LA 5 AMBULANCE DE CAMPAGNE EN ORDRE DE MARCHE 5 FIELD AMBULANCE ON THE MOVE
No convention : 40012192
VOL. 52 / N° 05
Octobre | October 2023
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ET AUSSI | AND ALSO Cours SHARP SHOOTER • Le 5 RGC monte un pont ACROW • Destruction de munitions par le 5 Bon Svc SHARP SHOOTER course • 5 CER mounts ACROW bridge • 5 Svc Bn destroys ammunition
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Photo : Cpl Marc-André Leclerc, Section Imagerie | Imaging Section, Valcartier
JOURNAL | NEWSPAPER
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OCTOBRE | OCTOBER 2023 • ADSUM
SOMMAIRE | SUMMARY P. 3 Éditorial | Editorial P. 4-5 Cours Sharp Shooter : Le 1er Bataillon, Royal 22e Régiment à l’honneur Sharp Shooter Course: The 1st Battalion, Royal 22e Régiment in the spotlight Construction d’un pont ACROW pour le génie de combat Construction of an ACROW Bridge for Combat Engineers P. 6-7 Le Peloton des munitions du 5 Bon Svc détruit des dizaines de munitions 5 Service Battalion's Ammunition Platoon destroys dozens of munitions P. 8-9 La 5e Ambulance de campagne en ordre de marche 5 Field Ambulance on the move P. 10 Exercice INTENDANT COMMUNICATEUR Exercise INTENDANT COMMUNICATEUR
P. 11 Cours de spécialité canonnier 25mm pour le 2e Bataillon, Royal 22e Régiment 25mm Gunner Specialty Course for the 2nd Battalion, Royal 22e Régiment P. 12 Le Peloton de décontamination donne toute satisfaction dans un nouvel exercice SOLDAT PROPRE Decontamination Platoon Performs to Full Satisfaction in New Exercise SOLDAT PROPRE
P. 16-17 24 h avec le 2e Bataillon, Royal 22e Régiment 24 hours with 2nd Battalion, Royal 22e Régiment P. 18 Défilé du centenaire de la Marine royale canadienne à Québec Royal Canadian Navy Centennial Parade in Quebec City Une année de grands changements pour le coureur du 12 RBC A year of big changes for the 12 RBC runner
P. 13 Cours AIVA pour des membres du Peloton de décontamination AIVA course for members of the decontamination platoon Cérémonie de changement de couleurs pour le 430 ETAH Color change ceremony for the 430 THS P. 14-15 Compétition P.E.C. : Jusqu’au bout de ses forces P.E.C. Games: To the limits of your strength
P. 19 Journée nationale de la vérité et de la réconciliation National Day of Truth and Reconciliation P. 20 MATÉRIEL Mitrailleuses semi-lourdes C6 et C6A1 MATERIAL C6 and C6A1 Medium Machine Gun
P. 21 HISTOIRE : La Maison des Canadiens HISTORY: Canada House P. 22 VALCARTIER VUE PAR... Lisa Kennedy Directrice générale du CRFMV VALCARTIER AS SEEN BY... Lisa Kennedy Executive Director of the VMFRC P. 23 C'EST QUOI… Le Centre de ressources pour les familles militaires Valcartier WHAT'S THIS… Valcartier Military Family Resource Centre
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ÉDITORIAL | EDITORIAL Les Services intégrés s’engagent à mieux vous informer! Octobre, un mois de l’année où une transition haute en couleurs entre l'été qui vient de nous quitter et l’hiver qui s’en vient, se fait tranquillement. Plusieurs déménagements ou relocalisations ont eu lieu pendant cette période. Nous profitons de cette occasion pour souhaiter bienvenue aux nouveaux et à ceux qui sont de retour chez eux à la Base Valcartier. L'équipe des Services intégrés des Program mes de soutien au personnel (PSP) tenait à vous mentionner que pour que vous restiez bien informé, elle produit trois sources d’in formation à la communauté militaire. En plus de produire le Journal Adsum mensuellement, elle vous propulse également une lettre info chaque mois. Celle-ci est distribuée via les adresses courriel Forces au début de chaque mois. Cette lettre info couvre le volet com munautaire et vient compléter l’information sur les activités passées ou à venir dans notre communauté militaire. Il y a également un autre moyen de mieux connaître votre lieu de travail et sa commu nauté : le Guide de la communauté – Région Québec que nous produisons une fois par année. Ce guide, de 108 pages, est un outil qui vous décrit l’ensemble des formations et unités, ainsi que les services et programmes qui sont hébergés à la Base Valcartier. La dis tribution se fera ce mois-ci et vous pourrez vous en procurer une copie dans vos unités, dans les commerces ou bâtiments dans les
Integrated Services is committed to informing you better! October is the month of the year when the colourful transition from summer to winter takes place. Several moves or relocations take place during this period. We would like to take this opportunity to welcome the newcomers and those who have returned home to Base Valcartier.
environs de la Base tels le Canex, le Centre communautaire, le Centre des sports, etc… Pour ceux qui désirent la version numérique, vous pouvez lire le journal et le Guide de la communauté militaire sur notre site Web journaladsum.com. Rappelons également que nous sommes présents sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram. Toute l'équipe des Services intégrés vous souhaite une bonne lecture! Merci de votre fidélité!
The Personnel Support Programs (PSP) Integrated Services team wanted to mention that, to keep you well informed, we produce three sources of information for the military community. In addition to producing the monthly Journal Adsum, we also send you a monthly newsletter. This is distributed to Forces e-mail addresses at the beginning of each month. This newsletter covers the community aspect and provides information on past and upcoming activities in our military community. There's another way to get to know your workplace and its community better: the Community Guide, which we produce once a year. This 108-page guide describes all our formations and units, as well as the services and programs housed at Base Valcartier. It will be distributed this month, and you can pick up a copy in your units, in shops or buil
dings around the base, such as Canex, the Community Centre, the Sports Centre, etc. For those who prefer the digital version, you can read the newspaper and the Military Community Guide on our website journaladsum.com. We also have a presence on Facebook and Instagram. The entire Integrated Services team wishes you happy reading! Thank you for your loyalty!
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C O U R S S H A R P S H O OT E R e
Le 1er Bataillon, Royal 22 Régiment à l’honneur Pour une 5e session, le cours de tireur de précision Sharp Shooter s’est déroulé entre le 28 août et le 12 septembre dernier sur la Base Valcartier. Des sous-officiers du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment (1 R22eR) ont encadré la douzaine de candidats volontaires à ce cours, qui a fait ses preuves et qui est en passe de devenir un incontournable au Royal 22e Régiment. L’Adsum a assisté à ce cours.
ces d’évaluation de distances, mais également des séquences de tir sur cibles multiples en dé placement et de tir de nuit à longue distance. Et finalement d’un exercice final sur champ de tir conventionnel et non-conventionnel. Les résultats sont prodigieux et la progres sion des candidats très importante: la réussite au cours Sharp Shooter amène des compéten ces supplémentaires au tir court, moyenne et longue distance (de 100 à 600 mètres). Le meilleur des candidats, le soldat Simetich, du peloton 1 de la Compagnie A du 1er Bataillon, remporte d’ailleurs le prix du meilleur candi dat, une plaque gravée en bois du logo du cours!
Les douze candidats sont rassemblés sur le champ de tir Parcours Nord. Quatre par qua tre, ils arrivent en courant et se présentent pour la séquence de tir. Ils sont équipés de leur C7, qu’ils ont dû camoufler avant d’arriver
UN COURS RÉGIMENTAIRE?
D’OÙ VIENT LE COURS SHARP SHOOTER ? À l’origine du cours, on retrouve un homme : Samuel Forest. Ce sergent, Adj Ops au sein du 1 R22eR, se rend en Ukraine en 2018-2019, afin d’entraîner des militaires ukrainiens dans le cadre d’une mission d’instruction (OP UNIFIER). L’un des modules de formation consiste en un cours de tireur de précision. Mais la documentation manque et le cana dien se base sur son expérience et celle de ses camarades. De retour au Québec, le sergent Forest s’interroge sur la possibilité de proposer un cours de tireur de précision aux sol dats de la Base Valcartier, et dans toutes les FAC. Il se lance dans la recherche de procédures et de cours déjà existants : il parvient à rassembler les documents provenant de vieilles formations de tireur de précision, notamment données par le Royal 22e Régiment, le Royal Canadian Regiment ainsi que le Princess Patricia's Canadian Light Infantry lors de la guerre en Afghanistan. Le cours Sharp Shooter est né!
L'encadrement observe chaque tir, chaque trajectoire de balle, à l'aide d'une jumelle monoculaire à fort grossissement. The management observes each shot, each bullet trajectory, using a high-magnification monocular telescope. Photo : 1 R22eR
pour tirer. Eux-mêmes sont camouflés, avec du feuillage sur les casques et de la peinture sur le visage. Après s’être allongés au sol, les quatre hom mes s’installent et prennent une feuille : ils ont 10 minutes pour se préparer, pour leur juge ment de distance et la priorité de tir. Quelle cible engager en premier? Le sniper ennemi représenté par un triangle jaune ou l’officier derrière? Après ce temps de réflexion et de préparation, c’est le début du tir. L’un des six instructeurs qui encadrent le cours marche derrière eux et annonce la prio rité de tir, qui est la même pour les 4 tireurs. Mais le militaire responsable désigne les ti reurs de manière aléatoire. Les quatre tireurs sont sur leurs gardes. En quelques secondes, les tirs claquent. Le rythme est soutenu, le dé compte dicté par l’instructeur, qui égrène les
secondes avant la fin des tirs, oblige certains à se presser. Tout est observé, noté, décrypté par les encadrants, qui sont eux-mêmes supervisés par les créateurs du cours Sharp Shooter, le sergent Forest et le caporal-chef DesbiensLabrecque. Ils notent chaque tir, et retirent des points en cas d’erreur, comme une mauvaise priorité dans l’ordre de tir, un tir manqué ou autre. Ces militaires appartiennent au 1 R22eR. Ils sont tous volontaires pour prendre part à ce cours Sharp Shooter, qui est donné dans cette forme pour la 5e fois depuis sa création. Mais le cours ne consiste pas à des séances sur le champ de tir. Se déroulant sur une quin zaine de jours, il comporte un examen théori que, des exercices d’observations, des exerci
Le cours Sharp Shooter permet la créa tion d'une qualification d'unité, afin de savoir avec précision les militaires qui sont quali fiés dans l'unité. Néanmoins, les instructeurs responsable du cours sont toujours dans l'at tente d'une qualification officielle. Il s’agirait de pouvoir proposer le cours en dehors du seul 1er Bataillon, et même de former de nou veaux instructeurs. De plus, le cours Sharp Shooter s’avère être une formation particulièrement utile pour les sélections, notamment pour celle de la Deu xième Force opérationnelle interarmées. Une excellente maîtrise du tir est un avantage non négligeable (selon les données récoltées par les instructeurs, l’amélioration au tir à 100, 200, 300 ou 400 mètres augmente de 60 %, et passe … à 100 % à 500 et 600 mètres!). Il faut dire que le cours remporte un franc succès : auprès des candidats bien sûr, mais également d’autres militaires de la Base Val cartier, qui seraient intéressés pour partici per. Mais également par la cellule sniper de la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown, qui a décidé d’incorporer le cours Sharp Shooter dans leur propre formation. Une magnifique reconnaissance pour le tra vail du sergent Forest et du caporal-chef Des biens-Labrecque.
Construction d’un pont ACROW pour le génie de combat Les 26 et 27 septembre dernier, des militaires du génie de campagne appartenant au 5e Régiment du génie de combat (5 RGC) ont effectué une tâche de support réel dans les secteurs d’entraînement de la Base Valcartier. L’objectif de l’exercice? Construire un pont de type ACROW semi-permanent afin d’enjamber un cours d’eau, et ce afin de permettre aux véhicules d’évacuation d’urgence d’accé der plus directement à un champ de tir installé à proximité. Le 26 septembre, en après-midi, la ving taine de militaires du 5 RGC qui participent au montage de ce pont s’activent sous la cha leur de ce début d’été indien. Pas de difficulté majeure à prévoir, mais un travail harassant, le poids des éléments du pont ACROW rendant toutes les manoeuvres délicates et potentiel lement dangereuses. Au-delà du besoin opé rationnel (le montage de ce pont n’entre pas dans un exercice, mais est un travail spécifique pour le site), ce pont restera en place 18 mois. Les ponts ACROW sont très répandus dans les Forces armées canadiennes (FAC) : faciles à transporter, monter et démonter, et ce dans de nombreuses configurations de lieux, ces ponts temporaires sont modulables en fonc tion des besoins des FAC. Même si ce type de pont se retrouve essentiellement en seconde ligne, il n’en reste pas moins essentiel et impo sant. Avec ses 5 pieds de hauteur et son poids de plusieurs tonnes, il doit être monté avec
attention. Un savant mélange entre le travail de grosse œuvre qu’un travail de précision.
CONSTRUIRE UN PONT À TERRE? Sur place, les quelques difficultés sont ana lysées et une solution est rapidement trou vée. La taille du pont, par exemple, doit être revue à la baisse : l’une des berges s’avère trop étroite pour recevoir des tonnages trop importants. Finalement, le pont retenu peut accepter une masse de 40 tonnes, amplement suffisant pour permettre la traversée de véhi cules de secours et même de VBL militaires. La construction du pont se déroule sur la terre ferme, devant le passage de l’eau. Deux engins de chantier amènent des sections métalliques et de bois, accompagnés de mili taires qui contrôlent les sections à l’aide de câbles attachés. Chaque section vient ensuite être montée par les militaires : le montage se fait par tranche verticale. Le pont, une fois achevé, sera poussé avec un engin de chantier pour prendre sa place entre les deux rives. Pour une partie importante de l’unité, c’est le premier pont de ce type qui est monté depuis les cours à Gagetown. C’est près de 50 % de la trentaine de militaires présents qui n’ont jamais mis en pratique leurs connais sances académiques en conditions réelles. Mais plusieurs de l’unité, présents depuis des années, possèdent une expérience plus solide : pour certains, c’est déjà le quatrième ou cin quième pont de ce type qui est monté. Ils sont chargés de montrer aux plus jeunes dans un
Les militaires du 5 RGC sont photographiés lors de la pose d'une section du pont, soutenus par deux engins de chantier. The soldiers of 5 CER are photographed during the installation of a section of the bridge, supported by two construction machines. Photo : Sdt | Pte Marianne Larivière, Section d’imagerie | Imaging Section, Valcartier
travail d’encadrement bienvenu par les nou veaux arrivants dans l’unité. L’ensemble de l’exercice (ainsi que l’aména gement des berges) s’est déroulé sous le con trôle de l’organisme de gestion de la faune et de l’environnement. À cet endroit des sec teurs d’entraînement, plusieurs espèces ani
males peuvent être impactées par des travaux lourds. Il a fallu, pour les militaires, respecter certaines dates et horaires : les gros travaux d’aménagement devaient ainsi être achevés avant le 15 septembre, afin de préserver les tortues, castors et grenouilles aux alentours.
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S H A R P S H O OT E R C O U R S E
The 1st Battalion, Royal 22e Régiment in the spotlight For its 5th session, the Sharp Shooter course took place between August 28 and September 12 at Base Valcartier. Non-commissioned officers from the 1st Battalion, Royal 22e Régiment (1 R22eR) supervised the dozen volunteer candidates on this course, which has proved its worth and is becoming a must at the Royal 22e Régiment. Adsum attended the course. The twelve candidates gathered on the Parcours Nord firing range. Four by four, they arrive at a run and present themselves for the firing
WHERE DOES THE SHARP SHOOTER COURSE COME FROM?
The course originated with one man: Samuel Forest. This sergeant, Operations Warrant Officer (Ops WO) with the 1 R22eR, went to Ukraine in 2018-2019, to train Ukrainian soldiers as part of an instructional mission (OP UNIFIER). One of the training modules is a sniper course. But documentation was lacking, and the Canadian relied on his own experience and that of his comrades. Back in Quebec, Sergeant Forest won dered about the possibility of offering a sniper course to soldiers at Base Valcartier, and throughout the CAF. He set about researching existing courses and procedures and succeeded in gathering documents from old sniper training courses, including those given by the Royal 22e Régiment, the Royal Canadian Regiment and Princess Patricia's Canadian Light Infantry during the war in Afghanistan. The SharpShooter course was born!
sequence. They are equipped with their C7s, which they had to camouflage before arriving to shoot. They themselves are camouflaged, with foliage on their helmets and face paint. After lying down on the ground, the four men settle in and pick up a sheet of paper: they have 10 minutes to prepare, for their distance judgment and priority of fire. Which target to engage first? The enemy sniper represented by the yellow triangle, or the officer behind? After this time for reflection and preparation, the shooting begins. One of the six instructors supervising the course walks behind them and announces the priority of fire, which is the same for all 4 shooters. But the soldier in charge randomly selects the shooters. The four shooters are on their guard. In a matter of seconds, the shots ring out. The pace is brisk, and the countdown dictated by the instructor, who ticks off the seconds to the end of the shots, forces some to hurry. Everything is observed, noted and deciphered by the supervisors, who are themselves supervised by the creators of the Sharp Shooter course, Sergeant Forest and Master Corporal Desbiens-Labrecque. They mark each shot, and deduct points for errors such as wrong priority in the firing order, missed shots and so on. These soldiers belong to the 1st Battalion Royal 22e Régiment. They have all volunteered to take part in this Sharp Shooter course, which is being run in this format for the 5th time since its inception. But the course doesn't consist of shooting range sessions. Taking place over a fortnight, it includes a theory test, observation exercises, distance evaluation exercises, as well as sequences of multi-target shooting on the move and long-range night shooting. And finally, a final exercise on conventional and non-conventional firing ranges.
Construction of an ACROW Bridge for Combat Engineers On September 26 and 27, field engineers from 5 Combat Engineer Regiment (5 CER) carried out a real support task in the training areas of Base Valcartier. The aim of the exercise? To build a semi-permanent ACROW bridge over a river to give emergency evacuation vehicles more direct access to a nearby firing range. On the afternoon of September 26, the twenty or so soldiers from the 5 CER involved in the installation of the bridge were busy in the heat of this early Indian summer. No major difficulties were to be expected, but the work was exhausting, with the weight of the ACROW bridge elements making all manoeuvres delicate and potentially dangerous. In addition to its operational requirements (the installation of this bridge is not part of an exercise, but a specific job for the site), the bridge will remain in place for 18 months. ACROW bridges are widely used in the Canadian Armed Forces (CAF): easy to transport, assemble and dismantle in a wide range of locations, these temporary bridges can be adapted to suit the needs of the CAF. Although this type of bridge is mainly found on the second line, it is nonetheless essential and imposing. With a height of 5 feet and a weight of several tons, it must be assembled with care. It's a mix of heavy-duty work and precision work.
BUILDING A BRIDGE ON LAND? On the site, the few difficulties are analyzed and a solution is quickly found. The size of the bridge, for example, had to be scaled down: one of the banks proved too narrow to accommodate excessive tonnage. In the end,
the bridge selected could accept a mass of 40 tonnes, more than enough to allow the crossing of emergency vehicles and even military LAVs. Construction of the bridge takes place on land, in front of the waterway. Two construction machines bring in metal and wooden sections, accompanied by military personnel who control the sections with attached cables. Each section is then assembled by the military in vertical sections. Once completed, the bridge is pushed into place between the two banks using a construction machine. For a large part of the unit, this is the first bridge of this type to be erected since the Gagetown courses. That's almost 50 % of the thirty or so military personnel present who have never put their academic knowledge into practice in real-life conditions. But seve ral of the unit's members, who have been with the 5 CER for years, have more solid experience: for some, this is already the 4th or 5th bridge of this type to be erected. They are responsible for showing the younger mem bers the ropes, in a welcome form of mentoring for newcomers to the unit. The entire exercise (including the construction of the banks) was carried out under the supervision of the wildlife and environmental management agency. At this point in the training areas, several animal species can be impacted by heavy work. The military had to respect certain dates and schedules: the major landscaping work had to be completed by September 15, to preserve the turtles, beavers and frogs in the vicinity.
Le tir couché permet d'avoir le corps relaxé, pour une excellente stabilité. Ce militaire du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment, est photographié alors qu'il tire avec sa C7. The prone shot allows the body to relax, allowing excellent stability. This soldier from the 1st Battalion, Royal 22e Régiment, is photographed while firing with his C7.
The results are prodigious, and the progression of candidates very significant: successful completion of the Sharp Shooter course leads to additional skills in short-, medium- and long-range shooting (from 100 to 600 metres). The best candidate, Private Simetich, from Platoon 1, Company A, 1st Battalion, won the Best Candidate Award, a wooden plaque engraved with the course logo!
A REGIMENTAL COURSE? The Sharp Shooter course allows the creation of a unit qualification, so that we know exactly which members of the unit are qualified. However, the instructors in charge of the course are still waiting for an official qualification. The aim is to be able to offer the course outside the 1st Battalion alone, and even to train new instructors.
What's more, the Sharp Shooter course is proving to be a particularly useful training tool for selections, especially for the Second Joint Task Force. Excellent marksmanship is a significant advantage (according to data collected by instructors, marksmanship improvement at 100, 200, 300 or 400 metres increases by 60%, and rises ... to 100% at 500 and 600 metres!) It has to be said that the course is a resoun ding success, not only with candidates, but also with other Base Valcartier personnel who might be interested in taking part. But also with the sniper cell at 5th Canadian Division Support Base - Gagetown, who has decided to incorporate the Sharp Shooter course into its own training. A wonderful recognition for the work of Sergeant Forest and Master Corporal Desbiens-Labrecque.
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Le Peloton des munitions du 5 Bon Svc détruit des dizaines de munitions Mi-octobre, le Peloton des munitions de la Compagnie d’approvisionnement du 5e Bataillon des services (5 Bon Svc) a tenu un exercice particulier : sous le commandement du Capitaine Cardonna, officier commandant responsable du peloton, les techniciens en munitions de la Base Valcartier ont détruit plusieurs dizaines de munitions obsolètes, dont des obus de 105 mm et de 76 mm. L’Adsum était présent avec l’unité à l’occasion. L’unité est présente sur le champ de tir Athena en ce 12 octobre lorsque l’Adsum est invité par le Peloton des munitions. C’est ici qu’est installée la zone de sécurité de l’exercice, et d’où seront regardées les explosions. Plusieurs camionnettes encadrent le camion de transport des munitions ainsi qu’une ambulance : deux techniciens médicaux de la 5e Ambulance de campagne sont présents, afin d’être disponibles rapidement en cas d’incident nécessitant des soins d’urgence. L’exercice de destruction s’est étalé sur qua tre journées complètes. L’unité doit ainsi détruire des munitions qui sont jugées obsolètes par Ottawa : il ne s’agit pas d’une décision Ce technicien en munition recouvre de terre son chapelet d'obus, qui sont associés à de l'explosif de type C4. La présence de terre va permettre de confirmer l'explosion à bonne distance sécuritaire. This ammunition technician covers his string of shells with earth, which are associated with type C4 explosive. The presence of earth will make it possible to confirm the explosion at a safe distance.
Sur cette photographie, les deux techniciens en munition associent du C4 à une munition (un obus de 76 mm). Le fil jaune est le fil de détonation. In this photograph, the two ammunition technicians combine C4 with ammunition (a 76 mm shell). The yellow wire is the detonation wire. Photos : Jordan Proust, Adsum
prise à Valcartier, mais bien une demande de la structure militaire en fonction de l’arsenal, comme des munitions expirées ou inutilisées. Cet exercice permet également d’entraîner les plus jeunes, les derniers arrivés, à ce type de manipulations. Ce type d’exercice se déroule une fois par année sur la Base Valcartier. Exclusivement des techniciens en munitions y participent : il faut être qualifié techniciens(nes) de munitions, un cours donné à Borden, pour manipuler ces munitions (à savoir qualifié NQ3, premier cours de carrière après la Qualification militaire de base pour AMMO TECH). De plus, ce type d’exercice aide à la formation des sous-officiers supérieurs à agir comme instructeurs sur les champs de tir. Réunie, l’unité assiste au briefing de sécurité, qui présente le déroulé du jour, les mesu res de sécurité à respecter, la méthode d'initiation, etc. Si les munitions ne représentent aucun risque dans l’état, il est obligatoire de prendre toutes les mesures nécessaires. Avec un dicton, répété encore et encore «Soyez intelligent, suivez le plan». Même le lieu où se retrouve l’unité, le CT Athéna, se trouve au-delà des 500 mètres de sécurité: une distance nécessaire pour être assez éloignée de l'explosion et de la fragmentation, mais néanmoins suffisamment proche pour voir la détonation.
C4, MUNITIONS ET CORDON DÉTONANT C’est sur le champ de tir Cartel que l’unité se rend, afin de débuter la partie opérationnelle de l’exercice. Au programme, plusieurs centaines de munitions, qui vont être répartis dans deux trous, creusés à une bonne distance l’un de l’autre. Dans le premier, ce sont 15 obus de 105 mm qui sont installés. Dans le second, ce sont 25 obus de 76 mm, des munitions pour le blindé Cougar (le véhicule blindé polyvalent, qui n’est plus dans l’arsenal blindé des FAC). Tout autour, et ce malgré un ramassage systématique à la fin de cha que journée de détonation, il reste quelques shrapnels, des morceaux de munitions qui ont explosé.
Les techniciens en munitions s’activent : chaque lieu de détonation est géré par une équipe de trois techniciens, qui rassemblent les munitions ensemble. Chaque trou aura sa propre explosion, avec son propre système de détonation! De l’explosif C4 est utilisé, à l’aide de cordons détonants. Plusieurs morceaux de C4 sont disséminés sur les obus afin de permettre un train explosif : plusieurs petites explosions qui vont en déclencher une générale bien plus importante! Concentrés et parfaitement formés, les militaires déployés pour cette tâche sont parmi les meilleurs au Canada : ils sont une trentaine sur la Base Valcartier, et moins de 250 dans tout le Canada. Lors de la vérification du câble électrique, qui amène la mise à feu, les techniciens ne portent pas de gants : malgré toutes les technologies disponibles, rien ne vaut le ressenti humain, le fait de pouvoir toucher et sentir si le câble est abîmé! Arrive le moment du placement du déto nateur, pas plus gros qu’un morceau d’un crayon de plomb. L’installation de ce système de mise a feu va permettre une détonation de loin, à l’abri. Les personnes non essentielles (encadrement, journalistes, …) retournent sur la zone de sécurité, au CT Athéna. Avant d’être rejoints quelques minutes plus tard par ceux qui sont restés en arrière pour installer les détonateurs et préparer la détonation. L’explosion est annoncée et visible, même depuis le CT Athéna. D’abord l’explosion des 105mm, puis celle des 76mm. Et enfin, l’explosion de munitions MLM, des munitions de marquage utilisées par la Marine royale canadienne, et qui possède du phosphore rouge. L’exercice, qui s’est déroulé sur la semaine et qui a donné suite à plusieurs explosions de ce type chaque jour, s’est déroulé dans des conditions optimales. Une grande réussite pour les femmes et les hommes du Peloton des munitions du capitaine Cardonna, qui ont également détruit pendant cette semaine des munitions fumigènes, des fusées éclairan tes, des roquettes de 84 mm ainsi que des ogives antichars.
A DS UM • OCTOBRE | OCTOBER 2023
5th Service Battalion's Ammunition Platoon destroys dozens of munitions In mid-October, the Ammunition Platoon of the 5th Service Battalion Supply Company held a special exercise: under the command of Captain Cardonna, the platoon's commanding officer, Base Valcartier's ammunition technicians destroyed dozens of obsolete munitions, including 105 mm and 76 mm shells. ADSUM was present with the unit for the occasion. The unit was present at the Athena firing range on October 12, when Adsum was invited by the Ammunition Platoon. This is where the exercise safety zone is set up, and where the explosions will be viewed from. Several trucks
flanked the ammunition transport truck, as did an ambulance: two medical technicians from 5th Field Ambulance were on hand, to be available quickly in the event of an incident requiring emergency care. The destruction exercise took place over four full days. The unit had to destroy ammunition deemed obsolete by Ottawa: this was not a Valcartier decision, but a request from the military structure based on the arsenal, such as expired or unused ammunition. This exercise is also an opportunity to train the youngest, the latest arrivals, in this type of handling. This type of exercise takes place
once a year on Base Valcartier. Only ammunition technicians take part: you need to be AMMO TECH qualified, a course given in Borden, to handle this ammunition (i.e. NQ3 qualified, the first career course after Basic Military Qualification for AMMO TECH). In addition, this type of exercise helps train senior NCOs to act as range instructors. Assembled, the unit attends the safety briefing, which outlines the day's activities, the safety measures to be observed, the initiation method, etc. If the ammunition poses no risk in its current state, all necessary measures must be taken. As the saying goes, "Be smart, follow the plan". Even the unit's home base, CT Athena, lies beyond the 500-meter safety limits: a distance necessary to be far enough away from the explosion and fragmentation, yet close enough to see the detonation.
C4, AMMUNITION & DETONATING CORD
De l'explosif C4 est utilisé pour la détonation des munitions qui sont détruites. Il est très stable et parfaitement maitrisé par les équipes en munitions de Valcartier. C4 explosive is used to detonate munitions that are destroyed. It is very stable and perfectly mastered by the Valcartier ammunition teams.
The unit heads to the Cartel firing range to begin the operational part of the exercise. On the agenda are several hundred rounds of ammunition, which will be distributed in two holes, dug a good distance apart. The first will contain fifteen 105 mm shells. In the second, twenty-five 76 mm shells, ammunition for the Cougar armoured vehicle (no longer in the CAF armoured arsenal). All around, and despite a systematic pick-up at the end of each day's detonation, there are still a few pieces of shrapnel, pieces of exploded ammunition. The ammunition technicians are hard at work: each detonation site is managed by a
team of three technicians, who collect the ammunition together. Each hole will have its own explosion, with its own detonation system! C4 explosives are used, with the aid of detonating cords. Several pieces of C4 are scattered over the shells to create an explosive train: several small explosions triggering a much larger general explosion! Concentrated and perfectly trained, the soldiers deployed for this task are among the best in Canada: there are around thirty of them on Base Valcartier, and less than 250 in the whole of Canada. The technicians don't wear gloves when checking the electrical cable that triggers the ignition: despite all the technology available, nothing beats the human feeling of being able to touch and feel if the cable is damaged! Then it's time to place the detonator, no big ger than a piece of lead pencil. Installing this ignition system will allow detonation from a safe distance. Non-essential personnel (management, journalists, etc.) return to the safety zone at Athena firing range. They are joined a few minutes later by those who have stayed behind to set up the detonators and prepare for the detonation. The explosion is announced and visible, even from Athena firing range. First the 105 mm, then the 76 mm. And finally, the explosion of MLM ammunition, marking ammunition used by the Royal Canadian Navy, and containing red phosphorus. The week-long exercise, which involved several explosions of this type each day, was carried out under optimum conditions. A great success for the men and women of Captain Cardonna's Ammunition Platoon, who also destroyed smoke ammunition, flares, 84 mm rockets and anti-tank warheads during the week.
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OCTOBRE | OCTOBER 2023 • ADSUM
LA 5e AMBULANCE DE CAMPAGNE EN ORDRE DE MARCHE Le 28 septembre dernier, la 5e Ambulance de campagne (5 Amb C) tenait un triple exercice avec un objectif clair : développer la vision de mobilité des unités médi cales afin d’intervenir de manière plus efficace aux côtés des unités supportées. Pour cela, les exercices SERPENT FURTIF, SERPENT CLINIQUE et SERPENT VOLANT ont eu lieu la dernière semaine du mois de septembre. Une grande réussite pour la Compagnie Médicale et ses troupes. «Le focus est mis sur la mobilité». Le ton est donné dès l’arrivée du journaliste de l’Adsum sur place : le triple exercice mis en place par la 5 Amb C va être centré sur cette idée d’améliorer la mobilité, c’est-à-dire le déplacement et l’installation des structures par rapport à la ligne de front. Les compétences médicales de l’unité, des adjoints au médecin et des techniciens médi caux (tech méd) n’étaient pas le focus de l’entraînement puisque les récents exercices visaient plutôt à travailler sur la mobilité de l’unité en cas de conflit de haute intensité, en prenant pour base de travail le conflit russo-ukrainien : comment se positionner rapidement et efficacement face à une ligne de front soumise à un danger constant ? Pour répondre à cette question, les officiers de la 5 Amb C ont proposé un triple exercice : SERPENT FURTIF, SERPENT CLINIQUE et SERPENT VOLANT, chacun amenant une facette différente d’une même problématique initiale.
EXERCICE SERPENT FURTIF Avant une séquence sur le terrain, cet exercice s’est déroulé en amont sur 48 h, lors d’un entraînement à sec, directement en garnison.
Ce n’est qu’à partir du mercredi que le travail de montage s’est fait dans les secteurs d’entraînement de la Base Valcartier. Mais en quoi consiste réellement ce travail ? Il s’agit de l’installation de Poste sanitaire d’unité (PSU), à savoir une structure mobile dédiée aux soins médicaux d’urgence et aux soins primaires des unités avancées, directement sur le champ de bataille. C’est d’ailleurs la première ligne de soins pour les blessés pris en charge par les techniciens médicaux après leur blessure au front. L’idée derrière SERPENT FURTIF est de maximiser la vitesse et la recherche d’emplacements pour les déploiements de ces PSU sur le terrain, et ce en appliquant les concepts essentiels de camouflage pour les installations et véhicules médicaux. Par ailleurs, le 12e Régiment blindé du Canada a offert leur précieuse collaboration et leur expertise lors de cette portion de l’exercice afin de permettre aux troupes sur le terrain d’améliorer cet aspect de l’entraînement. La manière de faire la guerre a évolué. Avant, en Afghanistan, dernier grand conflit où les FAC ont été déployées, la structuration des moyens était articulée autour de grandes ba ses et de bases avancées. Les blessés étaient souvent évacués d’urgence via hélicoptère ou moyens terrestres jusqu’à ces bases. Désor mais, le conflit de haute intensité, comme celui qui a lieu à l’est de l’Europe, oblige les services de santé à maintenir une mobilité accrue et à changer d’emplacement régulièrement, afin de conserver leurs capacités à prodiguer des soins aux unités qui elles aussi, se doivent de rester mobiles. Il s’agit dès lors de proposer un déploiement plus rapide des PSU en travaillant sur le développement de différents niveaux d’installations, une séquence prédéterminée de mise à disposition graduelle des soins sur le terrain, en proposant deux types de structures (ten-
L'équipe de la 5 Amb C se dirige vers le Griffon. À droite, on remarque un membre du 430 ETAH qui donne ses indications. The 5 Fd Amb team heads towards the Griffon. On the right, we notice a member of the 430 THS giving directions.
Une fois la patiente stabilisée, son évacuation médicale est ordonnée. Elle est transportée avec soin, quittant le poste médical pour l'ambulance. Once the patient is stabilized, her medical evacuation is ordered. She is carefully transported, leaving the medical station for the ambulance.
tage ou SEV) afin de s’adapter à chaque situation. La 5 Amb C s’inscrit dans un travail inter unités : il faut s’aligner avec la Brigade sur ses besoins en opérations et le tempo de l’action. Si la structure médicale n’est pas en mesure d’être assez mobile et rapide dans son déploiement et redéploiement, l’accès au soin pour les militaires de la Brigade en souffrirait. C’est là le travail essentiel mené par la 5 Amb C, notam ment dans le cadre de SERPENT FURTIF. Mais cette mobilité, l’unité médicale installée sur la Base Valcartier n’a pas attendu le déclenchement du conflit en Ukraine pour la mettre en pratique. Il s’agit d’accentuer une tendance forte à ce besoin de mobilité à tout prix : les données espace et temps deviennent essentielles.
EXERCICE SERPENT CLINIQUE Une fois le PSU installé, un nouvel exercice a pris la place du précédent, avec les mêmes militaires présents : l’exercice SERPENT CLINI QUE vise ainsi à travailler sur la dynamique de l’équipe médicale, entre le médecin et son équipe de tech méd. Il s’agit de reproduire une situation probable. Dans cette idée, la connaissance médicale pure n’est pas jugée, mais bien le fait de travailler ensemble, la coordination, l’entraide des membres de l’équipe avec une emphase mise sur l’ergonomie des nouveaux niveaux d’installations médicales. Le clinicien apparaît être un chef d’orchestre. Une militaire est désignée pour jouer la victime lorsque le scénario débute. La blessée arrive par ambulance, gravement touchée aux jambes. Quatre techniciens médicaux l’entou rent dans le PSU, pendant que l’adjoint au médecin centralise l’information. Le pantalon et la veste d’uniforme de la blessée sont découpés, alors que les tech méd réalisent les soins et cherchent le matériel adéquat. Tout cela sous l’œil du facilitateur, un militaire chargé de donner des indications médicales dans le cadre de l’exercice.
Après quelques minutes, le médecin deman de une évacuation rapide. La patiente vient d’être intubée : après une dernière vérification avec les tech méd, la décision est prise de l’amener en urgence vers le lieu d’extraction. La patiente est descendue du PSU et montée dans l’ambulance : c’est l’heure de l’évacuation héliportée.
EXERCICE SERPENT VOLANT Dernier volet de ce triple exercice, SERPENT VOLANT se déroule en relation avec une autre unité de la Base : le 430e Escadron tactique d’hélicoptères a déployé deux Griffons pour cette simulation d’évacuation héliportée. Le terrain d’extraction se situe à quelques centaines de mètres de là où s’est tenu SERPENT MÉDICAL. La proximité entre les deux unités permet une excellente familiarisation avec les hélicoptères et avec les procédures pour les membres de la 5 Amb C. Si des exercices de ce type ont déjà eu lieu il y a quelques mois durant MAPLE RESOLVE, il est nécessaire d’entretenir ce type de situations pour s’améliorer davantage. Un fumigène rouge est lancé pour alerter les deux hélicoptères qui se présentent. L’un descend pendant que le second reste en couverture, en protection. Après quelques instants d’échanges entre deux membres de l’équipage du Griffon et les tech méd, plusieurs chargements et déchargements de la blessée sont entrepris. Les gestes appris sont répétés, encore : l’idée est de s’entraîner à cette phase délicate avec l’hélicoptère ! Après quelques minutes, le Griffon repart. Mais pas très loin : à quelques centaines de mètres, le même exercice est répété. Et à la fin de l’après-midi, la simulation prend fin. Mais l’exercice n’est pas encore achevé pour les militaires de la 5 Amb C : retour à la base opérationnelle avancée en attendant les montages de nuit.
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Dr Sylvain Chamberland • Spécialiste en orthodontie
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5 FIELD AMBULANCE ON THE MOVE On September 28, the 5 Field Ambulance (5 Fd Amb) held a triple exercise with a clear objective: to develop the mobility vision of medical units, in order to intervene more effectively alongside supported units. To this end, the exercises SERPENT FURTIF, SERPENT CLINIQUE and SERPENT VOLANT took place during the last week of September. A great success for the Compagnie Médicale and its troops. "The focus is on mobility". The tone was set as soon as the Adsum reporter arrived on the scene: the triple exercise set up by the 5 Fd Amb was going to focus on the idea of improving mobility, i.e. the movement and installation of structures in relation to the front line. The medical skills of the unit, the physician's assistants and the medical technicians (Med Tech) were not the focus of the training, since the recent exercises were aimed rather at working on the unit's mobility in the event of a high-intensity conflict, taking the RussianUkrainian conflict as the working basis: how to position oneself quickly and efficiently in front of a front line subject to constant danger? To answer this question, the 5 Fd Amb offi cers proposed a triple exercise: SERPENT FURTIF, SERPENT CLINIQUE and SERPENT VOLANT, each bringing a different facet to the same initial problem.
EXERCISE SERPENT FURTIF Prior to a sequence in the field, this exercise took place over 48 hours, during dry training directly in garrison. It wasn't until Wednesday that the assembly work began in the training areas at Base Valcartier. But what does this work actually involve? It's the installation of a UMAS, for Unit Medical Aid Station, a mobile structure dedicated to emergency and primary medical care for forward units, directly on the battlefield. In fact, it is the first line of care for the wounded taken in by medical technicians after their injury at the front. The idea behind SERPENT FURTIF is to maximize the speed and location of UMAS deployments in the field, by applying essential camouflage concepts to medical facilities and vehicles. In addition, the 12e Régiment blindé du Canada offered their invaluable collaboration and expertise during this portion of the exercise, enabling the troops in the field to improve this aspect of training. The way war is waged has evolved. In Afgha nistan, the last major conflict in which the CAF was deployed, resources were structured
around large bases and forward bases. Casualties were often rushed to these bases by helicopter or by land. Nowadays, high-intensity conflict, such as that taking place in Eastern Europe, is forcing health services to maintain greater mobility and change location regularly, in order to preserve their ability to provide care to units which must also remain mobile. The aim is therefore to deploy UMAS's more rapidly by working on the development of different levels of facilities, a predetermined sequence of gradual provision of care in the field, and by proposing two types of structure (tentage or another) to adapt to each situation. The 5 Fd Amb is part of an inter-unit effort: we have to align ourselves with the Brigade's operational needs and the tempo of the action. If the medical structure is unable to deploy and redeploy quickly enough, access to care for the Brigade's soldiers will suffer. This is the essential work carried out by the 5 Fd Amb, notably as part of SERPENT FURTIF. But the medical unit based at Base Valcartier didn't wait for the outbreak of the conflict in Ukraine to put this mobility into practice. The aim is to accentuate a strong trend in this need for mobility at all costs: space and time data are becoming essential.
EXERCISE SERPENT CLINIQUE Once the UMAS had been installed, a new exercise took its place, with the same military personnel present: the SERPENT CLINIQUE exercise aims to work on the dynamics of the medical team, between the doctor and his Med Tech team. The idea is to reproduce a probable situation. In this idea, pure medical knowledge is not judged, but rather the fact of working together, the coordination and mu tual support of team members, with an emphasis on the ergonomics of new levels of medical facilities. The clinician appears to be the orchestra conductor. A soldier is assigned to play the victim when the scenario begins. The casualty arrives by ambulance, with serious leg injuries. Four medical technicians surround her in the UMAS, while the physician's assistant centralizes information. The casualty's pants and uniform jacket are cut off, while the Med Tech perform the treatment and search for the appropriate equipment. All this under the watchful eye of the facilitator, a member of the military tasked with giving medical indications as part of the exercise. After a few minutes, the doctor calls for a rapid evacuation. The patient has just been intubated: after a final check-up with the Med
Les premiers soins sont apportés à la patiente. On remarque sur ses jambes une prothèse, qui simule une blessure grave. First aid is given to the patient. We notice a prosthesis on his legs, which simulates a serious injury.
Tech, the decision is taken to rush her to the extraction site. The patient is removed from the UMAS and loaded into the ambulance: it's time for the helicopter evacuation.
EXERCISE SERPENT VOLANT The final part of this triple exercise, SER PENT VOLANT takes place in conjunction with another unit from the Base: 430 Tactical Helicopter Squadron has deployed two Griffons for this simulated heliborne evacuation. The extraction site is just a few hundred metres from where SERPENT MEDICAL was held. The close proximity of the two units provides excellent familiarization with the helicopters and procedures for the members of 5 Fd Amb. Although this type of exercise took place a few months ago during MAPLE RESOLVE, it is
necessary to maintain this type of situation in order to improve further. A red smoke signal is emitted to alert the two arriving helicopters. One descends, while the second remains under cover. After a few moments of exchange between two members of the Griffon crew and the Med Tech, several loading and unloading operations are carried out on the injured woman. The gestures learned are repeated over and over again: the idea is to practise this delicate phase with the helicopter! After a few minutes, the Griffon sets off again. But not far away: a few hundred metres away, the same exercise is repeated. And at the end of the afternoon, the simulation comes to an end. But the exercise isn't over yet for the soldiers of 5 Fd Amb: back to the forward operating base, awaiting night assembly.
Pierre PAUL-HUS Député de Charlesbourg– Haute-Saint-Charles
418.624.0022 pierre.paul-hus@parl.gc.ca
Chambre des Communes CANADA
Je vous invite à vous joindre à moi pour commémorer le Jour du Souvenir
Rendez-vous samedi le 11 novembre 2023 à l’église Saint-Charles-Borromée pour une célébration à 16h00 Adresse : 7990, 1re Avenue, Québec (Trait-Carré)
La blessée est évacuée dans un véhicule de soutien léger à roues appartenant à l'unité médicale, jusqu'à la zone d'atterrissage de l'hélicoptère. The injured person is evacuated in a Light Support Vehicle Wheeled belonging to the medical unit to the helicopter landing zone. Photos : Cpl Marc-André Leclerc, Section Imagerie | Imaging Section, Valcartier
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EXERCICE INTENDANT COMMUNICATEUR L’Exercice INTENDANT COMMUNICATEUR 23 s’est tenu entre le 18 et le 22 septem bre dernier. L’occasion pour le 5e Bataillon des services (5 Bon Svc) de s’entraîner au niveau 6 afin de maintenir les capacités complètes et doctrinaires de l’unité. INTENDANT COMMUNICATEUR avait pour objectif de proposer et gérer des opéra tions de soutien logistique de combat au sein d’une brigade, tout en permettant d’exercer des tâches de sécurité arrière. L’exercice a été une réussite. Alors qu’un nombre important d’officiers du 5 Bon Svc ont quitté l’unité ces dernières années, il était nécessaire de mettre en place un exercice global au niveau du Bataillon afin d’impliquer les officiers juniors et les nou veaux arrivants, et ce afin d’atteindre les nor mes d’aptitudes au combat requises pour la transition vers la phase COMMISE, qui sera normalement atteinte lors d’exercices dans un futur proche. INTENDANT COMMUNICATEUR 23, qui de vait permettre la mise en place d’un soutien logistique de combat au sein d’une brigade, était organisé et exécuté par le Centre de si mulation de la 2e Division du Canada Dans le cadre de cet exercice, le 5 Bon Svc s’est installé sur le stationnement de l'Acadé mie (bât. 534). Et après une première phase destinée à la préparation à l’exercice, au mon tage des infrastructures nécessaires et aux tests de système des PC installés à l’extérieur, les membres de l’unité ont pu débuter l’exer cice en tant que tel.
Ils sont environ une soixantaine de person nes concernées par cette phase, ainsi qu’une vingtaine de personnels civils. Au Centre Opérations Logistique, une demi-douzaine d’officiers, en majorité des jeunes entrants, sont occupés : pour eux, c’est leur première vraie relation avec la Brigade dans le cadre d’un exercice opérationnel. Certains viennent juste de finir leurs études et n’ont pas tout à fait achevé leur formation métier. Cet exer cice, à la portée limitée (PC + Bataillon) est le premier d’une série d’exercices plus impor tants, qui viseront notamment la mise en re lation avec d’autres unités, jusqu’à la mise en place de convois physiques. La phase 2 était en effet tournée vers la si mulation d’un cycle de ravitaillement complet aux unités de combat virtuellement déployées en opérations, accompagné de plusieurs scé narios réalistes. L’idée est de familiariser les membres des unités concernées sur les rap ports et comptes-rendus, mais également sur les différentes procédures en cours dans ce type de situation. Ainsi, pour les éléments présents sur IN TENDANT COMMUNICATEUR 23 (Centre des opérations logistiques, Compagnies d'appro visionnement, de transport, de maintenance et services), les objectifs sont multiples: s’en traîner à la gestion du réseau administratif de brigade, utiliser le réseau des opérations de brigade, planifier et conduire un cycle de ravi taillement de deuxième ligne et contrôler des opérations de sécurité arrière.
INTENDANT COMMUNICATEUR a été l'occasion pour les jeunes officiers d'être confrontés à leur premier exercice réel au niveau de l'unité. INTENDANT COMMUNICATEUR was the opportunity for young officers to be confronted with their first real exercise at unit level. Photo : Sdt | Pte Marianne Larivière, Section d’imagerie | Imaging Section, Valcartier
INTENDANT COMMUNICATEUR 23 s’est ache vé le 22 septembre par un mot de clôture du commandement à destination de l’ensemble des participants. Un moment dédié à faire un premier bilan de l’exercice passé. Ce qui est nu
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mérique dans INTENDANT COMMUNICATEUR 23 deviendra réel dans quelques semaines. Avec en ligne de mire juillet 2024 et la mon tée en puissance dans le cadre de la phase COMMISE.
EXERCISE INTENDANT COMMUNICATEUR Exercise INTENDANT COMMUNICATEUR 23 took place between September 18 and 22. It was an opportunity for the 5th Ser vice Battalion (5 Svc Bn) to train at Level 6, in order to maintain the unit's compre hensive and doctrinal capabilities. The aim of INTENDANT COMMUNICATEUR was to propose and manage combat logistics support operations within a brigade, while at the same time performing rear security tasks. The exercise was a success. With a significant amount of 5 Svc Bn offi cers having left the unit in recent years, it was necessary to set up a comprehensive batta lion-level exercise to involve junior officers and new arrivals, in order to achieve the com bat skills standards required for the transition to the COMMISE phase, which will normally be achieved through exercises in the near future. INTENDANT COMMUNICATEUR 23, which was designed to set up combat logistics sup port within a brigade, was organized and exe cuted by the 2nd Canadian Division Simula tion Centre. As part of the exercise, the 5 Svc Bn set up in the parking lot of Academy (building 534). And after an initial phase devoted to prepa ring for the exercise, setting up the necessary infrastructure and testing the systems of the PCs installed outside, the members of the unit were able to begin the actual exercise. Around sixty people were involved in this phase, along with some twenty civilian per sonnel. At the Logistics Operations Centre, half a dozen officers, most of them young recruits,
are busy: for them, this is their first real rela tionship with the Brigade as part of an opera tional exercise. Some have just finished their studies and have not quite completed their professional training. This exercise, with its limited scope (CP + Battalion), is the first in a series of larger exercises, which will focus in particular on establishing relations with other units, right up to the setting up of physical convoys. Phase 2 focused on the simulation of a com plete supply cycle to combat units virtually deployed in operations, accompanied by se veral realistic scenarios. The idea is to familia rize the members of the units concerned not only with reporting and debriefing, but also with the different procedures involved in this type of situation. Thus, for the elements present on INTEN DANT COMMUNICATEUR 23 (Logistics Opera tions Centre, Supply, Transport, Maintenance and Services Companies), the objectives are multiple: train in the management of the Bri gade administrative network, use the Brigade operations network, plan and conduct a se cond-line supply cycle and control rear secu rity operations. INTENDANT COMMUNICATEUR 23 came to a close on September 22 with a closing address from the commanding officer to all partici pants. A moment dedicated to taking stock of the past exercise. What is digital in INTEN DANT COMMUNICATEUR 23 will become real in a few weeks' time. With a view to July 2024 and the ramp-up to the COMMISE phase.
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Cours de spécialité canonnier 25mm pour le 2e Bataillon, Royal 22e Régiment UN COURS EXIGEANT!
La semaine du 2 octobre dernier, une douzaine de VBL 6.0 (Véhicule Blindé Léger) se trouvait sur le champ de tir Termoli, dans les secteurs d’entraînement de la Base Valcartier. Au programme, un cours de canonnier, passage nécessaire pour obtenir la qualification requise pour opérer la tourelle. La quarantaine de stagiaires, motivés après plusieurs semaines de théorie et de simulation, ont fait un sans-faute : toutes et tous ont réussi le cours ! Le 3 octobre dernier, l’Adsum était présent avec les militaires du 2e Bataillon, Royal 22e Régiment. Au programme, le cours de spé cialité canonnier 25mm. Sur la douzaine de VBL présents au champ de tir, 10 sont utilisés pour les exercices de tirs réels, les deux autres servant de support en cas de problème avec l’un des VBL. Au total, c’est une quarantaine de stagiaires qui va participer à ce cours, qui est nécessaire pour obtenir la qualification de canonnier dans une tourelle de VBL. Déjà débuté depuis 2 jours, il a duré le reste de la semaine. Le cours était proposé aux nouveaux militaires entrants ainsi qu’aux militaires à la recherche d’une nouvelle qualification. Sur le champ de tir, un groupe de 4 VBL s’en gage sur le chemin qui descend vers les cibles. Chaque VBL s'engage seul, suivi par un véhi cule de sécurité. Dans chaque blindé, quatre stagiaires, un chauffeur et un instructeur, qui est en charge de la séquence de tirs. Un stagi aire est positionné dans la tourelle, pendant que les autres attendent leur tour dans le blin dé. Au loin, les instructeurs surveillent le dé roulé, pendant que les équipages des trois autres VBL patientent sur la zone de départ. Dans le VBL à l’intérieur duquel le journa liste de l'Adsum a pris place, les trois stagiaires sont de nouveaux militaires, engagés depuis moins de 18 mois. Ils sont tous très excités par cette première spécialisation dans leur parcours militaire. Alors que le quatrième pa tiente dans la tourelle, les trois autres parlent : de l'exercice, mais également d'autre chose, afin de faire descendre la pression. Ils sont calmes, tous les trois, mais pressés de monter à leur tour dans la tourelle. Sur le système de communication interne, le chef d’équipage donne ses ordres. C'est l'heure de partir ! Le blindé démarre, met les freins, accélère, puis s’arrête. Les cibles devant le VBL représentent au choix des troupes d'in fanterie (soft target) ou des blindés ennemis (hard target). Le premier engagement se fait avec la mitrailleuse coaxiale C6. Puis le blindé redémarre. Second engagement avec la C6. Nouveau déplacement, et cette fois, l’attaque se fait avec le canon M242 Bushmaster 25mm. Un son si caractéristique : celui des douilles éjectées du canon, le son-signature du VBL ! Le chef d’équipage donne des précisions et des informations, tandis que le stagiaire confirme les cibles avant de tirer. En quelques minutes, l'exercice s'achève. Dans le blindé, les trois stagiaires sont remontés à bloc, prêts à y aller ! Une fois que le stagiaire-canonnier a ter miné, le VBL qui est engagé dans les tirs re vient au point de départ, se met en dernière position, et change de stagiaire dans la tou relle. Au total, les quatre stagiaires des quatre VBL doivent tirer. Le tout prend environ une heure. Dans l’intervalle, un nouveau stagiaire prend la place de celui qui vient de terminer l'exercice. Ce dernier explique à ses camarades ce qui vient de se passer. Un petit problème avec le laser ne l'a pas empêché de réussir parfai tement l'exercice: «ça a super bien été. C'est plus facile, plus intuitif que le simulateur, je crois bien!». Désormais, une nouvelle at tente. Avant le top du départ … et un nouveau canonnier!
Cette séquence sur le champ de tirs s'ins crit dans un cours qui dure au final près d’un mois. D'abord, axé sur le côté théorique, avant des applications en simulation puis des exa mens de sécurité (comme le montage et dé montage du canon), ce n’est qu’à la fin que le cours passe à la partie pratique sur CT. Cette partie théorique apparaît être par ticulièrement dense : les stagiaires ont dû apprendre rapidement et de manière cons ciencieuse une montagne d'informations im portantesMais la théorie, qui était segmentée, prend tout son sens une fois que la pratique arrive. C’est l’avis même des stagiaires du cours! Il faut dire qu’une fois au CT, le programme ne faiblit pas: en trois jours, ils vont passer leurs journées sur place, et même une soirée. Une journée est dédiée au tir statique, une au tir mobile et une au tir de nuit ! Et dans cha cune de ces journées, chaque stagiaire tire plusieurs rafales de chaque arme. Ce cours n’est pas rare sur la Base Valcartier. Il est au contraire donné régulièrement, étant identique à celui donné ailleurs, comme à Gagetown. Mais il s'inscrit parfaitement dans la formation des équipages pour un futur dé ploiement en Lettonie. Motif de satisfaction tant pour le personnel que les candidats, tous ont réussi le cours et sont prêts à intégrer des équipages de VBL. Les VBL patientent sur la zone de départ, tandis qu'un blindé est en cours d'exercice. Dans le fond de la photographie, on aperçoit les différentes cibles. The LAVs are waiting in the departure zone, while an armored vehicleis taking part in the exercise. In the background of the photograph, we can see the different targets. Photo : Jordan Proust, Adsum
25mm Gunner Specialty Course for the 2nd Battalion, Royal 22e Régiment During the week of October 2, a dozen LAV 6.0s (Light Armoured Vehicles) were on the Termoli firing range, in the training areas of Base Valcartier. The program included a gunnery course, a prerequisite for obtaining the qualification required to operate the turret. The forty or so trainees, motivated after several weeks of theory and simulation, passed the course with flying colours! On October 3, Adsum was on hand with sol diers from the 2nd Battalion, Royal 22e Régi ment. On the program was the 25 mm gunne ry specialty course. Of the dozen LAVs on the range, 10 were used for live firing exercises, while the other two served as support in the event of a problem with one of the LAVs. In all, some forty trainees will be taking part in this course, which is required to qualify as a gunner in a LAV turret. Already 2 days old, the course lasted the rest of the week. The course was offered to new recruits as well as to sol diers looking for a new qualification. On the firing range, a group of 4 LAVs set off down the path towards the targets. Each LAV engages on its own, followed by a secu rity vehicle. In each armoured vehicle are four trainees, a driver and an instructor, who is in charge of the firing sequence. One trainee is positioned in the turret, while the others wait their turn in the tank. In the distance, the ins tructors monitor the sequence, while the crews of the other three LAVs wait in the departure area.
In the LAV in which the Adsum reporter is seated, the three trainees are new soldiers, having been in the service for less than 18 months. They are all very excited about this first specialization in their military careers. While the 4th waits in the turret, the other three talk: about the exercise, but also about other things, to take the pressure off. All three are calm, but eager to take their turn in the turret. On the internal communication system, the crew chief gives his orders. Time to go! The tank starts up, applies the brakes, accelerates, then stops. The targets in front of the LAV are either infantry troops (soft target) or enemy armour (hard target). The first engagement is with the C6 coaxial machine gun. Then the ar moured vehicle starts up again. Second enga gement with the C6. Another move, and this time the attack is made with the M242 Bush master 25 mm cannon. A distinctive sound: that of the shells ejected from the gun, the si gnature sound of the LAV! The crew chief gi ves details and information, while the trainee confirms the targets before firing. Within minu tes, the exercise is over. All three trainees in the armoured vehicle are fired up and ready to go! Once the trainee gunner has finished, the LAV engaged in the firing returns to the star ting point, moves into last position, and chan ges trainee in the turret. In all, 4 trainees from 4 LAVs have to fire! The whole process takes about 1 hour. In between, a new trainee takes the place of the one who has just completed the exercise. He explains to his comrades what has just happened. A minor problem with the laser did not prevent him from completing the exercise
perfectly: "It went really well. It's easier and more intuitive than the simulator, I think! Now there's a new wait. And a new gunner!
A DEMANDING COURSE! This sequence on the firing range is part of a course that lasts almost a month. Initially focu sed on the theoretical side, before simulation applications and safety tests (such as gun as sembly and disassembly), it's only at the end that the course moves on to the practical part on the firing range This theoretical part appears to be particu larly dense: the trainees had to learn a moun tain of important information quickly and conscientiously. But the theory, which was segmented, takes on its full meaning once the practical part arrives. Even the trainees on the course agreed! It has to be said that once at the firing range, the program doesn't let up: in three days, they'll spend their days on the site, and even an evening. One day is dedicated to sta tic shooting, one to mobile shooting and one for night shooting! And in each of these days, each trainee fires several bursts from each weapon. This course is not uncommon at Base Val cartier. On the contrary, it's given regularly, being identical to that given elsewhere, such as in Gagetown. But it fits in perfectly with crew training for future deployment to Latvia. A source of satisfaction for both personnel and candidates, all have successfully comple ted the course and are ready to integrate LAV crews.
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OCTOBRE | OCTOBER 2023 • ADSUM
Le Peloton de décontamination donne toute satisfaction riel, la révision des procédures, la reconnais sance du territoire et l’envoi des premier élé dans un nouvel exercice SOLDAT PROPRE ment (par simulation). Et à partir du mardi 10
Le 12 octobre dernier, l’Adsum assistait à l’exercice SOLDAT PROPRE, qui s’est tenu sur le terrain de parade de la Base Valcar tier. Les éléments du Peloton de déconta mination (PON DECON) du 5e Bataillon des services (5 Bon Svc) conjointement aux unités du 5 GBMC ont démontré leur grande maîtrise dans ce type d’exercices, étant prêts pour un déploiement immédiat.
En ce jeudi 12 octobre, l’Adsum retrouve le capitaine Maxim Hébert, le commandant du PON DECON, dans le cadre de l’exercice SOL DAT PROPRE. L’exercice débute autour d’une situation spécifique : des militaires et leurs véhicules ont été contaminés par un agent pa thogène et doivent en être débarrassés, pour leur sécurité et celle des autres militaires. La première ligne de décontamination est celle des véhicules. Trois camions, un véhicule blindé léger et un véhicule blindé tactique de patrouille passent au lavage à plusieurs repri ses, une grue étant même déployée pour par faire la décontamination. La seconde ligne de décontamination con siste à prendre en charge le personnel. Elle est double : une ligne ambulatoire est dé diée aux personnes conscientes, qui ne sont pas blessées, tandis qu’une ligne non ambu latoire accueille toute personne blessée ou inconsciente. Dans le cadre de la ligne ambulatoire, la plus importante, différents postes sur prépa rés, dans le cadre d’un parcours de déconta mination que tout patient doit suivre. Après l’accueil, le patient est scanné à la recherche d’agents pathogènes. Il s’agit de faire un pre mier tri, d’écarter les personnes porteuses d’un possible agent. Ensuite, il est demandé au patient de se frotter les bottes en profondeur dans un pre mier bac, afin de se débarrasser du maximum de molécules. Ensuite, le patient passe sous un jet fin d’eau mélangée à de la javel. Ce mélange va permettre de coller les particules pathogènes à la combinaison du patient, pour continuer sa décontamination en limitant les risques. Le patient reçoit l’ordre de se positionner face à un militaire formé à la décontamina tion. Ce dernier débute le déshabillage du patient : dans le premier déshabillage, le mi litaire retire la combinaison du patient, lui laissant son masque à gaz. La combinaison est placée dans un sac afin d’être détruite par la suite. Dans un second temps, tout le reste des affaires présentes sur le patient est éga lement retiré, également placé dans un sac pour être détruit. Au vu de la température et des conditions météorologiques, et comme l’exercice ne se déroule pas en milieu opéra tionnel, les patients ont eu l’autorisation de conserver leurs sous-vêtements! Mais dans le cadre d’une opération, ils seraient mis en tièrement nus, avant un nouveau scan à la re cherche d’agents pathogènes. Finalement, dans le cas où le patient ne porte aucun agent, les militaires lui retirent son masque et le patient est envoyé à la douche (deux lavages de deux minutes, le premier eau et savon, le second juste de l’eau claire). Si un agent pathogène est détecté lors de ce dernier scan, le patient est renvoyé se faire déconta miner avec le RSDL avant de se refaire exami ner au QA final pour ensuite faire le cycle des
douches qui sont de deux minutes avec l’eau savonneuse et de deux minutes de rinçage à l’eau claire! Dans tous les cas, une fois le pa tient débarrassé de toute trace d’agent patho gène, celui-ci sera fourni de nouveaux habits, à savoir un nouvel uniforme. Par cycle de trois heures, l’unité peut décon taminer 60 personnes et douze véhicules (sur la première ligne montée en parallèle). Et en ce 12 octobre, le scénario est tenu à 100 % de la capacité, permettant de familiariser les nou velles recrues avec leurs tâches dans un exer
octobre, ce fut le début de l’exercice en tant que tel. Après une installation le mardi, les scénarios se sont enchaînés : à 50 % de capa cité, à 75 %, à 50 % de nuit, à 75 % de jour puis finalement, le jeudi 12 octobre, à 100 %. Dans le milieu de l’après-midi, la partie opé rationnelle de SOLDAT PROPRE s’est achevée, ce jeudi 12 octobre. Le lendemain était dédié au démontage, tandis que la semaine qui a suivi, les militaires du PON DECON ont vérifié, réparé et surtout préparé le matériel pour un nouveau déploiement!
cice de ce type. L’encadrement et plusieurs mi litaires présents pour SOLDAT PROPRE 2302 sont d’ailleurs familiers de ce type d’exercice selon leur expérience sur l’Exercice SOLDAT PROPRE en juin 2023, participation sur l’Exer cice PRECISE RESPONSE en juillet 2023, ou qualification sur le cours AIVA. SOLDAT PROPRE a demandé un investisse ment important pour le Peloton de déconta mination: à partir du 3 octobre, la première semaine a été dédiée au côté administratif et de préparation, avec la vérification de maté
Photos : Jordan Proust, Adsum
Une ligne de décontamination est dédiée aux personnels. Les patients sont vêtus de la combinaison verte, tandis que les participants sont avec une combinaison aux couleurs des FAC. A decontamination line is dedicated to staff. The patients are dressed in green overalls, while the participants are in overalls in the colors of the CAF.
Les deux lignes de décontamination sont installées sur le terrain de parade. Ici, la ligne de décontamination dédiée aux véhicules. The two decontamination lines are installed on the parade ground. Here, the decontamination line dedicated to vehicles.
Decontamination Platoon Performs to Full Satisfaction in New Exercise SOLDAT PROPRE On October 12, Adsum took part in Exercise SOLDAT PROPRE, held on the parade ground at Base Valcartier. Elements of the Decontamination Platoon (PON DECON) from 5th Service Battalion (5 Svc Bn), in conjunction with units from 5 CMBG, demonstrated their mastery of this type of exercise, ready for immediate deployment. On this Thursday, October 12, the Adsum is joined by Captain Maxim Hébert, Comman ding Officer of PON DECON, for Exercise SOL DAT PROPRE. The exercise begins with a spe cific situation: military personnel and their vehicles have been contaminated by a patho gen, and must be removed for their own safety and that of other soldiers. The first line of decontamination is that of the vehicles. Three trucks, a Light Armoured Vehicle and a Tactical Armoured Patrol Vehicle are washed several times, and a crane is deployed to complete the decontamination process. The second decontamination line is for personnel. It is twofold: an ambulatory line is dedicated to conscious, uninjured people, while a non-ambulatory line takes care of any injured or unconscious person. In the ambulatory line, which is the most important, various stations are set up as part of the decontamination procedure that all pa tients must follow. After reception, the patient is scanned for pathogens. The aim is to make an initial selection, to rule out people carrying a possible agent.
Next, the patient is asked to rub his boots thoroughly in a first tub, to get rid of as many molecules as possible. Next, the patient pas ses under a fine spray of water mixed with bleach. This mixture sticks the pathogenic par ticles to the patient's overalls, enabling him/ her to continue decontamination while limi ting risks. The patient is instructed to position him self in front of a soldier trained in decontami nation. The soldier begins to undress the pa tient: in the first undressing step, the soldier removes the patient's overalls, leaving him with his gas mask. The suit is placed in a bag for later destruction. In a second step, all the rest of the patient's belongings are also remo ved, and placed in a bag to be destroyed. Gi ven the temperature and weather conditions, and the fact that the exercise was not taking place in an operational environment, patients were allowed to keep their underwear on! But in an operation, they would be stripped completely naked, before another scan for pathogens. Finally, in the event that the patient was not carrying any agent, the military would remove the mask and the patient would be sent to the shower (two two-minute washes, the first with soap and water, the second with just clear water). If a pathogen is detected during this last scan, the patient is sent back to be decontaminated with the RSDL before being scanned again at the final QA and then given the shower cycle, which is two minutes with soapy water and two minutes rinsing with clear water!
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In all cases, once the patient has been clean sed of all traces of pathogens, he or she will be provided with new clothes, i.e. a new uniform. Per 3-hour cycle, the unit can decontami nate 60 people and 12 vehicles (on the first line set up in parallel). And on this October 12, the scenario is being run at 100 % capacity, allowing new recruits to familiarize themsel ves with their tasks in an exercise of this type. The management and many of the soldiers present for SOLDAT PROPRE 2302 are also familiar with this type of exercise, based on their experience of Exercise SOLDAT PROPRE in June 2023, participation in Exercise PRE CISE RESPONSE in July 2023, or qualification on the AIVA course. SOLDAT PROPRE required a significant in vestment for the Decontamination Platoon: from October 3, the first week was dedicated to the administrative and preparation side, with equipment checks, review of proce dures, reconnaissance of the territory and dispatch of the first elements (by simulation). Tuesday, October 10 marked the start of the actual exercise. After installation on Tuesday, the scenarios followed one another: at 50 % capacity, at 75 %, at 50 % night, at 75 % day and finally, on Thursday, October 12, at 100 %. By mid-afternoon, the operational part of SOLDAT PROPRE was completed on Thursday, October 12. The following day was dedicated to dismantling, while during the week that followed, the PON DECON soldiers checked, repaired and, above all, prepared the equip ment for a new deployment!
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A DS UM • OCTOBRE | OCTOBER 2023
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Cours AIVA pour des membres du Peloton de décontamination Fin septembre, sur le terrain de parade de la Base Valcartier, des militaires du Peloton de décontamination du 5e Bataillon des services (5 Bon Svc) et du 5 GBMC ont participé à un cours AIVA, en préparation de l'Exercice SOLDAT PROPRE, qui a eu lieu à la mi-octobre. Ils sont 28 candidats, sous le regard d'une demi-douzaine d'encadrants, à participer au cours AIVA, dédié à la décontamination des personnels et des véhicules. En ce 28 septem bre, dernier jour de l'évaluation du cours, ce sont les capacités de décontamination de véhicules qui sont d’ailleurs testées! La veille, il s'agissait pour les mêmes candidats de s'occuper de personnes contaminées. Installé sur le terrain de parade, le 5 Bon Svc prend un peu de place, une grosse centaine de mètres de longueur. Mais c'est toujours moins que lors d'un déploiement opérationnel, la taille d'une ligne de décontamination pouvait dépasser le kilomètre! Sur place pendant le cours, une trentaine de militaires s’activent. Les candidats sont évalués par une demi-douzaine de superviseurs, des militaires eux-mêmes qualifiés AIVA. La réussite de ce cours AIVA permettra ainsi aux candidats retenus d'atteindre des positions de leadership sur la ligne de décontamination. Mais avant cela, il est nécessaire de réussir l’exercice, sous le contrôle des deux chefs de ligne, deux
sergents particulièrement regardants sur le déroulé du cours. Car l’objectif du jour reste exigeant : les opérateurs sur la ligne doivent décontaminer douze véhicules en l’espace de trois heures (la veille, les exigences étaient de décontaminé 60 individus dans le même délai). Alors les femmes et les hommes s’activent : les premiers vérifient le véhicule et passent une première solution, les seconds passent une mousse spéciale, avant un nouveau rinçage. Ce type de cours ou d’exercices nécessite un réapprovisionnement quasi en continu, lié aux besoins nécessaires à la réussite de cette séquence. La considération du support logistique est ainsi essentielle. Il faut dire que l’unité ne se déplace pas sans rien : conteneurs spécialisés, véhicules, réservoirs d’eau, unité de traitement, etc… Autour des véhicules rassemblés en un con voi (trois camions, un VBL et un VBTP), seul l'extérieur est traité. Un superviseur précise que l'intérieur sera toujours considéré "com me sale" tout pendant qu'il n'est pas à son tour décontaminé. Les militaires s’activent sur l’ensemble des parties extérieures, nettoyées avec soin. En fin de matinée, le cours, donné en relation avec la Base des Forces canadiennes Borden, s’achève. Une réussite pour l’encadrement du Peloton de décontamination du 5 Bon Svc.
Cérémonie de changement de couleurs pour le 430 ETAH Les traditions de l’Étendard des unités militai res remontent à l’Antiquité. À l’époque les drapeaux ou autres ornements représentatifs servaient à marquer l’endroit où se tenait le chef pendant les batailles et le point de ralliement des troupes. De nos jours, le rôle de l’Étendard revêt un sens plus symbolique que fonctionnel, mais sert toujours de point de ralliement autour duquel se rejoignent les membres d’un Escadron d’aviation. Il évoque l’esprit de corps, l’historique par l’excellence de la tradition et de l’héritage militaire, et est le symbole de la loyauté des membres d’un l’Escadron envers ses origines liées à la Royauté britannique. L’Étendard demeure un objet de vénération pour les membres de l’unité. Lors du 25e anniversaire de l’Aviation royale, Sa Majesté, feu le Roi Georges VI, déclara que dès qu’un escadron qui aurait complété 25 années de service, aurait le privilège de demander que lui soit présenté un Étendard. Ce même privilège fut conféré à l’Aviation royale du Canada en 1958. Le 430e Escadron tactique d’hélicoptères (430 ETAH) atteignit la marque des 25 années de service actif en mars 1975 et reçut son premier Étendard le 25 juin 1977. Le 20 septembre dernier, les Faucons du 430 ETAH ont procédé à la cérémonie de la consécration de leur nouvel Étendard par l’exé cution de défilés de consécration protocolaire
«Vice-Royal» pour souligner l’honneur de bataille «Afghanistan». La cérémonie était prési dée par Son Excellence la très honorable Mary Simon, gouverneure générale du Canada, à l’héliport Joe-Lecomte de la Base Valcartier. Le nouveau drapeau consacré était prêt à être remis aux membres du 430 ETAH depuis plus de deux ans. Cependant, la pandémie a forcé le report de la cérémonie officielle, origi nalement prévue en 2022. Étant donné que le 430 ETAH fête son 80e anniversaire en 2023, la réception du nouvel étendard cette année présentait une excellente façon de souligner l’anniversaire de l’unité, tout en honorant les faits d’armes accomplis en Afghanistan par les membres de l’Escadron entre 2007 et 2011. Une journée chargée en émotions pour les membres du 430e Escadron tactique d’hélicoptères, qui ont pu récolter le fruit de leurs efforts après plusieurs semaines de préparatifs et de pratiques de parade. Exécutées sans faute, les membres du 430 ETAH ont tenu une parade du plus haut niveau de dignité et de fierté. Les nombreux invités dignitaires présents sur place ont pu assister à un véritable spectacle digne du professionnalisme de l’Escadron. Ces efforts ne sont certainement pas passés inaperçus. Celeriter Certoque!
Cérémonie de changement de couleurs pour le 430 ETAH. Color change ceremony for the 430 THS. Photo : 430 ETAH | 430 THS
Ce VBL est photographié lors du cours AIVA, sur la ligne de décontamination dédiée aux véhicules. This LAV is photographed during the AIVA course, on the decontamination line dedicated to vehicles. Photo : Jordan Proust, Adsum
AIVA course for members of the decontamination platoon At the end of September, on the parade ground at Base Valcartier, members of the decontamination platoon from 5 Service Battalion (5 Svc Bn) and 5 CMBG took part in an AIVA course, in preparation for Exercise SOLDAT PROPRE, which took place in mid-October. Under the watchful eye of half a dozen supervisors, 28 candidates took part in the AIVA course, dedicated to the decontamination of personnel and vehicles. On September 28, the last day of the course evaluation, the candidates' vehicle decontamination capabilities were put to the test! The day before, the same candidates had to deal with contaminated people. Set up on the parade ground, the 5 Svc Bn takes up a bit of space, measuring a good hundred metres in length. But that's still less than during an operational deployment when the size of a decontamination line could exceed a kilometre! On site during the course, some thirty military personnel are kept busy. Candidates are assessed by half a dozen supervisors, all AIVA-qualified military personnel themselves. Successful completion of the AIVA course will enable successful candidates to attain leadership positions on the decontamination line. But first, they have to pass the exercise, under the supervision of the two-line
managers, two sergeants who are particularly watchful of how the course is run. For the day's objective remains demanding: the operators on the line have to decontaminate twelve vehicles in the space of three hours (the previous day, the requirement was for 60 individuals to be decontaminated in the same timeframe). So the men and women get down to work: the former check the vehicle and apply an initial solution, while the latter apply a special foam, before rinsing again. This type of course or exercise requires almost continuous replenishment, linked to the needs necessary for the success of the sequen ce. Logistical support is therefore an essential consideration. It has to be said that the unit doesn't move around with nothing on hand: specialized containers, vehicles, water tanks, treatment unit, and so on. Around the vehicles assembled in a convoy (three trucks, a LAV and a TAPV), only the exterior is treated. A supervisor points out that the interior will always be considered "dirty" until it is decontaminated. Soldiers work hard on all the outside areas, which are carefully cleaned. At the end of the morning, the course, run in conjunction with Canadian Forces Base Borden, comes to an end. A success for the 5 Svc Bn Decontamination Platoon.
Color change ceremony for the 430 THS The traditions of military units' standards go back to antiquity. Back then, flags or other representative ornaments were used to mark the leader's place in battle and the rallying point for troops. Today, the role of the Standard is more symbolic than functional, but it still serves as a rallying point around which the members of an Air Squadron gather. It evo kes esprit de corp, history par excellence, tradition and military heritage, and is a symbol of the Squadron's loyalty to its British Royal origins. The Standard remains an object of veneration for the unit's members. On the occasion of the 25th anniversary of the Royal Air Force, His Majesty, the late King George VI, declared that as soon as a squadron had completed 25 years of service, it would have the privilege of requesting the presentation of a Standard. The same privilege was conferred on the Royal Canadian Air Force in 1958. 430 Tactical Helicopter Squadron (430 THS) reached the 25-year mark in March 1975, and received its first Étendard on June 25, 1977. On September 20, the Falcons of 430 THS celebrated the consecration of their new Étendard by performing the "Vice-Royal" ceremo
nial parade to mark the battle honour of "Afghanistan". The ceremony was presided over by Her Excellency the Right Honourable Mary Simon, Governor General of Canada, at Valcartier's Joe-Lecomte Heliport. The new consecrated flag had been ready to be presented to members of 430 THS for over two years. However, the pandemic forced the postponement of the official ceremony, originally scheduled for 2022. Given that 430 THS celebrates its 80th anniversary in 2023, receiving the new standard this year was an excel lent way to mark the unit's anniversary, while honouring the feats of arms accomplished in Afghanistan by members of the Squadron between 2007 and 2011. It was an emotional day for the members of 430 THS, who were able to reap the rewards of their efforts after several weeks of preparation and parade practice. Executed flawlessly, the members of 430 THS held a parade of the highest level of dignity and pride. The many dignified guests on hand witnessed a true show worthy of the Squadron's professionalism. Their efforts certainly did not go unnoticed. Celeriter Certoque!
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OCTOBRE | OCTOBER 2023 • ADSUM
COMPÉTITION P.E.C.
JUSQU’AU BOUT DE SES FORCES Le 18 octobre dernier, les P.E.C. Games, une compétition d'entraînement fonctionnel s’est tenus au Centre des sports de la Base Valcartier. La vingtaine de militaires compétiteurs ont tout donné, encadrés par les préparateurs du conditionnement physique des PSP. Ils sont dix-neuf à se présenter : douze hommes et sept femmes, qui vont s’affronter dans plusieurs catégories. Si trente-trois
personnes étaient inscrites, plusieurs annu lations à la suite d’exercices et différents événements des derniers jours ont revu à la baisse le nombre de participants. Plus nombreux, les hommes se sont affrontés dans deux catégories (RX et SCALED), la division entre les deux catégories étant faite après le premier entraînement. Avec les concurrents, l’ensemble des prépa rateurs physiques appartenant au conditionnement physique des PSP sont présents. Ju ges, responsables du matériel (responsable
Pascal Lapointe, le vainqueur, entouré de Danny Ouellet et Lenny Couture. Pascal Lapointe, the winner, flanked by Danny Ouellet and Lenny Couture.
notamment des poids), animatrice ou encore coordinatrice aux résultats, ils sont présents à chaque moment de la compétition. Et offre un soutien moral et des encouragements nourris pour les compétiteurs et compétitrices.
UNE COMPÉTITION BIENVENUE Pour Marie-Michele Morissette, coordonna trice du conditionnement physique militaire, tenir cette compétition s’impose naturellement, l’entraînement fonctionnel étant de plus en plus populaire chez les militaires, mais également chez les civils.
La preuve en est avec les P.E.C. midi, un entraînement spécifique qui est proposé à raison de trois fois par semaine : chaque lundi, mercredi et vendredi, entre 12 h et 13 h, est proposé cet entraînement de style CrossFit, encadré par des préparateurs physiques. Ce cours est ouvert aux militaires et aux civils. D’ailleurs, plusieurs militaires qui participent à cet entraînement le midi ont concouru à la compétition P.E.C., un événement qui aide à motiver les futurs participants! On se donne rendez-vous l’année prochaine, pour cette compétition qui est adaptée à tou tes et tous et pour tous les niveaux!
Les gagnants de chaque catégorie ont reçu une carte cadeau de 100 $ chez Canex. Les prix ont été remis par les partenaires officiels de la Compétition P.E.C. : La Personnelle, SISIP Canex et Desjardins Caisse des militaires. Winners in each category received a $100 gift card to Canex. Prizes were donated by the official P.E.C. Games partners: The Personal, SISIP Canex and Desjardins Caisse des militaires). Caroline Tanguay : Canex • Nataline Chateauvert : Canex Edouard P. Michel : LaPersonelle
Photos : Cpl William Latreille, photographe régimentaire | Regimental Photographer 12 RBC
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A DS UM • OCTOBRE | OCTOBER 2023
P.E.C. GAMES
TO THE LIMITS OF YOUR STRENGTH
Éric Glazier, le vainqueur, entouré de Vincent Gingras et Pascal Falardeau. Éric Glazier, the winner, flanked by Vincent Gingras and Pascal Falardeau.
On October 18, the P.E.C. Games, a functional training competition, were held at the Base Valcartier Sports Centre. The twenty or so military competitors gave it their all, coached by PSP fitness trainers. A total of nineteen entries were received: twelve men and seven women, who competed in several categories. Thirty-three partici pants signed up, but a number of cancellations following drills and other events over the past few days reduced the number of competitors. More numerous, the men competed in two categories (RX & SCALED), the division between the two being made after the first training session. Alongside the competitors, all the PSP fit ness trainers were present. Judges, equipment managers (in charge of weights in particular), announcer and results coordinators, were pre sent at every moment of the competition. And they provided moral support and encourage ment for both male and female competitors.
RX HOMME | MEN Pascal Lapointe
Régiment du Saguenay
Danny Ouellet
École de leadership et de recrues / Leadership and Recruit School
Lenny Couture 3 R22eR
Meagan Boulanger, la vainqueur, entourée de Elizabeth Rainville et Émilie Boutin. Meagan Boulanger, the winner, flanked by Elizabeth Rainville and Émilie Boutin.
SCALED HOMME | MEN
FEMME | WOMEN
Éric Glazier
Meagan Boulanger
Vincent Gingras
Elizabeth Rainville
5 Bon Svc / 5 Svc Bn
5 RGC / 5 CER
Patrick Falardeau
Unité régionale de soutien aux cadets (Est) / Regional Cadet Support Unit (Eastern)
Régiment du Saguenay
3 R22eR
Émilie Boutin
5 Bon Svc / 5 Svc Bn
A WELCOME COMPETITION For Marie-Michele Morissette, military fitness coordinator, holding this competition is a natural fit, as functional training is becoming increasingly popular not only among military personnel, but also among civilians. The proof is in the P.E.C. course, a specific training program offered three times a week: every Monday, Wednesday and Friday, bet ween 12 and 1 p.m., this crossfit-style workout is supervised by physical trainers. The course is open to both military personnel and civilians. In fact, several of the military personnel who take part in this lunchtime training have competed in the P.E.C. GAMES, an event that helps motivate future participants! We look forward to seeing you next year at this competition, which is adapted and adaptable to all abilities!
MACHINE D’ACIER
Inscrivez-vous MACHINE à Machine d’Acier Sign up for Steel Machine 29 novembre | November 29 Inscription obligatoire avant le 17 novembre Mandatory registration before November 17
Réductions exclusives aux familles de militaires 1 855 704-4597
Les assurances de dommages sont souscrites par Société d’assurance Beneva inc. et distribuées par Beneva inc., agence en assurances de dommages et ses partenaires autorisés. © Beneva inc. 2023 MD Le nom et le logo Beneva sont des marques de commerce de Groupe Beneva inc. utilisées sous licence.
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OCTOBRE | OCTOBER 2023 • ADSUM
24H AVEC LE 2e BATAILLON, ROYAL 22e RÉGIMENT Le 2e Bataillon, Royal 22e Régiment (2 R22eR) est l’un des trois bataillons d’infanterie de la Base Valcartier. Spécialisé dans l’infanterie mécanisée, le 2 R22eR possède une expertise militaire très riche, étant constitué de troupes polyvalentes capables d’opérer dans l’ensemble du spectre des opérations. Fort de 650 militaires parfaitement formés et opérationnels, le 2 R22eR est l’une des meilleures unités d’infanterie de toute l’armée canadienne. L’unité possède de plus une mission atypique : veiller à la sécurité de la Citadelle de Québec et assurer la tenue de la garde en rouge durant les périodes estivales. Le 2e Bataillon est le plus important bataillon, en termes d’effectifs, du Royal 22e Régi ment. Il est composé de trois compagnies d’infanterie (A, B, C), d’une compagnie de commandement et d’appui tactique (forte d’un peloton de reconnaissance, d’un peloton de tireurs d’élite ainsi que d’un peloton de transmissions), et d’une compagnie des services. Au total, près de 650 militaires, femmes et
hommes, qui sont partagés entre la Base Valcartier (bât. 313) et la Citadelle de Québec. Une compagnie de garnison est en effet installée à la maison mère du Royal 22e Régi ment, la Citadelle de Québec, importante fortification située sur le cap Diamant à Québec, à proximité des plaines d’Abraham. Le 2e Bataillon est également responsable de la sécurité de la Citadelle, qui reste une enceinte militaire, mais qui est ouverte au public. Avec le temps, la forte présence touristique les étés a grandement fait évoluer le rôle et le travail des militaires du 2 R22eR, qui propo sent également la relève de la garde avec leur tenue régimentaire, coiffée de leurs bonnets en poil d’ours. Unité d'infanterie mécanisée grâce à son important parc blindé (et notamment les VBL 6), le 2 R22eR peut également être déployé comme force d’infanterie conventionnelle en fonction des besoins. Dans les derniers mois, le 2e Bataillon a notamment été déployé dans le cadre d’OP LENTUS 23-07 à Yellowknife et à Hay River, aux Territoires du Nord-Ouest afin de contribuer à la lutte aux feux de forêt.
Ces deux VBL du 2e Bataillon encadrent un véhicule blindé tactique de patrouille lors d'un exercice. These two LAVs from the 2nd Battalion supervise a Tactical Armored Patrol Vehicle during an exercise. Photos : Armée canadienne | Canadian Army
UNE RICHE HISTOIRE L’histoire du 2 Bataillon débute avec la guerre de Corée : le 5 août 1950, le gouverne ment canadien forme un contingent spécial qui doit s’intégrer aux forces armées des Nations Unies. Le 2 R22eR est levé et débute son instruction à Valcartier. Après un passage aux États-Unis, l’unité débarque en Corée le 4 mai 1951 et va participer à de nombreux combats. Le 2e Bataillon devient un élément moteur des Forces armées canadiennes! Après la guerre de Corée, le 2e Bataillon est déployé à de nombreuses reprises au sein des forces de l’ONU et dans des missions de maintien de la paix : Chypre (1969, 1971, 1975, 1981, 1987), Bosnie-Herzégovine (1993, 2002) ou encore Croatie (1995) et Haïti (1997). Mais l’unité intervient également au Canada : crise d’Octobre 1970 à Montréal, sécurisa tion des Jeux olympiques en 1976, soutien aux pénitenciers fédéraux en 1976, crise d’Oka en 1990, ou encore soutien aux inondations dans la région de Winnipeg en 1997, crise du vere
Ces militaires du 5 GBMC ouvrent la voie à un VBL du 2 R22eR, lors d'un exercice à Valcartier. These soldiers from the 5 CMBG open the way for a LAV from the 2 R22eR, during an exercise in Valcartier.
glas au Québec (1998) et inondations dans la Montérégie (2011). L’Afghanistan est le théâtre opérationnel le plus récent du 2e Bataillon. N’ayant jusqu’alors pas déployé de façon intégrale dans ce conflit (quoique certains de ses éléments y aient participé), c’est en mars 2009 que le Groupement tactique 2 R22eR s’est déployé dans la province de Kandahar. Le GT comprenait les trois compagnies d’infanterie, un escadron de génie du 5 RGC, un escadron de reconnaissance du 12 RBC et une batterie d’artillerie du 5 RALC (ainsi qu’un escadron de chars Leopard 2 du Lord Strathcona's Horse). Engagé dans certains des combats les plus difficiles de la guerre, le GT 2 R22eR s’est comporté admirablement, digne d’un professionnalisme presque inégalé. C’est d’ailleurs cette unité qui sera en charge de la doctrine contreinsurrectionnelle à cette période. Au cours de ce déploiement, le GT déplorera la perte de dix de ses membres.
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24 HOURS WITH 2ND BATTALION, ROYAL 22e RÉGIMENT The 2nd Battalion, Royal 22e Régiment (2 R22eR) is one of Base Valcartier's three infantry battalions. Specializing in mechanized infantry, the 2 R22eR possesses a wealth of military expertise, being made up of versatile troops capable of operating across the entire spectrum of operations. With 650 fully trained and operational personnel, the 2 R22eR is one of the best infantry units in the Canadian Army. The unit also has a special mission: to ensure the security of the Citadelle of Québec, and to keep The Honour Guard during the summer months. The 2nd Battalion is the largest battalion in the Royal 22e Régiment. It comprises three infantry companies (A, B, C), a command and tactical support company (with a reconnaissance platoon, a sniper platoon and a signal platoon), and a service company. In all, some 650 men and women are divided between Base Valcartier (building 313) and the Citadelle of Québec.
A garrison company is based at the Royal 22e Régiment's headquarters, the Citadelle of Québec, a major fortification located on Cap Diamant in Québec City, near the Plains of Abraham. The 2nd Battalion is also in charge of security at the Citadelle, which remains a military enclosure, but is open to the public. Over time, the strong tourist presence in the summers has greatly evolved the role and work of the soldiers of the 2 R22eR, who also offer the changing of the guard in their regimental uniforms, topped with their bear-hair caps. The 2 R22eR is a mechanized infantry unit with a large armoured fleet (including LAV 6s), but can also be deployed as a conventional infantry force if required. In recent months, the 2nd Battalion has been deployed as part of OP LENTUS 23-07 in Yellowknife and Hay River, Northwest Territories, to help fight forest fires.
CPL AMÉLIE CANTIN – 29 ANS | Y.O. l'avenir et sa carrière dans l’armée, mais garde toujours en tête sa vie familiale, qui passe avant tout. Elle précise ainsi que «l'armée est d'ailleurs très conciliante» dans cette situation : les FAC accommodent «ma vie personnelle», ce qui l’arrange bien! Pour autant, malgré cela, la jeune femme ne dirait pas non pour avoir «au moins une mission de combat à son actif … et serait intéressée pour un déploiement en Lettonie», qui serait son premier départ depuis son entrée dans les FAC il y a maintenant 5 ans!
Originally from Québec City, Corporal Cantin joined the CAF in October 2018. For Adsum, she looks back on her career and her future in uniform.
A RICH HISTORY The history of the 2nd Battalion began with the Korean War: on August 5, 1950, the Canadian government formed a special contingent to join the armed forces of the United Nations.
What was life like before the 2nd Battalion?
SDT | PTE CHRISTOPHER CHEGNON – 23 ANS | Y.O. Et la Lettonie? La Lettonie serait pour le soldat Chegnon une nouvelle expérience, même s'il ne s'agit pas d'un théâtre d'opérations de guerre». Mais «cela permettrait de travailler avec d'autres pays, d'autres armées, d'engranger énormément d’expérience». Avec «beaucoup de choses à apprendre»! Pour autant, la Lettonie ne fait pas tout. Le militaire préfère « se qualifier au maximum des possibilités, d'acquérir le maximum de compétences. Et tenir une parfaite forme physique».
A young recruit (he joined the Canadian Armed Forces (CAF) in January 2022), Private Chegnon arrived at the 2nd Battalion in his first posting. He joined the CAF after two years at Cégep, and talks about his childhood dream: wearing the Canadian uniform. What do you enjoy most? Jeune engagé (il a rejoint les Forces armées canadiennes (FAC) en janvier 2022), le soldat Chegnon est arrivé au 2e Bataillon dans sa première affectation. Lui qui a rejoint les FAC après deux années au Cégep se confie sur son rêve de jeunesse: porter l’uniforme canadien. Qu’est-ce qui te plaît le plus? Immédiatement, le jeune homme répond : «le challenge, le défi que je me lance», tous les jours. L’idée de «sortir de sa zone de confort pour relever les défis, avant de la regagner». Ce magnifique état d’esprit est bénéfique et lui «permet de voir d'autres facettes de la vie», et de «profiter des petits moments de la vie, de la famille, du confort, du quotidien». Et avec une pointe d’ironie : il faut dire qu’on fait «beaucoup de choses que les autres ne font pas!».
L’armée, un métier pour la vie? Ce qui est certain, c’est que le soldat Chegnon aime être un militaire. Il apprécie énormément l'entraînement dédié à son métier. Il aime l’ambiance, le fait d’être un militaire. Mais également «travailler avec du monde différent. Chacun amène son expérience. On a toujours quelque chose de nouveau à apprendre!». Dans l’armée, il s’est fait plus que des copains, il a «trouvé une autre famille. Des amis, mais un peu plus quoi».
Immediately, the young man responds: "the challenge I set myself", every day. The idea is to "get out of your comfort zone, take on the challenge, and then get back in". This wonderful state of mind is beneficial, and "allows me to see other facets of life", and to "enjoy the little moments in life, the family, the comforts of everyday life". And with a touch of irony: it has to be said that we do "a lot of things that other people don't do!
Is the army a job for life? One thing is certain: Private Chegnon loves being a soldier. He greatly appreciates the training dedicated to his profession. He likes the atmosphere, the fact of being a soldier. But also "working with different people. Everyone brings their own experience. There's always something new to learn! In the army, he's made more than just friends, he's "found another family. Friends, but a bit more than that.
And Latvia? For Private Chegnon, Latvia would be "a new experience, even if it's not a theatre of war". But "it would allow us to work with other countries, other armies, and gain a lot of experience". With "a lot to learn"! But Latvia isn't everything. The soldier prefers "to qualify as much as possible, to acquire as many skills as possible. And to stay in perfect physical shape".
Originaire de Québec, la caporale Cantin s’engage dans les FAC en octobre 2018. Pour l’Adsum, elle revient sur sa carrière et son futur sous l’uniforme. Quelle vie avant le 2e Bataillon ? Avant de rejoindre les FAC, Amélie a été diplômée en soins infirmiers au Cégep, avant de débuter un baccalauréat en comptabilité et en finances. Mais alors qu’elle débute tout juste cette carrière universitaire, elle décide de s’engager dans l’Armée, qui lui offre «un emploi et une vie atypiques», qui sortait «de l’ordinaire». Elle qui a besoin de «challenge dans sa vie» ne regrette absolument pas son choix!
Son quotidien au 2e Bataillon L’unité est sa première depuis sa sortie des classes. Elle qui est originaire d’ici désire avant tout y rester. Au quotidien, elle «participe à des cours, des entraînements, des champs de tirs, des apprentissages au bataillon», ou peut même intervenir en support à d'autres unités. L’ensemble est varié. Ce qui est sûr, c’est que la caporale Cantin se plaît au 2e! Dans le futur, elle aimerait «monter en grade, mais avant toute chose, monter en qualifications, au travers des cours et formations proposés par l'unité et le Groupe-brigade». Mais elle ne changera pas de spécialisation! «J'aime l'infanterie!»
Maman et soldat, c’est compatible? Elle qui vient d'une famille de militaires, avec un conjoint lui-même militaire (rencontré sur la Base et membre du 3e Bataillon!), la caporale Cantin est maman de deux enfants. Elle se projette dans
The 2nd Battalion of the Royal 22e Régiment was raised and began training at Valcartier. After a stint in the United States, the unit land ed in Korea on May 4, 1951, and took part in numerous battles. The 2nd Battalion became a driving force in the Canadian Armed Forces! After the Korean War, the 2nd Battalion was deployed on numerous occasions to UN forces and peacekeeping missions: Cyprus (1969, 1971, 1975, 1981, 1987), Bosnia-Herzegovina (1993, 2002), Croatia (1995) and Haiti (1997). But the unit is also active in Canada: the October 1970 crisis in Montreal, securing the Olympic Games in 1976, support for federal penitentiaries in 1976, the Oka crisis in 1990, support for flooding in the Winnipeg region in 1997, the ice storm crisis in Quebec (1998) and flooding in the Montérégie region (2011).
Before joining the CAF, Amélie graduated in nursing at Cégep, before starting a bachelor's degree in accounting and finance. But just as she was beginning this university career, she decided to join the army, which offered her "an atypical job and life" that was "out of the ordinary". As someone who needs a "challenge in her life", she has no regrets about her choice!
Her Daily Life at the 2nd Battalion The unit is her first since leaving school. A native of the region, she wants above all to stay. On a day-to-day basis, she "takes part in courses, training, firing ranges and apprenticeships with the battalion", or even provides support to other units. The range is varied. One thing's for sure: Corporal Cantin loves it here at the 2nd Battalion! In the future, she would like "to move up in rank, but above all, to improve her qualifications, through the courses and training offered by the unit and the Brigade Group". But she won't be changing her specialization! "I love the infantry!
Is motherhood and soldiering compatible? Coming from a military family, with a spouse who is himself a soldier (met on the base and a member of the 3rd Battalion!), Corporal Cantin is the mother of two children. She looks to the future and her career in the army, but always keeps her family life in mind, which comes first. She explains that "the army is very accommodating" in this situation: the CAF accommodates "my personal life", which suits her just fine! Despite this, the young woman wouldn't say no to having "at least one combat mission under her belt ... and would be interested in a deployment to Latvia", which would be her first departure since joining the CAF 5 years ago!
Afghanistan is the 2nd Battalion's most recent operational theatre. Having not previous ly deployed in full to this conflict (although some of its elements did), it was in March 2009 that the 2 R22eR Battle Group (BG) deployed to Kandahar Province. The BG comprised the three infantry companies, an engineer squadron from 5 CER, a reconnaissance squadron from 12 RBC and an artillery battery from 5 RALC (as well as a Leopard 2 tank squadron from Lord Strathcona's Horse). Engaged in some of the most difficult fighting of the war, the 2 R22eR BG performed admirably, worthy of an almost unrivalled professionalism. In fact, it was this unit that was in charge of counter-insurgency doctrine during this period. During this deployment, the Battle Group mourned the loss of ten of its members.
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Défilé du centenaire de la Marine royale canadienne à Québec Royal Canadian Navy Centennial Parade in Quebec City
Les militaires du NCSM Montcalm passent la Porte Saint-Louis, à Québec, lors de leur défilé. Military personnel from HMCS Montcalm march past the Porte Saint-Louis in Quebec City. Photo : Cpl Marc-André Leclerc, Section d’imagerie | Imaging Section, Valcartier
L'équipage du Navire canadien de Sa Majesté Montcalm, basé à Québec depuis 1923, a défilé dans les rues du Vieux-Québec pour célébrer fièrement le centenaire de la Réserve navale au Canada, sous le commandement du Capitaine de Frégate Jean-François LeBlanc, commandant du NCSM Montcalm.
The crew of Her Majesty's Canadian Ship Montcalm, based in Quebec City since 1923, marched through the streets of Old Quebec to proudly celebrate the centennial of the Naval Reserve in Canada, under the command of Commander Jean-François LeBlanc, Commanding Officer of HMCS Montcalm.
SOLDAT BRETON ET JORDAN PROUST
PRIVATE BRETON AND JORDAN PROUST
QG RESNAV et Rédacteur du journal Adsum
NAVRES HQ and Adsum Newspaper Redactor
Le 23 septembre, la Réserve navale a célébré son 100e anniversaire depuis sa création par l'amiral Walter Hose en 1923. Les divisions de la Réserve navale de tout le Canada ont célébré cette journée. À Québec, le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Montcalm a profité de l'occasion pour exercer son droit de cité, qui permet aux marins de faire défiler leurs couleurs et leurs armes dans la ville. Devant l'hôtel de ville de Québec, l'état-major du NCSM Montcalm et le maire de Québec, Bruno Marchand, ont passé les troupes en revue, avant de renouveler les liens qui unissent la ville à l'unité. Les spectateurs ont pu écouter la musique de la Réserve navale pendant que la cérémonie ajoutait une touche d'histoire à la ceinture de la ville. La cérémonie du droit de cité remonte à l'époque romaine. Il s'agit d'un geste symbolique qui permet à une unité alliée de faire défiler ses armes et ses couleurs dans sa ville. Elle exprime la confiance de la ville envers ces soldats et sert implicitement à renforcer les liens entre la ville et l'unité.
On September 23, the Naval Reserve cele brated its 100th anniversary since its creation by Admiral Walter Hose in 1923. Naval Reserve Divisions across Canada celebrated the day. In Quebec City, Her Majesty's Canadian Ship (HMCS) Montcalm took the opportunity to exercise its Freedom of the City, which allows sailors to parade their colors and arms through the city. In front of Quebec City Hall, HMCS Montcalm's staff and Quebec City Mayor Bruno Marchand reviewed the troops, before rene wing the city's ties to the unit. Spectators were treated to the music of the Naval Reserve as the ceremony added a touch of history to the city's belt. The Freedom of the City ceremony dates back to Roman times. It is a symbolic gesture that allows an allied unit to parade its arms and colors through its city. It expresses the city's confidence in these soldiers, and implicitly serves to strengthen the ties between the city and the unit.
Une année de grands changements pour le coureur du 12 RBC A year of big changes for the 12 RBC runner À l'été 2022, le caporal Duguay, membre du 12e Régiment blindé du Canada (12 RBC) à Trois-Rivières, avait arrêté le chronomètre à 1 minute 48 secondes et 98 centièmes sur 800 m, enregistrant par le fait même un record personnel. Néanmoins, malgré un été riche en expériences de courses aux quatre coins du monde, le coureur du 12 RBC se dit légèrement déçu des chronos enregistrés depuis, notamment à cause d'une petite blessure contractée vers la fin de l’été dernier.
In the summer of 2022, Corporal Duguay, a member of the 12e Régiment blindé du Canada (12 RBC) in Trois-Rivières, crossed the finish line at 1 minute 48 seconds and 98 hundredths over 800m, thereby recording a personal best. However, despite a summer rich in racing experiences all over the world, the 12 RBC runner says he is slightly disappointed with the times recorded since then, in particular because of a small injury contracted towards the end of last summer.
VINCENT DUGUAY ET JORDAN PROUST
VINCENT DUGUAY AND JORDAN PROUST
Membre du 12 RBC et Rédacteur du journal Adsum
Member of 12 RBC and Adsum Newspaper Redactor
Le retour à l’entraînement pour la saison 2023 ne s’est pas déroulé de manière optimale, le coureur expliquant qu'il avait dû voir différents spécialistes concernant cette douleur à l’adducteur droit et qui a nécessité plusieurs semaines de repos forcé. La préparation pour la saison 2023 s'en est trouvée impactée. «J’ai de plus, effectué différents changements majeurs dans ma préparation physique. J’ai joint un nouveau groupe d’entraînement de coureurs élites au centre provincial de haute performance à Québec» explique l'athlète militaire. Il précise également que les coureurs avec qu'il s'entraîne sont orientés vers les plus longues distances, le forçant à sortir de sa zone de confort (il performe sur 800 mètres). Ces changements ont eu un impact sur le type d’entraînement habituel, mais il s'agit d'un pari sur l'avenir. À plus long terme, Vincent Duguay est confiant que cela produira les résultats escomptés. En 2023, le caporal Duguay a parcouru le monde pour ses courses : en avril dernier, en Californie, puis à New York en mai. Avant de rejoindre un camp de compétitions avec l’équipe du Québec en Belgique! C'est lors de ces compétitions que l'athlète estime avoir réalisé des chronos "en bas" de ses attentes. Désormais, l’ambassadeur du 12 RBC est tourné vers 2024 et les nouveaux défis qui s'offrent à lui.
The return to training for the 2023 season did not go optimally. The runner explained that he had to see different specialists regarding this pain in the right adductor and which required several weeks of forced rest. Preparation for the 2023 season has been impacted. “I also made various major changes in my physical preparation. I joined a new training group of elite runners at the provincial highperformance centre in Quebec”, explains the military athlete. He also specifies that the runners he trains with are oriented towards longer distances, forcing him to leave his comfort zone (he performs over 800 metres). These changes have had an impact on the usual type of training, but it is an investment in his future: in the longer term, Vincent Duguay is confident that this "will produce the expected results". In 2023, Corporal Duguay travelled the world for his races: last April, in California, then in New York in May. Before joining a competition camp with the Quebec team in Belgium! It is during these co-competitions that the athlete considers having achieved times "below" his expectations. From now on, the ambassador of the 12 RBC is looking towards 2024 and the new challenges that lie ahead.
Le caporal Vincent Duguay porte fièrement les couleurs du 12 RBC ! Corporal Vincent Duguay proudly wears the colors of the 12 RBC! Credit : Vincent Duguay
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A DS UM • OCTOBRE | OCTOBER 2023
L'adjudant-maître Jonathan Dupuis est photographié lors des cérémonies de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, à Valcartier. Master Warrant Officer Jonathan Dupuis is photographed during the National Day of Truth and Reconciliation ceremonies at Valcartier.
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Journée nationale de la vérité et de la réconciliation BRIGITTE LAQUERRE
Photo : Sdt | Pte Marianne Larivière, Section d’imagerie | Imaging Section, Valcartier
G1 Honneurs et récompenses / 2e Division du Canada
Une foule nombreuse a participé à la levée du drapeau des survivants à Valcartier le 27 septembre dernier dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Outre la cérémonie de purification par la fumée et le chant au tambour qui ont précédé la levée du drapeau, les discours des trois personnes invitées qui l’ont suivi ont touché les personnes rassemblées. Mme Nicole O’Bomsawin, aînée et anthropologue d’Odanak, a abordé la question de l’identité autochtone. M. Jean-Philippe Thivierge, historien Wendat, a parlé des impacts de la colonisation, dont la blessure des personnes incapables de vivre ou de retrouver leur identité. M. Carlo Gros-Louis, chef familial responsable de la culture à Wendake, a, quant à lui, partagé la fierté et l’honneur que lui insuffle la participation des Forces aux efforts de réconciliation. Par la suite, plusieurs personnes se sont rendues avec les invités au site sacré de la Base. Le groupe a poursuivi les discussions autour d’un feu sacré et d’un repas préparé par des membres militaires autochtones pour l’occasion.
National Day of Truth and Reconciliation PAR BRIGITTE LAQUERRE G1 Honours and Awards / 2nd Canadian Division
A large crowd took part in the raising of the Survivors' Flag at Valcartier on September 27, as part of the National Day of Truth and Reconciliation. In addition to the smudging ceremony and drum song that preceded the raising of the flag, the speeches of the three guest speakers that followed touched those gathered. Elder Nicole O'Bomsawin, an anthropologist from Odanak, spoke on the subject of aboriginal identity. Mr. Jean-Philippe Thivierge, Wendat historian, spoke of the impacts of colonization, including the pain of people unable to live or rediscover their identity. Carlo Gros-Louis, family chief responsible for culture in Wendake, shared his pride and honour at the Forces' participation in reconciliation efforts. Afterwards, several people joined the guests at the base's sacred site. The group continued their discussions over a sacred fire and a meal prepared by aboriginal military members for the occasion.
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MATÉRIEL | MATERIAL
MITRAILLEUSES SEMI-LOURDES C6 ET C6A1 Ces militaires de la 129e Batterie ARC du 4e Régiment d'artillerie sont photographiés en février 2019 lors d’un exercice de tir. Une mitrailleuse C6, avec sa crosse en bois, est visible. La photo est prise lors d’un exercice à la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown, au Nouveau-Brunswick. Soldiers of the 129th Battery LAA of the 4th Artillery Regiment are photographed in February 2019 during a firing exercise. A C6 machine gun, with its wooden stock, is visible. The photo was taken during an exercice at 5 Canadian Division Support Base Gagetown, New Brunswick. Photo : Cpl Nicolas Alonso, École de tactique, Centre d'instruction au combat Gagetown – Tactics School, Combat Training Centre Gagetown
La mitrailleuse C6 est en service au sein des Forces armées canadiennes (FAC) depuis 1976 : issue de la FN MAG belge, c’est l’une des meilleures armes de sa catégorie. Mais depuis 2018, elle a été progressivement remplacée par une variante modernisée, la C6A1 FLEX, qui conserve les mêmes caractéristiques, dont la munition de 7,62mm. La mitrailleuse C6 est une arme conçue sous la dénomination officielle FN MAG, par la firme belge FN Herstal. Produite sous licences dans différentes dénominations (M240 pour
l’Armée de terre des États-Unis ou encore L7 pour l'Armée britannique), elle est dénommée C6 au Canada. Robuste et polyvalente, elle est utilisée par l’infanterie, à raison d’une C6 par section d’infanterie (elle sert alors d’arme d’appui). Elle est livrée aux unités avec des équipements spécifiques (trépied, viseur optique et dispositifs de stabilisation). Elle tire des munitions classiques, traçantes ou perforantes, ainsi que des munitions à blanc pour l’entraînement. La C6 est une mitrailleuse conventionnelle, refroidie à l'air et entièrement automatique. Son fonctionnement est articulé autour d’un
mécanisme à ressort et à emprunt de gaz. En règle générale, elle va être alimentée par des bandes-changeurs, qui sont insérées par le côté gauche. La C6 peut tirer de 750 à 1100 coups par minute. Elle est également équipée d’un viseur, appelé C2A1. Armement pour l’infanterie, la C6 va égale ment être installée sur la majorité des véhicu les des FAC, comme le Cougar, le Grizzly, le G-Wagon LUVW ou les VBL III. Ainsi que sur le char Leopard C1 (comme arme coaxiale / antiaérienne) et même sur le CH-146 Griffon : dans ces deux types d’appareils, la C6 est installée sur un système pivotant, qui permet
C6 AND C6A1 MEDIUM MACHINE GUN The C6 machine gun has been in service with the Canadian Armed Forces (CAF) since 1976: derived from the Belgian FN MAG, it is one of the best weapons in its class. But since 2018, it has been gradually replaced by a modernized variant, the C6A1 FLEX, which retains the same features, including the 7.62 mm ammunition. The C6 machine gun is a weapon designed under the official FN MAG name, by the Belgian firm FN Herstal. Produced under license under various names (M240 for the US Army and L7 for the British Army), it is known as the C6 in Canada. Robust and versatile, it is used by the infantry, with one C6 per infantry platoon (as a support weapon). It is delivered to units with specific kits (tripod, optical sight and stabilization devices). It fires conventional, tracer or armour-piercing ammunition, as well as blank ammunition for training purposes.
52e ANNÉE | 51st YEAR • N° 05 Octobre | October 2023
The C6 is a conventional, air-cooled, fully automatic machine gun. Its operation is based on a spring-loaded, gas-operated mechanism. As a rule, it will be fed by belt feeders, which are inserted from the left-hand side. The C6 can fire from 750 to 1100 rounds per minute. It is also equipped with a sight, called C2A1. An infantry weapon, the C6 will also be installed on most CAF vehicles, such as the Cougar, Grizzly, G-Wagon LUVW and LAV III. As well as on the Leopard C1 tank (as a coaxial/antiaircraft weapon) and even on the CH-146 Griffon: in both these types of aircraft, the C6 is installed on a pivoting system, enabling fire support to infantry or for self-protection.
C6A1 FLEX In the mid-2010s, the question of replacing the C6 arose: the CAF decided to keep the same type of weapon, but to modernize it. So a new version of the C6 was produced, called the C6A1 FLEX. This weapon will also need to
Le journal Adsum est une publication non officielle publiée avec la permission du com mandant du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada. Les opinions et les points de vue exprimés dans ce journal ne sont pas néces sairement ceux du MDN, des FAC et des SBMFC/ Personnel des FNP. | The Adsum is an unofficial publication published with the permission of the Commander of the 2nd Canadian Division Support Group. The opinions and views expres sed in this newspaper are not necessarily those of DND, the CAF and CFPSA/NPF personnel.
Ces membres du 5e Bataillon des services effectuent un entraînement de tir réel avec une C6A1 au cours de l’exercice INTENDANT PROTECTEUR, dans les secteurs d’entraînement de la Base Valcartier, à Québec, le 24 novembre 2022. Members of the 5 Service Battalion conduct live fire training with a C6A1 during Exercise INTENDANT PROTECTEUR, in the training areas of Base Valcartier, in Quebec City, on November 24, 2022. Photo : Cpl Marc-André Leclerc, Section d’imagerie | Imaging Section, Valcartier
Tirage | Distribution : 3000 copies Éditeur | Editor Colonel Serge Ménard, Commandant du GS 2 Div CA | 2 CDSG Commander Conseiller militaire | Military Advisor Capitaine | Captain H. Wilson, OAP | PAO Gestionnaire services intégrés | Corporate Services Manager Sarah Quimper : 418 844-5000, #3437 quimper.sarah2@sbmfc.com Rédacteur | Redactor Jordan Proust : 418 844-5000, #5672 jordan.proust@forces.gc.ca
un appui-feu à l'infanterie ou pour l’autoprotection.
C6A1 FLEX Au milieu des années 2010, la question du remplacement de la C6 se pose : les FAC décide de conserver le même type d’armement, mais de le moderniser. C’est donc une nouvelle version du C6 qui va être produire, appelée C6A1 FLEX. Cette arme doit également pouvoir être utilisée avec les équipements de la C6 (comme les viseurs optiques, les munitions améliorées ou encore aux systèmes de transport). La C6A1 va être produite par Colt Canada (la même firme responsable de l’entretien de la C6), mais avec quelques améliorations. La principale est l’apparition d’une crosse en polymère. Ce composite, plus durable, est plus facile à entretenir et à décontaminer que la crosse en bois d’origine (que l’on retrouve sur la C6). La décontamination est ainsi plus rapide en cas de menaces nucléaire, chimique ou biologique. On retrouve également des rails picatinny M1913, qui servent à fixer des systèmes de visée optique ou de pointage (qui permettent une meilleure efficacité opérationnelle et tactique). Ainsi qu’un régulateur de gaz externe, qui va permettre de contrôler la cadence de tir. Enfin, la C6A1 reçoit un bipied et une poignée de transport. La C6A1 est légèrement plus lourde que l’arme qu’elle remplace, d’environ 500 gram mes (12,1kg VS 11,6 kg). Sinon, les caractérises sont exactement les mêmes : cadence maximale de 1100 coups par minute, pour une portée max de 3275 m (la portée efficace est estimée à 900m). Le C6A1 commencait à remplacer la C6 au sein des FAC à partir de septembre 2018. Il faut plusieurs mois pour que les livraisons s’achèvent, ce qui est chose faite en juin 2019.
be compatible with the C6's equipment (such as optical sights, improved ammunition and transport systems). The C6A1 will be produced by Colt Canada (the same company responsible for maintaining the C6), but with a few improvements. The main one is the introduction of a polymer stock. This more durable composite is easier to maintain and decontaminate than the original wooden stock (found on the C6). This means faster decontamination in the event of nuclear, chemical or biological threats. M1913 picatinny rails are also used to attach optical sighting or aiming systems (for greater operational and tactical effectiveness). An external gas regulator controls the rate of fire. Finally, the C6A1 comes with a bipod and carrying handle. The C6A1 is slightly heavier than the wea pon it replaces, by around 500 grams (12.1 kg vs 11.6 kg). Otherwise, its characteristics are exactly the same: maximum rate of 1100 rounds per minute, for a maximum range of 3275 m (effective range is estimated at 900 m). The C6A1 began to replace the C6 in the CAF from September 2018. It will take several months for deliveries to be completed, which will take place in June 2019.
Coordonatrice des communications Communications Coordinator Lucille Savoie : 418 844-5000, #3891 lucille.savoie@forces.gc.ca Conseillère en publicité | Advertising Consultant Isabelle Blouin : 418 254-2448 pubadsum@outlook.com Graphiste | Graphic Designer Philippe Dionne-Raymond : 418 844-5000, #6656 journaladsum@outlook.com
Prochaine parution | Next Issue : 23 novembre | November 23, 2023
ISSN 0705-0992
Journal Adsum, Base Valcartier, Bât. 500, bureau 206 / Bldg 500, suite 206 C.P. 1000, succ. Forces / PO Box. 1000, Stn. Forces Courcelette (QC) G0A 4Z0
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Tombée articles | Deadline : 31 octobre | October 31, 2023
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HISTOIRE | HISTORY
LA MAISON DES CANADIENS
Sur les bords de Juno Beach, célèbre plage où les forces canadiennes ont débarqué le 6 juin 1944, lors du Jour J, se trouve une grande maison, faite de bois. Pour les soldats canadiens ayant combattu en Europe, elle a une importance capitale. Au point de l’appeler «La Maison des Canadiens» : c’est la première maison qui a été libérée par les Canadiens ce jour-là. On la retrouve sur de nombreuses photos et films tournés pour le Débarquement dans cette zone du littoral. Rencontre avec une vieille demeure!
Le 6 juin 1944, à partir de 7 h 45, les troupes canadiennes débarquent en force sur Juno Beach. Dans le secteur Nan White, le secteur le plus fortifié de la plage, les combats font rage. Dans les 20 minutes qui vont suivre le débarquement, des soldats du Queen’s Own Rifles of Canada, attaque une grande maison sur le bord de la plage, où sont retranchés des Allemands. Des hommes du Régiment de la Chaudière viennent en renfort et après quelques minutes, la maison est prise. Plus de 100 hommes de ces deux unités vont être tués ou blessés en quelques minu tes. Les survivants se trouvent tous à proximité de cette grande maison, qui devient un point de ralliement avant de partir à l’attaque des positions allemandes dans le village de Ber nières-sur-Mer. La Libération de la Normandie commence !
POINT DE REPÈRE Pendant toutes les opérations du Débar quement et dans les semaines qui suivirent, cette grande maison est devenue un repère pour les troupes. Et presque par miracle, cette demeure va survivre à la guerre !
Sur cette photographie prise vraisemblablement pendant la période du D-DAY, ces soldats canadiens prennent la pose devant la Maison des Canadiens. In this picture, probably taken during the D-DAY period, Canadian soldiers pose in front of Canada House. Photo : Centre Juno Beach et Bibliothèque et Archives Canada Juno Beach Center Association & Library and Archives Canada
Elle appartenait alors à la famille Hoffer de puis trois générations. Quand les Allemands ont conquis la France, en juin 1940, un officier allemand de haut rang s’y est installé pen dant près de 4 ans. Hervé Hoffer, fils du pro priétaire, est revenu dans cette maison dès qu’il a pu.
Si dans un premier temps, après-guerre, la Normandie retrouve un certain calme, lors des grandes commémorations (30e, 40e et 50e an niversaire du Débarquement), Hervé Hoffer se rend compte que les vétérans et leurs familles viennent se recueillir devant sa maison. Très
touché, passionné par l’histoire, il va dès lors se consacrer avec un amour infini à la sauve garde du sacrifice des soldats canadiens lors des opérations de débarquement. Et il va faire de sa maison, symbole d’hier, une lumière pour le devoir de mémoire. Pendant des décennies, jusqu’à son décès en 2017, Hervé Hoffer et sa famille vont ac cueillir des milliers de visiteurs, de vétérans, de familles, etc. Il faut dire que dans la mai son, on retrouve un vrai musée de souvenirs : la maison a été décorée de drapeaux cana diens et d’unités, d’insignes régimentaires, de photos d’époque ou encore d’uniformes. En 2009, un illustre visiteur se présente de vant la maison : Ernie Kells, du Queen’s Own Rifles, est l’un des cinq militaires a avoir libé ré la maison en combattant à l’intérieur. Il dira même à Hervé Hoffer de l’excuser « d’avoir jeté les grenades dans votre cave » ! Chaque année, le 1er juin, Hervé Hoffer al lumait une lanterne et l’accrochait au balcon de sa grande maison de bois. Et le 6 juin, après le coucher du soleil, dans une vraie cérémo nie à la mémoire des disparus, il portait la lan terne jusqu’à la plage, là même où de jeunes Canadiens avaient été tués ou blessés. Il mar chait dans l’eau jusqu’à la taille avant de jeter la lanterne dans la mer. Un air de cornemuse flottait dans l’air. Hervé Hoffer est décédé en janvier 2017. Mais sa mémoire, comme celles des Cana diens disparus, ne s'éteindra jamais. Son épouse Nicole et ses enfants ont repris le flam beau. La Maison des Canadiens, construite il y a presque 100 ans, en 1928, sera toujours pré sente, gardienne immortelle de Juno Beach et de son histoire.
CANADA HOUSE On the shores of Juno Beach, the famous beach where Canadian forces landed on D-Day, June 6, 1944, stands a large wooden house. For Canadian soldiers who fought in Europe, this house was of the utmost importance. So much so, in fact, that it's been dubbed "Canada House": the first house liberated by Canadians that day. It features in many of the photos and films shot for the D-Day landings in this part of the coastline. Meet an old house! At 7:45 a.m. on June 6, 1944, Canadian troops landed in force on Juno Beach. Fighting raged in the Nan White sector, the most heavily for tified part of the beach. Within 20 minutes of landing, soldiers of the Queen's Own Rifles of Canada attacked a large house on the beach where the Germans were entrenched. Men from the Régiment de la Chaudière came to reinforce them, and within minutes the house was taken. More than 100 men from both units were killed or wounded within minutes. The survi vors are all found near this large house, which becomes a rallying point before the attack on German positions in the village of Bernièressur-Mer. The Liberation of Normandy begins!
A LANDMARK Throughout the D-Day operations and in the weeks that followed, this large house be came a landmark for the troops. And almost miraculously, the house survived the war!
It had belonged to the Hoffer family for three generations. When the Germans con quered France in June 1940, a high-ranking German officer took up residence here for al most 4 years. Hervé Hoffer, son of the owner, returned to the house as soon as he could. At first, Normandy was calm after the war, but during the major commemorations (30th, 40th and 50th anniversaries of the D-Day lan dings), Hervé Hoffer realized that veterans and their families came to pay their respects in front of his house. Deeply moved and pas sionate about history, he devoted himself with infinite love to safeguarding the sacrifice of Canadian soldiers during the D-Day lan dings. And he turned his house, a symbol of yesterday, into a beacon of remembrance. For decades, until his death in 2017, Her vé Hoffer and his family welcomed thousands of visitors, veterans, families and others. The house is a veritable museum of memorabilia, decorated with Canadian and unit flags, regi mental insignia, period photos and uniforms. In 2009, an illustrious visitor came to the house: Ernie Kells, of the Queen's Own Rifles, was one of the five soldiers who liberated the house by fighting inside. He even apologi zed to Hervé Hoffer "for throwing the grena des in your cellar"! Every year, on June 1, Hervé Hoffer lit a lan tern and hung it from the balcony of his big wooden house. And on June 6, after sunset, in a true ceremony of remembrance, he car ried the lantern to the beach, where young
La Maison des Canadiens, aujourd’hui. Canada House today. Cœur de Nacre - Normandie Tourisme
Canadians had been killed or wounded. He stepped into waist-deep water before tos sing the lantern into the sea. A bagpipe tune floated in the air. Hervé Hoffer passed away in January 2017. But his memory, like those of the lost Cana
dians, will never fade. His wife Nicole and their children have taken up the torch. Canada House, built almost 100 years ago, in 1928, will always be present, the immortal guardian of Juno Beach and its history.
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OCTOBRE | OCTOBER 2023 • ADSUM
VALCARTIER VUE PAR… | VALCARTIER AS SEEN BY… Nouvelle directrice générale du Centre de ressources pour les familles militaires Valcartier (CRFMV) depuis quelques semaines, Lisa Kennedy est une ancienne gestionnaire dans le secteur municipal et fédéral, ainsi que dans le secteur privé et à but non lucratif. Avec ses 25 années d’expérience, elle a rejoint le CRFMV le 11 septembre dernier, en remplacement d’Anne St-Gelais, qui avait assuré l’intérim. Rencontre avec la nouvelle directrice au CRFMV, installée dans le Centre communautaire PSP (édifice 93). Lisa Kennedy est originaire de Terre-Neuve. Anglophone, elle quitte sa province natale pour rejoindre le Québec et Trois-Rivières pour continuer ses études. Isolée de sa fa mille et de ses amis, ne parlant pas le français, elle connaît des périodes d’isolement. C’est de là que la jeune femme développe son at trait pour l’aide et le support aux autres, ayant elle-même eu besoin d’un soutien : jeune ma man, elle a eu recours à des organismes com munautaires, et notamment un centre de pé rinatalité. Confrontée aux épreuves de la vie, Lisa, jeune parent monoparental, trouve telle ment de réconfort et d’intérêt aux services communautaires qu’elle va franchir le pas et va devenir bénévole, administratrice au conseil d’administration et ensuite agente de dévelop pement! Elle débute sa carrière profession nelle au soutien des autres, au sein des servi ces santé et sociaux.
Lisa Kennedy is the new Executive Director of the Valcartier Military Family Resource Centre (VMFRC). She is a former manager in the municipal and federal sectors, as well as in the private and not-for-profit sectors. With her 25 years of experience, she joined the VMFRC on September 11, replacing Anne St-Gelais, who had been acting director. Meet the new director at the VMFRC, located in the PSP Community Centre (Building 93). Lisa Kennedy is originally from Newfound land. An English speaker, she left her na tive province for Quebec and Trois-Rivières to continue her studies. Isolated from family and friends, and unable to speak French, she experienced periods of isolation. It was from here that the young woman developed her attraction for helping and supporting others, having herself needed support: as a young mother, she turned to community organiza tions, including a perinatal centre.
LISA KENNEDY Directrice générale du CRFMV Executive Director of the VMFRC
Elle, qui a évolué dans cet environnement, se donne à fond pour la réussite des centres de périnatalité. Par la suite, sa carrière sera tour née vers l’aide à une communauté souvent ou bliée, la minorité anglophone du Québec au sein d’une structure communautaire qu’elle met en place (elle travaille d’ailleurs avec le Centre de ressources pour les familles militai res Valcartier pour les chercheurs d’emploi an glophones)! Et chose incroyable, à sa prise de position le 11 septembre dernier, Lisa Kenne dy retrouve des intervenants qui étaient déjà en place à l’époque, il y a plus de 20 ans! Si elle fait un détour par le secteur privé, dans les ressources humaines, Lisa n’en reste pas moins humainement engagée. Son travail consiste alors en partie à aider les immigrants et leurs familles dans leur arrivée et leur ins tallation au Québec. Celle qui se définit comme «une travailleuse sociale de cœur» s’engage aussi en politique à Stoneham avant d’occuper un poste de haute direction dans cette ville, avant de partir pour la direction générale de la ville de Neuville. Lisa Kennedy est depuis septembre dernier la nouvelle directrice générale du Centre de ressources pour les familles militaires Valcartier. Since last September, Lisa Kennedy has been the new executive director of the Valcartier Military Family Resource Centre.
Faced with life's trials and tribulations, Lisa, a young single parent, found such comfort and interest in community services that she took the plunge and became a volunteer, board member and then development officer! She began her professional career supporting others in health and social services. Having grown up in this environment, she gave her all to the success of the perinatal centres. Later, her career turned to helping an often-forgotten community, Quebec's En glish-speaking minority, within a community structure she set up (she also works with the VMFRC for English-speaking job seekers)! In credibly, when Lisa Kennedy took up her posi tion on September 11, she found people who were already in place at the time, more than 20 years ago! She may have taken a detour into the pri vate sector, working in human resources, but Lisa's human commitment remains strong. Part of her job is to help immigrants and their
families settle in Quebec. Lisa, who describes herself as "a social worker at heart", also be came involved in politics in Stoneham, before taking up a senior management position in that town, then leaving to take over the gene ral management of the town of Neuville.
AND VALCARTIER? When the position of executive director at the VMFRC opened up, Lisa didn't apply at first, as she wasn't looking for a job. But a head hunter approached her and presented the offer. The Centre's values of benevolence, au tonomy, transparency, innovation and equity resonated strongly with her, as did its mission for military families, and she felt she could make a contribution and a difference to the military community. With this opportunity, Lisa returns to her first love: helping others. She fits in perfectly with the vision of the VMFRC, which is looking for a caring candidate who will uphold the
ET VALCARTIER? Lorsque le poste de directrice générale au CRFMV ouvre, Lisa n’est pas candidate dans un premier temps, n’étant pas à la recherche d’un emploi. Mais un chasseur de têtes l’ap proche, lui présente l’offre. Les valeurs du Cen tre : bienveillance, autonomie, transparence, innovation et équité (BATIE) le rejoignent au plus haut point ainsi que sa mission auprès des familles militaires et elle croit pouvoir ap porter sa contribution et faire une différence pour la communauté militaire. Avec cette opportunité, Lisa revient à ses premiers amours : aider l’autre. Elle s’inscrit parfaitement dans la vision du CRFMV, qui re cherche un candidat bienveillant, qui défen dra les valeurs de la communauté militaire. Elle vient passer son entretien au CRFMV as sise sur une chaise d’enfants, sur une petite table! Elle tombe en amour avec cette ma nière de faire d’encourager l’ouverture à au trui. Elle retrouve cette atmosphère qu’elle avait touchée des doigts une vingtaine d’an nées auparavant. Même si elle n’est pas la conjointe d’un mi litaire, Lisa possède dans ses très proches des militaires. Elle a été confrontée aux diffi cultés et aux particularités de ce monde si uni que. Valcartier, un lieu où elle s’engage ferme ment : «si je peux faire une différence, je vais la faire!» Son objectif? Continuer à proposer les pro grammes d’une telle qualité tout en assurant la continuité des excellents services de concert avec le conseil d’administration et l’équipe de professionnels et de bénévoles du CRFMV. values of the military community. She comes to the VMFRC for her interview sitting on a children's chair, on a small table! She fell in love with this way of encouraging openness to others. She rediscovered the atmosphere she had touched with her fingers some twenty years earlier. Even though she's not a military spouse, Li sa's close friends include military personnel. She has been confronted with the difficulties and peculiarities of this unique world. She is firmly committed to Valcartier: "If I can make a difference, I will! Her goal? Together with the Board of Direc tors and the team of professionals and volun teers at the VMFRC, to continue to offer pro grams of such high quality, while ensuring the continuity of excellent services.
Journée des familles du CRFMV Le 16 septembre dernier, plus de 500 personnes sont venues s’amuser au Centre de ressources pour les familles militaires Valcartier pour souligner la Journée de la reconnaissance des familles militaires, un événement ouvert à toute la communauté, civile et militaire. Tous étaient ravis de voir de près les véhicules militaires, les camions de pompiers et véhicules de police militaire. Notons aussi la présence de camions de cuisine de rue, de jeux gonflables et la distribution de sacs de fromage de la Fromagerie Victoria pour tous!
VMFRC Family Day On September 16, over 500 people gathered at the Valcartier Military Family Resource Centre to celebrate Military Family Appreciation Day, an event open to the entire civilian and military community. Everyone was delighted to see military vehicles, fire trucks and military police vehicles up close. There were also street food trucks, inflatable games and bags of cheese from Fromagerie Victoria for all to enjoy!
La Journée de la reconnaissance des familles militaires est toujours très attendue, notamment par les plus jeunes. Military Family Appreciation Day is always eagerly awaited, especially by young people. Photos : Facebook CRFMV / VMFRC
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C'EST QUOI… | WHAT'S THIS…
Le Centre de ressources pour les familles militaires Valcartier
communauté ou la mise en place d’un projet plus spécifique. L’atelier Enfin, c’est mon tour! met de l’avant les conjointes et conjoints de militaires, qui peuvent développer leur vision professionnelle, accompagnés d’un conseiller d’orientation. À noter qu’il existe également des ateliers pour les plus jeunes, comme l’atelier Seul en toute sécurité, destinés à la tranche d’âge de 6 à 12 ans, et pendant lequel les enfants ap prennent les bonnes conduites et les règles de sécurité lorsqu’ils sont seuls à la maison, mais aussi lorsqu’ils se trouvent à l’extérieur (dans des parcs par exemple) ou en déplace ments (lorsqu’ils rentrent de l’école ou qu’ils sont entre amis). Il y a également des activités de rassem blement organisées par les bénévoles pour souhaiter la bienvenue aux familles afin de les accompagner dans leur intégration et leur mettre en lien avec leurs pairs et la grande communauté et ses services. Comptons par mi celles-ci le Dadfest et la Journée de recon naissance des familles militaires. Le Centre ouvre ses portes à tous pour ces occasions familiales!
Le Centre de ressources pour les familles militaires Valcartier (CRFMV) est un organisme à but non lucratif implanté à proximité de la Base Valcartier. Il est pris en charge par des intervenantes et bénévoles issus de la communauté militaire pour la grande majorité, qui accueillent et accompagnent le militaire et sa famille. L’intégration aux Forces armées canadiennes (FAC) et la vie sous l’uniforme étant très spécifiques, les nouveaux venus peuvent s’appuyer sur le CRFMV, qui propose de nombreuses aides aux familles, qu’il s’agisse d’emploi, de formation, de soutien, etc. Organisme communautaire, le CRFMV est constitué d’employés, mais également de bé névoles. Leur objectif principal est de soute nir les militaires et leurs familles, ainsi que les vétérans et leur famille. Les services sociaux sont ouverts à chacune et chacun au sein de la communauté militaire de l’Est-du-Québec. Le CRFMV permet ainsi aux familles de briser l’isolement. Pour cela, il faut pousser les portes du centre, oser venir sur place, en famille. Afin de découvrir l’autre. D’ailleurs, le CRFMV est installé à l’extérieur de la Base Valcartier, ce qui permet une certaine distance avec le cadre de l’armée et une discrétion bienvenue pour les familles. Dans les services offerts, une palette de choix s’offre aux membres de la communau té. Car depuis 2017, la famille fait partie de la politique de défense. La famille occupe donc une place à part. Il est vital de bien s’occuper des familles, notamment quand les militaires sont au loin. La diversité des services est es sentielle. On retrouve ainsi un secteur dédié à l’absence (avant le départ des militaires, avec par exemple la création d’une liste de vérifi cation avant le départ, et un soutien conti
Atelier lecture et coloriage pour la Saint-Patrick au CRFMV. Reading and coloring workshop for St. Patrick’s Day at the VMFRC
nuel pendant les opérations), un secteur dé dié à l’enfance (la rencontre entre très jeunes enfants et leurs parents, en préparation à la garderie, sous les yeux d’un intervenant qua lifié ; un club jeunesse ouvert à tous de 12 à 17 ans, ou encore la Coop jeunesse, pour une première expérience professionnelle) ou en core un secteur psychosocial (avec un soutien ponctuel ou un suivi plus long terme, avec une aide à la réadaptation). Qu’ils s’agissent de moments réservés aux plus jeunes ou aux adultes, il y a toujours une activité en cours au CRFMV. Et en parallèle de ces activités de groupes, des services indivi duels sont également proposés, de soutien à l’emploi, d’accompagnement, de bilan de compétences ou encore dans l’apprentissage des langues, dans le développement d’habile
tés et dans la rédaction d’un curriculum vitæ ou la préparation à une entrevue. Pour les activités de groupe, certaines sont devenues des incontournables : le groupe Bébés à bord est un lieu d’échanges et de soutien entre jeunes mamans et leurs bébés, ou l’on tisse des liens et découvre d’autres futures mamans pour se préparer toutes en semble à l’arrivée d’un bébé. D’autres ateliers viennent accompagner les militaires et leurs familles : l’atelier La vie après l’uniforme parle de la reconversion vers le monde civil et la fin d’une parenthèse de vie tandis que dans l’atelier Projet de vie, les vétérans sont accompagnés dans la cons truction d’un projet personnel ou profes sionnel, de leur implication au sein de la
Pour connaître en détail les activités et les ateliers proposés, ainsi que les horaires, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de l’organisme : https://crfmv.com/fr/
To find out more about the activities and workshops on offer, as well as the schedule, please visit our website at https://crfmv.com/en/
Valcartier Military Family Resource Centre The Valcartier Military Family Resource Centre (VMFRC) is a non-profit organization located near the Valcartier base. It is staffed by caregivers and volunteers, the vast majority of whom are from the military community, who welcome and support military personnel and their families. Since integration into the Canadian Armed Forces and life in uniform are very specific, newcomers can rely on the VMFRC, which offers a wide range of assistance to families, including employment, training and support. A community-based organization, the VMFRC is staffed by both employees and vo lunteers. Their main objective is to support military personnel and their families, as well as veterans and their families. Social services are open to everyone in the Eastern Quebec military community. The VMFRC helps families break out of their isolation. To do this, you have to push open the centre's doors, and dare to come to the centre, as a family. To discover others. In fact, the VMFRC is located outside the Base Val cartier, providing a certain distance from the military environment and a welcome measure of discretion for families. Community members can choose from a wide range of services. Since 2017, the family has been part of defence policy. The family therefore occupies a special place. It's vital to
take good care of families, especially when mi litary personnel are away. Diversity of services is essential. These include a sector dedicated to absence (before the departure of military personnel, with, for example, the creation of a pre-departure checklist, and ongoing sup port during operations), a sector dedicated to childhood (the meeting of very young children and their parents, in preparation for daycare, under the watchful eye of a qualified caregi ver ; a youth club open to everyone aged 12 to 17, or the Coop jeunesse, for a first professio nal experience) or a psychosocial sector (with one-off support or longer-term follow-up, in cluding rehabilitation assistance). Whether it's for youngsters or adults, there's always something going on at the VMFRC. And alongside these group activities, individual services are also offered, including employ ment support, coaching, skills assessment, language learning, skills development, resu me writing and interview preparation. As for group activities, some have become a must: the Bébés à bord group is a place of ex change and support between young mothers and their babies, where we forge links and discover other future mothers to prepare to gether for the arrival of a baby. Other workshops offer support to military personnel and their families: the Life After Uniform workshop deals with the transition to the civilian world and the end of a parenthesis in life, while the Life Project workshop helps
Le CRFMV permet aux enfants et aux parents de se retrouver pour des ateliers thématiques ou juste pour échanger. The VMFRC allows children and parents to come together for thematic workshops or just to discuss. Photo : CRFMV / VMFRC
veterans build a personal or professional pro ject, get involved in the community or set up a more specific project. The Enfin, c'est mon tour! workshop focuses on military spouses, who can develop their professional vision, ac companied by a guidance counsellor. There are also workshops for younger chil dren, such as Alone in safety, for the 6 to 12 age group, during which children learn good be haviour and safety rules when they are alone
at home, but also when they are out and about (in parks, for example) or on the move (on their way home from school or with friends). There are also gathering activities organi zed by volunteers to welcome families, help them integrate and connect them with their peers and the wider community and its servi ces. These include Dadfest and Military Family Appreciation Day. The Centre opens its doors to all for these family occasions!
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SIA : 15516712
SIA : 17541190
Pour les plus exigeants. Superbe plain-pied flambant neuf avec garage attaché (26x30)signer Mario Venne. Air ouverte avec cuisine moderne doté d’un magnifique garde-manger walk-in, ilot et comptoir en granite, foyer combustion lente au salon, 4 CAC dont 2 à l’étage, 2 salle de bains complète, la pièce de résistance étant cette grandiose terrasse couverte (34x14) qui donne une vue époustouflante, beacoup de rangement. Cette maison est situé dans un des plus beau quartier de la région de Québec et une qualité de vie exceptionnelle, 4 minutes de la base de Valcartier. À voir absolument!
SHANNON
392 - 394, ch. de Gosford
SIA : 27063428
À qui la chance! Maison à étage sur grand terrain de plus de 8400 p2, idéale pour la famille, la propriété offre 5 chambres à coucher dont 3 sur le même étage, 2 salles de bains, 1 salle d’eau, de belles divisions à aire ouverte. Excellente opportunité à ce prix. Demandez votre visite ! Vente sans garantie légale de qualité, aux risques et périls de l’acheteur.
Évaluation marchande
GRATUITE
SIA : 11700348
Une Rareté à Shannon! propriété 2016 de type bi-génération avec garage, une construction de qualité (armoire merisier, fenêtres triple verres, douche céramique +++). Avec son grand terrain boisée et sa piscine hors-terre cette propriété vous offre tranquillité et espaces pour toute la famille. La partie principale offres 3 chambres , 1 salle de bain ainsi qu’une salle d’eau. Le logement un beau 3 1/2 louer actuellement 1000$/par mois. Situé à 5 minutes de la base Valcartier !
*Service bilingue | Bilingual services*
Participant au service de relogement BGRS des FAC Fiers de servir les membres de la communauté militaire