Spécial Mer

Rencontre
Constance Gronnier, souffle marin sur la littérature jeunesse
Gastronomie
À table face à la mer : chefs, bonnes adresses et plaisirs iodés
Escapades
Entre dunes et marées, nos plus beaux spots du littoral
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Constance Gronnier, souffle marin sur la littérature jeunesse
À table face à la mer : chefs, bonnes adresses et plaisirs iodés
Entre dunes et marées, nos plus beaux spots du littoral





Aujourd'hui, nous entretenons la même passion pour la chocolaterie et la confiserie partout où nous opérons, notamment depuis plus de 60 ans en Normandie, où nous comptons près de 1500 collaborateurs et fabriquons avec soin Nutella et Kinder Bueno .










































































































































































































































































































































































































































La mer fait partie de ces endroits qui se vivent, se ressentent et s’impriment quelque part entre le regard et la mémoire. À la fois ligne d’horizon et point de départ, elle attire, retient et apaise autant qu’elle bouscule, avec cette capacité singulière de nous rappeler aussi bien à l’essentiel qu’à l’in ni. Celles et ceux qui vivent avec elle ne s’en lassent pas. Les autres y reviennent, comme on revient à une évidence. Elle inspire de mille manières : par sa lumière, son atmosphère et ce qu’elle ouvre comme horizons.
C’est là que commence Instant spécial mer. Une édition consacrée à l’art de vivre du littoral, pensée comme une traversée, au l de thématiques et de territoires en mouvement, de la côte belge aux plages normandes en passant par la Côte d’Opale et la baie de Somme. Pour ce magazine lifestyle qui fête ses 10 ans cette année, la recette reste inchangée : proposer des regards singuliers, sou er des

PORTFOLIO
Les lieux secrets et intimes de la mer racontés par des artistes.

expériences d’initiés. Ici, pas de catalogue ni de mode d’emploi. Plutôt des invitations, celles de regards qui vivent ces littoraux au quotidien, qui les façonnent, les racontent et les réinventent. Invitations à regarder di éremment ce que l’on croyait connaître.
Au l des pages, vous croiserez des personnalités qui nous disent ce que la mer leur évoque, des lieux que l’on se transmet presque à voix basse, des adresses qui ont le goût du vrai, des paysages qui donnent envie de ralentir, des gures qui font bouger les lignes et qui inspirent. Si ce magazine est entre vos mains, c’est peut-être que vous connaissez déjà Instant
Ou bien que vous le rencontrez seulement maintenant. Au fond, cela ne change rien. L’intention reste la même : se glisser dans ces moments qui comptent, éveiller l’envie, partager des pistes sans jamais dicter le chemin. Alors, prenez le temps. Laissez les pages dé ler et attardez-vous là où quelque chose vous accroche. La mer, elle, n’est jamais bien loin.
Alizée Szwarc Meireles

GASTRONOMIE
Alexandre Gauthier, l'alchimiste de la mer : « Ici, c'est le paysage qu'on mange en premier. »
1854

DESIGN
Des peluches cousues main aux fauteuils cultes : l'audace tendre du luxe belge.
74
HORS-SÉRIE DES TITRES LA VOIX DU NORD, L’UNION, PARIS NORMANDIE, COURRIER PICARD ET NORD LITTORAL. DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : DANIEL PICAULT. ÉDITÉ PAR : LA VOIX DU NORD SA, SIÈGE SOCIAL : 8 PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE, 59000 LILLE. POUR LES TITRES PARTENAIRES : LA VOIX DU NORD : DANIEL PICAULT L’UNION : GÉRALDINE BAEHR-PASTOR - PARIS NORMANDIE/COURRIER PICARD : DAVID GUÉVART - NORD LITTORAL : ERIC LEPERS. RESPONSABLE ÉDITORIALE : ALIZÉE SZWARC MEIRELES. COORDINATION : AMÉLIE ANSOTTE, MAUREEN DAUBRESSE GRANDSART, AMANDINE DECOURCELLES, CLAIRE LEFEBVRE, MAËLYS PLANCHOT-MERLIÈRE, ALIZÉE SZWARC MEIRELES. RELECTURE : CATHERINE ANNA GUBLIN. DIRECTION ARTISTIQUE ET CONCEPTION : PRÉMÉDIAS DU JOURNAL L’UNION. PHOTO DE UNE : © PASCAL BONNIÈRE. RÉGIE PUBLICITAIRE : ROSSEL CONSEIL MÉDIAS. IMPRIMÉ PAR : DELABIE, BD DE L'EUROZONE 9, 7700 MOUSCRON, BELGIQUE. DÉPÔT LÉGAL : MAI 2026. ISSN : 0999-2189. PROVENANCE DU PAPIER : GRATKORN (AUTRICHE). TAUX DE FIBRES RECYCLÉES : 0 %. PAPIER CERTIFIÉ PEFC 70 % (FIBRES ISSUES DE FORÊTS GÉRÉES DURABLEMENT). L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ, À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.



Alizée SZWARC MEIRELES
Coordinatrice France des contenus Instant
Rédactrice passionnée, Alizée anime la marque
Instant avec un regard a ûté sur l'air du temps et l’art de vivre. Après plus de 15 ans dans la presse magazine, elle aime toujours autant raconter des histoires, partager ses rencontres et dénicher des nouveautés.




Et aussi :
Johan BEN AZZOUZ
Photojournaliste
La table des marées en poche, Johan Ben Azzouz arpente le littoral depuis 2018 sans jamais se lasser de le photographier. Il ne choisira jamais entre la mer déchaînée et les couchers de soleil somptueux car pour lui, sur la Côte d’Opale, aucune lumière ne ressemble à une autre et toutes valent la peine d'être immortalisées.
Florent CAFFERY
Journaliste
Journaliste depuis une dizaine d’années, j’ai navigué entre Nord Littoral, BFM Lille, le quotidien de Nouvelle-Calédonie mais aussi divers médias sportifs. Aujourd’hui chef d’édition adjoint à La Voix du Nord Boulogne, je suis un véritable amoureux de la Côte d’Opale et de ma région, entre carnaval de Dunkerque et terrils du bassin minier.
Claire LEFEBVRE
Journaliste et coordinatrice éditoriale
Journaliste touche-à-tout, elle a la mer du Nord pour boussole et échappatoire. De la Côte d’Opale à la côte belge, elle aime l’exotisme discret et la poésie du littoral. Entre lumières imprévisibles, coups de vent et parfum des gaufres, elle aime franchir la frontière pour voir l’horizon autrement et raconter cet art de vivre iodé qui relie, inspire et enchante. Le goût du large en version locale !
Catherine PAINSET
Journaliste
Née à Boulogne, lle du bord de mer, vous m’y trouverez souvent. Pas sur la plage à bronzer ou dans la mer à nager, mais occupée à arpenter l'estran, les dunes et les digues, à la recherche de points de vue, de plantes endémiques, de faune sauvage ou d’œuvres d'art. Dans ce numéro, je vous emmène de La Panne à Knokke en tram, et c'est chouette, chouette...
Rédaction : Virginie Carton (journaliste à Montreuil-sur-Mer)
Mathilde Tonnerre (journaliste à Boulogne-sur-Mer)
Photographie et illustration : Sébastien Jarry, Marc Demeure, PIB, Pascal Bonnière et Sarah Binet (journaliste graphique VDN).



Christine DELPIERRE
Journaliste et coordinatrice éditoriale
Journaliste de terrain depuis une vingtaine d’années au sein du groupe Nord Littoral, j’ai toujours puisé mon inspiration dans les reportages de proximité. Au l des rencontres et des immersions dans des univers parfois inattendus, j’ai découvert mon territoire dans toute sa richesse. Raconter des histoires, et faire vivre un magazine lifestyle s’est imposé comme une évidence.
Mathilde DAMBUYANT
Journaliste
On ne connaît jamais son secteur. C'est en cela que le métier de journaliste en presse locale est aussi grisant ! L'émerveillement demeure inchangé ! Pour Version Femina Nord, entre autres, j'ai longtemps mis en lumière les richesses du Nord et du Pas-deCalais, et c’est avec ce plaisir intact que je contribue à ce joli magazine.
Karine LEROY
Journaliste et coordinatrice éditoriale
Du partage, des rencontres, des découvertes et de la passion, bien sûr… Journaliste à Paris Normandie depuis 1993, je ne cesse de parcourir la région Normandie, et bien au-delà, pour partager avec nos lecteurs, ce qui fait la diversité de nos vies, voyages, automobile, arts, décoration.
Et aussi : Boris Maslard (photographe)

Et aussi :
David VANDEVOORDE
Journaliste
En baie de Somme, aux grandes plages de sable du nord, jusqu'aux galets et falaises du sud, les enjeux climatiques, sociaux et économiques rythment ses journées comme les marées. Tempêtes, pêche en mer, à pied, éolien o shore, agriculture, vacances, plages, migrants... et gures locales. L'humain guide ses pas et habille les pages du quotidien picard.
Rédaction : Alexandra Mauviel, David Vandevoorde, Karine Néel, Daniel Muraz (coordinateur éditorial), Magali Mustioli-Hercé, Xavier Togni, Martin Levisse.
Photographie : Kévin Devigne, Fred Haslin
LANCEMENT COMMERCIAL
Toutes les nuances du bien-être, en une seule résidence.

APPARTEMENTS DU STUDIO AU 4 PIÈCES


03 67 14 28 17
RÉDACTION CLAIRE LEFEBVRE
PHOTOGRAPHIE WERNER LE DOARÉ


CI-CONTRE 2026 EST L’ANNÉE
SAUVAGE : RÉVÉLATION
MASCULINE AUX VICTOIRES DE LA MUSIQUE UN MOIS APRÈS LA SORTIE DE SON PREMIER ALBUM
MESDAMES, MESSIEURS ! ET UNE TOURNÉE QUI AFFICHE COMPLET JUSQU’À L’OLYMPIA.
Il porte le costard comme une armure, chante Boulogne-sur-Mer comme une déclaration d’amour un peu amère, et remplit l’Olympia cette saison. Sam Sauvage, révélation de l’année aux Victoires de la Musique, n’a rien oublié de la mer du Nord, du camping de ses grands-parents, ni des migrants qui tentent la traversée. Rencontre.
Tu es né à Condette, entre les plages de la Côte d’Opale et le port de Boulogne. Qu’est-ce qui te vient en premier quand tu penses à cet endroit ?
« La maison de ma mère, derrière le camping de mes grands-parents. C’est là où j’ai été hébergé dix-huit ans, mon premier vrai chez-moi. La mer est là, mais pas seulement comme un paysage. Plutôt comme une présence, quelque chose qui t’apprend tôt à regarder loin. »
Tu parles souvent d’horizon. Qu’est-ce que ça représente pour toi ?
« Un point de fuite. C’est un truc de gens du Nord, ça, avoir toujours ce sentiment d’une échappatoire à portée de main. Moi qui n’ai absolument pas le pied marin, j’ai pourtant toujours aimé avoir devant moi un endroit où le regard peut partir. Quand tu es gamin, tu peux croire que tout est fermé, qu’il faut partir loin pour trouver quelque chose. »
Qu’est-ce que tu retrouves quand tu reviens ici ?
« L’essentiel, justement. Une forme de calme, de simplicité. Et des choses très concrètes : la maison, le camping de mes grands-parents où j’ai mes souvenirs d’enfance. Il y a aussi ce rapport à la solitude. Pas l’ennui, mais cette solitude nécessaire qui m’a permis d’écrire. »
Tes premiers concerts dans les cafés de Boulogne et Lille, c’était une école du réel ?
« Carrément. C’est la meilleure école. Tu es face à l’indifférence, face à des gens qui ne t’attendent pas, qui regardent parfois le foot plus que le concert. Tu apprends à tenir, à aller jusqu’au bout, à ne pas faire semblant. Ma mère m’a aussi beaucoup appris ça. Une fois, le patron d’un bar de Lille avait annulé à la dernière minute. Elle m’a dit : "T’as pris ta guitare, tu joues dans la rue !" Et elle a trouvé une prise. Elle m’a appris à finir ce qu’on commence. »
Qu’est-ce que tu dois à ta mère, au-delà de l’évidence ?
« Tout. Vraiment tout. C’est un peu bateau de dire ça, mais c’est vrai. Elle m’a élevé seule mais je me suis rendu compte après que je n’avais manqué de rien. Elle est là au moindre truc. Elle m’a aussi
dit très tôt : "Tu es différent." C’était à la fois un cadeau, parfait pour un artiste, et une erreur parce que ça m’a isolé longtemps. »
Tu parles de toi dans tes chansons, de ton physique, du père absent, des amours ratées. Pourquoi ce besoin de te mettre à nu ?
« Parce que ce sont des choses que je n’arrive pas à dire autrement. Parler de mon père en face, c’est trop compliqué. En chanson, il y a une excuse, un filtre. Et je pars de l’idée que mon histoire n’est pas si unique, qu’elle est partagée par plein de gens.
Rupture, chagrin : je fais une chanson que je garde pour moi ou que j’envoie à un ami. La musique m’aide à mettre de l’ordre dans ce que je ressens : c’est mon psy ! »
Ton rapport au costume, que tu portes comme une armure ou un uniforme, il vient de là ?
« Ça vient du collège. Je me sentais vraiment en décalage. Je n’avais pas beaucoup de copains, j’avais une voix déjà particulière, beaucoup d’acné... Tout le monde portait des sweats à la mode hors de prix. Moi, j’avais envie d’être invisible. Alors j’ai commencé par un costume noir, comme une armure. Et puis la cravate est arrivée. Au début, c’était presque une manière de me protéger. Aujourd’hui, à 26 ans, c’est devenu ma façon d’être bien. »
Tu as l’impression que cette allure te définit ?
« Je crois surtout qu’elle me met dans un certain état. Elle me donne une tenue intérieure, en quelque sorte. Mais derrière, il y a surtout quelqu’un qui observe beaucoup, qui écoute, qui vole des phrases dans les cafés pour les mettre dans les chansons. »
C’est comme ça que tu écris ?
« Oui. Je ne sais pas si je suis empathique au sens où les gens l’entendent. Je suis même parfois assez dégoûté par le monde et par les gens. Mais j’écoute beaucoup. Et l’écoute déclenche tout. L’autre jour au bistrot, une vieille dame me lance : "Il fait beau aujourd’hui." Si on répond juste "ouais, ouais", on rate tout. Mais si on dit : "Vous habitez le quartier ?", là ça part et on voit toute une vie, toute une histoire. Et pour moi, ça devient le départ d’une chanson. »

Boulogne, que tu chantes dans tes chansons, n’est pas une carte postale...
« Je ne veux pas faire une pub mensongère. Boulogne est belle, oui, avec sa vieille ville, sa cathédrale et ses quais. Mais il y a aussi de la dureté, des tragédies, les migrants qui partent mourir sur des embarcations de fortune. Je voulais rendre hommage à la ville sans la figer, sans mentir sur ce qu’elle est. »
C’était important pour toi de casser les clichés sur le Nord ?
« Oui, très. Je ne supporte plus qu’on résume le Nord à des caricatures. Bien sûr qu’il y a des gens fermés partout, mais il y a aussi des gens qui ouvrent, qui aident, qui sauvent. Dans ma chanson sur Boulogne, je parle des "marins de la mort" : moi, j’ai vu des pêcheurs repêcher des migrants sans regarder l’origine, juste sauver des humains de la noyade. C’est ça le vrai Nord, pas les clichés racistes qu’on nous colle depuis longtemps. »
Tu as aussi écrit Il pleut des femmes, sur un féminicide. Tu te sens engagé ?
« Je dirais plutôt que je parle de choses qui me semblent évidentes. Pour moi, une chanson engagée, c’est quand on prend un vrai risque, sur un terrain qui divise. Défendre la liberté des femmes, lutter contre les féminicides, ce n’est pas un effet de manche. C’est juste nécessaire. »
On te compare à Stromae, Brel, Bashung... ça te parle ou ça t’encombre ?
« Ça me fait plaisir. J’ai pompé plein de choses, même récemment pour le clip d’Un cri dans le métro ! J’assume totalement. Je n’ai pas l’intention de dire que j’ai inventé quoi que ce soit. Je suis un ramassis de toutes ces influences, et après je les transforme. »
As-tu peur de devenir un « personnage » au détriment de ta musique ?
« Ça me fait peur quand on pose plus de questions sur ma routine capillaire que sur mes chansons ! Je comprends qu’on ait besoin d’étiquettes, mais moi, j’essaie de ne pas perdre cette manière naturelle d’être là devant les caméras ou les micros. C’est important pour la musique, mais aussi pour me regarder dans le miroir »
À 26 ANS, SAM SAUVAGE TRACE UNE ROUTE SINGULIÈRE : IL A APPRIS À REGARDER LOIN, SANS JAMAIS OUBLIER D’OÙ IL VIENT.
« MA MÈRE M’A DIT : "T’AS PRIS TA GUITARE ?
ALORS TU JOUES DANS LA RUE !" »

Comment te sens-tu avant de monter sur scène ?
« Avant, je stressais quatre jours à l’avance. Maintenant c’est dix minutes ! Il y a toujours ce moment où mon guitariste Corentin (Gogolewski) et moi on se regarde en se demandant pourquoi on fait ça ! Et puis dès qu’on pose le pied sur scène et que les gens commencent à bouger… il n’y a plus de doute. J’ai compris qu’un concert est une rencontre, pas un combat. »
Après les Victoires, tu as subi une vague de harcèlement en ligne des fans de tes rivaux en lice pour la même récompense. Comment tu l’as encaissée ?
« Très mal, au début. Je n’avais pas compris ce que j’avais fait de mal. Tout ce que j’avais fui au collège – les moqueries, le rejet, les humiliations – revenait d’un coup sur les réseaux. J’ai tout coupé. Et puis j’ai continué à écrire et à faire mes concerts. Mais ça m’a enlevé une part d’insouciance qui était nécessaire à mon écriture. Aujourd’hui, j’ai plus de mal à parler des gens avec tendresse. J’ai peur de leur en vouloir encore un peu. »
Le succès a changé quoi dans ton quotidien ?
« Pas grand-chose. Je vis toujours dans mon petit appartement à Paris, avec ma cuisine et mon clavier. Dans la rue, il peut y avoir une ou deux personnes qui me reconnaissent par jour, parfois aucune. Et franchement, ça m’arrange. »
Ce que tu refuses de devenir, quoi qu’il arrive ?
« Quelqu’un d’inaccessible. Le jour où je deviens aigri de la musique ou de la vie, j’arrête : ça voudra dire que je n’ai plus rien à faire là-dedans. Je veux surtout garder ce regard sur les gens, cet intérêt. »
Ton grand-père et toi, vous aviez une blague :
« Rendez-vous à l’Olympia ! » Maintenant que c’est fait, tu rêves de quoi ?
« Que ça continue. Que ça ne disparaisse pas en deux secondes. La première étape, c’est exister. Mais après, il faut rester, faire d’autres chansons qui parlent aux gens. »
Et la mer, aujourd’hui, elle est encore là quand tu travailles ?
« Toujours. Même quand je suis loin, elle reste dans la tête. Pas comme un décor, plutôt comme une manière de respirer. Je crois que le littoral m’a appris ça : regarder loin sans oublier d’où tu viens. »













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Plébiscitée pour son authenticité et la beauté de ses paysages, Saint-Valery-sur-Somme est le lieu idéal pour se déconnecter du quotidien.


À Saint-Valery-sur-Somme, la déconnexion commence par un geste simple : poser sa voiture et laisser avec elle le tumulte du quotidien. Le séjour peut alors se vivre entièrement à pied. Juché sur les hauteurs, au cœur du quartier des marins, Les Corderies constituent un parfait point d’ancrage pour rejoindre ce qui fait l’essence de la cité médiévale : ses ruelles pavées, ses maisonnettes colorées et son bord de mer préservé.
Le territoire se découvre aussi à travers des escapades à vélo. Depuis les nombreux sentiers de randonnée qui partent de la ville, il est possible de rejoindre la pointe du Hourdel, porte d'entrée sauvage de la baie
de Somme. Là, sur les bancs de sable, la plus grande colonie de phoques de France se laisse observer. Le soir, la lumière rasante révèle un paysage qu'on ne soupçonnait pas, plus vaste, plus silencieux, presque intérieur.
De retour dans le bourg de mer, le long du port de plaisance, au creux de l’Herbarium ou installé sur l’un des bancs du quai Jeanned’Arc, on s’attarde, on ouvre un livre, on laisse filer les heures… Le lâcher-prise devient total. Pour prolonger cette respiration, s’accorder un moment à soi sonne alors comme une évidence. Une parenthèse bien-être où les gestes des masseuses de Be Baie invitent le corps à ralentir, encore, jusqu'à trouver son point d'équilibre.

Les Corderies
214 rue des Moulins
80230 Saint-Valery-sur-Somme
hotel@lescorderies.com / 03 22 61 30 61 lescorderies.com
Be baie - Notre spa par nature
spa@lescorderies.com 03 22 61 30 68
La Table des Corderies
hotel@lescorderies.com 03 22 61 30 61












Les grains de sable chatouillent vos orteils, le soleil chauffe doucement la peau… Il ne manque qu’un bon livre pour s’évader. Portrait tendre, enquête captivante ou correspondance inspirée : notre séle ction à glisser dans le sac de plage pour ouvrir grand l’horizon.

Pour se souvenir, certains mettent des bateaux dans des bouteilles. Pour l’écrivain nordiste, « la seule façon de conserver quelqu’un, c’est de le mettre dans un livre ». Avec un titre à double sens, l’écrivain évoque dans ce récit court et bouleversant son admiration pour la femme de sa vie : sa mère, professeure de lettres à l’apparente froideur, lui a transmis l’ardente passion des mots et du beau. À travers ce délicat portrait d’une femme du Nord s’esquisse celui d’un écrivain espiègle qui règle ses comptes avec la pudeur. Connu pour son humour noir, l’auteur d’Où on va, papa ? (prix Femina 2008) laisse cette fois la tendresse se mêler à la dérision. On aime : entre les chapitres se glissent des bulletins de météo marine (« Mer peu agitée, ridée à belle »), rappelant que toute cette histoire n’aurait pu avoir lieu au bord de la Méditerranée…
Ma mère du Nord, par Jean-Louis Fournier. Paru en 2015 aux éditions Stock, 186 pages.

Quitte à bronzer intelligemment, autant s’intéresser à Jacques-Émile Blanche. Ce portraitiste hors pair (Monet, Zola…) a vécu près de Dieppe, à Offranville, où l’on peut visiter un musée dédié à son œuvre. Souvenirs, photos et œuvres ont d’ailleurs bénéficié d’une nouvelle scénographie en 2024. Blanche a entretenu une importante correspondance avec un autre grand monstre de la scène artistique de l’avantguerre, Jean Cocteau. Les deux amis vont échanger 75 lettres de 1912 à 1939. C’est cette correspondance que l’on retrouve dans ce livre, publié aux éditions La Table ronde (22 €).
Correspondance, par Jacques-Emile Blanche et Jean Cocteau. Paru en 2026 aux éditions La Table ronde, 224 pages.

Jean Boucault et Johnny Rasse ont grandi en baie de Somme. Les deux gamins ont un don commun : parler oiseau. Un talent qu’ils se disputent adolescents, dans un concours, avant de laisser leur querelle de côté et de monter un duo. Et font de leurs voix un art, parcourant les scènes du monde entier. Ils ont depuis ajouté l’écrit à la voix, en racontant leur histoire dans un livre : Chanteurs d’oiseaux. Le grand format est sorti en 2023 (Les Arènes) ; le poche (Collection Proche), en 2025. Le livre est traduit en plusieurs langues et fera l’objet d’un film, dont le tournage a été annoncé en baie de Somme.
Chanteurs d’oiseaux, par Jean Boucault et Johnny Rasse. Paru en 2023 aux éditions Les Arènes, 278 pages.
SÉLECTION RÉALISÉE PAR
DELPIERRE, CLAIRE LEFEBVRE, ALEXANDRA MAUVIEL, KARINE LEROY PHOTOGRAPHIE DR


En 1886, des vols spectaculaires orchestrés par un criminel qui se fait appeler le « gentilhomme cambrioleur » perturbent la paisible ville provinciale d’Amiens. Quand le gentilhomme cambrioleur devient meurtrier et se déguise en Jules Verne pour commettre un vol de prestige lors d’une cérémonie o cielle, l’écrivain se doit de réagir. Suspecté, arrêté, il décide d’enquêter pour prouver son innocence. Aidé d’un jeune journaliste de talent nommé Maurice Leblanc... et d’un sous-o cier de la police qui suit son instinct, il traque le cambrioleur et assassin. Si vous appréciez les romans historiques, ce livre o re une peinture bien documentée de la société provinciale de la n du XIXe siècle. Côté ction, l’histoire, ponctuée de références littéraires, s’appuie sur un ensemble de personnages bien campés, dont le charismatique Jules Verne, que l’on découvre ici dans sa vie au quotidien.
Jules Verne et le gentilhomme cambrioleur par Céline Ghys. Paru en 2025 aux éditions Fayard, 288 pages.









Écrivaines, peintre ou photographe… Ils se con ent sur leur bout de côte fétiche et ce qu’il déclenche en eux. Le lieu en image, leur texte en partage : fragments d’histoires intimes pour raconter comment la mer nourrit, encore et toujours, l’imaginaire.


CI-DESSUS RAREMENT CALME, LA MER DU NORD IMPOSE SA FORCE. ELLE EST POUR MOI UNE AMIE QUI ABSORBE SANS JUGER LES JOIES ET LES PEINES. J’AI VOULU LA REPRÉSENTER AGITÉE, AVEC UN BLEU PROFOND PRESQUE IRRÉEL CONTRASTÉ PAR UNE BRILLANCE VAPOREUSE REFLÉTANT CES INSTANTS SUSPENDUS OÙ LE CIEL S’OUVRE APRÈS LA PLUIE. LES EMPREINTES DANS LE SABLE SUGGÈRENT UNE PRÉSENCE DISCRÈTE. ELLES DISENT CE LIEN INTIME À LA MER, FAIT DE SOUVENIRS, D’HABITUDES ET DE RETOURS.
©SARAH BINET journaliste-illustratrice à La Voix du Nord, nous raconte les dessous de son illustration réalisée pour cet Instant spécial Mer.
TEXTES RECUEILLIS PAR CLAIRE LEFEBVRE, ALEXANDRA MAUVIEL, CHRISTINE DELPIERRE/ROSALIE LOWIE, KARINE LEROY

«V COMME VIVANT.»
« Des câbles en forme de V qui scandent le paysage, comme une écriture en plein ciel… Impossible de rater une photo sur la passerelle du Grand Large, qui relie la plage de Malo au Fonds régional d’art contemporain. J’adore cette passerelle qui relie nature et culture. Je retrouve la photo dans mon téléphone, mars 2025. Quelques jours plus tôt, un médecin du CHR de Lille avait dit à mon père : "Prévenez vos enfants, et mettez vos a aires en ordre".
Mon père, pourtant peu enclin à se plaindre ou

à nous alarmer, nous avait appelés, mon frère et moi. Il allait subir une lourde opération, c’était 50/50, avait dit le chirurgien.
Mon frère était remonté du Sud, et moi de Lyon, nous nous étions retrouvés à Lille, et je ne sais pas qui avait eu l’idée d’aller voir la mer. Mon père est de Boulogne-sur-Mer, mon frère et moi sommes nés au Touquet, alors le littoral, c’était comme un appel. Nous avions pro té de chaque minute avec notre père comme si c’était la dernière, j’avais enregistré sa voix sur mon

« Je suis totalement imprégné de l’univers maritime. Ça se voit beaucoup dans mes tableaux, avec des bateaux évidemment et de nombreux symboles. Il n’y a pas un jour où je ne vais pas à la plage. Je ne pourrais pas vivre dans un endroit où il n’y a pas la mer, j’ai besoin de savoir que l’on peut partir, prendre un ferry, s’échapper.
La mer pousse à la rêverie. Je suis également imprégné des récits des explorateurs, aux
téléphone, ses yeux gris éblouis par la lumière de mars… Quelle intensité prend l’existence quand elle a le goût des dernières fois… Aujourd’hui, alors que je retrouve cette photo, un an plus tard, je lis en n le texte formé par ces câbles blancs tendus en plein ciel, ce sont les V de vivant bien sûr… »
Peintre devenue écrivaine, Carole Fives est née au bord de la mer dans le Pas-de-Calais. Publiée aux éditions Gallimard, elle est l’autrice d’une douzaine de romans sur la famille, l’art et la condition féminine actuelle. Son dernier ouvrage, Appel manqué, con rme une plume qui compte. carole ves

MASCARADE,
ARTISTE PEINTRE ILLUSTRATEUR
«JE NE POURRAIS PAS VIVRE DANS UN ENDROIT OÙ IL N’Y A PAS LA MER.»
déplacements, aux voyages. Être près de la mer, cela évoque l’aventure, le voyage, une partie onirique, en plus d’un équilibre plus personnel. Tous les jours, la mer est di érente, elle est basse, elle est haute, il y a des tempêtes… J’aime notamment aller sur la digue, jusqu’au pied de la sculpture de Fabien Mérelle Jusqu’au bout du monde. On est entouré d’eau, on peut voir les voiliers et les cargos passer, ça me fascine, tout comme le côté industriel
du Havre. On se croirait dans un lm, avec des lumières contrastées, des plans. J’aime aussi me balader à vélo dans le quartier de l’Eure et y voir les containers empilés. C’est super beau, avec toutes leurs couleurs, les noms de pays, de villes… Tout cela me nourrit et nourrit mon œuvre. »
Mascarade, alias Alexandre Delaunay, artiste havrais au rayonnement international, expose de Singapour à Dubaï. Nourri par la mer, il signe une œuvre colorée, sincère, et reste dèle à sa ville natale. mascarade_artist

«MON DESTIN ALLAIT ÊTRE SCELLÉ
À JAMAIS À CETTE SPLENDIDE CÔTE SAUVAGE, BATTUE PAR LES VENTS ET LES PLUIES.»
ROSALIE LOWIE

« LA POINTE AUX OIES, MON PETIT COIN DE PARADIS. »
« À la sortie nord de Wimereux, ravissante station balnéaire de la Côte d’Opale, se trouve un petit coin de paradis, mon petit coin de paradis. Il est a ublé du joli nom de Pointe aux Oies.
Le chemin serpente à anc de falaise, le long de la Manche. Cette précieuse muraille s’e rite et se morcèle par endroits à la suite des e ets du réchau ement climatique. Le sentier rejoint la baie de la Slack, par la plage à marée basse ou par un sentier de randonnée.
À mon arrivée en 1997, je ne le savais pas encore, mais mon destin allait être scellé à jamais à cette splendide côte sauvage, battue par les vents et les pluies, caressée par les marées, chau ée par un soleil doux ou plus mordant, colorée de re ets changeants se déclinant du gris argenté au vert. Cet endroit est une source d’inspiration pour mes romans. Il fut d’ailleurs le point de départ de mon premier polar, Un bien bel endroit pour mourir où mon policier, Marcus Kubiak, wimereusien lui aussi, fait une macabre découverte lors de son footing dominical. L’idée a germé alors que je démarrais ma course au même endroit… et a donné le titre du livre !
À l’instar de l’univers des sœurs Brontë que j’ai découvert adolescente, j’ai souhaité intégrer les lieux et ses paysages, les incarner comme personnage à part entière de mes romans a n de plonger mes lecteurs dans une lecture immersive. »
Installée sur la Côte d’Opale, Rosalie Lowie écrit polars, romans, livres jeunesse et théâtre. Révélée par Un bien bel endroit pour mourir, qui signe le début des aventures de son duo d’enquêteurs fétiches, elle poursuit ses enquêtes avec une plume vive et captivante. www.rosalielowie.com ou sur Instagram et Facebook. rosalielowie


LE BLOCKHAUS DU HOURDEL, À LA POINTE SUD DE LA BAIE DE SOMME, LORS D’UNE ÉTONNANTE AURORE BORÉALE.
© ALEXANDRE HÉBERT
ALEXANDRE
HÉBERT
«LE BLOCKHAUS DU HOURDEL, C’EST MON ENFANCE.»

ALEXANDRE HÉBERT, FIN MARS, DEVANT SON BLOCKHAUS DU HOURDEL, À LA POINTE SUD DE LA BAIE DE SOMME.
© ALEXANDRE HÉBERT

« Le blockhaus du Hourdel, c’est mon enfance. Un terrain de jeux estival, un abri, une cabane de béton propice à toutes les aventures, toute référence historique mise à part. Ce n’est que plus tard que j’apprends évidemment l’origine et la raison de sa présence. C’est aujourd’hui un décor de choix pour la photo. Il est même bien plus que ça, c’est un personnage, on vient le visiter comme tel.
C’est aussi une tête de rorqual qui dépasse de la surface pendant les tempêtes, un vaisseau spatial avec une ambiance de science- ction pendant les épisodes d’aurores boréales dernières… Il me sert par tous les temps, en toute saison. Il appelle, paradoxalement à son rôle historique, à la rêverie et à la poésie… »
Installé à Cayeux-sur-Mer, Alexandre Hébert capte la beauté changeante de la baie de Somme. Passionné de photo, il signe des images lumineuses et nuancées, réunies dans son livre Contrastes paru en 2023. alexbds80
Hôtels · Restaurants · Bars · Séminaires, mariages & événements privés









La Collection Galesa réunit cinq établissements emblématiques de la côte d’Albâtre, à Étretat et Fécamp :
La Villa 10, Le Dormy House, Le Homard Bleu, Le Grand Pavois et la Frégate
Séjournez face à la mer, savourez une cuisine raffinée, organisez vos événements dans des lieux uniques. Chaque maison vous offre une expérience différente, portée par un même engagement : un accueil sincère, élégant et attentionné... Toutes sont liées par un ADN commun : l’art de recevoir.
Envie de vivre l’expérience GALESA ou d’obtenir plus d’informations ? Contactez-nous. communication@galesa.fr - 07 57 68 89 25
Ce matin-là, Violette le cocker, Tosca le berger australien nain et Archie le beagle ouvrent la marche aux côtés de leurs maîtres et de Justine Peugnet. Direction la pinède au nord de la plage, puis les dunes et en n, le bord de mer « où Violette pourra pratiquer sa séance de longe-côte », plaisante Justine. Une balade vivi ante d’une bonne heure, rythmée par les odeurs, les jeux et les apprentissages. « Ça rassure d’être accompagné, surtout avec un chien un peu speed ou fuyant », sourit Sandrine, propriétaire d’Archie.
Au Touquet, on a tout ce qu’il faut, souligne la comportementaliste : « Le centre-ville est à dix minutes de la plage. On a la forêt, les dunes, la mer… et surtout, les chiens sont vraiment les bienvenus. »
Ici, tous les chiens sont acceptés, y compris les chiens catégorisés, à condition d’être muselés et tenus en laisse. Ils peuvent circuler en ville, en forêt et sur certaines parties de la plage (celle proche de la baie de Canche) toute l’année. Seule restriction en période estivale : l’accès est limité le long des cabines de plage, de mars à mi-novembre. Et la cohabitation fonctionne. « Même en plein été rue Saint-Jean, les gens sont très cool avec les chiens. Et c’est propre… et ça le reste ! » insiste Sandrine.
BIEN CONNAÎTRE SON CHIEN
Si l’ambiance est détendue, les règles restent essentielles. Hors saison, la tolérance est parfois de mise, mais la loi impose que les chiens soient tenus en laisse sous peine d’être considérés en divagation. La clé ? Une bonne éducation et une réelle écoute de son animal.
« Comprendre son chien, savoir comment il fonctionne et lui apprendre les bases du vivre ensemble, c’est essentiel », rappelle Justine Peugnet. Pour tous ceux qui viennent chercher conseil auprès d’elle, la jeune femme s’évertue notamment à leur apprendre à ne pas tirer en laisse, à éviter de sauter sur les passants ou d’importuner d’autres chiens. À rester calmes dans les boutiques… autant de petits ré exes qui font toute la di érence au quotidien et permettent de passer des vacances harmonieuses, en compagnie de son chien.
UNE LIBERTÉ… BIEN ENCADRÉE
Pour être équilibré, un chien a besoin de se dépenser régulièrement, et surtout de moments de liberté. Mais cette liberté ne s’improvise pas. Lors des balades, le chien explore, reni e, découvre. Le rôle du maître consiste à lui laisser cet espace tout en gardant le contrôle, notamment grâce au rappel. « C’est assez simple, explique Justine. Si on croise un chien attaché, on rappelle le sien et on l’attache. Pareil si une personne ne semble pas à l’aise avec les animaux. Et bien sûr, on veille à préserver la faune et la ore. » Au Touquet, le secret d’un séjour réussi avec son chien tient donc en un équilibre subtil : liberté, respect… et complicité.
Justine Peugnet
Coach comportementaliste canin
Le Touquet Paris-Plage – 07 69 26 27 93
Les aristochiens.fr
Au Touquet, les chiens sont presque chez eux. Entre plage, dunes et forêt, tout est réuni pour leur o rir de belles escapades… à condition de respecter quelques règles simples pour une cohabitation harmonieuse.
Justine Peugnet, coach comportementaliste canin, nous guide.


Créé en 2007 par l’o ce de tourisme de Troyes, ce label consiste à bien accueillir les propriétaires d’animaux et à leur indiquer les divers lieux qu’ils vont pouvoir visiter et où séjourner en toute sérénité avec leur animal. Un ensemble d’activités à faire avec son chien et des lieux de promenade privilégiés vous sont indiqués dans un petit guide très complet. À l’o ce de tourisme du Touquet Paris-Plage, vous êtes accueillis avec un pack de bienvenue incluant :
- un guide « Toutourisme » du Touquet (les adresses utiles, les restaurants, les parcs et jardins où les chiens sont admis), - des sacs de propreté, - une friandise.
Des plages contemplatives aux réserves sauvages, en passant par les coins d’horizon dégagé, la rédaction partage ses adresses fétiches sur tout le littoral, à redécouvrir carte en main.
Au nord de Knokke-Heist, là où la Flandre touche la Zélande, le parc naturel du Zwin déploie ses 700 hectares de dunes et polders. La première réserve naturelle créée en Flandre est un véritable « aéroport international des oiseaux », avec 330 espèces en escale ! L’été, il se découvre en mode slow : marche vers la lavande de mer qui tapisse de violet les marais salants et halte à la tour des cigognes qui permet d’observer de très près des couples étonnamment égalitaires… Puis passage obligé par la cabane de baguage, où l’on assiste au suivi scienti que de 14 000 oiseaux chaque année. Autre must : les familles adorent tester le sentier pieds nus et les cabanes pédagogiques où des guides passionnés racontent les marées comme un spectacle vivant. À deux pas de l’agitation de la côte, la sortie prend des airs de bain de nature chic et très instructif.
C. L.
LA PLAGE DU CRAN D’ESCALLES
Il est un site à part, peu fréquenté, dont la plage est engloutie par les ots à marée haute. Une crique accessible en empruntant la bien-nommée rue de la Mer et en descendant, à pied, un sentier qui mène… à un blockhaus ! Que l'on ne s'y méprenne pas, c’est une ambiance réconfortante qui y règne ! Il n’est d’ailleurs pas rare de croiser quelques musiciens et pique-niqueurs sur le toit de ce vestige du passé… Le Cran d’Escalles, c’est appuyer sur « Reset » et se laisser envelopper par l’immensité de ses falaises de craie.
M. D.


SÉLECTION RÉALISÉE PAR CLAIRE LEFEBVRE, KARINE LEROY, DAVID VANDEVOORDE ET MATHILDE DAMBUYANT


LA PLAGE DU TILLEUL ELLE SE MÉRITE !
La plage d’Antifer, dite du Tilleul, située dans la commune éponyme, à deux pas d’Étretat, est un bijou à l’état sauvage, enclavée entre les falaises. Pour la rejoindre, il faut dévaler 1,5 km depuis le parking via un chemin qui s’enfonce entre prairie et bois. Au fond de la valleuse, cette étendue de galets à anc de falaise promet tranquillité et quiétude au bord d’une eau cristalline. Les plus courageux peuvent rejoindre le GR21 pour rejoindre Étretat et découvrir les points de vue sur la falaise d’Aval.
LA PLAGE DE LA MAYE
Au nord de la baie de Somme (50.24845,1.59734), la plage de la Maye livre un point d’observation unique sur ce lieu majestueux, vaste, changeant. Il faut s’y poser, avec un petit verre, pourquoi pas, peu importe la saison. Mer et météo dépeignent un décor jamais ennuyeux. Foulez le sable à droite, vers le Marquenterre, ses sapins, ses dunes, ou vers la gauche, direction Le Crotoy. Potassez les guides, pour cueillir et pêcher salicornes, oreilles de cochons, lilas des mers, obione… coques. La mer nourricière se rappelle à vous
D. V.
EN HAUT À GAUCHE LE PARC NATUREL DU ZWIN OFFRE UNE VERSION TRÈS NORDISTE DU LUXE : DE L’ESPACE, DU SILENCE ET DES OISEAUX PAR CENTAINES. EN BAS À GAUCHE UN LIEU IDÉAL POUR « DÉCONNECTER ».
EN HAUT À DROITE LA PLAGE DU TILLEUL EST NICHÉE ENTRE DEUX FALAISES. EN BAS À DROITE LA PLAGE DE LA MAYE OUVRE SUR LE DOMAINE DU MARQUENTERRE ET SUR LE CROTOY.
AMÉNAGEMENT EXTÉRIEUR
Terrasse, jardin, cour ne sont plus de simples annexes fonctionnelles : grâce à une in nité de possibilités d’aménagement, l’extérieur peut devenir une véritable extension du foyer. Pour concevoir ce havre de paix et y savourer de précieux moments avec vos proches, les professionnels de chez Rigail vous apportent un conseil avisé et des idées d’exception.
Des équipements bien inspirés, pour un confort inégalé
Aménager son extérieur, c’est o rir une nouvelle dimension à son quotidien. Repensez dès lors votre manière de vous ressourcer et de recevoir en intégrant des équipements originaux qui apporteront un confort accru à l’espace, comme :



RIGAIL
Route de Desvres - Mont Lambert
62280 Saint-Martin-Boulogne www.rigail.com 03 21 99 23 21
• Un brasero : pièce forte de convivialité, le brasero s’impose comme une pièce maîtresse des terrasses contemporaines. Décliné en de multiples designs, il permet tout à la fois de cuisiner sur une grille ou plaque en acier, de pro ter du spectacle d’un bon feu d’extérieur, et de réchau er l’espace autour de lui. Idéal pour prolonger les soirées à la nuit tombée et jusqu’en automne !
• Une cuisine extérieure : qui a dit que cuisiner sur sa terrasse revenait à installer un simple barbecue ? Il est aujourd’hui possible de concevoir sur mesure sa cuisine d’extérieur, avec des modules choisis, un plan de travail et des rangements intégrés, et une con guration qui s’adapte à chaque espace. Un espace culinaire à ciel ouvert permettant de pro ter de la terrasse avec ses invités, tout en préparant le repas !
• Un spa : pour décompresser et s’o rir une parenthèse bien-être sans avoir besoin de sortir de chez soi, rien de tel qu’un bon spa avec vue sur le jardin. Installé sous le couvert d’une pergola par exemple, il s’intègre parfaitement au décor et vous o re le luxe de transformer l’hydrothérapie en rituel du quotidien.
• Un bain nordique : en provenance directe de Scandinavie, le bain nordique est une alternative au spa à considérer : un design en bois chaleureux, un chau age de l’eau au bois plutôt qu’à l’électricité et s’il ne propose pas de prestation d’hydromassage, le bain nordique propose une expérience authentique des plus apaisantes pour qui est en quête de la tendance « slowlife », qui n’a rien perdu de son charme !
Équipements, implantation, contraintes techniques : un extérieur réussi se conçoit sur mesure, avec l’assistance de professionnels capables de proposer un projet à la hauteur de vos envies.
LAISSEZ-VOUS INSPIRER PAR LES MILLE PROPOSITIONS DU SHOWROOM RIGAIL !






Entre plages sauvages, stations de caractère et villages préservés, la Côte d’Opale offre bien plus qu’un panorama : un lieu pour s’installer, investir, construire ou simplement respirer. Nous vous proposons une sélection de programmes neufs, pensés pour s’adapter à tous les projets de vie : appartements ou terrains à bâtir, toujours à proximité du littoral.

Amarré au quai de la Citadelle, Le Duchesse Anne, trois-mâts carré plus que centenaire, dernier du genre conservé en France, retrouve sa superbe après un titanesque chantier de restauration. La visite de ce géant de 92 mètres est une escapade hors du temps.
RÉDACTION CLAIRE LEFEBVRE PHOTOGRAPHIE MARC DEMEURE


ÀCI-DESSUS LE DUCHESSE ANNE EST UN TRAIT D’UNION ENTRE MÉMOIRE, AVENTURE ET FIERTÉ LOCALE.
bord, ça sent le bois fraîchement travaillé, et un subtil mélange de peinture fraîche et de mémoire. Au pied des hauts mâts, l’émotion est immédiate : le Duchesse Anne, qui fête ses 125 ans, semble tout juste achever une longue traversée. La gloire, la guerre, l’abandon… et la résurrection. Construit en 1901 à Bremerhaven, où il est baptisé Grossherzogin Elisabeth, ce voilier-école allemand vit plusieurs vies, d’abord porté par la marine marchande allemande, puis par l’histoire mouvementée du XXe siècle. Offert en 1946 au titre des dommages de guerre à la France, il est renommé en hommage à Anne de Bretagne. La mobilisation des Dunkerquois le sauvera d’une destruction certaine dans les années 1980. Premier voilier classé monument historique en France, il devient aussi le plus grand voilier visitable du pays, avec ses 92 mètres de long et son grand mât de 48 mètres. En déambulant entre le gaillard d’avant et la dunette arrière, la visite a quelque chose d’intime et de spectaculaire à la fois. « On est comme dans un décor de cinéma de bois et d’acier, qui nous raconte la rudesse et la beauté des traversées », confie Frédéric Vanmaële, chargé par la Communauté urbaine de Dunkerque de veiller sur le Duchesse Anne
Mais son lieu préféré reste la cale n° 3, désormais ouverte au public : on y découvre le cœur du navire. Les ballasts de béton ont disparu, laissant apparaître l’élégance d’une coque d’acier « ne comme de la dentelle de Calais », conçue pour la vitesse. La restauration, menée pendant deux ans sous la houlette de la Communauté urbaine de Dunkerque, a mobilisé près de soixante-dix métiers et savoir-faire. Signe que ce patrimoine vit avec son époque, le pont d’iroko ambant neuf est protégé par un e aroucheur à goélands piloté par intelligence arti cielle !
À l’intérieur, le visiteur remonte le temps en trois dimensions. Dans les entreponts restaurés, on imagine les 130 à 200 cadets entassés dans leurs hamacs, les quarts, la promiscuité, la discipline, les hivers en mer Baltique et les longues traversées vers l’Afrique et l’Amérique du Sud. Plus haut, les cabines des o ciers et le salon du capitaine, avec ses boiseries et son velours rouge, rappellent qu’un grand voilier pouvait aussi être un lieu de prestige... L’écart entre austérité et ra nement en dit long sur la hiérarchie à bord, mais aussi sur le soin apporté à cette renaissance. Avec sa coque rouge et blanc rutilante, le Duchesse Anne o re une expérience rare : voyager loin sans quitter la ville. Et pour Dunkerque, longtemps tournée vers le travail du port plus que vers les rêves de grandes traversées, c’est bien plus qu’une restauration réussie. Ce bateau légendaire incarne la erté maritime retrouvée de la cité corsaire qui regarde de nouveau vers le large.
De mai à juin : visite guidée le mercredi, 14 h et 15 h 30 (Tarif : 8 € adulte/ 6 € enfant). De mai à juin : visite libre le week-end, de 14 h à 17 h 30. Juilletaoût : tous les jours de 14 h à 18 h. Tarif : 10 € adulte/ gratuit – 7 ans via le billet qui permet aussi de découvrir le bateau-feu Sandettié, le remorqueur Entreprenant et la péniche Guilde. www.museemaritimeportuaire.com Dunkerque fête la mer du 5 au 7 juin autour du Duchesse Anne qui célèbre ses 125 ans, pour un anniversaire XXL avec visites nocturnes, expos, concerts et le Belem en invité.
«ON IMAGINE LES 130 À 200 CADETS ENTASSÉS DANS LEURS HAMACS, LES QUARTS, LA PROMISCUITÉ,
Un musée d’art et d’histoire… dans un château monument historique
Rendez-vous sur notre site















































































Cinq adresses où les enfants ont de quoi s’émerveiller et les parents enfin souffler : activités insolites pensées pour les tribus, musées qui se touchent autant qu’ils se visitent, échappées nature ou culture pour tous. Le littoral prouve qu’on peut voyager en famille sans renoncer au style ni au calme !


Une aventure nature, ludique et accessible à tous, dès 12 mois. Sur les anciennes voies du Chemin de fer de la baie de Somme, le vélorail s’impose comme la sortie famille incontournable de l’été. Pas besoin d’être sportif pour embarquer. Le vélorail, petit véhicule ferroviaire propulsé à la force des jambes, est fait pour tout le monde. Au départ de Cayeuxsur-Mer, deux parcours : 5,6 km jusqu’à Hurt ou 10 km jusqu’à Lanchères. À 15 km/h, les paysages de la baie de Somme défilent en douceur. Les enfants pédalent, les parents savourent. Une échappée mémorable au cœur d’un Grand Site de France.
Vélorail de la baie de Somme, gare de Cayeux-sur-Mer, place du 8-mai-1945, 80410 Cayeux-sur-Mer. Tél. 03 22 26 96 96.
BLANKENBERGE LE MANÈGE À VÉLOS
À deux pas de la plage et du Belgium Pier (la jetée) de Blankenberge, le Vélodrome joyeux fait tourner les têtes depuis 1933. Sur sa piste en bois, on enfourche des vélos délirants – cadres tordus, selles décalées, petites et grandes roues – et on tente de garder l’équilibre dans un éclat de rire. Une attraction unique en son genre ! Enfants, ados et adultes, tout le monde se prête au jeu, dans une ambiance rétro de fête foraine de bord de mer. On rit, on chute, on recommence, sous le regard complice des habitués. Ici, la côte belge se découvre cheveux au vent, dans une version résolument bon enfant.
Sur la digue de Blankenberge, près du Pier. Ouvert tous les jours des vacances de Pâques jusqu’à la mi-septembre. www.lustigevelodroom.be
SÉLECTION RÉALISÉE PAR
CLAIRE LEFEBVRE, KARINE LEROY, KARINE NÉEL ET MATHILDE DAMBUYANT
À
LE



BOULOGNE-SUR-MER
Le Centre national de la mer et plus grand aquarium d’Europe chouchoute les grands et les petits depuis 35 ans. Une activité, qui fait le bonheur des amoureux de sciences mais également des petits curieux, a fait son apparition cette année : l’atelier « Apprenti scienti que ». Pendant deux heures, les enfants de 8 à 12 ans (des groupes de 10 enfants maximum sont constitués) manipulent de vrais échantillons et découvrent l’univers des sciences de l’eau aux côtés d’un médiateur scienti que. Cet atelier est proposé tous les matins des vacances de la zone B, sauf le samedi.
Boulevard Sainte-Beuve à Boulogne-sur-Mer, 03 21 30 99 99.
OSTENDE
LE CRYSTAL SHIP : EN MODE STREET ART
À Ostende, on suit les fresques du Crystal Ship, festival d’art urbain reconnu mondialement, comme un jeu de piste à ciel ouvert. Géants colorés, animaux fantastiques, portraits XXL : plus de 90 œuvres transforment les façades en galerie ludique à ciel ouvert, assez spectaculaire pour les enfants, assez pointue pour les parents. Avec le plan ou l’appli, on compose son parcours à pied ou à vélo. Une façon simple et gratuite de redécouvrir la ville en famille, entre deux pauses glaces et un détour par la plage. Centre-ville d’Ostende, gratuit. Plans disponibles à l’o ce de tourisme, sur www.thecrystalship.be et via l’appli Ostend City Walk.
Galère la visite d’un musée avec un enfant ?
Pas du tout ! Les Pêcheries à Fécamp met tout en œuvre pour faciliter sa visite et ses di érents espaces, peut-être parce que l’on trouve parmi ses collections le musée de l’Enfance ! Les visiteurs peuvent emprunter poussette, chau e-biberon et coussin d’allaitement à l’accueil. Un espace à langer est accessible librement. Au cours de la visite, les enfants peuvent utiliser le livret-jeu spécialement créé, suivre un parcours spéci que avant de se retrouver dans le coin lecture et coloriage… 3, quai Capitaine-Jean-Recher.
CI-CONTRE L’UN CIRCULE VERS LA PANNE, L’AUTRE VERS KNOKKE. JAMAIS LOIN DE LA PLAGE, DE LA MER.


Le tramway du littoral belge emmène les voyageurs de la frontière française à la frontière néerlandaise. Une succession d’ambiances et de vues mer, émaillées d’oeuvres d’art, de rencontres et de surprises. Embarquons…

Notre voyage commence à Ostende. Deux avantages à cela : la ville est desservie par le train depuis Lille et se situe au milieu des 65 kilomètres de littoral belge. Aujourd’hui, on part vers le sud-ouest, La Panne ; demain, vers le nord-est, Knokke-Heist. À la gare, on peut déjà sauter dans le tramway. Sauf qu’on a envie de se dégourdir les jambes, de humer l’air marin. Les quais sont encore endormis, on poursuit vers la plage.
Premier choc visuel : les Rock Strangers d’Arne Quinze, mégalithes rouges nés de la Triennale Beaufort, un festival qui depuis huit éditions (la neuvième, en 2027, sera dirigée par un Français, Léo Marin) installe des sculptures contemporaines dans l’espace public. C’est beau et fort, certaines sont pérennes (53 en tout) : nous en verrons de nombreuses. Un café à la Grote Post, et on monte à bord du tram au milieu des passagers locaux, dames à cabas, promeneurs de chiens.
Les faubourgs d’Ostende passés, l’horizon s’élargit. Vue mer XXL. Ici, personne n’a le nez sur son portable : les regards se perdent vers le camaïeu gris-bleu qui lie l’air à l’eau, vers l’étendue de sable in nie. Le monument au roi Albert Ier entre dans le cadre. On descend en amont de Nieuwpoort Bad pour âner le long du chenal et voir Le vent sou e où il veut de Daniel Buren. L’estacade est en travaux, la sculpture de Jan Fabre aussi, on repart vers La Panne. On a une place assise pour voir
Avec 70 arrêts sur les 67 kilomètres du littoral parcourus en 2 h 21, le tram du littoral est la plus longue ligne de tram au monde. L’été, il circule toutes les 10 minutes. Ticket unique : 3 € (gratuit –6 ans). Un conseil : pour repérer les arrêts proches de vos points d’intérêts, téléchargez l’application : delijn.be/nl/content/kusttram
dé ler les paysages, les sculptures, les ambiances. Avant Coxyde, la dune boisée nous masque la mer, mais les arbustes sont en eurs. Dernier stop, voici La Panne. On marche jusqu’à son Westerpunt insolite et beau, le bout du bout du littoral avant la France. Le point le plus à l’ouest de la Belgique.
Le lendemain, on croise Leen qui part rejoindre son amoureux à Bruxelles. Elle nous vante la ponctualité du tram. On va cette fois vers Knokke et on n’est pas toute seule : des écoliers s’égaillent. On retraverse Ostende, et dans ce sens le visage d’Arno nous apparaît, né de Crystal Ship, festival de street art. L’échappée vers le nord est industrielle. Nos pensées lent comme le tram. Plus loin, on retrouve le cordon de dunes, on s’extasie devant le petit arrêt vintage de Bredene (classé), devant le phare de Vosseslag.
De Haan (Le Coq) s’annonce. Les villas chics se succèdent, on admire la superbe gare Belle Époque. La jetée mythique de Blankenberge n’est qu’à un saut de puce de l’arrêt Pier, on s’en voudrait de ne pas aller y boire un verre. Changement d’ambiance à Zeebruges, port immense, grues, éoliennes, bateaux de croisière. De Lijn nous emmène hors carte postale, c’est aussi l’intérêt du voyage. En n, la plage de Knokke aligne ses cabines, ses bars, ses clubs pour enfants. La saison se prépare, on déambule une dernière fois sur cette côte qu’on aime tant.




Mer, dunes,réserves naturelles, patrimoine, plaisirs gourmands, shopping et sport … Ici,tout sevit intensément.



Laissez-vous surprendre par leWesterpunt, explorez les trésors du quartier Dumont et ressentez combien notre station balnéaire est accueillante et accessible à tous.




Flânez dans huit zones naturelles pour des heures de découverte, profitez d’un centrevivant, d’une plage immense et d’une digue idéale pour les familles. Ici, on crée du bonheur. Inspirez. Découvrez.Sentez.
Train pas comme les autres, belvédère monumental, maison improbable et créature fantastique : le littoral aligne les décors de conte ! Des spots ludiques et photogéniques, à immortaliser à deux pas de la plage.

« Ceci n’est pas un escalier ! » C’est un belvédère posé entre dunes et mer du Nord. À La Panne, le Westerpunt, anneau de béton couleur sable signé Studio MOTO, invite à prendre de la hauteur tout au bout de la promenade pointant vers la France à 1,2 km de là. Il accroche le regard et o re, à six mètres de hauteur, un panorama cinémascope sur la réserve du Westhoek, la plage in nie et, au loin, Dunkerque. On y monte en pente douce depuis le sentier qui prolonge la digue, avant de redescendre vers le sable, avec l’impression de otter au-dessus du paysage.

LE CHEMIN DE FER DE LA BAIE DE SOMME
Animée par la plus grande association française, née dans les années 1970 et dédiée à la préservation du patrimoine ferroviaire, le Chemin de fer de la baie de Somme (CFBS) a su développer ses activités touristiques pour nancer la restauration de locomotives ancestrales. Le réseau du CFBS compte aujourd’hui quatre communes desservies régulièrement : Le Crotoy, Noyelles-sur-Mer, Saint-Valery-sur-Somme et Cayeux-sur-Mer. Autant de points d’accès pour saisir les locomotives entrant en gare ou, depuis le train, d’immortaliser les paysages majestueux de la baie de Somme.
EN HAUT LE WESTERPUNT DE LA PANNE : UN FAUX ESCALIER, VRAI BELVÉDÈRE, QUI OFFRE UN PAS DE CÔTÉ ET UNE VUE À
360° SUR LE PAYSAGE. © MARC DEMEURE / LA VOIX DU NORD CI-CONTRE LE TRAIN AU DÉPART DE LA GARE DU CROTOY. © MAGALI MUSTIOLI-HERCÉ

SÉLECTION RÉALISÉE PAR CLAIRE LEFEBVRE, KARINE LEROY, MAGALI MUSTIOLI-HERCÉ ET MATHILDE DAMBUYANT
AU HAVRE
Non, non, vous ne rêvez pas… cette construction répond à des dimensions disons hors norme : 18,80 m de long, 7 m de haut et… seulement 1,30 m de large, ce qui fait de la Narrow House, œuvre d’Erwin Wurm, la maison la plus étroite du monde et l’un des monuments les plus instagrammables du Havre ! À l’extérieur, elle est impressionnante et c’est encore plus vrai à l’intérieur. Chaque pièce, entrée, salon, cuisine, salle de bains, chambre et toilettes, est parfaitement aménagée. Vous pouvez en pousser la porte de juin à septembre gratuitement. Square Erignac au Havre. CALAIS
La plus imposante et la plus technique des créations de l’artiste François Delarozière sublime autant qu’elle domine le front de mer calaisien. Cet été, on pro te d’une vue inédite depuis la bête faite d’acier et de bois de 25 mètres de long et de 12 mètres de haut crachant du feu, de la fumée et de l’eau !
ON RÉSERVE SES PLACES SUR COMPAGNIEDUDRAGON.COM
© KEVIN LECOINTE
LA MAISON ATTIRE CHAQUE ANNÉE DES MILLIERS DE VISITEURS.
© BORIS MASLARD/PARIS NORMANDIE

IL Y A DES TERRITOIRES QUI
CHANGENT LE REGARD. LA BAIE DE SOMME EST DE CEUX-LÀ.


La baie de Somme, le temps d’un week-end
Authentique, vivante, naturelle et gourmande, la baie de Somme charme quiconque s’y aventure. Itinéraire d’un week-end au rythme des marées pour une déconnexion assurée.



Il y a des territoires qui changent le regard. La baie de Somme est de ceux-là. Grand Site de France, estuaire sauvage façonné par les marées et le vent du large, elle oppose au bruit du monde une évidence tranquille : ici, le temps le autrement.
Un samedi matin placé sous le signe de la découverte
Point de départ d’un week-end de totale déconnexion : l’Hôtel*** & Restaurant du Cap Hornu ! Perché au-dessus des ots, face à la baie qui s’étire à perte de vue, c’est dans ce cadre confortable que le séjour commence. Ici, la voiture reste en retrait. Au creux de ce territoire préservé, l’écomobilité n’est pas un simple mot, mais un art de vivre. C’est donc à pied que l’on emprunte le sentier menant à la chapelle des Marins, gardienne silencieuse des âmes des pêcheurs d’autrefois, avant de rejoindre le Courtgain, iconique quartier de Saint-Valery-sur-Somme. L’atmosphère y est rare, authentique sans être gée, vivante sans être oppressante. Des ruelles de la cité médiévale — où l’on croise le souvenir de Guillaume le Conquérant et de Jeanne d’Arc — jusqu’au bord de mer, la ânerie ouvre doucement l’appétit.
Le Restaurant bistronomique du Cap Hornu
lance sa saison de brunchs 2026
Du 3 mai au 27 septembre 2026 (hors 21 juin), chaque dimanche devient votre rendez-vous gourmand de 11h30 à 15h00 pour une parenthèse face à la baie de Somme.
Au programme : un bu et généreux et évolutif mêlant douceurs du matin, inspirations Terre & Mer, plats chauds, fromages locaux et pâtisseries maison, le tout accompagné de boissons chaudes et de jus frais. Un moment à savourer en famille ou entre amis, dans une ambiance conviviale et élégante.
3 dimanches exceptionnels viendront prolonger le plaisir : après le brunch, pro tez d’un concert live à 14h00, accompagné du bar “E et Mer” pour une n d’après-midi tout en musique.
Dates : 3 mai, 7 juin et 5 juillet.
Prolongez le plaisir avec les soirées brasero jusqu’à la n d’été...
Un après-midi entre mer et nature
L’après-midi peut se poursuivre par l’une des nombreuses activités proposées le long des quais : sortie en bateau, en kayak dans les chenaux ou même en pirogue, chacun y trouvera son compte. Autre possibilité : rejoindre Cayeux-sur-Mer et la Maison de la Baie de Somme. Entièrement repensée en 2021, elle o re une introduction vivante à la faune, à la ore et aux métiers du territoire. Les guides nature y proposent aussi de belles balades, notamment pour observer les célèbres phoques. Au retour, on emprunte le train à vapeur du Chemin de fer de la Baie de Somme, qui relie les deux rives et o re un autre point de vue sur les molières.

Le Crotoy et le Marquenterre pour nir en beauté
Le dimanche matin appartient au marché de Saint-Valery, repaire des producteurs, artisans et créateurs locaux. Puis, on loue un vélo pour une échappée grandiose le long de la route panoramique, l’une des perspectives les plus saisissantes de la baie. On comprend alors pourquoi Delacroix, Degas, Colette, Victor Hugo ou encore Alfred Manessier ont tant aimé ces paysages. Au Crotoy, l’atmosphère se fait familiale. On pro te de la plage exposée plein sud, des rues animées et du port de pêche pour humer l’air salin. En n, avant de clore cette parenthèse hors du temps, on s’accorde une dernière escale au Parc du Marquenterre. Au cœur de ce sanctuaire ornithologique de réputation internationale, aigrettes, spatules, cigognes et hérons évoluent dans une lumière qui, décidément, n’appartient qu’à la baie de Somme.

CI-DESSOUS RYE EST L’UNE DES PÉPITES DU SUD-EST DE L’ANGLETERRE.
Visible par beau temps depuis la Côte d’Opale, le sud-est de l’Angleterre regorge de coins typiques où se conjuguent histoire britannique, ambiance portuaire et gastronomie locale. Embarquez pour deux jours outre-Manche
CI-DESSOUS DES BATEAUX SONT VISIBLES SUR LA PLAGE DE HASTINGS.

Parfois sous-estimé, servant uniquement de lieu d’arrivée sur les terres de Sa Majesté (via le tunnel sous la Manche ou les ferries depuis Calais et Dunkerque), le sud-est de l’Angleterre wmérite pourtant que l’on y coupe le moteur et que l’on y ralentisse le temps. Ici, à cheval entre le Kent et le Sussex, les falaises de craie tutoient les vagues de la Manche, les richesses patrimoniales sont légion, les adresses d’épicuriens se dévoilent au détour d’une vieille ruelle.
UNE IDENTITÉ PORTUAIRE ANCRÉE
Il faut prendre le temps, après avoir stationné son véhicule en bord de mer, sur la digue de Hastings (Sussex, à 1 h 15 de route de Douvres), pour buller le long de Rock-a-Nore Road. Ici, les « Net Shops », ces drôles de cabanes verticales abritant les filets de pêche,
RÉDACTION
PHOTOGRAPHIE

intriguent le visiteur. Et le plonge dans l’identité du secteur. Comme à Folkestone, la vente de poisson se fait en direct depuis les échoppes pendant que sur la plage, « The Stade » abrite des dizaines de bateaux de pêche sur le sable. Le musée des pêcheurs est un incontournable et n’hésitez pas à grimper sur le funiculaire d’East Hill Cliff pour avoir une vue plongeante sur la ville.
SUR LES TRACES DE L’HISTOIRE
À quelques kilomètres de là, l’abbaye de Battle (liée à la bataille d'Hastings de 1066 et construite par Guillaume le Conquérant) reste un indémodable. Tout comme le village de Rye, ses façades d’un autre temps, son église et son cimetière typiquement britanniques. L’Angleterre étant terre de châteaux, ceux de Rye (la tour d’Ypres), de Leeds (datant de 1119) ou de Rochester sont à noter dans un pensebête. Et puis l’histoire, c’est aussi les paysages et ces falaises que l’on peut longer, de Douvres à Folkestone en passant par Deal ou Ramsgate.
EN HAUT À GAUCHE LE YE OLDE PUMP
HOUSE EST UNE ADRESSE INCONTOURNABLE DU VIEUX HASTINGS.
EN HAUT À DROITE LA BEEF PIE SERVIE AVEC DE LA PURÉE ET DES LÉGUMES.

Pour les gourmands, retour à Hastings où en vieille ville, le Ye Olde Pump House livre un fish and chips aussi imposant que savoureux. Idem pour la beef pie, tourte iconique du RoyaumeUni. Une fois repu mais jamais contre un goûter ni un bon thé, le tea room baptisé « The Cobbles », dissimulé dans un petit passage de Rye (sur la Hylands Yard), mêle ambiance cosy et petits gâteaux typiques. Le tout après avoir arpenté les boutiques (brocantes, artisans, etc). Et pour les férus de bière (avec modération), direction le White Horse pub de Douvres, juste avant de repartir en France. Les centaines de signatures de nageurs ayant traversé la Manche en font une adresse singulière. N’oubliez pas que pour vous rendre en Angleterre, un passeport est nécessaire. Tout comme l’autorisation de voyage ETA (environ 25 euros, valable deux ans).
CI-DESSOUS HASTINGS EST SITUÉ À 1H15 DE ROUTE DE DOUVRES. EN BAS À DROITE L’ABBAYE DE BATTLE, LIÉE À LA BATAILLE D'HASTINGS.



Au centre de la petite ville balnéaire, Les Tilleuls révèlent une adresse con dentielle, préservée de l’e ervescence de la cité, où le temps semble suspendu.

Cette demeure du XVIIIe siècle, parmi les plus anciennes de la ville, déploie tout le charme des grandes maisons d’autrefois, au cœur d’un vaste jardin arboré propice à la déconnexion. Pensé comme une véritable maison, cet hôtel particulier incarne la vision de Julien Wauthier, chef étoilé belge, qui y développe une approche sensible et exigeante de l’hospitalité.
Le soir, la maison dévoile sa table gastronomique intimiste, Le 1738, installée dans un salon bibliothèque au style résolument british. Dans cette atmosphère feutrée, dix à douze convives seulement partagent une expérience rare, où la cuisine, précise et inspirée, dialogue avec l’élégance du lieu.
Aux beaux jours, la terrasse s’ouvre sur le jardin et propose une table extérieure,


dans un esprit chic et décontracté. On y savoure des produits de saison, une cuisine généreuse au BBQ, pensée pour le plaisir du moment et le partage en toute simplicité. Avec ses cinq chambres d’hôtes au cachet préservé, mêlant parquet d’époque, volumes élégants et salles de bain ra nées, la maison invite à prolonger l’expérience dans un cadre apaisant, à quelques pas des falaises d’Étretat.
Pensés pour accueillir des moments choisis, Les Tilleuls se prêtent aussi bien à une parenthèse à deux qu’à la privatisation du lieu pour des rencontres professionnelles, événements de marque ou séjours en famille, o rant à chacun une expérience sur mesure, dans un environnement à la fois intime et exceptionnel. Réservations conseillées.
Les Tilleuls Étretat
45 rue Isabey - Étretat
02 35 27 76 76



JULIEN WAUTHIER, CHEF ÉTOILÉ BELGE, QUI Y DÉVELOPPE UNE APPROCHE SENSIBLE ET EXIGEANTE DE L’HOSPITALITÉ.

Pour une traversée au long cours ou une escapade de quelques heures, et à partir seulement de quelques euros, la Normandie offre plusieurs opportunités de prendre le large. Voici quelques idées de croisières et sorties en mer !
Barcelone, New York, Brighton, Bruges… et même l’estuaire de la Seine ou Trouville ! Pas besoin d’aller bien loin pour être dépaysés en prenant part à une croisière ou une sortie en mer. Le charme de la navigation sans doute, que ce soit sur un paquebot de luxe comme sur une navette fluviale.
C’est le cas pour cette catégorie depuis Honfleur. L’estuaire de la Seine, le port de commerce, les quais en Seine, et un passage sous le pont de Normandie, en seulement une heure trente et à partir de 10 € promettent de découvrir des paysages à la fois familiers mais tellement différents vus depuis un bateau.
Si vous n’avez qu’une demi-heure pour savoir si vous avez ou non le pied marin, pourquoi ne pas tenter la traversée du Havre jusqu’à Trouville (à partir de 10 €) ? Une façon d’aller découvrir le charme de la Côte fleurie sans les embouteillages ni les problèmes de stationnement. Toujours au départ du Havre, des visites du port et de la réserve de la Seine sont régulièrement organisées.
Les amateurs de pêche peuvent opter pour une sortie de 5 heures à condition de se munir de sa propre canne à pêche. Les Vedettes de la baie de Seine proposent plusieurs options.
DIRECTION NEW YORK
Si vous voyez plus loin, ça tombe bien ! Plusieurs croisiéristes lèvent l’ancre au départ du Havre. C’est le cas notamment de la compagnie MSC. Preziosa, dont la capacité est de 4 345 passagers, vogue régulièrement vers le nord de l’Europe, pour des croisiéristes d’une seule à huit nuits. Même capacité pour Aida Cruises qui met également cap au nord de l’Europe. Envie de partir au sud ? Regent Seven Seas Cruises mise sur ses luxueuses croisières et ses paquebots d'une capacité de 490 passagers pour leur faire découvrir les charmes de Barcelone ou de Lisbonne.



RÉDACTION KARINE LEROY
PHOTOGRAPHIE CUNARD/JONATHAN ATKIN

CI-DESSUS QUEEN MARY 2 PART DU HAVRE POUR NEW YORK.


CONSTRUCTION EN COURS
BUREAU DE VENTE SUR PLACE
QUEEN MARY II
Et que dire d’une traversée transatlantique à bord du mythique Queen Mary II de la Cunard ? Ce n’est plus une croisière à laquelle on participe mais à un rêve qui se réalise… Dans un autre registre, plusieurs ferries partent du Havre et de Dieppe pour rejoindre les côtes anglaises, à Portsmouth pour la première avec Brittany Ferries et jusqu’à Brighton (Newhaven) pour la seconde à bord de Transmanche Ferries. À défaut de voguer sur la grande bleue, des croisières sont organisées sur la Seine. C’est le cas grâce à la compagnie française CroisiEurope qui permet de découvrir, depuis le euve, la vallée de la Seine, en passant par Rouen, Hon eur, ou Le Havre… Alors, vous partez quand ?


«CHAQUE ANNÉE, UNE NOUVELLE SÉLECTION, DE NOUVELLES HISTOIRES.»

O«n ne voulait surtout pas d’un « home away from home », prévient Albane Paret. Face à la mer du Nord, au huitième étage d’un immeuble des années 1960, le ton est donné : rien ne reproduit le quotidien. «Pourquoi partir en vacances si on n’est pas dépaysé ?», lancet-elle. Avec son compagnon Micha Pycke, elle a imaginé Paradis Apartment comme une expérience: un appartement-galerie, où l’on vient passer la nuit mais aussi explorer le design belge. «On voulait que chaque geste, même aussi anodin que saisir une tasse, crée la surprise.» Derrière ce lieu, il y a la vie à Gand de ce couple à la tête de Club Paradis, une agence dédiée à l’art, au design, à l’architecture et à l’hôtellerie. Un écosystème de créateurs : «C’est une occasion unique de collaborer autrement avec eux.» L’idée d’un refuge à Ostende a mûri. «On a hésité avec l’Italie, mais le panorama ici nous a convaincus.» Et très vite, une évidence: ce ne sera pas une simple location. «On invite les gens à entrer dans notre monde vivant. Il n’y a pas de frontière entre nos vies privée et professionnelle.» Résultat: un pied-à-terre pour cinq, pensé pour la famille – « Nos deux lles adorent leurs lits superposés. » – comme pour des hôtes en quête de dépaysement.
À Ostende, face à la mer du Nord, Paradis Apartment réinvente la maison de vacances: un appartement avec vue qui est aussi une galerie de design vivant, où l’on dort au milieu des œuvres… et où tout, ou presque, est à vendre.
GALERIE HABITABLE
CI-CONTRE ALBANE PARET ET MICHA PYCKE, LES FONDATEURS DE CLUB PARADIS, UNE AGENCE BELGE SPÉCIALISÉE DANS LE DESIGN ET L’ART DE VIVRE.
CI-DESSOUS QUAND UN COUPLE DOTÉ D’UN VASTE RÉSEAU DANS LE MONDE DU DESIGN AMÉNAGE UN APPARTEMENT EN BORD DE MER, ON DÉCOUVRE UN ESPACE OÙ L’ON PEUT TESTER IN SITU DES PIÈCES DE COLLECTION.
Dès l’entrée, le regard le vers la baie vitrée. Sur le rebord, une paire de jumelles. Au loin, les bateaux rentrent au port, la jetée s’étire, les Rock Strangers rouges sculptés par Arne Quinze surgissent sur la digue. À l’intérieur, la lumière traverse toutes les pièces, glisse sur les matières, révèle chaque objet. Muller Van Severen, célèbre duo de designers du plat pays, dialogue avec la galerie Maniera et Hay côtoie des talents émergents comme Coseincorso. Paradis Apartment s’a rme comme un manifeste : « Une galerie habitable, pas un lieu gé. » Dans la cuisine, les courbes du bois répondent à un îlot en inox, où se cache un congélateur – «Indispensable pour les glaçons de l’apéritif !» Au salon, le canapé de Maarten Van Severen intrigue. «À première vue, il a l’air austère, mais dès qu’on s’y pose, on comprend son génie.» C’est tout le principe du lieu : «D’habitude, on voit ces objets sur papier glacé. Nous, on voulait montrer que le design se vit.» Comme dans une galerie, tout – hormis les souvenirs de famille – est à vendre. Des assiettes à partir de 25 € au tapis d’exception à 11000 €.


Et rien n’est gé: « Chaque année, une nouvelle sélection, de nouvelles histoires. » Aujourd’hui, les teintes s’adoucissent, en écho aux re ets de la mer.
OSTENDE EN TOILE DE FOND
Et puis il y a Ostende, la ville natale d’Albane, omniprésente. «La seule de la côte qui vit aussi l’hiver.» Entre musées, scène artistique et renouveau culinaire, elle attire une nouvelle génération qui quitte Bruxelles, Gand ou Anvers. Hier, James Ensor et Paul Delvaux, aujourd’hui le Festival de street art Crystal Ship et le chef doublement étoilé Willem Hiele qui redonne vie à l’emblématique Café Mosselhuis.
L’art de vivre de la mer du Nord, selon Albane et Micha?
Des journées au rythme du ciel: « Plage quand il fait beau, sinon balades et expos, puis apéritif et coucher de soleil. » Face au large, entre deux marées, Paradis Apartment incarne une autre idée du luxe : s’immerger au cœur du design.
Paradis Apartment. Jusqu’à 5 personnes. Tarifs : 310 € la nuit (en semaine), 330 € (lors du week-end). www.paradisapartment.com





















Cabane posée face aux vagues, tiny house cachée dans les dunes, hôtel éco-design ou bateaux insolites : cinq refuges hors norme où l’on habite vraiment le littoral.
SÉLECTION RÉALISÉE PAR CLAIRE LEFEBVRE, CATHERINE PAINSET, MATHILDE DAMBUYANT, MAGALI MUSTIOLI-HERCÉ
CI-CONTRE AUX CABANES D’OSTENDE, LE LITTORAL PROUVE QU’IL SAIT PARLER À LA FOIS AUX ENFANTS ET AUX ESTHÈTES.


CI-DESSUS À DEUX PAS DE LA MER DU NORD, LES CABANES D’OSTENDE RÉINVENTENT LA NUIT EN FAMILLE À LA PLAGE.

Entre mer et forêt, les cabanes d’Ostende o rent un luxe discret aux familles qui aiment le beau autant que le pratique. Entièrement en bois, largement vitrées, elles laissent entrer la lumière du littoral et donnent l’impression de vivre dedans-dehors, au rythme des marées. À l’intérieur, vaisselle Le Creuset, mobilier aux lignes design, palette claire et matières naturelles posent le décor, tandis que les propriétaires ont semé partout de petites attentions : produits régionaux dans l’Honesty Shop, poulailler à explorer, petit déjeuner prêt chaque matin. Adossé à la cabane, un bain nordique pour buller sous la Lune. Un peu plus loin, un sauna posé sur un étang achève de transformer le séjour en parenthèse nordique. On part à pied vers la plage aménagée (à 500 mètres), on le avec le vélo-cargo (inclus) faire une longue balade ou au musée avec les plus grands, avant de revenir se poser dans « sa » cabane, loin du tumulte de la digue. Un refuge contemporain où sérénité des parents et terrain de jeu des enfants cohabitent en n sans compromis.
Les Cabanes d’Ostende, Nieuwpoortsesteenweg 765. À partir de 260 € la nuit. lescabanes.be
CI-DESSOUS LA FAÇADE EST HABILLÉE DE BOIS DURABLE.

E et waouh garanti, à l’extérieur comme à l’intérieur. La silhouette douce et ronde de l’hôtel Silt, ouvert en 2024, attire le regard sur la digue de Middelkerke. Les architectes néerlandais Zwarts & Jansma (ZJA) ont imaginé un bâtiment résolument avant-gardiste mais qui fait aussi référence au passé et à l’île de Testerep, disparue dans l’ensablement de la mer du Nord. Au Silt, le restaurant est gastronomique, le casino est futuriste et l’hôtel est quatre étoiles. On y dort de préférence dos à la ville et en étage élevé. La télévision ne peut rivaliser avec le grand écran qui fait face au lit, au-delà de la terrasse. Le panorama immense, la plage blonde, le ciel changeant, le trait de côte rectiligne, la mer qui, à marée haute, vient jusqu’à lécher les pieds de la digue surélevée. Une décoration élégante et épurée, dans des tons sable appropriés, un accueil souriant et professionnel (en français) et un petit déjeuner bu et parfait en quantité et en qualité ajoutent du plaisir à l’expérience.
Silt, Zeedijk 117D. Tarifs des chambres : supérieure Nord 180 à 500 €, Est 189 à 525 €, Ouest 198 à 550 €, Sud 140 à 500 €, supérieure quadruple 260 à 500 €, famille 300 à 540 €, suite 360 à 680 €. silthotel.be Les C-Hotels (groupe Flow Hospitality) sont implantés à Ostende (5), Middelkerke (3) et La Panne (1).







PAUSE INTEMPORELLE
On est aux portes de la réserve naturelle et on se croirait déjà plongé en son cœur. Les écolodges de la baie de Somme proposent une série de gîtes hors normes, d’inspiration japonaise ou américaine, la tête dans les étoiles… dans un écrin de nature sans pareil.
Écolodges de la baie de Somme, 1 Chem. des Matelots 80120 Saint-Quentin-en-Tourmont

Que diriez-vous de séjourner d’avril à n octobre, pour une nuit ou davantage, dans de vraies coques de obarts, ces bateaux typiques, retournées ? Ces huit maisonnettes insolites (de 2 à 6 personnes) vous attendent sur les hauteurs de la belle étendue de sable n d’Équihen-Plage. Chaque hébergement tout confort dispose d’une petite terrasse et d’un salon de jardin. En juillet et en août, les locations s’e ectuent à la semaine. Pour deux personnes, hors saison, comptez 100 euros la première nuitée et 90 euros les nuits suivantes.
Camping municipal La Falaise, 113 bis, rue Charles-Cazin à Équihen-Plage, camping-equihen-plage.fr

Pas le pied marin ? Aucun problème pour pro ter d’un séjour Au l de l’eau, dans l’une des quatre cabanes ottantes. Ces hébergements insolites sont xés sur des otteurs et attenants à la berge d’un lac de deux hectares et demi, évitant les remous. Idéal pour pro ter de ce cadre champêtre, entre Fécamp et Étretat, à Colleville. Audrey Thiérard, ultra traileuse et fan de nature, a installé sa première cabane en 2015. Trois autres (de 40 à 90 mètres carrés) sont donc disponibles pour recevoir de deux à dix personnes. Pêche, balades aux abords du lac et de la rivière Valmont, promettent un bon bol d’air. 691, rue Cauchoise, à Colleville.
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Prochainement àWimereux
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CI-CONTRE
Mardi 1er avril 2026, la date compte pour Pascal Lefebvre, 49 ans, chef de l’Auberge de la Marine au Crotoy (Somme). Lui et son épouse, Lucie, 45 ans, célèbrent les vingt ans d’une adresse ancrée dans les habitudes culinaires d’amoureux de la cuisine et de la baie de Somme. Et c’est aussi franchir les portes d’un commerce emblématique, « un bar, restaurant, hôtel depuis 1904 ! », lance Pascal Lefebvre, dans un sourire complice échangé avec Lucie.
On y entre par le bar, près du port, en angle de rue, à l’ancienne. Voilà qui renvoie aux grandes soirées des pêcheurs à pied et en mer. Avec deux grandes rénovations, le couple a su garder cette âme, par quelques soirées, dans les photos accrochées aux murs, dans le mobilier, le carrelage d’origine, le tout en modernisant un ensemble au final très lumineux. « L’hôtel était compliqué à tenir, il était inadapté aux normes actuelles, nous avons donc créé trois appartements hôtel et c’est une réussite », explique Pascal Lefebvre. Lucie est de Tourcoing (Nord) et Pascal d’Arras (Pas-deCalais), leurs grands-parents sont Picards. Voilà une bonne recette pour séduire les Crottellois. En parlant de recettes. Le chef, fils de bouchercharcutier traiteur, se revendique comme défenseur de la cuisine française traditionnelle, « mise au goût du jour ». Et ça donne quoi ? Par exemple une carbonade au sanglier. Au sanglier ? Nous y voilà ! C’est l’autre marotte du chef, les produits locaux en collaboration avec tous les producteurs proches. Et ici c’est la baie de Somme : du sanglier et des escargots dans les terres, du poisson et des crustacés dans la baie. Les coquilles Saint-Jacques, coques (quand il y a une récolte), seiches, rougets, vives, soles... « Les ressources évoluent, on s’adapte, mais évidemment je me plonge dans tout ce qui fait cette région », commente Pascal Lefebvre.
Un premier menu au Gré des saisons à 39 euros, ou 49 euros si l’on est plus plat/dessert, un menu
Baie Marine à 59 euros, en cinq temps pour l’ensemble de la table, un menu enfant à 29 euros, voilà un gastro qui vise juste, les moins regardants pourront se plonger dans la carte.
https://www.aubergedelamarine.com/restaurant
Ado, Pascal Lefebvre voulait son restaurant et vivre près de la mer. En vingt ans, avec son épouse, il a hissé haut l’Auberge de la Marine au Crotoy. Sa cuisine française, modernisée, est liée au terroir.


Au Michelin depuis 2013, au Gault&Millau, au Collège culinaire de France… l’Auberge de la Marine est bien amarrée comme référence.
Le chef Pascal Lefebvre a été formé à l’école hôtelière Saint-Martin à Amiens (Somme). Et de défendre des valeurs de transmission du savoir, des bases de la cuisine française, auprès des apprentis et des stagiaires, mais aussi du grand public. Et en échangeant quelques minutes avec lui, cela ne lui demande que peu d’e orts. Justement. Pascal et Lucie sont d’ailleurs reconnus à ce titre « disciples d’Auguste Esco er », l’inventeur de la cuisine française moderne et professionnelle, dont ils s’engagent à partager les valeurs.
ALEXANDRE GAUTHIER
Sur la Côte d’Opale, le chef doublement étoilé de La Grenouillère, à La Madelaine-sous-Montreuil, a ouvert en 2023 Sur Mer, une cabane gastronomique les pieds dans le sable à Merlimont. Alexandre Gauthier raconte son lien à ce territoire qui nourrit sa cuisine.
Où commence votre histoire avec la mer du Nord ?
« Je ne sais pas si j’ai un "premier" souvenir, parce que je suis né à Boulogne-sur-Mer : la mer, c’est ma vie ! Merlimont, entre Le Touquet et Berck, ou Équihen, ce sont pour moi les plages des longues balades en famille, en plein vent, les embruns à n’importe quelle période de l’année. C’est d’abord sensoriel : l’iode, la lumière, la profondeur du ciel. Tout ça est très présent dans ma cuisine aujourd’hui. »
Un produit qui résume cet esprit du littoral nordiste ?
« La vive, par exemple. Tout le monde la déteste sur la plage, parce qu’on a peur de marcher dessus ! Mais c’est un poisson magni que. On a besoin d’ouvrir le garde-manger océanique à ces espèces-là, qu’on considère comme modestes, pendant que le turbot, la sole, le cabillaud deviennent presque inaccessibles. Les cuisiner avec les produits qu’on a chez nous, sans plaquer une huile d’olive de carte postale, c’est déjà une forme de réhabilitation. »
Manger face à la mer, comme chez Sur Mer, ça change quoi ?
CI-DESSOUS SUR LA CÔTE D’OPALE, ALEXANDRE
GAUTHIER COMPOSE UNE CUISINE AU PLUS PRÈS DU RÉEL : PRODUITS BRUTS, MÉTÉO CAPRICIEUSE, ARRIVAGES INCERTAINS.

Comment cette identité se retrouve-t-elle dans vos assiettes ?
« Quand j’ai repris La Grenouillère il y a vingt-trois ans, j’ai arrêté de dire "terroir" pour parler de "territoire". Terroir, c’est folklorique, ça rétrécit. Territoire, ça inclut la campagne, mais aussi le côtier, la chasse, la pêche, la cueillette sur les plages. Dans ce territoire-là, la mer est partout : poissons, crustacés, coquillages… et surtout l’iode, qui relie tout. La Côte d’Opale, je la cuisine comme elle est : nette, directe, sans maquillage. »
C’est quoi, pour vous, une vraie bonne cuisine de plage aujourd’hui ?
« Le problème, c’est qu’on a remplacé "cuisine" par "argent de bord de mer" ! Comme il y a du monde, on peut faire mauvais et ça marche quand même. Moi, j’encourage à faire de la cuisine, vraiment. Une bonne cuisine de plage, c’est simple mais juste : une pêche du jour, une moule marinière cuite à la minute, une friture qui ne traîne pas. La haute cuisine, terme que je préfère à gastronomie, c’est autre chose : ce n’est pas le luxe, c’est la singularité, le moment où l’on bouscule un peu le mangeur. »
« Ça change tout. Manger "là où c’est pêché", ou pas loin, ça a plus de sens. Je suis persuadé que le poisson a plus de goût là. Et puis le paysage, c’est ce qu’on mange en premier : tout le monde n’a pas la même éducation gustative ou olfactive, mais un horizon dégagé, un coucher de soleil, ça parle à presque tout le monde. On a la chance d’avoir un des rares spots où l’on voit la mer avant de voir les voitures. Ça compte. »
Comment conciliez-vous les aléas de la nature et la haute cuisine ?
« Notre métier, c’est de s’adapter en permanence. Il y a le vent qui se lève, le ciel qui tourne, la terrasse qui se vide parce qu’il fait froid… On ne réserve pas dehors, on remplit les tables, on s’adapte. Côté produits, on travaille en con ance avec les pêcheurs, mais on respecte leur réalité : quand c’est tempête, il n’y a pas de poisson, point. C’est aussi pour ça qu’il y a de plus en plus de menus et presque plus de cartes : le prix reste xe, l’assiette s’ajuste à l’arrivage. »
RÉDACTION

« JE CUISINE LA CÔTE D’OPALE
COMME ELLE EST : NETTE, BRUTE, SANS MAQUILLAGE. »
«ICI, C’EST
PAYSAGE QUI SE MANGE EN PREMIER.»
Jusqu’où moderniser ce territoire sans le trahir ?
« Toutes les cuisines sont légitimes tant qu’on ne triche pas. Trahir, ce serait faire n’importe quoi dans les assemblages au point que ce ne soit plus bon. Moderniser, pour moi, c’est pousser plus loin les associations, chercher l’émotion en plus de la gourmandise, sans abîmer les fondamentaux. Faire de la haute cuisine, c’est amener un plat à un stade où l’on fait en sorte que le mangeur se redresse sur sa chaise et s’interroge. »
Vous multipliez les adresses dans le Montreuillois. Vous créez des lieux ou des moments de vie ?
« Les deux doivent aller ensemble. Un lieu magni que où l’on mange mal, ça ne marche pas. Une assiette superbe dans un endroit sinistre, ça ne marche pas non plus. On crée des moments de vie, oui, mais ancrés dans le réel : 95 salariés qui vivent ici, des producteurs locaux, des clients qui dorment dans le coin. Mon métier, c’est aussi d’être commerçant, de faire en sorte que l’argent dépensé chez nous soit réinjecté sur le territoire. »
Sur Mer doit « puer les vacances ». Et vous, vous y lâchez prise ?
« Non. Les équipes y travaillent dans la bonne humeur et l’exigence, mais ce n’est pas un lieu de vacances pour nous. Le lâcher-prise, on le fait le mardi, quand c’est repos, ou quand on va se baigner avant le service du soir. Pour les clients, paradoxalement, je pense qu’ils sont plus exigeants, parce que tout est plus simple, plus nu, sans arti ce. »

Vous insistez sur le rapport aux clients. Pour vous, le « client roi » est une formule dépassée…
« Si on veut que le client soit traité comme un roi, il faut qu’il se comporte en “grand prince” : celui-ci trouvera toujours une équipe prête à se plier en quatre, quand l’ingratitude rend le métier sacri ciel. Le restaurant est un re et de la société : je milite pour le vivre ensemble, pour le fait de se rappeler que les équipes sont là le soir, le week-end, au service de gens qu’elles ne connaissent pas, pour leur faire plaisir. Passer à table, c’est un moment de vie, pas un rapport de force. »
Et demain, où emmener votre cuisine ancrée ici ?
« Si vous voulez me faire dire que je ne veux pas la troisième étoile, ce serait faux. Je n’ai pas un plan de conquête. J’ai envie de tenir ma ligne : une cuisine ancrée ici, exigeante, accessible de di érentes façons, du café au dîner d’exception. Créer des lieux où l’on peut venir pour une moule et un sh and chips ou pour un grand poisson grillé face à l’horizon. La mer restera là, oui. Ma cuisine, si je devais la résumer en une sensation, ce serait peut-être ce moment où on arrive en haut de la dune, qu’on prend le vent et l’iode en plein visage : quelque chose qui vous réveille d’un coup. »
Sur Mer, boulevard de la Manche à Merlimont. surmer_merlimont_plage
Les autres adresses d’Alexandre Gauthier : La Grenouillère à La Madelaine-sous-Montreuil et à Montreuil : L’Anecdote, Grand’ Place Café, Froggy’s Tavern et la chambre d’hôte Pieux.
CI-CONTRE SUR CETTE CÔTE
D’OPALE SOUVENT JUGÉE AUSTÈRE, ALEXANDRE GAUTHIER DÉFEND AVEC VÉHÉMENCE L’IDÉE D’UNE VRAIE GASTRONOMIE DE PLAGE. ICI UN PLAT DE COQUES CHEZ SUR MER À MERLIMONT.













SÉLECTION RÉALISÉE PAR KARINE LEROY, CLAIRE LEFEBVRE, XAVIER TOGNI ET MATHILDE DAMBUYANT PHOTOGRAPHIE VILLE DE WISSANT
Des étals de pêcheurs matinaux aux halles ouvertes toute la journée, les marchés du littoral sont des portraits vivants de leurs territoires. Voici notre sélection pour goûter autant l’ambiance que les spécialités locales.
Aux Halles des Sœurs Blanches, Dunkerque a trouvé son nouveau rendez-vous gourmand. À deux pas de la place Jean-Bart, ce marché couvert réunit une quinzaine de comptoirs où l’on vient faire ses courses… et où l’on nit par déjeuner sur place ! On y vient pour la croquette de crevettes de La Malle aux croquettes, les frites au maroilles du Bierbuik, les huîtres, les fromages locaux ou encore les pâtisseries signature de Thibaut Cousin. Ici, le circuit court se vit toute la journée. À ne pas manquer : l’apéro-brunch musical du deuxième dimanche du mois, pour goûter aussi à l’esprit festif de la ville !
Les Halles des Sœurs Blanches à Dunkerque, Cours François-Bart. Du mardi au jeudi, 8 h-19 h, vendredi et samedi jusqu’à 22 h. Le dimanche, 9 h-15 h. hallesdessoeursblanches
Ce n’est pas un hasard si les téléspectateurs de TF1 l’ont désigné « plus beau marché de France » en 2020 ! À Dieppe, le marché, c’est sacré ! Chaque samedi, à partir de 8 h 30, quelque 200 exposants font la joie des milliers de clients. Les nombreux producteurs des pays de Caux et de Bray, et de la Picardie voisine, promettent le plein de produits fermiers locaux. On âne également entre les étals, installés dans le centre-ville, juste pour l’ambiance sans chichi mais tellement chaleureuse. À vos paniers !
Il fait sans conteste partie des plus beaux de Picardie. Le marché hebdomadaire de Saint-Valery-sur-Somme, chaque dimanche en plein centre-ville, au bord de l’eau, o re une vue imprenable sur la baie de Somme. Mais ce n’est pas son seul attrait. Son ambiance, ses couleurs et senteurs séduisent aussi. Une soixantaine d’exposants s’y retrouvent, environ 130 en pleine saison, proposant toutes sortes de produits, en particulier ceux issus de la baie et de la mer. Un régal pour les yeux et les papilles.
C’est un succès chaque année ! Le marché nocturne de Wissant réunit des producteurs locaux exclusivement. L’occasion de remplir son panier de bons produits du terroir, à savourer sur place ou à emporter à la maison, et de créations locales. Deux fois par mois, environ, il est possible de faire ses emplettes au son des groupes musicaux locaux qui se produisent aux abords. Direction la place de la Mairie, tous les vendredis, jusqu’au 18 septembre, de 17 h à 21 h, pour vivre une expérience conviviale et gourmande.





Solène Elliott, la jeune che e de l’Hôtel de la Plage à Audresselles n’en nit pas de gravir les échelons et de peau ner son art. Elle évolue au sein d’un cocon familial qui lui a donné des ailes pour s’envoler vers le succès. Rencontre avec une jeune femme talentueuse qui a su rester simple.
Lorsque la jeune femme a décidé de prendre les fourneaux du restaurant que ses parents ont racheté en 2020, en pleine crise du Covid, elle a tout donné pour réussir ce pari qui n’était pas gagné d’avance. « Quand on est en famille, on ose plus, c’est très sécurisant. On peut s’a rmer davantage », explique la jeune che e qui, au l des années, a gagné en con ance. Elle a appris à travailler en équipe, à se nourrir de l’expérience des uns et des autres et, nalement, à progresser ensemble. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Repérée dès 2020 par le critique culinaire Gilles Pudlowski (auteur du blog Les Pieds dans le Plat), elle décroche dans la foulée le Trophée Cuisine de la Mer du Gault & Millau en 2021, puis un Bib Gourmand en 2024, qui récompense les meilleures tables au bon rapport qualité-prix.
C’est important pour vous d’être reconnue ?
Je suis jeune et, à mon échelle, je suis très ère d’avoir été repérée par ces professionnels. Quand ils m’ont appelée le soir de la SaintValentin, en plein service, pour m’annoncer le Bib Gourmand, j’étais à mille lieues d’imaginer qu’ils penseraient à moi… Tout est allé très vite, mais ça me donne surtout la sensation d’être sur la bonne voie. Ça me conforte dans l’idée que je suis à ma place en cuisine !

RÉDACTION CHRISTINE DELPIERRE PHOTOGRAPHIE CD
Votre cuisine a beaucoup évolué depuis vos débuts ?
J’ai fait mes deux apprentissages au bord de la mer, à L’Atlantic et à L’Art des Mets, deux restaurants situés à Wimereux.
SOLÈNE ELLIOTT
J’y ai beaucoup travaillé les produits de la mer, mais pas uniquement. Quand j’ai commencé à l’Hôtel de la Plage, j’avais 21 ans, et on apprend toujours plus vite sur le terrain. Le travail d’équipe joue énormément aussi. Après une première saison, mes parents ont compris que les clients venaient principalement pour découvrir ma cuisine. Ils m’ont alors laissé carte blanche.
Vous n’avez pas de plat signature ?
Non, parce que j’ai le sentiment qu’à force de répéter un plat, on y porte moins d’attention. C’est pourquoi je change ma carte toutes les huit semaines. Aujourd’hui, je propose deux viandes, deux poissons et un plat végan : c’est assez équilibré. J’aime proposer des choses di érentes et travailler au rythme des saisons. C’est une prise de risque, mais les clients apprécient cette perpétuelle nouveauté. Ils viennent aussi pour ça.
Vous pensez avoir encore beaucoup à apprendre ?
Évidemment. À un moment, j’étais la plus jeune en cuisine, et c’était grisant d’apprendre. Ça l’est toujours. Ceux qui évoluent toute leur vie sont ceux qui gardent une ouverture d’esprit. On apprend des autres en permanence. Aujourd’hui, je me dis que je ne prends peut-être pas assez de recul sur mon métier. J’aimerais parfois prendre le temps de ré échir à la manière dont je veux évoluer.
Votre cadre de travail vous plaît ?
Audresselles est un village de la côte resté authentique. Cet aspect un peu rustique apporte un charme indéniable. La plage du Noirda, toute proche du restaurant, est très sauvage. Avant d’acheter l’hôtel, mes parents se sont renseignés pour savoir si le site était protégé et non constructible. Et c’est le cas.
Vous vous projetez dans ce décor de l’Hôtel de la Plage ?
L’idée était de faire évoluer le lieu progressivement… Il va falloir s’y mettre (rires) ! J’aimerais notamment ouvrir la cuisine sur la salle, pour être davantage en contact avec les clients. Dans ce métier, quand le travail est bien fait, on nous le dit. Et c’est une récompense précieuse, qu’on n’a pas toujours le temps de recevoir quand on reste en cuisine.
Hôtel restaurant de la Plage, 21, rue Gustave-Danquin à Audresselles. Réserver : www.hoteldelaplage-audresselles.com









Quand la simplicité peut être une vraie exigence… Ici, pas de mise en scène superflue. Juste des tables exigeantes où la fraîcheur, le savoir-faire et un vrai sens du rapport qualité-prix font toute la différence

SÉLECTION RÉALISÉE PAR CLAIRE LEFEBVRE, MATHILDE TONNERRE, MAGALI MUSTIOLI-HERCÉ ET MATHILDE DAMBUYANT
BELLES TABLES
Au cœur de Capécure, où s’a airent les ouvriers du port de Boulogne, le restaurant est spécialisé dans le poisson, zone portuaire oblige, et la carte s’adapte à la pêche du jour. Comptez une vingtaine d’euros pour un plat. Avec sa décoration dans son jus et ses banquettes confortables, on passe forcément un bon moment. Pour les budgets serrés, il est possible de grignoter au bar ou d’opter pour la sandwicherie. Pour une expérience purement boulonnaise, on recommande le petit déjeuner. Les plus aventureux pourront tenter le hareng fumé dès le matin…
Le Châtillon, 6, rue Charles-Tellier, à Boulogne-sur-Mer. Du lundi au samedi matin. Réservation conseillée.
Une institution : c’est peu de le dire tant le nom de cette mythique brasserie est associé à Trouville. On ne va pas se mentir, on s’attable aux Vapeurs pour voir autant que pour être vu ! Entre deux bouchées (délicieuses), vous pouvez y croiser quelques célébrités notamment à l’occasion du Festival du lm américain. Morgan Freeman, Steven Spielberg ou Matt Damon font partie des clients à s’être assis sur les banquettes en moleskine dans un décor années 50. Le repas se termine toujours par le trou normand (avec modération). L’établissement, presque centenaire (il le sera en 2027), vient de se refaire une beauté sans perdre son charme. 160, quai Fernand-Moureaux, Trouville-sur-Mer.
DE RAOUL
« Margats » pour « enfants », en patois boulonnais... Ici, l’équipe chouchoute les petits et les grands enfants avec sa cuisine faite maison et ses produits de saison issus du circuit court. Les assiettes sont alléchantes, les portions généreuses et les plats de grands-mères font l’unanimité ! Que vous soyez viande ou poisson, carbonade amande, sh and chips ou waterzoï de poissons, vous trouverez votre bonheur ! L’équipe prend également soin de la nature en luttant contre le gaspillage.
685, route du Cap Gris-Nez à Audinghen.
POISSONNERIE DU MARAIS À WOIGNARUE
Langoustine grillée au brasero, voilà qui sonne comme une invitation à pro ter des beaux jours aux portes de la baie de Somme. C’est l’idée de Jordan Cottrelle, propriétaire de la Poissonnerie du Marais à Woignarue, entre les villes sœurs et Saint-Valerysur-Somme. Les produits extra frais passent directement de l’étal des rayons poissons et fruits de mer à l’assiette, le temps de s’installer sous la paillote, dans une ambiance bar à huîtres. On parle là de plateaux de fruits de mer, d’assiettes d’huîtres, de brochettes de poissons, assortis avec un vin blanc bien choisi. Un pur moment d’épicurisme.
137, rue d’Eu, Rond-point d’Hautebut, Woignarue.
Avec ses poutres de bateau, la plus vieille maison de pêcheurs de Blankenberge sert une cuisine sans triche. Ici, on s’attable devant une soupe de poisson fumante et des croquettes de crevettes maison, on redécouvre le slu erkoeken (pain perdu garni de sucre brun, saumon fumé ou bacon) ou l’on pioche dans le plateau Majutte Trutte qui rassemble toutes les spécialités locales ! Ce petit café-musée doit son nom à la famille Debruyne qui y a vécu pendant des générations : elle avait adopté le surnom de « Majutte » pour tromper l’esprit malveillant de la mer. Quant au décor, il tient de la carte postale vivante : planchers qui grincent, objets marins chinés et cour intérieure où l’on s’attarde autour d’une bière de Blankenberge. Ici, on croque des recettes d’antan comme on feuilletterait un album de famille grandeur nature. Breydelstraat 10B, Blankenberge, fermé lundi, mardi et mercredi. Pas de réservation possible. majutte.be

Sur le littoral, certains bars de plage cultivent plus qu’une jolie vue : un art de vivre. Carte soignée, habitués dèles et identité bien trempée : cinq adresses qui proposent une atmosphère singulière, entre rendez-vous solaire et nuits qui s’étirent.

SOLEIL, MER ET SURF : AVEC LE TWINS CLUB, LA MER DU NORD PREND DES AIRS DE CALIFORNIE !
LE TWINS CLUB À BREDENE
VAGUE CALIFORNIENNE EN MER DU NORD
Ici, la mer du Nord prend des airs de Californie. Accolé à l’école de surf, ce bar de plage voit dé ler débutants encore trempés et riders aguerris venus se réchau er autour d’un café, d’un plat de pâtes ou de tapas à partager à n’importe quel moment de la journée. On y vient après une session de glisse ou simplement pour regarder les ailes de kitesurf se découper dans le vent et les planches ler sur les vagues. Dans ce décor typique de dunes et de ciel changeant, l’ambiance reste simple, sportive et joyeuse : un spot de tribu, ouvert aux familles comme aux bandes de copains. Bar sur la plage de Bredene, Koninklijke Baan (Route Côtière). Ouvert tous les jours de 10 h à 23 h en juillet et août.
SÉLECTION RÉALISÉE PAR CLAIRE LEFEBVRE, VIRGINIE CARTON, DAVID VANDEVOORDE, MATHILDE DAMBUYANT, KARINE LEROY
PHOTOGRAPHIE TWINS CLUB
LA PAILLOTE BOBO CHIC DE STELLA-PLAGE
Avec son mobilier de bois et de paille, La Madrague aurait sûrement plu à notre B. B. nationale. Mais ce qui fait le charme de ce bar de plage et son principal atout, c’est, bien sûr, son emplacement de rêve, les pieds dans l’eau, sur le sable blanc de Stella-Plage. Depuis son ouverture en 2024 (en même temps que la Pampa, son voisin), La Madrague est devenue the place to be pour un apéro ou une restauration simple et fraîche, midi ou soir. Du parisien à 5 € au poke bowl à 20 €, on se régale à prix raisonnable avec une vue imprenable. Une adresse qu’on n’a même pas envie de communiquer tellement on voudrait la garder pour soi !
La Madrague, ouvert d’avril au 30 septembre, de 10 h à 22 h, plage de Stella.



DEAUVILLE
UN AIR DE DOLCE VITA
Déguster un café, savourer une cuisine transalpine ou partager des antipasti les pieds dans le sable au bord des très chics Planches de Deauville… Il y a des petits plaisirs que l’on ne se refuse pas, surtout lorsqu’il s’agit d’une institution locale comme le restaurant-bar du Soleil. Et pour mettre encore plus de soleil à votre table que (parfois) dans le ciel normand, la carte est une invitation à la dolce vita avec une proposition qui sent bon l’Italie. Planches de Deauville.





BLÉRIOT-PLAGE
ON SE POSE À L’AVIATEUR
C’est un lieu qui fait écho au passé. Un clin d’œil aux voyages réalisés par Fred, le maître des lieux, et par le Nordiste Louis Blériot, le pilote qui a e ectué la première traversée de la Manche par voie aérienne. Ce bar éphémère entièrement démontable propose des bières régionales et belges et de la nourriture du secteur. Ici, on s’assoit sur des sièges en palettes dans des containers maritimes, on assiste à des DJ sets et des concerts de musique live les pieds dans le sable… Ouvert tous les jours, de 10 h au coucher du soleil, jusqu’au 30 septembre, quel que soit le temps (merci, la pergola rétractable) ! 1167, Digue Gaston-Berthe à Blériot-Plage.
CAYEUX-SUR-MER EST DANS LA PLACE
Cayeux, sud de la baie de Somme. Se poser sur la digue de galets gris, se bercer du roulis dans les vagues. Un coucher de soleil se joue des couleurs de l’eau, du chemin des planches et des 500 cabines de plage... C’est the place to be ! La cabine de Mouné reprend ce style pour son bar et sa petite restauration. Les concerts y font battre le cœur des badauds, cocktails avec ou sans alcool, c’est cool. C’est ambiance top.
1015, boulevard du Général-Sizaire, Cayeux-sur-Mer, France.




















La mer inspire bien plus que des souvenirs: elle devient le terrain de jeu d’artisans qui réinventent ses goûts. Con tures iodées, croquettes sublimées, chocolats salés, gâteaux battus par les embruns… Notre sélection de créations qui marient savoir-faire local et saveurs osées.



DELESPIERRE. EN VENTE AU TOUQUET, CÔTE D’OPALE, ET TEATOGETHER.FR. SÉLECTION RÉALISÉE PAR CLAIRE LEFEBVRE, KARINE LEROY, DAVID VANDEVOORDEET MATHILDE DAMBUYANT



1 BISCUITS MELO CAKES DE STEPHAN DESTROOPER : SABLÉ, CRÈME MOËLLEUSE, CHOCOLAT, SPÉCULOS, 5,25 € LA BOÎTE DE 4, PÂTISSERIE DESTROOPER, 286 AVENUE DE LA PLAGE À SAINTIDESBALD. © BAKING GROUP. 2 LA CROQUETTE DUNKERQUOISE DE CHRISTIAN VANDENBUSSCHE, CROQUETTE DE CREVETTES GRISES, SPÉCIALITÉ MARITIME FRANCO-BELGE, 4,50 € PIÈCE, HALLES DES SŒURS BLANCHES, COURS FRANÇOIS BART À DUNKERQUE. © MARC DEMEURE. HALLES DES SŒURS BLANCHES, DUNKERQUE. 3 HARENGS FUMÉS JC DAVID SALAGE, FUMAISON TRADITIONNELLE AU BOIS À BOULOGNE-SUR-MER. LABEL ROUGE. EN VENTE EN GRANDES SURFACES POISSONNERIES... © AGENCE LES SUBLIMEURS. 4 CARAMELS LECOEUR RECETTE FAMILIALE, PARFUMS CAFÉ OU CHOCOLAT, CONFECTION À LA MAIN. EN VENTE À ÉTRETAT, LE HAVRE ET POINTS DE VENTE SPÉCIALISÉS. 5 SAINT-JACQUES DE NICOLAS CHAMOIN GRANDE CUISINE LOCALE AUTOUR DE LA COQUILLE SAINT-JACQUES. RESTAURANT LA CLÉ DES CHAMPS, FAVIÈRES, BAIE DE SOMME © CPI. 6 PÂTISSERIES CÔTIÈRES DE THIBAUT COUSIN : DOUCEURS MARINES CHOCOLATPISTACHE SALÉ, MILLEFEUILLE MANDARINE-SÉSAME IODÉ OU VANILLE DES DUNES. 5 € LA PART. HALLES DES SŒURS BLANCHES, COURS FRANÇOIS BART À DUNKERQUE. © MARC DEMEURE 7 CONFITURES DE PALACE TEA TOGETHER : « LA BRITISH » (CITRON-EARL


Nous


RÉDACTION CLAIRE LEFEBVRE
PHOTOGRAPHIE
CAMILLE PIOVESAN-WOEHLING
CI-CONTRE AQUARELLES RÉALISÉES À LA MAIN, HISTOIRES INSPIRÉES DU VÉCU DE L’AUTRICE ET LIVRES IMPRIMÉS DANS LA RÉGION : DEPUIS TROIS ANS, CETTE COLLECTION IMPOSE SON APPROCHE ARTISTIQUE ET ARTISANALE.
CI-DESSOUS EX-NOTAIRE, MAMAN, AUTRICE À
SUCCÈS : DEPUIS LE TOUQUET, CONSTANCE GRONNIER
TRANSFORME LE QUOTIDIEN EN CONTES SENSIBLES.

Au Touquet, ses Contes de Léon et Augustine naissent entre dunes, souvenirs d’enfance et petits riens du quotidien. Rencontre avec Constance Gronnier, la conteuse qui fait sou er l’air du large sur la littérature jeunesse.
Un teckel intrépide qui le sur la plage du Touquet, une grenouille qui saute des remparts de Montreuil, un phoque un peu rêveur qui s’attarde près des vagues… Chez Constance Gronnier, les héros ont des pattes, des nageoires, et surtout un ancrage bien réel. Depuis 2023, son univers, Les Contes de Léon et Augustine, s’impose comme un incontournable des librairies de la région – et même au-delà –, avec plus de 12 000 exemplaires vendus. Une sorte de « Martine à la plage » version nordiste, douce, poétique et furieusement vivante ! C’est pourtant loin des livres pour enfants que tout commence. Notaire pendant près de dix ans, Constance met longtemps ses histoires de côté. Jusqu’à une scène toute simple. «On venait d’emménager sur la côte, les cartons n’étaient pas défaits. Ma lle m’a demandé une histoire… alors je l’ai inventée.» Dans le salon encore en chantier, les premiers personnages prennent vie. Ses enfants, aujourd’hui âgés de 4 et 6 ans, deviennent ses lecteurs les plus exigeants. Et la Côte d’Opale, son décor naturel.
ANCRAGE LOCAL
Depuis, tout part du réel. Douglas le teckel, star de la collection ? C’était le sien, à 13 ans. Petit Phoque, lui, dormait dans un carnet d’adolescente, avant de renaître ici, face à la mer. «Je m’inspire des petites scènes du quotidien, de ce que je vois, de ce que vivent mes enfants. » Son dernier titre pousse encore plus loin l’ancrage local : Basile la grenouille est né après plusieurs journées passées dans le potager de La Grenouillère






du chef doublement étoilé Alexandre Gauthier à La Madelaine-sous-Montreuil. «Je voulais comprendre le lien entre la terre et l’assiette.» Résultat : un conte sur la patience, le goût et les saisons – avec, en ligrane, tout un art de vivre du Nord.
Ce mélange de réel et d’imaginaire fait toute la singularité de la collection. Illustrés à l’aquarelle par Guillaume Cambier, ces petits livres capturent la lumière du littoral, ses couleurs pastel. Et séduisent autant les enfants que leurs parents, sensibles à ce style délicatement rétro. Derrière ce succès, une ligne claire : prendre les enfants au sérieux, sans perdre la douceur. Ses livres ne donnent pas de leçon, ils ouvrent des portes. Lors des dédicaces, trois générations se retrouvent autour des mêmes pages. «C’est exactement ce que je cherche : transmettre, créer du lien.»
Installée entre mer et forêt, au Touquet, Constance écrit comme on respire. Il su t de passer une matinée avec elle pour comprendre. Une mouette qui crie, un chevreuil aperçu au fond du jardin : «Tout peut devenir une histoire », dit-elle simplement. Et sous sa plume, ces petits riens prennent une autre dimension. Son ambition : faire découvrir la région autrement qu’avec un guide touristique, « d’une manière plus intime, à hauteur d’enfant ».
Car derrière ces aventures iodées, il y a aussi ce dialogue plus discret. Celui d’une autrice avec ses propres souvenirs d’enfance, ses lectures, ses carnets oubliés. Une façon de rappeler, au passage, que les plus belles histoires commencent souvent par un détail : une balade, une question d’enfant… ou un carton de livres encore fermé.
Livre en vente 15,90 € dans toutes les librairies, les concept-stores sur la Côte d’Opale et en Normandie, et sur le site lescontesdeleonetaugustine.sumupstore.com lescontesdeleonetaugustine


C’EST ICI, SUR LA CÔTE D’OPALE, QUE L’AUTRICE IMAGINE LES CONTES DE LÉON ET AUGUSTINE, UNE SÉRIE JEUNESSE DEVENUE EN QUELQUES TOMES UN PETIT PHÉNOMÈNE EN LIBRAIRIE.
«FAIRE
UNE COLLECTION QUI GRANDIT AVEC LES ENFANTS
Cinq tomes composent déjà Les Contes de Léon et Augustine, pour les enfants de la naissance à 8 ans. Du joyeux Petit Phoque aime jouer (2023) à Colette Lafrange sur les émotions, en passant par Raoul autour de l’Enduro du Touquet, Douglas le teckel et Basile la grenouille côté nature et potager (2025), chacun trouve son univers. Prochaine escale au printemps 2027 : changement de décor, direction Lille, entre nature et vie urbaine… Suspense !



Il y a une part d’enfance dans chacun de nous. Pauline et Alexis la cultivent à travers leur marque AP Collection et leurs créations à base de peluches… Fauteuils, poufs, banquettes et maintenant miroirs s’habillent avec style de amants roses, de homards, de coqs, de cygnes…, quand ce ne sont pas les animaux de la jungle ou ceux de la forêt qui sont mis en scène, et même les personnages bigarrés de la série 1, rue Sésame. Avec ses réalisations aussi ludiques, magni ques qu’audacieuses, la jeune maison belge séduit la planète lifestyle.
AP Collection a également été sélectionnée pour exposer dans la grande foire bruxelloise, Art Brafa, et multiplie les spectacles exclusifs. C’est le cas au Bon Marché et au Printemps Haussmann à Paris, comme dans d’autres grandes enseignes mondiales, à l’instar de KaDeWe Berlin et Munich, La Rinascent de Milan, Lafayette Doha et Harvey Nichols au Qatar, Côte Sud Plaza à Los Angeles, Shouter store à Shanghai, Pékin – Hong Kong – Shenzen Quanzhou ou au Club 21 de Singapour et à l’Hôtel de Paris Monaco. Plusieurs stars ont déjà craqué et déboursé plusieurs milliers d’euros pour s’o rir l’un de ces fauteuils, de véritables œuvres d’art. Ils ornent aussi bien les intérieurs stylés que les boutiques de luxe ou de grands hôtels avec humour et sophistication. Les fauteuils d’AP Collection s’invitent ainsi à la fois dans des ambiances contemporaines ou plus rustiques.
CI-DESSUS LES JEUNES CRÉATEURS ONT CONQUIS LA PLANÈTE AVEC LEURS FAUTEUILS !

RÉDACTION
PHOTOGRAPHIE AP COLLECTION
Il faut découvrir les assises de Pauline et Alexis pour comprendre l’engouement qu’elles suscitent. Chaque pièce est quasiment unique, produite à la main dans leur petit atelier de la région de Bruxelles, au maximum à cent exemplaires, avec certi cat numéroté à l’appui. La production manuelle permet à AP Collection de personnaliser chaque réalisation, d’en choisir le piétement (argenté, bronze…). Ce qui ne change pas en revanche, c’est le soin apporté à chaque pièce. Les ouvrières s’attachent à coudre une à une les peluches, jusqu’à une centaine selon les modèles. Ce sont les postures, les expressions, à la fois tendres, drôles, poétiques de ces peluches qui font le charme de chaque création. Toutes sont réalisées à la main. Le rembourrage est principalement fabriqué à partir de déchets de bouteilles en plastique recyclé. Au-delà de leur aspect ludique, les créations d’AP Collection délivrent aussi des messages quand il s’agit de mettre en scène les peluches d’animaux protégés.





Et dire que cette aventure est née à partir de leur histoire d’amour… Les deux jeunes Belges se sont éloignés quelques mois le temps de poursuivre leurs études respectives. Pour combler le fossé physique, ils échangent par voie postale des animaux en peluche attachants. Logiquement, dès que ces deux-là se retrouvent, ils créent leur premier fauteuil à partir de leurs collections de peluches, témoignage de leur amour. C’est ainsi que l’idée de développer ce concept inédit et de lancer la marque est née. A (pour Alexis) P (pour Pauline) Collection. Tout simplement. www.hotel-casino-saintvalery.com






SÉLECTION RÉALISÉE PAR MARTIN LEVISSE, MATHILDE DAMBUYANT, KARINE LEROY, CLAIRE LEFEBVRE
Matières naturelles, coupes fluides et palette inspirée des ciels du Nord : notre séle ction mode capture l’allure du littoral, entre élégance décontractée et esprit grand air.



Imaginée par By Vic & Zag, la collection Malo revisite l’esprit French Riviera version Dunkerque. « I’m not a tourist », « I’m coast girl from Malo » ou « Malo new French Riviera » : des pièces mixtes pour locaux et amoureux du littoral, parfaites pour les balades face au vent du Nord.
49 €. By Vic & Zag, 19 rue de l’Amiral-Ronarc’h à Dunkerque et sur byvicetzag.com
Pour ses 25 ans, le magasin Panache, référence belge de l’art de vivre balnéaire, signe des casquettes aux airs de déclaration iodée. Brodées aux noms des stations belges ou d’un « Sea Addict » assumé, elles insufflent un esprit côte ouest (Westkust), cool et décontracté, à porter de la plage à la ville.
24,95 € pour enfant, 29,95 € adulte. En vente chez Panache, 305, rue de la Plage (Strandlaan) à Saint-Idesbald et sur panachekoksijde.be
LE SAC DE PLAGE QUI A TOUT BON
Sac de plage malin, cette édition spéciale côte belge de la marque Notabag passe du tote bag au sac à dos en un geste. Illustré par Léah, il réunit sur sa toile les emblèmes comme la villa Mieke Hill, le pêcheur de crevettes à cheval d'Oostduinkerke ou l’hélicoptère de Coxyde. Pratique, léger et graphique, il accompagne balades, marchés et journées de plage avec un vrai twist local.
29,50 €. En vente chez Panache, 305, rue de la Plage (Strandlaan) à Saint-Idesbald et sur panachekoksijde.be
Gand, Belgique

01.05 > 10.05.2026












Il s’agissait au départ d’une blague entre copains autour d’un jeu de mots estampillé sur un T-shirt. Aujourd’hui, Calaisfornia clothing, c’est bien plus que ça. C’est une boutique-impression, des accessoires et des vêtements pour toute la famille, davantage de matières bio et recyclées et des touristes (dont des Californiens !) charmés par ce paronyme devenu populaire !
T-shirt mixte, 32 €. En vente sur calaisfornia.fr et en boutique, au 45, rue Royale à Calais.
Pour la cinquième année, la créatrice belge Mieke Dierckx pose ses sacs à main à Knokke dans une boutique éphémère très attendue. Elle signe une collection Holographic exclusive, disponible uniquement ici et en édition limitée : des sacs aux re ets irisés, inspirés par la mer et la lumière, dont la texture évoque presque une queue de sirène.
Prix : à partir de 250 €. Zeedijk 690 (690 sur la Digue) à Knokke.
Mai à juin : du vendredi au dimanche (11 h à 18 h).
Juillet-août : tous les jours de 11 h à 18 h. mieke_dierckx
TOUJOURS À L’HEURE !
Les enfants aussi peuvent être branchés… et à l’heure. La marque Flik Flak a imaginé un modèle exclusif pour célébrer l’une des plus célèbres stations balnéaires françaises, Deauville, où elle est uniquement disponible. Imaginée sur la thématique des célèbres Planches, cette montre ludique reprend donc les motifs des mythiques parasols, de chevaux et de vagues, le tout dans l’esprit de la côte normande.
Disponible aux Franciscaines, à l’o ce de tourisme et chez Swatch. 44 €.
SE MÉTAMORPHOSENT EN BIJOUX
Simple et élégant. Depuis trois ans, l’artisan cayolais
Bénigne Dubois transforme les galets en toute une variété de bijoux. Colliers, bagues, boucles d’oreilles et bracelet, tout y passe et chaque pièce est unique. À retrouver sur les marchés de Cayeux-sur-Mer, Saint-Valery-sur-Somme, Le Crotoy et Mers-les-Bains.
Bijoux entre 15 et 30 €, vente sur les marchés de Cayeux (mardi et dimanche), Saint-Valery-sur-Somme (mercredi et vendredi après-midi), Le Crotoy (vendredi), Rue (samedi). Cet été sur le marché artisanal de Mers-les-Bains. Atelier Bénigne sur Facebook et Instagram.
































«ON AIME: LE PANTONE DE L'ANNÉE, LE CLOUD DANCER.»

Les grandes tendances couleurs de l’année… n’en sont nalement pas vraiment. Le blanc et ses déclinaisons signent un retour remarqué : cachemire, galet, craie, lin… Une palette de tons clairs, lumineux et apaisants qui traverse les modes sans jamais perdre de sa modernité.


Pourquoi cet engouement ? Parce que ces teintes permettent de créer de véritables cocons de douceur, tout en o rant une toile parfaite pour révéler les lignes et les volumes. Elles apportent autant de sérénité que de caractère, selon la manière dont elles sont mises en scène.
Chez Amilyb, le blanc se réinvente : loin d’être froid, il devient chaleureux grâce à un travail précis du design. Jeux de lignes tendues ou courbes, reliefs subtils, volumes assumés… chaque détail participe à donner vie à l’espace.
Les nitions jouent un rôle clé : mats, texturés, cotonneux, tissés ou encore cuirés viennent enrichir cette base neutre. Elles insu ent du rythme, de la profondeur et surtout une vraie personnalité à l’intérieur.
Pour réussir ces associations tout en subtilité, Amilyb vous accompagne dans le choix des matières et des harmonies. Objectif : créer un univers qui vous ressemble, en accord avec les émotions et l’atmosphère que vous souhaitez faire vivre chez vous.

AMILYB
31 rue du maréchal Foch
80130 Friville-Escarbotin
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Ici, la mer se devine dans les matières, les lignes douces et les détails.
Une sélection d’objets sensibles et contemporains pour faire entrer le littoral dans votre déco.





SÉLECTION RÉALISÉE PAR CLAIRE LEFEBVRE, ALEXANDRA MAUVIEL, CHRISTINE DELPIERRE







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© IANTHE SPRIET 4 LES CÉRAMIQUES DE SYL – LA TERRE EN PARTAGE BOLS, TASSES ET BEURRIERS FAITS MAIN À BOULOGNE-SUR-MER. PIÈCES UNIQUES ET BRUTES, DÈS 42 €. DISPO À LA GRENOUILLÈRE, LA MADELAINE-SOUS-MONTREUIL. INSTAGRAM @SYLHIMPENS © JOHAN BEN AZZOUZ 5 BOUGIE BAOBAB KNOKKE. ÉDITION SPÉCIALE : PARFUM IODÉ INSPIRÉ DU LITTORAL. DÈS 117 €. CHEZ MUST HAVE, KNOKKE ET EU.BAOBABCOLLECTION.COM BOL 6 COUTEAU LE CALAISIEN. DENTELLE DE CALAIS ET SAVOIR-FAIRE UNIQUE, MODÈLES PERSONNALISÉS. À LA DEMANDE, INFOS SUR DEVIS. © FRANCK ACKERMANN 7 MOULE WOUTERS & HENDRIX CLIN D’ŒIL DÉCALÉ À LA MER DU NORD. PORCELAINE, 50 À 230 €. CHEZ PANACHE, SAINT-IDESBALD ET PANACHEKOKSIJDE.BE 8 LE VISITEUR DE GUIDO DELEU. SCULPTURE ICONIQUE EN CÉRAMIQUE OU BRONZE, LIGNES DOUCES. DÈS 90 €. BOUTIQUES DESIGN, CÔTE BELGE.







































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