Issuu on Google+


C’est vous qui le dites

3

Satisfaction du patient : de bons résultats Placer l’usager au centre de ses préoccupations : c’est l’objectif majeur du CHRU de Lille. Pour mieux l’écouter et prendre en compte son avis, il utilise un outil : l’enquête de satisfaction. Les patients qui le souhaitent peuvent ainsi s’exprimer sur plusieurs thèmes : l’accessibilité, l’accueil, les soins, les services hôteliers, et la sortie. Voici les résultats 2012 de cette grande enquête. Plus de 11 000 patients (7000 en hospitalisation, 3600 en consultation et 500 à travers des enquêtes plus spécifiques) se sont exprimés en complétant le questionnaire de satisfaction qui leur a été remis. Globalement, la satisfaction des usagers hospitalisés en 2012 est élevée :

En hospitalisation : > 98% ont le sentiment d’avoir été bien soignés > 97% estiment que l’installation dans la chambre s’est bien passée > 97% soulignent la clarté des informations

> Attente : 81% de patients globalement satisfaits > Prise en charge médicale : 98% de patients globalement satisfaits > Prise en charge paramédicale : 97% de patients globalement satisfaits.

En consultation : Prise de rendez-vous : 93% de patients globalement satisfaits > Accueil : 98% de patients globalement satisfaits

A. Rendu

Zoom sur… les nouveautés de 2013 - Un questionnaire d’hospitalisation accessible sur les terminaux multimédia au lit du malade, et sur le site web du CHRU ; - Des enquêtes qualitatives sur le terrain pour mieux identifier les attentes des usagers ; - L’organisation de groupes d’expression thématiques ; - La mesure de la satisfaction inscrite dans les contrats internes de pôle - Des visites régulières au sein des services pour les aider sur le plan logistique et améliorer les taux de retour des questionnaires de satisfaction.

Contact - Juillet 2013


4

LA SCIENCE AVANCE

Lancement de l’Opus 2 du Concept-Room :

l’ambulatoire en ligne de mire

Le 2ème opus de la Concept room est focalisé sur la prise en charge en ambulatoire

Il y a quelques mois, Contact vous présentait le Concept-Room, cette chambre d’hôpital futuriste née de la collaboration entre le Clubster Santé et le CHRU de Lille. Un premier projet réussit qui entre aujourd’hui dans une nouvelle phase : présenté le 6 mars dernier, l’Opus 2 du Concept-Room a été pensé pour améliorer le bien-être des patients en ambulatoire et faciliter le travail du personnel soignant. Contact revient en détail pour vous sur ce dispositif innovant… Les premières images du Concept Room-Opus 2 ont été dévoilées par les représentants du Clubster Santé et du CHRU, avant que le projet ne soit exposé au public en mai prochain aux Salons de Santé et de l’Autonomie à Paris.

d’Eurasanté, la deuxième mouture du Concept-Room est focalisée sur la prise en charge des patients en ambulatoire. Un secteur qui va connaitre une progression fulgurante dans les prochaines années.

talisations. Principal objectif pour les établissements de santé : celui de mettre en place autour du patient une organisation plus fluide limitant les brancardages et l’attente entre chaque bloc opératoire.

Une innovation régionale

L’ambulatoire représentera bientôt 80% des hospitalisations

Une chambre pour faciliter le bienêtre des patients

Le premier Opus du ConceptRoom avait mis l’accent sur les soins de suite et la revalidation du patient. Pas moins de 30 entreprises du Nord-Pas-deCalais ont participé à ce projet, qui entame les phases de fabrication et de commercialisation. Pour ce second volet, 20 nouvelles entreprises régionales ont répondu présentes, accompagnées de 10 autres ayant déjà participé à la première version de la chambre. Conçue avec la participation Contact - Juillet 2013

L’organisation ambulatoire est un mode de prise en charge qui permet au patient de quitter l’hôpital le jour même de son opération (Contact n°111). S’il ne concerne à l’heure actuelle que 30.000 patients en France, soit 35% des prises en charge hospitalières, l’ambulatoire tend à s’imposer comme le mode d’organisation standard dans les années à venir et représentera bientôt près de 80% des hospi-

Dans le domaine de l’innovation médicale comme ailleurs, l’avenir est au sans fil. Ainsi, les différents câbles et raccordements reliant le patient à des appareils de surveillance encombrants et difficilement maniables disparaitront au profit d’un fauteuil-lit doté d’une technologie invisible qui permettra de surveiller le pouls, la saturation, où l’oxygène du patient. Elément central de cet Opus 2, ce fauteuil-lit tout en un permettra ainsi un meilleur transport du

malade aux différents stades de son hospitalisation en évitant les retours en zone contaminée, selon le principe de la « marche en avant », et soulagera le travail du personnel soignant. A. Camus

EN SAVOIR PLUS Des visites guidées du premier Opus du Concept-Room Opus 1 seront organisées pour le personnel du CHRU.


LA SCIENCE AVANCE

5

Les implants cochléaires sont implantés chez des adultes ou enfants sourds

Un centre d’audiophonologie pour dépister et soigner la surdité Les implants cochléaires, que l’on peut assimiler à des oreilles électroniques, peuvent être implantés chez les adultes ou enfants sourds. Cette technique fut mise au point dès les années 70, et les premières implantations ont été réalisées au CHRU de Lille dès 1989. Depuis plus de 800 patients, 50 % adultes et 50% d’enfants, ont bénéficié d’un implant avec environ 120 patients équipés chaque année. Contact a rencontré le Dr Isabelle Ruzza responsable du Centre d’Audiophonologie dans le Service d’Otologie et Otoneurologie. La pose d’implants cochléaires est sans doute l’aspect le plus spectaculaire du centre d’audiophonologie, mais n’est pas sa seule mission.

Du dépistage néonatal… Les activités du centre d’audiophonologie sont multiples : explorations auditives et vestibulaires (appareil de l’équilibre), consultations médicales où se réalisent la prise en charge de la surdité chez l’adulte et l’enfant, rééducations orthophoniques spécialisées… Le Dr Ruzza souligne que « Ce service héberge également le Centre d’implant cochléaire régional et le Centre de Diagnostic d’Orientation et de suivi suite au dépistage néo-

natal, unique dans la région ». Ce intègre également un Centre régional des Surdités Génétiques. Le dépistage auditif se fait très tôt à la naissance. Un dépistage précoce permettra le développement du langage oral. « Un bébé sur mille né sourd et arrive ici » confie le Dr Ruzza.

…à la pose d’implants cochléaires La prise en charge des patients sourds comprend le diagnostic, la recherche des causes, le traitement chirurgical ou l’appareillage selon la surdité, et nécessite un suivi à long terme avec les enfants. Certains patients ont besoin d’un implant cochléaire. On peut as-

similer cette technique à l’implantation d’une oreille électronique, permettant aux patients sourds profonds et sévères de retrouver une audition de qualité. Pour les jeunes enfants, cette technique leur permettra de développer le langage oral et de pouvoir ainsi communiquer avec leur famille, être scolarisé dans des milieux entendant… L’implant cochléaire comprend 2 parties : une partie interne nécessitant une opération chirurgicale et partie une externe, amovible. Cela demande un temps de réglage et d’adaptation variable selon les individus pour réentendre. « C’est une écoute artificielle, les patients devront se « réhabituer » : C’est comme apprendre

une langue étrangère » précise le Dr Ruzza. Cette réadaptation sera effectuée avec des Orthophonistes sur le site ou en ville. Une prise en charge multidisciplinaire en constante augmentation en raison de ces nombreux dépistages auditifs précoces, et de plus en plus connu par les patients. A. Deconynck

Contact - Juillet 2013


6

LA SCIENCE AVANCE

Une équipe du CHRU mène une recherche sur l’utilisation de «plasma en poudre»

Quand la technologie militaire vient en aide à la médecine civile Plasma Cryodesséché Sécurisé Déleucocyté (PCSD) ; sous cette appellation complexe se cache en réalité une véritable prouesse technique et médicale : du plasma en poudre, compatible avec n’importe quels groupes sanguins et viro-atténué, c’est-à-dire qu’il ne comporte aucun risque pour la santé du receveur. Développé et utilisé par l’armée française, ce plasma fait l’objet d’une étude clinique, menée par le CHRU de Lille, afin d’étendre son utilisation à la médecine civile. Explications… Le plasma cryodesséché est fréquemment utilisé par l’armée française dans le cadre d’opérations à l’étranger. Son usage civil permettrait une prise en charge plus rapide des hémorragies graves chez les traumatisés sévères.

immédiate et massive de plasma doit être effectuée  ; opération impossible à l’heure actuelle car le plasma frais congelé (PFC) nécessite une étape de décongélation spécifique et le délai de disponibilité du produit pour le patient peut être long.

aucun appareil de congélation et de décongélation. Sa reconstitution se fait à l’aide de 200ml d’eau pour préparation injectable et ne prend que 6 minutes, ce qui le rend donc particulièrement adapté aux interventions en urgence.

Des délais de transfusion trop longs

Du plasma disponible en 6 minutes

Une étude unique en France

L’hémorragie est la première cause de mortalité des patients traumatisés sévères arrivant à l’hôpital. Dans les cas les plus graves, notamment pour les accidentés de la route, l’hémorragie est compliquée par une coagulopathie (une absence de coagulation) qui multiplie les risques de décès par quatre.Afin d’améliorer le pronostic vital de ces victimes, une transfusion

Développé depuis 2010 par le Centre de Transfusion Sanguine des Armées (CTSA), le plasma cryodésséché est obtenu en mélangeant le plasma de plusieurs donneurs, sélectionnés pour que les facteurs de coagulation soient en concentration suffisante dans le produit. Le PCSD se conserve à température ambiante sous forme de poudre et ne nécessite ainsi

Contact - Juillet 2013

Une étude clinique menée actuellement au CHRU pour une durée de 18 mois devrait démontrer les bénéfices du PCSD pour un usage médical civil. «L’étude porte sur un panel de 42 patients, certains transfusés avec du plasma congelé, d’autres avec le plasma cryodésséché  », explique le Professeur Sophie Susen, chef du service de transfusion à l’institut d’hématologie-Transfusion et inspecteur principal de

l’étude, l’objectif est de montrer qu’une transfusion précoce du PCSD améliore la coagulopathie du patient et raccourci son délai de prise en charge». Malgré ses avantages, le plasma cryodésséché n’a pourtant pas vocation à remplacer le plasma congelé, notamment à cause de son coût plus élevé : «Son utilisation doit se faire de manière raisonnée, précise le Pr Susen, le PCSD serait surtout utile dans des établissements accueillant beaucoup de traumatisés sévères ou ceux éloignés des centres de stockage  ». L’usage du PCSD pourrait concerner une cinquantaine de patients par an au CHRU. A. Camus


LA SCIENCE AVANCE

7

PRÉMATURITÉ ET INFECTIONS : L’ÉTUDE PREMÉVA DÉVOILE SES RÉSULTATS Chaque année, 4 000 nouveau-nés naissent prématurément dans notre région. Si le rapport entre les infections de la flore vaginale et les naissances prématurées était jusqu’à présent identifié, rien ne permettait d’établir un lien de causalité directe. L’étude PREMEVA, lancée en 2006, s’est penchée sur la question de la « vaginose bactérienne », principale infection vaginale, et a rendu public ses conclusions après six années de travail et d’analyses. Explications… Véritable enjeu de santé publique, la prématurité (accouchement avant 8 mois de grossesse) demeure aujourd’hui la principale cause de mortalité et de morbidité autour de la naissance et peut avoir de graves séquelles sur le long terme. Dans la plupart des cas, l’origine de cette prématurité est inconnue.

Une cause clairement identifiée ? Considérée comme un facteur multipliant le risque d’accouchement prématuré par deux, la «  vaginose bactérienne  » est provoquée par une ascension de germes vers les membranes fœtales et le liquide amniotique, et touche environ 7% des femmes. Son dépistage et la possibilité de la soigner à l’aide d’un traitement antibiotique, étaient envisagés

comme des moyens susceptibles de réduire de moitié le nombre de naissances prématurées, en particulier chez les femmes ne présentant pas d’antécédents d’accouchement prématuré. Une hypothèse qu’ont voulu démontrer les professionnels participants à l’étude PREMEVA (CHRU de Lille, GHICL, Association des Biologistes Nord-Picardie).

Une étude d’envergure Rarement une étude sur la prématurité aura mobilisé autant de personnels et d’établissements de santé dans la région  : 500 biologistes, 2 000 médecins généralistes, 400 gynécologues (médicaux et obstétriciens), 800 sage-femmes, 40 cliniques et maternités et 202 laboratoires. Au total, sur les 84 400 patientes

dépistées, 3 105 porteuses de «  vaginose bactérienne  » ont été incluses dans l’étude (2 869 patientes à bas risque et 236 à haut risque). Un traitement antibiotique à base de clindamycine a été prescrit à 70% d’entre elles et un placebo aux 30% restants. Avec 1,2% d’accouchements prématurés pour les patientes sous antibiotiques et 1% chez celles ayant reçu un placebo, les résultats de l’étude remettent en cause l’efficacité d’un traitement antibiotique de la « vaginose bactérienne ».

Poursuivre le travail engagé

et pilote de l’étude, La vaginose bactérienne est associée à un doublement des naissances prématurées mais on se sait toujours pas si elle en est la cause. Nous devons investiguer plus avant les liens entre la vaginose et la prématurité et arrêter le dépistage chez les patientes à bas risque ». Un travail qui a déjà pris forme avec le lancement en 2012 de l’étude PREMEVA 2 et dont les résultats, attendus dans les prochains mois, permettront sans doute d’en savoir d’avantage. A.Camus

«  L’accouchement prématuré reste aujourd’hui une source d’interrogation, admet le Professeur Subtil, chef du pôle femme, mère, nouveau-né du CHRU Contact - Juillet 2013


8

GROS PLAN

La consultation d’annonce infirmière permet de répondre aux questions des patients atteints

La consultation d’annonce infirmière

Un vrai plus pour le patient Accompagner l’annonce d’un cancer au patient, via une prise en charge personnalisée favorisant l’écoute, l’information, le soutien et l’orientation : ce sont les objectifs de la consultation d’annonce infirmière. Initiative issue du Plan Cancer 1, ce moment privilégié d’écoute s’appuie sur une relation d’aide et d’accompagnement centrée sur le patient et son entourage. Contact a rencontré Christy Sol, cadre de santé dans le service pneumo-thoracique de Calmette, qui nous en dit plus. Contact : En quoi consiste la consultation d’annonce infirmière ? Christy Sol : « Une fois que le patient a été vu par le médecin et a été informé de sa maladie, il est revu quelques jours ou quelques semaines après, par l’infirmière de l’hôpital de jour ou de semaine qui s’occupera de sa cure de chimiothérapie. Le patient, accompagné ou non selon son choix, discute de ce qu’il a compris de sa consultation avec le médecin. Il peut poser des questions et discuter du programme thérapeutique. Ces questions sont très variées (effets secondaires…). Souvent la famille pose beaucoup plus de questions que le patient luimême. Cette consultation se déroule dans la salle d’accueil des familles, isolée des soins. Prochainement, il y aura une extension du service avec une salle dédiée à ce moment.» Contact - Juillet 2013

Contact : En quoi cette consultation est-elle utile ? Christy Sol : « Il y a beaucoup de termes médicaux et paramédicaux sont difficiles à comprendre pour le patient, et nécessitent pour le soignant d’adapter son langage. Cette consultation lui permet d’avoir un contact avec d’autres personnes ressources que le médecin.» Contact : Qu’est-ce qui a facilité la mise en place de la consultation d’annonce infirmière au sein de l’unité ? Christy Sol : « L’équipe est très favorable à ce nouveau dispositif. Il faut aussi que les médecins perçoivent positivement la consultation d’annonce infirmière. Et surtout il faut montrer au patient l’intérêt que cette consultation peut avoir dans sa prise en charge, notamment en lui

disant que cela l’aider à gérer son anxiété. Jusqu’à présent il n’y avait pas de formation spécifique pour les infirmières qui désiraient mener cette consultation. Cela été mis en place depuis peu par le Centre de coordination en cancérologie, et a

également facilité les choses. Bien entendu cette pratique nécessite une certaine expérience en cancérologie. » Propos recueillis par C. Devaux

Les patients témoignent Mr T. : « J’ai eu une première explication avec le médecin, qui était très claire, avec des schémas qui m’ont expliqué ce qui se passait. Puis, j’ai eu le 2ème entretien avec l’infirmière, 2 semaines après. Elle m’a remis un petit livret sur les effets secondaires. On ne l’avait pas beaucoup abordé avec le docteur. Ça m’a permis de poser des questions auxquelles je n’avais pas pensé avant. On a pu aussi avoir une explication sur des choses qu’on n’avait pas bien comprises. » Mme B. : « Ce que m’a apporté cette consultation avec l’infirmière c’est en un mot du réconfort. J’ai pu parler des traitements et mieux comprendre ce qui allait se passer. C’est vraiment un plus, du coup j’étais moins angoissée. »


GROS PLAN

9

Zoom sur la Commission consultative de l’Espace Ethique Hospitalier et Universitaire de Lille (E.E.H.U.) Mis en place en mars 2010, l’E.E.H.U offre un lieu d’expression, de rencontre et de réflexion sur les questions d’éthique soulevées par les professionnels dans le cadre de leurs pratiques. Si aujourd’hui, l’E.E.H.U. est bien identifié dans notre paysage hospitalier, sa Commission Consultative créée il y a 2 ans, l’est un peu moins. Elle peut pourtant s’avérer être pour chacun d’entre nous, un soutien dans l’approche de nos métiers. Contact a rencontré Sylvie Vandoolaeghe, coordinatrice adjointe et le Dr Bénédicte Bruno, membres de la commission, pour en savoir plus Contact : Quel est l’objectif de la Commission Consultative ? Dr Bénédicte B : « La commission consultative est une instance d’aide à la réflexion relative aux enjeux éthiques d’une décision. Son objectif n’est pas de dire au demandeur ce qu’il doit faire dans telle situation, mais de l’aider à cheminer dans son questionnement sur la meilleure décision à prendre. C’est la raison pour laquelle nous agissons « à froid », pour laisser le temps de la réflexion». Sylvie V. : « La commission n’a pas vocation à trancher les conflits entre personnes, mais peut apporter un éclairage ou une analyse, en différé d’une situation de crise porteuse d’enjeux éthiques ».

C : Quelles sont les personnes qui composent la Commission ? Dr B.B. : « La commission est pluridisciplinaire : aides-soignants, infirmiers, cadres de santé, médecins, assistante sociale, mais aussi personnes exterieures au CHRU ayant des compétences dans les domaines associatifs, juridiques, des sciences humaines et des religions ». Contact : Qui peut saisir la Commission ? Sylvie V : « Tous les professionnels du CHRU ainsi que les étudiants peuvent nous contacter ». Contact : Quelles sont la nature des questions qui peuvent vous être posées ? Dr B.B : « par exemple, vous

prenez en charge dans votre service un jeune garçon âgé de 12 ans atteint d’une leucémie. Ses parents refusent que vous lui disiez le nom de sa maladie…. que devez-vous faire ? Ou un autre exemple : vous avez connaissance d’une situation de maltraitance a priori admise de tous et qui ne semble pas si grave… devez-vous en parler ? » Contact : Quel est votre rôle à ce moment là ? Sylvie V : « le demandeur est reçu par un groupe restreint de la commission (pré-saisine). Nous allons l’écouter, nous assurer que la nature de ses questions entre dans notre champ de compétences. Si tel est le cas, la demande est examinée et une réponse est apportée dans les 3 à 4 mois suivants ».

« Il faut préciser que la confidentialité est assurée aux différentes étapes de la procédure » conclut le Dr Bruno.

EN SAVOIR PLUS EEHU Pôle Recherche Faculté de Médecine (face à l’Hôpital Huriez) contact.eehu@chru-lille.fr/ contact.eehu@univ-lille2.fr Tél : 03 20 62 34 43 / Fax 03 20 62 34 42 Contact - Juillet 2013


10

GROS LA SCIENCE PLAN AVANCE

Polyvalence et adapt de l’hospitalisa

Ouvert en janvier 2009, le service d’hospitalisation à domicile du CHRU, appelé HOPIDOM, entre déjà dans sa cinquième pathologie le permet de bénéficier de la qualité des soins hospitaliers directement chez eux, ce service fait appel à exigences imposées par ce mode de prise en charge. Contact vous en dévoile les particularités… Composé initialement d’un service pour adulte pour une activité polyvalente de 30 places et d’un service de périnatalité (ante et postpartum) de 20 places, HOPIDOM s’est récemment développé et accueille depuis 2011 une activité pédiatrique de 5 places et une autre de néonatologie de 3 places créée en 2012.

Un service, trois missions Ouvert aux patients du CHRU et des autres établissements de la métropole Lilloise, l’hospitalisation à domicile (HAD) est une prestation qui se veut complémentaire par rapport à l’hôpital. Sa mission se décline en trois objectifs. « Elle consiste tout d’abord à prodiguer les soins prévus au domicile des patients, dans un rayon géograContact - Juillet 2013

phique de 20km autour de Lille, rappelle le Dr Sara Balagny, responsable de service. Nous sommes également chargés de coordonner l’ensemble des structures pour faire en sorte que tout s’articule pour le mieux autour du patient. HOPIDOM est aussi un terrain de stage et nous assurons à ce titre la formation initiale de futurs médecins, infirmiers, pharmaciens ou sages-femmes». Entièrement au bénéfice du patient, l’HAD permet donc de raccourcir un séjour à l’hôpital voire même de l’éviter dans certains cas.

Transmettre des valeurs professionnelles et humaines Travailler au domicile de patients impose néanmoins certaines règles pour le personnel soignant.

« L’infirmière ou la puéricultrice doit veiller au respect du malade et à son milieu de vie, explique Catherine Vanbremeersch, cadre de santé. La prise en charge du patient est globale et se fait tant au niveau médical, social que familial. Si le soignant le juge nécessaire, il peut demander l’intervention d’une assistante sociale, d’un ergothérapeute, d’un psychologue ou demander l’installation d’un matériel particulier». Responsable du bien-être de son patient, le soignant peut entre autre jouer un rôle éducatif au près du malade ou de sa famille afin de l’aider à mieux vivre sa convalescence. L’intervention à domicile donne également une grande responsabilité aux soignants d’HOPIDOM : seuls avec leur patient, ils doivent savoir faire face à toute sorte d’impré-

vus et gérer les urgences, loin du cadre entièrement médicalisé de l’hôpital. «  Le personnel soignant de l’HAD possède en moyenne une dizaine d’année d’expérience, ce qui est primordial pour faire face aux situations inattendues  », poursuit ainsi Mme Vanbremeersch. Une expérience qui s’avère également indispensable pour soigner des malades aux pathologies variées et qui est complétée par des formations assurées par les services d’origines des patients.

Un service qui se développe Face au succès rencontré par l’hospitalisation à domicile, qui se traduit par un taux d’occupation de 94% et d’un budget à l’équilibre, le service a poursuivi son développement et accueille


GROS PLAN

11

tation, maitres mots ation à domicile

Depuis 2009, le CHRU a ouvert son unité d’hospitalisation à domicile HOPIDOM

année d’existence. Offrant la possibilité aux patients dont la une équipe pluridisciplinaire de professionnels rodés aux

3 questions à… Nathalie Desbuquoit, infirmière à HOPIDOM

donc depuis peu des activités de néonatologie et de pédiatrie. Des activités qui viennent répondre à un réel besoin constaté par les équipes d’HOPIDOM, très peu de structures proposant ce type de service dans la région. Ces deux nouveaux segments d’activités sont gérés par une équipe commune aux compétences dédiées (puéricultrices) et dirigées par un pédiatre. Les soins prodigués en pédiatrie concernent essentiellement la chimiothérapie, les perfusions intraveineuses ou l’accompagnement de fin de vie. Pour la néonatologie, ils portent sur la surveillance staturo-pondérale des grands prématurés ou sur l’autonomisation. Comme pour l’ensemble des services d’HOPIDOM, un planning de soins est établi avec le patient et

avec ses parents. Les puéricultrices et sages-femmes qui composent l’équipe soignante réalisent une dizaine d’intervention par jour et travaillent en relai avec des structures de ville comme les assistantes sociales ou les instituts médico-éducatifs (IME). Quant aux parents, ils sont aussi impliqués puisqu’une formation visant à leur apprendre les gestes de premiers secours, comme la ventilation, leur est inculquée avant le retour de leur enfant à la maison. Mise en place avec le concours de différents services de l’hôpital Jeanne de Flandres, l’HAD pédiatrique et néonatale pourrait voir leur capacité d’accueil augmentée dès 2013. A. Camus

Contact : Pouvez-vous nous décrire votre parcours professionnel ? « J’ai été diplômée de l’école d’infirmière en 1989. J’ai travaillé dans différents services comme l’orthopédie, la chirurgie, les soins intensifs ou la réanimation respiratoire avant d’intégrer les équipes de l’HAD dès sa création en 2009 » Contact : En quoi cette expérience a été utile pour votre travail au sein de l’HAD ? « L’expérience est une donnée capitale qui permet de garder son calme et de ne pas paniquer en cas de détresse respiratoire par exemple. L’intervention au domicile du patient demande un gros travail d’organisation pour anticiper les problèmes et préparer le matériel avant de partir. Il faut aussi être capable d’effectuer correctement son travail sous le regard de la famille. » Contact : Suivez-vous toujours des formations ? « Nous intervenons chez des patients souffrants de pathologies différentes. Il est donc très important pour le personnel soignant d’être polyvalent. Il y a beaucoup d’interactions et d’échanges entre les soignants et des formations sont organisées presque chaque semaine. »

Contact - Juillet 2013


12

LE LA DOSSIER SCIENCE AVANCE

Le CHRU et le Conseil Régional améliorent durablement la santé en région

“ Le soutien important apporté par le Conseil Régional a permis au CHRU de Lille d’améliorer considérablement son plateau technique avec des équipements de pointe Yvonnick Morice,

Directeur Général du CHRU

Contact - Juillet 2013


LE DOSSIER

13

«  Depuis de nombreuses années, le Nord - Pas-de-Calais se caractérise par une volonté commune et affirmée des partenaires tant institutionnels qu’associatifs d’améliorer durablement la santé de la population et de mieux réduire les inégalités sociales et territoriales de santé. Les facteurs socio-économiques, comportementaux et environnementaux défavorables à la région, nécessitent la mise en place de politiques de prévention renforcée, une offre de soins mieux adaptée et toujours plus coordonnée ainsi qu’une recherche performante. C’est sur ce socle que s’est construit le partenariat unique, original et exemplaire entre le CHRU de Lille et le Conseil Régional Nord - Pas-de-Calais, visant à permettre un égal accès de tous à des soins de qualité, et ainsi à réduire l’impact des inégalités sociales et territoriales. » Yvonnick Morice, Directeur Général du CHRU Pr Benoît Vallet, Président de la Commission Médicale d’établissement du CHRU Daniel Percheron, Président du Conseil Régional Nord – Pas-de-Calais C’est une situation sanitaire historiquement préoccupante à laquelle le Nord-Pas-de-Calais tente depuis longtemps d’échapper. Dans notre région en effet, les indicateurs de santé figurent parmi les plus mauvais de France. En comparaison avec la moyenne nationale, la surmortalité avant 65 ans y est plus élevée de 37%, la mortalité par cancers supérieure de 25%. Face à ces chiffres inquiétants, le Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais s’est engagé depuis plusieurs années dans une politique volontariste d’amélioration des indicateurs sanitaires et de réduction des inégalités territoriales, facilitée en 2004 par un décret intégrant le Conseil Régional au comité exécutif des agences régionales de l’hospitalisation (ARH). Dans

son combat pour la santé de la population, le Conseil Régional a été rejoint par le CHRU de Lille dont les professionnels sont confrontés chaque jour aux réalités sanitaires de la région, et qui a fait de l’égal accès aux soins pour tous l’une des priorités de son Projet d’Etablissement 2012-2016.

Une co l la b o r at i on de longue date L’action conjointe des deux institutions s’est dessinée naturellement dès 2006 lorsque le Conseil Régional s’est lancé, avec l’Etat, dans un vaste plan de lutte contre les cancers auquel a activement participé le CHRU. Ce coup d’accélérateur s’est traduit par l’organisation d’une campagne régionale de Contact - Juillet 2013


14

LA DOSSIER SCIENCE AVANCE LE 3 questions à…

“ La nouvelle convention-cadre signée

Sandrine Rousseau,

Lille symbolise un partenariat exemplaire assumé et mérité de la Région dans le

Vice Présidente du Conseil Régional en charge de l’enseignement et de la recherche

Daniel Percheron,

Président du Conseil Régional Nord - Pass’investit-elle dans le Contact : Pourquoi la Région sements de santé ? soutien à la recherche des établis des équipes de recherche Sandrine Rousseau : « La qualité Le lien entre la recherche et est une des richesses de notre région. très spécifiques dans le payson application revêt de plus des enjeux soins tardif, des conduites à sage de santé régional, avec un accès aux vie moindre que sur le plan risques nombreuses et une espérance de er le levier du financement national, surtout pour les hommes . Utilis est donc une façon de faire d’équipements de recherche innovants la région, au bénéfice de tous venir des chercheurs d’excellence dans et d’abord des patients. » t de la région avec le Contact : En quoi le partenaria s? CHRU peut-il œuvrer en ce sen n de CHRU multipolaire est Sandrine Rousseau : « La notio erche, puisque les études une notion qui s’applique aussi à la rech patients en provenance de cliniques se basent sur des cohortes de oir faire bénéficier aux patoute la région. Notre objectif est de pouv ce des équipes de recherche tients de tout le territoire, de l’excellen de la région. » spectives dans le doContact : Quelles sont les per maine de la recherche ? re d’une Maison régionale Sandrine Rousseau : « L’ouvertu un de nos axes prioritaires. de la recherche clinique en 2013 sera r à faire venir dans notre Et bien entendu nous souhaitons continue ainsi devenir une place eurégion encore plus de chercheurs, pour plan dans la recherche. Nous ropéenne et internationale de premier » sommes déjà en bonne voie pour cela.

dépistage des cancers et a eu un véritable effet levier sur le financement d’équipements, dédiés principalement à l’imagerie médicale. Malgré un contexte économique difficile, près de 100 millions d’euros ont été investis dans toute la région, avec à la clé un plateau technique constitué de 300 nouveaux équipements, certains étant installés pour la première fois en France, permettant d’améliorer de manière significative le maillage territorial du Nord-Pas-de-Calais. « Le Conseil Régional a fait preuve de volontarisme face aux mauvais indicateurs de santé de la population, précise le Pr Jean-Pierre Pruvo, Chef du pôle imagerie du CHRU, et a senti l’importance du plateau technique pour y parvenir» . Forts de ces résultats encourageants, le Conseil Régional et le CHRU ont décidé d’acter leur collaboration en s’engageant autour d’une convention-cadre de deux ans concourant à la réussite d’objectifs communs.

Une première convention ambitieuse Le partenariat signé entre le Conseil Régional et le CHRU pour la période 2009-2011 s’articule autour de quatre thématiques prioritaires et évaluées bi-annuellement : l’investissement dans les technologies d’information et de communication, le financement d’équipements sanitaires et l’amélioration de la démographie médicale. Ce dernier point constitue l’un des gros chantiers de la région pour les années à venir et des efforts importants ont été consentis lors de cette première conventioncadre pour assurer un accès égal au soin pour tous les habitants du Nord-Pas-de-Calais. Une volonté qui a rejoint celle du CHRU de Lille, qui avait créé au début des années 2000 le dispositif d’assistants médicaux à temps partagé entre le CHRU et les hôpitaux de la région, pour essayer de remédier

L’imagerie comme point de départ de la collaboration CHRU - Région Contact - Juillet 2013


LE DOSSIER

15

le 17 janvier dernier entre la Région et le CHRU de entre nos deux institutions, et concrétise l’investissement renforcement du rôle multipolaire du CHRU de Lille

de-Calais

au problème d’attractivité et d’image que connaît la région vis-à-vis des jeunes médecins. Un système de primes a ainsi été mis en place afin d’inciter les internes à se tourner vers des spécialités et des territoires en manque de praticiens, avec des résultats concluants : 89% des internes restant sur l’établissement de région ou de proximité. Des postes d’assistants à temps partagés (26 postes financés) et des postes de chefs de clinique régionaux (21 postes financés) ont également été créés et répartis dans les centres hospitaliers de l’Artois, du Hainaut et du littoral. « Aujourd’hui, le CHRU de Lille joue un rôle d’organisateur du dispositif post-internat et également un rôle formateur, précise Mathias Albertone, Directeur des Affaires médicales du CHRU. De son côté la région joue un effet levier dans la politique menée par le CHRU. Il faut souligner qu’il s’agit d’une démarche co-portée par quatre

Le nouveau caisson hyperbare

instances : le CHRU, la faculté de médecine, l’ARS et la Région ». Ces renforts humains ont été appuyés par le financement d’équipements bio-médicaux innovants, comme le premier IRM 3 Tesla de l’hôpital Salengro ou le système de radiologie « Eos » à Jeanne de Flandre, et par l’investissement dans des technologies d’information appliquées à la santé, comme le PACS (système d’archivages et de partage d’images), permettant la télé expertise d’organe et la diffusion de l’image auprès de tous les cliniciens. Ce sont ainsi près de 25 projets qui ont vu le jour au CHRU de Lille sous l’impulsion du Conseil Régional, pour un investissement de 8,6 millions d’euros. Cette première convention aura permis de réaliser ou de lancer de nombreux projets d’envergure et a posé les bases d’un nouveau partenariat entre le Conseil Régional et le CHRU de Lille, signé le 17 janvier dernier.

La recherche sur le cancer, un objectif partagé entre le CHRU et le Conseil Régional Labellisé en juillet 2012 par l’Inca, le consortium de chercheurs lillois OncoLille, porté par le CHRU et le Centre Oscar Lambret incarne le fer de lance du CHRU et du Conseil Régional autour de la lutte contre les cancers. OncoLille est un véritable site de recherche intégrée sur le cancer (SIRIC), qui regroupe des acteurs de premier plan de la recherche clinique et fondamentale, translationnelle et de sciences humaines et sociales. Une démarche originale qui regroupe toutes les facettes de la recherche en cancérologie dans une démarche de transfert au patient, et apporte des informations essentielles en adaptation thérapeutique dans le cadre d’une médecine personnalisée. « Le projet de labellisation du SIRIC OncoLille a bénéficié d’un soutien fort du Conseil Régional au moment du montage du dossier et dans le cadre du CPER cancer, précisent le Pr Christophe Mariette, membre d’OncoLille et Floriane Bougeard, secrétaire générale d’OncoLille. La consolidation de la filière des sciences humaines et sociales en santé sera l’un des axes forts soutenu par le Conseil Régional pour appuyer le développement d’Oncolille ». Contact - Juillet 2013


16

LE DOSSIER 3 questions à…

“ Ce partenariat entre le CHRU de Lille

Cécile Bourdon,

qualité et à une recherche d’excellence

Vice Présidente du Conseil Régional en charge de la santé

Pr Benoît Vallet,

Président de la Commission Médicale d’éta-

s’investit-elle dans Contact : Pourquoi la Région de santé de la pos eur l’amélioration des indicat pulation ? tive régionale a débuté en Cécile Bourdon : « Cette initia aine de la lutte contre les dom le 2004, avec une volonté d’agir dans ce thème, nous avons vu sur nal cancers. Lors d’un séminaire régio La santé n’est pas en efagir. ait concrètement en quoi la région pouv donc trouver une porte it falla nous fet une compétence de la région, il nt le Pr Pruvo qui a éclairé d’entrée pour ce faire. C’est notamme de nombres d’IRM dans ère mati nos consciences sur le retard en le traitement du cancer. et ic la région, essentiels dans le diagnost tit près de 100 milinves et r levie Nous avons donc utilisé cet effet pements d’imagerie. équi 300 de lions d’euros pour co-financer plus dernière à la première place Aujourd’hui la région est passée de la ents d’imagerie. » nationale pour son maillage en équipem de votre partenariat Contact : Quelle est la nature avec le CHRU de Lille ? cette politique, nous avons Cécile Bourdon : « Pour mener à bien iats clairs avec les établissesouhaité mettre en place des partenar ant-gagnant. Le CHRU et le gagn ments de santé, dans un rapport rs de premier niveau dans la Centre Oscar Lambret sont des opérateu d’excellence, et des profeslutte contre les cancers, avec une expertise en place d’une convention persionnels de très grande qualité. La mise aussi un acte politique fort, C’est iat. met donc de structurer ce partenar nales afin d’être soutenus natio nces pour lancer un message aux insta innovante.» très est elle dans notre démarche, qui je le rapp s du CHRU dans le Contact : Qu’attendez-vou cadre de ce partenariat ? tielle me parait être celle d’un Cécile Bourdon : « La notion essen peut paraitre abstraite, mais qui n CHRU multipolaire. C’est une notio la lutte contre les inégalités dans on qui illustre parfaitement la coopérati notre fer de lance. Nous fait s avon sociales et territoriales dont nous e notamment au dispositif avons donc à cœur avec le CHRU, grâc bler les déficits de démograd’assistants à temps partagé, de com s souhaitons que le CHRU phie médicale dans certains secteurs. Nou les hôpitaux périphériques, continue à déployer son partenariat avec avec l’excellence au cœur de et apporte les compétences médicales tous nos territoires. »

Contact - Juillet 2013

Allier qualité des soins et proximité S’inscrivant dans la poursuite des thèmes déjà abordés lors des précédents accords cadre, cette nouvelle convention 2012-2014 fait également de la lutte contre les cancers l’une de ses priorités, et intègre également une dimension recherche. Les conséquences du nombre important de cancers dans le Nord-Pas-de-Calais sont également amplifiées par les inégalités sociales et territoriales qui subsistent dans la région. Le CHRU souhaite donc promouvoir des activités de recherche, afin de comprendre et de combattre l’impact des inégalités sociales sur les cancers (voir encadré OncoLille). Une réflexion qui passe obligatoirement par un meilleur accès aux soins sur l’ensemble du territoire et par

la poursuite du maillage médical déjà entrepris lors du premier partenariat. Pivot régional dans la formation et la diffusion des bonnes pratiques médicales, le CHRU va ainsi intensifier ses relations avec les centres hospitaliers de la région dans le but de structurer le parcours de soins des patients. Cette action, en offrant la possibilité aux centres hospitaliers régionaux de bénéficier de l’expertise du CHRU et d’améliorer leurs domaines d’excellence respectifs, permettra de développer et d’étoffer l’offre de soin sur l’ensemble de la région. Elle s’inscrit également dans le cadre de la Maison Régionale de la Recherche Clinique (M2RC), qui vise à promouvoir la recherche régionale et multipolaire. Le Conseil Régional poursuivra également son action en faveur


LE DOSSIER

17

et le Conseil Régional favorise un accès à des soins de pour l’ensemble des habitants de la région.

blissement du CHRU.

Quels sont les équipements co-financés par la Région au CHRU de Lille ? L’action conjointe du Conseil Régional et du CHRU de Lille a conduit à la réalisation de 25 projets d’envergure entre 2009 et 2011, parmi lesquels : - Le système de radiologie « Eos », pour les pathologies ostéo-articulaires et pédiatrique (Jeanne de Flandre) - Un deuxième scanner à orientation cancérologique (hôpital Huriez) - Le déploiement du réseau d’images médicales - Le premier IRM 3 Tesla, dédié à l’activité clinique (Salengro) - Les 3 nouveaux caissons hyperbares (Centre de réanimation et de Traitement des Brûlés) - Une deuxième salle de radiologie biplan capteur plan, pour l’activité neurologique (Salengro) - Le centre régional de dépistage des glaucomes - Le système « O-Arm », pour l’exploration du rachis (Salengro) - Le soutien aux dispositifs de démographie médicale avec 21 postes de chefs de clinique et 25 d’assistants spécialistes à temps partagé mis en place sur la région.

La salle de commande du caisson hyperbare

d’une meilleure cohérence dans l’organisation des soins pour faciliter le parcours de santé des patients et améliorer les modalités de travail des professionnels de santé au quotidien. Le déploiement des quelques 1 900 terminaux multimédias et des 650 téléviseurs IP connectés à internet se poursuivra jusqu’à l’horizon 2014, soit un investissement de 900 000 euros. « Ce projet représente un intérêt commun du CHRU et du Conseil régional autour de l’éducation thérapeutique du patient, précisent le Dr Hervé Menu, médecin coordonnateur du Système d’Information, et Alexis Grzes, Directeur du Département du Système d’Information, puisque les terminaux multimédia permettront de diffuser du contenu sur ce thème. La Région a donc permis de mettre un coup d’accélérateur

à une démarche que le CHRU de Lille avait initiée au bénéfice de l’information du patient ». De même, la modernisation du parc d’équipements bénéficiera de la dynamique encouragée et soutenue par le Conseil Régional avec la concrétisation de nombreux projets structurants et performants. L’ensemble de ces actions auront à terme pour but de mettre à la disposition de chaque habitant un plateau technique complet et une équipe médicale performante à moins de 30 minutes de chez lui. A. Camus - A. Rendu

La convention 2012-2014 tend à poursuivre les investissements dans des projets d’équipements permettant la constitution de plateaux techniques toujours plus complets et performants. Plusieurs de ces projets sont déjà en fonctionnement ou seront mis en service prochainement. En 2012 : - Le spectromètre (URCC / Pharmacie) - La salle hybride cardiologique (Cardiologie) - La Gamma Caméra (Salengro) - L’IRM 1,2 Tesla (hôpital Huriez) - Le Scanner des réanimations - L’IRM per-opératoire (Salengro) - Le scanner per-opératoire (Salengro) En 2013 : - L’automatisation de l’Anatomie Pathologie (Centre de Biologie Pathologie) - La virtualisation des lames de biologie (Centre de Biologie Pathologie) - L’IRM 1,5 Tesla (Cardiologie) - Le scanner multi-barettes (hôpital Huriez) - L’équipement du laboratoire de recherche (Cyclotron) - L’IRM ostéo-articulaire (Salengro) - Le TEP scan (Salengro) - Le séquenceur ADN à haut débit (CBP)


18

LA SCIENCE AVANCE POINT D’ÉTAPE SUR

Projet d’Etablissement 2012-2016 :

où en est-il ?

400 projets, 500 professionnels mobilisés, 2 ans d’élaboration, le Projet d’Etablissement 2012-2016 est entré dans sa phase de mise en œuvre. Il définit les grandes orientations stratégiques du CHRU de Lille pour les 5 ans à venir. Une centaine d’actions est déjà lancée, une centaine d’autres est en cours de préparation. Pari tenu. Et le challenge était ambitieux ; deux ans pour élaborer ce qui constitue aujourd’hui la stratégie du CHRU pour les 5 prochaines années. Analyse, focus groupe, enquêtes, tables rondes, c’est dans la concertation interne et externe que se sont fondées les orientations majeures pour le CHRU de Lille. C’est aussi dans la concertation qu’elles sont mises en œuvre. 3 processus sont organisés et rythment la réalisation de ce Projet d’Etablissement : • La démarche de contractualisation interne des pôles, des départements et délégations • La démarche de Projets Institutionnels • L’accompagnement des transversalités

Un engagement contractuel Le contrat interne est un document de référence qui lie le pôle

Contact - Juillet 2013

médical et l’institution par des engagements communs (objectifs médico-économiques, développement d’activité, indicateurs de performance). Depuis plusieurs mois, les 15 pôles du CHRU de Lille ont élaboré leur contrat interne. La signature de 22 contrats internes a eu lieu le 27 juin 2013. Dans le même temps, ce sont les départements et délégations qui ont rédigé, pour la première fois, leur contrat interne.

Organiser, optimiser, en mode projet Si la contractualisation interne formalise les projets et objectifs spécifiques des pôles, la démarche Projets institutionnels permet quant à elle de développer des axes transversaux à l’ensemble des pôles et de l’institution. Des binômes de médecins et de

cadres de direction travaillent ainsi sur 10 projets prioritaires, qui impactent les organisations : • Développement de l’ambulatoire • Optimisation des sites opératoires et interventionnels  • Acute Care (médecine de l’aigü) • Télémédecine  • Flux patients  • Circuit des produits de santé  • Archives interactives  • Amélioration de l’image de marque, Identité visuelle et design  • Personnalisation des services aux usagers  • Amélioration de l’organisation de l’accueil et de la facturation de l’activité de soins  Ces 10 projets permettent de répondre à 6 axes majeurs, au bénéfice de l’amélioration de l’organisation et de la qualité de la prise en charge des patients : • Qualité et Transdisciplinarité

Séminaire des chefs de pôle, pour ordonnancer les projets Dans le cadre de la démarche de contractualisation interne, chacun des 15 pôles hospitalo-universitaires a proposé un ordonnancement de ses projets et les a présentés lors d’un séminaire exceptionnel organisé le 18 janvier dernier, qui rassemblait l’ensemble des chefs de pôles et des membres du Directoire. Cette journée de séminaire a permis d’avoir de la visibilité sur l’ensemble des projets priorisés dans le cadre du Projet d’Etablissement et ordonnancés par les pôles mais également sur les projets conjoints et a favorisé les échanges inter pôles en particulier autour de ces projets.


POINT D’ÉTAPE SUR

Fête de la science

Retrouvez le programme des portes ouvertes du CHRU de Lille pour la Fête de la science, du 9 au 13 octobre, dès cet été sur www.fetedelascience.fr Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de la Délégation à la communication du CHRU : audrey. rendu@chru-lille.fr / poste 44 923.

Un prix pour le développement durable

Un nouveau prix pour distinguer l’action du CHRU de Lille en faveur du développement durable ! Grâce à une filière innovante de valorisation, sous forme de Biogaz, des 315 tonnes de déchets alimentaires produits chaque année, le CHRU de Lille s’est vu décerner un Award lors du Salon Santé et Autonomie. Le Biogaz produit est utilisé dans le réseau de gaz et les transports en commun de la ville de Lille. Chapeau !

• Attractivité et communication • Excellence, coopérations et innovations • Ressources Humaines • Efficience • Finances et investissements

Accompagner en transversal Les grands objectifs du Projet d’Etablissement ont été déclinés par des groupes transversaux aujourd’hui structurés en transversalités, portées conjointement par un membre de l’équipe de direction et un médecin référent. Le calendrier de travail mènera chaque transversalité à s’engager auprès de l’institution sur les modalités concrètes de la mise en œuvre des projets pour la fin d’année 2013. 16 transversalités : • Cancérologie • Cardio métabolisme • Maladies inflammatoires • Enfant • Personnes âgées • Nutrition • Neurosciences • Douleur • Handicap • Greffes • Maladies rares • Education thérapeutique • Ethique • Précarité • Développement durable • Culture à l’hôpital S. Delaby - H. Tien

Quelles sont les actions déjà engagées ? • Ouverture du bâtiment FONTAN 2 (prise en charge des pathologies d’addictologie et de gérontologie) et le bâtiment des réanimations/ centre des brulés. • Installation d’une salle hybride au sein du pôle cardiovasculaire et pulmonaire. • Création d’une unité médicale de post Urgence • Développement et la diversification de l’activité d’Hospitalisation à Domicile avec les activités périnatales et néonatales. • Développement de nombreux projets de recherche et la labellisation du SIRIC ONCOLILLE 2013 est également très mobilisateur, avec la poursuite de la modernisation des urgences, l’ouverture de l’Unité d’Hospitalisation Sécurisé Aménagée, la réflexion autour de la labellisation de Départements Hospitalo-universitaires, l’ouverture de la Maison Régionale de la Recherche Clinique et la poursuite des coopérations régionales et interrégionales.

Soignants diplômés

Le 17 juin dernier l’Institut de Formation en Soins Infirmiers du CHRU de Lille décernait les diplômes de la première promotion du nouveau programme de l’école. Félicitations !

Patiente et artiste

En mai dernier, Christelle Bauduin, patiente de l’hôpital Swynghedauw et artiste, exposait ses œuvres dans le hall d’accueil du centre de référence des maladies neurovasculaires de l’hôpital Swynghedauw. Une initiative à saluer !

Découvrez le portrait de Christelle Bauduin dans votre prochaine édition de Contact. Contact - Octobre/Novembre/Décembre 2012


20

çA LA SCIENCE SE PASSE ICI AVANCE Carton plein pour Run for Life 2013

« édition Ch’ti » !

Les participants ont formé une goutte de sang géante

Alors que la France se prépare à accueillir la journée mondiale des donneurs de sang (le 14 juin prochain), la seconde édition de la course Run For Life 2013 version Ch’ti avait lieu le jeudi 4 avril, au stade municipal de Loos, au profit du don du sang mais aussi de l’association « Les Clowns de l’Espoir », qui œuvre pour redonner le sourire aux enfants hospitalisés. Retour sur cette journée avec Contact… Une journée dédiée aux dons Pour cette nouvelle journée de mobilisation et de dons, le choix était laissé aux participants : les uns ont pu donner leur sang grâce aux deux camions de prélèvement de l’EFS présents sur place. Quant aux autres, ils ont pu participer à la course de 30 min autour du stade, moyennant une participation de 10€ intégralement reversée à l’association « Les Clowns de l’Espoir ». Temps fort de cette journée, la réalisation d’une goute de sang géante sur la pelouse du stade pour rappeler à tous que le don reste à ce jour le seul moyen de sauver des vies, aucun produit de substitution au sang n’existant à l’heure actuelle. Avant cela, une « flash mob » (danse improvisée) avait permis aux participants de se réchauffer sur des airs de zumba. Contact - Juillet 2013

Une mobilisation encore plus importante Malgré une météo pas franchement au beau fixe, cette seconde édition du Run For Life aura tout de même réuni plus de 400 participants. Une mobilisation record qui a permis de récolter 22 poches de sang et plus de 3000€ au bénéfice des « Clowns de l’Espoir ». Et comme l’an passé, les professionnels du CHRU se sont une nouvelle fois illustrés sur le plan humain, avec 120 participants, et sur le plan sportif, Rémi Pinat (Pôle de Biologie pathologie génétique) remportant pour la seconde année consécutive les épreuves de scratchs ainsi que la course masculine. Un grand bravo à lui et à tous les participants. A. Camus

3 Questions à… Catherine Duhammel, Hôtesse d’accueil au pôle de biologie pathologie génétique. Contact : Avec 106 participants, votre pôle remporte une nouvelle fois le Prix de la Citoyenneté. Comment expliquer une telle mobilisation ? « Lors de la précédente édition, 34 personnes avaient répondu présentes. Cette année, la mobilisation a été à la fois plus forte et plus compliquée : deux jours avant le début de l’épreuve, seules 30 personnes étaient inscrites. Nous avons donc du passer un à un dans chaque service afin d’inciter le personnel à participer. » Contact : Quel message avez-vous fait passer au près des équipes pour les motiver ? « Nous leur avons surtout expliqué la nouveauté de l’édition 2013 qui permettait de courir au profit des «Clowns de l’Espoir » et que la participation de 10€ était entièrement reversée à l’association. C’est une vraie dynamique qui s’est lancée à partir de là. » Contact : Rendez-vous l’année prochaine ? « Oui et nous essayerons de battre à nouveau le record de participation en mobilisant encore plus les équipes ! »


çA SE PASSE ICI

21

Le lactarium du CHRU lance un appel aux dons de lait Moins répandu que le don de sang, le don de lait maternel est pourtant tout aussi vital : destiné en priorité pour l’alimentation des nouveau-nés prématurés, ce lait est indispensable pour leur bon développement. Le don de lait : pour qui ? Les bienfaits de l’allaitement ne sont plus à démontrer, en particulier pour les bébés prématurés. Malheureusement, tous les nourrissons ne peuvent pas bénéficier de cet aliment pourtant essentiel à leur croissance. Pour faire face à cette situation, le don de lait est alors primordial afin d’alimenter les enfants prématurés ou ceux présentant certaines maladies digestives immunologiques et allergiques.

Un geste simple Le don de lait maternel est un geste aussi simple que vital.Après

avoir pris contact avec le lactarium et répondu à un formulaire, les mamans donneuses procèdent au prélèvement de leur surplus de lait à l’aide d’un « tire-lait » et n’ont plus qu’à le conserver à l’aide d’un congélateur, avant que les équipes du lactarium ne viennent le récupérer à la maternité ou directement à domicile. Ce lait est ensuite analysé afin de garantir toutes les conditions de sécurité requises pour l’alimentation des enfants fragiles. Cette dernière étape réalisée, le lait peut être redistribué aux nouveau-nés.

EN SAVOIR PLUS Si vous souhaitez en savoir plus sur le don de lait, appelez le 03.20.44.50.50. Les équipes du lactarium régional du CHRU se chargeront de répondre à toutes vos questions.

A. Camus

Swynghedauw se met à l’écriture Créer, jouer ou tout simplement s’exprimer avec des mots. Tels étaient les objectifs des ateliers d’écriture organisés entre janvier et avril à l’hôpital Swynghedauw et auxquels Contact a assisté… Organisés avec le concours de la médiathèque du CHRU, les ateliers d’écriture sont conduits par des romanciers professionnels comme Olivier de Solminihac, qui fut le premier à se prêter au jeu à l’hôpital Jeanne de Flandre en 2012.

Entre fiction et autoportrait Dans le rôle de l’animatrice, Carole Fives, auteure régionale d’essais et de romans. Face à elle, des patients du Centre de rééducation, de réadaptation et de soins de suite de l’hôpital Swynghedauw. Ecrivains chevronnés et débutants, lecteurs assidus ou occasionnels, tous se sont retrouvés chaque mardi après-midi autour d’une pas-

sion commune pour l’écriture. En misant sur la diversité des sujets et des thèmes, Carole Fives a ainsi pu fédérer un public pour le moins hétéroclite. Chacun dans leur style et avec leurs mots, les participants se sont ainsi exprimés, par écrit tout d’abord, puis à l’oral en lisant à voix haute le fruit de leur imagination. Un exercice plus difficile qu’il n’y parait, surtout lorsqu’il s’agit de parler de son handicap. EN

« Voir différemment le handicap de l’autre »

la possibilité de se découvrir et de mieux se connaitre. « L’écriture permet de s’exprimer, d’écouter les autres  », explique Florica, qui a suivi les ateliers depuis le début. «  C’est une manière d’accepter la maladie, de la voir différemment. Cela peut changer notre regard sur le handicap de l’autre ».

SAVOIR PLUS

Un recueil des textes rédigés par les patients est disponible sur : www.jeuxdecriture.overblog.com

Si ces ateliers n’avaient pas de vocation thérapeutique, ils auront néanmoins offert aux participants Contact - Juillet 2013


22

çA LA SCIENCE SE PASSE ICI AVANCE

L’éducation thérapeutique pédiatrique tient son forum

L’éducation thérapeutique est un enjeu majeur pour le CHRU

Cela fait maintenant cinq ans que le groupe Pedether, dédié à l’éducation thérapeutique pédiatrique, organise un forum annuel sur les progrès et les évolutions de l’éducation thérapeutique. L’occasion de sensibiliser les soignants dans les différentes activités pédiatrique à l’hôpital Jeanne de Flandre, mais également l’ensemble des acteurs concernés à l’échelon régional. Contact a assisté au dernier forum du groupe… Organisé autour du thème « L’éducation thérapeutique, une autre approche du soin en Pédiatrie », le forum Pedether aura rassemblé en mars dernier plus de 50 personnes.

Un travail spécifique avec les enfants et leurs familles L’éducation thérapeutique du patient (ETP) pour un public jeune nécessite une certaine adaptation de la part du personnel soignant, comme l’explique Mesdames Delecluse et Lavocat, cadres de santé référentes de la transversalité ETP pédiatrique du Pôle Enfant: «L’ETP en pédiatrie s’organise en fonction de l’âge des enfants et vise l’autonomie dans le quotidien grâce à l’acquisition de compétences. Contact - Juillet 2013

Les outils et les discours sont adaptés et s’adressent aussi aux parents et aux proches ».

Promouvoir l’éducation thérapeutique Depuis 2008, les forums organisés par le groupe Pedether ont pour vocation de développer et d’organiser l’éducation thérapeutique en pédiatrie au sein de l’hôpital Jeanne de Flandre : « Ce forum s’adresse aux professionnels du CHRU, explique le Docteur Chantal Stuckens, diabétologue à l’hôpital Jeanne de Flandre, Il permet aussi au personnel de s’impliquer dans l’éducation thérapeutique au quotidien, de favoriser les échanges entre les différents groupes et d’effectuer un véritable partage d’expérience avec l’ensemble des praticiens

concernés ».A la manière de l’éducation pour patients adultes, l’ETP pédiatrique se développe depuis plusieurs années au CHRU et s’ouvre désormais à de nouvelles spécialités médicales : « Au début, elle concernait essentiellement des pathologies comme le diabète ou la mucoviscidose, se souvient Alexandra Delecluse, Aujourd’hui, de nouvelles pathologies chroniques sont abordées comme l’insuffisance rénale pédiatrique, l’épilepsie et la dermatite atopique ».

Un forum qui s’ouvre vers l’extérieur Infirmières puéricultrices, médecins, kinésithérapeutes, diététiciennes, dentistes spécialisés en pédiatrie, socio esthéticienne, art thérapeutes…

de nombreux métiers ont répondu à l’appel pour cette édition 2013. «  Nous essayons aussi de nous ouvrir sur l’extérieur, confirme le Docteur Stuckens, vers des praticiens venant d’autres centres hospitaliers de la région ou vers des libéraux et des universitaires  ». Plusieurs initiatives originales ont ainsi été présentées, comme un atelier de marionnettes mis en place par des étudiantes puéricultrices ou encore une présentation de l’art thérapie à l’hôpital. Le prochain rendez-vous est d’ores et déjà fixé au 21 mars 2014. A. Camus


çA SE PASSE ICI

23

La signature de la convention Culture et Santé le 20 février

Culture et Santé C’était l’idée force du Ministère de la Santé et du Ministère de la Culture en 1999 : permettre l’accès des « publics empêchés », parmi lesquels les personnes hospitalisées, à la culture et à l’art. Une démocratisation de la culture qui n’a plus quitté les objectifs des politiques publiques, pour preuve la Convention Culture et Santé signée le 20 Février dernier entre le CHRU, l’Agence Régionale de Santé, et la Direction Régionale des Affaires Culturelles. Contact vous en dit plus. « Démocratiser la culture à l’hôpital, c’est permettre à l’usagers d’aller vers l’art et la culture, et non pas transformer l’hôpital en institution culturelle. » C’est avec ces mots que Renaud Bertrand, Directeur en charge de la Culture, résume la philosophie de l’action culturelle du CHRU. Une philosophie au centre des politiques publiques instaurées par le Ministère de la Culture et celui de la Santé en 1999 avec la convention « Culture et Hôpital », avec un objectif : poursuivre et capitaliser les actions engagées, et décliner ces actions en région. C’est donc chose faite, avec la signature de la Convention Culture et Santé le 20 février dernier entre le CHRU, l’Agence Régionale de

Santé, et la Direction Régionale des Affaires Culturelles.

Une véritable politique culturelle… C’est autour de trois thèmes clés que le CHRU de Lille forge sa politique culturelle : - La qualité architecturale de ses nouveaux bâtiments, en intégrant une dimension culturelle et artistiques aux réflexions en amont de leur construction ; - Le développement de sensibilisation à la pratique artistique, avec des interventions en lien avec le Musée des Beaux Arts, ou encore l’Aeronef par exemple ; - L’accès des « publics empêchés » aux aspects culturels mis

en place par l’établissement. « Ces thématiques qui font partie intégrante du Projet d’Etablissement 20132-2016 dans son volet culture, précise Renaud Bertrand, et passent par le développement de nombreux partenariats avec le tissu associatif culturel lillois. »

…autour de thématiques clés Au cœur de cette nouvelle Convention Culture et Santé, plusieurs actions ont été mises en valeur : - La recherche en sciences humaines et sociales, en partenariat avec l’Ecole Nationale d’Architecture et de Paysage de Lille (Ensap) ; - Le Design en territoire de santé, en partenariat avec Lille

Design, et Cite du Design ; - Les actions culturelles nombreuses au CHRU de Lille (concerts, conférences, expositions, ateliers lecture et écriture, auteurs en résidence etc …). Une politique culturelle riche, accompagnée de manière pérenne par l’Agence Régionale de Santé et la Direction Régionale des Affaires Culturelles. A. Rendu

Contact - Juillet 2013


24

INITIATIVE

L’espace cadres Une communauté en construction Une motivation : la reconnaissance de la communauté des cadres auprès de la direction générale et des différentes instances de l’institution. Une volonté : engendrer des actions concrètes, par la richesse des échanges, toutes filières confondues, apporter une lumière sur les pratiques, les difficultés, les objectifs et surtout déterminer les actions à mener… Voici le leitmotiv du nouvel Espace Cadres. Contact vous invite à en savoir plus….

Une assemblée de plus, vous direz vous ? En tout cas, le nouvel Espace Cadres est une structure qui se veut constructive, concrète, proche de la communauté des cadres… Au service de chacun !!

On remet le couvert La constitution de l’Espace Cadres n’en est pas à son premier essai. L’expérience a déjà été tentée il y a quelques années au CHRU. Riche de cette expérience et d’une forte volonté de la direction générale, le feu a repris début 2012. Une communauté a ainsi été constituée, sur base du volontariat, représentant l’ensemble de l’encadrement : soins, techniques, administratif…

Contact - Juillet 2013

Déjà un an d’existence Aujourd’hui, l’Espace Cadres fait le bilan de l’année écoulée. Et son constat est signifiant : « il y a un manque d’implication de la communauté cadre au sein de l’établissement » exprime Françoise SaintWrill, coordinatrice générale de l’Espace Cadres. Ses membres ont ainsi travaillé sur 10 projets institutionnels majeurs (en lien avec des référents institutionnels) où la représentation et l’avis de l’encadrement doit être apporté pour guider ou adapter les projets aux besoins sur le terrain.

L’avenir est dans l’action… Les membres de l’Espace Cadres ont analysé les remarques des

cadres du CHRU interrogés, et ont réagi immédiatement pour faire évoluer leur engagement. Ils ont ainsi acquis leur autonomie au début de l’année 2013, sollicité la Direction générale pour qu’une action rapide soit apportée sur la gestion du temps (logiciel, groupe de travail..), priorisé 4 thèmes afin de concentrer les actions (même si les autres projets continuent bien entendu à évoluer). Au final, le nouvel Espace Cadres souhaite être force de proposition au cœur de l’institution, et acquérir une reconnaissance de son professionnalisme. Une journée dédiée aux cadres aura lieu en octobre 2013 dont le thème permettra l’échange et l’enrichissement… Affaire à suivre ! N. Martin

L’espace cadre en pratique : Création : décembre 2011 Bureau de l’espace cadres composé de 18 membres (11 soignants, 3 administratifs, 4 techniques) dont une coordinatrice générale (Françoise SaintWrill) et deux coordinatrices adjointes (Nathalie Caspers. et Nathalie Martin). Communauté de l’Espaces cadres : 58 membres

EN SAVOIR PLUS nathalie.martin@chru-lille.fr nathalie.caspers@chru-lille.fr francoise.saintwril@chru-lille.fr


INITIATIVE

25

Le DocteurVogel, médecin généraliste à Touffers

L’amélioration des relations ville-hôpital en bonne voie Comment améliorer et faciliter les relations entre le CHRU de Lille et les quelques 5756 médecins de ville du Nord-Pas-de-Calais ? C’est à cette problématique que devra répondre le tout récent comité Ville-Hôpital, avec pour finalité de favoriser la prise en charge en continue des malades, durant tout leur parcours de soins. Initiative originale en France, le comité Ville-Hôpital se présente comme un lieu d’échanges et de propositions entre les médecins de ville et les professionnels du CHRU visant à mieux coordonner le parcours du patient.

Premier constat : un CHRU performant mais difficile d’accès C’est en 2011, dans le cadre de l’élaboration du Projet d’établissement 2012-2016 qu’émerge l’idée d’améliorer l’ouverture du CHRU sur la médecine de ville. Dans la foulée, une enquête est lancée auprès des médecins de ville pour connaitre leurs impressions sur le CHRU de Lille. «  L’établissement était perçu comme un lieu de haute technicité et compétence, capable de

faire face à toutes les situations et pouvant soigner les pathologies les plus complexes, se souvient le Docteur Daniel Dreuil, Délégué aux relations VilleHôpital. Mais également, vu de l’extérieur comme une sorte de boite noire avec laquelle il est souvent difficile d’entrer en relation. La décision est alors prise de constituer un comité composé de médecins généralistes et de praticiens du CHRU, pour trouver des solutions aux problèmes évoqués.

Une boite à outils à développer Parmi les problèmes récurrents soulevés par les médecins de ville, celui de ne pas pouvoir joindre rapidement un spécialiste ou un service du centre hospitalier. Une difficulté constatée par le Docteur Marc

Vogel, médecin généraliste à Toufflers et membre du comité Ville-Hôpital : «Etre mis en relation avec le bon interlocuteur peut parfois prendre plus de 20 minutes, ce qui rend la prise de rendez-vous compliquée ». Pour le Dr Dreuil, des efforts doivent être consentis, notamment au niveau de la réception et du traitement des demandes de rendez vous. Autre demande des médecins généralistes, une meilleure information en aval lors de la sortie du patient de l’hôpital  :  «Trop souvent, le médecin n’est pas prévenu de la fin de l’hospitalisation », admet le Dr Dreuil, Nous travaillons en ce moment à définir un “pack de sortie“, qui comprendra notamment, , un courrier remis au patient et transmis de manière sécurisée au médecin traitant ». Un nouvel annuaire en ligne sera aussi disponible dès 2014,

et permettra un système de recherche par mots clés. Enfin, Hop’line, le numéro vert réservé aux médecins généralistes, lancé en 2009, sera réorganisé afin de coller davantage aux attentes des médecins de ville, pour un nouveau lancement en juin.

A. Camus

EN SAVOIR PLUS Dr Daniel Dreuil - Délégué aux relations ville-hôpital 03 20 44 59 30

Contact - Juillet 2013


26

CULTURE ET MÉMOIRE LA SCIENCE AVANCE

Le SAMU

d’hier à aujourd’hui

De gauche à droite : Dr Marson, Pr Scherpereel, Dr Goldstein

Des prémices de la médecine pré-hospitalière lors des campagnes militaires napoléoniennes en 1792, au SAMU d’aujourd’hui : Contact revient sur deux siècles d’évolution de l’aide médicale d’urgence. Soigner les blessés des campagnes militaires napoléoniennes directement sur le champ de bataille : c’est avec cette idée que le Baron Dominique Larrey, chirurgien en chef de la Grande Armée invente en 1792 les premières ambulances chirurgicales mobiles, qui seront suivies de la création de la Croix Rouge par Henri Dunant en 1863.

SAMU : la naissance d’un concept… C’est dans les années 60 que se développe véritablement le concept de médecine pré-hospitalière, avec les grandes hécatombes routières de la nationale 7 au moment des départs en vacances. Le premier SAMU de France fût ainsi créé à Salon de Provence, entre autres par le Dr Arnaud. « Ce chirurgien deContact - Juillet 2013

en tant qu’interne, se souvient le Dr Patrick Goldstein. J’ai connu peu de temps après, l’arrivée de la régulation médicale avec un décret de 1981 instaurant la mise en place du Centre 15 ». A partir de cette date, le SAMU de Lille ne cessera d’évoluer : professionnalisation des équipes et du matériel, diversification des interventions (notamment les transferts inter-hospitaliers, héliportés pour certains), maillage de la région en antennes SMUR, création d’un SMUR pédiatrique …et de son appli- et néonatal, et du centre de formation aux soins d’urgence cation lilloise Le premier SAMU voit le jour à (CESU). « La médecine pré-hospiLille en 1974 à l’initiative du Pr talière fait aujourd’hui appel à des Laget-Corsin, avec des moyens techniques de plus en plus sophisà l’époque limités, et sans dis- tiquées, confirme le Dr Patrick positif de régulation médicale. Goldstein, et prend en charge des Ce service sera confié en 1975 pathologies très diverses. Le SAMU au Pr Philippe Scherpereel. « 59 représente la plus grosse actiJ’y suis moi-même arrivé en 1977 vité pré-hospitalière en France ». vait à l’époque recevoir une visite de sa famille venue le voir via la nationale 7, raconte le Dr Patrick Goldstein, mais jamais elle ne parvint jusqu’à lui. Il eût alors l’idée de créer une antenne de secours routier pendant les transhumances estivales, en se disant que ce type de dispositif aurait pu sauver sa famille ». Parmi les précurseurs de ce concept d’aide médicale d’urgence en France, on peut également citer les Pr Larreng, Cara et Huguenard.

Encore de nombreux projets Le SAMU 59 n’a pas fini son chemin. Parmi ses projets, de nouveaux locaux prévus pour 2015, avec une mutualisation des compétences de l’urgence et du SAMU, l’émergence d’une spécialité universitaire sur 5 ans et une implication forte dans la recherche clinique en médecine d’urgence, et enfin le développement indispensable du lien avec la médecine de ville. « Le SAMU 59 est résolument tourné vers l’avenir. Notre but n’est pas de faire plus, mais de faire mieux en qualité et en progrès de la médecine pré-hospitalière, conclut le Dr Patrick Goldstein. » A. Rendu / P. Kemp


ASTUCE DE L’ INVITÉ

27

Vital pour les malades,

le don de moelle osseuse est encore méconnu Alors que près de 20 millions de personnes sont inscrites sur les listes de don partout dans le monde, la France n’en compte elle que 200 000. Le Professeur Ibrahim Yakoub-Agha, responsable de l’unité d’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques au sein du service des maladies du sang au CHRU de Lille et Président de la Société Française de Greffe de Moelle et Thérapie Cellulaire, nous explique pourquoi le don de moelle est aussi important…

Le Docteur IbrahimYakoub-Agha, spécialistes des maladies du sang

EN SAVOIR PLUS Pour en savoir plus sur le don de moelle osseuse et s’inscrire sur la liste des donneurs, rendez-vous sur www.sfgm-tc.com

Contact : Qu’est ce que la moelle osseuse et pourquoi en faire don ? Pr Ibrahim Yakoub-Agha : «  La moelle osseuse est un tissu spongieux présent dans la partie creuse de l’os et qui contient des cellules mères, appelées aussi cellules souches. Ces cellules se divisent pour former les différents composants du sang : les globules blancs, les globules rouges et les plaquettes. La moelle osseuse se régénère constamment et est indispensable pour vivre en bonne santé. Malheureusement il arrive chez certains malades que la moelle osseuse soit défectueuse. Ces cas de figure ne concernent cependant chaque année que 25 à 30 patients sur un million d’habitants. »

Contact : Pourquoi a-t-on alors besoin d’autant de donneurs ? Pr Ibrahim Yakoub-Agha : « Contrairement au don de sang, les chances de trouver un donneur de moelle osseuse et un receveur compatibles sont très faibles, de l’ordre d’une sur un million. Il existe 30% de chances de trouver un donneur compatible dans la fratrie du malade, et 40% à l’extérieur de la famille.» Contact : Comment se déroule le prélèvement de moelle osseuse ? Pr Ibrahim Yakoub-Agha : « Le donneur passe tout d’abord une série d’examens afin de véri-

fier s’il peut donner sans aucun risque pour lui ou le malade. Concernant le don de moelle osseuse, le prélèvement se fait à l’aide d’une aiguille au niveau du bassin et sous anesthésie générale. Pour ce qui est du don de cellules souches, le prélèvement se fait par intraveineuse, le donneur pouvant ainsi rentrer chez lui le jour même.»

de sang permettant de déterminer leur profil génétique, ce que l’on appelle un typage HLA, les donneurs potentiels deviennent des « veilleurs de vie » et seront appelés dès qu’un malade avec un profil similaire au leur est détecté. En moyenne, un inscrit à une chance sur 2 000 de devenir un donneur effectif. » Propos recueillis par A.Camus

Contact  : Qui peut faire don de sa moelle osseuse ? Pr Ibrahim Yakoub-Agha : «  Le don est ouvert à toutes les personnes en bonne santé âgées de 18 à 50 ans au moment de l’inscription, bien qu’il soit possible de donner jusque 60 ans. Après une prise Contact - Juillet 2013


24 HEURES AVEC

Une cuisine thérapeutique adaptée pour les enfants

La cuisine thérapeutique a été inaugurée le 27 mars avec au programme un atelier crèpes

Le 27 mars dernier, c’est dans un parfum sucré de crêpes et autres douceurs, qu’a été inaugurée la cuisine thérapeutique de l’Hôpital Jeanne de Flandre, en présence de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France. Pour l’occasion les petits patients s’étaient mis aux fourneaux, coachés par un des cuisiniers du CHRU, pour régaler les invités. Cette cuisine thérapeutique est l’aboutissement d’un projet d’équipe porté par le Pr Frédéric Gottrand, pédiatre et coordonnateur du Centre de Référence des malformations congénitales de l’œsophage, et ses équipes. « Le CHRU de Lille compte 6 centres de référence de maladies rares spécifiquement pédiatriques. La plupart de ces maladies rares occasionnent des difficultés alimentaires telles que des troubles de l’oralité, ou des régimes restrictifs, auxquels vont devoir s’adapter les enfants et leur famille, tout au long de leur vie. L’alimentation peut alors être source de tension ou de rejet, et marginaliser l’enfant » rappelle le Pr Gottrand. La cuisine apporte ainsi une réponse aux équipes médicales et

soignantes qui prennent en charge ces enfants, en leur permettant de développer des ateliers thérapeutiques pour les accompagner, ainsi que leur famille, dans l’éducation ou la rééducation alimentaire. « Véritable outil d’éducation thérapeutique, la cuisine pourra bénéficier aux autres pathologies chroniques suivies à Jeanne de Flandre » ajoute le Pr Gottrand.

Un terrain de réconciliation où retrouver le plaisir de manger Organisée en 2 îlots entièrement modulables et adaptables aux âges et handicaps, et entièrement équipée, la cuisine propose un lieu convivial spécifiquement aménagé et sécurisé,

pour les petits et les grands. Elle va permettre aux enfants et aux familles de côtoyer les personnels de soins dans un cadre plus « familial ». La cuisine sera non seulement un lieu d’apprentissage pour rendre l’enfant autonome dans son rapport avec la nourriture, mais aussi et surtout un lieu social de partage : de recettes, d’idées, d’expériences, pour retrouver le plaisir à la fois de préparer ensemble un repas mais aussi de le partager…

Un projet soutenu par la Fondation Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France Cette cuisine, dont le montant

total s’élève à 63 000 euros, a bénéficié du soutien de la Fondation dans le cadre des pièces jaunes, à hauteur de 20 000 euros, et par l’Association « Pigeons de cœur coursiers solidaires», pour le même montant. D’autres associations de familles ont participé au projet : l’Association Française de l’Atrésie de l’œsophage, à hauteur de 5 000 euros, et les Feux Follets à hauteur de 2 900 euros, permettant ainsi la concrétisation de cette cuisine thérapeutique au profit des enfants. S. Marchand


Contact n°112