

CONNEXION
DOCUMENTS ET FICHES OUTILS FRANÇAIS


DOCUMENTS ET FICHES OUTILS
CONNEXION
FRANÇAIS
Auteurs
Laura Capasso
Sylvain Huybrechts
Ariane Leturcq
Delphine Radelet
Steve Vandamme

la plateforme d’apprentissage en ligne pour les élèves et les enseignant(e)s
La plateforme te donne, par exemple*, accès à :

– des exercices en ligne pour t’entrainer, – un aperçu de tes progrès et de tes résultats, – du matériel de cours, – des vidéos et des audios, – et bien plus encore…
* En fonction de la méthode
Ce support pédagogique fait partie de la collection Connexion Français des Éditions VAN IN. Il a été développé dans le but que chaque élève puisse s’identifier et se sentir à l’aise avec les images et les textes utilisés. En cas de remarques, vous pouvez contacter les Éditions VAN IN.
Ce support pédagogique peut être mis à disposition en version numérique via NumaBib, le service destiné aux élèves ayant des difficultés de lecture ou d’écriture. Vous pouvez en faire la demande sur www.numabib.be.
CONNEXION FRANÇAIS 1
Pour l’élève
un cahier d’activités
un manuel (documents et fiches outils)
des exercices numériques via Pour l’enseignant(e)

un guide de l’enseignant(e) – un accès enseignant(e) via au manuel numérique, aux compléments et aux exercices numériques

Auteurs : Laura Capasso, Sylvain Huybrechts, Ariane Leturcq, Delphine Radelet, Steve Vandamme
Couverture : Nor production
Mise en page : Nord Compo
Dessins : K’Naye
L’orthographe telle que rectifiée le 6 décembre 1990 par le Conseil Supérieur de la langue française est d’application dans la collection. Toutefois, afin de respecter les écrits des auteurs des citations, l’orthographe d’origine y est respectée.
Les photocopieuses sont d’un usage très répandu et beaucoup y recourent de façon constante et machinale. Mais la production de livres ne se réalise pas aussi facilement qu’une simple photocopie. Elle demande bien plus d’énergie, de temps et d’argent.
La rémunération des auteurs, et de toutes les personnes impliquées dans le processus de création et de distribution des livres, provient exclusivement de la vente de ces ouvrages.
En Belgique, la loi sur le droit d’auteur protège l’activité de ces différentes personnes.
Lorsqu’il copie des livres, en entier ou en partie, en dehors des exceptions définies par la loi, l’usager prive ces différentes personnes d’une part de la rémunération qui leur est due.
C’est pourquoi les auteurs et les éditeurs demandent qu’aucun texte protégé ne soit copié sans une autorisation écrite préalable, en dehors des exceptions définies par la loi.
L’éditeur s’est efforcé d’identifier tous les détenteurs de droits. Si, malgré cela, quelqu’un estime entrer en ligne de compte en tant qu’ayant droit, il est invité à s’adresser à l’éditeur.
© Éditions VAN IN, Mont-Saint-Guibert – Wommelgem, 2026. Tous droits réservés.
En dehors des exceptions définies par la loi, cet ouvrage ne peut être reproduit, enregistré dans un fichier informatisé ou rendu public, même partiellement, par quelque moyen que ce soit, sans l’autorisation écrite de l’éditeur.
L’exploration de textes et de données (TDM) n’est pas autorisée.
1 re édition : 2026
ISBN 978-94-651-4029-2
D/2026/0078/47
Art. 609044/01
DOCUMENTS
Séquence 1
T’AS COMPRIS L’HISTOIRE ?
Document 1


SÉQUENCE 1 T'AS COMPRIS L'HISTOIRE ?
Document 2
Jean de La Fontaine, un écrivain intemporel
Jean de La Fontaine nait le 8 juillet 1621, en France, à Château-Thierry, entre Reims et Paris. Son père est conseiller du roi et maitre des Eaux et Forêts, ce qui signifie qu’il surveille les activités d’exploitation forestière, la chasse et la pêche.
En 1643, Jean part étudier le droit à Paris où il se met à fréquenter des jeunes passionnés de littérature. En 1652, après ses études de droit, Jean devient, comme son père, maitre des Eaux et Forêts. Rapidement, dès 1654, La Fontaine se met à écrire et souhaite vivre de sa plume. Cependant, comme tout homme de lettres sans fortune personnelle, pour y parvenir, il doit entrer dans l’entourage de riches mécènes, c’est-à-dire de gens qui le soutiennent et lui versent une pension.

Rigaud, H. (vers 1680).
Portrait de Jean de la Fontaine. Peinture à l’huile. 81,5 × 65,5 cm. Paris : Musée Carnavalet.
La Fontaine se présente comme un simple adaptateur d’auteurs datant de l’Antiquité : il reprend la plupart du temps des fables écrites par le fabuliste grec Ésope ou le fabuliste latin Phèdre pour les réécrire en français, à sa façon.
Pour lui, la littérature doit être aussi utile qu’agréable. C’est pourquoi il souhaite que ses fables instruisent en divertissant. Son premier recueil de fables parait en 1668.
Reconnu par le roi Louis XIV et par ses pairs écrivains, il est finalement élu en 1684 à l’Académie française, une illustre institution née quelques années auparavant qui rassemble de grands auteurs et qui vise à promouvoir la langue française.
Malade, il meurt le 13 avril 1695. Sa dépouille se trouve aujourd’hui au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Jean de La Fontaine reste actuellement le plus célèbre des poètes français du 17 e siècle. ll est l’auteur de plus de 240 fables. Ces petits récits mettent principalement en scène des animaux qui dépeignent les travers des hommes : avarice, malhonnêteté, orgueil… des défauts toujours bien actuels !
La Fontaine écrit d’ailleurs dans la préface du premier livre de ses fables :
Tout parle en mon Ouvrage, et même les Poissons :
Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes
Je me sers d’Animaux pour instruire les Hommes
La Fontaine , J. (de). (1668). Fables.
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Document 4

Hercule et l’Hydre de Lerne

Rendu fou par la déesse Héra, Hercule assassine sa femme et ses trois enfants. Revenu à la raison, désespéré par ce qu’il a commis, il est chargé d’accomplir douze travaux pour se faire pardonner ses actes.
Pour le deuxième des douze « travaux », le roi Eurysthée demande à Hercule de tuer l’Hydre de Lerne, un reptile monstrueux à neuf têtes, tapi dans un marécage. L’haleine de l’Hydre est empoisonnée et son sang, dit-on, est un puissant venin. Régulièrement, la bête quitte sa tanière en quête de chair humaine. Les habitants de la région sont terrifiés et désespérés.
En faisant route vers le marécage de Lerne, Hercule rencontre son neveu Iolas qui lui propose son aide.
J’ai appris que les dieux t’avaient envoyé combattre l’Hydre, mon oncle !
Permets-moi de t’accompagner. Moi aussi, je veux être un héros comme toi !
D’abord réticent , Hercule finit par accepter. Après plusieurs jours de route, les deux compères parviennent dans les marais de Lerne.
Ils progressent lentement sur un sol humide et boueux, pris dans des nappes de brouillard. Au-dessus de leur tête, les arbres inclinent leurs branches de façon sinistre.
Soudain, une odeur pestilentielle les fait s’arrêter.
Iolas ! murmure Hercule, allume un feu et plonge mes flèches dedans. Je les lancerai dans le marais pour faire sortir la bête.
En effet, le feu réveille le monstre qui surgit du fin fond du marais.
L’Hydre démêle ses neuf têtes enragées, crachant leur haleine empoisonnée. Hercule saisit son épée, en tranche une, puis deux, puis trois…
Les blessures se mettent à saigner, c’est un nouveau piège puisque le sang de l’Hydre est un poison. Hercule est heureusement protégé grâce à la peau du Lion de Némée, tué par le héros lors de son premier défi.
Cependant, malgré sa force exceptionnelle, les efforts d’Hercule sont inutiles : tour à tour les têtes repoussent, plus effroyables qu’auparavant.
Iolas ! s’écrie-t-il, allume une torche. À chaque fois que je trancherai une de ses têtes, porte-la sur la plaie !
Le neveu d’Hercule obéit. Au fur et à mesure que le héros tranche les cous du monstre, Iolas applique la torche enflammée sur les plaies sanglantes. Aussitôt, sous l’effet de la brulure, l’Hydre hurle de douleur. Il y a un grésillement atroce. Une odeur de chair carbonisée se mêle aux brumes du marécage. Comme l’a espéré le héros, les têtes ne repoussent plus là où leur cou a été brulé. Le monstre s’effondre et disparait au fond du marais.
Hercule range ses armes et salue son aide de combat.
Merci pour tout, Iolas. Sans toi, je ne serais jamais parvenu à venir à bout de cette bête. J’espère que les dieux seront satisfaits.
Le jeune garçon s’incline en signe de reconnaissance et les deux hommes reprennent chacun leur chemin.
Hercule, à nouveau vainqueur, se rend alors à Mycènes pour prendre connaissance de son troisième travail.
Document 5
Résumé 1
Hercule affronte l’Hydre de Lerne qui vit dans un marais boueux. Ce monstre terrifie la région. Son sang est venimeux et son haleine empoisonnée. Le tuer est très compliqué car il a aussi neuf têtes qui repoussent chaque fois qu’on les coupe. Heureusement, Hercule va penser à bruler les cous une fois les têtes coupées pour empêcher qu’elles repoussent. Le combat est atroce mais Hercule sort vainqueur.
Résumé 2
Hercule est chargé par le roi Eurysthée de tuer l’Hydre de Lerne qui terrorise la région. Ce monstre a neuf têtes, se cache dans des marais difficiles à atteindre et se nourrit de chair humaine. Son haleine est empoisonnée et son sang venimeux. Heureusement, Hercule croise Iolas, son neveu, qui se propose de l’aider.
D’abord, Hercule coupe avec force les têtes de l’Hydre, protégé du sang mortel par la peau du Lion de Némée. Malheureusement, les têtes repoussent sitôt coupées. Hercule demande alors à Iolas de bruler les cous de la bête au fur et à mesure qu’il les coupe. Le stratagème réussit. Le monstre est enfin vaincu.
Hercule a réussi son défi.
Résumé 3
Hercule est chargé par Eurysthée de tuer l’Hydre de Lerne qui mange de la chair humaine et terrorise la région. Ce monstre a neuf têtes qui repoussent chaque fois qu’on les coupe. Le sang qui s’échappe alors est venimeux mais les deux hommes sont protégés par une peau de lion.
Heureusement, Hercule va avoir l’aide de son neveu Iolas qui veut, lui aussi, devenir un héros. Ensemble, ils vont bruler les cous, ce qui empêche les têtes de repousser. Le monstre disparait dans le marais. Il est mort. Hercule a accompli sa mission. Chacun peut repartir chez lui.
Jason et la Toison d’or
Jason n’était encore qu’un bébé lorsque son oncle Pélias, un bien méchant homme, ravit le royaume de son père. Afin de garantir la sécurité de leur fils, ses parents l’envoyèrent en secret dans de lointaines montagnes.
Lorsque Jason eut 21 ans, il se rendit à Iolcos, la ville où vivait son oncle Pélias.
Je sais qui tu es et pourquoi tu es venu, dit Pélias à Jason. Tu auras le trône si tu me rapportes la Toison d’or 1
Pélias en était certain, Jason échouerait.
Sans hésiter, Jason, accompagné des Argonautes, ses fidèles compagnons, se mit en route vers le magnifique palais du roi
Æétès. C’était un roi cruel, qui gouvernait son peuple d’une main de fer. Æétès vint à leur rencontre, leur souhaita la bienvenue et feignit l’amitié.
Je suis venu chercher la Toison d’or, expliqua Jason. Si je la rapporte à mon oncle Pélias, il me rendra le trône.

Tu peux prendre la Toison, répondit Æétès, qui ne souhaitait pourtant nullement en être dépossédé. Mais d’abord, tu devras exécuter seul les tâches que je te confierai.
Jason répondit qu’il ferait tout ce qu’il lui demanderait.
Tu devras labourer un champ avec deux taureaux crachant le feu. Puis tu y sèmeras des dents de dragon, ordonna le roi.
À côté d’Æétès se trouvait sa fille, Médée, qui était tout ouïe . Elle était tombée amoureuse de Jason dès qu’elle l’avait aperçu et elle avait décidé d’user de ses pouvoirs magiques pour lui venir en aide. Elle le savait, il ne réussirait jamais seul.
Le soir venu, Médée se glissa hors du palais et s’en alla cueillir des herbes magiques dans la montagne. Elle en fit un onguent , qu’elle prépara en récitant des incantations. En secret, elle le remit à Jason, en lui disant de s’en passer sur tout le corps. Il le protègerait du feu craché par les taureaux.
Le lendemain matin, Jason se dirigea d’un pas décidé vers le champ pour y affronter les taureaux. Æétès, Médée, les Argonautes et tous les habitants de la
1 Peau d’un bélier, aux vertus magiques, dont la laine est faite d’or pur
ville étaient venus pour le voir à l’œuvre. Jason s’approcha de la grotte où vivaient les taureaux. Ces derniers en sortirent bientôt en poussant un mugissement féroce, crachant le feu, piétinant le sol de leurs sabots de bronze. Les flammes roussirent le sol tout autour de Jason, mais sans le toucher. L’onguent magique préparé par Médée fonctionnait à merveille. Jason s’approcha tout près des taureaux gigantesques, sauta sur le dos du premier et l’empoigna par les cornes. Puis il contraignit les deux animaux à s’agenouiller, tout en les caressant pour les apaiser.
Et il leur passa un licol autour du cou. La foule ébahie regarda en silence Jason conduire les taureaux à travers le champ et retourner la terre. Æétès, furieux de la réussite de Jason, lui remit alors un casque rempli de dents de dragon.
De nouveau, Jason dut arpenter le champ, cette fois pour y semer les dents.
De chaque dent plantée jaillissait un soldat en arme. Mais Médée avait dit quoi faire à Jason. Il souleva un énorme rocher et le jeta au milieu des soldats. Se croyant attaqués, ils se mirent à se battre entre eux. Bientôt, ils gisaient tous sur le sol, morts ou blessés. Les habitants de la ville poussèrent des cris de joie. Æétès enragea en silence mais ne put empêcher Jason de se procurer la Toison d’or.
Après bien d’autres aventures, Jason finit par apporter la Toison d’or à Pélias et exigea de lui le trône en retour. Stupéfait et fort mécontent de constater que Jason était rentré sain et sauf, Pélias ne put cependant qu’accéder à sa requête .
Document 7


Lavachery, Th. (2017). Bjorn le Morphir . Paris : L’École des loisirs.
Un jeune fermier, nommé
Nolleke, devait pour la première fois se rendre en ville au marché à la place de sa mère pour vendre un couple de poulets.
Contes de Flandre (choisis, traduits et adaptés par Maurice Lomré). (2008). Paris : L’École des loisirs.
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Autrefois, au pays de Tango, vivait un homme du nom d’Urashima qui avait un fils d’environ vingt-quatre ou vingt-cinq ans qu’on appelait Urashima Tarô. Celui-ci passait ses journées en mer et rapportait du poisson. Il assurait ainsi la subsistance de ses parents.
Contes japonais (choisis et traduits par Masahiro Inoue et Monique Sabbah, adaptés par Monique Sabbah). (2004). Paris : L’École des loisirs.
Il était une fois un homme qui avait trois fils, il était pauvre, vieux et fatigué. Cet homme possédait quelques champs et une forêt. Aussi voulait-il que ses garçons aillent couper des arbres dans la forêt, qu’ils vendent le bois et qu’ils paient ainsi ses dettes. Ses fils se mirent au travail.
Contes norvégiens (choisis, traduits et adaptés par Nils Ahl). (2002). Paris : L’École des loisirs.
Un jeune homme venait de réussir ses examens pour devenir juge. Il acheta une belle maison et chercha une jolie fille qui pourrait partager son toit. Malgré son allure fière et son beau visage, le jeune homme, qui s’appelait Luo Feng, ne tombait jamais amoureux des jeunes filles qu’on lui présentait. Aussi décida-t-il de quitter sa ville natale pour voyager et rencontrer lui-même la femme de son cœur.
Contes de Mandchourie (choisis et traduits par Guillaume Olive). (2003). Paris : L’École des loisirs.
Bouddha s’était retiré pour méditer dans une grotte près de Lo. Il avait comme voisine une huppe qui nichait dans une crevasse de la falaise.
Chaque année, la huppe migrait vers le sud, s’envolait vers ses pentes verdoyantes. Un jour, Bouddha lui demanda de rapporter la plus belle des fleurs qu’elle trouverait dans cette région pour orner son autel. La huppe, très fière de rendre service à Bouddha, prit son envol.
Contes tibétains (choisis, traduits et adaptés par Corneille Jest). (2007). Paris : L’École des loisirs.
Document 9
Le premier tour du monde à vélo
Thomas Stevens nait le 24 décembre 1854 à Berkhamsted dans une petite ferme en Angleterre.
C’est un adolescent débrouillard, qui aime le sport, et qui partage son temps entre les travaux de la ferme et la lecture de romans d’aventures.
En 1872, il quitte l’Angleterre avec sa famille pour rallier les États-Unis et s’installer dans une ferme près de Kansas City.
Mais très vite, Thomas se lasse des travaux agricoles et décide de partir à l’aventure. Il a alors 18 ans et devient fan de vélo.
Contrairement à beaucoup de grands voyageurs de l’époque, Thomas Stevens n’est pas issu d’un milieu bourgeois. Il doit économiser sou après sou pour pouvoir faire l’acquisition d’un grand-bi pour la modique somme de 8 dollars. Le vélo est lourd, peu maniable et terriblement inconfortable.
En avril 1884, il quitte San Francisco avec l’intention de rallier Boston depuis San Francisco, soit une distance de près de 6 000 km de la côte ouest à la côte est des États-Unis. Mais la traversée des Rocheuses n’est pas de tout repos : l’état des routes laisse à désirer, la météo est capricieuse, et le grand-bi n’en fait qu’à sa tête. Thomas Stevens enchaine les chutes sous les yeux des Indiens stupéfaits et finit par se résigner à franchir à pied les passages les plus périlleux. Il finit par rejoindre Boston à

la fin de l’été 1884 après 101 jours d’un voyage éreintant.
L’année suivante, il entame carrément un tour du monde. Ce sera l’Angleterre, l’Europe, la Turquie, l’Irak et l’Iran où il passe l’hiver. Il fait de belles rencontres et les gens l’accueillent chaleureusement.
Le 10 mars 1886, lorsqu’il se présente à la frontière afghane, avec l’espoir de pouvoir pénétrer dans ce pays jusqu’alors fermé aux étrangers, il est arrêté et emmené en détention. Il croit sa dernière heure venue. Mais les gardes afghans finissent par le reconduire à la frontière perse après quelques jours de captivité. Il s’embarque alors pour l’Inde avant de traverser la Chine puis le Japon qu’il atteint en décembre 1886. Il est ainsi parvenu à atteindre son but : réaliser le premier tour du monde à vélo !
Document 10
Simon a 15 ans et a doublé 4 fois son CE1. Il est enfin diplômé mais l’école, c’est fini pour lui. Son institutrice, Miss Rogers, lui fait comprendre qu’il faut maintenant qu’il prenne sa vie en main. Elle a confiance en lui.
C’est alors que Simon apprend qu’un de ses voisins a 1 000 dindes dont il ne sait que faire, car elles ne valent presque rien dans le Missouri – 25 cents – tellement il y en a. Mais à Denver, 1 000 km plus loin, elles pourraient se vendre beaucoup plus cher car les gens manquent de tout.
Simon a une idée de génie : il va convoyer à pied, du Missouri à Denver, soit sur plus de 1 000 km, 1 000 dindes qu’il va acheter 25 cents pour les revendre dans le Colorado 5 dollars.
Avec l’aide de Miss Rogers, qui lui prête ses économies, il prépare son expédition. Pour cela, il répare un vieux charriot et s’associe à Bidwell Peece, un ancien alcoolique qui conduira l’attelage.
Peu parient sur la réussite d’une pareille association : l’ex-ivrogne repenti et le cancre indécrottable. Pour compléter l’équipe, très rapidement, Jabeth, un esclave noir en fuite, les rejoints. Le trio est formé. L’aventure commence.
Le périple est semé d’embuches : 1 000 dindes qui réclament chacune

La
5 litres d’eau par jour, des types à dos de chameau qui les poursuivent pour les voler, les Indiens Potawatomis qui les arrêtent sur leur territoire sacré, la cavalerie qui veut s’entrainer à tirer sur les dindes, un nuage de sauterelles qui les attaque…
Mais finalement, Simon et ses compagnons arrivent à vendre les dindes 6 dollars pièce. Ce garçon est assurément doué pour les affaires. Il ira loin !
Karr, K. (2018).
longue marche des dindes Paris : L’École des loisirs.
FICHES OUTILS
Lire ou écouter est une tâche complexe. Pour devenir un récepteur plus efficace et plus confiant, il est donc important que tu apprennes à :
• déterminer à l’avance les stratégies que tu vas employer ;
1. LIRE ET ÉCOUTER EFFICACEMENT
• mettre en place certains processus qui vont t’aider à lire et écouter sans t’épuiser ni te décourager.
Prends connaissance de la capsule vidéo qui t’est proposée afin de mieux comprendre les leviers dont tu disposes.
Voici une carte mentale qui les résume.
Participative
Fonctionnelle
Littéraire
Interprétative
Posture
RÉCEPTION
P rocessus
Décodage
Compréhension
Interprétation
Appréciation
Intégrale
Sélective
Globale
M odalité de lecture/écoute
S tratégies
Pauses
Retours en arrière
Prise de notes
Schémas
Quand tu prends connaissance d’un texte, en le lisant ou en l’écoutant, tu peux être amené(e) à mobiliser jusqu’à quatre processus mentaux , souvent en même temps :
• le décodage ;
• la compréhension ;
• l’interprétation ;
• l’appréciation.
RÉCIT LES PROCESSUS MENTAUX DE RÉCEPTION
Tout cela nécessite beaucoup d’énergie et de concentration. Pour ne pas t’épuiser ni te décourager, voici quelques conseils en lien avec chacun de ces quatre processus.
1. Le décodage
C’est la première étape indispensable en tant que récepteur.
Le décodage est le processus mental qui te permet de transformer les signes lus ou les sons entendus en une suite de mots clairement identifiés.
Avant une lecture ou une écoute, il est essentiel de t’assurer que les conditions sont réunies pour que tu puisses décoder efficacement.
Voici quelques exemples de questions à te poser :
�� Le volume de l’enregistrement est-il suffisamment fort ?
�� L’environnement est-il silencieux ?
�� La police de caractère est-elle facilement lisible ?
�� La luminosité de l’écran ou la qualité d’impression est-elle correcte ?
Si ces conditions ne sont pas remplies, tu peux les ajuster toi-même ou en avertir ton (ta) professeur(e)
2. La compréhension
Une fois que tu as identifié les mots, tu dois en comprendre la signification
La compréhension est le processus qui te permet de donner du sens aux mots et aux phrases, pour construire progressivement le sens global du texte.
A. Si tu éprouves une difficulté de compréhension, tu peux immédiatement mettre en place certaines stratégies (si les conditions le permettent) :
• ralentir ta lecture ;
• relire ou réécouter le passage concerné ;
• reformuler dans ta tête ce que tu viens de lire ou d’entendre.
B. En cas de difficulté de vocabulaire , il n’est pas nécessaire de systématiquement chercher la définition du mot qui te pose problème ou d’en demander l’explication à ton (ta) professeur(e) ou à un(e) autre élève, surtout si :
• tu es en posture participative (tu veux te laisser emporter par le récit) ;
• tu fais une lecture globale (pour saisir rapidement l’essentiel du document).
Dans les autres situations, en t’arrêtant un moment et en analysant le contexte global et le cotexte (le reste de la phrase ou du paragraphe autour du mot), tu peux souvent deviner le sens du mot et ainsi continuer ta lecture sans en perdre le fil
C. Pour soulager ta mémoire , surtout lors d’une tâche d’écoute ou face à une lecture longue, tu peux garder une trace de ce que tu comprends. Pour ce faire, tu peux :
• prendre régulièrement des notes : en fonction de la longueur du texte, faire des pauses à la fin de chaque paragraphe, de chaque section ou de chaque chapitre. À l’écoute, en particulier, prendre note à l’aide de mots-clés pour ne pas perdre de temps (réserver la prise de notes pour la seconde écoute, si elle est prévue) ;
• surligner ou souligner les idées importantes directement dans le texte (lorsque c’est possible) ;
• élaborer le schéma du texte correspondant à sa structure.
3. L’interprétation
L’interprétation est le processus qui te permet d’aller au-delà de ce qui est explicitement exprimé. C’est le fait que tu ne te limites pas uniquement à comprendre ce que le texte dit clairement.
Interpréter, c’est chercher à savoir :
• ce que l’auteur du texte sous-entend ;
• ce qu’il veut faire passer indirectement comme message ;
• ce qu’il cherche à provoquer chez toi comme réaction ou comme réflexion.
Pour t’approprier un document en profondeur , il est nécessaire que tu ailles au-delà de ce qui est explicitement dit .
Pour ce faire, tu dois :
• comprendre les sous-entendus ( lever les implicites ) : – en repérant les indices présents dans le document ; – en les mettant en lien les uns avec les autres ; – en en déduisant des pistes d’explication ( effectuer des inférences ) ;
• formuler des suppositions personnelles (des hypothèses ) :
– en t’appuyant sur tes connaissances personnelles ; – en faisant des liens avec les expériences que tu as vécues.
4. L’appréciation
L’appréciation est le processus qui t’amène à porter un jugement personnel : aimes-tu ou non le texte ? Et pourquoi ? Ce jugement peut évoluer au fil de ta lecture.
L’appréciation repose sur :
• ce que tu as compris du texte ;
• ce que tu en as interprété ;
• ce que tu as ressenti pendant ta lecture.
L’ appréciation n’est pas toujours un processus volontaire ou conscient. Ton cerveau a tendance à formuler spontanément un avis sur ce que tu es en train de lire ou d’écouter. Et lorsque cette impression est négative , cela a tendance à te distraire voire à te décourager . L’envie de comprendre et d’interpréter le texte peut alors diminuer. Si cela t’arrive, prends un moment pour identifier ce qui te dérange vraiment dans le texte. Lorsque c’est possible, discutes-en avec quelqu’un : cela pourrait t’aider à mieux comprendre ta réaction et peut-être à trouver des moyens de dépasser cette difficulté.
Avant de lire ou d’écouter un document, demande-toi pourquoi tu le fais .
• Comprendre une situation, un phénomène, un évènement ?
• Trouver la réponse à une question précise ?
• Te détendre, te divertir ?
• Te forger une opinion personnelle sur un sujet ?
• Vérifier l’exactitude de certaines informations ?
• …
LES POSTURES ET LES MODALITÉS DE RÉCEPTION
En effet, en fonction de ton objectif, tu devras choisir la posture la plus adaptée et focaliser ainsi ton attention sur certains aspects du texte plutôt que d’autres.
Je veux uniquement me divertir ?
J ’adopte une POSTURE PARTICIPATIVE .
Je plonge dans l’univers du texte.
Je m’identifie aux personnes ou aux personnages évoqués.
Je laisse place à mes émotions.

Je dois répondre à des consignes qui me demandent d’analyser le texte ?
J ’adopte une POSTURE DISTANCIÉE .
Je garde une distance émotionnelle avec le contenu qui est évoqué.
Je me concentre sur les informations transmises et sur l’analyse des procédés utilisés par l’auteur.
J’effectue une lecture ou une écoute détaillée , en prêtant attention à chaque mot.

Je souhaite analyser un texte tout en me plongeant dans l’univers proposé ?
J ’adopte une POSTURE LITTÉRAIRE .
Je cherche à ressentir des émotions et à apprécier le style de l’auteur ainsi que ses choix d’écriture
Ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement ce qui est dit, mais aussi la façon dont cela est dit et ce que cela provoque en moi.

Je cherche à bien comprendre ce qui est dit, même de façon sous-entendue ?
J ’adopte une POSTURE INTERPRÉTATIVE .
Je cherche avant tout à donner du sens au texte. J’effectue une lecture ou une écoute détaillée . Je fais des liens avec ce que je connais.
Je me forge mon propre avis à propos de ce qui est dit ou de ce que vivent les personnages. Je formule des hypothèses (suppositions) et je cherche à décoder l’implicite (en associant les indices).

Je cherche des informations précises ou je souhaite les vérifier ?
J ’adopte une POSTURE FONCTIONNELLE .
Je cherche à récolter les informations qui me sont nécessaires. Je me concentre sur le contenu.
Je ne prête pas attention à la manière d’écrire de l’auteur.

Je cherche essentiellement à m’informer pour enrichir mes connaissances ?
J ’adopte une P OSTURE COMPRÉHENSIVE .
Je me concentre uniquement sur les informations explicites , c’est-à-dire sur ce qui est clairement exprimé dans le texte.

La plupart du temps, une réception efficace repose sur une lecture (ou une écoute) intégrale . Il s’agit pour le récepteur de prendre connaissance de la totalité du document afin de le comprendre et de l’apprécier dans son ensemble.
Toutefois, certaines situations particulières peuvent amener le récepteur à adopter d’autres modalités :
Lecture ou écoute sélective
Je lis ou j’écoute seulement certains passages, que je sélectionne en fonction de ce que je recherche.
Cette modalité est particulièrement adaptée à une posture fonctionnelle, lorsque tu cherches la réponse à une question précise ou que tu veux vérifier l’exactitude d’une information en particulier.
Lecture ou écoute globale (survol)
Je lis rapidement le texte sans m’attarder sur les détails, ou j’écoute le texte en me centrant sur les idées principales.
Cette modalité permet de vérifier, sans perdre de temps, si un texte correspond ou non à ta recherche.
Les modalités spécifiques de l’écoute
Écouter ou lire un message demande de mobiliser des stratégies assez semblables.
Toutefois, dans certaines situations, la lecture se distingue de l’écoute. En effet, la lecture permet dans la plupart des cas de progresser à son rythme, en faisant des pauses ou des retours en arrière quand on le souhaite .
L’écoute, quant à elle, existe selon deux modalités .
Écoute directe
Le message est diffusé « en direct ».
Tu écoutes le message en temps réel, sans possibilité de faire des pauses ou de revenir en arrière.
Écoute différée
Le message est disponible de façon enregistrée. Tu peux l’écouter à ton propre rythme, faire des pauses, revenir en arrière, le réécouter autant de fois que tu le souhaites.
Les organisateurs textuels désignent les éléments qui permettent de guider le récepteur dans la compréhension de la structure globale d’un raisonnement, d’un récit ou d’une explication.
Ces éléments peuvent prendre diverses formes :
LES ORGANISATEURS TEXTUELS
• indices visuels d’organisation (paragraphes, puces, intertitres…) ;
• adverbes de liaison.
1. Les indices visuels d’organisation
Les indices visuels d’organisation permettent de percevoir, en un coup d’œil, le passage d’une idée à une autre. Ils segmentent visuellement le texte.
• Les paragraphes permettent de séparer visuellement chaque étape d’un récit court, chaque argument ou chaque élément d’explication. Ils sont indiqués par un passage à la ligne ainsi que par :
un interligne ou un alinéa (décalage vers la droite de la 1 re ligne du paragraphe).
Les contes sont souvent issus de la tradition orale. On les racontait autrefois au coin du feu, pour distraire petits et grands.
Aujourd’hui, ils sont souvent lus dans les écoles ou publiés dans des recueils destinés aux enfants.
Les contes sont souvent issus de la tradition orale. On les racontait autrefois au coin du feu, pour distraire petits et grands.
Aujourd’hui, ils sont souvent lus dans les écoles ou publiés dans des recueils destinés aux enfants.
• Les puces (qui peuvent aussi prendre la forme de lettres ou de numéros) permettent de distinguer les éléments d’un raisonnement ou d’une énumération Pour en montrer la hiérarchie , il est possible d’utiliser plusieurs niveaux de puces.
• Les intertitres peuvent fonctionner seuls ou en combinaison avec des puces. Ils renseignent le lecteur sur le contenu du segment qui leur fait suite. Ils peuvent être rédigés sous la forme de groupes nominaux, de questions ou d’affirmations.
2. Les adverbes de liaison
Les adverbes de liaison indiquent les liens qu’entretiennent les segments entre eux. Ils permettent de connecter deux paragraphes ou deux parties d’un même paragraphe. Ils sont toujours suivis d’une virgule lorsqu’ils débutent la phrase.
En voici quelques exemples fréquents classés selon leur nuance sémantique :
Chronologie/Temps
(tout) d’abord, ensuite, enfin, auparavant, autrefois, désormais, actuellement
Addition/Enchainement d’idées de plus, en outre, par ailleurs
Cause/Explication en effet, effectivement, de fait, d’ailleurs
Conséquence/Résultat par conséquent, de ce fait, dès lors
Opposition pourtant, cependant, toutefois, néanmoins, en revanche, au contraire
Illustration/Exemple par exemple, ainsi, notamment
Conclusion/Résumé en résumé, pour conclure, en conclusion, en définitive
Comparaison/Ressemblance de même, de la même façon
• Les adverbes de liaison s’utilisent tant à l’oral qu’à l’écrit.
• Dans un texte argumentatif, des adverbes de liaison (exprimant l’explication ou l’exemple) sont généralement utilisés pour relier l’argument et son développement.
Lors d’un débat, il est important de prévoir un système qui permet à tout le monde de prendre la parole, et ce, pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, certains peuvent être d’un tempérament plus réservé. En effet , certains n’osent pas se manifester même s’ils ont des idées à partager.
• Un adverbe de liaison peut parfois se placer à l’intérieur de la phrase. Il n’est donc pas toujours situé exactement entre les deux éléments qu’il relie.
Tout d’abord, certains peuvent être d’un tempérament plus réservé. Certains n’osent d’ailleurs pas se manifester même s’ils ont des idées à partager.
TA FICHE EN UN COUP D’Œ IL !
Les organisateurs textuels : pour quoi faire ?
Guider la compréhension de la structure globale
Indices visuels
= segmenter visuellement le texte
• Paragraphes (interligne ou alinéa) : séparer les étapes, les arguments
• Puces : distinguer les éléments, hiérarchiser
• Intertitres : annoncer le contenu
Adverbes de liaison
= connecter deux paragraphes ou deux parties d’un même paragraphe
Exemples : ensuite, enfin, de plus, en effet, par conséquent, pourtant, par exemple, en résumé, de même…
Un texte à structure narrative (ou récit) est une production écrite ou orale qui raconte une histoire, c’est-à-dire une suite d’évènements situés dans le temps
LA STRUCTURE NARRATIVE
Le mot « narratif » vient du verbe latin narrare qui signifie « raconter », « transmettre une expérience ». En français, « narrer » est d’ailleurs synonyme du verbe « raconter ».
1. Une structure, plusieurs genres
Il existe plusieurs genres de textes qui présentent une structure narrative dominante, notamment :
Le conte
Récit imaginaire, situé dans un cadre spatiotemporel peu précis, dans lequel le bien est récompensé ou le mal puni. Il vise souvent à transmettre des valeurs ou à faire adopter de bons comportements.
Le roman Récit de fiction à l’intrigue relativement complexe.


La nouvelle Court récit de fiction, généralement centré sur une action principale unique.




Le récit de vie
Récit qui raconte (une partie de) la vie d’une personne. Il peut s’agir d’une autobiographie (récit de sa propre vie) ou d’une biographie (récit de la vie de quelqu’un d’autre).
Le mythe Récit qui met en scène des êtres aux qualités extraordinaires (dieux, héros, créatures fantastiques) aux prises avec des éléments surnaturels.
La fable Récit imaginaire qui fait intervenir des personnages – souvent des animaux qui parlent et agissent comme des humains – afin de transmettre une morale ou une leçon de vie.
La plupart des textes à structure narrative dominante comportent également :
• des passages descriptifs, qui permettent au lecteur ou à l’auditeur de mieux visualiser et s’imaginer l’univers du récit ;
• des passages dialogués, qui relatent les discussions qu’entretiennent entre eux les personnages.
2. Des outils pour bien comprendre un récit
Afin de percevoir le sens global d’un texte à structure narrative ou de planifier un récit en tant qu’auteur, il existe trois outils principaux.
1. La ligne du temps
Toute histoire racontée par le biais d’un récit peut être schématisée à l’aide d’une ligne du temps faisant apparaitre les évènements majeurs dans l’ordre chronologique
Attention !
Pour construire la ligne du temps d’une histoire en tant que récepteur, il faut généralement reconstituer soi-même la chronologie des évènements , en les ordonnant selon leur succession logique dans le temps. En effet, dans de nombreux récits, les évènements ne sont pas strictement racontés dans l’ ordre chronologique réel (c’est-à-dire l’ordre dans lequel les évènements se sont produits ou sont censés s’être produits).
Ainsi, les auteurs utilisent souvent :
• des rétrospections (flashbacks ou retours en arrière) ;
• des anticipations (évocation d’évènements futurs).
Ces procédés permettent notamment à l’auteur de :
• renforcer le suspense ;
• dévoiler progressivement les motivations ou le passé des personnages ;
• attiser l’intérêt du lecteur ou de l’auditeur.
2. Le schéma narratif
Le schéma narratif permet de distinguer les cinq constituants fondamentaux de la plupart des récits. Il aide à dégager l’essentiel de l’histoire en montrant l’ évolution d’une situation de départ .
La situation initiale
C’est le point de départ du récit, avant que les évènements que l’on veut raconter ne se produisent.
La situation initiale reprend généralement :
• le cadre spatiotemporel (lieu et moment) ;
• l’identité et la situation des personnages principaux.
L’élément perturbateur / L’élément déclencheur (= le problème)
C’est le premier évènement marquant du récit, celui qui provoque la suite du récit, c’est le déclencheur.
Il vient perturber, bouleverser, troubler la situation initiale.
C’est l’élément sans lequel l’histoire n’aurait jamais eu lieu.
Les péripéties / Les actions
Ce sont l’ensemble des évènements qui suivent l’élément déclencheur.
Dans le schéma narratif, on se concentre principalement sur les actions qui ont pour objectif de faire progresser la résolution du problème ou qui l’empêchent.
L’élément de résolution / L’élément équilibrant (= la solution)
C’est l’action décisive, celle qui permet de trouver une solution relativement durable au problème rencontré.
La situation finale
C’est le point d’arrivée du récit, la nouvelle situation dans laquelle se trouvent les personnages une fois le problème résolu.
3. Le schéma actanciel (ou schéma des actants)
Le schéma actanciel permet de faire apparaitre le(s) rôle(s) joué(s) par les différents personnages dans la réussite ou l’échec de la mission confiée au(x) héros.
Cette mission , appelée quête , correspond à un objectif important impliquant généralement un déplacement ainsi que des épreuves et des obstacles à surmonter.
Le but précis poursuivi par le(s) héros (appelé objet de la quête) peut par exemple être : retrouver quelqu’un, obtenir un objet précieux, sauver une personne, accomplir un exploit.
Adjuvants
Destinateur Destinataire
Héros Objet
Opposants
– Le destinateur est la personne à l’origine de la mission. C’est lui qui donne au héros une raison de se lancer dans la quête. C’est parfois le héros lui-même qui endosse ce rôle, notamment lorsqu’une émotion ou une valeur le pousse à agir.
– Le héros est le personnage qui est chargé d’accomplir la quête. C’est lui qui est désigné pour atteindre le but fixé.
– Les adjuvants sont les personnages et/ou les éléments qui aident le héros à réussir sa quête.
– Les opposants sont les personnages et/ou les éléments qui empêchent le héros de réussir sa quête ou qui le freinent dans sa progression. Les opposants lui imposent des épreuves, l’amènent à effectuer de mauvais choix…
– Le destinataire est la personne ou le groupe de personnes qui bénéficie du succès de la mission. Il peut s’agir du héros lui-même ou d’autres personnages.
Quête
3. Quelques termes importants
1. Fiction ou réalité
Les récits ne racontent pas toujours des évènements réels. Parfois, ils sont le fruit de l’imagination de leur(s) auteur(s). Quand un récit ne correspond pas à la réalité , on dit qu’il s’agit d’une fiction.
Cette fiction peut toutefois évoquer des évènements qui pourraient être réels . On parle alors de récit fictionnel vraisemblable (ou réaliste).
Si on décompose le mot, « vraisemblable » signifie « qui ressemble à quelque chose de vrai ». Son antonyme est « invraisemblable ».
2. Présence d’un narrateur
Dans un texte à structure narrative de type fictionnel, la « voix » qui raconte n’est généralement pas celle de l’auteur du texte. Celui qui raconte les évènements est appelé le narrateur
Ce narrateur peut être :
• interne à l’histoire : le narrateur est un des personnages du récit et raconte l’histoire de son point de vue ;
• externe à l’histoire : le narrateur raconte l’histoire comme un spectateur anonyme, invisible des autres personnages.
3. Ellipses narratives
Dans un récit à structure narrative, on ne raconte pas la totalité des évènements qui se sont produits entre le début et la fin de l’histoire. Cela rendrait le récit très long et très ennuyeux.
L’auteur d’un récit utilise donc ce qu’on appelle des ellipses narratives : c’est un procédé qui consiste à sauter volontairement une période de temps et donc à ne pas raconter ce qui s’est passé pendant cette période. Autrement dit, certaines actions ou certains évènements sont passés sous silence.
4. Différents types de fin
Dans un récit, on distingue généralement deux grands types de fin :
• la fin fermée : l’auteur termine clairement et complètement l’histoire Le récepteur comprend précisément ce que sont devenus les différents personnages ;
• la fin ouverte : l’auteur ne conclut pas clairement l’histoire . Le récepteur doit imaginer ce qui va se passer après la fin du récit, car certains problèmes restent non résolus ou plusieurs interprétations sont possibles. Cette fin laisse volontairement place à l’imagination du lecteur.
Il existe des récits dits « à chute ». Ce sont des textes à structure narrative dont la fin change complètement la façon de comprendre ou d’interpréter l’ensemble du récit. Le but de l’auteur est de surprendre le lecteur (ou l’auditeur), même si quelques indices sont généralement disséminés tout au long de l’histoire.
5. Récits parallèles
Certains textes à structure narrative développent des récits parallèles . Cela signifie que plusieurs histoires sont racontées dans un même texte. Ces histoires peuvent concerner des personnages ou des événements différents, mais elles sont toujours liées d’une manière ou d’une autre . Souvent, les récits parallèles s’alternent (on passe d’une histoire à l’autre tout au long du récit) jusqu’à ce que les différentes intrigues se rejoignent .
Table des matières
CAHIER D'ACTIVITÉS
SITUATIONS D’APPRENTISSAGE
Introduction Connexion, mode d’emploi
Découvrir l’organisation de Connexion Français 1
Séquence 1 T’as compris l’histoire ?
Entrainements
Lire et comprendre globalement un récit
oralement un conte
Séquence 3 Petites phrases, grands effets
Rédiger et présenter une consigne à l’écrit
Entrainements 1. L’impératif présent 64 2. Le complément circonstanciel 65
Séquence 4 Entre les lignes
Lire, comprendre et interpréter un récit Entrainements Le sens global d’une planche de BD
Séquence 5 Inspire-toi…
Entrainements
Écrire un récit sur la base d’illustrations
La conjugaison au passé simple
Le système de temps du passé
3. Les moyens grammaticaux permettant la caractérisation
La correction orthographique de copies
Manifester sa compréhension d’un texte à structure argumentative
Entrainements
Séquence
Mettre en voix de façon expressive un texte dialogué Tu améliores…
améliores ton intonation et la fluidité de tes interventions
Séquence 8 Y a pas photo !
Exprimer oralement un jugement de gout motivé sur une photographie
Tu améliores… Tu améliores ta prise de parole
Séquence 9 Dis-moi pourquoi…
Lire et comprendre un texte informatif à structure explicative
Entrainements 1. La relation cause/conséquence
Séquence 10 À chacun ses gouts .
Motiver un jugement de gout sur une œuvre littéraire
Entrainements 1. Le schéma d’argumentation d’un jugement de gout 214
2. Les anaphores
3. Les connecteurs
4. Les adverbes de modalisation
5. La correction d’une production
Séquence 11 Expliquez-nous !
Présenter oralement, en groupe, un exposé informatif avec un support
Tu améliores… Tu améliores ta respiration et ta posture
Séquence 12 On lit, on partage…
Lire un roman complet et partager sa lecture DICO PERSO
MANUEL (DOCUMENTS ET FICHES OUTILS)
DOCUMENTS
Séquence 1 T’as compris l’histoire ?
Lire et comprendre globalement un récit
Entrainements 1. Le schéma narratif
2. Le schéma actanciel
Séquence 2 Il était une toute petite fois…
Résumer oralement un conte
Séquence 3 Petites phrases, grands effets
Rédiger et présenter une consigne à l’écrit
Séquence 4 Entre les lignes 279
Lire, comprendre et interpréter un récit
Entrainements Le sens global d’une planche de BD
Séquence 5 Inspire-toi… 284
Écrire un récit sur la base d’illustrations
Séquence 6 Convaincu ? 292
Manifester sa compréhension d’un texte à structure argumentative
Entrainements 2. Le schéma argumentatif 297
Séquence 7 Paroles de Petit Prince 298
Mettre en voix de façon expressive un texte dialogué
Séquence 8 Y a pas photo ! 305
Exprimer oralement un jugement de gout motivé sur une photographie
Séquence 9 Dis-moi pourquoi… 313
Lire et comprendre un texte informatif à structure explicative
Entrainements 1. La relation cause/conséquence 319 2. Le schéma explicatif 321
Séquence 10 À chacun ses gouts
Motiver un jugement de gout sur une œuvre littéraire
Entrainements 1. Le schéma d’argumentation d’un jugement de gout
Séquence 11
Expliquez-nous !
Présenter oralement, en groupe, un exposé informatif avec un support
Séquence 12 On lit, on partage…
Lire un roman complet et partager sa lecture
FICHES OUTILS
A. Outils généraux
1. Lire et écouter efficacement
– Les processus mentaux de réception
– Les postures et les modalités de réception
2. Réaliser une production écrite ou orale
– La planification
B. Outils langagiers
– Les organisateurs textuels
– La conjugaison aux temps les plus fréquents
– Le complément circonstanciel
– L’orthographe lexicale, les chaines d’accord et les homophones
C. Structures
CONNEXION
FRANÇAIS
La méthode Connexion Français t’invite à développer tes compétences en français de manière active et motivante.
À travers des situations variées et des textes soigneusement choisis, tu apprendras à lire, écrire, parler et écouter avec plus d’aisance et de réflexion, en tenant compte du contexte et des intentions de communication. Tu exploreras différents genres et structures (narrative, descriptive, argumentative, explicative, dialoguée) et construiras des messages clairs et porteurs de sens.
Les activités proposées t’amèneront explicitement à planifier, vérifier et ajuster ta compréhension ou ta production, tout en renforçant ton vocabulaire et ta maitrise de la langue. Tu développeras ton autonomie et ton esprit critique grâce à des apprentissages progressifs et des dispositifs attrayants, tout en découvrant des œuvres et des supports qui enrichiront ta culture.
Avec Connexion Français, tu apprends à apprendre, à collaborer et à réfléchir aux stratégies que tu mets en place. Une méthode qui t’accompagne pas à pas pour mieux comprendre, mieux écrire et mieux communiquer, et pour t’exprimer avec assurance et créativité.

Auteurs
Laura Capasso
Sylvain Huybrechts
Ariane Leturcq
Delphine Radelet
Steve Vandamme
ISBN 978-94-651-4029-2
609044