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Fiche de lecture " Des villes durables pour une petite planète "

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IDENTITE DU LIVRE : Le titre : Des villes durables pour une petite planète Auteur : Richard Rogers. ▪

Richard Rogers : né le 23 juillet 1933 à Florence, est un architecte britannique renommé. Il est surtout connu pour avoir conçu plusieurs bâtiments emblématiques dans le monde, tels que le Centre Georges Pompidou à Paris, le Millenium Dome à Londres et la tour Montparnasse à Paris. Il est également célèbre pour son engagement en faveur de l'architecture durable et pour son influence sur le mouvement architectural High-Tech dans les années 1970. En 2007, il a été récompensé du Prix Pritzker, l'une des plus hautes distinctions en architecture.

Editeur : Le Moniteur Juillet 2008. Table de Matières : Le livre comporte 183 pages et 7 chapitres de la façon suivante : I.

La culture des villes

II.

Des villes durables

III.

Une architecture durable

IV.

Londres : la ville humaniste

V.

Des villes pour une petite planète

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RÉSUMÉ : D'ici à 2025, les trois quarts de la population mondiale vivront dans les villes. Aujourd'hui, la moitié y vit déjà. Or, la ville moderne - sous les coups de boutoir d'un secteur privé cherchant le profit financier et d'un secteur public souvent motivé par un opportunisme à court terme - est un facteur de pollution, d'aliénation et de fracture sociale. Ce constat a poussé l'architecte Richard Rogers à concevoir un plan révolutionnaire pour le futur des villes qu'il développe dans ce livre. Il y stigmatise l'influence de l'architecture et de l'urbanisme sur notre vie de tous les jours et met en garde contre l'impact désastreux des villes modernes sur l'environnement. Il soutient que seule une planification durable peut protéger l'écosystème de notre planète et nous permettre d'assumer nos responsabilités envers les générations futures. L'urbanisme durable est un principe fondamentalement démocratique qui implique les citoyens dans la prise de décision, à tous les niveaux. C'est une approche holistique, associant préoccupations sociales et environnementales : l'architecture qui enrichit le domaine public, le transport public qui protège la vie dans les rues, les systèmes énergétiques qui réduisent notre dépendance aux ressources naturelles limitées. L'urbanisme durable est notre seule chance de créer des villes dynamiques idéales qui respectent à la fois la personne et l'environnement.

L’intérêt de cet ouvrage : L’intérêt de cet ouvrage réside dans la prise de conscience de l'importance des villes dans la lutte contre le changement climatique, ainsi que dans la présentation de solutions concrètes pour rendre les villes plus durables et résilientes. Le livre encourage les décideurs et les citoyens à agir en faveur d'un avenir urbain plus durable et plus équitable pour tous.

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I. La culture des villes : L'entrée en orbite du premier satellite en 1957 marque le commencement d'une nouvelle prise de conscience globale, qui projetait une vue spatiale qui montre que l'être humain dévaste le système vital. (Les panaches de pollution, les plaies de la déforestation, les cicatrices de l'industrialisation, l'étalement des villes). La survie de la société repose depuis toujours sur le maintien de l'équilibre entre trois variables : la population, les ressources et l'environnement, et l'accroissement des populations urbaines à travers le monde et les modes de vie largement inadaptés favorisent l'augmentation de la pollution et de l'érosion. Les villes futures pourraient offrir le tremplin qui permettra de rétablir l'harmonie entre l'humanité et son environnement à travers 3 facteurs : la progression de la conscience écologique, des technologies de communication et de la production automatisée qui contribueront à développer une culture urbaine post-industrielle respectueuse de l'environnement et socialement responsable. Le rapport des Nations unis “Notre Futur Commun” a proposé le concept de développement durable comme pilier de la politique économique globale, avec l'objectif de laisser aux générations futures un stock de capital naturel égal ou idéalement supérieur à celui dont nous avons hérité. Si les villes perturbent l'équilibre écologique de la planète, c'est notre comportement socioéconomique qui les a amenées à adopter les politiques qui engendrent ce déséquilibre environnemental. Dans les pays développés comme dans ceux en voie de développement la capacité de charge des villes atteint ses limites, Les villes se développent tellement rapidement que les schémas conventionnels utilisés pour permettre leur croissance sont devenus obsolètes. Dans le monde développé, le déplacement des individus et des activités des centres-villes vers le monde rêvé de la banlieue a engendré un développement massif de la périphérie, un déploiement généralisé des routes, une augmentation de l'utilisation de la voiture, des embouteillages et de la pollution, les meilleurs exemples en sont les villes de l'ouest des Etats-Unis, comme Phoenix et Las Vegas. Cette tendance a pour conséquence la baisse de 3|Page


vitalité des espaces urbains, Michael Walzer théoricien des sciences politiques a classé ces espaces urbains en deux groupes distincts : Espaces d'esprit étroit : il remplit une fonction unique et qui provient généralement de décisions d'urbanistes et de maitre d'ouvrage (la banlieue résidentielle, parking automobile, centre commercial...) besoin de consommation personnelle et d'autonomie, quand on est dans ce type d'espace on est généralement pressés. Espace d'esprit ouvert : est considérée comme multifonctionnelle et a évolué ou a été conçue pour une variété d'utilisations dans lesquelles tout le monde peut participer (le square animé, la rue pleine de vie, le marché, la terrasse de café, le parc) quand nous sommes dans ce genre d'espace, nous sommes prêts à traverser le regard des autres et à participer ; rassemble diverses catégories de la société. La citoyenneté active et la vie urbaine dynamique sont les composantes essentielles d'une bonne ville et de l'identité civique, il faut impliquer les citoyens dans l'évolution de leur ville et doivent avoir que le sentiment que l'espace public est leur propriété. Parallèlement, nous devons continuer, avec une détermination sans cesse croissante, à développer les techniques et les innovations qui protègent notre écologie et humanisent nos villes. Le défi qu'il nous faut relever aujourd'hui est celui du passage d'un système qui exploite le progrès technologique uniquement dans le sens du profit à un autre système visant la durabilité. La base de l'approche de Richard Rogers de la durabilité est de mobiliser pensée et technologie créatrices pour garantir le futur de l'humanité sue cette petite planète aux ressources limitées. Cette innovation aurait sur la ville du 21e siècle un impact aussi radical que celui de la révolution industrielle sur la ville du 19e siècle.

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II. Des villes durables : Il n'y a jamais eu autant de monde dans les villes, la population à travers le monde s'est multipliée par dix. L'avenir de la civilisation dépendra des villes car l'urbanisation massive entraînera une augmentation exponentielle du volume de ressources consommées et de pollution créée. Ce chapitre s'intéresse plus particulièrement à la manière dont les villes pourraient être conçues afin d'absorber une croissance urbaine massive et rester durables ; des villes qui offrent aujourd'hui des opportunités sans nuire aux générations futures. Dès 1966 l'économiste Kenneth Boulding déclarait que nous devions cesser de nous comporter comme si nous vivions dans une « économie cow-boy » où ils s’installeraient quelque part, consommeraient les ressources et, une fois épuisés, passeraient à la destination suivante pour répéter l’opération. Au contraire, nous devons commencer à considérer notre planète comme un « vaisseau spatial » un système clos aux ressources limitées, et la solution réside selon l’écologiste urbain Herbet Girardet dans les villes qui cherchent à atteindre un « métabolisme » circulaire ou en boucle, où la consommation est réduite et la réutilisation des ressources est optimisée, par le recyclage des matériaux, préserver les énergies non renouvelables et exploiter celles qui sont renouvelables et réduire les déchets contrairement au processus linéaire actuel qui crée la pollution à partir de la production, et pour ce faire il est nécessaire de créer une nouvelle forme d’urbanisme

holistique

et

globale.

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Pour qu’une ville sois durable, plusieurs facteurs doivent être entremêlés tel que la relation entre les citoyens, les services, les politiques de transport et la production d’énergie et de leur impact sur l’environnement local que sur la planète. Richard Rogers réinterprète le modèle de la « ville dense » dans son approche de l’environnement durable, le modèle qui est rejeté en raison des dangers des villes industrielles du 19e siècle qui étaient l’enfer même, et qui ont incité aussi des urbanistes comme Ebenezer Howard en 1898 et Patrick Abecrombie en 1944 à proposer de désengorger les villes en relogeant les gens dans des environnements mois denses et plus vert comme les cités-jardins. 6|Page


Aujourd’hui il n’y a plus aucune raison de juger le modèle de la ville dense comme nocif où les industries polluantes ont disparu et nous pouvons la considérer d’un autre œil les avantages sociaux de la proximité et qui peut apporter d’importants bienfaits écologiques. La voiture joue le rôle prince dans le travail de la sape de la cohésion sociale de la ville, elle détruit la qualité des espaces publics et encourage l'étalement urbain, donc la création de la ville compacte moderne exige le rejet du développement monofonctionnel de la suprématie de la voiture en se basant a la notion de proximité, des quartiers rapprochant emploi et équipements en les rendant aisément accessibles à la communauté ou marcher devient un plaisir, les embouteillages et la pollution se trouvent ainsi extrêmement réduits, ce qui offre une meilleure qualité de l'air ainsi que des sensations de sécurité et de convivialité et les espaces publics augmente.

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Une ville compacte avec moins de rues et plus d'espaces publics paysagés présente d'autres avantages écologiques, les différents espaces paysagers offrent une végétation qui en été ombrage et rafraîchit les rues et réduit les bouffées de chaleur des villes, les plantes atténuent les niveaux de bruit et filtrent la pollution, absorbent le CO2 et produisent de l'oxygène, son principe est d'optimiser chaque intervention pour créer de nouvelles opportunités d'efficacité, elle peut réduire le besoin de déplacements automobiles, en diminuant la consommation d'énergie liée aux transports et améliorant la qualité de l'air. Les espaces publics paysagés réduisent les bouffées de chaleur en absorbant la pluie, filtrant la pollution, atténuant les niveaux de bruits et produisant de l'oxygène. Les centrales thermoélectriques locales peuvent plus que doubler l'efficacité du système de distribution traditionnel de l'énergie et les déchets peuvent être utilisés comme source d'énergie. Les eaux usées peuvent être traitées et réutilisées pour irriguer les espaces paysagers urbains ou réapprovisionner les terrains aquifères locaux. La modélisation par ordinateur permet de planifier une ville durable en utilisant une matrice complexe. Les économies d'énergie peuvent atteindre jusqu'à 70 %. Le concept de durabilité doit aussi être appliqué au « renouvellement urbain », y compris dans les pays en voie de développement où de nombreuses villes souffrent de désindustrialisation ou de conflits armés. Ces sites à réaménager offrent des opportunités pour rendre les villes plus durables. Cependant, dans de nombreux cas, la croissance rapide des villes conduit à des bidonvilles où les habitants manque de services de base tels que l'eau potable, l'électricité et les systèmes d'évacuation des eaux usées. Ces bidonvilles sont souvent situés dans des zones vulnérables aux catastrophes naturelles et nécessitent des sources d'énergie sûres, des systèmes sanitaires, des systèmes d'évacuation des eaux et des transports publics pour améliorer l'accès. La ville brésilienne de Curitiba est un exemple de développement durable dans une économie en voie de développement. L'architecte Jamie Lerner, lorsqu'il était maire, a lancé de vastes politiques pour résoudre les problèmes de la ville, tels que les bidonvilles, les ordures, la pollution et les transports publics. Il a impliqué la participation des citoyens, offert des programmes de travail en échange de nourriture, d'éducation et de soins médicaux, ainsi que de la nourriture, des livres et des bons de transport. Lerner a créé des espaces verts, des routes piétonnes et des voies cyclables, ainsi qu'un système de transports publics efficace et peu coûteux basé sur des bus à grande vitesse et grande 8|Page


capacité circulant en surface. La ville a été divisée en zones, avec les gratte-ciel résidentiels et tertiaires longeant les cinq axes majeurs dédiés aux transports publics. Les carrières abandonnées de la ville ont été transformées en centre culturel paysagé, abritant une université de l'environnement, un opéra vitré et un auditorium naturel. La ville est devenue plus robuste et durable grâce à l'agenda urbain de Lerner et à la participation des citoyens. Dans certains pays comme l'Afrique du Sud, l'ex-Yougoslavie et la Tchétchénie, la construction de nouvelles implantations est une priorité politique pour consolider les communautés. Il est important d'impliquer les communautés dans le processus de création d'implantations saines, rentables et durables qui répondent à leurs cultures et leurs besoins locaux. Cela permettra de trouver de vraies solutions à long terme. La participation effective des communautés est la clé pour transformer des vies grâce à des solutions urbaines adaptées. La construction des villes est souvent réalisée de manière irréfléchie et nuisible pour l'environnement et les communautés, Richard Rogers propose que les forces financières et politiques soient canalisées vers des objectifs durables et équitables, en impliquant les citoyens et en utilisant la technologie et les communications modernes et il affirme également que la beauté et la fierté civiques ont une valeur et que les villes doivent être conçues pour nourrir les communautés plutôt que de les aliéner et de nuire à l'environnement.

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III. Une architecture durable : L'architecture est considérée comme un jeu entre la connaissance et l'intuition, la logique et le spirituel, le mesurable et le non-mesurable. Bien que la fonction soit primordiale en architecture, l'ordre esthétique n'en est pas moins essentiel. Les exemples de bâtiments comme le Parthénon, le Tempietto de Bramante ou le Salk Centre de Kahn sont cités pour illustrer comment l'ordre esthétique et la fonction peuvent se fondre pour atteindre le sublime par le rationnel. Cependant, l'architecture dans le monde moderne, la recherche du profit est désormais l'une des principales motivations pour la construction de nouveaux bâtiments, avec une attention moindre accordée à la qualité, à la performance et à l'esthétique. En conséquence, la richesse de la complexité des motivations humaines à l'origine de l'architecture est en train d'être dépouillée, et la profession ainsi est condamnée à livrer le plus grand projet possible en utilisant le moins de ressources et de temps possible. Les bâtiments résultants ont des façades qui ne respectent pas l'endroit ni les gens, ces bâtiments sont des structures énergivores qui consomment une quantité considérable d'énergie, représentant la moitié de la production annuelle. Ce chapitre explore comment les bâtiments peuvent améliorer l'espace public, répondre aux besoins changeants et utiliser des technologies durables pour créer des villes respectueuses de la nature et de la société. Le besoin actuel de bâtiments durables offre une opportunité de développer de nouveaux ordres esthétiques et de revitaliser la profession d'architecte. Le domaine public, comprenant jardins, places et avenues, a été légué par les siècles précédents. Cependant, l'élargissement de cet espace est restreint par la sécurité, les droits d'entrée dans les établissements culturels, le déclin des équipements collectifs et la prédominance de la voiture. Tout cela réduit les espaces publics à de simples trottoirs et les bâtiments sont construits comme s'ils étaient des objets solitaires et non des éléments façonnant le domaine public, les bâtiments valorisent l'espace public de différentes manières, en modelant la ligne d'horizon, en encadrant la ville, en invitant l'observation, en célébrant les intersections, et en accordant une attention particulière aux détails de la construction qui influencent la perception sensorielle des passants. Chaque détail, aussi 10 | P a g e


petit soit-il, a un impact significatif sur l'ensemble de l'espace urbain et rapproche l'architecture de l'échelle humaine. Pour illustrer la manière dont le domaine public peut nourrir la forme et le concept d’un bâtiment, Richard Rogers donne comme exemples deux projets : Concours pour la National Gallery, Londres : En 1984, l'équipe de Richard Rogers a participé à un concours pour l'extension de la National Gallery à Londres (ils l'ont perdu), où ils ont élargi leur étude au-delà du site proposé. Ils ont découvert que ce petit site pouvait réintégrer Trafalgar Square dans la vie publique quotidienne de la ville en créant une voie piétonnière reliant Trafalgar Square à Leicester Square, qui passait par le site d'extension

Figure 1: Concours pour la National Gallery, Londres

du musée. Ils ont proposé une volée d'escaliers qui descendait de Leicester Square, traversait leur extension de la National Gallery et se connectait à Trafalgar Square. Pour marquer cette nouvelle voie, ils ont proposé de placer une tour d'observation en haut des escaliers, créant une composition symétrique d'éléments verticaux encadrant la National Gallery. Ainsi, ils ont réussi à relier deux places publiques indépendantes mais capitales dans un même tissu et à établir une nouvelle composition équilibrée sur la place. Centre de conférences, Tokyo : Ce projet montre comment regarder au-delà du site proposé peut ouvrir de nouvelles perspectives pour l'architecture et les espaces publics, le concours exigeait trois salles de conférences géantes, mais le site était déjà congestionné. Au lieu de construire plus de bâtiments au sol, Richard Rogers à proposer de

Figure 2 : Concours pour le Forum de Tokyo

suspendre les salles au-dessus des espaces publics encaissés, créant des lieux pour les activités publiques, en collaboration avec l'ingénieur Peter Rice, ils ont conçu une structure antisismique permettant de suspendre les salles tout 11 | P a g e


en créant de grands espaces extérieurs couverts. Les capsules argentées, suspendues comme des bateaux en cale sèche, étaient accessibles par des escalators dans des tubes vitrés qui traversaient les espaces publics abrités. Les places publiques étaient entourées de cafés, de restaurants et de boutiques, évoquant la tradition de construction navale du Japon. Ces deux projets illustrent clairement la façon dont les bâtiments peuvent interagir avec l'espace public en l'enrichissant, ils peuvent encourager les gens à se rassembler, à échanger et à parler en créant une ambiance conviviale qui attire l'attention des passants, ils humanisent la ville. La vie moderne change plus vite que les bâtiments qui les abritent, donc les bâtiments qui peuvent être facilement transformés servent plus longtemps et utilisent efficacement les ressources. Cependant, intégrer la souplesse d'utilisation éloigne l'architecture des formes établies et parfaites, et pour répondre aux besoins évolutifs de la société, il faut trouver de nouvelles formes qui expriment la beauté dans l'adaptabilité plutôt que dans la composition harmonieuse, et cela a été pris en compte lors de la conception de Richard Rogers et Renzo Piano du Centre Pompidou à Paris qui a été conçu pour être un lieu public où différentes activités et cultures pourraient coexister sans entraver leur réaménagement futur. Pour cela, les piliers structurels,

les

gaines

techniques,

les

ascenseurs et les couloirs ont été placés à l'extérieur, laissant les niveaux intérieurs

Figure 3 : Centre Pompidou, Paris

libres de tout obstacle. L'accès aux activités se faisait par un système de rues publiques extérieures accrochées à la façade, créant ainsi une série de terrasses et de galeries vitrées. La façade a été conçue pour capter et sculpter la lumière afin de réduire l'impression de masse du bâtiment. ‶ Le Centre Pompidou était tout autant une exploration de ce concept d'institutions adaptables, pluralistes, qu'une exploration architecturale de l'espace flexible et de la forme architecturale fragmentée. ” Richard Rogers suggère que nous ne devrions pas avoir peur de la nouveauté et que notre patrimoine architectural ne doit pas étouffer notre futur. Il cite l'exemple du 12 | P a g e


déménagement de la célèbre Reading Room de la British Library hors du British Museum pour illustrer la nécessité de réorganiser notre patrimoine architectural et de ne pas laisser les fantômes du passé entraver notre créativité et notre innovation, et qu’il faut éviter que nos villes ne deviennent des musées figés dans le temps. Les architectes explorent de plus en plus les technologies « passives » qui utilisent les ressources naturelles pour produire un environnement tempéré sans consommer de grandes quantités d'énergie, Richard Rogers cite sont projet d'un concours pour un bâtiment du Trésor public à Nottingham, où ils ont créé un petit jardin public le long d'un canal paisible pour protéger le bâtiment de la pollution et du bruit de la rue. Le bâtiment administratif était protégé par un mur à double vitrage, tandis qu'une cour paysagée créait un microclimat qui climatisait l'air extérieur utilisé pour la ventilation. Les arbres et les plantes ont été utilisés pour filtrer la pollution, humidifier et rafraîchir l'air, et un arbre a été planté pour fournir de l'ombre et limiter les pics de chaleur en été. Cette approche innovante utilise des ressources naturelles pour réduire la consommation d'énergie et créer un environnement plus agréable. L'architecture doit respecter les lois de la nature afin de minimiser sa confrontation avec elle. Les bâtiments peuvent être profilés pour réduire leur résistance à l'air et interagir avec les éléments naturels. Dans un projet de recherche pour des bureaux à Tokyo, l'objectif était d'atteindre l'autosuffisance énergétique en minimisant les besoins énergétiques du bâtiment, en utilisant la lumière naturelle, en canalisant l'eau des nappes pour le refroidissement, en utilisant des vitres électroniques sur la façade sud et en utilisant des turbines pour transformer l'énergie produite par le vent en électricité. Les nouvelles technologies permettent aujourd'hui de produire des maquettes qui prévoient le mouvement de l'air, les niveaux d'éclairage et les augmentations de chaleur dans un bâtiment, ainsi que des matériaux qui peuvent réagir organiquement à l'environnement et se transformer en fonction des cycles quotidiens et saisonniers.

‶ Le futur est déjà là, mais son impact sur l'architecture commence seulement à se faire sentir. Travailler nos bâtiments pour qu'ils intègrent le cycle de la nature ramènera l'architecture

à

ses

racines

mêmes.

”

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IV.

Londres : La ville humaniste

Londres a été la première ville à créer une administration municipale capable de coordonner les services urbains modernes. Cependant, Londres n'a pas d'instance représentative élue ni de pouvoir direct dans les affaires de la ville, ce qui signifie que les politiques urbaines sont conçues pour donner du pouvoir au marché plutôt qu'aux citoyens. Cette situation a eu un impact négatif sur la qualité de vie des Londoniens, leur système de transport public et leur capacité à rivaliser avec d'autres villes britanniques pour accueillir des manifestations internationales. Dans d'autres villes européennes, les autorités municipales ont investi dans le transport public, les institutions culturelles et les quartiers à usage mixte pour améliorer la qualité de vie en ville. La nouvelle autorité de Londres devrait s'inspirer de ces exemples et prendre des décisions stratégiques telles que le transport métropolitain, le logement, la culture et l'éducation, en représentant l'ensemble des citoyens. Une hiérarchie décisionnaire devrait exister, allant du citoyen à l'échelle internationale. Richard Rogers a suggéré d'utiliser Londres comme exemple pour illustrer que la rénovation des villes britanniques est faisable. À un moment clé de son histoire, Londres peut être transformée par sa génération en l'une des villes les plus agréables et les plus développées au monde. Il défend l'idée que l'architecture et la conception des villes peuvent avoir un impact positif sur nos vies, mais que notre société ignore cette réalité. Pour remédier à cela, il est nécessaire de changer notre approche de l'environnement bâti et de légiférer pour que des changements profonds aient lieu. L'éducation est également essentielle pour améliorer cette situation, ainsi qu'un nouveau système de planification participatif impliquant les habitants. Il a proposé de créer des centres d'architecture qui exposeraient des maquettes modulables, des conférences, des expositions et des cours pour aider les citoyens, les architectes, les urbanistes et les aménageurs à mieux comprendre comment concevoir des villes adaptées aux besoins des générations futures. Les comités chargés de l'urbanisme devraient également inclure des citoyens et des spécialistes pour travailler ensemble à résoudre les problèmes de la ville. Ces centres pourraient servir de mairies électroniques pour fournir aux citoyens un accès à l'information et une interaction avec les professionnels de l'aménagement. 14 | P a g e


Londres est une grande ville qui a un impact négatif sur l'environnement.

Il

est

important

de

réduire

la

consommation, les déchets et la pollution pour améliorer la qualité de vie en ville. Un plan stratégique global pour Londres est nécessaire, en prenant en compte l'architecture, l'environnement, les transports et le social. Londres a connu des changements importants au cours des dernières décennies, avec une diminution de la population et des emplois dans le centre-ville, mais une expansion tentaculaire des banlieues. Cela a créé des disparités économiques importantes et laissé

Figure 5 : Schéma montrant la concentration de la pauvreté dans le cercle intérieur, entre le cœur historique et la banlieue qui s'étend

des friches urbaines abandonnées qui peuvent être des risques sociaux et environnementaux. Il est nécessaire de développer ces zones pour améliorer la durabilité future de la ville. Le logement est important pour renforcer les quartiers de la ville. Pour répondre à la demande et renforcer les communautés,

il

faut

aménager

des

terrains

abandonnés et pollués pour produire des logements

Figure 4: Londres abrite quatorze des vingt municipalités les plus pauvres d'Angleterre

denses, compacts et mixtes autour des pôles de transport public. Londres doit créer des quartiers qui offrent une qualité de vie abordable et pleine d'humanité. Cependant, les nouveaux logements sont souvent construits par des promoteurs privés pour satisfaire la demande des consommateurs, plutôt que de consolider les communautés. Il est important de considérer le logement comme faisant partie d'une stratégie urbaine globale pour intégrer la politique du logement dans la régénération urbaine. Dans d'autres pays, le logement est conçu avec la participation des habitants et comprend des équipements pour la communauté. Londres a également des espaces inutilisés qui pourraient être utilisés pour offrir des logements supplémentaires. Il est important de soulager le désespoir des gens piégés dans des logements sociaux délabrés et mal gérés. Ramener les habitants au centre de la ville est important, mais cela doit être soutenu par des politiques visant à améliorer la qualité de vie dans la ville.

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En bref, la conception de villes conviviales commence par des systèmes de transport intégrés. Londres a besoin d'une stratégie qui coordonne tous les modes de transport, évalue leur viabilité écologique et sociale, et non seulement en termes de rentabilité. Les coûts indirects de la circulation automobile ne sont pas pris en compte, tandis que les dépenses à grande échelle pour le transport public sont considérées comme injustifiées, mais un transport public de qualité pourrait rendre la ville plus compétitive, efficace, mobile, en meilleure santé et plus conviviale. En 1986, Richard Rogers et ses partenaires ont présenté une exposition intitulée "Londres telle qu'elle pourrait être", qui mettait en avant des projets ambitieux pour la ville. Parmi ces projets figuraient des idées pour améliorer les espaces publics du centre de Londres, en particulier Trafalgar Square, l'Embankment et la liaison des berges nord et sud de la Tamise à hauteur de

Figure 6 : Esquisse de la proposition Londres telle qu'elle pourrait être

Hungerford Bridge.

Le projet pour l'Embankment était centré sur l'idée de dévier la circulation automobile pour créer un nouveau parc en bordure de la Tamise, qui s'étendrait

sur

2

kilomètres

de

Blackfriars

à

Westminster. Ce parc linéaire serait relié aux nombreux monuments et sites de Londres par des promenades sur caillebotis et des mouillages de bateaux, créant ainsi de nouveaux points de vue sur la ville. Le projet pour Trafalgar Square proposait quant à lui de rendre la place aux piétons en déviant la circulation sur une route adjacente. L'espace libéré

Figure 7 : Vue de Trafalgar Square rendu aux piétons

serait alors utilisé pour créer une nouvelle esplanade pour les sculptures publiques, tandis que l'ancienne route deviendrait une nouvelle terrasse pour les cafés et les activités sous les arcades de la place.

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Bien que ces projets n'aient pas été réalisés à l'époque, l'idée de rendre Trafalgar Square piétonne a finalement été reprise par le ministre de l'Environnement John Gummer dix ans plus tard. Une étude de la zone située entre Trafalgar Square et Parliament Square a été commandée dans l'idée de la rendre piétonne. Ainsi pour Albertopolis à South Kensington est l'un des plus grands regroupements de musées et d'universités au monde, mais il souffre d'un manque d'espace public cohérent pour devenir un quartier culturel animé. Pour y remédier, il a proposé de démolir les pires bâtiments et de créer un espace public cohérent, ainsi qu'un passage souterrain reliant l'Albert Hall et l'Albert Memorial à Kensington Gardens pour attirer les visiteurs. Rendre Exhibition Road aux piétons permettrait également l'extension de Hyde Park

Figure 8 : Propositions pour rendre Exhibition Road aux piétons

jusqu'au cœur du site des musées, en créant un quartier culturel animé de jour comme de nuit. Richard Rogers et de ses associés ont proposer une nouvelle voie reliant Trafalgar Square à Waterloo Station. Pour cela, ils ont proposé de rendre piétonne la place, ainsi que la Northumberland Avenue, et de construire un nouveau pont au-dessus de la Tamise qui servirait de lieu de rencontre avec des restaurants et des cafés. Ce pont aurait pour fonction de faire office de place suspendue au-dessus de la Tamise et offrirait une vue imprenable sur le palais de Westminster, tout en brisant l'isolement de la rive sud de cet endroit.

Figure 9: Réaménagement de la South Bank Figure 10 : Réaménagement de la South Bank

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En 1995, l'agence de Richard Rogers a gagné le concours pour revitalisation et de diversification des activités du centre de Londres, Le projet est basé sur trois stratégies principales : la construction d'une grande canopée vitrée, la restauration du rez-dechaussée des bâtiments et la création de nouveaux événements et équipements. Ensemble, ces éléments doivent créer une destination culturelle vibrante qui attire environ 3 millions de visiteurs, il propose également de réintégrer la Tamise dans la vie des Londoniens en créant un réseau cohérent d'appontements pour les bateau-bus, qui pourraient devenir des pôles commerciaux et économiques pour leur quartier. Ces bateaux-bus pourraient également être utilisés pour transporter les visiteurs d'un événement à l'autre le long de la rivière pendant la célébration du millénaire de Londres en l'an 2000. Il suggère aussi que la Loterie nationale devrait attribuer des fonds à des projets architecturaux et culturels à travers la ville pour marquer le lancement du millénaire. Londres pourrait devenir la ville à visiter en 2000 si elle accueillait une célébration du millénaire de qualité et de diversité sans rivales. Les bateaux-bus pourraient jouer un rôle important dans la réalisation de cet objectif en améliorant les transports publics et en rendant les sites et les événements plus accessibles pour les visiteurs.

Figure 11 : Plan du Millenium de la Tamise

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V. Des villes pour une petite planète : La diffusion de la connaissance sur la crise globale a permis une prise de conscience mondiale quant à la fragilité et la limitation de notre environnement. Les nouvelles technologies, notamment celles de l'information, ont imposé la création d'une société mondiale qui reconnait l'importance de prendre en compte les conséquences environnementales et sociales de nos actions. En utilisant notre imagination créative, ou le pouvoir du cerveau, de manière prolifique et sans limite, nous pouvons étendre l'utilisation de cette ressource précieuse. Alors que la richesse industrielle reposait sur des matières solides comme le charbon ou le fer, la richesse de la société post-industrielle repose sur la matière grise, ou la capacité intellectuelle humaine. Dans ce contexte, la technologie tient un rôle souverain, notamment la micro-électronique qui nous permet de mettre en réseau les gens, leur connaissance et leur intelligence, nous offrant ainsi une révolution sociale d'aussi grande portée que l'invention de la presse à imprimer de Caxton ou le télégraphe. Le potentiel de chaque individu à utiliser son cerveau est sur le point de s'étendre de manière non quantifiable grâce au réseau de la pensée. Le travail et la parentalité ne dominent plus notre vie comme avant, laissant plus de temps pour la vie privée et les loisirs. Cependant, cela pose des défis et des coûts sociaux, comme le chômage causé par la robotisation. Les jeunes font face à la perspective d'un chômage permanent et certains réagissent avec de l'abus de drogues ou de la violence. Les politiques appellent à une plus grande discipline et sécurité sans résoudre les causes profondes. La société est en train de se désintégrer, laissant la télévision comme seule solution pour combler le vide. Richard Rogers soutient que pour résoudre la crise, il faut des innovations audacieuses. Il propose d'analyser comment la modification de notre compréhension du rôle de la culture urbaine, de nos principes économiques et de nos appareils gouvernementaux peut nous mener à un avenir durable. Il spéculera également sur ce à quoi pourrait ressembler cet avenir, il décrit la "citoyenneté créative" comme étant la participation collective à des activités créatives qui peuvent stimuler les communautés et apporter une satisfaction personnelle et une identité. Cette participation peut également générer des avantages sociaux, environnementaux et économiques à long terme en transformant les modes de vie urbains. La participation de la société civile est nécessaire pour résoudre les problèmes ignorés par les secteurs public 19 | P a g e


et privé. La société créatrice est basée sur l'idée que chaque citoyen devrait avoir droit à un emploi civil et que la participation à des activités créatives est un travail productif qui peut apporter une richesse sociale à la société. La culture urbaine est fondamentalement basée sur la participation et englobe une grande variété d'activités, de l'ordinaire à l'exceptionnel. Elle est l'âme de la société urbaine et peut lutter contre l'uniformité et la répression. La ville peut encourager cette interaction riche ou l'étouffer. Le domaine public, y compris les rues et les espaces publics, est crucial pour encourager la culture urbaine et la création de la citoyenneté. Les espaces publics inclusifs et accessibles sont nécessaires pour garantir l'intégration et la cohésion sociales, ainsi que pour permettre une expression physique de la démocratie. Nous devons relever le défi de créer un domaine public véritablement inclusif et accessible à tous pour refléter notre époque actuelle. Selon lui, il est important de défendre la liberté de l'espace public avec autant de détermination que la liberté d'expression. Cela inclut des institutions semi-privées telles que les écoles, les universités, les mairies et les centres commerciaux, et il est essentiel de s'assurer qu'elles sont accessibles à tous et conçues avec soin. Le grignotage de ces droits par le contrôle privé doit être compensé par une responsabilité envers le public. La liberté du cyberespace doit également être incluse dans notre définition du domaine public et protégée en tant que forum public pour aider à créer une société d'individus égaux. Les gouvernements ont le pouvoir de garantir la production de projets urbains de qualité en agissant comme des mécènes connaissant bien l'architecture et en établissant des normes de qualité dans l'environnement. Les bâtiments publics sont essentiels dans la vie quotidienne et représentent le développement culturel et les préoccupations sociales d'une société urbaine. Les gouvernements pourraient améliorer la qualité de l'environnement et des professionnels en encourageant les jeunes architectes talentueux et imaginatifs à travailler sur les écoles, les hôpitaux et le logement social. Le concept de ville durable reconnaît que la ville doit répondre à des objectifs sociaux, écologiques, politiques et culturels tout autant qu'à des objectifs économiques et physiques. La ville durable a plusieurs facettes, notamment :

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Une ville juste, où la justice, la nourriture, l'hébergement, l'éducation et l'espoir sont distribués de manière équitable et où chacun participe au gouvernement. Une ville belle, où l'art, l'architecture et le paysage sont valorisés. Une ville créatrice, où l'ouverture d'esprit et l'expérimentation mobilisent tout le potentiel de ses ressources humaines et permettent une réaction rapide au changement. Une ville écologique, qui minimise son impact sur l'environnement. Une ville conviviale, où le domaine public favorise le sentiment de communauté et la mobilité. Une ville compacte et polycentrique, qui optimise la proximité. Une ville diversifiée, où un large éventail d'activités crée de l'animation et de la vie publique. Être durable c'est trouver des moyens plus efficaces économiquement, plus sûrs écologiquement et plus propices à la cohésion sociale pour produire et partager les ressources existantes. Il s'agit de sauvegarder la qualité de vie en fixant la valeur des biens détenus en commun, l'environnement et la communauté, et reconnaître notre dépendance mutuelle. Les politiques durables récoltent déjà des fruits visibles, et avec la participation, l'éducation et l'innovation, la durabilité pourrait devenir la philosophie dominante de notre époque. Les villes, habitats de l'humanité, pourraient être à nouveau inscrites dans le cycle de la nature, offrant « des villes belles, sûres et équitables à notre portée ».

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Avis sur l’ouvrage : "Des villes durables pour une petite planète" est un livre captivant écrit par l'architecte et urbaniste britannique Richard Rogers, on trouve que, ce livre est une exploration détaillée des défis actuels auxquels font face les villes en matière de durabilité, de la croissance démographique à la crise climatique. Rogers présente une vision innovante pour créer des villes durables et vivables pour tous, il souligne l'importance de la collaboration entre les différents acteurs de la ville pour atteindre cet objectif, et propose des stratégies concrètes telles que l'utilisation de technologies propres, l'agriculture urbaine et des transports en commun durables. Le livre est bien illustré avec des exemples concrets de projets de villes durables du monde entier, ce qui le rend facile à comprendre pour tout le monde, les notions de ville compacte, de transport adapté aux piétons, de réseau de parcs publics, etc. offrent une vision prometteuse pour l'avenir de la planification urbaine. Ce livre est important pour comprendre les enjeux environnementaux liés aux villes et pour découvrir des stratégies innovantes pour y faire face. C'est un livre qui va nous aider à apprendre davantage sur la façon dont nous pouvons rendre nos villes plus durables pour les générations à venir.

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Fiche de lecture " Des villes durables pour une petite planète " by IMAMOUINE Walid Ihab - Issuu