Acteurs de l'Eco, n° 13, Février-Mars 2018

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LE MAGAZINE DE LA VIE ÉCONOMIQUE DU LOIRET www.loiretorleans-economie.fr

#13 FÉVRIER MARS 2018

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ORLÉANS Et voilà Citévolia !

ENTREPRISES MÉCÈNES

QUAND STRATÉGIE GLOBALE RIME AVEC INTÉRÊT GÉNÉRAL

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MONTARGIS C’est l’heure de l’apéritif

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MALESHERBES L’impression dans tous ses états

> PASCAL GRÉGOIRE, ITM & RÉGIONS

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TERRITOIRE

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ACTUALITÉ

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MADE IN LOIRE&ORLÉANS

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ÉVÈNEMENT

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PORTRAIT

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DOSSIER ENTREPRISES MÉCÈNES

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Quand stratégie globale rime avec intérêt général

ENVIRONNEMENT

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INDUSTRIE

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REPRISE

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CRÉATION

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INTERNATIONAL

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IMPLANTATION

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COMMERCE

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SERVICE

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RESTAURATION

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TOURISME

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NUMÉRIQUE

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CHIFFRES

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Billet

som maire

#13 FÉVRIER MARS 2018

L’ENTREPRISE DE DEMAIN SERA ENGAGÉE OU NE SERA PAS !

Pourquoi la société se questionne-t-elle autant sur l’engagement sociétal de l’entreprise ? Les débats actuels sur le rôle de l’entreprise montrent que servir l’intérêt général n’est plus un sujet accessoire, périphérique mais bien essentiel, au cœur de sa stratégie. Pour ce faire, le mécénat demeure l’un des leviers majeurs. Les bienfaits de cette démarche gagnant-gagnant ne sont plus à prouver. Créatrice de liens et de sens dans une société qui en a cruellement besoin, elle s’intègre de plus en plus dans la stratégie globale des entreprises. Renforcement de l’ancrage territorial, possibilité de « rendre au territoire ce qu’il a donné », innovation au contact des associations, opportunité de redonner du sens au travail quotidien des salariés, et bien sûr volonté de servir l’intérêt général et de faire partie de l’équation qui résoudra une partie des problèmes : les atouts et motivations pour se lancer dans le mécénat sont nombreux. Ainsi, contrairement aux idées reçues, les PME et TPE ne sont pas en reste ! Selon notre dernier baromètre du mécénat d’entreprise réalisé avec l’Institut CSA, parmi les 14% d’entreprises mécènes en France, l’immense majorité sont des PME (25%) et des TPE (72%) désireuses de s’engager, à leur échelle et selon leurs moyens. D’autant que le système fiscal français est parmi les plus avantageux au monde et permet même aux petites bourses de s’engager. Mais rappelons-le, les partenariats mécénat ne sont pas une histoire de portefeuille. Etre mécène, c’est avant tout un état d’esprit, l’envie de « faire sa part », pour reprendre la métaphore du colibri. Depuis plusieurs années déjà, le mécénat permet de créer des passerelles entre des mondes qui traditionnellement se parlent trop peu : celui du « for profit » et du « not for profit ». Pour Admical, les entreprises et entrepreneurs de demain seront engagés, ou ne seront pas. Et nous œuvrons pour les aider à se lancer dans l’aventure du mécénat, partout en France ! Nous serons heureux de réaliser une étape de notre Tour de France des mécènes à Orléans le 14 juin prochain pour venir à votre rencontre. Vous donner l’envie et les moyens de construire les partenariats de demain au service de votre territoire, telle est notre ambition ! SYLVAINE PARRIAUX, DÉLÉGUÉE GÉNÉRALE D‘ADMICAL

admical.org

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ST-CYR-EN-VAL

L’ASSOCIATION DES INDUSTRIELS RIVERAINS DU PARC D’ACTIVITÉS ORLÉANS-SOLOGNE VIENT DE CHANGER DE PRÉSIDENT. RENCONTRE AVEC L’ANCIEN ET LE NOUVEAU, DU CÔTÉ DE SAINTCYR-EN-VAL.

TEXTE : ALAIN SOUCHÉ

territoire

L

a création d’une association d’industriels, sur le parc d’activités aujourd’hui appelé Orléans-Sologne, date de 1970. Après quelques années d’activité, elle connaît une mise en sommeil qui ne sera interrompue que par le surgissement du problème « Seveso » sur le site Primagaz. Christophe Larousse, dirigeant de l’entreprise Larousse Création (enseigne, signalétique, store), qui est arrivé en 2000 sur le parc, en devient le président deux ans plus tard. Aujourd’hui, il a décidé de passer la main et dresse un bilan plus que satisfaisant de ces années passées à la tête d’une association qui porte désormais le nom d’Airpos. « Nous avons notamment mis en place le premier contrat de parcs de France, une entente tripartite entre la commune de Saint-Cyren-Val, l’agglomération orléanaise et l’association. Nous voulions devenir l’interlocuteur des élus et les collectivités ont joué le jeu. Beaucoup de choses ont pu ainsi se faire en matière d’aménagement de sécurité et d’embellissement, par exemple. Et ce type de contrat a pu ensuite se généraliser dans les parcs d’activités situés en périphérie de la capitale de la Région. » Aujourd’hui, l’Airpos souhaiterait renouveler ce contrat avec Orléans Métropole et les contacts sont en cours. Avec ses 72 entreprises représentant pas moins de 52 000 salariés, le parc Orléans-Sologne est l’un des premiers de la métropole orléanaise. « De nombreuses

© D. Depoorter

PASSATION DE POUVOIR À

entreprises se sont implantées et nous n’avons plus de disponibilités, commente Christophe Larousse. Nous sommes en attente du futur agrandissement du parc. »

— Bientôt de nouvelles entreprises adhérentes L’association, comme toutes ses consœurs, accorde également de l’importance à la convivialité avec l’organisation chaque année d’un événement réunissant une grande partie des salariés des entreprises du parc d’activités. Elle a également planché dernièrement sur le dossier fibre (complexe) et sur l’installation de défibrillateurs dans la zone (réalisée). Avec l’assemblée générale de février, l’Airpos acte un changement à la présidence, Antony Tafilet succédant à Christophe Larousse. Le président des entreprises STMO (maintenance industrielle) et CTMP (tôlerie/chaudronnerie) compte « poursuivre les actions en cours dans le même esprit et continuer à entretenir de bonnes relations avec les élus ». Et, très bientôt, les entreprises situées sur l’avenue Buffon devraient rejoindre l’Airpos, accentuant ainsi la représentativité de l’association.

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L’AIRPOS

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MARS ET AVRIL, DEUX MOIS PARTICULIÈREMENT CHARGÉS EN MANIFESTATIONS DE TOUS GENRES. DESIGN, CULTURE, NUMÉRIQUE, TOURISME, AGRICULTURE, INNOVATION : VOICI UNE SÉLECTION.

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des équipes composées des personnes motivés aux profils et aux disciplines très différents vont se retrouver pendant 48 heures pour imaginer et réaliser les services de demain.

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TEXTE : ALAIN SOUCHÉ

Pour la 8e année consécutive, Nekoé organise le Global Service Jam à Orléans. Il s’agit du plus grand événement de design de services au monde qui se déroule en même temps dans plus d'une centaine de villes. Dans un esprit d'expérimentation, de coopération, et de compétition amicale,

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Pour sa quatrième édition, La Fabrique Opéra Val de Loire met en scène une comédie musicale créée à Broadway, six fois primée : My Fair Lady. La Fabrique Opéra Val de Loire a pour ambition de valoriser le dynamisme et le talent de la jeunesse d’un territoire en impliquant des élèves d’établissements de la région dans un projet pédagogique significatif : celui de monter un spectacle musical en collaboration avec des professionnels qualifiés et d’offrir au public des représentations exceptionnelles avec de grandes exigences artistiques, dans un lieu populaire.

lafabriqueopera.com

— LE 29 MARS

Forum e-végétal au Lab’O. L’occasion d’assister à des retours d’expérience de producteurs et d’entreprises ayant intégré des technologies numériques et d’échanger avec les différents acteurs du végétal et du numérique.

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— LE 29 MARS

Pendant la Semaine de l’Industrie, la CCI de Loir-et-Cher organise à Blois un colloque destiné aux entreprises afin d’appréhender les enjeux du numérique.

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Au programme : un mini-salon, deux conférences et huit ateliers thématiques.

Lors de la journée de rencontre des professionnels du tourisme (Bourse touristique) à Sullysur-Loire, seront remis les 9e Trophées du Tourisme qui ont pour vocation de mettre en valeur l’originalité et l’innovation en matière d’offre touristique départementale.

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— LE 18 AVRIL

L a co n fé re n ce débat organisée chaque année par le Lions O r lé an s U n i ve r sité se tiendra à la CCI du Loiret. Son thème, « L’agriculture de demain se prépare à Orléans » autour de questions telles que : Comment l’agriculture traditionnelle, le numérique et la robotique peuvent-ils se rencontrer ? Pourquoi un campus Agreen tech Valley à Orléans ? Quels impacts sur l’économie et l’emploi ?, etc.

tech-orleans.fr/ lions-club-orleans-universite

— LE 19 AVRIL

Comment développer son business dans le secteur public et privé des bâtiments intelligents ? Réponses au Forum Innovation & Achats publics qui aura lieu le 19 avril au Lab’O à Orléans.

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actualité

LES CHIFFRES D’INTERIVES 2017-2019 : construction de Citévolia 110 hectares à l’horizon 2035 3 000 logements 200 000 m² de bureaux, commerces de proximité et équipements publics

ET VOILÀ

CITÉVOLIA ! DANS LE CADRE DU QUARTIER INTERIVES, PROJET AMBITIEUX ET STRUCTURANT POUR LE TERRITOIRE, LA CCI LOIRET A POSÉ LE 26 JANVIER LA PREMIÈRE PIERRE DE SON FUTUR SIÈGE, CITÉVOLIA, PREMIER BÂTIMENT DU CŒUR DE QUARTIER

P

orté par la CCI Loiret, le projet Citévolia est la première opération immobilière d'Interives, nouveau quartier de vie et d’affaires. Sa vocation est de capter des entreprises de Paris et d’ailleurs, de créer de nouveaux emplois et de contribuer au développement économique du territoire. La CCI Loiret est partenaire, depuis quelques années maintenant, de ce quartier d’affaires, à moins d’une heure de Paris, en lien avec la gare de Fleury-les-Aubrais, visant à valoriser le potentiel foncier de l’ancienne zone industrielle André Dessaux (communes d’Orléans et de Fleuryles-Aubrais) qui fut d’ailleurs la

première ZI de France, aménagée en 1949 par la CCI du Loiret. Pour mettre en œuvre Citévolia, la CCI Loiret a confié une concession de travaux à un groupement constitué de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la Caisse d’Épargne Loire Centre (SAS Immorives) pour la conception, la construction, le financement, la maintenance et l’exploitation de cet immeuble. Ces entreprises ont prévu de faire appel à des acteurs locaux : la SEMDO, en qualité d’assistant à maîtrise d’ouvrage, Sogeprom Entreprises en qualité de promoteur et les architectes Gilbert Autret et Patrice Debaque de l’agence Créa’tures. Le bâtiment dédié à la CCI Loiret occupera

15 000 m² d’espaces verts et de loisirs Une place centrale de 8 700 m² À 2 minutes de la gare de Fleury-les-Aubrais, à 5 minutes de l’A10, à 55 minutes de Paris

l’emplacement de l’ancienne friche Rivierre-Casalis dans le quartier Interives. Ayant pignon sur la future place Danton, les 7 000 m² environ de l’immeuble Citévolia bénéficieront d’un positionnement stratégique au cœur du quartier. « La CCI Loiret sera propriétaire de l’ensemble du bâtiment dès son achèvement au premier semestre 2019. Sur les 7 000 m² construits, 5 000 m² seront réservés à la CCI Loiret, la CCI Centre et Loire&Orléans Eco, notamment. Des commerces au rez-de-chaussée et un plateau à l’étage supérieur seront exploités par le concessionnaire (SAS Immorives) » indique Alain Jumeau, président de la CCI Loiret. TEXTE : ALAIN SOUCHÉ

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7 TEXTE : ALAIN SOUCHÉ

FÉVRIER/MARS 2018

actualité

RENCONTRES, PRIX, INAUGURATIONS, LABELS… — RENCONTRES

Prochaines Rencontres Performance : Renforcer l’esprit d’équipe ou comment partager des valeurs communes (15 mars) ; Design Sprint : une méthode pour tester des idées et des prototypes (23 mars) ; La DREAL expose les priorités de l’inspection pour 2018 (30 mars) ; Accompagner les managers dans leur posture de manager/coach (12 avril) ; L’écologie industrielle et territoriale comme vecteurs de synergies au profit de la compétitivité et de l’environnement (17 avril) ; La construction de l’industrie du futur : comment engager votre transformation vers une industrie agile, connectée, frugale et collaborative (24 avril).

lesrencontresperformance.fr

— PRIX

La start’up Vox’M hébergée au Lab’O-Village by CA s’est vu décerner le Grand Prix du service de l’année lors du salon de la radio ; avec son binôme isérois, Richard Panon d’Orléans Transports a remporté le Challenge national de meilleur exploitant de l’année Tred Union.

voxm.live

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orleanstransports.fr

— INAUGURATIONS Les Savons Arthur (voir article dans le N°11 d’Acteurs de l’Eco) inaugurent leurs nouveaux locaux le 23 mars à Sceaux-du-Gâtinais. Beihao France (produits cosmétiques) fait de même à Amilly le 12 mars.

savons-arthur.bio

— LABELS

7 entreprises de la région Centre-Val de Loire ont été labellisées Talents INPI, en janvier dernier. Les labels sont décernés à celles qui placent la propriété industrielle au cœur de leur projet de croissance. Parmi elles figurent Anteagroup et Num’axes.

inpi.fr

— PÔLES

Le pôle régional Dream (Durabilité de la ressource en eau associée aux milieux) a organisé son opération Dream Day au début de 2018. Une nouvelle offre de services est proposée aux adhérents cette année. Le pôle Cosmetic Valley a de son côté ouvert un bureau en Nouvelle-Aquitaine. L’ambition est de développer le réseau régional d’entreprises et l’inscrire dans une dimension nationale.

poledream.org

cosmetic-valley.com.

— OBSERVATOIRE

Mis en place par le réseau des CCI du CentreVal de Loire, avec le soutien de la Région et de l’Europe, l’Observatoire régional du Commerce permet de mesurer l’évolution des flux de consommation. Pour actualiser ces données, des téléconseillers mandatés par les CCI procèdent depuis février et jusqu’à avril à une enquête téléphonique auprès des commerçants et des ménages.

centre.cci.fr

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BELLE EAU

ascal Rigoulet, responsable d’Ondeline.fr, entreprise sise à Châtillon-le-Roi dans le Pithiverais, est un autodidacte, amoureux de la nature et de philosophie. À 20 ans, il est responsable de secteur dans un magasin Truffaut. « 4 ans plus tard, j’ai pu créer la première entreprise française spécialisée dans la prestation de services sur mesure avec entretien en aquariophilie », précise-t-il. Avec Ondeline.fr, son but est « d’offrir un artisanat de qualité avec des compétences reconnues et fiables, grâce à un bureau d’études dédié à la décoration aquatique pour des clients dans toute la France, du particulier aux grandes entreprises. » Parmi les produits phares de l’entreprise figurent les murs de bulles et d’eau qui peuvent être installés dans une salle d’attente, un salon, un lieu public, etc. Vertus apaisantes garanties. Dans le même esprit, vient d’être lancé l’aquarium-tableau, objet respectueux de l’environnement, véritable attraction visuelle en plus d’être un objet relaxant du quotidien. « Aujourd’hui, explique Pascal Rigoulet, à 54 ans, la même passion m’anime toujours et j’espère pouvoir un jour transmettre mon entreprise et mon savoir-faire à un jeune passionné, en conservant les clients habituels qui, pour certains, me sont fidèles depuis plus de 28 ans. »

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TEXTE : ALAIN SOUCHÉ

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9 FÉVRIER/MARS 2018

L’AREA CENTRE-VAL DE LOIRE, ASSOCIATION RÉGIONALE DES ENTREPRISES ALIMENTAIRES ORGANISE UN FORUM LE 12 AVRIL À L’OCCASION DE SON 10e ANNIVERSAIRE. 2018 EST AUSSI MARQUÉE PAR LA CRÉATION D’UN CFA AGROALIMENTAIRE.

TEXTE : ALAIN SOUCHÉ

E

n 2008, La naissance d e l’A R I AC , d eve n u e depuis l’AREA CentreVa l d e L o i r e ( A s s o ciation Régionale des Entreprises Alimentaires) répond à un constat : la filière agroalimentaire n’est pas représentée, son image est passéiste et elle connait des problèmes de recrutement. « Parmi les grands objectifs que s’est fixé l’association, figure le volet ressources humaines qui va de l’image à la formation en passant par le recrutement, explique Thierry Dubois, président de l’AREA. Plus globalement, nous sommes une association au service du développement des entreprises

10 ANS

évènement

de la filière (Qualité, logistique, achats, RH, commerce, export). Nous aidons à créer des liens, à développer du réseau. Ce sont les adhérents qui font l’AREA. » Ils sont aujourd’hui une centaine au sein d’un secteur qui occupe la deuxième place parmi les industries régionales, en termes de nombre de salariés. « Nous avons 3 clubs au sein de l’AREA : RH, qualité et conditions de travail, complète Philippe Villevalois, son délégué général. L’association compte 6 permanents dont 3 vont travailler pour le CFA agroalimentaire. » Ce dernier, l’IFRIA, ouvrira à la rentrée 2018 avec 3 formations de niveau IV et V. « Ce sera un CFA hors

les murs en appui des structures déjà existantes. L’AREA participera à la pédagogie pour une formation au plus près des besoins des entreprises. »

— Un forum le 12 avril

« Proposer des formations qualifiantes débouchant sur des emplois pour la population locale, c’est notre but, souligne Thierry Dubois. Nous voulons jouer un rôle important en tant que lien avec le territoire en travaillant notamment à développer tout ce qui peut concourir à une alimentation plus saine, de qualité, gourmande et respectueuse de l’environnement. Il est nécessaire de recréer une unité entre le consommateur, le citoyen et l’acteur économique qui sont une seule et même personne. » Le 12 avril prochain, au Centre de conférences d’Orléans, l’AREA organise un forum régional à l’occasion de son dixième anniversaire. Au programme : conférence, table ronde, ateliers techniques et stands autour de la thématique de la formation. « C’est une manifestation importante, commente Thierry Dubois, pour laquelle nous espérons accueillir de très nombreux entrepreneurs et responsables y compris en dehors de l’agroalimentaire. »

area-centre.org

BIENTÔT AU SERVICE DE LA FILIÈRE AGROALIMENTAIRE

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PUISEAUX

portrait

EN QUATRE DATES Naissance à Orléans

2008

Reprise de l’entreprise Somava à Puiseaux

2011

Rachat de Mecazoil à Châlette-sur-Loing

2017

Accession à la présidence de Entreprendre et Réussir 45

TEXTE : ALAIN SOUCHÉ

LE PRÉSIDENT D’ENTREPRENDRE ET RÉUSSIR LOIRET A REPRIS DEUX ENTREPRISES DU LOIRET, EN 2008 ET 2011. IL A TOUJOURS ÉTÉ FIDÈLE AU DÉPARTEMENT DANS SA CARRIÈRE PROFESSIONNELLE.

PIERRE-YVES BOURGEOIS, ENTREPRENEUR MADE IN LOIRET

À

l’image de mon père, j’ai toujours été intéressé par l’entreprise. J’ai eu l’opportunité de passer l’ensemble de ma carrière professionnelle dans le Loiret, un département qui se distingue par son activité économique. » PierreYves Bourgeois est né en 1961 à Orléans. Après une formation en comptabilité/finances, il travaille de 1990 à 2008 chez Orléans Viandes où il occupe le poste de directeur financier et administratif avant de prendre la direction du site de Fleuryles-Aubrais. « Ce fut une expérience significative, diversifiée et très riche, au sein d’un groupe très dynamique » qui s’achève lorsqu’il ne se retrouve plus dans le nouveau projet mis en place après sa vente. « J’avais l’envie de continuer ailleurs comme dirigeant et, de par mon profil de gestionnaire, j’ai préféré reprendre une entreprise plutôt que de créer mon activité. Mes 3 critères de décision : dans l’industrie, en région Centre-Val de Loire, une PME. » En octobre 2008, il reprend Somava, entreprise d’une vingtaine de salariés située à Puiseaux et spécialisée dans le moule et le coffrage métallique pour la clientèle du BTP. « La situation n’était pas facile au début avec la crise financière. Mais, avec les compétences techniques de l’entreprise, je l’ai modernisée progressivement et trouvé de nouveaux débouchés », témoigne Pierre-

© D. Depoorter

1961

Yves Bourgeois. 3 ans plus tard, il rachète Mecazoil, à Châlette-sur-Loing, spécialisée dans l’usinage de grande et moyenne dimension. Là encore, il modernise l’outil de production et investit aussi bien dans les machines que dans les hommes. « Mon objectif était de reprendre des entreprises qui possédaient un véritable savoir-faire et les adapter aux marchés en essayant de leur apporter un nouveau souffle »

— Une centaine d’adhérents d’ici 3 ans

C’est en 2011, après avoir suivi le Parcours Réussite de la CCI du Loiret, avec pour parrain Thierry Patinote, alors président d’Entreprendre et Réussir Loiret, qu’il rejoint ce club d’entrepreneurs. En 2017, il en prend la présidence. « ER 45 est constitué de créateurs et de repreneurs qui sont propriétaires de leur entreprise. Nos missions sont de 4 ordres : rompre l’isolement des dirigeants, écouter et soutenir, former et informer, apporter de la convivialité. Ce n’est pas une association de business au sens strict et nous constituons un groupe dont les membres partagent le même ADN. » Partenaire d’Initiative Loiret, du Lab’O et d’Orléans Pépinières, notamment, Entreprendre et Réussir Loiret se fixe pour objectif d’arriver à une centaine d’adhérents d’ici 3 ans, d’augmenter la part de repreneurs et d’encourager et de soutenir l’entreprenariat féminin. Nouveauté de l’année passée : la mise en place de prix pour récompenser un nouveau membre et 2 adhérents, homme et femme. En attendant le premier grand chantier de 2018 : la refonte du site Internet.

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dossier ÊTRE SOLIDAIRE TOUT EN POURSUIVANT SES OBJECTIFS ÉCONOMIQUES : LE MÉCÉNAT INCARNE PARFAITEMENT L’INVESTISSEMENT DES ENTREPRISES DANS DES INITIATIVES D’INTÉRÊT GÉNÉRAL. LOIN D’ÊTRE L’APANAGE DES GRANDS GROUPES, LA PRATIQUE INTÉRESSE DE PLUS EN PLUS DE TPE ET DE PME QUI FONT D’UNE PIERRE DEUX COUPS : EXPRIMER LEURS VALEURS ET MARQUER LEUR ATTACHEMENT AU TERRITOIRE. ELLES BÉNÉFICIENT, EN OUTRE, D’UN DISPOSITIF FISCAL TRÈS INCITATIF.

/ / / J E A N - FFRR A N ÇO I S D EN I S

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13 FÉVRIER/MARS 2018

B

onne nouvelle pour le mécénat en France : les entreprises sont de plus en plus en plus nombreuses à s’investir (14% en 2016 contre 12% en 2014 selon le dernier baromètre Admical), mais aussi plus généreuses (3,5 milliards d’euros, soit une hausse de 25% sur la même période) et bien décidées à stabiliser voire à augmenter leur budget mécénat. Et même si deux tiers des fonds sont versés par des entreprises de plus de 250 salariés, TPE et PME forment la majorité des entreprises mécènes. Car, contrairement à une idée reçue, la démarche n’est pas l’apanage de grands groupes et ne nécessite pas forcément d’investir des sommes colossales : on peut par exemple devenir mécène du musée Girodet de Montargis avec un don de 50€. C’est bien connu, les petits ruisseaux font les grandes rivières. « Les dons des entreprises sont variés, explique Claire Hansen-Béales, chargée des publics et du mécénat du musée montargois, tous sont appréciés, sans obligation de montant, car au final on réunit des sommes conséquentes qui ont permis et vont permettre la restauration et la stabilisation d’œuvres sinistrées suite aux inondations de mai 2016 ». Les actions de mécénat peuvent être modestes, souvent discrètes. À l’instar de l’entreprise de chauffage et de plomberie Ciret à Malesherbes, qui oriente ses soutiens financiers vers les sportifs

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dossier professionnels locaux, à l’instar de 48% des TPE mécènes en France. Un soutien qui bascule parfois vers le parrainage, dès lors qu’une contrepartie sous forme de visibilité publicitaire (affichage dans le stade, sponsoring maillot…) est clairement affichée. « Je ne le fais pas pour la défiscalisation possible, c’est plus par conviction, en soutien à la vie économique et sportive locale » souligne Anthony Ciret, son gérant. L’attachement au territoire, l’implication dans un projet local, voire régional, restent en effet une motivation fréquente et un critère décisif pour les entreprises. Une affinité basée sur la proximité, qui a joué un rôle crucial pour le musée Girodet à Montargis en mai 2016. Nombreux ont été en effet les bienfaiteurs locaux à se sentir concernés par les dommages causés au patrimoine culturel de la ville et à son musée de rayonnement international, suite à la catastrophe naturelle.

— Marquer son attachement au territoire

15% du budget mécénat en France sont dédiés au patrimoine et à la culture, et l’entreprise orléanaise de services numériques IT&M Régions, dirigée par Pascal Grégoire, a fait également ce choix (lire page 14). Une fierté pour le chef d’entreprise et ses 45 salariés d’associer le nom de leur entreprise à la restauration de L’apôtre Saint Thomas de Diego Velázquez, tableau exposé au musée des Beaux-Arts d’Orléans, et « probablement l’un des seuls tableaux du maître en France » glisse-t-il. L’ancrage territorial d’IT&M Régions et son attachement à la culture, c’est encore une implication dans le Festival de Loire ou le dernier Festival Hop Pop Hop programmé par l’Astrolabe à Orléans. Alors que le social reste le domaine le plus soutenu par les

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MÉCÈNE DU MUSÉE GIRODET : UNE CONTRIBUTION À LA PORTÉE DE TOUS Le musée Girodet de Montargis, musée de France transféré à l’agglomération montargoise en 2004, a intensifié ses actions de mécénat depuis mai 2016. « Avant les inondations, la recherche de financements complémentaires aux subventions était ponctuelle, ensuite, c’est devenu une nécessité absolue » résume Claire Hansen-Béales, chargée des publics et du mécénat du musée. Bien que toutes les œuvres qui ont subi l’immersion lors de la crue du Loing aient été sauvées, le montant des travaux de restauration a été estimé à 1,2 million d’euros. Si le mécénat contribue souvent à l’acquisition d’œuvres nouvelles, priorité a donc été donnée à la restauration ou stabilisation des œuvres endommagées pour la réouverture prochaine du musée après quatre ans de travaux (surface du musée doublée). « Particuliers comme entreprises peuvent faire un don, soit directement au musée ou au fonds de dotation de la Société des Amis du musée Girodet, quel que soit le montant… au final cela constitue des DOSSIER RÉALISÉ PAR GAËLLE LEPETIT

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sommes conséquentes ». Au-delà du geste philanthropique, Claire Hansen-Béales et Sidonie Lemeux-Freitot, chargée de la valorisation des collections, souhaitent avant tout « instaurer un dialogue avec les mécènes et leur permettre de s’investir ». C’est ainsi qu’est né le Cercle des mécènes - environ 500 à ce jour - destiné à « créer du lien, une appartenance à une communauté ». En fonction du montant du don, outre l’intérêt fiscal de l’opération*, les entreprises mécènes bénéficient d’une relation privilégiée avec le musée Girodet : événements spécifiques, entrées gratuites, privatisation du lieu ou encore valorisation du mécénat dans la communication du musée et de l’entreprise. Le « mécénat en nature » est également apprécié : dons matériels et de compétences (imprimeurs, graphistes…). Les opportunités de contribuer à la renaissance du musée ne manquent donc pas.

musee-girodet.fr - C.Hansen-Béales Tél. 02 38 98 98 89

*Déduction d’impôts de 60% dans la limite de 0.5 du CA, et 66% pour les particuliers dans la limite de 20% imposables

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entreprises mécènes, suivi de la culture, l’éducation occupe la troisième place du podium. La protection et l’aide aux enfants, et notamment les programmes de long terme d’éducation ou de santé portés par l’UNICEF, sont des engagements qui permettent aux entreprises mécènes d’exprimer et d’incarner leurs valeurs solidaires et leur engagement citoyen. « Les Entreprises Amies et Mécènes de l’UNICEF bénéficient d’un kit de communication pour promouvoir le partenariat en interne ou en externe, explique David Vogin, en charge du comité des bénévoles du Loiret de l’UNICEF*, et il est également possible d’accompagner les entreprises localement dans des opérations de sensibilisation ». Le « ticket d’entrée », d’un montant de 1000 €, est déductible à 60% de l’impôt sur les sociétés.

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— Un dispositif fiscal incitatif

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IT&M RÉGIONS S’IMPLIQUE POUR LA RESTAURATION D’UN VELÁZQUEZ Une heure. Il aura suffi à Pascal Grégoire d’une heure d’un décryptage expert du tableau de Velázquez, L’apôtre Saint Thomas, pour tomber sous le charme de l’œuvre. « Nous étions au musée des Beaux-Arts d’Orléans dans le cadre d’une journée thématique organisée par l’APM, dont je suis membre, explique le dirigeant d’IT&M Régions, et l’objectif, pour faire court, c’était de savoir comment reconnaître un chef d’œuvre d’une croûte ». Dans la foulée, invité à une soirée Mécénat par Orléans Métropole, Pascal Grégoire apprend que ce tableau nécessite une restauration et que les mécènes sont bienvenus. « Je me suis engagé pour 12 000 €, j’ai dit banco immédiatement, raconte Pascal Grégoire. Bien sûr il y a les avantages fiscaux liés au mécénat, mais pour notre entreprise de services numériques, spécialisée dans l’infogérance d’infrastructures informatiques, il s’agit avant tout d’un geste de soutien au patrimoine culturel local. C’est important de savoir que la culture peut aussi compter sur le soutien des entreprises ». Pas de contrepartie économique en retour donc, mais, indéniablement, un investissement gagnant en termes d’image et de notoriété. « Ce mécénat fait parler d’IT&M, c’est évident, et cela peut être un atout supplémentaire sur le plan de l’attractivité pour de futurs recrutements » analyse le chef d’entreprise. En attendant le retour de l’huile sur toile au musée au printemps, il est possible que les salariés aient accès en petits groupes à l’atelier de restauration. Autre privilège : IT&M Régions pourra inviter certains de ses clients le jour du dévoilement de l’œuvre de Velázquez et aura son nom inscrit, pendant trente ans, sur le cartel du tableau. Un petit goût de postérité.

Don d’une entreprise (ou d’un particulier) à une activité d’intérêt général, le mécénat peut être aussi réalisé en nature (don de produit) ou en compétences. Le musée Girodet a ainsi pu s’appuyer sur celles d’un graphiste et d’un imprimeur, qui ont offert leurs prestations pour permettre au musée de communiquer suite aux inondations. Le mécénat financier, encouragé et encadré par de nombreux dispositifs légaux en France (notamment la loi de 2003, dite « Aillagon »), ouvre droit à un avantage fiscal pour les donateurs. La réduction d’impôts, soit 60% des versements, vient en déduction du montant d’impôt sur les sociétés ou d’impôt sur le revenu dû par l’entreprise donatrice lors de l’année des versements. Elle reste toutefois plafonnée à cinq pour mille du chiffre d’affaire hors taxe, l’excédent étant reporté sur les cinq exercices suivants. Point de vigilance néanmoins : le mécénat se caractérise par l’absence de contrepartie directe. Une visibilité trop importante et directe du mécène peut requalifier l’accord de mécénat en contrat de parrainage. Rien n’empêche toutefois une entreprise de combiner les deux pratiques. C’est même souvent le cas des entreprises mécènes, qui sont 46% à faire également du sponsoring. Elles sont aussi plus enclines à formaliser une politique de RSE et à inscrire le mécénat dans une stratégie globale d’engagement que les entreprises non mécènes. Une tendance que François Debiesse, président d’Admical, résume ainsi : « De plus en plus de patrons sont conscients du potentiel d’innovation que le mécénat représente pour l’entreprise et ses salariés : l’entreprise de demain sera engagée ou ne sera pas ». *eau.unicef45@gmail.com

http://it-m.fr/filiales/regions/

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LE MÉCÉNAT D’ENTREPRISE EN FRANCE (Source : baromètre Admical 2016)

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des entreprises françaises dont :

72%

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PME

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d'euros 3,5 Mds de budget majoritairement porté par :

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dossier ORLÉANS MÉCÉNAT

UN INVESTISSEMENT SUR-MESURE « J’AIME ORLÉANS, JE SUIS MÉCÈNE » : TEL EST LE SLOGAN DE LA NOUVELLE STRUCTURE IMPULSÉE PAR ORLÉANS MÉTROPOLE. À LA CLÉ POUR LES ENTREPRISES ENGAGÉES : EXPRESSION DES VALEURS, MAIS AUSSI DU PLAISIR ET DE LA FIERTÉ !

O

rléans, capitale de la région Centre-Val de Loire, métropole en pleine expansion, forte d’un formidable patrimoine historique, naturel et culturel, avait tous les atouts pour mettre en place un mécénat de proximité dynamique et diversifié. Elle dispose depuis peu d’un outil à son service : Orléans Mécénat. La structure permet d’accompagner les entreprises dans l’identification de projets qui correspondent le mieux à leurs valeurs. Car les domaines éligibles sont variés, de l’éducation à la science en passant par la culture, la défense de l’environnement, l’animation sportive ou encore la mise en valeur du patrimoine. En stock dans son « catalogue » de projets ouverts au mécénat, près d’une vingtaine de lieux et d’événements : Muséum d’Orléans pour la biodiversité et l’environnement (MOBE), Jazz à l’Évêché, Scène nationale, Festival de Loire, Boîtes à livres, Set Electro… « À ce jour, nous avons signé 39 conventions pour un montant total de 270 K€ », se réjouit Laurent Fesneau, chargé de partenariat et mécénat au sein d’Orléans Métropole.

Pour aller plus loin encore dans une démarche de co-construction, Orléans Mécénat travaille sur un projet de fondation territoriale, qui devrait voir le jour dans le courant du second semestre 2018.

— Une fondation territoriale pour co-construire « Sa vocation est de rassembler acteurs économiques du territoire, collectivités et université pour contribuer conjointement à des projets d’intérêts généraux locaux autour de l’éducation, l’enseignement supérieur, la recherche et l’attractivité de notre territoire, avec un prisme RSE pour chaque projet » résume, Laurent Fesneau. Une fondation sous égide, reconnue d’utilité publique, avec sa propre gouvernance et l’autonomie de conduire ses propres actions. Les projets sélectionnés, utiles au territoire de l’Orléanais, devront répondre à trois critères : se situer dans le cadre de l’intérêt général, produire des effets économiques ou sociaux réels sur les publics ou des retombées sociales ou culturelles locales et enfin, impacter durablement. Les entreprises mécènes bénéficient d’avantages exclusifs liés au projet qu’elles soutiennent. Ainsi, l’appartenance au Cercle Orléans Mécénat ouvre tout un champ de possibles : visibilité sur les supports de communication, participation aux événements officiels, privatisation d’espaces prestigieux, invitations et visites privées…

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DONNER, SANS SE METTRE EN AVANT L’entreprise de chauffage, plomberie et énergies renouvelables Ciret, située à Malesherbes, a le sponsoring plutôt discret. « Les retombées sont difficiles à évaluer, explique Anthony Ciret, son gérant, et je ne le fais pas pour la défiscalisation possible, c’est plus par conviction, en soutien à la vie économique et sportive locale ». Un soutien en effet très orienté vers les clubs sportifs : USP rugby et club de tennis de Malesherbes, équipe de foot de Chilleurs-aux-bois ou encore celle d’Augerville-la-Rivière. Les contreparties sont diverses : panneau publicitaire sur le terrain, achat et marquage de maillots et de K-Way au nom de l’entreprise… Très investi, Anthony Ciret est également adjoint à la commune de Nangeville, conseiller au Malesherbois, membre de l’union des commerçants locale, l’OCAIP de Pithiviers, ou encore du Rotary Club de Pithiviers, qu’il soutient également. « Nous travaillons dans un périmètre de 30 kms, et c’est la raison pour laquelle je ne réponds qu’aux sollicitations locales, avoir une visibilité qui va au-delà n’est pas dans mes objectifs », pose le chef d’entreprise. Ciret donne aussi chaque année 350 € pour que le manège du marché de Noël de Pithiviers soit gratuit pour les enfants. « On ne le dit pas, on n’en retire rien, si ce n’est la satisfaction de faire plaisir » conclut-il.

entreprise-ciret.com

Orléans Mécénat - Laurent Fesneau Tél. 06 40 65 79 58 laurent.fesneau@orleans-metropole.fr © D. Depoorter

*Groupe Atlantic, Orvade, Inteva, LSDH, Chryso, Orléans Métropole

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JEU, SET ET MATCH TOUTÉNET Chaque année, l’Open d’Orléans draine quelque 20 000 spectateurs dans ses tribunes. Le tournoi, dont c’était la 14e édition en septembre dernier, est aussi devenu un rendez-vous incontournable pour de nombreux partenaires. L’entreprise de propreté Touténet, et celle de lavage de voitures Roul’net, dirigées par Jean-François Denis, comptent parmi les fidèles soutiens de la première heure de l’événement. Et pour lui, l’objectif est clair : « nous avons une table réservée au nom de l’entreprise, avec notre logo. Je n’invite délibérément pas de prospects, mais nos clients, pour les remercier de leur fidélité lors de moments conviviaux. Évidemment, l’événement est de manière implicite propice au business et au développement de son réseau ». Très axée sur le soutien sportif local, l’entreprise accorde par ailleurs chaque année depuis six ans son soutien à l’US Orléans Loiret Football. En contrepartie, elle dispose de six places dans la tribune présidentielle lors des matchs, et d’une visibilité en terme de communication. « C’est populaire, cela me permet d’inviter des clients, des prospects, mais aussi d’en faire bénéficier mes salariés » assure Jean-François Denis. Également sponsor du Loiret Fleury Handball, Touténet dispose de deux places à l’année. « Compte tenu de la part de mon CA éligible au mécénat [ndlr, 3 M€ en 2017], ponctue le chef d’entreprise, je suis de toute façon assez vite limité dans mes choix ». À côté de ses engagements récurrents, Touténet donne des coups de pouce ponctuels, à la JCEO ou encore au Startup Weekend. Mais aussi dans le domaine humanitaire, par pure philantropie cette fois.

rounet.fr

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toutenet.com

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RÉCEMMENT CONSTITUÉ, LE GROUPE J. RICHARD RÉUNIT 4 ENTREPRISES DU LOIRET ANIMÉES DES MÊMES VALEURS ET EXIGENCES DANS LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT ET DES PERSONNES. ET EN TRAVAILLANT AUSSI BIEN POUR LES JARDINS DE CHAMBORD QUE POUR LE SIMPLE PARTICULIER.

environnement

A

l’origine du groupe J. Richard, il y a un homme, Jacques Richard, qui crée son entreprise au milieu des années 60 s’adressant dans un premier temps aux particuliers avant de s’organiser pour répondre également aux attentes des professionnels et des collectivités. « En 50 ans, la profession d’aménageur paysagiste a bien changé, constate Jean-Marc Sipan, son PDG. J. Richard est connu depuis longtemps mais nous avions un point faible : la communication. C’était également le cas pour les entreprises Hegy Paysage (Orléans), Sauvegrain Paysage (Amilly) et Goueffon Elagage (Semoy) qui nous ont rejoint pour créer le groupe J. Richard. » Avec ces quatre entités, c’est l’ensemble du paysage, au sens le plus large, de la décoration intérieure d’une courette aux plus grands aménagements, qui est concerné. « Cela peut toucher l’hydraulique, les terrains de sport, la dépollution des sols par les plantes… Du simple particulier aux plus importants donneurs d’ordre comme par exemple Chambord, pour l’aménagement de ses jardins », complète Jean-Marc Sipan.

—Respect de l’environnement et de l’humain TEXTE : ALAIN SOUCHÉ

Le PDG du groupe a repris l’entreprise J.Richard en 2000 et n’avait pas planifié de reprendre d’autres entreprises. Mais ce regroupement s’est fait naturellement avec deux objectifs prioritaires : pouvoir répondre à tout le spectre de la demande, dans son

métier, et privilégier les conditions de travail. L’ensemble du groupe a adhéré à la démarche RSE et promeut des valeurs qui sont l’exigence de la qualité et le respect de l’environnement et de l’humain. Cette philosophie se retrouve dans ses relations avec ses clients. « Dans certains dossiers, nous prenons en compte l’utilisateur final (celui qui visitera un parc, par exemple) et nous pouvons accompagner les entreprises jusqu’à réaliser des jardins potagers pour leurs salariés. Ou encore, dans le cas des collectivités, en allant plus loin dans le domaine de la biodiversité et en labellisant certains sites en matière de maintenance des espaces verts », précise Jean-Marc Sipan. Au sein d’un groupe qui compte autour de 125 personnes, l’état d’esprit reste celui d’une PME familiale, chaque entité gardant son identité propre. Ce qui n’empêche pas d’avoir l’ambition, dans le paysage local, de s’imposer comme la référence grâce à son expertise métiers, ses compétences reconnues et pluridisciplinaires. « Nous sommes désireux de mettre notre activité au service des générations futures, explique Jean-Marc Sipan. Nous sommes engagés dans des processus d’innovation, le développement de nouvelles compétences, le partage de notre expertise sociale et environnementale, ainsi que la formation professionnelle. Tout cela en préservant notre ancrage local et en continuant à promouvoir nos valeurs, bien sûr. »

jrichard-paysage.fr

J. RICHARD,

POUR MIEUX SAVOURER LE PAYSAGE

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ORLÉANS

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VIGLAIN

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industrie

SCTI

À UN TOURNANT DE SON HISTOIRE CRÉÉE EN 2010 PAR SÉBASTIEN DERLAND, L’ENTREPRISE DE VIGLAIN PROGRESSE ANNÉE APRÈS ANNÉE ET A DÉPASSÉ LE CAP DES 10 SALARIÉS. SPÉCIALISÉE DANS LA TÔLERIE ET LA CHAUDRONNERIE INDUSTRIELLE, ELLE REPRÉSENTE DE MOINS EN MOINS UN SOUS-TRAITANT ET DE PLUS EN PLUS UN PARTENAIRE DE SES DONNEURS D’ORDRE.

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—« Il y a de l’activité »

« Il y a peu de turnover, explique Sébastien, dans une usine où l’esprit d’équipe est la règle. » SCTI a diversifié sa clientèle entre le nucléaire, la sécurité, le machinisme agricole, le traitement des eaux… Fin 2017, étape importante, l’entreprise a recruté un directeur commercial avec lequel le dirigeant de SCTI avait travaillé dans le passé : « le but est d’assurer un meilleur suivi de nos clients actuels

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S

ébastien Derland est né à Viglain (commune située à moins de 7 km de Sullysur-Loire), il y a 43 ans. Aujourd’hui, il est à la tête de SCTI, la première entreprise à s’être installée sur sa zone artisanale. En tant que fabricant de structures métalliques, selon le code NAF, ou plus précisément tôlerie et chaudronnerie industrielle. Ingénieur de formation, Sébastien Derland a travaillé durant 16 ans dans une société orléanaise qu’il a quittée le jour où il s’est senti en décalage avec sa vision stratégique. L’heure était venue pour lui, en 2010, de créer sa propre activité. Il a alors commencé à travailler seul pendant 2 ans avant de faire appel à des sous-traitants. En 2012, il construit lui-même le futur bâtiment de son entreprise sur la ZA de Viglain. Il recrute alors des compagnons de métier et l’effectif croît régulièrement, jusqu’à 13 salariés aujourd’hui, y compris son épouse Cécile.

et d’en rechercher de nouveaux et ce, sur la France entière. » L’entreprise est en constante évolution. « Nous nous positionnons désormais moins comme des sous-traitants que comme des partenaires des donneurs d’ordre. Nous sommes reconnus pour être très réactifs et posséder une maîtrise technique. Par conséquent, nous sommes devenus force de proposition pour améliorer les différentes étapes du process. Nos clients sont d’ailleurs nos meilleurs prescripteurs », assure Sébastien Derland. Dans un contexte de reprise économique : « il y a de l’activité »,

TEXTE : ALAIN SOUCHÉ

et même en tenant compte d’une vision toujours aussi courte de la production à venir (de 4 à 6 semaines), le spécialiste de la tôle de Viglain pourrait un de ces jours concevoir son premier produit propre, c’est en tous cas une idée qui trotte dans la tête de son dirigeant depuis un certain temps. Mais pour l’heure, l’important est de bien gérer le développement de l’entreprise. « Nous sommes à un tournant de l’histoire de STCI. Montée en puissance, structuration, développement commercial, embauches (1 à 2 prévues dans les premiers mois de 2018), je suis conscient qu’il faut prendre les bonnes décisions », conclut Sébastien Derland.

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PUISEAUX

reprise

SPMG

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A INTÉGRÉ LA MÉCANIQUE DU CHANGEMENT

L’ENTREPRISE DE MÉCANIQUE DE PUISEAUX A ÉTÉ REPRISE IL Y A 2 ANS PAR LE GROUPE DC HOLDING. ELLE A DOUBLÉ SON ESPACE DE TRAVAIL ET CHANGÉ DE VISION STRATÉGIQUE EN SE POSITIONNANT SUR DES MARCHÉS PORTEURS.

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ucien Petiot a créé SPMG il y a une vingtaine d’années. Il est parti à la retraite en 2015 et la petite entreprise de Puiseaux a été reprise par DC Holding et a rejoint les deux autres entités du groupe : SAMI, 25 personnes à Malesherbes (garnissage et revêtement d’élastomères sur du très haut de gamme) et BCA, 3 salariés à Puiseaux (garnissage sur des gammes plus modestes). SPMG, de son côté, œuvre dans les domaines de la mécanique générale et de la réparation de pièces ainsi que dans la fabrication de machines neuves. L’entreprise emploie 7 personnes et cherche à recruter mais trouve difficilement des candidats alors que sa taille idéale serait de 10 salariés. C’est le seul point négatif dans la progression d’une entreprise qui a intégré la mécanique du changement sous la conduite d’Eric Duverger-Chatellet, le PDG de la hol-

ding. Sa fille, Mégane, 25 ans, est responsable commerciale pour l’ensemble du groupe et partage son temps entre les sites de Malesherbes et de Puiseaux : « Nous sommes 7 au total au sein du service commercial. J’ai travaillé au départ chez Sami et je me suis prise de passion pour le métier » L’une de ses tâches, pour ce qui concerne SPMG, a été de changer sa vision stratégique en l’orientant vers des marchés porteurs susceptibles de lui apporter de nouveaux clients. Pour Mégane Duverger-Chatellet, au quotidien : « il s’agit de suivre le portefeuille de clients existants et de le développer par la prospection ».

— Nommée aux Trophées de l’entreprise L’entreprise travaille déjà pour tous les secteurs industriels (par exemple dans la fabrication de scènes) et son activité de

mécanique s’exerce en priorité en local. « Parmi nos projets, explique Mégane, il y a celui de monter une équipe mobile d’intervention chez nos clients car nous possédons les compétences pour le faire, notamment avec un soudeur qualifié. » DC Holding a donné à l’entreprise puiseautine les moyens de réussir. SPMG a quitté ses locaux devenus vétustes, il y a un an, et a ainsi doublé son espace de travail avec un bâtiment de 700 m². Dans le même temps, le parc machines a été lui rénové et augmenté. En dépit du problème aigu de recrutement, l’optimisme est de rigueur pour l’avenir de SPMG, d’autant que l’année 2017 a été excellente avec une croissance à deux chiffres. Cerise sur le gâteau et reconnaissance du monde économique, l’entreprise a été nommée dans la catégorie Reprise aux derniers Trophées de l’Entreprise.

TEXTE : ALAIN SOUCHÉ

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FLEURY-LESAUBRAIS

création

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ELLE EST DESIGNER, IL EST ÉBÉNISTE. ENSEMBLE ILS ONT CRÉÉ L’ATELIER LES BRANCHÉS IL Y A MOINS D’UN AN. COMME UNE ÉVIDENCE DANS CE PAYSAGE ARTISANAL ET ARTISTIQUE LOCAL. TEXTE : FABIENNE BONVOISIN

EUX DEUX,

ILS ENVOIENT DU BOIS !

L

ola est créative, elle dessine des meubles, conçoit des espaces, crée des univers. Emilien est passionné, dans ses mains prennent forme les créations de Lola. Mais il ne les fabrique pas seulement, c’est à deux que tous les projets cheminent, au cœur d’un atelier de 290 m2 baigné de lumière à Fleury-les-Aubrais. Lasse de faire de « jolis dessins » dans un bureau pour une grande marque de mobilier, Lola a croisé le chemin d’Émilien lors d’un stage en menuiserie. De son côté, Émilien attiré depuis toujours par les métiers manuels et artistiques, avait commencé par décrocher une licence d’économie avant de se tourner vers la menuiserie. « Chez mon premier patron je n’ai pas trouvé les valeurs de respect et d’échanges que je recherchais dans ce métier, explique Émilien. Je continuais de créer des meubles à titre personnel, pour la famille et les amis.»

— L’atelier, c’est leur projet de vie

SARL JBSP Assureurs Associés au capital de 330 000 € - SIRET 50237707000045 RCS ORLÉANS

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« Il n’y a pas d’un côté celle qui dessine, et de l’autre, celui qui fabrique, explique Lola à l’âme d’entrepreneur. Nos clients l’ont compris et apprécient la complémentarité de nos métiers. » Depuis leur premier projet, la

bibliothèque d’un particulier, les projets s’enchaînent à une vitesse vertigineuse. Agencement d’espace, stand d’exposition, création de mobilier sur-mesure. Les jeunes créateurs se consacrent à leur passion à 200%. Aussi inspiré qu’inspirant, ce duo créatif a déjà signé la création de plusieurs pièces. Avec eux pas d’intermédiaire, ils parlent de ce qu’ils savent faire. Et la 3D devient réalité. « Le projet est un tout. Nous le vivons dans son entièreté, c’est très épanouissant, explique Émilien. Nous travaillons un matériau noble, vivant, naturel. Le bois est un vrai choix éthique et esthétique. Nous proposons toujours des bois massifs, souvent des essences de la région ». Et Lola enchaîne : « les modes de consommation de nos clients évoluent. Ils consomment durablement ». Si leurs clients vivent et travaillent entre Orléans et Paris ils apprécient le positionnement éco-design de l’atelier. Les chutes et les copeaux de bois chauffent le four d’un céramiste, les produits de l’atelier sont achetés au plus près. Si malgré leur Bac + 6 et 7, les créateurs se rémunèrent encore assez peu, Lola et Émilien réalisent leurs rêves et à travers leurs réalisations à plein régime montrent l’étendue de leur créativité. Avec la volonté farouche de créer de belles pièces qui racontent des histoires.

atelierlesbranches.com

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internationnal

INGRÉ

UDUMA, économique en réattirant des fonds dans le rural et en proposant alors un développement durable. Si on peut investir, alors on peut drainer des fonds. » Pour ce faire, une première entité sur le continent africain, Uduma Mali, a été créée. « C’est véritablement le premier projet d’une telle envergure en Afrique subsaharienne, se passionne Thierry Barbotte. Si 30 000 pompes sont opérationnelles dans les 10 ans, ce sera un succès. Mais attention, le but d’Uduma n’est pas de détenir un monopole. Au contraire, nous créons de l’emploi sur le territoire. Après le Mali, on peut penser au Burkina ou à la Guinée mais nous ferons d’abord un premier bilan fin 2018. »

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—Le premier investissement dans le rural en Afrique

FILIALE DU GROUPE ODIAL SOLUTIONS, UDUMA EST PRÉSENTE EN FRANCE ET AU MALI. ELLE MÈNE DES PROJETS DE GRANDE ENVERGURE EN INVESTISSANT DANS DES ÉQUIPEMENTS HYDRAULIQUES DANS LES ZONES ISOLÉES D’AFRIQUE.

TEXTE : ALAIN SOUCHÉ

A

vant d’évoquer l’activité d’Uduma, un flashback s’impose. En 1974, Marc Vergnet invente une pompe à eau à motricité humaine révolutionnaire. Aujourd’hui, cette pompe équipe environ 100 000 points d’eau dans le monde et alimente 50 millions de personnes. Après avoir créé Vergnet SA en 1988, il donne naissance à Vergnet Hydro en 2004. C’est 10 ans plus tard que cette entité sort du giron de Vergnet et rejoint le groupe Odial Solutions, qui vient d’être créé. Et Uduma, dans tout cela ? Sa création date de décembre 2015, en tant que filiale du groupe Odial Solutions au même titre que Vergnet Hydro, la première se positionnant comme prestataire de services et la deuxième comme équipementier. « Uduma est née avec le constat qu’il y a aujourd’hui un million de pompes en Afrique dont la moitié sont en panne, commente Thierry Barbotte, le président d’Odial Solutions. L’idée a été de créer un modèle

Concrètement, Uduma prend en gestion des équipements hydrauliques et assure leur maintenance sur 15 ans pour garantir un accès durable à l’eau potable dans les zones rurales, et donc isolées. « Nous signons un contrat avec les communes qui souhaitent l’installation de ce type d’équipements, nous n’imposons rien, souligne Thierry Barbotte. Uduma forme les fontainières, les réparateurs et les kiosquiers, assure l’entretien, la maintenance et le remplacement des équipements hydrauliques et enfin facture aux usagers le service de l’eau au litre consommé, à un prix accessible à tous. À noter d’ailleurs que le dispositif n’est pas sans innover avec l’analyse des données à distance et le paiement électronique in situ. C’est la première fois qu’il y a de l’investissement rural en Afrique et l’impact est énorme : accès universel à l’eau potable, amélioration de la santé en milieu rural, création d’emplois, réduction de la pauvreté, attractivité des zones rurales, adaptation au changement climatique. Notre objectif ? Que le modèle se diffuse à grande échelle. Nous avons pensé Uduma comme une véritable startup sociale. C’est le projet qui demain va porter le groupe Odial Solutions (45 salariés). Après l’eau, nous développerons les domaines de l’énergie, de la téléphonie, de l’Internet… »

uduma.net

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UN MODÈLE DE STARTUP SOCIALE


CHILLEURSAUX-BOIS

23 FÉVRIER/MARS 2018

PASSIONNÉE D’ÉCRITURE ET DE RENCONTRES, AURÉLIE JEANNIN A FONDÉ LA PETITE MAISON À PLUMES IL Y A CINQ ANS. POUR FAÇONNER DES RÉCITS SUR MESURE ET METTRE EN LUMIÈRE DES FEMMES, DES HOMMES, DES AVENTURES.

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urélie Jeannin a retrouvé ses terres natales du Loiret l’été dernier, à Chilleurs-aux-Bois, après quelques années passées en Anjou. « J’ai étudié les lettres à Orléans puis direction Angers pour suivre des études de communication. J’ai commencé à travailler dans une agence de publicité où je me suis assez vite essoufflée » explique Aurélie. Il n’y avait pas assez de place pour l’écriture. Elle rejoint alors un cabinet de conseil en stratégie d’entreprise où pendant cinq ans elle accompagne de grands groupes dans leur communication ou des collectivités pour développer

implantation

leur dispositif de concertation. Mais Aurélie souhaite écrire, davantage, et en toute liberté. Alors elle crée en 2013 La Petite Maison à Plumes et entreprend des biographies, des parcours d’entrepreneurs, toutes sortes de récits… parfois thérapeutiques. Très vite, elle prend en charge la conception éditoriale de magazines internes et externes, raconte l’histoire d’entreprises qui commémorent un anniversaire et collabore au magazine économique « Anjou Eco », l’équivalent de celui que vous avez entre les mains.

— L’identité des entreprises avant tout

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« Je travaille les supports de communication des entreprises en m’attachant à leur histoire et leurs fondements originels ; je commence toujours pas écrire leur récit identitaire. Le socle historique nourrit le présent et l’avenir », précise-t-elle. Avec Aurélie, le récit c’est toujours le début d’une aventure. Alors pour cela, elle fait parler, elle aide à se livrer, elle est très attentive et surtout elle retranscrit tout ce qu’elle perçoit. En essayant d’être la plus juste possible. « On écrit pour l’autre, pas pour soi. La justesse du propos me tient très à cœur, quel que soit le type de projet. » Aurélie cherche le mot juste, la formule idoine pour transmettre quelque chose. Et elle s’accompagne si nécessaire d’autres talents, graphistes, illustrateurs, photographes, pour que les histoires soient complètes.

— Écrire c’est souffler l’optimisme

AURÉLIE

Que ce soit au contact d’entrepreneurs, de chefs d’entreprises ou de particuliers, la rédactrice s’enrichit de toutes les expériences. « Ce sont pour moi des leçons de vie en accéléré, de riches apprentissages et toujours de belles rencontres ». Aurélie, formée à la psychogénéalogie, accompagne certains de ses clients en leur apportant une dimension supplémentaire pour explorer ce qui relève de la transmission familiale. À l’initiative de la création d’un magazine intitulé Slow, elle cherche aussi à mettre à l’unisson ses valeurs de vie avec ses formats littéraires. Il en est de même pour sa collaboration avec les magazines Mordus d’entreprendre et Terra Incognita dans lesquels Aurélie fait témoigner des entrepreneurs qui osent, qui souhaitent donner du sens à leur vie, laisser des traces positives pour les générations futures. Comme elle.

lapetitemaisonaplumes.fr

NOUS RACONTE DES HISTOIRES TEXTE : FABIENNE BONVOISIN

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MONTARGIS

UN COUP DE POUCE D’INITIATIVE LOIRET, UN ACCUEIL CHALEUREUX DE L’UNION COMMERCIALE DE MONTARGIS, ET SURTOUT, LA PASSION ET L’EXPERTISE DE GRÉGORY GERMAIN POUR LES APÉRITIFS ET SPIRITUEUX, FONT DE L’APÉROTHÈQUE UN LIEU À PART À MONTARGIS.

D

es exclusivités. Des pépites méconnues de jeunes créateurs français. Des flacons rares. Grégory Germain, aux commandes de L’apérothèque depuis six mois, sait créer la surprise et inviter à la découverte. Un véritable credo pour cet ancien barman de l’Auberge des Templiers, intarissable sur ses trouvailles. Dans sa cave à spiritueux et apéritifs, qui a investi les murs d’une rhumerie, on trouve quantité de rhums bien sûr, de provenances lointaines : Foursquare (La Barbade), Neisson (Martinique), Longueteau (Guadeloupe), ou, beaucoup plus proche, comme Ferroni, tout droit venu de Marseille. Et de fabricants artisanaux, la France n’en manque pas. « J’aime bien les liqueurs Fisselier, une maison bretonne, leurs rhums arrangés sont excellents », glisset-il. D’autres coups de cœur ? « Les eaux-de-vie Manguin, de Provence, le liquoriste Denoix à Brive-la-Gaillarde ou encore les ratafias de champagne mo-

nocépage de Julien Chopin » égrène Grégory Germain. « Il y a aussi Folle envie, un apéritif aux notes de citron jaune infusé et de cardamome, créé par une jeune femme en souvenir de son arrière-grand-mère ! ». Au rayon des whiskies aussi, le jeune chef d’entreprise veut piquer la curiosité de ses clients, avec, par exemple, des références françaises comme Rozelieures. Internet, magazines et salons spécialisés, anciens fournisseurs : Grégory Germain écume large et régulièrement pour renouveler son offre, tout en gardant les « best sellers ».

— Rendez-vous privilégiés en petit comité On trouve aussi à L’Apérothèque jus de fruits, sodas et sirops de grande qualité (Patrick Font ou encore Archibald French Tonic). Et si vous êtes en panne d’inspiration pour concocter des cocktails originaux, avec des alcools vendus en magasin, rendez-vous sur [MIXO]LOGIQUE, son tumblr. On peut aussi dénicher en bou-

tique des accessoires professionnels de bar soigneusement sélectionnés : verrerie, shakers… Grégory Germain aime partager, expliquer, mettre en avant les savoir-faire des régions, raconter de belles histoires. « Une fois par mois il y a l’apéro du vendredi, explique-t-il, pour découvrir un produit accompagné de toasts. J’organise aussi, avec le soutien précieux d’Edwige, ma compagne, des soirées mensuelles de dégustation de rhums, sur réservation ». L’Apérothèque a déjà séduit une clientèle fidèle. Si le panier moyen s’élève à 40 €, on peut repartir avec un joli cadeau à 20 €… et mettre jusqu’à dix fois plus pour une bouteille d’exception. Les contenants sont aussi beaux que les contenus prometteurs. Même le graphisme et la typographie des étiquettes des bouteilles n’échappent pas à l’œil aiguisé de Grégory (passé par les Beaux-Arts, peintre et graphiste à ses heures). Accueil, sourire, conseils avisés : le commerce de proximité prend ici tout son sens.

laperotheque.com

TEXTE : GAËLLE LEPETIT

L’APÉROTHÈQUE, QUAND LES SPIRITUEUX RACONTENT UNE HISTOIRE

© D. Depoorter

© D. Depoorter

TEXTE : GAËLLE LEPETIT

commerce

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ORLÉANS

25 FÉVRIER/MARS 2018

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2017 A ÉTÉ UNE EXCELLENTE ANNÉE POUR BPIFRANCE, AUSSI BIEN SUR LE VOLET DU FINANCEMENT QUE SUR CELUI DE L’ACCOMPAGNEMENT, QUI MONTE EN PUISSANCE. LE POINT AVEC HERVÉ DUVAL, SON DÉLÉGUÉ RÉGIONAL INNOVATION

BPIFRANCE, LE FINANCEMENT ET L’ACCOMPAGNEMENT

ur le site Internet de Bpifrance, l’année 2017 est qualifiée de « grand millésime » marquée par une forte croissance, l’arrivée d’un métier Assurance Export et la montée en puissance de la mission d’accompagnement. « Nous sommes une banque publique d’investissement qui se positionne principalement sur des projets ambitieux émanant en particulier de PME et TPE, explique Hervé Duval, délégué régional Innovation. 5 métiers sont à distinguer : l’investissement avec prise de participation, fonds à risques ou d’amorçage, « en n’intervenant jamais seul » ; l’export, nouveauté 2017, qui correspond à la reprise de la branche garantie publique de la Coface, « un véritable cheval de bataille pour Bpifrance » ; le cofinancement « pour des projets de toute nature, matériels ou immatériels » ; la garantie publique « avec plus de 61 300 entreprises à l’échelle nationale qui ont bénéficié de garantie Bpifrance » ; le financement de l’innovation, soit une centaine de projets dans la région chaque année « du créateur jusqu’à l’entreprise de taille intermédiaire. » Un domaine que connait particulièrement bien Hervé Duval, ingénieur de formation, qui a travaillé dans plusieurs entreprises avant de rejoindre l’Anvar en 2004, puis Oseo et Bpifrance.

« Concernant l’innovation, notre mission passe principalement par de la prospection, notamment via un réseau d’intervenants extérieurs comme ceux de Loire&Orléans Eco. Nous rencontrons autour de 650 entrepreneurs chaque année, au niveau régional. Il y a peu de contacts spontanés. Un projet moyen se situe à 250 000 €, sur plusieurs années. Il faut bien préciser que l’innovation est présente dans de nombreux domaines : le marketing, l’organisationnel, les produits, etc. C’est un secteur en forte hausse avec des chiffres qui ont été multipliés par 4 depuis 2000 », développe Hervé Duval.

—Des aspects cruciaux du métier de dirigeant Quant à l’accompagnement, il constitue un champ nouveau de l’activité de Bpifrance, lequel « n’est pas encore assez connu des entreprises qui n’osent pas toujours nous appeler. » Formation, mise à niveau, Club Bpifrance Excellence, accélérateur : « nous touchons des aspects cruciaux du métier de dirigeant comme les RH, la transmission… » L’évolution constante de Bpifrance, qui s’intéresse toujours, et avant tout, à des entreprises qui entendent se développer, l’a conduit à identifier ses fers de lance pour l’avenir. « Ce sont l’accompagnement, l’innovation et l’international, les deux derniers avec une corrélation très forte », conclut Hervé Duval.

bpifrance.fr

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TEXTE : ALAIN SOUCHÉ

S

service

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ORLÉANS

ICI OU LÀ, RIEN NE RETENAIT LES CHEFS CLAIRE ET MAXIME VOISIN : ENTRE NORMANDIE ET ARDENNES NATALES, ILS ONT FINALEMENT TROUVÉ CHAUSSURE À LEUR PIED ET OUVERT LEUR PREMIER RESTAURANT À ORLÉANS, FAUBOURG BANNIER, EN OCTOBRE 2015. TOUR DE MAIN ET PETITS PLATS DANS LES GRANDS. RENCONTRE.

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TEXTE : PIERRE-ÉLISE DUMUIS

restauration

I

l est ici une table intimiste située à deux pas du chocolatier orléanais Sébastien Papion. On imagine, on crée, on fabrique « tout maison » pour une vingtaine de couverts à chaque service, soit 6 à 7 tables. La petite salle de restaurant a vue sur la cuisine, histoire de retenir un ou deux coups de main du chef Maxime aux fourneaux. Lui est au plat ce qu’elle est au dessert, une source intarissable de créations savoureuses. Claire œuvre en pâtisserie et au service, lui mitonne et émulsionne pour offrir aux gourmets une cuisine créative, élégante et colorée. Une fois n’est pas coutume, la préoccupation quotidienne du chef concerne les légumes ! « Je pars des légumes et du végétal pour agrémenter ensuite l’assiette d’une viande ou d’un poisson » lance Maxime qui s’étonne toujours d’entendre certains dire qu’en hiver il y a peu de légumes : « il n’y a pas que les choux, les poireaux et les navets en hiver, aussi bons soient-ils ! En cuisine, en ce moment, je compose des plats dévoilant jusqu’à 15 légumes différents ! » Claire et Maxime

Voisin s’approvisionnent localement, notamment en crosnes et ocas du Pérou cultivés dans le Val orléanais, au Potager des Sablons et chez Gérald Céleste. La carte que proposent les chefs est renouvelée chaque semaine. « Nous n’avons quasiment jamais proposé deux fois les mêmes plats depuis 2 ans que nous sommes ouverts ». Richesse et créativité inépuisables des trentenaires qui assument une carte courte de produits frais locaux. « En semaine, notre clientèle du midi est plutôt féminine, composée de gourmets travaillant dans les environs », avance Claire Voisin. « Le week-end, notre table est majoritairement familiale. » Il faut dire qu’ici, les enfants se régalent : « pas besoin d’avoir un menu enfant, on préfère adapter notre carte sur-mesure. »

— Des avis élogieux

C’est à l’Arpège , chez Alain Passard, que le couple s’est rencontré. Maxime Voisin y a travaillé 3 ans, après un passage au George V. Après plusieurs belles expériences, ils ont

décidé de peaufiner leur projet d’ouverture de restaurant le temps d’un séjour de 4 mois en Argentine. Aujourd’hui, la réputation intarissable n’est plus à faire. « C’est principalement grâce au bouche à oreille et à la communication faite sur les réseaux sociaux » affirment les chefs reconnaissants des avis élogieux laissés par leurs clients sur leur page Facebook. Ajoutons que le restaurant De Sel et d'Ardoise est recommandé et récompensé par Gault et Millau, Michelin et encore le Fooding ! Mais le couple ne compte pas s’arrêter là et s’emploie à mettre du piquant dans le quotidien, en travaillant d’ores et déjà sur un projet dans la Métropole d'Orléans pour s’agrandir et diversifier leur activité ! Ouvert du mardi au samedi, midi et soir (sf dimanche, lundi et mercredi soir). Groupes : 7 personnes maximum 23 € entrée/plat/dessert le midi, 38 € à la carte le soir (prévoir réservation 3 semaines à l'avance).

Restaurant De sel et d’ardoise

TAILLE XS POUR UN GRAND RESTAURANT :

DE SEL ET D’ARDOISE 26 ADE_0013.indd 26

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MALESHERBES

FÉVRIER/MARS 2018

tourisme

L’IMPRESSION DANS TOUS SES ÉTATS L’AMI (ATELIER MUSÉE DE L’IMPRIMERIE) OUVRIRA SES PORTES AU PRINTEMPS À MALESHERBES. UN PROJET INITIÉ DE LONGUE DATE PAR JEAN-PAUL MAURY ET L’ASSOCIATION ARTEGRAF. EN ADOSSANT UN ATELIER D’IMPRIMERIE À UN MUSÉE, L’AMBITION EST DE CRÉER UN LIEU CULTUREL MAJEUR POUR LE NORD LOIRET. VISITE GUIDÉE ET ENJEUX AVEC JEANPAUL MAURY ET SON CONCEPTEUR, JEANMARC PROVIDENCE. TEXTE : ALAIN SOUCHÉ

P

our Jean-Paul Maury, PDG du groupe éponyme à Malesherbes, l’AMI (Atelier Musée de l’Imprimerie), qui doit ouvrir au printemps, « n’aura pas d’équivalent en France. Il embrassera des domaines tels que l’écriture, le papier et l’imprimerie. Sur plus de 6000 m², c’est une vaste saga qui sera racontée aux visiteurs, de la naissance de l’écriture aux dernières innovations numériques, en passant par les différentes évolutions de l’industrie graphique. » À partir de la collection patrimoniale unique acquise par J-P Maury, et confiée à l’association Artegraf, l’idée s’est faite jour, il y a quelques années, de présenter cette centaine de pièces au public. Entre temps, elles ont été rejointes par bien d’autres et elles sont aujourd’hui au nombre de 1000. « L’AMI s’est construit via une lecture thématique et chronologique de l’imprimerie, révèle Jean-Marc Providence, son conservateur, spécialiste de la muséographie. L’une de ses

originalités est de lui adosser un atelier d’imprimerie. Ce lieu unique invitera le visiteur à fabriquer et à s’initier ainsi qu’à découvrir et comprendre. » L’AMI sera autant un musée actif (où l’on fait en même temps que l’on apprend), qu’interactif (où l’on s’interroge en même temps que l’on comprend) et réactif (où l’on questionne aujourd’hui pour repérer les enjeux de demain). Le musée le montrera : l’histoire de l’imprimerie plonge ses racines et ses développements dans celles de l’écriture, de la typographie, du papier, du livre, de la presse. Quelques exemples de ce qu’on trouvera à l’intérieur de l’AMI : l’évocation de l’histoire des papeteries dans le Loiret, des œuvres de lithographie d’artistes célèbres (Toulouse-Lautrec, Braque, Picasso, Warhol), des petits théâtres qui viendront narrer des histoires particulières, humaines, artistiques, techniques… Sans oublier, bien entendu, une cinquantaine de machines datant de différentes époques, dont une

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ayant appartenu à Balzac, du temps où il était imprimeur.

— « Un véritable projet territorial » Soutenu par les institutions publiques (ministère de la Culture, Préfecture de Région, Conseil régional Centre-Val de Loire, Département du Loiret, Pays Beauce-Gâtinais en Pithiverais, Communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais et Commune du Malesherbois), l’AMI se positionne comme un futur lieu culturel majeur pour le Nord Loiret qui devrait intégrer les réseaux touristiques, l’offre de séjour et les circuits de visite. « Il s’agit d’un véritable projet territorial et nous visons les 50 000 visiteurs annuels. L’idée est de les fidéliser, de les faire revenir, en organisant des séances des signatures, des animations », indique Jean-Paul Maury pour qui, eu égard à la longue histoire de son groupe avec le Loiret, « l’AMI est un projet de transmission et de restitution. »

atelier-musee-imprimerie.fr

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numérique

ORLÉANS

LES FRANÇAIS SYMPAS, CE SONT EUX !

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—Wi, Wip ou Wo… ce n’est pas un jeu vidéo

WELCOMING FRANCE SOUHAITE FACILITER L’ACCUEIL DES TOURISTES ET AIDER LES VOYAGEURS. EN CONSTITUANT UN RÉSEAU DE GENS SYMPAS PRÊTS À FAIRE DÉCOUVRIR LEUR VILLE ET SE RENDRE DISPONIBLES. RENCONTRE AVEC MONIC ET PIERRE À L’ORIGINE DU PROJET. TEXTE : FABIENNE BONVOISIN

I

l était une fois une startup née au LAB’O grâce à We Numérique, le réseau qui aide les cadres seniors demandeurs d’emploi à se révéler entrepreneurs. Monic Pedrono et Pierre Geffrin ne se connaissaient pas. Tous deux se rencontrent dans la première promotion We Numérique en janvier 2016, et se réunissent autour d’un projet auquel ils croient très fort. « La France est une destination touristique très prisée mais n’est pas toujours reconnue pour la qualité de son accueil », explique Monic persuadée avec Pierre de pouvoir remédier à cela. Ils ont chacun eu plusieurs vies professionnelles. En commun, ils ont l’expérience des voyages. Et travaillent ensemble sur le projet depuis deux ans : constituer le réseau des Français sympas dans une application mobile qui permet la géolocalisation et l’instantanéité. « Le moyen d’accès est numérique mais la finalité est avant tout humaine, précise Pierre avec enthousiasme. Nous souhaitons favoriser les rencontres et l’entraide. Tous les Français peuvent s’inscrire, particuliers et professionnels. Ensuite, chacun évalue la qualité de chaque rencontre ». Déjà en test sur Android, l’appli Welcoming France sera disponible en version IOS fin mars.

Que vous soyez Wi, un particulier accueillant ou Wip, un professionnel sympa ou bien Wo, un touriste ou un visiteur, l’application peut vous être utile. Avec elle par exemple, le Wo peut obtenir des bons plans pour visiter des sites incontournables ou bénéficier d’un conseil s’il cherche un médecin dans une ville inconnue. L’appli est gratuite pour les particuliers et sur abonnement pour les professionnels. « Un hôtelier, un restaurateur ou un commerçant paye un abonnement de 40 € par an. Le montant est fixe, il n’y a ensuite aucun commissionnement. C’est le principe de notre modèle économique », précise Monic.

—Les Wi, Wip et Wo font des petits

Pour se développer, les startupers seniors participent actuellement à l’opération régionale de financement participatif Make In Loire Valley (https://fr.ulule.com/ welcoming-france/) afin que l’espagnol, l’allemand, le chinois et le russe rejoignent bientôt le français et l’anglais dans l’appli. « Aujourd’hui 5 000 foyers sont porteurs de la carte Ambassadeurs du Loiret, développée par Tourisme Loiret. Cette communauté va rejoindre notre réseau », indique Pierre. Ce sera aussi peutêtre bientôt le tour des Ambassadeurs Val de Loire présents sur cinq départements. Les discussions sont en cours. Et puis d’autres partenariats sont à l’étude, notamment avec de grands groupes de transport, des applis gratuites liées à la mobilité et des hébergeurs. « Nous n’avons pas la prétention de vouloir changer les gens, déclarent Monic et Pierre à l'unisson. Nous mettons en lumière les gens sympas, il y en a partout qui ne demandent qu’à aider ! » Fin 2018, l’objectif est d’avoir fédéré 4 000 Wip en région Centre. Alors et vous, vous êtes sympa ?

http://jesuissympa.com/

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chiffres

UN CHIFFRE À RETENIR

3,5 Mds d'euros

Indicateurs

rises en dépensé par les entrep c'est le budget global ntation de me aug une soit 6 201 mécénat en France en cènes, on mi ces entreprises mé +25% en deux ans. Par E (25%), PM de et %) té de TPE (72 compte une large majori ariés sont les plus sal 250 de s plu de s mais les entreprise %) sont moitié d’entre elles (47 engagées : près de la désormais mécènes.

ÉCONOMIQUES DU LOIRET

Permis de construire commencés Loiret

4T 2017

Variation sur un trimestre

Variation sur un an

983

57%

50%

Logements commencés (en nombre)

Locaux d'activités commencés

93 324

(surface en m2)

170%

2%

3T 2017

(estimations provisoires)

Centre-Val de Loire 43T 2017

Loiret 4T 2017

Part Loiret

Exportations

5 134 164

2 417 241

47,08%

Importations

4 734 400

2 237 467

47,26%

399 764

179 774

En milliers d'euros - Source : Douanes

Variation sur un trimestre

Variation sur un an

(en point)

Commerce extérieur

Solde

Source : Direction Régionale de l'Equipement - Nb : en date de prise en compte

Taux de chômage

en France, mécénat d’entreprise Source : Baromètre du Admical , mai 2016

(en point)

Opinion des ménages Niveau national

Moy.*

nov 17

déc 17

jan 17

34

5

8

3

-34

-45

-48

-44

100

103

105

104

Sur le chômage

Loiret

9,1

0,1

-0,8

Craintes sur les perspectives d'évolution

Centre-Val de Loire

9,0

0,1

-0,5

Perspectives d'évolution inflation anticipée

France métropolitaine

9,4

0,2

-0,3

Indicateur synthétique sur la confiance**

Sur les prix

Source : Insee, enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages * Moyenne de janvier 1987 à décembre 2016 ** Cet indicateur est normalisé de manière à avoir une moyenne de 100 et un écart-type de 10 sur la période d'estimation (1987-2016)

Source : Insee

Créations d'entreprises

Défaillances d'entreprises

4 500

180 000

800

20 000

4 000

160 000

700

18 000

3 500

140 000

3 000

120 000

2 500

100 000

2 000

80 000

1 500

60 000

1 000

40 000

200

500

20 000

100

0

T4

T1

2014 Loiret

T2

T3

2015

T4

T1

T2

T3

T4

2016 Centre-Val de loire

T1

T2

T3

T4

0

16 000

600

14 000

500

12 000

400

10 000

300

8 000

0

6 000 4 000 2 000 T3

T4

2014

2017 France

T1

T2

T3

2015

T4

T1

T2

T3

T4

T1

2016

T2

T3

0

2017

Données trimestrielles CVS - Ensemble des secteurs d'activtés - Source : INSEE - BDM

I ADMINISTRATION I Loire&Orléans Éco 14, boulevard Rocheplatte - 45000 Orléans & 02 38 21 35 40 I DIRECTEUR DE LA PUBLICATION I Emmanuel Diaz I RÉDACTION EN CHEF I Alain Souché & 02 38 21 35 40 - alain.souche@loiretorleans.fr I COORDINATION & RÉDACTION I Fabienne Bonvoisin, Fatimata Diallo, Pierre-Élise Dumuis, Béatrice Laidin, Gaëlle Lepetit, Alain Souché I SECRÉTARIAT DE RÉDACTION I Force Motrice I CONCEPTION I Force Motrice I PHOTOS I Didier Depoorter, Loire&Orléans Éco, CCI Loiret I IMPRESSION & ROUTAGE I Groupe Maury Imprimeur I PUBLICITÉ I Sylvia Fromenteaud & 02 38 21 35 42 I TIRAGE I 28 000 exemplaires I ISSN : 2497-8507

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Défaillances d'entreprises en unités

Défaillances d'entreprises en unités

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