Issuu on Google+

Front commun pour la Bretagne à grande vitesse

FORMATION

p.3

Les métiers de bouche se féminisent

INVITÉS

p.7

Jean-Marie & Sylvie Ollivier, commerçants brestois

p.8

© SIMON COHEN

ACTIONS DE LA CCI

N° 132 novembre-décembre 2010 010

Édition publicitaire de la C.C.I. de Brest. Le Télégramme, éditions de Brest et Châteaulin du 18 novembre 2010.

JOURNAL D’INFORMATION DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE BREST

© BASILIC COMMuNICATION

t s e r b e d r i t r a p ù o toute l’année ?

FOCUS. Avec 89 % du trafic de l’aéroport Brest Bretagne, les lignes régulières représentent un enjeu considérable pour la première plateforme

à l’affiche Plabennec

Jeux Fabrique en Bois : faites vos jeux ! Dépassés les jeux en bois ? Ringardisés par les consoles vidéos ? Que nenni. Depuis plusieurs années, ils revivent des jours heureux, dépoussiérés par des associations. Denis Kleinpeter fut un membre actif de l’une d’entre elles, dans le Nord-Pas-de-Calais. “On me demandait de plus en plus d’animations autour de jeux traditionnels. La demande s’est développée au fur et mesure que j’avançais

dans mes recherches sur Internet. Ils plaisent énormément”. Ce jeune entrepreneur - installé par choix à la pointe de la Bretagne fabrique depuis cet été jusqu’à 65 jeux différents, en bois et chevillés à l’ancienne, à la pépinière d’entreprises de Plabennec. Il y bénéficie ainsi de l’appui de Christelle Hamon, animatrice CCI du lieu. Ces jeux du monde en bois plaisent d’autant plus que les règles sont

simples (mais non simplistes) faisant appel à l’adresse, la stratégie et la réflexion quel que soit l’âge. Jeux de lancé, de tirs, de palets, de boules, d’anneaux, de toupies et de billards, stimulent la tête et les mains. Les enfants bien sûr et grands enfants que nous sommes, ne manqueront pas de vouloir jouer au “remonte-billes” ou encore au “jeu de la grenouille”, sans oublier le “Birinic”, “le seul jeu dont je sois sûr qu’il vienne de Bretagne”, confie Denis Kleinpeter. Mais les personnes âgées ne sont pas en reste : “Des maisons de retraite médicalisées ont aussi acheté des jeux car ils permettent de reproduire des gestes naturels”.

Dans son atelier, Denis travaille le bois brut avec sa toute nouvelle machine pour concevoir les modèles commandés sur son site internet. Autant dire qu’ils traverseront les générations. Comptez de 34 à 400 euros le jeu selon sa taille et sa complexité. “Outre la fabrication, je propose à qui veut la location et l’animation autour des ces jeux”. Exposition, livret et questionnaires rendent la démarche pédagogique. “Il est aussi possible de réaliser soimême ses jeux, sur une journée”, et ainsi découvrir qu’aussi loin que remontent les origines de l’homme, celui-ci a toujours pratiqué le jeu comme une forme de convivialité. @ www.jeuxfabriqueenbois.fr

Denis Kleinpeter

© SIMON COHEN

bretonne. Ces lignes ouvertes à l’année ou régulières déterminent le désenclavement de tout un territoire. Tour d’horizon de la nouvelle offre quotidienne de l’aéroport. p 4-5


L’infothèque de l’école supérieure de commerce Bretagne Brest met ses ressources documentaires à la disposition de tous les publics.

Esc : l’infothèque aiguille le public

…de la CCI 25 novembre, 16 décembre

Matin Créateur.

Vous avez un projet de création ou de reprise d’entreprise ? La CCI de Brest vous propose d’assister à une réunion d’information gratuite, le Matin Créateur (étude de l’idée, méthodologie de la création, aides techniques et financières…). Participation gratuite mais inscription obligatoire.

S

Intégrée au réseau national Cet impressionnant fonds papier se double d’une documentation électronique très complète, à commencer par la base de données ABI (des milliers d’articles) ou encore la bibliothèque digitale Cyber Libris, qui permet la consultation de 7  000 ouvrages et articles. L’infothèque vient par ailleurs d’intégrer Sudoc, le système universitaire de documentation dépendant du réseau national de bibliothèques de l’enseignement supérieur. Sudoc répertorie 11 millions de notices bibliographiques et localise le titre

Du 29 novembre au 6 décembre

Stage 5 jours pour entreprendre. Ce stage, organisé par l’Espace entreprendre de la CCI de Brest, couvre les différents aspects liés à la création d’entreprise : juridique, gestion/ fiscalité, banque, assurance, expert-comptable, notaire… Participation : 150 €.

25 et 26 novembre

Permanence des notaires et experts comptables, lire en page 6.

26 novembre, 17 décembre

Permanence des professions libérales.

© SIMON COHEN

ur ses rayonnages, 8 000 ouvrages et 160 revues françaises et étrangères  : l’infothèque de l’école supérieure de commerce Bretagne Brest a su se donner les moyens de remplir sa mission  de soutien à la recherche et à l’enseignement au sein de l’ESC. Son fonds, consacré aux différents secteurs de l’économie, s’enrichit régulièrement. “Les axes de recherche de l’école, comme l’entrepreneuriat, influencent le choix de nos acquisitions”, commente Valérie Le Roux, responsable des lieux. “Nous consacrons aussi une bonne partie de notre budget à l’achat d’ouvrages en anglais”.

les rendez-vous…

L’infothèque dispose d’une documentation électronique très complète.

recherché au sein des bibliothèques du réseau. Si l’infothèque constitue un lieu de vie incontournable pour les étudiants et les enseignants de l’ESC, elle est aussi ouverte au public extérieur : étudiants, enseignants chercheurs, professionnels, créateurs d’entreprise, demandeurs d’emploi, salariés souhaitant rebondir sur un autre secteur… “Nous avons par exemple un rayon métier avec des ouvrages sur les tests psychologiques et le curriculum vitae”. Les ouvrages et les revues sont consultables sur place en accès libre. 120 places assises sont mises à la dispo-

sition des lecteurs, dans les locaux spacieux (800 m2) et lumineux. Outre la lecture sur site, un service de prêt est proposé à tous. Seules les ressources électroniques ne sont pas directement accessibles au public extérieur. “Le mieux, quand une personne veut effectuer une recherche, est de nous contacter à l’avance. Nous pouvons ainsi rechercher les documents et accompagner sa recherche, y compris à partir des ressources électroniques. Chaque situation est traitée au cas par cas”. Un plus pour se retrouver dans ces 8  000 ouvrages disponibles.

L’infothèque est ouverte en journée continue du lundi au vendredi et emploie trois collaborateurs. Pour emprunter des documents, le dépôt d’un chèque de caution de 80 € et une inscription annuelle sont nécessaires (demandeur d’emploi : 15 € l’année ; étudiant : 30 € l’année).

À 14h, 15h ou 16 h, rencontre avec un représentant de l’association de gestion des professions libérales agréée. Ce rendez-vous individuel s’adresse notamment aux porteurs de projet. (pour tous ces rendez-vous) Accueil de l’entrepreneur (CCI). Maëlle Juin 02 98 00 38 73 @ accueil.entrepreneur@cci-brest.fr

la CCI vous accueille pour vous informer Chambre de commerce et d’industrie de Brest. 1, place du 19e R.I., BP 92028, 29220 Brest Cedex 2. Votre CCI est ouverte de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 h, du lundi au vendredi. 02 98 00 38 00 @ info@cci-brest.fr @ www.cci-brest.fr

Antenne de Châteaulin. 30, quai Charles-de-Gaulle, 29150 Châteaulin 02 98 86 53 02 @ antenne.chateaulin@cci-brest.fr CCI Info. Centre de documentation économique ouvert à tout public chaque jour de 14 h à 17 h.

02 98 00 38 15

Fichier des entreprises. Information et vente d’annuaires des entreprises (8 h 30-12 h 30 / 14 h-17 h). 02 98 00 38 06

Inicial (ex-service Habitat). 02 98 00 38 88 Courants. @ courants@cci-brest.fr 02 98 00 38 44

pour vous aider à créer et développer Espace entreprendre. Service d’information et de conseils juridiques, fiscaux et sociaux pour les porteurs de projets de création ou reprise d’entreprise. 02 98 00 38 73 Pépinières d’entreprises. Hébergement et accompagnement de porteurs de projets et de créateurs d’entreprise. » Mescoat, à Landerneau 02 98 30 35 00 » Penhoat, à Plabennec 02 98 07 27 27 » L’Aulne-Maritime, au Faou 02 98 81 17 70 » Châteaulin 02 98 81 25 34 » Crozon 02 98 27 24 76

Département industrie, services et international. Sur rendez-vous.

02 98 00 38 18

Département commerce, tourisme et services. Sur rendez-vous.

02 98 00 38 17

Centre de formalités des entreprises. Service d'information sur les formalités juridiques liées à la création-reprise d'entreprise. 02 98 00 38 05

ChamberSign. Service de promotion de la signature électronique des CCI. 02 98 00 38 76

pour vous faire voyager Aéroport Brest Bretagne. @

2 Courants

www.brest.aeroport.fr

02 98 32 86 00 navette routière 0 820 850 252

pour vous former Voir page 7 novembre-décembre 2010

chambre de commerce et d’industrie de Brest


Le schéma national des infrastructures de transport (Snit) fixe les orientations de l’État pour les 2030 prochaines années. Il relègue le Finistère “dans les territoires restant à l’écart du réseau des lignes à grande vitesse”. Une position “inacceptable” pour l’association Investir en Finistère.

Front commun pour la Bretagne à grande vitesse <interview>

Jacques Kuhn et Jean Le Vourch Représentants d’Investir en Finistère

“On a perdu du temps”

Indignation unanime Le TGV, garant de l’avenir économique des régions françaises, met aujourd’hui 4 h 35 en moyenne de Paris à Brest, avec 5 arrêts. Le projet de la ligne grande vitesse (LGV) Bretagne - Pays-de-la-Loire inscrit au Snit, prévoit la construction de

Le schéma national des infrastructures de transport (Snit) planifie, sur 20 à 30 ans, un programme d’investissements de 170 milliards d’euros pour irriguer le pays en infrastructures modernes. 52 % de cette somme est dévolue au fer. Ignorée de ce schéma, la pointe Bretagne s’unit pour y être inscrite et réclame une égalité de traitement avec les autres régions.

* Coût de ces aménagements : 310 M€.

Jacques Kuhn

© SIMON COHEN

182 km de lignes entre Le Mans et Rennes, soit un gain de temps de 37  min. Fin 2015, si aucune ligne nouvelle n’est construite, nous serions ainsi à 3 h 40 / 3 h 45 de Paris. À cette même période, Bordeaux qui est à la même distance de Paris que Brest, sera à… 2 h 05 de la capitale (construction de la LGV Tours-Bordeaux) ! “Certains aménagements vont permettre de gagner 4-5 minutes*. En l’état, la contraction du temps se fera donc presque uniquement entre Paris et Rennes”, regrette Jean Le Vourch. Le Snit indique sa préférence pour un axe ferroviaire Rennes-Nantes  : “Cela marque un choix politique qui ignore l’hinterland historique du chef-lieu de notre région”. Cette pénalisation d’une région qui paie déjà le prix fort de son éloignement du marché européen, a provoqué une levée de boucliers de la part des décideurs politiques et économiques. Aujourd’hui, l’heure est à l’union sacrée.

Jean Le Vourch

© SIMON COHEN

P

our mémoire, rappelons que l’association Investir en Finistère a été fondée il y a presque 10 ans par les CCI du Finistère, le Crédit mutuel Arkéa, le Crédit agricole et compte une trentaine de grandes entreprises adhérentes. Elle a pour acte fondateur l’obtention d’un TGV mettant Brest et Quimper à moins de 3 h de Paris. “À la lecture de l’avant-projet de schéma national des infrastructures de transport, on constate que la Bretagne est exclue du développement des voies de communication ferroviaire”, se désole Jean Le Vourch, président du groupe de travail TGV à l’association. Ce qui a provoqué l’indignation des défenseurs acharnés du désenclavement du Finistère (lire ci-contre).

© SIMON COHEN

Jacques Kuhn et Jean Le Vourch, représentants d’Investir en Finistère, font partie des fondateurs de cette association. Autant dire que ces militants de la première heure pour un TGV Brest-Quimper à 3 h de Paris, ne mâchent pas leurs mots lorsqu’ils commentent le Snit. L e Snit ignore le Finistère dans son grand projet de modernisation des voies de communication. Quel est aujourd’hui votre sentiment ? Jacques Kuhn : Nous avons été roulés dans la farine, voilà mon sentiment ! Je suis outré que l’on puisse écrire que le Finistère restera à l’écart du réseau TGV français. C’est l’abandon de notre département. On nous a fait miroiter un TGV pendulaire qui n’existera jamais en Bretagne, car cette technologie n’est efficace qu’en point à point, dans les courbes et non sur ce “tortillard” qu’est le réseau breton. On y a cru et on a perdu du temps. Les Finistériens gagneront Paris en 3 h 43 une fois achevé le tronçon entre Le Mans et Rennes. C’est insuffisant. Cumulé aux suppressions de passages à niveau sur les lignes bretonnes existantes, on nous dit que nous atteindrions Paris en 3 h 08 en 2014. Cela veut dire que le Brest-Paris sera direct, sans arrêt ! Soyons réaliste. On atteindra 3 h 30, au mieux. Investir en Finistère a fait trois propositions concrètes de nouveaux shunts (dérivations, NDLR) pour arriver à Rennes en 1 h 30, en vitesse courante et commerciale. Allons-y ! Jean Le Vourch : Cette vision m’inquiète beaucoup car l’attractivité du Finistère va se réduire. Quand Rennes sera à 1 h 30 de Paris, notre éloignement va augmenter. Nous deviendrons la lointaine banlieue rennaise tandis que Rennes sera la proche banlieue de Paris. Ce n’est pas acceptable car cela pénalisera la génération à venir. Nous ne pouvons accepter d’être “traités comme des citoyens de seconde zone” selon l’expression du sénateur François Marc ! Les entreprises ne viendront plus s’installer en Bretagne. Pour que nos jeunes aient du travail, il faut réagir.

L’axe Rennes-Nantes se dégage aujourd’hui explicitement du Snit, via le futur aéroport Notre-dame-des-landes. Craignez-vous qu’il se substitue au projet Brest-Quimper à 1 h 30 de Rennes ? J. L. V. : La liaison Rennes-Nantes me fait craindre un déséquilibre du territoire. C’est un risque supplémentaire de marginalisation de la Bretagne. J. K. : Le retard que nous accumulons est d’autant plus grave que pendant ce temps, l’axe Rennes-Nantes devient prioritaire. Que l’on ne nous oppose pas le coût des travaux en Bretagne alors que le maire de Nantes et le président du conseil régional du Pays-de-la-Loire disent que le prix n’a pas d’importance.  uelles sont les actions en cours ? Q J. K. : Investir en Finistère s’est rapproché des parlementaires bretons qui lancent une démarche sur ce sujet. Il y a une unité du Finistère et plus largement des collectivités bretonnes pour une mobilisation commune sur ce point. La région se mobilise comme elle sait le faire. Le TGV ne s’arrêtera pas aux marches de la Bretagne.

Attendues il y a un an mais repoussées pour cause de réforme du réseau des chambres économiques, les élections des CCI se tiendront du 25 novembre au 8 décembre, par correspondance. Les professionnels sont appelés à voter pour leurs représentants, à la CCI de Brest comme à la CCI de région.

Des élections consulaires, pour quoi faire ?

L

es chambres de commerce et d’industrie sont des établissements publics placés sous la tutelle de l’État et gérés par des chefs d’entreprises, tous bénévoles. Ils sont élus par leurs pairs (dirigeants d’entreprise ou représentants délégués). La CCI de Brest couvrant sept communautés de communes, plus de 11 000 établissements du commerce, de l’industrie et des services sont concernés par ce scrutin. 36 élus vont ainsi défendre leurs intérêts, non seulement sur le territoire de la pointe bretonne mais aussi, et c’est une nouveauté, auprès de la future chambre de commerce et d’industrie de région. Ce scrutin prend ainsi une tournure nouvelle, à savoir faire peser de tout son poids

l’activité économique du Finistère dans la prise de décisions au niveau régional.

Un double vote simultané La CCI de région (CCIR) est née ex nihilo de la loi du 23 juillet dernier. Elle illustre la création d’un échelon supplémentaire dans l’organisation des CCI et sera appelée à travailler aux futures orientations du réseau consulaire breton. Les CCI deviennent des CCI territoriales (CCIT), rattachées à la structure régionale dès le 1er janvier 2011. Le personnel des CCI bretonnes (hors équipements) passera sous l’emprise de la CCI de région au 1er janvier 2013. Votre CCIT conserve son fonctionnement : l’assemblée générale vote les budgets,

décide des investissements, examine et adopte les prises de position de la CCI. Mais, désormais, c’est la CCI de région qui collectera la taxe (17 % des ressources de la CCI de Brest) et la reversera au budget des CCI territoriales. Les mandats exercés par les élus économiques sont de 5 ans. Principal changement cette année pour les électeurs : chacun va donc voter doublement, c’està-dire pour la liste de sa CCI territoriale et pour élire les six représentants brestois à la CCI de région. Fichier des entreprises (CCI) 02 98 00 38 60 @ elections@cci-brest.fr

chambre de commerce et d’industrie de Brest

La CCI de Brest pose la candidature de Brest pour accueillir la future CCI de région. La loi réformant le réseau des CCI (23 juillet 2010) ne fixe pas le siège de la CCI de région et laisse la décision à l’Etat, après consultation des CCIT rattachées. Dans un courrier adressé au préfet de région, Jacques Kuhn, président de la CCI de Brest, écrit : « Les chiffres montrent que 50 % des volumes d’activités et des personnels des CCI de Bretagne sont finistériens. L’occasion est unique de mettre les actes en conformité avec les mots, notamment sur l’équilibre de la Bretagne, son aménagement du territoire et son projet métropolitain bipolaire. » La décision de l’État devrait intervenir en 2011.

La CCI de Brest représente les intérêts économiques de quelque 11 000 établissements du commerce, de l’industrie et des services, répartis sur les communautés de communes de : Brest métropole océane, Pays d’Iroise, Plabennec et les Abers, Lesneven et la Côte des légende, Pays de LanderneauDaoulas, Aulne maritime et Presqu’île de Crozon.

Courants novembre-décembre 2010

3


FOCUS

Avec le positionnement sur Paris et Lyon d’Easyjet et de Chalair sur Lille, les usagers bénéficient d’un dans les principales villes françaises, que ce soit à bas coût ou en sollicitant les prestations de compagnies bien

Brest Bretagne : les vols réguliers pre

Pour en savoir plus sur les vols et destinations : www.brest. aeroport.fr

Sept compagnies à l’année Ces dernières années, l’aéroport a ainsi convaincu de nouvelles compagnies de s’installer et avec elles, d’assurer des lignes régulières vers des villes françaises, anglaises et irlandaises, maillant peu à peu l’espace nord-européen. En plus de l’opérateur historique Air France (et Brit Air) et ses nombreuses rotations quotidiennes vers Roissy,

Orly, Lyon et Nice (plus de 560  000 passagers en 2009), cinq compagnies aériennes font la richesse de l’offre brestoise (208  038 passagers au total en 2009) : Flybe depuis 2005 avec des vols vers Southampton et Birmingham  ; Ryanair depuis 2006 avec Marseille [lire ci-contre], Londres et Dublin ; Jetairfly depuis 2006 avec Toulon ; Chalair Aviation depuis 2007 avec Bordeaux  et, depuis cette rentrée, Lille; Finist’Air sur Ouessant et enfin, Easyjet cette année avec Paris et Lyon.

“L’offre sur Paris et Lyon s’est élargie”

Michel Roussel, directeur de l’aéroport

Fort de cette politique dynamique et offensive, Brest Bretagne a ainsi acquis depuis plusieurs année le statut de premier rang des sept aéroports bretons. Avec 767 508 passagers sur ces vols réguliers en 2009, il est même le seul de Bretagne à connaître une légère progression de ce trafic  : + 1,8 %. « Heureusement que le trafic s’est maintenu, contrairement à ce qui est arrivé dans d’autres aéroports bretons », commente le directeur de l’équipement, Michel Roussel. « C’est encourageant. »

Attirer de nouveaux passagers La crise économique a, en effet, touché les compagnies. Elles ont cherché à rentabiliser le plus possible leurs avions et ont diminué un certain nombre de lignes régulières (les dessertes de Toulouse, Nantes, Cork, Figari et Pointe-à-Pitre ont été supprimées ces dernières années). La crise a «  profondément transformé certaines habitudes de voyage  », constate Jérôme Le Bris. Les voyages professionnels, par exemple, sont en baisse, au regard des chiffres de fréquentation des deux lignes Brest-Paris (Orly ou Roissy) qui totalisent 459 792 passagers : - 5,2 % en 2009, soit 25 000 passagers de moins qu’en 2008. Une baisse re-

< Le mot de > Raoul Laurent

directeur des Équipements à la CCI

« Une offre complémentaire »

4 Courants

Les six autres compagnies font également la richesse de notre programme. Chalair a ouvert une ligne sur la métropole lilloise en septembre. Air France propose neuf vols quotidiens vers Paris et trois vers Lyon, des correspondances et une prestation de services complète s’adaptant aux horaires des professionnels. C’est un plus pour tous les usagers. À l’inverse, cette nouvelle offre permettra à de nouveaux touristes de découvrir les charmes de la Bretagne.

novembre-décembre 2010

jusqu’alors par Ryanair et quotidienne depuis mars 2009, a connu la plus forte progression  passant de 32  463 passagers en 2008 à 93  469 l’année suivante. Le vol vers Londres-Luton connaît aussi une forte progression : + 36 % avec 41 257 passagers. Dans ce contexte, l’arrivée d’Easyjet va certainement amplifier le trafic aller-retour Paris et Lyon. Jérôme Le Bris compte ainsi « attirer une nouvelle clientèle vers l’aéroport, des entreprises qui optaient pour le train ou limitaient les déplacements ainsi qu’une clientèle familiale, amicale et touristique à destination ou en provenance de Paris et de Lyon  ». Pour appuyer ces propos, il évoque la typologie de la clientèle de la ligne Brest-Marseille, marquée par une majorité de passagers venant ou partant à Brest pour retrouver de la famille ou des amis. Nul doute que la multiplication des vols Brest-Paris* et Brest-Lyon représente, tant pour les voyageurs finistériens que pour la diaspora bretonne, une opportunité de s’évader plus souvent. * Précisons que les aéroports de Paris Roissy et Lyon sont de véritables plateformes aéroportuaires pour gagner des villes du monde entier en peu temps.

Les trois destinations les plus fréquentées (en 2009) Si Paris-Orly (299  220 passagers en 2009) et Paris-Roissy (160 572) restent les deux destinations les plus importantes des vols réguliers, on peut souligner que les vols Brest-Lyon et Brest-Marseille se tiennent ex aequo à la troisième place avec presque 100 000 passagers chacun.

© CCI BREST

La venue d’une nouvelle compagnie à Brest prouve le potentiel de notre aéroport. Notre équipement démontre chaque année un peu plus sa pertinence. Sa fréquentation se maintient à un niveau convenable au regard de la crise de l’aérien qui frappe toutes les plateformes. L’arrivée de compagnies low cost signifie pour nous l’arrivée de nouveaux passagers. Leurs tarifs incitent à prendre l’avion pour de courts séjours. Précisons que nous traitons toutes les compagnies de manière équitable.

lative quand on sait que le marché du déplacement professionnel a connu une sérieuse récession l’an passé. Avec ses horaires adaptés, les neuf vols quotidiens vers Paris d’Air France conviennent à une clientèle d’affaires fidèle (professions  libérales, cadres, techniciens, employés, artisans) qui remplit à 80 % ses avions sur Paris. Le low cost est, lui, en nette progression, en particulier pour les vols vers Marseille et Toulon, qui représentent à eux seuls deux tiers du trafic à bas coût. La ligne Brest-Marseille, assurée

chambre de commerce et d’industrie de Brest

< Témoignages > de compagnies a

«  Pourquoi la compagnie anglaise EasyJe s’est-elle installée sur Brest ? » François Bacchetta , directeur général d’Easyjet France, répond. «  Easyjet est historiquement la seule alternative d’Air France sur les vols domestiques, depuis huit ans avec Paris-Nice, Paris-Toulouse etc. Pourquoi Brest  ? C’est très simple. Il n’y a aucune concurrence sur cette route et nous pensons qu’il y a de la place pour un second opérateur avec un positionnement différent, ce marché étant sous stimulé compte tenu des tarifs pratiqués jusqu’à présent. Notre stratégie de réseau est connue,

nous concentrons nos ca pacités sur les aéroport principaux et Charles-de Gaulle est une base e croissance où nous avon ouvert une douzaine d nouvelles routes depui un an. »

< Témoignages > de professionnels

Développement des lignes r quelles retombées pour les p Anne Quentel, dirigeante des quatre commerces de l’aérogare : Terre d’Armor, Escale 380, Passerelle 747, Duty Free. «  Plus on a de compagnies, plus on a de lignes, plus on travaille. Je sais que c’est très difficile d’attirer des nouvelles compagnies mais il faut continuer… En étant installés dans l’aérogare, il est évident que nos commerces fonctionnent selon le trafic et ce, même si on arrive à faire venir de la clientèle extérieure. Deux de nos commerces étant situés dans la zone passagers, ils dépendent donc totalement du trafic. Cette année, on ressent la baisse de la livre sterling. Les Anglais regardent chaque prix. »

Sylvain Piaget, dirigeant de Hertz Brest, agence de location de voitures.

«  La fin de l’année 200 et le début 2010 n’on pas été bons pour nous A cause de la crise éco nomique, la baisse de l livre anglaise… peut-êtr aussi à cause des mauvai ses conditions climatique des dernières années e d’un marché très concur rentiel*. Avec l’arrivé d’Easyjet, on espère drai ner une nouvelle clientèl parisienne, même si c’es Europcar qui est le loueu référencé sur leur site In ternet. En 2006, lorsqu notre partenaire Ryana est arrivé, nous avons e des très bons résultats. » © SIMON COHEN

Le Pd-g de Ryanair, Michael O’Leary, a indiqué le 13 octobre la fermeture de son unique base française à Marseille en raison de l’ouverture d’une procédure judiciaire contre elle. Ses avions et 200 salariés seraient transférés dans d’autres pays européens. La ligne BrestMarseille sera supprimée des vols Ryanair à partir du 11 janvier. Toutefois, « la CCI de Brest mettra tout en œuvre pour que la ligne se poursuive », souligne Raoul Laurent, directeurs des Équipements.

P

our partir à Paris ou à Lyon en avion, que de choix au départ de Brest  : choix de la compagnie, du jour, de l’heure appropriée, des services associés. En effet, en plus d’Air France, ces deux destinations sont désormais desservies par la compagnie anglaise Easyjet, leader européen du low cost (3,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2009). Air France a aussi renforcé sa ligne sur Orly, augmentant sensiblement les capacités de ses avions avec 1 000 sièges supplémentaires par semaine, soit 20 % de plus par rapport à l’hiver dernier. « Cela correspond à notre volonté de mieux nous positionner sur la destination Paris  », précise Frédéric Verdier, directeur régional Air France, Roissy étant plutôt réservé aux correspondances, un point fort de la compagnie française. Pour Michel Roussel, directeur de l’aéroport, « ces nouvelles nous permettent d’élargir l’offre sur Paris et Lyon et ainsi d’attirer une nouvelle clientèle ». Le responsable du développement de la plateforme aéroportuaire brestoise, Jérôme Le Bris, argumente ce point de vue : « Notre objectif est de développer toujours plus l’offre de l’aéroport. Nous recherchons constamment à attirer de nouvelles compagnies, à promouvoir notre plateforme. C’est le fruit d’une persévérance brestoise. » La chambre de commerce et d’industrie de Brest, gestionnaire de l’aéroport, mène, dans ce sens, une politique active depuis des années pour « rendre plus attractif le territoire de la pointe Bretagne ».

© SIMON COHEN

BrestMarseille supprimée le 11 janvier

* Cinq agences de location de voitures cohabitent dan l’espace de l’aérogare : Avis, Europcar, National/ Citer, Sixt et Hertz.


VIE DE LA CCI

ne offre élargie au départ de Brest. Ils peuvent partir plus souvent, n installées à Brest.

ennent de l’ampleur

> Cours culinaires au Ciel Bretagne : une belle idée cadeau

Les ateliers culinaires du Ciel Bretagne ont repris dans le cadre très agréable des bords de l’Élorn, au Relecq-Kerhuon. Les chefs bretons y distillent leurs conseils de confection de plats goûteux. Ouverts à tout public, initiés ou non, ces cours représentent une belle occasion de se faire plaisir ou de faire plaisir à son entourage par le biais du bon cadeau. La bonne humeur y est de rigueur ! Retrouvez ainsi : • Vendredi 26 novembre : chapon en habit de fête et nougat glacé au parfum d’ananas et épices douces, avec Alexandre Arnoult ; • Vendredi 3 décembre : je prépare les fêtes – vins effervescents et vins moelleux, avec Christian Petetin ; • Vendredi 10 décembre : foie gras en terrine et foie gras chaud avec Maurice Mével ; • Lundi 13 décembre : le ciseleur du potager, avec Christian Petetin ; • Lundi 17 décembre  : menu de fête – cabillaud et pintade avec Maurice Mével ; • Vendredi 28 janvier 2011 : sauciers (perfectionnement) avec Maurice Mével.  Prix : 80 € Bénédicte Bulle (CCI). 02 98 30 45 85 / 83 @ benedicte.bulle@cci-brest.fr

aériennes « Quelle est la réponse d’Air France aux offensives des compagnies low cost ? »

ats een ns de uis

« Ayant perçu une baisse de fréquentation de la clientèle d’affaires sur Paris au départ de Brest, nous avons refondu notre grille tarifaire pour les professionnels. Leur besoin de flexibilité a été pris davantage en compte et cela a eu un effet positif immédiat. Jusqu’au

Alain Battisti, directeur de Chalair Aviation, commente sa décision.

dernier moment, ils peuvent mixer l’offre de transport. Pour les autres clients, les tarifs aussi ont baissé. Notre force, c’est la prestation de services tout compris. Nous ne faisons pas payer les bagages, l’enregistrement, ni le paiement par carte de crédit. Air France va partout, le low cost seulement en point à point. À Brest proprement dit, nous augmentons cet hiver de 1 000 sièges par semaine notre offre sur Orly, donc sur Paris. C’est une hausse sérieuse de 11 % de notre capacité au départ de Brest. »

«  La compagnie Chalair Aviation  a ouvert, il y a bientôt quatre ans, la ligne Brest-Bordeaux. Cette ligne a résisté à la crise malgré une baisse des recettes en 2009 et sur le premier semestre 2010. Cette expérience   globalement positive en dépit des observations formulées ci-avant, nous a confortés dans l’idée d’offrir des solutions de lignes directes économisant le temps de voyage de nos clients, et offrant ainsi plus d’efficacité que

André Pertron, président du club des hôteliers de la Pointe Bretagne.

Philippe Gras, directeur régional ouest d’Eliance, du groupe Elior, qui gère la restauration et le café de l’aérogare (Terre et Mer, Kafé Britt et Bagad Café).

La CCI de Brest et la chambre de métiers et de l’artisanat du Finistère proposent aux entreprises des demi-journées de d’information sur les usages de l’informatique et d’Internet. Au choix : • Informatiser ma gestion d’entreprise • Communiquer avec mes clients • Communiquer avec mes partenaires • Être présent sur le Web 11 dates sont programmées jusqu’en décembre 2010 sur les communes de Brest, Landerneau, Lesneven, Saint-Renan, Plabennec, Le Faou et Crozon. Sylvie Viard (CCI). 02 98 00 38 17 @ sylvie.viard@cci-brest.fr

> Saison exceptionnelle pour le secteur de la croisière à Brest

«  C’est une excellente nouvelle. Nous connaissons bien les compagnies low cost, car nous sommes implantés dans beaucoup d’aéroports… À l’origine, on pensait que la clientèle low cost n’avait pas d’argent. Mais c’est faux, l’argent que les passagers n’ont pas mis dans leur billet, ils le dépensent en consommant plus. L’arrivée d’une telle compagnie représente 10 % de chiffre d’affaires en plus pour nous. Les passagers arrivent deux heures avant leur vol  ; résultat, ils vont davantage dans les bars, se restaurent… Surtout qu’à bord, tout est payant, contrairement aux autres compagnies. »

© SIMON COHEN

Jeannine Bervas, assistante administrative de l’entreprise Sciences et Mer.

Avec près de 35 500 passagers, dont 15 000 rien qu’en septembre, la saison paquebots s’est montrée exceptionnelle. 26 paquebots ont fait escale au port de Brest cette année, entre le 17 avril et le 27 septembre. La compagnie britannique P&O Cruises a marqué sa présence avec ses 10 escales et la venue de son dernier fleuron, l’Azura et ses 1 500 cabines (notre photo) le dernier jour de la saison. Trois croisières en mer d’Irlande ont été organisées au départ de Brest par Plein Cap Croisières, à bord de l’Adriana. Brest se positionne ainsi à nouveau en tant que premier port français de la façade atlantique pour l’accueil de navires de croisière.

«  L’entreprise a recours à la ligne Brest-Paris (Orly) en moyenne 1 à 2 fois par semaine pour les déplacements des dirigeants et des commerciaux. Le coût moyen d’un aller-retour sur Paris représente un budget important pour l’entreprise. L’arrivée d’Easyjet en septembre sur la ligne Brest - Paris Roissy est une bonne nouvelle, mais les horaires proposés ne répondront pas forcément aux besoins de notre entreprise. »

© C. Hall - CCI

« Avec une nouvelle compagnie, il y a forcément des retombées économiques. Lorsque de nouvelles lignes ont été mises en place vers l’Angleterre, nous avons commencé à avoir une clientèle britannique. Leur vol d’arrivée avait lieu le soir ou leur vol de départ était prévu tôt le matin. Résultat, ils passaient la nuit sur Brest. »

© SIMON COHEN

© SIMON COHEN

> Ateliers internet et informatique pour les commerçants

Voici le témoignage d’une habituée des lignes régulières vers Paris (Roissy et Orly).

L’Azura et les Monts d’Arrée

> L’Aber Wrach, un décor haute couture © SIMON COHEN

n ns

L’aéroport annonce en avant-première les nouvelles destinations vacances au départ de Brest en 2011 : • Egypte par Marmara : départs les 1er, 8, 15, 22 et 29 mai (circuit croisière Louxor/Le Caire) ; • Venise par Italowcost : séjours de 4 jours / 3 nuits (départ les 21 avril et 12 mai); séjours de 5 jours / 4 nuits (départ les 17 avril, 8 et 15 mai) ; • Fuerteventura (Canaries) par Thalasso n°1, désormais proposée au printemps au lieu de l’hiver : départs les 2 avril, 21 mai et 28 mai ; • Jordanie (Fram) : départ le 29 mars (possibilité de circuit Jordanie, Syrie et Israel); • Funchal (Madère) par National Tours : départ le 23 mai ; • Oslo (Salaün Holidays) : mardi 24 mai 2011. Votre agence de voyages.

d’une passagère régulière

régulières : professionnels ?

09 nt s. ola re ies et rée ile st ur nue air eu »

> Programme printemps-été de l’aéroport : des nouveautés

< Témoignage >

s (liste non exhaustive)

t e

des solutions via un hub ou par le train. La métropole lilloise est une région économique extrêmement dynamique. Son aéroport est à moins d’une heure de Bruxelles. Le potentiel de clientèle existe donc pour un appareil de petite taille [19 sièges, NDLR], permettant cependant  de rejoindre Lille en 1 h 15 ! »

© SIMON COHEN

© SIMON COHEN

Frédéric Verdier, directeur régional d’Air France, s’explique.

«  Pourquoi Chalair s’est-elle positionnée sur Lille après Bordeaux ? »

© CHALAIR

© AIR FRANCE

et

La marque de vêtements Chevignon a choisi le port de l’Aber Wrach comme décor de sa prochaine collection. Le 29 septembre dernier, elle a dépêché sur place une équipe d’une vingtaine de personnes de l’agence Shoot Paris ! pour ses prises de vue, en partie réalisées sur le ponton du port de plaisance.

chambre de commerce et d’industrie de Brest

Courants novembre-décembre 2010

5


INITIATIVES

D

es notaires et des experts comptables s’apprêtent à démarrer des permanences mensuelles dans les locaux de la CCI. L’objectif de ces professionnels est de donner aux dirigeants un avis sur des questions de droit, de gestion, de fiscalité, de comptabilité… Ces entretiens sont individuels, confidentiels et gratuits. “Notre rôle n’est pas de nous substituer à l’expert comptable de l’entreprise, expliquent Philippe Guéné et Jean-Luc Guillerm, respectivement secrétaire et président de l’association brestoise des experts comptables, mais d’apporter au dirigeant un appui ponctuel lui permettant de résoudre un problème, d’anticiper une

Philippe Guéné et Jean-Luc Guillerm

difficulté ou tout simplement de s’informer avant de prendre une décision importante. Ces rendez-vous peuvent aussi être l’occasion de diriger la personne vers un expert comptable ou vers un avocat”.

Protéger sa famille Choix de la structure juridique de l’entreprise, avis sur un montage juridique, présentation des avantages et des limites du statut d’autoentrepreneur, évaluation d’un patrimoine ou choix d’un régime matrimonial… Le regard extérieur d’un professionnel peut être le bienvenu. “Les dirigeants ou futurs dirigeants n’ont pas toujours le réflexe de consulter un notaire”, com-

mente Maître Toutous-Durand, membre de la chambre des notaires du Finistère. “Pourtant, il est important de préserver sa famille, au cas où l’entreprise rencontrerait des difficultés. Il existe par exemple des dispositifs qui permettent de mettre à l’abri non seulement sa résidence principale mais aussi l’ensemble de son patrimoine immobilier”. Les permanences sont assurées par des membres de l’association brestoise des experts comptables et par des notaires de la région brestoise, membres de la chambre des notaires du Finistère. Les consultations, d’une durée maximale de 30 minutes, sont accordées uniquement sur rendez-vous.

© SIMON COHEN

Maître Toutous-Durand

© SIMON COHEN

Experts comptables et notaires à la rencontre des dirigeants La prochaine permanence des notaires est fixée au 25 novembre et celle des experts comptables le 26 novembre. Ces conseils, donnés lors d’un entretien de 30 minutes maximum, sont dispensés sur rendezvous uniquement. Contact : Accueil de l’entrepreneur (CCI). Tél. : 02 98 00 38 73

indicateur

> La ville de Brest se classe au 4e rang des villes attractives

dans le domaine économique, selon le classement du mensuel L’Entreprise (agglomérations de 200 000 à 500 000 habitants). Elle se situe derrière respectivement Rennes, Montpellier et Strasbourg. Source : L’Entreprise, octobre 2010, n°293

vie des entreprises

> Développement

Rolland Remorques : sa benne Rollspeed gagne en sûreté. L’entreprise Rolland Remorques, sise à Tréflévenez, innove en lançant sa nouvelle gamme Rollspeed. Il s’agit de bennes de 14 à 24 tonnes de charge utile, adaptées aux contraintes de sécurité, de robustesse et de confort des travaux agricoles. Le véhicule a été conçu entièrement par le bureau R&D de Rolland et fabriqué à Tréflévenez dans son atelier de production. Rollspeed vise en particulier la France, le Bénélux, la Suisse et l’Allemagne. L’entreprise compte 200 salariés en moyenne et affiche 25 M€ de chiffre d’affaires, dont 25 % à l’export.

02 recrute 90 personnes à Brest. L’agence brestoise du groupe O2, spécialisé dans les services à la personne, va proposer 90 CDI pour compléter son effectif de 128 salariés. Ces embauches entrent dans le cadre d’une importante campagne de recrutement en Bretagne et à Nantes. Des Gwennegs pour stationner à Brest. L’association “Les Vitrines de Brest” a développé un dispositif qui permet aux commerçants adhérents d’offrir du stationnement à leurs clients. Les magasins participants porteront une signalétique “Ici Gwenneg” (“sous” en breton). L’association a lancé un jeu sur son site internet permettant de remporter 4  000 heures de stationnement. Cette animation est soutenue par BMO, la SemTram, la CCI et le Crédit agricole. @ www.vitrines-brest.fr

> Création

Bus29, un snack qui roule à Brest. Qui passe par le port de Brest n’a pas manqué de remarqué ce doubledecker londonien installé depuis septembre au parc à chaînes. Cécile Plantec, Brestoise partie quelques temps travailler sous le signe de l’Union Jack, y a installé 39 places et une cuisine où elle prépare avec son employée des soupes, sandwiches, salades et plats chauds, sans oublier les desserts où elle compte faire la différence. La différence, elle le fait déjà en proposant à la location ce bus repeint d’une fresque représentant Brest, son coin de paradis océanique, qui la poussa à passer son permis poids lourd et à traverser la Manche avec ce magnifique bus anglais de 4,43 m de haut. Sa “cantine mobile” est aussi visible sur son site internet : www.bus29.fr © simon cohen

À l’initiative de la CCI, des notaires et des experts comptables se tiendront à la disposition des chefs d’entreprise, une matinée par mois, pour les conseiller.

> Reprise

Nouveau dirigeant et nouveau bureau pour Joseph Carret Consultant. Le cabinet conseil en ressources humaines Joseph Carret Consultant a été repris par Frédéric Allaizeau, collaborateur pendant 20 ans du fondateur. “Je suis parti de Brest pour m’installer dans l’hôtel d’entreprise de Mescoat à Landerneau, afin d’être plus central au regard du bassin économique brestois”, explique le repreneur qui souhaite ainsi élargir sa clientèle. Frédéric Allaizeau indique qu’il aide au recrutement aussi bien “de cadres et agents de maîtrise que de non cadres ayant certaines responsabilités.” Joseph Carret Consultant existe depuis 1977.

Les Tonnerres de Brest : une fête nouvelle formule. Un peu de “Jules Verne et de Jean-Pierre Jeunet”, d’Hergé avec le célèbre juron “Tonnerre de Brest !” du Capitaine Haddock… La nouvelle affiche de Brest 2012 détonne. Intitulée désormais Les Tonnerres de Brest, la fête maritime, du haut de ses 20 ans, se placera du 13 au 19 juillet sous le signe du symbole pour faire savoir sa passion de la mer et des marins. @ www.lestonnerresdebrest2012.fr

Courants

© brest événements nautiques

> Événement

Publication éditée par la chambre de commerce et d’industrie de Brest : 1, place du 19e RI, BP 92028, 29220 Brest Cedex 2. Tél. 02 98 00 38 00. Mél. courants@cci-brest.fr Sous la responsabilité de : Michel Gourtay - Président du comité de rédaction : Michel Guyot - Responsable de la rédaction : Blandine Kermarec Coordination et secrétariat de rédaction : Christelle Hall Rédaction : Catherine Croze, Damien Goret, Christelle Hall et Cécile Renouard ISSN : 0981-9282. Dépôt légal à parution - Conception graphique-réalisation : Basilic Communication - Publicité : Gédéon Marketing. Tél : 02 98 44 66 02. Tirage : 77 500 exemplaires

6 Courants

novembre-décembre 2010

chambre de commerce et d’industrie de Brest


 ous êtes salarié(e) Suivre une formation > V > Vous avez

moins de 26 ans

> Ifac (Centre de formation des apprentis). 11, rue Yves-Giloux, Brest 02 29 00 60 60 @ www.ifac.cci-brest.fr > ESC Grande École. 2, avenue de Provence Brest 02 98 34 44 44

> Vous êtes demandeur d’emploi > Ifac (Certificats de qualification professionnelle). 11, rue Yves-Giloux, Brest 02 29 00 60 60  @ www.ifac.cci-brest.fr

> Formations tertiaires. Rue du Gué-Fleuri, Le Relecq-Kerhuon 02 98 30 45 75 @ www.formation.cci-brest.fr

> Formations linguistiques. Ciel, rue du Gué-Fleuri, Le Relecq-Kerhuon 02 98 30 45 80 @ www.formation.cci-brest.fr

> Formation professionnelle continue : tertiaires 02 98 30 45 75, techniques 02 98 44 52 58 @ www.formation.cci-brest.fr

> Formations techniques. Cefortech, 20, rue Jean-Charles Chevillotte, zone industrielle portuaire, Brest 02 98 44 52 58 @ www.formation.cci-brest.fr

> ESC (cycles formation continue et mastères / 3e cycle). 02 98 34 44 44 @ www.esc-bretagne-brest.com

> ESC (cycles formation continue, mastères / 3e cycle). 2, avenue de Provence, Brest 02 98 34 44 44 @ www.esc-bretagne-brest.com

1 formation, 1 métier

© simon cohen

Gérer et manager une entreprise en 25 jours

Gwenaëlle Andres-Maillet

• Objectif. Ce cycle “gestion et management d’une entreprise ou d’un service” permet d’en appréhender l’environnement et les contraintes. Vous y apprenez à chiffrer un budget, mesurer les résultats, analyser les marges et mettre en place des outils de suivi. Il s’agit de maîtriser les principaux outils du management opérationnel et les points clés de la gestion des ressources humaines. Cette formation prépare également les collaborateurs à plus de responsabilités, pour évoluer vers une fonction de responsable de structure ou de service. De plus, elle permet aux stagiaires de confronter leurs expériences et d’échanger avec d’autres cadres et dirigeants. • Programme. Le contenu de ces 25 jours se découpe en deux thèmes : savoir gérer (gestion comptable et financière, fiscalité, financement des entreprises) et savoir manager (diriger et manager une équipe, la communication et le droit du travail). À travers des exposés, des études de cas, des jeux de rôles et des simulations informatiques, le programme est vivant, mené par des professionnels. • Date. 25 jours de mars à décembre 2009 • Coût. 4 400 € (possibilité de l’inclure dans le programme du droit individuel à la formation) Simone Éllégoët (CCI Formation)

Certains clichés ont la peau dure  : les métiers de bouche sont peu féminisés. Ce fait n’a pas pourtant résisté à la passion de Gwenaëlle Andres-Maillet pour la pâtisserie.

Passion pâtissière peu”, glisse-t-elle non sans malice. De toute façon, rien ne pouvait stopper Gwenaëlle AndresMaillet dans sa volonté de mettre la main à la pâte. Un temps salariée dans une pâtisserie, elle franchit le pas de travailler à son compte en 2008. Avec son mari, boulanger, ils reprennent une boulangerie de Lanvéoc, Au Pain Gourmand, et la passion se concrétise.

De la passion… et des heures La passion… “Parce que sans, on ne fait pas ce métier”, prévient-elle. Parce que les horaires sont durs, entre autre. D’autant plus que, quand on se retrouve dans la situation de chef d’entreprise, la polyvalence est de mise. “Pâtis-

Un aventure en tandem “Au pain gourmand”, c’est une surface de vente de 60 m². En plus des viennoiseries, du pain et des pâtisseries, le couple Andres-Maillet propose un rayon petite épicerie. Par ailleurs, la pâtissière prépare, chaque jour, sur ses trois billigs, des crêpes de froment (non garnies), de blé noir (sur commande), en vente à emporter. Deux cents clients poussent chaque jour la porte du commerce et cette moyenne augmente petit à petit. Certains d’entre eux parcourent même la presqu’île pour le pain de monsieur ou les mille-feuilles et autres Paris-Brest de madame.

> Deux formations en alternance avec un emploi à la clé. sière, patronne, crêpière et vendeuse, je ne compte pas mes heures  !” Les journées commencent à trois ou quatre heures du matin. Pause à treize heures. Reprise à seize. Jusqu’à vingt-et-une heures. Minimum. Et, au beau milieu de tout cela, deux enfants… “Ce n’est qu’une question d’organisation”, promet la pâtissière en chef, pour qui tout semble si naturel, et qui a, elle-même, fait l’expérience, “parfois amère”, d’un milieu encore “macho”. “Les mentalités ont tendance à changer mais, à l���époque où je préparais mon brevet technique des métiers, nous n’étions encore que deux filles dans une classe de vingt”. Ouverte tous les jours sauf le mardi après-midi et la journée du mercredi, la boulangerie-pâtisserie du couple se porte bien. “En boulangerie, mon mari jouit désormais d’une bonne réputation. De mon côté, les gens commencent à savoir que je fais de la pâtisserie. On est peu à peu récompensés de notre travail. Et nos enfants sont fiers de dire que leurs parents fabriquent du pain et des gâteaux !”

Gwénaëlle AndresMaillet a su passer outre les préjugés qui pesaient sur le métier de pâtissier, notamment sa prédominance masculine.

La CCI propose, par l’intermédiaire du réseau Négoventis, deux nouvelles formations en alternance : Technicien supérieur des forces de vente, dans l’éco-construction ; Technicien supérieur des forces de vente en partenariat avec l’entreprise Boschat Laveix (Quincaillerie, 15 postes à pourvoir). Pourquoi ces spécialités ? “Tout simplement parce que nous avons de nombreuses propositions de contrat d’entreprises finistériennes dans ces deux domaines, dont 15 sont en attente d’un nouveau collaborateur en quincaillerie”, commente Stéphanie Élie, responsable Négoventis à la CCI. Un point fort : le taux d’insertion des formations en alternance qui est de 85 % à la CCI en 2009. Ces deux formations débutent respectivement les 25 octobre et 8 novembre 2010. Elles s’adressent aux titulaires d’un niveau IV (bac) et aux salariés qui veulent gagner en compétences au sein de leur entreprise. Stéphanie Élie (CCI) 02 98 30 45 84 @ stephanie.elie@cci-brest.fr @ www.formation.cci-brest.fr

> Formation

professionnelle continue  : du neuf sur le net. Depuis le 17 septembre, le Ciel Bretagne et le Cefortech disposent d’un site internet repensé et totalement relooké, sur lequel vous trouverez l’ensemble de leurs offres de formation. @ www.formation.cci-brest.fr

> Le Cefortech : nouvelles conditions d’accueil. De gauche à

droite  : Joël Marchadour, vice-président de l’association des communautés du Pays de Brest, Jacques Kuhn, président de la chambre de commerce et d’industrie de Brest et Georgette Bréard, viceprésidente de la Région Bretagne chargée de la formation tout au long de la vie et de l’apprentissage, ont inauguré les nouvelles installations le 14 octobre. Ils ont assisté à des démonstrations faites par les salariés et formateurs du Cefortech (manutention, pont roulant, intervention en hauteur, secouriste sauveteur du travail…). Cefortech 02 98 44 52 58

chambre de commerce et d’industrie de Brest

© C. Hall - CCI

L

e cœur a ses  raisons que la raison ignore. Fille d’un chauffeur et d’une secrétaire, rien ne destinait forcément Gwenaëlle AndresMaillet à devenir chef pâtissière. “Rien d’autre, en tout cas, assure la jeune femme de 27 ans, qu’un goût immodéré et très précoce pour créer des gâteaux.” Alors qu’elle n’est qu’en 3e, elle effectue son stage dans une pâtisserie. Pour en avoir le cœur net. “Une expérience qui m’a confortée dans mon choix.” En 1998, la jeune élève s’engage sur la voie de l’apprentissage avec l’Ifac, le centre de formation des apprentis de la CCI. CAP-BEP dans la poche, elle poursuit avec un brevet technique des métiers (BTM). “Que j’ai raté… Mais de très

02 98 30 45 74

Courants novembre-décembre 2010

7


INVITÉS On ne naît pas commerçant, on le devient. En témoigne l’histoire de Jean-Marie Ollivier et de sa femme Sylvie, propriétaires de boutiques de vêtements qui animent la rue de Siam à Brest depuis 2004.

Le rêve de Siam du tandem Ollivier

I

KKS junior, New Man, Marèse, Weill. Quatre boutiques et un seul couple à leur tête, celui de Jean-Marie et Sylvie Ollivier. Leur histoire de commerçants brestois s’est construite de fil en aiguille. “Mon épouse a travaillé pendant sept ans à l’association Brest Centre, basée à la CCI de Brest”, résume Jean-Marie Ollivier. “Elle travaillait en collaboration avec les commerçants de la ville”. “Et c’est à cette période, poursuit Sylvie Ollivier, que j’ai commencé à penser à ouvrir ma propre boutique”. En 2004, un magasin est à vendre rue de Siam. Monsieur, jusque là dans le négoce informatique national et international, décide de tout lâcher pour se consacrer au prêt-à-porter, dans la gamme enfant : “On a voulu franchir le pas. Nous avons investi dans la boutique. Nous voulions développer la marque IKKS junior. Elle nous a pilotés dans le lancement de notre affaire”.

avons opté pour un système de franchise en commission-affiliation”. “Ainsi, on ne porte pas de stock, explique son épouse. C’est rassurant pour une banque, par exemple. Et pour nous aussi, bien que la formule soit moins rémunératrice”. Reste un couple dont les affaires se sont construites à force de patience même si, reconnaît-il, “travailler à deux, c’est tout un art. On ramène les bonnes nouvelles à la maison… Les mauvaises, aussi”.

Enchaînement naturel

Un premier projet, quand on n’est pas du sérail, n’est pas forcément simple à monter. “Raison pour laquelle, témoigne Jean-Marie Ollivier, nous

8 Courants

© SIMON COHEN

De l’art de travailler en couple

novembre-décembre 2010

Le 25 août 2004, la boutique IKKS junior ouvrait, suivie, le 1er janvier 2006, par NewMan, une enseigne implantée à Brest depuis 25 ans et dont le couple s’est porté acquéreur  : “C’est notre seule franchise classique. L’emplacement était bon, la marque bien implantée”. En mai 2007, l’enseigne Marèse est reprise. Et puis, la petite dernière le 22 février 2010, avec Weill. “Et je pense qu’on va s’arrêter là”, sourit Sylvie Ollivier. Les tâches sont bien réparties au sein du couple, parents de trois enfants. Il est le gestionnaire, l’administratif. Elle est l’animatrice quotidienne des boutiques et de leurs huit salariés.

chambre de commerce et d’industrie de Brest

2011 et ses espoirs “Huit salariés… Et nous pourrions en prendre plus”, se désole Jean-Marie Ollivier. Mais les travaux du tram sont passés par là. Et, avec eux, une perte de chiffre d’affaires estimée entre 20 et 40 % selon les boutiques : “Il a fallu que l’on réduise la voilure. Le recrutement est en veille”. Mais monsieur est, selon sa femme, un “éternel optimiste” : “On sait bien que ce qui nous a mis dans l’embarras nous sortira de l’embarras. L’année 2010 est pliée. Je pense à 2011, c’est tout, et au trafic piétonnier qui reprendra dès que les tranches de travaux se seront éloignées.” Les engins de chantier doivent en effet quitter la zone Siam le 10 décembre. Alors, une nouvelle aventure commencera  : “Celle d’une ville qui aura voulu évoluer pour ne pas péricliter.” >IKKS Junior, mode enfants et jeunes adultes, de 0 à 18 ans, 34 rue de Siam. Magasin en commission-affiliation, deux salariés. >New Man, mode hommes femmes, sportswear, 63 rue de Siam. Magasin en franchise classique, trois salariés. >Marèse, mode enfants et adolescents, de 0 à 14 ans, 68 rue de Siam. Magasin en commissionaffiliation, deux salariés. >Weill, mode femmes, haut de gamme, 42 rue de Siam. Magasin en commission-affiliation, trois salariés.


Courants