

Votre supplément Lundi 1er septembre 2025

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Votre supplément Lundi 1er septembre 2025





Concert Ils ont fait revivre la nostalgie des années 1980 malgré la pluie
P. IV
Alimentation
Tous les secrets de la pâte à tartiner dispensés à la Foire
P. XI



Portrait
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Disparition. Ce samedi, William Pigny est décédé à l’âge de 82 ans. Figure emblématique de la Foire, tête pensante de l’UCIA, expert du machinisme agricole, il était de toutes les éditions de l’événement depuis sa plus tendre enfance. L’annonce de sa mort a bouleversé le parc des expositions. P. III
David Berthou, le féru de vélo qui souhaite fédérer P. XII




























Du 29 août au 8 septembre À la foire de Châlons (Hall 4) La Région Grand Est et ses partenaires vous donnent rendez-vous au



























C’est - environ et selon les services - le nombre de pièces de viande qui passent chaque jour sur les broches du restaurant de l’Ours noir, situé sur le Parvis d’honneur et particulièrement plébiscité par les visiteurs de la Foire.
Le saviez-vous?

Pourquoi les œillets rouges sont-ils le symbole du Portugal
L’associationdesPortugaisdeChâlonsapliébagagehier soirmaissaprésenceculinaireetmusicaleauramarquéles visiteurs.Maissavez-vousd’oùviennentlesœillets,symbolesdupays?«Unedameétaittombéeaumarchésurdes œilletsrouges,expliquel’undesesmembres,JordanNunes. Enayantachetéunebotteetcroisantunsoldat,elleglissa unedecesfleurs,durantlaRévolution,danslecanondu fusil.»Cetépisodeestensuiterestédanslesmémoires.

À gauche toute!
Visite politique. Manon Aubry, co-présidente de La Gauche au parlement européen, sera à la Foire ce lundi. Avec Anthony Smith, eurodéputé lui aussi et local de l’étape, ils déambuleront à partir de 12 h 30 et sortiront du site vers 17 heures.
Tous deux sont issus des rangs de La France insoumise.
Cap vers la Belgique Table ronde. À l’espace Pinot, la Chambre de commerce et d’industrie Marne Ardennes organise à la Foire de Châlons, dans le cadre du projet Food Radars, une table ronde intitulée: «Exportation vers la Belgique». La parole sera d’abord donnée aux entreprises françaises et belges de l’agroalimentaire de 14 à 15 heures, puis des rencontres conviviales et de réseautage seront proposées en partenariat avec le groupe Rossel.
«Il m’a demandé ce que je voulais boire. J’ai dit que je voulais un soft mais il m’a servi un whisky. Alors j’ai bu un whisky»
Un visiteur dans la Foire après avoir quitté un bar dans le hall 3
Dernière minute!
Fabien Roussel, c’est niet

La situation politique est ce qu’elle est... Les autres avaient maintenu leur venue sur la Foire malgré la situation particulièrement instable.

Venez pétrir votre pain Journée de la boulangerie. Sur le stand d’Alméa formations, formateurs et apprentis proposeront des démonstrations de boulangerie et feront goûter aux visiteurs leurs productions toutes fraîches. Avis aux gourmands! Des récompenses seront également remises, à l’occasion de cette journée, aux meilleurs jeunes boulangers, pâtissiers et vendeurs de la Marne.

Celle-ci a d’ailleurs permis à Jordan Bardella et à François Bayrou de surfer sur la vague pour s’offrir une tribune médiatique. Fabien Roussel, quant à lui, a préféré renoncer, fait savoir Dominique Vatel, conseiller municipal d’opposition (PCF) à Châlons.
Fabien Roussel, patron des communistes, était déjà venu en 2023 au Capitole et avait fait sensation, mettant en avant son amour «pour la bonne bouffe».
Théo bientôt marié!
Connaissez-vous Théo? Ce jeune homme de Liège, lui, ne connaissait pas encore Châlons, samedi. Ses amis, dont un vivant à Thibie, ont décidé de prendre le taureau par les cornes et de lui faire découvrir la ville et, plus encore, sa Foire! Il faut dire que la soirée s’y prêtait, le futur marié était en train de célébrer son enterrement de vie de garçon et portait même une chemise à son effigie! Quoi de mieux que le royaume de la bière, de la saucisse ou de la fête, pour ne citer qu’elles, pour en profiter… En prime, le petit groupe avait de la joie et de l’énergie à revendre, et n’a pas hésité à acclamer les photographes et visiteurs croisés en chemin pour partager sa bonne humeur. Les Belges, revenez quand vous voulez, les Châlonnais sont charmés!
Disparition. Spécialiste du machinisme agricole, mémoire locale, entremetteur hors pair, William Pigny s’est éteint à l’hôpital de Châlons-en-Champagne ce samedi 30 août. En pleine Foire dont il était une figure emblématique, comme il le souhaitait.
Margaud
Déclemy
mdeclemy@lunion.fr
Il voulait partir pendant la Foire, il l’a fait », glisse son fils Jérôme. À 20 heures ce samedi 30 août, à l’âge de 82 ans, pendant la soirée de l’union commerciale industrielle et artisanale (UCIA), « sa deuxième famille ». Un choc pour tous ceux qui l’ont connu. Et grand dieu qu’ils sont nombreux. William Pigny n’est pas homme à laisser indifférent. « Sa marque de fabrique, son fils l’assure, ce sont les relations humaines. C’était au cœur de tout.» Personne ne dira le contraire. « Généreux », « fédérateur », « toujours avide de connaître l’autre et de faire se rencontrer des inconnus », le Châlonnais en a mis des gens en relation. Ça a d’ailleurs commencé comme ça avec Bruno Forget en 1992. « Le deuxième jour, il m’a tout de suite emmené au salon du machinisme agricole à Paris », histoire de « l’introduire directement dans le milieu », comme il le racontait luimême à L’union en 2018. Pas le temps de tergiverser. Parler pour lui était essentiel. S’entremettre aussi, dans le bon sens du terme, pour faire avancer tout le monde. William était comme ça, affable. Il connaissait bien du monde.
« Même le père de Jean Castex (Premier ministre de 2020 à 2022) car il lui avait vendu un tracteur », blaguent ses proches. « Parfois, il suffisait de lui donner un nom et il trouvait des ascendants à la personne ou des cousins éloignés qu’elle-même ne connaissait pas! », rient ses amis de l’UCIA, qui ont petit-déjeuné, comme ils avaient l’habitude de le faire avec lui chaque matin de Foire, en ce dimanche matin triste. Sans lui donc cette fois, mais en parlant de lui. William dans toutes les mémoires.
«Le frère que je n’ai jamais eu»
Bruno Forget et lui s’étaient adoptés voilà trente-trois ans. « On a vite noué des liens très personnels. Il est un peu le frère que je n’ai jamais eu. » L’un et l’autre avaient leur petit rituel. Un appel le matin à 7heures, sur la route vers le bureau. « On parlait de tout, c’était notre moment. Bon, ça ne nous empêchait pas de nous engueuler parce qu’on va se l’admettre, il avait
quand même une capacité d’indignation très forte! » Et c’est ainsi que son entourage l’appréciait. Parce qu’il était « entier », voilà tout.
William Pigny a toujours vécu à fond. À 17 ans, il enfourche son scooter pour aider son père Serge, dans l’entreprise familiale. Il avale des kilomètres pour vendre des machines agricoles. Et il ne quitte pas cette voie. Le machinisme lui plaît. La concession Pigny distribue les marques que d’autres n’osent alors pas proposer.
«Il a toujours dit que lorsqu’il disparaîtrait, son cercueil devrait faire le tour de la Foire, et que tout le monde devrait boire un coup en sa mémoire»
Ses amis
Les tracteurs allemands Allgaier d’un certain Monsieur Porsche d’abord, puis dans les années 60, en pleine Guerre froide, les premières moissonneuses russes en France, raconte son fils. William Pigny restera ensuite fidèle aux marques de l’Est de l’Europe et il ne s’épargne pas pour proposer ces machines en lesquelles il croît. « Il a fait tous les salons de France et de Navarre. Il accrochait les machines derrière sa bagnole et hop, c’était parti! » Direction Angers, Arras, Bruxelles, Libramont… Au fil du temps, son expertise fait mouche dans le métier, son sens du client aussi. « Il a toujours pensé aux petits paysans, sans être péjoratif, pose Jacques Rouchaussé, un ami proche. Et il était là pour eux, prêt à manger les kilomètres pour remplacer une petite pièce défectueuse, même s’il ne rentrait pas dans ses frais. » Son sens de l’autre s’est ressenti jusqu’à la Foire de Châlons, où il a très longtemps tenu un stand. « Il voulait que ce soit la foire de toutes les agricultures, de tous les agriculteurs, pas uniquement les gros, retrace Bruno Forget. Si on a maintenu un tarif au mètre carré accessible, c’est grâce à lui.»
Machinisme, Résistance, Argonne…
William Pigny était ainsi « un homme d’idées, une machine même tellement il en soumettait ». Et, fort de convictions, il les défendait bec et ongles. Dans sa profession, à
William Pigny est né à Châlons-sur-Marne un 19 juin 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale.
Il rejoint l’entreprise familiale, créée en 1941, à l’âge de 17ans pour commercialiser des machines agricoles aux côtés de son père Serge.
Reconnu pour son expertise dans le métier, William Pigny prend des responsabilités au fil des ans. Il préside notamment le Sedima, Syndicat des entreprises de service et distribution du machinisme agricole, au niveau départemental et régional, puis devient président honoraire d’Equi’Agro.
En parallèle, il s’implique aussi dans sa ville, Châlons, au sein de l’UCIA, puis dans la Foire, qu’il fréquente depuis tout petit.
Figure emblématique de l’événement, il n’en a raté que deux éditions au cours de sa vie. Celle qu’il a décidé de boycotter «en 1969 ou 1970», il ne savait plus trop, et celle en cours.
William Pigny est décédé ce samedi 30 août, à 20 heures, «pendant la Foirequ’il aimait tant», comme il le voulait.
l’UCIA, mais aussi dans sa vie personnelle.
William naît le 19 juin 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale. Son père n’est alors pas présent. Résistant, commandant des FFI, il assiste ce jour-là à un parachutage, mais il tient à donner à son fils un prénom anglo-saxon, forme de pied de nez à l’ennemi. Membre du groupe Tritant, il échappe à l’arrestation, pas ses camarades qui sont exécutés au lieu que l’on appelle désormais la butte des fusillés à L’Épine. Un site mémoriel que son fils a toujours eu à cœur de faire vivre pour la mémoire de ceux qui sont tombés. William a ainsi poussé pour que les cérémonies prennent de l’ampleur chaque 6 mai. Et il n’en aurait pour rien au monde raté une. Même en pleine épidémie de Covid: « Il y tenait, il a bravé toutes les interdictions pour s’y rendre », soutient, fier, son fils Jérôme. Cet attachement à ce qui a forgé son histoire personnelle, il l’a aussi donné à l’Argonne, où sa famille s’était réfugiée pendant la

guerre. Au journal L’union aussi, dont son père, l’un des membres fondateurs, a permis la parution en 1944, un 30 août, date qui devient sienne aussi aujourd’hui. « Il faisait sa revue de presse tous les matins et me débriefait tout », raconte Bruno Forget.
La gorge se noue en ce dimanche 31 août, quand il s’agit d’évoquer cette figure emblématique de la Foire, élevé en 2016 au grade de commandeur du Mérite agricole, la plus haute distinction en la matière, « c’est dire ce qu’il a pu apporter ». Homme d’« une grande humilité », tous le soulignent, « sans équivalent », William déambulait encore l’an dernier, avec sa canne, dans les allées. « C’est la première
fois qu’il n’est pas à la Foire. Il nous manque ce con », dit affectueusement son « frère » de cœur, Bruno Forget.
De sa mort, William Pigny en parlait. Il en riait d’ailleurs avec ses amis, avec sa famille. « Il a toujours dit que lorsqu’il disparaîtrait, son cercueil en zinc devrait faire le tour de la Foire, et que tout le monde devrait boire un coup en sa mémoire.» Si la première partie ne peut être honorée, la seconde le sera. Et s’il ne revient pas physiquement comme il l’avait envisagé ici, la patte Pigny restera de toute façon dans les esprits. L’expression, qu’il aimait tant prononcer au moment de partir, aussi: «À la revoyure » William. ●


de la Foire. H.O
Foire en scène. Un plateau de vedettes des années 80 a enflammé le public de la Foire de Châlons, ce dimanche. Un concert qui s’est achevé sous une pluie battante, ce qui n’a pas refroidi les plus passionnés.
ARTISTES composés ce plateau de chanteurs
Lio, Sloane, Partenaire Particulier ou encore Plastic

Les années passent mais les écrits restent. Ici, ce sont les paroles des musiques iconiques des années 80 qui sont bien ancrées dans la mémoire collective. Sloane, Christiane Zouk machine, Lio, ou encore Jean Schultheis... Si pour certains leur nom est un mystère, leurs chansons, elles, sont bien connues. Hier, tous les âges étaient présents à l’espace scénique pour reprendre en chœur des titres mythiques tels que Confidence pour confidence, Les démons de minuit, Voyage voyage et tellement d’autres. Les plus anciens ont eu l’impression de replonger dans leur jeunesse, et les plus jeunes ont vibré sur les chansons qui animent une partie de leurs soirées. Certains se sont même essayé à reprendre des chansons plus récentes à l’image de Partenaire Particulier s’est aventuré dans une chanson des Black Eyed Peas. Tout le monde a le droit de faire des erreurs... Un goût de nostalgie a plané tout au long de cet après-midi. « Vous avez dansé sur cette chanson dans les boîtes dans les années 80? », lance Jean-Pierre Morgand au public. Tout le monde ne pouvait pas répondre à
cette question. Certains ne peuvent même pas rentrer en boîte de nuit aujourd’hui, alors plus de 40ans en arrière difficile de les imaginer se déhancher sur ces tubes à l’époque. Seul Marty McFly aurait pu réussir cet exploit. Mais même avec une DeLorean bien chargée en plutonium, Marty n’aurait pas pu éviter l’averse qui s’est abattue avec force sur le public de la Foire. Pourtant le concert a commencé en avance pour éviter le déluge, mais la course contre-la-montre n’a pas été gagnée face à Dame Nature. Les parapluies et les k-way n’ont pas suffi pour qu’une (grande) partie des spectateurs reste jusqu’au bout… du concert et non de la nuit. Qu’importe, l’effet nostalgie a eu le temps de faire effet et celui-là a bien tenu jusqu’au bout de la nuit. ● Kevin Petit
SUR SCÈNE CE SOIR

Retrouvez Michel Fugain dès 19 h 15


Miam. Quand Sacha Boulé, 17 ans, dévoile son métier et son apprentissage chez Vachet, à Châlons, le talent et la passion sont au rendez-vous. Voici ses trois conseils pour bien préparer la viande.
La journée de la boucherie, comme chaque année, s’est tenue durant la Foire de Châlons et constituait un des temps forts de l’événement.
Ce dimanche, elle a réuni sous le chapiteau d’Alméa, la profession, les enseignants et les apprentis ainsi que tous les bons mangeurs et les curieux, pour observer les jeunes talents être récompensés, expliquer leur métier et effectuer quelques démonstrations sous le regard des visiteurs.
Le filet est la pièce la plus tendre L’un d’eux, Sacha Boulé, 17 ans, élève chez Alméa et apprenti à la boucherie Vachet, à Châlons, s’est prêté au jeu de l’interview. Trois conseils nous ont été prodigués par ce jeune homme pour tout savoir de l’art subtil de la
«Il faut couper dans le sens des fibres, surtout. Sinon on n’arrive à rien, et le client est mécontent»
Sacha Boulé
Apprenti en boucherie
boucherie. Voici comment procéder.
« Pour choisir la viande, cela dépend de ce qu’il vous faut, introduit Sacha Boulé. Le filet est plus tendre, la bavette, quant à elle, si on la veut fondante, il faut la choisir avec un peu de gras mais pas trop.» Une fois cette décision établie, place à la découpe. «Qu’est-ce qu’il nous faut? Eh bien, un couteau qui coupe!», attaque le jeune boucher. Trêve de plaisanterie, «il faut couper dans le sens des fibres, surtout, sinon on

5 Rue Jean d'Arvor Actipôle Neuvillette
n’arrive à rien, et le client est mécontent. Côté cuisson, la côte de bœuf peut se faire au four, ou au barbecue. Le steak, si on le veut bleu, un aller-retour est suffisant…»
Bref, quelques minutes à la dérobée ne suffiront certes pas à répondre à toutes vos interrogations mais l’essentiel est de s’y mettre, de demander quelques astuces en magasin et de se laisser guider par son boucher, en général heureux de donner quelques recommandations. Et, rappelez-vous, une fois qu’on a l’eau à la bouche, c’est déjà presque gagné! ● Sophie Ughetto




















Plouf. L’Agence régionale de santé a fait appel à un intervenant spécialiste de la qualité des eaux de piscine pour présenter la bonne attitude à avoir lorsqu’on est propriétaire – particulier ou professionnel – d’un bassin pour éviter le développement de virus et de bactéries.
Loris Trullard
ltrullard@lunion.fr
Une conférence a été tenue samedi 30 août à l’espace Grande cuvée de la Foire de Châlons sur la prévention des risques sanitaires liés aux piscines et bains à remous. Après cette présentation de deux heures organisée par l’ARS 51 et destinée aux professionnels – piscinistes, kinésithérapeutes ayant un bassin pour leurs patients et responsables de piscine publique –, l’animateur de la conférence, spécialiste de la question, s’est rendu sur le stand de la préfecture l’après-midi pour répondre aux questions des particuliers.
Un taux de pH correct indispensable Pour garantir une eau saine, « il faut d’abord s’assurer que le pH de la piscine est correct, entame l’expert. Pour un bassin chez un particulier, il doit être de 7.2. » Une fois que le bon niveau de pH est atteint, il faut s’assurer de la bonne filtration de la piscine puis que son traitement au chlore est assuré. Ce produit chimique est efficace contre le développement des bactéries et virus et évite une prolifération d’algues, cause du verdissement de l’eau. «Mais attention, il faut bien un chlore stabilisé. Cette caractéristique va le protéger le chlore des rayons du

Sylvie Pena, ergothérapeute sur le stand de Desjoyaux Piscines, conseille sur les bonnes pratiques quand on est propriétaire d’un spa. J.-M. Champagne
soleil. Sans ça, il ne ferait effet que très peu de temps. » Mais quels sont les éléments qui peuvent alerter les baigneurs?
« Une eau moins claire ou qui commence à mousser d’abord, des
parois glissantes et une infection de la peau ensuite. » ●
Une surveillance accrue pour les bains à remous
Les spas présentent deux facteurs aggravants de risque de prolifération des bactéries et virus: la température élevée de l’eau et la concentration de la pollution amenée par des baigneurs nombreux regroupés dans un petit espace aquatique. « Un cocktail d’incubation » pour l’intervenant de la conférence de l’Agence régionale de santé. La vidange du spa est aussi régulièrement nécessaire. Et une habitude importante à prendre pour les propriétaires de jacuzzi: « Il faut se rincer le corps avant de rentrer dans le bain à remous, sans s’être savonné pour éviter de polluer l’eau », conseille Sylvie Pena, ergothérapeute sur le stand de Desjoyaux Piscines.

« Habemus papam!»
C’est la formule lancée par un catholique suivant la bénédiction de la «Pyramide» par l’évêque de Châlons. Une référence à l’élection d’un nouveau pape qui n’a pas manqué de faire rire les dizaines de participants, monseigneur Franck Javary y compris. L’arrivée du religieux au-dessus de la petite foule, perché au premier étage de cette nouvelle tour de la Foire, avait en effet l’allure d’une sortie de conclave.
Châlons, à fond la forme
Chaque jour, c’est la même rengaine. Les spectateurs de Foire en Scène les plus frénétiques attendent impatiemment l’ouverture des portes du festival. À peine les grilles déplacées, quelque temps avant le début des concerts, que ces fanatiques se mettent à courir comme si leur vie en dépendait pour espérer atteindre le devant de la scène. Au milieu de ces grandes enjambées, certains tombent – c’était le risque –mais se relèvent toujours. Pour se placer au premier rang du concert des années 80, un homme a carrément eu le panache de fendre la fosse, son sac de course sous le bras. Tel David Goggins, il s’est donné corps et âme pour voir… Partenaire Particulier s’improviser en
Black Eyed Peas 2.0…
Des petits trous, encore des petits trous… Quelques observateurs l’avaient déjà remarqué samedi. Étaient-ce de fins observateurs ou est-ce que tout le monde a été trop poli pour ne pas en parler? En tout cas, les langues se sont déliées à propos de la

coupe de cheveux de Jordan Bardella. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont remarqué la chose. Le dégradé n’était pas carré. Ni même isocèle. Même pas octogonal. On ne sait pas s’il a dû passer par une retouche express chez un coiffeur douteux ou si l’habituel n’avait pas les yeux en face des trous. En tout cas, donnez-nous le nom de l’établissement, on n’ira pas.
L’écureuil avance à l’aveugle Dur dur la vie de mascotte. Surtout quand le costume n’est pas à la bonne taille et que son occupant n’a pas les yeux en face des trous! Dans ce cas, c’est système D pour éviter la chute, ou la bousculade avec un enfant. L’écureuil d’une banque était ainsi guidé, tel un malvoyant, dans les allées ce samedi. Une femme lui a tenu la main tout au long de sa déambulation, déposant l’animal en peluche, version humaine, devant les groupes d’enfants afin qu’il puisse leur faire coucou et des câlins.















Plantes. Il n’y a pas que les alcools que l’on doit goûter avec l’art et la manière. Du broyage aux vapeurs à humer,la tisane regorge de secrets pour la savourer correctement.






Cassandra Ducatillon
cducatillon@lunion.fr
Petit, il arpentait les allées du jardin de ses parents comme Eden se plaisait dans le sien. «J’ai toujours observé de très prèslesplantes,ellesm’onttoujourspassionné ». Des longues promenades dans les bois, dans les prairies et les paysages fleuris, Michaël Coffinet n’a rien perdu, encore moins l’expertise de la plante. Une faculté à hauteur de bambin, développée tout au long de sa vie. De celle-ci, il tire une passion pour la fleur et les vertus traditionnelles qu’elle prodigue. À chaque végétal sa propriété et à chaque mix de ces derniers, une façon d’en tirer tous les bénéfices. « La tisane aussi, ça se déguste »,


assure le botaniste en herbe devenu producteur de plantes aromatiques après un détour par un doctorat de chimie organique. Le triptyque lui confère non seulement la fine connaissance de sa production mais aussi les us et coutumes pour s’abreuver efficacement et avec plaisir d’une infusion. Le tout se déroule un peu comme avec le champagne. Marthe, originaire du secteur d’Épernay, s’est laissée prendre au jeu de la dégustation. Pourtant rompue à l’exercice, car elle en boit «deux par jour depuis un moment », face à ces fleurs entières c’est pour elle une « explosion de saveurs ». Bien souvent dans le commerce, «elles sont broyées», éclaire Michaël Coffinet. Pratique pour le conditionnement, moins pour l’efficience des molécules dégagées avec les vapeurs de la tisane. « Elles sont très volatiles. Lorsqu’elles sont coupées, les contacts avec l’air se multiplient, prolonge le producteur de plantes aromatiques. On perd non seulement les principes actifs mais aussi le goût.»
Ajouter du miel pour adoucir Michaël Coffinet insiste surdeux vertus primordiales: aider à l’endormissement et détoxifier le corps. Les vapeurs d’eau sont essentielles et elles nécessitent une certaine chaleur. «Pour appréciersatisane,ilfautnonseulement l’infuser à une température qui corresponde aux effets recherchés et aux arômes mais cela doit aussi plaire à la personne ». Qu’elles soient dépuratives (détox) ou pour libérer les bronches, il ne faudra pas procéder de la même façon.
L’empreinte carbone des thés et tisanes
Dans le commerce, l’essentiel des thés et tisanes est produit avec des plantes venues de très loin et principalement de Chine, d’où une empreinte carbone non négligeable. Mais celle-ci demeure nettement plus basse que celle du café. La faute notamment à l’importante utilisation d’engrais et de pesticides induits par une production qui se veut intensive pour davantage de rendement. Choisir la France et le circuit court, en l’occurrence régional, c’est aussi limiter son empreinte carbone et soutenir l’agriculture locale, si on en a les moyens.
Comme pour tout, il faut éduquer son palais ou user de trucs et astuces bien connus mais pas moins pratiques « comme ajouter du miel », glisse Marthe. Une méthode vieille comme le monde mais approuvée. Une petite touche sucrée obligatoire pour cette retraitée, convaincue par l’explosion de saveurs mais un peu sensible à l’amertume de ces boissons chaudes, tout de même. Ses enfants, venus de Moselle n’hésitent pas et passent à la caisse, tous les deux rompus à cette méthode de dégustation technique mais efficace. ●
















































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Profitez également de “l’offre de bienvenue” !


J’ai testé pour vous
Au détour d’une allée, sans prévenir, je suis tombé sur des sucreries exceptionnelles. Ce sont Damien et Emla qui me les ont présentées. Ils avaient de la repartie: « Si tu aimes te faire surprendre, alors c’est le nougat au beurre salé qu’il te faut! » Je me lance. Je goûte et… Au début, rien. « C’est du nougat quoi ». Je lui réponds sans deviner que la saveur allait se déployer len-te-ment.
Stupéfaction garantie
« Comme tu peux le remarquer, ça ne colle pas aux dents », poursuit Elma, qui lit en moi comme dans un livre ouvert. Décidément, cette Foire m’apprend chaque jour de nouvelles choses. Je retiens surtout qu’il suffit de se laisser tenter pour se surprendre soi-même. Mais revenons aux choses concrètes. Pour une bonne tranche de nougat, je m’en tire pour 20 euros. Franchement, je n’aurais pas imaginé faire cette déclaration… mais ça les vaut largement. ● Noé Kolanek



Brochure sur simple demande

La pyramide qui abrite un bar bénie par l’évêque
Amen. Après sa traditionnelle messe du dimanche matin, organisée directement à la Foire, l’évêque du diocèse de Châlons, monseigneur Franck Javary, a rejoint la «pyramide» à la suite d’une procession suivie par plusieurs dizaines de pratiquants. Cette tour, abritant un bar et plusieurs personnages du christianisme, a été bénie à cette occasion.

Clowneries. «Une épée, une épée!» Ah ça, il en a fait des épées notre clown. Dans les allées de la Foire, hier après-midi, il a déambulé pour le plus grand plaisir des petits. Avec ses ballons de toutes les couleurs, il a façonné différentes formes et rendu heureux bien des têtes blondes. Un clown ambulant et des sourires d’enfants




















Une plongée plus vraie que nature avec les sapeurs-pompiers
Immersion. Bouteilles d’oxygène, masques, palmes... Les équipements des sauveteurs aquatiques de surface et des scaphandriers autonomes légers ont été montrés et expliqués aux familles ce dimanche sur le stand du Sdis de la Marne. La jeune vitryate Noélia, 10 ans, n’en a pas loupé une miette à l’intérieur du véhicule de secours nautique.
Collectivité. La Foire bat son plein depuis ce vendredi, y compris sur le stand du Département de la Marne, avec son lot d’innovations, de propositions et de rendez-vous chaque jour.
Sophie Ughetto
sughetto@lunion.fr
Cette année, le stand du Département de la Marne, à la Foire de Châlons, se trouve toujours à un emplacement incontournable, à l’entrée principale, à gauche sur le parvis d’honneur. Mais il y a du changement dans l’air. Pas d’écran géant diffusant les jeux paralympiques cette fois. En revanche, les artisans de Made in Marnequittentleuranciennepositionet intègrent l’espace.
Une thématique par jour
Chaque jour, une thématique diversifiée et non une thématique globale contrairement à l’an dernier – le Département s’était concentré sur le handicap – est proposée, explique Raphaël Blanchard, vice-présidentduconseildépartemental de la Marne, président du comité communication et élu au sport: «L’esprit que nous avons adopté est le même que les années précédentes, mais plus populaire. On a rapatrié le Made in Marne (boutique éphémère, ateliers culinaires, ateliers de création d’objets…) pour montrer aux Marnais que ce n’est pas qu’un stand institutionnel, et que nos domaines d’activités intéressent le citoyen.» Ce dernier peut ainsi découvrir les produits Made in Marne directement sur le stand, tout le monde peut acheter des objets et produits et consommer sur place de la bière, par exemple, et d’autres boissons sans alcool.
«On veut montrer aux Marnais qu’on n’est pas un guichet, estime ainsi le Département, en revendiquant sa raison d’être: on porte de vrais sujets, on est




Pour la première fois, les artisans du Made in Marne intègrent le stand du Département. Jean-Marie Champagne
ancrés dans le quotidien des Français et des Marnais, avec notre Bus France services lancé en 2023, la bibliothèque, etc.»
«Ensemble pour faire rayonner la Marne», le nouveau slogan territorial décliné pour cette Foire, résume le positionnement réfléchi par les élus. Enfin, en fin d’après-midi, le clou du spectacle tient dans l’organisation d’un concert, un «petit show d’une heure ou une heure trente» comme lorsque Lucie Joy est venue vendredi 29 août, le premier jour. L’artiste était parfaitement raccord avec la thématique de la journée «jeunes aidants» puisqu’une de ses chansons«Courage»étaitconsacréeàce sujet, et renvoyait de plus à sa situation personnelle.
Un appel d’offres avait été lancé pour le stand. Celui-ci a coûté 135 000 euros horstaxespour350m2 desurfacedisponible (réserve non comprise). ●
Bien vieillir, lundi 1er septembre, dégustation de miel à 16heures, de spiruline, à 12 heures…
Tourisme, mardi 2 septembre, l’office de tourisme d’Hautvillers est à l’honneur. Un spectacle de danse country a lieu à 17 h 30.
Sport, mercredi 3 septembre, initiation de tir laser en continu, rencontres sportives avec la Team Élite Marne à 15h45 et avec les équipes masculines et féminines de basket à 17 heures…
Protection de l’enfance, jeudi 4septembre, réunion d’information à 14 heures sur le métier d’assistant familial, dégustation de cocktails à 18 heures.
La revanche du chocolat
Quatre ans que ses têtes en chocolat n’avaient pas pris place sur son étal dans le hall2. Laurent Maloiseaux de L’atelier de Laurent, dont le labo est situé à Vanault-lesDames mais la boulangerie à Giffaumont-Champaubert, se réjouit du retour de sa spécialité. « Il faisait trop chaud, ce n’était pas le moment de manger du chocolat. En re- vanche cette année… » À toute chose tout malheur est bon comme on dit.
Les yeux plus gros que le ventre
« Je veux un poulet ! », s’écrie cette affamée devant le comptoir du village portugais. « En entier ? C’est possible mais franchement ça fait beaucoup », s’amuse la sympathique bénévole qui prend les commandes. « Un demi suffira oui », s’empresse de répondre la cliente du jour, moyennement convaincue. Pas de doute, la Foire ça creuse l’appétit.
Méconnaissable
Tranquillement installé à une table d’un des bars de la Foire, avec son pochon de pluie jetable, Dominique Vatel passait presque inaperçu hier en fin de journée. « Vous avez vu, je suis venu déguisé ! », s’esclaffe l’élu communiste châlonnais. Qu’il se rassure, cet accoutrement ne sied à personne. D’ailleurs ce n’est pas ce qu’on lui demande, juste d’être efficace.
Un bonnet nommé désir
Derrière le bar de la communauté portugaise, certains lorgnent sur une bière, d’autres observent le menu ou attendent simplement de récupérer la consigne de leur gobelet. Entre eux tous, certains n’étaient ni intéressés par les boissons, ni par les petits plats. Ce qu’ils obser-
vaient, c’était le superbe bonnet sardine de l’un des serveurs. Pour la blague, d’abord. Puis, une fois la question posée: l’heureux propriétaire du couvre-chef n’a pas caché sa fierté. Ce n’était pas la première fois qu’on lui disait! Presque impossible de dénicher le bonnet en question en revanche: il a été gagné à Paris…
Critique gastronomique À la Foire, dans les allées, se promènent des experts. Cet homme par exemple qui incite son copain à ne pas tenter l’expérience culinaire dans cet établissement du hall gastronomie. «Ce n’est pas bon signe si ce n’est pas rempli à midi. Faut pas s’installer.» Parole d’expert… ou pas. Peut-être simplement de goût. Mais bon, si monsieur préfère attendre plusieurs dizaines de minutes avant d’être servi. Tel est son choix.
L’envie pressante déviée
Tous les chemins ne mènent pas à Rome. Du moins, pas aux toilettes. Ce samedi soir, certains visiteurs de la nuit ne savaient plus où passer pour rejoindre les WC de l’espace nuit de la Foire. Des barrières ayant été ajoutées entre leur départ vers l’espace scène et leur retour vers les bars. Du coup, ils ont tourné plusieurs longues minutes et réalisé quelques détours avant de pouvoir enfin aller se soulager. Heureusement que l’envie n’était pas si pressante…
Le p’tit truc
de William
Parce que tout n’a pu être écrit dans l’article hommage à William Pigny, on vous fait part de son petit truc pour tester la qualité d’une mirabelle. Une goutte glissée sur le cul du verre retourné, un briquet et on allume. Si ça brûle, le breuvage est bon, si ça ne fait rien, eh bien, passez votre tour… Cette petite expérimentation, approuvée semble-t-il, faisait beaucoup rire ses copains en tout cas.
Sur le stand de l’académie de Reims
• le GRETA-CFA propose l’atelier « Bien vieillir, ça s’accompagne » de 14 h à 17 h
• le collège Joseph Cressot présente le Fablab de 10 h à 14 h


Rendez-vous aujourd’hui Hall 2
Vous êtes étudiant ?
Pensez au parcours « Bien Manger » jeudi 4 septembre sur le parvis de la Foire (de 10h30 à 17h00 – Inscriptions sur place)
Une petite mousse. Brassée à Juvigny depuis 2015, la bière Orjy a pour la première fois son propre stand. Installé dans le hall 1 à gauche de l’entrée du côté de la bouteille Feuillatte.
Alors qu’elle s’apprête à fêter son dixième anniversaire, dans ses locaux le week-end des 27 et 28 septembre, la brasserie Orjy fait d’ores et déjà couler à flots sa bière sur son stand de la Foire de Châlons. « C’est la première fois qu’on a notre propre stand ici », se réjouit Nathalie Ployart, gérante et fondatrice de l’entreprise créée en 2015.
Une nouvelle bière servie dans la semaine
Une opportunité qui s’est présentée grâce à un emplacement finalement libre, « alors je me suis dit qu’il fallait tenter », confie la brasseuse, entre deux bières servies à ses clients.
Sur place: de la bière blonde, blanche, ambrée et triple. Au troisième jour de foire, ce dimanche 31 août 2025 à 18heures, la Juvignote compte 230 litres de bière écoulés. Un chiffre sûrement gonflé par ces Belges venus samedi soir, fêter un enterrement de vie garçon.
Bonne nouvelle pour les prochains visiteurs: « Cette semaine, on proposera une autre de nos bières: la Cascade, type IPA. » Une boisson houblonnée aux notes de pamplemousse et de litchi. ● Loris Trullard
LITRES DE BIÈRE. Au dernier décompte, hier soir vers 18 heures, Nathalie Ployart avait écoulé pas moins de 230 litres de bière.
La brasserie Orjy, née à Juvigny il y a dix ans, a pour la première fois son propre stand sur la Foire de Châlons. Loris Trullard



En Champagne comme partout en France, choisissez le lait équitable FaireFrance



l’équitable au cœur de l’alimentation : des produits de qualité, à un prix juste et transparent. Présente à la Foire de Châlons, elle invite les visiteurs à rencontrer des agriculteurs, découvrir ses produits et soutenir un projet collectif unique. Choisir FaireFrance, c’est préserver les fermes familiales, les paysages vivants et l’avenir alimentaire de nos enfants. Alors vous aussi, en magasin, choisissez FaireFrance.
Jean-Luc Pruvot
Président FaireFrance

































Miam. À la Foire de Châlons et à l’occasion d’une dégustation, le public a pu être formé à la bonne consommation. Il a notamment été question d’analyser le n°1 du marché en la matière.

Cassandra Ducatillon
cducatillon@lunion.fr
Sur les tartines, les crêpes, les gaufres, les brioches, avec des fruits, des churros, dans les beignets et les gâteaux… Au petit déj’, au goûter, le soir en cachette ou devant un navet romantique par grandes cuillérées… La pâte à tartiner – dont on utilise plus le nom dans le langage commun, remplacé par celui du leader du marché – traîne dans l’essentiel des placards, et a été de toutes les tables et de toutes les Chandeleurs.
La grande marque au lettrage noir et écarlate trône en tête de gondole dans son rayon. Une star des supermarchés, côté pile et côté face, un visage bien moins reluisant. Celui-ci, comme ses concurrents de marque discount et dérivée, a construit son empire et vendu ses produits « audétriment de la condition humaine et de la biodiversité », appuient Martine Coutier et Jennifer Milon. Engagées dans la «sensibilisation des citoyens aux objectifs du développement durable », entre autres, celles qui sont respectivement du collectif Cité en Champagne pour la solidarité internationale et chargée d’animation pour Gescod interviennent pour prévenir des dangers, directs et indirects de différents produits. Focus sur la pâte à tartiner.
51% de sucre, 20% d’huile « Déjà, sur les pots, ce que l’on voit en premier et en évidence c’est cacao et noisette, relate Jennifer Milon. À y regarder de plus près, on est loin du compte. » La majeure partie de ce produit est composée de sucre. 51%
pour être exact. On se passe d’explications sur les répercussions sanitaires « de ce sucre qui n’est même pas betteravier, abonde Martine Coutier C’est du sucre de canne». Qualité moindre et rendements maximaux sur le dos d’une population rémunérée au sou près.
Spoiler: les noisettes et le cacao, présents à la marge mais largement mis en valeur, « ne sont pas mieux » sur les plans humains et sanitaires. Pour exemple, « le cacao provient majoritairement de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Nigéria dans des filières très mal rémunérées ». Pour abreuver le marché, la surproduction est reine, quitte à troquer la santé de personnes avec l’utilisation abondante de produits sanitaires « et le déplacement forcé des populations » afin de grignoter davantage de terrain pour la production.
L’huile occupe 20% de la recette, «avec toutes les conséquences que ça induit», prolonge la chargée d’animation. Faite avec de l’huile de palme, produite «essentiellement en Malaisie et en Indonésie, elle a de grosses conséquences sur les terres parce qu’on la produit en monoculture et sur la biodiversité avec les habitats d’orangs-outans menacés». Tout cela pour 450 à 1000 grammes de cette pâte à tartiner leader du marché et les discounts qui la talonnent. Un bilan catastrophique… puis une question: alors qu’est-ce que je mets dans mon chariot pendant mes courses? D’abord, on ouvre l’œil et on lit les compositions. «Certaines ne sont pas beaucoup plus chères, voire à un prix similaire», rassure Jennifer Milon. Les alternatives françaises et locales sont ainsi chaudement recommandées par les deux expertes, eu égard également à la réglementation en cours sur les produits phyto-
Les noisettes étrangères traitées avec des produits interdits en France
La loi Duplomb a fait grand bruit. Dans quelques départements, dont celui des Ardennes, des agriculteurs de différentes Fédérations nationales de syndicats d’exploitants agricoles ont passé les rayons des supermarchés au crible à la recherche d’acétamipride, un insecticide utilisé dans les cultures de noisettes désormais interdit en France. Une incohérence et un certain avantage pour ces fruits à coque importés qui finalement, se retrouvent dans des pâtes à tartiner « déjà assez destructrices».
sanitaires en France, dont une partie sur les noisettes (lire ci-contre). Toutefois les deux animatrices du stand ne l’éludent pas: en termes de texture, on retrouve peu ou prou la même chose que la grande marque «mais pas exactement ». Il faut dire que les compositions ne se ressemblent en rien, «elles ont une meilleure composition». Dans ces alternatives, on trouve bien souvent les noisettes en tête de peloton dans les compositions, ce qui induit nécessairement une texture différente. Un petit effort qu’on peut certainement demander aux grands adultes que vous êtes, non? ●





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À vélo. Une asso qui roule. Le Châlonnais est le nouveau président de l’association locale de vélo. Celui qui est aussi entraîneur à l’association de triathlon Kronos a le sport de compétition chevillé au corps, mais ce qu’il préfère, c’est lorsque les barrières entre deux mondes s’effacent.
Sophie Ughetto
sughetto@lunion.fr
1Un tout jeune président Depuis le mois de mars, David Berthou est passé président du club de cyclistes Avenir 2 Roues. Il venait d’adhérer en tant que membre quelques mois auparavant.
À la Foire, l’association tient une place de premier plan, bien visible à l’entrée principale. Elle tient le parking vélo, en journée, qu’elle a mis en place. Elle donne des entrées gratuites pour les cyclistes et propose des bicycodes, ces gravures de cadres de vélo qui permettent de les identifier en cas de vol.
Le bicycode aura lieu samedi 6 septembre (venir avec une pièce d’identité).
2Mordu de sport
Le Rouennais d’origine qui a le sport chevillé au corps et une passion pour la compétition a rapidement pris le pli lorsqu’il était enfant. Sa mère leur faisait parcourir, à ses deux frères et lui, pas mal de kilomètres pour l’accompagner sur les triathlons auxquels elle participait. Il s’y est mis à son tour et sa belle-fille, la fille de sa femme, donc, qu’il a connue lorsqu’elle n’avait que 2ans et demi, y a aussi pris goût. Alice Penciu-Jurin, jeune cadette du Cocaa, est aujourd’hui bien mordue, également.
« Aujourd’hui je le pratique pour me maintenir en forme », raconte ce père de trois enfants, magistrat de profession. Finie cette période où il enchaînait kilomètre sur kilomètre, à l’époque où il était, en 2015, champion d’Europe amateur de triathlon. Mais l’esprit est toujours là.

David Berthou a 45 ans. Le père de famille d’origine rouennaise est triathlète, entraîneur aux Kronos de Châlons, magistrat administratif près de la cour d’appel de Nancy, après avoir été sous-préfet d’arrondissement de Rethel et directeur de cabinet du préfet de Châlons (période 2023-2024). Le Châlonnais a choisi de redevenir magistrat afin de disposer de davantage de temps que précédemment pour voir grandir ses enfants et se consacrer à d’autres projets en dehors du travail. Il vit à Châlons depuis 2013. Il est le tout nouveau président d’Avenir 2 Roues, qui s’occupe du parking vélo de la Foire, depuis le mois de mars.
4Tous amis, cyclistes, piétons et automobilistes
Ce que David Berthou aime le plus dans la notion d’engagement, c’est de voir tomber les barrières entre les différents univers. « Je trouve que chacun est dans son petit monde avec ses petites habitudes, déplore-t-il, sans se départir de son enthousiasme. Les gens ne se parlent pas… Avenir 2 Roues permet que des personnes, qui probablement ne se rencontreraient pas, puissent se côtoyer et faire des choses ensemble pour la société de demain. C’est nécessaire d’avoir ce type de lieu où les gens se parlent alors que nos mondes sont de plus en plus individualisés. » « Nous voulons gommer l’individualisme, faire prendre conscience que nous vivons tous dans le même monde, cyclistes, piétons et automobilistes », poursuit le président. Et pour finir, David Berthou exprime son petit coup de cœur pour les retraités : « Ça change tout, lorsque nous en avons dans une association. Ce sont les retraités dans le monde associatif qui permettent d’accomplir et de faire aboutir énormément de choses. Je le vois aussi bien aux Kronos qu’à Avenir 2 Roues. » 3
Des passions à transmettre Aujourd’hui, David Berthou aime surtout transmettre, ce qu’il fait en tant qu’entraîneur à Kronos, l’association de triathlon. Sa nouvelle adhésion à Avenir 2 Roues après avoir été sous-préfet de Rethel puis directeur du cabinet du préfet de Châlons jusqu’au 1er juillet 2024, est une « richesse » liée au temps dont il dispose. «Depuis que je suis redevenu magistrat administratif, notamment parce que je ne voyais pas mes filles grandir, je peux m’y consacrer et j’ai le temps pour d’autres projets », souffle le sportif.
« Le milieu associatif permet que des gens se côtoient alors que nos mondes sont de plus en plus individualisés »