.14 ; 4.12 ; Jg 7.11n. Gn 50.25n. Ð aux fils d'IsraeÈl ou aux IsraeÂlites, cf. Gn 42.5n. partirent 12.37n. Ð Soukkoth 12.37+. Cf. Nb 33.5-7. Le SEIGNEUR marchait (ou allait)... Es 52.12 ; 60.19 ; cf. Jn 10.4. Ð nueÂe 16.10 ; 19.9 ; 33.9 ; 40.34-38 ; Lv 16.2,13 ; Nb 9.15 ; 1R 8.10 ; Ez 30.3 ; Ps 18.10 ; 97.2 ; Jb 26.8s ; cf. Mt 17.5. Ð Sur la colonne de nueÂe et de feu, voir aussi Dt 1.33 ; Es 4.5 ; Ps 78.14 ; 105.39 ; Ne 9.12,19 ; Jn 8.12 ; cf. Sagesse 10.17 : « Elle (la Sagesse) les conduisit par une route eÂtonnante et elle devint pour eux un abri durant le jour, un flamboiement d'eÂtoiles pendant la nuit. » 18.3 : « Au lieu des teÂneÁbres (cf. Ex 10.21-23), tu as donne aux tiens une colonne flamboyante, guide pour un itineÂraire inconnu et soleil inoffensif pour une glorieuse migration. » se retirait : le verbe est traduit par bouger en 33.11 ; Nb 14.44. $

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Á s l'akkadien, ou peut2 Pi-Hiroth (l'embouchure du canal, d'apre eÃtre des canaux) / Migdol (tour : probablement un poste de n guet aÁ la frontieÁre, cf. Ez 29.10 ) / Baal-TsephoÃn (Baal [ou Seigneur] du Nord, sans doute un sanctuaire de la divinite ainsi nommeÂe, qui est eÂgalement connue par des inscriptions) : ces trois localiteÂs non identifieÂes sont peut-eÃtre aÁ situer dans la reÂgion des lacs Amers, vers le milieu de l'actuel canal de Suez ; mais d'autres localisations ont eÂte proposeÂes, preÁs du golfe d'Aqaba ou de la MeÂditerraneÂe. à me verbe en Jl 1.18 ; Est 3.15. 3 Ils errent... en pleine confusion : me à te 4.21n ; cf. 7.3n. Ð je me glorifierai : autre traduction je 4 s'ente n serai glorifie ; cf. v. 17s ; Lv 10.3 ; Ez 28.22n. Ð les Egyptiens : autre traduction l'Egypte (de meÃme aux v. 9s,12s,17s,20,23ss,30s). Ð sauront 7.17+. Ð YHWH : voir noms divins. $

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On dit au roi d'Egypte que le peuple avait pris la fuite. Alors les sentiments du pharaon et des gens de sa cour changeÁrent Áa l'eÂgard du peuple. Ils dirent : Qu'avons-nous fait en laissant partir IsraeÈl, alors qu'il Âetait Áa notre service ? | Le pharaon attela son char et prit son peuple avec lui. | Il prit six cents chars d'eÂlite, tous les chars de l'Egypte ; sur chacun d'eux il y avait un Âequipage de trois hommes. | Le SEIGNEUR fit en sorte que le pharaon, le roi d'Egypte, s'enteÃte : il poursuivit les IsraeÂlites, alors que les IsraeÂlites Âetaient sortis librement. | Les Egyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux et les chars du pharaon, ses attelages et son armeÂe, les atteignirent alors qu'ils campaient preÁs de la mer, vers Pi-Hiroth, en face de Baal-TsephoÃn. Le pharaon approchait. Les IsraeÂlites leveÁrent les yeux et virent que les Egyptiens s'eÂtaient lanceÂs les sentiments : litt. le cúur . six cents chars... : autre traduction six cents chars d'eÂlite et tous les chars de l'Egypte. Ð sur chacun d'eux... : litt. des troisieÁmes sur tous. Le mot heÂbreu correspondant aÁ troisieÁme deÂsigne souvent l'eÂcuyer (1R 9.22), le troisieÁme homme de l'eÂquipage d'un char de guerre antique, celui qui, aux coÃteÂs du conducteur et du combattant principal, tenait le bouclier. librement : litt. aÁ main leveÂe. On pourrait aussi comprendre sous la protection de la main de Dieu, cf. 3.19s ; 6.1,8 ; voir aussi Nb 33.3 ; meÃme expression en Nb 15.30n. attelages : autre traduction eÂquipages (de chars), meÃme possibilite aux v. 17s,23,26,28. Sur les protestations des IsraeÂlites, cf. 15.24 ; 16.3 ; 17.3 ; Nb 11.46 ; 14.1-4 ; 20.2-5 ; 21.5 ; Ps 78.40 ; 106.7. Cf. 6.9. Ð l'Egypte : autre traduction les Egyptiens, cf. v. 4n. N'ayez pas peur 20.20 ; Gn 15.1+ ; voir crainte . Ð tenez-vous debout : autre traduction restez en place ; cf. 1S 12.16 ; 2Ch 20.17. Ð regardez : le meÃme verbe est traduit par voir aÁ la fin du v. Ð le salut... : litt. le salut du SEIGNEUR, (celui) qu'il fera pour vous. sur la terre ferme : litt. dans la (partie) seÁche, comme en Gn 1.9 ;

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Áa leur poursuite. Les IsraeÂlites eurent treÁs peur, et ils crieÁrent vers le SEIGNEUR. | Ils dirent Áa MoõÈse : N'y avait-il pas assez de tombeaux en Egypte, que tu nous aies emmeneÂs mourir au deÂsert ? Que nous astu fait en nous faisant sortir d'Egypte ? | N'est-ce pas laÁ ce que nous te disions en Egypte : « Laissenous servir l'Egypte, car mieux vaut pour nous servir l'Egypte que de mourir au deÂsert ! » | MoõÈse reÂpondit au peuple : N'ayez pas peur, tenez-vous debout, et regardez le salut que le SEIGNEUR va vous accorder aujourd'hui ; car les Egyptiens que vous voyez aujourd'hui, vous ne les verrez jamais plus. Le SEIGNEUR combattra pour vous, et vous, vous garderez le silence. Dieu ouvre un passage aÁ travers la mer Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Pourquoi cries-tu vers moi ? Parle aux IsraeÂlites, et qu'ils partent. | Toi, leÁve ton baÃton, Âetends ta main sur la mer et fendsla ; les IsraeÂlites entreront au milieu de la mer, sur la terre ferme. | Quant Áa moi, je fais en sorte que les Egyptiens s'enteÃtent, pour qu'ils y entrent derrieÁre eux ; je me glorifierai au moyen du pharaon et de toute son armeÂe, de ses chars et de ses attelages ; ainsi les Egyptiens sauront que je suis le SEIGNEUR (YHWH), quand je me serai glorifie au moyen du pharaon, de ses chars et de ses attelages. Le messager de Dieu qui allait devant les troupes d'IsraeÈl partit et alla derrieÁre eux ; et la colonne de nueÂe partit de devant eux et se tint derrieÁre eux. Elle vint entre les troupes de l'Egypte et les troupes d'IsraeÈl Ð elle Âetait nueÂe et teÂneÁbres, et elle Âeclairait la nuit. Ils ne s'approcheÁrent pas les uns des autres pendant toute la nuit. Alors MoõÈse Âetendit sa main sur la mer ; le SEIGNEUR refoula la mer toute la nuit par un puissant vent d'est ; il mit la mer Áa sec, et les eaux se fendirent. | Les IsraeÂlites entreÁrent au milieu de la mer, sur la terre ferme ; les eaux Âetaient pour eux une muraille Áa leur droite et Áa leur gauche. | Les Egyptiens les poursuivirent. Tous les chevaux du pharaon, ses chars et ses attelages, entreÁrent apreÁs eux au milieu de la mer. | Pendant la veille du matin, le SEIGNEUR regarda les troupes de l'Egypte depuis la colonne de feu et de nueÂe, et il frappa de panique les troupes de l'Egypte. | Il enleva les roues de leurs chars : ils ne les conduisaient plus qu'avec difficulteÂ. Les Egyptiens dirent alors : Fuyons pour autre traduction aÁ pied sec. Sur cette traverseÂe, cf. Es 43.16 ; 44.27 ; 50.2 ; Ps 66.6 ; 77.17-21 ; 78.13 ; 106.9s ; 114.3,5 ; 1Co 10.1s ; He 11.29. s'enteÃtent 4.21n. Ð je me glorifierai v. 4n. Ð au moyen... : autre traduction aux deÂpens du pharaon..., meÃme possibilite au v. 18. YHWH : voir noms divins. messager : autre traduction ange , 3.2+. Ð les troupes : autre traduction les camps. Ð se tint : le verbe heÂbreu est apparente au terme traduit par colonne (13.21+). elle eÂtait nueÂe... : texte heÂbreu difficile ; l'interpreÂtation traditionnelle suppose que la nueÂe eÂtait teÂneÁbres du coÃte des Egyptiens et lumieÁre du coÃte d'IsraeÈl. LXX a lu : il y eut obscurite et teÂneÁbres, et la nuit passa. V. 16+. Ð vent (cf. 15.10n) d'est : voir Jr 18.17n. veille du matin : la nuit eÂtait diviseÂe en trois veilles : approximativement, du creÂpuscule aÁ 22 h (Lm 2.19), de 22 h aÁ 2 h du matin (Jg 7.19), de 2 h aÁ l'aube (ici et 1S 11.11). Il enleva : Smr, LXX et Syr ont lu il bloqua (ou il enraya). Ð Les Egyptiens dirent : autre traduction l'Egypte dit. $

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Âechapper Áa IsraeÈl, car c'est le SEIGNEUR (YHWH) qui combat l'Egypte pour eux ! Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Etends ta main sur la mer ; les eaux reviendront sur les Egyptiens, sur leurs chars et sur leurs attelages. | MoõÈse Âetendit sa main sur la mer ; vers le matin, la mer revint Áa sa place habituelle ; les Egyptiens s'enfuirent Áa son approche, et le SEIGNEUR se deÂbarrassa des Egyptiens au milieu de la mer. | Les eaux revinrent et recouvrirent les chars, les attelages et toute l'armeÂe du pharaon qui Âetaient entreÂs dans la mer derrieÁre les IsraeÂlites ; il n'en resta pas meÃme un seul. | Mais les IsraeÂlites marcheÁrent sur la terre ferme au milieu de la mer ; les eaux Âetaient pour eux une muraille Áa leur droite et Áa leur gauche. | Ce jour-laÁ, le SEIGNEUR sauva IsraeÈl de la main des Egyptiens ; IsraeÈl vit les Egyptiens morts sur le rivage de la mer. | IsraeÈl vit par quelle main puissante le SEIGNEUR avait agi contre l'Egypte, et le peuple craignit le SEIGNEUR. Ils mirent leur foi dans le SEIGNEUR et en MoõÈse, son serviteur.

Le chant de MoõÈse et des IsraeÂlites Alors Moõ È se et les IsraeÂlites chanteÁrent pour le 15 SEIGNEUR : Je chanterai pour le SEIGNEUR, car il a montre sa souverainete ; il a jete dans la mer le cheval et son cavalier. 2 Le SEIGNEUR (Yah) est ma force et ma puissance, il a Âete pour moi le salut. C'est mon Dieu : je veux lui rendre hommage. C'est le Dieu de mon peÁre : je l'exalterai. 3 Le SEIGNEUR est un guerrier. Son nom, c'est le SEIGNEUR (YHWH). 4 Il a preÂcipite dans la mer les chars du pharaon et son armeÂe ; ses Âequipages d'eÂlite ont Âete submergeÂs par la mer des Joncs. 5 Les abõÃmes les ont recouverts : ils sont descendus dans les profondeurs, comme une pierre. sur les Egyptiens... : autre traduction sur l'Egypte, sur ses chars et sur ses attelages (ou ses eÂquipages). aÁ son approche : autre traduction aÁ sa rencontre : la fuite des Egyptiens (v. 25) les preÂcipite vers la mer qui revient (v. 21,26). Ð se deÂbarrassa... : litt. secoua les Egyptiens (ou l'Egypte) ; meÃme verbe en Ne 5.13. Á re les IsraeÂlites : litt. derrieÁre eux. Ð pas meÃme un seul : cf. 28 derrie Dt 11.4 ; Ps 106.11 ; 136.15. 30 des Egyptiens / les Egyptiens : autre traduction de l'Egypte / l'Egypte (morte). 31 puissante : litt. grande ; autre traduction Israe È l vit la main puissante par laquelle le SEIGNEUR avait agi... Ð contre l'Egypte : autres traductions contre les Egyptiens ; en Egypte. Ð Voir crainte . Ð mirent leur foi ou crurent 4.1+ ; 19.9 ; Ps 106.12 ; cf. Gn 15.6.

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chanteÁrent : litt. chanteÁrent ce chant ; cf. Nb 21.17 ; Es 43.21 ; Ps 105.43 ; 106.12 ; Ap 15.3. Ð son cavalier : autre traduction le conducteur du char. Â e du nom divin YHWH, particu2 Le SEIGNEUR (Yah) : forme abreÂge lieÁrement freÂquente dans les textes poeÂtiques ; de meÃme en 17.16 ; Es 12.2 ; 38.11 ; Ps 68.5+ ; cf. Ct 8.6n. Ð ma puissance : LXX mon protecteur ; autre traduction, d'apreÁs une racine heÂbraõÈque homonyme (cf. Gn 43.11n) : mon chant ; cf. Es 12.2 ; Ps 118.14. Ð mon Dieu : heÂbreu 'El, cf. Gn 21.33n. 3 un guerrier : litt. un homme de guerre ; cf. Jr 21.5 ; LXX briseur de guerres (cf. Ps 46.10 ; 76.4). Ð Son nom ... 3.14n-15n ; Jr 10.16+. Â : cf. 19.13n. Ð eÂquipages : litt. troisieÁmes ; voir 14.7n 4 preÂcipite

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(meÃme mot heÂbreu). Ð ont eÂte submergeÂs : LXX il les a submergeÂs. abõÃmes v. 8 ; cf. Gn 1.2n ; voir aussi Jr 51.63s ; Ap 18.21. majeste : le terme heÂbreu est habituellement traduit par orgueil ou fierteÂ, cf. Mi 5.3 ; voir aussi Es 2.10,19,21 ; 24.14n. Ð tu renverses 23.24n. Ð chaume : cf. Es 5.24 ; Ab 18 ; Na 1.10. souffle de tes narines : l'expression heÂbraõÈque peut eÂvoquer la coleÁre, comme au v. 7. Ð abõÃmes v. 5+. je m'en repaõÃtrai : litt. mon eÃtre (ou peut-eÃtre ma gorge) se remplira d'eux. Cf. Es 5.14 ; Ha 1.13 ; 2.5. Ð s'en emparera ou, selon la traduction habituelle du verbe, en prendra possession. Tu as souffle : litt. tu as souffle de ton souffle (verbe et compleÂment non apparenteÂs) ; le second terme est aussi traduit par vent (14.21) ou esprit ; cf. Gn 1.2n. Ð magnifiques : un verbe apparente apparaõÃt aux v. 6,11 ; cf. 1S 4.8n ; Es 33.21 ; Ps 8.2+. dieux : heÂbreu 'eÂlim, pluriel de 'el (v. 2 ; Gn 21.33n) ; Dt 3.24 ; Ps 86.8. Ð magnifique en saintete : LXX glorifie parmi les saints. Ð redoutable... : litt. redoutable de louanges. On peut comprendre redoutable par ses sujets de louange, c.-aÁ-d. par ses hauts faits. assure la reÂdemption 6.6+. Ð sacre ou saint (cf. v. 11,17, terme apparente pour sanctuaire). Cf. Ps 48.5-7. frisson : cf. Es 33.14 ; Ps 2.11+ ; Esd 10.9n. Ð puissants : litt. beÂliers ; cf. 2R 24.15 ; Ez 17.13 ; 31.11 ; 32.21. Ð deÂfailli : litt. fondu ; cf. Jos 2.9,24 ; Ez 21.20n. terreur : voir crainte . Ð acquis : autres traductions produit ; achete ; cf. Gn 4.1n ; Ps 74.2. $

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Ta main droite, SEIGNEUR, est magnifieÂe par sa vigueur ! Ta main droite, SEIGNEUR, a Âecrase l'ennemi ! Par la grandeur de ta majeste tu renverses ceux qui se dressent contre toi ; tu deÂchaõÃnes l'ardeur de ta coleÁre : elle les deÂvore comme du chaume. Au souffle de tes narines, les eaux se sont amonceleÂes, les courants se sont arreÃteÂs comme une masse, les abõÃmes se sont durcis au cúur de la mer. L'ennemi disait : « Je poursuivrai, j'atteindrai, je partagerai le butin ; je m'en repaõÃtrai, je tirerai l'eÂpeÂe, ma main s'en emparera ! » Tu as souffle : la mer les a recouverts ; ils se sont enfonceÂs comme du plomb dans les eaux magnifiques. Qui est comme toi parmi les dieux, SEIGNEUR (YHWH) ? Qui est comme toi magnifique en sainteteÂ, redoutable et digne de louanges, toi qui fais des choses Âetonnantes ? Tu as Âetendu la main droite : la terre les a engloutis. Par ta fideÂlite tu as conduit ce peuple dont tu as assure la reÂdemption ; par ta puissance tu le diriges vers ton domaine sacreÂ. Les peuples l'ont appris : ils tremblent ; les douleurs de l'accouchement ont saisi les habitants de la Philistie ; les chefs d'Edom sont saisis d'eÂpouvante ; un frisson s'empare des puissants de Moab ; tous les habitants de Canaan ont deÂfailli. La terreur, la frayeur s'abat sur eux ; par la grandeur de ton bras ils deviennent muets comme une pierre, jusqu'aÁ ce que ton peuple soit passeÂ, SEIGNEUR ; jusqu'aÁ ce qu'il soit passeÂ, le peuple que tu as acquis.

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EXODE 15±16

Tu les ameÁneras et tu les planteras dans la montagne de ton patrimoine, au lieu que tu as preÂpare pour y habiter, SEIGNEUR ; au sanctuaire, Seigneur, que tes mains ont Âetabli. Le SEIGNEUR est roi pour toujours, Áa jamais. Car les chevaux du pharaon, ses chars et ses attelages, sont entreÂs dans la mer, et le SEIGNEUR a ramene sur eux les eaux de la mer ; mais les IsraeÂlites ont marche sur la terre ferme au milieu de la mer. Miriam, la propheÂtesse, súur d'Aaron, prit le tambourin, et toutes les femmes sortirent derrieÁre elle, avec des tambourins et des danses. | Miriam reÂpondait : Chantez pour le SEIGNEUR, car il a montre sa souverainete ; il a jete dans la mer le cheval et son cavalier. L'eau de Mara MoõÈse fit partir IsraeÈl de la mer des Joncs ; ils prirent la direction du deÂsert de Shour ; ils firent trois journeÂes de marche dans le deÂsert, ils ne trouveÁrent pas d'eau. Ils arriveÁrent Áa Mara ; mais ils ne purent pas boire l'eau de Mara, parce qu'elle Âetait ameÁre. C'est pourquoi on l'a appeleÂe du nom de Mara (« AmeÁre »). | Le peuple se mit Áa maugreÂer contre MoõÈse, en disant : Qu'allons-nous boire ? | Il cria vers le SEIGNEUR. Le SEIGNEUR lui indiqua un certain bois, qu'il jeta dans l'eau : l'eau devint douce. C'est laÁ qu'il donna au peuple des prescriptions et des reÁgles ; c'est laÁ aussi qu'il le mit Áa

montagne Ps 68.17. Ð de ton patrimoine : autre traduction qui est ton patrimoine. Ð au lieu que tu as preÂpare : autre traduction dans la reÂsidence ouÁ tu dois habiter ; le terme correspondant est apparente au verbe traduit plus loin par ont eÂtabli. Ð SEIGNEUR / Seigneur : heÂbreu YHWH / 'AdonaõÈ, cf. 3.15n ; plusieurs mss heÂbreux portent deux fois le teÂtragramme YHWH. est roi : autre traduction reÂgnera ; cf. Ps 95.3 ; 96.10 ; 97.1 ; 98.6 ; 99.1. attelages : autre traduction eÂquipages, cf. 14.9n. tambourin Jg 11.34 ; 1S 18.6 ; 2S 6.5. reÂpondait : litt. leur reÂpondait, le pronom leur eÂtant aÁ entendre au masculin : ou bien Miriam reÂpondait aux IsraeÂlites qui avaient chante le cantique (v. 1-18), ou bien elle l'avait entonne pour eux (autre traduction possible du verbe) ; cf. 32.18n ; Nb 21.17 (entonner un chúur) ; 1S 18.7 ; 21.12 ; 29.5. ils prirent la direction du deÂsert : litt. ils sortirent vers le deÂsert. Ð Shour Gn 16.7n. Mara signifie ameÁre. Il s'agit peut-eÃtre d'une oasis au sud-est de Suez. Cf. Nb 33.8. 14.11+. Il : Smr, LXX, Syr et Vg preÂcisent MoõÈse. Ð lui indiqua : Smr, Vg, Tg et LXX ont lu lui fit voir. Ð un certain bois : autre traduction un arbre (dont il jeta le bois...). Ð l'eau devint douce : cf. 2R 2.19-22 ; Ez 47.8 ; Ap 8.10s ; Siracide 38.4s : « Le Seigneur a creÂe des remeÁdes issus de la terre, l'homme avise ne les meÂprise pas. N'est-ce pas un bout de bois qui a adouci l'eau pour faire connaõÃtre sa vertu ? » Ð il donna... des reÁgles : litt. il placËa pour lui prescription et reÁgle (ce dernier terme peut aussi deÂsigner le droit, ou la coutume ; cf. 21.31 ; 26.30n ; 28.15n ; voir aussi loi ) ; le sujet de la phrase peut eÃtre le SEIGNEUR ou MoõÈse. Cf. Jos 24.25 ; 1S 30.25. ce qui lui convient : litt. ce qui est droit aÁ ses yeux. Ð maladies 9.1-12 ; Dt 7.12-15. Ð YHWH : voir noms divins. Ð gueÂris Es 19.22 ; 57.18s ; Jr 33.6 ; Os 6.1 ; Ml 3.20 ; Mt 8.1-17//. Elim (Les Grands arbres) : cet endroit est parfois identifie avec l'oasis de Gharandel, aÁ une centaine de kilomeÁtres au sud-est de Suez, entre la montagne et la mer (16.1 ; Nb 33.9s). $

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l'eÂpreuve. | Il dit : Si vraiment tu Âecoutes le SEIton Dieu, si tu fais ce qui lui convient, si tu preÃtes l'oreille Áa ses commandements et si tu observes toutes ses prescriptions, je ne t'infligerai aucune des maladies que j'ai infligeÂes Áa l'Egypte : c'est moi, le SEIGNEUR (YHWH), qui te gueÂris. Á il y avait douze sources Ils arriveÁrent Áa Elim, ou et soixante-dix palmiers. Ils campeÁrent laÁ, preÁs de l'eau. GNEUR,

La manne et les cailles Toute la communaute des IsraeÂlites partit 16 d'Elim ; ils arriveÁrent au deÂsert de SõÃn, qui est entre Elim et le SinaõÈ, le quinzieÁme jour du deuxieÁme 2 mois Á a compter de leur sortie d'Egypte. | Alors toute la communaute des IsraeÂlites se mit Áa maugreÂer, 3 dans le de Âsert, contre MoõÈse et Aaron. | Les IsraeÂlites leur dirent : Ah ! si nous Âetions morts de la main du SEIGNEUR en Egypte, quand nous Âetions assis preÁs des marmites de viande, quand nous mangions du pain Áa satieÂte ! C'est pour faire mourir de faim toute cette assembleÂe que vous nous avez fait sortir dans ce deÂsert ! 4 Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Je vais faire pleuvoir pour vous du pain depuis le ciel. Le peuple sortira pour en recueillir chaque jour la quantite neÂcessaire ; ainsi je le mettrai Áa l'eÂpreuve pour voir s'il 5 suit ou non ma loi. | Le sixie Áme jour, lorsqu'ils preÂpareront ce qu'ils auront apporteÂ, il y en aura deux fois plus que ce qu'ils recueillent jour apreÁs jour. 6 MoõÈse et Aaron dirent Áa tous les IsraeÂlites : Ce soir, vous saurez que c'est le SEIGNEUR (YHWH)

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 12.3n. Ð partit 12.37n. Ð On a rapproche les 1 communaute noms SõÃn et SinaõÈ de celui d'un dieu lunaire veÂneÂre en MeÂsopotamie et en Arabie, mais la chose est incertaine. Le nom SinaõÈ deÂsigne probablement le massif montagneux situe dans le sud de la peÂninsule dite du SinaõÈ, entre le golfe d'Aqaba et le golfe de Suez. On a identifie le mont SinaõÈ de la Bible au djebel Serbal, et surtout au djebel Moussa (= mont MoõÈse), plus au sud. Nb 33.9-11 mentionne une eÂtape de plus, au bord de la mer des Joncs. à tre . 2 14.11+. Ð Aaron : voir pre 4 Je vais faire : autre traduction je fais. Ð pain Gn 3.19n. Ð recueillir : la racine heÂbraõÈque correspondante eÂvoque aussi le glanage, cf. Lv 19.9s ; 23.22 ; Rt 2.2ss ; voir aussi Nb 11.8 ; Jg 1.7. Ð chaque jour la quantite neÂcessaire : litt. la chose du jour en son jour, cf. 5.13n ; la formule est souvent traduite par selon l'ordre de chaque jour, cf. Lv 23.37n ; voir aussi Mt 6.11. Ð Sur l'ensemble, voir Nb 11.1-9 ; Dt 8.3,16 ; Ps 78.18-25 ; 105.40 ; 136.25 ; Ne 9.15,20 ; Jn 6.31s ; 1Co 10.3 ; cf. Sagesse 16.20ss : « A l'oppose (du fleÂau de la greÃle, Ex 9.13-35), tu as distribue aÁ ton peuple une nourriture d'anges, tu lui as procure du ciel, sans effort de sa part, un pain tout preÂpareÂ, ayant la capacite de toute saveur et adapte aÁ tous les gouÃts. La substance que tu donnais manifestait ta douceur pour tes enfants, mais elle se pliait au deÂsir de celui qui la consommait en se modifiant au gre de chacun. Neige et glace (cf. v. 14) reÂsistaient au feu et ne fondaient pas, pour faire savoir que les reÂcoltes des ennemis avaient eÂte deÂtruites par le feu qui flambait dans la greÃle et lancËait des eÂclairs au milieu de la pluie. Ce meÃme feu, en revanche, pour permettre aux justes de se nourrir, oubliait meÃme son pouvoir propre. La creÂation, docile aÁ te servir, toi, son Auteur, se tend pour le chaÃtiment des injustes, mais se deÂtend pour le bien de ceux qui se sont confieÂs en toi. Et c'est ainsi qu'en se preÃtant aÁ tout changement, elle eÂtait au service de ce don venu de toi et qui devenait toute nourriture au gre de ceux qui le demandaient. Par laÁ, tes fils que tu as aimeÂs, Seigneur, devaient apprendre que ce n'est pas la production de fruits qui nourrit l'homme, mais bien ta parole qui fait subsister ceux qui croient en toi. » Ð Voir loi . 5 V. 22-30. $

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qui vous a fait sortir d'Egypte, | et au matin vous verrez la gloire du SEIGNEUR, parce qu'il vous a entendus maugreÂer contre le SEIGNEUR ; nous, en effet, que sommes-nous, pour que vous maugreÂiez contre nous ? | MoõÈse dit : Le SEIGNEUR vous donnera ce soir de la viande Áa manger, et au matin du pain Áa satieÂte ; le SEIGNEUR vous a entendus maugreÂer contre lui. Nous, en effet, que sommes-nous ? Ce n'est pas contre nous que vous maugreÂez, c'est contre le SEIGNEUR ! MoõÈse dit Áa Aaron : Dis Áa toute la communaute des IsraeÂlites : PreÂsentez-vous devant le SEIGNEUR, car il vous a entendus maugreÂer. | Tandis qu'Aaron parlait Áa toute la communaute des IsraeÂlites, ils se tourneÁrent vers le deÂsert, et la gloire du SEIGNEUR apparut dans la nueÂe. Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : | J'ai entendu les IsraeÂlites maugreÂer. Dis-leur : A la tombeÂe du soir vous mangerez de la viande, et au matin vous vous rassasierez de pain ; ainsi vous saurez que je suis le SEIGNEUR (YHWH), votre Dieu. Le soir, des cailles monteÁrent et couvrirent le camp ; et au matin il y eut autour du camp une couche de roseÂe. | Quand cette couche de roseÂe se leva, le deÂsert Âetait recouvert de quelque chose de menu, de granuleux Ð quelque chose de menu, comme le givre sur la terre. | Les IsraeÂlites regardeÁrent et se dirent l'un Áa l'autre : Qu'est-ce que c'est ? Ð Car ils ne savaient pas ce que c'eÂtait. MoõÈse leur dit : C'est le pain que le SEIGNEUR vous donne Áa manger. | Voici ce que le SEIGNEUR a ordonne : que chacun en recueille ce dont il a besoin, un omer par teÃte, selon le nombre de personnes Áa nourrir ; chacun en prendra pour ceux qui sont dans sa tente. Les IsraeÂlites firent ainsi ; ils en recueillirent les uns plus, les autres moins. | On mesurait ensuite avec l'omer ; celui qui en avait plus n'avait rien de trop, celui qui en avait moins n'en manquait pas. Chacun recueillait ce dont il avait besoin. ReÁgles diverses concernant la manne MoõÈse leur dit : Que personne n'en laisse jusqu'au matin. | Mais ils n'eÂcouteÁrent pas MoõÈse : il y eut des gens qui en laisseÁrent jusqu'au matin ; il gloire 24.16s ; 33.18 ; 40.34s ; Lv 9.23 ; Nb 16.19 ; 17.7 ; 20.6 ; 1R 8.11 ; Es 6.3 ; 60.1s ; Mt 17.1-9// ; Jn 1.14. Le SEIGNEUR vous donnera : litt. en ce que le SEIGNEUR vous donnera... ou quand le SEIGNEUR vous donnera... (sous-entendu : vous verrez sa gloire, v. 7). Ð soir / matin : cf. 1R 17.6. PreÂsentez-vous : autre traduction approchez-vous ; cf. 12.48n. 13.21+. Ð vers le deÂsert : du point de vue du pays d'IsraeÈl, cette expression pourrait signifier vers le sud ou vers l'est. A la tombeÂe du soir : voir 12.6n. cailles Nb 11 ; Ps 78.26-31 ; 105.40 ; cf. Sagesse 16.2 : « Au lieu de ce chaÃtiment (le fleÂau des grenouilles, 7.26±8.11), tu as accorde un bienfait aÁ ton peuple : pour satisfaire l'ardeur de son appeÂtit, c'est une nourriture aÁ la saveur merveilleuse, des cailles, que tu lui as preÂpareÂe. » le deÂsert eÂtait recouvert de : litt. sur la face du deÂsert. Ð granuleux : le mot ainsi traduit n'apparaõÃt qu'ici dans l'A.T. LXX blanc comme de la graine de coriandre ; cf. v. 31 ; Nb 11.7. Ð Cf. v. 4n. Qu'est-ce que c'est ? heÂbreu maÃn hou'. C'est le premier terme, arameÂen, de cette interrogation qui est rapproche du terme manne (heÂbreu maÃn, v. 31), nom encore donneÂ, en arabe, aÁ la seÂcreÂtion sucreÂe de certains insectes qui vivent notamment sur les tamaris, dans le deÂsert. un omer : environ 2 l (voir v. 36 et mesures ). 2Co 8.15. pour chacun : autre traduction au lieu d'un. Ð communaute 12.3n. $

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s'y mit des vers, et cela devint une puanteur. MoõÈse s'irrita contre ces gens. | Tous les matins, chacun recueillait ce dont il avait besoin ; et quand le soleil commencËait Áa chauffer, cela fondait. Le sixieÁme jour, ils en recueillirent le double, deux omers pour chacun. Tous les princes de la communaute vinrent le dire Áa MoõÈse. | MoõÈse leur reÂpondit : C'est ce que le SEIGNEUR a dit. Demain, c'est un repos sabbatique, un sabbat consacre au SEIGNEUR ; faites cuire ce que vous avez Áa faire cuire, faites bouillir ce que vous avez Áa faire bouillir, et tout le surplus, laissez-le en reÂserve jusqu'au matin. | Ils le laisseÁrent jusqu'au matin, comme MoõÈse l'avait ordonne ; cela ne devint pas une puanteur, on n'y trouva pas de vers. | MoõÈse dit : Mangez-le aujourd'hui ; car aujourd'hui, c'est un sabbat pour le SEIGNEUR ; aujourd'hui, vous n'en trouverez pas dans la campagne. | Pendant six jours vous en recueillerez ; mais le septieÁme jour, c'est le sabbat ; il n'y en aura pas. Le septieÁme jour, des gens sortirent pour en recueillir, mais ils n'en trouveÁrent pas. | Alors le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Jusqu'aÁ quand refuserezvous d'observer mes commandements et mes lois ? | Regardez : si le SEIGNEUR vous a donne le sabbat, il vous donne aussi au sixieÁme jour de quoi manger pour deux jours. Que chacun de vous reste Á il est ; que personne ne sorte de chez lui le donc ou septieÁme jour. | Ainsi le peuple fit sabbat le septieÁme jour. La maison d'IsraeÈl appela du nom de manne cette nourriture, qui ressemblait Áa de la graine de corianÃt d'un dre ; elle Âetait blanche et elle avait le gou gaÃteau au miel. MoõÈse dit : Voici ce que le SEIGNEUR a ordonne : Qu'un plein omer en soit conserve pour toutes vos geÂneÂrations, afin qu'elles voient le pain que je vous ai fait manger dans le deÂsert, quand je vous ai fait sortir d'Egypte. | MoõÈse dit Áa Aaron : Prends une urne, mets-y un plein omer de manne et deÂpose-la devant le SEIGNEUR, afin qu'elle soit conserveÂe pour toutes vos geÂneÂrations. | Comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse, Aaron la deÂposa devant le TeÂmoignage, afin qu'elle y soit conserveÂe. un repos sabbatique : heÂbreu shabbatoÃn, terme deÂrive du mot shabbath (sabbat) et qui deÂsigne un jour compleÁtement choÃme (cf. 31.15 ; 35.2 ; Lv 16.31n ; 23.3). Ð consacre au SEIGNEUR : autre traduction sacre (ou saint ) pour le SEIGNEUR ; cf. 28.36. Ð en reÂserve : la meÃme formule est traduite par conserve aux v. 32-34n. dans la campagne : c.-aÁ-d. hors du camp. le sabbat : autre traduction un sabbat. Voir lois . sabbat 20.8-11 ; 23.12 ; 31.12ss ; 34.21 ; 35.2s ; Lv 19.3 ; 23.3 ; Dt 5.12-15 ; cf. Nb 15.32-36 ; Lc 13.14//. Ð de quoi manger : litt. du pain. Ð de chez lui : litt. de son lieu. fit sabbat : autres traductions se reposa ; cessa de travailler ; s'arreÃta ; choÃma ; le verbe heÂbreu est apparente au terme transcrit sabbat au v. 29 ; cf. Gn 2.2n ; Ex 31.17. manne v. 15n. Ð La coriandre est une ombellifeÂraceÂe qui pousse en Arabie et en Afrique du Nord ; ses graines blanches servent de condiment (cf. Nb 11.7-10). Qu'un plein omer : LXX remplissez un omer de manne. Ð pour toutes vos geÂneÂrations 12.14+. Aaron : voir preÃtre . Ð urne : LXX preÂcise d'or, cf. He 9.4. TeÂmoignage : il s'agit selon toute vraisemblance des tablettes de la loi, prises comme charte officielle de l'alliance ; cf. 25.16 ; 31.18 ; cf. 34.1. Ð afin qu'elle y soit conserveÂe : ici la meÃme formule (v. 23n,32s) pourrait signifier, comme dans d'autres contextes, pour l'observance (cf. Gn 26.5) ; voir aussi Nb 17.25 ; 19.9. $

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Les IsraeÂlites ont mange la manne pendant quarante ans, jusqu'aÁ leur arriveÂe dans un pays habite ; ils ont mange la manne jusqu'aÁ leur arriveÂe Áa la limite de Canaan. | L'omer, c'est le dixieÁme de l'eÂpha.

L'eau de Massa et Meriba Toute la communaute des IsraeÂlites partit du 17 deÂsert de SõÃn pour ses Âetapes, sur l'ordre du SEIÁrent Áa Rephidim, mais il n'y avait GNEUR ; ils campe 2 pas d'eau Á a boire pour le peuple. | Alors le peuple chercha querelle Áa MoõÈse. Ils dirent : Donnez-nous de l'eau Áa boire. MoõÈse leur reÂpondit : Pourquoi me cherchez-vous querelle ? Pourquoi provoquez-vous 3 le SEIGNEUR ? | La Á, le peuple avait soif, le peuple maugreÂait contre MoõÈse. Il disait : Pourquoi donc nous as-tu fait monter d'Egypte, si tu nous fais mourir de soif, moi, mes fils et mes troupeaux ? 4 Moõ Èse cria vers le SEIGNEUR : Que dois-je faire pour 5 ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! | Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Passe devant le peuple et prends avec toi des anciens d'IsraeÈl ; prends aussi ton baÃton, avec lequel tu as frappe le Nil, et tu 6 t'avanceras. | Quant Á a moi, je me tiens laÁ, devant toi, sur le rocher, en Horeb ; tu frapperas le rocher, il en sortira de l'eau, et le peuple boira. MoõÈse fit 7 ainsi, sous les yeux des anciens d'Israe Èl. | Il appela ce lieu du nom de Massa (« Provocation ») et Meriba (« Querelle »), parce que les IsraeÂlites avaient cherche querelle, et parce qu'ils avaient provoque le SEIGNEUR, en disant : Le SEIGNEUR est-il parmi nous ou non ? 8 9

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Les AmaleÂcites attaquent les IsraeÂlites A Rephidim, Amalec vint faire la guerre Áa IsraeÈl. Alors MoõÈse dit Áa Josue : Choisis-nous des hommes, sors et combats Amalec ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, le baÃton de Dieu Áa la main. Josue fit ce que MoõÈse lui avait dit pour combattre Amalec. MoõÈse, Aaron et Hour monteÁrent au sommet de la colline. | Lorsque MoõÈse Âelevait sa main, IsraeÈl Âetait le plus fort ; lorsqu'il reposait sa main, Amalec Âetait le plus fort. | Comme les mains de MoõÈse se faisaient lourdes, ils prirent une pierre Jos 5.12. communaute 12.3n. Ð partit 12.37n. Ð pour ses eÂtapes... : cf. Nb 10.12n. Ð Rephidim (Espaces) : cf. Nb 33.14s ; ce nom se retrouve dans celui du Ouadi Refayed, dans l'est de la peÂninsule, aÁ une dizaine de kilomeÁtres au nord-ouest de la montagne traditionnellement identifieÂe au mont SinaõÈ. Donnez-nous : plusieurs mss heÂbreux, LXX, Syr, Tg et Vg portent donne-nous. Ð querelle / provoquez v. 7n. Ð Cf. Nb 20.1-13. 14.11+. Ð monter d'Egypte Gn 12.10n. Ð moi, mes fils et mes troupeaux : LXX, Syr, Tg, Vg nous, nos fils et nos troupeaux. baÃton / Nil 4.17+ ; 7.20. rocher 1Co 10.4n. Ð Horeb 3.1n. Ð eau Es 43.20 ; 48.21 ; Ps 78.15s ; 105.41 ; cf. Jn 7.38 ; 19.34. Massa signifie provocation ou eÂpreuve (la meÃme racine heÂbraõÈque est traduite ici par provoquer, traditionnellement tenter, et en 15.25 ; 16.4 ; 20.20 par mettre aÁ l'eÂpreuve ; cf. Dt 6.16 ; 9.22), et Meriba, Querelle (cf. Nb 20.13 ; Ps 81.8 ; 106.32) ; voir encore Nb 14.22 ; Dt 33.8n ; Es 7.12 ; Ps 78.18+ ; 95.8s ; He 3.8. Amalec Gn 36.12. Les AmaleÂcites freÂquentaient le nord-est de la peÂninsule du SinaõÈ (Nb 13.29 ; Jg 3.13+). Josue 24.13 ; 32.17 ; 33.11 ; Nb 11.28 ; 13.8,16 ; 14.6,30,38 ; 26.65 ; 27.18,22 ; 32.12,28 ; 34.17 ; Dt 1.38 ; 3.21,28 ; 31.3,7,14,23 ; 32.44 ; 34.9 ; Jos 1.1. Ð Choisis-nous : LXX, Syr et un ms de Tg ont lu choisis-toi. Ð baÃton v. 5 ; 4.17+. 1

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qu'ils placeÁrent sous lui, et il s'assit dessus. Aaron et ÃteÂ, l'autre Hour soutenaient ses mains, l'un d'un co de l'autre ; ainsi ses mains resteÁrent fermes jusqu'au coucher du soleil. | Josue vainquit Amalec et son peuple au fil de l'eÂpeÂe. Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Ecris cela dans le livre, pour qu'on s'en souvienne, et dis bien Áa Josue que j'effacerai le souvenir d'Amalec de dessous le ciel. MoõÈse baÃtit un autel et l'appela du nom d'AdonaõÈ-Nissi (« YHWH est mon Âetendard »). | Il dit : Parce qu'une main s'est leveÂe contre le troÃne du SEIGNEUR (Yah), il y aura guerre pour le SEIGNEUR contre Amalec, de geÂneÂration en geÂneÂration.

MoõÈse et son beau-peÁre JeÂthro  Je thro, preÃtre de MadiaÃn, beau-peÁre de MoõÈse, 18 apprit tout ce que Dieu avait fait pour MoõÈse et pour IsraeÈl, son peuple, Áa savoir que le SEIGNEUR avait 2 fait sortir Israe Èl d'Egypte. | JeÂthro, beau-peÁre de MoõÈse, prit SeÂphora, femme de MoõÈse, qui avait 3  ete renvoyeÂe, | ainsi que ses deux fils ; l'un se nommait Guershom (« Immigre »), car il avait dit : Je suis un immigre dans un pays Âetranger ; 4 l'autre se nommait Elie Âzer (« Mon Dieu est un secours »), car il avait dit : Le Dieu de mon peÁre est venu Áa mon secours et m'a deÂlivre de l'eÂpeÂe du pharaon. 5 JeÂthro, beau-peÁre de MoõÈse, avec les fils et la Á femme de MoõÈse, vint le trouver au deÂsert, laÁ ou 6 il campait, Á a la montagne de Dieu. | Il dit Áa MoõÈse : Moi, JeÂthro, ton beau-peÁre, je viens te trouver avec 7 ta femme, accompagne Âe de ses deux fils. | MoõÈse sortit Áa la rencontre de son beau-peÁre, se prosterna et l'embrassa. Ils se demandeÁrent l'un Áa l'autre comment ils allaient, puis ils entreÁrent sous la 8 tente. | Moõ Èse raconta Áa son beau-peÁre tout ce que le SEIGNEUR avait fait au pharaon et Áa l'Egypte Áa cause d'IsraeÈl, ainsi que toutes les choses peÂnibles qui les avaient atteints en chemin et dont le SEI9 GNEUR les avait de ÂlivreÂs. | JeÂthro se reÂjouit de tout le bien que le SEIGNEUR avait fait Áa IsraeÈl, et de ce qu'il 10 l'avait de Âlivre de la main des Egyptiens. | JeÂthro dit : BeÂni soit le SEIGNEUR, qui vous a deÂlivreÂs de la Aaron : voir preÃtre . Ð Hour : cf. 24.14 ; 1Ch 2.19s. Cf. Jos 8.18,26 ; 2R 13.14-19 ; voir aussi Ps 44.6-8. Ð sa main : Smr et plusieurs versions anciennes portent le pluriel ses mains. 14 Ecris 24.4 ; 34.27. Ð dans le livre : LXX dans un livre. Cf. Nb 21.14n. Ð pour qu'on s'en souvienne : autres traductions en eÂvocation, en rappel ; cf. 12.14n ; 13.9n. Ð dis bien aÁ : litt. mets dans les oreilles de. Ð le souvenir ou le nom , l'eÂvocation, voir 3.15n. Ð Amalec Nb 24.20 ; Dt 25.17-19 ; 1S 15 ; 28.18 ; 30 ; Est 3.1n ; 1Ch 4.43.  tendard ou mon signal. Ð Voir noms divins. 15 mon e  neÂration . 16 main... : cf. 1R 11.27. Ð SEIGNEUR (Yah) 15.2n. Ð Voir ge $

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JeÂthro 2.16,18 ; 3.1 ; voir aussi preÃtre . SeÂphora 2.21. Ð qui avait eÂte renvoyeÂe : litt. apreÁs son renvoi, cf. 4.20,24-26 ; sur le terme correspondant, voir 1R 9.16n ; Mi 1.14n. 2.22n. ElieÂzer signifie mon Dieu est un secours. Cf. 2.15. les fils et la femme de MoõÈse : litt. ses fils et sa femme. Ð montagne de Dieu 3.1n. comment ils allaient : litt. pour (la) paix , cf. Gn 43.27n. choses peÂnibles : cf. Nb 20.14+. Ð atteints : litt. trouveÂs. des Egyptiens : autre traduction de l'Egypte (de meÃme au v. 10). BeÂni soit le SEIGNEUR Gn 9.26 ; 1S 25.32,39 ; 1R 8.15,56 ; Ps 72.18s ; 124.6 ; Rt 4.14 ; Esd 7.27. Ð de la main des Egyptiens : la seconde fois le texte heÂbreu porte, litt., de sous la main des Egyptiens. 1

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main des Egyptiens et de la main du pharaon, qui a deÂlivre le peuple de la main des Egyptiens | Ð je sais maintenant que le SEIGNEUR (YHWH) est plus grand que tous les dieux Ð et cela, alors que les Egyptiens les maltraitaient avec arrogance ! JeÂthro, beau-peÁre de MoõÈse, prit un holocauste et des sacrifices pour Dieu. Aaron et tous les anciens d'IsraeÈl vinrent manger devant Dieu avec le beaupeÁre de MoõÈse. MoõÈse nomme des chefs pour rendre la justice Le lendemain, MoõÈse s'assit pour juger le peuple ; le peuple se tint debout devant MoõÈse du matin au soir. | Le beau-peÁre de MoõÈse vit tout ce qu'il faisait pour le peuple, et il dit : Que fais-tu laÁ pour ce peuple ? Pourquoi es-tu assis laÁ tout seul, et pourquoi tout le peuple se tient-il debout devant toi du matin au soir ? | MoõÈse reÂpondit Áa son beau-peÁre : C'est que le peuple vient Áa moi pour consulter Dieu. | Quand il y a un litige, on vient devant moi ; je fais office de juge entre les deux parties et je fais connaõÃtre les prescriptions de Dieu et ses lois. Le beau-peÁre de MoõÈse lui dit : Ce que tu fais n'est pas bien. | Tu t'eÂpuiseras, toi comme ce peuple qui est avec toi : la taÃche est trop lourde pour toi ; tu

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ne pourras pas l'accomplir tout seul. | Maintenant, Âecoute-moi ; je vais te donner un conseil, et que Dieu soit avec toi ! RepreÂsente le peuple aupreÁs de Dieu et porte toi-meÃme les affaires devant Dieu. Explique-leur les prescriptions et les lois ; fais-leur connaõÃtre la voie qu'ils doivent suivre et ce qu'ils doivent faire. | Toi, discerne parmi tout le peuple des hommes de valeur, craignant Dieu, des hommes loyaux qui deÂtestent le gain malhonneÃte ; nomme-les chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix. | Qu'ils jugent le peuple en tout temps ; qu'ils portent devant toi toute affaire importante, et qu'ils jugent eux-meÃmes les affaires secondaires. AlleÁge ta charge, et qu'ils la portent avec toi. | Si tu fais cela, et que Dieu te donne des ordres, tu pourras tenir bon, et tout ce peuple parviendra sain et sauf Áa son lieu. MoõÈse Âecouta son beau-peÁre ; il fit tout ce qu'il avait dit. | MoõÈse choisit des hommes de valeur dans tout IsraeÈl et les placËa Áa la teÃte du peuple comme chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix. | Ils jugeaient le peuple en tout temps ; ils portaient devant MoõÈse les affaires difficiles et jugeaient eux-meÃmes toutes les affaires secondaires. MoõÈse laissa partir son beau-peÁre, qui s'en alla dans son pays.

DIEU FAIT ALLIANCE AVEC ISRAEÈL Dieu propose une alliance aÁ IsraeÈl Le troisieÁme mois Áa compter de leur sortie 19 d'Egypte, jour pour jour, les IsraeÂlites arriveÁrent 2 au de Âsert du SinaõÈ. | Partis de Rephidim, ils arriveÁrent au deÂsert du SinaõÈ et campeÁrent dans le deÂsert ; IsraeÈl campa laÁ, en face de la montagne. 3 MoõÈse monta vers Dieu ; le SEIGNEUR l'appela de la montagne et lui dit : Voici ce que tu diras Áa la maison de Jacob, ce que tu annonceras aux 4 Israe Âlites : | Vous avez vu vous-meÃmes ce que j'ai fait Áa l'Egypte : je vous ai porteÂs sur des ailes 5 d'aigle et je vous ai fait venir Á a moi. | Maintenant, si vous m'eÂcoutez et si vous gardez mon alliance,

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et cela... : texte obscur et traduction incertaine, litt. car dans l'affaire ouÁ ils s'eÂtaient eÂchauffeÂs contre eux, formule qui serait peut-eÃtre aÁ rattacher au v. 10 ; meÃme verbe en 21.14 ; expression treÁs proche en Ne 9.10. prit : plusieurs versions anciennes ont lu apporta, comme en Gn 14.18. Ð Voir sacrifices . Ð pour Dieu : autre traduction pour les dieux (cf. Gn 1.1n). Ð Aaron : voir preÃtre . Ð manger : litt. manger du pain, cf. Gn 3.19n ; 37.25n. Sur la signification de ce repas, cf. 24.11 ; Gn 26.30n ; 31.54 ; 1Ch 29.22. s'assit / debout : positions respectives de celui qui juge et de ceux qui sont jugeÂs ; cf. v. 14,16,22 ; Jg 4.5. Le systeÁme des anciens est aussi en vigueur dans la patrie du beau-peÁre de MoõÈse, cf. Nb 22.7. Cf. 33.7. Ð consulter : litt. chercher. Ð Dieu : autre traduction les dieux. un litige ou une affaire ; le terme signifie habituellement parole ou chose. Ð on vient ou il vient (le litige). Ð je fais office de juge : litt. je juge entre un homme et son prochain. Ð Voir lois . Sur l'organisation politique et judiciaire d'IsraeÈl, cf. Nb 11.11-30 ; Dt 1.9-18 ; 17.8-13. Voir aussi Ac 6.1-6. voie ou chemin. Ð ce qu'ils doivent faire : litt. l'úuvre (ou le travail) qu'ils doivent faire. Voir crainte . Ð le gain malhonneÃte : autre traduction le gain. Ð $

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nomme-les : litt. mets-les sur eux. sain et sauf : litt. en paix Jos 10.21n. Ð aÁ son lieu : autre traduction chez lui. 27 Cf. Nb 10.29-32.

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Á ou ce jour-ci : l'ensemble du texte 1 jour pour jour : litt. ce jour-la est peut-eÃtre destine aÁ une lecture commeÂmorative pour l'anniversaire du don de la loi. Ð SinaõÈ 16.1n ; Nb 33.15. Partis (12.37n) de Rephidim 17.1n. Vous avez vu Dt 29.1. Ð porteÂs Es 46.4 ; 63.9. Ð aigle Dt 32.11. alliance 24.3-8. Ð vous serez mon bien propre Dt 7.6 ; 14.2 ; 26.18 ; Ml 3.17 ; Ps 135.4 ; cf. Tt 2.14 ; 1P 2.9 ; voir aussi Rm 9.4. Le meÃme mot heÂbreu est traduit par treÂsor en Ec 2.8 ; cf. 1Ch 29.3. Ð toute la terre m'appartient 9.29+. royaume de preÃtres : l'expression signifiait peut-eÃtre aÁ l'origine un royaume gouverne par des preÃtres et non par des rois. Voir cependant 1P 2.9 ; Ap 1.6 ; 5.10. Ð nation sainte ou sacreÂe, cf. 22.30 ; Es 4.3. Ð ce que tu diras : litt. les paroles que tu diras. leur exposa : litt. mit devant eux, cf. Dt 30.1. ensemble : cf. Jos 24.16-24. la nueÂe eÂpaisse : litt. le nuage de la nueÂe ; autres formules au v. 16 ; 20.21 ; cf. 13.21+. Ð qu'il mette... sa foi : autre traduction qu'il croie (cf. 4.1+) ; 14.31. $

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vous serez mon bien propre parmi tous les peuples Ð car toute la terre m'appartient. | Quant Áa vous, vous serez pour moi un royaume de preÃtres et une nation sainte. VoilaÁ ce que tu diras aux IsraeÂlites. MoõÈse vint appeler les anciens du peuple et leur exposa toutes ces paroles, comme le SEIGNEUR le lui avait ordonneÂ. | Tout le peuple reÂpondit ensemble : Tout ce que le SEIGNEUR a dit, nous le ferons. MoõÈse reÂpeÂta au SEIGNEUR les paroles du peuple. | Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Je viens Áa toi dans la nueÂe Âepaisse, afin que le peuple entende quand je te parlerai et qu'il mette pour toujours sa foi en toi. MoõÈse rapporta au SEIGNEUR les paroles du peuple.

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21 Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Descends, avertis le Dieu rencontre MoõÈse peuple, de peur qu'il ne se preÂcipite vers le SEIsur le mont SinaõÈ GNEUR pour regarder, et qu'il n'en tombe un grand Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Va vers le peuple ; 22 nombre. | Que les preÃtres qui s'approchent du SEIGNEUR se consacrent aussi, de peur que le SEIGNEUR consacre-le, aujourd'hui et demain ; qu'ils lavent leurs veÃtements. | Qu'ils soient preÃts pour le troi- 23 ne cause des pertes dans leurs rangs. | MoõÈse dit au sieÁme jour ; car le troisieÁme jour le SEIGNEUR desSEIGNEUR : Le peuple ne pourra pas monter au cendra, sous les yeux de tout le peuple, sur le mont mont SinaõÈ, car tu nous as toi-meÃme avertis, en SinaõÈ. | Tu fixeras au peuple des limites tout autour, disant : « Fixe des limites Áa la montagne et consaen disant : Gardez-vous de monter dans la monta- 24 cre-la. » | Le SEIGNEUR lui dit : Va, descends ; tu monteras ensuite avec Aaron ; mais que les preÃtres gne ou d'en toucher le bord. Quiconque touchera la et le peuple ne se preÂcipitent pas pour monter vers montagne sera mis Áa mort. | Celui-laÁ, on ne portera pas la main sur lui, mais on le lapidera, ou bien on le le SEIGNEUR, de peur qu'il ne cause des pertes dans criblera de fleÁches : que ce soit une beÃte ou un 25 leurs rangs. | MoõÈse descendit vers le peuple et lui parla. homme, il ne restera pas en vie. Quand la corne de beÂlier retentira, ceux-ci monteront dans la monLe contrat de l'alliance : les Dix paroles tagne. MoõÈse descendit de la montagne vers le peuple ; il 20 Alors Dieu prononcËa toutes ces paroles : 2 Je suis le SEIGNEUR (YHWH), ton Dieu ; c'est consacra le peuple, et ils laveÁrent leurs veÃtements. moi qui t'ai fait sortir de l'Egypte, de la maison des Il dit au peuple : Soyez preÃts dans trois jours ; ne esclaves. vous approchez pas d'une femme. 3 Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi. Le troisieÁme jour, au matin, il y eut des coups de 4 Tu ne te feras pas de statue, ni aucune forme de ce tonnerre, des Âeclairs et une Âepaisse nueÂe sur la qui est dans le ciel, en haut, de ce qui est sur la terre, montagne, avec un fort son de trompe ; tout le en bas, ou de ce qui est au-dessous de la terre, dans peuple qui Âetait dans le camp se mit Áa trembler. 5 les eaux. | Tu ne te prosterneras pas devant ces MoõÈse fit sortir le peuple du camp Áa la rencontre de choses-laÁ et tu ne les serviras pas ; car moi, le Dieu ; ils se tinrent debout au bas de la montagne. | Le mont SinaõÈ Âetait tout en fumeÂe, parce que le SEIGNEUR (YHWH), ton Dieu, je suis un Dieu Áa SEIGNEUR y Âetait descendu dans le feu ; sa fumeÂe la passion jalouse, qui fais rendre des comptes aux montait comme celle d'un fourneau, et toute la fils pour la faute des peÁres, jusqu'aÁ la troisieÁme et la montagne tremblait avec violence. | Le son de la quatrieÁme geÂneÂration de ceux qui me deÂtestent, 6 mais qui agis avec fide Âlite jusqu'aÁ la millieÁme geÂtrompe se faisait de plus en plus fort. MoõÈse parlait, et Dieu lui reÂpondait. | Ainsi le SEIGNEUR descendit neÂration envers ceux qui m'aiment et qui observent sur le mont SinaõÈ, au sommet de la montagne ; le mes commandements. 7 SEIGNEUR appela MoõÈse au sommet de la montagne, Tu n'invoqueras pas le nom du SEIGNEUR (YHWH), ton Dieu, pour tromper : le SEIGNEUR et MoõÈse monta.

V. 14 ; cf. Gn 35.2n. Qu'ils soient preÃts : cf. 34.2. au peuple : une famille de mss heÂbreux porte aÁ la montagne, cf. v. 23. Ð Gardez-vous... 34.3. Ð mort He 12.20. on le lapidera : cf. Dt 13.10-11+. Ð on le criblera de fleÁches, ou d'autres projectiles ; le compleÂment est sous-entendu dans le texte et le verbe peut eÂvoquer l'usage de diverses armes de trait ; il est traduit par preÂcipiter en 15.4. Ð Quand la corne... retentira (ou, peut-eÃtre, retentira longuement, d'une sonnerie traõÃnante ; meÃme verbe en Jos 6.5). LXX quand les voix (= les tonnerres), les trompettes (ou les sonneries de trompette) et la nueÂe auront quitte la montagne ; Syr quand la corne se sera tue vous pourrez monter. Ð ceux-ci (litt. eux) monteront : peuteÃtre s'agit-il de ceux qui sont mentionneÂs en 24.1,9-11. V. 10. femme 1S 21.5 ; cf. Lv 15.18+. coups de tonnerre 9.23n ; cf. Dt 4.10-13 ; Ps 29 ; 50.3 ; 77.19 ; Ap 4.5 ; 8.5 ; 11.1 ; 16.18. Ð nueÂe v. 9+. Cf. Ap 9.2. lui reÂpondait : litt. lui reÂpondait par une voix, ou par le tonnerre ; cf. v. 13,16n ; 9.23n ; 20.18 ; Ps 81.8. Voir preÃtres . Ð ne cause des pertes dans leurs rangs : autres traductions n'explose parmi eux ; n'eÂclate contre eux ; meÃmes possibiliteÂs au v. 24 ; cf. 1.12n ; Jg 21.15n. et lui parla : litt. et leur dit. La phrase semble inacheveÂe.

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 calogue ») ou Dix commandements, 1 Sur les Dix paroles (= « de cf. 34.28n ; Dt 5.6-21 ; Mt 19.18s// ; Rm 13.9 ; voir aussi Jr 7.9 ; Os 4.2. La numeÂrotation des v. diffeÁre selon les mss. Il y a diffeÂrentes manieÁres traditionnelles de compter dix paroles (Dt 4.13 ; 10.4), selon que l'on voit la premieÁre au v. 2, au v. 3 ou aux v. 36, et la dixieÁme dans la totalite ou seulement dans la deuxieÁme partie du v. 17. 2 Cf. 19.4s ; Jg 6.8-10 ; Es 43.11 ; Am 2.10 ; Ps 81.11. Ð maison des esclaves 13.3+. 3 autres dieux : cf. v. 23 ; 34.14 ; 1R 11.4-8 ; Jr 4.1n ; 25.6 ; Os 3.1 ;

13.4 ; Ps 81.10. Ð devant moi : litt. sur ma face ; on pourrait comprendre contre moi ou en plus de moi, au-dessus de moi. Cf. 32.1-6 ; voir aussi 34.17 ; Lv 19.4 ; 26.1 ; Dt 4.15-20 ; 27.15 ; 1R 12.26-31. Ð statue : le terme heÂbreu correspondant deÂsigne normalement une image tailleÂe, de bois ou de pierre (cf. v. 25), mais son sens peut s'eÂtendre aux images de meÂtal fondu (Es 40.19) ; il s'agit en tout cas d'idoles, de repreÂsentations de la diviniteÂ. Ð forme : cf. Nb 12.8n. tu ne les serviras pas, c.-aÁ-d. tu ne leur rendras pas de culte . Ð un Dieu aÁ la passion jalouse (heÂbreu 'El qana' ; sur 'El, cf. Gn 21.33n) : le terme traduit par passion jalouse eÂvoque, selon les contextes, la jalousie (cf. Gn 26.14 ; 30.1 ; 37.11 ; Nb 5.14ss ; 11.29 etc.) ou la passion (autre traduction traditionnelle le zeÁle) ; cf. Ex 34.14 ; Dt 4.24 ; 5.9 ; 6.15 ; 1R 19.10 ; Es 9.6 ; Jl 2.18 ; Na 1.2. Ð qui fais rendre des comptes : le meÃme verbe est aussi traduit par intervenir (pour ou contre), cf. 3.16+ ; 32.34n. Ð geÂneÂration : le terme est de toute eÂvidence sous-entendu en heÂbreu, de meÃme au v. 6 ouÁ on pourrait eÂventuellement comprendre qui agis avec fideÂlite envers des milliers. Ð de (litt. pour) ceux qui me deÂtestent ou qui me haõÈssent : autre traduction mes ennemis ; comparer 2R 24.3s avec Dt 24.16 ; Jr 31.29s ; Ez 18.4 ; voir aussi Jb 21.19. Ð Sur l'ensemble, voir 34.7 ; Nb 14.18 ; Dt 7.9s. commandements : voir loi . le nom du SEIGNEUR (YHWH) : cf. 3.14n,15n. Autres traductions tu ne prendras (ou prononceras) pas en vain (meÃme formule Jr 2.30 ; 4.30 etc.) le nom du SEIGNEUR ; tu n'invoqueras pas le SEI neÂralement compris cette exGNEUR pour faire du mal ; on a ge pression comme deÂsignant, en particulier, le faux serment ; mais elle a pu avoir une porteÂe plus large ; cf. Ex 22.27 ; Lv 19.12 ; 24.10-16,23 ; Os 10.4 ; Ps 139.20 ; voir aussi Mt 5.33. A partir d'une eÂpoque difficile aÁ preÂciser, ce commandement a eÂte interpreÂte dans le judaõÈsme comme une interdiction quasi-totale de prononcer le nom YHWH, d'ouÁ le remplacement systeÂmatique de celui-ci par Seigneur dans les lectures bibliques de la synagogue et dans LXX . Aux IIIe et IIe s. av. J.-C. (cf. Siracide 50.20 : « Alors il redescendait et eÂlevait les mains sur toute l'as-

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ne tiendra pas pour innocent celui qui invoquera son nom pour tromper. Souviens-toi du sabbat, pour en faire un jour sacreÂ. | Pendant six jours tu travailleras, et tu feras tout ton ouvrage. | Mais le septieÁme jour, c'est un sabbat pour le SEIGNEUR, ton Dieu : tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes beÃtes, ni les immigreÂs qui sont dans tes villes. | Car en six jours le SEIGNEUR a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve, et il s'est repose le septieÁme jour. C'est pourquoi le SEIGNEUR a beÂni le sabbat et en a fait un jour sacreÂ. Honore ton peÁre et ta meÁre, afin que tes jours se prolongent sur la terre que le SEIGNEUR, ton Dieu, te donne. Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adulteÁre. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux teÂmoignage contre ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son búuf, ni son Ãane, ni rien de ce qui appartient Áa ton prochain. Tout le peuple voyait : les coups de tonnerre, les Âeclairs, le son de la trompe, la montagne fumante. Le peuple vit ; ils trembleÁrent et se tinrent Áa distance. | Ils dirent Áa MoõÈse : Parle-nous toimeÃme, et nous Âecouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous ne mourions. MoõÈse dit au peuple : N'ayez pas peur ; c'est pour vous mettre Áa l'eÂpreuve que Dieu est venu ; c'est pour que vous ayez la crainte de lui, afin que vous sembleÂe des fils d'IsraeÈl, pour donner de ses leÁvres la beÂneÂdiction du Seigneur et avoir l'honneur de prononcer son nom »), il semble que le grand preÃtre prononcËait ce nom une fois l'an, pour les beÂneÂdictions finales du Jour de l'Expiation (cf. Lv 16), ce que rapporte eÂgalement la Mishna (Yoma 6.2 ; voir Talmud ). 16.29+. Ð en faire un jour sacre ou saint : litt. le sanctifier, de meÃme au v. 11. ouvrage : le terme heÂbreu correspondant est traduit par travail au v. 10. sabbat 16.29+. Ð ni ton serviteur, ni ta servante : autre traduction ni ton esclave, homme ou femme, de meÃme au v. 17 ; cf. 21.7n,20,26s,32 ; Gn 12.16n. Ð immigreÂs 12.48n. Ð dans tes villes : litt. dans tes portes. V. 8 ; Gn 2.2ns. Ð Voir beÂneÂdiction . Honore : autre traduction glorifie , cf. Ml 1.6 ; voir aussi Lv 19.3,32 ; Dt 27.16 ; Mt 15.4// ; Lc 2.51 ; Ep 6.2s. Ð sur la terre : cf. Gn 2.5n. LXX place ce commandement apreÁs celui qui proscrit le vol (ou le rapt, cf. v. 15n). Ð Autre traduction tu ne tueras pas ; le verbe heÂbreu s'applique en geÂneÂral au meurtre d'un individu, et plus preÂciseÂment d'un compatriote ; il est parfois employe pour un homicide involontaire ; cf. Nb 35.12,22-30 ; Jos 20.3,5 ; voir aussi Ex 21.12-15 ; Gn 9.5s ; Lv 24.17 ; Mt 5.21 ; Jc 2.11 ; cf. 1R 21. Lv 20.10 ; Ps 50.18 ; Mt 5.27 ; Jn 8.1-11 ; Jc 2.11. L'adulteÁre est surtout concËu, dans l'A.T. comme dans l'Antiquite en geÂneÂral, comme une faute de l'homme envers son prochain (le mari trompeÂ) et une faute de la femme envers son propre mari. Comparer la seÂveÂrite des peines en Dt 22.22 d'une part et Ex 22.15 ; Dt 22.28s d'autre part. Voir aussi Gn 39.9 ; Jr 9.2 ; 29.23 ; Ml 3.5 ; Jb 24.14s ; Pr 5.1ss. vol : certains comprennent rapt, comme en 21.16n ; cf. Gn 37.2528. Voir aussi Lv 19.11 ; Dt 24.7 ; Ps 50.18. Litt. tu ne reÂpondras pas (en) teÂmoin de mensonge..., cf. 23.1-3 ; Lv 19.15s ; Dt 5.20n ; Ps 50.19s ; voir aussi 1R 21 ; Mt 26.59-62//. Cf. Es 5.8 ; Mi 2.2 ; Rm 7.7 ; voir aussi Lv 19.35s ; Jos 7.10-26 ; 1R 21. Ð serviteur... v. 10n. Le peuple vit : Smr, LXX, Syr, des mss de Tg et Vg portent crai-

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ne peÂchiez pas. | Le peuple se tenait Áa distance ; Á mais MoõÈse s'approcha de l'obscurite Âepaisse ou Âetait Dieu. Loi sur l'autel Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Tu parleras ainsi aux IsraeÂlites : Vous avez vu que je vous ai parle depuis le ciel. | Vous ne ferez pas Áa coÃte de moi des dieux d'argent ni des dieux d'or ; vous n'en ferez pas pour vous. | Tu me feras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes, tes sacrifices de paix, ton Á j'eÂvopetit beÂtail et ton gros beÂtail. En tout lieu ou querai mon nom, je viendrai Áa toi et je te beÂnirai. | Si tu fais un autel de pierre, tu ne le baÃtiras pas en pierres tailleÂes : en passant ton outil sur la pierre, tu la profanerais. | Tu ne monteras pas Áa mon autel par des marches, afin que ta nudite ne soit pas exposeÂe.

Loi sur les esclaves heÂbreux Voici les reÁgles que tu placeras devant eux : 21 2 Lorsque tu ache Átes un esclave heÂbreu, il servira six anneÂes ; la septieÁme, il sortira libre, sans rien 3 payer. | S'il est entre  seul, il sortira seul ; s'il avait 4 une femme, sa femme sortira avec lui. | Si c'est son maõÃtre qui lui a donne une femme, et qu'elle lui ait donne des fils ou des filles, la femme et ses enfants 5 appartiendront Á a son maõÃtre : il sortira seul. | Si l'esclave dit : « J'aime mon maõÃtre, ma femme et 6 mes fils, je ne veux pas sortir libre », | alors son maõÃtre le fera approcher de Dieu ; il le fera approcher du battant ou du montant de la porte. Son maõÃtre lui percera l'oreille avec un poincËon, et l'esclave sera pour toujours Áa son service. 7 Lorsqu'un homme vend sa fille pour qu'elle soit servante, elle ne sortira pas comme sortent les

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gnirent (cf. v. 20) au lieu de vit. Certaines formes des verbes voir et craindre se ressemblent beaucoup en heÂbreu. Cf. Dt 5.23-31 ; He 12.18s. N'ayez pas peur et crainte traduisent deux termes heÂbreux apparenteÂs. Ð que vous ayez la crainte de lui : litt. que sa crainte soit sur votre face. Ð Voir peÂche . obscurite (ou nueÂe) eÂpaisse : il s'agit ici d'un autre terme que celui qui a eÂte traduit par nueÂe en 13.21+ ; 19.9 ; on le retrouve en Dt 4.11 ; 5.22 ; 2S 22.10 (// Ps 18.10) ; 1R 8.12 (// 2Ch 6.1) ; Es 60.2 ; Jr 13.16 ; Ez 34.12 ; Jl 2.2 ; So 1.15 ; Ps 97.2 ; Jb 22.13 ; 38.9. aÁ coÃte de moi : litt. avec moi ; cf. v. 3-4+. Cf. 27.1+. Ð Voir sacrifices , paix , nom et beÂneÂdiction . autel de pierre Dt 27.5-7 ; Jos 8.31. Ð outil : le mot signifie eÂgalement eÂpeÂe ; sur la valeur sacrale associeÂe aÁ l'eÂtat brut ou neuf, cf. Dt 21.3s ; 1S 6.7 ; 2R 2.20. Ð profanerais : voir saint . Voir 28.42 ; sur les veÃtements des preÃtres , comparer 1S 22.18 avec 2S 6.14,20. $

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reÁgles : le terme correspondant est souvent traduit par droit, eÂquite (Pr 1.3n) ou jugement ; cf. Dt 4.8 ; voir loi . Lv 25.35-55 ; Dt 15.12-18 ; Jr 34.14. Cf. Code d'Hammourabi 117 : « Si un homme est dans l'obligation de vendre sa femme, son fils ou sa fille, ou s'il a eÂte lui-meÃme reÂduit aÁ l'esclavage, ils travailleront chez leur acqueÂreur ou leur creÂancier pendant trois ans ; la quatrieÁme anneÂe ils recouvreront la liberteÂ. » Ð sans rien payer : litt. pour rien ; de meÃme au v. 11. seul : litt. avec son corps. maõÃtre : dans d'autres contextes le mot est aussi traduit par seigneur. de Dieu : l'heÂbreu a l'article deÂfini, de sorte qu'on pourrait comprendre du dieu ou des dieux (voir Gn 3.6n). LXX a interpreÂte : du tribunal de Dieu, Tg et Syr des juges (cf. Ps 82.1). Voir aussi 22.7. Ð un poincËon : litt. le poincËon. La servante (heÂbreu 'ama) joue ici le roÃle d'une concubine, mais sans doute son statut, proche de celui de l'esclave (cf. v. 20,26s,32 ; 20.7), eÂtait-il diffeÂrent de celui des eÂpouses de second rang appeleÂes concubines (heÂbreu pileÂgesh, 2S 5.13n) 1

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esclaves. | Si elle ne plaõÃt pas Áa son maõÃtre, alors qu'il se l'eÂtait destineÂe, il fera en sorte qu'elle soit deÂgageÂe ; mais il n'aura pas le droit de la vendre Áa un peuple Âetranger, apreÁs l'avoir trahie. | S'il la destine Áa son fils, il agira envers elle selon le droit des filles. S'il prend une autre femme, il ne diminuera en rien la nourriture, le veÃtement et le droit conjugal de la premieÁre. | S'il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle pourra sortir sans rien payer, sans verser d'argent. Fautes passibles de la peine de mort Celui qui frappe un homme mortellement sera mis Áa mort. | S'il ne l'a pas traqueÂ, et que Dieu l'ait Á il fait tomber sous sa main, je te fixerai un lieu ou pourra s'enfuir. | Mais lorsque quelqu'un agit avec arrogance contre son prochain pour le tuer par ruse, tu l'arracheras meÃme de mon autel pour le mettre Áa mort. Celui qui frappe son peÁre ou sa meÁre sera mis Áa mort. Celui qui enleÁve un homme Ð qu'il l'ait vendu ou qu'on le retrouve entre ses mains Ð sera mis Áa mort. Celui qui maudit son peÁre ou sa meÁre sera mis Áa mort. Coups et blessures Lorsque des hommes se querellent, que l'un d'eux frappe son prochain avec une pierre ou avec le poing, et que l'autre ne meurt pas mais doit rester aliteÂ, | s'il peut ensuite se lever et se dans la Bible ; voir Gn 12.16n (le terme qui apparaõÃt ici est celui de Gn 20.17 etc.). alors qu'il se l'eÂtait destineÂe : d'apreÁs une lecture traditionnelle. Autre lecture traditionnelle qui ne l'a pas destineÂe (?), expression qui pourrait signifier alors qu'il n'a pas pris de deÂcision aÁ son sujet ou alors qu'il ne se l'est pas destineÂe ; certains modifient le texte traditionnel pour lire alors qu'il l'a (ou ne l'a pas) connue, c.-aÁ-d. qu'il a (ou n'a pas) eu de relations avec elle. Ð il fera en sorte... : c.-aÁ-d., selon toute vraisemblance, il permettra aÁ un proche parent de la deÂgager (cf. 13.13, meÃme verbe heÂbreu) par une compensation. Ð apreÁs l'avoir trahie : autre traduction par traõÃtrise. sans rien payer... : litt. pour rien, sans argent. 20.13+. Sur les villes de refuge pour meurtriers involontaires, cf. Nb 35.9-15 ; Dt 4.41-43 ; 19.1-13 ; Jos 20. agit avec arrogance : autres traductions s'eÂchauffe ; se met en rage. Ð meÃme de mon autel (consideÂre habituellement comme lieu de refuge) : cf. 1R 1.50ss ; 2.28-34. Cf. Code d'Hammourabi 195 : « Si un fils a frappe son peÁre, on lui coupera la main. » LXX intervertit ce v. et le v. 17. Ð qui enleÁve : litt. qui vole ; cf. 20.15n. Cf. Code d'Hammourabi 14 : « Si un homme a enleve (ou voleÂ) le fils d'un autre homme, il sera mis aÁ mort. » Cf. 20.12 ; Lv 20.9 ; Dt 21.18 ; 27.16 ; Mt 15.4. Ð maudit : voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. se querellent : meÃme verbe en Jg 8.1. s'il survit : litt. s'il se tient. Certains comprennent : s'il est arreÃte un jour ou deux dans son travail. Cf. Code d'Hammourabi 209ss : « Si un homme a frappe la fille d'un autre homme (de l'aristocratie, cf. v. 24n) et qu'il lui ait fait faire une fausse couche, il paiera dix sicles d'argent pour son enfant. Si la femme est morte, on mettra sa propre fille aÁ mort. S'il a fait faire une fausse couche aÁ une fille de quelqu'un du peuple, en la frappant, il paiera cinq sicles d'argent. Si la femme est morte, il paiera la moitie d'une mine d'argent. S'il a frappe la servante d'un homme et lui a fait faire une fausse couche, il paiera deux sicles d'argent. Si la servante est morte, il paiera le tiers d'une mine d'argent. » Ð que son enfant sort, sans autre accident : selon la plupart des speÂcialistes, le texte heÂbreu signifie qu'elle fait une fausse couche, mais que rien d'autre ne lui ar-

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rive ; LXX en revanche traduit que son enfant sort non formeÂ, en utilisant un terme grec qui rappelle celui qui correspond aÁ image en Gn 1.26 ; 9.6 ; dans cette perspective, c'est le stade de deÂveloppement du fútus qui deviendrait le criteÁre de l'application du talion (v. 23n). Ð ils seront condamneÂs : autre traduction le coupable sera condamneÂ. Ð sur l'avis d'arbitres : autres traductions on (ou il ) la paiera devant les juges ; on la fixera d'apreÁs une estimation ; le terme qui est ici rendu par arbitres, ou un homonyme, est traduit par juges en Dt 32.31 ; Jb 31.11 ; termes apparenteÂs en 1S 2.25 (arbitrer ) ; Es 16.3 ; 28.7 (deÂcision) ; Ez 16.52 (condamner ) ; Ps 106.30 (reÂgler l'affaire) ; Jb 31.28 (jugement). s'il y a accident : LXX s'il eÂtait (deÂjaÁ) formeÂ. Lv 24.20 ; Dt 19.21 ; cf. Ab 15 ; Mt 5.38. Ce principe, dit « loi du talion », limite la peine au dommage cause (cf. Gn 4.23s). Cf. Code d'Hammourabi 196ss : « Si un homme a fait perdre un úil aÁ un autre homme (litt. ``un fils d'homme'', expression qui pourrait aussi signifier ``un membre de l'aristocratie'' ou, moins probablement, ``un homme plus jeune que lui''), on lui fera perdre un úil. S'il a brise un membre aÁ un autre homme, on lui brisera un membre. S'il a fait perdre un úil aÁ quelqu'un du peuple ou s'il a brise un membre aÁ quelqu'un du peuple, il paiera une mine d'argent. S'il a fait perdre un úil aÁ l'esclave d'un homme ou s'il a brise un membre aÁ l'esclave d'un homme, il paiera la moitie de sa valeur. Si un homme a casse une dent aÁ un homme de son rang, on lui cassera une dent. S'il a casse une dent aÁ quelqu'un du peuple, il paiera le tiers d'une mine d'argent. » Cf. 19.13 ; Gn 9.5. Voir Code d'Hammourabi 250ss : « Si un búuf, en passant dans la rue, donne un coup de corne mortel aÁ un homme, aucune plainte ne sera recevable. Si un homme a un búuf connu pour donner des coups de corne, que le conseil de sa ville l'en ait averti, mais qu'il n'ait pas attache son búuf ou recouvert (ou rogneÂ) ses cornes, et que le búuf ait donne un coup de corne mortel aÁ un homme (de l'aristocratie, cf. v. 24n), il donnera la moitie d'une mine d'argent. S'il s'agissait de l'esclave d'un homme, il donnera le tiers d'une mine d'argent. » avait l'habitude de... : autre traduction avait deÂjaÁ donne des coups de corne auparavant. Litt. si une rancËon (c.-aÁ-d. une indemniteÂ, 30.12 ; Nb 35.31n s ; voir expiation ) est placeÂe sur lui, il donnera une libeÂration de son eÃtre (ou de sa vie, Gn 1.20n) selon tout ce qui a eÂte place sur lui. $

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promener dehors avec une canne, celui qui l'aura frappe sera quitte. Seulement, il le deÂdommagera de son interruption de travail et le fera soigner jusqu'aÁ sa gueÂrison. Lorsqu'un homme frappe son esclave ou sa servante avec un baÃton, si l'esclave ou la servante meurt sous sa main, celui-ci sera vengeÂ. | Mais s'il survit un jour ou deux, il ne sera pas vengeÂ, car c'est son argent. Lorsque des hommes se querellent, heurtent une femme enceinte et que son enfant sort, sans autre accident, ils seront condamneÂs Áa une amende fixeÂe par le mari de la femme, sur l'avis d'arbitres. | Mais s'il y a accident, tu donneras vie pour vie, | úil pour úil, dent pour dent, main pour main, pied pour Ãlure pour bru Ãlure, blessure pour blessure, pied, | bru meurtrissure pour meurtrissure. Lorsqu'un homme frappe l'úil de son esclave ou de sa servante et lui fait perdre son úil, il le renverra libre, pour son úil. | S'il fait tomber une dent Áa son esclave ou Áa sa servante, il le renverra libre, pour sa dent. Lorsqu'un búuf donne un coup de corne mortel Áa un homme ou Áa une femme, le búuf sera lapideÂ, sa viande ne sera pas mangeÂe, et le proprieÂtaire du búuf sera quitte. | Mais si le búuf avait l'habitude de donner des coups de corne, qu'on en ait averti le proprieÂtaire et que celui-ci ne l'ait pas surveilleÂ, le Á il provoquerait la búuf sera lapideÂ, dans le cas ou mort d'un homme ou d'une femme, et son proprieÂtaire aussi sera mis Áa mort. | Si l'on impose une rancËon au proprieÂtaire, celui-ci donnera tout ce qui

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lui sera impose pour se deÂgager. | Que le búuf frappe un fils ou une fille, on agira envers lui selon cette reÁgle ; | si le búuf frappe un esclave ou une servante, on donnera trente sicles d'argent au maõÃtre, et le búuf sera lapideÂ. Lorsqu'un homme laisse une trancheÂe ouverte, ou lorsqu'un homme creuse une trancheÂe sans la couvrir, s'il y tombe un búuf ou un Ãane, | le proprieÂtaire de la trancheÂe donnera une compensation en argent au proprieÂtaire de l'animal et gardera pour lui l'animal mort. Lorsque le búuf d'un homme frappe mortellement de ses cornes le búuf de son prochain, ils vendront le búuf vivant et se partageront l'argent ; ils partageront aussi le búuf mort. | Mais s'il est reconnu que le búuf avait l'habitude de donner des coups de corne, et que son proprieÂtaire ne l'ait pas surveilleÂ, celui-ci donnera búuf pour búuf en compensation et gardera pour lui le búuf mort.

Les vols d'animaux Lorsqu'un homme vole un búuf, un mouton ou une cheÁvre, s'il l'eÂgorge ou le vend, il donnera cinq búufs en compensation du búuf et quatre teÃtes de petit beÂtail en compensation du mouton ou de la cheÁvre. 22 Ð Si un voleur est surpris en flagrant deÂlit d'effraction, qu'il soit frappe et meure, on ne 2 sera pas coupable de meurtre pour lui ; | si le soleil est leveÂ, on sera coupable de meurtre pour lui. Ð Il donnera une compensation ; s'il n'a rien, 3 il sera vendu pour son vol. | Si l'on retrouve encore vivant entre ses mains ce qu'il a deÂrobeÂ, búuf, Ãane, mouton ou cheÁvre, il donnera une compensation au double.

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cette reÁgle : voir 15.25n. trente sicles d'argent : un peu moins de 300 g ; voir mesures , poids et monnaies. Ð au maõÃtre : litt. aÁ leur maõÃtre (celui de l'esclave ou de la servante). 33 Cf. Lc 14.5. Ð trancheÂe : autre traduction citerne. Â ditions font commencer ici le chap. 22, dont la numeÂ37 Plusieurs e rotation est deÂcaleÂe en conseÂquence. Ð quatre 2S 12.6 ; Lc 19.8. Ð du mouton ou de la cheÁvre 12.3n. 31 32

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un voleur : litt. le voleur. Ð en flagrant deÂlit d'effraction : meÃme expression en Jr 2.34. Le terme vient d'une racine qui signifie entre autres percer : les voleurs s'introduisaient souvent dans les maisons en pratiquant une ouverture dans un mur de pise (cf. Ez 12.7 ; Mt 6.19). Ð on ne sera pas coupable... : litt. il n'y a pas pour lui de sangs , c.-aÁ-d. d'effusion de sang susceptible d'appeler vengeance ; meÃme tournure au v. 2. Ð Cf. Code d'Hammourabi 8 : « Si un homme a vole un búuf, un mouton, un aÃne, un cochon ou un bateau qui appartient au temple ou aÁ l'Etat, il restituera trente fois plus ; si ce qu'il a vole appartient aÁ un particulier, il fera dix fois compensation. Si le voleur n'a pas de quoi restituer, il sera mis aÁ mort. » 21 : « Si un homme a fait un trou dans une maison, on le mettra aÁ mort devant le trou et on l'y emmurera. »  : litt. s'est leve (ou a brilleÂ) sur lui. Ð Il (selon toute vrai2 est leve semblance, le voleur eÂvoque en 21.37) donnera une compensation : LXX a compris il (celui qui aura abattu le voleur) paiera de sa mort. Ð vendu comme esclave. 3 Cf. Pr 6.31. à tes (v. 4), celui qui a causeÂ, in4 Les termes traduits par paõÃtre, be cendie (v. 5) sont tous issus d'une meÃme racine heÂbraõÈque (b`r) qui comporte les sens de deÂvorer, consumer, consommer, d'ouÁ de possibles variantes de traduction eÂvoquant divers types de deÂgaÃts. Cf. Code d'Hammourabi 57 : « Si un berger ne s'est pas mis d'accord avec le proprieÂtaire d'un champ pour y faire paõÃtre 1

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Les atteintes aÁ la proprieÂte Lorsqu'un homme fait paõÃtre son beÂtail dans un champ ou dans une vigne, s'il envoie ses beÃtes paõÃtre dans le champ d'un autre, il donnera en compensation du meilleur produit de son champ et du meilleur produit de sa vigne. Lorsqu'un feu Âeclate et se propage Áa des Âepines, Ãle du ble en gerbes ou sur pied, ou bien le s'il bru champ, celui qui a cause l'incendie donnera une compensation. | Lorsqu'un homme donne Áa son prochain de l'argent ou des objets Áa garder, si on les vole dans la maison de ce dernier, le voleur donnera une compensation au double, dans le cas Á on le retrouverait. | Si on ne retrouve pas le ou voleur, le maõÃtre de la maison se preÂsentera devant Dieu pour deÂclarer qu'il n'a pas porte la main sur le bien de son prochain. Dans toute affaire litigieuse concernant un búuf, un Ãane, un mouton ou une cheÁvre, un veÃtement ou un objet perdu, au sujet duquel on peut dire : « C'est bien celui-ci ! », le litige des deux parties ira jusqu'aÁ Dieu ; celui que Dieu condamnera donnera Áa son prochain une compensation au double. Lorsqu'un homme donne Áa garder Áa son prochain un Ãane, un búuf, un mouton, une cheÁvre ou toute autre beÃte qui meurt, se casse un membre ou est enleveÂ, sans que personne ait vu les faits, | le serment du SEIGNEUR interviendra entre les deux parties ; celui qui a garde l'animal deÂclarera qu'il n'a pas porte la main sur le bien de son prochain ; le proprieÂtaire de l'animal acceptera ce serment, et l'autre n'aura pas Áa donner de compensation. | Si l'animal a Âete vole chez lui, il donnera une compensation au proprieÂtaire. | Si l'animal a Âete deÂchiqueteÂ, il le produira en teÂmoignage et il n'aura pas de

des moutons, s'il a fait paõÃtre des moutons dans le champ sans le consentement du proprieÂtaire du champ, quand le proprieÂtaire du champ moissonnera son champ, le berger qui a fait paõÃtre les moutons dans le champ sans le consentement du proprieÂtaire du champ donnera vingt kours (mesure de capaciteÂ) de grain pour dix-huit ikous (mesure de superficie) au proprieÂtaire du champ. » Le terme champ deÂsigne peut-eÃtre ici le premier eÂtat de la culture, aÁ savoir le ble en herbe. Cf. Lv 5.21-26. Voir aussi Code d'Hammourabi 125 : « Si un homme a donne des biens aÁ garder et que ses biens aient disparu du lieu ouÁ il les avait placeÂs, de meÃme que les biens du proprieÂtaire de la maison... le proprieÂtaire de la maison qui, par neÂgligence, a laisse se perdre ce qui lui avait eÂte donne aÁ garder... restituera les biens aÁ leur proprieÂtaire ; le proprieÂtaire de la maison recherchera ses biens perdus pour les reprendre au voleur. » se preÂsentera devant Dieu : cf. v. 10 ; 21.6n ; voir aussi 12.48n. Ð pour deÂclarer qu'il n'a pas : litt. s'il n'a pas (de meÃme au v. 10) ; il s'agit probablement d'un serment. litigieuse : litt. de transgression. Ð le litige des deux parties : litt. la parole (ou la cause, l'affaire) des deux. Ð condamnera : autre traduction deÂclarera meÂchant ; voir justice ; cf. 23.7n. les faits : sous-entendu dans le texte. Cf. Code d'Hammourabi 266 : « Si une intervention divine (c.-aÁ-d. un malheur, un fleÂau) s'est produite dans un enclos, ou si un lion a tue une beÃte, le berger produira la preuve de son innocence devant le dieu, et le proprieÂtaire de l'enclos recevra de lui l'animal qui a eÂte frappe dans l'enclos. » celui qui a garde l'animal deÂclarera : sous-entendu dans le texte. Ð acceptera ce serment : traduction incertaine, litt. prendra ; on pourrait aussi comprendre reprendra (l'animal tel quel). deÂchiquete par une beÃte feÂroce (de meÃme au v. 30). Cf. Gn 31.39n ; Am 3.12. $

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compensation Áa donner pour ce qui a Âete deÂchiqueteÂ. Lorsqu'un homme emprunte Áa son prochain une beÃte qui se casse un membre ou qui meurt en l'absence de son proprieÂtaire, il donnera une compensation. | Si le proprieÂtaire est avec lui, il n'aura pas Áa donner de compensation. Si l'animal a Âete loueÂ, le prix du louage suffira. Lorsqu'un homme seÂduit une vierge qui n'est pas fianceÂe et couche avec elle, il paiera sa dot, puis il la prendra pour femme. | Si le peÁre refuse de la lui donner, il paiera en argent la valeur de la dot des vierges. Lois morales et religieuses diverses Tu ne laisseras pas vivre la sorcieÁre. Quiconque couche avec une beÃte sera mis Áa mort. Celui qui offre des sacrifices Áa d'autres dieux qu'au SEIGNEUR (YHWH) seul sera frappe d'anatheÁme. Tu n'exploiteras pas l'immigreÂ, tu ne l'opprimeras pas : vous avez Âete des immigreÂs en Egypte. Vous n'affligerez jamais la veuve ni l'orphelin. Si tu les affliges et qu'ils crient vers moi, j'entendrai leurs cris ; | je me mettrai en coleÁre, et je vous tuerai par l'eÂpeÂe : vos femmes seront veuves, et vos enfants orphelins. Si tu preÃtes de l'argent Áa quelqu'un de mon peuple, au pauvre qui est chez toi, tu ne te comporteras pas Áa son Âegard comme un preÃteur sur gages : tu n'exigeras pas de lui un inteÂreÃt. | Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil ; | car sa seule couverture, c'est le manteau qu'il a sur la peau : dans quoi coucherait-il ? S'il crie vers moi, je l'entendrai, car je suis cleÂment.

Si l'animal... : LXX si c'est un salarieÂ, (l'animal) lui tiendra lieu de salaire. La dot (heÂbreu mohar, cf. Gn 34.12n), selon l'usage actuel du terme dot en Afrique, eÂtait payeÂe au peÁre de la jeune fille par le futur gendre ou par le peÁre de ce dernier. Cf. Dt 22.28s ; voir aussi Os 2.16. Cf. Lv 19.31+ ; 20.6 ; Dt 18.10s. Cf. Lv 18.23 ; 20.15s ; Dt 27.21. Dt 17.2ss ; cf. 1R 16.31-33 ; 2R 21.3-5. Ð Voir sacrifices . Ð frappe d'anatheÁme : autre traduction subira l'anatheÁme ; voir Dt 2.34n. exploiteras Lv 19.33 ; 25.14n,17 ; Dt 23.17. Ð immigre 12.48n ; cf. 23.9 ; Lv 19.33s ; Dt 10.19 ; 24.17s ; 27.19 ; Jr 22.3 ; Ez 22.7 ; voir aussi Ps 146.9. jamais... : autre traduction aucune veuve ni (aucun) orphelin ; cf. v. 24n ; 1.11s. Ð veuve / orphelin Ps 146.9+. Cf. 3.7. quelqu'un de mon peuple : litt. mon peuple ; le terme heÂbreu correspondant peut aussi deÂsigner le compatriote ; LXX ton freÁre. Ð pauvre : autres traductions humble, afflige ; le terme correspondant est apparente au verbe traduit par affliger aux v. 21s ; autres mots de sens analogue en 23.3,6. Ð chez toi : litt. avec toi. Ð inteÂreÃt Lv 25.35-37 ; Dt 23.20s ; Ps 15.5 ; Ne 5.1-13. gage Dt 15.6 ; 24.6,10-13,17 ; Am 2.8. je suis cleÂment : autre traduction je fais graÃce ; cf. 34.6. Ec 10.20 ; Ac 23.5. Ð maudiras et prononceras une maleÂdiction traduisent deux verbes heÂbreux synonymes ; voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. Tu ne retiendras pas : autres traductions tu ne tarderas pas aÁ offrir ; tu n'offriras pas aÁ d'autres (dieux) ; cf. Os 2.7. Ð ta pleine cuveÂe : autres traductions ton exceÂdent ; la premieÁre reÂcolte de ton pressoir ; meÃme terme en Nb 18.27 ; Dt 22.9 (tout le produit). LXX les preÂmices de ton aire et de ton pressoir. Ð Le mot traduit par reÂcolte d'huile n'apparaõÃt qu'ici ; il semble apparente aÁ un terme qui deÂsigne les larmes (?). Il deÂsigne selon toute vrai$

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Le respect des faibles Tu ne colporteras pas de fausse rumeur. Tu n'agiras pas en teÂmoin malveillant pour preÃter main-forte au meÂchant. | Tu ne suivras pas la multitude pour faire du mal ; tu ne deÂposeras pas dans un proceÁs en te mettant du coÃte de la multitude pour faire pencher la justice. | Tu ne favoriseras pas le pauvre dans son proceÁs. S'il t'arrive de voir le búuf de ton ennemi ou son Ãane ÂegareÂ, tu le lui rameÁneras. | Lorsque tu vois l'aÃne de ton ennemi se coucher sous sa charge, tu ne l'abandonneras pas ; tu l'aideras Áa le deÂcharger. Tu ne porteras pas atteinte au droit du pauvre dans son proceÁs. | Tu t'abstiendras de toute parole mensongeÁre. Tu ne tueras pas celui qui est innocent et juste ; car je ne justifierai pas le meÂchant. | Tu n'accepteras pas de pot-de-vin : les pots-de-vin aveuglent les gens clairvoyants et ruinent la cause des justes. Tu n'opprimeras pas l'immigre ; vous connaissez vous-meÃmes la vie de l'immigreÂ, car vous avez Âete des immigreÂs en Egypte.

semblance un liquide, mais son sens preÂcis reste incertain (autres possibiliteÂs vin nouveau ; jus de fruits). Ð premier-ne 13.12+. Ð Voir fils . 29 Cf. Lv 22.27. Ð le premier-ne restera : litt. il sera.  s ; Lv 11.44 ; 19.2. Ð viande... 30 saints : autre traduction consacre deÂchiqueteÂe : cf. v. 12n ; voir Lv 7.24+ ; 22.8 ; Dt 14.21 ; Ez 4.14. $

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Tu ne maudiras pas Dieu, et tu ne prononceras pas de maleÂdiction contre un prince de ton peuple. Tu ne retiendras pas ta pleine cuveÂe et ta reÂcolte d'huile. Tu me donneras le premier-ne de tes fils. Tu feras de meÃme pour ton búuf et ton petit beÂtail : le premier-ne restera sept jours avec sa meÁre ; le huitieÁme jour, tu me le donneras. Vous serez pour moi des hommes saints. Vous ne mangerez pas la viande d'une beÃte trouveÂe deÂchiqueteÂe dans la campagne ; vous la jetterez aux chiens.

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Tu ne colporteras pas : litt. tu ne leÁveras pas ou tu ne porteras pas ; LXX tu ne recevras pas. Cf. Dt 1.16s ; 16.18-20. Ð teÂmoin malveillant (litt. de violence) Dt 19.16 ; Ps 35.11. tu ne deÂposeras pas... : on pourrait traduire, plus litteÂralement, tu ne reÂpondras pas dans un litige en te pliant aÁ la multitude pour faire plier (la justice) ; mais le verbe correspondant aÁ plier peut avoir des sens treÁs divers ; il est traduit par porter atteinte aÁ au v. 6. le pauvre : autres termes au v. 6 et en 22.24 ; cf. 20.16+ ; Lv 19.15. Dt 22.1-4. Ð S'il t'arrive de voir : litt. si tu rencontres. Traduction incertaine ; c'est apparemment le meÃme verbe qui est traduit par abandonner et par deÂcharger ; mais le texte joue peut-eÃtre sur des homonymes. Cf. Dt 22.4. Ð ton ennemi : litt. celui qui te deÂteste ou qui te hait. V. 3n. Ð Tu ne porteras pas atteinte : litt. tu ne plieras pas ou tu n'inclineras pas, cf. v. 2n. Ð au droit : autre traduction aÁ la cause. celui qui est innocent et juste : autre traduction l'innocent et le juste. Ð je ne justifierai pas le meÂchant : autre traduction je ne deÂclarerai pas juste le meÂchant, c.-aÁ-d. je n'acquitterai pas le coupable ; LXX tu n'acquitteras pas le meÂchant pour des preÂsents. Cf. v. 8 ; 22.8n ; Es 1.23 ; 5.23 ; Pr 17.15. pot-de-vin Dt 10.17 ; 16.19 ; 27.25 ; 1S 8.3 ; Es 1.23 ; 5.23 ; 33.15 ; Ez 22.12 ; Mi 3.11 ; Ps 15.5 ; 26.10 ; Pr 6.35 ; 17.23 ; 2Ch 19.7. Ð ruinent la cause... : autre traduction pervertissent les paroles des justes. vous connaissez... la vie (ou la situation) de l'immigre 22.20+ ; sur le terme correspondant aÁ vie, cf. Gn 1.20n. 1

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L'anneÂe sabbatique et le sabbat Pendant six anneÂes tu ensemenceras ta terre et tu en reÂcolteras le produit. | Mais la septieÁme, tu lui donneras du reÂpit et tu la laisseras tranquille ; les pauvres de ton peuple mangeront, et les animaux sauvages mangeront ce qui restera. Tu feras de meÃme pour ta vigne et pour ton olivier. Pendant six jours tu feras ton travail. Mais le septieÁme jour tu feras sabbat, afin que ton búuf et ton Ãane puissent se reposer, que le fils de ta servante et l'immigre puissent reprendre haleine. Les feÃtes Vous observerez tout ce que je vous ai dit, et vous n'eÂvoquerez pas le nom d'autres dieux : qu'on ne l'entende pas de ta bouche. Trois fois par an, tu me ceÂleÂbreras une feÃte. | Tu observeras la feÃte des Pains sans levain ; pendant sept jours, au temps fixeÂ, au mois des Âepis, tu mangeras des pains sans levain, comme je te l'ai ordonneÂ, car c'est en ce mois que tu es sorti d'Egypte ; on ne devra pas paraõÃtre devant moi les mains vides. Observe la feÃte de la Moisson, celle des premiers fruits de ton travail, de ce que tu auras seme dans les champs ; ainsi que la feÃte de la ReÂcolte, Áa la fin de l'anneÂe, quand tu reÂcolteras des champs le fruit de ton travail. | Trois fois par an, toute ta population maÃle devra paraõÃtre devant le Seigneur, le SEIGNEUR (YHWH). Tu n'offriras pas avec quelque chose de leve le sang de mon sacrifice ; la graisse de ma feÃte ne passera pas la nuit jusqu'au lendemain. | Tu apporteras Áa la maison du SEIGNEUR, ton Dieu, les preÂmices des premiers fruits de ta terre. Lv 25.1-7. Dt 15.1 ; cf. Dt 24.19 ; 26.12s. Ð tu lui donneras du reÂpit et tu la laisseras tranquille : les verbes heÂbreux correspondants font assonance. Ð les animaux sauvages : litt. l'animal de la campagne (ou des champs), de meÃme au v. 29 ; cf. Gn 3.14n. 16.29+ ; 31.17n. Ð tu feras sabbat : autre traduction tu cesseras (de travailler) ; cf. Gn 2.2n. vous n'eÂvoquerez pas... : autre traduction vous ne rappellerez pas le nom ... (3.15n ; 12.14n) ; cf. Jos 23.7. V. 17 ; Lv 23.4-44 ; Nb 28.16-29 ; Dt 16.1-17 ; voir aussi calendrier et feÃtes. Pains sans levain 12.15+. Ð temps fixe 13.10n. Ð mois des eÂpis 13.4n. Ð on ne devra pas paraõÃtre devant moi : litt. ma face ne sera pas vue ou on ne sera pas vu devant ma face ; expression treÁs proche au v. 17 et en 34.20,23s ; Dt 16.16 ; 31.11 ; 1S 1.22 ; voir aussi 1R 18.1s,15 ; Es 16.12 ; Ps 84.8. Ð les mains vides Dt 16.16n. la feÃte de la Moisson (eÂgalement appeleÂe feÃte des Semaines) : cf. 34.22 ; Lv 23.15-21 ; Nb 28.26 ; Dt 16.9-11 ; Ac 2.1 ; Tobit 2.1 : « A notre feÃte de la PentecoÃte, c'est-aÁ-dire la sainte feÃte des Semaines... » Ð feÃte de la ReÂcolte (ou feÃte des Huttes) Lv 23.34-43 ; Nb 29.12-38 ; Dt 16.13-15 ; Jn 7.37. Ð aÁ la fin : litt. au sortir ; on pourrait aussi comprendre au deÂbut (de l'anneÂe). Ð le fruit de ton travail : litt. ton ouvrage. V. 14,15n ; 34.23 ; Dt 16.16. Ð le Seigneur (heÂbreu 'AdonaõÈ), le SEIGNEUR (YHWH) : voir noms divins. 34.25. Ð quelque chose de leve 12.15+. Ð le sang de mon sacrifice : cf. 34.25n ; Dt 12.27 ; 2R 16.15. Ð graisse Lv 3.3n. preÂmices : voir aussi Dt 26.1-11. Ð chevreau... 34.26 ; Dt 14.21 ; cf. Lv 22.28 ; il s'agissait probablement d'un rite cananeÂen ou pheÂnicien, dont le sens nous est inconnu. L'interdiction, qui n'est pas motiveÂe dans le texte, ne semble pas lieÂe aÁ la jeunesse de l'animal qui teÁte encore (cf. Lv 22.27 ; 1S 7.9) ; selon certains, elle aurait eu pour but d'eÂviter de tarir le lait de la cheÁvre. C'est de cet interdit que la tradition juive a tire toute une reÂglementation alimentaire seÂparant strictement les produits laitiers de la viande. un messager : autre traduction un ange ; cf. 33.2 ; Gn 24.7 ; Nb

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Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa meÁre. 20 21

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20.16 ; Ml 3.1 ; Mt 11.10// ; Mc 1.2n. ne lui cause pas d'amertume : avec une leÂgeÁre modification de la lecture traditionnelle, on pourrait comprendre ne sois pas rebelle envers lui. Ð il ne pardonnera pas : autres traductions il n'enleÁvera pas vos transgressions ; il ne se chargera pas de vos transgressions ; il ne supportera pas vos transgressions ; cf. 10.17n. Ð mon nom est en lui (LXX sur lui) : cf. Jn 17.11s. ce que je te dis : autre traduction ce que je te dirai. Amorites... 3.8n. Cf. 34.10-16 ; Dt 7. prosterneras 20.5+. Ð renverseras (meÃme verbe en 15.7) ou deÂmoliras ; le verbe est habituellement traduit par raser (une ville, une muraille, un autel) ; cf. Nb 33.52 ; Dt 7.5 ; 1R 12.25 ; 2R 23. Ð leurs ouvrages : c.-aÁ-d. les idoles ; cf. Lv 18.3. Voir beÂneÂdiction . Ð de toi : litt. de ton sein ou du milieu de toi. Je te ferai parvenir aÁ un aÃge avance : litt. je remplirai le nombre de tes jours. ma terreur : autre traduction la terreur que j'inspire. Ð je ferai fuir... : litt. je ferai que tous tes ennemis te preÂsenteront la nuque, c.-aÁ-d. je leur ferai tourner le dos, je les ferai battre en retraite ; cf. Ps 18.41+. les frelons : litt. le frelon. Au mot correspondant, assez rare (voir aussi Dt 7.20 ; Jos 24.12), certains donnent le sens de deÂcouragement ; d'autres comprennent la peste. Cf. v. 29n ; Dt 1.44 ; Ps 118.12 ; voir aussi Sagesse 12.8-10 : « Pourtant, meÃme ceux-laÁ, tu les as eÂpargneÂs parce qu'ils restaient des hommes et tu as envoye comme avant-coureurs de ton armeÂe des gueÃpes qui ne les extermineraient que peu aÁ peu. Certes, tu aurais pu dans une bataille livrer les impies aux mains des justes, ou encore les deÂtruire en un instant par des beÃtes redoutables ou par une parole tranchante. Mais en exercËant progressivement ta justice, tu offrais une occasion de repentir. » Cf. Jg 2.20±3.6. Ð les animaux sauvages v. 11n. occuper : autre traduction recevoir comme patrimoine. Je te donnerai... : litt. je fixerai ton territoire (ou ta frontieÁre). Ð mer des Joncs 13.18n. Ð mer des Philistins : MeÂditerraneÂe. Ð au fleuve : probablement l'Euphrate, cf. Gn 31.21n ; Jos 1.4 ; 1R 5.1. Ð je vous livrerai Gn 9.2n. $

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Promesses et instructions avant le deÂpart Quant Áa moi, j'envoie un messager devant toi, pour te garder sur le chemin et te conduire au lieu que j'ai preÂpareÂ. | Tiens-toi sur tes gardes devant lui, Âecoute-le ; ne lui cause pas d'amertume : il ne pardonnera pas vos transgressions, car mon nom est en lui. | Si tu l'eÂcoutes, si tu fais tout ce que je te dis, je serai l'ennemi de tes ennemis et l'adversaire de tes adversaires. | Mon messager marchera devant toi pour te conduire vers les Amorites, les Hittites, les Perizzites, les CananeÂens, les Hivvites et les JeÂbusites, et je les ferai disparaõÃtre. Tu ne te prosterneras pas devant leurs dieux, tu ne les serviras pas ; tu ne feras pas ce qu'ils font ; tu renverseras leurs ouvrages et tu briseras leurs pierres leveÂes. | Vous servirez le SEIGNEUR (YHWH), votre Dieu ; il beÂnira votre pain et votre eau, et j'eÂloignerai de toi la maladie. | Il n'y aura dans ton pays ni fausse couche, ni femme steÂrile. Je te ferai parvenir Áa un Ãage avanceÂ. J'enverrai ma terreur devant toi, je frapperai de panique tous les peuples parmi lesquels tu iras, et je ferai fuir devant toi tous tes ennemis. | J'enverrai les frelons devant toi, et ils chasseront devant toi les Hivvites, les CananeÂens et les Hittites. | Je ne les chasserai pas devant toi en une seule anneÂe, de peur que le pays ne reste deÂsert et que les animaux sauvages ne se multiplient contre toi. | Je les chasserai devant toi peu Áa peu, jusqu'aÁ ce que tu aies Âete assez feÂcond pour pouvoir occuper le pays. Je te donnerai le territoire qui va de la mer des Joncs Áa la mer des Philistins et du deÂsert au fleuve ; car je vous livrerai les habitants du pays, et tu les

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chasseras devant toi. | Tu ne concluras pas d'alliance pour eux ni pour leurs dieux. | Ils n'habiteront pas dans ton pays, de peur qu'ils ne te fassent peÂcher contre moi ; car tu servirais leurs dieux, et ce serait un pieÁge pour toi.

Dieu conclut l'alliance avec IsraeÈl Il avait dit Áa MoõÈse : Monte vers le SEIGNEUR, toi, 24 Aaron, Nadab, Abihou et soixante-dix des anciens 2 d'Israe Èl ; vous vous prosternerez Áa distance. | MoõÈse seul s'approchera du SEIGNEUR ; les autres ne s'approcheront pas, et le peuple ne montera pas avec 3 lui. | Moõ Èse vint rapporter au peuple toutes les paroles du SEIGNEUR et toutes les reÁgles. Tout le peuple reÂpondit d'une seule voix : Tout ce que le 4 SEIGNEUR a dit, nous le ferons. | Moõ Èse Âecrivit toutes les paroles du SEIGNEUR. Puis il se leva de bon matin ; il baÃtit un autel au pied de la montagne, avec douze pierres leveÂes pour les douze tribus 5 d'Israe Èl. | Il envoya de jeunes IsraeÂlites offrir des holocaustes et des sacrifices de paix au SEIGNEUR, 6 des taureaux. | Moõ Èse prit la moitie du sang, qu'il mit dans des bassines ; de l'autre moitie du sang il 7 aspergea l'autel. | Il prit le livre de l'alliance et le lut au peuple ; ils dirent : Tout ce que le SEIGNEUR a 8 dit, nous le ferons et nous l'e Âcouterons. | MoõÈse prit le sang et en aspergea le peuple, en disant : Voici le sang de l'alliance que le SEIGNEUR a conclue avec vous sur toutes ces paroles.

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MoõÈse monta avec Aaron, Nadab, Abihou et soixante-dix des anciens d'IsraeÈl. | Ils virent le Dieu d'IsraeÈl ; sous ses pieds, c'eÂtait comme un ouvrage de lapis-lazuli Âetincelant, comme le ciel lui-meÃme dans sa pureteÂ. | Il n'eÂtendit pas la main sur l'eÂlite des IsraeÂlites. Ils virent Dieu, puis ils mangeÁrent et burent. MoõÈse rencontre Dieu sur la montagne Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Monte vers moi, dans la montagne, et reste laÁ ; je te donnerai des tablettes de pierre, la loi et le commandement que j'ai Âecrits pour les instruire. | MoõÈse et JosueÂ, son auxiliaire, monteÁrent dans la montagne de Dieu. Il dit aux anciens : Attendez-nous ici, jusqu'aÁ ce que nous revenions aupreÁs de vous. Aaron et Hour sont avec vous ; si quelqu'un a une affaire Áa reÂgler, qu'il s'adresse Áa eux. | MoõÈse monta dans la montagne, et la nueÂe couvrit la montagne. | La gloire du SEIGNEUR demeura sur le mont SinaõÈ, et la nueÂe le couvrit pendant six jours. Le septieÁme jour, il appela MoõÈse de l'inteÂrieur de la nueÂe. L'aspect de la gloire du SEIGNEUR Âetait, sous les yeux des IsraeÂlites, comme un feu deÂvorant au sommet de la montagne. | MoõÈse peÂneÂtra Áa l'inteÂrieur de la nueÂe et monta dans la montagne. MoõÈse fut dans la montagne quarante jours et quarante nuits.

DIEU EÂTABLIT SA DEMEURE EN ISRAEÈL La contribution des IsraeÂlites 25 Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : | Parle aux IsraeÂlites. Qu'ils prennent un preÂleÁvement pour moi. Vous

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1 Cf. 19.10-25. Ð Il avait dit : c.-aÁ-d. Dieu avait dit (ou dit). Ð Aaron : voir preÃtre . Ð Nadab / Abihou 6.23. paroles / reÁgles 20.1 ; 21.1 ; voir loi . Ð Tout ce que le SEIGNEUR a dit : autre traduction toutes les paroles que le SEIGNEUR a dites. MoõÈse eÂcrivit 17.14+ ; cf. 24.12. Ð douze pierres leveÂes : cf. Jos 4.3-9,20-24 ; 1R 18.31. Cf. Ps 50.5. Ð de jeunes IsraeÂlites : autre traduction des serviteurs des IsraeÂlites. Ð Voir sacrifices , paix . bassines : cf. 12.22n ; voir Ct 7.3n. Ð aspergea : cf. v. 8 ; 27.3 ; 29.16,20 (autre verbe au v. 21) ; Lv 1.5n. livre de l'alliance 2R 23.2,21 ; 2Ch 25.4 ; 34.30 ; 35.12. Ð au peuple 11.2n. Ð nous l'eÂcouterons : autres traductions nous obeÂirons ; nous entendrons ; la tradition juive insiste sur la priorite de la mise en pratique sur l'eÂcoute dans la formulation de ce texte ; cf. Jos 24.24. le sang de l'alliance He 9.19-20 ; cf. Mt 26.28// ; He 10.29 ; 13.20. Ð sur : autre traduction d'apreÁs. de lapis-lazuli eÂtincelant : litt. de brique (cf. 1.14 etc.) de lapis-lazuli (heÂbreu sappir, d'ouÁ vient notre mot saphir, cf. Ap 21.19, mais qui deÂsignait plus probablement aÁ l'origine le lapis-lazuli, une autre pierre eÂgalement bleue ; le terme se retrouve en 28.18 ; 39.11 ; Es 54.11 ; Ez 1.26+ ; Jb 28.6,16 ; Ct 5.14 ; Lm 4.7). Le mot heÂbreu correspondant aÁ brique est proche de la racine eÂvoquant la blancheur ou la clarteÂ. Cf. Ez 1.26 ; voir aussi Jb 37.22 ; Ap 4.2s. l'eÂlite : le terme heÂbreu correspondant est treÁs rare et son sens est incertain ; Tg les jeunes gens ; cf. v. 9. Ð Ils virent ou ils contempleÁrent ; autre verbe qu'au v. 10 ; on le retrouve en Ps 63.3 ; Jb 19.26s ; voir aussi Es 17.7s ; 24.23. Ð mangeÁrent et burent : repas rituel d'alliance, cf. 18.12+ ; Es 25.6. Les mots correspondants aÁ loi et instruire sont apparenteÂs. Au

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Voir alliance . 34.12 ; Dt 7.16 ; Jos 23.13 ; Ps 106.36. Ð Voir peÂcher .

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prendrez mon preÂleÁvement de tous les hommes au cúur geÂneÂreux. | Voici le preÂleÁvement que vous prendrez sur ce qui leur appartient : de l'or, de l'argent et du bronze ; | de la pourpre violette et

lieu de pour les instruire (les IsraeÂlites), on pourrait comprendre pour les enseigner (la loi et le commandement ). Ð que j'ai eÂcrits : cf. v. 4 ; voir aussi 31.18 ; 32.15s ; 34.1,28 ; Dt 10.4s ; 1R 8.9. MoõÈse... : litt. MoõÈse se leva, et JosueÂ... et MoõÈse monta. Sur JosueÂ, voir 17.9+ ; 32.17 ; 33.11 ; Nb 11.28 ; 13.8,16n ; 14.6 ; Dt 34.9 ; Jos 1.1. Ð auxiliaire : le terme correspondant est une forme du verbe traduit par officier en 28.35,43 etc. ; cf. Gn 39.4n ; Nb 3.6n. Aaron : cf. chap. 32. nueÂe 13.21n. gloire 16.7+. Ð de l'inteÂrieur : cf. v. 18. aspect : cf. 3.3n. nueÂe : cf. Mt 17.1-8// ; Siracide 45.5 : « Il lui fit entendre sa voix (aÁ MoõÈse) et l'introduisit dans la nueÂe. Il lui donna face aÁ face les commandements. » Ð quarante jours... 34.28 ; Dt 9.9 ; 1R 19.8 ; Mt 4.2//. $

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2 preÂleÁvement ou contribution : cf. 29.27s ; 30.13ss ; 35.5,21,24 ; 36.3,6 ; Lv 7.14+ ; Nb 5.9+ ; Dt 12.6n ; 2S 1.21n ; Es 40.20n ; Ez 20.40+ ; Ml 3.8 ; Pr 29.4n ; Esd 8.25 ; Ne 10.38+ ; 2Ch 31.10ss. Ð au cúur geÂneÂreux : litt. dont le cúur les (y) incitera ou les rendra volontaires ; le verbe est apparente aux mots heÂbreux qui eÂvoquent, d'une part la noblesse, d'autre part la geÂneÂrosite et les offrandes volontaires. Voir 35.4-29 ; Lv 7.16+ ; 2R 12.5-16 ; Esd 1.6 ; 1Ch 29.1-9. 4 La pourpre est une teinture obtenue aÁ partir d'un coquillage ; les PheÂniciens eÂtaient passeÂs maõÃtres dans sa fabrication et son commerce. L'eÂcarlate (ou carmin) provient d'un insecte, la cochenille (le mot correspond ici aÁ deux termes heÂbreux diffeÂrents, dont l'un pourrait eÃtre interpreÂte au sens de ver, cf. 16.20 ; Jon 4.7 ; voir aussi Lv 14.4 ; Es 1.18n ; Ez 27.7n). Les teintures en question pouvaient preÂsenter diverses nuances de couleurs, dont les correspondances exactes sont difficiles aÁ deÂfinir sur la base du seul vocabulaire heÂbreu ; les traductions s'inspirent de versions anciennes. Par ailleurs les mots peuvent deÂsigner la teinture $


EXODE 25

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Le sanctuaire de Timna Le petit sanctuaire seÂmitique deÂcouvert aÁ Timna est de nature aÁ jeter une certaine lumieÁre sur les descriptions du sanctuaire de toile contenues dans les chapitres 25 aÁ 40 de l'Exode. Datant de la peÂriode qui s'eÂtend entre le XIVe et le XIIe sieÁcle av. J.-C., ce sanctuaire devait eÃtre freÂquente par des clans de Madianites ou de CaõÈnites (Ex 2.15 ; 3.1 ; cf. Jg 4.11 ; 1S 15.6), speÂcialiseÂs dans l'extraction et dans la meÂtallurgie du cuivre. Situe aÁ 8 km au nord d'Aqaba, il se trouve en effet dans le voisinage immeÂdiat des importantes exploitations de cuivre qui ont fait depuis longtemps la ceÂleÂbrite du site. Qu'a-t-on trouve ? Essentiellement une enceinte sacreÂe faite d'un muret de pierres seÁches, mais avec, deÂjaÁ, un compartiment speÂcial qui devait eÃtre reÂserve au preÃtre ; on peut y voir une analogie avec le TreÁsSacre des sanctuaires bibliques. Un personnage comme JeÂthro a pu officier dans un cadre de cette sorte. Mais le caracteÁre vraiment providentiel de ces fouilles modernes a eÂte la mise au jour d'une grande quantite de tissu plie le long des murs. Cette toile eÂpaisse, avec des rayures rouges et jaunes, eÂtait normalement deÂployeÂe au-dessus du sanctuaire, soutenue par des perches dont les emplacements sont encore visibles au sol. Un alignement de caviteÂs cylindriques en indique en effet la disposition exacte.

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rouge, de l'eÂcarlate, du fin lin et du poil de cheÁvre ; des peaux de beÂliers teintes en rouge et des peaux de dauphins ; du bois d'acacia ; | de l'huile pour le luminaire, des essences odorifeÂrantes pour l'huile d'onction et pour l'encens aromatique ; | des pierres d'onyx et d'autres pierres pour la garniture de l'eÂphod et du pectoral. | Ils me feront un sanctuaire, et je demeurerai au milieu d'eux. | Vous vous conformerez exactement au modeÁle de la Demeure et au modeÁle de tous ses ustensiles, tels que je vais te les montrer. Le coffre du TeÂmoignage Ils feront un coffre en bois d'acacia ; sa longueur sera de deux coudeÂes et demie, sa largeur d'une coudeÂe et demie et sa hauteur d'une coudeÂe et demie. | Tu le couvriras d'or pur Áa l'inteÂrieur et Áa l'exteÂrieur, et tu lui feras une bordure d'or tout autour. | Tu fondras pour lui quatre anneaux d'or et tu les mettras Áa ses quatre coins, deux anneaux Ãte et deux anneaux de l'autre co ÃteÂ. | Tu d'un co proprement dite, mais aussi des eÂtoffes ou du fil teints. teintes en rouge : autre traduction tanneÂes. Ð dauphins : identification et traduction incertaines (autres propositions vache marine ; narval ) ; les versions anciennes ont rendu le mot heÂbreu correspondant de diverses manieÁres (LXX de peau violette, du terme qui correspond habituellement aÁ la pourpre violette, cf. v. 4n). Il se pourrait d'ailleurs que le mot ne deÂsigne pas un animal, mais un type de cuir de qualite en provenance d'Egypte ; cf. 26.14 ; 35.7 ; 36.19 ; 39.34 ; le mot correspondant aÁ peaux est sous-entendu en Nb 4.25n ; Ez 16.10. Ce v. est absent de LXX. Ð luminaire : cf. v. 31-40 (autre mot heÂbreu pour porte-lampes) ; 27.20 (cf. Gn 1.14n) ; 35.14n. eÂphod 28.6-14 ; 29.5n ; 39.2-7 ; Lv 8.7 ; dans d'autres textes le mot deÂsigne le seul veÃtement de lin porte par les preÃtres, sans doute une sorte de pagne que l'on « ceignait » et qui couvrait peu le corps (1S 2.18 ; 22.18 ; 2S 6.14,20) ; parfois l'eÂphod est un objet cultuel (Jg 8.27n ; 17.5 ; cf. 18.14,17,20) associe aux sorts sacreÂs utiliseÂs pour interroger Dieu (1S 2.28 ; 14.3,18n ; 21.10 ; 23.6,9ss ; 30.7s ; cf. Ex 28.30n) ; peut-eÃtre formait-il une espeÁce de poche contenant les sorts, comme ici le pectoral (28.15-30) ; selon d'autres il s'agissait d'une sorte de bannieÁre, dont le mouvement indiquait la reÂponse divine. Ils me feront : LXX tu me feras, de meÃme aux v. 9s. la Demeure : heÂbreu mishkaÃn, terme deÂrive du verbe (shkn) traduit par demeurer au v. 8 ; dans le contexte du SinaõÈ et du deÂsert, il eÂtait d'usage de le rendre par tabernacle, du latin tabernaculum qui signifie tente et qui traduit plus exactement le grec skeÁneÁ, phoneÂtiquement proche (tente correspond aÁ un autre mot heÂbreu). Il s'agit ici d'un ensemble de toiles superposeÂes et soutenues par une charpente de bois transportable 26.1ss ; Lv 15.31+ ; Nb 1.50+ ; voir aussi Ez 37.27 ; Ps 26.8 ; 46.5 ; 74.7 ; 78.60 ; 132.5,7 ; Esd 7.15 ; 2Ch 29.6 ; Jn 1.14n ; Ap 21.3n. Ð modeÁle ou plan : meÃme terme au v. 40 ; Dt 4.16ss ; Jos 22.28 ; 2R 16.10 ; Es

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feras des barres en bois d'acacia et tu les couvriras d'or. | Tu introduiras les barres dans les anneaux sur les coÃteÂs du Coffre, pour porter le Coffre ; | les barres resteront dans les anneaux du Coffre, on ne les en retirera pas. | Tu mettras dans le Coffre le teÂmoignage que je te donnerai. | Tu feras un expiatoire d'or pur ; sa longueur sera de deux coudeÂes et demie et sa largeur d'une coudeÂe et demie. Tu feras deux keroubim d'or, aux deux extreÂmiteÂs de l'expiatoire ; tu les feras d'or marteleÂ. | Fais un keroub Áa une extreÂmite et un keroub Áa l'autre extreÂmite ; vous ferez les keroubim d'une seule pieÁce avec l'expiatoire, Áa ses deux extreÂmiteÂs. Les keroubim Âetendront les ailes vers le haut, couvrant de leurs ailes l'expiatoire et se faisant face l'un Áa l'autre ; les keroubim auront la face tourneÂe vers l'expiatoire. | Tu mettras l'expiatoire par-dessus le Coffre et tu mettras dans le Coffre le teÂmoignage que je te donnerai. | C'est laÁ que je te rencontrerai ; je parlerai avec toi d'au-dessus de l'expiatoire, d'entre les deux keroubim placeÂs sur 44.13 ; 1Ch 28.11s,18s ; il est aussi traduit par forme, image, figure en Ez 8.3n,10 ; 10.8 ; Ps 106.20 ; 144.12. Ð je vais te les montrer : cf. v. 40+ ; Ez 40.4 ; 1Ch 28.19. coffre (37.1-9 ; cf. Gn 50.26n) ou, traditionnellement, arche. Les versions grecque et latine l'ont rendu par le meÃme mot que l'arche de Noe (Gn 6.14n), alors que l'heÂbreu emploie deux termes diffeÂrents. Sur le coffre du TeÂmoignage ou de l'alliance, voir Nb 10.33-36 ; Jos 3.3-6 ; 1S 4±6 ; 2S 6 ; Jr 3.16s ; Ps 132.8 ; 1Ch 28.2 ; voir aussi Gn 50.26n. Ð deux coudeÂes et demie font environ 1,10 m, une coudeÂe et demie environ 70 cm ; voir mesures . or pur v. 17,24,29,31,36,38 ; 28.14,22,36 ; 30.3 ; 31.8 ; 37.2,6,11, 16s ; 39.15,25,30. teÂmoignage 16.34n ; cf. Dt 10.1s. Le mot heÂbreu correspondant aÁ expiatoire (autre traduction propitiatoire) vient d'une racine qui signifiait peut-eÃtre aÁ l'origine couvrir ou effacer (un objet ou une tache) ; cette racine a cependant surtout fourni le vocabulaire de l'expiation ou annulation des peÂcheÂs (cf. Gn 6.14n). Le terme particulier qui apparaõÃt ici deÂsigne le couvercle du coffre sacreÂ, sur lequel eÂtaient accomplis des rites expiatoires (26.34 ; 37.6 ; Lv 16.11-16 ; Nb 7.89 ; Rm 3.25n). keroubim : eÃtres fabuleux, repreÂsenteÂs sans doute avec des traits aÁ la fois humains et animaux ; le mot heÂbreu est traditionnellement transcrit cheÂrubin(s) ; cf. Gn 3.24n ; 37.7-9 ; 1R 6.23-28 ; 2Ch 3.10-13. Ð martele : autres traductions massif, repousse : v. 31,36 ; 37.7,17,22 ; Nb 8.4n. vous ferez... : litt. de l'expiatoire vous ferez les keroubim sur ses deux extreÂmiteÂs, ce qui a parfois eÂte compris : vous repreÂsenterez les keroubim sortant de l'expiatoire, aux deux extreÂmiteÂs (cf. 27.2n). mettras et donnerai traduisent le meÃme verbe heÂbreu. je te rencontrerai : cf. 29.42s ; 30.6,36 ; Nb 17.19 ; sur le coffre avec les keroubim comme troÃne de Dieu, voir Lv 16.2 ; 1S 4.4 ; 2R 19.15 ; $

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EXODE 25±26

le coffre du TeÂmoignage, afin de te donner tous mes ordres pour les IsraeÂlites. 23 24 25 26

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La table du pain offert Tu feras une table en bois d'acacia ; sa longueur sera de deux coudeÂes, sa largeur d'une coudeÂe et sa hauteur d'une coudeÂe et demie. | Tu la couvriras d'or pur et tu lui feras une bordure d'or tout autour. Tu lui feras, tout autour, un cadre d'un palme ; tu feras une bordure d'or au cadre, tout autour. | Tu lui feras quatre anneaux d'or ; tu mettras les anneaux aux quatre coins correspondant aux quatre pieds. Les anneaux seront preÁs du cadre ; ils recevront les barres pour porter la table. | Tu feras les barres en bois d'acacia et tu les couvriras d'or ; elles serviront Áa porter la table. | Tu feras ses plats, ses coupes, ses aiguieÁres et ses bols pour les libations ; tu les feras d'or pur. | Tu mettras sur la table le pain offert, constamment, devant moi. Le porte-lampes aÁ sept branches Tu feras un porte-lampes d'or pur : ce portelampes sera fait d'or marteleÂ. Son pied et sa tige, ses calices, ses boutons et ses fleurs seront d'une seule pieÁce. | Six branches sortiront de ses coÃteÂs, Ãte du porte-lampes et trois trois branches d'un co branches de l'autre coÃte du porte-lampes. | Il y aura sur une branche trois calices en forme d'amande, avec des boutons et des fleurs, et sur l'autre branche trois calices en forme d'amande, avec des boutons et des fleurs Ð ainsi pour les six branches qui sortent du porte-lampes. | Sur le porte-lampes, il y aura quatre calices en forme d'amande, avec leurs boutons et leurs fleurs. | Il y aura un bouton sous ses deux premieÁres branches, un bouton sous les deux branches suivantes et un bouton sous les deux dernieÁres branches Ð il en sera ainsi pour les six branches qui sortent du porte-lampes. | Leurs boutons et leurs branches seront d'une seule pieÁce ; le tout sera d'or marteleÂ, d'or pur. | Tu feras ses sept lampes ; on arrangera ses lampes de manieÁre Áa ce qu'elles Âeclairent en face. | Ses mouchettes et ses cendriers seront d'or pur. | On emploiera un talent d'or pur pour faire le porte-lampes avec tous ses ustensiles.

Ps 80.2 ; 99.1. table 37.10-15 ; Nb 4.7 ; 1R 7.48 ; 2Ch 4.8. Ð deux coudeÂes : environ 90 cm ; une coudeÂe et demie : environ 70 cm ; voir mesures , poids et monnaies. or pur v. 11+. un palme, c.-aÁ-d. la largeur d'une main environ. 37.16 ; 1R 7.50. offert : litt. de (la) face, traduction traditionnelle pains de proposition. Il s'agissait de pains disposeÂs devant Dieu sur la table, comme une offrande (cf. Lv 24.5-9 ; 1S 21.5ss ; Ne 10.34) ; l'expression se retrouve en 35.13 ; 39.36 ; 1S 21.7 ; 1R 7.48 ; 2Ch 4.19. 37.17-24. Ð porte-lampes v. 6n ; 27.20 ; 37.17-24 ; Nb 4.9s ; 1R 7.49 ; 2Ch 4.7. Ð or pur v. 11+. Ð boutons : le meÃme mot heÂbreu est rendu par chapiteau en Am 9.1. Il deÂsigne sans doute ici un renflement deÂcoratif comparable au chapiteau d'une colonne ou aÁ une fleur en bouton. Ð fleurs : autre traduction corolles ; le meÃme terme est traduit par bourgeons en Nb 17.23. on arrangera : litt. on fera monter ; l'expression peut signifier, selon le contexte, on placera, on allumera ou on entretiendra ; cf. 27.20n ; 30.8 ; Nb 8.2s. cendriers, sans doute destineÂs aÁ recueillir les vieilles meÁches $

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Regarde, puis fais d'apreÁs le modeÁle qui t'est montre dans la montagne.

La demeure sacreÂe Tu feras la Demeure de dix toiles de fin lin retors, 26 de pourpre violette et rouge et d'eÂcarlate, avec des 2 keroubim ; ce sera un ouvrage d'artisan. | La longueur de chaque toile sera de vingt-huit coudeÂes, la largeur de chaque toile sera de quatre coudeÂes ; la 3 mesure sera la me Ãme pour toutes les toiles. | Cinq toiles seront attacheÂes l'une Áa l'autre ; les cinq au4 tres toiles seront aussi attache Âes l'une Áa l'autre. | Tu feras des lacets de pourpre violette au bord de la premieÁre toile, Áa l'extreÂmite de l'assemblage ; tu feras de meÃme au bord de la toile Áa l'extreÂmite du 5 second assemblage. | Tu feras cinquante lacets Á a la premieÁre toile, et tu feras cinquante lacets au bord de la toile Áa l'extreÂmite du second assemblage ; ces 6 lacets correspondront les uns aux autres. | Tu feras cinquante agrafes d'or et tu attacheras les toiles l'une Áa l'autre avec ces agrafes. Ainsi la Demeure formera un tout. 7 Tu feras des toiles de poil de cheÁvre qui constitueront une tente au-dessus de la Demeure ; tu 8 feras onze toiles. | La longueur de chaque toile sera de trente coudeÂes, la largeur de chaque toile sera de quatre coudeÂes ; la mesure sera la meÃme 9 pour les onze toiles. | Tu attacheras se ÂpareÂment cinq toiles, et les six autres toiles seÂpareÂment ; tu doubleras la sixieÁme toile vers le devant de la 10 tente. | Tu feras cinquante lacets au bord de la premieÁre toile, Áa l'extreÂmite du premier assemblage, et cinquante lacets au bord de la toile du 11 second assemblage. | Tu feras cinquante agrafes de bronze, et tu introduiras ces agrafes dans les lacets. Tu assembleras ainsi la tente, qui formera un 12 tout. | Les toiles de la tente auront un surplus d'une demi-toile qui retombera Áa l'arrieÁre de la 13 Demeure. | La coude Âe que les toiles de la tente auront en surplus de part et d'autre, dans le sens ÃteÂs de la de la longueur, retombera sur les deux co Demeure, pour la couvrir. 14 Tu feras pour la tente une couverture en peau de beÂlier teinte en rouge, et une couverture en peau de dauphin par-dessus.

que l'on coupait avec les mouchettes pour eÂteindre le portelampes (37.23 ; Nb 4.9) ; le meÃme mot est traduit par cassolettes dans un autre contexte : Ex 27.3 ; 38.3 ; Lv 10.1 ; 16.12 ; Nb 4.14 ; 16±17 ; cf. 1R 7.50// ; 2R 25.15//. 39 un talent : environ 34 kg.  traduisent deux for40 V. 9+ ; Ac 7.44 ; He 8.5. Ð Regarde et montre mes du meÃme verbe heÂbreu. Ð le modeÁle : litt. leur modeÁle.

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Demeure 25.9n ; 36.8-38 ; Nb 4.25,31s ; cf. He 9.1-5. Ð keroubim 25.18n ; Gn 3.24n. Ð ce sera... : litt. tu les feras d'ouvrage d'artisan (v. 31). vingt-huit coudeÂes : environ 13 m ; quatre coudeÂes : preÁs de 2 m ; voir mesures . formera un tout : litt. sera une, de meÃme au v. 11 ; 36.13,18. tu doubleras : autre traduction tu replieras. Litt. le surplus qui deÂpassera dans les toiles de la tente, la moitie de la toile qui deÂpassera sera en surplus aÁ l'arrieÁre de la Demeure, ce qui pourrait aussi signifier qu'une moitie seulement du surplus retombe aÁ l'arrieÁre et, deÁs lors, que l'autre moitie retombe aÁ l'avant (cf. v. 9n). Litt. la coudeÂe d'une part et la coudeÂe d'autre part... dauphin 25.5n. 1

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Tu feras des planches pour la Demeure ; elles seront en bois d'acacia, placeÂes debout. | La longueur d'une planche sera de dix coudeÂes et la largeur de chaque planche d'une coudeÂe et demie. | Il y aura Áa chaque planche deux tenons paralleÁles l'un Áa l'autre ; tu feras de meÃme pour toutes les planches de la Demeure. | Tu feras les planches pour la Demeure, vingt planches en direction du midi, au sud. | Tu feras quarante socles d'argent pour les placer sous les vingt planches, deux socles sous chaque planche, pour ses deux tenons. Ãte de la Demeure, en direction Pour le deuxieÁme co du nord, vingt planches, | et leurs quarante socles d'argent, deux socles sous chaque planche. | Tu feras six planches pour le fond de la Demeure, vers l'ouest. | Tu feras deux planches pour les angles de la Demeure, dans le fond ; | elles seront jumeleÂes depuis le bas, et bien lieÂes ensemble Áa leur sommet par un anneau ; il en sera de meÃme pour les deux qui sont placeÂes aux deux coins. | Il y aura ainsi huit planches, avec leurs socles d'argent, soit seize socles, deux socles sous chaque planche. | Tu feras cinq traverses en bois d'acacia pour les planches d'un coÃte de la Demeure, | cinq traverses pour les planches de l'autre coÃte de la Demeure, et cinq Ãte de la Demeure traverses pour les planches du co qui forme le fond, vers l'ouest. | La traverse cen-

planches ou cadres destineÂs aÁ supporter les toiles ; LXX colonnes, montants. du midi : autre traduction du NeÂguev, cf. Gn 12.9n. vers l'ouest : litt. vers la mer, de meÃme en 27.12 ; cf. 10.19n. par un anneau : autres traductions par un meÃme anneau ; au premier anneau.  signer des verrous. 26 traverses : le mot pourrait aussi de à me mot est sou30 selon la disposition : litt. selon son ordre ; le me 15 18 22 24

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trale, au milieu des planches, ira d'une extreÂmite Áa l'autre. | Tu couvriras d'or les planches, tu feras d'or les anneaux qui recevront les traverses, et tu couvriras d'or les traverses. Tu dresseras la Demeure selon la disposition qui t'a Âete montreÂe dans la montagne. Tu feras un voile de pourpre violette et rouge, d'eÂcarlate et de fin lin retors, avec des keroubim ; ce sera un ouvrage d'artisan. | Tu le mettras sur quatre colonnes d'acacia couvertes d'or, avec leurs crochets d'or, poseÂes sur quatre socles d'argent. Tu mettras le voile au-dessous des agrafes ; c'est laÁ, Áa l'inteÂrieur, au-delaÁ du voile, que tu feras entrer le coffre du TeÂmoignage ; le voile constituera pour vous la seÂparation entre le Sacre et le TreÁs-SacreÂ. Tu mettras l'expiatoire sur le coffre du TeÂmoignage, dans le TreÁs-SacreÂ. | Tu placeras la table Áa l'exteÂrieur du voile et le porte-lampes en face de la Ãte sud de la Demeure ; tu mettras la table, sur le co Ãte nord. table sur le co Tu feras pour l'entreÂe de la tente un rideau de pourpre violette et rouge, d'eÂcarlate et de fin lin retors ; ce sera un ouvrage de brodeur. | Tu feras pour le rideau cinq colonnes d'acacia ; tu les couvriras d'or, tu leur mettras des crochets d'or ; tu fondras pour elles cinq socles de bronze.

vent traduit par droit ou reÁgle ; il peut aussi avoir le sens de coutume, cf. 15.25n. voile 36.35-38 ; Lv 16.12,15 ; 2Ch 3.14 ; Mt 27.51// ; He 6.19 ; 9.3 ; 10.20.  ou Saint : le terme peut aussi eÃtre traduit 33 He 9.2ss. Ð le Sacre par sanctuaire (cf. 28.29). Ð le TreÁs-Sacre 29.37n. 34 expiatoire 25.17n. 35 la table du pain offert, 25.23-30. 31

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EXODE 27±28

L'autel des sacrifices 27 Tu feras l'autel en bois d'acacia ; sa longueur sera de cinq coudeÂes, et sa largeur de cinq coudeÂes. L'autel sera carreÂ, et sa hauteur sera de trois 2 coude Âes. | Tu feras ses cornes aux quatre angles ; ses cornes seront d'une seule pieÁce avec lui ; tu le 3 couvriras de bronze. | Tu feras ses re Âcipients pour recueillir les cendres grasses, ses pelles, ses calices, ses fourchettes et ses cassolettes ; tu feras tous 4 ses ustensiles de bronze. | Tu lui feras une grille de bronze, une sorte de treillis, et tu mettras 5 quatre anneaux de bronze aux quatre coins. | Tu le mettras au-dessous du rebord de l'autel, Áa partir du bas ; le treillis arrivera Áa la moitie de la hauteur 6 de l'autel. | Tu feras des barres pour l'autel, des barres en bois d'acacia, et tu les couvriras de 7 bronze. | On introduira les barres dans les anÃteÂs de neaux ; et les barres seront des deux co 8 l'autel quand on le portera. | Tu le feras creux, avec des panneaux ; on le fera tel qu'il t'a Âete montre dans la montagne. 9

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L'enceinte de la cour Tu feras la cour de la Demeure. Dans la direction du midi, au sud, il y aura, pour former la cour, des tentures de fin lin retors, sur une longueur de cent coudeÂes dans cette premieÁre direction, | avec leurs vingt colonnes et leurs vingt socles de bronze ; les crochets des colonnes et leurs tringles seront d'argent. | Dans la direction du nord, il y aura Âegalement des tentures sur une longueur de cent coudeÂes, avec leurs vingt colonnes et leurs vingt socles de bronze ; les crochets des colonnes et leurs tringles seront d'argent. Pour la largeur de la cour, dans la direction de l'ouest, il y aura cinquante coudeÂes de tentures, avec leurs dix colonnes et leurs dix socles. | Pour la largeur de la cour, dans la direction de l'est, au levant, il y aura cinquante coudeÂes ; | quinze coudeÂes de tentures pour un coÃteÂ, avec leurs trois colonnes et leurs trois socles, | et quinze coudeÂes ÃteÂ, avec leurs trois code tentures pour l'autre co

1 autel 38.1-7 (cf. 20.24) ; Nb 4.13s ; 1R 9.25 ; 2R 16.14s ; Ez 43.1317 ; 2Ch 4.1. Ð cinq coudeÂes : environ 2,20 m ; voir mesures . ses cornes : dans l'AntiquiteÂ, les autels eÂtaient souvent pourvus de quatre angles releveÂs ou cornes, symboles de puissance ou rappel des victimes immoleÂes (cf. 29.12 ; Lv 4.7+ ; Ez 43.15). Il semble qu'on y attachait parfois les victimes (Ps 118.27+). Voir aussi 1R 1.50n ; Am 3.14n. Ð ses cornes... : litt. de lui seront ses cornes ; autre traduction des cornes sortiront de lui (cf. 25.19n). Ð tu le couvriras de bronze : cf. Nb 17.3. reÂcipients : le meÃme terme est traduit par marmites en 16.3 ; voir aussi 38.3 ; 1R 7.45 ; 2R 25.14 ; Jr 52.18s ; 2Ch 4.11n,16. Ð cendres grasses Lv 4.12. Ð pelles / calices (terme deÂrive de celui qui deÂsigne l'aspersion en Lv 1.5n) 1R 7.40. Ð cassolettes : cf. 25.38n. rebord : traduction incertaine ; il peut s'agir d'une marche destineÂe aÁ faciliter le travail des preÃtres (voir cependant 20.26). On introduira : Smr, LXX, Syr, Vg tu introduiras. cour 38.9-20 ; Nb 4.26 ; 1R 6.36 ; 8.64 ; Ez 40.17-47 ; 2Ch 4.9 ; 7.7. Ð cent coudeÂes : environ 45 m ; voir mesures . tringles : autres traductions cercles, colliers ; meÃmes possibiliteÂs dans la suite. 26.22n. Ð cinquante coudeÂes : environ 22 m. quinze coudeÂes : environ 6,70 m. Ð coÃte : litt. eÂpaule (de meÃme au v. 15 ; 38.14s ; 1R 6.8 ; 7.39// ; 2R 11.11// ; Ez 25.9 ; 40.18n) ; il s'agit ici des deux coÃteÂs de la largeur de la cour (qui mesure en tout 50 coudeÂes, v. 12) situeÂs de part et d'autre de l'entreÂe (laquelle mesure 20 coudeÂes, v. 16). $

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lonnes et leurs trois socles. | Pour la porte de la cour il y aura un rideau de vingt coudeÂes, de pourpre violette et rouge, d'eÂcarlate et de fin lin retors ; ce sera un ouvrage de brodeur, avec quatre colonnes et leurs quatre socles. | Toutes les colonnes qui formeront l'enceinte de la cour auront leurs tringles d'argent, leurs crochets d'argent et leurs socles de bronze. | La longueur de la cour sera de cent coudeÂes, sa largeur de cinquante de chaque coÃteÂ, et sa hauteur de cinq coudeÂes Ð de fin lin retors, et les socles de bronze. Tous les ustensiles destineÂs au service de la Demeure, tous ses piquets et tous les piquets de la cour seront de bronze. L'huile pour le luminaire Toi, tu ordonneras aux IsraeÂlites de te procurer, pour le luminaire, de l'huile d'olive fine et vierge, afin d'entretenir constamment les lampes. | C'est dans la tente de la Rencontre, Áa l'exteÂrieur du voile qui est devant le TeÂmoignage, qu'Aaron et ses fils disposeront les lampes pour qu'elles soient du soir au matin devant le SEIGNEUR. C'est une prescription perpeÂtuelle, pour toutes les geÂneÂrations des IsraeÂlites. Le grand preÃtre et les preÃtres Quant Áa toi, fais approcher de toi, d'entre les IsraeÂlites, Aaron, ton freÁre, et ses fils avec lui, afin qu'il exerce pour moi le sacerdoce : Aaron et les fils d'Aaron, Nadab, Abihou, EleÂazar et Itamar. Les veÃtements du grand preÃtre Tu feras pour Aaron, ton freÁre, des veÃtements sacreÂs, afin de marquer son rang et sa digniteÂ. | Tu parleras Áa tous ceux qui sont habiles, Áa ceux que j'ai remplis d'un souffle de sagesse ; ils feront les veÃtements d'Aaron, afin qu'il soit consacre et qu'il exerce pour moi le sacerdoce. | Voici les veÃtements qu'ils feront : un pectoral, un Âephod, une robe, une tunique brodeÂe, un turban et une Âecharpe. Ils feront des veÃtements sacreÂs pour Aaron, ton freÁre, et pour ses fils, afin qu'ils exercent pour moi le sacerdoce.

vingt coudeÂes : environ 9 m. de fin lin... : probablement les tentures deÂlimitant la cour, cf. 38.16. 20 Cf. Lv 24.2-4. Ð luminaire 25.6n. Ð huile d'olive fine et vierge : autre traduction huile pure d'olives concasseÂes ; cf. 28.5 ; Lv 24.3 ; Nb 28.5ss ; 1R 5.25. Pour obtenir de l'huile vierge, les olives eÂtaient concasseÂes mais pas presseÂes. Ð entretenir... les lampes : litt. faire monter une lampe, cf. 25.37n. 21 tente de la Rencontre (meÃme mot en 13.10n) ; 25.22 ; 33.7-11 (voir aussi Es 14.13n). Ð Aaron et ses fils : voir preÃtre . Ð disposeront les lampes... : litt. la disposeront (la lampe, v. 20n, ou peuteÃtre l'huile) du soir au matin devant YHWH ; cf. Nb 4.16 ; 1S 3.3 ; Za 4.2 ; 1Ch 9.29. Ð prescription perpeÂtuelle 12.14+ ; voir loi . Ð pour toutes les geÂneÂrations 12.14+. 16 18

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Cf. He 5.4. Ð fais approcher de toi : autre traduction preÂsente devant toi ; cf. 12.48n ; 29.3s,8,10,19 ; Lv 1.2n. Ð fils d'Aaron : voir preÃtre . à tements 39.1-31 ; Lv 8.7-9,13 ; cf. Gn 35.2 ; Ex 19.10 ; Za 3.3-5. Ð 2 ve sacreÂs : voir saint . Ð afin de marquer son rang et sa dignite (autre traduction et comme parure) : litt. pour (la) gloire et (la) splendeur, de meÃme au v. 40. à me en 35.10n ; la meÃme ex3 habiles : litt. sages de cúur ; de me pression est traduite par sage en Jb 9.4 ; 37.24 ; Pr 10.8 ; 11.29s ; 16.21. Ð d'un souffle ou d'un esprit , cf. 31.3 ; 35.31 ; Gn 1.2n ; 41.38. 1

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L'eÂphod Ils prendront l'or, la pourpre violette et rouge, l'eÂcarlate et le fin lin. | Ils feront l'eÂphod d'or, de pourpre violette et rouge, d'eÂcarlate et de fin lin retors ; ce sera un ouvrage d'artisan. | Il y aura deux Âepaulettes attacheÂes Áa ses deux extreÂmiteÂs pour le fixer. | La ceinture qui l'entoure sera faite de la meÃme facËon, d'une seule pieÁce avec lui : d'or, de pourpre violette et rouge, d'eÂcarlate et de fin lin retors. | Tu prendras les deux pierres d'onyx et tu y graveras les noms des fils d'IsraeÈl : | six de leurs noms sur la premieÁre pierre, et les noms des six autres sur la seconde pierre, d'apreÁs l'ordre de leur naissance. | Tu graveras sur les deux pierres les noms des fils d'IsraeÈl ; ce sera un ouvrage de lapidaire, comme une gravure de sceau ; tu les enchaÃsseras dans des montures d'or. | Tu mettras les deux pierres sur les Âepaulettes de l'eÂphod, comme des pierres d'eÂvocation pour les fils d'IsraeÈl ; Aaron portera leurs noms devant le SEIGNEUR sur ses deux Âepaules, en Âevocation. | Tu feras des montures d'or | et deux chaõÃnettes d'or pur, en forme de cordes tresseÂes ; tu fixeras aux montures les chaõÃnettes tresseÂes. Le pectoral Tu feras le pectoral du jugement ; ce sera un ouvrage d'artisan. Tu le feras de la meÃme facËon que l'eÂphod : d'or, de pourpre violette et rouge, d'eÂcarlate et de fin lin retors. | Il sera carre et double ; sa longueur sera d'un empan, et sa largeur d'un empan. | Tu y sertiras une garniture de pierres, quatre rangeÂes de pierres : premieÁre rangeÂe, une sardoine, une topaze, une Âemeraude ; | deuxieÁme rangeÂe, une escarboucle, un lapis-lazuli, un diamant ; | troisieÁme rangeÂe, une opale, une agate, une ameÂthyste ; | quatrieÁme rangeÂe, une chrysolithe, un onyx, un jaspe. Ces pierres seront enchaÃs25.4n. Ð fin lin : cf. Ez 44.17s. eÂphod 25.7+. eÂpaulettes : autre traduction bretelles. qui l'entoure : autre traduction qui le recouvre ; le terme correspondant est apparente aÁ celui qui est transcrit eÂphod ; en Es 30.22 il deÂsigne un placage d'or sur une statue. V. 21n. Ð les noms des fils d'IsraeÈl : autre traduction les noms des IsraeÂlites, selon la traduction habituelle de l'expression. Mais ici il s'agit des noms des douze tribus d'IsraeÈl (v. 21), correspondant aÁ ceux des fils de Jacob (= IsraeÈl, cf. Gn 32.29n). d'apreÁs l'ordre de leur naissance (le mot heÂbreu correspondant est aussi traduit par geÂneÂalogie, 6.16+) Gn 35.23-26. sceau Gn 38.18n. Ð montures : le terme correspondant, qui n'apparaõÃt que dans ce contexte, semble deÂsigner le creux destine aÁ recevoir une pierre enchaÃsseÂe. eÂvocation : autre traduction souvenir v. 29 ; 3.15n ; 12.14n ; 30.16 ; 34.19n. Ð Aaron : voir preÃtre . or pur 25.11+. pectoral 25.7. Ð jugement : le mot correspondant, souvent traduit par droit ou reÁgle (15.25n), deÂsigne probablement ici la reÂponse de Dieu aux interrogations des fideÁles (voir v. 30). un empan : environ 22 cm. L'identification des diverses pierres preÂcieuses ou semi-preÂcieuses deÂsigneÂes par les termes heÂbreux qui apparaissent ici est incertaine. Cf. Ez 28.13s ; Ap 21.19s. Cf. Sagesse 18.24 : « Sur la longue robe de l'eÂphod eÂtait figure l'univers entier, les noms glorieux des peÁres eÂtaient graveÂs sur les quatre rangeÂes de pierres et ta majeste sur le diadeÁme de sa teÃte. » Cf. Ap 21.14. or pur 25.11+. Les v. 23-28 sont absents de LXX . Voir v. 29n. Aaron : voir preÃtre . Ð Voir cúur . Ð eÂvocation v. 12n. Ð LXX

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Les autres veÃtements sacreÂs Tu feras la robe de l'eÂphod tout entieÁre de pourpre violette ; | il y aura au milieu une ouverture pour la teÃte ; tout autour de cette ouverture il y aura un ourlet, ouvrage de tisserand, comme l'ouverture d'un veÃtement de cuir tresseÂ, afin que la robe ne se deÂchire pas. | Tu feras sur tout le tour, au bas de la robe, des grenades de pourpre violette et rouge et ajoute : Tu mettras les chaõÃnettes sur le pectoral du jugement ; tu mettras les cordes aux deux extreÂmiteÂs du pectoral, et tu mettras les deux montures sur les deux eÂpaulettes de l'eÂphod, sur le devant. pectoral du jugement v. 15n. Ð l'ourim et le toummim : autre traduction les ourim et les toummim (les mots sont au pluriel, mais en heÂbreu le pluriel peut avoir d'autres sens que la pluralite des objets) ; les mots ourim et toummim commencent respectivement par la premieÁre et la dernieÁre lettre de l'alphabet heÂbreu, 'aleph et taw ; dans leur vocalisation traditionnelle ils signifient peut-eÃtre lumieÁre(s), ou eÂvidence (ainsi traduit LXX), et perfection(s), ou sainteteÂ, veÂrite (ainsi LXX). Il s'agit en tout cas de sorts sacreÂs (cf. Ez 21.26 ; Pr 16.33) utiliseÂs pour consulter le SEIGNEUR ; le Siracide (45.10) les appelle « l'oracle de veÂrite ». Ils consistaient sans doute en un ou plusieurs petits objets (cailloux ? baÃtonnets ? fleÁches ?) pouvant tenir dans la poche formeÂe par le pectoral (voir cependant 1S 14.3,18n). Tout porte aÁ croire qu'ils permettaient une reÂponse positive ou neÂgative (cf. Jos 7.13s ; Jg 18.5s ; 20.26ss ; 1S 10.20s ; 14.41s ; 23.1s ; 30.8 ; 2S 5.19), mais aussi un refus de reÂponse (peut-eÃtre par une sortie simultaneÂe du oui et du non ; cf. 1S 14.36s ; 28.6) ; cf. Lv 8.8 ; Nb 27.21 ; Dt 33.8 ; 1S 14.41n ; Esd 2.63 ; Ne 7.65 ; voir aussi Ex 25.7n. Pour Flavius JoseÁphe , l'oracle reposait sur l'interpreÂtation, par le preÃtre, des jeux de lumieÁre sur les pierres preÂcieuses qui ornaient le pectoral. robe de l'eÂphod 39.22-26. ourlet : le mot signifie habituellement leÁvre. Ð Le mot traduit par veÃtement de cuir tresse n'apparaõÃt qu'ici et en 39.23 ; son sens n'est pas absolument certain (cuirasse ? cotte de mailles ?) ; LXX un assemblage tisse avec lui. Ð afin que... : litt. il ne se deÂchirera pas ; cf. Lv 21.10 ; Jn 19.23s. de la robe : sous-entendu dans le texte. $

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seÂes dans leurs montures d'or. | Les pierres seront aux noms des fils d'IsraeÈl : il y en aura douze, d'apreÁs leurs noms ; elles seront graveÂes comme des sceaux, chacune avec le nom de l'une des douze tribus. | Tu feras sur le pectoral des chaõÃnettes d'or pur, en forme de cordes tresseÂes. | Tu feras deux anneaux d'or sur le pectoral ; tu mettras ces deux anneaux aux deux extreÂmiteÂs du pectoral. | Tu mettras les deux cordes d'or dans les deux anneaux aux extreÂmiteÂs du pectoral ; | tu mettras les deux autres extreÂmiteÂs des deux cordes aux deux montures placeÂes sur les Âepaulettes de l'eÂphod, par devant. | Tu feras encore deux anneaux d'or que tu placeras aux deux extreÂmiteÂs du pectoral, sur le bord inteÂrieur applique contre l'eÂphod. | Tu feras deux autres anneaux d'or et tu les mettras au bas des deux Âepaulettes de l'eÂphod, par devant, preÁs de la jointure, au-dessus de la ceinture de l'eÂphod. | Avec un cordon de pourpre violette, on fixera le pectoral par ses anneaux aux anneaux de l'eÂphod, pour que le pectoral soit sur la ceinture de l'eÂphod et qu'il ne puisse pas se seÂparer de l'eÂphod. | Lorsque Aaron entrera dans le sanctuaire, il portera sur son cúur les noms des fils d'IsraeÈl, graveÂs sur le pectoral du jugement ; ce sera une Âevocation constante devant le SEIGNEUR. | Tu joindras au pectoral du jugement l'ourim et le toummim, et ils seront sur le cúur d'Aaron lorsqu'il entrera devant le SEIGNEUR. Ainsi Aaron portera constamment sur son cúur le jugement des fils d'IsraeÈl devant le SEIGNEUR.

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d'eÂcarlate ; et, entre elles, des clochettes d'or, sur tout le tour ; | une clochette d'or et une grenade, une clochette d'or et une grenade, sur tout le tour, au bas de la robe. | Aaron s'en reveÃtira pour officier : on l'entendra quand il entrera dans le sanctuaire, devant le SEIGNEUR, et quand il en sortira ; ainsi il ne mourra pas. Tu feras une lame d'or pur, et tu y graveras, d'une gravure de sceau : Consacre au SEIGNEUR (YHWH). | Tu la placeras avec un cordon de pourpre violette sur le turban, par devant. | Elle sera sur le front d'Aaron ; Aaron sera charge des fautes commises envers les offrandes que les IsraeÂlites consacrent, envers tous leurs dons sacreÂs ; elle sera constamment sur son front devant le SEIÂÂes. GNEUR, pour qu'ils soient agre Tu confectionneras la tunique de fin lin ; tu feras un turban de fin lin, et tu feras une Âecharpe ; ce sera un ouvrage de brodeur. Les veÃtements des preÃtres Pour les fils d'Aaron tu feras des tuniques ; tu leur feras des Âecharpes, tu leur feras des tiares, pour marquer leur rang et leur digniteÂ. | Tu en reveÃtiras Aaron, ton freÁre, et ses fils avec lui. Tu leur confeÂreras l'onction, tu les investiras, tu les consacreras, et ils exerceront pour moi le sacerdoce. | Fais-leur des calecËons de lin, pour couvrir leur nudite ; ceuxci iront depuis les reins jusqu'aux cuisses. | Aaron et ses fils les porteront quand ils entreront dans la tente de la Rencontre ou quand ils s'approcheront de l'autel pour officier dans le sanctuaire ; ainsi ils ne se chargeront pas d'une faute, et ils ne mourront pas. C'est une prescription perpeÂtuelle pour Aaron et pour sa descendance apreÁs lui.

La conseÂcration des preÃtres Voici ce que tu feras pour les consacrer, afin 29 qu'ils exercent pour moi le sacerdoce : prends un 2 taureau et deux be Âliers sans deÂfaut, | du pain sans levain, des gaÃteaux sans levain peÂtris Áa l'huile et des galettes sans levain arroseÂes d'huile : tu les feras 3 avec de la fleur de farine de froment. | Tu les

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Aaron : voir preÃtre . Ð on l'entendra : litt. on entendra son bruit (dans d'autres contextes, le mot signifie eÂgalement voix). Ð il ne mourra pas : cf. 19.11-13 ; 20.19 ; voir aussi 24.11 ; 33.20. lame : autre traduction (selon le sens habituel du mot heÂbreu) fleur ; LXX feuille (le meÃme mot traduit le terme heÂbreu correspondant aÁ diadeÁme, p. ex. en 29.6n) ; cf. 39.30s. Ð or pur 25.11+. Ð ConsacreÂ... : autre traduction sacre (ou saint ) pour le SEIGNEUR ; cf. v. 21n ; Za 14.20 ; Jn 17.19. Ð au SEIGNEUR (YHWH) 3.14n-15n ; voir noms divins. sera charge ou portera, enleÁvera ; cf. 10.17n ; Gn 4.7n,13n, meÃme verbe heÂbreu ; cf. Ez 4.4n. Ð des fautes... : litt. des fautes des (choses) sacreÂes, c.-aÁ-d. les fautes commises dans le cadre du culte ; cf. Lv 4±5 ; voir aussi Nb 18.1n ; voir aussi peÂche . Ð offrandes : voir sacrifices . Ð pour qu'ils soient agreÂeÂs : autre traduction pour qu'il leur soit favorable ; cf. Lv 1.3s etc. 39.27-29 ; voir Lv 16.4n. Voir fils . Ð tiares ou bonnets ; on ignore en fait la forme de ces coiffures ; elles eÂtaient peut-eÃtre coniques comme celles des preÃtres romains et syriens. Ð leur rang et leur dignite v. 2n. Tu leur confeÂreras l'onction : cf. 29.7. Ð tu les investiras : litt. tu rempliras leur main, de meÃme dans la suite. Cette expression s'applique aux preÃtres qui entraient en fonctions, peut-eÃtre aÁ cause des offrandes qu'on placËait dans leurs mains pour la premieÁre fois (cf. 29.24 ; Lv 7.37n ; 8.33n ; Jg 17.5-12 ; 1R 13.33 ; Ez 43.26n). 20.26n. Ð leur nudite : litt. chair de nuditeÂ. $

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faute : voir peÂche . Ð prescription perpeÂtuelle 12.14+ ; voir loi . $

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 7.26ss. Ð un taureau : litt. un 1 Cf. 40.12-15 ; Lv 8 ; voir aussi He taureau fils de bovin (ou de gros beÂtail ) ; certains comprennent un jeune taureau. Ð sans deÂfaut 12.5n. arroseÂes : litt. ointes, le meÃme verbe heÂbreu est traduit par confeÂrer l'onction au v. 7 ; cf. Lv 2.4. en offrant : litt. avec. serreras : le verbe heÂbreu est apparente au mot eÂphod (25.7n ; cf. 28.8n). Cf. Ps 132.18. Ð diadeÁme : heÂbreu neÂzer, cf. 28.36n ; Nb 6.7n. huile d'onction : cf. 30.25+ ; 40.13,15. 28.41n. Ð sur la teÃte : sous-entendu dans le texte ; cf. Lv 8.13. Ð prescription perpeÂtuelle 12.14+ ; voir loi . taureau : cf. Lv 4.3-12 ; 8.14-17. cornes 27.2n. Ð tout le reste du sang : litt. tout le sang. tu feras fumer v. 18,25. Lv 4.12 ; He 13.11. Ð Voir sacrifice . Cf. Lv 1.10-13 ; 8.18-21. Tu feras fumer v. 13,25. Ð odeur agreÂable : cf. Gn 8.21 ; Lv 1.9+ ; voir aussi Ep 5.2 ; Ph 4.18. deuxieÁme beÂlier Lv 8.22-29. LXX a ici un texte plus deÂtaille : sur le lobe de l'oreille droite d'Aaron, sur le pouce de sa main droite et sur le pouce de son pied droit, sur le lobe de l'oreille droite de ses fils, sur le pouce de leur main droite et sur le pouce de leur pied droit. $

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mettras dans une corbeille et tu les preÂsenteras dans cette corbeille en offrant le taureau et les deux beÂliers. | Tu preÂsenteras Aaron et ses fils Áa l'entreÂe de la tente de la Rencontre, et tu les laveras avec de l'eau. | Tu prendras les veÃtements ; tu reveÃtiras Aaron de la tunique, de la robe de l'eÂphod, de l'eÂphod et du pectoral que tu serreras sur lui avec la ceinture de l'eÂphod. | Tu poseras le turban sur sa teÃte et tu mettras le diadeÁme sacre sur le turban. | Tu prendras l'huile d'onction, tu en verseras sur sa teÃte et tu lui confeÂreras l'onction. | Tu preÂsenteras ses fils et tu les reveÃtiras de la tunique. | Tu ceindras Aaron et ses fils d'une Âecharpe et tu leur attacheras une tiare sur la teÃte. Le sacerdoce leur appartiendra par une prescription perpeÂtuelle. Tu investiras ainsi Aaron et ses fils. Tu preÂsenteras le taureau devant la tente de la Rencontre ; Aaron et ses fils poseront les mains sur la teÃte du taureau. | Tu immoleras le taureau devant le SEIGNEUR, Áa l'entreÂe de la tente de la Rencontre. Tu prendras du sang du taureau, tu en mettras avec ton doigt sur les cornes de l'autel et tu reÂpandras tout le reste du sang sur le socle de l'autel. | Tu prendras toute la graisse qui couvre les entrailles, le lobe du foie, les deux rognons avec la graisse qui les couvre, et tu feras fumer cela sur l'autel. | Mais tu jetteras au feu, hors du camp, la chair du taureau, sa peau et ses excreÂments : c'est un sacrifice pour le peÂcheÂ. Tu prendras l'un des beÂliers ; Aaron et ses fils poseront les mains sur la teÃte du beÂlier. | Tu immoleras le beÂlier ; tu prendras son sang et tu en aspergeras le pourtour de l'autel. | Tu couperas le beÂlier en morceaux ; tu laveras les entrailles et les pattes et tu les mettras sur les morceaux et sur la teÃte. | Tu feras fumer tout le beÂlier sur l'autel ; c'est un holocauste pour le SEIGNEUR, une odeur agreÂable, une offrande consumeÂe par le feu pour le SEIGNEUR. Tu prendras le deuxieÁme beÂlier : Aaron et ses fils poseront les mains sur la teÃte du beÂlier. | Tu immoleras le beÂlier ; tu prendras de son sang, tu en mettras sur le lobe de l'oreille droite d'Aaron et sur le lobe de l'oreille droite de ses fils, sur le pouce

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de leur main droite et sur le pouce de leur pied 34 fane n'en mangera : ce sont des choses sacreÂes. | S'il droit, et tu aspergeras de sang le pourtour de reste de la viande du sacrifice d'investiture et du l'autel. | Tu prendras du sang qui est sur l'autel pain jusqu'au matin, tu jetteras au feu ce qui en et de l'huile d'onction ; tu en feras l'aspersion sur restera ; on ne le mangera pas : c'est une chose Aaron et sur ses veÃtements, sur ses fils et sur les 35 sacreÂe. | Tu feras ainsi pour Aaron et ses fils, exactement comme je te l'ai ordonneÂ. Pendant sept veÃtements de ses fils avec lui. Ainsi Aaron et ses veÃtements, ses fils et les veÃtements de ses fils avec 36 jours, tu les investiras. | Tu offriras chaque jour un taureau en sacrifice pour le peÂcheÂ, pour l'expialui seront consacreÂs. | Tu prendras la graisse du beÂlier, la queue, la graisse qui couvre les entrailles, tion ; tu oÃteras le peÂche de l'autel en faisant l'expiale lobe du foie, les deux rognons avec la graisse qui tion sur lui, et tu lui confeÂreras l'onction pour le les entoure et la cuisse droite : c'est un beÂlier 37 consacrer. | Pendant sept jours, tu feras l'expiation sur l'autel et tu le consacreras ; l'autel sera treÁs d'investiture ; | tu prendras aussi dans la corbeille de pains sans levain placeÂe devant le SEIGNEUR un sacreÂ, et tout ce qui entrera en contact avec l'autel pain rond, un gaÃteau de pain Áa l'huile et une galette. | sera consacreÂ. Tu mettras le tout dans les mains d'Aaron et de ses L'holocauste quotidien fils, et tu le deÂdieras rituellement devant le SEIGNEUR. | Tu les prendras ensuite de leurs mains 38 Voici ce que tu offriras sur l'autel : deux agneaux et tu les feras fumer sur l'autel, par-dessus l'holo- 39 d'un an, chaque jour, constamment. | Tu offriras le premier agneau le matin, tu offriras le second causte ; c'est une odeur agreÂable devant le SEIÂe par le feu pour le 40 agneau Áa la tombeÂe du soir. | Avec le premier GNEUR, une offrande consume SEIGNEUR. | Tu prendras la poitrine du beÂlier d'inagneau, un dixieÁme d'eÂpha de fleur de farine peÂtrie vestiture qui est pour Aaron et tu la deÂdieras ritueldans un quart de hõÃn d'huile vierge, et une libation lement devant le SEIGNEUR : ce sera ta portion. | Tu 41 d'un quart de hõÃn de vin. | Tu offriras avec le second consacreras la poitrine qu'on deÂdie rituellement et agneau, Áa la tombeÂe du soir, une offrande veÂgeÂtale et la cuisse qu'on preÂleÁve Ð ce qu'on aura deÂdie une libation semblables Áa celles du matin ; tu les rituellement et preÂleve sur le beÂlier d'investiture, offriras, comme une odeur agreÂable, en offrande sur ce qui est pour Aaron et sur ce qui est pour ses 42 consumeÂe par le feu pour le SEIGNEUR. | C'est un holocauste constant, dans toutes vos geÂneÂrations, fils. | Elles seront pour Aaron et pour ses fils par une prescription perpeÂtuelle ; elles seront prises sur ce que vous offrirez Áa l'entreÂe de la tente de la Renqui appartient aux IsraeÂlites : c'est un preÂleÁvement. contre, devant le SEIGNEUR : c'est laÁ que je vous Ce sera un preÂleÁvement sur ce qui appartient aux 43 rencontrerai, c'est laÁ que je te parlerai. | C'est laÁ que je rencontrerai les IsraeÂlites ; ce lieu sera consacre IsraeÂlites, sur leurs sacrifices de paix ; c'est leur 44 par ma gloire. | Je consacrerai la tente de la RenpreÂleÁvement pour le SEIGNEUR. Les veÃtements sacreÂs d'Aaron seront pour ses fils contre et l'autel ; je consacrerai Aaron et ses fils, apreÁs lui ; ils les mettront lorsqu'on leur confeÂrera 45 afin qu'ils exercent pour moi le sacerdoce. | Je demeurerai au milieu des IsraeÂlites et je serai leur l'onction, lorsqu'on les investira. | Pendant sept jours, le preÃtre qui lui succeÂdera parmi ses fils 46 Dieu. | Ainsi ils sauront que je suis le SEIGNEUR (YHWH), leur Dieu, et que je les ai fait sortir s'en reveÃtira, puis il entrera dans la tente de la d'Egypte pour demeurer au milieu d'eux. Je suis Rencontre pour officier dans le sanctuaire. le SEIGNEUR (YHWH), leur Dieu. Tu prendras le beÂlier d'investiture et tu en feras cuire la viande dans un lieu sacreÂ. | Aaron et ses fils L'autel de l'encens mangeront, Áa l'entreÂe de la tente de la Rencontre, la viande du beÂlier et le pain qui est dans la corbeille. 30 Tu feras un autel pour offrir de l'encens ; tu le 2 feras en bois d'acacia ; | sa longueur sera d'une Ils mangeront ainsi ce qui a servi d'expiation pour coudeÂe et sa largeur d'une coudeÂe ; il sera carreÂ, leur investiture et leur conseÂcration ; aucun pro-

feras l'aspersion : autre verbe que celui qui est traduit par asperger aux v. 16,20 (cf. 24.6+) ; voir Lv 4.6n. Lv 3.9. Ð investiture : deÂrive du verbe heÂbreu correspondant aÁ remplir, voir 28.41n ; de meÃme dans la suite. tu prendras : sous-entendu dans le texte. Ð un pain rond : litt. un rond (le meÃme terme est traduit par disque en Za 5.7) de pain ; meÃme expression en Jg 8.5 ; 1S 2.36 ; 10.3 ; Jr 37.21 ; Pr 6.26 ; 1Ch 16.3. 28.41n. Ð tu le deÂdieras : litt. tu les deÂdieras, c.-aÁ-d. tu deÂdieras toutes ces offrandes ; cf. 35.22 ; 38.24,29 ; voir Lv 7.30n. tu les feras fumer v. 13,18. qui est pour Aaron : autre traduction qui revient aÁ Aaron (cf. v. 27). Ð tu la deÂdieras rituellement : cf. Lv 7.30n. Ð ce sera ta portion : cf. Lv 7.30-34. pour ses fils : il ne s'agit pas ici de tous les preÃtres, mais de la ligneÂe des grands preÃtres (v. 30) ; cf. Nb 20.25-28. Pendant sept jours v. 35. un lieu sacre : sans doute aux abords du sanctuaire, dans la cour ; voir saint . Lv 8.31-35. Voir expiation . Ð profane : litt. eÂtranger, c.-aÁ-d. eÂtranger aÁ la famille d'Aaron, de meÃme en 30.33 ; cf. Lv 10.1 ; Nb 1.51n ; 3.4n ; 26.61 ; voir aussi preÃtre . $

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tu oÃteras le peÂche de : autre forme du verbe heÂbreu habituellement traduit par peÂcher. Voir Lv 6.19 (offrir le sacrifice pour le peÂcheÂ) ; 8.15+. Cf. Ez 43.26. Ð treÁs sacre : l'expression heÂbraõÈque correspondante, traditionnellement traduite par saint des saints, deÂsigne une portion du sanctuaire en 26.33s (le TreÁs-SacreÂ) ; voir aussi 30.10,29. Cf. Lv 6.2-6 ; Nb 28.3-8 ; 2R 16.15 ; Ez 46.13-15. aÁ la tombeÂe du soir 12.6n. un quart de hõÃn : sans doute un peu moins d'un litre ; voir mesures . Cf. 27.20n ; Nb 28.5. offrande veÂgeÂtale : cf. 30.9 ; 40.29 ; Lv 2.1n. holocauste : voir sacrifices . Ð je vous rencontrerai 25.22+ ; LXX je te connaõÃtrai, ce qui pourrait correspondre aÁ une inversion de lettres en heÂbreu, de meÃme en 30.6,36 ; Nb 17.19. Le verbe heÂbreu est apparente au mot traduit par rencontre dans tente de la Rencontre. consacre : voir saint . YHWH : voir noms divins. $

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1 autel 37.25-28 ; Nb 4.11 ; 1R 6.20s ; Es 6.6 ; Ez 41.22 ; 2Ch 4.19 ; Ap 8.3-5. Â e : environ 45 cm ; voir mesures . 2 Cf. 27.2n. Ð une coude $


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EXODE 30

et sa hauteur sera de deux coudeÂes. Ses cornes seront d'une seule pieÁce avec lui. | Tu le couvriras d'or pur, avec son plateau, ses parois et ses cornes, tout autour ; tu lui feras une bordure d'or tout autour. | Tu feras au-dessous de la bordure deux anneaux d'or, des deux coÃteÂs ; tu en feras de part et d'autre, pour recevoir les barres qui serviront Áa le 17-18 porter. | Tu feras les barres en bois d'acacia et tu les couvriras d'or. | Tu placeras l'autel en face du voile qui est devant le coffre du TeÂmoignage, en face de 19 Á je te 20 l'expiatoire qui est sur le TeÂmoignage, laÁ ou rencontrerai. | Aaron y fera fumer de l'encens aromatique ; il en fera fumer chaque matin, lorsqu'il s'occupera des lampes ; | Aaron en fera aussi fumer Áa la tombeÂe du soir, lorsqu'il arrangera les lampes. C'est un encens qui fumera constamment devant le 21 SEIGNEUR, dans toutes vos geÂneÂrations. | Vous n'offrirez sur l'autel ni encens profane, ni holocauste, ni offrande veÂgeÂtale, et vous n'y reÂpandrez aucune libation. | Une fois par an, Aaron fera l'expiation sur les cornes de l'autel ; avec le sang du sacrifice pour le peÂcheÂ, du sacrifice offert pour l'expiation, 22-23 on fera l'expiation sur lui une fois par an, dans toutes vos geÂneÂrations. C'est une chose treÁs sacreÂe pour le SEIGNEUR. L'impoÃt pour le sanctuaire Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : | Lorsque tu feras le deÂnombrement des IsraeÂlites pour les recenser, chacun d'eux donnera au SEIGNEUR une rancËon pour lui-meÃme, lors du recensement ; ainsi, lors de ce recensement, il n'y aura pas de fleÂau parmi eux. | Voici ce que donneront tous ceux qui passeront au recensement : un demi-sicle, selon le sicle du sanctuaire, qui est de vingt gueÂras ; ce sera un preÂleÁvement d'un demi-sicle pour le SEIGNEUR. | Quiconque passera au recensement, depuis l'aÃge de vingt ans et au-dessus, donnera le preÂleÁvement du SEIGNEUR. | Le riche ne paiera pas plus, le pauvre ne paiera pas moins d'un demisicle pour le preÂleÁvement du SEIGNEUR, comme rancËon pour eux-meÃmes. | Tu recevras des IsraeÂor pur 25.11+. voile 26.31-34. Ð TeÂmoignage 16.34n. Ð expiatoire 25.17n. Ð je te rencontrerai 25.22+. Aaron : voir preÃtre . fera... fumer et encens correspondent aÁ des termes apparenteÂs en heÂbreu. Ð aÁ la tombeÂe du soir 12.6n. Ð arrangera 25.37n. Ð C'est un encens... : litt. (en) encens constant devant YHWH. Ð geÂneÂrations 12.14+. encens profane : litt. encens eÂtranger ; cf. 29.33n ; Nb 3.4n. Ð holocauste : voir sacrifices . Voir Lv 16.14-19. Ð Voir sang , peÂche . Ð du sacrifice offert pour l'expiation : on pourrait aussi comprendre ici du sacrifice offert le jour de l'Expiation ; le meÃme terme est employe dans un sens plus geÂneÂral en 29.36 et dans le sens particulier de rancËon en 30.16 ; cf. Lv 23.27n ; Nb 29.11. Ð une chose treÁs sacreÂe 29.37n ; voir saint . tu feras le deÂnombrement : litt. tu leÁveras la teÃte. Le terme heÂbreu correspondant aÁ recenser signifie aussi visiter, inspecter, passer en revue ; sur le recensement, voir 38.25-28 ; Nb 1. Ð rancËon : le mot ainsi traduit (voir eÂgalement v. 15n ; terme apparente au v. 16) vient de la meÃme racine que celui qui est rendu par expiatoire (voir 25.17n), il comporte peut-eÃtre ici une ideÂe d'expiation ; il s'agit en tout cas d'un prix paye pour rester en vie quand on est menace de mort (cf. 21.30n). Voir aussi reÂdemption . Ð fleÂau : cf. 2S 24 ; 1Ch 21. Cf. 38.25s ; Ne 10.33s ; Mt 17.24n. Ð sicle du sanctuaire Lv 5.15n ; Nb 3.47 ; cf. Ez 45.12 ; un demi-sicle : environ 5 g ; voir mesures , poids et monnaies. Ð preÂleÁvement : cf. 25.2+. $

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La cuve pour les purifications Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : | Tu feras une cuve de bronze, avec sa base de bronze, pour les ablutions ; tu la mettras entre la tente de la Rencontre et l'autel ; tu y mettras de l'eau | avec laquelle Aaron et ses fils se laveront les mains et les pieds. | Lorsqu'ils entreront dans la tente de la Rencontre, ils se laveront avec cette eau ; ainsi ils ne mourront pas ; de meÃme lorsqu'ils s'approcheront de l'autel afin d'officier et de faire fumer des offrandes consumeÂes par le feu pour le SEIGNEUR, | ils se laveront les mains et les pieds ; ainsi ils ne mourront pas. C'est une prescription perpeÂtuelle pour lui et pour sa descendance, dans toutes leurs geÂneÂrations. L'huile sacreÂe Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : | Toi, prends des meilleures essences odorifeÂrantes : de la myrrhe, de celle qui coule d'elle-meÃme, cinq cents sicles ; du cinnamome odorifeÂrant, la moitieÂ, soit deux cent cinquante sicles ; du roseau odorifeÂrant, deux cent cinquante sicles ; | de la casse, cinq cents sicles, selon le sicle du sanctuaire ; et de l'huile d'olive, un hõÃn. | Tu feras avec cela une huile pour l'onction sacreÂe, une composition de parfums, ouvrage de parfumeur ; ce sera l'huile pour l'onction sacreÂe. C'est avec elle que tu confeÂreras l'onction Áa la tente de la Rencontre et au coffre du TeÂmoignage, | Áa la table et Áa tous ses ustensiles, au porte-lampes et Áa ses ustensiles, Áa l'autel de l'encens, | Áa l'autel des holocaustes et Áa tous ses ustensiles, Áa la cuve et Áa sa base. | Tu consacreras ces choses, et elles seront treÁs sacreÂes ; tout ce qui les touchera sera consacreÂ. | Tu confeÂreras l'onction Áa Aaron et Áa ses fils ; tu les consacreras afin qu'ils exercent pour moi le sacerdoce. comme rancËon pour eux-meÃmes : ou, selon la traduction habituelle de la tournure employeÂe ici, pour faire l'expiation sur eux-meÃmes (ou pour leur vie ; sur le mot correspondant aÁ euxmeÃmes ou leur vie, cf. Gn 1.20n), meÃme tournure aÁ la fin du v. 16 ; voir v. 12n ; 25.17n. de la rancËon ou, selon la traduction habituelle du terme qui apparaõÃt ici, de l'expiation (cf. v. 10n ; 29.36). Ð eÂvocation 28.12+. Ð une rancËon pour eux-meÃmes : voir v. 15n. cuve de bronze 38.8 ; cf. 1R 7.23-26,38s ; 2R 16.17 ; 2Ch 4.6. offrandes : voir sacrifices . prescription perpeÂtuelle 12.14+ ; voir loi . Ð Voir geÂneÂrations . meilleures essences odorifeÂrantes : litt. essences odorifeÂrantes de teÃte. Ð de celle qui coule d'elle-meÃme : par opposition aÁ celle que l'on obtient par trituration des feuilles. Ð cinq cents sicles : environ 4,7 kg ; voir mesures , poids et monnaies ; l'unite de mesure est sous-entendue dans le texte, ici et dans la suite du v., et jusqu'aÁ la premieÁre occurrence du v. 24. Ð cinnamome (heÂbreu qinnamoÃn) : plante aromatique proche de la cannelle. Ð deux cent cinquante sicles : environ 2,4 kg. 37.29. Sur l'onction d'huile, voir 29.7 ; 1S 10.1 ; Ps 45.8 ; 92.11 ; 104.15 ; 133.2 ; 1Ch 29.22. Sur l'onction de la Demeure, cf. 40.9-15 ; Gn 28.18 ; Lv 8.10-12 ; Dn 9.24. autel des holocaustes 27.1ss ; voir sacrifices . treÁs sacreÂes : voir 29.37n ; cf. 2S 6.6s ; Ez 44.19 ; voir saint . Ð tout ce qui les touchera : autre traduction quiconque les touchera. Aaron et... ses fils : voir preÃtre . $

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lites l'argent de la rancËon, et tu l'emploieras au service de la tente de la Rencontre ; ce sera une Âevocation des IsraeÂlites devant le SEIGNEUR, une rancËon pour eux-meÃmes.

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EXODE 30±31

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Travail du meÂtal (cf. Ex 31.3ss). DeÂtails de fresques du tombeau de Nebamoun et d'Ipouky aÁ Louqsor (TheÁbes), en Haute-Egypte. 31 32

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Tu diras aux IsraeÂlites : Ce sera une huile d'onction sacreÂe pour moi, dans toutes vos geÂneÂrations. On n'en reÂpandra pas sur le corps d'un Ãetre humain, et vous n'en ferez pas de semblable, dans les meÃmes proportions ; elle est sacreÂe, elle sera sacreÂe pour vous. | Quiconque en composera une semblable ou en mettra sur un profane sera retranche de son peuple.

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La fabrication de l'encens 10 Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Prends des aromates, du stacteÂ, de l'onyx, du galbanum, des aromates et 11 de l'encens raffineÂ, en parties Âegales. | Tu feras avec cela un encens parfumeÂ, ouvrage de parfumeur ; il sera saleÂ, pur et sacreÂ. | Tu le reÂduiras en poudre et tu le mettras devant le TeÂmoignage, dans la tente de Á je te rencontrerai. Ce sera une 12-13 la Rencontre, laÁ ou chose treÁs sacreÂe pour vous. | Quant Áa l'encens que tu feras, vous n'en ferez pas dans les meÃmes proportions pour votre usage ; il sera pour toi consacre au SEIGNEUR. | Quiconque en fera un semblable 14 pour en sentir l'odeur sera retranche de son peuple. Les artisans du sanctuaire Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : | Regarde : j'ai appele par son nom BetsaleÂel, fils d'Ouri, fils de Hour, de la tribu de Juda. | Je l'ai rempli du souffle de Dieu, de sagesse, d'intelligence et de connaissance pour toutes sortes de travaux, | pour concevoir des ouvrages, pour travailler l'or, l'argent et le bronze, pour graver les pierres Áa enchaÃsser, pour tailler le

pour moi : LXX pour vous. Ð dans toutes vos geÂneÂrations 12.14+. profane : litt. eÂtranger ; cf. 29.33n. Ð retranche de son peuple ou des siens ; v. 38 ; 31.14 ; Gn 17.14n ; Lv 7.20n. Le mot onyx (LXX ) ne deÂsigne pas ici la pierre preÂcieuse, mais une substance provenant d'une espeÁce de mollusque marin. Le stacte (LXX) et le galbanum (heÂbreu helbena) sont sans doute des aromates tireÂs de plantes ou de reÂsines ; il en est de meÃme de l'encens (heÂbreu lebona, meÃme terme en Lv 2.1s,15s ; 5.11 ; 6.8 ; 24.7 ; Nb 5.15 ; Es 43.23 ; 60.6 ; 66.3 ; Jr 6.20 ; 17.26 ; 41.5 ; Ct 3.6 ; 4.6,14 ; Ne 13.5,9 ; 1Ch 9.29) mentionne ici comme un ingreÂdient parmi d'autres du meÂlange liturgique couramment appele encens (heÂbreu qetoreth, v. 35 etc.). Sur les offrandes d'encens, voir Lv 16.12s ; 1R 10.2 ; Jr 6.20 ; Ps 141.2 ; Ap 5.8 ; 8.4. Cf. Siracide 24.15 : « Comme la cannelle et le baume aromatique, comme la myrrhe de choix j'ai (la Sagesse) exhale mon parfum, comme du galbanum, de l'onyx et du stacte, comme une nueÂe d'encens dans la Demeure. » un encens ou un parfum ; contrairement au terme traduit par encens au v. 34, qui deÂsignait un eÂleÂment de la composition parmi d'autres, le mot qui apparaõÃt ici et au v. 37 deÂsigne l'ensemble de la composition aromatique. Ð sale : peut-eÃtre au sens de bien preÂpare ; LXX meÂlangeÂ. Ð Voir pur . Ð sacre : voir saint . je te rencontrerai 25.22+. V. 33n. $

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35.30±36.7 ; cf. 1R 7.13s. 35.31. Ð souffle (ou Esprit ) de Dieu : cf. Gn 41.38+. pour aide : litt. avec lui. Ð tous les gens habiles : litt. tout sage de cúur , cf. 28.3n. Cf. 25.10-22 ; 26 ; 27.31. Ð l'expiatoire 25.17n. Sur le mobilier, cf. 25.23-40 ; 30.1-10. Ð porte-lampes pur : on comprend geÂneÂralement porte-lampes d'or pur, cf. 25.31 ; meÃme expression en 39.37. speÂciaux ou, peut-eÃtre, brodeÂs ; le terme heÂbreu correspondant n'apparaõÃt que dans ce contexte (de meÃme en 35.19 ; 39.1). DeÂsigne-t-il un certain genre de tissu ou l'usage sacre des veÃtements (cf. LXX liturgiques, c.-aÁ-d. destineÂs au service du culte) ? Certains pensent qu'il s'agit ici des toiles de la Demeure (voir chap. 26 ; le terme traduit par veÃtements est rendu par drap en Nb 4.6ss). Ð sacreÂs : voir saint . Ð sacerdotaux : litt. pour exercer le sacerdoce ; de meÃme 35.19 ; 39.41 ; voir preÃtre . 30.22ss. Surtout : certains traduisent cependant (c.-aÁ-d. malgre les nombreux travaux aÁ effectuer pour la construction de la Demeure). Ð sabbats 16.29+. Ð signe Ez 20.12. Ð dans toutes vos geÂneÂrations 12.14+. Ð YHWH : voir noms divins. Ð qui vous rends saints : autre traduction qui vous consacre. retrancheÂ... 30.33n. repos sabbatique 16.23n. ils ceÂleÂbreront : litt. ils feront. Ð alliance perpeÂtuelle Es 24.5. Gn 1.31±2.3. Ð un signe pour toujours ou un signe perpeÂtuel. Ð $

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Voir nom . Ð BetsaleÂel 1Ch 2.20. Ð Sur l'ensemble, voir

Le respect du sabbat Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : | Toi, dis aux IsraeÂlites : Surtout, vous observerez mes sabbats : ce sera un signe entre moi et vous, dans toutes vos geÂneÂrations, afin qu'on sache que c'est moi, le SEIGNEUR (YHWH), qui vous rends saints. | Vous observerez le sabbat, car il est sacre pour vous : celui qui le profanera sera mis Áa mort. Quiconque travaillera ce jour-laÁ sera retranche du sein de son peuple. | Pendant six jours on travaillera ; mais le septieÁme jour il y aura sabbat, repos sabbatique sacre pour le SEIGNEUR. Quiconque travaillera le jour du sabbat sera mis Áa mort. | Les IsraeÂlites observeront le sabbat ; ils ceÂleÂbreront le sabbat, dans toutes leurs geÂneÂrations, comme une alliance perpeÂtuelle. | Ce sera entre moi et les IsraeÂlites un signe pour tou-

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bois et pour faire toutes sortes de travaux. | Je lui ai donne pour aide Oholiab, fils d'Ahisamak, de la tribu de Dan. J'ai mis de la sagesse dans le cúur de tous les gens habiles, pour qu'ils fassent tout ce que je t'ai ordonne : | la tente de la Rencontre, le coffre du TeÂmoignage, l'expiatoire qui est dessus, et tous les ustensiles de la tente ; | la table et ses ustensiles, le porte-lampes pur et tous ses ustensiles, l'autel de l'encens, | l'autel des holocaustes et tous ses ustensiles, la cuve et sa base ; | les veÃtements speÂciaux, les veÃtements sacreÂs pour Aaron, le preÃtre, les veÃtements sacerdotaux de ses fils ; | l'huile d'onction, et l'encens aromatique pour le sanctuaire. Ils feront exactement ce que je t'ai ordonneÂ.

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EXODE 31±32

jours ; car en six jours le SEIGNEUR a fait le ciel et la terre, et le septieÁme jour il s'est repose et il a repris haleine. Lorsqu'il eut acheve de parler Áa MoõÈse, au mont SinaõÈ, il lui donna les deux tablettes du TeÂmoignage, les tablettes de pierre Âecrites du doigt de Dieu.

La faute du peuple : le « veau d'or » 32 Le peuple vit que MoõÈse tardait Áa descendre de la montagne ; alors le peuple se rassembla autour d'Aaron et lui dit : Fais-nous des dieux qui marchent devant nous ! Car ce MoõÈse, cet homme qui nous a fait monter d'Egypte, nous ne savons pas ce 2 qui est advenu de lui ! | Aaron leur dit : Enlevez les anneaux d'or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. 3 Tous les gens du peuple enleve Árent les anneaux d'or qui Âetaient Áa leurs oreilles et les apporteÁrent Áa 4 Aaron. | Celui-ci prit l'or de leurs mains, le fac Ëonna au burin et fit un taurillon de meÂtal fondu. Puis ils dirent : Voici tes dieux, IsraeÈl, ceux qui t'ont fait 5 monter d'Egypte ! | Lorsque Aaron vit cela, il ba Ãtit un autel devant le taurillon et s'eÂcria : Demain, il y 6 aura une fe Ãte pour le SEIGNEUR ! | Le lendemain, ils se leveÁrent de bon matin, ils offrirent des holocaustes et preÂsenteÁrent des sacrifices de paix. Le peuple s'assit pour manger et pour boire ; puis ils se leveÁrent pour s'amuser. 7 Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Va, descends ; car ton peuple, celui que tu as fait monter d'Egypte, 8 s'est perverti. | Ils se sont bien vite  ecarteÂs de la voie que je leur avais prescrite ; ils se sont fait un taurillon de meÂtal fondu, ils se sont prosterneÂs devant lui, ils lui ont offert des sacrifices et ils ont dit : Voici tes dieux, IsraeÈl, ceux qui t'ont fait monter d'Egypte ! 9 Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Je vois que ce peuple 10 est un peuple re Âtif. | Maintenant, laisse-moi faire : je vais me mettre en coleÁre contre eux, je les exterminerai, et je ferai de toi une grande nation.

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il s'est repose : autres traductions il a cesse (de travailler) ; il a fait sabbat ; cf. Gn 2.2n. Ð il a repris haleine, comme en 23.12. TeÂmoignage 16.34n. Ð eÂcrites du doigt de Dieu : cf. 24.12+. $

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V. 23 ; Ac 7.40 ; cf. Dt 9.7±10.11 ; Ps 106.19-23. Ð se rassembla : le verbe correspondant eÂvoque habituellement l'assembleÂe cultuelle (12.6 ; 16.3) ; de meÃme en 35.1 ; voir Eglise . Ð Faisnous : litt. leÁve-toi, fais-nous. Ð des dieux... : autre traduction un dieu (ou un Dieu) qui marche..., meÃme possibilite dans la suite ; cf. Gn 1.1n ; 3.5n ; 1R 12.28 ; 2Ch 13.8. Ð monter d'Egypte Gn 12.10n. Aaron : voir preÃtre . Ð Enlevez : le verbe heÂbreu est souvent traduit par arracher ; de meÃme aux v. 3,24. burin : le meÃme mot heÂbreu apparaõÃt en Es 8.1n. Certains lui donnent ici le sens de moule, aÁ cause du v. 24. Ð taurillon : le terme heÂbreu eÂvoque sans doute un animal plus aÃge que celui que nous appelons veau, quoique certains pensent que le terme est employe ici par deÂrision. En tout cas, l'image qu'il deÂsigne est bien celle d'un jeune taureau, cf. 1R 12.26-33 ; Os 8.5s ; 10.5 ; Ne 9.18. Dans l'ancien Orient, de telles statues ne repreÂsentaient geÂneÂralement pas la diviniteÂ, mais elles en constituaient le pieÂdestal. Le taureau eÂtait souvent pris pour symbole de la puissance et de la feÂconditeÂ. Ð tes dieux... : autre traduction ton Dieu qui t'a fait monter, cf. v. 1n. devant le taurillon : litt. devant lui. 1Co 10.7. Ð Voir sacrifices , paix . Ce v. est absent de LXX . Ð reÂtif : litt. aÁ la nuque raide ; on a vu dans cette expression tantoÃt l'image d'une beÃte qui se refuse au joug ou qui reÂsiste aÁ son maõÃtre (cf. notre verbe renaÃcler), tantoÃt 1

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MoõÈse chercha Áa apaiser le SEIGNEUR, son Dieu ; il dit : SEIGNEUR, pourquoi te mettre en coleÁre contre ton peuple, alors que tu l'as fait sortir d'Egypte par une grande puissance, par une main forte ? | Pourquoi les Egyptiens diraient-ils : « C'est pour leur malheur qu'il les a fait sortir : c'est pour les tuer dans les montagnes et pour les exterminer, pour les faire disparaõÃtre de la terre ! » Reviens de ta coleÁre ardente, renonce au mal que tu voulais faire Áa ton peuple ! | Souviens-toi d'Abraham, d'Isaac et d'IsraeÈl, tes serviteurs, auxquels tu as dit, en faisant un serment par toi-meÃme : « Je multiplierai votre descendance comme les Âetoiles du ciel, je donnerai Áa votre descendance tout ce pays dont j'ai parleÂ, et ce sera son patrimoine pour toujours. » | Alors le SEIGNEUR renoncËa au mal qu'il avait parle de faire Áa son peuple. MoõÈse redescendit de la montagne, les deux tablettes du TeÂmoignage Áa la main ; les tablettes Âetaient Âecrites des deux co ÃteÂs, elles Âetaient Âecrites de part et d'autre. | Les tablettes Âetaient l'ouvrage de Dieu ; l'eÂcriture Âetait l'eÂcriture de Dieu, graveÂe sur les tablettes. | Quand Josue entendit le peuple qui poussait des clameurs, il dit Áa MoõÈse : Il y a un bruit de guerre dans le camp ! | Il reÂpondit : Ce n'est pas un chúur de victoire, ce n'est pas un chúur de deÂfaite, ce sont d'autres chúurs que j'entends ! Comme il approchait du camp, il vit le taurillon et les danses. Alors MoõÈse se mit en coleÁre ; il jeta les tablettes et les brisa au pied de la montagne. | Il prit Ãla au feu ; il le le taurillon qu'ils avaient fait et le bru reÂduisit en une poussieÁre qu'il disseÂmina sur l'eau, et il le fit boire aux IsraeÂlites. MoõÈse dit Áa Aaron : Que t'a fait ce peuple, pour que tu aies fait venir sur lui un si grand peÂche ? Aaron reÂpondit : Ne te mets pas en coleÁre, mon seigneur ! Tu connais toi-meÃme ce peuple : il est porte au mal. | Ils m'ont dit : « Fais-nous des dieux qui marchent devant nous ! Car ce MoõÈse, cet homme qui nous a fait monter d'Egypte, nous ne l'oppose de l'expression incliner l'oreille (pour eÂcouter ou obeÂir) ; cf. 33.3,5 ; 34.9 ; Dt 9.6,13 ; 10.16 ; Es 48.4 ; Jr 7.26 ; Pr 29.1 ; Ne 9.16,29 ; Ac 7.51. une grande nation Gn 12.2 ; 46.3 ; Nb 14.12 ; cf. Es 60.22. chercha aÁ apaiser : litt. caressa la face, 1R 13.6 ; 2R 13.4 ; Jr 26.19 ; Za 7.2 ; 8.21s ; Ml 1.9 ; Ps 45.13n ; 119.58 ; Jb 11.19n ; Pr 19.6n ; Dn 9.13 ; 2Ch 33.12. Voir aussi Gn 18.22s ; Nb 14.13-20 ; 1S 12.19,23 ; Es 53.12 ; Am 7.2s ; Ps 99.6 ; 106.23 ; Jb 42.8-10 ; Jn 17. les Egyptiens : autre traduction l'Egypte. Ð pour les faire disparaõÃtre : sous-entendu dans le texte. Ð renonce au mal : autre traduction regrette le mal, de meÃme au v. 14 ; cf. Nb 23.19+. Ð au mal... : litt. au mal(heur) pour ton peuple, cf. v. 14. Gn 12.7+ ; 15.5,18 ; 17.4-6 ; 22.16s ; 26.3s ; 28.13s. redescendit : litt. se tourna et descendit ; cf. Dt 1.7n ; 9.15n. Ð tablettes du TeÂmoignage 16.34n ; 31.18. l'ouvrage (ou l'úuvre) de Dieu : cf. 34.10. Josue 17.9+. Ð bruit : le mot signifie eÂgalement voix, cf. 9.23n ; Gn 3.8n. chúur : le terme heÂbreu semble eÂvoquer un chant alterne (apparente au verbe traduit par reÂpondre en 15.21n) ; c'est une forme leÂgeÁrement diffeÂrente du meÃme mot qui est traduite par d'autres chúurs. Ð victoire : litt. vaillance. Cf. 34.1. Ð il jeta : litt. il jeta de sa main (ou de ses mains, selon une autre lecture traditionnelle) ; cf. Dt 9.17. Cf. Dt 9.21. Ð fit boire : cf. Nb 5.24. Voir peÂche . il est porte au mal : litt. il (est) dans le mal. Smr il est incontroÃlable (cf. v. 25). V. 1. $


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savons pas ce qui est advenu de lui ! » | Je leur ai dit : Que ceux qui ont des objets d'or les enleÁvent ! Ils me les ont donneÂs ; je les ai jeteÂs au feu, et il en est sorti ce taurillon. Le chaÃtiment MoõÈse vit que le peuple Âetait incontroÃlable, car Aaron l'avait laisse devenir incontroÃlable : il allait Ãetre la riseÂe de ses adversaires. | MoõÈse se tint debout Áa la porte du camp et dit : Ceux qui sont pour le SEIGNEUR, Áa moi ! Tous les fils de LeÂvi se rassembleÁrent autour de lui. | Il leur dit : Ainsi parle le SEIGNEUR, le Dieu d'IsraeÈl : Que chacun de vous mette son ÂepeÂe au coÃte ; passez et repassez dans le camp, d'une porte Áa l'autre, et tuez, qui son freÁre, qui son ami, qui son parent ! | Les fils de LeÂvi firent ce que MoõÈse avait dit : ce jour-laÁ, il tomba environ trois mille hommes parmi le peuple. | MoõÈse dit : Soyez investis aujourd'hui pour le SEIGNEUR, chacun meÃme au prix de son fils ou de son freÁre, afin qu'il vous accorde aujourd'hui une beÂneÂdiction. MoõÈse supplie Dieu de pardonner aÁ IsraeÈl Le lendemain, MoõÈse dit au peuple : Vous avez commis un grand peÂcheÂ. Maintenant, je vais monter vers le SEIGNEUR : peut-eÃtre pourrai-je faire l'expiation pour votre peÂcheÂ. | MoõÈse revint vers le SEIGNEUR et dit : S'il te plaõÃt ! Ce peuple a commis un grand peÂcheÂ. Ils se sont fait des dieux d'or. | Si maintenant tu voulais bien pardonner leur peÂcheÂ... sinon, je t'en prie, efface-moi de ton livre, celui que tu as Âecrit. | Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Celui que j'effacerai de mon livre, c'est celui qui a peÂche contre moi. | Maintenant, va ; conduis le peuple Á je t'ai dit. Mon messager marchera devant toi ; ou Á j'interviendrai, je leur ferai rendre mais le jour ou des comptes pour leur peÂcheÂ. | Le SEIGNEUR frappa le peuple d'un fleÂau, parce qu'ils avaient fait ce taurillon, celui qu'Aaron avait fait. Dieu donne l'ordre de partir Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Va, toi et le peuple que tu as fait monter d'Egypte ; monte d'ici vers le pays que j'ai promis par serment Áa Abraham, Áa Isaac et Áa Jacob, en disant : « Je le donnerai Áa ta des objets d'or : litt. de l'or. Ð enleÁvent : cf. v. 2n. Ð taurillon v. 4n. la riseÂe : le mot heÂbreu correspondant n'apparaõÃt qu'ici dans l'A.T., et sa traduction est incertaine ; autres possibiliteÂs : il allait eÃtre expose aux outrages (ou aÁ la meÂdisance) de ses adversaires (cf. Jb 4.12 ; 26.14 ouÁ un mot ressemblant est traduit par murmure). LXX joie mauvaise pour ses adversaires. Cf. Dt 28.37 ; 1R 9.7 ; Jr 29.18. Voir fils . Cf. Dt 33.9 ; voir aussi Mt 10.37//. Soyez investis : litt. remplissez votre main, cf. 28.41n. Ð Voir beÂneÂdiction . Voir expiation . des dieux d'or : autre traduction un dieu d'or ; cf. v. 1n. pardonner : autres traductions enlever ; te charger de ; supporter (leur peÂche ) ; cf. 10.17n ; Ez 4.4n. Ð efface-moi : cf. Rm 9.3. Ð livre Es 4.3 ; Ez 13.9 ; Ml 3.16 ; Ps 69.29 ; 87.6 ; 139.16 ; Dn 12.1 ; Lc 10.20 ; Ap 3.5 ; 13.8 ; 20.15. c'est celui qui a peÂcheÂ... : cf. 20.5+. Mon messager (autre traduction mon ange )... : cf. 23.20+. Ð j'interviendrai et je... ferai rendre des comptes traduisent le meÃme verbe heÂbreu ; cf. 20.5n ; Jr 6.15n. Autre traduction ainsi le SEIGNEUR frappa le peuple... Ð parce $

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descendance. » | J'enverrai devant toi un messager et je chasserai les CananeÂens, les Amorites, les Hittites, les Perizzites, les Hivvites et les JeÂbusites, | dans ce pays ruisselant de lait et de miel. Mais je ne monterai pas au milieu de toi, de peur de t'exterminer en chemin, car tu es un peuple reÂtif. | Lorsque le peuple eut entendu cette parole funeste, il prit le deuil ; personne ne mit ses ornements. | Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Dis aux IsraeÂlites : Vous Ãetes un peuple reÂtif ; si je montais un seul instant au milieu de toi, je t'exterminerais. DeÂbarrasse-toi maintenant de tes ornements, et je verrai ce que je vais te faire. | Ainsi les IsraeÂlites se deÂpouilleÁrent de leurs ornements Áa partir du mont Horeb. La tente de la Rencontre MoõÈse prit la tente et la dressa pour lui hors du camp, Áa quelque distance ; il l'appela tente de la Rencontre ; quiconque voulait consulter le SEIGNEUR sortait vers la tente de la Rencontre, qui Âetait hors du camp. | Lorsque MoõÈse sortait vers la tente, tout le peuple se levait ; chacun se tenait Áa l'entreÂe de sa tente et suivait des yeux MoõÈse, jusqu'aÁ ce qu'il soit entre dans la tente. | Lorsque MoõÈse entrait dans la tente, la colonne de nueÂe descendait et s'arreÃtait Áa l'entreÂe de la tente ; alors il parlait avec MoõÈse. | Tout le peuple voyait la colonne de nueÂe s'arreÃter Áa l'entreÂe de la tente ; alors tout le peuple se levait et se prosternait, chacun Áa l'entreÂe de sa tente. | Le SEIGNEUR parlait Áa MoõÈse face Áa face, comme un homme parle Áa son ami. Puis il revenait au camp ; mais son auxiliaire, le jeune JosueÂ, fils de Noun, ne bougeait pas de l'inteÂrieur de la tente. Dieu s'entretient avec MoõÈse MoõÈse dit au SEIGNEUR : Regarde, tu me dis : « Fais monter ce peuple ! » Pourtant tu ne m'as pas fait savoir qui tu enverras avec moi. Cependant, tu as dit : « Je t'ai distingue par ton nom, et tu as trouve graÃce Áa mes yeux. » | Maintenant, je t'en prie, si j'ai trouve graÃce Áa tes yeux, fais-moi connaõÃtre tes voies ; alors je te connaõÃtrai et je trouverai ainsi graÃce Áa tes yeux. Regarde : cette nation est ton peuple ! qu'ils avaient fait... : litt. parce qu'ils avaient fait ce taurillon qu'Aaron avait fait ; Syr, Targum (Tg ) du pseudo-Jonathan : parce qu'ils s'eÂtaient prosterneÂs devant... Ð Aaron : voir preÃtre . $

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Gn 12.7+ ; 26.3 ; 28.13. Ð monter d'Egypte Gn 12.10n. messager : autre traduction ange ; cf. 23.20. Ð les CananeÂens... 3.8n. au milieu de toi ou en ton sein, de meÃme au v. 5 ; cf. 34.9 (parmi),12. Ð reÂtif v. 5 ; 32.9n. funeste : litt. mauvaise. je verrai : litt. je saurai. Horeb 3.1n. la tente : LXX sa tente. Ð hors du camp : cf. Nb 2.2 ; He 13.13. Ð tente de la Rencontre 27.21+. Ð consulter le SEIGNEUR 18.15. nueÂe 13.21+. face aÁ face Nb 12.6-8 ; Dt 34.10. Ð Josue 17.9+ ; cf. Dt 31.14. Ð ne bougeait pas : cf. 13.22n. distingue : litt. connu, cf. Gn 18.19 ; Jr 1.5. Ð trouve graÃce ... Gn 6.8+. Cf. Ps 25.4. Ð je trouverai ainsi... : autres traductions pour que je continue de trouver... ; pour que je sache que j'ai vraiment trouveÂ... ; cf. Gn 6.8+ ; 18.3n ; Jg 6.17. 1

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EXODE 33±34

Il reÂpondit : J'irai moi-meÃme avec toi et je t'accorderai le repos. MoõÈse lui dit : Si tu n'y vas pas toi-meÃme, ne nous fais pas monter d'ici. | A quoi donc saura-t-on que j'ai trouve graÃce Áa tes yeux, moi et ton peuple ? N'est-ce pas au fait que tu marcheras avec nous, et que nous serons traiteÂs diffeÂremment, moi et ton peuple, de tous les peuples de la terre ? Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Je ferai preÂciseÂment ce que tu as dit, car tu as trouve graÃce Áa mes yeux et je t'ai distingue par ton nom. Alors MoõÈse dit : Fais-moi voir ta gloire, je t'en prie ! Il reÂpondit : Je ferai passer devant toi toute ma bonte et je proclamerai devant toi le nom du SEIÃce Áa qui je ferai graÃce, GNEUR (YHWH) ; je ferai gra et j'aurai compassion de qui j'aurai compassion. | Il ajouta : Tu ne pourras pas voir ma face, car l'eÃtre humain ne peut me voir et vivre. Le SEIGNEUR dit : Voici un lieu preÁs de moi ; tu te tiendras sur le rocher. | Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher et je te couvrirai de ma main jusqu'aÁ ce que je sois passeÂ. | Puis je retirerai ma main, et tu me verras par-derrieÁre ; mais ma face ne pourra pas Ãetre vue. Les nouvelles tablettes de la loi Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Taille deux tablettes de pierre comme les premieÁres ; j'eÂcrirai sur ces tablettes les paroles qui Âetaient sur les premieÁres tablettes que tu as briseÂes. | Sois preÃt au matin ; deÁs le matin tu monteras au mont SinaõÈ ; tu te tiendras laÁ devant moi, sur le sommet de la montagne. | Que personne ne monte avec toi, et qu'on ne voie personne dans toute la montagne ; que ni le petit beÂtail ni le gros beÂtail ne paisse devant cette montagne. MoõÈse tailla deux tablettes de pierre comme les premieÁres. Puis MoõÈse se leva de bon matin et monta sur le mont SinaõÈ, comme le SEIGNEUR le lui avait ordonne ; il prit les deux tablettes de pierre. J'irai moi-meÃme : litt. ma face ira ; meÃme tournure au v. 15 ; le meÃme verbe est traduit par marcher au v. 16 ; cf. 34.9 ; Dt 4.37n ; Es 63.9n. Ð je t'accorderai le repos : autre traduction je te conduirai ; Jos 21.44 ; Ps 95.11 ; He 4.1-11 ; cf. Jg 3.11. MoõÈse lui dit : litt. il lui dit. nous serons traiteÂs diffeÂremment... 8.18n. Ð peuples de la terre : litt. peuples qui (sont) sur la face de la terre (Gn 2.5n) ; cf. Dt 7.6 ; 14.2. preÂciseÂment... : litt. cette parole (ou cette chose) meÃme que tu as dite. Ð je t'ai distingueÂ... : litt. je t'ai connu (ou je te connais) de nom . MoõÈse dit : litt. il dit. Ð gloire 16.7+. devant toi : litt. sur ta face. Ð toute ma bonte : autre traduction tout ce que j'ai de bon. Ð je proclamerai : ou, selon la traduction de la meÃme formule ailleurs, j'invoquerai. Ð le nom... : cf. 3.14n,15n ; 34.5s ; Rm 9.15. Cf. 3.6+. Ð voir ma face : le texte joue (cf. v. 23) sur cette expression, qui est plusieurs fois traduite par paraõÃtre en la preÂsence de (quelqu'un) et qui s'applique habituellement aÁ la rencontre d'un personnage important ou redoute ; cf. 10.28s ; Gn 32.21 ; 33.10 ; 44.23,26 ; 46.30 ; 2S 14.24ss. Ð vivre : autre traduction rester en vie. Cf. 1R 19.13. tu me verras par-derrieÁre : litt. tu verras mon arrieÁre.

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deux tablettes : cf. 24.12+ ; 32.19 ; Dt 10.1. ApreÁs comme les premieÁres, LXX ajoute et monte vers moi sur la montagne. 2 preÃt 19.11.

Que personne ne monte 19.12s. nueÂe 13.21n ; cf. 19.16. Ð et proclama : on pourrait aussi comprendre : et il (MoõÈse) invoqua (cf. 33.19n). Ð Voir nom . Dieu : heÂbreu 'El, cf. v. 14n ; Gn 21.33n. Ð compatissant... : cf. Nb 14.18 ; Dt 4.31 ; Jl 2.13 ; Jon 4.2 ; Na 1.3 ; Ps 78.38 ; 86.15 ; 103.8 ; 111.4 ; 112.4 ; 116.5 ; 145.8 ; Ne 9.17,31 ; 2Ch 30.9 ; Jc 5.11. Ð cleÂment ou qui fait graÃce 22.26 ; cf. Ne 9.17+. 20.5ns. Ð Voir geÂneÂration . Ð qui pardonne : autres traductions qui enleÁve ; qui se charge de ; qui supporte ; cf. 10.17n ; Lv 10.17 ; Nb 14.18. Ð qui ne tient pas... : litt. qui n'innocente pas. Ð Voir fils . daigne marcher parmi nous : litt. que le Seigneur marche en notre sein ou au milieu de nous ; cf. 33.3n,15s. Ð reÂtif 32.9n. Ð notre faute et notre peÂche : certains mss heÂbreux portent nos fautes et nos peÂcheÂs. Il reÂpondit : litt. il dit. Ð une alliance : LXX ajoute en ta faveur (ou avec toi). Ð telles qu'il n'y en a jamais eu : litt. qui n'ont pas eÂte creÂeÂes (cf. Gn 1.1n). Cf. 3.8n ; 23.27 ; Dt 7. de peur... 23.33+. 23.24+. Ð leurs pierres leveÂes / leurs poteaux cultuels (leurs asheÂras) : voir Gn 28.18n ; Jg 3.7n ; 1R 14.15,23. 20.5. Ð dieu et Dieu traduisent ici l'heÂbreu 'El, cf. v. 6+. Ð son nom ... : cf. 3.15n ; certains comprennent le nom du SEIGNEUR, c'est Qana (le PassionneÂ, le Jaloux). Ð Dieu aÁ la passion jalouse : heÂbreu 'El-qana'. se prostituant Os 2.4n. Voir fils . $

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Le renouvellement de l'alliance Il reÂpondit : Je conclus moi-meÃme une alliance. Je ferai, devant tout ton peuple, des choses Âetonnantes, telles qu'il n'y en a jamais eu sur toute la terre et dans toutes les nations ; tout le peuple qui t'entoure verra l'úuvre du SEIGNEUR, cette úuvre redoutable que j'accomplirai avec toi. Prends garde Áa ce que je t'ordonne aujourd'hui. Je chasserai devant toi les Amorites, les CananeÂens, les Hittites, les Perizzites, les Hivvites et les JeÂbusites. | Garde-toi de conclure une alliance Á tu dois entrer, de pour les habitants du pays ou peur qu'ils ne deviennent un pieÁge en ton sein : vous deÂmolirez leurs autels, vous briserez leurs pierres leveÂes et vous couperez leurs poteaux cultuels (leurs asheÂras). Tu ne te prosterneras pas devant un autre dieu ; car son nom, c'est le-SEIGNEUR-aÁ-la-passion-jalouse (YHWH-Qana) : c'est un Dieu Áa la passion jalouse. Ne conclus pas d'alliance pour les habitants du pays, de peur que, se prostituant avec leurs dieux et leur offrant des sacrifices, ils ne t'invitent, et que tu n'en manges ; | de peur que tu ne prennes de leurs

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Le SEIGNEUR descendit dans la nueÂe, se tint laÁ aupreÁs de lui et proclama le nom du SEIGNEUR (YHWH). | Le SEIGNEUR passa devant lui en proclamant : Le SEIGNEUR, le SEIGNEUR (YHWH, YHWH), Dieu compatissant et cleÂment, patient et grand par la fideÂlite et la loyauteÂ, | qui conserve sa fideÂlite jusqu'aÁ la millieÁme geÂneÂration, qui pardonne la faute, la transgression et le peÂcheÂ, mais qui ne tient pas le coupable pour innocent, qui fait rendre des comptes aux fils et aux petits-fils pour la faute des peÁres, jusqu'aÁ la troisieÁme et la quatrieÁme geÂneÂration ! MoõÈse s'empressa de s'incliner jusqu'aÁ terre, en se prosternant. | Il dit : Seigneur, je t'en prie, si j'ai trouve graÃce Áa tes yeux, daigne marcher parmi nous, car c'est un peuple reÂtif ; tu pardonneras notre faute et notre peÂcheÂ, et tu feras de nous ton patrimoine.

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filles pour tes fils, et que celles-ci, se prostituant avec leurs dieux, n'entraõÃnent tes fils Áa se prostituer avec leurs dieux. Tu ne te feras pas de dieu de meÂtal fondu. Tu observeras la feÃte des Pains sans levain : pendant sept jours, au temps fixeÂ, au mois des Âepis, tu mangeras des pains sans levain, comme je te l'ai ordonneÂ, car c'est au mois des Âepis que tu es sorti d'Egypte. Quiconque est ne le premier de sa meÁre m'appartient, de meÃme que tout maÃle ne le premier dans tes troupeaux, veau, agneau ou chevreau. | Tu deÂgageras l'aÃnon ne le premier de sa meÁre en le remplacËant par un mouton ou une cheÁvre ; si tu ne le deÂgages pas, tu lui briseras la nuque. Tu deÂgageras tout premier-ne parmi tes fils ; on ne paraõÃtra pas devant moi les mains vides. Pendant six jours tu travailleras, mais le septieÁme jour tu feras sabbat ; meÃme au temps des labours et de la moisson, tu feras sabbat. Tu ceÂleÂbreras la feÃte des Semaines, celle de la premieÁre moisson du froment, ainsi que la feÃte de la ReÂcolte, Áa la fin de l'anneÂe. | Trois fois par an, toute ta population maÃle devra paraõÃtre devant le Seigneur, le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu d'IsraeÈl. Car je deÂposseÂderai des nations devant toi et j'agrandirai ton territoire ; personne ne convoitera ton pays pendant que tu monteras pour paraõÃtre devant le SEIGNEUR, ton Dieu, trois fois par an. Tu n'immoleras pas mon sacrifice sanglant avec quelque chose de leve ; le sacrifice de la feÃte de la PaÃque ne passera pas la nuit jusqu'au lendemain. Tu apporteras Áa la maison du SEIGNEUR, ton Dieu, les preÂmices des premiers fruits de ta terre. Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa meÁre. Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : Ecris ces paroles ; c'est d'apreÁs elles que je conclus une alliance avec toi et avec IsraeÈl. | MoõÈse resta laÁ, avec le SEIGNEUR, quarante jours et quarante nuits. Il ne mangea rien, il ne but rien ; il Âecrivit sur les tablettes les paroles de l'alliance, les Dix paroles. 20.4. Pains sans levain 12.15+ ; voir calendrier et feÃtes. Ð mois des eÂpis 13.4n. ne le premier 13.2n,12+. Ð de meÃme que tout maÃle, d'apreÁs LXX. Le texte heÂbreu traditionnel porte une formule obscure que certains traduisent : de tout ton troupeau tu feras une eÂvocation (ou un souvenir). Les mots heÂbreux correspondant aÁ eÂvocation (ou souvenir, voir 3.15n ; 12.14n) et aÁ maÃle sont treÁs proches. Ð agneau ou chevreau : ces deux mots traduisent un seul terme heÂbreu (rendu par un mouton ou une cheÁvre au v. 20) qui deÂsigne une teÃte de petit beÂtail (par opposition aux bovins), sans autre preÂcision si le contexte n'en fournit pas. Cf. 13.13n. Ð on ne paraõÃtra pas... : cf. v. 23s ; 23.15n. sabbat 16.29+s. de la premieÁre moisson : litt. des premiers fruits de la moisson, cf. 23.16n. Ð aÁ la fin de l'anneÂe : meÃme terme en 1S 1.20 ; Ps 19.7 (achever sa course) ; 2Ch 24.23. 23.14+,17. mon sacrifice sanglant : litt. le sang de mon sacrifice, comme en 23.18 (avec un autre verbe). Ð quelque chose de leve 12.15+. Ð ne passera pas la nuit 12.8-10. 23.19n. Ecris 17.14+. quarante jours... 24.18+. Ð Il ne mangea rien... : litt. il ne mangea pas de pain et il ne but pas d'eau. Ð il eÂcrivit : le sujet peut eÃtre MoõÈse (v. 27) ou Dieu (v. 1). Ð les Dix paroles : en grec (LXX) deÂka logous, d'ouÁ deÂcalogue. On comprend geÂneÂralement qu'il

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Retour de MoõÈse au camp MoõÈse descendit du mont SinaõÈ : les deux tablettes du TeÂmoignage Âetaient dans la main de MoõÈse lorsqu'il descendit de la montagne ; MoõÈse ne savait pas que la peau de son visage s'eÂtait mise Áa rayonner lorsqu'il avait parle avec lui. | Aaron et tous les IsraeÂlites regardeÁrent MoõÈse : la peau de son visage rayonnait, et ils avaient peur de s'approcher de lui. MoõÈse les appela : Aaron et tous les princes de la communaute vinrent aupreÁs de lui, et MoõÈse leur parla. | ApreÁs cela, tous les IsraeÂlites s'approcheÁrent, et il institua pour eux tout ce que le SEIGNEUR lui avait dit sur le mont SinaõÈ. | Lorsque MoõÈse eut acheve de leur parler, il mit un voile sur son visage. Quand MoõÈse entrait devant le SEIGNEUR pour parler avec lui, et jusqu'aÁ ce qu'il sorte, il retirait le voile ; quand il sortait, il disait aux IsraeÂlites ce qui lui avait Âete ordonneÂ. | Les IsraeÂlites regardaient le visage de MoõÈse et voyaient que la peau du visage de MoõÈse rayonnait ; MoõÈse remettait alors le voile sur Á il rentrait pour son visage jusqu'au moment ou parler avec lui. Le sabbat, jour de repos MoõÈse rassembla toute la communaute des IsraeÂlites et leur dit : Voici ce que le SEIGNEUR a ordonne de faire. | Pendant six jours on travaillera ; mais le septieÁme jour sera un jour sacreÂ, un sabbat, un repos sabbatique pour le SEIGNEUR. Quiconque travaillera ce jour-laÁ sera mis Áa mort. | Vous n'allumerez pas de feu, dans aucun de vos lieux d'habitation, le jour du sabbat. Les IsraeÂlites apportent leur contribution MoõÈse dit Áa toute la communaute des IsraeÂlites : Voici ce que le SEIGNEUR a ordonne : | Prenez sur ce qui vous appartient un preÂleÁvement pour le SEIÂneÂreux apportera GNEUR. Tout homme au cúur ge le preÂleÁvement du SEIGNEUR : de l'or, de l'argent et du bronze ; | de la pourpre violette et rouge, de l'eÂcarlate, du fin lin et du poil de cheÁvre ; | des s'agit ici des Dix commandements de 20.1n-17 (cf. 34.1) ; certains y voient cependant les prescriptions rituelles de 34.14-26. rayonner : le verbe heÂbreu ainsi traduit est de la meÃme racine que le mot habituellement rendu par corne, qui peut aussi deÂsigner un rayon de lumieÁre (cf. Ha 3.4). La version latine (Vg ) a employe ici le mot cornutus, d'ouÁ la repreÂsentation traditionnelle de MoõÈse cornu. Il est toutefois aÁ noter que le dieu Baal est parfois repreÂsente avec un casque portant deux cornes, symbolisant la force et la virilite de la diviniteÂ. Ð lorsqu'il avait parle avec lui : on peut comprendre lorsque le SEIGNEUR avait parle avec MoõÈse, ou lorsqu'il avait parle avec le SEIGNEUR. Aaron : voir preÃtre . Ð peur : voir crainte . il institua pour eux ou il leur prescrivit, il leur ordonna ; le verbe correspondant est apparente au mot souvent traduit par commandement(s). Cf. 2Co 3.7-13. Ð un voile : autre traduction un masque ; le terme heÂbreu correspondant n'apparaõÃt qu'ici. la peau du visage de MoõÈse : LXX omet cette reÂpeÂtition. Ð parler avec lui v. 29n. $

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rassembla... 12.3n ; 32.1n. sacre : voir saint . Ð sabbat 16.29+ ; 31.12-17. mis aÁ mort 31.15. Les derniers chap. racontent l'exeÂcution des ordres donneÂs aux chap. 25-31. Nous nous contentons de renvoyer aux notes de ces chap.  neÂreux : voir 25.2n (tournure analogue) ; le 5 homme au cúur ge mot geÂneÂreux traduit des formules apparenteÂes dans la suite. 2 3 4

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peaux de beÂliers teintes en rouge et des peaux de dauphins ; du bois d'acacia ; | de l'huile pour le luminaire, des essences odorifeÂrantes pour l'huile d'onction et pour l'encens aromatique ; | des pierres d'onyx et d'autres pierres pour la garniture de l'eÂphod et du pectoral. Que tous ceux d'entre vous qui sont habiles viennent faire tout ce que le SEIGNEUR a ordonne : | la Demeure, sa tente et sa couverture, ses agrafes, ses planches, ses traverses, ses colonnes et ses socles ; | le Coffre et ses barres, l'expiatoire et le voile qui sert de rideau ; | la table, ses barres, tous ses ustensiles et le pain offert ; | le luminaire, ses ustensiles, ses lampes et l'huile pour le luminaire ; l'autel de l'encens et ses barres ; l'huile d'onction et l'encens aromatique ; le rideau de l'entreÂe, pour l'entreÂe de la Demeure ; | l'autel des holocaustes, sa grille de bronze, ses barres et tous ses ustensiles ; la cuve et sa base ; | les tentures de la cour, ses colonnes, ses socles et le rideau de la porte de la cour ; | les piquets de la Demeure, les piquets de la cour et leurs cordages ; | les veÃtements speÂciaux pour officier dans le sanctuaire, les veÃtements sacreÂs pour Aaron, le preÃtre, et les veÃtements sacerdotaux de ses fils. Toute la communaute des IsraeÂlites se retira de devant MoõÈse. | Tous ceux qui avaient le cúur bien dispose et l'esprit geÂneÂreux vinrent apporter le preÂleÁvement du SEIGNEUR pour les travaux de la tente de la Rencontre, pour tout son service et pour les veÃtements sacreÂs. | Ils vinrent, les hommes comme les femmes ; tous ceux qui avaient le cúur geÂneÂreux apporteÁrent, qui une boucle, qui un anneau, qui une bague Áa cachet, qui un meÂdaillon, toutes sortes d'objets d'or ; de meÃme tout homme qui deÂdia rituellement de l'or au SEIGNEUR. | Tous ceux qui avaient de la pourpre violette et rouge, de l'eÂcarlate, du fin lin et du poil de cheÁvre, des peaux de beÂliers teintes en rouge et des peaux de dauphins les apporteÁrent. | Tous ceux qui avaient fait un preÂleÁvement d'argent ou de bronze apporteÁrent le preÂleÁvement du SEIGNEUR. Tous ceux qui avaient du bois d'acacia l'apporteÁrent pour tous les travaux du service. Toutes les femmes habiles fileÁrent de leurs mains, et elles apporteÁrent ce qu'elles avaient file : de la pourpre violette et rouge, de l'eÂcarlate et du fin lin. | Toutes les femmes habiles dont le cúur Âetait bien dispose fileÁrent du poil de cheÁvre. | Les

Ce v. est absent de LXX . Ð Voir onction . tous ceux d'entre vous qui sont habiles : litt. tout sage de cúur parmi vous, cf. 28.3n ; les termes habiles, habileteÂ, rendent des formules analogues dans la suite. l'expiatoire 25.17n. le luminaire : litt. (la premieÁre fois) le porte-lampes du luminaire (25.6n). Ce v. constitue la deuxieÁme partie du v. 12 dans LXX. Les v. 17s sont absents de LXX. veÃtements speÂciaux 31.10n. Ð sacreÂs : voir saint . Ð Voir preÃtre . communaute 12.3n. le cúur bien disposeÂ... v. 5n. Ð esprit : le meÃme terme est traduit par souffle au v. 31. les travaux du service : cf. 36.1. Toutes les femmes habiles v. 10n. V. 5n. Ð contribuer : litt. apporter. 31.1-11. Ð Voir nom . 31.3. Ð souffle de Dieu : cf. v. 21n. $

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BetsaleÂel et Oholiab se mettent au travail MoõÈse dit aux IsraeÂlites : Regardez : le SEIGNEUR a appele par son nom BetsaleÂel, fils d'Ouri, fils de 31 Hour, de la tribu de Juda. | Il l'a rempli du souffle de Dieu, de sagesse, d'intelligence et de connaissance 32 pour toutes sortes de travaux, | pour concevoir des ouvrages, pour travailler l'or, l'argent et le bronze, | 33 pour graver les pierres Á a enchaÃsser, pour tailler le bois et pour faire toutes sortes de travaux 34 d'artisanat. | Il lui a aussi accorde  le don d'enseigner, de meÃme qu'aÁ Oholiab, fils d'Ahisamak, de la 35 tribu de Dan. | Il les a remplis d'habilete  pour faire toutes sortes de travaux de sculpture et d'artisanat, pour broder et tisser la pourpre violette et rouge, l'eÂcarlate et le fin lin, pour faire toutes sortes de travaux et pour concevoir des ouvrages. 36 BetsaleÂel, Oholiab et tous les hommes habiles, en qui le SEIGNEUR avait mis de la sagesse et de l'intelligence pour qu'ils sachent faire tous les travaux pour le service du sanctuaire, se mirent au travail exactement comme le SEIGNEUR l'avait ordonneÂ. 2 MoõÈse appela BetsaleÂel, Oholiab et tous les hommes habiles dans le cúur desquels le SEIGNEUR avait mis de l'intelligence, tous ceux dont le cúur Âetait dispose Áa s'appliquer au travail pour le faire. 3 Ils rec Ëurent de MoõÈse tout le preÂleÁvement que les IsraeÂlites avaient apporte afin de faire le travail pour le service du sanctuaire. Chaque matin, on lui apportait encore des offrandes volontaires. 4 Alors les hommes habiles qui faisaient tous les travaux pour le sanctuaire quitteÁrent chacun le 5 travail qu'il faisait. | Ils vinrent dire Á a MoõÈse : Le peuple apporte beaucoup plus qu'il ne faut pour faire le travail que le SEIGNEUR a ordonne de faire. 6 Moõ Èse donna l'ordre de diffuser dans le camp une proclamation : Que personne, homme ou femme, ne travaille plus pour le preÂleÁvement du sanctuaire ! On empeÃcha ainsi le peuple d'apporter 30

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princes apporteÁrent des pierres d'onyx et d'autres pierres pour la garniture de l'eÂphod et du pectoral, | ainsi que des essences odorifeÂrantes et de l'huile pour le luminaire, pour l'huile d'onction et pour l'encens aromatique. | Tout homme, toute femme qui avait le cúur assez geÂneÂreux pour contribuer Áa tous les travaux que le SEIGNEUR avait ordonne de faire par l'intermeÂdiaire de MoõÈse, tous ces IsraeÂlites apporteÁrent des offrandes volontaires au SEIGNEUR.

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accorde le don : litt. donne (ou mis) dans son cúur ; cf. 36.1. V. 10n. $

tous les hommes habiles : litt. tout homme sage de cúur , cf. 35.10n. s'appliquer au travail : litt. aÁ s'approcher du travail ; cf. 12.48n. Ð Un programme pour la feÃte babylonienne du nouvel an (voir aussi Lv 16.16n) comporte les prescriptions suivantes (190-195) : « (Le preÃtre) appellera un ouvrier en meÂtaux, il lui donnera des pierres preÂcieuses et de l'or du treÂsor du dieu Mardouk pour faire deux images pour les ceÂreÂmonies du sixieÁme jour (du mois de Nisannou). Il appellera un menuisier et lui donnera du bois de ceÁdre et de tamaris. Il appellera un orfeÁvre et lui donnera de l'or. » Ils recËurent... : litt. ils prirent de devant MoõÈse tout le preÂleÁvement ; cf. 25.2+. Ð offrandes : voir sacrifices . 1Ch 29.14-18. diffuser... une proclamation Esd 1.1n. $

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davantage. | Les objets preÂpareÂs suffisaient amplement pour tout le travail Áa faire. La demeure sacreÂe Tous les hommes habiles qui faisaient le travail firent la Demeure avec dix toiles de fin lin retors, de pourpre violette et rouge et d'eÂcarlate, avec des keroubim ; c'eÂtait un ouvrage d'artisan. | La longueur de chaque toile Âetait de vingt-huit coudeÂes, la largeur de chaque toile Âetait de quatre coudeÂes ; la mesure Âetait la meÃme pour toutes les toiles. | On attacha cinq de ces toiles l'une Áa l'autre ; on attacha les cinq autres toiles l'une Áa l'autre. | On fit des lacets de pourpre violette au bord de la toile Áa l'extreÂmite du premier assemblage ; on fit de meÃme au bord de la toile Áa l'extreÂmite du second assemblage. | On fit cinquante lacets Áa la premieÁre toile ; on fit cinquante lacets au bord de la toile Áa l'extreÂmite du second assemblage ; ces lacets correspondaient les uns aux autres. | On fit cinquante agrafes d'or, et on attacha les toiles l'une Áa l'autre avec ces agrafes. Ainsi la Demeure forma un tout. On fit des toiles de poil de cheÁvre qui constituaient une tente au-dessus de la Demeure ; on fit onze toiles. | La longueur de chaque toile Âetait de trente coudeÂes, la largeur de chaque toile Âetait de quatre coudeÂes ; la mesure Âetait la meÃme pour les onze toiles. | On attacha seÂpareÂment cinq de ces toiles, et les six autres toiles seÂpareÂment. | On fit cinquante lacets au bord de la toile Áa l'extreÂmite d'un assemblage, et on fit cinquante lacets au bord de la toile du second assemblage. | On fit cinquante agrafes de bronze, pour assembler la tente, afin qu'elle forme un tout. | On fit pour la tente une couverture en peau de beÂlier teinte en rouge, et une couverture en peau de dauphin par-dessus. On fit les planches pour la Demeure ; elles Âetaient en bois d'acacia, placeÂes debout. | La longueur d'une planche Âetait de dix coudeÂes et la largeur de chaque planche Âetait d'une coudeÂe et demie. | Il y avait pour chaque planche deux tenons, paralleÁles l'un Áa l'autre ; on fit de meÃme pour toutes les planches de la Demeure. | On fit vingt planches en direction du midi, au sud, pour la Demeure. | On fit quarante socles d'argent pour les placer sous les vingt planches, deux socles sous chaque planche, pour ses deux tenons. | On fit vingt planches pour le Ãte de la Demeure, en direction du deuxieÁme co nord, | et leurs quarante socles d'argent, deux socles sous chaque planche. | On fit six planches pour le fond de la Demeure, vers l'ouest. | On fit deux planches pour les angles de la Demeure, dans le fond ; | elles Âetaient jumeleÂes depuis le bas, et bien Les objets preÂpareÂs et le travail traduisent un meÃme mot heÂbreu. 26.1-30. A partir de la deuxieÁme partie du v. LXX poursuit avec le texte de 39.1n-31 ; voir ci-apreÁs « La reÂalisation de la Demeure dans la Bible grecque ». vingt-huit coudeÂes : environ 13 m ; quatre coudeÂes : environ 1,80 m ; voir mesures . LXX omet les v. 10-33 ; voir aussi v. 8n. Ð On attacha : litt. il attacha, de meÃme dans la suite, jusqu'aÁ la fin du chapitre ; le singulier pourrait se rapporter aÁ BetsaleÂel (37.1) ou aÁ MoõÈse (cf. chap. 40). 26.6n. trente coudeÂes : environ 13,50 m ; quatre coudeÂes : environ 1,80 m. 26.11n. $

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lieÂes ensemble Áa leur sommet par un seul anneau ; on fit de meÃme pour les deux qui Âetaient placeÂes aux deux coins. | Il y avait ainsi huit planches, avec leurs socles d'argent, soit seize socles, deux socles sous chaque planche. | On fit cinq traverses en bois d'acacia pour les planches d'un coÃte de la Demeure, | cinq traverses pour les planches de l'autre coÃte de la Demeure et cinq traverses pour Ãte de la Demeure qui formait le les planches du co fond, vers l'ouest ; | on fit la traverse centrale pour aller au milieu des planches, d'une extreÂmite Áa l'autre. | On couvrit d'or les planches, on fit d'or leurs anneaux pour recevoir les traverses, et on couvrit d'or les traverses. On fit le voile de pourpre violette et rouge, d'eÂcarlate et de fin lin retors, avec des keroubim ; c'eÂtait un ouvrage d'artisan. | On lui fit quatre colonnes d'acacia ; on les couvrit d'or, on leur mit des crochets d'or ; on fondit pour elles quatre socles d'argent. | On fit pour l'entreÂe de la tente un rideau de pourpre violette et rouge, d'eÂcarlate et de fin lin retors ; c'eÂtait un ouvrage de brodeur. | On fit ses cinq colonnes et leurs crochets, on couvrit d'or leurs chapiteaux et leurs tringles ; leurs cinq socles Âetaient de bronze. Le coffre du TeÂmoignage BetsaleÂel fit le Coffre en bois d'acacia, d'une longueur de deux coudeÂes et demie, d'une largeur d'une coudeÂe et demie et d'une hauteur d'une coudeÂe et demie. | Il le couvrit d'or pur Áa l'inteÂrieur et Áa l'exteÂrieur et il lui fit une bordure d'or tout autour. Il fondit pour lui quatre anneaux d'or qu'il mit Áa ses quatre coins, deux anneaux d'un coÃte et deux anÃteÂ. | Il fit des barres en bois neaux de l'autre co d'acacia et il les couvrit d'or. | Il introduisit les barres dans les anneaux sur les coÃteÂs du Coffre pour porter le Coffre. | Il fit un expiatoire d'or pur ; sa longueur Âetait de deux coudeÂes et demie et sa largeur d'une coudeÂe et demie. | Il fit deux keroubim d'or, aux deux extreÂmiteÂs de l'expiatoire ; il les fit d'or marteleÂ, | un keroub Áa une extreÂmite et un keroub Áa l'autre extreÂmite ; il fit les keroubim d'une seule pieÁce avec l'expiatoire, Áa ses deux extreÂmiteÂs. | Les keroubim Âetendaient les ailes vers le haut, couvrant de leurs ailes l'expiatoire et se faisant face l'un Áa l'autre ; les keroubim avaient la face tourneÂe vers l'expiatoire. La table du pain offert Il fit la table en bois d'acacia ; sa longueur Âetait de deux coudeÂes, sa largeur d'une coudeÂe et sa hauteur d'une coudeÂe et demie. | Il la couvrit d'or pur et il

dauphin 25.5n. dix coudeÂes : environ 4,50 m ; une coudeÂe et demie : environ 70 cm. 31 On fit : litt. il fit. Ð traverses 26.26n. 35 voile 26.31+. 19 21

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Coffre 25.10+. Ð deux coudeÂes et demie : environ 1,10 m ; une coudeÂe et demie : environ 70 cm ; voir mesures . or pur 25.11+. expiatoire 25.17n. keroubim 25.18n. Ð l'expiatoire 25.17n. table 25.23+. Ð deux coudeÂes : environ 90 cm ; une coudeÂe et demie : environ 70 cm ; voir mesures . 11 or pur 25.11+. 2 6 7 10

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EXODE 37

La reÂalisation de la Demeure dans la Bible grecque A partir du chapitre 36 de l'Exode, le texte grec de la Septante (LXX$) diverge consideÂrablement du texte heÂbreu traditionnel : les eÂleÂments sont preÂsenteÂs dans un ordre diffeÂrent, parfois comme une traduction stricte du texte heÂbreu, parfois, semble-t-il, comme une sorte de reformulation ou de reÂsume (&). Dans le tableau qui suit, les eÂleÂments tout aÁ fait propres aÁ la Septante sont indiqueÂs en italiques (les eÂleÂments de l'heÂbreu absents de la Septante sont mentionneÂs entre parentheÁses). ORDRE DU REÂCIT DANS LA SEPTANTE

strictement traduit

Les veÃtements des preÃtres (36.8-38). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les dix toiles de la Demeure (37.1-2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (deÂtail de la fabrication des eÂleÂments de la Demeure) Le voile et le rideau (37.3-6) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La cour (37.7-18) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La disposition (ou les comptes) de la Demeure (37.19-21) . . . . . Le Coffre, l'expiatoire et les keroubim (38.1-8) . . . . . . . . . . . . . . La table des pains offerts (38.9-12). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le porte-lampes (38.13-17) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (l'autel de l'encens) Les planches et les traverses (38.18) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les crochets (38.19) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les chapiteaux (38.20) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les piquets (38.21) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L'autel de bronze (38.22-24) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L'huile et l'encens sacreÂs (38.25) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La cuve de bronze (38.26s) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les comptes du sanctuaire (39.1-10) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L'utilisation du reste du preÂleÁvement pour les ustensiles du culte et les veÃtements d'Aaron (39.11s) . . . . . . PreÂsentation des ouvrages aÁ MoõÈse (39.13-23) Les veÃtements et la Demeure (39.13) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le Coffre (39.14) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L'autel d'or, l'huile et l'encens (39.15) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le porte-lampes (39.16) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La table des pains offerts (39.17) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les veÃtements (39.18) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les tentures, le voile, les accessoires (39.19) (l'autel de bronze et la cuve) Les couvertures (39.20) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les piquets et autres ustensiles (39.21) . . . . . . . . . . . . . . . . . . Conclusion : beÂneÂdiction de MoõÈse (39.22s) . . . . . . . . . . . . . . Ordre de dresser la Demeure (40.1-6) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (la cuve) Ordre de consacrer la Demeure et ce qui l'entoure (40.8) . . . . . Ordre de confeÂrer l'onction aÁ la Demeure (40.9s) . . . . . . . . . . . . (onction de la cuve) Ordre d'investir les preÃtres (40.12-16) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Installation de la Demeure (40.17-27) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (le rideau) L'autel des holocaustes (40.29) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (la cuve) La cour (40.33) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

39.1-31

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lui fit une bordure d'or tout autour. | Il lui fit, tout autour, un cadre d'un palme ; il fit une bordure d'or au cadre, tout autour. | Il fondit pour elle quatre

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un palme 25.25n.

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TEXTE HEÂBREU

(numeÂrotation grecque traditionnelle)

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36.35-38

reformule ou reÂsumeÂ

& 36.8s

(sans correspondant dans LXX)

(36.10-33)

& 38.9-20 & 38.21-23 & 37.1-9 & 37.10-16 & 37.17-24

(37.25-28) & 36.34-36 aucun texte heÂbreu correspondant & 36.38 & 38.20 & 38.1-5 & 37.29 cf. 38.8 ; 40.31s & 38.24-31 ; 39.32 & 39.1 39.35 39.38 39.37 39.41

40.1-6 40.9s

& 39.33

& 39.36 & 39.38,40 & 39.34 & 39.40 & 39.42s & 40.8

(40.7) (40.11)

40.12-16 40.17-27 & 40.29 40.33

(39.39)

(40.28) (40.30-32)

anneaux d'or et mit les anneaux aux quatre coins correspondant aux quatre pieds. | Les anneaux Âetaient preÁs du cadre ; ils recevaient les barres


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pour porter la table. | Il fit les barres en bois d'acacia et les couvrit d'or ; elles servaient Áa porter la table. Il fit les ustensiles qu'on devait mettre sur la table, ses plats, ses coupes, ses bols et ses aiguieÁres pour les libations ; il les fit d'or pur. Le porte-lampes aÁ sept branches Il fit le porte-lampes d'or pur ; il fit le portelampes d'or marteleÂ. Son pied et sa tige, ses calices, ses boutons et ses fleurs Âetaient d'une seule pieÁce. | Six branches sortaient de ses coÃteÂs, Ãte du porte-lampes et trois trois branches d'un co branches de l'autre coÃte du porte-lampes. | Il y avait sur une branche trois calices en forme d'amande, avec des boutons et des fleurs, et sur l'autre branche trois calices en forme d'amande, avec des boutons et des fleurs Ð ainsi pour les six branches qui sortaient du porte-lampes. | Sur le porte-lampes, il y avait quatre calices en forme d'amande, avec leurs boutons et leurs fleurs. | Il y avait un bouton sous ses deux premieÁres branches, un bouton sous les deux branches suivantes et un bouton sous les deux dernieÁres branches Ð il en Âetait ainsi pour les six branches qui en sortaient. | Leurs boutons et leurs branches Âetaient d'une seule pieÁce ; le tout Âetait d'or marteleÂ, d'or pur. | Il fit ses sept lampes, ses mouchettes et ses cendriers d'or pur. | Il employa un talent d'or pur pour le faire, avec tous ses ustensiles. L'autel de l'encens Il fit l'autel de l'encens en bois d'acacia ; sa longueur Âetait d'une coudeÂe et sa largeur d'une coudeÂe ; il Âetait carreÂ, et sa hauteur Âetait de deux coudeÂes. Ses cornes Âetaient d'une seule pieÁce avec lui. | Il le couvrit d'or pur, avec son plateau, ses parois et ses cornes, tout autour, et il lui fit une bordure d'or tout autour. | Il fit au-dessous de la bordure deux anneaux d'or, des deux coÃteÂs ; il en fit de part et d'autre, pour recevoir les barres qui servaient Áa le porter. | Il fit des barres en bois d'acacia et les couvrit d'or. Il fit l'huile pour l'onction sacreÂe et l'encens aromatique, pur ; c'eÂtait un ouvrage de parfumeur.

L'autel des sacrifices et la cuve 38 Il fit l'autel des holocaustes en bois d'acacia, d'une longueur de cinq coudeÂes et d'une largeur de cinq coudeÂes ; il Âetait carreÂ, et sa hauteur Âetait de 2 trois coude Âes. | Il fit des cornes aux quatre angles ; 16 17 23 24 25

25.29+. porte-lampes 25.31+. Pour l'ensemble de la description, voir 25.31-39. cendriers 25.38n. pour le faire : c.-aÁ-d. pour faire le porte-lampes. Les v. 25-28 sont omis par LXX . Ð autel 30.1+. Ð une coudeÂe : environ 45 cm ; voir mesures . or pur 25.11+. huile pour l'onction 30.22-25+. Ð sacreÂe : voir saint .

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 es : 1 autel 27.1+. Ð holocaustes : voir sacrifices . Ð cinq coude environ 2,20 m ; trois coudeÂes : environ 1,30 m ; voir mesures . 3 27.3.  taient en meÂtal poli ; 8 cuve 30.18+. Ð les miroirs de l'Antiquite e $

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ses cornes Âetaient d'une seule pieÁce avec lui ; il le couvrit de bronze. | Il fit tous les ustensiles de l'autel, ses reÂcipients, ses pelles, ses calices, ses fourchettes et ses cassolettes ; il fit tous ses ustensiles de bronze. | Il fit pour l'autel une grille de bronze, une sorte de treillis, qu'il placËa au-dessous du rebord de l'autel, Áa partir du bas, jusqu'aÁ la moitie de la hauteur. | Il fondit quatre anneaux qu'il mit aux quatre coins de la grille de bronze, pour recevoir les barres. | Il fit les barres en bois d'acacia et les couvrit de bronze. | Il introduisit dans les anneaux, sur les coÃteÂs de l'autel, les barres qui servaient Áa le porter. Il le fit creux, avec des panneaux. Il fit la cuve de bronze et sa base de bronze avec les miroirs des femmes qui accomplissaient leur service Áa l'entreÂe de la tente de la Rencontre. Les toiles de la cour Il fit la cour. Dans la direction du midi, au sud, il y avait, pour former la cour, des tentures de fin lin retors, sur une longueur de cent coudeÂes, | avec leurs vingt colonnes et leurs vingt socles de bronze ; les crochets des colonnes et leurs tringles Âetaient d'argent. | Dans la direction du nord, il y avait cent coudeÂes avec leurs vingt colonnes et leurs vingt socles de bronze ; les crochets des colonnes et leurs tringles Âetaient d'argent. | Dans la direction de l'ouest, il y avait cinquante coudeÂes de tentures, avec leurs dix colonnes et leurs dix socles ; les crochets des colonnes et leurs tringles Âetaient d'argent. | Dans la direction de l'est, au levant, il y avait cinquante coudeÂes : | pour un coÃteÂ, quinze coudeÂes de tentures, avec leurs trois colonnes et Ãte Рde part et leurs trois socles ; | et pour l'autre co d'autre de la porte de la cour Ð quinze coudeÂes de tentures, avec leurs trois colonnes et leurs trois socles. | Toutes les tentures qui formaient l'enceinte de la cour Âetaient de fin lin retors. | Les socles pour les colonnes Âetaient de bronze, les crochets des colonnes et leurs tringles Âetaient d'argent, et leurs chapiteaux Âetaient couverts d'argent. Toutes les colonnes de la cour Âetaient jointes par des tringles d'argent. | Le rideau de la porte de la cour Ð c'eÂtait un ouvrage de brodeur Ð Âetait de pourpre violette et rouge, d'eÂcarlate et de fin lin retors ; il avait une longueur de vingt coudeÂes, et sa hauteur Âetait de cinq coudeÂes, comme la largeur des tentures de la cour ; | les quatre colonnes et leurs quatre socles Âetaient de bronze, les crochets et leurs tringles Âetaient d'argent, et leurs chapiteaux Âetaient couverts d'argent. | Tous les piquets de l'enceinte de la Demeure et de la cour Âetaient de bronze. cf. Jb 37.18 ; 1Co 13.12 ; 2Co 3.18. Ð des femmes qui accomplissaient leur service : le verbe heÂbreu correspondant eÂvoque habituellement un service militaire ; il est apparente aÁ un terme couramment traduit par armeÂe ; il s'agit sans doute ici d'un office rituel, comparable aÁ celui des leÂvites en Nb 4.23 ; 8.24 (meÃme verbe) ; cf. 1S 2.22 ; voir aussi Jg 21.21 ; Ps 68.26 ; Lc 2.37. cour 27.9+. Ð cent coudeÂes : environ 45 m. cent coudeÂes : environ 45 m. cinquante coudeÂes : environ 22 m. quinze coudeÂes : environ 6,70 m. les crochets... tringles : un texte ancien porte seulement leurs crochets. vingt coudeÂes : environ 9 m ; cinq coudeÂes : environ 2,20 m. $

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EXODE 38±39

Les quantiteÂs de meÂtaux utiliseÂes Voici les comptes de la Demeure Ð la demeure du TeÂmoignage Ð Âetablis sur l'ordre de MoõÈse, par les soins des leÂvites, sous la direction d'Itamar, fils d'Aaron, le preÃtre. | BetsaleÂel, fils d'Ouri, fils de Hour, de la tribu de Juda, fit tout ce que le SEI Áa MoõÈse ; | avec lui Oholiab, GNEUR avait ordonne fils d'Ahisamak, de la tribu de Dan, sculpteur et artiste, qui brodait aussi sur la pourpre violette et rouge, l'eÂcarlate et le fin lin. Le total de l'or employe au travail, pour tous les travaux du sanctuaire, Ð or que l'on avait deÂdie rituellement Ð se montait Áa vingt-neuf talents et sept cent trente sicles, selon le sicle du sanctuaire. L'argent des gens de la communaute qui furent recenseÂs se montait Áa cent talents et mille sept cent soixante-quinze sicles, selon le sicle du sanctuaire. | C'eÂtait un beÂqa par teÃte, la moitie d'un sicle, selon le sicle du sanctuaire, pour chaque homme qui passait au recensement, depuis l'aÃge de vingt ans et au-dessus, soit pour six cent trois mille cinq cent cinquante hommes. | Les cent talents d'argent servirent Áa fondre les socles du sanctuaire et les socles du voile, cent socles pour les cent talents, un talent par socle. | Avec les mille sept cent soixante-quinze sicles on fit les crochets et les tringles pour les colonnes, et on couvrit leurs chapiteaux. | Le bronze qu'on avait deÂdie rituellement se montait Áa soixante-dix talents et deux mille quatre cents sicles. | Avec lui on fit les socles de l'entreÂe de la tente de la Rencontre, l'autel de bronze avec sa grille de bronze, et tous les ustensiles de l'autel, | les socles de la cour, tout autour, et les socles de la porte de la cour, tous les piquets de l'enceinte de la Demeure et les piquets de l'enceinte de la cour.

Les veÃtements du grand preÃtre : l'eÂphod 39 Avec la pourpre violette et rouge et l'eÂcarlate, on fit les veÃtements speÂciaux pour officier dans le sanctuaire. On fit les veÃtements sacreÂs pour Aaron, comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. 2 On fit l'eÂphod d'or, de pourpre violette et 3 rouge, d'e Âcarlate et de fin lin retors. | On Âetendit des lames d'or et on les coupa en fils, qu'on entrelacËa dans la pourpre violette et rouge, l'eÂcarlate et le fin lin ; c'eÂtait un ouvrage 4 d'artisan. | On lui fit des  epaulettes attacheÂes 5 par ses deux extre ÂmiteÂs pour le fixer. | La ceinture qui l'entourait Âetait d'une seule pieÁce 21

comptes / eÂtablis : les termes heÂbreux ainsi traduits sont issus de la meÃme racine, parfois rendue par visiter ou intervenir (cf. Gn 40.4n). Le terme correspondant ici aÁ comptes sera traduit par gens... qui furent recenseÂs au v. 25, cf. Nb 1.45 ; 2.32 etc. LXX le rend par un mot grec qui pourrait signifier disposition. Ð Voir leÂvites et preÃtre . deÂdie rituellement : cf. 29.24+. Ð vingt-neuf talents et sept cent trente sicles : preÁs d'une tonne ; voir mesures , poids et monnaies. communaute 12.3n. Ð recenseÂs 30.12+. Ð cent talents et mille sept cent soixante-quinze sicles : environ 3,4 tonnes ; voir mesures , poids et monnaies. un beÂqa : environ 6 g. Soit 40 socles pour chacun des coÃteÂs, 16 pour le fond et 4 pour le voile (36.24,26,30,36). Ð un talent : environ 34 kg. mille sept cent soixante-quinze sicles : preÁs de 17 kg. Ð on fit : litt. il fit, de meÃme jusqu'au v. 30. $

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Le pectoral On fit le pectoral Ð c'eÂtait un ouvrage d'artisan Ð de la meÃme facËon que l'eÂphod : d'or, de pourpre violette et rouge, d'eÂcarlate et de fin lin retors. | Il Âetait carre ; on fit le pectoral double ; sa longueur Âetait d'un empan et sa largeur d'un empan ; il Âetait double. | On y sertit quatre rangeÂes de pierres : premieÁre rangeÂe, une sardoine, une topaze, une Âemeraude ; | deuxieÁme rangeÂe, une escarboucle, un lapis-lazuli, un diamant ; | troisieÁme rangeÂe, une opale, une agate, une ameÂthyste ; | quatrieÁme rangeÂe, une chrysolithe, un onyx, un jaspe. Ces pierres Âetaient enchaÃsseÂes dans leurs montures d'or. | Les pierres Âetaient aux noms des fils d'IsraeÈl ; il y en avait douze, d'apreÁs leurs noms ; elles Âetaient graveÂes d'une gravure de sceau, chacune avec le nom de l'une des douze tribus. | Sur le pectoral on fit des chaõÃnettes d'or pur, en forme de cordes tresseÂes. On fit deux montures d'or et deux anneaux d'or, et on mit les deux anneaux aux deux extreÂmiteÂs du pectoral. | On mit les deux cordes d'or dans les deux anneaux aux deux extreÂmiteÂs du pectoral ; | on mit les deux autres extreÂmiteÂs des deux cordes aux deux montures placeÂes sur les Âepaulettes de l'eÂphod, par devant. | On fit encore deux anneaux d'or qu'on placËa aux deux extreÂmiteÂs du pectoral, sur le bord inteÂrieur applique contre l'eÂphod. | On fit deux autres anneaux d'or et on les mit au bas des deux Âepaulettes de l'eÂphod, par devant, preÁs de la jointure, au-dessus de la ceinture de l'eÂphod. Avec un cordon de pourpre violette, on fixa le pectoral par ses anneaux aux anneaux de l'eÂphod, pour que le pectoral soit sur la ceinture de l'eÂphod et qu'il ne puisse pas se seÂparer de l'eÂphod, comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. Les autres veÃtements sacreÂs On fit la robe de l'eÂphod, ouvrage de tisserand, tout entieÁre de pourpre violette. | L'ouverture de la robe Âetait au milieu, comme l'ouverture d'un veÃtesoixante-dix talents et deux mille quatre cents sicles : environ 2,4 tonnes. on fit les veÃtements (28.2+ ; 31.10n)... : dans LXX ce texte (jusqu'au v. 31) fait suite aÁ 36.8n. Ð speÂciaux 31.10n. Ð sacreÂs : voir saint . On fit : litt. il fit ; Smr et Syr lisent le pluriel, qui correspond plus naturellement aÁ l'indeÂfini (ainsi dans la suite du texte heÂbreu traditionnel). Cf. 28.8n. montures 28.11n. Ð les noms des fils d'IsraeÈl 28.9n. On les mit : litt. il les mit, de meÃme dans la suite, jusqu'au v. 9. Voir nom . or pur 25.11+. On fit : litt. il fit. Ð robe de l'eÂphod 28.31-35. veÃtement de cuir tresse 28.32n. $

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avec lui ; elle Âetait faite de la meÃme facËon : d'or, de pourpre violette et rouge, d'eÂcarlate et de fin lin retors, comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. | On travailla les pierres d'onyx, enchaÃsseÂes dans des montures d'or. On y grava, d'une gravure de sceau, les noms des fils d'IsraeÈl. | On les mit sur les Âepaulettes de l'eÂphod comme des pierres d'eÂvocation pour les fils d'IsraeÈl, comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse.

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EXODE 39±40

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ment de cuir tresse ; il y avait un ourlet tout autour, afin que la robe ne se deÂchire pas. | On fit sur le bas de la robe des grenades de pourpre violette et rouge, d'eÂcarlate et de fil retors ; | on fit des clochettes d'or pur ; on mit les clochettes entre les grenades sur tout le tour, au bas de la robe, entre les grenades : une clochette et une grenade, une clochette et une grenade, sur tout le tour, au bas de la robe, pour qu'il officie comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. On fit les tuniques de fin lin, ouvrage de tisserand, pour Aaron et pour ses fils ; | le turban de fin lin, les parures des tiares, de fin lin ; les calecËons de lin, de fin lin retors ; l'eÂcharpe de fin lin retors, brodeÂe, de pourpre violette et rouge et d'eÂcarlate ; c'eÂtait un ouvrage de brodeur, comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. | On fit d'or pur la lame, le diadeÁme sacreÂ, et on y Âecrivit, d'une gravure de sceau : Consacre au SEIGNEUR (YHWH). | On lui mit un cordon de pourpre violette pour le placer sur le turban, en haut, comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. Le travail est termine Ainsi fut acheve tout le service de la Demeure, de la tente de la Rencontre. Les IsraeÂlites firent exactement ce que le SEIGNEUR avait ordonne Áa MoõÈse. Ainsi firent-ils. | On apporta la Demeure Áa MoõÈse : la tente et tous ses ÂeleÂments, ses agrafes, ses planches, ses traverses, ses colonnes et ses socles ; | la couverture en peau de beÂlier teinte en rouge, la couverture en peau de dauphin et le voile qui sert de rideau ; | le coffre du TeÂmoignage, ses barres, et l'expiatoire ; | la table, tous ses ustensiles et le pain offert ; | le porte-lampes pur, ses lampes, Ð les lampes Áa y disposer Ð tous ses ustensiles et l'huile pour le luminaire ; | l'autel d'or, l'huile d'onction et l'encens aromatique, ainsi que le rideau de l'entreÂe de la tente ; | l'autel de bronze, sa grille de bronze, ses barres et tous ses ustensiles, la cuve et sa base ; les tentures de la cour, ses colonnes, ses socles, le rideau de la porte de la cour, ses cordages, ses piquets, et tous les ustensiles pour le service de la Demeure, pour la tente de la Rencontre ; | les veÃtements speÂciaux pour officier dans le sanctuaire, les veÃtements sacreÂs pour Aaron, le preÃtre, et les veÃtements sacerdotaux de ses fils. | Tout ce travail, les IsraeÂlites le firent exactement comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. | MoõÈse vit tout le travail : ils l'avaient fait comme le SEIGNEUR

tuniques de fin lin 28.39+. Ð Voir fils . les parures des tiares : cf. Es 61.3n ; Ez 24.17n. lame 28.36n. Ð diadeÁme 29.6n. Ð sacre : voir saint . Ð YHWH : voir noms divins. LXX omet la premieÁre partie du v. Ð tout le service de la Demeure : autre traduction tout le travail pour la Demeure. Liste reÂcapitulative : cf. 1R 7.40-50. Ð ses eÂleÂments : le meÃme terme est traduit par ustensiles dans la suite (v. 35,39). expiatoire 25.17n. Voir pur . huile d'onction : cf. 30.25+ ; 40.13,15. Absent de LXX. sacreÂs : voir saint . Ð Voir preÃtre . Voir beÂneÂdiction . $

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l'avait ordonneÂ. Ainsi avaient-ils fait. Alors MoõÈse les beÂnit. Instructions pour la conseÂcration de la Demeure 40 Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : | Le premier jour du premier mois, tu monteras la Demeure, la tente de 3 la Rencontre. | Tu y placeras le coffre du Te Âmoi4 gnage et tu couvriras le Coffre avec le voile. | Tu apporteras la table et tu la disposeras. Tu apporteras le porte-lampes et tu arrangeras ses lampes. | 5 Tu mettras l'autel d'or pour l'encens devant le coffre du TeÂmoignage, et tu placeras le rideau Áa 6 l'entre Âe de la Demeure. | Tu mettras l'autel des holocaustes devant l'entreÂe de la Demeure, de la 7 tente de la Rencontre. | Tu mettras la cuve entre la tente de la Rencontre et l'autel, et tu y mettras de 8 l'eau. | Tu ame Ânageras la cour, tout autour, et tu 9 mettras le rideau Á a la porte de la cour. | Tu prendras l'huile d'onction, et tu confeÂreras l'onction Áa la Demeure et Áa tout ce qui s'y trouve ; tu la consacreras, avec tous ses ustensiles, et elle sera 10 sacre Âe. | Tu confeÂreras l'onction Áa l'autel des holocaustes et Áa tous ses ustensiles ; tu consacreras 11 l'autel, et l'autel sera tre Ás sacreÂ. | Tu confeÂreras l'onction Áa la cuve et Áa sa base ; tu la consacreras. | 12 Tu pre Âsenteras Aaron et ses fils Áa l'entreÂe de la tente de la Rencontre, et tu les laveras avec de 13 l'eau. | Tu reve Ãtiras Aaron des veÃtements sacreÂs, tu lui confeÂreras l'onction, tu le consacreras, et il 14 exercera pour moi le sacerdoce. | Tu pre Âsenteras 15 ses fils, tu les reve Ãtiras de la tunique | et tu leur confeÂreras l'onction comme tu as confeÂre l'onction Áa leur peÁre ; ils exerceront pour moi le sacerdoce. Cette onction d'huile leur assurera le sacerdoce pour toujours, dans toutes leurs 16 ge ÂneÂrations. | MoõÈse fit exactement ce que le SEIÂ. Ainsi fit-il. GNEUR lui avait ordonne 17 18 19

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MoõÈse installe la Demeure Le premier jour du premier mois de la deuxieÁme anneÂe, la Demeure fut monteÂe. | MoõÈse monta la Demeure ; il en mit les socles, placËa les planches, mit les traverses et dressa les colonnes. | Il Âetendit la tente sur la Demeure et placËa la couverture de la tente par-dessus, comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. Il prit le TeÂmoignage et le mit dans le Coffre ; il placËa les barres sur le Coffre et mit l'expiatoire audessus du Coffre. | Il amena le Coffre dans la Demeure ; il placËa le voile qui sert de rideau, et il en

tu la disposeras : autre traduction tu y disposeras (ou exposeras) les pains, cf. v. 23 ; 25.30n ; 1Ch 9.32. Ð arrangeras : voir 25.37n ; 30.8. Absent de LXX . Tu ameÂnageras : verbe heÂbreu aussi traduit par placer, cf. v. 3,5 etc. 30.25+. Ð Voir onction . treÁs sacre 29.37n ; voir saint . Absent de LXX. Cf. 29.1+. dans toutes leurs geÂneÂrations 12.14+. deuxieÁme anneÂe aÁ compter de la sortie d'Egypte. monta et dressa traduisent le meÃme verbe heÂbreu, qui sera eÂgalement rendu par installer au v. 33. expiatoire 25.17n. 4

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couvrit le coffre du TeÂmoignage, comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. Il mit la table dans la tente de la Rencontre, sur le coÃte de la Demeure, au nord, Áa l'exteÂrieur du voile, | et il y disposa le pain, devant le SEIGNEUR, comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. Il placËa le porte-lampes dans la tente de la RenÃte de la Demeure, contre, en face de la table, sur le co au sud ; | il arrangea ses lampes devant le SEIGNEUR, comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. Il placËa l'autel d'or dans la tente de la Rencontre, devant le voile, | et il y fit fumer l'encens aromatique, comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. Il placËa le rideau Áa l'entreÂe de la Demeure. | Il placËa l'autel des holocaustes Áa l'entreÂe de la Demeure, de la tente de la Rencontre, et il y offrit l'holocauste et l'offrande veÂgeÂtale, comme le SEI Áa MoõÈse. GNEUR l'avait ordonne Il placËa la cuve entre la tente de la Rencontre et l'autel et il y mit de l'eau pour les ablutions ; MoõÈse, Aaron et ses fils s'y laveÁrent les mains et les

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Absent de LXX . Les v. 30-32 sont absents de LXX. Il installa v. 18n.

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pieds ; | lorsqu'ils entraient dans la tente et qu'ils se preÂsentaient devant l'autel, ils se lavaient, comme le SEIGNEUR l'avait ordonne Áa MoõÈse. Il installa la cour autour de la Demeure et de l'autel et mit le rideau Áa la porte de la cour. C'est ainsi que MoõÈse acheva les travaux. La gloire du SEIGNEUR remplit la Demeure Alors la nueÂe couvrit la tente de la Rencontre, et la gloire du SEIGNEUR remplit la Demeure. | MoõÈse ne pouvait pas entrer dans la tente de la Rencontre, parce que la nueÂe demeurait sur elle et que la gloire du SEIGNEUR remplissait la Demeure. | Quand la nueÂe s'eÂlevait au-dessus de la Demeure, les IsraeÂlites partaient, pour chacune de leurs Âetapes. | Si la nueÂe ne s'eÂlevait pas, ils ne partaient pas, jusqu'au Á elle s'eÂlevait. | Le jour, la nueÂe du SEIGNEUR jour ou Âetait sur la Demeure, et la nuit il y avait un feu, sous les yeux de toute la maison d'IsraeÈl, Áa chacune de leurs Âetapes.

nueÂe 13.21+. Ð gloire 16.7+. Ð Sur cette manifestation, cf. 24.15s ; 1R 8.10-13 ; Es 6.3s ; Ez 43.1-5 ; 2Ch 5.11±6.2 ; Ap 15.8. 36 Cf. Nb 9.15-23. 34


LeÂvitique INTRODUCTION La grande syntheÁse cultuelle Le livre du LeÂvitique a souvent eÂte eÂclipseÂ, dans la tradition chreÂtienne, par la richesse narrative de ses voisins : d'un coÃteÂ, la GeneÁse et l'Exode, qui vont des reÂcits des origines aÁ la sortie d'Egypte et aÁ l'alliance du SinaõÈ ; de l'autre, les Nombres et le DeuteÂronome, qui relatent le seÂjour d'IsraeÈl au deÂsert jusqu'au seuil de la Terre promise. Le LeÂvitique s'inseÁre pourtant dans le meÃme cadre geÂneÂral : les lois qui le composent auraient eÂte donneÂes au SinaõÈ, dans l'espace d'un mois et vingt jours, au deÂbut de la deuxieÁme anneÂe aÁ compter de la sortie d'Egypte (comparer Ex 40.2,17 avec Nb 10.11). Le sanctuaire est deÂsormais le lieu habituel de la reÂveÂlation (Lv 1.1 ; cf. 7.38 ; voir cependant 25.1 ; 26.46 ; 27.34), depuis que la gloire de Dieu, avec la nueÂe et le feu qui la repreÂsentent, a quitte la montagne pour la tente cultuelle (comparer Ex 24.16s et 40.34ss ; cf. Lv 9.6,23s). Le chapitre 8 du LeÂvitique, reÂcit de l'investiture des preÃtres, reprend la description de l'inauguration du sanctuaire laÁ ouÁ l'Exode l'avait laisseÂe (cf. Ex 28±29 ; 39±40). Les offrandes des princes, en Nombres 7, se rapportent encore au meÃme eÂveÂnement. Cependant l'action ne redeÂmarrera vraiment qu'au chapitre 10 des Nombres, quand IsraeÈl leÁvera le camp pour poursuivre ses peÂreÂgrinations dans le deÂsert. Hormis cette insertion d'ensemble dans l'eÂpopeÂe ancestrale et telle ou telle anecdote qui fournit le contexte de lois particulieÁres (chap. 10, le sacrileÁge et le chaÃtiment de Nadab et Abihou, les deux fils aõÃneÂs d'Aaron ; 24.10ss, un cas de blaspheÁme), le LeÂvitique se preÂsente avant tout comme une reÂglementation $

minutieuse, qui peut paraõÃtre fastidieuse au lecteur moderne. Il expose en effet le systeÁme rituel dont le sanctuaire est le centre. Ce texte, sans doute le plus complet de la Bible heÂbraõÈque dans son domaine (voir cidessous « Plan du LeÂvitique »), a d'ailleurs eÂte reÂdige avec tant de soin qu'il en reste l'un des mieux conserveÂs : les divergences du texte massoreÂtique avec les autres teÂmoins (LXX , Smr , mss de QumraÃn ) sont ici minimes (voir l'introduction aÁ l'Ancien Testament, p. 15). $

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En deÂpit de son nom usuel qui lui vient, comme pour les autres livres du Pentateuque, de la table des matieÁres de la Septante grecque (LXX) via la Vulgate latine (Vg ), le livre du LeÂvitique ne concerne pas directement les leÂvites , qui ne sont mentionneÂs qu'incidemment en 25.32-34 : les obligations et les droits speÂcifiques de ces derniers, en tant qu'ils sont distingueÂs des preÃtres, sont plutoÃt exposeÂs dans le livre des Nombres (1.50s ; 3.9ss ; 4 ; 8 ; 18 ; 35). En fait le LeÂvitique est tout particulieÁrement consacreÂ, $

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Plan du LeÂvitique I.

Les sacrifices 1±7 (voir aussi « Les animaux offerts en sacrifice », p. 150) 1 l'holocauste 2 l'offrande veÂgeÂtale 3 le sacrifice de paix 4.1±5.13 le sacrifice pour le peÂche 5.14-26 le sacrifice de reÂparation 6.1±7.21 la part des preÃtres dans les divers sacrifices 7.22-38 la part des non-preÃtres II. Institution du systeÁme sacerdotal 8±10 (cf. Ex 40) 8 investiture des preÃtres 9 les premiers sacrifices offerts par les preÃtres 10 preÂcisions concernant le sacerdoce III. Lois de purete 11±18 11 animaux purs et impurs 12 purification de la femme apreÁs l'accouchement 13±14 la « leÁpre » 15 les impureteÂs sexuelles 16 le jour de l'Expiation 17 le sang 18 les unions illicites IV. Lois de saintete 19±25 19 rituel et eÂthique 20 peines relatives aux unions illicites et aÁ la participation aux cultes eÂtrangers 21 devoirs de purete des preÃtres 22 les preÃtres et les offrandes 23 les feÃtes 24.1-9 le service du sanctuaire 24.10-23 le nom divin (YHWH) 25 anneÂes sabbatiques et jubile Rappel de l'alliance : beÂneÂdictions et maleÂdictions 26 (cf. Dt 28±29) Annexe : lois sur les vúux 27


LEÂVITIQUE ± Introduction

144 surtout dans sa premieÁre partie (chap. 1±16), aÁ l'office des preÃtres (eÂgalement deÂcrit, au milieu d'autres textes, en Ex 28ss et Nb, ainsi que dans le livre d'EzeÂchiel [44.15ss] et les Chroniques [p. ex. 1Ch 24]). Ceux-ci sont ici repreÂsenteÂs par Aaron et ses fils (1.5ss ; 2.2 ; 3.2 etc.), qui sont ailleurs rattacheÂs aÁ la tribu de LeÂvi (cf. Ex 4.14 ; Nb 17.18 ; Dt 17.9 etc.). La tradition juive, qui nomme en principe le livre d'apreÁs ses premiers mots (en heÂbreu wayyiqra`, [et il] appela), le deÂsigne eÂgalement, en particulier dans le Talmud , comme « loi des preÃtres » ou « loi des offrandes » ; la traduction syriaque l'intitule « livre des preÃtres ». A l'oppose de la relative deÂsaffection dont il souffre d'ordinaire dans la lecture chreÂtienne de l'Ancien Testament, le LeÂvitique occupe une place centrale dans la tradition juive : situe au milieu de la Torah (voir loi ), il peut eÃtre consideÂre comme le cúur symbolique de cet ensemble fondamental. L'eÂtude de la Torah deÂbute normalement avec ce livre. Un midrash rend compte de cette coutume en ces termes : « Pourquoi les petits enfants commencent-ils par le manuel des preÃtres et non pas par la GeneÁse ? Ð Sans doute parce que les petits enfants sont purs et que les sacrifices aussi sont purs ; que les purs viennent donc et s'engagent aÁ l'eÂtude du pur. » $

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Saintete et purete Un des principaux roÃles des preÃtres, selon le LeÂvitique, est de seÂparer le sacre (ou « le saint ») et le profane, l'impur et le pur (10.10 ; cf. 11.47 ; 20.25 ; Ez 22.26 ; 44.23). Ces concepts-clefs du LeÂvitique meÂritent d'eÃtre deÂfinis preÂciseÂment. La saintete et la purete si souvent eÂvoqueÂes dans ses pages sont en effet spontaneÂment comprises du lecteur chreÂtien ou post-chreÂtien dans un sens spirituel ou moral, alors qu'elles reveÃtent ici un sens prioritairement rituel ou cultuel. Ainsi la saintete , surtout eÂvoqueÂe dans la seconde partie de l'ouvrage qu'on a parfois appeleÂe « Loi de saintete » (chap. 17±26), releÁve davantage du domaine sacral que de l'eÂthique. C'est la na$

ture meÃme de Dieu (11.45 ; 19.2 ; 20.7s,26 ; 21.6ss,15,23 ; 22.9,16, 32 ; cf. Ex 15.11 ; Ez 39.7), de ce qui lui appartient en propre (ce qui est intrinseÁquement sacreÂ, aÁ commencer par son nom , 20.3 ; 22.2,32 ; cf. Ez 36.20ss) et de ce qui s'en approche (ce qui est consacreÂ), notamment le sanctuaire, son mobilier et ses ustensiles (6.9,19ss ; Ez 42.13 ; 46.19), les offrandes (3.11 ; 22.12 ; cf. Dt 26.13) et bien suÃr les preÃtres (cf. 8.9ss,15,30 ; 21.6ss,12,15,23). Outre les personnes et les choses, peuvent eÃtre deÂclareÂs sacreÂs des temps particuliers : le sabbat et les feÃtes du calendrier annuel (23.1ss), les anneÂes sabbatiques et le jubile (25.10ss). Le sacre ou saint connaõÃt parfois des degreÂs : dans certains textes un treÁs-sacre ou « sacro-saint » se distingue (2.3+ ; 6.10,20 ; cf. Ex 29.37n ; Ez 41.4) ; l'anatheÁme aussi peut eÃtre consideÂre comme un niveau supeÂrieur de conseÂcration (27.21, 28s ; Ez 44.29, voir Dt 2.34n). TreÂsor du peuple de l'alliance, la saintete est pour lui une exigence permanente (cf. le leitmotiv vous serez saints, car je suis saint, 11.44s ; cf. 19.2 ; 20.3,7s,26 ; 21.8,23 ; 22.9,16,32 ; Ex 22.30), voire une menace : on ne s'approche de Dieu que selon des reÁgles rituelles preÂcises, aÁ l'eÂgard desquelles la moindre infraction, meÃme avec les meilleures intentions, constitue une profanation (18.21 ; 19.8,12,29 ; 20.3 ; 21.4ss,12,15,23 ; 22.9s,15,32) ou un sacrileÁge (5.15n,21 ; 26.40) qui peut entraõÃner la mort du contrevenant (10.1-3 ; cf. 15.31 ; 1S 6.19s ; voir aussi Jos 7, qui eÂvoque une maleÂdiction collective, et 2Ch 26.16ss, un autre chaÃtiment). Corollaire mais non point synonyme de la saintete (les deux concepts sont associeÂs, mais non identifieÂs, en 11.44s ; 16.19 ; cf. 2Ch 29.15ss), la pureteÂ, aÁ laquelle sont particulieÁrement consacreÂs les chapitres 11 aÁ 15, est la condition requise de ceux qui s'approchent de Dieu (les preÃtres d'abord, qui ne peuvent exercer leur sacerdoce que dans des conditions de purete particulieÁrement strictes ; cf. chap. 8±9 ; 16.4 ; 21.1ss,11s ; 22.3ss ; cf. Ez 44.25ss, mais aussi, de facËon plus ponctuelle, ceux qui prennent part au culte, cf. 7.19ss). Dans la seconde $

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partie du livre, elle est reÂgulieÁrement exigeÂe, dans un sens plus large, de tout le peuple qui vit en relation avec Dieu. Les souillures (impureteÂs, abominations, horreurs, cf. 7.21 ; 11.10ss ; 18.22ss ; 20.25) qu'elle exclut coõÈncident quelquefois avec ce que nous pouvons consideÂrer comme des fautes morales ; mais il s'agit plus souvent de choses, d'eÂtats ou de pheÂnomeÁnes naturels quoique percËus, aÁ certains eÂgards, comme des anomalies. L'impureteÂ, dans la logique particulieÁre des preÃtres, est incompatible avec la saintete de Dieu: le contact entre l'impur et le sacre est mortel (15.31 ; cf. 7.20s ; 20.25s ; 22.3ss ; voir aussi Es 6.3,5,7). Les interdits relatifs au sacre et aÁ l'impureteÂ, qui preÂsentent de nombreuses analogies avec les textes rituels du Proche-Orient ancien, ont eÂte freÂquemment rapprocheÂs de la notion de « tabou », qui joue dans l'histoire des religions un roÃle central quoique diversement appreÂcieÂ. La purete se concËoit souvent comme une notion neÂgative, dans la mesure ouÁ c'est comme absence d'impurete qu'elle se laisse le plus volontiers deÂfinir : elle est aÁ la pureteÂ, dans le domaine rituel, ce que la proprete est aÁ la salete dans la vie quotidienne (cf. Dt 23.13ss). Mais on l'a aussi penseÂe de facËon positive, comme un ordre sans cesse menace par un deÂsordre qu'il ne peut inteÂgrer (teÂmoin le rejet des deÂfauts physiques permanents, comparable aÁ celui de l'impurete provisoire, en 21.17nss). La distinction theÂorique entre pur et impur qui constitue, on l'a vu, l'une des principales responsabiliteÂs des preÃtres, entraõÃne dans la pratique la seÂparation des choses (10.10 ; cf. le rejet plus geÂneÂral des meÂlanges en 18.23 ; 19.19). L'impurete se caracteÂrise en effet par son pouvoir de contagion, bien plus systeÂmatique encore que celui du sacre : tout ce qui entre en contact avec l'impur devient impur aÁ son tour, au moins dans les conditions preÂvues par la loi (11.32ss ; cf. Ag 2.12ss). Sont ainsi deÂclareÂes impures non seulement les pathologies sexuelles (chap. 15), mais la sexualite elle-meÃme, qu'elle soit ou non conforme aux reÁgles morales et sociales (15.16ss ; cf.


LEÂVITIQUE ± Introduction 18.20ss ; 20.10,15,18 ; 21.9), et avec elle les reÁgles feÂminines (15.19ss ; 18.19) et l'accouchement (chap. 12) ; la « leÁpre » des personnes, mais aussi des veÃtements et des maisons (chap. 13±14 ; cf. 13.2n) ; la consommation de la viande de certains animaux ou le simple contact avec leur cadavre (5.2 ; chap. 11 ; 17.15 ; cf. Dt 14) ; la mort et les rites de deuil (21.1ss ; cf. Nb 19) ; telle ou telle pratique, probablement religieuse ou magique aÁ l'origine (18.21,24ss ; 19.3,31 ; 20.3). Toutes ces impureteÂs peuvent eÃtre consideÂreÂes, indeÂpendamment de toute faute morale, comme relevant de la cateÂgorie du peÂche : le terme heÂbreu correspondant aÁ la fois au peÂche et au sacrifice pour le peÂche se trouve associe aÁ des impureteÂs rituelles parfois ineÂvitables (12.6ss ; 14.10nss ; 16.16,19,30 ; cf. Es 6.5,7 ; Ez 14.11 ; 18.6,11,15 ; 23.49 ; 37.23 ; 39.24), qui appellent une purification (12.7s ; 14.19s,31 ; 15.15,30) plutoÃt qu'un pardon (4.20,26,31,35 ; 5.10,13). L'impurete atteint le sanctuaire et risque d'en chasser Dieu luimeÃme (15.31 ; 20.2s ; cf. Nb 19.20 ; Jr 7.30s ; 32.34s ; Ez 5.11 ; 2Ch 36.14). Du coup elle eÂloigne de Dieu et, concreÁtement, du sanctuaire, tout ce qui la touche, et elle requiert un ceÂreÂmoniel de purification adeÂquat (le plus souvent par l'eau, 11.32,40 ; 13.58 ; 14.8 ; 15.16ss ; 17.15 ; 22.6 ; cf. Nb 19.19 ; 31.23s ; Ez 36.25). Faute de purification, l'impur risque non seulement la mort, mais, chose plus grave encore dans la logique rituelle, le retranchement de la communaute cultuelle (7.20n ; cf. 17.4,9s,14 ; 18.29 ; 19.8 ; 20.3ss,17s). Les explications eÂthiques ou hygieÂniques souvent avanceÂes pour justifier, aux yeux des modernes, les reÁgles deÂconcertantes qui en reÂsultent, sont des anachronismes qui passent aÁ coÃte de la logique propre au LeÂvitique, dont l'une des caracteÂristiques litteÂraires est preÂciseÂment de ne pas motiver les reÁgles qu'il eÂnonce. Autant dire qu'il faut accepter un total deÂpaysement pour peÂneÂtrer dans ce livre. On aurait cependant tort de croire que la saintete et la purete rituelles cheÁres au LeÂvitique ex$

cluent la preÂoccupation eÂthique. Celle-ci apparaõÃt dans de nombreuses reÁgles eÂnonceÂes par le livre. Le chapitre 19 en est sans doute l'exemple le plus remarquable, meÃlant sans distinction ni hieÂrarchie apparentes, et sans autre justification que le refrain je suis le SEIGNEUR (YHWH), des prescriptions que nous n'heÂsiterions pas aÁ classer dans l'observance rituelle (v. 3-8,19,23-31) et des preÂceptes que nous qualifierions volontiers de moraux : respect des parents et des personnes aÃgeÂes (v. 3,19), sollicitude envers les pauvres, les eÂtrangers, les infirmes (v. 9s,13s,33s), interdiction du mensonge et du parjure (v. 11s), exhortation aÁ l'eÂquite judiciaire ou aÁ l'honneÃtete commerciale (v. 15s,35s). C'est meÃme dans ce chapitre que se trouve le commandement ceÂleÁbre tu aimeras ton prochain comme toi-meÃme, qui semble fort eÂloigne du rituel et qui deÂpasse aussi les limites habituelles de l'eÂthique. Cette liste surprenante donne aÁ penser que les commandements du SEIGNEUR si souvent eÂvoqueÂs dans les pages du LeÂvitique (4.2,13,22,27 etc.) sont tout autant les preÂceptes moraux que les prescriptions rituelles. Seulement l'eÂthique du LeÂvitique, aÁ l'oppose de celle de l'humanisme, n'est jamais consideÂreÂe comme autonome : respecter le SEIGNEUR, c'est aussi bien respecter le sabbat ou les interdits alimentaires que les droits des plus deÂmunis. Les sacrifices Au cúur du systeÁme cultuel du LeÂvitique, la leÂgislation sur les sacrifices occupe toute la premieÁre partie du livre (chap. 1±7). Ils y sont reÂpertorieÂs selon une nomenclature preÂcise (chap. 1±5), qui n'atteint nulle part ailleurs dans la Bible un tel degre de systeÂmatisation (holocaustes ou offrandes totales, 1.3nss ; offrandes veÂgeÂtales, 2.1nss ; sacrifices de paix ou de communion, 3.1nss ; sacrifices pour le peÂcheÂ, 4.1ss ; sacrifices de reÂparation, 5.6n, 14ss ; sacrifices de reconnaissance, 7.12n ; voir « Les animaux offerts en sacrifice », p. 150. Dans d'autres textes de l'Ancien Testament, les sacrifices apparaissent surtout comme l'occasion d'une communion joyeuse $

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145 entre les hommes et avec Dieu. Cette fonction socio-religieuse est bien preÂsente ici : d'une part dans les sacrifices de paix ou de reconnaissance, qui restent l'occasion d'un repas sacre ; d'autre part dans l'odeur agreÂable ou « apaisante » (pour Dieu) qui constitue l'aboutissement de tous les sacrifices, y compris du sacrifice pour le peÂche (4.31 ; cf. 1.9n). Cependant le LeÂvitique met l'accent sur une autre fonction du sacrifice, celle qui consiste aÁ restaurer un ordre sacral sans cesse menace par les ineÂvitables irruptions de l'impurete et du peÂche (au sens rituel) dans l'existence du peuple et de chacun de ses membres. Dans cette perspective, le LeÂvitique accorde une place importante au rite d'expiation , c'est-aÁ-dire d'absolution ou d'annulation du peÂcheÂ, qui correspond sans doute aÁ un geste accompli par le preÃtre au cours du sacrifice (4.20n). L'expiation a naturellement sa place dans le sacrifice pour le peÂche et le sacrifice de reÂparation ; mais ici meÃme l'holocauste, ouÁ toute la beÃte est bruÃleÂe en signe de sa conseÂcration totale aÁ Dieu, est reveÃtu d'une valeur expiatoire (1.4). Le sang de la victime, utilise dans divers rites d'aspersion (voir 1.5n ; 4.6n), est tout particulieÁrement associe aÁ l'expiation dans le sacrifice pour le peÂcheÂ. C'est lui qui oÃte le peÂche (8.15 ; 14.49,52 ; cf. Ex 29.36 ; Ez 43.20ss ; 45.18 ; voir aussi Nb 8.21 ; 19.9ss ; 31.19ss) ; c'est par lui que le « peÂcheur » ou l'impur preÂalablement purifie est reÂtabli dans une juste relation avec Dieu. Le sang est un symbole particulieÁrement riche de sens : d'une part il participe du sacre (il est, avec la graisse, la part systeÂmatiquement reÂserveÂe aÁ Dieu dans le sacrifice, cf. 3.17 ; 7.25ss) ; d'autre part il est freÂquemment vecteur d'impurete (cf. 12.2ss ; 15.19ss ; 18.19 ; Nb 35.33 ; Es 64.5 ; cf. Ez 16.6,9). Si son efficacite expiatoire paraõÃt automatique, il ne la doit pourtant pas aÁ un pouvoir autonome, mais aÁ une disposition divine : c'est moi qui l'ai place pour vous sur l'autel, afin de faire l'expiation sur vous (17.11n ; cf. He 9.7,12s,22s,25 ; 10.4 ; 13.11). Le systeÁme sacrificiel culmine le jour de l'Expiation (chap. 16) $


146 qui, une fois l'an, annule collectivement les peÂcheÂs de la preÃtrise et de tout IsraeÈl, ou du moins leurs conseÂquences, en reÂtablissant le sanctuaire lui-meÃme, et en particulier l'autel, dans sa fonction (16.16,19ss,33 ; cf. 8.15 ; Ez 43.20,22 ; 45.18). On y trouve, outre l'application la plus large du sacrifice pour le peÂcheÂ, eÂtendu aÁ toutes les fautes possibles des preÃtres et du peuple, l'eÂtonnant rituel du « bouc eÂmissaire » ou bouc pour Azazel, charge de tous les peÂcheÂs du peuple avant d'eÃtre envoye dans le deÂsert (16.8nss ; aÁ rapprocher du roÃle de l'oiseau vivant dans le rite de purification du leÂpreux en 14.7,53). L'ensemble de la ceÂreÂmonie vise aÁ restaurer dans son inteÂgrite la relation du peuple avec son Dieu, comme l'indique le rituel des holocaustes, offrandes totales, qui fait suite aÁ l'envoi du bouc (16.23ss). Livre des preÃtres, livre du peuple S'il inteÂresse en particulier les preÃtres, le LeÂvitique n'est pas pour autant un manuel d'initiation reÂdige aÁ leur seule intention. Dans de nombreux cas, les instructions qu'il renferme sont expresseÂment adresseÂes aÁ tout le peuple d'IsraeÈl (1.2 ; 4.2 ; 7.13,29,38 ; 9.3 etc.). Il est tora, terme qui peut deÂsigner la loi dans son ensemble mais qui se reÂfeÁre d'abord aÁ un enseignement preÂcis (6.2,7,18 ; 11.46 ; 12.7 ; 13.59 ; 14.32,54,57 ; 15.32) que le preÃtre doit non seulement appliquer, mais communiquer aÁ ceux qui le consultent (cf. Dt 24.8 ; Ag 2.11). Le LeÂvitique lui-meÃme souligne la responsabilite d'enseignement qui incombe aux preÃtres (10.11 ; cf. Dt 31.9 ; 33.10 ; 2R 12.3 ; 17.27s ; Jr 2.8 ; 18.18 ; Mi 3.11 ; Ml 2.7 ; 2Ch 15.3). On notera que la loi des sacrifices semble d'ailleurs laisser une part importante dans l'accomplissement meÃme du rituel au « laõÈc » qui offre le sacrifice (1.4ss) : le preÃtre ne prend le relais que pour preÂsenter l'offrande sur l'autel. En outre, le service rituel qu'elle propose n'est pas reÂserve aux IsraeÂlites de souche (17.8 ; comparer avec 22.25 ; Ez 44.9 ; cf. Ex 18.12 ; 2R 5.17 ; Jon 1.16) Si, dans le deÂtail, le code rituel peut apparaõÃtre comme un systeÁme relativement clos, relevant

LEÂVITIQUE ± Introduction de sa seule logique propre, il ne faut pas perdre de vue le sens global que lui confeÁre son appartenance aÁ la Torah. De ce point de vue, le service du sanctuaire n'est pas une fin en soi : il est la condition requise pour que s'opeÁre la Rencontre, la relation vivante et vivifiante entre Dieu et son peuple, qui rejaillit sur chacun de ses membres (voir Ex 29.42-46). De fait, le code du LeÂvitique est tout entier oriente vers la vie : Vous observerez mes prescriptions et mes reÁgles : celui qui les mettra en pratique vivra par elles (18.5 ; cf. Ez 20.11,13,21). L'une des taÃches essentielles du preÃtre le peuple consiste aÁ beÂnir (9.22s ; cf. 26.2ss ; Nb 6.23ss). Tout le rituel, en un sens, est laÁ pour rendre possible cette beÂneÂdiction efficace qui permet aux adorateurs de mener heureusement leur existence dans le cadre du peuple saint. La loi rituelle, deÁs lors, se veut raisonnable et, si l'on ose dire, humaine. Pour reprendre la parole de Marc 2.27// au sujet du sabbat, c'est elle qui est faite pour l'homme, et non pas l'inverse. Elle distingue les peÂcheÂs commis par erreur des transgressions deÂlibeÂreÂes (4.2,13). Elle met en outre le rituel vital aÁ la porteÂe de tous, preÂvoyant des offrandes de substitution pour les pauvres : ainsi, en 5.7-13, l'expiation peut exceptionnellement eÃtre produite par une offrande non sanglante (comparer avec 4.27-35) ; le rituel sur l'offrande veÂgeÂtale a pu eÃtre inseÂre laÁ ouÁ il se trouve (2.1ss) parce qu'on le consideÂrait, dans certains cas, comme offrande de substitution pour l'holocauste (chap. 1) ; l'eÂleÂment eÂconomique entre aussi en consideÂration pour les sacrifices accompagnant la purification de la femme qui a accouche (12.8) ou du leÂpreux gueÂri (14.21ss). Par ailleurs, l'impurete et son pouvoir de contagion sont clairement circonscrits : ainsi l'aÃne est impur en ce sens qu'il est impropre aÁ la consommation, mais le contact d'un aÃne dans les activiteÂs quotidiennes ne rend pas impur (11.1ss). La purification des objets entraõÃne la destruction d'un reÂcipient de terre, mais le simple lavage d'un reÂcipient de bois ou de meÂtal, objet plus rare et plus preÂcieux, $

surtout pour les foyers les plus modestes (11.32s). L'impurete normalement communiqueÂe aÁ l'eau ne peut s'appliquer aÁ un puits ou aÁ une citerne, ce qui entraõÃnerait une perte trop lourde (11.36s). Si une maison risque d'eÃtre deÂclareÂe impure, la loi preÂvoit qu'on la vide de tout ce qu'elle contient avant l'inspection du preÃtre, afin que les habitants ne perdent pas tous leurs biens (14.36). Par toutes ces exceptions aÁ la stricte logique rituelle, le LeÂvitique se distingue aussi d'une conception purement magique du rituel. On notera enfin que le LeÂvitique deÂbouche sur un ideÂal social eÂleveÂ, particulieÁrement visible dans la loi relative aux anneÂes sabbatiques et au jubileÂ, qui preÂvoit, aÁ intervalles reÂguliers, une remise de toutes les dettes et un affranchissement geÂneÂral des esclaves (chap. 25). C'est dire, aÁ tout le moins, que les tenants de la logique rituelle n'attendent pas de l'eÂthique individuelle, meÃme articuleÂe aÁ un systeÁme sacral, la solution de tous les probleÁmes. Le rituel et ses limites La logique rituelle dont le LeÂvitique est un sommet a fini par ne plus eÃtre comprise du grand nombre, meÃme en IsraeÈl. Alors que, dans son principe, elle englobe la morale, les propheÁtes deÂjaÁ eÂprouvent souvent le besoin de lui opposer la morale (Es 1.10+ss). Au seuil de l'eÁre chreÂtienne, Philon d'Alexandrie, un juif de langue et de culture grecques, estime neÂcessaire, pour la rendre actuelle dans le contexte de la culture helleÂnistique, d'en proposer une lecture alleÂgorique dans laquelle le rituel perd sa valeur propre pour devenir image de concepts philosophiques et moraux. Le pharisaõÈsme , avec son insistance sur la pieÂte individuelle et familiale, la deÂcentre de son lieu naturel, le temple . La victoire deÂfinitive de cette eÂcole sur le ritualisme sadduceÂen , aÁ la faveur de la destruction du temple en 70, marquera la fin du systeÁme rituel des sacrifices. Quant au christianisme, il puisera ici et laÁ dans les codes rituels de l'Ancien Testament une typologie doctrinale (lorsqu'il ap$

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LEÂVITIQUE ± Introduction plique les notions de sacrifice ou d'expiation aÁ la mort du Christ, Rm 3.25 ; 1Co 5.7 ; Ep 5.2 ; 1Jn 2.2 ; et surtout l'eÂpõÃtre aux HeÂbreux, 2.17 etc.), ainsi que des meÂtaphores spirituelles et morales (Rm 12.1s ; Ph 2.17 ; 4.18), mais il abandonnera vite la pratique meÃme du systeÁme rituel (Mc 7// ; Col 2.16s). La loi sacrale de l'Ancien Testament apparaõÃtra essentiellement, pour les chreÂtiens des geÂneÂrations ulteÂrieures, comme un eÂleÂment de la peÂdagogie divine qui devait conduire au Christ (cf. Ga 4.1ss). Reste que le rituel deÂlaisse ne cesse de faire retour, aussi bien dans les prescriptions domestiques et synagogales du judaõÈsme pharisien et rabbinique que dans

les liturgies chreÂtiennes. Aux crises du malentendu sanctionnant l'eÂchec d'un ritualisme qui n'a pas reÂussi aÁ communiquer son sens, et qui deÁs lors est passe pour vide aux yeux des meilleurs, succeÁde invariablement une soif de rituel. La foi la plus pure, sous peine de verser dans l'abstraction ou le moralisme, demande des symboles, des gestes porteurs de sens, des ceÂleÂbrations communautaires susceptibles d'enrichir un discours theÂologique et moral qui ne tarde pas aÁ eÃtre aÁ son tour percËu comme creux ou inefficace... avant que les retours au rituel ne soient eux-meÃmes battus en breÁche par de nouveaux propheÁtes du sens.

147 Pourquoi donc lire aujourd'hui le LeÂvitique, alors meÃme que nul ne reÃverait ni ne craindrait de le voir concreÁtement remis en vigueur ? Au moins pour retrouver le contexte originel, si eÂtrange et deÂroutant soit-il, d'un mysteÂrieux commandement d'amour qui continue de nous deÂfier et de nous eÂchapper dans sa simplicite et son intemporalite apparentes. Quand aimer son prochain comme soi-meÃme serait le seul espace sacre possible dans un monde apparemment deÂpourvu de toute distinction entre sacre et profane, entre pur et impur, c'est d'abord aÁ l'antique penseÂe sacerdotale d'IsraeÈl qu'il faudrait retourner pour le comprendre comme tel.


LeÂvitique ReÁgles pour les sacrifices : l'holocauste 1 Le SEIGNEUR appela MoõÈse ; depuis la tente de la 2 Rencontre il lui dit : | Parle aux Israe Âlites ; tu leur diras : Lorsque l'un de vous offre une beÃte en preÂsent au SEIGNEUR, vous offrirez un preÂsent pris sur le gros beÂtail ou sur le petit beÂtail. 3 Si son preÂsent est un holocauste pris sur le gros beÂtail, il preÂsentera un maÃle sans deÂfaut ; il le preÂsentera Áa l'entreÂe de la tente de la Rencontre, pour 4 qu'il soit agre ÂÂe devant le SEIGNEUR. | Il posera la main sur la teÃte de l'holocauste, et celui-ci sera 5 agre ÂÂe pour faire l'expiation sur lui. | Il immolera le bovin devant le SEIGNEUR ; les fils d'Aaron, les preÃtres, preÂsenteront le sang et aspergeront de sang le pourtour de l'autel qui est Áa l'entreÂe de la 6 tente de la Rencontre. | Il de Âpouillera l'holocauste 7 et le coupera en morceaux. | Les fils d'Aaron, le preÃtre, mettront du feu sur l'autel et disposeront 8 du bois sur le feu. | Les fils d'Aaron, les pre Ãtres, disposeront les morceaux, la teÃte et la graisse sur le 9 bois, sur le feu de l'autel. | Il lavera avec de l'eau les entrailles et les pattes, et le preÃtre fera fumer le tout sur l'autel. C'est un holocauste, une offrande consumeÂe par le feu, une odeur agreÂable pour le SEIGNEUR.

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appela : c'est le verbe correspondant (wayyiqra'), le premier mot du texte heÂbreu, qui constitue le titre traditionnel du livre dans la Bible heÂbraõÈque. Cf. Ex 25.22 ; 40.34-38 ; He 9.1-14. preÂsent : heÂbreu qorbaÃn (cf. Mc 7.11n), litt. ce qu'on fait approcher (de l'autel, de Dieu), substantif deÂrive en heÂbreu du verbe traduit ici par offrir, puis par preÂsenter (v. 3ss) ; ce terme s'applique dans Lv et Nb aÁ toute sorte d'offrande ; ailleurs il n'apparaõÃt qu'en Ez 20.28 ; 40.43 ; voir aussi Ne 10.35n. holocauste (v. 3-17) : ce terme d'origine grecque signifie bruÃle tout entier (voir cependant 7.8) ; le mot heÂbreu correspondant est apparente au verbe habituellement rendu par monter, soit aÁ cause du mouvement de la fumeÂe vers le ciel, soit parce qu'on faisait monter la victime sur l'autel (cf. 2.12n) ; voir 6.1-6 ; cf. Jg 13.16-20n ; Os 6.6 ; Ps 51.18-21 ; Mc 12.33. Ð sans deÂfaut ou entier, intact, parfait, c.-aÁ-d. sans tare et non castreÂ, cf. Ml 1.8 ; un terme apparente peut s'appliquer aÁ l'inteÂgrite morale (Jb 1.1+). Ð pour qu'il soit agreÂe (le sacrifice, ou bien celui qui l'offre) cf. v. 4 ; 7.18 ; 19.5,7 ; 22.19ss ; 23.11 ; Ex 28.38n ; Es 56.7+ ; Jr 6.20. Il posera la main : par ce geste, celui qui offre le sacrifice atteste vraisemblablement que l'offrande est bien la sienne ; selon certains, il s'identifierait, symboliquement, aÁ l'animal offert 4.4 ; cf. 16.21s ; 24.14. Ð l'holocauste : c.-aÁ-d. l'animal offert en holocauste. Ð expiation 4.20 ; 8.34 ; 9.7 ; 14.53 ; 16 ; 17.11 ; Ez 45.15,17 ; 2Ch 29.24. Il immolera : LXX porte le pluriel, de meÃme au v. 11 ; cf. 4.15n ; Ez 44.11 ; Esd 8.35 ; 2Ch 29.22-24 ; 35.6. Ð bovin : cf. v. 3. Ð Voir preÃtre . Ð aspergeront : meÃme verbe au v. 11 ; 3.2,8,13 ; 7.2,14 ; 8.19,24 ; 9.12,18 ; 17.6 ; Ex 24.6,8 ; 29.16,20 ; Nb 18.17 ; 2R 16.13,15 ; Ez 36.25 ; 43.18 ; 2Ch 29.22 ; 30.16 ; 34.11 ; 35.11 ; il signifie jeter (de la suie, de la poussieÁre), en Ex 9.8,10 ; Es 28.25 ; Ez 10.2 ; Jb 2.12 ; 2Ch 34.4. Une aspersion (peut-eÃtre selon un rite diffeÂrent) semble eÂgalement eÂvoqueÂe par un autre verbe en Lv 4.6n, en ce qui concerne le sacrifice pour le peÂcheÂ. Ð sang 17.10-14 ; He 9.15-28. 1

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Si son preÂsent est un holocauste pris sur le petit beÂtail, sur les moutons ou sur les cheÁvres, il preÂsentera un maÃle sans deÂfaut. | Il l'immolera Áa coÃte de l'autel, au nord, devant le SEIGNEUR ; les fils d'Aaron, les preÃtres, aspergeront de son sang le pourtour de l'autel. | Il le coupera en morceaux, avec la teÃte et la graisse, et le preÃtre disposera les morceaux sur le bois, sur le feu de l'autel. | Il lavera avec de l'eau les entrailles et les pattes. Le preÃtre preÂsentera le tout et le fera fumer sur l'autel. C'est un holocauste, une offrande consumeÂe par le feu, une odeur agreÂable pour le SEIGNEUR. Si le preÂsent qu'il offre au SEIGNEUR est un holocauste d'oiseaux, il preÂsentera des tourterelles ou des colombes. | Le preÃtre preÂsentera l'oiseau sur l'autel, et il lui tordra le cou ; il fera fumer la teÃte sur l'autel, et il fera couler le sang contre la paroi de l'autel. | Il deÂtachera le jabot avec ses plumes et le Á on jettera preÁs de l'autel, vers l'est, dans le lieu ou met les cendres grasses. | Il le fendra entre les ailes, sans en seÂparer les moitieÂs ; et le preÃtre le fera fumer sur l'autel, sur le feu de bois. C'est un holocauste, une offrande consumeÂe par le feu, une odeur agreÂable pour le SEIGNEUR. L'offrande veÂgeÂtale Si quelqu'un offre en preÂsent au SEIGNEUR une offrande veÂgeÂtale, son preÂsent sera de fleur de fa-

sur le bois... : litt. sur les bois qui (sont) sur le feu qui (est) sur l'autel, cf. v. 7 ; de meÃme dans la suite. Il lavera : il s'agit probablement de celui qui offre le sacrifice, plutoÃt que du preÃtre, cf. v. 5 ; comparer avec Ez 44.11 ; 2Ch 29.22ss ; 35.6 ; voir aussi Ez 40.38. Ð fera fumer : verbe apparente au terme qui deÂsigne l'encens en 4.7 ; Ex 30.34+, de meÃme dans la suite. Ð une offrande consumeÂe par le feu : le mot ainsi traduit rappelle le terme heÂbreu habituellement rendu par feu et deÂsigne toujours un sacrifice (Dt 18.1 ; 1S 2.28). Ð odeur agreÂable : autre traduction odeur apaisante : cf. v. 13,17 ; 2.2,9,12 ; 3.5,16 ; 4.31 ; 6.8,14 ; 8.21,28 ; 17.6 ; 23.13,18 ; 26.31 ; voir Gn 8.21n ; Ex 29.18,25,41 ; Ez 6.13. son preÂsent : Smr et LXX semblent avoir lu son preÂsent au SEIGNEUR. au nord : cf. Ez 40.38-43. oiseaux 5.7-10. Ð colombes ou pigeons ; meÃme terme en Gn 8.8ss etc. preÂsentera l'oiseau : litt. le preÂsentera. Ð il lui tordra le cou... : litt. il lui pincera la teÃte et (la) bruÃlera, cf. 5.8n. Ð il fera couler ou il fera gicler ; de meÃme en 5.9. Le meÃme verbe signifie faire sortir (l'eau d'une toison mouilleÂe, par essorage) en Jg 6.38 et vider (une coupe, en la buvant) en Es 51.17 ; Ez 23.34 ; Ps 75.9. ses plumes : autre traduction son ordure (le contenu du jabot ?), cf. v. 9. entre les ailes ou par les ailes. Ð sans en seÂparer les moitieÂs : litt. il ne seÂparera pas ; cf. 5.8 ; Gn 15.10. Selon certains, l'interdiction de seÂparer en deux les oiseaux irait aÁ l'encontre de rites divinatoires d'origine babylonienne. Ð sur le feu de bois : litt. sur le bois qui (est) sur le feu, cf. v. 8n. $

à tre, une vie, de meÃme 4.2,27 ; 5.2 etc. ; cf. 1 quelqu'un : litt. un e 7.18n ; sur le terme heÂbreu correspondant, voir Gn 1.20n. Ð offrande veÂgeÂtale : le terme heÂbreu minha a parfois un sens treÁs geÂneÂral (il est alors traduit simplement par offrande, cf. Gn


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rine ; il versera de l'huile dessus et il y ajoutera de l'encens. | Il l'apportera aux fils d'Aaron, les preÃtres ; il prendra une pleine poigneÂe de cette fleur de farine, arroseÂe d'huile, avec tout l'encens, et le preÃtre fera fumer cela sur l'autel, en Âevocation. C'est une offrande consumeÂe par le feu, une odeur agreÂable pour le SEIGNEUR. | Ce qui restera de l'offrande veÂgeÂtale sera pour Aaron et pour ses fils ; c'est une portion treÁs sacreÂe des offrandes consumeÂes par le feu pour le SEIGNEUR. Si tu offres en preÂsent une offrande veÂgeÂtale cuite au four, ce sera de la fleur de farine, des gaÃteaux sans levain peÂtris Áa l'huile et des galettes sans levain arroseÂes d'huile. Si ton preÂsent est une offrande veÂgeÂtale cuite Áa la poeÃle, ce sera de la fleur de farine peÂtrie Áa l'huile, sans levain. | Tu la rompras en morceaux et tu verseras de l'huile dessus ; c'est une offrande veÂgeÂtale. Si ton preÂsent est une offrande veÂgeÂtale cuite sur le gril, elle sera faite de fleur de farine peÂtrie Áa l'huile. Tu apporteras au SEIGNEUR l'offrande veÂgeÂtale faite avec ces produits ; elle sera preÂsenteÂe au preÃtre, qui l'approchera de l'autel. | Le preÃtre en preÂleÁvera ce qui doit Ãetre offert en Âevocation et le fera fumer sur l'autel. C'est une offrande consumeÂe par le feu, une odeur agreÂable pour le SEIGNEUR. | Ce qui restera de l'offrande veÂgeÂtale sera pour Aaron et pour ses fils ; c'est une portion treÁs sacreÂe des offrandes consumeÂes par le feu pour le SEIGNEUR. Aucune des offrandes veÂgeÂtales que vous preÂsenterez au SEIGNEUR ne sera leveÂe : vous ne ferez rien fumer qui contienne du levain ou du miel parmi les offrandes consumeÂes par le feu pour le SEIGNEUR. 4.3nss ; 1S 2.17 ; hors contexte sacrificiel, il peut aussi deÂsigner le tribut impose par un suzerain aÁ ses vassaux, cf. Jg 3.15n) ; en revanche, dans les textes rituels comme le LeÂvitique, il deÂsigne preÂciseÂment une offrande non sanglante aÁ base de veÂgeÂtaux (voir Lv 6.7-11 ; Nb 15.1-16) ; cf. Ex 29.41 ; 30.9 ; 40.29 ; Jos 22.23,29 ; Jg 13.19n ; Ez 42.13+. Ð de l'encens : il s'agit ici d'une reÂsine particulieÁre, ingreÂdient du meÂlange eÂgalement nomme encens en Ex 30.34nss ; de meÃme dans la suite et en 5.11 ; 6.8 ; 24.7 ; cf. Es 60.6 ; Jr 6.20 ; Mt 2.11 ; Ap 5.8+. cette fleur de farine : litt. sa fleur de farine. Ð tout l'encens : litt. tout son encens (celui de l'offrande veÂgeÂtale). Ð en eÂvocation ou en souvenir : le terme heÂbreu vient peut-eÃtre d'une formule prononceÂe au moment de l'offrande (je veux eÂvoquer, ou rappeler), soit pour rappeler au souvenir de Dieu celui qui preÂsente l'offrande, afin que Dieu intervienne en sa faveur (cf. Nb 5.26 ; Ac 10.4), soit en commeÂmoration des bienfaits de Dieu, soit pour invoquer le nom de Dieu (cf. Ex 3.15n), soit encore pour signifier que la poigneÂe de farine offerte sur l'autel repreÂsente la totalite de l'offrande (cf. Lc 22.19 ; 1Co 11.24s ; voir aussi Rm 11.16). Cf. v. 9,16 ; 5.12 ; 6.8 ; 24.7 ; voir aussi Es 66.3n. pour Aaron et pour ses fils Ex 28.41. Ð treÁs sacreÂe v. 10 ; 6.10,18,22 ; 7.1,6 ; 10.12,17 ; 14.13 ; 21.22 ; 24.9 ; 27.28 ; cf. Ex 29.37n ; voir saint . sans levain : voir Ex 12.8n-20 ; seules les offrandes veÂgeÂtales accompagnant les sacrifices de paix et les offrandes de preÂmices comportaient du levain (Lv 2.11s ; 7.13 ; 23.15-21). Ð arroseÂes d'huile 7.12 ; Ex 29.2n. poeÃle ou plaque, de meÃme en 6.14 ; 7.9 ; Ez 4.3. gril : certains pensent qu'il s'agit plutoÃt d'un moule ou d'une casserole. elle sera preÂsenteÂe : litt. il la preÂsentera. en eÂvocation v. 2n. leveÂe 6.10 ; 7.13 ; 23.17 ; Ex 12.15+. Ð L'interdiction du levain et du miel (terme qui pourrait aussi deÂsigner, selon certains, du sirop de fruits) s'opposait peut-eÃtre aÁ un rituel cananeÂen ; cf. 23.5-8 ; Ex 12.15-20 ; Mt 13.33 ; 16.6 ; 1Co 5.6-8.

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Vous pourrez en preÂsenter au SEIGNEUR comme preÂsent de preÂmices ; mais on n'en placera pas sur l'autel comme une odeur agreÂable. | A toutes les offrandes veÂgeÂtales que tu preÂsenteras tu ajouteras du sel ; tu ne laisseras pas ton offrande veÂgeÂtale manquer du sel de l'alliance de ton Dieu ; avec tous tes preÂsents tu preÂsenteras du sel. Si tu preÂsentes au SEIGNEUR une offrande veÂgeÂtale de la premieÁre moisson, tu preÂsenteras des Âepis roÃtis au feu, du ble nouveau broyeÂ, comme offrande veÂgeÂtale de ta premieÁre moisson. | Tu y ajouteras de l'huile et tu y mettras de l'encens ; c'est une offrande veÂgeÂtale. | Le preÃtre fera fumer en Âevocation une portion du grain broye et de l'huile, avec tout l'encens. C'est une offrande consumeÂe par le feu pour le SEIGNEUR. Le sacrifice de paix Si son preÂsent est un sacrifice de paix, s'il preÂsente un animal pris sur le gros beÂtail, il preÂsentera devant le SEIGNEUR un maÃle ou une femelle sans deÂfaut. | Il posera la main sur la teÃte de son preÂsent ; il l'immolera Áa l'entreÂe de la tente de la Rencontre, et les fils d'Aaron, les preÃtres, aspergeront du sang le pourtour de l'autel. | De ce sacrifice de paix il preÂsentera, en offrande consumeÂe par le feu pour le SEIGNEUR : la graisse qui couvre les entrailles, toute la graisse qui est sur les entrailles, | les deux rognons et la graisse qui les entoure, celle qui couvre les flancs, et le lobe du foie, qu'il deÂtachera preÁs des rognons. | Les fils d'Aaron feront fumer cela sur l'autel, par-dessus l'holocauste qui est sur le feu de bois. C'est une offrande consumeÂe par le feu, une odeur agreÂable pour le SEIGNEUR. preÂmices : le meÃme mot est traduit par commencement en Gn 1.1n (cf. v. 14n ; voir aussi 23.10). Ð on n'en placera pas : litt. ils ne monteront pas. les offrandes veÂgeÂtales... : litt. tout preÂsent (1.2n) de ton offrande veÂgeÂtale (v. 1n). Ð Le sel, parfois utilise comme conservateur, est consideÂre comme un agent de purification (2R 2.19-22) ; il joue par ailleurs un roÃle essentiel dans la preÂparation des aliments, notamment pour les repas d'alliance (Nb 18.19 ; 2Ch 13.5) ; cf. Ex 30.35 ; Ez 43.24 ; Mt 5.13 ; Mc 9.49n-50 ; Col 4.6. Ð avec : litt. sur. premieÁre moisson : litt. premiers fruits ; le mot correspondant, qui apparaõÃt aussi en 23.17,20 (premiers pains ; cf. les preÂmices de 2.12n) est apparente aÁ celui qui deÂsigne les premiers-neÂs (Ex 13.1-16) ; voir aussi Ex 34.22n,26 ; Nb 13.20n ; 18.13 ; 28.26 ; 2R 4.42 ; Ez 44.30 ; Ne 10.36+. Cf. 5.11. Cf. v. 2. $

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sacrifice de paix (v. 1-17) : le terme heÂbreu est apparente au mot habituellement traduit par paix , qui eÂvoque aussi la prospeÂriteÂ, c.-aÁ-d. le bien-eÃtre ; en fonction des caracteÂristiques de ce sacrifice plus que du sens probable du terme heÂbreu correspondant, on l'appelle eÂgalement sacrifice de communion ; cf. 7.1121,28-36 ; 19.5-8 ; 22.21-25. son preÂsent : c.-aÁ-d. l'animal qu'il offre en preÂsent, de meÃme au v. 8 ; cf. 1.2n,4n. La graisse eÂtait consideÂreÂe comme la meilleure part, ici reÂserveÂe aÁ Dieu v. 16s ; 7.23-25 ; 17.6 ; cf. Gn 4.4 ; 45.18n ; Ex 23.18 ; 1S 2.15 ; Es 25.6n ; Ez 44.7,15 ; Ps 36.9n ; 63.6. Ð sur les entrailles : autre traduction au-dessus des entrailles. qui les entoure... flancs : litt. qui (est) sur eux, qui (est) sur les lombes. Ð le lobe : litt. le surplus, ce qui reste, de meÃme dans la suite ; autre traduction possible la masse graisseuse qui est sur le foie ; les Babyloniens employaient le lobe du foie aÁ des fins divinatoires (cf. Ez 21.26). l'holocauste (cf. 1.3n) : il s'agit ici du sacrifice offert chaque matin ; cf. 6.5 ; Ex 29.38-42. Ð sur le feu de bois 1.17n. 1

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Les animaux offerts en sacrifice

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Holocaustes reÂguliers Tous les jours, matin et soir (Ex 29.38-42 ; Nb 28.3-8) Sabbat (Nb 28.9s) Nouvelle lune (Nb 28.11-15) FeÃte des Pains sans levain (Nb 28.17-25) ; pendant sept jours FeÃte de la PremieÁre gerbe (Lv 23.9-14) FeÃte des Semaines ou PentecoÃte (Lv 23.15-21 / Nb 28.26-31) Nouvel an : premier jour du septieÁme mois (Nb 29.1-6) Jour de l'Expiation (Lv 16.3,5 ; Nb 29.7-11) FeÃte des Huttes (Nb 29.12-34) ; pendant sept jours (nombre deÂcroissant de taureaux) HuitieÁme jour de la feÃte des Huttes (Nb 29.35-38)

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speÂcifiques Accompagnement pour l'expiation d'une erreur de la communaute (Nb 15.22-26 ; cf. v. 1-12) Accompagnement pour l'expiation du peÂche d'un pauvre (Lv 5.7-10) ConseÂcration des preÃtres (Ex 29.15-18 ; Lv 8.18-21) ConseÂcration des leÂvites (Nb 8.5,8,10-12) Rupture d'un vúu de nazireÂat (Nb 6.9-12) Fin du nazireÂat (Nb 6.13-21) Volontaire (Lv 1.3-17) ; au choix : Purification : impurete corporelle (Lv 15.13-15,25-30) Purification : naissance (Lv 12.6-8) ; selon les moyens : Purification : « leÁpre » (Lv 14.1-32) ; selon les moyens :

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Sacrifices de paix 2

PentecoÃte, avec le pain des premieÁres reÂcoltes (Lv 23.15-20)

speÂcifiques 1

Volontaire, reconnaissance ou vúu (Lv 3.1-17 ; 7.11-36) ; au choix : ConseÂcration des preÃtres (Ex 29.19-28 ; Lv 8.22-32) Fin du nazireÂat (Nb 6.14-20) 6 7 8

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Si son preÂsent est pris sur le petit beÂtail, il preÂsentera un maÃle ou une femelle sans deÂfaut en sacrifice de paix au SEIGNEUR. | S'il offre en preÂsent un mouton, il le preÂsentera devant le SEIGNEUR. | Il posera la main sur la teÃte de son preÂsent ; il l'immolera devant la tente de la Rencontre, et les fils d'Aaron aspergeront de son sang le pourtour de l'autel. | De ce sacrifice de paix il preÂsentera, en offrande consumeÂe par le feu pour le SEIGNEUR : sa graisse, la queue entieÁre qu'il deÂtachera preÁs de l'eÂchine, la graisse qui couvre les entrailles, toute la graisse qui est sur les entrailles, | les deux rognons et la graisse qui les entoure, celle qui couvre les flancs, et le lobe du foie, qu'il deÂtachera preÁs des rognons. | Le preÃtre fera fumer cela sur l'autel. C'est une nourriture consumeÂe par le feu pour le SEIGNEUR.

La queue est une partie grasse (v. 3n) chez certaines races de moutons. à me au v. 16 ; cf. 21.6n ; Nb 28.2n,24. 11 nourriture : litt. pain, de me à te, cf. v. 2n. 13 la teÃte de l'animal : litt. sa te n 16 graisse v. 3 . 9

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Si son preÂsent est une cheÁvre, il le preÂsentera devant le SEIGNEUR. | Il posera la main sur la teÃte de l'animal ; il l'immolera devant la tente de la Rencontre, et les fils d'Aaron aspergeront de son sang le pourtour de l'autel. | De ce preÂsent il preÂsentera, en offrande consumeÂe par le feu pour le SEIGNEUR : la graisse qui couvre les entrailles, toute la graisse qui est sur les entrailles, | les deux rognons et la graisse qui les entoure, celle qui couvre les flancs, et le lobe du foie, qu'il deÂtachera preÁs des rognons. | Le preÃtre fera fumer cela sur l'autel. C'est une nourriture consumeÂe par le feu, une odeur agreÂable. Toute la graisse appartient au SEIGNEUR. C'est une prescription perpeÂtuelle, pour toutes vos geÂneÂrations, dans tous vos lieux d'habitation : vous ne mangerez ni graisse ni sang.

prescription : voir loi . Ð pour toutes vos geÂneÂrations 6.11 ; 7.36 ; 10.9 ; 17.7 ; 22.3 ; 23.14,21,31,41 ; 24.3 ; Gn 17.7n. Ð dans tous vos lieux d'habitation 7.26 ; 23.3,14,21,31 ; cf. Ex 19.5 ; Ps 24.1. Ð sang 7.26 ; 17.10-14 ; 19.26 ; Gn 9.4 ; Dt 12.16,23 ; 15.23 ; cf. Jn 6.53 ; Ac 15.20,29. $

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Sacrifices pour le peÂcheÂ

reÂguliers

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Nouvelle lune (Nb 28.15) FeÃte des Pains sans levain (Nb 28.17,22) ; pendant sept jours FeÃte des Semaines ou PentecoÃte (Lv 23.19 ; Nb 28.26-30) Nouvel an : premier jour du septieÁme mois (Nb 29.5) Jour de l'Expiation (Lv 16.5ss / Nb 29.11) FeÃte des Huttes (Nb 29.12-34) ; pendant sept jours HuitieÁme jour de la feÃte des Huttes (Nb 29.35,38)

speÂcifiques ConseÂcration des preÃtres et de l'autel (Ex 29.14,35-37 ; Lv 8.2,14-17) ; pendant sept jours ConseÂcration des leÂvites (Nb 8.8-12) Expiation : rupture d'un vúu de nazireÂat (Nb 6.9-12) Fin du nazireÂat (Nb 6.13s) Expiation : peÂche du preÃtre (Lv 4.3-12) Expiation : peÂche du peuple (Lv 4.13-21 ; Nb 15.22-26) Expiation : peÂche du prince (Lv 4.22-26) Expiation : peÂche d'un particulier (Lv 4.27-35 ; Nb 15.27s) Expiation : peÂche d'un pauvre (Lv 5.7,11s) Expiation : impurete corporelle (Lv 15.13-15,28-30) Expiation : naissance (Lv 12.6-8) Expiation : « leÁpre » (Lv 14.10n,19n-22,30s) ; selon les moyens :

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Rupture d'un vúu de nazireÂat (Nb 6.9,12) Expiation : parjure, vol ou fraude (Lv 5.21-26) Expiation : tromperie, faux serment, impurete (Lv 5.1-6) ; selon les moyens : Expiation : sacrileÁge par ignorance (Lv 5.14-19) Expiation : viol d'une esclave fianceÂe (Lv 19.20-22) Expiation : « leÁpre » (Lv 14.12-18)

Les sacrifices pour obtenir le pardon Pour le peÂche du grand preÃtre 4 Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : | Dis aux IsraeÂlites : Lorsque quelqu'un peÁche par erreur en commettant ce qu'interdit l'un des commandements du SEIGNEUR : 3 Si c'est le preÃtre ayant recËu l'onction qui peÁche, mettant ainsi le peuple en tort, il preÂsentera au SEIGNEUR, pour le peÂche qu'il a commis, un taureau

Sur le sacrifice pour le peÂche (4.1±5.13), voir aussi 6.17-23 ; 16. par erreur ou par meÂgarde : la loi rituelle distingue ainsi les fautes commises accidentellement, seules concerneÂes par le sacrifice pour le peÂche , des transgressions deÂlibeÂreÂes (cf. v. 13n,22,27 ; 5.15,18 ; 22.14 ; Nb 15.27ss ; 35.11,15 ; Ps 119.10n ; Ec 5.5 ; voir aussi Ez 45.20). Ð ce qu'interdit... : litt. (concernant des choses) qui ne se font pas, et qu'il fait une seule d'entre elles ; il s'agit de commandements de forme neÂgative, c.-aÁ-d. d'interdictions (tu ne feras pas) ; de meÃme aux v. 13,22. à tre, 6.15 ; cf. 3 le preÃtre ayant recËu l'onction : c.-aÁ-d. le grand pre 8.12 ; Ex 29.7 ; le terme traduit par ayant recËu l'onction a donne le mot messie ; il s'applique ailleurs aux rois, cf. 1S 2.10 ; 10.1 ; 16.12s ; cf. Dn 9.25s. Ð mettant ainsi le peuple en tort 5.6n ; le $

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sans deÂfaut en sacrifice pour le peÂcheÂ. | Il ameÁnera le taureau Áa l'entreÂe de la tente de la Rencontre, devant le SEIGNEUR ; il posera la main sur la teÃte du taureau, et il immolera le taureau devant le SEIGNEUR. | Le preÃtre qui a recËu l'onction prendra du sang du taureau et l'apportera dans la tente de la Rencontre ; | il trempera son doigt dans le sang et il en fera sept fois l'aspersion devant le SEIGNEUR, en face du voile du sanctuaire. | Le preÃtre mettra du sang sur les cornes de l'autel de l'encens aromatique

grand preÃtre repreÂsente le peuple tout entier devant Dieu, de sorte que sa faute rejaillit sur toute la communauteÂ. Ð en sacrifice pour le peÂche : autre traduction pour le peÂcheÂ. Le meÃme terme heÂbreu peut deÂsigner le peÂche et le sacrifice (ou le rite) qui lui correspond. 4 posera la main... 1.4n. 6 il en fera... : autre traduction devant le SEIGNEUR il aspergera sept fois (cf. v. 17 ; 14.16 ; 16.14,19 etc.) la face (c.-aÁ-d. le coÃte visible) du voile du sanctuaire, cf. Ex 26.31-35. Le verbe correspondant ici aÁ faire l'aspersion (aÁ distinguer de celui de 1.5n) apparaõÃt eÂgalement au v. 17 et en 5.9 ; 6.20 ; 8.11,30 ; 14.7,16,27,51 ; 16.14s,19 ; Ex 29.21 ; Nb 8.7 ; 19.4, 18ss ; Es 52.15. 7 cornes Ex 27.2n. Ð autel de l'encens aromatique Ex 30.1-10. Ð


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qui est devant le SEIGNEUR, dans la tente de la Rencontre ; il reÂpandra tout le reste du sang du taureau sur le socle de l'autel des holocaustes qui est Áa l'entreÂe de la tente de la Rencontre. | Il preÂleÁvera toute la graisse du taureau du sacrifice pour le peÂcheÂ, la graisse qui couvre les entrailles, toute la graisse qui est sur les entrailles, | les deux rognons et la graisse qui les entoure, celle qui couvre les flancs, et le lobe du foie, qu'il deÂtachera preÁs des rognons, | comme on les preÂleÁve du taureau dans le sacrifice de paix ; le preÃtre les fera fumer sur l'autel des holocaustes. | Mais la peau du taureau, toute sa chair, avec sa teÃte, ses pattes, ses entrailles et ses excreÂments, | le taureau entier, il l'emportera hors Á on jette les cendres du camp, dans un lieu pur, laÁ ou Ãlera sur un feu de bois ; c'est sur grasses, et il le bru ÃleÂ. le tas de cendres grasses que cela sera bru Pour le peÂche de toute la communaute Si c'est toute la communaute d'IsraeÈl qui a fait une erreur, sans que l'assembleÂe s'en apercËoive, en commettant ce qu'interdit l'un des commandements du SEIGNEUR, se mettant ainsi en tort, | lorsqu'on s'apercevra du peÂche qu'elle a commis, l'assembleÂe preÂsentera un taureau en sacrifice pour le peÂche ; on l'ameÁnera devant la tente de la Rencontre. | Les anciens de la communaute poseront les mains sur la teÃte du taureau, devant le SEIGNEUR, et on immolera le taureau devant le SEIGNEUR. | Le preÃtre qui a recËu l'onction apportera du sang du taureau dans la tente de la Rencontre ; le preÃtre trempera son doigt dans le sang et il en fera sept fois l'aspersion devant le SEIGNEUR, en face du voile. | Il mettra du sang sur les cornes de l'autel qui est devant le SEIGNEUR, dans la tente de la Rencontre ; il reÂpandra tout le reste du sang sur le socle de l'autel des holocaustes qui est Áa l'entreÂe de la tente de la Rencontre. | Il preÂleÁvera toute sa graisse et la fera fumer sur l'autel. | Il fera pour ce taureau comme pour le taureau du sacrifice pour le peÂche ; il fera de meÃme. C'est ainsi que le preÃtre fera sur eux l'expiation, et il leur sera pardonneÂ. | Il emportera le Ãlera comme il a bru Ãle taureau hors du camp et le bru le premier taureau. C'est un sacrifice pour le peÂche de l'assembleÂe. Pour le peÂche d'un prince Lorsqu'un prince peÁche en commettant par erreur ce qu'interdit l'un des commandements du SEIGNEUR, son Dieu, se mettant ainsi en tort,

tout le reste du sang : litt. tout le sang, de meÃme aux v. 18,30,34 ; cf. v. 25n. taureau... : litt. taureau du peÂcheÂ. 6.4 ; He 13.11-13. Ð pur : c.-aÁ-d. accessible aÁ tous (par opposition aÁ sacre ou treÁs sacreÂ), mais reÂserve aÁ cet usage ; cf. Ez 43.21. fait une erreur : le verbe heÂbreu est treÁs proche par sa forme et eÂquivalent par son sens de l'expression traduite par erreur au v. 2n ; meÃme forme en Nb 15.22 ; Ez 45.20. Ð sans que l'assembleÂe s'en apercËoive : litt. et la chose est cacheÂe aux yeux de l'assembleÂe ; tournure analogue en 5.2ss ; meÃme verbe pour fermer les yeux en 20.4 ; Nb 5.13. Ð commandements : voir loi . Les anciens repreÂsentent la communauteÂ. Ð on immolera : litt. il immolera ; le sujet sous-entendu est peut-eÃtre le grand preÃtre (cf. 1.5n). Voir onction et sang . C'est ainsi... : autre traduction alors le preÃtre fera sur eux le rite d'expiation (1.4+) ; de meÃme aux v. 26,31,35 ; 5.6,10,13,16,26. $

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s'il s'apercËoit du peÂche qu'il a commis, il apportera en preÂsent un bouc, un maÃle sans deÂfaut. | Il posera la main sur la teÃte du bouc, et il l'immolera dans le Á on immole l'holocauste, devant le SEIlieu ou ÂcheÂ. | Avec GNEUR. C'est un sacrifice pour le pe son doigt, le preÃtre prendra du sang du sacrifice pour le peÂche ; il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et reÂpandra le reste du sang sur le socle de l'autel des holocaustes. | Il fera fumer toute sa graisse sur l'autel, comme la graisse du sacrifice de paix. Le preÃtre fera sur lui l'expiation de son peÂcheÂ, et il lui sera pardonneÂ. Pour le peÂche d'un particulier Si c'est quelqu'un du peuple du pays qui a peÂche par erreur en commettant ce qu'interdit l'un des commandements du SEIGNEUR, se mettant ainsi en tort, | s'il s'apercËoit du peÂche qu'il a commis, il apportera en preÂsent une cheÁvre, une femelle sans deÂfaut, pour le peÂche qu'il a commis. | Il posera la main sur la teÃte du sacrifice pour le peÂcheÂ, et il l'immolera dans le lieu de l'holocauste. | Avec son doigt, le preÃtre prendra du sang du sacrifice pour le peÂche ; il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et reÂpandra tout le reste du sang sur le socle de l'autel. | Il deÂtachera toute la graisse, comme on deÂtache la graisse du sacrifice de paix, et il la fera fumer sur l'autel ; ce sera une odeur agreÂable pour le SEIGNEUR. Le preÃtre fera sur lui l'expiation, et il lui sera pardonneÂ. S'il apporte un mouton en preÂsent comme sacrifice pour le peÂcheÂ, il apportera une femelle sans deÂfaut. | Il posera la main sur la teÃte du sacrifice pour le peÂcheÂ, et il l'immolera en sacrifice pour le Á on immole l'holocauste. | Avec peÂche dans le lieu ou son doigt, le preÃtre prendra du sang du sacrifice pour le peÂche ; il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et reÂpandra tout le reste du sang sur le socle de l'autel. | Il deÂtachera toute la graisse, comme on deÂtache la graisse du mouton dans le sacrifice de paix, et il la fera fumer sur l'autel, pardessus les offrandes consumeÂes par le feu pour le SEIGNEUR. Le preÃtre fera sur lui l'expiation du peÂche qu'il a commis, et il lui sera pardonneÂ.

Quelques exemples 5 Lorsqu'un teÂmoin, apreÁs avoir entendu une adjuration, peÁche en ne deÂclarant pas ce qu'il a vu ou 2 ce qu'il sait, il sera charge  de sa faute. | Lorsque quelqu'un, sans s'en apercevoir, touche une chose

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un prince : sur le terme correspondant, voir Gn 25.16 ; Nb 7.2 ; 13.2 ; 25.18 ; Ez 45.7ss ; Esd 1.8. Ð commandements : voir loi . le reste du sang : litt. son sang ; cf. v. 7n. expiation 1.4+. du peuple du pays : cf. 20.2n,4 ; 2R 11.14 ; Dn 9.6. Ð commandements : voir loi . la teÃte du sacrifice ... : c.-aÁ-d. la teÃte de l'animal offert en sacrifice... ; cf. v. 33. Ð le lieu de l'holocauste : c.-aÁ-d. le lieu ouÁ l'on eÂgorge l'animal offert en holocauste, cf. v. 24. du sang ... sur les cornes de l'autel v. 7,18,25,34 ; 8.15 ; 9.9 ; 16.18. odeur agreÂable 1.9n. $

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1 une adjuration : litt. une voix d'adjuration ou de maleÂdiction (conditionnelle), cf. Gn 24.41n ; Nb 5.21nss ; Dt 29.11nss ; voir aussi 1S 3.17 ; Pr 29.24 ; Mt 26.63//. Voir beÂneÂdiction , maleÂdiction. 2 sans s'en apercevoir : litt. et cela lui est cacheÂ, formule analogue dans la suite ; cf. 4.13n. Ð chose impure 11.1-47 ; voir pur . Ð $

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impure quelconque, que ce soit le cadavre d'un animal impur, celui d'une beÃte domestique impure ou bien celui d'une petite beÃte impure, il devient lui-meÃme impur ; il se met en tort. | Lorsque, sans s'en apercevoir, il touche une impurete humaine dont le contact rend impur Ð quand il s'en aper- 14-15 Ëcoit, il est en tort. | Lorsque quelqu'un, en parlant Áa la leÂgeÁre de quelque manieÁre que ce soit, sans s'en apercevoir, jure de faire du mal ou du bien Ð quand il s'en apercËoit, il est en tort Ð sur un de ces points. Celui donc qui se met en tort sur un de ces points 16 confessera en quoi il a peÂcheÂ, | puis il apportera au SEIGNEUR, en reÂparation pour le peÂche qu'il a commis, une femelle prise sur le petit beÂtail, une brebis ou une cheÁvre, en sacrifice pour le peÂcheÂ. Le preÃtre fera sur lui l'expiation de son peÂcheÂ.

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Le sacrifice des pauvres S'il n'a pas de quoi se procurer une teÃte de petit beÂtail, il apportera au SEIGNEUR, en reÂparation pour 18 son peÂcheÂ, deux tourterelles ou deux colombes, l'une en sacrifice pour le peÂcheÂ, et l'autre en holocauste. | Il les apportera au preÃtre ; il preÂsentera d'abord celui qui doit servir de sacrifice pour le peÂche ; il lui tordra 19 le cou, sans seÂparer la teÃte. | Le preÃtre fera l'aspersion du sang du sacrifice pour le peÂche sur la paroi de 20-21 l'autel ; il fera couler le reste du sang sur le socle de l'autel ; c'est un sacrifice pour le peÂcheÂ. | Il fera de l'autre oiseau un holocauste, selon la reÁgle. Le preÃtre fera sur lui l'expiation du peÂche qu'il a commis, et il 22 lui sera pardonneÂ. Si ses ressources ne lui permettent pas de se procurer deux tourterelles ou deux colombes, il apportera en preÂsent pour son peÂche un dixieÁme d'eÂpha de 23 fleur de farine, en sacrifice pour le peÂche ; il ne mettra pas d'huile et il n'y ajoutera pas d'encens : c'est un sacrifice pour le peÂcheÂ. | Il l'apportera au 24 preÃtre, et le preÃtre en prendra une pleine poigneÂe en Âevocation et la fera fumer sur l'autel, par-dessus les offrandes consumeÂes par le feu pour le SEIGNEUR ; c'est un sacrifice pour le peÂcheÂ. | Le preÃtre fera sur lui d'une beÃte domestique : litt. d'une beÃte ; mais le terme est probablement aÁ entendre ici par opposition aÁ l'animal sauvage (cf. 25.7n ; Gn 1.24n ; 7.21n). Ð petite beÃte : voir Gn 1.24n ; 7.21. une impureteÂ... impur : litt. une impurete d'humain, de toute son impurete par laquelle on se rend impur ; voir chap. 12±15 ; cf. Ag 2.13. Ð quand il s'en apercËoit : litt. il sait, de meÃme au v. 4. de quelque manieÁre que ce soit : litt. de tout ce qu'un humain prononce aÁ la leÂgeÁre dans un serment ; cf. Ps 15.4. Ð de faire du mal ou du bien : autre traduction aÁ son deÂtriment ou aÁ son avantage. Ð sur un de ces points : certains pensent que la reÂpeÂtition de cette formule, ici et au v. 5, est due aÁ une erreur de copie. Voir peÂche . en reÂparation : le meÃme terme heÂbreu deÂsignera plus loin (v. 1426) le sacrifice de reÂparation (autre traduction sacrifice de culpabiliteÂ) ; il est apparente au verbe traduit par eÃtre en tort ou se mettre en tort dans les v. preÂceÂdents, mais il eÂvoque plutoÃt ici la reÂparation du tort ; de meÃme aux v. 15ss ; cf. 4.3n ; Nb 5.6ss ; 1S 6.3ss. Ð expiation 1.4+. S'il n'a pas... : formule leÂgeÁrement diffeÂrente, en heÂbreu, de celle du v. 11+ ; cf. 12.8. il preÂsentera : le preÃtre, ou celui qui offre le sacrifice. Ð il lui tordra le cou... : litt. il lui pincera la teÃte en avant du cou et il ne seÂparera pas ; cf. 1.15ss. l'aspersion du sang 4.6n. Ð il fera couler 1.15n. reÁgle : le mot heÂbreu correspondant est souvent traduit par droit ; autre traduction coutume ; cf. 1.14-17 ; Ex 15.25n. Si ses ressources... : cf. v. 7n ; formule analogue en 14.21s,30ss ; 25.26,47,49 ; 27.8 ; Ez 46.7n ; certains comprennent s'il n'a pas sous la main deux tourterelles... Ð deux tourterelles... Lc 2.24.

Ð huile / encens : cf. 2.1n,15 ; Nb 5.15. en eÂvocation 2.2n. Ð fera fumer 1.9n. Ce qui restera... : c'est l'interpreÂtation adopteÂe par LXX (cf. 2.3,10) ; litt. et ce sera pour le preÃtre comme l'offrande veÂgeÂtale (2.1n) ; voir sacrifices . un sacrileÁge : cf. Nb 5.6 ; 2Ch 26.16-18 (meÃme terme) ; voir saint . Ð par erreur 4.2n ; cf. Jos 7. Ð en retenant... : en neÂgligeant de donner aÁ Dieu ce qui lui est duà ou en utilisant des biens sacreÂs aÁ un usage profane ; cf. 22.1-16 ; 27.9-33 ; Dt 14.22-29 ; 26.1-15. Ð en reÂparation : autre traduction en sacrifice de reÂparation (cf. v. 6n) ; sur le sacrifice de reÂparation (v. 15-26), voir aussi 7.1-7 ; 19.20-22. Ð la valeur fixeÂe : litt. ton estimation, de meÃme aux v. 18,25 ; 27.2ss ; Nb 18.16 ; l'emploi de cette formule indique qu'il ne s'agit geÂneÂralement plus d'une estimation aÁ proprement parler (l'eÂvaluation faite par le preÃtre est expresseÂment distingueÂe en 27.8ss), mais d'un tarif officiel, fixe une fois pour toutes. Ð le sicle du sanctuaire : sans doute un poids-eÂtalon ; cf. 27.2s,25 ; Ex 30.13,24 ; 38.24-26 ; Nb 3.47 ; voir mesures . le peÂche ... : litt. ce en quoi il a peÂche (en retenant) du sanctuaire (ou sur ce qui est consacreÂ) ; cf. v. 24 ; 22.14 ; 27. Ð au preÃtre Nb 5.7-10 ; 2R 12.17. commandements : voir loi . sans le savoir : cf. Jos 20.3. reÂparation / tort : cf. v. 6n. Cf. Ex 22.6-14. Ð compatriote 18.20n. Cf. Ps 69.5. inteÂgralement : litt. dans sa teÃte, c.-aÁ-d. le capital. Ð le jour meÃme ouÁ il offrira son sacrifice de reÂparation : autre traduction le jour ouÁ il s'apercevra de son tort (v. 6n).

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l'expiation du peÂche qu'il a commis sur l'un de ces points, et il lui sera pardonneÂ. Ce qui restera sera pour le preÃtre, comme l'offrande veÂgeÂtale. ReÁgles pour le sacrifice de reÂparation Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : | Lorsque quelqu'un commet un sacrileÁge et peÁche par erreur en retenant des choses consacreÂes au SEIGNEUR, il apportera au SEIGNEUR, en reÂparation, un beÂlier sans deÂfaut, pris sur le petit beÂtail d'apreÁs la valeur fixeÂe en sicles d'argent, selon le sicle du sanctuaire. | Il compensera, en y ajoutant un cinquieÁme, le peÂche qu'il a commis aux deÂpens du sanctuaire ; il donnera cette compensation au preÃtre. Le preÃtre fera sur lui l'expiation avec le beÂlier du sacrifice de reÂparation, et il lui sera pardonneÂ. Si quelqu'un peÁche en commettant, sans le savoir, ce qu'interdit l'un des commandements du SEIGNEUR, il se met en tort et sera charge de sa faute. Il apportera au preÃtre, en reÂparation, un beÂlier sans deÂfaut, pris sur le petit beÂtail d'apreÁs la valeur fixeÂe. Le preÃtre fera sur lui l'expiation de l'erreur qu'il a commise sans le savoir, et il lui sera pardonneÂ. | C'est un sacrifice de reÂparation. Cet homme s'est mis en tort devant le SEIGNEUR. Le SEIGNEUR dit Áa MoõÈse : | Lorsque quelqu'un peÁche et commet un sacrileÁge envers le SEIGNEUR Ãt, en mentant Áa son compatriote au sujet d'un deÂpo d'une valeur remise en main propre ou d'une spoliation, ou bien en commettant une extorsion aux deÂpens de son compatriote, | en mentant au sujet d'un objet perdu qu'il a trouveÂ, ou en faisant un faux serment au sujet d'un des peÂcheÂs que l'eÃtre humain peut commettre ; | lorsque ainsi il peÁche et se met en tort, il restituera l'objet de la spoliation ou Ãt qui lui avait Âete confieÂ, de l'extorsion, le deÂpo l'objet perdu qu'il avait trouve | ou la chose au sujet de laquelle il a fait un faux serment. Il le compensera inteÂgralement, en y ajoutant un cinquieÁme, et il donnera cette compensation au proprieÂtaire le Á il offrira son sacrifice de reÂparation. jour meÃme ou

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