vitamine lecture vitaminée pour les professionnels de l’automédication
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Un test rapide – et ensuite? Réussite
Arrêter avec succès
Exploitation durable
Retour sur la grande campagne sur l’automédication
Fumer nuit à la santé: comment les drogueries peuvent aider à arrêter de fumer
L’huile de palme a mauvaise réputation, alors qu’une culture durable serait possible
Le combi d’annonces qui vous permet d’atteindre l’ensemble du personnel spécialisé des drogueries et des pharmacies avec une seule commande.
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r le Bien utilise lip éa qua fih rmaJo personnel droguistes Les nouveaux ont décroché (CFC et ES) leur diplôme
Islam Alijaj en interview
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Trouver les mots
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Schweizer Apothekerze itung | Jou rnal
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Tamara Gygax-Freiburghaus 032 328 50 54, t.gygax@vitagate.ch, vitagate-ag.ch vitagate sa, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne
di Farmacia
Berne, 25.0 9.2026, 164 e
Une étape franchie
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Thème central
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Connaissances spécialisées
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Editorial
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Bien interpréter les autotests
Substances toxiques dans les poumons
Un test vite fait, des conseils avisés
L’offre d’autotests ne cesse de s’étoffer, mais le cadre réglementaire est complexe. Aperçu des principales règles et des raisons pour lesquelles ce sujet est intéressant pour les drogueries.
Tout le monde sait que fumer nuit à la santé. Mais que se p asse-t-il exactement dans l’organisme lorsqu’on fume? Et quelle est la nocivité du t abagisme passif et des cigarettes électroniques?
Les autotests ont le vent en poupe. Grossesse, carence en vitamines ou bilan hormonal, aujourd’hui, on peut presque tout tester chez soi. Pratique? Bien sûr. Moins cher que d’aller chez le médecin? Peut-être. Problématique? Oui, car la fiabilité des résultats n’est pas forcément garantie. Considérés comme des dispositifs médicaux, les autotests ne sont pas soumis aux mêmes contrôles ni aux mêmes exigences de preuve que les médicaments. Autre difficulté: une fois le test effectué, il n’y a ni interprétation ni accompagnement par un professionnel. Ce résultat est-il dans la norme? Faut-il prendre des compléments alimentaires? Devrais-je consulter un médecin? Les autotests peuvent susciter des inquiétudes là où elles ne sont pas justifiées, ou donner un faux sentiment de sécurité là où il faudrait agir. Les drogueries peuvent jouer un rôle important: discuter au préalable, accompagner ceux qui cherchent conseil, replacer les questions dans leur contexte et, si nécessaire, orienter vers des spécialistes. Vous découvrirez les aspects juridiques à prendre en compte et les raisons pour lesquelles il vaut la peine de se pencher sur ce sujet dans notre article de couverture en page 8.
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Retour sur la campagne La campagne sur l’automédication s’est déroulée avec succès en deux étapes. Engagée pour la droguerie Maja Fabich-Stutz a dirigé sa droguerie pendant 40 ans et s’est mobilisée pour sa profession – portrait de la droguiste. Aide pour arrêter de fumer La droguerie est un point de contact essentiel pour aider les fumeuses et les fumeurs à en finir avec la nicotine.
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Employés Droguistes Suisse Règles juridiques en matière d’ajustements salariaux et ce qui doit être communiqué. De l’huile de palme durable La production d’huile de palme nuit souvent à l’environnement. Comment la culture peut-elle être durable? Les effets de la lumière bleue sur les yeux Les écrans sont omniprésents dans notre quotidien. Mais la lumière bleue endommage-t-elle nos yeux?
Céline Jenni, Direction de l’édition, rédactrice en chef de vitamine, c.jenni@vitagate.ch 10/2026 | vitamine
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Une visibilité commune: retour sur la campagne La campagne sur l’automédication s’est déroulée en deux étapes avec succès. Retour sur les mesures mises en œuvre, les chiffres, les résultats obtenus et les possibilités d’amélioration. 7 Céline Jenni | Marie-Noëlle Hofmann | F
L’Association suisse des droguistes (ASD) a mené, en collaboration avec vitagate sa, la plus grande campagne jamais organisée sur l’automédication. Avec le slogan «Vous trouverez tous les médicaments sans ordonnance chez votre droguiste! … Les remèdes naturels aussi, d’ailleurs.», cette campagne visait à mettre en avant la compétence des droguistes en matière d’automédication. «L’objectif était de s’adresser au public avec un message clair et fort», explique Andrea Ullius, directeur de l’ASD. «Il fallait faire savoir aux clientes et clients que la droguerie est le premier point de contact lorsqu’il s’agit de médicaments sans ordon-
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nance.» Andrea Ullius est particulièrement satisfait que plusieurs groupements aient accepté de soutenir activement la campagne. «Cela nous a permis de parler d’une seule voix, en tant que branche, et d’accroître notre visibilité», ajoute-t-il.
Diversité des mesures La campagne s’est déroulée en deux phases: du 27 juin au 12 juillet, puis du 31 août au 6 septembre. Le spot publicitaire a été diffusé 22 662 811 fois sur les écrans Livesystems, générant 43 337 856
Une diversité colorée: des centaines d ’enfants ont participé au concours de dessin organisé dans le cadre de cette campagne.
contacts, 11 500 mouchoirs ont été commandés et une centaine de drogueries ont participé au concours de dessin pour enfants. De plus, la campagne a été visible grâce à de nombreuses affiches et publications sur les réseaux sociaux et divers canaux en ligne. Outre les mouchoirs et les sacs en tissu, la brochure «Zoom sur l’automédication» a également été distribuée. Elle donne des informations au public sur les médicaments sans ordonnance, les remèdes naturels et les opportunités professionnelles qu’offrent les drogueries. «Nous avons opté pour des canaux variés afin de toucher toute la clientèle des drogueries, des plus jeunes aux plus âgés», explique Tamara Gygax, directrice de vitagate sa qui a dirigé la campagne. Elle s’est particulièrement réjouie de la grande visibilité dont a bénéficié la branche pendant les semaines de campagne. «Mais plus important encore, nous avons pu favoriser les échanges entre la clientèle et les drogueries, ainsi qu’entre les drogueries et l’association.»
La droguerie vue par les enfants Le concours de dessin a été une initiative particulièrement efficace de la campagne, incitant parents et grands-parents à se rendre en droguerie avec les enfants. «Avec ce coloriage, nous voulions présenter les drogueries comme des lieux adaptés aux familles», explique Nadine Leuenberger, chargée de projet pour la campagne à l’ASD et vitagate sa. Un coloriage au format A4 a été mis à disposition sous forme numérique. Les parents et grands-parents intéressés pouvaient se procurer des exemplaires imprimés en droguerie ou les imprimer eux-mêmes. «Il suffisait ensuite de rapporter les dessins en magasin – une bonne initiative pour donner envie aux gens de se rendre en droguerie», explique Nadine Leuenberger. Une centaine de drogueries ont ensuite renvoyé les trois ou quatre plus beaux dessins réalisés par des enfants de 2 à 12 ans au secrétariat de l’ASD. Un jury composé de quatre collaborateurs de l’ASD a dû
faire son choix parmi environ 400 dessins aux couleurs chatoyantes – une tâche difficile. En effet, les enfants ne se sont pas contentés de colorier le modèle, mais ont agrémenté leurs dessins de motifs de comprimés, crèmes et plantes, ou les ont décorés avec des paillettes, des autocollants, du tissu ou même un ballon. Le jury a tenu compte de l’âge des enfants pour récompenser les dessins les plus beaux et les plus originaux. Myla, 7 ans, peut se réjouir d’un séjour en famille dans un hôtel wellness, Janeo, 9 ans, d’un bon d’achat Globetrotter, et huit autres enfants de 3 à 12 ans de crayons de couleur Faber-Castell.
Perception positive À l’issue de la campagne, l’ASD a organisé un sondage en ligne auprès de ses membres et via d-mail. «Nous souhaitions notamment savoir comment la campagne avait été perçue par les droguistes et identifier les axes d’amélioration», explique Claudia Severus, chargée de projet pour la campagne à l’ASD. 155 personnes ont répondu au sondage, dont 131 entreprises membres,
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Ce dessin aux couleurs vives, riche en détails et agrémenté d’éléments collés, réalisé par Myla, 7 ans, a particulièrement séduit le jury. Tous les gagnants sont présentés dans le numéro 5 de la «Tribune du droguiste».
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Pendant plusieurs semaines, la campagne a été visible dans les drogueries de toute la Suisse – sur la photo, la Droguerie des Tanins à Porrentruy (JU).
personnes membres ou membres passifs de l’ASD, ou représentants d’un groupement de drogueries. 24 réponses provenaient de la clientèle des drogueries ou de partenaires de l’industrie. Environ 80 % des personnes interrogées ont dit avoir vu la campagne en droguerie et près de la moitié sur les réseaux sociaux. Un tiers des personnes interrogées ont déclaré avoir vu la campagne sur des écrans dans les bus, dans des stations-service ou dans des bureaux de poste. «Dans l’ensemble, le sondage dresse un bilan positif», souligne Claudia Severus. Le message de la campagne a été jugé compréhensible et pertinent par les personnes interrogées. Environ 65 % d’entre elles ont attribué une note de 5 ou 6 sur 6 à la compréhensibilité. La pertinence pour la population a obtenu un résultat encore meilleur: près de 72 % ont attribué une note de 5 ou 6.
Autre visuel, autre slogan? Le matériel de la campagne a également été largement utilisé. Les affiches (84 %) et la brochure «Zoom sur l’automédication» (75 %) ont été particulièrement sollicitées. Le concours de dessin pour enfants a été utilisé par 59 % des personnes interrogées. «Je me réjouis d’avoir reçu autant de retours positifs», déclare Claudia Severus. Elle trouve par exemple très réjouissant que la brochure ait fait l’objet de tant de
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commandes supplémentaires. «C’est formidable qu’une grande majorité souhaite continuer à utiliser la brochure même après la fin de la campagne!» Parallèlement, le sondage met en évidence les domaines où il y a un potentiel d’amélioration. Dans leurs commentaires, les personnes interrogées ont à la fois salué et critiqué le visuel de la campagne. Ce dernier visait à refléter la diversité de l’offre proposée dans les drogueries. Le choix s’est porté sur l’étoile du droguiste, car elle bénéficie d’une forte notoriété et s’adapte à toutes les drogueries, quelle que soit leur orientation. Pour que l’étoile puisse être modifiée en tant que visuel, il a fallu déposer une requête auprès du comité central, conformément au règlement relatif à l’utilisation du logo de l’association (art. 3.2). Ce dernier a approuvé à l’unanimité l’utilisation du logo modifié jusqu’à fin 2027. «D’après le sondage, plusieurs personnes ont perçu cette reconnaissance de l’étoile et l’ont trouvée joliment décorée», explique Tamara Gygax. «D’autres, en revanche, n’ont pas vraiment accroché avec ce logo et auraient souhaité quelque chose suscitant davantage d’émotions.» Certains ont trouvé que le visuel semblait généré par l’IA et ne mettait pas l’humain au centre, et que l’étoile comportait trop d’éléments liés à l’association. Le slogan «Vous trouverez tous les médicaments sans ordonnance chez votre droguiste! … Les remèdes naturels aussi, d’ailleurs.» n’a pas non plus suscité l’enthousiasme de tous les droguistes. Plusieurs personnes ont souhaité que les remèdes naturels, la phytothérapie et l’expertise professionnelle des drogueries soient davantage mis en avant à l’avenir, et qu’ils ne soient pas traités comme un sujet complémentaire aux médicaments en vente libre. Certains ont suggéré d’allonger encore la durée de la campagne et de répéter le message plus fréquemment, la campagne devant aussi être davantage présente en dehors des drogueries, notamment grâce à plus d’affiches, à la publicité en ligne, à la radio ou sur les réseaux sociaux. «Une présence accrue est toutefois aussi une question de coûts», souligne Tamara Gygax.
Ses points forts: l’engagement pour la branche et les conseils de santé Considérer la personne dans son ensemble, l’écouter, lui faire des suggestions et trouver des solutions: c’est ainsi que Maja Fabich-Stutz a dirigé sa droguerie pendant quarante ans. En automne, elle cédera son établissement à Andrea Temperli. Ceux qui s’attendent à ce qu’elle passe une retraite tranquille la connaissent mal. 7 Désirée Klarer | Marie-Noëlle Hofmann | F
«Des conseils sérieux et l’honnêteté instaurent la confiance. Sinon, ça ne marche pas, mieux vaut laisser tomber.» Maja Fabich-Stutz dit cette phrase sans détours. Comme tout le reste. Si elle estime que quelque chose n’est pas sérieux, elle le dit. Si elle est convaincue qu’une idée est bonne, elle la met en œuvre. «Ceux qui s’investissent à 120 % dans leur métier savent à quel point les tendances d’aujourd’hui évoluent rapidement», dit-elle. Depuis 55 ans, cette droguiste dipl. féd. travaille dans la même droguerie à Sarmenstorf (AG). Elle en est la propriétaire depuis 40 ans. En octobre, elle la cédera à une ancienne apprentie, Andrea Temperli. Elle ne compte toutefois pas s’arrêter complètement: «Je continuerai à conseiller à 40 %. Tant que cela convient aux deux parties.»
La droguerie dans le sang Les origines de la droguerie remontent aux années de guerre. Son grand-père était président des samaritains et était le premier point de contact du village. «Le médecin du village voisin avait décidé qu'il fallait d’abord s’adresser à lui, avant de consulter un médecin», explique Maja Fabich-Stutz. On payait souvent en nature. Sa grand-mère vendait ces produits dans un petit magasin, permettant
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à la famille de vivre. C’est de ça qu’est née en 1957 la droguerie Stutz, fondée par son père Franz. «Le travail de mon père m’a beaucoup impressionnée.» À dix ans, elle commence à donner un coup de main. Après le décès de son père en 1974, sa mère poursuit l’activité en tant que droguiste dipl. féd., dans l’espoir que l’un de ses quatre enfants reprenne l’affaire. Les trois frères sont devenus artisans. Pas Maja Fabich-Stutz. Elle a opté pour un apprentissage de droguiste CFC. Elle l’a effectué à Dottikon (AG), dans une droguerie qui faisait également office de kiosque et d’épicerie, vendait de la peinture et s’occupait même d’entretenir des piscines. « À l’école professionnelle de Soleure, nous avons passé une semaine à peindre des maisons et, en plus de mon travail à la droguerie, je devais aussi passer à la piscine. Verser du chlore dans le bassin, nettoyer», raconte-t-elle en riant. Après avoir suivi une formation à l’Ecole supérieure de droguerie (ESD) de Neuchâtel, elle reprend l’entreprise familiale en 1986, à l’âge de 24 ans.
Toujours une longueur d’avance Maja Fabich-Stutz a toujours préféré investir l’argent dont elle disposait dans son entreprise plutôt que pour elle-même. «Je 10/2026 | vitamine
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n’ai pas de bijoux», dit-elle d’un ton sec. Dès 1990, elle achète un système de caisse électronique, bien qu’on lui ait déconseillé de le faire. En 1997, elle réaménage la droguerie et franchit une étape encore plus importante: elle retire les produits alimentaires de son magasin et reprend en contrepartie le «Kiosk Comestibles» du village. «Nous avons ainsi pu séparer les aliments et transformer notre magasin en une droguerie à part entière.» Dès le premier jour, le chiffre d’affaires augmente. Elle cède le kiosque au bout de quatre ans, car une rénovation nécessaire ne peut être réalisée en raison du propriétaire. Mais surtout, elle gagne de l’espace pour ce qui lui tient à cœur: conseiller plutôt que simplement vendre. Pour cela, il faut de bons collaborateurs. Sa recette: «Permettre la formation continue et transmettre des connaissances.» Si l’on a suivi quatre ans de formation, il faut pouvoir mettre ces connaissances en pratique.
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Trois des droguistes ont suivi avec succès le cours pour les suppléances et resteront à la droguerie après la remise à Andrea Temperli.
Donner des repères Dès 1997, elle met en place un espace de conseil et commence à facturer les consultations plus longues – bien avant que la pandémie de Covid-19 ne généralise ce modèle. Avec la pandémie, elle passe entièrement à un système de consultations sur rendez-vous. Ceux qui viennent la voir apportent leurs analyses sanguines, la liste de leurs médicaments et leurs préoccupations. Certains clients font même le déplacement depuis le Valais. La documentation est établie à la main. «Il y a vingt ans, tout le monde disait que c’était plus simple sur ordinateur. Aujourd’hui, les gens viennent chez nous parce qu’ils s’inquiètent pour leurs données numériques.»
Se battre pour son métier
Maja Fabich-Stutz s’est engagée pendant des années en faveur de la branche de la droguerie et d’un cadre juridique clair – la photo montre cette droguiste dévouée lors de la conférence de la branche en 2018.
Tout comme Maja Fabich-Stutz assume ses responsabilités envers sa clientèle, elle s’engage tout autant pour sa profession. A 26 ans, elle cofonde l’association des commerçants de Sarmenstorf et en prend la présidence. Plus tard, elle s’engage pendant 26 ans au sein du comité directeur de l’Association argovienne des droguistes, dont 13 ans en tant que présidente. Son engagement pour un statt en faveur d'un cadre juridique clair et la liste unique l’a particulièrement marquée. Aux côtés de Martin Bangerter et du Dr Rolando Geiser, elle a «veillé jour et nuit à ce que les lois concernant la droguerie ne deviennent pas le Far West». Une période intense, qui exigeait une réactivité et un réseautage politique. Elle porte toutefois un regard critique sur la charge administrative actuelle et les nombreux contrôles. Documenter et contrôler dans le respect de la loi coûte beaucoup de temps et d’argent à l’entreprise.
Lâcher prise, un peu Maja Fabich-Stutz se réjouit que cette partie administrative disparaisse avec la remise. C’est Andrea Temperli qui reprendra l’établissement; elle a fait son apprentissage à la droguerie de 2004 à 2008, a ensuite dirigé des drogueries en tant que gérante et est revenue donner un coup de main en 2022. Le 15 octobre 2026, elle inaugurera son magasin: la droguerie Stutz deviendra la droguerie Lindenberg.
Qu’est-ce qui va changer? «Ne plus regarder l’heure», répond Maja Fabich-Stutz. Son mari est lui aussi à la retraite. «Il a pris soin de moi pendant 44 ans.» Mais il est hors de question pour elle qu’ils fassent désormais tout ensemble. Chacun a besoin d’avoir son espace personnel. Pour pouvoir se raconter des choses en fin de la journée. Et Maja Fabich-Stutz elle-même? Elle souhaite voyager, suivre des formations continues, tester de nouvelles recettes. «Je ne vais pas acheter n’importe quel magazine pour me plonger dans les potins.» Il y a toutefois un livret qui l’attend encore: le mode d’emploi de son four. Elle aimerait enfin le lire attentivement. «Les gâteaux étaient déjà bons avant», dit-elle, «mais peut-être qu’on peut encore faire mieux.»
À propos
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Autrefois, il y avait le médecin, le prêtre et le droguiste – des personnes en qui on avait confiance. Aujourd’hui, la clientèle arrive avec beaucoup de connaissances préalables, mais a d’autant plus besoin d’être guidée. C’est précisément là que la droguiste voit son rôle. «Les gens cherchent des solutions.» Les leur montrer tout en conciliant médecine naturelle et conventionnelle, voilà ce qui fait tout l’intérêt de son métier. Mais au final, c’est à chacun de décider: «Je ne suis qu’un guide.»
Maja Fabich-Stutz est droguiste dipl. féd. et a dirigé la droguerie Stutz à Sarmenstorf (AG) pendant 40 ans, en tant que représentante de la deuxième génération. En octobre 2026, elle cédera la droguerie à son ancienne apprentie, Andrea Temperli, tout en restant au sein de l’entreprise à 40 % pour assurer des missions de conseil. Maja Fabich-Stutz est mariée et mère de deux filles. Elle met é galement en pratique sa passion pour une alimentation saine dans sa vie privée: chaque repas est aujourd’hui encore préparé à partir d’ingrédients frais. 10/2026 | vitamine
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L’engouement pour otests et les pièges 7 Martina Huber | Marie-Noëlle Hofmann F
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Du test de grossesse au test hormonal salivaire, l’offre d’autotests connaît une croissance fulgurante, mais la réglementation en la matière est complexe. vitamine propose un aperçu du cadre juridique et explique, avec l’exemple d’une droguerie, pourquoi il vaut la peine de se pencher sur cette question.
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La salive contient des substances dissoutes dans l’eau, notamment des hormones. C’est pourquoi les tests salivaires permettent aussi de mesurer les taux d’hormones, comme le cortisol ou les œstrogènes.
La gamme des autotests est très large: elle va de ceux qui indiquent aux femmes une grossesse ou leurs jours fertiles, à ceux qui mesurent les taux de v itamines, de fer ou de glycémie, en passant par ceux qui détectent des maladies infectieuses telles que le Covid-19. Enfin, des tests génétiques promettent de fournir des informations sur l’origine, le risque de développer certaines maladies ou l’alimentation optimale. L’offre d’autotests s’est tellement développée au fil des ans qu’il n’est pas toujours facile pour les droguistes d’en évaluer la qualité, de décider lesquels intégrer à leur assortiment et de déterminer les éléments à prendre en compte lors de la vente et du conseil. «Beaucoup d’entreprises proposent toutes sortes d’autotests et elles ne donnent pas toutes une impression de professionnalisme», explique Isabelle Zaugg, droguiste dipl. ES et propriétaire de la droguerie Chartreuse à Hünibach, près de Thoune (BE). Elle s’est beaucoup penchée sur le sujet ces dernières années pour savoir quoi offrir dans sa droguerie. Car la demande aussi a augmenté: «Depuis la pandémie de coronavirus, nous avons remarqué que les gens souhaitent plus souvent et plus rapidement faire un autotest.»
Tous ne se valent pas Interrogé sur le cadre juridique régissant les autotests, Michel Pürro déclare: «Il faut veiller à ne
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pas mettre tout le monde dans le même panier.» Il dirige la division Medical Devices Surveillance de Swissmedic, l’Institut suisse des produits thérapeutiques. Le but est déterminant: «Pour chaque autotest, il faut se demander: à quoi est-il destiné selon le fabricant? Les exigences légales applicables dépendent de ça.» Concernant la remise à des clients, on distingue trois types d’autotests: 1. les tests génétiques liés au mode de vie 2. les tests liés au mode de vie non génétiques 3. les tests ayant une finalité médicale et relevant donc de la catégorie des dispositifs médicaux Les tests génétiques liés au mode de vie sont régis par la loi fédérale sur l’analyse génétique humaine (LAGH).1 Les drogueries ne sont autorisées à vendre des tests génétiques dits «Direct-to-consumer» (tests DTC) que s’il s’agit de tests purement liés au mode de vie, sans dimension médicale. Les informations médicales, telles que les risques de maladie, ne peuvent pas être communiquées. Dans le cadre d’un test génétique lié au mode de vie visant à optimiser son alimentation, par exemple, il n’est pas permis d’évoquer un éventuel risque de diabète, même si les résultats du test permettraient de le déduire (pour plus d’informations, voir l’article de vitamine «Tests génétiques: nouvelle offre pour les drogueries?» dans le numéro 7–8/2023, code QR à droite).
Les autotests liés au mode de vie non génétiques et sans finalité médicale, comme les tests de condition physique, peuvent en principe être vendus en droguerie.
Pas d’autorisation officielle pour les dispositifs médicaux Les autotests considérés comme des dispositifs médicaux relèvent de la compétence de Swissmedic, car ils sont explicitement destinés, selon le fabricant, au diagnostic, à la prévention, à la surveillance, à la prédiction, au pronostic, au traitement ou au soulagement de maladies. Ils sont régis par l’ordonnance sur les dispositifs médicaux. S’ils ne sont pas utilisés dans ou sur le corps lui-même, mais sont destinés à l’examen in vitro d’échantillons provenant du corps humain, tels que le sang, la salive, l’urine ou les tissus, ils sont en outre considérés comme des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro et relèvent de l’ordonnance sur les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (plus de détails dans l’encadré «Qu’est-ce qui est considéré comme un dispositif médical?», page 13).2,3 Les tests de glycémie ou les tests rapides de dépistage du Covid-19 sont des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro classiques. Les tests de grossesse, les tests hormonaux ou les tests de carence en v itamines sont aussi considérés comme des dispositifs médicaux. Les drogueries sont autorisées à vendre ces tests à condition qu’ils soient destinés à une utilisation par des non-professionnels et que les droguistes garantissent un conseil spécialisé. Michel Pürro souligne toutefois: «Contrairement aux médicaments, les dispositifs médicaux ne font pas l’objet en Suisse d’une autorisation officielle délivrée par Swissmedic.» La Suisse a en effet repris la réglementation européenne: les fabricants doivent prouver, sous leur propre responsabilité, que leurs produits répondent aux exigences nécessaires en matière de sécurité et d’efficacité. Les autotests présentant un risque plus élevé en raison de leur utilisation massive et directe par des non-professionnels et s’ils sont vendus directement aux consommateurs doivent en outre faire l’objet d’une vérification par un organisme de contrôle indépendant des informations fournies par le fabricant concernant la sécurité, l’utilisation, la facilité d’utilisation, etc. Le marquage CE avec un numéro d’identification
à quatre chiffres de l’organisme de contrôle sur l’emballage constitue le label de contrôle visible auquel les droguistes doivent prêter attention.
Large interdiction Autre point important: la vente d’autotests pour les maladies contagieuses est en principe interdite en Suisse, même s’ils sont autorisés dans d’autres pays européens et conformes à la norme CE. Selon Michel Pürro, cette interdiction trouve son origine dans la loi suisse sur les épidémies: «L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) souhaite pouvoir surveiller l’évolution de ces maladies grâce aux déclarations des professionnels de santé. Les particuliers qui effectuent eux-mêmes un test ne communiquent généralement pas leurs résultats.» Sur recommandation de l’OFSP, Swissmedic a autorisé la vente au grand public de tests rapides Covid-19 à usage personnel et d’autotests de dépistage du VIH.4,5 Les tests pour toutes les autres maladies transmissibles, comme l’hépatite, d’autres infections sexuellement transmissibles ou les tests combinés Covid-19, grippe et autres infections, sont interdits. Les infractions peuvent être sanctionnées par Swissmedic.
Soulagement du personnel médical Malgré la complexité du sujet, Isabelle Zaugg estime qu’il vaut la peine pour les droguistes de se pencher sur la question. Les autotests ne sont pas simplement un produit de plus qu’ils pourraient vendre. Elle y voit également une opportunité d’élargir leurs compétences en matière de conseil et, grâce à des prestations adaptées, de soulager le personnel médical spécialisé: «Nous pouvons consacrer beaucoup plus de temps aux consultations», explique-t-elle. Ainsi, après la pandémie, elle a intégré à son èVous trouverez l’article de vitaassortiment un test d’oméga-3, puis toute une mine 7–8/2023 gamme de tests hormonaux salivaires. Pour sur les tests géces derniers, la droguerie collabore avec un nétiques liés au laboratoire externe qui analyse les tests; un mode de vie ici. entretien préalable à la vente est prévu et une consultation détaillée dès que les résultats sont disponibles: «Il n’est pas si facile de les interpréter», explique Isabelle Zaugg. «Nous souhaitons examiner les résultats des tests avec la cliente 10/2026 | vitamine
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ou le client afin qu’elle ou il les comprenne correctement.» Pour le test d’oméga-3, la personne prélève ellemême le matin, à jeun, quelques gouttes de sang capillaire au bout du doigt, les laisse sécher sur la bandelette de test et envoie l’échantillon par courrier au laboratoire avec lequel la droguerie collabore. Les résultats sont ensuite envoyés par e-mail à la fois à la personne et à la droguerie, qui l’invite alors à un entretien de conseil.
Aider à interpréter les résultats Le processus est similaire, mais avec une évaluation préalable supplémentaire, pour les tests hormonaux salivaires proposés depuis environ un an. Le processus commence par un entretien en droguerie: selon la demande, désir d’enfant, syndrome prémenstruel marqué, troubles du sommeil ou symptômes liés à la ménopause, Isabelle Zaugg ou l’une de ses collègues choisit les hormones à mesurer, en concertation avec la cliente ou le client. Il est possible de doser notamment différents œstrogènes, la progestérone, la testostérone ou le cortisol. Hommes comme femmes peuvent se faire tester, mais jusqu’à présent, cette offre n’est pratiquement sollicitée que par des femmes. Et la demande est forte, explique Isabelle Zaugg: des femmes de tous âges, venant même de loin, vont à Hünibach pour ces tests hormonaux. Après un premier entretien, la personne emporte le kit de test chez elle. Elle crache dans le tube à l’heure prévue et le renvoie. Là encore, les résultats sont transmis simultanément à la personne et à la droguerie, qui invite la personne à un entretien de conseil. Comme les hormones féminines, par exemple, doivent être dosées à un jour précis du cycle, il faut souvent plusieurs semaines entre la vente du test et l’obtention des résultats, explique Isabelle Zaugg. Les résultats sont ensuite analysés lors de l’entretien de conseil. «Nous examinons comment améliorer la situation à l’aide de préparations à base de plantes, de vit amines et en agissant sur des facteurs liés au mode de vie, tels que le sport et l’alimentation», explique-t-elle. Elle souligne qu’elle oriente sa clientèle vers des médecins généralistes ou spécialistes en cas de problème médical: «Par exemple si une personne présente une carence grave ou a besoin d’un traitement hormonal.»
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Etroite collaboration avec le laboratoire et le cabinet médical Un médecin généraliste de la région apprécie cette offre et envoie régulièrement des patientes à la droguerie pour un premier bilan, avant de prendre le relais pour le traitement si nécessaire. «Il sait que de nombreux troubles peuvent être liés aux hormones, mais il n’a pas le temps de conseiller longuement ses patientes à ce sujet», explique la droguiste. L’offre d’autotests est complétée par une collaboration avec un laboratoire bernois: comme les droguistes ne sont pas autorisés à prélever eux-mêmes du sang, le laboratoire envoie une fois par semaine une «Flying Nurse» à la droguerie pour effectuer les prises de sang. Les échantillons sont ensuite envoyés au laboratoire par coursier. La droguerie peut ainsi proposer des dosages de vi tamine D, de vi tamine B, de fer, de métaux lourds entre autres. Selon la demande, les droguistes proposent des conseils lorsque les résultats sont disponibles ou recommandent une consultation chez le médecin.
Entre autonomisation et surmédicalisation Interrogé sur l’intérêt de telles coopérations, Louison Goldfuss, interne au MediZentrum Ins et collaborateur scientifique à l’Institut de médecine générale de l’Université de Berne, déclare: «Il est important que nous menions cette réflexion: que doivent faire les médecins généralistes et quelles tâches peuvent-ils déléguer à d’autres professions? Il y a de nombreuses possibilités d’alléger la charge de travail du personnel médical à l’avenir.» Louison Goldfuss travaille comme collaborateur scientifique pour le projet EviPrev, une association de médecins généralistes qui s’engagent en faveur d’une prévention fondée sur des données probantes dans les soins de premier recours. À cette fin, ils ont élaboré un tableau répertoriant les examens de dépistage qui sont pertinents d’un point de vue scientifique pour les personnes sans symptôme, ceux qui font plus de mal que de bien et ceux pour lesquels les données disponibles sont insuffisantes pour émettre une recommandation favorable ou défavorable.6 Selon lui, les autotests peuvent s’avérer utiles lorsque la honte ou la peur empêchent les gens de consulter un médecin. Par exemple, pour les personnes de 50 ans et plus qui hésitent à subir une
coloscopie, le tableau EviPrev sur le dépistage du cancer colorectal recommande comme méthode alternative un test de recherche de sang occulte dans les selles (FIT: «Fecal Immunologic Test»). «Les autotests nous permettent ainsi d’atteindre des personnes qui sinon ne se feraient pas dépister», explique Louisin Goldfuss. Mais il se montre critique et met en garde contre le risque de surdiagnostic et de surtraitement chez les personnes ne présentant aucun symptôme concret. «Certains tests tirent profit des espoirs et des craintes des gens et peuvent conduire des personnes en bonne santé à prendre des compléments alimentaires dont elles n’auraient pas besoin.» Ainsi, l’intérêt scientifiquement prouvé d’une supplémentation en oméga-3 est par exemple faible. «Plus les études sont rigoureuses, moins la supplémentation en oméga-3 semble avoir d’effet», explique Louisin Goldfuss.7 Il se montre particulièrement critique à l’égard des tests génétiques «direct-to-consumer»: «Le risque est grand qu’ils suscitent des craintes sans apporter de bénéfice», déclare-t-il (voir également la page de l’OFSP sur les tests génétiques «direct-to-consumer»8). Avant de vendre un autotest, il faut toujours se poser les questions suivantes: cette méthode
de dépistage est-elle vraiment pertinente? Et quelles sont les options thérapeutiques disponibles si le résultat est anormal? Un traitement est-il justifié ou s’agit-il avant tout d’intérêts commerciaux? Entre autonomisation et surdiagnostic, ce n’est pas le test seul qui décide, mais la compétence avec laquelle il est interprété – une compétence de plus en plus recherchée, y compris dans les drogueries. «Si l’on ne suit pas une formation adaptée, on ne peut pas donner de conseils compétents», explique Isabelle Zaugg. Alors que le conseil en matière de vi tamines fait partie depuis longtemps des activités principales de la droguerie, elle et son équipe ont suivi une formation continue d’une journée organisée par le prestataire afin d’apprendre à interpréter les résultats du test oméga-3. Et pour les tests hormonaux, Isabelle Zaugg et plusieurs membres de son équipe ont suivi des cours en ligne afin d’acquérir les connaissances nécessaires. Elle examine attentivement chaque fournisseur avant d’ajouter un test à sa gamme. «Nous ne proposons pas tous les tests bon marché disponibles sur le marché», précise-t-elle. «Il est très important que nous ne proposions que des tests conçus de manière professionnelle et auxquels je peux adhérer à 100 %.»
è Vous trouverez la bibliographie complète ici
Qu’est-ce qui est considéré comme un dispositif médical? L’ordonnance sur les dispositifs médicaux définit les dispositifs médicaux comme des instruments, appareils, équipements, logiciels, implants, réactifs, matières ou autres articles qui remplissent une ou plusieurs des fonctions médicales spécifiques suivantes: 1. diagnostic, prévention, contrôle, prédiction, pronostic, traitement ou atténuation d’une maladie, 2. diagnostic, contrôle, traitement, atténuation d’une blessure ou d’un handicap ou compensation de ceux-ci, 3. investigation, remplacement ou modification d’une structure ou fonction anatomique ou d’un processus ou état physiologique ou pathologique, 4. communication d’informations au moyen d’un examen in vitro d’échantillons provenant du corps humain, y compris les dons d’organes, de sang et de tissus.2
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Conformément à l’ordonnance sur les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro, on entend par «dispositif médical de diagnostic in vitro» un dispositif médical qui, sous la forme d’un réactif, d’un produit réactif, d’un matériau d’étalonnage, d’un matériau de contrôle, d’une trousse, d’un instrument, d’un appareil, d’un équipement, d’un logiciel ou d’un système, utilisé seul ou en association, est destiné par le fabricant à l’examen in vitro d’échantillons provenant du corps humain, y compris les dons de sang et de tissus. En outre, il doit fournir exclusivement ou principalement des informations sur un ou plusieurs des éléments suivants: 1. concernant un processus ou état physiologique ou pathologique; 2. concernant des déficiences congénitales physiques ou mentales; 3. concernant la prédisposition à une affection ou à une maladie; 4. permettant de déterminer si un traitement donné est sûr pour des receveurs potentiels et compatible avec eux, 5. permettant de prévoir la réponse ou les réactions à un traitement, 6. permettant de définir ou de contrôler des mesures thérapeutiques.3
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Chaque cigarette est néfaste pour le cœur La fumée de tabac nuit considérablement au cœur et aux vaisseaux sanguins: même quelques cigarettes par jour suffisent à augmenter le risque d’infarctus et d'AVC. Le tabagisme passif et les cigarettes électroniques ne sont pas non plus sans danger. 7 Barbara Halter | Marie-Noëlle Hofmann F
C’est de notoriété publique et ça figure d’ailleurs en avertissement sur les paquets de tabac: fumer nuit à la santé. Quand on pense aux conséquences, on songe d’abord aux poumons. Or, la fumée de tabac endommage presque tous les organes du corps. Selon les données de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), les fumeuses et les fumeurs meurent le plus souvent de maladies cardiovasculaires.1 «Ils courent un risque deux à quatre fois plus élevé de souffrir d’un infarctus du myocarde ou d’un accident vasculaire cérébral (AVC)», explique Claudia Künzli, de la Ligue pulmonaire suisse.
Les effets du tabac et de la nicotine En allumant une cigarette et en inhalant la fumée, on absorbe des substances toxiques
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qui se répandent dans tout l’organisme via les poumons et la circulation sanguine. La nicotine, une neurotoxine, stimule le système nerveux et le cœur: c’est un agoniste des récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine qui active, entre autres, le système nerveux sympathique. Les vaisseaux sanguins se contractent, la fréquence cardiaque et la tension artérielle augmentent, ce qui accroît également les besoins en oxygène du muscle cardiaque. La combustion du tabac produit en outre du monoxyde de carbone toxique qui réduit la capacité du sang à transporter l’oxygène. Les fumeurs souffrent donc souvent d’essoufflement et d’une baisse de la capacité physique. La fumée de tabac augmente la capacité de coagulation du sang, active les plaquettes et endommage la paroi interne des vaisseaux. Fumer favorise donc la formation
Que se passe-t-il quand on arrête de fumer? Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer, et les bénéfices pour la santé apparaissent plus vite qu’on ne le pense. Voici ce qui se passe dans l’organisme quand on arrête de fumer. Après 20 minutes
La tension artérielle, le rythme cardiaque et la température corporelle reviennent à la normale.
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Après 8 heures
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Le taux d’oxygène dans Le risque d’infarctus dimile sang revient à la nue. La concentration de normale. monoxyde de carbone dans l’organisme revient à 0.
Après 48 heures
Après une semaine
Il n’y a plus de nicotine dans le sang.
s’améliorent sensiblement.
L’odorat et le goût
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de caillots sanguins et de plaques, dépôts durcis sur les parois internes des artères. Ceux-ci peuvent rétrécir ou obstruer les vaisseaux et entraîner ainsi une artériosclérose. La fumée de tabac augmente le risque d’infarctus ou d’AVC.² La bonne nouvelle: arrêter de fumer a des effets positifs sur le corps et la santé dès les premiers jours. Les irritations des voies respiratoires s’atténuent déjà après quelques jours et s’améliorent nettement au bout de quelques mois. Le risque d’infarctus diminue aussi rapidement. Un an
après avoir arrêté de fumer, il est deux fois moins élevé que chez les fumeuses et les fumeurs. Au bout de 15 ans, il correspond à celui des personnes qui n’ont jamais fumé (voir graphique ci-dessous).
Après 3–9 mois
Après un an
Après cinq ans
Après dix ans
Après quinze ans
La toux et la fatigue s’atténuent. La respiration devient plus facile, les poumons fonctionnent mieux.
Le risque d’infarctus est réduit de moitié.
Le risque de développer un cancer de la bouche, de l’œsophage ou de la vessie est réduit de moitié.
Le risque d'AVC revient à la normale et celui de cancer du poumon est divisé par deux.
Le risque de souffrir d’un infarctus est le même que pour les personnes qui ne fument pas.
Effets néfastes du tabagisme passif
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On sait moins que même une consommation modérée de tabac augmente considérablement le risque de maladie corona-
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rienne et d’AVC. Une méta-analyse publiée en 2018 montre que les hommes qui fument environ une cigarette par jour présentent un risque accru de 49 % par rapport aux non-fumeurs de développer une maladie cardiaque et un risque accru de 25 % d’AVC. Chez les femmes, la différence est encore plus marquée: leur risque de maladie cardiaque est accru de 57 %, et celui d’AVC de 31 %.3 Il ne faut pas sous-estimer les effets néfastes du tabagisme passif sur le cœur et les vaisseaux sanguins. Selon le CDC, agence américaine de santé publique, les non-fumeurs exposés au tabagisme passif présentent un risque accru de 25 à 30 % de développer une maladie coronarienne. Leur risque d’AVC augmente quant à lui de 20 à 30 %. Le tabagisme passif altère le fonctionnement normal du cœur, du sang et du système vasculaire, augmentant ainsi le risque d’infarctus du myocarde. Des effets néfastes sur la santé peuvent apparaître dès une exposition de courte durée. «Il n’existe pas de niveau d’exposition au tabagisme passif sans risque», écrit le CDC.4
Les cigarettes électroniques comme alternative?
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Ces dernières années, de nouveaux produits à base de nicotine, tels que les cigarettes électroniques, également appelées «vapoteuses», et le snus (voir encadré, page 17), ont gagné en importance. Ils sont particulièrement populaires auprès des jeunes. C’est ce que révèle une enquête de l’OFSP Santé et Lifestyle 2025. Ces nouveaux produits sontils moins nocifs?
«D’un point de vue théorique, les cigarettes électroniques sont moins dangereuses que les cigarettes traditionnelles. Mais ces produits ne sont pas bons pour la santé», explique Isabella Sudano, médecin-cheffe au service de cardiologie de l’hôpital universitaire de Zurich. Souvent, les deux types de produits sont consommés simultanément, ce qui est très néfaste pour la santé. «Mais même les personnes qui ne fument que des cigarettes électroniques présentent un risque accru de maladies cardiovasculaires», précise Isabella Sudano, en se référant à l’article de synthèse publié en 2022 «Electronic Cigarette Use and the Risk of Cardiovascular Diseases». Selon l’état actuel des connaissances, les cigarettes électroniques sont considérées comme moins nocives que les cigarettes traditionnelles, mais elles sont loin d’être inoffensives. À cela s’ajoute le fait qu’il existe une multitude de cigarettes électroniques et de e-liquides différents. «Il est donc difficile de savoir quels produits éviter et lesquels sont éventuellement moins nocifs que les cigarettes traditionnelles.» Claudia Künzli, de la Ligue pulmonaire, ajoute que l’on sait encore peu de choses sur les effets à long terme des cigarettes électroniques sur la santé. Elle évoque un simple transfert de dépendance: avec la nicotine qu’elles contiennent, elles ne permettent normalement pas d’arrêter définitivement de fumer. Les risques associés pour la santé persistent donc.
è Vous trouverez la bibliographie complète ici
Les e-liquides (liquides de recharge) utilisés dans les cigarettes électroniques contiennent souvent des arômes fruités et sucrés, particulièrement attrayants pour les adolescents. Ces arômes masquent le fait que les cigarettes électroniques contiennent également des substances nocives pour la santé.
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Chiffres et faits
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La consommation de tabac fait partie des principaux problèmes de santé publique, indique l’OFSP. Selon une enquête réalisée en 2025, environ 23 % de la population de 15 ans et plus consomme au moins une fois par mois un produit à base de tabac ou de nicotine. Environ 16 % le font quotidiennement. Chez les adultes (de 25 à 64 ans), les cigarettes traditionnelles prédominent, tandis que chez les jeunes, les nouveaux produits tels que les cigarettes électroniques, le snus et les sachets de nicotine occupent une place importante. Snus et sachets de nicotine Le snus et les sachets de nicotine sont placés entre la lèvre supérieure et la gencive, où ils restent jusqu’à une heure. La nicotine passe dans la circulation sanguine par la muqueuse buccale; ce processus est certes un peu plus lent que celui d’une cigarette, mais son effet est plus durable. L’organisme s’habitue assez rapidement à cet effet stimulant, ce qui conduit, avec le temps, à consommer de plus en plus de sachets ou à se tourner vers des produits plus forts. L’industrie du tabac présente le snus comme une alternative moins nocive aux cigarettes traditionnelles. Il ne contient probablement pas la même quantité de substances nocives que le tabac fumé, mais il n’est pas sans risque pour la santé. Outre les effets néfastes de la nicotine, la consommation de snus augmente le risque de cancer de l’œsophage et du pancréas, ainsi que de lésions buccales. Le snus contient du tabac, des sels, des agents humidifiants et des arômes. Les sachets de nicotine ne contiennent pas de tabac; la nicotine y est ajoutée sous forme de sel. Diverses études indiquent que le tabac à usage oral ne constitue pas une stratégie efficace pour arrêter de fumer.6–8 Les substances nocives dans les cigarettes La fumée de tabac contient plus de 7000 substances chimiques. Parmi celles-ci, au moins 250 sont nocives pour la santé et environ 70 sont cancérigènes. Lorsqu’elles sont inhalées, ces substances toxiques pénètrent dans les poumons, puis se répandent dans tout l’organisme via la circulation sanguine.9 Naphtaline (principe actif des boules anti-mites) Radon (gaz radioactif) Méthanol (carburant pour fusées) Butane (gaz pour briquet)
Acétone (dissolvant pour le vernis à ongles)
Nicotine (drogue créant une dépendance) Arsenic (substance toxique) Cadmium (composant des batteries de voiture) Polonium (déchet radioactif) DDT (insecticide)
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Arrêter de fumer: quel soutien les droguistes peuvent-ils fournir? Il faut souvent plusieurs tentatives pour arrêter de fumer. Mais aussi un soutien extérieur. Grâce à leurs connaissances spécialisées, les professionnels des drogueries peuvent jouer un rôle important. 7 Barbara Halter | Marie-Noëlle Hofmann F
«Fumez-vous?» Cette question s’impose naturellement quand on s’adresse à des patients souffrant de problèmes de santé comme des maladies respiratoires, un essoufflement ou de l’hypertension. Mais la question suivante est moins évidente: «Avez-vous déjà pensé à arrêter de fumer?» Il est pourtant important d’aborder ce sujet, souligne Claudia Künzli, responsable du département Prévention, formation continue et recherche à la Ligue pulmonaire suisse. «Beaucoup de fumeurs aimeraient qu’on leur parle plus de leur dépendance et de l’arrêt du tabac. Mais beaucoup n’osent pas le faire. Or, une telle question peut être
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motivante pour que les personnes concernées fassent le premier pas.»
Cinq à six tentatives La majorité des fumeurs savent que leur comportement nuit à leur santé. Environ 60 % d’entre eux souhaitent arrêter de fumer. Mais c’est difficile. Beaucoup ont déjà fait une ou plusieurs tentatives, sans succès. «En moyenne, il faut cinq à six tentatives avant de réussir à arrêter de fumer», explique Claudia Künzli. Il faudrait insister 10/2026 | vitamine
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sur le fait que chaque tentative compte. Car «il s’agit aussi d’acquérir de l’expérience.» Il est plus difficile d’aborder la question de l’arrêt du tabac avec les jeunes. Ils ne ressentent pas encore les effets de leur dépendance sur leur santé. «Mais ils sont réceptifs quand il s’agit d’argent, de performances sportives ou d’apparence physique, notamment l’aspect de la peau», explique la spécialiste. Des maladies comme la grippe ou la pneumonie sont aussi une bonne occasion d’aborder le sujet. Il faudrait de toute manière arrêter de fumer pendant une telle maladie.
Méthode la plus efficace Il existe différentes façons d’aider une personne prête à arrêter de fumer. Selon Claudia Künzli, la combinaison la plus efficace consiste à associer des conseils à une thérapie comportementale et à un traitement médicamenteux. «Le taux de réussite s’élève ainsi à environ 30 %.» Les ligues pulmonaires cantonales proposent des consultations personnalisées sur place, par téléphone ou par visioconférence. Elles permettent d’aborder avec un spécialiste les difficultés liées à l’arrêt du tabac et d’élaborer des solutions personnalisées. Le service d’aide à l’arrêt du tabac stopsmoking.ch apporte également son aide. C’est un service gratuit et anonyme. Pour atténuer l’envie de nicotine, des substituts tels que les patchs, les chewing-gums ou les sprays à base de nicotine peuvent être utiles. Ils ne doivent pas être utilisés plus de deux à trois mois. «Les symptômes physiques du sevrage nicotinique sont très intenses les premiers jours. Il est bien plus difficile de rompre avec la dépendance psychologique et comportementale, comme les habitudes quotidiennes liées au tabagisme», explique Claudia Künzli. Il faut mettre en place des stratégies pour surmonter ces moments où l’on aurait normalement tendance à fumer une cigarette. Et des rituels agréables peuvent aider à remplacer de telles habitudes, comme une tasse de thé, une promenade ou un exercice de relaxation. «Je recommande d’es-
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sayer autant de choses que possible. Ce qui compte, c’est ce qui fonctionne», précise Claudia Künzli.
Prendre au sérieux les craintes liées à la prise de poids La prise de poids est un autre aspect que les droguistes devraient aborder et prendre au sérieux. La nicotine a un effet stimulant, notamment sur le transit intestinal. Après avoir arrêté de fumer, la digestion ralentit. Le contenu intestinal reste plus longtemps dans l’intestin, ce qui peut entraîner de la constipation ou une sensation de ballonnement. Parmi les symptômes de sevrage figure également une augmentation de l’appétit, qui peut entraîner une modification des habitudes alimentaires. De plus, on peut observer du «food craving», soit un fort besoin de sources d’énergie rapides telles que le sucre ou les graisses. Lorsque l’on arrête de fumer, le système de récompense du cerveau cherche d’autres moyens de libérer de la dopamine. Et les personnes concernées se tournent alors vers des encas. «Il faut du temps au corps pour se stabiliser», explique Claudia Künzli. Après avoir arrêté de fumer, la prise de poids est fréquente. Elle est en moyenne d’environ deux à cinq kilos après un an, même si les différences individuelles sont importantes. «En sachant cela, on peut prendre des mesures dès le début, veiller à avoir une alimentation équilibrée et bouger plus. L’activité physique permet en outre de détourner l’attention de l’envie de fumer», souligne Claudia Künzli. Une alimentation équilibrée et des en-cas sains, tels que des bâtonnets de carottes ou des tomates cerises, aident à lutter contre les fringales. L’eau ou les chewing-gums peuvent également détourner l’attention. Des études scientifiques montrent par ailleurs que la prise de poids pendant le sevrage tabagique peut être atténuée grâce aux substituts nicotiniques. Sources: https://www.liguepulmonaire.ch/cours-et-prestations/apercudes-cours-et-offres?languages[0]=de&topics[0]=160 https://stop-tabac.ch/arreter-avec-succes/controler-sonpoids/craving-alimentaire-les-fringales-lors-de-larret-du-tabac
Salaires et adaptations salariales Le proverbe «Le silence est d’or» s’applique à bien des égards. Mais, en cas d’adaptations salariales, il est recommandé d’adopter une communication claire et transparente. 7 Christoph Balmer | Marie-Noëlle Hofmann F
Conformément à l’article 13 de la CCT de la branche de la droguerie, le salaire est fixé individuellement entre l’employeur et le salarié et réévalué périodiquement. Lors de la fixation du salaire et des adaptations salariales, il convient notamment de prendre en compte la formation, la position dans l’entreprise, les qualifications professionnelles, les performances, la situation économique de l’entreprise, la situation du marché du travail ainsi que l’évolution du coût de la vie. La CCT laisse ainsi une marge de manœuvre pour la fixation du salaire. Mais avec une limite à la baisse: des fourchettes salariales sont publiées pour les droguistes CFC et les droguistes ES avec une fonction de direction. La valeur inférieure de cette fourchette est considérée comme le salaire minimum, hors primes et participations aux bénéfices.
Accord pour une réduction Le salaire constituant un élément essentiel du contrat de travail, il ne peut être réduit unilatéralement. Une réduction de salaire nécessite en principe l’accord du
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salarié. Une telle modification doit être convenue de manière claire, transparente et par écrit. La CCT recommande d’ailleurs de consigner par écrit notamment la fonction, le taux d’occupation, les horaires de travail, le salaire et les primes. Si le salaire est réduit sans accord explicite, la personne doit immédiatement déclarer par écrit qu’elle n’accepte pas cette réduction et indiquer qu’elle se réserve ses droits au salaire antérieur. Le fait d’accepter sans réserve le salaire réduit pendant une période risque d’être interprété comme un consentement tacite. Si aucun accord n’est trouvé, l’employeur doit en principe recourir à un congé-modification. Le contrat de travail existant est résilié et un nouveau contrat est proposé à des conditions modifiées, à savoir avec un salaire inférieur. Dans ce cas aussi, les dispositions de la CCT relatives aux délais de préavis (art. 8 de la CCT) et à la protection contre le licenciement (art. 5 de la CCT) doivent être respectées. Ainsi, un congé-modification prononcé pendant un délai de protection serait nul. Une réduction de salaire doit donc toujours être justifiée par des motifs objectifs, communiquée en temps utile, consignée par écrit et conforme aux dispositions de la CCT relatives au salaire minimum et à la protection contre le licenciement.
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Christoph Balmer, avocat et directeur d ’Employés Droguistes Suisse Cette page est ouverte à Employés Droguistes Suisse. L’avis de l’auteur ne doit pas coïncider avec celui de la rédaction et/ou de l’Association suisse des droguistes.
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Prêt pour la prochaine étape? De nouvelles perspectives. De nouvelles connaissances. De nouvelles opportunités.
Commence tes études ES à l’École supérieure de droguerie (ESD) à Neuchâtel. Participe à la séance d’information le 11 novembre 2026 à 14h:
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Miriam Kolmann
Ordre du jour de l’assemblée des délégués 2026 Les délégués de la branche de la droguerie se retrouveront le 13 novembre 2026 pour leur assemblée annuelle. Les points suivants figurant à l’ordre du jour (déjà connus) seront traités: Organisation
Ouverture } Election des scrutateurs } Approbation de l’ordre du jour Approbation du procès-verbal de l’AD 2025
Votation
Approbation du rapport annuel 2025
Votation
Comptes de l’ASD 2025
Votation
Elections
Elections
Requêtes (voir rubrique «Organisation») Informations actuelles de l’ASD
Informations
Actes financiers 2027
Votation
Budget 2027
Votation
«La parole aux délégués»
Discussion
Les délégués recevront la convocation et les documents dans les délais fixés, au moins quatre semaines avant l’AD. Les requêtes à l’assemblée des délégués peuvent être adressées par écrit et motivées jusqu’au 30 octobre 2026 (date du timbre postal faisant foi) à l’Association suisse des droguistes, Jürg Stahl, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne. Les sections ainsi que les chaînes et les groupements peuvent désigner un·e suppléant·e lorsqu’un·e délégué·e est empêché·e d’exercer son mandat. La personne suppléante doit répondre aux exigences prévues aux alinéas 1 et 2 de l’article 31 des statuts de l’ASD (art. 31, al. 5).
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Thomas Bernet, FiBL
Huile de palme durable? L’huile de palme est synonyme de déforestation de la forêt tropicale, de disparition d’habitats précieux et de violations des droits de l’homme. On la trouve dans beaucoup de produits. Un économiste agricole explique pourquoi le palmier à huile n’est pas le problème et comment une culture durable serait possible. 7 Martina Huber | Marie-Noëlle Hofmann F
L’huile de palme ne se trouve pas seulement dans le Nutella, le chocolat, la margarine, la charcuterie, les pizzas surgelées ou les aliments pour bébés. Mais elle ou des «dérivés de l’huile de palme», soit des substances obtenues à partir de l’huile de palme et modifiées chimiquement, sont aussi présents dans des bougies, du dentifrice, du shampoing, de la lotion pour le corps, des cosmétiques, des lessives ou des produits d’entretien. Et ils ne sont pas mentionnés
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directement dans la liste des ingrédients, mais se cachent derrière des termes tels que «émulsifiants» ou «tensioactifs». Il est donc extrêmement difficile d’estimer sa consommation exacte. Le Réseau suisse pour l’huile de palme s’est néanmoins attelé à cette tâche dans un rapport de référence sur les importations et l’utilisation de l’huile de palme en Suisse (en allemand) publié fin 2023. Selon ces estimations, on trouve aujourd’hui de l’huile de palme dans
environ 60 % des produits vendus en supermarché. La consommation nationale d’huile de palme en 2022 s’élevait à entre 29 000 et 58 000 tonnes, selon le rapport. Le secteur non alimentaire est responsable de la majeure partie de la consommation totale (64 à 79 %). Ainsi, lorsqu’on choisit un gel douche ou une crème de jour en droguerie, on achète très probablement un produit contenant de l’huile de palme – souvent sans le savoir.¹
L’image négative
Production durable «Se contenter de remplacer l’huile de palme par d’autres huiles n’est pas une solution», explique Thomas Bernet. «Nous
Part des surfaces cultivées et volumes de production des huiles végétales 8,6 %
Huile de palme
36,6 %
Graines de soja
39 %
25,5 %
Colza
12 % 8,3 % 3,3 %
11,3 %
Tournesol Oliviers
9% 1,6 %
Production d’huiles végétales au niveau mondial
Utilisation des terres pour la production mondiale d’huiles végétales
Le palmier à huile constitue une source de revenus essentielle pour de nombreux petits agriculteurs. Lorsque la culture est pratiquée selon les principes de l’agriculture biologique, elle est tout à fait durable et les huileries paient des prix plus intéressants.
Extrait des fruits du palmier à huile Elaeis guineensis, originaire d’Afrique de l’Ouest, l’huile de palme est l’huile végétale la plus utilisée au monde. Elle est très critiquée, car sa culture, notamment en Asie du SudEst et en Amérique du Sud, a entraîné une déforestation à grande échelle des forêts tropicales humides et l’assèchement des tourbières. Selon une étude publiée en 2016 dans PLOS One, en Asie du Sud-Est, pas moins de 45 % des plantations de palmiers à huile étudiées se trouvaient dans des zones qui étaient encore des forêts en 1989. En Amérique du Sud, ce chiffre s’élevait à 31 %, contre 2 % en Amérique centrale et 7 % en Afrique. Ces régions offrent donc encore de vastes zones forestières vulnérables à la déforestation.² Une autre étude a conclu qu’entre 2005 et 2013, en Amérique du Sud, les pâtures étaient responsables de 60 % de la déforestation de la forêt tropicale, tandis qu’en Asie du Sud-Est, l’huile de palme et d’autres produits forestiers étaient à l’origine d’un tiers de la déforestation.3
Selon le rapport du Réseau suisse pour l’huile de palme, cette part a depuis diminué: après avoir atteint un pic en 2008– 2009 (près de 40 % de la déforestation indonésienne), elle est depuis tombée à moins de 15 %.1 «L’huile de palme a très mauvaise réputation», confirme l’économiste agricole Thomas Bernet, qui dirige le groupe «Chaînes de valeur et marchés» à l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL). Il souligne toutefois: «Ce n’est pas le palmier à huile qui pose problème, mais la manière dont il est géré par de nombreuses grandes entreprises.» En effet, le palmier à huile est une plante extraordinaire: robuste, relativement facile à cultiver et très productive. Avec une moyenne de 2,9 tonnes d’huile par hectare et par an, il offre un rendement bien supérieur à celui des autres plantes oléagineuses: le colza et le tournesol n’atteignent que 0,7 tonne par hectare, et les cocotiers et les oliviers offrent un rendement environ dix fois inférieur sur une superficie équivalente. Ainsi, les palmiers à huile produisent aujourd’hui 36 % des huiles végétales mondiales sur seulement 8,6 % des surfaces mondiales consacrées à la production d’huile. Les tournesols nécessitent à peu près la même superficie, mais ne produisent que 9 % des huiles végétales.¹
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Thomas Bernet, FiBL
L’utilisation d’herbicides est interdite dans les plantations de palmiers à huile issues de l’agriculture biologique. Le sol est donc recouvert de végétation, ce qui freine l’érosion et favorise sa fertilité.
Régimes de fruits pressés
Thomas Bernet, FiBL
Les huileries non certifiées ne traitent souvent pas les déchets qu’elles produisent. Les eaux résiduelles, très riches en huile, s’écoulent dans l’environnement et polluent les sols et l’eau.
devons plutôt veiller à ce que la production d’huile de palme soit plus durable à l’avenir.» Il mène des recherches dans ce domaine depuis des années et ajoute: «Le palmier à huile peut très bien être cultivé de manière durable.» Sur mandat de Coop, il a étudié avec son équipe à quoi pourrait ressembler une production durable d’huile de palme. Ils ont comparé l’huile de palme non certifiée, certifiée RSPO et certifiée bio. Le type de certification du moulin à huile joue un rôle déterminant: tant les grands producteurs que les petits agriculteurs apportent au
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moulin la totalité des régimes de leurs palmiers à huile – des grappes de fruits pesant entre 15 et 50 kilos – pour qu’ils y soient pressés. La production d’huile de palme est plus ou moins durable en fonction des normes en vigueur dans ces moulins. Selon Thomas Bernet, les moulins non certifiés achètent tout ce qui leur est livré, souvent par l’intermédiaire de revendeurs, sans savoir la provenance, les conditions et les surfaces de culture. Les moulins non certifiés ont des répercussions négatives sur l’environnement, car ils ne respectent aucune norme environnementale. Les moulins certifiés RSPO, en revanche, doivent satisfaire à des exigences sociales et écologiques plus strictes. Ils n’osent pas produire de l’huile de palme issue de la déforestation de forêts à haute valeur écologique ou de l’exploitation de sols tourbeux. De plus, le droit du travail national et les droits fonciers des groupes autochtones doivent être respectés, et les petits agriculteurs locaux doivent être impliqués et conseillés. Les moulins certifiés bio – tous aussi certifiés RSPO, dans l’étude – renoncent à l’utilisation d’engrais chimiques et de produits phytosanitaires dans la production, tant sur leurs propres plantations que chez les petits agriculteurs fournisseurs.
Comme le palmier à huile est robuste et peu sensible aux ravageurs, il est tout à fait possible de se passer de ses produits, explique Thomas Bernet. Une couverture végétale adaptée, par exemple à base de légumineuses, permettrait d’éviter la concurrence d’autres plantes et même d’enrichir le sol en azote, alors disponible pour le palmier à huile. Une fertilisation reste néanmoins judicieuse. Mais au lieu d’engrais chimiques, on peut utiliser du compost, les régimes de fruits pressés et ce qu’on appelle le POME (Palm Oil Mill Effluent): une eau résiduelle très riche en huile et en azote, issue du pressage de l’huile. Selon Thomas Bernet, l’utilisation du POME comme engrais résout un autre problème: en effet, s’il n’est pas utilisé, soit il passe directement dans l’environnement, où il pollue les sols et
l’eau, soit il est stocké dans des bassins de rétention, d’où s’échappe alors une grande quantité de méthane – un gaz à effet de serre avec un impact plusieurs fois supérieur à celui du CO2. Dans la pratique, l’un des défis consiste à veiller à ce que les petits agriculteurs aient également accès à ces résidus pour leurs plantations. Lorsque les moulins à huile possèdent leurs propres plantations, ces résidus sont généralement réutilisés uniquement pour leur propre production. Or, sans engrais, les rendements seraient très faibles, explique Thomas Bernet. Cette conclusion de l’étude a conduit Bio Suisse à en faire une condition préalable à la certification de l’huile de palme. Dans les analyses menées par les chercheurs du FiBL, les moulins à huile certifiés à la fois RSPO et bio ont obtenu d’excellents résultats, car ils respectent les normes écologiques et sociales. «On peut acheter de l’huile de palme doublement certifiée en toute bonne conscience», affirme le spécialiste. D’autant plus que le palmier à huile est une plante très intéressante pour les petits agriculteurs des pays tropicaux, car elle leur permet d’assurer leurs revenus avec une production durable. Thomas B ernet partage ainsi l’avis exprimé dans le rapport du Réseau pour l’huile de palme Suisse, qui cite Jeroen Douglas, directeur exécutif de longue date du «Solidaridad Network»: «Le palmier à huile est une culture à haut rendement, cultivée par des millions de petits agriculteurs dans les pays tropicaux. Dans de bonnes conditions, cette culture peut générer un revenu permettant de subvenir aux besoins, tout en travaillant en harmonie avec la nature.»¹
de palme de manière durable sur ces terres au lieu d’y produire de la viande bovine, ce serait un grand bénéfice pour le climat.» Une culture durable de l’huile de palme est possible, affirme Thomas Bernet, mais elle a un prix. «Les consommateurs doivent être prêts à payer un peu plus cher. Tant que les fabricants se contenteront d’utiliser l’huile la moins chère, la culture durable ne sera pas rentable» Le rôle de pionnier joué par des entreprises telles que Coop, qui ont pour objectif de n’utiliser plus que de l’huile de palme bio pour leurs propres produits alimentaires, est très important. Alors que des progrès ont déjà été réalisés ces dernières années dans le secteur alimentaire, il faudrait également exiger davantage de transparence dans le secteur non alimentaire. Selon Thomas Bernet, un système de notation des entreprises accessible au public pourrait être utile: il permettrait de vérifier les labels dont bénéficie une entreprise, mais aussi ses actions concrètes en faveur d’une huile de palme durable. Des systèmes similaires ont déjà fait leurs preuves, notamment pour le cacao. Dans le secteur non alimentaire, les drogueries pourraient jouer un rôle clé: elles disposent d’un accès direct aux consommateurs, d’un levier d’action via leurs marques propres et de la possibilité d’exiger de la transparence de la part de leurs fournisseurs. Un premier pas consisterait à communiquer activement, pour les produits de marque propre, sur la provenance de l’huile de palme – et à accorder davantage d’espace en rayon aux produits certifiés bio.
Huile plutôt que pâturages Selon Thomas Bernet, l’utilisation antérieure de ces terres est déterminante. «Si la forêt tropicale est déboisée pour produire de l’huile de palme, c’est catastrophique», explique-t-il. Mais en Amérique du Sud notamment, de très vastes superficies ont été défrichées il y a très longtemps et servent aujourd’hui de pâturages exploités de manière extensive. «Si l’on cultivait de l’huile
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Yeux fatigués, mauvais sommeil: la lumière bleue coupable? Au bureau, pendant nos loisirs ou avant de nous endormir, les écrans nous accompagnent 24 heures sur 24. vitamine fait le point sur la recherche sur la lumière bleue, les yeux et le sommeil et sur le rôle que joue la lumière en général dans ce domaine. 7 Désirée Klarer | Marie-Noëlle Hofmann F
Les écrans et les lampes LED sont constamment présents dans nos vies. Et cela suscite parfois des inquiétudes: la lumière bleue est-elle nocive pour les yeux? Perturbe-telle le sommeil? Et les lunettes anti-lumière bleue sont-elles efficaces? Un aperçu des recherches actuelles révèle une réalité plus nuancée que ce que de nombreuses promesses publicitaires voudraient nous faire croire.
Qu’est-ce que la lumière bleue? La lumière visible a une longueur d’onde comprise entre environ 380 et 780 nanomètres.¹ La lumière bleue appartient à la partie à ondes courtes et à haute énergie du spectre visible et se situe approximativement entre 380 et 500 nanomètres.¹ Contrairement à ce qu’on entend souvent, la lumière bleue n’est pas nocive en soi. Des cellules sensorielles spécifiques de la rétine sont particulièrement sensibles à la lumière à ondes courtes afin de signaler au cerveau le niveau de luminosité ambiant.
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De plus, la lumière bleue influence, entre autres, le rythme veille-sommeil et l’humeur.1,2 La lumière bleue est très débattue aujourd’hui parce que nous y sommes exposés via les écrans et les lampes LED, même lorsque la nuit est tombée. Car la lumière influence notre horloge biologique.
Couleur et la luminosité Selon des études récentes, ce n’est pas la couleur perçue qui est déterminante pour l’effet sur l’horloge biologique, mais l’intensité avec laquelle la lumière stimule les cellules sensorielles contenant de la mélanopsine.3–5 Ces cellules aident l’organisme à réguler le rythme veille-sommeil (voir encadré ci-dessous). Ce phénomène a été confirmé en 2024 par une étude du Centre de chronobiologie de Bâle. Les participants ont été exposés le soir à une lumière bleue ou jaune, la stimulation des cellules sensorielles étant maintenue à un niveau constant.⁴ La couleur de la lumière n’a pas eu d’influence supplémentaire significative sur la mélatonine, la fatigue ou
Pour mieux dormir, il faut éviter de regarder un écran une à deux heures avant de se coucher. Ça vaut également pour le téléphone portable.
Que signifie «contenant de la mélanopsine»? Certaines cellules sensorielles de la rétine contiennent de la mélanopsine, une protéine photosensible. Elles réagissent particulièrement fortement à la lumière à ondes courtes et indiquent au cerveau la quantité de lumière qui atteint l’œil. Elles contribuent ainsi à réguler l’horloge biologique et le rythme veille-sommeil. Ce qui importe, ce n’est pas de savoir si nous percevons une lumière comme «bleue», mais l’intensité avec laquelle elle stimule ces cellules sensorielles.
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le sommeil.⁴ A l’inverse, une étude expérimentale portant sur la lumière des écrans a montré que, à couleur et luminosité perçues égales, la lumière qui stimulait le plus fortement les cellules sensorielles inhibait plus nettement la mélatonine. Dans certaines conditions, le temps nécessaire pour s’endormir s’est aussi allongé.5
La lumière bleue au quotidien Quant à savoir si la lumière bleue est nocive pour les yeux, la réponse n’est pas si simple non plus. En laboratoire, on a pu démontrer qu’une lumière bleue très intense peut endommager les cellules de la rétine. Ces expériences portent toutefois sur des cellules isolées ou sur des quantités de lumière nettement supérieures à celles émises par un écran.6 Ces résultats ne peuvent donc pas être transposés tels quels à la vie quotidienne.7 Selon le Dr (H) Richard Nagy du Lux Augenzentrum, il n’y a pas lieu de craindre de lésions si on a une
bonne vue et que l’on se tient à au moins 40 centimètres de l’écran. Il concède toutefois: «Si la distance de 40 centimètres est toujours réduite à moins de 30 centimètres, ça pourrait favoriser la myopie.»8 La faute n’incombe toutefois pas nécessairement à la lumière bleue en soi, mais plutôt au travail trop près d’un ordinateur et d’autres appareils similaires. Une vaste étude de synthèse publiée en 2023 conclut aussi qu’il n’existe actuellement aucune preuve d’une atteinte de la rétine liée à l’utilisation d’écrans et de lampes LED à forte teneur en lumière bleue dans le cadre d’une exposition quotidienne normale.9
Aide des lunettes à filtre anti-lumière bleue? Et que se passe-t-il si l’on ne peut pas respecter une distance suffisante? Les lunettes à filtres anti-lumière bleue sontelles efficaces? La réponse est décevante. Une revue Cochrane, une des formes 10/2026 | vitamine
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d’évaluation les plus fiables en médecine, a analysé 17 études portant sur 619 participants.10 Conclusion: les lunettes équipées de filtres anti-lumière bleue n’ont ni atténué la fatigue oculaire ni amélioré l’acuité visuelle par rapport aux lunettes classiques.10 Aucun bénéfice non plus en matière de prévention des maladies oculaires telles que la dégénérescence maculaire liée à l’âge – une affection de la rétine.10 En matière de sommeil, le tableau est similaire. Certaines petites études portant sur des verres ambrés bloquant fortement la lumière bleue ont mis en évidence une amélioration de la qualité du sommeil. Mais dans l’ensemble, les bienfaits des lunettes filtrant la lumière bleue ne sont pas prouvés.10–12
ment des yeux et, si nécessaire, l’utilisation de gouttes ophtalmiques hydratantes peuvent aider, quelle que soit la couleur de la lumière. Selon le Centre de chronobiologie de Bâle, les personnes qui ont du mal à s’endormir devraient essayer, le soir, de réduire la lumière qui stimule les cellules sensorielles contenant de la mélanopsine.15 Malheureusement, il n’est pas prouvé que cela soit toujours le cas, par exemple avec le mode nuit sur un ordinateur portable.16 Il vaut donc mieux réduire le temps passé devant les écrans. Selon le centre, mettre de côté son ordinateur et son téléphone portable une à deux heures avant d’aller se coucher peut déjà être bénéfique.15
Passer à l’action soi-même Au lieu de se fier uniquement aux lunettes filtrant la lumière bleue, il vaut mieux examiner de plus près les symptômes. La fatigue, les sensations de brûlure ou la sécheresse oculaires après un travail prolongé devant un écran ne sont généralement pas liées à la lumière bleue elle-même. Lorsque nous fixons l’écran, nous clignons moins souvent des yeux, ce qui peut entraîner une rupture plus rapide du film lacrymal et laisser la surface oculaire sans protection par endroits.13,14 Des pauses régulières, cligner consciem-
Structure du film lacrymal Le film lacrymal est constitué de trois couches parfaitement harmonisées qui maintiennent l’œil humide et le protègent. Lorsque nous fixons l’écran, nous clignons moins souvent des yeux, ce qui empêche ce film de se répartir correctement et il risque davantage de se rompre. Avec comme conséquence, des yeux secs et qui piquent. Air Couche lipidique d’environ 0,1 µm Origine: glandes de Meibomius (bord des paupières) Fonction: ralentit l’évaporation du film lacrymal Couche aqueuse d’environ 8 µm Origine: glande lacrymale Fonction: hydrate, apporte de l’oxygène et des nutriments à la cornée
Épithélium cornéen (cornée)
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Couche de mucine d’environ 0,8 µm Origine: cellules caliciformes de la conjonctive Fonction: ancrage du film lacrymal à la surface de l’œil
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