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Yaouankiz / Jeunesse

YAOUANKiz Le Mag’ des jeunes du Parti Breton

DOSSIER SPECIAL N° 2

ELECTIONS EUROPEENNES

DILENNADEGOU EUROPA ACTU PEUPLES D’EUROPE Euskadi : les élections Séminaire de YEN en Slovaquie

COMMENT CA MARCHE ? Le Parlement Européen, ça sert à quoi ?

Mai-Août 09

REPORTAGE Les Jeunes Hongrois de Roumanie

ENTRETIEN Dewi Siberil nous raconte Ai’ta


SOMMAIRE

TAOLENN

Sommaire / Edito

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Actu des Jeunes Bretons

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Comment ça marche ? Le Parlement Européen, ça sert à quoi ?

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DOSSIER : spécial élections européennes

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Actu peuples d’Europe : élections en Euskadi et séminaire de YEN

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Reportage : Les jeunes Hongrois de Roumanie

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Entretien : Dewi Siberil

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Pennad-stur Tous aux urnes !

Edito

Tout le monde ne le sait pas forcément, mais le 7 juin prochain ont lieu les élections européennes. Un moment unique puisque tous les 5 ans, 300 millions de citoyen-ne-s élisent directement leurs députés européens. On entend souvent que ces derniers ne servent à rien, qu'ils ont très peu de pouvoir. Ce numéro consacré aux élections européennes a pour but de démontrer non seulement que c'est faux, mais que de vrais enjeux politiques sont bien présents derrière ces élections. Alors que les grands partis font une campagne largement limitée aux problèmes hexagonaux, le Parti Breton et les Jeunes Bretons présentent leurs idées pour une Europe plus unie, plus démocratique, centrée sur la solidarité, le progrès économique et la protection de l'environnement. Parce que l'Europe ne doit pas se résumer à un marché, mais doit se doter de vraies institutions politiques, plus intégrées que celles d'aujourd'hui.

Alors n'oublie pas d'aller voter le 7 juin pour faire entendre « la voix de la Bretagne en Europe » !

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YAOUANKiz n°2 - Mai/Août 09


L’ACTU

DES

JEUNES BRETONS KELEIER AR VRETONED YAOUANK

Coller au plus près des réalités Nos prises de positions de ces dernières semaines dans les médias se sont focalisées sur deux thèmes concrets : les projets bâclés de réforme du statut des enseignants qui plongent la France et la Bretagne dans un énième conflit social. Nous avons avant tout mis en avant nos propositions pour un système d'enseignement supérieur breton, conformément à notre esprit de proposition et non de simple protestation. Par ailleurs la loi HADOPI sur le téléchargement nous a permis de réaffirmer notre opposition à la criminalisation du téléchargement d'œuvres musicales, et de mettre en lumière les contradictions du gouvernement français qui fait passer une loi contraire aux textes votés par le Parlement Européen. Ce dernier a en effet reconnu Internet comme un Droit fondamental, ce qui contredit l'idée de la loi HADOPI selon laquelle une simple administration et non l'autorité judiciaire pourrait restreindre ce droit.

Une nouvelle équipe

Déplacements à l'étranger

Le 22 mars dernier, à l’occasion du congrès du PB, le Mouvement des Jeunes Bretons a fêté son second anniversaire. Deux ans déjà ! Ce rendezvous a été l’occasion de faire un bilan et de dresser des perspectives pour la période chargée à venir. Après deux premières années riches en événements, l’enjeu est maintenant de maintenir et développer les outils et les actions mises en place (tractages, affichage, magazine, relations internationales, prises de positions régulières…) tout en s’investissant fortement au sein du PB pour les élections importantes à venir.

Trois déplacements à l'étranger ont marqué le premier trimestre de 2009 : un représentant des Jeunes Bretons s'est rendu au Pays Basque en février, pour soutenir le Parti Nationaliste Basque aux élections « régionales » (voir page 9). Alexandre Le Gall a pu rencontrer les jeunes d'EGI avec qui nous entretenons de très bonnes relations, et montrer notre soutien au PNV et à son candidat, le président du gouvernement sortant Juan Jose Ibarretxe.

De nouveaux statuts enrichis ont été adoptés afin de mieux définir les règles de fonctionnement. Un nouveau bureau national de trois personnes a été mis en place, pour plus d'efficacité et de coordination dans la communication et les actions. Ont été élus pour 2 ans Kevin Jezequel au poste de Porte Parole, Guillaume Thelohan au poste de Secrétaire et Gwenole Ar Gov au poste de Responsable des Affaires Internationales. Par ailleurs, deux membres des JB (en plus du porte parole) ont été directement élus au Conseil National, instance de direction du Parti Breton : Gwenole Ar Gov et Alexandre Le Gall. Cela montre que le Parti Breton fait confiance à sa jeune génération !

Les 3 et 4 avril, une délégation du Parti Breton et des Jeunes Bretons était invitée à la conférence de printemps du Plaid Cymru, le parti nationaliste gallois, à Cardiff. Au programme la campagne des européennes, mais aussi la politique du Plaid en faveur des nouvelles minorités (le premier élu noir au Pays de Galles l’a été sous l’étiquette nationaliste), et le projet de referendum pour la mise en place d’un parlement gallois aux pouvoirs plus étendus.

Alexandre avec Dafydd Iwan, président du Plaid Cymru

Gwenole Ar Gov, Guillaume Thélohan et Kevin Jezequel

Au même moment, Gwenole Ar Gov et Rémi le Roux représentaient les JB en Slovaquie, à Modra, à l’occasion du séminaire de printemps de Youth of European Nationalities (YEN). Un an après les premiers contacts, les JB ont officiellement adhéré comme membres observateurs au sein de l’ONG européenne représentant les jeunes de minorités nationales de tout le continent. YAOUANKiz n°2 - Mai/Août 09

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DOSSIER TEULIAD

SPECIAL ELECTIONS EUROPEENNES

Le Parlement Européen, ça sert à quoi ? C'est le plus grand parlement du monde : plus de 780 députés (bientôt 751 seulement), mais son élection attire peu les citoyen-ne-s. A quoi il sert, comment il est élu et pourquoi c'est important ? A quoi sert le Parlement Européen ?

Comment sont européens ?

élus

les

députés

Les élections européennes ont lieu tous les 4 ans depuis 1979, sur trois jours au lieu d'un seul, ce qui enlève une dimension européenne et contribue à la polluer par des débats nationaux. Dans les 27 pays, l'élection doit avoir lieu avec le principe de listes proportionnelles. Chaque Etat a un nombre de députés qu'il répartir comme il veut ensuite. Ainsi en Espagne, il y a des listes de 50 députés à l'échelle de toute l'Espagne, et on calcule le nombre de députés en fonction du pourcentage. Ce mode de vote permet une représentation de la plupart des tendances, et pas seulement des deux blocs majoritaires. En revanche il faut dans toute l'Europe faire plus de 5% pour avoir des élus. En France, depuis 2004, les listes sont réparties dans 8 grandes « circonscriptions ». La Bretagne se retrouve noyée dans la circonscription « Ouest » avec les Pays de la Loire et le Poitou-Charente. 9 députés pour cette région bidon, dont la Bretagne représente la moitié. Si une liste fait 33%, elle aura un tiers du nombre de députés, soit 3, etc.

Depuis 1992, le Parlement Européen est un parlement comme les autres... mais pas sur toutes les questions ! Les différentes procédures pour voter les « lois » européennes (règlements et directives) changent selon les champs politiques : on ne vote pas un texte de la même façon si le sujet est l'énergie ou la culture, ce qui complique beaucoup les procédures. La « consultation » donne un rôle seulement mineur au Parlement Européen, et le dernier mot au Conseil des Ministres. La « codécision » créée en 1992 met les deux à égalité : le Parlement Européen a le dernier mot sur les textes. C'est la Commission Européenne qui propose les textes, le Parlement Européen et le Conseil des Ministres qui les modifient et les adoptent. La codécision représente aujourd'hui plus de deux tiers des textes adoptés par l'Union Européenne. Le Traité de Lisbonne signé en 2007 prévoit de l'étendre à 90% des textes, le Conseil des Ministres gardant le dernier mot pour la politique étrangère et de défense. C'est un progrès incontestable qui fait qu'aujourd'hui et plus encore demain, l'Union Européenne fonctionne comme une démocratie normale. Des imperfections sont encore visibles ici où là, mais contrairement à ce que racontent les anti-européens, ça n'a rien de particulier et c'est pareil dans les États. Le Parlement Européen est beaucoup plus libre et puissant que l'Assemblée Nationale !

Ce mode d'élection est plus démocratique que les élections françaises parce qu'il favorise l'expression de plusieurs tendances politiques, et pas seulement les deux grands partis. Par contre, le découpage régional de la France est absolument incohérent et ne permet pas de donner une visibilité aux « régions ». Au Royaume-Uni, l'Ecosse et le Pays de Galles sont une région électorale à part !

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Salle plénière du Parlement Européen à Bruxelles YAOUANKiz n°2 - Mai/Août 09


SPECIAL ELECTIONS EUROPEENNES

DOSSIER TEULIAD

Les députés européens, des acteurs essentiels. Les 785 députés européens (751 avec le Traité de Lisbonne) siègent par groupes politiques et pas par Etat. On a ainsi les plus grands partis européens : le Parti Populaire Européen (représenté en France par l'UMP de Nicolas Sarkozy), groupe le plus important, le Parti Socialiste Européen, second groupe, l'Alliance des Démocrates et Libéraux pour l'Europe (on y trouve le Modem, mais aussi des partis nationalistes comme le nôtre : PNV basque, CiU catalane), les Verts / Alliance Libre Européenne (regroupant d'autres partis nationalistes et régionalistes), les communistes, et plusieurs groupes antieuropéens. Les députés siègent en commission parlementaire, ils sont spécialisés sur certains sujets. Ils sont libres dans leur vote, mais suivent généralement leur groupe. Ils doivent peu rendre des comptes à leurs partis nationaux. Une très grande partie de nos textes de loi viennent de l'Union Européenne, c'est pourquoi les eurodéputé-e-s sont des gens très importants. Dans les autres pays, ce sont des spécialistes de l'Europe que les partis envoient, c'est une fonction prise au sérieux. En France le Parlement Européen est une voie de garage, et les meilleurs députés qui travaillent le plus sont généralement pas reconduits par leurs partis. Il faut savoir que les eurodéputé-e-s français sont les moins présents aux séances. Par ailleurs ils restent le moins longtemps au Parlement Européen. Lors des législatives françaises de 2007, la moitié des eurodéputé-e-s élu-e-s en 2004 étaient candidats, et voulaient quitter le Parlement Européen avant la fin de leur mandat. Cet amateurisme généralisé donne une mauvaise image du Parlement Européen, et diminue la représentation de l'avis des citoyen-ne-s. C'est pour cela que le Parti Breton présente des gens qui iront siéger toute la durée de leur mandat (5 ans) s’ils sont élu-e-s. Stéphane Dubois

Circonscriptions européennes YAOUANKiz n°2 - Mai/Août 09

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DOSSIER TEULIAD

SPECIAL ELECTIONS EUROPEENNES Quels enjeux politiques pour ces élections européennes ?

Les élections européennes du 7 juin vont élire un Parlement Européen qui doit gagner en importance par rapport aux précédents. Même si le Traité de Lisbonne ne s'applique pas dès le début de la législature, elles doivent marquer un pas vers une politisation et une démocratisation des décisions européennes. Un scrutin européen, et non national La tentation est grande pour les partis de gouvernement et également pour les partis protestataires, d'instrumentaliser les élections européennes à des fins de politique nationale. C'est ainsi qu'en 2004 le Parti Socialiste avait fait des européennes un vote sanction contre le gouvernement de Paris. De la même façon, l'extrême droite française parle de ce vote comme d'une occasion d'exprimer les voix des « déçus du sarkozysme ». Il est probable que le soir du 7 juin, le parti arrivé en tête en France se proclame vainqueur, même si son groupe n'est pas le plus important au Parlement Européen.

Une nouvelle Commission ! La place de la Commission Européenne a changé ces dernières années. Plus personne ne croit au mythe de la Commission purement technique qui mettrait en place des mesures qui seraient les plus rationnelles. La Commission fait dans la plupart des cas des choix politiques et doit les assumer comme tels. Cela passe par une plus grande responsabilité devant le Parlement Européen. Même si selon les textes actuels le prochain Président de la Commission sera toujours nommé par les chefs d'Etats et de gouvernement puis approuvé par le Parlement Européen, il aurait été possible que les grands partis européens présentent chacun leur propre candidat et que le groupe arrivé en tête remporte la présidence de la Commission comme cela se fait dans toute démocratie parlementaire. Or si le président sortant, le conservateur Jose Manuel Barroso, est soutenu par son parti, le PPE (représenté en France par l'UMP), ce n'est que parce que les chefs d'Etat et de gouvernement l'ont assuré de sa reconduction après juin. Par ailleurs, ni les socialistes, ni les libéraux-démocrates n'ont présenté de candidats alternatifs à la présidence de la Commission. Voter UMP, voter PS ou voter Modem, c'est voter Barroso ! Seuls les verts ont un leader identifiable en la personne de Daniel Cohn-Bendit, bien qu'il ne soit pas formellement candidat à la présidence de la Commission. Il faut déplorer ce manque de dimension européenne dans la campagne. Les programmes électoraux risquent encore d'être uniquement nationaux, et les efforts faits par plusieurs personnalités dans leurs partis pour mettre en place des vrais programmes européens avancent peu.

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La Commission sortante a contribué à éloigner l'Europe des citoyens, en se montrant surtout docile vis à vis du Conseil des Ministres et bien peu sensible au Parlement Européen. Il faut que la prochaine Commission soit dépendante politiquement du Parlement Européen, et responsable devant lui. Les commissaires devront appartenir au parti arrivé en tête et à ses éventuels alliés et ne plus être des anciens de la politique nationale que l'on envoie à Bruxelles pour se débarrasser d'eux.

Les grands chantiers législature européenne

de

la

prochaine

Les prochaines perspectives financières (le plan budgétaire sur plusieurs années) seront négociées dès 2010. L'enjeu sera comme en 2005 de déterminer la répartition entre les deux plus grandes politiques européennes, la politique de redistribution régionale et d'investissements dans l'innovation, et celle de subventions pour l'agriculture. Cette dernière est fortement critiquée et il est probable qu'elle soit amenée à diminuer au profit des fonds régionaux de solidarité, ou des investissements européens dans l'innovation, la recherche et l'éducation. La reconversion de la PAC va donc être au centre des décisions que devra prendre le prochain parlement, tout comme la question des priorités de l'investissement public dans l'économie européenne. Les Jeunes Bretons privilégient une aide tournée vers l'enseignement supérieur, en particulier pour améliorer les conditions d'études, y compris matérielles, des étudiant-e-s. Les attentes vis à vis de l'Europe sont également très fortes sur les questions sociales ou environnementales, il suffit de penser à la question énergétique. La question des compétences est loin d'être résolue par le Traité de Lisbonne, en particulier sur la question du droit du travail, encore très national. Les prochains eurodéputés devront par ailleurs réguler le marché de l'énergie pour assurer l'indépendance de l'Europe en approvisionnements. Alexandre Le Gall


SPECIAL ELECTIONS EUROPEENNES

DOSSIER TEU-

La politique régionale européenne, politique sociale On entend souvent dire que l’Union Européenne actuelle ne serait pas assez « sociale ». Pourtant, plus d’un tiers de son budget est destiné à des actions de politique sociale. Il s’agit de la « politique régionale ». Pas assez sociale, l’Union Européenne ? C’est ne pas faire honneur à la politique régionale, l’un des principaux outils européens de soutien à l’économie locale ! Cette politique représente en effet 347,41 milliards d’euros entre 2007 et 2013, soit 35,7% du budget européen. Mais en que consiste donc cette politique ? Lancée à partir de 1986, son objectif est de réduire les écarts de développement entre régions plus ou moins riches. Les écarts à réduire portent d’ailleurs spécifiquement sur les régions au sein d’un même Etat, c’est pourquoi l’Europe, et non les Etats, intervient. On reconnaît bien ici la situation de la Bretagne, marginalisée au sein d’un Etat français qui ne sait que concentrer ses ressources à Paris. Les moyens d’intervention de cette politique dépendent actuellement de deux fonds : le fonds européen de développement régional (FEDER), et le fonds social européen (FSE). On pourrait également y ajouter le fonds européen agricole de développement rural (FEADER) et le fonds européen pour la pêche (FEP), qui ont des objectifs similaires, mais dépendent de la politique agricole commune.

Des opportunités pour tous Et, me direz-vous, en quoi cette politique est-elle sociale ? Il suffit en fait de regarder plus précisément ses objectifs. Ces derniers sont définis au niveau de chaque région, mais doivent rentrer dans un cadre défini par l’Union Européenne.

Des meilleures conditions d'études pour les européens Le FEDER, en Bretagne, a pour objectif de promouvoir l’innovation, en soutenant l’action des centres de recherche, mais aussi des entreprises. Le soutien est particulièrement développé pour les sciences de la mer. Par ailleurs, des fonds pour l’environnement sont également prévus. Chacun peut donc être concerné par le FEDER, que ce soit dans le domaine universitaire, le domaine professionnel, ou associatif. De son côté, le FSE apporte son soutien financier aux actions de formation des personnes en recherche d’emploi, d’investissement dans le capital humain, de lutte contre les discriminations, notamment.

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DOSSIER TEU-

SPECIAL ELECTIONS EUROPEENNES

Une politique détournée par la France La politique régionale est donc un moyen important pour l’Union Européenne de promouvoir un développement équilibré du territoire européen. Malheureusement, cette politique est souvent mal connue, car l’administration de l’Etat français a tendance à s’en attribuer les bénéfices. C’est en effet la préfecture de région qui a la main sur les fonds européens dans les régions françaises, sauf en Alsace. Il en résulte des investissements fort contestables, comme par exemple pour la Bretagne 133,5 millions d’euros pour financer la ligne à grande vitesse vers Paris et le renforcement des grandes villes (Rennes en particulier), alors qu’au contraire la Bretagne est un territoire naturellement polycentrique, qui a besoin de renforcer son maillage de villes moyennes. Un autre aspect regrettable de cette politique régionale est le fait qu’elle soit mise en œuvre dans les régions telles que définies par l’Etat français. Ainsi, il existe deux programmes distincts pour la Bretagne administrative et pour la Loire-Atlantique, incluse dans les « Pays de la Loire ». Et bien évidemment, en Pays de la Loire, l’objectif prioritaire maritime est absent, ce qui est une aberration pour le Pays Nantais. Au final, plutôt que les 302 millions d’euros affichés pour la Bretagne administrative, ce sont 413 millions d’euros qui devraient profiter à la Bretagne réunifiée, du fait du poids démographique de la Loire-Atlantique (et probablement bien plus du fait de son poids économique). On le voit l’Etat français détourne une politique essentielle pour déstructurer le territoire breton au service de la région parisienne. Stéphane Dubois

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ACTUALITÉ PEUPLES D’EUROPE KELEIER POBLOÙ EUROPA Elections en Euskadi : une victoire non concrétisée Le premier mars dernier, les basques ont renouvelé le Parlement de la Communauté Autonome, qui comprend 3 provinces du pays basque. Dans un contexte très difficile marqué par l'interdiction faite à l'extrême gauche indépendantiste de se présenter (les bulletins bien qu'invalides ayant été déposés, il y a eu près de 10% des votes pour ces listes) Le Parti Nationaliste Basque EAJ-PNV au pouvoir depuis 1979 est une fois de plus arrivé en tête, réalisant un de ses meilleurs scores avec 38% des voix, et 30 députés sur 75, soit 8 de plus que lors de la précédente législature. Malheureusement, l'effondrement des partis qui gouvernaient avec le PNV n'a pas permis à celui ci de reconduire sa coalition gouvernementale. Les deux partis espagnols, les conservateurs du PP et les socialistes du PSE, ont pour la première fois obtenue la majorité numérique au parlement et se sont mis d'accords pour évincer le PNV du gouvernement, violant ainsi les déclarations qu'ils avaient faites lors de la campagne. C'est ainsi que le candidat du PSE, Patxi Lopez, s'est fait élire Lehendakari (président du gouvernement) avec les voix des conservateurs, qui ont déjà prévenu qu'ils ne soutiendraient pas forcément sa politique. C'est donc un gouvernement revanchard (Patxi Lopez veut supprimer les aides au milieu culturel en pays basque français, diminuer la part de la langue basque dans la vie publique), et soumis aux ordres de Madrid qui va s'installer. Le PNV quant à lui est passé sereinement à l'opposition, et a mis en place une équipe pour présenter des propositions alternatives. Il est fort probable que ce gouvernement sera très instable et ne tiendra pas toute la législature. Comment en effet concilier deux partis que tout oppose, sauf la volonté de soumettre le Pays Basque à l'Espagne ?

Salle plénière du Parlement basque

Participants au séminaire

Les Jeunes Bretons adhèrent à Youth of European Nationalities Entre le 3 et le 10 avril 2009, deux membres d'Ar Vretoned Yaouank, Gwenole Ar Gov et Rémi Le Roux, ont participé au séminaire de printemps de YEN (Youth of European Nationalities) organisé à Modra en Slovaquie. Ce séminaire était co-organisé par YEN, fédération de 37 associations culturelles ou politiques de jeunes des minorités européennes, et Ikeja, association des jeunes Allemands de Slovaquie. Au cours de ce séminaire nous avons pu prendre part à différentes activités telles qu'un jeu de rôle permettant de comprendre le fonctionnement de l'ONU. Nous sommes également allés nous promener à Bratislava, dans les Carpathes et le château de Cerveny Camen, un des mieux préservés de Slovaquie. Et telle une tradition à YEN, l'exchange market fut un temps fort de la semaine. En effet, ce marché où, chacune des minorités partage ses produits locaux, est l'occasion de montrer et d'échanger les richesses de l'Europe. Ce fut une semaine de plaisir, riche en découvertes où nous avons appris beaucoup de choses concernant les minorités. Enfin, le samedi 4 a été l'occasion de fêter les 25 ans de YEN au cours d'une journée riche en événements et en émotion. Au cours de cette rencontre, les JB ont officiellement adhéré comme membre observateur à YEN. Cette adhésion témoigne d'une réelle volonté de nous investir au niveau européen : Gwenole Ar Gov a ainsi intégré la commission permanente « enlargement » en charge de la recherche de nouveaux membres pour l'association. Cette adhésion fait suite à de nombreux échanges entre YEN et les Jeunes Bretons. En mars dernier, une délégation de l'organisation s'est rendue en Bretagne pour y découvrir notre pays et notre mouvement. YAOUANKiz n°2 - Mai/Août 09

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REPORTAGE

KELAOUADENN

Les Hongrois de Roumanie La communauté hongroise en Roumanie représente environ 1,5 millions de personnes sur les 25 millions d'habitants que compte le pays. Les Hongrois de Roumanie (Magyarok en hongrois et Unguri en roumain) vivent principalement dans l'Ouest et dans le centre du pays. Ainsi en Transylvanie, ils représentent plus de 75% de la population et de petites villes et villages sont entièrement habités par cette communauté. Le nombre important de la communauté hongroise en Roumanie s'explique par le fait qu'au début du Moyen-âge cette région (centre et ouest de la Roumanie actuelle) a été habitée par des Hongrois et faisait partie du royaume de Hongrie. Les Hongrois sont donc présents dans la région depuis plusieurs siècles. Malheureusement après l'avènement du communisme, cette minorité a été discriminée par le pouvoir en place. Mais aujourd'hui, les lois permettent aux Hongrois de parler leur langue librement et d'étudier dans des lycées de langue hongroise.

© Eurominority

Pour se faire représenter les Hongrois ont une association : l'Union Démocratique des Maghyars de Roumanie (UDMR en roumain, RMDSZ en hongrois).Pour présenter la communauté hongroise de Roumanie, nous avons interviewé l'un de ses jeunes leaders, Mihai Szabo, dans le département d'Arad, dans l'Ouest du pays à la frontière avec la Hongrie.

Carte de la Grande Hongrie

Rémi - Salut Mihai, tu es le vice-président de l'UDMR à Arad et tu t'occupes également de l'organisation politique des jeunes magyars d'Arad (Conseil des jeunes magyars d'Arad (CTMA)). Peux-tu nous présenter cette organisation en quelques mots et quel est son but ? Mihai Szabo - Le CTMA est le mouvement jeune de l'UDMR et représente 15% du conseil départemental de l'UDMR. Son but est de représenter la jeunesse d'origine hongroise, ses désirs et d'apporter une réponse à leurs attentes.

MS - En effet durant la période communiste, les minorités ont été contraintes de se fondre dans la politique de romanisation du pouvoir central. Les leaders des minorités ont été persécutés et mis en prison. Mais aujourd'hui les choses ont changé, et des lois protègent les minorités et leur accordent des droits. Ainsi, dans les localités où ils représentent 20% de la population, les Hongrois (ainsi que toutes les autres minorités) peuvent s'exprimer dans leur langue auprès des autorités. Les lois roumaines permettent également aux Hongrois de suivre un parcours éducatif dans leur langue maternelle. A Oradea, par exemple, où 40% de la population fait partie de la minorité hongroise, le bilinguisme est présent dans toutes les institutions publiques (mairie, ...). C'est également le cas dans les localités de Pecica et Satul Nou dans le département d'Arad. Aujourd'hui la minorité hongroise est respectée dans les départements et là où elle est présente, mais à Bucarest il existe encore des réticences à l'égard des minorités de la part du pouvoir centraliste. Toutefois, dans la vie de tout les jours, les membres de la communauté hongroise vivent en harmonie avec les Roumains et les autres minorités, il n'y a pas de problème particulier.

R - Jusqu'en 1989, le pouvoir communiste a pratiqué une politique de discrimination à l'égard des minorités. Aujourd'hui, quelle est la situation de la minorité hongroise, en Roumanie ?

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Danses traditionnelles YAOUANKiz n°2 - Mai/Août 09


KELAOUADENN

REPORTAGE

R - En général quelles sont les activités de l'UDMR ici à Arad ? MS - L'UDMR représente la minorité hongroise dans la politique locale à Arad. Son but est la défense des droits de la minorité magyare aussi bien au plan collectif qu'individuel, mais aussi la promotion et la sauvegarde de sa culture et son patrimoine. R - L'UDMR présente des candidats pour les élections européennes, qu'attendez-vous de ces élections ? MS - Actuellement nous avons deux députés au parlement européen, à Bruxelles. Il est très important que la minorité hongroise de Roumanie soit représentée au parlement pour défendre le droit de la minorité magyare mais également les autres minorités de Roumanie qui n'ont pas de députés au parlement européens (minorités allemande, bulgare, ...). En effet, en plus de représenter la minorité hongroise de Roumanie, l'UDMR représente également les autres minorités présentes dans le pays et défend leurs intérêts à l'échelle européenne. R - Quel est le programme de l'UDMR pour les élections et ses revendications au plan national en Roumanie ? MS - L'UDMR défend les intérêts primordiaux des Hongrois de Roumanie à savoir la continuité dans le développement économique, la création d'un système fédéral représentant les Roumains et les minorités au parlement à Bucarest, la consolidation et le fonctionnement adéquat de l'Etat de droit basée sur la démocratie parlementaire, le fonctionnement de la Justice de manière indépendante et professionnelle et la lutte contre la corruption, la création d'une forme de vivre ensemble dans le respect de chaque minorité excluant toutes sortes de discrimination, et le maintien des liens existants avec le reste de la communauté hongroise dans le reste du monde.

Danses traditionnelles

R - Ici dans la région ouest de la Roumanie, beaucoup de minorités vivent ensemble, est ce que tu as des liens avec les autres organisations de minorités? Est ce que tu organises avec elles des événements? MS - Oui bien sûr nous sommes en relations avec les autres minorités. Par exemple à Arad nous entretenons d'excellentes relations avec l'association de la minorité allemande BANAT-JA, mais aussi avec des organisations bulgares, slovaques, ... Chaque année, en Septembre, nous organisons "la rencontre des minorités d'Arad", un événement qui regroupe toutes les minorités de la ville et du département d'Arad, avec des échanges entre nous, des festivités, des danses populaires. C'est un événement qui attire beaucoup de gens. Nous avons également eu un programme d'échange il y a quelques années avec la visite dans les pays respectifs des minorités (Allemagne, Autriche, Hongrie, Bulgarie, République Tchèque, ...). R - Mihai, merci d'avoir répondu à nos questions, et nous esperons bientôt organiser des échanges entre nous... MS - Merci à toi pour l'interview. à bientôt. Rémi Le Roux

Mihai Szabo entre deux hommes politiques de l’Union Démocratique des Hongrois de Roumanie YAOUANKiz n°2 - Mai/Août 09

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ENTRETIEN

ATERSADENN

TRADUCTION DE L’ARTICLE EN FRANÇAIS SUR LE BLOG : http://yaouankiz.blog4ever.com

gant Dewi Siberil Daou dra a-bouez ‘meump c’hoant d’ober : da gentañ, cheñch skeudenn Yann Vrezhoneg e penn an dud. Re a dud ne reont foutre kaer deus hor yezh, lod all a soñj dezhe n’eus ket ‘met tud kozh oc’h ober ganti c’hoazh. Dav cheñch penn d’ar vazh ha diskwel ‘zo brezhonegerien yaouank ivez, en o butun gant an amzer a-vremañ hag a faot dezhe bevo e brezhoneg bemdez. An eil pal eo kas ar brezhoneg war-raok er vuhez foran, kar ur yezh n’hall ket bout implijet evit pep tra a zo ur yezh en arvar. Evit poent omp ur c’hant bennaket a dud dispartiet e teir gevrenn vras : Bro Dreger, Bro Gwened ha Bro Leon… Un nebeut tud ‘zo e Douarnenez ivez. Ur gevrenn ‘meump bet ‘ba Roazhon ivez met kousket eo ‘vit poent. Yezh Ai’ta ! eo ar brezhoneg, met digor eo d’an holl : ret eo dimp kreskiñ ‘vit bout efedusoc’h. K - Peseurt disoc'h zo bet tizhet war dachenn ar brezhoneg?

Ai’ta Bro Gwened e Ti-gar Lanuon

Kilian - Salud dit Dewi, gall' a rafes displegañ deomp petra eo Ai'ta? Deus pelec'h e teu an anv?

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Dewi Siberil - Ai’ta ! ‘zo ur strollad krouet e 2005 gant tud yaouank a soñje dezhe e vanke un dra war dachenn ar brezhoneg : skolioù brezhonek a zo, kevredigezhioù a bop seurt koulz ha strolladoù politik... Tout an traoù-se ‘zo pouezus met modkozh alies ‘walc’h. Neuze ‘neuint dibabet sevel Ai’ta ! war batrom an Demos e bro Euskadi an hanternoz. Da lâret eo, ur strollad lan a startijenn hag a fent, difeuls ha distag deus kement strollad politik a zo. An dra-mañ ‘zo pouezus kar faot a ra dimp chom neptu : hor pal deomp-ni eo ar brezhoneg ha mat pell ‘zo ! YAOUANKiz n°2 - Mai/Août 09

DS - Krog omp da cheñch skeudenn ar brezhoneg e penn an dud. Klask a reomp sevel abadennoù fentus ha dic’hortoz, er straedoù pe er lec’hioù publik. Da skwer ’meump pedet tud Gwened da zegas o lizheroù-profoù d’ar vamm Nedeleg e dibenn Kerzu. Lennet e vize e brezhoneg ha troet e galleg war ar prim... livioù flamm ha sonerezh war ar marc’had hag ez eo un troc’had tud a zo deut d’hor selaou ! Kalzig ’meump stourmet war dachenn an SNCF ivez evit reiñ e blas d’hor yezh en tier-gar hag en trenioù : aeset ’vije lakaat panellioù brezhonek (an holl ’vez lakaet e saozneg hag alamaneg dija !), treiñ kemennadennoù dre gomz en hor yezh, kinnig d’an implijidi barrek komz brezhoneg d’ar pratikoù a fell dezhe. Nevez ’zo ’meump gwelet ar Rannvro hag an SNCF o sinañ un emglev ’vit an tier-gar TER, ha gant se ’vo un nebeudig a vrezhoneg e lod deusoute, evel hani Landerne. N’eo ket trawalc’h evel just, met gall’ reer soñjal ‘neus servijet stourm Ai’ta ! war an dachenn-se momes tra. Met penn-kalet eo an SNCF : ar brezhoneg n’eo ket “rentable“, ’zo bet respontet dimp : neuze ‘no plas ebet en tier-gar bras, evel Gwengamp pe Brest. Met torr-penn a c’hallomp bout ivez : oberennoù ’zo war ar stern, evel festoù-noz e tiergar Lannuon hag an Alre, ha prest omp da vont pelloc’h ma faota.


ATERSADENN K - Daoust hag-eñ e c'hoantait ar memes sevenidigezh war Breizh a-bez? DS - Brezhonegerien a vez kavet e Breizh a-bezh, hag ar brezhoneg ‘zo un tamm a-bouez deus glad an holl Vretoned. Neuze ‘vije reizh reiñ ar momes plas d’ar yezh e pep lec’h e Breizh. Goude-se, dav bezañ sklaer : evit ‘pezh a sell deus panellerezh n’eo ket ur gwall afer ; evit ‘pezh a sell deus implij ar yezh eo sur ‘vije aesoc’h e Breizh Izel. Met kement-se ne dalv ket omp a-enep d’ar gallaoueg e Breizh Uhel : ar momes stourm eo. K - Dre ho oberennoù dreistordinal e fell deoc'h gervel an dud, ar c'heodedourien ma zomp. Petra eo o emzalc'h dirak oberennoù Ai'ta! ? DS - Ur bern tud ‘vez souezhet da gentañ, met un toullad a chom da eskemm ha da dabutal ganimp, ‘pezh ‘zo mat. Alies ‘walc’h e teu tud da lâret int a-du gant ar pezh a reomp, dont a ra tud kozh pe yaouank da gomz brezhoneg ouzhimp zoken. Plijus eo kement se ! Pa vez tud fuloret pe tagnous war hon lerc’h eo implijidi peurliesañ : kredabl-bras e soñj dezhe e vez rebechet traoù oute war-eeun, pe ne blij ket dezhe bout direnket p’emaint o labourat. Met klask a reomp chom hep direnkañ anezhe pa vez moaien just a-walc’h, ha tabutal gante evit diskwel n’eo ket reizh an traoù evel m’emaint. Peurliesañ e tremen an traoù digudenn. K - Daoust hag o deus ar bolitikourien diskouezet o interest ha m'eo gwir, penaos? DS - Evit poent n’eus ket ‘met dilennidi strolladoù Breizh ‘neuint embannet o skoazell e-keñver ar pezh a reomp. Mann ebet a-berzh reoù all, met n’eo ket gwall souezhus kar an oberennoù ‘meump graet betek-henn ‘oa kentoc’h evit sachañ evezh an dud hag embregerezhioù ‘zo (SNCF, ar Post…), ha dav eo anzav ‘zo frammoù all, evel Ofis ar Brezhoneg, a vroud ar yezh sa ar bolitikerien. Ar momes pal ‘meump, ar momes doraeoù d’ober ne lâran ket.

ENTRETIEN K - Peseurt dazont d'ar brezhoneg? DS - Aze ‘vo diaes din bout ken pozitivel ! An darn vrasañ deus ar vrezhonegerien ‘zo en tu all da 70 vloaz, ha n’eus ket bugale a-walc’h er skolioù brezhonek. Ouzhpenn da se e faota lâret n’eo ket ken pinvik ha ken flour yezh ar re yaouank : blaz ar galleg ‘vez ganti re alies... evit ar re a ra ganti c’hoazh ! Un nebeut rebechoù ’mije d’ober neuze : da gentañ d’an holl re a embann bout tomm o c’halon da yezh ar vro, met n’int ket gouest da zistripo an disterañ frazenn ! Dav eo bout poellek : difenn ar brezhoneg a dalv desko ha komz brezhoneg da gentañ. Eil rebech : d’an holl re a oar brezhoneg tamm pe damm met hep ober ar striv da wellaat anezhañ, dre gomz dreist-holl… Hag aze ’faota ket klask pemp troad d’ar maout : ret eo mont da welet ar re gozh, komz gante, tapout notennoù, enrollañ anezhe... Gante ’mañ spered ar yezh, hag a-benn nebeut ne vo ket deusoute ken. Mont a ray an teñzor-se da Anaon ! Ma vefe graet se gant an holl re a gar hor yezh ‘afe gwelloc’h an traoù dija. Ne lâran ket eo aes, met mod-se ‘mañ ! Un dra all : din-me eo sklaer eo dimp-ni Bretoned da gas an afer se ‘vel a faota dimp. Trawalc’h ‘meump goulennet an aluzen digant Pariz en aner. Deomp-ni da verañ an teuliad-mañ er vro, ha da gentañ penn en ur grouiñ skolioù nevez gant skolaerien stummet a-feson. D’am soñj e tlefe bout ar yezh un danvez ret er skol, peotramant ne vo ket efedus a-walc’h. Sistem Euskadi ar C’hreisteiz n’eo ket fall : an holl vugale ‘neuint da zesko euskareg : pe evel un danvez boutin (un eur pe div dre ‘zhun da vihanañ), pe e klasoù divyezhek (an hanter deus an amzer en euskareg), pe e skolioù dre soubidigezh. Da bep familh d’ober an dibab. K - D'ar 7 a viz Even vo dalc'het dilennadegoù Europa, peseurt kemenadenn a pije c'hoant skignañ? DS - Kontant ‘vijen da votiñ evit ur strollad a fell dezhañ sikour ar pobloù bihan. Ar re ‘neuint Stad ebet dreist holl. Met ‘meus ket kalz a fiziañs en Europa a-vremañ ‘vit kement-se : re greñv ha re bounner eo bro C’hall c’hoazh evit plegañ war seurt tachennoù. Matreze e fazian, ha gwell a se neuze, met da c’hortoz : “Sinn Fein ! Ni hon unan !“

Kilian Gastinger E Ti-gar An Oriant YAOUANKiz n°2 - Mai/Août 09

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Ar Vretoned Yaouank Les Jeunes Bretons Mouvement des jeunes du Parti Breton, créé en 2007, nous voulons doter la Bretagne des institutions nécessaires à son développement et en faire une composante à part entière d’une Europe politique, à l’image de nations comme l’Irlande, la Slovénie ou l’Ecosse et la Catalogne. Dans le respect des sensibilités de chacun, qui se situent du centre-gauche au centre-droit, nous souhaitons rassembler les Jeunes de Bretagne autour d’un projet réformateur, démocrate et écologiste. Nous avons déjà mené plusieurs campagnes de sensibilisation, notamment sur les problèmes environnementaux (bétonnage des côtes, marées noires) et les réformes des universités.

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