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Mercredi 19 août 2026
CAHIER SPÉCIAL
FAITES PLACE
AU CABARET VERT ! Charleville-Mézières. Le Cabaret vert reprend ses quartiers dès jeudi dans la cité de Rimbaud. Pendant quatre jours, les Ardennes vont vibrer au rythme du festival. Programme, accès, nouveautés : voici les infos essentielles à connaître.
II
CAHIER SPÉCIAL
Mercredi 19 août 2026
TOUT SAVOIR SUR LE PROGRAMME
ZANZIBAR
RAZORBACK
GREENFLOOR
Ouverture-Fermeture
75 € la journée
Jeudi - Vendredi- Samedi 16 heures 3 heures Dimanche 15 heures 1 heure
135 € le pass 2 jours 186 € le pass 3 jours
Les tarifs
238 € le pass 4 jours
ZIONCLUB
19 °
20 °
JEUDI 16h30 16h40 17h00 17h30 17h50 18h00 18h30 18h40 19h40 19h40 20h30 20h30 21h00 21h30 22h15 22h20 22h30 23h30 23h40 0h00 0h30 0h45
VENDREDI
Eclaircies
ASHER SELECTOR & MATILDA DONA 60’ AIBOHPHOBIA 40’ SPEED 50’
KIRADEN 60’ GOYA 40’ THÉA 40’
MR ZEBRE 120’
BODY COUNT FT ICE-T 60’ BASEMENT 50’ DELILAH BON 40’ TURNSTILE 60’ IRIE ITES FT BIG RED 120’ TELETECH - FUMI 75’ LAST TRAIN 50’
TELETECH - INTERPLANETARY CRIMINAL 75’ DEFTONES 80’
SOULJAH WARRIOR 90’ TELETECH - X CLUB 75’ RISE OF THE NORTHSTAR 50’ KING ALPHA 120’ ULTRA VOMIT 70’
Averses faibles
16h30 AMPER 40’ 16h30 ASHER SELECTOR & MATILDA DONA 120’ 16h40 PALE JAY 50’ 17h30 FEU! CHATTERTON 70’ 17h30 2L 45’ 18h30 KIRADEN & ROOTS TONE & JAH WARDEN-I 180’ 18h35 TIMAR 45’ 18h40 YERAI CORTÉS 60’ 19h40 CAT POWER 60’ 19h40 ISHA & LIMSA D’AULNAY 50’ 20h40 SPARKS 60’ 21h00 ZEP 50’ 21h30 WANDEM SOUND & THE HORNSMEN SECTION 105’ 21h40 NICK CAVE & THE BAD SEEDS 150’ 22h10 GRINGE 70’ (annulé) 23h15 KING EARTHQUAKE 165’ 0h00 LOU NOUR 70’ 0h10 SÉBASTIEN TELLIER 60’ UNDERWORLD 70’ 1h10 NOORIYAH 70’ 1h10
TELETECH - LB AKA LABAT B2B PARTIBOI69 75’
21 °
SAMEDI
20 °
16h00 KIRADEN 75’ Averses 16h30 LOUISE XIV 40’ 16h30 NAVYBLU 40’ 17h10 MARGUERITE 50’ 17h15 ASHER SELECTOR & MATILDA DONA& YOUNG KULCHA 75’ 17h30 LINLIN 40’ 18h00 MIKI 50’ 18h30 JEUNE MORTY 40’ 18h30 ALLIGATOR DUBS 120’ 18h40 DISIZ 60’ 19h30 HUNTRILL 45’ 19h40 ADÉLA 45’ 20h30 CHARLOTTE CARDIN 70’ 20h30 10000 LIONS FT. DIXIE PEACH 90’ 20h45 LA RVFLEUZE 45’ 21h30 FAYE WEBSTER 60’ 22h00 HEB 40’ 22h00 STAND HIGH PATROL DJ SET 120’ 22h30 THEODORA 75’ 22h50 MARCEL DETTMANN (DJ) 70’ 23h30 BRUTALISMUS 3000 70’ 0h00 LESSSS 70’ 0h00 ASHER SELECTOR & YOUNG KULCHA 120’ 0h40 KYGO 90’ KIMBERLAID 70’ 1h10
DIMANCHE
Pluie
15h00 ASHER SELECTOR & MATILDA DONA& YOUNG KULCHA 120’ 16h10 THOMAS SCHMAHL 40’ 16h50 JERI 40’ 17h00 WISE ROCKERS 55’ 17h20 NOGA EREZ 50’ 18h10 DAMAGHEAD 40’ 18h10 EVE LA MARKA 45’ 18h35 TOSH BACKYARD 80’ 19h00 JOSMAN 60’ 20h00 LEISURE 50’ 20h00 DAKEEZ 45’ 20h35 AGOBUN 85’ 21h00 GIMS 80’ 21h30 GIRLS DON’T SYNC 60’ 22h00 KIRADEN 60’ 22h20 PERCEVAL 60’ 22h40 URUMI 55’ 23h00 ABA SHANTI-I 90’ 23h10 OFENBACH (CLONED: LIVE) 70’ 23h35 TODIEFOR 70’
Infographie L’union
CAHIER SPÉCIAL
ENTRETIEN
Mercredi 19 août 2026
III
JULIEN SAUVAGE
« Un jour vous verrez, on fera
au moins 30 000 personnes » : un rêve exaucé
Charleville-Mézières. Fier du chemin parcouru depuis vingt ans, Julien Sauvage, fondateur du festival de la cité de Gonzague ouvre la porte à une nouvelle ère pour diversifier les activités de la galaxie Cabaret vert.
Propos recueillis par Lylian
Casier et Alexandre Penard charleville@lardennais.fr
J
ulien Sauvage, fondateur et directeur du Cabaret vert depuis 2005, revient pour L’Ardennais sur la genèse d’un festival fondé en 2005, qui avait réuni, à l’époque et sur deux jours, 10 000 personnes, plaine de la Macérienne. Et qui en réunit aujourd’hui entre 105 et 120 000 chaque été, à CharlevilleMézières. Il revient sur l’édition 2025, qui a entraîné la création d’un lourd déficit, annonce une édition sereine et réussie sur le plan de la billetterie de jeudi à dimanche. Enfin, il se projette sur une « galaxie » Cabaret vert, autour de la Macérienne et d’autres activités économiques et culturelles, dans les années à venir. Interview réalisée au quartier général du festival, square Bayard, quelques jours avant l’ouverture des portes. Auriez-vous imaginé, en 2005, que le Cabaret devienne un des plus grands festivals français ? Non du tout. Ce qui est marrant, quand j’ai monté ça, je n’étais pas tout seul mais pas loin, et tout le monde se moquait de nous à Charleville. Moi tout le monde m’appelait le mytho, parce que je disais qu’on aurait une envergure nationale. Je m’étais dit « un jour vous verrez, on fera au moins 30 000 personnes ». Aujourd’hui, en exagérant, 30 000 c’est une bonne journée de festival. C’est hypersatisfaisant d’en être là où on en est aujourd’hui. Après 21 ans, de quoi êtes-vous le plus fier ? Le fait d’être resté indépendant et posséder l’ancrage territorial que l’on a. Ça, aujourd’hui, il n’y a quasiment plus aucun festival qui peut s’en vanter. Aussi, la qualité de l’expérience qu’on propose en termes de
scénographie et d’accueil, d’autant plus dans le contexte où tout le monde galère au niveau financier. Et puis, je suis fier de l’équipe qu’on a construite. J’ai connu des moments où pendant trois semaines, je dormais deux heures par jour, je vomissais tous les matins en me levant tellement j’étais fatigué ou stressé. Maintenant, j’ai des gars qui tiennent vraiment la route, je suis serein. Vous parliez d’indépendance, pensez-vous que le festival la gardera ? On est dans une situation financière qui n’est pas catastrophique mais dangereuse (près d’un million d’euros de déficit, NDLR). On n’a pas le droit à l’erreur. Il a fallu qu’on prenne le taureau par les cornes pour retrouver une stabilité financière.
Malgré une mauvaise édition 2025, Julien Sauvage n’a jamais semblé aussi apaisé à l’aube du Cabaret vert. Karen Kubena
Même si on réussit cette édition, ça ne sera pas suffisant. Alors, pour mieux protéger l’association vis-àvis du risque que représente le festival par rapport aux futurs projets (Projet Macérienne, Ndlr), on a validé en assemblée générale une réorganisation juridique qui va permettre aussi à des gens du territoire de s’investir un peu plus à nos côtés.
On a l’impression, avec cette programmation, que vous avez voulu vous rassurer. Le budget alloué aux artistes est-il le même que l’année précédente ? Il a légèrement baissé, mais pas énormément. Mais ce n’est pas l’expérience du public qu’on a condamné cette année pour rattraper le déficit. On fait tous les fonds de tiroirs. Par exemple, les électriciens avaient un bungalow double, ils n’en ont plus qu’un simple. Tout le monde fait un effort. On s’était fixé un objectif à 10 % de bénévoles de moins, on est finalement à 7 %. L’artistique, ça fait partie des domaines où, effectivement, on a baissé par rapport à l’année dernière.
Le pari Will Smith en 2025 était-il une erreur au point d’entamer la santé financière du Cabaret ? On a eu le plus lourd déficit que l’association n’a jamais connu. Alors dans les faits, c’est un peu un raccourci de résumer ça à Will Smith. Notre samedi avec Queens of the Stone Age et MC Solaar, par exemple, n’a pas été bon non plus.
Comment se présente cette édition justement ? On est en avance sur nos objectifs. Comme d’habitude, les derniers jours vont être déterminants. Ce matin, j’ai eu le pointage d’hier, c’est notre record absolu à J-7. En 2022, le lundi d’avant l’ouverture des portes, il nous manquait un million d’euros de billetterie. Pourtant,
« On est dans une situation financière qui n’est pas catastrophique mais dangereuse »
ça a été une des plus belles éditions. À l’heure actuelle, il nous manque moins que 2022, qui a été inédite. L’idée cette année, c’est de prouver à tout le monde que le festival peut être à l’équilibre quel que soit le nombre de billets vendus. […] Le samedi s’annonce d’ailleurs comme notre deuxième meilleure journée de l’histoire du festival. Cet été, on a été témoins d’annulations en pagaille dues au climat. Ce facteur est-il devenu une préoccupation ? Depuis quatre ans, on a un météorologue qui bosse avec nous. Ça nous est utile pour le montage des scènes notamment, pour des raisons de sécurité. S’ils annoncent des rafales de vent dans le bilan météorologique, on baisse le toit de la scène par exemple. Après, on a fait des réunions spécifiques intempéries/ canicules. Elles vont peut-être servir à rien, mais je préfère avoir perdu quatre heures plutôt qu’on soit comme des canards sans tête si ça ne va pas.
Il y a quelques années vous disiez vouloir continuer à grossir. Est-ce toujours le cas ? À l’origine, le projet, ce n’était pas de monter un festival de rock mais d’avoir un impact sur le territoire en termes financiers et de notoriété. La galaxie Cabaret vert, jusqu’en 2024, c’était le festival. Demain ce sera le festival, la Macérienne (hôtel, atelier bois), le parc urbain et d’autres projets. Ma question c’est : la galaxie Cabaret vert aura-t-elle un impact plus important demain qu’hier ?La réponse est oui même si je ne veux pas demain gérer un festival qui fera 3 000 personnes par jour. L’impact du festival maintenant m’importe un peu moins que par le passé, tant que l’ensemble du Cabaret vert, avec tous les projets annexes, est plus fort que ce qu’il était. Quand on voit comme c’est difficile pour les festivals de survivre, on se dit : ‘acceptons de prendre un peu moins de risques sur le festival, quitte à avoir une légère baisse de fréquentation, on s’en fout’. Le but étant que l’ensemble de nos projets aient un impact plus important que l’année précédente. ●
IV
CAHIER SPÉCIAL
Mercredi 19 août 2026
BARS GREENFLOOR
A
LE GREENFLOOR BIÈRES LOCALES • BIÈRE SANS ALCOOL COCKTAIL • CIDRE • CHAMPAGNE & SOFTS
ZION CLUB
B
LE TEMPS DES CERISES BIÈRES ARDENNAISES • CIDRE • CHAMPAGNE • SOFTS & KOMBUCHA
LE RIVAGE
C
VERS ACCUEIL • BILLETTERIE & ENTRÉES CAMPING N°1 « LE DORMEUR DU VAL » ET CAMPING N°2 « SQUARE DE LA VIEILLE MEUSE » – 36 RUE DE WARCQ – DÉPÔT ET DÉPART NAVETTES GARE ET PARC DES EXPO
L’EXCELSIOR BIÈRES SPÉCIALES • BIÈRE SANS ALCOOL CIDRE • CHAMPAGNE & SOFTS
PLAINE DE LA MACÉRIENNE
D
ZANZI’BAR BIÈRES LOCALES • BIÈRE SANS ALCOOL CIDRES • CHAMPAGNE & SOFTS
LE CELLIER
G
LE BAR à BULLES CHAMPAGNE BRUT • BLANC DE BLANCS BRUT ROSÉ & EXTRA BRUT ORGANIQUE
LE GROIN GROIN BIÈRES LOCALES • CIDRE CHAMPAGNE & SOFTS
B
LE BATEAU IVRE BIÈRES BELGES • BIÈRE SANS ALCOOL CIDRE & SOFTS
BIÈRES LOCALES • BIÈRE SANS ALCOOL • HYDROMELS • CIDRE • CHAMPAGNE SOFTS • CAFÉ & THÉS
CROC’ MAROILLES CENTRE
7
PAD THAÏ
8
OMELETTES
9
PIZZA CARMEN
LA LICHETTE BIÈRES MICROBRASSERIES LOCALES CIDRE & SOFTS
DE TRI CROQUE-MONSIEURS ARTISANAUX CURRY COCO • PAD THAÏ • NEMS
9 10
SANDWICHES À L’OMELETTE
MAXI PIZZAS À LA PART
GREEK FOOD
KUNA NAAN STREET FOOD INDIENNE
2
GREEN D’WICH
3
FOCACCIA
FRITES & BURGERS D’ARDENNES BURGERS ARDENNAIS • FRITES FRAÎCHES
4
AU SUCRÉ
13 KEBAB • PÂTISSERIES MÉDITERRANÉENNES
BUBBLE TEA • BRIOCHE PERDUE
ZION CLUB BOKIT BY ATOUMO SPÉCIALITÉS JAMAÏCAINES
SANDWICHES RACLETTE
POULET
SALAISONS* ESPACE 21 HAYBES SANDWICHES • CHARCUTERIES ARDENNAISES
MÉDIAS
LA PAPILLE VERTE
22 DAHL • BEIGNETS DE LÉGUMES CURRY • SALADES
LES CROÛTES ARDENNAISES
23 TARTINES CHAUDES
GLACES DE LA FERME
24 DES DOMOISELLES
GLACES AU LAIT DE CHÈVRE
25 PANINI SANDWICHES CHAUDS GRILLÉS
CORN 26 POP POP-CORN • BARBE À PAPA
LE CELLIER BAR À FROMAGES 30 LE PLANCHES • SANDWICHES
HOT-DOGS • SANDWICHES CHAUDS PAINS ITALIENS GARNIS
RACLETTE
20 RACLETTE AUX LÉGUMES
EFES KEBAB
GREENFLOOR
& CO 19 CACASSE SPÉCIALITÉS ARDENNAISES
SQUARE GARDEN
LE RIVAGE
MIMOZA 14 FALAFEL FALAFEL • HALLOUMI
SALADES
SANDWICHES • SALADES
RESTAURATION
18 CRÊPES CRÊPES SALÉES ET SUCRÉES
28 BAGNAT POULET • POULETS FERMIERS
10 SPÉCIALITÉS GRECQUES
11
17 BAGELS BAGELS CHAUDS ET FROIDS
AU PLAISIR GOURMAND RU E DE ET CHURROS 12 GLACES WA GLACES ITALIENNES • CHURROS
5
6 7 8
6
SQUARE GARDEN
1
E
5
SORTIEBORDS 12 DE MEUSE
LE TROQUET
K
EUS
BORDS DE MEUSE
L’ESTAMINET
J
1 A
VINS BIO ROUGES • ROSÉS • BLANCS & VIN PÉTILLANT DE RHUBARBE
STADE BAYARD
I
LA M
LE BAR à VINS
RAZORBACK
H
43
COCKTAILS DE JUS DE FRUITS KOMBUCHA • CAFÉ & THÉS
D80
F
LA MACÉRIENNE
D80 43
E
4 3 2
LA GUINGUETTE
27 PATATES GARNIES • BROCHETTES APÉRITIVES • SUCRERIES
L’ESTAMINET
RAZORBACK SMOKIN’ROLL
15 SANDWICHES SAUCISSES ET
PÂTISSERIES DE L’ATELIER
29 DU BON SENS
MIGNARDISES SUCRÉES
EFFILOCHÉ DE PORC
STADE BAYARD MOTHER ROAD 16 THE POUTINE • BURRITOS • FRITES FRAÎCHES
STAND 100% VÉGÉTARIEN
PLAT·S SANS PRODUITS D’ORIGINE ANIMALE PROPOSÉ·S SUR CE STAND
(*) PAS DE PROPOSITION VÉGÉTARIENNE SUR CE STAND
P SAIN
CAHIER SPÉCIAL
RL
Mercredi 19 août 2026
AV
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EL
ENTRÉE FESTIVALIERS
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DU
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INFOS BILLETTERIE ACCUEIL VIP VERS GARE SNCF & INVITÉS DÉPART & DÉPÔT
CARS & NAVETTES
RUE VOLTAIRE
LE RIVAGE
11 12
C 13 14
H
F G
LE CELLIER
D
STADE
28
J
EUS
29
E
BAYARD 17 18 19 I 20 21 23 22 27 K 24 25 26
LA M
16 PLAINE DE LA MACÉRIENNE
ES
CH AVENUE D’AR
E 30
15
SQUARE GARDEN
ESPACE BD L’IDéal DO TANK & CINÉMA L’IDéal
RMAN
AVENUE LOUI S TI
VERS PARKING PARC DES EXPOSITIONS
PLACE NT-JULIEN
SERVICES YOZ (CAARUD - SOS HÉPATITES) RÉGION GRAND EST MACIF • MISSION DIFFUZ
BIÈRES EN SELF-SERVICE CASHLESS POINT INFOS (OBJETS TROUVÉS, DÉCONSIGNE GOBELETS…) & MISE À DISPOSITION DE CASQUES POUR ENFANTS
BAR À EAU GRATUITE RECHARGE GOURDE POINT DE DÉCONSIGNE VAISSELLE TERRASSE
POSTE DE SECOURS TOILETTES SÈCHES, URINOIRS
SAFER • ÉCOUTE • ACCOMPAGNEMENT ET PRÉVENTION DES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES
SÉCURITÉ ROUTIÈRE BOUTIQUE (MERCHANDISING FESTIVAL & ARTISTES)
POINT ACCESSIBILITÉ
PRÉVENTION SANTÉ
FESTIVAL BAS CARBONE
PLATEFORME PMR
RECHARGE MOBILES & BATTERIES NOMADES
L’ESTAMINI
PARKING PMR ET DÉPOSE-MINUTE
BOUTIQUE CRÉATEURS & FRIPERIE LA PLAQUE TOURNANTE DISQUAIRE INDÉPENDANT
PARKING VÉLOS FESTIVALIERS GRATUIT & GARDIENNÉ
BOX RADIO CABARET VERT
V
VÉLOS ÉLECTRIQUES PARTAGÉS CYCL’AM
VI
CAHIER SPÉCIAL
Mercredi 19 août 2026
Voici six parkings gratuits où garer sa voiture pendant le festival Charleville-Mézières. Vous venez au Cabaret vert en voiture ? Vous ne savez pas où stationner ? On vous a trouvé plusieurs parkings gratuits à 20 minutes maximum de marche de l’entrée du festival. Le parking
Amélie
du Petit-Bois,
Girard
avec ses 202 places de stationne-
agirard@lardennais.fr
V
ment, est l’un
ous avez fait le choix de venir au Cabaret vert en voiture cette année malgré les nombreuses alternatives proposées pour venir à vélo, en train, en car, en bus ou à pied. OK. On vous donne quelques bons plans pour se garer gratuitement à 20 minutes de marche maximum de l’entrée du festival.
des plus grands en ville. Amélie Girard
1
Le parking du parc des expositions Ce parking est spécialement organisé et géré par le Cabaret vert. C’est un parking gratuit accessible par la sortie n°11 Prixlès-Mézières via la rocade de Charleville. Une fois votre véhicule garé, il faudra marcher 15 minutes pour se rendre au Cabaret vert. Une signalisation vous guidera jusqu’au festival.
2
Le parking de l’ancien Casino de l’avenue Jean-Jaurès Depuis plus de deux ans, il est possible de se garer gratuitement sur l’une des 51 places du parking de l’ancien supermarché Casino de l’avenue Jean-Jaurès. Très pratique, idéalement situé, il est cependant difficile d’y trouver une place en pleine journée, mais sait-on jamais. Il se trouve à 11 minutes à pied du site du festival.
du centre-ville. C’est peut-être le plus central des parkings gratuits. Bien qu’il offre 79 places, ce parking est très souvent victime de son succès. Tentez votre chance, il se trouve à 12 minutes du festival.
centre. Le parking du Petit-Bois dispose de 202 places et de bornes de recharge pour voitures électriques. Il faut compter environ 18 minutes pour rejoindre l’entrée du festival située rue Voltaire.
Mézières, est pourtant très grand. Il dispose de 131 places et il est possible d’y recharger sa voiture électrique. En 19 minutes de marche, vous serez sur le site du Cabaret vert.
3
4
5
6
Le parking Dubois-Crancé Le parking Dubois-Crancé est bien connu des usagers
Le parking du Petit-Bois C’est l’un des parkings gratuits les plus grands du
Le parking Picasso Sous-utilisé depuis longtemps, le parking Picasso, situé le long de la Meuse à
Le parking Delahaut Peu connu, situé au 6 rue du Gymnase, ce parking
Comment venir en bus au Cabaret vert ? Six lignes de car desservent 29 villes et villages des Ardennes. Il y a donc de grandes chances pour que l’une des six lignes propose un arrêt près de chez vous. Le détail des lignes
• La ligne 1 desservira This,
Neuville-lès-This, Clavy-Warby, Thin-le-Moutier et Signy-L’Abbaye. • La ligne 2 passera par Tournes, Cliron, Renwez, Lonny, Rimogne et Rocroi. • La ligne 3 s’arrêtera à Bouvelle-
mont, La Haute Chagny, Le Chesne, Quatre-Champs, Ballay et Vouziers. • La ligne 4 desservira Vivier-au-Court, Vrigne-aux-Bois, Floing, l’hôpital de Sedan et le Quai de la Régente à Sedan. • La ligne 5 passera par Bazeilles, Douzy, Pouru-Saint-Remy et Carignan. • Enfin, la ligne 6 reliera Flize, Dom-le-Mesnil, Donchery, l’avenue de la Marne à Sedan et la gare de Sedan. Aller – retour à 6 € (frais inclus)
par personne, à réserver sur le site du Cabaret vert. Des solutions aussi pour les Carolos
Et pour les Carolos, les bus Tac proposent deux navettes gratuites financées par Ardenne Métropole pour rentrer du festival. La ligne Clos Paul direction Saint Ponce à la Francheville, qui desservira les arrêts suivants : Clos Paul, Rouget de l’Isle, Houillère, César Franck, Moulinet, Nevers, Gare Centrale, Place d’Arches, Hôtel de Ville, Alhambra Saint-Louis, Victor
Hugo, Moulin Leblanc, Village et Saint-Ponce. Et la ligne CRS23 direction Villers Village desservira les arrêts : CRS23, Centre de réadaptation, Gare centrale, Place d’Arches, Hôtel de Ville, Alhambra Saint-Louis, Mohon place, Pont de Villers, Clinique et Villers village. Elles seront en route à partir de 23 heures. Gratuit, sans réservation. ● A.P
Bus Fluo ou Tac, plusieurs solutions s’offrent aux festivaliers. Archive
dispose de 61 places et se trouve à 20 minutes de l’entrée du festival. ●
CAHIER SPÉCIAL
Mercredi 19 août 2026
VII
Parmi les dizaines de plats végétariens proposés, ceux au maroilles ont toujours du succès. Karen Kubena
Manger végé est facile, bon pour
la planète… et votre porte-monnaie Les prix des plats végétariens sont chaque jour plus proches de ceux avec viande dans les supermarchés. Mais le Cabaret vert veille à ce qu’ils demeurent moins chers, tout en récompensant financièrement les stands végétariens.
59 % des plats Lylian
Casier lcasier@lardennais.fr
C
e n’est pas une nouveauté, le Cabaret vert veille à limiter son empreinte carbone, dans un secteur où elle pèse son poids. Parmi les plus gros vecteurs de pollution, il y a la nourriture consommée par 25 à 30 000 festivaliers par jour, qui compte pour environ un quart de la pollution générée. Loin derrière les déplacements d’artistes et festivaliers, certes, mais loin, aussi, d’être négligeable. Et surtout, c’est une pollution qui, comme la vaisselle par exemple, peut être partiellement contrôlée par le Cabaret vert.
sont végétariens
Voilà pourquoi, année après année, les stands de nourriture végétarienne se multiplient, et la quantité de plats avec. Car en alimentation, c’est la viande, même locale, qui génère le plus de pollution. Entre deux et six fois plus, selon la viande (1). « Elle a aussi des atouts, puisqu’elle fait tourner l’économie locale. Mais il vaut mieux consommer un avocat brésilien qu’un steak local, si l’on s’en tient à l’impact carbone », confie Camille Muller, responsable du développement durable du festival depuis le mois de mars 2024. L’idée n’est pas d’expulser les stands qui cuisinent de la viande pour autant. À moyen comme à long terme. D’autant qu’ils sont essentiellement Ardennais, s’y fournissent et comptent parmi les plus fréquentés (Efes, Burgers d’Ardennes, The Mother Road, Haybes Salaisons, etc.).
Mais elle est d’arriver à réduire, année après année, la consommation de bœuf, prioritairement, mais aussi celle de volaille et de cochon. « On connaît nos festivaliers, nos fournisseurs et leurs habitudes. On avance pas à pas, en sensibilisant, et en ayant en tête qu’on n’est pas à Paris », fait remarquer la Lilloise. Toutes les nouveautés 2026 sont végétariennes. Du grec, de l’indien, du thaï, des hot-dogs et des paninis entrent dans la danse. Résultat : moins de fournisseurs ardennais (63 % contre 77 en 2025), mais une empreinte carbone, qui, paradoxalement, se réduit. Le Cabaret va encore plus loin dans la démarche. La nourriture végétarienne et végétalienne est moins onéreuse, si on la compare à l’offre carnée. Ce qui est rarement évident, désormais, dans les festivals et les supermarchés. Le croc’maroilles végé, le burger végé ou en-
core le sandwich végé de l’ancien Barback, sur la scène Razorback, sont vendus 50 centimes moins cher. Symbolique, certes, mais le message est clair. Stand végétarien, meilleure marge
« Outre cette volonté, on prend un pourcentage moins élevé sur le chiffre d’affaires des stands végétariens et tous ceux qui travaillent des recettes non carnées », rapporte Camille Muller. Selon nos informations, le pourcentage prélevé aux stands 100 % végé sera cette année de 20 % (18 en 2025) contre 25 % pour les stands carnés. Une façon encore plus directe de valoriser l’offre sans viande, qui représente 59 % des plats salés, sans compter tous les stands de desserts et sucreries. ● (1) Chiffres de l’agence pour la transition écologique
VIII Mercredi 19 août 2026
CAHIER SPÉCIAL
« Sans le festival, je ne sais pas ce que j’aurais fait de ma vie » Charleville-Mézières/Vouziers. Thibaut Billy est un bénévole historique du Cabaret vert. De 2005 à aujourd’hui, c’est simple : le Vouzinois n’a loupé aucune édition du festival carolo. Il nous raconte 20 ans de souvenirs.
Lison
Barrocal lbarrocal@lardennais.fr
À
sa façon, il fait partie du Cabaret vert. Bénévole de la première heure, Thibaut Billy n’a loupé aucune édition du festival carolo, lancé en 2005. Et cette année encore, pas question de déroger à la règle ! Il est l’un des 2 580 bénévoles mobilisés pour les quatre jours de festival. En attendant le lancement de la 20e édition, ce jeudi 20 août, le Vouzinois se remémore pour L’Ardennais, deux décennies de souvenirs passées sur la plaine de la Macérienne. Et comme le veut la logique, l’histoire débute en 2005. « Avec mes amis d’enfance, on faisait partie du FJEP à Vouziers (un centre social et culturel, NDLR). Notre animateur de l’époque, Frantz Lepinois, nous avait emmenés au festival Pic’Arts. Quelques semaines plus tard, il nous a parlé du Cabaret vert, dans l’idée d’y être bénévoles. On s’est retrouvé là-bas, sur les deux jours de festival. » Avec ses amis, Thibaut, 15 ans à l’époque, participe à l’installation du site. « On ne connaissait pas grand monde sur place mais on a tout de suite adoré l’ambiance. » Le Club des cinq… Vouzinois !
Ce qui a plu à cet amateur de rap français, c’est aussi le rayonnement insufflé par le festival sur les Ardennes. « On était laissé à l’abandon niveau culture, dans le département. Avec le Cabaret vert, ça y est, il se passait quelque chose chez nous. » En 2006, rebelote : le groupe d’amis rejoint la plaine de la Macérienne, dès la semaine de montage cette fois. « On était l’équipe des cinq Vouzinois, s’amuse-t-il. On nous identifiait comme ça. » Dans sa ville natale, Thibaut dispose des affiches et se fait en quelque sorte le relais du festival carolo dans le Sud Ardennes. Peu à peu, la cité des Sacres, Reims, n’est plus la « seule » ville de Champagne-Ardenne à rayonner en France. « Le Cabaret vert, c’est une fierté ardennaise. Le festival a placé Charleville-Mézières sur la carte. » Loin de se lasser vous l’aurez compris, les amis rempilent d’année en année, et toujours en tant que bénévoles. « De notre point
de vue, on a vu le festival évoluer. L’espace a changé, les scènes se sont développées, c’était très impressionnant pour nous. On redécouvrait l’espace avec nos yeux d’enfants, comme si on était dans un parc d’attractions. » Aujourd’hui encore, les cinq amis se donnent rendez-vous au Cabaret vert, et ce malgré des situations de vie différentes, certains étant devenus parents, d’autres ayant quitté les Ardennes, comme Thibaut, exilé à Paris. « Depuis le début, le Cabaret vert est associé à nos vacances. On fait en sorte de se retrouver à chaque édition. La semaine du Cabaret vert, c’est une priorité lorsque je pose mes congés », confiet-il. Le Cabaret vert
source de vocation
Si l’expérience de bénévole est amusante, stimulante, voire dépaysante, pour Thibaut, elle a été un véritable tremplin. Après le Bac, il se lance dans des études spécialisées dans le monde de la musique. « À titre personnel, cette ligne dans mon CV m’a été bénéfique. Très tôt, j’ai pu la valoriser car les gens du
milieu entendaient de plus en plus parler du festival. » À tel point que pendant dix ans, l’Ardennais devient tourneur pour des rappeurs à Lyon. Il se souvient d’une édition où il ne portait pas la chasuble des bénévoles. C’était en 2018. « Je travaillais pour une boîte de production, Yuma Productions. Il y avait des artistes de la boîte programmés au Cabaret vert. Le festival m’a fait découvrir le monde de la musique et maintenant j’y travaille. » « Le Cabaret vert, c’est une fierté ardennaise. Le festival a placé CharlevilleMézières sur la carte. » Thibaut Bénévole historique
L’année suivante, il reprenait son poste. « Être bénévole c’est primordial, je le fais par fidélité et par fierté pour mes Ardennes. C’est aussi une manière de rendre au festival ce qu’il m’a donné. Je viens de Vouziers, travailler dans le monde de la musique,
sur le papier c’est impossible. Le Cabaret vert m’a donné une vocation dès mes 16 ans. Sans lui, je ne sais pas ce que j’aurais fait de ma vie. » À 36 ans, Thibaut est aujourd’hui responsable commercial au Zénith de Paris. « Un festival pas
comme les autres »
Fort de son expérience, le Vouzinois est aussi responsable chez les bénévoles. Il gère une équipe de 25 personnes, au pôle renfort, depuis quatre ans maintenant. « Tous les autres pôles me contactent en cas d’afflux de personnes à un endroit, pour faciliter l’expérience des festivaliers. C’est un poste qui demande d’être au contact de tout le monde et de faire plein de choses. » Dans son équipe, il peut compter sur des amis proches. Quand il pense au Cabaret vert, Thibaut pense aux valeurs véhiculées par l’événement. « Le festival a su rester indépendant, artistiquement et financièrement. Il fait rayonner le territoire, avec une vraie valeur locale, sans oublier les engagements environnemental et social du festival. » Pour toutes ces rai-
Grâce au Cabaret vert, le Vouzinois s’est construit une carrière dans le monde de la musique. Photo transmise à L’Ardennais
sons, le Cabaret vert a su « trouver sa place. Quand les gens viennent pour la première fois, ils sont convertis et veulent y retourner. Le Cabaret vert n’est pas un festival comme les autres. Tout le monde peut se l’approprier. » Comme un dernier coup d’œil dans le rétroviseur, l’Ardennais nous partage deux ultimes souvenirs. « Lors de la première édition, Jacques Higelin était venu nous voir cinq minutes avant de monter sur scène pour remercier les bénévoles. Même si on était là que deux jours, on s’était senti utile. » Puis il y a eu ce concert du groupe H.E.R. sur Zanzibar, en 2022. « Ça a été un de mes plus beaux concerts. Il a commencé sous une petite averse. Les gens sont restés. Pour moi, c’est comme si le temps s’était suspendu. La pluie a rendu le moment un peu plus magique. » ●
CAHIER SPÉCIAL
Mercredi 19 août 2026
IX
Sylvie et sa chasuble rose, avec quelques bénévoles affairés pour la préparation d’un « apéro bénévole ». Tout le monde met la main à la pâte. L. B.
Un festival toujours
plus fort
grâce à ses bénévoles
Lison
Barrocal lbarrocal@lardennais.fr
E
n 20 éditions, le Cabaret vert a fait venir près de 1 400 000 festivaliers dans les Ardennes, autrement dit, beaucoup de monde. À titre de comparaison, cela représente l’équivalent du nombre d’habitants de la métropole lyonnaise ! Autant de personnes qu’il a fallu accueillir chaque année et pour cela, le festival possède une arme redoutable : ses bénévoles. Une force de frappe qui s’est développée au fil des éditions, en même temps que le Cabaret vert lui-même. Car s’ils sont 2 580 bénévoles à revêtir la chasuble jaune cette année, en 2005, pour la première édition du festival, ils étaient à peine 200. Les bénévoles,
Charleville-Mézières. Les bénévoles sont essentiels à la tenue du Cabaret vert. Cette année, 2 580 personnes, de tous âges et de toute la France se mobilisent pour quatre jours de fête sans accroc.
une petite société
Sylvie Bruneaux est responsable de la régie des bénévoles. Cette festivalière de la première heure, présente sur la plaine de la Macérienne dès 2006, est passée de l’autre côté en 2015 pour rejoindre « l’équipe des crêpes », l’un des stands de restauration du Cabaret vert. « Une fois qu’on passe du côté obscur, on ne revient plus », s’en amuse-t-elle. Depuis, elle a fait son bout de chemin dans la maison, jusqu’à devenir membre du
conseil d’administration de FLaP, l’association derrière le festival et responsable des bénévoles. Rigoureuse, têtue et « pas toujours aimable », ce sont ses mots, Sylvie incarne les règles. Des milliers de bénévoles, ça commence à faire un monde, et comme en société, pour le bien-être de tous, il faut un cadre. Un cadre instauré par la charte des bénévoles. « C’est hyper important. Cette charte assure les valeurs du Cabaret vert et la sécurité de tous. Alors, ça fait aussi partie de mon boulot, de sortir des gens quand ça ne va pas. » Pour éviter d’en arriver là, des protocoles préventifs ont été mis en place. Les bénévoles ont par exemple accès à des lignes de permanences SAFER, une application mobile de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, présente sur le festival. « On a recours à une psychologue qui nous aide à évacuer, évoque Sylvie. Ce sont des choses qui sont venues au fur et à mesure des besoins, quand le groupe s’est agrandi. » Maintenant que le cadre est posé, derrière les bénévoles, il y a avant tout de l’humain. « Le Cabaret vert, c’est un festival associatif porté par des valeurs d’entraide et d’humanisme. On crée beaucoup de liens. » Pour Sylvie, il est important de retenir le plus de prénoms possible. Une manière d’intégrer les personnes dans ce grand collectif. Chaque année, il y a plus d’inscriptions sur la plateforme des bénévoles que de places dans les
équipes. Les seules règles pour intégrer le groupe : avoir 18 ans ou plus (le doyen a cette année 79 ans !) et respecter la charte. Plus de 70 équipes mobilisées
Si au commencement, la plupart étaient Ardennais, cette tendance s’est peu à peu effacée. « Il y a l’équipe de Lille, de Bordeaux, celle de Besançon, énumère Sylvie. Ils viennent de toutes les régions de France. Le Cabaret vert est reconnu ailleurs comme un festival où l’accueil est top pour les bénévoles. » Pour encadrer tout le monde, ces derniers sont répartis dans des équipes, ou pôles. Si au début, il n’y avait que quelques pôles, aujourd’hui, le festival en compte plus de 70 ! On y retrouve l’accueil artiste, l’équipe accès, mais aussi l’espace média, le village des bénévoles, la gestion de l’espace partenaires, la restauration, la commission buvette, le renfort, ou encore l’équipe technique. Chaque équipe est encadrée par des plusieurs responsables. Ce sont eux qui recrutent les bénévoles de leur pôle. Une grande famille très bien organisée donc et essentielle au Cabaret vert. Thibaut Billy, bénévole historique du festival, explique même : « Julien (Sauvage, directeur et fondateur du Cabaret vert, NDLR) nous a dit un jour que nous étions les ambassadeurs du festival . » Vous l’aurez compris, « ici, ça ne pourrait jamais se faire sans bénévoles ! » ●
X
CAHIER SPÉCIAL
Mercredi 19 août 2026
La lutte contre les violences
sexistes et sexuelles continue Charleville-Mézières. Pour la cinquième année consécutive, le Cabaret vert s’associe avec Safer, une association, pour lutter contre les violences et harcèlements sexistes et sexuels (VHSS) durant le festival.
Lorik
Maquet lmaque@lardennais.fr
D
epuis plusieurs années, le Cabaret vert travaille avec l’association Safer pour prévenir les violences sexistes et sexuelles (VHSS) et accompagner les festivaliers. Depuis 2022, le dispositif est présent sous plusieurs formes afin de pouvoir informer, prévenir, mais aussi recueillir la parole des personnes qui auraient besoin d’être écoutées et/ou protégées. « Faire du Cabaret vert
le lieu le plus sain possible »
Un point d’accueil est installé sur le site, au niveau du point info après la passerelle. Des bénévoles y seront présents pour répondre aux questions, orienter les festivaliers et recueillir d’éventuels signalements. « Faire du Cabaret vert le lieu le plus sain possible », résume Camille Muller, responsable du développement durable du Cabaret vert. Le dispositif s’appuie également sur une application mobile, Safer, mais également, depuis cette an-
née, sur l’application du Cabaret vert. Elle permet de signaler une situation ou de s’auto-signaler en cas de besoin. « Le Cabaret vert fait partie des sept festivals les plus étudiés sur ces questions » Camille Muller Responsable du développement durable
Les festivaliers pourront être accompagnés par message ou en appel téléphonique, avec également un système de géolocalisation permettant de faciliter l’intervention. Les agents de sécurité du festival ont eux aussi été formés et intégrés au dispositif afin de pouvoir réagir face à ces situations. Un nombre de cas inférieur à la moyenne
La prévention ne se limite toutefois pas au point d’accueil. Des bénévoles de Safer circulent sur le site. Leur rôle est d’être vigilants, d’aller à la rencontre des festivaliers, mais aussi de rester disponibles si quelqu’un souhaite les interpeller. Des signalements sont régulière-
L’application Safer propose trois niveaux d’alerte. L’objectif : lutter contre les violences sexistes ou sexuelles. Archives
ment effectués, mais Safer indique qu’ils concernent principalement des situations courantes dans le milieu festif et qu’aucune hausse particulièrement inquiétante n’est constatée. Le nombre de cas reste constant et se situe même en dessous de la
moyenne sur les festivals. « Le Cabaret vert fait partie des sept festivals les plus étudiés sur ces questions », souligne Camille Muller. Au-delà de la réaction aux situations problématiques, l’objectif est donc de créer progressivement un
environnement où les festivaliers savent vers qui se tourner et peuvent demander de l’aide facilement. Pour Camille Muller, cette approche passe par une présence permanente et une prévention pensée à plusieurs niveaux. ●
Charleville-Mézières
La Croix-Rouge donne de précieux
conseils profiter de ces quatre jours
L
e Cabaret vert approche et pour profiter pleinement des quatre jours de festival, quelques précautions simples peuvent éviter les intolérances au soleil en cas de températures élevées. La première est évidemment de boire régulièrement de l’eau, et ce, peu importe les degrés affichés sur le mercure. « On encourage vivement les personnes à aller au bar à eau », souligne Pauline Scat, directrice territoriale de l’urgence et du secourisme de la
La Croix-Rouge assurera une nouvelle fois la sécurité des festivaliers. Archive Karen Kubena
Croix-Rouge des Ardennes. Pour être paré jusqu’au bout des pieds, le choix des chaussures est également important. Le site du festival est accidenté, ce qui peut rendre les déplacements périlleux. « C’est un lieu avec beaucoup de bosses et de creux, donc pour protéger les chevilles, c’est bien d’avoir des chaussures hautes », conseille la Croix-Rouge. La chaleur comme
ennemie numéro 1
Si pour le moment, la météo annoncée pour ces quatre jours de fête n’est pas clémente, ces dernières semaines de températures caniculaires prouvent qu’il est important de prendre ses précautions en amont. En cas de fortes chaleurs, il est fortement recommandé de se protéger du soleil. Peu im-
porte le couvre-chef, les casquettes ou les chapeaux, mêlés à l’usage de crème solaire et des pauses régulières à l’ombre peuvent permettre de mieux supporter la température élevée, et éviter de rater un concert attendu à cause d’un coup de chaleur inopportun. Ces derniers jours, l’incendie de forêt à Monthermé aurait pu chambouler l’organisation de la CroixRouge en amont du Cabaret vert. Cependant, grâce au renfort de bénévoles d’autres départements, l’organisation n’est pas inquiète. « On voit l’entraide entre les autres départements de la Croix-Rouge, ce qui est cool », relève Pauline Scat. Cette mobilisation permet aux équipes de rester pleinement opérationnelles pendant le festival. ● Lorik Maquet
CAHIER SPÉCIAL
Mercredi 19 août 2026
XI
Découvrez l’espace BD, l’autre star du festival
Charleville-Mézières. Le Cabaret vert, ce n’est pas que les concerts ! Les amateurs de BD viennent chaque année y rencontrer de nouveaux auteurs et faire dédicacer leurs albums. On vous dévoile cet espace très prisé. Puis-je venir avec mes BD pour les faire dédicacer ?
Oui, c’est possible. « On n’impose pas d’achats sur place, ou de racheter la série, car il n’y a rien de plus frustrantquand on les a déjà », insiste Laurent Quesada qui évoque malgré tout : « les trois avant-premières qui sortiront pour le Cabaret vert. Il y aura notamment l’adaptation du roman de Gringe. Ceux qui l’achèteront sur place auront droit à une couverture spéciale, avec un clin d’œil au Cabaret. » Pour ceux qui hésiteraient à se charger avant de retourner en concert, il rappelle qu’il existe un service de BD sitting. « Elles sont gardées jusqu’à minuit, voire jusqu’au lendemain, on n’est pas obligé de venir les récupérer le jour même. »
Camille
Gaubert cgaubert@lardennais.fr
L
aurent Quesada, le responsable de la programmation BD sur le Cabaret vert, cite d’emblée Brigitte Lecordier, la voix de Son Goku. L’autrice viendra dédicacer sa nouvelle BD La Réalité est énorme jeudi 20 août. « Il y aura aussi l’auteur des « Chevaliers du Zodiaque » Jérôme Alquié, « qui a repris la série mythique en version française ». En troisième, Laurent Quesada cite l’autrice de l’affiche bande dessinée, Manon Debaye, avec son album Des Filles normales, qui « parle de stars, de musique et de fans ». Mais Laurent Quesada reconnaît la difficulté de choisir alors que 62 auteurs sont programmés. « J’aurais aussi pu citer Baru, qui vient de sortir Rock’n’Roll. » De nombreux auteurs seront-ils présents pour la toute première fois au Cabaret ? « Oui, bien sûr. On essaie de renouveler la programmation au maximum. On a beaucoup d’auteurs et d’autrices pour qui c’est le premier festival comme Cy et Marc Dubuisson. Tous deux feront un atelier dessin à la médiathèque Voyelles. Certains reviennent après 12 ou 13 ans d’absence, comme Mickaël
Comment ne pas faire
la queue aux dédicaces ?
Pour ceux qui achèteraient des albums sur place, un service de « BD sitting » est proposé. Photo transmise à L’Ardennais / Cabaret vert
Bourgouin par exemple. » Pour l’édition 2026, la programmation a été féminisée. « On a cherché à donner de la place et la parole à des femmes : comme Jade Khoo, qui avait gagné le premier prix BD Cabaret vert et qui revient avec Terre ou Lune, ouSixtine Dano avec Sibylline et qui va
faire une causerie en lien avec le féminisme. » Est-ce moins cher qu’en librairie ?
« Non, c’est le même prix, répond Laurent Quesada, car il existe une loi autour du livre qui fait que le tarif est
le même partout, peu importe l’endroit où on les achète. Ainsi, autant le faire en librairies, si on veut qu’elles continuent d’exister. Par contre, au Cabaret vert, on aura un stand de bandes dessinées d’occasion. » Les amateurs de BD pourront ainsi « se faire plaisir avec des prix abordables. »
Comme dans les parcs d’attractions, un fast pass a été mis en place. Il est gratuit. Il concerne « quatre auteurs pour qui on sait qu’il y a une grosse demande, car on aimerait que le plus de festivaliers puissent les aborder, insiste le programmateur BD du festival. Il y a une file à part pour pouvoir les rencontrer. On a créé des tampons qui ne seront utilisés que pour le Cabaret vert. Grâce à ce fast pass, les participants auront l’opportunité de voir l’auteur et de repartir avec un bon souvenir. » ●
Cinéma, conférences… : l’Idéal ouvre
un espace de réflexion aux festivaliers
Les festivaliers pourront se détendre au Cinéma à l’aide de deux écrans et de casques mis à disposition. Archive Karen Kubena
Lisa
Seiler lseiler@lardennais.fr
L
e Cabaret vert reste un projet à portée politique, assume Jean Perrissin, écoconseiller du Cabaret vert, en partie chargé de la gestion des conférences de l’espace Do Tank de l’Idéal. Situé au fond du festival
culte des Ardennes, l’Idéal fera cohabiter l’espace cinéma, conférence et BD dans le gymnase Bayard. Sa programmation n’est pas le fruit du hasard, mais d’une direction réfléchie entre Jean Perrissin, Jérôme Descamps, directeur artistique de La Pellicule Ensorcelée, association responsable de l’Idéal Cinéma, et la direction du Cabaret vert. Pourquoi regarder un film ou écouter une conférence pendant
qu’à quelques mètres, la scène Razorback sera enflammée par Last Train ou Sparks ? Pour Jérôme Descamps, l’Idéal permet de « se reposer un temps loin des basses, tout en découvrant de nouvelles œuvres », qui elles, garderont une partie de notre système nerveux actif.
et des idées. La série Libre (Ovidie, Josselin Ronse et Sophie-Marie Larrouy) reprendra notamment la BD féministe homonyme, évoquant en animation les diktats sexuels de la société, la liberté et le consentement.
Ouvrir les consciences
ancrées localement
« Ce qui fonctionne le mieux, c’est le thème pornographie », assume le responsable de La Pellicule Ensorcelée. Le samedi soir, de 19 à 22 heures, une sélection de films interdits aux moins de 16 ans saura ravir les curieux, et surtout, « interroger leur rapport au corps », argue Jérôme Descamps. Le thème est venu en nous intéressant à la sexualité. Elle est souvent filmée et mise en scène du point de vue des hommes, pas des femmes ». Derrière chaque œuvre projetée lors de ces trois heures, se trouveront des femmes,
Des thématiques
Il ne l’oublie pas : le Cabaret vert, c’est avant tout un festival ardennais aux valeurs écolos : « On s’adapte aux préoccupations des citoyens en général et à celles des locaux. Forcément, on devait parler des PFAS ». Ces polluants éternels, présents en grande quantité dans l’eau potable de certaines communes des Ardennes, secouent le département depuis l’été 2025. Comment agir collectivement sans rester spectateur ? C’est la question autour de laquelle débattra Camille Étienne, militante écolo-
giste, Hugo Coignard, journaliste indépendant et Annick Dufils du Collectif PFAS Ardenne, dimanche de 17 à 18 heures. « Après les municipales et en amont de la présidentielle, on se devait de mettre ce type de sujet sur la table », explique l’éco-conseiller. Élever la voix sur ces sujets dans un moment de fête est une manière de confronter les différents publics à la discussion, comme le seront le monde ouvrier et le monde paysan, dans une table ronde autour de leur revendication mutuelle samedi, de 18 à 19 heures. Après les conférences, les interlocuteurs seront facilement accessibles à la discussion. De leur côté, les enfants pourront profiter du dimanche qui leur sera dédié dans l’espace cinéma, avec des thèmes abordés faciles d’accès, sans pour autant perdre les notions d’engagement du festival. ●
XII
CAHIER SPÉCIAL
Mercredi 19 août 2026
Un an après un démarrage record, le succès du maillot de foot Charleville-Mézières. Vendu pour la première fois lors de l’édition 2025, le maillot du Cabaret vert avait fait un carton. Il revient cette année avec un nouveau design et plus de stock.
Un design, deux coloris
Alexandre Penard apenard@lardennais.fr
I
ls avaient été en rupture de stock en quelques heures à peine lors de l’édition 2025. L’année dernière, l’équipe qui gère les vêtements et autres produits dérivés du Cabaret vert a une idée folle : des maillots de foot estampillés du logo du festival. À la tête de ce projet, Antoine Lepaulmier, responsable de la marque Cabaret vert. Il se souvient d’un razde-marée. « On en avait recommandé en catastrophe parce qu’on avait vu que sur les réseaux, il y avait un vrai engouement. » Mais au final, seuls 300 maillots étaient disponibles pour l’édition 2025. Cette année, la boutique proposera de nouveau un maillot de foot. Mais pour cette 20e édition, les stocks ont été revus à la hausse, et le design a été complètement repensé. « Là, on a commandé 1 000 maillots », dévoile Antoine Lepaulmier. Pour autant, l’homme à la tête de la boutique du Cabaret vert prévient : il ne faudra pas se décider trop tardivement pour être sûr d’avoir son maillot.
Pour les plus impatients ou encore les fans du CSSA, vous avez sûrement déjà aperçu ce maillot version 2026. Soit en prévente, sur la boutique en ligne, ou encore à Dugauguez. « Ils ont été portés en avant-première lors du match des légendes à Sedan. » Et la grosse nouveauté de cette année, c’est sa disponibilité en deux coloris. « On en a commandé 500 en rose, 500 en noir. » En plus des couleurs différentes, les maillots se distinguent par le numéro floqué au dos. 08, comme le département des Ardennes pour le maillot noir, et 20 sur le rose. À l’intérieur des chiffres, les noms d’artistes venus lors des années précédentes. Le souci du détail. En parlant de détail, le Cabaret vert a souhaité travailler avec un équipementier français, pour être en accord avec les valeurs des circuits courts défendues par le festival. « C’est Nol, qui propose du textile recyclé et recyclable. Si le tee-shirt est abîmé par exemple, ils le récupèrent et réutilisent la matière. C’est 100 % vertueux », vante Antoine Lepaulmier. Il est à noter qu’il est au même prix que l’an passé, « et même globalement sur tous les produits, on est moins cher que l’an passé. On veut rester accessible. »
En plus des maillots, une quarantaine de références sont disponibles en boutique. A.P
Succès de la boutique en ligne
Cette édition 2026 marque également une grande première, puisque le festival propose une prévente pour ses produits. « Les gens ont été réceptifs, je suis content. Puis, ça nous a permis d’ajuster les stocks et de ne pas avoir de surplus à la fin. Cela nous a donné de bons indicateurs. » La boutique en ligne permettra aussi aux personnes dont la taille
ne sera plus disponible pendant les festivités, de commander la pièce voulue. « Celle-ci sera livrée après. On alimentera la boutique en ligne tout le long de l’année avec de nouvelles références. » Et toujours dans les projections, le responsable de la marque dévoile que le Cabaret vert ne se limitera pas seulement aux maillots de foot. « Dans les prochains mois, on envisage de créer d’autres vêtements
de sport à l’effigie de la marque. Course, vélo, on est en train d’étudier tout ça. » ●
1 000 C’EST LE NOMBRE de maillots qui ont été commandés par le Cabaret vert. L’an dernier, le festival en disposait de seulement 300.
Charleville-Mézières
Une boutique de créateurs
au Cabaret Vert, mais pas que !
P
our la quatrième année consécutive, une boutique de créateurs sera installée au Cabaret vert. À l’Estaminet, 13 créateurs locaux proposeront des produits conçus à 100 % à partir de matériaux usagés, principe appelé, l’upcycling. L’objectif est d’offrir une alternative lo-
L’une des vestes en jean upcyclée par la créatrice Émeline Emeline. Hervé Dapremont
cale et écoresponsable au merchandising traditionnel. « On veut casser le cliché »
Les organisateurs ont demandé aux créateurs d’imaginer des articles à des prix abordables. Les tarifs débuteront ainsi à 8 euros, afin de rendre le local plus accessible. « On veut casser le cliché qui dit que si c’est local, c’est forcément cher », explique Antoine Lepaulmier, responsable de la boutique du Cabaret vert. La démarche s’inscrit également dans une volonté plus large de développer le made in France, mais également d’avoir des produits bio et végans. Antoine Lepaulmier reconnaît toutefois la difficulté de proposer un merchandising 100 % français. « On essaye de faire un maximum de sourcing, mais on a
conscience de la réalité », assume-til tout en soulignant qu’« une bonne partie des produits commencent à être français ». La fabrication locale reste donc un objectif pour les prochaines années. Plusieurs ateliers pour sensibiliser à l’upcycling
La boutique de créateurs ne se limitera pas à la vente. Des ateliers permettront aux festivaliers de fabriquer eux-mêmes des objets à partir de matériaux recyclés, tout en découvrant les techniques de l’upcycling. Un atelier de maquillage floral, réalisé avec des fleurs séchées, sera également proposé pour sensibiliser à l’impact environnemental de certains produits, notamment les paillettes. ● Lorik Maquet