Votre supplément
Lundi 19 juillet 2021
Jean-Marie Cornuaille
LOISIRS
Les rendez-vous de votre été
À VÉLO AU BORD DE L’EAU L’ouverture d’un nouveau tronçon de la voie verte V52 entre Châlons et Condé-sur-Marne permet de rallier Dormans. Une véloroute très prisée le long du canal latéral à la Marne. NOTRE SÉRIE DE LA SEMAINE EN PAGE IV
AUTOMOBILE Le plaisir de conduire ou de... naviguer en Poncin VP 2000
PATRIMOINE Le château idéal selon Napoléon III à Pierrefonds
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LUNDI
L'AGENDA
19 JUILLET 2021
II
EXPOSITION
La mode et l’art de vivre des Années folles SAINT-QUENTIN (AISNE) De l’éventail à la robe, du flacon de parfum au sac à main, de la salle à manger au service à thé : tout le chic des Années folles est réuni dans le palais de l’Art déco. Ce qui faisait rêver le consommateur d’il y a un siècle nous éblouit toujours.
détaille Anne Camilli, créatrice du musée à la carte qui, pour l’occasion, a mis à disposition de très nombreuses pièces exposées. C’est le cas de ce collier en bakélite datant de 1925, agrémenté d’un médaillon à l‘effigie d’une garçonne et d’une passementerie dissimulant un étui, lui aussi en bakélite, contenant un flacon de parfum. Là, un peigne en bakélite imite l’ivoire. Côté mode masculine, des faux cols amidonnés, boutons de manchettes, nécessaires de voyage en cuir et une canne Louis Vuitton de 1925 avec son pommeau en ivoire sculpté.
LE GRAND MAGASIN MODE & ART DE VIVRE DES ANNÉES 1920-1930 Où ? Dans le superbe palais de l’Art déco (anciennes Nouvelles Galeries) à Saint-Quentin (Aisne). Quoi ? Vêtements, mobiliers, accessoires ou parfums retracent la vie à l’époque de la reconstruction. Quand ? Jusqu’au 19 septembre, du mardi au dimanche, ouvert de 14 à 18 heures. Tarifs : 6,50/4,50€, gratuit pour les moins de 5 ans. JÉRÔME HÉMARD
Q
UNE GRANDE VITRINE
uatrième exposition mise en place au cœur du mythique palais de l’Art déco, Mode et art de vivre entre 1920 et 1935 offre un nouveau voyage. Il conduit le visiteur dans les Années folles qui ont fait l’histoire de la ville au moment de sa reconstruction. ...............................................................
“On montre comment la femme moderne s’habillait avec des matériaux très nobles”
Anne Camilli, commissaire de l’exposition « L’exposition permet de replonger dans le bouillonnement de cet art de vivre à la française », explique Anne Camilli, commissaire de l’exposition. La mode d’il y a cent ans est mise en lumière à travers de très nombreuses pièces : vêtements, parfums et accessoires de beauté. On montre comment la femme moderne s’habillait et se parfumait à l’époque avec des matériaux très nobles. » Une partie est consacrée au travail du couturier anglais Charles Frédérick Worth, qui a inventé le
En 1925, à Paris, les Arts décoratifs et industriels modernes font la part belle aux céramiques. concept de la haute couture dès le XIXe siècle. La deuxième génération habillera avec talent les femmes modernes en privilégiant la qualité des tissus et leurs coupes. La maison se diversifie, notamment en lançant, en 1924,
un premier parfum. Bien d’autres suivront jusqu’à la fermeture de la maison, en 1954. La mode s’intéresse à la lingerie, grâce à la soie artificielle, moins coûteuse et plus accessible dans les grandes enseignes comme les
Nouvelles Galeries. Gants, chapeaux, bijoux sont largement mises à l’honneur. À l’époque, les produits d’hygiène et de cosmétique trouvent toute leur place. « C’est la grande ère du rouge à lèvres, le maquillage se développe »,
Les armes de la séduction au XVIIIe siècle Le musée des Beaux-Arts Antoine-Lécuyer remonte encore plus loin le temps et projette le visiteur sur la thématique de la séduction du XVIIIe siècle et l’art de vivre à la française à cette époque. L’exemple de la dentelle et de l’horlogerie a largement dépassé les frontières. Parmi les pièces exposées, un col en dentelle, plusieurs paires de chaussures de femmes, des chapeaux, des flacons de parfum en cristal ou cette superbe cave à parfums entièrement réalisée en marqueterie de palissandre et ébène, gainée de soie bleue et ornée de passementerie en fil d’or. Autre merveille de l’esthétisme et du raffinement à la
française, cette noix abritant un dé à coudre, une aiguille, un piquoir, une paire de ciseaux et un flacon. Toutes ces pièces sont issues de collections privées ou de prêts de différents musées de France comme le musée de la Chaussure de Romans-sur-Isère ou le musée des BeauxArts et de la Dentelle d’Alençon. Profitez-en pour voir la collection de pastels de Maurice-Quentin de La Tour (né et mort à Saint-Quentin, 1704-1788). Du mardi au dimanche de 14 à 18 heures, mercredi et samedi de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 à 18 heures. 2,50/1,50 €, gratuit moins de 5 ans. Tél.03 23 06 93 98.
Une grande vitrine met en scène un esprit boudoir avec tout le nécessaire de beauté de l’époque avec les coiffes, magazines, chaussures, bijoux, un premier pas dans la modernité qui se ressent encore un siècle plus tard. L’exposition fait un as de côté dans le monde du jouet qui était aussi présent aux Nouvelles Galeries. Les pièces viennent de musées nationaux du jouet comme des avions miniatures, jeux de société, poupées mais également du mobilier de bureau réalisé par les Gueules cassées. « Tout cela permettait de s’affranchir et de s’ouvrir à des publics différents », rappelle la commissaire. L’autre partie nous replonge dans l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, en 1925 à Paris, avec la présentation de nombreuses céramiques et du mobilier d’époque, telle cette salle à manger de la maison Kemp de Saint-Quentin. Cette exposition redonne vie aux objets de la Belle Époque dans un écrin trop longtemps tombé dans l’oubli.
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III
LUNDI
LA DÉCOUVERTE
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PETIT BRIEFING AVANT LE DÉPART. Les quatre gendarmes, qu’ils soient à moto ou
DU BLEU ET BIEN VISIBLE. Ce dimanche, les motards de l’EDSR se sont postés au
LE VERRE DE TROP. Pour cet automobiliste originaire de Rocroi, la sanction est
APRÈS LE CONTRÔLE, LA PROCÉDURE. Karl, fraîchement émoulu de l’école de
ENTRE MOTARDS ON SE COMPREND. Petite vérification auprès des motards qui
19 HEURES : FIN DE SERVICE. Retour à la caserne Dubois-Crancé de Charleville-
en voiture, connaissent leur mission. Mais l’adjudant-chef Sobierajski tient à leur rappeler les consignes du jour pour ce contrôle qui va s’étaler de 15 heures à 19 heures au lac des Vieilles-Forges. « On part à cinq, on revient à cinq ! »
gendarmerie de Tulle, fait ses premières armes au sein de l’EDSR des Ardennes. C’est lui qui a procédé au contrôle d’alcoolémie de l’automobiliste Pour le jeune gendarme, la procédure s’effectue dans le fourgon de gendarmerie.
cœur du site touristique des Vieilles-Forges, particulièrement fréquenté alors que les températures avoisinaient les 35 degrés. L’objectif : être vus pour inciter les automobilistes à ralentir et les pilotes de motos à éviter les rodéos.
traversaient la RD40E, en plein cœur du site des Vieilles-Forges, ce dimanche : équipements, bruit, documents, vitesse et parfois dépistage d’alcoolémie. Et un rappel des consignes de sécurité par les hommes en bleu, plutôt bien accepté.
Dans les pas des…
gendarmes de l’été
Les gendarmes de l’escadron de sécurité routière des Ardennes veillent quotidiennement sur les routes du département. Mais l’été, un point d’attention particulier est porté sur les zones touristiques. Hier, ils étaient au lac des Vieilles-Forges.
tombée à 16 heures : rétention administrative de son permis de conduire. Contrôlé positif à l’alcool, il a dû se soumettre à l’éthylomètre dont le résultat a été sans appel : 0,46 mg/l d’air, soit près d’un gramme d’alcool par litre de sang.
Mézières pour les deux motocyclistes de l’EDSR. Avec leurs 13 autres collègues motards, ils sillonneront les routes des Ardennes tout l’été, notamment sur les grands axes au moment du chassé-croisé entre juillet et août.
C
e week-end était marqué par le retour, attendu, du soleil dans les Ardennes. Il n’en fallait pas plus pour Dans les Ardennes, l’escadron de voir les amateurs de plages sécurité routière (EDSR) est constitué et de baignade affluer vers les deux d’un peloton motorisé à Rethel et principaux plans d’eau des Ard’un second à Charleville-Mézières. L’EDSR est constitué de 53 militaires dennes : les Vieilles-Forges et Bairon. Et ce dimanche, motos, vélos et voiet 15 motocyclistes. tures se sont croisés toutes la jourTrois gendarmes – dont une née sur la RD31 et la RD40E. C’est sur femme, la seule en France – sont habilités à piloter le véhicule rapide ces deux axes que les gendarmes de l’escadron départemental de sécurité d’intervention (VRI). routière (EDSR) se sont postés pour Les gendarmes veillent sur 75 km veiller au grain. Dans la ligne de mire de nationales, 92 km d’autoroute, des militaires spécialistes de la route, 3 300 km de départementales, sauf les comportements à risques : alcool, celles situées sur la circonscription la vitesse et également les rodéos police. sauvages et le bruit généré par les deux-roues. Les militaires de la gendarmerie, à moto ou en voiture, se postent bien en vue. Les deux motocyclistes s’installent au milieu des touristes, avec comme point de vue l’étendue d’eau des Vieilles-Forges. Ils vont croiser leurs homologues hissés sur d’autres montures : des chevaux. Ces derniers sillonnent les sites touristiques des Ardennes, weekend et jours fériés. Ce week-end, la prévention primait sur la répression. Si des équipements ont fait défaut chez certains adeptes des deux-roues, les motards de la gendarmerie ont pu les rappeler gentiment à l’ordre, mais fermement, sans pour autant verbaliser. En revanche, sur la RD31, à la sortie du lac, un automobiliste n’a pas échappé à la rétention de son permis de conduire, son alcoolémie frôlant 1 g/l de sang.
L’ESSENTIEL
TEXTES : CORINNE LANGE PHOTOS : CORINNE LANGE ET REMI WAFFLART
LUNDI
LA SÉRIE
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IV
BALADES 1/5
Au fil de la véloroute de la vallée de la Marne, entre Châlons-en-Champagne et Dormans La V52 permet aux cyclotouristes de pédaler au cœur du territoire de la Champagne et de traverser nombre de villages. Une brochure listant toutes les activités et centres d’intérêt des promeneurs a été créée par quatre offices de tourisme. Une première sur le territoire.
Les brochures sont disponibles en version papier dans les quatre offices de tourisme qui y ont participé, mais aussi sur leur site internet en version numérique.
L’ESSENTIEL La véloroute entre Châlons et Dormans permet de pédaler sur plus de 60 km de parcours balisés. Elle traverse les coteaux, les maisons et caves de champagne inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco et longe le Parc naturel régional de la Montagne de Reims. Quatre offices de tourisme ont participé à l’édition d’une brochure : Châlons, Épernay, Hautvillers et Dormans-Paysages de Champagne. JEAN-MARIE CORNUAILLE
D
es pistes cyclables au revêtement en bitume bordées d’arbres, de coteaux, du canal latéral à la Marne ou des maisons de champagne. La V52, autrement dénommée véloroute de la vallée de la Marne, est un petit havre de paix de 60 km qui relie
Châlons à Dormans. Un atout indéniable pour les territoires qui la bordent, raison pour laquelle ils ont édité une brochure de 76 pages référençant tous les lieux immanquables que les cyclotouristes croisent sur leur parcours. Des cafés, des restaurants, des commerces, des monuments historiques mais aussi… des réparateurs et loueurs de la petite reine. ..................................................................
Les offices de Hautvillers et des Paysages de Champagne ont lancé l’idée d’une brochure. Châlons et Épernay l’ont complétée Deux offices de tourisme en sont les instigateurs : ceux de Hautvillers et de Dormans-Paysage de Champagne. « Il y a un gros potentiel de locaux et de touristes et nous voulions
mettre en avant nos deux territoires », explique Audrey Garillon, directrice de l’office des Paysages de Champagne. « Nous avons utilisés nos bases de données et pioché parmi nos partenaires », souligne-t-elle. Une charte graphique a aussi été créée. « C’est Matthieu Hautavoine qui a beaucoup travaillé dessus. La première impression a été livrée l’an dernier. »
GAGNER QUELQUES NUITÉS
Or depuis cette année, un nouveau tronçon a été inauguré : celui qui relie Châlons à Condé-sur-Marne, permettant ainsi de compléter le parcours jusqu’à Dormans. « La coopération entre les offices ne fait que s’amplifier. Le Covid-19 nous a poussés à faire des réunions par visio », explique Laurence Padiou, directrice de l’office de Châlons. L’idée de compléter le parcours avec les villages présents sur le territoire d’Épernay et de la ville préfecture a alors fait l’unanimité. Si la cité spar-
nacienne n’est pas directement traversée par le tracé, elle est toutefois présente dans le guide puisque raccordée jusqu’au centre-ville. « Nous ne sommes pas au bord mais pas loin du tout », explique Laurence Prévot, la directrice. L’attrait de la ville de champagne méritait indéniablement de figurer dans la brochure qui proposent d’autres villages un peu plus éloignés s’ils valent le détour. Si les offices travaillent surtout pour leur territoire, l’idée de proposer des
trajets complets aux cyclotouristes peut permettre de gagner « quelques nuités de plus », et d’offrir des séjours plus longs. Tous surfent d’ailleurs sur la vague du cyclotourisme, très « en vogue », en ce moment. Ainsi, Châlons propose six parcours qui existaient déjà tout autour de la ville préfecture quand Épernay a balisé trois parcours à travers le vignoble. Tous en selle demain, pour la première étape au départ de Châlons.
DU VÉLO… AU TRAIN Parcourir les 60 km entre Châlons et Dormans n’est pas forcément à la portée de tous, même si les pistes sont plates et la plupart du temps à l’ombre. Il y a évidemment des possibilités de s’arrêter en route, pour se restaurer ou tout simplement passer la nuit dans un camping, hôtel ou gîte. Pour qui n’a pas envie de faire demi-tour et de traverser l’ensemble du parcours, le train est une possibilité très intéressante puisque les TER sont nombreux entre Dormans, Épernay et Châlons. Cela permet de laisser sa voiture à un endroit et de la récupérer sans avoir besoin de pédaler 120 km.
LUNDI
LES SOUVENIRS
V
heures de marche Eté 1979, Florence parcourt des ssif de la Vanoise sans rechigner. C'es t dans le ma pour la photo. qu'elle se découvre une passion
En été 1960, Annie, Claude , Luc et leurs parents sont en vacances à Surcouf en Algérie .
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r Josiane sonts balades sa petite sœilule de ée 63. Le gn pa m ans, acco e dans le Nord en ju tin19oubliable. 8 de ée âg , m r pp li ni Myria Petit Fort Phi stent un souve en vacancees àà l’aide de cet attelage re sur la plag
Janick Rittling, en vacances à Arromanches en Normandie dans les années 1960 lors de la fête du débarquement .
uvre la plage Bénédicte, un peu plus d'un an, déco Maries-de -la tesSain et les délices des vacances aux ser qu'elle pen à se lais to pho e Cett -Mer à l'été 1965. famille . sa de urée a dû passer un bon moment, ento
Envoyez-nous vos anciennes photos de vacances accompagnées de vos nom et prénom, de l'année et du lieu de la photo, ainsi que du contexte dans lequel elle a été prise, à l'adresse mail : temoignages@lunion.fr INFOGRAPHIE L’UNION
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LE MAG
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MA VOITURE, MON HISTOIRE
Daniel Bartholet et son Poncin VP 2000
VI Sous le capot
ARDENNES Rouler en Poncin VP 2000, c’est avoir une idée à part des loisirs, du plaisir de conduire ou de naviguer. Cap sur la voiture hors norme d’un passionné.
PEUR DE RIEN. Mobilisé pour les besoins d’une séance photo en clin d’œil à James Bond, le VP 2000 n’aurait rien à envier côté gadgets. Il est capable d’avaler des pentes, sur herbes, à forte inclinaison sans patiner. En cas de situation vraiment compliquée, un crochet fixé à l’avant permet de le coupler à un treuil.
LE LOOK. Daniel Bartholet est un authentique passionné de la marque. Il a travaillé sur le châssis du premier prototype et est depuis passionné par les engins issus de l’imagination fertile de Gilles Poncin. Daniel a même réussi à dénicher une combinaison de l’atelier où étaient assemblés les Poncin, et même une casquette publicitaire d’époque. Trop carré pour un bateau, trop aquatique pour une voiture. Le Poncin est tout à la fois et c’est ce qui plaît tant à Daniel Bartholet. J.-L. Grandvallet
VOIE EXPRESS Moteur : 2 cylindres à plat, 602 cm3 Alimentation : par carburateur Puissance : 29 ch à 5 750 tr/min Boîte de vitesses : manuelle 4 rapports Longueur : 2,65 m ; largeur : 1,70 m ; hauteur : 1,45 m Poids : 400 kg Vitesse maximale : 55 km/h PHILIPPE DUFRESNE
U
ne légère accélération et le moteur bicylindre emprunté à la Citroën 2 CV6 crache ses décibels caractéristiques. Le Poncin dévale la berge et pique du nez dans l’eau mais immédiatement, la suspension s’allège et nous flottons ! Pas le temps de savourer ce tour de magie, ça s’agite sous la coque, les roues crantées font leur travail et l’engin aux allures lunaires dignes de Cosmos 99 navigue sans complexe. Bienvenue dans le monde sans limite ni repères classiques des véhicules Poncin. Daniel Bartholet y a goûté à la fin des années 80 et demeure totalement accro depuis. Il possède six des 2 700 Poncin produits (tous modèles compris, amphibies, jeep, utilitaires, agricoles…) mais son préféré reste le VP 2000. La marque Poncin est ardennaise, l’essentiel de sa production a été assemblé à Tournes et Glaire, entre 1980 et 1993. « J’ai travaillé sur le châssis du tout premier prototype,
quand j’étais chez Techni-Soudure, près de Charleville-Mézières. C’était vers 1979 et il avait encore une forme de barque », se souvient le passionné. Marqué par les idées révolutionnaires de Gilles Poncin, il est bien décidé à acheter l’une de ces étranges machines un jour ou l’autre. D’autant plus que l’entreprise a fermé en 1993. ....................................................................
“J’adore cette idée de me promener sur terre, d’aller faire un tour sur l’eau et de revenir sans m’être mouillé les pieds” Daniel Bartholet, fan de Poncin
« En 2010, j’ai fini par en trouver un sur internet qui n’était pas trop abîmé. Curieusement, il était quasi impossible d’en trouver dans les Ardennes. J’ai déniché le mien dans le Doubs. Il date de 1984 et était en très bon état de marche, même s’il y avait quelques bricoles à revoir », explique Daniel Bartholet. Le moteur est celui des Citroën Visa première série et des Cv6, le bicylindre 602 cm3, un dur à cuire. S’il a l’avantage d’être simple de conception et d’entretien, les systèmes de transmission aux roues (six ou huit selon les modèles) ou aux chenilles est, lui, nettement plus complexe et nécessite de vraies connaissances en mécanique. Ceci étant dit, la vraie bête noire des passionnés de Poncin, c’est l’étanchéité. Elle est excellente à
deux conditions principales : que la caisse n’ait pas subi de choc violent et que les joints, notamment au niveau de la transmission, soient en bon état.
NE PAS ÊTRE DISTRAIT
Daniel ajouterait sans doute parmi les précautions : ne pas être distrait. « Une fois, à Épernay, il y avait une réunion de 2CV. On nous avait demandé de venir avec le Poncin pour faire des baptêmes sur un bras mort de la Marne. Un joint fuyait. Rien de grave, mais il y avait un peu d’eau qui entrait à bord. Régulièrement, je garais le Poncin, je retirais le bouchon de purge de l’habitacle. L’eau partait et on n’en parlait plus. Sauf que je l’ai fait avant de manger et j’ai oublié de remettre le bouchon avant de reprendre les baptêmes. L’eau entrait beaucoup plus fort du coup. On est remonté rapidement sur la terre ferme. Il y avait bien 30 litres d’eau dans la VP ! », s’amuse le collectionneur. Un comble quand on sait d’où vient le coup de foudre de Daniel pour son VP 2000 : « J’adore l’idée de me promener sur terre, d’aller faire un tour sur l’eau et de revenir sans m’être mouillé les pieds. » Mais finalement, avec cette bouille à part, le Poncin VP 2000 peut avoir des sautes d’humeur. On reste sous le charme.
LA SEMAINE PROCHAINE La majestueuse Delaye 135 Chapron, version cabriolet, de Dominique Courty.
ARCHÉTYPE. Le VP 2000 est sans doute celui qui incarne le mieux l’esprit du constructeur ardennais : léger, compact, anguleux et hors norme. Sa largeur, sa faible hauteur et ses six énormes pneus font de lui un redoutable crapahuteur, à l’aise dans la boue, les marécages et l’eau. En revanche, le sprint, ce n’est pas son truc. 55 km/h sur route, c’est le maximum.
PRESQUE COMME UNE VOITURE. Le Poncin se conduit en actionnant des leviers en guise de volant, des pédales au sol mais aussi un levier de vitesse. Étanchéité oblige, le moteur bicylindre est caché sous le capot noir, derrière le conducteur.
Footmaniacs tome 19 © Bamboo Édition - Sti & Saive - www.bamboo.fr
VII
LA BD 19 JUILLET 2021
LUNDI
NOUVEAU TOME 19 DISPONIBLE
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LES ALENTOURS
19 JUILLET 2021
PATRIMOINE
La cité romantique de Pierrefonds Napoléon III a commandé le château médiéval idéal tandis que l’eau en a fait une station thermale très prisée au XIXe siècle. DAVID VANDEVOORDE
E
t non. Pierrefonds ne doit pas sa vitalité première à son château, « mais à ses sources d’eaux sulfureuses découvertes dans sa propriété en 1846 par le peintre et photographe Louis-Joseph Deflubé », explique-t-on à l’office de tourisme. L’établissement qu’il crée dans la foulée propose aux curistes ces eaux riches en minéraux. L’eau sulfureuse calcique à 12 oC se boit, s’use en gargarismes, bains, douches. On vante ses mérites face aux maladies respiratoires, à l’arthrose, aux maux de l’estomac et même de la syphilis, maladie star de l’époque.
AU TEMPS DE “PIERREFONDS-LES-BAINS”
La seconde source à 9 oC est riche en crénate de fer et bicarbonate de fer, « l’eau ferrugineuse » comme le chantait Bourvil. On la sert en boisson aux anémiques et le marketing est déjà au point, elle est mise en bouteille et commercialisée tout comme des pastilles à dissoudre dans les bains. “Pierrefonds-les-Bains” est à son apogée. Un casino complète l’établissement thermal. Riches industriels, politiques, familles royales, telle celle de Leopold II de Belgique, s’y bousculent. ...............................................................
La station thermale perdra de sa grandeur avec la Grande Guerre Pierrefonds, c’est aussi un paysage d’autant plus saisissant qu’on y débouche après une longue traversée de forêt en venant de Compiègne. Le même chemin qu’empruntait Napoléon III et Eugénie.
DES TERRASSES DE LOGEMENTS SUR LES ANCIENS QUAIS
Il est conseillé de passer par la gare. Ici le temps s’est arrêté. Le grand hall et ses dépendances abritent quinze logements du bailleur social Picardie Habitat, les terrasses sont sur les anciens quais. Les voies sont recouvertes d’herbe. Les quais et bancs de l’autre côté des voies sont toujours debout,
MICHAEL JACKSON FOU DU CHÂTEAU Années quatre-vingt-dix, Michael Jackson est dans sa période « châteaux français ». Pour les uns, il veut investir pour faire un Neverland européen. Pour les autres, il satisfait sa curiosité. Un témoin nous a raconté comment, le 14 mai 1996, il a débarqué au château, écoutant une visite scolaire. Il a fait une longue visite, impressionné, et il a accepté les photos souvenirs avec les employés... Michael Jackson a fait réaliser une maquette plus grande que celle visible au château (imposante et réalisée en pierres du bâtiment de 4 500 kg, construite en 1878 pour l’exposition universelle de Paris). La maquette commandée par l’artiste a trôné chez lui, ainsi qu’une photo de Pierrefonds. grignotés par la rouille et la végétation. D’ici la vue s’ouvre sur l’étang avec le château qui domine. C’est la vue qui était offerte aux milliers de voyageurs de la ligne Amiens – Dijon créée ici au XIXe siècle. La station thermale perdra de sa grandeur avec la Grande Guerre qui voit l’établissement thermal transformé en hôpital militaire
Du pont-levis du château de Pierrefonds la vue est complète sur le bourg, station thermale prisée au XIXe siècle et qui garde aujourd’hui un charme particulier. avant d’être détruit en 1920 (il reste la partie centrale occupée désormais par le Domaine des Thermes). En 1940, la ligne voyageurs stoppe, puis les marchandises dans les années soixante-dix. Le château est la première attraction du village, une des premières de l’Oise avec 150 000 visiteurs annuels. Ils profitent aussi des nombreux restaurants, hôtels, minigolf, pédalos dont ceux aux mythiques têtes de cygnes.
Un fantasme concrétisé par Viollet-le-Duc Au XIIe siècle, le château était le domaine du roi Philippe Auguste, puis au XIVe celui de Louis de Valois. Au XVIIe, à la demande de Louis XIII, il est démantelé par Richelieu. Si Napoléon rachète les ruines au XIXe siècle, c’est Napoléon III qui, sous le charme de Pierrefonds, ordonne sa restauration en 1857. Un fantasme concrétisé par Viollet-le-Duc inspiré de ses connaissances et de ses recherches archéologiques sur le site. Voilà donc une inspiration interprétant l’art médiéval, le gothique et le style Renaissance. C’est aussi une vraie forteresse médiévale de 90 mètres de long pour 110 mètres de large, avec des courtines de 30 mètres de hauteur, des mâchicoulis, des meurtrières, fossé, herse, pont-levis… Aujourd’hui, le château est la première attraction du village, une des premières de l’Oise avec 150 000 visiteurs annuels. Ils profitent aussi des nombreux restaurants, hôtels, minigolf, pédalos dont ceux aux mythiques têtes de cygnes. Ouvert de 9 h 30 à 18 heures. Tél. 03 44 42 72 72.
Jour de marché, la place du village prend des couleurs.
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