Stratégie proposée pour
Revitaliser le mandat bilingue de York Présentation au Conseil de la Faculté de Glendon Le 11 septembre 2026 Laina Y. Bay-Cheng, rectrice par intérim
Table des matières Introduction .................................................................................................................................... 3 Section 1 : Contexte et prémisses ................................................................................................. 6 Section 2 : Composantes et mise en œuvre de la stratégie ........................................................ 17 2A. Programmes et parcours universitaires ....................................................................... 18 2B. Vie et services étudiants................................................................................................ 25 2C. Nominations du corps professoral ................................................................................ 28 2D. Administration et fonctionnement ................................................................................ 31 Section 3 : Solutions de rechange ................................................................................................ 38 Conclusion .................................................................................................................................... 42 Références .................................................................................................................................... 43 Annexes ........................................................................................................................................ 44
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Revitaliser le mandat bilingue de York Introduction En 1965, le Sénat de l’Université York a officiellement désigné le Collège Glendon et son campus comme les sites universitaire et géographique de l’enseignement bilingue des arts libéraux à York. En 2008, la province a reconnu Glendon comme le Centre d’excellence du Sud de l’Ontario pour les études postsecondaires en français et bilingues, et en 2016, elle a accordé à York une désignation partielle en vertu de la Loi sur les services en français. Depuis plus de six décennies, le campus Glendon est le principal responsable de cet engagement. Il cultive une expertise pertinente, forme des diplômées et diplômés exceptionnels, renforce la capacité institutionnelle et tisse des liens solides avec les communautés francophones, des acquis qui demeurent précieux et valorisés. Pourtant, presque depuis la formulation initiale de son mandat bilingue – un engagement à fournir des services et un enseignement postsecondaire en français, à faciliter l’apprentissage et la recherche bilingues en arts libéraux et à respecter l’importance sociale, culturelle et politique des langues officielles du Canada –, le Collège Glendon et l’ensemble de York se sont interrogés sur la meilleure façon d’y parvenir. Cela s’est traduit par de longs débats sur la définition et la mise en œuvre du mandat bilingue, par des préoccupations liées au financement, ainsi que par de multiples interventions pour stimuler l’effectif étudiant. Les stratégies visant à attirer plus d’étudiantes et d’étudiants sur le campus ont notamment inclus l’offre d’un volet uniquement en anglais (1971-1987), l’admission des personnes refusées dans les programmes de Keele (introduite en 1991 et documentée au moins jusqu’en 19971998), des appels récurrents en faveur d’une promotion accrue et plus efficace de Glendon (p. ex. par le Comité spécial sur le recrutement, la rétention et les communications du Conseil de la Faculté de Glendon), ainsi qu’une restructuration et refonte pédagogiques (telles que le lancement du tronc commun de Glendon en 2024). La proposition actuelle ajoute un autre jalon à cette chronologie, en invitant le Conseil de la Faculté de Glendon et l’ensemble de la communauté de l’Université York à se demander si le mandat bilingue de York ne serait pas mieux réalisé s’il était davantage centralisé et pleinement intégré à l’Université, plutôt que d’être situé sur un campus distinct sous la responsabilité d’une seule faculté. La stratégie proposée vise à élargir la portée de l’enseignement en français et de la communauté francophone en établissant le mandat bilingue de York au campus Keele, où il pourra être intégré à un plus grand nombre de disciplines et rejoindre davantage d’étudiantes et d’étudiants. Cette transition ouvrirait la voie à une croissance significative et à de nouvelles possibilités : l’élaboration de parcours bilingues dans un plus grand nombre de programmes universitaires; l’expansion des perspectives d’études supérieures pour la population étudiante; et l’accès, pour les quelque 52 000 étudiantes et étudiants du campus Keele, à des cours et à des services en français ainsi qu’à une communauté francophone.
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La stratégie proposée a été élaborée en tenant compte de certains paramètres : tout nouveau modèle doit être concrètement réalisable, respecter la gouvernance collégiale et refléter la grande richesse de l’expertise de Glendon (p. ex. en matière de recherche, d’enseignement, de services aux étudiants et d’administration) et ses relations (p. ex. avec les communautés, le gouvernement, les diplômées et diplômés ainsi que les partenaires). Elle se fonde sur quatre principales prémisses : 1) que le mandat bilingue de York demeure un engagement et une priorité institutionnels; 2) que les tendances à long terme de l’effectif étudiant témoignent de défis importants pour maintenir et développer les programmes d’études bilingues et en langue française au campus Glendon; 3) que le chevauchement des programmes universitaires, la concurrence et les obstacles entre les facultés nuisent à l’expérience étudiante et constituent une utilisation contreproductive des ressources; 4) que le campus Keele offre de solides occasions d’accroître l’effectif étudiant francophone et le choix de cours en langue française, notamment dans des domaines où la demande étudiante est élevée et qui offrent des possibilités variées de poursuivre des études supérieures, tout en répondant aux besoins d’un plus grand nombre d’étudiantes et d’étudiants francophones à York. Chacune de ces prémisses, ainsi que l’historique et le contexte qui sous-tendent la proposition, est examinée à la section 1. La section 2 consiste en une description détaillée de la stratégie proposée dans quatre domaines fondamentaux : les programmes et les parcours universitaires; la vie et les services étudiants; les nominations du corps professoral; et l’administration et le fonctionnement, ce qui comprend les modèles budgétaires et de dotation en personnel. Chacune de ces sous-sections présente également les étapes requises pour mettre en œuvre la stratégie. Enfin, la section 3 propose un résumé et une évaluation comparative des solutions de rechange qui ont été examinées, mais finalement écartées parce qu’elles ne permettaient pas de servir adéquatement l’objectif principal d’étendre la communauté francophone et l’apprentissage en langue française à York, de répondre aux quatre prémisses centrales ou de respecter les paramètres requis. En plus des graphiques et des tableaux intégrés tout au long de la proposition, de nombreuses informations complémentaires et connexes sont disponibles en annexe. Ces précisions sont fournies afin d’offrir une source d’information commune concernant les affirmations et les fondements de la stratégie proposée, de permettre une analyse approfondie de ses risques et de ses avantages, et de renforcer la confiance envers la démarche et les données probantes qui la sous-tendent. Considérations clés Le budget de l’Université. En examinant la stratégie proposée, certains pourraient se demander si elle promet des économies substantielles ou suffisantes pour l’Université. En effet, le modèle de gestion des ressources proposé (voir la sous-section 2D. Administration et fonctionnement) offre des réductions de coûts, une efficacité administrative ainsi qu’une répartition équitable et rationnelle des subventions et des revenus des droits de scolarité; toutefois, il n’allégera pas l’ensemble des pressions financières de l’Université. Bien que la
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faisabilité ait été un paramètre essentiel lors de la conception de la stratégie – nécessitant ainsi la prise en compte des déficits institutionnels, des coûts de fonctionnement et du potentiel de revenus –, la réduction des coûts n’est pas l’objectif principal de cette démarche. La stratégie proposée tient compte des contraintes en matière de ressources et accepte la nécessité d’une utilisation judicieuse de nos moyens sous toutes leurs formes (temps, énergie, expertise, argent et confiance). Elle s’appuie également sur des données démontrant que le modèle actuel de mise en œuvre de notre mandat bilingue – sous la responsabilité d’une seule faculté sur un campus indépendant – ne permet pas d’assurer un effectif étudiant suffisant pour permettre sa viabilité financière. Ces facteurs constituent les composantes essentielles d’un modèle de gestion des ressources viable et responsable, conçu pour servir une mission universitaire vitale : accroître et optimiser la manière dont nous mobilisons notre expertise disciplinaire et pédagogique, ainsi que la valeur de ce que nous offrons aux étudiantes et aux étudiants pendant leur parcours à York et durant leur préparation à la vie active. L’importance de l’effectif étudiant. La proposition comporte de nombreuses références à l’effectif étudiant de Glendon, qu’il soit passé, actuel ou projeté. Cependant, considérer l’effectif comme un enjeu ne signifie pas pour autant s’en servir pour mesurer la qualité des programmes de Glendon : à savoir l’importance du contenu des cours, l’expertise ou le dévouement de son corps professoral, de son corps enseignant et de son personnel, ou encore la qualité de l’apprentissage et du soutien offerts à la population étudiante. De nombreux facteurs totalement indépendants de la qualité intellectuelle et pédagogique peuvent influer sur l’effectif étudiant, et une université doit se garder de tirer des conclusions simplistes ou erronées. Néanmoins, l’effectif demeure pertinent d’un point de vue pratique pour garantir un plan réaliste et durable visant à offrir des programmes et à préserver les différentes unités. Une telle planification implique la redistribution des revenus générés par certaines unités et certains programmes afin de soutenir ceux qui attirent moins d’étudiantes et d’étudiants et reçoivent moins de dons et d’investissements gouvernementaux. Elle doit également reposer sur une conception minutieuse de la structure des unités ou des programmes afin que leurs dépenses demeurent proportionnées aux ressources dont ils disposent. À l’heure où la plupart des facultés de York doivent composer avec des déficits (laissant peu de revenus à redistribuer) et, compte tenu des données probantes qui, depuis plusieurs décennies, témoignent de l’effectif limité de Glendon, il est raisonnable de réexaminer les coûts associés au maintien de Glendon sur un campus distinct et à son statut de faculté autonome. L’avenir du campus Glendon. York n’a aucunement l’intention de cesser les activités universitaires à Glendon, son campus d’origine. Si le Collège Glendon déménage à Keele, il sera essentiel de déterminer quelles autres activités universitaires pourraient y être implantées. Notre objectif est de veiller à ce que l’ensemble de nos étudiantes et étudiants, de nos programmes, de notre corps professoral et de notre personnel évoluent dans des conditions propices à leur épanouissement. De fait, la proposition actuelle répond à des indicateurs selon lesquels notre mandat bilingue ne parvient pas, à son emplacement actuel, à atteindre tout son potentiel. Déplacer le Collège Glendon à Keele vise à donner au mandat et à la communauté bilingues de York un nouvel environnement où tous deux pourront se renforcer et se développer. De la même manière, nous envisageons pour le campus Glendon des activités universitaires qui pourraient y prospérer, notamment en tenant compte de ses
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caractéristiques : son éloignement des autres unités et activités de York; son implantation dans une zone où le transport en commun est relativement limité; les contraintes liées à l’espace actuellement disponible et aux restrictions en matière d’aménagement; la possibilité d’utiliser des installations particulières telles que le Centre d’excellence; ainsi que la capacité de maintenir les partenariats et relations communautaires existants (p. ex. avec le groupe Living and Learning in Retirement). D’autres options d’activités universitaires sont actuellement à l’étude et feront l’objet d’un examen plus approfondi, sous réserve que le Conseil de la Faculté de Glendon manifeste son intérêt à poursuivre la transition vers Keele. Les risques et les occasions liés au changement. Loin de compromettre la tradition de l’enseignement bilingue des arts libéraux, qui est au cœur de la mission universitaire de Glendon, la stratégie proposée est conçue pour la préserver et la renforcer. Elle suggère toutefois d’y parvenir par des mesures assez radicales : déraciner notre tradition des arts libéraux bilingues de son ancrage universitaire et géographique d’origine pour en faire un engagement à l’échelle de l’Université, établi sur le campus Keele. Il est important de reconnaître que les transitions proposées, tant pour le campus Glendon que pour Glendon en tant que faculté, auront des répercussions importantes et de grande portée, et pourront être vécues comme une perte. Certains pourraient avoir l’impression que la proposition dénigre ou ignore la force et le dévouement des membres du corps professoral et du personnel de Glendon. Au contraire, la stratégie s’efforce de tirer parti du talent et de l’expertise de Glendon en veillant à ce que le corps professoral et le personnel aient des occasions de soutenir encore plus d’étudiantes et d’étudiants et de collaborer avec un plus grand nombre de collègues. D’autres craindront que, sur un campus majoritairement anglophone aussi vaste que celui de Keele, les étudiantes et étudiants francophones et le bilinguisme ne risquent d’être marginalisés, instrumentalisés à titre symbolique ou dilués. Il s’agit d’une préoccupation légitime qui exigera des efforts réfléchis pour y remédier. Parallèlement à ces difficultés et à ces risques, la stratégie proposée offre également un moyen concret et prometteur de réimaginer, de pérenniser et même d’élargir l’apprentissage en français ainsi que la communauté francophone et bilingue à l’Université. C’est à la fois avec optimisme quant aux possibilités qui pourraient s’ouvrir et avec la conscience de l’ampleur des changements envisagés que cette stratégie visant à revitaliser le mandat bilingue de York est proposée.
Section 1 : Contexte et prémisses La stratégie proposée aujourd’hui découle directement du rapport final 2025 sur les facultés de l’avenir et de la réponse du Conseil de la Faculté de Glendon, mais elle doit être comprise à la lumière de l’histoire de Glendon et du contexte dans lequel évolue York. L’initiative Les facultés de l’avenir constitue la plus récente d’une série d’études institutionnelles portant sur l’organisation et le fonctionnement de York, visant à déterminer si ceux-ci font progresser efficacement la mission universitaire face à l’évolution de la population étudiante, des conditions matérielles, des perceptions et des attentes à l’égard des universités, ainsi qu’à l’apparition de nouveaux défis et de nouvelles occasions. Parmi les études antérieures, on peut citer le livre vert panuniversitaire de 1992, Vision 2020, ainsi que l’examen centré sur Glendon
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mené par le Comité du Sénat sur les politiques et la planification universitaires en 1998 intitulé Affirmation et renouvellement : Un cadre de planification pour Glendon (annexe A1). L’examen de 1998 par le Comité sur les politiques et la planification universitaires et le cadre de planification pour Glendon qui en a résulté – approuvé par le Sénat – ont établi un précédent important pour la proposition actuelle. Ce cadre réaffirmait la mission distincte de Glendon en matière d’enseignement bilingue et d’arts libéraux, tout en reconnaissant ses difficultés persistantes sur le plan de l’effectif étudiant et les pressions budgétaires qui en découlaient. Il avançait cinq réponses possibles : l’option A recommandait de préciser et de recentrer le mandat bilingue afin de clarifier la manière dont le bilinguisme est intégré dans les programmes d’études, le recrutement et l’expérience étudiante de Glendon; l’option B proposait d’introduire des parcours universitaires unilingues (c’est-à-dire uniquement en anglais), comme cela avait été fait de 1971 à 1987, bien que cette approche ait suscité peu de soutien en raison du risque de dilution de la mission bilingue; l’option C préconisait le renouvellement des programmes existants, la création de nouvelles offres de formation attrayantes et une réorganisation des ressources; l’option D envisageait la possibilité d’ajouter une autre faculté ainsi que de nouvelles activités et utilisations complémentaires sur le campus, mais cette option n’a reçu que peu ou pas d’appui lors des consultations; enfin, l’option E proposait de déménager le Collège Glendon au campus Keele pour permettre aux étudiantes et aux étudiants d’accéder à un plus grand nombre de programmes et de ressources de l’Université. L’option E, qui s’apparente à la proposition actuelle, à la différence qu’elle prévoyait que Glendon demeure une faculté autonome, a été écartée en partie parce qu’il n’y avait pas de locaux physiques appropriés pour accueillir le Collège Glendon sur le campus Keele. Il a finalement été décidé de maintenir le Collège Glendon et sa mission d’enseignement bilingue des arts libéraux sur le campus Glendon, et de tenter de renforcer son offre de formations et son attractivité en combinant certains éléments des options A et C. Le cadre de 1998 prévoyait la présentation d’un rapport d’étape après trois ans afin de déterminer si des mesures plus substantielles s’imposaient. L’examen réalisé par la suite en 2001 (annexe A2) a révélé que plusieurs des hypothèses centrales du cadre, notamment celles concernant l’effectif étudiant, s’avéraient difficiles à concrétiser dans les conditions qui prévalaient alors. La récente initiative panuniversitaire Les facultés de l’avenir s’inscrivait dans le cadre plus large du plan d’action En avant York, une série de projets lancés en 2024 dans le but de réaliser des gains d’efficacité administrative, de stimuler le recrutement et la rétention de la population étudiante, et de renforcer l’offre de programmes dans un contexte de défis budgétaires importants. Le plan d’action En avant York a lui-même été mis en place à la suite de l’audit d’optimisation des ressources portant sur les opérations et les immobilisations de l’Université York mené par le Bureau du vérificateur général de l’Ontario en 2023. L’initiative Les facultés de l’avenir s’est penchée sur la meilleure façon de regrouper les étudiantes et les étudiants, la communauté de recherche et les programmes autour de domaines d’études, qu’ils existent déjà au sein d’une faculté ou qu’ils relèvent d’un domaine émergeant (p. ex. l’IA). L’initiative Les facultés de l’avenir n’a pas été conçue ni mise en œuvre comme un exercice de réduction des coûts, bien que la question de l’utilisation la plus judicieuse des ressources universitaires et celle de l’augmentation des revenus des droits de scolarité en
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attirant et en menant vers le diplôme un plus grand nombre d’étudiantes et d’étudiants – en leur offrant des programmes d’études de grande qualité et une vie de campus dynamique – en constituaient des éléments centraux. En examinant Glendon, les consultations et le rapport de l’initiative Les facultés de l’avenir se sont intéressés non seulement à la baisse prononcée de l’effectif étudiant et à l’aggravation correspondante du déficit de la Faculté (décrits dans une autre section; voir aussi les annexes B et C), mais également sur le chevauchement des programmes universitaires, la concurrence et les obstacles entre les facultés. Les défis liés à l’effectif et le manque de coordination interfacultaire sont interreliés, dans la mesure où Glendon, en réponse à ses difficultés d’effectif et budgétaires, a réduit son offre de cours. Cette situation a incité de nombreux étudiants et étudiantes de Glendon à chercher des cours offerts par d’autres facultés à Keele, où ils ont toutefois fait face à des obstacles administratifs et logistiques. Bien que la quasitotalité des facultés soient aux prises avec ces problèmes, ceux-ci sont exacerbés pour la population étudiante de Glendon en raison de la distance et des options de transport en commun limitées entre les deux campus. Tant l’examen du Comité sur les politiques et la planification universitaires de 1998 que l’initiative Les facultés de l’avenir ont soulevé des questions qui dépassent le simple cadre de l’effectif ou de la situation financière de Glendon; ils se sont interrogés sur la capacité du modèle universitaire et géographique actuel à offrir les fondations les plus solides pour assurer la pérennité du mandat bilingue de York. La stratégie proposée aborde ces questions comme des défis institutionnels interconnectés et se demande si un modèle différent ne permettrait pas d’élargir les possibilités d’études en français et de formation bilingue, d’améliorer l’expérience étudiante, de réduire les obstacles structurels et d’assurer la vitalité et la pérennité de notre mandat bilingue. Les sous-sections ci-dessous passent en revue les quatre prémisses sur lesquelles s’appuie la proposition de transférer le mandat bilingue de York au campus Keele, où il pourra être intégré dans l’ensemble des facultés, et de faire passer le statut du Collège Glendon de faculté autonome à celui de collège panuniversitaire chargé de diriger le mandat bilingue de York. L’engagement envers le mandat bilingue de York Le mandat bilingue de York ne se limite pas à offrir des programmes d’études et des services en français ou à favoriser une communauté francophone. Il vise également à faire du bilinguisme une composante intégrale de la vie universitaire et de la vie de campus. Cette approche globale repose sur une conceptualisation large du bilinguisme, considéré comme un mode de communication ou un ensemble de compétences linguistiques, mais également comme une capacité profonde et vaste favorisant la flexibilité cognitive1, le renforcement de la communauté et le sentiment d’appartenance2, ainsi qu’une vision du monde résolument 1
BIALYSTOK, Ellen. « Metalinguistic and Cognitive Development in Children », dans Where Language Meets Thought: Selected Works of Ellen Bialystok, New York, Routledge, 2024. 2 HELLER Monica, Paths to post-nationalism: A critical ethnography of language and identity. New York, Oxford, 2011).
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pluraliste et interculturelle3. Le bilinguisme est également reconnu comme faisant partie d’un projet canadien plus vaste et complexe visant à forger une identité nationale unificatrice, distincte et stratégique sur le plan politique, tant à l’échelle nationale qu’internationale 2,4. L’importance des langues officielles du Canada a d’ailleurs occupé une place prépondérante et explicite dans le différend commercial actuel avec les États-Unis, le premier ministre Mark Carney ayant refusé « de faire des compromis sur notre souveraineté, la protection de la langue française et notre culture » lors des négociations commerciales5. Alors que le mandat bilingue de York perdure depuis des décennies, il s’avère peut-être particulièrement important de redoubler cet engagement aujourd’hui. L’investissement de York dans le bilinguisme est motivé par sa pertinence intellectuelle, sociale, culturelle et politique, ainsi que par sa cohérence avec les engagements fondamentaux de l’Université en matière de diversité, d’accès et de justice sociale. En effet, le bilinguisme constitue un moyen essentiel d’attirer les étudiantes et étudiants issus des communautés marginalisées, y compris la francophonie canadienne et la diaspora francophone mondiale. De plus, l’Université ne se concentre pas uniquement sur le recrutement et le soutien de la communauté étudiante francophone, mais vise également à renforcer les compétences en français d’un groupe plus diversifié d’étudiantes et d’étudiants. Un tel investissement promet à la fois de maximiser les perspectives de carrière des diplômées et diplômés et de fortifier la main-d’œuvre ainsi que la population canadienne. Dans cette optique, le mandat bilingue de York ne peut être perçu simplement comme une tradition institutionnelle ou comme la responsabilité exclusive de Glendon. Il s’agit plutôt d’une composante intégrale et active de l’identité, de la mission et des valeurs de York. Il ne se contente pas de répondre aux besoins des étudiantes et étudiants et des communautés francophones, il cherche à accroître l’accès à l’enseignement postsecondaire en français et à renforcer les compétences en français. C’est grâce à notre mandat bilingue que nous sommes en mesure d’attirer une population étudiante plus diversifiée, de mieux la préparer et, en fin de compte, de former des diplômées et diplômés mieux outillés pour évoluer dans un monde de plus en plus diversifié et y contribuer pleinement. Loin de délaisser ou de marginaliser notre mandat bilingue, la stratégie proposée en fait un pilier de la mission universitaire de York. Les défis du campus Glendon Baisse de l’effectif étudiant et incidence budgétaire Des questions sur la meilleure façon de mettre en œuvre le mandat bilingue de York ont été soulevées presque depuis la fondation du Collège Glendon en tant que collège d’arts libéraux bilingue de York en 1965. Dès 1971, un parcours universitaire unilingue en anglais a été créé
3
BYRAM, Michael. From Foreign Language Education to Education for Intercultural Citizenship: Essays and Reflections, Bristol, Royaume-Uni, Multilingual Matters, 2008. 4 CANADA. COMMISSION ROYALE D’ENQUÊTE SUR LE BILINGUISME ET LE BICULTURALISME. Report of the Royal Commission on Bilingualism and Biculturalism. Book I: The Official Languages. Ottawa, Queen’s Printer, 1967. 5 RAYCRAFT, Richard. How Canadian Content on Streaming Platforms Became a Trade Issue with the U.S. CBC News, 25 août 2026.
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afin de favoriser la croissance des inscriptions sur le campus. Bien qu’il ait été prévu pour une durée limitée, il est resté en place pendant 16 ans, jusqu’à sa suppression en 1987, en raison de craintes que l’option unilingue ne mène à la marginalisation de l’apprentissage du français et du bilinguisme. La possibilité de rétablir un volet uniquement en anglais a été réexaminée, mais rejetée par le Conseil de la Faculté du Collège Glendon en 1996, au motif que le bilinguisme constituait la principale caractéristique distinctive de Glendon. Une autre stratégie, appliquée par l’Université à partir de 1991, consistait à proposer des offres d’admission à Glendon aux personnes qui n’avaient pas été acceptées à Keele. Tout comme la création d’un parcours uniquement en anglais, cette approche a eu des conséquences moins favorables. L’examen de Glendon mené par le Comité sur les politiques et la planification universitaires en 1998 a souligné que si ces « offres de réorientation » pour les personnes refusées à Keele ont stimulé l’effectif de Glendon au début des années 1990, on a également constaté un faible taux de rétention des étudiantes et étudiants à Glendon au cours de la même période. Malgré de multiples interventions concernant les admissions, le recrutement, le marketing et les programmes universitaires, Glendon a été aux prises avec des défis persistants pour accroître et maintenir son effectif étudiant. Comme l’indique le graphique ci-dessous (voir l’annexe B pour les données sous forme de tableau), l’effectif étudiant de Glendon a connu une croissance modeste au cours des 30 dernières années et est en baisse depuis 2016-2017.
La baisse de l’effectif étudiant de Glendon au cours de la dernière décennie, après avoir atteint un sommet en 2016-2017, a entraîné de multiples défis, le creusement du déficit de Glendon étant l’un des plus préoccupants. À la clôture de l’exercice financier 2025-2026, le déficit accumulé de Glendon avait atteint 52,4 millions de dollars (voir l’annexe C pour avoir un aperçu du budget de la Faculté au cours de la dernière décennie). Depuis 2018, plus de 74 millions de dollars ont été investis dans le campus Glendon pour compenser ses pertes de
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revenus et soutenir son renouvellement (voir le tableau 1 pour un aperçu et l’annexe D pour plus de détails). Toutefois, cet investissement n’a pas suffi à stabiliser les finances de la Faculté ni à redresser ses effectifs. À titre de référence, on estime que Glendon aurait dû compter 2 645 étudiantes et étudiants de premier cycle admissibles inscrits en 2025-2026, soit 1 473 étudiantes et étudiants de plus que les 1 172 effectivement inscrits, pour que la faculté puisse atteindre l’équilibre budgétaire pour l’exercice. Compte tenu des pressions financières qui pèsent sur York, la capacité institutionnelle de l’Université à absorber durablement les baisses d’effectifs et les déficits budgétaires des différentes facultés est limitée. Tableau 1. Investissements de l’Université dans Glendon : 2017-2018 à 2025-2026 Soutien financier supplémentaire aux activités provenant du 43 797 782 $ fonds de l’Université Entretien et modernisation des installations 27 863 000 $ Soutien stratégique provenant du Bureau de la rectrice 2 960 051 $ TOTAL : 74 620 833 $
Infrastructure et emplacement Certains des défis liés au recrutement et à la rétention à Glendon pourraient être surmontés grâce à des investissements financiers, notamment en remédiant à l’entretien différé et en modernisant les installations et les commodités. Par exemple, des projets d’immobilisations pourraient pallier le manque de locaux et d’équipements spécialisés pour certains cours de sciences, de technologie et d’arts. Étant donné la demande étudiante pour les programmes liés aux STIM et l’intérêt de la province à accroître l’effectif étudiant dans les STIM ainsi que dans d’autres secteurs prioritaires du marché du travail6,7, l’absence d’infrastructures d’enseignement et de laboratoires spécialisés limite la capacité de Glendon à investir certains des domaines offrant les plus importantes possibilités de croissance des effectifs et des revenus. Pourtant, les perspectives de rénovations, de construction d’installations spécialisées et de nouveaux aménagements à Glendon sont compromises par l’ancienneté du campus ainsi que par les contraintes environnementales et patrimoniales, qui rendent ces projets encore plus coûteux et limitent ce qui est peut être réalisé, même avec des fonds d’immobilisations suffisants. L’emplacement relativement isolé du campus, tant du fait de sa séparation de Keele que des caractéristiques de la communauté environnante, peut également constituer un frein à la croissance des effectifs. Le campus est entouré d’écoles primaires et secondaires, d’un hôpital et de quartiers résidentiels de maisons unifamiliales. Ce cadre, combiné à des options de transport en commun relativement limitées (quatre lignes d’autobus), à un seul point d’accès routier, à une offre restreinte de logements abordables à proximité et à la rareté des 6
MINISTÈRE DES COLLÈGES ET UNIVERSITÉS, DE L’EXCELLENCE EN RECHERCHE ET DE LA SÉCURITÉ DE L’ONTARIO. Fonds de croissance prioritaire : appels de propositions. Toronto, gouvernement de l’Ontario, 2026. 7 CONSEIL ONTARIEN DE LA QUALITÉ DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR. Inscription à l’enseignement postsecondaire en Ontario : Examen des tendances récentes pour éclairer la politique et la planification. Toronto, 2025).
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commerces, restaurants, services et autres commodités accessibles à pied, réduit la visibilité du campus et son attrait pratique. Bien que l’Université assure une liaison par navette entre les campus Keele et Glendon, le trajet dure environ 45 à 60 minutes, selon les conditions météorologiques et routières. En raison de la baisse de l’effectif de Glendon et du recours croissant au travail et à l’apprentissage à distance, l’achalandage de la navette a diminué de 40,9 % depuis 2022, passant d’un total de 40 193 usagers annuels en 2022-2023 à seulement 23 754 en 2025-2026. Compte tenu du faible achalandage et des contraintes budgétaires de l’Université, l’horaire de la navette à compter de l’automne 2026 a été réduit, passant de 25 à 16 trajets aller simples par jour, entre 6 h 30 et 19 h 25 (voir l’annexe E pour plus de détails). Bien que rationnelle sur le plan pratique, cette mesure compliquera davantage les déplacements entre les campus. De plus, la navette ne répond pas aux besoins des personnes qui se déplacent en transport en commun, notamment les étudiantes et étudiants qui doivent se rendre de leur domicile au campus (comme cela peut être le cas pour le personnel et le corps professoral), mais aussi à leur lieu de travail, à leurs stages et à leurs placements coopératifs, ainsi que pour leurs activités sociales. Ainsi, bien que le campus Glendon offre un cadre exceptionnel, sa situation géographique générale peut s’avérer un obstacle majeur pour certaines personnes. Tendances sectorielles Des exemples à l’échelle du secteur indiquent que, même avec des installations modernisées et un emplacement plus accessible et pratique, Glendon pourrait encore faire face à des défis en matière d’inscriptions. On observe une baisse généralisée des inscriptions dans les petits campus et établissements. L’Université Nipissing, par exemple, a annoncé en 2015 qu’elle mettrait progressivement fin aux activités de son campus Muskoka après 19 ans d’existence. L’Université Capilano a annoncé en 2025 la fermeture de son campus Sunshine Coast après avoir examiné les tendances des effectifs, les besoins en infrastructure et la situation financière. De même, la Northwestern Polytechnic en Alberta a approuvé la fermeture de son campus Fairview à compter d’août 2026, à la suite d’un examen de l’effectif étudiant, de la cohérence des programmes, de l’état et de l’utilisation des installations, ainsi que de la viabilité financière à long terme. Aux États-Unis, on a assisté à la fermeture complète de certains petits collèges d’arts libéraux, y compris des établissements de réputation similaire à celle de York (p. ex. le Collège Wells) ou partageant une vision progressiste semblable (p. ex. le Collège Hampshire). Plusieurs autres établissements ont subi d’importantes restructurations, notamment le Collège Simon’s Rock, qui est passé du statut d’établissement indépendant dans le Massachusetts à celui de filiale du Collège Bard sur un campus adjacent dans l’État de New York. Bien que ces contextes institutionnels diffèrent de celui de Glendon, ces exemples illustrent les défis généraux et persistants auxquels sont confrontés les petits campus autonomes. On trouve également des exemples de réussite parmi les petits campus et les campus satellites, bien que leur situation soit elle aussi bien différente de celle de Glendon. L’effectif du campus Durham GTA de l’Université Trent a progressé depuis sa création, mais celui-ci est situé dans une zone commerciale à proximité de commodités et de transports en commun, et offre une combinaison de programmes d’arts libéraux, professionnels et axés sur la carrière.
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L’Université Western possède également des collèges universitaires distincts axés sur les arts libéraux, mais ils sont situés à proximité immédiate de son campus principal, ce qui permet aux étudiantes et étudiants de participer à une communauté collégiale unique tout en ayant accès facilement aux programmes d’études, aux installations spécialisées, aux services et aux commodités de l’ensemble de l’université. L’Université St. Jerome’s possède une longue tradition en arts libéraux et une identité institutionnelle propre, tout en étant située sur le campus principal de l’Université de Waterloo. Cette configuration permet aux étudiantes et aux étudiants de profiter à la fois des avantages d’une petite communauté universitaire et sociale et de l’accès à la vaste offre de cours, aux programmes coopératifs, aux services aux étudiants, aux installations récréatives et aux autres infrastructures de l’Université de Waterloo. Défis liés au chevauchement des programmes, à la concurrence et aux obstacles interfacultaires Le rapport Les facultés de l’avenir a détaillé l’ampleur et les inconvénients du chevauchement des programmes universitaires à l’échelle de York, y compris entre les facultés situées sur le campus Keele. Le chevauchement n’est pas nécessairement ni intrinsèquement problématique, et peut même s’avérer judicieux lorsque l’intérêt des étudiantes et étudiants est suffisant pour soutenir plusieurs programmes similaires dans l’ensemble des facultés ou des campus d’un établissement, particulièrement s’il existe une articulation et une coordination minutieuses entre ces programmes. Le chevauchement devient toutefois un problème lorsque la demande ne permet pas de soutenir deux (ou plusieurs) programmes, ce qui donne lieu à la coexistence de multiples programmes dont les effectifs sont insuffisants. Dans de tels cas, le chevauchement constitue une utilisation inefficace et contre-productive des ressources de l’établissement, notamment du temps des membres du corps professoral et du personnel ainsi que de l’espace des salles de classe. Il peut également nuire à l’expérience étudiante lorsque la concurrence entre des programmes similaires crée des obstacles et de la confusion. Par exemple, pour répondre à un chevauchement apparent, les programmes peuvent chercher à se démarquer en proposant des offres plus complexes et spécialisées. Il en résulte souvent un plus grand nombre de cours préalables ou une séquence de cours plus rigide, deux éléments qui compliquent, voire entravent, la capacité des étudiantes et étudiants à suivre des cours dans différents programmes. Même si ces obstacles sont involontaires et que les programmes accueillent favorablement l’inscription d’étudiantes et d’étudiants provenant d’autres programmes, des contraintes liées aux ressources et à la logistique peuvent être un frein (p. ex. les places peuvent être comblées par les étudiantes et étudiants inscrits au programme, les horaires de cours peuvent entrer en conflit). Glendon se trouve manifestement désavantagé par rapport aux programmes basés à Keele en cas de chevauchement et de concurrence subséquente entre les programmes. Le campus ne comptant qu’une seule faculté comparativement à dix facultés à Keele, il va de soi que les choix de programmes et de cours à Glendon sont plus limités en nombre et en variété. Comme nous l’avons mentionné, la capacité universitaire de Glendon se heurte également à des contraintes en matière d’infrastructures et d’espaces. À mesure que Glendon a réduit ses cours et ses programmes en réponse aux pressions budgétaires, la disparité dans l’offre de formations n’a fait que s’accentuer. Les résultats de l’enquête de 2026 menée auprès de
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personnes ayant présenté ou non une demande d’admission à un programme de premier cycle de York, ainsi que l’ensemble du secteur postsecondaire8, indiquent constamment que les décisions d’inscription sont largement dictées par les programmes universitaires disponibles. L’offre universitaire circonscrite de Glendon, combinée à ses commodités de campus restreintes et à son emplacement, constitue un obstacle majeur au recrutement. Occasions liées à un mandat bilingue panuniversitaire Si certains des obstacles au recrutement de Glendon sont liés à son emplacement actuel, et si nous acceptons de dissocier le mandat bilingue de York d’un seul campus ou d’une seule faculté, il devient alors possible d’entrevoir de nombreuses occasions de renouvellement et de croissance. Dans le vaste environnement universitaire diversifié du campus Keele, le mandat bilingue de York pourrait s’étendre à de nouveaux parcours universitaires et professionnels, et faire participer un bassin plus large d’étudiantes et d’étudiants de York aux cours, aux services, à la programmation et aux activités communautaires en français. Le principal avantage de cette proposition réside dans son potentiel d’élargir la portée du mandat bilingue de York, rendant l’enseignement et les services postsecondaires en français plus intégrés, plus vastes et plus accessibles. Comme le démontre l’analyse détaillée des prévisions d’effectifs fournie à l’annexe F, le succès de la stratégie proposée se traduirait par la mobilisation d’un nombre plus élevé et d’une plus grande variété d’étudiantes et d’étudiants et de programmes de York. Parcours universitaires et perspectives d’études supérieures De récentes analyses du marché du travail mettent en évidence des occasions de lier le bilinguisme à des domaines universitaires et professionnels à forte demande. Une analyse des offres d’emploi menée par le Bureau de planification et d’analyse institutionnelles de York a révélé une demande pour les professionnels bilingues dans les secteurs des affaires, des finances, des technologies, de la santé, des ressources humaines et des services professionnels, avec une activité de recrutement particulièrement intense dans les secteurs de la santé et des services de conseil en gestion (voir l’annexe G). Une étude du Conseil des technologies de l’information et des communications (CTIC) cerne également une demande de compétences en français dans les secteurs de la santé, de l’éducation, des services bancaires et financiers, des technologies et des services de TI, des ressources humaines et du recrutement, ainsi que dans la fonction publique et les rôles de gestion9. Cette étude indique également que les compétences en français peuvent procurer un avantage sur le marché du travail, notamment des occasions d’avancement professionnel et, dans certains cas, une rémunération supérieure. Une étude de marché réalisée par un organisme externe en 2026 a fait ressortir l’administration des affaires, les sciences infirmières, les sciences des données et
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CONSORTIUM CANADIEN DE RECHERCHE SUR LES ÉTUDIANTS UNIVERSITAIRES, 2025 CCREU 2025 Auprès des étudiants de première année. 9 HENNINGSMOEN, Erik et Faun RICE. Cartographier les cheminements de carrière pour la main-d’œuvre francophone et bilingue de l’Ontario : Perspectives pour les établissements postsecondaires, les employeuses et employeurs et les étudiantes et étudiants. Ottawa, Conseil des technologies de l’information et des communications, août 2022.
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l’informatique parmi les domaines offrant les perspectives les plus prometteuses pour les programmes bilingues, selon la demande du marché du travail, l’intérêt de la population étudiante et le paysage concurrentiel (voir l’annexe H). Ces conclusions mettent en lumière le bilinguisme en tant que capacité professionnelle avantageuse au sein de parcours universitaires et professionnels à forte demande. Cela s’aligne également avec les priorités actuelles du gouvernement de l’Ontario visant à développer une main-d’œuvre bilingue qualifiée et à accroître la capacité postsecondaire dans des domaines à forte demande, notamment les soins de santé, les STIM et l’éducation10. Compte tenu de l’évolution du marché du travail, notamment de la manière dont l’IA a redéfini les occasions d’emploi en début de carrière pour les nouveaux diplômés, les étudiantes et étudiants cherchent des moyens de demeurer concurrentiels sur le marché du travail après l’obtention de leur diplôme. Alors que les recherches antérieures offrent des résultats mitigés sur la question de savoir si les élèves du secondaire ayant participé à diverses formes d’enseignement en français préfèrent les établissements anglophones, francophones ou bilingues, de nouvelles études fournissent des renseignements supplémentaires sur la prise de décision en matière d’enseignement postsecondaire chez les candidates et candidats francophones. Un rapport de 2025 du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES) indique que les étudiantes et étudiants ayant choisi des établissements bilingues considéraient la réputation et l’offre de programmes, la langue de la communauté, ainsi que le perfectionnement professionnel et l’avantage sur le marché du travail comme des facteurs importants11. Cela donne un aperçu de l’importance d’accroître les parcours universitaires bilingues, de rehausser leur profil, de cultiver la communauté francophone et les services en français, et d’améliorer les perspectives d’emploi postuniversitaires. Un autre indicateur encourageant du potentiel des diplômes bilingues se trouve dans les recherches portant sur les écarts de revenus après l’obtention du diplôme chez les titulaires d’un baccalauréat. Deux ans après l’obtention de leur diplôme, les personnes diplômées d’établissements bilingues, comme l’Université d’Ottawa et l’Université Laurentienne, ont tendance à gagner davantage que celles de plusieurs autres universités ontariennes de la catégorie médicale-doctorale ou polyvalente12. York pourrait tirer parti de l’intérêt des employeurs et des étudiantes et étudiants pour le renforcement des compétences bilingues en intégrant des cours et des programmes bilingues et en français dans l’ensemble de ses facultés. Cela permettrait d’accroître l’offre de cours bilingues, de titres de compétences, ainsi que de programmes et de cohortes dans des domaines qui sont non seulement en forte demande, mais qui ne peuvent pas non plus être accueillis à Glendon en raison des exigences d’infrastructure, comme les sciences et services de la santé (p. ex. les sciences infirmières, la kinésiologie et les sciences de la santé) et 10
MINISTÈRE DES AFFAIRES FRANCOPHONES DE L’ONTARIO. Rapport sur les affaires francophones 2026. Toronto, gouvernement de l’Ontario, 2026. 11 COURTS, R., L. GALLANT et A. MACFARLANE. La prise de décision au niveau postsecondaire chez les étudiant·es de langue française de l’Ontario : Explorer les voies d’accès aux établissements bilingues et anglophones. Toronto, Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur, 2025. 12 MILIAN, Roger, David ZARIFA, David WALTERS et Fatemeh AMELI. Degrees of Difference: Comparing Bachelor’s Degree Outcomes Across Ontario Colleges and Universities. Toronto, C.D. Howe Institute, 2026.
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certains secteurs des sciences et du génie. Une telle expansion pourrait également se faire sans augmenter ni aggraver les problèmes de chevauchement des programmes et de concurrence mentionnés ci-dessus, si le mandat bilingue est intégré à l’échelle de York plutôt que maintenu sous la responsabilité d’une faculté distincte. Les détails sur les formes que pourraient prendre ces nouveaux parcours universitaires ainsi que les étapes menant à leur création sont présentés à la sous-section 2A. Programmes et parcours universitaires. Engagement étudiant On estime que 70 % (1 290) des étudiantes et étudiants francophones de York sont inscrits dans des programmes basés à Keele; ces personnes pourraient accueillir favorablement la possibilité de suivre des cours en français, mais aussi de voir leur bilinguisme officialisé par un titre de compétence universitaire. Un modèle panuniversitaire offrirait à ces étudiantes et à ces étudiants de plus grandes occasions de suivre des cours en français et de faire reconnaître officiellement leurs compétences bilingues au moyen de certificats, de diplômes ou d’autres parcours universitaires. L’intégration de parcours bilingues dans un plus grand nombre de programmes sur le campus Keele, plus accessible, promet également d’attirer de nouveaux étudiants à York, tant francophones que francophiles. L’analyse démographique de la francophonie de la région du Grand Toronto réalisée par le Bureau de planification et d’analyse institutionnelles (annexe I) indique que si environ 117 685 francophones résident dans la région métropolitaine de Toronto, plus de 461 000 autres personnes sont en mesure de converser en français. La seule région de York compte environ 75 000 résidentes et résidents capables de soutenir une conversation en français. En ce qui concerne plus particulièrement le recrutement au premier cycle, la région de York compte environ 2 840 francophones âgés de 15 à 24 ans, dont près des trois quarts désignent à la fois l’anglais et le français comme leurs premières langues officielles parlées. Cette population de jeunes bilingues pourrait privilégier les programmes bilingues, les parcours en langue française, les certificats, les mineures et les cours individuels en français plutôt que les programmes dispensés exclusivement en français. Ce marché potentiel est également en pleine évolution. L’immigration francophone hors Québec est passée de 6 950 admissions de résidents permanents en 2021 à 29 630 en 2025. La région métropolitaine de Toronto s’est classée au deuxième rang des destinations en 2025, juste derrière Ottawa, en accueillant 4 105 résidents permanents d’expression française. Certains pays francophones, particulièrement en Afrique, constituent également des marchés de croissance potentiels pour le recrutement d’étudiantes et d’étudiants internationaux. Prises dans leur ensemble, ces tendances démographiques indiquent que le marché potentiel de l’enseignement bilingue dépasse les étudiantes et les étudiants à la recherche d’un milieu d’apprentissage francophone traditionnel; il englobe une population étudiante bilingue et francophone beaucoup plus large qui souhaite combiner l’apprentissage du français avec un éventail plus vaste de programmes universitaires et professionnels. En effet, l’étude de 2025 du COQES a révélé que les étudiantes et étudiants francophones préféreraient fréquenter un établissement bilingue, mais qu’ils choisissent souvent un établissement anglophone en
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fonction des programmes universitaires et de l’emplacement13; la stratégie proposée répond précisément à ces deux facteurs. Services en français et communauté francophone Au-delà d’un éventail plus large et plus accessible de parcours universitaires et de perspectives d’études supérieures en français, la centralisation et l’intégration de notre mandat bilingue présentent également des avantages non universitaires cruciaux. Premièrement, cela permettra une mise en œuvre plus complète de nos obligations liées à notre désignation partielle en vertu de la Loi sur les services en français, en améliorant la gamme de services et de ressources en français mis à la disposition d’un plus grand nombre d’étudiantes et d’étudiants francophones à York (c’est-à-dire ceux du campus Keele). Comme le décrit la sous-section 2B. Vie et services étudiants, la stratégie proposée a été conçue autour de la priorité d’améliorer l’accessibilité, la qualité et la diversité des services aux étudiants et de la vie communautaire en langue française. L’objectif est de permettre aux étudiantes et étudiants francophones et francophiles de profiter des avantages d’un grand campus diversifié sur les plans universitaire, culturel et linguistique, tout en disposant d’un « point d’attache » consacré aux services, aux ressources, à la programmation et à la vie sociale en français. Synthèse La stratégie proposée repose sur la prémisse que York demeure engagée envers le mandat bilingue établi au campus Glendon depuis plus de 60 ans. Au-delà de la simple préservation du mandat bilingue, la stratégie proposée vise à le revitaliser en le transférant au campus Keele, où il pourra être intégré à un plus grand nombre de domaines d’études et à la vie d’un plus grand nombre d’étudiantes et d’étudiants.
Section 2 : Composantes et mise en œuvre de la stratégie Les sous-sections ci-dessous détaillent la stratégie proposée et son mode de mise en œuvre dans quatre domaines clés : A. les programmes et les parcours universitaires; B. la vie et les services étudiants; C. les nominations du corps professoral; et D. l’administration et le fonctionnement, y compris les grandes lignes provisoires du modèle de dotation en personnel et du budget. Chaque section décrit également les étapes de transition nécessaires à la mise en œuvre de la stratégie, avec un calendrier de transition prévisionnel global présenté à l’annexe J. Le calendrier proposé est basé sur une ouverture du Collège Glendon sur le campus Keele à l’automne 2029 afin de laisser suffisamment de temps pour les processus de planification, de consultation et de gouvernance consciencieux si la stratégie proposée obtient le soutien requis du Collège. Il est important de noter que le fait de proposer un plan de transition et un calendrier ne doit pas être interprété comme un signe que la mise en
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COURTS, R., L. GALLANT et A. MACFARLANE. La prise de décision au niveau postsecondaire chez les étudiant·es de langue française de l’Ontario.
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œuvre est une évidence. Ils sont proposés en réponse à la demande du Conseil de la Faculté de Glendon et dans le seul but d’éclairer son évaluation.
2A. PROGRAMMES ET PARCOURS UNIVERSITAIRES La proposition repose sur l’élargissement de la portée du mandat bilingue de York : l’intégrer à davantage de domaines d’études et intéresser un plus grand nombre d’étudiantes et d’étudiants. L’annexe F présente les détails les projections d’inscription ainsi que les fondements de la stratégie proposée. La présente section décrit comment les programmes universitaires pourraient aborder le développement des compétences des étudiants dans les deux langues officielles. Parcours universitaires bilingues Possibilités de développement des compétences bilingues : Maintenir les programme s bilingues existants
Des programmes propres à Glendon sont transférés à une autre faculté pour être dispensés à Keele.
Créer de nouveaux volets bilingues
Des volets sont formés grâce à des options supplémentaires (p. ex. des cours de français, une certification bilingue ou un programme coopératif bilingue).
Le tout est adapté aux programmes populaires ou à ceux où il y a une grande demande du marché du travail (p. ex. les programmes professionnels).
Développer la certification bilingue
Le certificat de bilinguisme actuel est désormais offert à l'ensemble des étudiantes et étudiants de l’Université.
Possibilité de maintenir l’inclusion des langues autochtones et offrir des options de certification trilingue. Possibilité de créer un diplôme d'études supérieures de type 2 en bilinguisme.
Le maintien des programmes bilingues. L’une des opportunités les plus intéressantes qu’offre la transition proposée concernant Glendon est la possibilité d’élargir l’accès au bilinguisme à tous les membres de la communauté étudiante de York, quel que soit leur campus ou leur discipline. Les programmes bilingues propres à Glendon et n’ayant pas d’équivalent dans aucune autre faculté, par exemple, peuvent être transférés de Glendon à l’une des facultés de Keele et être offerts tels quels à un corps étudiant beaucoup plus important. Comme indiqué en détail dans la section Transition des programmes universitaires ci-dessous, cela impliquerait un processus de modification majeure relativement simple, mais nécessiterait un recrutement et un soutien efficaces pour attirer de nouveaux effectifs. La création de volets bilingues. Pour certains programmes de Glendon, malgré l’existence de programmes apparentés à Keele, la demande pour une option de programme bilingue demeure nettement élevée. L’analyse de juillet 2026 du Bureau de planification et d’analyse institutionnelles (voir l’annexe G) citée précédemment indique que la demande en matière de
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compétences bilingues est particulièrement forte dans les domaines des affaires, des technologies, des finances, de la santé et des communications. Cette opportunité est renforcée par une étude de marché réalisée par un organisme externe en août 2026 (voir l’annexe H), qui a identifié l’administration des affaires, les sciences infirmières, les sciences des données et l’informatique comme faisant partie des domaines les plus prometteurs pour les programmes bilingues en fonction de la demande du marché du travail, de la demande étudiante et du contexte concurrentiel. Il est important de noter que l’étude de marché, bien qu’instructive, n’offre pas une évaluation complète de la faisabilité des programmes; les domaines potentiels devront donc être considérés en tenant compte des atouts universitaires existants de York, de la capacité du corps professoral, des ressources et de la demande étudiante. Pour les programmes de premier cycle présentant une demande évidente de la part des étudiantes et étudiants et/ou du marché du travail, il pourrait être judicieux d’envisager la création d’un volet bilingue unique au sein des programmes. Dans la nomenclature panuniversitaire, un volet de premier cycle est « un ensemble structuré de cours axés sur un domaine particulier au sein d’un programme de baccalauréat spécialisé, afin d’approfondir davantage la majeure », et figure sur le relevé de notes. Un volet bilingue peut comprendre des éléments tels que le fait de suivre un plus grand nombre de cours en français (que ce soit dans ou hors de la discipline en question), compléter une version de la certification bilingue (voir cidessous) ou opter pour des possibilités d’apprentissage expérientiel bilingue. Le volet bilingue offrirait une opportunité de recrutement ciblé, de développement de cohortes et figurerait sur le relevé de notes des étudiantes et étudiants. Avec le transfert du mandat bilingue à Keele, des opportunités de création de nouveaux programmes bilingues se présentent également, notamment dans des domaines qui nécessitent des installations et des ressources uniques (p. ex. les sciences de la santé, la thérapie du sport et le génie). Cette nouvelle élaboration de programmes pourrait se faire dans une deuxième étape de la transition, après le travail de repositionnement des programmes existants, mais cela vaut la peine de le considérer dès maintenant, car elle représente une amélioration significative de l’offre de formations à York et de son mandat bilingue. Certains secteurs, notamment celui des soins de santé, présentent des besoins importants en matière de formation postsecondaire en français. Prenons l’exemple des soins infirmiers : selon l’analyse de marché réalisée par le Bureau de planification et d’analyse institutionnelles en juillet 2026 (voir l’annexe G), dans la région du Grand Toronto et de Hamilton, le ratio moyen des offres d’emploi exigeant le bilinguisme par rapport à celles qui ne l’exige pas est d’environ 2:1. Deux professions affichent une intensité de publication encore plus élevée : les autres préposés/préposées aux services d’information et aux services à la clientèle ainsi que les infirmiers autorisés/infirmières autorisées, pour lesquels le ratio atteint environ 3:1. Au niveau sectoriel, l’intensité de publication est encore plus élevée dans les hôpitaux généraux et les hôpitaux de soins chirurgicaux, où le ratio s’établit à environ 4:1. L’analyse des données des offres d’emploi révèle que les compétences bilingues sont recherchées par les employeurs du secteur des soins de santé. Au total, 1 909 offres d’emploi uniques en soins infirmiers exigeaient le bilinguisme, auxquelles s’ajoutaient 2 722 offres d’emploi uniques publiées par
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les hôpitaux au cours de la période analysée. Ces résultats soulignent la pertinence d’étudier davantage les possibilités liées à la formation en français et bilingue dans les professions de la santé.14 Transférer le mandat bilingue de York au campus Keele nous permettrait de créer des volets bilingues pour répondre à cette demande, tout en augmentant l’impact social de notre mandat bilingue. Par exemple, la création d’un programme bilingue en soins infirmiers pourrait inclure des exigences telles que l’obtention de la certification bilingue (voir ci-dessous) dans le cadre du diplôme, l’offre de certains cours obligatoires et optionnels en français ainsi qu’en anglais, le recrutement et le soutien d’une cohorte d’infirmiers et d’infirmières bilingues avec des services aux étudiants uniques, la possibilité de stages bilingues, etc. Cette approche pourrait être appliquée à d’autres disciplines populaires, comme la première année en génie, en s’appuyant sur les cours de mathématiques et de biologie déjà offerts en français. De plus, les programmes d’études supérieures pourraient tirer parti d’une option de diplôme en bilinguisme, décrite ci-dessous. Le développement de la certification bilingue. En plus des parcours de formation proposés ci-dessus pour les programmes spécifiques actuellement offerts à Glendon, il est possible de préserver et d’élargir l’approche actuelle de Glendon en matière de certification bilingue. Le certificat de bilinguisme actuellement offert par Glendon pourrait être proposé comme qualification supplémentaire aux étudiantes et étudiants de York qui effectuent un baccalauréat sur n’importe lequel des campus de l’Université. Cette opportunité pourrait également être offerte aux étudiantes et étudiants de deuxième cycle grâce à la création d’un nouveau diplôme d’études supérieures de type 2 en bilinguisme. Cette certification bilingue serait basée sur les lignes directrices actuelles élaborées et approuvées par les collègues de Glendon. Actuellement, le certificat de bilinguisme est décerné aux étudiantes et étudiants qui obtiennent un certain nombre de crédits dans la langue officielle non dominante, soit au moyen de cours de langue de niveau 2000 ou supérieur (français langue seconde ou anglais langue seconde), soit au moyen de cours approuvés dans la discipline dispensés entièrement en anglais ou en français, selon le cas (p. ex. des cours de psychologie, d’économie, d’histoire, d’études internationales, etc.). Il existe des options supplémentaires pour la certification trilingue en anglais, en français et en espagnol, ainsi que pour la certification bilingue et trilingue comprenant une langue autochtone. Par exemple, les étudiantes et étudiants qui s’identifient comme Métis, Inuit ou membres des Premières Nations ont la possibilité de valider leurs crédits dans une langue autochtone au lieu de la deuxième langue officielle. Ces options pourraient également être conservées dans les certificats offerts à Keele. Bien que les détails de cette certification puissent être précisés en fonction des directives actuelles de Glendon, l’accent est mis ici sur l’engagement à préserver la certification bilingue comme une offre de base de York et d’élargir l’accès à cette certification à l’ensemble de notre corps étudiant de premier cycle, et potentiellement des cycles supérieurs. Cela permettrait de 14
L’explication relative à la demande de main-d’œuvre a été étoffée.
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conférer une portée panuniversitaire au mandat bilingue de York, de réaffirmer notre engagement envers l’enseignement postsecondaire en langue française ainsi que la valeur profonde du bilinguisme, et de bien positionner les étudiantes et étudiants de York dans leurs perspectives d’études supérieures. Programmes coopératifs et apprentissage intégré au travail bilingues Bien que l’enseignement coopératif (coop) ne constitue pas un programme d’études en soi, il s’agit d’un domaine d’expérience universitaire dans lequel nous prévoyons d’élargir la portée de notre mandat bilingue si nous le transférons à Keele. Cette transition permettra un meilleur accès aux programmes coopératifs et un soutien accru à l’apprentissage intégré au travail (AIT) dans le cadre des programmes d’études. Les facultés de Keele proposent l’enseignement coopératif comme option dans presque tous les diplômes de premier cycle, et l’ensemble des étudiantes et étudiants sont soutenus par le Centre intégré d’enseignement coopératif et d’orientation professionnelle situé dans le bâtiment Dahdaleh. Cette équipe gère également les partenariats avec l’industrie, les stages, les communications et les événements, ainsi que tous les aspects des programmes coopératifs et de l’AIT pour les étudiantes et étudiants, les employeurs et les facultés. Si Glendon déménage à Keele, l’équipe responsable des programmes coopératifs et de l’apprentissage expérientiel sera prête à faciliter les liens avec les employeurs, en fournissant un soutien bilingue à la population étudiante, en favorisant l’engagement des employeurs et en offrant des possibilités de stages en milieu de travail. On ne saurait trop insister sur les avantages de l’accès aux programmes coopératifs et à l’AIT pour les personnes bilingues. Il est bien établi que les programmes coopératifs sont associés positivement à une amélioration du recrutement et de l’engagement étudiant; à une augmentation du taux de rétention des étudiantes et étudiants internationaux; à une meilleure employabilité, à une meilleure préparation à l’emploi et à un salaire de départ plus élevé pour les diplômées et diplômées; et à un plus grand succès en matière d’emploi à temps plein, en particulier pour les femmes, les personnes racisées et les immigrants. De plus, les recherches montrent que les étudiantes et étudiants qui participent à des programmes coopératifs obtiennent de meilleurs résultats scolaires, sont plus susceptibles d’obtenir leur diplôme et d’être embauchés après l’obtention de leur diplôme et de toucher un salaire15 16 de départ plus élevé. Un sondage mené en 2024 auprès d’étudiantes et d’étudiants francophones a également révélé l’intérêt de ceux-ci pour les possibilités d’AIT17. Le programme coopératif est également une précieuse source de capital social pour bon nombre d’étudiantes et d’étudiants qui, autrement, n’auraient pas accès à des réseaux professionnels étendus. Ceci est particulièrement vrai pour la grande communauté étudiante de première génération de York. Selon l’auto-évaluation des étudiantes et étudiants, 82 % des 15
PETERS, J. et Roger P. MILIAN. Cartographier le terrain : une synthèse des recherches récentes et des orientations futures. Canada, ECAIT, 2024. 16 WYONCH, Rosalie. Work-Ready Graduates: The Role of Co-op Programs in Labour Market Success. Toronto. C.D. Howe Institute, 2020. 17 HENNINGSMOEN, Erik. Ce que les étudiants francophones du Canada anglophone veulent de l’enseignement supérieur. Conseil des technologies de l’information et des communications, 2024.
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personnes ayant commencé leurs études à l’automne 2024 ont indiqué que « trouver un emploi bien rémunéré » était leur principale raison de fréquenter l’université. Cependant, l’étude réalisée par York auprès des diplômées et diplômés (2022) a révélé qu’un tiers des personnes interrogées se sentaient peu préparées ou pas du tout préparées à leur premier emploi après l’obtention de leur diplôme. Le programme coopératif est essentiel pour combler cet écart, et de nombreuses données probantes indiquent que ses nombreux avantages sont plus marqués pour les étudiantes et étudiants issus de groupes en quête d’équité 13. De plus, l’analyse de marché du Bureau de planification et d’analyse institutionnelles suggère que le bilinguisme est principalement valorisé par les employeurs comme une compétence professionnelle complémentaire permettant de servir les clients, de communiquer sur les marchés canadiens et de soutenir les opérations commerciales nationales. De ce fait, la demande des employeurs ne porte pas principalement sur des emplois consacrés aux langues, mais se concentre sur des postes qui combinent des compétences linguistiques avec d’autres expertises professionnelles. Les programmes coopératifs et l’AIT offrent aux étudiantes et aux étudiants la possibilité de mettre en pratique leurs compétences bilingues dans des contextes professionnels et d’améliorer leurs perspectives d’emploi après l’obtention de leur diplôme.
Transition des programmes universitaires Vous trouverez ci-dessous deux options différentes pour le transfert des programmes offerts à Glendon vers Keele. Ces options sont volontairement générales, car les détails nécessaires pour combiner des programmes et/ou créer des volets seront spécifiques à chaque programme et devront être proposés par les collègues professeurs. Outre la description des options possibles, des informations sur les exigences et les approbations dans le cadre de l’assurance qualité ont été fournies. Le personnel du Bureau de la vice-rectrice aux affaires académiques sera disponible pour soutenir les programmes et les groupes facultaires qui souhaiteront mettre en œuvre des initiatives de combinaison, de revitalisation et de transformation des programmes, comme indiqué ci-dessous. Il est important de noter ici que Glendon offre actuellement des cours de langue en anglais (anglais langue seconde), en français (français langue seconde) et en anishinaabemowin qui ne sont affiliés à aucun programme d’études particulier, mais qui sont essentiels au mandat bilingue de York et à sa capacité d’offrir une certification bilingue et des volets bilingues comme décrit ci-dessus. Ces cours devront être maintenus et trouver leur place à Keele dans le cadre de la transition proposée. Selon la faculté ou l’unité d’accueil, cette transition pourrait impliquer une combinaison de programmes ou la création d’un nouveau volet ou d’une nouvelle option de programme. Chacune de ces options est décrite dans le présent document. De plus, ces cours de langue sont essentiels aux programmes bilingues et aux options de certification énumérées dans la section suivante. Enfin, le transfert des programmes de Glendon à Keele devrait préserver, et idéalement accroître, le nombre de cours actuellement offerts en français et/ou dans les deux langues officielles. Quelle que soit l’option choisie ci-dessous, on s’attend à ce que le nombre actuel de
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cours en français et bilingues offerts dans chaque domaine de programme soit maintenu ou augmenté.
Combinaison des programmes Dans certains cas, il existe des programmes à Glendon qui ont des programmes apparentés à Keele, ou des programmes présentant de nombreux points communs et synergies. Dans ces cas, qui seront probablement les plus nombreux, on s’attend à ce que le programme offert à Glendon et celui offert à Keele collaborent pour combiner leurs offres, en conservant les points forts des deux, afin d’éviter les chevauchements. Ici, le mot « combinaison » vise à signaler que les deux programmes apparentés s’uniraient dans le but de conserver le meilleur des éléments de chacun. Cette option ne signifie pas que les programmes de Glendon se joindraient simplement aux programmes de Keele, mais met plutôt en avant l’opportunité pour les deux programmes de repenser la manière dont ils pourraient chacun renforcer leurs meilleurs atouts en s’unissant. Ainsi, cette première option offre une opportunité de revitalisation collaboratrice des programmes. Cette option est sans doute la plus judicieuse pour la plupart des programmes, car elle permet d’éliminer les chevauchements potentiels et offre une opportunité de revitalisation globale des programmes. Dans le cadre de cette option, les facultés accueillant les nouveaux programmes combinés s’engageraient à offrir un certain nombre de cours bilingues ou en français dans le cadre de ces programmes, autant parmi les cours obligatoires de la majeure que les cours au choix, afin de soutenir la certification bilingue, de permettre des volets bilingues dans d’autres programmes, de préserver les partenariats de programmes existants (p. ex. le baccalauréat en éducation avec spécialisation en français langue seconde) et de respecter les engagements découlant de la désignation partielle de York comme établissement bilingue. En matière d’assurance qualité et de processus de gouvernance universitaire, cette option impliquerait la soumission d’une modification majeure. Cette modification engloberait les changements apportés aux deux programmes – celui de Glendon et celui de Keele – afin de former un nouveau programme combiné. Une telle modification majeure nécessiterait l’approbation des deux conseils de faculté concernés avant d’être soumise au Comité des programmes et des normes universitaires et au Sénat. Une feuille de route hypothétique est proposée ci-dessous pour la combinaison des programmes apparentés actuellement offerts séparément à Glendon et à Keele. La feuille de route est un exemple de calendrier pour une mise en œuvre à l’automne 2029 et suppose l’approbation de la stratégie proposée par le Conseil de la Faculté de Glendon à l’automne 2026. Si l’approbation devait avoir lieu plus tard, cela aurait une incidence sur le temps disponible pour la planification et l’élaboration des programmes par les collègues afin de respecter ce même calendrier de mise en œuvre.
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Il est important de noter que les cycles de recrutement nécessitent l’approbation de toute modification majeure plus de 12 mois avant la date de mise en œuvre. Le recrutement pour l’automne 2029 (y compris la création de l’information destinée au Centre de demande d’admission aux universités de l’Ontario) commence à l’automne 2028, ce qui signifie que les approbations de gouvernance universitaire doivent être obtenues au plus tard en juin 2028. Les modifications nécessaires au calendrier universitaire doivent être finalisées au plus tard en avril de l’année de lancement du programme (p. ex. avril 2029). Dans l’exemple de feuille de route ci-dessous, certaines échéances ont été indiquées comme « critiques », ce qui signifie qu’elles ne peuvent pas être repoussées – elles sont non négociables pour une date de mise en œuvre à l’automne 2029 – tandis que certaines des échéances précédentes sont plus négociables. Processus de transition d’un programme d’études
Maintien des programmes Comme indiqué précédemment, certains programmes de premier cycle à Glendon n’ont pas de programme équivalent offert à Keele. Ces programmes pourraient être transférés dans une faculté de Keele sans que leur nom, leurs exigences, leurs objectifs d’apprentissage, leur structure ou leur effectif professoral actuels soient modifiés. Il s’agit peut-être également de l’option la plus appropriée pour les programmes d’études supérieures à Glendon. Dans ces cas-là, les programmes pourraient nécessiter des ajustements mineurs pour accroître leur flexibilité et leur accessibilité dans leur nouvel emplacement (p. ex. pour harmoniser les exigences de formation générale), mais ils seraient maintenus en grande partie tels quels et pourraient continuer à s’appuyer sur d’autres cours en français et bilingues offerts par la faculté d’attache. Il est également possible que l’arrivée de ces programmes dans leurs nouvelles niches universitaires incite à revoir la composition d’autres programmes de la faculté d’accueil. Le transfert d’un programme vers une nouvelle faculté et/ou un nouveau campus nécessite la soumission d’une modification majeure dans le cadre du système d’assurance qualité. Outre Page 24 de 44
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l’approbation d’un déplacement sur un autre campus, cette modification majeure pourrait inclure d’autres changements que les collègues de Glendon souhaiteraient apporter au programme transféré à Keele. Les échéances critiques en matière de gouvernance pour une modification majeure visant à déplacer un programme sont similaires à celles mentionnées cidessus, mais le processus serait probablement plus rapide, car il nécessiterait moins de travail d’élaboration du programme.
2B. VIE ET SERVICES ÉTUDIANTS L’une des caractéristiques distinctives de Glendon en tant que faculté autonome sur son propre campus est son écosystème plurilingue immersif dans un cadre idyllique. Bien que cet environnement présente des avantages évidents pour les étudiantes et étudiants, il comporte également des inconvénients importants, comme indiqué dans la section 1. Bien que la stratégie proposée ne puisse pas reproduire la taille ni la beauté naturelle du campus Glendon, elle offre néanmoins une vision alternative de ce à quoi pourrait ressembler un « point d’ancrage » physique et social pour les étudiantes et étudiants francophones et francophiles sur le campus Keele. Elle prend également en compte, de manière particulière, la façon d’offrir efficacement des services aux étudiantes et étudiants francophones et de soutenir la communauté francophone sur un campus plus vaste et majoritairement anglophone. Bien que l’implantation sur le campus Keele offre des possibilités d’engagement plus larges, elle comporte également un risque de marginalisation et de dilution en l’absence d’une attention particulière et de ressources dédiées. Heureusement, la Division des affaires étudiantes et le vaste réseau d’associations étudiantes de York disposent d’une grande expérience dans l’accompagnement de communautés diversifiées, en les aidant à conserver des identités de groupe distinctives et fortes tout en faisant partie d’une communauté universitaire plus large et pluraliste. Vie étudiante Le site physique. L’un des principaux moyens par lesquels la stratégie proposée permettrait aux étudiantes et étudiants et aux communautés francophones de bénéficier de ce déménagement consiste à consacrer un bâtiment entier au Collège Glendon. Contrairement à 1998, lorsque le Comité sur les politiques et la planification universitaires avait identifié le manque d’un bâtiment adéquat et dédié sur le campus Keele comme l’un des principaux obstacles au déménagement de Glendon, le Collège pourrait désormais disposer d’un emplacement très approprié à Keele dans le bâtiment abritant actuellement l’École de formation continue. Inauguré en 2023, il a été conçu grâce à une large participation du corps étudiant diversifié de l’École de formation continue afin d’optimiser l’expérience étudiante. Le bâtiment qui en résulte possède des caractéristiques de pointe en matière de durabilité et d’accessibilité et une large gamme d’espaces d’enseignement, d’étude, de bureaux, d’événements, sociaux, culturels (p. ex. un espace de prière, y compris une station d’ablution adjacente) et récréatifs (p. ex. un laboratoire multimédia, une cuisinette et un espace détente; voir l’annexe K). Un espace de bien-être polyvalent et bilingue pourrait être créé, et le bâtiment a la capacité d’accueillir un café sur place, permettant ainsi une future version de la coopérative étudiante Lunik. L’immeuble est situé dans un emplacement pratique, orienté vers la population étudiante, près du Centre Bennett pour les services aux étudiants qui abrite le Page 25 de 44
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nouveau Centre des programmes coopératifs et de carrière, d’un stationnement, d’une station de la TTC, des résidences pour étudiantes et étudiants de premier cycle, en plus de diverses commodités (restauration, services, commerces, résidences) le long de Pond Road également à proximité. Les services en français et la communauté francophone. Outre son emplacement pratique, le bâtiment, qui n’est pas encore associé à un programme d’études ou à une discipline particulière, offre une opportunité prometteuse de créer un environnement bilingue nouveau et unique (voir l’annexe K). Les services aux étudiantes et aux étudiants francophones seraient offerts sur place, garantissant ainsi un accès facile. Les cours en français et les cours bilingues profiteraient d’une planification prioritaire dans les plus de 50 salles de classe du bâtiment, et les programmes concernés (p. ex. les programmes de traduction et d’études françaises) et les bureaux du corps professoral pourraient également y être situés. L’École de formation continue serait encore présente, même si ses besoins en espace ont considérablement diminué depuis l’ouverture du bâtiment, en raison des changements dans les inscriptions et de l’augmentation des cours en ligne. Il convient de noter que le corps étudiant de l’École de formation continue est lui-même culturellement diversifié et multilingue, ce qui permet une belle combinaison avec le Collège Glendon. Grâce à un aménagement et à une conception réfléchis, le bâtiment pourrait servir non seulement de lieu physique pour les services, les cours, les activités professorales et les événements en français, mais aussi d’environnement social distinct fondé sur les valeurs fondamentales de Glendon que sont le plurilinguisme et la compétence interculturelle. Au-delà des services et activités propres à Glendon, les étudiantes et étudiants auraient accès à l’ensemble des ressources et installations du campus Keele (p. ex. les installations sportives). Les Services des résidences de York gèrent actuellement huit résidences pour étudiantes et étudiants de premier cycle sur le campus Keele, offrant différents types d’hébergement (p. ex. dortoir traditionnel, appartements, etc.) et la possibilité d’y demeurer pendant l’été. Les étudiantes et étudiants de deuxième et troisième cycles auraient accès à des logements locatifs à prix inférieurs à ceux du marché par l’intermédiaire des appartements de York. La vie en résidence offre aux étudiantes et étudiants une programmation et des ressources diversifiées, et pourrait créer une communauté d’apprentissage en résidence pour les étudiantes et étudiants francophones et francophiles. Les activités menées par la population étudiante. Reconnaissant le fort sentiment d’appartenance à une communauté que Glendon offre aux étudiantes et étudiants actuels, notamment grâce aux programmes et aux opportunités de leadership offerts par l’Association étudiante du Collège Glendon, des efforts seront déployés pour garantir que la communauté étudiante ait accès à des activités dirigées par des étudiantes et des étudiants, à des salons étudiants et à une représentation étudiante. Glendon compte plusieurs associations actives financées par des cotisations étudiantes qui jouent un rôle essentiel dans le développement d’une communauté étudiante bilingue. Elles comprennent ProTem (le journal bilingue de Glendon depuis 1962), le Théâtre Glendon, EUMC Glendon, le café Lunik et Radio Glendon. Le bâtiment de l’École de formation continue comprend des installations (p. ex. un café et un laboratoire multimédia) qui pourraient accueillir de telles activités ainsi qu’un espace dédié
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aux francophones. Le Bureau de la vice-rectrice aux affaires étudiantes, en collaboration avec le Principal de Glendon, tiendra une rencontre avec les associations étudiantes de Glendon en septembre 2026 afin d’examiner comment lesdites associations et les activités dirigées par les étudiantes et étudiants se poursuivraient si la proposition était adoptée.
Services de soutien et de conseils aux étudiants Un élément crucial de la stratégie proposée est que tous les services de soutien étudiant du Collège Glendon (p. ex. le soutien pédagogique et financier, la préparation à la carrière ou le bien-être) seront offerts aux étudiantes et étudiants de York en français et en anglais. Il s’agit d’une obligation découlant de la désignation partielle de York en vertu de la Loi sur les services en français et cela concrétise également l’objectif de la proposition, qui est d’élargir l’accès aux services en français à l’ensemble des étudiantes et étudiants francophones de l’Université, et non seulement à ceux du campus Glendon. Le Collège Glendon servirait de centre de ressources consacré aux étudiantes et étudiants francophones de York, leur servant de point d’ancrage physique et de premier point de contact, à l’instar de York International pour les étudiantes et étudiants internationaux. Et comme c’est le cas aussi pour York International, le personnel des services aux étudiants du Collège Glendon faciliterait l’orientation vers d’autres services et l’accès aux ressources au besoin. Le Collège Glendon offrira aux étudiantes et aux étudiants francophones des services liés aux dossiers étudiants et des conseils en matière d’aide financière. Bien que les étudiantes et étudiants puissent recevoir des conseils pédagogiques par l’intermédiaire des facultés, les personnes suivant un volet bilingue ou un certificat bilingue pourront recevoir des conseils pédagogiques au Collège Glendon. Les conseillers aux étudiants de Glendon participeraient également à la communauté de pratique existante de York en matière de conseil afin d’assurer un soutien coordonné aux étudiantes et étudiants. Recrutement et admissions À mesure que les parcours universitaires bilingues se généralisent à York, la proposition de valeur de l’Université évoluera pour promouvoir à la fois ces options et la valeur des compétences et certifications bilingues. Les recruteurs du Collège Glendon seront des membres à part entière de l’équipe du Bureau du registraire de l’Université et joueront un rôle primordial dans les activités de promotion annuelles de York. Les activités de recrutement seront guidées par les opportunités stratégiques du marché et les priorités géographiques afin d’optimiser leur impact. Le marketing de marque sera un élément clé pour positionner York comme une destination de choix pour la formation postsecondaire en français, en faisant mieux connaître son offre, ses services et ses parcours bilingues. Les candidates et les candidats auront toujours la possibilité de faire une demande d’admission en utilisant un formulaire en français et ils pourront indiquer, s’ils visent une admission à York, qu’ils souhaitent suivre un programme ou obtenir un certificat bilingue, le cas échéant. Les étudiantes et étudiants déjà inscrits pourront également ajouter une option bilingue à leur programme.
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Transition de la population étudiante Les étudiantes et étudiants inscrits aux programmes de Glendon conserveront la possibilité de terminer leurs études selon les exigences pédagogiques de Glendon, ce qui assurera une continuité et une flexibilité tout au long de la transition. Une analyse détaillée de la correspondance entre les cours des programmes de Glendon et ceux des programmes correspondants des facultés de Keele serait menée afin de garantir que les étudiantes et étudiants conservent la totalité des crédits nécessaires à l’obtention de leur diplôme. En cas de différences de programmes, les facultés d’accueil devront évaluer les possibilités d’équivalences, de substitutions ou d’exemptions de cours afin de minimiser les perturbations et de protéger la progression des étudiantes et étudiants vers l’obtention de leur diplôme. De telles mesures sont essentielles pour donner aux étudiantes et étudiants actuels de Glendon l’assurance qu’ils peuvent passer à une autre faculté ou à un autre programme sans que cela nuise à leur progression scolaire. La communauté de pratique en matière de conseil sera tenue au courant de tout changement apporté aux programmes de Glendon, une fois approuvé, afin que les conseillers et les conseillères puissent soutenir les étudiantes et étudiants pendant la transition, et de façon continue. Systèmes étudiants Le Bureau du registraire de l’Université supervisera les changements opérationnels et relatifs aux systèmes nécessaires pour assurer une transition en douceur pour la communauté étudiante et le personnel. Une grande partie de ce travail se déroulera au cours des années universitaires 2027-2028 et 2028-2029 et comprend, sans toutefois s’y limiter (voir également l’annexe J) : • la modification du système informatique de renseignements sur les étudiantes et étudiants pour soutenir la nouvelle structure universitaire; • la mise à jour du calendrier universitaire et la planification de la programmation et de la prestation des cours; • l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de communication globale visant à guider les étudiantes et étudiants actuels de Glendon dans leurs options de transition; • la formation des membres du personnel des services aux étudiants de Glendon afin de leur permettre de répondre à un plus grand nombre de demandes de renseignements de la part des étudiantes et étudiants francophones de l’Université; • le renforcement des capacités et de la coordination entre les conseillers pédagogiques de Glendon et ceux des facultés afin de garantir que les étudiantes et étudiants reçoivent un soutien clair et cohérent; • la traduction de tous les documents de recrutement et d’inscription conformément à la Loi sur les services en français.
2C. NOMINATIONS DU CORPS PROFESSORAL La stratégie proposée prévoit le transfert volontaire des nominations de tous les membres du corps professoral à plein temps de Glendon vers des unités d’autres facultés. Le processus découlerait d’une consultation entre le membre du corps professoral, le principal, le doyen et la direction de l’unité visée, et suivrait les étapes prévues à l’article 18.38 de la convention collective YORK-YUFA pour les transferts permanents volontaires. Cette proposition crée des Page 28 de 44
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occasions à la fois pour les membres du corps professoral de Glendon et pour leurs collègues des facultés d’accueil. • Occasions pédagogiques : Les membres du corps professoral de Glendon pourraient mettre leur expertise d’enseignement au premier cycle et aux cycles supérieurs au service d’autres facultés, accéder à un bassin d’étudiantes et d’étudiants plus vaste pour les cours donnés en anglais et en français, contribuer à des programmes connexes, enrichir leurs programmes existants, élaborer de nouveaux parcours bilingues et étendre l’offre linguistique distinctive de Glendon aux étudiantes et aux étudiants de toute l’Université. Les facultés établies au campus Keele bénéficieraient de l’arrivée de collègues capables de répondre à des besoins en matière de programmes d’études en introduisant des cours et des champs d’expertise distinctifs ou en soutenant les exigences d’enseignement existantes. Les collègues francophones et bilingues des facultés autres que Glendon auraient aussi de nouvelles occasions d’enseigner et de travailler avec des étudiantes et étudiants en français. • Recherche et étude universitaires : L’intégration des membres du corps professoral de Glendon aux unités du campus Keele accroîtrait leur accès à d’autres collègues chercheurs, aux étudiantes et aux étudiants des cycles supérieurs, aux unités de recherche organisées et aux installations spécialisées de l’ensemble de l’Université. Pour la communauté de recherche, les occasions de collaboration interdisciplinaire s’élargiraient, la participation à des demandes de subvention d’envergure et à des partenariats stratégiques serait renforcée, la recherche en équipe serait facilitée par la proximité géographique, et la visibilité et l’incidence globales des activités de recherche pourraient s’accroître. • Service à la communauté et collaboration : Tous les collègues des unités d’accueil, y compris ceux qui arrivent de Glendon, tireraient parti de la possibilité de répartir les responsabilités de service entre un plus grand nombre de collègues, ce qui libérerait du temps pour la recherche et les activités d’étude. Les collègues francophones et bilingues des facultés autres que Glendon pourraient participer plus activement à la vie communautaire et à l’expérience étudiante du Collège. Tous les membres du corps professoral, ceux de Glendon comme ceux des unités d’accueil, pourraient tirer parti de la présence de nouveaux collègues et de nouvelles occasions de collaboration.
Transition du corps professoral Le Bureau de la vice-rectrice aux affaires professorales est disponible pour faciliter les discussions et la mobilisation entre les membres du corps professoral, le principal, les doyens et doyennes et les directions. La vice-rectrice peut aider à cerner les possibilités, à clarifier les parcours en fonction des paramètres inscrits dans la convention collective York-YUFA et à soutenir la planification tant à l’échelle individuelle qu’à celle des unités. Des consultations sont offertes aux membres du corps professoral à titre individuel, aux groupes de membres du corps professoral et aux unités universitaires. Des mesures de soutien et des ressources supplémentaires peuvent être prévues pour répondre à des questions précises et aux enjeux liés à la transition, notamment la répartition de la charge de travail, les processus de permanence et d’avancement, les affectations touchant plusieurs unités et l’intégration à un nouveau département ou à une nouvelle faculté.
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L’objectif est de favoriser des communautés universitaires inclusives et accueillantes dans l’ensemble de l’Université. Des séances d’information, des ateliers et des discussions animées peuvent être organisés au besoin. Pour faciliter la transition des membres du corps professoral vers des unités apparentées, les facultés d’accueil recevront du Bureau de la rectrice un soutien temporaire destiné à couvrir une partie des coûts des salaires et des avantages sociaux des membres du corps professoral à plein temps. Les transferts permanents volontaires pourraient suivre deux échéanciers : Scénario 1 : Le transfert prend effet le 1er juillet 2029 • Les membres du corps professoral demeurent nommés au sein de leur unité universitaire de Glendon et y exercent pleinement leurs fonctions jusqu’au 1er juillet 2029. • Les transferts individuels, collectifs ou d’unités sont planifiés conformément aux dispositions de la convention collective York-YUFA (voir le schéma du processus de transfert ci-dessous). • L’élaboration des programmes d’études se déroule comme il est décrit à la soussection 2A. Programmes et parcours universitaires. • La planification des cours avec les facultés d’accueil est achevée à l’automne 2028 en prévision de l’année universitaire 2029-2030. Scénario 2 : Le transfert est amorcé avant le 1er juillet 2029 Les transferts de membres du corps professoral de Glendon vers d’autres facultés peuvent être approuvés et mis en œuvre avant le 1er juillet 2029. Des transferts anticipés pourraient ouvrir plusieurs possibilités : amorcer des collaborations en matière de recherche, élaborer des demandes de subvention et planifier les infrastructures de recherche; collaborer avec de nouveaux collègues à l’élaboration et à l’innovation des programmes d’études; et assumer une partie des responsabilités d’enseignement dans une autre faculté lorsque le faible nombre d’inscriptions entraîne l’annulation de cours et qu’aucun besoin d’enseignement ne demeure à Glendon. Bien que ces transferts puissent être avantageux pour les collègues, la priorité absolue demeurerait accordée aux étudiantes et aux étudiants inscrits à Glendon. Les transferts anticipés seraient donc assujettis aux conditions nécessaires au maintien des fonctions essentielles de Glendon jusqu’à la fin de sa transition. Le Principal établirait les principes régissant ces arrangements afin d’assurer : 1) le fonctionnement efficace de Glendon en tant que faculté jusqu’à sa transformation en collège panuniversitaire; 2) la possibilité pour les étudiantes et étudiants inscrits aux programmes de Glendon de poursuivre leurs études sans interruption; et 3) la transition réussie des programmes et des ressources didactiques vers Keele. Les conditions associées à un transfert anticipé pourraient comprendre le maintien de responsabilités d’enseignement et/ou de service à Glendon jusqu’au 1er juillet 2029.
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Processus de transfert 1. Présentation de la demande : Lorsque le moment est venu de planifier les étapes concrètes d’un transfert, un membre du corps professoral, un groupe de membres du corps professoral ou une unité résente une demande écrite au Principal et au doyen ou à la doyenne de la faculté d’accueil. 2. Consultation : Le ou les collègues, le Principal, le doyen ou la doyenne et la direction de l’unité visée se concertent au sujet du transfert proposé. 3. Examen pratique et planification : Les répercussions sur les plans universitaire et opérationnel sont examinées et une planification détaillée est entreprise. 4. Décision: Le Principal rend une décision écrite au sujet du transfert proposé. Cela devrait se faire d’ici l’été 2028 afin de laisser du temps pour la planification des programmes d’études de l'annnée 2029-2030. 5. Mise en œuvre : Les transferts approuvés sont finalisés et mis en œuvre. Les transferts prennent effet le 1er juillet 2029 (selon le scénario 1) ou plus tôt, au cas par cas (selon le scénario 2).
2D. ADMINISTRATION ET FONCTIONNEMENT Le cœur de la proposition réside dans la transition physique et structurelle du Collège Glendon, qui passerait du statut de faculté autonome sur un campus distinct à celui de collège panuniversitaire établi au campus Keele. Le Collège Glendon constituerait le point d’ancrage physique, administratif et social pour les communautés francophones et francophiles de York. Plutôt que d’offrir des programmes universitaires, Glendon fonctionnerait comme un service partagé, de concert avec les facultés, pour réaliser le mandat bilingue de l’Université. Ce rôle s’apparente globalement à celui de la Faculté des études supérieures, qui soutient les programmes et les étudiantes et étudiants des cycles supérieurs dans l’ensemble des facultés. Il présenterait également certaines similitudes avec les autres collèges de York, dans la mesure où Glendon offrirait une gamme de services et de programmes pour appuyer les étudiantes et étudiants dans la poursuite de leurs études; toutefois, au lieu d’être associé à une faculté en particulier, le Collège Glendon se consacrerait au soutien de la communauté francophone et francophile de toute l’Université. Un modèle analogue à celui de York International, qui constitue le point central de contact et de soutien des étudiantes et étudiants internationaux. Comme il est décrit en détail à la section 2B : Vie et services étudiants et à l’annexe K, le Collège Glendon serait physiquement situé à un emplacement de premier choix du campus Keele, dans un bâtiment dont la conception accorde une place centrale à l’accessibilité, à la durabilité et à l’expérience étudiante. Le bâtiment servirait de pôle central pour les services, les cours, les bureaux, les événements, les activités menées par les étudiantes et étudiants et la vie communautaire en français, à proximité immédiate de la multitude de ressources et d’installations du campus Keele.
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Administration et fonctions essentielles La structure administrative proposée vise à préserver et à renforcer l’identité bilingue et francophone du Collège Glendon, en veillant à ce que les étudiantes et étudiants continuent de bénéficier, sur le campus Keele, d’une expérience universitaire et communautaire distincte dans les deux langues officielles. Le tableau 2 ci-dessous présente en détail les trois fonctions principales proposées pour le Collège Glendon. Tableau 2. Fonctions principales du Collège Glendon 1. Le Bureau du principal Le Principal serait un membre central de l’équipe de haute direction de l’Université et assumerait le premier rôle à l’égard du mandat bilingue de York et de sa désignation partielle pour les services en français. Le Bureau du principal dirigerait les efforts visant à rehausser la notoriété de York comme centre d’excellence en formation bilingue et francophone. Tous les efforts du Principal et de son bureau se dérouleraient en étroite collaboration avec les autres unités (facultés, unités divisionnaires) et les autres responsables (doyens et doyennes, vice-rectrices). Fonctions essentielles • Surveillance administrative du fonctionnement, des ressources humaines, de la gestion financière, de la mise en œuvre des politiques et de la conformité du Collège (y compris la reddition de comptes liée à la Loi sur les services en français et aux subventions pour les services en français); • Leadership et participation au sein des groupes consultatifs internes et des réseaux externes pertinents pour le mandat bilingue de York; • Établissement et gestion des relations externes, notamment avec les donateurs et les organismes subventionnaires, les gouvernements, l’industrie, les diplômés de Glendon et les diplômées francophones, ainsi que les communautés francophones; • Mise en œuvre des programmes et des initiatives visant à renforcer le sentiment de communauté au sein du Collège, à élargir la participation au mandat bilingue de York dans l’ensemble de l’Université et à accroître le rayonnement de York à l’externe; • Leadership stratégique dans l’élaboration de parcours universitaires en français et bilingues; • Soutien à la préparation de demandes de subvention de recherche en français, à la réalisation de projets de recherche et au développement de partenariats avec des établissements, des communautés et des réseaux francophones au Canada et dans le monde; • Orientation stratégique de toutes les communications liées au mandat bilingue de York et visant à accroître sa visibilité (p. ex. recalibrage de la présence du français sur les plateformes numériques consacrées à la vie étudiante). 2. Le recrutement étudiant Glendon collaborerait avec le registraire de l’Université, l’équipe des communications de la vicerectrice aux affaires étudiantes, la Division des communications et des affaires publiques, York International et les facultés pour recruter des étudiantes et étudiants francophones ou intéressés par la poursuite d’études en français et bilingue. Fonctions essentielles • Conception, élaboration et mise en œuvre de divers outils de marketing et stratégies de recrutement mettant en valeur l’offre de formation en français et bilingue de York ainsi que sa vie communautaire; • Marketing et recrutement au moyen de plateformes en ligne et d’activités et d’événements en personne;
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• Établissement de relations avec les écoles et les conseils scolaires offrant des programmes d’immersion et d’enseignement en français, les communautés francophones canadiennes et les réseaux francophones internationaux; • Accompagnement des étudiantes et étudiants francophones durant le processus de demande et d’admission. 3. La réussite étudiante Glendon collaborerait avec la Division des affaires étudiantes et les facultés pour que les étudiantes et étudiants francophones de York et ceux qui suivent des parcours bilingues reçoivent le soutien pédagogique et non pédagogique dont ils ont besoin pour s’épanouir à York et se préparer à l’obtention de leur diplôme. Fonctions essentielles • Communication claire et en temps opportun avec les étudiantes et étudiants afin de favoriser leur accès aux services et l’épanouissement; • Assurer l’accès à des services pédagogiques (p. ex. conseils d’orientation ou ressources d’apprentissage) et non pédagogiques (p. ex. ressources en matière de bien-être, de planification de carrière et des études supérieures) en français; • Orientation pédagogique pour les parcours de formation en français et bilingues (p. ex. choix des programmes et des cours, progression vers le diplôme, règlements universitaires, exigences relatives à l’obtention du diplôme); • Élargissement des possibilités d’apprentissage expérientiel en français et bilingue; • Élaboration, promotion et accompagnement relativement aux programmes d’études à l’étranger et aux programmes menant à un double diplôme; • Soutien aux clubs étudiants et aux instances de représentation étudiante francophones et francophiles; • Planification et tenue d’activités sociales et culturelles dans les deux langues officielles afin de favoriser une expérience étudiante dynamique et inclusive; • Promotion de l’usage du français en dehors des cours (p. ex. au Salon Francophone ou lors de la Semaine de la francophonie) et d’un milieu inclusif pour les étudiantes et étudiants francophones et francophiles (p. ex. un pavillon étudiant dédié).
Le personnel. Les membres du personnel bilingues sont essentiels à l’intégrité du mandat bilingue de York et joueraient un rôle central dans la réussite de la stratégie proposée. Il y aura un besoin criant de personnel possédant non seulement une maîtrise linguistique technique, mais aussi l’aisance culturelle voulue : pour recruter des étudiantes et étudiants issus de diverses communautés francophones au Canada et à l’étranger; pour orienter les communications et les relations avec les organismes gouvernementaux, les organismes communautaires, les conseils scolaires, les donateurs et les entreprises; et pour offrir aux étudiantes et aux étudiants francophones et francophiles un soutien pédagogique, des ressources non pédagogiques et assurer un véritable sentiment d’appartenance. Les membres du personnel participant à la mise en œuvre du mandat bilingue de York, que ce soit dans le cadre du recrutement, des services aux étudiants ou des activités relevant du Bureau du principal (p. ex. les relations externes), auraient accès à des communautés de pratique panuniversitaires afin de garantir une utilisation coordonnée et uniforme des pratiques exemplaires et d’éviter ainsi les chevauchements ou les occasions manquées. Des services solides seront essentiels à la pleine réalisation du potentiel du mandat bilingue de York. Toute transition concernant le personnel (p. ex. liens hiérarchiques, descriptions de poste, lieux de
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travail, etc.) se déroulera conformément aux conventions collectives applicables, aux politiques de l’Université et à toute loi applicable. Budget et ressources L’approche proposée en matière de budgétisation et de répartition des ressources visant à soutenir le Collège Glendon et l’intégration des parcours bilingues s’appuie sur le modèle et les processus actuels de York, tout en s’inspirant de ceux d’autres établissements bilingues et francophones, dont le campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta et le Bureau des affaires francophones et francophiles de l’Université Simon Fraser. Les droits de scolarité, les subventions fondées sur les effectifs étudiants et les dépenses des programmes d’études. À mesure que les programmes apparentés de Glendon et de Keele seront regroupés et que les programmes propres à Glendon passeront sous la responsabilité d’autres facultés, les droits de scolarité et les subventions fondées sur les effectifs étudiants qui leur sont associés seront transférés à la faculté d’accueil. Les facultés d’enseignement recevront également une part proportionnelle des subventions pour l’enseignement en français et bilingue afin de couvrir les coûts d’enseignement (voir la section Subventions pour l’enseignement en français et bilingue ci-dessous). Les coûts salariaux des membres du corps professoral, du corps enseignant et du personnel, ainsi que les coûts de fonctionnement associés à l’offre de formation en français et bilingue, seraient réaffectés aux facultés d’accueil. Cette transition proposée offre d’importantes occasions d’augmenter les revenus liés aux inscriptions en étendant le mandat bilingue de l’Université York à des disciplines très demandées, en accroissant la participation aux cours et aux programmes en français et bilingues (voir la sous-section 2A. Programmes et parcours universitaires) et en donnant aux étudiantes et aux étudiants accès à une offre de formation plus vaste ainsi qu’à la population étudiante beaucoup plus importante du campus Keele. D’autres gains d’efficience peuvent être réalisés par la réduction des chevauchements dans les cours offerts, permettant ainsi une prestation des programmes plus harmonisée et plus économique. Les programmes regroupés amélioreraient aussi l’expérience étudiante en élargissant le choix de cours, en facilitant l’accès à de nouveaux parcours et en favorisant une meilleure persévérance et de meilleurs taux d’obtention du diplôme. Les subventions pour l’enseignement en français et bilingue. Glendon reçoit actuellement un certain nombre de subventions fédérales et provinciales destinées à couvrir les coûts supplémentaires liés à l’offre de formation en français et bilingue en milieu minoritaire. Ces subventions aident à compenser les coûts liés à l’offre de cours en français, aux programmes bilingues ainsi qu’aux services administratifs spécialisés et aux services de soutien étudiant nécessaires au maintien du mandat bilingue de l’Université York. D’après les niveaux de financement de 2025-2026, environ 5,5 millions de dollars sont disponibles pour soutenir les services administratifs et les services de soutien étudiant en français et bilingues, tandis que 7,1 millions de dollars sont disponibles pour couvrir les coûts liés à l’enseignement en français et bilingue (voir l’annexe L pour la liste complète des subventions et la répartition proposée). Selon le modèle proposé, le Collège Glendon conserverait la responsabilité de la surveillance, Page 34 de 44
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de l’administration, de la répartition et des obligations de rapport associées aux fonds provinciaux et fédéraux destinés à soutenir les programmes universitaires bilingues et les services à la communauté étudiante de York. Les subventions continueraient d’être réparties selon leur objet et leurs exigences de financement actuels, comme suit : • Subvention pour le bilinguisme et subvention pour les régions du Centre et du SudOuest : Le financement actuel consacré aux services administratifs en français et bilingues de Glendon continuerait d’être affecté à ces activités. À mesure que la responsabilité de la prestation de ces services est assumée par le Collège Glendon, les facultés et les unités de services partagés, les fonds provenant des subventions seraient répartis en conséquence pour couvrir les coûts de fonctionnement associés. • Subvention du Programme des langues officielles dans l’enseignement (PLOE) et subvention du programme d’accès aux perspectives d’avenir : Le financement destiné à soutenir l’enseignement en français et l’enseignement du français langue seconde continuerait d’être utilisé à cette fin. Comme ces subventions exigent que l’enseignement soit offert en français, les fonds seraient répartis entre les facultés d’enseignement en fonction de leur part proportionnelle des équivalents de cours complets (ECC) dispensés dans le cadre de programmes admissibles en français et de programmes bilingues. Ces cours pourraient être donnés par des professeures et professeurs à plein temps ou des chargées et chargés de cours à temps partiel. • Subvention pour les régions du Centre et du Sud-Ouest : Le financement affecté au soutien de l’enseignement en français dans certains programmes universitaires ainsi que les services administratifs et les services à la communauté étudiante continuerait d’être utilisé à cette fin. La responsabilité de ces programmes, ainsi que le financement qui leur est associé, serait transférée à la faculté d’accueil, de même que les responsabilités correspondantes en matière de gestion du budget et d’administration des programmes. • Financement complémentaire : Il s’agit de fonds qui soutiennent des initiatives éducatives ponctuelles au service des communautés de langue officielle en situation minoritaire de l’Ontario. Le Collège continuerait de présenter chaque année des demandes de financement pour offrir des services éducatifs ciblés qui profitent à l’ensemble de la communauté franco-ontarienne. Cette approche permet de continuer à respecter les exigences liées aux subventions, de maintenir le soutien au mandat bilingue de l’Université York et d’harmoniser la répartition des fonds avec les facultés et les unités responsables de la prestation des programmes et services universitaires en français et bilingues. Le Collège Glendon. Selon le modèle proposé, le Collège Glendon continuerait de recevoir des subventions fédérales et provinciales consacrées à l’enseignement et aux services en français et bilingues, afin de soutenir la prestation de services administratifs bilingues et de services de soutien aux étudiants. En 2025-2026, le montant total de ces subventions s’élevait à environ 5,5 millions de dollars. Compte tenu des niveaux de financement et des exigences liées aux subventions en vigueur, il est prévu que ce financement continue de couvrir les coûts de fonctionnement liés aux fonctions administratives du Collège Glendon.
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En plus de soutenir les activités fondamentales du Collège, les subventions financeraient les services en français offerts par les facultés et les unités de services partagés de l’ensemble de l’Université. À mesure que les responsabilités administratives seront redistribuées dans le cadre du modèle proposé, les coûts administratifs globaux associés au Collège Glendon devraient être inférieurs à ceux qui seraient engagés si Glendon continuait de fonctionner comme faculté autonome. De plus, les frais accessoires perçus centralement et versés par les étudiantes et étudiants inscrits aux programmes de Glendon devraient continuer d’être affectés au fonctionnement du Collège. Ainsi, bien qu’il constitue une unité de services partagés, le Collège Glendon pourrait ne pas avoir besoin d’une allocation budgétaire de base; il pourrait plutôt être financé principalement au moyen de subventions destinées aux activités en français et bilingues (sous réserve du maintien de ces fonds par le gouvernement). Les incidences du modèle budgétaire de responsabilisation partagée et de planification des ressources (« SHARP »). À titre de faculté, Glendon contribue actuellement aux coûts des services partagés de l’Université. En 2025-2026, la contribution de Glendon aux services partagés s’élevait à environ 10,6 millions de dollars, dont environ 2,5 millions pour les activités propres au campus Glendon (p. ex. installations et services publics). Si le Collège Glendon devient une unité de services partagés plutôt qu’une unité génératrice de revenus (c.-à-d. une faculté), il ne serait plus tenu d’assumer de telles contributions. Cette part des coûts des services partagés et des coûts institutionnels généraux actuellement attribuée à Glendon serait plutôt redistribuée entre les facultés restantes, conformément au cadre de financement SHARP. Cette hausse des coûts pour les facultés serait compensée par les nouveaux revenus nets des droits de scolarité et les nouvelles subventions fondées sur les effectifs que les facultés recevraient pour leurs programmes et cours en français et bilingues. De plus, une plus grande proportion des sommes du fonds de l’Université pourrait être mise à la disposition des autres facultés et des priorités stratégiques de l’Université, puisque la Faculté de Glendon n’aurait plus besoin d’un tel soutien (p. ex. Glendon a reçu 1 602 760 $ en 2025-2026). Synthèse Dans l’ensemble, le modèle proposé crée des occasions d’accroître les revenus liés aux effectifs grâce à l’élargissement de l’offre de programmes bilingues existants et à la création de nouveaux programmes, tout en réduisant les coûts administratifs liés au fonctionnement d’une faculté autonome. La consolidation de l’offre de programmes universitaires réduirait aussi les chevauchements de certains cours, améliorerait l’efficience opérationnelle et enrichirait l’expérience étudiante grâce à un meilleur accès aux parcours et aux choix de cours. Ensemble, ces changements permettraient de mettre en place un modèle plus efficient, financièrement viable et stratégiquement cohérent pour faire avancer le mandat bilingue de l’Université York.
Transition des activités administratives et opérationnelles Si le Conseil de la Faculté de Glendon vote en faveur de la stratégie proposée, de nombreux bureaux, comités et processus participeront aux transitions administrative et opérationnelle. Une grande partie de la planification et des étapes peut se dérouler simultanément et de façon indépendante, bien que certaines étapes charnières soient déterminantes pour le rythme et la
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réussite de la transition. Il s’agit notamment d’obtenir les approbations requises des instances de gouvernance collégiale (les conseils des facultés, les comités du Sénat ou le Sénat), du conseil d’administration, ainsi que l’appui ministériel à la modification de la désignation partielle de York en vertu de la Loi sur les services en français. Le tableau 3 présente une grille générale des responsabilités associées aux différentes étapes de la transition (voir aussi l’annexe J). Tableau 3. Transitions des activités administratives et opérationnelles : Grille des responsabilités TÂCHES
Élaboration du modèle budgétaire
Modification de la désignation partielle en vertu de la Loi sur les services en français
RÔLES Responsables : Divison des budgets et de la gestion des actifs, Bureau de la rectrice, directeur général de Glendon Consultation : Rectrice, vice-rectrice aux affaires étudiantes, principal de Glendon Approbation : Conseil du budget de l’Université, présidences et viceprésidences, conseil d’administration Responsables : Service juridique, principal de Glendon Approbation : Ministère des Collèges et Universités, de l’Excellence en recherche et de la Sécurité
Aménagement des espaces et Responsable : Services des installations réaménagement de l’édifice de Consultation : Principal et directeur général de Glendon, communauté l’École de formation continue étudiante, personnel, corps professoral
Responsable : Services des installations Déménagement des Consultation : Facultés, Bureau de la rectrice, principal et directeur général de bureaux et des laboratoires Glendon Responsables : registraire, vice-rectrice aux affaires académiques Attribution des salles Consultation : Facultés, École de formation continue Responsables : Ressources humaines, principal de Glendon, directeurs généraux Consultation : Division des relations de travail, responsables des secteurs Transition du personnel touchés, direction générale du Bureau de la rectrice Consultation : Associations des membres du personnel Approbation : Présidences et vice-présidences Responsable : Conseil de la Faculté Changement de statut de la Soutien : Secrétariat de l’Université faculté Approbation : Comité sur les politiques, la planification et la recherche universitaires, Sénat, conseil d’administration Responsable : Principal Création d’un comité Soutien : Secrétariat de l’Université consultatif et d’un conseil Consultation : Rectrice, vice-rectrice aux affaires étudiantes, vice-rectrice aux étudiant études supérieures
Les transitions décrites ci-dessus entraîneront des coûts considérables en temps, en ressources humaines et sur le plan financier. Heureusement, l’Université a la possibilité de demander un financement de transition au ministère des Collèges et Universités, de l’Excellence en recherche et de la Sécurité. Si la stratégie proposée était entérinée, un tel soutien pourrait servir à financer le déménagement des bureaux du campus Glendon au
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campus Keele ainsi que les travaux essentiels d’aménagement des espaces et de conception dans l’édifice de l’École de formation continue.
Section 3 : Solutions de rechange Comme l’ont montré les sections précédentes, de nombreux efforts ont été déployés au fil des ans pour assurer la pérennité de Glendon. Certaines de ces mesures ont porté sur l’ajustement des conditions d’admission, d’autres ont donné lieu à d’importantes réformes des programmes d’études. Glendon a par ailleurs entrepris une restructuration administrative et universitaire au sein de sa faculté, plus récemment en 2024, afin d’harmoniser ses dépenses de fonctionnement avec la taille de sa population étudiante. Une attention considérable a également été accordée aux stratégies de marketing et de recrutement ainsi qu’à la nécessité de communiquer des messages plus efficaces et plus exacts18 (p. ex. en évitant de présenter Glendon simplement comme « le campus français »; voir l’annexe M pour un aperçu des approches de marketing et de recrutement mises en place depuis 2023). D’autres stratégies et mesures sont restées au stade de proposition, comme le transfert d’autres facultés ou programmes au sein du Collège Glendon sur le campus Glendon, ou le déménagement du Collège Glendon au campus Keele, envisagé lors de l’examen du Comité sur les politiques et la planification universitaires en 1998. La stratégie actuellement proposée peut sembler la plus radicale parmi celles présentées auparavant ou qui pourraient être envisagées aujourd’hui. Elle recommande que le mandat bilingue ne soit plus défini par le campus Glendon, que les parcours universitaires en français et bilingues soient intégrés dans l’ensemble des facultés, et que Glendon cesse de fonctionner comme une faculté autonome. Bien que cette proposition entraîne des répercussions importantes pour l’ensemble de l’Université et puisse, à certains égards, être considérée comme ambitieuse, elle est également : dictée par notre mission universitaire (notre mandat bilingue, la réduction des chevauchements et de la concurrence entre les programmes, ainsi que l’élargissement de l’accès des étudiantes et étudiants aux possibilités d’apprentissage, à la vie communautaire et aux débouchés); fondée sur des données probantes (des données accumulées sur plusieurs décennies à Glendon et des modèles fondés sur des études sectorielles); et responsable sur le plan des ressources, en utilisant aussi judicieusement que possible les ressources existantes – temps, fonds, énergie, talents et expertise – dans le cadre d’un modèle opérationnel réalisable avec les moyens actuels de l’Université et propice à une croissance future. Tout comme de nombreuses autres stratégies et mesures ont été envisagées ou mises en œuvre par le passé, plusieurs solutions de rechange à celle proposée aujourd’hui pourraient être envisagées. Les possibilités les plus réalistes peuvent être regroupées en trois grandes catégories, décrites ci-dessous. Bien que chacune présente certains avantages, aucune ne
18
COMITÉ SPÉCIAL SUR LE RECRUTEMENT, LA RÉTENTION ET LES COMMUNICATIONS. Rapport préparé par le Comité spécial sur le recrutement, la rétention et les communications, présenté au Conseil de la Faculté de Glendon. 22 avril 2022, Collège Glendon, Université York. Page 38 de 44
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correspond aussi étroitement à la mission de York, aux données disponibles ou aux moyens de l’Université, ni n’offre le même potentiel que la stratégie proposée. Stratégies visant à tirer parti du campus Glendon L’un des atouts indéniables de Glendon réside dans la petite taille et la beauté naturelle de son campus. Les membres de la communauté de Glendon citent souvent ces caractéristiques comme la principale raison expliquant leur attrait pour le campus et leur attachement à celuici. Les documents de recrutement publiés depuis au moins 2023 mettent en valeur l’environnement physique du campus et l’expérience communautaire qu’il offre, en contraste avec la majorité des autres campus, y compris Keele. Les stratégies visant à tirer parti du campus pourraient chercher à offrir une expérience comparable à celle des petits collèges d’arts libéraux américains, modèle dont Glendon s’est historiquement inspiré. D’autres font valoir que la taille et la tranquillité du campus le rendent particulièrement attrayant et accessible pour les étudiantes et étudiants qui risquent de se sentir isolés ou dépassés – sur les plans sensoriel, émotionnel ou social – dans un campus de plus grande taille. Le campus pourrait également servir à mettre à l’essai de nouvelles approches et de nouveaux modèles pédagogiques, en tirant parti de l’ouverture de York à l’innovation. Chacune de ces options est séduisante dans la mesure où elle s’appuie sur une vision idéalisée de l’enseignement postsecondaire : des personnes qui apprennent, travaillent, socialisent et vivent ensemble en petits groupes dans un cadre idyllique. Toutefois, on voit mal comment le mandat bilingue pourrait être préservé et comment la dilution de l’écosystème bilingue unique de Glendon pourrait être évitée si une stratégie axée sur le campus reposait sur une proposition de valeur entièrement différente. Même si le modèle universitaire et social favorisait le plurilinguisme, les approches axées sur les atouts du campus demeurent difficilement réalisables, au regard des données provenant de Glendon et du secteur dans son ensemble, qui indiquent que trop peu d’étudiantes et d’étudiants choisissent de fréquenter de petits campus pour que ceux-ci puissent être financièrement viables. Les examens et analyses passés de l’effectif étudiant de Glendon ont relevé plusieurs obstacles potentiels, notamment un marketing inefficace (p. ex. une portée insuffisante des activités de recrutement, une représentation erronée ou trop restrictive de Glendon comme étant le « campus français ») ainsi que l’état physique et les installations inadéquates du campus (p. ex. l’entretien différé et les services alimentaires)19. Ces rapports, tout comme les partisans de stratégies visant à tirer parti du campus, soutiennent qu’un investissement financier dans une nouvelle stratégie de marque ou dans l’amélioration des immobilisations pourrait remédier aux principaux facteurs qui nuisent aux inscriptions. Ces arguments seraient plus convaincants si d’autres établissements dotés de petits campus affichaient une croissance importante de leurs effectifs, ce qui indiquerait que les difficultés de Glendon tiennent uniquement ou principalement à un manque de ressources et d’attention. 19
COMITÉ SPÉCIAL SUR LE RECRUTEMENT, LA RÉTENTION ET LES COMMUNICATIONS. Rapport préparé par le Comité spécial sur le recrutement, la rétention et les communications, présenté au Conseil de la Faculté de Glendon. Page 39 de 44
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Cependant, les établissements à petit campus de l’ensemble du secteur sont en grande difficulté, comme cela a été mentionné à la section 1, et ceux qui connaissent le plus de succès sont situés au sein de grandes universités ou directement à proximité immédiate de celles-ci (p. ex. les collèges universitaires de l’Université Western ou l’Université St. Jerome’s à l’Université de Waterloo). Ces tendances n’enlèvent rien à la valeur que les étudiantes et étudiants inscrits dans des établissements à petit campus comme Glendon accordent à leur expérience. Elles indiquent toutefois que le nombre d’étudiantes et étudiants qui choisissent de tels établissements au départ est restreint et en baisse, tandis qu’un nombre beaucoup plus élevé d’étudiantes et d’étudiants optent plutôt pour de grands campus en raison des choix et de la commodité qu’ils offrent. Pour que des stratégies tirant parti du campus Glendon soient financièrement viables, il ne suffirait pas de maintenir les effectifs actuels, il faudrait les accroître de façon substantielle (p. ex. plus de 2 600 étudiantes et étudiants de premier cycle nationaux seraient nécessaires pour que le campus atteigne l’équilibre financier au cours d’une année, soit plus du double des 1 172 étudiantes et étudiants inscrits en 2025-2026). Ce redressement sera extrêmement difficile à réaliser, même en améliorant les immobilisations ou en élaborant une nouvelle stratégie de marketing. Stratégies visant à créer un campus regroupant plusieurs facultés à Glendon Il serait également possible d’envisager la réorganisation du campus Glendon afin qu’il accueille de multiples facultés. À l’instar du campus Markham, Glendon pourrait devenir le pôle d’attache de programmes axés sur une thématique particulière. Une possibilité, qui s’appuierait sur la spécialisation de Glendon en matière de plurilinguisme et de compétences interculturelles, consisterait à organiser le campus autour de programmes axés sur les langues ou l’engagement mondial provenant de l’ensemble de York. Une autre possibilité, qui s’éloignerait des caractéristiques actuelles de Glendon, consisterait à structurer l’offre du campus autour de programmes qui bénéficieraient de la proximité d’un hôpital et d’écoles environnants, ou de programmes adaptés au cadre naturel du campus. Dans chacun de ces exemples, le Collège Glendon pourrait être regroupé avec d’autres facultés, comme le recommande la stratégie proposée, ou demeurer une faculté parmi d’autres facultés présentes sur le campus. Cette dernière option, toutefois, ne réglerait pas les problèmes liés au chevauchement des programmes universitaires, à la concurrence et aux obstacles correspondants pour les étudiantes et les étudiants. Si l’organisation thématique d’un campus est logique sur le plan conceptuel, le choix du thème est crucial pour sa viabilité. Il sera important, par exemple, de sélectionner les programmes non seulement en fonction de leur cohérence thématique, mais aussi de la solidité et de la stabilité de leurs effectifs afin d’assurer la pérennité du campus. Cette approche repose également sur le déplacement volontaire de programmes, ce qui pourrait s’avérer difficile à encourager étant donné que le campus connaît depuis longtemps des difficultés sur le plan des effectifs, qu’il est moins accessible en transport en commun et que le déménagement risquerait de déstabiliser des programmes qui fonctionnent efficacement dans leur emplacement d’origine. De plus, l’avantage de regrouper des programmes à Glendon pourrait
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s’accompagner de l’inconvénient de les séparer d’autres programmes offerts à Keele. Un axe interdisciplinaire tel que l’engagement mondial, par exemple, est à ce point transversal et interprofessionnel qu’il est difficile d’imaginer comment – et pourquoi – il devrait être dissocié du vaste environnement multiculturel de Keele. Enfin, selon l’orientation thématique choisie, il n’est pas clairement établi quelles seraient les répercussions d’un tel modèle sur le mandat bilingue de York. Stratégies visant à préserver Glendon en tant que faculté sur le campus Keele D’autres pourraient reconnaître l’importance de rendre l’apprentissage et les services en français et bilingues plus accessibles à un plus grand nombre d’étudiantes et d’étudiants que ne le permet le campus de Glendon, tout en estimant que cet objectif serait mieux atteint sous la responsabilité d’une faculté autonome. Dans ce scénario, le Collège Glendon conserverait ses programmes universitaires, son corps professoral, son identité, son autonomie et son statut de faculté, tout en étant établi au campus Keele. Cette approche pourrait accroître la visibilité et l’effectif étudiant de Glendon, en plus de réduire certains obstacles logistiques liés à l’accès des étudiantes et étudiants de Glendon aux cours offerts par d’autres facultés, puisqu’ils n’auraient plus à se déplacer d’un campus à l’autre. Toutefois, ces avantages potentiels sont contrebalancés par plusieurs facteurs. Pour commencer, Glendon, en tant que faculté établie à Keele, conserverait un nombre et une variété restreints de programmes universitaires. Sa proposition de valeur reposerait entièrement sur son mandat bilingue, sans pouvoir s’appuyer ni sur un cadre unique (c’est-àdire le campus Glendon) ni sur la possibilité d’élargir les parcours universitaires dans des domaines à forte demande (comme le permettrait la stratégie proposée). De plus, la présence de Glendon à Keele ne contribuerait pas à réduire le chevauchement des programmes et la concurrence interfacultaire. Au contraire, elle risquerait d’exacerber ces problèmes en ajoutant une troisième, voire une quatrième, faculté offrant des programmes similaires sur le même campus (p. ex. les programmes d’économie et de commerce offerts par la Faculté d’arts libéraux et d’études professionnelles, l’École Schulich et Glendon; les programmes artistiques offerts par l’École des arts, des médias, de la scène et du design, la Faculté d’arts libéraux et d’études professionnelles, la Faculté de changements environnementaux et urbains et Glendon). En tant que faculté plus petite, disposant de ressources plus limitées et étant moins bien établie à Keele, Glendon serait probablement désavantagée dans de telles situations, ce qui accentuerait ses difficultés financières. En effet, transférer Glendon au campus Keele en tant que faculté engendrerait les mêmes coûts que la stratégie proposée, sans bénéficier en contrepartie des gains financiers découlant de la réduction des coûts administratifs et de l’élargissement des parcours universitaires bilingues dans des domaines à forte demande. La situation financière de Glendon demeurerait donc inchangée : elle conserverait sa structure administrative et universitaire sans disposer d’un effectif étudiant suffisant pour la soutenir.
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Conclusion Tout au long de l’histoire de Glendon, les rapports se penchant sur ses difficultés ont souligné à maintes reprises la nécessité de repenser stratégiquement la manière de soutenir et de développer l’enseignement postsecondaire et les services en français ainsi que la communauté francophone. La présente proposition répond à cet appel en recommandant une nouvelle stratégie pour mettre en œuvre le mandat bilingue de York, en le transférant vers le plus grand campus de l’Université, celui qui présente la plus grande diversité sur le plan de la population étudiante et de l’offre universitaire, et qui bénéficie de l’emplacement le plus accessible. La proposition vise à soutenir une communauté bilingue distincte et dynamique, et à élargir l’accès : en rendant l’enseignement postsecondaire en français et bilingue plus accessible à un plus grand nombre d’étudiantes et d’étudiants, et en facilitant l’accès des étudiantes et étudiants francophones aux services, à la vie communautaire et aux possibilités en français. Il est essentiel de reconnaître que le départ du campus Glendon et la cessation de Glendon en tant que faculté constituent des transformations fondamentales qui redéfiniraient l’Université et seraient vécues par plusieurs comme des pertes. La stratégie proposée ne vise ni à nier l’ampleur de ces changements, ni à écarter l’appréhension associée à une transformation de cette envergure, ni à minimiser l’attachement que de nombreuses personnes éprouvent envers Glendon, que ce soit comme campus ou faculté. Cet attachement est profondément enraciné : Glendon est le campus d’origine de York, il est le lieu où le mandat bilingue de York est exercé depuis plus de 60 ans et, au fil de ces décennies, il a offert aux étudiantes, aux étudiants, aux universitaires et au personnel un cadre physique unique ainsi qu’un écosystème plurilingue exceptionnel. Même si la stratégie proposée aborde des enjeux et présente des recommandations que plusieurs percevront comme difficiles, controversées et indésirables, elle ne se concentre pas uniquement sur les déficits. Au contraire, elle repose sur la promesse de revitaliser et d’élargir ce que le mandat bilingue de York peut rendre possible : l’occasion de mobiliser un plus grand nombre d’étudiantes et d’étudiants, de membres du personnel et d’universitaires; d’offrir davantage d’options, plus accessibles, pour poursuivre des études postsecondaires en français et bilingues; d’accroître la visibilité des communautés francophones et francophiles; et d’assurer une plus grande stabilité des ressources grâce à un modèle administratif et budgétaire conçu spécifiquement pour soutenir l’enseignement et la communauté bilingues. À la lumière de ces perspectives, il est possible d’envisager la stratégie proposée non pas comme une menace pour la tradition de York en matière d’enseignement bilingue des arts libéraux, mais comme un moyen de lui accorder une nouvelle valeur et de la revitaliser.
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ANNEXES A. Documents du Sénat relatifs au rapport du Comité sur les politiques et la planification universitaires – Affirmation et renouvellement : Un cadre de planification pour Glendon A1. Mai 1998 (veuillez noter que ce dossier comprend les procès-verbaux) A2. Décembre 2001 (veuillez noter que ce dossier comprend le sommaire)
B.
Population étudiante du Collège universitaire Glendon, 1995-1996 à 2025-2026
C. Budget en cours d’exercice du Collège Glendon, 2015-2016 à 2028-2029 D. Investissements de l’Université à Glendon, 2017-2018 à 2025-2026 E. Service de navette Glendon-Keele : achalandage et horaire F. Revitaliser le mandat bilingue de York : L’effectif étudiant (Bureau de planification et d’analyse institutionnelles) G. Aperçu du marché du travail : Les compétences bilingues (anglais/français) dans la RGT H. Possibilités de nouveaux programmes bilingues menant à un diplôme (EAB) I.
Profil démographique de la population francophone : région de York et du Grand Toronto (Bureau de planification et d’analyse institutionnelles)
J. Calendrier de transitions proposé pour Glendon K. Imaginer le Collège universitaire Glendon au campus Keele L.
Subventions pour l’enseignement en français et le bilinguisme, 2025-2026
M. Glendon Marketing et Communications
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