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INSTANT REMOIS N41

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REIMS, BÂTIR AVEC SON HISTOIRE

PATRIMOINE | INVESTISSEMENT | HOSPITALITÉ

© Thiénot Architecture

Depuis 30 ans, nous accompagnons avec fiabilité et passion vos projets d’entrepreneuriat, de vie et d’investissement.

De l’excellence de La Fabrique aux Étoiles à l’art de recevoir des 7 Anges, en passant par nos réalisations immobilières, chaque projet porte la même ambition : construire aujourd’hui pour les générations de demain.

SUIVEZ NOTRE ACTUALITÉ ET NOS PROJETS À VENIR

groupe-thienot-immobilier.fr

« Nous œuvrons chaque jour avec l’ambition de créer des projets au service de notre territoire »

Kellie Thiénot Dirigeant GROUPE THIÉNOT IMMOBILIER

LE TEMPS QUI PASSE VOUS VA SI BIEN

Le temps passe souvent l’air de rien si l’on s’en tient à se regarder tous les jours dans un miroir au petit matin. Ses signes laissent des marques et des indices sur nos corps, notre mémoire, et tout ce qui nous entoure. Et il faut parfois, pour les voir, prendre le temps d’une pause ou d’un détour, se retourner et apprécier les enseignements que les années voudront bien nous léguer. On se rendra alors compte, parfois non sans émotion, du chemin parcouru, des saisons enquillées, des rencontres et des expériences qui nous ont marqués, façonnés. À l’échelle d’une ville, on verra des phénomènes émerger, des tendances de fond et des rendezvous s’installer, des physionomies de quartiers changer. Le tout porté par des individus aux aspirations plurielles qui se sont approprié une matière pour la faire résonner dans le cœur vibrant d’un territoire, avec leur manière de voir. Que l’on soit d’ici ou d’ailleurs, qu’on y vive ou qu’on y traîne ses guêtres pour se nourrir du meilleur, nous sommes toutes et tous un peu Rémois ; c’est cette façon d’être à l’autre et d’être au monde qui forge l’identité de notre ville.

ADRESSES

Les symboles d'un Reims en pleine métamorphose.

Dans ce numéro anniversaire, nous revenons sur dix années d’Instant Rémois. Une décennie passée à regarder les choses autrement, avec curiosité et ouverture d’esprit. De la genèse du magazine aux ouvertures qui comptent déjà pour demain, en passant par les souvenirs de celles et ceux qui ont écrit son histoire, nous avons voulu raconter ce qui fait l’ADN de notre terrain de jeux : nouvelles adresses, urbanisme, architecture, réhabilitations, culture, spectacles vivants, littérature, sorties, arts visuels, cocktails, patrimoine, œnotourisme, hospitalité, bien manger, gastronomie, mode, déco, forme, mobilité et tant d’autres choses encore.

Merci de nous lire, merci de nous suivre. Et merci, surtout, de contribuer à faire de Reims ce qu’elle est aujourd’hui : un tout indéniablement supérieur à la somme de ses parties.

GENÈSE

Les créateurs d'Instant Rémois racontent la naissance du magazine.

PORTFOLIO

Les légendes du rock s'invitent à Reims. 16 20 64

HORS SÉRIE du journal l’Union. Éditeur de la publication journal l’Union. Directrice générale et directrice de la publication : Géraldine Baehr-Pastor. Éditeur délégué : Nicolas Fostier. Responsable éditorial : Alizée Szwarc Meireles. Coordination : Alizée Szwarc Meireles, Manon Postal et Léa Laurent. Relecture : Catherine Anna Gublin. Pour contacter la rédaction : redactioninstant@rosselestmedias.fr. Direction artistique et conception Prémédias du journal l’Union. Photo de Une : © Frédéric Leroux. Régie publicitaire Rossel Conseil Médias Est, 6 rue Gutenberg, 51083 Reims. Pour contacter la régie : communication-instant@ rosselconseilmedias.fr. C.P.P.À.P. 0430 C 86339. Imprimé par Drifosett, avenue du Four à Briques 5, 1140 Evere, Belgique. ISSN 2968-711X. Dépôt légal à parution. Provenance du papier Gratkorn (Autriche). Taux de fibres recyclées 0 %. Les papiers utilisés sont certifiés PEFC 70 % (fibre de bois issue de forêts gérées durablement). L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Laurie Andrès Sverkidis

Journaliste indépendante, Laurie est curieuse et passionnée par les livres. Elle écrit pour Le Parisien. Comme une évidence, depuis peu, elle est aussi libraire.

CONTRIBUTEURS

Syphaïwong Bay Deneuville

Syphaïwong est narratrice d'expériences depuis 2010 pour divers sites internet, médias et magazines. Elle excelle dans l'art du portrait sensible, capturant avec justesse émotions et parcours de vie.

Rania Bouzenada

Journaliste pour les pages éco de L’union et de L’Ardennais, cette jeune Rémoise, historienne de formation, est passionnée par sa ville et son passé. Elle aime partager avec les lecteurs de belles rencontres humaines et inspirantes qui font vivre la région.

Aurélie Beaussart

Journaliste audiovisuel à L'union et passionnée de champagne, Aurélie teste les lieux rares, insolites et authentiques pour transformer chaque sortie en moment unique à savourer entre amis ou en famille. Toujours en quête de belles expériences à partager.

Julien Bouillé

Journaliste dans les pages éco de L'union, Julien aime partager avec les lecteurs de l'Instant Rémois les belles choses qu'il découvre à l'occasion de ses reportages ou de ses balades dans la cité.

Marion Dardard

Journaliste depuis deux décennies, Marion est curieuse de nature, toujours en quête d'actualité, d'insolite, de vrai, de vivant. Amatrice de belles choses, mais surtout de belles histoires, elle aime par-dessus tout les gens, partager leur vécu, leur parcours, leurs aventures.

Keyna Delcourt

Avec son œil créatif et sa passion pour les réseaux sociaux, Keyna contribue à faire vivre l’univers digital de la marque. Entre contenus inspirants, tendances lifestyle et découvertes du moment, elle apporte une touche moderne et spontanée à la communauté.

Mathilde Demonceaux

Mathilde est diététicienne, elle travaille en cabinet libéral, est formatrice, conférencière et auteure d’articles nutritionnels et elle adore son métier ! Elle adore surtout partager ses connaissances avec le dynamisme qui la caractérise.

Joy Donin

Consultante en communication et créatrice de contenu, Joy explore les adresses emblématiques, les nouveautés et les initiatives locales qui font rayonner l’art de vivre champenois. Passionnée de sorties, de bien-être et de gastronomie, elle partage les histoires et les lieux qui font vibrer la région.

Olivier Durand

Journaliste à L'union, Olivier est arrivé à Reims en 2021 et profite avec bonheur de l'effervescence citadine. Il aime se balader dans les rues, boire un verre en terrasse et découvrir des anecdotes sur l'histoire de la ville. Ob-la-di, ob-la-da, un jour ici et un jour là : les Beatles sont la bande-son de sa vie depuis qu'il est en âge d'acheter des disques.

Florentin Grandjean

Journaliste depuis quatre ans, Florentin est passionné par la presse quotidienne régionale. Champenois de naissance, il aime particulièrement raconter les belles histoires qui se passent sur son territoire. Amoureux de football et de cyclisme.

Mélissa Krantz

Journaliste sur Champagne FM, Mélissa est une Rémoise et chauvine assumée ! Elle donne la parole à ceux qui font battre le cœur de la région. Toujours avec un objectif : capturer l’instant et raconter avec authenticité.

Aurélie Krysa

Photographe métiers et community manager,

Aurélie Krysa alias AK Studio, accompagne les artisans et indépendants. À travers ses photos, elle capture l’authenticité de chaque savoir-faire pour les aider à donner vie à leur image de marque et à bâtir une communication unique et cohérente.

Trishika Kumanan

Passionnée par l’écriture et la lecture, qu’il s’agisse de romans ou de textes introspectifs, Trishika, jeune mélomane, a pour mission de rédiger des articles et partager ses bons plans locaux pour la rubrique de l'Instant en ligne.

Léa Laurent

Léa, Pinterest addict, forme un duo créatif avec Manon pour piloter l'Instant en ligne. Toujours à l'affût des tendances mode et bien-être, elle insuffle style et fraîcheur aux contenus qu'elles imaginent ensemble. Elles sont le visage de l'Instant digital.

Frédéric Leroux

Frédéric Leroux, photographe passionné de reportages, capture l’émotion et l’authenticité. Spécialiste des mariages et de la peinture de lumière, il se fait un point d’honneur à sublimer ces instants.

Amélie Maslag

À l'écoute des tendances et des envies, Amélie façonne des intérieurs sur mesure où chaque détail compte. Avec sa touche d'audace et de sensibilité, elle imagine des lieux uniques, pensés pour sublimer le quotidien.

Sophie Perrin-Ravier

Philosophe de l'art et rédactrice spécialisée musique classique, Sophie explore la ville avec la curiosité vive de celle qui ne cesse de s'émerveiller. Elle aime les parcours inattendus, les lieux qui vibrent et les histoires qui font battre le cœur culturel d'un territoire.

Manon Postal

Manon, accro d'Instagram, co-pilote l'Instant en ligne avec Léa. Entre rédaction et création de contenus, elle traque les pépites gastronomiques et les escapades inspirantes à partager avec leur communauté. Elles sont le visage de l'Instant digital.

Alizée Szwarc Meireles

Rédactrice passionnée, Alizée anime le magazine Instant Rémois avec un regard affûté sur l'air du temps et l’art de vivre. Après plus de 15 ans dans la presse magazine, elle aime toujours autant raconter des histoires, partager ses rencontres et dénicher des nouveautés.

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NOS UNES : 10 ANS DE BATTEMENTS DE

Depuis dix ans, Instant Rémois capture l’âme de notre cité. Cette double page, véritable mosaïque de nos archives, retrace une métamorphose spectaculaire : celle d’une « belle endormie » devenue métropole vibrante.

De l’effervescence du Boulingrin aux trésors de l’Axe Cardo, nos unes sont le miroir fidèle de vos talents, de nos « vieilles maisons » séculaires et de ces lieux insolites qui font vibrer Reims.

CŒUR RÉMOIS

Chaque couverture est un « Instant T » précieux, où le luxe côtoie l’authentique et où le patrimoine se conjugue à l’audace. Plus qu’une simple collection, c’est notre histoire commune, un art de vivre partagé entre gastronomie et rencontres. Merci de nous accompagner dans ce voyage afin que chaque page reste un souvenir inoubliable.

LE DICO DE LA DÉCENNIE

Elles sont apparues dans nos assiettes, nos placards ou nos habitudes, pour y rester dix jours ou dix ans. Chronique des tendances de la décennie 2016-2026 à travers dix mots-clés.

RUNNING

Le souffle court et les BPM au poignet. Depuis la démocratisation de la pratique en 2017, un quart de la population française pratique la course à pied et ne ralentit plus. Appareils connectés, applications dédiées, accessoires toujours plus perfectionnés : le sport de solitaire est devenu une industrie de la performance partagée.

AIRPODS

En 2016, Apple présente deux petits objets blancs qui vont bouleverser les habitudes d’écoute. Les AirPods se greffent immédiatement aux oreilles et transforment l’expérience musicale ainsi que le rapport à l’autre. Intouchable pendant dix ans, leur règne pourrait désormais être bousculé par le retour des écouteurs filaires.

PAIN AU LEVAIN

Les doigts collés de farine et les yeux rivés à un tuto pour réussir sa première miche. En mars 2020, le confinement génère des vagues d’applaudissements et une pénurie de levure de boulanger. La terre entière semble se mettre à pétrir pains et baguettes avant d’abandonner sitôt la liberté retrouvée. Le phénomène aura duré moins longtemps que le Covid.

GOURDES

« La gourde est-elle l’accessoire mode de l’été ? » Aux questions cruciales posées par la presse féminine en 2021, une réponse : oui. Et celui des étés suivants aussi. L’aspect écologique a vite été éclipsé par le consumérisme. Matières, couleurs, formes se déclinent à l’infini. Les modèles phares se succèdent, à l’instar de la fameuse Stanley Cup qui appartient déjà au passé. À l’épaule, façon porte-clés, assortie à l’outfit du jour… On n’a pas fini de boire de l’eau.

LABUBU

Ils ont envahi le monde par dizaines de millions, laissant dans leur sillage des parents ébahis. Les Labubu, peluches monstrueuses à collectionner, sont le visage grimaçant de l’année 2025. Vendues en boîtes mystères et déclinées en éditions limitées, elles ont atteint des prix indécents avant de disparaître. Aujourd’hui, le fabricant croulerait sous les invendus. Fin du Labubuzz.

SNEAKERS

Œuvres d’art au musée, souliers de luxe chez les créateurs, trésors de collectionneurs… Les baskets ont mis le monde à leurs pieds : la moitié des chaussures vendues en 2022 étaient des sneakers. Après la folie du modèle blanc immaculé, elles se réinventent en cuir, en satin ou en hybride ballerine.

Marion Bertemes
Méline
Rollin
©Hervé
Dapremont
Boulangerie

MOCKTAILS

Sans sucre, sans viande, sans alcool. Les années 2020 sont celles de la sobriété choisie, dégustée par une Gen Z qui boit sept fois moins que ses aînés. Moscow mule, Spritz ou Appletini sont désormais virgin et les bars sans alcool façonnent une nouvelle vie nocturne.

MINIMALISME

Une fée du logis ensorcelle la France en 2018. Marie Kondo et sa méthode du rangement popularisent le minimalisme et l’idée de se débarrasser des objets qui n’apportent pas de joie. Après quelques années, l’enthousiasme pour les étagères vides s’estompe et la papesse elle-même avoue en 2023 : « Ma maison est en bazar. »

PILATES (PRINCESS)

Il était devenu impossible d’ouvrir Instagram sans voir passer un hashtag fitness. Tous à la salle, haltères et shakers protéinés en main. Dans la quête du body goal en 2026, c’est la Pilates Princess qui succède à la fitgirl. L’esthétique bascule vers les teintes roses poudrées de l’ambiance clean girl mais le culte est toujours celui du corps « parfait ».

COOKIE MATCHA

Si 2024 avait une couleur, ce serait le vert. Le thé matcha a remplacé le petit noir et ses déclinaisons latté ou frappé. Il s’est glissé partout, jusque dans les pâtisseries. Paré de toutes les vertus nutritionnelles, le breuvage séduit aussi par son esthétique et ses rituels issus de la culture japonaise.

The Core Studio ©Aurélie Krysa

OBJETS ICONIQUES

Une bougie qui embaume les intérieurs, un verre devenu iconique, une bouteille qui bouscule les codes… Certains objets racontent mieux une époque qu’un long discours. Voici les 6 objets rémois qui sont devenus iconiques.

LES ILLUSTRATIONS SIGNÉES FLORY GARY

Ses illustrations de la cathédrale sont partout : sur les murs des appartements rémois, dans les sacs cadeaux, sous les sapins. Disponibles chez L’Illustrateur, la créatrice a trouvé le bon angle : drôle, tendre, immédiatement reconnaissable, pour donner à Reims un visage qu’on a envie d’encadrer et d’offrir.

LES BOUGIES MARSAULT

Une bouteille de champagne vidée, et après ? Marsault en fait une bougie. Le concept est malin, le résultat élégant : des fragrances qui évoquent la Côte des Bar, la Montagne de Reims, la Côte des Blancs. Comme une façon de garder le territoire champenois chez soi, longtemps après la dernière coupe.

LES LUNETTES « CAPSULE »

Née d’une co-création entre Thomas de Lunère et Pierre d’UPLF, artisan lunetier rémois, cette collection est un objet de fierté locale autant qu’un accessoire. Inspirées de la capsule de bouteille de champagne, elles sont un clin d’œil discret au territoire. Disponibles en version optique et solaire, elles seront les icônes de la prochaine décennie.

LA FLÛTE SÉRIGRAPHIÉE

Qu’elle vienne d’un vigneron, d’une grande maison ou d’une coopérative, la flûte sérigraphiée fait partie du mobilier rémois. On la chine en brocante, on la reçoit en cadeau de cave, on l’hérite sans savoir d’où elle vient. Résultat : dans chaque buffet de la ville, une petite collection s’est formée toute seule, au fil des années et des millésimes.

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Suivez-nous sur :

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ADRESSES DEVENUES

LES SYMBOLES D’UN REIMS

en pleine métamorphose

Depuis dix ans, Reims a profondément changé de visage. Entre art de vivre, gastronomie, culture et convivialité, certains lieux se sont imposés comme de véritables marqueurs d’époque. La rédaction a sélectionné six adresses emblématiques qui racontent, chacune à leur manière, le Reims de ces dix dernières années.

Aurélie Beaussart

REIMS ARENA

L’aura nationale et internationale

Il manquait à Reims une grande salle capable d’accueillir des événements d’envergure nationale et internationale. Depuis son ouverture le 26 février 2022, Reims Arena a changé la donne. Pensée comme un équipement multifonction ultra moderne, elle a permis à la ville de franchir un cap culturel et événementiel majeur. Concerts d’artistes internationaux (Orelsan, Indochine, Soprano, GIMS, Shaka Ponk, Julien Doré, Sting, Angèle, Iggy Pop, Michel Polnareff, M, Mika), compétitions sportives, entraînements des JO ou encore spectacles comme Holiday on Ice : la salle s’est rapidement imposée comme un acteur incontournable du paysage régional. En quelques années, plus de 717 000 spectateurs y ont déjà été accueillis, 246 spectacles s’y sont déroulés. La jauge a été augmentée et est aujourd’hui de 10 102 spectateurs. 24 boulevard Jules-César - Reims.

LE CLOS

L’âme bohème des nuits rémoises

Véritable institution du quartier Boulingrin, Le Clos s’est imposé comme l’un des lieux les plus emblématiques de la vie rémoise. On en parlait dès le premier numéro dans notre sélection de terrasses préférées. Guinguette urbaine, terrasse conviviale, bar festif et scène culturelle à la fois, l’établissement a marqué toute une génération grâce à son ambiance singulière mêlant concerts, DJ sets, humour, jazz et art de vivre. Avec ses oliviers, ses lumières tamisées, son terrain de pétanque et son esprit un peu hors du temps, Le Clos a incarné le Reims festif et décontracté de la décennie. Un lieu où l’on vient autant pour l’atmosphère que pour les rencontres. 25 rue du Temple - Reims

OPÉRAIMS

Le cinéma nouvelle génération

Né de la fusion entre l’ancien Gaumont et le mythique cinéma Opéra, Opéraims a ouvert ses portes en 2019 sur la place d’Erlon. Avec son décor Art déco, son vaste hall lumineux et son emplacement en plein cœur de ville, le lieu a redonné un souffle au cinéma du centre-ville. À la fois multiplexe moderne et cinéma indépendant, Opéraims séduit autant les amateurs de blockbusters que les passionnés de films d’auteur. Une adresse qui symbolise parfaitement le renouveau culturel et urbain du centre rémois.

72 place Drouet-d’Erlon - Reims

©Carole Foiret / Reims Arena

SCHMIDT LE SUR-MESURE QUI RÉVÈLE CHAQUE ESPACE

Aménager son intérieur ne se limite plus à choisir du mobilier. Avec Schmidt, chaque espace devient une opportunité, même les plus complexes. De la cuisine à la salle de bain, en passant par les dressings, bureaux ou celliers, l’enseigne imagine des solutions esthétiques et fonctionnelles pour toute la maison.

Une expertise au service de chaque espace

Chez Schmidt, chaque projet repose sur un véritable savoir-faire. Souspentes, recoins atypiques, contraintes techniques : tout est pensé pour optimiser l’existant. Les aménagements sont conçus sur mesure, ajustés au millimètre près en hauteur, largeur et profondeur, pour un rendu aussi pratique que durable. Comme le souligne Claire Ponthieux, responsable du magasin de Thillois, « l’objectif est de s’imposer comme une référence capable de répondre aux contraintes et au budget, tout en créant un intérieur qui reflète pleinement la personnalité de chacun. » Cette expertise s’étend aussi aux professionnels, avec des solutions comme les meubles double face pour structurer les espaces de travail.

Des gammes adaptées à tous les projets

Schmidt décline son savoir-faire à travers différentes gammes. Le surmesure offre une liberté totale : chaque meuble se module selon les envies, du nombre de tiroirs à la hauteur des étagères. La gamme First propose une alternative plus accessible, idéale pour un bureau ou un cellier. Facile à installer soi-même, elle conserve l’essentiel du sur-mesure avec des options de personnalisation ciblées, sans compromis sur la qualité.

Design, lumière et finitions : la signature Schmidt

Au-delà de la fonctionnalité, Schmidt soigne chaque détail. Les façades décoratives, notamment inspirées de l’univers Christian Lacroix, apportent une touche forte et évolutive sans travaux lourds. Les lignes courbes, de plus en plus présentes, adoucissent les volumes et modernisent les espaces. Enfin, l’éclairage joue un rôle clé : il sublime les matériaux, structure les volumes et crée des ambiances chaleureuses.

Et parce qu’avec Schmidt, le savoir-faire fera toujours la différence, chaque intérieur devient un espace optimisé, élégant et profondément personnel.

Zone commerciale de Champéa

1, rue des Acacias, Thillois - 03 67 18 23 30

Zone commerciale de Cormontreuil

5 avenue des Goisses, Cormontreuil - 03 51 25 51 50

SACRÉ BURGER

La street food version rémoise

En quelques années, Sacré Burger est devenu une référence incontournable de la street food rémoise. D’abord lancé en food truck avant de s’installer rue de Tambour, le concept a accompagné l’évolution des habitudes gourmandes des Rémois : une cuisine plus moderne, décontractée, mais toujours exigeante. Burgers généreux, identité forte, ambiance premium assumée et accords mets-champagnes originaux ont fait son succès. Avec près de 300 références de champagnes à la carte, l’adresse a réussi le pari audacieux de marier culture food et patrimoine local.

24 rue de Tambour - Reims

L’EXTRA

La gastronomie inclusive

Depuis son ouverture en mai 2023, L’ExtrA s’est rapidement imposé comme l’une des tables qui comptent à Reims. Mais au-delà de sa cuisine inventive et raffinée, le restaurant se distingue surtout par son modèle inclusif en employant majoritairement des personnes en situation de handicap mental, en salle comme en cuisine. Une démarche forte, portée par la bienveillance, l’accompagnement et la valorisation des compétences. Déjà cité deux années consécutives dans le Guide Michelin, L’ExtrA incarne une nouvelle génération de restaurants engagés.

23 rue du Temple - Reims

LE CAFÉ DU PALAIS

L’institution intemporelle Impossible d’évoquer les lieux emblématiques de Reims sans citer le Café du Palais. Derrière ses verrières colorées et son décor chaleureux chargé d’histoire, cette institution familiale traverse les décennies sans perdre son âme. Si l’aventure débute dans les années 1930, le restaurant a connu ces dernières années un véritable regain de popularité grâce aux réseaux sociaux et au tourisme. Entre authenticité, patrimoine et convivialité, le Café du Palais est devenu bien plus qu’une adresse : une véritable carte postale vivante de l’identité rémoise.

14 place Myron-Herrick - Reims

©Vincent VDH
©Aurélie
Beaussart ©Remi Wafflart

LES CRÉATEURS D’ INSTANT RÉMOIS RACONTENT LA NAISSANCE DU MAGAZINE

« IL FALLAIT QU’ON LISE CE QU’ON N’AVAIT JAMAIS LU AILLEURS. »

Un magazine né d’un manque

Il y a 10 ans, Martine De Vreese est spécialiste des secteurs champagne et automobile. Elle sent qu’il manque quelque chose : un magazine plus élégant, plus inspirant, plus vivant. « Je sortais d’un rendez-vous client, se rappelle la commerciale. On m’a parlé des magazines haut de gamme faits en Belgique et qui n’existaient pas à Reims. » Autour d’elle, l’envie prend immédiatement. Estelle Baudelot, alors au marketing, se souvient encore de l’excitation des débuts : « Quand l’idée est arrivée, j’étais très heureuse. On voulait vraiment se démarquer : un papier de qualité, un magazine élégant. J’ai passé des heures avec Nicolas, [graphiste au service Prémédias de L’union] à créer cette maquette unique. » Puis arrive la plume. Sébastien Lacroix apporte une autre respiration au projet : le ton. « Il fallait qu’on lise ce qu’on n’avait jamais lu ailleurs, raconte l’ancien rédacteur en chef de L’union. L’idée, c’était de publier des articles qui n’auraient pas eu leur place dans le journal. »

Dix ans. Dix années de papier feuilleté au coin d’un café, de portraits, de soirées, de regards posés sur un territoire en mouvement. Dix ans d’Instant Rémois. Pour célébrer cet anniversaire, ceux qui ont imaginé le magazine à ses débuts ont repris leur place autour de la table. Et très vite, les souvenirs sont revenus comme s’ils n’étaient jamais partis.

Estelle Baudelot, ancienne chargée d’études marketing et développement chez Rossel Est Médias.
Martine De Vreese, ancienne commerciale spécialisée dans le champagne et l’automobile chez Rossel Conseil Médias Est.
Manon Postal Aurélie Krysa

Sébastien Lacroix, ancien rédacteur en chef de L'union.

Un nom imprévu

Et puis il y a ce nom. Instant. Un mot simple, spontané, presque évident aujourd’hui. Pourtant, il n’était pas prévu au départ. « Ce n’était pas censé être ce nom-là, sourit l’équipe. On l’a testé sur la maquette et ça fonctionnait bien. Et puis il y avait cette idée de "l’instant T", du moment capturé, de ce qui se passe ici et maintenant. » C’est ainsi qu’Instant naît et devient un terrain de liberté. Un espace où l’on ose des portraits inattendus, des regards différents sur Reims. « On voulait organiser une soirée à chaque numéro pour créer un club d’entrepreneurs, créer une communauté autour du magazine », explique Estelle. Une intuition presque visionnaire, à une époque où les médias ne parlaient pas encore d’expérience, d’événementiel ou de communauté.

Toujours là, 10 ans après

Dix ans plus tard, les fondateurs regardent le chemin parcouru avec émotion. « On espérait le voir fêter ses 10 ans », affirme Martine. « Ça nous vieillit un peu », plaisante Sébastien. « Mais on est fiers. Fiers de voir comment le magazine s’est développé, qu’il ait fait des petits… Et surtout de voir que vous êtes toujours aussi animés que nous l’étions au départ », conclut Estelle.

Merci à Martine, Estelle et Sébastien pour cet « Instant » accordé.

CE DONT ILS SE SOUVIENNENT

Des premières réunions aux reportages improbables, des rencontres marquantes aux fous rires en coulisses, les collaborateurs d’Instant Rémois partagent les souvenirs qui ont façonné ces dix années d’aventure.

UNE COUVERTURE EN 24 H

Léa Laurent

C’était pour le numéro 32 de mars 2024, j’étais arrivée en stage depuis seulement quelques semaines. Aucune photo n’était vraiment en phase avec l’idée générale du magazine, le « slow living », pour une couverture. Géraldine nous a challengés pour réaliser un shooting express en moins de 24 heures puisqu’il devait partir le lendemain soir en impression. Nous avons fait la couverture avec Manon dans les serres municipales. Un très beau moment où nous avons beaucoup rigolé - et stressé - avec Célia, la photographe.

LES RENCONTRES INATTENDUES ET EXCEPTIONNELLES

Syphaïwong Bay Deneuville

Lorsque l’on écrit pour Instant Rémois, on rencontre des personnes formidables et on se sent ancré dans le territoire. Je me sens Rémoise grâce à ce magazine. Merci.

DE LECTRICE À PIGISTE

Quand je suis arrivée à Reims, Instant était mon rituel. J’attendais chaque numéro avec impatience, je les conservais soigneusement. C’est comme ça que j’ai redécouvert la ville. D’un autre œil, inspirée. Les Sacrées Blogueuses m’ont aussi accompagnée à cette époque, et sans le savoir, elles ont nourri la création de mon blog et de mes réseaux. Écrire pour Instant aujourd’hui, dix ans après, c’est un peu fermer la boucle. Sans cette source d’inspiration, je ne serais pas là où je suis.

DÉPAYSÉ DANS MA PROPRE VILLE

Julien Bouillé

Déguster de grands crus de vinaigre dans la cave dédiée de Charbonneaux-Brabant ; pénétrer dans l’antre du dernier libraire de livres anciens de Reims ; découvrir le bestiaire fantastique de la cathédrale ; ou interviewer Voltaire, un chien philosophe… Chacun de mes articles dans Instant Rémois est le reflet d’une rencontre, d’une émotion, d’un moment de plaisir. C’est aussi l’occasion de me dépayser dans ma propre ville, de m’évader d’un quotidien de journaliste éco fait de visites d’usines, de reportages dans les fermes ou de conférences de presse.

MIDI PILE

Marion Dardard

C’était le 4 mai 2019. Un samedi. Je couvrais pour L’union la première convention de tatouages organisée à La Cartonnerie. Un reportage un peu à part : à midi pile, la photo que j’allais prendre serait celle qui rejoindrait l’Instant collector compilant des instantanés de vie rémoise, tous pris à la même heure, aux quatre coins de la ville. Impossible de manquer cet « happening » qui est resté dans les annales du magazine et auquel une centaine de Rémois, comme moi, ont accepté de participer. Noémie, que je ne connaissais pas, était en train de se faire tatouer sur la cheville. L’image que j’ai d’elle est restée associée à ce moment sympathique, amusant, historique pour notre titre. Puis tous les photographes d’un jour et pros que nous étions, nous sommes retrouvés dans la foulée rue de Tambour pour une belle photo souvenir. Contributrice depuis le lancement d’Instant Rémois, je n’aurais pas manqué ce moment... qui rejoint la longue liste de ces rencontres marquantes – je pense au musicien Beb, à l’actrice Sophie-Charlotte Husson –, ces reportages insolites – j’ai testé le toilettage pour chien, si, si ! –, ces coulisses fascinantes – l’Opéra, le Palais du Tau –, qu’il m’a été donné de faire grâce à l’Instant

TOUTE PREMIÈRE FOIS

Claire Gorisse

Pour mon premier article pour l’Instant, je suis allée rencontrer l’équipe de créatifs du 46. Des heures d’enregistrement pour un article assez court. Comment faire ressortir l’énergie d’un lieu par la plume ? Comment partager ce que j’avais ressenti au contact de ces passionnés ? Il fallait bien se lancer. L’article fut écrit. Ils étaient ravis ! Et moi partie ! Merci L’instant !

UN REPORTAGE ÉTOILÉ

Manon Postal

Pour le numéro de l’été dernier, j’ai eu la chance de découvrir les coulisses des Crayères avec mon binôme de toujours, Léa. L’objectif : un cours sur l’art de recevoir par le Chef et le responsable de salle, rien que ça. Très nerveuse face au prestige de cette institution de Reims (et malgré le fait que j’avais enfilé ma plus belle chemise), je ne pensais pas y être à ma place. Pourtant, nos appréhensions se sont envolées dès qu’ils nous ont ouvert la porte, devant leur bienveillance. On a découvert des personnes humaines et habitées par une passion communicative. Ils nous ont montré que parfois, le prestige repose sur la simplicité d’un beau moment. Et c’est exactement ce que j’ai vécu, avec Léa, ce jour-là.

RESTAURANT CAFÉ DE LA PAIX

LES COULISSES D'INSTANT RÉMOIS

Coralie Fraipont

Mon souvenir le plus marquant reste toute l’organisation derrière chaque numéro : les réunions, les- idées qui fusent, les bouclages de dernière minute et l’excitation avant l’impression. Chaque édition est un vrai travail d’équipe où chacun apporte sa touche pour faire vivre le magazine. Et pour les 10 ans, cette même effervescence avait une saveur encore plus particulière, avec la fierté de ce cap symbolique, sans que cela marque une fin, mais bien la continuité de l’aventure.

BRASSERIE HISTORIQUE

AU CŒUR DE REIMS

MERCI D'AVOIR ÉCRIT CETTE HISTOIRE AVEC NOUS

Il y a dix ans, Instant Rémois publiait son premier numéro. Depuis, des centaines d'articles, des milliers de pages, des rencontres, des découvertes, des adresses, des portraits et des moments de vie ont trouvé leur place dans nos colonnes.

Si cette aventure a pu grandir au fil des années, c'est aussi grâce à la confiance de partenaires qui nous accompagnent depuis les débuts. Certains étaient déjà là lors des premiers numéros. Ils ont vu le magazine évoluer, se transformer, s'adapter, tout en restant fidèle à son ambition : raconter Reims autrement. À l'occasion de ce numéro collector, nous avons souhaité leur dire simplement merci.

Merci pour leur fidélité, leur confiance renouvelée année après année et leur contribution à faire vivre un média local indépendant, ancré dans son territoire et tourné vers celles et ceux qui le font vibrer. Cette page leur est dédiée.

Nous n'oublions pas pour autant tous les annonceurs, partenaires et acteurs du territoire qui ont rejoint l'aventure au fil de ces dix années. Chacun, à sa manière, a contribué à écrire cette histoire collective et à faire d'Instant Rémois ce qu'il est aujourd'hui. Parce que les plus belles histoires sont souvent celles que l'on construit ensemble.

40 NUANCES d’Instant Rémois

Installée à Reims depuis plus de quarante ans, Catherine Quintaine collectionne les exemplaires d’Instant Rémois. Attachée à son esthétique soignée, à ses photos travaillées et à son regard sur la ville, cette fidèle lectrice voit dans le magazine une véritable mémoire vivante de Reims.

Soigneusement rangés, ils racontent dix années de vie rémoise. Depuis le lancement d’Instant Rémois, Catherine Quintaine conserve les numéros sortis avec attention. Une habitude devenue presque un rituel pour cette Rémoise d’adoption, installée à Reims depuis 1982. « Je les garde parce que je trouve ce magazine très beau », confie-t-elle simplement. Ce qui l’a séduite dès les premiers numéros, c’est d’abord l’objet lui-même : « Le papier est de qualité, les photos ont une part importante dans le magazine. Elles sont très soignées, très travaillées. On sent qu’il y a toute une composition réfléchie derrière. » Au fil des années, sa collection s’est étoffée sans jamais perdre de sa valeur à ses yeux. Régulièrement, Catherine reprend d’anciens exemplaires pour les feuilleter à nouveau. « De temps en temps, je me replonge dans les anciens numéros. C’est plaisant », raconte-t-elle. Une façon aussi de mesurer l’évolution de la ville et de retrouver des souvenirs.

Car pour elle, Instant Rémois accompagne les transformations de Reims tout en mettant en lumière ce qui fait son identité. « C’est une ville tellement riche et qui bouge beaucoup. Le magazine permet de découvrir des tendances déco et des inspirations d’intérieurs, de nouvelles boutiques, des lieux qui ouvrent, mais aussi des anecdotes que l’on ne connaît pas. »

« Je les garde parce que je trouve ce magazine très beau. »
Aurélie Beaussart

2016-2026

10 ANS POUR CHANGER DE VISAGE

Nouveaux commerces, nouvelles tables, nouvelles envies. En dix ans, le tissu de la ville s’est transformé en profondeur. Ce qu’on cherchait en 2016, ce qu’on trouve en 2026. Portrait d’une ville qui a grandi.

La scène culturelle s’affirme

La Cartonnerie, La Comédie, Le Clos et ses soirées stand-up, la scène culturelle rémoise s’est considérablement étoffée en dix ans. Des lieux qui programment, qui expérimentent, qui attirent. On ne sort plus seulement à Reims pour ses adresses gourmandes, on sort également pour ce qui s’y passe, ce qui s’y crée, ce qui s’y joue.

Reims a aussi appris à se retrouver autrement

Les soirées entre filles, les afterworks entre collègues, les réseaux d’entrepreneurs qui ont fleuri ces dernières années, et désormais les soirées privées organisées par les boutiques elles-mêmes. Une façon de découvrir de nouvelles adresses et de nouveaux artisans dans un contexte joyeux et chaleureux. En dix ans, créer du lien est devenu une vraie culture rémoise. On ne sort plus seulement pour consommer, on sort pour se retrouver.

En haut à gauche : la Comédie propose des gardes artistiques pendant certains spectacles.

En bas à gauche : en juin 2022, le Clos lançait son comedy-club.

En haut à droite : le 20 octobre 2020, Clémentine Levavasseur ouvrait En Aparthé.

En bas à droite : le marché du Boulingrin, un incontournable du samedi pour les Rémois.

Joy Donin

Les rendez-vous qui rythment l’année

Les fêtes johanniques, devenues au fil du temps une épopée légendaire qui rassemble toute la ville autour de son histoire. Le marché de Noël, classé parmi les plus beaux de France, le salon de thé En Aparté avec, chaque hiver, son ambiance digne d’un film de Noël. Le Printemps des Champagnes, où les maisons ouvrent leurs portes pour des dégustations d’exception, relayées par les bars et cavistes de la place du Forum. Des événements que l’on attend, que l’on prépare, que l’on fait découvrir à ceux qui viennent de loin et qui donnent à la ville un rythme bien à elle.

Une ville où l’on vit, dehors et autrement

On flâne le long des promenades, on passe le samedi matin au marché du Boulingrin, le dimanche à celui de JeanJaurès, et le marché aux livres pour les chineurs. Reims a ses rituels désormais. Une nouvelle façon de se retrouver, de créer du lien, entre amis, en famille, ou même en solo autour d’un atelier créatif : peinture, céramique, confection de bijoux, upcycling de vêtements. Reims est désormais une ville que l’on ne quitte plus. Une ville que l’on rejoint.

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KAZUYUKI TANAKA

« JE ME SENS UN PEU COMME UN AMBASSADEUR DE REIMS ET DU CHAMPAGNE. »

À la tête du restaurant rémois Racine, le chef japonais Tanaka observe depuis dix ans une ville en plein essor gastronomique, portée par le champagne et une nouvelle génération de vignerons.

Rania Bouzenada

« Ces 10 dernières années, le restaurant Racine et Instant Rémois ont évolué ensemble, tout en voyant se développer peu à peu la scène rémoise.

Le magazine n’a eu de cesse d’accompagner ce dynamisme, mettant en valeur le terroir et ses acteurs, contribuant à faire rayonner la scène culinaire rémoise bien au-delà de la région. »

Installé à Reims depuis 2015, le chef japonais Kazuyuki Tanaka a trouvé dans la Cité des sacres un terrain idéal pour faire éclore sa cuisine. « J’ai tout de suite vu qu’il y avait du potentiel pour installer mon restaurant », confie celui qui est arrivé du Japon en 2006. À la tête du restaurant gastronomique Racine, doublement étoilé au Michelin, il a vu, en dix ans, Reims gagner en dynamisme : « Il y a plus de choix, plus de chefs qui se sont installés ici. » Il note l’émergence d’une jeune génération de vignerons qui « a dynamisé le champagne ».

Un univers auquel il est très attaché, lui qui travaille étroitement avec les producteurs de la région. Pour lui, la particularité de Reims tient d’ailleurs en deux mots : « Le champagne ! ».

Racine : « un monde différent de l’extérieur »

Malgré un contexte touristique plus fragile, le succès de Racine ne se dément pas. Avec seulement 14 couverts, le restaurant affiche complet midi et soir, plusieurs mois à l’avance. Il considère son établissement comme « un monde différent de l’extérieur, où des expériences uniques sont vécues autant gustativement qu’humainement ».

Impliqué dans les initiatives locales, le chef porte également l’image de Reims à l’international lors de collaborations, comme en Belgique ou en Thaïlande. « Les gens pensent souvent que je viens de Paris. Mais je réponds toujours : Non, non, je viens de Reims. Je me sens un peu comme un ambassadeur de Reims et du champagne. »

IEMZA L’ARTISTE QUI RÊVE D’UN REIMS PLUS AUDACIEUX CULTURELLEMENT

Entre patrimoine rémois et univers futuristes, Iemza fait de Reims son principal terrain d’inspiration. L’artiste espère voir émerger dans les années à venir une ville mouvante plus créative et ouverte.

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Pour Iemza, Reims, sa « ville de cœur » est un terrain d’expression. « Dessinateur plus que peintre », l’artiste rémois crée des images inspirées par l’architecture, le champagne et les mondes imaginaires. Installé dans la ville depuis 25 ans, le Sparnacien d’origine observe une évolution progressive de la scène culturelle. « Il y a eu des moments où il manquait des choses, des entre-deux. Aujourd’hui, ça a beaucoup évolué. » Il évoque l’émergence de collectifs, de lieux alternatifs et de festivals comme le Gabari Fest, qui participent selon lui à dynamiser la création locale. « La jeune génération a envie de faire des choses. »

Plein d’espoir pour le futur

Très attaché au patrimoine rémois, il puise son inspiration dans l’architecture Art déco et Art nouveau, et l’art gothique. « Reims est une ville que j’aime et j’en suis fier. » Dans ses œuvres, il réinterprète Notre-Dame de Reims dans des univers futuristes. S’il reconnaît que « c’est un combat » de faire vivre l’art au quotidien, il estime que Reims offre toujours une certaine liberté : « Il y a encore plein de choses à créer. C’est une ville vierge de beaucoup de choses, c’est pour ça que j’ai envie de rester et de travailler ici. »

Dans dix ans, il imagine une ville, qu’il considère aujourd’hui comme « assez conservatrice », où les initiatives culturelles auront pris davantage d’ampleur, aux côtés des institutions. « J’ai envie que Reims devienne une vraie référence culturelle. »

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« L’art de vivre à la rémoise, c’est aussi une forme d’excellence, dans le patrimoine, la gastronomie, le tourisme, l’économie. »

L'ART DE VIVRE RÉMOIS

Pour Arnaud Robinet, maire de la ville et « cornichon » pur jus, « l’art de vivre à la rémoise, c’est une forme d’excellence ».

Il annonce d’emblée en souriant qu’il ne sera « forcément pas objectif » dans son rapport à Reims.

Arnaud Robinet y est né il y a 51 ans et a « le bonheur et l’honneur » d’en être le maire depuis douze ans. S’il parle bien sûr des projets menés durant ses mandatures et dont il se félicite, celui qui se définit comme un « pur cornichon » précise : « Je suis citoyen avant tout, je vis Reims au quotidien, il m’arrive aussi de rouspéter quand je suis coincé dans les embouteillages des travaux ! »

De la ville d’hier, il a un faible pour l’épisode de la reconstruction, au sortir du premier conflit mondial. « La ville était détruite à plus de 80 %, cette force de rebâtir est un exemple de courage et de résilience. » De celle d’aujourd’hui, Arnaud Robinet aime la diversité et l’humanité : « L’art de vivre à la rémoise, c’est aussi une forme d’excellence, dans le patrimoine, la gastronomie, le tourisme, l’économie. »

Une image, les terrasses pleines à la sortie du marché le samedi matin, coupes de champagne à la main, pâté croûte en bouche et rayon de soleil sur le visage. Et le souvenir de balades d’enfance, retrouvé dans les habitudes d’adulte au fil de ses sorties running, celui de « la quiétude et l’odeur si particulière du parc de Champagne ».

Arnaud Robinet, maire de Reims. ©Frédéric Leroux
Marion Bertemes Frédéric Leroux
ARNAUD ROBINET

BÉRÉNICE SALIOU SON QUART D’HEURE RÉMOIS

Arrivée il y a un an à la tête du FRAC ChampagneArdenne, Bérénice Saliou découvre Reims, une ville à taille humaine, où patrimoine, gastronomie et culture composent un quotidien fluide.

Après Lille, Londres, Marseille, Tétouan, Paris et La Réunion, c’est à Reims que Bérénice Saliou a posé ses valises. Un an après sa prise de fonction à la direction du FRAC Champagne-Ardenne, elle parle de sa ville d’adoption avec enthousiasme : « C’est une ville extrêmement belle et agréable à vivre où tout peut se faire à pied. » Installée en hypercentre, vélo, transports, autopartage suffisent – pas besoin de voiture. Elle aime cette ville « du quart d’heure », presque du « cinq minutes », que l’on traverse facilement… Une nouvelle façon de lire le fameux « quart d’heure rémois » ?

« C’est une ville avec de vrais espaces pensés pour les familles et une offre culturelle variée incluant les enfants. » Côté table, l’art de vivre n’est pas en reste : « On mange vraiment très bien à Reims », dit-elle, citant La Fontaine et Le Square, deux adresses qu’elle recommande. Et si l’on poussait les portes du FRAC ? Car c’est ici, au milieu d’une collection de plus d’un millier d’œuvres, que Bérénice Saliou compose sa lecture de Reims. Parmi elles, La Tour des Trois Museaux de Chris Burden est un symbole fort : une reconstitution gigantesque des anciennes fortifications médiévales de la ville, aujourd’hui disparues.

« Les artistes contemporains savent réactiver ce qu’on ne voit plus », dit-elle. Certaines mémoires n’attendent qu’un regard neuf pour resurgir.

Exposition « Hassan Darsi, Persistances », FRAC Champagne-Ardenne. Du 29 mai au 25 octobre 2026.

« Dix ans, ça se fête ! Merci à Instant Rémois pour son regard affûté mettant à l’honneur les atouts et talents d’une ville inspirante, où l’art le plus actuel se mêle savamment au patrimoine d’hier. »

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VITALIE TAITTINGER

« ON A TOUS UNE PART D’HÉRITAGE EN NOUS. »

Figure emblématique de Reims présente dans de nombreux univers et régulièrement dans les pages du magazine, Vitalie Taittinger évoque le lien profond et inspirant qu’elle entretient avec sa ville.

Pour Vitalie Taittinger, le lien avec Reims est avant tout intime et profondément vivant. La ville lui parle depuis toujours, comme un héritage silencieux que chacun porte en soi. Son histoire familiale y tient une place particulière, notamment à travers la figure de son grand-père, Jean Taittinger, ancien maire de la ville. Mais au-delà de cette mémoire, c’est surtout une relation en mouvement qu’elle entretient avec Reims. Elle évoque une ville que l’on apprend sans cesse à redécouvrir, au fil des rencontres, des projets et des lieux que l’on habite autrement. En s’installant à proximité de la cathédrale, elle raconte avoir eu l’impression de la découvrir à nouveau, comme si ce monument emblématique révélait encore des détails insoupçonnés. Pour elle, « une ville, c’est déjà un monde » : un territoire vivant, traversé par des histoires, une architecture, des émotions et des échanges humains. Le plus important ? « Continuer

de contribuer à ce que ce soit une ville qui bouge, dans laquelle on se sent bien, sans même y penser. » Ce qui la touche particulièrement dans l’identité rémoise, c’est sa capacité à renaître. Reims porte les traces des guerres et des destructions, mais elle s’est reconstruite grâce à une énergie collective et à de nombreux soutiens venus de l’extérieur. Cette reconstruction a créé un véritable mariage des nationalités et des influences, donnant naissance à une ville tournée vers l’avenir sans jamais renier ses racines. Impossible de conclure l’échange sans lui demander son petit mot pour les 10 ans du magazine. « Avancez avec gourmandise, gardez le regard des débuts et aimez votre territoire comme un monde à part entière pour continuer d’en révéler toute la richesse et ceux qui le font vivre. » Avec d'aussi jolies pensées, il ne nous reste plus qu’à souffler la bougie.

Léa Laurent David Picchiottino

LA SÉLECTION D'ÉMILIE BASSEREAU

10 ANS AU RYTHME DE VOS HISTOIRES PRÉCIEUSES

QUAND LE BIJOU DEVIENT MÉMOIRE

Il y a des objets que l’on possède. Et d’autres qui nous accompagnent. Depuis toujours, le bijou appartient à cette seconde catégorie. Il ne se contente pas d’orner : il marque, relie et traverse le temps avec nous.

La naissance

« Chez BASSEREAU, nous voyons passer ces moments depuis des générations. Des histoires différentes, mais une même intention : garder une trace. »

transmission

La promesse

Ces moments de vie se racontent dans l’intimité, au creux d’un écrin, dans l’éclat d’une pierre ou la douceur d’un métal poli par les années. Découvrez notre sélection qui traverse le temps.

LA PROMESSE

Tout commence parfois par une bague. Choisie avec soin, souvent dans le secret, toujours avec émotion. Aujourd’hui, le futur fiancé prend le temps du choix de la pierre, de la forme de la monture, de la couleur de l’or, chaque détail compte. Ce n’est pas seulement un bijou. C’est une promesse que l’on porte.

LA NAISSANCE

Puis vient la vie. Une médaille gravée, un bracelet délicat, un pendentif pour célébrer une naissance. Pensé pour durer, parfois personnalisé d'un prénom ou d'une date, un premier bijou représente un lien invisible entre les générations.

LES ANNÉES QUI COMPTENT

Il y a ces dates que l’on ne laisse pas passer. Un anniversaire, une décennie, une réussite, un cap. Autant d’occasions d’offrir une pièce qui restera. Une montre du quotidien ou un bijou que l’on retrouve, des années plus tard, avec la même émotion.

LA TRANSMISSION

Certains bijoux ne s’achètent pas. Ils se transmettent. Une bague de famille, un collier ancien, une montre chargée d’histoire... Des pièces que l’on adapte, ajuste, ou transforme, des souvenirs que l’on prolonge.

RÉPARER, PRÉSERVER

Parfois, il s’agit simplement de réparer. Redonner vie à un bijou, raviver l’éclat d’une pierre, reprendre un serti, ajuster une monture. Un geste discret et essentiel, parce que certains objets ne se remplacent pas.

CE QUI RESTE

Au fil du temps, les bijoux deviennent des repères. Ils accompagnent les instants forts, mais aussi le quotidien. Leur valeur dépasse la matière.

Les années qui comptent

Réparer, préserver

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ÊTES-VOUS INCOLLABLE SUR INSTANT RÉMOIS ?

1. En quelle année est sorti le premier numéro d’Instant Rémois ?

a) 2014

b) 2016

c) 2020

d) 2021

2. Combien de numéros sont sortis depuis la création d’Instant Rémois ?

a) 33

b) 36

c) 39

d) 41

3. Quelle personnalité rémoise a fait la couverture du 30e numéro du magazine ?

a) Ismaël Taggae, champion de breakdance

b) Arnaud Robinet, maire de Reims

c) Vladimir Cauchemar, DJ

d) Yuksek, musicien et chanteur

4. Parmi ces lieux de Reims, lequel n’a jamais été en couverture d’Instant Rémois ?

a) Les Halles du Boulingrin

b) La cathédrale de Reims

c) La place d’Erlon

d) La chapelle Foujita

5. Parmi ces rubriques, laquelle n’a jamais existé dans le magazine ?

a) J’irai dormir chez vous

b) On a testé pour vous

c) Le Reims qu’il/elle aime

d) Dans le bureau de

Réponse 1 : B. Le 1er numéro d’Instant Rémois est sorti en mai 2016. Réponse 2 : D. Le numéro des 10 ans est le 41e numéro de ce hors-série. Réponse 3 : A. C’est Ismaël Taggae qui était sur la couverture du numéro 30, pour lequel nous avions réalisé 30 portraits de Rémois qui font bouger la ville. Réponse 4 : D. La chapelle Foujita a été plusieurs fois dans nos pages mais jamais sur notre couverture. Réponse 5 : A. On fait beaucoup de choses pour faire sortir les Rémois de leur quotidien, mais on respecte leur sommeil quand même. Réponse 6 : C. Pendant presque un an, les étudiants de l’ESAD nous proposaient une œuvre que nous mettions en avant dans nos magazines. Réponse 7 : D. Dans le premier numéro, l’une de nos contributrices, Laetitia, qui ne faisait rien sans ses Louboutin, s’est prêtée à l’exercice de faire un cours de drift avec. On aurait adoré que la bonne réponse soit la A. Réponse 8 : A. Avec en photo un lieu incontournable de la ville. Tout en sobriété, mais avec un pas de côté coloré, en bref la touche Instant Rémois. Réponse 9 : B. Tous les contributeurs devaient se prendre en photo et « capturer leur instant » le samedi 4 mai 2019 à 12 h précises. Un numéro tout aussi original que collector, c’est le cas de le dire. Réponse 10 : B. Depuis quelque temps la famille s’est agrandie avec de nouvelles thématiques et de nouvelles villes, mais la bière n’est pas encore au rendez-vous. Mais qui sait…

6. Avec quelle école le magazine a-t-il collaboré pour ses numéros en 2023 ?

a) EFRA

b) Science Po

c) L’ESAD de Reims

d) Le CNAM

7. Lequel de ces articles a réellement existé dans le magazine ?

a) Artiste d’un jour : j’ai tatoué le logo Instant

b) 5 adresses où manger des insectes à Reims

c) Une rencontre inspirante avec Kyan Khojandi

d) J’ai testé un cours de drift en Louboutin

8. Quelle était la patte graphique des 6 premières unes du magazine ?

a) Noir et blanc avec une touche flashy

b) Une photo style Polaroid

c) Une illustration d’artiste

d) Un logo multicolore

9. Instant Rémois a déjà eu un numéro collector, mais que devaient faire les contributeurs pour l’occasion ?

a) Devenir rédacteur en chef d’un jour pour L’union

b) Se prendre en photo tous en même temps le même jour et à la même heure

c) Faire visiter la ville aux confrères de L’Ardennais et de L’Est éclair

d) Trouver un nouveau nom pour le magazine

10. Lequel de ces magazines n’est pas de la famille d’Instant Rémois ?

a) Instant spécial Champagne

b) Instant spécial Bières

c) Instant Nord

d) Instant spécial Mer

Bijoux en acier inoxydable plaqué or 14 carats

3, Passage Subé - Reims

SS26-M2
Léa Laurent et Manon Postal

DU BÉTON MAIS AUSSI DE LA VERDURE ET DE L’EAU

COMMENT LE PAYSAGE DE REIMS A CHANGÉ EN DIX ANS

En 10 ans, l’ancienne friche de la Sernam est devenue un quartier multifonctionnel et attractif. L’eau et la verdure ont été rendues aux Rémois sur les promenades alors que l’effacement du pont Charles-de-Gaulle doit reconnecter l’hypercentre au Port Colbert, où s’érigent les nouveaux campus de Neoma et de l’ESAD.

C’était une friche industrielle en pleine ville, un repoussoir devant lequel les Rémois préféraient tourner la tête. C’est devenu un pôle d’attractivité, un aimant qui attire bien au-delà de la Cité des sacres. En dix ans, un nouveau quartier a poussé dans un espace désaffecté. À la place de l’ancienne halle de la Sernam ont émergé un complexe multisport, une grande salle événementielle, des logements, une école, un hôtel et un grand parking qui soulage le centre-ville des automobiles.

Naissance d’un nouveau quartier multifonctionnel autour de l’Arena Ce nouveau quartier multifonctionnel est annoncé par l’UCPA Sport Station et sa toiture en forme de vague. « C’est un espace assez emblématique pour Reims, qui demande une architecture prononcée, une architecture signal », décrypte Sarah Hinnrasky, architecte à l’Agence d’urbanisme de la région de Reims (AUDRR). Le bâtiment forme une ponctuation entre l’hypercentre historique, que l’on quitte en franchissant la Porte de Mars, et l’avenue de Laon, cette droite sans fin menant à la Montagne Couronnée axonaise. Le quartier de l’Arena illustre la nécessité d’optimiser le foncier dans une ville entourée de champs et de vignes, poumons économiques de sa région. « On voit que, depuis dix ans, la stratégie est de refaire la ville sur elle-même », observe Amel Benchernine directrice générale de l’AUDRR

« On voit que, depuis dix ans, la stratégie est de refaire la ville sur elle-même. »
AMEL BENCHERNINE, DIRECTRICE DE L’AGENCE D’URBANISME DE LA RÉGION DE REIMS

Le « Reims Grand Centre », comme le qualifie la Ville, se poursuit avec un Central Park à la rémoise. Les basses et hautes promenades ont été éclaircies, équipées au goût du jour afin d’être rendues aux piétons et à la détente.

Le retour de l’eau, des Hautes Promenades à la Coulée verte

Ce poumon vert marque aussi le retour de l’élément aquatique en ville avec l’esthétique du miroir d’eau des Hautes Promenades, très populaire l’été. « Du fait aussi du réchauffement climatique, les habitants demandaient davantage de végétation et d’eau afin de rafraîchir l’espace public », explique Sarah Hinnrasky. La fraîcheur, on la retrouve aussi dans les 60 hectares de la Coulée verte. Le « dit effacement » du pont de Gaulle et, demain, la construction d’une passerelle et le réaménagement des berges doivent reconnecter l’hypercentre à cette promenade arborée entre le canal et la rivière Vesle. La coulée mène, côté nord, au nouveau quartier en construction qu’est le Port Colbert, qui va naître aussi sur d’anciennes friches.

Le désagrément des travaux à rallonge de la voie des Sacres a fait oublier son intention

La décennie passée est également marquée par l’aménagement de la voie des Sacres, entre la place des Droits-de-l’Homme et la cathédrale. Le désagrément des travaux à rallonge a fait oublier l’intention de cet aménagement de 2,5 km qui évoque l’histoire des sacres, redonne de l’espace aux terrasses, végétalise la ville et adoucit les déplacements.

De haut en bas :

Jeu aérien sur les Promenades.

Les habitants se sont rapidement approprié le « Central Park » à la rémoise.

Le miroir d’eau des Hautes Promenades est le symbole du retour de l’eau dans la ville. Les Promenades inspirent aussi les musiciens.

jusqu’à 50 km

LES SIX ARCHITECTES QUI ONT POSÉ LEURS SIGNATURES SUR REIMS

Le Parvis : un blockhaus qui ne choque plus Dans un sondage lancé en 2019, au moment du chantier, 79 % des lecteurs de L’union estimaient qu’un tel bâtiment n’aurait jamais dû être autorisé si proche de la cathédrale. Aujourd’hui, l’immeuble Le Parvis, qui abrite, au 11, rue des Fuseliers, les restaurants Nonna et Gabrielle, doté du plus beau rooftop de la ville, ne choque plus. Pourtant, le trait du cabinet Vasconcelos Architecture était osé. Avec ses faux airs de blockhaus, ses murs de biais en béton brut, ses ouvertures irrégulières, le petit immeuble de 4 niveaux offre un contraste saisissant avec la géante gothique qu’il semble gentiment défier.

Deux tours jumelles entre ville et vigne

Le nouveau quartier qui a poussé il y a 20 ans, à Bezannes, au pied de la gare TGV Champagne-Ardenne, a permis à de nombreux architectes de s’exprimer. On peut citer le cabinet rémois Pace, qui a signé l’immeuble du Village by CA (2008), accueillant des start-up sur 7 000 m². Ce bâtiment en longueur est doté de deux tours jumelles qui offrent une vue panoramique entre ville et vigne, et forment des sentinelles sur le nouveau quartier. Ce bâtiment doté de 8 porte-à-faux a remporté la Pyramide d’argent 2018.

Rudy Ricciotti, Jean-Marc Lott, Henning Larsen ou Giovanni Pace ont signé durant les dix dernières années des bâtiments totémiques qui sont venus enrichir le répertoire architectural de la ville.

Finalement, le cube de béton qu’est l’immeuble Le Parvis a trouvé sa place dans le paysage historique de la ville.

Une vague qui marque l’entrée dans un nouveau quartier multifonctionnel

Certains y voient une vague, d’autres un drap, voire un bénitier. Le toit de l’UCPA Sport Station Grand Reims (2022) se remarque, et il est fait pour cela. Signé par le cabinet Marc Mimram Architecture, ce bâtiment-signal de 11 450 m² marque la porte d’entrée d’un nouveau quartier multifonctionnel, né de feu la friche Sernam, composé d’un complexe aqualudique, d’une grande salle de spectacle, de logements et de bureaux. Une grande façade vitrée fait entrer les lumières de la ville dans la halle des bassins, dont la surélévation préserve l’intimité des nageurs.

Julien Bouillé

Du Mucem à Bezannes

Savez-vous que Rudy Ricciotti, à qui l’on doit le Mucem de Marseille, a également laissé sa marque dans le Grand Reims ? On lui doit, à Bezannes, l’immeuble Zash (2020), siège de la société Rédeim. Ce bâtiment de 5 500 m², tout en courbes, est riche de nombreuses terrasses et même d’un rooftop voué à accueillir un potager urbain.

Des architectures engagées au Port Colbert

Dans le nouveau quartier Port Colbert, on achève actuellement la construction de bâtiments à l’architecture engagée. Imaginé par le cabinet danois Henning Larsen, le nouveau campus de Neoma Business School (35 000 m²) est composé d’un grand bâtiment paré de métal doré et de verre, prolongé par une superstructure en bois qui sera la signature d’un ensemble orienté vers la Coulée verte. Sur le même îlot, on retrouve le nouveau siège de l’École supérieure d’art et de design (ESAD). Dessiné par Jean-Pierre Lott, ce bâtiment en béton de 30 mètres de haut est fait de courbes, de plans inclinés et de porte-à-faux. Un prouesse technique pour les ingénieurs du béton.

Le bâtiment est presque achevé mais peu de personnes ont vu l’arrière du nouveau bâtiment de l’ESAD. Le coup de crayon de l’architecte Jean-Pierre Lott est engagé.

REIMS TRANSMET SES MURS ET SES PROJETS

Dans l’ancienne friche industrielle de la rue Gosset, le Shed a ouvert ses portes en 2019 : bar, brasserie, concerts, ateliers d’artistes. Un lieu parmi d’autres qui dit quelque chose sur la façon dont Reims réinvente ses espaces.

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Le Shed était un terrain de jeux à réinventer

Yves Leboeuf parle du Shed comme d’une évidence. « J’en suis tombé amoureux. » Ce bâtiment de 1870, avec son toit en dents de scie caractéristique (le shed industriel, conçu pour capter la lumière du nord), était une friche proche du centre, dans ce qu’Yves Leboeuf appelle « le petit Bétheny ». 1 500 m2 d’espace ouvert, une page blanche. « Récupérer un terrain de jeux, partir d’une page blanche » : c’est ainsi qu’il résume l’aventure.

Après quinze ans passés loin de Reims, il revient dans la ville où sa famille a toujours vécu. La visite du bâtiment a lieu en 2016, l’achat en 2018, l’ouverture en 2019. Le Shed est aujourd’hui un bar-cantine, une microbrasserie, une salle de concerts, des résidences d’artistes. Un espace partagé, ouvert, qui superpose les usages sous un même toit.

De haut en bas : Les toits du Shed en dents de scie.

Avant les rénovations.

Pendant les travaux.

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Reims réinvente ses espaces

Le Shed n’est pas un cas isolé. À Clairmarais, l’association Hyperespace transforme un ancien bâtiment industriel en atelier d’artiste. Non loin, La Petite Halle a longtemps animé le même quartier avant de fermer. Les Docks Rémois, à Bétheny, prolongent une histoire coopérative née à la fin du XIXe siècle. La Fileuse propose des espaces de pratique artistique partagés. À Port Colbert, tout un quartier se réinvente. Plus loin, Base 112 et les studios Mediawan installent des studios de cinéma dans des murs qui ont connu d’autres vies. Ce qui frappe dans ce panorama, c’est moins la reconversion en elle-même que la manière dont elle se fait : des espaces pensés pour accueillir, mélanger, faire cohabiter des usages que rien ne destinait à se croiser.

Faire vivre autrement

Ces lieux partagent une même conviction : un bâtiment ne vaut pas seulement par ce qu’il a été, mais par ce qu’il permet de faire ensemble. Yves Leboeuf le formule à sa façon : « Les planètes se sont alignées entre le lieu, l’aspect des bâtiments, la proximité du centre, le bon moment. » Un espace rendu à la ville, ouvert à ceux qui veulent s’en emparer. À Reims, les friches sont devenues des points de ralliement.

« Les planètes se sont alignées entre le lieu, l’aspect des bâtiments, la proximité du centre, le bon moment. »

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LE SPECTACLE VIVANT AUTREMENT

Publics plus jeunes, formats repensés, convivialité, accessibilité… À l’Opéra de Reims, le spectacle vivant se transforme pour continuer à créer du lien et faire tomber les frontières culturelles.

« Venir dans un lieu culturel, c’est presque devenu une démarche politique. »

Pendant longtemps, l’opéra a traîné derrière lui l’image d'un lieu impressionnant, réservé à quelques initiés. Pourtant, derrière les portes de l’Opéra de Reims, quelque chose a changé ces dernières années. Pas seulement dans les spectacles, mais dans la manière même de penser la culture, les publics et le rapport à la ville. « Tout a changé », résument les directeurs, Pascal Neyron et Christophe Mirambeau, et la secrétaire générale, Caroline Mora. Les usages culturels se sont transformés, les habitudes aussi. Les spectateurs se déplacent moins facilement, vivent dans une logique de plateformes et de contenus fragmentés. « Venir dans un lieu culturel, c’est presque devenu une démarche politique », glissent-ils.

Faire plus avec moins

Dans un contexte de contraction budgétaire, les institutions culturelles apprennent à travailler autrement. Mutualisation, collaborations entre structures, productions pensées pour circuler davantage : l’époque des créations enfermées dans un seul lieu semble peu à peu s’éloigner. À Reims, cette évolution s’accompagne d’une autre ambition : élargir le public. Cela passe par des tarifs accessibles, mais aussi par une programmation qui dépasse largement le cadre classique de l’opéra. Créations contemporaines, spectacles jeune public, formats plus courts… L’idée, au-delà de faire venir les habitués, est de créer des passerelles avec celles et ceux qui pensaient que ces lieux n’étaient pas faits pour eux.

Alizée Szwarc Meireles Arnaud Steffen

Une culture plus vivante et plus proche

Le changement se joue aussi dans l’atmosphère. Bar ouvert avant et après les spectacles, concerts dans le foyer, soirées étudiantes, collaborations avec les structures culturelles rémoises : l’Opéra cherche désormais à devenir un véritable lieu de vie. « Prendre soin des gens dès qu’ils passent la porte », résument les équipes.

Chaque année, plusieurs milliers d’élèves franchissent désormais les portes de l’Opéra de Reims grâce aux projets menés avec les écoles et structures du territoire. Une manière de construire les spectateurs de demain, mais aussi de continuer à faire du spectacle vivant un espace profondément humain. « Si on ne parle pas de notre monde et qu’on n’est pas ensemble pour le faire, nous risquons de ne plus parler à personne. » Une phrase qui résume sans doute à elle seule les mutations du spectacle vivant ces dix dernières années : continuer à créer du lien, de l’émotion et des espaces où l’on vit encore quelque chose collectivement. Avant de nous quitter, les équipes adressent un message à Instant Rémois, pour son dixième anniversaire : « Continuez à faire vivre l’esprit de la ville. On a besoin de médias qui racontent un territoire, qui créent du lien et qui donnent envie de regarder autour de soi autrement. »

PANORAMA

LA CULTURE JOUE COLLECTIF

En dix ans, la vie culturelle rémoise a inventé ses propres règles : collégialité, décloisonnement, accessibilité. Panorama d’une scène en mouvement, avec Julie Flamant, coordinatrice du festival « FARaway », symbole d’un esprit qui irrigue la Cité des sacres.

Julie Flamant pose une feuille griffonnée à côté de son café crème : « C’est ma façon de travailler. » Nous sommes au bar de la Comédie. Convivialité et partage, le ton est donné. « Mon moteur, au fond, c’est de faire plaisir aux gens », commence-t-elle simplement. Notre interlocutrice coordonne FARaway, un festival des arts qui, chaque année, met à l’honneur un territoire du monde. En 2026, l’Argentine. En 2027 ? « On a réussi à créer une attente », ajoute-t-elle, en souriant et sans rien divulguer.

Festivals : vitrines et moteurs

Ex-Reims Scènes d’Europe, FARaway se réinvente en 2019 et devient le fruit d’une collaboration entre sept institutions : la Comédie, le Manège, l’Opéra, Nova Villa, Césaré, La Cartonnerie, le FRAC. « Un centre dramatique national, une scène nationale, un opéra national en région… Reims concentre un nombre rare de lieux labellisés par l’État », commente Julie Flamant. Ces piliers en coopération ancrent une vie culturelle foisonnante. Ailleurs, ce fonctionnement intrigue. À Reims, il s’impose comme une méthode. Chaque début septembre, le GabariFest installe les arts graphiques au Manège, haut lieu du spectacle vivant, à la médiathèque Falala ou encore au Carré Blanc. En mars, le Pop Women Festival mêle cinéma, littérature et musique dans plusieurs lieux de la ville… Autant dire que la vie culturelle de notre cité-cathédrale ne laisse pas sa place à l’esprit de chapelle.

Sophie Perrin
Soirée d’ouverture, FARaway 2026. ©Vincent VDH
GabariFest 2025. ©Vincent VDH

Hors les murs, hors jeu ?

Mais, en dix ans, les événements dans l’espace public se sont raréfiés. Certes, In Situ, festival dédié aux musiques exploratoires, emmène le public écouter des concerts et performances là où on ne l’attend pas – sous la charpente de la cathédrale, dans un atelier de vitraux… –, mais le grand format en plein air attend toujours. Julie Flamant regrette La Magnifique Society, les Noces Félines au Palais du Tau, le Magasin Libre… « J’aimais bien ce format. »

Une culture du lien

Le manifeste de Julie Flamant tient en trois mots : « Sortez et vibrez ! » Pas d’excuse pour rester chez soi : les programmations sont en partie gratuites – ce qui permet à la culture rémoise de brasser large. Les disciplines, les publics, les lieux, et parfois même sa propre bière ! Le Shed concocte chaque année celle de FARaway, sur une recette adaptée à la thématique de l’édition. Cet hiver, du maté pour l’Argentine. Dans une époque où l’on reste volontiers chez soi, la culture comme espace de convivialité, c’est peut-être ce que Reims fait – et sait faire – plutôt bien.

Bière brassée par le Shed pour FARaway 2026.
©Vincent VDH
Spectacle Ultimo Helecho, FARaway 2026.
©Vincent VDH
Noémi Boutin pour le Festival in situ par Césaré - Reims 2026. ©Vincent VDH Mirari lors du Festival in situ par Césaré - Reims 2026. ©Vincent VDH

LES LIVRES QUI ONT MARQUÉ CES DIX DERNIÈRES ANNÉES

10 ans, c’est peu et c’est à la fois beaucoup. En littérature, ça laisse le temps de donner vie à des livres. Surprenants, déroutants, bouleversants, voici un panorama des livres qui ont compté, un peu plus, que les autres.

UN LIVRE

« DE L’AMOUR DE LA HAINE » EN ATTENDANT BOJANGLES de Olivier Bourdeaut (Folio)

En attendant Bojangles fait date dans la littérature contemporaine. Un tour de force d’Olivier Bourdeaut qui signe un premier roman explosif. On plonge à hauteur d’enfant dans le quotidien d’une famille excentrique qui peu à peu va se déliter, notamment à cause du comportement de la mère qui plonge lentement dans une folie douce. Poétique, ce récit bouleversant déconstruit avec précision l’utopie familiale.

UN ROMAN SOCIOLOGIQUE SUR L’ADOLESCENCE LEURS ENFANTS APRÈS EUX de Nicolas Mathieu (Actes Sud - Babel)

Prix Goncourt en 2018, Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu est un modèle du genre dans la veine des romans sociologiques. Dans les années 90, on suit Anthony, son cousin, et sa bande dans une France périphérique. Des ados de banlieue pavillonnaire comme il y en a tant, partagés entre rêves, espoirs, violences et résignation. De Nirvana à la Coupe du Monde 1998, ce roman magistral nous plonge dans l’insouciance et la réalité crue de l’adolescence.

Laurie Andrès Sverkidis DR

UN LIVRE POUR COMPRENDRE L’EXIL PETIT PAYS de Gaël Faye (Le Livre de Poche)

Premier roman de l’auteur-compositeur- interprète Gaël Faye, Petit Pays fait référence au génocide des Tutsi par les Hutu au Rwanda, en 1994, qui a fait près d’un million de morts. Partiellement inspiré de l’histoire de l’auteur, Petit Pays est le récit d’une enfance contrastée au Burundi racontée dans les yeux de Gaby. À l’aune de cette guerre ethnique, ce roman traite de la douleur de l’exil forcé, de la déconstruction d’une famille, et de l’espoir naissant en temps de guerre.

UN ROMAN GRAPHIQUE INTIME ET PERCUTANT MOI, CE QUE J’AIME, C’EST LES MONSTRES d’Emil Ferris, tome 1 (Monsieur Toussaint Louverture)

C’est clairement la BD à avoir dans sa bibliothèque ! L’autrice américaine, dont le travail entièrement réalisé au stylo BIC impressionne, nous plonge dans le quotidien de Karen, 10 ans, dans le Chicago des années 1960. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle dans le cœur. Karen décide alors de mener l’enquête… Drame familial, témoignage intime, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, c’est décider que les monstres ne sont souvent pas ceux que l’on croit…

UNE BD COMME UN JOURNAL INTIME LE JOURNAL DE SAMUEL d’Émilie Tronche (Casterman)

Série événement sur Arte, puis adapté en BD par son autrice, Émilie Tronche, Le Journal de Samuel, c’est le journal intime d’un gamin de 10 ans qui cherche sa place, se pose des questions sur l’amitié, et voudrait que tout soit plus facile. Du CM2 jusqu’à son entrée en 6e, bienvenue dans la psyché d’un enfant aux portes de l’adolescence.

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LES NUITS RÉMOISES, 10 ANS DE MÉTAMORPHOSES…

Sortir, célébrer, se retrouver : les codes de la fête ont changé. Nouveaux lieux, nouvelles ambiances, nouvelles attentes. Décryptage d’une vie nocturne en mutation.

Alors qu'Instant Rémois célèbre sa première décennie, l’heure est au bilan. Une période marquée par des bouleversements majeurs, au premier rang desquels la crise sanitaire, véritable césure dans le quotidien des Rémois, que ce soit dans leur travail, mais aussi dans leur façon de faire la fête.

Pour décrypter ces changements, nous avons rencontré Olivier Stroh, à la tête du groupe Obomo, acteur incontournable de l’événementiel. Il nous livre son regard sur ces dix ans de célébrations rémoises. En dix ans, le décor des nuits rémoises a profondément changé. Là où l’on trouvait autrefois des discothèques traditionnelles avec seuls un bar, un dancefloor et chacune leur ambiance musicale, place désormais à des complexes hybrides où l’on peut se restaurer, assister à des spectacles, faire des jeux et terminer la soirée en dansant.

L’exemple de la discothèque l’Atrium est, à cet égard, des plus parlants. En 2016, l’établissement fonctionnait sur un modèle classique : deux salles pour deux ambiances distinctes, essentiellement le weekend. Aujourd’hui, la frontière entre les espaces s’est estompée au profit d’une exploitation quasi permanente, avec l’arrivée d’un restaurant. « Nous avons cette volonté d’offrir une expérience totale, où l’on peut dîner, assister à un showcase et prolonger la soirée sans changer de lieu. »

Au-delà du cadre, les consommations ont elles aussi changé en dix ans. Si les spiritueux ont gardé leur place de choix sur la carte, une boisson autrefois boudée a fait une entrée remarquée : la bière. « Il y a dix ans, jamais de la vie quelqu’un ne nous aurait commandé une pression un samedi soir ou à deux heures du matin », s’étonne encore

Mélissa Krantz Frédéric Leroux

« Nous avons cette volonté d’offrir une expérience totale, où l’on peut dîner, assister à un showcase et prolonger la soirée sans changer de lieu. »

Olivier Stroh. Spiritueux et bières sans alcool ont également trouvé leur place dans les soirées rémoises, devenues pour la plupart plus « modérées », surtout depuis la reprise post-Covid.

Même si l’objectif de la fête dans son sens premier reste le « lâcherprise », les réseaux sociaux ont profondément changé l’ambiance des soirées. Tout doit être « instagrammable », et affiché sur les réseaux. Un phénomène qui semble toutefois moins présent chez les adolescents. « À l’Atrium, nous organisons des soirées pour les 13-17 ans, l’ambiance est différente. Les jeunes sont moins tournés vers leurs écrans, je retrouve la spontanéité des "après-midi à l’Échiquier" », souligne avec humour le dirigeant d’Obomo.

Lieu hybride, réseaux sociaux… La musique a elle aussi évolué au fil des années. Il y a dix ans, l’EDM (Electro Dance Music) dominait les playlists des DJ. Un style qui a laissé place à la fusion des genres. « La "Pop Urbaine" a pris le pouvoir, mélangée au rap, variétés et sonorités africaines comme le shatta. »

Si les modes passent, l’envie de se retrouver, elle, ne connaît pas de rides. On se retrouve dans dix ans pour en parler ?

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OLIVIER STROH, DIRECTEUR DU GROUPE OBOMO.

DANCING QUEEN

CES SOIRÉES 100 % FILLES QUI CARTONNENT À REIMS

Ça vous dit de vous éclater entre filles à une heure décente et de pouvoir chanter à tuetête les tubes de votre jeunesse ? Les soirées Dancing Queen, imaginées par une maman rémoise bientôt quadra, sont faites pour ça. Et elles car-tonnent !

Des strass, des paillettes, des tubes des années 1990-2000 et du fun, beaucoup de fun : bienvenue aux soirées Dancing Queen ! En lançant ces événements 100 % féminins pour s’éclater de 19 à 23 heures en boîte de nuit, Pauline Godard, une maman de 39 ans, de retour dans la Cité des sacres après une parenthèse au Canada, n’imaginait pas qu’ils cartonneraient autant. Et pourtant, c’est un fait : les Rémoises se sont ruées sur la première date (c’était le 6 février) et, depuis, attendent ce rendez-vous comme le Messie, les yeux rivés sur Instagram.

Car face au succès des débuts, orchestrés avec la complicité du DJ Saïba Bomboté et en présence d’une foule en délire, Pauline n’a pas hésité à remettre ça. Plusieurs fois. Et à voir les choses en grand : après ces opus « limités » à 200 participantes, c’est une méga teuf à 1 500 fêtardes qu’elle a mise sur pied au Kabaret le 27 juin prochain en un rien de temps. Une occasion en or d’oublier le boulot, les gosses, et tout ce qui occupe la tête au quotidien en sirotant un cocktail et en grignotant des petits fours ! Une nouvelle façon de vivre la fête qui plaît. Transcende. S’adapte à nos vies à 100 à l’heure.

Sans prise de tête.

Objectif cette fois encore : permettre aux femmes de « danser, s’amuser, et lâcher prise », sans jugement, sans être dérangées, et à une heure décente. Histoire de ne pas avoir les neurones à l’envers pour s’occuper des enfants le lendemain.

Cette idée insolite, Pauline l’a eue en discutant, avec une amie, de ces « débuts de soirées » réservés aux femmes, souvent des jeunes mamans, qui sont devenus légion, notamment dans le nord de la France. Un concept que celle qui a mis un pied dans l’événementiel en tenant les rênes de la Guinguette rémoise l’été dernier a trouvé « super cool », au point de le décliner à Reims. Bien lui en a pris. 1 400 filles de tout âge en ont déjà profité.

Une véritable source de joie pour cette déléguée pharmaceutique qui « adore les gens », « adore sortir ». Et qui fourmille d’idées pour pousser ce nouveau challenge toujours plus loin : elle s’est notamment rapprochée de nombreux commerçants tendances locaux afin de nouer de précieux partenariats et les mettre eux aussi en lumière entre les hits de Larusso, Kamaro ou Céline Dion (une place pour son concert sera d’ailleurs à gagner à la prochaine soirée, si, si, vous avez bien lu).

Au fait, on vous a dit qu’on avait déjà testé ? Et surtout qu’on compte bien y retourner !

Pauline, qui « adore les gens » et qui « adore sortir », a eu envie de franchir le pas et d’organiser sa première soirée 100 % filles. Un concept alors inédit à Reims.
©Cassandra Boulay
©Léa Guyader

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LA SCÈNE DES ARTS VISUELS RÉMOIS

GRANDIT ENCORE PLUS CHAQUE JOUR

Est-ce réellement possible de résumer l’évolution des arts visuels à Reims ?

L’art rémois, c’est une communauté, des lieux, des événements, des initiatives personnelles, associatives et institutionnelles. Panorama d’un paysage créatif.

Syphaïwong Bay Deneuville Vincent VDH

REIMS COMMENCE PAR UN PATRIMOINE

Les arts à Reims, ce n’est pas une histoire qui date d’hier. Des vestiges antiques et gallo-romains ont sculpté notre ville. Et comment ne pas parler de la cathédrale ? Ellemême est un chef-d’œuvre, tout en incarnant l’écrin de pièces exceptionnelles telles que les vitraux dessinés par Marc Chagall. La cathédrale est aussi la source d’inspiration de nombreux artistes et créateurs contemporains, toujours séduits par cette silhouette trônant dans la Cité des sacres depuis 1345.

L’Histoire a façonné la ville au fur et à mesure des reconstructions, permettant l’émergence des bâtisses Art nouveau et Art déco. Les hommages et les réinterprétations de ce patrimoine par les artistes sont illimités.

La beauté de Reims traverse les frontières, inspirant de grands artistes tels que le peintre japonais Léonard Foujita (1886-1968), dont les œuvres sont à admirer dans la chapelle au 33, rue de Mars.

Gardiens de cette mémoire, le musée des Beaux-Arts, dont la réouverture est très attendue, et le Palais du Tau assurent la conservation et le rayonnement d’un patrimoine exceptionnel. Des lieux qui ancrent la ville dans une longue histoire de l’art, et dont l’influence se ressent jusque dans la création la plus contemporaine.

UNE COMMUNAUTÉ ACTIVE ET CRÉATIVE

Les fresques s’installent depuis plusieurs années sur les murs de Reims. Les collages street art et peintures murales (ou au sol !) côtoient les façades Art déco en apportant couleurs et émerveillement dans les yeux des passants.

La fresque ZI Artistes, le long de la rue Philippe à deux pas de La Cartonnerie, en est l’exemple le plus spectaculaire : 840 m² de mur sur 400 m de long, réalisée en 2017 par 60 graffeurs et artistes venus de toute la France, de Belgique et du Maroc. Le thème, « L’industrie d’hier et aujourd’hui », a réuni parmi les signatures des noms devenus incontournables de la scène rémoise : C215, Levalet, Iemza. Une œuvre collective qui dit à elle seule la vitalité et l’ouverture de cette communauté artistique.

©Syphaïwong Bay Deneuville

Reims a la chance de compter plusieurs écoles qui forment et structurent ces générations de créateurs. L’ESAD, École supérieure d’art et de design, en est l’exemple emblématique et historique, tout comme l’École Blot, établissement privé d’arts appliqués fondé en 1925 par Eugène Blot et reconnue d’utilité publique dès 1928, première école consacrée à la peinture décorative créée en France. Ce vivier local alimente une présence artistique durable dans la ville, avec des diplômés qui font le choix de rester, d’expérimenter, de s’ancrer. La Fileuse, friche artistique reconvertie en espace de pratique et de résidence, est l’un des lieux où cette énergie se dépose et se partage.

À l’approche des fêtes, l’Hypernoël s’installe dans le Cellier, autre lieu emblématique des arts visuels rémois. Ce marché de créateurs très attendu transforme chaque année cet espace patrimonial en vitrine vivante de la création locale.

UNE SCÈNE QUI N’ATTEND PAS

Citer tous les lieux, tous les noms, tous les collectifs serait une entreprise impossible, et c’est précisément ce qui réjouit. Chaque oubli est la preuve que cette scène déborde, qu’elle se renouvelle, qu’elle ne tient pas en place. Les arts visuels rémois ne cherchent pas à être résumés. Ils cherchent, simplement, à continuer de grandir.

DES RENDEZ-VOUS QUI RYTHMENT LA VILLE

Cette scène vit aussi par ses événements. Le Slow Market crée régulièrement un rendez-vous entre créateurs et public, dans un esprit de circuit court et d’attention portée au fait main. Le Gabari Fest, festival d’arts graphiques rémois, fête en 2026 sa cinquième édition, cinq ans à faire de Reims un terrain d’expression pour l’illustration, le graphisme, la typographie et tout ce qui s’imprime, se colle ou se dessine.

L’excellence architecturale au service de vos lieux de vie et de travail

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LEVALET, LA RUE COMME SCÈNE

Charles Leval a 37 ans et une façon bien à lui d’occuper l’espace. Depuis 2012, sous le nom de Levalet, il colle des personnages en noir et blanc sur les murs des villes, créant des saynètes silencieuses qui dialoguent avec l’architecture. À Reims depuis 2017, il ne choisit pas entre la rue et la galerie.

Appropriation

La démarche est simple à formuler, difficile à exécuter. Levalet arrive dans un lieu sans idée préconçue. Il observe. La photogénie du mur, l’aspect de la surface, les éléments architecturaux, la sémantique de l’endroit. Puis il crée un dialogue avec le décor existant.

« Faire comprendre une idée, une émotion, sans mettre de mots. » Cinq ans de théâtre avant les beauxarts ont forgé cette conviction : le corps, le geste, la posture suffisent.

Son travail est principalement in situ, dans la rue et dans le milieu institutionnel. Commandes de la Mairie, fresques urbaines, mais aussi galeries, dessins, peintures, sculptures. La Mazel Galerie à Bruxelles l’accompagne depuis plusieurs années. En juin, il y présente « Clap ! », sa nouvelle exposition solo.

Parcours

Formation aux beaux-arts, puis professeur d’arts plastiques, Charles Leval commence à signer ses collages en 2012. Il arrive à Reims en 2017 et s’y installe durablement, sa ville de famille devenant aussi son terrain de jeux. Pas de lieux favoris : chaque mur est une opportunité, chaque contexte une contrainte productive.

Une génération qui redessine la ville

Levalet n’est pas seul. À Reims comme ailleurs, une génération d’artistes travaille à l’intersection du dedans et du dehors, du mur et du cadre, de la commande publique et de la pratique libre. Ce mouvement-là n’a pas besoin de friches pour exister, mais il y prospère naturellement : dans les espaces en transition, les architectures à réinventer, les quartiers qui cherchent leur nouvelle identité.

Ses personnages, eux, ne revendiquent rien. Ils jouent, tombent, courent, se cachent. Ils occupent l’espace avec une légèreté qui fait leur force.

Pour admirer le travail de Levalet

Son site : www.levalet.xyz

« Clap ! », exposition solo de Levalet, Mazel Galerie, Bruxelles, à partir du 5 juin. À 200 km de Reims, soit moins de 2 heures de route.

Syphaïwong Bay Deneuville Levalet

| ARTISAN D’ART DEPUIS 1981

L’atelier

C’est au cœur de Reims que l’atelier de joaillerie

Argaur s’est installé il y a de cela 45 ans. La passion, le savoir-faire et l’expérience caractérisent cet établissement. À l’opposé du sobre et de l’impersonnel, ce lieu nous emmène dans un univers d’art et d’artisanat.

L’âme d’un bijou Rémois

En Franchissant le seuil de la joaillerie Argaur, nous quittons le tumulte rémois pour expérimenter le luxe. Ici, ce n’est pas une question de prix, mais de temps et de gestes passionnés. Argaur perpétue l’excellence du made in France en sélectionnant des pierres nues qui inspirent leurs créations uniques.

Rares sont ceux, de nos jours, qui peuvent se targuer d’être artisan d’art ; un titre décerné par la chambre des métiers et de l’artisanat.

Le sur-mesure

De la pierre au bijou fini, ils façonnent l’unique sur demande. Ces bijoux d’exception, pensés dans leur atelier Rémois, voyagent de l’établi à votre peau. Porter un bijou Argaur, c’est porter un secret partagé entre l’artisan et vous.

Découvrez nos créations

JOAILLIER

LES LÉGENDES DU ROCK S’INVITENT À REIMS

Pour ce numéro collector, nous avons décidé de reproduire trois des pochettes les plus iconiques de l’histoire du rock. Branchez vos guitares !

La traversée des Beatles cours Langlet

Premier voyage dans le temps : direction cours Langlet pour faire revivre la mythique photo de l’album Abbey Road, prise initialement en août 1969 devant les studios EMI, où les Beatles avaient leurs habitudes. Le passage piéton devenu le plus célèbre du monde a donné lieu à des milliers de pastiches. Instant Rémois a fait le sien, à sa sauce, avec les rails du tramway et, en arrière-plan, la silhouette de Notre-Dame. Le tout, sous un franc soleil de printemps. Here Comes The Sun : fermez les yeux et vous êtes à Londres avec les Fab Four.

Oasis se téléporte rue de Vesle

Au milieu des années 90, les frères Gallagher ont signé l’un des albums de la décennie : (What’s The Story) Morning Glory. Et pour la pochette, une scène de la vie ordinaire, dans la très hype Berwick Street, au cœur du quartier Soho, à Londres. L’Instant a téléporté le charme de la capitale anglaise rue de Vesle : deux hommes qui se croisent, des boutiques de chaque côté, et une ambiance désinvolte qui cache des déferlantes de guitares et des refrains immortels. Wonderwall au pays du champagne.

Olivier Durand Frédéric Leroux et Aurélie Krysa

David Bowie ressuscité rue de Tambour

Le célèbre chanteur aux yeux vairons avait posé, un jour de janvier 1972, dans une petite rue de Londres (Heddon Street) pour les besoins de son nouvel

album : The Rise And Fall of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars. La coquette et très chill rue de Tambour, avec ses bars branchés et ses pavés colorés, nous a permis de faire revivre, le temps d’un cliché, le David Bowie de la grande époque, bottines, blondeur et guitare. Ziggy is back.

UNE PARTITION

QUE L’ON N’OUBLIE PAS

À La Rotonde, le bar du Domaine Les Crayères, chaque détail semble ralentir le temps. Entre créations délicates, salons feutrés et terrasse intimiste, l’expérience invite à une exploration tranquille des saveurs.

Alors que la lumière rougeoyante de fin de journée filtre encore à travers les baies vitrées de La Rotonde, le bar du Domaine Les Crayères, les créations de la carte prennent le temps. Celui des infusions, des équilibres retravaillés encore et encore, des gestes précis et des discussions qui s’étirent doucement entre les boiseries de cet ancien salon de musique. Ici, les murs portent encore quelque chose de l’époque où l’on venait écouter de l’orgue, pendant qu’aujourd’hui les bouteilles alignées composent une autre forme de partition où la réinterprétation chahute subtilement les codes du classique.

Depuis trois ans, James Monferran façonne une carte pensée comme un travail d’assemblage et de précision. Le bar compte 344 références d’exception sélectionnées entre maisons reconnues, flacons plus confidentiels et spiritueux utilisés pour leurs profils de saveurs. Les équipes développent également plusieurs propositions sans alcool, concoctées avec la même attention portée aux textures, aux mariages de goûts et aux équilibres.

Les créations du Bar La Rotonde s’appuient sur un important travail autour des accords et des palettes aromatiques. Une Fine Lavande associe ainsi Armagnac 1927, violette, pêche et verveine dans un registre floral. Plus loin sur la carte, le Cheesecake Citron a été imaginé comme une variation autour du yuzu, de la mirabelle et de notes plus crémeuses. Le White Negroni, lui, joue sur l’amertume, les agrumes et les épices avec un gin infusé au poivre de Timut, de la Suze et du vermouth blanc. Dans ce décor fidèle à l’esprit XIXe du château, la terrasse ouverte sur les jardins, les étoffes, le mobilier ancien ou encore le calme enveloppant des salons participent pleinement à l’atmosphère du lieu. Une manière discrète de prolonger les conversations et de laisser les heures filer doucement. Jusqu’à ce que certains soirs prennent, presque sans prévenir, la forme d’un grand souvenir.

Alizée Szwarc Meireles Antoine Bonin
©Julia Krikorian

LE VERRE

UN ACTEUR À PART ENTIÈRE DE LA DÉGUSTATION

La maison Lehmann développe une vision exigeante du verre à dégustation où chaque création est pensée comme un objet à la fois esthétique et technique, conçu pour révéler toute la richesse des vins. Ici, le verre ne se limite pas à accompagner la dégustation, il en devient un véritable outil sensoriel. Sa forme, son équilibre et sa finesse influencent directement la perception aromatique, la structure et l’expression des bulles. Cette approche, nourrie par un dialogue avec les professionnels du vin et de la gastronomie, repose sur trois piliers fondateurs : la passion, l’élégance et l’expertise.

MAISON LEHMANN

Et si la dégustation prenait une autre dimension ? À Reims, chez Lehmann, le verre devient un véritable révélateur d’arômes et d’émotions.

UN SAVOIR-FAIRE TECHNIQUE

AU SERVICE DE LA PRÉCISION

Au cœur de cette démarche, la technologie Ultralight incarne le savoir-faire de la maison. Issue de plusieurs années de recherche, elle permet d’obtenir des verres d’une grande légèreté tout en conservant précision et équilibre. Soufflés bouche ou machine, ils répondent aux exigences des dégustations les plus pointues comme aux simples moments de partage. En 2026, Lehmann fait évoluer ses collections Signature pour en proposer une lecture plus intuitive. La Poétique, La Délicate, L’Intense, L’Hédoniste et La Créative composent désormais un ensemble cohérent, inspiré par la finesse des courbes. Cette évolution s’accompagne du lancement de 14 nouveautés qui viennent enrichir ces collections au cours de l’année.

Matthieu Marquis-Bouatta
Grand Champagne 45.
Carafe N° 2 et Verre N° 2. ©Mickael Boudot

UNE BOUTIQUE RÉMOISE AU CŒUR DE L’EXPÉRIENCE LEHMANN

La boutique de Reims, située au 20, boulevard Lundy, est au cœur de cette dynamique. Pensée comme un véritable lieu de découverte, elle invite amateurs et professionnels à explorer les collections et à comprendre concrètement l’influence du verre sur la dégustation. La maison y propose notamment la Lehmann Experience, une immersion dans l’univers de la verrerie à travers une dégustation comparative et ludique. Vignerons et Maisons de Champagne y sont conviés pour identifier le verre le plus en accord avec la personnalité de leurs vins.

Portée par Matthieu Marquis-Bouatta, Lehmann déploie sa présence à la fois en France et à l’international, de Napa Valley à Shanghai, et à travers sa boutique parisienne du VIe arrondissement.

Lehmann Experience. ©Pierre Tual

LA FORCE DE L’ASSEMBLAGE

L’ŒNOTOURISME EN MOUVEMENT

Bar à champagne, visites de caves, week-end gastronomique… Les événements en Champagne pour promouvoir le territoire ne manquent pas. Depuis 2015, ils se sont multipliés. Récit d’une évolution depuis une dizaine d’années.

Florentin Grandjean

En plein cœur de Reims, à deux pas de l’hôtel de ville, des clients savourent au soleil une coupe de champagne sur le rooftop de la maison Thiénot. À quelques pas de là, la clientèle s’amasse aussi au bar éphémère du champagne Jacquart, boulevard Lundy.

Quelques heures avant, certains étaient dans les vignes, chez des producteurs, pour visiter leur maison et découvrir leurs cuvées, mais aussi leur philosophie ou leur façon de travailler. D’autres ont opté pour les visites de caves des plus grandes maisons comme Pommery, Taittinger, Veuve Clicquot, Mumm ou bien d’autres.

Ce paysage, les Rémois et touristes de passage s’y sont désormais habitués. Pourtant, il y a quelques années, la plupart de ces activités n’étaient encore que peu développées en Champagne. Le développement de l’œnotourisme s’est drastiquement accéléré autour de Reims et dans toute l’appellation depuis une dizaine d’années.

Depuis 2025, le champagne Thiénot à Reims propose des visites de caves immersives pour découvrir l’univers de la maison.
©Hervé Oudin
©Hervé Oudin

UNE EXPLOSION D’ACTIVITÉS DEPUIS 2015

Pour comprendre cette accélération, revenons au 4 juillet 2015 : 21 représentants des États-parties à la Convention du patrimoine mondial votent à l’unanimité l’inscription des « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne » sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, catégorie « Paysage culturel évolutif vivant ». Un événement important pour le territoire champenois, qui avait d’ailleurs fêté le dixième anniversaire en 2025 avec une série d’animations dans toute l’appellation. L’année 2015 et l’inscription au patrimoine mondial marquent un premier tournant au développement de l’œnotourisme : « On a constaté un intérêt du visiteur pour le vignoble avec notamment une hausse du nombre de visiteurs étrangers », indique Séverine Couvreur, présidente de la Mission Coteaux, Maisons et Caves de Champagne – Patrimoine mondial.

Les activités pour les touristes se développent alors au fil des années : la superbe avenue de Champagne d’Épernay accueille progressivement des bars à champagne, Veuve Clicquot exploite son manoir de Verzy pour y accueillir des dégustations, Perrier-Jouët ouvre les portes de sa maison Belle Époque… Des exemples parmi tant d’autres.

Dans le même temps, les vignerons, qui proposaient jusque-là essentiellement des dégustations et des ventes de champagne, se mettent à proposer doucement mais sûrement des visites de leur maison, de leurs vignes, et mettent en place de premières expériences œnotouristiques.

Le bar éphémère du champagne Jacquart, dont la première édition s’est tenue en 2024, permet au lieu d’accueillir du public temporairement.

UNE PROMOTION COLLECTIVE DU TERRITOIRE

Et évidemment, Reims n’échappe pas à la vague : « À notre échelle, on a fait des efforts pour développer tout ça », confie Philippe Verger, directeur général de Reims Tourisme et Congrès, dont le rôle est de promouvoir les différentes offres œnotouristiques à Reims et aux alentours. Parmi elles, celles proposées par les agences réceptives, des sortes de touropérateurs qui organisent des moments, journées ou séjours de découverte, de l’accueil des clients jusqu’à leur départ. « L’œnotourisme s’est aussi développé grâce aux investissements et aux paris des maisons et des vignerons », indique le directeur général.

L’office de tourisme a d’ailleurs mis lui-même la main à la pâte en créant en 2024 « Les Relais du Goût », un week-end de promotion de la gastronomie, des champagnes et du patrimoine rémois. Pendant quelques jours, les vignerons de l’appellation sont à l’honneur et les grandes maisons ouvrent leurs portes. Tout cet ensemble d’acteurs a permis petit à petit d’ouvrir le territoire et de le faire reconnaître : « La force de la Champagne, c’est de réussir à assembler les maisons, les viticulteurs, les pouvoirs publics et les agences réceptives. Une sorte d’assemblage premium », résume Philippe Verger. Assemblage, en voilà un mot qui résume décidément bien le et la Champagne.

Les Relais du Goût à Reims font partie des événements créés récemment qui font vivre la Champagne et qui mette en avant le territoire.

©Cyrille
Beudot
©Cyrille Beudot

CINQUANTE ANS D’HISTOIRE DIX ANS DE TRANSFORMATION

Ancré dans le paysage hôtelier rémois depuis 1974, l’Hôtel Mercure a connu une véritable renaissance ces dix dernières années.

Rénovation audacieuse, identité artistique affirmée, célébration mémorable… Dix années qui ont marqué un établissement incontournable.

2019 : Une rénovation qui affirme une identité forte

Il y a des rénovations qui relookent, et d’autres qui transforment une âme. Celle qu’a connue l’Hôtel Mercure en 2019 appartient résolument à la seconde. L’établissement s’est mué en Maison d’Artistes : talents rémois librement exprimés dans les espaces communs et les chambres ARTY signées par des créateurs locaux.

La rénovation a donné naissance à L’ArTdoise Brasserie Maison, réinventée dans un esprit Street-Art et convivial. Ouvert du petitdéjeuner jusqu’au dîner, le restaurant met en avant une cuisine authentique avec des produits locaux et de saison.

Un ancrage fort dans l’écosystème des entreprises rémoises

Au cœur de l’Ecoparc Reims Sud, l’Hôtel Mercure et l’ArTdoise - Brasserie Maison, confirment leur ancrage fort auprès des entreprises rémoises. Repas d’affaires, séminaires, formations. Un véritable point d’attache pour le monde économique local.

En 2019, l’offre s’est enrichie avec l’Hôtel Ibis Budget sur le même site, proposant des solutions adaptées à tous les profils de voyageurs.

2024 : Cinquante bougies soufflées en grande pompe

Le 30 mai 2024, Nicolas Pehlivanian réunissait 300 convives lors d’une soirée festive et fédératrice. Partenaires, clients fidèles, collaborateurs d’hier et d’aujourd’hui : une soirée mémorable qui a retracé les grandes pages d’une maison ouverte depuis 1974. Un moment unique pour remercier celles et ceux qui font vivre l’hôtel au quotidien.

Regarder l’avenir avec la même énergie

Cinquante ans d’histoire, une décennie de transformation, une envie intacte d’aller plus loin. L’Hôtel Mercure incarne une vision de l’hôtellerie mêlant art de vivre, responsabilité et accueil. Une Maison au sens plein du terme : lieu ouvert aux voyageurs, aux professionnels, aux touristes comme aux artistes. L’Hôtel Mercure poursuit son développement avec une ambition : rester un lieu de référence au cœur du territoire rémois.

Hôtel Mercure Reims Parc des Expositions 101 chambres dont 9 ARTY 8 salles de réunion · Piscine extérieure

Restaurant L’ArTdoise Brasserie Maison

Parc Technologique Farman-Pompelle

Parking gratuit

© Bérénice Ruaud

QUAND LES CAVES DEVIENNENT

DES EXPÉRIENCES

Des crayères gallo-romaines aux caves labyrinthiques, certaines maisons rémoises réinventent la visite de cave avec des expériences immersives, culturelles ou familiales. Focus sur deux d’entre elles qui racontent le champagne autrement.

Chez Taittinger, une visite pensée pour les familles Il faut descendre plusieurs mètres sous terre avant de comprendre pourquoi les crayères de Champagne Taittinger fascinent autant. Là-dessous, dans cette blancheur presque irréelle creusée à l’époque gallo-romaine, le silence semble absorber le temps. Les enfants lèvent les yeux vers les parois, cherchent les traces laissées dans la craie et avancent avec cette curiosité spontanée que les lieux chargés d’histoire provoquent souvent. Avec son nouveau parcours, « L’Instant Famille », la maison Taittinger imagine une visite pensée pour tous, et surtout pour les 6-12 ans. Ici, l’histoire se découvre à hauteur d’enfant : les vestiges de l’abbaye Saint-Nicaise, les graffitis laissés pendant la Première Guerre mondiale ou encore les immenses crayères classées à l’UNESCO deviennent le décor d’une immersion vivante et accessible. Le parcours se prolonge ensuite différemment selon les générations. Pendant que les adultes découvrent deux cuvées emblématiques de la maison, les plus jeunes participent à un atelier créatif inspiré de l’univers Taittinger. Une manière plus douce, plus ludique aussi, de transmettre ce patrimoine qui fait partie du paysage rémois depuis des siècles.

Une nouvelle visite à faire en famille pour découvrir le patrimoine souterrain de la maison Taittinger.
Alizée Szwarc Meireles DR

Chez Mumm, le fil rouge d’une histoire devenue iconique

Sous les caves de GH Mumm, l’histoire du champagne se raconte aussi à travers un simple bandeau rouge. Celui qui traverse aujourd’hui encore les bouteilles de la maison trouve son origine en 1876, lorsque Georges Hermann Mumm imagine « décorer les bouteilles du cordon de la Légion d’honneur » pour distinguer ses cuvées brut, alors peu populaires à Paris où l’on préfère le champagne sucré.

La visite « Cordon Rouge » replonge les visiteurs dans cette époque où le champagne commence à se transformer. Au fil du parcours, les archives et les premières étiquettes racontent comment un simple cordon de soie est devenu l’un des symboles les plus reconnaissables du monde du champagne. Dans les caves, le récit dépasse largement celui d’une bouteille. Il parle de communication avant l’heure, d’audace visuelle et d’une maison qui a très tôt compris l’importance de l’image. Une immersion presque cinématographique, où l’histoire du champagne rejoint celle du voyage et du patrimoine rémois.

une table d’assemblage

Le nouveau restaurant de la Maison Taittinger, où chaque invité devient l’artiste de ses propres accords.

Restaurant « Polychrome » 9 place Saint-Nicaise, 51100 Reims

Réservez votre table : polychrome@taittinger.fr book-a-visit.taittinger.fr

CHAMPAGNE, VIGNES ET REPAS

FOCUS SUR « EN ÉLEVAGE »

Victoire Pouvesle et Louis Ganassali ont créé ensemble « En élevage », une expérience gastronomique dans des lieux emblématiques de toute la Champagne. Le but : mettre en lumière le terroir et les producteurs.

Ils sont tombés amoureux de la Champagne de la façon la plus simple : en ouvrant leur fenêtre. Louis Ganassali et Victoire Pouvesle ont récemment créé ensemble « En élevage », une expérience œnotouristique et culinaire dans des maisons, vignes, chais ou autres lieux emblématiques de toute la Champagne (Marne, Aisne et Aube). Le but : promouvoir et montrer le terroir de l’appellation. Un dimanche midi par mois, ils organisent un repas pour des clients en recherche d’expériences nouvelles. Dans le détail, chaque menu est composé d’un verre de champagne de la maison hôte du repas, puis de divers mets composés avec un chef cuisinier et préparés sur place. Le tout ponctué de verres de vins de différentes régions de France.

Un coup de cœur pour la Champagne

Les deux jeunes Rémois, originaires de Haute-Savoie et de la région parisienne, sont arrivés dans la Cité des sacres il y a deux ans. Louis

est sommelier, Victoire est scénographe spécialisée en art culinaire. Ensemble, ils ont imaginé cette expérience à leur image : « Cela permet de mettre en avant l’artisanat, les chefs, les vignerons, les domaines et les petits producteurs », détaille le couple.

Et quoi de mieux que les paysages et le patrimoine champenois pour proposer ce type d’expérience ? « La Champagne a cette chance d’avoir de superbes lieux intérieurs ou extérieurs », constatent les deux créateurs du projet.

Une demande grandissante

En plus de créer une expérience qui mêle leurs deux passions, « En élevage » est aussi un moyen de faire vivre le territoire champenois et de répondre à une demande : « On a constaté que les gens étaient en recherche d’expériences œnologiques », indiquent Louis et Victoire.

Alors si vous ne savez pas comment occuper votre dimanche midi ou si vous souhaitez simplement (re)découvrir la richesse de la sublime Champagne, en voilà une idée qu'elle est belle !

Réservations sur le site de Maison Suzette, onglet Événement, puis En élevage.

Florentin Grandjean Frédéric Leroux
La Parisienne et le Haut-Savoyard sont tombés amoureux de la Champagne et s’y sont installés il y a deux ans.

« Depuis 1961, Maison Perceval incarne un opticien familial indépendant et régional, guidé par la passion du métier et l’exigence du savoir-faire. Nous remercions nos clients pour ces 65 ans de confiance et poursuivons chaque jour cet engagement avec la même exigence et le même sens du service. »

1961
2026
©Anne Lemaitre

CHAMPAGNE,

SANS ALCOOL, DÉCOUVERTES COMMENT LES HABITUDES DES RÉMOIS

ONT CHANGÉ EN 10 ANS

Du champagne de famille aux cuvées découvertes, des accords mets-vins au sans alcool, les habitudes de consommation des Rémois ont profondément évolué ces dix dernières années. Nous sommes allés en parler avec les équipes du Labyrinthe et de Chez Marie et Maxime.

La fin du champagne « unique »

La bouteille familiale que l’on ressortait à chaque fête existe toujours. Mais elle cohabite désormais avec des cuvées découvertes au gré des conseils et des envies.

Une consommation plus raisonnée

Les clients stockent moins et achètent davantage pour un repas, un week-end ou une occasion précise. Une manière de consommer moins, mais souvent mieux.

Le champagne devient un vin de table

À Reims, le champagne ne se limite plus aux célébrations. Les accords mets-champagnes et les nouvelles tables ont participé à démocratiser sa présence tout au long du repas.

Des goûts plus saisonniers

Blanc de blancs l’été, cuvées plus charpentées l’hiver : les Rémois adaptent davantage leurs choix aux saisons et aux moments de dégustation.

Le retour des cépages oubliés

Le meunier, longtemps sous-estimé, retrouve aujourd’hui une place centrale. Une curiosité nouvelle qui pousse aussi les consommateurs à s’intéresser davantage aux terroirs et aux méthodes de production.

Le sans alcool s’installe doucement

Encore marginal, le sans alcool attire pourtant une clientèle de plus en plus curieuse. Une tendance portée par une consommation plus responsable et par l’envie de conserver les moments de convivialité.

Mariia Lemaire, sommelière et directrice de la cave Le Labyrinthe.

Le goût des bonnes choses se conjugue en famille chez Marie et Maxime.

La beauté commence ici !

Hermann & Fischer hermann_fischer_reims

PRENEZ RENDEZ-VOUS et vivez l’expérience Hermann

Photo:@delbophoto/MuA:@suzkamakeup/Stylisme:@mariag

MILLÉSIMES ET SAVEURS

LA CORSE ET SES VINS REMARQUABLES

La viticulture en Corse est très ancienne, les Phocéens y avaient planté des ceps en 570 avant J.-C. Le vignoble s’étend sur la périphérie de l’île sur une surface d’environ 5 700 ha. On y produit principalement des vins rosés, mais beaucoup de vins rouges et blancs sont excellents.

PATRIMONIO - DOMAINE NOVELLA CUVÉE TRADITION 2023

Ce vin issu du cépage nielluciu est d’une couleur rubis soutenue, avec des senteurs de garrigue et de fruits noirs. En bouche, ce vin est équilibré, avec du fruit, de la fraîcheur et une belle matière. Idéal pour accompagner des viandes grillées ou un magret de canard.

Prix de vente 25,90 € (soit 34,53 €/l)

SARTÈNE, DOMAINE SANT’ARMETTU

CUVÉE ROSUMARINU 2025

La Corse compte 9 Appellations d’Origine Protégée, dont 2 appellations principales : Ajaccio et Patrimonio

Les conditions climatiques de la Corse sont particulières avec un ensoleillement important, jusqu’à 2 800 heures par an. Mais il existe des contrastes marqués tant au niveau des températures qu’au niveau des précipitations, par le relief montagneux (point culminant à 2 710 mètres) et la latitude de ce département.

La Corse est soumise à l’influence de nombreux vents, ce qui donne un climat sain, peu favorable au développement des maladies de la vigne. Le vignoble comprend un peu plus d’une trentaine de cépages autochtones, que les vignerons remettent de plus en plus au goût du jour.

Trois d’entre eux se distinguent, ce sont les 3 cépages nobles que l’on retrouve dans les 9 appellations de l’île.

Le sciaccarellu, cépage rouge qui représente 15 % des surfaces. Les vins sont peu colorés, de faible rendement et de moyenne garde. Ils se caractérisent par beaucoup de gourmandise et d’élégance.

Le niellucciu, cépage rouge principal qui représente 35 % des surfaces. Il est le frère jumeau du cépage sangiovese italien. Il fait des vins rouges charnus, colorés et de bonne garde.

Le vermentinu (= Malvoisie de Corse), cépage principal blanc des AOP corses, représente 17 % des surfaces à lui tout seul. On le trouve en Italie sous le nom de vermentino et en Provence sous le nom de rolle. Les vins sont équilibrés et complets.

Vous pouvez retrouver ces vins (et bien d'autres !) sur notre site www.millesimes-et-saveurs.com

Élaboré uniquement avec le cépage sciaccarellu, c’est un vin au profil léger, fruité et élégant.

Tout en gourmandise, avec des notes prononcées de fruits rouges, il accompagnera vos apéritifs dînatoires ou une viande tendre telle que du veau.

Prix de vente 23,50 € (soit 31,33 €/l)

NOTRE SÉLECTION

CORSE, CLOS VENTURI CUVÉE 1769, 2025

La cuvée 1769 blanc est élaborée uniquement avec le cépage vermentinu. Frais et gourmand, ce vin blanc sec est équilibré, entre fraîcheur, fruité et belle persistance en bouche. Il développe de jolies notes de pêche et d’agrumes. Il sera le compagnon idéal pour accompagner un carpaccio de poisson ou vos apéritifs.

Prix de vente 20,50 € (soit 27,33 €/l)

Millésimes et Saveurs 2 rue Foulquart - Reims - 03 26 07 83 12

Parking gratuit devant la Cave. Lundi : 14 h 30 / 19 h. Du mardi au samedi : 9 h 30 / 12 h 30 - 14 h 15 / 19 h 15 www.millesimes-et-saveurs.com millesimesetsaveurs@orange.fr

UN SIÈCLE DERRIÈRE LA FAÇADE

Ancienne caserne de pompiers devenue hôtel cinq étoiles, La Caserne Chanzy Hotel & Spa célèbre son centenaire avec une année placée sous le signe du patrimoine, de la mémoire et de l’art de vivre rémois.

Face à la cathédrale, certains bâtiments semblent avoir toujours fait partie du paysage rémois. La Caserne Chanzy est de ceux-là. Derrière sa façade Art déco, l’histoire du lieu continue discrètement de traverser les décennies. Le 4 juillet 1926, la première caserne de pompiers de Reims ouvrait officiellement ses portes. Cent ans plus tard, le bâtiment devenu hôtel cinq étoiles célèbre cet anniversaire avec une programmation pensée comme un dialogue entre mémoire et création contemporaine.

Un lieu qui continue de vivre avec son époque

Depuis sa réhabilitation en 2019, La Caserne Chanzy poursuit sa transformation sans jamais perdre son identité. Derrière cette célébration, il y a surtout une histoire humaine : celle des pompiers qui ont occupé les lieux, des artisans qui ont participé à sa renaissance et des équipes qui font aujourd’hui vivre cette adresse ouverte sur la ville. Le 4 juillet prochain, jour anniversaire

de l’inauguration historique, une soirée spéciale viendra marquer ce centenaire. Une cuvée exclusive y sera dévoilée, accompagnée de plusieurs surprises imaginées pour célébrer un siècle de mémoire collective au cœur de Reims.

Une œuvre d’IEMZA pour le centenaire

Pour ouvrir cette année anniversaire, IEMZA signe une œuvre originale exposée dans le lobby de La Caserne Chanzy Hotel & Spa. L’artiste rémois y revisite la façade du bâtiment dans une lecture graphique contemporaine inspirée de l’Art déco.

Alizée Szwarc Meireles DR

LE « BIEN MANGER » : VERS UNE QUÊTE DE SENS ET DE SANTÉ

Mathilde Demonceaux Adobestock

En une décennie, le « bien manger » a changé. On est passé de l’obsession des calories et des aliments ultra transformés à une véritable quête de sens et de santé. Produits locaux, circuits courts, les consommateurs privilégient la qualité.

Il y a dix ans, l’importance de l’assiette consistait à faire une belle photo avec un filtre « Valencia » sur Instagram. Aujourd’hui, on est de plus en plus exigeant, marre de ne pas savoir déchiffrer les étiquettes alimentaires et d’être les cobayes des industriels qui nous gavent d’additifs. Place au local, au circuit court et à la transparence. Décryptage de cette évolution alimentaire.

Une vision différente

En 2016, les rayons étaient saturés de produits « allégés », sans matière grasse, détox… Le marketing nous vendait des promesses de minceur emballées dans du plastique riche en perturbateurs endocriniens. Aujourd’hui, en 2026, on est bien plus attentif à la nature de l’aliment. L’ennemi n’est plus le gras, mais l’ultra-transformé. Exit les listes d’ingrédients à rallonge et les additifs imprononçables. On veut des aliments bruts.

La qualité prime

Manger « bien », c’est manger sainement pour soi et pour la planète. En dix ans, le végétal a pris davantage de place dans nos assiettes et le flexitarisme (manger moins de viande) est devenu la norme. Les émissions culinaires cartonnent et motivent à cuisiner au quotidien, le fait maison gagne du terrain, avec des aliments de choix. La qualité prime sur la quantité.

L’évolution

de la nutrition

En 2026, l’assiette n’est plus une simple source d’énergie. On cherche à apporter des éléments essentiels à notre santé. Les régimes ne sont plus d’actualité, on pense à l’indice glycémique, au degré de transformation et on privilégie la densité nutritionnelle à la densité calorique. La recherche sur l’axe cerveau-intestin a été une réelle révolution. 95 % de la sérotonine (l’hormone de la sérénité) est produite au sein du microbiote intestinal, ainsi que 80 % des défenses immunitaires. Les probiotiques font désormais partie de notre quotidien : gélules, kéfir, kombucha, aliments lactofermentés…

Vive la proximité

Si le « Made in France » était déjà important en 2016, il est encore plus ancré en 2026. La vente directe, les AMAP et les plateformes producteurs-consommateurs ont explosé. Réduire les intermédiaires est écologique, mais surtout un soutien économique. Le consommateur fait attention à la provenance et à la saisonnalité et s’assure que le producteur soit rémunéré au juste prix.

Design - Confort - Performance

À TABLE

LA GASTRONOMIE EN PLEINE EFFERVESCENCE

Entre champagne, tables étoilées et nouvelle génération de chefs, Reims affirme plus que jamais son identité gastronomique. Une évolution que les chefs Philippe Mille et Arnaud Lallement observent depuis plus de dix ans.

Reims, une véritable destination gastronomique

Il y a encore quelques années, la gastronomie existait déjà à Reims, mais de manière plus discrète. Aujourd’hui, les tables étoilées se multiplient, de nouvelles adresses ouvrent régulièrement et toute la région semble portée par une énergie nouvelle. Pour les deux chefs, cette montée en puissance s’est faite naturellement, portée à la fois par les maisons historiques, les jeunes chefs et l’évolution du tourisme dans la région. Impossible évidemment de parler de Reims sans parler du champagne. Philippe Mille le décrit comme « la deuxième tour Eiffel de la France », tandis qu’Arnaud Lallement parle d’un « mot magique » connu dans le monde entier. Et autour de ce symbole, toute une dynamique s’est créée : développement de l’œnotourisme, hôtels qui montent en gamme, maisons qui ouvrent davantage leurs portes… Aujourd’hui, on vient à Reims pour le champagne, mais on reste pour la gastronomie.

Et justement, ce qui a le plus changé ces dernières années, c’est peut-être l’ambiance autour de la restauration. Les chefs parlent d’une gastronomie devenue plus ouverte, plus accessible et surtout plus décontractée. Les cuisines s’ouvrent sur les salles, les expériences deviennent plus immersives et les codes parfois très stricts de la grande gastronomie se sont largement assouplis.

Trishika Kumanan
Philippe Mille ©2MStudio

Une nouvelle génération qui change les codes

Autre évolution marquante : l’arrivée d’une nouvelle génération de restaurateurs. Bars à vins, nouveaux concepts, tables plus modernes… Arnaud Lallement parle d’une jeunesse « hyper dynamique » qui apporte un nouveau souffle à la région. Une énergie que Philippe Mille voit aussi comme une force essentielle pour continuer à faire évoluer la scène rémoise. Mais malgré tous ces changements, les deux chefs restent d’accord sur un point : tout commence dans l’assiette. Derrière les concepts, les décors ou les réseaux sociaux, il y a avant tout le produit, la cuisson, le goût et l’identité du chef. Car ce qui fait aujourd’hui la richesse de Reims, c’est justement cette diversité de styles et d’univers.

Et si la ville était autrefois surnommée « la belle endormie », ce temps semble désormais bien loin. Entre champagne, nouvelles tables et créativité, Reims continue de construire une gastronomie en mouvement, portée par plusieurs générations qui participent, chacune à sa manière, à écrire la suite de l’histoire.

À offrir ou à s’offrir...

Lancel – Claris Virot – Abro – Pourchet Campomaggi – Diaperis – Perrine Taverniti…

Arnaud Lallement
©Audexcom

4 NOUVELLES TABLES

QUI FONT VOYAGER REIMS

Entre cuisine japonaise raffinée, douceurs marocaines, café chaleureux et cuisine du monde à partager, la scène culinaire rémoise continue de se réinventer. Voici 4 nouvelles adresses où s’attabler ces prochains jours.

Le Demnati

Un parfum d’Orient flotte en plein cœur de Reims. Chez Demnati, le voyage commence dès l’entrée : une décoration inspirée de la ville de Demnate, quelques oliviers, des épices qui embaument la salle et un accueil chaleureux qui donne l’impression d’être reçu à la maison. Dans les assiettes, la cuisine marocaine se dévoile à travers des recettes familiales transmises de mère en fille. Parmi les incontournables, on y trouve le couscous royal et le tajine aux pruneaux, mais la véritable surprise de la maison reste la rfissa, un plat généreux et réconfortant à découvrir absolument. Ici, tout est fait maison, jusqu’au pain, avec des produits locaux et frais. Végétariens, végans ou sans gluten trouveront aussi leur bonheur grâce à des plats adaptés. Et pour finir sur une note sucrée, difficile de résister au makrout ou au baghrir beurre-miel. Entre convivialité et authenticité, le Demnati mêle tradition et gourmandise.

Yumemi Saké & Bulles

Par passion pour le Japon, Yumemi Saké & Bulles fait voyager ses clients au cœur du pays du Soleil-Levant, en plein centre de Reims. Dans une atmosphère chaleureuse et conviviale, Marine imagine un lieu où l’on vient autant pour découvrir que pour partager, avec l’envie de créer un moment hors du temps autour de la gastronomie japonaise. Dans l’esprit d’un izakaya, ces restaurants japonais où l’on partage une multitude de petits plats, Yumemi met à l’honneur le saké à travers une sélection pointue, accompagnée d’une belle carte de champagnes et de vins. Ici, le saké se marie naturellement aux bulles champenoises : finesse, délicatesse et élégance se répondent dans chaque accord. En cuisine, un chef japonais sublime les classiques avec authenticité. Parmi les incontournables, l’aubergine grillée au miso fait l’unanimité ou encore le poulet nanban. Un lieu où le Japon, saké et champagne se rencontrent avec harmonie.

Trishika Kumanan Frédéric Leroux et Trishika Kumanan

Maison Gloria

Envie de voyager sans quitter Reims ? Maison Gloria casse les codes de la brasserie traditionnelle avec une cuisine du monde mêlant inspirations mexicaines, japonaises et même françaises. Ici, tout est pensé autour du partage et de la convivialité : tapas à partager, cocktails créatifs et même cookie à déguster à plusieurs. Dans une ambiance chaleureuse aux décors d’Amérique latine, entre bambous et grandes vitrines de champagne, Maison Gloria invite à une véritable évasion. Mais la surprise se cache aussi sous la maison : un caveau intimiste accompagné d’un bar et d’une salle privatisable, parfaits pour prolonger la soirée. On y découvre l’univers du champagne autrement, avec notamment des séances de sabrage proposées aux clients. Côté cuisine, les favoris restent le pad thaï, le cordon bleu revisité et la salade Gloria. Et pour finir en douceur, le tiramisu préparé minute avec les biscuits Fossier fait son petit effet. Une adresse où saveurs, partage et ambiance se rencontrent du déjeuner jusqu’au bout de la nuit.

Joy Coffee Club

Joy Coffee Club fait partie de ces adresses où l’on entre pour une boisson puis où l’on finit par s’installer pour l’après-midi. Avec son ambiance conviviale et son décor lumineux, le coffee shop s’impose déjà comme un nouveau repaire pour les amateurs de café, de matcha et de coworking. À la carte, les boissons gourmandes se déclinent entre matchas aux saveurs originales, lattés réconfortants et créations à savourer tout au long de la journée. Mais ce qui fait vraiment l’identité du lieu, c’est son esprit coworking. Avec un espace pensé pour travailler dans une atmosphère détendue, Joy Coffee Club invite à poser son ordinateur, répondre à quelques mails et savourer un matcha vanille entre deux rendez-vous. Et côté douceurs, difficile de résister aux glaces aux saveurs gourmandes et originales comme Cookie Dough Beauty, Bananaland ou encore Chocolate Devotion. Une escale idéale pour allier travail, gourmandise et fraîcheur.

VINTAGE, UPCYCLING, CRÉATION LOCALE

CONSOMMER AVEC STYLE, CONSCIENCE ET SINGULARITÉ

EVA

DE LA FAST FASHION AU SLOW MARKET

Eva, vous l’avez forcément croisée. C’est elle qui est à l’origine des Slow Market, qui mêlent fripe et créateurs locaux.

– Mais dis, Eva, comment cette idée t’est-elle venue ?

Eva : « J’ai toujours travaillé dans la mode, d’abord dans la fast fashion puis pour une marque de luxe accessible. Ce que j’y ai observé ne correspondait ni à mes valeurs ni à ma façon de consommer, moi qui suis férue de seconde main. J’ai alors eu l’idée de créer des pop-up stores mêlant vintage, fripe et petits créateurs locaux. Au moment du Covid, il y a eu un véritable engouement autour de la brocante, de l’upcycling… Les Slow Market ont eu un franc succès et c’est là que nous avons créé Solstice avec Amélie et Mathias, afin d’avoir un lieu permanent où se mêlent tous ces univers. Même si, pour des raisons économiques, l’aventure Solstice en lieu fixe s’arrête, je vais continuer à proposer des événements pour faire vivre le concept, parce que j’y crois ! » À suivre sur le compte Instagram du Slow Market. Retrouvez le Slow Market les 5 juillet et 6 septembre à l’étage des Halles du Boulingrin, 50 rue de Mars, à Reims.

À Reims, d’abord discrète, la seconde main s’est imposée dans le paysage local au moment du Covid. Amélie, Eva et Mathias, figures locales de ce nouveau mode de consommation, racontent un même virage : consommer moins, mais mieux.

AMÉLIE FRIPERIE DE LA MODE INDUSTRIELLE À LA PIÈCE UNIQUE

Impossible de manquer cette passionnée, qui travaillait à Paris comme graphiste dans le textile avant de basculer vers la fripe. Amélie mène une double activité : la vente de vêtements vintage et leur personnalisation grâce à la broderie. – Amélie, comment en es-tu arrivée là ?

Amélie : « Je travaillais pour l’industrie textile classique et, lors de mes déplacements en Chine et en Inde, j’ai vraiment pris conscience de la surproduction, des conditions de travail et des négociations féroces avec les petits artisans. Ça a été un choc. Passionnée de vintage à titre personnel, j’ai commencé à participer à des événements et c’est là qu’est née Amélie Friperie. J’adore dénicher des pépites chez les particuliers, en brocante ou en ressourcerie… Il y a eu un gros pic au moment du Covid. Aujourd’hui, en tant que professionnelle, ce n’est pas toujours facile de justifier le prix d’un vêtement de seconde main. Il y a tout un travail d’information à faire. » L’aventure Solstice s’achève, mais en attendant de trouver un lieu fixe (avis aux bailleurs !), on pourra retrouver Amélie Friperie en juin à Reims Commerce et en juillet à l’Occasion Café. Aventures à suivre sur Amélie Friperie.

Claire Gorisse Frédéric Leroux

MATHIAS BON STUDIO

« DONNER UNE SECONDE VIE PLUTÔT QUE

RACHETER DU NEUF »

Il est facile de filer chez Ikea quand on veut racheter un lot d’assiettes ou de nouvelles chaises. Pourtant, il existe une alternative : la seconde main. Mathias chine pour nous des pièces vintage qu’il sélectionne avec soin, espérant qu’elles nous séduiront autant que lui. Des objets singuliers, de qualité, au charme fou et à l’histoire unique.

Mathias : « Je ne sélectionne qu’au coup de cœur ! Après des études de cinéma, passionné de déco et de brocante, j’ai décidé d’en faire mon métier. J’ai commencé par faire des marchés et participer à des boutiques éphémères. C’est là que j’ai rencontré Amélie et Eva, et qu’est née la boutique Solstice. Mon activité évolue : je vais poursuivre les événements et la vente en ligne, mais avec une sélection plus pointue des pièces chinées. Je vais aussi développer la partie upcycling en proposant des luminaires que j’aurai moi-même retravaillés. Affaire à suivre. »

Où shopper de la seconde main à Reims ?

• La Friperie Rémoise - 121 rue de Vesle

• Fripe et Chic - 17 avenue Nationale

• Accessible Dépôt-Vente - 37 rue de Thillois

• Le Beau Coin - 19 rue des Poissonniers

• Et bien évidemment, sur toutes les brocantes de la région.

Quand shopper de la seconde main à Reims ?

Le Slow Market, c’est : le 7 juin 2026, le 5 juillet 2026, le 6 septembre 2026.

Rendez-vous à l’étage des Halles du Boulingrin, 50 rue de Mars, à Reims.

Le Sourire de Reims

Dragées, Cafés, Thés, Chocolats et produits locaux à Reims

DÉCOUVREZ NOS fabriquées en Champagne-Ardenne

COSA, LE GOÛT DES BELLES MATIÈRES

Une nouvelle adresse mode lancée par les bien connus Corinne et Eric Toussaint vient d'ouvrir à Reims. Chez Cosa, les collections italiennes sont sélectionnées pour leurs coupes, leur confort et cette capacité à accompagner les silhouettes au fil des saisons.

La matière comme point de départ

Sur les portants, les pièces sélectionnées partagent un même point commun : une attention particulière portée aux tissus. La boutique fait la part belle à des marques italiennes dont les collections privilégient les matières naturelles et les coupes faciles à vivre. Des vêtements pensés pour accompagner le quotidien plutôt que suivre les tendances à toute vitesse.

Chaque pièce semble avoir été choisie avec la même intention : accompagner des silhouettes et des envies différentes.

Des silhouettes pour toutes les envies

Chaque pièce semble avoir été choisie avec la même intention : accompagner des silhouettes et des envies différentes. Une blouse pour le quotidien, un jean que l’on porte souvent, une veste plus habillée pour une occasion particulière ou une veste en sequins qui assume davantage sa singularité.

Les styles se croisent sans se ressembler. Certaines tenues jouent la carte de la simplicité, d’autres osent les volumes, les détails, la dentelle ou quelques touches plus affirmées. Une manière de composer un vestiaire où chacune peut piocher selon son âge, sa morphologie ou simplement son humeur du moment.

Prendre

le temps de regarder

L’espace lui-même invite à ralentir. Les portants ne débordent pas, les collections se découvrent sans précipitation et les nouveautés arrivent au fil des semaines. Certaines séries sont proposées en quantités limitées, laissant parfois apparaître des pièces plus confidentielles.

Du vêtement du quotidien à la tenue pensée pour une occasion particulière, Cosa revendique avant tout une approche simple : celle d’une boutique où l’on prend le temps de regarder, d’essayer et de trouver ce qui nous ressemble.

Clin d’œil Opticiens place l’expertise et l’accompagnement personnalisé au cœur de son engagement. Spécialiste de l’enfant et de toute la famille, nos opticiens associent savoir-faire, écoute et précision pour répondre à chaque besoin visuel. Une vision exigeante et attentive, à chaque étape de la vie.

Parce que votre vue mérite le meilleur, nous avons choisi la qualité des verres Essilor®.

Dispositif médicaux. Consultez votre ophtalmologiste ou votre opticien pour plus d’informations. Essilor®, est une marque déposée d’Essilor International.

D’ŒIL BEZANNES

47 cours Christian Lange 51430 Bezannes

D’ŒIL CHAMPIGNY

13 rue de la Garenne 51370 Champigny

D’ŒIL REIMS

14 rue Condorcet 51100 Reims

CLIN
CLIN
CLIN

10 ANS DE MODE, 10 ANS D’ENVIES

Anne Van-Den-Bon, fondatrice de la boutique Marguerite Les Parisiennes, cours Langlet, décrypte pour Instant Rémois une décennie d’évolution des tendances et des envies. Restons fashion, mais restons nous-mêmes avant tout.

« Les femmes veulent pouvoir allier style, confort et élégance. »

Quel est le concept de la boutique ?

Anne Van-Den-Bon : « Il s’agit d’une boutique multimarque. Je sélectionne des pièces qui m’inspirent, au sein de marques que j’apprécie particulièrement et qu’on ne retrouve pas ailleurs à Reims. L’idée, c’est que les clientes puissent repartir avec une silhouette complète, sans forcément porter un total look d’une seule marque. Je les aide à mixer les styles et à trouver ce qui leur correspond vraiment. »

Justement, quel style recherchent les clientes aujourd’hui ?

Anne : « La plupart fonctionnent au coup de cœur. Que ce soit pour le quotidien ou pour un événement, elles cherchent avant tout des vêtements dans lesquels elles se sentent belles, bien et à l’aise. Elles accordent beaucoup d’importance aux matières, aux coupes et à la possibilité d’associer facilement les pièces entre elles. Je dirais qu’elles recherchent aujourd’hui une mode casual chic : de belles pièces, élégantes, mais jamais trop sophistiquées ou bling-bling. »

Quels changements avez-vous observés en dix ans ?

Anne : « On est clairement passé de silhouettes très près du corps à des formes plus amples et plus fluides. Le côté loose s’est imposé : des manches raglan, des coupes qui tombent naturellement, des vêtements en mouvement. Cela va aussi avec une vraie recherche de confort. Aujourd’hui, il n’est plus question d’être engoncée dans une tenue pour être élégante. Les femmes privilégient des matières douces, fluides et agréables à porter. On mélange facilement une jupe en maille Molli avec un pull simple et une paire de baskets. C’est sans doute le grand tournant de ces dix dernières années : les talons de 10 centimètres ne sont plus une priorité. Les femmes veulent pouvoir allier style, confort et élégance. L’essentiel, finalement, c’est de se sentir bien dans ses vêtements… pour soi avant tout. »

Claire Gorisse DR

L’ÉLÉGANCE EN HÉRITAGE

À Gueux, entre campagne et cœur de bourg, la résidence Empreinte révèle un art de vivre unique. Appartements modernes et lumineux avec des attiques d’exception, élégantes maisons avec jardin... Ici, chaque espace raconte une histoire où confort, élégance et sérénité se conjuguent.

DANS NOTRE VALISE POUR

UN WEEK-END À LA MER

Blouse vichy, panier en osier, sandales qui tiennent la route, le week-end à la mer se prépare avec des pièces simples et versatiles. Celles qu’on porte pour flâner, pour le marché, pour se perdre dans la ville.

1. SANDALES FISHERMAN, Sabrina. 2. BANANE RAYÉE, Sacrée Panthère. 3. PINCES COQUILLAGE, Sacrée Panthère. 4. PANIER, Cosa. 5. JEAN BALLON, Basām. 6. BLOUSE VICHY, Basām. 7. FOULARD LÉOPARD, Basām.

COMMENT SOMMES-NOUS PASSÉS

D’INTÉRIEURS

DÉCORÉS

À DES INTÉRIEURS HABITÉS ?

En dix ans, nos envies ont changé. Fini les décors figés et les copier-coller sans âme. Place à des intérieurs vivants, chaleureux et profondément personnels.

Dix ans, finalement, ce n’est pas si long… et pourtant tout évolue. Les adresses changent, les habitudes aussi, une ville se transforme, un magazine grandit et nos intérieurs ont suivi le mouvement.

Nous avons longtemps rêvé de maisons « parfaites » : joliment composées, impeccablement rangées, très inspirées des magazines. Tout était à sa place, parfois même un peu trop. C’était beau, oui… mais très sage, très lisse, voire silencieux. Aujourd’hui, nos envies ont changé.

Nous voulons des lieux qui vivent, qui respirent, qui racontent une histoire. Des maisons dans lesquelles on reçoit, on travaille, on rit, on grandit, on recommence. Des espaces qui suivent nos rythmes et notre vraie vie loin d’une image sur papier glacé !

La vraie bascule est là : on ne cherche plus à reproduire un décor, on cherche à créer une émotion. Un intérieur ne doit plus seulement impressionner, il doit faire du bien. Et cela se ressent dans chaque détail.

D’abord dans les matières. Le bois brut, la pierre naturelle, le lin lavé, les tissus moelleux, les enduits texturés ont peu à peu remplacé les surfaces trop lisses et impersonnelles. On aime ce qui a du relief, ce qui se touche, ce qui se patine joliment avec le temps.

©Studio Blanche Marie
« on ne cherche plus à reproduire un décor, on cherche à créer une émotion. Un intérieur ne doit plus seulement impressionner, il doit faire du bien. »

Les couleurs aussi ont changé d’énergie. Les gris froids et les blancs standardisés ont laissé place à des tons plus enveloppants : beige sable, terracotta, vert sauge, brun profond, argile ou ocre doux. Des palettes plus chaleureuses, plus apaisantes, plus vivantes.

Les formes, elles aussi, se sont adoucies. Moins d’angles rigides, plus de courbes, de volumes généreux, de silhouettes accueillantes. Comme une envie générale de douceur, nous avons remis de la personnalité dans nos maisons !

On mélange une pièce contemporaine avec un meuble de famille. Un canapé design avec des souvenirs de voyage. Une jolie lampe, des livres, quelques objets choisis, des traces de vie. Rien n’est figé, tout est plus libre.

En tant que décoratrice, je le vois dans chaque projet : on ne me demande plus un style précis, mais un ressenti : plus de chaleur, plus d’authenticité, plus d’âme.

Les projets ne se construisent plus autour d’un effet « waouh », mais autour de ceux qui vont y vivre et franchement : tant mieux ! Nos intérieurs ne cherchent plus à plaire à tout le monde : ils nous ressemblent, nous rassemblent… et on les aime enfin pour de vrai.

©Zoé
©Zoé

BASĀM

UN CONCEPT-STORE

ENTRE MODE ET DÉCORATION

Né d’une envie de simplicité et de lignes épurées, Basām rassemble dans un même lieu prêt-à-porter, décoration, art de la table et objets du quotidien. Une adresse qui cultive un goût affirmé pour les univers minimalistes.

Une boutique née d’une envie personnelle

Tout commence avec Anaïs et une recherche devenue récurrente : trouver à Reims des vêtements aux coupes sobres et contemporaines. Au fil de ses voyages et de ses découvertes, notamment à Paris et en Corée du Sud, elle se familiarise avec des marques et des univers esthétiques qu’elle peine alors à retrouver localement. Le projet prend forme autour de cette envie. Rejointe par Apolline, d’abord chargée de la communication puis associée, elle imagine un lieu mêlant mode, décoration et objets choisis pour leur cohérence esthétique.

Joy Donin

Des univers qui dialoguent

Dès l’entrée, l’espace se distingue par sa clarté. Les différents univers cohabitent sans se superposer : prêt-à-porter, art de la table, senteurs, accessoires textiles ou objets de décoration trouvent chacun leur place. On passe facilement d’un portant à une étagère, d’une tasse à une lampe ou d’un vêtement à un accessoire. Un fil conducteur relie l’ensemble : des lignes épurées, des matières naturelles et une esthétique discrète qui traverse toute la sélection.

Un lieu en mouvement

Au fil des semaines, les collections évoluent aussi bien côté mode que décoration. On y trouve également des objets destinés aux enfants, des activités créatives ou des idées cadeaux pour différentes occasions. Particularité du lieu : certains éléments qui composent l’aménagement de la boutique sont eux aussi proposés à la vente. Une manière de prolonger l’expérience et de faire entrer chez soi un peu de l’univers imaginé par les fondatrices.

V É RAN D A ET P ER G OL A D ANS LA M ARN E

NOS A G E NC E S

15 rue des Rémouleurs CORMONTREUIL

8 allée de Maxenu, Zone commerciale Leclerc Pierry PIERRY

03 26 49 04 21 - w w w.joberty.fr

ART DE LA TABLE ET ZESTES D’ÉTÉ

Cet été, on ose la couleur. Assiettes graphiques, couverts orangés, soliflore fleuri, dresser une belle table devient le plus simple des plaisirs, surtout quand le soleil est de la partie.

1. TASSE, Basām. 2. BOUGIES, Basām. 3. SOLIFLORE ET FLEURS FRAÎCHES, Opuscule Floral. 4. MOULIN À SEL OU POIVRE, Sacrée Panthère. 5. CARAFE À EAU, Basām. 6. ASSIETTE ENFANT HOMARD, Sacrée Panthère. 7. ASSIETTE RAYÉE, Maison Suzette. 8. COUVERTS, Maison Suzette.

La sportive élégante

POMPE À CHALEUR

JUSQU’À 50 % D’ÉCONOMIES

SUR LA FACTURE ÉNERGÉTIQUE

Économique, écologique et durable, la pompe à chaleur séduit de plus en plus de foyers confrontés à la hausse du coût des énergies. Dans la Marne, l’entreprise Cossenet accompagne cette transition avec des solutions adaptées et un véritable suivi de proximité.

Face à l’envolée des prix et des énergies fossiles, de nombreux particuliers remplacent aujourd’hui leur ancien chauffage par une pompe à chaleur. Un système qui réduit fortement la consommation énergétique tout en améliorant le confort de l’habitat.

« Les clients cherchent avant tout à faire des économies durables avec un équipement fiable », explique Eddy Cossenet, dirigeant de l’entreprise familiale implantée dans la Marne depuis près de 60 ans.

SOCIÉTÉ COSSENET

13 avenue du Maquis des Glières

51 470 Saint-Memmie - 03 26 70 69 28

secretariat@e-cossenet.fr

LE PRINCIPE EST SIMPLE

La pompe à chaleur récupère les calories naturellement présentes dans l’air pour chauffer le logement. Résultat : jusqu’à 3 à 5 kWh de chaleur produits pour seulement 1 kWh d’électricité consommé, soit plus de 50 % d’économies par rapport à un chauffage aux énergies fossiles.

PERFORMANTES MÊME EN PÉRIODE

DE GRAND FROID

Les pompes à chaleur s’adaptent aujourd’hui à quasiment tous les logements, anciens comme récents, avec des performances optimales lorsqu'ils sont bien isolés. « Nous ne faisons pas simplement une installation. Nous assurons aussi le suivi, l’entretien et le dépannage. Les clients savent qu’il y aura toujours un professionnel à leur écoute », souligne Eddy Cossenet. Dans un marché en plein essor, cette proximité rassure les particuliers et confirme l’importance de choisir un partenaire local, expérimenté et durable.

Cossenet, également expert des solutions sanitaires.

Chauffage

L’INSPIRATION…

UN NOUVEAU SOUFFLE DÉDIÉ AU SPORT ET À

LA SANTÉ

Perrine, Marion, Léa et Marina ont ouvert l’Inspiration. Un cabinet de kinésithérapie et studio de yoga-Pilates réunis en un seul lieu à Reims.

« Nous prônons un yoga décomplexé, sans pression. L’idée est de transmettre et de partager dans une ambiance cosy. »

Vous êtes-vous déjà demandé ce qu’était réellement l’inspiration ? Elle est cette force invisible qui précède chaque mot, chaque élan, chaque création.

L’Inspiration, c’est également un nouveau lieu dédié au sport et au bien-être, qui a ouvert ses portes rue du Colonel-Fabien à Reims. Imaginé par quatre femmes, Perrine, Marion, Léa et Marina, il se compose d’un cabinet de kinésithérapie et d’un studio de yoga-Pilates. Alors que le yoga connaît un réel engouement ces dernières années, le studio cultive sa singularité à travers un accompagnement dédié au pré et postnatal. Entre yoga vinyasa, yoga doux, enfant ou Pilates, le studio propose un large panel de cours du lundi au samedi. « Nous prônons un yoga décomplexé, sans pression. L’idée est de transmettre et de partager dans

Mélissa Krantz Yan Salingue

une ambiance cosy, loin de la hiérarchie classique professeur-élève », précise Perrine, professeur de yoga. Que ce soit pour une pathologie spécifique ou une simple quête de bien-être, l’Inspiration s’adresse à tous les profils, hommes, femmes et enfants. « Les hommes sont plus que bienvenus, notamment pour le yoga vinyasa. C’est une pratique dynamique et sportive qui répond parfaitement à leurs attentes », rajoute Perrine. L’aventure ne fait que commencer. Dès septembre, l’offre s’étoffera avec des cours de respiration, de danse-portage avec bébé ainsi que des ateliers thématiques organisés le dimanche.

Des cours en soirée et sur la pause déjeuner sont également dispensés, pour que chacun et chacune trouvent un moment pour se retrouver.

Votre partenaire voyage Séjours & circuits clef en main ou sur-mesure REIMS 6 rue des Elus 03 26 47 62 67

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE

5 rue Croix des Teinturiers 03 26 26 99 99

EPERNAY

8-10 rue Porte Lucas 03 26 51 75 15 03 24 38 12 34

QUAND LE CORPS CHERCHE L’ÉQUILIBRE…

Longtemps associé à la performance chronométrée ou au culte de l’esthétique, le sport s’impose aujourd’hui comme un pilier fondamental dans une quête de bien-être et de santé globale.

Si les injonctions officielles nous rappellent quotidiennement l’importance d’une activité physique régulière, la motivation des pratiquants a profondément changé ces dernières années. Au-delà de la quête de performance ou de la transformation physique, c’est désormais une recherche d’équilibre de vie qui guide bon nombre d’entre eux. Pour décrypter ce phénomène, nous avons rencontré Fabrice Marlet, coach sportif rémois spécialisé dans le bien-être, la mobilité et la maternité. « Avec l’avènement du télétravail qui a pris une place prépondérante ces dernières années, les modes de vie sont devenus très sédentaires. Beaucoup de gens se plaignent de tensions, de manque de mobilité ou de douleurs liées au manque de mouvement », explique Fabrice Marlé. Le corps et l’esprit sont profondément liés. Chacun a déjà pu l’expérimenter : en période de stress par exemple, de nombreux phénomènes physiques se manifestent, qu’il s’agisse de poussées d’urticaire ou d’une respiration saccadée. Lorsque le corps se porte bien, l’esprit suit généralement, et inversement. « Bouger régulièrement aide à réduire l’anxiété, améliore l’humeur, le sommeil et la perception de la douleur grâce à la sécrétion d’endorphines et de sérotonine, de véritables "médicaments naturels" », explique le coach sportif. À l’inverse, une blessure, des douleurs récurrentes ou des limitations physiques peuvent avoir un impact délétère sur le moral et la qualité de vie. Finalement, prendre soin de son corps, ne serait-ce pas le premier pas pour préserver sa santé mentale ?

Pourtant, cette recherche « d’équilibre global » est parfois brouillée par les réseaux sociaux. « Les réseaux montrent surtout la réussite, rarement les échecs ou les blessures, insiste le professionnel. Beaucoup vont se blesser en pensant qu’ils peuvent faire la même chose sans accompagnement. Chaque personne a des contraintes différentes, la comparaison n’a pas de sens. »

« Bouger régulièrement aide à réduire l’anxiété, améliore l’humeur, le sommeil et la perception de la douleur [...] ».

Loin de ces stéréotypes, la réalité du terrain montre un changement de public. La majorité des clients du coach rémois ont entre 35 et 55 ans. Qu’il s’agisse d’hommes mûrissant vers la durabilité ou de femmes s’appropriant leur performance personnelle, l’objectif principal n’est plus seulement de perdre du poids, mais de « mieux vieillir ».

Face aux dérives de l’entraînement excessif ou des promesses marketing des programmes miracles, Fabrice Marlet rappelle qu’il n’existe pas de solution universelle. Être en forme se résume à une définition très humaine : « C’est un corps capable de bien bouger au quotidien pour profiter des moments simples, comme jouer avec ses enfants. » Son conseil pour reprendre ? Choisir le plaisir avant tout, car « l’équilibre passe par le mouvement ».

« J’avais besoin d’un nouveau projet tout en restant alignée avec ce qui me ressemble profondément . »

UNE NOUVELLE RESPIRATION

Derrière les verrières de The New Me, à Reims, Caroline Delcourt a imaginé bien plus qu’un studio de Pilates Reformer. Une parenthèse où l’on vient autant prendre soin de son corps que ralentir un peu le rythme.

Au 20, rue du Clou-dans-le-Fer, derrière une façade élégante vert bouteille, une ancienne imprimerie laissée à l’abandon pendant plusieurs décennies accueille désormais le ballet silencieux des chariots coulissants, des respirations profondes et des muscles qui se réveillent en douceur. Ici, le Pilates Reformer est au cœur de l’expérience. Cette discipline, pratiquée sur un appareil équipé de ressorts et de rails, permet de travailler en profondeur sans brutaliser le corps. Débutants, sportifs confirmés, femmes enceintes, jeunes mamans ou seniors peuvent y trouver leur place.

Quand le soin change de forme

À l’origine de cette initiative, Caroline Delcourt. Sagefemme de profession, cette mère de trois enfants met justement son activité entre parenthèses pour pouvoir s’occuper de sa petite dernière. Lorsqu’elle réfléchit à la suite, elle aspire à une aventure entrepreneuriale. Le Pilates fait déjà partie de son quotidien lorsqu’elle découvre le parcours de Constance de Schompré, fondatrice du concept The New Me. Une immersion à Paris, un premier cours de Reformer et l’évidence s’impose. Et pour Caroline, la possibilité de retrouver ce qui l’anime depuis toujours : l’accompagnement, la santé et le bien-être.

Une parenthèse dans le rythme de la ville

Caroline voulait créer un lieu à son image. Un endroit où l’on vient pour bouger, mais où l’on reste parfois pour tout le reste. Un café partagé, une conversation qui s’étire, quelques minutes volées au rythme de la journée. Impossible d’ailleurs de passer à côté de la carte des lattés, le latté étant devenu l’un des petits plaisirs de la maison. Matcha, sésame noir, chai ou créations de saison : les boissons se dégustent presque comme un rituel. Comme si, au fond, ce lieu n’avait jamais eu pour seule vocation de renforcer les corps, mais aussi d’offrir à chacun une respiration.

Alizée Szwarc Meireles

À BORD DE LA BMW IX3 50 XDRIVE AVEC SÉBASTIEN BOCAHU

LA ROUTE DES VACANCES RÉINVENTÉE

Cinq places, 805 kilomètres d’autonomie, un tableau de bord digne d’un cockpit. La nouvelle BMW iX3 s’invite sur les routes de Champagne avec, derrière le volant, un habitué des grandes scènes rémoises.

Premier rendez-vous : Le K

Tout commence rue du Val-Clair, devant Le K, le cabaret de Reims. C’est là que Sébastien Bocahu rencontre son bolide pour la journée : la nouvelle BMW iX3. L’homme est habitué aux grandes émotions des spectacles, mais la berline électrique allemande va tout de même réussir à le surprendre. À peine installé, le regard balaie un intérieur conçu pour en mettre plein les yeux. Un tableau de bord épuré s’étend en une longue ligne, flanqué d’un écran central qui concentre toutes les commandes. Finition M Sport, matériaux soigneusement choisis : du cuir végétal à base de cactus, des éléments issus de filets de pêche recyclés. L’habitacle nous présente un luxe sobre, engagé, qui n’a rien à envier aux intérieurs les plus raffinés du segment. À l’arrière, chaque passager peut gérer sa propre vitesse de climatisation en commande vocale. Un détail qui, dans la vie réelle avec des enfants et trois bagages, change absolument tout.

Le coffre avant range discrètement le câble de recharge. Plus de tentacules dans le coffre arrière, plus de valise sacrifiée sur l’autel du chargeur. Et ce coffre arrière affiche jusqu’à 1 750 litres utiles. En bref, la route des vacances se prépare sereinement.

BMW iX3 50 XDRIVE

Autonomie WLTP jusqu’à 805 km.

Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo. Pensez à covoiturer. Au quotidien, prenez les transports en commun. #SeDéplacerMoinsPolluer.

Syphaïwong Bay Deneuville Frédéric Leroux

Sur l’autoroute : quand la voiture prend soin de vous

Direction l’autoroute, pour le test grandeur nature. L’iX3 embarque un régulateur adaptatif qui maintient la voie, surveille le trafic et adapte la vitesse. Le conducteur reste pleinement maître du véhicule, mais son attention est secondée à chaque instant. Pour changer de file, il suffit de jeter un œil dans le rétroviseur gauche ou droit : la voiture détecte le regard et suggère le dépassement. Sébastien Bocahu n’a eu qu’un mot : hallucinant.

C’est précisément cette promesse qui intéressera les familles. Sur les portions d’autoroute autorisées, l’iX3 accompagne chaque kilomètre avec une sécurité rassurante. On reste présent, vigilant, mais la fatigue des longs trajets s’allège nettement. Partir de Reims pour rejoindre la Méditerranée sans escale de recharge, ou presque : avec 805 km d’autonomie WLTP, la perspective n’est plus utopique. Et si l’aiguille descend en chemin, 10 minutes sur une borne compatible suffisent à récupérer 372 km. Le GPS signale les bornes de recharge sur l’écran central. On planifie, on anticipe, on arrive détendu !

Arrêt au Moulin de Verzenay : l’iX3 dans son paysage

Il fallait bien un décor à la hauteur pour conclure. Le moulin de Verzenay, perché au-dessus des vignes de la Montagne de Reims, est de ceux qui figent le temps. Les rangées de vignes courent jusqu’à l’horizon, le ciel de mai est d’un bleu sans nuages. La BMW iX3 en bleu « Ocean Wave Blue métallisé » s’y pose comme une évidence.

Cette nouvelle génération incarne la Neue Klasse de BMW, la nouvelle ère de la marque. Une silhouette de SUV familial qui assume son rang premium sans ostentation.

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Bertacchi célèbre 40 ans de savoir-faire au service de vos plus belles réceptions 40 ans de saveurs et de passion

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©clairelucetphotographie

L’HOSPITALITÉ AUJOURD’HUI

L’ART DE CRÉER DES SOUVENIRS

Dans l’hôtellerie de luxe, accueillir ne se résume plus à offrir une chambre ou un service irréprochable. L’hospitalité repose désormais sur une attention sincère, une personnalisation subtile et la capacité à faire vivre une expérience globale, émotionnelle et mémorable, dès les premiers échanges et bien au-delà du séjour.

Aujourd’hui, l’expérience client commence bien avant l’arrivée à l’hôtel. Dès la réservation, le service conciergerie et guest relation joue un rôle essentiel dans la création d’un séjour sur mesure. Véritable signature des établissements cinq étoiles, ce métier consiste à anticiper les attentes, organiser chaque détail et imaginer des attentions personnalisées capables de transformer un simple séjour en souvenir marquant.

LA CASERNE CHANZY

HÔTEL & SPA

18 rue Tronson-Ducoudray - Reims 03 26 83 18 18 reservation@lacasernechanzy.com

À La Caserne Chanzy, cette approche se traduit par une relation privilégiée avec chaque hôte : recommandations personnalisées, organisation d’expériences à Reims et en Champagne, surprises délicates en chambre ou encore accompagnement tout au long du séjour. Chaque interaction participe à créer une atmosphère chaleureuse et authentique.

L’expérience se prolonge également à travers l’histoire singulière du lieu, ancien bâtiment chargé de patrimoine face à la cathédrale de Reims, mais aussi grâce à ses espaces de vie pensés comme de véritables destinations. Les deux restaurants invitent à découvrir une cuisine raffinée et conviviale, tandis que le spa offre une parenthèse de sérénité au cœur de la ville.

L’art de recevoir réside aujourd’hui dans cette capacité à créer une émotion durable, où chaque détail compte et où chaque client repart avec le sentiment d’avoir vécu bien plus qu’un séjour : une expérience.

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