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CENTRE HOSPITALIER DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

VOLUME 10 – NUMÉRO 2 – ÉTÉ 2019

Ancien patient, Olivier Fortin croit tellement au soutien par les pairs qu’il est devenu assistant de recherche. Découvrez sa passion en pages 12 et 13

Dossier – Des innovations qui allient les technologies à l’humain Enseignement – L’expertise du CHUM partagée grâce au Web Recherche – Cancer : l’immunothérapie nouvelle génération


Sommaire 3

Le visage humain de l’innovation

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Dossier Se rapprocher des gens par la télésanté Reconstruire son visage grâce à la technologie Mieux guérir les plaies grâce à l’innovation Près du robot, près du cœur

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Enseignement – L’expertise du CHUM partagée grâce au Web

ÉDITRICE Irène Marcheterre RÉDACTRICE EN CHEF Claudine D’Anjou COLLABORATEURS Laurence Grenier, Bruno Geoffroy

Le CHUMAGAZINE est publié par la Direction des communications et de l’accès à l’information du CHUM Pavillon S 850, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 0A9

CONCEPTEUR GRAPHIQUE André Bachand PHOTOGRAPHES Luc Lauzière, Stéphane Lord RÉVISEURE Isabelle Giguère IMPRIMEUR Imprimerie JB Deschamps COMITÉ D’ORIENTATION DU CHUMAGAZINE

11 Témoignage – Merci au personnel de l’urgence 12 De patient ressource à assistant de recherche

Irène Marcheterre, directrice des communications et de l’accès à l’information (DCAI) Claudette Lambert, gestionnaire de communauté, médias sociaux, DCAI Claudine D’Anjou, conseillère, DCAI Caroline Loranger, directrice adjointe, volet qualité et évolution de la pratique, Direction des services multidisciplinaires

16 Recherche – Cancer : l’immunothérapie nouvelle génération

Bernard Lebeuf, chef de service, Centre d’apprentissage et technologies, Direction de l’enseignement et Académie CHUM

18 Une journée dans la vie de… Mahmoud Ouraghi, préposé aux bénéficiaires

Nathalie Folch, adjointe à la directrice – recherche, partenariat et gestion, Direction des soins infirmiers

20 Promotion de la santé – Petit guide pour travailler avec des outils coupants

Valérie Lahaie, conseillère cadre de l'éducation à la santé et partenariat patient, Direction de la qualité, de l’évaluation, de la performance et de l’éthique

Bruno Geoffroy, rédacteur scientifique, Direction de la recherche, Centre de recherche du CHUM Lynda Piché, patiente ressource du CHUM Louise Deschamps, bénévole du CHUM

21 Fondation du CHUM Les articles du CHUMAGAZINE peuvent être reproduits sans autorisation, avec mention de la source. Les photos ne peuvent pas être utilisées sans autorisation. ISSN 1923-1822 CHUMAGAZINE (imprimé) ISSN 1923-1830 CHUMAGAZINE (en ligne) POUR JOINDRE LA RÉDACTION, COMMENTAIRES ET SUGGESTIONS chumagazine.chum@ssss.gouv.qc.ca DISPONIBLE SUR LE WEB www.chumagazine.qc.ca L’EXCELLENCE AU SERVICE DE NOS PATIENTS ET DE LA POPULATION Le Centre hospitalier de l’Université de Montréal est un hôpital innovant au service des patients. Il offre les meilleurs soins, spécialisés et surspécialisés, aux patients et à toute la population québécoise. Grâce à ses expertises uniques et ses innovations, il améliore la santé de la population adulte et vieillissante. Hôpital universitaire affilié à l’Université de Montréal, le CHUM a une vocation de soins, de recherche, d’enseignement, de promotion de la santé ainsi que d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé.

JE M'IMPLIQUE EN SANTÉ !

Le CHUM est affilié à l'Université de Montréal et membre actif du Réseau universitaire intégré de santé (RUIS). www.umontreal.ca

CENTRE HOSPITALIER DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 1051, rue Sanguinet, Montréal (Québec) H2X 3E4 CENTRE DE RECHERCHE DU CHUM 900, rue Saint-Denis, pavillon R, Montréal (Québec) H2X 0A9

Agir concrètement, c'est d'être bénévole au CHUM !

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UN SEUL NUMÉRO DE TÉLÉPHONE : 514 890-8000


Éditorial

Dr Fabrice Brunet Président-directeur général

Le visage humain de l’innovation On pourrait être tentées et tentés, en pensant au mot innovation, de s’en tenir à des concepts technologiques récents : informatique, Internet, intelligence artificielle, robots… Or, au CHUM, nous préférons la définition plus large du mot, qui touche tous les domaines et qui implique l’être humain. En effet, que ce soit en soins, en enseignement, en recherche ou en gestion, l’innovation au CHUM se veut infiniment humaine. Ce sont nos patientes et patients qui nous inspirent. C’est pour eux, et bien souvent avec eux, que nos équipes innovent au quotidien, autant dans les processus de gestion que dans l’organisation des services. Dans cette édition du CHUMAGAZINE, nous vous présentons diverses initiatives novatrices qui permettent au CHUM de poursuivre sa mission au-delà de ses murs. Le télémentorat, qui met en communication nos équipes multidisciplinaires ainsi que des professionnelles et professionnels de la santé de première ligne en région, est un exemple de notre contribution hors territoire. La télésanté, quant à elle, facilite le suivi auprès de personnes nécessitant des soins une fois qu’elles sont retournées dans leur région. Même Olivier Fortin, un ancien patient devenu assistant dans un projet de recherche sur l’impact du programme de soutien par les pairs, utilise une plateforme Web sécurisée pour joindre, à distance, des patientes et patients.

Nous vous proposons aussi de découvrir les travaux sur l’immunothérapie du chercheur Dr Simon Turcotte et de son équipe, réalisés avec de l’équipement de haute technologie, visant à développer de nouvelles thérapies anticancéreuses pour les personnes ne répondant plus aux traitements traditionnels. De plus, vous pourrez constater la portée résolument humaine du projet AUDACE : aider, par une approche à la fois technologique et psychosociale, des gens à se reconstruire une identité après une intervention chirurgicale ayant laissé des marques importantes à leur visage. Le visage humain de l’innovation est percevable aussi à travers le rôle d’acteur-clé que joue le CHUM en matière d’intelligence artificielle, afin de faire partie de la réflexion sociale qui entoure le sujet. Les Moments de l’intelligence artificielle à midi (MIAM), une initiative de l’École de l’intelligence artificielle en santé du CHUM (ÉIAS), sont l’occasion de belles réflexions. Vous avez manqué un MIAM ou souhaitez en réécouter? Ils sont toujours disponibles sur nos médias sociaux ou sur le site Web de l’ÉIAS. L’innovation passe aussi par les nombreuses activités mises sur pied par ou en collaboration avec le CHUM, telles que HumaniSciences, des conférences organisées par le Centre de recherche du CHUM et le Centre d’excellence sur le partenariat avec les patients et le public; elles offrent un espace de discussion sur la science accessible à toutes et à tous. Et, bien sûr, je ne saurais passer sous silence mon enthousiasme quant à notre événement INNOVE-ACTION, dont la seconde édition, en novembre 2019, sera riche en conférences, ateliers, vitrines, rencontres B2B, symposiums satellites et présentations grand public! Être un établissement universitaire, lieu de connaissances et de transfert du savoir, d’innovation, de technologies et de pratiques de pointe, tout en étant humain : c’est ce que le CHUM accomplit, jour après jour, grâce à la créativité et l’innovation de ses équipes, de ses partenaires et de ses patientes et patients.

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Dossier

Se rapprocher des gens par la télésanté Demandez son avis sur la télésanté à Rudolph De Patureaux, conseiller cadre en télésanté au Centre d’optimisation des flux réseau (COFR) du CHUM, et il vous répondra sans détour que la santé numérique doit devenir un modèle normal de soins : « On peut maintenant voir des patientes et patients et faire leurs suivis dans leur environnement naturel, grâce à la télésanté – alors il faut l’intégrer dans nos habitudes. » Adieu longues routes, bonjour la proximité!

Puisqu’une image vaut mille mots, la télésanté, qui comprend notamment l’utilisation de vidéoconférences sécurisées, permet de comprendre, rassurer, conseiller et effectuer des suivis comme si l’on était dans la même pièce. « Récemment, nous avons eu une téléconsultation à trois (médecin, patiente et moi) qui a permis, en quelques minutes seulement, de constater la nécessité de procéder à une seconde chirurgie et de faire la requête opératoire, ce qui a agréablement surpris la patiente », raconte-t-elle. La télésanté intéresse aussi la Dre Marie-Pascale Pomey, chercheuse permanente au Centre de recherche du CHUM, au Carrefour de l’innovation et de l’évaluation en santé (CIES). « Même pour les professionnelles et professionnels de la santé, la distance est vite oubliée, explique-t-elle. Et plus les années passent, plus ça devient normal pour les gens d’y recourir. » D’autre part, la Dre Pomey mène un projet de recherche, PAROLE-CEVARMU, qui a pour objet d’évaluer l’impact du programme de soutien par les pairs au CEVARMU. Lors d’un premier projet financé par la Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé, il a été possible d’établir que le soutien par un pair est un atout important pour les patientes et patients.

Marjorie Laberge, coordonnatrice en réimplantation et ergothérapeute au Centre de la main du CHUM.

Tout le monde y trouve son compte. La télésanté permet, grâce aux technologies de l’information, de partager l’expertise de pointe du CHUM avec les professionnelles, les professionnels et les médecins des différentes régions du Québec, et d’accompagner des patientes et patients dans la prise en charge de leur condition de santé. Marjorie Laberge, coordonnatrice en réimplantation et ergothérapeute au Centre de la main du CHUM, estime pour sa part que la télésanté est une façon d’avoir une approche client auprès des patientes et patients suivis hors CHUM (jusqu’à 80 % des personnes traitées au CEVARMU*), qui peut être utilisée dans une multitude de domaines.

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Il a aussi été démontré que la télésanté peut être utilisée avec des patientes et patients qui retournent chez eux et habitent loin du CHUM. Actuellement, elle réalise un essai pragmatique randomisé où des patientes et patients suivis par des pairs seront comparés à d’autres qui ne bénéficient pas d’un accompagnement. Les personnes accompagnées auront des suivis en personne, puis à distance. « On pense que le contact visuel qu’offre la télésanté est fort et peut être thérapeutique, énonce-t-elle, et c’est ce que l’étude nous aidera à déterminer. » Rudolph De Patureaux peut se réjouir : les travaux de recherche et l’utilisation déjà en cours de la télésanté semblent lui donner raison, à savoir que l’humain et la technologie peuvent faire bon ménage quand vient le temps de bien soutenir nos patientes et patients. * CEVARMU : Centre provincial d’expertise destiné aux personnes victimes d’une amputation traumatique ou nécessitant une revascularisation microchirurgicale d’urgence.


Approche psychosociale

PROJET AUDACE

Reconstruire son visage grâce à la technologie On s’énerve à la vue d’un petit bouton ou d’une verrue mal placée près du nez. Imaginez maintenant que vous n’avez plus de nez du tout, ou encore qu’il vous manque une pommette à cause d’un cancer ayant nécessité une opération pour extraire les tissus endommagés (une intervention chirurgicale dite délabrante, dans le jargon médical). Avouez que l’idée fait frissonner…

L’humain et la technologie travaillent de concert dans ce projet. Pour l’équipe d’AUDACE, il est primordial de mettre tout en œuvre pour que les patientes et patients reçoivent un soutien psychosocial de qualité optimale pendant le processus de réappropriation de leur identité ou de création de leur nouvelle identité. Différentes approches, adaptées aux enjeux, sont proposées. L’une d’elles, fort novatrice, consiste à accompagner les personnes touchées dans un projet introspectif ludique et créatif qui permet d’entreprendre un dialogue intime d’échange avec son double. Ceci amène la personne à appréhender son nouveau visage comme le résultat d’une évolution identitaire marquée par diverses étapes critiques de la vie. Les proches, dont le rôle est primordial, reçoivent aussi un accompagnement de l’équipe du projet.

Au CHUM, chaque année, plus de 400 personnes font face à un défi similaire. Pour s’en sortir, elles font confiance à l’équipe professionnelle du Service de prothèse maxillofaciale du Département de stomatologie. Plus d’une vingtaine d’entre elles ont recours à des prothèses de remplacement d’une ou de plusieurs parties de leur visage (ou épithèses), fabriquées de façon artisanale. La perte d’identité qui s’ensuit peut causer une grande détresse physique et psychologique. Or, grâce à AUDACE, un projet interdisciplinaire de deux ans mené par le Pr Jacques de Guise du Centre de recherche du CHUM (CRCHUM) et de l’École de technologie supérieure (ÉTS), un nouvel espoir est permis aux personnes qui ont subi une opération délabrante.

Le Pr Jacques de Guise du CRCHUM et de l’ÉTS, directeur du projet AUDACE.

Approche technoartistique AUDACE fait le pari d’aider ces gens en misant, notamment, sur des technologies numériques pour les aider à conquérir leur future identité. Plutôt que de fabriquer des épithèses à la main, on procède à une modélisation 3D préopératoire du visage; à partir de celle-ci, on crée des modèles numériques. On peut alors procéder à la simulation des répercussions de l’opération et représenter virtuellement les nouvelles apparences physiques de ce visage. Avant même de recevoir une épithèse — fabriquée par impression 3D —, il est possible d’observer son image transformée dans un miroir et de se regarder sous différents angles pour apprivoiser son futur soi, par l’entremise d’une technologie de projection illusionniste*. Pour écouter la conférence sur AUDACE présentée par le Pr Jacques de Guise, la Dre Marie-Pascale Pomey et le Dr Matthieu Schmittbuhl, rendez-vous sur : www.eiaschum/formations

De l’espoir pour d’autres applications Pour l’instant, le projet AUDACE se consacre à la validation de cette nouvelle modalité d’intervention, en collaboration, notamment, avec Serge Dulude, un patient ayant subi 18 opérations depuis un diagnostic de cancer au visage, il y a 25 ans. Un projet pilote avec deux ou trois patientes ou patients du CHUM suivra. Plusieurs autres domaines d’applications cliniques pourraient bénéficier directement des connaissances et des nouveaux savoirs issus de ce projet. AUDACE est donc porteur d’espoir, particulièrement pour les personnes ayant subi des traumas (grandes brûlures, accidents de la route…), des mastectomies ou souffrant de maladies graves de la peau. * La projection illusionniste est mieux connue, dans les milieux technologiques, sous l’anglicisme mapping vidéo.

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Dossier

Mieux guérir les plaies grâce à l’innovation Le soin des plaies joue un rôle crucial dans le bienêtre des patientes et patients. Il permet aussi de réduire le temps de guérison. Or, au cours des 20 dernières années, ces soins ont énormément évolué. Aujourd’hui, il existe plus d’une centaine de pansements aux spécificités particulières. Comment s’y retrouver? Joumana Fawaz, conseillère en soins spécialisés et chef des stomothérapeutes au CHUM, ne manque pas d’idées. En collaboration avec une équipe imposante composée d ’infirmières cliniciennes et infirmiers cliniciens en stomothérapie, d’étudiantes et étudiants et d’autres professionnelles et professionnels, elle a conçu, rédigé, puis lancé, en novembre dernier, un guide destiné aux infirmières et infirmiers, médecins et autres spécialistes de la santé. Simple et clair, cet outil présente les caractéristiques de tous les pansements existants au CHUM et offre de précieux conseils pour choisir celui qui convient le mieux à la situation. Soucieuses d’innover de façon continue, Joumana Fawaz et son équipe sont en quête de nouvelles solutions au quotidien : « En stomothérapie, de façon générale – et pour les grands brûlés et brûlées en particulier –, on cherche toujours à améliorer le confort des patientes et patients; on reste à l’affût des nouvelles techniques et technologies, et on essaie, nous aussi, de trouver de nouvelles utilisations aux pansements. Notre équipe est créative! » Elle ajoute que les idées qui ressortent sont si novatrices que des compagnies pharmaceutiques demandent à devenir partenaires de leurs recherches.

L’avenir étant à l’innovation, le CII a passé une année riche en collaboration et en créativité, résultant en la mise en place de plusieurs projets comme le Comité I au cube (I3, soit I pour pratique infirmière et I3 pour intervenir, influencer et innover) et le dossier des plaies nosocomiales. Cette vague d’innovations, porteuse de grandes ambitions et de passion, s’est propagée à travers le CHUM et a provoqué une mobilisation des équipes.

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D’ailleurs, la présentation de résultats de travaux sur la thérapie par pression négative (une option de traitement avancé pour aider la fermeture des plaies complexes) par son équipe, en collaboration avec des infirmières et infirmiers de l’Unité des grands brûlés, a suscité beaucoup d’intérêt lors d’un congrès cet hiver. Des demandes de formation n’ont pas tardé à fuser et, en conséquence, le CHUM offrira une formation en laboratoire à des groupes d’infirmières et infirmiers du Québec. Elle espère aussi mettre en place, d’ici quelques mois, un service de formation et de suivi par l’intermédiaire de la télésanté. Il est prévu de partager l’expertise des stomothérapeutes du CHUM avec les collègues du réseau, ce qui les soutiendra dans leurs interventions. La télésanté pourrait également être utilisée pour suivre des patientes et patients, afin de leur éviter de longs déplacements.

Stomo quoi? Une stomie est une déviation chirurgicale d’un conduit naturel – un exemple commun étant la collecte de l’urine par une poche ou un sac, lors de l’ablation de la vessie. Il se peut alors que des plaies apparaissent sous l’appareillage. La stomothérapie, quant à elle, réfère aux soins de stomie et de continence.

Par la suite, Joumana Fawaz souhaiterait offrir un service similaire aux personnes ayant subi une stomie et qui consultent souvent après leur opération : « Les voir à distance serait plus facile pour elles, et elles pourraient donc revoir leur traitement en région. » Joumana Fawaz travaille aussi sur un projet de clinique interprofessionnelle afin de prendre en charge les patientes et patients nécessitant une intervention en soins de plaies dès leur arrivée à l’urgence, grâce à une équipe interdisciplinaire spécialisée dans ce type d’intervention.

Dans cette ère d ’innovation , marquée par des avancées médicales, des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle, l’humanisme demeure une valeur dominante et intemporelle! Le CII est fier de la qualité des soins infirmiers offerts au CHUM. Ils sont le reflet de l’engagement des équipes envers des soins de qualité à toutes les étapes de la trajectoire. L’humanisation des soins en tout temps est une conviction qui s’exprime grâce à des échanges remplis de respect, d’écoute, de compassion et de soutien. Les relations humaines demeurent au centre de nos interventions quotidiennes.


Près du robot, près du cœur Rentré au Québec après une pratique clinique d’une dizaine d’années aux États-Unis, le chirurgien cardiaque Simon Maltais souhaite contribuer à faire du CHUM un centre de référence en chirurgie cardiaque robotique. Pour lui, l’utilisation d’un robot représente plusieurs avantages pour les patientes et patients. Il est possible, en effet, d’exécuter des interventions chirurgicales minimalement invasives en incorporant l’assistance d’un robot. Cela permet notamment de diminuer de beaucoup le temps de récupération des personnes opérées. La technique nécessite de toutes petites incisions, sans avoir à ouvrir le sternum, ce qui est moins invasif qu’une opération courante. Une caméra minuscule suit les gestes du robot, contrôlé à distance par le chirurgien, pendant l’intervention. Grâce à cette technique, le temps passé en salle d’opération est fortement réduit. Une personne opérée à cœur ouvert par approche conventionnelle sera convalescente deux mois ou même davantage, tandis que celle ayant subi une opération minimalement invasive par robotique pourra souvent reprendre ses activités environ un mois plus tard. « Classiquement, le robot est utilisé pour traiter des pathologies coronariennes et des valves mitrales [une sorte de clapet situé dans la partie gauche du cœur, qui évite le reflux du sang du ventricule gauche vers l’oreillette gauche], explique le Dr Maltais. Mais, depuis mars 2019, le CHUM réalise aussi des réparations valvulaires tricuspidiennes isolées ou associées par approche robotique. »

Le Dr Simon Maltais, chirurgien cardiaque au CHUM.

La valve tricuspide, située dans la partie droite du cœur, est l’une des plus importantes, puisqu’elle empêche le sang de revenir en arrière, vers le reste du corps, causant des symptômes tels que la fatigue, l’enflure des jambes, l ’insuf fisance rénale, etc . Comme les inter ventions traditionnelles de la valve tricuspide engendrent des complications dans 10 % à 15 % des cas, le chirurgien cherche continuellement à innover et à proposer de nouvelles méthodes. Les avantages d ’une inter vention chirurgicale avec assistance robotique étant nombreux, on devine que le Dr Maltais rêve d’en réaliser encore plus. Redonner aux cœurs la capacité de battre normalement en manipulant les commandes d’un robot représente pour lui une magnifique alliance entre la technologie et l’humain.

2019

Une programmation pour tous Tournée vers l’action Basée sur les besoins des patients et des citoyens

4 thèmes

INNOVE

Virage technologique et IA Évolution des métiers Santé des populations : au coeur de la transformation Nouveaux modèles d’organisation des soins et des services

ACTION 2018

Venez réinventer la santé 19 au 21 novembre 2019  www.innoveactionchum.ca

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Enseignement

L’expertise du CHUM partagée grâce au Web Télémentorat. Le mot est tellement récent qu’on ne le trouve pas encore dans le dictionnaire. C’est toutefois un concept bien réel au CHUM, où l’on contribue au développement du programme de télémentorat ECHO® (Extension for Community Healthcare Outcomes) depuis 2017! ECHO® est une plateforme d’apprentissage unique, de conception américaine et maintenant déployée dans 35 pays; elle est désormais en utilisation au Québec grâce au CHUM. Elle consiste à réunir sur le Web une équipe interdisciplinaire de spécialistes ainsi que des membres du corps médical et professionnel de la santé de première ligne (médecine familiale, par exemple). Ces rencontres sont l’occasion de discuter de cas véritables et anonymisés, et de déterminer les meilleurs soins à prodiguer à ces patientes et patients. C’est aussi un moment privilégié pour réactualiser ses connaissances, optimiser sa pratique et échanger avec des collègues dans une communauté de pratique et d’apprentissage. Autant les médecins que les patientes et patients retirent des bénéfices de ce programme de télémentorat. En effet, les premiers conservent la responsabilité du traitement des personnes qu’ils suivent tout en acquérant de nouvelles compétences, alors que les seconds peuvent recevoir leurs soins sans avoir à se déplacer vers un centre spécialisé comme le CHUM. Q u i p l u s e s t , l a p o p u l ati o n p e u t a ccé d e r à d e l a documentation sur les sujets couverts pendant les séances de télémentorat, en plus des veilles informationnelles sur des dizaines de thèmes liés à la santé, par le biais du site bibliothequeduchum.ca. Le CHUM, en collaboration avec la Faculté de médecine et le Réseau universitaire intégré de santé et de services sociaux de l’Université de Montréal, a déjà mis en œuvre trois programmes : >> ECHO® CHUM Hépatite C, pour augmenter le taux de dépistage, d’évaluation et de traitement de la maladie; >> ECHO® CHUM Douleur chronique, pour que les personnes malades puissent être soulagées plus rapidement par leur équipe de première ligne; >> ECHO® CHUM Troubles concomitants, pour soutenir la prise en charge de la clientèle ayant des problèmes de dépendance et de santé mentale se manifestant simultanément.

Les résultats sont si concluants que le Fonds de soutien à l’innovation en santé et en services sociaux vient d’accorder une enveloppe budgétaire de près de 250 000 $ au CHUM pour que se poursuive l’implantation de ce programme! Par ailleurs, ECHO® CHUM Troubles concomitants a remporté deux prix ce printemps : >> Prix du recteur de l’Université de Montréal – catégorie Collaboration. Ces prix récompensent les réalisations des membres de la communauté de l’Université de Montréal qui se distinguent et dont l’engagement illustre de manière exceptionnelle les valeurs universitaires. >> Prix Stars du réseau de la santé, de la Caisse Desjardins du Réseau de la santé – catégorie Performance. Ces prix, dont la première édition avait lieu cette année, visent à souligner et à reconnaître l’engagement des professionnelles et professionnels du réseau de la santé et des services sociaux dans leur objectif d’offrir de meilleurs soins à la population. Le programme ECHO ® CHUM démontre bien que le cyberespace peut faire plus que rapprocher les gens : il peut aussi aider à soigner, même à distance.

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RUISSS de l'UdeM Prix leadership infirmier de la Table des soins infirmiers Le 15 mai dernier, dans le cadre du Colloque Alice-Girard, la Table des soins infirmiers du Réseau universitaire intégré en santé et services sociaux de l’Université de Montréal (RUISSS de l’UdeM) a procédé à la remise des Prix leadership infirmier 1er cycle. Pour cette 5e édition, cinq responsables de stages, dont deux travaillant au CHUM, ont vu leur leadership et leur engagement récompensés. Ils peuvent être fiers de guider, inspirer et influencer positivement les étudiantes et étudiants de 3e année qui s’apprêtent à commencer leur carrière comme infirmières ou infirmiers! Les Prix leadership infirmier 1 er cycle sont remis deux fois par année au terme d’un concours qui vise à reconnaître et encourager les infirmières et infirmiers précepteurs et moniteurs faisant preuve de leadership au quotidien. Les personnes lauréates sont identifiées à partir des témoignages des étudiantes et étudiants du cours Leadership et profession infirmière de la Faculté des sciences infirmières de l’UdeM. Devant le succès des prix au 1 er cycle, des Prix leadership infirmier 2 e cycle ont été créés et seront remis pour la première fois lors du Colloque Marie-France Thibaudeau, cet automne.

Les lauréats, accompagnés des personnes qui ont soumis leurs candidatures ainsi que des directrices des soins infirmiers de leurs établissements. Également sur la photo, la présidente du comité de sélection, Louise Villeneuve, la doyenne de la Faculté des sciences infirmières de l’UdeM, Francine Ducharme, la vice-doyenne aux études de 1 er cycle, Marjolaine Héon, et la responsable de la gestion des études, Camille Sasseville. Photo : Josée Lapointe/Faculté des sciences infirmières de l’UdeM

À propos du RUISSS de l’UdeM Le Réseau universitaire intégré de santé et services sociaux de l’Université de Montréal (RUISSS de l’UdeM) fait progresser l’intégration de la mission universitaire en santé que sont les soins, l’enseignement et la recherche, en facilitant le transfert des connaissances, l’évaluation des technologies et le développement des services de santé, afin d’améliorer l’accès aux soins dans un territoire desservant plus de 40 % de la population du Québec. www.ruisss.umontreal.ca

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Si vous étudiez ou travaillez dans le domaine de la santé, participez à notre concours à bnc.ca/concours-sante.

*Aucun achat requis. Le « Concours santé 2019 » s’adresse à toute personne travaillant ou étudiant dans le domaine de la santé et/ou dans les établissements offrant des services en santé, résidant au Canada et ayant atteint l’âge de la majorité dans son lieu de résidence au moment de sa participation au concours. Le concours débute le 6 mai 2019 et se termine 10août CHUMAGAZINE le 30 2019. Tirage le 9 septembre 2019. Un prix est offert dans le cadre du concours. Ce prix est constitué d’un montant de 5 000 $ remis sous forme de chèque. Sous réserve de répondre correctement à une question d’habileté mathématique. Règlement disponible au kiosque de la Banque Nationale et à bnc.ca/concours-sante.


Merci

Témoignage

au personel de l'urgence pour votre respect, votre chaleur et votre empathie Le Dr André Lefebvre, un médecin de famille montréalais qui a pris sa retraite en 2008 après 52 ans de pratique, est décédé à l’urgence du CHUM au début de mars 2019. Une de ses filles, Louise, elle-même infirmière, a transmis de touchants remerciements à Karell Bossé, infirmière-chef à l’urgence. Voici l’essentiel de son message.

Bonjour Mme Bossé, Je m’adresse à vous comme chef d’unité de l’urgence pour que vous puissiez remercier chaleureusement tout le personnel de soins ayant côtoyé mon père, André Lefebvre, entre son arrivée à l’urgence dans la nuit du 1er mars dernier et son décès en fin de nuit, le 2 mars. Mon père avait 88 ans et plusieurs problèmes de santé; sa mort était donc prévisible à assez court terme. Au même titre que les bons soins qu’il a prodigués à sa clientèle pendant sa pratique médicale de 52 ans à Montréal, je lui souhaitais une mort digne, respectueuse, accompagnée de soins de qualité en fin de vie; c’est ce qu’il a connu dans votre unité où nous avons dû le transférer à cause de douleurs angineuses non soulagées. Pendant les dernières 24 heures de la vie de mon père, l’équipe de soins a su démontrer du respect et de la chaleur à son égard – mais, surtout, elle a fait preuve de beaucoup d’empathie auprès des proches présents. Je me fais aujourd’hui la porte-parole de la famille pour remercier particulièrement : >> Les infirmières, bienveillantes à tout moment; >> Les préposés qui ont effectué leurs soins avec doigté et ont accommodé les proches présents;

>> L’urgentologue qui, avec humanité, nous a expliqué les étapes à venir; >> La gériatre, venue rapidement au chevet de mon père, et la cardiologue, très empathique, avec qui j’ai confirmé le niveau de soins attendu; >> Le résident qui m’a signifié avec calme que la condition de mon père se détériorait et qui a ensuite expliqué aux proches les décisions à prendre dans ce contexte de fin de vie imminente; >> L’infirmière qui a administré une médication à mon père afin de le soulager dans ses derniers instants et qui nous a laissé tout le temps nécessaire pour faire nos adieux. L’équipe en place à l’urgence côtoie la mort régulièrement. Par contre, perdre un être cher est toujours une grande souffrance pour les proches qui sont souvent anxieux, exigeants et impatients. Tout le personnel de votre équipe a su déployer les attitudes et les comportements assurant des soins de qualité et l’accompagnement attendu pour les proches.

Louise Lefebvre, M. Sc. inf.

Portrait de bénévoles engagés :

Sylvain Larose

Bénévole depuis l’ouverture du CHUM, Sylvain Larose est apprécié pour sa polyvalence, son dynamisme et son attention envers les patientes et patients. Trois jours par semaine, il les assiste, les écoute et est présent pour eux, notamment au Centre de bien-être en oncologie. « Il n’y a rien de plus gratifiant au monde que de faire partie d’une équipe de bénévoles professionnelle et entièrement dévouée, souligne-t-il. Et rien de plus beau qu’un sourire comme rétribution! » Envie de vous engager? Visitez la page Web du CHUM :

www.chumontreal.qc.ca/benevoles.

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De patient ressource à assistant de recherche Olivier Fortin a l’habitude des caméras. Agent de recherche au CEVARMU*, où il a aussi été patient ressource, il se sert d’un système de vidéoconférence spécialisé pour soutenir des patientes et patients qu’il accompagne après leur départ du CHUM. Comme lui, ces personnes ont subi une amputation traumatique à la main et reçu des soins de réimplantation ou de revascularisation microchirurgicale d’urgence à la Clinique de la main du CHUM. Olivier Fortin vit d’ébénisterie artisanale quand, en 2013, sa vie bascule : le petit doigt et le pouce de sa main gauche sont emportés dans un accident de travail sur un banc de scie; les autres doigts subissent une lacération importante. Opération de réimplantation du petit doigt réussie (mais pas du pouce) et réadaptation s’ensuivent, dans un long parcours où il doit apprendre à accepter la situation et revoir son choix de carrière, un choc post-traumatique l’empêchant de retourner sur des machines-outils. Un drame que quiconque trouverait difficile à surmonter. « Parler à quelqu’un ayant surmonté une épreuve comme la mienne m’aurait aidé à me sentir moins seul et à mieux progresser dans ma guérison physique et mentale, racontet-il. C’est pourquoi j’ai accepté l’offre de Josée Arsenault [ergothérapeute et alors coordonnatrice du CEVARMU]

Une patiente ressource ou un patient ressource est une personne soignée au CHUM qui, pour améliorer la qualité des soins et services, est invitée à partager sa propre expérience avec des professionnelles et professionnels de la santé du CHUM (son expérience à l’hôpital au moment où elle a reçu des soins ou sa vie avec la maladie). Ça vous intéresse? Consultez l’onglet PATIENT sur le site Web du CHUM.

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de me joindre au centre comme patient ressource, dans le cadre d’un projet-pilote. » Avec elle et en collaboration avec la Dre Marie-Pascale Pomey, une chercheuse au Centre de recherche du CHUM convaincue de l’importance du rôle des patientes ressources et patients ressources, il se jette à l’eau. Depuis environ cinq ans, Olivier Fortin rencontre des patientes et patients à raison de deux ou trois par semaine, à l’hôpital, dans les jours suivant leur opération. Par la suite, il les revoit au moins deux fois. S’ils viennent de l’extérieur de la région, ils se rencontrent par la plateforme de télésanté sécurisée REACTS. Se voir conserve ce lien de proximité développé avec la personne à l’hospitalisation, au point d’en oublier la distance : « Tout est possible soudainement, c’est magique comme outil de communication! Peu importe d’où vient la patiente ou le patient, on peut rester en contact, répondre à ses questions ou vulgariser certaines informations plus techniques si nécessaire, etc. Et, surtout, elle ou il est capable de voir une main guérie et, ainsi, de mieux se projeter dans sa propre guérison. » Il souligne que le simple fait d’avoir un vécu similaire crée une proximité avec les patientes et patients. Cela facilite les échanges et permet de faire le pont avec l’équipe de soins sur des éléments partagés. « Par exemple, les équipes n’avaient pas conscience de la honte que je ressentais parce que je me sentais responsable de mon accident, souligne-t-il, alors que c’était l’élément le plus lourd que j’avais à porter; maintenant, on en parle grâce au projet pilote. » (L’article sur la télésanté en page 4 décrit le projet plus en détail.) Olivier Fortin fait le point avec une ou un membre de l’équipe soignante avant et après chaque rencontre avec une personne qui lui est attitrée; il consigne aussi ses remarques dans un rapport qu’il a conçu et informatisé pour le CEVARMU. Son vécu apporte donc une expertise complémentaire précieuse pour l’équipe.


« L'équipe de chirurgie du CHUM fait vraiment du travail incroyable! Regarde ma main : jamais je n’aurais pensé, la première semaine, qu’un jour elle aurait l’air presque normal » — Olivier Fortin à Charles Mathieu, lors de leur première rencontre, deux jours après qu’un accident de travail ait presque arraché un doigt au jeune homme de 18 ans. Dans quelques semaines, ils se reverront probablement pour un suivi à distance, par le truchement d’un système de vidéoconférence spécialisé.

Si vous le croisez dans les corridors du CHUM, il pourra certainement partager avec vous certaines histoires touchantes. Par exemple, la fois où un homme qu’il avait soutenu a voulu le revoir lors d’un passage à Montréal. Ou encore, celle où un patient, complètement découragé, avait renoncé à ses soins et refusait de voir l’équipe soignante, mais avait accepté de lui parler, pour finalement, dans les jours suivant leur rencontre, remonter la pente et recommencer ses soins de réadaptation.

L’intérêt d’Olivier Fortin pour aider son prochain et son parcours l’ont porté à devenir assistant de recherche dans le cadre d’une étude randomisée en cours, PAROLECEVARMU, qui vise à documenter et évaluer de manière rigoureuse les répercussions des interventions des patientes ressources et patients ressources. « Olivier, c’est un dieu, il est dévoué, et tout le monde apprécie ce qu’il fait », insiste Marjorie Laberge, une ergothérapeute qui travaille avec lui. Le principal intéressé, en toute humilité, dira plutôt qu’il n’est qu’un facilitateur de communication… * CEVARMU : Centre provincial d’expertise destiné aux personnes victimes d’une amputation traumatique ou nécessitant une revascularisation microchirurgicale d’urgence.

Connaissez-vous vos droits? En tant qu’usager ou usagère du CHUM, vous bénéficiez des droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens et citoyennes du Québec et de ceux prévus par la Loi sur les services de santé et les services sociaux. Vous avez notamment le droit : >> De recevoir de l’information sur : —— l’existence des services et la façon de les obtenir; —— tout accident survenu au cours des soins susceptible d’entraîner des conséquences sur votre état de santé; —— votre état de santé pour pouvoir donner un consentement libre et éclairé aux soins; >> De participer à toute décision qui affecte votre état de santé; >> De bénéficier de l’accompagnement et de l’assistance de la personne de votre choix pour obtenir de l’information ou entreprendre une démarche relative à un service dispensé; >> D’accéder à votre dossier et que ce dernier demeure confidentiel;

Le Comité des usagers du CHUM est le seul groupe bénévole dédié à la réalisation d’actions stratégiques et tactiques sur les enjeux collectifs des usagers au centre hospitalier et de leurs droits en matière de santé et de services sociaux.

>> D’exercer un recours, de porter plainte, de recevoir de l’information sur la procédure d’examen des plaintes et de bénéficier de l’accompagnement et de l’assistance pour ce faire. Pour connaître les détails de vos droits et obligations et en apprendre davantage sur le Comité des usagers du CHUM (notamment notre rapport annuel d’activités 2018-2019), rendez-vous sur notre site Web.

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CHRISTOPHER UN INFIRMIER CLINICIEN HORS DU COMMUN

IL REPOUSSE SES LIMITES POUR VOUS

J'AI TOUJOURS AIMÉ AIDER LES GENS Pour en apprendre sur Christopher, allez sur le Web

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AU CHUM, UNE ÉQUIPE DE RECRUTEMENT REPOUSSE CHAQUE JOUR SES LIMITES POUR TROUVER LES MEILLEURS TALENTS. ELLE CONTRIBUE À VOTRE BIEN-ÊTRE. Sa mission : choisir des personnes compétentes, empathiques et passionnées – comme Christopher pour vous offrir les meilleurs soins et services. Plusieurs de nos équipes sont à la recherche de personnel : soins infirmiers, soutien administratif, hygiène et salubrité, approvisionnement, informatique, inhalothérapie, radiologie, laboratoire…

VOUS CONNAISSEZ UNE PERSONNE COMME CHRISTOPHER ? INVITEZ-LA À POSTULER : WWW.EQUIPECHUM.CA


Recherche

CANCER:

l’immunothérapie nouvelle génération Dr Simon Turcotte, chirurgien et chercheur au Centre de recherche du CHUM.

Stimuler le système immunitaire pour détruire des tumeurs cancéreuses est l’une des pistes t hérapeutiques explorées depuis 20 ans . Aujourd’hui, l’immunothérapie est en voie de devenir l’un des piliers du traitement anticancer. Au CHUM, des équipes de recherche développent déjà les traitements personnalisés de demain. « Pour ces traitements de nouvelle génération, une partie de la solution se trouve déjà dans les tumeurs de nos patientes et patients », dit le Dr Simon Turcotte, chirurgien et chercheur au Centre de recherche du CHUM. Explications : grâce à des cellules produites par la moelle osseuse, comme les lymphocytes T, le système immunitaire est programmé pour détruire les cellules infectées ou cancéreuses. Il a parfois de la difficulté à ralentir la progression de la maladie, son action sur les cellules cancéreuses étant trop faible ou trop lente. Pour réveiller les cellules immunitaires situées dans les tumeurs des patientes et patients, et les inviter à redoubler d’ardeur dans leur combat contre la maladie, les médecins peuvent leur « donner un coup de fouet » par l’injection d’immunomodulateurs. « Cette approche est souvent insuffisante, notamment chez les personnes qui ont de moins bonnes défenses immunitaires, confie le Dr Turcotte. Une autre approche existe : l’immunothérapie par transfusion de cellules

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L’équipe de l’UIT; au premier rang, dans l’ordre habituel : Marie Martin, Catherine Péthel, Nathalie Éthier et Vanessa Hertig. Au second rang : Dre Rahima Jamal, Martine Comeau et Xavier Levac.

immunitaires anticancéreuses. En clair, nous extrayons et sélectionnons en laboratoire les lymphocytes T les plus combatifs à partir de la tumeur de la patiente ou du patient à traiter. Puis, nous produisons une solution enrichie de ces “soldats anticancer” aguerris que nous lui transfuserons. » L’équipe du Dr Turcotte fait à l’extérieur du corps humain ce que la patiente ou le patient ne peut faire à l’intérieur du sien. Et ce, de façon précise et contrôlée. Experte dans l’identification et la sélection des meilleurs lymphocytes T, l’équipe peut compter sur l’aide essentielle d’un trieur cellulaire à système fermé, installé dans un bloc opératoire. Cet équipement de haute technologie permet de départager très rapidement les lymphocytes T les plus combatifs des

Qu’appelle-t-on étude clinique de phase 1 ou 2? Lors d ’une étude clinique de phase 1 , il s’agit essentiellement de tester et d’évaluer pour la première fois chez l’être humain la toxicité d’un traitement ou d’un médicament. Cette étude porte sur un petit groupe de volontaires, en santé ou malades. À l’UIT, seules des études accueillant des patientes et patients malades auront lieu. Dans une étude clinique de phase 2, l’objectif est de déterminer la tolérance et l’efficacité du traitement ou du médicament chez des volontaires malades.


autres, tout en garantissant la stérilité des cellules qui seront transfusées et, par le fait même, la sécurité des patientes et patients. En 2018, le CHUM a été le premier établissement au Canada à acquérir un tel appareil. Aujourd’hui, une quinzaine d’exemplaires seulement sont installés dans le monde. « Nous tentons de développer la thérapie cellulaire de demain pour des patientes et patients qui ne répondent plus aux traitements traditionnels », précise le Dr Turcotte. Les personnes atteintes d’un cancer de la peau devraient ainsi être les premières chez qui cette approche sera testée. D’autres cancers solides, c’est-à-dire ceux dont les tumeurs sont présentes dans les tissus et organes du corps humain, seront visés par la suite.

Accéder à de nouveaux traitements Pour tester et valider des thérapies aussi complexes que celle du Dr Turcotte, le Centre de recherche du CHUM a mis sur pied l’Unité d’innovations thérapeutiques (UIT), sous l’initiative de la Dre Rahima Jamal, hémato-oncologue au CHUM, spécialisée en recherche clinique et en cancer de la peau. Dans ce lieu semblable à une unité d’hospitalisation, une équipe chevronnée de 11 personnes (médecins, infirmières et infirmiers, coordonnatrices et coordonnateurs de recherche) mène dans un cadre sécuritaire des études cliniques de phases 1 et 2 (voir encadré) nécessitant une surveillance de patientes et patients de quelques heures à plusieurs jours. Avec sa quinzaine de lits, cette infrastructure à la fine pointe de la recherche clinique précoce au Canada a accueilli ses premiers projets en immunothérapie du cancer en mai 2019. « Par le biais des études cliniques que nous conduisons à l’UIT, nous pouvons notamment offrir des traitements alternatifs ou de nouveaux médicaments à nos patientes et patients qui ne répondent plus aux traitements standards, explique la Dre Jamal. Ces nouvelles approches thérapeutiques leur permettent parfois d’améliorer leur qualité de vie ou de la prolonger. » Pour attirer les études cliniques les plus prometteuses à l’UIT et permettre aux citoyennes et citoyens québécois d’accéder à des traitements innovants, l’équipe de la Dre Jamal peut s’appuyer sur la réputation internationale des équipes du CHUM et de son centre de recherche, ainsi que sur le pouvoir d’attraction d’infrastructures modernes. Aujourd’hui, la concurrence est mondiale.

Dr Simon Turcotte, chirurgien et chercheur au Centre de recherche du CHUM.

Visionnez la vidéo produite par le CHUM sur l’immunothérapie par transfusion de cellules immunitaires anticancéreuses : www.youtube.com/user/chumontreal

Saviez-vous qu’un petit geste simple peut éviter la transmission de microbes? Aidez-nous à mieux vous soigner. Lavez-vous les mains et n’hésitez pas à rappeler à votre équipe soignante de le faire aussi : cela fait partie de vos droits.

Les patientes et patients souhaitant participer à ce type d’études très encadrées devraient en discuter avec leur médecin, qui pourra éventuellement les orienter vers une étude en cours au sein de l’UIT, si leur profil médical correspond aux critères de sélection. « Il faut se rappeler que tous les traitements efficaces utilisés actuellement en cancérologie ont un jour été étudiés en recherche clinique précoce, de conclure la Dre Jamal. Je veux que nos patientes et patients aient accès aujourd’hui aux traitements de demain. » CHUMAGAZINE 17


Une journée dans la vie de...

Mahmoud Ouraghi, Préposé aux bénéficiaires, Services chirurgicaux (chirurgies thoracique, plastique et zone intermédiaire)

Maryse Nadon, sa chef de service, avait dit vrai : Mahmoud dégage, dès les premières secondes, une impression de dévouement, d’empathie et de dynamisme. Des qualités que les patientes et patients lui reconnaissent aussi. Ils sont tellement satisfaits de ses soins qu’ils le réclament quand il est absent, allant même jusqu’à demander de le cloner!

Quel est votre parcours professionnel? Un peu après mon arrivée au Canada, en 2010, j’ai décidé de suivre une formation de préposé aux bénéficiaires (PAB). C’était bien différent du travail d’ingénieur en informatique que j’occupais en Algérie, mais j’ai toujours aimé aider les gens : j’y avais été bénévole dans des orphelinats, j’y avais assisté mes grand-mères dans leurs derniers moments, bref, la profession de PAB m’apparaissait comme une option intéressante. Après ma formation, j’ai travaillé ailleurs pendant un an et demi avant de me joindre au CHUM, dont j’avais entendu parler pendant ma formation. J’adore l’équipe!

Faites-vous de la formation continue? Nous avons plusieurs formations à l’interne qui touchent l’hygiène ou les principes de déplacement sécuritaire des bénéficiaires (PDSB). J’aime beaucoup profiter de l’expérience de mes pairs, qui sont en poste depuis plus longtemps que moi et qui ont énormément de choses à m’apprendre.

Parlez-nous des personnes que vous aidez. Nous recevons les patientes et patients, à peine réveillés, après une intervention chirurgicale (réimplantation d’un doigt, par exemple). Ce sont des gens qui sont dans une phase douloureuse et éprouvante, autant pour leur physique que pour leur moral. Soudainement, leur vie bascule. Ils ont besoin d’aide pour tout, n’ont plus le droit à leurs habitudes

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comme le café ou la cigarette, et sont obligés de rester alités et de laisser les PAB entrer dans leur « bulle » pour les soins d’hygiène. Et, surtout, ils ne savent pas trop ce que l’avenir leur apportera, ce qui engendre beaucoup de stress.

À quoi ressemble une journée type? Je travaille de jour. Le travail de PAB, c’est bien sûr passer des plateaux, donner des bains, habiller des patientes et patients ou les préparer pour des examens médicaux. Mais c’est plus que ça! Selon moi, le plus important pour bien faire son travail de PAB, c’est d’observer et écouter la personne, puis compléter pour elle ce qu’elle ne peut pas faire. Il y a aussi toutes sortes de besoins qu’on tente de combler. Aujourd’hui, par exemple, un patient incapable de parler m’a demandé de lire à sa conjointe, par téléphone (il vient d’une région éloignée), deux pages de conseils et de demandes qu’il avait rédigées à la main. Les derniers mots étaient : « Je t’aime et je m’ennuie de toi. » J’ai bien dit à la dame que ce n’était pas moi qui lui disais ça, mais bien son mari! Et j’ai complété en lui disant : « Alors, venez vite le voir! » Puis, lui et moi avons poursuivi notre discussion, par écrit, ce qui lui a fait beaucoup de bien.

Quelles qualités sont nécessaires pour bien faire le métier de PAB? Il faut d’abord de l’écoute et de l’attention pour toutes sortes de choses, tout en accomplissant nos tâches. Certaines personnes n’osent pas dire au personnel médical, par exemple, qu’elles ont une dépendance, alors que ça peut avoir une influence sur leurs soins ou leur médication.


Un autre exemple de l’importance d’écouter : un jour, ayant appris qu’une patiente plutôt agressive avait l’habitude de travailler de nuit, j’ai réalisé que de la forcer à changer son biorythme ajoutait à sa détresse. J’en ai discuté avec ma chef et, finalement, on a modifié l’horaire des soins de la patiente, ce qui a été très positif pour elle. Ça prend aussi de la patience. Il faut comprendre que, lorsque la personne est désagréable, ce n’est pas elle qui parle : c’est sa douleur. Le sens de l’humour est utile et, bien sûr, aimer apprendre et avoir envie de connaître ses patients et patients sont d’autres belles qualités. Nous ne sommes pas là uniquement pour faire des transferts et donner des bains!

J’adore quand je vois un sourire sur le visage de mes patientes et patients. Ma paye, c’est quand je les vois pleurer de joie parce qu’ils réussissent à marcher pour la première fois. 

Qu’est-ce qui vous rend le plus heureux dans votre travail? J’adore quand je vois un sourire sur le visage de mes patientes et patients. Ma phrase préférée, c’est : « Ça me fait du bien! » Ma paye, c’est quand je les vois pleurer de joie parce qu’ils réussissent à marcher pour la première fois. J’aime tellement mon travail qu’il m’arrive de chanter pour eux!

Quels sont les principaux défis? Réussir à faire bouger les gens n’est pas toujours facile. Ou l’inverse : devoir empêcher quelqu’un de se lever même s’il insiste, alors qu’on sait très bien qu’il en est incapable! C’est vrai, parfois nos journées ne sont pas faciles, mais on est là pour la patiente ou le patient. C’est une vocation de travailler avec des gens!

Comment contribuez-vous à l’innovation dans votre travail et quel avenir voyez-vous pour votre métier? Je propose souvent des choses vues ailleurs, et c’est toujours reçu avec ouverture. On essaie de nouvelles façons de faire les choses. Je pense que, dans l’avenir, les PAB continueront à avoir leur place. Je ne crois pas que les robots vont nous remplacer de sitôt! De toute façon, les machines ne pourront jamais donner des soins avec autant d’humanité qu’une vraie personne.

Des groupes de thérapie orthophonique pour améliorer le mieux-être de patientes et patients traités pour un cancer ORL Les personnes traitées par radiothérapie et chimiothérapie pour un cancer de la sphère ORL (tête ou cou) sont suivis en orthophonie, où on leur propose un programme d’exercices à faire à la maison. Malgré les bienfaits de ces exercices sur la qualité de leur guérison, les patientes et patients adhéraient moins au programme que souhaité. Les orthophonistes se sont alors intéressés aux recherches traitant du sujet et ont conclu qu’il fallait intégrer davantage de facilitatrices et facilitateurs à la formule offerte. Ils ont donc mis en place un concept d’intervention innovant : des groupes hebdomadaires de thérapie orthophonique, auxquels les patientes et patients peuvent participer, tout en continuant, selon leurs besoins, à bénéficier de rencontres individuelles avec leur orthophoniste. La présence d’une patiente ou d’un patient ressource aux rencontres de groupe contribue à rassurer les participantes et participants qui peuvent s’identifier à son expérience. Cette nouvelle formule unique puise une grande partie de sa pertinence dans la collaboration des patientes et patients, qui deviennent partenaires de leurs soins, d’une patiente ou d’un patient ressource, qui est une source d’inspiration et un modèle à suivre, ainsi que d’une ou d’un orthophoniste, qui possède la compétence et la motivation nécessaires. Une étude est en cours au CHUM en collaboration avec l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) afin de mesurer concrètement l’influence qu’ont ces groupes sur la santé des patientes et patients.

Quels conseils offririez-vous à quelqu’un qui souhaite devenir PAB? Il faut être là pour les gens. Un jour, c’est nous qui serons à leur place – c’est mon visage que je vois dans celui de la patiente ou du patient quand je suis avec elle ou lui! Alors ce que je dis aux futures et futurs PAB, c’est : occupe-toi des patientes et patients comme s’ils étaient des rois, et tu seras traité comme un roi en retour. C’est vrai que tu seras payé pour faire ton travail, mais pour faire ce métier, ça prend une vocation.

Un groupe de thérapie orthophonique en radio-oncologie en pleine séance de travail.

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Promotion de la santé

Prévenir, plutôt que guérir Petit guide pour travailler avec des outils coupants Le temps est venu de réparer ce patio qui rêvait de l’été, ou encore de construire ces bacs à fleurs qui agrémenteront la terrasse avant… Vite, on sort les outils! Mais soyez prudentes et prudents. Que l’on bricole le dimanche pour le plaisir ou que l’on travaille sur un chantier de construction, l’été marque une recrudescence du nombre de personnes hospitalisées pour une amputation traumatique. Voici quelques conseils pour une utilisation vigilante des outils coupants, et les étapes à suivre pour s’en tirer au meilleur compte possible en cas d’accident.

Avant le début des travaux >> Invitez quelqu’un à travailler avec vous et montrezlui où se trouvent la trousse de premiers soins et le téléphone, en cas d’urgence. >> Vêtissez-vous adéquatement – vêtements robustes et assez ajustés, lunettes de protection, chaussures fermées, cheveux attachés, pas de bijoux (même votre bague de mariage!) – et évitez de porter des gants. >> Veillez à ce que les conditions soient optimales à la concentration (bon éclairage, absence de fatigue, etc.). Et restez sobres! >> Utilisez correctement les outils : connaissez leur fonctionnement (le manuel d’instruction est un incontournable), assurez-vous qu’ils sont en bon état et destinés à l’usage que vous voulez en faire.

Deux conseils pour ce bricoleur: enlever son bracelet et utiliser un poussoir plutôt que ses mains!

Après les travaux >> Nettoyez bien les outils et l’environnement de travail, remplacez vos caps d’acier par vos gougounes préférées et remerciez la personne qui vous a tenu compagnie avec un petit quelque chose à siroter sur votre toute nouvelle terrasse!

Pendant les travaux >> Assurez-vous que l’outil est stable et ne le manipulez pas à bout de bras.

Étapes à suivre en cas d’amputation accidentelle

>> Ayez une position de travail solide, les deux pieds bien ancrés au sol.

1. Couvrir la blessure avec un bandage compressif (ne pas faire de garrot)

>> Veillez à ce que l’outil soit en position d’arrêt avant de le brancher et attendez son arrêt complet avant de l’ajuster ou de changer un accessoire.

2. Mettre le membre amputé dans une compresse imbibée de solution saline ou d'eau (ne pas mettre directement sur la glace et ne pas utiliser d'alcool)

>> Ne pointez jamais l’outil vers vous ou vers toute autre personne.

3. Mettre la compresse dans un sac étanche et le refermer

>> Tenez la pièce à couper avec des guides ou des presseurs, et non avec les mains. C’est tentant, mais c’est l’un des moments les plus risqués. De même, utilisez un bâton pour pousser la pièce à la fin de la coupe.

4. Mettre le sac dans un deuxième sac rempli d'eau et de glace et refermer celui-ci

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5. Se diriger vers l'hôpital le plus proche


Julie Chaurette, FCPA, FCA, ASC, présidente et directrice générale de la Fondation du CHUM, en compagnie de Béatrice Martin

Béatrice Martin, alias Coeur de pirate, nouvelle ambassadrice Une implication de cœur pour la Fondation du CHUM La Fondation du CHUM est heureuse d’annoncer l’arrivée de Béatrice Martin, alias Cœur de pirate, à titre d’ambassadrice. Elle se joint à Claude Meunier, porteparole bénévole, et aux ambassadeurs Véronic DiCaire et Jonathan Drouin, afin de faire rayonner la mission de la Fondation du CHUM. Béatrice participera à plusieurs activités majeures de la Fondation et de son Comité de la relève afin de contribuer à faire connaître l’expertise du CHUM dans ses soins aux jeunes adultes du Québec. Julie Chaurette, présidente-directrice générale de la Fondation du CHUM, salue avec enthousiasme l’arrivée de cette artiste de renom au sein de son équipe : « Nous sommes enchantés et privilégiés que Béatrice ait accepté de devenir ambassadrice de la Fondation. Sa grande générosité, son authenticité et sa proximité contribueront à sensibiliser la population à la mission du CHUM, à l’innovation qui y est propulsée et à son apport pour la communauté québécoise. » « C’est un honneur et un privilège d’avoir la chance de porter un message aussi important, surtout auprès des jeunes, déclare Béatrice Martin. On ne le dit jamais assez : nous n’avons que la santé. Je souhaite que mon rôle d’ambassadrice puisse mettre en lumière l’importance du travail réalisé jour après jour entre les murs du CHUM. »

Une visite émouvante au CHUM Afin d’officialiser son implication auprès de la Fondation du CHUM, Béatrice est allée à la rencontre de patientes et patients atteints de fibrose kystique. Cette visite, forte en émotions, a renforcé le désir de l’auteure-compositriceinterprète de s’investir dans la Fondation afin de faire reconnaître encore plus l’apport de cet établissement d’envergure mondiale dans la guérison de jeunes comme celles et ceux qu’elle a rencontrés.

Pour visionner la vidéo : www.fondationduchum.com

Pour plus d’information ou pour faire un don : www.fondationduchum.com

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Concevoir en 3D pour des soins sur mesure

Ce qu’on dit du CHUM…

D e p u i s l ’o u ve r tu re d u n o u ve l hôpital, le Département de radiooncologie a accès à la technologie d ’ i m p r e s s i o n 3 D (f a b r i c a t i o n additive), qui complémente son atelier de fabrication mécanique traditionnel (fabrication soustractive).

« Un grand merci au personnel du CHUM du 14e sud pour notre papa qui été si bien soigné. On vous remercie du fond du cœur, de la part de sa femme et de ses enfants et petits-enfants. M. Louis Cleary est décédé le 24 avril 2019 à l’Hôpital de Roberval; notre dernier passage au CHUM fut pour remercier le personnel qu’on a pu voir, et j’espère que les autres personnes qui n’étaient pas présentes ce soir verront notre publication. »

En effet, le service peut désormais compter sur deux imprimantes 3D permettant la reproduction de pièces à partir d’une gamme de thermoplastiques. Voici quelques exemples d’utilisation jusqu’à maintenant :

– Ghislaine Cleary, 18 mai 2019 « Je fus agréablement surprise par l’accueil du personnel. Tous ces bénévoles souriants sur place... Excellents services des infirmières et infirmiers, préposées et préposés, technologues qui ont su me rassurer lors de cette première visite. »

>> Clonage et amélioration de pièces diverses. Cela permet non seulement d’économiser, mais aussi d’améliorer certaines pièces ou de donner une deuxième vie à des dispositifs de fin de série pour lesquels des pièces ne peuvent être trouvées.

– Sophie Lafond, 26 avril 2019

>> Prototypage de nouvelles pièces et dispositifs permettant d’innover.

« Hospitalisé depuis vendredi en gastro, TOUT le personnel du département, mais également de l’urgence, est exceptionnel! Ils sont vraiment à ton écoute et se donnent corps et âme pour ton mieuxêtre! Calmes, professionnels et confiants : ces qualités les distinguent grandement des autres hôpitaux. Merci à vous! »

>> Personnalisation des soins en radiothérapie, grâce à la création de dispositifs adaptés à la forme précise de la patiente ou du patient. Une collaboration avec la compagnie Adaptiiv a d’ailleurs été mise en place pour développer des traitements personnalisés en curiethérapie.

– Thomas Leclerc, 27 mars 2019

Se « printanier » pour innover Oui, vous avez bien lu : se « printanier »! Faire un verbe avec le printemps qui cette année a tiré de la patte, c’est inventer un mot pour nommer la patience qu’il nous a fallu pour l’attendre, pour reconnaître notre persévérance à nous redire, sous la pluie et le froid, qu’il allait bien finir par arriver. Bref, nous nous sommes « printaniés » ce printemps. Nous avons fait preuve de résilience1 , cette aptitude à vivre, à rebondir, à réussir malgré l’adversité. Bien plus qu’une habileté à ne pas se décourager et à faire face aux contingences et imprévus, l’Institut d’administration publique de Québec va même jusqu’à dire que la résilience constitue un ingrédient crucial pour l’innovation2.

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Le potentiel innovant de l’impression 3D en milieu hospitalier est vaste, et plusieurs projets sont en développement avec d’autres départements. Tout le monde en sera gagnant!

Pour qu’une idée anodine bascule en trouvaille innovante, il lui faut un espace de méditation. Non, non, pas l’espace où l’on s’assoit sur un coussin les jambes en lotus. Plutôt celui où l’émerveillement, la paix intérieure et l’espoir3 peuvent fleurir. C’est dans cet espace de méditation qu’on se « printanie » et, qui sait, qu’on innove. Danièle Bourque, docteure en sciences des religions et intervenante en soins spirituels au CHUM 1 La résilience parle de la capacité à rebondir, à renaître de la souffrance. Cette notion, familière en psychologie depuis le milieu du XXe siècle, a été popularisée, au début des années 2000, par l’éthologue et psychiatre Boris Cyrulnik.

Institut d’administration publique de Québec. En ligne : iapq.qc.ca/ programme/activites/conjuguer-resilience-et-innovation.

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L’émerveillement, la paix intérieure et l’espoir prédisent une meilleure qualité de vie. Voir Krägeloh, C. U., D. R. Billington, M. A. Henning et P. P. M. Chai, « Spiritual quality of life and spiritual coping: evidence for a two-factor structure of the WHOQOL spirituality, religiousness, and personal beliefs module », Health and Quality of Life Outcomes 13, no 26 (2015) : 1–11.

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INNOVER

POUR LA POPULATION

INFORMATION HISTOIRES INCROYABLES ON RECRUTE DONNEZ

chumontreal.qc.ca lechumenhistoires.ca equipechum.ca fondationduchum.com

PHOTOS : ADRIEN WILLIAMS, CHRISTOPHER BARRETT, PATSY MCENROW


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e Colloque Santé-Voyage

Allier santé, savoir et philanthropie

19 et 20 septembre 2019 Centre de recherche du CHUM

Parmi les sujets traités : • Quoi faire pour éviter que l’altitude prenne le dessus? • Quoi de neuf en prophylaxie contre la malaria? • Les changements climatiques en santé.

Pour vous inscrire : fondationduchum.com 514 890-8347

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CHUMAGAZINE - Volume 10 - Numéro 2 - Été 2019  

Bonne lecture!

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