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Les 40 ans du petit Nicolas

Edition On s’marre bien dans la vie


A tous ceux qui ont contribué à ce livre, encore un grand merci à tous. Avec un remerciement particulier à nos illustrateurs, Laure et Guy, qui ont su s’adapter aux textes de nos auteurs non picassiens ; et à notre imprimeur en chef Crhistian.


Les 40 ans du petit Nicolas Note de l’éditeur (Claudine, Guy, Muriel) Une colline pour royaume (Marie Laurence) Le départ en train (Claudine) L’atelier du petit Nicolas (Nath) Tranches de vie (Caro) Les jeux d’eau (Tchoi) Mon ami Nicolas G., préface d’un grand roman (Marion et Arno) Le grand manteau noir (Muriel) La demande en mariage (Richard) La valise du voyage de noces (Chantale) Le billard et la détente (Pascale et Dom) La rédaction de vacances (Alicia et David) Le petit Nicolas en Afrique (Fred) Le petit Nicolas ... aux JO javanais (Valérie et Nicolas)


Les JO de Bayet (Babas) Leçon de géographie : c’est où ça ? (Karine) Le meneur de jeu (JC) Le p’tit foot (Alex) Le petit Nicolas et ses amis font de la randonnée (Cathy) Enfin la vérité… (Babe) Les chaussettes (Julie) En colo à Punta Cana (Phil) Un poisson nommé Santa (JP) Le petit Nicolas et sa nouvelle maison en Belgique (Marine et Titi) Bienvenue chez les Ch’tis Lutti (Fred) La moto (Régis) Quand le petit Nicolas joue les Petitrenaud (Virginie) Aventures du petit Nicolas à Lyon, terre gastronomique (Aurélie et Crhistian)


Le bout de table (Laure) Un heureux événement (Nanou, Seb et Louis) Le petit Nicouulas : le grand stratège (Emilie et Zak) L’ascension du Mont Thou (Sandrine et Jean Michel - texte et dessin) Nic au boa d’or ment (Olivier) Guy Lassausaie à 6 ans (Déla) Moi j’l’ai pas connu (Nathalie) La cuisine avec mon papa (Marine) A l’hôtel avec mon papa (Noa) Carpe Diem (Renaud et Sylvie) Le glossaire (Martine et Nicolas) 40 ans que le petit Nicolas nous fait rire (Isabelle et Cyril- textes et dessins) La suite c’est à toi de l’inventer…


Note de l’éditeur Le petit Nicolas naît exactement le 14 mars 1970 à 23h55 pendant le film « Et Dieu créa la femme » avec Brigitte Bardot dans la clinique de Marseille, 5ème les Chartreux. Il sera déclaré par son père le 15 mars. C’est un beau bébé (déjà) de 3,45 kg et de 50 centimètres. Pendant un an c’est un amour de bébé : il mange, il dort, il mange, il dort, il dort ! ... Une bonne habitude que le petit Nicolas a toujours conservé depuis … A partir d’un an, les choses se gâtent pour ses parents : le petit Nicolas part à la découverte du monde, d’abord à quatre pattes puis en station debout (oscillante …). Son petit ventre rebondi (d’alors) lui donne une démarche typique et lui vaudra le surnom de Poum poum par son père. Ses parents découvrent rapidement qu’un grand bricoleur est né ! Dès l’âge de 3 ans, le petit Nicolas, toujours très curieux et avide de connaissance, démonte tous les jouets de sa grande sœur mais bien sûr ne les remonte jamais, ce qui crée deux ou trois drames dans la maison familiale !


Ces qualités de bricoleur ne se démentiront d’ailleurs jamais, du mange disque au chantier de terrasse (en cours depuis deux ans) ... Le petit Nicolas se découvre aussi très rapidement une passion pour le sport ! Dès 4 ans, il s’attaque à la randonnée de haute montagne et au Col du Sabot ! C’est très jeune pour ce genre de randonnée, mais ce jour là il donne tout ! … Depuis, le petit Nicolas rechigne à grimper des volcans ou toute colline sans voiture ou télésiège ! Mais les exploits sportifs du petit Nicolas ne s’arrêtent pas là ! Dès l’âge de 9 ans, un grand cycliste est né, Bernard Hinaut n’a qu’à faire attention ! ... puis un mois plus tard … un grand basketeur, Toni Parker a dû s’expatrier … puis un grand footballeur … d’abord attaquant, puis joueur de champ et puis finalement gardien car personne ne voulait l’être, puis trois mois plus tard un grand tennisman, le nouveau Yannick Noah est là … Finalement c’est le hand-ball et sa subtilité dans l’attaque (des côtés) qui ont la préférence du petit Nicolas et lui permettront de briller sur les bancs de touche en Nationale 2.


Dans la série le petit Nicolas La brosse warner présente :

“ Le petit Nicolas ... aux pré JO’s ”


Février 79 - IL GAGNE “A la pedale” son maillot du clib

Pour les non initiés : Mariano MARTINEZ, Coureur de l’ASAV Champion du monde Professionnel de Cyclo-cross, Pro sur le Tour de France


Mars 1979 - Le reve harlem


AVRIL 1979 - UN ESSAI ... AU FOOT


Juillet 79 - Finalement le foot dans la boue …c’est CRADO


DĂŠcembre 79 - Les Vauzelles Awards


Bien sûr, en sportif accompli, le petit Nicolas a compris dès son plus jeune âge l’importance essentielle de l’équipement et notamment des chaussures de sport ! Chaque nouveau sport est l’occasion d’une tenue complète avec tous les accessoires du grand champion et surtout les baskets adéquates ! Dans ses grands jours, le champion a compté jusqu’à plus d’une vingtaine de paires de baskets neuves, deux cartons de déménagement pleins sans compter les paires qu’on garde « au cas où » parce qu’elles ne sont quand même pas très usées ! ... des stabils de hand, des crampons de foot, des chaussures de golf, des chaussures de salle pour le badminton, pour le volley, des chaussures d’extérieur … Commence alors en même temps que sa passion pour le sport, une passion (qui à ce jour ne s’est jamais démentie) pour Décathlon ! Encore que, Décathlon n’est peut être pas toujours assez technique pour le petit Nicolas, lui qui n’aime que les vêtements de qualité à la hauteur de ses exploits ! Car le petit Nicolas est de la génération de l’Image ! Depuis son plus jeune âge, le petit Nicolas a compris l’importance du rendu visuel, du paquet cadeau, des petits Mickeys … Perfectionniste, ses talents s’expriment d’abord sur ses vêtements : dès l’âge de 5 ans, dès qu’un invité arrive, il monte dans sa chambre pour se changer, s’habiller avec des vêtements coordonnés, des chaussettes assorties à sa chemise, se lisser les cheveux, bien les rabattre sur le côté (ce qui fait généralement bien ressortir aussi le petit épi (à l’arrière droite) du petit Nicolas …).


Il apprend à repasser pour être impeccable (enfin sur le devant de la chemise et sur tout ce qui se voit !) et il ne sort jamais sans avoir vérifié sa coiffure (y compris s’il sort les poubelles ! ... Ah non, ça c’est vrai, il ne le fait jamais ! …). Malheur à vous si vous avez oublié de lui dire qu’il était mal coiffé et qu’il ne s’en était pas rendu compte en ouvrant la porte au facteur ! … On pourrait penser le contraire au vu de certains jeans et d’un manque évident d’enthousiasme pour le pantalon à pinces et la chemise sportswear et pourtant ! Mais le petit Nicolas ne peut pas se résumer à l’apparence, c’est aussi le fond et l’éloquence ! A 3 ans, sa maîtresse est impressionnée par les mots si recherchés et raffinés qu’il emploie et lui affirme qu’il sera poète ! D’ailleurs, les années suivantes lui ont donné raison ! C’est régulièrement que le petit Nicolas entend pendant les soirées arrosées « ami poète bonsoir ! ». Malheureusement, ses talents littéraires ne seront pas toujours reconnus à leur juste valeur. Au CE1, au cours d’une rédaction, il raconte l’histoire de sa « Mimi chum » et sa façon de tuer en tranche un serpent : ses parents sont immédiatement convoqués par la maîtresse pour affabulation ! ...


Très tôt, il prononce ses premiers mots d’humour : à l’époque des diamants de Bokassa, les mains devant les yeux : « je suis un n’y voit rien ». En 1979, il devient un grand joueur de flûte devant l’éternel ! Dès qu’il entend les pleurs de sa petite sœur chérie, « son bébé », il monte chercher sa flûte et se met à jouer pour la calmer ! Et ça marche ! Il constate alors le pouvoir du pipo, leçon qu’il n’oubliera jamais … Il est aussi capable de découvrir dans un aéroport un petit auteur pas connu, et, qui sait, peut être avec un peu de chance publiera-t-il un jour un roman historique … Car le petit Nicolas a généralement de la chance ! C’est le genre à toujours trouver une place de parking devant sa destination, c’est le genre à avoir survécu à une décharge électrique dans un évier, c’est le genre à avoir le train en retard pour lui laisser le temps de retrouver sa carte SNCF au moment du départ en vacances familiales, c’est le genre à avoir un stade (toujours fermé) ouvert juste le jour où il a oublié son cartable là-bas après l’école, c’est le genre à se faire tirer dessus au Niger sans blessure, c’est le genre à s’échapper d’une prison en Mercedes (toujours au Niger), c’est le genre à retrouver sa voiture au commissariat de police en Espagne, c’est le genre à toujours retomber sur ses pattes tel un chat, tout Poisson qu’il est ! ...


La forme, le fond et la chance, le petit Nicolas est en fait un leader ! Dès la maternelle, ses parents sont convoqués car il fait marcher à la baguette ses petits camarades dans la cour de récréation ! Toujours en bout de table lors des repas pour couvrir du regard tout son monde et monopoliser l’attention avec ses théories, le petit Nicolas laisse rarement indifférent ! Souvent énervant et têtu, mais généreux et bon vivant, dès son plus jeune âge, le mot commun de tous ses bulletins est « attachant », ce n’est pas pour rien ! Bref, nous, les copains du petit Nicolas, les parents, l’amoureuse et ses filles, on l’aime tous et on lui souhaite un joyeux anniversaire ! ...


Une colline pour royaume


Enfants nous étions riches. Très riches. Et on ne le savait même pas. Ce n’est que beaucoup plus tard, devenus adultes, que nous l’avons réalisé. Mais bon, mieux vaut tard que jamais… Nous possédions un royaume merveilleux. Pour y accéder, il fallait traverser une « rivière » protégée par un vénérable saule pleureur. Pendant longtemps, notre espace de jeux a été réduit aux abords de ce « torrent », ruisseau à moitié à sec pour nos mères qui nous surveillaient de la terrasse. L’arbre et ses longues branches protégeaient nos secrets, nos histoires. Trop petits pour avoir le courage d’aller plus loin, nous passions nos après-midi cachés sous ses pousses à imaginer des mondes fantastiques ou penchés sur les flots à monter des barrages. La quiétude des chaudes journées était dérangée par nos cris, nos éclaboussements et nos rires. Nos disputes sûrement aussi, mais je n’en ai pas gardé souvenir. Lequel d’entre nous a été le plus intrépide ? Je ne sais plus. Il n’empêche, qu’un jour, nous l’avons traversée cette « rivière ». Elle ne nous paraissait peut-être plus aussi impressionnante, mais il faut dire que nous étions grands… au moins 6-7 ans ! C’est à partir de là que notre monde s’est étendu. La colline toute entière devenait notre terrain de jeux, ce vaste territoire vierge qui n’attendait que nous. Dans le maquis, les chênes verts, les arbousiers, les pins maritimes, les cistes et les myrtes, tout ça organisé en taillis, nous offraient les plus belles des cabanes.


C’était un monde neuf, odorant, plein de surprises et de découvertes. Mais surtout, c’était le nôtre. Pique-nique à la main, nous partions, tels les aventuriers du XVIIIème, à la découverte de notre « terra incognito ». Seule la tombée de la nuit arrivait à nous arracher à nos aventures. Pendant des années, nous retrouvions « notre » colline à toutes les vacances. Elle nous attendait. Elle nous appartenait, à tous les trois car je n’ai jamais eu envie d’y jouer seule. Un jour, des étrangers sont entrés sur nos terres. Ils les ont défrichées. Ils ont arraché nos arbres, détruit nos châteaux. Du haut de nos 10-11 ans peut-être, nous l’avons défendue notre colline, effaçant le matin ce que les promoteurs avaient tracé la veille. Malgré notre (bonne ?) volonté, ce sont eux qui ont gagné. Ils ont construit des villas sur notre paradis. Ce jour là, nous avons quitté la douceur de l’enfance pour découvrir les joies de l’adolescence. Même punition pour nos chères mères qui de ce jour n’ont plus pu nous observer du haut d’une terrasse. Nous avons grandi, trouvé d’autres jeux, comme le tennis … mais ça, c’est une autre histoire … Bon anniversaire mon Nico …


Le dĂŠpart en train


Est-il né sous une bonne étoile ? A t-il de la chance ? Toujours est-il que pendant son enfance, et même par la suite ... tout s’arrangeait pour lui à son avantage et à mon grand soulagement … Je crois que ce qui m’a le plus marquée, c’est quand il avait huit ans … Après un mois de vacances idylliques chez ses grands parents, « papou et Michum » ; plage, jeux dans la colline, pêche avec son grand père, nous retournons dans la grisaille et la pluie de Nevers. Vous connaissez les départs : cris, pleurs, trop de bagages, la peur de rater le train. Nous voilà sur le départ avec toutes les recommandations d’usage. Tout le monde a ses papiers, il faut vous dire que nous avons des cartes et des billets nominatifs gratuits ... Comme d’habitude, il avait lourdement insisté et j’avais cédé, « je suis grand maintenant … pour avoir mon portefeuille et mes papiers ... ». (« Pas grand risque » me disais je ... « maison - gare ... »)


Dans la précipitation je demande « tout le monde a ses papiers ? » Oui, oui ... Michum fait aussi partie du voyage. Sur le quai on récapitule, « donnez vos cartes et vos billets », je le revois campé dans sa chemise qu’il ne voulait pas quitter cherchant désespérément son portefeuille, chougnant, se pétrifiant sur place. Moi en colère, vociférant sur le quai de la gare, mes parents disant : « il faut retourner à la maison » ... annonce du train ... Plantant là sa soeur et sa grand mère, nous voilà repartis à St Aygulf, à 10 km de la gare de St Raphaël avec son grand père et lui bien sûr. Nous avons retourné la maison ... vidé des placards, renversé les jouets, mis la maison dans un état indescriptible !! Ne voilà pas qu’il retrouve ses papiers sous le lit. MYSTERE ... Nous retournons à la gare soulagés, un silence à couper au couteau dans la voiture, nous traînions notre misère pour aller récupérer le reste de la famille ... et oh miracle ! … le train n’était pas encore arrivé, il avait 1h30 de retard ! Le sourire est revenu sur toutes les lèvres ... Nico a repris du poil de la bête ...


L’atelier du petit Nicolas


C’est drôlement bien quand on sort de l’école le mardi soir ; d’abord parce qu’on sort de l’école, et que le lendemain on est mercredi et qu’on retourne pas à l’école, et qu’on peut s’amuser à l’atelier. Même quand on n’a pas de bonnes notes ou qu’on a fait le rigolo en classe et que la maîtresse a pas trop aimé ça, on peut jouer à l’atelier parce qu’on va être puni par maman qui va crier très fort. Alors le mercredi après-midi commençait dans mon atelier l’exploration, c’était l’endroit le plus chouette, même si le terrain de sport pour jouer au hand, au foot, au base-ball, au volley, au tennis, c’est drôlement bien aussi, et puis aussi la plage pour la planche et les copains. Il fallait bien préparer l’opération, d’abord trouver un objet neuf, et même si c’était pas trop neuf, c’était bien quand même, et il y avait une place où tout était bien, la chambre d’à coté. La plus chouette de mes trouvailles c’était le poste radio cassette de Noël, ce truc pouvait faire deux choses en même temps et même enregistrer la radio si on aime une chanson, pour l’écouter plein de fois. Mais un problème se posait : comment ce chouette truc pouvait marcher ? Seul le démonter dans mon atelier pourrait me donner une réponse. Je me disais que se serait rapide et drôlement facile, il fallait bien regarder en démontant et remonter le poste et le remettre dans la chambre d’à côt��, sans être vu, c’est facile.


Bon c’est vrai qu’avant je m’étais beaucoup entraîné sur des jouets de l’autre chambre d’à côté, et ça avait raté, enfin c’était des nouveaux jouets après, ou des morceaux parce que j’avais pas fait exprès de rater une étape. Mais là j’allais réussir, parce que j’étais drôlement prêt. J’ai pris mon tournevis et je me suis mis à explorer ce super beau appareil, j’étais content et c’était chouette comme aventure. Tout s’est bien passé, j’ai pas tout compris dedans, mais c’était drôlement chouette, j’ai tout remonté comme je pensais, j’ai fait de mon mieux, et puis j’ai remis en place dans la chambre d’à côté. Pendant le dîner du soir, on parlait de nos journées et ma grande sœur a dit que son poste ne marchait pas très bien, alors maman et papa m’ont regardé avec des gros yeux ronds, moi je continuais à manger sans lever la tête. Comme je sentais qu’ils pensaient que c’était de ma faute, j’ai dit un truc sur l’école pour qu’ils pensent à autre chose, mais pour une fois ils s’en fichaient. Alors à la fin du repas, après que maman et papa ont crié très très fort et m’ont puni de Pac Man sur notre super console de jeu Atari, super moderne et drôlement chouette, papa a pris le poste et l’a ouvert sur la table de la salle à manger pour essayer de réparer. Alors je me suis mis à côté de lui pour regarder et comprendre ce qui tournait pas rond, mais il a pas trouvé tout de suite, j’avais dû un peu trop rebrancher pas comme il faut, mais l’essentiel c’était que je recommençais mon atelier avec mon papa qui savait tout réparer.


Comme il commençait à s’énerver un peu, parce que c’était drôlement difficile, j’ai eu une super idée, alors je lui ai dit et il a continué et moi je lui disais mes idées. Finalement le poste remarchait, c’était drôlement chouette, et heureusement que j’étais là pour l’aider …


Tranches de vie


Les jeux d’eau


Habitant en bord de mer, quoi de plus naturel que de vouloir pratiquer des jeux de mer. Je me souviens dans ma plus tendre enfance désirer apprendre la pratique de la planche à voile. Ayant eu connaissance de la venue d’un véritable phénomène dans ce domaine, eh oui les nouvelles vont vite dans notre petit village, je me suis mis en tête que ce serait lui, le p’tit Nicolas, mon mentor. Enfin j’allais pouvoir apprendre à naviguer, sentir le vent s’engouffrer dans la voile et me propulser vers de nouveaux horizons. C’est avec un grand intérêt que Nicolas s’est investi dans mon apprentissage. La formation, çà il connaît, et quoi de plus honorifique pour lui que de transmettre son savoir : il m’a tout appris. Avant toute chose, et en tant que bon formateur qu’il est, il a commencé par m’apprendre les choses les plus ingrates de ce sport. En effet si cela semble facile de naviguer en planche à voile, avant de pouvoir le faire, mille et un petits détails sont nécessaires : les préparatifs ... Dans un premier temps, les allez-retours incessants à la plage, pour vérifier la force du vent, trop fort, pas assez, force 4 ce matin et ça va tomber cet après midi ...


Car oui, nous étions très jeunes à ce moment là et les téléphones portables n’existaient pas encore... Et parfois : c’est idéal aujourd’hui, on y va. Et nous voilà partis. Il ne faut rien oublier lorsque vous décidez de partir faire de la planche à voile. Bien vérifier que tout le matériel est présent : la planche, la ou les voiles (on ne sait jamais les conditions peuvent varier très vite dans notre région), le wich, les boots, le ou les mâts ... Ensuite il faut tout charger dans la voiture : merci encore une fois aux parents pour leur inébranlable disponibilité. Enfin la terre promise : la plage. Allez hop, on se dépêche de tout décharger, car la voiture, dans un souci de courte distance est généralement garée en double file et les touristes chez nous ne sont pas patients ... Ca y est, tout est là. On peut commencer. Passe-moi le mât avec le pied de mât, la voile maintenant, le wich ... tire encore, elle n’est pas assez tendue ... fait attention avec la dérive ... pas de ce côté la voile ... qu’est-ce qu’il fout celui-là au milieu, il ne voit pas qu’on va partir ... le boot, dans l’autre sens ... et après plusieurs heures d’assemblage pour ce puzzle : enfin, on peut y aller maintenant, tout est paré ...


Et là, toute la notion de phénomène de la glisse se révélait. Ils n’avaient qu’à bien se tenir les Robby Naish, les Teriitehau... voilà le p’tit Nicolas en pleine action. Il donnait l’impression de voler sur les vagues, il caressait la mer du bout de ses ailerons, les gabians n’en revenaient pas de sa vitesse... un vrai plaisir à regarder. Tous ses amis, toutes les filles sur la plage n’avaient d’yeux que pour lui, et sa mère ... Il était toujours plein d’attention envers moi : regarde, je vais te montrer comment il faut s’y prendre. Pour le waterstart c’est comme ça ... attention, lorsque tu fais un empannage, mettre bien la voile ... la position des pieds ... et moi je l’écoutais, je l’écoutais ... je le regardais inlassablement naviguer depuis la plage ... et c’est comme ça que depuis, je suis devenu un spécialiste ... de la sieste !!!!!


Mon ami Nicolas G., prÊface d’un long roman


Petit retour il y a 25 ans, sur ces merveilleux souvenirs vécus aux Issambres. Ciel d’azur, soleil brûlant et un jeune gars avec beaucoup de prestance et un fort capital confiance en soi (en apparence). Charmeur, diplomate compteur et séducteur, lui et moi chacun de notre côté étions en plein apprentissage de notre vie d’adultes. Nicolas, chasseur armé de sa planche à voile à pois verts, « arme » de l’époque, (sous le bras d’ailleurs, peu sur l’eau) à l’essai dans des histoires captivantes (pour les jeunes et jolies gazelles innocentes un « poil » intelligentes). Je me souviens d’un petit Nicolas, au grand cœur, généreux, parfois maladroit. Et puis, il rencontre une mystérieuse (pour ma part) jeune femme, qui, ça en jette à l’époque, fait un passage pour ses études aux USA. Petit loup devient tout doux, attente et rituel afin d’organiser coûte que coûte le rendez-vous téléphonique, tard le soir, impatience et presque stress mais qui est elle ? Celle qui a trouvé son bouton « Off », qui canalise ses émotions. Cool, j’aurai moins de « castagne ». Il y a même des fois où il perd ses moyens, trop bien ! Chapitre du bonheur ; le petit Nicolas se transforme en nounours avec ses petites n’enfants, il devient tellement papa et reste toujours tellement sympa. Je l’observe dans cette nouvelle aventure, il est devenu très grand mais pour moi il restera toujours le petit Nicolas qui a toujours gardé un cœur grand comme ça ! qui restera toujours mon ami.


Le petit Nicolas et le grand manteau noir


Un jour de février 1987, dans la cour de l’école, le petit Nicolas rencontre un grand manteau noir, en survêtement jaune, qui revient du Brésil et qui a une tête toute bronzée ! Il n’avait jamais vu ce grand manteau et du premier regard, il est intrigué et se dit que ça y est, lui qui a déjà une garde robe fournie, va peut être devoir faire de la place pour ce grand manteau ! Intimidé (une fois n’est pas coutume), il essaie de nouer contact avec le grand manteau. Via son ami « la Chup » - non pas en référence à une marque célèbre de sucettes, mais bien pour « Chupin, la Chopine de bière », un signe déjà avant coureur de son choix d’amis (…) - il arrive à entamer une discussion. Il essaie (une fois n’est pas coutume), de la jouer profil bas et sort de sa flûte un air assez connu des cours d’école de ces années là, « je ne sais pas trop quel bac choisir, je me demande si je vais être à la hauteur d’un bac S et blablabla ... ». Et voilà que le grand manteau noir, loin de s’attendrir sur ses difficultés existentielles et de s’émerveiller de sa maturité et de sa capacité de remise en cause personnelle, lui répond de bosser un peu plus et de parler un peu moins et l’envoie bouler, lui, le petit Nicolas !


Un peu déconcerté dans un premier temps, le petit Nicolas ne lâche pas l’affaire et plein de ressources entame de redorer son image. Il sort sa jolie chemise rose, son petit pull rouge col en V et met en valeur sa belle gueule et son physique athlétique et affuté de l’époque (une fois n’est plus coutume). Mais conscient que le physique ne suffira pas, il travaille le personnage et se met à lire Sophocle en cours de récréation, comme ça, l’air de rien ! Le grand manteau noir est intrigué et se dit qu’il ne connait rien à Sophocle et que peut être le petit Nicolas est différent des autres écoliers ! Après plusieurs jours de doutes et d’interrogations, devant tant de patience voire de manque d’action, finalement, le grand manteau noir se jette à l’eau, et, avant un cours de sciences naturelles, se décide à sauter sur le petit Nicolas ! « On verra bien ce que cela donnera ! ... » A partir de ce jour là, le petit Nicolas est vraiment devenu philosophe …


La demande en mariage du petit Nicolas


Ceci est resté dans les mémoires des gens présents. J’ai longtemps hésité avant de l’inscrire dans les péripéties du petit Nicolas. J’espère que personne ne m’en voudra, il y a maintenant prescription. Rappelons le contexte : Le petit Nicolas et Muriel sortent ensemble depuis 10 ans, et nous étions habitués à cette situation. Disons qu’au bout de 10 ans le père à qui on piquait sa fille ainée s’était habitué à voir quelqu’un d’autre vivre avec elle. Comme tous les pères, ou la plupart d’entre eux (j’ai vérifié statistiquement mes propos), je pensais (je dis aujourd’hui à tort, oui Nico je répète à tort) que ma fille pouvait trouver meilleur parti. C’est classique. Je ne sais pas si c’est pareil pour les mères des mecs ? Je n’ai pas eu l’outrecuidance de le demander à Claudine, des fois que … En fait tous ceux qui se seraient présentés auraient subi la même appréciation. Néanmoins circonstance atténuante, il avait été adoubé par Marino dont le jugement était sûr et donc je m’étais vraiment bien fait à l’idée que la situation présente allait durer au moins jusqu’à l’annonce d’un heureux évènement. On en était à la dixième année ! Un bail, pourquoi changeraient-ils ?


En ce jour dont je dois avouer j’ai perdu la date précise (ce devait être en octobre 1996) Nicolas arrive en cravate … et je ne le remarque même pas. Si vous le voyez maintenant souvent avec cet ustensile sachez qu’à l’époque il avait dû faire les fonds de tiroir voire emprunter la cravate à un copain. Muriel rayonnait mais comme d’habitude. Ils arrivent, s’assoient sur le canapé et attendent que je fasse une observation ... sur le port altier de mon futur gendre. J’étais en train de faire cuire des cèpes et chacun sait que c’est quelque chose qui mérite grande attention, donc je suis reparti à la cuisine. Alors là l’erreur arrive. Muriel ou Nicolas m’annonce qu’ils vont se marier. Poursuivant mon raisonnement sur les 10 ans et le changement de statut qui ne pouvait s’opérer que pour une grossesse je fais part avec « délicatesse » de mon raisonnement. Et patatraque l’erreur, que dis-je la faute ! Il s’agissait d’une démarche réfléchie profonde… et durable. Je ne me souviens plus du goût des cèpes et je suis sûr que personne présent ce jour là ne s’en souvient.


La valise du voyage de noces Une enfance à la petit Nicolas … Sa mère (Poupoule) le couve, son petit. Il grandit, fait des études, se marie, a 3 filles, investit dans une maison, envisage une belle terrasse … En 1997, année de son mariage, un voyage de noces a été pensé, mais pas les bagages. Le lendemain de ce beau jour, il faut envisager des valises … quelques heures avant de prendre l’avion, sauf que, grand désordre dans la chambre, étonnant non ? Une ou deux petites mimines efficaces (Poupoule et moi) prennent l’affaire en main, le temps presse. Combien de tee-shirts, slips, maillots de bain, chemises, etc … A 40 ans, je ne lui fais plus ses valises, il y a Muriel, mais le grand désordre est toujours là …


Le petit Nicolas, la plus grande des tantes ? Comment le petit Nicolas, un jour a avoué son homosexualité ... dans une discussion tout à fait banale où une personne clairvoyante s’interrogeait sur la capacité qu’avait le petit Nicolas volleyeur (eh oui le petit Nicolas a plusieurs casquettes de professionnels ... il faut le savoir !) à smasher et à ainsi soulever ses 95 kg de muscles (c’était il y a quelques années quand le quintal n’était pas encore atteint). La réponse fusa haute et claire et le petit Nicolas déclara devant toute la famille au grand complet : « vous savez, je suis la plus grosses des tantes (détente) du club ! » Devant ce violent coming out personne n’osa demander de quel genre de club il s’agissait ... Ses petits camarades de jeux pourraient peut-être nous en dire plus ... merci de vous faire connaître si vous faîtes partie du volley gay club des mont d’or ...


Le petit Nicolas joue au billard L’expérience est aussi intéressante ... Au cours d’une partie extrêmement disputée - le petit Nicolas avait rentré 1 boule contre 5 pour son adversaire -, le petit Nicolas arme alors son bras lentement, vise, tire … et manque complètement son coup ... Ca arrive, sauf au petit Nicolas qui après étude et après analyse du terrain déclare que le billard ... suspense ... PENCHE !! Oui oui oui, le billard voyant le petit Nicolas arriver tremble de tous ses pieds et Paf penche ... Méfiez vous des conspirations qui rendent les billards trouillards ... Ils vous font perdre !!


Les grandes vacances du petit Nicolas A la rentrée, à l’école, la maîtresse elle a demandé de faire une rédaction sans faute pour raconter nos grandes vacances. - Eudes, il a dit qu’il avait sauté au dessus d’un feu en Bretagne et qu’il n’avait même pas eu peur, et bien moi j’ai sauté au dessus d’un volcan en éruption à Bali et les bombes volcaniques ça fait même pas mal ! - Alceste il a écrit qu’il avait mangé du chevreuil en Sologne, mais moi j’ai mangé un Oryx au Botswana, j’en ai repris quatre fois et pour faire passer j’ai bu de l’essence ! - Clotaire il ne sait même pas lire une boussole et il s’est perdu en Espagne, mais moi j’ai retrouvé mon chemin tout seul en Mokoro au milieu des hippos du delta de l’Okavango ! - Geoffroy il a dit qu’il avait tout ce qu’il voulait et qu’il avait acheté un bel habit tout neuf en Belgique, et bien moi, j’en avais même pas besoin, je suis rentré tout nu d’Afrique !


- Joachim il a écrit qu’il avait gagné le tournoi de billes de Brie Comte Robert, moi j’ai marqué 6 buts à Yogjakarta et le commentateur il n’avait jamais vu ça, il en a bouffé son micro, il disait Nicolaaaaaaaaas !!! - Marie Edwige, elle a dit qu’elle avait visité des églises romanes en Italie pour qu’on se marie. N’importe quoi ! Moi j’ai fait de la planche à voile tout l’été. De toute façon, c’est sur la plage quand je serai grand que je me marierai ! - Agnan, il a étudié par cœur tous les animaux de la ferme, moi j’ai observé tous les animaux de la savane et j’ai même photographié les 5 plus méchants ! - Rufus il a dit qu’il avait capturé un voleur avec son papa. Pff c’est nul. Moi j’ai dormi en prison pour échapper à des rebelles enragés au milieu du désert avant de m’évader au nez et à la barbe de mes geôliers ! - Maixent il a dit qu’il avait grimpé une colline en courant. Et bien moi j’ai escaladé un volcan à Java et c’était tellement dur que même la télé elle m’a filmé ! Le Bouillon il a lu par dessus mon épaule, il a passé sa main sur sa moustache et il m’a dit « Nicolas regarde moi bien dans les yeux, petit vantard, tu racontes que des histoires ! ». Je crois bien qu’il ne m’a pas cru !


Le petit Nicolas aux JO javanais Elles sont vraiment terribles les vacances du petit Nicolas ! De quoi épater ses meilleurs copains et son amoureuse à la rentrée ... Nous retrouvons le petit Nicolas à 16 000 km de la France, à l’autre bout de la planète, dans la petite ville de Yogyakarta sur l’île Java dans l’archipel indonésien. C’est chouette ! … mais que va faire notre camarade aux confins de la terre et du ciel ? Par quelle magie s’est-il retrouvé ensorcelé ? Et dans quelles aventures va-t-il nous emporter ? Il faut revenir aux sources antépénultièmes. D’abord Nicolas est un super camarade. Il n’a que des meilleurs copains ! Ensemble, le petit Nicolas et ses meilleurs copains s’amusent beaucoup. Il faut dire que sur les terrains caillouteux bordant les voies de chemins de fer (où ils pratiquaient avec assiduité les jeux de balles), au bistrot des sports (où ils s’ébrouaient dans des débats philosophiques sur le thème « on refait le match ! » qui rendraient fou Eugène Saccomano), au Macumba club (où le petit Nicolas et son pote David brillaient par leurs jeux de jambes acrobatiques … mais nous reviendrons sur ce point !) ou au camping des flots bleus (où le petit Nicolas finit 1er dauphin du concours international de Mister tee-shirt mouillé) …


Ensuite, c’est en pratiquant le sport d’équipe à très haut niveau que le petit Nicolas s’est forgé un corps d’athlète et s’est découvert un goût prononcé pour la compétition. Esthète accompli, le petit Nicolas a toujours recherché l’excellence dans sa construction psychomotricienne. En autres prix et récompenses, le petit Nicolas … … a terminé 1er au concours de pétanque munichoise du camping des flots bleus. Le petit Nicolas : « pas facile de pointer avec une chope à la main ! »

… a gagné les fameuses Olympiades Saint-Pourcinoises où ses prouesses techniques à la soule médiévale (ancêtre du football) et son fair-play britannique légendaire ont été célébrés ! Le petit Nicolas : « sorry, good game ! » … a contribué à populariser le bobelet aquatique, autrement appelé « water bobsleigh » des hautes montagnes du Puy-de-Dôme jusqu’à la côte varoise. Le petit Nicolas : « Je m’appelle Nico, je viens de Saint Aygulfo, je suis surfeur, winner, ascendant snowboardeur, je suis le roi de la glisse, pas besoin de notice, sur les autres surfaces, je suis le roi de la casse ! ».


Enfin, le plus important de tous a sans aucun doute été ce mois d’août 1999. Sollicités par le grand entraineur de l’équipe de France, M. Merapi, le petit Nicolas et ses copains ont été sélectionnés pour participer aux Jeux Olympiques d’été, compétition multisports mondiale se déroulant sur l’Île de Java. Après une courte période d’entrainement, le petit Nicolas et ses copains sont donc partis, plein de rêves et d’espoir, relever ce nouveau défi sportif. D’abord sélectionné pour ses compétences en pointage de cochonnet, le petit Nicolas ronge son frein … Le petit Nicolas : « mais ce que j’aime le plus moi c’est le foot ! C’est vrai quoi, à la fin ! » Nous voici donc rendus à ce fameux 12 août ! « Le jour de gloire est arrivé », comme le dit une célèbre maxime phocéenne… ou le petit Nicolas contre le grand Goliath javanais… (L’Histoire ne retiendra pourtant que le nom de l’ailier David ! ndlr) Contre toute attente, Nicolas est présent sur la feuille de match mais il n’a pas le batik traditionnel des équipes de football … Le petit Nicolas : « Alors là, c’est drôlement pas juste, c’est vrai quoi, à la fin ! » Après discussion avec les instances du CIO, tout rentra dans l’ordre et l’équipe adverse se mis au niveau en jouant pieds nus.


Le petit Nicolas : « En avant, il faut foncer droit au but… Deux mi-temps et quatre-vingt dix minutes, c’est assez pour rassembler nos espoirs, et pour forcer la victoire. La victoire ! Quand on a le ballon au bout du pied, quand on a trouvé le bon équipier … Une passe, un crochet et on a marqué ! ». David : « On est toujours en forme, super entraînés, on est venus pour gagner ! » Le petit Nicolas : « mais avant … il faut battre le goal et ses 10 ninjas survitaminés ! ». David : « ma stratégie : déplacement, jeux de jambes et droit au but » Le petit Nicolas : « avec le ballon, c’est mieux ! ». Avec un premier but de la tête à la 7ème minute, suivi par un second d’une magnifique reprise de volée à la 23ème minute et un troisième durant les arrêts de jeu de la première mi-temps, le meneur de jeu Nicolas pétrifie ses adversaires, qui ne parviennent jamais à s’en remettre. Si certains joueurs de foot montrent quelques signes de fatigue sur le terrain ce n’est pas le cas du petit Nicolas … chaque but est acclamé par le speaker, M. Kawah Ijen, doté d’un accent suisse redoutable, par un glorieux « NI COOO LA LA AAAAAAAAAAAAAAA … » suivi de peu par un autre tonitruant « NI COOO LA LAAAAAAAAAAAAAAAA … » chabanesque …


La rapidité de leurs passes acrobatiques n’a d’égale que la variété de leurs styles, des feintes, des claquettes jusqu’aux balbutiements du déhanché hiphop-notisants. Ensemble, ils sont impressionnants par leur dynamisme. C’est peut-être ça la french touch ! Mlle Kuta, la plus hystérique du fan club ne cache pas son enthousiasme. Mlle Kuta : « Lorsque Nicolas court en direction des buts … le gravier défile et après avoir parcouru plus de 12 000 km, il plante enfin un but à la Pyrrhus ! » Bien que réduite à dix joueurs après l’expulsion de Borobudur à la 68ème minute, la forteresse des ninjas javanais ne se contente pas de résister à l’assaut final des Nico’s boys, mais se permet même d’inscrire le but de l’honneur sur une contre-attaque de Prambanan à la dernière minute. Le coup de sifflet final de l’arbitre international, M. Wayang Kulit, le premier à avoir arbitré une finale des Jeux Olympiques, donne le signal à toute la population de s’abandonner à l’extase. La grande avenue Kraton, les Champs-Elysées locaux, sont envahis par plus d’un million de personnes pour une fête qui se prolonge jusqu’au bout de la nuit.


De ce jour, est née une légende. Fan de la première heure, Mme Bromo laisse éclater sa joie. Mme Bromo : « Remporter les J.O. face à une équipe professionnelle, être adulé par des millions de fans puis par le monde entier, le petit Nicolas nous a fait rêver pendant 90 minutes de suspense ! » Même leurs adversaires du jour ne peuvent que saluer le talent à l’état brut. Leur meilleur buteur, M. Ubud, porte parole autoproclamé, reconnait à mivoix. M. Ubud : « Souvenez-vous de « la catapulte infernale de Nicolas »…J’en connais deux ou trois qui en vrai ont tenté de la reproduire lors des entrainements … y’z’ont encore mal ! » Surnommé « Il Fénomeno », le petit Nicolas a remporté de nombreux titres et est considéré comme l’un des meilleurs buteurs de l’histoire du football sur terrains caillouteux. Interviewé à la fin du match par un journaliste local, M. Tulamben, le petit Nicolas se laissa aller à une confidence …


Le petit Nicolas : « Plus tard… j’aimerais être le Gronaldo (contraction de Grand Ronaldo, ndlr) et avoir un maillot avec mon nom ». Et si cette histoire devait avoir une suite … ce serait certainement sur la terre de ses débuts, les fonds baptismaux des flots bleus. C’est drôlement chouette, non ! Cette histoire est fondée sur des faits réels. Les noms des personnages ont été modifiés pour des raisons de confidentialité.


Les Jo de Bayet


Libre adaptation romancée d’une demi décennie de franche rigolade Ça y est, le grand jour est arrivé. J’ai encore tout organisé avec David. Nous avons pensé à tout, rien ne manque ; c’est sûr cette année, on sera plus forts que TBO qui est le nom de code de notre copain Thierry. Il faut dire que cette année, c’est très spécial parce que la France est en finale de la coupe du monde de football ; un vrai événement qui rend tout le monde très fébrile et très excité ! Alex, Thierry, Philippe, Bébert, Babas sont tous des fans de foot, alors pour eux c’est un grand moment. Mais la finale est programmée pour samedi et notre compétition amicale commence un peu avant. Ah oui, nous avons trouvé un super nom, c’est « les JO de Bayet 1998 ». Certains copains trouvent que c’est pas très modeste, mais moi je trouve que ça colle bien, parce que quand même c’est une sacrée organisation … même Julie qui travaille dans l’organisation événementielle a trouvé que j’avais des supers idées. David aussi mais surtout moi quand même. Babas a même fait un logo spécial, David et Alicia se sont occupés de nous trouver des tenues sur lesquelles on a pu coller le logo et Philippe a fait une affiche. On est quand même drôlement forts !


Tous les amis sont là, certains depuis la première édition. C’était super aussi les premières années car on organisait quasiment rien et tout était décidé au jour le jour, on se prenait pour des décathloniens. D’ailleurs je crois qu’à l’époque on appelait ça le décathlon. David était déjà là, Bébert aussi, et on s’amusait bien ; Thiery était moins sportif que maintenant et on réussissait même à le battre à la course. Voilà, tout le monde arrive ; cette année, c’est rigolo car on a autorisé nos copains à inviter d’autres copains et cela fait une joyeuse bande bigarrée. Ma sœur est là, celle de David également et Muriel aussi évidemment. David a invité des copains à lui, que je connais évidemment parce que étions dans la même classe. Il y a également des gens de Saint Pourçain, et même des amis qui viennent de l’étranger comme Raoul, qui habite en Roumanie, et Martine qui vit en Suisse. Sportifs ou pas, nous acceptons tout le monde pourvu que les gens aient envie de partager des moments de sport et de convivialité. Arnaud, lui est plutôt fort en convivialité.


Le premier jour, c’est le jour du tirage au sort des équipes. C’est un moment très attendu car tout le monde se demande avec qui va tomber le chat noir. Le chat noir c’est Bébert. On, l’appelle comme ça car il ne gagne jamais et même pire, il finit toujours dernier avec son équipe. Ce n’est pas comme Babas, lui, c’est le contraire, il a beaucoup de chance parce que sur tous les JO auxquels il a participé, il a toujours gagné. Avant le tirage au sort, on nomme les capitaines. Je me nomme capitaine, David l’est aussi - parce que c’est nous les grands organisateurs quand même ! Et on rajoute Babas, parce qu’il le mérite bien, et Oliv, le beau frère de David parce que c’est un grand sportif. Voilà donc le moment du tirage au sort … patatras, c’est moi qui tombe sur Bébert … pas de chance. Bon, je crois quand même à mes chances car je ne suis pas superstitieux mais quand même c’est un sacré handicap. Nous commençons tout de suite les premières épreuves : aujourd’hui ce sera piscine et pétanque. Pendant que certains nagent, d’autres jouent aux boules. Dans la piscine nous faisons une course de relais : il y a des bons nageurs, comme Alex qui peut nager tous les jours dans la sienne (Alex a un papa très riche et même une piscine, c’est sûr c’est plus facile) et d’autres qui nagent en travers. David (pas le même David que le début de l’histoire) a même cru franchir la ligne d’arrivée mais en fait il a nagé de travers et a fait une largeur au lieu d’une longueur !


Ce qui a fait beaucoup rire tout le monde. Marie-Pierre, quant à elle, a nagé tranquillement la brasse, sans se presser, sans s’éclabousser, parce qu’elle ne voulait pas se mouiller les cheveux ; cela ne nous a pas fait gagner du temps et c’est d’ailleurs pour ça qu’on a terminé derniers. Après nous être séchés, nous enchaînons sur la pétanque. Il fait froid aujourd’hui et Laure arrête pas de râler contre ce temps exécrable, faut dire que Laure elle râle tout le temps « y va pas s’arrêter ce temps où on y mettrait pas un chien dehors » ; en même temps, c’est vrai que 10° pour un 10 juillet, c’est un peu froid ; cela n’empêche pourtant pas Bruno de se balader en slip et de faire rigoler tout le monde avec son slip qui s’est coincé dans les fesses. Alicia a préparé une paëlla pour tout le monde ; elle doit être drôlement bonne car elle y a passé toute la journée. Nicolas (un autre Nicolas) sort sa guitare pour nous faire patienter et après le repas, toute la joyeuse bande, morte de fatigue, rejoint ses quartiers de nuit ; les plus chanceux dorment dans la maison des amis, les autres sous les tentes.


Le lendemain, nous commençons la journée par une course de kart ; tout le monde prend la direction de Riom en file indienne, on dirait presque un mariage ; Philippe est un grand pilote mais il tombe sur un kart qui a des ratés et cela l’énerve vraiment ; Cathy, qui n’aime pas conduire vite, gagne même sa course, et Julie bouchonne tout le monde, ce qui a le don d’excéder Philippe. L’après midi, nous jouons au baseball ; c’est embêtant car nous ne connaissons pas très bien les règles, mais moi je fais comme si je les maitrisais parfaitement ce qui finalement génère une grosse pagaille. On a du passé au moins 3 heures à discuter, à s’engueuler sur les règles et on a pas beaucoup joué finalement. Nous enchaînons par un match de basket ; Laurent est très fort, il fait gagner son équipe ; moi, j’ai Bébert dans mon équipe, qui est pourtant lui aussi un joueur de basket, mais cela ne nous empêche pas de perdre tous nos matchs. Le chat noir est un nom drôlement bien trouvé !


La fin de journée arrive à grand pas et je dois préparer mon fameux chili con carne avec l’aide d’Arnaud ; tout le monde le dévore dans la grange des parents de David, dans laquelle nous nous sommes abrités à cause du mauvais temps. Nous nous sommes tous mis d’accord pour que chaque équipe chante une chanson sur les autres équipes et évidemment mon équipe se fait railler car nous sommes vraiment les derniers. La chanson est bien trouvée sur un air de la compagnie créole « un petit point pour commencer, un deuxième pour terminer, et si tu sais bien compter, ça fait trois points en fin de journée … ». Cette soirée, c’est aussi l’occasion pour Thierry de raconter une anecdote sur Philippe, qui nous fait tous beaucoup rire ; il faut dire que le papa de Thierry se souvient encore de drôles de cris dans la chambre de Philippe … il a eu un peu peur je crois. Nicolas reprend sa guitare et nous chantons à tue tête avant que David ne mette sa compil disco sur les platines, parce que c’est ça aussi nos JO… on danse comme des fous une bonne partie de la soirée.


Le lendemain, le jour de la finale de la coupe du monde, on repose nos corps de grands sportifs le temps d’une compétition de tir à l’arc… parce que les JO c’est aussi l’occasion de faire connaître d’autres sports, et ça c’est mon idée ; Marie Pierre, encore elle, se trompe de cible et cela nous fait beaucoup rire. De retour à Bayet, Muriel nous a concocté un quizz culture générale et on me traite de mauvais perdant quand je râle sur le fait que ce n’est pas Ceuta la première ville africaine traversé par le Dakar ; d’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi on dit de moi que je suis de mauvais foi, je trouve que DAVID est bien pire … L’après midi, nous installons un vidéo projecteur dans la salle principale de la maison et pendant que Jean Claude prépare le méchoui, nous jouons un match France Brésil avec des faux maillots et je ne sais pas si c’est un signe mais c’est le Brésil qui perd largement - je jouais pour le Brésil. C’est l’heure du match, tout le monde est fébrile et nous nous installons devant l’écran comme devant un vrai match avec une ambiance folle ; la mitemps arrive et nous n’en croyons pas nos yeux car la France mène de deux buts ; le père de David nous sert des bières et nous nous mettons à rêver.


La deuxième mi-temps est stressante mais la France tient bon et marque même un troisième but ; c’est l’explosion de joie, tout le monde est incrédule, je me mets même à pleurer de joie et nous finissons tous dans la piscine, à frapper dans l’eau comme des fous ; la nuit est courte mais nous sommes tellement heureux. Au petit matin, les garçons dévorent l’Equipe, il y en a plus de 5 exemplaires sur les tables. Je crois même que les filles aussi ont un peu lu l’Equipe. Il faut bien finir nos JO par notre sport de prédilection, le football. Les matchs tournent un peu au vinaigre lorsque Jean Claude tacle un peu violemment Virginie qui se tord de douleur et qu’Alicia se casse un doigt de pied en tirant un pénalty. Voilà, la compétition touche à sa fin, c’est encore l’équipe de Babas qui gagne et le chat noir a encore frappé car mon équipe termine dernière. Mais ce n’est pas grave car l’an prochain, nous serons encore tous réunis pour de nouvelles aventures sportives et joyeuses.


Leçon de géographie : c’est où ça ? Ou comment Ceuta m’a tuer ? Ou comment j’ai (une nouvelle fois) perdu aux JO ?

Histoire Fondée par les Phéniciens au VIIème siècle, la ville est riche d’une histoire culturelle féconde et originale du fait de sa position stratégique, et différente à son tour de la culture environnante du Nord africain, amazigh, numide puis musulmane. Conquise par les Grecs phocéens et nommée « Hepta Adelphoi », elle serait carthaginoise à partir de 309. Une fois Carthage vaincue par les Romains, les Numides occupent la ville jusqu’au règne de l’empereur Caligula, qui l’ajoute à l’Empire dans l’année 40. La Septa romaine, chrétienne et latine, dure jusqu’à la conquête musulmane, en 709, avec des parenthèses de domination vandale et byzantine. Elle appartient à la Maurétanie Tingitane, et en devient un centre commercial de premier ordre, profitant de sa situation de carrefour méditerranéen. Les alternances dans la domination sur la ville se sont reflétées dans la culture prédominante à chaque époque. Sept siècles de domination musulmane effacèrent presque entièrement les vestiges romains et chrétiens de la ville.


Domination portugaise et espagnole • 1415 : le Portugal prend Ceuta au royaume mérinide. Le souverain portugais donne son accord au début des expéditions militaires en Afrique. • 1437 : échec d’une expédition portugaise menée par Henri le Navigateur contre Tanger. Une partie du corps expéditionnaire est fait prisonnier et l’infant Ferdinand est gardé en otage. Un traité est signé par lequel les Portugais obtiennent de pouvoir partir à condition de rendre Ceuta et de laisser l’infant en otage, pour garantir l’exécution de ce pacte. Mais l’infant meurt en captivité et le pacte n’est pas respecté. • 1479 : le Portugal et l’Espagne signent le traité d’Alcáçovas par lequel les deux puissances se partagent les zones d’influence sur le royaume du Maroc ; l’Espagne y reconnaît Ceuta comme possession portugaise et confirme n’avoir aucun droit historique sur la ville. • 1494 : traité de Tordesillas entre le Portugal et l’Espagne, cette dernière reconnaît de nouveau Ceuta comme possession portugaise. • 1509 : l’Espagne et le Portugal signent le traité de Sintra dans lequel l’Espagne reconnaît n’avoir aucun droit sur les colonies portugaises dans la côte marocaine allant de Ceuta à Boujdour. • 1578 : mort du roi portugais Sébastien Ier, en 1578 à la bataille des Trois Rois, sans héritier.


• 1640 : le Portugal recouvre son indépendance mais Ceuta, fidèle à la dynastie Filipine, reste sous la souveraineté de l’Espagne de Philippe IV d’Espagne. • 1668 : le Traité de Lisbonne entre le Portugal et l’Espagne garantit la séparation entre les deux pays, mais au prix de la reconnaissance officielle de l’appartenance de Ceuta à l’Espagne. • 1694-1724 : le sultan Moulay Ismail, de la dynastie alaouite, prend plusieurs villes portugaises et espagnoles sur la côte nord-africaine, et mène un long siège devant Ceuta qui se solde par un échec. • 1702 : la ville est attaquée par l’Angleterre ; Ceuta résiste mais Gibraltar est conquise en 1704. • 1859-1860 : l’Espagne déclare la guerre au Maroc (guerre d’Afrique), et élargit les frontières de Ceuta et de Melilla. • 1912 : traité d’Algésiras et instauration du protectorat franco-espagnol sur le Maroc. • 1925 : la ville devient indépendante de la province de Cadix. • 1995 : promulgation du Statut d’autonomie de la ville, suivant l’aménagement du reste des territoires d’Espagne. • 2007 : à la suite de l’annonce officielle de la visite du roi Juan Carlos et de la reine Sophie à Ceuta et Melilla, le roi Mohammed VI du Maroc rappelle son ambassadeur en Espagne pour consultations (jusqu’au 8 janvier 2008). Des manifestations de protestation ont lieu au Maroc pendant la visite.


Le meneur de jeu


Moi, je m’appelle Jean Claude, et j’aime beaucoup jouer au foot avec mon copain Nicolas dans la cour à la récré ! Il est très sportif, fougueux tel un lion, passionné, engagé et « parfois » de mauvaise foi ! ( je sais pas trop ce que cela veut dire mais c’est mon papa qui m’a dit ça …). Bref le petit Nicolas c’est mon copain … C’était mon capitaine aussi ! Un vrai chef d’ailleurs ! Un jour lors d’une compétition inter-écoles d’un niveau olympique à Bayet, pendant le tournoi de foot, le petit Nicolas en bon capitaine, il a tout fait pour que nous, son équipe, on gagne. Il était toujours à la pointe du combat prêt à marquer le but de la victoire ! Il est vraiment fort mon copain ! Dans une action décisive, un des copains de l’équipe lui passe le ballon … Et il marque de la tête ! En plus le but compte double !!! On est super contents ! Mais, l’arbitre, il le refuse le but !!! Y parait que mon copain Nicolas il était … hors jeu.


Alors là, mon copain Nicolas, y se laisse pas faire ! Il proteste, il râle, il s’énerve, il tape du pied en croisant les bras. Il conteste l’arbitrage. Il lui a même demandé d’aller apprendre à arbitrer s’il n’était pas capable de le faire, etc ... Finalement, après quelques minutes, le jeu reprend … Sur une action suivante, mon copain Nicolas, il part de nouveau au but. Un joueur adverse le tacle par derrière. Mon copain qui était déjà bien énervé après l’arbitre, se roule pas terre en se tenant la jambe ! Il crie, il doit avoir vraiment très mal ! Il demande le penalty. Après plusieurs roulades, il obtient finalement le coup franc. Un copain de l’équipe tire. Mon copain Nicolas se place dans le tas de joueurs et surgit. Il marque. C’est la liesse !! A quelques minutes de la fin du match, comme les grands joueurs (dont il fait partie), mon copain Nicolas, il joue tactique et monopolise le ballon. Pendant une, puis deux, puis trois minutes (c’est long de dribler tout seul trois minutes …) enfin la victoire ! ... Ouf. Après, mon copain le petit Nicolas, fidèle à son habitude chambre encore l’arbitre sur son but refusé. En lui disant qu’il a l’habitude d’être volé. Pour Marseille c’est pareil.


Le petit foot


Quand on se retrouve le week-end avec toute la bande d’amis de Saintpour, on fait un foot. C’est sympa le foot, j’aime bien. Moi la place que je préfère, c’est attaquant. Le problème c’est qu’on est deux à bien aimer cette position ! Et devinez qui c’est le deuxième ? … Nicolas bien sûr !! Et comme on joue souvent contre les Varennois et bien on se retrouve ensemble à deux devant ! Remarquez, moi je préfère être avec Nicolas car jouer contre lui, c’est pas toujours facile. D’abord il faut bien dire qu’il est un peu, voire pas mal, plus costaud que la moyenne et forcément il en joue un peu, voire pas mal. Ensuite, comme un peu partout, il faut toujours qu’il ait raison. Et bizarrement je trouve que c’est plus facile de lui donner raison quand tu joues avec lui ! C’est marrant qu’on aime bien être devant tous les deux car on n’est pas super techniques. Surtout moi d’ailleurs ! Des fois on se marche un peu sur les pieds. Ou sur ce qu’il en reste ! Ce qui est génial avec Nicolas c’est qu’il est attaquant (pour marquer des buts donc normalement) mais aussi capitaine (pour encourager ses coéquipiers avec sa voix fluette) mais aussi entraineur (il aime bien donner des conseils) mais aussi arbitre (il déteste l’injustice ; surtout si c’est pas en sa faveur).


Mais il peut aussi faire le médecin (si tu te blesses t’es certain qu’il sait ce que tu as ; il a arrêté médecine pendant l’internat il paraît). Il peut même faire le public en chambrant les adversaires ou le commentateur en te rappelant que c’est une action qui ressemble en tout point à celle de Pelé en finale de la Coupe du Monde 1970. On pourrait jouer des heures … et en fait on joue des demi-journées ! Ce qui est bien avec Nicolas, c’est qu’il a toujours des paires de chaussures, des chasubles, un ballon …, dans sa voiture. Il pourrait équiper toute une équipe. Moi j’ai de la chance car je chausse comme lui. C’est impressionnant de prendre parfois ses chaussures car ce n’est pas n’importe qui Nicolas : c’est un buteur ! Et malgré tout tu te dis que forcément … t’es pas sûr de marquer !! En fait, tout les deux on veut être attaquant mais on ne marque pas trop souvent. Il y a toujours un David ou un Titi qui vont te tricoter le ballon pendant des heures et marquer à ta place ! Tu as aussi Bab qui tire des mines de fou, normal il a été presque pro, alors on lui interdit de le faire pour favoriser le jeu technique car il est capable de marquer du milieu du terrain en arrachant les gants du gardien ! Sinon il y a Phil - mais souvent c’est un peu le traitre - car il joue plus que son tour avec les Varennois qui sont moins nombreux.


Ce sont nos ennemis jurés préférés au foot mais en fait on les aime bien. En même temps, on leur donne Phil avec plaisir car il est un peu comme Nicolas et moi : il veut être devant mais lui non plus il n’est pas toujours très doué. Disons qu’il a le niveau du PSG. Heureusement il y a Beb pour jouer derrière et en plus c’est un super défenseur et maintenant il court même comme un lapin depuis qu’il fait du triathlon. Bon ça ne l’empêche pas de nager comme une enclume ! Il est partout Beb pourtant il n’est pas bien grand mais il arrête tous ceux qui se dressent sur sa route. Jean-Claude aussi, il arrête bien les adversaires. Si bien que parfois ils finissent à l’hôpital ! Il est un peu maladroit Jean-Claude mais pas autant que Jean-Phi qui lui reste le roi. Arnaud, de son côté il est toujours prêt à faire plaisir et s’il le faut il jouera mais il préfère rester avec les filles. La honte !! Un jour j’ai un super ballon à jouer qui m’arrive en l’air de loin et comme à la télé j’ai voulu faire un amorti du ventre et par un petit manque de précision j’ai fait un super amorti du bas ventre si tu vois ce que je veux dire ! Et là, je me retrouve à terre à gémir en me disant que jamais je ne pourrais avoir d’enfants … Nicolas, toujours avenant vient vers moi inquiet prêt à appeler le SAMU. Et là c’est la question qui tue : ça va ? T’as pris le ballon sur une roubignole ? Alors je lui réponds, ouais sur les deux. Et il insiste, les deeeeeuuuuux !!


En ce moment, on joue moins au foot avec Nicolas et tous les autres amis car justement les filles, elles en ont un peu marre. Elles voient bien qu’on s’amuse comme des fous et je crois qu’en fait elles sont un peu jalouses ! Ou alors elles voudraient peut-être qu’on s’occupe un peu plus des enfants. Mais enfin on ne peut pas être partout ! Le foot on adore ça avec Nicolas et tous les autres mais lui comme moi on a un peu les pieds carrés. Bon surtout moi. Au moins ça me donne une bonne excuse pour justifier l’immanquable. Nicolas, c’est pareil il a toujours une super excuse : le soleil dans les yeux, un vers de terre qui a sorti sa tête et causé un faux rebond, une faute inexcusable de l’adversaire … qui ne l’a pas. C’est trop fort le foot avec ses amis mais c’est vrai que plus ça va et moins on y joue. Et vous savez quoi ? Quand on n’y joue pas …devinez … on en parle ! Et là aussi ça pourrait durer des heures et ça dure … Allez les copains, si on allait faire un foot ? Eh Nicolas, on se met devant ?! Touché !


Enfin la vérité ...


C’est lors de l’ arrosage de ces 28 ans que le petit Nicolas nous a permis de vivre avec tous les amis, une soirée inoubliable. Et oui encore une, j’ ai envie de dire ! Pour l’occasion, le petit Nicolas nous avait conviés en terre auvergnate, plus précisément à Aubière chez son ami Thierry Chenou. Ce dernier ne devait pas s’attendre à une fête pareille. Enfin, je veux dire par là, une époque où l’intombable était réellement intombable même auprès des filles ! Je vais d’ailleurs rafraîchir au petit Nicolas, qu’il aurait d’ailleurs pu voir ce soir là David Bardin rentré dans la famille. Et oui, souviens toi Nico que ce soir là David a failli succomber aux charmes de la soeurette de Dom sur la piste de danse. Mais l’intombable était véritablement intombable en ce temps. Souviens toi Nico, c’est également lors de cette soirée et de tes 28 ans, que nous étions dans l’année mythique 1998. Année de notre plus grand bonheur footbalistique ! Et c’est lors de cette soirée que tu t’es vu offrir d’ailleurs un maillot de foot par tes potes. Non pas celui de l’équipe de France, mais celui de ceux qui affrontèrent nos frenchies : le Brésil. Et oui, quelle erreur de notre part ce soir là, nous aurions dû avoir le nez plus fin pour miser sur nos compatriotes plutôt que sur les danseurs d’Amérique du Sud.


Et que dire également, Nico, de cette soirée où, dans un même soir, Arnaud Barber s’est vu cramer le nombril par les cendres de nos cigarettes ! Et oui c’est ce qui arrive lorsque tu ne mets pas à disposition des cendriers à tes amis ! Et que dire également de ces empiles mémorables que nous faisions, et surtout celle de ce soir là, où je me suis vu cramer le front sur la moquette. Marque sur le front qui a été très dure à justifier dès le lundi matin lors de la reprise du travail ! Mais il faut aujourd’hui éclaircir une vérité qui ne t’a jamais été rapportée sur un élément de cette fin de soirée. Et oui, tes amis les plus proches ; Babas, David et BeB, après avoir arrosé comme il se devait tes 28 ans, se sont vu sortir prendre l’air dans cette folle soirée. Et là, téméraires comme nous l’étions en ce temps, nous avons gravi, escaladé la Laguna bleue de l’époque , afin de pouvoir prendre la hauteur qu’il fallait. Et oui, rien de plus agréable et confortable que de pisser et soulager sa vessie du haut de ta caisse. Tu n’ avais jamais su que tes potes avaient chevauché ta voiture ; il fallait rétablir la vérité plutôt que de t’avoir laissé croire que des petits voyous d’Aubière avaient grimpé sur celle-ci et l’avaient marquée de leur empreinte de pied. Ah mon petit Nicolas, que cette soirée de tes 28 ans fut comme de très nombreuses autres soirées un moment de sourire, de déconnade, de bonheur !!! De bien gros bisous Nico, et que le livre du petit Nicolas soit à jamais incomplet tant d’histoires nous allons encore vivre tous ensemble ! ...


Le petit Nicolas et sa bande de copains font une randonnĂŠe


L’année dernière avec les copains, on a décidé de faire une grande randonnée. Je dis l’année dernière parce qu’en vrai, c’était hier mais de l’autre année, vu qu’aujourd’hui c’est le 1er janvier. Donc, il y avait toute la bande de copains, avec les filles, aussi. Pour une fois, on était tous d’accord pour faire un truc tous ensemble, et pas les garçons d’un côté, au foot, parce qu’on aime tous beaucoup le foot, sauf Arnaud qui préfère la déco, et la musique, et les filles de l’autre, dans les magasins, surtout Julie parce que c’est son truc à Julie, les magasins. On est partis tôt le matin. Tout le monde a réussi à se lever vraiment tôt, parce que ça nous disait bien à tous cette grande randonnée. Cathy et Babas étaient levés depuis l’aube, eux, vu qu’ils avaient installé un drôle de matelas en forme de pantoufle charentaise dans le salon, donc ils ont été réveillés très tôt, parce qu’il y avait beaucoup de passage dans le salon. On était au moins 15, et il y avait même des tout-petits avec nous, on les a acceptés dans le groupe, même si c’était des petits, et qu’en plus c’était des filles. C’était Laura et Déla, qui, elle, était vraiment très très petite. Donc on s’est préparés, et on a décidé de faire l’ascension du cap Estérel. Je dis l’ascension, parce que c’était une sacrée longue marche le cap Estérel, mais moi j’adore le sport, tous les sports, et presque toute la bande de copains aussi, il y a juste le foot où on n’est pas tous d‘accord, surtout les filles.


Bon au début on a mis longtemps à se décider, sur la randonnée qu’on allait faire et le chemin qu’on allait emprunter. Mais tout le monde a été d’accord pour me suivre, vu que c’est ma région, c’est moi qui connais le mieux. Il y avait bien aussi Arnaud et Philippe (qu’on appelle Fly parce qu’il adore les avions) qui sont de la région, mais en fait c’est bien moi qui connais le mieux le coin, tout le monde est d’accord là-dessus, surtout moi. On avait donc décidé de partir pour la journée, il fallait juste prévoir un pique-nique, et toute notre bonne humeur, mais ça c’était bon, on était tous de bonne humeur vu qu’on allait passer 2 jours ensemble à se retrouver, à jouer au foot, à faire la fête, à jouer au foot, à parler de sport, à manger des bonnes choses, à rejouer au foot, et à débattre un peu, à refaire le match, et à jouer au Uno, on était drôlement contents d’être tous ensemble. Bébert, on l’appelle Bébert parce que son prénom c’est Olivier, mais que son nom c’est Bergeron, donc Bébert c’est plus court, avait apporté un jambon d’Espagne qui avait l’air drôlement bon, et, surtout, qui était très gros vu qu’on était très nombreux. David est allé acheter plein de pain aussi et les filles ont préparé des sacs de clémentines, parce que c’est toujours les filles qui pensent à apporter des fruits.


Donc on est partis et on a drôlement bien marché au début, même si Laure elle a commencé à râler qu’elle avait mal aux jambes, et que ses baskets étaient trop petites, mais bon on a continué à marcher. Thierry était drôlement loin devant dès le début, parce que Thierry c’est le grand sportif de notre bande, vu qu’il fait du sport tous les jours, même le dimanche, et que des fois, il sort pas le soir pour être en forme pour les triathlons du matin. Et puis moi j’étais drôlement content de faire connaître ma région. Et puis tout le monde était drôlement content que je connaisse aussi bien la région, et comme ça on était sûr de ne pas se perdre. Il y avait juste Julie qui râlait parce qu’elle aurait bien voulu aller faire les magasins, et Babas qui râlait aussi parce qu’il voulait voir des fleurs mais ça c’était pas possible vu qu’on était en plein hiver, et qu’il aurait bien voulu écouter les oiseaux mais ça c’était pas possible non plus vu qu’on était drôlement nombreux et que ça faisait un sacré boucan qui couvrait les chants des oiseaux. Après il y a Philippe qui a commencé à râler aussi parce qu’il aurait préféré jouer au foot, et puis tous les autres qui commençaient à avoir faim. Bon alors on a décidé de s’arrêter pour manger nos sandwiches, vu que ça nous faisait drôlement envie les sandwiches avec le bon jambon d’Espagne.


On a encore marché un peu, le temps de trouver un endroit assez grand et avec une jolie vue pour faire notre pique-nique, mais là encore on n’était pas tous d’accord, vu qu’il y en avait qu’avaient pas leurs lunettes de soleil. Bon là, on a dû attendre Bébert qui était loin derrière vu qu’il s’était arrêté pour se peigner, parce qu’il y avait eu un coup de vent qui l’avait ébouriffé, et que Bébert il déteste être ébouriffé. Donc on s’est tous installés, et là on a partagé le pain, un moyen morceau chacun vu qu’on était nombreux. Moi j’aurais bien voulu avoir un plus gros morceau, vu que c’est moi qui avait guidé tout le monde, et que je suis drôlement gourmand. Mais bon. Et là, on a commencé à chercher le jambon, on savait plus très bien qui l’avait porté : si c’était Bébert parce qu’il l’avait acheté, ou David parce que c’est lui qui avait eu l’idée des sandwiches, ou Alex parce qu’il avait un grand sac à dos. On a commencé à se disputer, et à s’énerver. Finalement les filles sont allées dans un coin, en disant qu’on aurait dû préparé les sandwiches avant de partir et que comme ça, chacun aurait porté son sandwich, parce que c’est toujours comme ça les filles, c’est toujours supra-hypra-méga organisé. Moi, je commençais à m’énerver car quand même j’avais tout organisé, et que, du coup, c’était sûr que c’était pas à moi de porter les sandwiches, et que je commençais à avoir drôlement faim. Du coup, on a cherché le jambon pendant au moins 1h et là je sais plus qui a dit qu’il l’avait vu sur la table de la cuisine juste avant de partir. Et là, on a recommencé à tous s’énerver les uns avec les autres. Ca faisait un drôle de débat pour ces retrouvailles.


Bon alors du coup, on a mangé des sandwiches au pain, et on a tous imaginé le bon jambon d’Espagne à l’intérieur. Heureusement qu’il était drôlement bon le pain, parce que ça aurait été une sacrée histoire si, en plus, on avait eu du mauvais pain. Après nos sandwiches au pain, on a mangé des clémentines, et là on était drôlement contents que les filles soient venues avec nous, parce qu’elles avaient pensé à apporter des fruits. Finalement on a bien rigolé et puis là on a parlé de tout ce qu’on allait manger le soir, et qui allait aussi être drôlement bon, vu que c’est Muriel qui avait fait les courses. Après on a fini la ballade. On a mis longtemps vu qu’on n’était pas d’accord sur le chemin. Finalement, ça a encore fait des débats, mais moi j’étais content parce que j’aime bien les débats, et que finalement tout le monde a décidé de m’écouter pour le chemin du retour. Il y a juste Thierry qui est parti de son côté parce qu’il a décidé de finir la randonnée en courant. Finalement on est arrivés en fin d’après-midi, et ça avait été une sacrée aventure, vu qu’on était partis au moins 8 heures ; j’ai pas tout calculé mais comme je suis du sud, j’aime bien grossir les chiffres …


Le soir on était encore de bonne humeur vu que c’était le réveillon et qu’on avait bien décidé de faire la fête. On a préparé le repas, qui avait l’air drôlement bon, vu qu’on avait tous très faim à cause des sandwiches au pain. Là c’est surtout les filles qui ont préparé le repas, vu qu’il fallait qu’on joue un peu au foot, mais pas très longtemps, vu qu’on était drôlement fatigués avec cette grande randonnée. Quand le repas a été prêt, on s’est tous mis à table et là, on n’avait plus très faim parce que finalement on était vraiment fatigués. On a fait un effort pour tenir jusqu’à minuit, car quand même il fallait bien se souhaiter une bonne année, et puis on est tous allés se coucher. C’était une sacrée journée, et surtout une super randonnée, même si on n’a pas fait la fête ... on était drôlement contents d’être tous ensemble.


Les chaussettes


Nicolas c’est mon super copain. Il est vraiment très gentil avec moi, il prend toujours de mes nouvelles, il est très généreux, il fait super bien la cuisine … une fois, il m’a fait des pâtes au pesto … c’étaient les meilleures que j’avais jamais mangé ! Et puis il sait toujours tout, certains garçons sont même jaloux de lui et disent qu’il ment … mais c’est même pas vrai et moi je suis sûre qu’il sait vraiment les choses ! Bref Nicolas c’est mon super copain et je l’adore. Mais, Nicolas, il a un truc qui ne va pas du tout … c’est son look ! Moi, je m’appelle Julie … j’avais oublié de vous dire comment je m’appelle … je suis assez à la mode. Les copains disent que je suis la « fashionista » du groupe … je ne sais pas exactement ce que ça veut dire, mais en gros que je m’habille à la mode. Et alors, je peux vous dire que Nicolas il n’est pas à la mode du tout. Il mélange n’importe quel haut avec n’importe quel bas. Par exemple il met un tee-shirt de sport avec le pantalon du dimanche !


Il a des tee-shirts avec des publicités dessus … des tee-shirts qu’on a gratuits sur le tour de France. Et ben lui, il les met même pour sortir dans la rue et même pour voir des gens aussi. Pire, une fois il avait mis des chaussettes de tennis pour aller à une fête avec des copains … alors qu’il y avait plein de filles. Je vous jure que je dis la vérité ! Il avait un jean ... pas très bien coupé, mais bon ça c’est pas grave, et une belle chemise ... il était plutôt bien, j’étais même étonnée ! Et là, il commence à marcher et qu’est ce que je vois ... des vieilles chaussettes de tennis ... toutes grises tellement elles étaient vieilles ! La honte ! Avec les autres filles, on s’est moqué de lui tellement c’était moche. Je ne sais pas si c’est sa maman et son papa qui choisissent les vêtements de Nicolas mais il faut qu’il fasse quelque chose … il peut pas continuer comme ça ! Alors, voilà, je pense que je vais l’aider Nicolas.


Je pourrais aller un mercredi chez lui et trier son armoire. On dirait à ses parents qu’on joue et on pourrait jeter tous ses tee-shirts du Tour de France. Et aussi, on pourrait jouer à essayer les vêtements de son placard pour que je lui montre les hauts qui vont bien avec les bas. Et après mon super copain Nicolas il sera super bien habillé ! Et, je vous ai pas dis, mais Nicolas il a une amoureuse, c’est ma copine, elle s’appelle Muriel. Et ben Muriel, je suis sûre qu’elle sera super contente, parce qu’une fois elle m’avait dit un secret sur les tee-shirts de foot de Nicolas, et elle les aime pas du tout ... mais faut pas le répéter, c’est un secret !!


En colo Ă  Punta Cana


Moi je m’appelle Philippe et Nicolas c’est mon copain depuis beaucoup, beaucoup d’années. Il est pas dans ma classe parce qu’il n’habite pas dans la même ville que moi. Lui il habite très, très loin de chez moi dans le sud je crois, alors je le vois surtout pendant les vacances. On s’amuse toujours bien, on va à la piscine, on joue foot avec les copains, on fait même des Jeux Olympiques des fois... Une année, parce qu’on avait très bien travaillé à l’école, nos parents nous on envoyé en colonie de vacances. Avant de partir c’était la grande excitation parce qu’on partait pour la première fois en colo et qu’on allait pouvoir faire les fous sans les parents avec les monos et les copains. La colo était à Punta Cana en République Dominicaine, je sais pas trop où c’était, mais Nicolas qui connait toujours plein de trucs, il m’a dit que c’était très loin et qu’il fallait faire drôlement attention et surtout ne jamais sortir du camp. Il parait qu’en dehors c’est très très dangereux, parce que y’a plein de pauvres qui veulent faire du mal aux gens qui viennent en vacances là-bas. Je sais pas comment il sait tout ça Nicolas, il connait toujours des trucs que personne ne sait ... Bon, je sais pas si c’est vrai mais moi ça me fait peur !!! Je sais plus trop si j’ai envie d’y aller maintenant, j’ai pas envie de me faire manger par des pauvres moi !!!!


Bon, finalement je suis quand même parti en colo, c’est mon papa et ma maman qui m’ont amené à l’aéroport et c’est là que j’ai retrouvé Nicolas qui était aussi avec son papa et sa maman. Ils nous ont donné les mêmes conseils pour la 1000ème fois et ils nous ont laissés devant un gros portique et après ils avaient plus le droit de venir avec nous, alors on a suivi les monos qui avait tous l’air très gentil. On a retrouvé tous les autres copains et on est montés dans l’avion, y’avait Jean-Philippe, Virginie, Julie et Muriel. Nicolas il s’est tout de suite assis à côté de Muriel, je crois bien qu’il avait envie d’être son amoureux. On a bien rigolé dans l’avion aussi, parce qu’on a fait croire aux monos qu’on buvait du Canada Dry mais en fait c’était du Champagne, sauf que moi j’ai pas l’habitude alors j’arrêtais pas de rigoler et je me suis même fait un torticolis que j’ai gardé pendant toute la colo !!!! Le voyage était très long mais quand on est arrivé c’était super... Y’avait une grande piscine, plein de jeux et il faisait super beau !! Les monos étaient super sympas, surtout une : Santa. Nicolas et moi on s’est dit qu’on allait bien s’amuser avec elle. Elle donnait des cours de gym, alors Nicolas et moi on s’est inscrit à toutes les séances !!! Mais Nicolas, il n’est pas toujours venu aux cours de gym, parce qu’il était avec son amoureuse, Muriel. Moi comme je voulais avoir une amoureuse aussi, j’ai essayé avec Virginie. Alors le premier jour on est partis se promener sur la plage avec les copains et moi j’ai essayé de mettre ma main sur l’épaule à Virginie, mais elle,


elle était pas trop d’accord alors je me suis dis que ça serait pas facile. Et puis finalement c’est Julie qui est devenue mon amoureuse, elle, elle voulait bien que je lui mette ma main sur l’épaule ... et pas que sur l’épaule même !!!! Tous les jours on allait à la plage ou à la piscine avec les copains, on faisait des jeux et on s’amusait à couler les monos, surtout Santa. Les filles aussi adoraient qu’on les coule et qu’on fasse des bombes quand elles étaient en train de dormir sur les transats, surtout Julie et Virginie parce qu’elles sont très joueuses !!! Une fois on était dans la piscine avec Nicolas et JeanPhilippe et puis Nicolas il a dit qu’il devait aller libérer Mandela, sauf qu’il avait pas vu que le fils de Mandela était juste derrière lui !!!! Qu’est ce que c’était rigolo !!!! Et puis le dernier soir, je me souviens que les monos avaient organisé le concours du plus gros mangeur de langoustes dans le réfectoire. Ils faisaient cuire les langoustes sur le grill et c’était celui qui arrivait à en manger le plus qui gagnait. Y’avait une super ambiance, tout le monde criait et encourageait les participants. Nicolas et Jean-Philippe sont arrivés en finale et c’est Nicolas qui a gagné avec 24 demi langoustes !!!! Et voilà, le lendemain je suis allé dire au revoir à ma Santa après le cours de gym et on a tous pris l’avion pour rentrer chez nous sauf que Nicolas il était un peu plus lourd au retour qu’à l’aller !


Un poisson nommĂŠ santa


Il était une fois une petite île paradisiaque des Caraïbes, Saint Domingue, où Nico a sévi pendant une semaine « all inclusive » en Octobre 2001. Tout démarrait dans les meilleures conditions : « Cuba Libre » non seulement à toute heure mais aussi en tous lieux, y compris au « bar aquatique » dans la piscine, soirée langoustes, soleil et sable chaud. C’est pourquoi j’ai choisi de vous faire partager les éléments mémorables de cette sympathique semaine passée entre privilégiés et notre Nico. Ce contexte apaisant laissait souvent notre Nico quasiment bouche-bée … Si, si, c’est possible … A partir de 20h, seul un « calibre » et ses volutes pointaient hors de sa bouche. Etait-ce son âme « commerce équitable » ou simplement le plaisir, ou peut-être les deux, en tout cas Nico était un fidèle client du petit artisan local qui confectionnait à la main les fameuses feuilles de havane… Bref, un esprit très « Club », pour initiés, s’est vite instauré entre nous. Philippe et moi n’avions qu’à bien nous tenir … Jusque là, tout allait selon nos plans.


Cela a commencé à déraper lorsque nous avons voulu faire quelques courses au supermarché attenant à l’hôtel. Philippe voit un bel oiseau blanc dans un jardin et sort son gros appareil … photo … pour l’immortaliser lorsque soudain un groupe de jeunes l’interpelle : « interdit de prendre l’oiseau … par contre, si tu veux du shit ou de la coke, pas de problème … ». Bref, c’était bizarre … et nous n’étions pas au bout de nos surprises … Le lendemain matin vers 11h30, alors que nous avions à peine commencé notre 3ème Cuba libre et paressions sur la plage, une jeune Dominicaine branche soudain son poste de musique, à fond bien sûr… Avant que Nico n’ait eu le temps de se lever pour lui dire de se calmer (Philippe et moi - malgré notre puissante musculature - préférons envoyer notre garde du corps dans ces cas là), déjà une foule commence à se déhancher derrière elle … Bref, c’était le cours de gymnastique … L’histoire ne dit pas si la professeur avait vu notre Nico « caler » la veille devant son cinquième plat de langoustes et s’était dit qu’il avait besoin d’un peu de gymnastique pour retrouver l’appétit, mais en tout cas, elle fut vers lui en deux secondes cinq.


Nico l’a d’abord regardée d’un air amusé, du style « ma petite, tu t’apprêtes à parler à un vrai sportif, habitué aux bonnes séances physiques de hand-ball, de volley ou de foot, pas à une tarlouze du style de ceux qui se trémoussent les fesses derrière toi et font semblant de transpirer ». Malheureusement, comme vous avez pu le lire dans le titre de cette anecdote, nous connaissons le prénom de la fameuse professeur … On ne sait pas encore comment elle a réussi mais en tout cas, notre Nico s’est soudain retrouvé sur le sable à gesticuler dans les pas de « Santa ». Cela aurait pu être drôle si nous avions eu le temps d’attraper le camescope … Mais, vous vous doutez de la suite … Julie et Virg ont vite mis la pression pour que nous allions aussi brûler quelques graisses sur le sable … Chance, pas de chance …


Le petit Nicolas et sa nouvelle maison en Belgique


Le petit Nicolas et sa copine Muriel venaient de déménager pour leur travail à Bruxelles et avaient invité tous leurs amis à visiter leur nouvelle maison. On partit tous de chez nous le vendredi pour un long voyage en voiture. Bebert et moi on est passés par Moulins, Nevers, Montargis, Paris et après je ne sais plus parce que je me suis endormi. Quand je me suis réveillé on était déjà en Belgique, les panneaux n’étaient plus pareils que chez nous. Il y en a même un qui disait « Danger Aquaplanage ». Le petit Nicolas nous avait prévenus qu’on ne comprendrait pas tout parce que la Belgique c’est presque comme la France mais pas tout à fait. Après au moins 7 h de route on arriva chez le petit Nicolas et Mu. Ils habitaient une grande maison avec même une véranda où le petit Nicolas disait faire du vélo (c’est à moi qu’il avait demandé des conseils pour acheter son vélo décathlon 740). Il y avait aussi un grand jardin mais comme c’était la nuit et qu’il pleuvait on ne l’a jamais vu du week end. La visite de la maison terminée tout le monde partit se coucher et s’endormit sans difficulté. Le lendemain lorsqu’on se réveilla, il continuait de pleuvoir. Le petit Nicolas et Mu avaient décidé, avant de faire la fête le soir, de nous emmener visiter Bruxelles.


Moi je ne connaissais pas du tout Bruxelles sauf en photos, et je voulais bien voir le Mackenpis. En réalité c’est un tout petit bonhomme qui fait pipi mais c’est tout. Par contre la grande place, elle, est magnifique. Rien que pour cela ça valait la peine de se mouiller un peu. Après cette visite on décida tous d’aller manger des moules frites. C’est la spécialité de la Belgique ... comme le gâteau de Savoie est une spécialité de ma maman. On n’a pas vraiment peiné à trouver un restaurant parce qu’où on était il y en avait des dizaines. Une fois installés dans un de ces resto, on commanda tous un menu avec des moules frites. Jusqu’au plat il n’y a pas eu de problème. Par contre tout se gâta au moment du dessert. Moi je ne voulais pas prendre de dessert et préférais à la place un café. Je l’ai demandé gentiment à la serveuse mais celle-ci me dit que c’était pas possible parce que le café n’était pas au menu.


J’ai quand même insisté, mais cette fois c’est la patronne qui est venue nous dire qu’il fallait maintenant arrêter. Mais moi je n’avais toujours pas envie de dessert parce que de toute façon je ne mange jamais de dessert. Le ton est alors monté et c’est là que le petit Nicolas s’est fâché très fort. Du bout de sa table (parce qu’il se met toujours au bout) il a commencé à parler très fort et à dire aux autres clients que ce qu’ils mangeaient n’était pas bon. Il a même écrasé un dessert qui n’allait pas être mangé et a insulté la patronne en sortant. Il en a profité pour la traiter de grosse vache (il aime bien dire grosse vache) et nous, on était tous d’accord. Quand on est sorti, ce qui est sûr, c’est qu’on n’aimait plus les Belges et on rentra tous à la maison pour préparer la soirée. Pendant les préparatifs de la soirée, le petit Nicolas nous dit aussi qu’il avait invité des copains de son travail. Comme son travail était important et que c’était des nouveaux copains, il nous demanda de ne pas faire trop de bêtises. La soirée commença vers 20h et on a fait donc la connaissance de ces copains qui avaient l’air très sympa.


Comme dans toutes les fêtes on pouvait danser, manger, boire et même fumer. Le petit Nicolas et Mu avaient eu comme idée d’installer des grandes pipes qu’ils appelaient narguilés et on pouvait fumer du tabac à la pomme. Pour manger il y avait plein de bonbons que le petit Nicolas avait ramenés de son travail car il travaillait dans une usine à bonbons. Pendant la soirée chacun racontait ses histoires et l’histoire du restaurant du midi fit beaucoup rire les nouveaux copains du petit Nicolas. Mais l’histoire qui fit le plus rire c’est celle de JP avec le cierge Pascal. Même si on la connaissait par cœur ça reste une de nos histoires préférées à tous avec aussi celle de Fly chez mon papa et ma maman. Cette fois j’avais même pris le caméscope de Bebert pour filmer JP en train de refaire l’enfant de chœur tenant le cierge Pascal. JP commença donc son histoire et tout le monde se mit à rire. Même ceux qui étaient allongés entrain de fumer décidèrent de nous rejoindre pour le voir mimer son histoire. Bébert qui était resté assis à tirer sur la chicha plus d’une heure se leva lui aussi. Comme il était plus petit que tous les copains il voulu s’approcher, mais au moment d’arriver il trembla comme une feuille et tomba fort sur le carrelage. Moi j’ai cru qu’il voulait faire l’imbécile et j’ai continué de filmer, mais en fait il ne le faisait pas exprès et il était vraiment tombé dans les pommes.


Tout le monde eut très peur. Le petit Nicolas était même prêt à appeler les pompiers, mais après quelques secondes Bébert avait rouvert les yeux. Même s’il était plus blanc que le carrelage il nous a dit qu’il allait bien mais demanda immédiatement une bassine et vomit tout les bonbons qu’il avait mangés. On aurait pas dû mais ça nous a fait bien fait rire car on avait aussi compris que Bébert avait trop fumé et bu. Comme il n’était pas habitué à fumer le calumet, ça lui avait tourné la tête et quand il s’est relevé il a fait un malaise. En plus comme il avait un peu bu d’alcool il a vomi devant tous les invités y compris les nouveaux amis du petit Nicolas. On l’a ensuite emmené se reposer et quand il est revenu il était tout gêné. Je pense qu’il devait repenser à la demande du petit Nicolas de ne pas faire de bêtise devant ses nouveaux amis. Le dimanche tout le monde se réveilla un peu fatigué de la soirée mais il y en a un qui pour qui le retour chez lui fut beaucoup plus difficile. Depuis ce jour quand un copain fait ou dit une bêtise on parle de Bébérite. Au final notre voyage en Belgique dans la nouvelle maison du petit Nicolas s’était bien passé même si nous avons appris à ne pas aimer les Belges, la pluie, et pour Bébert la fumée.


"Bienvenue chez les Ch'tis Lutti"


Il y a une bonne dizaine d’années, mon copain le petit Nicolas a débarqué chez les Ch’tis avec l’ambition, après avoir vendu du soda et des fromages auvergnats, de devenir un maître expert des linéaires de confiserie. Mon copain, le petit Nicolas, enfin pas si petit que ça, regardez le diamètre de ses mollets aussi larges que mes cuisses à mon apogée sportive !, bref le petit Nicolas fut comme une bouffée d’oxygène dans l’enfer du nord ! Un mec du sud, né en plein milieu du mois de mars, fan de sport et de Handball tout comme moi, et qui en plus affiche une descente raide comme le Mont Ventoux c’était l’assurance de passer de bons moments et de rayons de soleil au pays des Ch’tis ..., dans ces conditions je dois dire qu’on oublierait presque qu’il est marseillais et fan de l’OM ! Je ne parlerai pas de notre virée de motards en Irlande où mon copain était au guidon de sa moto qui lui va si bien, une cylindrée et un gabarit à l’image de ses mollets et le besoin d’aller faire le plein deux fois plus souvent que le reste de la troupe ! mais je parlerai plutôt de deux souvenirs mémorables qui me viennent tout de suite à l’esprit.


Je me souviens tout d’abord, enfin autant qu’on peut se souvenir d’un week-end alcoolisé, d’une fameuse soirée à Paris. L’après-midi on avait vu l’équipe de France de Hanball gagner en demi-finale au POPB, on était pleine balle. Plus tard, après avoir déposé nos affaires chez sa soeur, nous sommes partis à une soirée organisée par son ancienne école de commerce. Après de rapides salutations de courtoisie, toute notre attention s’est reportée sur le bar où nous avons entrepris une étude attentive des différentes boissons que proposaient ces jeunes étudiants, c’est ce qu’on appelle de la conscience professionnelle, en effet nous avions entrepris de gros projets d’étude au boulot et il nous tenait à coeur de continuer. Tard, très tard après que la source se soit tarie, nous avons pris le chemin du retour, non sans avoir pris la précaution de prendre une bouteille de whisky, sait-on jamais. C’est moi qui conduisait, Nico avait gagné au niveau du taux d’alcoolémie, et j’avoue que je n’étais pas peu fier d’avoir retrouvé mon chemin sans encombre, comme quoi l’alcool n’altère pas le sens de l’orientation, même si je me demande encore pourquoi Nico m’a demandé de faire une petite halte devant le parvis de la gare Montparnasse.


Bref, arrivés devant chez sa soeur, nous avons été confrontés au problème de trouver une place où nous garer. Toutes les rues adjacentes étaient pleines à craquer, même pas la place de faufiler un vélo entre les pare-chocs des voitures. Et là d’un coup, on s’est retrouvé face à une place libre qui n’attendait que nous, juste à quelques mètres de l’endroit où nous allions pouvoir dormir du sommeil du brave ! Le bon dieu était avec nous ! J’ai réussi un incroyable créneau et après que Nico ait pensé à déposer la bouteille de Whisky sur le tableau de bord, il ne s’agissait pas de l’oublier le lendemain, nous sommes donc rentrés nous coucher. Je vous avoue que nous avons été quelque peu surpris, en fin de matinée, lorsque nous sommes retournés à la voiture et de voir que celle-ci était en train d’être confortablement installée sur le pont d’un camion de la fourrière ! Le monsieur nous a alors gentiment expliqué qu’il ne pouvait pas faire autrement avec une voiture garée sur la place réservée au commissariat de police dont l’enseigne lumineuse éclairait mon crâne dégarni. Mon copain Nicolas a fait alors jouer son talent de négociateur et après avoir délicatement escamoté la bouteille de whisy du tableau de bord nous avons pu repartir vers l’enfer du Nord ... pour une cuite c’était une belle cuite.


Mais peut-être pas autant que celle que nous avons prise à Malte lors d’une convention de vente. Après une journée riche en présentations et en diverses activités, toute l’équipe commerciale et marketing Lutti (une cinquantaine de personnes) s’est rendue dans un restaurant traditionnel sur les hauteurs de La Valette. L’organisateur, le directeur commercial/marketing et supérieur hiérarchique direct de mon copain Nicolas et moi-même, avait fait organiser un simulacre de cérémonie lors de laquelle différentes personnes choisies parmi nous étaient adoubées à l’ordre des Chevaliers de Malte. Il y avait une dizaine de tables, et la cérémonie durait une éternité, ce qui était une très bonne chose car ça nous a permis d’avoir le temps de garnir notre table d’un florilège de bouteilles de vin à tel point que le serveur hésitait ensuite à passer près de nous et jetait des regards anxieux autour de lui chaque fois qu’on en réclamait une autre. Le temps passait ; l’une après l’autre, une personne de chaque table était appelée pour se présenter devant le maître de cérémonie et devenir membre de l’ordre des Chevaliers de Malte, chaque table, sauf la notre ...


Nous avons donc décidé d’un commun accord de nous adouber nous-mêmes de l’ordre des Chevaliers du Single Malt et de le proclamer haut et fort, ce qui n’a pas été du goût de notre chef, qui nous a traités Nico, le directeur de clientèle (un bon « descendeur » également) et moi-même de - je cite « petits cons » ce qui est assez vexant vous en conviendrez, surtout à cause de l’adjectif qualificatif employé. Ensuite, nous nous sommes rendus dans une boîte de nuit, où notre DG, un flamand pur souche, a décidé que la bière devait couler à flot, ce dont nous avons largement su tirer profit. Et là, j’avoue, qu’occupé que j’étais à me maintenir debout pendant que je dansais et buvais en soutenant le plafond de mes bras musclés, je ne sais plus très bien ce qui s’est passé autour de moi, sauf que le lendemain matin on avait curieusement tous un sacré mal de crâne! Voilà mon petit Nicolas, je ne peux pas être avec vous, mais j’espère que j’aurai réussi à te rappeler d’excellents souvenirs ! Je te souhaite un joyeux anniversaire et je bois un coup à ta santé.


Quand le petit Nicolas joue les Petitrenaud‌


En villégiature dans la capitale des Gaules et de la gastronomie française, loin de Bruxelles et de ses spécialités aussi indigestes que sans saveur, le petit Nicolas et sa petite famille (si, si petite à l’époque car les jumelles n’étaient pas encore annoncées !), manifestaient leur intérêt pour une visite du Beaujolais. On ne saura jamais si c’est la dégustation des crus exceptionnels, fins en bouche et si délicats qui mirent le petit Nicolas en appétit mais on peut dire qu’il fit honneur à la gastronomie locale. En effet, nous nous arrêtâmes pour déjeuner dans une petite auberge fort sympathique qui portait un nom très original pour la région : « Le Caveau ». Nous nous installâmes à une table et les cartes nous furent présentées. Là où d’autres auraient demandé naïvement et trivialement quelle était la spécialité de la maison, le petit Nicolas triomphant, lança à la serveuse interloquée : « Qu’est ce que vous avez de plus copieux ? » La serveuse, resta interdite quelques secondes se demandant quel était véritablement le sens de la question, puis proposa les plats les plus riches de la carte dont les noms évocateurs laissaient présager un grand moment de dégustation : andouillette, tête de veau, tripes et autres cochonnailles étaient donc de sortie ...


Après quelques secondes de réflexion (demain, j’arrête !), certains se sentant menacés et ayant opté directement pour la salade (lyonnaise quand même ie avec des lardons), Nico annonça qu’il se laisserait bien tenter par, en entrée, une assiette de charcuterie, en plat principal, un gratin d’andouillette accompagné de son gratin dauphinois et en dessert, il verrait après, laissant sous entendre avec un air de défi, que ce n’était pas quelques spécialités régionales de rien du tout qui allaient dompter sa faiblesse pour les sucreries : « Même pas peur », songeait-il … Il est important de noter que Déla était très jeune à l’époque et mangeait essentiellement des petits pots vapeur et autres diététiques, et il faut le dire, insipides nourritures de jeunes enfants. Quelques victuailles plus tard, notre Nico, non content de lui, commanda deux crèmes brûlées en dessert, et sous le regard inquisiteur de la serveuse, se sentit obligé de rajouter : « Euh, la deuxième, c’est pour la petite » !


Tribulations du petit Nicolas à Lyon, le pays de la gastronomie ‌


Le petit Nicolas parvint, après de grands efforts, à rallier une communauté de gaulois retranchés entre deux tours médiévales, sur la route de Lyon et de Villefranche. A son image, son entrée dans leur équipe de Volley (passage initiatique obligatoire) fût fracassante … surtout pour le mur du fond qui a bien trop souvent tâté le cuir du ballon. Oui, oui, le petit Nicolas mangeait déjà trop de soupe. Certains, se disant ses amis, tentèrent alors de l’extirper de cette boucle infernale … petit-déj, apéro, déjeuner, goûter, dîner … Mais que le combat fut dur ! Des années passèrent, les blessures se cumulèrent et le petit Nicolas conforta sa place de pilier … de restaurant. Un soir, se croyant à l’abri et sans prêter garde, le petit Nicolas proposa aux membres de l’équipe de dîner ensemble après le match. « Qu’elle est bonne ton idée s’exclamèrent-ils tous ». Mais quelle ne fut pas leur surprise, lorsqu’il s’attaqua, sans la moindre crainte, à une côte de bœuf gargantuesque (servie pour deux personnes normalement constituées). Le combat fut violent. A l’image de son idole, Mike Tyson, le petit Nicolas commença à dévorer son adversaire qui ne put résister qu’un instant. En quelques secondes, plus une bouchée ne restait et le petit Nicolas devint pour tous ceux qui l’aiment le petit ogre Nicolas !


Le bout de table


Régulièrement, mais de moins en moins toutefois, tous les amis de Nicolas aiment se retrouver ensemble pour disputer un match de foot, rire, raconter des souvenirs mais surtout (vu notre âge avancé maintenant !) manger un bon petit plat au restaurant ou chez les uns et les autres. Ces diners sont toujours un régal pour nos papilles et nous attachons de plus en plus d’importance au choix du restaurant… C’est là que j’interviens, car entre Nicolas et moi, le diner c’est sacré ! Ce n’est qu’une histoire d’emplacement. Qui arrivera à table le premier pour s’asseoir en bout de table ? On se demande pourquoi ? Etre servi en premier ou être seulement à l’aise et avoir de surcroît plus de place que les autres ? J’avoue que je ne dîne presque jamais aux côtés de Nicolas car heureusement pour moi, une table a deux extrémités et vous saurez dorénavant que ces deux places sont réservées des mois à l’avance !!


Un heureux évènement Le 8 septembre 2002 le petit Nicolas a eu un coup de téléphone qu’il n’attendait pas si tôt, et oui un petit Louis était né et le petit Nicolas avait été choisi comme parrain (oui les parents ont bien réfléchi avant !!!). Dans la semaine celui-ci se rend à la maternité avec un contenu bizarre dans son cartable, il arrive il regarde son filleul et sort le contenu du cartable quand tout à coup un médecin entre … La maman est très gênée mais le médecin rigole en voyant les verres de champagne que les hommes ont dans leurs mains !


La moto


Alceste et Clotaire ont tous les deux une moto. Alceste c’est mon copain qui est très gros et qui mange tous le temps et Clotaire c’est le dernier de la classe mais il va super vite sur sa moto. Quand ils reviennent de vacances, ils n’arrêtent pas de nous raconter leurs aventures et tous les copains trouvent ça drôlement rigolo. Sauf Rufus qui n’arrête pas de dire que tout ça c’est des mensonges et que personne ne peut rouler comme ça sans se faire attraper par la police et finir en prison et que ce serait bien fait pour eux. Il faut dire que le papa de Rufus est policier. Du coup Alceste a voulu lui donner une gifle mais Agnan s’est mis à crier que ce n’était pas juste et qu’il ne fallait pas le taper parce qu’il a des lunettes. C’est vrai que d’habitude, c’est plutôt Agnan qui reçoit des gifles. Alors, j’ai décidé de casser ma tirelire pour passer le permis moto. L’inspecteur, Monsieur Blédur était très gentil et on est devenu super copains : à chaque fois que je passais mon examen, il insistait pour que je revienne le voir une autre fois.


Alceste et Clotaire finissaient par trouver ça un peu étrange. Ils m’ont donné plein de conseils pour m’aider : « t’as qu’à accélérer plus vite », « t’as qu’à freiner plus tard », « t’as qu’à rester en voiture, tu as trois enfants quand même », « t’as qu’à lui donner un coup de poing sur le nez à Monsieur Blédur ». Au bout de cinq ans et de plusieurs tirelires, Monsieur Blédur est parti à la retraite et sa remplaçante, Madame Lecourju a fini par me donner le permis en soupirant et en disant qu’il fallait quand même laisser la place aux autres candidats. Elle est chouette Madame Lecourju ! Après, j’ai cherché une moto à acheter et j’ai été bien embêté parce que je ne voulais pas une mobylette comme celle de Clotaire ni une antiquité comme celle d’Alceste. Heureusement, j’ai fini par trouver la plus belle moto du monde, elle est bleue et fait un bruit terrible et je vais l’appeler Azurette. Quand Louisette - Louisette c’est ma copine - m’a demandé combien je l’avais payée, j’ai du diviser le prix par deux pour pas me faire gronder. Louisette, elle n’aime pas trop quand je m’achète des nouveaux jouets pas très utiles. Mais je lui ai dit que j’irais travailler et puis aussi chercher les filles à l’école avec la moto. Des fois, elle est un peu bête Louisette, ou alors elle fait semblant.


Au bout de quelques semaines, j’ai compris pourquoi Monsieur Bledur insistait pour que je m’entraine encore avant de me donner le permis. C’est drôlement difficile de faire de la moto. Par rapport à la voiture, il y a deux roues de moins ; c’est un peu comme faire du vélo, mais avec un moteur qui remplace les jambes et ça va trop vite des fois, surtout quand Alceste et Clotaire font les guignols devant. Un matin, en partant au travail, j’ai oublié de prendre le virage en bas de la rue et j’ai embrassé le petit Jésus. Elle est jolie mais elle est drôlement dure la statue du petit Jésus. Une autre fois, j’ai du appeler tous les voisins pour relever Azurette qui tombe souvent quand je rentre dans mon garage. Azurette elle est belle mais elle est très lourde (un peu comme l’humour de Clotaire). Monsieur Yamaha, il dit que je devrais l’appeler Assurette à force. Lui aussi je suis devenu son copain, je vais le voir très souvent. Et puis, j’ai aussi découvert il n’y a pas longtemps que c’est très utile de mettre de l’essence dans le réservoir d’Azurette pour la faire avancer. Et ça Clotaire ne me l’avait jamais dit ; il aime bien faire des blagues.


Mais aujourd’hui tout va bien. Alceste et Clotaire ne peuvent plus trop se moquer parce que Clotaire a mis le feu à sa moto et à tout un pâté de maison et Alceste doit trouver un archéologue pour faire réparer son épave. C’est chouette la moto, mais, si ça continue je serai bientôt tout seul à en faire.


Le petit Nicouulas : le Grand stratège


« Eh … madame … madame … attendez-moi, je n’ai pas encore remis ma copie » crie, Zakaria, en courant pour rattraper sa maîtresse dans le couloir de l’école … « Toujours en retard … !!! » hurle la maîtresse. En effet, elle avait demandé, deux semaines avant, de faire une rédaction sur une personne de son entourage … mais le petit marocain, qui a choisi de parler de son ami le petit Nicouulas, est toujours à la traîne. « Mon ami le petit Nicouulas est dans la classe des grands. Notre amitié s’est tissée grâce à David, un ami commun, mais aussi lors de la pratique de notre passion : le foot … et souvent aux tournois scolaires, on se retrouve dans la même équipe … Le petit Nicouulas est un ami sympathique, sociable et jovial. Il m’offre toujours quelques friandises pendant la récré … Mais bon, des fois, il me réclame quelques kilos de cornes de gazelles faites par ma grand mère … il est un peu gourmand. J’aime bien mon ami le petit Nicouulas car, malgré son jeune âge, il participe à l’organisation des tournois scolaires de foot … il est très actif et entrepreneur.


Le petit Nicouulas est aussi bon en conseils ... de très bons conseils ... L’année dernière, lors de la finale scolaire du foot, sur la dernière action du match, je me tord le genoux … c’était très douloureux et je me suis mis à sangloter en pensant à la fin de ma carrière de footballeur professionnel … Mais, mon ami Nicouulas était là, pour me réconforter : (ne pleure pas mon petit Zak, ta blessure n’a pas l’air d’être trop grave … mais de toute façon, j’ai un plan pour ta conversion ... et oui … ta conversion … pourquoi pas, créer ta propre entreprise … Tenant, avec détermination, le poteau du « CORNER », les conseils du petit Nicouulas s’enchaînent : « Ecoutes, Zak, nous allons faire ton bilan de compétences, déterminer tes forces et tes faiblesses … afin de préparer un projet pour ton avenir ». Ca serait bien de faire un business plan avec un plan d’investissements … et un compte de résultat sur trois ans … et bien sûr un plan de trésorerie … nom de domaine … site internet … etc). Je n’avais pas tout compris, mais j’ai sû que je pourrais compter sur « le petit Nicouulas » si un jour je voulais créer mon entreprise.


Enfin, en plus du foot, je partage avec le petit Nicouulas, la passion pour l’Afrique. Pour moi, c’est mes origines, mon lieu de naissance … pour lui c’est la grande aventure. Il aime tellement l’Afrique qu’il m’a dit : « un jour, quand je serai grand, j’y emmènerai ma princesse pour notre voyage de noces ».


L’ascension du Mont Thou …par la face EST au départ du BEYRION… C’était un début de fin de semaine pas comme les autres. Depuis le vendredi soir il neigeait, et ça ça arrive souvent à CURIS, mais comme ce jour là très rarement. On s’est réveillés avec Muriel, Nono, Marine et Déla le samedi matin, et on a vu le jardin tout blanc. On s’est dit que faire une balade au dessus de la maison ça serait vachement sympa. Pendant le petit déjeuner, les BURSI nous ont envoyé un message pour nous demander si on était partants pour une partie de luge. On a aussitôt répondu que oui, c’est vrai faire de la luge c’est déjà chouette, mais avec des copains c’est encore plus rigolo. Les BURSI c’est les voisins de CURIS avec qui on s’entend le mieux dans le quartier, faut avouer qu’ils sont géniaux … ! ! Il y a Jean-Michel, mais tout le monde l’appelle Jean-Mi. Il avait de grosses responsabilités l’année dernière à l’école car il était président des parents d’élèves, et c’est très important pour nos enfants d’avoir un bon président. Cette année il a démissionné car il a dit qu’il en avait marre et qu’il n’avait pas le temps de tout faire, le sport, le boulot etc ...


Moi je crois plutôt qu’il ne savait pas très bien s’y prendre pour organiser la kermesse et le beaujolais nouveau et que du coup il a préféré partir avant que toutes les fêtes du village ne s’arrêtent … c’est vrai, il faisait du volley avec moi, mais on ne le voit plus depuis deux mois car il a mal à l’épaule … du coup il aurait eu tout le temps de se consacrer à la kermesse cette année. Donc Jean-Mi venait faire de la luge avec nous, et ça c’était bien parce qu’avec lui, on rigole bien quand même. Chez les BURSI, il a y aussi Sandrine, c’est la copine de Jean-Mi, et ensemble ils ont trois enfants : Naïs une fille brune de 14 ans, un peu bizarre parce que dehors, elle est en tongs ou pieds nus dans la neige et dans la maison elle se promène couverte d’un grand pardessus en polaire, avec des grandes chaussettes rayées. En plus elle regarde les gens à travers une mèche de cheveux qui lui couvre les yeux … ça doit être pour ça qu’elle a des lunettes. Ensuite il y a Romain, 11ans, alors lui il est toujours en train de faire le clown, et pose plus de dix questions à la minute. Heureusement que Jean-Mi a arrêté le volley, car quand je venais le chercher le lundi soir chez lui, il y a des fois où on n’arrivait plus à partir car Romain était tout le temps en train de nous raconter des histoires …


Et la plus petite des cinq BURSI c’est Mila, c’est la grande copine de Noa et de Marine car elles sont dans la même classe. Quand elles sont ensemble toutes les trois, ça piaille tellement qu’on a du mal à s’entendre, et en plus elles mettent la panique dans la maison plus vite que leur ombre parce que leur jeu favori c’est de se déshabiller et d’essayer tous les déguisements de la grande corbeille. Enfin voilà, on s’est tous préparés et on est partis dans le grand champ au dessus de la maison. C’était rigolo, on a même chanté « quand te reverrai-je pays merveilleux ! » sous la fenêtre des JALLET (d’autres voisins au dessus de chez nous) mais ils n’étaient pas encore bien réveillés, c’est vrai qu’il n’était que 11h un samedi matin … ! ! ! Pendant deux heures, on a bien rigolé car on a trouvé un chemin bien raide avec des virages. Muriel a même failli en rater un et se prendre le mur et la clôture des chevaux du champs d’en dessous. On a essayé toutes les luges, on a fait des courses et des descentes par équipe. D’ailleurs je me suis trouvé bien plus malin que Jean-Mi, car quand on a fait équipe avec nos copines, moi je me suis mis derrière alors que Jean-Mi s’est mis devant et pendant la descente, il a eu la tête complètement recouverte de neige, alors que moi j’étais bien protégé derrière Muriel ! ! ! !


Je ne sais pas si c’est pour ça qu’il a voulu se venger, mais au moment où je me voyais bien revenir à la maison, au chaud, et déguster le super bon pot-au-feu que j’avais préparé dans ma nouvelle cocotte en fonte Paul Bocuse (c’est mon cadeau de Noël, et depuis trois semaines je n’arrête pas de cuisiner dedans des super bonnes recettes, et là aujourd’hui c’était le potau-feu. MIAM !). En tous cas, Jean-Mi a dit « Moi, tout à l’heure je vais monter jusqu’au Mont Thou avec les skis et les chaussures dans le sac à dos, et je redescends en ski jusqu’à la maison… vous voulez venir avec moi ? ». Avant que je n’ai le temps de répondre Muriel a dit : « Ah ouais, c’est génial comme idée ! ». Et Sandrine a continué : « Si vous voulez, je garde les enfants à la maison, moi de toutes façons je n’y vais pas car j’ai mal à la hanche et l’ostéopathe m’a dit de me reposer, mais allez-y vous, je m’occupe de vos filles … ! ». Bon là, j’étais vraiment embêté, c’est vrai qu’il sont gentils les BURSI, mais Jean-Mi il commençait vraiment à m’énerver quand il lance des défis comme ça ; juste histoire de me dire : « Aller t’es cap ? ». Et puis Sandrine aussi, mince, elle est sympa, on s’arrange souvent avec elle quand on est bloqués avec les enfants mais là, elle exagérait… en moins de temps qu’il n’en faut à Georges pour se battre avec l’adversaire dans un match de volley, je me suis retrouvé sans excuse valable pour refuser de monter.


J’ai bien essayé de dire que je pouvais garder les filles et que je n’avais pas très envie, mais ils se sont tous mis contre moi : « Mais si viens, c’est super quand on est là-haut ! », « Mais si Nico, ça va te faire du bien, ça fais longtemps que t’as pas fait de sport », « Mais non je t’ai dit que je les gardais tes filles ! ». Et voilà, au revoir bon pot-au-feu, canapé, sieste et jeu sur la Wii avec les filles ! J’ai dit que j’étais d’accord … c’est vrai que je ne pouvais pas me dégonfler devant Muriel quand même. Dans le quart heure qui a suivi on a vu arriver Jean-Mi, ski et chaussures sur le dos, avec son équipement MILLET dernier cri acheté au rabais chez Lafuma grâce à Sébastien (le voisin d’a côté qui avait une bonne excuse lui, pour ne pas venir skier, puisqu’il devait encore faire des travaux dans sa maison qu’il va bientôt vendre). Du coup, j’ai sorti du placard nos sacs à dos d’aventuriers africains pour lui en mettre plein la vue. Qu’est ce qu’il croit, c’est pas lui qui a vécu tout ce qu’on a vécu avec Muriel en Afrique. Et toc ! ! Bon, nous voilà parti pour ce maudit Mont Thou … Pour leur montrer tout mon courage, j’ai ouvert le chemin. C’était dur, il fallait faire les traces dans au moins un mètre de neige. Evidement après une demi heure, je ne pouvais qu’être essoufflé, surtout que le sac à provisions, des biscuits et un thermos de thé, commençait à peser. Alors, j’ai ralenti parce que quand même, monter le Mont Thou, le spot des Monts d’or, ça ne se fait pas comme ça, il faut y aller molo pour ne pas risquer le claquage.


Finalement deux heures après, on a fini par y arriver. Et heureusement que j’avais pris le thé, car ils se sont fichu de moi au départ, mais ils étaient bien contents de le boire. Il me restait plus que la descente à faire, et enfin je pourrais manger mon pot-au-feu… En attendant, il faut reconnaître que c’était vachement beau, et que j’étais quand même fier d’avoir fait ce beau parcours dans les bois. J’allais pouvoir lui en raconter des choses à Stéphane au prochain entraînement de volley-ball, parce que Stéphane tous les lundi il nous énerve avec son bronzage et ces week-end aux 2 Alpes ou ailleurs avec de la super neige et du soleil. En plus, à la descente, je suis arrivé le premier c’est vrai que je suis un peu plus lourd, ça aide, mais c’est surtout que j’avais vraiment faim. Chez les BURSI, MON pot-au-feu mijotait pendant que les enfants jouaient, et que Sandrine dormait … ! ! ! Et pendant que Jean-Mi et Muriel s’exaltaient encore de leur formidable excursion, je me disais que je m’étais un peu fait avoir. C’est vrai quoi, faire tous ces efforts pour mériter une invitation à manger son propre repas chez des copains … ! ! ! Ils sont vraiment forts ces BURSI. La prochaine fois c’est eux qui viendront chez nous, et j’espère qu’ils prépareront un sacré bon repas.


Nic au boa d’or ment


Si Nicolas avait fait des bulles, on l’aurait appelé Pépin, mais alors il n’aurait pas rencontré Pimprenelle, ni Nounours d’ailleurs. Bref, Pépin, ce n’était pas pour Nicolas, ni la bulle, tant mieux d’ailleurs car il aurait vraiment l’air con s’il y a bulle. Alors Nicolas. Ben oui, hélas, si papa Genin avait pu lire le futur dans sa bulle de cristal, il aurait peut-être hésité et opté pour Pépin. Mais en 1970, Nicolas c’était Nounours, un point c’est tout. Conçu en plein milieu de l’été le plus érotique du siècle, né aux prémices de la révolution sexuelle, le petit Nicolas a vu trois bonnes fées se pencher sur son berceau. - Cée, la fée du bondage, lui a donné ses premières chaînes : « Tu aimeras faire mâle ! ». Le destin annoncé par la fée Cée ne fut pas contrarié. Nicolas obtint un beau gabarit, des biscottos, du poil dru au menton et des paluches à jouer au base-ball sans gant. Difficile de le prendre pour une égérie de David Hamilton. Quoique … il me semble que dans une soirée un peu arrosée … ah zut, oui c’est vrai j’ai promis de ne pas en parler. Bon revenons à nos fées. - Cule, la fée gluante, lui a donné la fidélité : « Tu seras l’homme d’une seule femme! ». Et de fait, dès la maternelle, le petit Nicolas rencontre Pimprenelle.


Et il ne voit pas passer Cunégonde, Aglaé, Sidonie … que Pépin eût courtisées. Mais la bénédiction de la fée Cule tourne au vinaigre. S’il n’est l’homme que d’une seule femme, il devient celui de nombreux hommes. A 11 à 13, et même à 15 ... Le petit Nicolas va enchaîner les relations masculines. Relations suivies d’ailleurs. Il aime les prendre jeunes, faire leur éducation, leur montrer des voies alternatives. Il aime qu’ils soient musclés, virils …alors c’est dans les stades qu’il tente de les convertir. Les patineurs artistiques et les danseurs étoiles il n’est pas intéressé. Quoique … il y a bien cette soirée au … ah oui c’est vrai, celle-là non plus je ne peux pas en parler. Peut-être pour le livre de tes 80 ans, en 2050. Reste à parler de la troisième fée qui influença sa vie, et pas qu’un peu : - Mô Arir, la fée des bons et mauvais goûts, lui apporte le sens de l’humour, de la répartie et de la joie : « Dans l’adversité tu souriras, dans le dénuement tu rayonneras, dans l’abondance tu t’éclateras » et d’ajouter : « Et pour qu’à tes lèvres le sourire ne fuit pas, je te donne le pouvoir du tournevis et de la petite cuiller : le tournevis démontera tous les obstacles de la bonne humeur, ouvrira les portes quand Pimprenelle aura oublié les clés à l’intérieur, démarrera la voiture, changera les pneus crevés.


La petite cuiller te donnera l’opulence dans le dénuement : « du riz si tu as faim, de l’eau si tu as soif ». Et c’est certainement le vœu de la fée Mô Arir qui influença le plus le destin du petit Nicolas qui put sourire même en cas de pépin. Sauf peut-être le jour où il s’est retrouvé nu dans un ... ah zut, ça aussi j’ai promis de ne pas en parler. Mais les bonnes fées ayant fait leurs voeux, voila qu’arrive l’innommable fée ch ... qui, horripilée de ne pas avoir été conviée, veut ajouter un peu de noirceur dans la vie du petit Nicolas : « De la Muriel Nicolas monnaiera ! ». Aïe ! Le voila condamné à un noir destin ... profiteur, gigolo ou pire, souteneur ! Que nenni ! Nicolas détourna la malédiction de la fée ch ... par une anagramme : « De la Muriel Nicolas monnaiera ! »... Eh bien je ferai des enfants !


Guy Lassausaie Ă  6 ans


Moi, j’l’ai pas connu le p’tit Nicolas quand c’était encore qu’un tout p’tit gars, quand il avait 5 ans ou même 8 ou 10 ans. J’l’ai pas côtoyé en cours de récré au temps de la morve au bout du nez. Pas vu si le p’tit Nico arrivait sur son vélo en jouant les macho Pas vu s’il tournait autour des filles en partant en vrille... Pas connu non plus à l’époque où la voix mue, au temps du collège ou du lycée quand on est tous plein d’acné. Pas connu le gars Nico quand il faisait sa crise d’ado J’sais pas vous dire s’il aimait déjà faire le pitre (mais j’ai ouï dire). Est-ce qu’il roulait des mécaniques en traînant avec sa clique ? J’étais pas là non plus quand Muriel et Nico se sont connus. Mais y’a un truc qu’est sûr c’est qu’il assure quand il joue au papa des belles Déla Marine et Noa.


La cuisine avec mon papa


A l’hôtel avec mon papa


Carpe diem De décade en décade il y est parvenu, Sans perdre son bon rire et en gagnant du poids, Moins sexy qu’à 20 ans quand il était beau nu, Mais tellement plus serein et ce même quand il boit. Du haut de ses quarante il peut nous contempler, Mais qu’il fasse attention : nous n’en sommes plus bien loin, Et les photos qu’on garde dans un coffre secret Prouvent que ce n’est pas l’âge qui fait son embonpoint. Plutôt des bons repas, une femme attentionnée, Quelques enfants aimants, des collègues dépravés, Des copains de bistrot, des repas arrosés, Et des bonheurs en trop qu’il faut savoir fêter. C’est tout ce qu’on te souhaite pour les 10 ans qui viennent, Quand tu en auras cinquante, fête-les dans un château, Car le vin, Nicolas, autant qu’on s’en souvienne, On le fait beaucoup mieux dans les plus vieux tonneaux… 40 est un bon chiffre, il n’est pas suffisant, Allez, entraîne-toi, encore un p’tit effort, Car de te reposer tu auras tout le temps, Si la vie est bien courte, ce n’est pas l’cas d’la mort … !


Le glossaire du petit Nicolas

A

Aimer… On ne peut pas comprendre la vie du petit Nicolas si on ne comprend pas l’importance d’aimer pour ce petit garçon un peu turbulent… Aimer la maîtresse d’école, aimer sa femme, aimer ses filles mais aussi, ou surtout (?!), aimer ses potes, aimer s’amuser, aimer son travail, aimer sa moto, aimer le ballon, aimer les virées, aimer le bon pinard, aimer manger, aimer sa TV … bref, aimer, aimer, aimer … Le petit Nicolas a besoin d’aimer, aimer pour se sentir exister, aimer pour se sentir vibrer … Mais au fait, n’est-ce pas aussi essentiel pour lui de se savoir aimé ? petit Nicolas, on t’AIIIIIIIIIIIIIIIIME.

B

Bayet ... Un haut lieu sacré pour le petit Nicolas … mais au fait pourquoi ? Bayet, Bayet … Une Commune française située dans le département de l’Allier et la région Auvergne … Maire : François Daniel … 668 habitants … Bayet, Bayet … Pourquoi Bayet … Ah, peut-être parce qu’il y a une église romane auvergnate, dédiée à Saint-Marcel et inscrite Monument Historique … Peutêtre, pas sûr … Peut-être plutôt parce qu’il y a un terrain de jeux dédié au Sport, à la Camaraderie, à l’Esprit d’équipe, à la franche Rigolade, et qui plus est n’est pas inscrit Monument Historique … Bayet, Bayet, un haut lieu avec une sacré Histoire, pour sûr !

C

Champagne … Une fois, un jour, j’avais pas vu Nicolas depuis au moins qu’il était papa … Je suis arrivée, il a planté les deux bébés jumelles et la grande sœur devant la TV et il a ouvert une super bouteille de Champ’ pour fêter que j’étais là et on a bu l’apéro super tranquille pendant que la marmaille regardait ch’sais pas quel dessin animé à la con … Pour moi, c’était super bizarre de voir ces gamins plantés devant la télé, mais c’était super cool de le retrouver avec Muriel pour trinquer au Champagne sans les mômes dans les pattes … C’est comme ça Nicolas, l’Amitié cela vaudra toujours une bonne bouteille de Champagne qu’on se boit entre nous !


D E

Dormir. Le petit Nicolas, il aime dormir. Oui mais pas le soir comme tout le reste de la famille mais seulement après une bonne dose de TV, au petit matin quand c’est presque l’heure se lever pour les autres … Et quand c’est l’heure de se lever, il a plutôt envie d’y rester sous la couette !

Epouse. Il lui en fallait une au petit Nicolas d’épouse … mais pas n’importe laquelle ... Fallait-il une grande dame pour rivaliser avec sa carrure, ses exigences, ses élans, son amour, sa quête continuelle d’amitiés, de foires, de petits bonheurs et de grandes joies … Et il l’a trouvée … oh d’ailleurs, bien avant de l’épouser … Par monts et par vaux, par JO et par restos, par Bruxelles et par d’autres citadelles, il a pu l’éprouver, la regarder, la risquer, l’hasarder, l’aimer … Mumu, la belle Muriel, énergique, drôle, travailleuse, foireuse en ses heures, vive, avec ce petit supplément d’âme qui a fait chavirer notre petit Nicolas … tant pis pour la chipie blonde Marie-Edwige !


F G H I J

F errand. Parce que Ferrand, ça va avec Clermont, et que c’est là que je l’ai rencontré pour la première fois, le petit Nicolas … ! Alors, j’le mets dans le glossaire parce que pour moi c’est du coup vachement important, na !

Gardien de but. Moi le petit Nicolas, je l’aurais bien vu gardien de but … Ben ouais, y’a pas besoin de trop courir mais on est quand même vachement important. En plus le petit Nicolas il remplit déjà un peu du but à lui tout seul, il peut donner des ordres, s’agiter pour que tout le monde le regarde et faire le fier quand il rattrape un ballon pour l’empêcher d’aller s’écraser dans le filet du fond … Habitation. Il lui en fallait une d’habitation. Pour lui, pour elle, pour ses enfants. Pour y cultiver un esprit de famille, accueillir ses amis, ranger sa moto, faire son bureau. Une petite maison, d’Or si possible, avec de la nature, un petit Mont pour les glissades d’hiver si neige exceptionnelle il y a … Une petite maison pour se retrouver avec Muriel, Déla, Noa, Marine après les journées de boulot, les escapades entre potes, les matches, les virées … Une petite maison pour être juste bien chez soi … Ile. Tout seul sur une île, notre petit Nicolas s’ennuierait à mourir … il lui faut des copains, beaucoup de copains …

Jeans. S’ils n’existaient pas, il faudrait les inventer … Car qui peut imaginer le petit Nicolas se passer d’eux ?


K L M N O

Kilt écossais. Plat par devant, plissé à l’arrière. Il n’en a pas. Pourtant, ça lui irait si bien …

Loto. Il y joue parfois, jamais, souvent. Loto pour gagner, être riche et se permettre d’être toujours en vacances, ici, là-bas, ailleurs. Gagner au loto pour pouvoir faire la fête encore plus souvent, allez aux matches les plus fous, les plus loin, gâter sa femme, sa famille, ses potes … Acheter du bon vin, des huitres, une moto encore plus belle … Partir en voyage, allez sur la lune … Le petit Nicolas, il aime quand les choses sont simples, mais un peu de luxe parfois, ça ne se refuse pas … ! Martine. C’est une petite Suisse, un peu sportive, un peu cool, un peu cloche, un peu bourlingeuse … Ouais, tout juste assez pour faire un peu partie de ses potes. Mais faudrait quand même qu’elle s’améliore en karting. Elle a choisi un Nicolas, un autre, mais un Nicolas quand même … tout à son honneur ... Natte. Il n’a jamais tressé de nattes dans les cheveux de ses filles. Non pas qu’elles n’aiment pas ça, mais les doigts du petit Nicolas sont trop rebondis, pas assez audacieux ni assez adroits pour ce genre d’exercice … Tant pis, un bon papa, ça ne se mesure pas au nombre de mèches tressées !

Otomobile. Oh, ça s’écrit pas comme ça ? J’m’en fiche. Fallait quand même que la voiture du petit Nicolas figure au glossaire. Car la bagnole, voilà encore un truc sacré pour notre héros. Pour les vacances, pour les raids … se sentir libre, dompter la vitesse, écouter de la bonne mus’ … Une oto, c’est le top, et tant pis si c’est pas écolo …


P Q

Perdre. Le petit Nicolas, il déteste perdre. Même aux JO pour de faux …

Quarante … Il faudra bien un jour que petit Nicolas grandisse et fête ses 40 ans. Cet enfant turbulent et sympathique saura-t-il alors abandonner son sac de billes et sa cour d’école, ses sautes d’humeur et ses disputes pour devenir enfin un adulte, un vrai, un grand … ? L’Histoire nous le dira, mais permettez-moi d’en douter … Ce qui est sûr c’est qu’il y aura une grande fête comme il les aime, avec ses potes, ses amis, ses copains qui sont tellement importants pour lui … une fête peut-être organisée en cachette par une douce, charmante, efficace et talentueuse compagne …

R S T U

Régime. Très peu pour notre petit Nicolas un régime. Lui, il aime boire, il aime manger, il aime croquer, il aime grignoter … C’est un bon vivant et c’est ainsi ! Amen.

Sport. Mouvement, exaltation, emballement, équipe, compétition, distraction, travail, transmission, instruction, action, match, but, gagné, perdu, reconversion … Ouf … Bien joué, petit Nicolas ! Tapis volant. Non, décidemment le tapis volant c’est pas son truc. Ca fait pas de bruit, ça se conduit pas, ça se maîtrise pas, ça se gouverne pas, ça se manœuvre pas … Pas un engin pour lui, assurément. Unique. petit Nicolas, il est unique… pour toi, pour moi, pour nous, pour elle, pour lui … chacun avec nos raisons, nos sagesses, nos bêtises, nos anecdotes, nos souvenirs …


V W X Y Z

Victoire. Il les aime les victoires ! Pas étonnant, son prénom dérive du prénom grec Nikolaos, avec la racine grecque nikê signifiant victoire. Laos c’est pour le peuple … Notre petit Nicolas aime la victoire à plusieurs, en équipe …

Wǔshù. C’est un terme mandarin pour dire kung-fu ou boxe chinoise. Tiens voilà bien un sport que petit Nicolas n’a pas, encore (?) essayé. Quoique … dans la cour de récréation … pour contrer les coups sur le nez d’Eudes … Mais bon y’avait le Bouillon qui surveillait … fallait pas trop taper … Alors pourquoi pas un peu de Wǔshù pour se rattraper aujourd’hui ? Xylophone. Il n’a jamais voulu jouer de xylophone, le petit Nicolas. Pas son truc à lui. Peut-être parce que cela fait partie de la famille des idiophones …

Yeux. Les yeux du petit Nicolas, ils sont à la fois doux, rieurs, pleins de tendresse, de caractère, de générosié ... Ils sont rêveurs, pleins de Bonheur, pleins d’amour ...

Zozo : tout ce qui est zozo, le petit Nicolas, il aime pas. Il a besoin que cela soit vrai, ingénieux, adroit ... Il ne faut surtout pas montrer de la niaiserie et de la sottise, surtout d’ailleurs aux JO, c’est encore plus important qu’au boulot.


40 ans que le Petit Nicolas nous faire rire !


CONCLUSION : C’est dur d’avoir

LA FORME à 40 ans !

FINALEMENT, ce n’est pas si terrible que ça ….. IL A QUAND MEME BIEN REUSSI « LE petit Nicolas » !!!....

Heu ! Le vieux Nico !


La suite c’est à toi de l’inventer… Nous, on est prêt !

(peut-être commence par la terrasse pour qu’on puisse recevoir tout le monde !??)


Les 40 ans du petit Nicolas Voici 40 histoires inédites du Petit Nicolas qui mêlent famille, amitiés, humour, émotions, sport, bouffe et franche rigolade ! Histoire de fêter dignement 40 ans ! Continue à nous faire rire, le Petit Nicolas, on t’aiiiiimmme …


Histoires du Petit Nicolas