C mbustibles www.brafco.be brafco
MAGAZINE BIMESTRIEL DE LA FÉDÉRATION BELGE DES NÉGOCIANTS EN COMBUSTIBLES ET CARBURANTS • n°5 • septembre-octobre 2026 • 80ième année
E.R. Johan Mattart, BRAFCO, Rue Léon Lepage 4, B-1000 Bruxelles
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FONDS SOCIAL CHAUFFAGE
ÉDITO
IN4FUELS
GESTION
Pas de marge budgétaire pour jouer à Saint-Nicolas
in4fuels communique désormais aussi sur les carburants
Comment préparer votre demande de permis d’environnement ?
L’accès au chauffage est un droit essentiel
TOM VAN PUT
FVP PETROLEUM P. 11-13
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NOUVELLES SOCIALES Nouvelle piste de glisse pour former les chauffeurs
Des pour Des millions millions pour de machines. de nouvelles nouvelles machines. Ou décision Ou une une seule décision concernant carburant. concernant votre carburant.
La transition vers un avenir plus durable ne La transition un avenir plus durable ne commence pasvers toujours par une prise électrique. commence pasles toujours par de uneCO₂ prise électrique. Le HVO réduit émissions jusqu'à 90% Le HVO réduit lesmoteurs émissions de existants. CO₂ jusqu'à 90% dans les diesel dans les moteurs diesel existants.
SOMMAIRE
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05 ÉDITORIAL
COLOPHON
Pas de marge budgétaire pour jouer à Saint-Nicolas
11 MEMBRES FVP Petroleum, Kontich : transport et distribution en complémentarité ER Johan Mattart, Directeur Général de la Fédération belge des Négociants en Combustibles et Carburants, a.s.b.l. 4 Rue Léon Lepage, 1000 Bruxelles info@brafco.be www.brafco.be
LAYOUT Bold & pepper s.a. ‘t Hofveld 6C4 1702 Groot-Bijgaarden 02 325 64 64 www.boldandpepper.be
14 GESTION
40 SERVICES Formation de capacité professionnelle, conseiller à la sécurité ADR…
10 TRANSITION ÉNERGÉTIQUE Shell lance le « Shell Renewable Heating Oil » en Allemagne
42 NOUVELLES SOCIALES • Nouvelle piste de glisse pour former les chauffeurs • Flexi-jobs au sein de la CP 127
RÉGIE PUBLICITAIRE Bold & pepper s.a. rik@boldandpepper.be 0477 30 21 32
8-9 Pas de « vert » sans preuve : EmpCo réécrit les règles
Comment préparer votre demande de permis d’environnement ?
• PFI et FPIE
PHOTOS AdobeStock, Brafco, Daniel Dumont, FVP Petroleum, Maes, Shell, Tilmans Energies
6 in4fuels communique désormais aussi sur les carburants
17-37 SUPPLÉMENT SPÉCIAL STATIONS-SERVICE
• Modification réduction groupe-cible pour premiers engagements
46 PRESSE Prix des carburants sous pression : Brafco dans les médias
La rédaction n’est pas responsable des publireportages.
38 FONDS SOCIAL CHAUFFAGE « L’accès au chauffage n’est pas un luxe, mais un droit essentiel »
47 DEGRÉS-JOURS & PETITES ANNONCES C mbustibles
septembre-octobre 2026
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Votre adhésion à Brafco pour 2027 Com plétez la fiche signalétique
1. IDENTIFICATION DE Nom de l’entreprise 1 Adresse : . . . . . . . . . . Numéro de TVA (BE)
L’ENTREPRISE / DU GROUP E
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Langue de correspond
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2. ACTIVITÉS DE L’ENTR A . Distribution par camion/ca
de place, veuillez joindre
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EPRISE / DU GROUPE
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nombre de camions et
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de charbon : ■ Oui ■ de produits pétroliers
Nombre de dépôts : ≤25 .000
• soit en complétant l’encart joint ici à ce magazine et en le renvoyant à Brafco
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(pellets, charbon, bois),
nombre de camions (MMA camions-citernes (MMA
tonnes) : . . . . . . . . . .
F . Émetteur de cartes
Oui ■ Non
pour compte propre et/ou
ou intérieure par bateaux
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Prenez contact à cet effet avec Ann, par tél. 02/502.42.00 ou par mail ann.deknibber@brafco.be septembre-octobre 2026
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principale : ■ Oui ■ Non
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Pour les entreprises liées : nom du groupe Véhicules à moteur, y compris tracteurs et camions de réserve
Vous trouverez davantage d’informations sur la cotisation de membre pour 2027 et sur les modalités pratiques d’adhésion dans notre FAQ :
Vous pouvez également être informé par SMS deux fois par jour de l’évolution du cours du dollar et des cotations du gasoil et du diesel sur le marché international. Intéressé de l’essayer GRATUITEMENT ? Prenez également contact avec Ann.
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. . . . . . . . . . . . . . . . . . Veuillez renvoyer la fiche . . . . . . . . . . . de renseignements dûment complétée à la Fédération, courrier postal (Brafco, Rue Léon Lepage 4 – 1000 par e-mail (ann .deknibber@brafco . Bruxelles) . be) ou par
• soit (méthode privilégiée) en complétant directement la fiche en ligne sur le site de Brafco via l’onglet suivant
Si ce service (payant) vous intéresse, vous avez la possibilité de souscrire cet abonnement à l’essai GRATUITEMENT pendant deux semaines et sans aucune obligation ultérieure.
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ou stockage ASEVA : ■ Oui ■ Non Non exploités directement , mais loué à des tiers :
sous propre marque)
principale) : ■ Oui ■ Non
de la navigation maritime
H . Transport de produits
m³ : . . >50 .000 m³ : . .
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Nombre de semi-remor Ce questionnaire a été
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(dépôts propres ou loués)
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septembre/octobre 2026
■ combustibles liquides, ■ combustibles solides ■ combustibles gazeux,
Le marché pétrolier est sans cesse en mouvement ! C’est pour cette raison que Brafco offre à ses membres la possibilité de recevoir quatre fois par jour ouvrable, par fax ou par mail, le point sur l’évolution des prix des produits pétroliers. Vous êtes également informé un jour à l’avance de toutes les modifications des prix maxima officiels.
C mbustibles
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. . . . E-mail (entreprise
Annexe de Combustibles
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LA FLAMBÉE DES PRIX DE L’ÉNERGIE RAVIVE LES APPELS À DES MESURES PUBLIQUES ET À DES COMPENSATIONS FINANCIÈRES
ÉDITO
JOHAN MATTART DIRECTEUR GÉNÉRAL
Pas de marge budgétaire pour jouer à Saint-Nicolas
A
vec le conflit au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine et la crainte de perturbations de l’approvisionnement mondial en pétrole, les cotations des distillats moyens (diesel et gasoil de chauffage) sur le marché mondial ont atteint des niveaux jamais vus auparavant. Même les prix maximums déjà exceptionnellement élevés enregistrés en Belgique en 2022, année de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ont été dépassés pour ces produits.
leur thermostat de quelques degrés. Les recettes provenant des accises diminuent donc. Les prix élevés de l’énergie freinent également la croissance économique, ce qui fait perdre à l’État plusieurs milliards d’euros de recettes fiscales. En raison de la hausse de l’inflation, les pouvoirs publics doivent en outre indexer plus rapidement les salaires des fonctionnaires, les pensions et les allocations, tandis que les intérêts sur la dette belge augmentent également. Et celle-ci est considérable : avec un déficit budgétaire de 5,2 % du PIB fin 2025, la Belgique affiche le déficit le plus élevé de la zone euro. Au total, tout cela coûte à l’État plusieurs centaines de millions d’euros supplémentaires, selon le professeur.
Pour le citoyen, c’est une impression de déjà-vu : des factures plus élevées, des combustibles et carburants plus chers et la question de savoir si les pouvoirs L’année dernière, les recettes d’accises sur les produits pétroliers (après déducpublics interviendront à nouveau. Mais la réalité de 2026 est fondamentalement tion des remboursements relatifs au diesel professionnel) s’élevaient encore à différente de celle de 2022. Le gouvernement De Wever cherche à dégager pas 5,46 milliards d’euros. Avec l’électrification croissante du parc automobile, ces moins de 10 milliards d’euros pour maintenir le budget sur les rails. Dans ces recettes risquent à terme d’être réduites à une circonstances, distribuer généreusement un chèque fraction de leur niveau actuel. Une voiture diesel énergie est non seulement difficile, mais aussi exconsommant en moyenne 6 l/100 km rapporte à trêmement risqué. Une éventuelle réduction de la L’électrification du parc l’État belge, au taux d’accise actuel de 0,60 €/l, facture énergétique devra de toute façon être 3,60 € par tranche de 100 km. Si cette même dis payée par quelqu’un. automobile menace de réduire tance est parcourue par un véhicule électrique considérablement les recettes consommant en moyenne 20 kWh/100 km, une En 2022, le coût du chèque énergie a été en grande provenant des accises sur les recharge à domicile, au taux d’accise actuel de partie répercuté sur les producteurs d’électricité et carburants. 46 €/MWh (soit 0,046 €/kWh), ne rapporte que les « participants primaires » du secteur pétrolier, 0,92 € au Trésor, soit à peine un quart des recettes par le biais d’une taxe dite sur les surprofits et d’accises générées par la voiture diesel. Lorsque la d’une contribution de solidarité. La solution semvoiture électrique est rechargée à une borne publait élégante : l’État aidait les ménages sans faire blique, les taux d’accise applicables à l’usage professionnel entrent en vigueur. peser directement l’intégralité du coût sur le budget. Mais, sur le plan juridique, Ceux-ci sont sensiblement moins élevés et sont en outre dégressifs en fonction ce dossier est encore loin d’être clos. Des procédures sont toujours en cours, les du volume. Pour la première tranche allant jusqu’à 20 MWh, le taux d’accise entreprises concernées contestant la contribution qui leur est imposée. Si l’État s’élève actuellement à 16,1361 €/MWh, soit 0,016 €/kWh (tarif basse tension). devait finalement être débouté, il risquerait de devoir rembourser tout ou partie Pour une distance de 100 km, un véhicule rechargé à une borne publique ne des montants perçus. Un nouveau chèque énergie reposant sur le même modèle rapporte donc à l’État que 0,32 € d’accises, soit moins d’un dixième de ce que créerait donc un risque budgétaire à un moment où chaque euro compte. rapporte une voiture diesel ! Dans certains milieux politiques, une autre vieille recette est dès lors remise en Le traitement fiscal dissuasif réservé aux véhicules thermiques coûtera à terme avant : le cliquet inversé. Le principe est simple. Lorsque le prix du pétrole augdes milliards d’euros au Trésor, qui devront, d’une manière ou d’une autre, être mente, l’État perçoit davantage de TVA. Ces recettes supplémentaires de TVA compensés. Manifestement, cela ne constitue pas une priorité pour la rue de la peuvent être utilisées pour réduire les accises, afin d’atténuer l’impact de la Loi, bien au contraire : avec le projet de loi relatif à la norme énergétique actuelhausse sur le consommateur. Politiquement, l’idée paraît séduisante. lement soumis à la Chambre, le gouvernement entend encore réduire, à partir du Économiquement, elle est beaucoup moins convaincante. 1er novembre, les accises sur la consommation professionnelle et non professionnelle afin de stimuler davantage l’électrification et de compenser la hausse Ainsi, l’économiste Gert Peersman (UGent) estime que l’État belge ne gagne pas des coûts de transport de l’énergie. d’argent grâce à la hausse des prix de l’énergie, mais qu’il y laisse au contraire des plumes. En effet, lorsque l’énergie devient plus chère, les citoyens adaptent Saint-Nicolas arrive décidément très tôt cette année… leur comportement. Ils laissent plus souvent leur voiture au garage ou baissent C mbustibles
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IN4FUELS
Une nouvelle étape : in4fuels communique désormais aussi sur les carburants Depuis le 17 juillet, in4fuels a élargi le champ d’application de son site internet : outre les combustibles de chauffage, les carburants renouvelables et conventionnels destinés au transport y sont désormais également abordés. Cette intégration permet de proposer une information plus complète et plus cohérente. Elle renforce non seulement la visibilité de l’ensemble de l’offre de combustibles liquides pour le chauffage et de carburants pour la mobilité, mais accroît également la pertinence d’in4fuels en tant que plateforme centrale d’information sur les combustibles et carburants hors réseau en Belgique. Nouvelle navigation, nouvelles pages Concrètement, le site internet a été adapté avec une nouvelle structure de navigation, de nouvelles pages web et des fonctionnalités élargies. Une rubrique supplémentaire, « Transport/off-road », a été ajoutée au menu principal. Le menu déroulant associé permet au visiteur d’accéder à des pages explicatives sur les carburants renouvelables, à des informations générales sur le transport routier ainsi qu’à des informations plus spécifiques concernant les applications off-road, y compris la législation qui s’y rapporte. Transparence des prix, également pour les carburants L’une des pages les plus consultées du site in4fuels est celle consacrée aux prix maximums officiels des combustibles de chauffage. Sur ce modèle, une page récapitulative a désormais également été créée qui reprend non seulement les prix maximums actuels des carburants, mais aussi ceux qui seront applicables le lendemain. Le visiteur a par ailleurs accès aux données historiques, ce qui lui permet de consulter l’évolution des prix par type de carburant, sous forme de graphique ou de tableau, en sélectionnant simplement quelques variables.
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Vers un annuaire d’adresses plus complet à partir de 2027 À partir de 2027, in4fuels prévoit également de proposer sur son site un nouveau dealer locator, qui permettra aux visiteurs de trouver rapidement non seulement un négociant en combustibles liquides et carburants à proximité, mais aussi une station-service, en indiquant un code postal ou une localité. Afin de permettre la création de ce nouvel annuaire, il est important que tant les négociants en combustibles et carburants que les exploitants de stationsservice communiquent les coordonnées de leur entreprise ainsi que leur offre de produits et de services, de préférence via https://www.brafco.be/fr/ espace-membres/gerez-vos-sieges-d-exploitation. Ces informations constitueront la base du futur annuaire. Avec près de 2,3 millions de visites sur le site in4fuels en 2025, la plateforme offre aux distributeurs de combustibles et aux pompistes une visibilité considérable. L’élargissement aux carburants accroît encore cette portée et souligne l’ambition d’in4fuels de devenir la plateforme centrale d’information pour l’ensemble du marché des combustibles liquides et des carburants en Belgique.
Votre expertise locale associée à la force de TotalEnergies : une alliance forte. C’est pourquoi TotalEnergies poursuit son engagement aux côtés d’un réseau de partenaires indépendants présents dans toute la Belgique.
NV JANSENS VAN TIGCHELT SLABBINCK BRANDSTOFFEN B.V.B.A. KONINGS-VAN HOFSTRAETEN NV
HOLLEVOET W. B.V.B.A.
BEDA - DE BLOCK B.V.B.A. BRANDST. VAN EYGEN B.V.B.A.
VAN DEN BROECK - BAZAR B.V.B.A.
ACKERMAN BVBA BRANDSTOFFENHANDEL
VERMEIRE-DEFRUYT BVBA
DE BACKER PAUL BVBA
CASTELEIN HENK – DECONINCK DETAVERNIER TIELT NV
SCHEIRLINCK PAUL
DEMYTTENAERE
VANTOMME DAVY
STAR OIL BVBA
VERLEYEN BVBA BRANDSTOFFEN
PETRAVER N.V. B.V.B.A. BRANDSTOFFEN DEJAGERE
VAN MEENSEL BVBA (VAMEBA Tps)
KEMACO B.V.B.A.
DELARIVIERE BRANDSTOFFEN
DECONINCK BRANDSTOFFEN BVBA
VEKEMANS & ZONEN BVBA BRANDSTOFFEN SCHELKENS
DUERINCK W. BRANDSTOFFEN B.V.B.A.
BRUYNINCKX-HOUTMEYERS BRANDST.N.V. LIEKENS BRANDSTOFFEN
VERDICKT Richard B.V.B.A. VERDICKT Henri N.V.
VAN DRIESSCHE B.V.B.A.
NOLF RAYMOND SPRL
DE SMET BV
RENIER LECOCQ & FILS S.P.R.L.
SPRL MAZOUT JANSSEN
GEBR. RADERMACHER PGMBH DUFOUR ENERGY S.A.
DONKERWOLKE-BONNAMI S.P.R.L.
BENOIT-BEERENS S.A.
Ets BAVAY & FILS S.P.R.L. FRESON MAZOUT S.P.R.L. PIROTTE & Fils S.P.R.L.
CROMBEZ MARC ETS BERTRAND COMBUSTIBLES S.A.
GUIOT & FILS S.A. Ets SACRE Freddy & Fils SPRL
ETS BOTTON HERVE S.P.R.L. DESTINE JEAN-FRANCOIS
ETS MALHERBE SPRL
PIRONT P.G.M.B.H. HERION GUY S.A.
NIELEN JOSEPH SPRLU ETS MADELEINE PIERRE S.P.R.L.
CT SERSON - PIERRARD ENERGIES
ETS PIERRARD ROBERT S.A.
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TIC HE Y NT LOG SY HNO C TE
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Produits pétroliers
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SCHNEDER-FAGNY S.P.R.L.
OPTIMA 3100
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Trouver un revendeur TotalEnergies près de chez vous
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Un partenaire toujours proche de vous. Grâce à notre réseau de revendeurs il y a toujours un expert local pour accompagner les clients avec des conseils personnalisés. Qualité et expertise. Profitez de produits performants et du savoir-faire technique reconnu de TotalEnergies. Un service fiable. Disponibilité, proximité et accompagnement professionnel : un partenaire sur lequel vous pouvez compter.
IN4FUELS
Pas de « vert » sans preuve : EmpCo réécrit les règles La directive européenne « Empowering Consumers for the Green Transition » (EmpCo) introduit un durcissement fondamental des règles relatives aux allégations environnementales dans la communication destinée aux consommateurs. Depuis le 27 septembre 2026, ces règles sont contraignantes dans tous les États membres de l’Union européenne. Pour vous, en tant que négociant en combustibles ou pompiste, cela implique un changement important dans la manière dont vous pouvez désormais communiquer sur vos produits, vos services et leur rôle dans la transition énergétique. Nous vous expliquons ce que prévoit la législation EmpCo et quelles en sont les implications concrètes pour votre marketing, votre site internet et votre communication avec les clients. 8
C mbustibles
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IN4FUELS
Un nouveau cadre contre le greenwashing La directive EmpCo a pour objectif principal de mieux protéger les consommateurs contre les allégations environnementales trompeuses, également appelées « greenwashing » ou « écoblanchiment ». Alors qu’aujourd’hui, de telles allégations reposent encore souvent sur des termes généraux et des messages peu précis, EmpCo fixe désormais une exigence claire : toute allégation environnementale doit être concrète, transparente et scientifiquement étayée. La directive modifie la législation existante en matière de protection des consommateurs et qualifie explicitement les allégations environnementales trompeuses de pratiques commerciales déloyales. Cela signifie que les entreprises doivent non seulement adapter leur communication, mais aussi tenir compte de contrôles et de sanctions plus stricts. Un changement important concerne l’inversion de la charge de la preuve : alors qu’auparavant, une allégation n’était souvent contestée qu’a posteriori, une entreprise doit désormais être en mesure de démontrer préalablement son exactitude, sur la base de données reconnues et vérifiables. Quelles sont les allégations interdites ? L’impact d’EmpCo apparaît le plus clairement à travers ce qui est désormais explicitement interdit. Pour le secteur des combustibles liquides et carburants, les restrictions suivantes sont particulièrement importantes : 1. Les allégations environnementales génériques disparaissent Des termes tels que « respectueux de l’environnement », « vert » ou « écologique » ne peuvent plus être utilisés sans que des performances environnementales exceptionnelles et vérifiables puissent être démontrées. Dans la pratique, cela signifie que le positionnement général de combustibles, de carburants ou de services comme étant « durables » devient problématique. Pour les négociants en combustibles et carburants, cela signifie concrètement : • Évitez les slogans tels que « se chauffer durablement au mazout » sans autre précision. • Utilisez uniquement des allégations quantifiables et étayées (par exemple, un pourcentage de réduction des émissions de CO2 par rapport à un combustible ou carburant de référence, avec mention de la source). 2. La « neutralité climatique » fondée sur la compensation est interdite Les allégations telles que « neutre en CO2 », « neutre pour le climat » ou « zéro émission nette » fondées sur des mécanismes de compensation (comme la plantation d’arbres ou l’achat de certificats) sont totalement interdites. Il reste possible de communiquer sur de telles initiatives, pour autant que cela ne donne pas l’impression que le produit devient pour autant « neutre ». Il convient donc de toujours établir une distinction claire entre les réductions d’émissions propres à l’entreprise et les mesures de compensation volontaire. 3. Les promesses sans plan d’action ne sont pas autorisées La communication sur des objectifs futurs (par exemple « neutre pour le climat d’ici 2050 ») n’est autorisée que si ceux-ci s’appuient sur un plan réaliste : objectifs mesurables et accessibles au public, moyens alloués, calendrier crédible et vérification externe indépendante. À défaut d’éléments permettant de les étayer, ces déclarations sont considérées comme trompeuses.
objectifs ainsi que sur un contrôle indépendant par un tiers, ou s’ils ont été établis par une autorité publique, comme l’EU Ecolabel ou le logo biologique européen. 5. Les allégations partielles trompeuses sont interdites Un produit ne peut pas être présenté comme durable au seul motif que l’un de ses aspects a été amélioré. Un combustible ou un carburant contenant un biocomposant ne peut pas être présenté comme « durable » sans préciser son impact environnemental global. Le contexte et l’exhaustivité des informations sont essentiels. Impact sur vos canaux de communication Les conséquences d’EmpCo concernent toutes les formes de communication externe B2C. Pour les négociants en combustibles et carburants, cela implique une révision approfondie des contenus existants. Les pages des sites internet contiennent aujourd’hui souvent des formulations générales sur la durabilité et la transition énergétique. Celles-ci devront être réexaminées et, dans de nombreux cas, réécrites. Les allégations visuelles et les labels doivent être clairs et ne peuvent prêter à confusion. Les newsletters, campagnes promotionnelles et réseaux sociaux sont également soumis à la même réglementation. Les exigences sont donc plus élevées non seulement en ce qui concerne ce qui est explicitement affirmé, mais également ce qui est implicitement suggéré. Sanctions et risques L’impact de la directive n’est pas purement théorique. Son application relève du Code de droit économique, ce qui signifie que toute infraction peut entraîner des sanctions importantes. Outre des amendes pouvant atteindre un pourcentage du chiffre d’affaires annuel, les autorités peuvent également intervenir dans des campagnes en cours ou obliger les entreprises à adapter leur communication. Le risque d’atteinte à la réputation est également important, les infractions pouvant être rendues publiques. Conclusion La législation EmpCo marque un tournant dans la manière dont les entreprises communiquent sur la durabilité. Pour notre secteur, qui se trouve au cœur de la transition énergétique, il s’agit d’un changement fondamental. Lorsque nous parlons de « durabilité », il faudra donc désormais le faire de manière plus précise et mieux étayée. En s’adaptant à temps, les entreprises limitent non seulement les risques juridiques, mais renforcent également leur position sur un marché où la crédibilité et la clarté occupent une place toujours plus importante.
In4fuels peut fournir aux membres de Brafco davantage d’informations sur cette nouvelle réglementation, ainsi que des recommandations pratiques concernant les actions à entreprendre afin de rendre leur matériel marketing conforme à EmpCo. Contactez Filip Lannoy par e-mail : filip.lannoy@brafco.be ou par téléphone : 0476/34.30.93. Basé sur la directive EmpCo (UE) 2024/825, les publications de l’Enterprise Europe Network Vlaanderen (juin 2026) et les guidelines sur les bonnes pratiques en matière d’allégations environnementales du SPF Economie. La directive a été transposée dans la législation nationale par la Loi du 22 juillet 2026 (Moniteur belge du 4 août 2026).
4. Les labels de durabilité doivent reposer sur une base externe Un « écolabel » créé par l’entreprise elle-même, sans certification indépendante ni base publique, n’est plus autorisé. Les labels ne sont autorisés que s’ils s’inscrivent dans un système de certification reposant sur des critères transparents et C mbustibles
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TRANSITION ÉNERGÉTIQUE
Shell lance le « Shell Renewable Heating Oil » en Allemagne Dans l’édition d’avril-mai de Combustibles, nous vous présentions déjà la nouvelle loi allemande sur le chauffage, qui ouvre la voie à l’utilisation d’un bio-gasoil renouvelable pour le chauffage outre-Rhin. Shell Allemagne a anticipé cette évolution en élargissant son offre dans le secteur du chauffage avec un nouveau produit : le Shell Renewable Heating Oil.
C
e combustible permet de réduire jusqu’à 90%1 les émissions de CO2e sur l’ensemble de son cycle de vie par rapport au mazout fossile. Il peut être utilisé dans les installations de combustion existantes comme dans les nouvelles, sans investissement supplémentaire dans une nouvelle technologie de brûleur ou dans des infrastructures de stockage2.
Le Shell Renewable Heating Oil (HVO/HEFA) est obtenu par hydrogénation et isomérisation d’huiles et de graisses recyclées. Ce combustible est dès lors également connu sur le marché sous les appellations HVO (Hydroprocessed Vegetable Oil) ou HEFA (Hydroprocessed Esters and Fatty Acids). Ce combustible paraffinique présente ainsi l’avantage d’être non seulement renouvelable, mais aussi d’avoir déjà fait ses preuves dans d’autres secteurs. À l’origine, ce produit était destiné aux clients professionnels et industriels. Il devrait toutefois désormais pouvoir être proposé également pour le chauffage des habitations, puisque la nouvelle législation allemande sur le chauffage le permet. Dirk Abend, Sales Manager Shell Commercial Fuels DACH, déclarait d’ailleurs lors de son lancement : Nous voulons proposer à nos clients des combustibles plus durables. Jusqu’à présent, cela n’était autorisé que pour les clients professionnels et industriels. Nous espérons une modification rapide de la législation afin de pouvoir également proposer notre innovant Shell Renewable Heating Oil aux particuliers. Le produit est disponible par l’intermédiaire des partenaires de distribution de Shell à son dépôt d’Essen. Afin de pouvoir le distinguer du Shell Renewable Diesel destiné aux moteurs, également disponible sur ce site, Shell y a aussi investi dans une installation de coloration qui confère une couleur rouge à ce nouveau combustible de chauffage. Le Shell Renewable Heating Oil peut répondre aux besoins en chaleur des entreprises, notamment pour la chaleur utilisée directement dans un processus industriel, le chauffage urbain ou d’autres activités de production, et pourra donc prochainement également être utilisé pour le chauffage des habitations. Ce combustible constitue une nouvelle étape dans la stratégie de l’entreprise visant à développer des produits innovants et respectueux du climat, susceptibles de contribuer à la transition vers un avenir moins carboné. https://hauswaerme.shell.de/geschaeftskunden/ shell-renewable-heating-oil
10 C mbustibles
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Le Shell Renewable Heating Oil (HVO/HEFA) est obtenu par hydrogénation et isomérisation d’huiles et de graisses recyclées.
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La réduction se situe entre 80 et 90%. Le calcul est effectué par comparaison avec la valeur de référence fossile définie dans la version la plus récente de la Directive européenne sur les énergies renouvelables (directive (UE) 2018/2001, « RED », annexe V), qui fixe une intensité d’émissions de gaz à effet de serre de 80 gCO2e/MJ d’énergie thermique. La valeur de référence fossile utilisée peut ne pas correspondre au type de combustible effectivement utilisé par le client. Les économies de CO2e réellement réalisées par celui-ci peuvent donc différer. Le calcul repose sur une efficacité thermique d’au moins 90%. Sur la base des études de compatibilité réalisées à ce jour par Shell. Avant d’utiliser le Shell Renewable Heating Oil, il est recommandé d’obtenir l’approbation du fabricant ou de faire confirmer la compatibilité de l’installation.
MEMBRES
FVP PETROLEUM, KONTICH
Transport et distribution en complémentarité Depuis trois générations, la famille Van Put a fait évoluer une activité de transport liée aux criées vers un ensemble spécialisé dans la distribution de produits pétroliers.
A
ujourd’hui, Tom Van Put et son frère Dave dirigent deux sociétés juridiquement distinctes : Vervoer Frans Van Put, consacrée au transport de combustibles et carburants pour des clients professionnels, et Petroleum Producten FVP, qui exploite une station-service à Kontich et assure la distribution locale de combustibles et carburants. Face au recul progressif des énergies traditionnelles, les deux frères misent sur leur flexibilité, leur autonomie et leur connaissance du terrain pour développer l’activité, tout en restant attentifs à l’arrivée des produits renouvelables. DES CRIÉES AUX PRODUITS PÉTROLIERS
L’histoire de l’entreprise familiale Van Put remonte à environ 75 ans. À l’origine, Frans Van Put, le grand-père de Tom et Dave, transportait des légumes et d’autres produits agricoles entre les criées de Sint-Katelijne-Waver et les marchés, notamment les marchés matinaux. L’activité était alors très éloignée du secteur énergétique dans lequel la famille est aujourd’hui active. Le tournant intervient progressivement dans les années 1980, lorsque l’entreprise commence à se concentrer sur le transport de combustibles. Tom Van Put et son frère Dave reprennent officiellement les activités familiales en 2015. Leur père est aujourd’hui pensionné, mais reste régulièrement présent. Il passe encore souvent pour voir si tout est en ordre, explique Tom Van Put avec le sourire. Les deux frères se répartissent les responsabilités en fonction de leur formation et de leurs affinités. Tom, qui a étudié la comptabilité et l’informatique, se consacre principalement à l’administration, à la comptabilité et à la gestion générale. Dave, formé en mécanique automobile, prend davantage en charge la planification, le suivi technique et l’entretien des véhicules. Lorsque l’activité l’exige, Tom n’hésite toutefois pas à reprendre lui-même le volant d’un camion, notamment pendant les périodes chargées ou les vacances.
Petroleum Producten FVP exploite une station-service à Kontich et assure la distribution locale de combustibles et carburants.
DEUX ENTREPRISES AUX ACTIVITÉS BIEN DISTINCTES
Derrière le nom FVP se trouvent deux sociétés, dont les rôles doivent être clairement distingués. Vervoer Frans Van Put constitue l’entreprise de transport. Elle travaille principalement pour le compte de tiers et assure le transport d’un large éventail de produits pétroliers : essence, diesel, gasoil de chauffage, gasoil diesel, pétrole lampant et HVO. Ses clients vont des distributeurs locaux aux grands réseaux de stations-service, en passant par les entreprises de transport et les dépôts pétroliers. L’entreprise réalise aussi bien de la petite distribution que des livraisons de volumes importants. Elle peut livrer des particuliers pour le compte d’autres distributeurs, approvisionner des entreprises, transporter des produits entre des dépôts ou ravitailler des stations-service. Son rayon d’action couvre l’ensemble de la Belgique. Petroleum Producten FVP regroupe pour sa part la station-service familiale de Kontich et l’activité de distribution propre de combustibles et carburants. Cette société approvisionne surtout des particuliers, des immeubles à appartements, des PME et d’autres clients professionnels situés dans la province d’Anvers. Son rayon d’action pour la distribution s’étend approximativement d’Anvers à la frontière néerlandaise et jusqu’à Malines, principalement le long des axes E19 et A12. Certaines livraisons sont également réalisées ponctuellement vers Bruxelles.
Tom Van Put se consacre principalement à l’administration, à la comptabilité et à la gestion générale.
La station de Kontich est depuis toujours exploitée sous le nom propre de FVP. Nous avons toujours été une pompe blanche et nous avons consciemment choisi de le rester, souligne Tom Van Put. Plusieurs propositions de collaboration avec de grandes marques ont été examinées au fil des années, C mbustibles
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Tom Van Put plaide pour un aménagement fiscal en faveur du HVO.
mais la famille a préféré conserver son indépendance. Cette autonomie nous permet notamment de choisir les moments d’approvisionnement et de comparer les prix sur le marché. Grâce à son entreprise de transport, FVP peut organiser elle-même le chargement et la livraison des produits, sans dépendre entièrement d’un fournisseur ou d’un calendrier imposé. UNE FLOTTE ADAPTÉE À TOUS LES TYPES DE LIVRAISONS
Vervoer Frans Van Put exploite une flotte d’environ quinze camions. La majorité sont des semi-remorques d’une capacité proche de 40.000 l., destinées aux transports de volumes importants. L’entreprise dispose également de plusieurs camions-citernes de plus petite capacité, d’environ 20.000 à 30.000 litres, qui permettent de livrer les clients dans des endroits inaccessibles aux ensembles routiers de plus grande taille. Pour la distribution propre de Petroleum Producten FVP, un camion-citerne d’une capacité d’environ 19.000 l. est affecté presque exclusivement aux clients de l’entreprise. Cette diversité de véhicules permet au groupe familial de couvrir l’ensemble de la chaîne, de la livraison locale chez un particulier à l’approvisionnement de stations-service ou au transport entre dépôts. Vervoer Frans Van Put emploie douze chauffeurs, auxquels s’ajoutent Tom et Dave Van Put ainsi que quelques collaborateurs flexibles, notamment un chauffeur pensionné qui continue à intervenir dans le cadre d’un flexi-job. L’entreprise fait également appel à un technicien expérimenté pour l’entretien du matériel. À Kontich, la station-service de Petroleum Producten FVP propose notamment de l’essence, du diesel, du gasoil diesel, du pétrole lampant et du HVO. L’offre du shop reste volontairement limitée : boissons, snacks et produits spécifiques, tels que du carburant alkylate Aspen pour les machines de jardinage. Le shop est surtout ouvert afin d’assurer une présence auprès des clients qui viennent acheter du pétrole lampant ou du gasoil diesel à la pompe. FVP ne souhaite pas en faire un commerce de proximité à grande échelle, notamment parce que son assortiment et sa superficie ne permettraient pas de rivaliser avec les grandes stations. La société dispose également de sa propre carte carburant, principalement utilisée par des PME et des clients locaux. La station accepte en outre plusieurs cartes professionnelles internationales telles que DKV, UTA et Fleetpass. LE HVO, UNE SOLUTION PROMETTEUSE FREINÉE PAR SON PRIX
FVP transporte déjà du HVO pour plusieurs clients professionnels et le propose également à la pompe de Kontich. Les volumes restent toutefois modestes, constate Tom Van Put. Le produit est encore peu connu du grand public et son prix supérieur à celui du diesel freine fortement son développement. Certains transporteurs ont testé le HVO afin de réduire l’empreinte
environnementale de leurs activités, parfois à la demande de leurs clients. Mais lorsque l’écart de prix avec le diesel augmente, les entreprises reviennent au carburant conventionnel. FVP a également utilisé du HVO dans ses propres véhicules. Une camionnette continue à rouler avec ce carburant, tandis que plusieurs camions de distribution l’ont employé pendant une période. La forte hausse des prix a cependant conduit l’entreprise à interrompre temporairement son utilisation dans certains véhicules. Tom Van Put reste convaincu de l’intérêt environnemental du produit. Il regrette que le cadre fiscal belge ne favorise pas davantage son adoption et s’interroge sur la possibilité d’intégrer une proportion plus importante de HVO dans le diesel conventionnel. À ses yeux, une approche progressive permettrait de réduire les émissions du parc de véhicules diesel existant sans attendre son remplacement complet. S’ADAPTER À UN MARCHÉ EN ÉVOLUTION
FVP constate une baisse progressive des volumes de carburants routiers. Le diesel a fortement reculé avec l’électrification du parc automobile et, après avoir un temps compensé cette diminution, les ventes d’essence commencent elles aussi à fléchir. Le gasoil de chauffage suit la même tendance, particulièrement dans une zone urbanisée comme Kontich. Face à ces évolutions, Tom Van Put reste attentif aux nouvelles opportunités. L’arrivée de combustibles et carburants liquides renouvelables ou synthétiques suffisamment disponibles et abordables pourrait ouvrir de nouvelles perspectives : Si nous pouvons nous adapter et modifier nos pompes, nous le ferons. Une manière, pour FVP, de continuer à exercer son métier tout en accompagnant la transition énergétique.
L’entreprise de transport Vervoer Frans Van Put assure le transport d’un large éventail de produits pétroliers principalement pour le compte de tiers.
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Interview express Combustibles : Vous avez toujours travaillé sous votre propre marque. Quelle en est la raison ? Tom Van Put : Cette neutralité commerciale est un avantage. Nos véhicules transportent des produits pour différents opérateurs et réseaux. Il serait peu pratique qu’un camion-citerne aux couleurs d’une grande marque approvisionne une station- service exploitée sous l’enseigne d’une marque concurrente. Vos clients recourent-ils à la possibilité de passer commande en ligne ? Oui, mais cela reste limité. Je dirais que 5 à 10 % des commandes passent par le formulaire en ligne. Le téléphone et l’e-mail restent de loin les canaux privilégiés, notamment pour les nouveaux clients. Votre site internet joue néanmoins un rôle important pour la visibilité de l’entreprise… Certainement. En hiver, nous constatons davantage de recherches pour le pétrole lampant et le gasoil de chauffage. Beaucoup de nouveaux clients nous trouvent via Google avant de nous contacter par téléphone ou par e-mail. Avez-vous déjà investi dans des mesures de réduction de la consommation énergétique ? Oui. Nous avons installé 54 panneaux solaires et deux batteries de 10 kWh chacune, et remplacé l’éclairage par des LED. J’utilise également un véhicule hybride, en partie rechargé avec l’électricité produite sur place. Envisagez-vous l’installation de bornes de recharge électrique sur votre station-service ? Pas à court terme. Nous manquons d’espace et devons conserver suffisamment de place pour les manœuvres des camions. Nous restons en revanche attentifs aux carburants synthétiques et aux autres solutions liquides compatibles avec nos installations. Quel est le principal défi de la transition énergétique ? Le principal défi est de disposer d’une alternative liquide qui soit abordable, disponible en quantité suffisante et facile à
Tom Van Put reste attentif à toute nouvelle opportunité et se dit prêt à modifier ses pompes.
utiliser pour nos clients. Nous aimerions pouvoir continuer à exercer notre métier tout en proposant des produits réellement plus respectueux de l’environnement. Qu’attendez-vous d’une fédération comme Brafco ? Avant tout, une information rapide et claire sur les évolutions législatives, les produits et les nouvelles alternatives. Nous comptons également sur Brafco pour défendre des solutions renouvelables compatibles avec les infrastructures existantes.
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GESTION
COMMENT PRÉPARER VOTRE DEMANDE DE PERMIS D’ENVIRONNEMENT ?
Les services qui peuvent vous accompagner Région wallonne Votre entreprise dispose d’une cuve à mazout d’une capacité de plus de 3.000 litres ? Vous êtes propriétaire d’une station-service en Wallonie ? Vous possédez une citerne de gaz propane d’une capacité supérieure à 5.000 litres ? Si l’une de ces situations s’applique à votre activité, vous devez respecter en Wallonie certaines obligations environnementales, notamment l’obtention d’un permis d’environnement. Entré en vigueur le 1er octobre 2002, le « Permis d’Environnement » (créé par le décret du 11 mars 1999) est considéré comme une réforme majeure du droit de l’environnement en Wallonie. Le principe du permis d’environnement est de regrouper en un seul permis toutes les autorisations environnementales requises par le passé pour exploiter une entreprise : permis d’exploiter (régime RGPT), autorisation de déversement des eaux usées, autorisation de prise d’eau, permis requis en matière de déchets, autorisations relatives aux explosifs… Il s’agit donc d’un document indispensable en Wallonie pour pouvoir exercer certaines activités susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement et qui s’applique aussi bien aux activités industrielles, artisanales, agricoles que commerciales et concerne tant les entreprises que les citoyens. CAP VERS LA DÉMATÉRIALISATION
La Wallonie a mis en place un vaste chantier visant à dématérialiser le processus de demande et d’obtention des permis d’environnement et des permis uniques. Il s’agit de digitaliser l’ensemble du processus pour centraliser l’accès aux documents, faciliter les démarches et fluidifier les échanges. Cette évolution représente un gain de temps considérable pour les entreprises. Fini les déplacements et les envois papier : les demandes pourront être introduites et suivies en ligne, avec une meilleure traçabilité et une communication facilitée avec l’administration.
La phase pilote de formation sur la dématérialisation des permis d’environnement et uniques, lancée en septembre 2025 dans 21 communes volontaires, s’est achevée avec succès. Les autres communes vont progressivement rejoindre ce pool, au fur et à mesure de l’année 2026 et, dès janvier 2027, toutes les communes devront être dématérialisées pour les permis d’environnement et les permis uniques. DES CONSEILS POUR VOUS GUIDER
Concrètement, les conseillers de la Cellule Environnement d’AKT for Wallonia peuvent se déplacer dans votre entreprise pour vous aider à identifier les installations et activités classées au sens du permis d’environnement (numéros de rubriques) et vous aider à comprendre le formulaire de demande de permis (classe 2 et 3) et de la procédure qui s’y rapporte. Ils vous donnent également des conseils sur les documents à annexer au formulaire de demande. De plus, vous pouvez trouver sur le site internet www.environnement-entreprise.be différents exemples de formulaires préremplis pour une entreprise fictive. La Cellule Environnement d’AKT for Wallonia peut vous accompagner gratuitement dans la constitution de votre dossier de demande ! AKT est l’organisation des employeurs privés qui œuvre à un climat et à un cadre stimulant la création et le développement d’entreprises compétitives et durables en Wallonie. • Olivier Cappellin : Responsable Cellule Environnement (Contact pour la Province de Hainaut) +32 (0)472.04.34.44 – olivier.cappellin@akt.be • Laetitia Montante : Conseillère Environnement (Contact pour les Provinces du Brabant wallon, de Namur et de Luxembourg) + 32 (0)472.04.41.84 – laetitia.montante@akt.be • Sophie Ortini : Conseillère Environnement (Contact pour la Province de Liège) + 32 (0)472.04.41.85 – sophie.ortini@akt.be
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Le stockage et la distribution de combustibles sont soumis à différentes obligations environnementales, qui varient selon le type d’installation et la région.
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Le stockage et la distribution de combustibles et carburants sont soumis à de nombreuses obligations environnementales, qui varient en fonction des installations et de la région dans laquelle celles-ci sont exploitées. Permis d’environnement, déclarations, renouvellements ou modifications : les démarches peuvent parfois s’avérer complexes. Brafco met son expertise à la disposition de ses affiliés pour les informer et les conseiller. Parallèlement, des dispositifs d’aide et d’accompagnement existent dans les trois Régions du pays.
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En Région flamande, le « Vlaremwegwijzer » permet de déterminer à quelle classe environnementale (1, 2 ou 3) appartient votre exploitation existante ou projetée.
Région flamande
En Flandre, le permis d’environnement est intégré au « omgevingsvergunning », anciennement appelé « permis d’urbanisme ». L’« omgevingsvergunning » permet notamment de demander une autorisation pour des travaux de nature urbanistique et/ou pour l’exploitation d’installations ou d’activités classées (= l’ancien « milieuvergunning »). Il s’agit, dans tous les cas, d’actes ou d’activités susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement. Voici quelques conseils pour bien préparer votre demande… PRENEZ CONTACT AVEC LE SERVICE LOCAL DE L’URBANISME
Nous vous recommandons de toujours prendre contact avec le service local de l’urbanisme avant d’élaborer votre projet. Les réglementations et prescriptions déterminant ce qu’il est possible de construire ou d’exploiter peuvent varier d’une commune à l’autre. Selon la nature de votre projet, certaines informations ou certains documents devront être fournis.
dossiers plus complexes, notamment lorsqu’ils concernent une demande d’autorisation d’exploitation, il peut être utile de faire appel à une assistance spécialisée. INTRODUISEZ VOTRE DEMANDE VIA LE GUICHET ENVIRONNEMENTAL
En Flandre, la demande d’« omgevingsvergunning » est introduite par voie numérique via l’Omgevingsloket. Le maître d’ouvrage peut s’y connecter, tout comme l’architecte ou un tiers impliqué dans le projet et disposant de l’autorisation nécessaire. Il faut ensuite créer un projet et compléter, télécharger ou sélectionner toutes les informations et tous les documents nécessaires à la demande (plans, formulaires, notes explicatives, etc.). QUE SE PASSE-T-IL APRÈS L’INTRODUCTION DE VOTRE DEMANDE ?
Une fois tous les documents téléchargés et la demande introduite via le guichet, le délai de traitement du dossier commence à courir. Ce délai dépend du type de dossier, notamment selon qu’une enquête publique est requise ou non.
CONSTITUEZ VOTRE DOSSIER DE DEMANDE
Via l’outil en ligne « Omgevingscheck – Inzageloket », vous pouvez déjà consulter de nombreuses informations relatives à votre terrain (risque d’inondation, patrimoine, données planologiques, etc.). Pour le volet environnemental, le « Vlaremwegwijzer » permet de déterminer à quelle classe environnementale (1, 2 ou 3) appartient votre exploitation existante ou projetée. Il est donc préférable de rassembler toutes ces informations avant de concevoir un projet, voire avant d’acheter un terrain ou un bâtiment. Pour les
Vous trouverez davantage d’informations sur l’« omgevingsvergunning » en Flandre ici : • https://www.vlaanderen.be/omgevingsvergunning/exploitatie- ingedeelde-inrichtingen • https://vlaremwegwijzer.navigator.emis.vito.be/ • https://omgevingsloketinzage.omgeving.vlaanderen.be/ omgevingscheck?omgeving C mbustibles
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L’activité et les installations classées déterminent le type de permis d’environnement à demander.
Région de Bruxelles-Capitale
En Région de Bruxelles-Capitale, le permis d’environnement concerne les activités ou installations susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement, la santé et la sécurité des personnes. Comme en Flandre, la demande de permis d’environnement peut être introduite par voie numérique. Ici aussi, nous vous recommandons toutefois de rassembler au préalable les informations nécessaires afin de constituer correctement votre demande. Voici quelques conseils: DÉTERMINEZ LA CATÉGORIE DE PERMIS D’ENVIRONNEMENT CORRESPONDANT À VOTRE PROJET OU À VOTRE INSTALLATION
Votre activité et, plus précisément, les installations classées (voir site de Bruxelles Environnement) que vous exploitez déterminent le type de permis d’environnement que vous devez demander. Les installations sont réparties en six classes, en fonction de l’importance de leur impact potentiel : classes 3, 1C, 1D, 2, 1B et 1A, de l’impact le plus faible au plus important. Pour les activités ou installations dont l’impact potentiel sur l’environnement est plus limité, à savoir celles relevant des classes 3 et 1C, une déclaration peut être introduite auprès de la commune. La procédure est alors simplifiée.
QUE SE PASSE-T-IL APRÈS L’INTRODUCTION DE LA DEMANDE ?
Après avoir introduit le dossier de demande de permis d’environnement et reçu un accusé de réception, l’autorité compétente procédera à son analyse. Selon la catégorie du permis, une enquête publique est requise ou non. Elle est obligatoire pour les permis de classe 2, 1B ou 1A. Dans ce cadre, la commune informe le public de votre projet afin de permettre aux riverains de formuler leurs observations. Les éventuelles remarques sont ensuite analysées et peuvent être prises en compte dans les conditions d’exploitation liées au permis d’environnement. OCTROI OU REFUS DU PERMIS
À l’issue de la procédure et après d’éventuelles adaptations, une décision d’octroi ou de refus vous est communiquée. Celle-ci acte l’existence d’une déclaration, d’un permis d’environnement ou d’une modification de celui-ci, y compris lorsque le permis est refusé. En cas de refus, un recours peut être introduit. Plus d’informations sur le permis d’environnement à Bruxelles : • https://environnement.brussels/pro/services-et-demandes/ permis-denvironnement/comment-preparer-votre-demande-depermis-denvironnement • https://mypermit.leefmilieu.brussels/home • https://environnement.brussels/pro/services-et-demandes/ permis-denvironnement/comment-prolonger-votre-permisdenvironnement
CONSTITUEZ VOTRE DOSSIER ET INTRODUISEZ VOTRE DEMANDE
Une fois la catégorie de permis appropriée déterminée, vous devez constituer un dossier complet. Vous pouvez ensuite introduire la demande de permis d’environnement via MyPermit Environnement. Ce portail vous guide tout au long de la procédure et vous indique les documents à joindre à chaque étape de votre demande. 16 C mbustibles
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Emmanuel Cécille, Directeur technique Brafco emmanuel.cecille@brafco.be – GSM : 0496/50.71.91 Guido Saenen, Technical advisor in4fuels, Guido.Saenen@brafco.be – GSM : 0473/45.50.01
SUPPLÉMENT SPÉCIAL
ST TIONS-SERVICE 18 ÉDITO
30 UKRAINE
20 NEXA 95
31 FAPETRO
22 TILMANS ENERGIES
32 REBRANDING MAES
26 BORNES DE RECHARGE
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27 SAVE THE DATE !
35 STRATÉGIE Q8
28 VIGNETTE ROUTIÈRE
36 AFFICHAGE DES PRIX
29 DÉCHETS
37 AFFILIATION DU POMPISTE
VITAL TILMANS & CHARLOTTE DELVAUX TILMANS ENERGIES 17
Cambustibles
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SUPPLÉMENT SPÉCIAL
St tions-service
Prix élevés, un défi aussi pour les pompistes
L
es prix des carburants sont au centre de toutes les attentions. Lorsqu’ils augmentent fortement, le premier réflexe est évidemment de penser à l’automobiliste qui paie davantage à la pompe. Mais pour l’exploitant d’une station-service, une période de prix élevés est également loin d’être une bonne nouvelle. Plus le produit coûte cher, plus nous devons mobiliser de trésorerie pour financer nos stocks. Pour une même quantité de carburant, les montants à avancer deviennent considérablement plus importants, sans que notre marge augmente pour autant. C’est une réalité qu’il est parfois difficile de faire comprendre au consommateur : un prix élevé affiché sur le totem ne signifie pas que le pompiste gagne davantage. Au contraire, dans un marché extrêmement concurrentiel, la pression sur les marges reste très forte.
déchets, sans que l’exploitant ait toujours la maîtrise de ce qui est jeté dans les poubelles mises à disposition sur son site. Dans ce contexte particulier, les nouvelles obligations en matière de collecte sélective peuvent légitimement susciter des questions. Il est dès lors positif qu’un cadre clair soit établi. Comme vous le lirez dans cette édition, Fost Plus et l’OVAM ont élaboré un guide pratique consacré à la collecte sélective dans les stations-service en Région flamande. Ce travail de clarification est important : il doit permettre aux exploitants de savoir précisément ce qui est attendu d’eux et comment organiser concrètement le tri sur leur site. SOLIDARITÉ AVEC LES STATIONS-SERVICE UKRAINIENNES
Cette édition évoque également l’appel lancé pour venir en aide aux staCette hausse des prix influence aussi immédiatement le comportement des tions-service ukrainiennes. La guerre a détruit ou endommagé de nomconsommateurs. Quelques centimes de différence suffisent parfois à modifier breuses infrastructures et les stations-service n’y échappent évidemment ses habitudes. Les applications et les outils de comparaison permettent aupas. Or, elles sont indispensables au fonctionnement du pays, à la mobilijourd’hui de connaître très rapidement les prix pratité et à l’approvisionnement. L’idée est simple : qués dans les environs. Le consommateur est donc certains opérateurs belges disposent peut-être mieux informé et n’hésite pas à se déplacer pour d’équipements qui n’ont plus de fonction chez Plus le produit coûte cher, chercher le carburant le moins cher. nous mais qui pourraient être très utiles en plus nous devons mobiliser Ukraine. Plutôt que de les mettre au rebut, pourCette réalité se fait aussi particulièrement sentir quoi ne pas leur donner une seconde vie ? Cette de trésorerie pour dans les régions frontalières. Nous savons à quelle initiative mérite toute notre attention. La solidafinancer nos stocks. vitesse les flux peuvent changer lorsque le différenrité prend tout son sens lorsqu’elle répond à un tiel de prix avec un pays voisin devient important. besoin réel. Le client qui habite ou travaille près de la frontière fera facilement quelques kilomètres supplémentaires si la différence sur un BOFAS, DERNIÈRE LIGNE DROITE plein en vaut la peine. Pour les stations concernées, l’impact peut être imAprès de nombreuses années d’activité, Bofas (le Fonds d’assainissement médiat et considérable. C’est pourquoi les pouvoirs publics doivent rester des sols des stations-service) entre désormais dans sa phase finale et les attentifs à notre compétitivité par rapport aux pays voisins. dossiers encore en cours devront être clôturés dans les prochains mois. Les exploitants concernés sont donc invités à ne plus attendre. Ceux dont le Notre secteur accueille favorablement toute mesure susceptible d’alléger la dossier n’est pas encore entièrement finalisé ont tout intérêt à reprendre facture du consommateur à la pompe, mais ce n’est pas à nous de dicter au rapidement contact avec Bofas et à fournir les documents encore nécesgouvernement les mesures qu’il doit prendre en la matière. S’il était décidé saires à sa clôture. L’objectif est que les dossiers puissent être finalisés d’ici de réduire les accises sur les carburants, nous privilégierions une réduction le milieu de l’année 2027. unique des accises, à l’image de celle mise en œuvre le 19 mars 2022. En réponse à la hausse des prix de l’énergie provoquée par la guerre en Un calendrier est prévu pour accompagner cette dernière phase. Les perUkraine, le gouvernement de l’époque avait décidé de réduire les accises sur sonnes qui ont encore un dossier ouvert devraient recevoir un premier l’essence et le diesel de 14,4 centimes par litre, plutôt que de procéder à courrier en novembre ou décembre 2026, les invitant à entreprendre les une succession de réductions très limitées par le biais du mécanisme du démarches nécessaires pour le clôturer. Un rappel devrait suivre aux alencliquet négatif ou inversé. Pour les exploitants de stations-service, ce mécatours de mars 2027. L’ambition est ensuite de terminer le traitement des nisme entraînerait toute une série de déclarations de stocks, ce qui paraît dossiers au début de l’été 2027, afin qu’ils puissent être complètement difficilement conciliable avec l’objectif de simplification administrative afficlôturés vers le milieu de l’année. La cessation complète des activités de ché par le gouvernement. Bofas interviendrait, quant à elle, à la fin 2027. Une communication plus détaillée est encore attendue en novembre ou décembre. CADRE PRATIQUE POUR LA COLLECTE SÉLECTIVE DES DÉCHETS
Une station-service est, par définition, un lieu de passage où de nombreux clients se succèdent chaque jour. Ils y abandonnent toutes sortes de
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Kristof Gabriëls Président Commission Stations-service
Le sac PMC sur le lieu de travail ? Il est tout à fait à sa place.
Triez les PMC au travail comme à la maison. Concluez un contrat PMC avec un collecteur de déchets affilié et bénéficiez d’une prime de bienvenue. Vous respecterez ainsi l’obligation de trier les PMC sur votre lieu de travail et contribuerez, avec votre entreprise, à l’économie circulaire.
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SUPPLÉMENT SPÉCIAL
St tions-service
Test grandeur nature pour Nexa 95 Toyota, BMW, Bosch et Repsol ont lancé un projet pilote d’utilisation en conditions réelles de véhicules fonctionnant avec de l’essence 100% renouvelable
L
ancée début juillet pour une durée de six mois, l’initiative repose sur le déploiement d’une flotte d’environ 20 véhicules Toyota et BMW, alimentés exclusivement avec l’essence 100 % renouvelable de Repsol (Nexa 95) et bénéficiant de la technologie avancée de suivi numérique du carburant de Bosch. Elle vise à prouver de manière tangible et en conditions réelles qu’il est possible de déployer à grande échelle des véhicules fonctionnant exclusivement avec des carburants éligibles (Vehicles running Exclusively on Eligible Fuels ou VEEF)*, ce qui faciliterait la transition de l’Europe vers une mobilité décarbonée via une approche complémentaire reposant sur la neutralité technologique, et ce, sans laisser qui que ce soit de côté.
LE PROJET VISE TROIS OBJECTIFS MAJEURS :
• la commercialisation d’essence renouvelable – grâce à l’infrastructure de Repsol, qui est actuellement l’unique fournisseur d’essence 100% renouvelable dans les stations-service publiques espagnoles ; • la disponibilité de technologies de suivi et de certification numériques – via le système « Digital Fuel Twin » de Bosch, qui certifie l’emploi de carburant renouvelable sur tout le cycle de vie ; • le déploiement opérationnel de flottes de VEEF – démontrant que des véhicules existants peuvent fonctionner aujourd’hui avec des carburants 100% renouvelables grâce à l’infrastructure existante. Le système de Bosch collectera et validera les données de ravitaillement provenant de diverses sources, notamment les informations sur le véhicule, les stations-service et les transactions effectuées à l’aide d’une carte de carburant, garantissant ainsi un suivi rigoureux et transparent de l’emploi de carburant renouvelable.
Nexa 95, l’essence 100% renouvelable de Repsol, alimente les véhicules Toyota et BMW participant au projet pilote mené en Espagne.
CONFORME À LA RED
L’essence renouvelable Nexa 95 de Repsol est produite à partir de matières premières conformes à la directive européenne sur les énergies renouvelables (RED). Elle permet de réduire significativement les gaz à effet de serre par rapport aux carburants fossiles, tout en restant parfaitement compatible avec les moteurs à essence et les infrastructures existantes. Les données et les premières conclusions tirées du projet pilote seront transmises aux responsables politiques européens, aux acteurs industriels et aux médias afin de contribuer aux discussions sur la neutralité technologique et sur la potentielle intégration des VEEF aux futurs cadres réglementaires. Les données collectées en conditions réelles dans le cadre de ce projet attesteront de l’intérêt d’une approche reposant sur la neutralité technologique pour la transition de l’Europe en matière de mobilité, conclut Estíbaliz Pombo, Directrice adjointe de Repsol en charge des produits d’énergie.
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* Carburants éligibles : terme désignant les carburants renouvelables ou à faible teneur en carbone qui répondent aux critères de durabilité de l’UE conformément à la directive sur les énergies renouvelables (RED) et qui, comparés aux carburants fossiles, garantissent une réduction significative des gaz à effet de serre (GES) sur l’ensemble de leur cycle de vie. Cela inclut les biocarburants produits de manière durable et les carburants renouvelables issus de déchets, de résidus ou de sources d’énergie renouvelable, comme défini dans les prises de position de l’ACEA et de FuelsEurope soutenant le déploiement de véhicules fonctionnant exclusivement avec des carburants éligibles (VEEF).
SUPPLÉMENT SPÉCIAL
St tions-service
Tilmans Energies accélère sa transition avec le HVO 100 À Molenbeersel, tout près de la frontière néerlandaise, Tilmans Energies poursuit une trajectoire entamée il y a plusieurs générations : observer les évolutions du marché, anticiper les besoins de ses clients et investir lorsqu’une solution devient réellement utile.
A
près avoir développé et renforcé ses activités de livraison, agrandi ses stations-service et diversifié son offre, l’entreprise familiale franchit aujourd’hui une nouvelle étape avec des pompes dédiées au HVO 100. Cet investissement traduit une volonté claire : accompagner la transition énergétique sans perdre de vue les réalités opérationnelles des agriculteurs, transporteurs, entreprises et particuliers servis au quotidien.
EVOLUER AVEC SON MARCHÉ
L’entreprise s’efforce d’anticiper l’évolution des différents secteurs, d’identifier les solutions appelées à s’inscrire durablement dans le paysage énergétique et les investissements susceptibles d’améliorer ses services. Cette
approche avait déjà conduit la famille Tilmans, en 2015, à reprendre un carwash à Molenbeersel, puis à étendre le site avec une station-service destinée aux voitures, aux tracteurs et aux poids lourds. Tilmans Energies est désormais actif, aux côtés de sa société sœur Grenspoal, dans différents domaines : livraison de combustibles, exploitation de stations-service, shop, boxes de lavage, dépôt de combustibles propre et services complémentaires destinés aux professionnels. Cette concentration des activités simplifie l’organisation quotidienne et permet de répondre aux besoins d’une clientèle très diversifiée. DEUX STATIONS QUI FONT LA PART BELLE AU HVO 100
Il y a quelques années déjà, Vital Tilmans, gérant de l’entreprise, avait étudié avec son équipe le potentiel du HVO 100, en particulier pour le secteur du transport. Quelques années plus tard, le projet est devenu réalité. À Opoeteren, l’entreprise a ouvert en août 2025 une station-service automatique accessible 24 heures sur 24, notamment afin de rendre le HVO 100 disponible dans une région où l’offre était encore limitée. Une cuve distincte réservée au HVO 100 permet de garantir la qualité du produit. En avril 2026, une deuxième station-service automatique a ouvert ses portes à Neeroeteren. Là aussi, le HVO 100 est disponible à la pompe, aux côtés du diesel et des essences classiques. Ces sites permettent aux particuliers de faire le plein en toute autonomie. Les détenteurs de la carte carburant Tilmans Energies peuvent, quant à eux, suivre précisément leurs volumes et mieux intégrer la consommation de carburants renouvelables dans le reporting environnemental de leur flotte, grâce à des données de consommation plus facilement traçables. Tilmans Energies ne se limite donc plus à la livraison en vrac : l’entreprise construit un maillage local où le HVO 100 est disponible dans des conditions comparables à celles d’un carburant classique.
Avec le HVO 100, Vital Tilmans, gérant, et Charlotte Delvaux, responsable des ventes et opérations, ont ajouté une option crédible à l’éventail des énergies déjà offertes.
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Le HVO 100, ou « Hydrotreated Vegetable Oil » à 100 %, est un carburant paraffinique renouvelable obtenu par hydrogénation de matières premières d’origine biologique, telles que des huiles végétales, des huiles de friture usagées, mais aussi des graisses issues de déchets d’abattoirs. Ce procédé consiste à faire réagir ces matières avec de l’hydrogène. Ce carburant renouvelable ne contient pas d’oxygène, ce qui permet de le stocker dans d’excellentes conditions, sans risque de développement bactérien comme cela peut être le cas avec l’ajout d’EMAG, tout en présentant des propriétés similaires à celles du diesel fossile. Le HVO 100 peut être utilisé, sans aucune modification du véhicule, dans les moteurs homologués selon la norme EN 15940. Il offre ainsi à la quasi-totalité des voitures et poids lourds diesel compatibles,
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ainsi qu’aux machines agricoles et engins de chantier, une solution directement utilisable pour contribuer à la décarbonation, sans incidence sur l’autonomie, la rapidité du ravitaillement ni les infrastructures logistiques. PAS DE SOLUTION UNIQUE
Pour Tilmans Energies, il ne s’agit pas de présenter le HVO 100 comme une réponse unique. L’objectif est d’ajouter une option crédible à l’éventail des énergies disponibles. Nous voulons proposer des solutions que les clients peuvent réellement utiliser dans leur activité quotidienne, souligne Vital Tilmans. L’investissement répond aussi à une demande croissante des entreprises. Beaucoup cherchent à réduire leurs émissions pour atteindre leurs objectifs environnementaux ou satisfaire les exigences de leurs clients et donneurs d’ordre. Elles ne peuvent toutefois pas toujours électrifier immédiatement leur flotte ou remplacer tous leurs équipements. Le HVO 100 leur permet alors de commencer par certains véhicules, d’en suivre la consommation et d’élargir progressivement son usage. UNE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE FONDÉE SUR PLUSIEURS SOLUTIONS
La stratégie de Tilmans Energies ne repose pas sur le remplacement brutal d’une énergie par une autre. L’entreprise privilégie une diversification progressive, adaptée aux usages et au rythme du marché. Le HVO 100 occupe désormais une place importante dans cette évolution, aux côtés d’autres pistes déjà étudiées ou développées.
Avantages du HVO 100 clairement mis en évidence sur la station de Opoeteren.
Les stations de Tilmans Energies proposent depuis longtemps une large gamme de carburants et de produits énergétiques. Notre confrère a investi dans le LPG et préparé ses infrastructures à de nouvelles solutions. Les bornes de recharge électrique font partie de cette réflexion : les stations de demain devront proposer plusieurs vecteurs énergétiques et offrir un environnement où le temps d’arrêt peut être valorisé. Cette vision évite d’opposer les technologies. L’électricité répond efficacement à certains déplacements, notamment pour les voitures et véhicules aux trajets réguliers. Le HVO 100 peut être plus directement applicable aux camions, tracteurs ou engins dont l’autonomie, la charge utile et les temps d’immobilisation restent déterminants. Le LPG conserve aussi sa pertinence pour certains utilisateurs. La transition ne se fera pas partout de la même manière ni au même moment, résume Vital Tilmans. Le rôle du distributeur consiste à suivre les évolutions, expliquer les possibilités et rendre les solutions accessibles lorsque les usages et le marché sont prêts. Charlotte Delvaux, responsable des ventes et opérations, observe que les entreprises sont de plus en plus attentives à l’origine des produits, à leur impact environnemental et aux moyens de rendre leurs propres activités plus durables. Les clients posent davantage de questions. Ils veulent savoir quelles sont les possibilités offertes par les différents produits et quels avantages ils peuvent en attendre, explique-t-elle. Cette évolution renforce le besoin d’information et de conseil. Installer une pompe HVO 100 ne suffit pas pour faire évoluer les habitudes : il faut expliquer le produit, vérifier si le moteur est homologué, préciser la différence entre le HVO 100 et le diesel fossile contenant une part de carburant renouvelable, mais aussi aider le client à comparer les coûts, la disponibilité, la réduction des émissions et les contraintes opérationnelles. Charlotte Delvaux
Avec le HVO 100, Tilmans Energies offre aux poids lourds, aux machines agricoles et aux engins de chantier une solution de décarbonation directement utilisable, sans compromis sur l’autonomie ni sur la rapidité du ravitaillement.
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souligne dès lors l’importance d’une communication claire, correcte et transparente, sans laisser entendre qu’une seule technologie permettra de répondre à tous les défis. L’AGRICULTURE ET LE TRANSPORT, DEUX PILIERS HISTORIQUES
Depuis avril dernier, le HVO 100 est désormais aussi disponible sur la station de Neeroeteren.
Les clients professionnels restent essentiels pour Tilmans Energies. Historiquement, l’agriculture représente une part importante de ses activités. La proximité des Pays-Bas, la présence de nombreuses exploitations agricoles et le développement de structures agricoles de plus grande taille ont favorisé cette spécialisation. Les agriculteurs ont besoin d’un fournisseur capable de livrer rapidement, de comprendre les contraintes saisonnières et de proposer différents produits : carburants, lubrifiants, AdBlue et solutions adaptées à leurs machines. La disponibilité est à cet égard déterminante : un problème d’approvisionnement pendant les récoltes ou une période de travaux intensifs peut avoir des conséquences immédiates et importantes. Le transport et l’industrie constituent un autre pilier majeur. Ces secteurs recherchent la sécurité d’approvisionnement, la maîtrise des coûts et une réduction concrète de leurs émissions. Grâce au HVO 100, Tilmans Energies peut accompagner les clients qui souhaitent commencer par l’intégrer à une partie de leur flotte, soit en s’approvisionnant à la pompe, soit par des livraisons en vrac. Ils peuvent ensuite étendre progressivement l’utilisation du HVO 100 en fonction des résultats obtenus. L’entreprise conserve également une activité de vente aux particuliers, notamment pour les livraisons de combustibles. Bien que ce marché soit en recul, elle entend continuer à servir cette clientèle aussi longtemps qu’une demande subsistera. Sa ligne directrice reste avant tout le service, plutôt que la défense d’un produit en particulier.
Tilmans Energies a toujours travaillé sous sa propre marque, très connue dans la région.
UNE ENTREPRISE BÂTIE AU FIL DES GÉNÉRATIONS La vente de combustibles est une activité ancrée dans la famille Tilmans depuis avant les années 1970, époque à laquelle les ventes étaient encore réalisées à la commission. En 1973, avec l’acquisition du premier camion-citerne, Albert Tilmans commence à assurer lui-même l’approvisionnement des clients avec son propre personnel. En 1986, René Tilmans et Rita Pouls reprennent l’activité sous le nom de Tilmans-Pouls. En 2004, leur fils Vital rejoint l’entreprise familiale, qui devient alors Tilmans-Pouls et Fils. Depuis 2011, Tilmans-Pouls et Fils est dirigée par Vital Tilmans et son épouse Heidi Bruijnen. Ensemble, ils ont développé l’entreprise pour en faire un acteur du négoce de combustibles et carburants en Belgique et aux Pays-Bas. Depuis 2023, l’activité se poursuit sous le nom de Tilmans Energies.
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La diversification se traduit également par les produits complémentaires proposés aux clients professionnels. Lubrifiants, AdBlue, essences alkylates et installations de stockage et de distribution permettent de répondre à une part toujours plus large de leurs besoins. Cette offre globale simplifie la gestion pour les clients et renforce le modèle économique de Tilmans Energies : lorsque la demande évolue dans un segment, d’autres activités peuvent prendre le relais. GRANDIR GRÂCE AU SERVICE
Le service est depuis toujours l’un des moteurs de croissance de l’entreprise. Vital Tilmans insiste sur cette disponibilité, qui peut aller jusqu’à assurer une livraison en dehors des horaires habituels lorsqu’un client se trouve dans une situation urgente : Cette proximité reste importante malgré la digitalisation. Commandes en ligne, cartes carburants, livraisons automatiques et systèmes de paiement facilitent la relation commerciale, mais ne remplacent pas le contact humain. De nombreux clients préfèrent encore téléphoner pour obtenir des informations, demander un prix ou solliciter des conseils. Les outils numériques doivent simplifier la vie du client, pas créer une distance supplémentaire, ajoute Charlotte Delvaux. L’entreprise combine donc l’efficacité des services digitaux avec une accessibilité directe, particulièrement appréciée dans les secteurs professionnels où les demandes sont spécifiques et appellent une réponse rapide.
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UN ANCRAGE TRANSFRONTALIER DÉTERMINANT
La localisation des stations-service de Tilmans Energies influence fortement son développement. Une part importante de la clientèle vient des Pays-Bas, en particulier parmi les professionnels. Cette dimension transfrontalière représente une opportunité commerciale, mais implique aussi une bonne maîtrise des règles fiscales, douanières et administratives. L’entreprise a adapté son organisation à cette réalité. Elle connaît les attentes des clients néerlandais et les différences entre les deux marchés. Cette proximité permet aussi d’observer rapidement les tendances en matière de carburants alternatifs, de mobilité et de comportements d’achat. Le HVO 100 illustre cette dynamique. Aux Pays-Bas, ce produit est déjà mieux connu et davantage utilisé dans certains secteurs, ce qui nous permet, en Belgique, de bénéficier de l’expérience acquise dans le pays voisin. PRÉPARER LA STATION-SERVICE DE DEMAIN
Personne ne peut prévoir avec certitude la combinaison énergétique qui s’imposera dans les prochaines décennies. Tilmans Energies ne cherche pas à deviner un scénario unique. Notre confrère prépare ses infrastructures à plusieurs possibilités et avance étape par étape. Aujourd’hui, le HVO 100 représente l’investissement le plus visible de cette stratégie. Nous voulons être prêts, sans investir uniquement parce qu’une solution est à la mode, conclut Vital Tilmans. Cette phrase résume la philosophie
Une grande partie de la clientèle vient des Pays-Bas, principalement des professionnels. Ici, la station de Molenbeersel.
de l’entreprise : observer, tester, investir avec discernement et rester proche des besoins concrets. En installant ses pompes HVO 100, Tilmans Energies prolonge une tradition familiale fondée sur l’adaptation, l’esprit d’entreprise et le service.
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LE SECTEUR BELGE DES BORNES DE RECHARGE POURSUIT SA TRÈS FORTE CROISSANCE EN 2026
20.000 bornes de recharge en 6 mois L’électrification de la mobilité s’accélère en Belgique. Avec près de 20.000 nouveaux points de recharge publics installés en six mois, le réseau poursuit son expansion à un rythme soutenu, tandis que les ventes de voitures électriques continuent de progresser.
L
e secteur belge des bornes de recharge a connu un premier semestre marqué par une croissance fulgurante, y compris en Wallonie. Fin juin, notre pays comptait 126.045 bornes de recharge publiques pour véhicules électriques, soit une augmentation de près de 20.000 bornes par rapport à fin 2025 ou 20%, par rapport au début de l’année (106.677 points de charge). Ce déploiement accéléré est essentiel pour répondre de manière optimale aux besoins d’un nombre croissant de conducteurs de véhicules électriques et élimine définitivement le dernier « stress » lié à la recharge. Parallèlement, en juin 2026 – en partie sous l’effet de la crise énergétique –, la voiture électrique est devenue la motorisation la plus vendue sur le marché automobile belge (38%). De plus, l’infrastructure ne se limite plus aux centres urbains ou à la Flandre : la croissance s’étend de plus en plus géographiquement, et un réseau cou vrant l’ensemble du pays est aujourd’hui une réalité. On remarque notamment le rattrapage en Wallonie, où le réseau de bornes de recharge
publiques a été multiplié par dix en quatre ans, y compris 2.353 bornes de recharge rapide et ultra-rapide. Nous pouvons affirmer sans crainte que les bornes de recharge publiques sont accessibles à tous, partout en Belgique. Même ceux qui voyagent à travers le sud du pays peuvent désormais recharger sans problème en cours de route, déclare Philippe Vangeel, directeur de la fédération sectorielle EV Belgium. La croissance du nombre de bornes de recharge publiques va de pair avec le marché des voitures neuves. En juin, la part de marché des véhicules électriques s’élevait à pas moins de 38%, ce qui en faisait la motorisation la plus vendue. Un chiffre nettement supérieur à celui de l’essence (31,9%), du diesel (2,4%), des hybrides (21%) et des véhicules hybrides rechargeables (5,6%). La dynamique observée sur ces deux marchés démontre que la mobilité zéro émission a atteint le stade de maturité, poursuit Philippe Vangeel. C’est une évolution que nous continuons à soutenir et à développer en collaboration avec les différentes autorités.
■ FL ■ WAL ■ BXL
140.000 120.000 100.000 80.000 60.000 40.000 20.000 0
Q1 Q2 Q3 Q4 Q1 Q2 Q3 Q4 Q1 Q2 Q3 Q4 Q1 Q2 Q3 Q4 Q1 Q2 2022
Le réseau de bornes de recharge poursuit son expansion à un rythme soutenu.
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2023
2024
2025
2026
© EV Belgium
ELECTROMOBILITÉ : FAIRE LE PLEIN D’IDÉES Brafco et EV Belgium branchent leurs expertises
Van der Valk Hotel Nivelles-Sud 16 mars 2027
SAVE THE DATE !
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VIGNETTE ROUTIÈRE
Un rôle pour les stations-service ? La vignette routière belge se précise. Elle devrait devenir obligatoire à partir du 1er mai 2027, être numérique, s’appliquer dans les trois régions et concerner tant les automobilistes belges qu’étrangers. Si l’achat se fera principalement en ligne, des points de vente physiques sont également envisagés. Les stations-service, notamment frontalières, pourraient dès lors être appelées à jouer un rôle.
A
près l’accord de principe intervenu entre les trois régions en juillet, le dossier a encore progressé. Le 10 septembre, le gouvernement wallon a approuvé en première lecture le projet d’accord de coopération entre la Wallonie, la Flandre et Bruxelles ainsi que les textes nécessaires à l’entrée en vigueur de la vignette le 1er mai 2027. La vignette concernera les voitures et camionnettes jusqu’à 3,5 tonnes, belges comme étrangères, empruntant les autoroutes et routes régionales. Motos, tracteurs et autocars en seront notamment exemptés. L’objectif est notamment de faire contribuer les automobilistes étrangers au financement du réseau routier. Les règles européennes ne permettant toutefois pas de leur réserver cette contribution, les automobilistes belges devront également s’acquitter de la vignette. Les régions prévoient parallèlement d’adapter leur fiscalité automobile.
Les stations-service, en particulier celles situées sur les grands axes et dans les régions frontalières, pourraient aider les automobilistes à acquérir leur vignette routière numérique.
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Entièrement numérique et liée à la plaque d’immatriculation, la vignette pourra être achetée à partir du 1er mars 2027. Les tarifs prévus de la vignette routière belge sont désormais publiés par les autorités flamandes et wallonnes. Ils varieront selon la durée de validité et la norme environnementale du véhicule. TARIFS PRÉVUS DE LA VIGNETTE ROUTIÈRE BELGE
Durée
Euro 0 à 3
Euro 4 et +
Zéro émission
1 jour
11,25 €
9€
8,10 €
10 jours
15 €
12 €
10,80 €
1 mois
23,75 €
19 €
17,10 €
2 mois
37,50 €
30 €
27 €
1 an
125 €
100 €
90 €
Aucun feu vert préalable de la Commission européenne ne serait requis. Celle-ci pourra toutefois contrôler après l’introduction du système sa conformité au droit européen, notamment au principe de non-discrimination. STATIONS-SERVICE ASSOCIÉES AU DISPOSITIF ?
L’achat pourra s’effectuer sur un site officiel mais également auprès d’organisations partenaires agréées. Des points de vente physiques sont par ailleurs envisagés afin d’accompagner les personnes moins familiarisées avec les outils numériques. C’est ici que les stations-service pourraient intervenir. Lors d’une concertation avec Brafco, l’administrateur général de Vlabel (administration fiscale flamande) a explicitement évoqué leur possible implication, en particulier dans les régions frontalières. Sur une base volontaire, l’exploitant pourrait aider l’automobiliste à acheter sa vignette en encodant en ligne quelques données : plaque et pays d’immatriculation, motorisation/ norme Euro et durée souhaitée. Le secteur s’est déclaré disposé à collaborer, mais les modalités concrètes doivent encore faire l’objet de concertations.
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DÉCHETS EN STATIONS-SERVICE
Un guide pratique pour mieux organiser le tri Dépôts clandestins, erreurs de tri, obligations réglementaires et risque de sanctions : la gestion des déchets constitue depuis plusieurs années une problématique particu lièrement sensible pour les exploitants de stations-service. Fruit d’une concertation avec le secteur, un nouveau guide pratique consacré à la collecte sélective vient d’être publié par Fost Plus et l’OVAM pour la Région flamande. En parallèle, Fost Plus lance un appel aux stations qui accepteraient de participer à une campagne de mesures destinée à évaluer la qualité du tri sur le terrain.
L
a problématique est bien connue du secteur. Les exploitants ont investi dans des poubelles compartimentées, l’évacuation des dépôts clandestins et la sensibilisation de leur clientèle. Pourtant, la qualité du tri reste parfois insuffisante et les exploitants peuvent être sanctionnés pour des erreurs commises par leurs visiteurs. À cela s’ajoutent les dépôts clandestins, dont l’enlèvement représente également une charge pour les stations-service. La réglementation flamande considère en effet les déchets produits sur le site d’une entreprise comme des déchets professionnels, qu’ils proviennent de l’activité de l’entreprise ou de ses clients. L’exploitant doit donc permettre à chacun de trier correctement. Pour les stations sans shop, il est possible de ne pas installer de poubelles, mais les déchets abandonnés sur le terrain restent sous la responsabilité de l’exploitant. Dès lors que des poubelles sont installées, une collecte séparée des PMD et des déchets résiduels doit au minimum être prévue.
UN GUIDE CONÇU À PARTIR DES RÉALITÉS DU TERRAIN
C’est dans ce contexte que Fost Plus et l’OVAM publient un nouveau guide relatif à la collecte sélective des déchets dans les stations-service. Celui-ci
Tankstations Leidraad rond selectieve afvalinzameling
PMD
PMD
Restafval
PMD
Restafval
Restafval
Le nouveau guide relatif à la collecte sélective des déchets dans les stationsservice en Région flamande est disponible dans la rubrique « Documents » du portail membres du site de Brafco.
constitue une traduction pratique de la réglementation flamande applicable au tri dans les espaces accessibles au public. Il a été élaboré sur la base des contributions du secteur et des difficultés concrètes rencontrées sur le terrain. Très visuel, le document propose une approche zone par zone : pompes, entrée du shop, intérieur du magasin et espace de restauration, terrasse ou zone de pique-nique, parking, stations sans personnel et espaces réservés aux collaborateurs. Il précise notamment où placer les poubelles, recommande de regrouper les différentes fractions en îlots de tri et insiste sur une signalétique cohérente, reposant sur des couleurs et pictogrammes facilement identifiables. L’objectif est de combiner respect des obligations légales, facilité d’utilisation pour les clients et solutions réalistes pour le personnel des stations. DES STATIONS RECHERCHÉES POUR UNE CAMPAGNE DE MESURES
La publication du guide est accompagnée d’une nouvelle initiative de Fost Plus. Dans le courant de cet automne, l’organisme souhaite effectuer une première série de mesures dans des stations-service flamandes afin d’évaluer la qualité du tri. Une seconde analyse sera organisée quelques mois plus tard afin de mesurer l’évolution de la situation et l’impact des adaptations apportées aux infrastructures et à la communication. Entre les deux mesures, Fost Plus envisage également une campagne de sensibilisation directement destinée aux visiteurs. Fost Plus recherche donc des stations-service/des marques volontaires pour 1. participer à ces analyses ; 2. participer à la campagne nationale de sensibilisation. Les résultats éventuellement communiqués à l’extérieur seront généralisés et anonymisés. L’opération devrait se dérouler entre l’automne 2026 et le printemps 2027. L’objectif est d’identifier les bonnes pratiques, mais aussi les difficultés persistantes afin de déterminer où des efforts supplémentaires restent nécessaires. Intéressé ? Envoyer un mail à info@brafco.be
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L’Ukraine recherche du matériel pour remettre en état ses stations-service L’Ambassade d’Ukraine en Belgique a sollicité Brafco afin de relayer auprès des exploitants belges de réseaux de stations-service un appel à la solidarité. Objectif : récupérer des équipements et des pièces susceptibles de contribuer à la remise en état des infrastructures ukrainiennes endommagées par la guerre.
D
epuis le début de la guerre, de nombreuses infrastructures énergétiques ukrainiennes ont été endommagées ou détruites. Les stations-service n’échappent pas à cette situation. Or, leur remise en état est essentielle pour assurer la continuité et la fiabilité de l’approvisionnement en carburant dans le pays. C’est dans ce contexte que l’Ambassade d’Ukraine en Belgique s’est tournée vers Brafco afin de faire connaître les besoins du secteur ukrainien auprès des entreprises belges. L’appel concerne en particulier les sociétés qui exploitent un réseau de stations-service et qui pourraient disposer de matériel encore utilisable dont elles n’ont plus l’usage. DES ÉQUIPEMENTS NEUFS, REMPLACÉS OU RECONDITIONNÉS
Les besoins recensés sont très divers. L’Ukraine recherche notamment des distributeurs de carburant et de LPG, des pompes, des générateurs, des postes de transformation, des systèmes de jaugeage des réservoirs et de gestion des carburants, des réservoirs de stockage, des tuyaux ainsi que différents équipements et composants connexes.
Plusieurs formes de soutien sont envisageables, en fonction des possibilités de chaque entreprise. Il peut s’agir d’un don de matériel ou de pièces détachées, de la mise à disposition d’équipements reconditionnés ou excédentaires, mais aussi de tarifs préférentiels à caractère humanitaire ou de remises accordées sur certains ensembles d’équipements. UNE LISTE PRÉCISE DES BESOINS
Afin de faciliter les démarches, le ministère ukrainien de l’Énergie a établi une liste technique détaillée du matériel recherché. Celle-ci reprend les différents types d’équipements nécessaires ainsi que les fabricants concernés. Cette liste est disponible dans la rubrique « Documents » du portail membres du site de Brafco. Les entreprises peuvent ainsi vérifier directement si certains équipements dont elles disposent correspondent aux besoins identifiés sur le terrain. Les exploitants de stations-service ou autres entreprises du secteur susceptibles de contribuer à cette initiative sont invités à examiner leurs stocks, leurs équipements récemment remplacés ou le matériel dont ils n’ont plus l’usage.
Les entreprises intéressées peuvent prendre directement contact avec Denys Ludchak, Premier Secrétaire de l’Ambassade d’Ukraine en Belgique, chargé du suivi de cette demande, au +32 470 667 665 ou à l’adresse denys.ludchak@mfa.gov.ua.
© AdobeStock
L’appel ne porte donc pas uniquement sur du matériel neuf. Des équipements remplacés à l’occasion de la rénovation ou de la modernisation d’une station, du matériel reconditionné, des pièces détachées ou encore des équipements excédentaires peuvent également présenter un intérêt.
Une manière, pour les exploitants belges, de donner une seconde utilité à du matériel qui n’est plus nécessaire à leurs propres activités.
L’Ukraine fait appel à la solidarité internationale pour contribuer à la remise en état de ses stations-service endommagées par la guerre.
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La qualité des produits pétroliers est « satisfaisante » Par rapport à 2024, le Fapetro (Fonds d’analyse des produits pétroliers) considère que la qualité des produits pétroliers distribués sur le marché belge est satisfaisante, avec un taux de non-conformité de 4,53% (5,47% en 2024).
NOMBRE D’ÉCHANTILLONS PRÉLEVÉS EN 2025
436 2.377
■ Stations publiques ■ Pompes privées ■ Dépôts secondaires ■ Dépôts primaires ■ Bunker fuel marin
S
Dans les pompes privées, la qualité des carburants prélevés est également satisfaisante avec un taux de non-conformité d’environ 5,43% (contre 7,24% en 2024), tous carburants/combustibles confondus. Les principaux paramètres non conformes sont la stabilité à l’oxydation, la température limite de filtrabilité (CFPP) et le point d’éclair.
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i la qualité des produits pétroliers distribués en 2025 sur le marché belge est similaire à la qualité constatée en 2024, la légère dégradation dans les stations publiques constatée en 2024 continue toutefois à se manifester. Cette dégradation est en partie due à l’augmentation du volume d’essence vendu sur le territoire qui augmente le risque de contamination croisée. En effet, le taux de non-conformité du diesel routier sur l’ensemble de l’année est de 6,40% contre 8,83% en 2024. Dans les stations publiques, la qualité des carburants mis à disposition est satisfaisante avec un taux de non-conformité de 4,44% (contre 5,14% en 2024). Les infractions constatées sont principalement relatives au point d’éclair et à la tension vapeur.
214
RÉPARTITION EN POURCENTAGE PAR TYPE DE CARBURANT PRÉLEVÉ EN 2025
52 - 0% 269 - 2%
27 - 0% 10 - 0%
1.586 - 12%
5.429 - 41%
55 - 0% 85 - 1%
Dans les dépôts secondaires, la qualité des carburants à livrer est bonne avec un taux de non-conformité de 2,06% (contre 4,24% en 2024), tous carburants/combustibles confondus.
14 - 0%
277 - 2%
Dans les dépôts primaires, la qualité des carburants à livrer est bonne avec un taux de non-conformité de 3,74% en 2025 (contre 3,87% en 2024).
5.615 - 42%
Entre mai et septembre, une attention particulière a été accordée au paramètre de la tension vapeur des deux types d’essence dans les stations-service publiques et, dans une moindre mesure, dans les dépôts primaires. Pour l’essence E95, le taux de non-conformité est de 6,23% (<1% en 2024) tandis que pour l’essence E98, il est de 3,78% (4,84% en 2024). Cela indique que le secteur pétrolier veille à ce que la qualité été du produit soit disponible en temps utile.
■ Essences ■ Pétroles lampants ■ Gasoil diesel pour applications ■ Gasoil diesel pour applications routières
En décembre, une campagne de prélèvements en stations publiques a été axée sur le diesel pour applications routières pour le paramètre du point d’éclair. Il s’agissait d’évaluer le risque de contamination de ce produit par une essence de qualité hivernale. Les résultats de cette opération ont montré qu’en hiver, des volumes de diesel présentant des écarts par rapport à ce paramètre sont effectivement plus importants qu'en été.
routières B10
■ Gasoil diesel pour applications ■ Diesel XTL Classe A routières avec additifs ■ Esthers Méthyliques d'Acides Gras (EMAG) ■ Gasoil de chauffage ■ Gasoil diesel pour applications ■ Gasoil marin DMA non routières ■ Combustibles marins résiduels
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Source : Service Pétrole et Fapetro
CAMPAGNES SPÉCIALES DE PRÉLÈVEMENTS
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MAES donne un nouvel élan à son réseau sous sa propre enseigne Depuis le mois de juin, une partie des stations ESSO exploitées par MAES passe progressivement sous les couleurs de l’entreprise belge. L’opération dépasse toutefois le simple rebranding. Elle doit permettre à MAES de renforcer sa marque propre, de mieux maîtriser le positionnement commercial de ses sites et de préparer son réseau aux nouvelles attentes des automobilistes.
C
himay et Gaurain-Ramecroix ont été les premières stations concernées, le 5 juin. Elles ont ensuite été rejointes par des sites situés notamment à Lontzen, Flémalle, Leopoldsburg, Forest, Tervuren, Ostende, Bierges, Halle et Mont-Saint-Guibert. Début septembre, 23 stations ESSO avaient déjà entamé leur passage sous les couleurs de MAES. Cette vague de rebranding résulte d’une évolution dans les accords conclus autour de l’enseigne ESSO. MAES a donc choisi de poursuivre l’exploitation d’une partie des stations-service concernées sous sa propre marque, plutôt que de rechercher systématiquement une nouvelle enseigne. Nous disposons aujourd’hui d’une marque MAES suffisamment forte et connue pour pouvoir la développer davantage, explique Gilbert van Rens, CEO de l’entreprise.
dépend notamment de leur localisation, de leurs volumes, de leur potentiel commercial et de leur environnement concurrentiel. La possibilité de développer des services complémentaires entre également en considération. Le rebranding permet à MAES de disposer d’une plus grande liberté dans la gestion de ses sites et dans la fixation de leur positionnement. Sous une grande enseigne internationale, l’exploitant bénéficie de la notoriété de la marque, mais doit également respecter un ensemble de règles et de standards. Avec sa marque propre, MAES peut agir plus directement et plus rapidement. Cette souplesse doit notamment lui permettre de proposer des prix plus compétitifs. Dans sa communication aux clients, l’entreprise insiste sur la continuité : le gérant – là où il y en a un – reste le même, la station conserve son emplacement et le service doit être au moins équivalent.
DES PRIX PLUS COMPÉTITIFS
MAES exploite depuis longtemps un réseau composé de stations sous différentes enseignes, dont ESSO et SHELL. La stratégie ne consiste donc pas à abandonner les grandes marques pétrolières, mais à rechercher un nouvel équilibre entre celles-ci et la bannière propre du groupe. Toutes les stations ESSO ne sont pas automatiquement converties en MAES. La décision
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RENFORCER ATTRACTIVITÉ ET RENTABILITÉ
La transformation porte d’abord sur les éléments les plus visibles : auvent, totem de prix, signalétique et habillage général de la station. Mais Gilbert van Rens souligne que chaque site est réexaminé pour déterminer les investissements pertinents : Selon sa taille et son implantation, il peut s’agir de
SUPPLÉMENT SPÉCIAL
moderniser le shop, d’améliorer les équipements ou de développer de nouveaux services. Les exploitants sont associés à cette évolution, car ils connaissent leur clientèle et les besoins locaux. Une attention particulière sera accordée aux car-wash. MAES prévoit d’investir fortement dans leur installation au sein de son réseau. Cette stratégie sera prochainement soutenue par le lancement d’une nouvelle marque dédiée aux car-wash. Pour l’entreprise, ces équipements répondent à une demande des automobilistes tout en renforçant la rentabilité et l’attractivité des stations. Nous constatons que le car-wash reste un service très apprécié. Nous allons donc regarder, station par station, où il est possible et intéressant d’en installer, indique Gilbert van Rens. Le développement des shops fait également partie de la réflexion. La station-service devient progressivement un lieu où le client ne vient plus seulement pour faire le plein, mais aussi pour effectuer un achat rapide ou profiter d’un service pratique. DES CARBURANTS ADAPTÉS À LA DEMANDE LOCALE
Le rebranding ne signifie pas que toutes les stations proposeront immédiatement le même assortiment énergétique. MAES privilégie une approche pragmatique, fondée sur la demande réellement observée autour de chaque implantation. L’entreprise poursuit notamment le développement du HVO, principalement demandé par les entreprises de transport et les gestionnaires de flottes. L’installation d’une pompe HVO dépend toutefois des volumes potentiels, des possibilités techniques du site et de la présence d’une clientèle professionnelle
St tions-service
dans la région. MAES entend continuer à proposer plusieurs types de carburants, sans investir de la même manière partout. Il faut éviter de placer un produit dans une station uniquement pour pouvoir dire qu’il est disponible. Il faut aussi qu’il existe une demande suffisante, conclut Gilbert van Rens.
Nouvelle étape vers l’e-mobility La mobilité électrique constitue un nouveau développement dans la stratégie de MAES. L’entreprise souhaite examiner l’installation de bornes rapides dans certaines stations. Gilbert van Rens souligne toutefois que ce déploiement doit rester ciblé. Au-delà du coût des bornes, il faut disposer d’une capacité suffisante sur le réseau électrique, obtenir les raccordements nécessaires et prévoir assez d’espace pour les véhicules pendant la recharge. La rentabilité dépend également du taux d’utilisation, encore incertain sur certains sites. MAES entend donc privilégier les emplacements où les flux de circulation, la fréquentation et les possibilités techniques justifient l’investissement. Ce nouveau volet complète ainsi progressivement l’offre de carburants, de shops et de car-wash du réseau belge. La station de demain sera plus diversifiée, explique Gilbert van Rens. Notre rôle est de nous adapter au rythme du marché et aux besoins réels de nos clients.
Le rebranding permet à MAES de disposer d’une plus grande liberté dans la gestion de ses sites et dans la fixation de leur positionnement.
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Colruyt Group et Scania ouvrent la voie au transport lourd à hydrogène La livraison de deux camions électriques à pile à combustible hydrogène (FCEV) par Scania à Colruyt Group s’inscrit dans la recherche continue sur le potentiel et l’utilisation pratique de l’hydrogène dans le transport lourd.
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our Colruyt Group, cette initiative répond à son ambition de rendre le transport de marchandises plus durable et 100% zéro émission, les véhicules électriques à batterie et les véhicules électriques à hydrogène jouant un rôle clé dans cette transition. PROGRAMME SCANIA PILOT PARTNER
L’initiative Scania Pilot Partner, créée en 2021, est la plateforme de collaboration de Scania dédiée à l’innovation avec une sélection de clients. Dans le cadre de ce programme, différentes technologies et méthodes sont évaluées et testées, allant des véhicules électriques à batterie aux moteurs à combustion équipés d’un prolongateur d’autonomie, ainsi qu’à des alternatives émergentes telles que les piles à combustible hydrogène. L’objectif consiste à évaluer les performances techniques, la faisabilité opérationnelle et le potentiel commercial de ces solutions. Dans le cadre de ce projet pionnier de cinq ans, Colruyt Group est le premier et le seul client belge à intégrer deux camions à hydrogène Scania dans ses opérations quotidiennes. SCANIA FUEL CELL ELECTRIC VEHICLE (FCEV)
La procédure complète d’homologation a duré environ un an et demi et a finalement abouti à l’autorisation du véhicule pour des essais en conditions réelles sur les routes belges.
Le véhicule est un camion entièrement électrique équipé d’une pile à combustible hydrogène. Il dispose d’une pile à combustible d’une puissance maximale de 300 kW, qui produit de l’électricité à partir de l’hydrogène et soutient ainsi les batteries pendant la conduite. La chaîne cinématique électrique fournit une puissance continue de 400 kW et offre en outre jusqu’à 480 kW de puissance de freinage régénératif, afin de maximiser l’efficacité énergétique. Le tracteur est configuré en 6x2 à trois essieux, avec un essieu arrière directeur, ce qui permet de combiner une capacité de charge élevée avec une excellente maniabilité. Avec un poids total roulant autorisé maximal de 50 tonnes, le véhicule est adapté aux applications de transport lourd sur de longues distances. AUTONOMIE D’ENVIRON 800 KILOMÈTRES
L’hydrogène est stocké dans des réservoirs d’une capacité totale de 56 kg à une pression de 700 bars. Les camions seront ravitaillés en hydrogène dans les stations HRS existantes et futures situées à Hal et à Ollignies. Le ravitaillement s’effectue via un raccord SAE J2600 H70, avec un débit maximal de 60 grammes d’hydrogène par seconde. Le véhicule dispose également de deux packs de batteries d’une capacité énergétique brute totale de 356 kWh. Ceux-ci peuvent être rechargés de manière externe via une prise CCS2 Combo, avec un courant de charge maximal de 500 ampères, soit une puissance de charge pouvant atteindre 375 kW.
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Grâce à la combinaison d’une propulsion électrique à batterie et d’une pile à combustible hydrogène, le camion atteint une autonomie d’environ 800 kilomètres tout en fonctionnant sans émissions à l’échappement. D’ici 2030, notre propre transport routier sera entièrement sans émissions, grâce à des véhicules électriques à batterie et à hydrogène. D’ici 2035, nous franchirons une nouvelle étape : notre transport de marchandises fonctionnera alors entièrement à l’électricité verte et à l’hydrogène vert, explique Lieselot Rouquart, Division Manager Transport chez Colruyt Group.
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Q8 et Storm ouvrent à Ciney la première station de recharge rapide full-service avec commerces et restaurant en Wallonie Cette nouvelle station de recharge rapide de Ciney s’inscrit dans la stratégie de Q8 qui vise à déployer un réseau de 500 sites de recharge rapide au Benelux, au cours des prochaines années.
L
a nouvelle station de Ciney est la toute première station de recharge rapide Q8 electric « full-service » en Wallonie à proposer à la fois des commerces et une offre de restauration. Pendant qu’ils mangent ou font quelques courses, les clients peuvent recharger leur voiture jusqu’à 80% en une vingtaine de minutes à l’une des huit bornes de recharge rapide.
importante de sa collaboration avec Q8. La transition vers la mobilité électrique nécessite des infrastructures de recharge suffisamment puissantes, là où les automobilistes en ont réellement besoin, observe ajoute Ilse Baele, porte-parole de Storm. Le site de Ciney illustre parfaitement la manière dont recharge rapide, confort et services aux usagers de la route peuvent être conciliés.
La combinaison de la recharge rapide, du confort et des services pratiques représente l’avenir. C’est un axe sur lequel nous misons fortement, explique Sven Dochez, Commercial Director chez Q8. Avec Q8 electric, nous transposons à la recharge électrique la facilité et les services auxquels nos clients sont habitués dans nos stations-service classiques. Pendant que leur voiture recharge, les clients peuvent faire quelques courses chez Delhaize Shop&Go, boire un café Starbucks ou manger chez Panos ou McDonald’s, dans le vaste espace où ils peuvent s’asseoir ou sur la grande terrasse extérieure.
Au cours des cinq prochaines années, Q8 a prévu d’ouvrir plus de 500 sites de recharge rapide Q8 electric au Benelux, en privilégiant des emplacements facilement accessibles et proposant différents services aux automobilistes. Depuis le lancement de Q8 electric il y a six ans, le développement de son réseau de recharge s’est accéléré. La carte et l’application Q8 donnent accès à plus de 900.000 points de recharge en Europe et à la quasi-totalité des points de recharge au Benelux.
JUSQU’À 80% DE CHARGE EN 20 MINUTES
La station de recharge rapide Q8 electric de Ciney permet à huit véhicules de recharger simultanément, avec une puissance jusqu’à 400 kW. Une voiture électrique moyenne équipée d’une batterie de 50 kWh peut y atteindre 80% de charge en 15 à 20 minutes. Pour Storm, entreprise belge spécialisée dans le développement et l’exploitation de projets d’énergie durable, l’ouverture à Ciney marque une nouvelle étape
La station de recharge rapide Q8 electric de Ciney peut accueillir huit voitures simultanément, avec une puissance de recharge allant jusqu’à 400 kW.
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Nouvelle affiche des prix des carburants Le gouvernement veut faciliter la prise en compte par les consommateurs des carburants alternatifs non fossiles dans le choix d'une nouvelle voiture.
V
À QUI S'APPLIQUE LE NOUVEL AFFICHAGE DE COMPARAISON DES PRIX DES CARBURANTS ?
Si votre station-service propose au moins 3 des 6 carburants, vous devez placer l’affiche à un endroit bien visible près des pompes et dans le shop de votre station-service. QUAND DEVEZ-VOUS METTRE À JOUR L’AFFICHAGE ?
POURQUOI COMPARER LES PRIX DES CARBURANTS ?
L’Europe entend encourager les véhicules fonctionnant avec des carburants alternatifs et aider les consommateurs dans le choix d’un véhicule. Ce n'est pas seulement le prix d'achat qui est important à cet égard, mais aussi le prix que le consommateur paie pour le carburant. C’est pourquoi, depuis le 1er avril 2022, tous les États membres de l’UE imposent aux stations-service qui proposent, outre l’essence et le diesel, du CNG, du LPG, de l’hydrogène ou de l’électricité (via des bornes de recharge), d’afficher une comparaison des prix des carburants. Cet affichage indique les prix des 6 carburants suivants sur la base d'une consommation pour 100 km: • essence 95 E10 • diesel B7 • GPL
L'affiche est mise à jour deux semaines avant le début de chaque trimestre avec les dernières informations relatives aux prix des combustibles. Vous devez afficher la nouvelle version dans votre station-service au plus tard le premier jour de chaque trimestre (1er janvier, 1er avril, 1er juillet, 1er octobre). OÙ TROUVER L’AFFICHE DES PRIX DES CARBURANTS ?
Téléchargez la nouvelle affiche des prix des carburants sur le site du SPF Economie ou sur le site de Brafco (rubrique « Documents ») et imprimez-la au format minimum A3. Ou demandez à recevoir l’affiche en envoyant un e-mail à externcom@economie.fgov.be. Le SPF Economie vous l’enverra alors par courrier.
Comparaison des prix des carburants 4e trimestre 2026 Type de carburant
• électricité • hydrogène • CNG
Électricité 1
L’objectif de cette comparaison officielle des prix – peu objective à notre avis – est d’inciter les consommateurs à prendre également en considération les carburants alternatifs non fossiles lors du choix d’une nouvelle voiture. COMMENT LES PRIX DES CARBURANTS INDIQUÉS SUR L’AFFICHE ONT-ILS ÉTÉ CALCULÉS ?
La méthode de calcul des prix de référence a été définie au niveau européen, afin de permettre leur comparaison à l’échelle européenne. Le SPF Economie compare les prix du carburant sur une distance de 100 km pour les modèles de voiture les plus vendus à l'intérieur d'un segment. Les informations sur la consommation moyenne de ces véhicules (selon les procédures d'essai WLTP, Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures) permettent de calculer la consommation moyenne de carburant. Cette consommation moyenne (en unité de carburant par 100 km) est multipliée par les prix moyens du carburant enregistrés au cours du trimestre précédent (en euros par unité de carburant). Le résultat est le prix en euros pour 100 km.
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SUV Estimation du prix pour 100 km
€
5,5
CNG
inexistant pour ce segment
Hydrogène H2
inexistant pour ce segment
6,7
LPG 2
€
Essence 95 E10 2
€ 17,1
Diesel B7 2
€ 13,8
Éditrice responsable : Séverine Waterbley N° d’entreprise : 0314.595.348 — Illustration : © Adobe Stock.com
ous proposez trois ou plus des types de carburants suivants dans votre station-service : essence, diesel, GPL, électricité, hydrogène, CNG ? En vertu de l’arrêté royal du 9 décembre 2021 modifiant l’arrêté royal du 13 avril 2019 relatif à la dénomination et aux caractéristiques des carburants alternatifs, vous devez, depuis le 1er avril 2022, afficher dans votre station-service à un endroit bien visible, près des pompes et dans le shop, un document renseignant le prix moyen du carburant pour 100 km. L'objectif est de mieux informer les consommateurs sur le prix des différents types de carburants.
Prix estimé pour une charge à domicile 2 Moteur hybride 1
Plus d’infos : carburants.belgique.be
economie.fgov.be 0800 120 33
L’affiche concernant la comparaison des prix des carburants doit être placée à un endroit bien visible près des pompes et dans le shop de la station. Outre les versions française et néerlandaise, une version bilingue est également disponible.
SUPPLÉMENT SPÉCIAL
St tions-service
Pompiste, affiliez-vous à Brafco ! via tél : 02/502.42.00 ou par mail : info@brafco.be
E
n tant qu’exploitant de station(s)-service, vous avez droit à une défense optimale et énergique de vos intérêts ! Comme vous avez pu le lire dans ce dossier spécial, les problèmes auxquels sont confrontés les pompistes sont nombreux. Brafco lutte déjà depuis de nombreuses années pour la défense des intérêts des
propriétaires et exploitants de s tationsservice. Et son action ne demeure pas sans résultats ! Si vous n’êtes pas encore membre de Brafco, n’attendez plus un instant ! Affiliez-vous dès a ujourd’hui et rejoignez vos collègues qui sont déjà membres. Tous ensemble, nous serons encore plus forts !
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FONDS SOCIAL CHAUFFAGE
NATHALIE POISSONNIER, NOUVELLE DIRECTRICE GÉNÉRALE DU FONDS SOCIAL CHAUFFAGE
« L’accès au chauffage n’est pas un luxe, mais un droit essentiel »
Forte de plus de vingt ans d’expérience dans le monde des fédérations et associations professionnelles, dont plusieurs années à des fonctions de direction, Nathalie Poissonier maîtrise les mécanismes de la concertation, de la défense des intérêts collectifs et du dialogue avec les pouvoirs publics et les entreprises. Des compétences particulièrement pertinentes pour un fonds situé au croisement des enjeux énergétiques et sociaux.
Combustibles : Quel est aujourd’hui l’état de la précarité énergétique dans notre pays ? Nathalie Poissonnier : Selon le « Baromètre de la précarité énergétique et hydrique », publié en 2020 par la Fondation Roi Baudouin sur la base de chiffres de 2019, plus d’un Belge sur cinq (20,7 %) était confronté à la précarité énergétique. Plus de 15,1 % des ménages supportaient une facture énergétique pesant trop lourdement sur leur budget, tandis que plus de 4 % consacraient une part exceptionnellement faible de leurs revenus à l’énergie, ce qui peut indiquer qu’ils se privent de certains besoins essentiels. Enfin, 3,6 % craignaient de ne pas pouvoir chauffer correctement leur logement.
L’allocation chauffage intègre-t-elle suffisamment l’augmentation des prix de l’énergie ? Dans le contexte actuel du marché, le mécanisme existant ne suffit malheureusement pas toujours à absorber les hausses de prix. Le cadre de fonctionnement du Fonds n’a pratiquement pas évolué depuis sa création, il y a plus de 20 ans.
Ces chiffres datent d’avant la crise actuelle. Les données dont nous disposons aujourd’hui montrent que la pression sur les ménages n’a fait qu’augmenter. Ces dernières semaines, nous constatons une forte hausse du nombre de demandes d’information, ce qui montre que la situation est très difficile pour de nombreux ménages. Par ailleurs, nous n’atteignons pas encore certains ménages vulnérables, ou l’aide actuelle du Fonds Social Chauffage ne suffit pas toujours à couvrir pleinement l’achat de mazout.
Outre la difficulté que représente pour de nombreuses personnes le fait de devoir franchir la porte d’un CPAS, cette obligation de préfinancement pèse également lourdement. Une personne qui commande aujourd’hui, le 15 septembre 2026, par exemple 1.500 litres de mazout paie en moyenne 2.350 euros, alors que l’intervention s’élève à environ 300 euros. Cela ne représente que 7,8 % du montant total ! Cela exige un effort considérable de la part de ménages qui sont déjà en difficulté, d’autant plus qu’ils doivent d’abord régler intégralement la facture.
Comment le Fonds Social Chauffage fait-il face à cette situation ? Nous misons délibérément sur une communication large et accessible. Nous le faisons par voie numérique, via notre site internet, les réseaux sociaux et notre contact center, mais également par l’intermédiaire de nos précieux partenaires de terrain : les CPAS et les négociants en combustibles. Nous mettons à leur disposition des dépliants et des affiches, qui peuvent être commandés facilement et gratuitement auprès du Fonds Social Chauffage. La saison de chauffe a débuté et les prix des combustibles de chauffage sont très élevés. Quels sont les messages/questions que le Fonds Social Chauffage reçoit des ayants droit ? Nous constatons effectivement une nette augmentation du nombre de contacts. Les personnes nous demandent principalement si elles peuvent bénéficier d’une allocation et quelles démarches elles doivent entreprendre pour introduire leur dossier. Nous recevons également de plus en plus de questions concernant le préfinancement. Avec les prix actuels de l’énergie, le fait de devoir payer la livraison à l’avance constitue en effet un obstacle financier important pour de nombreux ménages. 38 C mbustibles
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La procédure impose aux citoyens de commander et de payer d’abord leur mazout, puis de se rendre au CPAS avec leur facture ou leur preuve de paiement. Le CPAS dispose ensuite d’un délai de 30 jours pour effectuer le contrôle administratif, puis de 15 jours supplémentaires pour verser l’allocation.
Votre prédécesseur avait souligné la répartition disproportionnée des aides accordées, d’une part, aux bénéficiaires du tarif social pour le gaz et l’électricité et, d’autre part, à ceux du Fonds Social Chauffage. Avez-vous l’intention de poursuivre ce dossier ? Il s’agit effectivement d’un dossier important que nous entendons poursuivre avec conviction. Nous souhaitons engager un dialogue constructif avec les pouvoirs publics et toutes les instances concernées afin d’attirer l’attention sur la situation spécifique de notre groupe cible. Quels sont les grands axes de votre stratégie ? Et le tout premier des défis à relever ? Notre vision repose sur un principe fondamental : l’accès au chauffage n’est pas un luxe, mais un droit essentiel. À une époque où la transition énergétique bat son plein, notamment avec l’ETS2, nous voulons veiller à ce que les citoyens les plus vulnérables ne soient pas laissés pour compte, que ce soit financièrement ou sur le plan pratique. Garantir ce droit fondamental est au cœur de notre action. Nos axes stratégiques sont donc les suivants :
FONDS SOCIAL CHAUFFAGE
• Le matériel d’information sur le terrain : des dépliants et des affiches que les CPAS et les négociants en combustibles peuvent commander gratuitement auprès de nous afin d’informer directement les citoyens. • L’intelligence artificielle : nous adaptons nos contenus afin qu’ils apparaissent en bonne position dans les réponses générées par les outils d’IA. Comment mieux identifier et atteindre les personnes touchées par la pauvreté énergétique cachée ? Pour lutter efficacement contre la précarité énergétique cachée, il est essentiel de renforcer la collaboration et l’échange de données. Nous souhaitons collaborer plus étroitement avec les CPAS, par exemple par l’intermédiaire du SPP Intégration sociale. Les organisations actives dans la lutte contre la pauvreté jouent également un rôle indispensable : elles sont au plus près des personnes concernées et peuvent nous aider à identifier plus rapidement les ménages vulnérables et à les orienter vers les dispositifs de soutien.
Nathalie Poissonnier, Directrice Générale du Fonds Social Chauffage, a débuté ses nouvelles fonctions avec une priorité claire : garantir l’accès au chauffage aux ménages les plus vulnérables.
1. Ancrer le droit fondamental au chauffage : veiller à ce que la possibilité de se chauffer reste une priorité dans le débat de société. 2. Garantir la justice sociale dans la transition énergétique : la transition vers des solutions plus durables est nécessaire, mais elle ne peut conduire à l’exclusion sociale. Le Fonds souhaite agir comme un partenaire constructif en matière d’expertise et de données, capable de dresser un tableau clair de la situation sur le terrain. 3. Harmoniser les mesures de soutien : examiner avec les pouvoirs publics comment réduire les différences entre les différents vecteurs énergétiques – gaz et électricité d’une part, mazout d’autre part. Il s’agit notamment : • de la différence entre les taux de TVA (6 % contre 21 %) ; • de l’octroi automatique de l’aide pour le gaz et l’électricité, alors qu’un préfinancement est nécessaire pour le mazout ; • de l’actualisation des tarifs et des interventions, qui s’élèvent actuellement encore à 0,14 euro par litre, afin de tenir compte de l’évolution des prix du marché. Comment le Fonds Social Chauffage communique-t-il à l’attention des ayants droit ? Notre communication repose sur une combinaison de canaux numériques et locaux : • Notre site internet : il comprend notamment un outil de simulation accessible permettant de calculer rapidement le montant de l’intervention auquel une personne peut prétendre. • Les réseaux sociaux : ils nous permettent de diffuser de manière ciblée des informations et des mises à jour. • Notre contact center : il assure un accompagnement direct, par téléphone et par écrit.
Peut-on espérer que le gouvernement travaille à une réforme des droits sociaux à l’énergie, si pas dans le cadre d’une réforme globale de tous les droits sociaux à l’énergie, du moins à une réforme spécifique des interventions du Fonds Social ? Les politiques sontils aussi vos interlocuteurs ? Absolument. Les responsables politiques sont pour nous des interlocuteurs très importants. Il est essentiel que la précarité énergétique reste une priorité à l’agenda politique, en particulier dans le contexte de la transition énergétique. Quel rôle le distributeur peut-il jouer ? Le négociant en combustibles joue un rôle clé, tant pour accroître la notoriété du Fonds Social Chauffage que pour identifier et répondre aux besoins de ses clients. Il peut également explorer, avec nous et les instances concernées, des solutions alternatives permettant de réduire les obstacles rencontrés par les ménages, comme les achats groupés ou des modalités de paiement flexibles. Un dernier mot… Pour conclure, je tiens à souligner que le Fonds Social Chauffage est prêt à travailler main dans la main avec les pouvoirs publics, les CPAS, les organisations de lutte contre la pauvreté et le secteur des combustibles. Ce n’est qu’en unissant nos forces et en plaçant la dimension humaine au centre de notre action que nous pourrons lutter efficacement contre la précarité énergétique et garantir une transition énergétique socialement juste, qui ne laisse personne de côté.
« POUR LE SECTEUR » Distributeurs, l’onglet « Pour le secteur » qui se trouve en haut (à droite) de la page d’accueil du site fondschauffage.be vous donne accès à toute une série d’informations pour guider vos clients. Une rubrique « Outils de communication » vous permet de télécharger les affiches et les folders (que vous pouvez aussi commander gratuitement par simple mail). Vous y trouverez encore une série d’articles à publier sur votre site web ou sur les réseaux sociaux, ainsi qu’un lien pour liker la page Facebook du Fonds Social Chauffage.
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SERVICES
Capacité professionnelle (code 95) Les chauffeurs titulaires d’un permis de conduire C ou CE doivent avoir suivi 5 cours de formation reconnus d’au moins 7 heures (soit un total de 35 heures de crédit) tous les 5 ans pour pouvoir renouveler leur permis de conduire.
P
our ces cours de « capacité professionnelle », vous pouvez vous adresser à Brafco, qui collabore à cet effet avec des partenaires de formation externes agréés. Les participants à ces modules de formation reçoivent un certificat de recyclage et 7 points de crédit. Depuis l’entrée en vigueur de l’AR du 10 janvier 2013, les chauffeurs concernés doivent suivre au moins un module de cours dans chacune des 3 catégories suivantes : I. Perfectionnement à la conduite rationnelle axé sur les règles de sécurité. Il s’agit, par exemple, des cours d’arrimage ou de conduite économique. II. Application des réglementations. Il s’agit, par exemple, de cours ADR, de cours sur les temps de conduite et de repos, de cours relatifs aux documents de transport, ou à l’utilisation du tachygraphe. III. Santé, sécurité routière et sécurité environnementale, service, logistique. Il s’agit, par exemple, de cours relatifs au constat d’accident, à la conduite défensive sur piste, aux premiers soins en cas d’accident, à la gestion de conflits, de l’agressivité ou du stress. L’AR précise qu’au moins un des modules choisis par le conducteur doit être un module de conduite défensive ou économique contenant au moins trois heures de conduite pratique. Les prix varient selon le module de formation. Sont compris dans le prix : syllabus, pause boisson, pause-café et lunch sandwichs. En Région wallonne, les formations sont prises en considération en vue d’une aide financière dans le cadre du « Chèque-formation ».
NOUVEAU : intervention dans le coût de la formation initiale ADR pour les nouveaux chauffeurs ! Sous certaines conditions, les employeurs ressortissant à la Commission paritaire 127 peuvent prétendre à une intervention forfaitaire de 500 euros du Fonds Social pour les coûts de la formation ADR initiale (et l’examen qui l’accompagne) des « nouveaux » travailleurs. (Voir www.brafco.be p Actualité p Affaires sociales).
Cours ADR Brafco organise elle-même ces cours ADR et collabore aussi à cet effet avec des organismes de formation agréés. Vous pouvez contacter Brafco pour des cours initiaux et des cours de recyclage dans les catégories ‘colis’, ‘citerne’ et ‘produits pétroliers’. Vous pouvez vous inscrire vous-même ou un collaborateur à l'une de ces formations ADR via https://www.brafco.be/fr/formations. Les chauffeurs qui n’ont pas encore de certificat ADR ou dont le certificat a expiré peuvent s’inscrire au cours ‘produits pétroliers’ seulement s’ils doivent transporter des combustibles liquides (n° UN 1202, 1203, 1223 et fuel lourd des n°3082 ou 3256). Outre les deux jours de formation théorique, ils devront également suivre un demi-jour de formation pratique (exercices premiers soins + extinction incendie). Chaque cours est suivi par un examen, qui a toujours lieu un samedi. Cours ADR (catégories I + II) Lieux
Recyclage et initial
Jour 1
Jour 2
Jour 3
5000 NAMUR Centre Lilon Rue des Tanneries 1
Recyclage base (jour 1-2) + citerne (jour 3)
Samedi Samedi Samedi 16/01/2027 23/01/2027 30/01/2027
7522 TOURNAI (Marquain) Marque un stop Rue Terre à Brique 23
Recyclage base (jour 1-2) + citerne (jour 3)
Samedi Samedi Samedi 06/02/2027 13/02/2027 20/02/2027
7522 TOURNAI (Marquain) Marque un stop Rue Terre à Brique 23
Initial base
Samedi Samedi Samedi 06/02/2027 13/02/2027 20/02/2027
Cours ADR (catégorie IV) Lieux
Jour 1
Jour 2
Jour 3 (Exercice feu) pour les candidats en INITIAL
5000 NAMUR Centre Lilon Rue des Tanneries 1
Samedi 05/12/2026
Samedi 12/12/2026
Dimanche 13/12/2026
5000 NAMUR Centre Lilon Rue des Tanneries 1
Samedi 06/02/2027
Samedi 13/02/2027
Dimanche 07/02/2027
4500 TIHANGE CAF (Centre auto formation) La Neuville 1
Samedi 06/03/2027
Samedi 13/03/2027
Dimanche 07/03/2027
7100 ST VAAST CDPA ST VAAST Rue Omer Thiriar, 232
Mardi 16/03/2027
Mardi 23/03/2027
Dimanche 28/03/2027
Brafco agréée dans le cadre « Chèque-formation » Brafco est agréée en qualité d’opérateur de formation dans le cadre du dispositif « Chèque-formation ». Pour de plus amples renseignements, surfez sur www.pluxee.be ou contactez naziha.boulben@brafco.be
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Pour obtenir un aperçu des formations proposées, veuillez contacter Naziha Boulben. Tél. : 02/213.14.12, naziha.boulben@brafco.be. Précisez où vous-même ou vos chauffeurs souhaitez suivre une formation et vous recevrez toutes les possibilités !
SERVICES
Brafco organise des cours ADR initiaux et des cours de recyclage dans la catégorie IV (« produits pétroliers ») en Région wallonne Depuis trois décennies, Brafco organise des formations ADR (tant de base que de recyclage) pour les chefs d’entreprise et leur personnel. L’agréation de la Fédération en tant qu’institut de formation ADR a été prolongée avec succès fin 2013 par le SPF Mobilité et Transports et ensuite confirmée par les régions, devenues compétentes notamment en matière de formation et d’examens des chauffeurs ADR suite à la Sixième Réforme de l’Etat. Si vous êtes intéressé par les cours ADR initiaux et les cours de recyclage dans la catégorie IV (« produits pétroliers ») donnés par Brafco, complétez l’enquête ci-dessous. La Fédération vous recontactera par la suite. Le calendrier des cours proposé ci-contre et sous la rubrique « Formations » du site web de Brafco reste bien entendu d’actualité.
Enquête cours ADR dans la catégorie IV (« produits pétroliers ») A compléter et à renvoyez par courrier (Brafco, rue Léon Lepage 4, 1000 Bruxelles) ou par e-mail (info@brafco.be) Société : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Code postal et commune : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tél. : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Nom du chauffeur
(*) (**) (***)
Type de permis ADR actuel (*)
Date d’échéance du permis ADR actuel
Type de cours de recyclage souhaité (**)
Cours en semaine ou cours le samedi (week-end) (***)
Indiquez « G » (général) ou « PP » (produits pétroliers). Indiquez « G » (général) ou « PP » (produits pétroliers). Attention : il n’est pas possible d’obtenir un certificat ADR ‘général’ en suivant un cours de recyclage ‘produits pétroliers’. Indiquez « S » (semaine) ou « WE » (weekend). C mbustibles
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NOUVELLES SOCIALES
CENTRE FOREM DE MORNIMONT
Nouvelle piste de glisse pour former les chauffeurs aux situations à risque Pour le secteur de la distribution de combustibles, où la conduite d’un camion-citerne exige des compétences spécifiques, ce nouvel outil qu’est la piste de glisse vient utilement compléter une collaboration déjà bien établie entre le Forem et le Fonds Social 127.
Le Forem vient d’inaugurer, dans son centre de Mornimont, une nouvelle piste de glisse destinée à la formation des conducteurs de poids lourds, de bus et de cars. L’objectif : permettre aux futurs chauffeurs comme aux professionnels expérimentés d’apprendre à maîtriser leur véhicule dans des conditions difficiles, mais dans un environnement parfaitement sécurisé.
C
ette infrastructure intéresse directement le secteur de la distribution de combustibles, partenaire du Forem pour la formation de chauffeurs spécialisés. Pluie, chaussée humide, freinage d’urgence ou perte soudaine d’adhérence : au volant d’un poids lourd, une situation imprévue peut rapidement devenir critique. La masse du véhicule, son chargement et l’allongement des distances de freinage augmentent les risques et imposent au conducteur d’adopter immédiatement les bons réflexes. C’est précisément pour permettre aux chauffeurs de s’exercer à ces situations que le Forem a aménagé une piste de glisse dans son centre de Mornimont. Celle-ci permet de reproduire des conditions de circulation dégradées sur un sol à faible adhérence. L’enjeu est loin d’être théorique. Sur autoroute, le risque d’être impliqué dans un accident mortel est près de trois fois plus élevé pour un poids lourd que pour une voiture. En Belgique, la pluie
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et les chaussées humides sont par ailleurs impliquées dans 10 % des accidents de la route. Pour Raymonde Yerna, administratrice générale du Forem, cette nouvelle infrastructure doit contribuer à rapprocher encore davantage les formations des situations rencontrées quotidiennement par les professionnels : En 2025, 3.749 personnes ont été certifiées en conduite de véhicules lourds. La nouvelle piste de glisse de Mornimont constitue donc un levier essentiel pour préparer les candidats aux réalités du terrain. UNE JOURNÉE PRATIQUE INTÉGRÉE AUX FORMATIONS
Financée dans le cadre du Plan de Relance de l’Union européenne NextGenerationEU, la nouvelle piste sera désormais intégrée aux formations dispensées par le Forem. Tous les stagiaires qui préparent les métiers de
NOUVELLES SOCIALES
Inauguration de la nouvelle piste du Forem, le 22 septembre, en présence des partenaires sectoriels, dont Lisa Van Eenhooge, directrice Fonds Social 127, et Emmanuel Cécille, Directeur technique Brafco (3e et 4e à partir de la gauche).
Un plus pour la formation ADR Pour le secteur du commerce de combustibles, l’ouverture de cette piste revêt un intérêt particulier. Le Fonds Social 127 collabore en effet avec le Forem pour compléter la formation des futurs chauffeurs appelés à travailler dans le secteur. La nouvelle piste offre, à cet égard, un outil supplémentaire pour confronter les chauffeurs à des situations délicates dans un cadre contrôlé. Comme le souligne Lisa Van Eenhooge, directrice du Fonds Social 127, les demandeurs d’emploi et les élèves qui suivent une formation en transport poids lourd ont, en complément de leur formation complète, la possibilité de se spécialiser de manière pratique à Mornimont dans les techniques de chargement et de déchargement des combustibles ainsi que dans la conduite en toute sécurité d’un camion-citerne partiellement rempli. Cette collaboration vise à préparer des chauffeurs ADR pleinement qualifiés et directement opérationnels dans les entreprises du secteur. Elle contribue également à répondre à une difficulté persistante : le manque de chauffeurs poids lourds qualifiés en Wallonie.
La piste de glisse sera au cœur d’un nouveau module de Formation Continue Obligatoire (FCO) consacré à la sécurité routière.
conducteur poids lourd (permis C et CE) ou de conducteur de bus et de car (permis D) bénéficieront d’une journée complète d’exercices pratiques sur cette infrastructure. La piste sera également utilisée dans le cadre d’un nouveau module de Formation Continue Obligatoire (FCO) consacré à la sécurité routière. Il permettra aux conducteurs déjà en activité de perfectionner leur maîtrise du véhicule dans des situations critiques, notamment lors d’une perte d’adhérence ou d’une diminution soudaine de la visibilité.
L’infrastructure complète ainsi l’offre de formation du Forem dans le domaine du transport, répartie entre cinq centres wallons : Bierset, Estaimpuis, Houdeng-Goegnies, Molinfaing et Mornimont. En 2025, 886 permis C, CE et D ont été délivrés, avec un taux d’insertion professionnelle supérieur à 90 %. Le Forem a également remis 2.186 attestations de Formation Continue Obligatoire et 677 certificats ADR pour le transport de marchandises dangereuses. C mbustibles
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NOUVELLES SOCIALES
Plan Formation-Insertion (PFI) et Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise (FPIE) Le Plan Formation-Insertion (PFI) et la Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise (FPIE) sont des mesures qu’un employeur peut mettre en œuvre pour former un demandeur d’emploi en vue d’un poste vacant au sein de son entreprise. A l’aide d’un plan de formation, établi par le FOREM (PFI) ou par Actiris (FPIE), le nouveau travailleur peut acquérir les compétences requises sur le lieu de travail. QUELLES SONT LES CONDITIONS ?
Un PFI ou une FPIE est possible pour tous les nouveaux travailleurs, quel que soit leur âge, qui ne disposent pas encore des compétences nécessaires au moment de leur embauche. Voici les conditions : • L’entreprise est située en Wallonie ou à Bruxelles. • Le candidat est inscrit comme demandeur d’emploi au FOREM ou chez Actiris. • Le candidat est déjà en possession du permis de conduire B. • Le candidat n’a pas quitté son emploi précédent pour démarrer un PFI ou une FPIE. • Le candidat n’a jamais travaillé dans l’entreprise auparavant (sauf une courte période ou comme étudiant). • Il y a un déficit de compétences par rapport au poste à pourvoir. COMBIEN DE TEMPS DURE UN PFI OU UNE FPIE ?
Un PFI dure au maximum 13 semaines. Une FPIE dure au minimum 1 mois et au maximum 6 mois. Le PFI ou la PFIE peut être prolongé d’un commun accord. COMBIEN COÛTE UN PFI OU UNE FPIE ?
Un PFI ou une FPIE implique une économie sur les coûts salariaux. En tant qu’employeur, vous ne payez qu’une prime mensuelle fixe et une indemnité de déplacement, pas de salaire ni de cotisations ONNS. Vous trouverez de plus amples informations sur ce montant sur le site web du FOREM (http://www.leforem.be/entreprises/aides-financieres-planformation-insertion/transport-logistique) et sur le site web de Bruxelles Formation (https://www.bruxellesformation.brussels/services-auxemployeurs/recruter/fpie/). Durant le PFI ou la FPIE, le candidat reste demandeur d’emploi.
Un PFI ou une FPIE est possible pour tous les nouveaux travailleurs, quel que soit leur âge, qui ne disposent pas encore des compétences nécessaires au moment de leur embauche.
QUELLES SONT MES OBLIGATIONS EN TANT QU’EMPLOYEUR ?
Si le candidat termine avec succès le PFI ou la FPIE, vous êtes tenu, en tant qu’employeur, de lui proposer un contrat à durée déterminée ou indéterminée. La durée de ce contrat doit être au moins égale à la durée totale du PFI ou de la FPIE. INTÉRESSÉ ?
Un PFI ou une FPIE peut être demandé par l’intermédiaire de votre conseiller entreprise au FOREM ou chez Actiris. 44 C mbustibles
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• Vous trouverez toutes les informations sur le PFI et la FPIE sur le site web du FOREM (http://www.leforem.be/entreprises/aides- financieres-plan-formation-insertion) ou le site web d’Actiris (http://www.actiris.brussels/fr/citoyens/formation- professionnelle-en-entreprise) • Si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez obtenir un exemple de plan de formation spécifique pour le secteur, vous pouvez également contacter le Fonds Social via anne.gabriels@fonds127.be.
NOUVELLES SOCIALES
Webinaire : les flexi-jobs au sein de la CP 127 Le Fonds Social et Brafco ont organisé, en collaboration avec un secrétariat social, un webinaire gratuit consacré aux flexi-jobs à l’intention des entreprises ressortissant à la Commission paritaire 127 (CP 127).
A
u cours de cette session, les employeurs du secteur ont pu découvrir le cadre légal applicable aux flexi-jobs ainsi que des explications pratiques sur la manière de les appliquer correctement au sein de leur entreprise. AU PROGRAMME :
• aperçu des dispositions légales relatives aux flexi-jobs au sein de la CP 127 ; • conseils pratiques pour les appliquer correctement au sein de votre entreprise.
Les employeurs du secteur peuvent retrouver l’enregistrement et davantage d’informations sur le site web du Fonds Social : https://fonds127.be/ fr/calendrier
© AdobeStock
Vous avez manqué le webinaire ou souhaitez revoir les informations présentées ? L’enregistrement de la session est disponible sur le site web du Fonds Social : https://fonds127.be/fr/
Restez informé de la réglementation sectorielle et découvrez comment mettre correctement en place les flexi-jobs au sein de votre entreprise.
Modification de la réduction groupecible pour les premiers engagements depuis le 1er juillet 2026 Depuis le 1er juillet 2026, les règles relatives à la réduction groupe-cible ONSS pour les premiers engagements ont été modifiées.
P
Les règles relatives à l’unité technique d’exploitation (UTE) restent également importantes. Lorsque plusieurs entreprises présentent des liens économiques et sociaux entre elles, cela peut avoir une influence sur le droit à la réduction groupe-cible.
La réduction groupe-cible n’est pas liée à un travailleur spécifique. L’employeur peut donc déterminer chaque trimestre pour quel travailleur il souhaite appliquer la réduction, pour autant que les conditions légales soient remplies.
• Vous trouverez de plus amples informations ainsi que les conditions complètes via : https://www.socialsecurity.be/employer/instructions/ dmfa/fr/latest/instructions/deductions/structuralreduction_ targetgroupreductions/firstengagments.html • Vous avez un doute concernant le droit à une réduction groupe-cible pour un engagement concret? Nous vous conseillons de prendre contact avec votre secrétariat social.
our le premier travailleur, la réduction maximale des cotisations ONSS a été ramenée de 3.100 € à 2.000 € par trimestre complet. Cette réduction reste applicable sans limitation dans le temps. Cette nouvelle limitation s’applique également aux réductions groupe-cible qui avaient déjà débuté avant le 1er juillet 2026. Par ailleurs, la réduction groupe-cible pour le deuxième au cinquième travailleur a été réintroduite. La réduction maximale s’élève à 1.000 € par trimestre complet, pendant 12 trimestres maximum, à choisir sur une période de 20 trimestres.
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PRESSE
Prix des carburants sous pression : Brafco dans les médias La flambée des prix des combustibles et carburants, alimentée par les tensions géopolitiques, continue de mobiliser les médias. Brafco y a expliqué les mécanismes du marché, les conséquences pour les consommateurs et les négociants, tout en livrant ses conseils face à une situation particulièrement volatile. HET LAATSTE NIEUWS – 25 AOÛT 2026 Johan Mattart avertit que les consommateurs réagissent souvent de manière impulsive aux hausses et aux baisses de prix. « Pour anticiper les hausses liées aux tensions au MoyenOrient, de nombreux ménages passent soudainement des commandes urgentes auprès de leur négociant en mazout. Mais lorsque, le lendemain, le président américain Trump apaise à nouveau les marchés, beaucoup souhaitent finalement annuler leur commande. Mal heureusement, cela n’est pas possible aussi simplement, puisque le négociant en mazout a entre-temps déjà réservé auprès de son fournisseur les volumes demandés par le client. » Johan Mattart dans les pages de Het Laatste Nieuws.
FRANCE 3 NORD-PAS-DE-CALAIS – 8 SEPTEMBRE 2026 On observe des plaques d’immatriculations françaises dans les stations-service belges. Pourquoi ? Ce spécialiste belge nous l'explique. « Par rapport à ses voisins, la Belgique dispose d’un Contrat programme qui permet de lisser les prix des carburants et donc d’atténuer les augmentations brusques des prix », explique Emmanuel Cécille. Si la situation évolue, il y aura forcément un rattrapage. Et c'est ce qui est en train de se passer en Belgique. La situation géopolitique ne s'améliorant pas, les prix augmentent progressivement et atteignent ceux de la France. Donc, inutile de faire des kilomètres supplémentaires. Vincent Orts sur les ondes de RTL-TVI.
HET LAATSTE NIEUWS – 15 SEPTEMBRE 2026 Alors que le prix du mazout se rapproche d’un niveau record : faut-il commander maintenant ou attendre ? « Pour cette période de l’année, c’est relativement calme », constate Johan Mattart. « Beaucoup de consommateurs préfèrent encore attendre de voir comment la situation évolue. En mars, au début de cette vague de hausse des prix, de nombreux consommateurs avaient toutefois effectué des ‘achats de panique’, par précaution. Leurs cuves ne sont probablement pas encore vides aujourd’hui. » Les négociants en combustibles redoutent néanmoins une avalanche de commandes dès la première véritable vague de froid. Emmanuel Cécille sur France 3 Nord-Pas-de-Calais.
SUDINFO – 19 SEPTEMBRE 2026
DE TIJD – 22 SEPTEMBRE 2026
Ce samedi, le prix du mazout de chauffage baisse de près de 23 euros pour une commande de 1.000 litres. Il s’agit d’un tarif maximum, rien ne vous empêche de négocier. « Presque tout le monde fait des ristournes. C’est le principe de la concurrence. Le mieux est de s’adresser à son fournisseur habituel et de lui demander ce qu’il peut faire dans la situation actuelle », conseille Vincent Orts. Selon une étude, 10 % des commandes de mazout s’effectuent en ligne, contre 90 % par téléphone… outil idéal pour tenter une négociation.
Mardi, le prix maximum du diesel dans notre pays a franchi pour la première fois la barre des 2,50 euros le litre. Un prix record, conséquence des tensions persistantes au Moyen-Orient, qui se fait sentir sur le terrain. « Nos membres constatent non seulement une baisse du nombre de clients, mais aussi que ceux-ci font le plein en plus petites quantités », explique Johan Mattart. Une partie des automobilistes opte probablement pour des alternatives. « Ceux qui ne disposent pas d’une carte carburant ou d’une voiture de société évitent certainement les déplacements inutiles », ajoute Johan Mattart. Brafco se montre peu favorable au système du cliquet inversé. Selon Johan Mattart, celui-ci entraîne inutilement de nombreuses lourdeurs administratives. Il plaide en revanche pour une réduction générale des accises sur les carburants.
LA DERNIÈRE HEURE – 22 SEPTEMBRE 2026 Le diesel franchit un cap historique ce mardi à plus de 2,5 € du litre. « On ne peut faire de pronostics ni à la hausse ni à la baisse, tant la situation est complexe au Moyen-Orient », commente Vincent Orts. Après avoir flirté avec les 110 $ le 10 septembre dernier, le cours du baril de Brent est pourtant redescendu sous la barre des 100 $ ce lundi après-midi. « Mais il faut différencier le cours du Brent et celui des produits finis. Il y a une forte tension, surtout sur le diesel, car la Russie et le Moyen-Orient ne produisent plus en suffisance de produits finis parce que leurs raffineries sont touchées par des frappes. »
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Degrés-jours
STATISTIQUES
Comparaison des trois dernières années mobiles par rapport à la normale* (degrés-jours 15/15, station d’Uccle) * L’année normale résulte de la moyenne des degrés-jours calculée à Uccle entre 1883 et 1979. Mois
Année normale
Année 2023/2024
Année 2024/2025
Septembre
20
4
37
Année 2025/2026 23
Octobre
130
72
77
99
Novembre
264
212
226
201
Décembre
366
257
308
277 347
Janvier
391
354
379
Février
328
200
300
216
Mars
291
186
206
186
Avril
177
137
95
106
Mai
83
18
45
65
Juin
24
26
2
8
Juillet
7
1
0
0
Août
6
0
0
0
Total
2087
1467
1675
1528
Indice
100
70
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