Clutch Toulouse - avr. 2018

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état des lieux

La pop music à Toulouse : Tout pour plaire ?

Après l’aventure Kid Wise et avec l’actuel succès de Cats on Trees, il serait tentant de considérer Toulouse comme une pépinière de talents de la musique pop. Alors, la ville en pince-t-elle réellement pour le genre ou sommes-nous aveuglés par notre chauvinisme légendaire ? Clutch mène l’enquête auprès d’acteurs locaux. | Paul Muselet

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ne improbable réunion de quatre collégiens est-elle à l’origine de l’engouement pour la pop à Toulouse, ces dix dernières années ? Une chose est sûre : le groupe The Dodoz a laissé son empreinte dans les esprits (et les oreilles). Lancée par des reprises

Une fois passé un certain stade de développement, il devient difficile de se passer de l’industrie musicale

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rock en 2004 avant de signer en maison de disque en 2008, à l’âge de la majorité, la jeune bande a entre temps rencontré le réalisateur artistique toulousain Pierre Rougean. Le producteur est alors marqué par le son d’un groupe lui rappelant sa propre expérience musicale : « je commençais à travailler sur d’autres projets que les miens, pour les présenter à des labels sur Paris. Les Dodoz sont arrivés pile à ce moment-là. Il n’y avait pas beaucoup de groupes dans ces esthétiques à Toulouse. C’était la grande époque des Strokes, de Block Party, d’Artic Monkeys... Le projet avait tout pour percer au-delà des frontières de la ville ». En forme d’élan générationnel, la success-story entraîne dans son sillage d’autres formations locales, de 2005 à 2015 : Sing Sing My Darling, The Red Lips, Yaa, Noir