Clutch Toulouse été 2016

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ZONE 31 / Toulouse

GUIDE ESTIVAL

COYOTE

Coyote

© Free Freaks

et les monstres en liberté [Livre] Free Freaks thefreefreaks.com

En juillet 2015, Clutch ouvrait son portfolio au dessinateur Coyote. Une rencontre artistique et amicale bien trop courte : un mois plus tard, sa disparition nous frappait de plein fouet. Ses proches du collectif Free Freaks sortent aujourd’hui un livre créé à son image. | Baptiste Ostré lors p’tite souris, toi aussi t’es inconsolable depuis le départ de l’ami Coyote ? On te comprend, tu sais, c’est un peu la même par chez nous. Chaque fois qu’on taquine les pages de Litteul Kevin ou de Mammouth & Piston, on revoit le bonhomme, son regard perçant derrière les lunettes rondes, sa « titine » de Harley chromée, sa causticité, son sens du verbe. Bref, son humanité. Un mec « entier », comme on dit de ces gaillards plus grands, plus vrais que nature. Mais sèche tes larmes, Coyote avait encore un tour de piste à faire. Avec sa famille de Free Freaks, il planchait sur un projet de livre, un bouquin de pinups, de motos et de rock. Les Free Freaks ? Des artistes, photographes, dessinateurs ou tatoueurs, des motards qui, tous les six mois depuis 2012, sortent un magazine

éponyme qui respire l’asphalte et la liberté. Ceux-là, Coyote les avait dans la peau, le sigle Free Freaks tatoué en large dans le dos. « Parmi les nombreux projets de ce collectif d’artistes, il y avait celui de publier des livres sur nos travaux. Coyote est parti avant de voir le sien prendre forme » expliquent les FF par l’entremise de la photographe Kamille Lévêque-Jégo. « Faute d’avoir toutes les illustrations qui n’ont pu être créées, nous avons dressé un portrait intimiste, tendre et sensible de notre Coyote, grâce à la contribution des proches du milieu motard, artistique et amical, tous en lien avec les Free Freaks ». Plus qu’un hommage, ce premier titre d’une collection de Méchantes comédies est un rassemblement grâce auquel on retrouve toute la personnalité du « flamboyant et voyou » Coyote. Merci, les Free Freaks.