D.R.
FORT POTENTIEL GÉOLOGIQUE
TRANSPARENCE ET MODERNITÉ
Le Rwanda repose largement sur les roches de l’orogenèse kibarienne. Celle-ci consiste principalement en socle et en roches mésoprotérozoïques qui ont été intrudées par plusieurs générations de roches granitiques et mafiques. Elle forme une large province métallogénique qui contient de nombreux granites en relation avec les minéralisations, qui sont riches en minerais tel que la cassitérite (SnO2), la wolframite (Fe, Mn, Mg)WO4, le colombo-tantalite/coltan (Fe, Mn) (Nb, Ta)2O6 et l’or (Au). Ces quatre minerais sont d’ores et déjà extraits sur plusieurs sites dans le pays, lesquels contiennent également des réserves importantes d’autres minéraux parmi lesquels : lithium, thorium, phosphore, plomb et nickel. Ces minerais se rencontrent sous plusieurs types de minéralisation, ils apparaissent comme des dépôts primaires et/ou des dépôts alluviaux ou éluviaux.
Le Rwanda est l’un des rares pays à avoir mis en place une autorité de régulation du secteur des mines et des ressources naturelles, la Rwanda Natural Resources Authority. En toute indépendance, elle exerce des missions d’arbitrage et de suivi. Pour renforcer la transparence du secteur minier, les autorités rwandaises favorisent le regroupement des exploitations artisanales en coopératives. À ce jour, une quarantaine de coopératives ont été créées. Trente d’entre elles forment la Fédération nationale des mines (National Mining Federation), créée en 2009.
Pour rendre le secteur minier plus attractif aux yeux des investisseurs internationaux, le gouvernement rwandais a adopté une politique minière suivie par la révision du code minier qui a été promulgué en avril 2009 et par la mise en place des décrets ministériels d’application en septembre 2010 ; un régime fiscal approprié sera bientôt publié. Depuis sa privatisation, il y a cinq ans, le secteur minier du Rwanda a attiré de nombreux investissements étrangers, tant dans l’exploration que dans l’exploitation de divers minerais. Parmi les nouveaux partenaires figurent des entreprises d’Afrique du Sud, d’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de Chine et d’Inde, sans compter les investisseurs nationaux. Le secteur minier est ainsi devenu le premier exportateur du pays, représentant près d’un tiers des recettes d’exportation.
C LA MINE DE WOLFRAMITE DE GIFURWE DANS LE NORD DU RWANDA. LES FILONS MINÉRALISÉS SONT CLAIREMENT VISIBLES SUR LA PHOTO.
Enfin, le Rwanda est très attaché à la mise en œuvre des normes modernes de production minière, des bonnes pratiques et de la traçabilité. Le pays a notamment mis en place, en coopération avec l’Institut international de recherche sur l’étain (Itri), un processus d’étiquetage systématique de la production. Les minerais extraits au Rwanda sont par conséquent conformes à la loi américaine « Conflict Minerals Trade Act » (loi sur le commerce des minerais liés aux conflits). Ce qui garantit à tout exploitant de minerais au Rwanda que sa production peut être vendue dans le monde entier.
MINISTÈRE DES RESSOURCES NATURELLES BP 3502 - Kigali - Rwanda Tél. : (+250) 252 582 628 www.minirena.gov.rw
AUTORITÉ DES RESSOURCES NATURELLES Département de géologie et des mines www.ogmr.minirena.gov.rw E-mail : ogmrmin@ogmr.minirena.gov.rw
DIFCOM / www.justinecreation.fr
ENVIRONNEMENT FAVORABLE POUR LES AFFAIRES
D.R.
En 2008, une exploration géophysique aéroportée (gravité et magnétisme) fut réalisée pour identifier de nouvelles cibles potentielles de recherche. La compilation des données existantes et des nouvelles données a permis d’identifier 21 nouvelles zones à fort potentiel minier, les « Prospective Target Areas (PTA) ».