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S Y N ERPA

I N F O R M AT I O N

S Y N D I C AT N AT I O N A L

2011

Pro

www.synerpa.fr

DES

E TA B L I S S E M E N T S

ET

S U D - E S T

RÉSIDENCES PRIVÉS

POUR

PERSONNES AGÉES

Vie syndicale Pratiques innovantes

PÉNURIEde

personnels SOIGNANTS


2011 SUD EST

S U D - E S T Auvergne Corse r f . a p r e n y s . www Languedoc-Roussillon Provence-Alpes-Côte d'Azur Rhône-Alpes Présentation

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Editorial des Délégués Régionaux

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Vie syndicale locale Auvergne, Rhône Alpes, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes Côte d’Azur et Corse • Cartographie des Adhérents sur les régions

8 8

• Les élections o Rhône Alpes

10

o Languedoc-Roussillon

12

o PACA

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Ressources humaines

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• Enquête PACA

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• Zoom sur les territoires frontaliers avec la Suisse

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• La prévention des risques professionnels : l’EHPAD de demain vu par le service de la CARSAT du Sud-Est

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• Présentation des travaux menés au niveau national

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• Le sport en entreprise

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• La démarche FACE HERAULT – Profilières

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Vie des établissements

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• Réintroduction des médicaments dans les tarifs de soins : retour d’expérience de 2 établissements expérimentateurs • L’Equithérapie en faveur des résidents d’EHPAD

41 49

• Santé bucco-dentaire : démarche menée par un groupe d'établissements et accord conclu au niveau national entre le SYNERPA et l'UFSBD • Le concept Réminiscence Le SYNERPA : c’est quoi ? Contacts utiles Agenda Conditions d’adhésion

SYNERPA

Directeur de la publication : Jean-Alain MARGARIT Responsable de la publication : Florence ARNAIZ-MAUMÉ Rédacteurs : Thierry HAAS François ALBERTINI Michèle TOMAS Claude CHETON Joseph SCHEMBRI David GRIVEL Romy LASSERRE Alain BURNEL Carole FALGUIERES Patrick ARDIZZONI Jean-dominique MOUCHARD Hubert BLAIN Guillaume TALON Pauline QUEYROUX-GALERA Aurelie AUREGLIA-CAUNELLE Catherine ALVAN Sophie DARTEVELLE Marie-Madeleine GASTALDIADLER Marie-France CAPARROS

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• Etude clinique menée par le service de gériatrie du CHU de Montpellier : Expérimentation

Sommaire

I N F O R M AT I O N

50 56

59 60 63 64

Conception graphique et publicité : Agence 3MS Agence de Communication Régie Publicitaire Edition - Multimédia 40 AV de Saint-Antoine 13015 Marseille Mail : communication@agence3ms.fr Tél. : 04 91 09 00 34 Responsable édition : Marc SALVADERO Publicité : Marc SALVADERO, Pascal SUFFREN Création : Eric PERRIN Imprimerie HORIZON Seule l'Agence 3MS est habilitée à recueillir vos insertions publicitaires au nom de la revue "Projection". Toute reproduction interdite (loi du 11 mars 1957, art. 40 et 41 et Code Pénal art. 425).

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L

change de ton

!

e premier numéro de la revue régionale du SYNERPA est sorti en juin 2009 à l’initiative de la Délégation Régionale Provence-Alpes-Côte d’Azur du SYNERPA.

Présentation

PROJECTION

2011 SUD EST

Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et PROJECTION est devenu grand ! Grand d’abord par sa diffusion puisqu’après PACA, d’autres régions ont repris l’initiative. Ainsi, ce magazine du SYNERPA s’est déployé en Aquitaine, en Ile de France, en Bretagne ou en Normandie. Mais cette croissance ne s’arrête pas là puisque désormais, cette revue prendra un format interrégional, se callant ainsi sur nos supra-régions syndicales.

Grand ensuite par sa maturité ! Initialement destiné à présenter le Syndicat en région et à ouvrir une tribune aux représentants locaux du SYNERPA ainsi qu’aux directeurs d’établissements, PROJECTION se veut désormais plus incisif ! Aussi, à côté de nos traditionnels articles sur la vie des établissements et leurs pratiques innovantes ou sur l’actualité de notre Syndicat en régions, nous entendons désormais porter haut et fort les problématiques du secteur… quitte à être dérangeant ! Dans le droit fil de cette nouvelle ligne éditoriale, vous découvrirez ci-après plusieurs articles dédiés aux élections de nos représentants syndicaux en régions, mais également d’autres sujets plus centrés sur la vie des établissements et les pratiques innovantes mises en œuvre par certains. Et vous découvrirez surtout le dossier central de ce numéro axé sur une problématique à laquelle tous les établissements sont confrontés un jour ou l’autre : la pénurie de personnel soignant ! Constat génant qui se répète au fil des ans, cette pénurie ne cesse de lasser les professionnels qui attendent désormais des réponses concrètes à cette difficulté récurrente. Ces professionnels qui ne restent pas pour autant les bras croisés puisqu’à leur manière ils innovent, à la recherche des solutions qui leur permettront de recruter plus facilement, de fidéliser leur personnel… A travers la prévention des risques professionnels, le développement du sport en entreprise ou le nouveau processus de recrutement mis en place dans l’Hérault, ce sont autant d’expériences que nous vous proposons de partager… avant que vos propres initiatives viennent nourrir bientôt un prochain numéro.

Voilà ! Le (nouveau) ton est donné ! Nous reste à vous souhaiter une excellente lecture à tous. Florence ARNAIZ-MAUME Déléguée Générale

David GRIVEL Conseiller Technique Régional

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Et si les EHPAD pouvaient participer à la reprise économique et au soutien de la croissance

Editorial

2011 SUD EST

L

e moins que l’on puisse dire est que l’actualité de cette rentrée ne brille pas par son optimisme.

En dehors du retour médiatisé de certaines personnalités et des premiers matchs de la Ligue 1, ce sont plutôt accroissement des chiffres du chômage, plan(s) de rigueur, dette grecque (mais pas seulement), risques de note AAA potentiellement dégradée par les agences de notation, qui sont en vedettes dans les médias. C’est pourquoi, en tant qu’acteurs économiques, nous nous sommes interrogés sur notre potentialité à être un moteur de la croissance économique, alors que les EHPAD, bénéficiant en partie de financements publics, pourraient, au contraire, être « regardés » comme participant au creusement des actuels déficits des comptes de la nation. Ce serait oublier, comme cela sera abordé dans ce numéro de PROJECTION SUD-EST, que lesdits EHPAD continuent à créer des emplois et connaissent mêmes de très grandes difficultés pour trouver le personnel qualifié nécessaire.

Aussi souhaitons-nous poser le débat en d’autres termes : • Pourquoi, ne pas investir massivement dans les métiers liés à l’accompagnement des personnes âgées, fragilisées ou malades, alors que les besoins sont connus et que le secteur souffre d’une pénurie récurrente en personnel qualifié ? • Pourquoi, ne pas accroître les moyens alloués à ces établissements leur permettant d’embaucher, donc de créer des emplois, tout en améliorant qualitativement et quantitativement l’accompagnement des personnes âgées ?

De notre point de vue, nous ne comprenons que très difficilement, pourquoi les pouvoirs publics ne saisissent pas plus cette opportunité, ou du moins ne paraissent pas s’interroger sur l’utilité tant économique que sociale de ce secteur. Certes notre activité, et plus généralement celles liées au monde de la santé au sens large, fonctionne en partie grâce à des financements publics (Assurance-Maladie, Départements). Mais se limiter à cette approche serait par trop réducteur. Certes l’équation est délicate, dans un contexte de déficits chroniques des budgets d’assurance maladie, d’augmentation très rapide des dépenses d’APA supportées principalement par les Conseils Généraux…, contexte qui a d’ailleurs conduit le Gouvernement, à reporter une fois de plus la réforme sur la Dépendance. Pour autant, il s’agit d’un vrai débat :

Politique de rigueur budgétaire pour réduire les déficits publics versus reprise économique et soutien à une croissance économique déjà faible ? En tant qu’acteurs, mais également « bénéficiaires » directement ou indirectement de ces financements publics, notre position pourrait être jugée partiale ou intéressée.

SYNERP A 5


SUD EST 2011

C’est pourquoi, nous souhaitons reprendre ici un extrait du rapport de la Commission pour la libération de la croissance française de 2008 ; présidée par Jacques Attali : "Les dépenses de santé sont trop souvent présentées comme une charge dont le poids croissant menacerait la croissance de l’économie. Dès lors, il faudrait, selon cette thèse, maîtriser ces dépenses, rationaliser l’offre de soins, chasser les gaspillages, engager des politiques volontaristes de restriction. Le Danemark, l’Irlande et la Finlande s’y sont récemment essayés, sans réel succès. En fait, tout au contraire, le secteur de la santé ne constitue pas une charge mais un moteur de croissance : la santé de la population, l’allongement de l’espérance de vie, la réduction de la douleur, sont des progrès en soi. L’industrie de santé est un facteur de croissance de l’économie, représentant près de 11 % du PIB et employant près de 2 millions de personnes (soit 9 % de la population active). Son chiffre d’affaires a doublé en 40 ans et augmente plus vite que le revenu disponible. Les emplois dans la santé ont augmenté depuis 20 ans 6 fois plus vite que l’emploi total." Bien entendu les auteurs de ce rapport ne visaient pas spécifiquement les EHPAD, mais l’ensemble des acteurs du secteur de la Santé. Dans le secteur des EHPAD privés, les financements publics ne représentent que 30 à 35 % du chiffre d’affaire total. Ces financements ont donc un effet multiplicateur très appréciable.

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En d’autres termes, les 8 milliards d’euros que verse la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) pour le fonctionnement des EHPAD et des SSIAD , génèrent entre 25 et 30 milliards d’euros de chiffre d’affaire dont 60 % à 70 % se retrouvent reversés directement sous forme de salaires et de cotisations sociales. En tant qu’opérateurs privés, nous ne pouvons qu’être sensibles à l’objectif de réduction des déficits ou du moins au nécessaire équilibre des comptes, mais nous devons également l’être à l’optimisation des dépenses et des recettes. C’est pourquoi, il est essentiel que les pouvoirs publics s’attachent à mettre en œuvre une véritable politique d’efficience dans l’allocation des crédits d’Assurance Maladie, comme ceux de l’Aide Sociale ou de l’APA. A l’occasion d’une Interview au Journal Libération, suite au report de la réforme sur la Dépendance, Madame Roselyne BACHELOT, Ministre des Solidarités, a indiqué que : « le débat national [sur le financement de la Dépendance] a montré que de nombreuses marges de manœuvre étaient possibles, plus de 2 milliards d’euros pourraient être mieux utilisés : il y a des choses à optimiser ». Ne sachant pas de quels milliards, ni de quelles marges de manœuvre il s’agit, cette déclaration nous laisse quelque peu perplexes ou du moins dubitatifs. En effet le gouvernement tarde depuis maintenant plus de 2 ans à publier le décret d’application de la loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2009 prévoyant une tarification dite « à la ressource » au sein des EHPAD.


2011 SUD EST

Thierry HAAS Délégué régional Auvergne

François ALBERTINI Délégué régional Corse

Or, la mise en œuvre de cette réforme est justement susceptible d’instaurer une plus grande efficience dans l’allocation des crédits de soins ou de dépendance, ainsi qu’une plus grande équité entre les établissements, dès lors que sa mise en œuvre ne s’accompagnera pas de multiples exceptions et que l’on acceptera de revenir sur certaines situations acquises.

Il s’agit certes de réformes d’ampleur qui méritent réflexion quant à leurs incidences sur les dépenses publiques, sur le fonctionnement des établissements, et surtout sur les conditions d’accompagnement des personnes âgées.

De même, une meilleure médicalisation des EHPAD peut également participer à une diminution des hospitalisations ou des recours aux services d’urgence et donc à une réduction de certaines dépenses d’Assurance Maladie.

Pour autant à l’heure où des choix politiques importants doivent être faits en matière budgétaire, il nous semblait opportun de mettre en avant les atouts de notre secteur en matière de création d’emplois, de croissance économique mais également de maîtrise de l’évolution des dépenses d’Assurance-Maladie.

La généralisation du tarif soins global a également été mise en « standby » depuis fin 2010 alors que celle-ci était également de nature à assurer une meilleure régulation de l’évolution des dépenses de soins.

Les secteurs d’activités potentiellement fortement générateurs d’emplois et de croissance sur les 10 à 30 prochaines années ne sont, en effet, pas si nombreux pour que l’on s’en désintéresse.

De grandes interrogations se font jour sur la réintroduction des dépenses de médicaments dans les tarifs de soins prévue pour 2013 alors que celle-ci peut être une source d’économies couplée à une diminution de la iatrogénie médicamenteuse, dont les conséquences sur la santé des personnes peuvent être dramatiques.

Michèle TOMAS Déléguée régionale Languedoc-Roussillon

François Claude CHETON Délégué régional PACA

Joseph SCHEMBRI Délégué Régional Rhône-Alpes

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Présentation

SUD EST 2011

Le SYNERPA S adhé

580

22 adhérents Allier Puy de Dôme Cantal Haute Loire

7 12 15 2

A

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marque, pour le SYNERPA, l’année du renouvellement de ses représentants locaux, Délégués Régionaux et Délégués Départementaux.

Afin de coller au plus près des évolutions institutionnelles (création des Agences Régionales de Santé, réforme des collectivités territoriales), le processus électoral a été modifié et le poids des délégations régionales renforcé.

95 adhérents Pyrénées orientales Aube Hérault Gard Lozère

12 15 57 11 0

Sur « l’inter région » Sud-Est, trois élections se sont déjà déroulées, à l’heure où nous éditons la revue PROJECTION : • Rhône-Alpes le 10 mai 2011 • Languedoc-Roussillon le 15 septembre 2011 • Provence-Alpes-Côte d’Azur le 16 septembre 2011. Un compte rendu synthétique de ces 3 Assemblées Régionales, au cours desquelles outre les élections ont été abordées les actualités régionales et nationales, vous sont présentés. Pour la région Corse les élections se dérouleront le 10 octobre à CORTE et, pour la région Auvergne, le 7 novembre 2011 à CLERMONT-FERRAND.

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DOM-TOM 9 adhérents Guadeloupe Martinique La Réunion

7 1 1


2011 SUD EST

ud-Est rents

SYNERPA 152 adhérents Haute Savoie Savoie Isère Ain Rhône Drôme Ardèche Loire

20 5 9 15 63 14 8 42

RHÔNE-ALPES

AUVERGNE 292 adhérents

LANGUEDOC ROUSSILLON

PROVENCE ALPES CÔTE D'AZUR

Hautes Alpes Alpes de Haute Provence Alpes maritimes Var Bouches du Rhône Vaucluse

2 10 114 68 108 18

CORSE

10 adhérents Haute Corse Corse du Sud

6 4

9


6938 012 Zoom sur la région

SUD EST 2011

Assemblée et él régionales Rhô 10 mai 2011

Elections régionales

Conduite par Joseph SCHEMBRI et Bruno MARQUET, la liste des délégués régionaux et départementaux SYNERPA Rhône Alpes a brillamment été élue à l’unanimité des établissements adhérents de la région.

Elle permet d’assurer la représentativité du SYNERPA au sein de chaque département mais également de prendre en compte la diversité de ses adhérents : Etablissements indépendants ou groupes de différentes tailles, de statut privé commercial ou associatif.

Actualités nationale et régionale

Animés par Florence ARNAIZ-MAUME, Déléguée Générale du SYNERPA, les différents thèmes d’actualité intéressant notre secteur ont été abordés en présence : - Du Conseil Général du Rhône, représenté par Jean-Paul DELORME, Conseiller Général et membre de la Commission spécialisée des affaires sociales - De l’Agence Régionale de Santé, avec la présence de Muriel LE JEUNE-VIDALENC, Directrice Handicap et Grand ��ge.

La signature des contrats avec les intervenants libéraux, médecins et kinésithérapeutes a tout d’abord été évoquée pour arriver à un constat assez mitigé voire décevant.

En effet, cette nouvelle obligation réglementaire ne rencontre pas à ce jour une franche adhésion de la part des praticiens libéraux, même si son objectif qui vise à assurer une meilleure coordination des soins au profit des personnes âgées, paraît partagé par tous.

L’annonce d’une campagne budgétaire pour l’année 2011 désastreuse pour notre secteur : - Revalorisation a minima des tarifs dépendance et de soins - Gel complet des renouvellements des conventions pluriannuelles sur la région comme au plan national a malheureusement assombri l’assemblée alors que le soleil brillait sur le Palais de la Bourse. Muriel LE JEUNE-VIDALENC n’a pu que confirmer l’absence de crédits nouveaux alloués par la CNSA à l’Agence Régionale de Santé.

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73 8 42 26 ections ne Alpes

2011 SUD EST

Evaluations internes et externes VS certification

Dénoncée très fortement par le SYNERPA, la campagne budgétaire 2011 constitue un « coup d’arrêt brutal » à une dynamique de médicalisation pourtant indispensable dans une optique d’amélioration de la qualité des soins apportés aux personnes âgées.

Dans ce contexte, seules des pistes, visant à « mieux utiliser » les moyens financiers existants, ont pu être évoquées : mutualisation à travers les CPOM, coordination entre les acteurs sur les territoires, ….

Jean-Paul DELORME a pu toutefois apporter un peu de « baume au cœur » à l’assistance en annonçant que les visites que le Conseil Général conduit sur le Département du Rhône aboutissaient plutôt à un constat positif de la qualité des établissements.

De gauche à droitre : Jean-Paul DELORME, Muriel LE JEUNEVIDALENC, Joseph SCHEMBRI, Florence ARNAIZ-MAUME

Malgré un contexte financier difficile, l’amélioration de la qualité des prestations apportées aux personnes âgées reste un objectif majeur pour le SYNERPA et ses adhérents.

Les dispositifs d’évaluation interne et externe prévus par la loi du 2 janvier 2002 ont été détaillé par Cécile RUSSIER, responsable du département Qualité et Efficience au sein de l’Agence Régionale de Santé Rhône Alpes.

Le SYNERPA a été précurseur bien en amont des travaux de l’ANESMS en matière de démarche qualité.

Laurentia PALAZZO, Membre de la Commission Qualité du SYNERPA, et la société SGS Qualicert, sont quant à eux intervenus sur la procédure de certification via le référentiel SYNERPA – FNAQPA « QUALIPASS ».

La question de l’équivalence, totale ou partielle, entre certification et évaluation externe reste encore sans réponse à ce jour alors que, selon la Commission Qualité du SYNERPA, il y aurait 84 % de convergences entre la démarche de certification et l’évaluation externe.

Pierre LECORNET, Directeur d’un E.H.P.AD récemment certifié, est venu faire part de son expérience, en regrettant toutefois que les autorités compétentes (ARS et CG) ne prennent pas en compte les démarches menées par les établissements dans ce domaine.

Le SYNERPA remercie ses différents partenaires sans qui l’organisation de ces Assemblées régionales ne serait pas possible : Pour la qualité de leur intervention : - Appel Médical - Link Care Services - Canal Plus - Huon Cornil - SGS - Qualicert Pour leur présence remarquée : - SOS Oxygène - Téléconcepts - Géronto Services

Et bien sûr : - SODEXO pour la qualité du buffet offert aux participants - La CCI de Lyon qui nous accueille depuis de nombreuses années dans ses locaux.

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1148 346 Zoom sur la région

SUD EST 2011

Assemb régionales Langue 15 • La coopération entre le secteur Médico-social et les autres acteurs de la Santé, et son incidence sur la politique syndicale régionale à travers le développement des liens avec les autres fédérations (FHP Languedoc-Roussillon).

De gauche à droite de haut en bas : Régis BONNAFOUS (DDadj 34), Marie-Madelaine ADLER-GASTALDI et Isabelle RODRIGUEZ (DD 66), Olivier BOUGEARD (DDadj 30), Claude ALBERT (DD 11), Vanessa BOUTON (DD 34), Eric TEISSIER (DD 30), Philip pe LAPORTE (DR Adj LR), Michèle TOMAS (DR LR), Florence ARNAIZ-MAUME (DG SYNERPA)

Elections régionales

En ouverture de l’Assemblée Régionale Languedoc-Roussillon Michèle TOMAS et Philippe LAPORTE, respectivement candidats aux postes de Déléguée Régionale et Délégué Régional Adjoint, ont présenté leur programme d’actions syndicales pour les 3 années à venir.

Michèle TOMAS

Philippe LAPORTE

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Celui-ci s’articule autour de 5 axes majeurs : • Le développement durable et l’intégration des problématiques économiques, écologiques et sociales ; • La consolidation de l’activité des établissements, à travers des problématiques telles que l’habilitation au titre de l’Aide Sociale, les extensions de capacité et l’impact de l’évolution des nouvelles normes ; • La compréhension des futurs enjeux sociaux et sociétaux, comme l’évolution des métiers et des qualifications, l’insertion des jeunes dans les établissements, la formation professionnelle des salariés, le lien social et intergénérationnel ; • L’innovation et la créativité au sein de notre secteur, par le recensement des actions innovantes et leur diffusion au grand public

Après que chaque Délégué Départemental se fut présenté, la liste régionale, qui permet d’assurer la représentativité du SYNERPA au sein de chaque département mais également de prendre en compte la diversité de ses adhérents (Etablissements indépendants ou groupes de différentes tailles, de statut privé commercial ou associatif ) a été élue à l’unanimité des adhérents présents.

Actualités nationale et régionale

Animés par Florence ARNAIZ-MAUME, Déléguée Générale du SYNERPA, et Benoît GREFFE, Responsable du Pôle Régions, et en présence des trois administrateurs nationaux du SYNERPA que compte la région Languedoc-Roussillon1, plusieurs thèmes d’actualité intéressant notre secteur ont été abordés tels que : - Le report de la réforme sur le financement de la dépendance ; - L’Organisation des soins au sein des EHPAD, à travers notamment la mise en place de la Commission de Coordination Gériatrique.


30 8 66

blée et élections doc Roussillon septembre 2011 Après le déjeuner, les débats se sont poursuivis sur l’actualité régionale en présence de Monsieur Yannick MOUREAU Coordonnateur du Pôle Médico-social au sein de l’Agence Régionale de Santé Languedoc-Roussillon (ARS-LR)

La poursuite de la médicalisation des établissements, aujourd’hui « en panne » en raison de gel du renouvellement des conventions pluriannuelles tripartites, a ensuite été au centre des échanges entre l’ARS-LR et les établissements.

La mise en œuvre du plan Alzheimer, et plus particulièrement le développement des Pôles d’Activités et de Soins Adaptés (PASA) ou les actions en faveur des aidants familiaux, a été abordée.

Le SYNERPA rappelle qu’il s’agit d’une priorité afin d’accompagner les établissements pour qu’ils puissent prendre en charge des personnes de plus en plus dépendantes, mais également d’équité dans l’allocation des financements publics.

2011 SUD EST

1- Jean-Claude TOMAS, Renaud ALBERT, Pierre Montagne.

S’il s’agit d’un axe majeur de la politique de l’ARS-LR en faveur des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer, les responsables d’établissements présents ont fait part des difficultés qu’ils rencontraient pour répondre à un cahier des charges très contraignant notamment sur le plan architectural. Il en ressort que la création des PASA ne peut s’envisager que dans le cadre d’un projet plus global de restructuration et devrait pouvoir s’accompagner, dans certains cas, d’extension de capacité plus particulièrement au sein des structures de petite et moyenne capacité.

Madame HUSTAIX-PEYRAT, Monsieur Yannick MOUREAU - ARS LR et Florence ARNAIZ-MAUME

Rachel ALBERT, représentante SYNERPA à la CRSA

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30 66 SUD EST 2011

Evaluations internes et externes VS certification

Les dispositifs d’évaluation interne et externe prévus par la loi du 2 janvier 2002 ont été détaillés par Mme HUSTAIX-PEYRAT, responsable du département Evaluation Qualitative de l’ARS-LR.

Elle a également présenté les résultats de l’enquête menée auprès des établissements et services concernés par ces évaluations (établissements ou services pour personnes âgées, pour personnes handicapées).

Madame HUSTAIX-PEYRAT a alerté les établissements sur la nécessité d’engager dès à présent leur démarche d’évaluation interne dans un premier temps et externe ensuite, et de ne pas attendre les dates butoirs réglementaires2.

Les représentants d’établissements présents, dont certains avaient déjà procédé à leur évaluation interne et même externe, ont fortement regretté l’absence d’un référentiel unique et national d’évaluation. Ils estiment en effet que, s’il leur appartient d’effectuer ces évaluations et de fédérer leurs personnels autour de cette démarche, la réalisation du référentiel devrait relever de la compétence des pouvoirs publics, comme ceci est le cas dans le secteur sanitaire à travers la procédure d’accréditation de l’HAS , transformée récemment en procédure de certification. Le SYNERPA et l’organisme de certification SGSQualicert ont ensuite présenté le référentiel de certification Qualipass, en précisant que des démarches étaient actuellement menées auprès du Ministère et de l’ANESMS afin d’obtenir une équivalence, totale ou partielle, entre la procédure de certification et celle de l’évaluation externe. Le SYNERPA remercie ses différents partenaires sans qui l’organisation de ces Assemblées régionales ne serait pas possible :

Pour la qualité de leur intervention : - Appel Médical - Canal Plus - Huon Cornil - SGS - Qualicert

Pour leur présence remarquée : - SOS Oxygène - Téléconcepts - INITIAL

2- Pour les établissements autorisés avant le 2 janvier 2002, les dates sont le 31/12/2013 pour l’évaluation interne et 31/12/2014 pour l’évaluation externe. 3- HAS : Haute Autorité de Santé. 4- ANESMS : Agence Nationale de l’Evaluation et de la Qualité des Etablissements Sociaux et Médico-sociaux.

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1384 04 83 Zoom sur la région

SUD EST 2011

Assemblée et élec Provence-Alp 16

Le SYNERPA remercie ses différents partenaires sans qui l’organisation de ces Assemblées régionales ne serait pas possible : Pour la qualité de leur intervention : - Appel Médical - Bulle de Linge - Link Care Services - Huon Cornil - SGS - Qualicert Pour leur présence remarquée : - SOS Oxygène - Téléconcepts - Canal Plus

Un remerciement tout particulier à l’équipe de la Résidence ELEONORE pour la qualité de leur accueil et l’organisation de cette Assemblée Régionale.

Plus de 120 responsables d’E.H.P.A.D adhérents du SYNERPA se sont réunis, Vendredi 16 septembre 2011, au sein de la résidence ELEONORE à Aix-en-Provence pour débattre des sujets d’actualités régionale ou nationale, mais également pour procéder à l’élection de leurs représentants au sein de la région et des différents départements.

Actualités nationale et régionale

Ouverte par Monsieur jean CHORRO, premier adjoint au Maire d’Aix-en-Provence, la réunion débute sur la mise en œuvre du Plan ALZHEIMER 2008-2012 et plus spécifiquement sur la labellisation des Pôles d’Activités et de Soins Adaptés (PASA), en présence de plusieurs représentants de l’Agence Régionale de Santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARS PACA) : • Madame Astrid LAURENT – Direction de l’Offre de Soins et de l’Autonomie - Responsable du Pôle Médico-Social • Madame Sophie RIOS – Responsable du service Organisation de l’Offre • Madame Florence BONNABEL – Référente ALZHEIMER • Monsieur Bernard DAMIANI – Ingénieur Régional de l’Equipement Ont été largement détaillées les conditions architecturales et de fonctionnement des PASA dont l’objectif est d’améliorer la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en développant des activités adaptées.

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Madame Astrid LAURENT a sollicité les responsables d’établissements présents afin qu’ils fassent remonter leurs demandes de labellisation. Plusieurs représentants d’établissements ont évoqué les difficultés qu’ils pouvaient rencontrer plus particulièrement au niveau architectural.

L’Actualité nationale a ensuite été abordée, notamment à travers le renouvellement des conventions pluriannuelles. Le retard important rencontré au sein de la région (240 conventions sont à renouveler) a été l’occasion de discussions et d’échanges entre Florence ARNAIZ-MAUME, Déléguée Générale du


06 4 0405

tions régionales pes-Côte d’Azur septembre 2011 SYNERPA, Madame Astrid LAURENT de l’ARS PACA et Madame CHAUVET de la Direction Personnes Âgées du Conseil Général des Bouches du Rhône.

Le SYNERPA a rappelé que le renouvellement de ces conventions était un gage d’amélioration de la qualité, notamment en permettant aux établissements « les moins bien lotis en terme de financement Assurance-Maladie » d’augmenter leur ratio d’encadrement en personnel soignant.

Madame Astrid LAURENT précise qu’un des axes du futur schéma régional de l’organisation médicosociale devrait justement porté sur la médicalisation accrue des établissements. Le SYNERPA a également demandé aux représentants de l’Agence Régionale de Santé d’uniformiser les procédures de renouvellement au sein des différents départements de la région.

Plusieurs responsables d’établissements ont attiré l’attention sur la nécessité d’augmenter fortement et très rapidement le nombre de personnels soignants (Infirmiers notamment) formés sur la région.

Sur cette thématique des ressources humaines, Monsieur Alain BRUNEL, du service Prévention de la CARSAT du Sud-Est, a présenté les actions menées sur la prévention des risques professionnels et ce en partenariat avec la Délégation Régionale du SYNERPA, ainsi que les aides financières en direction des personnes âgées.

2011 SUD EST

œuvre une politique continue d’amélioration de la qualité au sein des établissements. Monsieur Joël JACQUES de l’Agence Régionale de Santé PACA est venu présenter sa vision de la démarche d’évaluation interne et externe.

La procédure de certification Qualité mise en place conjointement par le SYNERPA et l’organisme SGSQUALICERT a ensuite été explicitée aux établissements présents.

Elections régionales

De gauche à droite : Astrid LAURENT, Florence ARNAIZ-MAUME

En clôture de cette journée, se sont déroulées les élections des délégués Régionaux et Départementaux du SYNERPA.

En présence de Monsieur Jean-Alain MARGARIT, Président National du SYNERPA, la liste conduite par Monsieur Claude CHETON et Monsieur JeanChristophe AMARANTINIS a été soumise au vote des établissements adhérents et élue à l’unanimité.

De gauche à droite : Florence ARNAIZ-MAUME, Claude CHETON, Jean-Alain MARGARIT, Jean-Christophe AMARANTINIS, David GRIVEL

Evaluations internes et externes VS certification

Après le repas de midi, les débats se sont poursuivis sur le thème des évaluations internes et externes dont les objectifs sont de mettre en

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Dans ce numéro de PROJECTION SUD EST, nous reviendrons une nouvelle fois sur les difficultés de recrutement en personnel soignant au sein des EHPAD.

S YNERPA


Pénurie de personnel et démarches menées

S

i nous présentons les résultats de l’enquête menée sur la région Provence Alpes Côte d’Azur, les difficultés concernent l’ensemble des régions.

Ainsi une enquête similaire avait été réalisée il y a plus de 2 ans sur la Région Languedoc-Roussillon. Les résultats étaient très proches. En région Rhône-Alpes, comme en Corse ou en Auvergne, beaucoup d’établissements sont confrontés aux mêmes difficultés.

Plusieurs raisons sont évoquées : • Manque d’attractivité pour les métiers en EHPAD et plus généralement pour les métiers de la Gériatrie • Rémunérations jugées peu attirantes • Pénibilité due à un manque de personnel et à des ratios d’encadrement parfois trop « faibles » au regard des besoins d’accompagnement et de soins des personnes âgées, • Difficulté, pour les salariés, de se trouver face à des situations qui peuvent nous concerner tous plus tard • …. A son niveau, le SYNERPA, mais surtout ses adhérents, mènent plusieurs actions pour essayer d’y apporter des réponses :

• En travaillant sur les conditions de travail et la prévention des risques professionnels, comme le démontrent les travaux conjointement menées au niveau régional ou au niveau national entre le SYNERPA et la CNAMTS et les CARSAT • En participant aux travaux sur les Schémas Régionaux des Formations, comme c’est le cas actuellement sur la région Languedoc-Roussillon • En collaborant à la création d’Ecoles d’Aides-soignants, etc • En formant son personnel à de emplois qualifiés • En participant à des démarches visant à réinsérer dans le milieu professionnel les personnes à faible niveau de qualification, comme celle menée par FACE Hérault à laquelle plusieurs établissements de ce département participent, • En menant des démarches visant à promouvoir le sport en entreprise • etc.

Ressources humaines

2011 SUD EST

Pour autant, les établissements ne sont pas les seuls maîtres à bord, loin de là. En effet, qui fixe le montant des dotations de soins des EHPAD ? Qui a décidé en 2011 d’octroyer une revalorisation des dotations de soins de 0,85 % ? Qui définit les ratios d’encadrement en personnel soignants au sein des établissements ? Qui a décidé de geler depuis fin 2010 le renouvellement des conventions pluriannuelles lequel permettait d’accroître les ratios en personnel de nombreux établissements ?

19


En perso

Ressources humaines

SUD EST 2011

La délégation régionale Provence-Alpes-Côte d’Azur du SYNERPA mène depuis maintenant 2 ans une enquête régulière auprès de ses adhérents sur les difficultés qu’ils rencontrent pour recruter du personnel soignant qualifié.

L

Elle n’est donc pas le reflet d’une situation tout au long de l’année. Elle porte sur le personnel soignant : IDE, ASD ou AMP, Auxiliaires médicaux et Médecin Coordonnateur. Sans que ces résultats ne constituent une « surprise » pour les responsables d’établissements, ils viennent démontrer que les difficultés de recrutement en personnel soignant qualifié sont généralisées à l’ensemble des établissements et ce quel que soit le département et la localisation (urbaine ou non). L’importance des actions de formation menées par les établissements est également mise en exergue par cette enquête, lesquelles pour autant ne permettent pas de pallier aux insuffisances du système de formation initiale.

I. Nombre de réponses Nombre d’établissements ayant répondu à l’enquête

98

Nombre de lits concernés

7.327

Capacité moyenne des établissements

75 lits

Les établissements ayant répondu à l’enquête représentent 33 % des adhérents du SYNERPA sur la région. Par rapport à l’enquête menée en 2009, le nombre de réponses est en légère baisse (98 contre 105). Par contre elle porte sur un nombre de lits plus important (7.327 contre 6.412).

20

de l

es résultats qui sont présentés concernent la fin de l’année 2010 et le début d’année 2011. Il s’agit d’une enquête FLASH, c'est-àdire une photographie à un moment T.

Répartition des réponses par département : Nombre

% ADH

Nbre Capacité de lits Moy/etabl.

Alpes de Haute Provence

2

29 %

145

73 lits

Alpes maritimes

37

35 %

2.163

58 lits

Bouches du Rhône

31

31 %

2.744

89 lits

Var

22

33 %

1.767

80 lits

Vaucluse

6

50 %

463

77 lits

Le taux de réponse par département est relativement similaire. Les établissements du Vaucluse ayant toutefois répondu de manière plus importante que les autres départements .

II. Postes vacants et/ou occupés par recours à l’intérim Toutes catégories de personnel soignant confondues Nombre d’établissements ayant signalé avoir un ou plusieurs postes « vacants » au moment de l’enquête Pourcentage d’établissements concernés/ Total des établissements ayant répondu

Toutes catégories de personnels confondues 72 73 %

73 % des établissements ont des postes vacants ou occupés par recours à l’intérim.


nquête relative aux nnels soignants dans les EHPAD la région Provence Alpes-Côte d’Azur Par catégorie de personnel soignant

IDE

ASD/ AMP

Aux Med

Med Coord.

Nombre d’établissements ayant signalé avoir un ou plusieurs postes « vacants » au moment de l’enquête

45

50

20

4

Pourcentage d’établissements concernés/Total des établissements ayant répondu

46 %

51 %

20 %

4%

Nombre d'ETP vacants sur l’ensemble des établissements

42,63

111,78

12,27

0,98

Nombre moyen d’ETP sur total des établissements

0,44

1,14

0,13

0,01

Avertissement : Le nombre d’ETP vacants comprend les ETP vacants (non occupés) et les ETP occupés par du personnel intérimaire.

III. Recours à l’intérim Nombre d’établissements ayant recours à l’intérim

Nombre d’ETP vacants occupés par des intérimaires Taux de couverturedes postes vacants par recours à l’intérim (Nbre d’ETP

Nbre

%

73

74,5 %

IDE

ASD

Aux Med

Med Coord.

30,73

45,09

1

0

72,09 % 40,34 % 8,15%

2011 SUD EST

Par rapport à l’enquête menée en 2009, on constate : • Une augmentation importante du nombre d’ETP d’IDE occupés par recours à l’intérim (30,73 ETP en 2010 contre 21,05 en 2009) • Une diminution du recours à l’intérim pour les ASD et AMP (45,09 en 2010 contre 54,83 en 2009)

Le recours à l’intérim est-il considéré comme une solution satisfaisante pour les établissements ?

oui

non

11 (11,22%)

64 (65,31%)

Une très grande majorité d’établissements ont recours à l’intérim, alors que seuls 11 % des établissements estiment qu'il s'agit une solution satisfaisante pour répondre aux difficultés de recrutement. Le recours à l’intérim apparaît donc plus clairement comme une conséquence de la pénurie de personnel diplômé que comme un choix de fonctionnement et/ou d’organisation. Outre le coût du recours à l’intérim, c’est l’instabilité et les changements fréquents qu’il induit qui paraît expliquer ce faible taux de satisfaction.

0%

intérimaires/Nbre d’ETP vacants)

21


Ressources humaines

SUD EST 2011

IV. Nombre de postes occupés par des personnes n’ayant pas la qualification requise

Nombre d’établissements ayant des personnels bloqués au jury VAE (livret 2)

36

% d’établissements concernés ASD/AMP Nombre d’établissements ayant des personnels non qualifiés

66

Pourcentage d’établissements concernés/Total des établ. ayant répondus

67 %

Nombre d’ETP occupés par des personnels n’ayant pas la qualification requise

216

Nombre moyen d’ETP par établissement occupés par des personnels n’ayant pas la qualification requise

2,20

Avertissement : Le nombre de postes occupés par des personnels n’ayant pas la qualification requise inclut les personnels inscrits dans un parcours de formation (apprentissage, formation continue, …) ou en cours de VAE.

Par rapport à l’enquête menée en 2009, le nombre d’ETP occupés par des personnels n’ayant pas la qualification requise apparaît relativement stable (216 en 2010 contre 214,75 en 2009).

Toutefois ceci signifie que malgré les actions de formation mises en œuvre par les établissements au cours de ces dernières années et la mise en place de la VAE, la situation ne s’est pas améliorée.

22

V. Validation des acquis de l’expérience 37 %

Nombre de salariés bloqués au jury pour la validation du livret 2 de la procédure de VAE

54

VI. Incidence sur la qualité de prise en charge oui

non

Ne sait pas

Considérez-vous que votre établissement pâtisse des difficultés à recruter du personnel diplômé ?

81 %

7%

1%

Considérez-vous que la pénurie de personnel diplômé dégrade la qualité de service offerte à vos résidents ?

73 %

15 %

0%

Considérez-vous que la conscience professionnelle du personnel soignant se soit dégradée du fait de la pénurie ?

48 %

34 %

8%

Pour la grande majorité des établissements la situation du marché de l’emploi est considérée comme ayant une incidence négative sur le fonctionnement et la qualité du service offert aux résidents. La pénurie de personnels soignants diplômés génère un turn-over important qui ne permet que très difficilement de mettre en œuvre une démarche continue de la qualité et de suivre les objectifs prévus dans les conventions pluriannuelles.


2011 SUD EST

Les établissements soulèvent la problématique de plus en plus fréquente de salariés cumulant plusieurs emplois salariés ou intérimaires. Ils regrettent très souvent la non-prise en compte, ou le peu d’écoute, par les autorités compétentes des difficultés de recrutement qu’ils rencontrent. Un nombre important d’établissements estiment que le manque d’attractivité des personnels soignants pour le secteur des EHPAD est principalement du à une charge de travail trop importante par rapport à celle constatée dans le secteur hospitalier.

Une amélioration des ratios d’encadrement en personnel soignant au sein des établissements, qui s’accompagnerait d’une formation plus spécifique, permettrait d’améliorer significativement l’attractivité du secteur. Enquête menée fin 2010 - début 2011 par David GRIVEL, Conseiller Technique Régional

Le SYNERPA tient à dénoncer les pratiques de certaines délégations territoriales de l’ARS et de certains Conseils Généraux de la région PACA consistant à fixer de manière unilatérale des salaires moyens pour les professions d’IDE ou d’Aides-soignants et même des Agents de Service. Outre l’illégalité de cette pratique, elle ne correspond à aucune réalité économique et aggrave de fait les difficultés de recrutement des établissements.

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Zoom sur les

difficultés de recrutement en zone frontalière Genevoise

Une attention particulière mérite d’être portée sur la zone frontalière avec la Suisse et tout spécialement avec le Canton de Genève.

E

n effet, sur cette zone (Haute-Savoie, Savoie, Ain notamment), les établissements (les EHPAD, mais plus généralement les établissements de santé comme les services à domicile) conjuguent à la fois les mêmes difficultés que ceux d’autres régions ainsi que la concurrence des établissements Genevois.

Ainsi les rémunérations pratiquées dans les Etablissements sanitaires et médico-sociaux Suisses sont 3 à 4 fois plus élevées que ceux des établissements français.

Le SYNERPA a rencontré plusieurs Députés des circonscriptions concernées, l’Agence Régionale de Santé Rhône Alpes, la Région etc. afin d’essayer de trouver des solutions. Or, les réponses sont aujourd’hui inexistantes. On nous fait comprendre qu’on ne va pas augmenter les quotas de formation pour que les personnels soignants formés, diplôme en poche, rejoignent les établissements Genevois. Certes, le raisonnement peut se comprendre, mais bon ! On fait quoi en attendant ???? La création d’une école de formation Franco-Suisse a été évoquée, mais sans certitude à ce jour. Il y a pourtant urgence, des EHPAD ou des établissements de santé ne peuvent faire fonctionner la totalité des lits, d’autres ferment des services, faute de personnel soignant, alors même que les besoins de la population française, eux, existent bien.

Par ailleurs, la situation économique mondiale renforçant le franc suisse (actuellement entre 1,04 et 1,20 Frs pour 1 euro) a pour effet d’augmenter les rémunérations versées en francs suisse par le mécanisme du taux de change.

Certains s’interrogent s’ils ne vont pas suivre le mouvement, afin d’éviter qu’on ne vienne leur reprocher, un manque de personnel soignant qualifié pouvant mettre en jeu leur responsabilité.

Les ratios d’encadrement sont de 0,5 à 0,6 dans les établissements Français et de 1 à 1,5 dans les Etablissements Médico-sociaux Genevois.

Peut-être que la seule solution serait que les personnes âgées des territoires concernés « migrent » vers la Suisse ?

Les autorités Suisse ne forment pas assez de personnels Infirmiers ou Aides-soignants pour leurs établissements et préfèrent ainsi "faire leur marché" sur l’Hexagone.

Ressources humaines

2011 SUD EST

Romy LASSERRE Directrice Déléguée Départementale SYNERPA Résidence Les Cyclamens à Challex (01630)

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Ressources humaines

SUD EST 2011

Avant tout, l’Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées (E.H.P.A.D) est un lieu de vie ou il fait bon vivre, ou chacun trouve sa place et est reconnu dans son utilité sociale : on pense tout d’abord aux résidents bien sûr, puis aux familles, et encore au personnel, sans oublier le directeur.

M

ais voilà, si le bien être des salariés est un pré-requis pour la qualité de vie des résidents, l’inverse n’est pas toujours assuré :

la répétition des taches quotidiennes, conjuguée avec les efforts physiques à déployer, notamment pour le transfert des résidents les plus dépendants, provoquent, dans le temps, une usure des corps et des motivations. Ainsi, on trouve les Troubles Muscullo-Squelettiques (TMS), et en particulier les lombalgies, largement en tête des causes d’arrêt de travail des personnels des EHPAD ! Les conséquences sont alors bien connues, et dans le pire des cas, l’absentéisme et le turn-over peuvent mettre à mal la conduite d’un établissement. En effet, le report des taches sur ceux qui sont présents, le manque d’expérience des remplaçants, la difficulté de recrutement peuvent se combiner pour entrainer l’EHPAD vers des désordres importants (ce qui accroit de façon importante les risques psychosociaux). Alors, que faire pour assurer dans « l’EHPAD DE DEMAIN », une qualité de vie maximum pour tous ses occupants ? Assurément, la plupart des lecteurs auront beaucoup plus d’idées et d’expérience que moi sur la question, notamment concernant l'organisation générale et le management. Mais je souhaiterai tout de même contribuer au débat avec la question suivante :

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Comment concevoir un établissement, ou sa réhabilitation, afin d’intégrer le mieux possible les conditions de travail et la prévention des accidents du travail avant sa mise en service ? La plupart des maîtres d’ouvrage et des directeurs se posent la question avant de se lancer dans un tel projet. Or nous avons constaté dans le temps, que leurs réponses étaient très diverses dans leur définition autant que dans leur efficacité …

(1) Le préventeur CARSAT : C’est un technicien de la Direction des Risques Professionnels des CARSAT (Caisses d’Assurance Retraite et de santé au Travail, anciennement les CRAM, Caisse Régionale d’Assurance Maladie). Il a pour mission de développer et coordonner la prévention des risques professionnels dans les établissements de son secteur. Pour cela, il conseille, contrôle, incite financièrement les établissements pour réduire la fréquence et la gravité des accidents du travail et des maladies professionnelles.


La prévention des risques Professionnels en EHPAD

2011 SUD EST

Aussi, conscients des enjeux importants et de l’aspect unique et irréversible d’un tel chantier, nous avons entrepris de mettre en commun les meilleures pratiques de prévention constatées dans les EHPAD par nos préventeurs(1), sur l’ensemble du territoire.

Par ailleurs, l’implantation des différents locaux et l’étude judicieuse des circulations seront un gage de réduction de fatigue et de chutes pour le personnel. Les unités de vie devront intégrer à proximité tous les locaux utiles au service : stockage, nettoyage, soins, pause, etc … La buanderie-lingerie intégrera des baies vitrées à hauteur des yeux pour le personnel, ainsi qu’une maîtrise du niveau sonore des appareils et une régulation thermique renforcée (attention aux apports calorifiques).

Cette démarche n’est pas comparable avec la mise en œuvre d’un référentiel, car elle ne traite pas le sujet de façon exhaustive au moyen d’une réglementation ou d’une norme. En effet, elle s’appuie sur des solutions éprouvées et propose une approche structurée avec une priorisation des mesures de prévention. Ainsi, nous avons constaté que les établissements qui parvenaient à réduire durablement les lombalgies s’étaient équipés avec succès de lèves-personnes sur rail. En effet, face à la difficulté d’emploi des méthodes traditionnelles (transfert manuel, lève-malade à roues, verticalisateur), ces dispositifs apportent de nombreux avantages (2). Attention, son acceptation par les résidents, les familles, les personnels et les dirigeants nécessite une bonne préparation et le plus souvent, une évolution de la culture de prévention de l’établissement.

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Ressources humaines

SUD EST 2011

La cuisine devra être dotée d’un carrelage anti-dérapant, nettoyable et satisfaisant les critères d’hygiène. L’entretien ultérieur devra être prévu pour que les salariés ou les entreprises interviennent sur l’ouvrage en sécurité (nettoyage de vitres, entretien du toit, des réseaux, etc …). Afin de mieux concevoir l’EHPAD DE DEMAIN, les maîtres d’ouvrage, les directeurs, les services

immobiliers des groupes peuvent compléter leur cahier des charges, dés l’Avant-Projet Sommaire, par ces bonnes pratiques disponibles auprès de la CARSAT de leur région (3). De plus, une brochure INRS inédite sera éditée à ce sujet d’ici fin 2011, en lien avec le SYNERPA. Alain BRUNEL Ingénieur Conseil CARSAT Sud Est

(2) Pourquoi utiliser des lèves-personnes sur rail plafonniers ? - Réduire fortement les contraintes posturales lors des transferts - Permettre un meilleur contact avec le résident (face à face) - Assurer plus de sécurité et de confort pour le résident - Gagner du temps pour sa mise en place - Nécessiter moins d’espace au sol qu’un lève-personne roulant.

(3) Les aides disponibles auprès des CARSAT pour les projets de construction, d’extension ou réhabilitation d’EHPAD : - Le guide de conception EHPAD « Les bonnes pratiques de prévention » à paraître d’ici fin 2011 (téléchargeable sur www.inrs.fr ) - Le guide de bonnes pratiques de prévention dans les EHPAD DT 51 (téléchargeable sur www. carsat-sudest.fr) - Les formations à la prévention des accidents du travail : consulter la CARSAT de votre région. - Les aides financières : consulter la CARSAT de votre région. o le contrat de prévention (effectif national inférieur à 200 personnes) , o L’Aide Financière Simplifiée (effectif national inférieur à 50 personnes).

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Laboratoires PAUL HARTMANN Partenaire des professionnels de santé

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Prévention des risques : un partenariat actif

L

e SYNERPA n’est pas en reste avec la démarche de prévention des risques professionnels !

Suite aux travaux qui avaient déjà été réalisés entre la Délégation Régionale du SYNERPA PACA et la CARSAT du Sud-Est, il est apparu nécessaire de les poursuivre au niveau national. Après avoir mis en place au niveau national un partenariat avec la CNAMTS sur la prévention des risques en EHPAD1, les 2 organisations vont plus loin en s’associant pour une 2ème phase portant cette fois sur la prévention des risques professionnels des EHPAD en cours de construction ou de rénovation.

Les membres du groupe de travail procèdent alors à « des tests terrain », à des échanges avec leurs maîtres d’ouvrage ou leurs services immobiliers afin de proposer des axes d’amélioration, des remarques tenant à la faisabilité des solutions proposées tant sur leurs mises en œuvre concrètes que sur leurs impacts budgétaires et ce, dans l’objectif de rendre ce 2ème guide applicable clé en main. Ce 2ème guide sera disponible fin 2011. En attendant, pour plus d’informations, connectez-vous sur le site internet du SYNERPA www.synerpa.fr Carole FALGUIERES Responsable du pôle Social du SYNERPA

Ressources humaines

2011 SUD EST

1- Le guide devrait prochainement être adressé à tous les adhérents. 2- Chambre des résidents, salle de bain, couloir, salle de pause, cuisine, etc.

Cette initiative qui se situe en amont de la mise en service d’un établissement prend toute sa dimension de démarche préventive. A cet effet, un groupe de travail composé de directeurs d’EHPAD, de membres des équipes RH, ou des services immobiliers des groupes et copiloté par le SYNERPA et la CNAMTS se réunit pour élaborer un guide de prévention des risques professionnels à destination des EHPAD en cours de construction. La méthode de travail consiste, sur la base des préconisations de la CNAMTS, à prioriser pour chaque pièce d’un EHPAD2 les mesures de prévention à mettre en place tout en proposant des solutions adaptées.

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La promotion du sport dans les établissement de santé

2011 SUD EST

et médico-sociaux du secteur d’Aix-en-Provence

M

onsieur Jean Chorro et Patrick Ardizzoni, dirigeants de quatre structures de santé des secteurs sanitaires ou médicaux- social, ont décidé de promouvoir le sport dans leurs entreprises.

Pour se faire depuis plusieurs années la Clinique les Feuillades permet à ses salariés de bénéficier sur le lieu de travail de cours de gym et d’aquagym entre 12 et 14 heures plusieurs fois par semaine.

L’objectif premier de cette démarche est de contribuer au développement de la condition physique, de promouvoir une hygiène de vie et de prévenir des risques corporels tout en créant une dynamique d’entreprise. En 2009, pour persévérer dans cette démarche de promotion du sport dans les entreprises, des rassemblements autour de la course à pieds ont vu le jour pendant les temps de pause des professionnels. C’est dans cet esprit que des actions ont été présentées, telle que la participation au marathon relais entreprises Nice-Cannes en équipe le 14 novembre 2010.

Le personnel du centre de Sibourg s’est classé très honorablement à la 67ème place sur 250 équipes. Pour poursuivre dans cette dynamique, l’expérience a été renouvelée le 17 avril 2011, sur le marathon relais interentreprises de Marseille. 4 équipes de 4 coureurs ont relevé le nouveau challenge. Le meilleur classement revient à 4 sprinteurs (tous établissement confondus) qui sont arrivés à la 21ème place sur les 115 équipes engagées. Monsieur Jean Christophe Ducasse triathlète et directeur du centre de Sibourg, organise chaque début de mois des entrainements ouverts à tous les salariés. Ces ateliers permettent de persévérer dans cette démarche et de poursuivre la promotion du sport dans les entreprises. Certains salariés bénéficient également d’aménagements d’horaires de travail afin de pouvoir profiter de ces séances d’enseignements techniques. De même une action en collaboration avec le médecin du travail a été entreprise. Des formations sur la nutrition et le sport sont proposées aux personnels des établissements. Patrick ARDIZZONI Délégué Départemental Adjoint du SYNERPA des Bouches du Rhône

Ce défi a été proposé à l’ensemble des personnels des 4 établissements (Les Feuillades, Sibourg, Sainte Victoire et Les Amandines). Ce fut un grand succès, 6 équipes de 6 coureurs ont été engagées.

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Ressources humaines

SUD EST 2011

Profiliè

Depuis 2007 les établissements de santé privés de Montpellier et de Béziers (depuis 2010) se sont investis en partenariat avec la fondation FACE HERAULT dans une action qui favorise le retour à l’emploi de personnes ne disposant souvent que d’un faible niveau de qualification.

F

ACE HERAULT développe depuis plus de 10 ans de multiples actions autour notamment de la lutte contre les discriminations et de l’accompagnement vers l’emploi de publics en difficultés.

Ces actions sont menées par les chefs d’entreprises qui adhérent à la fondation. Une des actions mise en place porte le nom de PROFILIERE et existe dans plusieurs secteurs où des problèmes de tension sur la main d’œuvre peu qualifiée existent (bâtiment, supermarchés par exemple). Les établissements de santé font face à un paradoxe dans la mesure où de grandes tensions existent sur les métiers qui nécessitent des qualifications spécifiques (IDE, ASD ...) et à contrario reçoivent énormément de demandes sur les autres métiers et en particulier celui d’agent de service hospitalier. On constate malheureusement que beaucoup de ces demandes concernent des personnes sans qualification ou expérience dans notre secteur avec la simple motivation « d’aimer s’occuper des gens ». Le nombre important de demandes, par nature peu documentées, est un facteur de recrutement avec un fort taux d’échec renforçant ainsi l’absentéisme et le turn-over important dans cette catégorie socio-professionnelle. Ce constat et l’expérience de la fondation FACE ont permis de construire un projet « PROFILIERE ASH » en partenariat avec la Fédération de l’hospitalisation privée et le SYNERPA depuis 2010.

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une démar à l’emploi niveau de Déroulement du programme • La fondation FACE HERAULT sollicite ses partenaires institutionnels (maisons pour l’emploi, pôle emploi, conseil général …) en informant de la tenue d’un « petit déjeuner métier » au cours duquel plusieurs professionnels de différents établissements viennent expliquer le métier et en particulier ses contraintes. Sur Montpellier 140 invitations sont ainsi adressées à des candidats potentiels, 102 personnes se sont présentées à montpellier. • Les participants intéressés s’inscrivent dès la fin de ce « petit déjeuner » pour passer des entretiens de sélection organisés par les chargés de mission de FACE HERAULT. Il y a environ 30 inscriptions. • Les participants retenus (10 sur Montpellier en 2011) suivent ensuite une formation sur les savoirs être au travail. Ces personnes sont souvent en rupture avec le monde du travail depuis longtemps et ont besoin d’être accompagnées pour favoriser leur intégration dans nos structures. • Si nécessaire une formation complémentaire de remise à niveau est proposée à certains participants. • Entre 2007 et 2010 il a été possible d’organiser également des sessions de formation théorique au métier d’ASH grâce à l’intervention de FORMAHP. Les bénéficiaires de l’action ont ainsi été formés par FC SANTE (l’organisme de formation crée par la FHP-LR) pendant 2 semaines sur tous les aspects du métier : techniques, outils, comportement à l’égard des patients, règles de base, utilisation des produits … • Les participants sont ensuite accueillis dans les établissements volontaires pour 2 semaines de stage pratique, stage au cours duquel plusieurs évaluations sont réalisées.


re

ASH.

2011 SUD EST

rche visant au retour des personnes à faible qualification Bien évidemment le calendrier retenu pour le déroulement de l’action permet de proposer ensuite aux participants ainsi formés d’enchainer sur des remplacements sur des périodes de congés. Les évaluations des participants sont réalisées de concert par les chargés de mission de FACE HERAULT et les tuteurs de stage dans les établissements figurent dans les « mini cv » mis en ligne sur le site de la fondation ce qui permet aux établissements d’aller y chercher des candidats formés, opérationnels et motivés. En 2011, 13 entreprises se sont impliquées sur les différentes étapes de l'action à Montpellier (EHPAD Les Aigueillères ; EHPAD La Cyprière ; EHPAD La Martegale ; Clinique du Millénaire ; Clinique du Parc; Clinique Fontfroide; Clinique Rech; Maison de retraite Sudalia ; Clinique du Pic saint-Loup). Certaines propositions d’accueil de stagiaires n’ont pu être honorées en raison du profil des candidats (ASH ou auxiliaire de vie) et des contraintes personnelles (non-véhiculé, absence de disponibilité ...).

Sur Béziers 20 personnes au petit déjeuner métier et 6 candidats retenus avec la participation des établissements suivants : EHPAD TERRE BLANCHE et LOUIS FONOLL, Cliniques Champeau, La Pergola, ST Privat et le Val d’orb.

La participation des établissements se matérialise par du temps passé aux actions suivantes : - Groupe de Travail préparatoire à l'action, - Participation au Petit Déjeuner Métier, - Participation à la formation sur les savoir-être en entreprise, - Accueil de stagiaires (entretien pré-accueil, tutorat, bilan de stage) Bien entendu cette action enregistre son lot de déceptions et d’échecs mais globalement la satisfaction est au rendez-vous et après 4 années de fonctionnement, les établissements participants ont tous plusieurs CDI occupés par des personnes issues de cette filière de recrutement. Leur point commun est la motivation et un parcours de vie qui leur permet de prendre du recul.

Les candidats qui passent par l’action PROFILIERE Santé et qui valident leur parcours sont ensuite identifiés et ont la possibilité de laisser un mini-cv qui est mis en ligne sur le site de FACE HERAULT.

Jean-Dominique MOUCHARD Directeur de la Clinique du Millénaire Montpellier

Les établissements de soins ont ainsi la possibilité de diversifier leur sourcing de recrutement en trouvant des salariés formés et opérationnels dans une catégorie socio-professionnelle ou souvent nous faisons face à un afflux de demandes peu qualifiées.

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M

algré un contexte budgétaire et financier difficile, malgré les difficultés de recrutement de personnels qualifiés, notre secteur continue à avancer, à innover et à améliorer les prestations qu’il offre aux personnes âgées.

Que ce soit à l’initiative des établissements (Equithérapie, Réminiscence) ou en partenariat avec d’autres organismes ou institutions (Recherche Clinique menée par le CHU de Montpellier, démarche sur la Santé Bucco-dentaire en lien avec l’UFSBD), de nombreuses démarches sont menées et vous sont ici présentées. Nous abordons également l’arlésienne de la réintroduction des médicaments dans les tarifs de soins, non pas pour annoncer si cela ce fera ou non en 2013 comme prévu, mais à travers le témoignage de deux établissements expérimentateurs.

Vie des établissements

Vie des établissements

2011 SUD EST

37


La recherche clinique en EHPAD

prévention des chutes

par un entraînement sur plate-forme vibrante chez des sujets Les vibrations, administrées institutionnalisés pendant des séquences courtes,

E

sont depuis une quarantaine d’années utilisées pour leurs intérêts physiologiques.

n effet, l'organisme répond en s'adaptant aux vibrations et cette adaptation tend à induire une augmentation de la force (Rees et al., 2008; Machado et al., 2009), de la puissance musculaire (Rees et al., 2008 ; Torvinen et al., 2002; 2003), et de la rigidité osseuse (Verschueren et al., 2004). De même, une meilleure réponse aux déstabilisations a été mise en évidence suite à un entraînement spécifique sur plate-forme vibrante (Rees et al., 2009), suggérant un effet positif sur l'équilibre.

Cela explique l'intérêt récent des gériatres pour ce type d’entraînement, qui paraît cibler des fonctions - force, équilibre, résistance osseuse - diminuées chez leurs patients. Dans ce contexte, le CHU de Montpellier est le promoteur d’un programme de recherche clinique dont l’investigateur principal est le Professeur Hubert Blain (Pôle de Gériatrie). Ce programme a pour objectif principal d’étudier l’effet sur les chutes incidentes d'un entraînement sur plate-forme vibrante chez des sujets institutionnalisés : Différentes capacités physiologiques en lien sont aussi analysées ; notamment la force et la masse musculaire, l’équilibre et la densité osseuse du col du fémur.

Cette étude durera 3 ans afin d’inclure un grand nombre de patients pour obtenir une puissance statistique permettant de montrer les bénéfices de ce programme.

Vie des établissements

2011 SUD EST

Chaque année, 10 EHPADs seront associés à ce projet. Une douzaine de résidents participera à un programme d’entraînement de trois séances de 20 minutes par semaine sur une durée de 6 mois. La moitié d’entre eux réaliseront des exercices de squat (accroupissement du corps grâce à la flexion des genoux, pieds à plat sur le sol) soumis à différentes fréquences de vibrations ; alors que l’autre moitié travaillera en position de squat statique et constituera le groupe contrôle. La constitution des groupes se fait par randomisation (tirage au sort des patients entrant dans chaque groupe). En plus du recensement des chutes, différents tests fonctionnels tels le Timed Up and Go (test simple de relever d'une chaise et de marche) et le test de Tinetti (test simple d'équilibre et de marche) seront réalisés toutes les 8 semaines ; une ostéodensitométrie corps entier sera réalisée dans le centre équipé le plus proche en début et fin de programme pour explorer son effet sur les masses musculaire, grasse et osseuse. L’entraînement se réalise sur une plateforme Bodygreen® qui présente la particularité de développer des oscillations 100% verticales grâce à sa technologie Linkage (Figure 2).

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Vie des établissements

SUD EST 2011

Cela permet un travail sans déstabilisation dans le plan transversal. De plus, nous utilisons un plateau générant des vibrations de basses fréquences (1,5 à 2,4 Hz) et haute amplitude (30 mm) stimulant la proprioception, sans accélération trop importante (< à 1 g). Depuis janvier, 6 EHPADs ont été associés au protocole, représentant un total de 83 résidents inclus. Quatre groupes d’entraînement ont débuté en mars et trois autres en juin. Les quatre premiers groupes, soit 45 résidents, viennent de terminer l’entraînement. 22 résidents ont suivi l’entraînement dans sa totalité, 29 ont suivis 16 semaines d’entraînement, 36 l’ont suivi durant 8 semaines ; et 9 ont été exclus avant la deuxième évaluation.

La participation moyenne au protocole est de 94%. Les premiers résultats, sans analyse statistique, tendent à montrer des améliorations plus importantes dans les groupes soumis aux vibrations, notamment concernant le Time Up and Go, le Test de Tinetti et le temps d’appui unipodal. Ces résultats, surtout notables après 8 semaines d’entraînement, restent à confirmer par l’analyse statistique quand un plus grand nombre d’inclusions auront été faites.

Nous souhaitons aux personnes incluses dans ce programme un très bon entraînement, et remercions toutes personnes impliquées dans ce programme. Guillaume Tallon1,2, Sofiane Ramdani1, Pierre Louis Bernard1, Hubert Blain1,2 1. Laboratoire Movement to Health (M2H), Euromov, 700 avenue du Pic Saint Loup, 34090 Montpellier

Pour toute information complémentaire, vous pouvez joindre : - Le professeur Hubert Blain : Centre de gériatrie, CHU de Montpellier, 39 avenue Charles Flahault, 34295 Montpellier Cedex 5; e-mail : h-blain@chu-montpellier. fr; Tél : 0467336790; Fax : 0467336887. - Monsieur Guillaume Tallon : Laboratoire Movement to Health (M2H), EuroMov, 700 avenue du Pic Saint Loup, 34090 Montpellier ; e-mail : guillaume. tallon@univ-montp1.fr; Tél : 0617372242.

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2. Centre de Prévention et de Traitements des maladies du vieillissement Antonin Balmès, CHU de Montpellier, 39 avenue Charles Flahault, 34295 Montpellier Cedex 5


1. Quelles sont les raisons pour lesquelles vous avez souhaité participer à l’expérimentation sur la réintégration des médicaments ? Le réseau OMERIS souhaitait qu’un de ses établissements participe à l’expérimentation lancée par le Ministère sur la réintroduction des dépenses de médicaments dans le tarif de soins. Notre établissement, qui disposait déjà d’un partenariat avec une officine de ville et ce depuis l’ouverture de la résidence, s’est donc porté volontaire. Le pharmacien intervenant sur la résidence a été également volontaire pour participer à l’expérimentation. Les objectifs poursuivis étaient : • D’optimiser et d’améliorer le fonctionnement du circuit du médicament • De lutter contre la iatrogénie médicamenteuse par une collaboration étroite entre le médecin coordonnateur et le pharmacien référent et l’utilisation d’une liste préférentielle de médicaments L’expérimentation a débuté en décembre 2009 et est toujours en cours.

2. Quels ont été l’organisation et les moyens déployés ? La mise en place de l’expérimentation a nécessité du temps de coordination important entre les acteurs de la résidence et du réseau OMERIS (direction, cadre de santé, médecin coordonnateur

et IDE) et le pharmacien pour définir les modalités de fonctionnement. Il a ainsi fallu définir le rôle et les obligations de chacun. Nous avons mis en place un comité de pilotage qui s’est réuni tous les trimestres pour faire une analyse de la consommation financière, ainsi que des pratiques et définir des éventuels réajustements.

La Résidence les Quatre Fontaines est située en milieu semirural à proximité de Lyon et du département de l’Isère. L’établissement est ouvert depuis décembre 2007 et accueille 73 résidents dont 13 en unité de vie protégée. La résidence est partiellement habilitée à l’aide sociale avec 7 places et dispose de 3 lits d’hébergement temporaire. Le GIR Moyen Pondéré (GMP) validé en 2010 était de 704.

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Retour d’expérience sur la réintégration des médicaments

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Le circuit de la commande de médicaments n’a pas été modifié puisque sur la base des prescriptions médicales, les IDE ou le cadre de santé transmettent les ordonnances à la pharmacie de manière sécurisée. Par contre, les modalités de délivrance ont changé dans la mesure où le pharmacien doit, une fois par mois, réaliser une vérification du stock individuel de chaque résident afin, lors de la réception des prescriptions, de ne délivrer que les médicaments non disponibles au sein de la résidence pour le résident concerné. La difficulté a donc reposé sur des modifications de pratique de la pharmacie de ville qui livrait jusque-là l’ensemble des prescriptions. Afin de sécuriser le circuit, la cadre de santé doit, à chaque livraison, vérifier que les médicaments réceptionnés étaient bien nécessaires au regard des prescriptions mais également des traitements déjà à disposition. En cas de livraison non justifiée l’ensemble des traitements sont retournés à la pharmacie et donc non facturés.

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4. Quels ont été les principaux enseignements retirés de cette expérimentation ? Sur un plan financier :

Dans la pratique les livraisons trop fréquentes de médicaments non nécessaires ont conduit la cadre de santé à notifier sur chaque ordonnance les traitements à ne pas délivrer. Cette tâche résulte d’une analyse hebdomadaire du stock de médicaments présents dans les casiers individuels, ce qui est très chronophage pour la cadre de santé.

3.La réalisation de l’expérimentation a-t-elle modifié vos relations avec : a. les Médecins traitants des personnes prises en charge Nous n’avons pas à ce jour impliqué les autres médecins traitants dans l’expérimentation pour plusieurs raisons : • notre médecin coordonnateur est également médecin traitant de 63 résidents sur 73, • nous n’avons pas encore passé de convention avec les médecins libéraux intervenant sur la structure.

b. les pharmaciens d’officines Avant la mise en place de l’expérimentation nous avions déjà instauré une collaboration étroite avec une pharmacie, ce qui nous a permis de mettre en place dès décembre 2009 l’expérimentation. Les modalités de mise en œuvre de l’expérimentation induisent la collaboration exclusive avec une pharmacie.

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o Nous avons noté une diminution de la consommation de médicaments qui résulte de plusieurs actions : - L’utilisation optimale de la liste préférentielle des médicaments élaborée par l’ensemble des médecins coordinateurs du réseau OMERIS - L’utilisation préférentielle des médicaments déjà présents dans les casiers des résidents - L’implication des infirmières dans la gestion des médicaments et ce en lien étroit avec le pharmacien (suivi et lisibilité des livraisons en lien avec les prescriptions et gestion des urgences) o Des points faibles sont néanmoins à souligner : - Le temps de suivi et de gestion consacré par la cadre de santé pour réajuster les commandes aux médicaments déjà présents dans les casiers des résidents (équivaut à 3 à 4h par semaine) - L’absence d’outil informatique de gestion des médicaments présents dans les casiers des résidents en lien avec les prescriptions o L’analyse de la consommation a permis de mettre en évidence le lien qui existe entre la variation de la consommation en médicaments et les pathologies des résidents. En effet, nous avons constaté que le taux d’occupation (sur la base d’une variation faible) n’impacte pas directement le niveau de consommation alors que la variation du nombre de pathologies coûteuses (traitement de lutte contre la douleur, soins palliatifs, diabétiques…) entraine sur un mois une augmentation du niveau de consommation. Ce constat va nécessiter dans la logique d’une généralisation de la réintroduction des médicaments de pouvoir disposer d’un budget soins variable en fonction des pathologies coûteuses présentent sur la résidence au mois le mois.


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Sur le plan qualitatif :

Sur un plan organisationnel :

o La mise en place de l’expérimentation nous a permis d’engager une action de lutte contre la iatrogénie médicamenteuse à travers : - L’implication du pharmacien de ville en lien avec les pathologies et la dégradation de l’état de santé des résidents - Le regard du pharmacien sur l’interaction des traitements (hypertenseurs, psychotropes, traitement contre la démence…) - La limitation de la polymédication qui pouvait reposer sur l’achat de médicaments à l’extérieur de la résidence sur la base de prescriptions non faites par le médecin traitant.

o Pour que la plus–value de la réintroduction des médicaments soit optimale pour la structure il faudrait un temps de présence du pharmacien de plusieurs heures par semaine et ce en coordination avec la cadre de santé et le médecin coordonnateur.

o Dans le cadre de la prolongation de l’expérimentation les indicateurs qualitatifs transmis au niveau national n’ont pas été poursuivis alors qu’ils permettaient de disposer à travers un regard croisé de l’expertise du médecin et du pharmacien d’une analyse globale de la qualité de la prescription.

Cette mise en place pratique pose aujourd’hui problème face à des pharmaciens qui estiment la prestation financière du référent sous-évaluée. o Ce qui en pratique conduit notre cadre de santé à consacrer beaucoup de temps à cette expérimentation. o Dans le cadre de la poursuite de l’expérimentation et dans la logique d’une signature de convention avec les prestataires libéraux, nous allons impliquer les autres médecins traitants.

Résidence Les Quatre Fontaines Réseau OMERIS 69720 Saint Bonnet de Mure

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5. La réintégration des dépenses de médicaments dans les tarifs soins est-elle, à votre avis, susceptible d’entraîner une « sélection » des personnes à l’entrée des établissements ? Une augmentation des hospitalisations en cours de séjours ? Il serait illusoire de ne pas envisager ce risque. En effet, l’expérimentation a mis en avant l’impact des pathologies coûteuses sur le budget des médicaments. La logique d’un budget annuel défini sur la base d’une consommation moyenne risque d’entraîner des déficits systématiques et peut-être conduire certains à sélectionner les résidents. C’est pourquoi, il est essentiel que le budget soins des établissements puisse être réajusté en fonction des pathologies coûteuses. Si cela venait à se produire, nous aurions un problème plus grave encore que la réduction des dépenses. Je ne pense pas que l’on puisse connaître une augmentation des hospitalisations en court séjour. Par contre il est à craindre que certains n’accompagnent plus les résidents jusqu’au bout compte tenu du coût des soins palliatifs (traitement de lutte contre la douleur). La réintroduction des médicaments doit être pensée en tenant compte de la capacité des EHPAD à gérer une dégradation de l’état de santé. En effet, nous devons pouvoir continuer à mettre en place en lien avec le pharmacien et dans les meilleurs délais des traitements pouvant éviter un passage aux urgences voire une hospitalisation.

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6. A votre sens, la généralisation de la réintégration des médicaments dans les tarifs de soins, prévue pour 2013, vous paraît-elle souhaitable : Il me semble intéressant dans une logique de gestionnaire d’être responsable du budget des médicaments à la condition que la tarification des EHPAD intègre les variations des dépenses de médicaments en lien avec les pathologies des résidents. Il faut envisager cette généralisation comme un moteur pour améliorer nos pratiques en lien étroit avec les professionnels libéraux et donc comme un outil de qualité. Cette généralisation pourrait conduire au développement des PUI au sein des EHPAD, voir inter établissements, mais également de l’intervention de l’HAD dans nos structures. Néanmoins la généralisation me semble aujourd’hui compromise tant qu’un moyen n’aura pas été défini pour rendre aux mutuelles leur place de financeurs qu’elles perdent à travers un financement exclusivement sécurité sociale. La poursuite de l’expérimentation devrait permettre aux autorités de trouver une solution à ce travers.

Interview de Pauline QUEYROUX-GALERA, Directrice de la Résidence OMERIS Les Quatre Fontaines (Saint Bonnet de Mûre), réalisée par David GRIVEL Conseiller Technique Régional


CO M M U N I C AT I O N G LO B A L E

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Retour d’expérience sur la réintégration des médicaments

Vie des établissements

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La résidence Les Cyclamens est un établissement de 58 lits situé en zone rurale dans le Département de l’Ain et en zone frontalière avec la Suisse (Canton de Genève). Le Gir Moyen Pondéré (GMP) est de 748 et la Pathos Moyen Pondéré de 168. 70% de personnes atteintes de maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés. Le ratio d’encadrement total est de 0,56 ETP par lit et le ratio d’encadrement soin de 0,22, comprenant 3,3 ETP d’IDE et 0,2 ETP de Médecin Coordonnateur. Six médecins traitants interviennent au sein de l’établissement.

Résidence les Cyclamens CHALLEX (01630)

1. Quelles sont les raisons pour lesquelles vous avez souhaité participer à l’expérimentation sur la réintégration des médicaments ? L’expérimentation lancée par le Ministère s’inscrivait pleinement dans notre démarche. Nous avons démarré l’expérimentation en décembre 2009. Cela fait donc maintenant près de deux ans que nous la poursuivons.

2. Pouvez-vous nous détailler l’organisation qui a été mise en place pour cette expérimentation ? Au niveau organisationnel et humain, des réunions ont été organisées entre le médecin coordonnateur et le Pharmacien d’officine.

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Ils ont rédigé ensemble un livret thérapeutique, basé sur la réalité des médicaments prescrits au sein de la Résidence. Celui-ci a été enrichi des différents travaux sur l’iatrogénèse médicamenteuse chez la personne âgée. Le Médecin Coordonnateur fait régulièrement des remontées à l’ARS sur des données qualitatives. Parallèlement, nous avons déployé le Plan de Soin Informatisé afin de mieux suivre les prescriptions et améliorer le circuit du médicament.

3. La réalisation de l’expérimentation a-t-elle modifié vos relations avec : a. les médecins traitants des personnes prises en charge ? Le Docteur Anne Catherine MADIGNIER, notre Médecin Coordonnateur, entretenait déjà de bonnes relations professionnelles avec les médecins traitants. Eux-mêmes s’inscrivaient dans une démarche d’évolution de leur pratique basée sur les formations continues qui leur sont dispensées. Cette expérimentation n’a donc fait que renforcer une coopération déjà existante.

b. les pharmaciens d’officines ? Nous sommes situés en milieu rural et l’Officine qui nous a suivis dans cette expérimentation travaille avec nous depuis de nombreuses années. Là encore, l’expérimentation a renforcé nos échanges.


4. Quels ont été les principaux enseignements retirés de cette expérimentation ?

Concernant une augmentation de l’hospitalisation, nous ne le pensons pas, au contraire puisque les hôpitaux français ont plutôt une tendance à réduire leur Durée Moyenne de Séjour.

Sur un plan financier ?

6. A votre sens, la généralisation de la réintégration des médicaments dans les tarifs de soins, prévue pour 2013, vous paraît-elle souhaitable pour le secteur ? Pour les personnes prises en charge ?

Le coût moyen journalier initialement évalué par la CPAM (3,02 € / jrs/ Résident) s’est avéré erroné et inférieur au coût réel (4,32 € / jrs / Résident). Cette sous évaluation initiale a donc entraîné des difficultés de trésorerie au démarrage de l’expérimentation. La Délégation territoriale de l'ARS de l’Ain (exDDASS) a toutefois réévalué rapidement notre dotation. Sur la durée de l’expérimentation le coût journalier varie entre 3,62 € et 5,16 €.

Sur le plan de la prise en charge des personnes accueillies ? L’expérimentation n’a pas, en tant que telle, eu de conséquences significatives sur la prise en charge des Résidents. En effet, l’établissement avait déjà mené, avant l’expérimentation, un travail important sur la iatrogénèse médicamenteuse.

Sur un plan organisationnel ? L’expérimentation entraîne une surcharge de travail pour le service administratif afin d’assurer le suivi de la consommation des médicaments.

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Nous allons vers la gestion en direct de plus en plus d’éléments qui composent l’accompagnement médical des résidents : réintégration des dispositifs médicaux, développement du tarif global et demain réintégration des médicaments. Cela peut générer potentiellement des économies et une meilleure coordination de la prise en charge. L’organisation des EHPAD s’en trouvera également fortement affectée. Il en découlera une charge de travail beaucoup plus importante pour les services administratifs et les équipes d’encadrement (Direction, Médecins Coordonnateurs, Infirmières, etc). C’est pourquoi, il sera nécessaire que les dotations de soins versées aux établissements soient réévaluées pour intégrer également ce volet coordination.

Romy LASSERRE Directrice Groupe DomusViDolcea Résidence Les Cyclamens 554, Rue de la Treille 01630 CHALLEX Tél. : 04 50 56 46 50

Interview réalisée par David GRIVEL, Conseiller Technique Régional.

Il en est de même sur le temps de travail du Médecin Coordonnateur qui assure la remontée des données qualitatives.

5. La réintégration des dépenses de médicaments dans les tarifs soins est-il, à votre avis, susceptible d’entraîner une « sélection » des personnes à l’entrée des établissements ? Une augmentation des hospitalisations en cours de séjours ? On peut craindre en effet que cela puisse avoir un impact sur la politique d’admission d’un EHPAD, tout comme ce fut le cas pour les Dispositifs Médicaux.

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Les anciens découvrent l’équithérapie…

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Quand le premier centre équestre de France équipé pour recevoir tous types de handicap rencontre l’EHPAD en recherche de solution non médicamenteuse pour apaiser les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, et qu’en plus ils sont voisins, l’innovation prend tout son sens.

Vers une prise en charge non médicamenteuse de l’Alzheimer

I

l n’aura fallu qu’une dizaine de minutes à Oifé, aide médico-psychologique à l’EHPAD Les Heures Claires, pour convaincre l’équipe et la direction de l'intérêt de l'utilisation du cheval dans une démarche de possible amélioration d'une pathologie psychique ou d'un mal-être. Dans ce projet il n’était pas envisageable, qu’un résident ne puisse pas profiter de cette alternative thérapeutique pour des raisons financières. Il a donc été décidé en conseil de la vie sociale que les frais engagés dans cette sortie sont complètement assumés par Les Heures Claires.

Les compétences et les aménagements offerts par le centre équestre de l’AGASC1 permettent aux résidents de l’EHPAD de profiter une fois par mois de toutes ces infrastructures. A leur arrivée, les personnes âgées ont été accueillies par Samy et Grisouille, deux poneys entièrement disponibles pour eux. Durant la séance la monitrice, Stéphanie, accompagne les gestes, rassure et encourage ces nouveaux cavaliers piétons. En effet il n’est pas encore question de monter à cheval, mais bel et bien d’établir une relation avec l’animal qui permet de favoriser la communication et l’émotion. Certaines personnes âgées ont été sensibles aux odeurs, d’autres au toucher, aux sons… tous les sens sont stimulés.

Les personnes âgées ne sont pas seules dans ce centre équestre. Autour d'eux, des cavalières présentent leurs montures, et fond des exercices dans la carrière. Cette mixité sociale et cet échange intergénérationnel permet aux malades de redevenir des personnes à part entière dans le regard de l’autre. Après ce premier rendez-vous, une résidente résume ainsi sa sortie au centre équestre « Je ne pensais pas être encore capable de faire tant de choses ! ». Aurélie AUREGLIA-CAUNEILLE Directrice - EHPAD Les Heures Claires 284 Corniche Fahnestock 06700 SAINT LAURENT DU VAR

1- AGASC : Association de Gestion et d’Animation Sportive et Socio-Culrurelle

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Le projet Les personnes âgées dépendantes et les soins bucco dentaire : une population longtemps oubliée ! Depuis plusieurs années, de nombreuses études ont montré une situation alarmante mais peu de solutions sont proposées pour assurer une prise en charge adaptée, cohérente et pérenne. Pour mettre en place et évaluer un dispositif adapté aux besoins des personnes âgées dépendantes dans le domaine de la santé orale, trois structures se sont associées.

ESOPAD (Etude Santé Orale des Personnes Agées Dépendantes)

Unité mobile (Camion équipé)

Unité mobile légère (Mallette)

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santé au sein de 12

du Groupe ACP

Partenariat : SOHDEV2 - Groupe ACPPA - Réseau SBDH-RA

E

SOPAD repose sur la mise en œuvre d’un programme global de santé orale auprès de 12 établissements lyonnais du Groupe ACPPA s’articulant autour de trois axes principaux : 1. L’organisation de campagnes de prévention : la « quinzaine du sourire » qui se déroule depuis 2006. 2. La formation des professionnels : qui s’est orientée sur des protocoles de soins réalistes, adaptés selon la dépendance et donc réalisables en fonction de la coopération du résident (souvent les soins buccaux sont vécus comme une agression par les personnes âgées) et l’état buccal : état de dentition, présence ou non d’une prothèse dentaire … Les résidents les moins dépendants sont accompagnés dans les gestes d’hygiène de santé orale au moyen d’ateliers éducatifs qui leur permettent de garder une autonomie accrue source de valorisation. Le personnel est aussi formé à la détection des besoins de soins dentaires qui seront alors effectués soit dans le cadre de l’unité mobile, soit par l’unité légère (déplacement d’un dentiste auprès du résident). Le dentiste libéral garde sa place si le résident peut se rendre au cabinet. 3. Organisation et réalisation de dépistages, des soins et du suivi. Une évaluation initiale de l’état buccal et dentaire de tous les résidents a permis de mettre en évidence des besoins éventuels de soins dentaires et de proposer un plan de soins individualisés . Ces soins sont possibles grâce à un cabinet dentaire itinérant (camion équipé) et des unités portatives d’intervention orale.


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bucco dentaire établissements lyonnais

PPA 1

La première partie de cette étude s’est déroulée de janvier 2009 à décembre 2010

Cette démarche a abouti aux résultats suivants : 431 résidents ont été dépistés (âge moyen = 84 ans ; prédominance féminine : 77%) dont 58,9 % de résidents en GIR 1 ou 2. 1 973 séances de dépistages et de soins ont été réalisées dont près de 80% en établissement grâce à l’unité mobile et aux unités portatives. • La moyenne de séance par résident était de 2 en 2009 et de près de 3 en 2010 • 1 207 dents cariées ont été diagnostiquées ; • 87 % des résidents avaient besoin d’une prise en charge immédiate et 226 résidents sur 431 avaient besoin d’un détartrage.

L’étude ESOPAD a permis de mettre en évidence : 1. la faisabilité d’une prise en charge buccodentaire des résidents d’EHPAD ; 2. un effet bénéfique majeur sur la santé bucco-dentaire d’un programme de santé orale (organisation de campagnes de prévention ; formation des professionnels ; mise en place d’un parcours de soins personnalisé; 3. un effet bénéfique renforcé et à moindre coût lorsque des Correspondants en Santé Orale sont en place dans les EHPAD et accompagnés dans la mise en place du programme de santé orale ;

4. la pertinence du dispositif d’accès aux soins proposé par le Réseau SBDH-RA aux résidents en EHPAD : réalisation de dépistages à domicile, mise en œuvre d’une offre de soins adaptée aux personnes dépendantes et organisation du suivi ; 5. la nécessité d’encourager fortement le déploiement au niveau régional d’un Réseau de Correspondants en Santé Orale dans les EHPAD. Docteur Catherine ALVAN Directrice Médicale du Groupe ACPPA

1- ACPPA : Accueil et Confort Pour Personnes Agées. Présidé par le Docteur Paul-Henri Chapuy, le groupe ACPPA comprend aujourd’hui plus d’une quarantaine d’établissements répartis sur l’ensemble du territoire national. 2- SOHDEV : Association Santé Orale, Handicap, Dépendance Et Vulnérabilité.

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L’état de santé bucco-dentaire des personnes âgées en EHPAD est problématique. Parmi eux, 35 à 50% souffrent de pathologies dentaires et bucco-dentaires. La majorité présente de la plaque dentaire. Près de 40% ont besoin de soins de carie, et autant d’une ou plusieurs extractions ; 30 à 50% ont besoin de prothèses.

U

n rapport étroit a été montré, de façon générale, entre les problèmes dentaires et les autres pathologies. D’une part, certaines maladies systémiques comme le diabète ont des répercussions sur la sphère orale se manifestant par des complications buccales variées.

D’autre part, les conséquences d’un mauvais état de santé bucco-dentaire chez les personnes âgées sont multiples et souvent importantes.

Le SYNE Elles peuvent être médicales et/ou psychologiques. Certaines pathologies générales peuvent être d’origine dentaire ou aggravées par des infections dentaires : pathologies cardiaques, affections dermatologiques, pneumopathies, rhumatismes… Une mauvaise santé bucco-dentaire augmente également le risque de dénutrition, d’ostéoporose et, indirectement, la dépendance. Enfin, et c’est un point majeur qui est souvent négligé, cette mauvaise santé bucco-dentaire a des retentissements importants sur la qualité de vie au quotidien des personnes âgées : mauvaise haleine, perte du goût, blessures des muqueuses, douleurs, baisse de l’estime de soi, repli social… Les pathologies bucco-dentaires en EHPAD sont très souvent liées à un déficit d’hygiène. Les personnes âgées dépendantes ne sont plus toujours en capacité d’assumer seuls leurs soins d’hygiène et les personnels soignants ne sont que peu formés pour prendre en charge les pratiques d’hygiène bucco-dentaire et souvent découragés par l’attitude très « opposantes » de certains patients. Améliorer l’hygiène bucco-dentaire et ainsi la santé des personnes âgées dépendantes est donc un enjeu majeur de santé publique. Sensibilisation et formation des acteurs médico-sociaux sont désormais nécessaires. Partageant les mêmes objectifs d’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées et des pratiques professionnelles au sein des établissements, le SYNERPA et l’Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire (UFSBD) ont décidé de se rapprocher pour promouvoir la prévention bucco-dentaire au sein des EHPAD, en particulier via la formation des personnels soignants aux pratiques d’hygiène bucco-dentaire.

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Santé bucco dentaire

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par tenariat1 R PA - U F S B D Le SYNERPA et l’UFSBD ont signé ainsi une convention de partenariat en Juin dernier afin de favoriser le déploiement d’actions de prévention pour améliorer la santé bucco-dentaire des personnes âgées dépendantes en établissement. L’UFSBD, Centre Collaborateur OMS , conduit, depuis plus de 40 ans, une mission de santé publique de prévention et de promotion de la santé bucco-dentaire. Elle a notamment pour objectif, en s’appuyant sur son réseau de 15 000 chirurgiens-dentistes, ses partenaires locaux et les relais éducatifs, d’améliorer la santé bucco-dentaire et la santé globale de la population, notamment des plus vulnérables dont les personnes âgées dépendantes. L’UFSBD propose ainsi des formations en EHPAD ayant pour objectif d’améliorer les connaissances et les pratiques du personnel soignant et encadrant, et de permettre d’intégrer la prise en charge bucco-dentaire dans le projet médical de l’établissement. D’une durée de 7 heures, chaque formation réunit 10 à 15 stagiaires. Elle comprend : • un volet théorique autour des thèmes principaux liés à la santé bucco-dentaire des personnes âgées, • et un volet pratique avec une visite des résidents en chambre, permettant aux stagiaires d’expérimenter les outils et méthodes acquis, en les adaptant à leurs pratiques quotidiennes.

Tout établissement intéressé par une action de ce type peut contacter l’UFSBD– Pôle Opérations de Santé Publique par mail : opesantepublique@ufsbd.fr ou par téléphone : 01.44.90.72.88. Un descriptif détaillé du déroulement et des modalités de la formation lui sera envoyé. Par la suite, un contact avec l’UFSBD départementale sera proposé, pour prévoir la mise en œuvre concrète de la formation. En effet, celle-ci est assurée par des chirurgiens-dentistes locaux, permettant ainsi un rapport de proximité entre stagiaires et formateur.

Un chirurgien-dentiste de l’UFSBD assure la formation au sein de l’établissement. Les stagiaires apprennent comment réaliser un protocole individualisé d’hygiène bucco-dentaire pour chaque résident. Les protocoles garantissent une continuité et un maintien dans le temps de pratiques favorables à la santé et à l’hygiène bucco-dentaires. Ces sessions de formations peuvent être suivies de dépistages bucco-dentaires des résidents et d’une prise en charge éventuelle des soins les plus simples dans les établissements. Dr Sophie Dartevelle Secrétaire Général de l’UFSBD

1- UFSBD : Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire

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ré à travers l Tout l’intérêt d’une telle activité, c’est qu’elle fait travailler la mémoire des personnes âgées et développe des liens avec l’extérieur.

A

St Cyprien, dans les Pyrénées Orientales, les résidents des Maisons de retraite Jean Rostand et Louis Pasteur font travailler leur mémoire à partir d’objets rassemblés dans une boite-souvenirs. Depuis trois ans, une trentaine de boites ont été confectionnées dans les deux établissements pour personnes dépendantes que dirige Marie-Madeleine GASTALDI-ADLER. « Créer une boite souvenir est une activité qui s’inscrit dans le temps car elle implique la participation des familles, entre entretiens, collecte d’objets et fabrication, cette création peut prendre plusieurs mois ». A l’origine, Marie-France CAPARROS était à la recherche d’une activité permettant aux résidents de transmettre leur expérience et ce, malgré des troubles de la mémoire. « La boite souvenir s’est avérée un outil passionnant à plusieurs titres : elle stimule la mémoire autobiographique très liée aux émotions, elle donne des repères, elle encourage l’expression et la créativité, elle donne confiance et apporte un mieux-être ». D’entretien en entretien, une légende autobiographique est rédigée avec soin. Les objets arrivent peu à peu, qu'ils soient véritables ou de substitution. Familles et soignants sont mis à contribution pour la recherche de photos ou modèles réduits vendus en boutique ou trouvés sur les brocantes.

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Concept miniscence a réalisation de b o î t e s souvenirs

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Petit à petit le passé prend forme, rappel de vie d’une couturière ou d’un soldat héros du Mont Valérien. Les évènements personnels ou collectifs resurgissent, moments de plaisir en famille ou au travail ou périodes difficiles vécues sous l’occupation. « L’identité et la dignité sont restaurées, vous devenez une personne à part entière » souligne Marie-Madeleine GASTALDI-ADLER. Grâce à une exposition organisée dans un collège voisin, les résidents ont été invités pendant les temps scolaires à débattre avec les élèves « du parcours et du récit de vie ». L’expression du dialogue entre génération était facilitée par la complicité d’une conteuse professionnelle. Parallèlement les élèves créaient et présentaient leurs « boites d’avenir ». Ces échanges furent prétextes à apprendre de l’autre, jeune ou moins jeune, à mieux se comprendre.

OPERATEUR : Association Vivre le 3ème âge sous le Soleil du Roussillon.

Toutes les expositions ont été un formidable moyen pour sortir des résidences, faire de nouvelles rencontres et tisser de nouveaux liens (Conseil Général, Mairie de Perpignan, Institut Régional des travailleurs sociaux (IRTS), Hôpital St Jean, Médiathèque…).

PARTENAIRES : Office national des anciens combattants (ONAC) et Bleuet de France, AG2R LA MONDIALE, Ville de St Cyprien.

Christine VICENS, assistante du service social de l’ONAC, souligne que la création d’une boite souvenir peut être envisagée comme « un nouveau vecteur de communication avec une personne âgée à domicile, de même qu’elle permet d’articuler le travail social autrement que lors d’un tête-à-tête dans un bureau ».

CONTACTS : Marie-Madeleine GASTALDI-ADLER, Directrice, Marie-France CAPARROS, Responsable de projet Tel : 04 68 21 49 37

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L

SYNERPA

e SYNERPA fédère aujourd’hui 1700 établissements privés d’hébergement pour personnes âgées, associatifs et commerciaux, soit plus de 110 000 lits et places, ainsi qu’un nombre croissant de services d’aides à la personne et de services de soins infirmiers à domicile.

Il constitue un des acteurs majeurs du secteur de la prise en charge des personnes âgées en France

Il représente les employeurs de la branche dans les relations avec les partenaires sociaux

Interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, le SYNERPA est en contact fréquent avec le cabinet du Ministre en charge des personnes âgées, ainsi qu’avec toutes les directions ministérielles concernées.

Il négocie ainsi avec les partenaires sociaux au sein de la branche de l’hospitalisation privée dans laquelle il représente le secteur médicosocial aux côtés de la Fédération de l’Hospitalisation Privée.

Il est naturellement consulté sur tout projet de texte et fait partie des groupes de travail pour toute question intéressant la profession (Alzheimer, HAD et soins palliatifs en EHPAD, circulaires budgétaires, PLFSS, 5ème risque, qualification des directeurs, etc.)

Il informe et conseille ses adhérents

Il œuvre à la mobilisation des acteurs nationaux et locaux en les sensibilisant à ses problématiques

Ptésentation

2011 SUD EST

Outre l’accueil et le conseil téléphonique que les permanents délivrent aux adhérents, des réunions organisées avec les représentants départementaux et régionaux, le SYNERPA leur adresse régulièrement une circulaire d’information technique ainsi qu’une lettre trimestrielle destinée à tenir les adhérents informés des actions syndicales menées.

Le SYNERPA publie régulièrement un livre blanc sur le secteur contribuant aux débats de société sur les conditions d’accueil et de prise en charge des personnes âgées en France, et se rend visible comme interlocuteur incontournable auprès de l’ensemble des médias nationaux et spécialisés du secteur, afin de relayer son opinion sur les nombreuses problématiques du secteur.

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Contacts utiles

SUD EST 2011

SIEGE NATIONAL Président Jean-Alain MARGARIT SYNERPA 164 Boulevard du Montparnasse 75014 PARIS T 01 40 47 75 20 F 01 40 47 75 21

Déléguée Générale Florence ARNAIZ-MAUMÉ SYNERPA 164 Boulevard du Montparnasse 75014 PARIS T 01 40 47 75 20 F 01 40 47 75 21

Conseiller technique Sud-est David GRIVEL 40 promenade du Grand Large 13008 Marseille T 04 91 725 725/06 35 31 79 31 F 04 91 25 26 60 grivel@synerpa.fr

AUVERGNE

CORSE

Délégation Régionale Titulaire Thierry HAAS Direction Régionale ORPEA 29 Cours Fauriel - 42100 SAINT ETIENNE T. 04 77 47 80 08 - F. 04 77 21 44 56 rhonealpes@orpea.net

Délégation Régionale Titulaire Dr François ALBERTINI EHPAD Sainte Devote Revinco - 20290 BORGO T. 04 95 30 06 00 – F. 04 95 38 39 03 nouvelle.real@wanadoo.fr

LANGUEDOC ROUSSILLON

Adjoint Benoît VAZ Foyer Saint Dominique 100 avenue de Vals 43750 VALS PRES LE PUY T. 04 71 09 41 00 – F. 04 71 09 42 91 benoitvaz@aol.com

Adjoint Jean-Michel PONS Résidence AGOSTA BP 916 - 20700 AJACCIO Cedex 9 T. 04 95 25 23 00 – F. 04 95 25 23 01 jean-michel.pons@laposte.net

Délégation Départementale de l'Allier Titulaire Chantal HEOUD Villa PAISIBLE 2 rue de l’Eglise - 03200 VICHY T. 04 70 32 87 85 – F. 04 70 32 38 76 villapaisible@wanadoo.fr Délégation Départementale de la Haute-Loire Titulaire Benoît VAZ Foyer Saint Dominique 100 avenue de Vals - 43750 VALS PRES LE PUY T. 04 71 09 41 00 – F. 04 71 09 42 91 benoitvaz@aol.com

Délégation Départementale de Haute Corse Titulaire Sylvestre COMITI CASA SERENA 3 chemin du Novacchioni 20200 PIETRANERA T. 04 95 32 41 95 – F. 04 95 34 13 36 casaserena@wanadoo.fr Adjointe Renée BALBI EHPAD Saint André - 20600 FURIANI T. 04 95 30 17 85 – F. 04 95 30 17 87 renee@balbi.fr Délégation Départementale de Corse du Sud Titulaire Jean-Michel PONS Résidence AGOSTA BP 916 - 20700 AJACCIO Cedex 9 T. 04 95 25 23 00 – F. 04 95 25 23 01 jean-michel.pons@laposte.net Adjointe Marie-Françoise PALLIER Résidence Sainte Cécile Boulevard Louis Campi – Lieu dit Finosello 20090 AJACCIO T. 04.95.70.77.07 – F. 04.95.70.77.08 mf@balbi.fr

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Délégation Régionale Titulaire Michèle TOMAS Résidence La Cyprière 14 rue de la Plaine - 34990 JUVIGNAC T. 04 67 10 41 50 / 04 67 04 33 90 F. 04 67 10 41 59 mtomas@groupe-e4.com Adjoint Philippe LAPORTE Korian Les Meunières Place Denfert Rochereau BP 224 34402 LUNEL Cedex T. 04 67 83 27 80 – F. 04 67 71 16 29 p.laporte@groupe-korian.com Délégation Départementale de l’Aude Titulaire Claude ALBERT Lo Portanel Rue des Allicante - 11120 ST MARCEL SUR AUDE T. 04 68 93 41 50 – F. 04 68 93 45 92 lo.portanel@wanadoo.fr Adjointe Maguy FERRAND Les Berges du Canal 78 Route Minervoise BP 10103 11022 CARCASSONNE T. 04 68 77 75 00 – F. 04 68 71 36 79 lesberges2@wanadoo.fr Délégation Départementale du Gard Titulaire Eric TEISSIER Les Cinq Sens Carrière dis Amourous - 30128 GARONS T. 04 66 64 82 20 / 04 66 76 08 04 F. 04 66 67 28 37 teissiereric@aol.com


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PROVENCE-ALPE COTE D’AZUR Délégation Régionale Titulaire Claude CHETON Financière EMERA 18 Avenue de Lattre de Tassigny BP 44205 - 06131 GRASSE Cedex T. 04 92 42 01 03 – F. 04 92 42 40 19 amillon@emera.fr Adjoint Olivier BOUGEARD Korian Mas de Lauze 17 chemin du Puits de Louiset - 30900 Nîmes T. 04 66 05 00 22 – F. 04 66 36 11 65 o.bougeard@groupe-korian.com Délégation Départementale de l’Hérault Titulaire Vanessa BOUTON EHPAD La Madelon 2 rue de la Cave Coopérative -34660 COURNONSEC T. 04 99 54 90 40 – F. 04 99 54 90 59 vbouton@fr.oleane.com Adjoint Régis BONNAFOUS EHPAD L’OUSTAL de MIREILLE 31 rue des Troènes - 34690 FABREGUES T. 04 67 85 25 18 – F. 04 67 85 45 11 l.oustal.mireille@wanadoo.fr Délégation Départementale des Pyrénées Orientales Titulaire Marie-Madeleine ADLER-GASTALDI Résidence Jean-Rostand Route d’Alenya - 66750 SAINT CYPRIEN T. 04 68 21 49 37 – F. 04 68 37 06 25 adler.rostand@wanadoo.fr Adjointe Isabelle RODRIGUEZ Les Tuiles Vertes 78 Cours Lassus - 66000 PERPIGNAN T. 04 68 66 13 66 – F. 04 68 66 13 68 rodriguez.isabelle@perpignan.lessinoplies.fr

Adjoint Jean-Christophe AMARANTINIS Réseau JCM Santé Chemin des Sources - 13400 AUBAGNE T. 04 91 05 55 50 – F. 04 91 05 55 59 jmcsante@yahoo.fr Délégation Départementale des Alpes de Haute-Provence Titulaire Jacques BOUCRAUT Les Jardins du Cigaloun Rue du Cigaloun - 04130 VOLX T. 04 92 70 80 00 – F. 04 92 72 93 01 contact@lesjardinsducigaloun.fr Adjointe Magali GOUBERT Résidence Les Cèdres 81 Boulevard Charles de Gaulle -04100 MANOSQUE T. 04 92 71 72 56 – F. 04 92 72 24 08 magali-goubert@wanadoo.fr Délégation Départementale des Hautes-Alpes Titulaire Alain KRUMENACKER Résidence Mont Soleil Chemin de la Barque - 05190 ESPINASSES T. 04 92 66 67 71 – F. 04 92 66 67 99 Alain.KRUMENACKER@medica.fr Délégation Départementale des Alpes-Maritimes Titulaire Jean-François JUST SAS MUST 21 rue Théodore de Banville - 06100 NICE T. 04 93 98 08 07 – F. 04 93 98 08 06 jfjust@wanadoo.fr

Délégation Départementale des Bouches du Rhône Titulaire Jean-Christophe AMARANTINIS Réseau JCM Santé Chemin des Sources - 13400 AUBAGNE T. 04 91 05 55 50 – F. 04 91 05 55 59 jmcsante@yahoo.fr Adjoint Patrick ARDIZZONI Maison de Retraite Sainte Victoire 290 Chemin d’Eguilles - 13090 AIX EN PROVENCE T. 04 42 17 50 00 – F. 04 42 17 50 17 patrick.ardizzoni@free.fr Délégation Départementale du Var Titulaire Serge DANINOS EHPAD L’Age d’Or 517 Avenue de Rome - 83500 LA SEYNE SUR MER T. 04 94 22 00 22 – F. 04 94 94 56 16 serge.daninos@wanadoo Adjointe Marie-Eve CORRE Les Milles Soleils 411 Boulevard Charles de Gaulle - 83490 LE MUY T. 04 94 19 65 65 - F. 04 94 45 95 41 corre.marie@wanadoo.fr Délégation Départementale du Vaucluse Titulaire Christian GOUTAUDIER Résidence POMMEROL Rue Alphonse Daudet - 84110 VAISON LA ROMAINE T. 04 90 28 82 28 – F. 04 90 36 07 55 c.goutaudier@orpea.net Adjointe Véronique PEREZ Résidence Saint Louis Rue Romuald Guillemet - 84200 CARPENTRAS T. 04 90 63 86 00 – F. 04 90 63 86 08 perez@domusvi.com

Adjoint Loic BATTESTI Les Jardins de Grasse 41 rue Jeanne JUGAN - 06130 GRASSE T. 04 97 05 29 51 – F. 04 93 36 17 54 division.sud@orpea.net

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Contacts utiles

SUD EST 2011

RHONE ALPES Délégation Régionale Titulaire Joseph SCHEMBRI Groupe ACPPA 7 Chemin du Gareizin - 69340 FRANCHEVILLE T. 04 72 16 30 70 – F. 04 78 59 22 80 j.schembri@acppa.fr Adjoint Bruno MARQUET RESEAU OMERIS 22 Rue Pasteur - 69300 CALUIRE T. 04 78 60 38 71 – F. 04 78 62 27 58 bruno.marquet@omeris.com Délégation Départementale de l’Ain Titulaire Rose-Marie LASSERRE Les Cyclamens 554 Rue de la Treille - 01630 CHALLEX T. 04 50 56 46 50 – F. 01 44 50 15 85 dir-cyclamens-challex@ domusvidolcea.com

Délégation Départementale de la Drôme Titulaire Marie-Pierre MONTEIL Korian Drôme Provençale Quartier LOCHES - 26450 CHAROLS T. 04 75 90 40 50 – F. 04 75 90 20 08 mp.monteil@groupe-korian.com Adjointe Corinne PEREZ Les Tilleuls Le Village - 26750 PARNANS T. 04 75 45 31 85 – F. 04 75 45 35 20 les.tilleuls645@orange.fr Délégation Départementale de l'Isère Titulaire Francette GOMES DA SILVA L’Isle aux Fleurs Rue du Coteau de l’église 38080 L’ISLE D’ABEAU T. 04 74 27 86 86 – F. 04 74 27 86 68 idartemis@orange.fr

Adjoint Maurice MEYER Château de Valence Place de la Mairie - 01640 JUJURIEUX T. 04 74 36 89 01 – F. 04 74 36 91 78 meyer.maurice@chateauvalence.asso.fr

Adjointe Marie-Laure BISSUEL Les Jardins de Médicis (DVD) Le Château 41 rue des Michaudières 38790 DIEMOZ T. 04 78 96 65 00 – F. 04 78 96 78 90 mlbissuel@dolcea.fr

Délégation Départementale de l’Ardèche Titulaire Anne BELLIARDO Korian La Bastide Rue des Horts - 07700 BOURG SAINT ANDEOL T. 04 75 54 52 44 – F. 04 75 54 63 98 a.belliardo@groupe-korian.com

Délégation Départementale de la Loire Titulaire Nadia IDIR Résidence ORPEA Saint Priest 2 A Rue Pasteur - 42270 SAINT PRIEST T. 04 74 27 86 86 – F. 04 74 27 86 68 n.idir@orpea.net

Adjoint François FORTIN La Bastide du Mont VINOBRE Les Blaches - 07200 SAINT SERNIN T. 04 75 89 96 40 – F. 04 75 89 96 41 fffortin@gmail.com

Adjointe Géraldine PAIRE La Chacunière 9 rue Marengo - 42300 ROANNE T. 04 77 67 45 13 – F. 04 77 71 59 50 g.paire@acppa.fr

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Délégation Départementale du Rhône Titulaire Dominique DEBRUYNE Résidence Sainte Anne 3 avenue Douaumont - 69009 LYON T. 04 78 64 05 05 – F. 04 72 53 93 96 dominiquedebruyne@residencesaintanne.fr Adjointe Pauline QUEYROUX-GALERA Résidence Les Quatre Fontaines 4 rue du Plâtre - 69720 ST BONNET DE MURE T. 04 37 25 02 30 – F. 04 37 25 63 58 pauline.queyroux@omeris.com Délégation Départementale de la Savoie Titulaire Pierre LECORNET Tiers Temps Aix Les Bains 7 rue Victor Hugo - 73100 AIX LES BAINS T. 04 79 34 18 59 – F. 04 79 34 32 98 dir-tt-aix-les-bains@ domusvidolcea.com Adjoint Pierre-Michel RAFFARD Le Doyenné Fontaine Saint Martin 78 rue du Commandant Michard 73000 CHAMBERY T. 04 79 70 91 00 – F. 04 79 33 09 11 pierre-michel.raffard@medicafrance.fr Délégation Départementale de la Haute-Savoie Titulaire Thierry BAREGE Résidence ADELAIDE 1 rue Emile Romanet - 74000 ANNECY T. 04 50 08 50 00 – F. 04 50 08 50 99 tbarege@emera.fr Adjoint Hubert CHAUDEURGE Le Clos Casai 191 rue du quai - 74970 MARIGNIER T. 04 50 91 69 10 – F. 04 50 93 24 37 closcasai@noalys.com


Septembre : Mardi 27 septembre : Journée Régionale de l’HAD en Rhône Alpes à l’Espace Baudelaire de Rilleux la Pape (69140). Le SYNERPA Rhône Alpes interviendra sur l’HAD en EHPAD.

Mercredi 28 septembre : Réunion Régionale relative à la mise en œuvre du Plan Alzheimer et maladies apparentées en 2011 et 2012 à l’Amphithéâtre TOGA – Faculté de Médecine de Marseille – Timone – 13005 Marseille.

Agenda

2011 SUD EST

Jeudi 29 septembre : Salon Préventica à Eurexpo - Parc des Expositions de Lyon Hall 9 et 10 – Chassieu Cedex – De 14 h 15 à 16 h15 : Réunion sur la Conception des EHPAD.

Vendredi 30 septembre : Rendez-vous CCIMP de la Santé « Prévenir pour bien vieillir » - CCIMP – Palais de la Bourse à Marseille.

Octobre : Mardi 4 Octobre : Bureau Régional SYNERPA Rhône Alpes Jeudi 6 et vendredi 7 octobre : Forum national de recrutement « Paris pour l’Emploi »

Lundi 10 octobre : Assemblée et Elections Régionales Corse à CORTE. Mardi 11 octobre : Bureau Régional SYNERPA Languedoc-Roussillon

Novembre : Jeudi 3 novembre : Bureau national SYNERPA Lundi 7 novembre : Assemblée et Elections Régionales en Auvergne, à CLERMONT-FERRAND

Vendredi 18 novembre : Colloque Maladie d’Alzheimer, éthique, droit et citoyenneté – Sciences Po Aix – Amphi Bruno Etienne à Aix-en-Provence

Décembre : Mercredi 7 décembre : Intervention au salon Âge 3 Lyon à l’atelier « L’évaluation de la qualité de service en établissement d’hébergement » Jeudi 8 décembre : Réunion des « Représentants locaux » du SYNERPA, à l’Hôtel Marriott Rive Gauche, à Paris Vendredi 9 décembre : Assemblée générale du SYNERPA (à l’Hôtel Marriott Rive Gauche, à Paris).

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Conditions d'adhésion

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CONDITIONS D’ADHÉSION Tout établissement privé d’hébergement pour personnes âgées, sans exclusion, à la seule condition qu’il fonctionne avec une autorisation délivrée : • soit par le Préfet, • soit par le Président du Conseil Général.

COTISATION ANNUELLE 2011 Le montant de la cotisation pour l’exercice 2011 est fixé à : • de 1 à 150 lits : 19.45 € par lit • de 151 à 1150 lits : 14.52 € par lit • au delà de 1151 lits : 11.34 € par lit Cotisation régionale complémentaire : 3 € par lit La cotisation sera calculée en fonction de la date d’adhésion (prorata temporis). Dans le cas des établissements en cours de création, une cotisation forfaitaire annuelle s’élevant à 400 € sera appliquée jusqu’à l’ouverture effective de l’établissement.

MODALITÉS D’ADHÉSION Pour adhérer au SYNERPA, l’établissement devra envoyer le bulletin d’adhésion (téléchargeable sur le site www.synerpa.fr) dûment rempli et signé, accompagné de la photocopie de son autorisation délivrée, soit par le Préfet, soit par le Président du Conseil Général, à l’adresse suivante :

SYNERPA - Service Adhésions-Cotisations 164 Bd du Montparnasse 75014 PARIS Un appel de cotisation sera alors adressé à l’établissement.

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