Schéma interdépartemental d’organisation sociale et médico-sociale des Hauts-de-Seine et des Yvelines 2018-2022
Portrait du territoire interdépartemental
Août 2017 1
Introduction Le Schéma interdépartemental d’organisation sociale et médico-sociale des Hauts-de-Seine et des Yvelines ne peut se construire qu’à travers une observation préalable du territoire, de ses populations, du contexte démographique, économique et social et de leur évolution, des évolutions sociétales et sociologiques passées, actuelles et à venir. Pour cela, un portrait du territoire interdépartemental a été réalisé dans une vision dynamique permettant de mettre en évidence les tendances profondes qui se jouent sur le territoire interdépartemental et à l’infradépartemental, au niveau des territoires d’action sociale. Ce portrait démographique, économique et social du territoire interdépartemental est effectué à partir du croisement de plusieurs indicateurs généraux dans une triple approche : • Territoriale : urbain/rural, métropolisation, … ; • Par public : nouveau-nés et petite enfance, enfants et adolescents, jeunes, adultes, actifs, jeunes retraités, séniors (75 ans et plus) ; • Thématique : vieillissement, structures familiales, logement, profils et fragilités socio-économiques, emploi, … Ainsi que dans une logique de comparaison sur 4 échelles territoriales de référence afin de mettre en évidence les spécificités des territoires d'action sociale dans les différents contextes dans lesquels ils s'inscrivent : • Infradépartemental : territoires d’action sociale (cf. page 3) ; • Départemental : Hauts-de-Seine et Yvelines ; • Régional : Ile-de-France ; • National : France métropolitaine.
Source des données utilisées : CAF DIRECCTE INSEE • • •
Etat-civil Recensement de la population CLAP
INSEE, DGFIP, CNAF, CNAV, CCMSA •
Filosofi
Ministère du logement et de l’habitat durable Pôle Emploi URSSAF - ACOSS
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Les territoires d’action sociale du territoire interdÊpartemental Hauts-de-Seine : - Territoire 1 - Territoire 2 - Territoire 3 - Territoire 4 - Territoire 5 - Territoire 6 - Territoire 7 Yvelines : - Boucle de Seine - Centre Yvelines - Grand Versailles - Saint-Quentin - Seine-Aval - Sud Yvelines
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DEMOGRAPHIE
• • •
Une population inégalement répartie sur le territoire Un déficit migratoire compensé par un excédent naturel mais des dynamiques démographiques contrastées Une baisse de la natalité sur tous les territoires
• • • • • • •
STRUCTURE PAR ÂGE Une augmentation des moins de 6 ans plus faible qu’en Ile-de-France Une augmentation des moins de 20 ans, surtout à l’ouest Une diminution des 20-59 ans supérieure à celle observée en Ile-de-France Un vieillissement qui s’accentue, surtout à l’est Une population vieillissante ancrée dans les territoires Une augmentation massive des 85 ans et plus, plus forte qu’en Ile-de-France Un vieillissement global mais avec des populations jeunes qui restent importantes
• • • •
STRUCTURE FAMILIALE Une part de personnes seules plus importante dans les territoires très urbanisés Un ménage sur dix est une famille monoparentale, une part en hausse constante Une forte part de familles nombreuses, comme en Ile-de-France Les 80 ans et plus vivent plus souvent seuls dans les territoires urbains
CHIFFRES-CLES
3 millions d’habitants 43 000 naissances 8 % de 0-5 ans 26 % de 0-19 ans 54 % de 20-59 ans 20 % de 60 ans et plus 70 000 habitants de 85 ans et plus 44 % de 80 ans et plus vivant seuls 35 % de personnes seules 10 % de familles monoparentales 53 % de couples avec ou sans enfant 11 % de familles nombreuses
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Une population inégalement répartie sur le territoire Population totale en 2014 et évolution 2009-2014
Un peu plus de 3 millions d’habitants vivaient dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine en 2014, soit un quart de la population francilienne. Avec 1,6 million d’habitants pour 175 km², le département des Hauts-de-Seine est un département très dense et urbanisé. A l’inverse, le département des Yvelines compte 1,4 million d’habitants pour 2 793 km². Se côtoient sur ce territoire des villes très denses et des communes rurales (160 des 262 communes du département rassemblent 9 % de la population seulement). Au sein des 13 territoires d’actions sociales, la population varie de 106 612 habitants dans le territoire Sud Yvelines à 410 016 habitants dans le territoire Seine-Aval. Population en 2014 par territoire Territoire
Population
%
Territoire
Population
%
T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
155 182 226 636 231 738 221 239 323 795 276 413 162 767 1 597 770 12 027 565
9,7% 14,2% 14,5% 13,8% 20,3% 17,3% 10,2% 100%
Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
305 289 113 568 258 758 227 427 410 016 106 612
21,5% 8,0% 18,2% 16,0% 28,8% 7,5%
Total 78 France métro.
1 421 670 64 027 784
100%
Source : INSEE, RP 2014
Entre 2009 et 2014, la population a augmenté de + 1,7 % dans les deux départements (contre + 2,6 % en Ile-de-France). Les évolutions sont néanmoins contrastées : alors que la population n’a augmenté que de + 1,0 % dans les Yvelines, elle a augmenté de + 2,3 % dans les Hauts-de-Seine. De plus, des différences infra-départementales existent : tous les territoires ont vu leur population augmenter au cours de cette période à l’exception du territoire 2 et de Sud Yvelines, qui ont vu leur population stagner. Ces évolutions sont corrélées à l’évolution des résidences principales au cours de la même période. Densité de population Quatre niveaux de densité de population sont observés : une densité comparable à celle de Paris dans les territoires 2 et 3 des Hauts-de-Seine [plus de 14 000 habitants au km²] une densité très élevée dans le reste des Hauts-de-Seine [entre 7 000 et 8 200] une densité élevée dans les territoires des Boucle de Seine, du Grand Versailles et de Saint-Quentin [entre 1 900 et 2 300] une densité moyenne ou faible dans le territoire de Seine-Aval [800] et les territoires ruraux Centre Yvelines et Sud Yvelines [entre 140 et 170]
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Un déficit migratoire compensé par un excédent naturel mais des dynamiques démographiques contrastées Evolution démographique 2009-2014
A la différence de la France métropolitaine, l’Ile-de-France se caractérise par une croissance démographique uniquement liée au solde naturel, le solde migratoire étant déficitaire (cf. définition page 43). Entre 2009 et 2014, le solde naturel positif (+ 133 000 habitants à l’échelle Interdépartementale et + 553 000 Ile-de-France) a permis de compenser un solde migratoire fortement négatif (- 83 000 habitants sur le territoire interdépartemental et - 253 000 en Ile-de-France). Au cours de la même période, la variation annuelle moyenne de la population est identique dans les Hauts-de-Seine, en Ile-de-France et en France métropolitaine (+ 0,5 % par an), elle est plus faible dans les Yvelines (+ 0,2 %). Le dynamisme démographique des Hauts-de-Seine est lié à la fois à un solde naturel plus important que dans les Yvelines et en Ile-de-France et à un déficit migratoire plus faible. Ce fort dynamisme démographique se retrouve dans tous les territoires des Hauts-de-Seine, à l'exception des territoires 2 et 7. Dans les Yvelines, la croissance démographique est plus faible, sauf dans les territoires de Centre Yvelines et Seine-Aval qui sont proches de la moyenne régionale. Le territoire 1 est le territoire le plus dynamique, sa croissance démographique (+ 1,0 % par an) est portée par un excédent naturel important et un solde migratoire proche de la moyenne régionale. Les territoires 5 et 6 se caractérisent par un dynamisme démographique lié à un faible déficit migratoire (le plus faible des Hauts-de-Seine) compensé par un excédent naturel relativement important. Les territoires 3 et 4 ainsi que Seine-Aval ont une croissance démographique proche de la moyenne régionale, avec un excédent naturel important mais un déficit migratoire plus élevé que la moyenne régionale. Dans les deux territoires ruraux des Yvelines, Centre Yvelines et Sud Yvelines, le dynamisme démographique est faible. Il est lié à un solde naturel peu élevé (le plus faible de tous les territoires) et un solde migratoire légèrement déficitaire, alors qu’il était auparavant positif. Les 5 derniers territoires se caractérisent par une stagnation démographique liée, pour Boucle de Seine, Grand Versailles et le territoire 7, à un solde naturel un peu plus faible que la moyenne régionale allié à un déficit migratoire important et pour le territoire 2 et Saint-Quentin, à un très important déficit démographique non compensé par l’important solde naturel. Les territoires qui accueillent une part plus importante de populations défavorisées (nord des Hauts-de-Seine, Saint-Quentin et Seine-Aval) ont des soldes naturels très élevés, à la différence des territoires urbains aisés et surtout des territoires ruraux où le solde naturel est à peine positif. 6
Une baisse de la natalité sur tous les territoires Naissances en 2015 et évolution 2010-2015
En 2015, un peu plus de 43 000 naissances ont eu lieu dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines, soit 24 % des naissances franciliennes. Les naissances sont plus nombreuses dans les Hauts-de-Seine que dans les Yvelines (respectivement 23 966 contre 19 208). Le nombre de naissances varie de 969 pour le territoire Sud Yvelines à 6 508 pour SeineAval. Entre 2010 et 2015, une baisse générale des naissances est observée dans les deux départements, tout comme en Ile-de-France. Néanmoins, la diminution est beaucoup plus importante dans les Hauts-de-Seine (- 4,9 %) et les Yvelines (- 5,4 %) qu’en Ile-deFrance (- 2,6%). Cette baisse observée est assez récente, les naissances ayant augmenté entre 2005 et 2010 de + 4,6 % en Ile-de-France, + 2,8 % dans les Yvelines et + 2,5 % dans les Hauts-de-Seine. Au niveau infra-départemental, les 13 territoires ont vu leur nombre de naissances diminuer au cours de la même période, mais à des rythmes différents : les diminutions les plus importantes (supérieures ou égales à - 7,0 %) sont observées pour le territoire 6, Grand Versailles, Sud Yvelines, Saint-Quentin et Boucle de Seine. Seuls deux territoires sont au-dessus de la moyenne régionale : le territoire 7 et SeineAval. Taux de natalité en 2015, par territoire Territoire
Taux de natalité
Territoire
(pour 1000 hbts)
T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
18,6 16,4 15,5 15,4 13,8 13,7 13,6 15,1 15,0
Taux de natalité (pour 1000 hbts)
Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
12,6 9,6 12,7 15,3 15,9 9,4
Total 78 France métro.
13,5 11,9
Source : INSEE, RP 2014 et Etat civil
Les taux de natalité (nombre de naissances pour 1 000 habitants) sont également très contrastés. Alors que le taux de natalité observé dans les Hauts-de-Seine est identique à celui d’Ile-de-France, le taux des Yvelines est inférieur. Cependant, il reste supérieur à la moyenne nationale. Les taux de natalité les plus élevés sont observés dans les territoires très urbanisés et les plus défavorisés (territoires 1 et 2, Seine-Aval). Les taux les plus faibles sont observés dans les territoires ruraux (Centre Yvelines et Sud Yvelines). Entre 2010 et 2015, les taux de natalité ont diminué pour tous les territoires (entre - 0,4 et - 1,8 points). 7
STRUCTURE PAR ÂGE DE LA POPULATION
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Une augmentation des moins de 6 ans plus faible qu’en Ile-de-France Population de moins de 6 ans en 2013 et évolution 2008-2013
Près de 250 000 enfants de moins de 6 ans vivaient dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines en 2013, soit un quart des moins de 6 ans franciliens. Cette part a tendance à diminuer, elle était de 26 % en 2008. Comme pour les naissances, le nombre d’enfants de moins de 6 ans est plus important dans les Hauts-de-Seine que dans les Yvelines (133 652 contre 115 774). Leur part dans la population totale est, quant à elle, quasiment semblable (8,4 % contre 8,2 %). Elle est également identique à la moyenne régionale mais supérieure à la moyenne nationale. Effectif et part des 0-5 ans en 2013, par territoire Territoire T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
Effectif 0-5 ans 15 080 19 924 19 364 19 206 25 024 22 741 12 313 133 652 982 999
% 0-5 ans 9,7% 8,8% 8,4% 8,7% 7,8% 8,3% 7,6% 8,4% 8,2%
Territoire Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
Effectif 0-5 ans 23 656 7 916 19 801 20 914 36 626 6 861
% 0-5 ans 7,8% 6,8% 7,7% 9,2% 9,0% 6,7%
Total 78 France métro.
115 774 4 631 092
8,2% 7,3%
Source : INSEE, RP 2013
Au niveau des territoires, le nombre d’enfants de moins de 6 ans varie de 6 861 dans le Sud Yvelines à 36 626 à Seine-Aval. Les territoires où la part des moins de 6 ans est la plus faible sont Sud Yvelines (6,7 %) et Centre Yvelines (6,8 %). A l’inverse, ceux où la part est la plus élevée sont le territoire 1 (9,7 %), Saint-Quentin (9,2 %) et Seine-Aval (9,0 %). Entre 2008 et 2013, les moins de 6 ans ont augmenté de + 0,3 % dans les deux départements contre + 2,6 % en Ile-de-France. Cependant, alors que le nombre de moins de 6 ans a diminué de - 1,0 % dans les Yvelines, il a augmenté de + 1,4 % dans les Hauts-de-Seine. Au niveau des territoires, le nombre d’enfants de moins de 6 ans a diminué dans 7 des 13 territoires : les territoires 2, 4, 7, Boucle de Seine, Centre Yvelines, Grand Versailles et Sud Yvelines.
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Une augmentation des moins de 20 ans, surtout à l’est Population de moins de 20 ans en 2013 et évolution 2008-2013
Un peu plus de 785 000 personnes de moins de 20 ans vivaient dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines en 2013, soit un quart des moins de 20 ans franciliens. Le nombre de moins de 20 ans est plus important dans les Hauts-de-Seine que dans les Yvelines (400 904 contre 384 248), mais leur part dans la population totale est supérieure dans les Yvelines (27,1 % contre 25,2% dans les Hauts-de-Seine). Cependant, le nombre de moins de 20 ans a diminué dans les Yvelines entre 2008 et 2013 (- 0,8 %) alors qu’il a augmenté de + 3,6 % dans les Hauts-de-Seine. Effectif et part des 0-19 ans en 2013, par territoire Territoire T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
Effectif 0-19 ans 42 173 59 244 54 526 60 304 77 274 67 013 40 369 400 904 3 080 436
% 0-19 ans 27,3% 26,1% 23,6% 27,4% 24,0% 24,4% 24,9% 25,2% 25,8%
Territoire Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
Effectif 0-19 ans 79 915 31 032 67 366 65 273 114 456 26 207
% 0-19 ans 26,3% 26,6% 26,0% 28,7% 28,0% 25,5%
Total 78 France métro.
384 248 15 512 631
27,1% 24,4%
Source : INSEE, RP 2013
Au niveau des territoires, le nombre de moins de 20 ans varie de 26 207 dans le Sud Yvelines à 114 456 à Seine-Aval. La part des moins de 20 ans dans la population totale est la plus faible dans les territoires 3 et 5 (respectivement 23,6 % et 24,0 %). A l’inverse, elle est la plus élevée dans les territoires de Saint-Quentin et Seine-Aval (respectivement 28,7 % et 28,0 %). Cela est lié aux structures par âge de ces territoires : dans les territoires 3 et 5 la proportion de 60 ans et plus est élevée et à contrario, elle est faible dans le territoire de Saint-Quentin (du fait de la ville nouvelle). Tous les territoires des Hauts-de-Seine, excepté le territoire 7, sont des territoires dynamiques pour la population jeune : l’augmentation des moins de 20 ans entre 2008 et 2013 y est largement supérieure à la moyenne régionale dans ces territoires. SeineAval et le Grand Versailles sont les seuls territoires des Yvelines pour lesquels la population des moins de 20 ans a augmenté.
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Une diminution des 20-59 ans supérieure à celle observée en Ile-de-France Population des 20-59 ans en 2013 et évolution 2008-2013
Un peu plus de 1 633 000 personnes âgées de 20 à 59 ans vivaient dans les Hauts-deSeine et les Yvelines en 2013, soit un quart des 20-59 ans franciliens. Le nombre de 20-59 ans est plus important dans les Hauts-de-Seine que dans les Yvelines (886 094 contre 746 941), et leur part dans la population totale est également supérieure dans les Hauts-de-Seine (55,5 % contre 52,2% dans les Yvelines). Le nombre de 20-59 ans a diminué dans les Yvelines entre 2008 et 2013 (- 2,6 %) alors qu’il a stagné dans les Hauts-de-Seine (+ 0,1 %). Effectif et part des 20-59 ans en 2013, par territoire Territoire T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
Effectif 20-59 ans 86 329 128 254 130 662 122 627 178 236 153 771 86 215 886 094 6 625 492
% 20-59 ans 55,6% 56,6% 56,4% 55,4% 55,0% 55,6% 53,0% 55,5% 55,1%
Territoire Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
Effectif 20-59 ans 158 802 59 610 133 575 125 741 216 963 52 249
% 20-59 ans 52,0% 52,5% 51,6% 55,3% 52,9% 49,0%
Total 78 France métro.
746 941 32 755 956
52,5% 51,2%
Source : INSEE, RP 2013
Au niveau des territoires, le nombre de 20-59 ans varie de 52 249 dans le Sud Yvelines à 216 963 à Seine-Aval. La part des 20-59 ans dans la population totale est la plus faible dans les territoires de Sud Yvelines et Grand Versailles (respectivement 49,0 % et 51,6 %). A l’inverse, elle est la plus élevée dans les territoires 2 et 3 (respectivement 56,6 % et 56,4 %). L’évolution des 20-59 ans entre 2008 et 2013 est assez contrastée à l’échelle des territoires infra-départementaux. On observe une augmentation des 20-59 ans sur la majorité des territoires des Hauts-de-Seine (4 territoires sur 6 ont connu une augmentation) et une diminution sur l’ensemble des territoires yvelinois. Cette baisse générale est assez marquée sur certains territoires (-4,0 % pour Saint-Quentin, - 3,8 % pour Sud Yvelines et - 4,3 % pour le territoire 7).
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Un vieillissement qui s’accentue, surtout à l’ouest Population de 60 ans et plus en 2013 et évolution 2008-2013
Un peu plus de 590 000 personnes de 60 ans et plus vivaient dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines en 2013, soit plus du quart des 60 ans et plus de la région (26,2 %). La part des 60 ans et plus dans la population est moins élevée en Ile-de-France (18,8 %) qu’en France métropolitaine (24,2 %). Cependant, les deux départements ont une part supérieure à la moyenne régionale (respectivement 19,1 % de 60 ans et plus dans les Hauts-de-Seine et 20,3 % dans les Yvelines). Effectif et part des 60 ans et plus en 2013, par territoire Territoire T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
Effectif 60 ans et + 26 202 39 660 45 567 37 124 66 870 53 508 35 471 304 405 2 253 879
% 60 ans et + 16,9% 17,4% 19,7% 16,8% 20,7% 19,4% 21,8% 19,1% 18,8%
Territoire Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
Effectif 60 ans et + 65 716 26 139 57 740 36 123 77 175 24 403
% 60 ans et + 21,6% 22,4% 22,3% 15,9% 18,9% 23,7%
Total 78 France métro.
287 295 15 429 278
20,3% 24,2%
Source : INSEE, RP 2013
Entre 2008 et 2013, le nombre de 60 ans et plus a augmenté de + 12,2 % en Ile-deFrance. Il progresse également dans les deux départements du territoire interdépartemental mais plus faiblement dans les Hauts-de-Seine (+ 9,8 % soit + 27 000 personnes) que dans les Yvelines (+ 13,8 % soit + 35 000 personnes). Certains facteurs peuvent expliquer ces différences, par exemple le fait que les territoires ruraux yvelinois soient déjà âgés en 2008 et basculent dans cette tranche d’âge en 2013 ou l’arrivée d’importantes cohortes de papy boomers dans des territoires plus jeunes tels que SeineAval, Saint-Quentin et le territoire 1. En volume, plus du tiers des 60 ans et plus se concentre sur 3 territoires (Seine-Aval, le territoire 5 et Boucle de Seine). 54 % de cette population se concentre sur 5 territoires, les 3 précédents auxquels s’ajoutent Grand Versailles et le territoire 6. Les effectifs les moins importants se retrouvent aux périphéries, dans les territoires 1, 7, Centre Yvelines et Sud Yvelines. Sur les 13 territoires qui composent les 2 départements, seulement 4 sont en dessous de la moyenne régionale (territoires 1, 2, 4 et Saint-Quentin). Malgré la forte augmentation des 60 ans et plus, le solde migratoire de cette population est, comme pour l’ensemble de la population, déficitaire. Le déficit migratoire est le plus marqué chez les 60-74 ans (départs en retraite), en moyenne 1,2 % par an contre - 0,2 % pour les 75-84 ans et - 0,5 % pour les 85 ans et plus. Les 6074 ans sont donc les plus nombreux à quitter le territoire interdépartemental, les départs après 75 ans étant plus rares. 12
Une population vieillissante ancrée dans les territoires Population des 75-84 ans et plus en 2013 et évolution 2008-2013
Un peu plus de 148 000 personnes âgées entre 75 et 84 ans vivaient dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines en 2013, soit plus du quart de cette tranche d’âge de la région (26,9 %). La part des 75-84 ans dans la population est moins élevée en Ile-de-France (4,6 %) qu’en France métropolitaine (6,3 %). Cependant, les deux départements ont une part légèrement supérieure à la moyenne régionale (respectivement 4,9 % de 75-84 ans dans les Hauts-de-Seine et 5,0 % dans les Yvelines). Effectifs et part des 75-84 ans en 2013, par territoire Territoire T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
Effectifs 75-84 ans 6 098 9 919 10 830 9 311 17 052 14 341 9 885 77 436 550 482
% 75-84 ans 3,9% 4,4% 4,7% 4,2% 5,3% 5,2% 6,1% 4,8% 4,6%
Territoire Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
Effectifs 75-84 ans 17 707 5 751 15 764 7 355 18 362 5 715
% 75-84 ans 5,8% 5,1% 6,1% 3,2% 4,5% 5,4%
Total 78 France métro.
70 654 4 052 511
5,0% 6,3%
Source : INSEE, RP 2013
Entre 2008 et 2013, le nombre de personnes âgées entre 75 et 84 ans progresse dans les Yvelines (+ 9,6 % soit + 6 200 personnes) mais régresse dans les Hauts-de-Seine (- 2,9 % soit - 2 300 personnes). Certains facteurs peuvent expliquer ces différences : territoires ruraux yvelinois déjà âgés en 2008 qui basculent dans cette tranche d’âge en 2013 cumulé à des entrées plus importantes dans la tranche d’âge supérieure pour les territoires des Hauts-deSeine. En volume, plus du tiers des 75-84 ans se concentre sur 3 territoires (territoire 5, Boucle de Seine, Seine-Aval). 56 % de cette population se concentre sur 5 territoires, les 3 précédents auxquels s’ajoutent Grand-Versailles et le territoire 6. Les effectifs les moins importants se retrouvent aux périphéries : territoire 1, Centre Yvelines et Sud Yvelines. Poids (en %) des 75-84 ans dans la population des 60 ans et plus par territoire Territoire
T7
Grand Versailles
Boucle de Seine
T6
T5
T2
T4
T3
Seine Aval
Sud Yvelines
T1
27,9
27,3
26,9
26,9
25,5
25,1
25,1
23,8
23,8
23,4
23,3
Centre Saint Yvelines Quentin
Rapport (7584)/(60 et plus)
22,0
Lecture : 27,9 % des 60 ans et plus du territoire 7 ont entre 75 et 84 ans. 13
20,4
Une augmentation massive des 85 ans et plus, plus forte qu’en Ile-de-France Population de 85 ans et plus en 2013 et évolution 2008-2013
Près de 70 000 personnes de 85 ans et plus vivaient dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines en 2013, soit plus du quart des 85 ans et plus de la région (27,8 %). La part des 85 ans et plus dans la population est moins élevée en Ile-de-France (2,1 %) qu’en France métropolitaine (2,9 %). Le département des Hauts-de-Seine se situe à un niveau intermédiaire avec 2,5 % de sa population âgée de 85 ans et plus tandis que le département des Yvelines est identique à la moyenne régionale. Effectif et part des 85 ans et plus en 2013, par territoire Territoire
Effectif 85 ans et plus 2 668 4 945 6 202 4 236 9 606 7 019 4 824 39 501 248 592
T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
% 85 ans et plus 1,7% 2,2% 2,7% 1,9% 3,0% 2,6% 3,0% 2,5% 2,1%
Territoire Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
Effectif 85 ans et plus 8 417 2 436 6 980 2 291 7 025 2 521
% 85 ans et plus 2,8% 2,1% 2,7% 1,0% 1,7% 2,5%
Total 78 France métro.
29 669 1 836 962
2,1% 2,9%
Source : INSEE, RP 2013
Entre 2008 et 2013, le nombre de personnes de 85 ans et plus progresse dans les deux départements de façon assez comparable en pourcentage (+ 26,8 % dans les Hauts-de-Seine et + 27,4 % dans les Yvelines) mais en volume la hausse est nettement supérieure dans les Hautsde-Seine avec plus de 8 000 personnes de 85 ans et plus supplémentaires sur cette période et de plus de 6 500 personnes de 85 ans et plus dans les Yvelines. Ces croissances sont supérieures à la moyenne régionale (+ 24,9 %) mais inférieures à la moyenne nationale (+ 30 %). Par ailleurs, l’espérance de vie à 85 ans s’accroit, passant de 6,74 ans en 2008 à 6,97 ans en 2014. En volume, plus du tiers des 85 ans et plus se concentre sur 3 territoires (territoire 5, Boucle de Seine, Seine-Aval). Plus de 56 % de cette population se concentre sur 5 territoires, les 3 précédents auxquels s’ajoutent Grand-Versailles et le territoire 6. Les effectifs les moins importants se retrouvent aux périphéries : territoire 1, Centre Yvelines, Sud Yvelines et sur le territoire de Saint-Quentin. Poids (en %) des 85 ans et plus dans la population des 60 ans et plus par territoire Territoire Rapport 85/60
T5
T3
T7
T6
14,4 13,6 13,6 13,1
Boucle de Seine
T2
Grand Versailles
T4
Sud Yvelines
T1
12,8
12,5
12,1
11,4
10,3
10,2
Centre Seine Saint Yvelines Aval Quentin
9,3
9,1
6,3
Sur les 13 territoires qui composent les 2 départements, 5 sont en dessous ou égaux à la moyenne régionale (territoires 1, 4, Saint-Quentin, Seine-Aval et Centre Yvelines). 14
Un vieillissement global mais avec des populations jeunes qui restent importantes Indice de vieillissement en 2013
Révélateur d’une dynamique démographique, l’indice de vieillissement est nettement plus faible en Ile-de-France (53) qu’en France métropolitaine (74) (cf. définition page 43). Les deux départements se situent à un niveau sensiblement identique à celui de la région (respectivement 56 pour les Hauts-de-Seine et 54 pour les Yvelines). Entre 2008 et 2013, les indices de vieillissement s’accroissent pour tous les territoires mais pas dans les mêmes proportions. Il varie de + 5 ou moins pour l’ensemble des territoires des Hautsde-Seine et pour Grand Versailles, Boucle de Seine et Seine-Aval. Par contre, il s’accroit très fortement pour Centre Yvelines (+ 12) et Sud Yvelines (+ 14) qui sont des territoires qui ont vu leur population de moins de 20 ans nettement baisser et leur population de 65 ans et plus très fortement augmenter. Le cas du territoire de Saint-Quentin est intermédiaire avec + 8, caractérisant une baisse moins marquée des moins de 20 ans (- 1,5 %) mais la plus forte hausse des 65 ans et plus (+ 27,7 %). Evolution des moins de 20 ans et des 65 ans et plus entre 2008 et 2013 et effectifs en 2013, par territoire Territoire
Effectif - de 20 ans
Evol. des - de 20 ans
Effectif 65 ans et +
Evol. des 65 ans et +
T1
42 173
+3,9%
18 705
+12,3%
T2
59 244
+4,7%
28 589
+7,0%
T3
54 526
+4,5%
33 585
+8,4%
T4
60 304
+4,6%
26 577
+9,8%
T5
77 274
+3,4%
50 099
T6
67 013
+4,6%
39 836
T7
40 369
-1,9%
26 718
+6,7%
Total 92
400 904
+3,6%
224 109
+8,8%
Total IdF
3 080 436
+2,3%
1 618 524
+10,9%
Territoire
Effectif - de 20 ans
Evol. des - de 20 ans
Effectif 65 ans et +
Evol. des 65 ans et +
79 915
-1,2%
48 934
+8,0%
31 032
-2,6%
18 493
+21,4%
67 366
+0,3%
43 707
+8,1%
65 273
-1,5%
24 130
+27,7%
+10,7%
Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles SaintQuentin Seine-Aval
114 456
+0,5%
54 258
+13,0%
+7,5%
Sud Yvelines
26 207
-3,4%
17 563
+21,8%
Total 78 France métro.
384 248
-0,8%
207 087
+13,6%
15 512 631
+1,4%
11 410 904
+9,8%
Source : INSEE, RP 2008-2013
En 2013, les territoires ayant l’indice le plus élevé sont Sud Yvelines dans les Yvelines, territoire rural et le territoire 7 dans les Hauts-de-Seine, territoire résidentiel avec faible activité économique. A l’inverse, les territoires 1, 4 et Saint-Quentin, originellement jeunes, conservent des indices peu élevés.
15
STRUCTURE FAMILIALE
16
Une part de personnes seules plus importante dans les territoires très urbanisés Composition des ménages en 2013 Hauts-de-Seine 100%
4%
3%
3%
80%
30%
29%
24%
18%
19%
60%
3%
3%
3%
3%
3%
31%
26%
27%
29%
28%
21%
22%
22%
20%
10%
11%
41%
38%
36%
39%
T5
T6
T7
Total 92
France n°2 et INSEE Analyses Ile-de-France n°41 – Octobre 2016).
20% 19% 9%
40%
12%
10%
20%
36%
38%
T1
T2
9% 11%
44%
35%
10%
0%
Personnes seules
T3
Familles monoparentales
T4 Couples sans enfant
Couples avec enfants
Autres (ménages sans famille)
Yvelines 100%
2%
2%
80%
33%
38%
2% 30%
60% 40%
2%
2%
2%
2%
37%
36%
34%
34%
23%
24%
30%
25%
11%
11%
8%
27%
28%
27%
29%
Saint Quentin
Seine Aval
Sud Yvelines
Total 78
24%
24% 30%
8%
9% 8%
20%
35%
31%
23%
10%
0%
Boucle de Seine Personnes seules
Centre Yvelines
Grand Versailles
Familles monoparentales
Source : INSEE, RP 2013
Un peu plus de 1 260 000 ménages vivaient dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines en 2013, soit le quart des ménages franciliens (cf. définition page 43). En 2008, ils étaient un peu plus de 1 230 000, soit une augmentation de + 2,5 % sur la période. Cette augmentation est supérieure à celle de la population (+ 1,7 %). Dans les Hauts-de-Seine, les ménages et la population augmentent au même rythme mais dans les Yvelines le nombre de ménages augmente bien plus vite que la population (+ 2,7 % contre + 1,0 %). Cela est lié ici spécifiquement au vieillissement de la population (cf. INSEE Dossier Ile-de-
Couples sans enfant
Couples avec enfants
Autres (ménages sans famille)
La composition des ménages est très différenciée entre les deux départements. Alors que celle des Hauts-de-Seine est similaire à celle d’Ile-de-France, celle des Yvelines s’en distingue et se rapproche de celle des départements de Grande couronne. La composition des ménages des deux départements est étroitement liée au parc de logements du territoire et reflète le parcours résidentiel des ménages, les besoins des ménages en terme de logement évoluant au cours du temps. Le parc de logements yvelinois est ainsi plus adapté à l’accueil de couples avec enfants, avec des logements plus grands (59 % des résidences principales ont au moins 4 pièces contre 34 % dans les Hauts-de-Seine) et plus accessibles (prix médian d’une maison en 2016 : 360 000 € dans les Yvelines contre 570 000 € dans les Hauts-de-Seine - source Notaires 2016). Au contraire, le département des Hauts-de-Seine a un parc de logements plus à même de convenir aux personnes seules avec une part élevée de petits logements (36 % des résidences principales ont 1 ou 2 pièces contre 19 % dans les Yvelines). La part de ménages d’une personne est nettement supérieure dans les Hauts-de-Seine : près de 4 personnes sur 10 vivent seules dans le département contre 3 sur 10 dans les Yvelines. La part de ménages d’une personne est très corrélée à la densité de population : elle est la plus élevée dans les territoires 3 et 5, les plus proches de Paris (respectivement 43,5% et 41,1 %). A l’inverse, elle est la plus faible dans les territoires ruraux des Yvelines, Centre Yvelines et Sud Yvelines (respectivement 22,6 % et 26,8 %). La part de familles monoparentales est également plus élevée dans les Hauts-de-Seine que dans les Yvelines : 10,2 % des ménages altoséquanais sont des familles monoparentales contre 9,5 % des ménages des Yvelines et 10,4 % des ménages franciliens. La part de couples, avec ou sans enfants, est plus élevée dans les Yvelines où près de 6 ménages sur 10 sont des couples, contre moins de la moitié des ménages altoséquanais (cf. définition page 43). Dans les territoires ruraux yvelinois, Centre Yvelines et Sud Yvelines, la part de couples sans enfant est élevée et est liée au vieillissement de la population. La part de couples avec enfants est la plus importante dans les territoires de Centre Yvelines, Saint-Quentin et Seine-Aval (respectivement 38,0 %, 37 % et 35,5 %). 17
Un ménage sur dix est une famille monoparentale, une part en hausse constante Part de familles monoparentales en 2013
Les deux départements représentent près d’un quart des familles monoparentales d’Ile-de-France en 2013 (respectivement 71 000 familles dans les Hauts-de-Seine et 54 000 dans les Yvelines). La part des familles monoparentales est plus élevée d’1,5 point en Ile-de-France (10,4 %) qu’au niveau France métropolitaine (8,9 %) en 2013. La part des familles monoparentales dans les Hauts-de-Seine s’approche de la moyenne régionale avec 10,2 %, tandis que celle des Yvelines tend plutôt vers la moyenne nationale avec 9,5 %. Sur les 13 territoires qui composent les deux départements, 7 sont sous la moyenne régionale, 5 sont au-dessus et 1 est à la moyenne (territoire 2). Effectif et part des familles monoparentales en 2013, par territoire Territoire
Effectif
%
Territoire
Effectif
%
T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
7 677 10 329 10 323 10 352 12 775 12 465 7 399 71 320 525 783
12,1% 10,4% 9,5% 11,5% 8,6% 10,3% 10,7% 10,2% 10,4%
Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
11 302 3 487 9 070 9 684 16 837 3 188
9,1% 7,8% 8,3% 11,2% 10,8% 7,8%
Total 78 France métro.
53 568 2 485 484
9,5% 8,9%
Source : INSEE, RP 2013
Entre 2008 et 2013 le nombre de familles monoparentales progresse dans les deux départements, respectivement de + 7,3 % dans les Hauts-de-Seine et de + 7,7 % dans les Yvelines. Cette croissance est cependant moindre qu’en Ile-de-France (+ 9,3 %) et qu’en France métropolitaine (+ 9,9 %). Elle est particulièrement importante dans les territoires Seine-Aval, Sud Yvelines, Centre Yvelines et le territoire 3 (de + 12 % à + 16 %). Elle est la plus faible dans les territoires 2, 4, 7, 1 et Boucle de Seine, (de + 4,1 % à + 5,7 %) et extrêmement faible pour Saint-Quentin avec seulement + 1,8 %. Cette progression sur la période récente s’inscrit dans la continuité de la période précédente (+ 20 % entre 1999 et 2008) et correspond plus largement à une tendance forte observée au niveau national depuis les années soixante (https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281271) La part de familles monoparentales est très corrélée à la précarité : elle est plus importante dans les territoires urbains, notamment dans ceux à forte proportion de logements sociaux. C’est le cas des territoires 1 et 4 des Hauts-de-Seine (respectivement 12,1 % et 11,5 %) et de Saint-Quentin et Seine-Aval dans les Yvelines (respectivement 11,2 % et 10,8 %). Le différentiel d’amplitude intra-départemental est quasiment le même pour les deux départements (3,5 points d’écart entre le taux le plus faible et le taux le plus élevé dans les Hauts-de-Seine et 3,4 points d’écart dans les Yvelines). 18
Une forte part de familles nombreuses, comme en Ile-de-France Part de familles de 3 enfants ou plus de moins de 25 ans en 2013
Les deux départements représentent près d’un quart des familles nombreuses d’Ile-deFrance en 2013, avec respectivement 44 400 familles dans les Hauts-de-Seine et 45 800 dans les Yvelines (cf. définition page 43). La part des familles nombreuses dans l’ensemble des familles est plus élevée de 2,7 points en Ile-de-France (12,0 %) qu’au niveau France métropolitaine (9,3 %) en 2013. La part de ces familles dans les Hauts-de-Seine s’établit à 10,8 % soit 1,2 point en dessous de la moyenne régionale tandis que celle des Yvelines s’approche de cette moyenne avec 11,8 %. Effectif et part des familles nombreuses en 2013, par territoire Territoire
Effectif
%
Territoire
Effectif
%
T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
5 732 6 553 5 763 7 317 8 069 6 544 4 423 44 401 369 213
14,9% 11,2% 9,9% 13,0% 9,7% 9,0% 10,4% 10,8% 12,0%
Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
9 236 3 335 7 941 7 965 14 384 2 958
11,1% 9,8% 11,6% 12,9% 13,0% 10,1%
Total 78 France métro.
45 819 1 630 163
11,8% 9,3%
Source : INSEE, RP 2013
Entre 2008 et 2013, le nombre de familles nombreuses progresse dans les Hauts-deSeine de + 3,5 %, à peu près au même rythme qu’en Ile-de-France (+ 3,4 %) mais il régresse dans les Yvelines de - 2 % alors qu’il n’a régressé que de - 0,4 % en France métropolitaine. Les territoires dans lesquels la croissance des familles nombreuses est la plus importante (de + 6,9 % à + 7,6 %) sont les territoires 4, 2 et 1, ceux qui diminuent le plus (de - 9,1 % à - 3 %) sont Centre Yvelines, le territoire 7 et Saint-Quentin. Dans les Hauts-de-Seine, seul le territoire 7 régresse (- 5,7 %) et dans les Yvelines, seul Grand Versailles progresse (+ 0,6 %). Sur les 13 territoires qui composent les 2 départements seuls 4 sont au-dessus de la moyenne régionale (territoires 1, 4, Seine-Aval et Saint-Quentin). Comme pour les familles monoparentales, le poids des familles nombreuses est plus important dans les territoires urbains que dans les territoires ruraux d’une part, et dans les territoires à forte proportion de logements sociaux d’autre part (territoires 1 et 4 pour le 92 et Seine-Aval et Saint-Quentin pour le 78).
19
Les 80 ans et plus vivent plus souvent seuls dans les territoires urbains Part des 80 ans et plus vivant seuls en 2013
Un peu plus de 60 000 personnes âgées de 80 ans et plus vivaient seuls dans les Hautsde-Seine et les Yvelines en 2013, soit plus du quart des 80 ans et plus vivant seuls de la région (26,8 %). La part des 80 ans et plus vivant seuls est plus élevée en Ile-de-France (45,3 %) qu’en France métropolitaine (42,5 %). Le département des Hauts-de-Seine se situe à un niveau supérieur à la moyenne régionale avec 46,0 % de ses 80 ans et plus vivant seuls alors que le département des Yvelines se situe en dessous de la moyenne nationale avec 41,7 % de ses 80 ans et plus vivant seuls. Evolution des 80 ans et plus vivant seuls entre 2008 et 2013 et effectifs en 2013, par territoire Territoire
Effectifs
Evolution
Territoire
Effectifs
Evolution
T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
2 316 4 558 5 899 3 698 8 250 6 029 4 241 34 991 225 244
-2,2% +11,0% +7,1% +7,8% +13,2% +13,9% +17,8% +10,8% +12,4%
Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
7 435 1 650 6 371 1 895 6 198 1 778
+26,5% +19,9% +22,9% +17,8% +18,4% +21,0%
Total 78 France métro.
25 327 1 563 450
+22,0% +16,6%
Source : INSEE, RP 2008-2013
Entre 2008 et 2013, la part des 80 ans et plus vivant seuls progresse de + 0,2 point en France Métropolitaine et de + 0,3 point dans les Yvelines alors qu’elle régresse de - 1,4 point en Ile-de-France et de - 1,5 point dans les Hauts-de-Seine. En volume, cela représente 3 400 personnes de plus dans les Hauts-de-Seine (soit + 10,8 %) et près de 4 600 de plus dans les Yvelines (soit + 16,6 %). Le territoire 3 est le seul dont plus de la moitié des 80 ans et plus vivent seuls (51,2 %) alors qu’à l’opposé, seulement un peu plus d’un tiers des personnes de 80 ans et plus sur les territoires de Centre Yvelines (34,0 %), Sud Yvelines (35,7 %) et Saint-Quentin (36,5 %) vivent seuls. En volume, plus d’un quart des 80 ans et plus vivant seuls (26 %) se concentre sur deux territoires (territoire 5 et Boucle de Seine). Près de 56 % de cette population se concentre sur 5 territoires, les 2 précédents auxquels s’ajoutent Grand Versailles, SeineAval et le territoire 6. Les effectifs les moins importants (moins de 2 500 personnes par territoire) se retrouvent aux périphéries : territoire 1, Centre Yvelines, Sud Yvelines et sur le territoire de Saint-Quentin. 20
LOGEMENT
CHIFFRES-CLES
• • •
Une taille moyenne des ménages qui augmente à mesure que l’on s’éloigne de Paris Des logements sociaux inégalement répartis Une demande de logements sociaux dépendante de l’offre existante et de l’accessibilité en transports
2,3 personnes par ménage en moyenne 22 % de logements sociaux 94 000 demandeurs de logements sociaux
21
Une taille moyenne des ménages qui augmente à mesure que l’on s’éloigne de Paris Taille moyenne des ménages en 2013 et évolution 2008-2013
La taille moyenne des ménages est plus importante à mesure que l’on s’éloigne du centre de l’agglomération parisienne. Elle est de 2,2 en moyenne dans les Hauts-deSeine contre 2,5 dans les Yvelines et 2,3 en Ile-de-France. Au cours de leur parcours résidentiel, les ménages sont en effet souvent contraints de quitter la métropole dès lors que leur famille s’agrandit, faute de grands logements accessibles sur place. Au sein des Hauts-de-Seine, la taille moyenne des ménages varie de 2,1 pour les territoires 3 et 5, où résident les populations les plus aisées, à 2,4 pour les territoires 1 et 4, davantage en capacité d’accueillir les familles modestes avec les plus fortes parts de logements sociaux du territoire interdépartemental. Dans les Yvelines, la taille moyenne des ménages varie de 2,3 pour Grand Versailles, territoire aisé dont le parc de logements, souvent collectifs et de petite taille, présente les caractéristiques urbaines les plus fortes dans les Yvelines, à 2,6 pour Centre Yvelines et Saint-Quentin qui restent relativement accessibles avec un prix médian des maisons autour de 300 000 € contre près de 600 000 € dans les Hauts-de-Seine et dans le Grand Versailles (DVF 2014 ; Notaires 2016). Les écarts de taille moyenne des ménages entre les territoires se sont réduits entre 2008 et 2013. En effet, la taille moyenne des ménages a fortement diminué dans les territoires où les ménages sont de grande taille tandis qu’elle a au contraire augmenté dans ceux où la taille moyenne des ménages est faible. Après des décennies de baisse ininterrompue (entre 1968 et 2008, la taille moyenne des ménages passe de 2,8 à 2,2 dans les Hauts-de-Seine et de 3,2 à 2,6 dans les Yvelines), la taille moyenne des ménages croît désormais dans la plupart des territoires altoséquanais, notamment au nord du département accueillant les populations les plus modestes, tandis qu’elle continue de diminuer fortement dans les territoires les plus éloignés du centre de l’agglomération parisienne (territoires ruraux, Saint-Quentin et Seine-Aval). Le vieillissement plus rapide de la population dans les territoires yvelinois périphériques explique largement le maintien d’une tendance à la baisse de la taille des ménages. En revanche, l’augmentation récente de la taille des ménages dans les territoires altoséquanais peut être la conséquence d’un marché immobilier de plus en plus tendu, les possibilités de décohabitation devenant de plus en plus difficiles. Dans un parc de résidences principales composé très largement de petits logements (40 % de 1 ou 2 pièces contre 21 % dans les Yvelines), cette évolution est préoccupante.
22
Des logements sociaux inégalement répartis Part de logements sociaux parmi les résidences principales en 2013
La part de logements sociaux dans les résidences principales s’élève à 25 % dans les Hauts-de-Seine soit un peu plus que la moyenne régionale (22 %) tandis qu’elle est de 19 % dans les Yvelines, soit un peu moins qu’en Ile-de-France. Ces proportions restent stables entre 2008 et 2013. Ces proportions sont très variables selon les territoires, elles s’échelonnent de 4,0 % (Centre Yvelines) à 35,7 % (territoire 4). Effectif et part de logements sociaux parmi les résidences principales en 2013, par territoire Territoire
Effectif
%
Territoire
Effectif
%
T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
22 134 21 757 21 217 32 151 23 629 32 561 20 648 174 096 1 116 566
34,8% 21,9% 19,4% 35,7% 16,0% 26,8% 29,7% 24,8% 22,1%
Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
18 703 1 773 18 193 24 357 39 517 3 583
15,0% 4,0% 16,7% 28,2% 25,3% 8,7%
Total 78 France métro.
106 126 4 064 988
18,9% 14,6%
Source : INSEE, RP 2013
Dans les Hauts-de-Seine, les taux les plus faibles concernent les territoires 3 et 5 (respectivement 19,4 % et 16,0 %). Alors que le territoire 2 est dans la moyenne régionale (21,9 %), les autres territoires ont des proportions très supérieures à la moyenne francilienne, en particulier les territoires 1 (34,8 %) et 4 (35,7 %). Dans les Yvelines, les territoires ruraux ont les taux les plus faibles (4,0 % et 8,7 % pour Centre Yvelines et Sud Yvelines). Parmi les territoires urbains, Boucle de Seine et Grand Versailles ont des taux faibles (15,0 % et 16,7 %) tandis que Seine-Aval et Saint-Quentin ont des proportions importantes (25,3 % et 28,2 %). Ces deux territoires concentrent à eux seuls 60 % des logements sociaux yvelinois pour seulement 45 % de sa population. Dans un marché immobilier de l’ouest francilien de plus en plus inaccessible aux revenus modestes, le logement social est souvent la seule possibilité de résider dans ces départements. Les ménages des catégories populaires sont proportionnellement plus nombreux à résider dans le parc social qu’en Ile-de-France : 45 % des ménages employés et ouvriers résident en HLM dans les Hauts-de-Seine, 39 % dans les Yvelines contre 37 % en Ile-de-France. Dans les territoires les mieux pourvus en logements sociaux, ces proportions dépassent 50 % (territoires 1, 4, 7 et Saint-Quentin) tandis que dans les plus aisés (Boucle de Seine, Grand Versailles, territoires 3 et 5), un tiers sont concernés, ceux-ci résidant majoritairement dans le parc privé, impliquant un effort financier important. 23
Une demande de logements sociaux dépendante de l’offre existante et de l’accessibilité en transports Demandes de logements sociaux en 2015 et rapport entre ces demandes et le nombre de logements sociaux
Le rapport entre le nombre de demandes de logements sociaux et le nombre de logements sociaux (disponibles ou non) dans un territoire est un indicateur de la tension du marché locatif social. Dans les territoires concentrant un nombre excessif de demandes par rapport au nombre de logements sociaux disponibles, les temps d’attente sont les plus longs. Il est à noter que les demandes n’émanent pas forcément de demandeurs résidant dans le territoire, certains demandeurs souhaitant quitter leur territoire pour s’installer dans un autre territoire jugé plus attractif. En 2015, les départements des Hauts-de-Seine et des Yvelines concentrent 94 000 demandes de logements sociaux, soit 34 demandes pour 100 logements sociaux existants, un taux plus faible qu’en Ile-de-France (40) mais conforme à la moyenne francilienne si l’on exclut Paris (35). Ce ratio est plus élevé dans les Hauts-de-Seine (37) que dans les Yvelines (29) malgré un parc social plus développé, ce qui révèle une tension plus forte. La demande de logement social s’est fortement accrue dans les deux départements (+ 12 % entre 2013 et 2015), un peu moins cependant qu’au niveau régional (+ 14 %) en raison d’une hausse moins soutenue dans les Yvelines (+ 9 %) tandis qu’elle a progressé au même rythme qu’en Ile-deFrance dans les Hauts-de-Seine. Ce ratio est très corrélé avec la part de ménages employés et ouvriers résidant dans le parc privé. D’une manière générale, plus la part de ménages employés et ouvriers résidant dans le parc privé est forte dans un territoire donné, plus l’indicateur de tension dans le parc social est élevé. Cet indicateur n’explique pas à lui seul la variation de l’indicateur de tension dans le parc social. A proportion équivalente de ménages populaires logeant dans le parc privé, l’indicateur de tension est plus fort dans les territoires les mieux connectés au reste de l’Ile-de-France. L’indicateur de tension atteint ainsi ses valeurs les plus fortes dans les territoires 3 et 5 (57 et 46 demandes pour 100 logements sociaux soit des valeurs qui s’approchent du taux parisien de 65), territoires très bien reliés au reste de l’Ile-de-France où les ménages modestes résident très majoritairement dans le parc privé. L’indicateur de tension est le plus faible dans les territoires Seine-Aval et Saint-Quentin, plus excentrés par rapport aux autres territoires, où les ménages modestes accèdent très largement au parc social. Dans les Yvelines, seul Centre Yvelines a un ratio supérieur à la moyenne francilienne (45), en lien avec un parc social très peu développé (4 % des résidences principales). Des demandeurs de logements sociaux modestes et souvent seuls Sur le territoire interdépartemental, l’écrasante majorité des demandeurs de logements sociaux a des revenus inférieurs au plafond PLUS (91 % contre 93 % en Ile-de-France) dont 68 % avec des revenus inférieurs au plafond PLAI soit environ 1100 €/mois pour une personne seule (73 % en Ile-de-France). En comparaison, parmi l’ensemble des ménages, quel que soit leur statut d’occupation, 1 ménage sur 2 a des revenus inférieurs au plafond PLUS (59 % en Ile-de-France) dont 22 % avec des revenus inférieurs au plafond PLAI (28 % en Ile-de-France). Comme en Ile-de-France, près de la moitié des demandes concernent des ménages composés d’une seule personne (47 %), la part de demandes émanant de grands ménages composés d’au moins 4 personnes est plus faible (14 % contre 16 %). La taille moyenne des ménages demandeurs est un peu plus faible qu’en Ile-de-France (2 contre 2,1).
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PROFILS ET FRAGILITES SOCIO-ECONOMIQUES
CHIFFRES-CLES
• • • • • •
Des territoires aisés mais avec de fortes disparités Une augmentation généralisée et contrastée des précarités Un taux de chômage faible mais qui progresse très fortement Des demandeurs d’emploi aux profils variés Fin 2016, plus de 51 000 foyers bénéficiaires du RSA 4 territoires concentrent 3/4 de la population des quartiers « politique de la ville » (QPV)
Revenu médian disponible par unité de consomation : 25 600 € 320 000 personnes vivant sous le seuil de pauvreté 43 quartiers prioritaires Taux de chômage : 7,5 % 143 000 DEFM catégorie A 51 000 foyers bénéficiaires du RSA
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Des territoires aisés mais avec de fortes disparités Revenu disponible médian par unité de consommation en 2013
Taux de pauvreté en 2013
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Niveau de vie L’étude des niveaux de vie fait apparaitre un revenu disponible médian par unité de consommation globalement élevé pour les deux départements (25 800 € pour les Hauts-de-Seine et 25 400 € pour les Yvelines), en particulier pour les territoires 3 et 5 des Hauts-de-Seine, et pour les territoires de Grand Versailles et de Boucle de Seine dans les Yvelines (cf. définition page 43). Si les niveaux de vie de l’ensemble des territoires (à l’exception de Seine-Aval) demeurent supérieurs à la moyenne régionale (22 400 € en 2013), le rapport inter-décile du revenu disponible met en évidence des inégalités relativement élevées pour la plupart des communes des Hauts-de-Seine et pour les communes proches de la petite couronne dans les Yvelines (communes des territoires de Boucle de Seine et de Grand Versailles). De surcroit, des disparités de revenu importantes sont à noter au sein même des territoires, faisant apparaitre des communes disposant d’un revenu disponible médian très élevé (supérieur à 34 979 €) et des communes présentant un revenu disponible médian relativement bas (inférieur à la moyenne régionale). C’est le cas du territoire de Seine-Aval dans les Yvelines et des territoires 3 et 4 dans les Hauts-de-Seine, regroupant sur un même territoire des communes avec des niveaux de revenu allant d’un extrême à l’autre.
Pauvreté L’observation des taux de pauvreté met en exergue des poches de pauvreté localisées au sein des deux départements, même si globalement, les taux de pauvreté demeurent relativement faibles (12,1 % dans les Hauts-de-Seine et 9,3 % dans les Yvelines contre 15,4 % en Ile-de-France), notamment dans les Yvelines où le taux de pauvreté est le plus faible enregistré sur l’ensemble de la France (cf. définition page 43). Deux territoires se démarquent plus spécifiquement pour chacun des deux départements : Seine-Aval dans les Yvelines et le territoire 1 dans les Hauts-de-Seine, qui enregistrent les taux de pauvreté les plus élevés sur l’ensemble des territoires (respectivement 14,1 % et 19,9 % en 2013), avec un taux proche voire supérieur à la moyenne francilienne. Ces niveaux de pauvreté sont fortement corrélés avec la problématique du chômage, faisant apparaitre pour ces deux territoires des profils de demandeurs d’emploi parmi les plus défavorables. D’autres territoires sont également marqués par un taux de pauvreté supérieur à 10 % : les territoires 2, 3, 4, 6 et 7 pour les Hauts-de-Seine et Saint-Quentin pour les Yvelines. Les territoires ruraux des Yvelines font apparaitre quant à eux les niveaux de pauvreté les plus bas sur l’ensemble des territoires des deux départements. 320 000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté dans les deux départements. Parmi cette population, le niveau de vie médian mensuel par unité de consommation est de 794 € dans les Yvelines et 771 € dans les Hauts-de-Seine contre 797 € en France métropolitaine et 769 € en Ile-de-France.
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Une augmentation généralisée et contrastée des précarités Typologie de l’évolution de la précarité entre 2010 et 2015
Une synthèse de l’évolution des précarités dans la période récente a été réalisée. Elle intègre l’évolution du nombre de bénéficiaires du RSA (2010-2015), du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (2010-2016) et du niveau de revenu des 10 % de er ménages ayant les revenus les faibles (1 décile de revenu par unité de consommation, 2008-2013 : en 2013, il s’élève à 814 € par mois dans les Yvelines et 693 € dans les Hautsde-Seine contre 570 € en Ile-de-France). Ces évolutions sont très corrélées entre elles. 4 types de territoires se distinguent : •
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•
•
Les territoires connaissant l’augmentation la plus faible des précarités (territoires 1, 2, 3, 5) : la hausse du nombre de bénéficiaires du RSA et des demandeurs d’emploi de catégorie A est nettement plus contenue qu’en Ile-deFrance : respectivement + 12 % et + 23 % contre + 28 % et + 29 % en Ile-deFrance. De même, le niveau de revenu des ménages les plus modestes augmente légèrement (+ 2 % en prenant en compte l’inflation) tandis qu’il baisse en Ile-de-France (- 2 %). Ces territoires ont connu une forte augmentation du nombre d’emplois salariés privés entre 2008 et 2015 (+ 28 000 salariés soit + 5 %). Le territoire 4 connaît une évolution singulière : comme dans les territoires voisins, la hausse du nombre de bénéficiaires du RSA est plus faible (+ 18 %) et l’évolution du niveau de revenu des plus modestes moins défavorable qu’en Ilede-France (- 1 %). En revanche, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A est en très forte hausse : + 34 %. Ce territoire est le seul territoire altoséquanais dont l’emploi salarié privé baisse entre 2008 et 2015 (- 7 000 salariés soit - 5 %). Les territoires yvelinois (hors Seine-Aval) et le sud des Hauts-de-Seine (territoires 6 et 7) connaissent une augmentation importante des précarités : forte hausse du nombre de bénéficiaires du RSA (+ 31 %) et du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (+ 28 %), baisse du niveau de revenu des plus modestes (- 1,5 %). L’emploi salarié privé diminue entre 2008 et 2015 (- 9 000 salariés soit - 2 %). Seine-Aval se démarque avec une très forte augmentation des précarités : + 38 % du nombre de bénéficiaires du RSA, + 38 % du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, niveau de revenu des plus modestes en baisse de - 6 %. L’emploi salarié privé baisse fortement : - 3 400 salariés entre 2008 et 2015 soit - 4 %.
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Un taux de chômage faible mais qui progresse très fortement Demandeurs d’emploi en fin de mois de catégorie A au 4ème trimestre 2016 et évolution 2010-2016
ème
Au 4 trimestre 2016, les deux départements comptaient plus de 143 000 demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) de catégorie A (cf. définition page 43), soit 21,6 % des DEFM d’Ile-de-France. Le nombre de DEFM de catégorie A est plus élevé dans les Hauts-de-Seine (78 824 contre 64 215 dans les Yvelines) et la part de DEFM de longue durée (de plus d’un an) y est également plus importante : 37,9 % dans les Hauts-de-Seine contre 35,7 % dans les Yvelines. ème
Effectif de DEFM au 4 trimestre 2016 et évolution 2010-2016, par territoire Territoire
Effectif
Evolution
Territoire
Effectif
Evolution
T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
10 719 12 133 11 566 11 926 12 875 12 227 7 378 78 824 663 200
+22,7% +26,6% +19,4% +35,0% +27,6% +31,4% +31,3% +27,4% +30,1%
Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
12 303 4 012 8 727 10 827 25 109 3 237
+31,8% +31,7% +31,4% +26,9% +38,5% +23,0%
Total 78 France métro.
64 215 3 529 600
+32,9% +28,4%
Source : DIRECCTE
Les taux de chômage restent plus faibles qu’en Ile-de-France : 7,4 % dans les Yvelines et ème 7,6 % dans les Hauts-de-Seine contre 8,6 % en Ile-de-France au 3 trimestre 2016. Au niveau des territoires, le nombre de DEFM de catégorie A varie de 3 200 dans le territoire de Sud Yvelines à 25 100 à Seine-Aval. Les parts de DEFM de longue durée sont, quant à elles, les plus élevées dans les territoires 4 et 6 avec 38,5 % de DEFM de catégorie A de longue durée (plus d’un an). La hausse du nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A est massive dans les deux départements, en particulier dans les Yvelines : + 32,9 % entre 2010 et 2016, soit + 15 900 personnes contre + 27,4 % dans les Hauts-de-Seine, soit + 17 000 personnes. La croissance du nombre de demandeurs d’emploi est plus importante qu’en Ile-de-France dans les Yvelines tandis qu’elle est au contraire un peu moins forte dans les Hauts-deSeine. Les territoires connaissant la plus forte augmentation du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A sont Seine-Aval (+ 38,5 %), qui contribue à près de la moitié de la hausse du nombre de DEFM yvelinois, le territoire 4 (+ 35,0 %), Boucle de Seine (+ 31,8 %) et Centre Yvelines (+ 31,7 %). C’est dans les territoires 1et 3 que la hausse est la moins importante (respectivement + 22,7 % et + 19,4 %).
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Des demandeurs d’emploi aux profils variés Typologie des demandeurs d’emploi de catégorie A en décembre 2015
Les demandeurs d’emploi de catégorie A ont des profils contrastés selon les territoires, très corrélés aux profils socio-économiques de la population en général : •
•
•
•
•
Les territoires les plus aisés des deux départements, soit les territoires 3 et 5, Boucle de Seine et Grand Versailles, ont le profil de demandeurs d’emplois le plus qualifié : la moitié d’entre eux sont diplômés du supérieur (1/3 en Ile-de-France). Par ailleurs, ils sont plus souvent âgés (29 % ont plus de 50 ans contre 26 % en Ilede-France). Les territoires 2, 4, 6 et 7 ont un profil de demandeurs d’emploi proche de la moyenne des deux départements. Ils se distinguent toutefois par l’importance du chômage de longue durée et de très longue durée : 40 % des demandeurs d’emploi de catégorie A sont au chômage depuis au moins 1 an (longue durée) contre 37 % en Ile-de-France ; 21 % le sont depuis au moins 2 ans (très longue durée) contre 19 % en Ile-de-France. Les territoires ruraux (Centre Yvelines, Sud Yvelines) ont une surreprésentation des demandeurs d’emploi d’un niveau de qualification intermédiaire (CAP à Bac+2) qui constituent 67 % des demandeurs d’emploi contre 59 % en Ile-de-France et dans les deux départements. En lien avec la faiblesse des précarités (taux de chômage et de pauvreté nettement plus faibles qu’en Ile-de-France), la part des demandeurs d’emploi très peu diplômés (sans diplôme, BEPC) y est très basse : 11 % contre 19 % en Ile-de-France. Territoire jeune où les catégories populaires conservent un poids important, Saint-Quentin a un profil spécifique à différents titres avec une surreprésentation des jeunes (les moins de 25 ans représentent 12 % des demandeurs contre 11 % en Ile-de-France et 9 % dans les deux départements), des demandeurs en situation de handicap (9 % contre 7 % dans les deux départements) ou à faible niveau de formation (49 % n’ont pas le baccalauréat contre 44 % en Ile-de-France). Malgré ces difficultés, la part de demandeurs d’emploi de longue durée y est en revanche la plus faible au sein des territoires (34 % contre 37 % en Ile-de-France). Le territoire 1 et Seine-Aval, territoires les plus populaires, ont des profils de demandeurs d’emploi qui témoignent de difficultés multiples : peu diplômés (54 % n’ont pas le baccalauréat), plus souvent de longue durée (40 %), en situation de handicap (8 %), ou jeunes (11 % ont moins de 25 ans).
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Fin décembre 2016, plus de 51 000 foyers bénéficiaires du RSA Foyers bénéficiaires du RSA en 2015 et évolution 2010-2015
Fin 2015, les deux départements comptaient plus de 73 000 foyers bénéficiaires du RSA, soit 17,0 % des foyers bénéficiaires du RSA d’Ile-de-France (cf. définition page 43). Le nombre de foyers bénéficiaires du RSA est plus élevé dans les Hauts-de-Seine (41 397 contre 31 622 dans les Yvelines). Leur part parmi les ménages est également plus élevée dans les Hauts-de-Seine, mais largement inférieure aux moyennes régionale et nationale (5,9 % dans les Hauts-de-Seine contre 5,6% dans les Yvelines). L’évolution de cette population a connu une croissance nettement plus marquée dans les Yvelines sur la période 2010-2015 (+ 35,2 % dans les Yvelines contre + 16,3 % dans les Hauts-de-Seine). Cette hausse représente près de 5 800 foyers bénéficiaires supplémentaires au cours de la période dans les Hauts-de-Seine et plus de 8 200 dans les Yvelines. Effectif de foyers bénéficiaires du RSA et part dans les ménages en 2015, par territoire Territoire
Effectif
T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
6 461 6 320 5 491 7 335 5 431 6 305 4 041 41 397 429 827
% dans les ménages 10,2% 6,4% 5,0% 8,1% 3,7% 5,2% 5,8% 5,9% 8,5%
Territoire
Effectif
Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines Total 78
5 462 1 332 3 639 5 852 13 753 1 242 31 622
% dans les ménages 4,4% 3,0% 3,3% 6,8% 8,8% 3,0% 5,6%
France métro.
2 285 203
8,2%
Source : CAF, INSEE RP 2013
Les territoires urbains des deux départements présentent un nombre de foyers bénéficiaires du RSA relativement élevé (entre de 3 000 à 7 500). Le territoire de Seine-Aval a le nombre de foyers bénéficiaires du RSA le plus élevé avec plus de 13 000 foyers bénéficiaires. Tous les territoires des Yvelines, à l’exception de Boucle de Seine, ont vu leur nombre de foyers bénéficiaires du RSA augmenté de plus de + 35,0 %. Cette dynamique est fortement corrélée à la problématique de la croissance du chômage et de l’évolution de l’emploi dans les Yvelines. A l’inverse, les territoires des Hauts-de-Seine (à l’exception du territoire 7) ont des taux d’évolution inférieurs à la moyenne francilienne. Depuis janvier 2016, le RSA activité a été supprimé pour être remplacé par la prime pour l’activité. Au 31 décembre 2016, le territoire interdépartemental comptait 51 158 foyers bénéficiaires du RSA (29 745 dans les Hauts-de-Seine et 21 413 dans les Yvelines), soit 15,9 % des foyers bénéficiaires franciliens et 71 846 bénéficiaires de la prime pour l’activité (37 052 dans les Hauts-de-Seine et 34 794 dans les Yvelines), soit 20,1 % des bénéficiaires franciliens. 31
4 territoires concentrent 3/4 de la population des quartiers « politique de la ville » (QPV) Quartiers prioritaires de la politique de la ville en 2016
Depuis plus de 30 ans, la politique de la ville vise à revaloriser les quartiers urbains les plus défavorisés socialement et à réduire les inégalités au sein des villes. Suite à la dernière réforme de la politique de la ville lancée en 2012, la nouvelle géographie prioritaire d’intervention s’est recentrée sur les quartiers considérés comme les plus en difficulté, sur la base d’un critère unique de définition, le niveau de revenu des habitants. Cette révision a pour conséquence une nette réduction de la part d’habitants résidant en quartier « politique de la ville » dans le territoire interdépartemental. Elle passe de 14 % à 7 % après la réforme, soit une proportion très inférieure à celle de l’Ile-de-France (13 %). Au total, le territoire interdépartemental compte 43 quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) rassemblant 210 000 habitants dans 25 communes en 2013. Ces quartiers sont très inégalement répartis avec une part d’habitants résidant en QPV variant de 0 % à 24 % selon les territoires. Les 4 territoires où cette proportion dépasse la moyenne régionale (territoires 1 et 4, Saint-Quentin, Seine-Aval) concentrent à eux seuls plus de 3/4 de la population résidant en QPV du territoire interdépartemental alors qu’ils regroupent seulement 1/3 de la population totale. Par définition, les QPV sont fortement exposés à la pauvreté avec 34 % des habitants sous le seuil de pauvreté en 2013 (37 % en Ile-de-France). La population des QPV est globalement plus jeune et en difficulté sociale (monoparentalité, familles nombreuses, chômage, RSA, …) que le reste de la population. Si les QPV sont par construction tous marqués par la pauvreté, ceux-ci se différencient néanmoins quant à leur taille ou au profil de leurs habitants. Par exemple, le nombre d’habitants varie de 700 habitants (Sartrouville / Vieux Pays) à 21 000 (Mantes-la-Jolie / Val Fourré), le taux de pauvreté varie de 27 % (Maurepas / Friches) à 53 % (Clichy / Entrée de Ville) ou encore la part des 60 ans et plus varie de 7 % (Poissy / St Exupéry) à 25 % (Gennevilliers / Agnettes).
Territoire
Nombre de QPV
T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
6 3 2 5 0 1 4 21 272
Part de la Population population en QPV résidant en QPV 36 700 15 800 5 400 30 700 0 5 700 8 900 103 000 1 546 000
23,7% 7,0% 2,3% 13,9% 0,0% 2,1% 5,5% 6,5% 12,9%
Part de la Population population en QPV résidant en QPV
Territoire
Nombre de QPV
Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
3 0 0 7 12 0
11 300 0 0 34 500 61 200 0
3,7% 0,0% 0,0% 15,2% 15,0% 0,0%
Total 78 France métro.
22 1 296
107 000 4 856 000
7,5% 7,6%
Source : INSEE, RP 2013 NPNRU = Nouveau plan national de renouvellement urbain
32
POPULATION ACTIVE ET EMPLOI
CHIFFRES-CLES • • • • • • • •
Deux tiers des actifs résidents occupent un emploi dans le territoire interdépartemental Dans les pôles économiques, l’emploi se concentre dans les grands établissements Un emploi salarié dynamique dans les territoires concentrant les emplois tertiaires supérieurs Des profils d’emploi en mutation rapide Des profils d’emploi très différents selon les territoires Une spécialisation industrielle et tertiaire dans le territoire interdépartemental Des actifs et des emplois qualifiés mais un déséquilibre croissant entre le profil des actifs et le profil des emplois Des jeunes de plus en plus souvent déconnectés du marché du travail
1,5 million d’actifs résidents 1,5 million d’emplois 0,98 emploi par actif résident 2/3 des actifs résidents travaillent dans le territoire interdépartemental 34% de cadres actifs résidents 37% de cadres dans l’emploi 42 000 jeunes de 15-24 ans ni en étude, ni en formation, ni en emploi
33
Un territoire moteur de l’économie francilienne et une concentration de l’emploi dans les grands établissements au sein des pôles économiques Actifs travaillant dans une entreprise de plus de 100 salariés en 2013
Doté du premier quartier d’affaires européen (La Défense), d’un pôle d’excellence de la communication et du numérique (le Val-de-Seine), d’un grand nombre d’établissements de recherche et de production industrielle, d’une situation géographique proche de Paris et d’un accès facile aux grands pôles économiques franciliens, européens et internationaux, l’ouest francilien est un territoire économiquement attractif. Le territoire interdépartemental est le premier territoire d’Ile-de-France en termes de : Recherche & Développement (7 milliards d’euros – 62 % de l’IDF) Nombre de chercheurs (36 230 ETP – 63 % de l’IDF) Etablissements de plus de 1 000 salariés (99 - 45% de l’IDF). Et le deuxième en termes de : Demandes de brevets (3 807 demandes – 50 % de l’IDF) Nombre d’établissements (247 016 – 21 % de l’IDF) Nombre de salariés (1,5 millions – 26 % de l’IDF) Nombre de cadres (547 024 – 37 % de l’IDF) Nombre d’étudiants (117 780 – 18 % de l’IDF) L’Ouest francilien accueille un nombre important de grands établissements de renom international et de PME. Avec ses loyers attractifs par rapport à Paris, il bénéficie de l’arrivée des entreprises qui, pour des raisons d’économies de coûts immobiliers, quittent leurs implantations parisiennes pour s’installer dans la première couronne. Fin 2016, le parc de bureaux du territoire interdépartemental représente 35 % du parc de bureaux francilien (soit près de 20 millions de m²). Dans les territoires à vocation économique, l’emploi se concentre très largement dans les grands établissements (plus de 100 salariés). Très peu d’établissements concentrent ainsi une majorité des emplois locaux. Cela constitue à la fois une richesse, avec des emplois nombreux et stratégiques, mais également une dépendance plus forte à quelques grands sites employeurs soumis aux aléas conjoncturels et aux stratégies des grandes entreprises (plan de restructuration, délocalisation, …). A contrario, dans les territoires à dominante résidentielle (territoire 7, Yvelines hors Grand Versailles et Saint-Quentin), les salariés travaillent majoritairement dans des petits et moyens établissements. 34
Deux tiers des actifs résidents occupent un emploi dans le territoire interdépartemental Emplois et lieu de résidence des actifs en 2013
Les deux départements concentrent 1,5 millions d’emplois et autant d’actifs résidents soit dans les deux cas environ un quart du total francilien. Leur répartition dans les territoires est très hétérogène, l’emploi ayant une tendance plus forte à la concentration géographique que celle des actifs résidents. Les territoires situés entre La Défense et Saint-Quentin ont une vocation économique marquée avec un indice de concentration de l’emploi supérieur à 1 (cf. définition page 43). Concernant les territoires 2, 3 et 4 (La Défense), l’indice est très supérieur à 1, signifiant que le nombre d’emplois dépasse largement celui des actifs résidents. Le territoire 5, Grand Versailles et Saint-Quentin sont proches de l’équilibre avec des valeurs proches de 1. Ces territoires concentrent près d’un million d’emplois, soit 2/3 des emplois des deux départements pour près de 800 000 actifs, soit 1 actif résident sur deux. Dans chacun de ces territoires, les emplois sont très majoritairement pourvus par des actifs résidant en dehors. Les actifs résidents profitent de la proximité à ces pôles d’emploi : ils travaillent plus souvent dans leur territoire de résidence (37 % contre 34 % dans les territoires à dominante résidentielle), et plus largement au sein de ces territoires formant le cœur économique des deux départements (59 %). Avec des valeurs inférieures à 1, les autres territoires (territoires 1, 6, 7, reste des Yvelines) sont à dominante résidentielle. Les emplois, nettement moins nombreux, sont d’abord occupés par des actifs résidant dans le territoire, en particulier en SeineAval. Les actifs résidant dans les deux départements sont fortement dépendants des marchés de l’emploi locaux : 2/3 travaillent dans les Yvelines ou dans les Hauts-deSeine, ce qui illustre la forte articulation des bassins d’emplois altoséquanais et yvelinois. La dépendance est moindre dans les Hauts-de-Seine (58 %), mieux reliée au reste de l’Ile-de-France, que dans les Yvelines (75 %).
35
Un emploi salarié dynamique dans les territoires concentrant les emplois tertiaires supérieurs Emplois salariés du secteur marchand en 2015 et évolution 2010-2015
L’emploi salarié du secteur marchand représente près des 3/4 de l’emploi total (salarié ou non, marchand ou non) des deux départements. Son évolution depuis la crise de 2008 révèle des dynamiques très variables selon les territoires. Le département des Hauts-de-Seine gagne 23 000 emplois entre 2008 et 2015 (+ 3 %) tandis que le département des Yvelines perd 14 000 emplois (- 4 %) dans un contexte francilien de légère hausse (+ 1 %). Avec un poids de l’industrie encore important (1/5 des salariés du secteur marchand contre 1/10 en Ile-de-France), le département des Yvelines est très touché par la désindustrialisation (- 15 000 emplois). L’emploi salarié des autres secteurs, notamment du commerce, baissent aussi, mais dans une moindre mesure. Seul le secteur tertiaire hors commerce connaît une légère augmentation. La baisse de l’emploi concerne tous les territoires yvelinois à l’exception de Boucle de Seine, territoire le moins industriel du département. 2/3 des pertes d’emploi se font au sein de Grand Versailles et Saint-Quentin, soit dans le « moteur économique » yvelinois. Malgré une baisse d'emplois dans les secteurs de la construction et dans l’industrie, l'essor du secteur tertiaire hors commerce (+ 26 000 emplois) est à l’origine de la hausse de l’emploi dans les Hauts-de-Seine. Le nord du département contribue à 2/3 de la hausse d’emplois (territoire 1 en particulier, territoires 2 et 3), les territoires 5 et 7 sont également très dynamiques. Seuls deux territoires altoséquanais ne le sont pas : le territoire 4 (- 5 %) et le territoire 6 (0 %).
36
Des profils d’emploi en mutation rapide Typologie de l’évolution du profil des emplois entre 1999 et 2013
Dans un contexte de métropolisation (phénomène de concentration géographique des populations et activités, en particulier des fonctions stratégiques), le profil des emplois évolue très rapidement. En Ile-de-France, la part des cadres augmente de + 7 points entre 1999 et 2013 tandis que celle des employés et ouvriers diminue de - 7 points dans la même période. Les actifs les moins qualifiés connaissent des difficultés croissantes d’insertion dans le marché de l’emploi francilien : 15 % des employés et 19 % des ouvriers sont au chômage en 2013. Une typologie de l’évolution du profil des emplois dans la période 1999-2013 a été réalisée. Elle met en évidence 5 grands types d’évolution : • Métropolisation accrue (territoires 2 à 6, Saint-Quentin) : dans ces territoires d’emploi très qualifié, le processus de métropolisation à l’œuvre en Ile-de-France est encore plus rapide. La part des cadres augmente de + 10 points tandis que celle des employés et ouvriers diminue de - 8 points. Le taux de chômage élevé des employés (14 %) et ouvriers (18 %) révèle la problématique d’insertion de ces catégories socioprofessionnelles. • Tertiarisation : le territoire 1 connaît une évolution singulière. Comme pour le type précédent, la part des cadres a fortement augmenté (+ 9 points), mais la part des employés a résisté (- 1 point contre - 5 points pour le type « Métropolisation accrue ») tandis que celle des ouvriers a plus fortement régressé (- 7 points contre - 3 points pour le type précédent). Cela illustre la tertiarisation en cours d’un territoire au passé industriel. La mutation rapide du profil des emplois a pour conséquence une mise à l’écart croissante des catégories socio-professionnelles les moins qualifiées du marché de l’emploi : les taux de chômage des employés (18 %) et ouvriers (20 %) atteignent leur record au sein du territoire interdépartemental. • Métropolisation lente (Boucle de Seine, Grand Versailles, territoire 7) : la part des cadres augmente moins vite (+ 5 points), tandis que celle des employés et ouvriers diminue plus faiblement (- 5 points). • Territoires ruraux (Centre Yvelines, Sud Yvelines) : les emplois non-salariés typiques des secteurs ruraux (agriculteurs, artisans, commerçants, …) reculent (- 1 point contre - 0,5 point dans le territoire interdépartemental et en Ile-deFrance) au profit des couches moyennes salariées (la part des professions intermédiaires augmente de + 3 points contre + 1 point en Ile-de-France). • Désindustrialisation massive : Seine-Aval se distingue encore des autres territoires avec la plus forte baisse de la part des ouvriers (- 8 points), tandis que le poids des professions intermédiaires et des employés augmente. La part des cadres augmente mais moins qu’ailleurs (+ 4 points contre + 9 points dans le territoire interdépartemental).
37
Des profils d’emploi très différents selon les territoires Profil des emplois en 2013
Une typologie basée sur les catégories socioprofessionnelles détaillées et les secteurs d’activité des emplois révèle 5 types de profil d’emplois : •
•
•
•
•
Les territoires concentrant les emplois tertiaires supérieurs : ce type concerne les territoires 2, 3 et 5 qui abritent notamment les pôles tertiaires de La Défense, Boulogne-Billancourt et Issy-les-Moulineaux. Près d’un emploi sur deux relève de la catégorie des cadres et 2/3 des salariés travaillent dans le secteur tertiaire marchand hors commerce (1 salarié sur deux en Ile-de-France). Les territoires ayant un profil diversifié, proche de la moyenne des deux départements : les territoires 4, 6, 7 et Grand Versailles relèvent de ce type. Ces territoires ont un profil d’emploi proche de celui des deux départements, plutôt élevé et diversifié au niveau des secteurs d’activité. Les territoires concentrant les emplois qualifiés à dominante technique : le territoire 1 et Saint-Quentin relèvent de ce type. Les emplois techniques qualifiés (ingénieurs, techniciens, agents de maîtrise) ainsi que les secteurs de l’industrie (près d’un salarié sur 5 contre 8 % en Ile-de-France) et du commerce y sont surreprésentés. Les territoires résidentiels aux emplois peu qualifiés relevant souvent de l’administration publique : les territoires ruraux yvelinois et Boucle de Seine relèvent de ce type. Appartenant majoritairement aux catégories employés et ouvriers (43 % contre 38 % en Ile-de-France), les emplois de ces territoires relèvent très souvent de l’administration publique (1 salarié sur 3 contre 1 sur 4 en Ile-de-France). Seine-Aval, qui se distingue là-aussi, avec des emplois très majoritairement peu qualifiés (49 % d’employés et d’ouvriers) et relevant encore souvent de l’industrie (près d’1 salarié sur 4).
La richesse et la diversité du tissu économique des territoires 3, 4 et 5 les rendent très attractifs. Cette attractivité est renforcée par des spécificités sectorielles avec des services hautement qualifiés (économie de l’information, audiovisuel et médias pour le territoire 3, finances et assurances pour le territoire 4 et communication et numérique pour le territoire 5) et des services de haute performance utilisant les technologies de pointe, notamment les TIC.
38
Une spécialisation industrielle et tertiaire dans le territoire interdépartemental Emplois par secteur d’activité en 2013 Hauts-de-Seine 100% 17%
12%
16%
24% 11%
80%
11%
17%
22%
31%
10% 11%
18%
11%
9%
9%
12%
60% 40% 20%
41%
61%
69%
52%
59%
53%
63%
43% 8% 3%
4%
17%
14%
3% 7%
5% 10%
3% 7%
12%
4% 10%
4% 10%
T1
T2
T3
T4
T5
T6
T7
Total 92
0% Agriculture
Industrie
Construction
Tertiaire marchand
Commerce
Adm publique
Yvelines 100% 16%
80% 60%
32%
31%
31%
32%
36%
28%
16% 18%
15%
13%
15%
13% 15% 39%
40%
28% 35%
7% 8%
7% 7%
4% 16%
34% 32%
10%
10%
20% 0%
24% 39%
13%
19%
24%
6% 10% 1%
16%
Saint Quentin
Seine Aval
Sud Yvelines
Total 78
1%
Boucle de Seine Agriculture
Centre Yvelines
Grand Versailles
Industrie
Construction
Tertiaire marchand
Commerce
1 emploi salarié sur 2 relève du secteur tertiaire marchand hors commerce dans le territoire interdépartemental. Le poids de ce secteur est un peu plus important qu’en Ile-de-France (50 % contre 48 %). Le secteur industriel est le plus surreprésenté (12 % des salariés contre 8 % dans la région) tandis que l’administration publique est au contraire sous-représentée (20 % contre 26 %). Ces résultats à l’échelle du territoire interdépartemental masquent des situations locales très diversifiées. Le département des Hauts-de-Seine se distingue ainsi par une forte surreprésentation des emplois salariés dans le secteur tertiaire marchand hors commerce qui concentre une très large majorité des emplois salariés (59 % contre 48 % en Ile-de-France). Cette spécialisation touche en particulier les territoires 2, 3 et 5 (La Défense et Boulogne-Billancourt). Le secteur industriel est néanmoins également légèrement surreprésenté (10 % contre 8 % en Ile-de-France), notamment au nord du département (territoires 1 et 2) ainsi qu’au sud (territoire 6). La construction, le commerce (à l’exception du territoire 1) et surtout l’administration publique (à l’exception du territoire 7) sont en revanche sous-représentés (17 % contre 26 % en Ile-de-France). La diversité des secteurs d’activité est nettement plus importante dans les Yvelines. Le secteur tertiaire marchand reste le premier secteur d’activité mais il est fortement sous-représenté (34 % seulement), laissant une place plus importante aux autres secteurs d’activité, en particulier l’industrie, deux fois plus représentée qu’en Ile-de-France (16 % contre 8 % en Ile-de-France). A l’exception de Boucle de Seine où le commerce et l’administration sont surreprésentés, tous les territoires yvelinois ont une forte part d’emplois salariés dans l’industrie. A l’image des territoires à dominante résidentielle, l’administration publique est une composante importante de l’emploi dans le département des Yvelines (28 %). A l’exception de Saint-Quentin, ce secteur concentre 1/3 des emplois salariés locaux.
Adm publique
Source : INSEE, RP 2013
39
Des actifs et des emplois qualifiés mais un déséquilibre croissant entre le profil des actifs et le profil des emplois Profil des actifs de 15-64 ans par catégorie socioprofessionnelle en 2013
Profil des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2013
Hauts-de-Seine
Hauts-de-Seine
100% 16%
80%
8%
9%
6%
11%
10%
9%
24%
27%
24%
24%
100% 80%
29% 24%
24% 25%
27%
25%
26%
25%
19%
45%
41%
35%
33%
25% 4%
5%
6%
T1
T2
T3
Agriculteurs exploitants Prof. Intermédiaires
37%
37%
4%
5%
4%
4%
5%
T4
T5
T6
T7
Total 92
Artisans, Comm., Chefs entr. Employés
24%
60% 40%
37%
0%
18%
80%
9% 22%
Cadres, Prof. intel. sup. Ouvriers
12% 23%
8%
14%
11%
19%
23%
23% 28%
5%
7%
Boucle de Seine
Centre Yvelines
Agriculteurs exploitants Prof. Intermédiaires
26%
27%
48%
47%
44%
40%
20%
26%
0%
4%
3%
4%
3%
4%
T1
T2
T3
T4
T5
Agriculteurs exploitants Prof. Intermédiaires
13%
13%
18%
80% 25%
29%
38%
Artisans, Comm., Chefs entr. Employés
9%
12% 23%
26% 29%
42%
32%
4%
4%
4%
T6
T7
Total 92
Cadres, Prof. intel. sup. Ouvriers
40%
39%
31% 26%
20%
4%
3%
4%
6%
Grand Versailles
Saint Quentin
Seine Aval
Sud Yvelines
Artisans, Comm., Chefs entr. Employés
30% 4%
Total 78
Cadres, Prof. intel. sup. Ouvriers
20% 0%
27%
27%
6%
28%
1%
Boucle de Seine
33%
36% 17%
10%
Centre Yvelines
Agriculteurs exploitants Prof. Intermédiaires
28%
29%
26%
18%
15%
26%
28%
24%
19%
20%
27% 27%
28%
28% 28%
26%
60% 29%
40%
0%
21% 25%
Yvelines
26%
27%
38%
8%
11%
27%
100%
29%
20%
22%
27%
29%
60%
10%
20%
21%
24%
Yvelines 100%
6%
9%
27%
25%
20%
6%
24%
60% 40%
7% 18%
19%
22%
24%
9%
4%
Grand Versailles
3%
5%
28%
18%
27%
7% 1%
5%
Saint Seine Aval Sud Quentin Yvelines
Artisans, Comm., Chefs entr. Employés
Total 78
Cadres, Prof. intel. sup. Ouvriers
Source : INSEE, RP 2013
40
Des actifs au profil social globalement élevé La population active regroupe les personnes ayant un emploi et les chômeurs. Les deux départements concentrent 1,5 millions d’actifs, soit un quart des actifs franciliens. En lien avec leur niveau de vie important, les actifs résidents alto-séquanais et yvelinois ont un profil social élevé. Ils appartiennent plus souvent à la catégorie des cadres et professions intellectuelles supérieures et moins à celles des employés et ouvriers qu’en Ile-de-France. Ils sont par ailleurs plus souvent diplômés du supérieur (46 % contre 40 % en Ile-de-France) et plus rarement peu ou non diplômés (22 % sont au mieux titulaire d’un diplôme équivalent au brevet des collèges contre 25 % en Ile-deFrance). Cet écart avec le profil francilien est plus marqué pour les Hauts-de-Seine (37 % de cadres parmi les actifs contre 27 % en Ile-de-France, 33 % d’employés et d’ouvriers contre 42 % en Ile-de-France), que pour les Yvelines (30 % de cadres, 38 % d’employés et d’ouvriers). Au sein des deux départements, trois types de territoires se distinguent concernant le profil socioprofessionnel des actifs : • Les territoires au profil social élevé : soit l’ensemble des Hauts-de-Seine hors territoire 1, Boucle de Seine et Grand Versailles. Les cadres y sont fortement surreprésentés au détriment des autres CSP et plus d’un actif sur 2 est diplômé du supérieur. • Les territoires de couches moyennes : soit les territoires ruraux yvelinois (Centre Yvelines et Sud Yvelines) qui présentent une composition sociale mixte proche du profil francilien avec une légère surreprésentation des non-salariés (agriculteurs, artisans, commerçants, …), des cadres et professions intermédiaires, tandis que les employés et ouvriers sont légèrement sous-représentés (35 %). Les actifs ayant un CAP/BEP y sont surreprésentés. • Les territoires les plus populaires où la part des catégories employés et ouvriers égale ou dépasse celle de l’Ile-de-France : Saint-Quentin, territoire 1 et SeineAval. Si les deux premiers territoires ont une composition sociale mixte proche de celle de l’Ile-de-France, Seine-Aval se détache fortement par rapport aux autres territoires avec 47 % d’employés et d’ouvriers (42 % en Ile-de-France, 35 % dans les deux départements) et seulement 20 % de cadres (27 % en Ile-de-France, 34 % dans les deux départements). Le territoire 1 et Seine-Aval sont les seuls territoires ayant une proportion d’actifs non ou peu diplômés supérieure à la moyenne francilienne (respectivement 29 et 28 % contre 25 %). Alors que dans le territoire 1, la part de diplômés du supérieur reste proche de la moyenne francilienne (37 % contre 40 %), elle est revanche très inférieure en Seine-Aval (31 %).
Des profils d’emplois plus différenciés que les profils d’actifs Les disparités territoriales sont plus marquées en ce qui concerne la composition socioprofessionnelle des 1,5 million d’emplois (26 % du total régional). Globalement, là où les actifs sont plus qualifiés, les emplois le sont encore davantage, et inversement. Le profil des emplois altoséquanais se distingue ainsi encore plus de celui de la région (42 % de cadres contre 29 % en Ile-de-France) tandis que les emplois yvelinois ont un profil proche de la moyenne régionale mais légèrement inférieur avec un peu moins de cadres (27 %) et un peu plus d’employés et d’ouvriers (40 % contre 39 %). A l’exception du territoire 1, tous les territoires altoséquanais, Grand Versailles et Saint-Quentin ont des emplois plus qualifiés qu’au niveau francilien tandis que dans les autres territoires, près d’un emploi sur deux relève des catégories employés et ouvriers. D’une manière générale, dans un territoire donné, le profil des actifs résidents est proche de celui des emplois offerts. Certains territoires dérogent à cette règle : • Le profil des actifs est nettement plus élevé que celui des emplois dans les territoires Boucle de Seine, Centre Yvelines, Grand Versailles et Sud Yvelines. A l’exception du Grand Versailles, il s’agit de territoires résidentiels (indice de concentration de l’emploi inférieur à 1). • Le profil des emplois est nettement plus élevé que celui des actifs dans les territoires 2, 3 et 4 (La Défense) et Saint-Quentin, territoires à vocation économique (indice de concentration de l’emploi élevé).
41
Des jeunes de plus en plus souvent déconnectés du marché du travail 15-24 ans ni en étude ni en formation ni en emploi en 2013
Les jeunes ni en étude, ni en emploi, ni en formation constituent un indicateur « cible » des politiques de jeunesse depuis quelques années. Cette approche permet de dépasser la seule prise en compte des jeunes au chômage en élargissant l’analyse à l’ensemble des jeunes déconnectés du marché du travail. Cette catégorie recouvre des réalités diverses (jeunes découragés, jeunes en situation de handicap, jeunes en recherche d’orientation, jeunes profitant d’une année de césure, …). En 2013, 42 000 jeunes de 15 à 24 ans sont concernés dans les deux départements soit 11,5 % de cette tranche d’âge, un taux plus faible qu’en Ile-de-France (13,8 %). La part de ces jeunes est un peu plus faible dans les Hauts-de-Seine (11 %) que dans les Yvelines (11,9 %). 3/4 de ces jeunes sont au chômage, le quart restant concerne des inactifs. Nombre et part de jeunes ni en étude, ni en formation ni en emploi en 2013 Territoire
Effectif
%
Territoire
Effectif
%
T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 Total 92 Total IdF
3 091 2 801 2 617 3 749 3 058 3 546 2 221 21 085 212 792
16,6% 10,6% 10,1% 13,3% 8,0% 10,9% 10,5% 11,0% 13,8%
Boucle de Seine Centre Yvelines Grand Versailles Saint-Quentin Seine-Aval Sud Yvelines
3 304 1 439 2 904 3 988 7 958 1 184
9,5% 10,4% 8,8% 13,4% 15,6% 10,0%
Total 78 France métro.
20 776 15 429 278
11,9% 15,7%
Source : INSEE, RP 2013
Les proportions varient du simple (8 % pour le territoire 5, 9 % pour Grand Versailles) au double (16 % pour Seine-Aval, 17 % pour le territoire 1) dans les territoires yvelinois et altoséquanais. Sans surprise, les territoires les plus socialement défavorisés sont davantage touchés. La part de ces jeunes est néanmoins plus forte qu’attendu dans les Yvelines, compte-tenu des caractéristiques socio-économiques, notamment à Saint-Quentin qui a un taux de pauvreté nettement plus faible qu'en Ile-de-France (11 % contre 15 %) mais une part de ces jeunes proche de la moyenne francilienne malgré la présence d'une université, et en Seine-Aval avec un taux de pauvreté légèrement inférieur à la moyenne francilienne et une part de ces jeunes nettement supérieure. Entre 2008 et 2013, suite à la crise économique, le nombre et la part des jeunes ni en étude ni en emploi ni en formation ont sensiblement augmenté (leur nombre augmente de + 18 % alors que le nombre de 15-24 ans a globalement baissé de - 0,7 % comme en Ilede-France, leur proportion parmi les jeunes augmente de 1,9 point) à un rythme néanmoins légèrement inférieur à celui de l’Ile-de-France (respectivement + 22 % et + 2,6 points). La part de ces jeunes augmente le plus fortement (+ 3 points) dans les territoires 1, 6, Centre Yvelines et Saint-Quentin. 42
DEFINITIONS Couple :
Ménage :
Au sens de l’INSEE, un couple est un ensemble formé, au sein d’un ménage, de deux personnes de 18 ans ou plus, sauf exception, qui partagent la même résidence principale et qui déclarent tous les deux vivre en couple ou être mariés, pacsés ou en union libre. Les couples ainsi constitués sont des couples de fait.
Un ménage, au sens de l’INSEE, désigne l’ensemble des personnes qui partagent la même résidence principale, sans que ces personnes soient nécessairement unies par des liens de parenté. Un ménage peut être constitué d’une seule personne. Il y a égalité entre le nombre de ménages et le nombre de résidences principales.
Demandeur d’emploi en fin de mois (DEFM) de catégorie A :
Rapport inter-déciles :
Les demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) de catégorie A sont les personnes inscrites à Pôle Emploi, ayant une demande d’emploi au cours du dernier jour du mois, tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi et sans emploi.
Le rapport inter-déciles des revenus est utilisé pour mettre en évidence les disparités (ou écarts) entre les plus riches et les plus pauvres.
Entreprise :
Le revenu disponible est le revenu à la disposition du ménage pour consommer et épargner. Il comprend les revenus d'activités, indemnités de chômage, retraites et pensions, revenus fonciers, les revenus financiers (imputés pour ceux qui ne sont pas soumis à déclaration : livrets exonérés, PEA, LEP, CEL, PEL, produits d'assurance vie) et les prestations sociales reçues (prestations familiales, minima sociaux et prestations logements). Au total de ces ressources, on déduit les impôts directs (impôt sur le revenu, taxe d'habitation) et les prélèvements sociaux : contribution sociale généralisée (CSG), contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Les aides locales (prestations versées par les mairies, association, etc...) ne sont pas prises en compte pour le calcul du revenu disponible.
L'entreprise est la plus petite combinaison d'unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d'une certaine autonomie de décision, notamment pour l'affectation de ses ressources courantes. Elle est composée d’un ou plusieurs établissements, dont un établissement siège.
Etablissement : L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'entreprise. Un établissement produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique... L'établissement, unité de production, constitue le niveau le mieux adapté à une approche géographique de l'économie.
Famille : Une famille, au sens de l’INSEE, est la partie d'un ménage comprenant au moins deux personnes et constituée : - soit d'un couple vivant au sein du ménage, avec le cas échéant son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage ; - soit d'un adulte avec son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage (famille monoparentale). Pour qu'une personne soit enfant d'une famille, elle doit être célibataire et ne pas avoir de conjoint ou d'enfant faisant partie du même ménage. Un ménage peut comprendre zéro, une ou plusieurs familles.
Revenu disponible :
Revenu de solidarité active (RSA) : Le RSA assure aux personnes sans ressources un niveau minimum de revenu selon la composition du foyer. Il est ouvert, sous certaines conditions, aux personnes âgées d’au moins 25 ans et aux personnes âgées de 18 à 24 ans si elles sont parents isolés ou justifient d’une certaine durée d’activité professionnelle.
Solde naturel et solde migratoire : Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période. Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui ont emménagé sur le territoire et le nombre de personnes qui ont déménagé au cours d’une période. Ce concept est indépendant de la nationalité.
Taille moyenne des ménages : Rapport entre le nombre des personnes constituant les ménages et le nombre de ménages.
Famille nombreuse : Au sens de l’INSEE, une famille nombreuse est une famille de 3 enfants ou plus âgés de moins de 25 ans.
Indice de concentration de l’emploi : L’indice de concentration de l’emploi mesure le rapport entre le nombre d’emplois et le nombre d’actifs sur un territoire. Plus il est élevé, plus le territoire peut être considéré comme attractif sur le plan économique, plus il est faible, plus le territoire peut être qualifié de résidentiel.
Indice de vieillissement : L'indice de vieillissement est le rapport de la population des 65 ans et plus sur celle des moins de 20 ans. Un indice autour de 100 indique que les 65 ans et plus et les moins de 20 ans sont présents dans à peu près les mêmes proportions sur le territoire ; plus l’indice est faible plus le rapport est favorable aux jeunes, plus il est élevé plus il est favorable aux personnes âgées.
Taux de pauvreté : Le taux de pauvreté correspond à la proportion d'individus (ou de ménages) dont le niveau de vie est inférieur pour une année donnée à un seuil, dénommé seuil de pauvreté (exprimé en euros et correspondant à 60 % du niveau de vie médian de France métropolitaine). En 2013, le seuil de pauvreté était de 1 000 euros mensuels pour une personne seule.
Unité de consommation (UC) : L’unité de consommation est un système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage et permettant de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles ou de compositions différentes. L’échelle est la suivante : - 1 UC pour le premier adulte du ménage, - 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus, - 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans.
43