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SALON EMPLOI &FORMATION

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de l’

de la

FORMATION, RECONVERSION, ÉVOLUTION : VOTRE AVENIR COMMENCE ICI.

CAVEAU CASTELNAU I MERCRED

7

REIMS

9 RUE GOSSET Préparez votre visite !

OCTOB6RE 202

DE 9H À 17H ENTRÉE GRATUITE

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JOURNEES PORTES-OUVERTES SAMEDI 21 NOVEMBRE 2026 SAMEDI 13 FÉVRIER 2027

COMMERCE COMMUNICATION COMPTABILITÉ & GESTION IMMOBILIER BANQUE ASSURANCE SANITAIRE & SANTÉ 39 rue Martin Peller 51100 Reims 03 26 77 62 82

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FORMATIONS POST-BAC


II

L’avenir commence parfois par une simple rencontre Il suffit parfois d’une conversation pour débloquer une situation. On découvre un métier auquel on n’avait pas pensé, une formation que l’on croyait inaccessible avec ses diplômes. Jusqu’au jour où un recruteur prend le temps de vous écouter, de s’intéresser à votre expérience et de vous aider à envisager la suite de votre vie professionnelle.

C’est tout le sens du Salon Emploi Formation organisé par L’union. En réunissant des entreprises à la recherche de nouveaux talents, des organismes de formation et des professionnels de l’accompagnement, ce rendez-vous poursuit une ambition simple : permettre à chacun de repartir avec des pistes concrètes. Choisir son orientation, chercher un premier emploi, retrouver une activité ou envisager une reconversion soulève bien des questions et, on le sait, à force de chercher, on finit parfois par hésiter davantage. Alors, pouvoir exposer sa situation à quelqu’un qui prend le temps de vous écouter, poser ses questions et s’entendre proposer de nouvelles pistes d’évolution peut être précieux. Ce salon est ouvert aux collégiens, lycéens, étudiants, demandeurs d’emploi comme aux salariés. On peut y venir avec un projet déjà construit, mais aussi avec une envie de changement encore difficile à formuler. Les services « Coup de pouce » prolongent cette démarche : conseils en orientation, aide à la rédaction de son CV, photo professionnelle ou recrutement par simulation offrent à chacun des moyens supplémentaires d’avancer. C’est aussi notre rôle, en tant que média régional, de créer ces occasions de rencontres entre les acteurs

du territoire et celles et ceux qui cherchent leur voie. Évidemment, nous n’avons pas la prétention d’affirmer qu’une seule journée peut décider de toute une carrière. Mais un simple échange peut parfois redonner confiance, ouvrir une perspective ou simplement offrir ce petit coup de pouce qui manquait. Alors, faites le premier pas, la suite pourrait vous surprendre !

NICOLAS FOSTIER Directeur du pôle Innovation et Développement de Rossel Est Médias

EMPLOI CA

Où sont les emplois en Champagne-Ardenne en 2026 ? En 2026, les besoins de recrutement diffèrent fortement entre la Marne, l’Aube, les Ardennes et la Haute-Marne. Agriculture, industrie, santé, services ou construction : les secteurs qui recrutent et les difficultés à trouver certains profils ne sont pas les mêmes partout.

La Marne : beaucoup de recrutements, surtout saisonniers La Marne compte 26 900 projets de recrutement en 2026. Mais plus de la moitié sont saisonniers. La viticulture explique une grande partie de ces recrutements. Les besoins concernent notamment les coupeurs, les porteurs et les tractoristes. En dehors de l’agriculture, plusieurs secteurs recrutent. La santé et l’action sociale comptent 2 750 projets, les services scientifiques, techniques, administratifs et de soutien 2 460. L’hébergementrestauration représente 1 740 projets et l’industrie agroalimentaire 1 650. La construction compte 890 projets, avec 62,9 % de recrutements jugés

difficiles. Les aides à domicile et auxiliaires de vie connaissent également des difficultés de recrutement.

Dans l’Aube, construction et industrie L’Aube combine des recrutements saisonniers, notamment dans l’agriculture, avec des besoins dans des métiers plus permanents. La construction représente 490 projets, dont 57,1 % sont difficiles. L’industrie agroalimentaire compte 520 projets. Les métiers de l’aide à domicile sont également concernés. Sur les 380 projets recensés pour les aides à domicile et auxiliaires de vie, 44,7 % sont jugés difficiles.

Dans les Ardennes, des tensions dans l’industrie Les Ardennes comptent 5 450 projets de recrutement. Parmi eux, 46,4 % sont jugés difficiles. Les difficultés sont particulièrement importantes dans certains métiers industriels : chaudronniers, tôliers et soudeurs. Pour les ouvriers de maintenance électrique et électronique ainsi que pour les

ouvriers qualifiés en conduite d’équipement d’usinage, 100 % des projets sont jugés difficiles. Les services à la personne connaissent également de fortes tensions.

La Haute-Marne : des recrutements difficiles La Haute-Marne compte 4 000 projets de recrutement. C’est le département où la part des recrutements jugés difficiles est la plus élevée : 54,5 %. Les difficultés sont particulièrement importantes dans les métiers de l’aide à domicile, de la construction, de la santé humaine, de l’action sociale et dans l’industrie agroalimentaire.

A retenir Le nombre de recrutements donne une première indication des besoins. Mais pour comprendre le marché de l’emploi en Champagne-Ardenne, il faut aussi regarder les métiers recherchés et les difficultés rencontrées par les employeurs pour trouver des candidats.


III RECRUTER AUTREMENT

Ces métiers qui recrutent autrement Pas le bon diplôme, peu d’expérience ou un parcours éloigné du poste ? Cela ne ferme pas forcément la porte. Face aux difficultés de recrutement, les entreprises et France Travail évaluent les aptitudes autrement et proposent immersion, mise en situation ou formation avant l’embauche. On fait le tour des dispositifs qui gagnent à être (mieux) connus.

Le CV n’a pas toujours le dernier mot Dans les secteurs confrontés à des difficultés de recrutement, le candidat peut être évalué sur ses aptitudes plutôt que sur son seul parcours. C’est notamment le principe de la Méthode de recrutement par simulation (MRS) de France Travail qui se développe de plus en plus. Des ateliers sont proposés où le candidat réalise des exercices inspirés de situations de travail réelles : respecter des consignes, travailler en équipe, maintenir son attention, organiser son activité… Les exercices permettent d’évaluer les habiletés nécessaires au poste, sans se baser sur l’expérience ou le diplôme. Les candidats retenus sont ensuite reçus par l’entreprise. Autre possibilité : l’immersion

professionnelle. Elle permet de découvrir un métier directement en entreprise et de vérifier qu’il correspond bien au projet du candidat. Le taux de retour à l’emploi est très bon pour ce dispositif : environ 60 %. Un bon moyen aussi pour faire découvrir le candidat à l’entreprise. France Travail propose également des ateliers de détection de potentiel. À travers des exercices, les participants peuvent identifier leurs aptitudes et découvrir des métiers auxquels ils n’avaient pas forcément pensé. Industrie, bâtiment, transport et logistiques, commerce, restauration ou encore services à la personne figurent parmi les secteurs concernés.

offre paraît intéressante mais que le profil ne correspond pas totalement aux critères affichés. Le conseiller peut orienter vers une immersion, une formation ou un recrutement par simulation. Côté entreprises, ces dispositifs permettent de ne pas limiter le recrutement aux candidats qui cochent toutes les cases dès le départ.

Se former avant d’être embauché Je vise un poste mais je n’ai pas forcément toutes les compétences ? La Préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (POEI) peut permettre d’acquérir ces compétences grâce à une formation organisée avant la prise de poste. À noter qu’un demandeur d’emploi sur deux est recruté avec un dispositif soit d’immersion, soit de formation.

Comment en bénéficier ? Le premier réflexe est d’en parler à son conseiller France Travail, notamment lorsqu’une

L'URCA

Une université pour les étapes de la vie Reprendre des études à 30, 40 ou 50 ans ? L’Université de Reims Champagne-Ardenne ne s’adresse pas uniquement aux jeunes bacheliers. Formation continue, VAE ou DAEU permettent de construire un nouveau parcours professionnel. On fait le point sur les solutions possibles avec Nadia Nassoh et Jean-Marc Bascourret respectivement Directrice adjointe de la Direction de la Formation Professionnelle et de l'Apprentissage et Vice-Président Entrepreneuriat et Formation Professionnelle à l’URCA.

Je veux reprendre mes études : la formation continue L’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) propose plusieurs voies pour les salariés, demandeurs d’emploi, indépendants ou personnes en reconversion. Tous les diplômes de l’URCA, du bac+2 au bac+5, sont accessibles en formation continue, selon les conditions propres à chaque cursus. Pour ceux qui souhaitent conserver leur activité professionnelle en parallèle, il est même possible d’adapter la formation.

Je veux faire valoriser mon expérience : VAE et VAPP

Reprendre des études ne signifie pas nécessairement repartir de zéro. Une personne ayant déjà travaillé peut faire reconnaître son expérience grâce à la Validation des acquis de l’expérience (VAE). Celle-ci permet, sous certaines conditions, d’obtenir tout ou partie d’un diplôme en faisant reconnaître les compétences acquises au cours de son parcours professionnel ou personnel. Autre dispositif : la Validation des acquis professionnels et personnels (VAPP). Elle peut permettre, sous conditions, d’accéder à une formation sans posséder le diplôme normalement requis pour y entrer. Cette procédure concerne les personnes ayant interrompu leurs études initiales depuis au moins deux ans, sous réserve des conditions applicables au diplôme visé.

possibilité à l’Université de Reims : La Capacité en droit qui permet de mener des études dans la filière.

Par où commencer ? La première étape consiste à définir son objectif : obtenir un diplôme, évoluer dans son entreprise, changer de métier ou simplement acquérir une compétence. Le catalogue des formations de l’URCA permet ensuite d’identifier les cursus correspondant au projet. Le mieux est de se rapprocher du service dédié à l’URCA : la Direction de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage (dfpa@univreims.fr). Ce contact permet notamment de vérifier les conditions d’accès, le statut à choisir et les modalités de financement. Et si vous étiez le prochain à reprendre vos études ?

Je n’ai pas le bac Pour ceux qui ont quitté l’école avant le baccalauréat, le Diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU) constitue une voie de reprise d’études. Ce diplôme national confère les mêmes droits que le baccalauréat et permet ensuite de poursuivre un parcours dans l’enseignement supérieur. Autre

L’institut Universitaire du Temps Libre (IUTL) Non diplômante mais très enrichissante, l’IUTL de l’URCA permet à tous ceux qui ont du temps libre – retraités ou non - de venir suivre des conférences dans différents domaines. Le programme est à retrouver sur le site de l’URCA.


IV

Formation Emploi

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EMPLOI

FORMATION

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VIVESCIA 2 CREDIT AGRICOLE DU NORD EST 3 FCN 4 ENGIE 5 ALTEREGO INTERIM 6 GENDARMERIE 7 ARMEE DE L'AIR 8 ACTUA 14 GROUPAMA NORD EST 15 UNIVERSITE DE REIMS CHAMPAGNE ARDENNE 16 OCAPIAT 18 ARESIA 19 RESEAU ADMR DE LA MARNE 20 SNCF 21 PILLAUD

GRETA CFA DE LA MARNE

10 à 13 UNIVERSITE DE REIMS CHAMPAGNE ARDENNE 17 OPCO EP 22 GROUPE SAINT MICHEL 23 LES COMPAGNONS DU DEVOIR 24 SERVICE MILITAIRE VOLONTAIRE 25 GROUPE AFPAM FORMATION 26 AVIZE VITI CAMPUS 27 LYCEE LASALLE REIMS THILLOIS 28 OPCO ATLAS


V CHOISIR SA FORMATION

Et éviter les mauvaises surprises Une formation peut représenter plusieurs mois de travail et plusieurs milliers d’euros. Avant de s’inscrire, quelques vérifications s’imposent. S’engager, oui mais avec toutes les cartes en main. On vous a dressé une liste de questions à (se) poser avant de se lancer.

QUALIOPI, QU’EST-CE QUE ÇA GARANTIT ? Le logo Qualiopi est devenu familier dans les catalogues de formation. Mais attention : Qualiopi ne certifie pas la qualité ou l’efficacité d’une formation en particulier. La certification porte sur le processus qualité mis en œuvre par l’organisme de formation. Elle est notamment nécessaire pour accéder à certains financements publics ou mutualisés. Autrement dit, voir le logo Qualiopi ne dispense pas de vérifier le programme, la certification préparée, les résultats et le coût de la formation.

La check-list avant de signer Quel diplôme ou quelle certification vais-je obtenir ? Diplôme, titre professionnel ou certification ? Qui le délivre exactement ? Notre conseil : Vérifier l’intitulé officiel et le niveau obtenu. La certification est-elle inscrite au RNCP ? Si l’organisme revendique une certification professionnelle, rechercher son numéro dans le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) sur France compétences et vérifier qu’elle est toujours en cours de validité. Que contient réellement la formation ? Programme détaillé, nombre d’heures, cours en présentiel ou à distance, stages, intervenants, examens et modalités d’évaluation : mieux vaut connaître précisément ce qui est compris. Quels sont les résultats ? Demander les taux de réussite et d’insertion correspondant réellement à la formation ou à la certification visée. Combien de participants vont au bout ? Combien obtiennent la certification ? Combien trouvent un emploi après la formation ? Et surtout, combien travaillent dans le métier préparé ? Quels liens avec les entreprises ? Stages, alternance, interventions de professionnels, partenariats ou recrutements : il faut aller au-delà des simples logos affichés sur le site. Une question utile : combien d’anciens stagiaires ont été recrutés par ces entreprises ? Combien vais-je réellement payer ? CPF, financement de l’employeur ou autre prise en charge : quel sera le reste à payer ? Ajouter les éventuels frais d’examen, de matériel, de déplacement ou autres frais annexes. Que se passe-t-il si je renonce ? Avant de signer, lire les conditions générales : délai de rétractation, annulation, remboursement et conséquences en cas d’abandon de la formation.

EN BREF : une formation sérieuse doit pouvoir répondre clairement à ces

questions. Prendre un peu de temps pour vérifier ces éléments peut éviter de s’engager dans un parcours qui ne correspond ni à son projet ni à ses attentes.


VI APPRENTISSAGE

L’apprentissage est-il une bonne porte d’entrée vers l’emploi ? La réponse est oui ! Mais décrocher un contrat d’apprentissage avec un patron, c’est comme chercher un contrat de travail, ce n’est pas toujours évident. L’apprentissage reste cependant une voie royale pour se former et une vraie richesse pour les chefs d’entreprise, rappelle Christophe Richard, Président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Région Grand Est. Vous êtes président de la CMA Grand Est et vous employez également régulièrement des apprentis en tant qu’artisan. Quel serait le premier conseil que vous donneriez à un jeune pour réussir sa formation ? Identifier un métier et avoir envie de l’exercer. C’est essentiel. Intégrer une formation ou une entreprise par défaut mène rarement à la réussite. Une fois le métier identifié, il s’agit ensuite de trouver les CFA qui proposent la formation souhaitée et les entreprises susceptibles de recruter. Faut-il attendre d’avoir trouvé le CFA pour chercher un maître d’apprentissage ? Pas forcément. Le CFA peut vous aider à trouver une entreprise qui forme des apprentis. Des services dédiés existent, c’est par exemple le cas au sein de nos

CFA : CMA Formation, avec des développeurs de l’apprentissage qui jouent un rôle d’intermédiaire et de facilitateur pour mettre les jeunes en relation avec des maîtres d’apprentissage. Les entreprises qui recrutent sont en lien étroit avec les centres de formation. Signer un contrat d’apprentissage c’est entrer dans le monde du travail… Oui, et c’est très courageux de la part des jeunes de quitter le système scolaire pour entrer dans le monde du travail, avec cinq semaines de congés et les contraintes liées au métier. Mais c’est aussi une bonne façon d’entrer dans la vie active et de découvrir le monde de l’entreprise. Un jeune qui entre en apprentissage ne connaît pas encore la vie professionnelle. Le patron a pour rôle de faire progressivement monter son apprenti en compétences. L’apprentissage est une bonne voie pour acquérir du savoir-faire et apprendre un métier.

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Ce n’est pas toujours facile de convaincre une entreprise… Il faut montrer à l’entreprise qu’un jeune en apprentissage peut être une véritable richesse. C’est un jeune que l’on peut former, accompagner et à qui l’on peut transmettre un métier et des savoir-faire. Ce n’est pas toujours évident, notamment avec les codes qui ont changé et les écarts de génération. Du côté de l’entreprise, il faut donc prendre le temps de l’accueillir, de l’écouter, de le respecter et de le faire progresser. Un jeune inexpérimenté aujourd’hui peut devenir excellent dans son métier demain. Former un jeune, c’est préparer l’avenir de son entreprise. C’est ce message qu’il faut porter auprès des entreprises : celui de la transmission. L’avenir des entreprises passe par l’apprentissage ? Évidemment. Je crois profondément qu’une entreprise qui ne forme pas de jeunes est amenée à s’appauvrir et à ne plus avoir de personnel. Un apprenti d’aujourd’hui est un salarié de demain, et peut-être même le repreneur d’après-demain.Former, c’est préparer la suite, transmettre des gestes et un savoir-faire, parfois unique dans certains métiers.


VII IA

Chercher un emploi avec l’intelligence artificielle

Analyser une offre, retravailler un CV, préparer un entretien : l’intelligence artificielle peut faire gagner du temps aux candidats et les aider. Mais com-ment l’utiliser à bon escient ? Younes Belkharraf, fondateur de la Dinguerie, cabinet conseil en IA et Automatisation, nous livre quelques conseils.

L’IA peut-elle m’aider à trouver une offre d’emploi adaptée ? Younes Belkharraf : L’IA peut surtout aider à décrypter une offre : les compétences attendues et celles qui sont implicites. Elle permet aussi à se renseigner rapidement sur l’entreprise.

L’IA peut-elle rédiger ma lettre de candidature à ma place ? Younes Belkharraf : Elle peut aider à organiser et reformuler des éléments mais la règle de base est de ne pas demander à l’IA de rédiger entièrement la lettre.

Comment alors utiliser l’IA pour m’aider à rédiger ma lettre de candidature ? Younes Belkharraf : Plus les informations fournies sont précises, plus le résultat peut être utile : intitulé du poste, missions de l’offre, expériences réellement

vécues, compétences maîtrisées, exemple d’une situation professionnelle ou raison précise pour laquelle l’entreprise intéresse le candidat. Par exemple, ceci est une demande trop vague : « Rédige une lettre de motivation pour un poste de commercial. » Il est préférable de rédiger une demande plus précise comme : « Je candidate à ce poste de commercial. J’ai cinq ans d’expérience dans la vente en magasin, dont deux comme responsable adjoint. J’ai développé le portefeuille clients de mon secteur de 15 % en un an. Je souhaite maintenant passer à la vente BtoB. Voici l’offre. Identifie trois arguments qui correspondent à mon parcours, puis propose une lettre de 1 500 signes maximum, avec un ton direct et naturel. N’invente aucune compétence ni expérience. » Dans le second cas, l’IA dispose d’éléments concrets sur lesquels travailler. Mais le candidat doit encore vérifier chaque phrase. Les outils peuvent produire des informations incorrectes.

Et pour le CV ? Younes Belkharraf : Même logique : l’IA peut aider à identifier les compétences à mettre en avant ou à adapter le vocabulaire à une offre mais il faut toujours vérifier que les modifications proposées restent fidèles au parcours du candidat. Et pour l’entretien, l’IA peut-elle être utile ? Younes Belkharraf : Bien sûr ! On peut lui demander de jouer le rôle du recruteur, de poser des questions adaptées à l’offre et de réagir aux réponses

données. L’objectif n’est pas d’apprendre un texte par cœur, mais de s’entraîner à expliquer son parcours et ses motivations.

Quels outils utiliser ? Younes Belkharraf : ChatGPT, Claude, Gemini ou Le Chat de Mistral, une solution française : tous proposent une version gratuite suffisante pour préparer une candidature. Quel que soit l’outil, les mêmes règles s’appliquent : donner du contexte, vérifier chaque information et ne pas y déposer de données personnelles inutiles.

Et côté recruteurs ? Younes Belkharraf : De plus en plus d’entreprises trient les candidatures avec des outils automatisés. Elles doivent en informer les candidats, qui peuvent demander qu’un humain examine leur dossier. Raison de plus pour reprendre dans son CV les mots-clés de l’offre, sans jamais inventer

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L’IA ne remplace pas le candidat, elle l’aide à mieux se raconter. Ce qui fait la différence reste l’expérience vécue. Younes Belkharraf, formateur IA, La Dinguerie

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VIII RECONVERSION PROFESSIONNELLE

Changer de métier sans tout quitter Envie de changer de métier mais pas de quitter son emploi du jour au lendemain ? Depuis le 1er février 2026, la période de reconversion permet aux salariés de préparer une mobilité professionnelle dans leur entreprise ou vers un autre employeur. Formation, certification, financement, rémunération et droit au retour : voici ce qu’il faut savoir avant de se lancer.

Qui peut en bénéficier ? Le dispositif est ouvert aux salariés en CDI comme en CDD, sans condition d’âge, de parcours ou de niveau de qualification. Il peut déboucher sur l’acquisition d’une certification inscrite au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles), d’un certificat de qualification professionnelle ou de blocs de compétences. Le parcours peut associer formation, activité professionnelle en entreprise et, dans certains cas, validation des acquis de l’expérience.

Le salaire est-il maintenu ?

Qui finance le parcours ?

Si le salarié reste dans son entreprise, il s’agit d’une reconversion interne. Son contrat de travail se poursuit et il conserve sa rémunération initiale. Un accord écrit entre le salarié et l’employeur est nécessaire, ainsi qu’une convention avec l’organisme de formation. S’il rejoint une autre entreprise, la reconversion est externe. Le contrat avec l’employeur d’origine est suspendu et un nouveau contrat est conclu avec l’entreprise d’accueil. Le salarié entre alors dans une période d’essai.

Le financement des coûts pédagogiques repose principalement sur l’OPCO (Opérateur de Compétences)de l’entreprise, dans la limite des fonds disponibles et selon les critères définis par la branche. Le salarié peut également mobiliser son CPF avec son accord : la totalité de ses droits peut être utilisée dans le cadre d’une reconversion externe, contre la moitié dans le cadre d’une reconversion interne.

Peut-on retrouver son poste en cas d’échec ? Si le salarié choisit finalement de revenir dans son entreprise initiale à l’issue de la période d’essai, il bénéficie d’un droit au retour sur son poste initial ou sur un poste équivalent, avec une rémunération au moins équivalente. S’il décide de rester dans la nouvelle entreprise, son contrat initial est rompu selon les modalités prévues par le dispositif.

Par où commencer ? Le projet peut être discuté avec l’employeur, mais le salarié peut aussi se faire accompagner par un Conseiller en évolution professionnelle (CEP). Cet accompagnement est gratuit et permet de préciser le projet, identifier les compétences à acquérir et explorer les solutions de financement. Dans le cadre d’une période de reconversion, le CEP peut accompagner le salarié pendant son temps de travail.

SENIORS

Après 50 ans, une carrière peut encore évoluer À 50 ans, tout est encore possible. Formation, reconversion, mobilité : des dispositifs existent. Le ministère du travail est d’ailleurs très attentif aux salariés expérimentés et a renforcé les outils qui leur sont destinés. Vous avez dit senior ? Et alors ?

Deux rendez-vous à ne pas manquer Premier rendez-vous à connaître : la visite médicale de mi-carrière, organisée en principe durant l’année des 45 ans, puis l’entretien de parcours professionnel qui doit intervenir dans les deux mois suivants. Celui-ci ne porte pas seulement sur les compétences : il permet aussi d’aborder l’adaptation du poste, la prévention de l’usure professionnelle, les besoins de formation ou encore un projet de mobilité ou de reconversion. Un autre entretien est prévu dans les deux années précédant le 60e anniversaire. Il doit notamment permettre d’échanger sur le maintien dans l’emploi et les possibilités d’aménagement de la fin de carrière, comme le temps partiel ou la retraite progressive.

Et si je veux me former ou changer de métier ? Ces rendez-vous peuvent être l’occasion de remettre son parcours à plat. Un bilan de compétences, une formation ou une VAE peuvent permettre d’identifier les compétences déjà acquises et celles qu’il faut développer. Le CPF peut notamment être mobilisé selon le projet et le dispositif choisi. Le Conseil en évolution professionnelle (CEP) constitue également un point d’entrée gratuit pour réfléchir à une évolution professionnelle. Depuis le 1er février 2026, la période de reconversion offre par ailleurs un nouveau cadre pour changer de métier, dans son entreprise ou chez un autre employeur. Elle peut associer formation, activité professionnelle et validation des acquis de l’expérience. Le dispositif est accessible aux salariés en CDI ou en CDD, quel que soit leur âge.

Et lorsqu’on cherche un emploi ? La réforme crée également, à titre expérimental pour cinq ans, le contrat de valorisation de l’expérience (CVE). Il s’adresse aux demandeurs d’emploi inscrits à France Travail âgés d’au moins 60 ans, ou dès 57 ans lorsqu’un accord de branche étendu le prévoit. Il s’agit d’un CDI avec

des modalités particulières concernant la fin de carrière.

L’expérience, une compétence à faire valoir Reste un obstacle : les représentations liées à l’âge, côté candidat et côté entreprise. Le ministère du Travail reconnaît l’existence de stéréotypes pouvant freiner le recrutement des plus de 50 ans et encourage les entreprises à mieux valoriser leur expérience. Les choses évoluent. On observe un intérêt plus marqué par les entreprises pour ces candidats matures.


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