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MAGAZINE URBAIN-DIJON

OCT - NOV

www.bing-bang-mag.com

y’a pas de mal

à s’faire du bien NUMÉRO SPÉCIAL Petits moments de bonheur entres amis !

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01 édito

Y’a pas de mal à s’faire du bien !!!! A

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Montage couverture : Composition Phosphosis & RPat Image couverture : Fotolia

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Directeur de publication : Richard Patouillet Direction Artistique : Phosphosis (Philippe Huart) Responsable rédaction : Gérard Bouchu - Contact : gerard@bing-bang.fr Auteurs : Gérard Bouchu, Celine Colle, Jean Maisonnave, Patrick Lebas, Carla Garfield, Thierry Binoche, Françoise Perrichet, Bridget P, Olivier Mouchiquel, Patrice Bouillot Crédit photo : T. HazeBrouck, R. Patouillet, DR Impression : Imprimerie Champagne Dépôt légal : Octobre 2010 Abonnement : 4 n°/22 euros Toute reproduction même partielle des articles et des photos interdite. Droits réservés.

u secours, Bing Bang revient ! Allez, pas de panique, l’été nous a rendu tout gentil (ou presque). On est allé voir ailleurs ce qui se passait, pour le travail ou le plaisir et on repart pour un nouveau tour de piste dijonnais, en vous offrant, sur six mois, trois mags qui devraient vous réchauffer le coeur tout en vous rafraichissant les idées. Pour celui-ci, le thème était facile à trouver. On revenait d’Italie, de Vienne ou de Marrakech et on trouvait, en cette rentrée agitée, une France faisant la gueule, une fois de plus, alors qu’on avait vu les mêmes Français se faisant plaisir, entre amis, ou en famille, en vacances, quelques semaines plus tôt. Les mêmes ? Pas forcément. Ceux qui passent leur retraite au soleil ont bien de la chance, les autres vont devoir continuer le combat. Pas forcément de la manière indiquée par les journaux télévisés, les tables rondes sur le malaise social et en général tous les discours visant (à droite comme à gauche) à maintenir - à tous niveaux- un quelconque pouvoir sur une entreprise, une ville ou un pays. Climat d’inquiétude, peur de tout, angoisses, névroses, qu’est ce qu’on attend pour être un peu heureux, ou du moins faire semblant? Est-ce qu’on peut dire ça aujourd’hui sans se faire traiter de réac (bon, les réactions, on est habitué...) ?

De vrais petits moments de bonheur entre amis… Comment s’en sortir, se trouver un coin de ciel bleu, entre les marchands de malheur d’un côté et les faux marchands de bonheur, de l’autre? Ceux de la télé-réalité qui vous rendent accros pas seulement à l’herbe qu’on croit plus verte ailleurs mais à une dépendance vis à vis de l’écran. Et ce n’est pas parce qu’on est protégé par un écran qu’on vit mieux ses émotions. Qui va nous donner des pistes pour comprendre le monde? Les politiques (rires dans la salle), les commerçants, les artistes, les journalistes, les innombrables amis sur Facebook ? Amis du virtuel bonjour. Vous êtes à l’honneur dans ce numéro, même si on revient sur terre, avec tous les jeunes qui se font leur propre cinéma, sur petit ou grand écran. C’est être l’acteur de sa vie qui rend heureux, dit-on : c’est bon l’optimisme pour la santé. Il n’y a pas que les jeunes, d’ailleurs. La Madeleine Proust, de passage à Dijon un jour de manif, nous a donné une leçon de vie. Sortir, marcher dans les vignes, aller voir des spectacles, dans des appartements de 20 places ou des salles de 1000, prendre du temps en terrasse, simplement faire des fêtes entre amis : les idées ne manquent pas, vous avez été nombreux à nous en proposer, pour ce numéro. Dijon se classe en tête des villes écolo ou douces à vivre, s’il faut croire certains confrères. C’est aussi une des villes de France où la restauration a connu une fièvre du samedi soir incroyable, ces derniers mois. Et les ouvertures de boutiques nouvelles nous incitent à soutenir ceux qui osent tenter l’aventure, en ces temps difficiles. Rentrée d’argent n’est pas mortelle, c’est pas nous qui allons dire le contraire… Gérard Bouchu




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De la fin du tournage (provisoire) du feuilleton La Cité des Ducs à celui du nouveau film de Christophe Gomes avec Daniel Fernandez en passant par la sortie triomphale du dvd Hero Corp avec Simon Astier, Dijon fait son cinéma ! (crédit photo Thomas Hazebrouck)

Petits moments de bonheur entre amis ! Et pourtant, ils tournent !

Les jeunes créateurs jetent un autre regard sur la ville et nous montrent un Dijon hors sentiers touristiques, loin des clichés du cinéma de papa et des bouquins de grand papa. Feuilletons, films, festivals, rencontres… Il y en a pour tous les goûts. Le nouveau phénomène urbain qui fait du bien dans les têtes : sur l’écran noir de leurs nuits blanches, Dijon prend les couleurs de la vie, une autre vie !

H

asards de la vie : nous voilà en train de parler des feuilletons, des films qui vont nous permettre de nous évader durant les jours gris alors qu’il fait encore un super soleil, et que les manifs contre l’âge limite de la retraite animent la place de la Libération autant que les conversations. Toutes les conversations ? Non, la preuve : attablés au B You, un bar branché à qui on a donné ce nom de code, nous parlons des Insatiables avec Jonathan Singaye et Annabel Lanier, créateurs de cette future série culte (on leur souhaite). Une série qui sera diffusée sur VooTV et qui rythme la vie de ce journaliste et de cette réalisatrice qui reviennent pour nous sur ce qui a motivé le désir de créer cette fiction télévisée. Etrange, la vie… Entre la réalité de la rue et celle qu’on nous donne à voir, via la télé, les journaux, les films, que choisir ? Ce n’est pas parce qu’on est dans la rue qu’on est dans la réalité pour autant. Le petit théâtre de Dijon aujourd’hui passe sur grand et petit écran. Catherine Barbier, qu’on a connu écrivant des pièces de théâtre de boulevard qui se jouaient et se voyaient entre amis, est devenue l’auteur principal de l’autre feuilleton tourné sur Dijon cet été, Cité des Ducs. On reste dans le boulevard, mais le rire, aujourd’hui, est tellement salutaire qu’on attend la sortie des premiers DVD avec une curiosité certaine. Plus chouette, la vie… Ce sont les premiers des nouveaux feuilletons qui devraient nous donner



à voir la vie et la ville autrement dans les mois à venir. Après Cité des Ducs, ce sont les Ducs de la cité (nos politiques actuels) qui devraient inspirer d’autres auteurs dijonnais. François, Françoises, on vous a (enfin !) compris ! Olivier Mouchiquel, notre envoyé très spécial, a profité du passage à la FNAC de nombreux réalisateurs en herbe (terme qui prête à confusion, certes, aujourd’hui) et de comédiens ou créateurs régionaux partis voir ailleurs justement si l’herbe était plus verte (si je passe de la rue à Delarue, certains vont dire que j’exagère !) pour quelques portraits chocs. Il nous a préparé une série de sujets autour des tournages de l’été dijonnais, des sorties dvd, des festivals du moment… Puisque passer sur un écran, grand ou petit, lors des jeux du cirque ou des actualités, est le rêve des trois quarts d’entre nous, on va pouvoir s’en donner à cœur joie au fil des mois. Smile, vous êtes filmés ! Garfield et Bridget P, nos collaboratrices de choc, ont quitté le monde du virtuel pour se frotter à la réalité, elles nous parlent des barcamps à venir, avec traduction simultanée pour que les plus de 40 ans puissent comprendre. Quand à Jean Maisonnave, qui ne sait même pas que ça existe, il nous donne un billet d’humeur, tout en se préparant à jouer un petit rôle dans le feuilleton « Les Insatiables ». De l’alimentaire, pour lui ? Même pas… Pour le nourrir, il a fallu lui trouver des restos, mais ça, c’est déjà une autre histoire, qu’on vous contera plus loin. ▀ Gérard Bouchu


C dans l’air

Christophe Gomes réalise son rêve : Valise Jaune et Tapis Rouge

Christophe Gomes

La Valise Jaune

Bébé déjà Christophe Gomes est devant la caméra, celle de ses parents, et comme tout gamin veut savoir comment ça marche. Il apprend vite et tourne à 17 ans son premier court-métrage, L’affaire Lapogec, aidé par un ami, Ludovic Gaudry, dont il sera à son tour assistant réalisateur sur Et si Alice…, un court qui tournera de festivals en festivals. Celui de Cannes lui tend les bras en 2010 : Christophe a 20 ans, et son court-métrage

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La valise jaune est invité sur la Croisette. Tourné à Dijon en 2008 avec Tangi Tajeddine dans le rôle masculin, il vient de sortir en dvd, produit par Rêves d’histoire, association de potes lancés dans la réalisation. Un casting au feeling, avec juste des gens qu’il aime bien : Christophe confie ainsi le rôle féminin à Nadia El Bakkouri, qu’il a rencontrée dans une banque puisqu’elle est… sa conseillère financière. Et ça fonctionne : ils débutent, les figurants comme les acteurs se donnent à fond, la mayonnaise prend, et le film décroche le voyage à Cannes. A la fois acteur et réalisateur, Christophe Gomes jouera prochainement pour la télévision japonaise dans Clouds above the slope. Accompagné du fidèle Ludovic Gaudry, il tourne actuellement sur Dijon son premier long métrage avec un casting de rêve : le guitariste Daniel Fernandez, l’inspecteur Vargas, donne la réplique à la superbe Sophéar Chuon dans un polar qu’ils espèrent présenter au Festival du Film Policier de Beaune. Un Festival qui a pris la relève de celui de Cognac. Le vent tourne également, et dans le bon sens, pour ces jeunes aux bobines souriantes que rien n’arrête. ▀ Olivier M.

Ca tourne à Dijon et c’est frais !! Smile, vous êtes filmés ! Au départ, il y a le jeune comédien Alban Lenoir, étoile montante du cinéma. La vie à Paris ne l’a pas coupé de ses racines, il n’a pas coupé les ponts avec Dijon. Un jour, une idée, comme ça, en l’air : et si on montait un collectif de gens passionnés par le cinéma, histoire de tourner entre potes à Dijon ? Une page facebook plus tard, Ca tourne à Dijon et c’est frais !! , les volontaires affluent par centaines : « Salut, je suis scénariste amateur », «Et moi actrice de théâtre, je ferais bien figurante », « Moi j’y connais rien au cinéma mais je peux faire la cuisine pour tout le monde »… En quelques jours, à la faveur de l’été, le premier film est écrit sur un coin de table (en terrasse au Quentin disent certains). L’équipe ? Facile : une dizaine des plus motivés, qui turbinent des méninges et testent leurs compétences sur le tournage de leur premier court, très court, métrage. Lola Rosa (photographe), Samuel Farget (son), Nicolas Salaün (plans et cadrages) et quelques autres rejoignent Alban (réal et acteur) et la (ravissante)

la vie offre bieN pluS qu’uNe volvo.

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comédienne Alexandra Villame. Pas un rond, pas de matériel, pas de budget évidemment : le film sera tourné sans caméra en moins de deux jours, avec les fonctions vidéos d’un appareil photo, un petit collecteur de son et un tabouret ! Le résultat, génialement craquant, s’appelle Smile. Une mini-comédie romantique, pas techniquement parfaite, un coup d’essai, mais qu’est-ce que c’est joli ! Un garçon qui lit, une fille qui s’assoit sur un banc, une rencontre toute simple dans un jardin public de Dijon (devinez lequel), et à la fin un petit papillon qui passe dans le champ. Un Dijon comme ça, doux, jeune et pétillant sur la guitare folk de Josh Woodward, ça nous change du monopole du pinard, de la bouffe et des ronchons. Ca donne juste envie de vivre ici. ▀ Olivier M. http://www.dailymotion.com/video/xelvry_smile_shortfilms

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C dans l’air

Simon Astier, Hero Corp malgre eux

I

ls sont jeunes, ils décident de renouveler le genre des Comics US façon Marvel et vont casser la baraque. Au départ, il y a Simon Astier, un dijonnais aux parents comédiens (Josée Drevon et Lionnel Astier) qui va passer de très douloureux moments au lycée (certains enseignants lui martèlent qu’il n’a aucun avenir dans le métier de comédien !). Et puis il y a le copain de toujours, celui avec qui on monte les projets les plus fous, Alban Lenoir, ce jeune comédien que vous avez déjà croisé dans les rues de Dijon avec sa grande dégaine de garçon belle gueule et discret, tout cool et tout gentil. Alban, enfant déjà, sait comme Simon qu’il réussira. Ça sera dur mais on n’a qu’une vie, et les chemins de traverse les plus durs sont souvent les plus beaux. Alban écume les tournages pour faire de la figuration, bosse dans un vidéoclub, peaufine son jeu d’acteur… et tous deux lancent l’idée d’une série mettant en scène des superhéros français au rebut, déclassés, vivant dans une petite communauté isolée dans un (magnifique) village désert de Lozère. Simon Astier y déboule en DS et croise Alban (une espèce d’Obélix naïf et particulièrement baraqué), Sébastien Lalanne (Doug, doté d’un pouvoir totalement délirant), et leur copine Aurore Pourteyron, une comédienne incarnant une « civile », sans pouvoir, mais l’amour… Hero Corp est né, et les

Hero Corp

deux premières saisons cartonnent à la télé, pilotées par Simon Astier, réalisateur et comédien, membre de la célèbre famille Kaamelott, aux côtés de son demi-frère Alexandre Astier. Mille fans ont pris d’assaut l’équipe d’Hero Corp au Comicon 2010, et ils étaient 300 à patienter entre la Fnac et la rue de la Liberté le 2 octobre pour une séance de dédicaces burgondes à l’occasion de la sortie de l’Intégrale Saison 2, chez Universal Pictures Video, excusez du peu. La revanche est belle mais ce n’est pas fini : Simon Astier incarne Dany Devedjian dans le nouveau film du talentueux flic réalisateur Olivier Marchal, Les Lyonnais. Et là, ils ne vont pas casser que la baraque. ▀ Olivier M. Teaser HC Saison 2 : http://www.youtube.com/watch?v=_MQxp9ocBRM Bande-annonce Saison 1 : http://www.youtube.com/watch?v=MI4PqABOlqo

Dans la série « Petites rencontres entre amis »

Jonathan Singaye et Annabel Lanier parlent des « Insatiables », un feuilleton qui « Voo » fera voir la vie (dijonnaise) en bleu et noir... si Voo Tv est toujours au rendez-vous... à suivre... Difficile de formuler ce qui a donné naissance à une double histoire, celle des « Insatiables », ces personnages aux rêves sans limites, et celle de l’aventure longue et semée d’embûches qu’est l’écriture et le développement d’un projet de ce type. Difficile de se regarder assez, nous qui avons plutôt envie de donner à voir... À voir et à entendre une histoire née il y a plus d’un an, accoudés au comptoir avec un café et un carré de chocolat aussi noir et amer que peuvent l’être nos personnages. Difficile, quand, pour l’instant, ce qui nous revient, ce sont surtout des questions, que nous sommes loin d’être les seuls à nous poser. Comment parler du monde dans lequel nous vivons mais sans s’y engluer ? Comment interroger le réel sans nous y enfermer ? Comment ne pas perdre de vue le plaisir qu’il y a à le disséquer, jusqu’à en faire surgir l’absurde étrangeté ? Peut-être, en partageant avec d’autres le plaisir de jouer avec ce réel, de le recomposer pour le voir et le donner à voir autrement ? Peut-être, sans doute, en acceptant le risque d’inventer un récit qui ne vise pas un public cible de soidisant ménagères, ados pré-pubères ou fans de Dexter (même si nous le sommes aussi), mais qui se donne à découvrir peu à peu, comme les saveurs que nos personnages dissimulent sous



l’enrobage des confiseries qu’ils fabriquent. Peut-être, enfin, en n’oubliant pas  notre jubilation lorsque nous avons découvert les audaces narratives ou esthétiques dont ont fait preuve certaines séries récentes, diffusées sur ce qu’à l’heure de la prolifération des LCD, on appelle encore, paradoxalement, le petit écran (Trueblood, vous connaissez !?). Des fictions souvent venues des Etats-Unis et qui ont su rendre accros des spectateurs peut-être un peu écœurés par trop de recettes standardisées. Accros au point de télécharger insatiablement leurs séries préférées, au risque d’être punis un jour par Hadopi ? Soit, Dijon ce n’est pas tout à fait Hollywood même si la soudaine multiplication des tournages dans la cité lui confère parfois des allures de studio à ciel ouvert. Et si les moyens sont tout autres, c’est peut-être la nécessité d’inventer les formes propres à une fiction tournée dans une ville singulière qui nous a poussés à relever ce défi. Ce qui a donné naissance aux Insatiables, c’est peut-être le plaisir de ne pas se préoccuper de savoir si l’on mange trop sucré, trop salé, ou trop gras. L’envie de laisser nos personnages fumer et se goinfrer de chocolat… C’est peut-être juste un désir de liberté. ▀

L

Inexsitu.fr © Scope Productions

’intrigue des Insatiables, une série télévisée dont la première saison compte huit épisodes, peut faire penser à celle d’un film noir. Un homme seul retourne dans sa ville natale où il sera, bien malgré lui, contraint de mener une enquête... Et pourtant, dans cette cité dominée par l’industrie du chocolat, dont les rues sembleront étrangement familières aux Dijonnais, ils seraient bien en peine de retrouver leur chemin… Tout y devient suspect, même la réalité... Les Insatiables, crée par Jonathan Singaye et Annabel Lanier, est une série produite par Scope productions, jeune société Dijonnaise déjà à l’origine de courts et de moyens métrages documentaires et de fiction.


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C dans l’air

Rencontre de drôles de types : La Saber-production débarque !

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encontrer la Saber-Production, c’est une expérience incroyable, un truc entre la Quatrième Dimension et Rencontre du 3ème Type. Ils vous contactent en vous disant « Bonjour, on vient de tourner un film de science-fiction, vous voulez bien jeter un oeil ? »  et c’est l’équipe complète, filles et garçons, qui débarque : réalisateur, acteurs principaux, chargé de communication, script, cameraman, infographistes… Ils vous racontent leurs débuts, il y a quelques années : une bande de copains qui achètent leur première caméra, toute pourrie, la moins chère, pour voir ce qu’elle a dans le ventre et ce qu’ils peuvent faire avec. Ils décident de tester les effets spéciaux en tournant un duel au sabre laser dans le jardin des parents, et un petit film d’animation où (de mémoire) un bonhomme qui apprend à marcher . On discute encore un peu, de plus en plus sceptique sur la SF tournée à Dijon, on craint la catastrophe, on lance en tremblant le teaser d’Akodos sur dvd… et on reste scotché sur le fauteuil ! Des vaisseaux spatiaux, des mondes extraterrestres, une ville sous dôme, une image ultra chiadée, des rendus 3D cataclysmiques, des effets spéciaux et du son lourd dignes des plus grands films de SF, des explosions, des combats en treillis avec des armes plus vraies que vraies, des scènes d’action à la hauteur des films militaires, des dialogues travaillés, des héroïnes et des héros hauts comme trois pommes qui vivent dans des maisons domotiques… Ah oui, parce que j’ai oublié de vous dire : ils ont tous entre 17 et 20 ans. Une fois de plus, sur Dijon, les jeunes font mille fois mieux que leurs aînés, alors si on pouvait leur donner un peu de sous

AKODOS

et des moyens, imaginez ce qu’ils feront dans quelques mois… Akodos : Un film de Mathias Chelebourg, avec Flavie Usquin, Yael Febray, Nicolas Gras, Delphine Horviller, Philippe Journo, Marie-Sol Kim, Chloé Paday… Bande-annonce et contact : akodos-lefilm.com / Antonin Tabard : antonin.tabard.saberproduction@voila.fr ▀ Olivier M

Shift Prod : la saga Astier continue !

L

e papillon de Smile leur a donné des ailes : une petite équipe se forme pour aller plus loin. Alexandra Villame, Nicolas Salaün, Samuel Farget et Alban Lenoir s’acoquinent avec Simon Astier et montent, en ce joli mois d’octobre, leur association de production, Shift Prod. Un nom né d’une vanne entre mecs, et trois objectifs : monter leurs projets, les projets qui leur plaisent, et soutenir ceux qui ont besoin d’aide. Une vocation : tourner à Dijon. « Le Dijon que l’on connaît, comme on l’aime, pas celui des touristes » lance Alexandra, devant une bière au Flannery’s. « Dijon est magnifique, ses rues sereines, et celles qui font peur et qui sont pourtant conviviales. On veut montrer un peu de notre ville, la mettre en avant, comme on l’aime, parce qu’on est nés



ici et qu’on la trouve belle. » Le premier film de Shift Prod, déjà tourné, avec Simon Astier et Alban Lenoir, est en postproduction et devrait sortir sous peu. Un format court, 3-4 minutes dans l’élan de Smile, avec notamment une scène de nuit en sortie de Dijon. Un second projet est en cours de réécriture, sur un modèle plus professionnel encore. Plus long (10-15 minutes), engageant des moyens humains, techniques, financiers, avec du gros son et de l’action, très abouti. Ce qu’il manque ? « On débute, on est une association, quatre membres fauchés » murmure Alexandra. En souriant. Parce qu’ils n’ont rien justement, ils iront loin. Contact : Alexandra Villame – alexandra@ shift-prod.fr ▀ Olivier M

Simon Astier


C dans l’air Agenda ciné Le mois du film documentaire

400 séances de films documentaires en novembre, dont 11 produits ou tournés chez nous, 80 lieux de projections (médiathèques, salles de cinéma, salles culturelles, salles des fêtes…), des rencontres pour tous avec réalisateurs et partenaires pour comprendre comment on monte un film : la Bourgogne et la Franche-Comté s’inscrivent à fond dans le Mois du Film Documentaire. Une manifestation nationale où, particularité locale, une trentaine d’établissements scolaires de nos deux régions s’investissent aux côtés d’Estelle Cavoit, webmestre-animatrice de l’Association des Producteurs Audiovisuels Rhin-Rhône (APARR). www.reseau-farr.org Contact : estelle.cavoit@reseau-farr.org

19e Festival International des écrans de l’aventure de Dijon

L’un des plus grands festivals du film d’aventure extrême, présidé par le pilote Yves Rossy, se tient à nouveau à Dijon au Cinéma Olympia, doublé, nouveauté tant attendue, d’un Festival Off au Cinéma Darcy, festival porté par l’énergie inépuisable de Sylvie du Parc, directrice des deux établissements. Action, nature, science et voyage, pour les petits et les grands ! Du 25 au 28/11/2010. Informations : Guilde Européenne du Raid. http://aventure.la-guilde.org

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Dijon-Bordeaux entre amis : Yes week-end !

Mes copines et moi, on aime bien ne pas faire comme tout le monde et quand il s’agit d’un petit week-end entre amis c’est pareil. D’abord on prend sa voiture direction Lyon… Comme on est des filles, on traîne un peu dans les boutiques du centre. Eh, Thelma, dépêche un peu, on a un avion à prendre… C’était bien vu de la part de Louise, vendredi soir centre de Lyon – aéroport de Saint-Exupéry en une heure, c’est pas gagné. Oh pas si grave, le pilote c’est une copine à nous. Allo Oui-Oui (c’est son surnom, elle est toujours d’accord avec nous), on a un petit souci d’embouteillage, tu peux nous attendre 10 minutes ? Naaaan ! Tu peux pas nous faire ça, on est au rond-point. On hésite entre les fous-rires et les larmes. Mesdames et messieurs, ici votre commandant de bord, nous attendons actuellement trois passagers en correspondance et nous vous prions, blabla, blabla. Allo Oui-Oui, merci t’es une super copine, cette fois c’est vrai on est au rond-point, on entre dans le parking arrêt minute, on court ! Dernier virage, PNC aux portes, décollage direction Bordeaux imminent. Le week-end de rêve qu’on s’est fait à Bordeaux, je vous dis pas. La ville, la mer, le soleil, les cannelés, le marché du dimanche sur les quais, c’était trop beau. De temps en temps un nuage passait sur la tête de Louise, elle essayait de calculer ce qu’allait lui coûter son parking au retour. Alors à 50 cts les deux minutes, ça fait… Oh je sais pas, venez les filles, on va manger des huîtres. Les retours c’est toujours plus glauque, on rend la bagnole de loc, avant on fait trois fois le tour de l’aéroport pour faire le plein, on mange un pauvre sandwich avant le décollage, mais on rigolait toujours. C’est devant la caisse du parking que Louise ne riait plus du tout puis nous non plus du coup. Déjà on avait vidé nos tirelires pour prendre l’avion, avec notre copine mais là, il fallait s’attaquer au livret A. Les filles, je vous jure, je vous adore mais la prochaine fois, la virée sur Toulouse, please on part de Longvic. ▀ Bridget P

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C dans l’air

Amis du virtuel, bonjour !

NDLR. Attention, certains mots peuvent troubler ici les plus de 40 ans ! Retour sur un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur, évoqué par deux trublionnes de la rédaction qui prennent les autres, on peut le dire, pour des vieux cons… C’était avant, dans un temps pourtant proche mais qui nous paraît déjà si lointain, quand personne ne connaissait encore les réseaux sociaux... et que seuls une trentaine de dijonnais étaient sur FACEBOOK1 . Un jour, lors d’un salon, certains d’entre eux se sont « reconnus » ont sympathisé « en vrai », partagé cette passion pour les nouvelles technologies et se sont esbaudis sur ce truc révolutionnaire dont ils étaient les utilisateurs pionniers. Ils sont devenus AMIS2, s’en sont fait d’autres et ont continué à s’amuser et à tester tout ça. À force de se croiser (notamment dans les trains) et de bloguer et de pratiquer ce qu’on appelait déjà le OUÈBE-23 , ils ont commencé à parler du concept des BARCAMPS4 . Pas des brèves de comptoirs, pour refaire le monde (ou une paillotte dans un camping) mais une rencontre informelle et gratuite de GEEKS5 et d’amateurs sur une journée, avec des règles bien précises. Ça tombait bien, un Dijonnais de la bande avait participé au premier barcamp de France en 2005. Alors ils en ont lancé un, qui s’est déroulé dans un joyeux fouillis, un premier jour d’été à l’Atheneum.

Barcampeur un jour... Et c’était tellement intéressant, ce temps passé à préparer ensemble cette journée de discussions, de rencontres et de découvertes qu’ils ont recommencé, convertissant leurs copains de tous horizons. Il y a eu d’autres BARCAMPS, deux ARTCAMP, un MÉDIACAMP, un VINOCAMP et bientôt un FOODCAMP6 ! En parallèle, les Dijonnais sont devenus des BARCAMPEURS prolixes et sont allés se balader un peu partout en France. Ils ont monté un espace de CO-WORKING7 , fait des virées photos, ont élaboré des projets ensemble et se sont appris des trucs. Ils ont aussi créé des APPLI-SMARTPHONES8 et monté des BATTLES GRAPHIQUES9 et autres joyeusetés ou... des soirées truffes ou mojitos (merci les filles, ça, au moins tout le monde comprend NDLR)! Qu’est ce qui les fait avancer ? Un esprit de curiosité, un souci de partage et de travail en collaboration, un amour des solutions alternatives et « libres », une grosse envie de faire bouger les choses, dans l’intérêt commun... Et ça marche ! Vous voulez participer à ces journées de doux dingues ?… Après l’ARTCAMP des artistes et cultureux du 23 octobre à la Vapeur (www. barcampdijon.org/artcamp), un VINOCAMP se déroulera à la CCI de Beaune le 30 octobre (www.vinocamp.fr/vinocamp-bourgogne/) avec des dégustations et pour parler tourisme, géolocalisation, économie du vin, labels... Pour finir en beauté, le premier FOODCAMP français aura lieu le 7 novembre chez Images & Associés à Dijon avec des challenges, des ateliers photos gastronomiques et quelques grands chefs, pour parler de tout ce qui tourne autour de la gastronomie et du WEB 2.0 (www.foodcamp-dijon.fr). Plus d’infos en général sur les barcamps : www. barcamp.org

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Battle graphique - Crédit photo : E. Mignot

Comment ça fonctionne ? Un thème (ou pas), une date et un lieu (si possible gratuit) avec des connexions WIFI10 sont choisis. Un WIKI11 est créé, pour mettre en ligne tout ce qu’il faut sur la plate-forme mondiale des BARCAMPS : www.barcamp.org, et on « lance le BUZZ », c’est-à-dire qu’on en parle partout et surtout sur FACEBOOK et TWITTER.

Foodcampeur un autre jour... Vous suivez toujours ? Vous avez du mérite. Bon, revenons à la règle : tout le monde s’inscrit (quand même) et propose éventuellement des sujets qu’il voudrait voir aborder. Les organisateurs se rencontrent en amont, communiquent et partagent leurs informations, CHECKLISTS12 et idées en ligne. Le jour-même, chacun se présente brièvement et donne 3 mots-clés ou TAGS13 pour résumer ses intérêts et compétences. Le programme s’élabore spontanément sur un coin de tableau. La journée se déroule alors, avec des tables rondes où tout le monde peut intervenir, le PDG comme l’expert ou le débutant. Chaque participant en profite pour en parler partout sur le web, en temps réel. Bien sûr, il faut tenir et tout cela creuse ! Le buffet, les petits cadeaux et faux frais sont offerts grâce aux généreux et discrets sponsors, tous à la même enseigne : ce n’est pas un salon, et les BARCAMPEURS tiennent à leur indépendance. Inutile de dire que les dernières nouveautés et la réalité virtuelle, sans oublier les performances, ont un succès fou. Le dernier MEDIACAMP s’est déroulé fin mai, juste au moment de la sortie de l’IPAD14 et les GEEKS chevronnés et débutants étaient évidemment frénétiques ! ▀ Carla Garfield et Bridget P

1 - Premier générateur mondial d’amis. 2 -Personne qu’on ne voit jamais mais avec laquelle on partage la moindre miette de sa vie sur les réseaux sociaux. 3 - Avant, tu faisais ce que te disait Internet. Maintenant, tu lui dis ce que tu veux faire, il s’adapte à toi. C’est ça le web 2,0. 4 - C’est ce dont on est en train de parler, tiens. 5 -Avant : un être vivant qui communique très très bien… avec son ordinateur. Depuis un certain temps : une personne sympa qui sait se tenir devant une souris, et qui adore parler de trucs modernes avec ses copains (logiciels libres, ipads, applications, réseaux sociaux). Il existe un clan mac et un clan PC, dépassés par le clan Linux. 6 - Des journées un peu folles thématisées : art, medias, pinard et nourriture. Le geek sait vivre. 7 - Un nid de geeks sympas qui travaillent ensemble, mais pas dans les mêmes domaines et qui en plus ouvrent leur portes à ceux qui travaillent tout seuls. Souvent des barcampeurs, d’ailleurs.

8 - Des machins pour s’amuser avec son téléphone tout le temps. 9 - Une bataille de geeks-graphistes qui créent des images sur un ordinateur devant tout le monde, sur un fond de musique électronique . 10 - Le procédé magique qui permet au geek d’aller sur Internet sans se brancher et de montrer ses geekeries à ses copains sur son ordi, ce qui est pratique. Sans la « toile », le geek est nerveux. 11 - ou « oui qui ? » (rapide en hawaïen) : un site modifiable par tout le monde (ce qui énerve beaucoup ceux qui savent déjà tout). 12 - Une liste de trucs à faire, quoi (notamment pour le buffet, parce que le geek a un bon appétit). En plus, le geek se donne rendez-vous avec des Doodle, on ne savait pas où caser cette info… 13 - Ou « mots-clés » mais c’est plus court de dire Tags. 14 - Un gros Ipod, mais qui ne fait toujours pas cafetière. Ça fait rigoler ceux qui aiment Androïd, le nouveau dada des geeks.


C dans l’air

Soit dit en passant Bonjour la mixité

Billets de retour (2)

N

’étant pas moi-même cheval, je ne vois que peu de raisons de me considérer comme le meilleur ami de l’homme. J’habite généralement un hameau de huit âmes, en Provence, et je considère que ça fait beaucoup trop depuis qu’un voisin est venu me polluer l’horizon avec une cabane en tôle destinée à abriter son 4 x 4 et le quad du gamin. Alors je sais de quoi je parle. « Aime ton prochain comme toi-même », ordonne la Bible. Certes ; mais en l’occurrence c’est difficile. Et puis ce n’est pas mon prochain qui m’embête ; c’est mon précédent. Celui qui met dix minutes à démarrer au feu vert. Celle qui raconte sa vie au guichet de la Poste.

L’autre qui cherche sa monnaie à la caisse du Leclerc. Et ainsi de suite, en ville surtout, où, pour cause de concentration l’homme devient obstacle à l’homme. Le prochain est plus supportable, du simple fait que par définition, on le précède. Mais pas toujours ; des fois c’est un con, le fameux con qui klaxonne parce que tu mets dix secondes pour démarrer au feu vert ; ça peut créer un fâcheux précédent. L’autre jour, en revenant à Dijon, je me gare devant chez moi, je découvre un panneau : construction d’un immeuble HLM de quinze logements. Juste à côté. Un jardin avec un prunier. Ah bon me dis-je. Super. J’aime pas trop les mirabelles ; mais surtout, la mixité sociale est une chose autrement importante. Un principe sacré. Le fondement d’une société harmonieuse qui s’enrichit de ses différences.

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D’ailleurs, j’ai toujours voté à gauche. Quand il y eut l’affaire des HLM avenue Victor Hugo, j’approuvais spontanément l’initiative municipale. Des travailleurs sérieux dans ce quartier de bourges ? Super ; on y aurait mis les Roms, bon ; mais là, non. Super. Je me suis même engueulé avec un copain – un vieux réac – qui trouvait ça moins bien sous prétexte qu’il habitait à côté. J’avais des arguments imparables, j’en étais moi-même ému. Donc, on sort les valises, après quoi je vais mettre la voiture au garage. Dans le garage, il y avait la voiture de ma femme. Pétée par des malfaisants – je dis « des » vue la taille de l’engin – à grands coups d’extincteur. Vous voyez les enfoirés ? Vous saisissez la fragilité des principes ? Les travaux n’ont même pas commencé, et voilà que déjà on se fait agresser. Qu’est-ce que ce sera quand ils seront là, à bouffer mes prunes ? La vérité, je vous la dis : plus le prochain est proche, plus il est difficile de l’aimer. Au point, parfois, qu’il vaut mieux prendre ses distances avec soi-même. Car si je est un autre, comme disait l’autre, cet autre n’a pas toujours à voir avec moi. On a tous nos contradictions. ▀ Jean Maisonnave

Cap Horn - PHOTONONSTOP

e i r g n v Bien enue à la Ho

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C dans l’air

Paysages humains, parce que ça fait du bien Voilà un joli petit village où le TGV fait vibrer les verres en cristal de la famille. Ce n’est pas grave, les habitants sont fiers de leur train à grande vitesse. Il s’agit de Dompierre-en-Morvan, en Côted’Or. A côté de Précy-sous-Thil et du péage d’autoroute de Bierre-les-Semur, à une petite heure de Dijon. Deux prises de vue, deux événements, deux fêtes, deux vins d’honneur. Deux photos. Une le samedi 1er juillet 2000. Une le dimanche 13 juin 2010. Au champ de la famine. La prochaine en 2020. Le train qui passe. Le temps qui passe surtout. Marie-Jo Magnière, fondatrice, auteur et photographe de l’association L’Arbre à Images, s’intéresse aux petits villages depuis le début du millénaire, à leur identité, à leur évolution et à leurs valeurs de convivialité. Elle circule ainsi sur l’ensemble du territoire français, et mène depuis 1999 l’opération La Photo du Siècle ™ sur l’ensemble des vingtdeux régions de France, qui consiste à réunir tous les habitants d’un même village sur une même photographie panoramique couleur, et à renouveler l’opération à chaque décennie.

Une le samedi 1er juillet 2000.

Spécialisée dans la photographie de groupe, elle fait preuve à travers ses paysages humains, d’un vif intérêt pour les gens, les gens qui portent des lunettes et ceux qui n’en portent pas, les gens sans canne et ceux avec, les gens qui votent à droite et ceux qui votent à gauche, les heureux, les malheureux, les retraités, les nouveaux nés, les chômeurs, les agriculteurs, les Parisiens, les gens du coin, les artisans et aussi les enfants. Ce qu’elle aime le plus, c’est le

Une le dimanche 13 juin 2010

mélange des genres. C’est faire des petites histoires de chacun, de grandes histoires. ▀ Association L’Arbre à Images Photographie de groupe, textes et photos Contact : Marie-Jo Magnière marie-jo.magniere@orange.fr 06 08 24 24 85 Site internet en cours d’actualisation www.laphotodusiecle.com

Les chroniques de Carla Garfield Comment apprivoiser le Dijonnais...

Vous habitez depuis un certain temps dans la cité burgonde et vous vous adaptez. Ah la pierre blonde, les bons vins, la douceur de vivre... Mais parfois, le dijonnais vous surprend. Il vous arrachera les yeux si vous lui parlez de vins aussi exotiques que le bordeaux ou le saumur et ne reconnaît pour viande véritable que la charolaise. Il est  imbattable sur l’histoire de ses vieilles pierres et vous racontera pendant de longs moments des anecdotes sur Marguerite de Bourgogne et ses amants ou vous initiera au secret de l’ombre portée de la Piéta, rue Verrerie... Il évolue en grappe, randonne beaucoup, et vous êtes toujours surpris d’entendre si peu de bruit(s) dans les zones résidentielles (même l’été, malgré son goût proncé pour le barbecue). Si vous vous perdez pendant le Vélotour et vous interrogez à haute voix, comptez sur une dijonnaise serviable pour vous dépasser en grommelant : « ben on est dans le quartier d’Pouilly, ça se voit : y a que des constructions neûûûves ! » Surtout, n’essayez pas d’engager la conversation dans la rue autour de ses enfants qui vous attendrissent en se roulant par terre (vous serez vu comme un ogre potentiel) ou simplement à la terrasse d’un café, au marché : elle ne ne vous répondra pas. Pendant un vernissage ou un cocktail, ne vous formalisez pas : le dijonnais qui vous connaît vous saluera, vous embrassera et considèrera

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comme invisible toute personne inconnue qui vous accompagne, sans même vous laisser le temps de la présenter, ce qui est souvent commode quand vous avez du mal avec les patronymes. Si vous lui faites remarquer ces particularités, ils détournera adroitement la conversation ou deviendra subitement invisible pour émerger plus loin près du buffet. Mais si vous arrivez à en parler sans le vexer, ils vous confirmera que cela n’a rien à voir avec vous, c’est juste une question de priorité dans la vie et d’espace vital ou tout simplement de concentration. Tout cela pour vous confirmer que la légendaire froideur du Dijonnais est authentique : il met longtemps à vous adopter, n’aime pas trop être bousculé et vous fait trouver sympathique le moindre chauffeur de taxi à Paris. Mais en l’approchant de plus près, vous verrez que tout cela n’est qu’une forme maladroite de timidité. En fait, il est tout simplement adapté au climat : il fait souvent frais en Bourgogne, et il se calfeutre dans sa coquille. Il reste ancré dans sa terre, et regarde avec méfiance ceux qui risquent de ne faire que passer. Mais une fois que vous aurez obtenu sa confiance, qu’il aura vu que vous ne voulez que son bien, il vous suivra jusqu’au bout du monde... dans les limites de son territoire, évidemment ! ▀


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Cuisines et dépendances

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ÉNORME !!!

Dijon au premier rang des villes de France pour la restauration ? Tout arrive. C’est surtout le nombre de tables qui grandit, grandit, grandit… Bonne surprise : pour une fois, la qualité ne va pas en diminuant ! De quoi s’offrir pas mal de petits moments de bonheur entre amis.

n spécial « Dijon à boire et à manger »… parce que vous le valez bien, comme dirait Mamy Neu-Neu ! Après le jeu des chaises musicales de l’été, qui vit nombre d’enseignes de restaurant changer de nom ou de propriétaire, le nombre de tables sur Dijon grandit, grandit, grandit… Retour sur six mois de folie, avec un gros plan sur les endroits où il fallait absolument être vu cet été, avant de découvrir les nouveautés de l’automne, où on peut se réfugier au calme ou faire la fête entre amis. Ce qui n’empêche pas déjà d’annoncer des changements pour cet hiver, à nos risques et périls, évidemment. Quand on fera le bilan de cette année, la plus riche en ouvertures de restos-bars-lounge qu’ait jamais connu la ville, on pourra aussi évoquer les conséquences de ce charivari sans précédent sur l’économie locale. Car le gâteau (pour reprendre une image qui reste du domaine de la gourmandise) est resté le même, il n’a pas doublé de volume même si le nombre de parts attribuées a été multiplié. Les nouvelles tables qui ont poussé leurs terrasses au soleil de l’été et de ce début d’automne ont forcément fait le malheur de certains, qui se rattraperont, espérons-le, avec l’arrivée des jours gris, en jouant un carte plus conviviale, plus près des produits, plus authentique, plus cosy aussi (sinon, c’est simple : c’est la clé sous la porte !). Curieusement, on n’a jamais eu autant envie de vieux bistrots, de tables à l’ancienne depuis que tout le monde joue la carte épurée (mot terrible, car

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Le dîner de Gulliver - Lilian Bourgeat Lilian Bourgeat (né en 1970, vit et travaille à Dijon) réalise des installations composées d’éléments surdimensionnés issus du quotidien.

une bonne purée… bref, passons). Et c’est Chenove qui remporte haut la main la victoire en osant recréer un bistrot à l’ancienne au cœur du vieux village. On rêve déjà de cocottes, de plats mijotés, de classiques revisités. Dijon est une ville-test sur le plan national : on n’en a pas vu beaucoup se payer une « bouffée » de croissance aussi folle, en pleine crise de désespérance mondiale. Quoique… Même des villes comme Chambéry ou Nîmes se transforment à la vitesse grand V, multipliant les terrasses en ville, les lieux où l’on peut grignoter autour du marché… Sans parler des brasseries à l’extérieur, des restaurants de zone, de tout ce qui pousse aujourd’hui entre deux blocs de béton, deux magasins d’usine, deux-ronds points et qui fera l’objet d’une prochaine enquête, promis ! Clin d’œil inespéré à ce changement « énnnnorme » du paysage gourmand dijonnais, les Cuisines Ducales, qui furent après tout à l’origine de la première mutation gastronomique bourguignonne (du temps où c’étaient les ducs qui jouaient les VRP pour attirer les marchands et tout ceux qui avaient pouvoir et argent à leur époque) nous proposent en ce début d’octobre une installation digne de Gargantua, dans le cadre de « 21000 », nouvelle manifestation culturelle dans le domaine de l’art contemporain qu’on espère pérenne. Dommage que les « 26000 couverts », la troupe de théâtre la plus célèbre de la ville tout en étant celle que l’on voit le moins souvent jouer, ne soit pas de la fête : j’aimais bien leur nom de baptême !!!! ▀ Gérard Bouchu


Cuisines et dépendances

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Les lieux « show » où il fallait se montrer cet été…

(1) B9

(2) Hotel Particulier

(3) O’Bareuzai

(5) La Place

Connaissez-vous le B You ? On triche en ne vous donnant pas d’entrée son immatriculation véritable, B9 (1), mais cette brasserie de poche, aux couleurs du temps, avec son grand bar, ses tables hautes et sa terrasse pour jeunes de 7 à 77 ans, fut le dernier bébé des Billoux (avant celui qu’Alexis, l’héritier du trône, nous promet pour cet hiver). Un lieu convivial et gourmand, gay et sérieux à la fois, où les politiques de passage cotoient les travailleurs du tertiaire, les mamies-gâteau les jeunes séchant les cours. Tout cela sous l’œil imperturbable d’un serveur aux allures de Calimero. La salle étant aussi minimaliste que la carte, on se demandait ce qu’ils allaient pouvoir faire de tout ce monde-là une fois la terrasse repliée. On ne peut pas pousser les murs, de l’autre côté, c’est le gastro… L’autre attraction de l’été, ce fut l’ouverture très attendue de l’Hôtel Particulier (2) rue Musette, à mi-chemin de Notre-Dame et des Halles. Jolie réussite du point de vue architectural, qui permit au public de découvrir l’envers d’un hôtel particulier, placé au bon endroit. Un bar-lounge où il fallait absolument se montrer, côté cour plutôt que côté rue, de préférence, qui a ses habitués et propose des petites soirées entre amis le jeudi soir. Autre nouveauté qui a vu sa terrasse prise d’assaut dès l’ouverture : O’Bareuzai (3), le café-restaurant-salon de thé ouvert, place François Rude, par les trois mousquetaires de la restauration dijonnaise (Fabrice, JeanCharles et Sébastien) qui, avec Serena, se mettent en quatre, comme il se doit. Cuisine de marché, cuisine du marché, même. Avec deux chefs arrivés en fin d’été pour booster la cuisine. Churros et gaufres, chocolat maison et thés russes (Kusmi-Tea en exclusivité)

annoncés dès l’arrivée des premiers vents froids… De l’autre côté du marché, Le Bon Pantagruel a profité de l’été pour présenter une nouvelle carte et un nouveau visage : Mucha (4). Peintre lui-même, admirateur de ce précurseur de l’art nouveau qu’est Mucha (non, ce n’est pas un bar à tapas !), restaurateur depuis quelques décennies déjà, Gérard Clerc a repris cette adresse mythique du quartier. De Pantagruel à Mucha, c’est pour ainsi dire un saut culturel. On est passé du temple de la tête de veau à l’esthétique moderniste, comme dirait Maisonnave, qui aime bien la tête de veau (qu’il se rassure, elle reviendra cet hiver). Si vous êtes remontés ensuite cet été du côté de la République, vous avez pu avoir un avant-goût du Dijon de demain. Il fallait montrer patte blanche certains soirs pour trouver une table de libre dans le nouveau point de ralliement très « show » ouvert par Eddie Benacef (le pétulant propriétaire du Grand Café) : La Place (5). Décor design noir et blanc, espaces joliment travaillés, service speedé et terrasse chauffée aux premiers vents frisquets. Carte elle aussi dans l’air du temps, avec tous les standards du genre, bien réalisés, mais pas donnés niveau prix. Normal, c’est un bar à champagne, pas une néo-cantine (même si elle en prend les allures à midi, avec le menu du jour). Sans prétention, à quelques pas de là, en redescendant vers le théâtre, le Grain de Sel (6) a ouvert ses portes et planté sa terrasse, rue Lamonnoye, dans le cadre d’un ancien hôtel particulier, et c’était un vrai bonheur d’attendre que tombe la nuit, tandis que s’allumaient les lampions donnant à ce coin du vieux Dijon des allures de bal musette.

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Cuisines et dépendances

Les endroits où il va faire bon se réfugier, cet automne L’Imprimerie (7), la nouvelle brasserie de la place Darcy, a fait parler d’elle dès l’été, mais c’est avec l’automne qu’elle a vraiment cartonné, faisant le plein à chaque service d’une clientèle qui ne vient pas là pour lire un des bouquins des bibliothèques, mais s’offrir une cuisine du monde… au milieu du monde (c’est plus joli de dire ça que : « un plat qui se foule pas trop au milieu de la foule »). Les touristes sont ravis, ils mangent comme chez eux, ou bourguignon, s’ils en ont envie et les Dijonnais sont dépaysés. Ils peuvent même s’offrir un vrai sauna les jours de grands froid en s’installant dans la mezzanine. C’est la déco qui a la cote cette automne. Au 3 Vauban (8), Eric Briones ose afficher sa différence. Il a fait de cette ancienne galerie de peinture (qui ne connaissait la gastronomie qu’à travers les gougères des vernissages) un resto où il joue sur tous les tableaux : une vraie cuisine visible depuis l’entrée, une carte semi-gastro qui ne prend pas le gourmet de haut (ni de trop bas, d’ailleurs, ça rassure), et une déco qui laisse le sourire aux lèvres, tout au long du repas. Du baroque, du rococo, à découvrir le soir, entre amis, pour profiter des lumières douces. Service très gentil, et prix qui restent sages, si on le reste soi-même, côté vins. En face, ou presque, dans un petit local qui a poussé sa terrasse, cet été, côté place SaintFiacre, l’ouverture de l’Arp Café (9) a fait plaisir aux amateurs de petite grignoterie italienne accompagnée d’un verre de vin du pays et d’un café « ristretto ». A deux pas, de là, l’ancien B comme Boko est devenu, quant à lui, un vrai resto italien de poche, Farina (10), où il fait bon venir se poser, le midi comme le soir, devant la pasta du jour, réalisée devant vos yeux par Juju et Serena, qui ne se prennent pas au sérieux, mais proposent du copieux, du goûteux, à prix doux en ces temps si durs. Idéal pour une petite bouffe entre amis, avec des antipasti à partager en guise d’entrée.

(7) L’Imprimerie

(8) Au 3 Vauban

(11) Masami

(10) Farina

(12) Sushi d’Or

Si l’Italie est de nouveau très tendance, le Japon se défend pas mal non plus, côté nouveautés. On vous parle un peu plus loin du choc de l’automne dijonnais : la découverte de la cuisine de Masami (11), à Dijon, le « seul vrai restaurant japonais de Dijon », m’écrit en toute amitié un restaurateur qui a envie de soutenir ce chef incroyable, qu’on a connu au Sushikai à Beaune. Idéal pour une soirée entre amis si vous louez toute la salle, car la femme du chef ne parle pas le français, ou peu, et on ne vient pas là pour rigoler, mais pour découvrir un talent rare. Dans un autre genre, moins gastro, mais à prix doux, on aime bien aller déjeuner sur le pouce au Sushi d’Or (12), un snack nippon tenu par une équipe jeune et dynamique, à deux pas de la FNAC et de la rue du Bourg. Souriant, rapide, et très correct pour les prix, qui feraient rougir tous ceux qui proposent des plats du jour au prix de leur menu complet (soit entre 13 et 15 €)

(13) Clos du roy

En fait, ce dont on rêve, après tout ça, c’est d’un bon bistrot à l’ancienne, comme le Bistrot du Clos du Roy (13), que vient d’ouvrir au centre de Chenove un chef qu’on croyait gagné par la course à l’étoile lui aussi, mais qui revient sur terre, pour le grand bonheur de tous les habitants du sud-dijonnais… Jean Maisonnave est allé le tester, il est revenu heureux (c’est rare) et il vous en parle un plus loin.

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(14) La Musarde


Cuisines et dépendances Et c’est une Musarde (14) new look qu’on peut découvrir, aux portes de Dijon, côté route de Troyes cette fois. Marc Ogé a profité de la fin d’été pour transformer entièrement son restaurant du centre d’Hauteville. Dans quelques jours, on pourra découvrir tout à la fois la nouvelle salle, ouverte sur le jardin et la cuisine, l’ancienne étant désormais réservée aux repas d’affaires et aux grandes tablées familiales. Nouvelle carte en cuisine, avec retour du bon vieux chariot de desserts pour le service du midi. Sur Dijon même, on devrait peut-être assister à un remue-ménage dans le monde des bars à vins, certains devant évoluer pour ne pas pâtir de la concurrence. Comme les rumeurs vont plus vite que les travaux du tram, on attendra un peu pour vous donner le Top 10 des nouveautés de la fin d’année (sans parler des flops). On attend avec beaucoup de curiosité la reprise, autour des Halles, du resto Lilouahane par l’équipe du Septime, et bien sûr l’arrivée pour la fin de l’hiver, à la maison des Cariatides, rue Chaudronnerie, de Thomas Colomb, un chef qu’on aimait bien quand il avait encore La Cabotte à Nuits SaintGeorges. Une Cabotte qui coule aujourd’hui des jours peinards avec un autre jeune chef brillant, mais ça, c’est déjà une autre histoire, qu’on vous conte un peu plus loin, avec les nouveautés de ces derniers mois, grapillées entre Dijon et Chalonsur-Saône… ▀ GB

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Carnet d’adresses (1) B9 : 9, pl. de la Libération, Dijon. Tél. 0380-38-32-02. le-pre-aux-clercs.com  Tlj sf lun. Ouvert non stop de 11h à 23h Plat du jour 12 €. Carte 21-25 €. Vin au verre à partir de 3,50 €. (2) L’Hôtel Particulier : 5, rue Musette, Dijon.Tél 03-80-53-35-16 Tlj sf dim. Petite restauration italienne sur place. (3) O’Bareuzai : place François Rude, Dijon. Tél : 03-80-23-57-34. Tlj 8h-minuit. Formule 12 € le midi autour d’un plat. Carte 20-23 €. Apéro gourmand le soir à partir de 18 h (fritesparty le mer). (4) Mucha : 20, rue Quentin, Dijon. Tél : 03-80-30-68-69. Ouv tlj. Formule autour d’un plat 12 € le midi (13,90 € entrée-platdessert). Carte : 22-25 €. (5) La Place : 27, place de la République, Dijon. Tél : 03-80-39-99-80. Tlj jusqu’à 23 h (minuit le w-e). Formule 13 € le midi en sem. Menu 17 € autour d’un plat. Carte 25-30 €. (6) Le Grain de Sel : 24 rue Chaudronnerie, Dijon. Tél : 03-80-36-80-18. Tlj sf dim-lun. Plat du jour 7,90 €. Salades 8,50-9 €. Plats 9,50-14 €. (7) L’Imprimerie : 2, place Darcy, Dijon. Tél : 03-80-49-84-65 ou 03-80-30-69-43. Tlj. Carte 15-22 €. (8) 3 Vauban : 3 rue Vauban, Dijon. Tél. : 03-80-30-28-09. Tlj sf dim, mar soir

et mer soir (et sam midi du 1er nov au 30 avr). Menu déj 21,50-25 € ; menu-surprise 38,50 €. Menu-carte au dîner 37,50 € : menu « surprise du chef » 45 €. (9) L’Arp Café : 8, rue Vauban, Dijon. Tél : 03-80-54-32-74. Tlj sf dim-lun. Petite carte 15-20 € (10) Farina kitchen & bar : 14, place de la Libération, Dijon. Tél : 03-80-43-27-05. Tlj midi et soir sf dim. Formule le midi 12 €. Carte 16-23 € (11) Masami : 79, rue Jeannin, Dijon. Tél : 03-80-65-21-80. Tlj sf dim. Menus 14,50-19 € le midi. Le soir, menus 22-48 €. (12) Sushi d’Or : 2, rue Neuve Dauphine, Dijon. Tél : 03-80-23-84-50. Tlj sf dim, 11h30-15h, 18h30-22h30. Menus nombreux entre 8,50 et 16 €. Original, le menu Bateaubonheur à 19,80 €. (13) Bistrot du Clos du Roy : 2 place Anne Laprévote à Chenôve. Tél : 03-80-27-17-39. Ouvert le midi du lun au sam et les ven et sam soirs. Menu à 15 € le midi. (14) La Musarde : 7, rue des Riottes, 21121 Hauteville-lès-Dijon. Tél. 03-80-56-22-82. www.lamusarde.fr Tlj sf dim soir, lun. Beau menu 20 A à midi en sem, verre de vin et café compris ; autres menus 24,50-62 €.

iÊÀ>ˆ˜Ê`iÊ-iÊ La jolie surprise qui vous attend cet automne dans le centre ancien, à deux pas du théâtre. L’ancien « Au Goût du Jour » est devenu un vrai bistrot actuel… au goût de l’époque : Grain de Sel. Un lieu convivial, assurant côté déco (armature brute, banquettes, lumières adaptées), rassurant côté cuisine. Des plats dans la grande tradition bistrotière, éxécutés dans une cuisine de poche. Accueil cordial, ambiance famille-copains qui fait qu’on s’y sent bien, entre amis ou même le temps d’un déjeuner d’affaires qui, ici, est plutôt une bonne affaire. 24 rue Chaudronnerie. Dijon Tél : 03-80-36-80-18. Tlj sf dim-lun. Plat du jour 7,90 €. Salades 8,50-9 €. Plats 9,50-14 €.

Accès : descendre la rue Jean-Jacques Rousseau, puis la rue Auguste Comte, et se garer sur la placette, devant le resto.

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Cuisines et dépendances

Spécial folies nipponnes A

u début, on en rigolait bêtement, on parlait d’un mouvement nippon ni méchant, on s’amusait de voir les restos chinois se transformer en japonais ou cambodgiens ; on regardait les derniers bouddhas jaunes et rouges quitter leur comptoir, comme les tableaux en plastiques, pour être remplacés par des décos plus design. Et puis Masami, comme Zorro, est arrivé, il a bossé à Beaune avec Laurent Peugeot et fait l’ouverture du Sushikai. Cet automne, on le retrouve, chez lui, dans un resto de poche, rue Jeannin, qui n’a jamais eu la réputation d’un lieu où l’on venait pour se détendre. Mais c’est ce resto aménagé avec trois tiges de bambou et beaucoup de courage qui crée l’événement. Du coup, on a envoyé Jean Maisonnave voir se qui se passait à Beaune, dans ses anciennes cuisines, avant de laisser l’ogre essayer un tout nouveau resto japonais, sur Dijon. Pour bien faire, on devrait vous reparler ici du Bento, à Dijon, qui a trouvé son style et permet de goûter de bons et vrais sushis. L’équipe n’est pas japonaise, mais travaille dans les règles de l’art et réalise une cuisine originale dans un cadre original, qu’on aime bien (sauf pour les brunchs du dimanche, quand vous êtes au milieu d’une vingtaine de morfales et qu’il ne reste rien à attraper avec les baguettes). Et les petits jeunes du Sushi d’Or, rue Neuve Dauphine, qui bossent comme des malades, et qui sourient toujours (on vous en parle dans l’intro du chapitre). A l’heure où le soleil disparaît de nos contrées, vivent ces restos qui nous donnent envie d’aller faire un tour, plus que jamais, au pays du Sourire… et du Soleil Levant ! ▀ GB

Palais Nippon

Palais Nippon Si vous voulez savoir si un restaurant japonais est vraiment japonais, il y a deux indices irréfutables : les tarifs et les tempuras. Les tarifs, car un cuisinier japonais est approximativement salarié comme un chef français. Et les tempuras parce qu’ils réclament une technique bien particulière, une pâte arachnéenne, un peu de farine juste fouettée à l’eau, parfois même à l’eau gazeuse, à peine de quoi nimber le sujet, légumes ou crustacés. Sinon c’est des beignets. Ici, c’est la tendance beignets, comme dans quatre vingt pour cent des restos dits japonais, en fait des restaurants asiatiques (et non « chinois ») reconvertis à la faveur de la mode. Ce qui distingue celui-ci, c’est l’extrême variété des produits et menus. On y trouve même des sushis témaki (en cornets), ce qui est rare. Tout ça tout fait, et pas plus mal qu’ailleurs. Le « fait maison » est moins convaincant (cuissons, garnitures) mais les prix, la générosité compensent, allez, on va dire. On signale aux amoureux le menu N1, ou le N2, à cause du bateau en bois, irrésistiblement romantique ; ou même le H, mais là, y a plus de bateau, c’est dommage. La cave aussi, c’est dommage. JM

LES ATELIERS DU PARFUMEUR

Masami

vous assaisonnent... délicatement.

LES ATELIERS DU PARFUMEUR - distributeur agréé de L’Artisan Parfumeur

11, rue Mably Dijon - Tél/fax : 03 80 30 97 04 - Ouvert du lundi au samedi de 10 h à 19 h - www.lesateliersduparfumeur.com

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Cuisines et dépendances Carnet d’adresses Bento : 29, rue Chaudronnerie, Dijon. Tél : 03-80-67-11-50. Carte 30 €. Tlj sf mer et dim midi. Menus 13 et 18 €. Palais nippon : 18, av. Garibaldi, Dijon. Tél : 03-80-73-36-67. Tlj. Formules multiples, menus de 8€20 (midi) à 48€80 (pour deux). Sushikai  : 50, rue du Faubourg-SaintNicolas, 21200 Beaune. Tél.  03-80-24-02-87. sushi.kai@orange.fr Tlj sf mer-jeu. Formules 17-25 € à midi (sf w-e et j. fériés) ; menus 36-58 €. Sur résa, cours de cuisine (sushi, tempura, sukiyaki) le sam à 10h45 et les lun et ven à 18h, suivis d’un repas. Masami : 79, rue Jeannin, Dijon. Tél : 03-80-65-21-80. Tlj sf dim. Menus 14,50-19 € le midi. Le soir, menus 22-48 €. Sushi d’Or : 2, rue Neuve Dauphine, Dijon. Tél : 03-80-23-84-50. Tlj sf dim, 11h30-15h, 18h30-22h30. Menus nombreux entre 8,50 et 16 €. Original, le menu Bateau-bonheur à 19,80 €.

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Sushikai Si vous avez un peu de pépète, goûtez la différence. Ce japonais-là est un vrai, avec deux cuisiniers japonais, un pour le chaud, un pour le froid. Et derrière, il y a Laurent Peugeot, qui achète et se passionne, sans franciser (sauf les desserts, heureusement). Savoir acheter, tout commence là. Le daïkon (radis) n’est pas du navet ; le shoyu (sauce) n’est pas sucré ; le shizo (herbe) n’est pas du basilic ; les poissons sont d’une fraîcheur immaculée, et le pigeon est de chez Michon (un virtuose). Le reste coule de source. A part un vague flan aux Saint-Jacques pas bien vigoureux, le reste était admirable, propre à réétalonner le tout venant du genre - sushis (on peut en emporter), sashimis, tempuras bien sûr (des vrais !) mais aussi pigeon rôti puis frit, porc ibérique ou volaille en brochettes, si consolantes après tant de yakitoris cramés. Cave très bien ciblée, même hors Bourgogne. Et heureuse cité que celle-ci, qui compte deux japonais authentiques, c’est-à-dire plus que le reste du département. JM

Masami Ne boudons pas notre plaisir, pour une fois que Dijon « pique » un chef à Beaune, on ne va pas se priver d’en parler. Bon, ne nous réjouissons pas trop vite, l’ancien chef du Sushikaï n’a pas encore l’écrin qu’il mérite mais sa cuisine est terrible. Installé rue Jeannin, dans une rue qui avait bien besoin de ça, Masami propose une cuisine 100% japonaise. La qualité des sushis est à souligner mais on s’enthousiasme à goûter à d’autres saveurs. Vous apprécierez la finesse des produits, les arômes et les saveurs japonisantes. On aime un peu moins le cadre épuré et l’éloignement des cuisines. Mais on ne peut pas tout avoir. Par contre, plats à emporter (sushi nigiri, sashimi, yakitori fermier…) PL ▀

FARINA

Libérez la pasta !

14, place de la Libération, Dijon. Tél : 03-80-43-27-05.

Pâtes fraîches et chaude ambiance : c’est que que Serena et Fabrice ont voulu vous offrir, dans ce resto de poche bien dans l’air du temps. 22 places seulement pour venir partager entre amis les antipasti maison ou se réchauffer autour d’une soupe du moment avant de choisir une pasta originale. Vrai gratin à l’ancienne, avec mozzarella, basilic et jambon Rostello pour le parfumer et lui donner des couleurs… pappardelle volaille, curry, cajou et coriandre pour reprendre des forces… conchiglioni, agneau confit et saveurs orientales pour rêver d’ailleurs. Le must, ce sont les linguine proposés avec foie gras ou truffes de Bourgogne, avec quelques tranches de lard de Colonnata, s’il vous plait. Sinon, prenez simplement le plat du jour, préparé sous vos yeux, parfumé et réchauffé (si votre portable se met à sonner à ce moment-là) sous des lampes qui ne sont pas là que pour la déco. Vins italiens et desserts malins pour prolonger le plaisir de l’instant.

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Cuisines et dépendances

Restos nouveaux, air plus ancien

Par Jean Maisonnave

B You for You Billoux qui ouvre une mini-brasserie sur la place de la Libération, c’est en toute hypothèse un événement, même si en ce lieu spectaculaire les semblables ont poussé comme trompettes après l’ondée. Et justement, c’est un des périls de l’entreprise : de celle-ci, on attend du Billoux, et mieux encore, du Billoux à petits prix. Ce qui est, bien entendu, tout à fait irréaliste. Pourtant, le défi est relevé, même si la carte cherche encore entre le ménager frais et les bricoles à la mode, le navarin et la verrine. C’est que tout sort de la même cuisine, c’est aussi que dans la cuisine, il y a des cuisiniers ; et que les produits sont de même qualité, même si les plus coûteux vont au gastro, forcément. Ici, lapin en gelée, tourte bien travaillée, blanquette froide, de l’invention dans des classiques bonne femme. A 12 euros le plat, en moyenne, avec une cave originale qui refuse de plomber l’addition, on ne s’étonne guère de voir le B9 devenir la cantoche du tout Dijon. B9 : 9, pl. de la Libération, à Dijon. Tél : 03-80-38-32-02. le-pre-aux-clercs. com  Tlj sf lun. Plat du jour 12 €. Carte 21-25 €. Vin au verre à partir de 3,50 €.

B9

L’Imprimerie a du caractère Retour sur Dijon. Le couple bouffe/bouquins, on connaît. A Marseille (l’Arsenal), les sœurs Venturini ont conduit le concept à une sorte de perfection : on y mangeait bien, on y lisait de belles choses. L’originalité, ici, c’est que les livres servent de décor. Et quand on sait que sous les livres, écrans, rames et coffrages, le décor est celui, beau et historique, de l’ancienne Concorde, on peut regretter le passé. Côté restauration, on n’a pas grand-chose à regretter, attendu que dans cette emblématique dijonnaiserie, on n’a jamais bien mangé. Pour rester positif, disons que l’intérêt majeur de l’entreprise (à filiales) c’est qu’on peut y venir (jusqu’à minuit, ça c’est bien) avec l’équipe de foot ou entre amis de tous âges. Chacun y trouvera de quoi faire : pizzas, wok, grillades, fajitas, crêpes, flammenküches et tout et tout, hamburgers compris. Pour rester positif, disons que la cave (avec pas mal de bios) est éclectique et modique. Pour rester positif, disons que c’est très vivant tout ça et, en général, rapidement servi. L’Imprimerie : 2, place Darcy, Dijon. Tél : 03-80-49-84-65 ou 03-80-30-69-43. Tlj. Carte 15-22 €.

Petite balade entre amis, dans les vignes de l’Auxerrois Une idée de sortie sympa, si vous voulez allier l’utile à l’agréable, l’achat de vins d’Irancy au plaisir d’une virée dans les vignes. Accès facile : au sud-est d’Auxerre, prendre direction Avallon, puis SaintBris-le-Vineux, et Irancy. Au centre du village, voilà une belle petite adresse fréquentée aussi bien par les locaux que par les amoureux de la vigne en goguette, car Fabien Espana est un fou du vin, qu’il soit d’ici, et même d’Irancy, ou d’ailleurs. Il n’y a que les touristes égarés pour le prendre pour un serveur et lui demander un coca. Le chef est un bon pro, qui fait les œufs meurette et les magrets de canard aux griottes comme personne dans le secteur. Beaucoup de monde pour se retrouver sous la vigne qui traverse la salle aménagée dans l’ancienne cour, résa plus que conseillée.GB Le Soufflot: 33, rue Soufflot, Irancy. Tél. 03-86-42-39-00. Tlj à midi sf lun. Menu Soufflot 14 € sf w-e ; sinon menus 19-27 €..

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L’Imprimerie

La Cabotte n’en fait qu’à sa tête Je vous raconte : on arrive, on était seuls. Midi, grand soleil, pas de terrasse, pas de maxi salades à deux balles. Accueil pro, mais personne en cuisine. Le temps de consulter le menu et la carte des vins (qui est une splendeur sélective en Bourgogne et Rhône septentrional, ailleurs moins), on voit surgir, en provenance d’on ne soit où, deux cuisiniers vêtus de gris qui se ressemblaient comme des frères. Ouh là, je me dis, ça craint. Eh bien, la suite nous prouva que non. En deux temps trois mouvements, ces jeunes gens nous ont envoyé quatre plats dignes en effet du macaron Michelin. Cuisine assemblée, certes, mais exacte, sapide, digeste, moderne. Terrine de pommes de terre au haddock fondante, astucieuse, bien relevée. Tarte aux légumes minute, daurade sur un jus d’herbe juste centrifugé, le reste tout aussi simple, presque facile mais intelligent et maîtrisé. Même le filet de poulet, ordinairement sans esprit, est cuit et assaisonné à la perfection, à la mode thaï. Fromages un peu chiches, exquis sorbet à la verveine et fruits rouges. Menu à 28€50. Après, c’est plus cher, mais pour de la vraie cuisine professionnelle. Pas de terrasse, certes, mais ici le soleil est dans la cuisine, le respect infini du métier ; choses qui resteront quand les terrasses seront pliées. Profitez en. La Cabotte : 24, Grande Rue, 21700 Nuits Saint Georges. Tél : 03-80-61-20-77. Tlj sf lun midi, sam midi et dim. Menus : 28,50 €, 39,50 € et 49,50 €.


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Cuisines et dépendances

L’auberge du Clos du Roy Quand j’étais étudiant, j’habitais la ZUP de Chenôve ; vous voyez le genre. Quand on avait envie de changer d’air, on allait au café du vieux village. Un survivant. Même pas un flipper, juste des vieux qui tapaient le carton. On buvait un blanc limé avant de revenir à la civilisation, ascenseur et centre commercial. Après, le café a fermé, vingt ans. Le voilà réouvert, dites donc. Philippe Poillot a voulu lui aussi changer d’air et de genre. Il a doublé son gastro péri-zonou de ce bistrot au concept strict : terroir et cocottes. Poillot est un solide technicien, il a bossé chez Thibert et chez Meneau : le pâté en croûte, la terrine de carpe, la quenelle de brochet, le poulet au vinaigre, la tarte du jour, ce n’est pas de la camelote. Et la soupe est offerte, systématique : un symbole. A midi, le menu est une aubaine (diantre, les beaux légumes), mais on prévient : il vaut mieux s’éviter le voyage si on veut pignocher. C’est du costaud, du reconstituant du délibérément rétro (quoique, tout de même, interprété), et pas servi dans des verres, non ; dans le faitout, direct. La came est pareillement intégriste : que les propriétaires de Marsannay, blanc, rosé, rouge. Ça permet de se redire comment ce village a progressé. Allez, soyez snobs, offrez vous un ptit air de guinguette au bord des rivières de béton. P.S. : Hommage à la Municipalité de Chenôve qui a initié cette affaire.

Le Clos du Roy

L’Auberge du clos du Roy : 2 place Anne Laprévote, 21300 Chenôve. Tél : 03.80.27.17.39 Ouv le midi du lun au sam et les ven-sam soirs. Menu 15 € le midi, carte 18-25 €.

Vauban capitule devant Briones qui oublie souvent son côté « gastro ». Le tout se fait dans une ambiance complètement baroque, en complet décalage avec tout ce qui se fait par ailleurs. Mais cette petite coquetterie de mobilier ne doit pas nous écarter de la cuisine, toute ouverte sur la salle. Et dans l’assiette, le décor s’efface justement pour nous proposer une cuisine délicate, parfois à basse température, parfois exotique. Les plats servis sont précis et fins, collant pile poil à l’intitulé : foie gras, fruits secs, chutney exotiques, réduction de jus de passion, saint-pierre snacké, choux fleurs, antésite… PL

Éric Briones, qu’on a connu aux Trois Ducs, à Daix, débarque dans le vieux Dijon avec l’envie de monter en gamme. Et il y a un créneau pour ce type de restaurants dans une capitale régionale

Au 3 Vauban : 3 rue Vauban, à Dijon. Tél. : 03-80-30-28-09. Tlj sf dim, mar soir et mer soir (et sam midi du 1er nov au 30 avr). Menu déj 21,50-25 € ; menusurprise 38,50 €. Menu-carte au dîner 37,50 € : menu « surprise du chef » 45 €.

L’Amarylis-Moulin De Martorey Indignement sous-évalué par une presse gastronomique qui n’enquête plus que par amateurs interposés, JeanPierre Gillot a fini par se tirer. On craignait pour le Moulin, bief rêveur posé à une minute de l’enfer autoroutier (sortie Chalon Sud). On est rassuré. On avait connu le nouveau chef, Cédric Burtin, à Sennecey le Grand. Sennecey-Chalon, ça doit bien faire vingt kilomètres, mais on peut dire que le garçon a fait son chemin. Quel saucier ! Quelle maîtrise en général. Comme Gillot, un classique de fond avec des audaces calculées ; un peu plus prudent, peut être. Mais j’aime mieux vous dire qu’après une campagne estivale assez éprouvante, scandée par les deuxièmes couteaux et les manifestations approximatives de l’impérialisme agroalimentaire, ça fait du bien de retrouver un vrai cuisinier, une cuisine juste, inflexible, profondément savoureuse. Ça redonne le moral, tout bonnement. Et le premier menu démontre que cette cuisine-là peut rester accessible (un omble chevalier de première bourre). Tiens, c’est ça qui est immoral : qu’une telle qualité se paye à peine plus que le tout venant polychrome directement transposé de Métro aux tables affairistes. D’autant que le service est vertueux lui aussi et la cave presque aussi belle qu’avant. L’Amaryllis : Chemin de Martorez, 71100 Saint-Rémy. Tél 03-85-48-12-98. www.lamaryllis.com Menus 37-58 €. Tlj sf dim soir, lun. Service 12h-14h30, 19h-21h45.

Koki 2 : l’aventure continue… à Chalon !

On l’attendait sur Dijon, mais cette ville n’attire manifestement pas Laurent Peugeot, qui a préféré ouvrir son second Koki cet automne sur Chalon. Après l’arrêt de « B comme Boko » place de la Lib, il faudra donc aller sur la presqu’île pour retrouver le concept malin lancé par le chef beaunois étoilé. Que du Boko produit à Beaune (marque déposée par la team LP, désignant des préparations culinaires conditionnées en bocaux : du frais, du sous-vide, ou du stérilisé) ; un espace de plein pied, idéal pour faire son (super)marché, on emporte ou on reste déguster au caveau ; ils ont poussé le vice du self au maximum (jusqu’au café, on s’en débrouille avec la capsule Nespresso) ; en boutiK on retrouve sinon les jus et confitures de chez Milliat, les couverts Cutipol, les thés Mariages, la charcuterie iberico bellota, les huiles espagnoles... Du bon, du pas cher, du rapide, de l’efficace! KOKI food&shop : 36 rue de Strasbourg, 71100 Chalon-sur-Saône. Tél : 03-85-92-34-07 Tlj sf dim de 11h à 15h et de 18h à 22h

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Petits moments de bonheur entre amis à l’AUTRE ENTRÉE … « les samedis concerts » Le lieu s’y prête… le caveau aménagé et la salle de restaurant, vous permettront de profiter pleinement d’une soirée musicale et gourmande… Petit moment convivial assuré dans une ambiance « cosy ». Profitez également de la superbe cour gothique chauffée, pour une pause plein-air entre fromage et dessert. Lancée depuis plusieurs mois, la formule séduit tous les publics. On bavarde, chuchotte, se dandine autour d’un verre ou d’un plat de 20 H au-delà de minuit. Le nouveau chef Vincent Bourdon, ancien second d’un étoilé célèbre vous propose sa carte BISTROT : - Formule à 15 » le midi et 20 » le soir Carte des vins digne de la région, avec un grand choix de vins au verre. N’oubliez-pas que vous êtes également à deux pas des Oenophiles (il suffit de traverser la cour intérieure), vous plongerez dans une autre ambiance, bien connue de tous les épicuriens dijonnais. À ne pas manquer tous les midis (du lundi au vendredi), le menu affaire : 25 » le midi (entrée, plat, dessert) ou 32 » avec deux verres de vin. L’Autre Entrée - 19 rue Berbisey - Dijon


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Cuisines et dépendances

Dans la série, « petites rencontres entre amis des bons produits »

SLOWFOOD : Cool, Hype, mais encore ? Au pays de Musset et de Carême, l’association ne badine pas avec la bouffe

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’automne sera slow. Un partenariat avec le festival Alimenterre, festival de films documentaires sur les désordres alimentaires mondiaux, qui se tiendra les jeudis à l’Eldo jusqu’au 15 novembre. Un « Terra Madre Day » le 10 décembre, manifestation internationale qui donnera lieu à Dijon à diverses animations autour de la cuisine sincère et des produits agricoles menacés. Sans oublier les activités pédagogiques ordinaires de l’association, tel fin octobre le célèbre et exemplaire Salone del Gusto de Turin à ce jour la plus passionnante, éducative et festive manifestation qui se fasse au monde autour de l’alimentation, de la production à la consommation. Ainsi va la vie de Slowfood. Une toute autre vision de la mondialisation, dans la conscience que tout se tient, la disparition d’une cressonnière locale et l’exploitation des ouvriers agricoles brésiliens ; la perte du blé ancien de la vallée de la Saône et les saloperies des lobbys alimentaires. Lentement, Slowfood gagne du terrain dans le monde entier. Partie de rien : le basta de deux-trois piémontais transfuges du PC italien, elle a gagné l’Europe, et maintenant, plus ou moins, 130 pays. En Italie, c’est une force concrète. En Californie aussi. Ailleurs moins, vu les faiblesses structurelles, mais ça avance tout seul parce que le besoin est réel, et le ras-le-bol de plus en plus clair. « On devient ce qu’on mange ». Raison de plus pour ne pas laisser transformer en gogos, au nom de l’universel et souverain pognon qui aspire ouvertement à nous faire avaler n’importe quoi. Il aurait pu se faire que Dijon organise le national salon du Goût. Ça ne s’est pas fait ; c’est la ville de Tours qui en profite. En tout cas cet automne nous a paru propice à une discussion avec la présidente de Slowfood Dijon, Laurence Fermont.

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JM : Slowfood, le titre, ça sonne bizarre, non ? LF : C’est un clin d’œil. Le fondateur, Carlo Petrini n’a pas bien supporté de voir un Mac Do s’installer au beau milieu de la Rome historique. Il fallait réagir. Il a donc lancé un mouvement anti fast food qu’il a tout logiquement intitulé Slowfood. La lenteur d’ailleurs, est une donnée qui nous paraît avoir du sens, celle des saisons par exemple. Nous militons pour les productions proches et saisonnières. JM : On lit dans votre charte, je résume, que vous voulez une nourriture bonne, propre et juste. Bonne, je vois. Propre, on saisit que ça a trait à la santé. Mais juste ? LF : Propre, ça veut dire aussi : morale. C’est aussi que la production doit respecter la nature, les lieux, les cycles. Nous appuyons par exemple la production bio, mais pas seulement les modes de production soucieuses de l’environnement. Nous nous préoccupons aussi du producteur, nous voulons qu’il puisse vivre de son travail. Ça, c’est un vrai sujet alors que les agriculteurs, les petits surtout, vivent de plus en plus difficilement de leur travail. Tout le monde le sait, mais ah ! C’est politique. Nous nous en occupons par le petit bout, peut être, mais concrètement. JM : Exemple ? LF : Nous participons, avec le soutien de la Région, au collectif « Bourgogne Action Citoyenne OGM ». Nous organisons des rencontres régulières avec les producteurs qui s’attachent à remettre au jour des produits, voire des graines, menacés, quoique bons, parce que pas forcément rentables. Dans l’Yonne le coco de chéu. Mes volailles de race ancienne près de Bligny sur Ouche. Des plantes aromatiques et médicinales à Baume la Roche. A l’échelle nationale, le porc noir de Bigorre qu’on retrouve dans les bons restaurants (et même à Métro, NDLR), il a vraiment failli disparaître. Comme notre seule cressonière, tout près d’ici.

JM : Et juste, alors ? LF : On y est ! Au fond, l’enjeur majeur de notre action, c’est la souveraineté alimentaire, qui doit aller de pair avec la biodiversité. Nous nous donnons quatre missions : repérer les producteurs locaux et les produits exceptionnels. Participer à l’événementiel local, comme ce fut le cas avec la BIAC 2007, comme ce sera le cas en novembre (du 6 au 9) dans le cadre du festival des saveurs d’automne, au Jardin des Sciences à Dijon. Travailler à la préservation de la biodiversité, en participant à la création du collectif « Urgence bio 21 », qui veut créer une ceinture maraîchère bio autour de Dijon. Il y a plein de clients pour ça. Et enfin, tout faire pour l’éducation du goût des plus jeunes. JM : C’est pas gagné. LF : Non, mais c’est fondamental. C’est la question de la Haute Qualité Alimentaire que défend Slowfood, en oeuvrant avec les structures de restauration collective, à commencer par les cantines scolaires. A Millau, à Bègles, c’est une affaire qui tourne. JM : Et à Dijon ? LF : On espère que ça se fera. Pour y aider, nous avons nous-même besoin de nous structurer. Slowfood Dijon, c’est une cinquantaine de personnes, mais comme pas mal d’associations, nous avons besoin de membres actifs, et de temps. JM : C’est un appel ? LF : Si vous voulez. C’est plutôt agréable comme travail, non ? JM:Absolument,etutile.Dernièrequestion: qu’est ce que c’est le coco de chéu ? LF : Un haricot. JM : Comme mot de la fin, on ne pouvait rêver mieux… Voici comment, partant d’un haricot, on se retrouve à faire de la politique ; ça peut mener loin, la simple attention à ce qui nous nourrit, à tous les sens du verbe. Bien plus loin en tout cas que le gadget pour bobos de pays riches qu’on pourrait voir en Slowfood.


Humeur de table

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Arrêtez vos salades La chronique du ronchon

Jean Maisonnave

à

y regarder d’un peu plus près et expériences faites, ce radieux Eldorado n’est peut-être pas lui-même exempt de nuages, même si les hautes pressions touristiques ont partiellement maintenu l’anticyclone en place. Certains professionnels ont souffert, pas toujours les moins bons. D’autres estiment que le gâteau n’étant pas extensible, la part de chacun sera moindre. En clair, le bassin de clientèle restant à peu près le même, vieille problématique des temps sans croissance, il faut guerroyer avec des armes qui n’ont pas toujours à faire avec la cuisine, sa justesse, sa sincérité, son nécessaire professionnalisme. L’emplacement prépondère, le fameux concept, l’apparence et surtout les tarifs. Et ça, c’est la porte ouverte aux faux-semblants, au nivellement par le bas. C’est la grande bataille autour des menus à douze euros et des plats du jour à huit ; à treize quatre-vingt tu meures, à onze tu te frottes les mains ; alors tu te démerdes, n’est-ce-pas, en rusant sur le produit, ou plus gravement, la

La crise, quelle crise ? J’arrive à Dijon et qu’est ce que je vois, des restos qui poussent partout. Une champignonnière. Des petits, des moins petits, des speeds, des lounges, des trendys et des terrasses un peu partout. Quand je pense que cette ville, il y a moins d’une décennie, offrait un visage certes historique mais à peu près aussi enjoué qu’un avis d’imposition... C’est bien simple, dès qu’un truc ferme au centre ville, tu peux être sûr d’y retrouver un resto ou une succursale de supermarché. On voit le progrès : à un moment, c’étaient des agences bancaires. Choses, le lecteur en conviendra, bien moins vivantes, sinon, au fond plus inquiétantes.

qualification. Tu peux ouvrir un resto avec une camionnette pour aller à Métro. Il est plus seyant d’avoir un décorateur à la page, un concept original, qu’un vrai cuisinier. Je n’ai pas le goût des noires prophéties ; la baisse des prix c’est extra, une déco qui claque aussi. Mais, pour faire symbole, j’en ai aussi ma claque de ces salades mal assaisonnées, surmontées de n’importe quoi qui fasse spectacle et repas, qui laissent des marges confortables et la sensation irritante de tomber dans la rumination indifférenciée. J’exagère ? Oui, parce que j’aime la salade ; parce que je parle là, ni plus, ni moins, sans aucunement invoquer la dite gastronomie, de l’avenir de la cuisine française et parce que je sais bien qui sortira vainqueur de la bataille : la confuse banalité et l’industrie agroalimentaire. Pas cool, ça. C’est un autre genre de salade qui, début soixante dix, représenta la rupture avec la vieille cuisine : la salade folle de Michel Guérard ;

iconoclaste, mille fois copiée, et très méditée. Rien à voir avec les brouteries cumulatives. Ultime histoire de la salade. J’habite un quartier excentré, plutôt agréable mais pas bien vivant. Des pavillons à jardinets, surtout. Et là au milieu, inexplicables, précieux et collés, un boucher et un maraîcher. On y va parfois. Pas assez. Le boucher aime bien la viande, on discute onglet et pied de cochon. Le maraîcher aime les produits de proximité. Il reçoit ses salades de la plaine, des patates, des œufs aussi, le miel. Rien d’extraordinaire à ça ? Essayez de trouver l’équivalent au centre. Carrefour et Casino réinvestissent le marché, c’est le nouveau terrain de jeu. Vous avez constaté. C’est pratique. Allez y discuter les mérites comparés de l’onglet et de la hampe, de la sirtéma et de la charlotte, de la chicorée et de la feuille de chêne, vous comprendrez. Ce n’est pas le commerce qui revient au centre, c’est la marchandise. Pas pareil… ▀ Jean Maisonnave

« Les petits poissons se mettent à table ! » Confier ses pieds à des poissons, ça peut paraître étrange comme idée. Et pourtant l’exercice est réel et très simple : plonger ses pieds dans un bassin et attendre… Attendre que les 500 insatiables Garra Rufa fassent leur travail : vous débarrasser de vos peaux mortes. Comment ? Soyez rassurés, pas avec leurs dents ! Ce petit poisson qui mesure seulement entre 3 et 5 cm se contente d’aspirer les cellules épithéliales mortes. En outre, comme remerciement à ce maigre butin, il dépose une précieuse enzyme qui ralentit le processus de repousse. Un vrai poisson-docteur qui guérit depuis des siècles psoriasis et eczéma. A faire seule ou avec une amie, cette expérience est inédite et absolument relaxante. Fish Pédicure : 35€ - et vernis : 40€ - et massage : 49€ - et massage + vernis : 53€

Fish and Spa - L’Onglerie 9 Place Emile Zola - Dijon Tél. 03 80 30 68 44

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On a testé pour vous

04 Texte : J. Maisonnave Photo : DR

C’est MEUHHHHH... GNON tout plein

12 Beurres Doux Pas tous à côté de la plaquette... L

es Français sont les plus grands consommateurs de beurre en Europe. C’est assez logique. Tout comme est logique le classement des derniers, l’Italie et l’Espagne. Il ne faudrait pas croire pour autant que c’est un phénomène récent. Au Moyen Age, la cuisine au beurre était nommée « cuisine de flamands », autant dire : de barbares. C’est que le beurre nous était arrivé, si j’ose dire, sur l’aile des envahisseurs, ce qui en faisait un produit barbare, mal vu, pas du tout distingué. Ce n’est qu’au XIXème siècle que le beurre a fini par devenir l’attribut de la cuisine bourgeoise, quand ces gens là, pour avoir su faire leur beurre et gérer l’argent l’icelui, devinrent une réelle puissance économique. Cuisine au beurre donc, par opposition à la cuisine à l’huile, jugée peu élégante, voire métèque. A ce moment de l’histoire, le beurre provenait de Bretagne et de Normandie, ce n’est qu’un peu plus tard, que les Charentes et l’Est en furent investi, à la faveur, partiellement, de la déforestation. A ce moment de l’histoire, la nôtre, le beurre stagne, comme la consommation de tous les autres corps gras, à l’exception notable de l’huile d’olive. Pourtant le beurre est moins gras et pas beaucoup plus nocif, si on le mange cru. Et puis c’est tout de même une des excellentes choses qu’on doit au génie de l’homme. D’où ce banc d’essai, très partiel. Il y en aura d’autres, car nous nous devons de défendre, par-delà le beurre, la filière agricole ainsi que la laitière, son petit pot crémeux et sa motte ivoirine, au délicieux parfum de noisette.

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Lire l’étiquette Quelle que soit la présentation, plaquettes, rouleaux, mottes, beurriers…, la réglementation permet au consommateur de savoir ce qu’il achète. Il suffit de bien lire l’étiquette. Laquelle doit obligatoirement indiquer le nom et l’adresse du fabricant (ou du vendeur, parfois c’est le même) et le pays d’origine. S’il s’agit d’un beurre d’appellation contrôlée (AOC) cela doit figurer. La mention « beurre cru » n’est pas obligatoire, mais la mention « beurre fermier » l’indique généralement. La mention « beurre allégé » implique de 65 % à 41 % de matière grasse. En dessous, il s’agit « d’une spécialité laitière », rien à voir, on y trouvera des matières grasses. Outre le « beurre cru », très minoritaire, on trouvera du « beurre fin » ou du « beurre extra-fin », le plus visité. « Beurre cru » : la crème n’a subi aucun traitement thermique, d’où une saveur plus « naturelle », mais également une moindre conservation. Le « beurre extra-fin » est fabriqué à partir d’une crème pasteurisée, qui n’a été ni congelée, ni surgelée, alors que le dit « beurre fin » (c’est rarement indiqué) a droit à 30 %, ou moins, de crème surgelée. C’est plutôt un beurre pour l’agroalimentaire, comme les beurres dits concentrés. Pour les amateurs, rappelons que le beurre fait 82 % de matière grasse, ce qui est plus que la crème mais moins que les huiles. Il est aussi plein de vitamines A. Mais alors, j’insiste, il ne faut surtout pas le cuire, juste au besoin le fondre. Le beurre noir de nos grand-mères, c’est juste de l’assassinat.


on a testé pour vous

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Jurés

1 - Valérie Grandet, L’Atelier des Chefs 2 - Sophie Greenbaum, Fromagerie au Gas Normand 3 - Jean-Pierrre Gabriel, Slowfood 4 - Olivier Gaugry, Fromager – Fromagerie Gaugry 5 - Jean Maisonnave Critique gastronomique 

Le protocole

La fraîcheur étant décisive en la matière, les échantillons ont été achetés à peu près simultanément, transportés en sacs isothermes, placés au réfrigérateur et libérés une demi-heure avant la dégustation, afin d’être testés à la même température. Ont été exclus les beurres en motte et les présentations singulières, pour cause d’anonymat. Uniquement les plaquettes de 250 g, nues et numérotées de 1 à 12. La dégustation a eu lieu le mardi 31 août à l’Atelier des Chefs, rue Jean-Jacques Rousseau. Après discussion, les coefficients retenus ont été les suivants : aspect visuel à la coupe = 5 - olfaction = 5 - dégustation = 10. Dégustation à l’aveugle et silencieuse, à « cru », puis avec le même pain. Nous avons finalement choisi cette fois de ne déguster que des beurres doux, pasteurisés ou non, fermiers ou crémiers. Nous reviendrons une autre fois sur les beurres salés et mi-salés.

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Conclusions :

D’emblée, une chose apparaît : les beurres pasteurisés sont devant, les beurres fermiers derrière. Etonnant ? pas trop. Je persiste à penser que certains beurres fermiers sont inégalables, mais il faut les consommer frais. Sur les beurres fermiers ici présents, un seul comportait une date de péremption. Les beurres fermiers sont aussi plus typés, apparemment ça n’a pas trop plu à nos jurés. Les beurres AOC arrivent en tête : normal. Mais ce sont aussi les plus chers. Les deux Isigny, d’après le code, sortent de la même coopérative. Ils ne reçoivent pas les mêmes notes. Vu les dates, il s’agit de deux lots différents : pas les mêmes laits. La traditionnelle surprise : au deuxième rang, le moins cher, provenance discount. On n’a mis qu’un « discount » cette fois-ci, car les marques varient trop. Ici il s’agit semble-t’il d’un beurre auvergnat. J’ai toujours dit que les auvergnats étaient balaises en beurres, fromages, couteaux et parapluies. Nous n’indiquons pas la marque du beurre fermier acheté au marché de Beaune. L’échantillon a subi une grosse déformation au transport, accident. Mais on vérifiera. Le beurre bio, unique échantillon, s’en sort pas mal, mais on attendait mieux. C’est un beurre laitier issu de Loire Atlantique, en fait. Le beurre breton s’en sort mal, ça c’est une vraie déception, pour la « patrie » du beurre. En revanche, celui-là est peu coûteux.

Provenance

Prix/250 g

Commentaires

Note/100

GRAND FERMAGE AOC - Charentes Poitou

CORA Chenôve

1 € 63

Bel aspect, finesse à la dégustation, mais pénalisé par une olfaction très neutre. Peu de personnalité.

47,5

Coopérative fromagère Tourmont – 39

Maison BENOIT Marché - Dijon

2 € 10

Très jaune, plusieurs jurés soupçonnent la présence de carotène. Nez volatile, saveur puissante, déplaisante pour plusieurs : paille, vache.

44

Ferme de Ligny

Marché Dijon

1 € 90

Couleur jaune, nez fermier, presque oxydé, saveur de même. Sauf pour un juré qui le classe en tête !

42,5

Beurre moulé Extra-fin Marque Distributeur

CASINO Dijon

1 € 86

Texture nette dense, ivoire. Peu de caractère, mais grande fraîcheur lactée, au nez comme au goût. Légèrement herbacé.

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SUPER U Arc sur Tille

1 € 52

Un juré fustige la fadeur, la plupart salue un produit consensuel, sans personnalité mais sans défaut et une belle texture à la coupe. Le nez est faible.

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5

PRESIDENT « Gastronomique » Beurre Fermier BELLE FRANCE AOC - Beurre d’Isigny de Baratte PATURAGES Biologique (AB) Beurre de Bretagne Marque Distributeur Beurre ECHIRÉ AOC - Charentes Poitou CHAMBRÉ Extra-Fin Beurre d’Isigny AOP - Marque Distributeur

Marché Beaune

2 € 50

Très typé fermier, partage les jurés.Texture peu homogène, poches humides, nez et goût puissants, manque d’élégance, « beurre à défaut » indiquent plusieurs.

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COLRUYT Nuits-Saint- Georges

1 € 84

« Présentation prétentieuse » note un juré (type moule en bois). Le reste est bien jugé par tout le monde, mais un nez légèrement oxydé abaisse la note d’ensemble.

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INTERMARCHÉ

1 € 89

Texture friable et cassante, belle couleur. Odeur très lactée, crémeuse. Saveur d’agréable douceur, crème fraîche.

62

CARREFOUR Dijon

1 € 30

Blanc, texture friable, fragile à la coupe. Olfaction faible, comme fermée. Saveur fraîche, sans grand caractère, passe partout.

52

Crèmerie HESS Beaune

2 € 80

Onctuosité et souplesse, couleur ivoire clair ; le produit divise les jurés, trop discret, voire fade pour les uns, élégant, fin et long pour les autres. Deux le classent en tête.

63,5

ALDI Dijon CASINO DELICE Dijon

1 € 29 1 € 85

Beau produit à l’œil, très lisse et homogène à la coupe. Fraîcheur lactée et noisette. Peu de reliefs, mais bien classé par tous. Aspect homogène. Ductile et serré. Très poli. Parfum léger mais frais et floral. Belle finesse en bouche.

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Texte : Patrick Lebas Photo : DR

Vin

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In Vino Veritas La Grange

Dégustation

Morgon 2008, Julien Sunier

Avec le thème de ce Bing Bang automnal, il nous fallait un vin spécial. Une cuvée capable de nous rappeler de bons souvenirs, de rappeler à notre vieille mémoire des images d’antan. On s’imagine alors sous les tonnelles, à l’époque où l’on sirotait des grandes gorgées de blancs, des déjeuners de famille où l’oncle avait très certainement débuté avant tout le monde. Ou mieux, lorsqu’un Jean Carmet nous narrait ces repas interminables avec quelques grands noms du cinéma, des beuveries d’un autre temps … Brassens, Villeret, Depardieu, Dewaere, Marielle, Arditi… et autre Pierre Dac. Ces grands bonhommes, tous hédonistes, adeptes du « qui n’aime pas le blanc n’aime pas les gens » s’en donnaient à cœur joie pour déboucher une bonne petite bouteille. Dans le jargon, on l’appelle la cuvée des copains. Oh, c’est rarement le canon du siècle. Une de ces petites cuvées loin des paillettes des grands terroirs, sur le fruit, comme on dit dans le milieu. Il y a en toile de fond, cette belle idée que la France produit aussi des super petits vins. Des vins d’Anjou, du Languedoc, du Beaujolais, capitale des vins sans prétention. Morgon, voilà une jolie appellation, l’un des dix crus d’une région qui peut s’enorgueillir de tenir en 2009 l’un de ses plus grands millésimes. Julien Sunier n’est pas du cru, il est Dijonnais. Parti tenter l’aventure dans un vignoble où les prix sont plus accessibles, le jeune viticulteur s’occupe depuis 2008 de ses trois hectares et de ses trois appellations (Morgon Beaujolais village et Fleurie) en suivant une conduite 100% naturelle. Tout en biodynamie, les vins ne sont pas levurés et très peu sulfités… le résultat surprend, déstabilise parfois, mais le vin est bon, et si d’aventure les copains sont partants, le Morgon n’est pas cher, on en reprend ! Plus d’infos au domaine, À Avenas. Tél. : 04 74 69 91 74. En vente 9 euros sur grandsbourgognes.com

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Julien Sunier

Côté vignes, un amour de resto La Grange, à Rully

C’est un petit paradis sauvé non pas des eaux mais de l’oubli par un petit jeune qui n’en veut. La Grange est un projet un peu fou, mélange de vieux et de neuf, de subtil et de terroir. Ambiance vieilles pierres et déco soignée, chic même, dans un des villages les plus charmants de notre coin. Rully, en côte chalonnaise, se trouve pile entre chalon et Beaune. Ludovic Briday, qui sort d’un trois macarons, a trouvé son concept. Il associe jeunesse et tradition dans une assiette qui se tient bien. C’est frais et fin, joli, inspiré et vraiment pas trop chère pour le type de cuisine proposée (un exemple au hasard : un filet de daurade royale à la cannelle sur risotto aux girolles et écume de champignons). De 27 à 45 euros les menus, 20 euros pour celui du jour (avec un verre de vin). La Grange, 7 rue Saint-Laurent à Rully (71). Tél. 03 85 91 21 37 ou restaurant-lagrange.com

Lebas blesse coming-out En regardant le JT de TF1, la vérité m’a explosé à la figure comme une canette de bière trop chaude qu’on se serait empressé d’ouvrir après une journée laborieuse. C’est la faute à Laurence Ferrari. J’ai d’ailleurs failli avec mon porc resté en travers. Fichtre, la présentatrice y va fort au moment de pousser le bout de gras du soir. C’est d’ordinaire l’heure où les grands travailleurs ont fini leur journée et goûtent au plaisir immodéré d’une bière, fraîche cette fois. Laurence, toute pimpante la fourbe, vient alors nous gâcher la fête avec un sujet qui fâche : l’alcoolisme chez les femmes, des cadres même. Comme le suggère le superbe sujet de TF1, la femme cadre boit ! Avec ce commentaire d’une alcoolique mondaine bien dans ses talons aiguilles mais nettement moins bien à l’écran. Il faut dire que la prod’ la « floute » sévèrement, comme pour exacerber la gravité de la situation. Visage caché,

la dame nous octroie un mémorable : « Oui mais euh quand même, nous sommes cadres, nous avons de sacrés responsabilités (…) C’est vachement dur la vie de cadre… alors du coup, le soir, on se bourre la gueule ! ». Bon certes, la retranscription n’est pas complètement exacte mais le sens est là… Remarquez, au moins avec ce genre de reportage, on est moins embarrassé par le côté tragique de la situation. Qu’importe, Laurence tient là son sujet poignant. Chez TF1, ils appellent ça des enquêtes. À 20h12, la blonde nous renvoie dans nos 22 mètres avec cette insupportable et dramatique réalité. Attention à trois on culpabilise : 1, 2, 3… mesdames, messieurs, l’heure est grave : la France boit ! Car oui, il y a la France de Nicolas , celle qui travaille dur mais il y a aussi la France de Laurence, celle qui boit. Alors moi, en regardant le 20 heures, je me suis dit qu’il ne fallait plus que je me voile la face. Je profite de ces colonnes pour faire mon coming-out. Je suis, disons-le franchement, vinolique ou tout du moins apérolique. Mais ça Laurence, elle connaît pas encore… la fourbe !


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C’ dans l’art

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Texte : Françoise Perrichet Photo : DR

© faux amis&Lionel Pralus, Détours, 2009

© faux amis&Hortense Vinet, Votre vie est douce et belle, 2009

© faux amis&Lucie Pastureau, Le Grand Saut, 2008

Vous avez un message, ne quittez pas I

nvité en résidence par le musée des Beaux Arts de Dijon, Simon Morley présente son travail jusqu’au 3 janvier et ceux qui n’y sont pas déjà allés ont intérêt à s’y précipiter. Inspiré par les phylactères, ces morceaux de parchemin porteurs de textes dans les peintures religieuses des XIVe et XVe, Simon plonge le visiteur dans un voyage initiatique, au cœur d’un dialogue entre le passé et le contemporain. Il le dit lui-même : “Je voulais engager un dialogue avec ces phylactères, messages qui viennent d’ailleurs, d’en haut et en même temps garder un contact avec la vie quotidienne et la messagerie des appareils plus modernes téléphone, internet… Un voyage un peu spirituel entre ces deux extrêmes.” Du spirituel, il y en a ! 124 noms d’hommes et de femmes, prophètes qui ont marqué l’histoire de l’humanité sur un gigantissime parchemin déroulé au milieu de la grande pièce, un “mobile” composé de sept banderoles portant chacune une des lettres composant le mot “Silence”, une vidéo comme une fenêtre sur l’infini, cinq pièces à découvrir pendant la visite du musée. L’avantage de cet échange entre le passé et le présent est le regard neuf que porte le visiteur sur les retables et tableaux de chevet du musée. Il s’amuse à les lire et les chercher dans d’autres pièces. “Dans mon travail artistique, je cherche à réanimer le passé dans l’espace du présent. Je travaille la plupart du temps avec le texte”. S’il y a un fil, il est plutôt aérien celui qui relie les œuvres de Simon Morley à celles des peintures du Moyen Age et l’artiste en joue. Ses vidéos sont

légères, presque irréelles. Il accroche des immenses banderoles si haut qu’on les dirait venues du ciel. C’est un engagement à la fois fort et poétique qui nous est servi là. “J’essaie de maintenir un équilibre entre la forme et le contenu conceptuel, en espérant donner au spectateur un réel plaisir visuel en même temps qu’une stimulation intellectuelle.” MESSAGERIE, de Simon Morley Musée des Beaux Arts de Dijon, jusqu’au 3 janvier 2011

J-Ph. Jarlaud

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C dans l’art

Exposition entre Faux Amis

L

ucie Pastureau, Lionel Pralus et Hortense Vinet se sont rencontrés à l‘école, pas n’importe laquelle, celle des Arts Décoratifs de Paris. 2008, diplôme en poche ils créent le collectif Faux Amis ,par affinité personnelle et parce que leurs préoccupations étaient assez proches. Leur terrain de jeux favoris : la photographie, la vidéo et les installations. “Nous avons pris l’habitude de travailler côte à côte à l’école et cela s’est fait de façon très naturelle. Les projets collectifs créent d’emblée une énergie nouvelle, un foisonnement d’idées et une approche plus complète, qui est la somme de points de vue. On ne veut pas s’enfermer dans une seule vision, mais dans une création en perpétuel renouvellement.” Très jeunes, mais déjà très talentueux, ces trois artistes, au sein du collectif s’intéressent à la cellule familiale et ses problématiques, l’identité, le rapport au territoire. S’ensuit une collecte intime d’images, de mots. Puis, usant de ces éléments comme de matériaux bruts, le

collectif les interprète et les relit avec pour fil conducteur le désir de fiction. Ici plusieurs projets photographiques, juxtaposant des récits autour de l’enfance et de l’individu. Les œuvres de chacun se font écho et se répondent dans un jeu autour du stéréotype et des genres (la carte postale, la photographie de famille). J’aime l’ordinaire, le familier, car c’est là que l’extraordinaire surgit avec le plus de force. Le travail de la photographie ou du texte, pour moi, c’est toujours une histoire de distance : par rapport au sujet, par rapport au réel. Lucie Pastureau J’aime à voir la photographie comme un dialogue avec ce qui m’entoure et ceux qui voient mon travail. Le rapport à l’intimité, à ma propre intimité, est une chose qui revient souvent, mais que je considère comme une ouverture à l’autre. J’aime à être discret. Lionel Pralus GALERIE NÜ KÖZA, 18 rue Charlie Chaplin, Dijon Du 29 octobre au 18 novembre

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Le chiffre du mois :

21000 Il a suffit que le maire dise : « ça m’énerve ! On connaît plus les artistes renommés dijonnais à l’extérieur voire à l’international qu’ici, faites quelque chose ! » Branle-bas de combat, tous les acteurs culturels, les lieux mobilisés et HOP ! Tel l’acteur célèbre et sa fameuse dalle, tout colle, tout ronronne. Le parcours se dessine pour le plus grand bonheur des amateurs d’art. 21000, exposition urbaine art & design est née. Vingt-cinq artistes qui ont en commun d’avoir étudié ou travaillé à Dijon, jalonnent la ville de leurs créations souvent surprenantes. Un dépliant-plan très graphique accompagne l’exposition. Les dijonnais vont-ils enfin reconnaître à Dijon sa place dans la création contemporaine ? Il faut y croire. Un seul bémol, c’est trop court… On nous parle d’une première édition, vivement la deuxième. Monsieur le Maire, j’aime bien vos caprices. 21000 jusqu’à fin octobre, quelque fois plus…

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Moriarty - Festival Genériq

Amicalement votre : l’émotion du direct ! U

n titre hommage à Tony Curtis, qui nous a quitté au moment de la préparation de ce numéro. Mais c’est à un autre feuilleton que je pense, en fait (« Le Prisonnier », version 2010), en écrivant ces lignes sur mon ordi : comment ruser en effet pour arriver à sortir discrètement sans que l’écran qui nous surveille (paranoïa pas morte !) se mette à élever la voix s’il nous voit faire mine de l’éteindre entre 19h30 et 20 heures ? Ecran de l’ordi plus qu’écran télé géant, car on passe plus de temps scotché devant le premier, même les jours où on aimerait bien ne pas travailler si tard. Sans parler de tous ceux et celles qui ont une vie bien remplie grâce à leurs centaines d’amis via Facebook et autres sites de rencontres et n’ont plus le temps d’aller voir ailleurs si ce qui se passe côté scène est plus « vivant ». C’est dur, votre écran arrive toujours à vous filer une info angoissante, un email à répondre d’urgence ou un travail à terminer pour vous inciter à rester at home. Mais stress ou pas, ne comptez pas vous débarrasser de nous en nous envoyant faire un détour par les bars louches (ou lounge, comme on dit aujourd’hui !) de la ville. Pas question d’imiter nos confrères parisiens et de prendre une poudre qui n’a rien d’escampette : l’émotion du direct, en salle, rien de tel pour nous (pour vous) doper… Pour tenir le coup, on vous a donc dégoté quelques petites sorties à faire entre amis, en dehors même des grands rendez-vous que le Zénith ou l’Auditorium vous ont fixés depuis belle lurette. Tout le monde sait que le Zénith a fêté ses cinq ans avec Santana (dans la grande série : le retour

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des morts vivants) et l’Auditorium commencé une saison en beauté avec Madama Butterfly. Plutôt que de parler des décors et de la mise en scène, « sublimes, selon Bridget P », d’autres ont préféré me rapporter, sur le ton de la confidence : « le maire a beaucoup aimé », ce qui aujourd’hui vaut toutes les critiques publiées dans le Bien Public. Il n’y avait pas beaucoup de monde par contre pour découvrir l’orchestre Dijon-Bourgogne lors d’une mémorable soirée, riche d’émotions, autour de Malhler et Bernstein. Evidemment, c’était un soir de grêve, fallait se remettre de ses émotions, les politiques étaient absents, et le pauvre Rodolphe Segay, qui avait quitté son resto Carte Blanche, en face, pour nourrir et abreuver les mélomanes à l’entracte, devait se dire qu’il avait eu une drôle d’idée de vouloir tenir la buvette. Il compensera ses pertes quand un chorégraphe célèbre venu de Belgique ou un superbe Opéra créé cet automne à Lille attirera de nouveau les foules, toujours persuadées (parfois non sans raison) que ce qui se fait ailleurs est meilleur… Le Dijonnais a l’âme méfiante, il a besoin d’être conforté dans ses choix par une reconnaissance nationale voire mondiale. Avec Orlando, qui nous arrive d’Angleterre via Lille, il va être servi sur un plateau… d’exception. On a de plus en plus d’artistes qui passent par Dijon et s’arrêtent quelques temps en allant vers Lyon, le midi, le soleil, c’est normal, il n’y a plus de saison, mais les migrations continuent. ▀ Gérard Bouchu


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Fallait pas les inviter ! Madame, vous en avez marre des dîners convenus et des convives qui se regardent en chien de faïence ? Emmanuel Collin et Matthieu Denis peuvent sauver vos soirées. Ces deux comédiens, créateurs de la compagnie de Pernand, vont à la rencontre de ceux qui ne vont pas forcément au théâtre. Ils ont écrit et monté un spectacle, Dialogue de sourds, montage de textes humoristiques bien à eux. Ils prennent leur scène sous le bras et vont là ou on les invite : ils jouent aussi bien devant trois cents personnes que dans votre salon. Si vous les avez manqué les 23 et 24 octobre pour le festival de théâtre, musique et vins, qui va mettre le feu à Pernand-Vergelesses, autres représentations déjà prévues le 29 octobre à Volnay et le 5 novembre à Chaudenay. Le spectacle est adaptable, possèdant une version minimaliste pour petites fêtes entre amis : ça commence doucement, les deux énergumènes s’intègrent aux convives ou aux serveurs. Vous êtes déjà assuré(e) d’un apéro original et décalé. Petit à petit vos invités réagissent (ou alors, vous avez trop forcé sur les boissons). Lorsque vous faites passer tout le monde à table, les comédiens rentrent alors dans le texte, et dans le jeu théâtral, entre deux plats… Là commence une critique drolatique de nos attitudes et habitudes, une galerie de caractères : des imbéciles, des m’as-tu-vu, des assassins… Si vous voyez pâlir certains de vos convives, relisez le titre ! ▀ Bridget P Compagnie de Pernand : 16, rue de Pralot, 21420 PernandVergelesses. Tél : 06 63 62 66 07.

Les deux inévitables ! Compagnie de Pernand

Les Off de Novosonic Les concerts intimes comme les énormes DumDum Club, on vous l’a déjà narré dans un précédent Bing Bang (si vous ne gardez pas la version papier, tant pis pour vous, mais il y a toujours le site internet !) l’équipe de Sabotage sait tout faire. Dans le cadre du septième festival Novosonic, ils se chargent de mini-soirées, temps musicaux conviviaux en dehors des grosses salles. Découvrez ces formules courtes et les groupes qui vont avec :

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Dans la série Petite conversation entre (bons) amis

Fred Jumel et Christian Allex : En attendant (le) GénériQ

Au départ on voulait faire un festival de proximité, une programmation un peu nomade, circulaire avec un même plateau, des petites formes sur Dijon et Mulhouse ; proposer des formes autres que de la musique, une grande liberté, un festival détente, découverte. Partir sur des niches artistiques, de parfaits inconnus, après… coup de bol, certains ont explosé peu avant le festival comme Sébastien Tellier, Charlie Winston. Sortir des murs, des grosses scènes, de gros formats… On sort de la logique des tournées, les groupes ne viennent que pour GénériQ. On propose aux artistes 3 ou 4 dates sur une période très courte avec différents lieux, des appartements, des bibliothèques, des crèches… avec par exemple des concerts sandwiches où l’atmosphère est détendue et croquer goulûment dans son jambon beurre est tout à fait autorisé ! Mélanger les cartes. Le principe de GénériQ, c’est qu’il n’y a pas de format défini et définitif. D’une année sur l’autre on le recompose en fonction des envies. L’idée c’est de se faire plaisir et de tester des nouvelles choses. 5 producteurs : 5 personnalités, chacun apporte ses idées, l’offre est beaucoup plus diverse. On va réessayer une nouvelle combinaison cette années et surtout on va mélanger les cartes. Les 4 artistes que vous verrez à Dijon ne seront pas ensemble à Besançon ni dans le même genre de salle. C’est un sacré bazar à monter mais c’est une excitation humaine terrible. Après février on a envie de tester le mois de décembre parce que c’est la période des fêtes, les gens sont plus joyeux, la ville est illuminée et gaie. C’est un test, ça peut changer. Cette année on a vraiment envie d’une déambulation du public dans des petits lieux au centre-ville. Les gens pourront se promener et s’arrêter au hasard des rencontres. Rien n’est arrêté, tout bouge encore. La difficulté est de sonoriser et aménager ces lieux éphémères et aussi de persuader les artistes de laisser tomber tout leur côté « show lumière » pour jouer plus intimement devant un public réduit. C’est super stressant pour certains de “voir” les yeux de 80 personnes qui vous fixent. Des mois de négociation pour les faire venir dans un bistrot ou dans une cave, dans des conditions plus intimes. Maman, c’est Noël On n’a pas envie de faire un festival qui se regarde les pompes, faut que ça aille à l’énergie. Même en appartement on voudrait déranger un peu, peut-être avec des one-man-show, Thomas VDV, l’Oiseau bleu ou la compagnie Sursaut. Mais si un spectacle de danse venait dans un tout petit lieu, ça nous chaufferait bien ! Et puis il y a le spectacle pour les gamins, à chaque fois une bonne surprise. Des noms, des noms ! Nan, j’dis pas les noms tout de suite… Si, Elektisk Gønner et ses facéties pop et électroniques, Bastien Lallemant et c’est Moriarty qui jouera cette année pour les enfants à Dijon. Teenage Bad Girl, nouvelle vague electro française au Hit club. The Shoes et leur electro-pop, dansante et élégante. Pour les fans de hip hop et de retrogaming : as Racist. Jamaica et sa french pop 2.0.▀ Génériq revient ! Du 13 au 19 décembre - www.generiq-festival.com

Beach Fossils / 28 octobre / showcase Fnac Romeo & Sarah / 29 octobre / showcase Fnac Hit by Moscow / 30 octobre / Le Consortium Troy von Balthazar / 31 octobre / Péniche Cancale Résa : 09 52 15 51 18 - delphine.sabotage@gmail.com

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agenda éclectique

Les Rencontres à chaud...

Un peu de Vapeur Ce n’est pas qu’on vous prévoit une saison rigoureuse ni des chutes à vélo, c’est juste de chaleur humaine dont on parle ici. Juste après certaines représentations au Théâtre Dijon-Bourgogne, public et acteurs se rencontrent, se mélangent et échangent leurs impressions. …et Sorties de cadre Au Musée des Beaux-Arts de Dijon, visites commentées en écho aux spectacles. C’est nouveau, encore une sortie dont on ressort moins bête. Il est trop fort, ce Chattot !

Retrouvez aussi François Chattot ce mois-ci dans le dvd d’Adèle Blanc-Sec !

Le 6 novembre à 14h30 : scènes galantes et sentiment amoureux au XVIIIe siècle en écho au spectacle Les Acteurs de bonne foi de Marivaux -3à6€ Réservation au TDB, Tél 03 80 30 12 12

Les concerts du Pesm : à vos souhaits ! Apres une première saison très réussie, le Pole d’Enseignement Supérieur de la Musique en Bourgogne (PESM) renouvelle sa proposition de concerts de midi. Une fois par mois le jeudi, remplacez votre éternel déjeuner entre « collègues » par une pause musicale. D’abord vous faites des économies, ensuite c’est BEAU ! Rdv à 12h15 les 25 novembre, 16 décembre, 27 janvier, 24 février, 24 mars, 14 avril, 19 mai et 23 juin, salle de l’Académie, rue de l’Ecole de Droit, Dijon. contact@pesm-bourgogne.fr Tél : 03 80 58 98 90

Soirées Filles Les soirées filles à l’Olympia, c’est pour les vraies filles, celles qui se maquillent, qui gloussent et s’esclaffent. Et oui, ça ne se prend pas au sérieux une soirée filles, c’est tout en décontraction (on n’a pas dit en finesse), un film de filles (pas intello pour deux sous), un cocktail de filles, des animations et une tombola avec des cadeaux de filles. Cinq fois par an, rendez-vous dans le hall de l’Olympia à la découverte de boutiques, parfumeurs ou salons dijonnais venus pour l’occasion nous dispenser leurs conseils avisés sur notre bienêtre, la tenue de nos cheveux, les couleurs qui nous vont au teint. Un verre à la main, on croise les autres grappes de copines sourires aux lèvres. Pour à peine plus cher qu’une place ordinaire, invitez vos amies à cette girl’s party ! ▀ Bridget P Prochain rdv le 9 décembre - 19.30 « Bébé mode d’emploi » avec Katherine Heigel – Cinéma Olympia

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Savez pas quoi faire samedi soir ? Allez vous dégourdir les gambettes à peu de frais (sauf si vous êtes un boit-sans-soif) lors des soirées endiablées de La Vapeur. Quelques dates : 30 octobre : PopCorn Party vol.13 Légendaire soirée dijonnaise, la popcorn party c’est le déhanchement frénétique assuré sur un dancefloor chaud-bouillant ! 13 novembre : Coco Loco Party Une soirée mix aux rythmes ensoleillés, salsa, mambo, merengue samba. Parfait pour ne pas oublier trop vite l’été... 16 novembre : Jam Session Scène ouverte à La Vapeur. Du jazz au rock en passant par le funk ou le blues, un seul credo : s’inviter, partager et «taper le bœuf» ! Réservation : www.lavapeur.com

Les guignols de l’impro : petits mots entre amis Si ce soir, plutôt que de faire une soirée classique entre amis, on improvisait ? Alors envie d’aventure, d’inattendu ? Nous avons la solution : un spectacle d’improvisation théâtrale. Beaucoup en ont entendu parler mais sans forcément oser franchir le pas. L’impro, c’est une aventure, mais avant tout un spectacle. Son originalité vient du spectateur car aux grés de ses humeurs, c’est lui qui va décider de sa soirée en donnant aux comédiens des mots qui seront utilisés pour créer une scénette ! Le public devient alors la source d’inspiration des acteurs et l’aventure peut commencer ! Personne ne sait quel sera le thème de sa soirée et celle-ci restera à jamais unique puisque, une fois les mots du public tirés au sort, l’inspiration vient au fil de la construction du scénario. Mais ne croyez pas que tout est improvisé ! Les acteurs, pour offrir une performance de qualité, doivent à la fois s’entraîner continuellement, posséder une culture solide, être réactifs et surtout attentifs à leurs partenaires de scène. N’oublions pas que la pièce se construit sous les yeux du public et qu’elle doit raconter une histoire, certes drôle, mais cohérente. Ces performances valent le détour car on ne devient pas comédien improvisateur par hasard, il faut des années d’expérience et un don certain.

On peut choisir entre les matchs d’impro (2 équipes s’affrontent sous le contrôle d’arbitres, comme les sportifs, et le public désigne le vainqueur), ou la représentation plus classique sous forme de pièce théâtrale. Dans tous les cas votre soirée entre amis est improvisée sauf pour les rires et les surprises qui sont toujours au rendez vous ! ▀ Nathalie Gruyer 16 novembre : match Saint Apo-Québec à Saint-Apollinaire, espace Tabourot, 20h 3 et 4 décembre : « Mille et un contes » au Bistrot de la Scène, à Dijon, 20h30


Agenda éclectique

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Les rendez-vous de l’Audito Une nuit à l’Opéra, entre amis, sans les (Marx) Brothers ! Avec ce concert, l’Opéra de Dijon propose sa première nuit : une fois le concert America, America terminé (Bernstein, Barber, Crumb,) le public ayant acheté ses billets pour la deuxième partie de soirée se voit invité à monter sur la scène de l’auditorium, dans une ambiance de cabaret, boîte de jazz. Le Grimal Quartet fera un set de 90 minutes, occasion rêvée de retrouver David Grimal et de certains des musiciens des Dissonances le temps d’une soirée festive et conviviale. Une autre façon de découvrir ces artistes en résidence depuis 2008 à l’opéra de Dijon ! Le premier concert sera enregistré et diffusé en direct sur France Musique David Grimal3©Gilles_Abegg-Opéra-de-Dijon

L’évènement Orlando L’opéra de Haendel, précisons-le tout de suite pour le public gay, qui croirait à l’arrivée du frère de Dalida pour une soirée hommage. Emmanuelle Haïm, qui dirige le Concert d’Estrée, retrouve ici le brillant metteur en scène David McVicar, habitué des plus grandes scènes internationales, avec lequel elle avait déjà triomphé en 2007 lors d’un sublime Jules César. David McVicar, bien connu du milieu anglais gay puisqu’on aborde le sujet, est un metteur en scène de renommée internationale (Semele de Haendel au Théâtre des Champs-Élysées, Le Ring à l’Opéra national du Rhin ainsi que des productions pour le Festival d’Aix-en- Provence, le Royal Opera House, le Metropolitan Opera et le Nouvel Opéra national de Tokyo). Une distribution prestigieuse, donc, constituée d’interprètes familiers de la musique baroque. Ceux qui l’ont vu en avant-première à Lille, en octobre, ont été bluffés par la mise en scène somptueuse, qui nous plonge en plein XVIIIe siècle avec ses riches décors et ses costumes éclatants. Musique époustouflantes, grandes scènes tragiques sur fond de fantastique

omniprésent. La mise en scène est enlevée, les scènes s’enchaînent, ponctuées de grands airs. Derrière l’histoire adaptée de l’Arioste, l’humour est omniprésent. La représentation du 25 novembre sera une séance en audio-description, réalisée par l’association Accès Culture avec le soutien de la Fondation Orange.

Orlando©Frédéric_Iovino-Opéra_de_Lille

Nouvelle production proposée samedi 20 novembre à 20h, mardi 23 novembre à 20h, jeudi 25 novembre à 20h, à l’Auditorium de l’Opéra de Dijon

(ceci dit pour qui ne voudrait pas quitter son ordi), le deuxième concert sera également enregistré par France Musique et diffusé ultérieurement. Cette soirée est également proposée aux étudiants pour 5,50 euros, verre à l’entracte et rencontre avec les artistes compris. Une autre façon de se retrouver entre étudiants et de vivre le spectacle. Dans la limite des places disponibles, of course. Jeudi 28 octobre, 20h, Auditorium de l’Opéra de Dijon.

Les goûters de l’opéra L’Opéra Dijon convie les dijonnais de 7 à 77 ans à faire leurs 4 heures avec quelques grands talents de la musique savante. C’est le samedi, c’est à 16 heures, c’est au Grand Théâtre et c’est vraiment donné ! 13 novembre : De Schumann à Brahms, laissez-vous emporter par le romantisme allemand. 20 novembre : Approchez de plus près le talent de Nathan Berg, interprète de Zoroastro dans l’Orlando de Haendel, et, dans un répertoire très différent, les mélodies de Chausson. 27 novembre : Haendel forever… Redécouvrez la musique pour luth sous les doigts de fée de Laura-Monica Pustilnik, luthiste fidèle du Concert d’Astrée. 4 décembre : Revivez les Nuits d’Orient, découvrez ces sonorités différentes et mélodies d’un raffinement absolu, loin de tous les clichés. Goûters de 5 à 8 euros - www.opera-dijon.fr

May B : Maguy revient ! Pièce pour 10 danseurs inspirée des textes de Beckett, auteur d’En attendant Godot ou de Molloy, le spectacle de danse May B a été joué sans relâche depuis trente ans à travers le monde. La chorégraphe Maguy Marin joue des décalages entre le texte et la danse et pointe l’absurdité de la vie. Sur une bande-son magnifique où Schubert cotoie le minimaliste contemporain Gavin Bryars ou le compositeur du Moyen-Âge Gilles Binchois, Maguy Marin met en scène des personnages un peu paumés qui font de l’hésitation un mode de vie. Dans ce spectacle aujourd’hui mythique, la pionnière de la danse française créait son style audacieux, fantaisiste et profond. Mardi 30 novembre à 20h Auditorium de l’Opéra de Dijon Pour en savoir plus : www.opera-dijon.fr May B ©Claude Brickage DR

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Agenda électrique

08 Texte : Thierry Binoche Photo : DR

C’est chronique,

chez Binoche Petites soirées entre amis, qu’ils disaient. Dur le thème de ce numéro pour quelqu’un chargé d’inciter les gens à sortir en masse aux concerts ou autres manifestations. L’idée même du petit comité semble être le cauchemar des organisateurs. Si ce n’est de temps en temps un concert en appartement, superbe idée qui donne des soirées entre privilégiés (comme la dernière à laquelle j’ai eu la chance de participer avec Albin de La Simone et Bastien Lallemant). Les petites musiques de la nostalgie Mais pourquoi ne pas imaginer aller entre amis au Zénith où, après le passage de quelques dinosaures tel Santana ou Scorpions, cette fin d’année fera résonner les petites musiques de la nostalgie. Avec, en premier lieu, Jean Michel Jarre, spécialiste des concerts géants, que ce soit au pied de la Tour Eiffel ou de La Défense, à Houston, en Chine ou encore dans le cadre magique des Pyramides d’Égypte. Pour lui un Zénith est une petite salle (relativité des choses !). Une petite piqûre de rappel ne sera pas superflue si vous voulez retrouver l’univers fantastiquement rock et personnel de M qui nous revient après son succès au printemps dernier. Mathieu Chédid nous présente son Mister Mystère entouré de sa petite famille pour un spectacle qui passe du sombre au lumineux. Superbe ! “Smoke on the water…” Qui n’a jamais essayé de jouer ce morceau ou n’a pas remué la tête d’avant en arrière en faisant tournoyer sa chevelure (oui, même moi, je vous le jure !) ? Voilà donc l’occasion de récidiver avec la venue de Deep Purple, ces pionniers du hard rock toujours en forme, comme quoi le rock peut conserver de certains excès. Autre rendez-vous entre amis : assis au fond d’un canapé, vous pourrez vous mettre dans l’ambiance de la dernière séance avec Mr Eddy Mitchell. Au programme : la traversée de cinq décennies de carrière irréprochable où le rock des pionniers ouvrira l’appétit avant de laisser place à la puissance d’un orchestre de Big Band. Et puis l’événement incroyable sera la venue en duo de Sir Elton John avec Ray Cooper, son piano magique et ses chansons intemporelles. Celui qui dynamita à sa manière les conventions avec ses costumes extravagants, ses lunettes psychés mais surtout ses mélodies incroyables, clôturera cette vague de nostalgie. En toute intimité, ou presque Mes petites soirées entre amis, je les aime quand, après un bon repas, nous pouvons écouter ou danser sur des musiques découvertes. Pour cela j’avoue que je trouve souvent mon bonheur du côté de la Vapeur ou lors de festivals éclatés dans la ville comme Le Tribu, Résonances électroniques, Novosonic ou la nouvelle mouture du Festival GéNériQ. Ces concerts

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Beach House

souvent plus intimes, offrent des possibilités de proximité et d’intimité avec les artistes. Dans cette lignée The Jim Jones Revue, sans nostalgie et avec une énergie incroyable, devrait livrer un show rock ‘n roll, brûlant, sexy et classieux, les Sextoys de Dijon se chargeant de chauffer la salle de manière un peu moins classieuse mais tout aussi sexy. En attendant un éventuel retour de Noir Désir, la relève est venue d’Eiffel issu de la même région. Tout aussi hargneux que leurs aînés le groupe livre un rock énergique avec des textes subtils à l’écriture directe. Un regard sur la nature humaine “à la fois charmante et dégueulasse”. Pour ouvrir cette soirée les dijonnais de Lullaby présenteront leur nouvel album. Dans un tout autre style Beach House originaire de la Nouvelle Angleterre fait souffler le vent de ses rêveries tordues avec ce chant obsédant de sirène vacharde, entre rigidité de l’iceberg et la beauté de dentelle d’un flocon de neige. De quoi se laisser emporter, comme avec Cocoon. J’avais eu la chance de rencontrer ce duo pour ses premiers pas aux Eurockéennes. Avec des mélodies imparables rehaussées par des textes mélancoliques ou légers, Cocoon compose une musique belle et évidente. Leurs délicates chansons savent séduire sur disque et aussi s’imposer en douceur sur scène. Mon coup de cœur sera pour la venue de Christophe à l’Ogive de Chevigny. Cet artiste totalement atypique qui depuis ses débuts dans les années soixante aura fait un parcours musical entre énormes succès et albums magnifiques malheureusement restés dans l’ombre. L’occasion d’aller à la rencontre de cet immense artiste trop rarement sur la route. Et vivement la prochaine soirée entre amis pour enrouler le tapis et chauffer le dancefloor. ▀ Thierry Binoche

Eiffel©R.Dumas

The Jim Jones Revue

Cocoon©Mark-Maggiori

▀ AU ZENITH : JM JARRE : 7 NOV / M : 12 NOV / DEEP PURPLE : 2 DEC / EDDY MITCHELL : 15 DEC / ELTON JOHN : 17 DEC ▀ À LA VAPEUR : JIM JONES REVUE+SEXTOYS : 7NOV / EIFFEL+LULLABY : 12NOV / BEACH HOUSE : 17NOV / COCOON : 1NOV ▀ ABC : CHRISTOPHE :OGIVE CHEVIGNY 23 NOV ▀ LES CONTACTS : Euromuses : 03.80.30.61.00. Mail : euromuses@wanadoo.fr. www.pyrprod.fr - www.zenith-dijon.fr - www.lavapeur.com - www.abcdijon.org www.label-ln.com


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Agenda - Interview

Bastien Lallemant : serial chanteur Attention, sous ses allures d’adolescent, cet homme est dangereux, c’est un « serial chanteur » ! Il aurait très bien pu s’entendre avec William Shakespeare, tant le nombre de cadavres qui jalonnent les chansons de son dernier album aurait plu au génial auteur anglais, car Bastien est aussi un « serial... auteur » ! Ça zigouille à tout va au fond du Verger. Interrogatoire ! Thierry Binoche : C’est un album qui a pris du temps ? Bastien Lallemant : C’est un album qui a pris beaucoup, beaucoup de temps, puisqu’entre le précédent et celui-ci, ça fait bien 5 ans : 2 ans d’écriture, 2 ans d’enregistrement et encore une petite année de finalisation. Et puis ce n’est pas seulement un disque musical, c’est aussi un objet accompagné de beaucoup de choses. TB : En effet il y a un roman-photo et un extrait live tourné à la Vapeur. BL : C’est important que l’on se rende compte qu’un artiste n’est pas seulement quelqu’un qui se cache derrière un micro mais est aussi là pour monter sur scène. Cette captation donne une photographie à un moment donné de mon travail avant la sortie de l’album. Elle regroupe Albin de la Simone, Bertrand Belin, Pascal Parisot et Jacques Tellitocci, qui me suit depuis toujours, des gens qui font de la belle musique. TB : Des doutes, des hauts des bas ? BL: Il y a énormément de doutes dans la création en général et plus le temps passe et plus il y en a. Mais le temps est aussi un allié, il nous permet d’écumer et de refouler les chansons qui ne sont pas bonnes à prendre. Pour Le Verger qui contient 12 titres, j’en ai écris 25, et pendant ces 4 ans je n’ai pas cessé d’écrire. Une chanson comme La plage a été écrite l’avant dernier jour d’enregistrement. TB : Vos personnages sont plutôt étranges. C’est Le Petit Théâtre de la Cruauté ! BL : Il y a beaucoup de venin dans cet album. C’est la thématique du roman noir que j’ai abordée dans toutes ces chansons. C’est l’occasion d’aborder les personnages types du genre, crime, cinéma noir. J’ai dénombré une vingtaine de cadavres, mais c’est un minimum, on peut supposer qu’il en traîne d’autres ! TB : Le précédent c’était « Les érotiques. C’est important une thématique ? BL : Ca m’aide beaucoup à écrire. J’aime, en tant qu’auditeur, ces albums qui tournent autour du pot, soit autour d’une histoire, soit autour d’un thème. Ce qui m’intéresse « en chanson », c’est d’en écrire dans lesquelles on puisse avoir des micro-fictions (et je trouve que le roman noir se prêtait bien à ça). Mais aussi que l’on puisse, à travers ces histoires, aborder l’âme humaine, sa profondeur et sa noirceur. Et l’érotisme que je traitais dans le précédent album, c’était pour regarder l’âme humaine sous ses dehors sensuels. TB : Si on écoute l’Empoisonneuse, on y trouve aussi beaucoup de sensualité. BL : Ce morceau, comme tous les autres titres, est une coréalisation avec Albin de la Simone et Bertrand Belin. Albin se chargeant avec moi des structures, Bertrand signant plus les sur-arrangements et les cordes. Ça

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Bastien Lallemant

s’est fait avec les moyens du bord. C’est à dire un violon, un violoniste et c’est incroyable comment ça sonne ! TB : La famille s’est agrandie avec Armelle Pioline, chanteuse de Holden… BL : Je suis tout à fait amoureux de la voix d’Armelle Pioline, et en amitié avec cette personne magnifique. Avec « Mocke », le guitariste, ils ont un parcours musical et artistique détonnant, incroyable et très singulier. J’avais prévu quoiqu’il arrive d’inviter Armelle sur ce disque. En écrivant La plage j’ai tout de suite pensé à elle, pareil pour le titre l’Amour. TB : D’autres projets très diversifiés toujours avec votre famille de musique et de cœur ? BL : Oui, il y a eu plein de concerts singuliers avec des gens comme JP Nataf, Holden, Albin de La Simone mais aussi des collaborations avec les 26000 Couverts. J’ai aussi participé à la préparation du film « Gainsbourg. Une vie héroïque » de Johan Sfar. TB : Vous avez un mécène ! BL : Oui c’est très rare dans la musique. C’est Marc Vasselot, patron d’Optimark, une grande boite de communication de Paris qui a décidé de s’investir à fond dans mon projet. Le mécénat pourquoi s’en priver, l’art contemporain y puise un certain nombre de ressources. La musique aujourd’hui a besoin de ces nouvelles voies. TB : Revenons à ce bel objet… BL : Il y a des encres de chine au pinceau que j’ai réalisées et ce roman photo. On est dans un monde d’images, il est important d’apporter cette dimension picturale autour des chansons. Elle renvoie au cinéma, celle-ci particulièrement des années 60. Donc des romans photos de l’époque. J’avais envie de travailler avec cette photographe talentueuse, Valérie Archeno Ne soyez pas frileux ou peureux. N’hésitez pas à explorer ce Verger et à retrouver Bastien Lallemant et ses complices sur les routes de la France pour mieux faire connaissance avec tous ces personnages habitant ses petites perles chantées. Frissons garantis. ▀ Thierry Binoche Dates : 11 novembre : émission «le fou du roi» France Inter, 28 novembre La Loge, Paris, 16 décembre festival Générique, Dijon, 17 décembre festival Générique, Besançon


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Quartier

Jean-Jacques Rousseau

Une certaine idée du bonheur !

Rues Jean-Jacques Rousseau, Chaudronnerie, Auguste Comte, Verrerie, de La Chouette… Pittoresque, empreint d’histoire et bourré de charme, y’a-t-il à Dijon plus bel endroit pour flâner que le quartier « Jean-Jacques » comme on dit ici ? Comme un clin d’œil à la convivialité qui règne là, les dijonnais ont pris l’habitude de façon toute naturelle de l’appeler ainsi, par son prénom. Et pour cause, les commerçants se connaissent bien, se rendent service et le sourire est de mise. Il règne partout une belle énergie et une vraie synergie. Nous sommes allés les rencontrer pour qu’ils nous parlent de leur objet coup de cœur du moment. Chaque fois un vrai dilemme. Pas facile de choisir dans ce foisonnement de choses jolies et singulières … Un décor rêvé, des boutiques splendides, des idées cadeaux à la pelle, une bonne humeur contagieuse, bref plein de p’tits bonheurs à la ronde… qui vous attendent !

Une Vie de Rêve casse un œuf !

Mobilier design et objets insolites, Une Vie de Rêve, dédiée à la création contemporaine, pose un regard doux et décalé sur la déco sous toutes ses formes. Le coup de cœur de la boutique : le fauteuil EGG (œuf en français). Dessiné par le designer danois Arne Jacobsen en 1958 pour le Radisson SAS Royal Hôtel, ce magnifique fauteuil lounge est depuis devenu mondialement célèbre. Avis aux puristes ou aux fondus de design: ce grand classique est au prix de 2990€ au lieu de 4330€ jusqu’au 31 janvier 2011. Une Vie de Rêve 2 bis rue Verrerie - Dijon - Tel. 03 80 36 53 44

L’art contemporain démocratisé et...

en exclusivité à Dijon, des sacs à main pour fashionistas et acheteurs écolos … Open Art est une galerie « nouvelle génération » qui, bien plus qu’une vitrine, soutient la création artistique et ouvre l’art au plus grand nombre grâce à des prix attractifs (entre 50€ et 1500€). Open art propose plus de 500 œuvres originales et uniques que les murs de chez vous ont même le droit «d’essayer». «Le coup de projecteur» de la galerie pour cet automne : des sacs à main débordant d’originalité puisque ceux-ci ont été créés à partir de papiers de bonbons recyclés! Nahui Ollin, créatrice mexicaine, utilise une technique «maya» de pliage de papier et les transforme en une élégante collection de sacs à main et accessoires. Open Art Galerie 8 rue Auguste Comte - Dijon - Tel. 03 80 72 31 47 - www.open-art-galerie.com

L’Atelier des Chefs à couteaux tirés contre le cancer!

Que vous soyez débutant ou passé maître dans l’art de faire jouer les batteries, L’Atelier des Chefs propose des cours pour tous les budgets. Au programme, des recettes insolites et simples à refaire chez soi, le savoir-faire de chefs professionnels et de grands moments de convivialité autour du plan de travail et de la table ! Le coup de cœur de la boutique : le coffret Kyocera (65€), composé d’un couteau et d’un éplucheur en céramique à la couleur du « Ruban Rose ». Pour chaque coffret vendu, 5€ seront versés à la Ligue contre le Cancer pour la recherche et la prévention du cancer du sein. L’Atelier des Chefs 18 rue Chaudronnerie - Dijon - Tel. 03 80 31 72 75 www.atelierdeschefs.fr

La déco belle et intelligente, un « Etat d’Esprit » !

Chaque objet raconte ici une histoire, celle d’une vie antérieure. Les trousses de toilettes étaient autrefois des ceintures, les sacs à mains des bâches publicitaires et le cadre des miroirs des magazines. Antre de la récup intelligente et esthétique, Etat d’Esprit propose une ribambelle d’objets, d’accessoires et de bijoux contemporains, d’origines françaises et européennes ou issus de filières équitables. Ici tout a été fait à partir de matières naturelles ou recyclées (pneu, fil de téléphone, papier, chutes de tissu…) Amoureux de l’éco-design, courez ! Le coup de cœur de la boutique : sa forêt de Baobabs de toutes les tailles faits en bidons de pétrole recyclés ! Etat d’Esprit 1 bis rue Verrerie - Dijon - Tel. 03 80 50 18 27 www.etat-esprit-dijon.fr

Bijoux argent et fantaisies… jolies pensées idées cadeaux en veux-tu en voilà !

A la Boutique de Louise vous trouverez aussi les sculptures « LOHE » en bronze avec son bestiaire et ses personnages en action. Un brin de légèreté avec les bijoux « GEVOL » ? C’est le coup de cœur de la Boutique… la simplicité d’un bijou artisanal, un tour de cou en cuir et deux petites boules de céramique à chaque extrémité. Et… comme un pied de nez à la grisaille de certains jours d’automne, les bijoux « GEVOL » vous en feront voir de toutes les couleurs (colliers 25€ - bagues 21€ - boucles d’oreilles 15€… à voir absolument !) La Boutique de Louise 18 rue Verrerie - Dijon - Tel. 03 80 65 89 83 40

communiqués -

Crédit photo : Thomas Hazebrouck-focalinfo.com


Brompton, un drôle de vélo qui donne envie de faire du vélo

Cyclable c’est tout l’univers du vélo de ville et de randonnée : hollandais, électrique, triporteurs et cargo bikes… avec les accessoires de transport qui simplifient la vie des cyclistes. Le coup de cœur de la boutique : le vélo « Brompton », chic et malin, il se plie et se déplie en un temps record. Ultra-compact replié, il vous accompagne partout (appartement, restaurant, train, voiture…). Un atout majeur qui s’ajoute à ses nombreuses autres qualités : solidité, légèreté (11kg), confort, grand développement, vitesses intégrées… Il a vraiment tout d’un grand, venez l’essayer... Cyclable 55 rue Jean-Jacques Rousseau - Dijon - Tel. 03 80 73 23 03 www.cyclable.com

Apéros gourmands au Brighton !

Pub et bar de nuit, Le Brighton se distingue par son impressionnant choix de bières pression et de whiskies. Les aficionados apprécieront les 40 références de bières artisanales belges en bouteilles. Les mélomanes et autres noctambules trouveront leur compte dans la programmation musicale : un concert tous les vendredi et deux lundi par mois, les apéros jazz deux jeudi par mois, sans oublier une animation DJ chaque samedi ! Le coup de cœur du bar : les nouveaux apéros-dinatoires avec une ardoise qui met en appétit : assortiment gourmand, croûte savoyarde, tartine provençale, saucissons artisanaux sur planchette, terrine, escargots… Le Brighton cale tous les petits creux jusqu’à 23h. Le Brighton 33 rue Auguste Lecomte - Dijon - Tel. 03 80 48 62 86

Les fleurs éternelles d’Isabelle!

Isabelle Minini « Fleurs » au 30 rue Chaudronnerie fête ses dix ans dans le quartier des antiquaires. Aujourd’hui, les fleurs en tissu haute couture se sont installées au 4 rue Verrerie sous l’enseigne AYA et juste à côté, au 6, « La Boutique Isabelle Minini » vous propose ses accessoires, parfums d’ambiance, bougies odorantes et les fameuses fleurs et feuillages stabilisés qui sont le coup de cœur d’Isabelle. Des fleurs éternelles (ou presque), très prisées au Japon où elle va régulièrement faire leur promotion, commencent à vous séduire. Pourquoi ? Parce que ce sont de vraies fleurs. Déshydratées, elles sont ensuite plongées dans un bain de jouvence et elles tiennent longtemps, longtemps… La rose seule – 8€ / La rose dans son petit pot – 12€50 Boutique Minini 6 rue Verrerie - Dijon - Tel. 03 80 57 40 23 www.minini.fr

Maison d’Etre met tous les projecteurs sur « Belmondo » !

Véritable mise en scène d’un mobilier contemporain de factures italienne belge et française, Maison d’Etre met l’accent sur les matières douces et naturelles et un design épuré, confortable et généreux. La star de la boutique : le canapé « Belmondo » de la marque italienne Meridiani dessiné par le couple de designers Laura et Andrea Parisio. On aime sa ligne sobre et intemporelle, l’alliance de la solidité et du confort de l’assise et sa déclinaison dans une large gamme de textiles et de cuirs. Allez vite l’essayer, il est en démonstration à la boutique… pour l’instant ! Maison d’Etre 2 rue Verrerie - Dijon - Tel. 03 80 57 51 85 www.maisondetre-dijon.fr

Mahasiah : « Sid Dickens, une vision moderne de l’art ancien »

Méli-mélo inattendu et harmonieux, Mahasiah est la rencontre d’hier et d’aujourd’hui, un lieu intemporel où cohabitent objets déco, mobilier, peintures, thés, senteurs et produits pour le bain. Le coup de cœur de la boutique : les Memory Blocks de Sid Dickens (118€ pièce). Entre la brique et le tableau miniature, ces petites œuvres d’art représentent soit le détail d’un tableau, d’une sculpture ou d’un timbre soit un chiffre, une lettre, un signe du zodiaque… Avis aux collectionneurs, la nouvelle série est arrivée ! Mahasiah 24 rue de La Chouette - Dijon - Tel. 03 80 50 07 69

Zoé en pince pour ses chats!

Chez Zoé, on trouve prêt-à-porter, écharpes et bijoux fantaisie, mais descendez au sous-sol de la boutique et c’est tout un monde fantastique qui s’ouvre à vous : fées, sorcières, trolls, gargouilles, dragons… vivent là en parfaite harmonie avec les reproductions miniatures de grands maîtres tels que Dali, Degas ou Pompon et les grosses dames Fine Art se redressent fièrement au milieu de cette drôle de tribu. Le coup de cœur de la boutique : les chats de Rosina Wachtmeister, réalisés par l’illustre porcelainier allemand Goebel. Les collectionneurs vont ronronner de plaisir… Zoé 6 rue de La Chouette - Dijon - Tel. 03 80 30 59 48 www.boutiquezoe.fr

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C’Tendance

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Les petits bonheurs du jour C’est quoi pour vous le bonheur ? Très relatif hein comme concept ? Mais en fait, on le sait bien que le bonheur parfois ça tient à trois fois rien. Une journée où tout se passe bien, le sourire d’un inconnu, un service rendu, un rayon de soleil… Règle n°1 : ne pas se laisser plomber par les gens qui ont le moral en berne et tout le reste, donc envoyez balader ceux qui font la tronche et tout le reste aussi. Règle n°2 : éviter les pièges à mauvaise humeur. Vous le savez que c’est bouché par là, alors passez par ici. Stationnez où c’est gratuit, ça vous évitera de vous retrouver avec une sale bestiole scotchée entre l’essuie-glace et le pare-brise. Et franchement à Dijon centre, tout est proche, dire le contraire relève de la mauvaise foi… Si, si, on parle même de commerce de proximité… Règle n°3 : Ouvrir les yeux ! Du plaisir il y en a plein les rues de Dijon et croyez celle qui les arpente pour vous. Moi, mes p’tits bonheurs, je les cueille en flânant dans certaines boutiques qui chaque fois m’étonnent par la diversité de leur contenu, en craquant sur des babioles, en discutant plus que de raison avec certains commerçants, en trouvant LE cadeau qui va faire plaisir, en regardant en l’air. C’est vrai qu’elle est belle cette ville !

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C’ Tendance

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• Boss prend (de) la place ! Une boutique de 350m2 (rien que ça !), entièrement consacrée à la célèbre griffe, vient d’ouvrir place Grangier. L’espace lumineux abrite une atmosphère très lifestyle, chaleureuse et agréable et accueille tout l’univers de Boss… ou presque ! Les collections Femme et Homme se déclinent autour des thématiques emblématiques : « Black » pour la version classique, « Orange » plus casual et « Green » pour une allure sportive directement inspirée des tenues de golf. Seuls vous, messieurs, aurez votre vestiaire « Sélection » pour des costumes très haut de gamme. L’esprit Hugo Boss ne serait pas complet sans bagagerie, chaussures, lunettes, montres et parfums… Rassurez-vous tout y sera ! BOSS Place Grangier – Dijon Tel. 03 80 30 76 73

Boss

• Institut Citron Vert, un zeste de modernité La franchise vient d’ouvrir ses portes à Dijon. Son concept est simple : toutes les prestations classiques (épilation, soins du visage, soins du corps, maquillage, onglerie et UVA) dans un institut moderne, équipé d’appareils dernier cri et adapté aux exigences des femmes d’aujourd’hui. Les horaires d’ouvertures sont souples, les soins sans rendez-vous et un système d’abonnement permet de profiter de tarifs vraiment intéressants (épilation à partir de 4€!) Les produits de la gamme « Futur Cosmetic », accessibles et performants, ont reçu trois fois le prix de l’Innovation. Deux esthéticiennes diplômées officient et Valérie, la responsable, s’occupe de vos ongles et illumine le salon de sa bonne humeur. Citron Vert

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C’Tendance • Franck Berthier, l’esprit multimarque

Franck Berthier n’est pas derrière la boutique Boss nouvellement implantée place Grangier et encore moins dedans. Franck Berthier reste Franck Berthier, fidèle à sa boutique, celle qu’il a mise au monde et fait grandir. Aujourd’hui un espace de 600 m2, reflet de son histoire, de son parcours et que cet amoureux des belles choses a pensé comme un véritable lieu de vie, chaque pièce possédant une ambiance, une âme qui lui est propre. Et si la marque Boss y est représentée, Franck Berthier revendique surtout une image multimarque. Des qualités d’acheteur et un goût plus que bon, qui font sa réputation depuis trente ans, lui permettent d’offrir à travers des marques à la fois différentes et complémentaires, une sélection toujours éclectique et cohérente. La clé d’un succès jamais démenti ! Franck Berthier - 5 Place Jean Macé - Dijon Tél : 03 80 30 46 17

Franck Berthier

Breaking News •

Open Art Galerie se clone à Beaune 

la galerie dijonnaise qui soutient la création artistique et ouvre l’art au plus grand nombre grâce à des prix attractifs, se duplique à Beaune, dans le beau quartier des Halles, juste derrière l’Hôtel Dieu. A la barre, Cyril Chaumont. Le « plus » original : vous pouvez emporter les toiles qui vous intéressent pour les essayer chez vous ! Open Art Galerie – 16 place Fleury – Beaune

• Gourmandises et Tentations… et vos papilles ont 10 ans! C’est une belle idée qu’ont eu Marie et David : faire revivre une confiserie d’antan dans laquelle chaque produit est fait de façon artisanale. Au pays des douceurs les gourmands sont rois : biscuits, amandines, nougats, pains d’épices, caramels, chocolats, dragées, sirops, confitures sont déclinés dans de nombreux parfums comme autant d’appels à la tentation. Les sucettes à l’ancienne, à base de sucre tiré, si vous les avez connues, risquent en revanche d’étonner vos enfants par leur taille et la diversité de leurs goûts. Pas tristes non plus : les bonbons fourrés au brownie, à la madeleine de Commercy, au calisson, au macaron… Gourmandises et Tentations - www.gourmandises-et-tentations.com 8 rue Auguste Comte – Dijon - Tel. 09 53 36 95 32

• IKKS, les hommes ont enfin leur marque trendy Les femmes et les enfants d’abord. C’était fait depuis longtemps avec les deux boutiques rue Piron mais maintenant ça y est, les hommes aussi ont droit à leur boutique. Installé rue Des Forges, IKKS s’adresse cette saison aux hommes modernes, sportifs, chics et sensibles aux détails. Le vestiaire est mélangé. On y trouve l’élégance du style anglais et la désinvolture du « bad boy » dans un esprit vintage mais aussi le caractère authentique de la marque à travers la sérigraphie et le traitement de la maille. Cashmere, mérinos, cuir d’agneau, gabardine, popeline et polaire, les matières sont chaudes et les couleurs aussi. Avec les bottes et les bottines de rigueur cette saison, la marque n’a pas froid aux pieds non plus ! IKKS (Hommes) - 50 rue des Forges – Dijon Tel. 03 80 30 21 13

Gourmandises et Tentations

IKKS

• La Loge 220 : le salon de coiffure multiplie les talents Je vous avais parlé de Vincent Moutault, coiffeur-relooker pour l’émission de M6 « Belle toute nue », coiffeur de plateau et accessoirement aussi l’homme à qui je confie ma tête sur Dijon (on ne rit pas !). Pour le seconder, ce maître artisan a choisi Sophie, une styliste qui a fait ses armes pendant plusieurs années dans les salons les plus tendances de Paris, auprès des meilleurs coiffeurs français. Pour notre plus grand plaisir cette bourguignonne d’origine rentre au bercail. Adeptes du bigoudi et de la mise en plis, s’abstenir ! Sophie propose des coupes pointues et avant-gardistes, adaptées à chacun et qui donnent du caractère. La Loge 220 - Rue Charlie Chaplin – Dijon - Tel : 03 80 30 58 24 - www.coiffure-220.com

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116 et 112 rue de la Préfecture

Côte à côte pour têtes et ongles

faudra tif hair

COFFEE NAILS

Pose méritée pour John, JF et Delphine de 13H02 à 13H08 ... le reste de la journée est non stop.

Faudra Tif Hair, capteur de tendances! Avec sa musique électro et funky, le tutoiement de rigueur et des techniques à la pointe de la mode, le salon s’inscrit dans un esprit anglo-saxon jeune et tendance. John et sa collaboratrice Delphine, qui l’accompagne depuis bientôt un an, revendiquent cette ambiance conviviale et pro à la fois. Leur prochaine source d’inspiration : le Mondial de la Coiffure à Londres du 16 au 18 octobre. Quand vous lirez ces lignes, ils seront revenus, débordants d’idées nouvelles. Le moment idéal pour changer de look et choisir une coupe branchée made in London… ou presque ! La dernière nouveauté du salon justement : un lissage japonais, pour un défrisage plus doux et adapté aux cheveux européens. On rappelle les essentiels: qualité des produits TIGI et REDKEN, grande disponibilité du salon ouvert 6 JOURS/ 7 et jusqu’à 20H30 et des prix qui ne prennent vraiment pas la tête (comptez entre 17 et 69»)! Les plus : le massage au bac « SHI SU » pour une détente absolue, un service « barbier » pour les hommes, la retouche maquillage pour les femmes et le lissage brésilien à partir de seulement 70» ! Pour toutes ces raisons qui font sa renommée, le salon est toujours complet, donc mieux vaut réserver!

FAUDRA TIF’HAIR 116 Rue de la Préfecture – DIJON

03 80 79 43 82 www.faudratifhair.com

Coffee Nails : le premier bar à ongles de Dijon ! Le nom nous dit l’essentiel : « nails » (= ongles), renseigne sur l’activité du lieu et « Coffee » (= café) évoque tout de suite une certaine idée de la convivialité, celle de deux jeunes femmes dynamiques et associées. Noémie et Laure ont mis l’accent sur une déco « baroque chic » rose et noire, originale et raffinée. Un concept jeune où se mêlent modernité, professionnalisme et joie de vivre ! L’occasion de se retrouver entre copines autour d’une tasse ou d’une boisson sans alcool, le temps qu’on s’occupe de vous. Au menu, l’onglerie bien sûr, qui propose en plus du modelage au gel et de la déco, une nouvelle technique révolutionnaire pour être à la mode jusqu’aux bouts des ongles: la personnalisation par impression. Glissez vos ongles naturels, résine ou gel dans la machine et ressortez-les ornés du dessin ou de la photo de votre choix ! A essayer d’urgence aussi : les couleurs tendances et la brillance extrême du nouveau gel de la rentrée, GELLAK, à poser directement sur vos ongles naturels et à changer au gré de vos humeurs. Mais Coffee Nails propose aussi des UVA avec possibilité de brancher votre I-Phone, I-Pod et autres MP3 pour écouter votre musique. Effet bulle garanti. Enfin, chaque lundi, une spécialiste de la réflexologie plantaire se met à vos pieds pour un moment de détente intense. Idéal pour commencer une semaine zen…

COFFEE NAILS - BAR À ONGLES 112 rue de la Préfecture - Dijon

03 80 72 55 46


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C’Tendance • Gisèle Delorme s’offre un soin liftant

Breaking News •

A l’image des soins régénérant qu’il propose, l’institut profite d’un changement de propriétaire pour effectuer lui aussi un peeling en profondeur. Pierrine et Claude, arrivées il y a quelques mois, ont décidé de faire peau neuve : rénovation des cabines, lifting déco et matériel dernier cri. On ne garde que les bonnes choses, à savoir les mêmes tarifs, la formule « abonnement », le talent et la sympathie des esthéticiennes qui participent à la renommée de l’institut. Pour finir on ajoute quelques prestations en plus, des massages surtout, pour une orientation très nette vers la détente et le bien-être.

Cet hiver difficile de marcher à côté de ses pompes… Clyde : cette nouvelle boutique de

chaussures, issue d’une petite chaîne familiale, propose des modèles très variés en haute et moyenne gammes : chaussures, escarpins, bottes Padovan et Janet and Janet, ballerines Couleurs Pourpre, boots et baskets Palladium… Une diversité de styles que l’on retrouve aussi dans la petite sélection de maroquinerie.

Institut Gisèle Delorme 4 rue Berbisey - Dijon Tél : 03 80 30 27 64

Clyde - 83, rue de la Liberté – Dijon - Tel. 03 80 27 12 46

• L’Art en herbe : plus qu’une boutique, un atelier déco

Institut Gisèle Delorme

Petite boutique d’art manuel aux fournitures variées (couleurs, pinceaux, papiers, cartons, rubans, boutons, perles….), L’Art en Herbe propose aussi petite décoration et meubles peints. Mais ce qui fait vraiment l’originalité de la boutique, c’est son activité d’atelier. Grâce à ses 20 ans d’expérience dans le domaine, Brigitte Jussiau prend plaisir à vous conseiller et se régale à l’idée de vous apprendre à réaliser votre déco personnalisée : rénovation de petit mobilier, création d’abat-jour, peinture sur toile, carterie, petites créations… Les ateliers s’adressent aussi aux petits qui apprendront de manière ludique à développer leur sens artistique. L’Art en Herbe réalise aussi pour vous. Alors pour ceux qui font rimer confection avec consternation, vous pouvez passer commande. Deux évènements à l’ordre du jour : les ateliers « carillons d’automne » pour les enfants et l’arrivée de charmantes petites décorations de Noël, inspiration « nature » et vintage. L’Art en herbe - 91, rue Jean Jacques Rousseau Dijon - 03 80 56 51 28

Clyde

L’Art en Herbe

• Roche Bobois habillé par Jean Paul Gaultier C’est l’alliance de la mode et de la décoration qui s’inscrit dans cette nouvelle collection exclusive et surprenante. Jean Paul Gaultier a posé son regard original sur une chambre, des canapés, des meubles de complément et des accessoires. Résultat : un esthétisme décalé et une audace dans la créativité. La signature et les codes esthétiques du créateur sont sans conteste ! Que les fans du couturier ne tardent pas, certaines pièces seront éditées en série limitée à 250 exemplaires. Pas de temps à perdre donc…

Eden Shoes : fraîchement débarquée rue

du Bourg, la marque de chaussures EDEN s’adresse à nous, jeunes femmes soucieuses du rapport qualité/mode/prix. Un choix de lignes, de couleurs et de matières intéressant et mis en valeur dans une ambiance sobre et élégante. Eden Shoes - 84, rue du Bourg Tel. 09 75 76 40 99

Rochebobois 5 rue des Platanes – Quetigny Tel. 03 80 46 46 02

Eden Shoes Roche Bobois

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Monsieur Meuble

route de Beaune - Perrigny-Lès-Dijon

Tempo

8 rue du platane - Quetigny

"""  Tousalon

1 rue des Echoppes - Quetigny


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C’Tendance

Beaune, c’est beau, spa ? BEAUNE avec un « B » comme Bonheur, Béatitude, Bien-être : c’est l’automne et par conséquent le moment idéal pour emprunter la nationale 74 (à jamais célèbre grâce à un guide bientôt culte) et admirer les reflets dorés de la Côte. À Beaune, baladez-vous et liquéfiez-vous de plaisir dans l’un des cocons cités ci-dessous…

• Via Mokis : faites le plein des sens

Cet hôtel de charme niché dans une maison en plein centre historique de Beaune est aussi un restaurant gastronomique, un bar à vin et un Spa. Depuis peu, l’établissement offre la possibilité aux non résidents de l’hôtel de profiter de son espace détente. A la carte des massages : Shiatsu, Thaï, Ayurvédique, Californien, Suédois et réflexologie plantaire. Méthodes ancestrales et techniques contemporaines sont utilisées pour renforcer le système immunitaire, éliminer les toxines, équilibrer les énergies, calmer les tensions, réconcilier le patient avec son corps, détendre. Hammam, douches à jets et salle de relaxation ponctuent votre voyage sensoriel. Massages (1h) – entre 95€ et 135€. Hammam (1h) – 28€ Espace détente ouvert aux non résidents de l’hôtel à certaines conditions, les contacter. Via Moki - Spa 10 rue Bellecroix - Beaune Tél. 03 80 26 80 80

• Spa de la Terre d’Or, détendez-vous dans une grotte

Le Spa de La Terre d’Or Rue Izembart La Montagne – Beaune Tel. 03 80 25 90 90 www.laterredor.com

Ticket Chic pour Commerces Choc

T

icket chic ou ticket choc ? Plus de 200 commerçants de l’agglomération dijonnaise, situés sur avec mon commerçant le parcours des deux futures lignes de tramway, participent à l’opération « J’ai le ticket avec mon commerçant ». Ils vont tout simplement offrir une votre ticket heure de parking public ou un ticket de de parking couvert* bus Divia à leurs clients, à partir d’une ou de bus offert certaine valeur d’achat ; les tickets sont cumulables, ce qui permet de payer plusieurs heures de stationnement. Ce qui fait la particularité de cette opération, a priori pas très originale, c’est qu’elle est la première lancée conjointement par le Grand Dijon, la ville de Dijon, la CCI Dijon et la fédération des unions commerciales « Désir de tram » précisément pour amortir le choc des travaux du tramway. L’objectif est bien d’inciter les chalands à continuer à venir au centre-ville , en voiture ou en bus, malgré les travaux qui compliquent la circulation. L’opération est également la première mise en place dans le cadre du programme de développement du commerce qui doit être cofinancé par le fonds d’intervention pour la sauvegarde de l’artisanat et du commerce (Fisac). En s’associant aux côtés des collectivités et de la chambre de commerce et d’industrie, les commerçants impactés par les travaux de construction du tramway montrent leur volonté de se battre plutôt que de subir. D’autres initiatives sont promises pour les mois prochains, afin de prouver aux Dijonnais, et aux autres, que, « pendant le chantier, le commerce continue ». j’ai le

ticket

pendant les travaux du tram

du Grand Dijon

!

MÉDIACITÉ - Visuels : Fotolia, Getty.

La Terre d’Or est un ensemble de trois maisons d’hôtes superbement situées à la Montagne de Beaune. Les propriétaires ont ouvert au public un endroit surprenant : une grotte ! Utilisée au Moyen-Age, agrandie récemment, une partie de cette grotte datant du Jurassique a récemment été aménagée en spa. Là on entre carrément dans un autre monde : On se laisse masser par les jets d’eau et on bulle dans les bulles, légèrement hypnotisé(e) par la lumière qui joue sur les pierres et passe de stalactites en stalagmites ! La musique ajoute sa touche à cet univers de détente et de calme. Ambiance irréaliste assurée… Accès au spa : 30€

Via Mokis

Modalités et commerces participants sur

www.letram-dijon.fr *parkings souterrains de la Ville de Dijon (hors Clemenceau)

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• Shambali Spa, une myriade de soins

Tout ce qui peut vous arriver de pénible là-bas c’est d’hésiter un long moment devant l’éventail des prestations proposées. Véritable temple du bien-être, Shambali Spa offre pas moins de 15 types de massages inspirés des quatre coins du monde. Du Lomi Lomi hawaïen pratiqué essentiellement avec les avants bras qui écrasent et étirent le corps entier, à la Magie Orientale, une envolée de gestes fluides et englobant, il y en a vraiment pour tous les goûts ! Idem pour les soins du visage qui se déclinent en fonction de vos attentes : antirides, tonifiants, relaxants… vous avez le choix. Et si votre corps fait la tête, faites lui découvrir gommages et enveloppements, il devrait apprécier! Vous n’aimez pas vous « faire tartouiller » ? Contentez-vous d’un hammam purifiant ou d’un bain bouillonnant relaxant. Pensez aux copines, les « bons cadeaux » sont souvent les bons cadeaux. Shambali Spa 28 rue Sylvestre Chauvelot - Beaune Tel. 03 80 22 39 87 www.shambali.fr

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27/09/10 11:26:29


Coup d’éclat à L’institut Gisèle Delorme ! Avec l’arrivée de Pierrine et Claude, le changement de propriétaire signe le commencement d’une ère nouvelle. Pour l’occasion L’institut remet à neuf cabines, décoration et matériel et ajoute à sa carte des soins axés sur la détente et le bien-être. De nouveaux massages délicieux à découvrir ! Que les habituées se rassurent, L’institut « Les Essencielles » reste à votre service pour l’épilation. Institut « Les Essencielles » Gisèle Delorme 4 rue Berbisey - Dijon - 03 80 50 19 35

un modelage acheté = un soin découverte visage sur mesure offert. Nous avons 4 modelages : (avec/sans abonnement)

•modelage californien 60/70 euros •modelage aux pierres chaudes 65/75 euros •modelage lomi-lomi 60/70 euros •modelage balinais 65/75 euros

Le Faubourg

les codes ont changé ! Le Faubourg, repris en juillet 2009, aura mis moins d’un an pour casser une image trop classique. Poussez la porte et vous verrez que si le changement de nom est discret, le style lui a pris un virage franc ! Les codes ont changé. Une révolution toutes griffes dehors mais qui fait le ménage dans le choix des collections… Exit le strass, le bling bling, le too much, Armani Collezioni et Ralph Lauren s’expriment aujourd’hui dans un style casual, urbain, facile à porter et à décliner de jour comme de nuit. J Brand, le leader du jean offre une sélection totalement branchée et Piazza Sempione propose l’élégance trendy italienne qu’on ne retrouve nulle part ailleurs ! Idéale pour les jeunes femmes et les femmes jeunes qui aiment la mode intelligente, celle qui n’obéit à aucun modèle.

Le Faubourg 15 rue des Forges – Dijon 03 80 50 09 02

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C’Tendance • J’emmène mes ongles au bar

Coffee Nails c’est tout nouveau, c’est un bar à ongles et c’est le premier sur Dijon ! Un endroit jeune à la déco raffinée toute en rose et noir. Son originalité, la possibilité de se retrouver entre copines autour d’un verre (sans alcool) en attendant son tour. Si Noémie et Laure, les deux associées s’occupent du bout de vos doigts, avec l’espace onglerie, une spécialiste s’occupe aussi de vos pieds, le lundi uniquement. Relaxation assurée grâce à la réflexologie plantaire. Coffee Nails propose aussi des UVA en musique. Mais l’innovation du moment c’est sans conteste la personnalisation par impression. Une technique qui vous permet de porter le dessin de votre choix ou votre photo préférée sur de vrais ou de faux ongles. Coffee Nails Bar à ongles 112 rue de la Préfecture - Dijon 03 80 72 55 46

Coffe Nails

• Couleur Métiss : un savant mélange des genres L’équipe est jeune, sympa, pro et dynamique. Le salon est moderne et confortable et voit passer toutes sortes de têtes. Mélange des gens, des genres, des âges, le métissage se veut aussi capillaire. Les techniciens connaissent et travaillent avec la même passion tous les types de cheveux: bouclés, ondulés, crépus, souples et raides. Ils répondent à toutes vos envies de fantaisie et vous conseillent sur la coupe la mieux adaptée à votre visage. Le salon mixe aussi les services, propose manucure, pédicure et maquillage et ouvre en nocturne une fois par mois. Les deux promos du moment : le « forfait Beauty » avec cinq brushing pour 100€ plus des soins offerts et le cadeau de bienvenue : «un maquillage offert » pour les femmes et « un soin offert » pour les hommes. C’est le moment d’en profiter !

Couleur métiss’ 14 rue Rameau (entre les places de la Libération et du Théâtre) – Dijon Tel. 03 80 71 59 83

Couleur Métiss’

Breaking News • Nouveau PUB et sa Rhumeraie au cœur des nuits dijonnaises

Fort de son succès à Auxerre, Francis Callement vient de reprendre le PUB à côté du Chat Noir, situé dans le triangle « d’or » des bars de nuit, à deux pas de la place de la république. La nouvelle déco (un grand coup de balais était nécessaire ! ) vous réconcilie avec les lieux… Ambiance Pub au RDC avec plus de 100 sortes de bières (essayez la bière flambée !) Ambiance plus exotique au premier avec un espace Rhumeraie (le mojito est excellent ! ça change !) À noter une grande terrasse à l’arrière, bientôt chauffée, qui ravira les accros du tabac. Adresse Réservée à… tous publics. Adresse parfaite pour grande tablée – Concerts – Jeux de fléchettes – tapas… Le PUB : 18 Avenue Garibaldi 03 80 10 18 92

Jean-Luc Morizot réinvente la fourrure Ne vous y trompez pas, une fois passée la porte, il n’y aura ni vendeuse condescendante, ni rond de jambe. Jean-Luc Morizot et sa femme vous accueillent avec simplicité et chaleur dans ce qu’ils aiment appeler leur « petite échoppe », à la fois vitrine et atelier de fabrication. Si cet artisan crée une collection par an de pièces neuves que vous ne retrouverez sur personne d’autre, il propose également du relooking de vieux modèles. Il redessine, coupe et réinvente dans la matière pour donner un second souffle aux vestes et manteaux sortis tout droit de votre grenier ou d’une frip. Les jeunes filles qui suivent les codes de la mode adorent. Les passionnées elles ne s’y trompent pas !

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Artisan - Fabricant Peaux lainées Cuirs daim

Transformations Réparations Etude et devis gratuit


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C’Tendance

Breaking News

Du côté des enfants…

Les petits bonheurs du mercredi! Une fois encore vous avez surpris la complainte d’une maman « overbookée du mercredi » à cause de la danse de Charlotte et du piano de Louis. Et une fois de plus vous avez culpabilisé le mercredi suivant en voyant votre petit à vous pratiquer son activité préférée : « télécanaper »… Voici donc deux animations à lui proposer pour lui donner autre chose à voir que les carreaux de ses cahiers et l’écran de télé. La première, exceptionnelle, histoire de casser les habitudes, la deuxième à essayer et plus si affinités !

Une vie de rêve a déménagé  la boutique nouvellement implantée au 2 bis rue Verrerie prend des airs de loft new-yorkais. La gamme de mobilier en a profité pour s’élargir avec deux nouveaux venus Vitra et Fritz Hansen. A travers quelques pièces phares de grands designers, l’histoire du design des années 50 à aujourd’hui reprend vie et investit les grands volumes de ce nouvel espace. Une Vie de Rêves 2 bis rue Verrerie Tel. 03 80 36 53 44

• Sortez-le de sa bulle ! Ouvert à tous, le théâtre est souvent, pour les plus petits, un bon moyen de développer leur imagination, d’apprendre à accepter et à jouer avec l’autre. Il permet aussi d’améliorer sa capacité d’écoute, de concentration et d’attention grâce au jeu. L’objectif de Julie est de leur faire découvrir l’activité théâtrale de façon ludique et de leur donner envie de l’explorer davantage. Les préadolescents, quant à eux, découvriront les bases de l’improvisation, apprendront à travailler le corps, la voix ainsi que le jeu. Atelier Mini-bulle (7-10ans) – le mercredi matin de 10h30 à 12h. Atelier Maxi-bulle (10-14ans) – le mercredi de 13h30 à 15h ou de 15h30 à 17h. Bulle et Dépendance - 23 rue Amiral Roussin Tel. 06 85 53 20 89 Bulle et dépendance

• Toqué le temps d’une journée Casser des œufs, avoir les mains pleines de farine, les enfants adorent et les mamans aussi… quand ça se passe loin de leur cuisine ! Alleluia !!! Stéphanie Sempol propose de les prendre sous son aile pour des cours de cuisine rigolos et accessibles. Vos gastronomes en culotte courte, peuvent même déjeuner sur place ! Si ça vous branche, vous avez aussi la possibilité d’accompagner votre enfant et de partager un moment ludique et gourmand avec lui. Prochainement: un « Cours parent-enfant » le 27 octobre 2010 (75€) et un « Cours enfant » le 10 novembre 2010 (48€). Avec ou Sans Toque Station des Sens, 14 rue de la Raffinerie - Dijon Tel. 06 81 84 19 27 www.avecousanstoque.fr Avec ou sans toques

Elle court, elle court la rumeur…

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que ce ne soit Zara, le retour… Car chacun ici a ses sources, j’ai oublié de vous le dire.

Elle a fait son apparition il y a déjà pas mal de temps place Grangier… « La Poste va disparaître » ! Euh, entendons-nous bien, ce n’est pas la graaaaaande institution qui est vouée à s’évanouir, juste l’agence installée là depuis tellement longtemps qu’on la croyait indéboulonnable. Et « voilà t’y pas qu’ils veulent y construire un centre commercial… »

Arrivée place de la Lib, la rumeur se triture le cerveau et enfle jusqu’à devenir complètement folle! Tout ça parce que tout le monde se bat, politiciens comme restaurateurs, pour prendre la place « royale » de Pérignon. On parle bonne chère, mais on pense politique aussi : certains rêvent d’un nouveau siège de l’UMP face au Palais!

Et puis elle descend le long de la rue de la Lib, s’arrête devant la vitrine de chez Douglas en travaux. Et là, les ouvriers ne savent rien. Mais dans la rédaction, il savent, parce qu’ils en connaissent du monde et du qui parle en plus ! Alors si ce qu’on leur a dit et ce qu’ils m’ont répété est exact, eh bien, réjouissez-vous, un Coffee Shop devrait prendre la place ! A moins

Et la rumeur a Beaune, que dit-elle ? Elle parle de l’école de cinéma de Claude Lelouch. Sera-t-elle ou pas créée dans l’ancien cinéma, avenue de la république ? Des travaux sous le musée des Beaux Arts, Porte Marie de Bourgogne, annoncent l’arrivée imminente d’une salle de spectacle, peut-être une succursale de la future école…


C’ Tendance • Mistigriff taille les griffes Se fringuer malin, fouiller et dénicher le bon vêtement pour vous créer des looks à petits prix, vous aimez ça ? Alors vous allez adorer vous balader dans les rayons de Mistigriff. La célèbre enseigne de déstockage vient de s’installer rue du Chapeau Rouge et elle casse les prix ! Prêt-à-porter et lingerie femme, homme et enfant, maroquinerie, chaussures, produits de beauté, hygiène et cosmétiques s’étendent sur 800m2. Il faut prendre le temps de chercher mais parfois ça vaut vraiment le coup, les réductions sur prix boutique allant jusqu’à 80%. Mistigriff 10 rue du Chapeau Rouge – Dijon

• Un coach sportif à la maison 

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• Désinvolture et glamour dans le cœur des femmes 

• Petit Casino grand sens du service !

En matière de mode les femmes sont exigeantes. Christian l’a bien compris et leur offre à la fois confort, élégance, singularité et accessibilité. Les griffes féminines Lauren Vidal et Elisa Cavaletti allient en effet un style raffiné, des coupes inédites et le confort des matières. Idéales pour les femmes actives entre 35 et 50 ans. Les matins frais d’automne donnent envie d’exhiber les jolis manteaux patchwork début de saison de Lauren Vidal. Les parkas et doudounes chaudes et douillettes suivront bientôt... Pour vous habiller de la tête aux pieds, la boutique propose aussi un grand choix d’accessoires (sacs à main, ceintures, gants, bonnets, écharpes).

Les Petits Casinos, tout le monde connaît. Ils nous ont tous dépannés au moins une fois un dimanche matin, en pain, en beurre… ou en bière, c’est selon ! Ce qui est nouveau en revanche, pour moi en tout cas, c’est la sandwicherie. Une nouvelle adresse pour ceux qui préfèrent manger sur le pouce. Petit Casino, place des Halles, propose 3 formules « déjeuner » équilibrées et pas chères (4.90€, 5.90€ et 6.90€) comprenant un sandwich, un dessert et une boisson. La supérette de quartier a le sens du service et de la proximité et n’hésite pas à enfoncer un peu plus le clou encore en proposant la baguette quotidienne cuite sur place et la livraison gratuite à domicile.

Cœur de Femme - 7 rue Bannelier – Dijon www.moncoeurdefemme.com

Petit Casino Place des Halles - Dijon

Vous avez pris du poids au fil des années et vous souhaitez reprendre le contrôle de votre corps ? Vous aimeriez bien qu’un professionnel vous conseille dans la pratique de vos exercices sportifs mais vous n’êtes pas très branché salle de sport ? Il y a une solution : avoir votre coach personnel. Eh oui y’a pas qu’à Paris ! Vincent Issartel a créé Fitamines Coaching. Ce préparateur physique de haut niveau a également entrainé et préparé des judokas de niveau national et international. Sa mission : atteindre vos objectifs avec des entraînements en salle, à domicile ou dans la nature. Vincent prend en compte votre âge, votre motivation, vos disponibilités, vos craintes, pour un programme vraiment personnalisé. Fitamines Coaching – Vincent Issartel Tel. 06 19 20 73 41 Mail. contact@fitamines.com www.fitamines.com

Vincent Issartel

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Portrait

10 Texte : GB Photo : DR

Lola Sémonin, chez elle, au naturel, avec ses pastels Horizons du Haut-Doubs présentés à partir du 30 octobre à la mairie de Thise (www.thise.com)

Pas de retraite pour

la Madeleine Proust ! P

rès de 30 ans déjà qu’elle est née vieille, la Madeleine Proust. Avec un nom pareil, comment ferait-on pour ne pas se souvenir de ce personnage incroyable débarqué un jour sur la scène du théâtre de Dijon, avec ses poules, ses animaux, sa ferme franc-comtoise reconstituée ? Un personnage construit dans toutes les dimensions de l’humain, et de l’humour aussi, ancré dans son terroir et pourtant universel. Il y eut, la ferme, puis le spectacle sur les 4 saisons, avant un arrêt de dix ans… pendant lequel ce sont d’autres humoristes qui ont pris le relais. Depuis on l’avait un peu rangée au magasin des souvenirs, justement, la Madeleine, et c’était une autre qu’on avait découvert, à travers ses livres, ses expos : Lola Sémonin. Un autre personnage, qui semblait rajeunir avec le temps, elle, teignant ses cheveux en rouge, peignant des pastels, voyageant sac à dos à travers le monde. Elle a même changé son prénom usagé, Laurence, pour celui de Lola, en cours de route. En Inde, probablement, dont elle était revenue avec un nouveau spectacle à offrir à sa vieille copine Madeleine, le dernier pensait-elle, avant la retraite : « je vais l’emmener faire le tour du monde ». Ce spectacle-là, je l’ai manqué, un comble, alors qu’on aurait pu se croiser, elle et moi, pendant mes tournées pour le guide du routard. Elle avec son sac à dos, moi avec un sac à bandoulière, pour tenir les bouquins. Je ne l’aurais peut-être pas reconnue, quoique, son accent l’aurait trahi, je crois. C’est elle, la Madeleine, pas Lola, qui m’avait incité à faire un de mes premiers longs voyages, au bout du Doubs, du côté de chez elle. La Franche-Comté, pour un Bourguignon, c’est loin. Je ne pensais pas que j’allais rencontrer des gens comme elle, pour de vrai. Ce fut pareil pour les Ch’tis, vingt ans plus tard, lorsqu’il fallut visionner le film reçu en avant-première sur un écran d’ordi dans le TGV filant sur Lille. Bon, assez rigolé. La Madeleine, elle est revenue, sans un Brel junior pour la chanter, avec un nouveau spectacle en dvd à nous offrir, en attendant la tournée. Un spectacle d’un genre nouveau, qu’on vous laisse découvrir, comme des grands, en vous invitant seulement à aller sur le site que Lola lui a offert, pour son come-back : www.madeleineproust.com ▀

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PS : Lola Semonin était à la FNAC mi-octobre pour présenter son nouveau dvd, vous devriez donc pouvoir trouver sur place son nouveau spectacle, « Madeleine Proust Haut-débit », ainsi que « les brèves de la Madeleine » III, un recueil de pensées qui vous laissera rêveurs.


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