littérature
Dans les coulisses de... La revue Berlingot [Revue érotique] American Cosmograph sam. 1e juil. | cargocollective.com/berlingot
Éloignez les enfants : depuis le 3 juin, quarante artistes se laissent aller aux plaisirs de la chair dans les pages de la revue artistique Berlingot. Une série limitée à 500 exemplaires qui met l’érotisme à nu pour en sonder tous les sens.
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rocentré possible - même s’il y en a -, et plutôt queer même. Le but c’est d’effacer les frontières ». Façon aussi d’explorer l’érotisme au-delà des clichés qui lui sont associés. « Inconsciemment, nous sommes tous imprégnés d’une vision des choses, comme possédés même. L’érotisme flotte au-dessus de nous, comme quelque-chose d’irréel. Je voulais rendre ce mot plus concret, sensitif. Qu’il nous parle dans nos tripes et pas au niveau mental. L’artistique est une porte d’entrée pour aller vers tout ça ». | Baptiste Ostré
L’empire des sens Le 1e juillet, la revue Berlingot sera à l’American Cosmograph, avec une démo de Shibari et la projection du chef d’œuvre controversé de Nagisa Oshima, L’Empire des Sens.
PHOTO : © Elise Boularan / Hans Lucas
lus que quelques heures d’attente. C’est la veille de la sortie d’impression, et on peut sentir l’excitation dans la voix de Marie Savage. Sans mauvais jeu de mot. Car la création de la revue érotique Berlingot est le fruit d’un travail qui trouve ses origines deux ans plus tôt. « Avec une amie, nous avions un projet d’exposition autour du plaisir féminin. Quinze artistes étaient réunis, mais on a jamais réussi à trouver de lieu... ». Qu’importe. Le nom est déjà trouvé, et l’idée poursuit son chemin dans la tête de cette graphiste, qui songe très vite au format papier. « Un bel objet imprimé, c’est le fantasme de tout graphiste ! » s’amuse-t-elle. Les quinze artistes de départ répondent à nouveau présent, bientôt rejoints par d’autres, avec dans leurs rangs quinze Toulousains. « J’ai décidé d’élargir, du plaisir féminin au plaisir en tous genres. C’est important que ce soit le moins hété-