No convention : 40012192
VOL. 52 / N° 09
Février | February 2024
MISSIONS À HAUT RISQUE HIGH-RISK MISSIONS
ET AUSSI | AND ALSO Exercices CURRENT RAPTOR 24 & TIREUR BLANC • Trois jours de fête à Kuujjuaq • 24 h avec la Promotion de la Santé Exercises CURRENT RAPTOR 24 & TIREUR BLANC • Three Days of Festivities in Kuujjuaq • 24 hours with Health Promotion
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Photo : Cpl Marc-André Leclerc, Section Imagerie | Imagery Section, Valcartier
JOURNAL | NEWSPAPER
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FÉVRIER | FEBRUARY 2024 • ADSUM
SOMMAIRE | SUMMARY P. 3
P. 8
P. 13
P. 18
Éditorial : Mise à jour sur la grève des SBMFC en Ontario et au Québec Editorial: Update on the CFMWS strike in Ontario and Quebec
EX TIREUR BLANC : Les tireurs d’élite en action! EX TIREUR BLANC: Snipers in action!
Nouvelle mascotte de l’Aviation royale canadienne The Royal Canadian Air Force's New Mascot
P. 9
P. 14-15
Ex SAPEUR INVINCIBLE 23 Ex SAPEUR INVINCIBLE 23
24 h avec la Promotion de la santé 24 hours with Health Promotion
VALCARTIER VUE PAR ... Estrëya Bolduc, coordonnatrice soutien général, Gestion PSP VALCARTIER AS SEEN BY... Estrëya Bolduc, PSP General Management Support Coordinator
P. 4-5 Ex OPÉRATEUR BLANC : Opérateurs NEM, profession à haut risque Ex OPÉRATEUR BLANC: EOD Operators, a high-risk profession
Trois jours de fête à Kuujjuaq Three Days of Festivities in Kuujjuaq
P. 6-7
P. 11
CURRENT RAPTOR 2401 : Entraînement entre alliés au guidage aérien tactique avancé CURRENT RAPTOR 2401: Allied training in advanced tactical air guidance
P. 10-11
Jean Cauchy fête son 100e anniversaire! Jean Cauchy celebrates his 100th birthday!
P. 12 Journée Bell Cause pour la cause Bell Let's Talk Day
P. 16 MATÉRIEL : Le SSVBLRECO, le blindé léger dédié à la surveillance MATERIAL: The LRSS, the light-armoured vehicle dedicated to surveillance
P. 17 HISTOIRE : L’opération Jubilee – Le Raid de Dieppe HISTORY: Operation Jubilee – The Dieppe Raid
P. 19 C'EST QUOI... La Gestion PSP WHAT'S THIS... PSP Management
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A DS UM • FÉVRIER | FEBRUARY 2024
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ÉDITORIAL | EDITORIAL
Mise à jour sur la grève des SBMFC en Ontario et au Québec Vous avez tous pu de près ou de loin remarquer le mouvement de grève des employés des Services de bien-être et moral des Forces canadiennes (SBMFC) dont font partie les Programmes de soutien du personnel (PSP), CANEX, SISIP et Finances FNP. Ce mouvement a eu et a encore des répercussions sur vos activités et même parfois sur vos déplacements. Il faut tout d’abord savoir que le mouvement a été déclenché par les employés de CAT I, c’est-à-dire les employés syndiqués et non les cadres ou les superviseurs. Bien qu’étant des employés des Fonds non publics, ils font partie d’un syndicat affilié à l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC)/ Union des employés de la Défense nationale (UEDN). Le mouvement entame actuellement la quatrième semaine de grève, et les équipes de cadres et de superviseurs s’efforcent toujours de continuer à offrir la majorité des services. Le moment est donc venu de faire le point sur l’état de la situation. Le mieux est de reprendre le message en date du 5 février de M. Ian Poulter, Chef de la direction des SBMFC : ‘‘… Le 12 janvier, les négociations ont été rompues à la table des négociations avec six agents de négociation locaux et la grève a commencé le 15 janvier. Depuis, nous avons fait preuve d’ouverture et de transparence quant à notre volonté de revenir à la table des négociations à tout moment. Nous restons préoccupés par le bien-être de notre personnel, tant sur le piquet de grève que sur les lieux de travail. Nous sommes conscients et préoccupés par les incivilités survenues à Saint-Jean, à Valcartier, à Kingston et au QG, où le piquetage a pris une tournure conflictuelle ou illégale. Lorsque des grévistes et non-grévistes sont devenus agressifs, nous avons fait appel aux forces policières pour calmer les esprits. Nous saluons sincèrement le travail des policiers, qui désamorcent les situations peu sécuritaires et potentiellement dangereuses lors du piquetage des grévistes. Certaines bases et escadres ainsi que le quartier général avaient répondu aux besoins des grévistes en leur
permettant de se stationner sur place et d’avoir des abris où se réchauffer. Ces permissions ont été retirées lorsque des gestes moins pacifiques ou illégaux se sont produits. Comme vous le savez, à titre d’organisation à vocation sociale, les SBMFC et le Personnel des fonds non publics, Forces canadiennes ne reçoivent qu’une faible portion de leur financement de la part de l’État et doivent générer eux-mêmes des revenus pour assurer leur fonctionnement. Vu la situation économi que actuelle, le taux d’inflation et d’autres défis qui entravent notre capacité à générer des revenus pour soutenir nos activités, nous n’avons pas les moyens d’accéder aux demandes du syndicat au-delà de ce que nous offrons. Notre offre est assez proche des recommandations de la commission de l’intérêt public pour chacune des six localités. De plus, nous avons négocié avec succès des conventions collectives avec plusieurs autres unités de négociation, et tout récemment – pendant la grève – avec les TUAC à Halifax et à Moose Jaw, ce qui indique que notre offre est juste et raisonnable. Le nombre de syndicats ayant conclu une entente dépasse désormais celui des syndicats en grève. Sachez que nous reconnaissons et soutenons le droit des grévistes à exercer leur droit de grève en tant que Canadiens et Canadiennes. Pour nos employées et employés non syndiqués qui continuent à servir la communauté militaire, je suis au courant du travail supplémentaire que vous avez assumé et combien les confrontations sont difficiles lorsqu’il s’agit d’avoir accès au lieu de travail. Vos efforts et votre patience ne passent pas inaperçus…’’ Il est enfin important d'être conscient que le mouvement cessera un jour et qu’il faudra faire la part des choses. Les relations bâties, construites et établies au fil des années, doivent continuer pour le bien des membres des Forces armées canadiennes, de leurs familles et de la communauté. Pierre-Georges Detraz Gestionnaire supérieur adjoint, PSP Valcartier
Boisé Le
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You may all have noticed the strike action by employees of Canadian Forces Morale and Welfare Services (CFMWS ), which includes Personnel Support Programs (PSP), CANEX, SISIP and NPF Finances. This movement has had and continues to have repercussions on your activities, and sometimes even on your travels. First of all, it's important to know that the strike was triggered by Category I employees, i.e., unionized employees who are not managers or supervisors. Although they are NonPublic Fund (NPF) employees, they belong to a union affiliated with the Public Service Alliance of Canada (PSAC) / Union of National Defence Employees (UNDE). The strike is now in its fourth week and our management and supervisory teams continue to strive to deliver the majority of our services. The time has come to take stock of the situation. It is best to quote the message dated February 5 from Mr Ian Poulter, Chief Executive Officer of CFMWS: “…On 12 January, negotiations broke down at the bargaining table with six local bargaining agents and strike action began on 15 January. Since then, we have been open and transparent about our willingness to return to the bargaining table at any time. We remain concerned about the welfare of our people - both on the picket line and at work. We are aware and concerned about confrontational incidents in St-Jean, Valcartier, Kingston and at HQ where picketing became unpeaceful or unlawful. Where picketers and non-picketers became aggressive, we sought police intervention to calm tempers and actions. We sincerely appreciate police efforts to mitigate any unsafe and potentially dangerous situations during employee picketing. Some Bases and Wings as well as HQ had been accommodating striking employees with parking on-site and the ability to have warming sites. Those accommodations have been removed where unpeaceful or unlawful actions have occurred.
As you know, as a social enterprise, CFMWS and Non-public fund personnel, Canadian Forces receive only a small part of its funding through public funding and must self-generate revenues to sustain operations. Given current economic conditions, the rate of inflation, and other challenges which hamper our ability to generate revenue to sustain operations, there is no additional funding available to meet the union’s demands beyond what we have offered. Our offer is not far off from the respective Public Interest Commission’s recommendations for each of the six bases. That said, we have successfully negotiated collective agreements with several other bargaining units and most recently, during the strike, with UFCW in Halifax and Moose Jaw – giving us an indication that what we have offered is fair and reasonable. The number of unions that have settled now exceeds those on strike. Please know that we recognize and support the right of the striking employees to exercise their right to strike as Canadians. For our non-union employees who continue to Serve Those Who Serve, I know how much additional work you have taken on and how difficult confrontations are in trying to enter the workplace. We appreciate your efforts and your forbearance… ». Finally, it's important to be aware that the movement will eventually come to an end, and that we'll have to keep things in perspective. The relationships built, constructed and established over the years must continue for the ultimate good of Canadian Armed Forces members, their families and the community. Pierre-Georges Detraz Deputy Manager, PSP Valcartier
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Update on the CFMWS strike in Ontario and Quebec
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FÉVRIER | FEBRUARY 2024 • ADSUM
Photo : Cpl Marc-André Leclerc, Section Imagerie | Imaging Section, Valcartier
EX OPÉRATEUR BLANC
Ce militaire du 5 RGC porte sa tenue de protection NEM lors d'un exerice de déminage. This soldier from the 5 CER wears his EOD protective outfit during a mine clearance exercise.
OPÉRATEURS NEM, PROFESSION À HAUT RISQUE Fin janvier, sur une dizaine de jours, le 5e Régiment du génie de combat (5 RGC) a conduit un important exercice, appelé OPÉRATEUR BLANC. Dédié aux missions de déminages, il s’est tenu en relation avec les forces de la Sûreté du Québec dans plusieurs bâtiments et lieux à travers la Capitale-Nationale et la Base Valcartier. L’Adsum a suivi l’une des équipes de déminage! Le rendez-vous est donné le 25 janvier. Les membres de la NEM 1 (neutralisation des explosifs et munitions) se retrouvent devant une maison du quartier Saint-Foy, à Québec. Rien ne laisse imaginer que dans cette habitation, qui a été expropriée par la ville de Québec, une équipe de terroristes a été appréhendée avec des explosifs. Car c’est le point de départ (fictif) de l'exercice du jour : après avoir arrêté les terroristes, les forces de police ont demandé un soutien aux Forces armées canadiennes (FAC) pour l’envoi d’une équipe de déminage. C’est la NEM 1 qui se présente, une équipe de trois militaires spécialisés. Le secteur est sécurisé par la police. Avant même de rentrer, les militaires du 5 RGC s’installent sur place. Dans leur remor que, les militaires ont tout l’équipement nécessaire pour la réussite de leurs missions. Et notamment deux robots spécialisés, dont un petit robot de type tEODor Explosive Ordnance, qui est envoyé en premier. Il se déplace difficilement dans la neige, mais bien plus facilement dans la maison. Lorsque le robot pénètre l’habitation, l’équipe de NEM 1 suit et dirige le robot via des commandes (et des écrans) installées dans la remorque. À l'inté rieur, pas d'eau, pas d'électricité… avec sa
seule lumière, le robot évolue dans une obscurité presque totale. Très vite, plusieurs points d’importance sont visibles : durant ce tour de la maison, les principales choses sont notées par l’équipe. Dans une pièce, les démineurs reconnaissant un laboratoire de fabrication d'engins explosifs. Et dans celle d’à-côté, c’est un atelier d'assemblage qui est installé. Ce sont les forces de sécurité de la Sûreté du Québec qui ont organisé toute cette mise en scène (dans le même temps, des membres du 5 RGC ont fait de même à d’autres endroits pour les policiers). Mais tout ne peut pas être vu : une fois le premier tour déployé, que chaque endroit est au maximum scruté, que chaque détail est noté grâce à l'une des caméras installées sur le robot (y compris une au bout d'un bras télescopique), il reste nécessaire que l'humain prenne la suite de la machine : l'un des membres de l'équipe de NEM 1 s'équipe avec une caméra, une lampe et met des gants. Il faut dire que certaines choses interpellent les militaires, notamment la présence de balles de pingpong dans un bocal.
ÉTUDIER AVANT DE NEUTRALISER Une fois arrivé en bas, le militaire va scruter chaque recoin de la maison, une nouvelle fois. C’est un véritable travail de chirurgie. Devant lui, le démineur voit des fils électriques, des tubes en acier, les fameuses balles de ping-pong ou encore des cylindres gradués. Mais le militaire continue son tour, ouvrant les placards, cherchant derrière les portes. Et avec raison : dans la pièce du fond, il aperçoit, caché derrière une planche abîmée, ce qui semble être un engin explosif. C'est le point
à traiter avant toute chose, du fait du danger qui l’entoure. L'opérateur NEM remonte après avoir étudié avec précaution l’enfin. Il s'entretient avec son équipe : c'est bien un engin potentiellement explosif, mais il n'est pas «branché», il «n’a pas de batterie». Mais la dangerosité est bien présente, alors le robot est utilisé de nouveau pour s'approcher et vérifier les diffé rents points chauds photographiés par le militaire qui est descendu. En parallèle de ce travail, la hiérarchie militaire du 5 RGC est tenue au courant des différentes évolutions et du plan de match que l’équipe de NEM désire mettre en place. La première manipulation de l’engin explo sif est faite à l’aide du robot. Comme l’engin est potentiellement explosif, même s’il n’a pas de batterie, l’équipe fait très attention. Mais rapidement, il est finalement décidé de changer de manière de faire. Les militaires sor tent la Source, un appareil de photographie à rayons X de très haute capacité, qui est capable de vérifier l’intégrité de l’engin explosif, de découvrir sa composition. Il s’agit ni plus ni moins que d’une photographie de très haute qualité, réalisée à l’aide de pulsations. Avec un objectif : est-ce qu’il y a des traces d’explosifs, est-ce qu’il y a un danger? L’impression numérique se fait sur un film, qui est placé derrière l’engin … de l’autre côté du mur. Le militaire prend beaucoup de précautions. Lors de la prise du cliché, il faut quitter la scène, les pulsations de rayons X étant importantes. Une fois les clichés pris, le militaire remonte avec son film. Une machine spécifique qui permet de lire le cliché est disponible dans la remorque de l’équipe de NEM.
Immédiatement, l’équipe peut savoir la nature réelle de ce qu’elle a face à elle. Dans ce cas-là, le danger est écarté. L’engin ne contient pas d’explosifs. L’équipe peut débuter un travail de déminage directement dans la maison, les objets dangereux ou con sidérés comme dangereux. Et un long travail de tri, de vérification et de mise en sécurité des différents éléments récoltés.
UN EXERCICE GLOBAL L’Exercice OPÉRATEUR BLANC s’est déroulé à partir du 23 janvier. Si les deux premiers jours ont été dédiés à la préparation du matériel, des véhicules et des missions, les exercices vont réellement débuter le 24 janvier, et ce jusqu'au 1er février. Au menu, un programme très riche, varié et exigeant. Les démineurs et les équipes du 5 RGC vont alterner plusieurs missions durant cette dizaine de jours. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les exercices auxquels ils sont confrontés sont nombreux … et variés! Si certaines missions sont classiques (comme celle couverte par le journaliste de l’Adsum, la présence d’un colis suspect au Musée des Plaines d'Abraham ou le démantèlement d'un laboratoire clandestin), certaines sont bien plus surprenantes : désamorçage dans une véritable usine chimique désaffectée, réponse à une menace aérienne et à une menace en sous-terrain, intervention sur un colis suspect ... sur le traversier et même des scé narios qui se déroulent dans un aéroport ou … au Colisée Pepsi.
A DS UM • FÉVRIER | FEBRUARY 2024
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EOD OPERATORS, A HIGH-RISK PROFESSION At the end of January, over a period of ten days, the 5 Combat Engineer Regiment (5 CER) conducted a major exercise called OPÉRATEUR BLANC. Dedicated to demining missions, it was held in conjunction with Sûreté du Québec forces in several buildings and locations across the Capitale-Nationale region and Base Valcartier. ADSUM followed one of the clearance teams! The rendez-vous is set for January 25. The members of EOD 1 (Explosive Ordnance Disposal) meet in front of a house in the SaintFoy district of Quebec City. There is nothing to suggest that a team of terrorists has been apprehended with explosives in this house, which has been seized by Quebec City. This is the (fictitious) starting point for today's exercise: having apprehended the terrorists, the police force requests support from the Cana dian Armed Forces to send in a bomb disposal team. EOD 1 shows up, a team of three spe cialized soldiers. The area is secured by the police. Even before returning, the men of 5 CER set up on site. In their trailer, the soldiers have all the equipment they need to succeed in their missions. This includes two specialized robots, including a small tEODor Explosive
Ordnance robot, which is sent out first. It has difficulty getting around in the snow, but is much easier in the house. When the robot enters the house, the EOD 1 team follows and directs the robot via controls (and screens) installed in the trailer. Inside, no water, no electricity... with only its light, the robot moves in almost total darkness. Soon, several important points become visible: during this tour of the house, the most important things are noted by the team. In one room, the bomb squad recognizes an explosive device laboratory. And in the next room, an assembly workshop is installed. It was the Sûreté du Québec security forces who organized the whole staging operation (at the same time, members of the 5 CER did the same in other locations for the police). But not everything can be seen: once the first round has been deployed, every location scrutinized to the max, every detail noted thanks to one of the cameras installed on the robot (including one at the end of a telescopic arm), it remains necessary for the human to take over from the machine: one of the members of the EOD 1 team equips himself with a camera, a lamp and puts on gloves. There are a few things that catch the mili tary's eye, not least the presence of ping-pong balls in a jar.
Un membre de l'équipe EOD 1 est photographié lors de son premier passage dans la maison. Devant lui, une cuisine, avec des réchauds. Et les fameuses balles de ping-pong. A member of the EOD 1 team is photographed during his first visit to the house. In front of him, a kitchen, with stoves. And the famous ping-pong balls. Photos : Adsum
L'équipe EOD 1 se rassemble autour du système de contrôle du robot tEODor. Deux écrans, chacun pour une caméra, permettent d'étudier les environs. L'attention des démineurs porte sur des éléments, posés sur un comptoir, juste devant le robot. The EOD 1 team gathers around the tEODor robot control system. Two screens, one for each camera, allow you to study the surroundings. The EOD operator attention focuses on elements placed on a counter, just in front of the robot.
STUDY BEFORE NEUTRALIZING Once downstairs, the soldiers examine every nook and cranny of the house once more. It's a real surgical job. In front of him, the EOD operator sees electrical wires, steel tubes, the famous ping pong balls and messuring cylin dres. But the soldier continues his tour, opening cupboards and looking behind doors. And with good reason: in the back room, hidden behind a damaged board, he spots what appears to be an explosive device. It's the first thing to go, given the danger all around. The EOD operator climbs back up after carefully studying the situation. He confers with his team: it's indeed a potentially explo sive device, but it's not "plugged in", it "doesn't have a battery". But it is still dangerous, so the robot is used again to get closer and check out the various hot spots photographed by the soldier who came down. In parallel with this work, the military hierarchy of the 5 CER is kept informed of the various developments and the game plan that the EOD team wishes to implement. The explosive device is first handled by the robot. As the device is potentially explosive, even though it has no battery, the team is very careful. But it's not long before they decide to change tack. The military brings out the Source, a high-capacity X-ray camera capable of verifying the integrity of the explosive device and discovering its composition. It is nothing less than a very high quality photograph, taken with the aid of pulses. The objective is: are there any traces of explosives, is there any danger? The digital print is made on a film, which is placed behind the device ... on the other side
of the wall. The soldier takes great care. When taking the picture, you have to leave the scene, as the X-ray pulses are very strong. Once the shots have been taken, the soldier returns with his film. A special machine for reading the film is available in the EOD team's trailer! Immediately, the team knows the real nature of what they're facing. In this case, the danger is over. The device contains no explosives. The team can start clearing the house of dangerous objects, or those considered dangerous. And a long job of sorting, checking and securing the various items collected.
A GLOBAL EXERCISE Exercise OPÉRATEUR BLANC began on January 23. While the first two days were devo ted to preparing equipment, vehicles and missions, the exercise really got underway on January 24, and continued until February 1st. On the menu: a rich, varied and demanding program. The EOD operators of the 5 CER will be alternating several missions over the next ten days. And the least we can say is that the chal lenges they face are numerous... While some missions are classic (such as the one covered by the ADSUM journalist, the presence of a suspicious package at the Plains of Abraham Museum or the dismantling of a clandestine laboratory), others are far more surprising: defusing a real disused chemical plant, responding to an airborne threat and an underground threat, responding to a suspicious package, on the ferry and even scenarios that take place in an airport or at the Colisée Pepsi.
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FÉVRIER | FEBRUARY 2024 • ADSUM
CURRENT RAPTOR 2401
Entraînement entre alliés au guidage aérien tactique avancé Le 9 février dernier s’est tenu dans les secteurs d’entraînements de la Base Valcartier, une partie de l’exercice CURRENT RAPTOR. L’exercice, qui s’est déroulé avec d’impressionnants moyens aériens, a permis de maintenir et de conserver la qualification Contrôleurs interarmées de la finale de l’attaque (CIFA) au sein du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC). La seconde partie s’est déroulée à Bagotville. L’Adsum était présent sur place avec ces militaires ultraspécialisés. Pas d’explosions en vue, mais deux AlphaJets qui multiplient leurs passages au-dessus de cette vallée dans les secteurs d’entraînement. Leur mission? Larguer des bombes de pratiques directement en relation avec les CIFA au sol. Ces derniers passent chacun leur tour, afin de confirmer leurs aptitudes. Malgré un report de cet exercice conjoint de quelques jours à cause d’un changement d’horaires dans les CTSE, l’exercice, qui s’est déroulé dans le nord des secteurs d’entraînement, à l’impact Liri, est un succès total. Il faut dire que les militaires ne sont pas venus les mains vides : plusieurs kilos de matériel, dont plusieurs systèmes de communication radio, d’un télémètre laser, d’un pointeur à infrarouge, d’équipements thermiques pour la vision nocturne ainsi que du matériel numérique (notamment des ordinateurs portables et des logiciels spécifiques). Et surtout, un laser, nécessaire pour désigner les cibles au sol. Ce Laser Target Designator permet au CIFA de désigner les cibles aux avions de combat. Dans le cadre de munitions guidées, le laser est pointé sur la cible par le CIFA : le pilote de l’avion n’a plus qu’à déclencher le tir de la bombe, qui va suivre le laser en suivant la fréquence du laser. Autrement, le sniper pod de l’avion (un système vidéo) va directement acquérir la fréquence laser et atteindre luimême la cible. En fonction de la situation, les deux possibilités existent. Elles ont d’ailleurs été testées par les militaires présents. Car au sol, les militaires de Valcartier sont associés à des militaires d’autres unités, du 2e Régiment, Royal Canadian Horse Artillery et trois militai Le sergent Alexis Doelle, contrôleur interarmées de la finale de l'attaque (CIFA) au sein du 2e Régiment, Royal Canadian Horse Artillery, surveille une route lors de l’exercice Current Raptor, dans les secteurs d’entraînement de la Base Valcartier, le 5 février 2024. Sergeant Alexis Doelle, Joint Terminal Attack Controller (JTAC) with the 2nd Regiment, Royal Canadian Horse Artillery, monitors a route during Exercise Current Raptor, in the training areas of Base Valcartier, on February 5, 2024. Photo : Cpl Marc-André Leclerc, Section Imagerie | Imaging Section, Valcartier
res américains du 20th Air Support Operations Squadron de Fort Drum, dans l’État de New York. Une fois l’exercice achevé, les AlphaJet sont retournés vers Bagotville. S’ils ont été produits par la firme française Dornier et majoritairement utilisés en Europe, les avions utilisés début février sont la propriété de l’entreprise Top Aces, qui a fourni ces appareils. Il faut dire que cette compétence est essen tielle : le CIFA est un militaire déployé au sol, au contact de l'ennemi, qui a pour mission de diriger les frappes aériennes canadiennes ou alliées qui vont permettre soit de repousser les assauts ennemis, soit de venir au secours de membres de forces alliées qui seraient pris au piège. Le CIFA garde ainsi un lien constant
Devant ce CIFA, positionné sur la caisse, on aperçoit le système de visée laser. In front of this JTAC, positioned on the box, you can see the laser sighting system. Photo : Adsum
avec les avions : il est le lien entre les forces au sol et le précieux soutien aérien. Pour être CIFA, pas nécessairement besoin d’appartenir au 5e Régiment d'artillerie légère du Canada : cette spécialisation est ouverte à toutes et tous, peu importe le métier de combat (artille rie, arme blindée, génie, etc.). Très exigeante, cette spécialisation doit nécessaire être revue tous les six mois (le dernier a eu lieu en août dernier). À chaque fois, CURRENT RAPTOR se déroule en deux parties, la première à Valcartier. Et la seconde à Bagotville. Mais la seconde partie s’est déroulée à sec (c’est-à-dire sans tir réel) au-dessus des villes de Saguenay et Sainte-Rose-duNord. Même si l’exercice a été limité. car sans tir réel, la seconde partie de CURRENT RAPTOR 2401 reste essentielle : les regroupements urbains sont beaucoup plus réalistes de la réalité actuelle des conflits. Les CIFA sont ainsi plus régulièrement soumis à des types de situation en milieu urbain qu’au milieu d’une forêt.
A DS UM • FÉVRIER | FEBRUARY 2024
CURRENT RAPTOR 2401
Allied training in advanced tactical air guidance On February 9, part of Exercise CURRENT RAPTOR was held in the training areas of Base Valcartier. The exercise, which involved impressive airborne resources, enabled the 5th Canadian Mechanized Brigade Group to maintain and retain its Joint Terminal Attack Controller (JTAC) qualification. The second part took place in Bagotville. ADSUM was on site with these ultra-specialized soldiers. No explosions in sight, but two AlphaJets that make several passes over this valley of training sectors. Their mission? Drop practice bombs in direct liaison with the JTACs on the ground. The latter take it in turns to confirm their skills. Despite this joint exercise being postponed by a few days due to a change in Range and Training Area schedules, the exercise, which took place in the north of the trai ning sectors, at Liri Impact, was a complete
success. The soldiers certainly did not come empty-handed: several kilos of equipment, including several radio communication systems, a laser rangefinder, an infrared pointer, thermal equipment for night vision, as well as digital equipment (including laptops and spe cific software). And above all, a laser, needed to designate targets on the ground. This Laser Target Designator enables the JTAC to designate targets for combat aircraft. In the case of guided munitions, the laser is pointed at the target by the JTAC: all the aircraft pilot has to do is fire the bomb, which will follow the laser at the laser frequency. Alternatively, the aircraft's sniper pod (a video system) will directly acquire the laser frequency and hit the target itself. Depending on the situation, both possibilities exist. Both were tested by the military personnel present. On the ground, the Valcartier soldiers were joi ned by soldiers from other units, the 2nd Re-
giment, Royal Canadian Horse Artillery and three American soldiers from the 20th Air Support Operations Squadron at Fort Drum, New York. On completion of the exercise, the AlphaJets returned to Bagotville. Although they were produced by the French firm Dornier and used mainly in Europe, the aircraft used in early February are the property of Top Aces, the company that supplied them. It has to be said that this skill is essential: the JTAC is a soldier deployed on the ground, in contact with the enemy, whose mission is to direct Canadian or allied air strikes that will either repel enemy assaults, or come to the rescue of members of allied forces who may be trapped. The JTAC thus maintains a constant link with the aircraft: they are the link between the forces on the ground and the precious air support. To be a JTAC, you don't necessarily have to be a member of 5e Régiment d'artillerie légère du Canada: this
Le caporal-chef Marc Girard et le capitaine Marc-Alexandre Pageau, contrôleurs interarmées de la finale de l'attaque (CIFA), font de l’observation lors de l’exercice CURRENT RAPTOR, dans les secteurs d’entraînement de la Base Valcartier, le 5 février 2024. Master Corporal Marc Girard and Captain Marc-Alexandre Pageau, Joint Terminal Attack Controllers (JTAC), observe during Exercise CURRENT RAPTOR, in the training areas of Base Valcartier, February 5, 2024. Photos : Cpl Marc-André Leclerc, Section Imagerie | Imagery Section, Valcartier
specialization is open to everyone, whatever their combat trade (artillery, armoured wea pons, engineers, etc.). Highly demanding, this specialization has to be reviewed every six months (the last one took place last August). Each time, CURRENT RAPTOR takes place in two parts, the first at Valcartier. And the second at Bagotville. But the second part took place over the towns of Saguenay and Sainte-Rose-du-Nord. Even if the exercise was limited because it did not involve live fire, the second part of CURRENT RAPTOR 2401 remains essential: urban operations are much more realistic in today's con flicts. JTACs are more regularly exposed to urban situations than to forest situations.
Votre sourire est notre spécialité
Dr Sylvain Chamberland • Spécialiste en orthodontie
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FÉVRIER | FEBRUARY 2024 • ADSUM
EX TIREUR BLANC
LES TIREURS D’ÉLITE EN ACTION!
Les tireurs d'élite du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada se sont déployés sur l'Exercice TIREUR BLANC, aux alentours de Thetford Mines en ChaudièreAppalaches, entre le 5 et 9 février dernier. Ce exercice avait pour objectif de conduire un entraînement de maintien des compétences en contexte hivernal. La portion tactique autour de laquelle s’articulait cet entraînement constituait en une succession de tâches au niveau de peloton. 2e BATAILLON, ROYAL 22e RÉGIMENT
Pendant les trois premiers jours, ce sont dix-huit militaires qui ont participé à l'exercice TIREUR BLANC. Ils étaient issus des 2e et 3e Bataillons, Royal 22ᵉ Régiment. Ils ont été employés en support aux autorités policières locales, et ce afin de définir puis de neutraliser une hypothétique force ennemie. Ces tâches qui ont pris place sur plusieurs installations minières et zones industrielles des villes avoisinantes. Ces lieux impliquaient
entre autres des insertions par rappel héliporté ou par convoi de véhicules banalisés. Mais également l'utilisation de zones boisées et / ou montagneuses pour les déplacements à pied et la capacité à opérer depuis des postes d'observation, tout en conservant une passation claire des informations entre les équipes sur le terrain et la chaîne de commandement. Enfin, les équipes ont également travaillé sur la prise d’assaut de différents bâtiments, avec tir à blanc. Mais également avec des engagements longue portée à tir réel. Le jeudi 8 février a par la suite été consacré à tirer avantage des imposantes mines du secteur de Thetford Mines, en permettant aux participants d'y pratiquer des infiltrations : les militaires ont notamment dû faire se hisser via une escalade de glace, mais également via une escalade sur terrain mixte, pour la durée de la journée. L'exercice TIREUR BLANC, en ayant joint les forces de deux unités afin de créer un peloton complet, a permis un entraînement standardisé pour les tireurs d'élite de la Brigade. Mais également un partage des connaissances.
Camouflés, ces deux tireurs d'élite patientent, dans l'attente du moment du tir. Camouflaged, these two snipers wait, waiting for the moment to shoot. Photo : 2 R22eR
SNIPERS IN ACTION!
Between February 5 and 9, snipers from 5 CMBG deployed on Exercise TIREUR BLANC, near Thetford Mines in the Chaudière-Appalaches region. The aim of this exercise was to conduct winter skills maintenance training. The tactical portion of the training consisted of a succession of tasks at platoon level. 2nd BATTALION, ROYAL 22e RÉGIMENT
During the first three days, eighteen soldiers took part in Exercise TIREUR BLANC. They came from the 2nd and 3rd Battalions of the Royal 22e Régiment. They were employed in support of local police authorities, to identify and neutralize a hypothetical enemy force. These tasks took place at several mining installations and industrial zones in nearby towns. These locations involved, among other things, insertions by helicopter or convoy of
unmarked vehicles. But also the use of wooded and/or mountainous areas for displacement on foot and the ability to operate from observation posts, while maintaining a clear flow of information between teams in the field and the chain of command. Finally, the teams also worked on the assault of various buildings, with blank firing. But also with longrange live-fire engagements. Thursday, February 8 was then devoted to taking advantage of the imposing mines in the Thetford Mines area, allowing participants to practise infiltration: the soldiers had to pull themselves up via an ice climb, but also via a climb on mixed terrain, for the duration of the day. Exercise TIREUR BLANC, by joining forces with two units to create a complete platoon, provided standardized training for the Brigade's snipers. But also to share knowledge.
Le caporal-chef Pascal Poulin travaille au Bureau d'aide des Services corporatifs depuis près de 18 mois. Master Corporal Pascal Poulin has been working at the Corporate Services Help Desk for almost 18 months. Photo : Cpl Kelly-Ann Lepage, Section Imagerie | Imaging Section, Valcartier
Pascal Poulin se plaît dans son nouvel environnement Je suis le caporal-chef Pascal Poulin et, depuis le 1er août 2022, je travaille au sein des Services corporatifs du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada (GS 2 Div CA). Au cours de cette période, j'ai eu la chance de travailler sur plusieurs projets passionnants et j'ai pu acquérir de précieuses compétences dans le processus d’aide aux membres du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) quant à la réalisation de leurs réclamations. Ce qui me rend particulièrement fier, c’est le résultat que notre équipe a obtenu dans la progression de l’autonomie réalisée par les membres assistés. Cette réussite a un impact majeur sur la fiabilité du processus de règlement des réclamations en réduisant considérablement le taux d’erreurs lors de la véri fication après paiement et en augmentant l’efficience de nos administrateurs de services financiers. J’ai également contribué à donner de la formation au sein des différentes unités du 5 GBMC, et également aux commis de combat, qui sont des membres essentiels au bon fonctionnement du bureau d’aide. En dehors du travail, je suis un passionné de hockey et un grand adepte de vélo. Ces sports m'ont permis de développer mes aptitudes pour ultimement faire partie de l’équipe d’hockey des vétérans de la Base Valcartier. Je suis persuadé que ma passion pour le sport a également contribué de façon bénéfique autant à mon efficacité au travail qu’à mon développement professionnel.
Je suis enthousiaste à l'idée de continuer à travailler pour les Services corporatifs et ainsi contribuer davantage à ses succès. Je suis toujours à la recherche d'opportunités pour acquérir de nouvelles compétences afin d’aider mon unité à atteindre son mandat. Je suis fier de faire partie de cette grande famille du GS 2 Div CA.
Qu’est-ce que les Services corporatifs? Les Services corporatifs (Svc Corp) sont une unité au sein de la grande équipe qu’est le GS 2 Div CA. Les Svc Corp fournissent le soutien de base des services financiers à toutes les unités et entités intégrées et hébergées de la 2 Div CA/FOI (Est) dans sa zone de responsabilité afin de leur permettre d’exceller dans leurs missions.
What is Corporate Services? Corporate Services (Svc Corp) is a unit within the larger team that is the 2 CDSG. Svc Corp provides basic financial services support to all integrated and hosted units and entities of 2 CDSG/JTFE in its area of responsibility, enabling them to excel in their missions.
Pascal Poulin is enjoying his new environment My name is Master Corporal Pascal Poulin and, since August 1, 2022, I have been working in the Corporate Services Department of 2 Canadian Division Support Group (2 CDSG). During this time, I have had the chance to work on a number of exciting projects, and have acquired valuable skills in the process of helping 5 Canadian Mechanized Brigade Group (5 CMBG) members realize their claims. What makes me particularly proud is the result our team has achieved in the progression of self-reliance achieved by assisted members. This success has a major impact on the reliability of the claims settlement process, considerably reducing the error rate during post-payment verification and increasing the efficiency of our financial services administrators. I have also been instrumental in providing training
within the various units of 5 CMBG, as well as to combat clerks, who are essential to the smooth running of the help desk. Outside work, I am an avid hockey player and cycling enthusiast. These sports enabled me to develop my skills and ultimately become a member of the Base Valcartier Veterans ice hockey team. I am convinced that my passion for sport has also contributed to my work efficiency and professional development. I am looking forward to continuing to work for Corporate Services and contributing further to its success. I am always looking for opportunities to acquire new skills to help my unit achieve its mandate. I am proud to be part of the 2 CDSG family.
A DS UM • FÉVRIER | FEBRUARY 2024
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Ex SAPEUR INVINCIBLE 23
L’Ex SAPEUR INVINCIBLE est un incontournable au 5e Régiment du génie de combat (5 RGC). Chaque année, l’unité se rassemble afin de mettre en pratique et confirmer les diverses capacités du génie. Cette année, le régiment a reçu la visite de l’École du génie militaire des Forces canadiennes, en provenance de Gagetown, afin d’évaluer 27 candidats du cours d’officier de génie – niveau élémentaire (COG-NE) 1.2 dans le rôle de commandant de troupe. LIEUTENANTS GUILLAUME SIMARD ET VINCENT LAROCHE 5 Régiment de génie de combat
Une troupe du 2e Régiment du génie, en pro venance de Petawawa, s’est jointe à nous pour relever ce défi. Le personnel du 35e Régiment du génie de combat de la Force de réserve s’est aussi mêlé de la partie le temps d’une fin de se maine. Les élèves ont effectué un à un la pla nification et l’exécution d’une tâche de génie pendant laquelle ils ont réagi aux imprévus et scénarios auxquels ils ont fait face. Un scénario global a d’ailleurs été rédigé du rant la planification de l’exercice afin de per mettre l’exécution d’un éventail de tâches de génie. En effet, les troupes de campagne ont exécuté pas moins de 45 tâches, comprenant entre autres la construction d’un pont flot tant, la mise en place de groupes d’obstacles complexes, des fouilles de zones et de bâti ments, des brèches explosives et mécaniques ou encore la neutralisation d’explosifs et de munitions. Bien que l’audience cible à l’entraînement était les candidats du COG-NE 1.2, un effort a été maintenu durant la conception de l’exer cice afin d’entraîner les troupes dans un contexte interarmes réaliste. Cet effort durant la conception s’est traduit par l’exposition des troupes sur le terrain aux experts en prove nance d’autres unités de la brigade. Cela fut notamment le cas avec le person nel du 1er Bataillon Royal 22e Régiment et du 5e Régiment d'artillerie légère du Canada, afin d’intégrer un plan d’obstacles dans un plan défensif comprenant un plan de feu direct et indirect. Du personnel du 12e Régiment blindé du Canada a été impliqué lors d’une opéra tion de franchissement. Enfin, des techniciens médicaux et des équipages du 430e Escadron tactique d'hélicoptères se sont joints à nous pendant les opérations d’extraction de bles sés graves. Cet exercice, qui s'est déroulé sur 16 jours, a permis de mettre à l’épreuve autant les candi dats du COG-NE 1.2 que nos troupes de cam pagne. La participation de tous les acteurs ex ternes à l’unité a été l'un des instruments de la réussite de cet exercice d’envergure. Nous espérons reproduire cette intégration pour plu sieurs itérations à venir !
Ex SAPEUR INVINCIBLE is a must at 5 Combat Engineer Regiment (5 CER). Every year, the unit gathers to practice and confirm the various capabilities of the engineers. This year, the regiment received a visit from the Canadian Forces School of Military Engineering, from Gagetown, to evaluate 27 candidates for the Engineer Officer Basic Course (EOBC) 1.2 in the role of troop commander. LIEUTENANTS GUILLAUME SIMARD AND VINCENT LAROCHE 5 Combat Engineer Regiment
A troop from 2 Combat Engineer Regiment, from Petawawa, joined us for this challenge. Personnel from the 35 Combat Engineer Regi ment of the Reserve Force also joined in for the weekend. One by one, the students planned and executed an engineering task, reacting to unforeseen circumstances and scenarios. An overall scenario was drafted during the exercise planning phase to allow for the exe cution of a range of engineering tasks. In fact, field troops performed no fewer than 45 tasks, including building a floating bridge, setting up complex obstacle groups, searching areas and buildings, breaching explosive and mecha nical breaches, and neutralizing explosives and ammunition. Although the target audience for the trai ning were EOBC 1.2 candidates, an effort was maintained during exercise design to train troops in a realistic joint-arms context. This effort was reflected in the exposure of troops in the field to experts from other brigade units. This was notably the case with personnel from 1st Bataillon Royal 22e Régiment and
5e Régiment d'artillerie légère du Canada, to integrate an obstacle plan into a defensive plan including a direct and indirect fire plan. Personnel from the 12e Régiment blindé du Ca nada were involved in a crossing operation. Fi nally, medical technicians and crews from 430 Tactical Helicopter Squadronjoined us during a serious casualty extraction operation. This 16-day exercise tested both the can didates from EOBC 1.2 and our field troops. The participation of all players from outside the unit was a key factor in the success of this large-scale exercise. We hope to reproduce this integration for several iterations to come!
Photo : Cpl Moreau Laskowski, 5 GBMC | 5 CMBG
Photo : Avr Annabelle Marcoux, Section Imagerie | Imagery Section, Valcartier
CHIMO!
Parcours militaire : naviguer avec succès la transition de carrière Pendant les 30 dernières années, j’ai été aux côtés d’employés du ministère de la Défense nationale pour les aider à passer d'une carrière à une autre, que ce changement soit volontaire, obligatoire ou pour des raisons médicales. Ce sont des centaines d'entre eux, chacun avec leurs particularités financières et fiscales, que j'ai accompagnés pour faciliter leur transition. Avec les années, j’ai remarqué, avec tous ces programmes et règles fiscales qui changent, que les choix à faire pour la transition de carrière sont plus complexes. Mon expérience m’a enseigné que les militaires ont tous un parcours de transition différent et que chacun d’entre eux a sa propre réalité. Il est donc important d’avoir un plan où la personne est au centre des préoccupations. C’est la raison qui motive ma chronique. Chaque mois, je présenterai un parcours qui regroupe plusieurs étapes de la transition de carrière à réaliser en tant que militaire. Bien entendu, ce ne sont pas des étapes obligatoires, mais plutôt une référence ou un guide de différentes actions à réaliser pour aider à surmonter les difficultés qui peuvent se présenter.
Des membres du 5 RGC avancent vers une position défensive avec des bateaux d'assaut pour la construction d'un pont flottant moyen. Members of the 5 CER are advancing to a defensive position with assault boats for the construction of a medium floating bridge.
Ces membres du 5 RGC effectuent la construction d’un pont flottant sur la rivière Jacques-Cartier, lors de l’exercice SAPEUR INVINCIBLE, au pont Cadieux, dans les secteurs d’entrainement de la Base Valcartier, le 20 novembre 2023. These members of the 5 CER are constructing a pontoon bridge over the Jacques-Cartier River, during exercise SAPEUR INVINCIBLE, at the Cadieux Bridge, in the training sectors of Base Valcartier, on November 20 2023.
Face aux défis de la transition, il est essentiel d'explorer de nombreuses options afin de choisir ce qui convient le mieux à sa situation. Pour prendre les décisions avantageuses, il faut connaître les différentes possibilités et s’informer en consultant les différents professionnels du milieu. Avec mes chroniques, je m'engage à vous fournir autant d'informations que possible pour permettre la prise de décision éclairée. Il est important de ne pas rester passif face à la transition de carrière. Être proactif, c’est la clé du succès et le processus devient moins stressant. Plus vous serez informé, moins le poids de la transition vous pèsera, rendant l'ensemble de l'expérience plus agréable.
PATRICE BERGERON Directeur général de la Caisse Desjardins des militaires
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FÉVRIER | FEBRUARY 2024 • ADSUM Photos : Cplc | MCpl Dominique Duchesne Beaulieu, 2 Div CA | 2 Cdn Div
Trois jours de fête à Kuujjuaq
Du 11 au 13 janvier dernier, des représen tants des cinq Groupes de patrouilles de Rangers, de partout au pays, étaient réunis dans la baie d’Ungava, au Nunavik. Cet événement a clôturé en beauté les festivités organisées dans le cadre du 25e anniversaire du programme des Rangers juniors canadiens (RJC). YVES BÉLANGER ET JORDAN PROUST Journaliste SERVIR et Rédacteur ADSUM
C’est pour une bonne raison que les orga nisateurs de l’événement ont choisi la ville de Kuujjuaq, au Nord-du-Québec, pour tenir l’événement. «Kuujjuaq est l’une des premiè res municipalités où le Groupe de patrouilles des Rangers a implanté le programme RJC», explique le lieutenant-colonel Nicolas Hilaré guy, commandant du 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (2 GPRC). Au total, ce sont près d’une centaine de Rangers juniors canadiens, provenant des cinq GPRC à travers le Canada, qui étaient réunis pour participer à ces trois jours de fes tivités. Le Lcol Hilaréguy est très fier de ce suc cès obtenu «Nous avons passé de très beaux moments au cours de ces trois journées. Plu sieurs ont tissé des liens entre eux». Le 2 GPRC en a profité pour tenir une session d’instruction de perfectionnement nationale hivernale à destination des Rangers juniors. «C’est très rare que nous ayons l’occasion de réunir des RJC de partout au pays. Nous nous sommes dit que ce serait un moment opportun pour organiser un tel exercice», selon l’officier. Au cours de l'événement, les RJC ont eu l'occasion de prendre part à des activités liées aux trois cercles d'apprentissage au cœur du programme d’instruction : les habiletés de vie, les habiletés de Rangers et les habiletés traditionnelles. «En plus du transport de per sonnes blessées, de s’affronter au souque à la corde et de pêcher sur la glace, les participants se sont mesurés au tir avec lance-pierres. Ils ont aussi dû démontrer leurs capacités à mon ter des abris de fortune», précise le capitaine de corvette Mathieu Vigneault, organisateur principal de l’événement. La cérémonie de clôture s’est tenue dans la salle municipale de Kuujjuaq, en présence, entre autres, de son Excellence la très hono rable Mary Simon, gouverneure générale du
Canada, de la mairesse de Kuujjuaq, Mary Jo hannes, du lieutenant-colonel Hilaréguy, de Dre Geneviève Auclair, lieutenante-colonelle honoraire du 2 GPRC, du sergent-major du 2 GPRC, adjudant-chef Sébastien Fortier, du brigadier-général Dave Abboud, comman dant de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées (Est), ainsi que d’autres représentants des Forces armées canadiennes. C’est lors du camp Opkiapik, tenu en juil let 2023 à la Base Valcartier, que les festivités des 25 ans du programme des RJC ont été lancées officiellement. «Tout au long de l’an née, les communautés où l’on retrouve des Rangers canadiens ont pris le temps de souli gner localement cet important anniversaire», ajoute le lieutenant-colonel Hilaréguy. Le commandant du 2 GPRC rappelle ain si que le programme des Rangers juniors ca nadiens est stimulant et gratifiant pour les jeunes des collectivités éloignées du Canada. Il permet aux jeunes de développer des com pétences pratiques et culturelles dans un en vironnement amusant et convivial. «Ce pro gramme a été créé pour aider à répondre à
certains des problèmes sociaux auxquels sont confrontés les jeunes vivant dans des régions éloignées. Au fil des ans, il a contribué de fa çon significative à rassembler des milliers de jeunes. Nous sommes heureux de travailler en collaboration étroite avec toutes les com munautés où le programme RJC est présent» rappelle l’officier.
UNE ANNÉE BIEN REMPLIE Le lieutenant-colonel Hilaréguy explique que l’année 2023 a été exceptionnelle pour les membres du 2 GPRC et des RJC. «En plus de leurs activités habituelles, 34 Rangers pro venant de cinq communautés ont prêté mainforte aux équipes appelées à combattre les intenses feux de forêt qui ont fait rage au Qué bec au cours de la saison estivale». Une 29e patrouille de Rangers canadiens a aussi vu le jour, l’année dernière, à Oujé-Bou goumou, toujours dans le Nord-du-Québec. « Cela nous a permis de mettre sur pied notre 36e patrouille RJC. On peut dire que nous avons eu une très grosse année et que nous sommes très contents des résultats» conclut l’officier.
Photo de groupe des membres des Rangers juniors canadiens en compagnie, avec son bonnet rouge, de son Excellence la très honorable Mary Simon, gouverneure générale du Canada. Group photo of members of the Junior Canadian Rangers with Her Excellency the Right Honourable Mary Simon, Governor General of Canada, in her red cap.
Qui peut former une patrouille de Rangers juniors canadiens? Pour procéder à l’implantation d’une patrouille de Rangers juniors canadiens (RJC), une communauté doit répondre à des critères bien précis : • Être située dans une région nordique, côtière ou isolée du Canada ; • Compter une patrouille active de Rangers canadiens adultes dans les environs ; • Montrer que les dirigeants de la collectivité appuieraient le Programme des RJC ; • Prouver qu’elle compte suffisamment de jeunes intéressés pour justifier la formation d’une patrouille ; • Disposer d’un lieu d’entraînement pour la patrouille ; • Former un groupe d’adultes souhai tant participer à la mise en œuvre du Programme des RJC ou faire partie d’un comité de soutien.
Who can form a Junior Canadian Ranger patrol?
Le caporal-chef Lindy Georgekish avec son Eagle Staff durant la cérémonie de fermeture du 25e anniversaires des Ranger Junior Canadien (RJC) à Kuujjuaq le 13 janvier 2024. Master Corporal Lindy Georgekish with his Eagle Staff during the closing ceremony of the 25th Anniversary of the Canadian Junior Ranger (CJR) in Kuujjuaq on January 13, 2024.
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To proceed with the establishment of a Junior Canadian Ranger (JCR) patrol, a community must meet very specific criteria: • be located in a northern, coastal or isolated region of Canada; • have an active patrol of adult Canadian Rangers in the surrounding area; • show that community leaders would support the JCR Program; • prove that there are enough young people interested to justify the for mation of a patrol; • have a training location for the patrol; • form a group of adults wishing to par ticipate in the implementation of the JCR Program or be part of a support committee.
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Three Days of Festivities in Kuujjuaq mark this important anniversary locally," adds LCol Hilaréguy. The Commander of 2 CRPG reminds us that the Junior Canadian Rangers program is sti mulating and rewarding for young people in Canada's remote communities. It enables young people to develop practical and cultu ral skills in a fun and friendly environment. "This program was created to help address some of the social issues facing young people living in remote areas. Over the years, it has made a significant contribution to bringing thousands of young people together. We look forward to working in close collaboration with all the communities where the JCR program is present," he said.
A BUSY YEAR LCol Hilaréguy explains that 2023 has been an exceptional year for members of 2 CRPG and the JCRs. "In addition to their usual acti vities, 34 Rangers from five communities lent a hand to the teams called out to fight the intense forest fires that raged across Quebec during the summer season". A 29th Canadian Ranger patrol was also es tablished last year in Oujé-Bougoumou, also in Northern Quebec. "This enabled us to set up our 36th RJC patrol. We've had a very big year, and we're very happy with the results," the commander concludes.
Les Rangers canadiens sous l’œil de la caméra
Les Rangers juniors canadiens du 3e et 5e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens font une activité de souque à la corde à Valcartier le 10 janvier 2024. The Junior Canadian Rangers of the 3rd and 5th Canadian Ranger Patrol Group take part in a tug-of-war activity in Valcartier on January 10, 2024.
From January 11 to 13, representatives of the five Ranger Patrol Groups from across the country gathered in Nunavik's Ungava Bay. The event was a fitting finale to the 25th anniversary festivities of the Junior Canadian Rangers (JCR) program. YVES BÉLANGER AND JORDAN PROUST Journalist SERVIR et Redactor ADSUM
There is a good reason why event organi zers chose the town of Kuujjuaq, in Northern Quebec, to host the event. "Kuujjuaq is one of the first municipalities where the Ranger Pa trol Group implemented the JCR program," explains Lieutenant-Colonel Nicolas Hilaré guy, Commander of the 2 Canadian Ranger Patrol Group (2 CRPG). In all, nearly a hundred Junior Canadian Rangers from the five CRPGs across Canada gathered to take part in the three days of festi vities. LCol Hilaréguy is very proud of this suc cess: "We had a great time over the three days. A lot of people bonded with each other. The 2 CRPG also took the opportunity to hold a winter national training session for Junior Rangers. "It's very rare that we have the opportunity to bring together JCRs from across the country. We thought it would be an
opportune time to organize such an exercise," the commander said. During the event, the JCRs had the oppor tunity to take part in activities related to the three learning circles at the heart of the trai ning program: life skills, Ranger skills and tra ditional skills. "In addition to transporting in jured people, competing in a tug-of-war and ice fishing, the participants competed in slingshot shooting. They also had to demonstrate their ability to set up makeshift shelters," explains Lieutenant-Commander Mathieu Vigneault, the event's main organizer. The closing ceremony was held in Kuuj juaq's municipal hall, in the presence of Her Excellency the Right Honourable Mary Si mon, Governor General of Canada, Kuujjuaq Mayor Mary Johannes, Lieutenant-Colonel Hi laréguy and Dr. Geneviève Auclair, Honorary Lieutenant-Colonel of 2 CRPG, 2 CRPG Ser geant-Major Chief Warrant Officer Sébastien Fortier, Brigadier-General Dave Abboud, Com mander of 2 Canadian Division and Joint Task Force East, and other representatives of the Canadian Armed Forces. Camp Opkiapik, held in July 2023 at Base Valcartier, officially launched the 25th anni versary festivities of the JCR program. "Throu ghout the year, communities where Canadian Rangers are present have taken the time to
L’émission Doc Humanité, à la télévision de Radio-Canada, propose un documentaire sur le 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens. Le documentaire de 52 minutes a été diffusé le 6 janvier. Il est possible de le visionner gratuitement sur la plateforme ICI Tou.tv. La réalisatrice Marie-Ève Potvin y propose une exploration des Rangers cana diens qui ont pour mission de surveiller le vaste territoire situé au nord du 55e paral lèle et de signaler tout incident suspect. Elle aborde également le fait qu’auprès de leur communauté, ces réservistes agissent comme premiers répondants en menant des missions de recherche et sauvetage.
The Canadian Rangers Under the Eye of the Camera The show Doc Humanité, on Radio-Canada television, offers a documentary (in French only) on the 2nd Canadian Ranger Patrol Group. The 52-minute documentary was broad cast on January 6. It is possible to watch it for free on the ICI Tou.tv platform. Director Marie-Ève Potvin offers an exploration of the Canadian Rangers whose mission is to monitor the vast territory located north of the 55th parallel and report any suspicious incidents. It also addresses the fact that within their community, these reservists act as first responders by carrying out search and rescue missions.
Jean Cauchy celebrates his 100th birthday!
Si vous étiez à Québec le 23 janvier dernier, vous avez sûre ment entendu le passage à basse altitude de deux CF-18. Les deux avions de chasse ont survolé vers 13 h 30 le CHLSD Paul-Triquet pour marquer le 100e anniversaire d’un vétéran de la Deuxième Guerre mondiale, M. Jean Cauchy !
If you were in Quebec city on January 23, you surely heard the low altitude passage of two CF-18s. The two fighter planes flew over the CHLSD Paul-Triquet around 1:30 p.m. to mark the 100th birthday of a veteran of the Second World War, Mr. Jean Cauchy!
Né à Lévis le 23 janvier 1924, engagé dans l’aviation canadienne à l’âge de 18 ans en 1942, il devient pilote de bombardier en 1944 et commande de choisir son équipage et d’être aux commandes d’un bombardier quadrimoteur Handley Page Halifax. L'avion vole sous les couleurs de l’Escadron 425 Alouette, basé à Tholthorpe, dans le Yorkshire, au nord-est de l’Angleterre. Lors de sa sixième mission, dans la nuit du 5 janvier 1945, le bombardier de Jean Cauchy est touché par un avion de chasse ennemi avant même qu'il puisse bombarder sa cible. L’équipage saute en parachute, Jean en dernier. Capturé, Jean est interrogé dans un camp de prisonniers. Il est déplacé de camp en camp, jusqu'au Stalag Luft 1. Il est libéré en mai 1945 et est renvoyé au Canada. Un très joyeux anniversaire Jean!
Born in Lévis on January 23, 1924, enlisted in the Canadian Air Force at the age of 18 in 1942, he became a bomber pilot in 1944 and was ordered to choose his crew and be at the controls of a four-engine Handley Page bomber. Halifax. The aircraft flies under the colours of 425 Alouette Squadron, based in Tholthorpe, Yorkshire, in the north-east of England. During its sixth mission, on the night of January 5, 1945, Jean Cauchy's bomber was hit by an enemy fighter plane before it could even bomb its target. The crew parachutes, Jean last. Captured, Jean is interrogated in a prison camp. He was moved from camp to camp, until Stalag Luft 1. He was released in May 1945 and sent back to Canada. A very happy birthday Jean!
Photo : Lise Roy
Jean Cauchy fête son 100e anniversaire!
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FÉVRIER | FEBRUARY 2024 • ADSUM
Journée Bell Cause pour la cause La 14e édition de la Journée Bell Cause pour la cause avait lieu le 24 janvier dernier. Cette initiative vise à améliorer la santé mentale au Canada au moyen de quatre champs d’action : la lutte contre la stigmatisation, l’amélioration des soins de santé et de leur accès, la recherche et le leadership en milieu de travail. Pour l’occasion, la 2e Division du Canada a organisé des cérémonies de lever du drapeau à la Base Valcartier, à la garnison Montréal, à la garnison St-Jean et, pour la première fois, à la garnison St-Hubert. Une centaine de mili taires ont pris part aux différentes cérémonies, plusieurs arborant la tuque bleue embléma tique de la Journée Bell Cause pour la cause. Les officiers qui ont présidé les cérémonies, lors de leur discours, ont insisté sur l’impor tance de lutter contre la stigmatisation liée à la santé mentale. En effet, ils ont enjoint les membres à se renseigner sur la santé men tale, à en parler ouvertement et à veiller au bien-être de leurs collègues au quotidien. Leur voix a été jointe par celle d’un représentant de Bell Canada. Ces personnes ont parlé de dif férents projets de soutien en santé mentale menés par l’initiative, dont le partenariat avec la Fondation Les Fleurons Glorieux /True Pa triot Love. Cette dernière finance des ateliers de zoothérapie, de yoga, de psychothérapie et d’art-thérapie pour les militaires, les vétérans et leurs familles. Dans la cadre de la Journée Bell Cause pour la cause et de la Stratégie de santé globale et de mieux-être de l’équipe de la Défense, la 2e Division a également offert aux membres une occasion de prendre soin de leur propre santé mentale en organisant un atelier de 90 minutes portant sur la réduction du stress par
Cérémonie de lever du drapeau lors de la Journée Bell Cause pour la cause, devant le Quartier général du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada. Flag raising ceremony for Bell Let's talk Day, in front of Headquarters of the 5 Canadian Mechanized Brigade Group. Photo : Cpl Moreau Laskowski, Affaires Publiques 5 GBMC | Public Affairs 5 CMBG
Bell Let's Talk Day la pleine conscience. L’atelier a eu lieu à Val cartier, St-Jean et Montréal et a attiré une qua rantaine de personnes.
ET DU HOCKEY! Le 24 janvier est également une journée de hockey! Le désormais match Bell pour la cause s'est tenu entre les membres de l'Unité des opérations immobilières (UOI) de Québec et ceux de Construction de Défense Canada. Dire que le match a été serré est un euphé misme! À la fin du temps réglementaire, les deux équipes, chandails jaunes face aux chan dails rouges, étaient restées bloquées sur un 6-6 représentatif de la partie : aucune équipe n'a rien laissé à l'autre. Et en tir de barrage, c'est l'UOI qui l'a emporté, dans une excel lente ambiance et devant plusieurs dizaines de spectateurs. La revanche se tiendra l'année prochaine, le rendez-vous est donné. Une fois le match terminé, les deux équipes se rassemblent pour la bonne cause. Bravo à toutes et à tous! Once the match is over, the two teams come together for a good cause. Good job to everyone! Photo : Adsum
The 14th edition of Bell Let’s Talk took place on January 24. This initiative aims to improve mental health in Canada through four areas of action: fighting stigma, improving health care and access to it, research and leadership in the workplace. For the occasion, the 2nd Canadian Division organized flag-raising ceremonies at Base Val cartier, Garrison Montréal, Garrison St-Jean and, for the first time, Garrison St-Hubert. Some 100 military personnel took part in the various ceremonies, many wearing the blue toque emblematic of Bell Let’s Talk. In their speeches, the officers presiding over the ceremonies stressed the importance of combating the stigma associated with mental health. They urged members to learn about mental health, to talk openly about it, and to look after the well-being of their colleagues on a daily basis. Their voice was joined by that of a Bell Canada representative. They spoke about the various mental health support pro jects carried out by the initiative, including the partnership with the Fondation Les Fleurons Glorieux / True Patriot Love. The latter funds
pet therapy, yoga, psychotherapy and art the rapy workshops for military personnel, vete rans and their families. As part of Bell Let’s Talk and the Defence Team Global Health and Wellness Strategy, the 2nd Canadian Division also offered members an opportunity to take care of their own men tal health by organizing a 90-minute workshop on stress reduction through mindfulness. The workshop was held in Valcartier, St-Jean and Montreal, and attracted some 40 participants.
AND HOCKEY! January 24 is also an ice hockey day! The Bell Let's Talk game was held between members of the Real Property Operation Unit (Québec) (RPOU [Québec]) and Defence Construction Canada. To say the match was close is an understa tement! At the end of regulation time, both teams, yellow and red shirts, were locked in a 6-6 tie: neither team gave up anything to the other. And in the shoot-out, it was RPOU (Québec) who prevailed, in an excellent atmos phere and in front of dozens of spectators! The rematch will take place next year.
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Nouvelle mascotte de l’Aviation royale canadienne S’inspirant de la Course de l’Armée, un événement emblématique qui a lieu en septembre, l’Aviation royale canadienne (ARC) s’apprête à présenter sa mascotte, une initiative ayant pour but de favoriser un sentiment d’appartenance et de laisser un héritage durable. PAR L’ASSOCIATION DES JOURNAUX DES FORCES CANADIENNES
Le colonel honoraire Andrew Abbott et la colonelle Maggie Jacula ont été témoins des effets de Juno, la mascotte de l’Armée, et trou vaient que l’ARC méritait aussi un emblème. La décision d’adopter une mascotte est consi dérée comme un grand héritage marquant le centenaire de l’ARC. «Je suis ravie d’assister à la création de no tre nouvelle mascotte, l’aigle, un symbole qui renforcera sans aucun doute l’esprit et l’iden tité de l’Aviation royale canadienne», déclare la colonelle Jacula. La mascotte choisie est significative, car l’ai gle occupe une place importante dans l’histo rique de l’ARC. Il figure en bonne place sur l’in signe de la casquette de l’ARC et symbolise la force, la majesté et l’acuité visuelle. La présentation officielle de la mascotte aura lieu pendant le festival Bal de Neige, au début du mois de février 2024. À l’avenir, la mas cotte devrait apparaître lors de divers événe ments organisés par l’ARC en 2024 à l’échelle du pays, notamment la Course de l’ARC, les
spectacles aériens, le Festival canadien des tulipes, et bien plus. La mascotte n’est pas seulement un symbole, c’est une présence dy namique qui permet de créer des expériences mémorables lors des activités tenues tout au long de l’année. Un concours s’est tenu en janvier afin de trouver un nom pour la nouvelle mascotte. Le concours a laissé libre cours à la créativi té, avec des critères de sélection qui doivent mettre l’accent sur l’inclusivité, le bilinguisme et la représentation de l’essence de l’ARC. Le nom devrait être connu sous peu.
The Royal Canadian Air Force's New Mascot To foster a sense of identity and leave a lasting legacy, the Royal Canadian Air Force (RCAF) is gearing up to introduce its mascot, an initiative inspired by the iconic Army Run event held in September. BY CANADIAN FORCES NEWSPAPER ASSOCIATION
Honorary Colonel Andrew Abbott and Colo nel Maggie Jacula witnessed the impact of Juno, the Army's mascot, and felt that the Air Force deserved a similar symbol. The decision
to adopt a mascot is seen as a great legacy marking the Centennial of the Air Force. "I am delighted to witness the develop ment of our new Eagle Mascot, a symbol that will undoubtedly enhance the spirit and iden tity of the Royal Canadian Air Force," says Col Jacula. The significance of the chosen mascot, an eagle, holds a special place within the context of the Air Force. The eagle is prominently fea tured on the Air Force cap badge, symbolizing strength, majesty, and keen vision.
The grand introduction of the mascot is scheduled for Winterlude in early February 2024. Looking ahead, the mascot is poised to appear at various RCAF 2024 events across the country, including the RCAF Run, Air Shows, Tulip Festival, and more. The mascot is not just a symbol but a dynamic presence set to create memorable experiences at events throughout the year. A competition was held in January to find a name for the new mascot. The competition gave free rein to creativity, with selection cri teria that must emphasize inclusiveness, bi lingualism and the representation of the es sence of the RCAF. The name should be known shortly.
Les sourires sont parfois des façades qui cachent la douleur.
Pour certaines personnes qui ont servi dans les Forces armées canadiennes ou la GRC, la santé mentale peut prendre de nombreux visages. Si vous éprouvez des difficultés, il existe des services de soutien pour vous et votre famille.
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24 H AVEC LA PROMOTION DE LA SANTÉ L’équipe de la Promotion de la santé est l’un des programme du PSP de la Base Valcartier. Composée de spécialistes, elle organise des ateliers, elle dispense des conseils et des recommandations sur plusieurs sujets d’importance : la vie active et la prévention des blessures, le mieux-être nutritionnel, le mieux-être social ainsi que la sensibilisation aux dépendances et la prévention. L’Adsum a passé une journée avec eux. Aucune journée n’est pareil que la précé dente pour l’équipe de Promotion de la santé. Ils sont quatre spécialistes, chacune ou cha cun liés à deux unités majeures : Sophie Tes sier travaille avec le 5 RGC et le QGET, Keven Saint-Jean avec le 2 R22R et 3 R22R, Sophie Turcotte avec le 5 RALC et le 12 RBC, et Mireille Deschênes avec le 1 R22R et le 5 Bon Svc. Chaque matin, ces quatre spécialistes dé butent leur journée par une mise à jour des di rectives d’Ottawa, dont ils prennent connais sance par leurs courriels ou en échangeant avec leur gestionnaire. Après cela, l’équipe tra vaille sur la préparation du prochain atelier ou
du prochain cours qui doit être donné. Tout en prenant en compte les derniers retours d’ex périence liés aux ateliers passés. Ensuite, c’est l’heure d’animer l’atelier qui dure de une à trois heures et qui a systémati quement une thématique bien précise, adap tée à l’auditoire auquel le spécialiste s’adresse. Car l’équipe de la Promotion de la santé pré pare avec soin ses cours, travaillant chaque jour sur de nouvelles recherches scientifiques et sur de nouvelles manières de présenter les informations aux unités. Il faut dire que dans l’équipe, chacun possède sa propre forma tion: l’un est spécialisé en santé mentale et les trois autres en santé physique. C’est Nadine Gosselin, gestionnaire par intérim, entrée en fonction en février 2023 et prolongée jusqu’au 5 janvier 2025, qui est responsable de cette équipe, supportée par Marie-Pier Potvin, l’ad jointe administrative. Cette équipe travaille actuellement autour de quatre thématiques: la vie active et la pré vention des blessures, le mieux-être nutrition nel, le mieux-être social et la sensibilisation aux dépendances (et la prévention). Mais audelà de ces questions, l’équipe œuvre sur des
NOS PROGRAMMES OFFERTS EN 2024-2025
Nadine Gosselin (gestionnaire (i)), au centre, est entourée des quatre spécalistes de la Promotion de la santé ; Sophie Tessier, Mireille Deschênes, Sophie Turcotte et Kevin Saint-Jean. Nadine Gosselin (manager (i)), in the center, is surrounded by the four Health Promotion specialists; Sophie Tessier, Mireille Deschênes, Sophie Turcotte and Kevin Saint-Jean.
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sous-thématiques: l’une d’entre elles, sûre ment la plus importante des derniers mois, est le stress au travail. Les militaires font plus de demandes de soutien par rapport au stress, avec une partie des gens rencontrés qui semble vraiment en détresse. Si plusieurs choses peuvent expliquer cette importance du stress au travail, le manque de moyens humains dans les Forces armées canadiennes revient. Comme chaque militaire en fait plus afin de pallier à des absences sur des posi tions, il y a plus de responsabilités, plus de stress et plus d’impact sur la cellule fami liale. Dès lors, la gestion de ce stress devient un incontournable dans le travail de l’équipe de Promotion de la santé, qui va développer des ateliers et des interventions par rapport à cette réalité.
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Depuis qu’elle a été nommée à cette posi tion, Nadine Gosselin travaille sur plusieurs nouvelles visions pour la Promotion de la santé. Mais la première étape a été de rebâtir une équipe. Avec de nouveaux locaux, où l’équipe va pouvoir travailler plus facilement. La seconde étape a été de rebâtir des liens solides avec les unités. Elle a d’ailleurs pro posé un projet pilote avec une des unités du 5 GBMC, qui porte sur l’expérience ressentie de l’unité : voir si ce que propose l’équipe de la Promotion de la santé est bien ce dont les unités ont besoin, ce qu’elles attendent, et si la perception réelle du travail de l’équipe de Promotion de la santé est optimale. Pour cela, Nadine désire mettre sur pied un comité
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qui travaillerait sur cette thématique directe ment avec les unités. Et cela afin de coller au quotidien de la troupe, de voir ce que les mi litaires font et quels sont leurs besoins dans leur parcours. Mais il est nécessaire d’assi miler le rythme pré-opérationnel particulière ment soutenu, notamment en ce début d’an née 2024. Néanmoins, il est toujours possible de faire quelque chose! Ainsi, l’équipe de la Promotion de la san té a mis sur pieds et animé un atelier pour les tireurs d’élite, à leur demande. Car c’est le troisième point sur lequel Nadine travaille : aujourd’hui, les spécialistes se déplacent à la demande des unités. Mais la gestionnaire désire que son équipe soit proactive, qu’elle se déplace de manière régulière, afin d’être dans les lignes avec les militaires. Et qu’elle puisse proposer un programme en adéqua tion avec la réalité. Actuellement, en pleine période de pré-déploiement, il s’agit d’un tra vail sur la gestion du stress et de la résilience de ceux qui partent. Mais également un travail avec ceux qui restent. Mais dans tout ce travail, Nadine Gosselin a également des objectifs pour sa propre équipe, des objectifs humains. Que les membres de son équipe soient heureux de venir au tra vail, qu’ils s’épanouissent, avec l’opportunité d’aller chercher des connaissances ailleurs, afin de les mettre à disposition des unités mi litaires. D’aller au-delà de ce qu’Ottawa pro pose, au service de la communauté militaire.
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24 HOURS WITH HEALTH PROMOTION The Health Promotion team is one of Base Valcartier's PSP program. Made up of specialists, it organizes workshops and provides advice and recommendations on a number of important subjects: active living and injury prevention, nutritional wellness, social wellness, as well as addiction awareness and prevention. Adsum spent a day with them! No two days are alike for the Health Promo tion team. Sophie Tessier works with 5 CER and HQ & Sig Sqn, Keven Saint-Jean with 2 R22R and 3 R22R, Sophie Turcotte with 5 RALC and 12 RBC, and Mireille Deschênes with 1 R22R and 5 Svc Bn. Each morning, these four specialists start their day with an update on the Ottawa directi ves, which they read by e-mail or in conversa tion with their managers. After that, the team works on preparing the next workshop or cour se to be given. All the while taking into account the latest feedback from past workshops. Then it is time to deliver the workshop, which lasts from one to three hours and syste matically has a very specific theme, adapted
to the audience the specialist is addressing. The Health Promotion team carefully prepa res its courses, working daily on new scien tific research and new ways of presenting in formation to the units. It has to be said that each member of the team has his or her own background: one specializes in mental health and the other three in physical health. Nadine Gosselin, acting manager who took up her post in February 2023 and was reappointed until January 5, 2025, is in charge of this team, supported by Marie-Pier Potvin, the adminis trative assistant. This team is currently working on four the mes: active living and injury prevention, nu tritional wellness, social wellness and addic tion awareness (and prevention). But beyond these issues, the team is working on subthe mes: one of them, surely the most important in recent months, is stress in the workplace. Military personnel are asking more and more for support in dealing with stress, and some of the people we meet seem to be in real distress. While there are a number of explanations for this high level of work-related stress, the lack of human resources in the Canadian Armed
Forces comes to the fore. With each soldier doing more to make up for absences from po sitions, there are more responsibility, more stress and more impact on the family unit. As a result, stress management has become an essential part of the work of the Health Pro motion team, which will develop workshops and interventions to address this reality.
to grips with the day-to-day life of the troops, to see what they do and what their needs are. But it is necessary to assimilate the particu larly sustained pre-operational rhythm, espe cially at the start of 2024. Nevertheless, it is always possible to do something! For example, the Health Promotion team set up and ran a workshop for the snipers, at their request. This is the third point Nadine is working on: today, specialists visit the units when requested. But the manager wants her team to be proactive, to visit on a regular ba sis, so as to be in line with the military. And to be able to propose a program in line with reality. Right now, in the middle of the pre-de ployment period, we are working on stress management and resilience for those who are leaving. But also work with those who stay. But in all this work, Nadine Gosselin also has objectives for her own team, human objec tives. That the members of her team are hap py to come to work, that they flourish, with the opportunity to seek knowledge elsewhere, in order to make it available to military units. To go beyond what Ottawa has to offer, in the service of the military community.
MAKING A DIFFERENCE Since being appointed to this position, Na dine Gosselin has been working on several new visions for Health Promotion. But the first step has been to rebuild a team. With new premises, where the team will be able to work more easily. The second step was to rebuild strong links with the units. In fact, she has proposed a pi lot project with one of 5 CMBG's units, focu sing on the unit's experience: to see if what the Health Promotion team proposes is what the units need and expect, and if the actual per ception of the Health Promotion team's work is optimal. To this end, Nadine would like to set up a committee to work on this theme di rectly with the units. The aim would be to get
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échouaient avant aux sélections pour sniper, certains plusieurs fois, ont réussi» grâce à cet atelier! D’une manière générale, Promotion de la santé permet de préparer mentalement les athlètes tactiques pour faire face aux compétitions pour intégrer certaines unités ou certaines spécialités : «les militaires qui postulent sont prêts physiquement. Mais pas forcément mentalement». Keven précise ainsi : «il faut gérer le stress, et mettre en pratique».
Keven, who joined PSP in 2021 with a bachelor's degree in kinesiology, spent 18 months as a fitness specialist before joining Health Promotion almost a year ago. Lui qui est entré au PSP en 2021, après un baccalauréat en kinésiologie, a débuté comme moniteur de conditionnement physique pendant 18 mois, avant de rejoindre, il y a près d’un an, la Promotion de la santé. Keven, qu’est-ce que tu préfères dans ton travail? À cette question, le jeune homme répond que ce qu’il préfère, c’est «l’acquisition de nouvel les connaissances», être «toujours, systéma tiquement dans l’apprentissage». Il aime la chance de pouvoir «travailler autant sur la santé physique que sur la santé mentale».
Est-ce que tu peux nous en dire plus de l’atelier avec les tireurs d’élite? Il s’agissait d’un atelier «tourné vers la gestion du stress et de l’anxiété de perfor mance, pouvoir se mettre dans le moment présent», avec deux axes de travail : d’abord travailler «sur les contractions musculaires, sur l’installation du corps, etc.», mais aussi sur le ressenti de l’environnement, «le stress, la respiration, la fréquence cardiaque, les expirations». Cette formation «montée à 100 % à Valcartier», a été donnée au 3e Bataillon, Royal 22e Régiment. Et «certains qui
52e ANNÉE | 52st YEAR • N° 09 Février | February 2024
Keven, what do you like best about your job? To this question, the young man answers that what he prefers is "acquiring new knowledge", being "always, systematically learning". He enjoys the chance to "work on both physical and mental health".
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It was a workshop "focused on managing stress and performance anxiety, and getting into the present moment", with two main lines of work: firstly, "working on muscle contractions, settling the body, etc.", but also on feeling the environment, "stress, breathing, heart rate, exhalations). This training, "100% developed at Valcartier", was given to the 3rd Battalion, Royal 22e Régiment. And "some who had previously failed the sniper selection exams, some several times over, passed" with this workshop! In general, Health Promotion helps to mentally prepare tactical athletes to face competition and integrate certain units or specialties. "Soldiers who apply are physi cally ready. But not necessarily mentally. Keven explains: "You have to manage the stress, and put it into practice".
Le journal Adsum est une publication non officielle publiée avec la permission du com mandant du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada. Les opinions et les points de vue exprimés dans ce journal ne sont pas néces sairement ceux du MDN, des FAC et des SBMFC/ Personnel des FNP. | The Adsum is an unofficial publication published with the permission of the Commander of the 2nd Canadian Division Support Group. The opinions and views expres sed in this newspaper are not necessarily those of DND, the CAF and CFPSA/NPF personnel.
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Tirage | Distribution : 3000 copies Éditeur | Editor Colonel Serge Ménard, Commandant du GS 2 Div CA | 2 CDSG Commander Conseiller militaire | Military Advisor Capitaine | Captain H. Wilson, OAP | PAO Gestionnaire services intégrés | Corporate Services Manager Sarah Quimper : 418 844-5000, #3437 quimper.sarah2@sbmfc.com Rédacteur | Redactor Jordan Proust : 418 844-5000, #5672 jordan.proust@forces.gc.ca
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Le SSVBLRECO, le blindé léger dédié à la surveillance Derrière cet acronyme se cache un véhicule exceptionnel : le Système de Surveillance du Véhicule Blindé Léger de Reconnaissance (SSVBLRECO), qui est également appelé VBL 6.0 RECO, représente une avancée technologique majeure dont vont désormais jouir les Forces armées canadiennes (FAC). Par rapport au VBL 6.0 classique, il offre des fonctionnalités d'acquisition, de détection, de reconnaissance et d'identi fication de cibles qui dépassent largement les capacités actuelles de reconnaissance de l'Armée canadienne. L’excellent châssis du VBL 6.0 permet aux FAC de posséder un blindé mobile, bien pro
tégé, bien armé et qui peut transporter plu sieurs militaires équipés. Grâce à cette va riante, il peut conduire des opérations de reconnaissance et de surveillance avec des ca pacités jusqu’alors inégalées. Ce qui fait tout l’attrait de ce nouveau blindé, ce sont deux sous-systèmes principaux, à la pointe de la technologie actuellement disponible : le Sys tème de Surveillance (SS) et le Bloc-Batterie de Veille Silencieuse (BBVS). Le Système de Surveillance comprend une suite de surveillance composée d’un ensem ble de capteurs, d’un radar, du système de commande de l’opérateur (SCO) et de divers composants périphériques. Les capteurs sont montés sur un mât escamotable qui peut at teindre une hauteur de 10 mètres (ou 5 mètres
en déplacement). Les capteurs, des compo sants électro-optiques de dernière génération, fonctionnent sur 360 degrés et possèdent des capacités d’imagerie de jour (caméra DIDay), d’un module d’imagerie nocturne (ca méra thermique NI), une caméra infrarouge de courte longueur d’onde (IRCL), un module combiné télémètre et pointeur laser et un sys tème de navigation par inertie avec GPS. Le Manportable Surveillance and Target Acqui sition Radar V6E est exceptionnel : intégré au-dessus des capteurs, il permet la détection et le suivi simultanés de plusieurs cibles avec une probabilité de détection élevée. Enfin, le Bloc-Batterie de Veille Silencieuse est une avancée fondamentale: il offre une ca pacité de plus de huit heures de veille quasi
Ces VBL 6.0 sont photographiés alors que les mâts des systèmes de surveillance sont déployés. Ils montent jusqu'à une dizaine de mètres de hauteur. These 6.0 LAVs are photographed while the surveillance system masts are deployed. They rise up to ten metres in height. Photos : Cpl Marc-André Leclerc, Section Imagerie | Imaging Section, Valcartier
silencieuse. De plus, il permet, en fonction se condaire, de système de démarrage pour le moteur du VBL. Cette batterie au lithium-ion a une capacité de 1600 ampères-heures et 8 000 cycles de recharge, ce qui permet au sys tème de surveillance de fonctionner sans dé marrer le moteur, réduisant aussi bien la si gnature thermique et la signature sonore.
L’EXCELLENT À SON PAROXYSME! En plus de cette liste impressionnante, le SSVBLRECO embarque un dernier système majeur : le Laser Range Finder - Target Desi gnator System (LRF-TDS), un système laser de très haute qualité, qui va offrir une capacité inégalée pour l’Armée canadienne dans la dé tection, dans la reconnaissance et dans l’iden tification. Ce télémètre laser intègre un zoom numérique amélioré (pour la caméra de jour) ainsi qu’une fonction Range Gate, qui permet de distinguer les cibles des obstacles dans le système d’acquisition ! Le SSVBLRECO est également renforcé par le Système d'Aide au Commandement terrestre (SACT), comprenant un système de contrôle et de communication, ainsi qu'un système nu mérique (qui fonctionne au-delà de la portée optique). Cela permet à l'équipage de plani fier et de gérer le combat tactique, améliorant l'efficacité opérationnelle grâce à l'intégration du matériel informatique et du logiciel tactique CP TOPAZ sur le champ de bataille. Il va s’en dire que le SSVBLRECO est une nou velle étape dans la modernisation et l’excel lence des véhicules que possèdent les FAC. Cette technologie de pointe va faire de ce nou veau blindé un véhicule quasi inégalé dans les forces occidentales dans tout ce qui a trait aux opérations de reconnaissance, d'identifi cation et de surveillance. Livré depuis 2022, avec une capacité opérationnelle totale (esti mée pour mars 2024), le SSVBLRECO équipe déjà plusieurs unités blindées canadiennes. dont le 12e Régiment blindé du Canada.
The LRSS, the light-armoured vehicle dedicated to surveillance Behind this acronym lies an exceptional vehicle: the Light Armoured Vehicle Reconnaissance Surveillance System (LRSS), also known as LAV 6.0 RECO, represents a major technological advance for the Canadian Armed Forces (CAF). Compared with the conventional LAV 6.0, it offers target acquisition, detection, reconnaissance and identification capabilities that far exceed the Canadian Army's current reconnaissance capabilities. The LAV 6.0's excellent chassis provides the CAF with a mobile, well-protected, well-armed armoured vehicles that can carry several equipped soldiers. Above all, thanks to this variant, it can carry out reconnaissance and surveillance operations with hitherto unrival led capabilities! The appeal of this new armou red vehicle lies in its two main sub-systems, at the cutting edge of currently available techno logy: the Surveillance System (SS) and the Si lent Watch Battery Pack (BBVS). The Surveillance System comprises a sur veillance suite consisting of a set of sensors, a radar, the Operator Control System (OCS) and various peripheral components. The sensors are mounted on a retractable mast which can reach a height of 10 metres (or 5 metres when moving). The sensors, electro-optical compo
nents of the latest generation, operate over 360 degrees, and feature daytime imaging capabilities (DI-Day camera), a night-time imaging module (NI thermal camera), a shortwave infrared camera (IRCL), a combined rangefinder and laser pointer module, an dan inertial navigation system with GPS. The Manportable Surveillance and Target Acqui sition Radar V6E are exceptional: integrated above the sensors, it enables simultaneous detection and tracking of several targets with a high probability of detection. Finally, the Silent Standby Battery Pack is a fundamental advance: it offers over eight hours of virtually silent standby time. What's more, as a secondary function, it acts as a star ting system for the LAV's motor. This lithium-ion battery has a capacity of 1600 ampere-hours and 8,000 recharge cycles, enabling the moni toring system to operate without starting the engine, reducing both the thermal and noise signatures.
EXCELLENCE AT ITS BEST! In addition to this impressive list, the SSVBLRECO carries one last major system: the Laser Range Finder - Target Designator System (LRF-TDS), a top-quality laser system that will provide the Canadian Army with unrivalled detection, reconnaissance and identification
Des membres du 12 RBC ont effectué des tests sur la variante du VBL 6 muni d’un système de surveillance avancé, dans les secteurs d'entraînement de la Base de soutien de la 2e Division du Canada Valcartier, le 6 décembre 2023. Members of the 12 RBC carried out tests on the LAV 6 variant equipped with an advanced surveillance system, in the training areas of the 2nd Canadian Division Support Base Valcartier, on December 6, 2023.
capabilities. This laser rangefinder incorpora tes an enhanced digital zoom (for the daylight camera) as well as a Range Gate function, which enables targets to be distinguished from obstacles in the acquisition system! The LRSS is also enhanced by the Land Com mand Support System (SACT), comprising a control and communication system, as well as a digital system (which operates beyond opti cal range). This enables the crew to plan and manage tactical combat, improving operatio nal efficiency by integrating CP TOPAZ hard ware and tactical software on the battlefield.
It goes without saying that the LRSS is a new stage in the modernization and excel lence of the vehicles owned by the CAF. This cutting-edge technology will make this new armoured vehicle virtually unrivalled in Wes tern forces in all aspects of reconnaissance, identification and surveillance operations. Delivered in 2022, with full operational capa bility (estimated for March 2024), the LRSS already equips several Canadian armoured units including the 12e Régiment blindé du Canada.
A DS UM • FÉVRIER | FEBRUARY 2024
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HISTOIRE | HISTORY
L’opération Jubilee – Le Raid de Dieppe Le 19 août 1942, il y a un peu moins de 82 ans, l'opération Jubilee était déclenchée : ce raid sur le port français de Dieppe a été mené par les forces canadiennes et britanniques. Mais l'attaque est un désastre : les Allemands, solidement installés, repoussent les attaques alliées, capturant des centaines de soldats. 1500 hommes, dont près de 1000 canadiens, sont tués dans l'opération. Cette opération est la plus meurtrière de la guerre pour le Canada. Lors du raid sur Dieppe, aussi connu sous le nom d’opération Jubilee, plus de 6000 hom mes débarquent en cinq points différents le long des 16 kilomètres de côte âprement défendus par les Allemands. Quatre des atta ques doivent avoir lieu juste avant l’aube, le 19 août 1942, à l’est et à l’ouest de Dieppe, suivies de l’attaque principale de la ville de Dieppe, une demi-heure plus tard. Les troupes sont formées de canadiens (près de 5000), en viron 1000 commandos britanniques et 50 Rangers de l’armée américaine. La mission tourne rapidement très mal pour la force de débarquement qui avance vers le flanc est. Elle rencontre un petit con voi allemand et est forcée d’engager le com bat qui alertera l’ennemi. Les soldats qui s’avancent vers Berneval et Puys rencontrent alors des tirs nourris et c’est là que sont enre gistrées certaines des plus lourdes pertes des Alliés. Sur le flanc occidental, certains objec tifs sont atteints et les batteries de tir enne mies à Varengeville sont détruites. À Pour ville, le South Saskatchewan Regiment et les Queen's Own Cameron Highlanders débar quent et avancent en direction de leurs ob jectifs. La résistance allemande s’intensifiant, ils doivent cependant reculer et accusent de lourdes pertes.
La force principale qui se dirige vers Dieppe accuse du retard et débarque au lever du jour. Les troupes allemandes désormais alertées du raid atteignent d’un feu nourri de nom breux canadiens qui s’avancent vers eux en s’extirpant de la mer. Malgré cela, bon nombre de nos soldats réussissent avec peine à traver ser la plage de galets jusqu’à la digue offrant une protection relative. Or ce sont ces mêmes galets et cette même digue qui rendent diffi cile le déplacement des chars d’assaut sur la plage pour le 14th Army Tank Regiment (The Calgary Regiment (Tank)), alors que les tirs nourris des Allemands empêchent les ingé nieurs de dégager la voie pour faire avancer les chars vers la ville. Des petits groupes du Royal Hamilton Light Infantry et de l'Essex Scottish Regiment réus sissent à se frayer un chemin à travers les rues de Dieppe sous une pluie de balles. Il apparaît clairement, cependant, que l’on ne peut pour
suivre le raid et on commence dès lors à bat tre en retraite. Tenter d’évacuer tout le monde risque d’entraîner la destruction des forces navales alliées. Faisant preuve d’un immense courage, on récupère de nombreux hommes sur la plage sous des tirs nourris, mais, au dé but de l’après-midi, le dernier navire quitte les lieux et les Canadiens toujours sur place sont dans une situation sans issue et doivent se rendre. Le raid prend fin. L’opération, qui se déroule à une soixan taine de kilomètres de Rouen, a été un désas tre : 4440 soldats sont portés disparus, faits prisonniers ou ont été blessés. 1200 ont été tués, dont 907 Canadiens. Une immense majorité des blessés et des prisonniers sont également des canadiens. Devant l'afflux des blessés, l'armée allemande décide d'envoyer les soldats blessés dans les hôpitaux les plus proches. Plusieurs centaines sont alors envo yés aux Augustines, à partir de 2 h du matin le
Scène du carnage sur les plages de Dieppe après le raid. Scene of carnage on the beaches of Dieppe after the raid
Photo : Bibliothèque et Archives Canada (C-014160) | Library and Archives Canada (C-014160)
20 août. Les soldats canadiens vont y faire une rencontre incroyable : Agnès-Marie Valois.
SŒUR ET INFIRMIÈRE VALOIS Agnès-Marie Valois est une infirmière deve nue religieuse en 1936 dans l’ordre des Au gustines de la miséricorde de Jésus, au cou vent de l’hôtel-Dieu de Rouen. Avec 9 de ses collègues, depuis ce lieu qu’Agnès-Marie voit arriver les premières victimes de l'opération Jubilee. Même si l’hôtel-Dieu est réquisition né par les Allemands, les religieuses françai ses décident de soigner aussi des soldats canadiens et britanniques. Les sœurs sont menacées, brutalisées : elles refusent de lais ser sans soin les Canadiens, alors que les Alle mands désirent les laisser mourir de leurs blessures. Mais les infirmières vont s’assurer que les blessés alliés reçoivent les mêmes soins médicaux que les militaires allemands Sœur Agnès-Marie se battra notamment pour que Edwin Bennett, un soldat canadien, reçoive les soins d'un ophtalmologiste alle mand de Berlin, étant grièvement blessé au visage. Recouvrant la vue, Bennett, qui n'avait jamais vu sœur Agnès-Marie, va reconnaître le son de sa voix en 1982 lors de commémo rations. Agnès Valois sauve également la vie d’un autre soldat canadien : Roland Lauren deau, que les Allemands veulent tuer d’une balle dans la tête, est grièvement blessé et agonise. Mais la sœur se bat pour qu'il survive. Et ce soldat, tout comme Edwin Bennett en 1982, reconnaîtra le son de la voix d'Agnès Va lois lors d’un voyage au Québec en avril 1993. Fin novembre 1942, la plupart des soldats alliés (canadiens et britanniques) sont soit morts soit déportés en Allemagne dans les camps de prisonniers ; seuls deux blessés in transportables canadiens sont encore soignés à l’hôtel-Dieu. Ils survivront à la guerre, comme des dizaines d'autres, grâce aux soins de Sœur Agnès-Marie Valois, l’Ange blanc de Dieppe.
Operation Jubilee – The Dieppe Raid On August 19, 1942, a little less than 82 years ago, Operation Jubilee was launched: this raid on the French port of Dieppe was carried out by Canadian and British forces. But the attack was a disas ter: the Germans, solidly entrenched, repulsed the Allied attacks, capturing hundreds of soldiers. 1,500 men, including almost 1,000 Canadians, were killed in the operation. The operation was the deadliest of the war for Canada. In the Dieppe Raid, also known as Opera tion Jubilee, more than 6,000 men landed at five different points along 16 kilometres of the German-held coastline. Four of the attacks were to take place just before dawn on Au gust 19, 1942, to the east and west of Dieppe, followed by the main attack on the town of Dieppe half an hour later. The troops were made up of 5,000 Canadians, around 1,000 British commandos and 50 U.S. Army Rangers. The mission quickly turned sour for the landing force, which advanced towards the eastern flank. It encountered a small German convoy and was forced to engage in the battle that would alert the enemy. Soldiers advan cing towards Berneval and Puys came under heavy fire, and it was here that some of the Allies' heaviest losses were recorded. On the western flank, some objectives were achie ved and the enemy gun batteries at Varen geville were destroyed. At Pourville, the Sou th Saskatchewan Regiment and the Queen's Own Cameron Highlanders disembarked and advanced towards their objectives. German
resistance intensified, however, and they were forced to retreat, suffering heavy losses. The main force heading for Dieppe fell behind schedule and landed at daybreak. Ger man troops, now alerted to the raid, opened fire on a large number of Canadians who ad vanced towards them out of the sea. Despite this, many of our soldiers struggled across the pebble beach to the dyke, which offered rela tive protection. However, it was these same pebbles and dykes that made it difficult for the 14th Army Tank Regiment (The Calgary Re giment (Tank)) to move their tanks onto the beach, while heavy German fire prevented the engineers from clearing the way for the tanks to advance towards the town. Small groups of the Royal Hamilton Light Infantry and the Essex Scottish Regiment ma naged to make their way through the streets of Dieppe under a hail of bullets. It became clear, however, that the raid could not be continued, and a retreat began. Attempting to evacuate everyone risked destroying the allied naval forces. Showing immense courage, many men were rescued from the beach under heavy fire, but by the early afternoon, the last ship had left, and the remaining Canadians were in a no-win situation and had to surrender. The raid came to an end. The operation, which took place some 60 km from Rouen, was a disaster: 4,440 soldiers were missing, taken prisoner or wounded. 1,200 were killed, including 907 Canadians. The vast majority of those wounded and taken prisoner were also Canadians. Faced with the influx of wounded, the German army decided
to send wounded soldiers to the nearest hos pitals. Several hundred were sent to the Au gustines, starting at 2 a.m. on August 20. The Canadian soldiers were to meet an incredible person: Agnès-Marie Valois.
SISTER & NURSE VALOIS Agnès-Marie Valois was a nurse who be came a nun in 1936 in the Augustines de la miséricorde de Jésus order, at the Hôtel-Dieu convent in Rouen. Along with 9 of her collea gues, it was from here that Agnès-Marie saw the first victims of Operation Jubilee arrive. Although the Hôtel-Dieu was requisitioned by the Germans, the French nuns decided to treat Canadian and British soldiers as well. The nuns were threatened and brutalized: they re fused to leave the Canadians untreated, while the Germans wanted to let them die of their wounds. But the nurses ensure that the woun ded Allies receive the same medical care as the German soldiers. In particular, Sister Agnès-Marie fought to ensure that Edwin Bennett, a Canadian sol dier, received treatment from a German oph thalmologist in Berlin, having been seriously wounded in the face. After regaining his sight, Bennett, who had never seen Sister AgnèsMarie, recognized the sound of her voice at commemorative events in 1982. Agnès Valois also saved the life of another Canadian sol dier: Roland Laurendeau, whom the Germans wanted to shoot in the head, was seriously wounded and dying. But the sister fights for his survival. And this soldier, like Edwin Ben nett in 1982, would recognize the sound of
Agnès-Marie Valois est photographiée en 2014 lors d'une cérémonie à Dieppe. Elle décédera quelques années plus tard, en 2018. Agnès-Marie Valois is photographed in 2014 during a ceremony in Dieppe. She died a few years later, in 2018. Photo : www.dieppe-operationjubilee-19aout1942.fr
Agnès Valois's voice during a trip to Quebec in April 1993. By the end of November 1942, most of the Allied soldiers (Canadian and British) had either died or been deported to prison camps in Germany; only two untransportable Cana dian wounded were still being cared for at the Hôtel-Dieu. They survived the war, as did dozens of others, thanks to the care of Sister Agnès-Marie Valois, Dieppe's White Angel.
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FÉVRIER | FEBRUARY 2024 • ADSUM
VALCARTIER VUE PAR… | VALCARTIER AS SEEN BY… Estrëya est une figure incontournable des Programmes de soutien du personnel (PSP) sur la Base Valcartier. Tout le monde la connait, ou presque! Il faut dire que la jeune femme de 26 ans est, comme coordonnatrice du soutien général de la gestion, très présente. Elle travaille avec tous les programmes PSP, particulière ment avec les gestionnaires. Rencontre avec celle dont la carrière est promise à un très bel avenir sur la Base Valcartier. Pour rencontrer Estrëya, il faut se rendre dans la partie administration du Centre des sports de la Base Valcartier. C’est là que la ges tion PSP est implantée. La jeune femme est comme un poisson dans l’eau dans ses fonc tions. Originaire de l’Estrie, diplômée en édu cation au Cégep de Drummondville, Estrëya est aujourd’hui dans un travail tout autre. Fi nalement, en 2019, elle quitte sa ville natale. Elle rejoint à cette époque la Capitale-Natio nale et son compagnon, alors réserviste au 35ᵉ Régiment du génie de combat. C’est début 2020, quelques semaines avant la pandémie, qu’elle rejoint Valcartier, comme adjointe administrative au sein des PSP. Ses compétences organisationnelles et sa maîtrise des processus administratifs vont rapidement faire d’Estrëya une personne ressource très appréciée. Avant une évolution dans sa car rière en 2023, avec les fonctions qu’elle occupe aujourd’hui. La grande majorité de ses tâches concernent les finances, autant en fonds publics qu’en fonds non publics. Ces tâches, déjà importan tes, ne sont pas les seules : comme la Gestion PSP est en sous-effectif par manque de main d'oeuvre, Estrëya s'occupe de nombreuses tâches d'administration pour les différents programmes PSP, comme le Service des loi sirs. De plus, elle participe à différents comi tés, dont celui de santé et de sécurité au tra vail ou encore le comité employé-employeur. Enfin, elle aide Pierre Detraz, gestionnaire su périeur adjoint, dans son travail.
ESTRËYA BOLDUC Coordonnatrice soutien général Gestion PSP PSP General Management Support Coordinator
UNE PLANNICATION TRÈS CHARGÉE Estrëya est une bourreau de travail. D’abord, au quotidien, comme coordonnatrice. Mais également une fois la journée de travail ter minée. Elle retrouve sa petite famille, mais également une seconde activité. Elle soutient son conjoint, Keven, qui est associé avec son père (vétéran des FAC) au sein de leur entre prise MINE E.O.D. Une structure très connue des militaires de la Base Valcartier. Spéciali sée dans le déminage, la firme intervient ré gulièrement en relation avec les unités de la Base et de la région. Mais la priorité d’Estrëya reste son travail au sein des PSP, ce qu’elle estime être «une chance» car cette structure est pour elle un «véritable pilier pour les militaires et leurs familles». Les FAC «seraient bien différentes sans les PSP». Si à la gestion, Estrëya n'est pas directement en relation avec les militaires, elle sait que son travail a un impact sur les militaires de Valcartier, elle qui participe à la coordination et la réussite des différents pro grammes PSP.
VALCARTIER? «C’EST CHEZ MOI» Valcartier, c’est son choix. Une grosse base militaire, qui possède de nombreux défis que la jeune femme «est prête à relever». Ainsi que des responsabilités qu’Estrëya endosse aujourd’hui, dans l’attente, elle l’espère, d’op portunités d’évolution ici! Car Estrëya connaît bien l'histoire de la Base : son beau-père étant un ancien de Valcartier, un vétéran qui a été déployé notamment en Irak. Le monde mili taire ne lui fait pas peur, au contraire. Elle s’en est imprégnée, elle qui est en couple avec un conjoint militaire : Keven est un ancien réser
Estrëya is a key figure in PSP at Base Valcartier. Almost everyone knows her! It has to be said that the 26-year-old is, as General Support Coordinator for Manage ment, very present. She works with all the PSP programs, especially the managers. Meet Estrëya, whose career has a bright future at Base Valcartier. To meet Estrëya, you have to go to the ad ministration area of the Valcartier Base Sports Centre. This is where PSP Management is based. The young woman is like a fish in the water in her duties. Originally from the Eastern Townships, Estrëya holds a degree in educa tion from the Cégep de Drummondville, and is now in a completely different line of work. Finally, in 2019, she left her hometown. At that time, she joined the Capitale-Nationale and her partner, then a reservist with the 35 Com bat Engineer Regiment. It was in early 2020, a few weeks before the pandemic, that she joined Valcartier, as an administrative assistant in the Personnel Support Program (PSP). Her organizational skills and mastery of administrative processes quickly made Estrëya a much-appreciated re
viste, avec plus de 10 ans dans la réserve (il y a développé ses connaissances en déminage, en explosifs et en munitions!). Même si elle est une civile, Estrëya s'inscrit dans cette idée qu’elle peut servir son pays et les Forces armées canadiennes (FAC). Sans uniforme, mais parée de ses habits PSP, elle rend service à la communauté militaire. D’ail leurs, elle est de tous les projets communau taires, à aider quand c'est possible et à en courager ses collègues à faire de même. Elle s'engage ainsi fortement au soutien de la communauté comme bénévole à la garderie ou en participant aux grands événements, comme lors de l'OP Famille, qui se tient lors de la journée nationale des droits de l’enfant. Pour elle, qui a toujours été impliquée au ni veau communautaire, c'est essentiel : «je veux que les gens embarquent». Car Valcartier est pour elle un peu comme une grande famille! D'ailleurs, elle ne veut pas quitter cet envi ronnement. Elle s'y sent parfaitement bien : les valeurs des PSP rejoignent les siennes, elle qui a fait son mantra une saine alimen tation et une activité physique régulière! De plus, Estrëya aime les services proposés ici, les services de plein air, qu'elle utilise très fréquemment, seule, mais surtout en famille! Pour elle, Valcartier est le meilleur des mon des, «à moins de 30 minutes de Québec, et à l'orée de la forêt».
source person. Before her career took off in 2023, with the position she holds today. The vast majority of her tasks concern fi nance, both public and non-public. These tasks, already important, are not the only ones: as PSP Management is understaffed due to a lack of manpower, Estrëya takes care of many administrative tasks for the various PSP departments, such as Recreation. She also participates in various committees, including the Occupational Health and Safety Commit tee and the Employee-Employer Committee. Finally, she assists Pierre Detraz, Assistant Se nior Manager, in his work.
VALCARTIER? "IT'S MY HOME" Valcartier is her choice. A large military base, with many challenges that the young woman "is ready to take on". As well as the responsi bilities that Estrëya is taking on today, in the expectation, she hopes, of opportunities for advancement here! Estrëya is no stranger to the Base's history: her father-in-law is a Val cartier alumnus, a veteran who was deployed in Iraq. The military world doesn't scare her, on the contrary. She imbibed it, she who is in a relationship with a military spouse: Keven is
a former reservist, with over 10 years in the re serves (where he developed his knowledge of mine clearance, explosives and ammunition). Even though she's a civilian, Estrëya sub scribes to the idea that she can serve her country and the Canadian Armed Forces (CAF). Out of uniform but dressed in her PSP gear, she gives back to the military community. In fact, she's involved in every community pro ject, helping out whenever possible and en couraging her colleagues to do the same. She is heavily involved in supporting the commu nity as a volunteer at the daycare centre, or by taking part in major events, such as OP Fa mily, held on National Children's Rights Day. For her, who has always been involved at com munity level, this is essential: "I want people to get on board". For her, Valcartier is like a big family. In fact, she doesn't want to leave this envi ronment. She feels perfectly at home here: the values of the PSP are very much in line with her own, and she has made healthy eating and regular physical activity her mantra! What's more, Estrëya loves the outdoor services offe red here, which she uses very frequently, both on her own and with her family! For her, Val
cartier is the best of all worlds, "less than 30 minutes from Quebec City, and on the edge of the forest".
A VERY BUSY SCHEDULE Estrëya is a workaholic. Firstly, on a day-today basis, as coordinator. But also once the working day is over. She's back with her fa mily, but also with a second job. She supports her husband, Keven, who is a partner with his father (a CAF veteran) in their company MINE E.O.D., a well-known structure among Base Valcartier personnel. Specialized in mine clea rance, the company regularly works with units on the Base and in the region. But Estrëya's priority remains her work at the PSP, which she considers to be "an oppor tunity" because, for her, this structure is a "real pillar for military personnel and their fa milies". The CAF "would be a very different place without PSP". Although Estrëya is not di rectly in contact with the military, she knows that her work has an impact on the military of Valcartier, as she is involved in the coordina tion and success of the various PSP programs.
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C'EST QUOI… | WHAT'S THIS…
LA GESTION PSP
La gestion PSP de la Base Valcartier est constituée de quatre membres : Michel Lambert (gestionnaire supé rieur PSP), Simon Toupin (gestionnaire supérieur adjoint – opérations), Pierre Detraz (gestionnaire supérieur adjoint – administration/communication/finance) et Estrëya Bolduc (coordonnatrice au soutien général). Une cinquième position, d'adjointe à la gestion, est vacante et non pourvue !
Le but premier de la gestion PSP est, comme son nom l’indique, la gestion de tout le personnel des Programmes de sou tien dupersonnel (PSP) de la Base Valcar tier, l’organisation et le soutien de l’ensemble des programmes (activités, infrastructures, financement, etc…). Elle encadre également les gestionnaires des programmes. Elle se doit d’avoir une vision d'ensemble, pour une prise de décision globale et d’être en échange constant avec le commandant du Service des opérations, dont dépendent les PSP. Ainsi, c’est souvent la gestion qui doit trancher en cas de conflits ou qui doit amener des solutions lorsqu'un problème ne peut pas être réglé au niveau du département. C'est également sous son impulsion que les lignes directrices sont décidées et transmises chaque année, en termes d'équipements, d'installation, de finances, d’achats, de communications, etc… La gestion est divisée entre les trois figures dirigeantes de la structure. Simon Toupin est responsable des infrastructures, des installa tions et des opérations. Ainsi que des mess! Pierre Detraz est lui responsable de toutes les finances, de l'approvisionnement et des Services intégrés. Devant la complexité des tâches, notamment toute la thématique finan cière, Pierre Detraz travaille avec Estrëya Bol duc, son adjointe. Enfin, Michel Lambert s'oc cupe de tâches variées comme les relations avec les commandants militaires et la hiérar chie SBMFC, la bonne conduite des différents programmes PSP et leur pérennité dans le temps, ou encore la représentation des PSP.
être, à l'épanouissement et au soutien des membres des Forces Armées canadiennes. Concrètement : que le personnel militaire et les membres de la communauté bénéfi cient d'une gamme complète de services et de programmes visant à améliorer leur qua lité de vie! Il faut dire que les PSP fournissent un nombre impressionnant de services diver sifiés, qui répondent aux besoins variés des membres de la communauté, notamment des programmes de conditionnement physi que, des activités de loisirs, des services de soutien divers, et bien d'autres encore! La charge de travail connaît des moments plus importants que d'autres. L'été, comme partout sur la Base, est une période plus tran quille. L'accent est alors mis sur la constitution
des archives, sur les formations du personnel ou encore sur l'administration générale, en préparation à la rentrée de septembre. Car l'automne est la grosse saison pour la ges tion : c'est le début de toutes les activités, la relance des programmes des différents pro grammes PSP, les déplacements, les rede vances aux unités (les sommes allouées pour chaque unité) ou encore la période des récla mations et l'organisation des différentes soi rées de Noël ! L'hiver et le printemps sont dans la continuité de l'automne, avec d’autres im pératifs, entre autres, la planification budgé taire ou de divers projets à venir. De plus, la gestion se réunit avec l'en semble des gestionnaires à minima une fois par semaine le mercredi lors des réunions
de gestion. Une réunion importante, puisque les informations importantes sont échan gées, certaines mises à jour sont faites et les directions données pour la ou les semaines à venir. Il est donc demandé une mobilisation de toutes et tous au niveau de la direction des PSP. Enfin, comment parler de la gestion PSP sans mettre en lumière l'incroyable système auquel les quatre membres sont confrontés au quotidien : le double système des finance ments publics (qui dépendent de l'armée) et des financements non-publics (qui dépen dent des budgets aux PSP). Chaque jour, ils jonglent entre les deux systèmes. Au-delà de la complexité, l'apprentissage est long. Au jourd'hui, peu de personnes des PSP peuvent se targuer de connaître parfaitement toutes les règles de ce système si particulier, qui tou che aussi bien les procédures, les opérations, les installations ou les finances.
UNE CHARGE DE TRAVAILLE IMPORTANTE ET ÉVOLUTIVE Le travail est important, mais l'équipe fonc tionne bien. Les membres se connaissent dé sormais depuis plusieurs années. Leurs expé riences professionnelles diverses sont une force puisqu’elles sont partagées. Leur mis sion leur tient à cœur : se consacrer au bien-
De gauche à droite : Pierre Detraz (gestionnaire supérieur adjoint – administration/communication/finance), Simon Toupin (gestionnaire supérieur adjoint – opérations), Estrëya Bolduc (coordonnatrice au soutien général) et Michel Lambert (gestionnaire supérieur PSP). From left to right : Pierre Detraz (Assistant Senior Manager – Administration/Communication/Finance), Simon Toupin (Assistant Senior Manager – Operations), Estrëya Bolduc (General Support Coordinator) and Michel Lambert (Senior Manager PSP).
PSP MANAGEMENT
Base Valcartier's PSP Management is made up of four members: Michel Lam bert (Senior Manager PSP), Simon Toupin (Assistant Senior Manager – Operations), Pierre Detraz (Assistant Senior Manager – Administration/Communication/Finance) and Estrëya Bolduc (General Support Coordinator). A fifth position, of Adminis trative Assistant, is vacant and unfilled!
The primary aim of PSP Management is, as the name suggests, to manage all PSP per sonnel at Base Valcartier, and to organize and support all programs (activities, infrastruc ture, funding, etc.). It also supervises program managers. It must have an overall vision, for global decision-making, and be in constant communication with the Operations Service Commander, on whom the PSPs depend. As a result, it is often management that has to set tle disputes, or come up with solutions when a problem cannot be solved at departmental level. It is also under its impetus that guide
lines are decided and transmitted each year, in terms of equipment, installations, finances, purchasing, communications, etc. Management is divided between the struc ture's three leading figures. Simon Toupin is in charge of infrastructure, facilities and ope rations. As well as the messes! Pierre Detraz is in charge of finance, procurement and in tegrated services. In view of the complexity of his tasks, particularly the financial aspects, Pierre Detraz works with Estrëya Bolduc, his assistant. Finally, Michel Lambert is responsi ble for a variety of tasks, such as relations with military commanders and the CFMWS hierar chy, ensuring the smooth running of the va rious PSP programs and their sustainability over time, and representing PSP.
A HEAVY AND EVOLVING WORKLOAD The workload is heavy, but the team func tions well. The members have known each other for several years now. Their diverse pro
fessional backgrounds are a strength, since they are shared. They take their mission to heart: to devote themselves to the well-being, development and support of members of the Canadian Armed Forces. In concrete terms: that military personnel and members of the community benefit from a full range of ser vices and programs designed to improve their quality of life! PSP provides an impressive range of services to meet the varied needs of community members, including fitness pro grams, recreational activities, support servi ces and much more! Sometimes the workload is heavier than others. Summer, as everywhere else on the base, is a quieter time. The emphasis is on buil ding up the archives, staff training and gene ral administration, in preparation for the start of the new school year in September. Because autumn is the big season for management: it is the start of all activities, the relaunch of the various PSP programs, travel, unit royalties
(the sums allocated for each unit) or even the claim period and the organization of the va rious Christmas parties! Winter and spring fol low on from autumn, with other imperatives, including budget planning and various upco ming projects. In addition, the management team meets with all the managers at least once a week on Wednesdays during management meetings. This is an important meeting, as important information is exchanged, certain updates are made and directions given for the coming week(s). The PSP management team there fore needs to be mobilized. Finally, how can we talk about PSP mana gement without highlighting the incredible system with which the four members are confronted on a daily basis: the dual system of public funding (which depends on the army) and non-public funding (which depends on PSP budgets). Every day, they juggle the two systems. Beyond the complexity, the learning curve is long. Today, few PSP people can claim to know all the rules of this very special sys tem, whether in terms of procedures, opera tions, facilities or finances.
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Grand bungalow 2006 sur superbe terrain intime de plus 32300 p2, une maison qui vous offres de belle espaces a aire ouverte et une fenestrations abondante. Une cuisine avec ilot central, 2 salle de bain , 3 chambres et un très grand bureau, terrain aménagée avec une piscine hors-terre , une propriété entretenue avec soins. évaluation agréé au dossier, faite vite !
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*Service bilingue | Bilingual services*
Participant au service de relogement BGRS des FAC Fiers de servir les membres de la communauté militaire