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Carnet du Volont'R n°100

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Bureau de dépôt : 1070 Bruxelles 6 | Trimestriel (décembre 2014-janvier-février 2015) | ÉR : Martine De Booseré, 43 rue de la Charité, 1210 Bruxelles

PB- PP B- 03497 BELGIE(N) - BELGIQUE

r •  févrie décembre 2014 • janvie r  2015  100


Sommaire REPÈ’R

Qui sommes-nous ? 4 Dossier 6 Volont’R s’inteRnationalise !

Agenda

VOLONT’R

17 décembre → Namur PROJETS SOLID’R et goûter festif

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22 janvier → Bruxelles Retrouvailles des volontaires 2015

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Formations 16 Formation « Volontariat et écoute + perfectionnement » Formation « Être volontaire auprès de personnes désorientées » Quoi de neuf ? 18 Le programme Bel’J, une belle manière de rapprocher les communautés linguistiques de notre pays Régions à la Une 22

PARTEN’R

Institutions 28 ASBL Mère Joséphine – MRS Saint-Joseph Blegny Établissements scolaires 29 Des retraites sociales et beaucoup de MERCIS

30 janvier → Liège 25 Réunion rencontre avec les volontaires de Liège et de Verviers 3, 10 et 24 mars → Bruxelles Formation « Volontariat et écoute + perfectionnement »

28 avril → Bruxelles 17 Formation « Être volontaire auprès de personnes désorientées » 4 et 11 mai → Mons 24 Formation « Être volontaire en soins palliatifs »

SOLID’R

Projets solid’R 30 L’ergothérapie en pédiatrie dans un pays en développement : MADAGASCAR Fonds Camille Lambert 31 Création du centre de santé « Nyonou Home »

Colophon Rédaction  Martine De Booseré et toute l’équipe de Volont’R  Mise en page  Média Animation asbl Photos Volont’R  Éditrice responsable  Martine De Booseré  Coordination  Delphine Crombez Si l’une de vos connaissances le souhaite, elle peut s’abonner annuellement à notre trimestriel pour la somme de 5 euros. Il suffit de verser cette somme sur le compte IBAN BE39 0682 0117 7219 avec comme communication « Abonnement Volont’R ». Illustration couverture : Nathan Delmarche

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Édito Pour célébrer le centième numéro de notre trimestriel, nous avons choisi de mettre en couverture un instantané de notre assemblée générale du mois d’avril 2014. Chaque année, nous vous proposons des activités pour animer cette journée importante de notre association. Lors de la dernière AG, nous avions convié un jeune illustrateur, Nathan Delmarche à venir croquer cette journée. Et voilà le résultat : un superbe dessin qui donne la tonalité de ce moment convivial pendant les tables rondes. On peut reconnaître, çà et là, quelques personnalités de notre association. L’objectif de ce processus créatif était de rendre compte de l’échange des tables rondes. Le dessin est construit sur plusieurs tables où l’on peut découvrir les réactions des participants. On peut y lire également des commentaires sur les questions de pratique de terrain et sur les thématiques générales du volontariat relationnel. La composition graphique rend particulièrement bien la convivialité de ce moment.

Ambroise Thomson

Pour découvrir d’autres illustrations de l’artiste : http://nathandelmarche.blogspot.be/


4 Qui sommes-nous ?

REPÈ’R

Fondée au début des années 1960, Volont’R (anciennement Volontariat d’Entraide et Amitié) est une asbl reconnue depuis 1982 en tant que service de jeunesse par la Communauté française. Notre objectif principal est de promouvoir l’engagement gratuit des jeunes et l’émergence d’une citoyenneté responsable au travers de différentes activités de volontariat à caractère social. Concrètement, nous proposons, à Bruxelles et en Région wallonne, du volontariat centré sur le relationnel et l’écoute de l’autre dans diverses institutions : cliniques, maisons de repos, crèches, écoles de devoirs, centres pour personnes handicapées Le volontariat que nous proposons est ouvert à tous à partir de 17 ans et participe au développement personnel au travers, notamment, d’une prise d’autonomie, d’une ouverture à la tolérance et aux différences. Lié à un désir de s’impliquer dans la société, il permet la découverte d’un milieu professionnel, de réalités sociales et la création de liens de qualité au sein de nos diverses institutions partenaires. Cette démarche citoyenne peut s’inscrire de différentes manières : volontariat hebdomadaire dans un service hospitalier, animation d’une après-midi en maison de repos, semaine de volontariat dans une crèche Nous collaborons également étroitement avec les établissements scolaires dans le cadre de l’organisation de retraites sociales durant lesquelles nous assurons l’encadrement des jeunes. Des animations sur des thématiques en lien avec nos activités (la personne âgée ) sont également mises en place en collaboration avec les professeurs. Parallèlement au volontariat relationnel en institutions, nous soutenons financièrement des projets de solidarité en Belgique et à l’étranger. En tant que volontaire chez nous, vous avez ainsi la possibilité de proposer un projet qui vous tient à cœur et pouvoir le concrétiser ! (Voir rubrique Projets solid’R)

Volont’R, c’est chaque année : k  Des volontaires de tous âges, dont près de 500 jeunes, qui s’engagent régulièrement auprès de patients, d’enfants, de personnes âgées ou handicapées. k  150 institutions partenaires à Bruxelles et en Wallonie. k  Des projets solid’R soutenus en Belgique et à l’étranger.


REPÈ’R

Une projection de

Qui sommes-nous ? 5


6 Dossier

Avril 2013, suite à la rencontre avec deux jeunes candidates volontaires de Bruxelles, des contacts sont pris avec leur école, l’International School of Brussels (ISB). Dans la philosophie de cette école, les projets de volontariat et d’engagement solidaire sont proposés et valorisés dans le cursus scolaire. Olivier et Irene (les animateurs de Bruxelles) ont rencontré les deux enseignants en charge de ce programme, une ébauche de projet s’est profilée… et ils ont contacté la maison de repos Malibran ACIS, partante pour relever le défi et ouvrir ses portes à des jeunes du monde entier : Belges, Anglais, Australiens, Pakistanais… et un important nombre de Japonais ! Dépaysement assuré ! Irene Sestini

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Volont’R Les ateliers intergénérationnels à Malibran… une longue tradition ! La maison de repos Malibran ACIS n’en est pas à sa première activité intergénérationnelle avec Volont’R. L’accueil des retraites et les animations thématiques avec des écoles, le projet « Passeurs de Contes »… À chaque fois, les rencontres des différentes générations reflètent le dynamisme et l’ouverture de cette institution. Le projet ISB ajoute une note internationale à cette ouverture. De septembre à mai, 22 jeunes se sont relayés un samedi par mois à Malibran pour partager des ateliers artistiques et créatifs avec une quinzaine de résidents. Les talents de chacun ont été partagés et mis en valeur lors de préparation de biscuits et de jus de fruits frais (avec la découverte d’un ustensile ménager inconnu pour certains : le presse-légumes !), de dessins, de jeux de société Les nombreux moments festifs ont rassemblé les âges autour d’un goûter, d’une animation musicale, d’un chant, de la gym… Les réalisations des participants (textes, photos…) ont été affichées et valorisées lors de la dernière animation.


REPÈ’R

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s’inteRnationalise ! Trois résidents ont été interviewés par des jeunes japonaises qui souhaitaient réaliser un « portrait » mélangeant images et témoignages de vie.

Voici les questions pour réaliser un portrait… made in Japan

Voici le fruit du travail de Miyako : L’œuvre originale a été traduite et offerte au résident, Monsieur René, Français de 90 ans, marié et père de 4 enfants qui nous apprend que sa matière préférée était l’histoire. Sa croyance : nous avons une autre vie après la mort, nous renaissons à nouveau. Ce cycle permet de recevoir de la chance ou des punitions en lien avec notre vie précédente.

Comment vous appelez-vous ? Quel âge avez-vous ? Quelle est votre ville natale ? Quelle est votre couleur préférée ? Êtes-vous marié, avez-vous des enfants ? Quelle était votre matière préférée à l’école ? Quel a été l’événement le plus marquant de votre vie ? Qu’est ce qui compte le plus dans votre vie ? Qu’est-ce que la vie vous a appris ? Quels conseils donneriez-vous ?


8 Dossier

REPÈ’R

Témoignages des jeunes Les jeunes se sont exprimés pendant l’année sur la page Facebook de leur école. En voici quelques extraits :

Cartes artistiques et minigolf

Nous avons organisé différentes activités à Malibran. Certains jeunes ont aidé des résidents à créer des cartes, d’autres ont organisé une activité de minigolf. Un des résidents a passé toute l’après-midi à jouer au minigolf ! Je pense qu’organiser ce genre d’activité est vraiment important pour les personnes âgées et j’ai passé un super moment avec elles.

Cookies et loto

À leur arrivée, les premiers résidents se sont installés dans la partie « cuisine » où nous avons commencé l’activité. De plus en plus de résidents ont commencé à arriver et il était difficile de gérer ce qui était en train de se passer. Lorsque tout le monde fut là,

confrontés au manque d’ustensiles, nous avons donné un récipient pour deux personnes, ce qui leur a permis de discuter et de s’amuser. Nous avons eu un problème avec la recette et nous avons dû improviser pour la « rattraper ». Je pense que pour finir, ça a bien fonctionné car les résidents avaient du plaisir à nous regarder en train de chercher une solution. C’était un peu difficile d’aider tout le monde à réaliser ce qu’il voulait mais nous nous en sommes bien sortis et les biscuits ont été enfournés. Pendant ce temps, nous avons joué au loto que j’ai organisé. Je n’étais pas sûr de la façon de le réaliser, j’ai donc fait des recherches et, avec l’aide de mes amis, nous avons réalisé les grilles avec les nombres. Comment couvrir les nombres qui allaient être tirés ? Nous avons décidé d’utiliser de vieilles pièces de monnaie, c’était une super idée : les résidents


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ont été curieux de savoir de quel pays venaient ces pièces, cela a alimenté nos discussions. Nous avons ensuite pu goûter les biscuits que l’on avait préparés, bons malgré les difficultés rencontrées. Nous avons passé un bon moment et nous avons appris beaucoup ! La partie « cuisine » a été la plus difficile car nous avons dû trouver des solutions, il y avait beaucoup de résidents et il fallait les garder occupés et éviter que cela ne devienne une grande confusion. Il a été nécessaire de travailler ensemble car il était important que ce soit bon et que les résidents ne doivent pas attendre trop longtemps. Je me suis bien amusé, c’était assez fatigant de m’assurer que tout marche bien afin que les gens soient heureux de leur journée.

entrer en relation avec les résidents. Cette visite était plus personnelle que les concerts que j’ai déjà donnés devant des publics plus nombreux où l’on enchaîne une chanson après l’autre, on applaudit, on s’échange des sourires polis. On discute un peu mais l’objectif est atteint et nous nous quittons. Ici à Malibran, une fois que l’on a fini de jouer, on a discuté, on est rentrés en contact. Nous n’étions plus uniquement des musiciens mais des jeunes en visite, avec nos instruments et de la musique à partager. J’aimerais que ce soit plus répandu de rendre visite aux personnes en maison de repos, que cela ne soit pas vu comme une « action caritative » mais comme quelque chose de normal, comme un « moment de rencontre entre amis ».

Concert à la maison de repos

« Ce n’est pas ce que nous faisons qui importe le plus mais notre présence et notre interaction en tant que telle. » Momoko, élève à l’ISB

Notre groupe s’est rendu à Malibran pas juste pour un concert mais pour discuter et


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REPÈ’R

« Ce que j’ai appris… » : l’avis des 8 jeunes project leaders « Pour notre projet, nous nous sommes rendus à Malibran. Le but de ce projet était de réaliser différentes activités pour entretenir les personnes âgées. Nous sommes arrivés avec une quantité d’idées, qui allaient du minigolf à la cuisine en passant par l’inévitable loto. Nous avions reçu un tableau de planification pour l’organisation de l’activité. Nous participions tous en tant que “chefs de projet” dans l’organisation de ces activités et il fallait donc savoir qui, quand et comment on allait procéder. Il y a eu une nette amélioration depuis le début du projet puisque nous devenions de plus en plus organisés et préparés aux différentes activités. C’était génial d’avoir réuni les deux groupes pour les dernières activités : cela nous a permis de voir comment faisaient les autres. Cette participation avec Volont’R était super car cela nous a permis de travailler pour une

bonne cause et de contribuer à un projet universel pour l’Europe, confrontée au vieillissement de sa population. Nous avons aussi appris à travailler ensemble pour atteindre un but commun, ce qui représente un atout majeur si on veut faire partie du monde. Personnellement, j’ai appris énormément de ce projet. Je pense que l’on s’est tous bien amusés dans l’organisation de ces différentes activités et dans l’activité avec les personnes âgées. J’ai passé de très bons moments même si je peux comprendre que pour certains étudiants cela a pu être difficile de parler avec les personnes âgées qui, pour la plupart, ne parlent pas l’anglais. » Marc (Belgique) « Pendant que j’aidais individuellement les personnes âgées à se déplacer, je me suis rendu compte de ma force physique. Lorsque j’ai essayé de communiquer avec


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elles, même si je ne parle pas français, j’ai appris à me servir du langage corporel et j’ai ainsi pu entrer en contact. J’ai fait preuve de persévérance et d’implication personnelle : même si j’ignore le français, j’ai essayé de communiquer avec elles. Ce qui était surtout important était de s’occuper des résidents par priorité. Je pense que cela s’est bien passé, on s’est bien entendus et c’était amusant de partager ces activités. Je souhaite continuer à me développer à partir de cette expérience. » Yui (Japon) « J’ai maintenant terminé mon projet et je dois dire que j’ai appris énormément durant cette année. Lors de chaque rencontre, nous avons fait des erreurs que nous avons corrigées la fois d’après et nous nous sommes ainsi perfectionnés chaque fois que nous y allions. La partie la plus intéressante et difficile était la communication avec les personnes âgées : elles ont toutes leur personnalité, certaines sont très bavardes alors que d’autres sont très réservées, pour certaines c’était difficile de parler, pour d’autres d’entendre. C’était parfois compliqué d’avoir une conversation avec certaines mais à la fin c’était toujours très chouette, j’ai toujours eu l’impression que j’avais appris quelque chose. Le meilleur moment de chaque rencontre était la fin, non pas parce que nous partions, mais parce que les personnes âgées nous remerciaient et ça fait du bien. En plus d’apprendre, j’ai aussi eu beaucoup de bons moments et lorsque j’y repense, je dois dire que j’ai vraiment apprécié chaque rencontre que nous avons partagée avec elles et j’espère

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qu’elles ont apprécié cela autant que moi. » Fréderic (Belgique) « Lors de cette dernière animation, j’ai donné à une résidente son portrait. Pendant la réalisation, j’ai fait mon possible pour inclure le maximum de ce qu’elle nous avait raconté. C’était difficile de tout mettre dans un seul tableau mais je pense que c’était réussi. Le travail avec Photoshop était aussi un défi : dans la réalisation de ce travail, j’ai utilisé deux softwares différents. » Haruki (Japon) « Aujourd’hui, c’était ma première visite à Malibran. Nous avons décoré des cookies et des cakes. À vrai dire, c’était la première fois que je faisais cela ! Mais c’était facile à faire, j’ai montré aux résidents ce que j’avais fait et j’ai proposé de le faire ensemble. C’est peu de chose mais le fait de relever un défi développe mes compétences. Ensuite, nous avons réalisé des affiches avec des photos des activités précédentes. Ne sachant pas écrire en français, j’ai dessiné. Une des résidentes a aussi réalisé un beau dessin. Au début, j’étais inquiète par rapport à la communication car je ne parle pas français. Mais j’ai appris que la langue n’est pas un problème majeur. J’ai gardé mon sourire et j’ai essayé d’utiliser mes notions de français. Ils n’ont pas été arrêtés par le fait que je ne savais pas répondre à leurs propos, ils me rendaient mon sourire, tout simplement. Cela faisait chaud au cœur de passer ces quelques heures ensemble. Ma lassitude de la vie de tous les jours semblait passée. C’était un super moment et je souhaite rejoindre ce groupe l’année prochaine. » Saya (Japon)


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« Samedi, nous avons été pour la dernière fois à Malibran. Nous avions organisé une petite fête avec une séance diaporama de la maison de repos. Nous avons commencé à faire des affiches avec les photos. Ils ont beaucoup aimé. Une des dames qui n’avait pas envie de faire les affiches a commencé à faire un portrait de Théo, un jeune de l’ISB : j’étais vraiment impressionnée par son talent ! » Julia (Belgique) « J’ai développé de nouvelles compétences : c’était la première fois que je parlais français en public et je n’avais jamais décoré de biscuits auparavant. » Eyal (Israël) « Je ne parle pas français et donc il n’était pas facile de communiquer avec les résidents, j’avais chaque fois besoin d’une personne pour traduire. J’aurais aimé pourvoir m’exprimer à chaque fois. Cependant, j’ai beaucoup apprécié chaque visite et j’espère que les résidents ont apprécié également. J’ai appris de ce défi et j’ai réalisé qu’on peut communiquer avec les autres même si on ne parle pas la même langue. » Miyako (Japon) « Le “Superproject” à Malibran m’a appris des choses qu’on ne peut pas apprendre dans une salle de cours. Cela m’a appris l’importance de l’émotion et de la motivation par rapport aux évènements, la coopération, la planification, pour ne citer que cela. La plupart de mes efforts se sont concentrés dans la partie de la planification, là où j’ai rencontré des difficultés, devant gérer l’anxiété de ne pas savoir ce qui allait se passer. Il y a eu des moments où j’avais l’impression de ne pas pouvoir continuer à travailler. Il y

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a eu aussi des poussées d’enthousiasme qui, parfois, se sont dégonflées aussi vite mais qui, parfois, m’ont marquée pour longtemps. Dans les deux cas, j’étais en train d’explorer un aspect de la vie que je ne connaissais pas, ce qui m’a permis d’élargir mon horizon. J’ai aussi découvert un nouvel intérêt. J’ai découvert que ma motivation-clé dans ce projet était le désir d’apprendre la planification d’évènements. Planifier m’a fort excitée et j’ai sûrement développé des talents dans ce domaine. Lorsque je réfléchis à cela, je réalise que les fruits de mon expérience actuelle sont le résultat de ce projet. Ainsi je peux dire en toute sincérité que notre projet à Malibran était un succès. Un sentiment que je retire de ce projet c’est la valeur de l’expérience concrète. J’ai tendance à relier le mot « apprendre » avec le fait de s’asseoir à un bureau et d’écouter des cours. Aller à la maison de repos m’a rappelé que l’on peut apprendre par différentes voies. Avant l’activité, nous avons rencontré la responsable de la maison de repos et l’organisatrice de l’activité. Cette rencontre était censée nous présenter ce qui nous attendait. D’un côté, c’était une bonne façon de comprendre en quoi consistait le projet. De l’autre côté, ce n’était pas assez pour nous préparer à commencer le projet. Nous avons eu un temps pour nous réunir en groupe et planifier mais c’était difficile pour nous de visualiser la situation. À la fin, nous avons produit un plan de base que nous avons abandonné suite à la visite à la maison de repos, quelques semaines après. Lors de la visite, nous avons dû nous immerger dans l’environnement : interagir avec les résidents, coopérer avec le per-


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sonnel, nous habituer au lieu. Ce n’est qu’alors que j’ai réalisé ce que je faisais et que je me suis sentie prête pour planifier. Malgré mon optimisme initial vis à vis de ce projet, ce n’était pas toujours facile de garder ma motivation. Il y a eu des moments où j’ai ressenti un manque d’intérêt des autres du groupe. Il y a eu des nombreuses fois où j’ai dû combiner les cours, les activités extrascolaires avec le projet. Je recevais un mail de l’organisatrice me suggérant de commencer à planifier l’atelier suivant alors que je manquais d’idées. Lorsque j’avais une idée et que je proposais un plan, certains points étaient remis en question et je devais revoir mon projet. Au début, c’était frustrant, par moment j’ai douté de la valeur de ce que j’étais occupée à faire : “Pourquoi devons-nous faire cela ? Ne pouvons-nous pas juste y aller et nous amuser ?”. Je n’avais pas compris qu’il est toujours mieux d’avoir un plan de projet lorsqu’on interagit avec des personnes

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âgées. Ceci dit, il était parfois évident que planifier était une aide, ce que j’ai remarqué par exemple lors de l’activité « biscuits » : depuis lors, même lorsque je manque de motivation, je suis capable de m’y mettre et de continuer à travailler. Les moments les plus marquants et dont je me souviens ont été ceux où j’ai réussi à trouver des modes de communication avec les résidents. Même si je ne parle pas français, ce qui est la seule langue des résidents, je suis rentrée en contact avec eux par le toucher, le regard, et le sourire. Lorsque je ramenais une dame en fauteuil roulant dans sa chambre, je recevais un biscuit, un sourire, une accolade ou un bisou sur la joue. Cela me faisait chaud au cœur même si je ne comprenais pas un mot de qu’elle me disait. Une des raisons pour lesquelles je continuerai à aller à Malibran ce sont ces moments-là.


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Cela n’a rien à voir avec le fait d’entretenir mes compétences, il s’agit de cette douceur dans l’interaction qui peut se produire entre les personnes. Bien sûr je rencontre ce genre de moments avec les personnes que je connais bien. Malibran est un endroit où je peux partager ces moments avec des personnes totalement étrangères. Cela est remarquable et, tout au long des ateliers, j’ai fortement ressenti que ces moments influençaient fortement mon impression à chaque visite. Cela m’a permis de réaliser le pouvoir de l’émotion sur les perceptions : les éléments objectifs définissent l’expérience, alors que l’émotion est ce qui remplit le tout de couleurs, en créant les souvenirs. Une visite riche sur le plan émotionnel se remplit de couleurs et augmente de valeur avec le passage du temps. Je ne me suis jamais considérée comme un « acteur humanitaire ». Même en écrivant ceci, une partie de moi-même désapprouve

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l’optimisme que je démontre vis à vis de mon projet. Ai-je vraiment fait quelque chose qui a un sens ? Suis-je en train de chercher des mots pour mettre une conclusion sur une expérience insignifiante ? Peut-être que oui. Cependant, je tiens à souligner que, auparavant, je n’aurais pas considéré écrire ces mots. Le projet à Malibran a été une stimulation extérieure qui a inspiré de pensées nouvelles. Arriver à penser à cela, m’exposer à de nouvelles personnes et fréquenter de nouveaux lieux sont les seules façons de me faire produire des idées auxquelles je ne serais pas arrivée de moi-même. C’est un mode de changement, ce qui est nécessaire si je souhaite m’améliorer. De plus, je vois du vrai dans ce que j’ai ressenti à travers les interactions avec les résidents. Je suis satisfaite de l’influence que ce projet a eu sur moi et je me réjouis d’explorer davantage lors des prochaines activités. » Momoko (Japon)


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Quel a été l’avis des autres acteurs de cette aventure ? La parole aux résidents « Beau sera le monde, lorsque nos nations seront sœurs. » « JEUNESSE tenez le cap, “ramez” afin que ce souhait ne devienne pas vœu pieux ! » « Bravo, merci pour votre bonne humeur et vos sourires ! »

Le projet fut une telle réussite car les élèves se sont investis dans le projet à tous les niveaux : préparation, exécution de l’atelier, réflexion après et sessions de feedback tout au long de l’année. Les élèves attendent avec impatience l’opportunité de relancer le projet en septembre prochain. »

« Vous nous avez vraiment gâtés ces quel­ ques samedis, merci. » Eléonore Sagehomme, chef du service paramédical et social Malibran ACIS « Un tout tout grand MERCI à tous les jeunes bénévoles qui ont fait le bonheur de nos résidents tout au long de cette année ! C’est une chance extraordinaire pour Malibran ! MERCI à Volont’R pour cet immense investissement ! » Michelle Brown et DanielleTyckle, professeurs ISB « Le projet a commencé avec un demi-jour de formation et une visite à la maison, suivi par un atelier chaque mois. Au total, il y avait sept ateliers. Les élèves ont organisé toutes les activités, mais le planning était vérifié par Irene à l’avance pour confirmer que les activités étaient bien choisies et bien réfléchies.

Merci à tous celles et ceux qui ont rendu ce projet possible : les jeunes et les professeurs de l’ISB, les résidents et le personnel de Malibran, Olivier Gerards, Madhu Sharma et Bethany Doyle, nos deux volontaires polyglottes ! Suite à ce succès, le projet continue en 2014-2015 ! À suivre…

Envie d’en savoir plus sur les ateliers intergénérationnels ? Un peu de lecture : •  L’intergénérationnel, dossier par Séverine Galant, Carnet du Volont’R no 89, 2012 (accessible via le site www.volontr.be). •  Une société pour tous les âges, Le défi des relations intergénérationnelles, Fondation Roi Baudouin, 2008. •  Talent verbindt generaties, Ideeën voor intergenerationele projecten in een woonzorgcentrum- Joka, Jongerenewerking Present vzw, 2012. Sites et associations : •  www.courantsdages.be (réseau Courant d’Ages) •  www.kbs-frb.be (Fondation Roi Baudouin) •  www.age-platform.org (plate-forme AGE) •  www.isb.be (International School of Brussels) •  www.malibran.be


16 Les formations chez Volont’R

VOLONT’R

Quand et comment s’inscrire ?

Jusqu’à 10 jours avant le premier jour de formation, par mail à formation@volontr.be ou par téléphone 02 219 15 62. L’inscription sera effective dès réception du paiement (compte IBAN BE39 0682 0117 7219).

Désistement

En cas d’annulation par un participant, Volont’R remboursera ses frais d’inscription s’il s’est désisté minimum 15 jours avant le premier jour de formation. Dans le cas contraire, Volont’R se verra dans l’obligation de lui facturer les frais d’inscription. Volont’R se réserve le droit d’annuler une formation si le nombre d’inscrits est insuffisant ou en cas de force majeure. La totalité des frais d’inscription sera alors remboursée aux participants.

Tarif préférentiel pour nos membres

Tout volontaire de Volont’R bénéficie d’un tarif préférentiel pour les formations organisées par l’association. De plus, les frais d’inscription pour la formation « Volontariat et écoute + perfectionnement », anciennement appelée « Écoute de base et écoute approfondie », sont remboursés aux volontaires de notre asbl en fin de formation !

Engagement

Les participants s’engagent à assister à l’entièreté des modules concernés et à respecter les horaires.

Formation « Volontariat et écoute + perfectionnement » Public Cette formation s’adresse à toute personne qui exerce ou qui veut commencer du volontariat. Objectifs Cette formation a pour but de répondre aux besoins des volontaires, de découvrir comment être à l’écoute de l’autre et d’apprendre à reformuler. Elle développe la théorisation des règles d’une bonne écoute. Elle donne les clefs pour comprendre quand concrètement les volontaires sont écoutés/à l’écoute. Lors de cette formation, les volontaires apprendront le concept de la carte du monde qui est unique pour chacun. Le troisième jour de formation sera consacré à la mise en pratique des concepts théoriques vu lors des deux premières journées.

Formatrice La formation est dispensée par Madame Emmanuelle Charlier, licenciée en psychologie, Certificat Européen de psychothérapie, Master P.N.L. Dates et lieu La formation se déroule sur trois journées de 9 h 30 à 16 heures (accueil dès 9 heures). Cette formation aura lieu les jeudis 3, 10 et 24 mars 2015, à Bruxelles. Prix La formation est gratuite pour les membres de Volont’R. Le prix est de 45 € pour les demandeurs d’emploi et les étudiants. Le prix est de 120 € pour les personnes extérieures.


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Les formations chez Volont’R 17

Nos formations un peu plus chères, quelques explications

À partir du 1er octobre 2014, nous demanderons toujours 15 € la journée pour nos volontaires, les étudiants et les demandeurs d’emploi et 40 € la journée pour les personnes extérieures. Soit une augmentation de 10 € par jour pour les personnes extérieures. C’est une façon de s’aligner encore davantage sur le prix « normal » d’une journée de formation tout en garantissant à nos volontaires (ainsi qu’aux étudiants et demandeurs d’emploi) un accès peu onéreux à des formations de qualité, en lien avec le volontariat.

Du nouveau dans l’organisation des formations

Depuis novembre, Séverine ne s’occupe plus du pôle formations mais continue à travailler sur ses régions car elle a réduit son temps de travail. Nous la remercions pour le travail accompli. À l’heure où nous écrivons ces lignes, personne n’est encore désigné comme responsable formations : à suivre dans le prochain Carnet et au plus vite dans les divers contacts de l’équipe avec vous tous.

Bonne nouvelle : la formation « Volontariat et écoute + perfectionnement » qui passe de deux à trois jours, reste gratuite pour les volontaires de notre association !

Formation « Être volontaire auprès de personnes désorientées » Public Cette formation s’adresse à toute personne qui exerce ou qui veut commencer du volontariat auprès de personnes désorientées (confuses, atteintes de désordres psychiques ou neurologiques). Objectifs Cette formation a pour but de mieux comprendre et gérer la relation à ces personnes : Elle est basée sur : •  l’explication des troubles liés aux démences ; •  l’exploration de l’histoire de vie de ces personnes afin d’assurer une meilleure prise en charge globale ; •  l’explication d’outils d’interactions non verbaux ; Ceci dans le but de permettre à ces patients/ résidents de rester des personnes ayant encore beaucoup de choses à nous dire…

Formatrice La formation est dispensée par Madame Emmanuelle Charlier, licenciée en psychologie, Certificat Européen de psychothérapie, Master P.N.L. Date et lieu La formation se déroule sur une journée de 9 h 30 à 16 heures (accueil dès 9 heures). Cette formation aura lieu le 28 avril 2015, à Bruxelles. Prix Le prix est de 15 € pour les membres de Volont’R, les demandeurs d’emploi et les étudiants. Le prix est de 40 € euros pour les personnes extérieures.


18 Quoi de neuf ?

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Le programme Bel’J Une belle manière de rapprocher les communautés Le programme Bel’J a été mis en place par les Ministères de la jeunesse des 3 Communautés belges pour permettre aux jeunes de 16 à 25 ans de découvrir leurs cultures respectives et d’améliorer leurs compétences linguistiques en étant volontaires dans une association située dans une autre Communauté belge.

Le point de vue du Bureau International de la Jeunesse (BIJ) Le BIJ (www.lebij.be) encourage vivement cette expérience enrichissante et soutient les jeunes belges francophones qui souhaitent faire une expérience de volontariat en Flandres ou en Communauté germanophone. N’hésitez pas à contacter Aurélie Manneback pour plus de renseignements (aurelie.manneback@cfwb.be 02 548 38 82).

Le point de vue du JINT Bureau de la jeunesse néerlandophone Bel’J, une opportunité pour les jeunes belges ! Dès 2009, le programme Bel’J offre des opportunités aux jeunes belges de découvrir une autre Communauté en Belgique et en plus d’offrir leurs services gratuitement à cette Communauté. Les jeunes flamandes qui ont effectué un service volontaire en Communauté française ont souvent eu le soutien de Volont’R pour trouver une place d’accueil dans laquelle elles puissent faire leur service dans un encadrement protégé et sécurisant. C’est très important pour les jeunes de se retrouver dans un milieu encadré qui les encourage et leur permet d’oser parler français et qui essaie de son côté d’intégrer le néerlandais dans sa préparation, si nécessaire. Les jeunes sont enthousiastes, après leur retour, d’avoir pu faire une prestation de volontariat qui les intéresse et qui leur donne des opportunités d’accroître leurs engagements et leurs compétences. C’est grâce à l’encadrement de Volont’R et aux rencontres préalables avec les jeunes de leur service, que les jeunes se retrouvent dans des associations qui correspondent à leurs souhaits. Les jeunes me rapportent souvent qu’ils ont « appris beaucoup de nouveaux mots en français », qu’ils pensent « parler plus facilement maintenant » et parfois que « C’est bien parce qu’ils voudraient étudier les langues ». Ils ont ainsi appris aussi à aller à la rencontre de poupons et d’enfants un peu plus âgés. Une autre m’a aussi confié : « Je suis devenue un peu plus indépendante ». Volont’R est un grand support pour les jeunes flamandes qui peuvent faire leur projet Bel’J avec son aide, grand merci ! Katrien van Belle, JINT vzw


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Quoi de neuf ? 19

linguistiques de notre pays

Le point de vue du Jugendbüro der Deutschsprachigen Gemeinschaft V.o.G Bureau de la jeunesse germanophone Bel’J eine gute Chance für junge Belgier… Das Programm bietet jungen Belgierinnen und Belgiern eine gute Möglichkeit ihr Land einmal durch eine andere Brille zu entdecken. Durch ihren Einsatz in einer anderen Gemeinschaft können sie nicht nur ihre Sprachkompetenzen erweitern sondern entdecken auch die Kultur und Lebensweisen der anderen Gemeinschaften. Durch den innerbelgische Freiwilligendienst können die jungen Menschen erfahren, was es heißt sich ehrenamtlich zu engagieren, eigenen Kompetenzen einzubringen oder neue zu entwickeln. Bel‘J könnte eine erste Erfahrung sein um sich später europaweit als Freiwilliger zu engagieren und so seinen Erfahrungshorizont zu erweitern. Jedoch ist dieses Projekt nicht nur ein Mehrwert für die jungen Menschen sondern auch für die aufnehmenden Organisationen. Denn auch sie erfahren was es heißt mit Sprachenbarrieren zu arbeiten und neue Blickwinkel auf ihre Arbeit zu erhalten. Alles im allen bietet Bel‘J jungen Menschen die Chance, außerhalb der Schule eine Sprache zu erlernen oder zu vertiefen, neue Leuten kennen zu lernen und eine andere Kultur im eigenen Land zu entdecken. Valerie Kaldenbach, koordinatorin Erasmus +/Bel’J Jugendbüro der Deutschsprachigen Gemeinschaft V.o.G


20 Quoi de neuf ?

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Point de vue des institutions qui les accueillent L’équipe d’animatrices témoigne de l’expérience du projet Bel’J à la salle de jeux du service pédiatrique de la clinique de l’Espérance à Montegnée, province de Liège. Cette année encore, dans notre salle de jeux, nous avons eu la chance d’avoir une jeune volontaire néerlandophone. Toute l’équipe d’animatrices a été agréablement surprise de la capacité d’Emma à comprendre et à parler le français. Un « ouf » de soulagement car nous avions révisé les quelques expressions et les quelques mots d’accueil qui nous restaient de nos cours de néerlandais. C’était déjà loin pour certaines… Emma nous a donné un petit cours de géographie en nous situant sa ville de provenance, la Flandre orientale, elle a aussi expliqué aux enfants d’où venait son accent. Nous avons pu un peu voyager cet été ! En bonnes Liégeoises que nous sommes, nous lui avons fait visiter notre belle ville et lui avons offert un petit pot de sirop de Liège, tradition oblige, car pour le Péket, elle est trop jeune pour le moment ! Emma est maintenant riche de quelques comptines françaises que les enfants lui ont apprises ! Toute l’équipe la remercie vivement pour sa bonne humeur, sa disponibilité, son efficacité… Nous remercions aussi Volont’R pour ce beau projet d’échange et d’ouverture qui nous fait vivre des aventures humaines et linguistiques. Veronica et Souad, responsables de l’accueil des volontaires à la salle de jeux de la clinique de l’Espérance

À Bruxelles, les institutions qui ont accueilli des jeunes : Maison de repos Sainte-Monique en 2010 ; EDD Swinnen ; Centre de Traumatologie et Revalidation (CTR) ; EDD Quartier et Famille (QUEF) ; Villa Indigo en 2014. « C’est toujours avec joie que j’ouvre un e-mail d’Irene, responsable des bénévoles chez Volont’R ! À chaque fois, elle me propose de rencontrer une personne enthousiaste à venir partager des moments avec les enfants accueillis à la Villa Indigo. Et cette fois-ci, la jeune bénévole souhaitait par la même occasion approfondir son français ! Une motivation qui nous a tous impressionnés ! Trui s’est facilement intégrée à l’équipe et était très à l’aise avec les enfants. Pour ces enfants, la barrière de la langue n’a pas d’importance car c’est avec leur cœur qu’ils perçoivent les échanges. Une expérience à renouveler sans restriction ! » Colline Murinni, psychologue, Villa Indigo


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Quoi de neuf ? 21

Le point de vue des jeunes participants 10 jours à l’asbl Swinnen

Deux semaines au CTR

J’étais à la recherche d’une activité de volontariat pour l’été et lorsque j’ai eu connaissance de Bel’J cela m’a semblé une chance parfaite pour améliorer ma connaissance du français. En plus de progresser dans la pratique de la langue, j’ai pu côtoyer des enfants allochtones et constater les différences entre grandir, dans un quartier favorisé, comme moi et dans un village ou dans un quartier relativement défavorisé de Bruxelles pour des enfants entre 6 et 8 ans. J’ai pu remarquer qu’il y a d’autres modes de vie, d’autres habitudes… et mesurer l’importance d’une éducation et d’une scolarisation de qualité, l’influence du quartier… Humainement et en tant que sociologue fraîchement diplômée cela est très important. C’était aussi une première occasion de gérer une procédure de projet (prendre et se rendre à des rendez-vous, faire un choix d’activité, compléter les bons papiers…). Plus qu’une simple expérience d’immersion linguistique, l’occasion de dépasser les barrières de la langue, de connaître d’autres personnes, de découvrir Bruxelles… Merci à Bel’J, à Volont’R et à l’équipe de Swinnen ! Sarah (Zoersel), Volont’R Bel’J à Bruxelles en 2012

Je suis très contente de l’aspect intracommunautaire de mon volontariat. Tout le personnel soignant venait de Bruxelles et la plupart des patients sont originaires de Bruxelles ou de Wallonie, ce qui m’a permis d’apprendre beaucoup de choses sur Bruxelles et les autres villes de Wallonie. Toutes les conversations se passaient en français : ça n’était pas toujours très fluide mais je parvenais à me faire comprendre et à faire de nets progrès. L’assistante logistique avec laquelle je me retrouvais au quotidien souhaitait aussi améliorer son néerlandais et ainsi on a toutes les deux progressé ! J’étais aussi agréablement surprise lorsque différentes personnes connaissaient ma ville natale — Poperinge — et j’ai aussi pu faire de la promotion pour la découverte des villes flamandes. Niele (Poperinge), Volont’R Bel’J à Bruxelles en 2012

Nos estans firs di nosse pitite patreye (Nous sommes fiers de notre petite patrie – en wallon liégeois) Moi, j’ai fait un volontariat à Liège. Une crèche le matin et l’aprèsmidi j’étais dans la salle de jeux de la clinique de l’Espérance. Je suis flamande, donc je voulais aussi améliorer mon français. C’était un peu difficile à la crèche parce que les enfants ne pouvaient pas encore parler. À la clinique, par contre, les enfants y étaient assez grands pour savoir que je ne comprenais pas tout. Ils étaient supers chouettes et nous nous sommes bien amusés. Tous les aprèsmidi, quand j’arrivais à la clinique, les enfants couraient vers moi pour me donner des bisous et ils disaient : « Tu me manquais ! » À la crèche, j’ai observé comment on prend soin des petits enfants. J’ai été très étonnée que des enfants de 1 et 2 ans comprenaient déjà ! Témoignage de Emma Verhaeghe, Volont’R néerlandophone à Liège en 2014


22 Régions à la Une

VOLONT’R

Arlon SOLIDARLON, nous y étions ! et Libramont Merci à Olivier, Bénédicte et Catherine qui étaient présents pour accueillir les visiteurs du

stand Volont’R au salon SolidArlon le 19 septembre dernier. En vrac, SolidArlon 2014, c’était : Une centaine de personnes rencontrées dont un tiers a joué avec nous à « La roue de l’engagement », un autre tiers a adopté un tract ou un Carnet et le dernier tiers a discuté et posé des questions sur notre volontariat ! C’est aussi, une interview filmée d’Olivier, disponible sur le site de TVLux (www.tvlux.be/video/arlon-demarrage-du-salonsolidarlon-_17289.html), des rencontres intéressantes avec des élèves de l’INDA, des nouvelles d’un ancien volontaire pour qui Volont’R a été une « révélation » pour son choix d’étude… Bref, une belle journée dans la Province ! Joyeux Noël et bonne année à vous !

Brabant Témoignage d’une volontaire à

la clinique du Bois de la Pierre durant l’été 2014

témoignage

« De manière générale, cette expérience s’est avérée enrichissante tant au point de vue humain que professionnel. De fait, j’ai fait de magnifiques rencontres dans un milieu qui m’était étranger et qui s’est finalement révélé chaleureux et incroyable. J’en profite pour vous remercier sincèrement du temps et de l’attention que vous m’avez accordée tout au long de mon séjour. Par ailleurs, je n’exclus pas la possibilité de réitérer cette expérience dans une autre institution. »  Alinna

Merci Alinna pour votre investissement dans cette institution et merci à Madame Lauwerijs ainsi qu’à l’équipe qui vous a accueillie et encadrée durant ce volontariat !

Cette rubrique est avant tout la vôtre !

N’hésitez plus à m’envoyer vos témoignages liés à votre volontariat, vos impressions, réflexions et même questions… Cette espace est le vôtre, à vous aussi de le faire vivre ! Séverine : severine@volontr.be — 02 219 15 62. C’est de saison… Excellentes fêtes de fin d’année !


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Régions à la Une 23

Retrouvailles des volontaires 2015

Sortons de la grisaille de l’hiver et retrouvons-nous pour partager nos expériences de volontariat ! L’occasion de découvrir ce que les autres volontaires vivent et découvrent dans leur quotidien. Rendez-vous le jeudi 22 janvier à 14 h 30 à la rue de la Charité !

Villa Indigo

témoignage

« Pendant les vacances scolaires, je souhaitais améliorer mon français et en même temps m’engager pour un joli projet social. Chez Villa Indigo, j’ai pu combiner les deux. Je dois avouer que je partais un peu avec des questions. Est-ce que je serai capable de m’intégrer ? La barrière des langues ne sera-t-elle pas trop grande ? Heureusement, j’ai été immédiatement incorporée dans une équipe chaleureuse qui réussit à transformer la Villa Indigo en une vraie maison. Une « team » multiculturelle aussi, qui reflète bien la réalité bruxelloise, dans laquelle je ne me suis jamais sentie comme une étrangère. Mon français était un peu loin, les premiers instants, mais la spontanéité des enfants m’a bien encouragée et après quelques jours c’était déjà une habitude de parler et penser en français. Aussi, mes collègues m’ont fait connaître des groupes francophones, donc maintenant c’est plus facile de tenir mon français à niveau ! À la fin de ces deux semaines, je suis repartie en Flandre avec une plus grande capacité à relativiser, un français correct mais surtout avec un cœur très chaud ! » Trui, volontaire néerlandophone à Bruxelles

Bruxelles


24 Régions à la Une

VOLONT’R

Rencontre « Comme une bulle d’Oxygène »

C’est autour d’un bon repas qu’une grande partie de l’équipe de volontaires « Comme une bulle d’Oxygène… » s’est retrouvée pour une soirée placée sous le signe de l’échange et de la convivialité. Ce fut également l’occasion d’accueillir de nouveaux volontaires qui se sont engagés suite à la formation de la mi-octobre. La rencontre riche en partages d’expériences s’est terminée par la présentation de jeux de société « coup cœur » que les volontaires utilisent lors de leurs visites auprès des patients.

Volont’R sans frontières

Comme annoncé dans le dossier, dès la rentrée, le projet avec l’International School et Malibran est reparti sur des chapeaux de roues. Après une info aux jeunes responsables du projet, voici la première activité qui nous a menés au pays du soleil levant, le JAPON. Saya, Suzuka, Momoko et les autres jeunes du bout du monde nous ont initiés à l’art de l’origami (pliage artistique de papier pour réaliser des animaux…) et à quelques mots de… japonais : une journée radieuse pour tous les participants ! « Sayonara » à tous ! Bonnes fêtes à tous !

Hainaut Appel aux volontaires

Scrapbooking, art floral, création de bijoux, dessin, peinture, danse, yoga, cuisine, etc. Vous avez du talent et une passion à partager ? Toujours soucieux d’améliorer le bien-être de ses patients, le CHR Mons-Hainaut est à la recherche de nouveaux volontaires pour son service de revalidation oncologique. Votre mission : accueillir, créer une ambiance conviviale, animer des ateliers pour les patients en rémission de cancer. Renseignements : Mme Ben Ali Sonia — Coordinateur volontariat au 065 35 92 26

Formation « Être volontaire en soins palliatifs »

Notez déjà dans vos agendas ces deux journées de formation qui se dérouleront à Mons les lundis 4 et 11 mai 2015. Plus d’informations dans le prochain Carnet du Volont’R.


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Régions à la Une 25

Témoignages

Pour le centième numéro de votre trimestriel, quoi de plus normal que de laisser la parole aux volontaires qui, au travers de leur engagement, font vivre les valeurs défendues par notre association.

témoignages

« Volontaire au Service soins palliatifs de la Maison Comtesses, depuis 18 mois, je ne peux qu’engager d’autres personnes à le faire. Le volontariat est une occasion de se sentir proche des gens, surtout des malades, de les accompagner dans leurs angoisses et dans leurs souffrances, d’être près des familles qui s’apprêtent à perdre un être cher, les écouter, les soutenir. Pour moi, le fait d’être volontaire est une richesse, ne pas œuvrer pour un salaire donne une impression de liberté dans les rapports humains, et une grande joie de savoir que votre présence ait pu apporter un peu de bien-être et de joie à ceux qui souffrent. » Ivana Barboni, soins palliatifs, Maison Comtesses, Mons « Cela fait plus de 5 ans maintenant que j’effectue mon bénévolat dans le service gériatrie du CHR Mons-Hainaut. Chaque mardi, en rentrant à la maison, je me sens heureuse d’avoir eu l’occasion d’être à l’écoute de l’autre, d’autant qu’il s’agit d’une personne fragilisée en raison de son âge, de son hospitalisation, de sa solitude parfois. Le sourire et les mercis qui accompagnent ma sortie de la chambre sont autant de preuves que mon action est appréciée et cela me conforte dans l’idée que l’expérience du volontariat est très enrichissante et que faire preuve d’empathie, de tolérance, de compréhension et de respect pour l’autre ne peut qu’être valorisant. Concrétiser un projet Solid’R pour le bien-être des patients m’a aussi permis de me rapprocher de l’équipe soignante. » Anne-Marie Gazzola, Service gériatrie, CHR Mons-Hainaut

Témoignage

témoignage

« Chères amies et chers amis volontaires, En cette période de fin d’année, Stéphanie, la responsable régionale de Verviers, et Solange, se joignent à moi pour vous souhaiter ainsi qu’à votre famille, une très joyeuse fête de Noël et une très bonne année 2015 riche en rencontres et activités bénévoles. Pour commencer cette année 2015 en beauté, nous proposons aux volontaires de Liège d’inviter les volontaires de Verviers à se joindre à nous, pour une journée Volont’R, sous le signe de la culture, ce vendredi 30 janvier 2015 à partir de 10 heure jusqu’à 17 heure. Au programme : une réunion rencontre avec les volontaires de Liège et de Verviers au centre de Liège, puis un resto sympa, et la visite de l’exposition « J’avais 20 ans en 1914 » à la gare de Liège-Guillemins.

Liège Verviers


26 Régions à la Une

VOLONT’R

Cette journée sera pour nous, l’occasion de remercier et de féliciter tous ceux qui ont 10 ans et plus d’investissement dans le volontariat au sein de l’asbl, pour tout le temps et l’amitié partagés avec les patients, les résidents, les enfants et bien sûr entre nous. Nous nous réjouissons de passer cette journée en tout ou en partie avec vous. » Michelle, Stéphanie et Solange Pour en savoir plus… : solange@volontr.be

Actualités

Le 5 et 6 septembre a eu lieu le salon Retrouvailles au boulevard d’Avroy à LIÈGE… Un mois avant l’arrivée de la foire et ses lacquemants ! Ce fut l’occasion pour Françoise, Michèle B., Kim, Natacha, Michelle C., Michèle O., Zoé, Linda et Victoria de faire part de leurs expériences de volontaire pour donner envie à d’autres de nous rejoindre… Merci pour leur engagement lors de cette journée !

témoignage

« J’ai adoré cette journée. L’ambiance était au rendez-vous, les passants semblaient intéressés. Je pense que ce genre de salon est un très bon endroit pour faire connaître l’association. C’est un moyen de contact plus simple et bien plus convivial qu’une recherche Internet :) ». Kim Huynh, volontaire à la clinique de l’Espérance

Témoignages

témoignages

« Je m’appelle A. Bosard, je suis étudiante et j’ai été volontaire à la Clinique de l’Espérance cet été. Cette expérience a été très enrichissante. Être bénévole est avant tout un acte réfléchi car il faut savoir ce qu’il est bon de faire et ce qu’il faut éviter. L’envie d’aider n’est pas suffisante, il est important de savoir comment apporter cette aide de manière appropriée et bénéfique. Cet engagement est donc sérieux et demande un minimum de formation en fonction des personnes qui en bénéficieront, des enfants, des personnes âgées ou porteuses d’un handicap par exemple. Cependant, ce type de volontariat est également très différent des autres, ce qui le rend si riche. Il n’est récompensé par aucun bien matériel et ne fait donc intervenir que l’envie spontanée de rendre service à des personnes qui pourront ainsi l’apprécier à sa juste valeur. Le plaisir que chacun en retire a aussi un pouvoir valorisant pour tous. C’est l’être humain qui est mis en avant dans des échanges naturels et positifs. S’engager auprès d’asbl telle que Volont’R permet un retour aux sources, au simple service dénué de contrainte matérielle et donc au plaisir naturel de s’entraider. » Ani BOSARD, volontaire Clinique de l’Espérance


VOLONT’R

Régions à la Une 27

« Lors de la journée à Elsenborn avec L’Envol, nous étions au total une trentaine, dont trois bénévoles et six ou sept accompagnants des deux asbl. Les militaires qui faisaient les trajets avec nous ont été formidables, ils ont été très organisés et très patients et souriants, même s’ils ont été mis à forte contribution physique. Comme Stéphanie, notre responsable régionale de Verviers, me l’avait dit, les enfants et ados sont très attachants, je me suis donc rapidement sentie à l’aise et le contact s’est fait naturellement. Certains sont mêmes très bavards voire intarissables ! Nous sommes d’abord passés brièvement chercher deux militaires à la caserne d’Elsenborn, ensuite, nous avons fait route vers Malmedy, dans un centre équestre en rase campagne. Là-bas, le groupe a pu donner à manger aux chevaux, poneys, lapins. Ceux qui le souhaitaient ont pu les brosser et les promener dans l’infrastructure. Par chance, pas une seule goutte de pluie. Nous sommes ensuite retournés dîner au Camp avant une petite balade digestive dans le Domaine (toujours sous le soleil) et un petit jeu organisé par les militaires : à l’aide d’une lance à eau, il fallait renverser des ballons disposés sur des supports. Je pense que tout le monde s’est bien amusé. En tout cas, l’ambiance était vraiment excellente et j’en sais à présent un peu plus à propos de L’Envol, grâce aux explications de Fabienne et de Christine, les deux responsables de l’institution, mais également des autres accompagnants. Je ne retiens de cette journée que du positif, c’est pour moi une belle expérience que je suis prête à renouveler. » Françoise Beets, volontaire à L’envol de Dison

PROJETS SOLID’R et goûter festif

Comme chaque année, nous vous convions à notre goûter de Noël et à la présentation des projets Solid’R. Venez découvrir le nouveau restaurant social des Sauverdias par la même occasion ! Rendez-vous le mercredi 17 décembre à 15 heure pour découvrir de supers projets en Belgique et à l’autre bout du monde ! Adresse du jour : Sauverdias, 327 rue de Dave à Jambes. Infos et inscriptions au 02 219 15 62 (Irene) !

Salon « Volontairement Vôtre »

Le CPAS et la Ville de Namur ont programmé l’édition 2014 du salon Volontairement Vôtre. L’occasion de se retrouver et de faire connaissance dans un climat convivial, de rendre hommage aux volontaires, de rendre visible leurs actions… Merci à tous les volontaires qui nous ont rejoints sur le stand de Volont’R ! Rendez-vous en 2015 ! Bonnes fêtes à tous

Namur


28 Institutions

PARTEN’R

ASBL Mère Joséphine MRS Saint-Joseph Blegny Un petit brin d’histoire D’avril 1960 à avril 1965, les sœurs font des travaux sur fonds propres pour adapter un pensionnat en maison de repos. Elles transforment les salles de classes en chambres. En 1970, la maison de repos est agréée (50 lits). Ne voulant pas faire partie de l’asbl ACIS (Association Chrétienne Institutions Sociales), la Révérende Mère veut une ASBL blegnytoise et souhait que des jeunes de Blegny fassent partie du conseil d’administration. En 1995, c’est la création de l’ASBL « Mère Joséphine ». La congrégation des sœurs décide alors de faire un acte de donation de tous leurs biens à l’ASBL à condition que les sœurs y soient hébergées jusqu’à leur dernière heure. En 1998, les résidences-services virent le jour. Ne répondant plus aux normes de sécurité requises, la maison de repos a déménagé dans une nouvelle construction de 120 lits, le 18 juin 2005. Actuellement, la maison de repos héberge 120 résidents et compte 20 résidences-services. Les activités et services de la maison de repos Tous les après-midi de la semaine, des activités sont proposées aux résidents par l’éducatrice et les volontaires : jeux de société, jeux de questions, chants, un service bibliothèque certaines matinées. Les ergothérapeutes travaillent également la motricité fine et l’équilibre à l’aide de la Wii. La maison de repos compte deux cantous de 15 lits chacun où les résidents atteints de la maladie d’Alzheimer bénéficient d’un encadrement et d’activités adaptées. Depuis l’été 2014, un jardin des sens a été créé à la maison de repos et permet de stimuler les cinq sens : vue, odorat, toucher, goût et ouïe. Cette approche bénéficie non seulement aux résidents désorientés mais aussi aux autres par l’invitation à la ballade. Tous les vendredis après-midi, une cafétéria ouverte à tous sert des boissons et des pâtisseries maison confectionnées par les résidents des cantous. Cette cafétéria est un projet permettant d’inclure les résidents des cantous dans la vie de la maison de repos. Des activités intergénérationnelles avec les enfants de l’école voisine ou autres ponctuent l’année : école de devoirs une fois par semaine avec les papys et mamys-devoirs, opération « une fleur pour un sourire » où des enfants apportent une fleur à chaque résident, visite de Saint-Nicolas avec les enfants du personnel… Lors de toutes ces festivités et activités quotidiennes, l’aide des volontaires est la bienvenue. La maison de repos Saint-Joseph est un établissement dynamique, avec toujours de nouveaux projets en tête, et qui tente d’être le plus ouverte possible sur l’extérieur. Mélanie ZEEVAERT, assistante sociale, MRS Saint-Joseph


PARTEN’R

Établissements scolaires 29

Des retraites sociales et beaucoup de MERCIS Comme chaque année, les élèves de rhétorique du Collège du Christ-Roi d’Ottignies ont eu la possibilité de venir effectuer leur retraite dans une de nos institutions partenaires, en Brabant, à Namur mais aussi à Bruxelles. Voici en préambule, un petit mot de Vinciane, une des organisatrices des retraites pour les jeunes, à l’école :

« Nous voulons te remercier vivement pour la semaine que nos jeunes du Collège du Christ-Roi ont vécu grâce à toi dans le cadre de leur retraite de rhéto. Leur enthousiasme et leurs témoignages reflétaient la profondeur de ce qu’ils ont pu vivre. Un tout grand MERCI à toi pour le temps que tu as consacré à l’organisation et à l’accompagnement de nos jeunes. Cela a permis de les mettre en chemin aux portes de leur dernière année au collège. »

Voici maintenant quelques-uns des témoignages des jeunes.

témoignages

« Tout s’est super bien passé pour la retraite. J’étais à la clinique du Bois de la Pierre à Wavre et j’ai fait de supers rencontres ! » « J’ai adoré ma retraite ! Je voudrais remercier les puéricultrices pour leur accueil, leur humour et leur sympathie ! Quel plaisir d’apprendre un métier avec des personnes comme elles ! Je voudrais aussi remercier la directrice car grâce à elle, j’ai pu vivre des moments inoubliables ! Je garde un souvenir de chaque enfant et, en une semaine, j’ai eu le temps de m’y attacher énormément, c’est pourquoi j’espère pouvoir venir leur dire bonjour bientôt. J’ai vécu une semaine très enrichissante et je remercie aussi les organisateurs de cette retraite de nous avoir permis de vivre cela. » « Merci à vous tous qui avez rendu ma retraite possible ! Bien qu’elle fut courte et qu’il m’arrivait parfois de me sentir complètement inutile, le sourire des quelques résidents présents à nos activités « jeux de société et papote » ainsi que leur joie de remporter une quelconque partie de cartes m’ont rempli d’une émotion nouvelle ! L’émotion du sentiment d’avoir bien agi, d’avoir fait quelque chose de bien pour quelqu’un. Je pense avoir réussi à transmettre ce temps qui m’a été donné par l’école à ceux qui en avaient besoin ! Merci !!!!!!!!! »

Merci à ces jeunes qui se sont investis et ont donné de leur temps au service des autres ! Merci aux enseignants et éducateurs de l’école qui ont aussi donné de leur temps pour organiser cela, accompagner les jeunes et cuisiner pour les soupers rencontres ! Un délice ! Merci enfin aux institutions et aux personnes qui ont rendu leur retraite possible en veillant à leur bon accueil et leur intégration durant ces quelques jours !


30 Projets solid’R

SOLID’R

L’ergothérapie en pédiatrie dans un pays en développement : MADAGASCAR Septembre à janvier 2013 Madagascar (ou l’île Rouge) est un pays en développement hébergeant 20 000 000 d’habitants dont 70 % vit sous le seuil de la pauvreté. Manakara est une ville côtière du Sud-Est de l’île Rouge. Le CES (Centre d’éducation spécialisée Saint-Vincent de Paul de Manakara) a été créé en 1991 par une sœur américaine qui souhaitait l’intégration des enfants handicapés mentaux. Il accueille actuellement 80 enfants et adolescents en situation de handicap, tant physique que mental. Ceux-ci profitent de cours scolaires en classes spécialisées ou participent à des ateliers protégés. Ils bénéficient également de soins paramédicaux (ergo, kiné, logo). Le CES à Madagascar nous a accueillis durant 7 semaines. Ce projet avait un intérêt pédagogique tout particulier : nous perfectionner dans notre pratique en tant qu’ergothérapeute grâce aux échanges mais aussi acquérir de nouvelles aptitudes thérapeutiques, et renforcer nos capacités d’adaptation. Nous avons apporté du matériel scolaire/ludique/ergothérapeutique et des aides techniques. Pour ce faire, nous avons sollicité l’ASBL Volont’R pour obtenir un financement. Notre projet ayant été un coup de cœur pour Madame Stéphanie Delhez, responsable régionale de Verviers. Elle a défendu notre projet à caractère humanitaire devant les volontaires verviétois, qui nous ont soutenus également. Afin de permettre à tous nos proches et à toutes les personnes ayant contribué à la réalisation de ce projet de nous suivre, nous avons créé un blog dans lequel on contera nos aventures : http:// madergo.wordpress.com N’hésitez pas à y voir tous les détails de notre projet ! Maurinne Godefroid et Laura François


SOLID’R

Projets solid’R 31

Création du centre de santé « Nyonou Home » Projet introduit par l’ONG Claudine en 2013 et soutenu par le Fonds Camille Lambert Bonjour, Voici un article paru dans Togo Presse. Nous avions profité de la journée pour sensibiliser la population à Ebola et le journaliste a branché l’article sur cette cause (importante) en parlant moins de notre réalisation. Mais ça va, nous sommes dans la presse avec photos. Tout va bon train, parfois très difficile mais je tiens le coup. Claudine. L’ONG CLAUDINE sensibilise la population du village d’Adjoguidi sur le virus d’Ebola Tsévié, 19 août (ATOP) – L’ONG CLAUDINE, une organisation d’origine belge intervenant dans les domaines de la santé et de l’éducation, a organisé une séance de sensibilisation sur le virus Ebola le lundi 18 aout à Adjoguidi dans le canton d’Adéticopé à environ 15 km au sud-est de Tsévié. Cette séance de sensibilisation couplée de la réception du matériel médical pour le centre de santé de la localité en cours de réalisation dont les travaux sont financés par l’ONG CLAUDINE, s’inscrit dans le cadre des projets « Nyonou Home » de cette organisation. Elle a permis de conscientiser les populations sur les risques de la maladie à virus Ebola afin de les amener à un changement de comportement et au respect des règles d’hygiène élémentaire. Il s’agit aussi pour les responsables de l’ONG de présenter le matériel médical composé notamment des lits, des matelas, de frigos, d’une table d’accouchement, des tensiomètres et des stérilisateurs qui vont servir à équiper le centre de santé en cours de finition. Les participants ont été renseignés sur les signes et les symptômes du virus ainsi que sur les comportements à adopter face à un éventuel cas suspect. Ils ont aussi également bénéficié d’une prise de tension, de la distribution des déparasitants et une séance de bouillie pour les mamans. Les orateurs, Domézé Koffi Justin et Atchon Koffi Maxime ont tour à tour rassuré l’assistance qu’aucun cas n’a été signalé au Togo jusqu’à ce jour tout en l’invitant à observer les règles d’hygiène élémentaire à respecter scrupuleusement les mesures préventives prises par les autorités. Ils ont demandé aux populations d’appeler le numéro 111 ou de saisir le centre de santé le plus proche pour signaler tout cas suspect. La directrice de l’ONG, Claudine Jacquemin s’est réjouie de l’accueil qui lui a été réservé et a souligné que son organisation créée il y a 6 ans lutte pour l’amélioration des conditions de vie des populations rurales. Elle a expliqué que la construction du centre de santé et la réception du matériel viennent s’ajouter à la réalisation récente d’un forage pour alimenter le village en eau potable. Mme Claudine a annoncé que ce centre de santé sera opérationnel d’ici la fin de l’année afin d’offrir aux populations locales des soins de santé de qualité. Le chef du village d’Adjoguidi, Togui Adjoguidi Gana Kokou, a remercié, au nom des bénéficiaires, la responsable de l’ONG Claudine pour ses projets qui vont permettre d’améliorer le vécu quotidien des populations de la localité. ATOP/BD


Où s’adres ser ?

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