CANNES
CONTRE L’INCIVISME TROTTINETTES ÉLECTRIQUES :
LA MAIRIE DE CANNES
SENSIBILISE
LES JEUNES
En un temps pas si lointain, la trottinette était l’un des amusements préférés des enfants dans les parcs, les cours d’immeuble ou très éventuellement sur le trottoir à hauteur et vitesse de leurs parents. Mais les temps changent et désormais la trottinette et ses apparentés sont devenus Engins de Déplacements Personnels Motorisés (EDPM) utilisés par tous les âges, non seulement pour se distraire mais aussi et surtout pour se déplacer. Une révolution qui implique un tout autre comportement et qui a incité la Mairie de Cannes à mettre en place des ateliers de sensibilisation auprès des jeunes utilisateurs, dans le cadre de sa lutte contre l’incivisme. Laurent Périllon, responsable de l’unité Prévention au sein de la police municipale cannoise, est ainsi venu évoquer la sécurité, les droits et les devoirs des usagers aux collégiens des Vallergues. Reportage. Depuis deux ans, le nombre de trottinettes explose chez nos élèves », confie Maxence Vanrechem, conseiller principal d’éducation (CPE) au collège Les Vallergues. Un nombre d’engins en constante augmentation donc pour un lieu pas si facile d’accès en raison de l’emplacement de l’entrée située dans un virage dans une avenue à fort passage. Pour Afifa Chehimi, autre CPE de l’établissement, « nos élèves ne sont pas des inconscients, mais tout simplement ils ne visualisent pas les dangers et la plupart du temps ne connaissent pas l’essentiel du code qui régit l’utilisation. Nous sommes donc très intéressés et heureux de l’intervention de Monsieur Périllon et de la Mairie de Cannes auprès d’eux. »
Éducation citoyenne En effet, le 22 novembre dernier, une cinquantaine d’élèves (divisés en deux groupes) ont assisté à la formation de Laurent Périllon, membre depuis vingt ans de la police municipale cannoise et en
16
CANNES SOLEIL N° 232 - DÉCEMBRE 2022
charge à plein temps du volet prévention. « Tout d’abord le service était consacré uniquement à la circulation routière, puis dès son premier mandat David Lisnard a souhaité qu’il soit étendu au civisme et à la protection de l’Internet. Je m’adresse à tous les âges dans ces trois domaines, des enfants aux seniors. » Laurent Périllon
Laurent Périllon, responsable de l’unité Prévention à la police municipale, devant les jeunes collégiens des Vallergues utilisateurs de trottinettes, tous très intéressés par les informations communiquées.
conçoit lui-même les modules audiovisuels explicatifs comme celui présenté ce matin-là aux élèves des Vallergues. « C’est la première intervention sur le thème des EDPM que je fais en secteur scolaire mais je tiens à la faire dans de nombreux établissements car c’est vraiment devenu un sujet quotidien pour les jeunes. » Alors que la Mairie de Cannes a mis en place cette année une campagne de communication sur le thème « La trottinette n’est pas un jouet / Sans permis tout n’est pas permis » (voir Cannes Soleil de juin 2022), il est en effet important de relayer son message au plus près des premiers concernés.
Question(s) de sécurité Les élèves présents ce matin-là ne l’étaient d’ailleurs pas par hasard, comme le précise Afifa Chehimi : « Nous avons listé les collégiens venant au collège en trottinette, car il ne s’agit pas de parler dans le vide
Elias, 12 ans, élève de 5e au collège Les Vallergues : « Gagner du temps » Elias, 12 ans, élève de 5e, est l’un des jeunes nouveaux « conducteurs » qui viennent chaque jour en trottinette au collège. « Je l’ai depuis huit mois et j’en suis très heureux. Pour moi, l’intérêt dès le départ était de gagner du temps par rapport à tous les autres modes de transport. Il faut dire que je n’habite pas très loin et que mon trajet dure environ trois minutes. » Mais Elias ne se contente pas de se déplacer jusqu’aux Vallergues :
« J’utilise également ma trottinette le mercredi ou le week-end pour aller dans le centre de Cannes. Ce qu’est en train de nous préciser Monsieur Périllon sur les règles en ville va m’être très utile, sa venue est vraiment très intéressante. » Totalement conquis par son deux-roues, Elias n’en reste pas moins conscient des dangers, sur lesquels ses parents insistent d’ailleurs beaucoup : « Les chauffeurs dans leurs voitures ne font pas assez attention à nous, nous devons redoubler d’attention. »