Premier marché d’exportation… le marché intérieur La Suisse dispose de compétences pointues indispensables pour la réalisation des PCH. L’expertise disponible présente un grand atout à l’aube de la révolution énergétique que le monde est en train de vivre. La multitude de projets réalisés ou en cours de réalisation sur le territoire helvétique, en particulier pour le turbinage de l’eau potable, est une formidable carte de visite qu’il s’agit maintenant d’exploiter. Quand on parle d’exportation, il est toujours fait mention de l’importance du premier marché qui est… le marché intérieur. En effet, le déploiement à large échelle d’une technologie sur le marché national est la meilleure preuve d’efficacité que l’on puisse obtenir. La crédibilité et la capacité de déploiement industriel du produit/service sont ainsi démontrées. Le pays se transforme alors en véritable vitrine géante. En termes de petite hydraulique, l’implantation sur ce premier marché est exemplaire, la porte est donc ouverte sur le reste du monde ! Cette filière est exemplaire et montre la voie à poursuivre dans l’esprit de l’économie verte et de la nouvelle stratégie énergétique. Des secteurs comme la préparation de l’eau potable, le traitement des eaux usées, le smart grid ou l’efficacité énergétique suivent la même voie.
3.3 Les synergies existantes, un modèle pour l’exportation Le secteur de la petite hydraulique en Suisse a déjà vu de nombreuses synergies se mettre en place. D’une part, les communes travaillent étroitement avec les sociétés électriques pour la réalisation et l’exploitation des PCH. Souvent, une nouvelle société anonyme (SA) est créée pour la construction d’une nouvelle PCH dans laquelle les communes concernées et les sociétés électriques sont actionnaires. D’autre part, les communes et sociétés électriques font appel aux bureaux d’ingénieurs quand ils n’ont pas assez de compétences et/ou ressources d’ingénierie en interne. Cela permet à ces sociétés électriques de développer des PCH sans avoir toutes les compétences dans la maison. Pour la réalisation des composants de génie civil de PCH, les promoteurs de projets font très souvent appel à des entreprises locales de construction. Ceci permet de développer de nouvelles synergies au niveau local/régional. Ce mode de fonctionnement est parfaitement adapté aux marchés d’exportation.
Collaborer pour développer certains composants D’autre part et de manière similaire à d’autres secteurs cleantech, l’avenir de la filière petite hydraulique se dessine aussi au travers de consortiums. Leur création permet de répondre aux besoins du marché d’exportation, grâce à des solutions clés en main, spécifiques au contexte local visé.
On constate également une augmentation de la fréquence des partenariats entre les acteurs R&D et les bureaux d’ingénieurs pour développer certains composants, tant pour le génie civil (par exemple prise d’eau et dessableur) que pour l’électromécanique (par exemple nouvelle turbine et TIC). Avec l’introduction de la RPC et l’intérêt des grandes sociétés électriques à développer la petite hydraulique, certaines synergies historiques se transforment en situation de concurrence. Plusieurs sociétés se battent pour les mêmes projets et des communes peuvent changer de partenaires9. Ceci dynamise le segment et la situation de concurrence peut certainement mener à de meilleures solutions pour des projets de PCH. Par contre, on peut estimer qu’une concentration d’acteurs va probablement avoir lieu pour l’exploitation. Ainsi, de moins en moins de petits producteurs individuels pourront réaliser de nouvelles PCH ou renouveler leur concession en Suisse.
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