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L'Avenir de Bel-Abbès. Journal agricole, commercial, industriel, politique et littéraire paraissant les mercredis et [...]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


L'Avenir de Bel-Abbès. Journal agricole, commercial, industriel, politique et littéraire paraissant les mercredis et samedis. 04/12/1892. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF. Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : - La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. - La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. CLIQUER ICI POUR ACCÉDER AUX TARIFS ET À LA LICENCE 2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : - des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. - des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation. 4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisationcommerciale@bnf.fr.


DIMANCHE"4 DECEMBRE 1895

nixiKim: ANVKK. — N« 965

La Légion ÉtrangÈre Sous Ce titre, nous trouvons dans un journal métropolitain l'article suivant/provoqué par les récentes actions glorieuses de nos braves légionnaires au Dahomey. La Légion étrangère est à l'ordre du jour; ses vigoureux et intrépides soldats., d'une façon très intence çocardëhtcette expéditiondu Dahomey destinée à noyer la barbarie sous des flots de sang, à purifier les villes noires par la flamme des incendies. Comment voulez-vous que de la Légion et de ses exploits on ne parle pas partout ?. Parmi ses troupes si valeureuses, marchant dans la brousse inextricable, pataugeant dani les marais, grelottant la fièvre paludéenne, luttant un contre cent, le général Dodds a particulièrement signalé,les légionnaires : « ils sont'

$$^t&tè^M:'»fr: à'ilra^ailég ,î > La mort si yaillante du lieulenant ÀmelotcelleducommandantFaurax son suprême appel à ses soldats qui, pour le dégager, lui faire un rempart de leurs corps, se ruèrent à la baïonnette, rappellent les plus passionnants épisodes de notre histoire millitaire. Il faut le dire, les volontaires de la Légion sont de rudes combattants ne boudantjamais au feu.; avec leur audace, leur témérité folle, dans les mêlés furieuses, ils semblent bien plus avides de trouver la mort que de cueillir des lauriers. Les: Lauriers ? Qu'en feraient-ils . donc ces sans-patrie à qui toute ambition est barrée par un obstacle infranchissable et qui n'échange-

ront jamais le fusil contre l'épée à : ler les dessous^ Uintimité, on en rès-' ['.licenciée et'rëmplaçéé'pâTdëuxïrédragonne d'or ? terait; étonné, effaré ; il faut se con- -1'-:gfménts'de deux1 bataillons)à^huit A. l'exception des Alsaciens-Lor^ tenter delà voir dans la fumée des•; < compagnies^ avec; ifaigulté^ 4'a$jpinrains qui, ne pouvant redevenir ; combats, au feu, en songeant au c<dre, à;, chaque. Eégimen^vsi4^e^oin Français, veulent quand même ser- ^ proverbe qui dit que le feu est Un était, un troisième batàmon. i vir la France, la grande majorité grand purificateur. Pourla mainteLa Légion, ainsi reçohWtiïuée, , à;l'e^pedïtibctdu'Mexique;;" des légionnaires est composée ; nir en temps, de paix, il,;y faut, ushë participa d'hommes de toutes lés nationalités, : discipline rigoureuse, implacable ;;; ellêyfu^dé'ciméè. 1] 5 ; :,r'^; déserteurs ou coupables^ qui vien- mais, combien elle se ; transforhie .Le 13 juillet J87^ un ;dlcçet: rénent chercher un refuge sous la ca- quand claque le premier coup Jde duisait dehuit a six,lç,nomBre des pote bleue, eh échange de l'asile de fusil,, quand, les rauques clairons, compagnies dechaque bataillon. la gamelle et de la très maigre solde par-dessus le crépitement de la Aujourd'hui,,les; deux ; régiments offrant leur sang, leur existence. mousqueterie et les hurlements,des1 ' étrangers:: Comme on le voit, ils paient large- canons, jettent l'entrainante.envolée bataillons comptent(chacun,,quatre de .quatre • compagnies, i ; de la charge. r ment leur écot, plus une compagnie de^épAt,;, imàis On ne les peut point confondre r II n'y a plus dans les rangs-de j là décret peut modifier le nombre un avec ces légions ou bandes merce- Légion, ni déserteurs, ni filous* jni, -, de bataihoiis?e!tde^cpmpagnies. naires qui, autrefois, offraient leurs ' voleurs, ni assassins, ni concussion--, DépuisilaTguerre franco-allemanservices contre beaux deniers comp- nairesj il n'ya que5 des héros: 1 Jean '. de, lé: délia f recrutenient Légion a •d'athlète dont Voltaire disait muscles de tants et Valjean, ses : été toùjoinrs largementiassiarér; parr qui s'effrôndrer va Bai b ires don lia guerre est l'unique métici, soutenant le mur tout où elle a eu à combattre, elle a travailleurs, n'était broyer des El qui \onden' leursangàqm veut le payer. et rivalisé d'ardeur avec les troupes plus un forçat infâme.,. Sou bonhet nationales. An Dahomey, elle est ce On ne peut, non plus, les confon- vert s'auréolait d'humidité. qu'elle fut au Tonkin, en Allomagne, dre avec ces légions qui, sous la Depuis la Révolution, les légions . au Mexique, en Cnmée,': la première Révolution, répondirent, à l'appel mbdifi- au. &%,,&<dernière#,la Kotraite^tou,-* .de la Liberté'najasanti^^menac^;. étrangèresp.nt subi ftopjde pàF'îa ' cbalîtiotf ïï'ès'" 'rolv ;paV" les ' <.- eatiûrts'po'iiirqu'il' h" en so'îl pas 'briè* .. joursVn refrain* aux lèvres. parié, Les tares ou les fautes dos soldats émigrés, ces légions braves, bel- vern'ent A proprement dire, la Légion qui la composent, disparaissentsous ges, germaniques qui choisirent pour patrie la France debout, com- étrangère, telle qu'elle existe au- la moisson des lauriers. battant pour l'émancipation du jourd'hui, date de l'ordonnance du^ JEAN DE MAUBOURG. autorisejla fonda9 mars. 1831, qui monde. Les légionnaires d'aujourd'hui se tion d'une Légion composée d'é- Les Pensions Civiles battent bien plus pour l'honneur, trangers ne devait et ne pouvait être employé que hors du royaume. ~ ~ le plaisir de battre, pour se que pour Voici une résolution qui causera L'ordonnance du 8 septembre l'argent ou pour une idée : cela ne les empêche point d'être des héros., 1841 portait la légion à deux régi- une vive satisfaction aux fonctionl'héroïsme peut naître de tant de ments de trois bataillons à huit naires civils et à leurs familles. compagnies. Grâce à une entente du ministre causes ! Les volontaires de ces deux ré- desfinances avec la commission du La Légion est un petit monde tout à fait à part du monde militaire. giments accomplirent des prodiges budget, l'égalité des droits à la penC'est une troupe en marge de l'ar- de valeur au cours de la conquête mée nationale ; elle ne lui est reliée de l'Algérie et plus tard, pendant la sion va se rétablir entre les veuves que pari ses cadres et les grands ser- longue et meurtrière campagne de de militaires et les veuves des employés civils de l'Etat. vices qu'à l'occasion elle sait rendre. Crimée. ' Il ne faudrait point trop en fouilOn a décidé, en effet, l'insertion Le 17 avril 1857, la légion était

L'Expédition du Dahomey

":*

:

Il a eu l'occasion pendant ces huit années de ]Montbéliard. traverser quatre fois le désert du Sahara dans sa Il compte s'y rendre dès qu'il va. être libéré. * plus grande largeur ; il a parcouru tout le Soudan. Il y a quatre ans qu'il n'a pas reçu de nouvelles Il s'était fait entièrement à cette vie nomade qui lui ide ses parents. Il leur a écrit, mais il.n'a pas reçu de plaisait beaucoup et il s'y est tellemeut identifié réponse depuis cette époque. Il espère d'ailleurs NOTES ÉPARSES D'UN VOLONTAIRE qu'en vrai musulman il ne peut plus boire devin. revenir un jour chez les Maures. Pourtant, un jour, la nostalgie de la France Sur mes questions, il déclare qu'il n'a pas peur VI. — Traversée d'Qran à Kotonou s'empara de son esprit ; il médita longtemps le qu'ils lui fassent du mal. Il est, au, contraire, certain projet de revenir au pays par le Congo, mais il dut de leur sympathie.et de leur bon accueil. Il connaît l'abandonnerà cause des trop nombreuses difficultés admirablement les routes du Touat et de Tafilet, lia Côte Occidentale d'Afrique qu'il présentait. Il résolut alors de s'enfuir par le ainsi que la politiqne du Maroc dans ces régions, Maroc ; du reste,, il ne cacha pas sa résolution au Son ambition est de mettre ces connaissances au La tribu dans laquelle Marthe fut incorporé chef et comme celui-ci s'y opposait vivement : service de la France. —c=^^aQ!cK=,— comptait 1,200 hommes ; le chef de la tribu lui fit « Alors, mets-moi aux fers, lui dit Marthe, si non De Dakar à Kotonou prendre le nom de Mohammed-Abdallah, sous je m'enfuirai à la première occasion. » lequel il vécut désormais. La .tribu se livrait géné- Cette occasion devait bientôt se produire. La ralement à la récolte et au commerce des gommes ; surveillance qu'on exerçait autour de sa personne 16 AOUT 1892. — C'est le 16 Août, à midi, que les Maures transportaient les gommes à l'escale de ayant un jour été en défaut, il s'avança à, manches le Mytho, sous pression, pousse ses feux pour Podor, où des traitants Venaient l'acheter. Marthe forcées du côté de l'Ouest, dans la direction du cap quitter les eaux de ce port sénégalais, où flotte le vint souvent à Podor ; maintes fois même il stétait Juby. Là, se trouvent d'importantes factoreries drapeau français, et reprendre la mer. rendu à Saint-Louis où, sous des vêtements anglaises. Marthe les atteignit. Il fut bien accueilli. Il gagne promptément le large afin'de tenir la musulmans et son nouveau nom, jamais personne Bientôt venait à passer un navire anglais qui le prit côte à distance et éviter les courants très dangereux ne l'eût reconnu. Il poussait même la vérité des à son bord et le conduisit à ïeneriffe. Il était sauvé. dans ces parages. choses jusqu'à se servir ;d'un interprète français Marthe est originaire du département du Doubs ; On passe devant Bathurst sans l'apercevoir. C'est i). est né à Bavant, dans l'arrondissement de le chef-lieudes possessionsanglaises de l'île Sainte* pour mieux dissimuler sa personnalité. _


Dans ce but, il emploie une canne au ces vieux roqueforts avancés dont parlait, parle de l'Algérie, cetle belle colonie que toute l'Europe nous envie. Il fait en- bout de laquelle prend un fit terminé par le renarJ de la table : « Il y a tiop de vers, suite un long éloge de M Jules Ferry un crochet qu'on appelle, hameçon. Les dit-il, c'est bon pour les goujons ». La lamproie est un poisson délicat, dont il a été et restera l'ami, surtout après grammairiens discutent pour savoir si !'H de cet hameçon doit être aspiré. Je suis tandis que l'ombre est noté pour son indésa chute, (applaudissement répétés.) Arrivant à nos succès au Tonkin, l'ora- d'avis qu'il doit l'être au moins pour les licatesse! Ne faites donc jamais la faute de poissons. lâehor la lamproie pour l'ombre. teur exalte l'héroïsme de nos soldats. Le hameçon sert ordinairement d'asile Les brèmes ont le tort de se maquiller ; M. Etienne termine sa conférence en déclarant qu'il attend avec confiance l'heu- à un ver, --ce qui fait dire que l'asticot les carpes transparentes sont d'une rare re de la justice immanente dont pariait. vil au crochet du pêcheur à la ligne — inconvenance : le juêne ou meunier est sujet à des somnolences dans les remous, Gambetta. ce qui parait certain, c'est que le poisson De chaleureux applaudissements ont aime les vers ; à peine.en a-t-il trouvé un ce qui a donné lieu au refrain populaire : qu'il se met à chercher la rime. accueilli ce discours. ". Meunier", tu dors. Feu Orphée captivait de la sorte, avec Tra la la la la laire (bis1». Au banquet qui a suivi, M. Robert, préfet, ancien député, a porté un toast à de simples vers mis en musique, les aniLa sardine reste dans l'huile, le hareng M. Garnôt. maux les plus considérables. sort. M. Etienne s'est,ensuite levé et,a fait Cet usage est complètement abandonné Le mulet est ^onnn pour son obstinaun discours sur la politique extérieure et pour ce qui concerne les lions et autres tion. intérieure. bêtes féroces ; il a même perdu beaucoup La perche réussit assez bien les imitaIl y a quelques années à peine, dit l'o- de son efficacité sur le poisson. Cela tient tions de Sarah Bernhardt. rateur, la France avait une situation in- à ce que celui-ci devient,chaque jour plus fLE PIONNIER). comparable. Elle avait su, avec une rare malin, tandis que le pêcheur reste la mêénergie et Un sang-froid admirable, -écarter me. le plus redoutable danger qu'elle eût couru Cependant, .-les statistiques tendant à d'epuié l'avènement de la République. Le établir ET RÉGIONALE que le. poisson.meurt jeune et finit à l'union généralement ses jours, dans, une poêle à Les journaux arrivés hier nous boulahgismé avait disparu,'grâce 7-9 " ~ républicain tout. frire... Il est .permis, d'attribuer cet état parti la; résolution du à et Conseil Municipal.'rr--:>Une réunion donnent les textes des deux discours entier. choses au suicide. Quand un goujon du Conseil Municioal aura lieu dans urte prononcés à, Grenoble par notre ' A eét avantagé inappréciable venait s'a- de est las de l'éxistëuce, il se passé un asti- des 'salles; dëi l'HôteUde-Ville;* ;lë lundi,; sympathique député*, M. Etienpe, à jouter là constatation d'une Situation fi- cot au travers du corps ; c'est parmi ces 5 décembre1 courant- à,2heurësi du soir. Focçàsîon dé la réunion organiséeen naticière exceptionnellementfavorable. Au désespérés que se recrutent la plupart .de ORDRE DU JOUR: >:/ < Rapports dé; la commission, dés logecette villê: par l'association dû com- dehors, Un événement de ,la: plus haute nos fritures. ; im portancè avait enfin donné confiance à On cite néanmoins, comme cas dé lon- ments insalubres. -7T-1° Sur lés travaux à l'industrie: T et de ' merce . ceux qui pouvaient rèdbuteit lés r consé- gévité, les carpes de Fontainebleau, qui exécuter ;2p Sur lé tarif .à adopter pour Au,début, le préfet a rendu un éloquent quences dé la Triple-Alliâneë.: L'entente sont plusieurs fois centenaires. Pour hodésinfecter lés appartements contaminés. . • hommage à notres valeureuse armée du avec la Russie, consacrée à Crohstadt, norer leur vieillesse, on leu" passé des Rapports de la commission dés écoles. a Dahomey. ébranlait le pacte concluentre l'Allemagne anneaux dans le nez ; c'esYainsi que les '—1° Communication de diverses lettres M. Etienne a tout d'abord déclaré qu'il l'Autriche et l'Italie et permettait poissons, auxquelles l'usage des ^stalutes concernant la nomination d'adjointes aux nous tnais ne venait pas défendre un homme, d'envisager l'avenir avec confiance * est étranger célèbrent leurs illustrations écples primaires,; 2° Proposition de trans^une idée. nationales. Il est horïtèu-c de penser que former gn école communale, à la charge 1 Mais voici que brusquement éclate un coloniale^ diWl, tient politique une La de tonnerre* Lés' nai-tis adverses, ne nous n'en avons jamais fait autant, pour de rEtat, les cours préparatoiresde l'école coup grande et belle place dans notre histoire pouvant plus lutter face a face avec la feu Chevreul. primaire supérieure. ..;... des préété Français' ont' Les nationale. ' République, ont rêvé de la ruiner, en disQuelques naturalistes, parmi lesquels Rapports de la commission des travaux. les entière curseurs et l'Europe tout a créditant tous ceux' qui .ont conquérir Buffon, ont remarqué'''que le poisson est su 1° Marchés de gré à gré à approuver ; . — -]';'' :!/ !''''''I Suivis; la confiance dupeuple. Il faut déshonorer. muet. Gé silence est l'objet d'une foule de 2» Aménagement dés rues des faubourgs ... qui font Après avoir indiqué les causes les-républicains;et les vouer au .mépris commentaires. pour approbation. que' de la France, contrairement: à ce Telle est leur devise. Mais je garde pubtic. Pour l'expliquer, il convient d'observer Rapports de la commission des affaires colonisaesprits^jmpays disent certains l'espoir absolu quej malgré les calomnies que le plongeon est peu favorable à l'exer- diverses. lb Assistance publique, dide — l'histoire Voratèur retrace nos teur,! ; i et'les diffamations*, le parti républicain cice de.la., parole,-et que les causeurs les verses demandes ; 2° Marché dp.gré à gré ; ; "seizième; et colonies aux quatorzième, sortira triomphant de là nouvelle lutte. plus brillants s'abstiennent l'orsqu'ils ont 3» Affectation du terrain occupé par la dix-septième siècles. Ayons confiance dans les destinées de la tête sous l'eau. Mosquée. ~ . Après les'malheures de 1815, la France la patrie républicaine. Elle est forte, Passons maintenant à la pratique. Affaires diverses. — 1» Crédit pour de trainterrompue ses reprend la chaîne1 puissante et prête à déjouer tous les viChaque espèce de poisson exige des l'hospitalisation ; 2° Demande Richard, i l'Algérie, dans conquiert va ditions ; elle lains calculs du dedans ei du dehors. •soins particuliers. horloger ; 3° fciste desindigènesindigjnts ; «/achète la l'Empire . l'océan indien^Sous Soyonit désormais %8sez avisés-pour=>ne' ' Ainsi* l'ctbltJttë-île se .pèche, pas de h la' 4° Commission de recrutement de3 pomlà ; Nouvellel'Algérie de et conquête de pas gaspiller au profit des nations étran- même façon que le_ requin l'ablette mort piers ; 5» Dépenses imprévues. Calédonie. gères l'épargne nationale française, com- au ver de vase et le requin à la cuisse 1870 marquent un Les malheurs de Éleetioné l'avons fait jusqu'ici,avec prodi- d'homme. Munissez-vous en conséquence. du eoEiaitolre,—Demain, me nous après, d'arrêt.,Dix point ans douloureux I (Applaudissementsprolongés.) galité. La pêche au gardon est des plus sim- auront lieu dans les principales localités armée* reconstitué sa quand, le pays a son ples. Vous jetez votre ligne en disant : du département des élections israëlites, allons économique, en nous prévoyance gardon, s'il vous plaît ! » il tirs. Et vous notamment celle concernant la désignation MadaSud, à rivières du Tunisie, dans les plus qu'à le diriger avec précau- 'du présidentdu consistoire départemental. n'avez entreprise gascar. Enfin arrivé là grande tion dans une poêle à frire. Dire que cite dernière élection se fera observaconsciencieuse' Une longue et effort Pourquoi cet calomniée. Tonkin si du L'anguille se plaitdans les vases, pour sans qu'elle ait provoqué les plus vives permet choses de la tion des nature me ? continu critiques; serait plus qu'osé. Personne qu'il n'y ait point un oeil au fond. habitient poisson d'affirmer le vu se l'Allemagne que montre L'orateur nous La truile exigé des ménagements... Ne n'igrorc en effet co nbien le titulaire acs'étendanten Afrique, l'Angleterre tou tuellement dans l'eau. Cette coutume refaites pas aux lruile& ce que vous ne tuel, M. Eanoui pour l'appeler par son-jours insatiable et prèle h occuper le moin- monte à la plus hante antiquité, et c'est à voudriez qu'on vous lit.: donné prise, en maintes circonspêcheur le combattre nom, a pas la son consacre que qu'elles C'est superflu. de coin dre terre Pour le goujon, servez-vous d'un de tances, aux récrimitalions lès plus jùstiintelligence. débouchés. besoin de ont

dans la loi des finances pour 189g d'une disposition ainsi conçue : « Lorsqu'un fonctionnaire ou de 25 après décidera employé ans :t service (au lieu de 30) sans avoir droit à sa pension, sa veuve, si elle compte six ans de mariage, aura droit à une pension égale au tiers de la pension produite par la liquidation des services de son mari. « Une pension temporaire de mêr. me importap.ee sera accordée â l'orphelin ou aux orphelinsmineurs du fonctionnaire lorsque la mère sera décédée, ou inhabile à recueillir ïa pension, ou déchue de ses droits. » Le vote de cette proposition par le Parlement n'est point douteux.

11

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€HR0MQUË LOCALE

M. Etienne à. Grenoble

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Pensées d'un Pêcheur

Trôisrpointes. jusqu'au des accentuée, faisait dire qui captifs noirs, de chiourmes leurs Gambie, cap va la de ce l'entrée 1846, à Mary, fondées en alors qu'ils faisaient le commerce du « bois d'ébène. » C'est là qu'est la côte d'Ivoire, où des dents, ainsi dans un site des plus remarquables. 17 AOUT 1892. — Dans la nuit du 17 au 18, le 20 AOUT 1892. — Le Mytho double le cap des tiommée par les navigateurs, à cause des nombreux Mytho se rapproche des terres. Nous passons en Palmes, qui forme un des angles les plus saillants esclaves qu'y ont capturé les vaisseaux négriers. quel C"èst côte cette trouve notre ouest-africain. continent du îles, sur se très les dont Bissagos, l'archipel des de vue rapprochées de la côte, firent partie jadis du Les flancs de ce cap portent aujourd'hui un établissement du Grand Bessam. La côte d'Ivoire a continent au dire des anciens géographes. Ce fut village américain, l'une des cités futures de ce fait trop parlé d'elle, depuis quelques années, pour l'amiral français Roussin qui pratiqua un des littoral atlantique. « C'est, dit Elisée Reclus, le que nous ne nous arrêtions pas un instant avec le' premiers l'exploration des chenaux de cet archipel. Bamnepo des indigènes ; le Harper des nègres lecteur. Il parait que les opérations commerciales Une convention intervenue entre la France, et le civilisés, chef-lieu de l'ancienne colonie de qu'on peut tenter avec les naturels du pays sont Portugal assura à cette dernière puissance la Maryland, rattaché maintenant à la République de d'une grande importance, puisqu'onya déjà envoyé possession de cet estuaire du fleuve Cassini, appelé Libéria. Harper occupe mie des positions les plus plusieurs missions militaires qui n'ont malheureuaujourd'hui Rio Grande, par les Portugais, et dont salubres de la côte occidentale, sur une colline sement pas abouti. les Français avaient eu primitivement la possession; insulaire, qu'une flèche de sable relié à la terre Il y a trois ans, c'étaient les missions Tavernost, ferme. Un îlot,le Russwurm, qu'un chenal maritime puis celle de Voituret et Papillon qui y ont trouvé grâce à leurs comptoirs de la Sénégambie. 19 AOUT 1892. — Le 19, nous côtoyons d'un peu d'un moyen tirant d'eau sépare de la péninsule, la mort. Un an après, ce. furent les lieutenants

plus près les terres de la République de Libéria — protège la rade du cap des Palmes et le mouillage Quiquerez et de Segonzac qui n'eurent pas plus de succès. La mort tragique et encore inexpliquée du le pays de la Liberté — qui n'a pas encore tenu de Harper. » premier de ces officiers, lieutenant au 17e Dragons, toutes les promesses que ses fondateurs avaient A partir de ce point maritime, le Mytho, qui a déjà accompli une partie de son demi-cercle autour passionne le public et doit prochainement s'éclaircir faites en son nom. Cette association de nègres affranchies a été du continent noir, prend la direction O.-E. Nous dans un procès retentissantqui préoccupe l'opinion fondée dans la Sierra-Léone, en 1815, par un noir arrivons à la Guinée septentrionale. A l'est du cap publique. (Â Suivre). : enrichi du Massachussetts. Ces fils d'esclaves ou des Palmes, la côte s'allonge, se développe suivant J. BERN. d'affranchis prirent pour domaine le territoine où la ligne du 3e degré, de latitude nord, en suivant (Reproduction interdite) les négriersvenaient autrefois se procurer et fermer une courbure régulière, dout la concavité peu


fiées, à propos de véritables abus de pou • voirs. N'empêche aussi que personne ne songe sérieusement à réagir contre l'action néfaste d'un homme qui a compromis souvent ses coreligionnaires et jusqu'à ses amis, pour les besoins de sa vanité personnelle. Sa réélection, dit on est a-4-mrée. Nous n'en complimentons pas ses' électeur?,et souhaitons qu'ils n'aient pa>-, eux-mêmes, à le regretter avant peu.

lie Bal desTyiios.

C'est ce soir, à 9 heures, que nos braves typos donnent leur bal, au profit des blessés du Dahomey. Si nous en croyons les indiscrétions, cette charmante soirée promet d'être des plus brillantes. Les ; i'ét araiifs faits par les typos n'ont pas été négligés, et nous sommes certains que les grands sallens de l'Hôtel-de-Ville seront encore trop restreints pour contenir les nombreux danseurs- et danseuses qui S'y sont; donné rendez-vous et auxquels d'agréables surprises sont réser—

vées. : Nous;engageons vivement nos concitoyens à assister à cette soirée et à apporter leur obole à; cette oeuvre''.dé bienfaisance, pour soulager les blessés du Dahomey*

Souhaitons aux typos, nos excellents et dignes collaborateurs, bonne chance et grande réussite.

Ii'affaire deMfaùx poids. — Cetta

affaire qui a défrayé les conversations dans le public il y a quelque temps, est appelée enfin à recevoir le dénouement que chacun peut désirer. Elle viendra, en effet à l'audience correctionnelle de jeudi prochain. Sans préjuger le moins du monde du fond du débat, nous avons d'excellentes raisons de croire qu'il sera fait bonne justice des accusations lancées à plaisir contre M, David Sananès, rendu personnellement responsable, et par cela même, considéré comme auteur principal du délit, si ce délit existé réellement. Les débats feront d'ailleurs ressortir, espérons le, J'exactitude des faits, et chacun,fèi'a ensuite lalparj, dès' exagérations qui se sont produites. A jeudi prochain.

bles (des israëlites) sur les bancs de la correctionnelle,au moins. Aujourd'hui, après enquête sérieuse des faits, on reconnaît qu'il s'agit simplement d'une rixe banale, telle qu'on en voit ordinairement et tout se réduit à une comparution ^devant la justice de paix, pour une contravention d Ï tapage sur la voie publique, à l'égal des procès-verbaux de police municipale. C'était beaucoup du bruit pour peu de chose. Nous l'avons pensé ainsi dès le début, et il y a lieu de supposer que,mercredi prochain,on en conviendra ; plus facilement! encore.

i" Etranger. —

Par décret paru au Journal officiel, MM. Rouyer, Froc, B?l!ion,Dumahet Duehier, lieutenants au titre étranger au lor régiment étranger, sont admis dans le cadre français. Saiîil-Florel (Puy-de-Dôme), le 15 juillet 1891. — Je suis heureux de vous dire que je me suis très bien trouvé d'avoir prescrit vos Pilules Suisses contre là constipation, lès migraines, les vertiges, etc. Elles m'ont paru surtout très utiles aux personnes âgées pour prévenir* là congestion; Un vieillard de 76 ans, atteint dé vertiges qui me faisaient craindre .une attaque de ramollissement 'cérébral^ a vu disparaître les vertiges et les troubles de la vue auxquels il était sujet. Vous pouvez faire de ma lettre l'usage qu'il vous plaira. Docteur Louis BATUT.

Etat-Civil de Bel-Abbés DU 1 AU

3 DÉCEMBRE

INCLUS

.NAISSANCES

Marcel Vircondelet ; Blas Pérez ; André Pomarès ; Arbouche Chakioun ; Ahmed ould Abdeikader ; Antonio Cortès ; Mau-

rice Tiffou/

DÉCÈS

Maria Manzanares, 69 ans ; Francisco Mira, 75 ans ; Mekkï ould Harnmadi, 14 ans ; Khira Douar, 25 ans ; Khirà Sekki, 70 ans ; Beiabbas Ouanezar, 7 ans ; Martinez mort ne ; Mekki ould Hadj Abdei-

kader, 70 ans.

'

MARIAGES

Isaac Lévy et Reyna Dray ; Antonio Moreno et Isabell&.Ivars.

M——i^—I—lai* RÉGIMENT'ÊTRUIER MUSIQUE DU 1er

Ii'aflalre Emsallem. ->-

C'est mercredi prochain, devant la justice de paix et non devant la correctionnelle, que sera PROGRAMME DU 6 DÉCEMBRE 1892 Emsallem grande, grande affaire jugée la ; F. Pors^h s'entend, à raison de l'importance qu'on -Madeleine (Valse) .. Salut lointain Doc ing a essayé de lui donner.| Suppé On parlait de rébellion envers les agents Poète et Paysan (ouv.)... Rossini de la force publique, de certificats d'inca- Guillaume Tell (tant.) Sellenick pacité de travail -; tout un Ira la la qui Marche Indienne Le chef de misi/ie : Ponscn.devait obligatoirement trainer les coupa-

Feuilleton de 1'AVENIR DE BEL-ABBÈS — 47 —

''""LES

Petites Abraham PAR

GEORGES

DUYAL

DEUXIÈME PARTIE XVII

histoires, — Tout ça c'est de vilaines

et

à la lace les fautes du pasé, et plus. les

mois s'écoulaient, plus il était impitoyable dans ses colères. Elle regarda \lbert en suppliante. Elle semblait murmurer. Je suis déjà essez malheureuse, épargne-moi ! » Autrefois elle avait la dignité de son repentir. Albert déplia là feuille, la lut. Un sourire amer passa sur ses lèvres et il murmura : Si on pouvait la ficher à Saint-Laza—•

re. Esther fit un geste qu'elle comprima aussitôt. — Mais, tu peux être de conseil, toi qui est avocat !

Moi ? Quel conseil veux-tu que je j'aimerais mieux qu'elles arrivassent à -Tdonne ? d'autres. — Ah ! je croyais... Qu'est-ce que tu Dans le ménage Durand.; le fait devait avoir plus de retentissement. Après de va dire 1 — A qui ? nombreuses hésitations, Esther finit par — Au tribunal. se décider à montrer la citation à son — La vérité. Que la soeur est une fille, mari. Elle la lui lendit en rougissant comChamard est un vieux sale, que son que question. c'était d'elle si qu'il été en me Elle était depuis quelque temps sous l'in- Mme Loiseau est une entretemelleuse, fluence d'un énervement continu, qu'elle que son frère est un drôle, et que je suis attribuait à sa grosses ;e et qui augmenîai t bien malheureux d'avoir échoué un jour à mesure que le moment approchait. La au milieu de tant de misérables. Voilà ce <• moindre chose l'impressionnait. Ce jour- que je dirai. là, elle tremblait de peur. Elle se doutait — Tu es fou ! bien de ce qu'Albert allait dire. Pour la — Fou ! moi, fou ? On le serait à moins. centième fois depuis un an, il lui jetterait Mais rassure-toi, Si le président insiste,

CHASSE!

LE CARNET D'UN

L'AIGLE (SUITE

)

4° L'aigle criard, habiiant également,

les pics et ravins rocheux, surtout celui de Constantine, où il fait entendre (principalement pendant l'été) son cri ressemblant à un éclat de rire strident. Il est beaucoup pi as petit que les premiers, ti es léger et mince de corps, au plumage gris noir salé, laissant sortir le duvet de dessous. C'est un chasseur de pigeons, de rats, gerboises, serpents, tortues, lézards. Nous devons ajouter ici, que presque lo îS les aigles, chassent, et mangent la tortne, quand ils ne trouvent pas autre chose. Lorsqu'ils se sont emparés d*un de ces reptiles, comme leur bec île serait pas assez fort, pour en briser l'enveloppé protectrice, ils ont inventé un truc assez original et pas bêté du tout. Ils s'élèvent daus les airs, à deux bu trois cents mètres et se placent directementau, dèissus d'un rocher, où ils s'arrêtent immobiles en planant. Cela fait^ ils lâchent une fiente ; si elle tombe sur le foc; c'est qu'ils ont visé juste, si non ils rectifient leur tir et laissent tomber la tortue, qui se brise eu morceaux dans sa chute, morceaux qu'ils savourent aussitôt, car ils descendent presque aussi rapidement qu'elle. Cet aigle, chasse aussi les poulets et les jeunes poules, mais ne s'adresse pus aux grosses volailles. Enfin, poussé par la faim, il dévore les gros coléoptères, bousiers, cerfsvolants, citoinès, etc. 5° L'aigle blanc des falaises, des bords de la mer, chasseur et pêcheur de tout, avec voracité, pigeons, cailles, bécasses de passage, sardines, maquereaux, etc., même les replilos. Il niche ordinairement dans les rochers qui dominent la nier, et quelques fois, à quelques mètres des grottes peuplées de biseis ; heureusement que ces derniers, prennent la précaution, de placer leurs nias, dans des trous, dont l'entrée es-t trop étroite, pour permettre à leur gros et cruel ennemi, d'y pénétrer, (à suivre) DE VALDAN. Biiproduclion Interdite

Mlàené

GILIÛËTT

ANCIEN INTERNE DES HOPITAUX Ei-Aidc de Clinique de l'Ecole Dcntàrc des (lttinze-Vinyts

Hûtel Continental 9eBel-ftlbès

Paul PHILIPI,

ex'-gérant de l'Hôtel Continental. d'Oran, a l'honneur d'informer MM. les: Officiers, Voyageurs, Négociants et Touristes, qu'il- vient ,de faire, à Bel-Abbès, l'acquisition:- As> . mOTEL CONTINENTAL qu'il dirige lui-même depuis le 16 Octobre. ; Il s'elïorceia de rendre le plus ^ confortable possible cet établissement par un nouvel agencement, la bonne cuisine>! et les soins les plus complets M.

A. CASAGRANDE Chirurgien * Dentiste Spécialiste en Prothèse - Dentaire a l'honneur d'informer le public qu'il se trouve à l'HOTEL DES BAINS, à la disposition des personnes qui voudront bien l'honorer de leur confiance. Il se charge de toutes opérations pour les soins à donner aux maladies de la bouche et des dents. Il recevra de 9 heures du matin

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je fui ferai part de ma conviction que ta que je te dise ?... C'est mon plus sérieux soeur est une voleuse. Lorsqu'on fait son grief. Les femmes comme vous n'ont pas métier, on est bon pour tous les autres. le droit de se bien conduire, parce qu'elles Et puis, je ue serais pas fâché qu'on l'en- ne peuvent pas prétendre à la même refermât, quand ce rie serait que pour en connaisance que le? autres. Plus vous débarasser cette maison, où elle vienttrop êtes, dévouées, plus vous êtes coupables souvent encore. parce que plus vous êtes aimantes et bonnes, plus vous êtes dangereuses. — Albert, tu es méchant 1 Il s'animait toujours, se pinçait la figu* — Oui, je le suis, reprit-il en la saisissaut par les bras. Je suis devenu méchant re, s'arrachait les cheveux. Le sang lui parce que je souffre, parce que je suis montait au visage. Jamais elle ne l'avait misérable, parce que je me dégoûte moi- vu ainsi. Elle'voulut profiter d'un moment même, et que cette souffrance cette misè- où il tournait le dos pour fuir et le laisser re, ce mépris, c'est à vous que je les dois. seul avec sa colère, croyant que c'était le plus sûr moyen de calmer. Il tourna la A vous tous, entends-tu bien ? Depuis ton père et ta mère, qui me répugnent, tête, courut à elle et la poussant brusquejusqu'à toi que je n'aime plus, en passant ment contre le mur : par ta fille Noémie, qui m'a si longtemps — Tu m'écouteras ! dit-il. rappelé tes escapades d'autrefois ! — Mais quel rapport cela a-t-il avec ma Esther ouvrait de grands yeux effrayés. soeur ? s'écria-t-el.le en sanglotant. Cette Elle aurait voulu répondre, ne ful-ce" que existsneeest horrible ! pour demander grâce ; elle ne le pouvait — Et la mienne, et la mienne ! repril pas. Albert l'ayant repoussée, elle battit Albert ; Sans compter que moi je n'ai l'air de ses mains libres. rien fait pour être malheureux. Je n'avais i^U Lui, grisé par la colère qui croissait à pas mérité de châtiment, moi ! chaque phrase, continua en arpentant la pièce dans tous les sens. (à suivre) 1 je saisie que tu vas me rengaiOh — ner 1 Que je n'ai rien à te reprocher, que tu t'es toujours bien conduite avec moi, et caetera, et caetera. Eh bien ! veux-tu



L'Avenir de Bel-Abbès. 04/12/1892