expo été 2017 les9vies du château musée de Cagnes

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PH OTO : LO UIS- PAU L FAL LOT

les 9 vies du Château

1er juillet 31 octobre 2017

Ja c q u e lin e Mat te o d a D a llo n i+Le B o url o u t C la u d ie P o i n s a rd Vé ro n iq u e P e p i n G a b rie l Fa b re An n e Sé c h et D o m Tra p p S etc h

Château-Musée Grimaldi

cagnes-sur-mer


N°ISBN : 978 2 919 244 - 17 - 1 photographies : Louis-Paul Fallot


les 9 vies du Château Jacqueline Mat teoda Dalloni+Le Bourlout Claudie Poinsard Véronique Pepin Gabriel Fabre A nne Séchet Dom Trapp Setch



Ă CĂŠcile Bertran



Les châteaux ont la vie dure, celui des Grimaldi en a 9. 8 artistes et l’âme de Suzy Solidor viennent en effet hanter les murs du Château-musée de leurs créations et de leur présence. Cette exposition des artistes Cagnois préparée depuis plus d’un an a d’abord fait l’objet d’une sélection des projets. L’idée fondatrice étant la création autour du château. Inspirés soit par les lieux, un détail du décor historique, un nom, l’histoire du château ou de ses propriétaires, le ressenti, le senti même, chaque artiste retenu a carte blanche pour investir une salle d’exposition. Ce n’est pas la première fois que les artistes contemporains de Cagnes interviennent au château-musée, on se souvient notamment de leurs contributions lors de l’hommage à Yves Klein. C’est en revanche la première fois que les clés du Musée leur sont données pour l’occuper d’œuvres originales nées de leur approche du lieu historique. Les interventions de chacun, par leur variété, montrent la richesse de la créativité contemporaine cagnoise. L’une transfigure une pièce en l’occupant intégralement de ses œuvres tissées, une autre sonde les parfums du lieu pour tenter de les exprimer de manière plastique, alors qu’un poète visuel s’intéresse au mot “Cagnard”. Pendant ce temps, un couple va interroger et interpréter une absence céleste sur une fresque du plafond, un deuxième couple nous met face à la tentation des péchés, pendant qu’une autre encore va métisser l’image du Seigneur de céans. Un designer conçoit un château poétique qui emprisonne des particules du passé et du présent alors que dans la cour, une dernière invoque les esprits des lieux pour en rendre une œuvre transversale mêlant le présent le passé et le futur. Un programme très original que nous proposent ces artistes cagnois et une immersion totale dans leurs imaginaires. Saluons leur engagement pour ces créations dédiées au joyau historique architectural et culturel de Cagnes-sur- Mer. Grâce à ce traitement, il reprend vie pour des siècles. Louis Nègre

Maire de Cagnes-sur-Mer Sénateur des Alpes-Maritimes

Roland Constant

Adjoint délégué à la culture Conseiller départemental



Jacqueline Mat teoda Quand elle ne triture pas le journal local pour tisser des manteaux géants elle défonce l’intégrale de Proust pour en extraire ses petits Marcels. Jacqueline Matteoda, toujours prête à construire et à monter sur toutes les barricades des révolutions artistiques. Une énergie créative qui saute loin au dessus des murailles du haut de Cagnes. Aucun support n’échappe à cette touche à tout et une oeuvre intelligente, un clin d’oeil, une émotion, sont toujours au rendez-vous. Sa vivacité d’adolescente ajoute au quotidien le plus plat, une farandole endiablée de créations hautes en couleurs, pleines de poésie et qui donne toujours matière à (penser) réflexion. C’est depuis son atelier blotti sous les fortification du musée que celle par qui le scandale arrive, réveilla pas une, ni deux mais les neufs vies du château... Vous pouvez toujours essayer de suivre sa longue silhouette évanescente, lorsque vous la perdrez, rendezvous dans sa galerie, place Grimaldi.

L’installation Jeux de dames m’a été suggérée, il serait plus juste de dire miaulée exactement à minuit, en haut des marches de l’ancienne entrée du château par le chat“Ô” qui m’a raconté ses 9 vies.





Dalloni+Le Bourlout Après Marseille, Paris et Le Caire, Jean et Véronique, architectes, se fixent dans le Haut de Cagnes en 1985. Ils aiment concevoir des lieux d’activité ou d’exposition, travailler avec ou pour des artistes, intervenir sur des sites ou projets atypiques… Ils affectionnent sortir de leur « cadre » professionnel pour imaginer des « pièces » abstraites dans le seul but d’interroger, révéler, surprendre ou mieux émouvoir. Textile, béton, métal, papier, verre... les matériaux sont leur alphabet. Opaque, translucide, transparent, mat, réfléchissant, lisse, rugueux... les jeux de texture et de lumière fondent leur vocabulaire. Fixe, mobile, instable, tendu, suspendu... la technique structure leur message. Après l’hommage à Yves Klein et la scénographie de la collection C. Barnoin, leur 3ème intervention dans le Château-Musée leur offre l’occasion d’interroger sa collection.

Regards sur une collection, collection de regards Dans les archives du château, un album de xylographies d’Everett Hamilton*, nous interpelle. 7 coupables croisent notre regard. Une installation

Face au jugement des visiteurs, dans la Salle des Audiences, nos regards se confrontent à 7 regards mis en « tôle » ; tous ces regards se font face, se toisent, s’interpellent, s’interrogent. Deux questions

- Sommes-nous ces Cagnois coléreux, orgueilleux, avares, gourmands, paresseux, envieux, dépravés ? - Où sont les Cagnois aux vertus cardinales incarnant Prudence, Justice, Force, Tempérance ? Trois volontés

- Montrer que les dualités Bien/Mal, Beau/Laid, Mortel/Immortel, sont indissociables de la subjectivité de l’observateur jouisseur ou pécheur... - Révéler le caractère immuable d’un regard extrait de son contexte, comme signe évocateur. - Mettre en lumière la beauté abstraite d’un regard. Quatre prières

Agenouillé devant chaque péché, nous vous prions - d’évaluer le bien-fondé d’une « Croisade contre les Péchés »* - d’estimer la légitimité d’un « Dialogue à la gloire des Vices »** - de risquer un œil vers la liberté de penser - d’imaginer les conséquences d’un monde régi par des lois divines * HAMILTON, Everett. « Les 7 péchés mortels observés et gravés sur bois dans la ville de Cagnes » 1938 - ex 91/100 ** CASTELA, Paul. « Les 7 péchés immortels" dans la revue Méditerranea , Sept-Oct 1938, n°





Claudie Poinsard Claudie Poinsard vit et travaille à Cagnes sur mer depuis 1977. Née entre deux cultures, d’une mère camerounaise et d’un père français, elle expose sur la scène internationale une œuvre peinte riche et dense, débutée par des installations et des performances. Dans son approche plastique, elle envisage des corps aux limites de leur représentation. Sa thématique vise à déconstruire la belle forme du corps, celle du double en miroir pour en laisser paraître la vacuité. L’image du corps, fondue ou figurée, perdue dans la matière et inscrite dans le trait, se fragmente laissant entrevoir l’arbitraire de son enveloppe. A l’atelier, le mouvement dans l’ouvrage comme l’imprévu la mène à ne pas standardiser ses approches. Les axes principaux de son travail appréhendent l’humanité moderne : la question des racines, la culture du déchet, le culte du beau, et plus récemment la solitude dans l’être. Elle a participé dernièrement aux évènements de L’UMAM, « Hommage à Jean Moulin» et « 70 ans de L’UMAM ». Elle est une artiste de la plateforme MAD (Galerie Mam, Douala, Atiss, Dakar, Fondation Don Wahi Abidjan). Elle expose au Danemark (Galerie Pia JuelVerland) et en France (Galerie Patrick Bartoli, Marseille, Blue Dog Litho, Bargemon).

A partir du récit historique de Cagnes sur mer, mes peintures proposent un parcours imaginaire autour du Château, et de son principal châtelain : l’Amiral Raynier de Grimaut (XIVe siècle). La Tour de Babel Le Château s’affiche au gré de la lumière, à la cime du Haut de Cagnes, « Chien » du Cheyron (Cagnes signifiant Chien). Il est lieu de brassage des cultures, des langues, comme des enjeux de pouvoir. Figure centrale de la fiction historique, il se prête à illustrer l’écho imaginaire de la tragédie humaine. J’en propose ici une déclinaison sous l’angle de la Tour de Babel, composée comme un objet hybride, moitié Château, moitié Tour. Variations sur le portrait de Raynier de Grimaut

Une autre forme de cet écho m’est apparue dans les récits : la présence au Tertiaire d’un homme de Cro-Magnon «négroïde type dit Race Grimaldi», bien avant celle des Ligures, principaux ancêtres de la région. A partir de cette composante ethnique inattendue, et l’image conservée de l’Amiral Raynier de Grimaut, je me suis amusée à lui imaginer, une descendance autre, et à l’illustrer par le métissage de son portrait. Tentures Suivant une même logique, j’ai joué à faire se rencontrer et s’assembler, le motif croisé rouge blanc, du plastron de Raynier de Grimaut, avec des symboles de ce lieu et des motifs prélevés sur des tissus africains.





Véronique Pepin Véronique Pépin, artiste plasticienne originaire de Nantes, est actuellement en résidence dans les Hauts de Cagnes où, parallèlement à ses ateliers d’écriture olfactive, elle développe une œuvre singulière qui se module et se métamorphose au gré des propositions qui lui sont faites. Chacune de ses réalisations est le fruit d’une relation symbiotique avec un territoire donné. Démarche. Ma motivation première, moduler artistiquement l’impact de l’odeur. Autrement dit, traduire plastiquement l’univers olfactif. Ce qui implique que l’œuvre n’est pas un volume, une masse, mais une émanation dans un champ donné. De la même manière que l’on parle d’un règne animal ou végétal, j’ai l’intuition, depuis ma plus tendre enfance, qu’il existe un règne olfactif. Règne que je ne cesse d’explorer avec le souci de formuler la dimension terrestre de notre personnalité.

Chamankan Les neuf vies du château c’est parler de disparitions, d’apparitions, de temps, d’être : humain, animal, végétal et minéral. C’est opter pour saisir l’esprit, l’essence. C’est se sentir devenir shamane et guérisseuse pour saisir les âmes, celles des pierres, des outils, des semblables, des futurs. C’est aussi s’appuyer sur la représentation de l’espace comme peau de tambour, poreuse et souple. C’est faire corps avec un territoire, ses ressources. C’est un rêve de pierre, une vision d’alliance. Juste un souffle, un passage.





Gabriel Fabre Né en 1967 à Tokyo, j’ai grandi à Paris avant de m’installer à Cagnes en l’an 2000. Urbain de culture, mystique de nature, mon travail se joue des frontières. Au fil des ans j’ai abordé plusieurs sujets : la relation mot/image, l’altérité, les allitérations, le langage des oiseaux, la présence, l’œil, le temps, l’homonymie, la mer, la superposition, Bruxelles, la pensée de Michel Serres, la pulsion mimétique, la couleur jaune… Médiums que j’utilise : photographie, miroir, verre, vidéo, installation, poésie visuelle, street art, teinture, lecture… La forme est souple, elle se love à son propos.

L’installation Genesis parle avec poésie de la naissance des images, celles dont se nourrissent nos regards et qui nous envahissent comme St Antoine ses tentations. Chez les humains, l’aire visuelle occuperait 30% du cortex et le cortex craint le vide. In situ, dans les Hauts-de-Cagnes, Genesis interroge le mot cagnard [de l’ancien provençal canha, la chienne, puis niche, abri - source Larousse]. Cagnard signifie lieu exposé au soleil / indolence, paresse, repos /[…]. Par extension, ce mot désigne le soleil d’été de la mi-journée, quand il est intense et accablant de chaleur. Croire ce que l’on voit ou voir ce que l’on croit ? Quand j’étais enfant, ma mère m’emmenait chaque été en pèlerinage en Italie. Sur ce lieu d’apparitions, dans le trou blanc (*) aveuglant du soleil au zénith, les dévots cherchaient la résolution de leur énigme. Saisir la vague silhouette de la vierge avec son petit Kodak avait une perspective de coolitude éternelle. C’était une «résolution par l’image». Au panthéon laïc des admirables, fondu dans la lumière, je vois parfois Yves Klein, j’entends parfois Bashung : une sensation, un son, une image. (*) troublant/trou blanc [tʁublɑ̃] autre nom du soleil ?





Anne Séchet Anne Séchet est une artiste de la transversalité, des lisières et des croisements. Elle revendique une démarche hors de toute spécialisation avec des entrées dans différents champs artistiques: installation, performance, danse, écriture, photo, vidéo, son, musique. Ses recherches s’articulent autour des liens possibles entre l’écriture, le son et le corps. Les mots, écrits, lus, scandés ou chantés, constituent souvent un point de départ à la performance. Elle conçoit son travail comme un art qui s’appréhende en strates, avec différents niveaux de lecture. Elle propose un art de l’encodage dans un environnement fait d’indices, mis en espace par l’artiste. Elle agence dans ses installations des objets personnels, des objets collectés, mais aussi des créations formelles. La surface carrée souvent utilisée dans son travail devient tour à tour, scène, socle, sculpture, et finit par être le point d’entrée des performances à suivre. Le cercle utilisé plus récemment se fait le pendant oriental au carré occidental. Enseignante à la Villa Arson, elle est aussi commissaire d’expositions, notamment en s’occupant de la programmation de la MDAC (Maison Des Artistes de Cagnes-sur-mer). Son travail d’artiste se construit dans une alchimie du composite loin de tout ethnocentrisme ou occidentalocentrisme. Elle questionne l’«Acoté», le Minoritaire. Comme elle l’ affirme : «L’artiste se positionne sur les bas côtés du chemin, là où les mauvaises herbes oubliées révèlent tous leurs secrets»

Le Bruit Des Etoiles - Il y a ce que l’on voit, ce que l’on entend et ce qui se trouve au-delà ou en deçà du visible et de l’audible. Il y a le passé. Il y a les métamorphoses. En observant la lumière des étoiles qui nous arrive avec des milliers d’années de retard, nous agissons comme des archéologues qui questionneraient des rites ancestraux et à venir, dans des liens étroits entre Humain et Nature. Il s’agit pour cette installation-performance de faire résonner le Château de rythmes primitifs polyphoniques et polyrythmiques : tambour taillé dans le tronc d’un arbre, danse, chant, arbre à sonnailles, tintement de pièces au fond d’un puits, nuage de pigments, jeux d’ondes dans l’eau, or qui se découvre sous une terre asséchée, pédale loop, épées sonores.... Pour cette performance deux invités : Oxaï Roura, compositeur-vocalistepercussionniste-chercheur en ethnomusicologie spécialisé dans l’étude de l’héritage spirituel africain et afro-américaribéen et Cédric Aguillon, performer. Les âmes et ancêtres du Château sont convoqués, les Orishas (divinités Yorubas, qui ont voyagé notamment par la colonisation, bien au-delà de l’Afrique) sont invoquées. L’architecture devient une caisse de résonance acoustique, électrifiée par endroits, d’ indices du passé. Le regardeur expérimente l’espace, le son, dans une poésie de l’encodage et de la transversalité, sans jamais pouvoir accéder à la totalité de ce qui est proposé. La simultanéité des actions dans différents espaces agit comme une mise en abîme poétique de l’ Au-delà dans l’Ici, dans l’ailleurs, le tout dans une alchimie utopique mêlant Passé, Présent, et Futur. Oxaï Roura artiste invité à la performance «Le Bruit Des Etoiles» www.reverbnation.com/oxaïroura





Dom Trapp Dom Trapp vit et travaille dans un village de pêcheurs dans le sud de la France. Diplômé de l’Université de Winthrop (usa), il aborde tout d’abord des projets en design industriel, associé à des partenaires expérimentés. Avec l’expérience, il s’autorise la sculpture, sous sa forme la plus brute, le modelage du grès. Cela donne naissance dans un premier temps à plusieurs centaines de “cuillères préhistoriques” puis à des polygones multifacettes “particules”. Il étire ensuite sa pratique du design produit vers la sculpture en utilisant les modules Quad qu’il a conçus tels les éléments de base de structures monumentales. Son travail est à l’image de son univers : simple, efficace et intemporel. Les matériaux utilisés sont nobles et recyclables. La fabrication se déroule dans le respect de la nature et le développement durable.

château3 est la création d’un château dans le château contenant l’histoire du château. Réalisée à base d’éléments modulables en acier brut, l’œuvre prendra place à l’intérieur d’une des pièces du château. Le château fort ainsi réalisé, met en scène les vestiges des origines du château. Dès l’entrée, le visiteur réalise que ce château métallique recèle les secrets d’une histoire. En avançant un document lui est proposé sur un pupitre. La lecture du document l’entraine par une suite d’énigmes, pas à pas à découvrir l’histoire du château. Cette histoire est illustrée par des découvertes (clefs, poteries, documents, vestiges…) qu’il fait dans différentes cases du château métallique. Ainsi l’histoire du château depuis ses origines jusqu’à aujourd’hui est apprise de façon ludique. Mais l’aventure continue de façon onirique… le visiteur apprend qu’une princesse habite secrètement le château et découvre toute sa collection de bijoux, les particules, cachés dans des cases métalliques.





Setch Sophie Gastaud et Christian Joliff se rencontrent en 1981 aux Beaux-Arts de Paris où ils suivent des études d’architecture au sein du même atelier. Ils y apprennent le dessin, la peinture et la composition, mais aussi le plaisir de travailler ensemble. Après quinze années d’exercice de l’architecture, ils décident de se consacrer entièrement aux arts plastiques et y gagnent une plus grande liberté d’expression. Une signature commune illustre cette nouvelle trajectoire : SETCH La découverte des pétroglyphes de la vallée des Merveilles, dans le massif du Mercantour, est déterminante : Pourquoi ces signes suscitent-ils

pareille émotion alors qu’ils ne s’adressent pas à nous, que l’on ne sait rien de leur origine, de leur fonction, de leur sens, de leur raison d’être ?

Dès lors, leur travail s’oriente vers le métissage de signes simples, universels, parcourant le temps et l’espace. La sculpture, découverte il y a quelques années à travers le découpage de l’acier, comble aujourd’hui un espace laissé vacant entre peinture et architecture. Elle prolonge la recherche d’une vérité archaïque, quelque chose de perdu, d’enfoui, qui nous relie les uns aux autres.

Coup de foudre est un dispositif qui modifie le regard du visiteur sur le plafond peint de la salle Carlone. La fresque de Giulio Benso, peinte en 1648, représente l’instant fatal, la chute de Phaéton, foudroyé par Zeus. Cependant le dieu des dieux est absent de la composition, bien que son rôle soit capital. Notre installation consiste à faire apparaitre ce Zeus « manquant » sous la forme d’un coup de foudre frappant le cœur de l’espace. Sous la vertigineuse contre-plongée peinte par Benso, nous avons dressé une sculpture verticale de six mètres de hauteur, en acier, figurant l’éclair qui vient de toucher le char de Phaéton. Entre la scène peinte au plafond et l’impact au sol représenté par la sculpture, moins d’un millionième de seconde s’est écoulé. Ainsi, bien que 370 ans nous séparent de Giulio Benso, nous sommes reliés à son œuvre par une fraction de seconde. La chute de Phaéton devient intemporelle - et donc actuelle – et pose à sa manière la question des relations tumultueuses entre les hommes et leurs dieux.




PRIX : 6€


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