Migr'Actions n°135 Juillet-Août-Septembre 2019

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Belgique – Belgie

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Les news du CRIPEL N° 135

4020 LIEGE 2 9/3052O AGREMENT P001281

juillet-août-septembre 2019

ÉDITO Comme l’explique Dominique Watrin, chargé de communication au DISCRI : « La marée noire de l’extrême-droite qui a déferlé sur la Flandre lors du récent scrutin, provoquant un séisme jusqu’au sud du pays, l’a prouvé à suffisance : la vigilance est plus que jamais de mise face aux poussées racistes et xénophobes. En Wallonie, les huit centres régionaux d’intégration (CRI, en abrégé) avaient précédé la menace en rédigeant conjointement un mémorandum d’une cinquantaine de pages rappelant leurs priorités à la veille des élections fédérales, régionales et communautaires. Un document dont ils comptent à présent relayer les lignes de force auprès des acteurs politiques qui dirigeront la Wallonie durant les prochaines années. Les centres régionaux d’intégration ne font pas mystère de la philosophie qui sous-tend leurs actions, puisqu’il s’agit de l’essencemême des missions pour lesquelles ils ont été créés. Leur credo demeure l’inclusion et l’intégration des personnes étrangères et d’origine étrangère. Cette priorité absolue se traduit en une série d’axes de travail qui, outre la lutte contre le racisme, sont l’information et la sensibilisation de la société d’accueil, la formation renforcée des agents des services publics, le soutien des opérateurs et la préservation des droits fondamentaux de toutes les personnes immigrées, reconnues comme réfugiées ou non, sur le territoire de la Wallonie » (1). (Ce Mémorandum est disponible dans son intégralité sur notre site : www.cripel.be). Cette lutte contre une logique séparatrice est un combat de tous les jours, et les résultats des dernières élections le démontrent une nouvelle fois : l’idéologie prend encore de l’ampleur… L’intégration devient alors un processus d’autant plus complexe dans une atmosphère d’hostilité croissante.

SOMMAIRE Rapidement, pourtant, il nous faut laisser la déception de côté pour faire place à l’action. Une action d’information du public au sens le plus large possible. Bien sûr, nous orientons et informons les primoarrivants afin qu’ils puissent devenir des citoyens à part entière, mais nous informons et sensibilisons aussi l’ensemble de la population de notre région. Notre objectif est, et restera, de permettre à tout un chacun d’avoir les outils nécessaires pour s’intégrer dans notre société. C’est sur cette note amère que nous fêtions ce 20 juin la journée mondiale des réfugiés. Moment choisit par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) pour publier son rapport annuel. Il nous révèle que le monde comptait fin 2018 un nombre record de 70,8 millions de déracinés ayant fui des guerres ou des persécutions, dont 25,4 millions sont des réfugiés, 41,3 millions des déplacés internes et 3,5 millions des demandeurs d’asile. (2) Ces chiffres viennent confirmer la thèse du philosophe Jean-Jacques Rousseau : « Partout où les étrangers sont rares, ils sont bienvenus ; rien ne rend plus hospitalier que de n’avoir pas souvent besoin de l’être : c’est l’affluence des hôtes qui détruit l’hospitalité » (3). (1) Dominique WATRIN, « Le mémorandum des centres régionaux d’intégration prêt à influer sur les acteurs du nouveau paysage politique », 19 juin 2019. (2) UNHCR.org, « Aperçu statistique », consulté le 24 juin 2019 via le lien : https://www.unhcr.org/fr/ apercu-statistique.html (3) Jean-Jacques Rousseau, « Bibliothèque de la Pléiade », p. 774, in Œuvres complètes, vol. IV, Paris, Gallimard, coll.

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Édito...........................................................

p.1

Intégration citoyenne............................... p.2 Les midi-conférences........................... p.4 La plateforme « Diversité en Wallonie » . p.5 Certificat interuniversitaire.......................

p.6

A la croisée des cultures .......................... p.7 Mimosa 3 axes...........................................

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Marche Wallonie hospitalière..................

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Formations.................................................. p.8


INTÉGRATION CITOYENNE La politique d’asile européenne à l’épreuve de la comparaison : les alternatives mises en place ailleurs

En Europe, chacun des 28 pays de l’Union a tendance à garder sa propre politique d’asile et à refuser toute politique commune. Le défi des migrations y est donc un enjeu qui peine à rencontrer des solutions concrètes et durables. Pourquoi ne pas, dès lors, examiner les politiques appliquées dans d’autres pays, confrontés à des réalités migratoires très différentes et éventuellement s’en inspirer ? C’est la question que s’est posée François Gemenne, chercheur et enseignant en Sciences politiques aux universités de Liège et de Versailles, lors d’une conférence programmée par le CRILUX (Centre Régional d’Intégration de la province de Luxembourg) et intitulée « Quelles alternatives ailleurs ? ». Un tour d’horizon qui a valeur de découverte et de point de comparaison. C’est un fait aussi troublant qu’interpellant : les migrants débarquant sur le sol européen ne sont pas au courant à l’avance de la politique d’immigration qui les attend et la découvrent la plupart du temps sur place. Il s’agit d’une conséquence indirecte de l’absence d’une politique d’asile européenne unique et coordonnée. À l’origine de ces discordances entre États européens, on trouve l’histoire de ces États qui se sont construits, les uns comme pays d’immigration, les autres comme pays d’émigration. Cette tradition influe sur l’attitude générale face à la question. À titre illustratif, le Maroc qui s’est construit dans l’émigration encourage celle-ci et une perte de rentrées financières des résidents fixés à l’étranger signifie pour lui une perte de revenus considérable. Certains pays, comme ce même Maroc, octroient donc des faveurs à leurs citoyens vivant à l’étranger (double nationalité, tarifs aériens très bas, représentation politique spécifique, etc.), alors que d’autres ôtent le droit de vote à leurs nationaux partis à l’étranger.

Le fruit d’une tradition migratoire L’immigration en Europe est, en premier lieu, une question de mobilité interne. Si l’on se penche sur les chiffres, 47% y est constituée par de l’immigration européenne, 27% provient d’Afrique, 14% d’Asie, 10% d’Amérique et 2% du reste du monde, à savoir l’Océanie. Dans le volet européen, on distingue trois groupes de pays. D’abord, la « Vieille » Europe (France, Royaume-Uni, Allemagne, Suisse, Suède notamment) qui procède à une importation massive d’immigration après la deuxième guerre mondiale. La « Nouvelle » Europe (Espagne, Portugal, Italie, Grèce) ensuite, pays traditionnels d’émigration qui ont basculé dans un nouveau profil migratoire en devenant des pays d’accueil et de transit d’immigration. Les pays d’Europe centrale et orientale enfin, qui n’ont pas d’expérience de l’immigration, qui ne connaissent pas de présence marquante de minorités et chez qui la question provoque tensions et rejet, la crainte majeure sous-jacente étant non pas celle d’une invasion extérieure, mais celle d’une perte d’identité culturelle due à un exode de leurs propres citoyens. Cette pluralité de situations a donc entraîné des alliances de fait entre pays de la « Nouvelle » Europe (comme l’Italie) et de l’Europe centrale et orientale, et d’autres alliances entre pays de la « Nouvelle » Europe et de la « Vieille » Europe. Pour comprendre cette géopolitique, il convient de remonter à l’immigration au vingtième siècle. Fin des années 40 début des années 50, il y a une présence massive de réfugiés qui apparaît en Europe, assortie d’un régime de protection internationale d’abord limité à l’Europe, puis étendu au reste du monde en 1967. Au début des années 70 intervient une période de recrutement massif de travailleurs étrangers, avec un régime de protection différencié de celui des réfugiés qui les ont précédés. Le choc pétrolier de 1973 bouleverse cette

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donne en provoquant une fermeture des portes des pays européens aux migrants économiques, ces pays continuant néanmoins à permettre le regroupement familial à ces travailleurs. Depuis le milieu des années 80, la politique migratoire est marquée par un effet de balancier entre des restrictions de l’immigration par une fermeture des frontières extérieures et une ouverture des frontières intérieures, avec des tentatives de recrutement à l’étranger de travailleurs très qualifiés.

Le tabou des quotas À travers ces tendances se mettent en place une ambition d’ouverture de marché, mais une incapacité de mener une politique commune d’immigration. L’absence de cette harmonisation a rendu caduque le règlement de Dublin (qui attribue à l’État d’arrivée d’un migrant sur le sol européen la responsabilité du traitement de l’asile de ce dernier) dont l’application exige un espace harmonisé. Dans ce contexte, certains pays appliquent strictement la Convention de Genève et d’autres pas, avec des critères d’octroi d’asile différents. Pourquoi ? Parce que le statut de l’organisme octroyant l’asile varie d’un pays à l’autre. En France, il est indépendant du ministère de l’Intérieur. En Belgique, il est plus dépendant. Et, en Allemagne, il est carrément une unité du ministère. La teneur de ce lien conditionne la liaison avec la politique de l’État concerné. Ainsi, par exemple, certains pays accordent l’asile à des ressortissants de l’Union européenne comme les Roms de Roumanie et de Bulgarie, alors que d’autres ne le font pas pour ne pas « se fâcher » avec les pays concernés. Le grand tabou de ces politiques est la question des quotas. En principe, cette formule de quotas est impossible, vu que l’octroi de l’asile consiste en un traitement de démarches individuelles, pas en une


réponse de nature collective. Dans le concret, cette politique concrétise une volonté des États de retrouver la maîtrise de l’accueil des migrants, alors que la politique d’asile est difficile à prévoir, puisque le flux de demandes d’asile n’est pas linéaire. Cela explique, entre autres, l’ouverture et la fermeture permanente de places d’accueil en Belgique, chaque secrétaire d’État voulant afficher la restriction de l’accueil comme un impact positif de sa fermeté dans le domaine. De même, l’octroi massif d’asiles par l’Allemagne doit être analysé en priorité dans un contexte politique interne. Et la confection par les États de listes de pays sûrs (différents suivant les États) dont les ressortissants ne peuvent bénéficier du droit d’asile est un autre signe des atermoiements de la politique d’accueil. Il existe également une grosse différence entre États au niveau des conditions d’accueil des demandeurs d’asile. Certains pays comme l’Allemagne accordent un hébergement et le droit au travail, alors que d’autres pas. En France, par exemple, il existait jusqu’il y a peu une interdiction de travailler pendant la démarche d’asile, mais une allocation était octroyée pour subvenir aux besoins vitaux et un logement était fourni dans des centres d’accueil et des hôtels miteux. L’idée qui se cache derrière cette formule est de permettre de renvoyer plus facilement ces personnes en cas de refus d’octroi de l’asile, le travail étant un biais d’intégration très fort. Aujourd’hui, la France autorise le travail neuf mois après le dépôt de la demande d’asile. En Belgique, il n’existe aucune politique d’hébergement à long terme.

L’option de l’immigration choisie Si, en Europe, le passé différent des États génère un traitement différent du régime d’asile (le regroupement familial ne concerne, par exemple, que la famille nucléaire en France, alors qu’il s’applique à la famille plus étendue en Allemagne), dans d’autres régions du monde de nombreuses politiques cohabitent également. C’est le cas en Amérique où la tradition de terre d’immigration subsiste. Très ouvert, le Canada bénéficie d’une situation géographique éloignée des pays d’émigration qui facilite la maîtrise de son immigration. Le principe qui y prévaut est de choisir l’immigration qu’il accueille. Cet accueil s’y fait essentiellement à travers deux programmes. D’abord, celui

de relocalisation de gens vivant dans des camps de réfugiés depuis plus de cinq ans qui sont choisis en fonction de la langue, de l’âge, des compétences, etc. Ensuite, celui d’un parrainage privé de la part de particuliers et d’entreprises qui se portent garants des réfugiés. Cette option de l’immigration choisie, avec des quotas par profession votés par le gouvernement, s’y assortit d’une lutte contre les discriminations et d’une ouverture à la présence des minorités dans l’espace public. Aux États-Unis, le système est très différent. Le pays à forte tradition d’immigration met en œuvre un programme de relocalisation, un gros accueil des réfugiés des pays d’Amérique centrale et du Sud, et un accueil de réfugiés politiques. Son système est plus ouvert que le canadien, sans quotas, mais avec un système de loterie instauré autour de la carte verte accordant un titre de séjour permanent. L’idée de base, à travers l’attribution de ces cartes vertes dont le nombre varie et est ajusté périodiquement, est de maintenir la diversité en octroyant l’asile uniquement sur base de la nationalité. En termes de politique d’intégration, le pays se définit comme un melting pot. Il n’y a donc pas de modèle standard (pas de langue officielle, par exemple) et chaque communauté continue à pratiquer ses propres coutumes, sa propre culture, etc. La pratique de l’anglais n’est ainsi pas un prérequis pour la participation à l’espace public et des documents officiels comme un bulletin de vote sont fournis dans des langues comme le chinois, la langue n’étant pas considérée comme un facteur d’intégration.

L’Australie, confrontée à l’arrivée par bateau de migrants venant de Thaïlande et du Vietnam, a, elle, développé une externalisation totale de l’asile dans des petits États insulaires de la région comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il s’agit d’un principe de détention des candidats à l’asile dans des centres durant le traitement de leur demande. Un modèle contraire aux règlements internationaux que les nationalistes veulent importer en Europe, en externalisant l’accueil européen dans des pays comme la Turquie et la Tunisie. Du côté de la Nouvelle-Zélande, la politique d’accueil est régie par un système de points. Cette pratique est sans doute la moins dure de celles pratiquées par les pays industrialisés, ce qui s’explique par le fait que c’est un pays qui cherche encore à se peupler, particulièrement dans certaines zones, comme l’île du Sud. Recevant peu de demandes d’asile vu sa situation géographique, la NouvelleZélande répond par un système de points attribués sur base notamment de l’âge, de la nationalité, des compétences et de la destination souhaitée dans le pays. Le score global ainsi obtenu permet ou non de s’installer dans le pays. La question qui se pose désormais est celle de savoir ce qui se passera lorsque la Nouvelle-Zélande estimera qu’elle aura fini son peuplement. Quelle est, en conclusion, dans ce faisceau de formules, la politique d’asile idéale ? Pour François Gemenne, c’est tout naturellement celle qui prend en compte les intérêts du pays d’accueil, mais également ceux des personnes qui arrivent… ce qui, actuellement, n’est pas le cas.

De l’externalisation de l’asile au système de points Au Japon, l’immigration est quasi nulle. Dans ce pays insulaire, longtemps placé sous le joug de la Chine, il y a très peu de mixité ethnique, la volonté étant de préserver la pureté japonaise. Les conditions appliquées aux étrangers sont drastiques. Ceux-ci ne bénéficient pas des mêmes droits que les Japonais, l’idée étant de décourager l’immigration et les mariages mixtes. Cette politique génère un gros problème de vieillissement de la population, une situation à laquelle l’État cherche à remédier en tentant d’attirer les descendants de familles japonaises émigrés à l’étranger comme au Brésil.

Dominique Watrin,

Chargé de communication au DISCRI Infos : DisCRI ASBL

Dispositif de concertation et d’appui aux Centres Régionaux d’Intégration (CRI)

Place Gustave Falmagne, 5 5000 Namur Tél : 81 43 55 31 E-mail : info@discri.be

Pour être informer de nos événements, rendez-vous sur notre site www.cripel.be et/ou sur notre page Facebook «CRIPEL asbl» pour être sûr de ne rater aucune activité! Pour rappel, agréé dans le cadre du décret de la Région Wallonne relatif à l’intégration des personnes étrangères ou d’origine étrangère, le CRIPEL a également pour missions d’Accompagner les initiatives locales d’intégration des personnes étrangères et d’origine étrangère et coordonner des activités d’intégration, de sensibilisation et d’informations dans le cadre des plans locaux d’intégration.

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CRIPEL Midi-Conférences 2nd semestre 2019 LE CRIPEL VOUS PROPOSE SON PROGRAMME DES

MIDI-CONFERENCES DU 2ème SEMESTRE 2019

PRÉSENTÉ COMME UNE CONFÉRENCE… INTERACTIF COMME UNE FORMATION… LE MIDI-CONFÉRENCE SE SITUE À MI-CHEMIN ENTRE LES DEUX CONCEPTS :

- Un intervenant

- Un sujet - Deux heures d’échanges - Des sujets d’actualité, des présentations de livres, des résultats d’études, etc.

ETRE MIGRANT ET MALADE, QUEL ACCOMPAGNEMENT ? Par Elodie Razy, Anthropologue FaSS, LASC, ULiège

Vendredi 25 octobre de 11h30 à 14h Après avoir défini les bases anthropologiques d’une approche de la maladie, Elodie Razy abordera les spécificités du contexte migratoire à prendre en compte afin de proposer des éléments de réflexion pour interroger l’accompagnement professionnel des migrants malades. Cette intervention s’appuiera sur des exemples ethnographiques et proposera des outils pratiques. PRIX : 5 € (Sandwich compris) LIEU : Point Culture – Rue de l’Official 1-5, 4000 Liège PERSONNE DE CONTACT : Siobhan Renkin – siobhan.renkin@cripel.be – 04/220.59.65

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CRIPEL La plateforme « Diversité en Wallonie » Son but? Sensibiliser les communes, les employeurs ainsi que le grand public aux avantages qui découlent de la gestion de la diversité. Ainsi, cette plateforme, premier support de cette campagne, vous permettra de lire et de consulter les différents outils qui seront réalisés. La campagne Diversité : « Et si on travaillait ensemble ? » vous propose toute l’année une série d’articles issus de l’ouvrage « Insertion des travailleurs migrants. Efficacité des dispositifs ». L’ouvrage propose une série de métasynthèses évaluant les instruments socioéconomiques et formatifs voués à l’insertion professionnelle de travailleurs issus des migrations, dans les pays de l’OCDE. Nous observons, à travers la littérature scientifique et institutionnelle mondiale, une vingtaine de types de dispositifs comme des programmes de formation, d’orientation ou d’accompagnement de chercheurs d’emploi d’origine étrangère. L’approche a pour objectif d’identifier les dispositifs les plus efficaces de formation et d’accès au travail. Quels sont-ils ? Quels sont les points communs et les spécificités de ces pratiques au sein des contextes sociopolitiques dans lesquels elles se déploient ? Quels sont les résultats de ces instruments d’intégration sur les publics cibles, sur les structures qui les mettent en œuvre, ainsi que sur le marché de l’emploi dans lequel ils interviennent ? Et, surtout, quelles leçons politiques et pratiques tirer de ces constats ?

La plateforme « Diversité en Wallonie » regroupe un large éventail d’informations et d’outils pour favoriser la gestion de la diversité en ressources humaines et sur le marché de l’emploi. La plateforme « Diversité en Wallonie » permet de présenter les objectifs à atteindre en matière de gestion de la diversité en ressources humaines et de faire connaitre les partenaires qui prennent part au projet. Grâce à la campagne de sensibilisation « La diversité, c’est l’histoire de tous ! », elle a vu le jour et vous propose différents axes à explorer ! Que vous soyez employeur, travailleur ou tout simplement curieux, vous trouverez également des réponses aux questions que vous vous posez. Sont à votre disposition des brochures informatives, ouvrages de références, vidéos, législations, etc. Elle propose aussi des formations et événements, ainsi que des services de consultance pour les professionnels qui auraient besoin d’aide. Vous y retrouverez également la campagne de communication « Diversité en Wallonie ».

Découvrez et suivez l’actualité de cette Pateforme sur le site : www.diversitewallonie.be/ ainsi que sur la Page Facebook «Diversité Wallonie»

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CERTIFICAT INTERUNIVERSITAIRE EN MIGRATIONS, DIVERSITÉ ETHNIQUE ET RELATIONS INTERCULTURELLES

Présentation Les questions liées aux migrations, à la pluralisation culturelle et ethnique des sociétés contemporaines ainsi qu’à l’établissement et à la gestion de l’interculturalité sont l’objet d’une intense politisation et d’un débat public presque quotidien. Aujourd’hui, les questions de diversité et d’interculturalité sont devenues de véritables enjeux pour les entreprises, les organisations et les institutions publiques dans leurs processus de recrutement et de hiérarchisation, impactant leurs niveaux de productivité et de rentabilité, leurs relations commerciales ainsi que leur image. Par conséquent, les entreprises, les organisations et les institutions publiques ont besoin d’acquérir de nouvelles compétences basées sur des formations de haut niveau qui allient approche analytique permettant de déconstruire de nombreuses notions malmenées par le débat public et gestion pratique de cas concrets donnant l’occasion à chaque participant.e d’être un acteur/trice de changement au sein de son entreprise/ organisation.

informations Pratiques

objectifs • Réfléchir, construire et mettre en œuvre un Plan d’Action personnel dans votre sphère d’influence (personnelle et/ou professionnelle) à l’égard de problématiques relevant des migrations contemporaines, de la diversité ethnique et des relations interculturelles. • Déployer de nouvelles compétences à l’égard des enjeux relevant des migrations contemporaines, de la diversité ethnique et des relations interculturelles. • Développer des connaissances transversales, mettre en perspective et conduire des projets nécessitant la maitrise des aspects techniques des migrations contemporaines, de la diversité ethnique et des relations interculturelles. • Apporter des propositions concrètes à votre organisation en matière de gestion de la diversité ethnoculturelle et de management des relations interculturelles.

Lieu et dates 97,5 heures réparties sur 15 mardis. Horaire : 13:30 à 20:00 ULB - Campus du Solbosch (Bruxelles)

Prix • Prix plein : 1.095 € • Tarif via l’employeur : 1.395 € • Tarif « Sans emploi » : 795 € *De nombreuses aides possibles.

informations

& inscriPtion

http://husci.ulb.be

LES PARTENAIRES

Devenez un.e acteur/trice Du changement en gérant la Diversité culturelle

Contact 02 650.45.80 husci@ulb.be http://husci.ulb.be

À L’ULB, LA FORMATION CONTINUE ! Formation Continue -ULB

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ASSOCIATION

AGENDA

A LA CROISEE DES CULTURES

Marche pour une Wallonie région hospitalière !

La Maison de la Laïcité d’Angleur, Chênée et Grivegnée et l’association Casa del Sol ont le plaisir de vous inviter le samedi 21 septembre 2018 à 18h30 « À la Croisée des Cultures ». Chaque année, la Maison de la Laïcité d’Angleur, Chênée et Grivegnée vous propose une croisière gourmande. Gourmande de goûts, de rencontres, de découvertes. Un samedi par mois, nous faisons escale dans un nouveau pays, une nouvelle région. Repas, musiques, échanges... Pour cette nouvelle escale, nous poserons nos valises au Venezuela. Au programme : Présentation de l’association Casa del sol, exposé sur la problématique actuelle socio-économie du pays « Comprendre la crise au Venezuela », projection d’une vidéo touristique, exposition d’objets d’artisanat vénézuélien, présentation de danses folkloriques. La soirée sera animée par un groupe de musique traditionnelle « tri-color », avec les musiciens, Esther Mendoza, Patricia Betancourt, Jomel Gutierrez. Le tout dans une ambiance latino. Le menu est au prix de 18€ par personne. Pour participer au repas, il est souhaitable de vous inscrire avant le 16 septembre soit par téléphone au 04 361 04 56 soit par mail à angleur.laicite@gmail.com Cet événement est réalisé en partenariat avec l’Echevinat de la Culture de la Ville de Liège.

MIMOSA 3AXES Lors des vacances scolaires, Mimosa3Axes asbl invite vos enfants à la découverte et à la rencontre de la langue italienne: nous souhaitons proposer aux enfants des espaces alternatifs !

Du 19 au 29 juillet prochains, avec la participation de militant·e·s de la Voix des Sans-Papiers de Liège, on vous propose de marcher de Liège à Chiny en 11 étapes d’une vingtaine de kilomètres. L’objectif est de sensibiliser aux réalités migratoires les communes où nous passerons, valoriser les pratiques solidaires qui s’y développent à l’égard des migrant·e·s, entendre et comprendre comment ces réalités sont perçues en milieu rural... Inviter les habitants et habitantes et leurs représentant·e·s politiques à se déclarer volontaires pour initier un large mouvement permettant d’aboutir à l’affirmation d’une Wallonie Hospitalière ! Dans le contexte politique actuel très inquiétant de montée de l’extrêmedroite dans le pays, l’affirmation d’une Wallonie solidaire, ouverte à l’accueil de celles et ceux qui fuient guerre, impasse économique, dérèglement climatique ou dictature, nous semble primordiale.

Les dates - Départ : vendredi 19 juillet, Parc de la Boverie à Liège, à 9h30 - Arrivée : lundi 29 juillet au village de Chiny (Florenville), où nous restons loger une dernière nuit, le mardi 30 juillet.

Du 26 au 31 août «Bambini, é pronto!» Nous allons découvrir ensemble des recettes typiquement italiennes, les préparer et les goûter !

Infos et inscriptions marche@migrationslibres.be +32 496 14 35 68 Compte : Migrations Libres - BE29 6511 6268 4564 Événement Facebook : h t t p s : / / w w w. f a c e b o o k . c o m / events/2204777049833596/

Au menu : gnocchi, panzanella et tiramisù ! Un menu complet et équilibré, adapté à tous les goûts.

Si vous souhaitez publier des infos ou articles concernant vos activités, nous vous invitons à les envoyer par mail à : communication@cripel.be CONSIGNES À RESPECTER POUR QUE VOS INFOS PUISSENT ÊTRE PUBLIÉES : Nombre de pages : 1 page A4 - nombre de caractères : environ 75 signes par ligne, 30 lignes par page, soit 2250 signes par page Echéance souhaitée : le 15 de chaque mois - Illustration : si possible, mais pas obligatoire - Logo(s) : oui CONFIRMATION PAR MAIL POUR ACCORD SOUHAITÉE >>> N’hésitez pas à nous contacter !

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PERMANENCES ACCOMPAGNEMENT SOCIO-JURIDIQUE ET INSERTION SOCIOPROFESSIONNELLE (DAA)

CONTACTS ACCOMPAGNEMENT DES ASSOCIATIONS (ILI) Sur rendez-vous

Inscription et rendez-vous Lundi 14.00 - 16.00 et jeudi 9.30 - 11.30 ou par téléphone au 04/223.80.29

ACCUEIL

04/223 80 29 accueil@cripel.be

ADMINISTRATION

04/220 01 20 secretariat@cripel.be

PLUS D’INFOS

www.cripel.be

FORMATION

Agenda des formations du CRIPEL- juillet/août/septembre 2019 FRANÇAIS LANGUE ETRANGÈRE

• Méthode audio-visuelle “Pourquoi

pas !” 26,27;28, 29 et 30 août - de 9h à 16h

Pour plus d’infos : formations@cripel.be T 04/220.59.64

Editeur responsable : Julie Fernandez-Fernandez, Echevinat Rue des Guillemins, 26 - 2e étage 4000 Liège

GESTION DE LA DIVERSITÉ DANS L’EMPLOI Comment traduire les différences humaines en une richesse pour le service 10 et 17 septembre - de 9h à 16h

Télécharger notre catalogue de formations 2019 sur notre site : https://cripel.be

Avec le soutien de :

Place Xavier Neujean 19b - 4000 Liège www.cripel.be - info@cripel.be - 04/220 01 20


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