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ENSA-Marseille . Année 2007-2008. Juin 2008 Individualité dense Aurélie VAGHARCHAK Pôle 5 . Architecture, ville, projets, histoire Directeur d’étude : Rémy MARCIANO


Aujourd’hui la question des nouvelles manières d’habiter est le sujet de controverse. Comment lutter face à l’étalement urbain, mais aussi comment penser le logement en adéquation avec les nouvelles pratiques urbaines et les nouveaux usages, des questions qui sont au cœur des débats entre architectes urbanistes et municipalités ! Grenoble n’échappe pas à la règle, bien au contraire, elle est depuis ses dernières années très engagée dans la recherche de solutions urbaines et architecturales. Alors que les années 70 donnent naissance à Villeneuve, ville née des utopies urbaines, des architectures de dalles, dessinée par des espaces généreux, aujourd’hui, elle est un terrain destiné à une requalification urbaine. Ainsi, ce projet de fin d’étude définit, dans un premier temps, un travail en équipe, de requalification urbaine, une requalification de l’avenue de l’Europe, qui se projette par une proposition de masterplan. A une échelle plus fine, un projet de logement est dessiné, pensé selon les modes de vie actuels, les pratiques urbaines et sociales de la société. Un projet de logement qui tend à répondre au désir d’individualité et au manque de foncier.

ENSA-Marseille . Année 2007-2008. Juin 2008 Individualité dense Aurélie VAGHARCHAK Pôle 5 . Architecture, ville, projets, histoire Directeur d’étude : Rémy MARCIANO Enseignants: J.Sbriglio. R.Marciano. C.Migozzi. J.Apack



une continuite urbaine masterplan

une ecriture urbaine et architecturale plan masse



logements singuliers projet


■ historique Grenoble, son urbanisation?

■ contexte Grenoble, aujourd’hui?

■ masterplan

Le cours de l’Europe, une continuité urbaine...




une continuite urbaine masterplan


Plan de Grenoble du "Cabinet des Estampes" début du XVII.

Plan de Grenoble, dessiné par Fumet & Noiray, 1932-1933.

Plan de Grenoble, dessiné par J.M.Vagnat, 1837.

Plan de Grenoble, 1965.

Plan de Grenoble, dessiné par Barillon, 1861.

Plan de Grenoble, dessiné par l’architecte Voyer Bois, 1867.

Plan de Grenoble, actuel.


■ historique . Les premiers tracés de la ville A l’image de la plupart des villes européennes, Grenoble s’est dessinée par extensions successives d’enceintes fortifiées. Dès 1824, de nouvelles murailles sont mises en chantier sur la Bastille, afin de renforcer la défense de la ville. Ainsi, Grenoble se présente sous la forme d’une ville forte implantée dans une plaine dédiée à l’agriculture. La ville se dessinera sur un modèle en damier autour d’une place centrale monumentale, la place d’Armes, qui se situe au centre de l’axe Est-Ouest selon lequel le chef-lieu du département de l’Isère va s’organiser. Ce plan de 1830 inclut la constitution de deux faubourgs qui caractérisent la ville. En 1832, un projet municipal donnera lieu à une extension de la ville vers le Sud, limitée au nord par les massifs montagneux. Cette extension accueillera, selon les volontés politiques, des édifices publics, des immeubles d’habitation, ainsi que des manufactures. Les nombreuses extensions successives marqueront à chaque fois la ville. Le plan de 1840 continuera la trame de 1830, se développant de manière tangente à la place d’Armes, elle proposera une trame orthogonale plus souple que la précédente avec des ilots de tailles diverses, adaptés notamment aux particularités du terrain.

On peut dire que l’histoire de Grenoble se lit à travers l’histoire de ses fortifications. Sa qualité de ville-forte la condamnait à ne pouvoir se développer que sous le contrôle vigilant de l’armée qui imposait ses volontés face au pouvoir municipal. C’est ce qui fait de Grenoble une des villes qui a conservé le plus tardivement ses fortifications.


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Panoramique sur la cité de l’Arlequin


. Les utopies urbaines des années 70 Durant les années 1940, la ville subira de grandes démolitions de ses fortifications et ce qui donnera ainsi naissance aux grands boulevards d’aujourd’hui. Mais ces grands boulevards continuent à encercler le centre dans des limites difficilement franchissable. Dans les années 50, une idéologie urbanistique adepte de la table rase apparue. Elle trouve, dans les années 60, un terrain propice à développer ces grosses opérations immobilières qui visaient à la reconquête des zones insalubres des centres villes au profit d’immeubles modernes destinés aux classes moyennes. La nouvelle municipalité élue en 1965, va faire évoluer le projet vers le logement social, pour diminuer les couts, en mobilisant des financements d’état. Ce projet va donner naissance à un bon nombre d’opérations notamment dans la partie sud de Grenoble, où verra le jour dans les années 70 la cité de l’Arlequin, basée sur les utopies urbaines des années 70.

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C’est ainsi que née une ville-neuve des utopies urbaines des années 70 dans la partie sud de la ville, en limites d’Echirolles. La première préoccupation qui a conditionné le développement de la partie Sud de l’agglomération est le résultat d’une forte croissance urbaine qui a caractérisé l’ensemble des villes françaises dans les années 60. La ville de Grenoble n’a pas échappé à la règle, dopée par l’arrivée des Jeux Olympiques d’Hiver de 1968. La cité olympique prendra place dans la partie Sud de la ville. Après de longs débats menés sur le modèle d’extension de la ville, le choix s’est porté, à l’époque, sur le renforcement du Centre Historique et la création d’un Centre Secondaire d’Agglomération comprenant la création de secteurs d’habitat important, des opérations d’envergure, portant sur des équipements rayonnant à l’échelle de l’agglomération, la réalisation d’un pôle économique autour de Grand’Place. C’est ainsi qu’on dira «la Ville neuve qui


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Plan Toulouse Le Mirail Plan Grenoble Villeneuve

Dessins de Henri Ciriani, 1968.


s’étend en partie sur Grenoble, en partie sur Echirolles, constitue par son centre, le premier élément d’un nouvel aménagement de l’agglomération ». Grand’Place constitue alors une centralité, sur un axe majeur, ici l’Avenue de l’Europe. Les projets de réaménagement de Grand’Place, d’Alpexpo et d’Alpes Congrès, mais aussi le projet de patinoire et le projet de la zone d’activités en face d’Alpexpo viennent renforcer la vocation centrale de cet espace urbain. Un objectif partagé par le Projet Urbain de Grenoble pour confronter le rôle de la ville centre au sien de la région urbaine. Aussi, l’amélioration de la station de tramway semble être un enjeu majeur dans le développement et la mise en relation de Villeneuve avec le centre historique de Grenoble. La restructuration des espaces publics et des entrées de ville au Sud de la ville sont aussi prévue. Ce développement urbain, on peut aussi parler de process, est issu des idéologies urbaines et architecturales pensées durant ces années 70.

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Villeneuve et le Mirail ont été pensées et construites, parmi les premières en France, au début des années 70. Dans les deux nouveaux quartiers de Grenoble et Toulouse, on retrouve énormément de points communs caractéristiques de « l’urbanisation nouvelle » plébiscitée à l’époque par de nombreux d’urbanistes. En effet, on remarque que dans les deux opérations les volontés sont claires : créer du tissu urbain dans lequel les flux sont séparés, avec au niveau du sol la circulation automobile, et au niveau du dessus, sur une dalle, la circulation piétonne. Aussi, l’on veut ouvrir les logements sur de grands parcs jugeant que la ville ancienne est étouffante, trop confinée, trop dense. On imagine alors de grands ilots ouverts. L’exemple catastrophique des grands ensembles, comme Sarcelles, poussent les urbanistes à penser ces nouvelles opérations comme des ensembles urbains autonomes, presque comme des villes dans la ville. De cette manière à Grenoble Villeneuve comme à Toulouse Le Mirail, on pense à équiper, par des écoles, bureaux, centres commerciaux et autres activités.


Plan de Grenoble, 1972.

Plan de Grenoble, 1978.



Plan de Grenoble, actuel.


Aujourd’hui, sur l’Avenue de l’Europe on constate que la voie est surdimensionnée pour être un boulevard urbain, à l’image des grands boulevards de la ville, et un ensemble de problèmes dû à ce type de pensées urbaines sont soulevés aujourd’hui : Comment donner une façade urbaine à ce boulevard ? Comment fait-on redescendre le piéton au sol ? Comment continuer à urbaniser le boulevard et construire à nouveau du logement ?

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Un certain nombre de questions se pose aujourd’hui, des questions qui font parti intégrante du travail de diplôme développé. C’est par une étude et une analyse urbaine que sera proposé un travail d’esquisse de Masterplan de requalification de l’avenue de l’Europe.


ZAC de Vigny-Musset.

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Plan des programmes d’aménagement pour la ZAC de Bonne

Projet de logements pour la ZAC de Bonne de l’architecte Edouard Francois.


■ contexte . Grenoble, une ville en projet Grenoble, chef lieu du département de l’Isère, est une ville d’une aire urbaine de 560 222 habitants, s’étalant sur 1813 hectares. Elle fait parti de ces villes moyennes françaises comme Rennes, Nantes, Montpellier, où les politiques urbaines sont les plus audacieuses ces dernières années. Cela fait de nombreuses années que les différentes municipalités, qui se sont succédées dans cette ville, ont eu à cœur de miser sur le développement urbain et la qualité de l’habitat. Le maire le plus célèbre dans ce domaine et dans cette ville ayant été Hubert Dubebout, maire de 1968 à 1982. Aujourd’hui, la ville dresse le constat alarmant de la pénurie de logements, comme beaucoup de villes françaises, mais surtout un manque cruel de foncier pour continuer à se développer. Ainsi, les volontés politiques urbaines se saisissent très rapidement des rares parcelles libérées pour en faire des projets urbains de haute qualité environnementale basés sur un développement durable. C’est le cas du projet de la ZAC de la Caserne de Bonne, qui se situe dans le centre ville et qui est cours de chantier, et aussi des premières réalisations comme la ZAC de Vigny-Musset, plus au Sud du centre, au Nord du quartier olympique.

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Si ces occasions sont rares et insuffisantes à la satisfaction du développement urbain souhaitable, Grenoble possède une réserve foncière, au Sud de la ville. Il s’agit d’une grande voie tracée pour servir de réserve foncière. Mais l’urbanisation qu’elle a entraînée n’est pas à la hauteur du rôle que cette voie peut remplir dans l’armature urbaine de la ville de Grenoble.


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. L’avenue de l’Europe, une solution au développement de l’urbanisation Aujourd’hui, un enjeu important repose alors sur la redéfinition de cet axe Est/Ouest. En effet, comme on a pu l’évoquer précédemment, l’avenue de l’Europe nait des utopies urbaines des années 70, ayant pour vocation de donner des espaces publics plus généreux, de sortir du tissu dense et confiné du centre ville. Cette problématique a été saisie par l’urbaniste et architecte Yves Lion. Il propose à Grenoble dès 2004, de repenser cette avenue de l’Europe sur le modèle de la Diagonal à Barcelone ou de la Meridaina à Madrid. Cette problématique sera également l’élément de structure et de départ du développement de ce travail de diplôme.

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Eléments de principe du projet d’Yves Lion.


L’avenue de l’Europe à Grenoble. L’avenue de l’Europe comme barrière urbaine.

Le maillage urbain.

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La requalification des îlots.

Une continuité urbaine végétalisée.


■ masterplan

Aujourd’hui l’avenue de l’Europe joue le rôle de barrière urbaine. Alors que le but initial était d’étendre la ville de Grenoble vers le Sud et de faire de ce quartier une polarité entre Grenoble et Echirolles. Il s’agit de redéfinir des principes urbains adaptés aux usages et pratiques urbaines d’un cours, le cours de l’Europe, en projetant un masterplan.

. Maillage et restructuration du cours de l’Europe

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A l’heure actuelle, le cours de l’Europe est constitué d’un réseau viaire lâche et peu dense. Cette trame urbaine induit une pratique urbaine complexe. Les distances de refus de piétons sont largement dépassées, et incitent à l’usage de l’automobile. En fait, cette trame n’est pas adaptée à la pratique urbaine courante d’une centralité, où les déplacements doux sont favorisés et facilités par le découpage parcellaire et donc par le tramage viaire. Ainsi un redécoupage parcellaire est fait, à l’image de la ZAC de Vigny-Musset, afin de favoriser les déplacements doux, de développer des accessibilités et de créer des perméabilités, et donc de dynamiser la zone d’intervention. Ce remaillage introduit le développement des espaces publics, en reliant et reconnectant certains secteurs enclavés, comme c’est le cas pour l’îlot de logements de l’Arlequin. Le profil de l’avenue est redessiné, introduisant un T.C.S.P, des pistes cyclables, et supprimant deux voies sur trois circulées au profit de larges trottoirs piétons, idéal à la pratique d’un cours. La restructuration de l’avenue de l’Europe pose les questions de destinations, d’usages, de fonctions, et c’est ainsi que certains îlots seront requalifiés et voir même redessinés. Ce maillage et cette restructuration du cours de l’Europe se fait dans une écriture de continuité urbaine. A l’image de Grenoble, ville verte, où la végétation naturelle est prédominante, le cours de l’Europe, les îlots redessinés et les nouvelles voies seront plantés et végétalisés.


Une concentration: Grand’Place.

Un étalement linéaire.

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Des grandes enseignes, des commerces de proximité, des activités diverses.


. Une pratique commerciale linéaire. Si aujourd’hui, la majorité des flux, sur le cours, est due à la présence du complexe commerciale de Grand’Place, elle inspire à une dilation de cet espace, un étalement linéaire sur l’avenue, afin d’avoir une réelle pratique urbaine de cours, et non une concentration de masse sur une ponctualité. C’est une idée forte et génératrice qui constitue les qualités de la requalification de l’avenue de l’Europe. Cet éclatement de Grand’Place a pour but de développer une pratique urbaine fluide, perméable, favorisant un flux extérieur, à l’image du cours Mirabeau par exemple. La présence de ces commerces et ces diverses activités, le long de ces quatre kilomètres, introduit une mixité. Une mixité urbaine, sociale et économique, alliant commerces de proximité, grandes enseignes, et activités économiques et professionnelles diverses. . Parcellisation et densification Dans cette écriture urbaine apparait une volonté forte de venir tenir le cours de l’Europe et ainsi de densifier ce quartier. Si les typologies varient selon les fonctions et usages, elles se lisent surtout dans une continuité de l’existant et une affirmation du cours.

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Concernant le secteur d’Alpexpo, où une patinoire a été construite, donnant sur l’avenue, le masterplan projette un grand parvis public, accueillant un équipement culturel tel une SMAC. Un peu plus loin, à l’intersection du centre olympique et de la cité de l’Arlequin, on projette un pôle échangeur dans lequel on redessine la gare de métro, bus et tramway, et propose des activités économiques, commerciales et autres équipements dans des ensembles de tours. Cet îlot fait face à des îlots de galettes commerciales desquelles émergent des édifices de logements et des activités diverses.





Dans une écriture générale, ce projet de masterplan propose une densification verticale depuis le front du cours de l’Europe, avec des édifices de R+8 à R+12, avec un profil qui se dessine selon les rapports avec l’existant. Ces îlots ouverts denses tendent à se densifier verticalement, offrant des perspectives paysagères depuis le cours vers l’intérieur des îlots. Si cette échelle dense et verticale est proposée, c’est que la ville le permet. En effet, de par la présence de reliefs montagneux qui entourent la ville, mais aussi de par la présence d’édifices comme les logements de l’Arlequin qui s’élèvent sur vingt niveaux, la grande échelle est permise et acceptée.

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Masterplan.


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Un parvis public, une SMAC, un pôle culturel.


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Un pôle échangeur.


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Une mixité de logements.


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Coupes de principe sur la requalification du cours de l’Europe.


■ un choix Un espace, du cours au parc...

■ une ECRITURE ARCHITECTURALE ET URBAINE Amener un profil urbain architecturé

■ un plan du sol



Des accès aux usages...




une ecriture urbaine et architecturale plan masse





■ un choix

. Une hétérogénéité La zone d’intervention choisie se trouve être l’entrée Ouest de la requalification urbaine du cours de l’Europe. Elle est représentative d’un tissage mixte et composite. Si la volonté du masterplan est de convertir la friche industrielle que compose les usines Alstorm et Caterpillar, en ateliers d’artistes accueillant des manifestations publiques et culturelles, à l’image de la Friche de la Belle de Mai à Marseille, elle propose une ouverture sur le grand paysage. Cette zone d’intervention présente une diversité urbaine en terme d’usages et de fonctions, puisque cohabitent ateliers d’artistes, logements de grande échelle et aussi de plus petite échelle, commerces et activités, équipements et parc naturel…. Si cette mixité est présente, l’enjeu architectural et urbain intéressant à développer est la manière de tisser cette hétérogénéité, d’harmoniser les espaces, pour rendre les pratiques urbaines fluides et agréables, tout en conservant cette hétérogénéité qui est une richesse. .Une Harmonie



Si l’harmonie est synonyme d’une pratique fluide et agréable des espaces urbains, elle n’implique pas une homogénéité des espaces en ce qui concernent leurs pratiques, leurs attributs et fonctions, mais aussi leur échelle. Bien au contraire, la pratique des espaces est d’autant plus sensible si le skyline proposée est évolutif et non constant, et qu’il est adapté aux usages et fonctions. Il est alors question de densité raisonnée et de formes urbaines qui introduisent les notions de principes urbains et architecturaux.


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Façades urbaines sur le cours de l’Europe.

Bâtis de R+8 à R+12/ Logements collectifs.

Façades urbaines sur les rues secondaires.

Bâtis de R+4 à R+7/ Logements intermediares.

Façades en coeur d’îlot.

Bâtis de R+1 à R+3/ Logements individuels.


■ une ecriture architecturale et urbaine

. Un profil urbain architecturé Dans une écriture de continuité urbaine proposée par le masterplan, les rez-de-chaussées de la zone d’intervention sont destinés à un usage commercial ou artisanal, développant les activités dans des espaces transparents de hauteurs importantes, dans un but d’offrir des vues sur les cœurs d’îlot. Cette volonté adoucit l’écriture brute et monolithique d’une barre traditionnelle, en proposant donc un socle plus lumineux au sol. Les formes urbaines et architecturales des édifices se définissent en dessinant un skyline dynamique du cours de l’Europe au parc urbain au Sud. En effet, le bâti sur le cours est un bâti urbain plus dense, proposant des niveaux allant de R+8 à R+12. Il est dessiné dans une écriture architecturale urbaine, particulièrement pour les façades qui sont sur le cours. Ces édifices de grandes hauteurs accueillent dans les étages supérieurs des logements collectifs. Ces îlots ouverts sont mixtes et végétalisés.

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Dans un même îlot, donnant sur le cours, le bâti de R+8 à R+12 joue avec des typologies architecturales d’une autre échelle. C’est un îlot mixte qui définit un rapport à l’échelle mais qui introduit également les notions de mixité urbaine, puisque ces bâtiments de petites échelles, en cœur d’îlot, proposent des typologies de maisons individuelles. S’il s’agit là de définir des principes urbains appelant à la mixité, il n’en demeure pas moins que l’écriture architecturale est essentielle puisqu’elle nécessite un travail sur le rapport à l’échelle et à l’espace.


BARRE MONOLITHE OPAQUE

TRANSPARENCE DES RDC

TRAMAGE

PERCEMENT

PERMEABILITE VERTICALE

PRINCIPE DE FACADE

BARRE MONOLITHE OPAQUE

ESPACE VERT EN COLLECTIF RDC

TRAMAGE

PERCEMENT

PERMEABILITE VERTICALE

PRINCIPE DE FACADE

FACADE URBAINE



FACADE EN COEUR D'ILOT


Les îlots qui se situent entre le cours et le parc, sont dessinés dans un idéal architectural d’échelle intermédiaire. Le bâti de R+4 à R+7, se dessinent en peigne, filant du bâti du cours au parc urbain du Sud. Ces bâtis accueillent des logements intermédiaires, dans une forme architecturale collective ils proposent des individualités. Les derniers niveaux se dessinent comme des penthouses se noyant dans le parc public. . Les Principes urbains et architecturaux



Si le profil est dessiné, les principes sont à définir, afin d’avoir une lisibilité de l’ensemble. Dans une écriture générale, les édifices de la zone d’intervention sont dessinés afin de conserver l’idée génératrice de rez-de-chaussée transparent, habités par des activités. Cette volonté clarifie la pratique au sol des espaces publics et définit aussi une écriture architecturale. Si cette idée à facilement applicable, la volonté urbaine forte reste la perméabilité de ces barres. Et c’est ainsi que des principes architecturaux se dessinent, des trous, des vides, qui pourront être habités par des jardins privatifs.


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Plan du sol.


■ un plan du sol

Depuis le cours de l’Europe, dessiné sur un gabarit de 40 mètres ( 2X1 voie automobile, en terre-plein centrale planté de 12mètres accueillant un T.C.S.P, des pistes cyclables latérales, et des larges trottoirs piétons de 8 à 10 mètres plantés), se dessinent des voies secondaires d’un gabarit de 12 à 18mètres (2X1 voie automobile, trottoirs plantés de 2 à 3 mètres, et des stationnements éventuels). Cette hiérarchisation définit une pratique et une circulation claires. . Les accès et la clarification des espaces

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Les tracés de voirie hiérarchisent les espaces, ils définissent aussi les accès aux îlots, et clarifient les qualités des espaces. Si les accès aux maisons individuelles se font depuis la rue et marque la limite privée/public, les accès piétons aux logements collectifs se font depuis le cœur d’îlot. Dans une volonté de clarifier la pratique des espaces au sol, les accès privés se font depuis l’étage et depuis le cœur d’îlot concernant les îlots du cours de l’Europe, et laissent ainsi libre et public les espaces au sol. Pour les accès voiture, les parkings sont au niveau du sol et non pas enterrés et se font depuis la rue. Pour des conditions de mauvaises qualités des sols, les parkings ne sont pas enterrés et offrent des qualités non négligeables quant la luminosité et à la ventilation naturelle. Ce système de parking ventilé permet d’offrir de vrai cœur d’îlot privé planté. Dans un respect de durabilité et de haute qualité de vie, les parcelles bénéficient toutes d’au moins 20% de pleine terre.


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Plan de masse.


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Les îlots intermédiaires (entre le cours et le parc public) accueillent des parkings silo. Si le stationnement est pensé par un parking silo et permet un accès individualisé au logement depuis le parking, il répond aux problèmes du stationnement aujourd’hui et peut muter dans le futur. En effet, ici, le parking mécanique est choisi, il se base sur un structure poteaux/ poutres standard pour permettre une réutilisation éventuelle dans l’avenir en cas de changement des usages, favorisant les transports doux et délaissant la voiture.


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


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Coupe longitudinale de profils, traversant le Cours de l’Europe .





■ INDIVIDUALISER UN COLLECTIF...? Une position face à la question du logement aujourd’hui

■ une reponse architecturale Des accès au logement

■ Des references



De l’immeuble villa à la machine à habiter, construire...




logements singuliers projet


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■ INDIVIDUALISER UN COLLECTIF...? . Dans l’air du temps... Aujourd’hui, la crise à laquelle doivent faire face les municipalités est double. En effet, si la période d’après guerre amorçait les premières notions de la crise du logement, aujourd’hui, doit s’y ajouter, le manque de foncier. Alors que dans les années 40-70, les périphéries étaient des champs libres, propices aux constructions, et donc à l’étalement de la ville, à l’heure actuelle cela n’est plus le cas. La ville est étalée et construite, tissée par un réseau viaire complexe. Cet étalement est remis en question dernièrement, notamment par les architectes et urbanistes qui voient dans ce tissage, plus lâche et plus généreux, une discussion : l’étalement de ce tissu urbain lâche et peu dense, (constitué majoritairement de grands ensembles et de leurs espaces délaissés, ainsi que de maisons individuelles et de leurs grandes parcelles), peut-il être remis en question afin de repenser la ville ? C’est alors que les mairies actuelles investissent des fonds. Elles font appels aux connaissances et savoirs d’équipes d’architectes urbanistes, afin de repenser l’urbanisation du territoire en posant des principes sur les nouvelles manières d’habiter.

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C’est donc dans cette démarche, d’alternative face aux nouvelles manières d’habiter que se pose ce travail de fin d’étude. En effet, aujourd’hui la question est de repenser le logement en fonction des nouveaux usages et des nouvelles pratiques contemporaines. Si la société tend à la privatisation, au capitalisme et à l’individualisation, elle laisse voir dans la ville cette évolution. Une individualisation qui prolifère dans la construction, encore aujourd’hui, de lotissements entiers de maisons pavillonnaires.


+ PIÈCE À VIVRE

= JARDIN

+ PIÈCE À VIVRE

= JARDIN

+ 

PIÈCE À VIVRE

LOGEMENT

...

LOGEMENT

= JARDIN

LOGEMENT


Alors que les mairies et les professionnels dénoncent ce processus de développement, "bouffeur d’espace", comment proposer des qualités de vie semblables à l’habitat individuel en intégrant la constante de l’absence de foncier dans une ville? Et c’est par une requalification urbaine apportée par le Masterplan, que l’écriture du projet de logements va se penser et se dessiner. Le projet s’écrit donc comme une réponse éventuelle, à la question densification de l’individuel, autrement dit une réponse qui propose des qualités de vie similaires à l’habitat individuel dans une forme urbaine dense. . Un jardin pour tous L’idée génératrice de ce projet de logement est de proposer des espaces à vivre individualisés, tout en conservant une forte densité urbaine. Dans l’idéal, une famille aspire à vivre dans une maison, avec un jardin privée, voir même une piscine ; une maison avec sa propre entrée, son numéro de rue et son indépendance. Ainsi, il parait juste de réfléchir à ces éléments fondateurs, de l’habitat désiré d’aujourd’hui, pour les réinterpréter dans une forme urbaine plus dense, comparable aux barres de logements collectifs. En quelque sorte proposer des logements individuels dans une typologie urbaine destinée à la base au logement collectif.

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Les logements se basent ainsi sur la typologie de la maison individuelle et proposent des jardins pour tous par des accès individualisés. Les petits appartements possèdent également un jardin, ils notent un avantage par rapport à l’habitat individuel tradionnel qui se destine essentiellement aux familles.


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URBAN GOLF

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URBAN GOLF

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Plan de l’étage destiné à la pratique sportive, developpé sur le thème de l’Urban Golf.

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■ une reponse architecturale . Des espaces collectifs Si l’idée forte du projet est de proposer des espaces privés extérieurs comme les jardins, il n’en demeure pas moins que la présence d’espaces collectifs est pensée, afin de créer des échanges, et de proposer des activités. Le cœur d’îlot collectif est pensé comme l’espace obligatoire d’accès au logement, et, à l’étage, un niveau collectif est destiné à des pratiques sportives. On y trouvera un site d’urban golf et des mini-espaces multisports.

. Le module

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Il s’agit d’un module carré de 12mx12m. Ce module est déterminé de sorte à offrir de grands espaces pour les rez-de-chaussée commerciaux, et définit une trame fonctionnelle pour les typologies d’appartements. C’est en divisant ce module soit en deux soit en quatre, qu’on définit tous les types de logements, une des subdivisions obtenue étant le jardin.


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.Les imbrications Cinq typologies de logements sont définies grâce à ce module, soit en simplex, soit en duplex. C’est par des jeux de combinaisons et d’assemblages que vont se dessiner les trames de logements. Sur une même trame les imbrications sont multiples et donnent naissance à une grande diversité. . L’empilement C’est par un empilement des imbrications définies que s’élève l’édifice. Si l’empilement semble aléatoire, il n’en demeure pas moins qu’il est pensé de sorte à obtenir de grandes ouvertures perméables, offrant une double orientation à tous les logements que ce soit par les pièces à vivre ou par les jardins. . La distribution, un flux vertical.

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Dans une volonté d’individualiser, un bloc de circulation, composé d’un ascenseur et d’un escalier, dessert deux logements par niveaux. Ce dispositif met en avant l’efficacité des flux verticaux, rentable en termes d’espace, aucunes coursives et aucuns couloirs ne sont nécessaires. Un bloc de circulation dessert en moyenne vingt logements sur dix niveaux.


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. L’accès au logement Tout les accès aux logements se font depuis le cœur d’îlot, piétons et automobilistes transitent par ce cœur ; un îlot ouvert sur l’espace public, où des perspectives sont données à voir, mais où les accès privatifs se font depuis le cœur d’îlot. Depuis le cœur d’îlot, on accède aux halls d’entrées traversant, c’est-à-dire visible depuis l’espace public. De ces halls couplés démarre le bloc de circulation verticale. Il donnera ensuite accès au logement. Un accès au logement qui se fait pour certains depuis le jardin privatif, à l’image des accès d’une maison individuel. . Les logements L’édifice est composé de 117 logements, il amène à la notion de machine à habiter. Ces logements petits et grands, en simplex ou en duplex, possèdent tous un grand jardin. Pour les grands logements une individualisation d’une pièce est possible, grâce à un second accès, indépendant.

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Si l’idée génératrice du projet était d’individualiser le logement collectif, l’enjeu important était de tenir une forte densité. Ainsi la "machine à habiter" et les maisons en bande définissent une parcelle dense d’un COS 3.3.


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Plan du rez de jardin de la parcelle .


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Projet d’immeuble villa dessiné par Le Corbusier, 1922.

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Immeuble villa, ZAC Masséna-Gandon, 1987, Dubus & Lott architectes.


■ references . Immeuble villa Dès 1922, le projet d’immeuble-villas fournit un exemple architectural intégré, selon le Corbusier un «instrument de rénovation urbaine». Le groupement de cellules en «cité-jardin verticale» prend toute sa valeur dans la conquête de la troisième dimension. Le Corbusier affirme une architecture structurée, qu’il ‘agisse des cellules d’habitation ou de l’espace urbain. Le logement et les circulations sont pensés comme indépendant. Vingt cinq plus tard, cette théorie donnera lieu à l’Unité d’Habitation. Le Corbusier pense l’édifice comme une ville avec des équipements, des commerces et activités desservis par des rues intérieures. Une machine à habiter où les logements sont dessinés en duplex traversant s’ouvrant sur l’extérieur par des loggias de double hauteur. Une véritable innovation qui amène à penser l’habitat comme une ville, offrant la possibilité d’envisager l’édifice comme infrastructure en soi.

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L’unité d’habitation révolutionne les pensées. Elle devient le modèle à suivre, aujourd’hui encore, de nombreux architectes reprennent les principes de ce monument. En 1987, J.Dubus et J.P. Lott, sont les gagnants d’un concours, organisé par la SEMPA et la RIVP, à l’occasion des cent ans de Le Corbusier sur le thème de l’immeuble villa. Et ainsi, que se réalise l’immeuble villa dans la ZAC de GandonMasséna à Paris. Dubus et Lott proposent des logements qui s’imbriquent les uns aux autres en duplex montant et descendant, comme à l’Unité d’ Habitation, composés sur trois niveaux.


L’unité d’habitation de Marseille,Le Corbusier .

Habitat 67, Montréal, Mosche Safdie.

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Mirador, Madrid, MVRDV.


. Machine à habiter A la cité radieuse de Marseille, Le Corbusier dessine un vrai village vertical. Alors que les logements sont pensés pour offrir des doubles hauteurs et des loggias, le complexe regroupe à lui 360 appartements, une mégastructure qui est pensée comme autonome avec ses commerces, activités, et équipements. A l’occasion de l’exposition universelle de 1967, Mosche Safdie propose le concept d’habitation urbaine et tridimensionnelle intégrant la maison unifamiliale. A la base cette gigantesque boite de construction prévoyait 900 appartements. Seulement 158 logements seront réalisés. Le principe est d’empiler des conteneurs de maisons unifamiliale les uns sur les autres, sans ordre apparent. Un complexe qui est toujours d’actualité, puisque de nombreuses familles montréalaises sont envieuses à l’idée de vivre à Habitat 67, pour les qualités de vie proposées.

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Dans une écriture plus contemporaine, de cette dernière décennie, on retrouve le travail des architectes hollandais MVRDV qui proposent des habitats dessinés sur le modèle de la mégastructure, de la machine à habiter. Le Silodam à Amsterdam, réalisé entre 1995 et 2002, est composé de 142 logements résidentiels et de 15 logements sociaux. Sur ses dix étages l’édifice abrite un grand café-restaurant, un mini-port de plaisance, une grande terrasse panoramique, et des appartements de dimensions variées, groupées par types. On y trouve des habitations avec patio, des ateliers, des studios, des duplex et des penthouses, mais aussi toute une gamme de logements inhabituels, très compacts, ou au contraire, très larges et très profonds. Dans un travail similaire, les architectes hollandais sont choisis pour construire un immeuble de logements à Madrid, il s’agit du Mirador. Cette immeuble s’élève sur vingt-deux étages et abrite 156 appartements. Sur un des niveaux supérieurs, l’immeuble dessine un vide qui se caractérise par un espace collectif pour les habitants.


Silodam, Amsterdam, MVRDV.

VM Housing, Copenhagen, PLOT.

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VM Housing, Copenhagen, PLOT.


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On peut finir par dire que le travail des hollandais n’est pas le seul à expérimenter le modèle de la machine à habiter aujourd’hui, puisque l’agence PLOT se pose dans cette posture également. Des travaux de l’ex-agence, on peut relever le VM Housing, qui est un projet de logements regroupant 209 logements (114 appartements dans la barre V et 95 appartements dans la barre M). Ce projet reprend les typologies de l’Unité d’Habitation, chaque appartement est en duplex proposant des vues au Nord et des terrasses au Sud. Les architectes reprennent également le principe des rues dessinés par le Corbusier.


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■ texte de presentation du pole de pfe . Grenoble : une ville en projets Après la ville d’Arles, le pôle N°5 continue son approche de l’histoire d’une ville et de ses problématiques de projet. Cette année, le sujet choisi est la ville de Grenoble, chef lieu du département de l’Isère. Pourquoi Grenoble ? Pour différentes raisons. La première tient au fait qu’en France, les villes moyennes comme Rennes, Nantes, Montpellier ou Grenoble, ont eu les politiques urbaines les plus audacieuses au cours de ces dernières années. Ensuite, Grenoble fête cette année le quarantième anniversaire des Jeux Olympiques de 1968 et l’on sait combien les villes qui ont obtenu l’organisation de ce type de manifestation, en ont profité pour développer leur urbanisme et renouveler leur architecture. Enfin cela fait de nombreuses années que les différentes municipalités qui se sont succédées dans cette ville, ont eu à cœur de miser sur le développement urbain et la qualité de l’habitat. Le maire le plus célèbre dans ce domaine et dans cette ville ayant été Hubert Dubedout, maire de 1968 à 1982. Grenoble, dans la mesure où une activité d’architecte conseil depuis 2002, dans cette ville, m’a permis d’occuper un poste d’observation privilégié pour voir et analyser les politiques urbaines à l’œuvre que ce soit dans la mise en place du PLU comme dans celle des différentes ZAC et autres projets d’architecture. . Quelques bribes d’histoire urbaine

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Grenoble, ville de 170.000 habitants est la préfecture de l’Isère. Après avoir été longtemps une ville de garnison militaire jusqu’au début du XXe siècle, aujourd’hui, c’est avant tout, une ville universitaire dotée également de nombreux centres de recherche. La modernité à Grenoble arrive au début du XXe avec le développement de l’industrie hydroélectrique. La tour Perret, construite en 1925 dans le parc Paul Mistral, à l’occasion de l’exposition de la Houille Blanche, témoigne de cette période.


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Deuxième grand moment, 1968 avec la désignation de cette ville pour recevoir les Jeux Olympiques d’hiver. Aujourd’hui, Grenoble se pense dans une politique d’intercommunalité avec les communes voisines et dans une relation Rhône/Alpes avec notamment Lyon et sa région. Le développement urbain de la ville s’est déroulé selon deux modes de croissance.Le premier, radio concentrique s’est développé autour du noyau gothique lové en bordure de l’Isère. Le second s’est fait le long de l’axe nord/sud qui part de l’Isère en direction de Pont de Claix. La ville s’est également agrandie par la démolition de ses enceintes, c’est le cas notamment des Grands boulevards, axe est/ouest qui s’est urbanisé dans la décennie 50/60. Redoublant cet axe, plus au sud, l’avenue de l’Europe, choisie comme problématique de travail cette année pour le S.10, constitue la limite sud de la ville et mérite d’être repensée dans une nouvelle relation entre bâti/espaces/publics et voierie. De plus cette problématique devrait également permettre de retravailler cet axe, dans ses accroches avec les tissus urbains périphériques. Pour être tout à fait clair, une grande voie a été tracée, pour servir de réserve foncière et l’urbanisation qu’elle a entraînée, n’est pas à la hauteur du rôle que cette voie peut remplir dans l’armature urbaine de la ville de Grenoble. Et ce d’autant plus que cette ville, aujourd’hui manque cruellement de foncier, pour continuer à se développer. Cette problématique a été très bien saisie par l’urbaniste et architecte Yves Lion. Celui-ci a proposé à la ville de Grenoble dès 2004, de repenser cette avenue de l’Europe, sur le modèle de la Diagonal à Barcelone ou de la Meridiana à Madrid. Cette étude vous sera d’ailleurs présentée au cours du voyage que nous effectuerons à Grenoble.

Il est donc proposé aux étudiants, de s’emparer de ce morceau de ville, de faire des propositions d’aménagement global de cet espace, au regard de l’armature urbaine en général, comme de celui de ses secteurs proches. Il est également proposé de faire des propositions de programmes, logements ou équipements et de développer par le projet un de ces éléments de programme à une échelle comprise entre le 1/200e et le 1/100e. Enseignants : J. Sbriglio, R. Marciano, C. Migozzi, J. Apack. J. Sbriglio.

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. Problématique du S10


Si ce projet se veut être une réponse éventuelle face à la question du logement aujourd’hui, il marque par son caractère unique de travail de fin d’étude. Un projet que j’ai eu plaisir à faire, une étude intense, enrichissante et nourrissante, dans laquelle je pose mes idées, mes pensées et mes solutions, mes principes, face à la demande d’être architecte en 2008!

ENSA-Marseille . Année 2007-2008. Juin 2008 Individualité dense Aurélie VAGHARCHAK Pôle 5 . Architecture, ville, projets, histoire Directeur d’étude : Rémy MARCIANO Enseignants: J.Sbriglio. R.Marciano. C.Migozzi. J.Apack


Je tiens à remercier les enseignants du pôle5 de l’ENSA-M, Jacques Sbriglio, Rémy Marciano, Christophe Migozzi et Jérôme Apack, pour leurs conseils avisés, leurs intérêts, et leurs suivis de mon travail.

Je tiens également à remercier l’atelier, 14 quai de Rive Neuve, et notamment Gilles pour sa confiance et son soutien durant ces années d’études. Mon co-équipier et ami Florian pour cette période partagée. Ma famille, parents et amis, pour leur soutien permanent.

ENSA-Marseille . Année 2007-2008. Juin 2008 Individualité dense Aurélie VAGHARCHAK Pôle 5 . Architecture, ville, projets, histoire Directeur d’étude : Rémy MARCIANO Enseignants: J.Sbriglio. R.Marciano. C.Migozzi. J.Apack



Indivudialite Dense