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C o n g r è s d e l a F é d é r a t i o n d e s M u t u e l l e s d e F r a n c e - A j a cc i o - m e r c r e d i 1 e r j u i n 2 0 1 1

Le Quotidien du congrès

La solidarité joue la proximité Page 2

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Les Services de soins L’économie sociale, et d’accompagnement mutualistes, famille naturelle de la mutualité, outils de proximité des mutuelles. face à son avenir.

Page 6 Travail, environnement, sécurité sanitaire… la santé durable s’invite dans le débat.


A la tribune, de gauche à droite : le Dr André Rocchi, Christian Drago, Marc Zamichiei, Joseph-Guy Poletti, chargé de l’animation.

Forum Solidarité de proximité

L’Accès aux soins

Après la solidarité nationale, abordée le premier jour du congrès, les mutuelles ont évoqué la solidarité de proximité, qui témoigne du lien concret qu’elles entretiennent avec leurs adhérents sur le terrain.

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olidarité nationale, mais aussi solidarités familiale, associative, syndicale, mutualiste : il ne faut pas les opposer, mais au contraire trouver la bonne forme d’association entre elles. Elles renvoient à deux notions fondamentales, la démocratie et le territoire », a précisé en introduction Marc Zamichiei, conseiller pour la prévention et les Services de soins et d’accompagnement mutualistes (Ssam) auprès de la direction de la Fnmf. La proximité va-t-elle à l’encontre du processus actuel de structuration des mutuelles ? En apparence seulement, car la Fmf ne regroupe que de petites et moyennes mutuelles, n’ayant rien à voir avec les ensembles qui se constituent actuellement au sein de la Mutualité française. Christian Drago, membre du bureau de la Fmf et délégué de l’Union des mutuelles de France des Alpes-Maritimes, a expliqué ce relatif paradoxe. « Nous ne nous réduisons pas à de la complémentarité santé. Depuis nos origines, nous sommes proches de nos adhérents, des besoins des populations, des acteurs de santé, notamment par le biais de nos Ssam », a-t-il précisé, citant l’exemple de la vingtaine de Ssam créés en Corse, couvrant les nombreux besoins de la population, de la pe-

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tite enfance au grand âge. Un inventaire de ces réalisations sanitaires et sociales a été dressé plus tard par Joseph Peraldi, président de la Mutuelle familiale de la Corse. Et ce, face à des services publics de santé mal répartis et largement insuffisants, à écouter le Dr André Rocchi, membre de l’Union régionale des professionnels de santé (Urps). « Les handicaps de l’île ne sont pas compensés par des statuts dérogatoires », sachant que le coefficient géographique, indice Les Ssam ont un rôle de financement des hôpiimportant à jouer taux publics, n’est que de 5 %… contre 25 % dans pour améliorer certains Dom-Tom, selon l’accès aux soins Joseph-Guy Poletti, le jour– sans se substituer naliste animant le débat. C’est d’ailleurs la raison au service public, pour laquelle Dominique ni laisser le champ Blais, le directeur de libre au privé l’Agence régionale de santé (Ars) Pacac, n’a pas particià but lucratif. pé au débat comme prévu,


occupé par les négociations en cours avec les personnels de santé, mobilisés depuis trois semaines sur ce sujet. « L’Ars a une vision purement étatique, très centralisée de l’aménagement du territoire, déconnectée des besoins locaux. Elle ne consulte même pas les élus alors qu’elle ne connaît pas du tout la Corse », s’est indigné André Rocchi, se référant aux généralistes en secteur 1 qui, comme lui, exercent en zone très rurale mais dont les nombreuses contraintes ne sont pas prises en compte par l’Administration, alors qu’il leur faudrait un statut particulier. Il a dénoncé la création de zones d’habitation sans offre de santé de proximité, aboutissant à la sous-médicalisation des territoires ruraux. Ce constat a été partagé par des intervenants, pour les zones urbaines défavorisées en proie à la même désertification médicale et hospitalière. « On commence seulement à parler de démocratie locale participative et de projet médical de territoire, a noté André Rocchi. La seule mesure un peu contraignante pour lutter contre les déserts médicaux a été retirée in fine de la loi Hôpital patients santé et territoire ! » « Quant à la rémunération forfaitaire des professionnels de santé, qui favoriserait la prévention, elle n’existe toujours pas », a constaté Marc Zamichiei, rappelant en outre que la santé du patient doit être entendue au sens large des déterminants de santé. Il a pris l’exemple d’initiatives publiques de lutte contre l’obésité infantile, qui ne touchent qu’insuffisamment les enfants des milieux défavorisés. Aux inégalités de santé s’ajoute la progression des restes à charge, lesquels sont constitués à 60 % par les franchises, forfaits, dépassements d’honoraires, médicaments hors panier de soins, etc. Les Ssam sont un rempart en la matière. Christian Drago a souligné que « toutes les inégalités – sanitaires, sociales, géographiques… – sont d’ailleurs liées. […] Les Ssam ont un rôle important à jouer pour améliorer l’accès aux soins – sans toutefois se substituer au service public, ni laisser le champ libre au privé à but lucratif ». Plusieurs participants au débat ont ainsi rappelé que l’Etat ne jouait pas son rôle en la matière. « Le numerus clausus organise la pénurie », a déclaré JeanPierre Sigaud, médecin au Grand conseil de la mutualité, intervenant depuis la salle. Il a ajouté que les Ssam sont un véritable réservoir d’expertises. Intervenant au nom de l’Ugrm de Haute-Corse, Pierre Mattei a donné des exemples de projets innovants que peuvent développer les Ssam. Démarche qualité, obtention de la norme Iso14001, projets de prévention, petite enfance... : « Il nous faut toujours aller plus loin, pourvu que le critère économique soit respecté », a-t-il défendu.

Aujourd’hui

mercredi 1er juin › De 8 h 30 à 11 heures Débat Place et rôle des Mutuelles de France Comment les Mutuelles de France prennent-elles leur place dans les débats de société actuels et quelles évolutions la Fmf doit-elle encourager pour que les Mutuelles de France puissent continuer à occuper la place qui est la leur dans la mutualité et le mouvement social. Il s’agit ici de faire le bilan des changements intervenus et de proposer des pistes pour les évolutions en devenir.

› 11 h 15 Clôture Jean-Paul Panzani, président de la Fédération des mutuelles de France.

Viva-Le Quotidien du congrès des Mutuelles de France, édité par la Coopérative d’édition de la Vie mutualiste, 3-5, rue de Vincennes, 93108 Montreuil Cedex. Tél. 01 49 88 53 30. Directeur de la publication : Daniel Berthon. Réalisé par les équipes de Viva. Photos : Jean-Christophe Attard. Commission paritaire n° 1014 M 07265. Imprimé par Technologies nouvelles & bureautique, cours Prince-Impérial, rés. Prince-Impérial, 20090 Ajaccio Cedex.

Café gourmand

Beaucoup de monde au café gourmand organisé mardi après-midi par le centre de ressources en prévention de la Fmf, la Mutuelle familiale de la Corse et le Comité féminin de Corse… Il s’agissait, dans une ambiance décontractée, de promouvoir le dépistage organisé des cancers, du sein en particulier. Ce dépistage sauve des vies, grâce à la qualité du matériel utilisé et à la double lecture des clichés. Le centre de ressources a aussi présenté la formation qu’il organise sur le sujet. Le Quotidien du congrès l Ajaccio l mercredi 1er juin 2011

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Forum Solidarité de proximité

l’économie sociale face à son avenir L’économie sociale et solidaire est la famille naturelle de la mutualité… Mais le secteur est à la croisée des chemins et doit redéfinir ses priorités afin de garder sa place et ses valeurs.

A la tribune, de gauche à droite : Dominique Giovannangeli, Danièle Demoustier, Jean-Louis Cabrespines, Corinne Bord et Jean-Philippe Milesy, chargé d’animer le débat.

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a mutualité est l’une des familles de l’économie sociale, née avec l’émergence du capitalisme. C’est au xixe siècle que les sociétés de secours mutuels se constituent pour répondre aux besoins sociaux de leurs adhérents. Il s’agit de mettre en commun des cotisations pour se protéger contre les risques. Elles créent un vaste mouvement de solidarité, de lien social et d’entraide. « A chaque grande étape de transformation du capitalisme, les formes de l’économie sociale vont muter, explique Danièle Demoustier, professeur à l’Institut d’études politiques de Grenoble. Elles se sont d’abord spécialisées, entraînant une séparation entre mutualité, coopératives et associations. » De même, vers le milieu du xixe siècle, une rupture historique s’opère entre syndicalisme et mutualité. Enfin, au xxe siècle, l’intervention croissante de l’Etat, la mise

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en place de politiques sociales va amener l’économie sociale et en particulier la mutualité à jouer un rôle complémentaire à la solidarité nationale. « Aujourd’hui, explique Danièle Demoustier, on constate un nouvel engouement pour l’économie sociale, d’abord parce qu’avec la crise l’Etat se désengage mais surtout parce que de nouvelles aspirations sociales sont apparues. Les citoyens demandent à la société un traitement plus personnalisé de leurs besoins auquel le service public, normalisé, ne peut pas toujours répondre. » Pour l’historienne, l’économie sociale est, avec la crise, à la croisée des chemins. « Elle peut soit être instrumentalisée par un capitalisme autoritaire qui lui demandera de jouer un rôle d’amortisseur social, soit sortir de la crise vers le haut en influençant l’ensemble de la société pour qu’elle adopte une économie plus


La solidarité, pour vous, c’est quoi ? Nous sommes le premier département de France à avoir été libéré pendant la Seconde Guerre mondiale, et le mot « solidarité » était de mise. Nous sommes à la croisée des chemins, où la solidarité n’existe plus. Mais pour nous, ce mot a un sens.

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n Une visibilité à améliorer Si l’économie sociale doit se positionner par rapport au capitalisme, elle doit aussi organiser ses relations avec le service public . « Quand une municipalité propose à une association de lui donner un de ses centres de loisirs en gestion, c’est clairement une manière d’externaliser le service public, explique Corinne Bord. D’un autre côté, si la même mairie décide de passer un appel d’offres sur cette gestion, le risque de privatisation serait extrêmement important. Je préférerai donc toujours une délégation de service public. » Pour elle, la crédibilité de l’Ess passera demain par la manière dont ses entreprises mettront en œuvre leur responsabilité sociale. « Pour les salaires de ses employés, peut mieux faire, pour la place des femmes dans les organes de direction, pour la démocratie sociale, peut mieux faire aussi… Résultat, nous constatons sur le terrain que certaines entreprises familiales sont plus proches de nos valeurs que les associations. Si on ne s’améliore pas, on ne fera bientôt plus la différence entre les entreprises capitalistes et les nôtres. » Le manque de visibilité semble aujourd’hui être la principale difficulté rencontrée par l’Ess. La faire connaître, la promouvoir, c’est aujourd’hui le rôle des 26  chambres régionales d’économie sociale (Cres) françaises. Dominique Giovannangeli dirige celle de Corse : « Nous le constatons tous les jours, les différentes familles de l’Ess ont beaucoup de mal à travailler ensemble, et plus encore avec les autres acteurs du mouvement social comme les syndicats ou les comités d’entreprise ». Un avis partagé par Jean-Louis Cabrespines, président du Conseil national des Cres : « Arrêtons de nous combattre les uns les autres. Si nous continuons ainsi, nous allons mourir de nos divisions. »

Paroles de délégués

Dominique Fusella, Mutuelle familiale de la Corse

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responsable, et en pesant sur le service public afin qu’il devienne plus démocratique. » Pour Corinne Bord, représentante de la Fédération Léo-Lagrange, il y a en effet un risque important que l’Ess devienne un supplément d’âme au service du capitalisme. « N’y a t-il pas aujourd’hui une Ess de droite et une Ess de gauche ? Je me pose la question. Voilà pourquoi il faut être ferme sur nos valeurs de non lucrativité, de démocratie et de projet collectif. »

Ce qui est d’actualité en matière de solidarité, c’est la question de la dépendance. Les mutuelles doivent faire avancer leurs idées sur ce sujet. Le financement de la dépendance doit rester universel. La vraie question est : quelle solidarité nationale pour les personnes dépendantes ? Jean-Louis Droitecour, président de mutuelle entrain Limoges et région

les résultats du jeu-concours de viva n    Du 2e au 5e lots (un drap de bain) : Zeliane Duponcheel,

de la Smh, Michel Rivière, de Mutuelle Entrain, Laurence Deseez, de la Mostel, Thierry Emonet, de la Mftel.

Le tirage au sort a été réalisé par Daniel Berthon, président de la Cvm, parmi les bonnes réponses (une trentaine de bulletins sur les 80 participants). n    1er lot (3 jours en mobil-home offert par Siblu) : Hélène Bogetto, de Mutuelle de France Réseau Santé.

Les bonnes réponses : En quelle année a été créé Viva ? C - en 1987 Quel est le tirage mensuel moyen du journal Viva ? B - 550 000 exemplaires En matière journalistique, qu’appelle-t-on un chapeau ? C - un texte court introduisant un sujet Le site internet d’information de Viva est certifié : B - HONcode Quelle est la périodicité de la newsletter d’information de Viva ? C - hebdomadaire Quel est l’un des créateurs de Facebook ? C - Mark Zuckerberg Qu’est-ce qu’un buzz ? B - un spectaculaire pic d’audience Sur Twitter, les messages ne doivent pas excéder : A - 140 caractères (lettres et espaces) Comment appelle-t-on un pirate de l’informatique ? C - un hacker Le Quotidien du congrès l Ajaccio l mercredi 1er juin 2011

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A la tribune, de gauche à droite : Pierre-Olivier Filippi, Bernard Ottaviani, Bruno Forest, François Desriaux, Jean-Paul Teissonnière et François Fillon, directeur de la rédaction de Viva, chargé d’animer le débat.

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la santé durable

C’est particulièrement dans le monde du travail que se joue la santé durable. Le scandale de l’amiante permettra de mieux faire face aux nouveaux risques technologiques. Et, à l’image de la Mutuelle familiale de la Corse, les entreprises tendent à devenir écoresponsables.

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éfinition de la santé selon l’Oms, rappelée au début de la table ronde d’hier après-midi : «  Etat complet de bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. » Car non, être en bonne santé ne signifie pas être valide ou apparemment bien portant. Comme l’a précisé l’avocat Jean-Paul Teissonnière, « au cours des dernières décennies, la nature des problèmes de santé a changé. Il y a eu des progrès considérables dans le domaine de la souffrance physique, mais il y a une plus grande importance de la souffrance morale ». En 2009, la première cause de consultation de la médecine du travail était d’ailleurs la souffrance psychique. Cette tendance « trouve sa source dans l’évolution du travail, dans le fait de travailler toujours plus vite ainsi que dans la perte du sens du travail », a rappelé l’avocat. De plus en plus de salariés estiment en effet « ne pas se reconnaître » dans les tâches qu’ils font, qui vont à l’encontre de

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leurs valeurs, une situation difficile à supporter. On parle d’ailleurs de « souffrance ��thique ». « Il devient urgent de changer le travail si on veut une santé durable », a lâché Jean-Paul Teissonnière. Dans le monde de l’entreprise, François Desriaux, La santé durable rédacteur en chef de la reest un espoir, mais vue Santé et Travail et anpas une réalité. cien président de l’Association nationale de défense On est parmi les pays des victimes de l’amiante les moins bien lotis (Andeva), a estimé que « la en matière de santé durable est un espoir, mais pas une réalité. Il y a différence sanitaire sept ans d’écart d’espérance entre les riches de vie entre les Csp dans et les pauvres. notre pays, et dix ans d’espérance de vie en bonne


santé. On est parmi les pays les moins bien lotis en matière de différence sanitaire entre les riches et les pauvres ». Les intervenants ont souligné les méfaits de la dernière réforme des retraites sur la santé des travailleurs : « La crainte qu’on peut avoir, c’est que le nombre de salariés qui vont se faire licencier pour inaptitude médicale constatée par le médecin du travail va augmenter, a jugé François Desriaux. La pénibilité va arriver en masse devant les prud’hommes. Et quand on est licencié pour inaptitude médicale à 58-59 ans, on a peu de chances de retrouver du travail. » Et de mettre en avant les pays d’Europe du Nord : « Ils ont fait énormément d’efforts pour permettre aux salariés vieillissants de rester dans leur emploi. Ce n’est absolument pas le cas en France, où on a tendance à dire ” l’entreprise n’est ni une maison de retraite, ni un hôpital ”. » n L’exemple de l’amiante Parmi les problèmes majeurs de santé abordés hier, l’amiante a tenu une place importante. Notamment parce qu’elle symbolise une mutation notable : lorsque les accidents du travail étaient fréquents, le responsable du dommage et la victime étaient présents en un même lieu, en même temps, ce qui facilitait la prise de sanction. Dans le cas de risques différés – dont les cancérogènes sont l’exem­ple emblématique – Aujourd’hui, « on a ce décalage dans le on n’attend plus temps qui rend les choses exl’apparition trêmement difficiles, a souligné Me  Jean-Paul Teissonde la maladie. nière. Quand le dommage Le fait de vivre avec apparaît quarante ans après une épée de damoclès l’exposition au risque, l’entreprise responsable a dispaau-dessus de la tête ru, le responsable physique pendant toute est décédé. L’efficacité sociale sa vie s’indemnise. de la sanction n’a donc plus la même importance. » Voilà pourquoi on n’attend plus aujourd’hui que la maladie apparaisse : « Le fait de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête toute sa vie s’indemnise », a expliqué l’avocat. Il existe désormais des « victimes intermédiaires », qui ne présentent pas de signes de maladie, mais dont l’exposition au risque nourrit des craintes légitimes, et qui ont droit à une reconnaissance et une indemnisation. Les intervenants ont souligné que « la justice n’est pas organisée pour faire face à des enquêtes aussi compliquées que celle sur l’amiante, qui met en jeu des responsabilités publiques, des industriels et des employeurs ». Reste que la crainte du procès peut jouer un rôle préventif au sein des entreprises, que l’idée de débourser des milliers d’euros pousse à assumer son rôle de protecteur des salariés.

La salle en a d’ailleurs profité pour avancer certaines initiatives mutualistes dans le domaine de la prévention. Un délégué de la Mutuelle Familiale a rappelé la création, il y a une dizaine d’années, d’un service prévention au sein de la mutuelle, et l’existence d’un partenariat avec le Réseau environnement santé, afin d’organiser des conférences sur les perturbateurs endocriniens et ainsi jouer le rôle de lanceur d’alerte. La Mutuelle des cheminots de la région de Nantes a, elle, développé un partenariat avec l’Adeva 44 pour informer sur l’amiante. « On est persuadés que la solidarité de proximité se fait dans les entreprises », a résumé Bruno Forest, président de l’Umcpg et intervenant à la table ronde. Il a mis en avant les effets positifs de la prévention au sein de la Sncf, notamment grâce aux opérations Cœur 2001 et Plus saine la vie : «  On a une population cheminote en bonne santé. Les dépenses de santé du régime spécial ont augmenté de 1,3 % entre 2008 et 2009, contre 3,7 % pour le régime général. Ça montre bien que toute cette dynamique de prévention agit sur les déterminants de santé. » D’après Bruno Forest, l’apport de la mutuelle est indéniable : « Elle est reconnue à la Sncf comme un véritable acteur de santé. Le travail de proximité qu’elle mène permet de décloisonner l’entreprise », et ainsi de faire travailler ensemble mutuelle, CE et Chsct. n L’environnement, ça compte aussi La préservation de l’environnement et les économies d’énergie sont aussi des éléments de la santé durable sur lesquels les mutuelles peuvent agir. La Mutuelle familiale de la Corse s’est lancée dans une action de management environnemental, avec l’aide de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). « Il s’agissait de réaliser un diagnostic environnemental, puis de mettre en place des actions concrètes pour moins produire de déchets, moins polluer l’eau et l’air, etc. Ensuite, nous avons aidé la mutuelle à définir une politique environnementale, réaliser ses actions et en contrôler la mise en œuvre », a expliqué Pierre-Olivier Filippi, responsable de l’Ademe de Corse-du-Sud, exemples à l’appui. Non seulement la mutuelle a réalisé des économies d’énergie, mais elle a bénéficié de subventions de l’Ademe à hauteur de 70 %. « Nous avons élaboré une charte du mutualiste écocitoyen, un peu nos dix commandements ! Les salariés s’en sont emparé. Indirectement, la démarche de management environnemental a permis de fédérer l’équipe », a conclu Bernard Ottaviani, directeur de la Mutuelle familiale de la Corse. Il s’est dit prêt à mutualiser son expertise, à la mettre au service d’autres mutuelles, dans ce domaine innovant. Un intervenant au débat, responsable local de la Mgen, a annoncé avoir d’ores et déjà amorcé une démarche destinée à diminuer sa facture énergétique et à limiter sa consommation de papier.

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Pratique Office Municipal de Tourisme d’Ajaccio

La statue de Napoléon est la réplique de celle qui se trouve dans la cour des Invalides à Paris.

En mer…

Découvertes naturelles Kiosques au Port Tino-Rossi et à Porticcio Les Marines. Tél. 06 24 69 48 80 et 06 24 69 48 81. www.decouvertes-naturelles.net Promenades en mer et excursions : îles Sanguinaires, réserve naturelle de Scandola et calanques de Piana. Offre congrès : de 4 à 10 personnes : - 10 % ; de 11 à 20 personnes : - 15 %  ; au-delà de 20 personnes : - 20 %. Nave Va Kiosques au port Tino-Rossi et à Porticcio. Tél. 04 95 51 31 31 et 04 95 21 83 97. www.naveva.com Promenades en mer et excursions : golfe d’Ajaccio,

Un côte sauvage et très découpée à découvrir à pied ou en bateau. calanques de Piana, Bonifacio, ScandolaGirolata et calanques de Piana. Offre congrès : - 10 %. Stramare Port Tino-Rossi 20000 Ajaccio. Tél. 06 24 63 76 94 et 06 15 99 56 48. Promenades en mer et excursions : îles Sanguinaires, Scandola, Bonifacio. Le Marie-Madeleine Port Tino-Rossi 20000 Ajaccio.

Tél. 06 33 81 82 55. www.peche-mer-corse.com Promenades en mer aux îles Sanguinaires et à la carte. Pêche de loisirs. Capacité : 10 personnes.

A voir

  Place d’Austerlitz Aussi dite place du Casone, elle est dominée par un monument à Napoléon qui rappelle les principales batailles et réalisations du Premier Empire.

Dîner

Pizzeria et spécialités corses   Chez Paulo 7, rue du Roi-de-Rome 20000 Ajaccio Tél. : 04 95 51 16 47.

cuisine italienne

  Il passagero 7, bd du Roi-Jérôme 20000 Ajaccio Tél. : 04 95 21 30 52.

gastronomique

  A Nepita 4, rue San-Lazaro 20000 Ajaccio Tél. 04 95 26 75 88.

Pratique

  Taxis Ajaccio Tél. 06 32 88 11 47. Courses à prix réduits sur présentation de la carte de congressiste.

Photographiez le symbole via l’application smartphone dédiée

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