21
INTĂGRER LE SECTEUR INFORMEL
CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS Sur la base des expĂ©riences partagĂ©es et des leçons dâun ensemble diversifiĂ© de pays ayant Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es dans cette note dâorientation, une sĂ©rie de domaines et de mesures politiques ont Ă©tĂ© identifiĂ©s Ă lâintersection du secteur informel et de lâinclusion financiĂšre : Ă partir des derniĂšres avancĂ©es numĂ©riques adaptĂ©es au secteur informel jusquâaux multiples exemples de la coordination nĂ©cessaire pour relier le travail entre les domaines prioritaires.
VEILLER Ă LA COORDINATION ENTRE LES PARTIES PRENANTES La coordination entre les diffĂ©rents organes gouvernementaux, tels que les ministĂšres, les corps lĂ©gislatifs et les organismes de rĂ©glementation, est essentielle Ă la cohĂ©rence de lâĂ©laboration des politiques. Les responsables de la politique financiĂšre et les rĂ©gulateurs ont un rĂŽle crucial Ă jouer Ă©tant donnĂ© lâimportance de lâaccĂšs financier pour le secteur informel. ParallĂšlement Ă cette coordination intergouvernementale, une approche de âgrand chapiteauâ devrait inclure les organisations pertinentes ayant des rapports Ă©troits avec le secteur informel, notamment les syndicats, les associations, les groupes de femmes et les groupes de jeunes. Des collaborations rĂ©ussies dans divers pays en matiĂšre de cartes dâidentitĂ©, de participation des femmes et des jeunes, de commerce numĂ©rique, dâargent mobile et de rĂ©glementations dĂ©montrent les possibilitĂ©s qui sâouvrent lorsque les politiques dâinclusion financiĂšre et le secteur informel sont coordonnĂ©s et harmonisĂ©s.
MAINTENIR LA DYNAMIQUE DU SECTEUR INFORMEL AU CĆUR DE LA CONCEPTION ET DE LA RĂGLEMENTATION DES SERVICES FINANCIERS. Les personnes travaillant dans le secteur informel, en particulier les femmes et les jeunes, sont confrontĂ©es Ă des dĂ©fis singuliers dans lâaccĂšs aux diffĂ©rents types de services financiers. Il sâagit notamment du manque gĂ©nĂ©ralisĂ© de documents dâidentification, des horaires dĂ©calĂ©s et lâĂ©loignement par rapport aux prestataires de services financiers formels, ainsi que de facteurs moins Ă©vidents tels que le sentiment de marginalisation sociale. Le succĂšs des rĂ©glementations KYC diffĂ©renciĂ©es, des programmes de comptes simplifiĂ©s comme aux Philippines, du programme Bankita en Angola, de lâargent mobile au Mozambique et des micropensions YouSave dans les Ăźles Salomon montre les gains importants qui peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s lorsque les services financiers sont adaptĂ©s directement aux travailleurs du secteur informel et aux MPME.
INCLURE DIVERS SOUS-GROUPES DE POPULATION ET LES FEMMES DANS LES POLITIQUES ET PROGRAMMES DâINCLUSION FINANCIĂRE ET DU SECTEUR INFORMEL. La diversitĂ© des sous-groupes de population et la prise de connaissance des expĂ©riences des femmes multiplient les questions particuliĂšres liĂ©es Ă lâinformalitĂ© et Ă lâinclusion financiĂšre. Les politiques et programmes ciblant le secteur informel doivent rĂ©pondre Ă ces dĂ©fis diffĂ©renciĂ©s. Il sâagit notamment de veiller Ă ce que les femmes et les sous-groupes, tels que