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PROGRAMME

INTERVIEWS T.Boon ……………………………………...… 5-7 Iphaze …………………………………...…… 8-9 BRG ...…………………………………..…10-11

CHRONIQUES Argyle …………………………………………13-15 BBH ………………………………………… 16-17 Carrolls ………………………………………. 18-19 Clara Neville ………………………………… 20-21 Disorder Kid ………………………………… 22-23 Esteban Murillo …………………………….. 24-25 Jenny in Cage ………………………………. 26-27 Kings of Edelgran ………………………….. 28-29 Memories of a Dead Man ………………….. 30-31 Mû ……………………………………………... 32-33 Nadejda ………………………………………. 34-35 The Yellow Traffic Light …………………… 36-37 The Clarks Project …………………………… 38

CLIPS Cruskin ……………………………………… 40 Late Drive …………………………………… 41 Tedmo Festival …………………………….. 42

LIVE REPORT Soirée Comptoirs Sonores Ariel Ariel / Sahara ………………………. 44-45

LA PLAYLIST Playlist #9 – Eté 2015 …………………….. 47

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EDITO C'est avec beaucoup de plaisir et non sans une once de fierté, que nous soufflons la cinquième bougie d'Amalgame Musical. Un premier quinquennat lors duquel nous avons découvert énormément d'horizons musicaux, mais surtout des Artistes avec un grand A et autres passionnés de musique que ce soit lecteurs, organisateurs ou encore rédacteurs de blog et webzine. À l'occasion de ces 5 ans, le webzine change de format. Si nous avons vraiment aimé vous faire découvrir chaque mois de nouveaux artistes à travers une interview musicale, deux chroniques et une vidéo coup de cœur, le temps nous manque aujourd'hui. Mais comme nous avons bien l'intention de fêter d'autres anniversaires avec vous, nous ne vous abandonnons pas, mais nous poursuivons l'aventure avec un magazine en ligne (donc un webzine finalement), trimestriel, qui vous proposera à chaque nouvelle saison de découvrir l'univers d'artistes à travers chroniques et interviews ou encore article présentant leur clip. Si l'occasion se présente, nous vous ferons encore découvrir quelques belles associations ou webzines qui soutiennent également la nouvelle scène émergente. Vous retrouverez aussi la traditionnelle playlist saisonnière avec une sélection de titre pour passer la saison. Mais parce qu'Amalgame Musical c'est aussi cela à la base, vous pourrez parcourir le répertoire du webzine où vous rencontrerez tous les artistes et groupes coups de cœur et leur page que nous leur consacrons sur le tout nouveau site. Le changement, ça commence dès maintenant avec cette première édition qui regroupe un panel d'artistes et une multitude d'univers musicaux (il y en aura pour tous les goûts). Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à la feuilleter (certes virtuellement) que nous à la réaliser. Il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture, une bonne écoute et un bel été, Musicalement vôtre, Florence & Manon.

RETROUVEZ LE WEBZINE SUR : amalgamemusicalwebzine.wordpress.com/ Facebook : http://www.facebook.com/Amalgamemusicalwebzine Twitter : http://twitter.com/AmalgameMusical/

Co-Rédactrices : Florence Allignet & Manon Sabard

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INTERVIEWS T.BOON – IPHAZE – BRG

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Interview - T.Boon Alors que certains puisent leur inspiration dans divers univers musicaux, actuels ou passés, T.Boon lui se démarque et peut répondre que ce qui l'inspire, ce sont les films et le 7ème Art. Il fait alors danser ses mélodies sur des images de films, peu importe lesquels, pourvu qu'ils soient bons. Alors en attendant de voir son nom dans le générique d'un film, nous lui avons posé quelques questions afin d'en savoir plus sur son concept et ses projets à venir. Interview avec T.Boon !

Salut T.Boon, peux-tu nous présenter ton projet musical en quelques mots? Salut l’Amalgame Team, en quelques mots ça va être compliqué car je me connais je suis bavard mais si je devais décrire mon album MOOVIZ « ZE Project » ça serait un truc comme ça : Album de 12 titres autour du 7ème art. (un projet qui me tient particulièrement à cœur). J’ai réalisé il n'y a pas si longtemps que ça que je mijotais le projet depuis presque 15ans à la grande époque de mes compilations Show Mix 1 & 2 sur le label Majestyk Production. J’avais dejà fait mes premiers pas dans cette logique de rencontre musicale avec le cinéma, Prophecy avec Dj MEH en feat. Dj Cutee B en est le parfait exemple et encore maintenant on m’en parle assez régulièrement. L’année dernière j’ai donc concrétisé cette réflexion de 15 années pour en sortir un LP sous le formidable noms de MOOVIZ « Ze Project » car c’est un peu « Le Projet » de toute une vie 12 Films sélectionnés qui donneront 12 titres que j’ai entièrement créés qui donneront pour 8 d’entre eux un clip issu des images du film sélectionné synchronisé/détourné avec ma production (la boucle est bouclée). Enfin en vrai presque 12 films car dans le lot il y a un remix de mon pote Medhy Von Ti qui n’est pas vraiment en lien avec un film. Et un battle du titre Ma Benz entre NTM VS les Brigittes qu’on a fait danser sur les images du film Le boulevard de la mort, c’est le morceau de l’album qui a le mieux marché en terme de nombre d’écoutes et de retour du public.

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Interview - T.Boon Alors c'est très original cette idée de créer en s'inspirant de film. Ça te vient d'où? Je ne sais pas trop, je pense que c’est là depuis le début, je suis complètement fan du 7ème Art et quand j’ai acheté mon premier Atari St et son digitaliseur audio (où tu pouvais sampler 1min de son), le premier truc que j’ai samplé c’était des FX de film, la révolution dans ma vie quand j’ai acheté mon premier PC et mon premier Sampleur (un AKAI S950), depuis j’ai jamais arrêté… Je me rappelle à l’époque je regardais des films sur mon magnétoscope (ça fait vieux con de dire ça hein…) je notais les timecodes sur un cahier et ensuite j’enregistrais sur mon pc les paroles, les FX et certaines boucles audio. J’ai une belle bibliothèque maintenant, avec plus de 500 films précieusement classés et qui me servent dans chacune de mes productions. Vous n'imaginez pas le nombre de FX que j’ai pu utiliser pour construire mes Drums, on m’a d’ailleurs souvent demandé comment j’obtenais les sons de mes beat… le secret est maintenant levé ! Tous les styles peuvent t'inspirer ou alors c'est très centré sur les films que tu préfères ? J’ai deux façon de choisir un film : 1ère technique : c’est effectivement une sélection des films que j’adore ou dont je peux te réciter à peu près toutes les répliques du film (ça c’est vrai pour environ la moitié de ma bibliothèque) comme par exemple pour Krank and the lost Children ou j’ai travaillé sur le film La Cité des enfants perdus, le film est tellement beau visuellement. Mais si tu écoute bien, il y a des FX de dingue durant tout le film et les paroles du film sont toutes plus mythiques les unes que les autres. 2ème technique : une sélection de film que j’ai choisi pour un thème précis. Par exemple pour l’album, je voulais absolument faire un son autour d’un film en lien direct avec le Brésil (le beau pays qui a vu naître ma femme). J’ai donc travaillé sur le film Orfeu négro dans la version de 1959 qui se passe à Rio et ça tombe bien ma femme est une pure « carioca da gema ». Et du coup, ça ne te donnerait pas envie un jour de créer des bandes sons pour des producteurs/réalisateurs? C’est très drôle que vous me disiez cela car je ne l’ai jamais avoué mais effectivement ça fait partie des projets que j’ai en tête. J’aimerai tellement pouvoir faire l’ensemble de la bande son d’un film (du générique, en passant par les boucles d’ambiance des scènes du film) et même idéalement travailler la bande annonce du film comme le 13ème titre de MOOVIZ. (avec le process : Film > morceau > Clip) Alors si vous avez dans votre carnet d’adresses le contact de Noé, Jeunet, Kounen, lynch bah pensez à moi !!! Bon là je te cite des noms un peu au hasard, mais en vrai si le nom du cinéaste est aussi connu que moi je prends aussi ! Alors tu as déjà posté quelques productions en ligne. Raconte-nous un peu la phase de création, production de ton travail. C’est assez simple en faite, je pars presque toujours d’une base rythmique (pour l’album mooviz presque toujours à 90BPM, c’est un peu moins vrai pour l’album en 2015) je cherche ensuite une énorme basse c’est quasi toujours le point de départ de mes titres. J’invite ensuite un ou plusieurs zikos à collaborer (en se rattachant à la création en cours ou en apportant une première idée qui structurera l’ensemble du titre). Par exemple pour #Bonchance, j’avais une première version du titre et quand Skal (mon guitariste préféré) est arrivé avec une idée en tête on a revu l’ensemble du morceau des drums à la basse pour en ressortir une version vraiment plus puissante. Je saupoudre toujours mes créations de samples qui passent dans mon machine MK2, c’est encore plus présent dans mon futur album avec un travail sur des échantillons très très court. J’aime aussi beaucoup m’auto-sampler. En gros je joue « mal » sur mon piano une gimmick intéressante que je repasse dans mon MK2 pour lui donner un son plus découpé, rythmiquement plus hiphop et souvent très loin du résultat initial. Tu aimerais en faire un travail justement où c'est un loisir et tu fais tout autre chose à côté? Arf la question piège… le truc que je peux dire c’est qu’aujourd’hui ça ne me fait pas vivre, et que le travail que j’ai à coté me permet d’aborder ma musique très sereinement (comme j’aime à le dire la musique c’est ma vie, mais cette vie coûte très chère…). Mais ce n’est pas parce que la musique n’est pas mon gagne pain

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Interview -T.Boon que j’en fais n’importe comment. Depuis 2014, je suis très structuré dans ma méthodologie : je me mets la pression pour faire de la musique chaque semaine, rester dans la cohérence dans mon nouvel album, j’ai beaucoup étudié les règles de communication sur les réseaux sociaux et m’efforce à suivre les règles d’or (avoir la bonne com suivant le bon média) et je passe aussi beaucoup de temps à travailler sur mon site internet. Bref je consacre beaucoup de temps autour de ma musique. Depuis maintenant 2 ans j’écoute tous les précieux conseils de Cassandra (qui deviendra officiellement mon manager quand je serais grand.) Il n'y a rien de plus important que quelqu’un qui te donne sa vision des choses (aussi bien d’un titre, d’une interview ou d’un concept). Je lui dois le virage musical que j’ai pris pour 2015 et encore plus alors merci KASSOU ! Si tu avais l'opportunité de collaborer avec quelqu'un, connu ou émergent, cinéma ou musique, ce serait ? La tradition veut que je commence par citer Greenfinch et Hiroshima qui sont les 2 artistes que je respecte le plus dans le paysage musical actuel : Greenfinch : https://soundcloud.com/seerealgreenfinch // Hir8Shima : https://soundcloud.com/hiroshima8 On va bien réussir à faire des énorme collab, y’a pas un mois où on en parle pas Si je devais travailler en collaboration avec des artistes « un peu plus » connus je dirais : Arthur H (j’arriverai bien à lui faire savoir que j’aimerais bosser avec lui ), Emilie Simon (vous imaginez comment ça doit être génial de travailler dans la tête d’un personnage comme elle ?), un peu moins loin de mon univers il y aurai bien un bon gros Mr Vicelow ou un mec comme Odezenne. Après si Gramatik voulait me proposer un album fusion concept qu’on appellerait GRAMABOON je signe sur le champ ! Niveau cinéma, j’en ai parlé un peu plus haut avec une belle brochette : Noé, Jeunet, Kounen Les films du festival de Cannes cette année t'ont-ils inspiré? Zut ça ferait tellement classe de dire que c’est là que je puise la totalité de mon inspiration mais malheureusement ça serait un horrible mensonge… Je ne pourrais d’ailleurs pas expliquer pourquoi j’aime ou déteste un film, un peu comme la musique je m’en fous de quel artiste, de quel genre musical ou de quel label. l’importance c’est que j’aime le titre ! Alors Cannes ou pas Cannes, faites-moi découvrir un film qui déchire le reste on s’en fout! Je m’excuse vraiment car votre question était vraiment plus classe que ma réponse. Quels sont tes projets pour la suite? Je prépare un nouvel album pour 2015 (peut-être 2016). L’album s’appellera « Z comme lumière », il sera beaucoup plus axé sur la création musicale (moins de sample et plus d’invités artistiques). Le 7ème art garde toute son importante dans mon processus de créativité mais vous ne retrouverez pas un film par titre (je vous mets même au défis de retrouver les films utilisés dans les morceaux). Deux nouveaux titres sont en phase de finalisions (Panda Bass et Miami Freeze…) je promets de les partager très vite. Une petite anecdote pour finir? Un truc un peu inavouable ? Je n’arrête pas de dire partout que je veux faire de la scène en 2015, mais à chaque fois qu’on me parle d’une date ou d’un événement possible où je pourrais passer j’ai toujours une formidable excuse pour décliner l’offre. J’ai tellement envie de partager ma musique en direct, mais c’est franchement une grande marche à franchir pour moi… mais je vais bien réussir à franchir le cap et puis si vous venez à mon premier concert et que c’est vraiment nul vous n'aurez qu’à dire que t’as pas pu venir… Ce sera notre code secret pour me dire que je vous ai fait saigner les oreilles ! Et nous te laissons le mot de la fin: J’ai toujours rêvé de dire ça, alors tout d’abord je voudrais remercier ma mère et ma femme sans qui rien ne pourrait être possible ainsi que Aphex Twin et Madonna qui m’ont offert ma première vraie chance (voilà comme ça même si je n’ai jamais de Grammy Award et bah j’aurais dit le presque début de mon discours…). Donc en vrai, merci à vous et au site Amalgame Musical pour ce moment de partage musical et c’est quand vous voulez pour un autre papier j’adore votre site !

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Interview -Iphaze Duo de machines/battterie, Iphaze c'est de la bass music autrement dit, un mélange de dubstep, bassline et dum'n'bass. Déjà reconnus sur la toile, le groupe est actuellement en tournée, mais a pris le temps de répondre à quelques questions pour nous parler de leur nouvel album et leurs projets à venir. Interview avec Iphaze !

Bonjour (les) Iphaze ! Pouvez-vous nous présenter votre projet musical en quelques mots ? Le projet est un duo machines/batterie avec des vidéos synchronisées et engagées. Toch est le producteur musical et graphique du projet, Jean est à la batterie sur un kit hybride acoustique/électronique. Iphaze est un projet Bass Music, notre nouvel album navigue entre dubstep et drum n' bass, en live on retrouvera d'avantage l’énergie de la drum n' bass. Les vidéos projetées en live renforcent l'immersion du public dans l'univers du groupe, un concert d'Iphaze se regarde autant qu'il s'écoute, il se vit. « Iphaze » ça a une signification particulière ? IPHAZE est un terme sortant tout droit d'un dictionnaire scientifique anglais. IPHAZE signifie la syzygie de notre système solaire, la synchronisation de tout un ensemble. Alors votre style c'est de la « bass music ». Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que c'est ? La bass music regroupe les styles dubstep, bassline et drum n'bass. Le dénominateur commun de ces styles est la base puissante de la basse. On peut le voir comme un terme générique qui englobe plusieurs genres de Dance Music ayant tous un point commun : la prédominance de la basse. Quelles sont vos influences musicales ? Absolument tout ! (du son de la tondeuse, au dernier Snoop Dogg). Votre tout nouvel album « Burst » est sur la toile depuis quelques semaines. Pouvez-vous nous en dire quelques mots (idée de base, élaboration, conception …) ?

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Interview -Iphaze Burst est né sur les cendres d'un grand changement!!! La volonté de canaliser le savoir faire et d'utiliser les toutes dernières techniques et générations de sons. Le set up (les instruments utilisés) a quasiment totalement changé. Les sons "old school" des albums précédents ont disparu (Les vieux séquenceurs ont pris leur retraite). De plus, la volonté de travailler l'acoustique afin de développer au maximum les harmonies tout en donnant place au maximum a chacune des fréquences utilisées à permis d'arriver a un résultat bien plus intéressant que dans le passé. Le but recherché étant d'happer vos sentiments!!! Vous avez pu lire déjà quelques chroniques à son sujet. C'est plutôt du positif ? Oui!!!! Plusieurs chroniques sont sorties. Faut dire que Kev, notre attaché de presse fait bien son boulot. Je crois que j'en ai vu passer une bonne dizaine. Dans différents pays du monde. Et je n'y ai lu que du positif!!! Ça fait plaisir quand on sait qu'il a fallu environ un an dont 6 mois à 10 heures par jour pour arriver a cette finalité. Et vos auditeurs, ils l'ont aimé cet album ? Complètement ! L'accueil est très bon et ça fait chaud au cœur car nous travaillons pour le public avant tout, pour lui offrir le meilleur. On reçoit de très bon retours via les réseaux sociaux. D'ailleurs certains titres sont déjà utilisés aux Etats-Unis pour un court métrage, une prog radio... Ça va très vite ! Vous vous êtes lancés dans une grande tournée et vous y êtes encore. Racontez-nous un peu comment elle se passe ? Tout se passe très bien, les premières dates ont été un succès, ce nouveau set est vraiment bien accueilli ! On peut retenir sur ce premier semestre une belle perf au festival Reperkusound juste après Amon Tobin et Noisia. Passer derrière les poids lourds du style c'est pas évident, mais on a réussi à convaincre le public qui est devenu fou ! Dernièrement des concerts plus petits mais avec un énergie énorme en Slovénie, Autriche et République Tchèque. Le public d'Europe Centrale est vraiment incroyable ! Pour le second semestre on s'exportera d'avantage, toujours en Europe mais aussi pour la première fois au Québec, de belles dates en perspective et un album live ! Si vous aviez l'opportunité de collaborer avec un artiste connu ou émergent, ce serait ? Il y en a trop!!! On pourrait dire Prodigy... Mais Mefjus me parait être l'artiste novateur du moment dans notre domaine (Clip à voir : Mefjus, Suicide Bassline). Quels sont vos projets à venir ? Pour l'instant on se focalise sur la tournée BURST, et il y a aussi l'album live qui sortira cet hiver. Pour 2016 on a des surprises sur le feu mais il est encore un peu tôt pour en parler. Une petite anecdote pour finir ? Un curieux hasard, on a cassé 2 véhicules exactement au même endroit du côté de Clermont-Ferrand, à 3 semaines d’intervalle ce mois-ci... Y a-t-il un mauvais œil sur l'A89 ? Haha ! Et nous vous laissons le mot de la fin : Vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre sur les réseaux sociaux et en live, merci à tous de soutenir Iphaze ! La plus belle récompense pour nous est de vous voir jumper comme des oufs ! A bientôt sur un show bien FAT !!! Merci à vous Amalgame Webzine!!!

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Interview -BRG Un son plutôt pop rock, agrémenter d'une très légère touche électronique, BRG c'est avant tout la liberté de créer, tout naturellement. Avec une volonté de communiquer des émotions sincères, BRG décide de sortir au fur et à mesure de l'inspiration ses titres. Mais d'autres projets lui trottent dans la tête et c'est le temps d'une interview qu'il nous en parle.

© Ana Maria CW

Bonjour BRG, peux-tu nous présenter ton univers musical en quelques mots ? Bonjour !!! Alors je dirais, de la pop, un peu de rock, de l’image, des guitares, des guitaristes, des voix, beaucoup de voix, du plaisir si possible, des filles et des gars … « BRG » ce sont les initiales de quelque chose ? Non pas vraiment … le projet initialement se nommait Berger (mon patronyme) … Quand j’ai décidé d’ouvrir et d’inviter sur le projet les musiciens que j’appréciais, une énergie plus collective s’est dégagée, et Berger est devenu BRG. Comment définirais-tu ton style de musique ? S'il faut une étiquette, ça reste pop rock, avec un poil d’électro parfois, mais un poilounet … J’ai décidé de me donner beaucoup de liberté sur ce projet et le fait de ne sortir que des singles m’enlève l’obligation d’homogénéité nécessaire sur un album… même si la cohérence se fait naturellement de part l’écriture, les voix, l’équipe etc… Quelles sont tes influences musicales ? Elles ne sont pas que musicales … et c’est une question à laquelle il est difficile de répondre, c’est une démarche inconsciente, il y a des trucs que tu n’as pas vraiment écoutés qui ressortent dans ta musique … si je vous dis que j’aime beaucoup Jack White, les QOTSA, Erotic Market, que j’ai vraiment découvert Bowie il y a 2 ans, ça vous va comme réponse ?! Que doit procurer la musique selon toi ? De l’émotion, des sentiments … (vous deviez vous attendre à ça comme réponse) … du fun, de la mélancolie, de l’admiration, de l’envie du moment que tu es touché…

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Interview -BRG Début février, tu sortais "Tiger in the subway" un nouveau titre. Peux-tu nous en parler ? (idée, composition…) Ce titre vient d’une idée qui au départ n’était pas destinée à mon projet perso, mais à la musique pour l’image … Puis j’ai pensé que cette tourne de batterie et ces 2 accords, pouvait m’emmener vers des contrées que je n’avais pas encore explorées ! Alors j’ai tenté le fun et Tiger in the subway est apparu avec son personnage « Tiger ».

Alors ce titre est décrit comme « un morceau […] dont l'idée véhiculée est de vivre son présent, garder un certain recul par rapport aux problématiques du quotidien. ». C'est important pour toi que la musique soit réaliste et serve aussi à rappeler ce qui est important ? Non ça n’est pas important … l’important c’est que ça véhicule une émotion sincère, ce qui est important c’est de parler de ce qui te touche au moment où tu écris et « tout est important, mais rien n’est grave » … il se trouve que le propos qui revient chez moi est souvent lié à une certaine approche de la spiritualité et à la nécessité d’être dans l’instant pour trouver la paix, et vivre de manière sereine. Ce titre est-il annonciateur d'un album ou un EP à venir ? Pas vraiment, parce que j’ai décidé de ne sortir que des singles, et ce, tout les 4, 5 mois jusqu’à fin 2016. A ce moment nous sortirons peut-être une compile/album de tous ces titres … La façon de produire et de diffuser la musique est dans une telle mutation que je ne vois pas l’intérêt pour le moment de sortir un album. Le prochain titre que je sors est un duo avec une jolie chanteuse, et c’est pour septembre prochain. As-tu d'autres projets pour la suite ? Sortir des singles avec un clip très régulièrement, tous les 4, 5 mois. D’autre part, nous sommes en train d’écrire une websérie qui mettra en scène le personnage de Tiger, dans son univers, avec des invités et à chaque fois un titre joué live. C’est pour septembre prochain, à raison d’un épisode par mois. Et quelques autres projets, plutôt concrets, je vous en parlerai la prochaine fois ! Si tu avais l'opportunité de collaborer avec un artiste/groupe connu ou de la scène émergente ce serait ? J’aimerais bien Cascadeur, ou Josh Homme, comme ça on fait le grand écart. Une petite anecdote pour finir? Pfffiuuu euh … ça me vient pas là … Et nous te laissons le mot de la fin: Don’t believe everything you think … be présent!

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CHRONIQUES ARGYLE – BBH – CARROLLS – CLARA NEVILLE - DISORDER KID ESTEBAN MURILLO – JENNY IN CAGE – KINGS OF EDELGRAN MEMORIES OF A DEAD MAN – MÛ – NADEJDA THE CLARKS PROJECT – THE YELLOW TRAFFIC LIGHT

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Chronique -Argyle

Argyle se qualifie comme un power trio rock alternatif. Formé en 2008 à Poitiers, le line-up a connu quelques changements puisqu’aujourd’hui il est composé de Basile (guitare, chant), Mathieu (basse) et Arthur (batterie). Le groupe influencé par Archive, Massive Attaque, Muse, ou encore Noir Désir, Placebo et Pink Floyd, entre autres, a sorti en février 2014 son premier album, «Gold Rust». Un album, dix titres, auto-produit, qui a bénéficié d’un financement participatif sur Internet. Deux ans, c’est le temps qu’il leur a fallu pour accoucher de ce premier album au couleur très rock avec «le format guitare/basse/batterie», mais pas que, puisqu’ils ont aussi «incorporer quelques sons de clavier pour mettre en avant des passages plus climatiques. ». Le résultat est particulièrement intéressant, et bien réussi; même au-delà de nos espérances, avec un mélange de rock et de power pop, mais aussi des passages plus mélodiques dans des morceaux progressifs. Le groupe, à travers cet album, souhaitait : «retranscrire au mieux les nuances qui font partie de notre jeu et de notre écriture» en arrivant à «exprimer l'énergie, une rage, qui permet de dépasser ses doutes, peurs et autres angoisses. Parler de choses un peu moroses pour mieux arriver à s'en défaire, c'est ça qui nous plait.» Cet opus nous délivre ainsi de nombreuses sonorités, avec des variations tout aussi plaisantes les unes que les autres comme dans «Good Bye Jimi», «Smooth Revival» , «Start the game» et «Puzzle». «Puzzle» est le titre phare de cet album avec également un jeu d’instruments très fort, et des guitares saturées, électrisantes. On retrouve le jeu d’instruments plus ou moins puissants et entrainants dans la plupart de leurs chansons. La voix n’est pas en reste puisqu’elle vient se coller 13


C hroni que -Ar gyle parfaitement sur le reste. Elle peut se faire grave, carrée et robotique comme dans «On the Way» qui ouvre l’album ou encore «Swimming Pool». La voix peut aussi être bien plus rock dans d’autres ou moins grave comme dans «Gold Rust», le cinquième morceau, qui nous livre des sonorités différentes. «Gold Rust» est plus léger dans un premier temps. Le titre évolue et nous montre une fois de plus l’étendue du talent d’Argyle pour faire du rock alternatif de caractère. «The Script» est un peu sur le même schéma avec des instruments qui nous happent, une mélodie qui nous interpelle. Quant à «Luxury», on peut dire tout simplement que c’est du lourd. Et le dernier titre «Perfect Day» clôture parfaitement l’album. Un peu détaché, il y a un côté sombre, un peu sensuel étonnamment, ou du moins attirant. C’est la cerise sur le gâteau, celle qui vient couronner le tout. Argyle fait honneur au rock avec ce premier album très abouti, d’une grande qualité, presque (trop) parfait. Et non, Messieurs-Dames, le rock n’est pas mort et on vous conseille vivement d’écouter ce groupe poitevin, qui a accepté de revenir sur leur tournée, en répondant à quelques questions: Vous avez beaucoup bougé pour votre tournée, racontez-nous un peu comment elle s'est passée ? Ah c'est du sport! En fait c'était notre première petite tournée, et comme on fait tout nous-même des prises de contact 6 mois avant jusqu'au merch à la fin du concert ce n’est pas toujours évident pour que tout colle, mais je trouve qu'on s'en est bien sortis! On est parti à 5 : le groupe et 2 de nos copines respectives Le camion a tenu, c'était notre plus grand doute, et l'accueil et l'hébergement étaient bons sur la plupart des dates. Rose, la copine du batteur, est malheureusement tombée un peu malade, c'était un peu moins cool pour elle sur la fin, mais rien de trop grave. On avait donc 10 dates entre Poitiers et Plzen en République Tchèque, en passant par l'Allemagne, la Suisse et la Belgique. Alors comme on n’est pas des bookeurs pro, on s'est retrouvés parfois avec des dates à 8h d'intervalles, 10h même avec des bouchons pas prévus. Par exemple à Lausanne, on s'est tapé 10h de trajet, avant d'arriver à la bourre, forcément, ensuite tu joues, tu fais un after, tu dors 4h, et tu repars pour 9h avant de rejouer le soir même ! Comme ça, ça paraît un peu «fou» mais au final quand les concerts se passent bien ça rajoute un peu plus à l'euphorie de la situation. Parmi toutes les salles dans lesquelles vous avez pu jouer, laquelle avez-vous préférée ? Je crois qu'on est tous unanimes pour dire que le plan à Plzen en République Tchèque au Buena Vista était vraiment cool : en fait on a 2 copines là-bas qui ont monté la date avec un pote et 2 très bons groupes locaux (Palindromes et DonnieDarko) La salle est vraiment chouette, bon son, avec un ingé son aux petits oignons. On n’a pas rempli la salle, mais le public présent s'est montré réceptif, ça nous a bien fait plaisir, bonne énergie quoi. On a joué aussi dans un Caf Conc un peu isolé en Allemagne près de Dortmund. Ça s'appelle DasGreif, et là on a un peu halluciné, c'est un peu une grande famille, et si le concert leur plait, tu fais presque partie de la famille ; faut juste s'accrocher pour tenir l'after ! Comment avez-vous été accueillis dans toutes ces villes ? Comme je vous disais ça s'est toujours bien passé, peut-être un peu moins de sympathie et d'ambiance sur le dernier concert en Belgique, où là on n'a pas vraiment senti d'engouement pour la date de la part du patron de bar, mais autrement on a toujours fait des rencontres sympas et humaines. Il y a un endroit où honnêtement il n'y avait personne, et là où certains patrons de bar en France auraient râlé parce que t'as ramené que 40 personnes, ici rien à voir, c'était carrément le patron qui était désolé. 14


Chronique -Argyle Voilà donc, c'est quand même une expérience très forte humainement, et de savoir que ce que tu exprimes musicalement semble faire écho à d'autres personnes dont tu ne parles pas la langue, c'est très touchant. D'ailleurs, c'est personnel, mais ça m'a foutu un peu le cafard quand on est rentrés : tu rencontres plein de gens différents dans les attitudes, les tempéraments, tout ça en si peu de temps, et en plus tu sens qu'ils ont un intérêt commun pour la musique en général, il y en a qui ont acheté le disque etc... ça fait pas mal d'émotions à digérer en peu de temps. Une petite anecdote ? Ah ça, il y en a plusieurs, c'est sûr ! Bon à Paris par exemple on a passé plus d'une heure à essayer de retrouver où on avait garé le camion, on a joué dans un bar où ça sentait légèrement pas terrible, mais le must je pense que c'est quand on nous a proposé un hébergement assez particulier avec une chambre plutôt singulière : un lit où tu avais juste un pauv'drap et plusieurs caméras, appareil photos, miroirs... Bref, tu te poses quelques questions durant la nuit, et là le matin tu te lèves, la gueule un peu en vrac et tu vois une fille qui se fait photographié en soutif sur un billard. Bref, visiblement le lieu n'était pas spécialisé que dans les concerts...

http://www.argyle.fr/

Ecoutez l’album « Gold Rust »

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Chronique -BBH

Inutile de chercher à le mettre dans une catégorie ou à lui coller une étiquette, vous n'y arriverez pas. BBH aurait pu être le fruit d'un clonage si on avait assemblé Daho, Bashung ou Grand Corps Malade, des artistes français qui savent se démarquer. Car oui, BBH se démarque avec un univers aux sonorités électroniques, rock, pop et classique, le tout guidé par un rythme qui résonne dans la tête. C'est à travers 3 Eps que BBH présente son univers : Big, Bang, Humain. Big, tout d'abord, nous initie dans le monde de BBH avec cinq titres. Pour commencer, il nous emmène « Ailleurs » accompagné d'un chant léger et intimiste. On remarque qu'il y a beaucoup de travail sur la musique entre les sons électroniques et le rythme marqué qui est entraînant. « Terre promise » délivre un très bon jeu de sonorités électroniques avec cette voix, toujours très agréable. Côté paroles, c'est plutôt original et surtout c'est maîtrisé donc c'est bien loin d'être n'importe quoi. Puis on s'installe tranquillement dans le titre « Nuit » avant que le rythme ne s'accélère. On débarque après s'être fait aspiré sur un jeu de beats/percus. Il y a un côté très hypnotique avec ces sonorités électro et le rythme bien pensé, le tout pour une ambiance plus pop. BBH nous initie finement dans son « Petit monde » avec une arrivée progressive des sonorités, entre graves et lumineuses. La mélodie sublime une belle critique poétique où les mots sont toujours maîtrisés et assemblés intelligemment. 16


Chronique -BBH Le premier EP se ferme avec « Mythe » où quelques notes de piano sont agrémentées de quelques touches électro. Puis arrive une mélodie bien plus rock et il y a une alternance avec le premier style. C'est beau, très fin et délicat. La voix se greffe parfaitement sur l'ensemble. Le deuxième EP s'intitule Bang. Plus que le nom de l'EP c'est également le titre de l'unique morceau de cette production parue en mars dernier. Un morceau bien particulier puisqu'il dure exactement 19 minutes et 37 secondes. Alors qu'est-ce qu'on peut en dire de ce morceau ? Il y a énormément de choses à entendre, que ce soit musicalement ou vocalement. On découvre sans cesse de nombreuses sonorités qui parviennent à nos oreilles. Parfois lumineuses, parfois angoissantes. Vocalement, persiste toujours ce côté intimiste avec cette voix à peine chantée. Les mots arrivent à nous, l'assemblage n'a pas vraiment de sens et pourtant on voit tout ce qu'il nous raconte malgré le surréalisme. C'est un panel de styles, de titres, d'histoires, de sentiments, d'émotions, et de pensées. Humain, paru lui aussi en mars, propose une nouvelle facette de l'univers de l'artiste, moins sombre. La production s'ouvre sur « Contemporain ». On y retrouve ces sonorités électroniques et ce rythme qui tape dans la tête et qui fait taper du pied. Il y a aussi cette voix, qui chuchote presque. Il y a une alternance avec une partie beaucoup plus chantée en anglais et avec un piano. Serait-ce une horloge qui sonnerait la fin du titre ? « Today » est le morceau qui se démarque totalement du reste. Même recette au rendez-vous faite de beats et sons électroniques un peu fous. Les paroles sont en anglais, la voix est plus en arrière, on passe plus dans un style électronique/pop. C'est énergique, ça donne la pêche. Retour au calme avec « Amour ». Ambiance plus intimiste, le titre semble plus être une confession. Une plus grande place est laissée au piano ce qui est vraiment sympa. « Ivoire » est également une expression de pensées, sentiments, sur une musique plutôt légère, hypnotique, et toujours électronique. « Vie » est également un bel assemblage de sonorités et d'ambiances. C'est un très bon titre, qui finit en beauté l'EP, avec un beau message. BBH nous propose donc trois EP, différents mais qui se rejoignent. Si Big paraît plutôt obscure, Bang semble être la transition parfaite qui nous fait passer non sans quelques périples dans la clarté de Humain. Trois belles productions loufoques et en même temps engagées, inattendues et pourtant réalistes, que l'artiste annonce vouloir regrouper en un seul album. Affaire et Artiste à suivre ! http://www.bbh.im/

Ecoutez les EPs de BBH

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Chronique -Carrolls

Formé par cinq étudiants - Amaury Louis (voix), Roldan Descamps (guitare), Vincent Wery (basse), Arthur Jongen (batterie), Romain Longrée (guitare) – Carrolls est un groupe de rock alternatif belge. Influencé par différents styles, le groupe oscille entre pop rock, britpop, rock et post-punk. C’est à Louvain-la-Neuve que les cinq garçons composent. Des compositions qualifiées de, citons : « une force à contre-courant des groupes actuels de gentil-rock-à-la-voix-fluette mais aussi une certaine nonchalance assumée ». En effet, c’est à travers leur premier EP éponyme, sorti en janvier dernier et contenant 6 titres, que le groupe s’affirme dans un univers singulier. “Waltz For Those Who Know It Ain’t No Waltz”, oui ça c’est le nom de la première chanson, pour vous faire réviser un peu l’anglais, même si les examens s’achèvent. Bref, ne nous écartons pas. Ce premier titre commence par un solo de batterie pendant quelques secondes avant d’être rejointe par des guitares stridentes, très rock. Rock comme la voix grave et expressive du chanteur. Le chant est énergique, les instruments lui rendent la pareille. Il y a une puissance de frappe intéressante dans leur musique. « She’s My Little Sugar Rainbow Honney Piggie Pie », la deuxième chanson nous le confirme. Là encore c’est très rock. Des guitares, une session rythmique qui envoie, une voix, des chœurs. Tout s’assemble parfaitement bien et le rendu à un côté radio-actif. Mais attention, c’est non dangereux pour la santé et c’est à consommer sans modération ! Quant à « Pygmalion », elle dégage quelque chose de différent des deux chansons qui la précédaient. Plus dans la retenue, avec un côté plus pop. La basse se fait la part belle et les instruments dans leur globalité nous livrent des sonorités plus arrondies, moins abruptes, plus mélodieuses… dans un premier temps du moins. Le milieu du morceau est marqué par un passage instrumental qui nous laisse en suspense. C’est vraiment intéressant. Puis ça dévie sur des notes plus spontanées, un court instant, comme ils savent s’y bien en jouer. Les variations de ce titres, en plus d'être intéressantes, sont convaincantes. La quatrième composition « Rrose Selavy » est marquée une nouvelle fois par un rythme différent où basse, guitares, batterie s’invitent et se renvoient la balle, le tout ponctué par la voix. Il y a une 18


Chronique -Carrolls atmosphère surprenante dans ce morceau qui se fait tout aussi énergique. On se laisse volontiers prendre par la mélodie, qui est agrémentée par petites touches d’électro. « Infinity Lesson #4 », le titre qui suit, est sûrement le titre qui surplombe le reste de l’opus, en sachant que les autres titres sont déjà très bons, on vous laisse imaginer la qualité du morceau. Dans un premier temps, l’ambiance est plus intimiste avec une guitare acoustique. Certains passages délivrent un duo voix, l’une plus aiguë, l’autre plus grave. Le contraste est saisissant. On revient rapidement aux guitares électriques, mais toujours en gardant le fil conducteur de la chanson. Puis le style se fait plus post-punk. Les musiciens expriment leur talent dans cette chanson, et dans les parties instrumentales qui la composent. Les variations sont sincèrement intéressantes. « Make No Mess », la dernière chanson, nous étonnera également. Guitare-voix, harmonica, en acoustique, dans une mélodie plus légère, plus languissante et monotone (attention, dans le bon sens), qui s'apparente à un au revoir. Avec ce premier EP, Carrolls nous invite à découvrir son univers. Plutôt ancrés dans un rock alternatif puissant et énergique, les musiciens savent aussi explorer d’autres styles plus sobres et calmes, plus en retenue. On ne sait pas sur quel pied danser, et cela donne un gros potentiel et une force supplémentaire au groupe, qui a déjà tout d’un grand. Et cela n’est pas pour nous déplaire. Nos oreilles leur disent déjà merci ! http://www.facebook.com/carrollslln/ Ecoutez l’EP de Carrolls

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Chronique -Clara Neville

Bercée dans la musique depuis son enfance avec une mère chanteuse (lyrique et jazz) et un père passionné de vinyles et de rock, Clara Neville a grandi en région Parisienne. Elle a fait ses débuts sur scène en tant que comédienne, et à continuer à côtoyer les planches en tant que chanteuse lead au sein du groupe L’Herbe Rouge. Fin 2013, elle collabore pour la première fois avec le label 75Music qui produira fin mars 2014 son premier EP 5 titres en collaboration avec David Keler, auteur-compositeur-interprète à l’univers pop-rock, brit-pop. Influencée par le blues, jazz et groove nord-américaines, Clara Neville mélange les genres et nous livre finalement un premier EP éponyme aux sonorités plutôt pop rock. La production s’ouvre sur le titre « Je dis Oui ». Une guitare, une batterie et sa voix rauque, chaude nous interpellent immédiatement, accentuée tout au long de la chanson par une mélodie pop, à tendance très rock. La voix de Clara Neville met aussi le texte en avant. Finement écrit, il fait l’éloge de la paresse. Les mots nous parviennent aux oreilles distinctement et on se prendrait presque à fredonner le refrain. Nous, on dit oui ! « Rien ne va plus », le deuxième titre, libère une mélodie beaucoup plus légère. Un vrai paradoxe entre le texte et la mélodie. Dans cette chanson, un piano délivre de délicates notes accompagnées par les instruments. La voix accompagne la mélodie et se fait plus aiguë avec une pointe de lyrisme. L’artiste nous compte une vraie histoire au fil des notes. On continue notre écoute avec « Dream Girl ». Cette fois-ci, c’est l’histoire d’une fille qui rêve de 20


Chronique -Clara Neville l’amour et du prince charmant. Comme ça, ça pourrait paraître un peu cucul la praline, mais détrompez-vous ! Encore une fois, le texte finement ciselé tout comme la mélodie nous plongent directement dans un décor cinématographique. Clara s’est d’ailleurs inspirée de nombreux titres de films et de livres pour écrire sur ce thème. Le rendu est vraiment surprenant. Retour à la réalité des choses avec « A bout portant », ou l’amour qui fait mal. La chanson libère une énergie pop-rock entre sensualité et violence. Il parait qu’entre l’amour et la haine, il n’y a qu’un pas. Le duo éphémère pourrait parfaitement illustrer ce dicton. L’EP arrive à sa fin avec « Dans mes Larmes », une ambiance vraiment particulière s’installe sur cette chanson, à la fois triste et lumineuse. Le texte est quant à lui plus intimiste. La voix de Clara Neville est vraiment en cohérence avec l’ensemble instrumental. Il y a une vraie harmonie. La rencontre de Clara Neville et David Keler semble avoir laissé place à l’alchimie de deux univers. Ce premier EP en est le fruit. Le résultat est plutôt intéressant et plaisant. Les artistes ne manquent pas de talent et cela se ressent directement dans les chansons qui sont parfaitement composées et écrites. On peut notamment mettre en avant la qualité des textes qui sont tous écrits en français et sublimés par les compositions et la voix singulière de Clara Neville. http://75music.fr/artist/clara-neville/ Ecoutez l’EP de Clara Néville

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Chronique -Disorder Kid

Le hasard fait bien les choses. Oui cette phrase résume à elle seule Disorder Kid. Disorder Kid est né d’une rencontre improbable, entre Laura et Valery, dans un aéroport grâce au Club Med. C’est de retour à Paris, que tout prend forme. Ainsi, le duo compose avec une guitare, une basse, une boîte à rythme et leur deux voix, les premiers titres de Disorder Kid. Début 2015, la formation a sorti son premier album éponyme, composé de 12 titres. Un album comme on en entend peu entre la puissance du rock et la douceur du folk. C’est avec un son de batterie, une guitare électrique et électrisante que l’album se lance. Le premier titre « We just go » nous offre un rock puissant, rebelle, saccadé et énervé mais qui sait se faire aussi plus fluide et aérien. La voix de Laura s’adapte d’ailleurs tout à fait aux deux styles de la chanson. La deuxième « Everybody Knows the Hight Chick » reste dans les sonorités de la première. On retrouvera d’ailleurs ces belles variations dans plusieurs morceaux de l’album. Avec des titres comme « Who did it » où l’on retrouve toute la nonchalance d’une mélodie, d’un style on ne peut plus rock avec le côté rebelle propre à Disorder Kid, ou encore « I’m Not cold » qui lui a un côté plus révolutionnaire. « Don’t Get Used to Me », le onzième titre, n’est pas en reste et nous convainc encore un peu plus de la facilité à passer d’un rock énergique à un rock plus calme, tout en gardant une parfaite cohérence. La voix de Valery vient appuyer celle de Laura dans certains passages, ce qui est intéressant. Certains morceaux comme « 365 » ou « My Son Will be a Gangster » se démarquent en livrant des compositions qu’on n’a pas l’habitude d’entendre. « 365 » est plus sobre avec un duo sessionrythmique, rejoint par la guitare, avec un rythme léger. On retrouve cette légèreté sur « My Son Will be a Gangster ». Le jeu d’instruments est différent, tout comme la voix. Le tout est plus lumineux. 22


Chronique -Disorder Kid A contrario, le titre « See It coming » semble moins convaincant avec un manque de cohérence entre la voix et les instruments. Disorder Kid ne fait pas seulement du rock. Le duo sait aussi composer et interpréter des morceaux plus en retenue, dans une ambiance plus intimiste, plus personnelle, aux charmes folk. C’est le cas avec le cinquième titre de l’album « Little Old Me » qui a tendance à tout chambouler sur son passage. Le morceau qui le suit « The Wrong Train » continue dans cette lancée avec cette fois-ci des petites touches un peu plus pop rock, qui nous font planer. Disorder Kid sait aussi nous pousser dans les émotions, avec le titre « Think », qui délivre des choses plus sombres, plus tristes. Finalement, l’album se referme sur « Don’t be the Kind ». Un titre acoustique, très doux. Deux styles musicaux qui se concentrent en un album pour ne former plus qu’un univers. Celui de Disorder Kid. Un univers artistique comme on en côtoie que rarement. L’album, avec ces multiples variations, est d’une grande qualité et très complet. C’est une franche réussite pour ce premier opus et nous souhaitons un long chemin à Laura et Valery. http://www.facebook.com/disorderkid Ecoutez l’album de Disorder Kid

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Chronique -Esteban Murillo

Esteban Murillo est un tout jeune artiste originaire de Charleroi. Mais c'est dans ses origines espagnoles qu'il puisse son inspiration pour la composition de son album « Leyenda ». Un album de 10 titres qui nous fait découvrir l'univers de l'artiste qui oscille entre musique traditionnelle espagnole et pop plus moderne. L'artiste a d'ailleurs collaboré avec de nombreux musiciens et compositeurs (Karim Baggili à la guitare et au oud, Silvano Macaluso aux claviers, à la batterie et aux percussions, Giacomo Aronica à la basse et à l’accordéon, Miguel Sanchez à la guitare et au cajón, Mohamed Al Mokhlis au violon, et Esteban Murillo à la guitare, aux palmas et au chant). La production s'ouvre par le titre qui donne son nom à l'album « Leyenda ». Guitare acoustique, percussions, claquement de main se font entendre nous initiant dans l'univers d'Esteban. Ça donne envie de danser. Arrive une voix, plutôt aiguë et claire qui chante en espagnol, un espagnol chantant. Il y a de très bons jeux au niveau de la gratte avec de beaux rebondissements. La voix aussi s'emballe parfois et nous transporte dans cet univers résolument entraînant. C'est une explosion de rythme, de sonorités et de soleil. La déambulation se poursuit avec « Tu y yo ». Là encore, ça bouge, ça donne envie de danser et on retrouve cette voix qui nous transporte. Le morceau offre un excellent passage où les guitares se laissent aller, et c'est assez génial, quel talent ! Il y a même un piano qui s'invite, c'est incongru et pourtant ça apporte une touche encore plus géniale. On chante rapidement avec lui car les paroles se retiennent bien (le refrain surtout) et l'espagnol est très compréhensible. Ambiance plus intimiste le temps de « Para ti » avec juste les cordes de guitare et la voix. Une voix douce et agréable qui nous chuchote de jolis mots. Puis on entend plein d'instruments qui arrivent au fur et à mesure qui apportent une belle dimension, triste mais belle, et très intime surtout avec la voix qui s'intensifie par moment. 24


Chronique -Esteban Murillo « La esencia de un flamenco » propose un son typiquement espagnol, tellement que cela sonne presque oriental. On est donc sur un flamenco, ça donne envie de s'initier là encore à cette danse parce que c'est une vraie invitation de la part d'Esteban à découvrir cette culture, surtout avec cette voix qui y met du cœur et on sent la passion. Changement radical avec le titre « Viviré » qui nous laisse entendre une musique bien plus pop rock. On retrouve le chant en espagnol, et la douce voix d'Esteban. C'est un titre beaucoup plus moderne, moins dans la tradition, mais ça donne toujours envie de bouger et c'est un titre plein d'énergie positive. Et encore une fois on retient les paroles et on a envie de chanter avec lui. « ¿Qué puedo pensar ? » se révèle également très surprenant avec un piano dès le début, de la guitare et une voix qui paraît grave. C'est beaucoup plus solennel, classique, mais quelle performance là encore de la part de ce jeune artiste. La chanson donne des frissons. Sacrée performance musicale et vocale. On retrouve finalement la guitare traditionnelle dans « Un día o más » avec le piano qui l'accompagne. On est sur quelque chose de plus saccadé au début, puis ça devient dansant, léger. On découvre encore un nouveau registre dans lequel s'illustre Esteban, avec beaucoup de talent. « El encuentro por bulerias » délivre une belle intro, douce et délicate avec toutes ces sonorités. Le jeu des musiciens est génial (et c'est peu dire) sur celle-ci, il y a une navigation, une osmose entre toutes les sonorités, les notes, et les rythmes c'est vraiment beau et impressionnant. La voix apporte la touche finale au titre, qui parle de lui-même. Finalement, la production se ferme sur le titre pop rock de l'album mais proposée en version plus classique avec une guitare acoustique et percussions. On aime les deux, on ne pourrait choisir. Si la musique franco-espagnole est revenue en force grâce à son côté chaleureux et dansant, ce que nous propose Esteban Murillo est bien loin de ces sons à but essentiellement commercial. « Leyenda » c'est surtout le partage de la culture espagnole, avec beaucoup de générosité, de sincérité et de talent. Un jeune artiste à découvrir et un album à emporter cet été. www.estebanmurillo.com Ecoutez l’album d’Esteban Murillo

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Chronique -Jenny in Cage

Formé en 2008, Jenny In Cage a connu un changement parmi ses membres. La recomposition a commencé en 2011 et s'est terminé récemment. Le groupe aujourd'hui se compose de Julien R (chant), Pascal Giudicelli (guitare), Thomas Conraux (basse) et Kevin David (batterie). C'est avec cette nouvelle formation que Jenny In Cage publie en février 2015 son nouvel album intitulé « The perfect side of nonsense » produit par Fred Duquesne. Une production de 11 titres qui s'ouvre sur « City Of White Houses ». Se fait alors entendre une intro très saccadée avec une guitare puis une batterie et d'autres sonorités qui arrivent progressivement. La voix se fait entendre, une voix qui fait très américaine, ni grave ni aiguë. On a la sensation d'un mélange de genre entre du pop rock mélodieux et du rock plus soutenu. Il y a de bons riffs et de bons jeux entre les instrus et la voix. Un titre puissant. « Carpe Diem (Modern Vampire) » délivre un début est plutôt doux avec une voix délicate malgré une guitare dure accompagnée d'une plus douce. Ensuite, la puissance monte avec l'arrivée de la batterie notamment et les instruments et la voix s'intensifient. Il y a une belle alternance tout au long du titre entre passage calme et intense, entre rock plus pop et rock plus dur. C'est un style qu'on retrouvera tout au long de l'album dans lequel Jenny In Cage décline le rock avec des titres comme « A Beautiful Wrong », « In The End », ou « The Perfect Side Of Me ». « Shade Of Memories » se distingue avec ses cordes plus douces et sa batterie un peu plus marquée avant une intensification de l'ambiance. Quelques titres délivrent un rock beaucoup plus lourd, plus dur. C'est le cas de « Not Communicate » titre dans lequel la voix y met du cœur et habite clairement le titre. « God(S) » propose un son presque métal avec des cordes et des percussions déchaînées que suit la voix. Par moment ça retombe un peu vers du pop rock. Deux autres titres sont également un peu à part « Just A Toy Boy » laisse s'échapper des sonorités plus lumineuses voire psyché avant de repasser au rock pur. La voix est plus arrogante et il y a un 26


Chronique -Jenny in Cage bon assemblage parmi tout ce qu'on entend. « One More Day » nous débarque sur quelque chose de presque rock'n roll mais en restant dans leur registre. « Broken Boy Untold » elle nous fait croire à une chanson toute tranquille dès l'intro avec une voix très douce. C'est agréable, très intimiste. Mais le titre prend finalement un tournant plus rock où la mélodie et la voix évoluent clairement vers quelque chose de plus puissant. Finalement, il n'y a qu'avec le dernier titre que Jenny In Cage ne nous joue pas de tour : « The Lonely Man Of The Cotton Fiel ». Il y a tout un moment avec une espèce de vent. Puis arrive une guitare, qui délivre des accords bien distincts, son son s'intensifie. La voix arrive, elle est puissante dès le début. C'est une très belle chanson, intimiste, sans superflu. Et elle se termine comme elle a commencé mais cette fois-ci sur un orage que le vent à probablement apporté. Une bien belle chanson. Jenny In Cage est un groupe qui navigue entre plusieurs style de rock. On passe de mélodies calmes à des sons superpuissants accompagnés d'une voix tout aussi déroutante. Un album riche en sonorités qui montre le potentiel du groupe. http://www.facebook.com/pages/Jenny-in-Cage/134032047638 Ecoutez l’album de Jenny In Cage

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Chronique -Kings of Edelgran

Direction la Belgique ! Kings of Edelgran est un groupe indépendant de folk-rock belge formé par Jérome Caudron et Josias Delcourt en Novembre 2013. Influencé par Bon Iver et Sigur Ros, entre autres, le duo a sorti, en Février 2015, son deuxième EP « Volcano » pour donner suite aux cinq premiers titres qui composent leur premier opus « Kor Isen », sorti en mars 2014. Une musique crescendo nous parvient aux oreilles, « Volcano », la première chanson, qui porte ainsi le nom de leur nouvelle production, ouvre le bal avec des sonorités aériennes, légères et vibrantes à la fois. La mélodie dégage quelque chose de primitif. L’effet est sans nul doute accentué par les paroles du refrain de la chanson « We came back to the place / Where it all began / Not a flower on the soil / Nor any living bird around » . (« Nous sommes revenus à l'endroit / Où tout a commencé / Pas une fleur sur le sol / Ni aucun oiseau vivant autour »). De plus, les voix agréablement envoûtantes, voire religieuses, et rayonnantes nous transpercent. Elles savent aussi laisser place aux instruments. Le rendu de cette première chanson nous met tout de suite dans l’ambiance. Puis s’en suit la deuxième chanson. « Tephra », qui tout en restant dans un registre indie folk-rock , nous peint un nouveau décor. Au fil des notes et du chant, un sublime cocon vient se former autour de nous. Et nous ne percevons plus que la musique de Kings of Edelgran. Tout simplement. Le troisième titre, « Fire and Gold », vient nous réchauffer les cœurs avec une mélodie plus entraînante ; et, en même temps, pleine d’espoir. Là encore, les instruments et la voix sont réunis et assemblés à la perfection. Il y a de la douceur, de l’intensité, de la lumière, de la brume. Là est tout la complexité et la beauté de l’univers des musiciens, qui nous font réellement vivre leur chansons. 28


Chronique -Kings of Edelgran Kings of Edelgran, c’est une musique qui nous fait planer au-dessus des contrées du Nord, où le temps, la nature et les paysages semblent se figer dans leur beauté la plus pure. Eux-même se disent influencés par la nature nordique, les grands espaces et les paysages sauvages qui peuvent laisser leur esprit vagabonder librement. Mais Kings of Edelgran, c’est aussi une inspiration, un travail de composition finement mené. Une belle découverte en somme ! http://www.facebook.com/kingsofedelgran Ecoutez l’EP “Volcano”

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Chronique-Memories of a Dead Man

Originaire de la région Parisienne, Memories of a Dead Man présentait en avril dernier son cinquième opus « Ashes Of Joy ». Un album composé de 12 titres qui révèle l'univers du groupe, formé par Ben Debrun, Pierre Duneau, Tony Garcia, Jef Ertle et Hervé Osmont, aux sonorités très métal « ambiant moderne ». L'album s'ouvre avec « Prelude (Solemn requiem) ». Dès lors, un son très gras parvient à nos oreilles avec des cordes qui jouent en boucle, d'autres plus aiguës arrivent avec la batterie. S'invite également une voix, typiquement métal, gros métal. C'est assez impressionnant. Et le groupe ne lâche rien car il nous happe également avec le second titre « Aurora ». On est attrapés directement par le son puis la voix qui arrive toujours cette voix qui fait un peu peur. C'est très structuré et saccadé en même temps. Le titre délivre tout de même une partie un peu plus calme, plus douce, plus rock que métal avant de repartir sur le puissant. Memories of a Dead Man jouera tout au long de l'album avec ce contraste et d'ailleurs dès le titre suivant, « The fail of doG : maelstrom involution », où l'on retrouve ce métal un peu psychédélique et cette alternance entre le sombre et le lumineux. On ne peut que souligner également l'excellent jeu des musiciens qui là encore sera une vraie marque sur cette production. « Touched with pensiveness » propose également cette alternance entre passage plus calme rock et passage bien plus métal même si celui-ci se démarque particulièrement avec cette voix féminine et ses « oh » qui apportent une sacrée dimension. Enfin « Melancholia » proposera également cette évolution entre des passages très doux et des passages très métal. Certains titres comme « Wounded Knee », « Going out with the whore's saliva » ou « The fall of doG: Erase my eyes » laissent s'échapper la forte influence métal du groupe avec un son très dure malgré une belle évolution de la mélodie. D'autres morceaux en revanche créent la surprise sur cet album. Tout d'abord « From mud to heaven » qui ne dure que quelques seconde mais qui permet une pause toute en douceur dans cette production très longue. Ensuite, « La Nausee » où les instruments nous invitent doucement dans le 30


Chronique -Memories of a Dead Man titre. On perçoit une voix, relativement calme, c'est bien aussi de l'entendre ainsi même si elle redevient très dure et forte par la suite. Le titre semble suivre une ligne bien précise, il n'est pas musicalement extravagant par rapport aux autres même s'il y a de belles montées en puissance par moment. « Draft of the second » est également une belle surprise. On arrive sur un son rock et une voix « normale » qui ne hurle pas. C'est une belle parenthèse dans cet album très métallique même si le naturel revient vite. Ça repartira également de plus belle avec « The swan's march » qui laissait pourtant entendre une musique et voix douce dès le début, le tout presque solennel avec une multitude de sonorités. Si vous aimez le métal et tout ce qu'on peut en faire, vous aimerez « Ashes Of Joy ». Si vous avez envie de vous initiez à ce style, vous pourrez aussi le faire avec cet album de Memories of a Dead Man qui une nouvelle fois met tout son talent. Un album à écouter rien que pour la très belle performance du groupe sur chaque titre ! http://www.facebook.com/memoriesofadeadman Ecoutez l’album “Ashes of Joy”

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Chronique -MÛ

Mû, ou Monde utopique, est un duo formé par Cécile et David. Pour les présenter, exceptionnellement, on reprendra leur description qui résume parfaitement leur univers : « Un duo sur un continent perdu, à mi-chemin entre le rock, le trip hop, et le rap. Mû, c’est un piano et un beatbox explosif ! Mais surtout deux voix qui se mêlent avec rage et douceur dans un univers envoûtant et poétique. » A l’automne 2014, le duo a sorti son nouvel et troisième EP « Emerillon », composé de six titres co-produits et arrangés par Teddy Elbaz (Billie, Sarah Mikovski, que nous vous avons déjà présentée sur Amalgame Musical). On enclenche le lecteur, la première chanson « The Brightest Shores » délivre les premières notes et on ne sait pas ce qui nous arrive. Immédiatement, nous sommes submergés ou plutôt subjugués par les magnifiques voix qui se posent sur la douce mélodie. Les voix, en plus d’être magnifiques, sont intrigantes, suaves et délicieuses. Elles sont accompagnées par des coups de beatbox et les notes de piano. A ce stade, on se dit qu’on vient déjà de faire une merveilleuse découverte. Puis, les synthétiseurs s’immiscent progressivement dans la danse et ce premier morceau se révèle être une réelle réussite. La suite ne nous contredira pas sur le talent du duo. « Emerillon », le deuxième titre, laisse place en introduction à un suffoquement, un synthé, une mélodie scintillante aux allures pop et la belle voix de Cécile chantant en français. Le morceau prend alors une tournure étonnante, en alternant à la fois la pop et le rap/hip hop avec un chant masculin en anglais. Le contraste est vraiment intéressant et stupéfiant entre les deux. La douceur et le coté plus brut se marient étonnement bien. Le duo sait aller dans les sonorités les plus graves comme les plus aiguës. Il sait également donner de l’intensité et sait être en retenue en laissant parfois place aux instruments. On continue notre écoute avec « Drumming for the rain » . Un piano, un flot de paroles que vient 32


Chronique -MÛ adoucir la voix féminine. Mû nous emmènent une nouvelle fois dans d’autres recoins de leur vaste univers, leur vaste monde utopique, là où toute leur imagination prend forme en véritable création, arborant toutes les lignes d’un chef d’œuvre. Mû c’est aussi le Ying et le Yang. C’est une force surnaturelle, comme le confirme le quatrième titre « The Wind ». Il y a des choses que l’on ne voit pas mais que l’on sent ou ressent, tel que le vent ou encore les notes de piano qui portent le chant et qui l’élève au-dessus de tout. Il y a aussi l’effet que nous fait la voix masculine et le sentiment que l’on a à l’écoute de cette production. Le duo n’a pas fini de nous étonner avec le début de « Soldat Rock » qui commence par des notes de piano nous rappelant la musique classique. Puis, le morceau dérive sur un chant plus pêchu entre rap et pop rock. Encore une fois, le contraste dégage quelque chose de grandiose sur un fond de beatbox. L’écoute s’achève, malheureusement, sur « Old Parasol ». Malheureusement, parce qu’on n’a vraiment pas envie que ça se termine, on aimerait découvrir encore d’autres aspects de l’univers de Mû. A la fin de la production, la voix masculine nous intrigue et nous intriguera toujours autant. Tout comme la voix féminine, elle a de grandes capacités et une sacrée tessiture. Là encore, ça cogne fort, dans le bon sens du terme. Jusqu’à la fin, ils nous épateront par leur énergie singulière. Par leur talent d’auteur-compositeur-interprète. On a la nette impression que les deux artistes se surpassent pour donner le meilleur d’eux-même mais cela en restant naturel. Mû, c’est un tout. Mû, ce sont deux artistes avec un grand A. Mû, c’est surtout un duo à écouter impérativement, au moins une fois avant de mourir, parce que oui Mû, c’est la claque musicale que tu prends que très rarement. Parce que oui, Mû c’est un des coups de cœur d’Amalgame Musical, et on n’a pas honte de le dire ! On vous invite à découvrir, dès à présent, leur univers sur leur site et découvrir leur clip « The Brightest Shores ». http://mondeutopique.fr/ Ecoutez l’EP “Emerillon”

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Chronique -Nadejda

Originaire de Lyon, Nadejda sortait en décembre 2014 son nouvel EP. Intitulée « L'n'G », comprenez probablement « Ladies and Gentlemen », cette production de 4 titres est un véritable souffle rock/blues/jazz porté par l'énergie et la frénésie des musiciens John (Chant, Guitare), Rémi (Saxophone,Chant), Corentin (Batterie) et Hugues (Basse). Certainement bien bercé par le groupe Noir Désir, Nadejda signe ici un bel EP avec des sonorités qui sont déjà la signature du groupe. L'EP s'ouvre avec le titre « Ladies and Gentlemen ». Dès le départ, c'est très rock, avec ces cordes rugissantes, appuyées par la batterie. La voix arrive, sur une mélodie un peu saturée, elle est puissante et très rock elle aussi. Ça tourne en boucle et ça reste dans la tête tout en se renouvelant au fil de la mélodie qui dégage énormément d'énergie. « You Know Nothing » reste dans la lignée du rock pour finalement être débarqués sur un son blues avec un saxophone baryton. Finalement, les cordes et batterie la rejoignent. La voix est mise en avant, délicatement mais énergiquement accompagnée par batterie, puis cordes, puis saxo. Il y a une belle harmonie entre le tout et ça apporte un beau mariage entre le blues et le rock. Le titre révèle également excellent passage instrumental où les instruments se font clairement plaisir (et nous font plaisir aussi). Puis, Nadejda nous propose un détour par « Chicago ». On entame alors avec le saxophone et les percus. Tout doucement, un peu frénétiquement quand même. La voix se fait un peu détraquée aussi, elle nous attrape. Il y a un bon accordage entre le rock très dur (porté par la voix et les cordes) et cet espèce de blues américain (avec le saxo et la batterie). Un morceau très intéressant avec beaucoup de choses à entendre avec tous ces instruments qui partent de nouveau en folie. Et ça ne se calme absolument pas avec le dernier titre « Au feu ». Au contraire, il y a un super rythme, très entraînant, un peu rock/jazz avec cette harmonie entre les instruments qui jouent rock et le saxophone toujours qui se démarque tout en se fondant sur la mélodie. On retrouve cette voix, 34


Chronique -Nadejda qui pète littéralement le feu c'est le cas de le dire. Chaque titre est une surprise et les mélodies sont très exploitées pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Nadejda nous propose donc avec son EP un univers entre rock frénétique et sonorités blues/jazz. Un genre décalé, auquel vous ne pourrez sans doute pas mettre d'étiquette mais qui trouvera sa place dans votre bibliothèque musicale quand même !

http://www.nadejdaofficiel.com/ Ecoutez l’EP “L’n’G”

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Chronique -The Yellow Traffic Light

Jeune quatuor, The Yellow traffic light est un groupe italien s’illustrant, pour le plus grand plaisir de nos oreilles, dans un registre psych-shoegaze teinté, avec parcimonie, de pop et de rock. C’est à travers leur premier EP autoproduit, sorti début 2015, que Jacopo ( voix et guitare) , Luca (batterie), Federico (guitare et claviers) et Lorenzo (basse et voix), nous font découvrir leur bel univers. Composé de seulement 3 titres, « Dreamless » reste cependant riche en sonorités. La première chanson « April » nous délivre une musique pop/psychédelique. Les instruments délivrent une tonalité agréablement aérienne et légèrement onirique, qui n’est pas sans nous rappeler les beaux jours de printemps. Aux notes de guitares, de la session rythmique et du clavier, la voix vient s’ajouter. Elle se marie très bien avec le style de la chanson. On se laisse facilement embarquer et porter par cette première composition. Arrive ensuite une variation plus rockshoegaze, ce qui donne une tout autre dimension au titre pour mieux le finir, ce qui nous donne allègrement envie d’entendre la suite. « Care », la deuxième piste, commence par une longue introduction toujours aussi psych-shoegaze, avec ici une mélodie au goût plus acidulé. L’effet produit sur la voix, qui se fait toujours aussi pop/rock, la laisse légèrement en retrait par rapport à la mélodie, ce qui donne un style vraiment particulier à l’ensemble. Aux confins de la mélodie et des notes vaporeuses, se dégage une atmosphère assez originelle. L’heure du dernier titre est arrivée. Avec ce troisième titre, « Do it Right », The Yellow Traffic Light propose une fois de plus des sonorités différentes. Les garçons semblent avoir plusieurs cordes à leur arc. Et, ils savent s’en servir. Ils tirent là où ça fait du bien pour nos oreilles. Plus ciselé, plus sombre, c’est un nouveau décor qui s’offre à nous. La voix, toujours aussi suave, est plus exposée et se retrouve, cette fois-ci, au premier plan. Elle laisse transparaître quelques émotions, jusqu’à ce que le morceau prenne une tournure plus rock, plus pêchu. Les instruments rugissent, à nous en faire rougir les oreilles de plaisir.

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C h r o n i q u e -T h e Y e l l o w T r a f f i c L i g h t On retiendra de cet EP « Dreamless » le fort potentiel créatif de The Yellow Traffic Light. Le groupe a su, en trois titres, nous régaler avec leurs sonorités, leurs variations et leur style. Une formation à découvrir et à suivre !

http://www.facebook.com/TheYellowTrafficLightFanPage Ecoutez l’EP “Dreamless”

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Chronique -The Clarks Project

©http://flowave.tumblr.com/

Si The Clarks Project se définissent comme un groupe d'authentique indie folk, ce n'est certainement pas leur musique qui les contredira. Savant mélange entre l'authenticité de Bob Dylan et la douceur de Bon Iver, The Clarks Project publié en 2013 un EP intitulé « We became men ». Un cinq titres publié à l'été, saison parfaitement bien choisie pour cette production chaleureuse qui prête à la rêverie et légèretés estivales. Il fallait y découvrir « Oh Sun » et la douceur de ses notes acoustiques. Une mélodie poétique, une voix aérienne pour un titre qui prend une tournure folk. Un style qu'on retrouve dans les titres suivants comme par exemple « Lazy » qui nous offre de belles variations dans la mélodie pour une balade qui se finit sur une touche presque pop. Et que dire du souffle estival et de rêve de « Pequena Vox » titre sur lequel on tape du pied au rythme des percussions et on a envie de tourner au son des notes des grattes avec une fin typiquement folk. Un folk plus prononcé encore qui apporte de la gaîté dans « I became a man » où une voix à la fois douce et forte nous enivre et nous fascine. Mais le groupe qui sait aussi se renouveler propose quelque chose d'un peu différent avec le titre « Monday Morning Blues » qui sort un peu du lot avec ces notes un peu plus saccadées au début, même si on retrouve rapidement le rythme folk. Un titre très agréable, avec ces petits claquement de mains, qui mettrait même de bonne humeur un lundi matin. Début juin, le groupe présentait avec un teaser posté sur la toile « The Clarks project » version 2015. Quelques secondes qui délivrent une nouvelle ambiance musicale, tout aussi légère, mais bien plus pop indie, et qui nous donne un avant-goût pour la suite de l'aventure. Une aventure à suivre avec The Clarks Project ! http://theclarksproject.wix.com/folkmusic Ecoutez l’EP de The Clarks Project 38


CLIPS CRUSKIN – LATE DRIVE – TEDMO FESTIVAL

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Clip–Cruskin

Si Cruskin a déjà su se faire remarquer sur la toile avec leur univers musical pop rock et la voix particulière de leur chanteuse, le groupe poursuit sa course avec un tout nouveau clip qui met en image le titre « Twisted Alchemy ». Un décor simple mais qui installe par cette sobriété une ambiance très intimiste. Atmosphère qui colle parfaitement avec le titre puisque Twisted Alchemy nous parle d'amour. Mais Cruskin qui a toujours su se distinguer nous raconte un amour au féminin, en toute simplicité et légèreté parce qu'après tout l'amour quelque qu'il soit, c'est de l'amour. Un clip et une histoire bien loin des clichés scandaleux ou trash car finalement Cruskin nous fait passer là un très beau message de tolérance. Inspirés par les débats concernant le mariage pour tous, les jeunes tourangeaux nous montrent que l'amour que l'amour n'a pas de sexe et que les belles histoires valent bien plus que la fausse morale ou les opinions tranchées. Alors oui, Cruskin ose ! Et nous on préfère ça à ceux qui n'osent pas ! http://cruskin-music.com/

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Clip–Late Drive

Une voix rauque/soul, une musique résolument rock, les différences influences de Late Drive font aussi la force et la beauté de leur univers. Entre Strasbourg et Berlin, les sonorités de Late Drive se ballade et si vous pensez que ce n'est une métaphore, venez donc visionner « Quantum ». Dans le clip, on suit le groupe au grès de leur voyage sur « la route entre la France, l'Allemagne, la Belgique et la Suisse, qui représentent le fil conducteur du clip. ». Filmé modestement avec un téléphone portable, « Quantum » c'est « un clip simple et efficace avec les moyens du bord » qui compile une centaine d'extraits sur les 500 que Late Drive avait réunis. Et on aime aussi le clip parce que le groupe nous fait partager quelques moments de leur vie en studio ou en soirée, avec des personnes qui les entourent (« On voit par exemple en plus des membres du groupe notre ingénieur du son sur la tournée et ami Tom Lopez, le boss du Studio Golden Retriever Simon Berckelman, notre graphiste Marie Ringenbach et d'autres proches faisant parti de l'intimité du groupe en quelques sortes... »). Musicalement, on retient la voix soul du chanteur bien évidemment. Une voix pas forcément grave sans être aiguë non plus, mais avec un petit côté sensuel. La batterie est assez présente avec ce rythme très saccadé. Les cordes trouvent également leur place entre celles qui penchent plutôt vers le rock et celles qui jouent des riffs plus lumineux qui restent en tête. De la bonne musique et de bons moments et beaucoup de talent, c'est ce qu'on retient de Late Drive. Et Late Drive ils retiennent quoi eux de tout ça ? « Il n'y a pas un endroit en particulier qui m'ait plus marqué que d'autres... Je vois ça comme un tout, où chaque moments menait au suivant de manière quasi logique : la salle de répétition aux concerts, le concerts aux publics, la résidence au studio et l'enregistrement de l'EP puis la sortie de l'EP et la tournée franco-allemande pour le défendre... Il y a quand même eu un moment vraiment loufoque lors de notre passage à Bielefeld en Allemagne où nous avons, grâce à l'aide généreuse d'un ami de notre batteur (Jörg Meier) joués dans un container à l'entrée d'un parking public en plein centre ville et en terme d'ambiance, cela était pour moi l'un des meilleurs concerts que l'on ait fait. Et les gens qui passaient dans la rue ou le parking étaient hyper réceptifs! C'était vraiment cool..! ». Un clip tout aussi cool, à visionner ! http://www.latedrivemusic.com/

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Clip–Tedmo Festival

Après avoir pu découvrir, en 2013, la fusion entre le rock et le swing qui compose majoritairement l’univers de Tedmo Festival, le sextet strasbourgeois nous livre leur nouveau clip. « Les Moutons » fait référence au cinéma SF des années 90. Complètement déjanté, cette production vidéo, qui dure environ 8 minutes, nous propulse dans le futur, en l’an 3512. Les temps ont changé, la terre se retrouve sous la dictature d’une étrange espèce rendant l’humain esclave. Mais heureusement, les yétis de l’espace, en super héros, entendant un appel à l’aide de rescapés, viennent à la rescousse de l’espère humaine ! Réussiront-ils leur mission sauvetage? A vous de le découvrir ! Côté sonorités, Tedmo Festival nous plonge dans un premier temps dans une ambiance sombre, énigmatique, où le suspens se fait à son comble. Une voix nous narre l’histoire avant de laisser place à nouveau aux instruments. Puis, vient la chanson, des cuivres nous rappelant les spectacles de cirques sont accompagnés d’une guitare dont le son se fait très rock. Le clavier, la batterie et le saxo ne sont pas en reste dans cette composition. Les effets sonores viennent couronner le tout. On peut aussi apprécier le texte de la chanson en lui-même, avec une figure de style pour le débuter. Encore une fois, Tedmo Festival a sur nous surprendre par son originalité ! http://www.tedmofestival.fr/

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LIVE REPORT SOIREE COMPTOIRS SONORES : ARIEL ARIEL / SAHARA

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Live Report–Les Comptoirs Sonores

Le vendredi 26 juin, Les Comptoirs Sonores avaient installé une belle terrasse devant le 9Cube (Châteauroux 36), invitant à prendre le soleil tout en se délectant de quelques sonorités. Alors que le soleil commençait à décliner, Ariel Ariel entrait sur scène suivi par Sahara. Deux groupes qui « évoluent ensemble » nous expliquaient alors les talentueux musiciens au micro de Radio Balistiq puisque l'émission Oh My Pop !nous a très gentiment laissé diriger l'interview musicale. Sahara est un groupe porté par Blandine et Jérémy : « on est un couple aussi et on écrit des chansons d'amour dans notre coin depuis un petit moment et on s'est fait rejoindre par des copains dont Ariel et Swann qui est aussi le batteur d'Ariel Ariel ... ». Quant à Ariel, « je ne suis pas amoureux mais j'écris des chansons d'amour quand même. Il y a Blandine qui est avec moi et j'ai aussi du coup Swann à la batterie et Louis à la basse ». Quand on écoute Sahara, on pense à musique mystique, céleste et envoûtante, et d'ailleurs les influences du groupe sont vastes : « on écoute de tout, autant du jazz, de la pop, musique africaine, musique latine, indienne mais après dans les plus grosses influences Jérémy va être porté par le groupe Weather Report (jazz fusion des années 70) et moi (Blandine) j'adore aussi Joni Mitchell et je suis aussi une grand fan de chanson française Barbara, Gainsbourg ... ». Une multitude de style qui fait peut-être que la musique de Sahara est un panel de sonorités à la fois dansantes et hypnotiques. L'univers d'Ariel Ariel est lui aussi bien particulier : « J'ai commencé par le classique quand j'étais gamin je faisais du piano. J'ai découvert la musique actuelle que très tard, cela ne fait que quelques années que j'écoute vraiment de la chanson française et que j'écoute la musique de maintenant comme la pop européenne ou américaine, la musique afro ... ». De nouvelles influences qu'Ariel a su exploiter avec ce mélange de pop et de rock très lumineux. Mais Sahara et Ariel Ariel c'est aussi la scène. Et sur scène, c'est électrique et frénétique. Nous vous fiez pas à leur douce voix car vous devrez suivre la cadence de ces groupes qui communiquent leur énergie et leur bonne humeur. 44


Live Report–Les Comptoirs Sonores Il faut dire que pour le coup, c'était la première fois que les deux groupes partageaient la même scène en dehors de leur ville : « la démarche nous plaît, ce sont des gens qui nous suivent depuis un petit moment et qui sont vraiment intéressés donc c'est un peu la colo, c'est un peu l'aventure et donc c'est un premier test pour nous là-dessus ». Un premier test et probablement pas le dernier car quand on les interroge sur leur projet à venir, ils répondent d'une seule voix : « continuer tout simplement, développer nos projets, espérer sortir des titres bientôt d'ailleurs on est en studio en juillet ». Des morceaux que nous ne manquerons pas de découvrir, ni les Comptoirs Sonores certainement qui nous confiaient alors beaucoup aimer l'univers pop/jazz fusion des deux groupes à l'immense potentiel. Sahara et Ariel Ariel qui reviendront certainement à Châteauroux au vu de l'accueil et du plébiscite du public qui en redemandera à la fin de la soirée.

© Les Comptoirs Sonores

Pour notre part, nous remercions les Comptoirs Sonores et tout particulièrement Bérenger pour leur invitation, l'émission Oh My POP et Radio Balistiq de nous avoir laissé mener l'interview supervisée par Sylvain, et bien évidemment les groupes Sahara et Ariel Ariel d'avoir répondu à leur question et pour nous en avoir mis plein les oreilles. Comptoirs Sonores : http://www.facebook.com/lescomptoirssonores Sahara : http://www.facebook.com/popsahara/ Ariel Ariel : http://www.facebook.com/ArielArielmusic Radio Balistiq : http://www.balistiq.fr/ Oh My POP : http://www.facebook.com/OhMyPopRadioBalistiq 9Cube : http://www.facebook.com/pages/Le-9-Cube/363010507109121

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LA PLAYLIST PLAYLIST #9 – ETE 2015

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P l a y l i s t #9 – É t é 2 0 1 5

T.Boon - Panda Bass - All About That Bass Remix IPHAZE - Preburst (Burst album 2015) Argyle - Gold Rust BBH - Humain 02 Today Carrolls - Waltz For Those Who Know It Ain't No Waltz Clara Néville - Je Dis Oui - Clara Néville Disorder Kid - We Just Go Jenny in Cage - The Lonely Man Of The Cotton Fiel Kings of Edelgran - Volcano Memories of a Dead Man - Aurora Mû! - Emerillon Nadejda - Ladies And Gentlemen The Clarks Project - Oh Sun The Yellow Traffic Light - Care Late Drive - Quantum Tedmo Festival - De notre temps ArielAriel - Comme toi Sahara - Delice Alphabetical - Rusted Gold Retrouvez tous les titres en écoute sur :

http://soundcloud.com/amalgame-musical/sets/playlist-9

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Edition #1 - Amalgame Musical Webzine  

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