Projet réalisé en collaboration avec l’architecte, Jiann-Jyh WU
Rôle : chef de projet
Pilotage de projet, de conception jusqu’à construction
La façade du matériau métallique multicouche est une protection solaire. Un effet d’ombrage est créé par les avant-toits du couloir pour économiser l’énergie et améliorer la durée de vie.
LES DEUX MURS TEMPÈRENT
LA CHALEUR DU SOLEIL
À LA RECHERCHE DE L’OMBRE PERDUE
La configuration du bâtiment est dictée par l’environnement. Côté sud, la mousson. D’un côté, le bâtiment demande à respirer, à conserver le plus d’ouverture possible. Aussi, dans le dessein de rendre les salles de classe aussi sûres que lumineuses, un couloir fait de murs en pointillé, laisse infuser l’ombre et la lumière, abritant ainsi les enfants des intempéries et leur garantissant le confort nécessaire.
MAISON HONG
Taichung, Taïwan (2018)
Projet en collaboration avec l’architecte, Jiann-Jyh WU
Rôle : chef de projet
Conception, permis de construire et dossier d’exécution
“100
PORTES OU SANS PORTES
?”
Habiter en liberté, telle est ma conception de l’architecture. Aussi cette maison a-t-elle été conçue sur-mesure pour répondre aux attentes d’une famille dont l’enfant, à mobilité réduite, se voit en permanence contraint porter une bouteille d’oxygène. Accessibilité et circulation en sont les maîtres-mots.
Recherche : laisser la nature pénétrer l’architecture
BIS REPETITA NON PLACENT
Maison LIN, Chia-Yi, Taïwan (2017)
Projet en collaboration avec l’architecte, Ren Lai Rôle : chef de projet
Conception et dossier de construction
ÊTRE DEHORS DEDANS
Comment construire une maison bis qui jouxte l’ancienne? Comment ne pas faire fi des souvenirs et de l’environnement? Sachant qu’il fait en moyenne 37 degrés, comment faire pour que les gens ne s’auto confinent pas intra-muros la journée durant? D’où l’idée de mélanger espaces clos et ouverts, espaces intérieurs et extérieurs. Via l’eau, l’air et l’ombre. Être dehors dedans, tel était le défi. On ne pense pas à Taïwan comme à l’Andalousie. Et pourtant…
Yin-Yu Wang
GAMMA DE A À Z
Conception, La tour Gamma, Paris, France (2024)
Enseignant : Matthias Gervais De Lafond Analyse du site, d’urbanisme, conception, plans, détails constructifs
C’est une ville dans la ville. Cet îlot n’en n’est pas un. Il doit y avoir des possibilités. Un vrai village au sein de l’arrondissement. Enlever de la densité. Rendre ce lieu qui a été confisqué au ciel et à la rivière, adaptable grâce aux structures modulaires. D’où la durabilité.
De l’Alpha à l’Oméga en passant par lambda
3 tours x16 etages = 48 compartiments : de quoi faire un campus ambitieux
1. Descente de charges en façade
2. Axonométrie générale
3. Continuité des circulations
4. Système de fondations
5. Préfabrication structurelle
Les espaces dédiés ne doivent pas se cantonner à un étage.
Les espaces doivent se recouper, se chevaucher dans la verticalité aussi.
Un lieu où les neuf muses se seraient donné rendez-vous.
Un lieu où lire et écrire, où voir et regarder, où entendre et écouter.
Un lieu où apprendre, un lieu où grandir, un lieu où apprendre à grandir, un lieu d’où sortir grandi.
Un lieu où apprendre, apprendre à dessiner, à peindre, sculpter, à graver.
Un lieu où écouter, chanter, composer, orchestrer, jouer, ...
ENTRE IMMERGÉ ET ÉMERGÉ
Centre d’activités, Bagnolet, France (2022)
Projet conçu en collaboration avec Dora MOURALI
Enseignants : Anne-Mie Depuydt et Thierry Mandoul
Une capsule de bière glanée in situ en hommage à Varda, échantillon de pollution. Cabossée, rouillée, ancrée dans le sol... véritable vestige archéologique du XXIème siècle. Je la piétine, je la déterre, je la retourne; je la vois différemment dans ma paume que sous mes semelles. Ce n’est plus une capsule de bière, mais un « vaisseau de fer ».
C’est ce vaisseau qui nous mène à « Bagnolet »: on y retrouve le terme « ban » qui renvoie à la banlieue, et « balnoleum » qui, en latin, renvoie au bain et donc à l’eau. Dès lors, nous nous sommes interrogées sur le rapport que cette ville était susceptible d’entretenir avec cette ressource.
Pourtant, aujourd’hui, l’autoroute est cruciale pour les transports, alors que l’espace piéton est fortement perturbé par la pollution sonore, visuelle et olfactive. Les tours et les autoroutes obscurcissent et assombrissent les rues.
Le projet vise donc à déconstruire le centre commercial par un jeu de percements et de gradins, favorisant la perméabilité du sol ainsi que la circulation naturelle de l’air, de la lumière et des eaux de pluie. L’ambition est de valoriser la structure existante en minimisant les démolitions afin de préserver les activités du site.
MOULIN-STENOPE
Le commun, Beaurecueil, France (2025)
Projet en collaboration avec Zineb Anber et Hugo Barbier Enseignants : Pierre David et Marie Menant
1. Diagram d’appareil sténopé
2. Barozzi Veiga Erweiterung Bundner Kunst museum
3. David Chipperfield Architects, M9 Nuovo-Polo culturale, Venezia-Mestre
En hommage à Cézanne, ce projet « accueille » le paysage plutôt que de le capturer. Articulé autour d’un parcours ascendant depuis les berges du Bayeux, le dispositif lie la production oléicole à l’expérimentation optique. Au rez-de-chaussée, sous des voûtes de pierre, un moulin transforme les récoltes locales en huile d’olive d’excellence. L’ascension mène ensuite à une chambre noire monumentale au dernier étage : un sténopé de grand format projetant la Sainte-Victoire avec une profondeur de champ infinie. Cette « villa-ferme » ne se contente pas de traiter la ressource ; elle réconcilie l’industrie rurale et la contemplation impressionniste dans une structure unique et perméable.
1. Diagram d’appareil sténopé
2. Barozzi Veiga Erweiterung Bundner Kunst museum 3. David Chipperfield Architects, M9 Nuovo-Polo culturale, Venezia-Mestre
Moulin-sténopé
Rendre à Cézanne ce qui appartient à Cézanne. Cézanne ne recueillit pas, il accueille. Le moulin-sténopé est un commun qui accueille les oliviers et la Sainte-Victoire. Il permet d’obtenir une huile d’olive vierge de haute qualité et de former des images impressionnistes avec une profondeur de champ infinie.
CIBOURE, SIX BOURGS
La ville en creux, Ciboure, France (2024) Projet en collaboration avec Béatrice Mancini et Nina Hubscher Enseignants : Valentin Lauvergne et Sandra Plancher
Le projet « Ciboure et six bourgs » propose de transformer le site minéralisé de l’Encan en une nouvelle polarité urbaine vivante. La genèse du concept puise dans l’identité maritime locale, s’inspirant de la silhouette du bateau Patchiku, classé monument historique. Cet héritage basque se cristallise dans un signal architectural majeur qui réoriente la ville vers l’océan. Véritable colonne vertébrale du projet, cette émergence structure l’implantation de six bâtiments mixtes intégrant logements, écoles et équipements culturels ou sportifs, tout en mettant en scène les façades environnantes.
La stratégie urbaine repose sur la reconquête de l’espace par les mobilités douces. Le site étant traversable en moins de dix minutes, la suppression de certaines voiries permet de créer un environnement entièrement dédié aux piétons. Une analyse rigoureuse des coupes a permis de calibrer la finesse de ce « phare urbain » et d’assurer une insertion harmonieuse. Placé à une distance respectueuse des barres de logements existantes, le signal affirme une nouvelle silhouette pour Ciboure sans saturer le paysage.
La Percée des Olympiades : abriter une Citoyenneté de l’Anthropocène
La Dalle des Olympiades, Paris (2022)
Projet lauréat du Concours « Paris 2050 » de la ville de Paris et du CAUE de Paris en collaboration avec Imane Chaheb de l’ENSAD, Loïc Marzec de l’ENS, Benjamin Mann de Science Po et Christopher Doche de l’ENSP Versaille Mon rôle: Responsable de la conception
Le projet transforme le quartier des Olympiades en un manifeste de résilience urbaine à travers la création de « La Percée ». Cet axe végétal nord-sud restructure la dalle pour restaurer la perméabilité du site et conquérir les sous-sols libérés de l’automobile. En cohérence avec le Masterplan 2030, cette saignée végétale s’appuie sur un protocole d’écologie forestière favorisant des
espèces robustes et spontanées, telles que le Buddleia, capables de coloniser le milieu d’ici 2050. Ce « jardin en mouvement » n’est pas seulement un régulateur thermique ; il devient un support d’engagement citoyen et de transmission de savoirs naturalistes, reconnectant les habitants aux trames vertes et bleues de la métropole.
Sur le plan architectural, la structure interne de la dalle est révélée par une façade semi-transparente, rythmée par des « frigos urbains ». Ces micro-architectures bioclimatiques, situées à l’emplacement historique des « pagodes », en réinterprètent l’identité visuelle, toitures incurvées, code couleur rouge, via une approche low-tech rigoureuse. Inspirés du principe du frigo du désert, ils utilisent une double peau en brique cuite, du sable et de l’eau de pluie pour garantir un confort thermique passif lors des canicules. Surmontés de toitures légères en canisse propices au maraîchage urbain, ces îlots de fraîcheur accueillent des activités associatives flexibles, assurant le bien-être collectif au fil des saisons.