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vitamine 9/2026

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vitamine lecture vitaminée pour les professionnels de l’automédication

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Bien utiliser le personnel qualifié Une étape franchie

Islam Alijaj en interview

Trouver les mots

Les nouveaux droguistes (CFC et ES) ont décroché leur diplôme

Le politicien explique comment réussir l’inclusion et où des ­améliorations sont ­nécessaires

Pas facile d’aborder les gens avec des maladies psychiques, mais c’est un premier pas important


Branche

Thème central

Interview

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Cérémonie de remise des diplômes de l’ESD réussie

Utiliser les compétences à bon escient

Davantage d’inclusion bénéficie à tous

33 étudiantes et étudiants ont terminé avec succès l’ESD et ont reçu leur diplôme ES en juillet au château de Neuchâtel lors de la traditionnelle cérémonie de clôture.

Une droguerie est tenue par des droguistes. Mais certaines tâches peuvent aussi être effectuées par des personnes avec d’autres expériences professionnelles. Les différentes compétences peuvent ainsi se combiner.

Le politicien Islam Alijaj vit avec une paralysie cérébrale. Dans une interview, il explique les obstacles auxquels il doit faire face à cause de son handicap et pourquoi ­l’accessibilité pour tous serait­ ­bénéfique à la société.

Impressum vitamine

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Editeur Association suisse des droguistes, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne, Téléphone 032 328 50 30, i­nfo@drogistenverband.ch Distribution vitagate sa, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne Directrice et responsable Ventes: Tamara Gygax-Freiburghaus, t.gygax@vitagate.ch Annonces: Tamara Gygax-Freiburghaus, Marlies Föhn, Valérie Rufer, Janine Klaric, inserate@vitagate.ch Abonnements et distribution: Sabine Andersen, vertrieb@vitagate.ch Rédaction Direction de l’édition, rédactrice en chef de vitamine: Céline Jenni, c.jenni@vitagate.ch Ont collaboré à la rédaction de ce numéro: Désirée Klarer, Jasmin Weiss, Sabine Reber Contrôle scientifique: Dr phil.-nat. Anita Finger Weber Traduction: Marie-Noëlle Hofmann Couverture: stock.adobe.com/Dmitry Rukhlenko Production Layout: Claudia Luginbühl Impression: Courvoisier-Gassmann SA, Bienne 7e année: paraît 10× par an © 2026 – vitagate sa, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne

Magazine officiel de l’Association suisse des droguistes et média d’Employés Droguistes Suisse

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Le diplôme CFC en poche Dans toute la Suisse, des jeunes droguistes ont reçu leur CFC. Employés Droguistes Suisse Les règles en vigueur quand un parent doit s’occuper d’un enfant malade, à court ou à long terme.


Connaissances spécialisées

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Editorial

MK

Premiers secours pour la santé mentale

Prêter attention, poser des questions, écouter

Les maladies psychiques sont fréquentes. Mais beaucoup de gens ont davantage de difficultés à s’adresser aux personnes qui en souffrent qu’à celles confrontées à des problèmes physiques. C’est pourtant une première étape importante.

Des concepts comme la santé mentale, le fait de prendre soin de soi et la résilience sont partout. C’est une évolution positive: la sensibilisation croissante à la santé mentale nous aide à mieux prendre soin de nous. Mais cette ouverture d’esprit s’estompe dès qu’il est question d’aspects plus sombres: dépression, troubles anxieux, pensées suicidaires ou autres problèmes psychiques. Beaucoup de gens ne savent pas comment réagir face à une personne qui souffre. L’incertitude se transforme en silence. Nous avons souvent peur de dire quelque chose de mal ou de dépasser les limites. Mais il faudrait faire le contraire: prêter attention, poser des questions et écouter. La santé mentale ne doit plus être un sujet tabou, surtout quand on sait qu’une personne sur deux souffrira d’un problème de santé mentale au cours de sa vie. C’est pourquoi il est si important que nous montrions aux personnes de notre entourage qu’elles ne sont pas seules face à leurs problèmes, que ce soit en tant que collègues, proches ou droguistes. Il est moins important de trouver les mots justes que d’avoir le courage d’entamer la conversation, d’écouter avec ouverture et de proposer notre soutien. Une question sincère peut faire une grande différence: «Comment vas-tu vraiment?»

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De douloureux cailloux Les calculs rénaux sont extrêmement désagréables. Avec une alimentation appropriée, on peut agir pour les prévenir et améliorer la situation.

Céline Jenni, Direction de l’édition, rédactrice en chef de vitamine, c.jenni@vitagate.ch


Toutes nos félicitations! Au cours des dernières semaines, les jeunes ayant terminé leur apprentissage ont obtenu leur diplôme de droguiste CFC. L’Association suisse des droguistes et les écoles professionnelles les ­félicitent chaleureusement! Berufsfachschule Zürich

Nach den intensiven Wochen der Vorbereitung und der Prüfungen wurden die Absolventinnen und Absolventen mit einer zweitägigen Abschlussreise belohnt. Organisiert vom Aargauischen Drogistenverband und dank dem grosszügigen Sponsoring der Firma Weleda und der Unterstützung durch die Lehrbetriebe ist dies für die Absolventinnen und Absolventen kostenlos. Die Abschlussreise führte nach Arlesheim, wo die Firma Weleda einen Blick in die Produktion ermöglichte, die Arnika-Produkte in einem Massage-Workshop angewendet werden konnten und der normalerweise nicht zugängliche Heilpflanzengarten bestaunt wurde. Anschliessend ging die Reise weiter nach Rust, wo nach einer Übernachtung der zweite Tag im Europa-Park genossen wurde. Höhepunkt war die QV-Feier am 4. Juli, bei der bekannt gegeben werden konnte, dass der gesamte Abschlussjahrgang 2026 der Allgemeinen Berufsschule Zürich erfolgreich das Qualifikationsverfahren bestanden hat.

Berufsfachschule Graubünden • 1. Platz Note 5.7: Romana Poo, Drogaria Zysset AG, Samedan • 2. Platz Note 5.3: Nubia Bächler, Dropa Drogerie, Klosters • 3. Platz Note 5.1: Laila Clavadetscher, Parsenn Drogerie, Schiers, und Yashodhara John, Dropa Betriebs AG, Davos Was hat dir in der Lehrzeit geholfen, auch durch schwierige Zeiten zu kommen? Laila Clavadetscher: Mir hat es sehr geholfen, mir bewusst Zeit für mich zu nehmen. Wenn mich eine Situation überfordert hat, habe ich kurz innegehalten und tief durchgeatmet. So konnte ich mich beruhigen und wieder entspannter werden. Dabei war es wichtig, mir nicht noch mehr aufzubürden, sondern ehrlich zu sagen, dass es mir gerade zu viel wird.

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Berufsfachschule St. Gallen

Klasse A

• 1. Platz Note 5.5: Jana Gämperle, Drogerie Brunner, Kaltbrunn • 2. Platz Note 5.4: Enola Brunner, Drogosana AG, Frauenfeld; Eva Huber, ­Abderhalden Drogerie, Wattwil; Sarah Wüst, Dropa Drogerie Oberriet, und Silvan Zürcher, Oedenhof Drogerie, Wittenbach • 3. Platz Note 5.3: Julia Berger, Swidro Drogerie Buchs, und Victoria ­Näscher, Centrum Drogerie, Eschen

Klasse B

Worauf freut ihr euch nun mit Diplom im Sack? • Einfach mal wieder ohne schlechtes Gewissen mit den engsten Personen Sachen unternehmen, auf die man während der Lernzeit auch ab und zu verzichtet hat. Und natürlich einfach arbeiten und einen grossen Lohn erhalten. • Auf das neue «Namensschildli». • Spontan etwas abmachen und es geniessen, ohne die Stimme im Hinterkopf, die sagt: «Du solltest lernen!».

Ecole professionelle EPSIC à Lausanne

• 1re place, note 5.8: Sarangerel Boldbaatar, Droguerie de la Sarraz, La Sarraz • 2e place, note 5.5: Candice Curdy, ­Droguerie de Valère, Sion • 3e place, note 5.0: Jessica Sandrine von Büren, Pharmacie Amavita Nutribio La Palud GaleniCare SA, Lausanne Quel conseil donneriez-vous à celles et ceux qui doivent encore passer l’examen final (CFC)? Sarangerel Boldbaatar: En entrant dans votre dernière année d’apprentissage, il est crucial de commencer à faire des liens entre chaque branche et de comprendre un sujet dans sa globalité. Il faut pouvoir allier une pathologie avec un principe actif, sa structure chimique, son mécanisme d’action au niveau biologique et toujours avoir en tête des conseils complémentaires en phytothérapie et salutogenèse. Ces associations vous permettront de mieux mémoriser et comprendre les différents thèmes, ainsi que de vous préparer à la structure des examens finaux.

Berufsfachschule Solothurn und Basel • 1. Platz Note 5.6: Sereina Erb, Chrüterhüsli, Basel, und Anna Rohn, Drogerie Kilchenmann AG, Kriegstetten • 2. Platz Note 5.3: Jael Schödler, Saner Drogerie, Aarau • 3. Platz Note 5.2: Ljubica Vasiljevic, DROPA Drogerie Langendorf, ­Langendorf

Klasse Solothurn

Klasse Basel

Was macht eure Abschlussklasse einzigartig? Anna Rohn: Unsere Klasse entsprach nicht dem klassischen Bild einer Drogistenklasse. Wir waren lebhaft, offen und stets für eine Überraschung gut. Von unseren Lehrpersonen wurden wir mit einem Augenzwinkern als «Hühnerhaufen mit Hahn» bezeichnet – eine Beschreibung, die unseren temperamentvollen und bunten Charakter wohl treffend wiedergibt. Trotz unserer unterschiedlichen Persönlichkeiten und der gelegentlichen Unruhe zeichnete uns ein starker Zusammenhalt aus. Wir unterstützten einander, standen füreinander ein und meisterten die Herausforderungen unserer Ausbildungszeit gemeinsam. Genau dieser Teamgeist machte unsere Klasse zu etwas Besonderem. Was hat dir in der Lehrzeit geholfen, auch durch schwierige Zeiten zu kommen? Silas Hallwyler: Mir hat in der Lehrzeit vor allem geholfen, dass ich Menschen in meinem Umfeld hatte, mit denen ich sprechen konnte, wenn mich etwas belastet hat. Dazu gehörten meine Eltern, Freunde, teilweise Leute aus dem Betrieb und auch meine Berufsbildnerin. Sobald ich darüber gesprochen hatte, ging es mir direkt besser. 9/2026 | vitamine

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Le combi d’annonces qui vous permet d’atteindre l’ensemble du personnel spécialisé des drogueries et des pharmacies avec une seule commande.

Wirkstoff den Lesestoff für

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ochen, Präzis gest eilt gut verh pharm entions­ cen bei Präv Diese Chan istinnen können Drog angeboten nutzen und Drogisten

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Biomed AG Der CEO der das 75­jährige erzählt über ation und seine Motiv Unternehmen

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und ser trinken Wieso Was Magen­ ersetzen bei Elektrolyte so wichtig ist Darm­Infekten

12 000 lectrices et lecteurs Bilan In iti Une no al de Médica uv tion (B IM) et les EP elle prestatio n dans SM les EM S Congrè s de pr inte Les systè mes de mps de la SS pharm modèle PT acolog s hu mains ie et en en toxicol Série « ogie Change Esther maker Spinat sch, ex » contra pe ceptio n d’urge rte en nce

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Le rôle

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Réserver maintenant!

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Suisse de Pharmacie | Giornale Svizzero

Tamara Gygax-Freiburghaus 032 328 50 54, t.gygax@vitagate.ch, vitagate-ag.ch vitagate sa, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne

di Farmacia

Berne, 28.0 8.2026, 164 e

Prävention t leicht gemach

année

8 | 8.2026


Berufsfachschule Bern

Klasse A

Klasse B

• 1. Platz Note 5.4: Eveline Sieber, Drogerie Studer AG, Fraubrunnen; Carla Berlinger, Drogerie und ­Gesundheitszentrum Riesen, ­R iggisberg, und Lena Kiener, üsi Drogerie, ­Münsingen • 2. Platz Note 5.3: Yamina Elea Schenk, Müller AG, ­Ostermundigen Wie bist du als Mensch durch die Lehre gewachsen? Marta Ferreira: Ich bin selbstständiger und verantwortungsbewusster geworden. Ausserdem habe ich gelernt, auch in stressigen Situationen ruhig zu bleiben und L ­ ösungen zu finden.

CPNE-ESD, Neuchâtel

Berufsfachschule Luzern

Quel conseil donneriez-vous à celles et ceux qui doivent encore passer l’examen final (CFC)? Sonia Gremion: Je leur dirais que c’est impossible de se sentir prêt à 100 % pour les examens, mais ce n’est pas grave! À un moment donné, il faut faire confiance à tout ce qui a été appris durant la formation aux cours et au travail. Au final, on en sait souvent bien plus que ce que l’on imagine, même si le stress nous fait douter sur le moment. Et pour les révisions, se préparer un petit kit de survie: une spagyrie pour la confiance et le stress + un roll-on aux huiles essentielles pour rester «focus»! Et tout va bien se passer!

Mit grosser Freude gratulieren wir den 41 frisch diplomierten ­Drogistinnen und Drogisten EFZ aus der Zentralschweiz ganz herzlich zu ihrem erfolgreichen Abschluss. Am Mittwoch, 1. Juli 2026, durften wir gemeinsam ein unvergessliches Fest in der Festhalle Sempach feiern. In bewegenden Reden wurde auf vier intensive Jahre zurückgeblickt und mit Zuversicht in die Zukunft geschaut. • 1. Platz Note 5.6: Svenja Gisler, DROPA Drogerie Urnertor, Altdorf • 2. Platz Note 5.5: Felicia Senn, Natur Drogerie Britschgi, Altdorf • 3. Platz Note 5.4: Rahel Meier, Drogerie A. Jost, Willisau; Flavia Kull, Drogerie Schleiss, Hünenberg; Sarina Oberli, Entlebucher Drogerie, Entlebuch; Livia Züsli, DROPA Drogerie Käch, Neuenkirch, und Lena Portmann, Drogerie Balance, Malters 9/2026 | vitamine

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Une bonne raison de faire la fête 33 étudiantes et étudiants de l’ESD ont reçu leur diplôme lors de la ­traditionnelle cérémonie de remise des diplômes. Une fin festive après deux années d’études intenses. 7 Céline Jenni |  Marie-Noëlle Hofmann | F

Le 2 juillet 2026, le soleil a littéralement rivalisé d’éclat avec les diplômées et diplômés de l’ESD. En famille et avec leurs amis, ils ont célébré une étape importante lors de la remise des diplômes au château de Neuchâtel. Dans son discours, la directrice de l’ESD, Ludmilla Wüthrich, a souligné que les deux dernières années avaient été marquées par beaucoup d’apprentissage, beaucoup de travail et probablement aussi quelques doutes. Elle a fait une analogie avec un arbre: «Un arbre ne pousse pas juste rapidement et sans résistance. Parfois, le soleil brille, parfois il y a des tempêtes. Et c’est grâce à ces interactions que l’arbre devient plus fort. Il ne grandit pas seulement vers le haut, mais il devient aussi plus stable avec le temps.» La formation est une partie de ce processus de croissance. C’est pourquoi la directrice a donné le conseil suivant: «Emportez avec vous ce que vous avez appris et restez ouverts à de nouvelles expériences. L’apprentissage est une croissance continue. Pensez à l’image de l’arbre, restez stables et gardez vos racines bien ancrées.»

En mémoire La cérémonie de remise des diplômes a également été l’occasion d’un moment de recueillement. La directrice de l’établissement, Ludmilla Wüthrich, a rendu hommage à Sandra Rogger, décédée pendant sa formation, en lui consacrant des mots pleins de sensibilité. Une pensée pour elle en ce jour particulier.

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Un sac à dos bien rempli Rosemarie Meyer-Strähl, présidente de la commission scolaire de l’ESD, a également félicité chaleureusement les nouveaux droguistes ES. «Même si vous pensez que le sac à dos rempli de connaissances, d’expériences, d’émotions et de beaux souvenirs des deux dernières années est presque plein, je peux vous assurer, d’après mon expérience, qu’il y a encore beaucoup de place!» Dans un discours plein d’humour, la

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Miriam Kolmann

diplômée Diana Rutz a donné un aperçu de la vie quotidienne des étudiants et a remercié, au nom de tous les diplômés, les professeurs, la direction de l’école, le secrétariat, la famille et les proches qui les ont soutenus. Une collection de photos multicolores de la période d’études témoigne de moments amusants, d’une grande cohésion et de nombreuses expériences partagées.

Meilleures performances Le point culminant a été la remise solennelle des diplômes et des cadeaux des sponsors de l’ESD, effectuée par Bernhard Kunz, président de la commission d’examen, et Anita Finger Weber, responsable de la formation à l’ASD. Deborah Signer a terminé avec la meilleure note (5,6), suivie de Luisa Cavelti (5,5). Jana Haldimann, Daniela Hürzeler, Sara Simona Ramseier et Melanie Roos se sont partagées la troisième place (5,4). Roxana Koller et Inês Marujo Velhinho ont été récompensées pour la quatrième place (5,3). Immédiatement après, les diplômées et diplômés ES ont été accueillis dans la cour du château par la Droga Neocomensis avec un défilé et des chants. Lors de l’apéro, on a parlé, fêté et ri avant de se séparer pour regarder vers l’avenir. 

è Vous trouverez toutes les photos de la cérémonie de remise des diplômes ici:


Les jeunes droguistes ES de la promotion 2024–2026. Premier rang (de g. à d.): Yara Rüdisühli, Elvira Marggi, Anja Schellenberg, Lara Schütz, Lara Vaucher, Sara Simona Ramseier, Inês Marujo Velhinho. Deuxième rang (de g. à d.): Nina Brunner, Léon Hesse, Lara Gisler, Deborah Signer, Noemi Heini, Tanja Jäggi, Roman Trummer, Jana Haldimann, Melia Meier, Daniela Hürzeler, Roxana Koller, Kimberly Keel, Annemarie Röthlisberger, Ladina Stoop, Michelle Haldimann, Diana Rutz, Luisa Cavelti, Robin Beck, Hanna Knellwolf, Melanie Roos, Lara Järmann, Ronja Wegmüller, Lisa Maria Decurtins, Alessia Hangl. Manquent sur la photo: Aurore Cattin, Stella Sasse.

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Des équ ­hétérogènes offren

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uipes diversifiées et nt ces opportunités 7 Désirée Klarer |  Marie-Noëlle Hofmann F

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Les droguistes sont le cœur de toute droguerie. Mais faut-il un spécialiste pour chaque tâche? De plus en plus d’entreprises misent délibérément sur des équipes aux profils professionnels ­variés, ce qui permet aux ­droguistes de consacrer. ­davantage de temps au conseil. Voici trois exemples concrets.

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magnific.com

«Innovation passionnante dans le commerce de détail: le «Chäslade» et la droguerie Meier s’associent», a écrit le «Reussbote»¹ le 31 mars dernier. La droguerie collabore avec le «Chäslade» quand il y a peu de clients et vice versa. «Je peux conseiller une de mes clientes pour ses achats à la fromagerie. C’est une situation gagnant-gagnant», a déclaré le droguiste ES Andreas Meier au journal. Innovant? Certainement. Mais cette histoire est un poisson d’avril: la collaboration des gérants de la droguerie et du «Chäslade» commençait le 1er avril. «Les clients ont trouvé cette blague très drôle et nous nous rappelons aujourd’hui encore de cette j ou rnée avec amusement», explique Eliane Meier, copropriétaire de la droguerie.

De la fromagerie à la parfumerie L’idée de la droguerie Meier n’est pas si farfelue. Certes, peu de personnes passent directement du rayon fromages à la droguerie. Mais certaines entreprises ont déjà recours à des employés avec des parcours professionnels différents. La droguerie von Grünigen, qui possède deux succursales à Gstaad (BE), emploie l’équivalent de 18 collaborateurs à temps plein, dont sept apprentis. La grande majorité d’entre eux sont des droguistes CFC travaillant à temps partiel. Il y a aussi des gestionnaires de commerce de détail, une boulangère-pâtissière, une assistante médicale, une assistante en pharmacie CFC et des spécialistes du domaine de la cosmétique. «Nous employons des personnes sans formation de droguiste depuis cinq ans», explique Elisabeth von Grünigen-Huber. Et les compétences de chacun sont utilisées. Ainsi, la droguerie von Grünigen s’appuie sur des spécialistes formées pour les prestations cosmétiques comme les soins des pieds, des mains ou du visage. Les employés ayant une expérience dans l’alimentation renforcent le rayon «Alimentation saine» et d’autres assument des tâches dans la gestion des marchandises. Elle a embauché des personnes sans formation de droguiste en raison de la pénurie de per-

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sonnel qualifié. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de combler un vide, mais d’utiliser à bon escient les différentes compétences. «Nous embaucherions à nouveau des personnes ayant des parcours professionnels différents», explique Elisabeth von Grünigen-Huber. L’échange et le transfert de connaissances entre collaborateurs issus d’horizons professionnels différents sont très précieux, tant au sein de l’équipe qu’avec les clients. «Pour que le travail au sein d’équipes aussi hétérogènes fonctionne, il faut clairement définir les missions, les domaines de responsabilité et assurer une bonne communication. Comme pour toutes les autres équipes», souligne-t-elle.

En route depuis 60 ans avec une équipe mixte Le modèle de l’équipe hétérogène est un héritage historique chez Stephan Vögeli. «Mon prédécesseur travaillait déjà de cette manière. Il y a 60 ans, la droguerie avait encore un grand rayon de produits alimentaires. Ce rayon s’est réduit à un assortiment classique de produits bio, dont des fruits secs que nous conditionnons nous-mêmes. Le modèle, lui, est resté», explique Stephan Vögeli, qui dirige la droguerie depuis 26 ans. Aujourd’hui, il emploie 16 droguistes et 4 collaborateurs avec des parcours professionnels différents. «On trouve plus facilement ce genre de personnes. La rotation du personnel dans ce domaine est presque exclusivement due aux départs à la retraite. Une seule personne a démissionné prématurément.» Stephan Vögeli attribue la fidélité de ses employés à plusieurs facteurs. Ainsi, les employés sans formation de droguiste reçoivent un salaire comparable à celui des droguistes. De plus, les horaires de travail sont attrayants pour beaucoup. «Comme la confection et le conditionnement peuvent se faire à tout moment, nous pouvons mieux répondre aux souhaits individuels. Ainsi, ce n’est pas un problème si quelqu’un veut rentrer chez lui à midi.» C’est plus difficile pour le conseil. «Nous veillons à être aussi compréhensifs que possible. La conciliation des vies professionnelle et privée est une préoccupation majeure pour nous. Mais il faut toujours que quelqu’un soit présent dans le magasin pour conseiller les clients».


La flexibilité comme condition Une employée de longue date, sans formation de droguiste, va bientôt prendre sa retraite. «Elle a travaillé pour notre droguerie pendant 36 ans. Soit depuis plus longtemps que je ne la dirige.» Son départ entraînera la perte d’un savoir-faire considérable. «Nous devons trouver un bon remplaçant.» Stephan Vögeli a certes une liste d’attente de personnes intéressées par ces postes, mais il n’est pas certain qu’elles soient toutes aptes. La flexibilité est une condition importante dans sa droguerie. Cela vaut aussi bien pour les droguistes que pour les autres employés. Pour trouver les bons profils, Stephan Vögeli ne se contente pas des méthodes de recrutement classiques. Il a aussi embauché une employée de son entourage. «Nous pensions qu’elle pourrait aimer ce travail. Elle est chez nous depuis six ans et elle apprécie le travail varié. Nous n’avons jamais regretté notre décision», explique-t-il. Selon l’entrepreneur, le principal avantage réside dans le fait que les droguistes peuvent se concentrer sur leur cœur de métier. «Elles aiment bien remplir les rayons et gèrent encore elles-mêmes la grande majorité de la réception des marchandises. Mais parfois, il y a tout simplement trop à faire. On ne peut pas être partout à la fois», explique-t-il. La répartition des tâches profite non seulement aux clients, mais aussi à l’équipe. Les droguistes ont tendance à rester dans leur «bulle». La collaboration avec des personnes de domaines différents la brise. D’autres thèmes et perspectives sont abordés. «Nos employés passent leurs pauses en groupes mixtes. C’est une formule enrichissante pour tout le monde», explique-til. C’est pourquoi Stephan Vögeli souhaite continuer à faire appel à des employés d’horizons professionnels différents.

Trois entreprises sous un même toit Au «Rägeboge» de Winterthour (ZH), le concept de la mixité n’est pas nouveau, mais fait partie de l’ADN de l’entreprise. Sous un même toit, on trouve une épicerie (Bio.Markt), un bistrot (Bio.Bistro) et une droguerie (Natur.Drogerie). «Au départ, le Rägeboge était une petite épicerie bio. A mesure que l’entreprise s’est développée,

l’assortiment s’est étoffé pour inclure une droguerie-nature, ce qui a nécessité d’embaucher des droguistes», explique le directeur Patrick Schläpfer. Les synergies les plus étroites en matière de personnel se font entre l’épicerie et le bistrot. «Certains collaborateurs travaillent dans les deux secteurs et sont affectés en fonction des besoins», explique Patrick Schläpfer. Entre l’épicerie et la droguerie, de tels chevauchements sont plus rares en raison des exigences professionnelles. Mais la séparation n’est pas totale: «Deux droguistes travaillent désormais à l’épicerie. Elles peuvent être affectées à la droguerie si nécessaire.»

Organisé sous la forme de coopérative Cette synergie est rendue possible, entre autres, par la forme d’organisation: le Rägeboge est une coopérative. Le marketing, la comptabilité, l’informatique et les systèmes de caisse sont gérés de manière centralisée. Les responsables des secteurs peuvent donc se concentrer sur leur domaine d’activité, «sans avoir à se soucier de questions comme la planification de la succession à long terme ni à assumer tout le risque entrepreneurial». Pour Patrick Schläpfer, cette structure constitue la base de la collaboration étroite: «La combinaison entre cogestion, indépendance, ancrage régional, responsabilité partagée et vision à long terme est le grand avantage d’une entreprise organisée en coopérative.»

Soutenir la comparaison avec les grands détaillants Une autre différence par rapport à de nombreuses autres entreprises: le Rägeboge n’est pas une entreprise à but lucratif. «Cela signifie que tout bénéfice éventuel ne sera pas d’abord redistribué aux propriétaires, mais qu’il reviendra à l’entreprise et aux employés», explique Patrick Schläpfer. Concrètement, tous les employés reçoivent un treizième salaire, les formations continues sont financées et deux jours de formation continue sont payés comme temps de travail. «Notre objectif est de suivre les conditions salariales des grands détaillants. 9/2026 | vitamine

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Nous y sommes parvenus ces dernières années», ajoute-t-il.

Concilier vie privée et ­ vie ­professionnelle Le Rägeboge s’appuie sur la participation plutôt que sur des règles rigides en matière d’équilibre entre vie professionnelle et privée. «Notre personnel peut faire part de souhaits dès la planification des horaires. Nous essayons de les prendre en compte», explique Patrick Schläpfer. Même après la publication des plannings, la flexibilité reste de mise: les échanges d’horaires sont possibles sans difficulté, à condition que le fonctionnement de l’entreprise soit garanti. La fidélité est récompensée: après cinq ans, une semaine de vacances payées ou un quart de salaire supplémentaire, après dix ans, deux semaines ou un demi-salaire supplémentaire. Pour Patrick Schläpfer, des conditions de travail équitables et la participation sont des moyens de fidéliser les collaborateurs et de garantir la stabilité de l’entreprise, même sur un marché du travail exigeant. Ce n’est pas une approche réservée aux coopératives. Stephan Vögeli et Elisabeth von Grünigen-Huber s’efforcent également chaque jour de créer les meilleures conditions de travail possibles pour leurs collaborateurs. Et c'est une stratégie gagnante car en prenant soin de ses collaborateurs, on trouve plus facilement du personnel compétent et ­f idèle.

teur de la santé reste tendue et devrait continuer à affecter les drogueries pendant plusieurs années. 3,4 Le scénario du «Reussbote» deviendra-t-il donc réalité? Probablement pas. Les droguistes et les gestionnaires de commerce de détail ont des formations spécifiques. Une vendeuse de fromage ne devrait donc pas se retrouver derrière un comptoir de droguerie dans un avenir proche. Néanmoins, le poisson d’avril de la droguerie Meier met en évidence, avec exagération, ce que beaucoup d’entreprises ont déjà compris: des parcours professionnels différents ne sont pas un handicap, c’est même un atout qui permet aux droguistes de se concentrer sur leurs tâches essentielles. À condition que les tâches, les compétences et les responsabilités soient bien réparties. 

Du temps pour les tâches essentielles La situation sur le marché de l’emploi reste inchangée: la demande de droguistes est supérieure à l’offre. L’indice de pénurie de personnel qualifié a certes diminué de 22 % en 2025 par rapport à 20242, mais la situation dans le sec-

è Vous trouverez la bibliographie c ­ omplète ici

Chercher au bon endroit è Tout le monde n’a pas la chance de Stephan Vögeli d’avoir des personnes dans son entourage direct correspondant à son entreprise. Que faire alors? Le bouche-à-oreille aide, tout comme la publication d’une offre d’emploi. L’annonce n’est pas seulement importante, il faut aussi choisir l’endroit où la ­publier. Pour la recherche de droguistes et d’autres professionnels de la santé, www.vitajobs.ch est ­recommandé.

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Mon enfant est malade et a besoin de soins – que faire? La conciliation entre la vie familiale et professionnelle est souvent un défi de taille. Un enfant malade bouleverse encore davantage le quotidien ­familial. Que se passe-t-il si un parent doit prendre en charge un enfant malade à court ou à long terme? 7 Christoph Balmer |  Marie-Noëlle Hofmann F

La convention collective de travail (CCT) différencie, pour les enfants malades, l’absence rémunérée de courte durée prévue à l’article 32 et le congé pour s’occuper d’un enfant prévu à l’article 37. L’article 32 s’applique en cas de maladie ordinaire ou d’accident de l’enfant. Le père ou la mère bénéficie de jours de congé payés si l’enfant a besoin de soins et si la garde ne peut être organisée autrement. Un certificat médical est exigé. Le congé payé est de 3 jours maximum par cas de maladie.

Congé de garde payé

Christoph Balmer, avocat et directeur ­d ’Employés Droguistes Suisse Cette page est ouverte à Employés Droguistes Suisse. L’avis de l’auteur ne doit pas coïncider avec celui de la rédaction et/ou de l’Association suisse des droguistes.

www.drogisten.org

L’article 37 régit le congé de garde rémunéré. Celui-ci ne s’applique que si les conditions légales prévues aux articles 16n à 16s des allocations pour perte de gain (APG) sont remplies. Il y a atteinte grave à la santé de l’enfant lorsqu’il y a un changement radical de son état physique ou psychique, que l’évolution ou l’issue de cette atteinte est difficile à prévoir, qu’il existe un risque d’atteinte permanente ou aggravée, voire de décès, qu’il y a un besoin accru de prise en charge et qu’une interruption de l’activité lucrative est nécessaire. Ces conditions sont remplies en cas de cancer au pronostic incertain, de maladie cardiaque, organique ou neurologique, de crise psychique nécessitant des soins importants, d’infections graves ou de séquelles d’accident à l’évolution incertaine. Un diagnostic seul ne suffit pas. La gravité, l’évolution impré-

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visible et le besoin accru de soins doivent être attestés par un médecin. Pour avoir droit au congé, il faut demander l’allocation de garde d’enfant à la caisse de compensation. Pour les employés, la demande est faite par l’employeur. Le droit porte sur un maximum de 98 indemnités journalières dans le cadre d’une période de référence de 18 mois. Les deux parents peuvent se répartir ces indemnités. La solution prévue par la CCT va plus loin que la loi: pour les 28 premières indemnités, elle prévoit 100 % si le salaire mensuel brut ne dépasse pas 3500 francs; si le salaire est supérieur, la CCT prévoit 90 % jusqu’au montant maximal de l’APG. Au-delà, l’indemnité légale de l’APG de 80 % s’applique. A noter que pendant le congé pour soins, le salarié bénéficie d’une protection contre le licenciement pendant six mois à compter du début du délai-cadre (art. 336c, al. 1, let. cquater, CO). Vous trouverez de plus amples informations ainsi que les formulaires relatifs à l’allocation de garde sur le site internet de l’AVS/AI à l’adresse www.ahv-iv.ch. Le mémento correspondant est le mémento 6.10. 

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Lorenzo Oschwald, Carmona Media

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«Intégrer les personnes avec ­handicap bénéfice à tous» Islam Alijaj a été élu au Conseil national à l’automne 2023. Aujourd’hui, cet homme politique et entrepreneur raconte son histoire dans un livre, explique ce qu’il faut pour parvenir à une véritable inclusion et les lacunes encore présentes en Suisse. 7 Sabine Reber |  Marie-Noëlle Hofmann F

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Islam Alijaj, près d’un cinquième de la population vit avec un handicap en Suisse, mais vous êtes l’une des rares personnes en situation de handicap en politique. Pourquoi? Islam Alijaj: Nos systèmes ne sont pas conçus pour permettre aux personnes handicapées de participer. Les structures accessibles manquent, l’aide n’est pas suffisamment financée et de nombreux processus politiques ne sont tout simplement pas accessibles. Ajoutez à cela les préjugés: on pense souvent que les personnes handicapées ne peuvent pas assumer des responsabilités politiques. Conséquence: beaucoup ne se présentent pas ou n’ont aucune chance. Qu’est-ce qui devrait changer pour permettre à davantage de personnes handicapées de participer à la vie politique et sociale? Il faut une véritable égalité, soit un accès à l’aide, des infrastructures accessibles, une éducation inclusive et des chances équitables sur le marché du travail. Sur le plan politique, nous devons créer des structures qui permettent la participation et non qui

la rendent plus difficile. L’inclusion ne doit pas être un projet individuel, mais systémique. Une société inclusive profiterait également aux personnes âgées ou aux parents avec des poussettes. Tout le monde en bénéficierait certainement. Pourquoi est-il si difficile de mettre en œuvre l’accessibilité en Suisse? L’accessibilité est encore perçue comme une solution spéciale pour une minorité, et non comme une norme pour tous. Or, nous savons que ce qui fonctionne pour les personnes handicapées est bénéfique pour tous. Souvent, il manque la volonté politique ou on repousse le problème pour des raisons de coût. Mais à long terme, ne rien faire coûte davantage. Vous avez perdu votre rente AI en étant élu au Conseil national. Êtes-vous heureux de ne plus dépendre de l’AI? Ou est-ce un problème? Ça met en évidence un problème systémique. Il est inacceptable que des personnes soient pénalisées lorsqu’elles

Islam Alijaj Le conseiller national zurichois et entrepreneur, est né en 1986 à Hereq, au Kosovo. Il est arrivé à Zurich avec ses parents pendant la guerre. Il a fréquenté une école spécialisée et s’est ensuite battu pour poursuivre ses études. Employé de commerce, marié et père de deux enfants, il est cofondateur de Monitoris AG, fiduciaire numérique, et président de l’Association pour une Suisse inclusive et de l’association Tatkraft. Il a écrit avec Christine Loriol le livre «Wir müssen reden» (Il faut qu’on parle); le film sur sa campagne électorale, «Voice of my people», a été présenté en 2025 au Festival du film de Zurich. Il est né avec une paralysie cérébrale, ce qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant et lui cause un trouble de la parole. 9/2026 | vitamine

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s’engagent sur le plan politique ou professionnel. Je veux travailler et assumer des responsabilités, mais les systèmes de protection sociale ne sont pas conçus pour cela. Cela engendre de l’insécurité, y compris pour l’avenir. La Suisse a ratifié la convention des Nations unies sur les personnes handicapées, mais ne l’a pas encore mise en œuvre. Nous violons donc la loi? Nous ne respectons pas nos engagements. L’ONU a critiqué la Suisse à plusieurs reprises. Nous avons de belles paroles, mais peu de mesures concrètes. Il faut un plan contraignant pour parvenir à une véritable égalité. Pourquoi la Suisse est-elle représentée dans ces organes par des personnes non handicapées? Vous-même et d’autres personnes militant pour les droits des personnes handicapées pourriez-vous assumer de telles fonctions et participer à des conférences internationales? C’est précisément le problème: on parle souvent de nous, mais rarement avec nous. Les personnes handicapées doivent être représentées dans ces organes, comme

«Quand des personnes ne peuvent pas travailler ou sont exclues, cela coûte plus cher à la société que l'investissement dans l'inclusion.» spécialistes de leur propre cause. Je pense qu’il y a entre 10 et 20 personnes handicapées politiquement actives qui pourraient être candidates à de telles fonctions. Mais la question est de savoir si elles peuvent réellement assumer ces fonctions. Souvent, les conditions-cadres nécessaires font défaut. Le forum22 existe depuis environ deux ans et vise à mettre en réseau les personnes politiquement engagées et à favoriser l’échange d’expériences. Il y a encore trop peu d’implication de la part des associations. Elles ne se considèrent pas comme des acteurs politiques, alors

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qu’elles pourraient proposer des candidats pour de telles conférences. Dans votre livre, vous décrivez le bonheur que vous avez ressenti quand une enseignante de l’école primaire vous a offert un ordinateur et comment cela a ouvert un nouveau monde pour vous. L’informatique est-elle une bénédiction pour les personnes handicapées? Tout à fait. La technologie peut faire tomber les barrières et ouvrir de nouvelles perspectives. Pour moi, cela a marqué un tournant. Et c’est encore vrai aujourd’hui, peut-être même plus que jamais. L’intelligence artificielle (IA) peut-elle aider à mieux compenser certains handicaps? Quels sont les nouveaux outils qui peuvent être utilisés? Il existe des assistants vocaux basés sur l’IA, le sous-titrage automatique, la traduction en temps réel ou encore des outils qui aident les personnes souffrant de troubles moteurs à écrire. Les systèmes d’IA peuvent décrire des images aux personnes aveugles et transcrire des conversations en direct aux personnes sourdes. Je trouve également passionnantes les avancées qui permettent à l’IA d’offrir une assistance personnalisée, un soutien numérique qui s’adapte aux besoins de chaque individu. Mais ces technologies doivent être accessibles et abordables, sinon il y aura une nouvelle forme d’inégalité. Dans votre livre, vous évoquez l’incompréhension que vous rencontrez à chaque fois que vous plaidez pour l’égalité des droits des personnes handicapées. Certains estiment que les revendications des associations de personnes handicapées sont trop coûteuses… C’est une vision à court terme. L’exclusion est bien plus coûteuse, socialement et économiquement. Quand des personnes ne peuvent pas travailler ou sont exclues, cela coûte plus cher à la société que l'investissement dans l'inclusion. Beaucoup de gens ont l’image d’un handicapé qui vit dans un foyer et qui est heureux de faire des travaux manuels pour une association caritative. Pourquoi cette idée préconçue est-elle si tenace?


Ces images sont profondément ancrées. Elles n’ont rien à voir avec la réalité de nombreuses personnes. Mais elles influencent fortement la politique et la société. C’est pourquoi la visibilité est si importante. «Je ne veux pas que mes enfants grandissent dans une société où leur père est considéré comme inférieur», écrivez-vous sur votre site internet. Peut-on dire que la plupart des personnes handicapées souhaiteraient avoir une vie familiale «normale» si elles recevaient le soutien nécessaire? Bien sûr. Les personnes handicapées ont les mêmes aspirations que les autres: relations, famille et enfants, vie indépendante. Souvent, ce n’est pas le manque de volonté ou de capacité qui est en cause, mais plutôt le manque de soutien et les préjugés sociaux. Beaucoup doivent constamment prouver qu’elles sont capables d’assumer des responsabilités. C’est discriminant. Une société inclusive devrait permettre aux personnes handicapées de vivre en famille aussi naturellement que toutes les autres. Les possibilités de formation se sont-elles améliorées? Vous n’avez pas pu aller au gymnase. Aujourd’hui, ça serait possible? En raison de mon trouble de la parole, beaucoup m’ont aussi pris pour un enfant mentalement déficient. Aujourd’hui, il y a probablement plus d’options et d’aides technologiques qu’avant, mais le manque de reconnaissance serait probablement le même qu’à l’époque. De plus, nous sommes à la merci de la bonne volonté des enseignants ou institutions. Le problème est que l’inclusion n’est pas organisée de manière systématique. Beaucoup d’enfants handicapés sont encore sous-estimés ou écartés trop tôt. Nous perdons ainsi un énorme potentiel. Un obstacle souvent évoqué est celui des transports publics, qui devraient, selon la loi, être accessibles aux personnes handicapées depuis longtemps… C’est un bon exemple: les délais légaux sont dépassés, mais tout n’est pas encore accessible aux personnes handicapées. Cela montre que les droits ne suffisent pas, ils doivent aussi être appliqués.

Quels sont vos plus grands défis au quotidien? Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confronté? Les petites barrières constantes. Des portes trop étroites, l’absence de rampe, des processus compliqués. Pas forcément un grand obstacle mais la somme de petits obstacles. Toutes les drogueries et pharmacies ne sont pas encore accessibles aux personnes à mobilité réduites. Que conseillez-vous à leurs propriétaires? L’accessibilité n’est pas un luxe, mais fait partie de l’offre de base. Investir aujourd’hui, c’est acquérir de nouveaux clients. Ça vaut la peine, aussi économiquement. Qu’est-ce qui est nécessaire pour qu’un magasin soit accessible? Il ne s’agit pas seulement de l’accès, mais aussi d’informations compréhensibles, de personnel formé et d’accessibilité numérique. Il s’agit d’un tout. Que peuvent faire les drogueries et autres commerces pour devenir plus inclusifs? Embaucher des personnes handicapées, prendre en compte leurs perspectives et supprimer les barrières. L’inclusion commence dans la vie de tous les jours, pas que dans les lois. Quand aura lieu la votation sur l’initiative pour l’inclusion que vous avez contribué à promouvoir? Ça dépendra du processus politique, ces prochaines années. Il est important que la pression augmente et que le problème ne disparaisse pas. Vous rêvez qu’un jour, une personne avec assistance soit élue au Conseil fédéral et vous envisagez même de vous présenter. Que faudrait-il pour que ça soit possible et que vous puissiez exercer un tel mandat? Ça serait un signal fort en faveur d’une réelle égalité. Il faut des systèmes d’assistance efficaces, des structures accessibles et, surtout, un changement d’attitude. Je suis capable de le faire, mais il ne s’agit pas que de moi, il faut aussi créer de telles voies. 

Dans le numéro d’octobre de vitamine, vous trouverez dans ces pages une interview avec le Dr Dominik Hauser, CEO de Hänseler SA. 9/2026 | vitamine

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Parler plutôt que ne rien dire Les troubles psychiques sont parmi les problèmes de ­santé les plus courants. Mais il n’est pas facile d’aborder le sujet avec les personnes concernées. Or, une discussion ouverte peut faire toute la différence. 7 Céline Jenni |  Marie-Noëlle Hofmann F

En Suisse, toute personne souhaitant obtenir un permis de conduire doit suivre un cours de premiers secours. C’est pourquoi presque tout le monde a déjà entendu parler des gestes à faire en cas d’étouffement, d’hémorragie ou de perte de conscience. On connaît le numéro d’urgence 144 et, pour certains, la méthode ABCDE pour aider les personnes en détresse médicale et gagner du temps jusqu’à l’arrivée des secours. Mais savez-vous comment réagir si quelqu’un fait une crise de panique ou a des idées suicidaires? Beaucoup répondraient probablement «non».

Les mots manquent Une personne sur deux souffre d’une maladie psychique au cours de sa vie en Suisse. On connaît donc presque tous des personnes touchées. La plupart des gens savent comment réagir en cas d’urgence physique mais ne savent pas comment aider face à un problème psychique. «Les maladies psychiques sont encore accompagnées de stigmatisation et de préjugés», explique la psychologue Chantal Hofstetter. Les personnes concernées craignent d’être perçues comme

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faibles, peu résistantes ou «anormales», ou encore de subir des conséquences négatives dans leur vie professionnelle ou privée. «Et leur entourage ne trouve souvent pas les mots pour exprimer son soutien. On a peur de franchir la ligne, de dire quelque chose de mal ou d’aggraver la situation», ajoute Chantal Hofstetter. Mais cette incapacité à parler peut être surmontée: avec les «cours de premiers secours en santé mentale». Deux Australiens ont développé en 2001 un concept permettant aux non-professionnels de prodiguer des premiers secours en cas de troubles psychiques, à l’image des cours de premiers secours. En Suisse, ces cours s’appellent «ensa». «Ensa» signifie «réponse» dans l’une des 300 langues des aborigènes australiens. Chantal Hofstetter est responsable du contenu des cours ensa chez Pro Mente Sana. «On y apprend à reconnaître les signes de troubles psychiques et à aborder les personnes concernées», expliquet-elle. Il est important que l’entourage des personnes en crise psychique ne détourne pas le regard, mais qu’il écoute et prenne au sérieux les difficultés rencontrées. «Les cours sont conçus de manière pratique afin de permettre aux participants de s’exercer à

è Vous trouverez l’offre de cours ensa ici:

Adresses utiles Dans vos entretiens de conseil en droguerie/pharmacie, indiquez, en plus de l’aide apportée par le médecin généraliste ou le psychologue, les offres suivantes: • Santé mentale Suisse: https://sante-mentale-suisse.ch/formations/ • La Main Tendue: https://www.143.ch/fr • Pour les enfants et les adolescents: Pro Juventute: https://www.147.ch/ • Aide aux victimes Suisse: https://www.opferhilfe-schweiz.ch/fr/

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aborder et à aider les personnes en détresse. Ça leur donne confiance», ajoute-t-elle. À l’échelle mondiale, plus de 8,6 millions de personnes dans environ 50 pays ont participé au programme internationalement reconnu et agréé. En Suisse, depuis le lancement du programme en 2019, près de 45 000 personnes ont suivi les cours. Le contenu des cours ensa a été évalué à plusieurs reprises dans le monde entier et son efficacité a été scientifiquement prouvée.

Guide ROGER On remarque plus facilement que quelqu’un va mal si on le connaît bien. «Les changements de comportement, d’humeur ou de manière d’interagir avec les autres sont plus facilement perceptibles et peuvent indiquer que la personne est en souffrance», explique la psychologue. Mais on peut aussi repérer des signes chez des personnes que l’on connaît peu, comme les clients d’une droguerie: «Quelqu’un peut paraître inhabituellement déprimé, tendu, épuisé ou se retire de la vie sociale – les signes varient en fonction des difficultés rencontrées.» Il faut faire confiance à son intuition, conseille la psychologue. Les

troubles psychiques se manifestent aussi par des symptômes physiques comme des troubles du sommeil, de l’épuisement, des problèmes digestifs ou des douleurs. Mais comment réagir si on a l’impression que quelque chose ne va pas? «La chose la plus importante est de réagir. Ne rien faire est toujours la mauvaise solution», insiste Chantal Hofstetter. Plus tôt on s’adresse aux personnes concernées et on leur apporte un soutien, plus il est facile de les aider, de prévenir l’aggravation de leurs difficultés et d’influencer positivement leur évolution. Pour surmonter les inhibitions et pouvoir réagir rapidement en cas d’urgence, les cours ensa enseignent le guide «ROGER». Ce guide aide les premiers intervenants, comme le schéma ABCDE pour les premiers secours. Néanmoins, les différents points n’ont pas besoin d’être suivis dans un ordre précis. C’est plutôt un outil pour aider à passer à l’action. • Réagir: aborder la personne, évaluer, assister • Offrir une écoute sans jugement • Guider, soutenir, informer • Encourager à rechercher une aide ­professionnelle • Renforcer les autres ressources ­d­isponibles 9/2026 | vitamine

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Se soutenir mutuellement «Les droguistes et les pharmaciens ont des atouts importants pour les entretiens sur la santé mentale: ils peuvent observer attentivement, écouter avec attention et sont habitués à poser des questions délicates sur la santé», explique Chantal Hofstetter. C’est pourquoi les drogueries et les pharmacies peuvent toucher les personnes concernées dès le début. En tant que premier point de contact, les professionnels de la santé des drogueries et des pharmacies sont souvent les premiers à être informés des problèmes de santé, avant même que les patients ne consultent un médecin. Si une cliente ou un client se plaint de problèmes de sommeil, de troubles digestifs ou de symptômes de fatigue, il peut être utile de creuser un peu et de poser des questions. «Il est important de signaler les changements ou les anomalies sans les interpréter ou les diagnostiquer», explique la psychologue. Les questions ouvertes sont très utiles car les personnes concernées peuvent décider elles-mêmes combien elles veulent en dire. Il est également essentiel de rester neutre: «Il faut montrer qu’on perçoit la personne et qu’on la soutient». Pas nécessaire de trouver les mots parfaits pour le faire, insiste Chantal Hofstetter. Ce qui compte, c’est d’être prêt à écouter. «Il faut éviter les tentatives de réconfort généralisées ou les remarques bien intentionnées comme «C’est une phase» ou «Pense positivement» car elles minimisent et dévalorisent les problèmes.» La plupart des personnes concernées se sentent soulagées lorsqu’on leur pose des questions et sont heureuses que leur interlocuteur ait perçu leur détresse. Il peut toutefois arriver qu’il y ait d’abord une réaction de défense. «Il ne faut pas se

décourager et ne pas insister auprès de la personne concernée», explique la psychologue. «Au lieu de cela, on peut lui faire savoir qu’on est là si elle souhaite en parler plus tard. On peut aussi l’encourager à en parler avec une personne de confiance, si on a l’impression de ne pas être la bonne personne.»

Les limites des premiers secours Les premiers secours en santé mentale ont des limites claires. Les personnes prodiguant les premiers secours ne posent pas de diagnostic et ne dispensent pas de traitement. Leur rôle est de détecter les situations de stress ou de crise, d’établir un contact, d’offrir un soutien et d’encourager les personnes concernées à demander de l’aide professionnelle si nécessaire. «De la même manière qu’un cours de premiers secours ne fait pas de vous un médecin, un cours ensa ne vous rend pas psychologue ou psychiatre», explique Chantal Hofstetter. «Les personnes prodiguant les premiers secours ne sont pas non plus responsables des personnes souffrant de troubles psychiques ni ne résolvent leurs problèmes.» Elles peuvent toutefois écouter, faire preuve de compréhension et ouvrir la voie à un soutien professionnel. C’est déjà beaucoup. 

è Cas d’utilisation concret en droguerie

Activer les ressources è La campagne «Comment vas-tu?» montre que la résilience psychique peut être renforcée par de nombreuses petites étapes dans la vie de tous les jours. Parmi les outils proposés, on trouve un autotest et six impulsions pour renforcer la santé psychique. Prendre soin de soi permet aussi d’aider les autres sur le long terme. «Attention toutefois: la résilience et la force psychique ne signifient pas que l’on est toujours plein d’énergie, motivé et productif, mais plutôt que l’on est capable de réagir de manière flexible aux états émotionnels que l’on ressent. Il est donc tout à fait normal de ne pas toujours être au top de sa forme», explique la psychologue. Vous trouverez des ­détails sur la campagne ici.

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Quand le corps produit des calculs Les calculs rénaux peuvent être très douloureux et récidiver. L’alimentation pourrait prévenir la moitié des calculs rénaux. 7 Jasmin Weiss |  Marie-Noëlle Hofmann F

Les calculs rénaux sont très répandus dans le monde entier, avec une prévalence allant de 2 à 15 % selon les pays.1–3 Ils sont de plus en plus fréquents chez les adultes et les enfants, en raison des changements dans l’alimentation, l’activité physique et le mode de vie, et de l’amélioration des méthodes de diagnostic.1,3 Les calculs rénaux peuvent être asymptomatiques. Mais ils sont souvent accompagnés de douleurs intenses et de coliques.¹ La pathogenèse n’est pas encore complètement comprise.⁴ Quand l’urine présente une forte concentration en certaines substances, celles-ci peuvent se cristalliser et se déposer, ce qui entraîne la formation de calculs rénaux.4,5 L’augmentation des substances dans l’urine peut avoir différentes causes: certaines maladies comme la goutte, l’hyperparathyroïdie (surfonctionnement des glandes parathyroïdes), les infections et l’hyperoxalurie (selon la forme de la maladie, l’organisme produit luimême trop d’oxalate ou en absorbe trop par l’alimentation). La déshydratation, le pH de l’urine et l’alimentation jouent aussi un rôle.⁴ Les calculs rénaux sont classés en fonc-

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tion de leur composition chimique, de leur forme cristalline et de leur origine.¹ Les calculs d’oxalate de calcium sont de loin les plus fréquents, représentant 75 % des cas.1,5 Les autres calculs sont les calculs d’acide urique, les calculs de phosphate de calcium, les calculs de cystine et les calculs d’origine infectieuse.¹ Les calculs infectieux se forment lors d’infections des voies urinaires, car les bactéries décomposent l’urée et modifient ainsi le pH de l’urine.

Options thérapeutiques Les calculs rénaux sont détectés par échographie; selon les cas, des radiographies et des tomodensitométries (TDM) sont également réalisées. Sur le plan thérapeutique, des analgésiques sont utilisés et le personnel médical spécialisé évalue la nécessité de retirer le calcul. Plus le calcul rénal est petit, plus il peut être éliminé sans intervention. Les calculs rénaux de moins de 4 mm sont éliminés spontanément dans 95 % des cas en l’espace de 40 jours. Mais il faut effectuer des


contrôles réguliers durant cette période.¹ Le calcul est retiré si sa localisation, sa taille et l’importance du rétrécissement l’imposent, ou si les douleurs intenses sont impossibles à soulager.¹ Une option possible est la lithotripsie extracorporelle par ondes de choc. Cette technique consiste à fragmenter le calcul rénal à l’aide d’ondes de choc. Les fragments peuvent alors s’évacuer par l’uretère.1,6 L’urétéro-néphroscopie permet d’extraire les calculs par voie endoscopique. La chirurgie ouverte est très rare en raison de son caractère invasif, plutôt pour des calculs de très grande taille.¹ Et en cas de calculs d’acide urique, des médicaments pris par voie orale permettent de dissoudre le calcul.1,7

Prévention Le taux de récidive des calculs rénaux est élevé et peut atteindre 50 %, ce qui confirme l’importance de la prévention des récidives.¹ L’alimentation n’a pas les mêmes effets sur tous les types de calculs; les calculs d’oxalate de calcium, de phosphate de calcium et d’acide urique peuvent être influencés par l’alimentation. Agir sur l’alimentation permet d’éviter environ la moitié des calculs rénaux.8 En cas de calcul rénal, il convient d’analyser sa composition ainsi qu’un échantillon d’urine collecté sur 24 heures. On peut ainsi déterminer si l’urine présente des taux trop élevés d’oxalate, de calcium ou d’acide urique, ou encore des taux de citrate trop bas.1,5,9 Ces deux analyses permettent d’adapter les mesures nutritionnelles à chaque cas et d’éviter les restrictions inutiles.2,9 De manière générale, il est recommandé d’adopter une alimentation équilibrée et variée, de pratiquer une activité physique suffisante, de réduire le stress et, en cas de surpoids, de viser un poids normal. Les nutriments décrits ci-dessous jouent un rôle particulièrement important dans la formation des calculs: les liquides, le sel, l’oxalate, le calcium et les protéines.1,3

Les liquides La principale mesure pour prévenir les calculs rénaux consiste à boire suffisam-

ment. L’objectif est d’atteindre un débit urinaire de 2 à 2,5 litres par jour. Pour cela, il faut boire entre 2,5 et 3 litres.1,9 En cas de calculs de cystine, il faut viser un volume urinaire d’au moins 3 litres par jour sans oublier de compenser les pertes hydriques.9 Un apport important en liquide dilue l’urine et réduit ainsi la concentration des composants urinaires susceptibles de se cristalliser.¹ Afin que la concentration reste aussi stable que possible à un niveau bas, il faut répartir la consommation de liquide tout au long de la journée et boire assez avant d’aller se coucher.1,9 Les boissons riches en sucre, en fructose ou en acide phosphorique peuvent augmenter le risque de calculs rénaux. Cela concerne principalement les boissons sucrées et les jus de fruits. Les personnes souffrant de calculs rénaux, de goutte ou de diabète devraient, dans la mesure du possible, y renoncer, de même qu’à l’alcool.9 Le thé (tisanes et infusions aux fruits) et le café ont un effet protecteur ou neutre. Mais attention: le thé vert et le thé noir présentent des taux élevés d’oxalate; les personnes dont le taux d’oxalate dans l’urine est trop élevé devraient donc y renoncer.2,9

Le sel, l’oxalate et le calcium Une consommation élevée de sel entraîne une augmentation de l’excrétion de calcium dans l’urine. Cela augmente le risque de calculs rénaux.3,9 Il faut donc réduire la consommation de sel. Notre alimentation contient naturellement suffisamment de sel. Les aliments très transformés, comme les sauces, les soupes, les conserves, les produits à base de viande, les snacks et les pâtisseries, sont très riches en sel.² La concentration d’oxalate dans l’urine est un facteur de risque important pour la formation de calculs d’oxalate de calcium. L’oxalate est en grande partie apporté par l’alimentation. On le trouve dans les aliments d’origine végétale; on peut citer notamment les épinards, la rhubarbe, les blettes, les haricots blancs, le son de blé, le sésame, le cacao, la réglisse, la patate douce, le gombo, les graines de soja, le carambole, l’amarante, les amandes ainsi 9/2026 | vitamine

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que le thé noir et le thé vert. Il faut également penser au thé glacé. La teneur en oxalate peut être réduite en faisant cuire les aliments dans de l’eau, car une partie de l’oxalate passe alors dans l’eau de cuisson.9 L’oxalate est un produit de dégradation de l’acide ascorbique dans le métabolisme. Les personnes souffrant de calculs rénaux devraient donc éviter les compléments alimentaires avec de la vit amine C. 5,9 Le calcium et l’oxalate forment un complexe dans l’intestin et sont éliminés avec les selles.5 Si l’apport en calcium est insuffisant, une plus grande quantité d’oxalate est absorbée dans l’intestin, puis éliminée par l’urine. Cela entraîne une augmentation de la concentration d’oxalate dans l’urine et un risque accru de formation de calculs.5,9 C’est pourquoi il est recommandé de consommer les aliments riches en oxalate en même temps que des aliments riches en calcium.5

Les protéines Un apport élevé en protéines animales (provenant principalement de la viande) fait baisser le pH de l’urine, ce qui peut favoriser la formation de calculs rénaux.3 En raison de la baisse du pH, la teneur en calcium et son excrétion urinaire peuvent augmenter, tandis que l’excrétion de citrate peut diminuer.9 Les purines absorbées par l’alimentation donnent lieu à la formation d’acide urique au cours du processus digestif.³ En cas de calculs d’acide urique, il est recommandé de limiter la consommation de protéines animales pour éviter un apport trop élevé en purines et, donc, une production excessive d’acide urique.¹ Des études montrent que, contrairement aux protéines issues des produits laitiers, celles issues de la viande présentent un risque plus élevé; quand l’apport en pro­téines provient des produits laitiers, le risque de calculs rénaux diminue même.8 

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