La Fondation Caritas Luxembourg, sur l’initiative de son service Solidarité et Intégration, a réalisé une étude intitulée « Réfugiés reconnus au Luxembourg : Quelle intégration ? » en collaboration avec le Centre d’Etude et de Formation Interculturelle et Sociale (CEFIS). Il s’agit d’une étude exploratoire menée sur le processus d’intégration au Luxembourg des personnes ayant obtenu le statut de réfugié au sens de la Convention de Genève, depuis l’an 2000 à 2009. Il s’agit de cerner au mieux la situation actuelle des réfugiés reconnus et d’en dégager des facteurs et processus liés à leur intégration dans la société luxembourgeoise. Une telle étude n’avait pas encore été réalisée au Luxembourg. Cette étude se divise en deux parties : une enquête quantitative et une autre qualitative. L’enquête quantitative est basée sur un questionnaire envoyé à 330 personnes faisant partie du public cible. 89 individus ont répondu au questionnaire. L’enquête qualitative est fondée sur des entretiens individuels approfondis semi-directifs. Néanmoins les enquêteurs disposaient d’une grille d’entretien afin de vérifier si tous les thèmes souhaités étaient abordés et le cas échéant pouvoir revenir sur les thèmes non abordés par l’interviewé lors de son récit. 16 entretiens ont été effectués. La situation des réfugiés reconnus est très spécifique. Les personnes arrivant au Luxembourg en tant que demandeurs de protection internationale sont prises en charge dès leur arrivée. Elles sont suivies par plusieurs administrations et/ou associations tout au long de la procédure. Elles sont logées, nourries, et le cas échéant elles sont suivies médicalement. L’obtention du statut de réfugié reconnu modifie beaucoup de choses pour les personnes concernées. D’après la législation internationale et nationale en vigueur, les refugiés reconnus doivent alors être traités d’une manière au moins aussi favorable que les citoyens nationaux. Dans un délai assez court, il leur est demandé de quitter cette prise en charge spécifique aux demandeurs de protection internationale et d’être autonomes. Afin de leur garantir des revenus de survie, un assistant social leur prépare les documents nécessaires à l’obtention du revenu minimum garanti (RMG). Ils ont accès à des formations financées par l’Administration de l’emploi (ADEM) comme tout autre citoyen luxembourgeois.
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