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BRAFCO_0626_book_FR_ISSUU

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FÉDÉRATION BELGE DES NÉGOCIANTS EN COMBUSTIBLES ET CARBURANTS

JUIN 2026

E.R. Johan Mattart, BRAFCO, Rue Léon Lepage 4, B-1000 Bruxelles

LESS CO2 DRIVE BLUE

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ER Johan Mattart, Directeur Général de la Fédération belge des Négociants en Combustibles et Carburants, a.s.b.l. 4 Rue Léon Lepage, 1000 Bruxelles info@brafco.be www.brafco.be

LAYOUT

Bold & pepper s.a. ‘t Hofveld 6C4 1702 Groot-Bijgaarden 02 325 64 64 www.boldandpepper.be

PHOTOS

AdobeStock, Brafco, Daniel Dumont, DVH Logistics, Groupe Tourneur, De Wit Bunkering, UPEI

Couverture : AdobeStock/Bold & pepper

RÉGIE PUBLICITAIRE

Bold & pepper s.a. rik@boldandpepper.be 0477 30 21 32

La rédaction n’est pas responsable des publireportages.

Le secteur de la distribution renforcé face aux défis énergétiques

Depuis le 28 février dernier, notre secteur connaît à nouveau une période d’incertitudes et de turbulences. La crise énergétique met à l’épreuve la viabilité de nos entreprises de distribution de combustibles et carburants. Ces entreprises, souvent familiales et de taille modeste, constituent pourtant le maillon essentiel de l’approvisionnement énergétique du pays. Comme nous le rappelions déjà au moment de l’invasion russe en Ukraine, la conjoncture actuelle, marquée par des tensions internationales et des fluctuations des prix, continue de rendre extrêmement fragile la chaîne de distribution et tout particulièrement le distributeur final.

Activé dans la formule du Contrat programme lorsque les hausses des prix sur le marché international sont trop brutales, le facteur K s’est une fois encore révélé pénalisant pour les distributeurs de gasoil de chauffage et pour les exploitants de stations­service, principalement durant les trois premières semaines de la crise. Face à ces problèmes récurrents, nous revendiquons depuis plusieurs années la suppression du facteur K. Parallèlement, nous appelons à remplacer le système de prix maximums autorisés par des prix indicatifs ou recommandés, ce qui permettrait aux distributeurs d’opérer dans des conditions de marché normales, de maintenir une marge suffisante et d’assurer un service fiable aux consommateurs, même en période de forte volatilité des prix.

Dans ce contexte difficile, nous nous réjouissons de l’ouverture manifeste du gouvernement à nos préoccupations. Le Vice ­ premier ministre et ministre de l’Économie, David Clarinval, a dit reconnaître l’impact pénalisant du facteur K sur le secteur de la distribution et a engagé le SPF Économie dans une étude sur sa pertinence, avec des conclusions attendues fin août. De manière plus large, comme annoncé dans l’accord de gouvernement, la Direction Générale Énergie du SPF Économie est en charge de réaliser une étude sur le Contrat programme afin d’évaluer son efficacité dans un paysage énergétique en évolution rapide. Le ministre de l’Économie nous a récemment précisé que, s’il estime que le Contrat programme reste un instrument important pour la stabilité des prix et la sécurité d’approvisionnement, les conclusions de l’analyse en cours seront complétées par une consultation des parties prenantes afin de préciser dans quelle mesure ce mécanisme doit être maintenu, adapté ou réformé. Ce pragmatisme et le dialogue avec la Fédération montrent que le gouvernement est conscient de l’importance de maintenir un secteur

dynamique capable de surmonter les crises et d’assurer la continuité énergétique pour tous.

Par ailleurs, les décisions récentes du gouvernement en matière d’autonomie énergétique méritent d’être saluées. La reprise en main politique des centrales nucléaires, si elle se concrétise, constitue une avancée majeure pour renforcer la sécurité énergétique du pays. Dans le même esprit, l’accueil favorable réservé au développement des combustibles liquides renouvelables témoigne d’une approche pragmatique et équilibrée de la transition énergétique. Ces bioliquides, adaptés aux habitations qui ne peuvent être équipées de pompes à chaleur, permettront d’assurer l’approvisionnement tout en contribuant à la décarbonation. La stratégie multi­énergies est de loin la plus efficace pour renforcer l’autonomie énergétique du pays et limiter les vulnérabilités géopolitiques.

Face aux défis actuels, l’intégration réussie d’in4fuels au sein de Brafco représente une plus­value stratégique majeure pour notre secteur. in4fuels apporte sa connaissance approfondie des consommateurs ainsi que sa capacité à informer et sensibiliser sur les solutions bas carbone et renouvelables. Pour la Fédération, l’intégration signifie également un renforcement interne et une unité accrue, éléments essentiels pour peser efficacement dans les discussions intersectorielles et auprès des autorités régionales et fédérales.

Brafco/in4fuels couvre toute la chaîne – de l’importateur­ grossiste au consommateur final, en passant par le distributeur – et peut promouvoir des initiatives concrètes telles que l’introduction sur le marché de combustibles pauvres en carbone, l’élargissement du champ d’action aux carburants du transport et de la logistique, le renforcement du réseau de membres et la préparation à la nouvelle législation européenne sur les droits des consommateurs.

En unissant nos forces, Brafco/in4fuels s’affirme comme l’interlocuteur incontournable pour défendre, de manière crédible et proactive, la place des combustibles liquides dans une transition énergétique technologiquement neutre.

Après la révolution copernicienne de 2015 – qui a vu Brafco se transformer de confédération d’unions professionnelles reconnues en fédération d’entreprises directement affiliées –, 2025 a marqué un nouveau jalon organisationnel pour la Fédération. Dix ans après l’Union Pétrolière Belge, in4fuels (anciennement Informazout) a été intégrée à Brafco afin de donner plus de poids à la Fédération dans la transition énergétique.

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

En unissant leurs forces, Brafco et in4fuels se profilent comme « l’interlocuteur incontournable » dans la défense proactive et crédible de la place des combustibles liquides et autres off-grid dans la transition énergétique neutre sur le plan technologique. L’intégration est appelée à renforcer l’impact de la communication à l’intention des décideurs politiques et des consommateurs, en particulier dans un contexte où des informations non trompeuses sur la durabilité sont de plus en plus importantes.

La Fédération plaide, avec d’autres organisations sectorielles, pour une approche technologiquement neutre de la problématique climatique. Toute technologie susceptible de contribuer à la réduction des émissions de CO2 doit se voir offrir une chance équitable. Introduire une « mise au ban technologique » – sous forme d’une interdiction des chaudières alimentées par des combustibles liquides – non seulement limite le citoyen dans sa liberté de choix et lui impose des dépenses inutiles, mais rend aussi de facto impossible l’utilisation de combustibles durables et renouvelables dans ces appareils.

Se référant au mélange d’énergies issues de sources renouvelables dans les carburants imposé par la directive européenne relative aux énergies renouvelables (RED II), la Fédération continue de plaider au niveau fédéral en faveur de la création d’un cadre légal pour qu’une obligation similaire soit progressivement introduite pour le mazout mis à la consommation en Belgique, afin que celui­ci soit de plus en plus durable, mais reste aussi financièrement abordable pour le consommateur. La nouvelle réglementation allemande relative aux bâtiments, qui impose au secteur des combustibles d’injecter un minimum, chaque année plus élevé, de combustibles renouvelables dans le volume total de mazout mis sur le marché, peut servir d’exemple à cet égard.

En ce qui concerne les carburants, la Fédération continue de suivre de près la transposition de la directive RED III. Elle a ainsi participé à l’enquête menée auprès des parties prenantes sur l’avant­projet de loi et a formulé diverses remarques à ce sujet, tant pour le secteur du transport routier que pour la navigation intérieure et la navigation maritime. En ce qui concerne cette dernière, la Fédération a fait part de son inquiétude quant à la mise en œuvre pratique et à la distorsion possible de la concurrence due à l’absence d’un level playing field. La Fédération continue néanmoins de soutenir l’amélioration visée de la durabilité des secteurs concernés. Nous ignorons toutefois encore dans quelle mesure l’avant­projet de loi sera adapté et les remarques formulées par la Fédération prises en compte.

CONTRAT PROGRAMME

Avec la guerre au Moyen­Orient et la forte hausse des prix du pétrole qui en résulte sur le marché international, le redouté facteur K a fait son retour en mars dernier, après quatre ans d’absence. Ce « mécanisme de correction » est appliqué dès que la valorisation d’une tonne de pétrole raffiné est supérieure de 20% à la moyenne glissante des vingt derniers jours, ce qui a été le cas durant pas moins de dix­huit jours, du 6 au 23 mars. Les prix CIF (sur la base desquels les prix maximums sont calculés) ont dès lors été corrigés à la baisse, si bien que pour de

nombreux négociants en combustibles et pompistes, le prix d’achat du diesel et du gasoil, principalement, a souvent été plus élevé que le prix maximum de ces produits au cours de cette période.

Le négociant en combustibles et carburants est ainsi confronté à un choix impossible : soit respecter le prix maximum (et donc, vendre à perte, ce qui est non seulement interdit, mais aussi intenable) ou vendre au­dessus du prix maximum (ce qui est également interdit). La troisième option est la seule légale : ne plus accepter de commandes et donc, laisser le client dans l’incertitude…

Suite à l’insistance répétée de la Fédération, il a finalement été décidé de réduire temporairement de moitié l’impact du facteur K, mais uniquement pour le gasoil fiscalement marqué. L’impact de cette mesure sur la marge de distribution du négociant s’est avéré à peine suffisant pour atteindre le seuil de rentabilité. Afin d’éviter que les pompistes ne se retrouvent face à des problèmes financiers graves si une adaptation des prix maximums se fait attendre trop longtemps, ceux­ci ont été, à la demande de Brafco, revus à la hausse dès le dimanche 22 mars, soit deux jours plus tôt que dans des conditions de marché normales. Ce jour­là, le prix maximum du diesel a augmenté d’un peu plus de 0,18 euro/litre.

En réalité, cette période dramatique n’aurait pas dû se répéter, d’autant plus que la Fédération a, depuis mars 2022, insisté à plusieurs reprises pour en finir définitivement avec le facteur K et remplacer le système actuel de prix maximums pour les produits pétroliers par des prix recommandés. C’est d’ailleurs le message que la Fédération a fait clairement passer lors de l’audience du 24 mars dernier au parlement fédéral.

Si, après l’évaluation du Contrat programme annoncée dans l’accord de coalition fédérale, il s’avérait que le gouvernement souhaite maintenir le système actuel de prix maximums, la Fédération exige une marge de distribution garantie pour le dernier maillon de la chaîne, d’autant plus que ces entreprises – généralement familiales – fournissent des services nécessaires à la protection des intérêts vitaux de la Nation et des besoins de la population.

FACTURE ÉNERGÉTIQUE

En 2025, les prix maximums de tous les produits pétroliers (à l’exception du LPG), sur une base annuelle, ont été les plus bas depuis la crise énergétique de 2022. L’attaque israélo­américaine contre l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ont à nouveau fait grimper en flèche les prix de l’énergie, ce qui a donné lieu, dans les milieux politiques, à des propositions les plus diverses pour atténuer la facture énergétique du citoyen. La Fédération s’est mêlée au débat, en se prononçant contre une réintroduction possible du système de cliquet inversé et contre

l’introduction d’un chèque énergie qui, comme en 2022, devrait être financé par le secteur sous le couvert d’une cotisation de solidarité temporaire ou d’une taxe sur les surprofits. Diverses procédures juridiques sont par ailleurs encore en cours en la matière.

Durant l’année écoulée, la Fédération a mis à plusieurs reprises en garde dans les médias contre les sites web proposant du mazout à des prix très bas. Les personnes intéressées peuvent passer commande sur ces sites. Il leur est ensuite demandé de procéder au paiement, mais la commande ne leur est jamais livrée. À la demande de Brafco, cinq de ces sites ont été mis hors ligne.

FISCALITÉ

Au nom de la lutte contre le changement climatique, le taux de TVA sur le charbon et les appareils de chauffage alimentés aux combustibles fossiles a été porté à 21% au milieu de l’année dernière, malgré les protestations de la Fédération, alors que la TVA sur la livraison et l’installation de pompes à chaleur a diminué. De ce fait, là où le remplacement d’une chaudière au mazout est encore autorisé et où l’installation d’une pompe à chaleur n’est pas une option, les vieilles chaudières énergivores seront moins vite remplacées. La Fédération a qualifié cette augmentation de la TVA sur le charbon de mesure asociale. Compte tenu du volume limité de charbon encore utilisé par les ménages belges, cette mesure contribue à peine à la réduction des émissions globales de CO2 mais touche les personnes socialement défavorisées et les personnes âgées qui utilisent ce combustible.

Bien que la Fédération ait à maintes reprises fait part de son inquiétude quant au tax shift annoncé dans l’accord de coalition fédérale, lors de l’établissement du budget pluriannuel, à la fin de l’année dernière, le gouvernement a décidé d’augmenter les accises sur le mazout et le gaz naturel destiné à un usage non professionnel et de les diminuer sur l’électricité. Ces modifications d’accises entreront en vigueur le 1er août prochain, maintenant que la Loi­programme a été approuvée le 28 mai dernier. Les accises sur le mazout passeront ce jour­là de 17,2564 euros/m³ à 23 euros/m³. Le même taux d’accise s’appliquera également au gasoil diesel destiné aux applications industrielles et commerciales. À partir de 2027, le taux d’accise sur le gasoil diesel fiscalement marqué et sur le gasoil de chauffage augmentera chaque année de 1 euro/m³, et ce jusqu’en 2029. Une hausse (provisoirement unique) des accises d’environ 4,25 euros/m³ est également prévue pour l’essence et le diesel. Celle­ci n’entrera toutefois en vigueur qu’à partir du 1er janvier 2027.

Pour la Fédération, l’absence d’incitant fiscal pour les carburants pauvres en carbone est incompréhensible. Pourquoi un carburant renouvelable tel que le HVO, qui émet jusqu’à 90% de CO2 en moins et qui ne nécessite aucune adaptation technique du moteur diesel, doit­il être soumis au même taux d’accises que le diesel conventionnel ?

PROMAZ

La période d’introduction des demandes d’intervention auprès de Promaz, le fonds d’assainissement des sols contaminés à la suite d’une fuite d’un réservoir à mazout, s’est terminée le 28 février 2025. Près de 2.500 dossiers ont été déclarés recevables. Entre­temps, des coûts d’assainissement d’un montant de plus de 10 millions d’euros ont déjà été remboursés dans le cadre de dossiers résidentiels et quelque 250 assainissements ont débuté.

Afin d’éviter qu’après l’expiration du délai de déclaration, les utilisateurs de mazout ne puissent plus bénéficier d’une intervention s’ils sont confrontés à une pollution du sol, les trois fondateurs de Promaz (dont Brafco) ont constitué une

société de réassurance (captive). Cette captive vient en aide à pratiquement toutes les personnes qui continuent de chauffer leur logement ou leur bâtiment non résidentiel au mazout si la pollution du sol provoquée par le réservoir à mazout est constatée pour la première fois après l’expiration du délai susvisé.

Bien que les régions et la Commission interrégionale d’assainissement des sols (CIAS) aient accédé à la demande de Promaz visant à instaurer une contribution de 10 €/m3 de gasoil de chauffage (à imputer sur le prix maximum) en vue de financer les activités de Promaz, le gouvernement fédéral a refusé de donner son accord. En conséquence, la contribution Promaz introduite le 1er janvier 2026 est actuellement limitée à 2 €/m3, ce qui est insuffisant pour couvrir les coûts d’assainissement. En concertation avec les régions et la CIAS, une nouvelle demande sera introduite prochainement auprès du gouvernement fédéral afin de porter le financement structurel du fonds d’assainissement des sols Promaz à 10 €/m3

CP 127

Sur le plan social, un protocole d’accord a très rapidement été conclu avec les partenaires sociaux pour la période 2025­2026. En outre, un projet de CCT­cadre sectorielle a été approuvé afin d’autoriser les flexi­jobs sous certaines conditions dans le secteur, dès qu’une base juridique aura été élaborée au niveau fédéral. Les partenaires sociaux souhaitent ainsi offrir davantage de flexibilité aux entreprises sur un marché du travail où la pénurie ne cesse de s’accentuer.

L’arrivée de chauffeurs qualifiés dans le secteur reste un sujet préoccupant pour de nombreux employeurs. C’est dans ce contexte qu’une nouvelle convention sectorielle, contenant notamment des objectifs spécifiques afin de favoriser l’arrivée qualitative de nouveaux collaborateurs, a été conclue avec le gouvernement flamand.

SUR D’AUTRES FRONTS ÉGALEMENT

En plus des dossiers énumérés ci­dessus, la Fédération représente les intérêts du secteur dans de nombreux autres domaines. Elle participe ainsi activement aux activités de diverses organisations, associations et institutions, telles que le Conseil Supérieur des Indépendants et des PME, l’Agence de stockage énergétique Aseva, l’Opérateur de Normalisation des produits Pétroliers & de Substitution (ONPS), les organisations coupoles européennes Eurofuel et UPEI, les fonds d’assainissement du sol Promaz et Bofas, le Fonds Social Chauffage, le Fonds d’analyse des produits pétroliers (Fapetro), etc. Dans ses contacts avec ces instances et avec les autorités politiques et administratives compétentes, au niveau tant européen que fédéral et régional, la Fédération s’efforce de défendre de manière constructive les intérêts de ses membres, en s’appuyant sur ses connaissances et son expérience.

Outre la défense des intérêts, la Fédération s’est consacrée dans une large mesure à ses deux autres tâches clés, à savoir informer les membres – notamment via le magazine Combustibles et le site web – et proposer des services et des formations.

Pour les nouvelles tâches qui lui sont confiées, en plus de ses missions habituelles, la Fédération peut compter sur une vaste équipe de collaborateurs motivés. Nous remercions chacun d’entre eux, ainsi que les membres de l’Organe d’administration et les entrepreneurs actifs au sein des commissions de la Fédération, pour leur engagement et leur dévouement.

DIRECTION DE LA FÉDÉRATION

(situation au 30.05.2026)

ORGANE D’ADMINISTRATION

Président

Etienne RIGO

Vice-Président

Roel KEERSMAEKERS

Administrateurs

Seyran AKAT

Stéphane BOURGEOIS

Johan DELEU

Kristof GABRIELS

Christian JACQUET

Tom LAMBERT

Koen ROOSE

Nico STANDAERT

Charlotte TAHON

Christian WARIN

Directeur Général

Johan MATTART

Trésorier

Koen ROOSE

Vérificateurs aux comptes

Jan DAUW

Fons LAMBAERTS

L’Organe d’administration de Brafco (de gauche à droite et haut en bas sur la photo) : Tom Lambert (Président Commission Combustibles liquides), Nico Standaert, Kristof Gabriëls (Président Commission Stations­service), Stéphane Bourgeois, Christian Warin (Président Commission Affaires sociales), Charlotte Tahon, Etienne Rigo (Président de la Fédération), Seyran Akat, Roel Keersmaekers (Vice­Président), Christian Jacquet, Johan Deleu (Président Commission Importateurs et Entrepositaires agréés) et Koen Roose.

Assemblée générale

Organe d’administration

Président : Etienne Rigo

RÉPARTITION DES TÂCHES AU SEIN DU PERSONNEL DE LA FÉDÉRATION

in4fuels

Marketing Manager Filip Lannoy filip.lannoy@brafco.be

Sectorconvenant

Consultante sectorielle

Anne Gabriëls anne.gabriels@fonds127.be

Affaires techniques et Environnement

Conseiller Energie & Environnement

Emmanuel Cécille emmanuel.cecille@brafco.be

Publications et Communication Conseiller en communication Vincent Orts vincent.orts@brafco.be

Administration et secrétariat

Ann De Knibber ann.deknibber@brafco.be

Responsable gestion journalière

Directeur Général

Johan Mattart johan.mattart@brafco.be

in4fuels

Technical Advisor Guido Saenen guido.saenen@brafco.be

Affaires sociales

Directrice Fonds Social

Conseillère Affaires sociales

Lisa Van Eenhooge Lisa.VanEenhooge@fonds127.be

Administration et secrétariat

Naziha Boulben Fellah naziha.boulben@brafco.be

De gauche à droite et haut en bas : Filip Lannoy, Anne Gabriëls, Vincent Orts, Johan Mattart, Lisa Van Eenhooge, Emmanuel Cécille, Ann De Knibber, Guido Saenen et Naziha Boulben Fellah.

(Situation au 30.04.2026)

COMMISSION IMPORTATEURS ET ENTREPOSITAIRES AGRÉÉS & BUNKERING

Johan Deleu (Président) VARO ENERGY

COMMISSION DES COMBUSTIBLES LIQUIDES

Tom Lambert (Président) COMFORT ENERGY

SOCIÉTÉ

Cédric Bourdon BELGOMINE

Michaël Bouts BOUTS

Simon De Wachter

VIRYA ENERGY

Peter De Wit DE WIT BUNKERING

Julie Fournier FOURNIER CAVOS

Joeri Gabriëls UNITED BUNKERS

Ann Gillis BELGOMAZOUT

Philip Goedkoop VAN RAAK

Emre Gostek GROUP BRUNO

Jean­Pierre Hurkmans

Tom Lambert

Frédéric Loverix

GILOPS GROUP

COMFORT ENERGY

GILOPS GROUP

Martin Mouthaan DIESEL TERMINAL GENT

Tim Peeters DE WIT BUNKERING

Koen Roose ROOSE

Bram Timmermans

SOCIÉTÉ

Etienne Botton BOTTON

Cédric Bourdon BELGOMINE

Michaël Bouts BOUTS

Benoit Briers GILOPS GROUP

Vincent Declerck OCTA+

Johan Deleu VARO ENERGY

Emre Gostek GROUP BRUNO

Harry Hérion HERION

Jocelyne Mouchart MOUCHART

Martin Mouthaan DIESEL TERMINAL GENT

Xavier Rigo OCTA+

Nico Standaert PROXIFUEL

Charlotte Tahon TAHON

Hans Van Dam MAES

COMFORT ENERGY

Hans Van Dam MAES

Ken Verbraeken

NORTHSTAR BUNKER

Peter Van Raak VAN RAAK

COMMISSION DES COMBUSTIBLES SOLIDES

SOCIÉTÉ

Etienne Demulier DEMULIER

Claude Detandt DETHYE

Dirk Logghe LOGGHE

Jocelyne Mouchart MOUCHART

COMMISSION STATIONS-SERVICE

Kristof Gabriëls (Président) GABRIELS

COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES

Christian Warin (Président) WARIN

SOCIÉTÉ

Willem Leyssen MAES

Noë Bruno GROUP BRUNO

Florence Cannio CIRCLE K BELGIUM

Johan Deleu VARO ENERGY

Eddy Devolder G&V ENERGY GROUP

Simon De Wachter VIRYA ENERGY

Ignace Gabriëls GABRIELS

Ann Gillis BELGOMAZOUT

Willem Kalhöfer BELGOMINE

Alain Riskin UHODA/GILOPS

Marie­Hélène Van Cauwenberghe DATS 24

Hans Van Dam MAES

COMMISSION GAZ

SOCIÉTÉ

Stijn De Jans DE JANS

Greta Desmet MACOGAS

Simon De Wachter VIRYA ENERGY

Eric Dumon DVH LOGISTICS

Dirk Seminck SEMINCK GAS

Ingeborg Symons MULTIGAS

Jan Van Lindt PRACTIGAS

SOCIÉTÉ

Stéphane Bourgeois EBTRANS

Luc Bouts BOUTS

Luc De Bodt COMFORT ENERGY

Frédéric Derumeaux VERVAEKE

Kristof Gabriëls GABRIELS

Ann Gillis BELGOMAZOUT

Christiaan Jacquet JACQUET­LABAISSE

Etienne Rigo OCTA+

Ingeborg Symons MULTIGAS

Rudy Wille SCHENK

COMITÉ DE RÉDACTION

Johan Mattart (Président)

Emmanuel Cécille

Anne Gabriëls

Filip Lannoy

Vincent Orts

Guido Saenen

Lisa Van Eenhooge

MARCHÉ

En 2025, la température moyenne à Uccle était de 12,0°C, soit un degré de plus que la normale. Avec cette valeur, l’année écoulée se classe en quatrième position, à égalité avec 2014, juste derrière les années record de 2020 et 2022 (12,2°C) et derrière 2023 (12,1°C). À l’exception du mois de janvier, la température moyenne a été supérieure à la normale chaque mois. Seuls les mois de janvier et mars ont enregistré une température minimale moyenne inférieure à la normale.

Les ventes de gasoil de chauffage ont progressé de 1,74 % en 2025 par rapport à 2024, soit une hausse de 51.100 tonnes métriques. Cette augmentation, bien que modérée, s’explique principalement par un prix du gasoil de chauffage inférieur d’environ 10% en 2025 par rapport à l’année précédente.

Le conflit armé au Moyen­Orient, qui a éclaté fin février 2026, a eu un impact immédiat sur le marché mondial de l’énergie. En Belgique, le prix maximum du gasoil de chauffage a augmenté de 70% et a atteint, le 4 avril 2026, un niveau record historique de 1,6063 € par litre (prix pour une livraison à partir de 2.000 l, TVAC). En raison de la très forte hausse des prix de l’énergie début mars, le facteur K prévu dans le Contrat programme a été activé. Il en a résulté que les augmentations de prix sur le marché international n’ont pas été entièrement répercutées dans les prix maximums, au détriment de la marge de distribution du dernier maillon de la chaîne. Étant donné que ce facteur K n’est pas ou guère pris en compte dans les maillons supérieurs de la chaîne, le prix d’achat pour les négociants était souvent,

Répartition gasoil de chauffage et gasoil diesel par secteurs

Usage industriel et commercial

Chauffage Navigation maritime Navigation intérieure Agriculture

Source : Douanes et Accises

Consommation de gasoil de chauffage (y compris gasoil diesel anciennement dénommé ‘gasoil extra’) de 2016 à 2025 (en millions de tonnes métriques)

durant cette période, supérieur au prix maximum auquel ils étaient autorisés à vendre les produits. Brafco a souligné que cette situation mettait en danger l’approvisionnement des consommateurs et a une nouvelle fois insisté pour que ce facteur K soit définitivement supprimé.

Selon Climafed, la Fédération belge des technologies climatiques, les chaudières au mazout ont connu un regain particulièrement marqué en 2025 : dans certaines régions, surtout en Wallonie, leur installation a augmenté de près de 25%. Cette tendance s’explique largement par l’anticipation des nouvelles réglementations, qui ont incité de nombreux ménages à agir rapidement pour adapter leur installation avant l’entrée en vigueur des interdictions. En Région wallonne, depuis le 1er janvier 2026, il est désormais interdit de placer une chaudière à mazout dans un bâtiment neuf. Pour les bâtiments existants, l’interdiction entrerait en vigueur à partir de 2031, mais le décret en la matière n’a pas encore été adopté. Les utilisateurs de mazout dans la Région de Bruxelles­Capitale ont eux aussi anticipé l’interdiction entrée en vigueur le 1er juin 2025 et ont rapidement remplacé leur ancienne installation au mazout par une nouvelle.

En septembre et en novembre 2025, la Fédération a attiré l’attention de ses membres et des consommateurs sur des pratiques frauduleuses dans la vente en ligne de mazout. Elle a mis en garde contre plusieurs faux sites proposant du mazout à des prix anormalement bas. Ces plateformes usurpaient l’identité de véritables négociants en combustibles, en reprenant leur numéro de TVA et leur adresse, afin d’obtenir des paiements anticipés sans jamais effectuer de livraison. Face à l’ampleur du phénomène – près de 2.000 signalements recensés par le SPF Economie depuis 2022 – la Fédération a attiré l’attention sur certains éléments pouvant indiquer une fraude (prix irréalistes, absence de numéro de téléphone fixe belge...). Elle a encouragé ses membres à communiquer également ces signaux d’alerte à leurs clients et à signaler toute suspicion de fraude afin que les sites concernés puissent être rapidement bloqués.

PROMOTION DES COMBUSTIBLES LIQUIDES PAUVRES EN CARBONE

Finalisée fin 2025, l’intégration d’in4fuels dans Brafco renforce notre secteur comme interlocuteur incontournable pour défendre la place des combustibles liquides dans une transition énergétique technologiquement neutre. La stratégie d’in4fuels est détaillée par ailleurs dans ce rapport annuel.

La Fédération a réitéré sa demande au Gouvernement fédéral de créer le cadre juridique – via une modification de l’Arrêté royal du 3 juillet 2018

Source : Service Public Fédéral Economie, PME, Classes moyennes et Energie ; Direction générale Energie.

relatif aux dénominations et aux caractéristiques du gasoil de chauffage –pour que le R33 puisse être commercialisé comme combustible de chauffage. Le R33 est composé d’un tiers de composants renouvelables, dont 26% d’HVO et 7% d’EMAG. En Belgique, près de 1,5 million de ménages pourraient utiliser le R33.

Afin de permettre l’introduction sur le marché d’alternatives plus durables au gasoil de chauffage, la Fédération participe également à un groupe de travail réunissant des représentants de BtecCH, Energia, FeBuPro et gas.be. Ce groupe de travail vise à rendre plus durables tant le gasoil de chauffage que le propane et le gaz naturel, par une augmentation progressive de la part de composants biosourcés dans ces combustibles, afin de réduire les émissions de CO2. Cette initiative doit apporter une réponse aux interdictions, déjà introduites ou envisagées par les régions, concernant le remplacement des installations de chauffage fonctionnant aux combustibles fossiles.

FONDS SOCIAL CHAUFFAGE

En 2025, 63.887 ménages ont bénéficié d’une allocation du Fonds Social Chauffage. Il s’agit d’une diminution (­5,62%) par rapport aux 67.695 ménages en 2024. Cette diminution est similaire pour le nombre de ménages ayant reçu une allocation sur base du volume de mazout ou de gaz propane en vrac acheté, à savoir 56.272 ménages en 2025 contre 59.531 en 2024 (­5,47%). En ce qui concerne les allocations forfaitaires, le nombre de bénéficiaires a diminué de 8.534 en 2024 à 7.931 en 2025 (­7%). Cette baisse continue s’explique par la rénovation d’anciens logements par les nouveaux propriétaires.

Evolution du prix maximum officiel moyen du gasoil de chauffage et du gasoil diesel (extra) de 2009 à avril 2026 (à partir de 2000 litres, en EUR/l, TVAC)

Gasoil diesel (extra)

Gasoil de chauffage (H0/H7)

Source : Brafco

Evolution degrés-jours (15/15 station Uccle)

RETOUR SUR 2025

2025 a été une année de contrastes pour in4fuels : un contexte difficile, mais un impact fort. En tant que centre d’information et de connaissances sur les combustibles liquides, in4fuels a poursuivi sa tâche principale avec constance : informer les consommateurs de manière correcte, objective et pratique sur l’utilisation des combustibles liquides destinés au chauffage et aux applications off­road. Dans un climat de choix politiques défavorables, de communiqués parfois unilatéraux dans les médias et d’incertitude croissante parmi les consommateurs quant à leurs investissements en matière de chauffage, in4fuels s’est explicitement positionné en guide de confiance.

Ce rôle s’est traduit par une présence forte en ligne. En 2025, notre site web a accueilli pas moins de 2,3 millions de visiteurs. La page consacrée aux prix des combustibles, en particulier, mais aussi le guide des adresses et les informations relatives à la réglementation en cas de remplacement d’une chaudière ont été consultés de manière intensive. Le contenu immédiatement applicable dans la pratique a remporté un vif succès : les articles sur le contenu du réservoir, l’odeur de mazout et les situations d’urgence en cas de réservoir vide comptent parmi les plus lus du blog. Parallèlement, le helpdesk est resté un pilier important de notre action et a traité en moyenne 75 appels téléphoniques et autant de questions écrites par mois – preuve claire de la confiance dans l’expertise d’in4fuels.

Outre ce service direct, in4fuels a fortement investi dans la communication proactive. Des informations pertinentes et utilisables ont ainsi été diffusées à quelque 60.000 abonnés via dix éditions de la newsletter Fuel4You. Avec un taux d’ouverture de 39,5% – soit bien plus que le taux de référence –, les chiffres confirment que cette communication non seulement atteint le groupe cible, mais qu’elle est également appréciée. Des thèmes tels que les économies d’énergie, la commande (en ligne) en toute sécurité et les solutions de paiement flexibles ont ainsi répondu à des besoins concrets des

En ce qui concerne les professionnels également, in4fuels a développé davantage son rôle de partenaire de connaissances. Les distributeurs de combustibles et les techniciens en chauffage ont été informés via Fuel4Pro’s et Fuel4Experts respectivement, ainsi que par des publications dans des revues professionnelles (Sanilec, Combustibles) et des collaborations avec des organisations sectorielles. Des initiatives telles que la collaboration avec Bouwunie relative aux applications du HVO sur les chantiers témoignent de la participation active d’in4fuels à l’innovation et au partage des connaissances dans le secteur.

2025 a également été une année charnière sur le plan organisationnel. La disparition de la cotisation de membres importants et l’incertitude quant au positionnement futur ont remis en question la pérennité d’in4fuels. Dans ce contexte, plusieurs scénarios ont été étudiés afin de garantir la continuité. À l’issue de ce processus, une décision stratégique a été prise : le 16 décembre 2025, l’asbl in4fuels a été dissoute et liquidée, puis intégrée au sein de Brafco. La marque in4fuels, le site web et les autres canaux de communication ont toutefois été conservés et transférés à Brafco.

Concrètement, cette fusion signifie également que deux des quatre collaborateurs d’in4fuels – Filip Lannoy, marketing manager, et Guido Saenen, conseiller technique – sont venus renforcer l’équipe de Brafco.

Cette intégration va au­delà d’une modification structurelle et renforce clairement le secteur. L’association de la communication à l’intention des consommateurs, de la vision du secteur et de la défense des intérêts donne naissance à une synergie unique. La chaîne de valeur dans son ensemble – du distributeur à l’utilisateur final, en passant par le décideur politique – est désormais connectée de manière plus cohérente. Pour les distributeurs de combustibles, cela se traduit par une position sectorielle mieux étayée, un meilleur accès aux données et une plateforme de communication plus performante. Les bases

Combustibles liquides bas carbone

Fidélisation par la communication

REGARD SUR 2026

En 2026, in4fuels continue de renforcer de manière ciblée la base posée par son intégration au sein de Brafco. Le plan d’activités s’articule autour de quatre piliers stratégiques qui, ensemble, soutiennent une même ambition claire : ancrer et consolider la position des combustibles liquides dans un paysage énergétique en mutation, tout en apportant une plus­value concrète aux distributeurs de combustibles.

Le premier pilier, et le plus important, est la préparation de la mise sur le marché de combustibles liquides pauvres en carbone. Une opportunité cruciale réside ici pour le secteur. In4fuels mise sur une double approche : d’une part, via la communication éducative – à l’aide de fiches produits, de webinaires, d’actions dans la presse et, à terme, de roadshows en collaboration avec des fabricants de chaudières – et d’autre part, via une influence étayée de la politique. Les résultats de l’enquête « Combustibles du futur », menée à grande échelle auprès des consommateurs, complétés par des données issues de tests pratiques, constituent une base solide afin de démontrer le potentiel économique et social de ces combustibles. Pour les distributeurs, une perspective s’ouvre ainsi : une offre de produits tournée vers l’avenir, qui correspond aux objectifs climatiques sans perdre de vue le client.

Le deuxième pilier est celui de l’élargissement du champ d’action aux carburants de transport. In4fuels réagit ainsi à la réalité du marché, sur lequel de nombreux distributeurs sont actifs dans plusieurs catégories de produits. L’intégration structurelle des carburants de transport dans la communication et les outils permet de raconter une histoire plus complète et plus cohérente. Le site a été adapté en conséquence, avec un nouveau contenu, une structure optimisée et des fonctionnalités plus détaillées. La visibilité de l’offre dans son ensemble est ainsi renforcée, mais aussi la pertinence d’in4fuels en tant que plateforme d’information centrale.

Elargissement du champ d’action

EmpCo/ Directive ECGT

Le troisième fer de lance est la rétention et le recrutement de membres. Sur un marché concurrentiel, où la fidélité des clients est de plus en plus cruciale, in4fuels se positionne expressément comme un partenaire qui soutient les distributeurs. En offrant une perspective aux consommateurs et en les informant correctement, in4fuels aide les distributeurs à fidéliser leur clientèle et à renforcer leurs liens avec elle. Concrètement, cela se traduit par des outils tels que le programme Fuel4You, grâce auquel les distributeurs peuvent chaque mois entretenir un contact personnalisé avec leurs clients. Alors qu’autrefois, les contacts étaient rares (lors de la livraison), le distributeur évolue aujourd’hui vers un rôle de conseiller énergétique permanent. Par ailleurs, via ses newsletters B2B, in4fuels continue d’offrir un soutien technique et réglementaire afin que les distributeurs puissent se concentrer sur leur activité principale.

Enfin, in4fuels mise fortement sur la conformité et la collaboration européenne. Avec l’entrée en vigueur de la Directive relative à l’autonomisation des consommateurs pour la transition écologique (également connue sous le nom d’EmpCo ou directive ECGT) en septembre 2026, il sera essentiel de veiller à ce que la communication soit transparente, correcte et pérenne. In4fuels informera les membres de Brafco à ce sujet mais se prépare de manière approfondie en vue d’un audit de son site web et de l’adaptation du contenu sur tous ses canaux de communication. Parallèlement, son rôle actif au niveau européen au sein d’Eurofuel se poursuit, ce qui permet au secteur belge non seulement de suivre, mais aussi de contribuer à orienter le débat.

2026 sera dès lors une année de positionnement et d’accélération. In4fuels évolue de pure plateforme d’information à partenaire stratégique intégré soutenant tous les membres de Brafco en matière de communication, de relations avec les clients et de développement futur.

MARCHÉ

En 2025, le volume de ventes d’essence a continué d’augmenter (+5,74 %), tandis que celui du diesel a reculé (­3,27 %). Les prix des carburants sont restés stables tout au long de l’année, connaissant même un léger recul par rapport à l’année 2024, sauf pour le LPG. Le prix moyen annuel de l’essence et du diesel a atteint son niveau le plus bas depuis quatre ans. Depuis le déclenchement du conflit en Iran le 28 février 2026, les prix des carburants ont fortement augmenté. Le 8 avril, le prix du diesel B7 a atteint un niveau record de 2,489 € par litre. En mars de cette année, de nombreux exploitants de stations­service ont connu de graves difficultés financières en raison d’une marge de distribution quasiment inexistante. Le facteur K et l’adaptation insuffisamment rapide des prix maximums aux prix des marchés internationaux ont entraîné des prix maximums irréalistes en Belgique, en particulier pour le diesel. Cela a provoqué un important tourisme des carburants vers notre pays, sans que les exploitants de stations­service n’en tirent le moindre avantage, bien au contraire. Certains exploitants ont même envisagé de fermer temporairement leur(s) station(s)­service afin de limiter les pertes. Les opérateurs qui accordent contractuellement à leurs clients une réduction fixe par rapport au prix maximum ont été particulièrement touchés ; les pertes s’accumulaient à chaque plein.

Lors de l’achat d’une voiture neuve, la motorisation essence est restée en 2025 la favorite des automobilistes belges (40,6% du marché). La motorisation électrique, numéro un auprès des sociétés, continue de gagner des parts de marché (34,7%). Ensemble, les motorisations électrifiées ­ hybrides et full électriques – représentent 55,6% du marché.

La Fédération a attiré l’attention de ses membres sur l’émergence du « shimming », une fraude discrète visant les terminaux de paiement en station­service. Bien que le phénomène reste limité, plusieurs cas ont déjà été signalés en Belgique, notamment le long des grands axes routiers. Afin de sensibiliser le secteur, des mesures de prévention ont été communiquées et une enquête a été lancée pour évaluer l’ampleur du problème.

CARBURANTS RENOUVELABLES

Dans le cadre de la problématique de la zone LEZ (zones à faibles émissions) en Région de Bruxelles­Capitale, la Fédération a rappelé aux autorités compétentes que le HVO constitue une alternative crédible et immédiatement disponible au diesel 100% fossile. Le HVO permet de réduire les émissions

de CO2 jusqu’à 90% par rapport au diesel purement fossile. De plus, il peut être utilisé dans la plupart des véhicules diesel sans nécessiter de modification technique. La Fédération estime que ce carburant peut jouer un rôle de transition important pour les véhicules exclus des LEZ. Elle souligne toutefois que la fiscalité actuelle freine son développement. Malgré l’absence d’un traitement fiscal plus favorable pour ce carburant durable, ce qui limite fortement la demande pour ce produit, plusieurs membres de la Fédération le proposent pourtant.

Certains membres investissent également dans des solutions de mobilité alternatives telles que le HVO, le CNG, le bio­CNG, le LNG et les bornes de recharge électriques. Les 3 avril 2025 et 26 mars 2026, la Fédération a organisé, en collaboration avec EV Belgium, un séminaire consacré à l’électromobilité ainsi qu’à la réglementation et aux défis qui y sont liés. Ces initiatives visaient également à explorer, dans le cadre de la transition énergétique, les synergies possibles entre l’e­mobilité et les carburants traditionnels.

QUALITÉ DES PRODUITS

Les analyses de Fapetro (Fonds pour l’Analyse des Produits Pétroliers) ont révélé des non­conformités concernant le point d’éclair du diesel dans certaines stations­service, en particulier lorsque de l’essence de « qualité hiver » y est vendue. Le phénomène semblerait principalement être causé par les vapeurs d’essence qui pénètrent dans les compartiments de diesel lors du déchargement simultané de l’essence et du diesel. Des recommandations ont été formulées afin de limiter autant que possible ce problème.

Selon la norme NBN EN 228, la tension vapeur de l’essence « qualité été » ne doit pas dépasser 60 kPa, contre 95 kPa pour la « qualité hiver ». La qualité été doit être disponible dans les stations­service dès le 1er mai. La Fédération continue de demander aux producteurs et grossistes de fournir l’essence de « qualité été » dès début avril et sollicite la tolérance de l’Inspection économique lors des contrôles en mai, en particulier pour l’essence 98 RON, compte tenu de la rotation plus faible des stocks pour ce produit.

AUTORISATION « COMMERÇANT ALCOOL ET TABAC »

La Fédération a rappelé à ses membres exploitants de stations­service disposant d’un shop qu’ils devaient introduire à temps la demande d’autorisation « Commerçant Alcool et Tabac ». Elle a notamment insisté sur la fin de la période transitoire fixée au 31 octobre 2025. La Fédération a également rappelé que, depuis le 1er avril 2025, les produits du tabac ne peuvent plus être exposés de manière visible dans les points de vente tels que les shops de stations­service, les librairies et les magasins de nuit.

COLLECTE DES DÉCHETS NON TRIÉS

La réglementation actuelle en matière de déchets pénalise injustement les exploitants de stations­service en leur imposant des amendes pour les dépôts clandestins effectués par des tiers ainsi que pour le non­respect de l’obligation de collecte sélective des déchets, alors même qu’ils n’ont pratiquement aucun contrôle sur ces situations. Malgré leurs investissements dans les infrastructures et les actions de sensibilisation, la situation continue de poser de sérieux problèmes. Les contrôles et les amendes persistent sans distinction claire des responsabilités. Une concertation sectorielle, à laquelle participe la Fédération, plaide pour une meilleure application des sanctions à l’encontre des auteurs de dépôts clandestins ainsi que pour un traitement plus équitable des pompistes.

Consommation de carburants de 2016 à 2025 (en milliers de tonnes métriques)

*Chiffres provisoires

Infrastructure de recharge électrique Nombre de bornes publiques

Consommation de CNG/LNG/L-CNG de 2015 à 2025 (en TJ)

▪ Région flamande ▪ Région wallonne ▪ Région de Bruxelles-Capitale

Source : EV Belgium

Source : Service public fédéral Economie, PME, Classes moyennes et Energie

Evolution du prix maximum officiel moyen des carburants de 2009 à avril 2026 (TVAC, en EUR/l)

Immatriculations de voitures neuves par type de carburants

Autogas : 0%

Autogas : 0,8%

0%

Source : Febiac

MARCHÉ

Les statistiques de vente des membres de FeBuPro (Fédération ButanePropane) indiquent une très légère diminution de 0,04% des volumes totaux de propane, de butane et de LPG – toutes utilisations confondues – l’année dernière par rapport à 2024. Les volumes destinés aux usages non commerciaux ont enregistré une hausse de 5,5% pour le propane, tandis que ceux du butane ont reculé de 5,3%.

Le propane en vrac affiche quant à lui une progression soutenue en attirant continuellement de nouveaux clients. Les opérateurs propane de la Région flamande continuent en effet de bénéficier de l’interdiction de l’installation ou du remplacement des chaudières à mazout en Flandre depuis le 1er janvier 2022, non seulement dans les nouvelles constructions et les rénovations énergétiques importantes, mais aussi dans les bâtiments résidentiels et non résidentiels qui peuvent être raccordés au réseau de gaz naturel existant. Comme l’illustrent les carnets de commande très chargés des opérateurs qui installent des réservoirs propane, certains clients du mazout préfèrent passer au propane plutôt que d’investir dans l’achat d’une pompe à chaleur ou dans un raccordement au gaz naturel. En Région wallonne également, on a constaté en 2025 que le propane en vrac a mené des campagnes commerciales particulièrement agressives contre le mazout, sans doute dans l’espoir de reproduire la percée observée en Flandre. Les promotions ciblées et la mise en avant des avantages économiques et pratiques du propane semblent séduire un nombre croissant de ménages et d’entreprises, qui hésitent à basculer vers d’autres solutions de chauffage.

Alors que 2025 s’est classée au quatrième rang des années les plus chaudes depuis le début des observations météorologiques en 1833, le propane en vrac a également tiré parti d’un contexte tarifaire favorable, son prix moyen ayant reculé de 6,16% par rapport à 2024. Cette énergie s’impose également de plus en plus sur le marché de la rénovation.

Le recul du marché du butane s’explique par la baisse structurelle de la demande en bouteilles. Le butane conserve essentiellement des débouchés de niche, notamment pour certaines utilisations domestiques, de loisirs ou dans les zones où les alternatives énergétiques sont moins accessibles, mais ces segments ne suffisent plus à enrayer la tendance baissière structurelle des ventes.

Selon les statistiques du SPF Économie, les volumes de LPG écoulés en 2025 ont reculé de 11% par rapport à 2024, tandis que sur la même période, les immatriculations de voitures neuves au LPG ont diminué de ­ 8,7%, alors que cette carburation avait connu une progression constante depuis 2020. L’explication réside principalement dans le fait que le LPG a été le seul carburant à enregistrer une hausse de son prix moyen en 2025 par rapport à 2024, avec une augmentation de 7,68%. Cette évolution a réduit une partie de l’avantage économique qui constitue traditionnellement l’un de ses principaux atouts auprès des automobilistes. Par ailleurs, le LPG est confronté, comme l’ensemble des motorisations thermiques, à la progression continue de la mobilité électrique. Soutenue par les politiques publiques de décarbonation, l’élargissement de l’offre de véhicules électriques, l’amélioration constante de leur autonomie ainsi que le développement des infrastructures de recharge, cette transition modifie progressivement les choix des consommateurs. Si le LPG demeure une solution permettant de réduire les émissions par rapport aux carburants conventionnels et de limiter les coûts d’utilisation, il apparaît de plus en plus comme une technologie de transition face à des véhicules électriques qui captent une part croissante des nouvelles immatriculations.

BIO-PROPANE

En 2025, FeBuPro et son organisation européenne Liquid Gas Europe ont organisé un événement consacré au potentiel du bio­propane dans la décarbonation des bâtiments. Produit à partir de matières premières renouvelables telles que les huiles végétales, les graisses animales ou les huiles de friture usagées, le bio­propane constitue une alternative durable aux combustibles conventionnels, particulièrement adaptée aux zones rurales et aux bâtiments non raccordés au réseau de gaz naturel. À travers l’exemple concret du centre de soins ADEM à Rotselaar, situé à moins de 30 kilomètres de Bruxelles, il a été démontré qu’un passage du propane au bio­propane permettait de réduire de plus de 60% les émissions de gaz à effet de serre sans investissements lourds ni modifications importantes des installations existantes. Cette démonstration a confirmé le rôle du bio­propane comme solution renouvelable, abordable et immédiatement disponible pour accélérer la transition énergétique.

INTERDICTION DE CERTAINS RACCORDEMENTS

Le Parlement flamand a approuvé en 2023 une modification du Décret sur l’Énergie. Les raccordements au réseau de gaz naturel ne sont ainsi plus autorisés dans les nouveaux bâtiments (résidentiels et non résidentiels) en Flandre depuis 2025. Cela s’applique aussi à l’aménagement de conduites (collectives) de livraison de propane ou de butane aux clients finaux. Sont aussi concernés les « grands projets » en fonction de la date à laquelle le permis d’urbanisme a été demandé. En conséquence, un nouvel immeuble à appartements ou un projet d’habitations groupées pour lesquels un permis d’urbanisme a été demandé en 2023 ou 2024 peut encore uniquement être chauffé au moyen d’un système central au propane s’il contient au maximum 4 unités de bâtiment. À la question de Brafco de savoir si l’interdiction s’applique aussi à l’installation de citernes de propane lors d’une nouvelle construction (conduite directe entre une citerne et un seul client), la Vlaams Energie ­ en Klimaat Agentschap (VEKA, Agence flamande pour l’Énergie et le Climat) a répondu par la négative. Les installations au propane dans les bâtiments existants peuvent encore, jusqu’à nouvel ordre, être remplacées par une nouvelle installation au propane.

Répartition des gaz de pétrole liquéfiés par segments de marché

Evolution du prix moyen maximum officiel du Propane en vrac de 2016 à avril 2026 (à partir de 2.000 litres, en EUR/l, TVAC)

Source : SPF Economie

2023202420252026 (4m)

Evolution du prix maximum officiel moyen du Propane en vrac en 2025 et 2026 (pour les livraisons de 2.000 litres ou plus, en EUR/l, TVAC)

Source: FeBuPro Propane vrac

Source : SPF Economie

RÉCUPÉRATION DES BOUTEILLES DE PROPANE ET DE BUTANE « RECHARGEABLES » VIDES ET/OU NON UTILISÉES

En 2021, Brafco s’est jointe à l’initiative de FeBuPro visant à constituer des points de collecte de bouteilles de gaz propane et butane « rechargeables » vides et/ou non utilisées. A ce jour, 136 opérateurs faisant office de « points de collecte » figurent sur la carte des points de collecte permettant aux consommateurs de savoir où ramener leurs bouteilles de gaz propane, butane et Campingaz « rechargeables ». La carte des points de collecte est accessible via l’onglet « Bouteille gaz vide » sur la page d’accueil du site web de Brafco.

Afin de renforcer la sécurité dans la chaîne de gestion des déchets, Fost Plus a lancé une nouvelle plateforme en ligne https://www.trionsmieux.be/ ou-deposer-sa-bouteille-de-gaz centralisant les informations sur le tri et la reprise des bouteilles, bonbonnes et capsules de gaz. Développée en collaboration avec Brafco, FeBuPro, Essenscia, Copidec, Interafval et Net Brussel, cette initiative permet aux utilisateurs d’identifier rapidement la filière adéquate pour chaque type de contenant. L’objectif est de limiter les risques liés aux dépôts inappropriés de bouteilles de gaz dans les collectes, recyparcs, centres de tri et installations de traitement des déchets.

FONDS SOCIAL CHAUFFAGE

Au cours de l’année 2025, via les CPAS, le Fonds Social Chauffage a accordé des interventions financières à 2.638 familles en situation précaire qui consomment du propane en vrac pour se chauffer, par rapport à 2.724 familles en 2024 soit une très légère diminution de 1%. Cela représente une allocation moyenne de 148,00 euros par ménage pour un volume moyen de 1.054 litres/ménages.

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PELLETS

En 2025, le marché du pellet en Belgique semble avoir retrouvé une certaine stabilité après les fortes turbulences provoquées par le début de la guerre en Ukraine en 2022, mais cette stabilité reste fragile. Selon les opérateurs du secteur, le prix moyen d’un sac de 15 kg de pellets de qualité premium se situe désormais autour de 5,50 à 6,10 euros, soit un niveau encore supérieur à celui observé avant 2022, lorsque les sacs se vendaient à moins de 4 euros.

Certains distributeurs craignent une prochaine remontée des prix en raison notamment d’une diminution des stocks et d’un manque de matières premières, en particulier de sciure de bois, conséquence du ralentissement du secteur du sciage et des nouvelles contraintes environnementales sur l’exploitation forestière. À cela s’ajoutent la hausse des coûts logistiques et des matières d’emballage, notamment le plastique, dont certains professionnels signalent qu’il a fortement augmenté sous l’effet des tensions internationales et de la hausse du prix du pétrole. Le coût du transport, lié à

CHARBON

Le charbon poursuit son déclin sur le marché belge. Selon les chiffres du SPF Economie, les ventes de charbon ont reculé de 18,35% en 2025 par rapport à 2024, passant de 31.600 tonnes à 25.800 tonnes. La hausse de la TVA sur le charbon domestique, de 12 à 21%, entrée en vigueur le 29 juillet 2025, a fortement influencé l’évolution des ventes sur le marché belge. Les charbonniers ont constaté globalement une diminution des volumes vendus après l’entrée en vigueur de cette mesure fiscale, plusieurs professionnels ayant aussi observé un phénomène inverse dans les mois qui ont précédé son application. Certains utilisateurs du charbon ont en effet anticipé l’augmentation des prix en constituant des stocks avant l’augmentation de la TVA.

Le marché avait subi une hausse des prix à la suite du début du conflit en Ukraine, en 2022. Depuis, les prix des combustibles solides se sont relativement stabilisés, tandis que des produits comme les cokes de pétrole ont même connu une légère baisse. La crise des prix de l’énergie provoquée par le conflit actuel au Moyen­Orient n’a pas d’incidence sur le marché des combustibles solides. Les charbonniers soulignent que l’approvisionnement reste satisfaisant et que la qualité des produits demeure correcte, notamment pour certaines nouvelles provenances d’anthracite.

l’augmentation du diesel, contribue également à maintenir une pression sur les prix. Selon Valbiom, centre de référence de la bioéconomie, on voit aussi apparaître des difficultés d’approvisionnement internationales. L’Italie, principal marché européen, ne reçoit plus de pellets en provenance du Brésil. Les droits de douane américains ont ralenti la production de bois dans le pays, et les importateurs italiens se tournent désormais vers l’Autriche et l’Allemagne, aggravant la pénurie en Europe centrale.

Malgré ce contexte, les acteurs du secteur restent relativement confiants : le pellet demeure un marché en croissance et conserve une image positive grâce à sa stabilité relative par rapport aux autres énergies, à son origine locale et à son profil environnemental favorable. Produit à partir de co­produits de l’industrie du bois, le pellet bénéficie également d’une image positive en matière d’impact climatique, sa combustion étant considérée comme plus propre et plus stable que celle des énergies fossiles traditionnelles.

Avec la publication de la Loi­programme du 18 juillet 2025 au Moniteur belge du 29 juillet 2025, les taux de TVA sur le charbon et les appareils de chauffage à combustibles fossiles ont immédiatement augmenté au taux standard de 21%. Pour la Fédération, cette augmentation de la TVA est une mesure antisociale qui, étant donné le volume limité de charbon utilisé par les ménages en Belgique, contribue à peine à la réduction des émissions globales de CO2, mais frappe surtout les plus démunis et les personnes âgées qui continuent d’utiliser ce combustible.

© Groupe
Tourneur

MARCHÉ

Le marché des lubrifiants industriels en Belgique et en Europe est resté globalement stable en 2025, avec une légère croissance estimée à 1,5 % pour la Belgique et autour de 2 % pour l’Europe. Cette stabilité concerne principalement les segments traditionnels tels que les garages automobiles, où les ventes de lubrifiants se maintiennent à un niveau constant.

Cependant, le marché connaît des évolutions contrastées dans l’industrie automobile. La transition progressive des véhicules thermiques vers les véhicules électriques continue de peser sur la demande en lubrifiants moteurs conventionnels. Cette tendance est partiellement compensée par la croissance des lubrifiants spécialisés pour transmissions électriques et systèmes de refroidissement, ainsi que par le développement des solutions pour véhicules hybrides.

Le marché des graisses industrielles, utilisées notamment dans l’automobile et certaines applications industrielles, reste stable en volume, malgré une légère hausse des prix. Cette augmentation est liée à la pression sur le prix du lithium, indispensable à certaines formulations spécifiques, et dont la demande croissante pour les batteries de véhicules électriques continue de peser sur les prix.

Le secteur des énergies renouvelables, en particulier l’éolien, reste une opportunité forte pour les fabricants. Les lubrifiants haute performance destinés aux turbines éoliennes continuent de gagner en importance, avec une demande soutenue pour limiter l’usure, réduire les frottements et prévenir la corrosion. Selon WindEurope, l’Europe a installé 19,1 GW de nouvelles capacités éoliennes en 2025 et projette 151 GW supplémentaires en Europe sur la période 2026­2030, dont 112 GW dans l’UE­27. Malgré cette croissance, l’accès au marché des éoliennes reste majoritairement contrôlé par les grands constructeurs et les majors pétroliers, limitant la diversification et l’innovation des PME.

DURABILITÉ ET INNOVATION

En Belgique, le marché des lubrifiants a été marqué en 2025 par une évolution technologique et réglementaire significative. Les fabricants doivent répondre à des exigences strictes en matière de durabilité et de recyclabilité,

ce qui influence la fabrication et la commercialisation des produits. Les innovations technologiques, comme l’introduction des nanotechnologies, ouvrent des opportunités pour améliorer la performance et la longévité des lubrifiants.

Les réglementations européennes sur l’Ecoconception pour les produits durables (ESPR) imposent des critères avancés, promouvant l’utilisation accrue d’huiles de base recyclées et de lubrifiants biosourcés. Ces exigences, renforcées par la demande croissante pour des produits biodégradables et à faible impact environnemental, stimulent le développement de nouvelles gammes de biolubrifiants, adaptées à l’agriculture, au transport fluvial et à l’industrie. Les lubrifiants à faible viscosité et haute performance, conçus pour réduire la consommation énergétique des machines, connaissent également une adoption croissante.

DYNAMIQUE MONDIALE

Le marché mondial des lubrifiants connaît une croissance modérée mais soutenue, portée par l’Asie­Pacifique, où la Chine, l’Inde et l’Indonésie stimulent la demande grâce à une industrialisation rapide et une transition énergétique dynamique. Malgré des volumes relativement stables dans d’autres régions, la demande pour des lubrifiants haut de gamme et spécialisés augmente, notamment pour les secteurs automobile, industriel et énergétique. Les huiles synthétiques et régénérées gagnent en importance, tandis que les applications pour véhicules électriques, systèmes de refroidissement avancés et centres de données créent de nouvelles niches à forte valeur ajoutée. Les acteurs capables d’innover et d’adopter des solutions durables et certifiées bénéficieront d’un avantage concurrentiel dans un marché mondial de plus en plus exigeant et segmenté.

ADHÉSION VALORLUB

La Belgique dispose d’un cadre réglementaire structuré autour de la responsabilité élargie du producteur (REP), notamment via Valorlub. Les huiles usagées sont des déchets dangereux. C’est pourquoi on applique des règles strictes pour leur stockage, transport et traitement. Ainsi, les professionnels sont légalement obligés de faire appel à des collecteurs agréés. Ils veilleront à ce que les huiles usagées soient recyclées écologiquement.

Pour 2026, l’assemblée générale de Valorlub a déterminé les tarifs suivants pour la cotisation : 0,25 euros par litre pour les huiles ménagères (= huiles moteur dans des conditionnements de 25 kilogrammes ou moins) ; 0,03 euros par litre pour les huiles professionnelles (= toutes les huiles autres que ménagères qui génèrent des huiles usagées) et 0 euros par litre pour les huiles qui ne génèrent pas d’huiles usagées. Tout producteur ou importateur d’huiles sur le marché belge a l’obligation légale de collecter ces huiles et de les recycler à ses frais ou d’adhérer à Valorlub qui, en tant qu’organisme de collecte, remplit les modalités de l’obligation de reprise pour ses adhérents.

Brafco regrette que certains opérateurs – des grands importateurs d’huiles aux petits équipementiers automobiles – ne remplissent pas leur obligation légale et que Valorlub ne dispose pas des outils de contrôle pour faire respecter cette obligation, ce qui induit une distorsion de concurrence sur le marché.

MARCHÉ

La navigation intérieure a connu une année favorable en Belgique en 2024, avec un volume total transporté d’environ 166 millions de tonnes (+3,8%). 2025 marque toutefois un net retournement de tendance. Les chiffres disponibles montrent une baisse en glissement annuel, avec un recul particulièrement visible au cours de l’année. Tout indique que le volume total annuel sera inférieur à celui de 2024. En Flandre, la situation apparaît un peu plus stable. Le trafic y est resté pratiquement inchangé en 2025 (environ 66 millions de tonnes), avec même une hausse du nombre de tonnes­kilomètres. Cela indique surtout qu’une proportion plus importante de trajets longue distance a été réalisée.

Par rapport aux Pays­Bas, les opérateurs constatent que le marché belge demeure plus sensible aux fluctuations des volumes industriels et pétrochimiques, tandis que le marché néerlandais est davantage influencé par les effets d’échelle et les instruments de politique publique.

En ce qui concerne la navigation maritime, la stabilité des flux maritimes internationaux et le maintien d’une forte activité dans les segments du conteneur, du vrac et de la pétrochimie ont contribué à soutenir la demande en carburants marins. En 2025, l’environnement est devenu plus complexe. L’entrée en vigueur de nouvelles réglementations européennes, notamment le règlement FuelEU Maritime, ainsi que les discussions autour de RED III et des objectifs de décarbonation du transport maritime, ont créé davantage d’incertitudes sur le marché. Si les volumes de bunkering sont globalement restés résilients, les opérateurs enregistrent une pression croissante sur les marges et une sensibilité accrue des armateurs aux écarts de prix entre les différents ports européens.

Bien que cette directive européenne vise à accroître la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique et à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports, elle n’a pas encore été transposée en droit belge. Son entrée en vigueur est désormais envisagée au 1er janvier 2027, sans qu’un cadre opérationnel précis n’ait encore été défini. Cette absence de visibilité conduit de nombreux acteurs à adopter une attitude prudente et à reporter certaines décisions d’investissement.

Au­delà des questions de calendrier, le secteur s’inquiète surtout des modalités concrètes d’application de la directive. La Belgique et les PaysBas adoptent actuellement des approches clairement différentes. Les Pays­Bas appliquent un système fondé sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, tandis que la Belgique privilégie davantage des obligations d’incorporation de biocarburants. Cette différence crée aujourd’hui des conditions de concurrence inégales. En pratique, les décisions d’avitaillement sont de plus en plus guidées par le prix et par le coût de conformité réglementaire. Par ailleurs, les Pays ­ Bas ont euxmêmes commencé à ajuster leur politique, notamment en adaptant temporairement certaines obligations afin de limiter les distorsions de concurrence. Le risque demeure donc que des volumes se déplacent d’un pays à l’autre en fonction des réglementations en vigueur.

FuelEU MARITIME

Les ports belges ont néanmoins conservé leur attractivité grâce à leur position géographique stratégique, à la qualité de leurs infrastructures et à la disponibilité des services de soutage. Dans le même temps, la concurrence régionale s’est intensifiée, en particulier avec les Pays­Bas, où certains mécanismes réglementaires et fiscaux continuent d’influencer les décisions d’avitaillement des navires.

Concernant les prix des carburants pour le bunkering, l’année 2025 a été marquée par une volatilité persistante liée aux tensions géopolitiques et aux évolutions des marchés énergétiques mondiaux. Toutefois, le prix du bunkering est resté compris entre 450 et 650 EUR/m³ tout au long de l’année, ce qui apporte une certaine stabilité et permet de maintenir des flux de trésorerie et des coûts relativement maîtrisables. Les choix politiques et réglementaires joueront toutefois un rôle déterminant dans l’évolution de la compétitivité des ports belges au cours des prochaines années.

RED III

La mise en œuvre de la directive RED III demeure entourée d’importantes incertitudes pour le secteur belge du bunkering et de la navigation intérieure.

Les préoccupations évoquées plus haut sont renforcées par l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2025, du règlement FuelEU Maritime, législation européenne adoptée dans le cadre du Green Deal et du paquet Fit for 55 visant à décarboner progressivement le secteur maritime. Il impose une réduction progressive de l’intensité des émissions de gaz à effet de serre des carburants utilisés par les navires dans les ports de l’UE et sur les trajets maritimes desservis. Depuis 2025, les navires doivent réduire l’intensité de leurs émissions par unité d’énergie utilisée.

L’objectif commence par une réduction des émissions de gaz à effet de serre des carburants marins de 2% en 2025, pour atteindre une réduction de 80% d’ici à 2050. Cette obligation s’applique aux navires de plus de 5.000 GT (tonnes de jauge brute) faisant escale dans les ports de l’UE et utilisés pour le transport de passagers ou de marchandises à des fins commerciales. Ces navires doivent utiliser des carburants renouvelables et à faible teneur en carbone qui satisfont aux exigences applicables en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de durabilité de la directive sur les énergies renouvelables. Le règlement vise également à encourager l’utilisation de carburants renouvelables d’origine non biologique (RFNBO) à fort potentiel de décarbonation. Les compagnies maritimes sont chargées de déclarer la consommation de carburant de leurs navires et de se conformer (de manière démontrable) à l’obligation de réduction et à l’obligation d’utiliser le raccordement électrique à terre lorsqu’ils sont à quai. L’obligation incombe donc aux compagnies maritimes et non aux fournisseurs de carburant.

Depuis 2025, les opérateurs belges constatent que le règlement FuelEU Maritime et les mises en œuvre nationales de RED III interagissent de plus en plus fortement, ce qui accroît la complexité pour le secteur. Le protocole d’accord (Memorandum of Understanding) entre la Belgique et les Pays­Bas existe, mais il est accueilli avec une certaine prudence dans la pratique. Il reste encore à voir comment il influencera concrètement le marché. À l’heure actuelle, les systèmes demeurent fondamentalement différents. Du point de vue du secteur, il serait plus cohérent que les deux pays adoptent un modèle fondé sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, plutôt qu’une combinaison d’objectifs de réduction et d’obligations d’incorporation de biocarburants.

Par ailleurs, certains choix politiques produisent déjà des effets : dans le cadre de RED III (notamment pour le transport maritime), les volumes de soutage aux Pays­Bas sont soumis à une pression croissante. Cela démontre à quel point le marché est sensible à cette réglementation.

L’Allemagne a même choisi de ne pas intégrer le secteur maritime dans la mise en œuvre de RED III. Par conséquent, une harmonisation future avec le modèle néerlandais pourrait également entraîner, à terme, des déplacements de volumes au sein même de l’Europe.

ETS 2

La question de l’intégration de la navigation intérieure dans l’ETS 2 a suscité d’importants débats ces dernières années. Alors que le système européen d’échange de quotas d’émission (EU­ETS) s’applique progressivement au transport maritime depuis 2024, la navigation intérieure ne relève pas automatiquement du futur ETS 2, dont l’entrée en vigueur était initialement prévue pour 2027, mais qui est reportée d’un an. Les États membres disposent en effet de la possibilité d’y inclure volontairement ce secteur via une option dite « opt­in ». En Belgique, les autorités ont finalement clairement choisi une approche d’exemption (« opt­out »), une décision qui apporte aujourd’hui davantage de clarté et de stabilité aux opérateurs du secteur. Cette position fait toutefois l’objet d’un suivi attentif, notamment en raison de la pression exercée par certains acteurs néerlandais – soutenus par quelques représentants de l’agence De Vlaamse Waterweg et du département Mobiliteit en Openbare Werken –en faveur d’une harmonisation régionale. Le secteur belge du bunkering considère cependant qu’une inclusion de la navigation intérieure dans

l’ETS 2 risquerait de créer des distorsions de concurrence et de favoriser un déplacement des activités vers des pays appliquant un cadre réglementaire plus favorable, notamment l’Allemagne.

HVO

En matière de durabilité, le HVO (Hydrotreated Vegetable Oil) constitue une solution immédiatement disponible pour réduire l’empreinte carbone du secteur du bunkering et de la navigation intérieure, déjà plus performant que le transport routier avec des émissions de CO2 comprises entre 21,5 et 44,3 gCO2/t.km contre 79 gCO2/t.km pour les poids lourds. Sur le plan technique, le HVO est parfaitement compatible avec les moteurs existants et représente une alternative crédible au diesel fossile. Toutefois, son développement en Belgique reste très limité en raison de son coût plus élevé et de l’absence d’un mécanisme de soutien comparable au système néerlandais des HBE (unités de carburant renouvelable). Cette situation crée une distorsion de concurrence au détriment des fournisseurs belges. Afin de remédier à cette problématique, Brafco a adressé le 10 mars 2024 un courrier au Premier Ministre demandant que les volumes de HVO destinés à la navigation intérieure ou aux applications industrielles et commerciales soient comptabilisées comme unités d’énergie renouvelable pour le registre RED II, afin de favoriser leur commercialisation à des conditions économiquement compétitives. Cela permettrait de mettre en place en Belgique un dispositif similaire au mécanisme néerlandais des HBE, grâce auquel le HVO destiné à la navigation intérieure pourrait également être proposé à des prix compétitifs dans notre pays.

MASS FLOW METER

Depuis le 1er janvier 2026, les Mass Flow Meters (MFM) sont devenus obligatoires dans les ports d’Anvers­Bruges et de Rotterdam. Bien que cette mesure soit censée améliorer la transparence et la précision des opérations, il existe notamment encore des incertitudes quant à la fréquence des contrôles métrologiques et aux coûts qui y sont associés. Si ces contrôles devaient être réalisés chaque année, cela représenterait une charge supplémentaire importante pour le secteur. Par ailleurs, l’introduction des MFM ne garantit pas, à elle seule, des opérations d’avitaillement exemptes de problèmes. Il reste donc nécessaire de maintenir des procédures rigoureuses ainsi qu’un suivi adéquat. Cette évolution constitue assurément une étape vers une plus grande professionnalisation du secteur, mais elle ne résout pas l’ensemble des défis opérationnels.

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FACTURE D’ÉNERGIE DES MÉNAGES

3 AUGMENTATION DES ACCISES

Le budget pluriannuel établi par le gouvernement fédéral fin 2025 prévoit une augmentation des accises sur le gasoil fiscalement marqué (rouge). En ce qui concerne le gasoil de chauffage et le gasoil diesel à des fins de chauffage, les accises passeront, le 1er août de cette année, de 17,2564 euros/m³ à 23 euros/m³. Par ailleurs, les accises sur le gasoil et le gasoil diesel utilisés à des fins industrielles et commerciales passeront également de 22,8845 euros/m³ à 23 euros/m³. Ce taux d'accise uniforme serait ensuite augmenté chaque année (jusqu'en 2029) de 1 euro/m³. L'entrée en vigueur de cette augmentation des accises était initialement prévue pour le 1er avril dernier. Le vote sur la Loi­programme, qui prévoit également une réforme des accises sur le gaz naturel et l'électricité, n'a pu avoir lieu que le 28 mai dernier en raison des avis complémentaires demandés par l'opposition au Conseil d'État. Outre l'augmentation des accises sur le gasoil et le gaz naturel (à usage non professionnel) et la réduction des accises sur l'électricité (à usage non professionnel), une augmentation unique des accises sur le diesel et l'essence d'environ 4,25 euros/m³ est également prévue. Cette augmentation des accises entrera en vigueur le 1er janvier 2027.

La Fédération estime qu’un niveau d’accise identique sur le gasoil destiné au chauffage et sur le gasoil destiné aux applications industrielles et commerciales (AIC) est une mauvaise chose, dans la mesure où le gasoil destiné aux AIC n’est soumis à aucune cotisation au Fonds Social Chauffage ni à Promaz, ce qui fait courir le risque que des volumes considérables de gasoil livrés à des fins de chauffage soient facturés comme étant livrés pour les AIC dans le but de récupérer ces cotisations (actuellement 3,6 euros/m³). Cela entraînerait non seulement une distorsion de concurrence, mais pourrait également mettre en péril le financement de Promaz. La Fédération a informé le SPF Finances et le SPF Économie de ce risque.

3 AUGMENTATION DE LA TVA SUR LE CHARBON

Avec la publication de la Loi­programme du 18 juillet 2025 au Moniteur belge du 29 juillet 2025, les taux de TVA sur le charbon et les appareils de chauffage à combustibles fossiles ont immédiatement été augmentés au taux standard de 21%.

En ce qui concerne les combustibles solides, le taux réduit de 12% (qui s’appliquait aux « houilles et combustibles solides obtenus à partir de la

Prix de l’essence 95 E10 Belgique et pays voisins (prix en EUR/1000L en vigueur au 04/05/2026)

houille, les lignites et agglomérés de lignites, à l’exclusion du jais ; les cokes et semi­cokes de houille, de lignite et de tourbe ; les cokes de pétrole non calcinés utilisés comme combustibles ») a été supprimé, ce qui porte désormais le taux de TVA à 21%.

Pour la Fédération, cette augmentation de la TVA est une mesure antisociale qui, étant donné le volume limité de charbon utilisé par les ménages en Belgique, contribue à peine à la réduction des émissions globales de CO2, mais frappe surtout les plus démunis et les personnes âgées qui continuent d’utiliser ce combustible.

ETS2

La Fédération craint que les combustibles fossiles soient tellement taxés dans le cadre de l’ETS2 qu’un tax shift et de nouvelles augmentations des accises entraîneront une précarité énergétique pour les citoyens qui n’ont pas les moyens de s’équiper d’une pompe à chaleur.

En compensation de l’adoption des nouveaux objectifs européens de réduction des émissions pour 2035 et 2040, il a été prévu de reporter d’un an – soit en 2028 – cette taxe carbone ETS2. Ce report ne s’applique pas aux entrepositaires agréés qui sont déjà soumis à des obligations en matière de surveillance, de rapportage et de vérification des émissions provenant des combustibles et carburants qu’ils mettent à la consommation.

RÉCUPÉRATION CONTRIBUTION PROMAZ

Depuis le 1er janvier 2026, une contribution Promaz de 2 €/m³ s’applique sur les volumes de gasoil de chauffage et de gasoil diesel (extra) utilisés à des fins

Prix du diesel B7 Belgique et pays voisins (prix à la pompe en EUR/1000L en vigueur au 04/05/2026)

Droits et taxes non compris Droits et taxes compris

© Commission européenne.

Direction générale Energie et Transports

Droits et taxes non compris Droits et taxes compris

© Commission européenne. Direction générale Energie et Transports

Evolution du taux d’accises de l’essence 95 E10(1) et du diesel en Belgique (¤/1.000 litres)

Source Service Public Fédéral Finances

(1) Depuis le 1 er janvier 2017 : Essence 95 E10

de chauffage, mais pas sur les volumes de gasoil de chauffage et de gasoil diesel livrés en exonération d’accises à l’agriculture et à l’horticulture, ni sur les volumes de gasoil rouge livrés à des AIC (et sur lesquels le taux d’accise dû, actuellement de 22,8845 €/m³, a été payé).

Cela implique que depuis le 1er janvier, les négociants qui ne sont pas entrepositaires agréés doivent payer la contribution au financement de Promaz sur chaque litre de gasoil rouge, quelle que soit la destination finale du produit. Pour les quantités de gasoil rouge livrées à l’agriculture et à l’horticulture ou pour des AIC, il faut donc prévoir une procédure permettant au négociant de récupérer la contribution qu’il a préfinancée à Promaz. Malgré les demandes insistantes de la Fédération, la circulaire officielle censée permettre le remboursement de cette cotisation n’avait, à l’heure où nous écrivons ces lignes, pas encore été publiée.

FISCALITÉ DES CARBURANTS RENOUVELABLES

En vertu de la Loi du 25 novembre 2021 organisant le verdissement fiscal et social de la mobilité, tous les nouveaux véhicules de société devaient être exempts de gaz à effet de serre à partir de 2026 afin que les coûts associés

restent déductibles pour les employeurs. Les véhicules électriques (BEV) de société achetés ou pris en leasing en 2026 sont déductibles à 100%. Ce taux avantageux diminuera progressivement les années suivantes. Les nouvelles commandes à motorisation thermique (essence et diesel) et hybride auto­rechargeable (HEV) ne sont plus déductibles depuis le 1er janvier 2026. Quant à la motorisation hybride rechargeable (PHEV), elle voit sa déductibilité fiscale temporairement prolongée jusqu’à fin de la décennie, sans toutefois être à la hauteur de celle des BEV. La déductibilité des frais de carburant des PHEV est limitée à 50% et à 0% à partir de 2027 pour les nouvelles commandes, tandis que les frais de recharge resteront déductibles au même titre que ceux des BEV.

Malgré l’insistance de la Fédération pour l’introduction d’un taux d’accise réduit pour les carburants renouvelables et à faible teneur en carbone tels que le HVO, ce carburant respectueux du climat (qui émet jusqu’à 90% de CO2 en moins que le diesel conventionnel) reste soumis au même taux d’accise que le diesel fossile pur, ce qui fait qu’il n’est pas accepté par les consommateurs.

En ce qui concerne la diminution de la récupération des accises dans le cadre du diesel professionnel, voir rubrique « Transport » de ce rapport annuel.

Aperçu de la TVA, des prélèvements et des taxes sur la base de prix énergétiques équivalents en Belgique

Simulation sur base de prix énergétiques équivalents 01.05.2026

Mazout facture pour 2.000 litres de mazout

Gaz naturel

PROMAZ

L'asbl Promaz est une initiative des organisations sectorielles Brafco, Energia et in4fuels (anciennement Informazout). Cette asbl a été créée au printemps 2019 pour mettre en œuvre l'Accord de coopération interrégional du 25 juillet 2018 entre l'État fédéral, la Région flamande, la Région wallonne et la Région de Bruxelles-Capitale relatif à l’exécution et au financement de l'assainissement du sol des stations-service et des citernes de gasoil à des fins de chauffage, qui a été publié au Moniteur belge du 8 mai 2019. Après la publication de l’agrément de Promaz au Moniteur belge du 28 février 2022, le Fonds a démarré ses activités le 1er avril 2022. La période d’introduction des demandes d’intervention auprès de Promaz s’est terminée le 28 février 2025. A cette échéance, 4.831 dossiers de demande complets avaient été déposés auprès de Promaz. Parmi ceux­ci, 2.427 ont entre­temps été déclarés recevables. Sur l'ensemble de ces demandes, 87, soit environ 1,8%, sont actuellement en cours d’examen. Tout le reste a été traité. La grande majorité des demandes (82%) concerne des dossiers résidentiels. Géographiquement, les demandes sont réparties ainsi : 69% en Flandre, 22% en Wallonie et 9% à Bruxelles.

Il existe deux types de dossiers : d’un côté, les dossiers pour lesquels l’intervention de Promaz est uniquement financière, et de l’autre, ceux où Promaz prend en charge l’assainissement. En ce qui concerne les dossiers donnant lieu à un remboursement, Promaz a déjà traité et remboursé 327 dossiers, ce qui représente un peu plus de la moitié des dossiers concernés. Concernant les dossiers pour lesquels Promaz coordonne l’assainissement, l’objectif est de démarrrer 160 nouveaux assainissements annuellement à partir de 2026. Rappelons que Promaz traite en priorité les dossiers présentant un risque pour l'environnement ou la santé. Dans ce cadre, 247 dossiers ont déjà été ouverts entre 2022 et 2025. En ce qui concerne les interventions financières, Promaz avait déjà clôturé 327 dossiers à la fin du mois de mars 2026, pour un montant total de 10.130.354 €.

Promaz a mis en place un système d'assurance destiné à aider les utilisateurs de mazout confrontés à une pollution des sols constatée pour la première fois après l'expiration du délai de déclaration, c'est­à­dire après le 28 février 2025. Ce système d’assurance est destiné à couvrir les frais d’assainissement jusqu’à 100.000 euros pour les dossiers résidentiels et 50.000 euros pour les dossiers non résidentiels. À ce jour, 165 demandes ont été enregistrées.

Bien que les trois régions et la Commission interrégionale d'assainissement des sols (CIAS) aient donné leur accord à la demande de Promaz visant à instaurer une contribution de 10 €/m³ de gasoil de chauffage (à imputer sur le prix maximum), en vue de financer les activités de Promaz, le gouvernement fédéral a refusé de donner son accord. En conséquence, la contribution Promaz introduite le 1er janvier 2026 est actuellement limitée à 2 €/m³, ce qui est insuffisant pour couvrir les coûts d'assainissement. En concertation avec les régions et la CIAS, une nouvelle demande sera introduite auprès du gouvernement fédéral afin de porter le financement structurel du fonds d'assainissement des sols Promaz à 10 €/m³.

Répartition géographique des demandes d’inter vention introduites au 28 février 2025

69% Région flamande

22% Région wallonne

9% Région de Bruxelles-Capitale

BOFAS - dossiers clôturés par provinces

Bruxelles

Anvers Limbourg

Flandre Orientale

Brabant flamand

Flandre Occidentale

Hainaut

Liège

Luxembourg

Namur

Brabant wallon

Dossiers reçus Dossiers clôturés

BOFAS

Sur les 480 demandes d'assainissement ou d'intervention financière à Bofas (Fonds d'assainissement des sols des stations­service) en 2019 au cours de la troisième période d’introduction des demandes, 269 dossiers ont été déclarés recevables.

A ce jour, 190 de ces 269 dossiers recevables ont été clôturés, dont 130 pour lesquels l’assainissement a été effectué par Bofas et 60 pour lesquels les frais d'assainissement ont été remboursés au demandeur.

Les 3.672 dossiers introduits durant les périodes précédentes (2004 à 2008) comprennent 1.964 stations­service fermées avec mandat confié à Bofas pour faire réaliser l'assainissement du sol et 1.708 dossiers impliquant un remboursement des frais d'assainissement. Les 3 derniers dossiers pour lesquels Bofas fait exécuter lui­même l'assainissement sont en phase finale et il reste 140 dossiers pour lesquels Bofas attend une demande de remboursement des frais d'assainissement.

L’agrément de Bofas en tant que fonds d’assainissement des sols des stations­service a été prolongé en 2025 jusqu’au 31 décembre 2027. Les demandeurs qui réalisent eux­mêmes la dépollution disposent donc encore jusqu’au 30 septembre 2027 pour finaliser leur dossier et adresser une demande de remboursement à Bofas. Plus d’informations sur https://bofas.be/fr/remboursement ou en contactant Bofas au 02/788.29.00.

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

3 ETS2

Dans le cadre du paquet « Fit for 55 », le mécanisme d'échange de quotas d'émission introduit le 1er janvier 2005 devait être étendu aux secteurs du bâtiment, du transport routier et de la petite industrie en 2027. Mais en compensation de l’adoption des nouveaux objectifs européens de réduction des émissions pour 2035 et 2040, il a été prévu de reporter d’un an – soit en 2028 – la «taxe carbone» ETS2. Ce report ne s’applique pas aux entrepositaires agréés qui sont déjà soumis à des obligations en matière de surveillance, de rapportage et de vérification des émissions provenant des combustibles et carburants qu'ils mettent à la consommation.

L’ETS2 diffère de l'ETS1 dans la mesure où, dans le cadre de l'ETS2, les « entités réglementées » ne sont pas les utilisateurs finaux, mais plutôt les négociants en combustibles et carburants qui « mettent à la consommation » des produits énergétiques au sens de la législation sur les accises.

3 RED II & RED III

Avec l’adoption de la directive révisée sur les énergies renouvelables (RED III), le paquet législatif « Fit for 55 » est en place pour atteindre les objectifs

climatiques de l’Union européenne à l’horizon 2030. La Commission Importateurs et Entrepositaires agréés de Brafco a suivi de près la transposition de la RED II en droit belge, qui a abouti à la Loi du 31 juillet 2023, entrée en vigueur le 1er janvier 2024. Cette loi, qui anticipait déjà en partie la RED III, prévoit un « registre des énergies renouvelables dans les transports » qui remplace la balance bio. Les compagnies pétrolières et les négociants qui mettent à la consommation des carburants liquides et gazeux (LPG, CNG, LNG, hydrogène, etc.) doivent déclarer, via cet outil informatique, les volumes mis à la consommation pour le transport et les volumes d'énergie renouvelable qu'ils mettent à la consommation. Le registre permet également d'échanger des unités d'énergie renouvelable qui peuvent être utilisées pour satisfaire à l'obligation de mélange.

La Commission a aussi accordé une attention particulière à l’impact de l’Arrêté royal du 16.01.2025 modifiant l’AR du 17.12.2021 établissant des normes de produits pour les carburants destinés au secteur du transport d’origine renouvelable et pour les combustibles ou carburants à base de carbone recyclé destinés au secteur des transports. Cet arrêté met en œuvre le règlement d’exécution 2022/996 concernant les règles relatives à la vérification du respect des critères de durabilité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre et des critères relatifs au faible risque d’induire des changements indirects dans l’affectation des sols. Il prévoit également la transposition partielle des directives RED II (2018/2001) et RED III (2023/2413) et de la directive déléguée 2024/1405 modifiant l’Annexe IX de la directive RED II en ce qui concerne l’ajout de matières premières pour la production de biocarburants et de biogaz.

La première réunion du groupe de travail inter­cabinets de 2026 consacrée à la transposition de la directive RED III – qui doit entrer en vigueur au plus tard au 1er janvier 2027 – s'est tenue à la fin mars. L'objectif principal serait de limiter au maximum les surcoûts pour les utilisateurs et de miser principalement sur l'hydrogène, un secteur dans lequel la Belgique souhaite jouer un rôle de pionnier.

3 TASK FORCE ENERGY TRANSFORMATION

Mise en place au sein de la Fédération pour transformer la distribution indépendante d’énergies en un métier tourné vers l’avenir, la Task Force Energie Transformation a centré son action entre autres sur l’établissement de partenariat avec d’autres organisations avec qui développer des messages portant sur la neutralité technologique et les combustibles et carburants du futur. C’est ainsi que des contacts ont été entrepris avec diverses organisations de la mobilité et que des séminaires ont été organisés avec EV Belgium le 3 avril 2025 et le 26 mars 2026 afin d’explorer les synergies entre mobilité et énergie dans le contexte des évolutions des réglementations européennes.

RÉGION

WALLONNE

En Région wallonne, depuis le 1er janvier 2026, il est désormais interdit de placer une chaudière à mazout dans un bâtiment neuf. Un projet de décret prévoyant l’interdiction du remplacement des chaudières à mazout dans les bâtiments existants à partir du 1er janvier 2031 suit actuellement son parcours législatif. Ce projet de décret prévoit des dérogations en cas d’utilisation de biocombustibles liquides. Brafco apporte ici son expertise au cabinet de la Ministre de l’Energie du Gouvernement wallon.

Des discussions sont en cours entre Brafco et différentes fédérations sectorielles telles que BtecCH, Energia, FeBuPro et Gas.be concernant l’élaboration d’un cadre technique et réglementaire pour l’élaboration d’un biocombustible ainsi qu’une déclaration d'intention dans laquelle elles s'engagent à réduire considérablement leurs émissions globales de CO2 sur une période de cinq ans.

RÉGION FLAMANDE

Le 1er janvier 2025, plusieurs modifications de la réglementation Vlarem II sont entrées en vigueur et auront un impact important sur le secteur, en particulier sur les citernes à mazout et leur remplissage. Les principales modifications qui, grâce notamment aux interventions de Brafco, sont un peu moins radicales que les propositions initiales du Département Environnement du Gouvernement flamand, sont les suivantes :

• Pour les installations de stockage « classées » disposant d'un sifflet d'alarme installé avant 2025, le sifflet doit être remplacé par une sonde au plus tard le 31 décembre 2027. Pour les réservoirs à mazout des particuliers (< 6.000 l.), cela doit être fait au plus tard le 31 décembre 2035.

• Toute opération de remplissage devra se faire sous la surveillance de la personne, de la personne morale ou de son représentant responsable de l'utilisation ou de l'entretien du réservoir. Le représentant pourra être le fournisseur de combustibles, si l’exploitant et le fournisseur s’accordent sur ce point. Dans ce cas, le débit de livraison et les précautions nécessaires doivent être convenus à l'avance. Afin d'éviter de devoir conclure un tel accord chaque fois que le client ne peut être présent lors de la livraison, Brafco a élaboré et mis à disposition de ses membres un document type qu’ils peuvent soumettre à la signature de leurs clients et dans lequel ces derniers déclarent, entre autres, que la citerne a été inspectée, qu’elle peut contenir la quantité commandée, que des mesures de précaution spécifiques doivent être prises ou non et quelles sont ces mesures, etc. Les distributeurs de combustibles disposeraient ainsi d'une preuve en cas de sinistre pendant ou après la livraison.

• Avant chaque livraison, le négociant en combustibles peut demander le certificat de conformité de l’installation ou le certificat du dernier contrôle périodique. L'objectif est de prévoir un contrôle supplémentaire au moment de la livraison, de manière à réduire au minimum le nombre d'incidents.

RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE

Depuis le 1er juin 2025, il est interdit de remplacer les chaudières à mazout en Région bruxelloise, sauf si elles utilisent un combustible liquide renouvelable respectant des critères stricts de rendement et d’émissions de particules fines. Brafco a récemment informé la nouvelle Secrétaire d’Etat chargée de l’Energie que ces critères sont difficiles à appliquer : il n’existe ni méthode ni organisme agréé pour mesurer ces émissions, et aucun autre pays européen ne les impose. De plus, les dérogations prévues sont trop lourdes et longues à obtenir, et les alternatives techniques comme les pompes à chaleur sont souvent impossibles ou coûteuses pour les ménages bruxellois. La Fédération appelle donc le secrétaire d’Etat compétent à un assouplissement des conditions de dérogation, afin de rendre le remplacement des chaudières à mazout réalisable pour les consommateurs bruxellois, en attendant le déploiement progressif d’un combustible liquide renouvelable.

Le 11 septembre 2025, la Cour constitutionnelle a suspendu l'ordonnance qui reportait l'entrée en vigueur du jalon de la Zone de Basses Émissions (LEZ) en Région bruxelloise du 1er janvier 2025 au 1er janvier 2027. Les véhicules diesel EURO 5 et essence EURO 2 (voitures, camionnettes, bus, camions), ainsi que les motos essence ne répondant pas au minimum à la norme Euro 3, ne peuvent donc plus circuler en Région bruxelloise. Une période transitoire a toutefois été mise en place pour permettre aux propriétaires des véhicules concernés de se mettre en conformité. Brafco a proposé aux autorités bruxelloises de rendre obligatoire l’utilisation de HVO dans les LEZ pour les véhicules diesel qui ne répondent pas à la norme EURO 6 plutôt que d’imposer des coûts importants aux citoyens. Ce carburant renouvelable permet de réduire jusqu’à 90% les émissions de CO2 par rapport au diesel fossile.

90 JOURS D’IMPORTATIONS NETTES

En tant qu’État membre de l’Union européenne et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la Belgique doit détenir des stocks de sécurité correspondant à un quart (90 jours) de ses importations nettes annuelles de produits pétroliers. Un tiers des stocks de sécurité doit aussi être détenu sous forme de produits clés (soit 30 jours d’importation nette). Les produits clés représentent au moins 75% de la consommation. Pour la Belgique, cela concerne, pour l’année 2025, le diesel, le gasoil de chauffage et l’essence. Ce stock stratégique sera mobilisé pour faire face aux pénuries sur le marché pétrolier en cas de crise nationale ou internationale. La SA de droit public ASEVA est chargée de détenir ce stock minimal.

L’obligation de stockage pour 2026 s’élève à 3.416.810 tonnes équivalent­pétrole (TEP). ASEVA dispose actuellement de l’équivalent de 2.069.065 tonnes de pétrole brut et de 1.750.749 tonnes de produits pétroliers finis stockés en Belgique, en France, aux Pays­Bas et en Allemagne.

L’Europe accepte que le stock destiné à la Belgique qui se trouve au début de l’oléoduc Rotterdam­Anvers (pipeline RAPL) soit aussi considéré comme un stock de sécurité belge. Bien qu’ASEVA n’en soit pas propriétaire et n’ait pas davantage de droit de disposition sur celui­ci, la Belgique dispose ainsi d’un stock de sécurité européen de 108 jours.

Depuis 2019, le directeur général de la Fédération siège au Conseil d’administration de l’Agence, dont il assure actuellement la présidence.

ACHAT ET VENTE/STOCKAGE

Les entreprises souhaitant vendre des produits pétroliers ou des ‘tickets’ (réservations de stocks avec un droit d’achat en cas de crise d’approvisionnement) à ASEVA ou effectuer des renouvellements de produits pour l’Agence peuvent demander à être incluses dans la liste restreinte pour l’accord­cadre correspondant. Les candidats sélectionnés recevront alors tous les appels d’offres émis par l’Agence en vertu de cet accord cadre. A la fin d’un contrat de stockage, lorsque les produits doivent être rafraîchis ou lorsque les obligations de stockage diminuent, l’Agence vend également des stocks. Les entreprises intéressées par l’achat de produits pétroliers raffinés auprès d’ASEVA peuvent demander à l’Agence d’être inscrites sur la liste des acheteurs potentiels.

Les entreprises peuvent conclure des contrats de stockage avec l’Agence. Les stocks gérés par ASEVA doivent être logés dans des « dépôts éligibles ». Ces dépôts doivent disposer d’une capacité minimale de 5.000 m³ et de certaines infrastructures d’empotage et de dépotage, mais aussi répondre à des conditions d’accessibilité spécifiques (par exemple être situés dans des ports maritimes ou en bordure de voies navigables). L’Agence a régulièrement besoin de contrats de stockage pour remplacer des contrats qui arrivent à échéance.

DIVERSIFICATION DE LA CAPACITÉ DE STOCKAGE DES PRODUITS PÉTROLIERS FINIS

Dans le cadre de la transition énergétique, ASEVA souhaite étendre sa capacité de stockage en Belgique de 250.000 tonnes d’essence et de 150.000 tonnes de jet fuel via une opération de rétrofit. Le rétrofit pour l’essence est déjà terminé et attribué. En revanche, l’appel d’offres pour le rétrofit du jet fuel n’a pas encore été lancé. Il faudra prévoir suffisamment de temps pour que les dépôts puissent vérifier s’ils sont en mesure d’obtenir

Evolution de la contribution ASEVA

I (essences) en euro/m3

II (gasoil et kérosène)* en euro/m3

III (fuel lourd) en euro/tonne

(*) : La contribution sur le kérosène utilisé pour l’aviation et le cargo s’élève depuis le 01.07.2013 à 50% de la contribution pour la catégorie II.

les autorisations nécessaires. La durée des contrats serait de 7 ou 10 ans. En raison de la baisse de la consommation de diesel, la capacité de stockage pour le diesel sera réduite d’environ 400.000 tonnes au cours des trois prochaines années.

CONTRIBUTION ASEVA

La contribution pour le financement d’ASEVA est calculée trimestriellement pour les différentes catégories de produits, la principale variable étant les prix internationaux du pétrole. Chaque diminution ou augmentation de cette contribution est immédiatement et intégralement répercutée, le jour même de son application, sur le prix maximum. Brafco en informe ses membres via son site Internet.

La contribution est le montant dû par les entrepositaires agréés à ASEVA lors de la mise à la consommation d’essence, de diesel, de gasoil, de pétrole lampant, de kérosène et de fuel lourd. Ce montant sert à financer les frais de fonctionnement d’ASEVA. Cette contribution est répercutée sur l’utilisateur final via la formule de prix prévue dans le Contrat programme.

POLITIQUE EN CAS DE CRISE PÉTROLIÈRE

La réglementation belge contient des procédures pour mobiliser sans délai les stocks d’ASEVA en cas de crise internationale ou nationale. La réglementation régissant le fonctionnement du Bureau national du pétrole (BNP), chargé de mettre en œuvre les mesures à prendre en cas de crise d’approvisionnement, a déjà été actualisée en 2018. Les règles de répartition et de mobilisation nationales des stocks de secours ont été instaurées en 2019 et 2020.

La nouvelle loi ASEVA charge la Direction Générale (DG) Énergie du SPF Economie de mettre en place un programme national contenant des mesures d’urgence de restriction de la demande. La DG Énergie doit également établir en corollaire la liste de consommateurs prioritaires auxquels la restriction de la demande ne s’appliquera pas ou dans une moindre mesure. La DG Énergie a établi un plan d’urgence.

La DG Énergie et ASEVA ont organisé en 2021 une session d’information commune consacrée à la politique de gestion de la crise et ont mené avec succès un exercice de crise. En 2022, ASEVA a adapté son scénario de crise, incluant la procédure interne de mobilisation des stocks de sécurité en cas de crise nationale et internationale d’approvisionnement ainsi qu’un plan de communication. Ce scénario de crise tient également compte de l’expérience acquise dans le cadre des livraisons humanitaires à l’Ukraine. Dans le cadre d’une « Collective Action » de l’AIE à la suite de l’invasion russe de l’Ukraine, le Gouvernement fédéral a fourni des stocks de sécurité de carburants (33.250 tonnes au total) à titre d’aide humanitaire à la population ukrainienne. Grâce à ce scénario, ASEVA est fin prête à libérer ses stocks stratégiques si nécessaire. En 2025, ASEVA et la DG Énergie ont conduit un exercice de crise conjoint simulant un scénario de libération de stocks sur le territoire belge exclusivement par voie terrestre. Cet exercice a permis de tester l’ensemble de la chaîne opérationnelle dans des conditions contraintes et d’identifier plusieurs points d’amélioration. Les enseignements qui en ont été tirés ont directement alimenté les procédures en vigueur et renforcé la préparation opérationnelle d’ASEVA.

Quelles sont les situations qui sont considérées comme des crises d’approvisionnement ? Quelles sont les mesures à prendre dans ce cas et qui prend les décisions ? Qu’est­ce que cela signifie pour les entreprises ? Quelle est la différence entre une crise d’approvisionnement internationale et une crise d’approvisionnement nationale ?

• En cas de problème d’approvisionnement international, l’Agence internationale de l’Energie (AIE) à Paris déclare une situation de crise. Lors de ce type de « Collective Action » lancée par l’AIE et après l’accord donné par le Ministre de l’Energie, ASEVA injectera les stocks de sécurité en amont de la chaîne de distribution par le biais d’un appel d’offres avec vente des stocks aux acheteurs qui offrent le meilleur prix. L’objectif est de rendre le marché international du pétrole plus « liquide ». Le Ministre de l’Energie peut, à la demande de l’AIE, limiter les stocks déployés à certains types de produits pétroliers ou diriger leur déploiement vers certains États membres de l’AIE.

• En cas de difficultés d’approvisionnement national, le Ministre de l’Energie décide de reconnaître ou non la situation comme une crise d’approvisionnement. Si une telle crise est effectivement déclarée, ASEVA activera, après accord du Ministre de l’Energie, les stocks de sécurité par le biais d’une « libération ». Ici, ASEVA offre ses stocks au prix du marché aux compagnies pétrolières situées en haut de la chaîne de distribution nationale (les « participants primaires »). Ces entreprises continueront à approvisionner le marché belge selon leurs flux normaux. L’approche nationale est flexible dans la mesure où le Ministre de l’Energie peut, si cela s’avère plus approprié, décider de ne pas lancer cette procédure nationale

mais plutôt opter pour un appel d’offres ou une autre mesure. ASEVA s’efforce de prendre en compte les préférences des compagnies pétrolières quant à l’emplacement des dépôts en cas de crise.

La fermeture du détroit d’Ormuz en mars 2026 et les perturbations qui en ont découlé sur les marchés internationaux ont conduit ASEVA à activer un niveau de préparation renforcé. Sans préjuger des instructions des autorités compétentes, l’Agence a mis en place l’ensemble des conditions nécessaires à une intervention rapide et ordonnée.

Sur le plan de la coordination interagences, des échanges opérationnels réguliers ont été établis avec les agences homologues allemande et néerlandaise, portant notamment sur la synchronisation des flux logistiques liés au pétrole brut stocké dans les cavernes salines. Ces concertations ont permis à ASEVA d’affiner sensiblement ses estimations de délai de libération pour ce produit.

Les contacts avec les participants primaires et les dépôts partenaires ont été intensifiés dans le même objectif : fluidifier les chaînes logistiques, réduire les points de rupture opérationnelle et garantir la réactivité de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.

Enfin, l’expérience acquise par ASEVA dans le domaine du renouvellement des produits par voie fluviale constitue un levier d’efficacité directement mobilisable dans ce contexte.

Pour plus d’informations sur la politique de crise pétrolière voir le site du SPF Economie ( https://economie.fgov.be/fr/themes/energie/securitedapprovisionnement/coordination-de-la-gestion-de/petrole/questionsfrequemment-posees) et d’ASEVA.

Pour toute information sur les activités, les conditions générales et les procédures d’ASEVA : www.aseva.be

FORMATION ADR ET CODE 95

Depuis le lancement, en 2012, de la procédure d’évaluation et de révision de la directive européenne 2003/59 relative à la qualification initiale et à la formation continue des conducteurs de certains véhicules routiers affectés aux transports de marchandises ou de voyageurs, Brafco et l’ECFD ont ardemment plaidé pour que les formations ADR soient prises en compte dans la formation continue obligatoire de 35 heures (le « code 95 »), qui doit être suivie tous les cinq ans par les chauffeurs de poids lourd.

Les efforts incessants des deux organisations ont finalement été récompensés avec la parution au Journal officiel de l’Union européenne de la directive 2018/645 du 18 avril 2018, qui modifie la directive de 2003 précitée. Cette nouvelle directive précise ce qui suit en ce qui concerne la formation continue obligatoire : « Des cours de formation continue obligatoire doivent être organisés par un centre de formation agréé. Leur durée est de trente-cinq heures tous les cinq ans, dispensés par périodes de sept heures au minimum étalées, le cas échéant, sur deux jours consécutifs. (….) Les Etats membres peuvent envisager de faire compter l’accomplissement d’une formation spécifique telle que requise par d’autres actes législatifs de l’Union au maximum comme l’une des périodes de sept heures prescrites. Cela inclut, de manière non exhaustive, la formation relative au transport des marchandises dangereuses en vertu de la directive 2008/68/CE (…) Cependant, les Etats membres peuvent décider que l’accomplissement d’une formation spécifique telle que requise au titre de la directive 2008/68/CE pour le transport de marchandises dangereuses vaut deux des périodes de sept heures, pour autant qu’il s’agisse de la seule autre formation prise en compte dans la formation continue. »

Depuis la transposition de la directive 2018/645/UE dans la réglementation des trois régions du pays, tous les cours ADR, quelle que soit la région où se trouve le siège de l’organisme de formation, peuvent donc être pris en compte dans les 35 heures de formation continue obligatoire tous les cinq ans dans le cadre de la qualification professionnelle (code 95). Ces cours ADR sont considérés comme des cours de 2e catégorie (application des réglementations).

Selon la région où le siège de l’organisme de formation est établi, les formations ADR prises en considération pour le code 95 sont celles qui ont été dispensées après :

• le 12 août 2020 (organisées par des organismes de formation ADR dont le siège se trouve en Région flamande) ;

• le 15 mai 2021 (organisées par des organismes de formation ADR dont le siège se trouve en Région wallonne) ;

• le 3 août 2021 (organisées par des organismes de formation ADR dont le siège se trouve en Région de Bruxelles­Capitale).

Le nombre de points de crédit diffère selon la formation suivie, mais pas selon la région où se situe le siège de l’organisme de formation. Ces points de crédit ne sont attribués que si le chauffeur réussit l’examen (voir tableau).

Bien qu’une formation de recyclage ADR de catégorie IV soit répartie sur deux jours, elle ne compte que pour 7 points de crédit. En effet, l’ADR stipule qu’une journée de formation ne peut comporter que 8 unités de cours de 45 minutes. Et comme 8 x 45 minutes font 360 minutes, soit 6 heures, cette formation ne peut pas compter pour 2 modules de 7 heures (14 points de crédit), mais seulement pour 1 module (7 points de crédit).

EXAMENS NUMÉRIQUES EN RÉGION FLAMANDE

Depuis le 1er janvier 2024, les examens ADR en Flandre sont numériques (sur ordinateur) et les chauffeurs peuvent choisir le moment où ils passent leurs examens. Ils peuvent le faire dans l’un des 16 centres d’examen reconnus par le GOCA (Groupement des Organismes agréés de Contrôle Automobile) en Flandre. L’examen peut avoir lieu du lundi au vendredi inclus (et il n’est donc plus nécessaire de le passer un samedi auprès de l’ITLB) et davantage de créneaux horaires sont disponibles. Il est important que les candidats s’inscrivent à l’avance pour passer l’examen. Rien ne change en ce qui concerne l’examen lui­même. Il s’agit toujours d’un examen à livre ouvert d’une durée de 90 minutes par catégorie. Les examinateurs qui le souhaitent peuvent toujours passer l’examen par écrit, mais uniquement le samedi dans les bureaux de l’ITLB. Les personnes intéressées doivent avertir l’organisme auprès duquel elles suivent leur formation.

INTERVENTION FINANCIÈRE CP 127

A la suite d’une CCT conclue entre les partenaires sociaux le 19 décembre 2024 afin de favoriser un afflux de personnel qualifié dans le secteur, le Fonds Social pour le Commerce de Combustibles intervient financièrement dans le coût de la formation ADR initiale et dans le coût de l’obtention du permis de conduire C/CE ou de la qualification professionnelle de base pour les nouveaux travailleurs qui rejoignent une entreprise active dans le commerce de combustibles (CP 127, catégorie ONSS 091).

Concrètement, moyennant certaines conditions, le Fonds Social intervient pour un montant forfaitaire de 500 euros par nouveau travailleur pour les formations ADR et le ou les examen(s) ADR relatif(s) à ces formations, suivies dans un centre de formation agréé :

• Formation ADR catégorie I (colis)

• Formation ADR catégorie I et II (colis et citerne)

• Formation ADR catégorie IV (combustibles liquides)

Le Fonds Social intervient également pour un montant forfaitaire par nouveau travailleur pour les formations et le ou les examen(s) relatifs à ces formations, suivies dans un centre de formation agréé :

• Formation et examens permis de conduire C : max. 1.700 euros

• Formation et examens permis de conduire CE : max. 1.500 euros

• Qualification de base compétence professionnelle pour permis C : max. 500 euros

DIMINUTION RÉCUPÉRATION DES ACCISES DANS LE CADRE DU DIESEL PROFESSIONNEL

Le diesel professionnel était déjà devenu légèrement plus cher au 1er janvier 2024 : le montant d’accises à récupérer a alors été réduit de 10,5665 €/m³ pour s’établir à 193,50 €/m³. Ce montant a été réduit de 1,10 € le 1er janvier 2025 et à nouveau le 1er janvier 2026, ce qui fait que le montant des accises remboursables pour le diesel professionnel s’élève actuellement à 191,30 euros/m³ au maximum.

PRÉLÈVEMENT KILOMÉTRIQUE

Les tarifs du péage kilométrique ont été indexés en Flandre et à Bruxelles le 1er juillet 2025. En Région wallonne, la dernière indexation des tarifs du prélèvement kilométrique est entrée en vigueur le 1er janvier 2026 (avec une augmentation moyenne de 1,91%).

Un tarif préférentiel de zéro centime/km est actuellement accordé aux véhicules zéro émission (ZEV) sur l’ensemble du réseau routier flamand et en région de Bruxelles­Capitale. L’OBU reste obligatoire pour les ZEV. En Wallonie, les ZEV sont classés dans la catégorie d’émission EURO VI.

La Flandre a annoncé une profonde réforme de sa taxe kilométrique poids lourds, en y intégrant une composante CO2 dès le 1er juillet 2026. Conforme à la législation européenne, ce changement marque l’abandon progressif des catégories basées sur les normes Euro.

NOUVELLE VIGNETTE ROUTIÈRE

Brafco participe aux travaux préparatoires à l’introduction d’une vignette routière pour les véhicules d’une MMA de 3,5 tonnes max. en Belgique, prévue à partir du 1er mars 2027. Le rôle que pourraient jouer les stations ­ service, en particulier dans les zones frontalières, serait de faciliter l’achat de la vignette numérique pour les automobilistes peu familiers avec les outils en ligne. La participation des stations ­ service est volontaire, et les modalités précises (prix, périodes, types de véhicules, rémunération…) sont encore en cours de définition. Brafco suit ces discussions afin de préparer une position commune du secteur et de contribuer à la mise en œuvre pratique du dispositif pour tous les usagers de la route.

ADR 2025

L’ADR fait traditionnellement l’objet d’une mise à jour tous les deux ans afin d’adapter les prescriptions aux dernières avancées scientifiques et technologiques. Le texte néerlandais de l’ADR 2025, en vigueur depuis le 1er juillet 2025, a été publié au Moniteur belge le 27 décembre 2024 ; la version française a été publiée au Moniteur belge du 3 février 2025. Brafco a publié les changements pour le transport des produits pétroliers dans son magazine professionnel. Les modifications concernent notamment les panneaux orange pour le transport simultané de l’UN 3475 (mélange d’éthanol et d’essence contenant plus de 10% d’éthanol) avec d’autres produits pétroliers, la construction des véhicules FL transportant des liquides inflammables des groupes d’emballage I ou II (notamment les camions­citernes transportant de l’essence) qui seront immatriculés pour la première fois après le 31 décembre 2026, les documents de bord dans la cabine, le taux de remplissage pour les matières transportées à chaud, l’introduction des batteries au sodium­ion et la possibilité de conserver désormais le dossier de la citerne sous forme numérique.

POLITIQUE DE MOBILITÉ

Afin d’éviter que les entreprises effectuant des transports de distribution locale (comme les négociants en combustibles et carburants) ne doivent faire de grands détours pour se rendre à la destination suivante, Brafco estime qu’il convient de remplacer, dans la mesure du possible, les panneaux d’interdiction C21 et C23 par le panneau d’interdiction C25. Les limitations de tonnage devraient également être évitées là où elles ne sont pas nécessaires et où elles obligent les chauffeurs de camions à faire de grands détours, car cela entraîne d’autres effets négatifs. Pour pouvoir continuer à approvisionner les ménages et les entreprises dans les zones à faibles émissions (LEZ) à l’avenir, les véhicules (camions) équipés de moteurs à combustion répondant à la norme Euro6d devraient également être autorisés dans les LEZ après 2030.

La Fédération plaide également pour adapter de 60 à 70 km/h la limite de vitesse pour les véhicules d’une MTM de plus de 7,5 tonnes en dehors des agglomérations. Ainsi, les autres usagers de la route autorisés à circuler sur ces routes à une vitesse de 70 km/h ne seront pas tentés de doubler, ce qui améliorera la sécurité. En vertu de l’article 48bis1 du code de la route, les véhicules transportant des marchandises dangereuses au sens de la Convention européenne relative au transport international des marchandises dangereuses par route (A.D.R.) doivent emprunter les autoroutes, sauf en cas de nécessité. Dans la pratique, cela oblige les distributeurs de combustibles et carburants à faire des détours importants dans certains cas. Une exemption de cette obligation pour les véhicules transportant des marchandises dangereuses « présentant un danger moindre » (groupe d’emballage III), comme le mazout et le diesel, permettrait d’éviter cette situation.

Nous recherchons des camions-citernes

Les fournisseurs indépendants d’énergie et de mobilité en Europe présents à l’Assemblée générale de l’UPEI organisée à Malines en novembre 2025

UPEI

Brafco est un membre actif de l’UPEI, l’association européenne des fournisseurs indépendants d’énergie et de mobilité. Cette organisation représente auprès de l’Union européenne (UE) les importateurs ainsi que les grossistes et les détaillants de carburants pour le transport (par route, par air et par voie maritime) de combustibles pour le chauffage, ainsi que de produits alternatifs durables. L’UPEI est présente par ses membres, associations nationales et/ou entreprises, dans vingt Etats Membres de l’UE, qui ensemble défendent et promeuvent les intérêts de notre secteur au niveau national comme européen.

En 2025, l’UPEI a procédé à une réorganisation de son mode interne de gouvernance pour mieux associer les membres à la préparation de ses prises de position. Le Conseil d’administration, présidé par le délégué de Brafco, Johan Deleu, continue de définir les orientations stratégiques mais les commissions permanentes ont été remplacées par des « workshops » et des webinaires organisés de façon ad hoc sur des thèmes d’actualité européenne. Les webinaires sont des réunions d’information animées par un expert interne ou externe d’UPEI afin d’informer et de faire le point sur un sujet législatif ou technique; les workshops sont des réunions interactives sur une législation en cours de préparation qui ont pour but de rassembler le maximum d’opinions des membres afin d’en faire une prise de position. Sur ce modèle, en 2025 UPEI a organisé trois workshops sur le plan de l’Union européenne en matière de logement accessible (et notamment sa dimension énergétique), la prochaine révision de la « Loi Climat » (pour y intégrer l’objectif de réduction de 90% des émissions de CO2 en 2040) et la future révision du Règlement sur les normes d’émissions de CO2 des véhicules légers. Ces trois workshops ont permis la rédaction de prises de position publiées et diffusées auprès des décideurs de l’UE en charge des dossiers. Les workshops et les webinaires sont ouverts à tous les membres des associations affiliées à UPEI.

L’année 2025 – première année pleine du second mandat de la Commission von der Leyen – a été marquée par l’adoption de la « Loi Climat » révisée, base de la future révision de l’ensemble du paquet législatif « Fit for 55 », mais aussi par la prise de conscience de la perte de compétitivité de l’économie européenne et de la nécessité d’adapter la législation à la concurrence, notamment en la simplifiant.

Au­delà de la compétitivité et de la préservation de la trajectoire vers la neutralité carbone en 2050, un autre sujet majeur a émergé qui affecte également directement la politique énergétique, à savoir la sécurité de l’approvisionnement et sa dimension de mobilité militaire. L’UPEI a été active sur ce dossier en 2025. Son séminaire au Parlement européen, suivi de réunions avec les rédacteurs d’un rapport sur la sécurité de l’approvisionnement énergétique en Europe, ont permis de positionner notre secteur comme interlocuteur des institutions sur un sujet appelé à prendre une dimension de plus en plus grande.

Enfin, à l’occasion de l’Assemblée générale d’UPEI, qui s’est tenue du 19 au 21 novembre 2025 à Malines à l’invitation de – et en coopération avec –Brafco, un débat s’est déroulé dans un magnifique cadre historique avec Philippe Lamberts, Conseiller climat de la Présidente de la Commission européenne. Les échanges ont porté sur les défis de la politique européenne de l’énergie et du climat, et notamment sur les obstacles législatifs à la neutralité technologique.

EUROFUEL

Brafco est aussi membre d’Eurofuel, l’association européenne des combustibles liquides de chauffage, qui représente plus de 10.000 entreprises d’Europe et des États­Unis actives dans le domaine des combustibles liquides. Eurofuel défend les intérêts du secteur auprès des institutions européennes et plaide pour une vision sectorielle dans laquelle les combustibles liquides à faible teneur en carbone et renouvelables permettront de réduire considérablement les émissions de CO2.

À l’occasion de la publication du programme pluriannuel de la nouvelle Commission européenne en février 2025, Eurofuel a appelé celle­ci à mettre en place un plan d’action visant à garantir la compétitivité et la viabilité à long terme du secteur en :

1. Établissant un cadre politique stable pour stimuler les investissements à long terme dans la production et la distribution de combustibles liquides renouvelables.

2. Mettant en œuvre une approche technologiquement neutre qui reconnaît les combustibles liquides renouvelables comme une solution clé pour réduire les émissions dans le secteur du chauffage des bâtiments.

3. Introduisant une évaluation des émissions sur l’ensemble du cycle de vie, en tenant compte des émissions liées à la production ainsi que des avantages en termes de carbone des matières premières circulaires.

4. Soutenant l’innovation en évitant les interdictions de certains combustibles ou technologies spécifiques.

5. Prenant en considération l’impact social de la transition énergétique en offrant aux consommateurs la liberté de choix, en favorisant l’innovation et en stimulant la concurrence afin de rendre les solutions de chauffage abordables pour les ménages à revenus modestes et dans les zones rurales.

6. Renforçant les normes d’efficacité énergétique des bâtiments de manière socialement responsable, en tenant compte des défis liés à la précarité énergétique ainsi que de la disponibilité limitée d’alternatives aux combustibles liquides à faible teneur en carbone dans les zones isolées.

Par sa participation à des conférences et la publication de position papers, Eurofuel a également pris position sur la politique du Pacte vert européen : la Directive sur la performance énergétique des bâtiments (EPBD), la

Sening Multitask

Une plateforme pour toutes les applications camions-citernes

NoMix - Empêche des (dé)chargements incorrects

Multiseal - Scellé électronique camion-citerne

Multilevel - Système de mesure de niveau précis

Multiflow - Compteur électronique

Communication améliorée

Service à distance

Vente de systèmes de mesure et de contrôle homologués MID

Installation et adaptation d’équipements camions-citernes

Vente pièces détachées pour camions-citernes

Calibration de systèmes de mesure

Service et entretien 24h/24 et 7j/7

Contrôles ADR et SLP

Directive sur l’efficacité énergétique (EED), le règlement sur l’écoconception et l’étiquetage énergétique des appareils de chauffage (Ecodesign et Energy Labelling), le Clean Industrial Deal, le Plan pour une énergie abordable, le Plan pour un logement abordable et la Stratégie européenne pour le chauffage et la climatisation.

Enfin, Eurofuel a organisé en 2025 un webinaire sur l’EMAG en tant que combustible de chauffage à faible teneur en carbone, suivi en 2026 d’un second webinaire sur le HVO comme alternative renouvelable au gasoil de chauffage.

JOINT HEATING COMMISSION

Depuis sept ans, les organisations coupoles européennes FuelsEurope, Eurofuel, UPEI et ECFD coordonnent leurs initiatives dans le domaine politique du chauffage au sein de la « Joint Heating Commission ». En 2025, la Commission a intensifié ses travaux en faveur des combustibles liquides renouvelables, comme le HVO, l’EMAG et les carburants Power­to­Liquid (PtL) pour aider les ménages européens à réduire leurs émissions. Les discussions ont également porté sur le Plan européen pour une énergie abordable, la stratégie européenne pour le chauffage et la climatisation ainsi que sur les mécanismes fiscaux favorables aux combustibles et carburants renouvelables. Les participants à la Joint Heating Commission ont aussi convenu d’élaborer un document illustrant le rôle des molécules vertes aux côtés de l’électrification.

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PLAN DE PENSION

Le secteur du commerce de combustibles, représenté au sein de la Commission paritaire 127 (CP 127) a été un des premiers à instaurer un plan de pension sectoriel en 2003. Entre­temps, les plans de pension sectoriels se sont généralisés. Depuis le 1er janvier 2010, les cotisations tant de l’employeur que des travailleurs destinées au financement de cette pension complémentaire, soit 3% du salaire brut, sont prises en charge par l’employeur.

Voici une petite simulation de calcul pour quatre ouvriers qui auraient respectivement 0, 5, 10 et 15 ans d’ancienneté en tant que chauffeur de camion­citerne en 2003. Nous partons du principe qu’aucune indexation ni augmentation n’aura lieu à l’avenir et que le rendement annuel est de 1,75%.

ENERGY DRIVERS

Afin d’encourager les jeunes de l’enseignement secondaire à participer aux formations sectorielles axées sur les métiers en pénurie et tournées vers l’avenir, le secteur a conçu le projet « Energy Drivers ». Lors de cette activité, les entreprises du secteur se rendent dans les écoles proches de chez elles afin de faire découvrir la profession de chauffeur dans le commerce de combustibles aux jeunes du troisième degré de l’enseignement technique et professionnel. En 2026, le secteur poursuivra la promotion de ce projet auprès des entreprises et des écoles.

YOUTH ENERGY PROJECT

Le Youth Energy Project (YEP) permet aux jeunes (de 18 à 25 ans et demandeurs d’emploi) de suivre une formation de chauffeur C/CE entièrement gratuite, avec qualification professionnelle et certificat ADR, dans une entreprise du secteur. Le Fonds Social espère ainsi augmenter le nombre de jeunes dans le secteur, favoriser l’arrivée de nouveaux collaborateurs et compenser le vieillissement croissant. Dans le cadre du projet YEP III, qui s’est déroulé du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2025, cinq jeunes ont été formés chez un employeur du secteur. Le projet YEP IV a débuté le 1er janvier 2026 et se terminera le 31 décembre 2027.

Enregistrement d’un témoignage vidéo sur le « Youth Energy Project » chez Deconinck Brandstoffen, à Audenarde.

Augmentation des chèques-repas dans le secteur (CP 127)

Tous les employeurs de la CP 127 doivent dorénavant octroyer des chèques-repas, et ce, depuis le 1er janvier 2026.

2 cas de figure :

Vous octroyez déjà des chèques-repas

Vous devez augmenter de +2€ nets par titre.

Vous n’en octroyez pas encore

Vous devez désormais en octroyer, d’une valeur minimale de 3,09€ par jour presté.

Renseignez-vous auprès de votre fédération

Brafco pour en savoir plus.

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* Réduction applicable sur la prestation de service de base, non cumulable.

APERÇU DES ACTIONS DE LA CONVENTION SECTORIELLE 2025

Le Fonds Social pour le Commerce de Combustibles joue un rôle actif dans l’exécution de la convention sectorielle. En 2025, diverses initiatives ont été entreprises afin de favoriser l’arrivée de nouveaux talents et de contribuer à des carrières durables dans le secteur. Voici un aperçu des principales réalisations de 2025.

1. Afflux de nouveaux travailleurs

En 2025, le Fonds Social a déployé d’importants efforts afin de promouvoir le secteur et d’attirer de nouveaux talents lors de salons de l’emploi, de séances d’information et de journées découverte, où les jeunes et les demandeurs d’emploi ont pu en apprendre plus sur les possibilités au sein du secteur des combustibles.

Le 27 septembre 2025, le secteur a organisé une activité sur la profession de « chauffeur dans le commerce de combustibles » pour les jeunes en situation de vulnérabilité (10­14 ans) qui suivent un parcours aux ateliers interactifs de TAJO, à Gand. En collaboration avec cinq autres secteurs actifs dans le transport et la logistique, le Fonds a en outre organisé, les 4 et 6 novembre 2025, le rallye des professions « On The Move 8 », lors duquel environ 200 élèves ont découvert les professions du transport et de la logistique au sein du

Group GTS, à Geel. En collaboration avec la Beroepenhuis, le dossier pédagogique a été actualisé afin que les écoles puissent utiliser du matériel à jour.

Enfin, les orienteurs professionnels et les accompagnateurs de parcours ont été informés de manière approfondie sur les possibilités d’entrer dans le secteur. Le 28 janvier 2025, le Fonds, en collaboration avec le cluster Transport et Logistique, a organisé la journée d’information et d’action #StappenNaarWerk à Zwijnaarde, suivie de séances d’information en ligne les 24 avril et 19 novembre 2025. Le 30 juin 2025, le cluster Transport et Logistique a organisé une séance d’information supplémentaire pour les accompagnateurs d’Atlas à Anvers.

En 2026, le secteur continuera de s’investir dans la diffusion d’informations utiles, afin que davantage de demandeurs d’emploi suivent la formation de chauffeur qualifié et rejoignent ensuite le secteur.

2. Politique des compétences Afin de mieux suivre l’utilisation de l’unité de formation mobile, un code de formation distinct a été lié à la formation à partir de 2025. En outre, en collaboration avec le VDAB, le cours en ligne « Commerce de combustibles » a été entièrement mis à jour en 2025, à l’aide de vidéos pratiques.

En 2025, le Fonds Social a de nouveau organisé la formation gratuite « Coach sur le lieu de travail », en collaboration avec le secteur des taxis et du

Journée interactive d’information et d’activités #StappenNaarWerk destinée aux accompagnateurs et aux conseillers d’orientation, organisée en collaboration avec le pôle « transport et logistique ».

Les activités du Fonds Social chez TAJO à Gand. L’ASBL TAJO organise des ateliers le samedi pour les jeunes en situation de vulnérabilité âgés de 10 à 14 ans, au cours desquels ils découvrent différents métiers et acquièrent diverses compétences.
Le rallye des professions « On The Move 8 » organisé au sein de la société de transport Group GTS à Geel.

déménagement. Grâce à des techniques de communication ciblées et à des exemples pratiques, les travailleurs ont reçu des conseils pour accompagner et former les nouveaux collègues.

En 2025, en collaboration avec le cluster Transport et Logistique, le Fonds Social a organisé un réseau d’apprentissage sur la consommation d’alcool et de drogues sur le lieu de travail. Cette séance d’information hybride était articulée autour du partage de connaissances et de l’échange d’expériences en matière de prévention et de prise en charge au sein des entreprises. Au total, 69 employeurs ont participé à la séance.

3. Travail faisable

Début 2025, le secteur, en collaboration avec le SERV et une vingtaine d’autres fonds sectoriels, a lancé la série de podcasts « Parfaitement faisable ! », qui fournit des informations et des conseils pratiques sur l’équilibre entre travail et vie privée, la charge de travail, le bien­être mental et la pénurie sur le marché du travail. Au printemps 2025, quatre séances d’inspiration gratuites approfondissant ces thèmes ont été organisées en ligne.

Fin 2025, le Fonds Social, en collaboration avec cinq autres secteurs, a mené une enquête auprès des employeurs sur l’absentéisme pour cause de maladie. Les résultats de cette enquête ont permis de formuler des actions ciblées pour la nouvelle convention sectorielle couvrant la période du 1er juillet 2026 au 30 juin 2028.

4. Diversité et inclusion

Au printemps 2025, dans le cadre de la diversité et de l’inclusion, le Fonds Social, en collaboration avec le SERV et une vingtaine de fonds sectoriels, a organisé une série de webinaires sur la lutte contre le racisme, la sécurité psychologique et l’employer branding. À l’automne, ce parcours a été approfondi grâce à trois formations supplémentaires sur les mêmes thèmes.

ACCORD SECTORIEL 2025-2026 AU SEIN DE LA CP 127

Le 27 octobre 2025, les partenaires sociaux au sein de la Commission paritaire pour le Commerce de combustibles (CP 127) sont parvenus à un accord sectoriel pour la période 2025­2026. Cet accord contient diverses mesures relatives au pouvoir d’achat et à l’employabilité. Les CCT ont été signées de manière formelle le 27 novembre 2025.

Un point important de l’accord concerne l’introduction de chèques­repas au niveau du secteur à partir du 1er janvier 2026. Depuis cette date, les travailleurs reçoivent des chèques­repas d’une valeur nominale de 3,09 euros par jour de travail, dont 2 euros à charge de l’employeur et 1,09 euro à charge du travailleur. Les entreprises qui octroient déjà des chèques­repas ou une indemnité de repas appliquent depuis cette même date une majoration nette de 2 euros.

En outre, les partenaires sociaux ont approuvé un projet de CCTcadre sectorielle afin d’autoriser les flexi ­ jobs sous certaines conditions dans le secteur, dès qu’une base juridique aura été élaborée au niveau fédéral. Le but est d’offrir davantage de flexibilité

Le 30 juin 2025, en collaboration avec le cluster Transport et Logistique, le Fonds Social a organisé un réseau d’apprentissage sur les lieux de travail inclusifs. 30 employeurs ont participé à cette séance d’information hybride. aux entreprises sur un marché du travail où la pénurie ne cesse de s’accentuer.

Une adaptation a également été convenue en ce qui concerne le chômage temporaire. À partir du 1er janvier 2026, l’indemnité complémentaire en cas de chômage pour raisons économiques augmente de 0,5 euro par jour.

La réglementation relative à la prime en cas de pension sera également réformée afin d’encourager les travailleurs à rester plus longtemps actifs dans le secteur, avec une attention particulière pour les collaborateurs âgés de plus de 62 ans qui ont au moins cinq ans d’ancienneté dans le secteur.

Enfin, diverses CCT existantes sont prolongées, notamment les accords relatifs au crédit­temps et aux emplois de fin de carrière, chaque fois selon les possibilités légales. D’autres CCT à durée déterminée sont également prolongées afin de garantir la continué d’accords sectoriels importants.

Tournage de vidéos d’accompagnement pour la formation en ligne du VDAB intitulée « Commerce de combustibles » dans les entreprises Fournier-Cavos à Menin et Gabriëls Transport à Alost.

COURS ADR « COMBUSTIBLES LIQUIDES »

Depuis 1993, Brafco organise des formations ADR (tant de base que de recyclage) pour les chefs d’entreprise et leur personnel. L’agréation de la Fédération en tant qu’institut de formation ADR a été prolongée avec succès fin 2013 par le SPF Mobilité et Transports et ensuite confirmée par les régions, devenues compétentes notamment en matière de formation et d’examens des chauffeurs ADR suite à la Sixième Réforme de l’Etat. Brafco ambitionne d’organiser elle­même prochainement ces formations en Région wallonne, comme elle le fait déjà depuis 3 décennies dans les régions flamande et bruxelloise en tant qu’institut de formation agréé.

Dès l’automne 2008, Brafco fut la première organisation à mettre sur pied la formation pour le certificat spécifique « combustibles liquides » (catégorie IV) créé à sa demande. Ce cours ADR spécifique « combustibles liquides » peut être suivi en tant que formation ADR initiale ou en tant que cours de recyclage (pour ceux qui possèdent déjà un certificat de formation valable). Ce permis est intéressant à plus d’un titre ; la formation initiale est limitée à 2,5 jours (au lieu de 5) et axée uniquement sur des produits que la plupart des chauffeurs du secteur manipulent quotidiennement : gasoil, diesel, essence, kérosène (pétrole lampant).

COURS DE RECYCLAGE ADR

Brafco a poursuivi en 2025 l’organisation des cours de recyclage ADR traditionnels destinés à ses affiliés afin que ces derniers aient l’occasion d’obtenir à temps une prolongation de la durée de validité de leur certificat. Un cours de recyclage peut être suivi dans les 12 mois qui précèdent la date d’échéance du permis (le permis se prolonge à partir de la date d’échéance). Si le cours de recyclage est suivi plus tôt, la période de validité du nouveau certificat prend effet le jour de la réussite de l’examen. La Fédération envoie automatiquement quelques mois avant l’échéance une convocation à un cours de recyclage aux chauffeurs pour lesquels elle aura préalablement reçu des informations sur la catégorie et la date d’échéance de leur certificat ADR.

COURS CONSEILLER À LA SÉCURITÉ ADR

Toute entreprise qui transporte des marchandises dangereuses par route et/ou effectue des opérations de chargement, déchargement ou remplissage y compris les opérations de transfert de la route, du rail ou des voies navigables vers un autre mode de transport et vice versa doit disposer d’un conseiller à la sécurité ADR. La fonction de conseiller à la sécurité peut être exercée par le chef d’entreprise, une personne qui exerce d’autres tâches au sein de l’entreprise ou une personne extérieure à l’entreprise. Les entreprises qui ne disposent pas d’un conseiller à la sécurité ADR peuvent s’adresser à Brafco, qui propose ce service individuel.

FORMATIONS CONTINUES

Dans le cadre de la capacité professionnelle – le code 95 – les chauffeurs titulaires d’un permis de conduire C ou CE doivent avoir suivi 5 cours de formation reconnus d’au moins 7 heures (soit un total de 35 heures de crédit) tous les 5 ans pour pouvoir renouveler leur permis de conduire.

Les entreprises du secteur (et les autres) peuvent continuer de s’adresser à la Fédération pour des formations dans le cadre de la compétence professionnelle et de la formation permanente des chauffeurs. Brafco collabore à cet effet avec des centres de formation spécialisés.

LABEL QFOR ET CHÈQUE FORMATION

Le certificat de qualité Qfor, dont dispose Brafco, a pour but de fixer et de garantir la qualité et le professionnalisme des organismes de formation. Grâce à ce label Qfor, les entreprises wallonnes qui font appel aux services de Brafco peuvent avoir accès aux chèques formation de la Région wallonne. Quant aux entreprises de la Région flamande, ce label leur permet aussi de profiter d’une intervention financière via le ‘KMO­portefeuille’ pour les cours de formation organisés par Brafco. Le certificat de qualité Qfor a une durée de validité de trois ans. En 2025, après un audit, le label de qualité Qfor de Brafco a été renouvelé.

DIRECTIVE EMPCO

À partir du 27 septembre 2026, les entreprises B2C devront adapter leur communication sur la durabilité afin de se conformer à la directive européenne « Empowering Consumers for the Green Transition » (EmpCo ­ UE 2024/825). Avec la directive EmpCo, l’Europe entend protéger les consommateurs contre les allégations trompeuses sur les produits et le greenwashing. Des termes tels que « durable », « vert », « écologique », « respectueux de l’environnement » ou « neutre en carbone » ne seront désormais autorisés que s’ils sont étayés de manière vérifiable par des labels reconnus, tels que le label écologique de l’UE, ou par des normes, telles que la norme ISO 14024. Les entreprises devront mentionner ces justifications dans le même support de communication. Les infractions à la directive seront sanctionnées par une amende pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires annuel.

COTATIONS

Afin d’aider ses membres à prendre des décisions à la fois rapides et réfléchies, Brafco leur offre la possibilité de recevoir quatre fois par jour, par fax ou par mail, une information sur l’évolution des prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux. Les membres sont aussi informés un jour à l’avance de toutes les modifications des prix maximums officiels des produits pétroliers. Les membres qui le souhaitent peuvent également être informés deux fois par jour, par SMS, de l’évolution du cours du dollar par rapport à l’euro et de l’évolution des cotations de l’essence et du diesel.

INFORMATION CONTINUE

La Fédération met à la disposition de ses membres des articles de fond et une information continue par le biais du site www.brafco.be et du bimestriel

Combustibles. S’il est avant tout destiné aux affiliés de la Fédération, Combustibles est aussi une importante source d’informations pour les decision makers au sein des administrations et cabinets ministériels concernés. En 2025, le magazine

Combustibles a publié des articles sur un large éventail de sujets touchant à la gestion d’entreprise parmi lesquels l’obligation d’émettre des factures électroniques structurées à partir du 1er janvier 2026 et les impacts de la Directive NIS 2.

Le site web de Brafco offre de nombreuses fonctionnalités : statistiques évolutives sur l’évolution des prix des différents produits pétroliers ; possibilité pour les membres d’adapter leurs données dans « mon profil » ; articles clairement visibles pour les membres/non­membres ; formulaires téléchargeables classés par thème dans les « documents » ; possibilité de s’inscrire en ligne à un événement ou à une formation… L’espace du site web réservé aux membres est actualisé très régulièrement avec des informations intéressantes pour les négociants en combustibles et les pompistes.

En unissant leurs forces, Brafco/in4fuels renforceront l’accompagnement des membres en matière de communication, de relations clients et de développement futur. C’est notamment la communication directe avec les clients qui illustre l’intégration d’in4fuels au sein de la Fédération. Voir en pages 14­15 de ce rapport annuel.

MÉDIAS

Les cadres de la Fédération assurent également le rôle de porte­parole vis­à­vis des médias. En 2025, ils sont intervenus à de très nombreuses reprises dans les médias à propos notamment des interventions de Promaz, de l’impact des droits de douane américains à l’importation sur le cours du baril et de la hausse de la TVA sur le charbon et les appareils de chauffage à combustibles fossiles. Depuis le 28 février 2026, ils sont sollicités par les médias au sujet des conséquences du conflit au Moyen­Orient sur les prix du pétrole.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 17 décembre 2025, par le biais d’un communiqué de presse, la Fédération a salué la décision de la Commission européenne d’assouplir les règles concernant la fin des voitures à moteur thermique dès 2035. Selon la Fédération, cette orientation privilégie une approche technologiquement neutre, laissant place aux carburants renouvelables et bas carbone, comme les biocarburants et les e­fuels. Elle a également souligné dans ce communiqué le potentiel du HVO 100, carburant capable de réduire fortement les émissions de CO2 des véhicules diesel sans nécessiter de modifications techniques sur les véhicules. Ce fut aussi l’occasion pour la Fédération de plaider pour une fiscalité plus favorable afin d’encourager l’utilisation de ces alternatives durables et soutenir l’innovation énergétique européenne.

C mbustibles

L’actualité braque régulièrement – et tout particulièrement depuis le début du conflit au Moyen-Orient – ses projecteurs sur notre secteur et les porte-parole de la Fédération.

Une information destinée tant aux négociants qu’aux decision makers au sein des administrations et cabinets ministériels concernés.
L’espace du site web réservé aux membres est actualisé très régulièrement.

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